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A striking depiction of what (to me) looks like a Science and Applications Manned Space Platform (SAMSP), aka “Space Platform”. If so, this would then be an MSFC, and possibly, TRW-originated image, per information gleaned from the links provided below.

 

The image, oriented with the moon toward the top, is featured on page 30 of “The Origins of International Participation in the Space Station”/Monographs in Aerospace History no. 11, by John M. Logsdon:

 

www.nasa.gov/wp-content/uploads/2023/04/sp-4511.pdf?emrc=...

 

Despite apparently being one of the ‘more’ acknowledged aerospace/space artists, this is the first & only NASA print by the talented Philip J. Weisgerber that I have in my possession. I believe he was also/even referred to by another NASA artist in a JSC “Oral History” that of course, I can’t find…so, maybe I’m misremembering. ¯\_(ツ)_/¯

 

Good stuff pertaining to Mr. Weisgerber:

 

now.northropgrumman.com/from-new-jersey-swamps-to-top-sec...

Credit: Now/Northrop Grumman website

 

easyreadernews.com/phil-weisgerber-memories-of-a-fine-hum...

Credit: “Easy Reader & Peninsula Magazine” website

 

www.illustrationwest.org/48/5023-48.html

Credit: SILA - The Society of Illustrators of Los Angeles/“Illustration West” website

 

nara.getarchive.net/media/a-hand-sketched-illustration-by...

Credit: NARA & DVIDS Public Domain Archive website

 

www.af.mil/News/Article-Display/Article/139312/program-do...

Credit: United States Air Force website

 

www.afapo.hq.af.mil/Public/Presentation/Artists/artistsde...

Credit: Department of the Air Force Art Collection website

 

SAMSP:

 

A number of the illustrations here are in fact by Mr. Weisgerber:

www.astronautix.com/s/scienceandaspaceplatform.html

Credit: Astronautix website

 

spaceflighthistory.blogspot.com/2016/09/naming-space-stat...

Credit: David S. F. Portree/”No Shortage of Dreams” blogspot/website

Cette façade est mondialement connue, notamment à travers les 30 tableaux de la série des Cathédrales de Rouen, peints par Claude Monet sous différentes lumières incluant celle d'un coucher de soleil.

 

Elle est considérée comme "la plus humaine des cathédrales" par le manque de symétrie de sa façade occidentale.

Officiellement cathédrale primatiale Notre-Dame-de-l'Assomption, c’est le monument le plus prestigieux de la ville de Rouen. C'est une construction d'architecture gothique dont les premières pierres remontent au haut Moyen Âge. Elle a la particularité, rare en France, de conserver son palais archiépiscopal et les constructions annexes environnantes datant de la même époque. La cathédrale Notre-Dame de Rouen est la plus haute de France et la troisième plus haute église du monde, dépassée seulement par celles d'Ulm et Cologne. Elle est également la cathédrale qui, par la largeur de sa façade occidentale de 61,60 mètres, détient le record de France.

 

Achevée en 1164, la tour Saint-Romain (à droite) introduit l’art gothique pour la cathédrale de Rouen. La façade étant visuellement déséquilibrée, on commence fin 1485 la construction d’une tour au sud de la façade (à gauche), la tour de Beurre. Elle doit son nom au fait qu’elle fut financée par un impôt levé sur la consommation illicite de beurre en période de Carême. Comme la plupart des grands édifices religieux du gothique normand, la cathédrale est dotée d'une « tour-lanterne » sur la croisée du transept. La flèche en bois couverte en plomb de style Renaissance qui la couronnait fut détruite par un incendie allumé par la foudre en 1822. Elle est à présent surmontée d'une flèche en fonte, construite de 1825 à 1876 qui culmine à 151 mètres de hauteur.

 

L'histoire très riche de Rouen, qui se confond avec celle de la France, témoigne de sa dimension politique et économique. Entre 911 et 1204, elle fut la capitale du duché de Normandie. Terre de pouvoirs, elle accueillit l'Échiquier puis le Parlement de Normandie. À partir du 13e siècle, la ville connaît un essor économique remarquable, notamment grâce au développement des manufactures de textile et au commerce fluvial. Revendiquée aussi bien par les Français que par les Anglais durant la guerre de Cent Ans, c'est sur son sol que Jeanne d'Arc a été provisoirement incarcérée, jugée puis brûlée vive le 30 mai 1431.

 

Sévèrement endommagée par la vague de bombardements de 1944, elle a néanmoins retrouvé son dynamisme économique dans l'après-guerre grâce à ses sites industriels et à son grand port maritime, qui est de nos jours le cinquième port français. Rouen est aujourd'hui la capitale administrative (préfecture) de la région Normandie tandis que la capitale politique est Caen (siège du conseil régional).

La tour de Belém fut construite afin de servir à la fois de porte d'entrée à la ville de Lisbonne mais aussi en tant que partie intégrante du système de défense protégeant l'embouchure du Tage et le monastère des Hiéronymites, lesquels constituaient des points stratégiques pour envahir la ville. Ce système de défense fut commencé par le roi Jean II de Portugal (1455-1495), qui fit construire les forteresses de Cascais et de São Sebastião da Caparica. Les rivages de Belém étaient protégés par un vaisseau, la Grande Nau, qui fut remplacée par la tour de Belém au cours des cinq dernières années du règne du roi Manuel Ier de Portugal2.

 

La tour fut construite entre les années 1515 et 1521 par l'architecte militaire Francisco de Arruda, lequel était déjà le concepteur de plusieurs forteresses élevées au Maroc, sur les terres possédées par les Portugais. L'influence de l'art mauresque est manifeste dans les décorations délicates des fenêtres et balcons cintrés, ainsi que sur les coupoles cannelées des échauguettes. Il est probable que Diogo de Boitaca, premier architecte du monastère des Hiéronymites, ait également participé à la décoration du bâtiment. Les mâchicoulis et les créneaux sont décorés par de riches ornements sculpturaux, typiques du style manuélin.

 

En 1580, quand Lisbonne fut envahie par les troupes espagnoles au cours de la lutte pour le trône portugais, la tour combattit et se rendit au duc d'Albe, Ferdinand Alvare de Tolède. Pendant les siècles qui suivirent, la tour fut principalement utilisée comme une prison, dont les cellules souterraines étaient régulièrement inondées. Du fait de sa hauteur et de son manque de dissimulation dans le paysage, certains historiens pensent que la tour devaient servir principalement d'avant-poste.

 

La tour, construite sur un petit îlot proche des bords du Tage, a vu le rivage nord se rapprocher progressivement avec le temps. Certains guides affirment que la tour se trouvait au centre du Tage et que le tremblement de terre de 1755 aurait modifié son cours, rapprochant la tour du rivage - cette version a cependant été infirmée.

 

Dans les années 1840, sous l'impulsion de l'écrivain Almeida Garrett, la tour de Belém fut restaurée par le roi Ferdinand II de Portugal. À la même époque, quelques éléments décoratifs néo-manuelins furent ajoutés au bâtiment.

 

Le bâtiment fut déclaré monument national en 1910.

FUT 947C - ex Army 75BE70 - Austin Champ 4x4 utility new 1954. Lincolnshire Steam Rally on 17th August 2008

Le lycée Hélène Boucher est un gigantesque vaisseau du savoir qui fut initialement construit comme lycée pour filles. Comme souvent durant cette période, de nombreux artistes, notamment Raymond Subes et Louis Barillet, participèrent à la décoration de l’édifice.

 

Les terrains situés entre le 75 et le 83 du cours de Vincennes étaient jadis occupés par un gazomètre. Désaffecté depuis un certain temps, il va être remplacé par le lycée Hélène Boucher, l’église Saint-Gabriel, le square Sarah Bernhardt et divers autres bâtiments dans un quartier alors en pleine mutation.

 

Le lycée occupe tout un pâté de maison délimité par la rue des Pyrénées, la rue des Maraîchers, le cours de Vincennes et la rue de Lagny. Le projet est confié à l’architecte Lucien Sallez (1868-1963) qui dispose d’un vaste terrain de 8 500 m2. Ces dimensions ont permis d’envisager une cour centrale spacieuse d’environ 4 000 mètres carrés. Le bâtiment de cinq étages sur trois de ses côtés ne possède qu’un seul étage côté sud, afin de mieux laisser pénétrer la lumière dans la cour.

 

Les difficultés économiques de ces années-là poussent à l’économie. Le bâtiment est en ciment armé, avec un revêtement constitué de fragments de marbre et de porphyre concassés donnant aux façades une teinte légèrement rosée. L’importance des surfaces vitrées permet là aussi de diminuer les coûts.

 

Plusieurs artistes de l’Union des Artistes Modernes ont participé à la décoration de l’édifice, notamment Raymond Subes pour les ferronneries, le maître verrier Louis Barillet pour les vitraux, et plusieurs peintures murales de Pierre-Eugène Clairin ou bien Frédéric Deshayes. L’établissement ouvre partiellement ses portes en 1937.

 

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=> Métro: Porte de Vincennes

Montrichard (Loir-et-Cher)

  

L'église Sainte-Croix et le donjon.

 

Une chapelle castrale fut édifiée au même endroit que l'église actuelle au XIe siècle. Elle doit son nom à une relique de la vraie croix, rapportée de Jérusalem, offerte par Foulque Néra. Sainte Jeanne de France*, fille de Louis XI, y a été mariée, avant de devenir la fondatrice de l'ordre monastique des Annonciades en 1502.

 

Reconstruite au XVIIIe siècle, la chapelle devint église paroissiale.

  

* Jeanne de France était la deuxième fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie. Elle nait le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi. Elle sera élevée par sa mère, avec sa soeur aînée Anne, à Amboise, pendant cinq ans.

Peu avant la naissance du futur Charles VIII, le roi Louis XI, son père, l'expédie dans le Berry, en 1569 à l'âge de 5 ans. L'enfant qui sera surnommée plus tard «Jeanne l'Estropiée», ou «Jeanne la boiteuse» souffre déjà de déformations qui s'accentueront avec l'âge: scoliose, rachitisme, développement inégal des jambes, une épaule plus basse que l'autre, petite taille.

Dans le Berry, à Linières, la petite Jeanne sera élevée par un cousin du roi, François de Linières, et sa femme, Anne de Culan, contre une pension annuelle de 1200 livres. Ses parents adoptifs, sans enfant, prirent soin d'elle et de son éducation, lui apprenant à lire et écrire, l’arithmétique, la poésie et les arts, la broderie et la tapisserie ainsi que la pratique du luth. Fervents chrétiens, ils lui inculquèrent une foi solide.

Dans le cadre de sa politique d'alliance, Louis XI avait fiancé Jeanne à l'âge de 26 jours, à Louis d'Orléans (futur Louis XII), 2 ans. Le contrat de mariage sera signé le 8 octobre 1473, à Jargeau, alors que Jeanne a 9 ans, et Louis d’Orléans, 11 ans. Lors de la signature de ce contrat, seul Louis est présent, la petite Jeanne étant absente. Lorsque Louis et sa mère Marie de Clèves découvrent la fillette, boiteuse, difforme, ils ont un choc, le futur mari fait demi-tour et la future belle-mère s'évanouit. Malgré tout, après avoir obtenu une dispense de Rome, Louis et Jeanne étant cousin, le mariage est célébré à Montrichard le 8 septembre 1476. Etaient présents, Charlotte la mère de Jeanne, l'évêque d'Orléans, mais ni Louis XI ni Marie de Clèves. Le lendemain, Louis d'Orléans présente sa femme Jeanne à la population de Blois, puis Jeanne repart vers Linières, seule. Pendant que Jeanne mène une vie de prières et de charité, de son côté, Louis mènera une vie de plaisirs et de débauche. Ce qui n'empêchera pas sa femme de se précipiter au chevet de son mari, en avril 1483, quand celui-ci sera atteint de la petite vérole.

A la mort de Louis XI (août 1483), Louis d'Orléans échoue à obtenir la régence, les Etats Généraux la confieront à la soeur aînée de Charles VIII, Anne de France dite Anne de Beaujeu par son mariage, le seul fils de Louis XI, ayant alors 13 ans.

Une coalition de seigneurs orchestrée par Louis d'Orléans entreprend de vouloir soustraire le roi à ses tuteurs, ce sera la Guerre Folle. La rébellion tourne à l'avantage de la famille de Beaujeu et Louis d'Orléans est fait prisonnier à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier le 28 juillet 1488.

Pendant ses trois ans de captivité, Jeanne rendra visite à son mari, et intercédera auprès de son frère le roi pour le faire fléchir, et finalement Charles relâche le prisonnier fin juin 1491 et le nomme gouverneur de Normandie.

Reconnaissant, à son retour de prison, Louis consent à garder jeanne près de lui, il lui confiera même ses biens lors de son départ pour l'Italie, à la suite de Charles VIII (il en profite pour essayer, en vain, de conquérir le Milanais à son profit).

Après son retour en France, il s'éloignera de nouveau de Jeanne, mais la laissera libre de sortir de Linières et d'aller et venir de châteaux en châteaux.

Le 7 avril 1498, le roi Charles VIII est à Amboise avec sa femme Anne de Bretagne. En grande envie d'asister à un jeu de paume, le roi en voulant emprunter l'escalier se heurte le front contre le linteau d'une porte basse. Il se relève et pour assister à la partie. Ce n'est que le soir qu'il tombera inanimé puis décédera quelques heures plus tard. Tout roi qu'on est, il faut savoir baisser la tête.

Charles VIII n'ayant pas eu d'enfant vivant, Louis d'Orléans, frère du roi défunt, montera sur le trône sous le nom de Louis XII, sans rencontrer d'opposition.

Louis XII tiendra Jeanne à l'écart et lui interdira d'assister au sacre le 27 mai 1498. Le nouveau roi entamera immédiatement une procédure d'annulation de son mariage avec Jeanne, pour se remarier avec la veuve de Charles VIII, Anne de Bretagne, ce remariage lui permettant de garder le duché de Bretagne.

La procédure est basée sur le traité de Langeais qui réunissait le royaume de France et le duché de Bretagne : Lorsque Charles VIII épouse Anne de Bretagne à Langeais, en 1491, il fut prévu que Anne devrait épouser Louis, le frère de Charles, si celui-ci venait à mourir avant qu'il eut un héritier mâle, ce qui advint. L'affaire était compliquée, Anne étant déjà mariée, elle avait du faire annuler celui-ci pour épouser Charles, enfin, Charles mort, Louis étant également marié, il du aussi faire annuler le mariage pour pouvoir épouser Anne. Louis envoie donc la demande d'annulation de son mariage avec Jeanne de France, à Rome, en se basant sur le traité de Langeais, mais le pape Alexandre Borgia transmet le dossier à un tribunal ecclésiastique à la cathédrale Saint-Gatien de Tours, en mentionnant les motifs d'annulation admis par le droit canon. De son côté Anne, qui veut récupérer son duché, exige une promesse de mariage de Louis, sans quoi Anne pourrait reprendre Nantes et Fougère. Louis intente donc un procès à Jeanne en présentant deux clauses de nullité : le non-consentement et la non-consommation. Les époux étant mariés depuis plus de vingt ans, le non-consentement n'est pas retenu, reste la non-consommation. Les avocats de Louis font valoir que la difformité de Jeanne prouve la non-consommation : "imparfaite, viciée, maléficiée de corps, inapte au commerce avec l'homme". Jeanne est interrogée et répond que : "aucun défaut corporel ne lui interdisait l'union charnelle et que son mariage avait été consommé, même sachant qu'elle n'était pas aussi belle que la plupart des femmes, cela ne l'empêchait pas d'être apte au mariage et à la maternité". Louis se rendant alors compte qu'il risque de paraître soit faible soit menteur, finit par admettre, fin octobre 1498, que le mariage avait bien été consommé. C'est alors qu'une lettre signée de Louis XI est retrouvée qui précise que "Louis d'Orléans ne pouvait refuser le mariage sans quoi il risquait la mort et que Jeanne était stérile et mpropre au mariage". Louis prête alors serment sur l'Evangile qu'il "ne couchait jamais avec son épouse nu à nu". Le pape Alexandre VI Borgia, acceptera finalement l'annulation du mariage, en échange du Valentinois donné à son fils César Borgia.

Le 8 janvier 1499, Louis XII épouse à Nantes la reine Anne de Bretagne, veuve de Charles VIII. Jeanne reçu en compensation le titre de duchesse de Berry et fonda à Bourges la congrégation mariale de l'Annonciade, congrégation dont la spécificité est l'imitation des vertus de Marie : "prudence, pureté, humilité, vérité, louange, obéissance, pauvreté, patience, piété et compassion". Elle s'installera à Bourges à partir de février 1499 et aidera les habitants lors de l'épidémie de peste. Elle se préoccupe de la misère, de l'éducation et de la justice pour son peuple qui la surnommera "la bonne duchesse". Elle prononcera ses voeux en 1503 et meurt 2 ans plus tard, le 4 février 1505 à l'âge de 41 ans. Louis XII lui fit faire des funérailles grandioses.

Une demande de canonisation est lancée en 1614. Jeanne est béatifiée le 18 juin 1742 par Benoît XIV. Elle sera canonisée par Pie XII le 8 mai 1950. Elle est la quatrième reine de France faite sainte, après Clotilde (la femme de Clovis), Radegonde (femme de Clotaire Ier, fils de Clovis) et Bathilde (une ancienne esclave devenue reine en épousant Clovis II).

  

www.mariedenazareth.com/qui-est-marie/sainte-jeanne-de-fr...

fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_de_France_(1464-1505)

www.histoire-pour-tous.fr/histoire-de-france/3949-jeanne-...

May - Divers 2018

 

La creation meme du Musee instrumental (tel etait son nom a l'epoque) remonte au 1er fevrier 1877, lorsqu'il fut rattache au Conservatoire royal de musique de Bruxelles dans le but didactique de montrer aux eleves d'anciens instruments de musique.

A l'origine meme de la creation du mim se trouvent reunies deux collections d'instruments de musique, d'une part celle du celebre musicologue belge Francois-Joseph Fetis (1784-1871) achetee en 1872 par l'Etat belge et entreposee au Conservatoire ou Fetis avait exerce les fonctions de premier directeur et, d'autre part, celle offerte en 1876 au roi Leopold II par le Rajah Sourindro Mohun Tagore (1840-1914), comprenant une centaine d'instruments indiens.

Avec ces deux collections d'origine, le mim etait deja remarquablement riche pour l'epoque. Mais c'est le premier conservateur Victor-Charles Mahillon (1841-1924) qui va le hisser parmi les premiers du monde et qui va accroitre considerablement ses collections.

Lorsqu'il meurt en 1924, le mim est riche de quelque 3 666 pieces, dont 3 177 instruments de musique originaux. Grace a ses activites et ses relations, le musee va connaitre rapidement une renommee internationale, non seulement par l'importance quantitative des collections, mais aussi par leur diversite, la qualite et la rarete des pieces rassemblees.

De plus, entre 1880 et 1922, Mahillon decrit les collections du musee dans un catalogue monumental de cinq volumes. L'ouvrage comprend egalement les quatre versions de son essai de classification methodique de tous les instruments anciens et modernes qui allait servir de base a la classification de E. M. von Hornbostel et C. Sachs encore toujours utilisee.

Des 1877, Mahillon cree un atelier de restauration au sein du mim ou il occupe un ouvrier de sa manufacture, Franz de Vestibule. Celui-ci restaure les pieces endommagees, mais il procede egalement a des copies d'instruments conserves dans d'autres collections publiques dont il n'existe plus d'exemplaire original.

Dans les annees 1880, des concerts historiques sur les instruments anciens ou leurs copies sont organises par Francois-Auguste Gevaert qui a succede a Fetis a la tete du Conservatoire de musique de Bruxelles.

En 1883, Mahillon vend au mim sa collection privee.

Achetee en 1886, la collection Contarini-Correr est formee d'un ensemble de 121 instruments italiens et allemands des XVIe et XVIIe siecles. Elle comprend un orchestre complet du XVIIe siecle dont deux famills de violes de gambe construites par Pietro Zenatto en 1683 et 1684. On compte egalement quelques clavecins et orgues dont l'un fut construit en 1676 a Piazzola par le facteur allemand Theodor Agathe. Ces instruments ont ete rassembles des le XVIIe siecle par le prince Marco Contarini, procurateur de San Marco a Venise. Longtemps consideres comme des instruments rigoureusement authentiques, certains d'entre d'eux sont neanmoins aujourd'hui contestes par des examens techniques modernes.

Le notaire et collectionneur renaisien Cesar Snoeck (1832-1898) s'etait constitue une importante collection d'instruments de musique de quelque 2000 pieces qui fut dispersee a sa mort. En 1899 restait en vente la partie de la collection groupant les instruments des anciens Pays-Bas, a savoir 437 pieces.

Moins interesse aux lots precedents qui comprenaient beaucoup de pieces proches des siennes, Mahillon esperait cependant bien que ces instruments de nos contrees ne partiraient pas a l'etranger, d'autant qu'a l'epoque, le mim n'en possedait qu'une centaine a peine. Il en parla a Louis Cavens (1850-1940), mecene eclaire des grandes institutions scientifiques belges qui l'acheta de ses deniers et qui l'offrit immediatement a notre musee. Les instruments a cordes frottees constituent la partie la plus interessante de la collection, tant par la variete des instruments representes que par les differentes ecoles de facteurs. Par sa variete et sa qualite, la collection presente un interet considerable.

Apres la Premiere Guerre mondiale, les donateurs et mecenes se firent plus rares. De 1924 a 1968, seulement quelque 1 000 instruments entrerent dans les collections. Jusqu'en 1957, les conservateurs qui furent tour a tour a la tete du mim, Ernest Closson (de 1924 a 1936), son fils Herman (de 1936 a 1945) et Rene Lyr (de 1945 a 1957) n'eurent pas d'autre choix que de limiter leurs activites a la seule preservation des instruments rassembles, dans des conditions pas toujours satisfaisantes, car les budgets alloues a l'institution etaient tout a fait insuffisants.

Avec l'arrivee de Roger Bragard (1903-1985), conservateur de 1957 a 1968, la situation s'est quelque peu amelioree. Cet eminent latiniste, venu a la musicologie par son interet persistant pour les traites anciens relatifs a la musique, a su eveiller l'attention du Ministere de la Culture de l'epoque: les budgets ont ete augmentes, on a reamenage les salles d'exposition, engage des guides et du personnel scientifique, organise des concerts de musique ancienne sur instruments d'epoque ou des reconstitutions.

Les collections ont de nouveau pu s'enrichir de pieces rares. Les efforts de Bragard ont ete poursuivis par Rene de Maeyer (de 1968 a 1989) qui s'est entoure d'une dizaine de collaborateurs scientifiques specialises dans les differents domaines de l'organologie. Nicolas Meeus a assure l'interim de 1989 a 1994 ; il a lance les bases de l'amenagement a Old England. C'est sous la direction de Malou Haine que le transfert s'est concretise et que les divers projets se sont developpes. Actuellement le mim est dirige par le Directeur General a.i. des Musees Royaux d'Art et d'Histoire, Madame Alexandra De Poorter.

 

Photos of May 2018

Photos de mai 2018

 

( Diverses photos prisent en 2018 sans sujet reel.

Various pictures taken in 2018 without real subject. )

La fondation de Sainte-Croix

La première église fut édifiée vers 330 dans l’angle nord-est de la ville fortifiée alors appelée Aurelianum. Elle doit son vocable à saint Euverte, son fondateur. En effet, c’est à cette époque que la Croix du Christ fut découverte à Jérusalem par sainte Hélène, mère de l’empereur romain Constantin Ier. Un morceau de cette « Vraie Croix » fut conservé comme relique dans la cathédrale. Saint Aignan, évêque successeur de saint Euverte, termine l’édifice et c’est l'architecte Mélius qui en surélève l’abside et le chœur vers 450.

 

La fin de l'église Sainte-Croix

Les Normands pillèrent l'église en 865, mais ne purent la brûler. Les rois carolingiens Carloman et Arnulph la reconstruisirent en 883.

 

En 989, un grand incendie détruisit une partie de la ville, y compris Sainte Croix.

 

Sainte-Croix, cathédrale romane

Au xie siècle, l'église cathédrale Saint-Étienne devient trop exiguë pour rester la principale église du diocèse d'Orléans. L'église Sainte-Croix est alors élevée au rang de cathédrale. Les bâtiments du chapitre sont regroupés au sud et à l'est de la cathédrale actuelle.

L’hérésie d'Orléans décrite par plusieurs textes et chroniques médiévales est une hérésie savante qui touche en 1022 une douzaine des plus érudits parmi les chanoines de la cathédrale Sainte-Croix, liés notamment à l'entourage de la reine Constance d'Arles. Ces derniers sont brûlés comme hérétiques sur ordre du roi capétien Robert le Pieux. Il s'agit du premier bûcher de la chrétienté médiévale.

 

L'évêque Arnoul II entreprend la reconstruction de l'église afin de doter Orléans d'une cathédrale digne de son rang. Cet édifice roman, achevé au xiie siècle, fut une vaste cathédrale avec un déambulatoire agrémenté d'alvéoles, et une belle façade appuyée par deux tours. Mais, construite sans doute trop rapidement, elle menaça ruine au bout de 200 ans et s'effondra en partie en 1227.

Le renouveau gothique

En 1278, l'évêque Robert de Courtenay, arrière-petit-fils du roi de France Louis le Gros, décida, au lieu de restaurer l'édifice en ruine, d'édifier une autre église dans le style nouveau qui fleurissait alors en France. Mais contraint de suivre le roi Saint Louis en Terre Sainte, il lègue le soin de poursuivre et d'achever les travaux à son ami l'évêque Gilles Pasté, son successeur. Celui-ci pose la première pierre du nouvel édifice gothique le 11 septembre 1288. Comme le veut l'usage, c'est par le chœur que les travaux commenceront, pour finir par la nef. Les anciennes tours romanes de la façade occidentale, ainsi que les travées de la nef non ruinées, seront conservées.

 

À son achèvement, la nouvelle cathédrale comportait un chœur gothique soutenu par de magnifiques arcs-boutants. Ce chœur fut complété par des chapelles absidiales à la fin du xiiie siècle et par des chapelles latérales au cours du xive siècle.

La cathédrale passe sans heurts la Guerre de Cent Ans, y compris le siège d'Orléans levé grâce à Jeanne d'Arc le 8 mai 1429.

En 1512, une grosse boule dorée surmontée d'une croix est hissée sur le clocher qui vient d'être élevé au-dessus de la croisée des transepts. Dans les années qui suivent, le raccord avec les transepts romans est terminé ; quatre travées neuves permettent à la nef d'atteindre le portail qui s'encastre entre ses deux vieilles tours.

The destruction by the Huguenots

In 1567 began the second war of religion and Orleans, more than half gained to their cause, passed into the hands of the Protestants who are bent on churches soon. Deploring these excesses, the Prince de Condé, head of the Protestants, made wall openings of the cathedral to prevent further looting. However, a small group of fanatics Huguenots disappointed Condé ready to deal with Catholics, enters the Cathedral on the night of March 23 to 24, 1568 and blew up the four pillars of the transept crossing. The pillars collapsed, causing the steeple, copper surmounting the sphere, the vaults of the chancel and nave. Only the apse remain intact radiating chapels around the choir, and the first two bays of the nave. Work interim clearing and development will be carried out quickly.

 

On July 2, 1598, King Henry IV returned to Britain after he signed the Edict of Nantes that will put an end to religious wars. In Orleans, it promises to launch, at the expense of the state, the reconstruction of the cathedral. It seals the foundation stone on April 18, 1601. A plate is then placed on one of the remaining pillars.

 

Reconstruction: the Cathedral of the Bourbons

The April 18, 1601, the King and Queen Marie de Medici laid the first stone of the new building. The choir was completed in 1623.

 

In 1627, we laid the foundations of the transept which will be completed in 1636.

 

The north transept was completed in 1643 and the south transept in 1690. The brand of the Sun King appears by introducing classicism share in the Gothic style building. His portrait and motto Nec pluribus impar also listed, with the completion date of 1679, in the center of the rosette located above the south transept portal. Currency can be translated: It would suffice to [govern] many [kingdoms].

 

The architect Étienne Martellange labored there in the seventeenth century, succeeded in the eighteenth century by Jacques V Gabriel, who created the stalls and choir screen and Louis-François Trouard.

 

In 1739 starts the construction of the western gate topped the two towers, extension of the nave. The old Romanesque façade, which has survived all the destruction was demolished. The façade until the base of the towers, was completed in 1773. The first two floors of the towers are built over the next ten years, while the need to strengthen the portal that threatens to collapse.

 

The Revolution suspended the proceedings, it lacks the Gothic building than its two towers.

 

It contains the work in 1817. The king Charles X inaugurated completion May 8, 1829, for the 400th anniversary of lifting the English siege by Joan of Arc and her army: a monumental flight of steps takes square outside the cathedral, along with the breakthrough of the new St. Joan of Arc and the creation of the great cathedral square.

 

The ravages of time and war

Since its completion in 1829, the cathedral has experienced the ravages of time and war.

 

The bell tower, which bowed ominously, was destroyed in 1854 and rebuilt and inaugurated in 1858.

 

The windows of the choir (work Lobin) are installed in 1859 at the Mgr Dupanloup initiative.

 

In 1940, during the German advance, part of the historic center of Orleans is ravaged by bombs and German shells. The cathedral is also affected, but the damage remains minor, like in 1944. Since the end of the Second World War, the restoration works succeed to restore the building to its former glory. However, the horrors of war are not all repaired for example, access to the two towers is closed to the public because not repaired since 1940; following the bombing of May 1944, the drone, bell worst (and therefore bigger) found himself finally cracked (in 1971). Become so unusable, it has been recast and reinstalled in 2012.

 

Archaeological research

The discovery of the seventeenth century

François Lemaire, judge ecclesiastical court of Orleans, recounts in History of the Church and diocese of Orleans in 1628 allegedly found during the digging of foundations for the north transept, the remains of a castle Roman who has, thereafter, never been confirmed.

 

Excavations 1890

The first discoveries date back to the insured work undertaken in 1889/1890 to install a stove in the cathedral. They helped to recognize the North Arm and the crossing, the alignment of the southern pillars of the nave of the Romanesque cathedral. Their publication is accompanied by a plan providing a hypothetical restitution, strongly inspired by Saint-Sernin in Toulouse plan (double nave aisle, very short choir and ambulatory with five chapels). Other reconstructions, equally distant from the historical reality was even suggested by Paul Frankl or Frédéric Lesueur.

 

Excavations 1937-1942

In 1937 opened under the direction of Georges Chenesseau, became honorary canon between time, the first real excavations conducted in order to recognize the Romanesque choir. Its results are spectacular: all the Romanesque choir, the fruit of two building campaigns, the ambulatory and the entrance to the shaft chapels are now known. The results are stored in an archaeological basement incorrectly called crypt, this space has no religious function.

 

Besides graves and substructures of Romanesque and Carolingian times, are revealed building remains attributed to the Gallo-romaine9 time. Georges Chenesseau identifies immediately with the basilica built by the holy bishop Euverte, causing violent controversy that quickly exceeded the local single frame.

 

In 1940 a survey in the north aisle of the nave shows the north wall of the nave, thus demonstrating that the Romanesque cathedral had only one aisle.

 

It remained to resolve the many chapels. Excavations in 1941 before the sacristy provide the answer: the cathedral of Orleans had three chapels.

 

Jeanne D'Arc

There is an indirect link between the present cathedral and Joan of Arc. The national historic heroine came following the Vespers Mass May 2, 1429 during the siege of Orleans (we must remember that the building as it is today did not exist in 1429, with the exception of the chapels apse, which surround the choir at the rear). It may be mentioned also that the rue Jeanne d'Arc opened the nineteenth century arrived before the main facade (at the time we wanted to release the foremost shrine small streets and medieval buildings that the ;hemmed, the name did not come after).

Each year, on the evening of May 7, during Johanniques holidays, takes place on the square, the ceremony of Delivery of Etendard (which evokes that of Joan of Arc). The municipality is the guardian and send it to Catholic religious authorities for the duration of the festivities. The facade of the cathedral is then used to support a sound and light. wp

“PROTECTION FOR ROCKETSHIP CREWS

 

Cutaway portion of rocketship which appears in this week’s Collier’s shows metal cylinders which zip out of ceiling and floor to encase crew men in personal pressurized capsules.

 

Capsules protect crew men from danger of low pressure when accident’s occur, according to top scientists writing in Collier’s.”

 

Additionally, the content of the stamp on the verso, which not only further identifies/confirms this ‘photo’ as being from 1953, but that it was directly produced & distributed by Collier’s:

 

“NOTICE

 

This picture is copyrighted by Collier’s and permission to reproduce it is granted only on the condition that it be credited as “Collier’s Photo.” It may not be used for advertising purposes.”

 

And, per the caption from the March 14, 1953 issue of Collier's, which featured the image on the cover:

 

“Inbound from space, a fast-moving rocket ship noses down toward the earth, its crew alert-as always-for signs of danger. Disaster won't occur often in space, but rocketeers will be prepared: most of the paraphernalia shown in the cutaway sections of artist Fred Freeman's picture is emergency equipment.

To see how it is used, turn to Emergency! on page 38.”

  

Because of the exquisite detail, craftmanship, vibrant colors, publication in which featured, association to/with Wernher von Braun, etc., etc., this image has been WIDELY reproduced. However, disappointingly, with nary any context.

 

Fortunately, along with other pertinent gorgeous images, behold the following. Yet another example of what makes my friend & unofficial colleague, Garrett O’Donoghue, aka “G” special:

 

e05.code.blog/2021/07/17/emergency/

Credit: Station E05 blog

 

Objectively, you need to peruse his blog…at length. Seriously.

 

See also:

 

www.facebook.com/groups/spacehipsters/posts/1767528686625...

Credit: James Vaughan/"Space Hipsters" FB group

 

For being 73 years old, this photo is in amazing condition, having retained superior gloss. Truly impressive.

 

Le Vieux Presbytère fut construit en 1815 sur le cap Lauzon, un site exceptionnel surplombant le fleuve Saint-Laurent. Cet édifice classé monument historique est un des éléments importants du coeur institutionnel du village où se trouvent aussi l'église, le couvent, l'hôtel de ville et la salle des habitants. Ce centre d'interprétation du patrimoine propose une exposition permanente traitant de l'architecture traditionnelle et des expositions d'art contemporain.

 

The Old Presbytery was built in 1815 on the course Lauzon, an exceptional site overhanging the St. Lawrence river. This building classified historic building is one of the significant components of the institutional heart of the village where are also the church, the convent, the town hall and the room of the inhabitants. This center of interpretation of the heritage proposes a permanent exhibition treating of traditional architecture and the art exhibitions contemporary.

Bonhams Grand Palais Paris

 

1935 Rolls-Royce 40/50hp Phantom II cabriolet trois positions

Châssis n° 167TA

Moteur n° FE35

 

La Phantom II fut présentée en 1929 pour succéder à la New Phantom (rétrospectivement baptisée Phantom I), les livraisons débutant en septembre de la même année. Contrairement à sa devancière, qui héritait du châssis du précédent modèle, la 40/50 HP Silver Ghost, la Phantom II avait un châssis entièrement nouveau, inspiré de celui de la plus petite Rolls Royce 20 HP. Construit en deux longueurs d'empattement, 3, 66 m et 3, 80 m, ce châssis surbaissé avec le radiateur reculé permettait aux carrossiers de l'habiller de formes modernes, créant des dessins plus élégants que les hautes caisses d'autrefois.

 

Le moteur avait également été profondément modifié. Les cotes et la disposition des cylindres de la Phantom I – deux blocs de trois cylindres avec culasse en aluminium commune – étaient conservées, mais les chambres de combustion avaient été redessinées et les têtes de cylindres étaient désormais de type crossflow, avec les collecteurs d'admission et d'échappement de chaque côté. Le double système d'allumage par magnéto et bobine restait identique à celui de la Phantom I. Résultat de toutes ces modifications au moteur, des performances en nette amélioration - notamment sur le modèle Continental - et la possibilité d'adopter des carrosseries plus lourdes.

 

Très apprécié des carrossiers les plus en vue, le châssis Phantom II fournit la base de quelques carrosseries exceptionnelles pour l'époque et cet exemplaire arbore une carrosserie cabriolet dans le style de Gurney Nutting, un établissement qui signa quelques-unes des plus admirées. Le châssis 167TA, l'un des derniers exemplaires de l'avant-dernière série produite, fut construit en juin 1935 et carrossé en limousine par Hooper & Co et eut une certaine Mrs Staines comme première propriétaire.

 

La Phantom fut acheté en 1999 par l'actuel propriétaire qui l'a faite restaurer professionnellement. Ce travail méticuleux comprend une nouvelle carrosserie réalisée selon le carton précis de Gurney Nutting par Steve McFarlane, une réfection du moteur par le professuer Ken Brittan et un intérieur neuf avec restauration du tableau de bord par Simtrim, tous reconnus comme d'éminents spécialistes au Royaume-Uni. En complément, un overdrive a été adapté sur la transmission. Cette restauration onéreuse a pris neuf années et la voiture n'a été immatriculée qu'en 2010. Malheureusement, aucune des factures ne sont fournies. Décrite comme étant en bon état général, cette élégante et sportive Phantom II cabriolet est vendue complète avec sa trousse à outils, son manuel, un très rare 'Catalogue of parts 40/50 HP chassis' et des papiers d'immatriculation hollandais.

Eldr Fut tag on a colorful old building in the Honmachi area of Tokyo, Japan.

Le Dramont est l'un des endroits emblématiques de Saint-Raphaël. Sa perle la plus précieuse, l’Île d’Or, privatisée depuis 1897, fut revendiquée comme le “royaume” de son premier propriétaire, qui y fit bâtir cette sublime tour crenelée en pierre rouge de l’Esterel.

www.twitter.com/Memoire2cite #recherche #archives #Banlieue #socialhousing #logement #Collectif #Copropriété #Habitation #Habitat #HLM #Quartier #Béton #immeuble #Cité #Moderne #Europe #World #Mémoire2Cité #Mémoire2Ville @ Les 30 Glorieuses . com l' #Urbanisme d'Antan, et ses belles cartes postales @ mais aussi les clichés d'Archilaid, comme les "prix citron" de la France moche.. ou encore la laideur architecturale en Françe et Ailleurs. Dans le triste sillage des cités de banlieue construites ds les années 50, 60, 70... @ l'apres guerre.. dans l'urbanisation massive des territoires via l'industrialisation du logement @ le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme @ De grandes barres d’immeubles, appelées les grands ensembles, sont le symbole de nos banlieues. Entrée Libre revient sur le phénomène de destruction de ces bâtiments banlieue89 ANRU1 ANRU2 bientot ANRU3 @ le Renouvellement urbain, la rénovation urbaine, des "Ensembles Tout Béton" qui reflètent aujourd’hui la misere www.youtube.com/watch?v=mCqHBP5SBiM L'urbanisation à marche forcée des années 60 est devenue synonyme de bétonnage et d'enlaidissement. Dans L'Express du 23 août 1971 @ "La loi du 7 juillet dernier relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine a ainsi créé un label spécifique permettant de veiller sur cet héritage architectural récent, que le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco vient lui aussi de mettre en lumière", ajoute la ministre de la Culture.

Pas un village, dans la plus reculée des provinces, qui ne soit atteint. C'est comme une lèpre qui, peu à peu, prolifère sur l'épiderme du paysage urbain français. Un des plus beaux du monde, disait-on. Agressive médiocrité des bâtiments publics, des écoles, des postes, des administrations, monotonie concentrationnaire des grands ensembles, prétention et passéisme débile des maisons individuelles : le bilan architectural des dix dernières années est, en France, catastrophique. Jamais on n'a autant construit. Jamais si mal, si pauvre, si triste. A de rares exceptions. Cela devient si flagrant à la lumière de l'été, que même l'O.r.t.f. s'en est ému. Après Vivre aujourd'hui, l'émission de Jacques Frémontier (dimanche, consacrée à "la rue"), La France défigurée, de Michel Péricart et Louis Bériot, a donné l'alerte : par milliers, des témoignages ont afflué. Les Français prennent conscience du mal et s'interrogent : "Comment, pourquoi, en est-on arrivé là ?" Spéculation Que "cet avachissement, cet avilissement de la qualité architecturale", comme le définit M. Michel Denieul, directeur de l'Architecture au ministère des Affaires culturelles, ne soit pas l'exclusivité de la France, personne ne le conteste. Le monde entier connaît un malaise architectural. Après avoir, des siècles durant, bâti pour le seigneur, le prince, le mécène, l'architecture ne sait pas encore bâtir pour la masse, le peuple, "l'innombrable", comme le dit l'architecte Emile Aillaud. En Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie, aux Etats-Unis, aussi, elle tâtonne. Ce n'est pas une consolation. Ni une raison suffisante pour admettre comme une fatalité la piètre architecture française. Ni pour excuser ceux qui l'ont laissée pousser comme les mauvaises graines, à tous les vents. Le premier des responsables, avant les architectes dépassés (voir page suivante l'opinion de Pierre Schneider) et les promoteurs avides, c'est l'Etat. Qui, par le jeu des servitudes, des permis de construire, etc., contrôle et, le plus souvent, paralyse la totalité de ce qui se bâtit en France. Qui est lui-même le premier client des architectes, le premier maître d'ouvrage des nouveaux édifices (hôpitaux, écoles, logements sociaux). Qui, à ce titre, aurait pu, et ne l'a pas fait, promouvoir une politique de l'habitation qui soit une politique d'embellissement. "Construire beaucoup, c'est une occasion d'embellir", dit Bertrand de Jouvenel.Au lieu de cela, que voit-on, en dépit de la réaction amorcée depuis quelques années par le ministère des Affaires culturelles ? La médiocrité primée, la création handicapée, la spéculation triomphante. Les grands ensembles sont une erreur, mais nous ne savons pas pourquoi. Colin Davidson, professeur à l'Ecole d'architecture de l'université de Montréal.Dans un vieux pays comme la France, pour lutter contre la laideur, il y a deux méthodes : une stratégie de choc qui favorise la qualité architecturale ; une stratégie défensive qui prévient la détérioration du patrimoine ancien. La première n'a jamais été définie. Comment s'étonner des résultats ? On ne s'est même jamais soucié d'en jeter les bases en pratiquant une politique d'urbanisme conséquente. "Une ville comme Paris, dit M. Denieul, se caractérise par une propension à accorder les permis de construire, quand ils sont demandés, au coup par coup. Et cela, faute de documents d'urbanisme suffisamment précis, souples et contraignants en même temps."Appréciation Contre ce système du n'importe quoi, n'importe où, n'importe comment, M. André Malraux avait voulu réagir. Il avait demandé à l'architecte urbaniste Gaston Leclaire d'étudier l'aménagement du quartier de la rotonde de La Villette, et spécialement des abords du bassin, appelé à devenir le pôle d'attraction d'un site urbain peu connu et insolite. L'étude a été menée à terme, mais ses conclusions sont restées lettre morte. De telles études, faites systématiquement, auraient pu freiner bien des désastres, non seulement à Paris, mais sur la Côte d'Azur, autre victime notoire d'une urbanisation désordonnée. Et servir de tremplin à une architecture raisonnée, sinon réussie, alors que celle dont nous souffrons n'est ni l'un ni l'autre. C'est aussi M. André Malraux qui, par la loi du 4 août 1962, dite des secteurs sauvegardés, tenta de consolider la stratégie défensive. De fait, à l'intérieur des quartiers préservés, au voisinage des monuments historiques on ne peut construire ni détruire n'importe quoi. Un immeuble tout en verre où se reflète la cathédrale d'Amiens ? Soit : le mélange des siècles n'est pas prohibé, au contraire, c'est la vie même des villes. A condition que les deux architectures soient, comme c'est le cas, bien intégrées l'une à l'autre. La R.a.t.p., en revanche, n'a pas reçu le droit de construire sur les quais de la Seine, déjà si meurtris, une tour de bureaux qui viendrait s'inscrire entre celles de Notre-Dame. Il y aurait donc sauvegarde sans le drame des dérogations laissées à l'appréciation des administrations. A cause d'une de ces dérogations, va s'élever, rue de l'Université, l'immeuble de bureaux réservé aux membres de l'Assemblée nationale. On le verra, de la place de la Concorde, se profiler derrière les deux étages de l'hôtel de Lassay, résidence du président de l'Assemblée. Dérogation aussi pour la barre massive des immeubles de Maine-Montparnasse et la tour de 200 m qui les couronnera : quand la maquette fut présentée devant la Commission des sites, un ministre et cinq préfets étaient présents pour l'appuyer de leur autorité politique. Il n'y eut pour ainsi dire pas de discussion. Quant à la tour de la Halle aux vins, autre pont aux ânes architectural, c'est l'enfant bâtard d'un grand projet : une flèche hélicoïdale, construite par l'architecte Edouard Albert, et couverte de mosaïque par Georges Braque. Hélas ! Albert et Braque sont morts, et les Parisiens n'ont sous les yeux que la tour sans génie d'Henri Coulomb. Bénédiction A Strasbourg, c'est le maire lui-même, M. Pierre Pflimlin, qui s'est obstiné à permettre la construction, à deux pas de la cathédrale, d'un complexe immobilier de 60 m de haut et de plus de 60 millions de Francs. La Commission départementale des sites, les Monuments historiques, la direction départementale de l'Equipement ont émis un avis défavorable. Les P.t.t. aussi, car cette tour fera écran aux liaisons hertziennes entre Strasbourg et Paris. Rien n'y a fait. M. Pflimlin a gagné. Les P.t.t. devront déplacer le relais de leurs ondes hertziennes, situé à Saverne, et la flèche rose de la cathédrale, point de ralliement de toute l'Alsace, se verra fâcheusement disputer le ciel. La Côte d'Azur regorge, hélas ! d'exemples tout aussi significatifs. Le dernier en date n'est pas le moins accablant. A Mandelieu-La Napoule, sur un terre-plein de 10 ha gagné sur la mer, vient d'être construit un "complexe" d'une quinzaine d'immeubles, hauts de sept étages, et d'une médiocrité affligeante, qui dépare un des plus beaux panoramas de la Côte, entre le massif de l'Esterel et les îles de Lérins. Avant de voir le jour, ce projet a reçu toutes les bénédictions officielles. Quinze organismes différents ont été consultés par le Conseil municipal, et, parmi eux, la Commission des sites. Pas un souffle de protestation ne s'est élevé. L'affaire est remontée à Paris. Finalement, le ministre de l'Equipement lui-même a signé le permis de construire et la concession d'endigage du port. Aujourd'hui, l'Association pour la défense des sites de Cannes et des environs distribue la photo du chantier à des milliers d'exemplaires. "Ce que nous voulons empêcher désormais." Et Mme Louise Moreau, élue maire de La Napoule aux dernières élections, est formelle : "Si, alors, j'avais été maire, je n'aurais jamais permis cela."

Répétition D'une part, l'Etat protège peu ou mal, d'autre part, loin de promouvoir la recherche et la qualité, il impose les normes d'une architecture concentrationnaire. Ainsi par le système des Cos (Coefficients d'occupation des sols), dans Paris et dans les grandes villes, où la pression de la rentabilité est énorme, on construit au maximum, même si c'est dépourvu de toute plausibilité, même si, du point de vue architectural. c'est une hérésie. "Il faudrait, dit M. Denieul, créer des zones de discontinuité : des Cos de 3 à un endroit, et, à d'autres, des Cos de 0 à 5, ce qui donnerait au faciès urbain un modelé, un relief. Au lieu de cela, le mot d'ordre est de 'bourrer' partout. Et le XVIe arrondissement de Paris, entre autres victimes, devient un immense chantier où se multiplient les surélévations intempestives." A quoi M. Jean Chapon, directeur du cabinet de M. Albin Chalandon, rétorque : "Il faut bâtir au maximum, sinon, où logera-t-on les milliers de gens qui affluent dans les villes ?" On touche, ici, au coeur du problème. Parce que les besoins étaient immenses et impérieux, on a construit beaucoup. Très vite. Sans se préoccuper du plaisir de vivre des futurs habitants. Comme si un environnement harmonieux était un luxe, cet environnement que les arbres et les champs fournissaient naturellement aux gens d'autrefois. Comme si l'on ne savait pas que la laideur monotone sécrète l'ennui, la morosité, le désespoir. Était-il impossible, au même prix, de construire bien ? Les réussites d'Emile Aillaud, par exemple, à Grigny-la-Grande-Borne, ou de Michel Andrault et de Pierre Parat à Sainte-Geneviève-des-Bois prouvent le contraire. Même avec les crédits limités des H.l.m., même en respectant les normes étouffantes de l'urbanisme réglementaire, on peut créer des habitations à l'échelle de l'homme, du paysage, des architectures favorables à la détente et au bien-être. Ce n'est pas une question de crédits, ni de servitudes ni de préfabrication. C'est une question d'audace, d'invention. Malheureusement, les inventeurs, en cette époque de conformisme, sont rares, et on les encourage peu. Sauf dans les cas où l'obstination d'un créateur a réussi à vaincre les résistances pour modeler un univers vraiment neuf, on s'est contenté d'additionner, de juxtaposer les machines à vivre, les cités dortoirs, de confondre industrialisation et répétition, fonctionnalisme et monotonie. Multiplication "Quand je me promène autour de Paris, disait, peu de temps avant sa mort, le grand architecte américain Richard Neutra, j'ai l'impression que ceux qui bâtissent n'ont jamais été à l'école maternelle. Ils ne savent pas où le soleil se lève, ni où il se couche. Ils ont oublié que l'homme a besoin de chlorophylle comme les arbres et d'espace comme les oiseaux. Ils ne savent faire que des prisons." Le ministère de l'Equipement, pour sa part, est fier d'avoir mis au point un catalogue de grands ensembles --boîtes géantes et tours de tous calibres -- qui permet aux maires et aux offices d'H.l.m. de choisir sur photos et sur plans des immeubles types, spécialement étudiés par des architectes (certains sont renommés) qui en garantissent la qualité de la fabrication et le prix. Au ministère de l'Education nationale qui, à lui seul, dépense 3 milliards par an pour construire 4 millions de m2 (un C.e.s. par jour), on prône la préfabrication (sauf dans les établissements de l'enseignement supérieur). Chaque année, parmi les propositions des trente-cinq entreprises agréées, qui se sont engagées à ne pas dépasser le prix plafond de 520 Francs le m2, on choisit trois ou quatre types nouveaux de C.e.s. On les expérimente en petite série l'année suivante. Puis, on se lance dans la fabrication industrielle. En soi, le système pourrait être bon. S'il n'aboutissait pas à la multiplication de bâtiments déprimants. Même à Cajarc (Lot), cher à M. Georges Pompidou, le C.e.s. offense la vue. L'Education nationale, à qui incombe, entre autres tâches, le soin de former l'oeil et le goût des enfants, ne s'en émeut pas. "Elle n'accepte, dit un haut fonctionnaire, aucun conseil, et se drape dans sa dignité de gros consommateur d'architecture." Subvention Le ministère de l'Agriculture n'agit pas avec plus de discernement. Il n'impose pas de modèles. Mais les prix plafonds des bâtiments agricoles ont été calculés si bas (en partant de la tôle ondulée et du parpaing non enduit) que l'agriculteur qui souhaiterait construire convenablement ne peut le faire, sans risquer de perdre le bénéfice de la subvention. Ainsi, la campagne française s'est couverte peu à peu de bergeries et d'étables qu'on dirait échappées de bidonvilles. Aucun site n'est épargné. Ni la Bretagne ni la Lozère. Si le classement de Colombey-les-Deux-Eglises n'était pas intervenu à temps, un hangar de tôle ondulée serait venu boucher la perspective historique qui s'étend devant la Boisserie... Une grande part de ces diverses calamités est due à l'incompétence des maîtres d'ouvrage - fonctionnaires et élus - desquels dépend la commande publique. "Le sens de l'architecture est aussi rare chez eux que le bon sens", disait quelqu'un qui les pratique. Et Raymonde Moulin, dans sa récente étude sur l'Etat et les architectes, l'a noté : "L'intérêt pour la qualité architecturale appartient sinon à l'ordre du rêve, du moins de ce qui peut être considéré comme un hasard heureux." Les promoteurs privés ne sont pas plus royalistes que le roi. Pas plus que l'Etat, ils ne se soucient d'apporter aux Français le plaisir que procure un heureux agencement de l'espace. Pour la plupart, ils se contentent d'appâter avec du clinquant - baies vitrées, travertin dans le hall, céramique dans la salle de bains - et offrent des immeubles de (faux) prestige, mal insonorisés, mal compris, étriqués, qui n'ont que de lointains rapports avec l'architecture, même s'ils portent des signatures connues.

Impulsion Peut-on enrayer l'épidémie de laideur ? Alertés par les avertissements de la Commission du VIe Plan, les Pouvoirs publics semblent vouloir secouer leur torpeur. Pas question de définir une politique. "On ne peut imposer une architecture officielle, comme en U.R.S.S., se défend M. Chapon. Nous sommes en pays de liberté." Mais on éprouve la nécessité d'agir. Premier essai de stratégie dynamique : le plan-construction, lancé, en mai, conjointement par MM. Chalandon, Jacques Duhamel et François-Xavier Ortoli. Son objectif avoué : rechercher un habitat qui réponde mieux au besoin de l'homme d'aujourd'hui. En fait, il s'agit de trouver des remèdes à l'échec des grands ensembles.

 

Au ministère des Affaires culturelles, dans la même foulée réformatrice on prépare deux projets de loi : l'un sur la profession d'architecte, l'autre sur les conditions de la commande publique. Toujours sous l'impulsion de M. Duhamel, la Fondation de France finance un concours d'architecture agricole qui sera lancé à l'automne en Franche-Comté, en Bourgogne et en Bretagne. Enfin, une étude a été menée pour voir de quelle façon on pourrait, dès l'école maternelle, sensibiliser les enfants aux problèmes de volumes et d'espaces. Il reste à convaincre l'Education nationale d'inscrire cet enseignement nouveau à ses programmes.A la direction de l'Architecture, malgré les faibles moyens financiers dont il dispose, M. Denieul souhaite influer plus directement sur la qualité de la construction, en développant les services de la création architecturale. Dans les trente prochaines années, la France va construire autant de logements qu'il en existe actuellement. Il est temps de se souvenir que le degré de civilisation d'un peuple se juge à la qualité des édifices qu'il laisse à la postérité. "La France n'est ni belle ni laide", Vasarely "La France n'est ni belle ni laide. C'est le point de vue où nous nous plaçons qui décide. Celui qui se promène à New York ne voit qu'une ville chaotique et sale. Mais si, le soir, on arrive de l'aéroport, on découvre les gratte-ciel illuminés qui émergent au-dessus du fog. C'est un spectacle inoubliable. La Courneuve ou Sarcelles, vues d'avion, présentent des aspects intéressants.""Remédier à la laideur est une tâche extrêmement complexe qui se place sur d'innombrables plans, sociologiques, psychologiques, esthétiques. Le gouvernement actuel est favorable à l'esthétique, mais peut-on imposer la beauté comme on a imposé la vaccination obligatoire ? Actuellement on construit partout des habitations du genre clapier. Ce phénomène est universel. Sarcelles et Saint-Denis ressemblent à Sydney ou à Tokyo." Le droit à la beauté, par Pierre Schneider Le mot "esthétique" a mauvaise presse. Mais l'esthétique, dans la bouche des architectes, c'est ce que font les autres... En réalité, jamais l'architecture n'a été plus préoccupée de beauté. Elle peut prendre les formes les plus diverses. Ici, elle est dans l'intense présence d'un édifice ; là, dans un agencement heureux de l'espace obtenu par des moyens insignifiants. Tantôt harmonieuse, tantôt agressive. L'élégance du chemin le plus court, mais aussi l'extravagance du chemin des écoliers : Ludwig Mies Van der Rohe ne nie pas Antonio Gaudi. L'essentiel est de ne pas se soumettre passivement aux idées reçues, d'exprimer son temps - fût-ce en s'efforçant de le réorienter. "Lorsqu'une oeuvre est à son maximum d'intensité, de proportions, de qualité d'exécution, de perfection, il se produit un phénomène d'espace indicible, les lieux se mettent à rayonner, physiquement. C'est du domaine de l'ineffable." Cette définition du beau est due au père du fonctionnalisme : Edouard Le Corbusier. L'absence de volonté créatrice se traduit par des formes inertes. Et l'inertie démoralise. Le jour n'est pas loin où le plus fanatique des technocrates sera contraint d'inclure le droit à la beauté dans ses frais généraux. A quelques exceptions près, l'histoire de l'architecture moderne - celle du dernier quart de siècle, surtout - ne s'est pas écrite en France. Pourquoi ? La raison la plus évidente est qu'elle n'a pas voulu ou su produire des architectes. La faute en incombe, en premier lieu, à l'Ecole des beaux-arts. La formation, ou plutôt la déformation qu'elle dispensait à ses élèves, était, depuis cent cinquante ans, résolument passéiste : on se référait à Versailles ou au Parthénon, oubliant que leur pouvoir de fascination venait de ce qu'ils avaient été, en leur temps, des bâtiments modernes. Le premier travail des élèves utilisant l'acier, le verre, fut présenté à l'Ecole en 1950.Vers 1956, un groupe d'élèves qui proposaient à Nicolas Untersteller, directeur de l'Ecole, d'organiser une exposition Mies Van der Rohe, s'entendirent répondre : "Je ne connais pas cette demoiselle." Un promoteur définit assez brutalement le produit de cet enseignement figé : "Les architectes ? Ils se croient des artistes. Ils ignorent la vie." Effectivement, l'Ecole n'a pas su assimiler la révolution industrielle. Vers 1840, un divorce s'opère entre architecte et ingénieur. Le premier n'a que mépris pour le second. Lorsque, au début du siècle, Fulgence Bienvenüe, ingénieur en chef du métropolitain, veut enseigner aux élèves de l'Ecole la technique du béton armé, ceux-ci le chahutent au cri de : "Tu nous prends pour des entrepreneurs ?" Bibliothèque nationale, Halles de Baltard, viaduc de Garabit - les chefs-d'oeuvre de la construction industrielle du XIXe siècle sont si peu considérés comme de l'architecture, que le premier d'entre eux à avoir été classé monument historique fut la tour Eiffel. Depuis quelques générations, les architectes apprenaient les techniques modernes, mais comme un mal nécessaire. "Un tuyau, ça se cache", dit l'un d'eux. Ils acceptaient de construire une usine ou une H.l.m. - il faut bien vivre - mais leur rêve restait de bâtir pour un prince. Aucune place n'était faite, dans l'enseignement, à l'économie, à la sociologie - en un mot à la donnée humaine qui est à la fois le grand problème de l'époque et sa chance de renouvellement : les nombres. Que pèsent ces rêveurs anachroniques en face de gens qui ont le sens des réalités - ceux-là mêmes qui les font travailler : les promoteurs ? Rien. Dans les pays anglo-saxons, l'architecte est respecté ; chez nous, c'est le pauvre type qui oublie un escalier. Un promoteur explique : "Comment je choisis un architecte ? C'est simple : je prends celui qui fait ce que je veux." Et ce qu'il veut, c'est ce qui se vend, c'est-à-dire le "standing". Il n'y a pas de grand architecte sans grand client, note l'architecte Michel Bezançon. Or, à l'encontre des Etats-Unis ou de l'Italie, en France, l'architecture ne se vend pas comme image de marque." M. Claude Alphandéry, P.d.g. de la Banque de la construction et des travaux publics, confirme : "Les gens d'affaires français ne considèrent pas encore l'architecture comme le bon signe extérieur de la réussite." Créer, dans ces conditions, tient du miracle. L'architecture abdique ou se condamne à périr de faim. Dans le secteur public, l'accueil à l'architecture vivante n'est pas meilleur que dans le privé. L'architecte, pour faire aboutir un projet, doit avoir l'obstination des personnages de Kafka. Un disciple connu de Le Corbusier se voit refuser une commande parce que, selon les mots du financier désolé, "il n'a personne dans sa manche". Savoir se débrouiller est plus important que savoir créer. "Le secteur public est démembré en parties qui doivent négocier entre elles", explique M. Alphandéry. D'excellentes réalisations, toutes dues à la volonté d'individus, soulignent d'autant plus cruellement la formidable indifférence des hommes politiques (qu'ils soient de droite ou de gauche) et des technocrates à "la dimension poétique". Les ministres se préoccupent de pouvoir proclamer à la fin de l'année qu'on a construit tant de logis, mais II ne vient à l'idée de personne de supposer que ces logis devraient, en toute justice, tomber sous le coup de la loi qui interdit de déposer des ordures sur la voie publique. Pourtant, il est des raisons d'espérer. La principale est l'apparition d'une génération d'architectes pour qui l'industrie n'est plus l'ennemi - pas plus que la panacée - mais un instrument. Un instrument qui, bien utilisé, peut libérer l'architecture de ses servitudes. Ici et là, surgissent des bâtiments, des ensembles dont la réussite démontre qu'aujourd'hui les contraintes techniques et budgétaires ne sont plus que l'alibi facile des médiocres. L'imagination est humainement nécessaire. Elle est techniquement possible. A nous de savoir l'exiger. www.lexpress.fr/culture/1971-architecture-et-urbanisme-la... Métamorphoses des villes : d'hier à aujourd'hui L'oeuvre de Le Corbusier classée au patrimoine mondial de l'Unesco Marseille, d'hier à aujourd'hui Lille d'hier à aujourd'hui... www.lexpress.fr/culture/en-images-l-oeuvre-de-le-corbusie... Dix-sept réalisations de l'architecte franco-suisse, dont dix situées en France, sont désormais inscrites au patrimoine mondial de l'organisation. Une proposition adoptée par consensus et sans changement par le comité en charge du classement. La troisième aura été la bonne. Après deux tentatives infructueuses, l'oeuvre architecturale de Le Corbusier a été inscrite au Patrimoine mondial, a annoncé dimanche l'Unesco. La décision a été prise lors de la 40e session du Comité du patrimoine mondial de l'Unesco à Istanbul. Cette réunion a été suspendue samedi en raison de la tentative de putsch militaire, avant de reprendre dimanche matin. Le classement porte sur dix-sept réalisations de l'architecte franco-suisse dans sept pays. Dix d'entre elles sont situées en France. Parmi elles figure la Maison de la Culture de Firminy A ces réalisations s'ajoutent les Maisons La Roche et Jeanneret à Paris, la Villa Savoye et loge du jardinier à Poissy, l'Immeuble locatif à la Porte Molitor à Boulogne-Billancourt, la Manufacture à Saint-Dié-des-Vosges, le couvent Sainte-Marie-de-la-Tourette à Eveux. Le Corbusier : hommage au virtuose de la modernité www.cotemaison.fr/chaine-d/deco-design/le-corbusier-un-ar... frontières françaises, d'autres créations de Le Corbusier ont également été classées. L'immeuble Clarté à Genève, la petite villa au bord du lac Léman à Corseaux (Suisse), la maison Guiette à Anvers (Belgique), les maisons de la Weissenhof-Siedlung à Stuttgart (Allemagne), la Maison du Docteur Curutchet à La Plata (Argentine), le musée national des beaux-Arts de l'Occident à Taito-Ku à Tokyo (Japon) et le complexe du capitole à Chandighar (Inde)."Cette bonne nouvelle survient après plus de dix ans de travail, de concertation et deux échecs", s'est félicité dans un communiqué Benoît Cornu, premier adjoint à Ronchamp (Haute-Saône), qui préside depuis 2016 l'Association des Sites Le Corbusier créée en 2010. Le Corbusier: hommage au virtuose de la modernité Interrogé par Le Monde, le même interlocuteur considère que Icomos, le Conseil international des monuments et des sites, avait par le passé jugé la série proposé "trop pléthorique et éclectique, et surtout, déploré l'absence du site de Chandigarh en Inde, qui révélait la dimension urbanistique de l'oeuvre". En intégrant ce site qui comprend un quartier, sa maison de la culture, son stade, sa piscine et son église -le plus grand conçu par l'architecte- les promoteurs du dossier de candidature ont tiré parti des expériences passées. La ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay, s'est réjouie de la décision de l'Unesco, en relevant qu'elle soulignait "l'importance de la préservation et de la valorisation du patrimoine récent, de moins de cent ans". l'architecture moderne au rang d'art majeur. L'occasion de revisiter son oeuvre architecturale avec notamment la Cité radieuse à Marseille, sans oublier son parcours de peintre et de designer. L'Express Styles est aussi parti à la rencontre d'artistes comme India Mahdavi ou Ora-ïto qui s'en sont inspirés... Découverte ! L'architecte de tous les possibles est aussi celui de tous les paradoxes. Mort en eaux troubles - on a retrouvé son corps noyé sur la plage de Roquebrune-Cap-Martin le 27 août 1965 -, Le Corbusier est, aussi, l'homme solaire qui a accouché de la Cité radieuse et un "visionnaire persuadé de pouvoir apporter la joie de vivre", affirme Sylvie Andreu, directrice de collection du livre Cher Corbu... (1). Cinq décennies après sa disparition, son aura continue de briller et son héritage est intact, de la villa Savoye, à Poissy (Yvelines), à l'unité d'habitation de Firminy (Loire), en passant par la chapelle de Ronchamp en Franche- Comté ou la ville nouvelle de Chandigarh en Inde. Et pourtant, l'homme n'a pas que des admirateurs... La Cité radieuse à Marseille.La Cité radieuse à Marseille.SDP La ville nouvelle de Chandigarh, en Inde, construite en 1947.La ville nouvelle de Chandigarh, en Inde, construite en 1947.Narinder Nanu/AFP

Critiquant ses excès et sa mégalomanie, ses détracteurs lui reprochent également, encore aujourd'hui, son approche fonctionnaliste trop radicale et d'être à l'origine de l'urbanisme des banlieues. Autant dire que le mystère autour de Charles-Edouard Jeanneret- Gris, dit Le Corbusier - né en Suisse en 1887 -, reste entier. Qui était vraiment cet autodidacte insatiable et obstiné dont l'oeuvre attend toujours son classement à l'Unesco, au titre de sa "contribution exceptionnelle au mouvement moderne"? Un virtuose de l'architecture bien qu'il n'ait pas le diplôme (il a quitté l'école à 13 ans) ? Un grand designer ? Un peintre compulsif ("Le dessin est fait avant que je ne l'aie pensé") ? Un sculpteur majeur ?

De toute évidence, un artiste surdoué et protéiforme "qui a profon dément marqué le XXe siècle et bouleversé notre façon d'habiter, explique Sylvie Andreu. Il sera guidé toute sa vie par l'esprit nouveau de son époque et n'au ra de cesse de combattre les conservatismes". A partir du 29 avril 2015, l'exposition du Centre Pompidou propose une relecture de ses créations - plus de 300 dessins, tableaux, sculptures, photos, meubles, dont certaines pièces réalisées dès 1923 avec Pierre Jeanneret... - qui seront présentées via le prisme de la mesure du corps humain. La villa Savoye (1928-1931), à PoissyLa villa Savoye (1928-1931), à PoissyArcaid/Corbis

Empreinte du modulor dans le béton, visible a Rezé (Loire-Atlantique)Empreinte du modulor dans le béton, visible a Rezé (Loire-Atlantique)SDP "L'homme a toujours été au centre de ses préoccupations, explique Jacques Sbriglio, architecte urbaniste et commissaire de l'exposition organisée à Marseille, en 2013, Le Corbusier et la question du brutalisme. Il a inventé un langage et fait basculer l'architecture dans le XXe siècle. Chacune de ses réalisations inter - rogeait le rapport de l'homme aux usages quotidiens. Quand il dessinait les plans d'une ville, il indiquait l'échelle, mais aussi le temps de déplacement d'un point à un autre." Et Olivier Cinqualbre, commissaire de l'exposition du Centre Pompidou, d'ajouter : "La cellule d'habitation pensée par Le Corbusier est petite mais pratique, à taille humaine. Pour épouser les mouvements du corps, le mobilier devient réglable (dès 1929), modulable ou encastrable." La chapelle Notre-Dame-du-Haut (1950-1955), à RonchampLa chapelle Notre-Dame-du-Haut (1950-1955), à RonchampCalle Montes/Photononstop

Avant-gardiste, ce bâtisseur souhaite libérer l'individu des contraintes, du mal-logement, de l'inconfort. Car, ne l'oublions pas, au lendemain de la guerre, chaque mètre carré compte! Pour modifier la perception des volumes, il use en plus de couleurs franches. Là aussi, il connaît sa palette... Depuis qu'il s'est installé à Paris en 1917, il peint tous les jours et manie le nuancier avec finesse. Voilà qui explique sans doute qu'il ait autant d'influence auprès des créateurs tous azimuts : designers et stylistes de mode! La preuve, ci-contre, en cinq témoignages... . Le Corbusier. Mesures de l'homme, du 29 avril au 3 août 2015, Centre Pompidou, Paris (IVe), www.centre pompidou.fr

Chandigarh, 50 ans après Le Corbusier, du 11 novembre 2015 au 14 mars 2016 à la Cité de l'architecture et du patrimoine, Paris (XVIe). www.citechaillot.fr

 

"Cher Corbu" Recueil de témoignages de 12 architectes contemporains sur le grand homme, dans lequel chacun lui écrit une lettre."Cher Corbu" Recueil de témoignages de 12 architectes contemporains sur le grand homme, dans lequel chacun lui écrit une lettre.SDP

 

(1) Cher Corbu..., un ouvrage collectif qui recueille le témoignage de 12 architectes contemporains sur le grand homme : de Paul Chemetov à Odile Decq en passant par Elisabeth de Portzamparc ou Claude Parent, qui lui ont chacun écrit une lettre. Bernard Chauveau éd., 48 p., 22,50 ?

Ils se sont inspirés du Corbusier...India Mahdavi, amoureuse d'innovation

India Mahdavi, architecte d'intérieur et designer. Vient de terminer le restaurant I Love Paris pour Guy Martin.India Mahdavi, architecte d'intérieur et designer. Vient de terminer le restaurant I Love Paris pour Guy Martin.SDP

L'Express Styles : Que représente pour vous le Corbusier ?

India Mahdavi : C'est un révolutionnaire et un provocateur, qui a fait renaître l'architecture moderne en mettant l'homme au centre de la vie et de la ville. Il a eu l'intelligence de s'interroger sur les modes de vie des gens bien avant tout le monde. Son rapport aux proportions m'a imprégnée. Sur mes chantiers, j'utilise aussi le Modulor. Ses références sont devenues les miennes. Il a cassé les normes bourgeoises de l'habitat. L'Express Styles : En quoi a-t-il inspiré vos créations ? India Mahdavi : J'aime beaucoup sa façon d'appliquer la couleur en aplats pour redessiner les volumes, rythmer les espaces, marquer les perspectives. C'était un formidable coloriste. L'ouvrage Le Corbusier. Polychromies architecturalesest d'ailleurs une de mes bibles. Il référence toutes les nuances et permet, grâce à une réglette, de les associer harmonieusement. C'est un outil dont je me sers sur tous mes chantiers.

L'Express Styles : Quelle est pour vous la pièce ou le bâtiment culte ? India Mahdavi : Le tabouret à poignées, en chêne, qu'il a conçu pour son cabanon, d'après une caisse à whiskys. On peut évidemment s'asseoir dessus, mais on peut surtout l'empiler pour séparer une pièce, le transformer en chevet ou en table basse. Il n'y a pas de meuble qui résume mieux son oeuvre. Le Corbusier : hommage au virtuose de la modernitéSDP Ora-ïto et sa fascination pour la minutie

Ora-ïto, architecte designer. Propriétaire du toit terrasse de la Cité radieuse à Marseille.Ora-ïto, architecte designer. Propriétaire du toit terrasse de la Cité radieuse à Marseille.SDP L'Express Styles : Que représente pour vous Le Corbusier ? Ora-ïto : Il est l'inventeur de la modernité. Pour chacune de ses réalisations, il a établi un vrai scénario de vie. La Cité radieuse en est le plus bel exemple. Tout y est pensé au millimètre près et à bonne hauteur grâce au Modulor-une grille de mesures qu'il a inventée et représentée par la silhouette d'un homme debout, le bras levé. C'était aussi un obsessionnel. D'ailleurs, quand il érige cette unité d'habitation, on le surnomme le "Fada". Mais il reste un grand monsieur qui m'a beaucoup influencé.

L'Express Styles : En quoi a-t-il inspiré vos créations ?

Ora-ïto : Je ne suis pas habité par Corbu, mais imprégné de ses concepts. Sa rigueur, sa façon d'organiser les espaces en lien avec les modes de vie et sa simplicité restent des valeurs essentielles. C'est le Steve Job de l'architecture !

L'Express Styles : Quelle est pour vous la pièce ou le bâtiment culte ? Ora-ïto : La villa Savoye à Poissy. Art déco, cette première maison de week-end est spectaculaire : une "boîte en l'air" montée sur pilotis, qui a tout pour elle. Elle est lumineuse, élégante et intemporelle.

Le Corbusier : hommage au virtuose de la modernitéSDP

Pierre Charpin, sensibilité des couleurs Pierre Charpin, designer. Prépare une exposition pour la galerie Kréo à Londres.Pierre Charpin, designer. Prépare une exposition pour la galerie Kréo à Londres.SDPL'Express Styles : Que représente pour vous Le Corbusier ?Pierre Charpin : Ce n'est pas un maître à penser, mais un grand architecte et aussi un étonnant plasticien doué d'une sensibilité aux formes hors pair. La chapelle de Ronchamp - tout en courbes et en harmonie avec le paysage - en est un des plus beaux exemples, le contraire d'un bâtiment standardisé. L'Express Styles : En quoi a-t-il inspiré vos créations ? Pierre Charpin : Je ne sais pas s'il m'a influencé, mais son travail sur les couleurs m'a beaucoup intéressé. Il utilise une gamme de coloris plus subtile et sophistiquée que celle des primaires. Comme lui, je n'aime pas les fausses couleurs et les demi-teintes, ni les objets trop lisses. J'apprécie sa façon d'appréhender le béton, notamment à la Cité radieuse. Il en a fait une surface vivante et pas si brutale que ça ! Pour y avoir séjourné, je suis frappé par la sophistication et la simplicité de ce grand vaisseau. Corbu fait partie, avec Sottsass, des gens qui comptent pour moi. C'est à la fois un théoricien et un être très sensible. L'Express Styles : Quelle est pour vous la pièce ou le bâtiment culte ? Pierre Charpin : Son cabanon de Roquebrune-Cap-Martin, de 3,66 mètres sur 3,66, est un modèle d'intelligence : il a optimisé chaque centimètre carré. Cette réalisation démontre à quel point il était libre. Eux aussi l'apprécient... Jérome Dreyfuss, créateur de sacs"Mes grands-parents étant les voisins de Jean Prouvé, à Nancy ; j'ai été sensible, très jeune, à l'architecture et à Corbu, qui a toujours eu une longueur d'avance. A chaque problème il trouvait une solution. Il avait cette capacité d'inventer des concepts et des principes de construction. Il était à la fois rationnel et créatif. Quand j'ai aménagé mon cabanon à Fontainebleau, j'ai optimisé chaque mètre carré. Chaque objet a sa fonction et sa raison d'être." www.jerome-dreyfuss.com Frédérique Dessemond, créatrice de la marque de bijoux Ginette NY "Je vis aujourd'hui à New York mais j'ai grandi - juqu'à 28 ans - à la Cité radieuse, dont je garde un souvenir ému. On vivait en autarcie, entre copains, c'était mieux que le Club Med ! Les appartements étaient très lumineux, remarquablement bien étudiés. J'ai conçu ma future boutique [66, rue des Saints-Pères, Paris VIe] à partir du Modulor. Et mes bijoux sont simples, faciles à vivre et sans ostentation, comme l'étaient ses réalisations." www.ginette-ny.com - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...

Official Trailer - the Pruitt-Igoe Myth: an Urban History

www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc …

Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po …

DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..

passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document … explosion des tours Gauguin Destruction par implosion des Tours Gauguin (quartier de La Bastide) de Limoges le dimanche 28 novembre 2010 à 11 heures. Limoges 28/11/2010 youtu.be/cd0ln4Nqqbs … 42 Roanne - c'etait le 11 novembre 2013 - Souvenirs des HLM quartier du Parc... Après presque 45 minutes de retard, les trois dernières tours Chanteclair sont tombées. Le tir prévu etait à 11h14 La vidéo içi www.leprogres.fr/loire/2013/11/01/roanne-les-3-dernieres-... … … www.leprogres.fr/loire/2013/11/01/roanne-une-vingtaine-de... …Besançon (25) - la Nouvelle cité d'HLM La Planoise en 1960 avec la video des premiers habitants de Planoise en juin 1968 www.youtube.com/watch?v=LVKAkJSsCGk … … … archive INA … BEGIN Japanology - les utopies de l'extreme et Kenzo Tange l'architecte japonnais - la video içi www.youtube.com/watch?v=ZlAOtYFE4GM … 71 les Prés Saint-Jean a Chalon-sur-Saône - L'Implosion des 3 tours HLM de 15 etages le 5 décembre 2009 par FERRARI DEMOLITION içi www.youtube.com/watch?v=oDsqOjQJS8E … … … & là www.youtube.com/watch?v=ARQYQLORBBE … 21 DIJON Cité des Grésilles - c'etait l'implosion de la residençe HLM Paul Bur le 19 02 2010 www.youtube.com/watch?v=fAEuaq5mivM … … & la www.youtube.com/watch?v=mTUm-mky-sw … 59 - la technique dite du basculement - Destruction de l'immeuble Rhone a Lille avec pleins de ralentit içi video-streaming.orange.fr/actu-politique/destruction-de-l... … 21 Chenôve (le GRAND DIJON) - Implosion de la barre François RUDE le 3 nov 2010 (top video !!) www.youtube.com/watch?v=ClmeXzo3r5A … …Quand l histoire çe repete et çe repetera autant de fois que nesçessaire quand on voie la quantitée de barres 60 70's...dans le collimateur de l'ANRU2.. 77 MEAUX 3 grandes tours..& puis s'en vont.. Démolition Pierre Collinet Batiment Genêt, Hortensia et Iris - Reportage Journal le 26 juin 2011 youtu.be/fpPcaC2wRIc 71 CHALON SUR SAONE C'etait les Prés Saint Jean le 05 décembre 2009 , pour une implosion hlm hors du commun !!! Caméra mise à même le sol , à une vingtaine de mètres de la première tour .... www.youtube.com/watch?v=kVlC9rYU-gs … 78 les MUREAUX le 3 octobre 2010 ,Les dernières minutes de la Tour Molière aux Mureaux (Yvelines) et sa démolition par semi-foudroyage, filmés du quartier de la Vigne Blanche. www.youtube.com/watch?v=u2FDMxrLHcw …71 MACON LES GRANDES PERRIERES C'etait un 30 juin 2013, avec l'implosion de la barre HLM des Perrières par GINGER www.youtube.com/watch?v=EzYwTcCGUGA … … une video exceptionnelle ! c'etait Le Norfolk Court un ensemble résidentiel, le Norfolk Court, construit dans les années 1970, a été démoli à Glasgow en Ecosse le 9 mai 2016 . Il rate la démolition d'un immeuble au tout dernier moment LES PASSAGERS DU BUS EN PROFITE A SA PLAçE lol www.20minutes.fr/tv/t-as-vu/237077-il-rate-la-demolition-... … 69 LYON Quand La Duchère disait adieu à sa barre 230 le jeudi 2 juillet 2015 www.youtube.com/watch?v=BSwidwLw0NA … www.youtube.com/watch?v=BdLjUAK1oUk … www.youtube.com/watch?v=-DZ5RSLpYrM …Avenir Deconstruction : Foudroyage de 3 barres HLM - VAULX-EN-VELIN (69) www.youtube.com/watch?v=-E02NUMqDno Démolition du quartier Bachelard à Vaulx-en-Velin www.youtube.com/watch?v=DSAEBIYYpXY Démolition des tours du Pré de l'Herpe (Vaulx-en-Velin)

www.youtube.com/watch?v=fG5sD1G-QgU REPORTAGE - En sept secondes, un ensemble de 407 appartements à Vaulx-en-Velin a été détruit à l'explosif dans le cadre du renouvellement urbain... www.youtube.com/watch?v=Js6w9bnUuRM www.youtube.com/watch?v=MCj5D1NhxhI - St-QUENTIN LA ZUP (scic)- NOUMEA - NOUVELLE CALEDONIE historique de la cité Saint-Quentin içi www.agence-concept.com/savoir-faire/sic/

 

www.youtube.com/watch?v=_Gt6STiH_pM …[VIDEOS] Trois tours de la cité des Indes de Sartrouville ont été démolies dans le cadre du plan de rénovation urbaine du quartier Mille quatre cent soixante-deux détonateurs, 312 kilos le 06/06/2010 à 11 heures. la belle video içi www.youtube.com/watch?v=fY1B07GWyDE VIGNEUX-SUR-SEINE, VOTRE HISTOIRE, VOS SOUVENIRS. içi www.youtube.com/watch?v=8o_Ke26mB48 … , Film des Tours et du quartier de la Croix Blanche, de 1966 à 1968. Les Tours en train de finir de se construire, ainsi que le centre commerciale. Destruction de la Tour 21, pour construire de nouveaux HLM... l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT fete ses 90 ans "TOUT savoir tout voir, tout connaitre, sur le LOGEMENT SOCIAL des HLM aux HBM avec le Musée HLM" en ligne sur le WEB içi musee-hlm.fr/ www.banquedesterritoires.fr/lunion-sociale-pour-lhabitat-... … içi www.banquedesterritoires.fr/lunion-sociale-pour-lhabitat-... … De grandes barres d’immeubles, appelées les grands ensembles, sont le symbole de nos banlieues. Entrée Libre revient sur le phénomène de destruction de ces bâtiments qui reflètent aujourd’hui la misere www.youtube.com/watch?v=mCqHBP5SBiM twitter.com/Memoire2cite/status/1121877386491043840/photo... Avril 1993, 6 ans après l'implosion de la tour DEBUSSY des 4000, 30% seulement des travaux de rénovation ont été réalisés et le chômage frappe toujours 1/3 des hbts. C'est un échec. A Mantes la Jolie, 6 mois après la destruction des 4 tours du Val Fourré, www.youtube.com/watch?v=ta4kj05KJOM … Banlieue 89, Bacalan à Bordeaux 1986 - Un exemple de rénovation urbaine et réhabilitation de l'habitat dans un des quartiers de Bordeaux La Cité Claveau à BACALAN. A l'initiative du mouvementla video içi www.youtube.com/watch?v=IN0JtGBaA1o … L'assoçiation de ROLLAND CASTRO @ Le Plan Banlieue 89 - mode d'emploi - Archive INA - La video içi. TRANSFORMER LES PAYSAGES URBAINS AVEC UNE APPROCHE CULTURELLE www.youtube.com/watch?v=Aw-_f-bT2TQ … SNCF les EDITIONS DU CABRI PRESENTE PARIS LA BANLIEUE 1960-1980 -La video Içi. www.youtube.com/watch?v=lDEQOsdGjsg … Içi la DATAR en 1000 clichés missionphotodatar.cget.gouv.fr/accueil - Notre Paris, 1961, Réalisation : André Fontaine, Henri Gruel Les archives filmées de la cinémathèque du ministère de 1945 à nos jours içi www.dailymotion.com/video/xgis6v?playlist=x34ije

31 TOULOUSE - le Mirail 1962 réalisation : Mario Marret construction de la ville nouvelle Toulouse le Mirail, commentée par l'architecte urbaniste Georges Candilis le film www.dailymotion.com/video/xn4t4q?playlist=x34ije Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain.Les films du MRU - Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije …

archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ...que dire de RICARDO BOFFIL Les meilleures balades que j’ai fait autour de Paris je les ai faites dans l’application Plans. Je ne minore pas le rôle de Google Maps, révolution cartographique sans précédent et sans égale, qui aura réalisé nos fantasmes d’Aleph borgesien — l’idée d’un point d’où le monde serait visible en totalité — parachevé Mercator et permis d’explorer des parties du globe inconnues de Cook, Bougainville et Amundsen. Je n’oublie pas non plus cet exercice de cartographie au collège, qui nous avait démontré que nous étions à 3 cartes IGN de la capitale, et que le tissu urbain était de plus en plus serré à mesure que nous avancions vers le nord. Mais Plan possédait une fonctionnalité inédite, le Flyover, technologie à l’origine destinée aux pilotes de chasse, et qui fournissait des rendus 3D spectaculaire des bâtiments survolés — ainsi que des arbres et des déclivités du sol On quittait enfin les champs asphyxiants de la photographie aérienne pour des vues à l’oblique des villes visitées : après un siècle d’écrasement — la photographie aérienne est étroitement contemporaine du bombardement aérien — les villes reprenaient enfin de la vigueur et remontaient vers le ciel. J’avais d’ailleurs effectué moi-même une manœuvre de redressement similaire le jour où j’étais parti, à pied depuis Paris, visiter à Nanterre une exposition sur la photographie aérienne. J’étais à la quête des premières vues de Paris qu’avait prises Nadar depuis un ballon captif. À défaut de ces images, définitivement manquantes, j’avais parcouru, après la Grande Arche, les derniers kilomètres de la Voie Royale, cette prodigieuse perspective historique partie du Louvre — rare exemple de frise chronologique implémentée dans une structure urbanistique.J’avais en réalité un peu dévié de la ligne droite pour aller voir les tours Nuages d’Emile Aillaud, le Facteur Cheval du modernisme, dont je connaissais déjà les autres chefs d’œuvres d'architecture naïve, les nouilles chinoises de Grigny et le spaghetti de Pantin.C’était précisément l’usage que j’avais fait de l’application Plans : j’étais parti à la recherche de tous les groupements de tour qu’elle m’avait permis d’identifier, sur mon iPad. Je les faisais tourner avec deux doigts, comme un éclaireur qui marcherait autour d’un donjon, avant de les immortaliser, sous leur plus bel angle, par une capture d’écran.Un éclaireur autour d’un donjon : c’était exactement cela, qui m’avait fasciné. Les guerres territoriales entre Les Tarterêts de Corbeil et les Pyramides d’Evry avaient marqué mon enfance. La notion de cité, telle qu’elle avait été définie, à partir des années 80, dans le second âge des grands ensembles, l’âge du déclin, avait conservé un cachet médiéval. Ici, vivaient guetteurs et trafiquants, condottieres à la tête d’une écurie de go-fast et entretenant des chenils remplis de mâtins rares et dangereux. Ici, l’État central ne remplissait plus ses tâches régaliennes, ici la modernité laïque était entrée en crise. Mais ce que j’avais découvert, en collectionnant ces captures d’écran, c’était à quel point l’urbanisme de la banlieue parisienne était, strictement, d’obédience médiévale. On était passé, d’un seul mouvement et sans même s’en rendre compte de Château-Gaillard à la Cité 4000, du Donjon de Vincennes aux tours de Sarcelles, du château de Gisors aux choux fleurs de Créteil.J’ai même retrouvé la colonne détruite du désert de Retz dans le babylonien château d’eau de Noisiel.Des hauteurs de Rosny à celle de Chanteloup, du plateau de Clichy à la dalle d’Argenteuil, on avait bizarrement livré des pastiches inconscients de la grande architecture militaire médiévales : les environs de Paris s’étaient retrouvés à nouveau fortifiés, la vieille tour de Montlhéry n’était plus solitaire, et même les immeubles de briques rouges qui avaient succédé à l’enceinte de Thiers évoquaient des murailles.Et ce que j’avais initialement pris pour des anomalies, des accidents malheureux du post-modernisme, les grand ensembles voûtés et cannelés de Ricardo Boffil, étaient peut-être ce qui exprimait le mieux tout cela — ou du moins qui clôturaient avec le génie le plus clair cet âge des grands ensembles.Car c’était cela, ces Carcassonnes, ces Acropoles, ces Atlandides qui surnageaient avec le plus de conviction au milieu des captures d’écrans de ruines médiévales qui s’accumulaient sur mon bureau.Si décriées, dès leur construction, pour leur kitch intolérable ces mégastructures me sont soudain apparues comme absolument nécessaires.Si les Villes Nouvelles n’ont jamais existé, et persisteront dans la mémoire des hommes, elles le doivent à ces rêveries bizarres et grandioses, à ces hybridations impossibles entre les cités idéales de Ledoux et les utopies corbuséennes.L’Aqueduc de Saint-Quentin-en-Yvelines, les Espaces d’Abraxas à Marne-la-Vallée, les Colonnes de Saint-Christophe à Cergy-Pontoise sont les plus belles ruines du Grand Paris. www.franceculture.fr/emissions/la-conclusion/ricardo-bofill immerssion dans le monde du logement social, l'univers des logements sociaux, des H.B.M au H.L.M - Retour sur l'histoire du logement collectif d'apres guerre - En Françe, sur l’ensemble du territoire avant, 4 millions d’immeubles étaient vétustes, dont 500.000 à démolir; au total 10% des logements étaient considérés comme insalubres et 40% réputés d’une qualité médiocre, et surpeuplés. C’est pour ces raisons que, à partir de 1954, le Ministre à la Reconstruction et au Logement évalue le besoin en logements à 2.000.660, devenant ainsi une priorité nationale. Quelques années plus tard à l’appel de l’Abbé Pierre, le journaliste Gilbert Mathieu, en avril 1957 publiait dans le quotidien Le Monde une série d’articles sur la situation dramatique du logement : Logement, notre honte et dénonçant le nombre réduit de logements et leur impitoyable état. Robert Doisneau, Banlieue après-guerre, 1943-1949 /Le mandat se veut triple : reconstruire le parc immobilier détruit durant les bombardements essentiellement du printemps/été 1944, faire face à l’essor démographique et enfin résorber l’habitat insalubre notamment les bidonvilles et les cités de transit. Une ambition qui paraît, dès le début, très élevée, associée à l’industrialisation progressive de la nation entre autre celle du secteur de la construction (voir le vidéo de l’INA du 17 juillet 1957 intitulée La crise du logement, un problème national. Cela dit, l’effort pour l’État français était d’une ampleur jamais vue ailleurs. La double nécessité de construire davantage et vite, est en partie la cause de la forme architecturale excentrique qui constituera les Grands Ensembles dans les banlieues françaises. Cinq caractéristiques permettent de mieux comprendre ce terme : la rupture avec le tissu urbain ancien, un minimum de mille logements, une forme collective (tours, barres) de quatre jusqu’à vingt niveaux, la conception d’appartements aménagés et équipés et enfin une gestion destinée pour la plupart à des bailleurs de logement social.Pour la banlieue parisienne leur localisation s’est opérée majoritairement dans la périphérie, tandis que dans les autres cas, plus de la moitié a été construite dans le centre ville, le plus souvent à la limite des anciens faubourgs. Architecture d’Aujourd’hui n° 46, 1953 p. 58-55 C’est le triomphe de l’urbanisme fonctionnel et rationaliste cher à Le Corbusier. Entre 1958 et 1973, cent quatre-vingt-quinze Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP)

Seen in the car park at the 'White Dove' Collectors Transport Show, which was a Marie Curie charity event held at the Kingsley sports ground near Bordon in Hampshire GU35 9PD

Autun (Saône-et-Loire)

 

La cathédrale Saint-Lazare.

 

Autun fut le siège d'un évêché au plus tard à partir du IVe siècle.

 

Le premier évêque d'Autun connu est saint Reticius (Rhétice), un catéchiste contemporain de l'empereur Constantin qui l'appellera d'ailleurs près de lui, à Rome. Ses livres sont perdus depuis le XIe siècle. Rhétice, était un gallo-romain de Bourgogne, il est mort à Autun en 334. Il repose, auprès de son épouse, aux abords de l'église Saint-Etienne et Saint-Pierre d'Autun. Saint Cassien sera son successeur.

 

Cependant, la tradition rapporte qu'un saint Amator (Amâtre ou Amateur), aurait occupé le siège de l'épiscopat au IIIe siècle, vers 250. Un saint Martin ou saint Reverianus lui aurait succédé, avant saint Rhétice.

 

L'évêque d'Autun avait le droit de porter le pallium en vertu d'un privilège accordé en 599 par le pape Grégoire le Grand. Le port du pallium, sorte d'écharpe blanche, ornée de croix noires, est réservé au pape, aux archevêques métropolitains (archevêques des provinces ecclésiastiques) et à quelques évêques.

 

En 1788, Talleyrand deviendra évêque d'Autun. Il démissionnera en 1791. Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord avait été ordonné prêtre en 1779, il fut chargé des affaires du clergé en 1780 et évêque d'Autun le 2 novembre 1788 (consacré en janvier 1789). Charles-Maurice était fils aîné du comte Charles-Daniel de Talleyrand, lieutenant général des armées. Celui-ci, mourant, demanda au Roi, comme grâce suprême, de donner un évêché à Charles-Maurice. Louis XVI accéda à la demande de cet officier irréprochable. Le comte Charles-Daniel de Talleyrand décédera le lendemain de la nomination de son fils comme évêque d'Autun. Charles-Maurice n'a pas encore trente-cinq ans, il est riche, ami de Mirabeau et amant de Mme Adélaïde de Flahaut, athée et évêque; il devra beaucoup à l'Eglise.

 

La cathédrale Saint-Lazare fut édifiée à partir de 1120, sur l'initiative de l'évêque Etienne de Bagé. Il s'agissait d'honorer les reliques de saint Lazare qui se trouvait dans la vielle cathédrale Saint-Nazaire qui remontait au Ve siècle (Cathédrale qui sera détruite au XVIIIe siècle). Les reliques furent transportées dans la nouvelle catrhédrale dès son achèvement en 1146.

Les architectes s'inspirèrent de Cluny et Paray-le-Monial pour la construction. Le porche abrite le fameux tympan du "Jugement Dernier" sculpté par Gislebertus vers 1125-1135. La flèche date du XVe siècle, les chapelles gothiques sont du XVIe, et les deux tours romanes ont été refaites au XIXe siècle.

  

La Tour César est un donjon du xiie siècle, situé à Provins (Seine-et-Marne, France) au sommet de la colline où s'est installée la ville haute.

 

C'est le seul donjon octogonal à base carrée connu1. La tour servit également de prison. Durant la Guerre de Cent Ans, elle fut occupée par les Anglais qui l'ont entourée d'une muraille.

 

La tour César fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1846

La première halle des marchands de Fribourg fut construite au XIVe siècle pour servir de bureau de douane. Située rue Schusterstraße, elle est mentionnée pour la première fois dans un document officiel en 1378. Le bâtiment a conservé sa forme actuelle depuis 1520. À cette époque, l'arrière du bâtiment d'origine fut agrandi et devint la nouvelle façade donnant sur la place du marché et la cathédrale de Fribourg . La construction s'acheva en 1532.

En 1744, la halle dut être reconstruite suite à des dégâts causés par un bombardement.

La façade du bâtiment est ornée de sculptures et des armoiries de la maison de Habsbourg , sculptées par Hans Sixt von Staufen entre 1520 et 1531. Ces sculptures, surmontées d'un baldaquin , représentent Maximilien Ier , Philippe Ier de Castille , Charles Quint et Ferdinand Ier, tous empereurs du Saint-Empire romain germanique. Ce sont des répliques, les originaux sont au musée.

 

Freiburg’s first merchants’ hall was built in the 14th century to serve as a customs office. Located on Schusterstraße, it was first mentioned in an official document in 1378. The building has retained its current form since 1520. At that time, the rear of the original building was extended and became the new façade facing the market square and Freiburg Cathedral. Construction was completed in 1532.

In 1744, the hall had to be rebuilt following damage caused by a bombardment.

The building’s façade is adorned with sculptures and the coat of arms of the House of Habsburg, carved by Hans Sixt von Staufen between 1520 and 1531. These sculptures, surmounted by a canopy, depict Maximilian I, Philip I of Castile, Charles V and Ferdinand I, all emperors of the Holy Roman Empire. These are replicas; the originals are in the museum.

 

Le temple d'Isis est un des plus complets et des plus curieux qui soient parvenus jusqu'à nous et fut découvert le premier de tous ceux de Pompéi en 1764-1776. Cet édifice, situé derrière les gradins du Grand théâtre, est d'une belle architecture et construit en briques revêtues d'un stuc très dur. Il occupe un espace de 30 m de long sur 18 m de large et se compose d'un sanctuaire placé en son centre avec un portique soutenu par huit colonnes doriques de chaque côté, quatre colonnes et deux piliers en façade. Ces colonnes au diamètre de 0,535 m sont rudentées dans toute leur hauteur, le premier tiers étant rouge et le reste en blanc. Les chapiteaux sont de tuf recouvert de stuc. Entre les colonnes sont situés plusieurs autels et à leur pied règne un chéneau interrompu par de petites auges carrées.

 

Sous le portique, contre le mur qui fait face au sanctuaire, est une niche dans laquelle était peinte une figure d'Harpocrate (Horus enfant) et à son pied un banc de bois presque réduit en poussière. En avant, le portique présentait un entrecolonnement double formé par deux piliers carrés avec des demi-colonnes engagées. Egalement sous le portique, mais du côté opposé, fut découvert en 1766 une statuette d'Isis, aujourd'hui au musée archéologique de Naples. Cette belle figure de 66 cm a des draperies très fines et collant sur le corps, légèrement colorées de pourpre avec quelques ornements dorés.

 

Aux côtés de la porte du sanctuaire, deux niches larges de 0,65 m et hautes de 1,2 m, décorées de pilastres corinthiens et de frontons en stuc, destinées sans doute aux statues de quelques autres divinités, probablement Osiris et Horus enfant. En avant de la niche de gauche, l'autel d'Isis était destiné à recevoir des offrandes et un autel semblable existait au pied de l'autre niche, mais aujourd'hui disparu et vraisemblablement celui d'Harpocrate ou Horus enfant . De part et d'autre du grand escalier, se trouvaient deux petits piédestaux et, découvert en 1765, un pilier présentant sur trois de ses faces autant de tables de marbre blanc de 1,24 m sur 0,5 m de large, connues comme les Tables isiaques et déposées au musée de Naples.

 

Gravées au sommet, quatorze figures dont treize sont tournées vers la première, plus grande et représentant peut-être Osiris. En effet, au-dessous de ces figures, vingt et une lignes d'hiéroglyphes d'une grande finesse, avec des traces de couleurs verte et rouge, ont été reconnues par Champollion jeune comme une invocation à Isis et Osiris. Derrière le sanctuaire, dans une niche, fut découverte en 1766 un Bacchus isiaque, haut de 1 m et en marbre grec, peint et doré dans quelques-unes de ses parties comme la statue d'Isis, était en plusieurs morceaux, tous retrouvés à l'exception de quatre doigts.

 

Sur la façade du sanctuaire, un autel isolé et placé sur la gauche consumait les victimes, leurs ossements étant mêlés aux cendres. A droite et faisant pendant à l'autel, un puits antique était rempli de cendres noires paraissant provenir de fruits carbonisés ou des sacrifices. Du côté est, la très grande salle placée derrière le sanctuaire et dans laquelle on entre par cinq arcades paraît avoir été le lieu où se célébraient les mystères et où pénétraient les seuls initiés. Cette supposition est confirmée par les peintures qui la décoraient, toutes au culte d'Isis. C'est aussi du temple d'Isis que proviennent une coupe de bronze incrustée d'argent de 85 cm de diamètre, reposant sur un pied de marbre ; un admirable trépied de bronze, soutenu par des sphinx et une petite figure accroupie de porcelaine verdâtre, les mains et les bras appuyés sur les genoux et le corps couvert d'une légère draperie.

 

Du côté de l'enceinte, adossées à ce théâtre, se trouvent plusieurs pièces ouvertes sous le portique. L'une d'elles était la cuisine, aux fourneaux où se trouvaient encore des oeufs et des arêtes de poisson. Derrière l'escalier furent trouvés couchés les squelettes de plusieurs prêtres qui périrent faute d'abandonner le sanctuaire de leur déesse. La pièce voisine de la cuisine était sans doute le réfectoire, où furent retrouvés en dessous de la table de marbre des os de poulet ; près d'elle existaient d'autres chambres destinées à l'habitation. Dans la plus grande, celle attenant au réfectoire, un malheureux avait commencé à percer une muraille avec une barre de fer et péri étouffé (cf. mediterranees.net, merci Zankâ Jacxix pour la photo).

An illustration from Wernher von Braun’s 1958/60 book, “First Men to the Moon”

 

Too cool. Delightful. Amusing. Entertaining. Intricate. By the hand of the supremely talented Fred Freeman:

 

www.projectrho.com/public_html/rocket/images/realdesigns/...

 

With other wonderful images providing context. Make sure to read the associated text & captions of the other images:

 

www.projectrho.com/public_html/rocket/realdesigns.php

Both above credit: “ATOMIC ROCKETS” website

 

And, not surprisingly, at John Sisson’s delightful “Dreams of Space” blog:

 

dreamsofspace.blogspot.com/2013/06/first-men-to-moon-this...

 

Specifically:

 

blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhEBTTJ...

 

5.06” x 9.31”, with a wonderful satin sheen to the image. The photo is dated the same day the serialization of von Braun’s book was published in “This Week Magazine”.

Dennis Dominator / East Lancs

 

First Leicester

 

New to Leicester 6/1980 as CT 240

Jamais une celle de l’ordre de Grandmont ne fut plus liée dans son destin aux volontés des monarques que la celle du Bois de Vincennes.

Lorsque le Roi Louis VII fit venir du Limousin des religieux de

l’Ordre de Grandmont pour les établir dans un territoire clos de fossés dans le bois de Vincennes, son ancien parc de chasse, ce dernier n’était plus qu’un lambeau d’une immense forêt qui couvrait l’Est parisien.

Le premier titre royal ayant trait au bois de Vincennes (Vie

saine qui devint Vincennes) date de 847, pour un don en faveur de l’abbaye de St Maur . Mais nous ne savons pas de quand date le passage du bois de Vincennes dans le domaine royal, sans doute un peu avant 1037.

Des droits d’usage furent donnés par le Roi à différentes

communautés religieuses. En 1037, Henri I donne un droit de

prélèvement de morbois à l’Abbaye de Saint-Maur sur des terrains contigus à cette l’abbaye; puis entre 1037 et 1150 les abbayes de Saint-Maur, Saint Magloire, Montmartre et Saint-Lazare reçoivent cinq charges d’ânes, et une de cheval de morbois à prendre chaque jour dans le bois. En 1158, le Roi Louis VII confère à l’abbaye de Montmartre le droit de prendre journellement, une charretée de bois mort dans le bois de Vincennes, en dehors de la clôture des Bonshommes de Grandmont - extra fossata Bonorum Hominum de

Grandimonte 6 . C’est cet écrit qui nous signale pour la première fois l’existence des Grandmontains à Vincennes.

Mais c’est le transfert du droit d’usage par Louis VII que ses

prédécesseurs avaient conféré aux différentes abbayes de St Maur des fossés, St Martin des Champs et St Lazare, sur les terres données aux Grandmontains, qui marque le plus profondément Vincennes.

 

Sans impliquer une présence royale à Vincennes, elles sont le

gage de l’intérêt croissant du pouvoir royal pour le lieu.

L’abbé Lebeuf mentionne la création d’un nouveau parc de

chasse en 1162, pour remplacer l’ancien donné aux Grandmontains, mais il ne donne pas, contrairement à son habitude, la source de son information.

Par une charte de 1164, le Roi Louis VII après avoir obtenu de

l’abbaye de St Maur et des prieurés de St Martin des Champs et de St Lazare de Paris l’abandon des droits d’usages qu’ils avaient, confirme sa donation aux Grandmontains 7 qui étaient présent sur les lieux depuis plusieurs années, 1158 ou peut-être avant . Cette charte était souscrite par le Comte Thibaut et les grands officiers de la Couronne, et expédiée par Hugues, évêque de Soissons (voir la charte dans piéces).

Les Grandmontains reçurent de multiples dons: du Roi, deux

muids et demi de grain à prendre sur sa grange de Gonesse; de Mathieu de Montreuil, un muid de grain sur sa ferme de

Villeneuve St Georges. En 1179, Thibaud de Montmorency,

donne aux frères qui “servoient” Dieu, le sel “qu’ils avoient droit” héréditairement de prendre sur les bateaux qui passaient sur la Seine 8 .

C’est vers cette époque, 1177, qu’Hugues Aubriot, Garde de la

Prévôté de Paris, fit le don de la fontaine Emery, située sur le

territoire de Fontenay- sous- bois.

Cette donation fut certainement appréciée, car le plateau de

Vincennes manquait de points d’eau. Au XI ème s. deux ruisseaux traversaient le plateau, mais un peu plus à l’Ouest. le premier prenait sa source à Montreuil et le second à Bagnolet, pour se réunir au bas du plateau dans un ru appelé Pissotte. Ce ru alimentait un petit étang près de la redoute de Gravelle .

A cette époque la celle de Vincennes avait à sa tête un clerc,

Bernard de la Coudre. Ce clerc jouissait de l’estime du pape

Alexandre III qui l’avait nommé avec deux Chartreux pour arbitrer un différent avec Louis VII.

Ce Bernard était une des figures singulières de l’Ordre. Il fut

également choisi par Philippe-Auguste, lequel avant de partir aux croisades, écrivait dans son testament en 1190 “ Si un bénéfice vient à vaquer pendant que la régale sera entre nos mains, la Reine et l’Archevêque de Reims ne pourront le conférer à quiconque sans l’avis et le consentement de frère Bernard” .

En 1183, Philippe-Auguste fonda une chapelle dédiée à Saint Martin au lieu de la Pissotte, et avait demandé aux Grandmontains de la desservir.

Rigord écrit que Philippe-Auguste fit clore son nouveau

parc de chasse en 1183 par un mur en pierre. Il ne tarit pas d’éloges sur ce mur. C’est un changement profond, car auparavant les bêtes et les hommes pouvaient circuler librement dans le bois.

C’est l’âge héroïque de l’Ordre, époque où le prestige de ses

membres a influencé les plus hautes instances du royaume. Ils obtinrent de tous les puissants d’alors, d’innombrables bienfaits, mais ils n’en n’abusèrent pas, et continueront leur vie dans l’austérité de la règle.

L’église du monastère fut terminée et bénie en 1179, et prit le

nom de Notre-Dame de Vincennes .

Survint le premier schisme dans l’Ordre et la dissension latente entre les fratres gallici et les fratres anglici. Vincennes semble avoir été construit par ordre du Roi de France qui se trouvait en rivalité avec son homologue Plantagenêt, Henri II, qui venait de faire construire le Parc de Rouen. Si les deux hommes étaient en rivalité, ils n’étaient pas en mauvais termes. Henri II fera parvenir à Philippe-Auguste en 1183, des cerfs, des daims, et des chevreuils, qu’il avait fait capturer dans ses forêts de Normandie, pour peupler le nouveau parc de chasse de Vincennes; mais ce sera, sans doute le

dernier geste d’amitié ou d’estime entre eux deux, car bientôt

s’ouvrira la guerre entre ces deux rois pour la possession du Poitou. C’est dans ce contexte de rivalité que Philippe-Auguste apprenant que les convers de Grandmont avaient déposé le sixième prieur, Guillaume de Treignac, pour le remplacer par un intrus du nom d’Etienne. Philippe-Auguste demanda avec l’appui du clerc responsable de la celle du Bois de Vincennes, Bernard de la Coudre, le transfert du Chef d’Ordre à Vincennes. Le Pape Lucius III nomma deux commissaires. Ceux-ci rétablirent le Prieur Guillaume de Treignac, dans ses fonctions, et excommunièrent l’intrus. Le Chef d’Ordre resta à Grandmont. Il faut noter que ce prieur était très estimé par les puissants de l’époque. Bernard de la Coudre faisait parti d’une commission de trois religieux nommée par le Pape Alexandre III en 1169, pour arbitrer le conflit qui opposait le roi d’Angleterre Henri II et son archevêque Thomas

 

Malgré ces troubles, les donations affluaient. En 1194, donation du Doyen de Montreuil, Beraien, d’une vigne à Montreuil. Donation d’Isambert, abbé de St Maur, de plusieurs droits de cens sur des prés de Neuilly- sur- Marne. Don par Simon le Boucher de l’île Fanac sur la Marne. C’est vers 1200, 1191 dit l’abbé Lecler, que s’éteignit à Vincennes le frère Bernard. Il fut enterré dans l’église et dit-on ce fut la plus ancienne tombe du monastère. Puis nous nous retrouvons au XIIIème siècle devant les mêmes errements que dans les autres celles. Au début on constate la continuation des dons: le 10 Janvier 1208 dame Petronille donne un muid de vin pour les messes, sur ses vignes de Montreuil. Puis viennent les transactions, nos Bonshommes sont plus aisés. Ils

rachètent à Raoul, abbé de St Maur, en 1209, des droits

seigneuriaux pour dix livres 14 . En 1211, ils vendent à PhilippeAuguste des bois hors des nouveaux fossés de Vincennes et même les nouveaux fossés (omnes nemus extra nova fossata Vicenarum et etiam nova fossata) contre la somme de mille livres 15 . En 1220, ils rachètent à Ancellin d’Amboelle des dîmes 16 . En 1230, Pierre, correcteur du prieuré, vend une maison à Paris, rue Sainte Marine, à

Hélie, sous-diacre du Pape et chanoine à Troyes 17 .

En 1239, les commissaires apostoliques réunis au prieuré de

Vincennes déposérent le dernier prieur de Grandmont soutenu par les convers, Elie Arnaud, et imposèrent des statuts de réforme à un chapitre général extraordinaire 18

En 1250, les Grandmontains achètent aux religieux du couvent de Conflans-Ste-Honorine le droit de trois minots, que ceux-ci percevaient sur les bateaux de sel arrivant par la Seine .

En oubliant un peu la foi transmise par St Etienne dans une

vie d’abnégation et de charité envers leurs frères, nos

Grandmontains avaient perdu un peu du prestige et de l’estime de leurs contemporains. A leur décharge, il faut noter qu’au début duXIIIe siècle, le rythme des mutations sociales s’amplifia, et au fur à mesure des changements de plus en plus complexes des structures et des mentalités, la stabilité de l’idéal monastique fut ébranlée.

Un peu avant 1290, le Comte Robert de Clermont, sixième

 

fils de Saint-Louis, fit construire de nouveaux bâtiments dans le couvent, pour pouvoir vaquer à ses oeuvres de piété...et le Roi Louis le Hutin permit à son fils Louis, d’y loger lui et sa suite. Son petit-fils, Pierre de Bourbon, devait restituer ces bâtiments aux grandmontains en 1352 19 ). Le correcteur de la celle était à cette époque Pierre Amelius. Il sera remplacé à sa mort en 1317 par Pierre Aubert, correcteur d’ Epoisses, ancien chanoine d’Auxerre . Ce dernier était un adversaire de l’Abbé Jourdain de Rapistan accusé de mener une vie scandaleuse, et de dissiper les biens de Grandmont 21 , aussi Pierre Aubert fut-il révoqué par l’Abbé, et remplacé par Gérard de Solerio. Ce nouveau prieur décéda l’année de sa nomination, 1318, et Pierre Aubert dit le Vénérable, resta à Vincennes, jusqu’à son élection en 1338 comme

2ème Abbé de l’Ordre, en remplacement de Guillaume Pellicier.

La réforme de Jean XXII en 1317, ayant transformé Vincennes

en prieuré, il lui donna comme annexes Aulnoy (Seine et Marne) et Bonnemaison (Oise). Vincennes compta dix sept religieux. Mais la communauté apprécia surtout de pouvoir élire son prieur et assurer son recrutement sans craindre l’arrivée de convers limousins

envoyés par le chef d’Ordre 22 .

Son second prieur, Etienne de la Chaize, originaire de Saint

Robert en Corrèze, était le premier prieur d’Epoisses. Il devait

mourir dans l’annexe d’Aulnoy le 4 septembre 1341, c’est ce qui fut

gravé sur sa pierre tombale aujourd’hui à Provins. (Hic jacet nobilis et discretus vitae honestae ac magnae scientiae frater Stephanus la Chiesa de St Roberto, Lemovicensis diocesis, olim secundus Prior Prioratus bonorum hominum de Vincennarum,..qui decessit in domo de Alneto, quarto idus mensis septembris, anno domini 1341) Son corps fut enterré dans l’église de Vincennes, près de la tombe du frère Bernard de la Coudre.

En 1353, des lettres patentes du Roi Jean le Bon adressées à la Chambre des Comptes, portaient injonction de faire payer aux religieux de Grandmont, les six muids et demi de froment qu’ils prélevaient sur la grange de Gonesse. Son fils Charles, dauphin, qui devint Charles V, par lettres patentes du 15 octobre 1359, Abbé Lebeuf Histoire de la ville de Paris et de tout le diocèse de Paris ordonna de faire cesser les poursuites, et tenait quitte les religieux de toutes sommes dont “on pretendroit qu’ils étoient redevables au Trésor”. Il permettait en outre aux religieux de prendre tout le bois mort dont ils auraient besoin pour leur chauffage et “autres

nécessités”, et même d’y faire paître leurs troupeaux 24 .

Charles devenu roi de France par un acte de septembre 1373,

déclarait “que pour l’esbattement et nourreture des daings et autres bestes et pour l’ampliacion et accroissement du bois de Vincennes” il avait acquit du prieur du couvent “certains héritages, prez, vignes, et autres possessions par devers Saint Maur”. Acte qui fut ratifié par Pierre de Pantos, prieur de Vincennes. Le même Charles V par un acte de 1378, fonda trois messes pour le repos de son âme et de celles de ses prédécesseurs, que devaient assurer chaque semaine les religieux de Vincennes dans son château de Beauté sur Marne, distant d’un quart de lieu du couvent .

Pierre de Pantos, 4ème prieur de Vincennes meurt le lundi

d’avant “l’Assomption Notre-Dame l’an 1392”.

Un mémorial de 1398, parle de l’acquisition de trois arpents et demi et huit perches de bois à Vincennes par Charles V pour le compte des religieux .

En 1404, Charles VI par lettres patentes déclare que les religieux du bois de Vincennes seront exempts de tailles, aides et tous autres subsides, pour les temps présents et à venir 27 .En 1415, une bulle du Pape Innocent IV datée du 2 des Calendres de Novembre, donne aux religieux la permission de sonner la cloche, en temps d’interdit général, pour les appeler au travail et aux offices 28 .

En 1419, l’hiver fut si rigoureux à Paris, que l’on y brûlait les

arbres fruitiers et les solives des maisons; le Roi ordonna de couper tout le bois de Vincennes. Plus proche de nous le bois connu la même situation après l’armistice du 27 janvier 1871, quand la population parisienne, privée de combustible, se rua vers les bois, et le pilla. Elle avait été “aidée” par les soldats Allemands, qui dans le but de fortifier leurs avant-postes, “avaient éclaircis “ les futaies !

En 1434, le Journal d’un Bourgeois de Paris révèle qu’un vent

très violent s’abattit sur les bois pendant neuf heures de suite. Un grand nombre d’arbres, plus de trois cent cinquante gros arbres diton, furent déracinés, ainsi qu’une futaie qui avait été épargnée par les disettes des années précédentes .

Louis XI fonda en 1469, l’ordre de St Michel, le Prieur de

Vincennes était chancelier de droit. La commende malheureusement survint, le Roi plaça ses favoris, et la distinction leur échut. La place fut convoitée, se succédèrent, le Cardinal de Lorraine, l’évêque d’Evreux Gabriel le Veneur, Philippe Hurault, comte de Cheverny et Chancelier de France. C’est avec ce dernier que se termina le séjour des Grandmontains à Vincennes 30 . L’attribution des revenus des monastères tombés en commende était faite

initialement par les Papes, et n’était que temporaire! Peu à peu l’usage fut pris par les Rois de procéder eux-mêmes à cette attribution. La modeste pension que versait aux moines les prieurs commendataires ne leur permettait pas de vivre décemment. La vie spirituelle et le recrutement s’en ressentaient. Le neuvième prieur claustral, Frère Gistebert es Chaloux, natif de Bayet en Bourbonnais, diocèse de Clermont, passait un baille 11 décembre 1486 pour six ans à Jean Foucart l’aîné, meunier au pont de Charenton, d’un moulin et de ses dépendances en ce lieu, moyennant 20 sous parisis et un gâteau de froment 32 . Il mourut au prieuré le 26 janvier 1488, et fut enterré dans l’église basse .

Le dixième prieur Pierre Massinot acheta le 14 Août 1493 à

Jean Pichon, laboureur au Bois de Vincennes, un quartier de terre à Montreuil, moyennant la somme de 40 sous parisis. 34 .Il décédait en 1499, et le onzième et dernier prieur de Vincennes fut D. Dominique Le Mercier, nommé le 14 février 1505 35 . Tous furent enterrés dans la partie basse de l’église.

Pendant le XVIème siècle, les guerres de Religions vinrent

perturber la vie monastique, et même la vie tout court. En Mars 1568, Vincennes reçoit une délégation protestante, qui devait participer aux pourparlers, pourparlers qui aboutiront à la paix de Longjumeau. Pour éviter qu’ils n’entrent dans Paris “de crainte d’aigrir le peuple”, on les conduisit au château de Vincennes pour une nuit; la nuit suivante ils furent logés au couvent des Grandmontains. La paix sera signée le 23 Mars 1568 par Biron et de Mesme, Seigneur de Malassis. Le premier des signataires claudiquait, ce qui fit dire aux opposants à ce traité, que ce traité était boiteux.

La proximité du château de Vincennes, résidence des Rois de

France, eut toujours une incidence sur la vie de la communauté de Vincennes. Après en avoir bénéficié durant de longues années, elle lui fut fatale en 1584. A cette époque, Philippe Huraut, Comte de Cheverny et Chancelier de France, était Prieur commendataire du prieuré qui n’hebergeait plus que deux moines. Henri III fit un concordat le 24 Avril 1584, avec François de Neuville, Prieur Général de l’Ordre, par lequel le prieuré de Vincennes “fut distrait de cet Ordre” pour être transféré aux Hyéronimites, ordre venant de

Pologne. Mais cette intention ne fut jamais concrétisée.

Henri III envoya son secrétaire, Jules Gassot, à Rome pour

demander au Pape l’approbation de statuts établis par le Roi, pour l'établissement de vingt sept frères mineurs franciscains, dit Cordeliers. Le Pape Grégoire XIII ratifia l’accord du 24 Avril 1584, au mois d’Octobre suivant.

L’échange du Bois de Vincennes constituait malgré tout la

première des aliénations plus ou moins volontaire; aliénations qui devaient jalonner l’histoire de l’Ordre jusqu’à sa disparition deux siècles plus tard .

Un Prieur Général de l’Ordre, Rigaud de Lavaur, qui succéda

à François de Neuville intenta un recours devant le Parlement de Paris pour contester l’échange, mais il fut débouté en 1603 . Dans l’accord du 24 Avril 1584, Henri III s’engageait en outre

à verser à l’Ordre de Grandmont une rente annuelle de 1.200 livres. Cette rente, d’après Mondain de la Maison Rouge, ne fut jamais versée . Le Roi s’était également engagé suivant lettres patentesdu 14 Mai 1584, à unir au Collège Mignon, quatre maisons à Paris qui étaient louées, une vigne à Châtillon et diverses redevances, dont la mense priorale du Meynel . Cette dernière condition ne fut remplie qu’en 1711, soit plus d’un siècle après . Par contre les Minimes qui leurs succédèrent, eurent la jouissance des biens et des dîmes qu’ils avaient possédés.

Quels sont les motifs qui poussèrent Henri III a évincer les

Grandmontains de Vincennes ?

Il est difficile de le dire, sinon que ses contemporains ont

dénoncé la grande versatilité de leur souverain, autant en politique qu’en matière religieuse. La suite des événements le prouva surabondamment...

Après avoir en 1584, installé les Cordeliers à Vincennes, il les

remplaça l’année suivante par les Minimes à la suite d’une visite

qu’il leur avait faite à leur couvent du Nigeon le 16 Octobre 1585 entre 22h et 23h 40 .

L’auteur anonyme des “Annales des Minimes” relate le fait de la manière suivante :

“Le 16 Octobre 1585 le Roi vint à notre couvent du Nigeon

(colline de Chaillot) sur les 10 à 11 heures de la nuit, demanda

d’être conduit dans la chambre du Supérieur, à qui il ordonna de lui ouvrit quelques chambres des religieux, comme s’il eut reçu quelques plaintes. Dans une il trouva un religieux endormi à son oratoire, qui avait prêché le jour et était fatigué, ce qui édifia sa Majesté. Dans une autre c’était un jeune novice couché et endormi, qui tenait entre ses bras une croix. Le Roi le baisa sans le réveiller.

Cette visite faite, il ordonna de tenir douze religieux prêts à partir dès le matin pour être conduits, par une voiture qu’il enverrait, au Parc de la Vie saine, qu’on nomme aujourd’hui Vincennes...Nos pères y étant arrivés de bonne heure, ceux que sa Majesté y avait précédemment installés les reçurent et leur firent prendre possession du couvent. Ils y chantèrent le 17 Octobre 1585, veille de la Saint Luc, les premières vêpres de la fête en présence du Roi...”.

Le Pape Sixte V approuva et confirma cette mutation par un

bref en date du 25 Janvier 1585. Le monastère retrouva une vie monastique plus active, car de deux religieux grandmontains, “il devait passer à 33, nombre d’années qu’avait vécu Notre Seigneur et Rédempteur sur notre terre”. Mais les statuts qui déterminaient ce nombre, ne purent jamais être appliqués. Henri III reçut temporairement au couvent de Vincennes, soixante deux religieux Feuillants, de l’Ordre de Citeaux, du 9 juillet au 7 Septembre 1587.

Henri III fit apporter des modifications aux bâtiments. Il fit

aménager des chambres pour lui et ceux qui désiraient, comme lui, se retirer ou prier. Il fit diviser l’église en deux dans sa hauteur. Cette modification permit d'accéder directement des nouvelles chambres créées à l’église. Il fit peindre la voûte de la partie haute de son chiffre et de ses armes. Neuf statues de bois garnissaient l’autel. Un grand Christ en croix en bois décorait la nef. Deux rangées de stalles et une grille en bois entouraient le choeur, dans lequel le Roi avait sa place. Les libéralités d’Henri III permirent

d’enrichir l’église de reliquaires, d’ornements, de vases d’or, de bréviaires richement décorés, de chandeliers , de tableaux, dont le Jugement dernier de Jean Cousin, peinture actuellement au Grand Louvre. Des portraits de Rois et de Reines ornaient la salle

capitulaire. Mais les guerres de Religion sévissaient. Le Roi était impopulaire

à Paris. Partisan de la modération, il cherchait un accommodement

entre catholiques et protestants. Il résidait soit au Louvre, soit à

Vincennes.

Deux tentatives d'enlèvement du Roi furent tentées. La première

fut déjouée par une troupe de 500 cavaliers restés fidèles au Roi. Les

conjurés ne se tinrent pas pour battus.

Sachant que le Roi se rendait tous les soirs au couvent de Vincennes,

une force armée devait l’attendre, tuer le cocher et ses gens, et le

ramener à Paris. La journée des Barricades, organisée le 12 Mai

1588, par les Guise et le Conseil des Seize, fit différer l'exécution

du plan . Le Roi qui avait fait assassiner le 23 et 24 décembre 1588,

Henri de Guise et son frère le Cardinal, se sentant menacé, s’enfuit

du Louvre où il était retenu, pour gagner Chartres. Pour se venger,

les Ligueurs et les Milices bourgeoises occupèrent le Château de

Vincennes après la journée des Barricades, pendant quelques mois,

et saccagèrent le couvent, le dépouillèrent de ses objets précieux,

allant jusqu’à “se faire tailler des hauts de chausse dans les

ornements d’églises”. Peu de temps avant son assassinat le 1er Août

1589 par le moine jacobin Jacques Clément, Henri III fit

reprendre le château de Vincennes par le capitaine de Saint

Martin.

Henri IV rétablit la paix dans le bois, et confirma les Minimes

dans leurs possessions. En 1603, un brevet d’Henri IV donna aux

Minimes des matériaux nécessaires pour l’édification de murailles,

car jusque-là le couvent n’était entouré que de fossés, se trouvant à

la merci des incursions des malfaiteurs et des bêtes sauvages qui

pullulaient dans le Bois .

Après le règne d’Henri III, le monastère de Vincennes fut

oublié des puissants. En 1595, il ne restait plus que onze moines,

qui y vivaient pauvrement. En 1603, on dut supprimer l’étage des

chambres du Roi, car mal couvert , il y pleuvait. Louis XIII, en

1614 et en 1617, fit deux donations, la première de 6.000 livres, et

la seconde de 4.000, afin d’achever le mur de clôture, et de réparer

les bâtiments.

Les Minimes ne furent pas complètement oubliés, ils reçurent la

visite de la jeune reine Marie-Thérèse mariée depuis peu à Louis

XIV, le 25 Juillet 1660. Le jour de l’Assomption de la même année le

couvent reçut, dans la matinée, la visite de Louis XIV. C’est cette

visite que Adam-Frans Van der Meulen semble avoir immortalisé

dans sa toile “ Le Roy dans sa calèche accompagné des Dames, dans le Bois de Vincennes” 41 .

En 1663, deux reines, Anne d’Autriche et Marie Thérèse,

assistèrent à complies au couvent. Elles furent reçues par le Général

de l’Ordre. La réception fut suivie d’une collation, où on les régala

des meilleurs fruits du verger 42 .

Au XVIIIème s., l’abandon de Vincennes par les Rois pour

Versailles, espaça les visites royales.

Un plan de Jacques Dubois levé en 1731, donne une idée de

ce qu’était le monastère de Vincennes à cette époque 43 .

Le monastère était entouré par un mur octogonal d’environ 6 m de haut, de O.66 m d’épaisseur et de 1.663 m de long. Ce mur était entouré d’un chemin circulaire qui, en 1860, a été élargi pour l’établissement de la route ronde actuelle, appelée Route du Grand Prieur. L’entrée de l’enclos des Minimes se trouvait sur un espace en forme de demi-lune portant une croix et bordé d’ormes. Cette demilune était à l’Ouest du couvent, dans la direction du château, où un chemin y conduisait. On accédait au couvent par un porte cochère à deux vantaux ornés de sculptures et surmontée d’un fronton. Sur le côté une porte s’ouvrait sur la basse-cour 44 et la maison du portier. En face, une allée bordée de 80 ormes conduisait au porche de l’église. Il est dit

qu’il existait sur le côté de l’église, une chapelle voûtée très

ancienne, dans laquelle on voyait la tombe d’un bienfaiteur du

couvent, le chanoine Le Coq décédé en 1477, et trois autres tombes

: celles d’un comte de Flandre mort en 1335, d’un sire de Marsac

décédé en 1665, et celle de frère Bernard de la Coudre décédé

vers l’année 1200. Dans cette chapelle il y avait une très ancienne

statue de la Vierge, en pierre, appelée Notre Dame de Vie saine. Il

semble qu’il s’agisse d’une petite chapelle construite sur le côté de

l’église, comme à la Haye où à St Michel de Lodève; chapelle ouverte

aux fidèles, et qui leur permettait de prier pendant les offices des

moines.

Quant à l’église principale le rédacteur anonyme des Annales

des Minimes écrivait :

“L’église est solidement bâtie, les murailles en sont très épaisses,

ainsi que la voûte qu’Henri III fit peindre et orner. On y voyait le

ciel, des têtes de chérubins dorés, et ses chiffres en relief avec les

couronnes royales. Au-dessus du grand autel étaient peints des

sacrifices de l’ancienne loi, figuratifs de la nouvelle “. Le rédacteur

ajoutait “ qu’Henri III avait fait diviser l’église en deux dans sa

hauteur, pour sa commodité, et qu’il puisse aller de plain-pied du

dortoir à l’église””.

Il y avait dans la partie basse de l’église une vieille statue en

bois, et les tombes de trois prieurs du couvent

des bonshommes morts en 1341 (Etienne La Chaize), 1392 , et

1499.

Les bâtiments conventuels comprenaient le dortoir des moines,

dans lesquels Henri III avait fait aménager des chambres pour lui et

sa suite, et au rez-de-chaussée, le passage, peut-être la salle

capitulaire, car on parle d’un scriptorium qui renfermait 2.829

volumes , d’un réfectoire, et d’une infirmerie.

Les trois religieux qui restaient en 1791, furent dispersés, et les

bâtiments abandonnés furent livrés au pillage. Par la suite on y

installa une porcherie, puis une poudrerie militaire. Bien national ,

le monastère fut vendu en 1797 à Jean-Pierre Salat, qui le vendit

à un nommé Bellet, qui le revendit à un sieur Frossard, puis le

bien fut vendu à Louis Barmont et à sa soeur. Ces derniers en

étaient propriétaires sous le règne de Charles X, qui décida de

reprendre le domaine, pour l’incorporer au domaine royal.

L’estimation pour le dédommagement de Louis Barmont ne

fait pas apparaître, ni l’église, ni les bâtiments conventuels. Ce qui laisse à penser qu’ils avaient dû être détruits.

Le 24 Juillet 1860 l’Etat cédait officiellement le bois de

Vincennes à la ville de Paris, et depuis cette date le bois fait partie du XIIème arrondissement.

P.S - lors du colloque scientifique sur “les Capétiens et

Vincennes au Moyen-Age”, qui s’est tenu du 8 au 10 juin 1994, au centre Georges Pompidou à Vincennes, le Père Jean Becquet a fait une communication trés remarquée sur “ Les Grandmontains de Vincennes : signification d’une fondation”.

Aubigny-sur-Nère (Cher)

  

Le Château des Stuarts.

 

Construit au début du XVIe siècle par Robert Stuart de Lennox, maréchal de France, après l'incendie de 1512. Il fut remanié et embelli par la Duchesse de Portsmouth Louise de Keroual* (1649-1734).

 

Propriété de la ville depuis 1812, il est actuellement utilisé comme hôtel de ville et comme musée.

  

* Louise Renée de Penancoët de Keroual sera utilisée comme espionne par Louis XIV, auprès de son cousin roi d'Angleterre, Charles II.

 

Dame de compagnie de Madame, belle soeur de Louis XIV, en 1670, elle accompagne celle-ci en Angleterre alors qu'elle rend visite à son frère Charles II. Madame meurt à son retour en France, au mois de juin.

 

Louis XIV envoie Louise de Kéroual consoler et séduire le roi de la perte de sa soeur. Louise devient la maîtresse de Charles II et lui donne même un enfant qui fut reconnu et fait duc de Richmond. Louise devint duchesse d’Aubigny et de Portsmouth. Elle joua un rôle diplomatique important en restant favorite de Charles II jusqu’à la mort de celui-ci en 1685. Elle aurait réussi à convaincre Charles II Stuart, de rester l'allié de Louis XIV contre les Néerlandais et Guillaume d’Orange, de se convertir au catholicisme à la fin de sa vie.

 

Elle mourut le 14 novembre 1734 à 85 ans.

 

Lady Diana Spencer, princesse de Galles, était une descendante de Louise de Kéroual. Parmi ses descendants, on compte aussi Jane Birkin, l’Aga Khan, Sarah Ferguson ou Camilla Parker Bowles.

  

www.letelegramme.fr/histoire/portraits-de-femme-louise-de...

www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-louise-de-...

Chenonceaux (Indre-et-Loire)

 

Le tombeau de Louise Dupin.

 

The tomb of Louise Dupin.

 

Louise, illegitimate daughter of the banker Samuel Bernard, the banker "richest europe", married in December 1722 with the farmer-general Claude Dupuis.

 

Jean-Jacques Rousseau will be its secretary from 1745 to 1751. Ms. Dupin held a literary and scientific salon in Paris and Chenonceau. She received her salon, among others, Voltaire, Montesquieu, Diderot, d'Alembert, Fontenelle, Marivaux, Bernardin de Saint-Pierre.

 

In "Confessions", Rousseau speaks of the period he resided at Chenonceau: "One had fun much in this place, good food it was there; I became fat as a monk. There was music and comedy was played there. I composed a verse play entitled "Alley Sylvie" the name of an alley of the park bordering the Cher. "

 

Feminist, Madame Dupin proposes some ideas far ahead of his time. Beautiful and intelligent woman, she wrote with the help of Rousseau, a book "On the equality of men and women." The book was never published.

 

His son, bad boy, will be exiled to Reunion, on the orders of his father. There will die of yellow fever in 1767.

 

During the Revolution, saved the castle Louise, after a lengthy trial.

 

Louise Dupin died November 20, 1799 at the age of 93.

    

Louise est l'aînée des trois filles naturelles* du banquier Samuel Bernard, comte de Coubert*, et de Marie-Anne-Armande Carton Dancourt (dite Manon), fille de l'acteur Florent Dancourt*.

 

Marie Dancourt épouse le 4 novembre 1702 à Paris, Jean-Louis-Guillaume de Fontaine (1666-1714), commissaire et contrôleur de la Marine et des Guerres au département des Flandres et de Picardie. Louise nait en octobre 1706 à Paris. Bien que fille du banquier Samuel Bernard, elle portera le nom de l'époux de sa mère.

 

En 1720, le duc de Bourbon fit l'acquisition de Chenonceau, où il ne vint qu'une seule fois, en allant conduire sa soeur, mademoiselle de Vermandois, à l'abbaye de Beaumont-les-Tours dont elle devint abbesse. Ce prince vendit Chenonceau, en 1733, au fermier général Dupin , marié à Louise-Marie-Madeleine-Guillaume Defontaine (ou Fontaine?).

Louise était la seconde femme de Claude Dupin*, veuf. Elle s'était mariée à seize ans, le 1 er décembre 1722, avec le financier, qui avait 20 ans de plus, et qui deviendra fermier général en 1726. S'il n'était pas un mariage d'amour, leur tendre amitié valait bien des amours passionnés (). Louise écrivit d'ailleurs, dans son discours su l'amitié : "Je crois ...que l'amitié tendre va communément jusqu'à l'amour..., et que rarement l'amour s'élève jusqu'à l'amitié." Le couple fut apparemment uni, même si l'abbé de Saint-Pierre rapporte qu'elle lui aurait dit : "je n'ai pas toujours été si sage.."

 

De 1732 à 1739, Claude Dupin est propriétaire d'un des plus remarquables hôtels particuliers de Paris, l'hôtel Lambert (bâti par le Vau

en 1640, la Galerie d'Hercule est due à Le Brun). En 1733, il acquiert Chenonceau.

 

En 1741, après deux années de travaux, les époux Dupin loueront l'hôtel de Vins*, c'est dans cette maison que Jean-Jacques Rousseau se présente à Madame Dupin*, au mois de mars 1743, sur recommandation du Père Castel*. Louise, particulièrement belle et femme d'esprit, y tiendra un salon littéraire et scientifique, dans lequel elle reçut notamment Voltaire, Fontenelle, Marivaux, Montesquieu, Buffon, Rousseau, l'abbé Saint-Pierre, Marmontel, Mably, Condillac, Grimm, Bernis, mais aussi des grands noms de la noblesse, la princesse de Rohan, la comtesse de Forcalquier, la maréchale de Mirepoix, la baronne d'Hervey et madame de Brignole. Grâce à elle, Bretonneau*, le grand médecin du XIXe siècle, a pu faire ses études.

En 1758, les époux Dupin rachèteront à Marc Antoine Bouret, receveur général des finances, cet hôtel pour un montant de 190 000 livres. Claude Dupin y mourra en février 1769.

 

Les époux Dupin auront un fils, jacques-Armand, qui leur donnera bien du soucis. C'est un "mauvais sujet". Rousseau, obligé de garder le fils, à Chenonceau, pendant huit jour raconte : "madame Dupin ne m'avoit fait prier de veiller pendant huit ou dix jours à son fils , qui, changeant de gouverneur, restoit seul durant cet intervalle. Je passai ces huit jours dans un supplice que le plaisir d'obéir à madame Dupin pouvoit seul

me rendre souffrable; car le pauvre Chenonceaux avoit dès lors cette mauvaise tête qui a failli déshonorer sa famille, et qui l'a fait mourir dans l'île de Bourbon." (Les Confessions). Joueur invétéré et spéculateur imprudent, Jacques-Armand accumulera d'énormes dettes qui obligerons son père à vendre une partie de ses biens. Claude Dupin finir par faire enfermer son fils en forteresse, près de Lyon, sous prétexte de folie. Par crainte d'un suicide, ses parents le font relâcher et exiler à l'île de France, en 1765, où il mourra de la fièvre jaune deux ns plus tard.

 

Louise est particulièrement concernée par les aspects du statut de la femme. Elle s'indigne de la misogynie de Montesquieu. Elle propose de remplacer l'épitre de Saint-Paul "Maris aimez vous femmes, femmes obéïssez à vos maris", par "Aimez vous réciproquement et faites ensemble un commerce de votre amour et de votre raison qui vous rende heureux". Louise Dupin avait préparé deux essais sur l'amitié et le bonheur. Surtout, elle avait travaillé longtemps à un grand ouvrage sur la défense de son sexe, dans lequel elle développe des idées très modernes, comme un contrat de mariage de durée limitée, l'égalité entre les époux et le mariage des prêtres.

George sand admirait Louise Dupin*, et ce n'était pas du à un lien de parenté éloigné (le grand-père de George Sand, Dupin de Francueil n'était que le beau-fils de Louise). Louise Dupin occupe une place remarquable dans l'histoire du féminisme.

 

A la mort de Claude Dupin, en 1769, Chenonceau devient lieu de refuge. Louise y passe la plus grande partie de l’année, puis y loge définitivement à partir de 1782.

 

Pendant la Révolution, Louise, refuse d'émigrer, comme beaucoup d'autres nobles. Elle demeure à Chenonceau, sous la protection de son ami, l’abbé Lecomte, curé du village qui a adopté les nouvelles idées et est président du comité révolutionnaire d’Amboise. Le château, du fait de son ancien statut de domaine royal est supposé être confisqué, suite au décret de nationalisation des biens de 1790. Louise sait

se concilier les révolutionnaires en octroyant une somme d’argent à la municipalité de Chenonceaux pour l’achat d’un drapeau tricolore et l’organisation d’un banquet pour la garde nationale. Elle fait aussi don de canons aux villes de Tours et Amboise.

Au terme d’une longue bataille judiciaire, Louise parvient à prouver que le château est une propriété privée et nom royale, et réussit ainsi à le préserver. Bien que très âgée, la belle Louise obtient gain de cause en 1795 : Chenonceau est reconnu comme sa propriété légitime.

 

En se promenant tranquillement dans le parc du château, on arrive sur la tombe romantique de Louise Dupin posée là, à l'instar du tombeau de son contemporain Rousseau à Ermenonville, comme une fabrique dans un but pittoresque. Celle-là a l'avantage sur celle du philosophe, vide, d'être toujours le réceptacle des dépouilles mortelles de la belle Louise....

 

On dit que c’est elle qui a changé l’orthographe du nom de la ville (Chenonceaux avec un « x ») en opposition à celui du château.

 

Elle meurt quatre ans plus tard, le 30 brumaire An VIII (20 novembre 1799), à l'âge, exceptionnel à l'époque, de 93 ans. Elle est enterrée, selon ses dernières volontés, dans la forêt de Chenonceau, sur la rive gauche du Cher, dans l’axe de la galerie. On peut encore voir son tombeau en forme de sarcophage antique.

 

Il existe un rosier "Louise Dupin". Rosier grimpant de grande vigueur. Ce rosier a été baptisé par madame Elisabeth Badinter, à Chenonceau, en juin 2012.

  

*Les trois filles de Samuel Bernard sont évoqués par Jean-Jacques Rousseau dans Les Confessions (livre VII):

"Elles étaient trois sœurs qu'on pouvait appeler les trois Grâces. Mme de la Touche qui fit une escapade en Angleterre avec le duc de Kingston ; Mme d'Arty, la maîtresse, et, bien plus, l'amie, l'unique et sincère amie de M le prince de Conti, femme adorable autant par la douceur, par la bonté de son charmant caractère, que par l'agrément de son esprit et par l'inaltérable gaieté de son humeur ; enfin, Mme Dupin, la plus belle des trois, et la seule à qui l'on n'ait point reproché d'écart dans sa conduite. (...) Elle était encore, quand je la vis pour la première fois, une des plus belles femmes de Paris. Elle me reçut à sa toilette. Elle avait les bras nus, les cheveux épars, son peignoir mal arrangé. Cet abord m'était très nouveau ; ma pauvre tête n'y tint pas ; je me trouble, je m'égare, et bref me voilà épris de Mme Dupin."

 

*Samuel Bernard de Coubert était, selon Saint Simon, "Le plus fameux et le plus riche banquier de l'Europe". Enrichis sous le ministère de Chamillard, sa fortune s'élevait à trente-trois millions de capital. Il est décédé le dimanche 18 janvier 1739 à Paris, à l’âge de 87 ans.

 

*Florent Carton, dit dancourt. Il quittera la profession d'avocat, à 24 ans, pour épouser Thérèse Le Noir de La Thorillière, fille de comédien. En 1685, il entrera, avec sa femme, dans la troupe de la Comédie-Française, dont il devient sociétaire jusqu’à sa retraite le 3 avril 1718. Il écrira quelques comédies comme auteur. Dancourt a sa rue dans le quartier Clignancourt (18ème)

 

*Claude Dupin, originaire d’une ancienne famille du Berry, est le fils d’un receveur des tailles de la ville de Châteauroux. Après des études au collège de Blois et un passage de quelques années dans l’armée comme lieutenant d’infanterie au régiment de Noailles, il fait ses débuts dans la finance provinciale, en reprenant en 1714 la charge de son père, et contracte un premier mariage avec la fille d’un élu de Châteauroux ; un fils naîtra de cette union, le futur Dupin de Francueil, grand-père de George Sand.

En 1722, il rencontre le banquier Samuel Bernard qui lui ouvre les portes des milieux financiers. En 1726, une nouvelle intervention de son beau-père vaut à Dupin l’attribution de l’une des quarante places très convoitées de fermier général du roi.

 

*L'Hôtel de Vins se situe au no 68 rue Jean-Jacques-Rousseau. Cet hôtel particulier est connu sous le nom de son ancien propriétaire, le marquis de Vins d'Agoult de Montauban. Cette maison sera appelée par la suite Hôtel Dupin.

 

*Bretonneau, le "médecin de Tours", est considéré comme le père de la médecine contemporaine. Dans le fatras des "fièvres", il distingue la diphtérie, la fièvre typhoïde. Son élève Velpeau, dira " Si tout ce qu'il a fait ou trouvé d'utile, soit en médecine, soit en horticulture, était écrit, la science aurait de lui de nombreux volumes". La bienveillance de la belle madame Dupin à l'égard du petit Pierre-Fidèle Bretonneau serait une légende. On raconte en effet que, son père négligeant son éducation, l'aurait confié au curé de Vallières. En réalité, Pierre-Fidèle était le descendant de huit générations de médecins. Son père, comme l'avait été son grand-père, était appointé par les châtelains de Chenonceaux pour donner des soins gratuits aux pauvres de la châtellenie. Sa mère était la fille de François Lecomte, notaire royal à Vallières-les-Grande. Son oncle, l'abbé François Lecomte, après avoir été curé d'Esves-le-Moutier, vint habiter Chenonceaux à la Révolution. (Bretonneau et sa légende - Emile Aron)

 

*En 1743, un jeune provincial, fils d'un horloger genevois, arrive à l'hôtel de Claude Dupin, sur recommandation. Il sera engagé comme secrétaire particulier par l'épouse du financier, de 1745 à 1751. Ce jeune secrétaire se nomme Jean-Jacques Rousseau. Au cours des années qu’il passera à l’hôtel Dupin, Rousseau écrira le Discours sur les sciences et les arts. C’est en travaillant avec M. et Mme Dupin à la réfutation de l’ Esprit des lois de Montesquieu qu’il prépare ses oeuvres futures.

Les liens qui unissent Rousseau à ses protecteurs, se prolongent jusqu’à la mort de l’écrivain, en 1778.

 

Jean-Jacques Rousseau a joué sur la scène de la salle de spectacle qui est à l'extrémité de la galerie haute, du château de Chenonceau, son "Devin de village" et "l'Engagement téméraire".

 

Le jeune Rousseau ne manque pas de faire le galant auprès de sa bienfaitrice:

 

La "déclaration de Jean-Jacques Rousseau à Madame Dupin,

d'aprés une copie inédite

(archives de la famille de monsieur le baron de M. de V***et de Madame sa défunte épouse...)

 

"du laboratoire

A Madame Dupin qui fermoiet les yeux pendant

une leçon de chimie ou lonexpliquoit la nature du feu

ouvrés les yeux adorable du pin

ils ont ce feu que japprens a connoitre,

par vos regards un coeur instrui soudain

deviend sçavant, et lamour est son maitre.

jai dit dupin que je vous trouvoit belle

pardonnés moi de Lavoir exprimé,

si vous aimés a paroitre cruelle

punissés moi de Lavoir éprouvé:

par la raison condanné au silence

je vais jouir de mon obscurité,

et ressentir plus vivement labsence

que le mépris qui métoit réservé,

datte, preuves de lattraction par Madame dupin 3e leçon de chimie"

 

(La "déclaration" de Jean-Jacques Rousseau à Madame Dupin, d'après une copie inédite - Jean-Pierre Le Bouler - Revue d'Histoire littéraire de la France - 81e Année, No. 3 (May - Jun., 1981), pp. 431-437)

 

Madame Dupin éconduira Rousseau avec mépris, mais ne lui en tiendra pas rigueur et le chargera de l'éducation de son fils, Jacques-Armand pendant 8 jours, avant de le prendre comme secrétaire.

 

*La père Castel conseillera à Rousseau qui végétait de "voir les femmes" : "Puisque les musiciens, me dit-il, puisque les savans ne chantent pas a

votre unisson, changez de corde et voyez les femmes. Vous réussirez peut-être mieux de ce côté-là. J'ai parlé de vous a madame de Benzenval; allez la voir de ma part. C'est une bonne femme qui verra avec plaisir un pays de son fils et de son mari. Vous verrez chez elle madame de Broglie sa fille, qui est une femme d'esprit. Madame Dupin en est une autre à qui j'ai aussi parlé de vous: portez-lui votre ouvrage; elle a envie de vous voir, et vous recevra bien. On ne fait rien dans Paris que par les femmes..." (Les confessions)

 

*George Sand, son arrière-petite-fille par alliance, a parlé d'elle, dans Histoire de ma vie, avec une grande admiration.Chenonceaux (Indre-et-Loire)

The Tibetan Buddhist temple at Lerab Ling in southern France

 

Lérab Ling est un centre de retraite de l'école Nyingma du bouddhisme tibétain fondé en 1991 par Sogyal Rinpoché.

Le nom de « Lérab Ling » signifie « sanctuaire de l’activité éveillée » en tibétain, et provient du prédécesseur de Sogyal Rinpoché, Lérab Lingpa, qui fut l’un des maîtres du 13e dalaï lama.

La construction du temple dénommé en tibétain Palri Péma Ösel Dargyé Ling s'est achevée en 2006 et inauguré par le 14e dalaï-lama, le 22 août 2008

  

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L'unité de l'Etat:

François Ier en empereur romain

Fontainebleau, 1540-1547

Francesco Primatice (1504-1570), dessin

Claude Baudouin

(prouvé 1535-1550), entre autres, carton

Jean et Pierre Le Bries (établie 1540-1559), tisserands

Laine, soie, fils d'or et d'argent (Gold- und Silberlahn)

 

La Galerie du palais de Fontainebleau, près de Paris, 1528-1530 fut équipée par des artistes italiens. Architecture, peinture et sculpture fusionnèrent en une scène pour les spectacles du roi français, qui est aussi thématiquement dans le centre de la décoration. Peu de temps après, l'équipement a été utilisé comme matrice pour une série de tapisseries, un procédé unique dans ce domaine.

 

Die Einheit des Staates:

König Franz I. als römischer Imperator

Fontainebleau, zwischen 1540 und 1547

Francesco Primaticcio (1504-1570);

Entwurf Claude Badouin

(nachgewiesen 1535-1550) u.a., Karton

Jean und Pierre Le Bries (nachgewiesen 1540-1559), Wirker

Wolle, Seide, Gold- und Silberlahn

 

Die Galerie des Schlosses Fontainebleau in der Nähe von Paris wurde zwischen 1528 und 1530 von italienischen Künstlern ausgestattet. Architektur, Malerei und Plastik verschmolzen dabei zu einer Bühne für die Auftritte des französischen Königs, der auch thematisch im Zentrum der Dekoration steht. Kurz darauf diente die Ausstattung als Vorlage für eine Serie von Wandbehängen, ein auf diesem Gebiet einzigartiger Vorgang.

 

Chamber of Art Vienna

The Chamber of Art of Vienna is a collection of the Kunsthistorisches Museum (Museum of Art History) in Vienna. It is the portrayal of the art and curiosities chambers of the late Middle Ages, the Renaissance and the Baroque period and it mainly goes back to the earlier collections of the Habsburgs.

Look into the Vienna Chamber of Art

Marble sculpture of the Giulia Albani degli Abati Olivieri by Camillo Rusconi (Rome, 1719 ) in the Chamber of Art of Vienna

Equipment for perspective drawing of Jost Bürgi (Kassel, 1604) in the Chamber of Art of Vienna

Ivory statuette "Apollo and Daphne" by Jakob Auer (Vienna, 1688/90) in the Chamber of Art of Vienna

Collection History

The Chamber of Art of Vienna grew out of several individual collections, which have been collected by various clients. The following collections are the foundation for today's Chamber of Art:

The Chamber of Art and Curiosities of Ferdinand II of Tyrol (1529-1595). It was originally housed at Schloss Ambras near Innsbruck. From this stems the larger part of the surviving pieces from older collections of Emperors Frederick III, Maximilian I and Ferdinand I.

The Kunstkammer of Rudolf II (1552-1612), which was compiled in Prague. Many of the treasures of Rudolph went lost in the Thirty Years War in the sack of the Prague Castle, but this were enriched from the previously to Vienna transported collections with works of the goldsmithing and gem carving art of the time around 1600 as well as to bronzes.

In the 17th century the collections from the Kunstkammer of Archduke Leopold Wilhelm (1614-1662) have been added. He is considered as one of the fathers of today in the Cultural History Museum housed paintings gallery, but also acquired Renaissance bronzes mostly of Italian origin and small sculptures made ​​of stone and wood.

Into the Treasury Chamber in the Swiss Wing of the Vienna Hofburg in the 17th century also came at that time popular works of semi-precious stones, fine works of ivory, rhinoceros horn carvings and miniature-like wax models.

The collection at Ambras Castle in 1806 in front of Napoleon's troops was brought to Vienna in safety, where it initially in the Lower Belvedere Palace kept its independence. Only the under the reign of Emperor Franz Joseph I from 1875 tackled major reform of the imperial collections finally united all the Treasure Chamber collections in the 1891 opened Kunsthistorisches Museum and left only the objects with insignia character and those that are reminiscent of members of the imperial family in the Treasury Chamber.

The newly formed collection found its place on the mezzanine floor of the building and was initially referred to as "collection of art industrial objects". In 1919, it was named "collection for sculpture and arts and crafts". Since this collection but only to a small extent contains large sculptures and objects for a specific purpose of arts and crafts, this name was considered to be inappropriate and in 1990 it was decided to return to the naming of "Kunstkammer".

After the collapse of the monarchy in 1918 the collections of the sideline Austria-Este was affiliated to the Viennese Kunstkammer, in 1921 the Tapisseriensammlung (collection of tapestries) consisting of 800 tapestries was added, which originally had served the design of the imperial palaces. This collection is in addition to the one in possession of the Spanish crown one of the most important of its kind. In 1938 Gustav von Benda with a bequest the collection donated more important works of the Florentine Early Renaissance. The Second World War the art collection survived with very low losses. Only parts of the Tapisseriensammlung, which had to be given as a loan to Berlin and to the the facilities of Goering's hunting lodge Carin Hall, since the end of war are considered to be lost.

Since 1963, all stores of the collection are reunited in the Kunsthistorisches Museum in Vienna. 2002 the structural and technical conditions required the temporary closure of the Kunstkammer. This was followed by a major renovation and expansion of the premises as well as the restructuring and up-to-date presentation of the objects. To the artistically significant exhibits belong gold works like the famous Saliera by Benvenuto Cellini, sculptures such as the Madonna of Krumlov, bronze figures, ivory objects and stone vessels, but also watches, mechanical machines, scientific instruments, gadgets and much more.

After in December 2012 in a public premiere presentation the first room of the museum could be visited, the as one of the most important art collections of the world considered Vienna Chamber of Art on 1 March 2013 was reopened. In the future, on an area of ​​around 2,700 m² more than 2,200 objects can be seen, which are presented in 20 theme rooms.

de.wikipedia.org/wiki/Kunstkammer_Wien

 

Austria Kunsthistorisches Museum

Federal Museum

Logo KHM

Regulatory authority (ies)/organs to the Federal Ministry for Education, Science and Culture

Founded 17 October 1891

Headquartered Castle Ring (Burgring), Vienna 1, Austria

Management Sabine Haag

www.khm.at website

Main building of the Kunsthistorisches Museum at Maria-Theresa-Square

The Kunsthistorisches Museum (KHM abbreviated) is an art museum in Vienna. It is one of the largest and most important museums in the world. It was opened in 1891 and 2012 visited of 1.351.940 million people.

The museum

The Kunsthistorisches Museum is with its opposite sister building, the Natural History Museum (Naturhistorisches Museum), the most important historicist large buildings of the Ringstrasse time. Together they stand around the Maria Theresa square, on which also the Maria Theresa monument stands. This course spans the former glacis between today's ring road and 2-line, and is forming a historical landmark that also belongs to World Heritage Site Historic Centre of Vienna.

History

Archduke Leopold Wilhelm in his Gallery

The Museum came from the collections of the Habsburgs, especially from the portrait and armor collections of Ferdinand of Tyrol, the collection of Emperor Rudolf II (most of which, however scattered) and the art collection of Archduke Leopold Wilhelm into existence. Already In 1833 asked Joseph Arneth, curator (and later director) of the Imperial Coins and Antiquities Cabinet, bringing together all the imperial collections in a single building .

Architectural History

The contract to build the museum in the city had been given in 1858 by Emperor Franz Joseph. Subsequently, many designs were submitted for the ring road zone. Plans by August Sicard von Sicardsburg and Eduard van der Null planned to build two museum buildings in the immediate aftermath of the Imperial Palace on the left and right of the Heroes' Square (Heldenplatz). The architect Ludwig Förster planned museum buildings between the Schwarzenberg Square and the City Park, Martin Ritter von Kink favored buildings at the corner Währingerstraße/ Scots ring (Schottenring), Peter Joseph, the area Bellariastraße, Moritz von Loehr the south side of the opera ring, and Ludwig Zettl the southeast side of the grain market (Getreidemarkt).

From 1867, a competition was announced for the museums, and thereby set their current position - at the request of the Emperor, the museum should not be too close to the Imperial Palace, but arise beyond the ring road. The architect Carl von Hasenauer participated in this competition and was able the at that time in Zürich operating Gottfried Semper to encourage to work together. The two museum buildings should be built here in the sense of the style of the Italian Renaissance. The plans got the benevolence of the imperial family. In April 1869, there was an audience with of Joseph Semper at the Emperor Franz Joseph and an oral contract was concluded, in July 1870 was issued the written order to Semper and Hasenauer.

Crucial for the success of Semper and Hasenauer against the projects of other architects were among others Semper's vision of a large building complex called "Imperial Forum", in which the museums would have been a part of. Not least by the death of Semper in 1879 came the Imperial Forum not as planned for execution, the two museums were built, however.

Construction of the two museums began without ceremony on 27 November 1871 instead. Semper moved to Vienna in the sequence. From the beginning, there were considerable personal differences between him and Hasenauer, who finally in 1877 took over sole construction management. 1874, the scaffolds were placed up to the attic and the first floor completed, built in 1878, the first windows installed in 1879, the Attica and the balustrade from 1880 to 1881 and built the dome and the Tabernacle. The dome is topped with a bronze statue of Pallas Athena by Johannes Benk.

The lighting and air conditioning concept with double glazing of the ceilings made ​​the renunciation of artificial light (especially at that time, as gas light) possible, but this resulted due to seasonal variations depending on daylight to different opening times .

Kuppelhalle

Entrance (by clicking the link at the end of the side you can see all the pictures here indicated!)

Grand staircase

Hall

Empire

The Kunsthistorisches Museum was on 17 October 1891 officially opened by Emperor Franz Joseph I. Since 22 October 1891 , the museum is accessible to the public. Two years earlier, on 3 November 1889, the collection of arms, Arms and Armour today, had their doors open. On 1 January 1890 the library service resumed its operations. The merger and listing of other collections of the Highest Imperial Family from the Upper and Lower Belvedere, the Hofburg Palace and Ambras in Tyrol will need another two years.

189, the farm museum was organized in seven collections with three directorates:

Directorate of coins, medals and antiquities collection

The Egyptian Collection

The Antique Collection

The coins and medals collection

Management of the collection of weapons, art and industrial objects

Weapons collection

Collection of industrial art objects

Directorate of Art Gallery and Restaurieranstalt (Restoration Office)

Collection of watercolors, drawings, sketches, etc.

Restoration Office

Library

Very soon the room the Court Museum (Hofmuseum) for the imperial collections was offering became too narrow. To provide temporary help, an exhibition of ancient artifacts from Ephesus in the Theseus Temple was designed. However, additional space had to be rented in the Lower Belvedere.

1914, after the assassination of Franz Ferdinand, heir to the throne, his " Estonian Forensic Collection " passed to the administration of the Court Museum. This collection, which emerged from the art collection of the house of d' Este and world travel collection of Franz Ferdinand, was placed in the New Imperial Palace since 1908. For these stocks, the present collection of old musical instruments and the Museum of Ethnology emerged.

The First World War went by, apart from the oppressive economic situation without loss. The farm museum remained during the five years of war regularly open to the public.

Until 1919 the K.K. Art Historical Court Museum was under the authority of the Oberstkämmereramt (head chamberlain office) and belonged to the House of Habsburg-Lorraine. The officials and employees were part of the royal household.

First Republic

The transition from monarchy to republic, in the museum took place in complete tranquility. On 19 November 1918 the two imperial museums on Maria Theresa Square were placed under the state protection of the young Republic of German Austria. Threatening to the stocks of the museum were the claims raised in the following weeks and months of the "successor states" of the monarchy as well as Italy and Belgium on Austrian art collection. In fact, it came on 12th February 1919 to the violent removal of 62 paintings by armed Italian units. This "art theft" left a long time trauma among curators and art historians.

It was not until the Treaty of Saint-Germain of 10 September 1919, providing in Article 195 and 196 the settlement of rights in the cultural field by negotiations. The claims of Belgium, Czechoslovakia, and Italy again could mostly being averted in this way. Only Hungary, which presented the greatest demands by far, was met by more than ten years of negotiation in 147 cases.

On 3 April 1919 was the expropriation of the House of Habsburg-Lorraine by law and the acquisition of its property, including the "Collections of the Imperial House" , by the Republic. Of 18 June 1920 the then provisional administration of the former imperial museums and collections of Este and the secular and clergy treasury passed to the State Office of Internal Affairs and Education, since 10 November 1920, the Federal Ministry of the Interior and Education. A few days later it was renamed the Art History Court Museum in the "Kunsthistorisches Museum, Vienna State", 1921 "Kunsthistorisches Museum" . Of 1st January 1921 the employees of the museum staff passed to the state of the Republic.

Through the acquisition of the former imperial collections owned by the state, the museum found itself in a complete new situation. In order to meet the changed circumstances in the museum area, designed Hans Tietze in 1919 the "Vienna Museum program". It provided a close cooperation between the individual museums to focus at different houses on main collections. So dominated exchange, sales and equalizing the acquisition policy in the interwar period. Thus resulting until today still valid collection trends. Also pointing the way was the relocation of the weapons collection from 1934 in its present premises in the New Castle, where since 1916 the collection of ancient musical instruments was placed.

With the change of the imperial collections in the ownership of the Republic the reorganization of the internal organization went hand in hand, too. Thus the museum was divided in 1919 into the

Egyptian and Near Eastern Collection (with the Oriental coins)

Collection of Classical Antiquities

Collection of ancient coins

Collection of modern coins and medals

Weapons collection

Collection of sculptures and crafts with the Collection of Ancient Musical Instruments

Picture Gallery

The Museum 1938-1945

Count Philipp Ludwig Wenzel Sinzendorf according to Rigaud. Clarisse 1948 by Baroness de Rothschildt "dedicated" to the memory of Baron Alphonse de Rothschildt; restituted to the Rothschilds in 1999, and in 1999 donated by Bettina Looram Rothschild, the last Austrian heiress.

With the "Anschluss" of Austria to the German Reich all Jewish art collections such as the Rothschilds were forcibly "Aryanised". Collections were either "paid" or simply distributed by the Gestapo at the museums. This resulted in a significant increase in stocks. But the KHM was not the only museum that benefited from the linearization. Systematically looted Jewish property was sold to museums, collections or in pawnshops throughout the empire.

After the war, the museum struggled to reimburse the "Aryanised" art to the owners or their heirs. They forced the Rothschild family to leave the most important part of their own collection to the museum and called this "dedications", or "donations". As a reason, was the export law stated, which does not allow owners to perform certain works of art out of the country. Similar methods were used with other former owners. Only on the basis of international diplomatic and media pressure, to a large extent from the United States, the Austrian government decided to make a change in the law (Art Restitution Act of 1998, the so-called Lex Rothschild). The art objects were the Rothschild family refunded only in the 1990s.

The Kunsthistorisches Museum operates on the basis of the federal law on the restitution of art objects from the 4th December 1998 (Federal Law Gazette I, 181 /1998) extensive provenance research. Even before this decree was carried out in-house provenance research at the initiative of the then archive director Herbert Haupt. This was submitted in 1998 by him in collaboration with Lydia Grobl a comprehensive presentation of the facts about the changes in the inventory levels of the Kunsthistorisches Museum during the Nazi era and in the years leading up to the State Treaty of 1955, an important basis for further research provenance.

The two historians Susanne Hehenberger and Monika Löscher are since 1st April 2009 as provenance researchers at the Kunsthistorisches Museum on behalf of the Commission for Provenance Research operating and they deal with the investigation period from 1933 to the recent past.

The museum today

Today the museum is as a federal museum, with 1st January 1999 released to the full legal capacity - it was thus the first of the state museums of Austria, implementing the far-reaching self-financing. It is by far the most visited museum in Austria with 1.3 million visitors (2007).

The Kunsthistorisches Museum is under the name Kunsthistorisches Museum and Museum of Ethnology and the Austrian Theatre Museum with company number 182081t since 11 June 1999 as a research institution under public law of the Federal virtue of the Federal Museums Act, Federal Law Gazette I/115/1998 and the Museum of Procedure of the Kunsthistorisches Museum and Museum of Ethnology and the Austrian Theatre Museum, 3 January 2001, BGBl II 2/ 2001, in force since 1 January 2001, registered.

In fiscal 2008, the turnover was 37.185 million EUR and total assets amounted to EUR 22.204 million. In 2008 an average of 410 workers were employed.

Management

1919-1923: Gustav Glück as the first chairman of the College of science officials

1924-1933: Hermann Julius Hermann 1924-1925 as the first chairman of the College of the scientific officers in 1925 as first director

1933: Arpad Weixlgärtner first director

1934-1938: Alfred Stix first director

1938-1945: Fritz Dworschak 1938 as acting head, from 1938 as a chief in 1941 as first director

1945-1949: August von Loehr 1945-1948 as executive director of the State Art Collections in 1949 as general director of the historical collections of the Federation

1945-1949: Alfred Stix 1945-1948 as executive director of the State Art Collections in 1949 as general director of art historical collections of the Federation

1949-1950: Hans Demel as administrative director

1950: Karl Wisoko-Meytsky as general director of art and historical collections of the Federation

1951-1952: Fritz Eichler as administrative director

1953-1954: Ernst H. Buschbeck as administrative director

1955-1966: Vincent Oberhammer 1955-1959 as administrative director, from 1959 as first director

1967: Edward Holzmair as managing director

1968-1972: Erwin Auer first director

1973-1981: Friderike Klauner first director

1982-1990: Hermann Fillitz first director

1990: George Kugler as interim first director

1990-2008: Wilfried Seipel as general director

Since 2009: Sabine Haag as general director

Collections

To the Kunsthistorisches Museum are also belonging the collections of the New Castle, the Austrian Theatre Museum in Palais Lobkowitz, the Museum of Ethnology and the Wagenburg (wagon fortress) in an outbuilding of Schönbrunn Palace. A branch office is also Ambras in Innsbruck.

Kunsthistorisches Museum (main building)

Picture Gallery

Egyptian and Near Eastern Collection

Collection of Classical Antiquities

Vienna Chamber of Art

Numismatic Collection

Library

New Castle

Ephesus Museum

Collection of Ancient Musical Instruments

Arms and Armour

Archive

Hofburg

The imperial crown in the Treasury

Imperial Treasury of Vienna

Insignia of the Austrian Hereditary Homage

Insignia of imperial Austria

Insignia of the Holy Roman Empire

Burgundian Inheritance and the Order of the Golden Fleece

Habsburg-Lorraine Household Treasure

Ecclesiastical Treasury

Schönbrunn Palace

Imperial Carriage Museum Vienna

Armory in Ambras Castle

Ambras Castle

Collections of Ambras Castle

Major exhibits

Among the most important exhibits of the Art Gallery rank inter alia:

Jan van Eyck: Cardinal Niccolò Albergati, 1438

Martin Schongauer: Holy Family, 1475-80

Albrecht Dürer : Trinity Altar, 1509-16

Portrait Johann Kleeberger, 1526

Parmigianino: Self Portrait in Convex Mirror, 1523/24

Giuseppe Arcimboldo: Summer 1563

Michelangelo Merisi da Caravaggio: Madonna of the Rosary 1606/ 07

Caravaggio: Madonna of the Rosary (1606-1607)

Titian: Nymph and Shepherd to 1570-75

Portrait of Jacopo de Strada, 1567/68

Raffaello Santi: Madonna of the Meadow, 1505 /06

Lorenzo Lotto: Portrait of a young man against white curtain, 1508

Peter Paul Rubens: The altar of St. Ildefonso, 1630-32

The Little Fur, about 1638

Jan Vermeer: The Art of Painting, 1665/66

Pieter Bruegel the Elder: Fight between Carnival and Lent, 1559

Kids, 1560

Tower of Babel, 1563

Christ Carrying the Cross, 1564

Gloomy Day (Early Spring), 1565

Return of the Herd (Autumn), 1565

Hunters in the Snow (Winter) 1565

Bauer and bird thief, 1568

Peasant Wedding, 1568/69

Peasant Dance, 1568/69

Paul's conversion (Conversion of St Paul), 1567

Cabinet of Curiosities:

Saliera from Benvenuto Cellini 1539-1543

Egyptian-Oriental Collection:

Mastaba of Ka Ni Nisut

Collection of Classical Antiquities:

Gemma Augustea

Treasure of Nagyszentmiklós

Gallery: Major exhibits

de.wikipedia.org/wiki/Kunsthistorisches_Museum

 

Résidence située au 4820-4822 rue Adam

 

Cette résidence fut construite en 1903 dans le quartier Viauville pour Adéline Désliles, mieux connue sous le nom de la veuve St-Onge (veuve de Séraphin St-Onge).

 

L’édifice fut agrandi vers l’arrière dans la première partie du XXe siècle et fut par la suite divisé en de multiples logements. Il fut utilisé en tant que maison de chambres dans les années 1990, puis devint vacant vers 2010.

 

L’immeuble fut rasé au mois de juin 2015 afin de faire place à un édifice à condos de 3 étages, dont la forme rappellera sommairement celle de cette demeure centenaire.

 

Source : Google Street View

 

© Tous droits réservés : Guillaume St-Jean

 

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Dans un article du Monde, Aglaé Sidonie, avait décrit Saint-Étienne comme la capitale des taudis, suite à un séjour de 2 jours dans la ville. Elle y décrit une ville à la grisaille poisseuse, parsemée d'immeubles délabrés dans des quartiers miséreux... En remontant ds l histoire c est vrai qu apres la guerre c etait la capitale des taudis c est pour cela qu ont aura construit bcp de cités modernes..

avec des barres des plus importantes telle que la fameuse Muraille de Chine en 1963... «Une ville restée très industrielle»

Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base» Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?

La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.

 

Que prévoit-on pour la reconstruction?

Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.

 

Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?

C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.

 

C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.

Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.

  

Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?

Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.

 

Cela paraît paradoxal, pour du logement social!

Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!

 

On croit rêver...

C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...

 

Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?

Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.

 

L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.

Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.

 

Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...

En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.

 

Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?

Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.

 

Pourquoi cette différence?

Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.

 

Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?

Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.

 

Dans quels domaines?

Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.

 

Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour?

A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon.

 

Le futur Centre-Deux...

C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.

 

Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?

La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.

 

Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?

Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.

 

Culturellement, la ville est aussi très active...

Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.

 

La population comprend-elle cette volonté?

Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour. Les villes au passé industriel souffrent souvent d’une mauvaise image et d’une attractivité en berne. Saint-Etienne n’échappe pas à la règle : fondée sur l’industrie de l’armement, de la houille et de la métallurgie, la capitale ligérienne a subi de plein fouet la désindustrialisation au cours des années 70. La réhabilitation de la Condition des soies, l’un des fleurons du patrimoine architectural de la ville, montre qu’il est possible d’attirer de nouveaux habitants et des investisseurs grâce à des projets atypiques de grande qualité.

 

Surnommée « capitale des taudis » au sortir de la Seconde Guerre mondiale – son centre-ville est alors insalubre et surpeuplé – ou « ville noire » en référence à l’industrie minière et ses terrils, Saint-Etienne a longtemps fait figure de ville repoussoir dans l’imaginaire collectif.

 

Pour autant, à l’instar de nombreuses anciennes places fortes de l’industrie française, la ville recèle un patrimoine architectural de qualité, constitué de bâtiments construits durant l’âge d’or. La rénovation récente de la Condition des Soies offre un exemple réussi de valorisation du patrimoine industriel. Elle constitue la preuve qu’il est bel et bien possible de modifier l’image négative d’une ville en faisant de son passé une force.

 

Des balles de soies aux appartements de standing

 

La Condition des soies a été bâtie en 1909 par les architectes Léon et Marcel Lamaizière. Elle sert d’abord d’entrepôt pour les balles de soies produites dans le quartier Jacquard, où se concentrent les métiers à tisser des artisans.

 

Reconvertie pour accueillir l’école de commerce de la ville entre 1982 et 1997, elle est ensuite laissée à l’abandon pendant plus de 10 ans.

 

Le conseil général de la Loire la conserve dans son inventaire dans l’espoir qu’un investisseur se manifeste pour lui trouver une nouvelle utilisation. A la surprise générale, un promoteur se porte acquéreur du bâtiment en 2007 : le groupe Créquy rachète la Condition des soies pour 1,4 millions d’euros.

 

Montage financier innovant

 

Cette opération est rendue possible par un montage financier innovant qui permet au promoteur d’équilibrer son opération et de pouvoir sortir l’un des projets les plus ambitieux que le marché immobilier local ait connu depuis longtemps.

 

En effet, le groupe Créquy profite d’une législation peu connue et rarement appliquée jusque-là : l’agrément « Monument historique » délivré par le ministère des Finances. La Condition des Soies est le premier à le recevoir depuis 2009.

 

Cette législation est une aubaine pour tout investisseur : elle permet de défiscaliser à hauteur de 100% le montant (sans plafond) des travaux engagés par le promoteur. Aucun engagement de location, ni de plafond de loyers ou de ressources du locataire n’est exigé par l’Etat.

 

Premier monument historique basse consommation

Par ailleurs, le montage financier comprend également des dispositifs plus classiques, liés à la loi Malraux ou aux crédits d’impôt en faveur du développement durable.

 

La volonté de Créquy est d’en faire le premier monument historique classé BBC (bâtiment basse consommation) : le surcoût nécessaire (110 euros au m²) est pris en charge à hauteur d’un tiers par les subventions de la région Rhône-Alpes et de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH).

 

Au total, le coût de la réhabilitation s’élève à quelque 7 millions d’euros pour les 2 500 m² des quatre étages de la Condition des Soies.

 

Créquy

Vue sur la cour intérieure de la Conditions des soies.

La commercialisation s’avère un succès sans précédent malgré les prix de sortie des appartements, sans commune mesure avec l’état du marché local. Les appartements sont vendus plus de 4 000 euros le m² dans une ville où les prix moyens ne dépassent pas 1 000 euros !

 

Le succès est tel que le promoteur doit revoir la distribution entre habitat et bureaux. Sur les 26 logements et 400 mètres carrés de bureaux prévus à l’origine du projet, Créquy propose finalement 30 logements (18 T3 et 8 T4) et seulement 100 m² d’immobilier tertiaire.

 

Il ne faut que 18 mois pour boucler la commercialisation. Les premiers occupants emménagent en janvier 2015.

 

Concours de jeunes designers

 

Un tiers des acquéreurs sont des propriétaires occupants, les deux tiers restants étant des investisseurs. Ce succès, surprenant à première vue, serait le résultat, selon l’aveu même de l’un des membres du Groupe Créquy, de la taxation à 75% des hauts revenus : l’immobilier de haut standing est devenu un moyen sûr de défiscaliser.

 

La vente fulgurante de ces logements est aussi le fruit de finitions de très haute qualité. Le groupe Créquy avait par exemple organisé un concours réservé aux jeunes designers locaux pour la conception d’un lustre dans l’entrée principale #Mémoire2cité au coeur de la rénovation urbaine en département LOIRE 42 @ ST-ETIENNE MONTCHOVET PREFABRICATION MASSIVE Le temps des cites modernes et souvent d'HLM....Domy z panelu (1959) - 1er court métrage du cinéaste tchèque Jiří Menzel - Un documentaire sur la construction des logements préfabriqués Paneláky Prefabricated Houses. A student work by Jiří Menzel, filmed during his second year at the FAMU film school.

www.youtube.com/watch?v=X-2hXxJUn74 Domy z panelu (Jirí Menzel, 1959) Prefabricated Houses. A student work by Jiří Menzel, filmed during his second year at the FAMU film school. les grands chantiers 1955 1960s 42 SAINT-ETIENNE QUARTIERS SUD EST @ LES CITES MODERNES DE BEAULIEU 1953-1973 @ BEAULIEU3 MONTCHOVET @ Architectes M GOUYON M HUR M CLEMENT M MAUHAUDIER - La Muraille de Chine en construction içi en 1963 @ Il y avait l'idée de faire le plus grand nombre possible de logements confortables ; dans le délai le plus rapide possible ; au coût le plus bas possible. Il y avait quand même l’idée comme ça d’une prouesse dans le domaine du logement social.42 St-Etienne Montchovet la muraille Mais dans les années 80, le quartier change. Banlieue à problèmes, zone de non-droit, autant d’étiquettes qui collent à la muraille au gré des faits divers, des voitures brûlent, des policiers patrouillent, des jeunes traînent, et puis le bâtiment a vieilli. Les locataires le désertent. En 85, le quartier s’offre un lifting de 120 millions de francs, mais les problèmes persistent. Alors en 95…On a fait le constat qu’il n’y avait pas eu possibilité de réhabiliter dans de bonnes conditions. Qu’on avait connu l’échec de réhabilitation, d’une façon tout à fait naturelle. J’en ai conclu qu’il ne fallait pas obliger les gens à vivre dans ce type d’habitat. Qu’il ne fallait pas remplir de force une telle muraille. Et donc, la conclusion s’imposait d’elle-même, il fallait démolir. Cette démolition permet de mettre un terme aux 4 millions de francs de perte annuelle générés par les logements vides...Ça coûte un bâtiment inoccupé. Début 97, la moitié du bâtiment était vide. Donc, sur 500 logements, nous avions 250 logements vacants. Mais pour certains riverains, cette logique comptable n’efface pas une profonde nostalgie, la muraille est l’emblème du quartier...La muraille de Chine, ça fait des années qu’elle existe. Je veux dire, c’est elle qui fait, quand on parle du quartier on parle toujours tout de suite de la muraille de chine...C’est triste quand même de voir le bâtiment qui va tomber, voilà ! C’est comme si on enterrait une personne hein ! C’est une page du quartier qui se tourne, et c’est dommage...Il n'y aura plus de muraille mais dans notre coeur, il y aura toujours une muraille...Ce bâtiment, les stéphanois l’appellent la muraille de Chine. 540 logements, 2000 habitants, 48 mètres de haut pour 17 étages, 280 mètres de long. C’etait un véritable village vertical. C’etait aussi le symbole du quartier de Montchovet, mais c’est un symbole condamné, c’est en effet la plus grande barre de logement d’Europe qui doit être détruite en une seule fois. La muraille a été construite en pleine crise du logement. En 65, ce bâtiment offre tt le confort moderne : salle de bains, chauffage central, ascenseur. Il est pris d’assaut par les locataires, tout comme les 4000 autres logements neufs construits au sud-est de Saint-Etienne...https://m.ina.fr/.../demolition-de-la-muraille-de-chine... Alors, au niveau de la préparation de ce chantier, les principales phases furent le désamiantage des façades qui représentaient 32 000 m² de matériaux non friables. Ensuite, est venu le temps de la déconstruction des appartements où on a retiré les planchers bois, les portes, tout ce qui était impropre à la mise en décharge. La troisième phase fut la déconstruction mécanique et l’affaiblissement mécanique des structures. La quatrième phase fut la foration, on a foré environ 3600 mètres linéaires de trous pour mettre les explosifs. La dernière phase qui est en cours de réalisation est la mise en place des protections, c’est bien sûr les voiles intérieurs ainsi que sur les voiles extérieurs afin d’éviter les projections...La muraille, une fois détruite, laissera un vide de plus de 4 ha au cœur de Montchovet. L’avenir de ce quartier est déjà tracé dans les cartons des architectes, il est devenu médical... m.ina.fr/.../demolition-de-la-muraille-de-chine... Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante. www.cimaise-architectes.com/.../lespace-beaulieu/ Des tours et des barres, voici les formes les plus courantes des bâtiments qui constituent les grands ensembles. On doit cette communauté de forme à l’industrialisation des procédés de construction et à l’imposition de normes et de plans types pour les appartements afi n de réduire les coûts de production, objectif constant des années 1950-1960. Ceci a conduit à privilégier des formes simples et l’usage du béton, qui accède alors à une véritable hégémonie. L’utilisation généralisée du chemin de grue est également pointée comme explication de l’orthogonalité des plans et d’une extrême uniformisation. La forme des grands ensembles est également liée à l’influence du Mouvement moderne en architecture et à une conception urbaine nouvelle. Il y a dans les Trente Glorieuses une volonté d’inventer la ville et même la vie. La forme urbaine du grand ensemble est conçue en rupture avec l’environnement immédiat, avec une organisation propre et autonome du nouveau quartier. C’est d’ailleurs cette rupture qui rend si facilement identifi ables les grands ensembles sur les vues aériennes. L es architectes et urbanistes veulent libérer l’espace au sol pour mieux organiser la relation entre immeuble et espace vert. Le plan des grands ensembles est en général orthogonal avec des immeubles en périphérie laissant au centre un espace planté, le fameux espace vert des plans masses. Cette forme architecturale et urbaine a pu concentrer les critiques. On reproche le gigantisme, la monotonie, mais aussi l’absence de véritables espaces publics. Les grands ensembles ont globalement été édifiés sur des parcelles agricoles ou maraîchères, faute de réserves foncières suffi santes en ville. Ils sont aussi parfois construits dans les vides du tissu urbain laissés par les lotissements pavillonnaires. Dans de nombreux cas, ils sont situés aux franges des villes, parfois à cheval sur deux communes qui ne souhaitaient pas forcément travailler ensemble. Ceci a encore un impact aujourd’hui sur la réussite des projets de transformation qui peut dépendre du niveau de coopération des communes concernées. Par souci d’économie, certaines opérations ont été réalisées à proximité de zones où devaient être construites des infrastructures telles qu’une autoroute ou un échangeur, ce qui a accentué encore la fracture avec les quartiers plus anciens

de la commune, le centre-ville et ses services. De plus, les grands

ensembles sont souvent implantés à l’écart des transports en commun. En région parisienne, cela s’améliorera avec la création du District ( 1961 ) et des villes nouvelles ( 1965 ) qui permet le financement des réseaux de transport en commun et des autoroutes. Certaines municipalités se sont montrées très volontaires pour accueillir des grands ensembles, mais l’État en a aussi imposé à des petites communes qui n’en voulaient pas.

Pour celles-ci, les évolutions urbaines, démographiques et économiques consécutives ont parfois provoqué de véritables séismes. Suivant leur envergure, les nouveaux quartiers

ont pu submerger les anciens bourgs et faire basculer les territoires du rural à l’urbain à une vitesse fulgurante... Dans les années 1950, les logements sont rares, surpeuplés et souséquipés. En 1954, la plupart ne disposent ni de sanitaires, ni de wc intérieurs et à peine la moitié ont l’eau courante. Avec la construction des grands ensembles, en 1975 la quasi-totalité des logements ont l’eau courante, 75 % l’eau chaude et une installation

sanitaire complète avec wc intérieurs. Enfin, moins de 5 % des logements sont surpeuplés. On comprend alors que

les grands ensembles incarnent une modernité bienfaisante pour les mallogés qui y emménagent. Cependant, l’économie de moyens

dans la construction a été telle que les problèmes liés aux malfaçons arrivent vite. De plus, les bâtiments mal entretenus s’abîment avant même que tous les équipements soient

terminés. Aux défauts de construction et d’entretien s’ajoute la faiblesse des équipements collectifs. Les nouveaux résidents déchantent. Malgré tout, des sociabilités s’organisent, autour de la cage d’escalier, du chemin de l’école, de la vie associative et

de fêtes ou manifestations culturelles et sportives. la fête de grand

vaux à savignysur-orge. Jusqu’à la fi n des années 1970, des événements et fêtes organisés dans le quartier drainent des habitants de toute la commune, voire au-delà. Grand Vaux est alors presque un second centre-ville. @ 1975 13 le grand ensemble de sarcelles. Le terme «sarcellite » est inventé en 1962 pour désigner le mal des grands ensembles, une sorte de dépression dont seraient victimes les habitants. Cette soi-disant maladie de l’habitat moderne fait de Sarcelles le symbole des grands ensembles français. 1961 villagexpo à saint-michel sur-orge. Des concours visant à abaisser le coût du logement individuel ( Villagexpo en 1966, Chalandonnettes en 1969 ) sont lancés par le ministère de l’Équipement et du Logement. Le renouveau pavillonnaire encouragé par l’État témoigne du discrédit parallèle des grands ensembles. 1966 15 À peine les premiers habitants installés, journalistes, sociologues et autres experts viennent enquêter sur la vie dans les grands ensembles. Les uns sont séduits par leur modernité. Les autres, de plus en plus nombreux, dénoncent le mal des grands ensembles, leur taille et leur monotonie. La critique architecturale et sociale enfle et la circulaire Guichard met fin à leur construction le 21 mars 1973. L’ère du pavillonnaire prend le relais...MONTCHOVET MAI 2000 Au départ conçue pour loger les classes moyennes, la "Muraille de Chine" a accueilli, à partir des années 1970, de plus en plus de populations immigrées. Malgré plusieurs réhabilitations, elle était devenue, à l'instar d'autres quartiers défavorisés, le symbole de l'échec de la politique du logement, avec la ghettoïsation des populations pauvres et immigrées. Quatre mois de préparation avaient été nécessaires avant que, ce 27 mai 2000, les 600 kilos d’explosifs foudroient, en quelques secondes, la "Muraille de Chine". Il avait fallu ensuite plusieurs jours pour évacuer les 80.000 tonnes de gravats. Depuis 2005, l'Hôpital privé de la Loire (HPL) a été édifié à l'emplacement même du bâtiment. Éclairage

Au sud-est de la ville de Saint-Etienne, le quartier d'habitation de Beaulieu-Montchovet est construit entre 1953 et 1971. En 1964, la troisième tranche dénommée « Beaulieu III » donne lieu à la réalisation du plus grand bâtiment d'habitation en Europe. Surnommé « la muraille de chine » en raison de son gigantisme, il est détruit par dynamitage en 2000. Son histoire est profondément inscrite dans le contexte de la politique du logement en France.

Grâce à son bassin charbonnier, au développement de l'industrie textile et à sa manufacture d'armes, l'essor de la ville de Saint-Etienne bénéficie de la révolution industrielle du XIXe siècle. Forte de cet héritage, elle a conservé son dynamisme économique jusqu'au milieu du XXe siècle. Important centre militaro-industriel durant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Etienne est touchée par plusieurs bombardements. Ces destructions ont accentué la crise du logement dues aux profondes mutations de l'après-guerre qui concentrent la population dans les grands centres urbains et industriels. C'est dans ce contexte que la ville de Saint-Etienne décide de construire un quartier neuf afin de loger près de 30 000 habitants dans près de 4 600 logements. Le quartier Beaulieu-Montchovet est proche du centre ville. Il est situé sur une zone dont le sous-sol n'était pas fragilisé par la présence d'anciennes mines de charbons, ce qui autorisait la construction d'immeubles importants. La réalisation de la Muraille de Chine est très comparable à celles qui voient le jour dans le cadre de la politique des Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP) initiée en 1959. Des quartiers nouveaux ont vu le jour, en principe avec des commerces et des équipements, constituant ce qu'il est convenu d'appeler des « grands ensembles ». A Saint-Étienne, au cœur du quartier de Beaulieu-Montchovet, la « Muraille de Chine » s'ajoute à des ensembles déjà construits. D'une hauteur de 48 mètres, le bâtiment est parfaitement rectiligne afin de rationaliser la construction. Les grues peuvent se déplacer sur des rails tout le long de la « barre », terme qui désigne ces grands immeubles. Il est composé de 19 étages sur 270 mètres de long et abrite 450 logements. L'armature en béton armé et les éléments standardisés permettent une construction rapide et compétitive. Le confort moderne des appartements n'est pas le seul atout de cet immeuble, les infrastructures du quartier suivent l'évolution de la population : équipements sportifs, centre commercial et collège complètent le dispositif et, à l'origine, la demande des familles est forte pour ce bâtiment imposant, symbole de modernité.

Après les années 1970, Saint-Etienne connaît une crise économique, le charbon est concurrencé par le pétrole, les industries locales sont en déclin et la démographie fléchit. Les grandes opérations lancées dans les années 1950 et 1960 ont vieilli. La « Muraille de Chine » n'est habitée qu'à moitié et la ville peine à entretenir cet ensemble. Malgré plusieurs opérations de réhabilitation dont la dernière lancée dans le cadre du programme « Banlieues 89 » (Roland Castro), elle devient le symbole des difficultés économiques et sociales : fort taux de chômage, exclusion et délinquance. La concentration en un même lieu d'une population défavorisée et touchée par le chômage fait sentir ses effets. De nouvelles politiques de la ville voient le jour. Elles prônent une mixité sociale qui s'oppose à la ségrégation qui résultait de la politique de ZUP. Impuissante à renverser cette évolution générale, la ville décide la destruction de l'immeuble. Ces opérations de destruction apparaissent au début des années 1970 aux Etats-Unis ; elles sont imitées à Villeurbanne en 1978 pour la cité Olivier de Serres, même si en France, jusqu'au milieu des années 1990, l'État a le plus souvent privilégié une politique de réhabilitation. Le 27 mai 2000 les derniers habitants de la Muraille de Chine sont évacués, l'autoroute est barrée et le quartier bouclé par les forces de l'ordre : à 13 heures précises a lieu la plus grosse opération de démolition jamais réalisée en Europe @ Ce bâtiment, les stéphanois l’appellent la muraille de Chine. 500 logements, 2000 habitants, 48 mètres de haut pour 17 étages, 280 mètres de long. C’est un véritable village vertical. C’est aussi le symbole du quartier de Montchovet, mais c’est un symbole condamné, c’est en effet la plus grande barre de logement d’Europe qui doit être détruite en une seule fois. La muraille a été construite en pleine crise du logement. En 1965, ce bâtiment offre tout le confort moderne : salle de bains, chauffage central, ascenseur. Il est pris d’assaut par les locataires, tout comme les 4000 autres logements neufs construits au sud-est de Saint-Etienne. Il y avait l'idée de faire le plus grand nombre possible de logements confortables ; dans le délai le plus rapide possible ; au coût le plus bas possible. Il y avait quand même l’idée comme ça d’une prouesse dans le domaine du logement social. Mais dans les années 80, le quartier change. Banlieue à problèmes, zone de non-droit, autant d’étiquettes qui collent à la muraille au gré des faits divers, des voitures brûlent, des policiers patrouillent, des jeunes traînent, et puis le bâtiment a vieilli. Les locataires le désertent. En 85, le quartier s’offre un lifting de 120 millions de francs, mais les problèmes persistent. Alors en 95… On a fait le constat qu’il n’y avait pas eu possibilité de réhabiliter dans de bonnes conditions. Qu’on avait connu l’échec de réhabilitation, d’une façon tout à fait naturelle. J’en ai conclu qu’il ne fallait pas obliger les gens à vivre dans ce type d’habitat. Qu’il ne fallait pas remplir de force une telle muraille. Et donc, la conclusion s’imposait d’elle-même, il fallait démolir. Cette démolition permet de mettre un terme aux 4 millions de francs de perte annuelle générés par les logements vides. Ça coûte un bâtiment inoccupé. Début 97, la moitié du bâtiment était vide. Donc, sur 500 logements, nous avions 250 logements vacants. Mais pour certains riverains, cette logique comptable n’efface pas une profonde nostalgie, la muraille est l’emblème du quartier. La muraille de Chine, ça fait des années qu’elle existe. Je veux dire, c’est elle qui fait, quand on parle du quartier on parle toujours tout de suite de la muraille de chine. C’est triste quand même de voir le bâtiment qui va tomber, voilà ! C’est comme si on enterrait une personne hein ! C’est une page du quartier qui se tourne, et c’est dommage. Il n'y aura plus de muraille mais dans notre coeur, il y aura toujours une muraille. Depuis le 24 janvier, une cinquantaine d’ouvriers travaillent à la déconstruction de ce bâtiment. Aujourd’hui, tout est prêt pour l’explosion. Alors Monsieur Arnaud, quelles ont été les différentes phases de ce chantier ? Alors, au niveau de la préparation de ce chantier, les principales phases furent le désamiantage des façades qui représentaient 32 000 m² de matériaux non friables. Ensuite, est venu le temps de la déconstruction des appartements où on a retiré les planchers bois, les portes, tout ce qui était impropre à la mise en décharge. La troisième phase fut la déconstruction mécanique et l’affaiblissement mécanique des structures. La quatrième phase fut la foration, on a foré environ 3600 mètres linéaires de trous pour mettre les explosifs. La dernière phase qui est en cours de réalisation est la mise en place des protections, c’est bien sûr les voiles intérieurs ainsi que sur les voiles extérieurs afin d’éviter les projections. Un périmètre de sécurité de 150 m sera mis en place autour du chantier, l’autoroute sera fermée samedi entre 11 heures et 14 heures. Un millier de riverains seront évacués et 300 CRS et policiers assureront la sécurité du public pendant l’opération de foudroyage. La phase ultime sera le tir, et ensuite le traitement des matériaux au sol. Les 23 000 m3 de béton seront évacués en deux mois. La muraille, une fois détruite, laissera un vide de plus de 4 ha au cœur de Montchovet. L’avenir de ce quartier est déjà tracé dans les cartons des architectes, il sera médical. Notre projet c’est de construire une clinique de 251 lits qui est constituée du regroupement de 3 cliniques existantes à Saint-Etienne. Il y aura une maternité, il y aura également un service de médecine, et puis un service de chirurgie comme ça existe dans la plupart des cliniques privées. Avec 16 salles d’opération et 150 médecins, ce centre hospitalier sera le plus important pôle de santé privé de Rhône-Alpes. Les travaux commenceront en septembre pour s’achever en janvier 2002. Ils coûteront 250 millions de francs. On a choisi ce quartier parce que nous pensions que c’est un beau quartier qui est extrêmement bien situé ; duquel il y a une vue qui est très belle, quand on est monté dans la muraille de Chine, on le sait. Que d’autre part, pour un établissement de santé, c’est à proximité de l’autoroute ; donc avec des facilités d’accès pour les patients extrêmement importants, qui feront que cet établissement sera vu quand on passera devant, et qu’on pourra y accéder facilement. 40 ans après la construction de la muraille, l’ambition de la municipalité est d'effacer la difficile réputation du quartier de Montchovet, par un vaste réaménagement urbain ; avec à l’horizon 2003, une nouvelle ligne de tramway, deux maisons de convalescence, et un aménagement paysager. Le samedi 27 mai à 13 heures 01, la muraille de Chine s’effondrera sur elle-même en 15 secondes. Nous serons là pour vous montrer ce moment crucial dans la vie du quartier et qui changera définitivement le visage de Saint-Etienne. En France, la préfabrication va tout d'abord se développer dans le contexte de pénurie générale de la Libération. Dans un second temps, l'opération des « 4 000 logements de la région parisienne » en 1953 inaugure la généralisation de la préfabrication pour la construction des grands ensembles de logements en France. Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent, en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Jacqueline a 50 ans et vit à la cité des Courtillières à Pantin. Elle se souvient lorsque, enfant, elle quitta avec ses parents le « une pièce parisien » sans commodités pour un appartement spacieux et moderne dans cette cité. La cité des Courtillières est alors une cité pilote, censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait à la Libération cruellement de logements.

Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous. Sydney, voisin de Jacqueline, se remémore lui, les bus remplis d’architectes venus d’Union soviétique pour visiter sa cité…

La marque de fabrique du collectivisme

Le logement préfabriqué victime de son succès en France est exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Pour Julie, à Prague, ou Susanna à Berlin Est, l’arrivée du préfabriqué dans leur vie revêt une toute autre signification. Utopies sociales, idéologies politiques et avant-garde architecturale commencent à se mélanger. Le rêve du bonheur tourne vite au cauchemar…

En République tchèque, l’antique ville de Most est détruite pour des raisons économiques pour être reconstruite grâce au panneau de béton. Au travers d’archives inédites et de témoignages des habitants, l’histoire incroyable de panneau en béton se raconte pour la première fois de Paris à Moscou, de 1950 à nos jours.

Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen, produit par Les Films du Tambour de Soie www.dailymotion.com/video/x413amo @

Petite histoire de la préfabrication

Les violentes destructions de la Seconde Guerre mondiale ont contraint une bonne partie des pays européens à trouver des solutions inédites concernant la reconstruction.

« Les guerres sont par exemple d’importants accélérateurs de l’industrialisation du bâtiment pour deux raisons au moins. La première est que l’industrie d’armement se recycle logiquement dans la production civile après les conflits ; la deuxième est que les territoires dévastés par les destructions, comprenant des villes entières, sont à reconstruire. » Franz Graf

L’originalité de la première phase de ces reconstructions réside dans la dynamique expérimentale initiée par les gouvernements européens autour de la préfabrication, ainsi que l’explique Franz Graf [2] dans l’introduction référencée de l’ouvrage.

Elain Harwood met en lumière les programmes de logements publics préfabriqués en Angleterre et Nick Bullock présente un focus sur les maisons-témoins préfabriquées de Northolt aux apparences ordinaires. Ce sont ces dernières qui vont inspirer le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme français pour ces chantiers expérimentaux de maisons préfabriquées.

L’Italie, de son côté, se basera sur les maisons de Northolt et la cité expérimentale de Noisy-le-Sec pour concevoir le QT8 à Milan, laboratoire où sont construits des maisons-prototypes en relation avec la Triennale, ainsi que l’explique Francesca Albani. Les deux contributions consacrées à l’Allemagne de Steeve Sabatto et Silke Langenberg s’attachent plus spécifiquement à la dimension technique et aux systèmes constructifs inventés par Konrad Wachsmann en collaboration avec Walter Gropius et Helmut Spieker, semble-t-il sans lien avec les autres pays européens.

Suite aux expérimentations, chacun des pays prend des voies sensiblement différentes vers le logement de masse. Si les prefabs anglais demeurent un élément caractéristique du paysage national, la construction traditionnelle, tout aussi rentable économiquement sera préférée. Le recours à la préfabrication concernera, avec davantage de bonheur, les écoles anglaises. En France, à partir de 1954, l’État fixe aussi sa doctrine : la solution au manque de logement se trouve dans la préfabrication lourde, ouvrant la voie aux grands ensembles. Et l’Italie prendra finalement un tournant bien différent en opérant un retour décisif à des techniques artisanales, exécutées à pied d’œuvre, afin d’augmenter l’occupation ouvrière. Mais un défi, tant collectif que particulier, est aujourd’hui à relever : comment rénover le bâti préfabriqué existant ? Les solutions dépendront forcément « de la valeur que l’on attribue à un patrimoine, surtout s’il est considéré comme ordinaire et diffus » [3]. Ainsi que le démontrent les cas particuliers ici étudiés, il n’y a pas de réponse préfabriquée, mais des réflexions et des histoires captivantes autant que singulières.

Les héros de l’industrialisation face à la patrimonialisation

Si les histoires architecturales racontées sont principalement européennes, il aurait été impensable, à propos de préfabrication, de ne pas mentionner les États-Unis et notamment un de ses représentants les plus populaires : Buckminster Fuller. Le texte de James Ashby [4] retrace l’aventure de la restauration de la maison Dymaxion (contraction en anglais de dynamic-maximum-tension), aujourd’hui exposée au musée Ford à Détroit. Cette maison devait « révolutionner l’industrie du logement après la Seconde Guerre mondiale » en proposant aux familles des habitations qui ne devaient pas dépasser le prix d’une Cadillac. Mais l’entreprise de Fuller fit faillite et il ne resta qu’un prototype, récupéré et transformé par l’un des investisseurs afin d’en faire son logement. Des décennies après, la maison est abandonnée et le bâti se dégrade : les héritiers finissent par faire don de la maison au musée en 1991. Mais six années vont encore s’écouler avant que le musée ne s’engage dans la restauration de la maison Dymaxion. Une équipe pluridisciplinaire va être constituée dans une démarche scientifique, avec pour défi complexe d’être au plus proche de l’authenticité d’une expérience architecturale inachevée.

Portes du pavillon du centenaire de l’aluminium, page 107 du catalogue de vente Artcurial des 23 et 24 novembre 2010

Autre héros de la préfabrication, notre Jean Prouvé hexagonal. L’article de Richard Klein [5], « Le pavillon du centenaire de l’aluminium, un patrimoine en pièce », présente différents paradoxes patrimoniaux lié à cet édifice nomade, le caractère véhiculaire était bien souvent intrinsèque aux constructions de Prouvé. L’auteur part ici de la controverse apparue suite à la mise en vente d’un ensemble de portes et d’un panneau provenant du pavillon du centenaire de l’aluminium, construction protégée au titre des Monuments historiques. Outre les remarques concernant la place des collectionneurs de Prouvé, la question de l’intégrité de l’édifice est passionnante. En effet, le bâtiment, tel qu’il a été remonté à Villepinte, a été réduit par rapport à son implantation initiale. Dès lors, Richard Klein pose la question : « comment envisager la question de l’intégrité d’un édifice dont les dimensions peuvent être considérées comme variables ? »

Les problèmes patrimoniaux liés à ce pavillon semblent sans fin, reflétant la complexité de la situation. Un dernier exemple : l’édifice s’étant déplacé de Lille à Villepinte, son périmètre de protection s’est-il déplacé avec lui ? Parmi les autres cas d’études intelligemment présentés : la construction inachevée de Claude Prouvé, véritable ruine de science-fiction ou encore les péripéties patrimoniales de la CAF du XVe arrondissement à Paris, « l’unique bâtiment en France qui a fait l’objet d’un déclassement du statut de Monument historique ». Dénouement

Face à des bâtiments qui ne correspondent plus aux besoins contemporains ou qui se sont dégradés avec le temps, la dernière partie de l’ouvrage présente des projets de réhabilitation, transformation, rénovation, adaptation et sauvegarde. Le SHAPE Village de la Faisanderie à Fontainebleau, la transformation de la tour Bois-le-Prêtre à Paris, la cité d’habitation de Droixhe en Belgique, les bâtiments des frères Honegger à Genève, les immeubles de Triemli à Zurich : autant de témoignages d’une nouvelle réception de cette architecture préfabriquée qui eut longtemps mauvaise presse mais dont les qualités architecturales sont désormais reconnues par les architectes. Beaucoup militent pour les transformer en respectant les projets initiaux. Ces derniers textes, plus courts et moins réflexifs ont néanmoins leur place, présentant les directions actuelles et les problématiques quant aux projets de transformations. À la fin de ce copieux ouvrage bien documenté, si les auteurs n’ont pas épuisé la question de la sauvegarde de l’architecture préfabriquée, certaines énigmes de cette histoire architecturale qui parcourt le XXe siècle jusqu’à aujourd’hui piquent la curiosité. Des contributions passionnantes et une grande cohérence dans le contenu donnent à l’histoire de la préfabrication des allures d’épopée architecturale. GRAF, Franz et DELEMONTEY, Yvan (dir.), Architecture industrialisée et préfabriquée : connaissance et sauvegarde, Éditions des Presses polytechniques et universitaires romandes, Laboratoire des Techniques de la Sauvegarde de l’Architecture Moderne, textes en anglais et en français, 2012 le Logement Collectif* dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Archives ANRU / Rétro Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme / HLM twitter.com/Memoire2cite URSS un film fantastique et commic du BTP @ Au grAnd Ensemble Sovietic vs le recommande des clichés de folie youtube.com/watch?v=F68bbzOOOdY&feature=emb_err_woyt Après 1945, les collines agricoles du sud-est de la ville connaissent un programme d’urbanisation de grande ampleur pour répondre à la crise du logement. Près de 4600 logements sociaux vont ainsi être construits en quatre tranches successives de 1953 à 1970 : Beaulieu, la Marandinière, Montchovet, la Métare et la Palle formant aujourd’hui les quartiers sud-est. Touché par la crise économique et urbaine de dingue, le secteur sud-est apparaît à la fin des années 1990 comme un espace monofonctionnel dédié en totalité à l’habitat locatif social et porté par un seul bailleur l'OPAC devenu Métropole Habitat. Bien que bénéficiant de nombreux atouts (accessibilité et environnement agréable...), le quartier souffre du gigantisme de son urbanisation et du manque de résidentialisation des unités d’habitation. Par une action en profondeur et dans la durée, la Ville de Saint-Étienne, à travers son Programme de Rénovation Urbaine (PRU), a amorcé une transformation durable du quartier depuis 1989 avec la 1ere demolition du programme à la rue Pierre Loti le 31 janvier 1989 (BANLIEUE89), 30 ans de renouvellement urbain sur la ville.... une ville pilote en la matiere des 1990. Aujourd'hui et demain Les quartiers sud-est vont poursuivre leur mutation, avec l’appui continu de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et ses partenaires l'ANRU2. Développer le secteur économique

 

L'objectif est de dynamiser l’économie dans ce territoire en portant de nouveaux projets et en restructurant l’offre commerciale de proximité. La Ville de Saint-Étienne a prévu la création de nouvelles zones d’activités permettant l’accueil d’entreprises. Ainsi une zone d’activités économiques, rue Pierre Loti, répondra aux besoins fonciers des entreprises et des artisans locaux. Ce projet de zone économique, en visibilité directe de la RN 88, permettra l’implantation d’une cinquantaine d’entreprises et la création de 300 emplois. Un nouveau centre commercial sur le secteur de la Marandinière, couplé à la démolition des centres commerciaux de la Palle et Sembat, permettra de restructurer et moderniser l’offre commerciale de proximité. Renouveller l'offre d'habitat Une qualité résidentielle s’affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d’habitat variée qui émerge depuis plusieurs années. Les nombreuses démolitions réalisées et à venir (Boulevard des Mineurs en 2018 et immeubles Loti en 2020), ainsi que les réhabilitations d’immeubles en cours, vont permettre de diversifier l’offre de logements. L’un des objectifs du projet urbain est donc de conforter la vocation résidentielle du quartier en stimulant l’offre et en accompagnant des projets comme la construction de logements passifs sur le secteur de Beaulieu, la transformation de l’ancienne école Baptiste-Marcet et la réhabilitation de logements à Monchovet. Améliorer le cadre de vie des habitants

 

Les quartiers sud-est bénéficient d’un environnement naturellement riche et varié, à l’interface entre les grands parcs de la ville (jardin des Plantes, parc de l’Europe, Bois d’Avaize) et le Pilat. Le projet urbain de la Ville de Saint-Étienne prévoit de relier ces espaces naturels entre-eux avec la création d’une continuité verte, qui permettra aux marcheurs et autres randonneurs de bénéficier d’un véritable réseau de chemins autour de la commune. Le boulevard Alexandre-de-Fraissinette, véritable colonne vertébrale du quartier, et la rue Pierre-Loti seront entièrement revus pour assurer un meilleur partage de l’espace entre tous les modes de déplacements (voiture, vélo et piéton) et assurer un maillage inter-quartiers plus efficace. fr.calameo.com/read/0005441131b4119eaa674

 

Depuis 2014, la rénovation urbaine dans les quartiers sud-est s’est traduite par de nombreux travaux: la construction du centre commercial de la Grande Marandinière, l’aménagement d’un lotissement de treize maisons individuelles passives, impasse Clémenceau, les rénovations des écoles de Montchovet et de Beaulieu, la réhabilitation de locaux rue Henri-Dunant (pour y installer la Maison des associations), et enfin les démolitions récentes du centre commercial du boulevard de la Palle et d’un garage, au 41 rue de Terrenoire.Démolitions mais aussi constructions sont au programme. Plusieurs acteurs entrent en jeu dans le financement de ces projets, notamment l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) mais aussi la Ville, le Département et la Région. Ainsi, le contrat avec l’ANRU, signé le 14 mars, dégage une somme de 23 millions d’euros, somme à laquelle il faut ajouter 3,3 millions d’euros de la Région. Pour les années à venir, les objectifs visent à la poursuite du développement économique, de la mutation de l’habitat par des constructions individuelles ou de petits immeubles, des démolitions ponctuelles, de la valorisation des espaces publics et du renforcement des espaces du quartier. Deux secteurs sont concernés : Loti et la Grande Marandinière. Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 . Ce quartier est né des programmes de grands ensembles mis en œuvre à partir des années 1950 afin de réduire la pénurie de logements. La mairie choisit donc de développer un quartier moderne 4 600 logements en HLM pour pouvoir loger plus de 30 000 habitants avec des loyers modérés dans des bâtiments modernes. Ce quartier avait comme emblème un des plus grands immeubles d’Europe surnommé la Muraille de Chine qui était visible depuis l’autoroute. Ce quartier s’est construit en quatre tranches : Beaulieu I (Beaulieu) de 1953 à 1955 ; Beaulieu II (La Marandinière) en 1959 ; Beaulieu III (Montchovet) en 1964 ; Beaulieu IV (La Palle) en 1971. Il est aujourd’hui en profonde mutation avec un programme de renouvellement urbain qui prévoit la démolition de plus 1000 logements et la reconstruction de 250. Bâtiments spécifiques : CHPL (Centre Hospitalier Privé de la Loire) qui remplace la Muraille de Chine ; Ecole Nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne Un modèle de l'urbanisme des années 1950. Beaulieu-Montchovet: La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles. Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :

 

www.ina.fr/video/LXF99004401 .

 

Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.

 

Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.François Mitterrand / Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Thèmes : Grands travaux et grands projets

 

Le Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986 Éclairage

 

Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche.La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html

Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroul

"L'église St Etienne est inscrite au titre des Monuments Historiques depuis 1971.

L'élément le plus ancien est le clocher, érigé en style roman lombard au XIIème siècle.

L'église fut modifiée au cours du XVIIème siècle, avec notamment la transformation du choeur et l'adjonction de collatéraux.

Elle présente un retable majeur de style néoclassique et baroque ainsi que de riches décors peints, dont certains sont en trompe-l'oeil."

Champigny-sur-Veude (Indre-et-Loire)

 

Ce qu'on appelle le château est en réalité les communs de l'ancien château.

 

Par le jeu des mariages, la châtellenie de Champigny passa entre les mains de plusieurs familles : les Blo (ou Blou)*, les Artois*, les Beauvau*, puis, à partir de 1472, les Bourbon*.

 

Au dernier quart du XVe siècle, les Bourbon-Vendôme sont donc propriétaires du domaine de Champigny.

 

En 1499, Louis Ier de Bourbon-Vendôme, prince de la Roche-sur-Yon et seigneur de Champigny, commence la construction d'un magnifique château d'inspiration italienne, et par privilège, d'une Sainte-Chapelle.

 

Toujours par le jeu des mariages, au XVIIe siècle, le domaine échoua à Gaston d'Orléans. Richelieu obligera celui-ci à échanger Champigny-sur-Veude contre Bois-le-Vicomte*, le 27 fév 1635. Le Cardinal de Richelieu qui s'était lancé dans la construction de sa ville nouvelle à quelques kilomètres de Champigny, ne voulait pas que Champigny fasse ombrage à sa ville. Le Cardinal fit détruire le château, mais conserva les communs. La Sainte-Chapelle n'échappa à la destruction que grâce à l'intervention de l'évêque de Poitiers et du pape Urbain VIII.

 

En 1639, Anne-Marie-Louise, fille de Gaston d'Orléans*, commencera une longue procédure judiciaire pour faire casser l'échange. Elle obtiendra satisfaction en 1656. Le jugement du Parlement de Paris imposait même à l'héritier du Cardinal de faire rebatir le château de Champigny, ou de dédommager la plaignante. Le château ne fut pas reconstruit, et le dédommagement fut fixé à 500 000 livres. Les anciens communs du château furent alors aménagés en résidence.

 

Depuis 2000, après avoir été propriété d'André Bazin*, puis d'une société japonaise qui voulut emmener les vitraux de la Sainte-Chapelle au Japon, le domaine appartient à un couple états-unien*.

 

(Voir entre autres : Dossier documentaire Champigny sur Veude - UFR Strasbourg - Leclerc Cédric - 2011-2012)

  

*Le plus ancien seigneur de Champigny connu est un certain Bernier au début du XIIe siècle. Il n'eut qu'une fille qui porta par mariage, la seigneurie dans la famille de Blô.

 

*A la fin du XIIe siècle, Hugues de Beauçay hérite des seigneuries de Blô et Champigny. Sa fille, Jeanne de Beauçay, épousa en secondes noces Charles d'Artois, et lui apporta la seigneurie de Champigny. (Charles d'Artois était troisième fils de Robert d'Artois et de Jeanne de Valois, soeur du roi Philippe VI de Valois. Elle était aussi arrière petite fille de Saint louis, et nièce de Philippe le Bel). Charles d'Artois fut fait prisonnier par Louis, duc d'Anjou, à la bataille de Poitiers en 1356. Sous prétexte de crimes commis, le duc d'Anjou contraignît Charles d'Artois à lui abandonner les château du Coudray et de Champigny.

 

*Louis de France (premier du nom), duc de Touraine et d'Anjou, mourut le 20 septembre 1384. Son fils, Louis (second du nom) duc d'Anjou, engagea la seigneurie de Champigny à un nommé Pierre Beauveau, seigneur de la Roche-sur-Yon, pour la somme de 15 000 livres. Enfin, il lui vendit la propriété, en accord avec son fils aîné, pour la somme de dix-sept-mille ducats d'or, six-cents livres de rente et quatre-cents écus d'or de pension. Pierre de Beauveau, seigneur de Champigny et de la Roche-sur-Yon épousa Jeanne fille de Pierre de Craon qui était veuve du seigneur d'Amboise Ingelger. Ils eurent deux enfants, Louis et Jean.

 

*Louis de Beauveau, qui fut premier chambellan du duc René d'Anjou, n'eut qu'une fille, Isabelle de Beauveau. Isabelle épousa, le 9 novemebre 1454, Jean de Bourbon, deuxième du nom, et c'est ainsi que Champigny revint à des princes de famille royale, à la mort de Louis de Beauveau (1472 calendrier julien) .

 

*Le château de Bois-le-Vicomte, aujourd'hui détruit, appartenait à Richelieu. Il était situé sur la commune de Mitry-Mory.

 

*Gaston d'Orléans, connu sous le nom de Gaston de France, était le troisième fils d'Henri IV. Suite à la mort de son frère Nicolas-Henri (à 1 an, 6mois et 1 jour), il devint second dans l'ordre de succession au trône. Il complota contre son frère aîné (Louis XIII) et le cardinal de Richelieu. Il commanda un temps l'armée au siège de la Rochelle (ce qui ne l'empêchera pas d'avoir comme médecin le protestant Abel Brunier). Le siège contre la cité protestante avait été ordonné par Louis XIII et commandé par Richelieu. La Rochelle capitulera le 28 octobre 1628 (il ne reste que 5 500 survivants sur les 28 000 habitants).

 

En 1626, Louis XIII n’avait pas encore d’enfant. Son frère Gaston se trouvait ainsi l’héritier présomptif de la couronne et n'était pas marié. Marie de Médicis lui proposa d’épouser Mlle de Montpensier, la plus riche héritière du royaume. Le roi n'ayant pas d'héritier, imposer une alliance à son jeune frère lui permet d'éviter le risque d'une alliance de Gaston avec une puissance étrangère. Poussé par son gouverneur, d'Ornano, Gaston refuse d'épouser Mlle de Montpensier. Un parti se crée autour de Gaston et de son "aversion au mariage". Parti que la reine Anne d'Autriche elle-même ne semble pas désapprouver.

Madame de Rohan, la grande comploteuse, suivie des "grands", vont défendre le frère du roi et intriguer contre Richelieu.

Le jeune comte de Chalais, Henry de Talleyrant-Périgord, sert auprès du roi en tant que maître de la garde-robe. Il tombe sous le charme de la duchesse de Chevreuse (madame de Rohan) et se laisse entraîner dans le complot. Le but est l'assassinat de Richelieu et on laisse entendre aussi la destitution de Louis XIII au profit de son frère (Le duc César de Vendôme n'avait-il pas osé écrire: «La couronne siérait bien sur la tête de Monsieur»).

Le comte de Chalais, trop bavard, se confie à son oncle le commandeur de Valençay. Celui-ci lui conseille de tout avouer au roi et au cardinal. Richelieu demandera alors à Chalais de jouer les espions pour lui. Le complot est déjoué. Pour sauver sa situation personnelle, Gaston, frère du roi, avouera tout et dénoncera tout le monde, en particulier les belles comploteuses qui, selon lui, travaillaient «afin que, si le roi venait à mourir, la reine pût l'épouser» , lui, Gaston.

Chalais sera arrêté le 8 juillet 1626, n'ayant pas d'appui, il sera jugé à Nantes. On lui fit croire qu'il pourrait obtenir sa grâce en avouant tout ce qu'il savait; ce qu'il fit; pendant un mois il dénonça tout le monde. Le 18 juillet, Chalais est condamné à la décollation. Compte tenu de la noblesse de Chalais, Louis XIII lui évite la torture, l'exposition de sa tête à la sortie de la ville et la découpe de son corps en quatre morceaux. Les conjurés tente de dissuader le bourreau de faire son office, mais c'est un condamné à mort gracié qui est chargé de le remplacer. Le 19 août; Chalais monte sur l'échafaud, mais le bourreau de circonstance rate la besogne. Il utilise d'abord, à deux reprises, une épée mal aiguisée. Il demande une doloire (une hache de charpentier), mais au vingtième coup, Chalais est encore vivant. Il faudra une trentaine de coups pour achever Chalais.

Gaston de France épousera mademoiselle de Montpensier et recevra en apanage les duchés de Chartres, d'Orléans, et le comté de Blois. le complot restera sous le nom de "conspiration de Chalais".

  

*Hervé bazin, né en 1911 à Angers, et mort dans la même ville en 1996, fut un écrivain français qui rencontra un très grand succès. Venant d'une famille très bourgeoise, de droite conservatrice et catholique, il s'engagera dans le Mouvement de la Paix, proche du Parti Communiste, en 1949. Il soutiendra les époux Rosenberg et obtiendra le prix Lénine en 1980. Membre de l'Académie Goncourt en 1960, il en sera président en 1973. Il sera à l'initiative du Goncourt des lycéens. Son oeuvre la plus célèbre est évidemment "Vipère au poing" (1948).

 

*Voir la Nouvelle-République du 24/8/2012 (www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Loisirs/Patrim...)

www.twitter.com/Memoire2cite LA SNCF GÈRE LE DEUXIÈME PATRIMOINE DE FRANCE. À Maisons-Alfort, des logements pour les cheminots construits après-guerre par « La Sablière », filiale de la SNCF cité PLM. Il y a 28 ans : La SNCF gère le deuxième patrimoine de France. Le tour du propriétaire 117 000 hectares, 5 400 bâtiments, des gares, des emprises, mais aussi des hôtels, des magasins, et des logements… c’était l’énorme patrimoine de la SNCF en 1990. Il était même si divers qu’il était difficile d’en faire l’inventaire et d’en estimer exactement la valeur. Mais il ne dormait pas : la Société nationale louait pour le faire fructifier, vendait pour dégager des moyens financiers, achetait pour construire lignes et gares nouvelles. Vaste domaine. La SNCF est endettée, mais elle est riche. On la présente comme le deuxième propriétaire domanial en France après l’armée, et avant l’Église. Près de 117 000 hectares de terrains (deux fois la superficie du territoire de Belfort) pour une valeur brute comptable de 34,48 milliards de francs à la fin de l’année 1988, selon le rapport d’activité. Encore faut-il ajouter les constructions : 54,5 milliards de francs… avant amortissements, pour les bâtiments et ouvrages d’infrastructures. Pour 70 %, les terrains servent de plateformes aux voies ferrées. Mais il faut aussi compter avec les gares, les dépôts et triages, les logements, magasins, hôtels et autres installations louées à des tiers. Un énorme portefeuille à gérer… bien plus imposant d’ailleurs que ne laissent à penser ces valeurs comptables, de toute évidence sous-estimées par défaut d’actualisation, comme dans tout bilan de société. On pourrait allègrement penser qu’un coefficient multiplicateur de trois ou quatre serait tout à fait justifié. Mais aucun cabinet d’audit ne veut se risquer à une évaluation, compte tenu du travail de titan que représenterait l’actualisation chiffrée de ce portefeuille. Et la direction du Domaine au sein de la SNCF tient à rester discrète sur ce point. Devenue Établissement public industriel et commercial (Epic) le 1er janvier 1983, la SNCF n’a rien perdu des richesses dont l’État l’avait dotée lorsqu’elle était société nationale. Elle roule sur un pactole. Mais pour faire fructifier un patrimoine, il faut le faire vivre. Il faut qu’il « respire ». Si l’on se réfère aux derniers bilans annuels connus, la SNCF a vendu un peu plus qu’elle n’a acheté : la valeur de ses terrains a baissé de 150 millions de francs en deux ans. Quant à la valeur des constructions, elle a progressé de 7,8 milliards de francs sur cette même période, dont 5,45 milliards pour les seuls ouvrages d’infrastructure. Encore un des effets du TGV A. Toutefois, ces montants n’évoquent qu’imparfaitement la réalité des opérations foncières menées par la SNCF. Par exemple, sur la seule année 1988, les ventes de terrains ont porté sur 1,1 milliard de francs. Lors d’un récent colloque organisé par l’École nationale des Ponts et Chaussées, Jean Castet, directeur général, évaluait à environ 1,5 milliard de francs le produit des cessions de la SNCF en 1989. Et sur la durée du Plan d’entreprise (1990-1994) « les cessions d’actifs devraient rapporter » environ 1 milliard de francs chaque année. Un apport déterminant dans la gestion. Mais l’entreprise ne se borne pas à céder des actifs : elle en achète également… surtout pour la construction de ses voies nouvelles à grande vitesse. Et finalement, à en croire les chiffres indiqués plus haut, ventes et achats de terrains sont relativement équilibrés : le patrimoine, ainsi, se reconstitue.

La gestion d’un patrimoine n’est certes pas la première mission d’une société de service public chargée de faire rouler des trains. Mais ce n’est pas une fonction subalterne non plus. « Ce qui fut donné en dotation par l’État doit être utilisé pour l’exécution et l’amélioration du service public », explique Jean-François Bénard, directeur général adjoint chargé des finances et du contrôle de gestion. De quoi faire grincer des dents ceux qui estiment que, malgré ses richesses, la Société coûte toujours bien cher à l’État. De quoi irriter également ceux qui ne comprennent pas que, assise sur ce patrimoine, la Société nationale ait négocié malgré tout avec l’État un apurement de 38 milliards de francs d’une dette, héritée elle aussi de l’ancienne SNCF, et évaluée aujourd’hui à près de 100 milliards.

 

De telles attaques n’ont pas lieu d’exister. La SNCF ne gère pas ce patrimoine selon l’humeur du moment, loin de là. Et tout ne fonctionne pas selon le principe des vases communicants lorsqu’on parle d’argent. C’est l’État lui-même qui a fixé les règles de gestion du patrimoine lorsqu’il l’a remis en dotation à la Société. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, et notamment pas de combler un déficit d’exploitation en vendant des morceaux de ce patrimoine. « Lorsqu’on vend, c’est pour réinvestir et il ne peut y avoir d’autre affectation au produit d’une cession », précise Guy Verrier, ingénieur général des Ponts et Chaussées, un homme d’une grande discrétion comme il est de mise en France lorsqu’on s’occupe d’affaires patrimoniales. Guy Verrier dirige le service du Domaine à la SNCF et il est aussi président de Sceta-lmmobilier. Il est tenu de respecter des contraintes de procédures inscrites dans la Loti (Loi d’orientation des transports intérieurs de 1982). Aussi bien sur la nature des opérations que sur le niveau des cessions : « Quel que soit l’acquéreur, nous sommes obligés par la loi de vendre au prix du marché », vouloir en démordre.

D’aucuns trouveront cette affirmation très théorique : si la zone Tolbiac à Paris a bien été cédée pour un demi-milliard de francs comme la rumeur en circule, la Ville de Paris n’aura pas vraiment fait une mauvaise affaire, même si elle l’a ensuite mise à disposition de l’État pour la construction de la future Bibliothèque de France. Mais, le plus souvent, il n’existe pas de distorsion entre les prix de vente pratiqués par la SNCF et le prix de marché.

 

La Société n’a pas vocation à se transformer en établissement philanthropique. Ainsi, dans les opérations immobilières menées par le groupe, la proportion de logements sociaux reste dans les limites prévues par la loi. Pas moins, mais pas davantage non plus, le reste des programmes étant destiné à des réalisations plus rentables. Ce qui vaut parfois, dans les milieux gouvernementaux, des critiques aigres-douces à l’égard de la direction de la SNCF à qui on reproche une gestion trop capitaliste du patrimoine. Mais il appartient au gouverne ment de prendre ses responsabilités dans les objectifs et les contraintes qu’il assigne à la SNCF, réplique- t-on au siège. Brader les biens de l’entreprise irait à l’encontre de ses intérêts, et la tutelle aurait tôt fait de rappeler à l’ordre la direction si elle s’engageait dans cette voie.

La stratégie de ces dernières années apparaît dictée comme dans bien d’autres secteurs à la SNCF par le développement de la grande vitesse. En quatre ans, plus de 2 000 hectares ont été acquis, en grande partie pour les besoins de la ligne nouvelle du TGV Atlantique. Le montant des acquisitions pour cette ligne a atteint 170 millions de francs (l’ensemble des opérations domaniales ayant coûté 380 millions). Mais il y eut aussi l’achat et l’équipement du site de Valenton entrant dans le cadre de la réorganisation du Sernam, une opération pour laquelle une enveloppe de 500 millions de francs a été dégagée. Et au titre des grandes transformations, le nouvel atelier du Landy pour le TGV Nord… Au chapitre des cessions, près de 1 800 hectares ont été vendus, pour un montant supérieur à 2,2 milliards de francs. Pour la seule région parisienne, les cessions ont représenté plus de la moitié de ce total. Pour contribuer à la réalisation du contrat État-Ville de Paris signé en 1984 et portant sur la réalisation de 10 000 logements sociaux, la SNCF s’était engagée à libérer les 50 hectares qu’elle avait promis 10 ans plus tôt. Promesse tenue. En additionnant les emprises de Reuilly, Bel-Air, Montempoivre, Chevaleret, la Chapelle-Évangile, Bercy-Lachambaudie, Grenellemar chandises, l’Îlot Chalon, l’Îlot Corbineau, et la gare marchandises de Belleville-Vil lette, la SNCF a dégagé une trentaine d’hectares. Ces dix opérations – qui ont été les plus importantes mais pas les seules – ont rapporté au total 1,35 milliard de francs. Il y eut aussi la gare de Tolbiac (13 hectares libérés), la plateforme de la ligne de la Bastille, et près de 9 hectares vendus au début de la décennie sur Charonne, Vaugirard et Grenelle. Toutes les cessions n’ont pas cette importance. Ainsi, pour l’autre partie des transactions réalisées sur les quatre dernières années pour une valeur de l’ordre de 850 millions de francs, on ne dénombre pas moins de 1 500 à 2 000 opérations par an, menées entre autres à Grenoble, Biarritz, Nice, Saint-Pierre- des- Corps, Tours, Bordeaux-Saint- Louis. Et on peut encore citer la cession de la gare de Lyon-Brotteaux (transformée en hôtel des ventes) et des rotondes de Metz et de Béthune réorganisées en centres commerciaux après avoir été vendues. Dans cette multitude d’opérations, figurent aussi les ventes de gares désaffectées, de maisons de gardes-barrières, de magasins généraux et autres bâtiments voyageurs. Des bâtiments proposés aux enchères dans… les petites annonces de La Vie du Rail par exemple, à des mises à prix parfois limitées à 50 000 francs. Car la fermeture au trafic voyageurs de milliers de kilomètres de lignes d’intérêt local et l’abandon de nombreux points d’arrêt omnibus ont entraîné la vente de centaines de bâtiments. Les maisons de gardes-barrières ont été vendues par milliers. Annuellement, les antennes régionales du service des Domaines vendent de 2 000 à 2 500 bâtiments, principalement des maisonnettes de gardes-barrières. Et alors que le réseau comprenait 8 000 gares en 1938, il n’en existe plus aujourd’hui que 4 800. Elles forment en nombre la plus grosse partie des 5 400 bâtiments de la SNCF. Mais en surface, elles ne constituent que 16 % des « mètres carrés bâtis », selon l’expression consacrée. Au total, la société possède 2,9 millions de mètres carrés de planchers. Le patrimoine de gares est par ailleurs fort ancien puisque les trois quarts des établissements datent d’avant 1914. Cet héritage immobilier s’en trouve d’autant plus lourd à gérer et à entretenir. Mais depuis une dizaine d’années, plus de 200 gares importantes ont été rénovées : chaque année, la SNCF dépense environ 500 millions de francs pour la rénovation de ses gares et autant pour leur entretien courant.

Bien qu’elles soient les plus visibles pour le public, ces gares ne composent que la partie apparente de l’iceberg : 9 %, en valeur, du patrimoine immobilier de l’entreprise nationale. Il faut compter aussi avec les ateliers, les entrepôts et dépôts, et les voies. Dans certains cas, les emprises de la SNCF constituent des ensembles impressionnants, comme dans le XVIIe arrondissement à Paris où la mairie évalue à 30 % la proportion de l’arrondissement appartenant à la Société nationale. Compte tenu des prix allant de 20 000 francs à 70 000 francs le mètre carré dans le XVIIe suivant les quartiers, ces emprises de la SNCF représentent déjà une petite fortune sur un espace très limité. Toutefois, la direction des Domaines refuse le principe de la simple multiplication pour une approche de la valeur du patrimoine. Elle explique qu’une voie, même double, s’étire en longueur mais offre une largeur utile trop étroite pour que la valeur du terrain soit calculée comme s’il s’agissait d’un autre espace constructible, rétorque-t-elle. C’est vrai. Mais il existe bien d’autres manières d’employer les mètres carrés de voies : en les recouvrant d’une dalle comme dans le XVIIe arrondissement, ce qui a permis de créer 20 000 m2 d’espaces verts, d’aires de jeux, de crèches, ou de courts de tennis. Les dalles sont à la mode. On connaît celle de Montparnasse, et il y aura celle d’Austerlitz. Mais hormis certaines installations qui seront exploitées par la SNCF pour ses besoins ou pour la mise en valeur de ce nouveau patrimoine (comme la gestion de 700 places de parking dans la dalle Montparnasse), les surfaces disponibles seront mises à la disposition de la Ville de Paris.

M. CHLATACZ et G. BRIDIER La stratégie de Sceta-lmmobilier

Traditionnellement, la politique patrimoniale de la SNCF s’articule sur les besoins de l’activité liée au transport de voyageurs comme au trafic de marchandises. Mais au regard de ses statuts, il n’est pas de son ressort de mener elle-même des opérations immobilières. Elle n’a pas non plus vocation à se transformer en promoteur. Rien ne l’empêche toutefois de créer des filiales spécialisées et de les soutenir tant que celles -ci ne lui font pas courir des risques. Son holding de diversification, Sceta était tout prêt à lui offrir ses structures pour prospecter dans cette direction ; elles furent utilisées. Le processus fut progressif. Il démarra par la gestion des logements de cheminots. Aujourd’hui, un des outils les plus efficaces de la SNCF pour faire vivre son patrimoine est Sceta-lmmobilier. Dans son capital, aux côtés du holding Sceta (56 %), on trouve de grandes banques : Suez (12 %), le Crédit Lyonnais, la BNP, la Société Générale et Paribas (pour 8 % chacune). Cette société, qui a même travaillé pour l’armée, suit le marché et joue un rôle de pilote pour toutes les opérations immobilières. Elle ne se charge pas encore de la construction d’immeubles, mais elle pourrait bien y venir. Cette nouvelle fonction de promoteur pourrait même être inaugurée prochainement, pour de petites opérations à Chantilly ou Orry-la-Ville dans la banlieue parisienne. Des opérations sans risques. En revanche, Sceta-lmmobilier a déjà un rôle d’aménageur, pour transformer une zone ferroviaire en zone constructible avant de la proposer à des promoteurs. Une intervention rémunérée, qu’elle mène entre autres à Vincennes-Fontenay où la municipalité va créer une zone d’aménagement concertée (ZAC). Mais ce n’est pas, en l’occurrence, une « première » : Sceta-lmmobilier a déjà assumé ce genre de fonction, comme sur la ZAC d’Issy-les-Moulineaux. Pour les galeries marchandes, la société A2C (Amenagements de centres commerciaux) a été mise en place par Sceta et sa filiale FRP (France Rail Publicité), présentes à 50 % chacune. Autre outil de promotion : la société Sicorail qui a pour vocation d’assurer le financement des opérations immobilières et, plus généralement, des investissements immobiliers du groupe. Décidément, la gestion du patrimoine pourrait bien, grâce à ses nouveaux outils, prendre à l’avenir davantage d’ampleur. Et c’est aussi bien pour assurer une meilleure cohérence à l’intérieur du groupe que pour apporter une garantie supplémentaire aux futures opérations que Jacques Fournier, déjà à la tête de la SNCF, a tenu à coiffer également la casquette de président de Sceta. Quand la SNCF loge les cheminots La SNCF dispose de 96 300 logements. Même si, en propre, elle n’en possède que 21 000 (contre 45 000 encore en 1981), composés pour plus de 60 % de maisons individuelles, et localisés pour 85 % en province. La SICF, Société immobilière des chemins de fer français, en contrôle un peu plus de 71 300 dont 52 000 environ sont mis à la disposition de la SNCF. Créée en 1942, la SICF contrôle aujourd’hui cinq sociétés de HLM, au nombre desquelles La Sablière, bien connue des cheminots parisiens. La SICF lance chaque année de nouveaux pro grammes : par exemple, en 1989, 160 logements dans la ZAC du Chevaleret, à Paris. La SNCF peut compter en outre sur 14 500 logements réservés auprès d’organismes divers, et de 8 800 autres appartenant à la Société française de construction immobilière, dont la SICF possède 49 % du capital. Tout cheminot peut naturellement prétendre à un logement, même s’il n’est pas sûr de l’obtenir. Le parc immobilier du groupe SNCF-SICF n’est d’ailleurs pas exclusive ment occupé par des agents de l’entreprise. En ce qui concerne les logements SNCF, ils sont occupés à 70 % par des cheminots (60 % d’actifs, 10 % de retraités), à 17 % par des tiers, le reste n’étant pas occupé. Ceux de la SICF le sont dans une proportion semblable (71 % de cheminots, avec 54 % d’actifs et 17 % de retraités). Aujourd’hui 48 % des cheminots sont propriétaires de leur logement. Ils n’étaient que 32 % en 1978.

Quand la SNCF veut un hôtel Le bon bail à la construction, c’est l’option choisie par Guy Verrier, président de Sceta-lmmobilier, notamment pour les opérations dans l’hôtellerie. Cette activité réclame énormément de capitaux. Confrontée au nombre des projets, la SNCF doit procéder par sélection. Les investissements à consentir sur les grandes étapes des TGV ont la priorité. Frantour, du groupe SNCF, s’implique alors directement. Citons dernièrement l’Hôtel de la gare de Lyon, à Paris. Pour les autres investissements, Frantour est toujours consultée… mais pas toujours intéressée. En ce cas, des appels d’offres sont lancés auprès d’autres chaînes. C’est ainsi qu’un hôtel Arcade a été érigé à Mar seille sur des emprises SNCF. Même cas de figure à Nice et à Nantes. La SNCF ne perd pas ses terrains puisqu’elle… ne les vend pas. En recourant au bail à la construction, elle récupère le terrain et l’ensemble des installations au bout de 45 à 50 ans.

Lorsqu’on doit mener des programmes comme à Nice sur 6 400 m2 à côté de la gare, on doit faire preuve d’une sérieuse dose de professionnalisme. Ce programme particulier ne comprend pas moins, outre l’hôtel Arcade de 210 chambres, un parking de 600 places, une résidence para-hôtelière de 130 chambres, des bureaux sur 3 800 m2 et des commerces sur 1 800 m2. Rien n’empêche bien sûr de sous-traiter tout l’aménagement à des sociétés spécialisées. Mais Jacques Fournier considère que la SNCF a tout intérêt à ne pas passer par des spécialistes qui, au passage, prennent une commission. Autant en faire l’économie en mettant en place des centres d’études compétents et des hommes motivés, comme au sein de Sceta-lmmobilier. Les grands en-sembles ré-si-den-tiels et le boom de la cons-truc-tion des an-nées 1960 et 1970

Loin des clichés et pour peu que l’on veuille bien en analyser les qualités formelles et fonctionnelles, les grands ensembles pourraient révéler toute la pertinence et l’actualité de leur modèle et fournir ainsi des réponses intéressantes aux attentes des habitants et aux besoins en logements des métropoles ’environnement bâti dont nous héritons aujourd’hui a été façonné pendant le boom de la construction de l’après-guerre. 40% de l’ensemble des logements existants actuellement en Suisse ont en effet été construits entre 1946 et 19801. Cet héritage est particulièrement visible à la périphérie des villes et dans les banlieues où, parallèlement à la construction massive de maisons unifamiliales, de grands ensembles résidentiels et des immeubles de grande hauteur nous rappellent les changements qui ont eu lieu à cette époque. Le boom socio-économique en Suisse après la Seconde Guerre mondiale Dans les années 1950, le manque de logements constitue un problème important en Suisse, comme dans beaucoup d’autres pays européens, bien que le pays n’ait pas été touché par les destructions de la Seconde Guerre mondiale. Les villes et les installations industrielles demeurent en effet intactes, les relations de propriété et de pouvoir dans la société n’ont pas été modifiées et le système bancaire et le centre financier sont en pleine expansion3. Des années 1950 à la crise pétrolière de 1973, l’économie en plein essor et l’ouverture du marché du travail, accompagnées par la montée en puissance de l’Etat providence, vont de pair avec une augmentation rapide de la population (de l’ordre de 26%4), ainsi que du niveau de richesse et de revenu des ménages. Dans un contexte de confiance dans le progrès et l’innovation technologique, les biens de consommation comme le confort moderne deviennent accessibles à de nombreux foyers. Bâtir pour la famille nucléaire moderne

Ces évolutions s’accompagnent d’importants changements sociaux et culturels. De plus en plus de gens quittent la campagne pour les villes qui offrent plus d’opportunités d’emploi. Alors que les centres urbains concentrent les services et les commerces, le logement se développe en banlieue, provoquant les premiers phénomènes d’étalement urbain. La structure des ménages se modifie : les foyers comptant jusqu’à trois générations – assez courants dans les zones rurales – cèdent la place au modèle de la famille nucléaire, fondée sur la notion de couple. Une réglementation stricte et des politiques plus conservatrices en matière familiale, qui touchent aussi le secteur du logement, voient le jour. L’architecture et les structures spatiales des grands complexes d’habitation de l’époque reflètent ainsi la politique, les valeurs et les idéaux de ce nouveau modèle. En règle générale, le plan des appartements de l’époque propose une typologie standardisée, destinée principalement à un couple avec de jeunes enfants. Cependant, ces standards s’accommodent mal d’autres modes et phases de la vie.

Rationalisation, préfabrication: les entreprises générales deviennent des acteurs majeurs de la construction

Dans la période d’après-guerre, les processus de construction sont rationalisés et la préfabrication industrialisée est largement appliquée pour répondre en peu de temps à un besoin urgent de construction d’immeubles. Les logements répondent généralement à de nouvelles exigences techniques. Toutefois, le recours à de nouveaux matériaux et méthodes de construction n’a guère été accompagné de considérations sur le processus de vieillissement des bâtiments. La dynamique de la construction de logements et la planification de grands ensembles résidentiels sont alors portées par des entreprises générales qui deviennent des acteurs importants de l’industrie du bâtiment à l’époque5. Le libéralisme économique et la structure politique fédéraliste de la Suisse pourraient expliquer la faible participation de l’Etat et l’importance du secteur privé dans la construction des logements et l’industrialisation du bâtiment. Dans les grandes villes, des complexes de logements subventionnés par l’Etat sont également construits par des coopératives ou des organismes communaux, mais leur proportion reste faible par rapport aux ensembles réalisés par des entreprises privées.6

Avant la première Loi nationale sur l’aménagement du territoire introduite en 1980, la planification urbaine et territoriale, notamment en dehors des centres-villes, est déficiente, voire inexistante, et rarement coordonnée. En outre, le droit foncier, qui favorise la propriété privée et la parcellisation de terrains, est un moteur important de développement de la construction.7 Ce manque d’une culture de planification et la disponibilité des terrains constituent les raisons principales de la localisation périphérique des grands ensembles résidentiels. Crise et critique

Après la crise pétrolière de 1973, le produit intérieur brut de la Suisse a chuté d’environ 7,4%, entraînant une érosion de l’emploi de 8 % et des effets dramatiques sur le marché de la construction.8 Avec l’émergence des mouvements écologistes, l’opinion publique évolue progressivement, notamment sur la question des grands ensembles, qui incarnent alors l’échec d’une croyance radicale dans la croissance illimitée. Pendant cette période, les idéaux familiaux traditionnels commencent également à se fragmenter et la structure des ménages évolue. Les villes et la population ne connaissent pas la croissance prévue et les grands ensembles restent souvent de grandes îles de béton à la périphérie des villes, entourées d’infrastructures locales déficientes. Les mêmes phénomènes, de plus grande ampleur, se retrouvent en France, en Allemagne et en Italie.

Dans tous ces pays, une même critique s’élève contre ces ensembles résidentiels. Généralement formulée sans connaissance réelle des lieux et des personnes qui y vivent, elle s’en prend à leur anonymat (supposé), à l’atmosphère froide, inhospitalière et monotone censée y régner et à la spéculation foncière qui aurait présidé à leur construction.

Marginalisation Cette critique a des répercussions dans les domaines de l’architecture et du secteur de la construction. Elle signe la fin des complexes de logements à grande échelle (les derniers projets encore en cours à la fin des années 1970 ont été planifiés antérieurement). Dans les années 1980 et 1990, avec l’apparition des premiers défauts de construction, certaines propriétés commencent à perdre de la valeur. Une tendance au retour en centre-ville, y compris pour les classes moyennes, ainsi que les processus de gentrification, ont encore accentué le phénomène de marginalisation des grands ensembles. En outre, les statistiques montrent une disparité sociale grandissante en Suisse depuis les années 1980, qui se reflète dans l’augmentation de la ségrégation socio-spatiale. Les personnes défavorisées, poussées vers la périphérie au cours des dernières décennies, vivent souvent dans les grands complexes préfabriqués qui leur offrent désormais des loyers abordables. Vu de l’intérieur: le complexe Telli à Aarau

Le complexe résidentiel Telli a été construit dans les années 197010 dans une ancienne zone industrielle d’Aarau, pour répondre à un besoin urgent de logements lié à la croissance des secteurs de l’industrie et des services dans la région. L’ensemble a été planifié par Hans Marti + Kast architectes. En 1975, quelques années après le début de la construction, l’entreprise générale en charge du projet, Horta AG, fait faillite du fait d’investissements spéculatifs ainsi que de la crise économique. Les autorités locales et plusieurs nouveaux propriétaires assurent la continuité du chantier, moyennant quelques adaptations par rapport au plan initial. Les quatre barres d’habitation, dont certaines atteignent 19 étages, comptent 1260 appartements et marquent la petite ville de leur présence. La proportion des habitants de Telli par rapport à la population de la ville était à la fin des années 1970 d’environ 25%. Avec 2400 habitants, elle est aujourd’hui de 12 %, après la fusion d’Aarau avec une autre municipalité.11

Conscients des critiques de l’époque à l’encontre des grands ensembles (« villes-dortoirs » aux infrastructures insuffisantes et aux espaces extérieurs monotones), les architectes et les planificateurs des bâtiments Telli ont intégré de nombreuses installations communautaires. L’ensemble fonctionne comme un quartier urbain autonome, relié au centre-ville par les transports publics. En outre, une attention particulière a été apportée à la conception des espaces extérieurs : le trafic automobile souterrain préserve un parc et ses arbres anciens qui s’étend entre les grands bâtiments.

En raison de la faillite de Horta AG, les blocs sont désormais la propriété de diverses entités privées, communales et coopératives. Un cinquième des appartements est également en propriété. Dans les années 1970, ces divers propriétaires ont signé un contrat pour la construction et l’entretien d’équipements collectifs, mais son cadre juridique complexe et l’absence d’organisme de contrôle de son application ont entraîné le désengagement progressif de certains propriétaires et le surinvestissement des autres dans l’entretien d’équipements coûteux. La gestion des rénovations dans cette structure de propriété mixte apparaît aujourd’hui comme un défi pour l’avenir de cet ensemble. Jusqu’à présent, les travaux de rénovation ont été effectués par chaque propriétaire individuellement et les propriétaires privés ont tendance à bloquer les rénovations coûteuses des équipements collectifs et des espaces extérieurs.

Cette structure de propriété complexe a également conduit à un mélange social particulier. Les résidents sont d’origines sociales et géographiques diverses (49 nationalités différentes). Il y a une quinzaine d’années, les rapports sur le Telli ont insisté sur les problèmes de ce quartier, qualifié de hotspot. Au delà des stéréotypes relayés par ces études, le Telli fait face à des disparités sociales croissantes. En 2002, la ville d’Aarau a donc lancé un projet de développement communautaire sur une durée de six ans. Le centre communautaire joue toujours un rôle crucial dans la poursuite de ce programme et sert de plate-forme d’intégration pour les activités sociales dans le quartier.

Probablement en raison de sa taille massive et de son apparence, le Telli a toujours eu une mauvaise réputation. Contrairement à cette image négative, les résidents soulignent ses qualités, s’identifient au lieu et en sont fiers. Pour eux, les appartements attrayants et abordables, les équipements communautaires et les espaces verts généreux, les relations de voisinage, et l’emplacement à la fois proche du centre-ville ainsi que du secteur récréatif de l’Aar, constituent des atouts remarquables. L’actualité d’un modèle

Un regard plus attentif sur le Telli et d’autres grands ensembles montre que les réalités quotidiennes sont beaucoup plus complexes que les clichés répandus sur ces typologies bâties. Lorsqu’on réfléchit à l’avenir de cet héritage construit, il est donc important de s’éloigner des images réductrices et de considérer les acquis du passé, ainsi que l’expérience et les perspectives diverses des acteurs locaux. La densification urbaine est un sujet d’actualité pour les villes suisses et les architectes et planificateurs discutent de la construction de nouvelles typologies à grande échelle en remplacement d’anciens bâtiments. La croissance urbaine et la gentrification en cours augmentent le besoin de logements de bonne qualité et abordables dans les villes. L’histoire et l’héritage des grands ensembles résidentiels des années 1960 et 1970 donnent l’occasion de repenser la conception de structures denses et leur articulation avec des espaces urbains ouverts, des équipements communautaires et des infrastructures. Mais cela permet aussi de mieux comprendre l’image que produit l’architecture et les effets d’une mauvaise perception d’un ensemble résidentiel par le public. Enfin, nous pouvons appréhender les stratégies de gestion et de vie dans des grands ensembles résidentiels au cours du temps, en tenant compte des contextes locaux spécifiques et des besoins du 21e siècle. @ Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke

archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ...

museedelacartepostale.fr/blog/ -'être agent de gestion locative pour une office H.L.M. en 1958' , les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée- les films du MRU içi www.dailymotion.com/video/xgj74q présente les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive

e Logement Collectif* 50,60,70's, dans tous ses états..Histoire & Mémoire d'H.L.M. de Copropriété Renouvellement Urbain-Réha-NPNRU., twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.

Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

   

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

Le Joli Mai (Restauré) - Les grands ensembles BOBIGNY l Abreuvoir www.youtube.com/watch?v=eUY9XzjvWHE … et la www.youtube.com/watch?v=hK26k72xIkU … www.youtube.com/watch?v=xCKF0HEsWWo …

Genève Le Grand Saconnex & la Bulle Pirate - architecte Marçel Lachat -

Un film de Julien Donada içi www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=4E723uQcpnU … … .Genève en 1970. pic.twitter.com/1dbtkAooLM è St-Etienne - La muraille de Chine, en 1973 ce grand immeuble du quartier de Montchovet, existait encore photos la Tribune/Progres.

www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48 …, - la tour 80 HLM située au 1 rue Proudhon à Valentigney dans le quartier des Buis Cette tour emblématique du quartier avec ces 15 étages a été abattu par FERRARI DEMOLITION (68). VALENTIGNEY (25700) 1961 - Ville nouvelle-les Buis 3,11 mn www.youtube.com/watch?v=C_GvwSpQUMY … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline Montreynaud la ZUP de Raymond Martin l'architecte & Alexandre Chemetoff pour les paysages de St-Saens.. la vidéo içi * Réalisation : Dominique Bauguil www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo … … - www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije l'industrie du bâtiment.

la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty

la construction des Autoroutes en France - Les liaisons moins dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije Cardem les 60 ans de l'entreprise de démolition française tres prisée des bailleurs pour les 80, 90's (1956 - 2019) toute l'Histoire de l'entreprise içi www.youtube.com/watch?v=Yyf1XGvTZYs - 69 LYON & la Cardem pour la démolition de la barre 230 Quartier la Duchère le 2 juillet 2015, youtu.be/BSwidwLw0NA pic.twitter.com/5XgR8LY7At -34 Béziers - C'était Capendeguy le 27 janv 2008 En quelques secondes, 450 kg d'explosifs ont soufflé la barre HLM de 492 lgts, de 480 m, qui laissera derrière elle 65.000 tonnes de gravas. www.youtube.com/watch?v=rydT54QYX50 … … Les usines Peugeot - Sochaux Montbéliard. 100 ans d'histoire en video www.youtube.com/watch?v=X4w3CxXVAyY … - 42 LOIRE SAINT-ETIENNE MONTREYNAUD LA ZUP Souvenirs avec Mascovich & son clip "la tour de Montreynaud" www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE …

Villeneuve-la-Garenne, La Caravelle est à mettre au crédit de Jean Dubuisson, l’un des architectes les plus en vue des années 1960, www.dailymotion.com/video/x1re3h5 via @Dailymotion - AMIENS les HLM C'était le 29 juillet 2010, à 11h02. En quelques secondes, cette tour d'habitation s'est effondrée, détruite par implosion. Construite en 1961, la tour avait été vidée de ses habitants quelques années auparavant. www.youtube.com/watch?v=ajz2xk5KBNo … … - Les habitants de Montreynaud parlent de leur quartier et de cette destruction entre nostalgie et soulagement içi en video www.dailymotion.com/video/xmiwfk - Les bâtiments de la région parisienne - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/CAF96034508/les-batiments-de-la-region-p... … via @Inafr_officiel - Daprinski - George Michael (Plaisir de France remix) www.youtube.com/watch?v=sJeH-nzlj3I

Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes

Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt

www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...

Official Trailer - the Pruitt-Igoe Myth: an Urban History

www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc 1956 en FRANCE - "Un jour on te demanda de servir de guide, à un architecte en voyage d etudes, ensemble vous parcourez la Françe visitant cité jardins, gratte ciel & pavillons d'HLM..." @ les archives filmées du MRU www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Villages de la Françe cité du Soleil

Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..

passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document Gwenaëlle Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... mémoire2cité & l'A.U.A. - Jacques Simon (1929 - 26 septembre 2015) est un architecte paysagiste formé à l'École des beaux-arts de Montréal et à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre", Jacques SIMON, paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, réalise avec eux des installations paysagères éphémères principalement dans des champs et visibles du ciel. Avec sa palette d'artiste, Jacques SIMON réinvente des paysages comme les agriculteurs eux-aussi à leur façon les créent et les entretiennent. Le CAUE du Rhône vous invite à venir découvrir ses travaux au travers d'un kaléidoscope de photographies empreintes de spontanéité, de fraîcheur et d'humour. Cette exposition nous interpelle sur le caractère essentiel d'une nature changeante, fragile, sur l'importance d'une activité agricole diversifiée et sur la nécessaire évolution du métier de paysan. Elle nous amène aussi à voir et à interpréter ce que l'on voit, elle éveille en nous le sens de la beauté du paysage en conjuguant les différen

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