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Sculpture en marbre, 2,1 m avec globe d'un diamètre de 65 cm, IIème siècle, musée archéologique, Naples.

 

L'Atlas Farnèse est une copie romaine en marbre du IIème siècle d'une sculpture hellénistique d'Atlas à genoux supportant un globe pesant sur ses épaules. C'est la statue la plus ancienne encore existante de nos jours que l'on trouve sur des peintures sur vase datées d'une époque antérieure et aussi la représentation la plus ancienne connue de la sphère céleste. Ce globe montre en effet la nuit marquée par la présence des constellations à sa surface, notamment les bas-reliefs de 41 d'entre elles (38 identifiées précisément sur les 48 distinguées par l'astronome grec Ptolémée dans son œuvre l'Almageste, datant du IIème siècle de notre ère à la même époque de la sculpture (il y en a aujourd'hui 88). Cette oeuvre provient des Thermes de Caracalla, à Rome, où il fut découvert au XVIème siècle (cf. wikipédia).

Painstakingly clipped, edited & resized from Dennis R. Jenkins' most informative book, “Space Shuttle: The History of the National Space Transportation System: The First 100 Missions”. Done so in order to accompany the below linked photos.

 

The book is available at the fantastic Internet Archive website:

 

archive.org/details/spaceshuttlehist0000jenk_f6n1/page/90...

 

Based on my other associated original/vintage photos of the same vehicle, I've added the "116" prefix to the photo ID number. In accordance with some sort of internal "convention", or more likely, laziness/minimal effort, all "contemporary" reproductions of vintage NASA photos of this numbering format have the prefix dropped. The prefix identified the section/department for/from(?) which the image originated, or was intended for...or something like that.

Dennis Dominator / East Lancs

 

First Leicester

 

New to Leicester 6/1980 as CT 240

Maisonnette située sur la rue Berri, près de la rue Laurier (ancien village des pieds-noirs)

 

C’est vers 1810, à la limite nord de l’actuel arrondissement du Plateau Mont-Royal, que fut découverte dans le sol la présence de pierre calcaire. Dès lors, de nombreuses carrières furent aménagées afin d’extraire ce précieux matériau de construction. Furent également aménagés deux chemins permettant d’accéder à celles-ci; le chemin des Carrières et le chemin de Tanneries (l’actuelle rue Berri entre le boulevard St-Joseph et la rue St-Grégoire).

 

Vers 1846 fut créé en bordure du chemin des Tanneries le village du Coteau-Saint-Louis, aussi nommé village des pieds-noirs. En ces lieux, plusieurs carriers s’y construisirent de petites maisonnettes de bois, tandis que des familles plus aisées y firent ériger des maisons recouvertes de pierres.

 

Le village des pieds-noirs est peu à peu disparu suite à la fin de l’exploitation des carrières. Ne subsiste aujourd’hui que quelques rares demeures villageoises sur la rue Berri, entre les rues Garneau et St-Grégoire, ainsi que sur la rue Lagarde.

 

Source : BANQ

 

© Tous droits réservés : Guillaume St-Jean

 

Maintenant via Facebook : Montréal Avant-Après.

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La Chapelle-sur-Loire (Indre-et-Loire)

 

La Chapelle-sur-Loire (Indre-et-Loire)

 

Eglise de la Translation-de-Saint-Martin* (XVIème).

 

Détruite lors d'une crue de la Loire en 1450, l'église a été refaite complètement vers 1520.

L'église fut restaurée en 1693 et modifiée au 19ème siècle.

 

Le village a été dévasté à plusieurs reprise par les crues : 1450, 1693, 1711, 1856.

 

Le 4 juin 1856, 4 heures du matin, à La Chapelle-sur-Loire: la Loire rompt la digue sur 200 mètres, le flot s’engouffre dans la vallée de l’Authion. Saint- Clément-des-Levées, Mazé, Andard sont submergés. Le 6 juin, l'eau envahi les ardoisières de Trélazé près d'Angers.

 

Le préfet de Maine-et-Loire, Vallon, réclame la venue de l'Empereur. Le 9 juin, Napoléon III arrive enfin dans le département. À Trélazé il se rend en barque au milieu des mines englouties des Grands Carreaux et vient à la rencontre des ouvriers et de leurs familles qui l’accueillent aux cris de : « Vive l’empereur ! Qu’il soit béni pour le bien qu’il nous apporte ! » (Anjou Conseil Général Archive). Il accorde des secours en argent et promet une nouvelle digue qui, dix ans plus tard, sera baptisée « Levée Napoléon ».

 

Napoléon III voulant donner l’image d'un souverain proche du peuple, ajoutera un geste politique : L’insurrection des perreyeurs* de Trélazé l’année précédente, fomentée par « La Marianne* », était dans tous les esprits. Pour ralier les opposants révolutionnaires, Napoléon distribue des médailles et des récompenses, mais sans accorder d’amnistie. François Attibert, le chef de l’insurrection, ne reviendra du bagne qu’en 1866 -

 

*Translation (translatio): c'est le déplacement des restes d'un saint d'un endroit vers un autre. Saint Martin est mort à Candes, au confluent de la Loire et de la Vienne, le 8 novembre 397. Deux siècle plus tard, Grégoire de Tours nous raconte (Historia Francorum, fin du livre I), que son corps a été l'objet d'un conflit entre les moines de Candes et ceux de Tours. Ces derniers réussirent à se l'approprier et le ramenèrent à Tours, où il sera enterré le 11 novembre, en le transportant dans une barque en remontant la Loire. On appelle cet épisode la Translation de Saint Martin. La légende dit que les fleurs se sont mises à éclore, au passage de son corps sur la Loire entre Candes et Tours. Ce phénomène étonnant donnera naissance à l’expression "été de la Saint-Martin".

 

*Perreyeurs : Ouvriers travaillant à l’exploitation des ardoisières d’Angers.

 

*La révolte de la Marianne (26-27 aout 1855) : Révolte des ouvriers des ardoisières initiée par une société secrète, "La Marianne", implantée dans la région en 1853. La révolte sera vite arrêtée par la troupe, il sera fait environ 200 prisonniers et 15 seront déportés au bagne.

  

La mort de Saint-Martin et la Translation du corps. D'après Grégoire deTours.(trad M. Guizot-1826).

 

"La seconde année du règne d'Arcadius et d'Honorius, saint Martin, évêque de Tours, rempli de vertus et de sainteté, après avoir comblé de bienfaits les infirmes et les pauvres, sortit de ce monde pour aller heureusement vers Jésus-Christ, dans le bourg de Candès de son diocèse, dans la quatre-vingt-unième année de son âge, la vingt-sixième de son épiscopat. Il mourut au milieu de la nuit du dimanche, sous les consuls Atticus et Cæsarius (en 397). Beaucoup de personnes entendirent à sa mort un concert dans les cieux. [...]. Dès que le saint de Dieu eut commencé à être malade, les gens de Poitiers se réunirent à ceux de Tours pour suivre son convoi. A sa mort, il s'éleva entre les deux peuples une vive altercation. Les Poitevins disaient : C'est notre moine; il a été notre abbé ; nous demandons qu'on nous le remette. Qu'il vous suffise que, pendant qu'il était évêque dans ce monde, vous avez joui de sa parole, participé à ses repas, vous avez été soutenus par ses bénédictions et réjouis de ses miracles. Que toutes ces choses vous suffisent ; qu'il nous soit au moins permis d'emporter son cadavre. Ceux de Tours répondaient : Si vous dites que ses miracles nous suffisent, sachez que, pendant qu'il était parmi vous, il en a fait bien plus qu'ici. Car, pour en passer un grand nombre sous silence, il vous a ressuscité deux morts, et à nous un seul ; et, comme il le disait lui-même, il avait un plus grand pouvoir avant d'être évêque qu'après. Il est donc juste que ce qu'il n'a pas fait pour nous étant vivant, il le fasse étant mort. Dieu vous l'a enlevé et nous l'a donné. D'ailleurs, si l'on suit l'ancien usage, son tombeau, conformément à l'ordre de Dieu, sera dans la ville où il a été consacré. Si vous voulez le revendiquer en vertu du droit de votre monastère, sachez que c'est d'abord à Milan qu'il a été moine. Pendant qu'ils se disputaient, le jour fit place à la nuit ; le corps du saint, déposé au milieu de la maison, était gardé par les deux peuples. Les portes ayant été étroitement fermées, les Poitevins voulaient l'enlever par force le lendemain matin ; mais le Dieu tout-puissant ne permit point que la ville de Tours fût privée de son patron. Au milieu de la nuit, toutes les troupes des Poitevins furent accablées de sommeil, et il n'y avait pas un seul homme de cette multitude qui veillât. Les Tourangeaux, les voyant endormis, prirent le corps du saint : les uns le descendirent par la fenêtre, d'autres le reçurent au dehors ; et, l'ayant placé sur un bâtiment, ils naviguèrent avec tout le peuple sur le fleuve de la Vienne. Étant entrés dans le lit de la Loire, ils se dirigèrent vers la ville de Tours en chantant des louanges et des psaumes. Les Poitevins, éveillés par ces chants, et ne retrouvant plus le trésor qu'ils gardaient, s'en retournèrent chez eux couverts de confusion".

 

Avec une vision "actuelle", on dira que la possession de reliques prestigieuses était gage de revenus confortables, car attirant une "clientèle" nombreuse.

Le parc fut dessiné par André Le Nôtre à la fin du xviie siècle à la demande de Colbert puis de son fils le marquis de Seignelay. À la Révolution, par les spéculations de la Bande Noire, le domaine est pillé, revendu à un exploitant agricole, Jean François Hippolyte Lecomte, et le château comme les cascades sont détruits. Un nouveau château est érigé à partir de 1856 par sa fille, Anne-Marie Lecomte-Stuart, mariée au duc de Trévise.

 

La superficie du parc est de 181 hectares : 121 sur la commune de Sceaux, 60 à Antony.

 

Le château de Sceaux accueille depuis 1937 les collections du musée de l'Île-de-France, renommé en 2013 musée du domaine départemental de Sceaux.

Avant que les sans-culottes ne l’étêtassent – c’était un 16 octobre –, la reine Marie-Antoinette fut immortalisée par une jeune femme peu ordinaire. Elisabeth Louise Vigée-Lebrun (1755-1842) était belle, spirituelle, indépendante, et une des meilleures portraitistes de son temps. Une exposition au Grand Palais permet de s’en faire une idée.

 

Certes, elle a un petit côté – charmant – Point de vue, images du monde : hormis une dizaine de paysages, dont une curieuse huile montrant des bergers de l’Oberland bernois – pas au travail, Dieu merci, mais faisant la fête –, ce ne sont que comtesses, duchesses, princesses, quelques reines aussi, une ou deux impératrices et à peu près autant de tsars…

 

Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est la toute première fois que la France lui consacre une exposition. A dire vrai, seuls les Etats-Unis s’y étaient risqués auparavant : c’était en 1982, au Kimbell Art Museum de Fort Worth (Texas). Pourquoi tant de réticence ? Sans doute parce que voir alignés plus de cent cinquante portraits d’Ancien Régime, ce n’est pas franchement folichon : l’heure est au divertissement, en matière d’exposition, et celle-ci ne draine pas réellement les foules. Bonne nouvelle : on y sera entre amateurs de belle peinture.

A 20 ans, une carrière déjà prometteuse

 

Car elle était douée, la dame ! Il faut dire qu’elle avait été à bonne école : son père, Louis Vigée (1715-1767), était lui-même un portraitiste respecté, et lui avait mis très tôt les pastels (un genre où elle excellera) en mains. Elle étudia aussi avec Davesne, Doyen et Vernet, tout en fréquentant une académie de dessin dirigée par une certaine Marie-Rosalie Hallé. Car des Beaux-Arts, il n’était pas question : impossible à une jeune femme de travailler d’après des modèles vivants, mâles et tout nus.

 

Impossible aussi de vivre librement de son art, comme elle avait commencé à le faire depuis son adolescence : non parce que son beau-père – sa mère s’est remariée en 1768 – lui pique ses sous, mais parce que les artistes doivent alors être inscrits dans une corporation. Dénoncée pour ses activités illicites, elle voit son atelier mis sous séquestre en 1774, et se résout à demander son admission à l’Académie de Saint-Luc, qui la lui accorde. Elle n’a pas encore 20 ans, mais s’est déjà forgé une belle clientèle. Des messieurs notamment, que son charme ne laisse pas indifférents.

 

Prudente, sa mère est présente lors des séances de pose. Et lorsque le regard du modèle devient trop insistant, la mignonne a un truc infaillible : elle lui demande de tourner la tête sur le côté, et de lever les yeux au ciel, pour avoir l’air inspiré. Petit jeu à suggérer aux visiteurs : cherchez ceux des modèles mâles qui ont ce « regard perdu », vous reconnaîtrez les lubriques. Et parmi eux deux peintres, évidemment, Joseph Vernet et Hubert Robert…

 

C’est à un autre peintre qu’elle se donne, en épousant en 1775 Jean-Baptiste-Pierre Lebrun. A dire vrai, il est surtout connu comme marchand de tableaux, et a quelques chefs-d’œuvre dans son stock. La jeune femme y voit notamment le Titien, dont elle copie une Danaé. Son mari l’emmène également en voyage aux Pays-Bas en 1781. Elle y découvre Rubens, et notamment un portrait de Suzanne Fourment coiffée d’un chapeau de paille, lequel projette une ombre légère sur le visage, et favorise les demi-teintes. Elle s’empare de l’idée, l’applique à son autoportrait, avant d’en faire un archétype.

Marie-Antoinette, un menton prognathe

 

Enfin, c’est aussi son mari qui fixe les prix, de plus en plus élevés, de ses tableaux. D’abord, parce que c’est son métier, ensuite parce qu’à l’instar du beau-père, il ne va pas tarder à empocher l’argent de la jeune artiste… Et elle va en gagner beaucoup, surtout lorsque la reine lui accordera sa confiance. C’est qu’elle n’est pas précisément une beauté, Marie-Antoinette, au point qu’elle ne peut se voir en peinture. Vigée-Lebrun saura adoucir ses traits, en particulier le menton prognathe des Habsbourg, et le roi Louis XVI, enchanté de voir sa femme sous un nouveau jour, lui déclare : « Je ne me connais pas en peinture, mais vous me la faites aimer. »

 

La reine apprécie aussi les séances de pose : l’artiste est enjouée, spirituelle, et dotée d’une belle voix. Les deux femmes chantent ensemble des airs à la mode. C’est à la faveur royale qu’elle doit d’être admise à l’Académie de peinture en 1783. Les statuts auraient dû lui en interdire l’accès, non parce qu’elle était femme – il y en avait une quinzaine, sur 650 membres ou assimilés –, mais parce que son mari exerçait la profession de marchand de tableaux, ce qui n’était pas tolérable aux yeux des académiciens d’alors.

 

Toutefois, c’est aussi la proximité avec Marie-Antoinette qui lui valut des critiques hostiles. Déjà peu aimée, « l’Autrichienne » avait perdu tout crédit auprès de l’opinion publique depuis l’affaire du collier. Vigée-Lebrun tente alors un portrait qu’il faut bien appeler de propagande, en représentant la souveraine avec ses enfants. La commande est précise, explique Gwenola Firmin, auteure de la notice du catalogue de l’exposition : le tableau doit « restaurer l’image de Marie-Antoinette, lui rendre une respectabilité en l’exaltant dans son rôle de mère ». Hélas, à l’arrière-plan, les visiteurs du salon de 1787 ne manquèrent pas de remarquer un meuble, certes dans l’ombre, mais imposant : il s’agit d’un serre-bijoux, ce qui, après l’affaire du collier, tombait on ne peut plus mal.

 

Outre ses amitiés trop politiques – elle est proche du comte de Vaudreuil et de Charles Alexandre de Calonne, contrôleur des finances, et par là peu aimé –, elle souffre aussi d’être belle et d’avoir du talent. Au point que, dans un monument de rare putasserie journalistique, un libelliste, Barthélémy François Joseph Moufle d’Angerville, laisse entendre que ses tableaux seraient en fait l’œuvre de François-Guillaume Ménageot, qui de surcroît serait son amant.

Treize ans d’exil doré

 

Lorsqu’en octobre 1789, les Parisiennes des Halles et la garde nationale font revenir le roi de Versailles à Paris, Vigée-Lebrun comprend qu’un monde, son monde, celui que la petite bourgeoise fille d’artisan-peintre a tant fait pour conquérir, s’effondre. Et que la virulence des attaques dont elle a fait l’objet ne présage rien de bon pour son avenir. Elle embarque donc dans une diligence, avec sa fille Julie – les tableaux qu’elle a faits d’elles deux sont devenus aussi des archétypes, ceux de la tendresse maternelle – et une gouvernante, pour rejoindre l’Italie. Son exil commence. Il durera treize ans.

 

Exil doré, toutefois. A Rome, elle retrouve Ménageot, devenu directeur de la Villa Médicis, qui l’accueille. Ainsi que des clients, qui l’admirent et ont les moyens de payer les sommes faramineuses qu’elle continue d’exiger pour ses toiles. Comme elle a laissé son mari vorace à Paris, l’argent, pour une fois, est pour elle. Et comme elle représente pour l’aristocratie européenne la portraitiste de Marie-Antoinette, martyre de la cause nobiliaire, on se l’arrache.

 

On la demande à Naples : elle y peint la sœur de Marie-Antoinette, Marie-Caroline, princesse des Deux-Siciles et future impératrice d’Autriche, mais aussi le portrait du compositeur Giovanni Paisiello qui fut, car elle n’était pas encore tricarde, envoyé à Paris pour être exposé au Salon de 1791. David, le voyant accroché près d’une de ses œuvres, aurait dit : « On croirait mon tableau fait par une femme et son Paisiello par un homme. » Il semble que ce soit un compliment…

Pérégrinations à travers l’Europe

 

Elle pérégrine à Bologne (où elle est élue membre de l’académie), à Parme, à Florence, à Sienne, à Milan, Mantoue, Venise et d’autres villes de la Péninsule, enrichissant ainsi sa connaissance de l’art italien. Puis envisage un temps de retourner en France, jusqu’à ce que les massacres de septembre 1792 et son inscription sur la liste des émigrés, qui entraîne la perte de ses droits civiques et la saisie de ses biens, ne l’en dissuadent.

 

Son errance se poursuit : en 1793, elle est en Autriche. Deux ans plus tard, après avoir traversé la Hongrie et l’Allemagne, elle arrive à Saint-Pétersbourg, où elle est présentée à Catherine II ; en 1800, elle s’installe à Moscou, puis repart à Saint-Pétersbourg, traverse à nouveau l’Allemagne avant de rentrer à Paris où une campagne menée par son mari a permis de la rayer de la liste des émigrés.

Elle n’y reste qu’un an, le temps d’éponger les dettes de son époux, et part pour Londres. Puis revient à Paris, avant de repartir pour la Suisse… Destin peu commun pour une femme de ce temps. Elle finira ses jours sous le règne de Louis-Philippe en peignant, fidèle royaliste, une Apothéose de Marie-Antoinette, en écrivant ou en dictant ses Souvenirs – ce qui lui prendra une autre bonne douzaine d’années –, en tenant un salon fort fréquenté (Chateaubriand mais aussi Balzac en seront), en découvrant de nouveaux auteurs sans toujours bien les comprendre, Victor Hugo notamment, dont le Notre-Dame-de-Paris fait dire à la vieille dame qu’elle n’est plus « de ce siècle ». Sa tombe, au cimetière de Louveciennes, porte une épitaphe qui résume et clôt une vie trépidante : « Ici enfin, je repose ».

En savoir plus sur www.lemonde.fr/culture/article/2015/10/12/vigee-lebrun-ar...

  

Cathédrale de l'Incarnation (Grenade)

 

source WIKIPEDIA

 

La cathédrale de l'Incarnation de Grenade est un édifice de la Renaissance, bâti à partir du xvie siècle dans la ville espagnole de Grenade, en Andalousie. Cette cathédrale, considérée comme la toute première église construite en style Renaissance en Espagne1, fut envisagée dès le règne des Rois catholiques, et sa construction fut commencée sous Charles Ier, pour s’achever en 1704, sous le règne de Philippe V.

 

Dédiée au mystère de l'Incarnation, elle est le siège de la province ecclésiastique de Grenade, dont l'archevêque étend son autorité sur les diocèses d'Almería, Carthagène, Guadix, Jaén et Malaga. La cathédrale est classée Monument national depuis 1929.

 

Suite à la reconquête de la ville en 1492, les Rois Catholiques envisagent la construction d'une cathédrale sur le site de l'ancienne grande mosquée nasride de Grenade. Dès le 21 mai 1492 est fondée l'église cathédrale de Grenade, siège du nouveau diocèse. En 1505, la construction est projetée, et sa conception est confiée à Juan Gil de Hontañón et à Enrique Egas, qui travaillent déjà sur la Chapelle royale de la ville. Les travaux commencent en 1518. Les deux architectes prévoient la construction d'un édifice gothique, sur le modèle de la Cathédrale de Tolède, comme cela est encore le cas en de nombreux endroits d'Espagne (Ségovie, Salamanque...). Leur projet est néanmoins abandonné en 1523, peu après le début du chantier.

 

On adopte alors les plans de l'architecte Diego de Siloé, qui travaille déjà sur le monastère de San Jerónimo à Grenade4. Diego de Siloé prévoit de reprendre les bases du dessein antérieur, et d'élever à parptir de celui-ci un édifice pleinement renaissance. Il va mener les travaux de 1528 jusqu'à sa mort, en 1563. Divers architectes se succèdent pour diriger le chantier, selon les plans maniéristes élaborés par leur prédécesseur : Juan de Maeda, Alonso Cano et Teodoro Ardemans.

 

En 1590, une première modification importante du plan initial intervient. En raison des fondations trop fragiles, le projet d'élever deux hautes tours de 80 mètres pour encadrer la façade, est abandonné en 1590 sur ordre de Philippe II. Seule une tour a été bâtie ; elle est arasée, sa hauteur se limitant à 51 mètres. En 1665, Alonso Cano parvient à convaincre le chapitre de modifier le projet initial. La construction prend alors une allure plus baroque. Suite au décès de Cano en 1667, la direction du chantier est confiée à Melchior de Aguirre, qui achève l’œuvre en juillet 1703.

 

La cathédrale de Grenade prend place au cœur du centre historique de la ville, entre la Gran vía Colón et la Calle Reyes Católicos. Entourée par des édifices d'importance comme la Chapelle royale (Capilla Real), la bourse de commerce (Lonja) ou l'ancien marché de la soie (Alcaicería), elle trône sur la place de las Pasiegas, qui offre bien peu de recul pour contempler la grandiose façade de l'édifice. Diego de Siloé a conçu un vaste édifice de 115 mètres sur 67, qui constitue : « "(…)un ensemble alliant pureté, élégance des formes, et blancheur immaculée de la pierre." »

 

Le monument représente un des sommets de l'architecture de la Renaissance en Espagne, tout en intégrant des éléments décoratifs puisés dans l'art gothique (plan et voûtes) et l'art baroque (façade), témoignant de la longueur du chantier, qui s'est étalé sur près de deux-cents ans. Son influence fut très importante dans les constructions de ce type postérieures en Andalousie.

 

ENGLISH

 

Granada Cathedral

 

From Wikipedia, the free encyclopedia

 

The cathedral of Granada.

Granada Cathedral, or the Cathedral of the Incarnation (Spanish: Catedral de Granada, Catedral de la Anunciación) is the cathedral in the city of Granada, capital of the province of the same name in the Autonomous Region of Andalusia, Spain. The cathedral is the seat of the Archdiocese of Granada.

 

Unlike most cathedrals in Spain, construction of this cathedral had to await the acquisition of the Nasrid kingdom of Granada from its Muslim rulers in 1492; while its very early plans had Gothic designs, such as are evident in the Royal Chapel of Granada by Enrique Egas, the construction of the church in the main occurred at a time when Spanish Renaissance designs were supplanting the Gothic regnant in Spanish architecture of prior centuries. Foundations for the church were laid by the architect Egas starting from 1518 to 1523 atop the site of the city's main mosque; by 1529, Egas was replaced by Diego de Siloé who labored for nearly four decades on the structure from ground to cornice, planning the triforium and five naves instead of the usual three. Most unusually, he created a circular capilla mayor rather than a semicircular apse, perhaps inspired by Italian ideas for circular 'perfect buildings' (e.g. in Alberti's works). Within its structure the cathedral combines other orders of architecture. It took 181 years for the cathedral to be built.

 

Subsequent architects included Juan de Maena (1563-1571), followed by Juan de Orea (1571-1590), and Ambrosio de Vico (1590-?). In 1667 Alonso Cano, working with Gaspar de la Peña, altered the initial plan for the main façade, introducing Baroque elements. The magnificence of the building would be even greater, if the two large 81 meter towers foreseen in the plans had been built; however the project remained incomplete for various reasons, among them, financial.

 

The Cathedral had been intended to become the royal mausoleum by Charles I of Spain of Spain, but Philip II of Spain moved the site for his father and subsequent kings to El Escorial outside of Madrid.

 

The main chapel contains two kneeling effigies of the Catholic King and Queen, Isabel and Ferdinand by Pedro de Mena y Medrano. The busts of Adam and Eve were made by Alonso Cano. The Chapel of the Trinity has a marvelous retablo with paintings by El Greco, Jusepe de Ribera and Alonso Cano.

 

ESPANOL

 

La Santa Iglesia Catedral Metropolitana de la Anunciación de Granada es un templo católico de la ciudad española de Granada, comunidad autónoma de Andalucía, sede de la archidiócesis de la ciudad. El templo es una de las obras cumbres del Renacimiento español.

 

Nave central, capilla mayor y bóvedas de la catedral de Granada.

Durante el renacimiento, el Reino de Granada, al igual que Galicia, conformó un centro artístico independiente del estilo predominante en el resto de la península, el herrerianismo.

 

Con el reinado de Carlos I de España se llevarán a cabo numerosas construcciones en la ciudad de Granada, dada la intención del monarca en convertir a la urbe en el modelo de ciudad del siglo XVI. Así la construcción de la catedral de Granada será coetánea a las de el palacio cristiano de la Alhambra, la Universidad y la chancillería (actual sede del Tribunal Superior de Justicia de Andalucía - TSJA).

 

Columnas y bóvedas de la catedral de Granada.

El primer proyecto fue encomendado en 1506 a Enrique Egas que concibió un templo de estilo gótico, tomando como modelo la Catedral de Toledo. Las obras comenzaron, bajo la dirección del propio Egas, con la colocación solemne de la primera piedra el 25 de marzo de 1523. Sin embargo, fue Diego de Siloé quien, en 1529, se encargó de las obras, que se concluirán en 1563, presentando un nuevo proyecto mucho más ambicioso. El autor trazó las líneas renacentistas de todo el edificio sobre los cimientos góticos, con girola y cinco naves en lugar de las tres habituales, combinando en su estructura elementos de otros órdenes arquitectónicos.

 

Con la llegada de la política centralista de Felipe II y, especialmente, con la expulsión de los moriscos de 1609, la región perdió gran parte de su fuerza económica y quedó relegada frente a otros centros locales. Sin embargo, sí se continuó desarrollando proyectos artísticos de importancia. Es el caso de la reforma de la fachada principal emprendida por Alonso Cano (1601 – 1667) en 1664 en la que se introdujeron elementos barrocos.

 

La magnificencia del proyecto hubiese sido aún mayor si se hubieran erigido las dos grandes torres de ochenta y un metros de altura previstas en los planos. El proyecto no fue terminado por diversos problemas, entre ellos la muerte de Alonso Cano en 1667, y otros económicos, por lo que finalmente, en 1684, la Catedral quedó con una torre, formada solo por tres cuerpos en lugar de los seis previstos y con un total de cincuenta y siete metros de altura.

 

Interior de la catedral de Granada antes de que se suprimiera el coro. Fotografía de J. Laurent, ca. 1881.

En 1706 Francisco de Hurtado Izquierdo y posteriormente su colaborador José Bada construyeron el actual sagrario de la catedral. En él, el autor rompió su tendencia rococó, respetando la sobriedad de líneas y la estructura clásica del resto del conjunto.

 

La catedral de Granada es de planta rectangular debido a que sus cinco naves cubren por completo el crucero, que no llega a destacar sobre la planta. Las cinco naves están escalonadas en alturas, siendo mayor la central. En los pies de la catedral, se sitúan las dos torres, siendo la del lado izquierdo, llamada torre de san Miguel, un contrafuerte que sustituyó a la torre prevista en ese lado.

 

La capilla mayor está compuesta por una serie de columnas corintias sobre cuyo capitel se encuentra el entablamento y sobre éste, la bóveda, que alberga, al igual que los espacios inferiores sobre las columnas, una serie de ventanales con delicadas vidrieras.

 

La fachada está constituida por una estructura encuadrada en forma de arco del triunfo con portadas y lienzos de empotrados. Está formada por tres ejes coronados por arcos de medio punto sostenidos sobre pilastras, de forma similar a San Andrés de Mantua de Leon Battista Alberti. Las pilastras no tienen capiteles sino resaltes esculpidos en la pared, así como medallones de mármol adosados. Encima de la puerta principal se ubica un tondo en mármol de José Risueño sobre la Anunciación. Destaca también la presencia en la parte superior de un jarrón con azucenas, aludiendo al carácter virginal y puro de la madre de Dios.

 

El sagrario, elevado entre 1706 y 1759, sigue las proporciones clásicas del conjunto, manteniendo las columnas múltiples del crucero las formas del orden compuesto de Siloé.

La villa fut construite en 1895 pour l'armateur BEUST qui lui donna le nom de "Rhumbs", losange de la rose des vents.

En 1905, année de naissance de Christian DIOR, le domaine fut acheté par la famille Dior.

Christian Dior y passa son enfance et y revint régulièrement jusqu'en 1931. De 1991 à 1997, elle a été transformée pour abriter le musée dédié à Christian Dior et à la mode de 1900 à nos jours

Le grand orgue fut commandé par Louis XIV à Alexandre Thierry en 1698. Aristide Cavaillé-Coll reconstruit l'orgue en gardant la partie ancienne pouvant être sauvée. En 1903, Charles Mutin refait l'instrument (quarante quatre jeux), la plus grande partie de la tuyauterie du XVIIIe siècle disparue. En 1967, l'entreprise Haerpfer-Erman effectue une restauration et réinstalle le positif de dos vidé par Mutin. Il est classé monument historique : buffet en 1930 et partie instrumentale en 1975. Marie-Claire Alain en est l'organiste titulaire de 1971 à 2010. Depuis novembre de cette même année le titulaire est Hubert Haye, à qui l'on doit la construction du grand orgue de Notre-Dame de Chatou.

(Wikipedia)

www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS Le préfabriqué @ Invention capitaliste française de l’après guerre, devenue symbole du socialisme triomphant dans les années 60, le panneau en béton lie le destin des peules. Un film historique sur une réalité partagée racontée par des habitants et par des archives inédites. www.dailymotion.com/video/x413amo Dans l’Est de l’Europe, un élément répétitif marque les villes et standardise le paysage. C’est un panneau en béton préfabriqué qui s’expose inlassablement sur des kilomètres de barres d’habitation. Des millions de personnes vivent dans des logements identiques de Paris à Moscou. www.dailymotion.com/video/x413amo Apres la guerre les Français n ont plu de toit...le gouvernement lançe alors 1 vaste progr de constr de lgts.. les Cités Modernes @ Il faut batir à échelle industrielle, il faut penser à l echelle des Villes L'invention du préfabriqué desormais le permet. dailymotion.com/video/x413amo Le bonheur est dans le béton ... Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l'Est. Qui se souvient de tout ça .. Il y avait l idee de construire massivement au plus vite ds un temps record et le moins cher possible @ Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal. L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.

@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.

Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.

Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville. Définition Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.On peut toutefois en distinguer deux :

• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».

• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.

Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.Histoire La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.

Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.

L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.

La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.

Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.Une multitude de procédures administratives

Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.Les contextes de constructions Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :

• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).

• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.

• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.

Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille. Les modes de constructions

Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.

Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :

• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.

• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.

• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.

Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.

En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement. Les banlieues populaires apparaissent dans les médias à travers le prisme de la délinquance et des émeutes. Pourtant, leur histoire doit s’analyser dans la moyenne durée des deux siècles d’urbanisation et d’industrialisation, puis de disparition de la société industrielle. Les banlieues françaises, à la différence des suburbs anglo-saxonnes qui logent les classes moyennes blanches, ont été créées dès la fin du XIX e siècle pour loger les classes populaires. Les besoins de logement expliquent les strates des paysages urbains : petits immeubles de rapport de la Belle Époque, pavillons des lotissements défectueux de l’entre-deux-guerres, barres et tours de logement social et villes nouvelles des Trente Glorieuses. Trois moments de la constitution des banlieues populaires se superposent, encore visibles dans les paysages-palimpsestes : l’âge des faubourgs industriels, devenus peu à peu friches avec la désindustrialisation qui débute dans les années 50 ; le temps des banlieues rouges et du socialisme municipal ; la construction des grands ensembles et l’entrée en crise du modèle à partir de 1970. Des faubourgs industriels à la désindustrialisation La banlieue contemporaine naît de l’entreprise de modernisation de la capitale et des grandes métropoles sous le Second Empire. Le modèle haussmannien, bien connu, régularise la ville ancienne par l’imposition de percées dans le tissu urbain existant, l’équipement en réseaux divers, la construction d’immeubles neufs le long des nouvelles percées et l’exode partiel des anciens habitants du centre vers les arrondissements annexés ou vers les faubourgs. L’agrandissement de Paris complète les ambitions d’Haussmann et de Napoléon III : au premier janvier 1860, en application de la loi du 3 novembre 1859, 5100 hectares sont ajoutés aux 3402 hectares de la capitale, qui trouve ainsi sa taille définitive et passe de 12 à 20 arrondissements. L’annexion des communes suburbaines s’accompagne d’une vision, en creux, de la nouvelle banlieue au-delà des murailles. Le projet est d’homogénéiser la nouvelle ville-capitale en généralisant les équipements urbains, notamment le métro à partir de 1900, de desserrer la pression démographique du centre vers l’extérieur, de transférer l’industrie au-delà des Fortifications. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. La banlieue est livrée à elle-même, ignorée par la puissance publique. Ses espaces libres accueillent les entrepôts, la grande industrie et les fonctions que la ville transformée rejette : cimetières, hôpitaux, champs d’épandage, logements sociaux 1. Les décrets sur les établissements classés, datant du Premier Empire et repris sous la Restauration, sont à l’origine des zones d’industries polluantes en proche banlieue, notamment autour de la chimie organique. Aubervilliers est célèbre par la concentration d’industries chimiques (Saint-Gobain…). Les derniers de ces établissements classés ont cessé leur activité il y a peu de temps, sous l’impact des revendications des associations écologistes : à Saint-Denis, la Saria, entreprise d’incinération de carcasses animales, a dû fermer. L’industrialisation, comme l’avait envisagé Haussmann, se fait par le transfert des grandes usines de la capitale vers la périphérie. Après la crise économique de la fin du XIXe siècle, l’implantation de nouvelles technologies – automobile, aviation, constructions électriques – transforme des communes (Boulogne-Billancourt, Puteaux, Suresnes, Vénissieux) en technopoles de pointe. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. Sans unité administrative, la banlieue constitue un domaine fragmenté en espaces socialement très différenciés : villégiature et résidence bourgeoise souvent à l’Ouest, banlieue « noire », celle des faubourgs industriels limitrophes, friches dues à la déprise agricole et maraîchère, que lotissent de petits spéculateurs. La Première Guerre mondiale renforce l’industrialisation des métropoles situées loin du front, Paris, Lyon ou Toulouse. Puis une volonté de décentralisation transfère les usines en grande banlieue : Simca glisse de Nanterre à Poissy au milieu des années 50 ; une usine Citroën de 6500 salariés, dont 4300 OS, s’ouvre à Aulnay-sous-bois en 1973. Cependant, en région parisienne, cette politique précoce et continue de désindustrialisation conduit à une diminution des emplois industriels dès les années 60, avec la politique de délocalisation menée à partir de 1955, amplifiée par la Datar. En Plaine Saint-Denis, en 1960, le secteur industriel représente 46 % des emplois contre 44 % au tertiaire ; en 1990, le secteur industriel représente 21 % des emplois et le tertiaire 72 %. Des secteurs entiers disparaissent – métallurgie, machine-outil, chimie – dont la présence structurait les sociétés ouvrières. La crise économique qui commence à partir de 1973, la division planétaire du travail et un demi-siècle de volonté décentralisatrice entraînent la disparition des banlieues industrielles, malgré des combats défensifs : l’usine Chaix de Saint-Ouen ferme après cinq ans d’occupation et de luttes à contre-courant. L’invention politique socialisme municipal et banlieue rouge Dans l’entre-deux-guerres, les banlieues populaires se couvrent d’une marée pavillonnaire de lotissements médiocres 2. La crise du logement en région parisienne conduit 450 000 nouveaux banlieusards, Parisiens et provinciaux, à s’installer dans 16 000 hectares de nouveaux quartiers pavillonnaires. Ces petits accédants à la propriété – les « mal-lotis » des années 20 – payent à crédit leur parcelle et s’installent sur des terrains dépourvus de tout équipement. Le scandale de ces petits propriétaires méritants qui campent dans la boue des banlieues, sans routes ni lumière, devient public au milieu des années 20. La loi Sarraut votée en 1928 met l’État à contribution avec les intéressés, ce qui permet de financer les aménagements indispensables, en premier lieu le réseau de voirie. Les lotissements, ces quartiers de pavillons, improvisés à partir des années 20 sur des terrains bon marché découpés au hasard de la spéculation et des opportunités foncières, incarnent le rêve populaire d’accès à la propriété. Le mal-loti devient la figure emblématique de l’exclusion banlieusarde : trompé par les lotisseurs, il se retrouve privé des éléments élémentaires de l’urbanité, aux portes de la capitale illuminée où « les rupins font la noce ». Le jeune PC (Section française de l’Internationale communiste) prend en charge les revendications de ces parias, fournit une analyse de leurs difficultés en termes de classe et s’implante dans les communes ainsi bouleversées à partir des élections municipales de 1925. Il s’appuie aussi sur le nouveau prolétariat des grandes usines. Dans le contexte du Front populaire, 1935 marque un tournant dans l’histoire de la banlieue parisienne. Les 5 et 12 mai, les Français sont appelés à élire leurs conseillers municipaux et cantonaux. Dans les 80 communes suburbaines du département de la Seine, au lendemain du second tour, 26 municipalités sont dirigées par un maire communiste. Elles n’étaient que onze au sortir du scrutin municipal de 1929. Sept autres municipalités comptent aussi en leur sein une minorité communiste. Aux législatives du printemps 1936, l’essai se confirme lors de l’élection de 27 députés communistes en banlieue parisienne sur les 72 que compte le groupe parlementaire. Le pacte germano-soviétique, la guerre, la guerre froide puis le gaullisme n’affaiblissent que temporairement la ceinture rouge, construction socio-politique qui perdure jusqu’aux années 80. Bastions rouges et cités socialistes offrent un cadre durable à l’expression des cultures populaires urbaines. La densité d’un réseau d’organisations militantes, la fréquence des fêtes locales, la politisation de l’espace quotidien grâce à la toponymie, ont créé, autour des maires, un patriotisme local à base de classe, culture du pauvre capable de retourner la stigmatisation attachée aux banlieues ouvrières. Modèle d’encadrement plus paternaliste, le socialisme municipal construit des cités-jardins, dont Suresnes, Châtenay-Malabry et Villeurbanne sont les fleurons ; elles sont pensées par des maires visionnaires, Henri Sellier ou André Morizet, comme des prototypes permettant, si elles étaient généralisées, de résoudre la question du logement populaire et en même temps la question sociale. Bastions rouges et cités socialistes offrent un cadre durable à l’expression des cultures populaires urbaines. Les grands ensembles de l’Abbé Pierre à la circulaire Guichard Dans le contexte du baby-boom, du début de la croissance économique et de la reprise de l’immigration provinciale et étrangère, la population urbaine augmente. Cet afflux aggrave le déficit séculaire de logements populaires et la fin de la Reconstruction n’y met pas fin. La crise du logement devient intolérable. Rares, surpeuplés, les logements anciens sont sous-équipés, comme le montre le recensement de 1954 : ni sanitaires, ni w-c intérieurs dans la plupart des cas, et l’eau courante dans à peine la moitié des logements. La crise du logement devient une affaire d’État. Sa médiatisation par l’Abbé Pierre aidant, l’idée du droit à un logement décent pour tous émerge de la misère urbaine des années 50. Avec la construction des grands ensembles, les anciens objectifs des réformateurs sociaux deviennent une politique publique nationale : sortir les classes populaires des taudis, faire bénéficier l’ensemble des salariés des bienfaits de l’hygiène et de la modernité, contrôler l’usage prévisionnel du sol urbain, donner à tous les enfants air, lumière et soleil. Après les tâtonnements du Plan Courant (1953), la maîtrise technique et financière de la production de masse est acquise au début de la Cinquième République (décret du 31 décembre 1958 sur les Zup). De 1946 à 1975, le parc immobilier français passe de 12,7 millions de logements à 21 millions. Pour ces 8,3 millions de logements neufs – dont 8 millions entre 1953 et 1975 –, l’engagement de l’État a été important puisque près de 80 % des logements construits durant cette période le sont grâce à une aide publique. Le nombre de logements sociaux passe de moins de 500000 à près de 3 millions, dont un tiers sous forme de grands ensembles : environ 350 sur l’ensemble du territoire, dont 43 % en région parisienne, où la demande est la plus forte. Sans débat public sur la forme urbaine, le consensus pour une production massive de logements s’établit autour de quelques représentations partagées : la ville ancienne et dense n’est plus réformable – les îlots insalubres, délimités à la fin du XIXe siècle ne sont toujours pas éradiqués ; l’hygiénisme exige de séparer l’habitat des usines ; la hantise du taudis fait accepter l’édification de logements seuls, sans équipements, où les classes populaires accèdent pour la première fois à du neuf. Les banlieues françaises se couvrent de cités nouvelles, édifiées rapidement, d’au moins 1000 logements, voire de plus de 10000 aux Minguettes (Vénissieux) ou à Sarcelles. L’industrialisation du bâtiment, l’avance de l’industrie française du béton armé, l’imposition de normes et de plans types pour les appartements conduisent à privilégier des formes simples, des barres et des tours sur des grandes parcelles de terrain. Cités dortoirs, elles sont en général construites sur des terrains agricoles ou maraîchers, en périphérie, faute de réserves foncières ; la rapidité de leur édification et la complexité des modes de financement expliquent l’absence d’équipements collectifs, à l’exception des écoles primaires ; ceux-ci suivent tardivement, ainsi que les moyens de transports en commun, ce dont se plaignent les banlieusards. Les populations logées varient évidemment suivant les cités : ce sont des familles françaises chargées d’enfants du baby-boom, souvent migrants provinciaux ; les populations de rapatriés de la décolonisation de l’Empire français les rejoignent ; pas de personnes âgées, ni d’adolescents au début du peuplement. Ces familles de salariés sont sélectionnées par les gestionnaires des cités de logement social, et non par le libre jeu du marché immobilier : autour d’une majorité d’employés et d’ouvriers, on trouve des cadres moyens et supérieurs en nombre variable suivant la politique du gestionnaire. Le logement des étrangers est conçu alors sur le mode de la différenciation : soit ils se logent par eux-mêmes dans le parc ancien, soit la puissance publique contribue à leur fournir des logements à part, aux normes de confort inférieures. Mais les plus pauvres, les familles très nombreuses, les populations étrangères et immigrées sont logés ailleurs : taudis des villes anciennes, bidonvilles, foyers pour célibataires immigrés, hôtels meublés, cités de transit ou d’urgence. Ces logements spécifiques, avec parfois un fort encadrement de travailleuses sociales, sont explicitement destinés aux « inadaptés sociaux », qu’il faut éduquer avant de les loger dans les cités nouvelles construites pour les salariés français, suivant des méthodes expérimentées dans l’entre-deux-guerres dans les cités-jardins. Le logement des étrangers est conçu alors sur le mode de la différenciation : soit ils se logent par eux-mêmes dans le parc ancien, soit la puissance publique contribue à leur fournir des logements à part, aux normes de confort inférieures. Mutations et crises, de Giscard à Mitterrand Dans la décennie 1970-1980, une série de décisions conjoncturelles et sectorielles ouvre, à terme, une ère de crise pour les banlieues populaires. La critique des grands ensembles, chronique depuis les années 60 avec l’émergence du thème de la « sarcellite » ou maladie des grands ensembles, qui générerait ennui, suicide, délinquance et toucherait en particulier les femmes et les jeunes, s’amplifie après mai 1968. Les responsables politiques s’interrogent sur le type de société urbaine qui s’édifie dans les périphéries : comment donner une âme à ces nouveaux ensembles et recréer une communauté entre des habitants venus de partout ? La dégradation de bâtiments conçus comme provisoires s’ajoute aux critiques. Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, arrête la construction des grands ensembles par la circulaire du 21 mars 1973, qui interdit les opérations les plus massives et tente de mieux insérer les nouvelles constructions dans les villes existantes. À partir de 1965-1970, les investissements publics privilégiaient d’ailleurs les villes nouvelles, imaginées par Paul Delouvrier comme l’antithèse des grands ensembles. L’État réoriente sa politique et ses crédits vers l’aide aux ménages qui veulent accéder à la propriété individuelle de leur pavillon : les banques rentrent sur le marché immobilier et la promotion publique s’effondre à partir de 1976. La loi Barre (1977) privilégie l’aide sélective aux ménages au détriment de l’aide à la pierre, afin de rendre le marché plus fluide et de résoudre la crise naissante des grands ensembles, dont témoigne l’invention des procédures Habitat et Vie Sociale (1973-1977) qui financent les premières réhabilitations. La conséquence est que les classes moyennes quittent les logements sociaux pour les pavillons en accession à la propriété des communes alentour, comme les Minguettes à Vénissieux, abandonnées pour les pavillons de Corbas, Solaize ou Saint-Laurent-de-Mure. Sous l’effet des chocs pétroliers et de l’entrée dans la crise économique, le gouvernement met en œuvre une nouvelle politique d’immigration : fermeture des frontières, aide au retour pour les étrangers jugés responsables de la crise, maintien en l’état du nombre d’étrangers et autorisation du regroupement familial. Cette politique, lancée par Lionel Stoleru, aboutit au décret du 29 avril 1976 relatif aux conditions d’entrée et de séjour des membres des familles des étrangers autorisés à résider en France. L’intégration des familles passe par des conditions de logement semblables à celles des travailleurs français. Les mouvements de mobilité résidentielle, comme les règles d’attribution des logements HLM, qui jusqu’alors ignoraient les travailleurs étrangers, allaient faciliter leur installation 3. Il en résulte d’importantes modifications du paysage des banlieues populaires : les 255 bidonvilles de métropole, dont 120 en région parisienne, qui logeaient 50000 immigrés, sont résorbés et leur population relogée dans des grands ensembles sociaux ; le logement social s’ouvre de façon très volontariste aux familles étrangères, qu’on espère ainsi conduire aux normes de vie urbaine de la société française. Les employeurs payent, à partir de 1975, une taxe sur les salaires de leurs travailleurs étrangers pour construire de nouveaux logements, mais les fonds seront surtout utilisés pour rentabiliser ou construire de nouveaux foyers et très peu pour accroître l’offre locative sociale. C’est par le jeu des départs que se fera l’entrée des familles d’ouvriers issues de l’immigration dans le parc social. Les organismes qui gèrent les cités d’habitat social accueillent ces nouveaux locataires, d’autant que la loi Barre rend solvables les familles les plus modestes. L’idée est de répartir les familles immigrées au milieu des ménages français, suivant des quotas d’environ 15 %. Mais le souci d’intégrer les immigrés dans le logement social conduit à des logiques territoriales de regroupement communautaire qui n’ont été ni pensées, ni anticipées : les familles maghrébines deviennent majoritaires aux Minguettes au cours des années 1970. En Seine-Saint-Denis, la population scolaire étrangère passe de 17 % à 30 % entre 1975 et 1983. En 1992, 74 % des ménages maghrébins sont locataires d’une HLM. Les premières violences imputables aux jeunes sont minimisées et incomprises. Après les élections municipales de 1977, le communisme municipal se délite et la banlieue rouge disparaît, sur fond de crise généralisée des encadrements partisans. En Seine-Saint-Denis en 2001, on compte encore quinze municipalités rouges sur quarante, dont douze ont un maire communiste depuis 1945 4. Le déclin du magistère communiste s’explique certes par l’effondrement du bloc socialiste, mais aussi par l’incompréhension des phénomènes qui s’accélèrent à partir des années de crise. Les municipalités ouvrières refusent la désindustrialisation et la mixité sociale, évitent de construire de l’accession à la propriété et s’opposent aux premières procédures de la politique de la ville. Ces conceptions strictement défensives, fondées sur une vision des territoires communaux comme bastions, n’évoluent qu’à partir des années 90. Les premières violences imputables aux jeunes sont minimisées et incomprises. À La Courneuve, en 1971, un jeune est tué au café Le Nerval ; dans la même cité, en juillet 1983, un enfant algérien de dix ans est tué d’un coup de fusil par un habitant, et le quartier s’embrase ; en banlieue lyonnaise, premiers incidents en 1971, à Vaulx-en-Velin, dans une cité construite pour accueillir des harkis ; 1975, premières mises à sac de locaux scolaires ; en 1978, premiers « rodéos », généralisés aux Minguettes en 1981, où la presse nationale rend compte du phénomène pour la première fois, avec des reportages télévisés qui montrent les voitures qui brûlent au pied des tours, laissant « hébétés » habitants et élus. La gauche, arrivée au pouvoir en 1981, institutionnalise la politique de la ville, en gestation dans la décennie précédente. Décentralisation, interministérialité, zonage des quartiers en difficulté sont les principes, alors nouveaux, de cette politique, que l’alternance maintient. En 2000, en Seine-Saint-Denis, 24 communes sont classées en politique de la ville dans le cadre du contrat de Plan État région. En 1996-1997, l’Union européenne choisit Aulnay-sous-Bois et Clichy-sous-Bois comme éligibles aux fonds structurels européens. Dans les quartiers, les professionnels de la politique de la ville remplacent les militants politiques, et l’État décentralisé se substitue à l’encadrement partisan ; en Seine-Saint-Denis, les effectifs des services de l’État restent stables, passant de 45000 en 1982 à 44836 en 1999. Ainsi, replacée en moyenne durée, la crise des banlieues populaires s’explique par la désindustrialisation et la disparition des sociétés ouvrières à base partisane – ce qui ne signifie pas que les ouvriers aient disparu des banlieues –, la mutation non maîtrisée des fonctions du logement social et la crise du communisme municipal, sur fond de chômage structurel. L’amnésie qui affecte cette histoire récente, comme les décisions de politiques publiques prises alors, ne peut qu’ajouter au déficit de sens et favoriser les analyses incomplètes. le temps des barres et des tours..Certes, ces quartiers de grands ensembles, de barres et de tours, emblématiques de l'urbanisation fonctionnaliste des décennies 1950, 1960 et 1970, de FRANCE ...Le tourisme a toujours fonctionné par extension : les lisières d’hier sont aujourd’hui des hauts lieux touristiques, que l’on pense par exemple au bord de la mer, longtemps déprécié. Sur le terrain contemporain de la ville, ce sont les quartiers populaires péricentraux qui sont à présent saisis par un engouement et une économie touristiques ; plus inédite encore, la découverte par les touristes des quartiers populaires nettement périphériques. C’est le cas à Marseille, dont les quartiers nord, espaces emblématiques de la « crise des banlieues », sont désormais l’objet d’un « front » touristique et patrimonial, animé par une coopérative d’habitants particulièrement active. Cette problématique de l’émergence d’un nouveau lieu d’intérêt touristique se fait particulièrement saillante en ce qui concerne des quartiers d’habitat social en hauteur, nombreux dans ces quartiers nord. Les grands ensembles, en effet, symboles de l’urbanisme moderne honnis des décennies 1950, 1960 et 1970, mobilisent eux aussi de nouvelles pratiques. Tantôt touristiques, tantôt artistiques, elles se combinent parfois : l’article présente ces pratiques « récréa(r)tistes » d’un nouveau genre. Plus largement, il s’agit de rendre compte et d’analyser le statut, la fonction et les enjeux de pratiques réputées à l’ombre du tourisme urbain institué. Les mutations touristiques contemporaines font valoir une mobilisation de nouveaux espaces (les quartiers populaires) et de nouvelles pratiques (participatives). À cet égard, le quartier de Belleville à Paris est un laboratoire exemplaire (Chapuis, 2009). Ces nouvelles modalités touristiques traduisent une évolution culturelle conjointe à certaines dynamiques propres de l’offre touristique. Si ces espaces d’habitat populaire ont longtemps fait partie du négatif urbain mis en tourisme (qu’aller faire dans ces quartiers ?), ils sont aujourd’hui l’objet de « fronts » touristiques, qui en manifestent l’annexion spatiale et sociale aux offres urbaines traditionnelles, voire patrimonialement labellisées. Cette ligne de front se déplace, à présent, des quartiers populaires péricentraux aux quartiers nettement périphériques de banlieue. Certes, ces quartiers de grands ensembles, de barres et de tours, emblématiques de l’urbanisation fonctionnaliste des décennies 1950, 1960 et 1970, souffrent depuis longtemps d’une situation critique (pauvreté économique et sociale, relégation territoriale) et de représentations elles-mêmes péjorées et péjoratives. Or, dans certains de ces mêmes espaces se développent aujourd’hui des pratiques de découverte, de visite et de valorisation s’inscrivant dans un processus de connaissance et donc de reconnaissance de leurs identités architecturale, sociale et culturelle (Vayssière, 2002 ; Pouvreau, 2011 ; Veschambre, 2013).Cette trajectoire fait émerger et mobilise de nouvelles pratiques, tantôt touristiques, tantôt artistiques, qui se combinent parfois : nous présenterons ici ces pratiques « récréa(r)tistes » d’un nouveau genre. Toutefois, mise en scène et parcours ont de quoi surprendre, tant le décalage est effectivement grand entre un imaginaire touristique dominant – sites plaisants et accueillants (Amirou, 1995) – et ces espaces, objets d’une imagerie urbano-pathogène (Avenel, 2004). Dans l’imaginaire collectif, ces quartiers sont, au mieux, sans intérêt, au pire, synonymes de menaces. Tout concourt à associer ces territoires à une banlieue hors des sentiers de l’intéressant. Nous explorons ici les acteurs concernés (visiteurs, « guides », hébergeurs, artistes) et les mises en œuvre dans les quartiers nord de Marseille, qui élaborent et proposent ces offres d’un nouveau genre pour rendre compte et analyser le statut, la fonction et les enjeux de ces pratiques. Ces dernières, en procédant à des mélanges de genres (lieux touristiques estampillés par opposition à marges de découvertes, hébergement en cité opposé à bastides provençales, tourisme ou projet politique) ne manquent évidemment pas d’interroger les catégories d’approche et d’analyse longtemps usuelles de l’objet « tourisme ».La carte touristique de la ville de Marseillemontre combien l’offre touristique marseillaise des acteurs territoriaux promeut essentiellement les lieux, les sites et les déambulations dans les centres de la cité. Le pluriel ici s’impose dans la mesure où à la ville et ses hauts lieux traditionnels (Roncayolo, 1990) (Vieux-Port, Notre-Dame de la Garde, cité radieuse de Le Corbusier, palais Longchamp) se sont récemment ajoutés les quartiers réhabilités et gentrifiés (le Panier, les docks de La Joliette). Ce faisant, la carte de la ville distribuée par l’Office de tourisme ignore un pan entier de son territoire et des ressources qu’il abrite. Sauf un encart pour l’Estaque (non reproduit ici), les quartiers nord de Marseille n’ont pas droit à la représentation officielle et promotionnelle, soit une exclusion de près de 8000 hectares et d’environ 250 000 habitants. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le secteur du bâtiment connait un bouleversement sans précédent. Les besoins en termes de reconstruction sont tellement immenses qu’il faut penser une nouvelle façon de construire. C’est là qu’entre en scène Raymond Camus qui invente un système de préfabrication à échelle industrielle. Avec ses panneaux en béton préfabriqué,Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent, en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Jacqueline a 50 ans et vit à la cité des Courtillières à Pantin. Elle se souvient lorsque, enfant, elle quitta avec ses parents le « une pièce parisien » sans commodités pour un appartement spacieux et moderne dans cette cité. La cité des Courtillières est alors une cité pilote, censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait à la Libération cruellement de logements.Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous. Sydney, voisin de Jacqueline, se remémore lui, les bus remplis d’architectes venus d’Union soviétique pour visiter sa cité…La marque de fabrique du collectivisme Le logement préfabriqué victime de son succès en France est exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Pour Julie, à Prague, ou Susanna à Berlin Est, l’arrivée du préfabriqué dans leur vie revêt une toute autre signification. Utopies sociales, idéologies politiques et avant-garde architecturale commencent à se mélanger. Le rêve du bonheur tourne vite au cauchemar…En République tchèque, l’antique ville de Most est détruite pour des raisons économiques pour être reconstruite grâce au panneau de béton. Au travers d’archives inédites et de témoignages des habitants, l’histoire incroyable de panneau en béton se raconte pour la première fois de Paris à Moscou, de 1950 à nos jours.@ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France C’est là qu’entre en scène Raymond Camus qui invente un système de préfabrication à échelle industrielle. Avec ses panneaux en béton préfabriqué, il va inonder la France entière, permettant ainsi de créer des villes nouvelles et notamment, les innombrables cités dortoirs qui pullulent en périphérie des grandes villes. Un succès grandissant qui rencontrera une renommée à l’internationale, puisque le procédé sera repris en Europe de l’Est. Les villes socialistes qui se ressemblent toutes les unes aux autres, de la France en passant par la République Tchèque jusqu’en Allemagne. Lorenz Findeisen nous invite à un voyage architectural à travers ces trois pays où grâce aux images d’archives et aux témoignages des habitants, on redécouvre ce qu’était l’utopie du collectivisme et l’émergence du béton préfabriqué. Révolutionnaire pour l’époque, plébiscités par certains, décriés par d’autres, aujourd’hui ces cités s’apparentent plus à des verrues qu’autre chose. Ces grands ensembles d’immeubles souvent mal pensé, sont très souvent excentrés des centres-villes et donc des commerces. Ce documentaire retrace la vie d’une cité pilote, La Cité des Courtillières à Pantin. Cette cité était censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait, à la Libération cruellement de logements. Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous.France 3 Paris Île-de-France avait mis en place, à l’occasion des 60 ans de la création des « grands ensembles » et des villes nouvelles, une programmation exceptionnelle de documentaires inédits de 52 minutes autour de la thématique «Octobre des Cités, le mois des grands ensembles » Composition et production de la musique originale du film de Lorenz Findeisen « Concrete Stories » (52/120 mn). Documentaire primé « étoiles de la SCAM », diffusion France Television et festivals internationaux. (Co production franco-germano-tchèque) Béton et musique synthétique Au cours de l’été 2015 le réalisateur Lorenz Findeisen commande à Etienne de la Sayette une musique originale pour son film Le bonheur est dans le béton (diffusé sur France 3 et dans divers festivals de film documentaire internationaux). Le réalisateur, qui connaissait bien le travail d’Etienne de la Sayette, principalement basé sur des instruments acoustiques, le prend à contrepied en lui demandant une musique synthétique minimaliste “à la Kraftwerk”, pour accompagner les vues de paysage bétonnés des années 70, s’étendant à l’infini depuis les abords des villes. Le jour même où Etienne de la Sayette accepte la proposition, il tombe par hasard sur un Roland SH 2000 poussiéreux dans un marché aux puces de Seoul. Il y voit un signe du destin et effectue des razzia dans les vides greniers et magasins d’occasions de Seoul afin de se procurer en quelques jours un tas de vieux synthés analogiques, boites à rythme et pédales d’effets… Pas de séquenceur, pas de programmation, rien de numérique, tout l’intérêt est de se salir les mains et de jouer ces machines comme de n’importe quel autre instrument acoustique. Au final, pas moins de 30mn de musique ont été produites sur mesure, une musique qui joue le rôle de narrateur dans un film dépourvu de voix off.

Production les Films du Tambour de Soie www.dailymotion.com/video/x413amo

www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke

archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ...

museedelacartepostale.fr/blog/ -'être agent de gestion locative pour une office H.L.M. en 1958' , les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée- les films du MRU içi www.dailymotion.com/video/xgj74q présente les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive Le Logement Collectif* 50,60,70's, dans tous ses états..Histoire & Mémoire d'H.L.M. de Copropriété Renouvellement Urbain-Réha-NPNRU., twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.

Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au f

La gare de Montzen fut créée pendant la Première Guerre Mondiale durant l'occupation allemande. Les allemands, employant notamment des prisonniers russes pour les constructions, avaient alors pour projet de réunir Aix-la-Chapelle à Visé par une ligne directe qui permettait aux transports d'Allemagne pour Anvers d'éviter le détour Verviers-Liège-Schaarbeek et d'être ainsi acheminés plus facilement et plus rapidement au port d'Anvers. Très utile durant la première guerre, la gare de Montzen est aujourd'hui à l'abandon et seules deux voies électrifiées permettent aux convois venant d'Anvers de rejoindre l'Allemagne.

Cette vue fut prise lors de notre randonnée entre la plage Trestraou de Perros-Guirec et Ploumanac'h, sur un segment de la GR34, surnommé "Sentier des douaniers ". Ce sentier créé depuis 1791 est impressionnant par ses amas de granit rose dont certains atteignent près de 20 mètres de haut; il est l'une des plus belles promenades de la région. Pendant plusieurs siècles, les douaniers arpentèrent sans relâche les côtes bretonnes pour traquer les contrebandiers en provenance d'Angleterre. Il y avait 1300 kilomètres de côtes à surveiller jour et nuit pour interdire tout débarquement frauduleux. Quand la contrebande cessa, on abandonna le sentier jusqu'aux dernières décennies où il fut remis en état et transformé en chemin de grande randonnée (GR 34).

 

Prestigieuse station balnéaire depuis plus d'un siècle, Perros-Guirec doit sa réputation à quelques magnifiques plages de sable fin (Trestraou et Trestrignel) bordées de villas remarquables et aussi à sa côte composée en partie de blocs de granit rose aux formes impressionnantes (la Côte de granit rose). La commune est divisée en plusieurs bourgs (regroupements de maisons). En dehors de la ville elle-même, les deux plus importants sont Ploumanac'h et La Clarté.

Thanks to clever marketing campaigns, this vocation developed in the late nineteenth century. The Company Railway PLM (Paris-Lyon-Méditerranée), followed by municipalities and specific, undertook to promote the region through editing called "travel" posters. These were invented by Romanian Frederick Alési Hugo (1849-1906) who lived in Marseille before "mount" in Paris, where he engaged in lithographic printing from 1886 and is developing a technique it reserves the exclusive and that mimics watercolor. Very colorful, these posters show all aspects of the tourist Provence enchanting scenery, famous landmarks, quaint customs. By the 1890s, PLM takes 5,000 copies of the posters in the stations. Alongside non-native to the area artists, designers like Leo Lele Provence (1872-1947) and David Dellepiane (1866-1932) compete imagination to fulfill these orders. Like PLM, other agencies such as the National Shipping Company, founded in 1879 by Marc Fraissinet, publish beautiful posters published by Moullot eldest son in Marseille.Since its foundation, Societe Generale is a tool of modernization of the economy, turned to animation in the financial market and open to technological progress. It is in this capacity that the ambition to be the appointed partner of major projects in the industry. Railway construction is a priority for funding. To this surprising. The contractor Paulin Talabot, one of its founders, has built its reputation by working to develop the network of railways in France, notably through the exploitation of the "Paris-Lyon-Mediterranean" (PLM) - Online ancestor of the train - which has so stimulated the French economy. It was on his initiative that Société Générale, which he is a director (1865-1885), takes the lead in "shipping fever" caused by the industrial revolution.Societe Generale is interested in several Chinese lines and especially to that of Yun-Nan, whose construction allows France to extend its influence in northern Tonkin. In 1899, she participated in the issuance of bonds of Beijing-Hankou, for a railway 1 000 kilometers constructed by the Belgians and the French from 1898 Finally, in 1913, through the Russo-Asiatic Bank she designs projects for rail investment in the Shan-Hsi (Beijing-Setchuen) and Manchuria. Dynamism displayed around the world that prefigured the emergence of a large global banking group ...

 

Dès sa fondation, Société Générale se veut un outil de la modernisation de l’économie, tourné vers l’animation du marché financier et ouvert aux progrès technologiques. C’est à ce titre qu’elle nourrit l’ambition d’être la partenaire attitrée des grands chantiers de l’industrie. La construction ferroviaire est l’une de ses priorités en matière de financement. À cela, rien de surprenant. L’entrepreneur Paulin Talabot, l’un de ses fondateurs, a assis sa renommée en œuvrant au développement du réseau de chemins de fer en France, notamment à travers l’exploitation de la ligne « Paris-Lyon-Méditerranée » (PLM) – ancêtre de la SNCF – qui a tant stimulé l’économie française. C’est à son initiative que Société Générale, dont il est administrateur (1865-1885), occupe les devants dans la « fièvre des transports » engendrée par la révolution industrielle. À l’échelle nationale, la banque favorise l’extension du réseau ferroviaire de différentes manières. Suivant les cas de figure, elle épaule le lancement de firmes industrielles, par des prises de participations et l’octroi de crédits, ou consent à des emprunts communaux remboursables sur fonds d’État. Au tournant du siècle, elle s’impose, loin devant ses concurrentes, comme la banque de référence dans ce champ d’activité. Le réseau PLM, qui a incité à la circulation des biens et des hommes, lui doit en partie son prolongement, son équipement et son entretien. Cet effort, d’ailleurs, ne se limite pas à assurer la liaison entre la capitale et la Méditerranée à travers l’axe rhodanien. Fidèle à sa raison sociale, Société Générale accompagne la construction de lignes secondaires (Pyrénées, Midi, Médoc, Dauphiné, Nord-Pas-de-Calais, etc.) à l’heure où le plan Freycinet, lancé en 1878, entreprend de désenclaver le territoire national par une série de travaux publics. Devenue l’un des plus grands actionnaires de la Société des chemins de fer économiques, elle prend également une part active dans la construction de routes, de canaux, tramways et chantiers navals. Dès 1883, forte de son expertise, elle s’annonce comme partie prenante lorsque les négociations entre l’État et la Ville de Paris s’intensifient au sujet du projet de métropolitain parisien. Des travaux ambitieux, gages de modernité pour l’époque, auxquels elle s’associera au moment de leur mise en œuvre à la fin des années 1890.La Russie et l’Extrême-Orient ne sont pas négligés, loin s’en faut. Dans l’empire tsariste, Société Générale cherche à investir et à soutenir le développement métallurgique et ferroviaire qu’appellent de leurs vœux Alexandre III et son successeur Nicolas II pour lancer leur pays sur la voie de la modernité. La banque est très présente dans ces opérations qui animent la place parisienne. Elle place en France des titres émis par les sociétés ferroviaires, tandis que sa filiale, la Banque du Nord (1901), devenue la Banque russo-asiatique après sa fusion avec la Banque russo-chinoise en 1910, effectue des avances aux entrepreneurs de travaux. En 1908, elle co-conduit avec Paribas lorsque se monte la compagnie ferroviaire Nord-Donetz. Quelques années plus tard, elle apporte son concours à la construction d’un tronçon du transsibérien. Au-delà, Société Générale s’intéresse à plusieurs lignes chinoises et plus spécialement à celle du Yun-Nan, dont la construction permet à la France d’étendre son influence au nord du Tonkin. En 1899, elle participe à l’émission des obligations du Pékin-Hankéou, pour une voie ferrée de 1 000 kilomètres construite par les Belges et les Français à partir de 1898. Enfin, en 1913, par le biais de la Banque russo-asiatique, elle conçoit des projets d’investissements ferroviaires dans le Shan-Hsi (Pékin-Setchuen) et en Mandchourie. Un dynamisme affiché aux quatre coins du monde qui préfigure déjà l’éclosion d’un grand groupe bancaire mondial…A l’origine du PLM. Le littoral provençal était jadis peu sûr et isolé. Au XIXe siècle, la prise d'Alger (1830) et la colonisation du Maghreb mettent un terme aux raids des pirates barbaresques sur les bords de la Méditerranée, tandis que l'ouverture des lignes du chemin de fer sous la Monarchie de Juillet relie les rives de la Provence orientale à Paris. De riches étrangers prennent l'habitude de venir passer la mauvaise saison sur la "French Riviera", pour laquelle le publiciste Stephen Liégeard (1830-1925) invente le nom de "Côte d'Azur" en 1887 pour qualifier le littoral de Hyères à Gênes (Cf. son ouvrage "La Côte d'Azur" publié à Paris aux éditions Quantin en 1888). Grâce à d'habiles campagnes de promotion, cette vocation se développe dès la fin du XIXe siècle. La Compagnie du Chemin de fer PLM (Paris-Lyon-Méditerranée), suivie par les communes et certains particuliers, entreprend de faire connaître la région grâce à l'édition d'affiches dites "de voyages". Ces dernières ont été inventées par le Roumain Frédéric Hugo d'Alési (1849-1906) qui vécu à Marseille avant de "monter" à Paris où il se lança dans l'impression lithographique à partir de 1886. Il met au point une technique dont il se réserve l'exclusivité et qui imite l'aquarelle. Très colorées, ces affiches révèlent tous les aspects de la Provence touristique : paysages enchanteurs, monuments prestigieux, coutumes pittoresques. Dès les années 1890, le PLM tire à 5.000 exemplaires des affiches placardées dans les gares. Aux côtés des artistes non originaires de la région, les créateurs provençaux comme Léo Lelée (1872-1947) ou encore David Dellepiane (1866-1932) rivalisent d'imagination pour satisfaire ces commandes. A l'instar du PLM, d'autres organismes, comme la Compagnie Nationale de Navigation, créée en 1879 par Marc Fraissinet, publieront de magnifiques affiches éditées par Moullot fils aîné à Marseille.

La Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM)

La Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, communément désignée sous le nom de Paris-Lyon-Méditerranée ou bien sous son sigle PLM, est l'une des plus importantes compagnies ferroviaires privées françaises. Elle é été créée le 19 juillet 1857 et sa nationalisation a eu lieu le 1er janvier 1938, lors de la création de la Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF).Desservant le Sud-Est de la France, et notamment la Côte d'Azur, la Provence, les Cévennes, et les Alpes, le PLM était la compagnie par excellence des départs en villégiature. La gare parisienne de cette compagnie était la Gare de Lyon. L'époque du PLM a duré quatre-vingt ans et elle a façonné la France moderne en réduisant les distances, rapprochant les hommes et les marchandises, et en modelant les villes et la campagne. PLM était de loin la plus importante des compagnies ferroviaires françaises par son traffic, le nombre de passagers transportés et la taille de son infrasctructure. A partir de 1929, de graves conflits sociaux éclatent dans l'ensemble du secteur ferroviaire. La nécessité de centraliser la gestion des infrastructures, du matériel et du personnel cheminot conduit à la nationalisation de l'ensemble des activités ferroviaires en France avec l'apparition de la SNCF en 1938.L’histoire du PLM est par la suite intimement liée à celle de la Cie Internationale des Wagons-Lits (CIWL) avec qui elle partage de nombreux contrats concernant les grands express de luxe (Orient Express, Côte d’Azur Express, Train Bleu…).La CIWL et la Cie du PLM eurent d’ailleurs de nombreux administrateurs communs au cours de leur histoire, dont Mr Noblemaire qui fut successivement président du PLM puis de la CIWL.La Méditerranée à portée de rail Si la côte d’azur est un lieu de villégiature pour les plus fortunés depuis le XVIIIe siècle, elle devient véritablement un lieu de tourisme au milieu du XIXe siècle. Encore réservée à une très petite minorité composée des classes les plus aisées de France et d’Europe, elle attire cependant de plus en plus de monde dans ses hôtels, casinos et villas plus ou moins luxueuses. Un essor notamment rendu possible par le développement du train à vapeur, qui rapproche la Méditerranée des grandes métropoles européennes, parmi lesquelles Londres ou Paris. Ainsi, et depuis les années 1840, le réseau ferré se développe, de même que les grandes compagnies ferroviaires, publiques et privées, qui exploitent ce dernier. Dans la lignée du PLM (Paris Lyon Marseille) créé en 1857, la Compagnie des wagons-lits voit le jour en 1872, avant d’être rebaptisée Compagnie internationale des wagons-lits et des grands express européens en 1884. L’entreprise française (d’origine belge) spécialisée dans les trains de luxe en wagons-lits salons et restaurants peut ainsi proposer à ses futurs clients un voyage sur le Méditerranée Express, comme en témoigne diverses affiches publicitaires. Une certaine idée du tourisme C’est logiquement par la voie de la publicité murale, elle aussi en plein essor dans les villes d’Europe à la fin du XIXème siècle, que la Compagnie entend séduire les potentiels touristes (français et anglais ici). En déployant de sa vocation commerciale, l’image nous renseigne aussi sur la perception et la représentation alors associées à la côte d’azur et au tourisme « de luxe » qu’elle permet. A ce titre, l’opposition « picturale » et symbolique entre Paris et la Méditerranée est éloquente. Dans un style rappelant celui de Cézanne ou même de Corot, la ville du sud ainsi rêvée présente effectivement un endroit attirant. La Compagnie internationale des wagons-lits et des grands express européens s’adresse à un public très aisé, leur proposant un service de luxe et confortable pour une villégiature de luxe. Le fait que l’affiche concerne aussi bien des anglais n’est pas non plus anodin, renvoyant au tourism et au tourist britanniques, synonymes d’une classe et d’une élégance raffinée que tentent de respecter la délicatesse, la qualité et la stylisation des images. Quant aux signes associés au tourisme sur la côte, ils renvoient à la représentation partagée à l’époque (y compris celui des classes plus modestes). Selon un procédé publicitaire en passe de devenir classique, les affiches du PLM contribuent à ancrer encore davantage ces derniers dans l’imaginaire collectif, tout en s’appuyant sur eux pour stimuler l’envie.Développement des Hotels du PLM et de l’activité touristique. A mesure de son développement, la Cie PLM se développe de plus en plus dans l’hôtellerie et l’organisation de voyages. Elle possède également des société d’autocars permettant d’organiser des visites des sites inaccessibles en train. Les hôtels du PLM se multiplient jusqu’à devenir une des principales chaînes d’hôtels en France, avec certains établissements mythiques. Après la nationalisation des activités ferroviaires en 1938 et la création de la SNCF, la Cie du PLM se recentre sur son activité hôtelière et touristique. Son actionnaire principal, la famille Rothschild, investit dans des grands hôtels et continue à développer cette activité jusqu’au rachat de la société PLM par la Cie des Wagons-Lits, puis la fusion-absorption par le groupe ACCOR dans les années 1990. Les affiches du PLM. Afin de faire la publicité pour ses trains et ses hôtels, la Cie du PLM a ainsi créé une des plus importantes collection d’affiches, commandées auprès d’artistes de talent, qui acquirent une grande notoriété grâce à ces commandes. Le plus doué et le plus connu d’entre eux est sans conteste Rogers Broders dont l’essentiel de l’œuvre est consacrée aux commandes du PLM.Avec plus de 800 affiches recensées, la Collection des affiches du PLM a contribué à façonner une image romantique de la France comme une des principales destinations touristiques à la belle époque. La côte d’Azur doit en grande partie sa renommée mondiale aux efforts commerciaux du PLM pour attirer les touristes fortunés vers les stations des Alpes et de la Côte d’Azur.Les premiers tirages des affiches du PLM sont particulièrement recherchées lors des nombreuses ventes aux enchères d’affiche dans le monde entier, et peuvent atteindre des prix dépassant les 50 000€ pour les plus connues.MÉDAILLE COMMÉMORATIVE DE L’EXPÉDITION DE CHINE 1900-1901 Source : Bibliothèque nationale de France JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISETrente-troisième année. — N° 262 Vendredi 27 septembre 1901 - Page 6147.Discours prononcé, le 26 septembre, par M. de Lanessan, ministre de la marine, lors de la réception du général Voyron à Marseille. Mon cher général, Au nom du gouvernement de la République, qui a bien voulu m'en confier l'agréable mission, et au nom de la marine, qui a eu l'honneur d'organiser l'expédition de Chine, je suis heureux de vous souhaiter la bienvenue en France.

Les souhaits que M. le Président de la République vous adressait, à cette même place, au moment de votre départ pour la Chine, ont été pleinement réalisés : vous nous revenez avec les succès militaires et avec la paix.Votre rôle et celui de nos belles troupes de la guerre et de la marine ont été celui qui convenait véritablement aux soldats d'un pays où l'on sait unir le souci de l'humanité aux sentiments du patriotisme le plus ardent. Partout où nos soldats et nos marins ont dû combattre, ils ont donné des exemples de bravoure, de vigueur, d'endurance, qui ont provoqué l'admiration générale et dont nous avons été fort heureux de trouver l'écho dans les rapports et les récits de tous les chefs des troupes étrangères. Après les combats, ils ont montré cette modération qui est le témoignage le moins douteux de la force consciente de soi et la caractéristique d'un peuple dont la prétention est de marcher à la tête de la civilisation. Devant vous, mon cher général, devant vous qui en fûtes le témoin et qui en avez pu suivre sur place l'histoire dans tous ses détails, je veux dire ici brièvement, pour l'édification du pays, quelle fut la conduite de nos marins, de nos soldats et de nos officiers dans les évènements militaires auxquels ils ont pris part. C'est un hommage que le Gouvernement leur doit, et ce sera, si je ne me trompe, la meilleure façon de vous remercier des services que vous-même avez rendus.

C'est d'abord, à Pékin, une poignée de matelots commandés par deux officiers de marine, qui tiennent tête pendant deux mois, du milieu de juin au milieu d'août 1900, dans les établissements français du Pétang et dans la légation de France, aux assauts incessants de rebelles et de réguliers chinois fortement armés et soutenus par de l'artillerie. Au Pétang, l'enseigne de vaisseau Henry et cinq marins sur trente sont tués, sept sont blessés. A la légation de France, les bâtiments qui protègent les défenseurs sont démolis les uns après les autres par l'artillerie ou par les mines souterraines des Chinois ; le jardin se peuple de tombes, et, le jour où le combat cesse, le lieutenant de vaisseau Darcy avait eu autour de lui 11 marins tués et 19 blessés sur un contingent de 45 hommes, et il avait vu tomber, frappé au front par une balle chinoise, le capitaine Labrousse, que les hasards d'un voyage avaient conduit à Pékin et qui sut y faire plus que son devoir.

Après ces deux mois de combats quotidiens, au Pétang comme à la légation de France, le drapeau français flottait invaincu. Honneur à ceux qui moururent en le protégeant ! Honneur aussi à ceux qui le purent remettre intact aux mains de nos officiers lorsque, le 15 août, les troupes françaises entrèrent dans Pékin.Pendant ce temps, à Takou d'abord, puis à Tien-tsin et sur la route de Pékin, nos marins et nos soldats étaient aux prises avec les troupes régulières de la Chine. A Takou, les forts chinois ouvrent le feu sur le Lion, canonnière française, et sur les bâtiments des alliés sans aucun avertissement préalable, leur tuant 23 hommes, en blessant un grand nombre et leur faisant des dégâts importants.

Dans la colonne qui partit de Tien-tsin le 10 juin 1900, sous les ordres de lord Seymour, dans le but de tenter la délivrance de Pékin, la France est représentée par cent marins que commande le capitaine de vaisseau de Marolles. L'amiral anglais a lui-même dit, dans une lettre que je me suis fait, à l'époque, un devoir de rendre publique, la belle conduite tenue par nos marins dans cette expédition infructueuse, mais où les troupes de toutes les nations firent preuve d'une remarquable résistance à la fatigue et d'un superbe sang-froid dans le mauvais destin.Un mois plus tard, à Tien-tsin, un millier de soldats de l'infanterie et de l'artillerie de marine, appelés du Tonkin et de la Cochinchine, témoignent, dès le lendemain de leur débarquement sur le sol chinois, des plus belles qualités militaires. Dédaigneux de la fatigue résultant d'un séjour déjà très long sous le dur climat de l'Indo-Chine, et sans souci de l'insuffisance des ressources que l'on avait pu mettre à leur disposition dans la hâte d'un départ précipité, ces vaillants se conduisirent avec un entrain et une bravoure au-dessus de tout éloge. Le 11 juillet, sous le commandement du colonel de Pélacot, ils assurent la conservation de la gare menacée par les Chinois et que les troupes alliées allaient être contraintes d'abandonner, laissant les concessions européennes à peu près sans défense. Cette victoire de nos troupes est payée par 10 tués et 34 blessés sur un effectif de moins de 400 hommes. Le 13 juillet, ils jouent un rôle capital dans la prise de la ville chinoise fortifiée de Tien-tsin que gardent de nombreuses troupes régulières. Pendant quatorze heures, par une température de 39 degrés et sans même qu'il soit possible de leur envoyer de l'eau potable, ils se battent sans interruption, gagnant pied à pied du terrain vers les remparts de la ville. Ils ont 2 officiers et 23 hommes tués, 10 officiers et 108 hommes blessés sur un effectif d'à peine un millier d'hommes.

Sur un total de 7,000 hommes de troupes des diverses nations qui prirent part aux multiples combats de cette journée, il y eut 800 hommes mis hors de combat. Les nôtres, qui avaient occupé la place d'honneur et fait l'effort le plus direct en vue de la prise de la ville, furent aussi les plus frappés par la mort. Mais la victoire était complète, car, pendant la nuit, alors que nos artilleurs se préparaient à ouvrir la brèche par laquelle on devait pénétrer dans l'enceinte fortifiée, toutes les troupes régulières chinoises, la plupart des Boxers et une grande partie des habitants évacuaient la ville. L'armée chinoise tout entière était complètement démoralisée. Les 20,000 hommes qui avaient été concentrés autour de Peï-tsang, à 12 kilomètres seulement en amont de Tien-tsin, en travers du Peï-Ho et de la voie ferrée, à l'abri de fortifications considérables et avec l'appui d'une artillerie puissante, pour empêcher les alliés de se porter vers Pékin, devaient céder au premier choc. Le 5 août, l'armée chinoise bat en retraite après un combat de quelques heures, dans lequel l'action décisive est exercée par l'artillerie française. Après cette déroute, la marche des alliés sur Pékin et l'entrée dans la capitale de l'empire du Milieu s'effectuaient sans obstacle.Cependant, un autre combat et une autre victoire nous étaient réservés dans la ville même. 600 Français, appuyés par quelques compagnies étrangères, avaient le périlleux devoir de s'emparer du Peï-tsang que gardaient plus de 6,000 réguliers et de nombreux Boxers. Le 16 août, ils en étaient maîtres, après un combat où nous perdions encore 4 hommes et où nous avions de nombreux blessés, dont plusieurs très grièvement.

Grâce à la rapidité et à l'énergie de l'action des troupes européennes, les représentants de l'Europe et les amis qu'elle compte parmi les indigènes étaient désormais à l'abri de toute menace et quelques milliers d'hommes avaient obtenu un résultat pour lequel, un mois auparavant les conseils militaires internationaux, réunis en rade de Takou, estimaient que 40,000 ou 50,000 hommes seraient indispensables.Dans cette belle œuvre de guerre, nos avant-gardes avaient accompli, suivant l'expression d'un ordre du jour adressé aux troupes européennes par le major général russe Stessel, après la prise de Tien-tsin, « des faits d'armes dignes d'être placés à la hauteur des actions célèbres de leurs ancêtres ».

Il ne restait plus qu'à occuper les territoires du Petchili, afin de les mettre à l'abri de toute atteinte des Boxers ou des réguliers chinois, tandis que les représentants de l'Europe, rentrés en jouissance de tous leurs droits après deux mois de souffrances morales et physiques vaillamment supportées, fixeraient les justes réparations auxquelles l'Europe avait droit.C'est à vous, mon cher général, qu'incomba cette tâche dont les difficultés étaient considérables, car il s'agissait, non seulement de réprimer avec énergie toute tentative nouvelle de rébellion ou de résistance, mais encore d'inspirer aux populations paisibles le sentiment qu'elles n'avaient rien à redouter de ces Européens contre lesquels on les avait tant, et depuis si longtemps, excitées, tandis qu'elles en pourraient recevoir l'initiation à tous les progrès économiques, politiques et sociaux de la civilisation.

Malgré la prudence avec laquelle vous avez accompli, mon cher général, la première partie de cette tâche délicate, vous avez eu encore, pendant les diverses opérations faites dans le Petchili, 4 tués, dont 1 officier, et 37 blessés, dont 1 officier. En diverses circonstances, en effet, la résistance des rebelles fut très énergique et nos pertes auraient été beaucoup plus considérables sans les sages précautions que, par vos ordres, prirent nos officiers pour les réduire autant que possible.Quant à la deuxième partie de la mission que vous aviez à remplir, elle l'a été dans des conditions telles que, d'après tous les témoignages venus à ma connaissance, c'est avec une faveur marquée que les populations chinoises accueillaient nos troupes. A défaut de ces témoignages, j'en trouverais encore l'irréfutable preuve dans ce fait que, partout où passaient nos soldats, les villages se hâtaient de hisser le drapeau tricolore sur leurs maisons afin de leur assurer sa protection et que les habitants se portaient de préférence dans les quartiers occupés par nos détachements. Je lis, en effet, dans un rapport du général Bailloud, que partout où sont les troupes françaises « la confiance renaît vite, les habitants rentrent dans les villages qu'ils avaient abandonnés, les marchés s'ouvrent et fonctionnent comme par le passé, et des relations amicales s'établissent entre les populations et les soldats ».Vous-même, mon cher général, en réponse à un commandant de troupes étrangères qui s'étonnait, je pourrais dire qui se plaignait, de voir flotter le drapeau français sur un trop grand nombre de maisons, vous écriviez : « Il nous est difficile d'empêcher les villages chinois d'essayer de trouver une protection sous nos couleurs ; nous avons toujours eu, vis-à-vis des populations paisibles, une attitude qui les a rapprochées de nous ; nous les avons traitées avec douceur et elles savent que leurs biens, leurs propriétés et leurs vies sont en sûreté à côté de nous ; c'est ce qui explique peut-être l'abus des drapeaux français qu'elles ont fait. Pour changer cet état de choses, il faudrait changer l'état d'esprit des populations à notre égard. Mais notre devoir est de continuer, dans la mesure de nos forces, à nous inspirer des idées d'humanité et de justice qui font l'honneur de toutes les nations civilisées et qui font souvent la force de leurs armes ».Dans ce noble et fier langage, mon cher général, vous traduisiez à merveille les sentiments qui animent le soldat français, sentiments dont j'ai pu constater moi-même les manifestations dans nos colonies et qui sont d'autant plus vivaces que leur source se trouve dans le cœur même de la famille française.

Le paysan chinois ne pouvait s'y tromper et c'est son jugement qu'un fin modeleur indigène a exprimé dans les deux charmantes figurines que l'amiral Pottier a bien voulu m'envoyer : un soldat français chaudement enveloppé dans sa longue capote bleue, coiffé d'un béret qui ombrage une figure gaillarde, tient sur ses bras un enfant chinois dont la physionomie s'épanouit en un bon sourire et dont le petit bras entoure le cou du troupier. « Voilà, m'écrit le commandant de notre division de l'Extrême-Orient, l'impression qui restera au pays chinois du passage du corps expéditionnaire français : des hommes bons pour les enfants. »Cette bonté n'a pas été, d'ailleurs, sans profiter à nos troupes : en facilitant leurs relations avec les indigènes, elle a rendu moins triste leur séjour dans les villages si éloignés et si distincts de ceux où ils avaient leurs affections et elle leur a permis d'ajouter sans peine les ressources matérielles du Petchili à celles que le gouvernement la République avait mises à leur disposition.Ceci me conduit, messieurs, à féliciter et remercier ici publiquement les collaborateurs dévoués et habiles qui m'ont assisté dans la préparation et dans l'organisation de l'expédition. Parmi eux, je tiens à féliciter particulièrement le vice-amiral Bien-aimé, chef d'état-major de la marine ; le colonel Famin, directeur des troupes ; le vice-amiral de Beaumont, préfet maritime à Toulon, et le contre-amiral Besson, ancien commandant de la marine à Marseille. Grâce au souci éclairé qu'ils apportèrent dans l'organisation de tous les services du corps expéditionnaire, nos troupes on pu jouir en Chine d'un bien-être tel que, fréquemment, elles purent le faire partager à leurs camarades moins favorisés des autres nations et que leur mortalité à été réduite aux proportions les plus faibles qu'il fût possible d'espérer. En effet, nos pertes par la maladie n'ont même pas atteint deux pour cent, c'est-à-dire qu'elles sont inférieures, dans une très forte proportion, à la moyenne des pertes subies dans toutes les expéditions antérieures. D'un autre côté pendant les traversées d'aller et de retour que les événements nous ont contraints d'effectuer dans les mois les plus chauds de l'année, qui sont aussi ceux où les mauvais temps sévissent avec le plus de rigueur dans les mers de l'Inde et de la Chine, nos pertes n'ont été que de 0,3 p. 100.Départ des troupes de Marseille pour la Chine ( illustration du Petit Journal ).Juge impartial d'une organisation à laquelle il fut entièrement étranger, mais qu'il a pu apprécier dans tous ses détails au cours des laborieuses manœuvres d'embarquement et de débarquement qu'il a dirigées avec tant d'intelligence et d'activité, l'amiral Pottier me donnait, dans son dernier rapport, une appréciation que je tiens à reproduire :« En résumé, disait-il, j'attribue la plupart des critiques qui ont été formulées à une connaissance imparfaite des situations où, de part et d'autre, on s'est trouvé. L'expédition a été organisée sous la pression d'événements qui ne permettaient aucun retard. Les navires de commerce disponibles étaient insuffisants. Sans parler des troupes envoyées d'Indo-Chine, près de 18,000 hommes et plus de 3,000 chevaux et mulets ont souffert, au cours d'une longue traversée, des températures les plus élevées de la mer Rouge. Matériel et vivres, encombrant 79,000 mètres cubes, devaient à tout prix être débarqués en Chine avant l'hivernage. Partout, à Paris, à Marseille, dans le Petchili, on s'est trouvé en présence de grandes difficultés à vaincre. L'opération n'en a pas moins été heureuse et brillante, grâce au zèle de chacun, et le déficit en hommes ne représente que le minimum des pertes auxquelles tout marin devait s'attendre. Sans doute, l'expérience qui vient d'avoir lieu contient des enseignements que nous mettrons à profit ; mais qu'une autre expédition du même genre devienne nécessaire, je souhaite au département qui en aura la direction d'y rencontrer, avec moins d'écueils, le succès dont l'évidence, en face de leurs mécomptes, a frappé les marines étrangères qui nous ont vus à l'œuvre. »Le général Voyron passant le détachement français en revue,à Shanghai ( illustration du Petit Journal ).Vous-même, mon cher général, dans le rapport par lequel vous avez clos l'exposé des actes du corps expéditionnaire, au moment où vous alliez vous séparer de ces troupes que vous aviez si bien conduites et entourées de tant de soins paternels, en indiquant les légitimes récompenses que vous demandiez pour elles, vous exprimiez la même pensée dans des paroles que mes collaborateurs immédiats seront heureux d'entendre reproduire ici, car c'est véritablement à eux qu'elles s'adressent :« J'ose espérer, m'écriviez-vous, que vous, qui avez présidé à l'organisation difficile et rapide du corps expéditionnaire de Chine, qui avez, grâce à votre haute prévoyance, su le doter de tout ce qui devait assurer son succès, vous serez encore une fois son interprète auprès du Gouvernement. Il compte sur cette nouvelle marque de votre haute bienveillance et de votre haute sympathie. »

Le Gouvernement et les Chambres ont bien voulu, mon cher général, entendre vos paroles et accorder au corps expéditionnaire de Chine les récompenses que vous m'aviez demandées pour lui. Je suis heureux de pouvoir aujourd'hui féliciter publiquement tous ceux qui les ont obtenues.Quant aux officiers, soldats et marins qui en été tués au cours de l'expédition de Chine, leurs noms seront publiés au Journal officiel avec l'hommage que j'adresse ici à leurs familles.Dans ces tristes et difficiles circonstances, notre armée et notre marine se sont montrées au plus haut degré dignes de la démocratie qui, depuis trente ans, les a entourées de tant de sympathies et leur a prodigué tant de marques d'intérêt, car elles ont su joindre aux plus belles qualités militaires les plus nobles sentiments d'humanité.Et c'est, j'en suis convaincu, dans cette simple constatation, faite ici au nom du Gouvernement et devant le pays, que vous-même, mon cher général, vous trouverez la récompense la plus digne des éminents services que vous avez rendus à la France et à la République.Tout est fait pour endormir un voyage de rêves à découvrir l'oriental dans la compagnie PLM, les transitaires pour Pékin sont saisis à la descente du train par les tigres-lion de la cité interdite, c'est renversant et émouvant, cette lumière de Marseille c'est le pied.

  

The Boxer Rebellion targeted both the Manchu dynasty in China and the influence of European powers within China. Though the Boxer Rebellion failed but it did enough to stir up national pride within China itself.In 1895, China had been defeated by Japan. This was a humiliation for the Chinese as Japan had always been considered as a lesser nation to China. China lost control of Korea and Formosa to Japan.Within the elite of Chinese society, it was believed that this defeat was entirely the blame of the Europeans who were dominant in China and that they alone were responsible for China’s defeat. Many Chinese began to feel the same. It was believed that the Europeans were driving China’s domestic and foreign policy and that the situation was getting out of control. By the end of the Nineteenth Century, a strong sense of nationalism swept over China and many wanted to reclaim China for the Chinese. In 1898, these feelings boiled over into rebellion. The rebellion began in north China in the Shantung Province. This province was a German sphere of influence and Germany dominated the rail lines, factories and coal mines that existed in Shantung. The Germans made considerable profits while the Chinese there were paid very poor wages and lived very poor lifestyles.In Shantung, gangs of Chinese people roamed the streets chanting "Kill the Christians" and "Drive out the foreign devils". Germans who lived in Shantung were murdered as were other European missionaries. Those Chinese who had converted to Christianity were also murdered. Those behind the Shantung rebellion belonged to a secret society called Yi Ho Tuan – which meant "Righteous Harmony Fists" when translated into English. This was shorten to Boxers and the rebellion has gone done in history as the Boxer Rebellion. By 1900, the rebellion had started to spread across northern China and included the capital Peking.One of the targets of the Boxers was the Manchu government. They were seen as being little more as unpatriotic stooges of the European ‘masters’ who did nothing for national pride.The inspiration behind the Manchu government was the Empress Dowager. She was nicknamed "Old Buddha" – but never to her face. She had been married to the former emperor and was a very clever person. China was a society where women were ‘kept in their place’, therefore, she was an oddity within that male dominated society. Empress Dowager Tzu realised what was going on and made secret contact with the Boxers offering them her support. This they accepted. This allowed the Boxers to turn their full attention to the Europeans.

Peking had many Europeans living in it in 1900. Their lifestyle was completely different to that of the Chinese who lived in the city. The Europeans effectively treated the Chinese in Peking as their slaves. It was not surprising that the Boxers found many ready supporters in Peking.In June 1900, it became clear that their lives were in danger and many prepared to leave the city. The German ambassador in China wanted to register one final protest at the way the Europeans were being treated in China. As he made his way to the Royal Palace to protest, he was dragged from his sedan chair (being carried by Chinese) and murdered. The message was clear. Even the high and mighty were not safe. The rest of the Europeans crowded into the British Legation for their own safety. They were defended by an assortment of 400 European soldiers and sailors nicknamed the "Carving Knife Brigade" because of their lack of proper weapons. They fought off the Boxers with great bravery who were joined in the attack by troops who guarded the Manchus.The Siege of the Legation lasted for 55 days until an international force marching from Tientsin on the coast managed to relieve them. 66 Europeans had been killed in this time and 150 had been wounded. This type of treatment was unforgivable from a European point of view. America had also been shocked by the treatment of the Europeans.The international force, as a punishment, went of the rampage in Peking – effectively urged on by the officers commanding them. Peking was extensively damaged. The Chinese government was also ordered to pay $450 million in compensation – a vast sum of money for any nation let alone one as poor as China. The European force, now supported by the Manchus, then took its revenge on the Boxers. Those caught were given little mercy and they were beheaded in public. The Manchus were effectively forgiven as was the Dowager Empress despite her apparent treachery. She and her family were allowed to return to the Forbidden Palace in Peking facing no punishment other than European nations re-establishing their authority over the Chinese. She had no other choice but to be compliant.

 

Le moulin de l'hippodrome de Longchamp est aussi connu sous le nom de Moulin de Rouvray. Il fut construit en 1312 au sein de l'abbaye de Longchamp, fondée en 1255 par Isabelle de France, fille du roi Louis VIII et sœur de Saint-Louis. Ce moulin sur pivot tournait pour moudre le grain de la communauté. En 1792, les religieuses furent expulsées et les bâtiments vendus. L'abbaye fut détruite en 1795 mais le moulin fut conservé. Il resta en activité jusqu'en 1809, servant à pomper l'eau du lac inférieur pour l'amener au lac supérieur. Au XIXe siècle le moulin-pivot est remplacé par un moulin-tour en pierre. Sa nouvelle mission : servir de décor à l'hippodrome de Longchamp, inauguré en 1857. Le Moulin de Longchamp est vide, il ne se visite donc pas de l'intérieur mais est visible depuis la route de Suresnes et la route des Tribunes. Il est entouré d'un enclos qui n'en permet pas l'approche directe.

Asie, Indonésie, Bali, Kuta

 

Après Ubud, l'arrivée à Kuta fut une grosse déception. C'est une ville très touristique, dénaturée, sans âme. La rue principale longeant la plage est bordée de KFC, Burger King, Domino's Pizza, Starbuck... Les petits hotels pleins de charme d'Ubud laissent place aux gros resort... Les vendeurs sont plus "agressifs", vous entendrez à longueur de journée, massage, transport...etc...

Attention aussi aux arnaques, ne changez pas votre argent dans les bureaux de change dans la rue, préférez la banque. Si on vous arrête dans la rue pour vous faire faire un jeu et que vous gagnez comme par hasard, fuyez.. Méfiez-vous des jeux truqués car il arrive que des individus peu scrupuleux soumettent des touristes à un chantage pour leur extorquer de l'argent. Comme les jeux de hasard sont interdits (même dans les logements privés), les personnes lésées se rendent également passibles d'une sanction pénale.

 

Le traffic est très intense dans cette ville et il est parfois difficile de traverser.

Etude, mai 1888 ( F 1416v), School of Design, Providence (Rhode Island).

 

Le Pont Van Gogh, est un pont levis à flèches dans une série de onze ponts identiques, le long du canal d'Arles à Bouc, sur la commune d'Arles. Ces onze ponts, construits par un ingénieur hollandais dans les années 1820-1830, rappelaient à l'artiste sa patrie. À l'époque, on l'appelait pont de Langlois d'après l'homme qui le gardait et manipulait ses commandes d'abaissement ou de levée, mais Vincent comprenant mal le nommait pont de l'Anglais, devenu pont de l'Anglois puis de Langlois qui persiste toujours.

 

Le Pont Van-Gogh n’est pas celui peint par l’artiste, l'original n'étant plus à son emplacement initial car remplacé en 1930 par un pont en en béton armé de 45 mètres, le pont de Réginelle. En 1944, tous les ponts du canal furent détruits par les troupes allemandes, sauf celui de Fos-sur-Mer. Il fut démonté en 1959 et installé à Arles en 1962 sur le même canal, mais à quelques kilomètres en aval, dans un paysage qui ressemble à celui que van Gogh aimait tant. On connait de van Gogh dix œuvres sur ce sujet, lesquelles furent toutes créées entre mi-mars et mi-mai 1888 (Wikipédia).

 

Il fut une époque où l’Union St-Gilloise et le Daring étaient les « grands » du football belge et leurs supporters étaient très « fanatiques ».

Toute la pièce se déroule sur ce fond sportif avec les rivalités et les querelles que peut susciter l’appartenance à l’un ou l’autre clan. Léontine Coppenolle et Mme Violette sont folles de foot et, comme elles dominent leurs faibles compagnons, ceux-ci ne sont pas loin de partager leur folie, risquant de ruiner les espoirs de bonheur de Georgette et de Joseph, les enfants de Coppenolle et Bossemans. Il existe peu de pièces aussi « bon enfant » que Bossemans et Coppenolle.

Le château actuel fût bâti de 1633 à 1640 par Jacques de Nonant pour sa femme en remplacement de l’ancien château féodal. Beaumesnil est l'exemple exceptionnel d'une architecture Louis XIII.

Photographie aérienne par cerf-volant.

 

The current castle was built from 1633 to 1640 by Jacques Nonant for his wife to replace the old feudal castle. Beaumesnil is the outstanding example of a Louis XIII architecture.

Kite Aerial Photography.

 

© Mai 2014, François Levalet www.francoislevalet.fr

C’est sous un temps bipolaire que ce Mercedes Citaro C2 HYB de la ligne 60 grimpe le « Grand S » en direction de la cité Haut-Carriet.

 

A noter que la Ligne 60 fût crée en septembre 2023 lors de la restructuration du réseau TBM, elle est exploitée par Keolis Gironde (Dépôt d’Ambarès, anciennement Keolis Cars de Bordeaux).

 

Modèle : Mercedes-Benz Citaro C2 HYB

Numéro de parc : 239117

Immatriculation : GQ-612-JH

Mise en service : juillet 2023

Exploitant : Keolis Gironde

Réseau : TBM

Ligne : Ligne 60

Destination : BASSENS La Chenaie

Lieu : LORMONT Carriet

Infos complémentaires : WEB62805610617543

Selon certaines rumeurs, la 8 Litre était la voiture qui faisait la fierté de M.Bentley. Il est toutefois certain que ce modèle causa la perte financière de son entreprise. Bâtie autour du châssis le plus large jamais produit par Bentley, cette voiture se devait d'être, en ce temps, la plus luxueuse de la marque. Le lancement de l'imposante 8 Litre coïncida malheureusement avec la Grande Dépression et se déroula dans un climat économique et social particulièrement difficile.

L'inflation galopante réduisant la valeur de l'argent à celle du papier sur lequel il était imprimé, les 2.200 £ demandés pour la 8 Litre limitèrent considérablement la clientèle potentielle de Bentley. Numérotées en quatre séries de 25 exemplaires - chacun des châssis se voyant attribuer l'une des quatre initiales suivantes : YF, YR, YM ou YX - les 8 Litre commencèrent à être livrées à la fin de l'année 1930. Dès le printemps suivant, la compagnie se retrouva sous administration judiciaire avant d'être reprise par Rolls-Royce au mois de novembre. Les nouveaux propriétaires considérèrent la 8 Litre comme un immense gâchis financier et se hâtèrent d'en stopper la production. Les livraisons se poursuivirent jusqu'en décembre 1932 lorsque le centième et dernier exemplaire de la 8 Litre fut achevé.

Pour les quelques privilégiés que la crise de 1929 avait épargnés, voire enrichis, la 8 Litre se révéla une formidable occasion d'afficher son statut social en la modifiant à grands frais. Pas moins de 21 carrossiers reçurent ainsi des commandes de propriétaires désireux de personnaliser leur voiture, si bien qu'une Bentley 8 Litre ne ressemblait à aucune autre.

Équipée d'un moteur six cylindres en ligne de 8.0 litres, typiquement puissant et souple, la Bentley se positionna sur deux marchés : celui des voitures avec chauffeur et celui des propriétaires conduisant leur propre auto. Le châssis YF5015 fut ainsi livré au célèbre Francis Victor du Pont. Ce dernier, membre de la dynastie dirigeant le grand groupe de chimie éponyme, fut également Président de la Equitable Trust Company et Commissaire en charge des autoroutes aux États-Unis.

H.J.Mulliner habilla 23 Bentley 8 Litre - un record - dont cette YF5015, avec une carrosserie Weymann superbement lambrissée.

En 1948, la famille du Pont vendit la voiture qui trouva domicile à Reno, dans le Nevada, au sein de la prestigieuse Harrah Collection. Un quart de siècle plus tard, la YF5015 traversa l'Atlantique et retourna sur sa terre d'origine pour la première fois depuis son lancement.

En 83 ans, la Bentley 8 Litre YF5015 ne fut que très peu conduite et bénéficia d'un soin tout particulier, porté à l'extrême, de la part de ses différents propriétaires. Elle est ainsi restée en excellent état et vient de faire l'objet d'une rénovation de toute première classe. L'invitation reçue en 2013 pour participer au Concours d'Élégance de Pebble Beach témoigne de la reconnaissance accordée à cette Bentley d'exception.

Les experts estiment qu'à peine 80 exemplaires ont traversé les huit dernières décennies. La YF5015 représente ainsi une occasion unique pour les collectionneurs avisés d'acquérir la meilleure machine, encore disponible, jamais carrossée par H.J.Mulliner.

 

While the 8 Litre is sometimes said to be the car W.O. Bentley was most proud of, few doubt that it was what finally bankrupt the business. Built on the largest chassis the company had produced and promising to be most luxurious Bentley yet, the colossal 8 Litre’s launch coincided with a global socio-economic disaster: the Great Depression.

With continuing inflation making money worth less than the paper it was printed on, the car’s £2,200 price tag severely restricted W.O.’s audience. Numbered in four batches of 25 – with each signified with either a YF, YR, YM or YX chassis prefix – deliveries commenced in late 1930. However by the following spring Bentley had gone into receivership, with a Rolls-Royce takeover finalised in November. Seeing the 8 Litre as a gross financial waste, the new owners hastened the model’s cessation. Deliveries continued until December 1932, when the 100th and final 8 Litre was completed.

For the fortunate few who were unaffected or indeed bolstered by the Depression, the Bentley 8 Litre provided a platform for wealth-inspired imagination. No fewer than 21 coachbuilders received commissions to body the cars, resulting in a number of unique looks that meant no two 8 Litres were the same.

The 8-litre straight-six engine supplied trademark Bentley smoothness and power, creating a class of car for both the chauffeur-driven and owner/driver markets. Chassis YF5015 was delivered to none other than Francis Victor du Pont. Though part of the family chemical dynasty, Francis was the President of the Equitable Trust Company and U.S. Highways Commissioner in his own right.

H.J. Mulliner bodied the greatest number of 8 Litres – 23 in total – and YF5015 is one these, clothed in handsome panelled Weymann Saloon coachwork.

Sold by the Du Pont family in 1948, YF5015 eventually found a long-term home in the world-renowned Harrah Collection in Reno, Nevada. A quarter of a century later it returned to British shores for the first time since its creation.

Driven fleetingly over its 83-year existence and benefitting from careful custodianship, YF5015 has remained in terrific condition and recently enjoyed a world-class restoration. Indeed, confirmation of its quality and importance came in the form of an invitation to the 2013 Pebble Beach Concours d’Elegance.

With fewer than 80 of Bentley’s greatest road car thought to have survived these last eight decades, YF5015 represents the rare opportunity for a discerning collector to invest in arguably the best H.J. Mulliner-bodied example extant.

 

www.southcarphotography.fr/retromobile-2014/

Here is Dilwyns Coaches brand new of 1 out of the 3 Iveco Ilesbus i-City MAX RV73 FUT was seen pictured in Caernarfon working on route C6 to for Dinas Dinlle. Other two of these new Ivecos also being RV73 FUA and RV73 FTZ which both are due to arrive shortly. 18/09/23

 

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This weird but cool picture was taken by my 2.5yr old son, Daragh. He is always messing with my camera-phone and the settings(ok I let him, its hard to refuse his enthusiasm). Don't know how he managed this but there you go.

 

The strange title was typed by him into the phone. The first I saw of this was a failed delivery report. God knows where he was trying to send it. Earlier he managed to sent a 3 second blank video to my bank! Still don't know how they accepted it as it was a landline.

 

Taken in the Rotunda Maternity Hospital, Dublin, Ireland.

 

twitter.com/Memoire2cite OPH Villogia Démolition de la résidence Rhône à Lille Sud www.youtube.com/watch?v=UF3P2OgwAkg - - Elles étaient lilloises mais bien connues des Thumesnilois.Deux barres de 142 mètres de long, visibles de loin, implantées rue du Rhin et rue de la Seine.La première tour, rue du Rhin, fut jetée à terre en présence de Pierre Mauroy le 3 mars 1989, il y a un peu plus de vingt ans. Un mois de préparation, cinq jours de travaux, 2800 trous percés et 342 kilos [note] d’explosifs, plus de sept kilomètres de fils électriques pour une implosion de quatre secondes. La seconde barre disparaîtra en avril 1991. Le temps de la vider de ses 150 locataires restants. Et la première Biscotte s’est faite craquante à souhait, vendredi sur le coup de 15h, avec une trentaine de minutes de retard – un fil de mise à feu dérangé par le vent puis le speaker s’emmêlant dans son compte à rebours – mais sans répandre de miettes à côté : pas une vitre brisée à proximité, intact aussi l’immeuble le plus proche distant de douze mètres. Des habitants, l’architecte, d’autres encore, et le maire de Lille aussi ont eu le cœur serré quand, avec une dignité exemplaire et sans une fausse note le château de carte s’est affaissé. Il a fallu, paraît-il, du courage pour prendre la décision. Alors qu’au début du 20ème siècle le quartier de Lille Sud servait de laboratoire pour les politiques de logements sociaux (programme des 400 maisons en 1932/34), la démolition des barres des Biscottes en 1989 en signe l’échec. Le quartier le plus peuplé de Lille avec 80.000 habitants et aussi le plus étendu, trois cents hectares. Octobre 1982 " Biscottes où délinquance, vols, échecs sociaux se confondent. Les questions et les attentes des habitants de ces HLM face à la misère et à la peur. Malgré des sommes importantes injectées pour la réhabilitation de la Résidence Sud, le nom officiel, les conditions de vie de la majorité des locataires n’ont pas changées. Certains appartements attendent d’être réparés et la surpopulation est un problème …" Mars 1989 (voix du Nord) " Il y a quelques années, quand vous vouliez faire peur à un Roubaisien, il fallait le menacer de lui obtenir un appartement aux Biscottes. Le résultat était aussi garanti que lorsque vous dîtes à un gosse : mange ta soupe sinon je t’oblige à écouter pendant deux heures les débats parlementaires sur FR3. "Pour les Roubaisiens, les Tourquennois et les autres, bref pour les gens d’ailleurs, les Biscottes, c’était à la fois l’enfer, le lieu de tous les fantasmes, l’exotisme de l’imagination. Eau, gaz, électricité et vandalisme à tous les étages. On disait Biscottes et on pensait vol, assassinat dans son lit, viol dans les caves, incendies de voitures dans les parkings… L’horreur, quoi. Un peu comme quand les Lillois parlaient de la ZUP de la Bourgogne à Tourcoing, de la Grande Barre du Nouveau Roubaix, aujourd’hui disparue, de la zone de Mons en Baroeul passée en partie au pilon.Et pourtant, on y vit. Mal, souvent, mais on y vit. Ou on y vivait… Comme on peut vivre à un millier dans un village vertical. Parce que c’était çà, les Biscottes. Un bon millier de personnes dans un village sans mairie, où les rues étaient des couloirs parfois plus sales que les artères de la ville après la braderie. Un village où la Grand-Place était le hall d’entrée, les ascenseurs des urinoirs, les concierges des maires-gendarmes-assistantes sociales-garde-champêtres-dame pipi… Chaque année, pendant les vacances, quand l’actualité et le journal sont aussi creux que l’imagination des urbanistes des années 60, on allait y faire un tour, aux Biscottes. Et à grands coups de photos, on effectuait l’état des lieux. Un inventaire parfois à la limite du supportable mais qui avait le mérite, au moins sur le papier, d’être privé de l’odeur. Ils ont pourtant tout essayé. Et à la rédaction, on se rappelle de l’acharnement avec lequel les responsables de la S.L.E nous envoyaient des lettres de plus en plus sèches, parce que dans ces colonnes nous nous obstinions à écrire " Biscottes " là où ils auraient voulu lire " Résidence Sud ", nouveau nom de baptême hérité de la réhabilitation… Une réhabilitation de l’enfer… Aujourd’hui, même eux ont abandonné. Sur les cartons d’invitation envoyés pour assister à l’implosion, on a réhabilité le symbole : on parle définitivement des Biscottes. Et boum l’enfer ! Ce ne sont plus les " Résidences Sud " qu’on dynamite mais bien les Biscottes qu’on n’a pas su mettre au régime sensuel. Il aura carrément fallu faire exploser le mythe pour pouvoir enfin l’anéantir. Espérons seulement qu’en émiettant les Biscottes, on n’aura pas simplement brisé le thermomètre en croyant faire tomber la température des flammes de l’enfer…" L’architecte effondré. En 1962, Jean Pierre Secq était un architecte heureux. Les deux immeubles de 283 logements chacun, qu’il avait dessinés, faisaient l’unanimité. Certains trouvaient bien que les façades avaient un peu l’air d’avoir été tracées à la règle par un amateur de mots croisés mais tout le monde s’accordait sur la qualité des logements spacieux et ensoleillés. En 1989, Jean Pierre Secq est effondré. Venu la veille avec une caméra, l’architecte lillois avait la rage au cœur en pensant à cette implosion, " Solution radicale prise pour cacher les incompétences. L’erreur, c’est les gens qu’on a mis là-dedans, et puis, regardez un peu ce qu’il y a autour, ces barbelés, ces clôtures, ces immeubles : c’est tout çà qu’il aurait fallu raser en priorité ! " Le jugement est dur mais " c’est un peu de soi qui fiche le camp. En 1962, ces immeubles, c’était ce qu’il y avait de mieux, même si ça ne répond plus tout à fait à ce qu’on attend aujourd’hui. "Et pourtant, ni les Biscottes, ni le Sud, ne connaissaient alors, en 1962, le mal-vivre. Dès 1962, les dix huit étages de chacun des bâtiments, cinq cent soixante-six logements, vastes, à double exposition et balcons, étaient peuplés de bourgeois qui se sentaient l’âme et l’envie de dominer Lille, d’habiter le neuf et de bâtir, peut-être, un nouvel art de vivre. Ils s’étaient éloignés du beffroi. Ils changeaient d’habits dans des logements comme on n’en fait plus ! On y trouvait des fonctionnaires et même des élus, un général d’armée et un commandant de gendarmerie. A eux les grands espaces dans les appartements que la spéculation foncière et immobilière ne permet plus aujourd’hui. Il n’aura pas fallu dix ans pour s’apercevoir que les Biscottes n’avaient plus d’âmes ou plutôt qu’elles étaient devenues les âmes damnées de la ville.

Souvenirs, souvenirs. Martine a fait cinq cents bornes pour assister à l’enterrement de la Biscotte. Elle est venue de Paris pour çà. Normal. C’est un peu sa Biscotte. Elle y a travaillé dix ans, de 76 à 86. Elle y a même rencontré son mari. Dix ans à naviguer entre la rue de la Seine et de la rue du Rhin comme assistante sociale. Les Biscottes c’était son champ d’action, presque son outil de travail. Dix ans à écouter les détresses dans les appartements, à tenter vaille que vaille de panser les plaies de la crise. Dix ans dans les étages, les cages d’escaliers, les ascenseurs et les courants d’air. Dix ans de permanence, de dossiers à débrouiller, d’habitants à aider plutôt qu’à assister. Une ancienne combattante pour deux sous, Martine ne regrette rien… Un gâchis, ces logements qui partent en miettes ? "Ce n’est pas un gâchis et ça permet d’éviter que ce type d’erreur ne se reproduise" explique Martine. La démolition, elle en avait déjà entendu parler il y a une dizaine d’années. Mais à l’époque le sujet était un peu tabou : cela ne s’était pas encore fait ailleurs, et puis, il n’y avait pas de crédits. C’est l’espoir de pratiquer un travail social différent, plus collectif, plus communautaire qui l’avait attirée là en 76, juste après ses études. Un premier poste en première ligne. Une sacrée panique. La grande échelle des pompiers qui ne dépassait pas le neuvième étage. On s’était déjà dit à l’époque que ces Biscottes étaient des barres infernales. Et pour tenter de renverser la vapeur, on s’était lancé dans des réhabilitations en série.

Qui fera un jour l’addition des milliards de centimes dépensés avant d’en arriver au constat d’échec ? Martine a connu tout cela. La réhabilitation du temps de la droite avec le label " Habitat et vie sociale " sous Giscard. Et la réhabilitation du temps de la gauche baptisée " Développement social des quartiers " sous Mitterrand. Elle a aussi connu la progressive et inexorable dégradation générale. Une sorte de spirale dont elle démonte le mécanisme. " C’était l’un des rares groupes avec des F5 et des F6 et l’on y a relogé des familles nombreuses à problèmes qui ont fait fuir les autres. Les loyers, les impôts locaux étaient relativement chers et la population qui pouvait se payer autre chose est allée voir ailleurs. Le phénomène s’est aggravé avec l’APL qui a pratiquement fait doubler le loyer de ceux qui n’y avaient pas droit et qui ont fui. Paradoxalement, la situation s’est dégradée fortement pendant les travaux de réhabilitation. C’était le chantier. C’est devenu le ghetto ! " Martine faisait partie des bataillons de travailleurs sociaux qui arpentaient le secteur. Le bilan n’est pas tout noir. Il y avait une volonté d’associer la population, de travailler en équipes avec les élus, les associations… Effet pervers de l’APL, précarisation de la population, montée des chômeurs en fin de droit. " Il ne suffisait pas de rénover le bâti pour que les choses se modifient " constate Martine … Avec le recul les bons souvenirs : " Je n’ai jamais travaillé dans la monotonie. On sentait une violence latente mais pas d’insécurité. Et puis il y avait un esprit des Biscottes, des réseaux de solidarité entre les gens. " Pour Martine, la page des Biscottes ne sera jamais complètement tournée.Quand Pierre Mauroy est venu serrer les mains des personnalités dans la tribune officielle, il lui a fallu jouer un rôle inattendu, celui d’épaule compatissante. La petite dame pleurait ses souvenirs oubliés à l’intérieur. Trop tard pour courir les récupérer au quatrième étage, là où elle a été heureuse malgré tout ce qu’on dit et ce qu’on croit." C’est dommage de le démolir, ils auraient pu faire autre chose, améliorer l’immeuble, y installer une équipe de gardiennage. Ce n’était pas aussi invivable qu’on le disait, au contraire, la vie était très agréable aux Biscottes. Et pourquoi ce terme de Biscottes d’ailleurs ? Je ne l’ai jamais aimé " plaide Madame Marquis. Mère de deux enfants, mariée, elle a été parmi les derniers à quitter l’immeuble pour se retrouver quelques dizaines de mètres plus loin, rue du Rhône. " Mais là, ce n’est pas pareil. C’est chacun pour soi. Et puis maintenant j’ai un jardin mais les gens des étages au-dessus n’arrêtent pas de jeter n’importe quoi par les fenêtres. Tandis que là j’étais heureuse." Et que peut un petit bout de femme en baskets contre des années de vandalisme et contre 511 kg de dynamite ?Vu d’en face, dans la tranche qui attendra la démolition. Huitième étage. La locataire agrippe la porte d’ascenseur : les poignées ont été délestées par la cambriole ordinaire. Elle y habite depuis toujours ou presque avec ses deux filles. " Mais dans l’état que c’est aujourd’hui, çà devrait être gratuit." Elle peste la petite dame qui a connu l’invasion de la Pologne : " C’est triste, c’est la Pologne en 40." Elle se plaint, depuis que le maire a démoli Wazemmes, il a ramené la racaille par ici. Madame M**** qui grinche, qui rouspète : " Aux Biscottes, il y avait des riches avant et ils (entendez les immigrés) venaient voler les riches. Il n’y a plus que les pauvres et ils (les mêmes) continuent de les voler." -

La démolition, vue de Thumesnil. (Voix du Nord, samedi 4 mars 1989) :

- 14h30. Les abords du faubourg d’Arras sont bondés : dans le parc Tudor, dans les rues voisines où la circulation est interdite, c’est un énorme attroupement. Rue Gambetta on est monté sur les toits et pas une fenêtre qui ne soit garnie de deux ou trois personnes

- 14h45. La foule grossit en s’impatientant. On se passe les cartes postales représentant les Biscottes en couleurs au dos desquelles la société de démolition donnait le rendez-vous. Ils ont pourtant bien marqué 14h30, il y a sûrement quelque chose qui ne va pas.

Les commentaires vont bon train, les curieux se pressent, certains se lassent et s’en retournent.

- 15h. Une clameur, au loin, des coups de sifflets et puis un énorme bang rappelant le franchissement du mur du son par un avion ; en une seconde l’immeuble est à terre. Et c’est là que commence le spectacle.

Un énorme nuage de poussière noir et gris se développe, s’engouffre dans la rue Gambetta tout en obscurcissant le ciel. Il se déroule lentement tandis que les spectateurs massés le long du faubourg d’Arras s’aperçoivent que s’ils ont bien vu la démolition, ils vont maintenant en payer le prix.Un mouvement de foule impressionnant se met en branle : on court à toute vitesse pour ne pas se faire rattraper par le nuage : peine perdue ! Les spectateurs juchés sur les toits descendent des échelles à toute vitesse, sans illusion. Les plus chanceux sont ceux qui ont assisté à la démolition installés aux fenêtres. Il leur suffit de les refermer vivement et de laisser passer deux à trois minutes pour voir défiler dans la rue des mannequins grisâtres s’époussetant du mieux qu’ils le peuvent et, finalement, riant tout de même de la mésaventure. Ils en seront quittes pour un bon shampoing et un nettoyage des vêtements. Plus inconscientes, ces deux jeunes mamans venues avec des bébés dans le landau qui hurlent sous la poussière…

- 15h05. L’espace se dégage en même temps que les voitures dont les lave-glaces ont bien du mal à venir à bout de l’épaisse couche recouvrant les pare-brises ! Bref, quand une biscotte s’émiette, on a intérêt à connaître le sens du vent. "

Journal télévisé Nord Pas de Calais du 3/10/2001

" Elles s’appelaient les Biscottes, leur quartier à Lille Sud a gardé le nom en mémoire des deux immenses barres de HLM de 18 étages dynamitées le 3 mars 1989 [note] . Qu’est ce qui a changé dans le quartier ? A première vue pas grand-chose. Les habitants des barres s’en rappellent avec nostalgie. Il n’y a toujours rien dans le quartier, rien ne bouge. Le regard de l’extérieur n’a pas changé non plus. On ne parle pas de Lille Sud mais des Biscottes. Pour Dominique Duprez, sociologue chercheur au CNRS, la destruction des barres n’a pas été suivie d’effet et les problèmes sociaux sont toujours importants. Depuis la démolition rien n’a été reconstruit. Un espace multi-sports devrait voir le jour en 2004." La Halle de glisse et l’Hôtel de police ont été réalisés récemment après l’opération Faubourg des modes. Doivent venir : la cité des Métiers et de l’Artisanat rue Abélard. Faubourg d’Arras, une opération de renouvellement urbain prévoyant la démolition de 550 logements et la construction de 600 nouveaux logements dont 30% dans le marché locatif social. Secteur Cannes - Arbrisseau nouvelles voies et démolition de 100 logements, résidencialisation de huit immeubles (1700 logements) et réhabilitation de treize immeubles (2000 logements) avec la reconstruction de 250 nouveaux logements. Friche Paindavoine, 224 logements dont 60 locatifs sociaux et 60 en accession sociale.

liens ressources : www.ina.fr/video/LLC8909084644/file-demolition-de-l-immeu... - www.ina.fr/video/LL00001265428/lille-12-ans-apres-la-dest... www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. Jérôme (Mémoire2Ville) #chercheur #archiviste #maquettiste dans l #histoire des #logementssociaux #logement #HLM #logementsocial #Patrimoine @ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ... museedelacartepostale.fr/blog/ -'être agent de gestion locative pour une office H.L.M. en 1958' , les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée- les films du MRU içi www.dailymotion.com/video/xgj74q présente les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive

le Logement Collectif* 50,60,70's, dans tous ses états..Histoire & Mémoire d'H.L.M. de Copropriété Renouvellement Urbain-Réha-NPNRU., twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.

Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

 

Le Joli Mai (Restauré) - Les grands ensembles BOBIGNY l Abreuvoir www.youtube.com/watch?v=eUY9XzjvWHE … et la www.youtube.com/watch?v=hK26k72xIkUwww.youtube.com/watch?v=xCKF0HEsWWo

Genève Le Grand Saconnex & la Bulle Pirate - architecte Marçel Lachat -

Un film de Julien Donada içi www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=4E723uQcpnU … … .Genève en 1970. pic.twitter.com/1dbtkAooLM è St-Etienne - La muraille de Chine, en 1973 ce grand immeuble du quartier de Montchovet, existait encore photos la Tribune/Progres.

www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48 …, - la tour 80 HLM située au 1 rue Proudhon à Valentigney dans le quartier des Buis Cette tour emblématique du quartier avec ces 15 étages a été abattu par FERRARI DEMOLITION (68). VALENTIGNEY (25700) 1961 - Ville nouvelle-les Buis 3,11 mn www.youtube.com/watch?v=C_GvwSpQUMY … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline Montreynaud la ZUP de Raymond Martin l'architecte & Alexandre Chemetoff pour les paysages de St-Saens.. la vidéo içi * Réalisation : Dominique Bauguil www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo … … - www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije l'industrie dla Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty la construction des Autoroutes en France - Les liaisons moins dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije Cardem les 60 ans de l'entreprise de démolition française tres prisée des bailleurs pour les 80, 90's (1956 - 2019) toute l'Histoire de l'entreprise içi www.youtube.com/watch?v=Yyf1XGvTZYs - 69 LYON & la Cardem pour la démolition de la barre 230 Quartier la Duchère le 2 juillet 2015, youtu.be/BSwidwLw0NA pic.twitter.com/5XgR8LY7At -34 Béziers - C'était Capendeguy le 27 janv 2008 En quelques secondes, 450 kg d'explosifs ont soufflé la barre HLM de 492 lgts, de 480 m, qui laissera derrière elle 65.000 tonnes de gravas. www.youtube.com/watch?v=rydT54QYX50 … … Les usines Peugeot - Sochaux Montbéliard. 100 ans d'histoire en video www.youtube.com/watch?v=X4w3CxXVAyY … - 42 LOIRE SAINT-ETIENNE MONTREYNAUD LA ZUP Souvenirs avec Mascovich & son clip "la tour de Montreynaud" www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE

Villeneuve-la-Garenne, La Caravelle est à mettre au crédit de Jean Dubuisson, l’un des architectes les plus en vue des années 1960, www.dailymotion.com/video/x1re3h5 via @Dailymotion - AMIENS les HLM C'était le 29 juillet 2010, à 11h02. En quelques secondes, cette tour d'habitation s'est effondrée, détruite par implosion. Construite en 1961, la tour avait été vidée de ses habitants quelques années auparavant. www.youtube.com/watch?v=ajz2xk5KBNo … … - Les habitants de Montreynaud parlent de leur quartier et de cette destruction entre nostalgie et soulagement içi en video www.dailymotion.com/video/xmiwfk - Les bâtiments de la région parisienne - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/CAF96034508/les-batiments-de-la-region-p... … via @Inafr_officiel - Daprinski - George Michael (Plaisir de France remix) www.youtube.com/watch?v=sJeH-nzlj3I

Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt

www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...

 

Official Trailer - the Pruitt-Igoe Myth: an Urban History

 

www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc 1956 en FRANCE - "Un jour on te demanda de servir de guide, à un architecte en voyage d etudes, ensemble vous parcourez la Françe visitant cité jardins, gratte ciel & pavillons d'HLM..." @ les archives filmées du MRU www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Villages de la Françe cité du Soleil

Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..

passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document Gwenaëlle Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... mémoire2cité & l'A.U.A. - Jacques Simon (1929 - 26 septembre 2015) est un architecte paysagiste formé à l'École des beaux-arts de Montréal et à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre", Jacques SIMON, paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, réalise avec eux des installations paysagères éphémères principalement dans des champs et visibles du ciel. Avec sa palette d'artiste, Jacques SIMON réinvente des paysages comme les agriculteurs eux-aussi à leur façon les créent et les entretiennent. Le CAUE du Rhône vous invite à venir découvrir ses travaux au travers d'un kaléidoscope de photographies empreintes de spontanéité, de fraîcheur et d'humour. Cette exposition nous interpelle sur le caractère essentiel d'une nature changeante, fragile, sur l'importance d'une activité agricole diversifiée et sur la nécessaire évolution du métier de paysan. Elle nous amène aussi à voir et à interpréter ce que l'on voit, elle éveille en nous le sens de la beauté du paysage en conjuguant les différentes échelles de perception et de lecture; à pied et à vol d'oiseau, à la fois l'échelle humaine, terrestre, géologique, forestière, hydrologique, biologique mais aussi esthétique et symbolique. Jacques Simon, paysagiste cosmopolite est l'un des principaux acteurs du renouveau de la pensée paysagère en France dans les années 60 et 70 conjuguant avec cohérence sa pratique de paysagiste, de voyageur, d'éditeur, d'enseignant avec son approche plus artistique du paysage, subtile, sensible et humaine de la nature avec la réalisation de "performances". Ses projets paysagers comme ses interventions paysagères éphémères sont marqués par la mobilité, la fragilité, une empathie avec le lieu, par la dualité même du voyage : découverte / évanouissement, création / disparition. Jacques Simon dessine, écrit sur le paysage, "une surface", un peu à la manière du land'art avec les techniques et les outils du jardinier, du cultivateur. Il ne s'agit plus de représenter la nature mais de l'utiliser en créant avec et dans le paysage. L'intention de Jacques Simon n'est pas d'apposer sa marque sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui afin que ses travaux-installations manifestent même brièvement un contact en harmonie avec le monde naturel. "On dit qu'il a bouleversé l'esprit du paysage, il a remis les choses essentielles à leur place. Il rit de l'importance qu'on veut bien lui donner, fils de l'air, il ne veut rien de plus que passer dans les cerveaux pour les ventiler, les rafraîchir et non pour les modeler; son "importance", il l'a ailleurs et autrement; il est historique parce que dans son temps, dans celui qui s'écoule et non dans celui qui passe". Extrait de "Jacques Simon, tous azimuts", Jeanne-Marie Sens et Hubert Tonka, Pandora Editions, 1991. Il a introduit une nouvelle conception de l'art du paysage proche du Land art, Jacques Simon est l'auteur d'une série d'ouvrages sur différents aspects du paysage et abordés d'un point de vue technique. Il a travaillé de 1964 à 1966 en collaboration avec Michel Corajoud. Il a conçu le Parc de la Deûle (qui lui a valu le Grand Prix national du Paysage en 2006, après l'avoir reçu une première fois en 19901).

Il est mort le 29 septembre 20151 et a été incinéré à Auxerre Le paysagiste Jacques Simon s'est éteint le 26 septembre dernier à l'âge de 86 ans. Diplômé de Versailles en 1959, il fut sans doute l'une des figures les plus emblématiques, les plus géniales et les plus originales du paysagisme contemporain. Premier grand prix du paysage et prix du Conseil de l'Europe pour le parc de la Deule, on lui doit des principes de compositions très forts, autour du nivellement, du traitement du végétal ou de la place laissée au vide. Ses intuitions comme ses travaux ont inspiré tous les paysagistes avec lesquels il a travaillé, à commencer par Michel Corajoud ou Gilles Vexlard. On lui doit un profond renouvellement dans la composition des grands ensembles, ses réalisations -comme le parc Saint-John Perse à Reims- restant des modèles pour tous les professionnels. Jacques Simon développa également une production d'œuvres plus éphémères, attentif aux mouvements et aux transformations. Pédagogue talentueux et généreux, il le fut autant par les documents techniques et la revue qu'il publia, que par ses interventions en atelier devant plusieurs générations d'étudiants de l'école. Les paysagistes perdent un de leurs plus féconds inspirateurs. L'ENSP s'associe au deuil de sa famille et de ses proches. Témoignages à la mémoire de Jacques Simon

Dans les années 1990 à l'école du Paysage de Versailles, lorsque nous entrions en première année, la première satisfaction était d'acquérir du nouveau matériel d'expression plastique. Encre, feutres, supports en grand format et sur papier calque...mais aussi découvrir des livres de notre professeur Jacques Simon : des carnets de dessins et de croquis, des photomontages découpés aux ciseaux.

En amphithéâtre lors de conférences et séances de projections de diapositives, Jacques Simon évoquait surtout sa capacité à piloter un hélicoptère. Je viens de retrouver un extrait d'un article à ce sujet..« (...) Car depuis une dizaine d'années, le Bourguignon a trouvé une solution à son imagination en bourgeonnement permanent. Jacques Simon crée ‘pour lui tout seul'. Ni commande ni concours. Mais des messages géants écrits dans les champs et seulement visibles d'avion ou d'hélicoptère. Un art éphémère et privé dont il s'amuse, les veilles de moissons, tout autour de sa ferme de Turny, dans l'Yonne.Et là, plus rien ne l'arrête. Les agriculteurs du coin ont pris l'habitude de le voir faucher des allées entières de luzerne. De l'apercevoir écraser d'interminables chemins de phacelia, un graminé californien qui existe en trois couleurs (blanc, bleu, rouge). De l'observer dans son hélicoptère photographiant le résultat. Ses messages sont des hommages ou des avertissements. L'un prévient : ‘Hé, si tu n'as plus de forêt t'es foutu.' Un autre : 'Sans les paysans, je m'emmerde. Signé : la Terre.' Même l'hiver, Jacques Simon s'adonne à cette calligraphie paysagère. (...) ».

Extrait paru dans La Croix l'événement du dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, par Frédéric Potet, rubrique Culture.

son site simonpaysage.free.fr/

file:///C:/Users/user/Downloads/B_Blanchon_AUA.pdf Interview to Jacques Simon incleded on the dvd that accompanies book "Metropoles en Europe", from the exhibition "Lille - Metropoles en Europe". The French landscape architect Jacques Simon's love for nature first developed on his father's tree farm and then deepened when he traveled as a young man to Sweden and then Canada, where he attended art school in Montreal while working as a lumberjack. Between 1957 and 1959, Simon studied at the École Nationale de Horticulture. He has since become an important link in the renewal of French landscape architecture, combining the Anglo-Saxon and Scandinavian garden cultures he absorbed in his travels with classic Latin structures. He works as often as possible in situ, and does not shy away from driving the tractor himself.

www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U turny.chez.com/A0archives/jSIMMON.htm Jacques Simon, Il crée la revue Espaces verts en 1968, l’anime jusqu’en 1982, publie des cahiers spéciaux dédiés à « l’Aménagement des espaces libres ». Même l'hiver, il s'adonne à cette calligraphie paysagère».La Croix dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon écrit ses premiers articles dès la fin des années 1950 pour des revues comme Maison et Jardin et Urbanisme. En 1965, il signe l’un de ses premiers livres, L’Art de connaître les arbres. strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … jacques simon & Le parc des Coudrays - Élancourt-Maurepas, 1970 strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon - Espaces verts n° 27, avril-mai-juin 1971, p. 44-45 Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre" paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U …ici es EDITIONS DU CABRI PRESENTE PARIS LA BANLIEUE 1960-1980 -La video Içi www.youtube.com/watch?v=lDEQOsdGjsg ,

A partir des années 1950, le trafic de la banlieue parisienne suit l’urbanisation galopante et les dessertes ferroviaires doivent s’adapter et se moderniser.

Quelques amateurs ont su immortaliser un monde ferroviaire qui était alors en voie de disparition. Dans ce film, nous retrouvons les dessertes 750 volts par troisième rail en rames « Standard » sur les lignes de Versailles-RD, sur la ligne d’Auteuil et entre Puteaux et Issy-Plaine mais aussi les derniers trains à vapeur à St Lazare, à La Bastille et sur le Nord et quelques ultimes voyages sur les lignes de Ceinture.

Architecte et urbaniste français, Fernand Pouillon fut l’un des grands bâtisseurs de la reconstruction d'après-guerre. On lui doit de nombreux bâtiments à Marseille, en région parisienne et Algérie. Les realisations de FERNAND POUILLON on peut ajouter qu'il s'est battu pour éviter que les façades du vieux port ne soient qu'un cadrillage sans proportions. on en voit les vestiges côté mucem, le chantier était déjà engagé. fernandpouillon.com/sud-est.html @ 84 Avignon (Vaucluse) 1955-61 Cité La Croix des Oiseaux

rue de la Croix des Oiseaux @ Ces 800 logements sociaux réalisés en préfabrication lourde laisseront un goût amer à F. Pouillon. Il conte dans ses "Mémoires d'un architecte" les conditions ... Bref; misfitsarchitecture.com/2017/05/14/architecture-misfit-29... @ Avignon (Vaucluse)

1953

Cité administrative

Photos d'archives

Photos contemporaines

Avignon Cité administrative

C'est avec le préfet Boissier, qui tentera ensuite d'introduire Fernand Pouillon à la Martinique, que l'architecte construit le regroupement des services préfectoraux...

Avignon (Vaucluse)

1940

réalisation en 1945

groupe de logements

en attente

Informations en attente

Avignon (Vaucluse)

1953

Immeuble d'habitation

avenue Jean Jaurès

Picture

Informations en attente

Avignon (Vaucluse)

1955-61

Cité La Croix des Oiseaux

rue de la Croix des Oiseaux

Photos d'archives

Photos contemporaines

Avignon Croix des Oiseaux

Ces 800 logements sociaux réalisés en préfabrication lourde laisseront un goût amer à F. Pouillon. Il conte dans ses "Mémoires d'un architecte" les conditions ...

Avignon (Vaucluse)

1955-1957

La Montagnette

logements sociaux HLM

rue Maurice Barrès

Avignon La Montagnette

Cet ensemble de logements sociaux dessiné par Fernand Pouillon pour aider un confrère comprend en réalité deux entités de logements...

Bastia (Corse du Nord)

1958-61

Aménagement des quartiers

du Vieux-Port

Maquette

 

Bastia Vieux-Port

Si la reconstruction du Vieux-Port de Bastia fut si tardive c'est que les difficultés urbaines étaient si importantes qu'aucun projet avant celui de Fernand Pouillon n'avait satisfait ...​

Bastia (Corse du Nord)

1958-61

Immeubles du Vieux-Port

Maquette et plan d'ensemble

Plans-Coupes-Façades

Photographies d'archives

Photos contemporaines

Bastia Vieux-Port immeuble

Les immeubles du Vieux-Port de Bastia dessinés par Fernand Pouillon sont volontairement banaux dans le paysage urbain mais ils offrent des solutions urbaines très imaginatives...

Baux-de-Provence (BdR)

vers 1960

La Cabro d'Or

L'Oustau de Baumanière

Photographies contemporaines

Baux-de-Provence Cabro d'or

Fernand Pouillon dessine vers 1960 pour le propriétaire du restaurant L'Oustau de Baumanière des écuries qui seront transformées en chambres d'hôtel...

 

Bonifacio (Corse du sud)

fin des années 1970

Une villa

Golfe de Santa Manza

Picture

"Cette maison implantée dans le sable relève d'une technique, la renforçant grâce à un système antismique..."

 

Cabriès (Bouches-du-Rhône)

1936

Villa Falconetti

Villa Falconetti

La villa Falconetti est très probablement la première maison individuelle conçue et construite par F. Pouillon à l'âge de 24 ans donc.

Cassis (Bouches-du-Rhône)

1953-1954

Deux villas

Picture

F. Pouillon a réalisé à Cassis la villa Barthélémy et une villa mitoyenne, la première étant actuellement une chambre d'hôtes...

Cotignac (Var)

1976

Monastère

Plans-Coupes-Façades

Photographies contemporaines

 

Monastère de Cotignac

Lorsqu'elles quittent l'Algérie, les sœurs de Médéa demandent à F. Pouillon de dessiner leur prochain monastère, qu'elles situeront à Cotignac...

Fontvieille (BdR)

1950

Carrières

Bureaux, logement, atelier

Photos contemporaines​

Fontvieille carrières

La machine à pré-tailler la pierre est encore sur le site. Cette invention de Paul Marcerou a permis à F. Pouillon de déployer à Alger...

Gardanne (BdR)

1946-1947

Cité-jardin Casablanca

Maquette et chantier

Photos contemporaines

Gardanne cité Casablanca

La cité-jardin Casablanca tient son nom de ses toitures plates, une exception à cette époque dans le village de mineurs de Biver...

La Seyne-sur-Mer (Var)

1950

Village des Sablettes

Maquette - Photographies de chantier et de détails

Photos contemporaines

Les Sablettes

Pour que le village de pêcheurs dévasté par la guerre soit le plus beau possible au coût le plus faible, Fernand Pouillon imagine de le reconstruire avec les déchets de pierre ...

LA RECONSTRUCTION DES SABLETTES 1950-1953 Architecte : Fernand POUILLON

Picture

diaporama par Carine Calafato-Calba

conseillère pédagogique aux arts visuels pour le Var dans l'académie de Nice.

Ce diaporama retrace l'histoire du site et sa reconstruction. Pour ce qui concerne

l'épisode du CNL (et non CNR) au début des années 60 il faut se reporter à

l'ouvrage de Bernard Marrey "Fernand Pouillon l'homme à abattre"

aux éditions du Linteau

et

Picture

LE HAMEAU DES SABLETTES

document en deux pages

par S.Duprat-Mathiesen, conseillère aux Arts Plastiques, Académie de Nice

La Seyne-sur-Mer (Var)

les Sablettes

1950

Hôtel Provence-Plage

Photographies d'archives

de chantier - de détails

Photos contemporaines

Les Sablettes Hôtel

Le programme de reconstruction du village des Sablettes comprend l'Hôtel Provence-Plage et son restaurant. Son escalier en colimaçon conduisait à une terrasse ...

La Seyne-sur-Mer (Var)

1950

les Sablettes

Station service

Photographies du chantier

Photographies contemporaines

Les Sablettes station service

L'étonnante voûte de la station service aurait disparu sans l'instauration de la protection du village des Sablettes en ZPPAUP et la sensibilisation exercée notamment par l'architecte Rudy Ricciotti...

Marignane (BdR)

1953-1956

Aéroport

Photographies d'archives

d'études du projet - maquette

Photographies contemporaines

Aéroport de Marignane

Tandis que Fernand Pouillon étudie la réalisation de l'aéroport de Marignane, Auguste Perret réalise les hangars d'aviation (photographies incluses dans notre album de photographies d'archives)...

La-Colle-sur-Loup

(Alpes Maritimes)

1970

Hôtel Mas d'Artigny

La-Colle-sur-Loup Mas

Le dispositif des chambres distribué en éventail ressemble beaucoup à celui de l'hôtel Gourara à Timimoun en Algérie réalisé à la même époque.

Sanary-sur-mer (Var)

1955

une villa

Villa Chichourlié

Réalisée pour une personnalité amie...

Val d'Isère (Savoie)

La Taverne

1958

 

Val d'Isère Chalet

Ce chalet réalisé pour l'un de ses associés a connu quelques transformations ... www.maison.com/architecture/portraits/fernand-pouillon-ar... @

1934

Palais Albert 1er, (30 apartments, 2 commercial units), avenue Albert 1er, Aix-en-Provence, France, in collaboration with Henri Enjouvin. Pouillon was 22.

 

1935

Palais Victor Hugo (28 apartments), avenue Victor Hugo, Aix-en-Provence, France

  

1936

Groupe Corderie 25 (40 apartments), 27 avenue de la Corse, Marseille, France

 

The fernandpouillon.com website lists the creation or extension of “co-operative cells” [“caves coopèratives”] around this time, in the towns of Rosières, Lussas, Vinezac, Vogue, Lablachère, Senas, Graveson, Maillane, Eygalières, Mallemort, Saint-Andiol, Châteauneuf de Gadagne, Le Thor, La Tour d’Aygues, and Sablet. All were formed in association with Pouillon’s former mentor Henri Enjouvin. I imagine these to be something like architects of record on-call, and with some fee arrangement already in place for fast turnaround. It would have to be because, as you will see, the amount of work attributed to Pouillon is phenomenal. Pouillon was beyond prolific, he had a compulsion to design buildings and get them built.

 

1938

Mondovi Building (18 apartments), rue de Mondovi, Marseille, France

  

Villa for Doctor Bernard, quartier Saint-Julien Villa de M. Magallon, avenue Flotte, Marseille, France

Villa for M. Teissier, quartier Saint-Barnabé Villa de M. Terracole, au Roucas Blanc, Marseille, France

Villa for M. Falconetti, Cabriès, France

 

1939

Group “Résidence” quai de Rive-Neuve (36 apartments), Marseille, France

 

1940

A group of 70 apartments, Avignon, France

 

1942 was the end of Vichy Government rule in Algeria and the end of Le Corbusier’s speculative Plan Obus for Algiers. It was also the year Pouillon, now 30, became a registered architect. Previously, it had not been necessary to be one in order to build.

 

1943

Restoration of private mansion of M. Columeau, bd du Redon Immeuble 38 rue Longue des Capucins, Marseille, France

 

1944 was the liberation of France and the dissolution of the Vichy government.

 

1945

“Dames de France”, transformation of a store into offices for the American base

Grand Arénas, provisional accommodation for prisoners, deportees and refugees

Gendarmerie Augusto, Marseille, France

 

1946

The Regional Center for Physical Education and Sport, CREPS, chemin du Guiraudet Gardanne, Aix-en-Provence, France

Casablanca Garden City in Biver, 21 dwellings, Aix-en-Provence, France

 

1947

Deux écoles déclarées dans les “Mémoires d’un architecte”, Aix-en-Provence, France

Hotel in Cap Manuel, Dakar, Senegal

Stade municipal, avenue des Ecoles Militaires, Aix-en-Provence, France

 

Pouillon’s 1947 Aix-en-Provence City Stadium is often presented as the project in which his personal “style” began to emerge but (in perfect illustration of how words convert buildings into architecture) this turns out to be nothing more than perfectly normal things that everybody should be doing, like updating traditional construction processes and using several different materials so each does what they do best.

 

stadium 1946-50.jpeg

1948

Nestlé Factory, chocolate and soluble coffee factory, offices, common services and employee housing, Saint-Menet, France

Restoration of the Villa of Doctor Latil, Aix-en-Provence, France

Station sanitaire maritime, Avenue Vaudoyer, Marseille, France

 

0008

  

1949

Police Building, 2 rue Antoine Becker, Marseille, France

Canebière Building, boulevard de la Canebière, apartments, offices, retail units, Marseille, France

La Tourette, Protis Square, 260 dwellings, shops garages, Marseille, France

 

The civic projects increased in scale and importance, leading to the 1948-1953 La Tourette housing complex in Marseille, just behind the Old Port. There’s a glowing description of La Tourette here, along with many fine photographs of it.

  

With La Tourette project, Pouillon refined his system of co-ordinating all the elements of a project – a system that came to be known as The Pouillon System. Details are sketchy, but it included artists and craftsmen such as cabinetmakers, locksmiths and stonecutters and the invention/use of construction processes intended to reduce the cost of material and labour. One of these was pierre banchée in which stone tiles are used as permanent shuttering.

  

LE+GENIE+DE+POUILLON+-+ECONOMIE+ET+QUALITE

Other innovations included a method of providing better soundproofing between apartments. A legend to the section above might be able to tell us more about this. In 1955, Pouillon created the CNL, the Comptoir National du Logement, which was a commercial and legal structure that would allow him to design thousands of housing units in Paris and to build them as a developer.

 

1950

Reconstruction of the Sablettes, seaside resort, 150 apartments, shops, a hotel, La Seyne-sur-Mer, France

Carrières de Fontvieille, La Seyne-sur-Mer, France

Offices, Garden Dwellings, Atelier, La Seyne-sur-Mer, France

Atelier for the painter, Marchutz, Aix-en-Provence, France

Villa for the mayor of d’Aix-en-Provence, Henri Mouret, Aix-en-Provence, France

Hôtel d’Espagnet, Cours Mirabeau, Headquarters of the University Rectorate plus official Housing, Aix-en-Provence, France

Restoration of a listed monument, Aix-en-Provence, France

Saint-Charles University Library, Marseille, France

Library of the Faculty of Sciences, Centre for Administrative Studies, Marseille, France

 

1951

Building rue Méry, Reconstruction of the Vieux-Port quarter, housing, shops and bars, Marseille, France

Outer areas of the Old Port district, monument surroundings, roads and public spaces, Marseille, France

Shopping Cart District Urban Redevelopment, Marseille, France

Two hundred apartments, 1-6 room apartments for rent, Aix-en-Provence, France

Reconstruction of the Old Port, seafront 1200 m, 350 apartments and shops, Marseille, France

 

1952

Faculty of Law, resumption of the works for completion of University Library, Aix-en-Provence, France

Villa La Brillanne, residence of the family of Fernand Pouillon, Aix-en-Provence, France

Lycée Colbert, commercial and industrial learning center, Marseille, France

 

1953

Atelier for the painter André Masson, Aix-en-Provence, France

Administrative City, architectural and urban development program, Avignon, France

Terminal, offices, technical block, control tower, Cassis, Marignane, France

Villa Barthélemy and Villa X., seafront villas, Algiers, Algeria

Diar El Mahçoul, 1800 apartments, Algiers, Algeria

 

This last was Pouillon’s first project in Algeirs and the project he was invited there for. The hillside site required 100,000 of terracing and huge retaining walls. A main road divided the French side and Algerian side. Two thirds of the 1,454 housing units were on the French side of the road with views of the sea (and huge retaining walls).

  

The other third were on the Algerian side facing the valley and had small courtyards. We may think this discriminatory but we forget that “view” is a cultural invention (whereas houses in a Mediterranean fishing village, for example, might have a view of the sea for reasons connected with weather and fish). Another such difference showed in sanitation facilities and, again, we can’t say if this is cultural prejudice or cultural preference.

 

1953 (cont’d)

Diar Es Saada, 800 lodgings, Algiers, Algeria

Villa des Arcades, restaurant, and development of a swimming pool, residence and agency of F. Alger, Algerie

Residential building, regularization of the extension of the course Jean Jaurès in front of the administrative city, Avignon, France

 

1954

Diar El Mahçoul, Saint-Jean-Baptiste church Climat of France, 3500 dwellings, Algiers, Algiers

 

Pouillon’s 1954-1957 Climat de France project for Algiers has a touch of what two decades later would be called Post-Modern Classicism. We look at it and see Rossi, unfairly.

  

The Mayor of Algiers believed a properly housed population made for a happy population and Pouillon obliged by combining the social aspirations of Modernism giving residents something larger to feel a part of, and the proto Post-Modern idea of giving residents something grander to live up to.

  

Diar Es Saada, girls ‘and boys’ schools, Algiers, Algierie

El Karma, Valmy (near Oran), Agierie

City of 800 houses, Algiers, Algierie

Cité Lescure, Designed for a colleague, Oran, Algiers

Military city for 8000 inhabitants, Magharé, Iran

Military city for 8000 inhabitants, Shahabad, Iran

Iranian Empire Headquarters, Tehran, Iran

Geographical Institute, Tehran, Iran

Railway station, Machad, Iran

 

This was a project in collaboration with the Iranian architect, Heydar Ghiaï-Chamlou.

  

Railway station, Tabriz, Iran

 

As was this.

  

1955

Cité universitaire les Gazelles, 564 avenue Gaston Berger, 500 beds, Aix-en-Provence, France

La Montagnette social housing, rue Maurice Barrès, Vignon, France

Cité La Croix des Oiseaux, about 800 social housing units with much prefabrication, rue de la Croix des Oiseaux, Avignon, France

Villa for Admiral Jubelin, Sanary, France

 

1956

Development of the Old Port district, partially completed. Reconstruction of several Old Port buildings, reconstruction, Bastia, France

 

1957

Charzola Building, 58 rue Emile Zola, 93 dwellings, Paris, France

47 avenue de Friedland, apartment for Fernand Pouillon, Paris, France

Victor Hugo Residences, avenue Jean Lolive, 282 apartments and retail units, Pantin, France

  

Chalet, Val d’Isere, France

Municipal stadium, rue des Ecoles Militaires, awning above the stands (destroyed in the eighties), Aix-en-Provence, France

Résidence le Parc, 2,635 lodgings, shopping centers, Meudon-la-Forêt, France

 

Pouillon and the CNL’s first major successes were apartment developments of three hundred units in Pantin (1957) and five hundred units in Montrouge (1958). Despite the stone and marbile finishes, the apartments were affordable on a 25-year plan.

 

1958

Private apartment, Boulevard Suchet, Paris, France

Le Point du Jour, 2260 logements et équipements, Boulogne-Billancourt, France

Peugeot-quai de Passy, projet d’extension du Point du Jour, Boulogne-Billancourt, France

Résidence du Stade Buffalo, 466 logements et commerces, Montrouge, France

  

1959

Hôtel des Ursins, île de la Cité, résidence de F. Pouillon Appartement de M. Junot Iéna, Paris, France

Résidence Jules Ferry, 60 logements et garages au rez-de-chaussée, Montrouge, France

Résidence le Parc, 2,635 lodgings, shopping centers, Meudon-la-Forêt, France

 

Pouillon was to make himself many enemies when the 2,635 apartments of the Résidence du Parc in Meudon-la-Forêt (1959) came online at less than market prices.

  

1960

Résidence du Quai, 135 apartments and shopping mall, Boulogne-Billancourt, France

Hôtel-restaurant Baumanière, la Cabro d’Or, Les Baux de Provence, France

 

1961

Hotel, Puerto-Rico

 

Pouillon’s unorthodox corporate arrangements encouraged financial impropriety and the CNL was unable to pay its contractors in 1959 and was wound up in 1961 and Pouillon charged, arrested, de-registered and jailed. Eighteen months later he escaped but ten months later gave himself up, only to be sentenced to another four years. This was later reduced to three and he was released in February 1964. Charges of breaching the laws of companies, of breaches of trust, fraud and concealment were dismissed but charges of the abuse of social assets, false declaration of release of shares and false notarial declaration remained. During his imprisonment, we was to write Les Pierres Sauvages published in 1964, and Memoirs of an Architect, published 1968.

  

1962

Domaine de Lanruen (detached houses), partially realized, construction site not monitored, Erquy, France

 

1964

Masterplan for the new town of Créteil, Créteil, France

La Vallée Moussue, restoration of a house, Saint-Léger-en-Yvelines, France.

 

1965

Hôtel du Port, for the company Bancaire, Saint-Jean-Cap-Ferrat, France

 

The masterplan was to be Pouillon’s first major job after jail and, perhaps because of this, he received death threats urging him not to work in France. Jacques Chevallier suggested Pouiloon return to Algeria and he did. For the next twenty years Pouillon was to design hotels to improve the tourism infrastructure of Algeria, as well as many civic and educational buildings. His greatest regret was never being being asked to design mass housing again, either in France or in Algeria.

 

1966

Algerian coastal tourism development plan (partially realized), Algiers, Algeria

Villa des Arcades, restoration and extension, Algiers, Algeria

Diar El Mahçoul, transformation of the church into a mosque, Algiers, Algeria

Hotel Le Caîd, 400 beds, Bou Saada, Algeria

Hotel Marhaba, 300 beds, Laghouat, Algeria

Hotel El Minzah, 300 beds, Moretti, Algeria

Spa and hotel with 200 beds, Saida, Algeria

 

1967

Pavillon de la Foire d’Alger, Algiers, Algeria

The Calle (El Kala), Algiers, Algeria

Hotel El Manar, 300 beds, Algiers, Algeria

Tourist complex, 3,000 beds, Moretti, Algeria

Hotel El Mountazah (Ksar du Rocher), 300 beds, Seraïdi, Algeria

Tourist complex, 4,000 beds, Zeralda, Algeria

 

1968

Restaurant “Maxim’s, air conditioning and facilities, Paris, France

Caravanserai of 150 beds, Ain Sefr, Algeria

Hotel Plaza, 500 beds, Annaba, Algeria

Caravanserai the Rym, 150 beds, Beni-Abbes, Algeria

Hotel with 300 beds, Biskra, Algeria

Hotel school for 1,600 students, Biskra, Algeria

Caravanserai El Boustan, 200 beds Saharan dwellings (detached houses), Biskra, Algeria

Saharan homes (detached houses), Biskra, Algeria

New market and renovation of old market, cinema, theater, 15,000 m2, Biskra, Algeria

Abattoirs, Biskra, Ghardaïa, Algerie

Saharan homes (detached houses), Laghouat, Algeria

Caravanserai El Mehri, 200 beds, Ouargla, Algeria

Prefecture of the Oasis and Administrative City, 15 000 m2 Saharan dwellings (detached houses), Ouargla, Algeria

Tourist complex, 4,000 beds El Riadh Hotel, Sidi Ferruch, Algeria

  

Tourist complex, shopping center Hôtel les Hammadites, 350 beds, Tichy, Algerie

Caravanserai El Gourara, 150 beds, Timimoun, Algeria

  

Tourist complex, 2,000 beds, Tipasa Beach, Algeria

  

Tourist complex, 2,500 beds Arrangement of the harbor, village and barbecue, Tipasa Club, Algeria

Slaughterhouses, Touggourt, Algerie

Caravanserai L’Oasis, 200 beds, Touggourt, Algeria

Saharan homes (detached houses), Touggourt, Algeria

Hotel Les Sables d’Or, 600 beds, Zeralda, Algeria

Hotel with 300 beds, Tamanrasset, Algeria

 

1969

Prototype “metal house” at the edge of J. Chevallier, El Ançor, Algeria

Andalusian tourist complex of 2,000 beds, Algiers, Algeria

Hotel with 600 beds, Tipasa Matarès, Algeria

Hotel school for 1600 students, Tizi Ouzou, Algeria

 

1970

La Breche aux Loups, 444 detached houses, commercialization, Ozoir-la-Ferrière, France

27 post offices, sorting centers and telephone exchanges, 50,000 m2 realized since, Algeria

Hotel M’Zab (ex-Rostémides), 600 beds, Ghardaïa, Algerie

  

Several “metallic” houses, Ghazaouate, Algeria

Hotel Les Zianides, 300 beds, Tlemcem, Algeria

43 Villas from 1970 to 1984 in Algiers, Bir Mourad Raïs, Blida, Bouzareah, Draria (Algiers), El Achour, El Biar, Algiers, Kouba, Larbaa, Sahaoula, Sidi Aïch, Sidi Mohammed, Yakouren

 

1971

Furnishing of an apartment, place des Vosges, Paris, France

Theater for 3,600, Sidi Ferruch (surroundings of Algiers), Algeria

Tipaza Club (Algiers area), Algeria

Tourist complex, extension and horse-riding center, (Algiers area), Algeria

Tipasa Matarès (near Algiers), Algeria

Tourist complex, extension, (Algiers area), Algeria

Hotel les Hammadites, extension, Tichy, Algeria

Caravanserai El Gourara, extension, Timimoun, Algeria

 

1972

Tourist complex, extension, Moretti, Algeria

Village artisanal Plage Ouest: 150 shops and workshops, Sidi Ferruch, Algerie

Resort complex, extension Hotel Mazafran, Zeralda, Algeria

Hotel with 300 beds, Saida, Algeria

Thermal Spa, Hammam Rabbi (Saïda), Algeria

City of 200 apartments, Staoueli (near Algiers), Algeria

Villa des Arcades, transformation of stables into living room and dining room, El Madania, Algiers, Algeria

Technical Unit of SONATOUR, Algiers, Algeria

 

1973

Prototype “metallic” house, on the property of the president of the PUM (Products of Metallurgical Factories), Sologne, France

Caravanserai The Rym, extension, Beni-Abbes, Algeria

Caravanserai El Mehri, extension, Ouargla, Algeria

 

1974

Furnishings for a small manor, Chennevières / Marne, France

House of M and Mme V., Gueux, France

Five “metallic” houses, Jonchery / Vesle, France

House-witness of the concept “HOME” (metal house), Val-de-Vesle-Thuisy, France

A “metallic” house, Saint-Brice-Courcelles, France

Residence Lion d’Or, place Drouet d’Erlon, housing, cinema, shopping mall, Reims, France

Galerie du Jardin de Flore, 24 place des Vosges, creation of a flower shop in art gallery, for the publishing company created by Fernand Pouillon, Paris, France

Apartment rue des Fontaines, Algiers, Algeria

Cabaret Dar El Alia, Bouzareah (Algiers), Algeria

Housing development of “metallic” houses, Cheraga, Algeria

Caravanserai El Boustan, extension, El Golea, Algeria

Caravanserai, extension, El Oued, Algeria

Hotel El Djanoub, 600 beds, Ghardaïa, Algeria

Villa Paradou for the Ministry of Higher Education, Hydra (Algiers), Algeria

Expansion and development of the port, 200 ships of 10 m, La Madrague (near Algiers), Algeria

Development of the port, 400 boats, Sidi Ferruch (Algiers area), Algeria

West Beach Hotel, Sidi Ferruch (surroundings of Algiers), Algeria

West Beach second hotel, in all 1500 beds, West Beach Civic Center of Animation, Sidi Ferruch (surroundings of Algiers), Algeria

Harbor development, 200 boats of 10 meters Hotel with 152 rooms, Skikda, Algeria

 

1975

Restoration of a house, Peyrusse-le-Roc, France

Offices of Technal International, Toulouse, France

Cité Universitaire for Young Girls, Ben Aknoun, Algeria

Horse-riding center, multi-purpose hall, Tipaza, Algeria

Shopping and leisure center, Tipaza Plage, Algeria

Amraoua Hotel, Tizi Ouzou, Algeria

Tourist complex, extension, multi-purpose hall and facilities, Zeralda, Algeria

Wilaya (prefecture), landscaping, Tlemcem, Albgerie

Château de Belcastel, restoration (from 1975 to 1983), Belcastel, France

 

Belcastel1

1976

Monastery for the sisters of Médéa (Algeria) repatriated to Provence, Cotignac, France

Hotel Plaza, Annaba, Algeria

 

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Hotel Aurassi, furnishing and decoration, Oued Koreiche (Alger), Algeria

Villa Marguerite, Tlemcem, Algeria

 

1977

Aménagement du port et extension du centre ville, Saint-Tropez, France

Hôtel, Djemila, Algerie

Cité universitaire, Oran, Algerie

 

1977-1980

Port development and extension of the city center, Saint-Tropez, France

Hotel, Djemila, Algeria

Cité universitaire, Oran, Algeria

 

1978

Villas Rochmeboisson, Ain Benian (Algiers), Algeria

Villa Citroën, Algiers, Algeria

University campus, extension, Ben Aknoun (Algiers), Algeria

Hotel, 600-bed hotel, Constantine, Algeria

Wilaya (prefecture), two projects, Tlemcem, Algeria

Wilaya (prefecture), 3rd project, Tlemcem, Algeria

 

1979

Cité Universitaire, Ain El Bey (Constantine), Algerie

 

1979-1982

Cité Universitaire, Ain El Bey (Constantine), Algerie

400 dwellings, Sétif, Algerie

Cité Universitaire for 3,000, Alger, Algerie

Cité Universitaire for 5,000, Bab Ezzouar (Alger), Algerie

Cité Universitaire for 2,000, Batna, Algerie

Cité Universitaire for 2,500, Constantine, Algerie

Cité Universitaire for 2,000, Mostaganem, Algerie

Cité Universitaire for 2,000, Oran, Algerie

Cité Universitaire for 2,000, Sidi Bel Abbès, Algerie

 

1980

House F, Belcastel, France

Map of the new town, competition, Saint-Quentin-en-Yveline, France

City of 400 dwellings, Boufarik, Algeria

Bus station 40,000 m2, Constantine, Algeria

Spa, extension, Hammam Rabbi (Saïda), Algeria

Post Office, Touggourt, Algerie

 

1981

Hotel El Djazaïr (formerly Saint-Georges), resumption and continuation of works, Algiers, Algeria

 

1982

House extension project, Eschentzwiller, France

Hotel El Djazaïr (ex Saint-Georges), extension, Algiers, Algeria

City of 400 dwellings, Blida, Algeria

Boulevard belt interior, layout plan, Sidi Bel Abbès, Algerie

 

The Hotel El-Djazaïr was completed in record time to coincide with the twentieth anniversary of Algerian independence but the government never paid the fees, causing Pouillon to default on, in turn, social security contributions, taxes, and then wages. Pouillon abandoned Algeria and returned to France where he was reinstated to the Order of Architects but the tax debt of the CNL was still outstanding. President Mitterrand forgave Pouillon the CNL debt and made him an Officer of the Legion of Honor in 1984.

 

1984

Computing Center for the Ministry of Culture, Montigny-le-Bretonneux, France

 

1985

Thirty detached houses on an air base, Avord, France

Masterplan for 4,000 housing units, Créteil, France

Europarc activity zone plan, two buildings realized in collaboration with Schott firm), Créteil, France

Music Conservatory, rue Armand Carrel, 19th arrondissement

Social housing 172 avenue Jean-Jaurès, 19th arrondissement

Apartment rue de Bièvre, development and extension, 5th arrondissement

Apartment rue Boissy d’Anglas, development and extension, 8th arrondissement

 

Undated

Development of an abbey in a secondary residence, Belhomert-Guehouville, Algerie

Building for SNECMA, Corbeil, France

A swimming pool in the rock by the sea for M and Mme B., Normandy, France

Avenue Montaigne, private apartment, Paris, France

Georges V, Georges V Avenue, after 1970 Private apartment, rue Surcouf, Paris, France

Restoration of Manoir du Jonchet, Romilly / Aigre, France

Studies for an unidentified program, Monaco, France

Villas “Les Jardins Exotiques”, Monte-Carlo, France

Maxim’s Restaurant, Montreal, Canada

Maxim’s Restaurant, after 1965, Tokyo, Japan

Apartment rue Didouche Mourad, Algiers, Algeria

Hotel, Biskra, Algeria

New Hotel, 600 beds, Constantine, France

Hotel, 150 rooms, Djanet, Algeria

Bordj of the Chevalier family, extension, El Biar (Algiers), Algeria

Caravanserai, Hotel du Souf, El Oued, Algeria

Hotel El Mordjane, La Calle (El Kala), Algeria

Apartment hotel of 1,000 beds, La Calle (El Kala), Algeria

Depot garage, communal Market Cinema Theater, Laghouat, France

Caravanserai, Madakh, Algeria

Villas, Sahaoula, Algeria

La Grande Plage Resort (Sidi Begra), Seraïdi, Algeria

Hotel du Port, Seraïdi, Algeria

Hotel El Marsa Olympic Swimming Pool Quartier du Corsaire Restaurant, Seraïdi, Algeria

 

The fernandpouillon.com website lists the creation or extension of “co-operative cells” [“caves coopèratives”] around this time, in the towns of Rosières, Lussas, Vinezac, Vogue, Lablachère, Senas, Graveson, Maillane, Eygalières, Mallemort, Saint-Andiol, Châteauneuf de Gadagne, Le Thor, La Tour d’Aygues, and Sablet. All were formed in association with Pouillon’s former mentor Henri Enjouvin. I imagine these to be something like architects of record on-call, and with some fee arrangement already in place for fast turnaround. It would have to be because, as you will see, the amount of work attributed to Pouillon is phenomenal. Pouillon was beyond prolific, he had a compulsion to design buildings and get them built.

 

1938

Mondovi Building (18 apartments), rue de Mondovi, Marseille, France

  

Villa for Doctor Bernard, quartier Saint-Julien Villa de M. Magallon, avenue Flotte, Marseille, France

Villa for M. Teissier, quartier Saint-Barnabé Villa de M. Terracole, au Roucas Blanc, Marseille, France

Villa for M. Falconetti, Cabriès, France

 

1939

Group “Résidence” quai de Rive-Neuve (36 apartments), Marseille, France

 

1940

A group of 70 apartments, Avignon, France

 

1942 was the end of Vichy Government rule in Algeria and the end of Le Corbusier’s speculative Plan Obus for Algiers. It was also the year Pouillon, now 30, became a registered architect. Previously, it had not been necessary to be one in order to build.

 

1943

Restoration of private mansion of M. Columeau, bd du Redon Immeuble 38 rue Longue des Capucins, Marseille, France

 

1944 was the liberation of France and the dissolution of the Vichy government.

 

1945

“Dames de France”, transformation of a store into offices for the American base

Grand Arénas, provisional accommodation for prisoners, deportees and refugees

Gendarmerie Augusto, Marseille, France

 

1946

The Regional Center for Physical Education and Sport, CREPS, chemin du Guiraudet Gardanne, Aix-en-Provence, France

Casablanca Garden City in Biver, 21 dwellings, Aix-en-Provence, France

 

1947

Deux écoles déclarées dans les “Mémoires d’un architecte”, Aix-en-Provence, France

Hotel in Cap Manuel, Dakar, Senegal

Stade municipal, avenue des Ecoles Militaires, Aix-en-Provence, France

 

Pouillon’s 1947 Aix-en-Provence City Stadium is often presented as the project in which his personal “style” began to emerge but (in perfect illustration of how words convert buildings into architecture) this turns out to be nothing more than perfectly normal things that everybody should be doing, like updating traditional construction processes and using several different materials so each does what they do best.

 

stadium 1946-50.jpeg

1948

Nestlé Factory, chocolate and soluble coffee factory, offices, common services and employee housing, Saint-Menet, France

Restoration of the Villa of Doctor Latil, Aix-en-Provence, France

Station sanitaire maritime, Avenue Vaudoyer, Marseille, France

 

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1949

Police Building, 2 rue Antoine Becker, Marseille, France

Canebière Building, boulevard de la Canebière, apartments, offices, retail units, Marseille, France

La Tourette, Protis Square, 260 dwellings, shops garages, Marseille, France

 

The civic projects increased in scale and importance, leading to the 1948-1953 La Tourette housing complex in Marseille, just behind the Old Port. There’s a glowing description of La Tourette here, along with many fine photographs of it.

  

With La Tourette project, Pouillon refined his system of co-ordinating all the elements of a project – a system that came to be known as The Pouillon System. Details are sketchy, but it included artists and craftsmen such as cabinetmakers, locksmiths and stonecutters and the invention/use of construction processes intended to reduce the cost of material and labour. One of these was pierre banchée in which stone tiles are used as permanent shuttering.

  

LE+GENIE+DE+POUILLON+-+ECONOMIE+ET+QUALITE

Other innovations included a method of providing better soundproofing between apartments. A legend to the section above might be able to tell us more about this. In 1955, Pouillon created the CNL, the Comptoir National du Logement, which was a commercial and legal structure that would allow him to design thousands of housing units in Paris and to build them as a developer.

 

1950

Reconstruction of the Sablettes, seaside resort, 150 apartments, shops, a hotel, La Seyne-sur-Mer, France

Carrières de Fontvieille, La Seyne-sur-Mer, France

Offices, Garden Dwellings, Atelier, La Seyne-sur-Mer, France

Atelier for the painter, Marchutz, Aix-en-Provence, France

Villa for the mayor of d’Aix-en-Provence, Henri Mouret, Aix-en-Provence, France

Hôtel d’Espagnet, Cours Mirabeau, Headquarters of the University Rectorate plus official housing, Aix-en-Provence, France

Restoration of a listed monument, Aix-en-Provence, France

Saint-Charles University Library, Marseille, France

Library of the Faculty of Sciences, Centre for Administrative Studies, Marseille, France

 

1951

Building rue Méry, Reconstruction of the Vieux-Port quarter, housing, shops and bars, Marseille, France

Outer areas of the Old Port district, monument surroundings, roads and public spaces, Marseille, France

Shopping Cart District Urban Redevelopment, Marseille, France

Two hundred apartments, 1-6 room apartments for rent, Aix-en-Provence, France

Reconstruction of the Old Port, seafront 1200 m, 350 apartments and shops, Marseille, France

 

1952

Faculty of Law, resumption of the works for completion of University Library, Aix-en-Provence, France

Villa La Brillanne, residence of the family of Fernand Pouillon, Aix-en-Provence, France

Lycée Colbert, commercial and industrial learning center, Marseille, France

 

1953

Atelier for the painter André Masson, Aix-en-Provence, France

Administrative City, architectural and urban development program, Avignon, France

Terminal, offices, technical block, control tower, Cassis, Marignane, France

Villa Barthélemy and Villa X., seafront villas, Algiers, Algeria

Diar El Mahçoul, 1800 apartments, Algiers, Algeria

 

This last was Pouillon’s first project in Algeirs and the project he was invited there for. The hillside site required 100,000 of terracing and huge retaining walls. A main road divided the French side and Algerian side. Two thirds of the 1,454 housing units were on the French side of the road with views of the sea (and huge retaining walls).

  

The other third were on the Algerian side facing the valley and had small courtyards. We may think this discriminatory but we forget that “view” is a cultural invention (whereas houses in a Mediterranean fishing village, for example, might have a view of the sea for reasons connected with weather and fish). Another such difference showed in sanitation facilities and, again, we can’t say if this is cultural prejudice or cultural preference.

 

1953 (cont’d)

Diar Es Saada, 800 lodgings, Algiers, Algeria

Villa des Arcades, restaurant, and development of a swimming pool, residence and agency of F. Alger, Algerie

Residential building, regularization of the extension of the course Jean Jaurès in front of the administrative city, Avignon, France

 

1954

Diar El Mahçoul, Saint-Jean-Baptiste church Climat of France, 3500 dwellings, Algiers, Algiers

 

Pouillon’s 1954-1957 Climat de France project for Algiers has a touch of what two decades later would be called Post-Modern Classicism. We look at it and see Rossi, unfairly.

  

The Mayor of Algiers believed a properly housed population made for a happy population and Pouillon obliged by combining the social aspirations of Modernism giving residents something larger to feel a part of, and the proto Post-Modern idea of giving residents something grander to live up to.

  

Diar Es Saada, girls ‘and boys’ schools, Algiers, Algierie

El Karma, Valmy (near Oran), Agierie

City of 800 houses, Algiers, Algierie

Cité Lescure, Designed for a colleague, Oran, Algiers

Military city for 8000 inhabitants, Magharé, Iran

Military city for 8000 inhabitants, Shahabad, Iran

Iranian Empire Headquarters, Tehran, Iran

Geographical Institute, Tehran, Iran

Railway station, Machad, Iran

 

This was a project in collaboration with the Iranian architect, Heydar Ghiaï-Chamlou.

  

Railway station, Tabriz, Iran

 

As was this.

  

1955

Cité universitaire les Gazelles, 564 avenue Gaston Berger, 500 beds, Aix-en-Provence, France

La Montagnette social housing, rue Maurice Barrès, Vignon, France

Cité La Croix des Oiseaux, about 800 social housing units with much prefabrication, rue de la Croix des Oiseaux, Avignon, France

Villa for Admiral Jubelin, Sanary, France

 

1956

Development of the Old Port district, partially completed. Reconstruction of several Old Port buildings, reconstruction, Bastia, France

 

1957

Charzola Building, 58 rue Emile Zola, 93 dwellings, Paris, France

47 avenue de Friedland, apartment for Fernand Pouillon, Paris, France

Victor Hugo Residences, avenue Jean Lolive, 282 apartments and retail units, Pantin, France

  

Chalet, Val d’Isere, France

Municipal stadium, rue des Ecoles Militaires, awning above the stands (destroyed in the eighties), Aix-en-Provence, France

Résidence le Parc, 2,635 lodgings, shopping centers, Meudon-la-Forêt, France

 

Pouillon and the CNL’s first major successes were apartment developments of three hundred units in Pantin (1957) and five hundred units in Montrouge (1958). Despite the stone and marbile finishes, the apartments were affordable on a 25-year plan.

 

1958

Private apartment, Boulevard Suchet, Paris, France

Le Point du Jour, 2260 logements et équipements, Boulogne-Billancourt, France

Peugeot-quai de Passy, projet d’extension du Point du Jour, Boulogne-Billancourt, France

Résidence du Stade Buffalo, 466 logements et commerces, Montrouge, France

  

1959

Hôtel des Ursins, île de la Cité, résidence de F. Pouillon Appartement de M. Junot Iéna, Paris, France

Résidence Jules Ferry, 60 logements et garages au rez-de-chaussée, Montrouge, France

Résidence le Parc, 2,635 lodgings, shopping centers, Meudon-la-Forêt, France

 

Pouillon was to make himself many enemies when the 2,635 apartments of the Résidence du Parc in Meudon-la-Forêt (1959) came online at less than market prices.

  

1960

Résidence du Quai, 135 apartments and shopping mall, Boulogne-Billancourt, France

Hôtel-restaurant Baumanière, la Cabro d’Or, Les Baux de Provence, France

 

1961

Hotel, Puerto-Rico

 

Pouillon’s unorthodox corporate arrangements encouraged financial impropriety and the CNL was unable to pay its contractors in 1959 and was wound up in 1961 and Pouillon charged, arrested, de-registered and jailed. Eighteen months later he escaped but ten months later gave himself up, only to be sentenced to another four years. This was later reduced to three and he was released in February 1964. Charges of breaching the laws of companies, of breaches of trust, fraud and concealment were dismissed but charges of the abuse of social assets, false declaration of release of shares and false notarial declaration remained. During his imprisonment, we was to write Les Pierres Sauvages published in 1964, and Memoirs of an Architect, published 1968.

  

1962

Domaine de Lanruen (detached houses), partially realized, construction site not monitored, Erquy, France

 

1964

Masterplan for the new town of Créteil, Créteil, France

La Vallée Moussue, restoration of a house, Saint-Léger-en-Yvelines, France.

 

1965

Hôtel du Port, for the company Bancaire, Saint-Jean-Cap-Ferrat, France

 

The masterplan was to be Pouillon’s first major job after jail and, perhaps because of this, he received death threats urging him not to work in France. Jacques Chevallier suggested Pouiloon return to Algeria and he did. For the next twenty years Pouillon was to design hotels to improve the tourism infrastructure of Algeria, as well as many civic and educational buildings. His greatest regret was never being being asked to design mass housing again, either in France or in Algeria.

 

1966

Algerian coastal tourism development plan (partially realized), Algiers, Algeria

Villa des Arcades, restoration and extension, Algiers, Algeria

Diar El Mahçoul, transformation of the church into a mosque, Algiers, Algeria

Hotel Le Caîd, 400 beds, Bou Saada, Algeria

Hotel Marhaba, 300 beds, Laghouat, Algeria

Hotel El Minzah, 300 beds, Moretti, Algeria

Spa and hotel with 200 beds, Saida, Algeria

 

1967

Pavillon de la Foire d’Alger, Algiers, Algeria

The Calle (El Kala), Algiers, Algeria

Hotel El Manar, 300 beds, Algiers, Algeria

Tourist complex, 3,000 beds, Moretti, Algeria

Hotel El Mountazah (Ksar du Rocher), 300 beds, Seraïdi, Algeria

Tourist complex, 4,000 beds, Zeralda, Algeria

 

1968

Restaurant “Maxim’s, air conditioning and facilities, Paris, France

Caravanserai of 150 beds, Ain Sefr, Algeria

Hotel Plaza, 500 beds, Annaba, Algeria

Caravanserai the Rym, 150 beds, Beni-Abbes, Algeria

Hotel with 300 beds, Biskra, Algeria

Hotel school for 1,600 students, Biskra, Algeria

Caravanserai El Boustan, 200 beds Saharan dwellings (detached houses), Biskra, Algeria

Saharan homes (detached houses), Biskra, Algeria

New market and renovation of old market, cinema, theater, 15,000 m2, Biskra, Algeria

Abattoirs, Biskra, Ghardaïa, Algerie

Saharan homes (detached houses), Laghouat, Algeria

Caravanserai El Mehri, 200 beds, Ouargla, Algeria

Prefecture of the Oasis and Administrative City, 15 000 m2 Saharan dwellings (detached houses), Ouargla, Algeria

Tourist complex, 4,000 beds El Riadh Hotel, Sidi Ferruch, Algeria

  

Tourist complex, shopping center Hôtel les Hammadites, 350 beds, Tichy, Algerie

Caravanserai El Gourara, 150 beds, Timimoun, Algeria

  

Tourist complex, 2,000 beds, Tipasa Beach, Algeria

  

Tourist complex, 2,500 beds Arrangement of the harbor, village and barbecue, Tipasa Club, Algeria

Slaughterhouses, Touggourt, Algerie

Caravanserai L’Oasis, 200 beds, Touggourt, Algeria

Saharan homes (detached houses), Touggourt, Algeria

Hotel Les Sables d’Or, 600 beds, Zeralda, Algeria

Hotel with 300 beds, Tamanrasset, Algeria

 

1969

Prototype “metal house” at the edge of J. Chevallier, El Ançor, Algeria

Andalusian tourist complex of 2,000 beds, Algiers, Algeria

Hotel with 600 beds, Tipasa Matarès, Algeria

Hotel school for 1600 students, Tizi Ouzou, Algeria

 

1970

La Breche aux Loups, 444 detached houses, commercialization, Ozoir-la-Ferrière, France

27 post offices, sorting centers and telephone exchanges, 50,000 m2 realized since, Algeria

Hotel M’Zab (ex-Rostémides), 600 beds, Ghardaïa, Algerie

  

Several “metallic” houses, Ghazaouate, Algeria

Hotel Les Zianides, 300 beds, Tlemcem, Algeria

43 Villas from 1970 to 1984 in Algiers, Bir Mourad Raïs, Blida, Bouzareah, Draria (Algiers), El Achour, El Biar, Algiers, Kouba, Larbaa, Sahaoula, Sidi Aïch, Sidi Mohammed, Yakouren

 

1971

Furnishing of an apartment, place des Vosges, Paris, France

Theater for 3,600, Sidi Ferruch (surroundings of Algiers), Algeria

Tipaza Club (Algiers area), Algeria

Tourist complex, extension and horse-riding center, (Algiers area), Algeria

Tipasa Matarès (near Algiers), Algeria

Tourist complex, extension, (Algiers area), Algeria

Hotel les Hammadites, extension, Tichy, Algeria

Caravanserai El Gourara, extension, Timimoun, Algeria

 

1972

Tourist complex, extension, Moretti, Algeria

Village artisanal Plage Ouest: 150 shops and workshops, Sidi Ferruch, Algerie

Resort complex, extension Hotel Mazafran, Zeralda, Algeria

Hotel with 300 beds, Saida, Algeria

Thermal Spa, Hammam Rabbi (Saïda), Algeria

City of 200 apartments, Staoueli (near Algiers), Algeria

Villa des Arcades, transformation of stables into living room and dining room, El Madania, Algiers, Algeria

Technical Unit of SONATOUR, Algiers, Algeria

 

1973

Prototype “metallic” house, on the property of the president of the PUM (Products of Metallurgical Factories), Sologne, France

Caravanserai The Rym, extension, Beni-Abbes, Algeria

Caravanserai El Mehri, extension, Ouargla, Algeria

 

1974

Furnishings for a small manor, Chennevières / Marne, France

House of M and Mme V., Gueux, France

Five “metallic” houses, Jonchery / Vesle, France

House-witness of the concept “HOME” (metal house), Val-de-Vesle-Thuisy, France

A “metallic” house, Saint-Brice-Courcelles, France

Residence Lion d’Or, place Drouet d’Erlon, housing, cinema, shopping mall, Reims, France

Galerie du Jardin de Flore, 24 place des Vosges, creation of a flower shop in art gallery, for the publishing company created by Fernand Pouillon, Paris, France

Apartment rue des Fontaines, Algiers, Algeria

Cabaret Dar El Alia, Bouzareah (Algiers), Algeria

Housing development of “metallic” houses, Cheraga, Algeria

Caravanserai El Boustan, extension, El Golea, Algeria

Caravanserai, extension, El Oued, Algeria

Hotel El Djanoub, 600 beds, Ghardaïa, Algeria

Villa Paradou for the Ministry of Higher Education, Hydra (Algiers), Algeria

Expansion and development of the port, 200 ships of 10 m, La Madrague (near Algiers), Algeria

Development of the port, 400 boats, Sidi Ferruch (Algiers area), Algeria

West Beach Hotel, Sidi Ferruch (surroundings of Algiers), Algeria

West Beach second hotel, in all 1500 beds, West Beach Civic Center of Animation, Sidi Ferruch (surroundings of Algiers), Algeria

Harbor development, 200 boats of 10 meters Hotel with 152 rooms, Skikda, Algeria

 

1975

Restoration of a house, Peyrusse-le-Roc, France

Offices of Technal International, Toulouse, France

Cité Universitaire for Young Girls, Ben Aknoun, Algeria

Horse-riding center, multi-purpose hall, Tipaza, Algeria

Shopping and leisure center, Tipaza Plage, Algeria

Amraoua Hotel, Tizi Ouzou, Algeria

Tourist complex, extension, multi-purpose hall and facilities, Zeralda, Algeria

Wilaya (prefecture), landscaping, Tlemcem, Albgerie

Château de Belcastel, restoration (from 1975 to 1983), Belcastel, France

 

Belcastel1

1976

Monastery for the sisters of Médéa (Algeria) repatriated to Provence, Cotignac, France

Hotel Plaza, Annaba, Algeria

 

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Hotel Aurassi, furnishing and decoration, Oued Koreiche (Alger), Algeria

Villa Marguerite, Tlemcem, Algeria

 

1977

Aménagement du port et extension du centre ville, Saint-Tropez, France

Hôtel, Djemila, Algerie

Cité universitaire, Oran, Algerie

 

1977-1980

Port development and extension of the city center, Saint-Tropez, France

Hotel, Djemila, Algeria

Cité universitaire, Oran, Algeria

 

1978

Villas Rochmeboisson, Ain Benian (Algiers), Algeria

Villa Citroën, Algiers, Algeria

University campus, extension, Ben Aknoun (Algiers), Algeria

Hotel, 600-bed hotel, Constantine, Algeria

Wilaya (prefecture), two projects, Tlemcem, Algeria

Wilaya (prefecture), 3rd project, Tlemcem, Algeria

 

1979

Cité Universitaire, Ain El Bey (Constantine), Algerie

 

1979-1982

Cité Universitaire, Ain El Bey (Constantine), Algerie

400 dwellings, Sétif, Algerie

Cité Universitaire for 3,000, Alger, Algerie

Cité Universitaire for 5,000, Bab Ezzouar (Alger), Algerie

Cité Universitaire for 2,000, Batna, Algerie

Cité Universitaire for 2,500, Constantine, Algerie

Cité Universitaire for 2,000, Mostaganem, Algerie

Cité Universitaire for 2,000, Oran, Algerie

Cité Universitaire for 2,000, Sidi Bel Abbès, Algerie

 

1980

House F, Belcastel, France

Map of the new town, competition, Saint-Quentin-en-Yveline, France

City of 400 dwellings, Boufarik, Algeria

Bus station 40,000 m2, Constantine, Algeria

Spa, extension, Hammam Rabbi (Saïda), Algeria

Post Office, Touggourt, Algerie

 

1981

Hotel El Djazaïr (formerly Saint-Georges), resumption and continuation of works, Algiers, Algeria

 

1982

House extension project, Eschentzwiller, France

Hotel El Djazaïr (ex Saint-Georges), extension, Algiers, Algeria

City of 400 dwellings, Blida, Algeria

Boulevard belt interior, layout plan, Sidi Bel Abbès, Algerie

 

The Hotel El-Djazaïr was completed in record time to coincide with the twentieth anniversary of Algerian independence but the government never paid the fees, causing Pouillon to default on, in turn, social security contributions, taxes, and then wages. Pouillon abandoned Algeria and returned to France where he was reinstated to the Order of Architects but the tax debt of the CNL was still outstanding. President Mitterrand forgave Pouillon the CNL debt and made him an Officer of the Legion of Honor in 1984.

 

1984

Computing Center for the Ministry of Culture, Montigny-le-Bretonneux, France

 

1985

Thirty detached houses on an air base, Avord, France

Masterplan for 4,000 housing units, Créteil, France

Europarc activity zone plan, two buildings realized in collaboration with Schott firm), Créteil, France

Music Conservatory, rue Armand Carrel, 19th arrondissement

Social housing 172 avenue Jean-Jaurès, 19th arrondissement

Apartment rue de Bièvre, development and extension, 5th arrondissement

Apartment rue Boissy d’Anglas, development and extension, 8th arrondissement

 

Undated:

Development of an abbey in a secondary residence, Belhomert-Guehouville, Algerie

Building for SNECMA, Corbeil, France

A swimming pool in the rock by the sea for M and Mme B., Normandy, France

Avenue Montaigne, private apartment, Paris, France

Georges V, Georges V Avenue, after 1970 Private apartment, rue Surcouf, Paris, France

Restoration of Manoir du Jonchet, Romilly / Aigre, France

Studies for an unidentified program, Monaco, France

Villas “Les Jardins Exotiques”, Monte-Carlo, France

Maxim’s Restaurant, Montreal, Canada

Maxim’s Restaurant, after 1965, Tokyo, Japan

Apartment rue Didouche Mourad, Algiers, Algeria

Hotel, Biskra, Algeria

New Hotel, 600 beds, Constantine, France

Hotel, 150 rooms, Djanet, Algeria

Bordj of the Chevalier family, extension, El Biar (Algiers), Algeria

Caravanserai, Hotel du Souf, El Oued, Algeria

Hotel El Mordjane, La Calle (El Kala), Algeria

Apartment hotel of 1,000 beds, La Calle (El Kala), Algeria

Depot garage, communal Market Cinema Theater, Laghouat, France

Caravanserai, Madakh, Algeria

Villas, Sahaoula, Algeria

La Grande Plage Resort (Sidi Begra), Seraïdi, Algeria

Hotel du Port, Seraïdi, Algeria

Hotel El Marsa Olympic Swimming Pool Quartier du Corsaire Restaurant, Seraïdi, Algeria

  

Sidi Fredj / Sidi-Ferruch – Alger wilaya – Algeria / AlgÈrie: Hotel El Marsa and Hotel El Manar | HÙtels El Marsa et El Manar – photo by M.Torres

Holiday village, Sidi Okba Oumache, Skikda Aïn Ben Noui, Algeria

Complex: theater, bungalows, restaurant, port, Tipaza La Corne d’Or, Algeria

Hotel Esmeralda, Tipaza Plage, Algeria

Cité Universitaire, Tlemcem, Algeria

Complex of Courbet Marine, Zemmouri, Algeria

Administrative Center One Hotel, Zeralda, Algeria

Hotel La Residence, Zeralda, Algeria

Villas in Ain El Hammam, Ain Taya, Draa Esmar, El Biar (Algiers), In Nadjah, Hydra (Algiers), Kraicia

 

Unrealized

Additionally, there are approx. 800 unrealized projects in France alone.

 

prolific!

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Seven possible reasons why Fernand Pouillon is not better remembered than he is.

His main period of activity as an architect was over the period 1932–1961 – a period corresponding to the heyday of Le Corbusier. Perhaps the world of architecture didn’t need another architect from France when they already had someone contributing so much to the mythology of architecture and architects.

Reconstruction and rehabilitation are both good things but both only restore and improve upon what was already present. They don’t add to the mythology of architecture in such a way as did Le Corbusier’s Unité d’Habitations that put Marseille on the map.

Or perhaps the world of architecture did not need anything else from Algeria, since it already had Le Corbusier’s Plan Obus which is vastly over-remembered, especially when compared with his earlier proposal for Algiers.

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The period 1956–1961 when the Algerian Uprising was changing into the Algerian War and Pouillon, like Chevalier, would have deen (rightly) suspected of having Algerian separatist sympathies. This period coincides with the time people would have been collecting evidence against Pouillon and making a case for his imprisonment.

Not only that, Pouillon was a member of the communist party until about 1943. After that, he would have been remembered as having been a member of the communist party until about 1943. The period 1947–1956 coincided with United States’ doctrine of McCarthyism that persecuted persons suspected of being either communists or of having communist sympathies. Fernand Pouillon may thus have suffered the same fate as Hannes Meyer, Karel Teige and André Lurçat. Architecture prefers fascist governments and their rallying monuments to communist ones and their dreary obsession with mass housing.

Pouillon was never stylistically experimental for the sake of it. If Brutalism had had construction advantages we would no doubt see more Pouillon buildings in concrete. He experimented with metallic housing and prefabrication in the seventies, long after it had been fashionable. His career also overlapped Post Modernism but he had no need for semiotics beyond indicating home and neighbourhood by conventional means. His sensibility towards reconstruction and restoration was also off-trend.

Pouillon is responsible for the design of an enormous number of buildings, many of which are regarded as fine or outstanding. The sheer volume of his output shows he was extremely skilled at promoting his services but that he is not remembered has a lot to do with him being more interested in building than in designing his mythology – a trait he shares with many of the other misfit architects.

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Fernand Pouillon!

 

Your service to the community began long before your imprisonment

and continued long after.

 

misfits salutes you!

 

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www.fernandpouillon.com is the most comprehensive resource there is. I’m indebted.

publishing.cdlib.org a substantial website on post-war housing in Algeria

www.jeanlucmichel.com is a blog (in French) with a fine collection of images of many otherwise unphotographed Fernand Pouillon buildings. The photographs are more photo-journalism than architectural photography and make you feel as if you had been there walking around looking at the buildings and taken the photographs yourself. The unstaged photographs are real and, because of that, informative and, because of that, refreshing.

www.bdonline.co.uk links to article about La Tourette inspiring the UK architect Adam Khan

Adam Caruso and Helen Thomas (Hg.): The Stones of Fernand Pouillon – An Alternative Modernism in French Architecture. gta Verlag, Zürich 2013, ISBN 978-3-85676-324-4.

 

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Pouillon’s infamous system for coordinating all construction activity may have had its flaws but it did produce high quality and affordable housing that, seventy years on, has aged well, is not dated, and is still eminently liveable. A system that could produce results of such high quality under budget and in record time goes is not a system geared towards stakeholders systematically milking the budget by inflating or falsifying invoices. It defies conventional thinking.

  

Exactly how Pouillon brought the 2,635 apartments of the 1959 Résidence du Parc in Meudon-la-Forêt (1959) online in record time and at less than market prices remains a mystery no-one seems to want to see solved.

 

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Cite this article as: Graham McKay, "Architecture Misfit #29: Fernand Pouillon," misfits' architecture, published on May 14, 2017, accessed on July 4, 2021, permalink: misfitsarchitecture.com/2017/05/14/architecture-misfit-29....

Peintre français (Paris 1686 – id. 1761).

Fils d'un architecte, il fut agréé à l'Académie en 1721. Avec Pineau et Meissonnier, il est qualifié par Blondel comme l'un des " trois premiers inventeurs du genre pittoresque ". Il est l'auteur de nombreux projets pour des jardins imaginaires dont l'ordonnance s'adapte à la " rocaille " lancée par Meissonnier (recueils gravés et dessins au musée des Arts décoratifs de Paris, au cabinet des Estampes de la B. N., à l'Ermitage, à la Kunst Bibl. de Berlin), et il travailla à des décorations de théâtre (Paris, musée de l'Opéra). L'important de son œuvre est constitué de compositions décoratives (musée de Pontoise ; Paris, Petit Palais), de scènes de genre aimablement fantaisistes (le Cabinet de physique de M. Bonnier de La Mosson, Blessington, coll. Beit) et surtout de paysages chargés d'éléments d'architecture, de fantaisie, pleins de verve et d'élégance, traités dans un métier clair rappelant les bergeries de Boucher (Louvre, Ermitage, musées d'Avignon et de Darmstadt) ; Lajoue exécuta aussi des portraits (Autoportrait avec sa famille, Salon de 1737, Louvre).

Lyon - France

Lyon - France

Le chœur ne possède aujourd’hui plus que cinq fenêtres, plusieurs d’entre elles ayant été bouchées lors de la deuxième campagne de travaux effectuée par l’architecte Ferdinand-Sigismond Delamonce.

 

Les stalles et boiseries que l’on y trouve, sont sculptées dans le style rocaille, on peut ainsi observer des volutes renversées et des rinceaux de feuillages sur les accoudoirs mais également des motifs de coquilles dissymétriques et des guirlandes de fleurs.

 

Les statues de Sarrazin représentant St Bruno et St Jean-Baptiste que l’on trouve à présent sur les pilastres de l’arc Munet, étaient à l’origine situées dans le chœur. Elles datent de 1628 et sont caractéristiques de la sculpture baroque tempérée du XVIIe siècle. Elles dégagent en effet une impression de mouvement renforcée par les plis des vêtements, on y trouve également l’expression du pathétique à travers les visages amaigris et les regards dans lesquels on décèle une grande tension intérieure.

 

Aujourd’hui, on y trouve également l’orgue St Bruno, il ne fut rajouté qu’en 1890, lorsque l’église est devenue paroissiale. Avant cela les chartreux s’y opposaient, leurs règles de vie leur imposaient en effet l’austérité jusque dans leur liturgie qui devaient être simples, sans fioritures. L’orgue est aujourd’hui connu comme étant le meilleur "deux claviers" de Lyon.

 

Les offices ont été célébrés dans le chœur jusqu’en 1737, celui-ci était alors séparé du reste de l’église par une cloison en raison des travaux. Lors du premier plan dessiné par l’architecte Delamonce concernant la deuxième vague de travaux, le chœur devait rester séparé du reste de l’église mais ce plan ayant été refusé par l’abbé, un deuxième plan intégrant le chœur fut établi et accepté.

 

Le lutrin

 

Le lutrin est le pupitre servant à porter le livre de chants liturgiques. Il s’agit ici d’une sculpture représentant en son sommet un aigle avec les ailes déployées. Cet aigle est le symbole de la parole de Dieu le Père. Il est placé sur une colonne sculptée où l’on aperçoit des rameaux de vigne ainsi que des raisins, ces deux éléments font allusion au sang du Christ. Et enfin, sur la base on voit une colombe, symbole du Saint-Esprit. Ainsi, à lui seul, le lutrin rassemble les trois éléments de la Trinité.

La croisée du transept

L'arc Munet entre le chœur et la croisée du transept

Le baldaquin de Servandoni

 

L’arc Munet

 

La transition entre le chœur et la croisée du transept se fait par l’Arc Munet, réalisé par l’architecte du même nom au XVIIIe siècle. Il est soutenu par de puissants murs piliers en décrochement, ce qui correspond au style baroque. On y trouve également les deux pilastres emboîtés de style dorique dont les niches sont aujourd’hui occupées par les statues de Sarrazin.

 

L’autel

 

L’autel a été dessiné au XVIIIe siècle par Servandoni puis modifié très peu de temps après par Soufflot, que l’on connaît pour son travail à l’Hôtel Dieu et au Panthéon de Paris. Il possède une particularité, il est en effet à double face. Cela signifie que l’office peut aussi bien être célébré du côté des moines que du côté des fidèles.

 

Le tabernacle, c'est-à-dire la petite armoire où l’on conserve les hosties consacrées, était à l’origine décoré de pierres semi-précieuses mais celles-ci ont disparu à la Révolution.

 

Le baldaquin

 

Le baldaquin fut lui aussi réalisé par Servandoni au XVIIIe siècle. L’objectif visé était de magnifier la présence du Christ. On y trouve en effet le tabernacle qui, contenant les hosties, contient le corps du Christ. C'est l'un des plus beaux de France.

 

Il est composé de divers matériaux, à commencer par le marbre dont sont constituées les colonnes. On trouve ensuite, pour les chapiteaux, du bois stuqué, c'est-à-dire recouvert d’un enduit imitant le marbre, à base de poudre de craie, de poudre de marbre et de chaux. Au sommet du baldaquin on peut observer un globe et une croix faits de cuivre doré à la feuille d’or. Enfin, la draperie est faite de tissu trempé dans du plâtre liquide qui fut peint, après avoir séché. On n’a aucune certitude quant au décor, on a longtemps pensé qu’il s’agissait de fleurs de lys qui lors des rénovations au XIXe siècle avait été transformées en trèfles. Cependant, lors des nouvelles restaurations opérées il y a quelques mois, on s’est rendu compte que les motifs initiaux représentaient déjà des sortes de trèfles sans tiges.

 

Le dôme

 

Le dôme est composé de huit fenêtres ovales, hautes de cinq mètres, séparées par des nervures et couronnées par un décor polygonal.

 

On aperçoit également quatre pendentifs dont le décor est inspiré par le thème des quatre évangiles. Du côté de la nef on peut ainsi voir saint Luc avec le taureau et saint Jean avec l’aigle tandis que du côté du chœur sont sculptés saint Matthieu avec l’ange et saint Marc avec le lion.

La nef

Intérieur de l'église Saint-Bruno des Chartreux de Lyon

 

Le décor contraste un peu avec le reste de l’église, on revient dans un décor plus sobre et donc plus en accord avec l’esprit des chartreux. Elle fut terminée au XVIIIe siècle siècle.

 

Son plafond est décoré de voûtes en anse de panier. La transition entre le plafond et les murs se fait par une corniche dentelée qui fait le tour de l’église, elle fut rajoutée dans le chœur au XVIIIe siècle. Sous cette corniche, on trouve une frise avec, dans les métopes, une alternance de rose et de colombe, cette dernière symbolise le St Esprit et par conséquent les chartreux.

 

De chaque côté de la nef on trouve quatre arcades s’ouvrant sur des chapelles, elles sont séparées les unes des autres par des colonnes doriques.

 

Les chapelles latérales

 

Des rénovations ont été effectuées au XIXe siècle, modifiant, entre autres, l’intérieur des huit chapelles latérales. Les autels ont en effet été réorientés en faisant face aux murs extérieurs. Les fenêtres qui éclairaient chaque chapelle ont été bouchées, on en trouve encore la trace sur les murs extérieurs.

La façade

Façade de l'église Saint-Bruno des Chartreux

 

Avant 1870, la façade était très sobre, uniquement composée d’un grand mur plat percé d’une porte et d’une fenêtre. Lorsque l’église devient paroissiale, on fait appel à Louis Sainte-Marie-Perrin qui va établir un nouveau plan pour cette façade. Elle va ainsi être constituée de trois étages progressivement en retrait, ce qui va contribuer à la mise en valeur de la partie centrale.

 

Le premier étage est un porche abritant l’entrée de l’église. Celle-ci est encadrée par des colonnes ioniques ainsi que par des pilastres doriques. Au-dessus de la porte d’entrée, on trouve une citation en latin signifiant : « Venez à moi, vous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous donnerais le repos »1. Cette citation fait référence à la souscription faite auprès des canuts pour financer les travaux de la façade.

 

Le deuxième étage est un balcon curviligne avec une petite terrasse où est située la fenêtre, seul élément qui fut conservé de la façade initiale. Elle est entourée de quatre colonnes cannelées et est surmontée d’un fronton triangulaire où l’on retrouve une fois de plus le symbole du Saint Esprit.

 

Enfin au troisième étage est située une niche avec la statue de saint Bruno et encadrée des initiales S.B.

Le dôme

 

Sur le clocher on peut voir huit baies garnies d’abat-son en dessous desquelles sont situées les huit fenêtres ovales du dôme. Le dôme extérieur est fait de pierres dorées et sert à cacher la calotte du dôme intérieur beaucoup plus bas. La couverture est à pan bombé, on y aperçoit des lucarnes. Au sommet on trouve un lanternon surmonté d’une boule et d’une croix en plomb qui sont le symbole des chartreux. Le dôme mesure en tout dix mètres de hauteur et trente-neuf mètres de diamètre.

Lorenzo Lippi (1606-1665), actif à Florence

Christ et la Samaritaine, 1644

Lorenzo Lippi - peintre, poète, intellectuel - fut nommé 1643-1644 par Claudia de Médicis, après la mort de son mari l'archiduc Léopold V jusqu'à la majorité de son fils exerçant la régence dans le Tyrol, à la cour d'Innsbruck. C'est là qu'outre de nombreux portraits nacquit cette scène selon l'Evangile de Jean (Jean 4: 1-25), dans lequel les caractéristiques du style de Lippi - clarté et précision du dessin, une sobriété baigné dans une lumière intense et le sens pour détails décoratifs - deviennent reconnaissable dans une expression pure.

 

Lorenzo Lippi (1606-1665), tätig in Florenz

Christus und die Samariterin, 1644

Lorenzo Lippi - Maler, Dichter, Intellektueller - wurde 1643/44 von Claudia de' Medici, die nach dem Tod ihres Gatten Erzherzog Leopold V. bis zur Volljährigkeit ihre Sohnes die Regentschaft in Tirol ausübte, an den Hof nach Innsbruck berufen. Hier entstand neben zahlreichen Porträts auch diese Szene nach dem Johannesevangelium (Johannes 4, 1-25), in der die Charakteristika von Lippis Stil - Klarheit und Präzision der Zeichnung, eine in helles Licht getauchte Nüchternheit und Sinn für dekorative Details - in reiner Ausprägung erkennbar werden.

 

Austria Kunsthistorisches Museum

Federal Museum

Logo KHM

Regulatory authority (ies)/organs to the Federal Ministry for Education, Science and Culture

Founded 17 October 1891

Headquartered Castle Ring (Burgring), Vienna 1, Austria

Management Sabine Haag

www.khm.at website

Main building of the Kunsthistorisches Museum at Maria-Theresa-Square

The Kunsthistorisches Museum (KHM abbreviated) is an art museum in Vienna. It is one of the largest and most important museums in the world. It was opened in 1891 and 2012 visited of 1.351.940 million people.

The museum

The Kunsthistorisches Museum is with its opposite sister building, the Natural History Museum (Naturhistorisches Museum), the most important historicist large buildings of the Ringstrasse time. Together they stand around the Maria Theresa square, on which also the Maria Theresa monument stands. This course spans the former glacis between today's ring road and 2-line, and is forming a historical landmark that also belongs to World Heritage Site Historic Centre of Vienna.

History

Archduke Leopold Wilhelm in his Gallery

The Museum came from the collections of the Habsburgs, especially from the portrait and armor collections of Ferdinand of Tyrol, the collection of Emperor Rudolf II (most of which, however scattered) and the art collection of Archduke Leopold Wilhelm into existence. Already In 1833 asked Joseph Arneth, curator (and later director) of the Imperial Coins and Antiquities Cabinet, bringing together all the imperial collections in a single building .

Architectural History

The contract to build the museum in the city had been given in 1858 by Emperor Franz Joseph. Subsequently, many designs were submitted for the ring road zone. Plans by August Sicard von Sicardsburg and Eduard van der Null planned to build two museum buildings in the immediate aftermath of the Imperial Palace on the left and right of the Heroes' Square (Heldenplatz). The architect Ludwig Förster planned museum buildings between the Schwarzenberg Square and the City Park, Martin Ritter von Kink favored buildings at the corner Währingerstraße/ Scots ring (Schottenring), Peter Joseph, the area Bellariastraße, Moritz von Loehr the south side of the opera ring, and Ludwig Zettl the southeast side of the grain market (Getreidemarkt).

From 1867, a competition was announced for the museums, and thereby set their current position - at the request of the Emperor, the museum should not be too close to the Imperial Palace, but arise beyond the ring road. The architect Carl von Hasenauer participated in this competition and was able the at that time in Zürich operating Gottfried Semper to encourage to work together. The two museum buildings should be built here in the sense of the style of the Italian Renaissance. The plans got the benevolence of the imperial family. In April 1869, there was an audience with of Joseph Semper at the Emperor Franz Joseph and an oral contract was concluded, in July 1870 was issued the written order to Semper and Hasenauer.

Crucial for the success of Semper and Hasenauer against the projects of other architects were among others Semper's vision of a large building complex called "Imperial Forum", in which the museums would have been a part of. Not least by the death of Semper in 1879 came the Imperial Forum not as planned for execution, the two museums were built, however.

Construction of the two museums began without ceremony on 27 November 1871 instead. Semper moved to Vienna in the sequence. From the beginning, there were considerable personal differences between him and Hasenauer, who finally in 1877 took over sole construction management. 1874, the scaffolds were placed up to the attic and the first floor completed, built in 1878, the first windows installed in 1879, the Attica and the balustrade from 1880 to 1881 and built the dome and the Tabernacle. The dome is topped with a bronze statue of Pallas Athena by Johannes Benk.

The lighting and air conditioning concept with double glazing of the ceilings made ​​the renunciation of artificial light (especially at that time, as gas light) possible, but this resulted due to seasonal variations depending on daylight to different opening times .

Kuppelhalle

Entrance (by clicking the link at the end of the side you can see all the pictures here indicated!)

Grand staircase

Hall

Empire

The Kunsthistorisches Museum was on 17 October 1891 officially opened by Emperor Franz Joseph I. Since 22 October 1891 , the museum is accessible to the public. Two years earlier, on 3 November 1889, the collection of arms, Arms and Armour today, had their doors open. On 1 January 1890 the library service resumed its operations. The merger and listing of other collections of the Highest Imperial Family from the Upper and Lower Belvedere, the Hofburg Palace and Ambras in Tyrol will need another two years.

189, the farm museum was organized in seven collections with three directorates:

Directorate of coins, medals and antiquities collection

The Egyptian Collection

The Antique Collection

The coins and medals collection

Management of the collection of weapons, art and industrial objects

Weapons collection

Collection of industrial art objects

Directorate of Art Gallery and Restaurieranstalt (Restoration Office)

Collection of watercolors, drawings, sketches, etc.

Restoration Office

Library

Very soon the room the Court Museum (Hofmuseum) for the imperial collections was offering became too narrow. To provide temporary help, an exhibition of ancient artifacts from Ephesus in the Theseus Temple was designed. However, additional space had to be rented in the Lower Belvedere.

1914, after the assassination of Franz Ferdinand, heir to the throne, his " Estonian Forensic Collection " passed to the administration of the Court Museum. This collection, which emerged from the art collection of the house of d' Este and world travel collection of Franz Ferdinand, was placed in the New Imperial Palace since 1908. For these stocks, the present collection of old musical instruments and the Museum of Ethnology emerged.

The First World War went by, apart from the oppressive economic situation without loss. The farm museum remained during the five years of war regularly open to the public.

Until 1919 the K.K. Art Historical Court Museum was under the authority of the Oberstkämmereramt (head chamberlain office) and belonged to the House of Habsburg-Lorraine. The officials and employees were part of the royal household.

First Republic

The transition from monarchy to republic, in the museum took place in complete tranquility. On 19 November 1918 the two imperial museums on Maria Theresa Square were placed under the state protection of the young Republic of German Austria. Threatening to the stocks of the museum were the claims raised in the following weeks and months of the "successor states" of the monarchy as well as Italy and Belgium on Austrian art collection. In fact, it came on 12th February 1919 to the violent removal of 62 paintings by armed Italian units. This "art theft" left a long time trauma among curators and art historians.

It was not until the Treaty of Saint-Germain of 10 September 1919, providing in Article 195 and 196 the settlement of rights in the cultural field by negotiations. The claims of Belgium, Czechoslovakia, and Italy again could mostly being averted in this way. Only Hungary, which presented the greatest demands by far, was met by more than ten years of negotiation in 147 cases.

On 3 April 1919 was the expropriation of the House of Habsburg-Lorraine by law and the acquisition of its property, including the "Collections of the Imperial House" , by the Republic. Of 18 June 1920 the then provisional administration of the former imperial museums and collections of Este and the secular and clergy treasury passed to the State Office of Internal Affairs and Education, since 10 November 1920, the Federal Ministry of the Interior and Education. A few days later it was renamed the Art History Court Museum in the "Kunsthistorisches Museum, Vienna State", 1921 "Kunsthistorisches Museum" . Of 1st January 1921 the employees of the museum staff passed to the state of the Republic.

Through the acquisition of the former imperial collections owned by the state, the museum found itself in a complete new situation. In order to meet the changed circumstances in the museum area, designed Hans Tietze in 1919 the "Vienna Museum program". It provided a close cooperation between the individual museums to focus at different houses on main collections. So dominated exchange, sales and equalizing the acquisition policy in the interwar period. Thus resulting until today still valid collection trends. Also pointing the way was the relocation of the weapons collection from 1934 in its present premises in the New Castle, where since 1916 the collection of ancient musical instruments was placed.

With the change of the imperial collections in the ownership of the Republic the reorganization of the internal organization went hand in hand, too. Thus the museum was divided in 1919 into the

Egyptian and Near Eastern Collection (with the Oriental coins)

Collection of Classical Antiquities

Collection of ancient coins

Collection of modern coins and medals

Weapons collection

Collection of sculptures and crafts with the Collection of Ancient Musical Instruments

Picture Gallery

The Museum 1938-1945

Count Philipp Ludwig Wenzel Sinzendorf according to Rigaud. Clarisse 1948 by Baroness de Rothschildt "dedicated" to the memory of Baron Alphonse de Rothschildt; restituted to the Rothschilds in 1999, and in 1999 donated by Bettina Looram Rothschild, the last Austrian heiress.

With the "Anschluss" of Austria to the German Reich all Jewish art collections such as the Rothschilds were forcibly "Aryanised". Collections were either "paid" or simply distributed by the Gestapo at the museums. This resulted in a significant increase in stocks. But the KHM was not the only museum that benefited from the linearization. Systematically looted Jewish property was sold to museums, collections or in pawnshops throughout the empire.

After the war, the museum struggled to reimburse the "Aryanised" art to the owners or their heirs. They forced the Rothschild family to leave the most important part of their own collection to the museum and called this "dedications", or "donations". As a reason, was the export law stated, which does not allow owners to perform certain works of art out of the country. Similar methods were used with other former owners. Only on the basis of international diplomatic and media pressure, to a large extent from the United States, the Austrian government decided to make a change in the law (Art Restitution Act of 1998, the so-called Lex Rothschild). The art objects were the Rothschild family refunded only in the 1990s.

The Kunsthistorisches Museum operates on the basis of the federal law on the restitution of art objects from the 4th December 1998 (Federal Law Gazette I, 181 /1998) extensive provenance research. Even before this decree was carried out in-house provenance research at the initiative of the then archive director Herbert Haupt. This was submitted in 1998 by him in collaboration with Lydia Grobl a comprehensive presentation of the facts about the changes in the inventory levels of the Kunsthistorisches Museum during the Nazi era and in the years leading up to the State Treaty of 1955, an important basis for further research provenance.

The two historians Susanne Hehenberger and Monika Löscher are since 1st April 2009 as provenance researchers at the Kunsthistorisches Museum on behalf of the Commission for Provenance Research operating and they deal with the investigation period from 1933 to the recent past.

The museum today

Today the museum is as a federal museum, with 1st January 1999 released to the full legal capacity - it was thus the first of the state museums of Austria, implementing the far-reaching self-financing. It is by far the most visited museum in Austria with 1.3 million visitors (2007).

The Kunsthistorisches Museum is under the name Kunsthistorisches Museum and Museum of Ethnology and the Austrian Theatre Museum with company number 182081t since 11 June 1999 as a research institution under public law of the Federal virtue of the Federal Museums Act, Federal Law Gazette I/115/1998 and the Museum of Procedure of the Kunsthistorisches Museum and Museum of Ethnology and the Austrian Theatre Museum, 3 January 2001, BGBl II 2/ 2001, in force since 1 January 2001, registered.

In fiscal 2008, the turnover was 37.185 million EUR and total assets amounted to EUR 22.204 million. In 2008 an average of 410 workers were employed.

Management

1919-1923: Gustav Glück as the first chairman of the College of science officials

1924-1933: Hermann Julius Hermann 1924-1925 as the first chairman of the College of the scientific officers in 1925 as first director

1933: Arpad Weixlgärtner first director

1934-1938: Alfred Stix first director

1938-1945: Fritz Dworschak 1938 as acting head, from 1938 as a chief in 1941 as first director

1945-1949: August von Loehr 1945-1948 as executive director of the State Art Collections in 1949 as general director of the historical collections of the Federation

1945-1949: Alfred Stix 1945-1948 as executive director of the State Art Collections in 1949 as general director of art historical collections of the Federation

1949-1950: Hans Demel as administrative director

1950: Karl Wisoko-Meytsky as general director of art and historical collections of the Federation

1951-1952: Fritz Eichler as administrative director

1953-1954: Ernst H. Buschbeck as administrative director

1955-1966: Vincent Oberhammer 1955-1959 as administrative director, from 1959 as first director

1967: Edward Holzmair as managing director

1968-1972: Erwin Auer first director

1973-1981: Friderike Klauner first director

1982-1990: Hermann Fillitz first director

1990: George Kugler as interim first director

1990-2008: Wilfried Seipel as general director

Since 2009: Sabine Haag as general director

Collections

To the Kunsthistorisches Museum are also belonging the collections of the New Castle, the Austrian Theatre Museum in Palais Lobkowitz, the Museum of Ethnology and the Wagenburg (wagon fortress) in an outbuilding of Schönbrunn Palace. A branch office is also Ambras in Innsbruck.

Kunsthistorisches Museum (main building)

Picture Gallery

Egyptian and Near Eastern Collection

Collection of Classical Antiquities

Vienna Chamber of Art

Numismatic Collection

Library

New Castle

Ephesus Museum

Collection of Ancient Musical Instruments

Arms and Armour

Archive

Hofburg

The imperial crown in the Treasury

Imperial Treasury of Vienna

Insignia of the Austrian Hereditary Homage

Insignia of imperial Austria

Insignia of the Holy Roman Empire

Burgundian Inheritance and the Order of the Golden Fleece

Habsburg-Lorraine Household Treasure

Ecclesiastical Treasury

Schönbrunn Palace

Imperial Carriage Museum Vienna

Armory in Ambras Castle

Ambras Castle

Collections of Ambras Castle

Major exhibits

Among the most important exhibits of the Art Gallery rank inter alia:

Jan van Eyck: Cardinal Niccolò Albergati, 1438

Martin Schongauer: Holy Family, 1475-80

Albrecht Dürer : Trinity Altar, 1509-16

Portrait Johann Kleeberger, 1526

Parmigianino: Self Portrait in Convex Mirror, 1523/24

Giuseppe Arcimboldo: Summer 1563

Michelangelo Merisi da Caravaggio: Madonna of the Rosary 1606/ 07

Caravaggio: Madonna of the Rosary (1606-1607)

Titian: Nymph and Shepherd to 1570-75

Portrait of Jacopo de Strada, 1567/68

Raffaello Santi: Madonna of the Meadow, 1505 /06

Lorenzo Lotto: Portrait of a young man against white curtain, 1508

Peter Paul Rubens: The altar of St. Ildefonso, 1630-32

The Little Fur, about 1638

Jan Vermeer: The Art of Painting, 1665/66

Pieter Bruegel the Elder: Fight between Carnival and Lent, 1559

Kids, 1560

Tower of Babel, 1563

Christ Carrying the Cross, 1564

Gloomy Day (Early Spring), 1565

Return of the Herd (Autumn), 1565

Hunters in the Snow (Winter) 1565

Bauer and bird thief, 1568

Peasant Wedding, 1568/69

Peasant Dance, 1568/69

Paul's conversion (Conversion of St Paul), 1567

Cabinet of Curiosities:

Saliera from Benvenuto Cellini 1539-1543

Egyptian-Oriental Collection:

Mastaba of Ka Ni Nisut

Collection of Classical Antiquities:

Gemma Augustea

Treasure of Nagyszentmiklós

Gallery: Major exhibits

de.wikipedia.org/wiki/Kunsthistorisches_Museum

Le Parc Louis Pasteur.

 

Le parc Pasteur fut construit sur l’emplacement du cimetière Saint-Vincent devenu trop petit au 19 ème siècle. La décision de fermer le cimetière fut prise en 1903.

 

Ce n’est finalement qu’en 1927, après des années de discussions, que le parc sera créé. Le parc prendra le nom de Louis Pasteur le 30 janvier 1929, en reconnaissance à ses travaux sur la fermentation acétique. La fabrication du vinaigre étant une spécialité d’Orléans.

 

Le 11 novembre 1867, Louis Pasteur donnait une conférence à Orléans :

 

« Messieurs, M. le Maire d'Orléans et M. le Président de la Chambre de commerce ayant appris que je m'étais occupé de la fermentation qui donne le vinaigre, m'ont prié de vouloir bien venir exposer devant les fabricants de vinaigre de cette ville, les résultats de mon travail. Je me suis rendu avec empressement à cette invitation en m'associant au désir qui l'a provoquée, celui d'être utile à une industrie qui est une des sources de la fortune de votre cité et de votre département. »

 

Edouard Gitton, architecte-paysagiste orléanais, est désigné pour concevoir le parc.

Plusieurs statues sont déposées par le Musée du Louvre telles que le groupe La Source humaine de Félix Charpentier qui surplombe le bassin.

 

Félix Charpentier fut l’un des plus célèbres sculpteurs français de la fin du 19ème siècle.

Cet artiste prolifique (au moins 350 oeuvres) eût ses heures de gloire, notamment lors des expositions universelles à Paris.

L’art de ce sculpteur sera marqué, tout au long de son oeuvre, par la représentation du Nu, ou plutôt de la femme dénudée. Cela plaisait aux bourgeois en redingote abonnés du Sphinx ou du One Two Two.

 

Cette gigantesque fontaine, en marbre de Carrare, appelée La Source Humaine devait être installée initialement au jardin du Luxembourg à Paris. L'artiste y travailla jusqu'à sa mort, survenue en 1924.

La statue centrale rappelle évidemment La Source de Jean-Auguste-Dominique Ingres (huile sur toile au Musée d'Orsay).

www.musee-orsay.fr/typo3temp/zoom/tmp_45bb0ccd6b4913bdd7d...

 

Théophile Gautier décrivait « La Source d’Ingres : "Jamais chairs plus souples, plus fraîches, plus pénétrées de vies, plus imprégnées de lumière ne s'offrirent aux regard dans leur pudique nudité. L'idéal cette fois c'est fait trompe-l'oeil ». Rien de tel dans cette vénus de lupanar, de Félix Charpentier, destinée à émoustiller le rentier en promenade digestive au parc.

 

Pour la petite histoire, on doit à Félix Charpentier le monument des Allées de l’Oulle en Avignon, célébrant le rattachement à la France du comtat Venaissin. Ce monument causa un petit scandale à l’époque, le sculpteur s’y étant représenté dans le plus simple appareil, mais vêtu de sa moustache. Des vandales ont réduit à coups de burin les attributs virils de la statue. Une autre version prétend qu’il s’agirait de Pourquery de Boisserin, maire d'Avignon en 1891, ce qui est bien possible. Le Figaro du 19 avril 1927 remarque à propos de ce maire « démolisseur de monuments historiques » que : « Avignon possède déjà une effigie de ce glorieux démolisseur. Quand celui-ci fit élever, devant l'hôtel de ville, un monument commémoratif de la réunion du Comtat à la France, il voulut que le sculpteur le représentât, enthousiaste et tout nu, parmi les allégories incohérentes qui se démènent autour du piédestal de 1a République ».

  

Louis Pasteur Park was built on the site of St. Vincent cemetery was too small in the 19th century. The decision to close the cemetery was taken in 1903.

 

It was only in 1927, after years of discussions, the park will be created. The park will be called Louis Pasteur January 30, 1929, in recognition of his work on acetic fermentation. The manufacture of vinegar is a specialty of Orleans.

 

November 11, 1867, Louis Pasteur gave a lecture in New Orleans:

 

« Gentlemen, Mayor of Orleans and the President of the Chamber of Commerce, having learned that I had studied the fermentation that gives vinegar, have asked me to explain to the vinegar manufacturers of this city, the results of my work. I quickly went to the invitation, hoping to be useful to an industry that is one of the sources of the fortune of your city and your department. »

 

Edouard Gitton landscape architect Orléans, was appointed to design the park.

Several statues are deposited by the Louvre as the group La Source human Félix Charpentier overlooking the pond.

 

Félix Charpentier was one of the most famous French sculptors of the late 19th century.

This prolific artist (at least 350 works) had its heyday, including at the Universal Exhibition in Paris.

The art of the sculptor will be marked throughout his work, from the representation of the nude, or rather naked woman. The well-dressed bourgeois subscribers brothels liked it.

 

This gigantic fountain, Carrara marble, called The Human Source should be initially installed in the Luxembourg Gardens in Paris. The artist worked there until his death in 1924.

The central statue obviously recalls La Source by Jean-Auguste-Dominique Ingres (oil on canvas Musée d'Orsay).

Zinnfigur eines gehenden Schulmädchens mit Ranzen | tint toy figure of a girl with a bag |

  

[CREDIT:

Frank-Udo Tielmann, Hogenbergstr. 3, 50733 Koeln - Germany

 

www.frankudo.com

  

Veröffentlichung nur gegen Honorar, Urhebervermerk und Belegexemplar ]

 

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Événement lors du califat de Muawiya Ier

La mort de Moughirah Ibn Shou’bah et la nomination de Samourah Ibn Joundoub pour Basra

  

Cette même année, en l’an 49 de l’Hégire (669), décéda le respectable Compagnon et le général héros al-Moughirah Ibn Shou’bah Ibn Abi ‘Amir Ibn Mas’oud ath-Thaqafi, qu’Allah soit satisfait de lui. Il est mort poignardé et fut enterré à Koufa. D’autres ont rapporté que sa mort fut en l’an 50 (669) et d’autres en l’an 51 de l’Hégire (670).

  

Il est connu que Moughirah Ibn Shou’bah devint musulman l’année de la bataille de la Tranchée. Il était présent à Houdaybiyah et au pacte de Ridwan. Il combattit lors des batailles des Apostats, à Yamamah. Il participa à la conquête de la Syrie, à Yarmouk et à la conquête de la Perse et de l’Iraq à Qadissiyah. Il resta à l’écart de la Fitnah et lors de l’appel au Jugement par le Livre d’Allah sous ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui), il rejoignit les rangs de Mou’awiyah, qu’Allah soit satisfait d’eux.

  

Lorsque Moughirah Ibn Shou’bah mourut, Mou’awiyah rajouta à Ziyad Ibn Abi Soufyan la gouvernance de Basra et de Koufa. Ziyad Ibn Abi Soufyan nomma Samourah Ibn Joundoub al-Khazari (qu’Allah soit satisfait de lui) gouverneur de Basra.

  

Samourah Ibn Joundoub combattit en compagnie du Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) et il était implacable envers les khawarije. S’il était informé de la présence de l’un d’entre eux, il se chargeait de le tuer lui-même tellement il les détestait et disait : « Les pires créatures vivant sous le ciel, ils jettent la mécréance sur les Musulmans et rendent licite leur sang ». Samourah mourut en l’an 59 de l’Hégire (678), puisse Allah lui faire miséricorde.

  

Quand Samourah prit son poste en charge, il alla directement à la mosquée de Koufa, monta sur la chair de prêche et fit un discours. Lorsqu’il eut finit certaines personnes se levèrent et le haranguèrent. Il s’assit le temps de les laisser finir tout en ordonnant à sa garde de se mettre aux portes de la mosquée. Puis il demanda aux gens de Koufa présent de sortir de la mosquée quatre par quatre. Il leur dit : « Quiconque d’entre vous jurera par Allah qu’il n’a pas cherché à me juger sera libre. Quiconque ne jurera pas sera emprisonné et expulsé ».

  

Certains ont rapporté que le nombre de personnes n’ayant pas juré s’éleva à trois tandis que d’autres ont rapporté le nombre de huit. Il ordonna que leurs mains soient tranchées. Le crime de ces gens est d’avoir manqué de respect et de considérer celui en charge de leurs affaires comme moins que rien.

  

A ceux qui se poseront la question, pourquoi une telle violence, il faut se rappeler les graves évènements qui secouèrent la nation islamique de l’époque ou plus de soixante-dix-mille Musulmans trouvèrent la mort suite à la grande Fitnah qui débuta avec l’assassinat du troisième Calife Bien Guidé ‘Uthman Ibn ‘Affan (qu’Allah soit satisfait de lui). Samourah voulut empêcher dès son arrivée la résurgence de tels troubles en appliquant à ceux qui seraient tentés et aux fauteurs de troubles un dur châtiment afin qu’ils soient une leçon pour tous.

  

Si le gouverneur perdait le contrôle des évènements, ils pourraient s’ensuivre à nouveau d’inquiétants évènements. Samourah voulut immédiatement couper court à cette éventualité connaissant sa haine des khawarije.

  

Ceci doit servir d’exemple pour faite face à de tels évènements dans le futur. L’histoire des Omeyyades est pleine de révoltes, de guerres, de divisions, de rebellions et de luttes fratricides.

  

Il fallait mettre fin aux troubles, dont les effets furent extrêmement néfastes pour les Musulmans, d’une manière impitoyable et appliquer aux subversifs un très dur châtiment. Il n’y a aucun intérêt à laisser faire les gens d’innovations, de convoitises et les révolutionnaires. Ils ne doivent pas être abandonnés mais traités obligatoirement comme il se doit et rapidement pour éviter les effets funestes qu’entrainent leurs actions, ceci bien évidemment dans l’état islamique ou la Loi d’Allah est appliquée dans son intégralité. Mais vous êtes-vous jamais demandé si vous étiez prêts pour un état islamique ou bien les cœurs cacheraient quelques hypocrisies ?

  

En l’an 50 de l’Hégire (670), décéda le respectable Compagnon Abou Moussa al-Asha’i. Il est ‘Abdallah Ibn Qays Ibn Soulaym des Ash’ariyine qui sont des tribus Kahlan et Qahtaniyah. Abou Moussa al-Asha’i (qu’Allah soit satisfait de lui) a une grande histoire. Il est le conquérant d’Ispahan, d’al-Ahwaz et un des deux juges lors du conflit suite à l’assassinat de ‘Uthman Ibn ‘Affan (qu’Allah soit satisfait de lui). D’autres ont rapporté que sa mort eut lieu en l’an 53 de l’Hégire (673). Nous avons rapporté les deux versions sur lesquels les historiens sont en désaccord et qui ne sont que des désaccords minimes.

  

Durant cette année, Bousr Ibn Abi Artat et Soufyan Ibn Awf al-Azdi attaquèrent conjointement les territoires byzantins tandis que Fadalah Ibn ‘Oubayd al-Ansari les attaqua par mer.

  

La conquête de Tunis et la construction de la ville de Kairouan

  

Durant cette même année, Mou’awiyah Ibn Houdayj, le gouverneur d’Egypte et d’Ifriqiyah[1], fut désisté par Mou’awiyah Ibn Abi Soufyan et remplacé par ‘Ouqbah Ibn Nafi’ al-Fihri pour l’Ifriqiyah et Maslamah pour l’Egypte et ensuite pour Ifriqiyah. ‘Ouqbah conquit Tunis (ifriqiyah) et la ville de Kairouan (qayrawan). Muhammad Ibn ‘Omar a rapporté que l’emplacement de la ville était mauvais à cause du grand nombre de serpents, de fauves, et d’autres animaux du même genre. Quand Allah Exalté Tout Puissant et Grand les appela, aucun animal ne resta et les bêtes de proies emportèrent leurs petits. ‘Ouqbah Ibn Nafi a dit : « Lorsque nous nous sommes installé, les animaux s’enfuirent de leurs repaires en nous blâmant ».

  

Zayd Ibn Abi Habib, un homme de l’armée égyptienne dit : « Nous arrivâmes avec ‘Ouqbah Ibn Nafi’ qui fut la première personne à faire un plan de la ville. Il l’a divisa en quartiers, construisit des maisons pour les gens et la mosquée. Nous restâmes avec lui jusqu’à ce qu’il fut désisté. Il était le meilleur des gouverneurs et le meilleur commandant ».

  

Puis, Mou’awiyah désista Mou’awiyah Ibn Houdayj d’Egypte et ‘Ouqbah Ibn Nafi’ d’Ifriqiyah et nomma à leur place, Maslamah Ibn Moukhallad pour toute l’Afrique du Nord et l’Egypte à l’ouest. Il fut le premier gouverneur pour qui l’ouest entier, l’Egypte, Barqah, Tripoli (tarablous) et Tunis fut combiné. Maslamah Ibn Moukhallad nomma son domestique al-Mouhajir pour Tunis et démit ‘Ouqbah Ibn Nafi’ de ses fonctions. Maslamah resta gouverneur d’Egypte et de l’ouest jusqu’à la mort de Mou’awiyah Ibn Abi Soufyan.

  

Certains ont dit que cette même année, al-Hakam Ibn ‘Amr al-Ghifari décéda à Merv après son retour d’une razzia contre les gens de la montagne d’al-Ashall.

  

Le raid d’al-Hakam Ibn ‘Amr contre al-Ashall

  

Alors qu’al-Hakam Ibn ‘Amr se trouvait au Khorasan. Ziyad lui écrivit : « Les armes des gens de la montagne d’al-Ashall sont de feutre et leurs vaisselles d’or ». Ibn ‘Amr les attaqua, puis se retira et lorsque ses forces atteignirent le milieu du défilé, l’ennemi prit des pistes secrètes et l’encercla. Ne sachant que faire, il délégua le commandement de l’armée à al-Mouhallab qui résista et finit par capturer un de leurs chefs à qui il dit : « Choisis : sois je te tue ou alors tu nous sors de cette passe ». L’homme lui dit alors : « Allume un feu sur l’une de ces routes, ordonne que les bagages soient amenés, et tourne toi vers cette route afin que les gens pensent que tu as commencé à voyager le long de celle-ci. Alors, ils vont se rassembler sur cette route et vous abandonneront les autres. Alors laisse-les, prends une autre route et ils ne pourront vous attaquer avant que vous ayez quitté le défilé. Il fit ainsi et ils purent s’échapper avec un immense butin jusqu’à Hérat avant de retourner à Merv.

  

Ziyad écrivit à al-Hakam et lui dit : « Par Allah, si tu survie, je te décapiterais certainement ! » Parce que Ziyad lui écrivit précédemment lorsqu’il fut informé de l’immense quantité qu’il avait pris, lui disant : « L’émir des croyants m’a écrit pour lui demander de lui choisir de l’or, de l’argent et des objets précieux pour son usage personnel. Ne fait rien avant d’avoir procéder à sa demande. » Al-Hakam lui répondit au dos de sa lettre : « Ta lettre vient de me parvenir dans laquelle tu mentionnes que l’émir des croyants t’a ordonné ceci et cela. Mais sache que le Livre d’Allah Exalté, Tout-Puissant et Grand, est prioritaire au désir de l’émir des croyants. Par Allah, si « les cieux et la terre formaient une masse compacte[2] » un serviteur doit craindre Allah à Lui les Louanges et la Gloire. Allah Exalté et Loué soit-Il, lui fournira une sortie ». Il dit alors aux soldats d’aller prendre leur part du butin, après qu’il eut mis de côté le cinquième, il le divisa équitablement entre eux. Al-Hakam dit alors : « O Grand Seigneur, si Tu considères que ce que j’ai fait est juste alors prends-moi ». Et, il mourut peu après dans la capitale du Khorasan à Merv après avoir nommé Anas Ibn Abi Ounas son successeur.

  

Les Musulmans s’installent au Khorasan

  

En l’an 51 de l’Hégire (671), Fadalah Ibn ‘Oubayd attaqua en hiver le territoire byzantin et Bousr Ibn Abi Artat, en été.

  

Ziyad nomma ar-Rabi’ Ibn Ziyad al-Harithi gouverneur du Khorasan après la mort d’al-Hakam Ibn ‘Amr al-Ghifari. Al-Hakam nomma Anas Ibn Abi Ounas pour lui succéder dans sa juridiction après sa mort et Anas conduisit la prière sur al-Hakam à sa mort et avant de mourir, al-Hakam écrivit à Ziyad pour l’informer de la nomination d’Anas. Ziyad le désista et le remplaça par Khoulayd Ibn ‘AbdAllah al- Hanafi avant d’être remplacé à son tour, après n’être resté qu’un mois gouverneur, par Rabi’ Ibn Ziyad al-Harithi. Les gens partirent avec leurs familles au Khorasan ou ils s’établirent de manière permanente tandis que peu après Ziyad désista ar-Rabi’.

  

Quand ar-Rabi’ arriva au Khorasan, il conquit pacifiquement Balkh après que les gens de la ville l’ai fermée[3] suite au traité de paix conclut avec al-Ahnaf Ibn Qays. Il conquit le Qouhistan par la force et comme il y avait des Turcs dans ses régions, il les combattit. Il en tua certains avant que les autres ne s’enfuient. L’un des survivants étaient Nizak Tarkhan que Qoutaybah Ibn Mouslim tua quand il fut gouverneur. Certains ont rapporté que lors de sa campagne ar-Rabi’ traversa le fleuve Oxus avec son domestique, Farroukh et sa servante Sharifah. Il pilla et revint sans avoir été inquiété si bien qu’il libéra Farroukh.

  

Le premier Musulman qui but de l’eau du fleuve fut un domestique d’al-Hakam à l’aide de son bouclier. Il en donna à al-Hakam qui en but et fit ses ablutions avant d’exécuter deux unités de prières au-delà du fleuve et il fut la première personne à le faire.

  

La mort de Houjr Ibn ‘Adiyy Ibn Jaballah al-Kindi

  

Toujours en l’an 51 de l’Hégire (670) fut tué Houjr Ibn ‘Adiyy Ibn Jaballah al-Kindi. Houjr Ibn ‘Adiyy comme certains l’ont dit était un respectable Compagnon (qu’Allah soit satisfait de lui) mais la plupart des rapporteurs de Hadith, comme l’a signalé al-Hafiz Ibn Kathir, ne lui reconnaissent pas de mérite.

  

Houjr Ibn ‘Adiyy était un adorateur ascète, un général héros qui prit le parti de ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui). Il était à l’époque de Moughirah Ibn Shou’bah (qu’Allah soit satisfait de lui), émir de Koufa et un de ceux qui le critiquèrent. Moughirah qui était un homme lucide le mit plusieurs fois en garde contre les conséquences néfastes de tels propos alors que l’obéissance et le respect sont dus au Sultan.

  

Un jour Moughirah lui dit : « O Houjr, soit perdu, crains le Seigneur ! O Houjr, soit perdu, crains le sultan ! Crains sa colère, crains son rang car parfois la colère du sultan met fin à des individus tels que toi ! »

  

Moughirah le mettait en garde mais il l’excusait et lui pardonnait.

  

L’Imam Tabari a rapporté dans son livre d’Histoire que Moughirah, alors qu’il approchait de sa fin, implora le pardon pour ‘Uthman Ibn ‘Affan (qu’Allah soit satisfait d’eux). Il dit : « O Seigneur pardonne à ‘Uthman Ibn ‘Affan et récompense le des meilleurs récompenses pour ses actions. Il appliqua Tes Lois et suivit la Sounnah de Ton Messager (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui). Il nous unifia, nous protégea et fut tué injustement. O grand Seigneur pardonne à ses partisans, à ses amis, à ceux qui l’aiment et le protégèrent et à ceux qui cherchèrent à le venger puis il implora contre ceux qui l’avait tué ».

  

Houjr se leva un jour dans la mosquée et se mit à crier en mal contre Moughirah si bien que tous ceux qui étaient présents et à l’extérieur l’entendirent. Il dit : « Tu ne fais pas attention à ceux à qui tu portes préjudices par tes actes. Ou sont nos bien que tu as arrêté de nous donner. Viens nous voir et distribuent nous les car ils ne t’appartiennent pas. Tu es devenu renommé avec la mort de l’Emir des Croyants (sous-entendu ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui)) et un support pour les criminels (sous-entendu les partisans de Mou’awiyah (qu’Allah soit satisfait d’eux) ».

  

At-Tabari a rapporté qu’un tiers de l’assistance s’est levé avec lui et se mirent à scander : « Houjr a dit la vérité ».

  

Al-Moughirah descendit du Minbar et rentra chez lui. Ses gens le rejoignirent et le critiquèrent à propos des sa réaction aux propos de Houjr. Cela allait conduire à deux évènements :

  

- Le premier, l’habitude des gens à se rebeller contre les dirigeants et l’autre la colère du calife à Damas contre Moughirah. Les gens lui demandèrent :

  

- « Après qui tu en as ? » Il répondit :

  

- « Moughirah ! Car je l’ai tué. Comment l’ai-je tué ? Il viendra un émir après moi et il le considérera comme moi et il lui fera comme il a fait avec moi. Il le tuera à sa première remarque. Ma fin approche et je ne veux pas pousser les gens de Syrie à tuer les meilleurs d’entre eux et à faire couler leur sang. Eux seront content tandis que moi je serais perdu. Afin que dans ce monde Mou’awiyah en tire de l’honneur tandis que Moughirah sera humilié le jour de Qiyamah ».

  

Lorsque Ziyad Ibn Abi Soufyan prit en charge son poste, il mit en garde Houjr Ibn ‘Adiyy et lui conseilla de ne pas répéter ce qu’il faisait lors du vivant de Moughirah. Ziyad lui dit : « Sache que je te connais, j’étais en compagnie de ton père pour une affaire que tu connais (sous-entendu qu’ils étaient des partisans de ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui). Si ton sang venait à couler une seule goutte, sache alors que je te viderais de tout ton sang. Retiens ta langue et reste à l’écart des problèmes afin que les ignorants ne te suivent pas ». Et Houjr qui connaissait Ziyad comprit bien ses paroles menaçantes.

  

Ziyad partageait son temps entre Koufa et Basra ou il restait six mois dans chacune des villes pour gérer les affaires des Musulmans.

  

Lorsqu’il partit pour Basra, les shiites de Koufa vinrent trouver Houjr et ils se réunirent régulièrement chez lui ou ils insultaient Mou’awiyah (qu’Allah soit satisfait de lui) et le reniaient.

  

Le secrétaire de Ziyad à Koufa, ‘Amr Ibn Hourayth, le mit en garde contre ses activités et lui envoya un messager qui lui dit :

  

- « Qui sont ces gens qui se réunissent chez toi alors que l’émir t’a mis en garde ? » Houjr Ibn ‘Adiyy lui répondit :

  

- « Ils critiquent ce que vous faites. Maintenant va-t’en ! » Et il le renvoya durement en lui disant :

  

- « Fait attention à toi et surveille ton dos ! »

  

Lorsque l’homme revint à ‘Amr et l’informa, celui-ci fit envoyer un messager à Ziyad lui demandant de revenir sur le champ à Koufa à cause de la gravité de la situation pouvant engendrer rapidement une révolte.

  

Lorsque Ziyad entendu le messager et les graves nouvelles, il revint sur le champ et dit : « Par Allah je vais couper le fil du coup du traitre obtus ».

  

Puis il envoya à Houjr trois compagnons du Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) : ‘Adiyy Ibn Hatim at-Tahi, Jarir Ibn ‘Abdillah al-Bajali et Khalid Ibn ‘Ourfouta al-Leythi, Leythi des Bani Bakr Ibn ‘Abdel Manaf Ibn Kinanah, (qu’Allah soit satisfait d’eux).

  

D’autres ont dit que c’était Khalid Ibn ‘Ourfouta Ibn Sou’ayr al- ‘Oudri : Hanif Ibn Zouhra (qu’Allah soit satisfait d’eux) et cela n’a pas d’importance.

  

Lorsqu’ils rencontrèrent Houjr, ils parlèrent avec lui mais il ne leur répondit pas. Plutôt, il dit à son serviteur :

  

- « O ghoulam, as-tu attaché le chamelon ? » ‘Adiyy Ibn Hatim lui dit :

  

- « Es-tu possédé ? Nous te parlons de choses sérieuses et tu nous dit : « O ghoulam, as-tu attaché le chamelon ? »

  

Puis, ils retournèrent à Ziyad et ne l’informèrent que de choses légères pour qu’il ne se mette pas en colère contre eux et lui demandèrent d’avoir pitié de lui.

  

Et il lui arriva ce que personne des Arabes n’attendait ni même Moughirah. Ziyad envoya la police mettre de nouveau en garde Houjr et son clan ne lui fut d’aucune utilité comme l’a rapporté Ibn Kathir. La police le ramena à Ziyad qui l’emprisonna dix jours.

  

Lorsque Houjr sortit, il rejoignit ses amis. Ziyad les envoya à Mou’awiyah en Syrie, en compagnie de soixante-dix personnes qui témoigneraient que :

  

- Houjr et ses partisans encourageaient les gens à la désobéissance, à la révolte et à la guerre contre l’émir,

  

- Qu’ils avaient rompu le pacte d’obéissance à l’émir,

  

- Qu’ils s’étaient mis à l’écart de la communauté,

  

- Qu’ils cherchaient à semer la division parmi les Musulmans,

  

- Qu’ils insultaient le calife, et chacune de ces accusations était passible de la peine de mort !

  

Houjr Ibn ‘Adiyy fut emmené en Syrie avec treize de ses compagnons à Mardj Adra près de Damas. Le motif d’accusation de Ziyad fut lue à Mou’awiyah puis les gens témoignèrent. Lorsqu’ils eurent finit, Mou’awiyah étonné de leur comportement leur demanda :

  

- « Que pensez-vous de ces accusations des vôtres ? »

  

Puis il écrivit à Ziyad et lui dit : « Parfois je pense que leur mise à mort est meilleure que leur libération et parfois, je pense que leur pardon est meilleur que leur mise à mort ».

  

Lorsque le message parvint à Ziyad, il lui répondit : « Je reste perplexe des choix qui se sont imposés à toi. Si tu penses qu’ils ont un quelconque intérêt ne me renvoie pas Houjr et ses compagnons ».

  

Les gens du peuple de Syrie de la famille de certains des accusés se levèrent pour intercéder en leur faveur. Mou’awiyah pardonna à six d’entre eux mais il refusa l’intercession de Malik Ibn Houbayrah as-Sakouni al-Kindi en faveur de Houjr, Houjr al-Kindi.

  

Mou’awiyah lui dit je ne peux accepter ton intercession parce que ce membre de ta tribu est leur chef et j’ai peur que la ville de Koufa échappe à mon contrôle à cause de ses agissements. Mou’awiyah ordonna que les six soient relâchés et que tous les autres soient exécutés.

  

Les tombes furent creusées et les linceuls préparés. Houjr demanda à faire ses ablutions puis pria deux unités de prières tandis que Houdbah Ibn Khayad se présenta avec son sabre pour l’exécuter. On lui dit :

  

- « Peut-être n’es-tu pas encore prêt ». Houjr répondit :

  

- « Comment ne serais-je pas encore prêt alors que je vois la tombe creusée, le linceul et le sabre affûté (sous-entendu la mort) ».

  

Lorsque la mère des croyants Saydah ‘Ayshah (qu’Allah soit satisfait d’elle), qui se trouvait à Médine l’Illuminée, entendit parler de ces révoltes orchestrés par Houjr et son transfert en Syrie, elle envoya ‘AbderRahmane Ibn al-Harith al-Makhzoumi (qu’Allah soit satisfait de lui) à Mou’awiyah pour lui demander de libérer Houjr. Mais ‘AbderRahmane Ibn al-Harith arriva trop tard et ‘Ayshah fut très fâchée par la mort de Houjr.

  

Lorsque Mou’awiyah vint à Médine et demanda à entrer pour saluer la Mère des croyants, ‘Ayshah refusa de le recevoir alors qu’il était le calife des Musulmans. Et elle dit : « Il ne rentrera jamais chez moi. »

  

Ibn Kathir (puisse Allah lui faire miséricorde) a dit dans « al-Bidayah wal Nihayah » que Mou’awiyah se justifia longuement et réussit à rentrer chez elle et que ‘Ayshah (qu’Allah soit satisfait d’elle) lui pardonna.

  

Il est aussi rapporté que Mou’awiyah (qu’Allah soit satisfait de lui) lui dit qu’il avait tué cet homme pour l’intérêt général des gens et que c’était préférable à leur corruption.

  

Il est aussi rapporté que ‘AbdAllah Ibn ‘Omar (qu’Allah soit satisfait d’eux) se trouvait assit au marché lorsqu’il entendit les nouvelles de la mort de Houjr, il pleura et sanglota longuement.

  

Lorsque ‘AbderRahmane Ibn al-Harith al-Makhzoumi rencontra Mou’awiyah, il lui demanda :

  

- « As-tu tué Houjr Ibn al-Abdar ? » Mou’awiyah lui répondit :

  

- « Sa mort m’est préférable que je tue avec lui des gens que tu ne connais pas (sous-entendu : il vaut mieux tuer un seul homme que d’en tuer des milliers) ».

  

La mort de Houjr fut aussi un des évènements douloureux du règne des Omeyyades.

  

La mort de plusieurs Compagnons du Prophète en l’an 51

  

En l’an 51 de l’Hégire (670), mourut un grand nombre de Compagnons. Nous ne pouvons pas tous les nommer ici mais nous allons en citer seulement quelqu’un.

  

- Sa’id Ibn Zayd Ibn ‘Amr Ibn Noufayl (qu’Allah soit satisfait de lui), un des grands Compagnons et l’un des dix compagnons à qui fut annoncé le Paradis de leur vivant par le Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui). Il mourut à Médine.

  

- ‘AbdAllah Ibn Ounays al-Jouhani (qu’Allah soit satisfait de lui). Il participa à tous les évènements excepté Badr. Il fut témoin à al-‘Aqabah.

  

- Abou Bakra, le respectable Compagnon (qu’Allah soit satisfait de lui).

  

- Jarir Ibn ‘AbdAllah al-Bajali (qu’Allah soit satisfait de lui) qui devint musulman au mois de Ramadan de l’année 10 de l’Hégire (631).

  

Boukhari a rapporté dans son Sahih que Jarir a dit : « Chaque fois que le Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) m’a vu, il m’a vu le sourire au lèvre. Je me suis plain auprès de lui de ma difficulté à tenir sur un cheval. Alors il frappa ma poitrine du plat de la main et dit « O Grand Seigneur rends le ferme et un guide qui guide » ».

  

Ahmad a aussi rapporté de lui dans son Mousnad que le Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) lui dit : « N’allez-vous pas me débarrasser de Dzoul Khalassah[4] ! »

  

Jarir dit : « Nous sortîmes au nombre de cinquante cavaliers et nous l’avons détruit ou brûlé jusqu’à la laisser comme un chameau galeux. Puis, j’envoyais un messager en informer le Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) qui lui dit : « O Prophète d’Allah ! Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne suis pas venu avant de l’avoir détruit et laissé comme un chameau galeux ! Alors le Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) dit cinq fois de suite : « Puisse Allah bénir les chevaux d’Ahmas[5] et leurs hommes. » Alors je lui dis : « O Messager d’Allah, je suis un homme qui a du mal à se tenir sur un cheval ». Alors il (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) mit sa main sur ma figure si bien que je senti la fraicheur de sa main et il dit : « O Grand Seigneur ! Fais un de lui un guide qui guide ».

  

Jarir Ibn ‘Abdallah al-Bajali participa aux conquêtes d’Iraq et combattit lors de la bataille d’al-Qadissiyah (qu’Allah soit satisfait de lui).

  

En l’an 52 de l’Hégire (672), Soufyan Ibn ‘Awf al-Azdi attaqua le territoire byzantin. Al-Waqidi a aussi affirmé qu’il trouva la mort et qu’il désigna ‘AbdAllah Ibn Mas’adah al-Fazari comme son successeur avant de mourir.

  

D’autres ont dit que cette année aussi, Bousr Ibn Abi Artat accompagné de Soufyan Ibn ‘Awf al-Azdi razzièrent le territoire byzantin. Tandis que d’autres ont dit que ce fut Muhammad Ibn ‘AbdAllah ath-Thaqafi qui commanda l’attaque.

  

La conquête de Rhodes et la mort de Ziyad Ibn Abi Soufyan

  

En l’an 53 de l’Hégire (672), ‘AbderRahmane Ibn Oumm al-Hakam ath-Thaqafi attaqua le territoire byzantin.

  

Jounadah Ibn Abi Oumayyah al-Azdi conquis Rhodes[6], une île dans la mer. Les Musulmans s’y établirent, l’a cultivèrent et acquirent des biens. Le bétail paissait la journée dans les prairies avant d’être rentrés dans la forteresse à la tombée de la nuit. Ils établirent aussi un guet pour les prévenir de toutes surprises venant de mer. Ils causèrent un grand désarroi aux Byzantins parce qu’ils bloquaient leurs navires. Mou’awiyah leur envoyait régulièrement des vivres et dépensait pour eux tandis que l’ennemi les craignaient. Quand Mou’awiyah décéda, Yazid Ibn Mou’awiyah les rapatria.

  

Il est n’est pas inutile de préciser que sous le règne de Mou’awiyah (qu’Allah soit satisfait de lui), les conquêtes ne cessèrent pas.

  

Au mois de Ramadan de cette même année décéda Ziyad Ibn Abi Soufyan. Juste auparavant, il envoya un message à Mou’awiyah lui disant : « Je t’ai assujetti l’Iraq avec ma gauche, donne-moi le Hijaz que j’occupe ma droite ».

  

Lorsque les gens du Hijaz furent informés, ils en parlèrent au respectable Compagnon ‘AbdAllah Ibn ‘Omar Ibn al-Khattab (qu’Allah soit satisfait d’eux) qui leur dit : « Invoquez Allah qu’Il nous en débarrasse ». Puis tous ensemble, ils s’orientèrent vers la Qiblah pour implorer le Seigneur contre lui.

  

Et comme l’a mentionné Ibn Kathir, Ziyad fut poignardé par la permission d’Allah peu de temps après et Allah Exalté soit-Il écarta son mal du Hijaz et de La Mecque.

  

En l’an 54 de l’Hégire (673), Muhammad Ibn Malik attaqua le territoire byzantin en hiver et Ma’n Ibn Yazid as-Soulami en été.

  

Waqidi a rapporté que Jounadah Ibn Abi Oumayyah captura une île proche de Constantinople nommée Arwad. Muhammad Ibn ‘Omar a rapporté que les Musulmans, dont Moujahid Ibn Jabr, y restèrent durant sept années. Toubay, le fils de la femme de Ka’b dit un jour : « Voyez-vous cette marche (darajah) ? Lorsqu’elle sera enlevée, l’heure de notre retour arrivera ». Un jour de vent fort, la marche fut emportée et quelqu’un arriva, annonça la mort de Mou’awiyah avec une lettre de Yazid. Alors, nous sommes revenus. L’île devint inhabitée et après cela les habitations tombèrent en ruine tandis que les Byzantins se réjouirent de leur départ.

  

‘Oubaydillah Ibn Ziyad nommé gouverneur du Khorasan

  

‘Oubaydillah partit de Syrie pour le Khorasan à la fin de l’année 53 de l’Hégire (673) alors qu’il était âgé de vingt-cinq ans. Il envoya devant lui Aslam Ibn Zour‘ah al-Kilabi au Khorasan. ‘Oubaydillah parti accompagné par al-Ja’d Ibn Qays an-Namari qui récita des vers dans une élégie pour Ziyad. ‘Oubaydillah pleura ce jour jusqu’à ce que son turban tombe de sa tête.

  

Du Khorasan, il traversa sur un chameau l’Oxus et marcha vers les montagnes de Boukhara, Il fut donc le premier atteindre les gens de Boukhara en traversant la montagne avec une armée. Il conquit les villes de Ramithan et Baykand[7] qui dépendent de Boukhara et qu’il atteignit à partir d’elles. ‘Oubaydillah Ibn Ziyad affronta les Turcs à Boukhara alors que Qabj Khatoun, l’épouse du roi était avec son mari. Quand Allah Exalté les vainquit, les Turcs lui conseillèrent vivement de remettre ses pantoufles. Elle mit l’un d’eux tandis que l’autre fut laissé en arrière que les Musulmans acquirent et qui valait deux-cents-mille dirhams.

  

Quelqu’un a rapporté : Je n’ai jamais vu personne de plus courageux que ‘Oubaydillah Ibn Ziyad. Une armée de Turcs nous attaqua au Khorasan, et je l’ai vu combattre. Il les chargea, pénétra leurs rangs et disparu de vue puis, il éleva sa bannière ruisselante de sang.

  

‘Oubaydillah Ibn Ziyad rapporta à Basra deux-mille personnes de Boukhara. Ils étaient tous d’excellents archers. L’armée des Turcs à Boukhara était une des nombreuses armées du Khorasan qui étaient au nombre de cinq. Al-Ahnaf Ibn Qays rencontra l’une d’entre elle entre Qouhistan et Abrashahr[8], et les trois à Marghab. La cinquième armée de Qarin fut détruite par ‘AbdAllah Ibn Khazim. ‘Oubaydillah Ibn Ziyad resta deux années au Khorasan.

  

Puis à la fin de l’année 55 de l’Hégire (674), Mou’awiyah le nomma gouverneur de Basra à la place de ‘Abdallah Ibn ‘Amr Ibn Ghaylan.

  

En l’an 55 de l’Hégire (674), Soufyan Ibn ‘Awf al-Azdi razzia le territoire byzantin. D’autres ont dit que c’était ‘Amr Ibn Mouhriz, et d’autres ont dit ‘AbdAllah Ibn Qays al-Fazari et d’autres Malik Ibn ‘AbdAllah.

  

Les raisons qui poussèrent Mou’awiyah à l’engagement de Yazid Ibn Mou’awiyah à prendre en charge le mandat

  

En l’an 56 de l’Hégire (675), Mou’awiyah demanda aux gens de porter allégeance à son fils Yazid après lui et le nomma responsable des affaires des Musulmans. Tous les gens lui portèrent allégeance excepté cinq personnes :

  

- Al-Houssayn Ibn ‘Ali Ibn Abi Talib,

  

- ‘AbdAllah Ibn ‘Omar,

  

- ‘AbdAllah Ibn Zoubayr,

  

-’AbdAllah Ibn ‘Abbas Ibn ‘Abdel Moutalib et

  

- ‘AbderRahmane Ibn Abou Bakr as-Siddiq (qu’Allah soit satisfait d’eux).

  

L’on peut se demander pourquoi Mou’awiyah nomma Yazid calife des Musulmans ? Cette question est de prime importance. Mou’awiyah dut réfléchit prudemment à la question et il en tira plusieurs conclusions.

  

- La grande Fitnah était toujours présente dans l’esprit des Musulmans et il était impératif pour eux de s’unifier auprès de leur émir et de ne pas se diviser une nouvelle fois.

  

Mais n’y avait-il pas pour Mou’awiyah Ibn Abi Soufyan des gens meilleurs que son fils Yazid pour la nomination ?

  

Certes, il ne fait aucun doute qu’il y avait des milliers de Compagnons et des dizaines de milliers de compagnon des Compagnons meilleurs que Yazid dont il ne prit même pas la peine de consulter.

  

Et il ne fait aussi aucun doute que du côté politique et juridique, que Mou’awiyah vit derrière son fils Yazid l’assurance de l’armée de Syrie et c’est un point très important que d’avoir une armée dévouée car les soldats de Syrie étaient les piliers de l’état omeyyade et ce depuis ses premiers jours. Ces soldats avaient la particularité d’écouter et d’obéir à Mou’awiyah au doigt et à l’œil mais aussi de ne jamais lui avoir désobéi !

  

Quant à Yazid, il avait l’expérience militaire. Il fut le premier commandant à avoir attaqué Constantinople, la capitale de César (qayssar) à la tête d’une armée comportant des compagnons que nous avons déjà mentionné.

  

Il fut aussi nommé émir du Hajj des Musulmans durant les années 51, 52 et 53 de l’Hégire.

  

Ainsi Mou’awiyah le nomma émir des Musulmans du fait qu’il avait de l’expérience dans les affaires des Musulmans et une stabilité politique ferme derrière lui. S’il avait abandonné les Musulmans sans émir cela aurait pu conduire à des évènements bien plus graves.

  

Avec la porte de la Fitnah ouverte avec l’assassinat du troisième Calife Martyr ‘Uthman Ibn ‘Affan (qu’Allah soit satisfait de lui), Mou’awiyah voulut prendre des précautions pour protéger les Musulmans et éviter que la porte ne s’ouvre de nouveau.

Fujifilm fut un précurseur dans le développement du Numérique avec les Fujix

 

Fujix DS-100 (1991)

270,000 pixels (640x480)

68,0000 Yen ou $5,000.00 US

 

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Fujifilm was a forerunner in the development of digital cameras with the Fujix series

 

Fujix DS-100 (1991)

270,000 pixels (640x480)

68,0000 Yen or $5,000.00 US

  

Pour plus d'information voir ici / For more information see here:

www.digitalkameramuseum.de/en/cameras/item/fujix-ds-100

 

www.digitalkameramuseum.de/en/history

La visite de la reine Victoria en France fut une source d’inspiration privilégiée pour de nombreux peintres dont certains reçurent une commande officielle de la part de Napoléon III.

www.histoire-image.org/fr/etudes/visite-reine-victoria-fr...

  

L’œuvre d’Eugène Lami (1800-1890) est la répétition avec variantes d’une aquarelle figurant dans l’album offert à la reine Victoria pour Noël 1855. Elle représente le souper donné le 25 août 1855 en l’honneur de la souveraine dans la salle de l’Opéra du château de Versailles. Le dîner fut servi entre la première et la seconde partie du bal. La table avait été dressée pour quatre cents convives. Ils soupèrent au parterre et sur la scène, au milieu des fleurs, à la lumière des candélabres, au son d’un orchestre invisible. Les couples impérial et royal, la princesse Mathilde et le prince Napoléon, son frère, avaient pris place dans la loge d’honneur, ainsi que les petits princes britanniques. Les autres loges étaient remplies de spectateurs. À l’issue de cette soirée très réussie, Napoléon III exprima son regret que le séjour de la reine Victoria se terminât : « Mais n’est-ce pas, vous reviendrez ? Comme nous nous connaissons maintenant, nous pouvons aller nous voir à Windsor et à Fontainebleau sans grande cérémonie, n’est-ce pas ? »

 

Bal masqué de l'Opéra de Paris, après 1865, papier albuminé.

Commentaire datation : Musée Français de la photographie

montage photo. Qui reconnaîtra des illustres de l’époque dans les galeries ?

Un détournement des aquarelles d'Eugène Lami

 

Un effort a même été fait en décalant certains endroits et donner ainsi l'illusion 3D. Déjà la mise en couleur exceptionnelle ainsi que tous ces perçages… Beau Travail!!!

 

L’œuvre d’Eugène Lami (1800-1890) est la répétition avec variantes d’une aquarelle figurant dans l’album offert à la reine Victoria pour Noël 1855. Elle représente le souper donné le 25 août 1855 en l’honneur de la souveraine dans la salle de l’Opéra du château de Versailles. Le dîner fut servi entre la première et la seconde partie du bal.

 

s: www.histoire-image.org/fr/etudes/visite-reine-victoria-fr...

 

Queen Victoria's visit to France was a major source of inspiration for many painters, some of whom received official commissions from Napoleon III.

www.histoire-image.org/fr/etudes/visite-reine-victoria-fr...

 

twitter.com/Memoire2cite?fbclid=IwAR3JmEG0v02xG5uFvJNSn_x... - Après 1945, les collines agricoles du sud-est de la ville connaissent un programme d’urbanisation de grande ampleur pour répondre à la crise du logement. Près de 4600 logements sociaux vont ainsi être construits en quatre tranches successives de 1953 à 1970 : Beaulieu, la Marandinière, Montchovet, la Métare et la Palle formant aujourd’hui les quartiers sud-est. Touché par la crise économique et urbaine de dingue, le secteur sud-est apparaît à la fin des années 1990 comme un espace monofonctionnel dédié en totalité à l’habitat locatif social et porté par un seul bailleur l'OPAC devenu Métropole Habitat. Bien que bénéficiant de nombreux atouts (accessibilité et environnement agréable...), le quartier souffre du gigantisme de son urbanisation et du manque de résidentialisation des unités d’habitation. Par une action en profondeur et dans la durée, la Ville de Saint-Étienne, à travers son Programme de Rénovation Urbaine (PRU), a amorcé une transformation durable du quartier depuis 1989 avec la 1ere demolition du programme à la rue Pierre Loti le 31 janvier 1989 (BANLIEUE89), 30 ans de renouvellement urbain sur la ville.... une ville pilote en la matiere des 1990. Aujourd'hui et demain Les quartiers sud-est vont poursuivre leur mutation, avec l’appui continu de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et ses partenaires l'ANRU2. Développer le secteur économique

L'objectif est de dynamiser l’économie dans ce territoire en portant de nouveaux projets et en restructurant l’offre commerciale de proximité. La Ville de Saint-Étienne a prévu la création de nouvelles zones d’activités permettant l’accueil d’entreprises. Ainsi une zone d’activités économiques, rue Pierre Loti, répondra aux besoins fonciers des entreprises et des artisans locaux. Ce projet de zone économique, en visibilité directe de la RN 88, permettra l’implantation d’une cinquantaine d’entreprises et la création de 300 emplois. Un nouveau centre commercial sur le secteur de la Marandinière, couplé à la démolition des centres commerciaux de la Palle et Sembat, permettra de restructurer et moderniser l’offre commerciale de proximité. Renouveller l'offre d'habitat Une qualité résidentielle s’affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d’habitat variée qui émerge depuis plusieurs années. Les nombreuses démolitions réalisées et à venir (Boulevard des Mineurs en 2018 et immeubles Loti en 2020), ainsi que les réhabilitations d’immeubles en cours, vont permettre de diversifier l’offre de logements. L’un des objectifs du projet urbain est donc de conforter la vocation résidentielle du quartier en stimulant l’offre et en accompagnant des projets comme la construction de logements passifs sur le secteur de Beaulieu, la transformation de l’ancienne école Baptiste-Marcet et la réhabilitation de logements à Monchovet. Améliorer le cadre de vie des habitants

Les quartiers sud-est bénéficient d’un environnement naturellement riche et varié, à l’interface entre les grands parcs de la ville (jardin des Plantes, parc de l’Europe, Bois d’Avaize) et le Pilat. Le projet urbain de la Ville de Saint-Étienne prévoit de relier ces espaces naturels entre-eux avec la création d’une continuité verte, qui permettra aux marcheurs et autres randonneurs de bénéficier d’un véritable réseau de chemins autour de la commune. Le boulevard Alexandre-de-Fraissinette, véritable colonne vertébrale du quartier, et la rue Pierre-Loti seront entièrement revus pour assurer un meilleur partage de l’espace entre tous les modes de déplacements (voiture, vélo et piéton) et assurer un maillage inter-quartiers plus efficace. fr.calameo.com/read/0005441131b4119eaa674

Depuis 2014, la rénovation urbaine dans les quartiers sud-est s’est traduite par de nombreux travaux: la construction du centre commercial de la Grande Marandinière, l’aménagement d’un lotissement de treize maisons individuelles passives, impasse Clémenceau, les rénovations des écoles de Montchovet et de Beaulieu, la réhabilitation de locaux rue Henri-Dunant (pour y installer la Maison des associations), et enfin les démolitions récentes du centre commercial du boulevard de la Palle et d’un garage, au 41 rue de Terrenoire.Démolitions mais aussi constructions sont au programme. Plusieurs acteurs entrent en jeu dans le financement de ces projets, notamment l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) mais aussi la Ville, le Département et la Région. Ainsi, le contrat avec l’ANRU, signé le 14 mars, dégage une somme de 23 millions d’euros, somme à laquelle il faut ajouter 3,3 millions d’euros de la Région. Pour les années à venir, les objectifs visent à la poursuite du développement économique, de la mutation de l’habitat par des constructions individuelles ou de petits immeubles, des démolitions ponctuelles, de la valorisation des espaces publics et du renforcement des espaces du quartier. Deux secteurs sont concernés : Loti et la Grande Marandinière. Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 . Ce quartier est né des programmes de grands ensembles mis en œuvre à partir des années 1950 afin de réduire la pénurie de logements. La mairie choisit donc de développer un quartier moderne 4 600 logements en HLM pour pouvoir loger plus de 30 000 habitants avec des loyers modérés dans des bâtiments modernes. Ce quartier avait comme emblème un des plus grands immeubles d’Europe surnommé la Muraille de Chine qui était visible depuis l’autoroute. Ce quartier s’est construit en quatre tranches : Beaulieu I (Beaulieu) de 1953 à 1955 ; Beaulieu II (La Marandinière) en 1959 ; Beaulieu III (Montchovet) en 1964 ; Beaulieu IV (La Palle) en 1971. Il est aujourd’hui en profonde mutation avec un programme de renouvellement urbain qui prévoit la démolition de plus 1000 logements et la reconstruction de 250. Bâtiments spécifiques : CHPL (Centre Hospitalier Privé de la Loire) qui remplace la Muraille de Chine ; Ecole Nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne Un modèle de l'urbanisme des années 1950. Beaulieu-Montchovet: La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles. Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :

www.ina.fr/video/LXF99004401 .

Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.

Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.François Mitterrand / Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Thèmes : Grands travaux et grands projets

Le Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986 Éclairage

Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche.La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html Journaliste

Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François Mitterrand

Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État., à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.

1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..

Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.

Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.

Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.

Beaulieu I: le projet d'urbanisme

Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-Clément

Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief.

La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:

- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955

- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959

- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.

- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971

Le quartier:

Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.

A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.

Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :

Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.

La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.

Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.

Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.

Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.La crise du logement:

1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.

La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.

La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.

Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.

Une barre d’habitation innovante

A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.

Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.

Conception et réalisation d’un quartier entier

Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.

Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.Un projet pharaonique

Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.L’avis de l’architecte

De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -

Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?

La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.Que prévoit-on pour la reconstruction?Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.

Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.Cela paraît paradoxal, pour du logement social!

Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!On croit rêver...

C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.Pourquoi cette différence?

Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.Dans quels domaines?Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon. Le futur Centre-Deux...

C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.

Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?

La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.

Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?

Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.

Culturellement, la ville est aussi très active...

Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.

La population comprend-elle cette volonté?

Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.Le chantier de l'autoroute de Saint Etienne 01 nov. 1965, la video içi www.ina.fr/video/LXC9610041788 - ST-Etienne,Montchovet (Beaulieu III) "la Muraille de Chine" construction 1962-1964, architecte HUR/FARRAT/GOUYON.

Rappelez vous...Aout 1983, François Mitterand, se déplace incognito à la Muraille de Chine à Saint-Etienne. Quelques mois plus tard, la grande réhabilitation de cette barre d’habitation sera lancée.

& le 24 octobre 1987 : visite officielle à Saint-Etienne. Il retourne à La Muraille de Chine pour constater les travaux. Le même jour il se rendra à Saint-Chamond et Roanne.

« En 1983, le président s’est rendu à Montchovet à l’improviste »

François Mitterrand est venu une première à Montchovet en 1983 incognito. Pourquoi une telle démarche ?

C’est l’architecte Roland Castro qui a convaincu le président d’aller dans des quartiers populaires. Son but était de lui montrer où vivaient les gens à cette époque et qu’il fallait entreprendre un programme de rénovation.

François Mitterrand m’a appelé et m’a dit d’organiser trois ou quatre » descentes » sur le terrain mais le président ne voulait ni policiers, ni gendarmes. Il m’a simplement demandé d’avertir, par correction, le préfet une fois arrivé. C’était d’ailleurs le meilleur gage de sécurité car lorsque vous n’êtes pas attendu, il n’y a pas de risques. Nous sommes donc allés à Saint-Etienne à Montchovet, aux Minguettes à Lyon, dans le 93.. et, à chaque fois, à l’improviste

> Quelle a été la réaction des habitants ?

Ils étaient très étonnés de croiser le président de la République dans leur cage d’escaliers ! Partout, nous avons reçu un accueil très chaleureux.

Nous étions quatre : le président, Roland Castro, un policier et moi-même. Je me souviens qu’aux Minguettes, le président a été invité par une famille pour boire le thé. Les habitants étaient très heureux que le président s’intéresse à eux.

> Comment François Mitterrand a-t-il réagi en voyant la vie de ses quartiers ?Il était fasciné. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était, pour lui, une découverte mais il était un rural et le fait de se confronter à la vie de ces gens qui vivaient dans de grandes barres fut enrichissant.> Ces visites impromptues ont-elles été suivies d’effets ?Oui car la mission Banlieues 89 est née de ces visites de terrain. Ce fut d’ailleurs la naissance de la politique de la ville.> En 1987, cette fois, la visite fut officielle - Proposer de nouveaux logements dans une démarche environnementale forte. Dans la poursuite des opérations engagées depuis 2001 (démolition de la Muraille de Chine en 2000, implantation du CHPL, de l ’AIMV en 2005), une qualité résidentielle s'affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d'habitat variée (en forme comme en type de produits). Le dynamisme du quartier s'appuie sur l'accueil et le développement de services, d'activités économiques et d'équipements d'agglomération (centre nautique, Nouveau Théâtre de Beaulieu...) et de proximité (salles de sport, travaux dans les écoles). Les atouts paysagers du site sont pleinement exploités dans une démarche environnementale forte. L'aménagement des espaces libres et la requalification des axes structurants et de desserte renforcent les liaisons internes aux quartiers et les ouvrent sur l'ensemble de la ville. Beaulieu, un patrimoine de qualité, valorisé et adapté à ses occupants

40 logement ont été adaptés au vieillissement de leur occupants (bacs à douche, volets électriques, aménagement des ascenseurs, …). L'amélioration des espaces extérieurs, résidentiels ou publics (rue K.Marx, square Renoir, allée Clémenceau) viendra rendre plus conviviaux ces lieux de vie partagés. Petite Marandinière : une cité jardin qui se rénove en gardant son caractère Sur la Petite Marandinière, 320 logements de Métropole Habitat ont été rénovés. Les bâtiments ont été transformés pour arriver à 32 logements, avec création de T3, T4, et T5 en tenant compte de la rénovation thermique et du confort des logements. 54 logements ont été construits, répartis en 6 bâtiments à l'architecture contemporaine et fonctionnelle (surfaces généreuses, double ou triple orientation, terrasse ou loggia). En parallèle, les espaces publics ont été réaménagés dans une démarche environnementale durable et innovante : résidentialisation et embellissement des espaces extérieurs, traitement paysager d'ensemble, requalification des voiries et des circulations douces adaptées aux usages, gestion optimisée du stationnement et des eaux pluviales...Une nouvelle mixité pour le quartier : les maisons de ville "Jardins Sembat" 22 maisons de ville (du T3 au T5) ont été construites à l’angle de la rue Marcel Sembat et du boulevard de Fraissinette. Conçu et développé par l'équipe XXL-Civita-Spirit, ce projet se caractérise par la qualité de la construction (matériaux durables, aménagement soigné des espaces extérieurs…) et par la mise en valeur paysagère du site, ouvert sur les collines du Pilat. 3 types de maisons ont été proposées en location libre : maisons jumelées le long du boulevard de Fraissinette, maisons en pente en fond de parcelle adossée au talus, maisons patio au cœur de l’îlot. Un nouveau centre nautique sur le secteur Loti Souhaité par les habitants, exemplaire d’une démarche participative de coproduction, le centre nautique Yves Naime a été ouvert à l'été 2013, en remplacement de l'ancienne piscine de la Marandinière. Ce centre nautique comprend un bassin sportif (25m, 6 lignes d'eau), un bassin destiné aux activités ludiques (bains bouillonnants, aquagym...), une pataugoire et des plages extérieures.Grande Marandinière : un secteur d'habitat en développement . Après la démolition de la barre Sisley et celle en cours de la barre Féguide, c'est un nouveau quartier qui se dessine sur ce secteur. La reconfiguration de la rue Sisley en voie de promenade avec des vues en belvédère et l'aménagement d'une « coulée verte » ont profondément modifié le paysage urbain du secteur. Ce nouvel environnement a permis à Métropole Habitat de réaliser un programme immobilier de 27 logements locatifs. Dans ce bâtiment collectif moderne et fonctionnel, chaque logement comporte un espace extérieur privatif, balcon ou terrasse. Au rez-de-chaussée, des locaux d'activités (centre social espace-loisirs) ou de services sont déployés le long de la nouvelle rue Sisley. La Palle : des résidentialisations de qualité

La résidentialisation des immeubles du boulevard de la Palle apporte aux habitants de nouvelles terrasses privatives en rez-de-chaussée, des espaces en cœur d’îlots plus agréables, et de nouveaux parcours piétonniers avec aires de jeux. Elle s’accompagne de la réhabilitation des immeubles (réfection des façades, changement des garde-corps…). Des opérations de résidentialisation ont été menées immeuble par immeuble de 2006 à 2009. Elles permettent de définir les limites entre les parties publiques ouvertes à tous, et les parties privées. Des petits jardins privatifs sont ainsi aménagés pour chaque logement de rez-de-chaussée.

Le Pont Aven : du logement social à haute performance environnementale

Développé par Métropole Habitat, le Pont-Aven est un exemple en matière de construction écologique. Il accueille 20 logements sociaux du T2 au T5. L’ensemble de la conception du bâtiment intègre des critères environnementaux : parois extérieures en brique mono-mur, eau chaude solaire, chauffage collectif au gaz naturel, ventilation intérieure à double flux pour une meilleure circulation de l’air, équipements électriques et sanitaires économes en énergie. La toiture végétalisée permet quant à elle une meilleure conservation de la fraîcheur en été, les auvents du toit protègent les fenêtres du soleil et les eaux de pluie seront récupérées pour arroser les espaces extérieurs…Résultat : une diminution des rejets en CO2 et une baisse significative des charges de chauffage pour les locataires.

Favoriser l'accessibilité et les relations inter-quartiers Le réaménagement du boulevard de la Palle a favorisé une meilleure desserte du quartier en transports en commun. Une station de taxis, des pistes cyclables et des pelouses ont été aménagées le long du boulevard, sécurisant ainsi la traversée piétonne entre les terrasses Roinat et le centre hospitalier. A l'intérieur du quartier, la trame piétonnière a été développée dans le principe d'une continuité paysagère entre les différents secteurs. Initiée avec l’aménagement des terrasses Roinat, une coulée verte, nouveau poumon vert du quartier, facilitant la circulation des piétons et des cyclistes, relie désormais le boulevard de la Palle, et plus loin le bois d'Avaize, au Parc de l'Europe. - Après la seconde guerre mondiale, un immense chantier s'ouvre en France dans le but de loger massivement une population démunie, les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre , le film parle de St-Etienne entre autre avec les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée : www.dailymotion.com/video/xgj74q .

Jusqu'au milieu des années 1970, cette période dite des « Trente Glorieuses l'après guerre et montre la plupart des grandes réalisations de 1945 à 1960. A travers les exemples de la région parisienne et de quelques grandes villes françaises sont posé les problèmes de la diversité architecturale, de l'esthétique et de l'harmonie entre le passé et l'avenir. Les images montrent les grands ensembles de Beaulieu, la Marandiniére, à Saint-Etienne, la cité le Haut du Lièvre à Nancy, des cités à Sarcelles, Asnières, Bron-Parilly, Epinay, Pantin, Bobigny, la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille, le front de mer à Royan, la video de l'Année 1962, une réalisation de Philippe Brunet içi www.dailymotion.com/video/xgj2zz » fut le terrain de nombreuses expérimentations architecturales et urbanistiques, fondées notamment sur les idées émises plus tôt dans le siècle par le Mouvement moderne.

Aujourd'hui, ces ensembles bâtis sont au cœur d'une autre actualité, liée à leur adaptation à l'évolution des modes de vie de notre société contemporaine. Cette question qui se posa dès la fin des années 1970 apparaît sous un jour nouveau, avec les premières démolitions dans les années 1980 et, plus récemment, le vaste programme de réhabilitation mis en place dans le cadre de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain.

Après Les Grands Ensembles. Une histoire qui continue…, ce nouvel ouvrage, fruit de la collaboration entre l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Étienne et l'Université Jean Monnet, apporte un éclairage nouveau sur cet héritage bâti, mettant au jour simultanément la question de son vécu et celle des acteurs engagés dans son édification. En réunissant quinze auteurs spécialistes de ce domaine, il s'agit de regrouper autant de points de vue, pour comprendre la diversité et la complexité des enjeux liés à la postérité de ce bâti. - « Petite enquête sur Beaulieu – Le Rond-Point », La Tribune du centre et du sud-est, 13 octobre 1955 et « Le chantier de Beaulieu – Le Rond-Point (1ère tranche) sera terminé le 30 juin 1956 très exactement »,La Tribune du centre & du sud-est, 26 juin 1956 -

«St-Etienne, la place des grands ensembles dans l’histoire de l’habitat social français »

Saint-Étienne/Beaulieu, au sud-est de l’agglomération, sur le versant sud de la colline de Beaulieu, en forte pente et d’aspect semi-rural, la cité de Beaulieu est mise à l’étude dès 1950. Elle débute en 1953 et comprend 1 221 logements, un groupe scolaire et 35 boutiques. Des parrains prestigieux et l’élite de l’architecture sté- phanoise sont mobilisés pour ce premier grand ensemble local.

Tantôt les bâtiments suivent le dessin de la courbe de niveau 600, devenue rue Le Corbusier, tantôt ils s’installent perpendi-culairement à la pente, reliés à la rue par des passerelles ou de grands escaliers. A l’implantation exemplaire des bâtiments répond une maîtrise raffinée du végétal d’accompagnement, décliné selon les modes habituels aux squares urbains, avec une virtuosité étonnante dus aux talents de l’ingénieur des Services techniques de la ville, Jean Marc, associé à l’équipe de concep-tion dès l’origine de l’opération.

Le vocabulaire de l’art des jardins s’adapte au grand ensemble : les espaces sont découpés à partir des courbes de niveau et des allées, et caractérisés par un système de haies et de contre-haies (haies étagées doubles ou triples) constituées de troènes com-muns ou dorés, prunus, berbéris et buffets de laurier, et sont plantés d arbres rythmés et colorés (érables négundo et acacias), ou parfois fastigiés (la gamme d’arbres est d’ailleurs peu riche), selon un dessin géométrique et des alternances de couleurs. Ces espaces verts ne sont réalisés qu’à partir de 1964, après avoir été longtemps laissés en prairies fauchées. Cet état de fait, dû au départ à l’étirement des financements des projets d’espaces exté-rieurs, s’inscrivait aussi dans la logique de conception de notre ingénieur, qui pensait « qu’il était nécessaire de laisser vivre un groupe d’habitations avant de planter » – afin de reprendre notamment les chemins tracés par l’usage.

Cette réalisation révèle le décalage entre les réflexions et les savoir-faire architecturaux et paysagers et exprime quelques traits caractéristiques de la pratique paysagiste. Le festonnage des haies qui jalonne les espaces extérieurs rejoint celui des collines boca- gères surplombant les bâtiments. Il rappelle le site environnant et inspirera plus tard l’AUA et Alexandre Chemetoff pour la réhabilitation du quartier de Montreynaud.

Relevons que, sans l’action concertée des services de la ville et de l’office d’HLM, qui finança entièrement la réalisation des espaces verts, rien n’aurait été fait à cette époque, compte tenu du désintérêt pour cet aspect du projet des principaux responsables du chantier. « D’ailleurs, à cette époque, les architectes ne jouaient pas au paysagiste… », queleques superbes videos du Ministere de la Cohésion et des Territoires içi : .Naissance d'une banlieue mort d'un village 2000 www.dailymotion.com/video/x1a98iz

Réalisateur : Sidney Jézéquel Production : Les Films Roger Leenhardt Sujet : la commune de Goussainville (95) --------

Quatre murs et un toit 1953 www.dailymotion.com/video/xk6xui Scenario et réalisation Pierre Jallaud MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) ----------------Le Bonheur est dans le béton www.dailymotion.com/video/x413amo - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie ---------------------Beaulieu par son constructeur la Cimaise :" Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.--- Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq ----

SAINT-ETIENNE BEAULIEU une barre d’habitation innovante

A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.

Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons. Conception et réalisation d’un quartier entier. Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine la plus grande barre d'Europe avec 540 appartements à sa livraison mi 1964, les chantiers de l'OPAC devenu Métropole-Habitat, www.ina.fr/video/LY00001263522 », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période. Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.

Un projet pharaonique

Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville. L’avis de l’architecte

De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. www.cimaise-architectes.com/realisations/divers/construct... cité HLM labellisée Patrimoine du XXeme siecle -"Il faut bien le dire, avant même d’être livré, Beaulieu est l' un des grands-ensembles, parmis 6 autres qui fasçinait en 1954..En effet c'etait le début de la longue & grande histoire des chantiers de l'Office Public de l'Aménagement et de la Construction* içi, ou à Montreynaud, Solaure, Monthieu etc

( l'OPAC l'office public de logements sociaux, devenu plus tard Métropole-Habitat, est la plus importante au niveau National, c'est la plus grosse boite d'HLM). Bref, les habituels promeneurs du coin genre les "Bois du Four (la Metare, le nom ançien, qui par ailleurs appartenait a Mme de Métarie une veuve riche qui légua son domaine soit "la Métare" à la ville, pour un Franc symbolique à l'epoque et aux CHU anciennement les HCL Hospiçes Civils de la Ville comme à Lyon... (on notera qu il y a des tas de logements en centre ville propriété du CHU)..se rendant le dimanche

dans le Pilat ou à Rochetaillée et sur les collines* alentours (on en a 7 comme a Rome) font un léger détour par le chantier. Ils constatent alors de visu cet avancement des travaux que la presse qualifie de « belle prouesse ». Le rythme est en effet rapide : « un étage par semaine » pour certaines barres, comme le raconte un témoin. Les « grandes maisons », soient les immeubles de hauteur et nombre de logements importants (IGH), étant alors encore rares dans la

ville, les Stéphanois n’y sont pas habitués@ les H.L.M. Beaulieu est la 1ere cité Stéphanoise de toutes,. Les barres de dix-sept et quatorze niveaux gises respectivement rues Gomy Herriot et de Vlaminck, ainsi que la tour de 22 niveaux au 33 rue Le-Corbusier,surprennent donc encore pire pour la plus grande barre d'Europe qui arrvera 7 ans plus tard, la Muraille qui mettront certains certaines à la renverse , le gigantisme à l'état brut, du lourd.... La référence qui vient à l’esprit de beaucoup ajoute à la fascination : l’Amérique. « C’est New-York ! c'est tres joile, tres vert... », se rappelle avoir pensé un habitant de la première harre...Mais plus que les immeubles, ce sont surtout les logements qui emportent l’adhésion des « heureux locataires », comme aime à les appeler la presse tout court. La satisfaction procurée aux habitants par l’hygiène et le confort des logements des Grands-Ensembles soit les quartiers NEUF est une information connue, les études de sciences humaines sur le sujet abondent. Aussi, pour le cas de Beaulieu devenu un cas d'Ecole idem pour Montchovet (Beaulieu3) et les transformations de la Marandiniere (Beaulieu2)...Les entretiens réalisés avec des locataires n’apportent pas sur ce point-ci d’éléments nouveaux :les premiers motifs de satisfaction invoqués sont, comme pour bien d’autres Grands-Ensembles Français,

l’eau courante, le chauffage central dont sont pourvus les immeubles les plus hauts, les WC intérieurs et salles de bain, l’ensoleillement et la luminosité permis par l’orientation, la hauteur et la disposition des immeubles, les placards et les tout aussi pratiques balcons à parois séchoirs permettant de faire sécher le linge, hiver compris. Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»

L"apres guerre...Que prévoit-on pour la reconstruction? Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée. C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on

Vogelplas Sterrevaart Leidschendam 27-1-2025

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

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