View allAll Photos Tagged fut...

“This designer’s conception shows some of the applications of an advanced Space Operations Center, currently being studied by Boeing Aerospace Company for NASA. This advanced version of the spaceport shows the Space Shuttle unloading some of the modules which would comprise the system. Those modules include living and command control quarters; warehouses for food, water and hydrazine, and service areas containing batteries and other necessary supplies. Other areas of this advanced concept include hangars for spacecraft, solar panels to provide power for the station, and construction equipment to handle large structures. The large structure containing several antenna reflectors is a communications platform which is about to be assembled to an Orbital Transfer Vehicle for a flight to a higher orbit in space.”

 

Note the interesting truss-work crane/RMS-like device, complete with grappling arms(?), directly "above" the nose of the orbiter. Although the grappling arms, if that’s even what they are, appear to be extending from a secondary, smaller truss-like structure…so I’ve probably misidentified this thing. To complete the descent into this particular hole, the two antennae-looking protrusions, also in the immediate vicinity, look like the work lights associated with Grumman’s Manned Remote Work Station. So, that’s what’s going on here…my final answer. 😉

 

8.5” x 11”.

 

Another gorgeous work by Boeing’s John J. Olson. I find the “sketchy/first draft/work-in-progress” appearance to be interesting, this being just one of several like this that I’ve posted.

  

See also:

 

spacearchitect.org/portfolio-item/boeing-space-station-de...

 

Specifically:

 

spacearchitect.org/wp-content/uploads/2020/04/1-Space-Ope...

Both above credit: SpaceArchitect.org. website

 

www.astronautix.com/s/spaceoperationscenter.html

 

Specifically:

 

www.astronautix.com/graphics/s/soc81nw.jpg

Both above credit: Astronautix website

ENGLISH :

The current Doges Palace was built in 1340 and housed the Doges until 1797. Seat of the Venetian administration, it centralized legislative, executive and judicial powers.

Eldr Fut tag on a colorful old building in the Honmachi area of Tokyo, Japan.

Un domaine au cœur de l’Histoire

Façonnée du Moyen Âge au XIXe siècle par ses différents propriétaires, l’histoire du Domaine de Chantilly est intimement liée à l’Histoire de France.

  

Au Moyen Âge

Le château fut au départ un bâtiment fortifié construit sur un rocher parmi les marécages de la vallée de la Nonette et contrôlant la route de Paris à Senlis.

Les Bouteiller sont les premiers seigneurs de Chantilly. La guerre de Cent Ans ravage la région. Le château fortifié est pillé lors des Jacqueries dès 1358.

La famille d’Orgemont acquiert le domaine en 1386 et fait édifier une véritable forteresse. Dès lors, le domaine ne sera plus jamais vendu, mais hérité. En 1484, Guillaume de Montmorency reçoit ce domaine en héritage.

  

À la Renaissance

Le connétable Anne de Montmorency, compagnon d’armes et ministre de François 1er, est propriétaire du château de Chantilly.

Suite aux guerres d’Italie, pendant lesquelles il a pu admirer de nombreux palais, il décide de faire construire par l’architecte Jean Bullant un château de plaisance dans le style de la Renaissance française, adaptation du style de la Renaissance italienne.

  

Époque classique

Henri II de Montmorency est décapité au début du XVIIe siècle pour s’être révolté contre Richelieu, ministre de Louis XIII. En 1632, le château est alors confisqué par le roi. En 1643, il est restitué à Charlotte de Montmorency, épouse d’Henri II de Bourbon, prince de Condé.

Louis II de Bourbon, leur fils, dit "le Grand Condé", et cousin du roi, organise à Chantilly une vie de cour aussi brillante que celle de Versailles en conviant tous les plus grands artistes de son temps : Molière, Racine, La Bruyère, La Fontaine, Bossuet... C’est ainsi que Le Nôtre aménage de somptueux "jardins à la française".

  

Au Siècle des Lumières (XVIIIe siècle)

1719 : Louis-Henri, duc de Bourbon, fait construire par son architecte Jean Aubert sur la base de l’ancien château-fort un nouveau bâtiment de style classique, ainsi que les Grandes Écuries. L’architecte met également en place l’urbanisme d’une partie de la ville de Chantilly.

Après 1740 : Louis-Joseph, prince de Condé, poursuit l’œuvre de son père : construction du Hameau, du théâtre (aujourd’hui disparu), du Jeu de Paume et du château d’Enghien.

  

À la Révolution

1793 : Démantèlement du domaine par la vente des terres et achat du château par la Bande Noire (démolisseurs) afin de raser les bâtiments et d’en vendre les pierres. Ils ne démoliront que le Grand Château.

1804 : Le jeune duc d’Enghien est fusillé sur ordre de Bonaparte. Avec lui s’éteint la lignée des Bourbon-Condé.

  

Au XIXe siècle

1830 : Le duc de Bourbon ayant perdu son fils, le duc d’Enghien, choisit comme héritier son petit-neveu, Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897) et fils du roi Louis-Philippe.

1875 : Le duc d’Aumale décide de reconstruire le Grand Château afin d’y abriter ses collections et fait appel à l’architecte Honoré Daumet.

1886 : Sans héritier (ses deux fils sont morts jeunes), le duc d’Aumale lègue la totalité de son domaine à l’Institut de France.

17 avril 1898 : Conformément à la volonté du duc d’Aumale, et moins d'un an après sa mort, le domaine ouvre ses portes au public sous le nom de "musée Condé".

Deux valeureux FFI tondent une femme assisse sur un chaise dans une cour, à droite un civil les mains dans les poches.

Localisation: camp dépendant de Vichy dans l'ancien hôtel du Mesnildot de la Grille, de nos jours, l'Institution Sainte Marie, 18 rue des Religieuses à Valognes (Manche), voir ici:

www.flickr.com/photos/mlq/32398922890/in/photolist-RmYX1N

et

www.wikimanche.fr/H%C3%B4tel_du_Mesnildot_de_la_Grille

La femme est sur 7 photos et sur un film, voir ici:

www.flickr.com/photos/mlq/32533578700/in/photolist-RyT6uG

Voir le reportage de Ralph Morse:

www.flickr.com/photos/tags/tonduesvalognes

Informations recueillies sur le camp:

1- Source: Le temps du trouble, Penser/Rêver N°20, Editions de l'Olivier,automne 2011.

penser-rever.com/numeros-parus/

"On lit dans le livret du Souvenir du Centième Anniversaire de l'installation des Écoles catholiques dans l'hôtel du Mesnildot de la Grille à Valognes (1896-1996):

En 1935. Mlle Fumet dirigeait 149 filles réparties en six classes. Mais en 1940 l'arrivée des troupes d'occupation allemandes allait détruire cette efficace organisation. Arrivées pendant les vacances scolaires ces troupes trouvant des locaux vides, en prirent possession. C'est le 3e Panzer Jorger Abteilung de la 216 Division (il doit s'agir de la 3.Kp/Panzerjäger Abteilung 216, 216.ID) qui s'y installa. Il construisit une baraque dans la cour d'entrée pour servir de prison : ils y logèrent des Français résistants ou simplement suspects: mais surtout des prisonniers destinés à assurer à l'agence TOD (sic) (en fait TODT) de la main-d'œuvre pour la construction du Mur de l'Atlantique. Parmi ceux-ci il y avait des juifs allemands venant de divers camps de concentration. Cette baraque était alignée le long du mur bordant la rue Pelouze."

2- Source:

www.libellus-libellus.fr/article-valognes-une-petite-vill...

La réalité du camp de Valognes - affecté aux Juifs, aux Tsiganes, aux homosexuels, des conditions insupportables de détention, de l'emploi des prisonniers au mur de l'Atlantique où ils étaient traités en esclaves, des promenades du dimanche en ville, est attestée par des témoignages, notamment celui de Karl-Georg Roessler, No time to die : A Holocaust survivor's story, Davies Publishing, 1998.

Le camp de Valognes fut le seul où la stérilisation ait été pratiquée en France, comme l'établit l'historien Martin Gilbert, Atlas de la Shoah (Atlas of the Holocaust), L'Aube, 1982 - préface de Bernard Kouchner, postface de Jean Kahn - carte 182, p. 141.

A Valognes même, l'Institution Sainte-Marie n'a pas dissimulé ce moment de son histoire : il est clairement rapporté à la page 15 de la plaquette éditée en 1996 à l'occasion du Centième Anniversaire de l'installation des Ecoles Catholiques dans l'Hôtel du Mesnildot de la Grille.

3- Source:

fr.wikipedia.org/wiki/Valognes

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un lieu d'internement y fut établi, dans lequel des femmes tsiganes furent stérilisées de force.

que vienne la douceur du printemps,

la langueur de l'été,

la splendeur de l'automne...

_IMG5339

Le Grand théâtre est un merveilleux exemple de théâtre romain construit au IIème siècle av. JC, dont la scène fut par la suite transformée. Sa typologie se réfère aux théâtres grecs dans la mesure où son architecture s’adapte à la forme naturelle du terrain. Agrandi à l’époque d’Auguste par les duumvirs Marcus Holconius Rufus et Marcus Holconius Celer, il pouvait être couvert par un velarium, mais ne possédait pas d’équipements stables comme l’Odéon. Sa capacité pouvait atteindre les 5 000 places pour y jouer des comédies et des tragédies.

 

Une particularité de ce théâtre était le fond dont la scène bénéficiait avec vue sur la splendide couronne de montagnes situées à l’arrière-plan de Pompéi. Dans sa partie sud, une colonnade était destinée à accueillir les spectateurs durant les entractes ou au terme de représentations. Des éléments qui le constituaient, il ne reste aujourd'hui que les gradins inférieurs (ima cavea), recouverts de plaques de marbre et destinés aux personnages les plus importants de la ville. Une petite partie de la zone moyenne de la cavea (media cavea), ainsi que les vestiges de la scène romaine typique avec niches et édicules, a été restaurée après le tremblement de terre de 62 après JC, mais les réparations n’étaient pas encore achevées, les gradins et une grande partie de la scène n’étant pas reconstruits. Trois portes permettaient aux acteurs de passer à l’arrière, dans le postscaenium utilisé comme vestiaire. Des restes de bassins retrouvés au cours de tentatives de fouilles au-dessous du niveau de l’orchestre qui, contrairement à l’ancien usage grec, n’était pas utilisé pour les représentations scéniques, prouvent l’utilisation de jeux d’eau, particulièrement répandus dans le monde romain (cf. wikipédia, merci à la Surintendance de Pompéi pour la photo).

 

Intérieur du château de Jabrin.

Avec une vue imprenable sur la plaine, le château de Jabrin (1675) illustre bien l'architecture résidentielle et bénéficie d'un état de conservation et d'entretien remarquable. Ce château fut une importante école d'astrologie, de médecine et de loi islamique. Jabrin est également célèbre pour ses plafonds peints de motifs floraux.

Saint-Jouin-de-Marnes (Deux-Sèvres)

Commune de Plaine-et-Vallées

  

Abbaye Saint-Jouin.

  

Collatéral.

 

Les collatéraux sont voûtés en berceau, alors que la nef est voûtée de croisées angevines comme la cathédrale de Poitiers.

  

Fondée au IVe siècle, elle fut reconstruite entre 1095 et 1130, puis fortifiée au XIVe siècle. Ce fut une abbaye opulente durant le Moyen Âge. L'église abbatiale est l'un des signes de cette prospérité, elle fut construite sous l'impulsion du moine Raoul qui devint abbé aux environs de 1100. Chef-d’œuvre de l’art roman poitevin aux dimensions exceptionnelles, elle appartenait à un ensemble grandiose dont il subsiste notamment la galerie sud du cloître gothique et le bâtiment conventuel du XVIIe siècle.

  

L'abbaye romane était à l'origine un ermitage où vécut Jovinus (saint Jouin). Jovinus serait originaire de Mouterre Silly* dans la Vienne. Le bourg gallo-romain de Silly (Sigiliacum ou Siliacum) serait le lieu de naissance de Maximin de Trèves (mort le 12 septembre 346) qui était un des frères de Jovinus et qui deviendra évèque de Trèves (Land de Rhénanie)**.

Jovinus, le plus jeune des trois frères (il avait 3 frères et une soeur), se retira pour vivre en ermite dans un lieu appelé Ension, près de Loudun, au milieu des marais de la Dive***. L'endroit était plutôt hostile, mais traversé par une voie romaine allant de Poitiers à Angers et Nantes, connue sous le nom de chemin de Saint-Hilaire (qui en est une partie). Rejoint par des disciples, Jovinus y fonda un monastère vers 342.

 

En 507, Clovis****, le premier roi chrétien, à la bataille de Vouillé, près de Poitiers, soumet les Wisigoths qui sévissaient dans la région (le roi des Wisigoths Alaric II y est tué), et pu réunir l'Aquitaine aux possessions franques.

 

Au cours du VIIe siècle, Martin de Vertou est nommé archidiacre par l'archevêque de Nantes, Félix. Il est chargé d'évangéliser la région nantaise et le Poitou. Sa mission l'amène à Ension où la vie communautaire est déjà bien réglée - les religieux y suivent la règle des ascètes de l'Orient - , et y impose la règle de Saint-Benoît comme modèle de vie communautaire. Il est possible que saint Martin de Vertou fut lui-même abbé d'Ension.

 

Durant les guerres du roi franc Pépin contre le duc d'Aquitaine (Waïfre?), au VIIIe siècle, l'abbaye eut beaucoup à souffrir et la discipline se relâcha. Décadence monastique que l'on retrouve à Saint-Martin-de-Tours et à saint-Hilaire-de-Poitiers. Les moines finissent par abandonner leur règle pour suivre celle des chanoines. "Tout en usant du cloître et du réfectoire commun, chacun avait obtenu le droit de propriété, son patrimoine et la jouissance des bénéfices ecclésiastiques. La règle des chanoines réguliers ne les obligeait pas à la résidence perpétuelle, ni à l'abstinence des viandes, ni à des jeûnes aussi fréquents, ni enfin à la pauvreté volontaire" ( L'Abbaye d'Ension ou de Saint-Join-De-Marne / Abbé A. Lerosay - 1915). Cette transformation de la vie monastique d'Ension dut subsister près d'un siècle.

 

Dans le deuxième quart du IX ème les Vikings débarquent sur nos côtes, obligeant maints monastères à fuir devant eux. Le monastère de Saint-Jouin-de-Marnes fut épargné car il se trouvait éloignée des rivières navigables et devint ainsi un refuge pour les moines chassés de leur monastère par les Normands. Les moines de Saint-Martin-de-Vertou abandonnent ainsi leur monastère en juin 843, en emportant avec eux le corps de leur illustre fondateur, pour se réfugier à Ension. Les chanoines d'Ension étaient alors gouvernés par un prévôt nommé Fulrade. Lorsqu'ils virent arriver les moines de Vertou, conduits par leur abbé Rainaldus, réclamant l'hospitalité, les chanoines de Saint-Jouin, craignant que les moines de Saint-Martin ne leur imposent le retour à l'ancienne règle de Saint-Benoît, refusèrent de les recevoir. Les moines de Vertou implorèrent le recours du roi d'Aquitaine Pépin II qui accepta la requête. Il ordonna que le monastère d'Ension soit remis entre les mains des moines de Saint-Martin de Vertou et que les chanoines qui l'occupaient reprennent la vie monastique régulière, et que ceux qui refuseraient seraient chassés. Il envoya au comte de Poitou un mandement de mettre cet ordre à exécution. Après avoir installé les moines de vertou à Ension, Rainaldus entama la réforme religieuse de l'abbaye, en y réaffirmant la règle de saint Benoît qui était tombée en désuétude, et entreprit la restauration des constructions.

 

L'église primitive, dédiée à saint Jean l'évangéliste, est élevée sur l'emplacement actuel en 878. Beaucoup de réfugiés apportèrent à Ension de précieuses reliques, ce qui fit de Saint-Jouin une destination prisée par de nombreux pèlerins, les pélerins faisant la prospérité de l'abbaye qui devint l'une des plus puissantes du Poitou.

 

L'ancienne église carolingienne ne pouvant accueillir le flux grandissant des pélerins, un nouvel édifice fut construit à la fin du XIe siècle et pendant les premières décennies du XIIe. A la fin du XIIe siècle, les moines de Saint-Jouin placèrent à leur tête, un moine qui jouissait alors d'une très grande réputation de sainteté, Raoul de la Fustaye (né à la Futaie, en mayenne). Celui-ci posa la première pierre de l'église abbatiale actuelle en 1095. La construction sera achevée 35 ans plus tard*****.

 

En 1337, alors que l'abbaye de Saint-Jouin est sous l'administration de l'abbé Guillaume Chabot, commence la Guerre de cent ans qui devait durer jusque 1453.

 

En 1356 la région tombe aux mains des Anglais******. Pendant la période de 1369 à 1374, les garnisons anglaises et françaises couraient et pillaient la région. Durant cette période, les moines de Saint-Jouin résolurent de fortifier leur abbaye pour se mettre à l'abri des surprises des gens de guerre.

 

Le territoire est repris par Bertran Duguesclin, le « Dogue noir de Brocéliande », après la victoire de Chizé (Deux-Sèvres), le 21 mars 1373. La victoire des Français et des Bretons sur les Anglais met fin à la domination anglaise sur le Poitou.

 

En 1447, l'abbaye de Saint-Jouin est restaurée.

 

Dans la seconde moitié du XVe siècle, les victoires de Charles VII ayant ramené la paix et la sécurité, l'abbé de Saint-Jouin, Bernard de Féletz, ne songea pas seulement à l'abbaye, mais voulut aussi rendre au bourg la prospérité, que les malheurs du début du règne de Charles VII avaient mis à mal. Il obtint du roi, le 12 novembre 1450, la création d 'un marche tous les samedis, et de deux foires, une le 1er juin à la fête de saint Jouin, et une autre le 24 octobre, à fête de saint Martin de Vertou. Le même abbé obtint encore du roi, le 22 mars 1458, deux nouvelles foires, le 22 août, octave de Notre-Dame (les huit jours après la fête religieuse) , et le 24 février, fête de saint Mathias.

 

En 1476, Pierre III d'Amboise, futur évêque de Poitiers, fait reconstruire le monastère et le cloître du XIIe siècle (dont il ne reste aujourd'hui que la galerie sud). Pierre III d'Amboise, envoyé très jeune à l'abbaye Saint-Jouin de Marnes, en devient l'abbé en 1467 (il a 17 ans)*******. Il sera nommé évêque de Poitiers par Louis XI en 1481, puis deviendra conseiller de Charles VIII. Pierre III d'Amboise dont le mot était "Toute diversité patience" (comme en témoignent les carreaux du pavement de son château épiscopal de Dissay), disposant des revenus de son riche diocèse, des abbayes de Saint-Jouin-de-Marnes, de Saint-Laon de Thouars, de Lyre (dans l'Eure), de Ferrières, et des prieurés de Rouvres et Parthenay-le-Vieux, fut extrèmement riche, ce qui lui permis d'être un grand mécène. On lui attribue la cinquième chapelle construite sur le collatéral nord de l’église Notre-Dame-la-Grande de Poitiers.

 

Les guerres de religion (1562-1598) ramènent les désordres et les pillages. Le 28 février 1568, une troupe protestante d'une centaine de cavaliers, en route pour la bataille de Moncontour, fait irruption à Saint-Jouin-de-Marnes. Elle pilla l'église, le palais abbatial, la "segretainérie" (ou secretainerie : sacristie), les autels, les ornements, les statues. L'abbé A. Lerosay signale dans les Mémoires de D. Fonteneau le compte rendu d'une enquête faite le 29 décembre 1594 sur ces brigandages :

« Miaître Jean Butaut, chirurgien, demeurant au bourg de Saint-Jouin-de-Marnes, âgé de soixante ans environ, témoin y produit, reçu fait serment de dire et déposer vérité. Avant vingt ans environ, un peu auparavant la bataille de Moncontour feust brûlée par les huguenots qui lors estoient au dit bourg de Saint-Jouin, et que non seulement l'églize feust brûlée, mais la maison abbatiale et maison de la segretainerie du dit lieu furent entièrement ruynées tant par le feu que par les dits huguenots, tant tous les papiers et enseignements de ladite abbaye furent partie consommes par le feu et partie à l'abandon, à qui en voulait prendre, voire traîner par les rhues, qui estoit chose pitoyable à voir "le désordre qui y estoit en ce moment et en la maison du dit segretain, ce que le déposant scait l'avoir vu et estait la multitude des dits huguenots telle que les pauvres habitants quand ils eussent voulu conserver aucuns des dits papiers, ou aul'tre chose die ladite abbaye, ils ne J'eussent osé faire, et 'bien savoir qu'e le dit Ozeron à cause de son dit office de segretain ».

« Semelle Mesnard, marchand demeurant au bourg de Saint-Jouin-de-Marnes, âgé de soixante ans environ, dit qu'il a souvenance que, un an auparavant la bataille de Moncontour... qu'il fust fait ruine à l'abbaye de Saint-Jouin-de-Marnes, par les huguenots qui estaient au dit lieu, et que au dit temps il fut fait un grand désordre par les dits huguenots, soit aux vêtements de l'église et des religieux qui furent transportés et la plupart consommés, soit les livres et enseignements de la dite église que l'on bruslait et dit bien savoir que la maison du dit segretain fut bruslée... » .

 

Le régime de la commende conduisait les monastères à la désorganisation, au laxisme et à la ruine. Un mémoire, présenté au SaintSiège sur l'initiative royale, constatait la décadence générale des anciens ordres religieux. Le 17 mai 1621, le pape Grégoire XV promulgua la bulle d’érection d'une nouvelle congrégation bénédictine placée sous le patronage de saint Maur, premier disciple de saint Benoît et, selon la tradition, introducteur de sa règle en Gaule. Cette nouvelle congrégation prétendait revenir à un régime monastique strict et à l’accomplissement fidèle de la vie bénédictine. Le 8 avril 1622, le pape Grégoire XV demande au cardinal François de La Rochefoucauld de superviser la réforme des Ordres religieux en France. La plupart des monastères bénédictins de France, à l’exception de ceux qui appartenaient à Cluny, rejoignirent peu à peu la nouvelle congrégation, qui atteindra son apogée dans les années 1690-1700 avec 190 monastères. Le 28 septembre 1655, le monastère de Saint-Jouin adopte la réforme de Saint-Maur, réforme apportée par l'évêque de Bayeux, François Servien, nommé abbé en 1646. François Servien fera réparer ou reconstruire les bâtiments. A sa mort en 1659, son neveu Augustin Servien, lui succédera.

 

Une période florissante s’ouvre pour l’abbaye, jusqu’au début du XVIIIeme siècle, où s’amorce un déclin de la vie monastique.

 

En 1755, l'ancien bâtiment du couvent a été détruit et un nouveau a été construit. Le nombre des religieux s'étant notablement abaissé, un couvent aux proportions plus restreintes s'imposait.

 

Le 16 juin 1765, un grand scandale affligeait les fidèles : Tous les religieux de Saint-Germain-des-Pré à Paris (31), sauf trois, osaient présenter à Louis XV une requête dans laquelle ils demandaient des modifications dans leur habit, la suppression de l'Office de nuit et de l'abstinence de viande, et d'autres arrangements pour l'élection des supérieurs et la stabilité des religieux. On demandait à tous les moines de la Congrégation de Saint-Maur de donner leur adhésion. Les religieux de Saint-Jouin reçurent, comme leurs collègues de la Congrégation de Saint-Maur, la requête, elle leur avait été adressée le 28 juin, dans le but de faire modifier les règles de l'Institution. Cette réforme n'avait pas l'approbation des supérieurs, ceuxci, au contraire, donnèrent l'ordre, dans toutes leurs maisons, de protester contre la requête. Les vingt-huit protestataires, blâmés par l'archevêque de Paris, remirent entre ses mains une formule de rétractation, mais un vent de liberté soufflait 24 ans avant la prise de la Bastille. Les partisans de la requête du 15 juillet obtinrent quand même le rétablissement d'un Bureau de littérature ayant pour but de faire refleurir les études dans l'ordre.

 

En 1768, Saint-Jouin-de-Marnes ne compte plus que neuf religieux. En 1770, la mense abbatiale******** fut unie au chapitre de Saint-Florentin d'Amboise, et Saint-Jouin, avec ses dépendances, fut adjugé aux chanoines d'Amboise. Le 9 novembre de la même année, l'abbé de Saint-Jouin-Marnes, M. de Chauvelin, démissionne, c'est le dernier abbé de Saint-Jouin.

 

La Révolution française de 1789 met fin à la vie monastique. L'abbaye est vendue par ordre de l'État, l'église est rendue au culte en 1795. Durant la Révolution française de 1789, l'abbaye est officiellement fermée et le bâtiment d'abbaye vendu comme bien national, en partie pour la démolition. Heureusement, l'église, elle, est épargnée...

  

* Mouterre-Silly serait composé de deux hameaux gallo-romains distant de 700 mètres.

 

** Le prédécesseur de Maximin, Agrice de Trèves (Agricius ou Agrippinus 327-335), était également poitevin et sans doute connu des parents de Maximin. Trèves était devenue l'une des capitale de la Tétrarchie au IIIe siècle. En 297, Lyon (Lugdunum) perd son rang de capitale des Gaules au profit de Trèves, il n'est donc pas étonnant que la certainement très patricienne famille de Maximin recommanda ce dernier à Agrice.

 

*** D'où le nom de Saint-Jouin-de-Marnes. Du nom du fondateur et de la proximité des marais.

 

**** Après avoir soumis les Alamans en 506, Les Wisigoths en 507, Clovis est porté en triomphe à Tours en 508 lors d'une visite au tombeau de saint Martin, il transfère alors la capitale du royaume des Francs à Paris. Il prend sa résidence au palais des Thermes sur l’Île-de-la-Cité et y meurt quelques années plus tard en 511. Le royaume des Francs s'étend alors du Rhin aux Pyrénées.

 

***** Raoul de la Futaie en 1095 était un simple moine, il deviendra abbé de Saint-Jouin vers 1113. En 1095, l'abbaye était probablement dirigée par Brixius (Brice), cet abbé assista, le 7 décembre 1099, à la dédicace solennelle de Saint-Nicolas de la Chaise-le-Vicomte fondée par les vicomtes de Thouars.

Aimery IV, vicomte de Thouars avait accompagné le duc de Normandie Guillaume (futur Guillaume le Conquérant) à la conquête de l'Angleterre, en 1066. Le deuxième corps de l'armée expéditionnaire, qui décida de la victoire, composé de Poitevins, de Bretons et d'Angevins, avait été placé sous le commandement d'Aimery de Thouars. Ce vicomte, en sa qualité de chef de corps, avait une part de butin considérable. Il est fort probable que l'entreprise de construction de la vaste basilique, initiée par le moine Raoul, n'aurait pu être menée à terme sans la participation des vicomtes de Thouars, générosité rendue possible par la défaite anglaise.

 

****** Le 19 septembre 1356, c'est la bataille de Poitiers. Elle oppose l'armée anglo-gasconne d'Édouard III, prince de Galles dit le Prince Noir à cause de la couleur de son armure, héritier de la couronne d'Angleterre et l'armée française du roi Jean II le Bon. C'est une victoire décisive du Prince Noir contre une armée française trois fois plus nombreuse. Le roi Jean et son fils Philippe sont capturés. Les conséquence pour le royaume de France sont désastreuses. La noblesse français, après Crécy (1346), est décimée pour la deuxième fois en une décennie.

  

******* Le pape Sixte IV, conféra la commende de Saint-Jouin à Pierre III d'Amboise lors de son élection comme évêque de Poitiers en 1481. Régime qu'il inaugura dans cette abbaye. Il conservait ainsi le bénéfice de l'abbaye, bien que n'y étant plus abbé. Il mourut à Blois le 1er septembre 1505 et fut enseveli au château de Dissay, résidence des évêques de Poitiers.

  

******** Mense abbatiale, revenu qui était la part de l'abbé, par opposition à la mense conventuelle, qui était la part des religieux.

  

fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Jouin_de_Marnes

nominis.cef.fr/contenus/saint/10925/Saint-Jouin.html

www.abbatiale-saintjouin-de-marnes.fr/lhistoire/

gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k668167

base-armma.edel.univ-poitiers.fr/monument/saint-jouin-de-...

donum.uliege.be/handle/2268.1/8132

  

La règle de Saint Benoît :

saint-hilaire-aude.fr/abbaye/la-regle-de-saint-benoit#:~:....

   

Fut time Barbie.

 

Please help me to ID the dress.

FUT 947C - ex Army 75BE70 - Austin "Champ" 4x4 utility new 1954. Lincolnshire Steam Rally on 21st August 2005

“Photo S83-28323 depicts activities in low Earth orbit. A ferry loaded with a stack of liquid hydrogen tanks is about to embark for the Moon. To the left of the ferry is a terrestrial fuel storage facility with stack hydrogen tanks on one end and a rack of oxygen tanks on the other. In the upper part of the picture is a representation of the LEO space station that (hopefully) will be NASA’s next major project. A Space Shuttle can be seen in the distance to the left of the station. In the lower right corner is a Shuttle External Tank brought into orbit with the Shuttle. As you know, the External Tank (ET) currently is dropped into the Indian Ocean in a separation maneuver just prior the attainment of orbit. Attached to the back of the ET pictured here is a tank full of hydrogen from Earth. The “dimple” in the lunar hydrogen tank allows it to be mounted on the rear of the ET on what is called the Aft Cargo Carrier. The white object next to the recently arrived hydrogen tank is the Teleoperator Maneuvering System, a robotic cargo handler operated from the Space Station.”

 

Neither here nor there, but the view below includes the Baja Peninsula, Mexico, Gulf of Mexico, Cuba & Florida, amongst others.

My idle/pointless curiosity and of course, rhetorical: I wonder if this space station was to eventually become a “Racetrack” configuration? Or, “Power Tower”? A combination of both? ¯\_(ツ)_/¯

 

Another gorgeous work by Pat Rawlings. I believe Mr. Rawlings has added to his library since last I visited. An amazing body of work:

 

www.patrawlings.com/images/large/E004.jpg

Credit: Pat Rawlings website

 

NEWS FLASH: Mr. Rawlings’ website has just been totally revamped (as of 29 October 2024). Unfortunately, for at least the moment, this particular image (and many others), have not conveyed. Hopefully, they eventually will.

 

utmb-ir.tdl.org/server/api/core/bitstreams/515452fc-7892-...

Credit: UTMB Health/Moody Medical Library website

La Vaudoise fut construite en 1932 pour son propriétaire Monsieur Eloi Giroud de Villeneuve. C'est la dernière barque de ce type qui fut construite sur le Léman pour le transport de marchandises. Le chantier de la Vaudoise se trouvait à Bret-Locum (côtes françaises du Lac Léman). Elle est munie de son gréement classique des barques dites "de Meillerie", soit 2 voiles latines et un foc. (Les barques du 18ème siècle ne possédaient pas de foc.)

Des reconstitutions de ces barques naviguent depuis l'an 2000 au Bouveret et à Thonon et dans peu de temps à Vevey.

longueur 22.65 mètres

largeur 6.90mètres

poids 30tonnes

Charge Max 30m3

surface des voiles140m2

 

Comme les autres barques du lac Léman, la Vaudoise transportait des matériaux tels que pierres, sable, gravier, bois, etc. C'est en 1948 que ces transports ont cessé. Cette année là, la Violette est rachetée par la Confrérie des Pirates d'Ouchy dans le but de conserver en état de naviguer la dernière barque à voiles latines du Léman.

Cette heureuse initiative revient au Dr. Francis Messerli décédé le 16 mars 1975.

En 1948 La Violette fut rebaptisée La Vaudoise. Elle évoque le temps où le Léman était vivant grâce à des barques qui le sillonnaient en se fondant dans son paysage.

Aujourd'hui, La Vaudoise navigue presque tous les jours durant la belle saison, redonnant à Ouchy et au Léman ces paysages d'autrefois. Ces navigations sont possibles grâce à son équipage (tous bénévoles) et aux nombreux travaux et rénovations qui ont su maintenir en état de naviguer cette barque témoin de notre passé.

fût de colonne parfaitement cylindrique, abandonné ici après avoir été taillé.

La cathédrale de l'Intercession-de-la-Vierge (en russe : Собор Покрова Пресвятой Богородицы, что на Рву), appelée également cathédrale Basile-le-Bienheureux ou Saint-Basile (en russe : Собор Василия Блаженного), construite en 1555, se trouve sur la place Rouge à Moscou, et est aujourd'hui le symbole de l'architecture traditionnelle russe.

 

À l'est de la tour du Sauveur1(Tour Spasskaïa - Спасская башня), sur la voie qui descend vers la Moskova (Москва-река), sur une terrasse artificielle ovale, se dresse l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture moscovite : l'église de l'Intercession-de-la-Vierge-sur-le-Fossé, plus connue sous le nom de Basile le Bienheureux.

C'est pour célébrer la prise de Kazan par les troupes russes que le tsar Ivan IV ordonna la construction d'un édifice qui, à l'origine, devait être entouré de sept chapelles consacrées chacune au saint dont la fête correspondait aux évènements les plus marquants du siège.

Après la victoire de 1552, une église en bois est élevée sur la place du marché, près du Kremlin (Кремль) et, en 1555-1560, elle est remplacée par une église en brique construite par un architecte de Pskov, Postnik Yakovlev, surnommé le « faiseur de villes », et Jacques Baram. Comme le dit la Chronique brève2, « contrairement aux ordres reçus », ils conçurent l'église selon leur propre conception de la symétrie. Les travaux durèrent cent vingt-cinq ans et l'édifice connut de nombreux remaniements : les escaliers furent couverts, les paliers surmontés de toits pointus, les bulbes ornés de motifs saillants. Un neuvième oratoire fut élevé sur la tombe d'un fol en Christ, le bienheureux Basile dont le nom s'imposa à toute l'église.

En 1680, sur ordre du tsar Fédor III (Фёдор III Алексеевич) et du patriarche Ioakim, on détruisit toutes les vieilles églises en bois délabrées qui se trouvaient sur la place Rouge mais on installa de nouvelles chapelles (jusqu'à vingt) autour de l'église de l'Intercession. C'est alors qu'elle fut peinte et couverte de décors de fer et de tuiles tels que nous les voyons aujourd'hui. Avec le temps, une grande partie des chapelles disparut et, en 1783, il n'en restait plus que onze. En septembre 1918, le doyen de l'Église fut fusillé, les biens confisqués, toutes les cloches refondues et l'Église fermée. Dans les années 1930, Lazare Kaganovitch proposa de démolir l'église de l'Intercession pour dégager la place afin de faciliter la circulation automobile sur la place Rouge.

L'église de l'Intercession est aujourd'hui connue sous le nom de Basile-le-Bienheureux (Васи́лий Блаже́нный). ce dernier était un Fol-en-Christ né, selon la tradition, en 1469. Il se rallia vers l'âge de seize ans à cette forme de spiritualité très provocatrice. Toute sa vie, il vécut nu et d'aumônes. Après sa mort, survenue en 1552, il fut inhumé à côté de l'église de l'Intercession et on édifia en 1588 sur sa tombe une chapelle où venaient prier tous ceux qui sollicitaient la protection du défunt.

Avec le temps, sa gloire et sa sainteté éclipsèrent le souvenir de la prise de Kazan ; l'église de l'Intercession fut dès lors de plus en plus souvent désignée sous le nom de Basile-le-Bienheureux. Le tsar Fédor Ier (Фёдор I Иоаннович) plaça au-dessus des reliques du corps du saint une châsse d'argent pur couverte de dorures et de soieries sur laquelle fut représenté saint Basile, dans une broderie de pierres précieuses et de perles. Les Polonais pillèrent la châsse au début du XVIIe siècle.

Aujourd'hui, l'église est devenue un musée mais un office religieux y est célébré chaque année, le 14 octobre selon l'ancien calendrier (1er octobre dans le nouveau calendrier) en souvenir de la prise de Kazan par Ivan le Terrible.

 

Wikipedia dixit

Seen in the car park at the 'White Dove' Collectors Transport Show, which was a Marie Curie charity event held at the Kingsley sports ground near Bordon in Hampshire GU35 9PD

La caserne de pompier #6

 

Cette caserne de pompier fut construite en 1872 sur la rue Ontario, à l’angle de l’avenue de l’Hôtel de Ville.

 

Bien qu’elle fût de forme fort exubérante, cette caserne ne se démarquait pas pour son unicité puisque trois autres casernes, presque identiques à celle-ci, avaient également été construites ailleurs à Montréal au cours de la même année.

 

La station #2 (la seule toujours existante, mais aujourd’hui dépourvue de sa tour coiffée d’une toiture à pavillon) fut érigée sur la rue St-Gabriel, la station #3 sur la rue Wellington, à l’angle de la rue Dalhousie et la station #8 fut érigée sur la rue St-Antoine, à l’angle de la rue de la Visitation.

 

La caserne de la rue Ontario fut lourdement altérée au cours de son existence. Une photographie provenant des archives de la Ville de Montréal, prise dans les années 1960, représente l’édifice dépourvu des sections en projection à l’avant ainsi que de sa fausse mansarde. Lors de sa fermeture en 1964, la caserne n’était plus qu’un banal édifice cubique coiffé d’un toit plat.

 

L’immeuble fut démoli au cours des années 1960. Le terrain est aujourd’hui occupé par le Cégep du Vieux Montréal.

 

Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-Z418-C

Dennis Dominator / East Lancs

 

First Leicester

 

New to Leicester 6/1980 as CT 240

La Chapelle-sur-Loire (Indre-et-Loire)

 

La Chapelle-sur-Loire (Indre-et-Loire)

 

Eglise de la Translation-de-Saint-Martin* (XVIème).

 

Détruite lors d'une crue de la Loire en 1450, l'église a été refaite complètement vers 1520.

L'église fut restaurée en 1693 et modifiée au 19ème siècle.

 

Le village a été dévasté à plusieurs reprise par les crues : 1450, 1693, 1711, 1856.

 

Le 4 juin 1856, 4 heures du matin, à La Chapelle-sur-Loire: la Loire rompt la digue sur 200 mètres, le flot s’engouffre dans la vallée de l’Authion. Saint- Clément-des-Levées, Mazé, Andard sont submergés. Le 6 juin, l'eau envahi les ardoisières de Trélazé près d'Angers.

 

Le préfet de Maine-et-Loire, Vallon, réclame la venue de l'Empereur. Le 9 juin, Napoléon III arrive enfin dans le département. À Trélazé il se rend en barque au milieu des mines englouties des Grands Carreaux et vient à la rencontre des ouvriers et de leurs familles qui l’accueillent aux cris de : « Vive l’empereur ! Qu’il soit béni pour le bien qu’il nous apporte ! » (Anjou Conseil Général Archive). Il accorde des secours en argent et promet une nouvelle digue qui, dix ans plus tard, sera baptisée « Levée Napoléon ».

 

Napoléon III voulant donner l’image d'un souverain proche du peuple, ajoutera un geste politique : L’insurrection des perreyeurs* de Trélazé l’année précédente, fomentée par « La Marianne* », était dans tous les esprits. Pour ralier les opposants révolutionnaires, Napoléon distribue des médailles et des récompenses, mais sans accorder d’amnistie. François Attibert, le chef de l’insurrection, ne reviendra du bagne qu’en 1866 -

 

*Translation (translatio): c'est le déplacement des restes d'un saint d'un endroit vers un autre. Saint Martin est mort à Candes, au confluent de la Loire et de la Vienne, le 8 novembre 397. Deux siècle plus tard, Grégoire de Tours nous raconte (Historia Francorum, fin du livre I), que son corps a été l'objet d'un conflit entre les moines de Candes et ceux de Tours. Ces derniers réussirent à se l'approprier et le ramenèrent à Tours, où il sera enterré le 11 novembre, en le transportant dans une barque en remontant la Loire. On appelle cet épisode la Translation de Saint Martin. La légende dit que les fleurs se sont mises à éclore, au passage de son corps sur la Loire entre Candes et Tours. Ce phénomène étonnant donnera naissance à l’expression "été de la Saint-Martin".

 

*Perreyeurs : Ouvriers travaillant à l’exploitation des ardoisières d’Angers.

 

*La révolte de la Marianne (26-27 aout 1855) : Révolte des ouvriers des ardoisières initiée par une société secrète, "La Marianne", implantée dans la région en 1853. La révolte sera vite arrêtée par la troupe, il sera fait environ 200 prisonniers et 15 seront déportés au bagne.

  

La mort de Saint-Martin et la Translation du corps. D'après Grégoire deTours.(trad M. Guizot-1826).

 

"La seconde année du règne d'Arcadius et d'Honorius, saint Martin, évêque de Tours, rempli de vertus et de sainteté, après avoir comblé de bienfaits les infirmes et les pauvres, sortit de ce monde pour aller heureusement vers Jésus-Christ, dans le bourg de Candès de son diocèse, dans la quatre-vingt-unième année de son âge, la vingt-sixième de son épiscopat. Il mourut au milieu de la nuit du dimanche, sous les consuls Atticus et Cæsarius (en 397). Beaucoup de personnes entendirent à sa mort un concert dans les cieux. [...]. Dès que le saint de Dieu eut commencé à être malade, les gens de Poitiers se réunirent à ceux de Tours pour suivre son convoi. A sa mort, il s'éleva entre les deux peuples une vive altercation. Les Poitevins disaient : C'est notre moine; il a été notre abbé ; nous demandons qu'on nous le remette. Qu'il vous suffise que, pendant qu'il était évêque dans ce monde, vous avez joui de sa parole, participé à ses repas, vous avez été soutenus par ses bénédictions et réjouis de ses miracles. Que toutes ces choses vous suffisent ; qu'il nous soit au moins permis d'emporter son cadavre. Ceux de Tours répondaient : Si vous dites que ses miracles nous suffisent, sachez que, pendant qu'il était parmi vous, il en a fait bien plus qu'ici. Car, pour en passer un grand nombre sous silence, il vous a ressuscité deux morts, et à nous un seul ; et, comme il le disait lui-même, il avait un plus grand pouvoir avant d'être évêque qu'après. Il est donc juste que ce qu'il n'a pas fait pour nous étant vivant, il le fasse étant mort. Dieu vous l'a enlevé et nous l'a donné. D'ailleurs, si l'on suit l'ancien usage, son tombeau, conformément à l'ordre de Dieu, sera dans la ville où il a été consacré. Si vous voulez le revendiquer en vertu du droit de votre monastère, sachez que c'est d'abord à Milan qu'il a été moine. Pendant qu'ils se disputaient, le jour fit place à la nuit ; le corps du saint, déposé au milieu de la maison, était gardé par les deux peuples. Les portes ayant été étroitement fermées, les Poitevins voulaient l'enlever par force le lendemain matin ; mais le Dieu tout-puissant ne permit point que la ville de Tours fût privée de son patron. Au milieu de la nuit, toutes les troupes des Poitevins furent accablées de sommeil, et il n'y avait pas un seul homme de cette multitude qui veillât. Les Tourangeaux, les voyant endormis, prirent le corps du saint : les uns le descendirent par la fenêtre, d'autres le reçurent au dehors ; et, l'ayant placé sur un bâtiment, ils naviguèrent avec tout le peuple sur le fleuve de la Vienne. Étant entrés dans le lit de la Loire, ils se dirigèrent vers la ville de Tours en chantant des louanges et des psaumes. Les Poitevins, éveillés par ces chants, et ne retrouvant plus le trésor qu'ils gardaient, s'en retournèrent chez eux couverts de confusion".

 

Avec une vision "actuelle", on dira que la possession de reliques prestigieuses était gage de revenus confortables, car attirant une "clientèle" nombreuse.

El Grupo de Transporte Especial I/1 de la #AGTP1 #BRILOG @CGFLO_ET @EjercitoTierra realiza el transporte de material acorazado y de personal de la Brigada X @FUTER_ET desde la Base de Cerro Muriano en #Córdoba hasta el CENAD de Chinchilla en #Albacete

Beery christmas - Divers 2021

 

Poppels - Hibiscus Sour

Poppels Bryggeri

 

Deja deux semaines que nous partageons notre passion de la biere ! N'hesitez pas a nous faire des retours sur les reseaux sociaux avec le hashtag #BeeryChristmas pour que l'on suive votre decouverte. Aujourd'hui, on ramene un peu de peps avec la Hibiscus Sour de la brasserie Poppels ! Daniel Granath et son equipe ont lie le monde du the avec la biere pour une Sour croustillante et vive. Ce melange de the contient de la fleur d'hibiscus, des ecorces d'agrumes, de la fraise et de la pomme. Le tout avec de la fermentation mixte. Attendez-vous a la fois a de la delicatesse et de la complexite ! Une belle surprise vous attend au service. L'Hibiscus Sour vous devoilera une robe rose orangee qui provient en partie du the utilise dans la biere. Au nez, l'ensemble est fruite avec des touches herbacees et florales. Vous allez sentir les lactobacilles issus de la fermentation mixte egalement. Pour contrebalancer ces notes plus acides, le the fruite va amener des notes de fruits rouges et bien sur d'hibiscus voire sirop d'hibiscus. On penserait presque ouvrir un yaourt a la fraise ! En bouche, les saveurs lactiques prennent le dessus sur les fruits et ne laissent aucune place a l'amertume. L'attaque passe du yaourt a la tarte de fruit rouge et de baies comme la mure et le cranberry. La biere reste sucree et nous rappelle les bonbons piquants de notre enfance. La finale est un peu salee et fait saliver pour laisser place aux prochaines gorgees vives et expressives de cette Hibiscus Sour. Une belle maitrise des Suedois de Poppels derriere cette biere assez expressive malgre sa legerete. Tout ce que l'on apprecie dans les bieres de type Sour ! Si vous appreciez les bieres acides, de belles decouvertes vous attendent aussi du cote de la frontiere belge avec les lambics !

 

Degre d'alcool

5.6%

 

Temperature de degustation ideale

6° - 8°

 

Le style

Fruited Sour

 

On l'a vu avec la Berliner Weisse, la fermentation mixte est une technique qui combine une fermentation classique (haute ou basse) avec une fermentation avec des bacteries et/ou levure que l'on qualifiera de sauvages (en general Brettanomyces, Lactobacilles etc...). Cela permet aux bieres de beneficier d'un tout autre panel de saveurs acides ou fermieres par exemple, tout depend de la levure utilisee ! Pour l'Hibiscus Sour, Poppels a utilise la technique de Kettle Sour. L'idee est de preparer le mout de bieres puis de le laisser refroidir afin d'y ajouter ces levures speciales qui vont transformer le sucre en acide lactique (le meme que l'on retrouve dans le yaourt et la choucroute). Une fois que l'on a le niveau d'acidite souhaite on fait une nouvelle ebullition et on reprend les etapes du brassage : ajout de houblons, refroidissement, ajout de levure ale ou lager et fermentation. Certaines brasseries font ensuite maturer leur biere dans des futs de bois mais de facon plus moderne dans de l'acier inoxydable pour plus de praticite. L'un n'est pas mieux que l'autre, tout depend du type de Sour que vous recherchez ! Attention, cette fermentation ne doit pas etre confondue avec la fermentation spontanee qui ne necessite pas d'ajout de levure dans le mout. Ce dernier est ensemence par des levures sauvages exposees a l'air libre. Vous pouvez retrouver ce type de fermentation dans les lambics belges.

 

Le calendrier de l'Avent de bieres pas comme les autres

 

Partez a l'aventure dans l'univers incroyable de ceux qui font le Beery Christmas ! Nos brasseurs et brasseuses vous reveleront tout sur notre passion commune : la biere.

 

Chaque soir du mois de decembre, nous serons des milliers a travers l'Europe a decouvrir ensemble une nouvelle biere et surtout de nouvelles saveurs.

 

Brassees exclusivement pour vous, decouvrez des styles et des procedes de brassage inedits pour une experience gustative unique et depaysante !

 

( Divers albums de photos prisent en 2021 sans sujet reel.

Various albums of pictures taken in 2021 without real subject. )

Avant que les sans-culottes ne l’étêtassent – c’était un 16 octobre –, la reine Marie-Antoinette fut immortalisée par une jeune femme peu ordinaire. Elisabeth Louise Vigée-Lebrun (1755-1842) était belle, spirituelle, indépendante, et une des meilleures portraitistes de son temps. Une exposition au Grand Palais permet de s’en faire une idée.

 

Certes, elle a un petit côté – charmant – Point de vue, images du monde : hormis une dizaine de paysages, dont une curieuse huile montrant des bergers de l’Oberland bernois – pas au travail, Dieu merci, mais faisant la fête –, ce ne sont que comtesses, duchesses, princesses, quelques reines aussi, une ou deux impératrices et à peu près autant de tsars…

 

Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est la toute première fois que la France lui consacre une exposition. A dire vrai, seuls les Etats-Unis s’y étaient risqués auparavant : c’était en 1982, au Kimbell Art Museum de Fort Worth (Texas). Pourquoi tant de réticence ? Sans doute parce que voir alignés plus de cent cinquante portraits d’Ancien Régime, ce n’est pas franchement folichon : l’heure est au divertissement, en matière d’exposition, et celle-ci ne draine pas réellement les foules. Bonne nouvelle : on y sera entre amateurs de belle peinture.

A 20 ans, une carrière déjà prometteuse

 

Car elle était douée, la dame ! Il faut dire qu’elle avait été à bonne école : son père, Louis Vigée (1715-1767), était lui-même un portraitiste respecté, et lui avait mis très tôt les pastels (un genre où elle excellera) en mains. Elle étudia aussi avec Davesne, Doyen et Vernet, tout en fréquentant une académie de dessin dirigée par une certaine Marie-Rosalie Hallé. Car des Beaux-Arts, il n’était pas question : impossible à une jeune femme de travailler d’après des modèles vivants, mâles et tout nus.

 

Impossible aussi de vivre librement de son art, comme elle avait commencé à le faire depuis son adolescence : non parce que son beau-père – sa mère s’est remariée en 1768 – lui pique ses sous, mais parce que les artistes doivent alors être inscrits dans une corporation. Dénoncée pour ses activités illicites, elle voit son atelier mis sous séquestre en 1774, et se résout à demander son admission à l’Académie de Saint-Luc, qui la lui accorde. Elle n’a pas encore 20 ans, mais s’est déjà forgé une belle clientèle. Des messieurs notamment, que son charme ne laisse pas indifférents.

 

Prudente, sa mère est présente lors des séances de pose. Et lorsque le regard du modèle devient trop insistant, la mignonne a un truc infaillible : elle lui demande de tourner la tête sur le côté, et de lever les yeux au ciel, pour avoir l’air inspiré. Petit jeu à suggérer aux visiteurs : cherchez ceux des modèles mâles qui ont ce « regard perdu », vous reconnaîtrez les lubriques. Et parmi eux deux peintres, évidemment, Joseph Vernet et Hubert Robert…

 

C’est à un autre peintre qu’elle se donne, en épousant en 1775 Jean-Baptiste-Pierre Lebrun. A dire vrai, il est surtout connu comme marchand de tableaux, et a quelques chefs-d’œuvre dans son stock. La jeune femme y voit notamment le Titien, dont elle copie une Danaé. Son mari l’emmène également en voyage aux Pays-Bas en 1781. Elle y découvre Rubens, et notamment un portrait de Suzanne Fourment coiffée d’un chapeau de paille, lequel projette une ombre légère sur le visage, et favorise les demi-teintes. Elle s’empare de l’idée, l’applique à son autoportrait, avant d’en faire un archétype.

Marie-Antoinette, un menton prognathe

 

Enfin, c’est aussi son mari qui fixe les prix, de plus en plus élevés, de ses tableaux. D’abord, parce que c’est son métier, ensuite parce qu’à l’instar du beau-père, il ne va pas tarder à empocher l’argent de la jeune artiste… Et elle va en gagner beaucoup, surtout lorsque la reine lui accordera sa confiance. C’est qu’elle n’est pas précisément une beauté, Marie-Antoinette, au point qu’elle ne peut se voir en peinture. Vigée-Lebrun saura adoucir ses traits, en particulier le menton prognathe des Habsbourg, et le roi Louis XVI, enchanté de voir sa femme sous un nouveau jour, lui déclare : « Je ne me connais pas en peinture, mais vous me la faites aimer. »

 

La reine apprécie aussi les séances de pose : l’artiste est enjouée, spirituelle, et dotée d’une belle voix. Les deux femmes chantent ensemble des airs à la mode. C’est à la faveur royale qu’elle doit d’être admise à l’Académie de peinture en 1783. Les statuts auraient dû lui en interdire l’accès, non parce qu’elle était femme – il y en avait une quinzaine, sur 650 membres ou assimilés –, mais parce que son mari exerçait la profession de marchand de tableaux, ce qui n’était pas tolérable aux yeux des académiciens d’alors.

 

Toutefois, c’est aussi la proximité avec Marie-Antoinette qui lui valut des critiques hostiles. Déjà peu aimée, « l’Autrichienne » avait perdu tout crédit auprès de l’opinion publique depuis l’affaire du collier. Vigée-Lebrun tente alors un portrait qu’il faut bien appeler de propagande, en représentant la souveraine avec ses enfants. La commande est précise, explique Gwenola Firmin, auteure de la notice du catalogue de l’exposition : le tableau doit « restaurer l’image de Marie-Antoinette, lui rendre une respectabilité en l’exaltant dans son rôle de mère ». Hélas, à l’arrière-plan, les visiteurs du salon de 1787 ne manquèrent pas de remarquer un meuble, certes dans l’ombre, mais imposant : il s’agit d’un serre-bijoux, ce qui, après l’affaire du collier, tombait on ne peut plus mal.

 

Outre ses amitiés trop politiques – elle est proche du comte de Vaudreuil et de Charles Alexandre de Calonne, contrôleur des finances, et par là peu aimé –, elle souffre aussi d’être belle et d’avoir du talent. Au point que, dans un monument de rare putasserie journalistique, un libelliste, Barthélémy François Joseph Moufle d’Angerville, laisse entendre que ses tableaux seraient en fait l’œuvre de François-Guillaume Ménageot, qui de surcroît serait son amant.

Treize ans d’exil doré

 

Lorsqu’en octobre 1789, les Parisiennes des Halles et la garde nationale font revenir le roi de Versailles à Paris, Vigée-Lebrun comprend qu’un monde, son monde, celui que la petite bourgeoise fille d’artisan-peintre a tant fait pour conquérir, s’effondre. Et que la virulence des attaques dont elle a fait l’objet ne présage rien de bon pour son avenir. Elle embarque donc dans une diligence, avec sa fille Julie – les tableaux qu’elle a faits d’elles deux sont devenus aussi des archétypes, ceux de la tendresse maternelle – et une gouvernante, pour rejoindre l’Italie. Son exil commence. Il durera treize ans.

 

Exil doré, toutefois. A Rome, elle retrouve Ménageot, devenu directeur de la Villa Médicis, qui l’accueille. Ainsi que des clients, qui l’admirent et ont les moyens de payer les sommes faramineuses qu’elle continue d’exiger pour ses toiles. Comme elle a laissé son mari vorace à Paris, l’argent, pour une fois, est pour elle. Et comme elle représente pour l’aristocratie européenne la portraitiste de Marie-Antoinette, martyre de la cause nobiliaire, on se l’arrache.

 

On la demande à Naples : elle y peint la sœur de Marie-Antoinette, Marie-Caroline, princesse des Deux-Siciles et future impératrice d’Autriche, mais aussi le portrait du compositeur Giovanni Paisiello qui fut, car elle n’était pas encore tricarde, envoyé à Paris pour être exposé au Salon de 1791. David, le voyant accroché près d’une de ses œuvres, aurait dit : « On croirait mon tableau fait par une femme et son Paisiello par un homme. » Il semble que ce soit un compliment…

Pérégrinations à travers l’Europe

 

Elle pérégrine à Bologne (où elle est élue membre de l’académie), à Parme, à Florence, à Sienne, à Milan, Mantoue, Venise et d’autres villes de la Péninsule, enrichissant ainsi sa connaissance de l’art italien. Puis envisage un temps de retourner en France, jusqu’à ce que les massacres de septembre 1792 et son inscription sur la liste des émigrés, qui entraîne la perte de ses droits civiques et la saisie de ses biens, ne l’en dissuadent.

 

Son errance se poursuit : en 1793, elle est en Autriche. Deux ans plus tard, après avoir traversé la Hongrie et l’Allemagne, elle arrive à Saint-Pétersbourg, où elle est présentée à Catherine II ; en 1800, elle s’installe à Moscou, puis repart à Saint-Pétersbourg, traverse à nouveau l’Allemagne avant de rentrer à Paris où une campagne menée par son mari a permis de la rayer de la liste des émigrés.

Elle n’y reste qu’un an, le temps d’éponger les dettes de son époux, et part pour Londres. Puis revient à Paris, avant de repartir pour la Suisse… Destin peu commun pour une femme de ce temps. Elle finira ses jours sous le règne de Louis-Philippe en peignant, fidèle royaliste, une Apothéose de Marie-Antoinette, en écrivant ou en dictant ses Souvenirs – ce qui lui prendra une autre bonne douzaine d’années –, en tenant un salon fort fréquenté (Chateaubriand mais aussi Balzac en seront), en découvrant de nouveaux auteurs sans toujours bien les comprendre, Victor Hugo notamment, dont le Notre-Dame-de-Paris fait dire à la vieille dame qu’elle n’est plus « de ce siècle ». Sa tombe, au cimetière de Louveciennes, porte une épitaphe qui résume et clôt une vie trépidante : « Ici enfin, je repose ».

En savoir plus sur www.lemonde.fr/culture/article/2015/10/12/vigee-lebrun-ar...

  

Cathédrale de l'Incarnation (Grenade)

 

source WIKIPEDIA

 

La cathédrale de l'Incarnation de Grenade est un édifice de la Renaissance, bâti à partir du xvie siècle dans la ville espagnole de Grenade, en Andalousie. Cette cathédrale, considérée comme la toute première église construite en style Renaissance en Espagne1, fut envisagée dès le règne des Rois catholiques, et sa construction fut commencée sous Charles Ier, pour s’achever en 1704, sous le règne de Philippe V.

 

Dédiée au mystère de l'Incarnation, elle est le siège de la province ecclésiastique de Grenade, dont l'archevêque étend son autorité sur les diocèses d'Almería, Carthagène, Guadix, Jaén et Malaga. La cathédrale est classée Monument national depuis 1929.

 

Suite à la reconquête de la ville en 1492, les Rois Catholiques envisagent la construction d'une cathédrale sur le site de l'ancienne grande mosquée nasride de Grenade. Dès le 21 mai 1492 est fondée l'église cathédrale de Grenade, siège du nouveau diocèse. En 1505, la construction est projetée, et sa conception est confiée à Juan Gil de Hontañón et à Enrique Egas, qui travaillent déjà sur la Chapelle royale de la ville. Les travaux commencent en 1518. Les deux architectes prévoient la construction d'un édifice gothique, sur le modèle de la Cathédrale de Tolède, comme cela est encore le cas en de nombreux endroits d'Espagne (Ségovie, Salamanque...). Leur projet est néanmoins abandonné en 1523, peu après le début du chantier.

 

On adopte alors les plans de l'architecte Diego de Siloé, qui travaille déjà sur le monastère de San Jerónimo à Grenade4. Diego de Siloé prévoit de reprendre les bases du dessein antérieur, et d'élever à parptir de celui-ci un édifice pleinement renaissance. Il va mener les travaux de 1528 jusqu'à sa mort, en 1563. Divers architectes se succèdent pour diriger le chantier, selon les plans maniéristes élaborés par leur prédécesseur : Juan de Maeda, Alonso Cano et Teodoro Ardemans.

 

En 1590, une première modification importante du plan initial intervient. En raison des fondations trop fragiles, le projet d'élever deux hautes tours de 80 mètres pour encadrer la façade, est abandonné en 1590 sur ordre de Philippe II. Seule une tour a été bâtie ; elle est arasée, sa hauteur se limitant à 51 mètres. En 1665, Alonso Cano parvient à convaincre le chapitre de modifier le projet initial. La construction prend alors une allure plus baroque. Suite au décès de Cano en 1667, la direction du chantier est confiée à Melchior de Aguirre, qui achève l’œuvre en juillet 1703.

 

La cathédrale de Grenade prend place au cœur du centre historique de la ville, entre la Gran vía Colón et la Calle Reyes Católicos. Entourée par des édifices d'importance comme la Chapelle royale (Capilla Real), la bourse de commerce (Lonja) ou l'ancien marché de la soie (Alcaicería), elle trône sur la place de las Pasiegas, qui offre bien peu de recul pour contempler la grandiose façade de l'édifice. Diego de Siloé a conçu un vaste édifice de 115 mètres sur 67, qui constitue : « "(…)un ensemble alliant pureté, élégance des formes, et blancheur immaculée de la pierre." »

 

Le monument représente un des sommets de l'architecture de la Renaissance en Espagne, tout en intégrant des éléments décoratifs puisés dans l'art gothique (plan et voûtes) et l'art baroque (façade), témoignant de la longueur du chantier, qui s'est étalé sur près de deux-cents ans. Son influence fut très importante dans les constructions de ce type postérieures en Andalousie.

 

ENGLISH

 

Granada Cathedral

 

From Wikipedia, the free encyclopedia

 

The cathedral of Granada.

Granada Cathedral, or the Cathedral of the Incarnation (Spanish: Catedral de Granada, Catedral de la Anunciación) is the cathedral in the city of Granada, capital of the province of the same name in the Autonomous Region of Andalusia, Spain. The cathedral is the seat of the Archdiocese of Granada.

 

Unlike most cathedrals in Spain, construction of this cathedral had to await the acquisition of the Nasrid kingdom of Granada from its Muslim rulers in 1492; while its very early plans had Gothic designs, such as are evident in the Royal Chapel of Granada by Enrique Egas, the construction of the church in the main occurred at a time when Spanish Renaissance designs were supplanting the Gothic regnant in Spanish architecture of prior centuries. Foundations for the church were laid by the architect Egas starting from 1518 to 1523 atop the site of the city's main mosque; by 1529, Egas was replaced by Diego de Siloé who labored for nearly four decades on the structure from ground to cornice, planning the triforium and five naves instead of the usual three. Most unusually, he created a circular capilla mayor rather than a semicircular apse, perhaps inspired by Italian ideas for circular 'perfect buildings' (e.g. in Alberti's works). Within its structure the cathedral combines other orders of architecture. It took 181 years for the cathedral to be built.

 

Subsequent architects included Juan de Maena (1563-1571), followed by Juan de Orea (1571-1590), and Ambrosio de Vico (1590-?). In 1667 Alonso Cano, working with Gaspar de la Peña, altered the initial plan for the main façade, introducing Baroque elements. The magnificence of the building would be even greater, if the two large 81 meter towers foreseen in the plans had been built; however the project remained incomplete for various reasons, among them, financial.

 

The Cathedral had been intended to become the royal mausoleum by Charles I of Spain of Spain, but Philip II of Spain moved the site for his father and subsequent kings to El Escorial outside of Madrid.

 

The main chapel contains two kneeling effigies of the Catholic King and Queen, Isabel and Ferdinand by Pedro de Mena y Medrano. The busts of Adam and Eve were made by Alonso Cano. The Chapel of the Trinity has a marvelous retablo with paintings by El Greco, Jusepe de Ribera and Alonso Cano.

 

ESPANOL

 

La Santa Iglesia Catedral Metropolitana de la Anunciación de Granada es un templo católico de la ciudad española de Granada, comunidad autónoma de Andalucía, sede de la archidiócesis de la ciudad. El templo es una de las obras cumbres del Renacimiento español.

 

Nave central, capilla mayor y bóvedas de la catedral de Granada.

Durante el renacimiento, el Reino de Granada, al igual que Galicia, conformó un centro artístico independiente del estilo predominante en el resto de la península, el herrerianismo.

 

Con el reinado de Carlos I de España se llevarán a cabo numerosas construcciones en la ciudad de Granada, dada la intención del monarca en convertir a la urbe en el modelo de ciudad del siglo XVI. Así la construcción de la catedral de Granada será coetánea a las de el palacio cristiano de la Alhambra, la Universidad y la chancillería (actual sede del Tribunal Superior de Justicia de Andalucía - TSJA).

 

Columnas y bóvedas de la catedral de Granada.

El primer proyecto fue encomendado en 1506 a Enrique Egas que concibió un templo de estilo gótico, tomando como modelo la Catedral de Toledo. Las obras comenzaron, bajo la dirección del propio Egas, con la colocación solemne de la primera piedra el 25 de marzo de 1523. Sin embargo, fue Diego de Siloé quien, en 1529, se encargó de las obras, que se concluirán en 1563, presentando un nuevo proyecto mucho más ambicioso. El autor trazó las líneas renacentistas de todo el edificio sobre los cimientos góticos, con girola y cinco naves en lugar de las tres habituales, combinando en su estructura elementos de otros órdenes arquitectónicos.

 

Con la llegada de la política centralista de Felipe II y, especialmente, con la expulsión de los moriscos de 1609, la región perdió gran parte de su fuerza económica y quedó relegada frente a otros centros locales. Sin embargo, sí se continuó desarrollando proyectos artísticos de importancia. Es el caso de la reforma de la fachada principal emprendida por Alonso Cano (1601 – 1667) en 1664 en la que se introdujeron elementos barrocos.

 

La magnificencia del proyecto hubiese sido aún mayor si se hubieran erigido las dos grandes torres de ochenta y un metros de altura previstas en los planos. El proyecto no fue terminado por diversos problemas, entre ellos la muerte de Alonso Cano en 1667, y otros económicos, por lo que finalmente, en 1684, la Catedral quedó con una torre, formada solo por tres cuerpos en lugar de los seis previstos y con un total de cincuenta y siete metros de altura.

 

Interior de la catedral de Granada antes de que se suprimiera el coro. Fotografía de J. Laurent, ca. 1881.

En 1706 Francisco de Hurtado Izquierdo y posteriormente su colaborador José Bada construyeron el actual sagrario de la catedral. En él, el autor rompió su tendencia rococó, respetando la sobriedad de líneas y la estructura clásica del resto del conjunto.

 

La catedral de Granada es de planta rectangular debido a que sus cinco naves cubren por completo el crucero, que no llega a destacar sobre la planta. Las cinco naves están escalonadas en alturas, siendo mayor la central. En los pies de la catedral, se sitúan las dos torres, siendo la del lado izquierdo, llamada torre de san Miguel, un contrafuerte que sustituyó a la torre prevista en ese lado.

 

La capilla mayor está compuesta por una serie de columnas corintias sobre cuyo capitel se encuentra el entablamento y sobre éste, la bóveda, que alberga, al igual que los espacios inferiores sobre las columnas, una serie de ventanales con delicadas vidrieras.

 

La fachada está constituida por una estructura encuadrada en forma de arco del triunfo con portadas y lienzos de empotrados. Está formada por tres ejes coronados por arcos de medio punto sostenidos sobre pilastras, de forma similar a San Andrés de Mantua de Leon Battista Alberti. Las pilastras no tienen capiteles sino resaltes esculpidos en la pared, así como medallones de mármol adosados. Encima de la puerta principal se ubica un tondo en mármol de José Risueño sobre la Anunciación. Destaca también la presencia en la parte superior de un jarrón con azucenas, aludiendo al carácter virginal y puro de la madre de Dios.

 

El sagrario, elevado entre 1706 y 1759, sigue las proporciones clásicas del conjunto, manteniendo las columnas múltiples del crucero las formas del orden compuesto de Siloé.

TOKYO, JAPAN - JUNE 11: Ata "ATA KAPTAN" Tan of FUT Esports at VALORANT Masters Tokyo Group Stage at Tipstar Dome Chiba on June 11, 2023 in Tokyo, Japan. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)

Nevers (Nièvre)

  

Cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.

  

Gisant de Yolande de Bourgogne, comtesse de Nevers (XVe siècle).

  

Yolande de Bourgogne (1247-1280) fut d'abord inhumée dans le couvent des Cordeliers. Les Cordeliers avaient été appelés par la comtesse qui les installa à Nevers entre 1270 et 1280.

 

Le couvent des Cordeliers fut dévasté pendant la guerre de Cent Ans et dans la seconde moitié du XIVe siècle, le comte de Nevers Louis III leur donne asile dans des dépendances du château. Les Cordeliers y transféreront le tombeau de leur bienfaitrice en 1363.

 

Les Cordeliers construisent une nouvelle église à partir de 1371.

 

En 1397, les Cordeliers apportent le tombeau en marbre noir de Yolande de Bourgogne dans la nouvelle église.

 

En août 1484, un incendie se déclara au couvent et gagna les maisons voisines. Comme on était en période de sécheresse, les puits étant à sec, on éteignit le feu avec du vin. Les tonneaux de vin utilisés furent payés par la ville.

 

A la fin du XVIe siècle, les Récollets prennent la place des Cordeliers.

 

C'est dans l'église des Récollets que le 12 mars 1789, les trois ordres du Nivernais élurent leurs députes aux états généraux. L'édifice sera enfin vendu à un entrepreneur en bâtiments et l'église est convertie en maison. En 1879, lors de travaux, le tombeau de Yolande de Bourgogne fut redécouvert et transporté au musée de la Porte de Croux. Il a été déposé dans la cathédrale en 1998.

 

Lors de la restauration du tombeau on a retrouvé des traces de polychromie et de brocart.

   

Yolande de Bourgogne, comtesse de Nevers, fut mariée en premières noces avec Jean Tristan de France, fils de Saint Louis, mort à Tunis le 3 août 1270 lors de la huitième croisade, d'une épidémie de dysenterie. Son père le suivra une vingtaine de jours plus tard. Jean Tristan disparaît sans descendance et sa veuve se remarie dès 1272 avec Robert III de Dampierre, comte de Flandre, qui avait déjà un fils, Charles, Yolande lui en donnera un autre, Louis.

 

En 1280, Yolande Soupçonnée d'avoir empoisonné son beau-fils, aurait été assassinée par son époux. Robert, soupçonnant son deuxième fils, Louis de Nevers, de soutenir le roi de France, le fera jeter en prison. Faute de preuves, l'accusation tomba, et Louis fut libéré et se réfugia auprès de Philippe V de France.

  

www.lejdc.fr/nevers-58000/loisirs/decouvrez-comme-en-1937...

L'hôtel fut détruit en juin 1940 dans le gigantesque incendie qui, pendant 4 jours, détruisit une grande part du Vieux Tours lors de l'offensive allemande.

 

fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4tel_de_Beaune-Semblan%C3%A7ay

Dans un article du Monde, Aglaé Sidonie, avait décrit Saint-Étienne comme la capitale des taudis, suite à un séjour de 2 jours dans la ville. Elle y décrit une ville à la grisaille poisseuse, parsemée d'immeubles délabrés dans des quartiers miséreux... En remontant ds l histoire c est vrai qu apres la guerre c etait la capitale des taudis c est pour cela qu ont aura construit bcp de cités modernes..

avec des barres des plus importantes telle que la fameuse Muraille de Chine en 1963... «Une ville restée très industrielle»

Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base» Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?

La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.

 

Que prévoit-on pour la reconstruction?

Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.

 

Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?

C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.

 

C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.

Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.

  

Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?

Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.

 

Cela paraît paradoxal, pour du logement social!

Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!

 

On croit rêver...

C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...

 

Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?

Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.

 

L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.

Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.

 

Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...

En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.

 

Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?

Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.

 

Pourquoi cette différence?

Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.

 

Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?

Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.

 

Dans quels domaines?

Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.

 

Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour?

A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon.

 

Le futur Centre-Deux...

C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.

 

Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?

La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.

 

Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?

Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.

 

Culturellement, la ville est aussi très active...

Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.

 

La population comprend-elle cette volonté?

Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour. Les villes au passé industriel souffrent souvent d’une mauvaise image et d’une attractivité en berne. Saint-Etienne n’échappe pas à la règle : fondée sur l’industrie de l’armement, de la houille et de la métallurgie, la capitale ligérienne a subi de plein fouet la désindustrialisation au cours des années 70. La réhabilitation de la Condition des soies, l’un des fleurons du patrimoine architectural de la ville, montre qu’il est possible d’attirer de nouveaux habitants et des investisseurs grâce à des projets atypiques de grande qualité.

 

Surnommée « capitale des taudis » au sortir de la Seconde Guerre mondiale – son centre-ville est alors insalubre et surpeuplé – ou « ville noire » en référence à l’industrie minière et ses terrils, Saint-Etienne a longtemps fait figure de ville repoussoir dans l’imaginaire collectif.

 

Pour autant, à l’instar de nombreuses anciennes places fortes de l’industrie française, la ville recèle un patrimoine architectural de qualité, constitué de bâtiments construits durant l’âge d’or. La rénovation récente de la Condition des Soies offre un exemple réussi de valorisation du patrimoine industriel. Elle constitue la preuve qu’il est bel et bien possible de modifier l’image négative d’une ville en faisant de son passé une force.

 

Des balles de soies aux appartements de standing

 

La Condition des soies a été bâtie en 1909 par les architectes Léon et Marcel Lamaizière. Elle sert d’abord d’entrepôt pour les balles de soies produites dans le quartier Jacquard, où se concentrent les métiers à tisser des artisans.

 

Reconvertie pour accueillir l’école de commerce de la ville entre 1982 et 1997, elle est ensuite laissée à l’abandon pendant plus de 10 ans.

 

Le conseil général de la Loire la conserve dans son inventaire dans l’espoir qu’un investisseur se manifeste pour lui trouver une nouvelle utilisation. A la surprise générale, un promoteur se porte acquéreur du bâtiment en 2007 : le groupe Créquy rachète la Condition des soies pour 1,4 millions d’euros.

 

Montage financier innovant

 

Cette opération est rendue possible par un montage financier innovant qui permet au promoteur d’équilibrer son opération et de pouvoir sortir l’un des projets les plus ambitieux que le marché immobilier local ait connu depuis longtemps.

 

En effet, le groupe Créquy profite d’une législation peu connue et rarement appliquée jusque-là : l’agrément « Monument historique » délivré par le ministère des Finances. La Condition des Soies est le premier à le recevoir depuis 2009.

 

Cette législation est une aubaine pour tout investisseur : elle permet de défiscaliser à hauteur de 100% le montant (sans plafond) des travaux engagés par le promoteur. Aucun engagement de location, ni de plafond de loyers ou de ressources du locataire n’est exigé par l’Etat.

 

Premier monument historique basse consommation

Par ailleurs, le montage financier comprend également des dispositifs plus classiques, liés à la loi Malraux ou aux crédits d’impôt en faveur du développement durable.

 

La volonté de Créquy est d’en faire le premier monument historique classé BBC (bâtiment basse consommation) : le surcoût nécessaire (110 euros au m²) est pris en charge à hauteur d’un tiers par les subventions de la région Rhône-Alpes et de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH).

 

Au total, le coût de la réhabilitation s’élève à quelque 7 millions d’euros pour les 2 500 m² des quatre étages de la Condition des Soies.

 

Créquy

Vue sur la cour intérieure de la Conditions des soies.

La commercialisation s’avère un succès sans précédent malgré les prix de sortie des appartements, sans commune mesure avec l’état du marché local. Les appartements sont vendus plus de 4 000 euros le m² dans une ville où les prix moyens ne dépassent pas 1 000 euros !

 

Le succès est tel que le promoteur doit revoir la distribution entre habitat et bureaux. Sur les 26 logements et 400 mètres carrés de bureaux prévus à l’origine du projet, Créquy propose finalement 30 logements (18 T3 et 8 T4) et seulement 100 m² d’immobilier tertiaire.

 

Il ne faut que 18 mois pour boucler la commercialisation. Les premiers occupants emménagent en janvier 2015.

 

Concours de jeunes designers

 

Un tiers des acquéreurs sont des propriétaires occupants, les deux tiers restants étant des investisseurs. Ce succès, surprenant à première vue, serait le résultat, selon l’aveu même de l’un des membres du Groupe Créquy, de la taxation à 75% des hauts revenus : l’immobilier de haut standing est devenu un moyen sûr de défiscaliser.

 

La vente fulgurante de ces logements est aussi le fruit de finitions de très haute qualité. Le groupe Créquy avait par exemple organisé un concours réservé aux jeunes designers locaux pour la conception d’un lustre dans l’entrée principale #Mémoire2cité au coeur de la rénovation urbaine en département LOIRE 42 @ ST-ETIENNE MONTCHOVET PREFABRICATION MASSIVE Le temps des cites modernes et souvent d'HLM....Domy z panelu (1959) - 1er court métrage du cinéaste tchèque Jiří Menzel - Un documentaire sur la construction des logements préfabriqués Paneláky Prefabricated Houses. A student work by Jiří Menzel, filmed during his second year at the FAMU film school.

www.youtube.com/watch?v=X-2hXxJUn74 Domy z panelu (Jirí Menzel, 1959) Prefabricated Houses. A student work by Jiří Menzel, filmed during his second year at the FAMU film school. les grands chantiers 1955 1960s 42 SAINT-ETIENNE QUARTIERS SUD EST @ LES CITES MODERNES DE BEAULIEU 1953-1973 @ BEAULIEU3 MONTCHOVET @ Architectes M GOUYON M HUR M CLEMENT M MAUHAUDIER - La Muraille de Chine en construction içi en 1963 @ Il y avait l'idée de faire le plus grand nombre possible de logements confortables ; dans le délai le plus rapide possible ; au coût le plus bas possible. Il y avait quand même l’idée comme ça d’une prouesse dans le domaine du logement social.42 St-Etienne Montchovet la muraille Mais dans les années 80, le quartier change. Banlieue à problèmes, zone de non-droit, autant d’étiquettes qui collent à la muraille au gré des faits divers, des voitures brûlent, des policiers patrouillent, des jeunes traînent, et puis le bâtiment a vieilli. Les locataires le désertent. En 85, le quartier s’offre un lifting de 120 millions de francs, mais les problèmes persistent. Alors en 95…On a fait le constat qu’il n’y avait pas eu possibilité de réhabiliter dans de bonnes conditions. Qu’on avait connu l’échec de réhabilitation, d’une façon tout à fait naturelle. J’en ai conclu qu’il ne fallait pas obliger les gens à vivre dans ce type d’habitat. Qu’il ne fallait pas remplir de force une telle muraille. Et donc, la conclusion s’imposait d’elle-même, il fallait démolir. Cette démolition permet de mettre un terme aux 4 millions de francs de perte annuelle générés par les logements vides...Ça coûte un bâtiment inoccupé. Début 97, la moitié du bâtiment était vide. Donc, sur 500 logements, nous avions 250 logements vacants. Mais pour certains riverains, cette logique comptable n’efface pas une profonde nostalgie, la muraille est l’emblème du quartier...La muraille de Chine, ça fait des années qu’elle existe. Je veux dire, c’est elle qui fait, quand on parle du quartier on parle toujours tout de suite de la muraille de chine...C’est triste quand même de voir le bâtiment qui va tomber, voilà ! C’est comme si on enterrait une personne hein ! C’est une page du quartier qui se tourne, et c’est dommage...Il n'y aura plus de muraille mais dans notre coeur, il y aura toujours une muraille...Ce bâtiment, les stéphanois l’appellent la muraille de Chine. 540 logements, 2000 habitants, 48 mètres de haut pour 17 étages, 280 mètres de long. C’etait un véritable village vertical. C’etait aussi le symbole du quartier de Montchovet, mais c’est un symbole condamné, c’est en effet la plus grande barre de logement d’Europe qui doit être détruite en une seule fois. La muraille a été construite en pleine crise du logement. En 65, ce bâtiment offre tt le confort moderne : salle de bains, chauffage central, ascenseur. Il est pris d’assaut par les locataires, tout comme les 4000 autres logements neufs construits au sud-est de Saint-Etienne...https://m.ina.fr/.../demolition-de-la-muraille-de-chine... Alors, au niveau de la préparation de ce chantier, les principales phases furent le désamiantage des façades qui représentaient 32 000 m² de matériaux non friables. Ensuite, est venu le temps de la déconstruction des appartements où on a retiré les planchers bois, les portes, tout ce qui était impropre à la mise en décharge. La troisième phase fut la déconstruction mécanique et l’affaiblissement mécanique des structures. La quatrième phase fut la foration, on a foré environ 3600 mètres linéaires de trous pour mettre les explosifs. La dernière phase qui est en cours de réalisation est la mise en place des protections, c’est bien sûr les voiles intérieurs ainsi que sur les voiles extérieurs afin d’éviter les projections...La muraille, une fois détruite, laissera un vide de plus de 4 ha au cœur de Montchovet. L’avenir de ce quartier est déjà tracé dans les cartons des architectes, il est devenu médical... m.ina.fr/.../demolition-de-la-muraille-de-chine... Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante. www.cimaise-architectes.com/.../lespace-beaulieu/ Des tours et des barres, voici les formes les plus courantes des bâtiments qui constituent les grands ensembles. On doit cette communauté de forme à l’industrialisation des procédés de construction et à l’imposition de normes et de plans types pour les appartements afi n de réduire les coûts de production, objectif constant des années 1950-1960. Ceci a conduit à privilégier des formes simples et l’usage du béton, qui accède alors à une véritable hégémonie. L’utilisation généralisée du chemin de grue est également pointée comme explication de l’orthogonalité des plans et d’une extrême uniformisation. La forme des grands ensembles est également liée à l’influence du Mouvement moderne en architecture et à une conception urbaine nouvelle. Il y a dans les Trente Glorieuses une volonté d’inventer la ville et même la vie. La forme urbaine du grand ensemble est conçue en rupture avec l’environnement immédiat, avec une organisation propre et autonome du nouveau quartier. C’est d’ailleurs cette rupture qui rend si facilement identifi ables les grands ensembles sur les vues aériennes. L es architectes et urbanistes veulent libérer l’espace au sol pour mieux organiser la relation entre immeuble et espace vert. Le plan des grands ensembles est en général orthogonal avec des immeubles en périphérie laissant au centre un espace planté, le fameux espace vert des plans masses. Cette forme architecturale et urbaine a pu concentrer les critiques. On reproche le gigantisme, la monotonie, mais aussi l’absence de véritables espaces publics. Les grands ensembles ont globalement été édifiés sur des parcelles agricoles ou maraîchères, faute de réserves foncières suffi santes en ville. Ils sont aussi parfois construits dans les vides du tissu urbain laissés par les lotissements pavillonnaires. Dans de nombreux cas, ils sont situés aux franges des villes, parfois à cheval sur deux communes qui ne souhaitaient pas forcément travailler ensemble. Ceci a encore un impact aujourd’hui sur la réussite des projets de transformation qui peut dépendre du niveau de coopération des communes concernées. Par souci d’économie, certaines opérations ont été réalisées à proximité de zones où devaient être construites des infrastructures telles qu’une autoroute ou un échangeur, ce qui a accentué encore la fracture avec les quartiers plus anciens

de la commune, le centre-ville et ses services. De plus, les grands

ensembles sont souvent implantés à l’écart des transports en commun. En région parisienne, cela s’améliorera avec la création du District ( 1961 ) et des villes nouvelles ( 1965 ) qui permet le financement des réseaux de transport en commun et des autoroutes. Certaines municipalités se sont montrées très volontaires pour accueillir des grands ensembles, mais l’État en a aussi imposé à des petites communes qui n’en voulaient pas.

Pour celles-ci, les évolutions urbaines, démographiques et économiques consécutives ont parfois provoqué de véritables séismes. Suivant leur envergure, les nouveaux quartiers

ont pu submerger les anciens bourgs et faire basculer les territoires du rural à l’urbain à une vitesse fulgurante... Dans les années 1950, les logements sont rares, surpeuplés et souséquipés. En 1954, la plupart ne disposent ni de sanitaires, ni de wc intérieurs et à peine la moitié ont l’eau courante. Avec la construction des grands ensembles, en 1975 la quasi-totalité des logements ont l’eau courante, 75 % l’eau chaude et une installation

sanitaire complète avec wc intérieurs. Enfin, moins de 5 % des logements sont surpeuplés. On comprend alors que

les grands ensembles incarnent une modernité bienfaisante pour les mallogés qui y emménagent. Cependant, l’économie de moyens

dans la construction a été telle que les problèmes liés aux malfaçons arrivent vite. De plus, les bâtiments mal entretenus s’abîment avant même que tous les équipements soient

terminés. Aux défauts de construction et d’entretien s’ajoute la faiblesse des équipements collectifs. Les nouveaux résidents déchantent. Malgré tout, des sociabilités s’organisent, autour de la cage d’escalier, du chemin de l’école, de la vie associative et

de fêtes ou manifestations culturelles et sportives. la fête de grand

vaux à savignysur-orge. Jusqu’à la fi n des années 1970, des événements et fêtes organisés dans le quartier drainent des habitants de toute la commune, voire au-delà. Grand Vaux est alors presque un second centre-ville. @ 1975 13 le grand ensemble de sarcelles. Le terme «sarcellite » est inventé en 1962 pour désigner le mal des grands ensembles, une sorte de dépression dont seraient victimes les habitants. Cette soi-disant maladie de l’habitat moderne fait de Sarcelles le symbole des grands ensembles français. 1961 villagexpo à saint-michel sur-orge. Des concours visant à abaisser le coût du logement individuel ( Villagexpo en 1966, Chalandonnettes en 1969 ) sont lancés par le ministère de l’Équipement et du Logement. Le renouveau pavillonnaire encouragé par l’État témoigne du discrédit parallèle des grands ensembles. 1966 15 À peine les premiers habitants installés, journalistes, sociologues et autres experts viennent enquêter sur la vie dans les grands ensembles. Les uns sont séduits par leur modernité. Les autres, de plus en plus nombreux, dénoncent le mal des grands ensembles, leur taille et leur monotonie. La critique architecturale et sociale enfle et la circulaire Guichard met fin à leur construction le 21 mars 1973. L’ère du pavillonnaire prend le relais...MONTCHOVET MAI 2000 Au départ conçue pour loger les classes moyennes, la "Muraille de Chine" a accueilli, à partir des années 1970, de plus en plus de populations immigrées. Malgré plusieurs réhabilitations, elle était devenue, à l'instar d'autres quartiers défavorisés, le symbole de l'échec de la politique du logement, avec la ghettoïsation des populations pauvres et immigrées. Quatre mois de préparation avaient été nécessaires avant que, ce 27 mai 2000, les 600 kilos d’explosifs foudroient, en quelques secondes, la "Muraille de Chine". Il avait fallu ensuite plusieurs jours pour évacuer les 80.000 tonnes de gravats. Depuis 2005, l'Hôpital privé de la Loire (HPL) a été édifié à l'emplacement même du bâtiment. Éclairage

Au sud-est de la ville de Saint-Etienne, le quartier d'habitation de Beaulieu-Montchovet est construit entre 1953 et 1971. En 1964, la troisième tranche dénommée « Beaulieu III » donne lieu à la réalisation du plus grand bâtiment d'habitation en Europe. Surnommé « la muraille de chine » en raison de son gigantisme, il est détruit par dynamitage en 2000. Son histoire est profondément inscrite dans le contexte de la politique du logement en France.

Grâce à son bassin charbonnier, au développement de l'industrie textile et à sa manufacture d'armes, l'essor de la ville de Saint-Etienne bénéficie de la révolution industrielle du XIXe siècle. Forte de cet héritage, elle a conservé son dynamisme économique jusqu'au milieu du XXe siècle. Important centre militaro-industriel durant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Etienne est touchée par plusieurs bombardements. Ces destructions ont accentué la crise du logement dues aux profondes mutations de l'après-guerre qui concentrent la population dans les grands centres urbains et industriels. C'est dans ce contexte que la ville de Saint-Etienne décide de construire un quartier neuf afin de loger près de 30 000 habitants dans près de 4 600 logements. Le quartier Beaulieu-Montchovet est proche du centre ville. Il est situé sur une zone dont le sous-sol n'était pas fragilisé par la présence d'anciennes mines de charbons, ce qui autorisait la construction d'immeubles importants. La réalisation de la Muraille de Chine est très comparable à celles qui voient le jour dans le cadre de la politique des Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP) initiée en 1959. Des quartiers nouveaux ont vu le jour, en principe avec des commerces et des équipements, constituant ce qu'il est convenu d'appeler des « grands ensembles ». A Saint-Étienne, au cœur du quartier de Beaulieu-Montchovet, la « Muraille de Chine » s'ajoute à des ensembles déjà construits. D'une hauteur de 48 mètres, le bâtiment est parfaitement rectiligne afin de rationaliser la construction. Les grues peuvent se déplacer sur des rails tout le long de la « barre », terme qui désigne ces grands immeubles. Il est composé de 19 étages sur 270 mètres de long et abrite 450 logements. L'armature en béton armé et les éléments standardisés permettent une construction rapide et compétitive. Le confort moderne des appartements n'est pas le seul atout de cet immeuble, les infrastructures du quartier suivent l'évolution de la population : équipements sportifs, centre commercial et collège complètent le dispositif et, à l'origine, la demande des familles est forte pour ce bâtiment imposant, symbole de modernité.

Après les années 1970, Saint-Etienne connaît une crise économique, le charbon est concurrencé par le pétrole, les industries locales sont en déclin et la démographie fléchit. Les grandes opérations lancées dans les années 1950 et 1960 ont vieilli. La « Muraille de Chine » n'est habitée qu'à moitié et la ville peine à entretenir cet ensemble. Malgré plusieurs opérations de réhabilitation dont la dernière lancée dans le cadre du programme « Banlieues 89 » (Roland Castro), elle devient le symbole des difficultés économiques et sociales : fort taux de chômage, exclusion et délinquance. La concentration en un même lieu d'une population défavorisée et touchée par le chômage fait sentir ses effets. De nouvelles politiques de la ville voient le jour. Elles prônent une mixité sociale qui s'oppose à la ségrégation qui résultait de la politique de ZUP. Impuissante à renverser cette évolution générale, la ville décide la destruction de l'immeuble. Ces opérations de destruction apparaissent au début des années 1970 aux Etats-Unis ; elles sont imitées à Villeurbanne en 1978 pour la cité Olivier de Serres, même si en France, jusqu'au milieu des années 1990, l'État a le plus souvent privilégié une politique de réhabilitation. Le 27 mai 2000 les derniers habitants de la Muraille de Chine sont évacués, l'autoroute est barrée et le quartier bouclé par les forces de l'ordre : à 13 heures précises a lieu la plus grosse opération de démolition jamais réalisée en Europe @ Ce bâtiment, les stéphanois l’appellent la muraille de Chine. 500 logements, 2000 habitants, 48 mètres de haut pour 17 étages, 280 mètres de long. C’est un véritable village vertical. C’est aussi le symbole du quartier de Montchovet, mais c’est un symbole condamné, c’est en effet la plus grande barre de logement d’Europe qui doit être détruite en une seule fois. La muraille a été construite en pleine crise du logement. En 1965, ce bâtiment offre tout le confort moderne : salle de bains, chauffage central, ascenseur. Il est pris d’assaut par les locataires, tout comme les 4000 autres logements neufs construits au sud-est de Saint-Etienne. Il y avait l'idée de faire le plus grand nombre possible de logements confortables ; dans le délai le plus rapide possible ; au coût le plus bas possible. Il y avait quand même l’idée comme ça d’une prouesse dans le domaine du logement social. Mais dans les années 80, le quartier change. Banlieue à problèmes, zone de non-droit, autant d’étiquettes qui collent à la muraille au gré des faits divers, des voitures brûlent, des policiers patrouillent, des jeunes traînent, et puis le bâtiment a vieilli. Les locataires le désertent. En 85, le quartier s’offre un lifting de 120 millions de francs, mais les problèmes persistent. Alors en 95… On a fait le constat qu’il n’y avait pas eu possibilité de réhabiliter dans de bonnes conditions. Qu’on avait connu l’échec de réhabilitation, d’une façon tout à fait naturelle. J’en ai conclu qu’il ne fallait pas obliger les gens à vivre dans ce type d’habitat. Qu’il ne fallait pas remplir de force une telle muraille. Et donc, la conclusion s’imposait d’elle-même, il fallait démolir. Cette démolition permet de mettre un terme aux 4 millions de francs de perte annuelle générés par les logements vides. Ça coûte un bâtiment inoccupé. Début 97, la moitié du bâtiment était vide. Donc, sur 500 logements, nous avions 250 logements vacants. Mais pour certains riverains, cette logique comptable n’efface pas une profonde nostalgie, la muraille est l’emblème du quartier. La muraille de Chine, ça fait des années qu’elle existe. Je veux dire, c’est elle qui fait, quand on parle du quartier on parle toujours tout de suite de la muraille de chine. C’est triste quand même de voir le bâtiment qui va tomber, voilà ! C’est comme si on enterrait une personne hein ! C’est une page du quartier qui se tourne, et c’est dommage. Il n'y aura plus de muraille mais dans notre coeur, il y aura toujours une muraille. Depuis le 24 janvier, une cinquantaine d’ouvriers travaillent à la déconstruction de ce bâtiment. Aujourd’hui, tout est prêt pour l’explosion. Alors Monsieur Arnaud, quelles ont été les différentes phases de ce chantier ? Alors, au niveau de la préparation de ce chantier, les principales phases furent le désamiantage des façades qui représentaient 32 000 m² de matériaux non friables. Ensuite, est venu le temps de la déconstruction des appartements où on a retiré les planchers bois, les portes, tout ce qui était impropre à la mise en décharge. La troisième phase fut la déconstruction mécanique et l’affaiblissement mécanique des structures. La quatrième phase fut la foration, on a foré environ 3600 mètres linéaires de trous pour mettre les explosifs. La dernière phase qui est en cours de réalisation est la mise en place des protections, c’est bien sûr les voiles intérieurs ainsi que sur les voiles extérieurs afin d’éviter les projections. Un périmètre de sécurité de 150 m sera mis en place autour du chantier, l’autoroute sera fermée samedi entre 11 heures et 14 heures. Un millier de riverains seront évacués et 300 CRS et policiers assureront la sécurité du public pendant l’opération de foudroyage. La phase ultime sera le tir, et ensuite le traitement des matériaux au sol. Les 23 000 m3 de béton seront évacués en deux mois. La muraille, une fois détruite, laissera un vide de plus de 4 ha au cœur de Montchovet. L’avenir de ce quartier est déjà tracé dans les cartons des architectes, il sera médical. Notre projet c’est de construire une clinique de 251 lits qui est constituée du regroupement de 3 cliniques existantes à Saint-Etienne. Il y aura une maternité, il y aura également un service de médecine, et puis un service de chirurgie comme ça existe dans la plupart des cliniques privées. Avec 16 salles d’opération et 150 médecins, ce centre hospitalier sera le plus important pôle de santé privé de Rhône-Alpes. Les travaux commenceront en septembre pour s’achever en janvier 2002. Ils coûteront 250 millions de francs. On a choisi ce quartier parce que nous pensions que c’est un beau quartier qui est extrêmement bien situé ; duquel il y a une vue qui est très belle, quand on est monté dans la muraille de Chine, on le sait. Que d’autre part, pour un établissement de santé, c’est à proximité de l’autoroute ; donc avec des facilités d’accès pour les patients extrêmement importants, qui feront que cet établissement sera vu quand on passera devant, et qu’on pourra y accéder facilement. 40 ans après la construction de la muraille, l’ambition de la municipalité est d'effacer la difficile réputation du quartier de Montchovet, par un vaste réaménagement urbain ; avec à l’horizon 2003, une nouvelle ligne de tramway, deux maisons de convalescence, et un aménagement paysager. Le samedi 27 mai à 13 heures 01, la muraille de Chine s’effondrera sur elle-même en 15 secondes. Nous serons là pour vous montrer ce moment crucial dans la vie du quartier et qui changera définitivement le visage de Saint-Etienne. En France, la préfabrication va tout d'abord se développer dans le contexte de pénurie générale de la Libération. Dans un second temps, l'opération des « 4 000 logements de la région parisienne » en 1953 inaugure la généralisation de la préfabrication pour la construction des grands ensembles de logements en France. Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent, en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Jacqueline a 50 ans et vit à la cité des Courtillières à Pantin. Elle se souvient lorsque, enfant, elle quitta avec ses parents le « une pièce parisien » sans commodités pour un appartement spacieux et moderne dans cette cité. La cité des Courtillières est alors une cité pilote, censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait à la Libération cruellement de logements.

Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous. Sydney, voisin de Jacqueline, se remémore lui, les bus remplis d’architectes venus d’Union soviétique pour visiter sa cité…

La marque de fabrique du collectivisme

Le logement préfabriqué victime de son succès en France est exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Pour Julie, à Prague, ou Susanna à Berlin Est, l’arrivée du préfabriqué dans leur vie revêt une toute autre signification. Utopies sociales, idéologies politiques et avant-garde architecturale commencent à se mélanger. Le rêve du bonheur tourne vite au cauchemar…

En République tchèque, l’antique ville de Most est détruite pour des raisons économiques pour être reconstruite grâce au panneau de béton. Au travers d’archives inédites et de témoignages des habitants, l’histoire incroyable de panneau en béton se raconte pour la première fois de Paris à Moscou, de 1950 à nos jours.

Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen, produit par Les Films du Tambour de Soie www.dailymotion.com/video/x413amo @

Petite histoire de la préfabrication

Les violentes destructions de la Seconde Guerre mondiale ont contraint une bonne partie des pays européens à trouver des solutions inédites concernant la reconstruction.

« Les guerres sont par exemple d’importants accélérateurs de l’industrialisation du bâtiment pour deux raisons au moins. La première est que l’industrie d’armement se recycle logiquement dans la production civile après les conflits ; la deuxième est que les territoires dévastés par les destructions, comprenant des villes entières, sont à reconstruire. » Franz Graf

L’originalité de la première phase de ces reconstructions réside dans la dynamique expérimentale initiée par les gouvernements européens autour de la préfabrication, ainsi que l’explique Franz Graf [2] dans l’introduction référencée de l’ouvrage.

Elain Harwood met en lumière les programmes de logements publics préfabriqués en Angleterre et Nick Bullock présente un focus sur les maisons-témoins préfabriquées de Northolt aux apparences ordinaires. Ce sont ces dernières qui vont inspirer le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme français pour ces chantiers expérimentaux de maisons préfabriquées.

L’Italie, de son côté, se basera sur les maisons de Northolt et la cité expérimentale de Noisy-le-Sec pour concevoir le QT8 à Milan, laboratoire où sont construits des maisons-prototypes en relation avec la Triennale, ainsi que l’explique Francesca Albani. Les deux contributions consacrées à l’Allemagne de Steeve Sabatto et Silke Langenberg s’attachent plus spécifiquement à la dimension technique et aux systèmes constructifs inventés par Konrad Wachsmann en collaboration avec Walter Gropius et Helmut Spieker, semble-t-il sans lien avec les autres pays européens.

Suite aux expérimentations, chacun des pays prend des voies sensiblement différentes vers le logement de masse. Si les prefabs anglais demeurent un élément caractéristique du paysage national, la construction traditionnelle, tout aussi rentable économiquement sera préférée. Le recours à la préfabrication concernera, avec davantage de bonheur, les écoles anglaises. En France, à partir de 1954, l’État fixe aussi sa doctrine : la solution au manque de logement se trouve dans la préfabrication lourde, ouvrant la voie aux grands ensembles. Et l’Italie prendra finalement un tournant bien différent en opérant un retour décisif à des techniques artisanales, exécutées à pied d’œuvre, afin d’augmenter l’occupation ouvrière. Mais un défi, tant collectif que particulier, est aujourd’hui à relever : comment rénover le bâti préfabriqué existant ? Les solutions dépendront forcément « de la valeur que l’on attribue à un patrimoine, surtout s’il est considéré comme ordinaire et diffus » [3]. Ainsi que le démontrent les cas particuliers ici étudiés, il n’y a pas de réponse préfabriquée, mais des réflexions et des histoires captivantes autant que singulières.

Les héros de l’industrialisation face à la patrimonialisation

Si les histoires architecturales racontées sont principalement européennes, il aurait été impensable, à propos de préfabrication, de ne pas mentionner les États-Unis et notamment un de ses représentants les plus populaires : Buckminster Fuller. Le texte de James Ashby [4] retrace l’aventure de la restauration de la maison Dymaxion (contraction en anglais de dynamic-maximum-tension), aujourd’hui exposée au musée Ford à Détroit. Cette maison devait « révolutionner l’industrie du logement après la Seconde Guerre mondiale » en proposant aux familles des habitations qui ne devaient pas dépasser le prix d’une Cadillac. Mais l’entreprise de Fuller fit faillite et il ne resta qu’un prototype, récupéré et transformé par l’un des investisseurs afin d’en faire son logement. Des décennies après, la maison est abandonnée et le bâti se dégrade : les héritiers finissent par faire don de la maison au musée en 1991. Mais six années vont encore s’écouler avant que le musée ne s’engage dans la restauration de la maison Dymaxion. Une équipe pluridisciplinaire va être constituée dans une démarche scientifique, avec pour défi complexe d’être au plus proche de l’authenticité d’une expérience architecturale inachevée.

Portes du pavillon du centenaire de l’aluminium, page 107 du catalogue de vente Artcurial des 23 et 24 novembre 2010

Autre héros de la préfabrication, notre Jean Prouvé hexagonal. L’article de Richard Klein [5], « Le pavillon du centenaire de l’aluminium, un patrimoine en pièce », présente différents paradoxes patrimoniaux lié à cet édifice nomade, le caractère véhiculaire était bien souvent intrinsèque aux constructions de Prouvé. L’auteur part ici de la controverse apparue suite à la mise en vente d’un ensemble de portes et d’un panneau provenant du pavillon du centenaire de l’aluminium, construction protégée au titre des Monuments historiques. Outre les remarques concernant la place des collectionneurs de Prouvé, la question de l’intégrité de l’édifice est passionnante. En effet, le bâtiment, tel qu’il a été remonté à Villepinte, a été réduit par rapport à son implantation initiale. Dès lors, Richard Klein pose la question : « comment envisager la question de l’intégrité d’un édifice dont les dimensions peuvent être considérées comme variables ? »

Les problèmes patrimoniaux liés à ce pavillon semblent sans fin, reflétant la complexité de la situation. Un dernier exemple : l’édifice s’étant déplacé de Lille à Villepinte, son périmètre de protection s’est-il déplacé avec lui ? Parmi les autres cas d’études intelligemment présentés : la construction inachevée de Claude Prouvé, véritable ruine de science-fiction ou encore les péripéties patrimoniales de la CAF du XVe arrondissement à Paris, « l’unique bâtiment en France qui a fait l’objet d’un déclassement du statut de Monument historique ». Dénouement

Face à des bâtiments qui ne correspondent plus aux besoins contemporains ou qui se sont dégradés avec le temps, la dernière partie de l’ouvrage présente des projets de réhabilitation, transformation, rénovation, adaptation et sauvegarde. Le SHAPE Village de la Faisanderie à Fontainebleau, la transformation de la tour Bois-le-Prêtre à Paris, la cité d’habitation de Droixhe en Belgique, les bâtiments des frères Honegger à Genève, les immeubles de Triemli à Zurich : autant de témoignages d’une nouvelle réception de cette architecture préfabriquée qui eut longtemps mauvaise presse mais dont les qualités architecturales sont désormais reconnues par les architectes. Beaucoup militent pour les transformer en respectant les projets initiaux. Ces derniers textes, plus courts et moins réflexifs ont néanmoins leur place, présentant les directions actuelles et les problématiques quant aux projets de transformations. À la fin de ce copieux ouvrage bien documenté, si les auteurs n’ont pas épuisé la question de la sauvegarde de l’architecture préfabriquée, certaines énigmes de cette histoire architecturale qui parcourt le XXe siècle jusqu’à aujourd’hui piquent la curiosité. Des contributions passionnantes et une grande cohérence dans le contenu donnent à l’histoire de la préfabrication des allures d’épopée architecturale. GRAF, Franz et DELEMONTEY, Yvan (dir.), Architecture industrialisée et préfabriquée : connaissance et sauvegarde, Éditions des Presses polytechniques et universitaires romandes, Laboratoire des Techniques de la Sauvegarde de l’Architecture Moderne, textes en anglais et en français, 2012 le Logement Collectif* dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Archives ANRU / Rétro Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme / HLM twitter.com/Memoire2cite URSS un film fantastique et commic du BTP @ Au grAnd Ensemble Sovietic vs le recommande des clichés de folie youtube.com/watch?v=F68bbzOOOdY&feature=emb_err_woyt Après 1945, les collines agricoles du sud-est de la ville connaissent un programme d’urbanisation de grande ampleur pour répondre à la crise du logement. Près de 4600 logements sociaux vont ainsi être construits en quatre tranches successives de 1953 à 1970 : Beaulieu, la Marandinière, Montchovet, la Métare et la Palle formant aujourd’hui les quartiers sud-est. Touché par la crise économique et urbaine de dingue, le secteur sud-est apparaît à la fin des années 1990 comme un espace monofonctionnel dédié en totalité à l’habitat locatif social et porté par un seul bailleur l'OPAC devenu Métropole Habitat. Bien que bénéficiant de nombreux atouts (accessibilité et environnement agréable...), le quartier souffre du gigantisme de son urbanisation et du manque de résidentialisation des unités d’habitation. Par une action en profondeur et dans la durée, la Ville de Saint-Étienne, à travers son Programme de Rénovation Urbaine (PRU), a amorcé une transformation durable du quartier depuis 1989 avec la 1ere demolition du programme à la rue Pierre Loti le 31 janvier 1989 (BANLIEUE89), 30 ans de renouvellement urbain sur la ville.... une ville pilote en la matiere des 1990. Aujourd'hui et demain Les quartiers sud-est vont poursuivre leur mutation, avec l’appui continu de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et ses partenaires l'ANRU2. Développer le secteur économique

 

L'objectif est de dynamiser l’économie dans ce territoire en portant de nouveaux projets et en restructurant l’offre commerciale de proximité. La Ville de Saint-Étienne a prévu la création de nouvelles zones d’activités permettant l’accueil d’entreprises. Ainsi une zone d’activités économiques, rue Pierre Loti, répondra aux besoins fonciers des entreprises et des artisans locaux. Ce projet de zone économique, en visibilité directe de la RN 88, permettra l’implantation d’une cinquantaine d’entreprises et la création de 300 emplois. Un nouveau centre commercial sur le secteur de la Marandinière, couplé à la démolition des centres commerciaux de la Palle et Sembat, permettra de restructurer et moderniser l’offre commerciale de proximité. Renouveller l'offre d'habitat Une qualité résidentielle s’affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d’habitat variée qui émerge depuis plusieurs années. Les nombreuses démolitions réalisées et à venir (Boulevard des Mineurs en 2018 et immeubles Loti en 2020), ainsi que les réhabilitations d’immeubles en cours, vont permettre de diversifier l’offre de logements. L’un des objectifs du projet urbain est donc de conforter la vocation résidentielle du quartier en stimulant l’offre et en accompagnant des projets comme la construction de logements passifs sur le secteur de Beaulieu, la transformation de l’ancienne école Baptiste-Marcet et la réhabilitation de logements à Monchovet. Améliorer le cadre de vie des habitants

 

Les quartiers sud-est bénéficient d’un environnement naturellement riche et varié, à l’interface entre les grands parcs de la ville (jardin des Plantes, parc de l’Europe, Bois d’Avaize) et le Pilat. Le projet urbain de la Ville de Saint-Étienne prévoit de relier ces espaces naturels entre-eux avec la création d’une continuité verte, qui permettra aux marcheurs et autres randonneurs de bénéficier d’un véritable réseau de chemins autour de la commune. Le boulevard Alexandre-de-Fraissinette, véritable colonne vertébrale du quartier, et la rue Pierre-Loti seront entièrement revus pour assurer un meilleur partage de l’espace entre tous les modes de déplacements (voiture, vélo et piéton) et assurer un maillage inter-quartiers plus efficace. fr.calameo.com/read/0005441131b4119eaa674

 

Depuis 2014, la rénovation urbaine dans les quartiers sud-est s’est traduite par de nombreux travaux: la construction du centre commercial de la Grande Marandinière, l’aménagement d’un lotissement de treize maisons individuelles passives, impasse Clémenceau, les rénovations des écoles de Montchovet et de Beaulieu, la réhabilitation de locaux rue Henri-Dunant (pour y installer la Maison des associations), et enfin les démolitions récentes du centre commercial du boulevard de la Palle et d’un garage, au 41 rue de Terrenoire.Démolitions mais aussi constructions sont au programme. Plusieurs acteurs entrent en jeu dans le financement de ces projets, notamment l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) mais aussi la Ville, le Département et la Région. Ainsi, le contrat avec l’ANRU, signé le 14 mars, dégage une somme de 23 millions d’euros, somme à laquelle il faut ajouter 3,3 millions d’euros de la Région. Pour les années à venir, les objectifs visent à la poursuite du développement économique, de la mutation de l’habitat par des constructions individuelles ou de petits immeubles, des démolitions ponctuelles, de la valorisation des espaces publics et du renforcement des espaces du quartier. Deux secteurs sont concernés : Loti et la Grande Marandinière. Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 . Ce quartier est né des programmes de grands ensembles mis en œuvre à partir des années 1950 afin de réduire la pénurie de logements. La mairie choisit donc de développer un quartier moderne 4 600 logements en HLM pour pouvoir loger plus de 30 000 habitants avec des loyers modérés dans des bâtiments modernes. Ce quartier avait comme emblème un des plus grands immeubles d’Europe surnommé la Muraille de Chine qui était visible depuis l’autoroute. Ce quartier s’est construit en quatre tranches : Beaulieu I (Beaulieu) de 1953 à 1955 ; Beaulieu II (La Marandinière) en 1959 ; Beaulieu III (Montchovet) en 1964 ; Beaulieu IV (La Palle) en 1971. Il est aujourd’hui en profonde mutation avec un programme de renouvellement urbain qui prévoit la démolition de plus 1000 logements et la reconstruction de 250. Bâtiments spécifiques : CHPL (Centre Hospitalier Privé de la Loire) qui remplace la Muraille de Chine ; Ecole Nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne Un modèle de l'urbanisme des années 1950. Beaulieu-Montchovet: La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles. Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :

 

www.ina.fr/video/LXF99004401 .

 

Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.

 

Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.François Mitterrand / Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Thèmes : Grands travaux et grands projets

 

Le Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986 Éclairage

 

Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche.La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html

Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroul

"L'église St Etienne est inscrite au titre des Monuments Historiques depuis 1971.

L'élément le plus ancien est le clocher, érigé en style roman lombard au XIIème siècle.

L'église fut modifiée au cours du XVIIème siècle, avec notamment la transformation du choeur et l'adjonction de collatéraux.

Elle présente un retable majeur de style néoclassique et baroque ainsi que de riches décors peints, dont certains sont en trompe-l'oeil."

Pavillon Indien de l'exposition universelle de 1878 à Paris.

Il fut remonté en 1881 dans le Parc de Bécon dont le prince Georges Stirbey était propriétaire et servit d'atelier de peinture à sa belle-fille.

Le pavillon fut beaucoup plus tard laissé complètement à l'abandon. Il échappa à la démolition et a été récemment rénové.

www.ville-courbevoie.fr/culture-loisirs/equipements/pavil...

--------------------------

Cette photo a joué à

Quel est cet autre lieu?

 

Surtout ne répondez pas si vous ne souhaitez pas jouer et poster l'énigme suivante !

 

Si vous voulez participer, inscrivez-vous dans le groupe

Quel est cet autre lieu?

Vous êtes les bienvenus :-)

Author : @Kiri

Turkey - September 2019 - Le gout de la Turquie

 

Visite du lac Karacaoren

La legende veut que le jardin d'Eden fut situe en Turquie et le lac Karacaoren a quelque chose de paradisiaque. Ajoutez a cela une visite au marche, un cours de cuisine, la rencontre de la dame du the, et vous obtenez une journee 100% turque. Il s'agit d'une de nos excursions TUI Collection, qui vous fera decouvrir la culture et les traditions de votre destination, de maniere unique, authentique et responsable.

Nous proposons de debuter avec un vrai passe-temps turc, mettre en pratique votre don du marchandage sur le marche. Pour le meilleur prix que vous pourrez obtenir, vous trouverez de tout, depuis les epices exotiques jusqu'aux dernieres tendances de la mode. Ensuite, direction les cascades de Kursunlu le cap sur Karacaoren, un barrage-reservoir entoure de montagnes couvertes de pins. Pagayer sur l'eau a bord en bateau ponton ou bien profitez plutot d'une baignade.

Une fois sec, preparez-vous pour une demonstration de cuisine traditionnelle et un dejeuner au bord du lac. Nous terminerons par une promenade guidee dans la nature a la rencontre de la dame du the de la region et pour admirer la vue sur la vallee en contrebas depuis une colline.

 

( Days off in Turkey in 2019 )

Le Temple du Ciel est un monument de Pékin, situé dans le quartier historique de Xuanwu au sud de la ville. Sa disposition symbolise la croyance chinoise que la Terre est carrée et le Ciel rond. L'origine de ce temple remonte à l'ancienne Chine. À l'époque, l'empereur était considéré comme le " fils du Ciel", chargé de faire le lien avec l'autorité céleste pour préserver le bon ordre sur terre au moyen de cérémonies de sacrifice.

 

Initialement appelé Monument du Ciel et de la Terre, il a été construit de 1406 à 1420 pendant le règne de l'empereur Yongle, également responsable de la construction de la Cité Interdite. En 1530, les sacrifices faits au Ciel furent séparés de ceux faits à la Terre. On construisit donc la Demeure du seigneur du Ciel et le monument fut renommé "Temple du Ciel". Celui-ci fut agrandi en 1749 et les tuiles de couleur bleue remplacées par du marbre. Le temple recouvrait alors 273 ha ( 267 ha aujourd'hui).

 

Cet important complexe mesure 1,5 km du nord au sud et entre 1-1,7 km d'est en ouest. Il est délimité par deux murs au nord et un seul au sud, contient de nombreux temples dont en premier lieu la Salle des prières pour la bonne moisson (pavillon en forme de rotonde, haut de 38 m avec un rayon de 18 m). Construite en 1420, celle-ci est entourée par 3 cercles concentriques joints par des escaliers en marbre. Les quatre piliers intérieurs et les vingt-quatre extérieurs représentent les quatre saisons, douze mois et douze heures. Elle était visitée annuellement par l'empereur lors des cérémonies consacrées au Ciel pour de bonnes récoltes.

 

L'architecture des autres bâtiments orientés nord/sud reprend la thématique du ciel et de la terre, les enceintes carrées avec des tuiles de couleur verte symbolisant la terre et les rondes avec des tuiles de couleur bleue symbolisant le ciel : la Demeure du seigneur du Ciel (pavillon en forme de rotonde, construit sur un tertre de marbre), la Salle de l'abstinence (palais situé dans la partie ouest) et l'Autel du Ciel dont l'espace ressemble à la terrasse de la Salle des prières pour la récolte, mais sans bâtiment en rotonde, situé au sud du complexe (cf. wikipedia).

  

Saumur (Maine-et-Loire)

 

Le château des ducs d'Anjou

 

Dominant la ville, le château de tuffeau forme un quadrilatère avec une tour à chaque angle; il succède à plusieurs édifices, dont une forteresse construite par Louis IX (Saint-Louis) vers 1230.

  

Le château actuel fut édifié à partir de 1360 par Louis Ier, frère de Charles V (il était le deuxième fils du roi de France Jean le Bon), comte puis duc d'Anjou.

 

Le duc d'Anjou voulut avant tout édifier une demeure de plaisance, demeure que l'on voit sur la miniature des Très Riches Heures du duc de Berry (Jean de Berry était le troisème fils de Jean le Bon, donc frère de Louis d'Anjou).

 

Louis d'Anjou fit élever des tours polygonales sur la base des tours circulaires précédentes.

 

Le roi René d'Anjou (petit-fils de Louis Ier d'Anjou), fit faire des modifications pour améliorer le confort du château, entre 1454 et 1472. Il nommera le château "le château d'amour".

 

Duplessis-Mornay, qui habita le château de 1596 à 1621, fit édifier par l'italien Bartolomeo les défenses extérieures qui annoncent la forme en étoile des fortifications de Vauban. L'ensemble forme un quadrilatère dont l'angle nord-est est occupé par le château.

 

Sous Louis XIV, l'édifice est utilisé comme prison. Il sera transformé en prison d'État sous l'Empire.

 

Au XIXe siècle, le château est occupé par l'armée. Au début du XXe siècle, il est racheté par la ville, dans un état alarmant. La municipalité confiera la restauration du château à l'architecte Lucien Magne. Des musées y sont installés en 1912.

 

Le 22 avril 2001, la partie ouest du rempart nord s'est effondrée. Le chantier de reconstruction du rempart s'est achevé en 2007.

  

L'entrée dans la cour se fait par un petit châtelet flanqué de deux échauguettes. L'aile nord-ouest, qui a disparu au XVIIIe siècle, a été remplacée par une terrasse qui domine la ville. Dans les soubassements de l'aile sud-est, subsistent les cachots utilisés sous l'Ancien Régime où furent enfermés le marquis de Sade en 1768, et l'amiral de Kerguelen, l'explorateur des mers australes, de 1774 à 1778. Une salle souterraine, creusée sous la cour, est l'ancienne salle basse du donjon du XIIe siècle.

 

saumur-jadis.pagesperso-orange.fr/lieux/chateau.htm

L’orgue fut commandée à Théodore Puget en 1867.

La saga des Puget, c’est l’histoire d’une petite affaire familiale qui devient une manufacture nationale en entrant dans l’ère industrielle.

 

Au début du XIXe siècle, il faut reconstruire les instruments détruits pendant la Révolution, remettre au goût du jour les orgues anciens, imaginer d’autres instruments pour de nouveaux usages et de nouvelles musiques.

L’orgue connaît alors un âge d’or, à Toulouse comme dans toutes les villes de France. L’instrument est à la mode, dans les lieux de culte mais aussi dans les salons, les cinémas et les théâtres.

En pleine révolution industrielle, l’instrument-machine fascine. Ingénieurs et musiciens s’allient dans une recherche de progrès technique.

Les goûts changent : les orchestres symphoniques ont des effectifs énormes et l’orgue cherche à leur ressembler. Il devient monumental.

 

Pour mener à bien ces grands travaux, des manufactures d’orgues se créent. La plus célèbre reste aujourd’hui celle d’Aristide Cavaillé-Coll. Mais à ses côtés, au premier plan, se trouvent aussi Joseph Merklin à Paris, Louis Debierre à Nantes et Théodore Puget à Toulouse.

 

En 120 ans (jusqu’en 1960) les trois générations de Puget construiront près de 350 orgues neufs. Avec les restaurations, relevages et réparations, ils interviendront au total sur 742 instruments.

On trouve leurs instruments dans quarante-quatre départements français, treize orgues rien qu’à Paris. Ils s’exportent en Algérie, Allemagne, Espagne, Italie. Ils s’étendront dans le Caucase, au Sénégal, en Inde, jusqu’à Madagascar et l’Ile Maurice.

 

Le château actuel fût bâti de 1633 à 1640 par Jacques de Nonant pour sa femme en remplacement de l’ancien château féodal. Beaumesnil est l'exemple exceptionnel d'une architecture Louis XIII.

Photographie aérienne par cerf-volant.

 

The current castle was built from 1633 to 1640 by Jacques Nonant for his wife to replace the old feudal castle. Beaumesnil is the outstanding example of a Louis XIII architecture.

Kite Aerial Photography.

 

© Mai 2014, François Levalet www.francoislevalet.fr

Cette verrière fut ajoutée au patio en 1875 sous le gouvernement colonial du général Chanzy.

---------------------------------------

Bâti en 1791, par le dey Hassan Pacha (1791 – 1798), ce palais de la basse Casbah fut grandement dénaturé par les réaménagements réalisés par l’autorité coloniale française.

 

En effet, pour exemple, la façade de Dar Hassan Pacha a été transformée par l’architecte Pierre-Auguste Guiauchain qui, pour ce faire, se serait inspiré des palais vénitiens.

 

En 1860 et 1865, Napoléon III et l'impératrice Eugénie y auraient séjourné lors de leur visite à Alger.

 

Actuellement, ce palais, mitoyen de la Mosquée Ketchaoua et faisant face à Dar Aziza, est en cours de rénovation.

 

Casbah – Wilaya d’Alger – Algérie

 

Octobre 2017

 

May - Divers 2018

 

La creation meme du Musee instrumental (tel etait son nom a l'epoque) remonte au 1er fevrier 1877, lorsqu'il fut rattache au Conservatoire royal de musique de Bruxelles dans le but didactique de montrer aux eleves d'anciens instruments de musique.

A l'origine meme de la creation du mim se trouvent reunies deux collections d'instruments de musique, d'une part celle du celebre musicologue belge Francois-Joseph Fetis (1784-1871) achetee en 1872 par l'Etat belge et entreposee au Conservatoire ou Fetis avait exerce les fonctions de premier directeur et, d'autre part, celle offerte en 1876 au roi Leopold II par le Rajah Sourindro Mohun Tagore (1840-1914), comprenant une centaine d'instruments indiens.

Avec ces deux collections d'origine, le mim etait deja remarquablement riche pour l'epoque. Mais c'est le premier conservateur Victor-Charles Mahillon (1841-1924) qui va le hisser parmi les premiers du monde et qui va accroitre considerablement ses collections.

Lorsqu'il meurt en 1924, le mim est riche de quelque 3 666 pieces, dont 3 177 instruments de musique originaux. Grace a ses activites et ses relations, le musee va connaitre rapidement une renommee internationale, non seulement par l'importance quantitative des collections, mais aussi par leur diversite, la qualite et la rarete des pieces rassemblees.

De plus, entre 1880 et 1922, Mahillon decrit les collections du musee dans un catalogue monumental de cinq volumes. L'ouvrage comprend egalement les quatre versions de son essai de classification methodique de tous les instruments anciens et modernes qui allait servir de base a la classification de E. M. von Hornbostel et C. Sachs encore toujours utilisee.

Des 1877, Mahillon cree un atelier de restauration au sein du mim ou il occupe un ouvrier de sa manufacture, Franz de Vestibule. Celui-ci restaure les pieces endommagees, mais il procede egalement a des copies d'instruments conserves dans d'autres collections publiques dont il n'existe plus d'exemplaire original.

Dans les annees 1880, des concerts historiques sur les instruments anciens ou leurs copies sont organises par Francois-Auguste Gevaert qui a succede a Fetis a la tete du Conservatoire de musique de Bruxelles.

En 1883, Mahillon vend au mim sa collection privee.

Achetee en 1886, la collection Contarini-Correr est formee d'un ensemble de 121 instruments italiens et allemands des XVIe et XVIIe siecles. Elle comprend un orchestre complet du XVIIe siecle dont deux famills de violes de gambe construites par Pietro Zenatto en 1683 et 1684. On compte egalement quelques clavecins et orgues dont l'un fut construit en 1676 a Piazzola par le facteur allemand Theodor Agathe. Ces instruments ont ete rassembles des le XVIIe siecle par le prince Marco Contarini, procurateur de San Marco a Venise. Longtemps consideres comme des instruments rigoureusement authentiques, certains d'entre d'eux sont neanmoins aujourd'hui contestes par des examens techniques modernes.

Le notaire et collectionneur renaisien Cesar Snoeck (1832-1898) s'etait constitue une importante collection d'instruments de musique de quelque 2000 pieces qui fut dispersee a sa mort. En 1899 restait en vente la partie de la collection groupant les instruments des anciens Pays-Bas, a savoir 437 pieces.

Moins interesse aux lots precedents qui comprenaient beaucoup de pieces proches des siennes, Mahillon esperait cependant bien que ces instruments de nos contrees ne partiraient pas a l'etranger, d'autant qu'a l'epoque, le mim n'en possedait qu'une centaine a peine. Il en parla a Louis Cavens (1850-1940), mecene eclaire des grandes institutions scientifiques belges qui l'acheta de ses deniers et qui l'offrit immediatement a notre musee. Les instruments a cordes frottees constituent la partie la plus interessante de la collection, tant par la variete des instruments representes que par les differentes ecoles de facteurs. Par sa variete et sa qualite, la collection presente un interet considerable.

Apres la Premiere Guerre mondiale, les donateurs et mecenes se firent plus rares. De 1924 a 1968, seulement quelque 1 000 instruments entrerent dans les collections. Jusqu'en 1957, les conservateurs qui furent tour a tour a la tete du mim, Ernest Closson (de 1924 a 1936), son fils Herman (de 1936 a 1945) et Rene Lyr (de 1945 a 1957) n'eurent pas d'autre choix que de limiter leurs activites a la seule preservation des instruments rassembles, dans des conditions pas toujours satisfaisantes, car les budgets alloues a l'institution etaient tout a fait insuffisants.

Avec l'arrivee de Roger Bragard (1903-1985), conservateur de 1957 a 1968, la situation s'est quelque peu amelioree. Cet eminent latiniste, venu a la musicologie par son interet persistant pour les traites anciens relatifs a la musique, a su eveiller l'attention du Ministere de la Culture de l'epoque: les budgets ont ete augmentes, on a reamenage les salles d'exposition, engage des guides et du personnel scientifique, organise des concerts de musique ancienne sur instruments d'epoque ou des reconstitutions.

Les collections ont de nouveau pu s'enrichir de pieces rares. Les efforts de Bragard ont ete poursuivis par Rene de Maeyer (de 1968 a 1989) qui s'est entoure d'une dizaine de collaborateurs scientifiques specialises dans les differents domaines de l'organologie. Nicolas Meeus a assure l'interim de 1989 a 1994 ; il a lance les bases de l'amenagement a Old England. C'est sous la direction de Malou Haine que le transfert s'est concretise et que les divers projets se sont developpes. Actuellement le mim est dirige par le Directeur General a.i. des Musees Royaux d'Art et d'Histoire, Madame Alexandra De Poorter.

 

Photos of May 2018

Photos de mai 2018

 

( Diverses photos prisent en 2018 sans sujet reel.

Various pictures taken in 2018 without real subject. )

1 2 ••• 6 7 9 11 12 ••• 79 80