Purgatoire du temple d'Isis à Pompéi
Le temple d'Isis est un des plus complets et des plus curieux qui soient parvenus jusqu'à nous et fut découvert le premier de tous ceux de Pompéi en 1764-1776. Cet édifice, situé derrière les gradins du Grand théâtre, est d'une belle architecture et construit en briques revêtues d'un stuc très dur. Il occupe un espace de 30 m de long sur 18 m de large et se compose d'un sanctuaire placé en son centre avec un portique soutenu par huit colonnes doriques de chaque côté, quatre colonnes et deux piliers en façade. Ces colonnes au diamètre de 0,535 m sont rudentées dans toute leur hauteur, le premier tiers étant rouge et le reste en blanc. Les chapiteaux sont de tuf recouvert de stuc. Entre les colonnes sont situés plusieurs autels et à leur pied règne un chéneau interrompu par de petites auges carrées.
Sous le portique, contre le mur qui fait face au sanctuaire, est une niche dans laquelle était peinte une figure d'Harpocrate (Horus enfant) et à son pied un banc de bois presque réduit en poussière. En avant, le portique présentait un entrecolonnement double formé par deux piliers carrés avec des demi-colonnes engagées. Egalement sous le portique, mais du côté opposé, fut découvert en 1766 une statuette d'Isis, aujourd'hui au musée archéologique de Naples. Cette belle figure de 66 cm a des draperies très fines et collant sur le corps, légèrement colorées de pourpre avec quelques ornements dorés.
Aux côtés de la porte du sanctuaire, deux niches larges de 0,65 m et hautes de 1,2 m, décorées de pilastres corinthiens et de frontons en stuc, destinées sans doute aux statues de quelques autres divinités, probablement Osiris et Horus enfant. En avant de la niche de gauche, l'autel d'Isis était destiné à recevoir des offrandes et un autel semblable existait au pied de l'autre niche, mais aujourd'hui disparu et vraisemblablement celui d'Harpocrate ou Horus enfant . De part et d'autre du grand escalier, se trouvaient deux petits piédestaux et, découvert en 1765, un pilier présentant sur trois de ses faces autant de tables de marbre blanc de 1,24 m sur 0,5 m de large, connues comme les Tables isiaques et déposées au musée de Naples.
Gravées au sommet, quatorze figures dont treize sont tournées vers la première, plus grande et représentant peut-être Osiris. En effet, au-dessous de ces figures, vingt et une lignes d'hiéroglyphes d'une grande finesse, avec des traces de couleurs verte et rouge, ont été reconnues par Champollion jeune comme une invocation à Isis et Osiris. Derrière le sanctuaire, dans une niche, fut découverte en 1766 un Bacchus isiaque, haut de 1 m et en marbre grec, peint et doré dans quelques-unes de ses parties comme la statue d'Isis, était en plusieurs morceaux, tous retrouvés à l'exception de quatre doigts.
Sur la façade du sanctuaire, un autel isolé et placé sur la gauche consumait les victimes, leurs ossements étant mêlés aux cendres. A droite et faisant pendant à l'autel, un puits antique était rempli de cendres noires paraissant provenir de fruits carbonisés ou des sacrifices. Du côté est, la très grande salle placée derrière le sanctuaire et dans laquelle on entre par cinq arcades paraît avoir été le lieu où se célébraient les mystères et où pénétraient les seuls initiés. Cette supposition est confirmée par les peintures qui la décoraient, toutes au culte d'Isis. C'est aussi du temple d'Isis que proviennent une coupe de bronze incrustée d'argent de 85 cm de diamètre, reposant sur un pied de marbre ; un admirable trépied de bronze, soutenu par des sphinx et une petite figure accroupie de porcelaine verdâtre, les mains et les bras appuyés sur les genoux et le corps couvert d'une légère draperie.
Du côté de l'enceinte, adossées à ce théâtre, se trouvent plusieurs pièces ouvertes sous le portique. L'une d'elles était la cuisine, aux fourneaux où se trouvaient encore des oeufs et des arêtes de poisson. Derrière l'escalier furent trouvés couchés les squelettes de plusieurs prêtres qui périrent faute d'abandonner le sanctuaire de leur déesse. La pièce voisine de la cuisine était sans doute le réfectoire, où furent retrouvés en dessous de la table de marbre des os de poulet ; près d'elle existaient d'autres chambres destinées à l'habitation. Dans la plus grande, celle attenant au réfectoire, un malheureux avait commencé à percer une muraille avec une barre de fer et péri étouffé (cf. mediterranees.net, merci Zankâ Jacxix pour la photo).
Purgatoire du temple d'Isis à Pompéi
Le temple d'Isis est un des plus complets et des plus curieux qui soient parvenus jusqu'à nous et fut découvert le premier de tous ceux de Pompéi en 1764-1776. Cet édifice, situé derrière les gradins du Grand théâtre, est d'une belle architecture et construit en briques revêtues d'un stuc très dur. Il occupe un espace de 30 m de long sur 18 m de large et se compose d'un sanctuaire placé en son centre avec un portique soutenu par huit colonnes doriques de chaque côté, quatre colonnes et deux piliers en façade. Ces colonnes au diamètre de 0,535 m sont rudentées dans toute leur hauteur, le premier tiers étant rouge et le reste en blanc. Les chapiteaux sont de tuf recouvert de stuc. Entre les colonnes sont situés plusieurs autels et à leur pied règne un chéneau interrompu par de petites auges carrées.
Sous le portique, contre le mur qui fait face au sanctuaire, est une niche dans laquelle était peinte une figure d'Harpocrate (Horus enfant) et à son pied un banc de bois presque réduit en poussière. En avant, le portique présentait un entrecolonnement double formé par deux piliers carrés avec des demi-colonnes engagées. Egalement sous le portique, mais du côté opposé, fut découvert en 1766 une statuette d'Isis, aujourd'hui au musée archéologique de Naples. Cette belle figure de 66 cm a des draperies très fines et collant sur le corps, légèrement colorées de pourpre avec quelques ornements dorés.
Aux côtés de la porte du sanctuaire, deux niches larges de 0,65 m et hautes de 1,2 m, décorées de pilastres corinthiens et de frontons en stuc, destinées sans doute aux statues de quelques autres divinités, probablement Osiris et Horus enfant. En avant de la niche de gauche, l'autel d'Isis était destiné à recevoir des offrandes et un autel semblable existait au pied de l'autre niche, mais aujourd'hui disparu et vraisemblablement celui d'Harpocrate ou Horus enfant . De part et d'autre du grand escalier, se trouvaient deux petits piédestaux et, découvert en 1765, un pilier présentant sur trois de ses faces autant de tables de marbre blanc de 1,24 m sur 0,5 m de large, connues comme les Tables isiaques et déposées au musée de Naples.
Gravées au sommet, quatorze figures dont treize sont tournées vers la première, plus grande et représentant peut-être Osiris. En effet, au-dessous de ces figures, vingt et une lignes d'hiéroglyphes d'une grande finesse, avec des traces de couleurs verte et rouge, ont été reconnues par Champollion jeune comme une invocation à Isis et Osiris. Derrière le sanctuaire, dans une niche, fut découverte en 1766 un Bacchus isiaque, haut de 1 m et en marbre grec, peint et doré dans quelques-unes de ses parties comme la statue d'Isis, était en plusieurs morceaux, tous retrouvés à l'exception de quatre doigts.
Sur la façade du sanctuaire, un autel isolé et placé sur la gauche consumait les victimes, leurs ossements étant mêlés aux cendres. A droite et faisant pendant à l'autel, un puits antique était rempli de cendres noires paraissant provenir de fruits carbonisés ou des sacrifices. Du côté est, la très grande salle placée derrière le sanctuaire et dans laquelle on entre par cinq arcades paraît avoir été le lieu où se célébraient les mystères et où pénétraient les seuls initiés. Cette supposition est confirmée par les peintures qui la décoraient, toutes au culte d'Isis. C'est aussi du temple d'Isis que proviennent une coupe de bronze incrustée d'argent de 85 cm de diamètre, reposant sur un pied de marbre ; un admirable trépied de bronze, soutenu par des sphinx et une petite figure accroupie de porcelaine verdâtre, les mains et les bras appuyés sur les genoux et le corps couvert d'une légère draperie.
Du côté de l'enceinte, adossées à ce théâtre, se trouvent plusieurs pièces ouvertes sous le portique. L'une d'elles était la cuisine, aux fourneaux où se trouvaient encore des oeufs et des arêtes de poisson. Derrière l'escalier furent trouvés couchés les squelettes de plusieurs prêtres qui périrent faute d'abandonner le sanctuaire de leur déesse. La pièce voisine de la cuisine était sans doute le réfectoire, où furent retrouvés en dessous de la table de marbre des os de poulet ; près d'elle existaient d'autres chambres destinées à l'habitation. Dans la plus grande, celle attenant au réfectoire, un malheureux avait commencé à percer une muraille avec une barre de fer et péri étouffé (cf. mediterranees.net, merci Zankâ Jacxix pour la photo).