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Image from '[L'Histoire de la guerre d'Escosse, traitant comme le royaume fut assailly, en grād partie occupé par les Anglais, & depuis rendu paisible à sa reyne, & reduit en son ancien estat & dignité.]', 000240834
Author: BEAUGUÉ, Jean de.
Page: 122
Year: 1862
Place: Bordeaux
Publisher:
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La tour Solidor est située à l’embouchure de la Rance, dans le quartier de Saint-Servan et fut construite en 1382 dans le but de contrôler la ville de Saint-Malo. Elle est composée de trois étages et comporte trois tours rondes de 18 mètres de hauteur et un escalier de 104 marches.
Sa vie fut très animée : Les militaires l’ont occupée pendant longtemps afin de guetter l’estuaire dans le but de bloquer le commerce entre Saint-Malo et Dinan. Par la suite, ses étages ont été utilisés comme prison sous la Révolution puis d’entrepôt sous l’Empire.
Une croix réside au pied de la tour. Elle fut érigée en 1985 sur le rocher où Jacques Cartier largua les amarres pour le Canada en 1534.
Encore peu de temps auparavant, on pouvait visiter la tour ainsi que son musée Long Cours – Cap Horniers. Ne vous inquiétez pas, les collections d’objets et d’instruments de bord appartenant aux marins, les cartes marines de la fin du XIXe au début du XXe siècles seront exposés au musée d’histoire maritime de Saint-Malo (Ouverture prévue début avril 2022). Vous pourrez donc revivre l’histoire des navigateurs à voiles autour du monde en passant par le Cap Horn.
Bâtie sur une avancée rocheuse, la tour Solidor est un donjon fortifié composé de trois tours réunies par de petites courtines et est situé au débouché de la Rance dans la commune de Saint-Malo, quartier de Saint-Servan. Elle permettait de surveiller la navigation de l'estuaire.
Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis juillet 1886.
Son nom est dérivé de steir et de dor qui en breton signifie « porte de la rivière ».
Le donjon fut construit entre 1369 et 1382, par le duc Jean IV de Bretagne afin d'avoir un contrôle sur la Rance à une période où la ville de Saint-Malo était rebelle à son autorité. Il convenait notamment de prélever les taxes sur les marchandises transportées. La tour a été bâtie sur un site déjà fortifié, la Tour d'Oreigle, aussi appelée Tour Aiquin et qui comprenait un petit châtelet, transformé en corps de garde du nouvel ensemble et une enceinte fortifiée, elle-même construite sur des fortifications gallo-romaines datant du ive siècle qui défendaient le port antique de la cité d’Alet et dont il subsiste des vestiges dans le bastion d'entrée actuel.
En 1588, les Malouins se sont emparés de la tour pour le compte du duc de Mercœur, chef de la Ligue de Bretagne. Elle était seulement gardée par cinq ou six hommes. Un capitaine y fut mis en place en 1590 avec trois soldats, une servante et deux chiens de guet.
En 1636, Louis XIII ordonna d'y faire des réparations.
En 1694, la garde de la tour fut confiée aux habitants de Saint-Servan. L'ingénieur Siméon Garangeau en dressa alors des plans pour en améliorer la défense.
En 1756, on remplaça le pont-levis de l'entrée par un pont en pierre. L'histoire et l'évolution des technologies militaires ayant rendu son usage initial caduc, la tour fut transformée en prison pendant la Révolution et l'Empire. Des prêtres, des religieuses et des militaires y furent enfermés. Des graffitis sont encore lisibles sur les portes intérieures qui fermaient les cellules. La tour Solidor est affectée au service de la Marine par un arrêté du 29 Germinal An XII.
En 1886, le ministère de la Marine la cède à l'administration des Monuments Historiques. Elle est alors restaurée par l'architecte Albert Ballu qui la dote de son grand toit actuel.
L'aspect actuel de la tour est un peu différent de celui qu'il avait au début du XXe siècle, il ne subsiste en effet comme bâtiment que la tour et le corps de garde.
Elle héberge depuis 1970 un musée des cap-horniers qui réunit les collections du musée de Saint-Malo sur la navigation au long cours et les cap-horniers (cartes, maquettes, instruments de navigation...). Une girouette en bois en forme d'albatros fut offerte par la section chilienne de l'Amicale internationale des cap-horniers, en 2003.
La tour Solidor est située à proximité de la cité d'Aleth, à Saint-Servan, une ancienne commune devenue un quartier de la ville de Saint-Malo après une fusion intervenue en 1967. On peut repérer à marée basse, les vestiges d'une chaussée en pierre qui menait au port gallo-romain, le niveau de la mer étant de 8 m plus bas qu'aujourd'hui.
De la cale Solidor, un bac passagers et véhicules traversait régulièrement la Rance vers Dinard, avant la mise en service du barrage de la Rance en 1967.
Le musée de Saint-Malo possède un pastel d'Henri Arondel (1827-1900) représentant la tour Solidor, dans ses collections.
La tour Solidor a été édifiée de 1369 à 1382 sur une avancée rocheuse dominant le débouché de la Rance, à Saint-Malo.
Il s'agit précisément d'un donjon composé de trois tours reliées par des courtines (murailles fortifiées).
L'édifice construit pour le compte du duc de Bretagne permettait de contrôler le fleuve et l'estuaire à une période où la ville de Saint-Malo échappait à son autorité. Une taxe sur les marchandises transitant par la Rance était également perçue au niveau de la tour Solidor.
Le site déjà fortifié au préalable comprenait un châtelet qui fut transformé en casernement.
En 1588, la tour passa sous le contrôle des habitants de Saint-Malo et en 1756, le pont-levis fut remplacé par un véritable pont en pierre.
Durant la Révolution, la vocation initiale de la tour devenue obsolète, celle-ci fut transformée en prison.
Classée Monument Historique en 1886, la tour Solidor abrite depuis 1970 le musée du Long Cours et Cap Hornier. Y sont présentées des collections d'objets, de maquettes, d'instruments de bord et de cartes marines de la fin du XIXe au début du XXe siècle et l'histoire des navigations commerciales par la route du Cap Horn, principalement de 1840 au premier quart du XXe siècle.
Le visiteur du musée bénéficie d'un point de vue exceptionnel sur la baie de Saint-Malo.
Le château fut construit au XIe siècle par le comte de Montblanc, seigneur de Bigorre, pour surveiller les brigands venus d’Espagne ou de Barèges. Il ne reste du château que deux tours (une ronde et une carrée) avec entre les deux une muraille les reliant, qu’on appelle courtine. Devant le château se trouvait autrefois une chapelle nommée prieuré de Sainte-Marie, d’où le nom du château.
Il existe également une légende qui relie Le château à la chapelle Solférino. Voici la légende : Il y a très longtemps, un bandit habitait dans ce château. Il tuait, assassinait et ne gardait aucun prisonnier à nourrir. Seule une de ses victimes a eu la vie sauve, il s’agissait de Marie, une belle jeune fille d’Arcizans que le méchant homme voulait pour femme et qu’il retenait prisonnière au grand dam de son amoureux Pierre (les moeurs étaient dures en ce temps là !). La Vierge apparut à la jeune fille qui fut délivrée du tyran, emportée dans le ciel par une douce lumière blanche. Pierre, qui voulait attaquer le château avec une fronde, fut inconsolable. Il se retira en ermite sur la colline où se dresse aujourd’hui la chapelle Solférino et qui a longtemps porté le nom d’ermitage Saint-Pierre.
Dans la cathédrale Notre-Dame, nous trouvons dans le chœur, au bout du collatéral sud, la chapelle du Saint-Nom-de-Marie. Ce vocable a été créé en 1683, en l’honneur du grand Roi Jean III Sobieski, roi de Pologne, grand-duc de Lituanie, de la Prusse et de la Russie (etc.), qui fit célébrer une messe en l’honneur de Marie, Reine du Ciel, avant de lancer l’assaut des célèbres hussards ailés à Viennes, et battant ainsi les Ottomans (après ça les Autrichiens poignardaient la Pologne dans le dos). Cette chapelle fut aménagée dans les années 1770, sous le règne de Louis XVI, avec son autel et retable de style rocaille et annonçant l’arrivée du style néo-classique. Avec l’autorisation du pape, la Société du Saint-Nom-de-Marie eu son autel privilégié : les messes pour les morts fait à cet autel accordent une indulgence réduisant les séjours des âmes au purgatoire.
L’autel a été miraculé et a survécu à la Révolution. Le tableau d’origine fut remplacé par un nouveau en 1836, par une peinture à l’huile, sur toile, du peintre franco-polonais Sébastien de Norblin (dit Sobek) né à Warszawa.
Cet autel et son retable et le tableau commencent à se dégrader. La poussière a pas mal assombri la peinture, la dorure présente des lacunes et à certains endroits le bois est malade : une restauration sera plus que bienvenue.
L’autel et le retable sont peints avec une imitation de marbre. L’autel présente un buste de femme. Le retable est orné de vignes, blé, rameaux d’olivier, feuilles d’acanthes et de grenades. Un encensoir fumant orne la plate-bande au-dessus de la prédelle., sous le tableau. Nous trouvons deux statues entre les deux couples de colonnes corinthiens : saint Dominique (et son chien tenant un flambeau) et sainte Catherine de Sienne (avec la couronne d’épines). Le tableau central représente la Vierge à l’Enfant, la Vierge Marie écrasant le serpent sur le globe terrestre et adorée par des anges (symbole du Retour de Jésus et de la Victoire de Dieu contre Satan et de l’Eglise Triomphante). Jésus nous regarde, mais le romantisme polonais s’exprime via une femme au regard abattu. Certainement le regard des veuves polonaises dont le mari s’est fait massacrer par les Russes monstrueux (et aujourd’hui les Ukrainiens). Les paroles du chant Hej Sokoły ! font corps à se regard de la jeune femme slave qui a perdu par son mari assassiné par la Russie. Notre-Dame du Havre, martyr des bombardements de 1944, et aussi le lieu des martyrs Polonais et Ukrainiens (à l’image des connus comme saint Maximilien, assassiné par les Allemands à Auschwitz, et beaucoup d’autres inconnus, tués par la barbarie allemande et russe).
Dans cette chapelle nous trouvons la liste des curés, qui de nos jours n’a plus le prestige porté par des curés comme l’abbé de Clieu (curé pendant un demi-siècle) ou encore Messeigneurs Jean-Baptiste Duval et Eugène Julien (érudits et appréciés à leur époque par la population ; Eugène Julien participa à l’organisation des 400 ans du Havre). Dans cette chapelle se trouve aussi un caveau pour les évêques du Havre : y reposent Messeigneurs Michel Saudreau et Michel Guyard, premiers évêques du Havre.
El fútbol es un deporte que a muchos nos gusta. Basta un balón, una cancha pequeña y varios jugadores. Las acciones fotografiadas dan cuenta de las habilidades, destrezas y momentos chuscos de los jugadores y, también, de los espectadores. Tampoco, la edad es impedimento para practicarlo. Aunque confieso que a mis años ya es un deporte extremo.
Esta serie es sólo un muestra fotográfica. Me disculpo por la calidad de las tomas, pero me sirvió para practicar con escasa luz.
L’abbaye de Flaran est une ancienne abbaye cistercienne, fille de l'abbaye de l'Escaladieu (Hautes-Pyrénées), située à Valence-sur-Baïse, dans le département du Gers. Elle fut fondée en 1151, au confluent de l'Auloue et de la Baïse, au pied d'un éperon rocheux sur lequel fut fondée la bastide de Valence, entre Condom et Auch, par les moines de l'abbaye de l'Escaladieu. Joyau de l'art cistercien, classée Monument Historique, c'est l'une des abbayes les mieux préservées du sud-ouest de la France qui présente encore la totalité de ses bâtiments monastiques et de son jardin (Inscrit au titre des Monuments Historiques).
Depuis l'année 2000, elle abrite la Conservation départementale du Patrimoine et des Musées, service du conseil départemental du Gers, propriétaire, qui y développe tout au long de l'année de nombreuses activités culturelles (expositions, animations pédagogiques, concerts, colloques…) ; celles-ci intéressent tous les domaines du patrimoine, de l'archéologie à l'art contemporain…
Ce service assure parallèlement la gestion scientifique du réseau des Musées de France gersois et propose, par le biais de sa cellule de médiation culturelle, des actions pédagogiques référentielles de sensibilisation au patrimoine, aux collections des musées et à l'Art en général pour les groupes, les enfants en famille ou les scolaires et leurs enseignants.
Avec près de 35 000 visiteurs par an, l'abbaye de Flaran est devenue le site public le plus visité du Gers. L'entrée y est gratuite le premier dimanche de chaque mois de novembre à mars inclus ainsi que pour les moins de 18 ans en visite libre toute l'année.
Histoire
L'abbaye cistercienne Notre-Dame de Flaran a été fondée en 1151 par des moines venant de l'abbaye de l'Escaladieu, elle-même fille de l'abbaye de Morimond, sur des terres cédées par les bénédictins de Condom. Les documents montrent qu'elle a rapidement bénéficié de dons venant de seigneurs des alentours, notamment ceux de Forton de Thil.
Bien que fondée au XIIe siècle, l'abbaye Notre-Dame de Flaran fut remaniée jusqu'au XVIIIe siècle.
Elle connut une prospérité rapide avec un vaste territoire sur les deux rives de la Baïse. Ses possessions sont confirmées en 1162 par le pape Alexandre II et en 1187 par le pape Grégoire VII. Cette prospérité a été source de conflits avec ses voisins et avec le chapitre d'Auch sur les dîmes reçues par l'abbaye. Pour se protéger, les moines construisirent un mur avec une porte crénelée du côté sud qui était le plus vulnérable.
C'est au milieu du XIIIe siècle qu'à la suite d'un contrat de paréage, son abbé fonda, avec le comte d’Armagnac, la bastide de Valence-sur-Baïse, au sommet d'un coteau, sur l'autre rive de la Baïse.
En dépit d'une vie partagée entre prière et travail manuel, selon la règle de saint Benoît, l'abbaye souffrit des vicissitudes de l'histoire, à commencer par les troubles de la guerre de Cent Ans qui ne prirent fin qu'en 1481, lorsque le comté de Gascogne se rattacha à la France. En effet, en 1426, une bande de routiers causa de graves dégâts à l'abbaye.
L'abbaye fut incendiée en 1569 par les troupes de Montgommery lors des guerres de Religion : une partie de l'église est incendiée, le chevet est détruit, trois galeries du cloître sont saccagées et les archives brûlées. Des moines sont massacrés, d'autres s'enfuient. Quatre d'entre eux se réfugient à la bastide de Valence-sur-Baïse «...retirés en maisons profanes, ayant cessé tous offices et service divin...». L'abbaye fut restaurée à partir de 1573 par ses abbés commendataires, notamment par Jehan de Boyer. Au XVIIIe s., des travaux sont entrepris : réaménagement du dortoir des moines, transformation du réfectoire, installation de l'appartement du prieur, puis construction du quartier des hôtes sous l'impulsion du prieur François Daspe.
A la Révolution, il ne s'y trouve alors plus que trois moines : ils sont expulsés en 1791 et l'abbaye est vendue comme bien national, le 9 avril 1792 à Paul Thore qui l'a transmise à ses héritiers, puis à la famille Laurans3. L'abbaye de Flaran devient alors un domaine agricole privé, la salle capitulaire sert à entreposer du grain et l'église abrite un chai d'Armagnac.
En 1913, la société archéologique du Gers parvint à éviter que son cloître ne finisse au musée des Cloisters, à New York. L'abbaye est classée monument historique en 1914. Plus tard, la porterie sera inscrite en 1981, puis le pigeonnier, le jardin et le bâtiment de la pompe à eau en 19991.
Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1970, un incendie criminel a ravagé une grande partie de l'abbaye.
Le site est racheté par le département du Gers en 1972 qui engage alors une intense campagne de restauration. Siège désormais de la Conservation départementale du patrimoine, service du conseil départemental du Gers, ce site développe de nombreuses activités culturelles selon une programmation riche et diversifiée qui va de l'archéologie à l'art contemporain en passant par la photographie d'auteur (opération annuelle : La Profondeur des Champs de mi-octobre à fin mars) et la bande dessinée… L'abbaye, centre patrimonial, est devenue le pivot de l'action culturelle départementale, notamment sur le réseau des Musées de France du Gers.
L’abbaye cistercienne abrite aussi deux expositions à caractère historique permanentes, l'une dédiée aux chemins de Compostelle dans le Gers le Gers jacquaire, seule présentation permanente sur ce thème en Midi-Pyrénées et l'autre, depuis 2005, à sa propre histoire.
Depuis l'année 2004, l'abbaye de Flaran présente au grand public une exceptionnelle collection de chefs-d'œuvre de dessins, peintures et sculptures du XVIe au XXIe (catalogue en vente), issus du dépôt de la collection dite Simonow, du nom de son généreux dépositaire auprès du Conseil départemental du Gers.
En 2008, le site a fait l'objet de travaux importants sur le dortoir des moines, destinés à aménager un nouvel espace de présentation consacré à la collection Simonow et qui répondent aux contraintes muséographiques ; dans le même temps, des rampes d’accès et un ascenseur rendent les bâtiments accessibles en totalité aux personnes à mobilité réduite.
Le président de la République française, François Hollande, y est venu en visite le 3 août 2013.
L’ensemble architectural
•L'église de style roman fut construite de 1180 à 1210. Elle s'ouvre par une porte en plein cintre sans tympan, sous deux hautes fenêtres étroites et un oculus fait d'une dalle ajourée. La nef est assez obscure. Elle comprend trois travées. Elle est couverte par une voûte en berceau brisé. Cette voûte est soutenue par six piliers flanqués de colonnes. Le transept est plus étalé que la nef. Sa voûte croisée d'ogives à section carrée signale une influence lombarde. Deux paires d'absidioles encadrent l'abside semi-circulaire qui prolonge un chœur carré et largement éclairé de hautes baies. Un long escalier conduit du transept Nord à l'étage du dortoir des moines. Au chevet de l’église, une superbe coquille s’arrondit sur un modillon.
•le cloître, gothique du XIVe siècle comprend quatre galeries de facture différente. Sa galerie ouest du XIVe siècle se compose de colonnes géminées avec chapiteaux à feuillage et à masques. Les trois autres galeries, détruites pendant la guerre de Cent Ans, datent de 1485. L'étage des galeries ouest et nord renferme des peintures murales du XVIIIe siècle.
•la salle capitulaire du XIVe siècle, aux neuf croisées d’ogives reposant sur quatre colonnes de marbre, réemplois gallo-romains, est un joyau de l’art cistercien. À l'étage, le dortoir cellulaire des moines.
•la sacristie est voutée d'ogives : quatre croisées sur une colonne centrale.
•l'armarium : c'est la bibliothèque. Elle est accessible depuis le cloître ou depuis la salle capitulaire.
•le chauffoir : il est situé sous la galerie nord du cloître. C'était le refuge des moines, l'hiver.
•le réfectoire : c'est une belle salle éclairée par des fenêtres étroites et décorées au XVIIIe siècle de gypseries allégoriques : des phœnix et des pélicans.
•le logis abbatial ou le quartier d'hôtes : il donne sur la cour d'honneur par une façade classique du XVIIIe siècle. C'est un petit hôtel à deux étages. Il abrite un bel escalier, un salon de compagnie et des salles spacieuses.
•les dépendances : elles sont indispensables à la conception semi-autarcique des abbayes cisterciennes. Elles comprenaient les écuries, les celliers, le poulailler et un jardin.
•le Jardin des plantes aromatiques et médicinales, aussi connu sous le nom de Jardin des simples.
Les caves voutées du château sont du XIIIème. Une première construction, du XIVème siècle, tourelle d’angle avec escalier à vis et partie droite, fut remaniée au début du XVIIème. Il comporte un corps principal à 2 étages, avec pavillon central en saillie, couronné d’un fronton triangulaire, timbré des armes des Maussion. Une allée majestueuse de tilleuls accueille les visiteurs.
L’histoire fait mention des seigneurs de Jambville dès le début du XIIIème siècle. En 1219, Guillaume puis Gauthier de Jambville. En 1250, Richard de Jambville est écuyer de Saint Louis pendant une croisade.
En 1760, le seigneur était Thomas de Maussion, maître des Requêtes de l’Hôtel du Roi et dernier Intendant de la Généralité de Rouen. Il a transformé le parc, à la française, en parc paysager à l’anglaise. Il fut guillotiné sous la Terreur.C’est lui qui fit installer des «fabriques» dans le parc, la plus célèbre étant le «Temple grec» sous lequel était creusée une glacière.
Ses descendants reprirent le château à la Restauration, devenant même maire de la commune. Le château fut ensuit loué puis vendu à plusieurs propriétaires. En 1952, les Scouts de France (devenus depuis Scouts et Guides de France) achetèrent la propriété avec ses 52 hectares pour en faire leur Centre de Formation et d’Accueil.