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twitter.com/Memoire2cite #42 #St-ETIENNE twitter.com/Memoire2citehttps://twitter.com/Memoire2cite le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / Banlieue / HLM / Renouvellement Urbain / Urbanisme Ville et renouvellement urbain ¤ La volonté de réintroduire de l’urbanité dans des grands ensembles aux espaces publics souvent peu structurés et à la vocation peu claire, en y réaménageant les espaces publics autour de rues, de parcs ou squares, de résidences rattachées aux immeubles.Une logique de sécurisation de l’espace : éloigner les immeubles des circulations, en contrôler l’accès, rendre moins aisées les circulations dans le grand ensemble. La loi du 1/08/03 a ensuite fixé un objectif national de résidentialisation de 200 000 lgts le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états.. #Histoire & Mémoire de l' #Habitat / Rétro-#Villes / #HLM / #Banlieue / #Renouvellement #Urbain / #Urbanisme Ville et renouvellement urbain
Les projets de résidentialisation :
points de vigilance et recommandations Coordination : Béatrix Mora, Délégation à l’action professionnelle de l’Union sociale pour l’habitat.
Réalisation : Pascale Korn, Louise de Verneuil, Délégation à l’action professionnelle de l’Union sociale pour l’habitat.Les évolutions de la notion de résidentialisation Le terme est apparu à la fin des années 90, en réponse à deux types de préoccupations : ¤ La volonté de réintroduire de l’urbanité dans des grands ensembles aux espaces publics souvent peu structurés et à la vocation peu claire, en y
réaménageant les espaces publics autour de rues, de parcs ou squares, de
résidences rattachées aux immeubles.
¤ Une logique de sécurisation de l’espace : éloigner les immeubles des circulations, en contrôler l’accès, rendre moins aisées les circulations dans le grand ensemble.
La loi du 1er août 2003 a ensuite fixé un objectif national de résidentialisation de
200 000 logements locatifs sociaux, faisant de ces opérations un “incontournable” de la plupart des dossiers ANRU. En conséquence, la quasi-totalité des
projets de renouvellement urbain font référence à ce type d’opération, mais en
renvoyant à des principes, des ambitions et des types d’aménagement différents selon les sites.
Si elle est bien conduite, se fixe des objectifs clairs et tient compte des
spécificités du quartier, une opération de résidentialisation peut améliorer de
façon considérable les conditions de vie des habitants d’un quartier, ainsi que
son image et son attractivité. Pour autant, il s’agit d’opérations délicates, à la
croisée de multiples enjeux urbains, patrimoniaux et de gestion. L’objectif de ce
document est donc de revenir sur ces enjeux, et sur les questions qu’il convient
de se poser lorsque l’on engage une opération de résidentialisation, au stade de
la programmation et de l’élaboration du cahier des charges.Une opération de résidentialisation s’inscrit dans un projet d’ensemble . L’importance de la démarche de conception de l’opération de résidentialisation Les opérations de résidentialisation nécessitent, de façon encore plus poussée que les autres types d’opération de renouvellement urbain, la mise en place d’un travail partenarial solide entre bailleur et collectivité. Elles se situent en effet à la convergence des territoires d’intervention des deux acteurs : espace public sur lequel intervient la collectivité, résidence qui le plus souvent sera placée sous la responsabilité de gestion du bailleur. Dès lors, la coordination entre les opérations de résidentialisation et les opérations voisines (aménagement de voirie, de stationnements, d’espaces verts publics, autre opération de résidentialisation, etc.) est fondamentale. Le risque existe en effet que l’une des opérations s’impose aux autres, notamment dans le dessin des résidences, ou que les opérations n’aient pas toutes le même niveau de qualité. Pour le pallier, il convient de mettre en place un processus opérationnel efficace, afin de coordonner les interventions : dans le temps en réfléchissant finement aux phasage ; et dans l’espace en demandant aux maîtres d’œuvre de travailler ensemble, soit en lien avec L’urbaniste coordonnateur du projet, soit en ayant recours à la procédure du groupement de commande entre collectivité et bailleur (qui permet de faire travailler un maître d’œuvre unique sur les espaces publics et la résidentialisation Les opérations de résidentialisation, points de vigilance Il est en outre essentiel que l’élaboration du projet de résidentialisation s’appuie sur une bonne connaissance du fonctionnement social du quartier et des usages des habitants. Ces derniers devront être étroitement associés à la réflexion sur le projet, à travers un processus de concertation à définir de façon partenariale et à intégrer au cahier des charges des concepteurs. Il est également important que les gestionnaires du quartier puissent faire valoir leur point de vue et les contraintes qui sont les leurs. Quelle dimension pour les résidences ? Déterminer la taille pertinente pour une résidence (nombre de logements et surface des espaces extérieurs intégrés à la résidence) suppose de croiser plusieurs critères : ¤ Le projet d’ensemble pour le quartier : maillage viaire, positionnement des espaces publics de type place ou parc, etc.
¤ Les fonctions que l’on souhaite intégrer à la résidence, selon la vocation que l’on souhaite lui donner : espace
de loisir pour les résidents ? Intégration des stationnements ?... Si cette question est mal anticipée, le risque existe que les résidences s’avèrent trop grandes et difficilement appropriables, avec des espaces à la vocation peu claire, ou à l’inverse trop petites pour les usages que
l’on souhaiterait voir s’y développer.
¤ Les critères de gestion du bailleur, notamment le nombre de logements qu’il lui semble raisonnable d’inclure dans une résidence.
¤ La possibilité de mutabilité ultérieure de la résidence : quelle est la taille qui permettra dans le futur que la parcelle définie par la résidence puisse muter indépendamment du reste du quartier et en cohérence avec la trame urbaine définie pour le projet ?
Il est important de prendre en compte l’intégralité de ces critères et de veiller à ce que l’un d’eux ne l’emporte pas au détriment des autres, avec le risque de difficultés ultérieures.En outre, la réalisation d’une opération de résidentialisation constitue l’occasion de remettre à plat les domanialités. A terme, il importe de clarifier domanialité privée du bailleur et domanialité publique de la collectivité, en cohérence avec le projet. Il ne faut toutefois pas faire de ces rétrocessions foncières, qui impliquent de longs délais, un préalable à la mise en œuvre d’une opération de résidentialisation.Les opérations de résidentialisation, points de vigilance
1.3. Faut-il ou non résidentialiser
l’ensemble d’un quartier suivant les mêmes principes ?
Retenir le même principe d’intervention sur l’ensemble d’un quartier, au risque de maintenir une identité parfois stigmatisée et de laisser persister la confusion des repères ; ou demander à différents maîtres d’œuvre d’intervenir sur un même quartier, au risque d’une disparité des interventions ? Il n’existe pas de réponse toute faite à cette question, qu’il faut notamment appréhender en fonction de la taille du quartier : on cherchera par exemple à maintenir la cohérence d’un petit quartier (en conservant un certain nombre de principes d’une résidence à l’autre : matériaux et mobilier urbain utilisés, modalités de traitement des limites, etc.), mais à créer par le biais de la résidentialisation plusieurs sousensembles au sein d’un grand quartier. La réalisation d’un cahier de prescriptions architecturales par l’urbaniste référent d’un quartier peut utilement permettre de définir les principes généraux que devront
respecter l’ensemble des opérations de résidentialisation D’un même quartier. Sur le quartier de la Grande Borne à
Grigny par exemple, l’Atelier Ruelle a élaboré un planguide qui, parmi d’autres prescriptions urbaines et
architecturales, définit les principes que devront respecter les futures opérations de résidentialisation : traitement des cheminements, modalités d’aménagement de jardins résidentiels, dessin de la limite La programmation d’une opération de résidentialisation Organisation générale de l’espace résidentiel Espace intermédiaire, transition entre le “tout public” de la rue et le “tout privé” de l’immeuble et de l’appartement, la résidence est un espace important, à la programmation duquel il convient de réfléchir avec attention. La maîtrise d’ouvrage doit se poser un certain nombre de questions au stade de l’élaboration du cahier des charges de l’opération, soit qu’on souhaite indiquer au concepteur quelles sont les options retenues, soit qu’on souhaite attirer son attention et lui signaler quels sont les éléments de réflexion à prendre en compte et les dysfonctionnements à traiter.2. Le stationnement La mise en œuvre d’une opération de résidentialisation constitue une occasion de réfléchir à la réorganisation du stationnement, question particulièrement sensible aux yeux des habitants comme l’ont montré les études de satisfaction et aspect qui, s’il est bien traité, participe largement à la revalorisation d’un quartier. Si l’on constate souvent un traitement paysager satisfaisant de cette question, il n’en va pas toujours de même de la prise en compte des besoins des habitants : il est donc important, préalablement à l’élaboration du programme de la résidentialisation, de réaliser un diagnostic permettant d’avoir une vision claire de la situation avant résidentialisation d’une part, des besoins des locataires (taux de motorisation) d’autre part. Il convient de ne pas oublier la question du stationnement non résidentiel (visiteurs, commerçants, etc.). Des choix sont ensuite à faire, dans la mesure où la satisfaction de certains des besoins exprimés par les locataires (plusieurs places par logement, stationnement à proximité des immeubles, etc.) risque de se faire au détriment des espaces verts et donc d’une certaine qualité de la résidence. A cet égard, la question du stationnement constitue un terrain intéressant pour la mise en place d’une concertation autour de plusieurs scénarios et de leurs incidences sur l’aspect général de la résidence. Plusieurs solutions sont envisageables pour l’organisation des stationnement : dans ou hors de la résidence, attribués ou non, loués ou non, accès bloqué par “stop car” ou non. Lorsque le stationnement est intégré à la résidence, il convient par ailleurs de se poser la question de l’accès à celle-ci : dès lors que la résidence accueille des véhicules, doit-elle être fermée ? Quel degré de fermeture choisir, quel accès proposer aux usagers ? En tout état de cause, même lorsque les parkings ne sont pas intégrés aux résidences, il convient de réfléchir à leur organisation dans une logique de résidence : fragmentation des poches, attribution d’un parking à une résidence donnée, etc.Les opérations de résidentialisation, points de vigilance La collecte des ordures ménagères
La résidentialisation constitue aussi l’occasion de remettre à plat la question de la collecte des ordures ménagères et, le cas échéant, d’introduire la collecte sélective dans un quartier. Les réflexions menées dans ce cadre conduisent souvent à la mise en œuvre de nouvelles formes de collecte des déchets. Les ordures peuvent être stockées dans des locaux attenants aux halls (en prenant en compte le risque d’incendie), en édicules extérieurs (qui peuvent poser des problèmes d’esthétique et d’encombrement), ou en containers enterrés (qui nécessitent un investissement important, tant de la part du bailleur que de la collectivité, et sont délicats à manipuler, mais sont plus aisés d’entretien par la suite, et moins encombrants). Il convient de prêter attention aux cheminements, afin que les locataires n’aient pas à faire un détour pour déposer leurs ordures, et à l’accès des containers, qui doit être aisé pour des personnes âgées ou des enfants. Dans tous les cas il est indispensable de mener une réflexion partenariale, prenant en compte les usages des habitants, mais aussi le rôle des gardiens, les techniques de collecte, les fréquences de ramassage, etc. Comment marquer la limite de la résidence ? Le choix du marquage de la limite de la résidence doit découler des options prises en matière de programmation, de la vocation que la maîtrise d’ouvrage souhaite donner à la résidence, de la prise en compte du fonctionnement social et de la pratique des espaces par les habitants, et non constituer un préalable à la conception de cette résidentialisation. Par ailleurs ce choix de la façon dont on va marquer la limite entre espace public et espace privatif va fortement contribuer à créer une nouvelle ambiance urbaine. Il est donc fondamental de se poser la question de l’impact, tant visuel que social, du dispositif qui sera mis en place. Les opérations de résidentialisation, points de vigilance En tout état de cause, il nous semble important de faire un choix clair entre fermeture et ouverture de la résidence, l’un ou l’autre de ces choix devant être assumé. Les solutions qui ne prennent pas de parti clair (volonté de limiter l’accès à la résidence aux seuls résidents, mais mise en place de barrières de faible hauteur par exemple) apparaissent en effet comme peu satisfaisantes. Il convient, enfin, de prêter attention à la qualité des matériaux utilisés, à leur intégration (accompagnement du barreaudage par des plantations) et à leur implantation. Interventions complémentaires
sur les halls et les façades
En lien avec la résidentialisation, il est souvent nécessaire de travailler sur la relation entre l’espace résidentiel et l’immeuble, à travers la requalification des halls, la réorganisation de l’accès aux caves, etc. La réfection d’une façade permet pour sa part une réelle revalorisation de l’image d’un bâtiment. Les opérations de résidentialisation, points de vigilance Une réflexion sur ces questions est indispensable à la pérennisation des investissements réalisés. Il convient à ce titre :¤ D’anticiper, dès le stade de la conception du projet, les modalités et le coût de la gestion des nouveaux aménagements qui seront réalisés, afin de chercher à limiter ces
coûts. On pourra par exemple préférer des haies vives à des haies devant être régulièrement taillées, choisir un revêtement en fonction de sa résistance dans le temps, etc. Dans ce cadre, il est important de consulter les gestionnaires au stade de la conception du projet, au risque sinon de constater après la livraison que certaines erreurs auraient pu être évitées en prenant en compte leur avis.
¤ De clarifier les modalités de gestion futures du quartier, le “qui fait quoi et où”. L’opération introduit en effet des modifications dans la morphologie urbaine, dont les gestionnaires doivent tenir compte ; par ailleurs, il est indispensable que les investissements réalisés fassent l’objet d’une bonne gestion afin que leur pérennité soit assurée. Pour autant, les territoires d’intervention des différents gestionnaires ne doivent pas forcément coïncider avec les territoires de la résidentialisation, et il convient en la matière de se montrer pragmatique, en tenant compte du surcoût éventuel pour l’un des acteurs, de la répartition des responsabilités avant résidentialisation, etc. Des conventions de gestion peuvent être conclues entre les intervenants afin qu’ils interviennent sur les territoires les uns des autres. Ainsi sur le quartier Teisseire à Grenoble, la Ville s’est engagée par convention à subventionner les surcoûts de gestion : au-delà de
2 €/mois.lgt la première année, 3 € la seconde année,
4€ la troisième année.
Il peut également être intéressant d’accompagner les
habitants dans l’appropriation de la résidence. Ainsi toujours à Grenoble, le bailleur a créé un poste de chargé de
gestion des unités résidentielles, pour la mise en place et le suivi de comités de résidents à l’échelle de chaque unité résidentielle, afin d’encourager une dynamique participative de la part des locataires.
¤ De se donner, dans la mesure du possible, les moyens de réintervenir a posteriori pour ajuster les aménagements, corriger d’éventuelles erreurs ou oublis. Seul l’usage permettra en effet de juger de la pertinence des choix faits.
QUELQUES EXPÉRIENCES 42 St-ETIENNE MONTCHOVET 2020 La résidentialisation est un type d'opération de rénovation urbaine, apparue en France au début des années 1990. Elle est généralement vue comme une amélioration du cadre de vie des quartiers d'habitat social > Canteleu Cité verte, Ilot Dumas - Habitat 76 ............................ 18
> Corbeil-Essonnes, Les Tarterêts
Résidence Courbet-Delacroix - Logement Francilien.................. 24
> Dreux, Quartier de la Croix Tiénac - OPAC Habitat Drouais ........... 30
> Stains, Moulin Neuf - Immobilière 3F.................................... 36
> Vandœuvre les Nancy, Quartier de l’Etoile - Batigère .................. 42 twitter.com/Memoire2cite Montchovet, un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.
Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,
"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -
l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.
Type de média : Vidéo - Journal télévisé
Date de diffusion : 10 août 1983
Source : FR3 (Collection: JT FR3 Rhône Alpes )
Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Le Président
Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gaucheLa visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html Journaliste
Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François Mitterrand
Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État.(Silence), à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.
1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..
Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.
Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.
Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.
Beaulieu I: le projet d'urbanisme
Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-Clément
Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief. Un modèle de l'urbanisme des années 1950.
Beaulieu-Montchovet:
La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.
Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.
C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles.
La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:
- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955
- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959
- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.
- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971
Le quartier:
Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.
A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.
Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :
Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.
La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.
Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.
Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.
Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.
La crise du logement:
1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.
La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.
La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.
Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.
Une barre d’habitation innovante
A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.
Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.
Conception et réalisation d’un quartier entier
Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.
Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.
Un projet pharaonique
Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.
L’avis de l’architecte
De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -
- Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»
Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?
La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.
Que prévoit-on pour la reconstruction?
Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.
Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?
C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.
C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.
Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.
Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?
Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.
Cela paraît paradoxal, pour du logement social!
Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!
On croit rêver...
C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...
Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?
Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.
L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.
Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.
Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...
En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.
Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?
Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.
Pourquoi cette différence?
Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.
Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?
Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.
Dans quels domaines?
Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.
Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon.
Le futur Centre-Deux...
C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.
Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?
La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.
Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?
Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.
Culturellement, la ville est aussi très active...
Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.
La population comprend-elle cette volonté?
Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.
Photo 2, Fall 2011
My work is about the exploitation of women.
As you can see, I was influenced heavily by Barbara Kruger's work. Similar to her, I used bold text for a saying that is controversial and offensive. I want these to be offensive. These sayings are not necessarily my views but more of how society sometimes views women. I want my viewers to understand how it feels to be a woman. I myself am offended every day when I am told how to act, look, feel, and that I am being “unladylike”. It doesn’t feel good to see beautiful women everywhere you go bringing you down even more because apparently my peers don’t do that enough.
I am saddened that some women actually try to fit into the stereotypes and do whatever society tells them. I admit, I do some of them too. It’s a rough world trying to “fit” in. It also saddens that because I am not thin, don’t sleep around, don’t always look the prettiest, don’t suffice to a man, I feel like I don’t fit in or even to the point that I may not be considered a woman to some.
But I AM woman. I am strong. I am brave. I DO have the power to fight these stereotypes and be my own person. I hope you feel empowered by these images. Never forget, a woman brought you into this world. Appreciate that. We have the power and we are strong.
A 17 –year-old girl from Oldham who does not wish to be identified is working with Fixers the charity which campaigns for youth action to create a campaign warning others against sexual predators. Using her experiences of being groomed and exploited for sex she wants to warn others.
Her story was broadcast on ITV Granada. Please note the image is of an actor.
For more info, interviews etc contact communications@fixers.org.uk call 01962810970. Please credit Fixers when using this image.
On Display at the Monthly Northland Cruise Night in North Kansas City, Mo. on June 13, 2009.
For additional information on this vehicle, visit my web site at:
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On the platform.
Police have launched a two-day operation to protect the most vulnerable members of the community.
The initiative codenamed Operation Longford will see officers from across the Force and specialist units including traffic, tactical aid and the ANPR intercept teams take to the streets in a bid to target vulnerability in the community.
Some of the work as part of the days of action (Friday 29 to Saturday 30 May) will include visits to licensed premises, policing open spaces that attract youths and alcohol, takeaway enforcement, visit to shisha bars in addition to Metrolink and Child Sexual Exploitation (CSE) patrols.
Superintendent Craig Thompson operational lead said: “Safeguarding vulnerable people is an on-going priority for the Force which makes days of action like this so important. By having mechanisms in place and working alongside our partners we can ensure those at greater risk in our community are protected before the actions such as exploitation and abuse begin.
“As with our day to day policing we will also carry out enforcement work and will target offenders for a range of offences including, human trafficking, Child Sexual Exploitation (CSE*), antisocial behaviour and general criminality.”
As part of the operation officers from the City Centre Neighbourhood Policing Team and partners such as Manchester City Council, Greater Manchester Police and Crime Commissioner will launch the partnership Safe Haven scheme. It is a place of safety for anyone who is out and about in the city centre on a Friday or Saturday night and in need of help, support, a place of safety or a designated meeting point for when you lose your friends.
Superintendent Thompson added: “We want Operation Longford to show our community that their safety comes first and will always be our priority. We will make use of all of our disruption tactics to put a stop to criminals.”
For live updates from the operation follow #OpLongford from the GMP twitter accounts. You can find your local Twitter account by visiting: www.gmp.police.uk/socialmedia.
Melle was known already during Roman times, when silver and lead were mined here. The silver mines were exploited over hundreds of years, got forgotten and "rediscovered" in the 19th century. Today they are a tourist attraction. Melle was wealthy and the pilgrims, walking the Via Turonensis, passed through Melle on their way to Santiago, what brought even more money into town.
Churches were erected during the heydays of the pilgrimage. Three (!) Romanesque churches can still be found here. Melle must have been a large building site within the 12th century, with hundreds of construction worker and dozends of carvers.
Saint-Savinien is the oldest of the three Romanesque churches in Melle. It is as well the most austere church and the only one erected within the city walls in two stages in the 11th and the 12th century.
After the French Revolution, the building was used as a prison - upto 1926. Throughoutfully renovated in the 1960s, it serves for cultural events like concerts and exhibitions nowadays.
The western facade has some interesting, very rough, archaic carvings, what is a surprise. Master carvers worked on many places not far away (eg Aulnay), later even in Melle. .
Here the foliage-frieze is perfect, while the corbels and the deer in the background are a comparably simple.
My old 1984 Alembic Series II "Exploiter" bass. The circuit board controlling gain and hum balance shown here. Trim pots are accessed on the other side of the brass plate. That seems to be five Signetics NE5534AN opamps. I assume the top three are input gain for the two pickups and the hum balance pickup. Not sure about the bottom two. Maybe discreet output gain for the two pickups?
I had this bass built in the summer of 1984. The only options (besides the walnut/maple/purple heart construction) were a graphite "box" in the neck and a neck shaped like a Rickenbacker 4001 that I'd been very comfortable playing. This is still the most musical bass I've ever owned, but it also weighs so much that it's seen relatively little use.
BTW, don't you love the shade of green on that hum balance cable? It's kind of like that Seaspray Green that was an option for '57 Ford Thunderbirds. Or that Celeste Green that Ferrari uses sometimes. I love that color. It may well be my favorite color. And that's why I love my Alembic! OK, maybe I'm overstating the importance of that green wire. But it's a great color.
"Blue Cloud Scratch (21 July 2017) is an exciting new dance scratch night, showcasing works in progress from a diverse range of choreographers, and is curated by Blue Elephant Theatre and Cloud Dance Festival. Blue Cloud Scratch aims to encourage and provide emerging dance artists with opportunities to present their works in progress and receive feedback from audiences and peers".
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“Shivaangee Agrawal - This Junction
Mentoring by Choreographers Mayuri Boonham and Yachao Zhu.
Music by Ben Pearson.
I encountered life on those streets as an outsider. As I walked, I was sensitive to both the overwhelming visceral experience and the theft of my personal agency. I began to yield to the streets, and they unfolded for me. It became more difficult to distinguish the ugly from the beautiful, my reality from theirs. This is about fighting for space and finding my place amongst the native inhabitants of this urban chaos.
Shivaangee Agrawal is a Bharatanatyam dancer by training, currently studying contemporary technique, choreography and choreology at Trinity Laban Conservatoire of Music and Dance. Drawing on various artistic experiences from Tokyo to Bangalore, she aspires to exploit the nascent potential of Bharatanatyam to be a contemporary movement practice.”
Copyright of all above descriptions is reserved to Blue Elephant Theatre 2017.
The age of Carnival brought decadence to Venice and this was epitomized by Casanova – the most famous Venetian - and his love for women.
The exploitation rights for this text are the property of the Vienna Tourist Board. This text may be reprinted free of charge until further notice, even partially and in edited form. Forward sample copy to: Vienna Tourist Board, Media Management, Invalidenstraße 6, 1030 Vienna; media.rel@wien.info. All information in this text without guarantee.
Author: Andreas Nierhaus, Curator of Architecture/Wien Museum
Last updated January 2014
Architecture in Vienna
Vienna's 2,000-year history is present in a unique density in the cityscape. The layout of the center dates back to the Roman city and medieval road network. Romanesque and Gothic churches characterize the streets and squares as well as palaces and mansions of the baroque city of residence. The ring road is an expression of the modern city of the 19th century, in the 20th century extensive housing developments set accents in the outer districts. Currently, large-scale urban development measures are implemented; distinctive buildings of international star architects complement the silhouette of the city.
Due to its function as residence of the emperor and European power center, Vienna for centuries stood in the focus of international attention, but it was well aware of that too. As a result, developed an outstanding building culture, and still today on a worldwide scale only a few cities can come up with a comparable density of high-quality architecture. For several years now, Vienna has increased its efforts to connect with its historical highlights and is drawing attention to itself with some spectacular new buildings. The fastest growing city in the German-speaking world today most of all in residential construction is setting standards. Constants of the Viennese architecture are respect for existing structures, the palpability of historical layers and the dialogue between old and new.
Culmination of medieval architecture: the Stephansdom
The oldest architectural landmark of the city is St. Stephen's Cathedral. Under the rule of the Habsburgs, defining the face of the city from the late 13th century until 1918 in a decisive way, the cathedral was upgraded into the sacral monument of the political ambitions of the ruling house. The 1433 completed, 137 meters high southern tower, by the Viennese people affectionately named "Steffl", is a masterpiece of late Gothic architecture in Europe. For decades he was the tallest stone structure in Europe, until today he is the undisputed center of the city.
The baroque residence
Vienna's ascension into the ranks of the great European capitals began in Baroque. Among the most important architects are Johann Bernhard Fischer von Erlach and Johann Lucas von Hildebrandt. Outside the city walls arose a chain of summer palaces, including the garden Palais Schwarzenberg (1697-1704) as well as the Upper and Lower Belvedere of Prince Eugene of Savoy (1714-22). Among the most important city palaces are the Winter Palace of Prince Eugene (1695-1724, now a branch of the Belvedere) and the Palais Daun-Kinsky (auction house in Kinsky 1713-19). The emperor himself the Hofburg had complemented by buildings such as the Imperial Library (1722-26) and the Winter Riding School (1729-34). More important, however, for the Habsburgs was the foundation of churches and monasteries. Thus arose before the city walls Fischer von Erlach's Karlskirche (1714-39), which with its formal and thematic complex show façade belongs to the major works of European Baroque. In colored interior rooms like that of St. Peter's Church (1701-22), the contemporary efforts for the synthesis of architecture, painting and sculpture becomes visible.
Upgrading into metropolis: the ring road time (Ringstraßenzeit)
Since the Baroque, reflections on extension of the hopelessly overcrowed city were made, but only Emperor Franz Joseph ordered in 1857 the demolition of the fortifications and the connection of the inner city with the suburbs. 1865, the Ring Road was opened. It is as the most important boulevard of Europe an architectural and in terms of urban development achievement of the highest rank. The original building structure is almost completely preserved and thus conveys the authentic image of a metropolis of the 19th century. The public representational buildings speak, reflecting accurately the historicism, by their style: The Greek Antique forms of Theophil Hansen's Parliament (1871-83) stood for democracy, the Renaissance of the by Heinrich Ferstel built University (1873-84) for the flourishing of humanism, the Gothic of the Town Hall (1872-83) by Friedrich Schmidt for the medieval civic pride.
Dominating remained the buildings of the imperial family: Eduard van der Nüll's and August Sicardsburg's Opera House (1863-69), Gottfried Semper's and Carl Hasenauer's Burgtheater (1874-88), their Museum of Art History and Museum of Natural History (1871-91) and the Neue (New) Hofburg (1881-1918 ). At the same time the ring road was the preferred residential area of mostly Jewish haute bourgeoisie. With luxurious palaces the families Ephrussi, Epstein or Todesco made it clear that they had taken over the cultural leadership role in Viennese society. In the framework of the World Exhibition of 1873, the new Vienna presented itself an international audience. At the ring road many hotels were opened, among them the Hotel Imperial and today's Palais Hansen Kempinski.
Laboratory of modernity: Vienna around 1900
Otto Wagner's Postal Savings Bank (1903-06) was one of the last buildings in the Ring road area Otto Wagner's Postal Savings Bank (1903-06), which with it façade, liberated of ornament, and only decorated with "functional" aluminum buttons and the glass banking hall now is one of the icons of modern architecture. Like no other stood Otto Wagner for the dawn into the 20th century: His Metropolitan Railway buildings made the public transport of the city a topic of architecture, the church of the Psychiatric hospital at Steinhofgründe (1904-07) is considered the first modern church.
With his consistent focus on the function of a building ("Something impractical can not be beautiful"), Wagner marked a whole generation of architects and made Vienna the laboratory of modernity: in addition to Joseph Maria Olbrich, the builder of the Secession (1897-98) and Josef Hoffmann, the architect of the at the western outskirts located Purkersdorf Sanatorium (1904) and founder of the Vienna Workshop (Wiener Werkstätte, 1903) is mainly to mention Adolf Loos, with the Loos House at the square Michaelerplatz (1909-11) making architectural history. The extravagant marble cladding of the business zone stands in maximal contrast, derived from the building function, to the unadorned facade above, whereby its "nudity" became even more obvious - a provocation, as well as his culture-critical texts ("Ornament and Crime"), with which he had greatest impact on the architecture of the 20th century. Public contracts Loos remained denied. His major works therefore include villas, apartment facilities and premises as the still in original state preserved Tailor salon Knize at Graben (1910-13) and the restored Loos Bar (1908-09) near the Kärntner Straße (passageway Kärntner Durchgang).
Between the Wars: International Modern Age and social housing
After the collapse of the monarchy in 1918, Vienna became capital of the newly formed small country of Austria. In the heart of the city, the architects Theiss & Jaksch built 1931-32 the first skyscraper in Vienna as an exclusive residential address (Herrengasse - alley 6-8). To combat the housing shortage for the general population, the social democratic city government in a globally unique building program within a few years 60,000 apartments in hundreds of apartment buildings throughout the city area had built, including the famous Karl Marx-Hof by Karl Ehn (1925-30). An alternative to the multi-storey buildings with the 1932 opened International Werkbundsiedlung was presented, which was attended by 31 architects from Austria, Germany, France, Holland and the USA and showed models for affordable housing in greenfield areas. With buildings of Adolf Loos, André Lurçat, Richard Neutra, Gerrit Rietveld, the Werkbundsiedlung, which currently is being restored at great expense, is one of the most important documents of modern architecture in Austria.
Modernism was also expressed in significant Villa buildings: The House Beer (1929-31) by Josef Frank exemplifies the refined Wiener living culture of the interwar period, while the house Stonborough-Wittgenstein (1926-28, today Bulgarian Cultural Institute), built by the philosopher Ludwig Wittgenstein together with the architect Paul Engelmann for his sister Margarete, by its aesthetic radicalism and mathematical rigor represents a special case within contemporary architecture.
Expulsion, war and reconstruction
After the "Anschluss (Annexation)" to the German Reich in 1938, numerous Jewish builders, architects (female and male ones), who had been largely responsible for the high level of Viennese architecture, have been expelled from Austria. During the Nazi era, Vienna remained largely unaffected by structural transformations, apart from the six flak towers built for air defense of Friedrich Tamms (1942-45), made of solid reinforced concrete which today are present as memorials in the cityscape.
The years after the end of World War II were characterized by the reconstruction of the by bombs heavily damaged city. The architecture of those times was marked by aesthetic pragmatism, but also by the attempt to connect with the period before 1938 and pick up on current international trends. Among the most important buildings of the 1950s are Roland Rainer's City Hall (1952-58), the by Oswald Haerdtl erected Wien Museum at Karlsplatz (1954-59) and the 21er Haus of Karl Schwanzer (1958-62).
The youngsters come
Since the 1960s, a young generation was looking for alternatives to the moderate modernism of the reconstruction years. With visionary designs, conceptual, experimental and above all temporary architectures, interventions and installations, Raimund Abraham, Günther Domenig, Eilfried Huth, Hans Hollein, Walter Pichler and the groups Coop Himmelb(l)au, Haus-Rucker-Co and Missing Link rapidly got international attention. Although for the time being it was more designed than built, was the influence on the postmodern and deconstructivist trends of the 1970s and 1980s also outside Austria great. Hollein's futuristic "Retti" candle shop at Charcoal Market/Kohlmarkt (1964-65) and Domenig's biomorphic building of the Central Savings Bank in Favoriten (10th district of Vienna - 1975-79) are among the earliest examples, later Hollein's Haas-Haus (1985-90), the loft conversion Falkestraße (1987/88) by Coop Himmelb(l)au or Domenig's T Center (2002-04) were added. Especially Domenig, Hollein, Coop Himmelb(l)au and the architects Ortner & Ortner (ancient members of Haus-Rucker-Co) by orders from abroad the new Austrian and Viennese architecture made a fixed international concept.
MuseumQuarter and Gasometer
Since the 1980s, the focus of building in Vienna lies on the compaction of the historic urban fabric that now as urban habitat of high quality no longer is put in question. Among the internationally best known projects is the by Ortner & Ortner planned MuseumsQuartier in the former imperial stables (competition 1987, 1998-2001), which with institutions such as the MUMOK - Museum of Modern Art Foundation Ludwig, the Leopold Museum, the Kunsthalle Wien, the Architecture Center Vienna and the Zoom Children's Museum on a wordwide scale is under the largest cultural complexes. After controversies in the planning phase, here an architectural compromise between old and new has been achieved at the end, whose success as an urban stage with four million visitors (2012) is overwhelming.
The dialogue between old and new, which has to stand on the agenda of building culture of a city that is so strongly influenced by history, also features the reconstruction of the Gasometer in Simmering by Coop Himmelb(l)au, Wilhelm Holzbauer, Jean Nouvel and Manfred Wehdorn (1999-2001). Here was not only created new housing, but also a historical industrial monument reinterpreted into a signal in the urban development area.
New Neighborhood
In recent years, the major railway stations and their surroundings moved into the focus of planning. Here not only necessary infrastructural measures were taken, but at the same time opened up spacious inner-city residential areas and business districts. Among the prestigious projects are included the construction of the new Vienna Central Station, started in 2010 with the surrounding office towers of the Quartier Belvedere and the residential and school buildings of the Midsummer quarter (Sonnwendviertel). Europe's largest wooden tower invites here for a spectacular view to the construction site and the entire city. On the site of the former North Station are currently being built 10,000 homes and 20,000 jobs, on that of the Aspangbahn station is being built at Europe's greatest Passive House settlement "Euro Gate", the area of the North Western Railway Station is expected to be developed from 2020 for living and working. The largest currently under construction residential project but can be found in the north-eastern outskirts, where in Seaside Town Aspern till 2028 living and working space for 40,000 people will be created.
In one of the "green lungs" of Vienna, the Prater, 2013, the WU campus was opened for the largest University of Economics of Europe. Around the central square spectacular buildings of an international architect team from Great Britain, Japan, Spain and Austria are gathered that seem to lead a sometimes very loud conversation about the status quo of contemporary architecture (Hitoshi Abe, BUSarchitektur, Peter Cook, Zaha Hadid, NO MAD Arquitectos, Carme Pinós).
Flying high
International is also the number of architects who have inscribed themselves in the last few years with high-rise buildings in the skyline of Vienna and make St. Stephen's a not always unproblematic competition. Visible from afar is Massimiliano Fuksas' 138 and 127 meters high elegant Twin Tower at Wienerberg (1999-2001). The monolithic, 75-meter-high tower of the Hotel Sofitel at the Danube Canal by Jean Nouvel (2007-10), on the other hand, reacts to the particular urban situation and stages in its top floor new perspectives to the historical center on the other side.
Also at the water stands Dominique Perrault's DC Tower (2010-13) in the Danube City - those high-rise city, in which since the start of construction in 1996, the expansion of the city north of the Danube is condensed symbolically. Even in this environment, the slim and at the same time striking vertically folded tower of Perrault is beyond all known dimensions; from its Sky Bar, from spring 2014 on you are able to enjoy the highest view of Vienna. With 250 meters, the tower is the tallest building of Austria and almost twice as high as the St. Stephen's Cathedral. Vienna, thus, has acquired a new architectural landmark which cannot be overlooked - whether it also has the potential to become a landmark of the new Vienna, only time will tell. The architectural history of Vienna, where European history is presence and new buildings enter into an exciting and not always conflict-free dialogue with a great and outstanding architectural heritage, in any case has yet to offer exciting chapters.
Info: The folder "Architecture: From Art Nouveau to the Presence" is available at the Vienna Tourist Board and can be downloaded on www.wien.info/media/files/guide-architecture-in-wien.pdf.
Exploitant : Transdev TVO
Réseau : R'Bus (Argenteuil)
Ligne : 9
Lieu : Gare d'Argenteuil (Argenteuil, F-95)
Lien TC Infos : tc-infos.fr/id/8477
Finally uploading some analog goodness after a couple months absence. This Fomapan 400 shot in my Pentax K1000 went though a cycle in my dishwasher (cool dry) and then was developed in HC-110.
Exploitant : Transdev TVO
Réseau : R'Bus (Argenteuil)
Ligne : 7
Lieu : Gare d'Argenteuil (Argenteuil, F-95)
Lien TC Infos : tc-infos.fr/id/35161
This exhibition shows slavery still exists through prostitution, trafficking, exploiting illegal immigrants and other cheap labour.
Exploitant : Transdev STRAV
Réseau : Marne et Seine
Ligne : B
Lieu : Créteil – Préfecture du Val de Marne (Créteil, F-94)
Lien TC Infos : tc-infos.fr/id/52784
Exploiting f/1.8 DOF while testing for the first time the Nikon 50mm f/1.8 AF-S. This one was taken in Puerto Madero and the rest in Buenos Aires downtown.
ROMA ARCHEOLOGIA e RESTAURO ARCHITETTURA 2020: Adriano La Regina, "The grandest archaeological project since Mussolini’s time has required a special, bureaucracy-defeating agreement.' The Art Newspaper # 86 (November 1998); "In 1993 Rome’s town council began preparing for the Millennium. The debate has been over how much to alter Mussolini’s propagandistic exploitation of imperial remains." The Art Newspaper. # 71 (June 1997) & Via dei Fori Imperiali, dalla pedonalizzazione al sogno: «Smantelliamo quella strada». Reporter Nuovo (Apr 11, 2017). wp.me/pbMWvy-if
1). ROME - The grandest archaeological project since Mussolini’s time has required a special, bureaucracy-defeating agreement
Where archaeology becomes power. The Art Newspaper 86 (November 1998).
It is a mark of the persuasiveness of the deputy prime minister in the last Italian government, Walter Veltroni, who also doubled as the nation’s minister of culture, that the grandest archaeological project to be undertaken in Italy in the last fifty years is passing virtually without sniping in mainstream newspapers and is being hailed by the specialist press with a range of superlatives unseen since Mussolini effectively enforced censorship of the nation’s newspapers.
The most politically sensitive archaeological area in Italy, the excavated ancient fora, which occupy a vast sector of central Rome, is now being overhauled.
In antiquity the fora served as the political and administrative centres of Republican and then imperial power. With the fall of empire, the fora were abandoned and largely built over until Mussolini undertook a vast programme of excavation in 1932.
First, he relegated hundreds of inhabitants to the outskirts of the city; then he personally supervised the demolition of all the residential buildings and churches that stood in the way.
An army of archaeologists was mobilised to resurrect the vestiges of Rome’s greatness. Working day and night they uncovered more of ancient Rome than the world of post-antiquity had ever seen. But in 1932 two-thirds of the newly excavated remains were submerged in cement by Mussolini’s Via dell’Impero which connects Piazza Venezia, the centre of Fascist administration where Mussolini had his offices, with the Colosseum. The Via dell’Impero was used to stage spectacular processions of Fascist soldiers against the backdrop of Roman ruins, labouring the continuity between the military might of ancient and modern Rome.
No other archaeological project has been so hotly contested in Italy in the last twenty years as the question of what to do with the ancient fora. Archaeologists have persistently called for the demolition of Mussolini’s road, renamed the Via dei Fori Imperiali after World War II. It slashes diagonally through the right-angle arrangement of the fora, making the excavated remains at its fringes difficult to interpret. But the road carries much of central Rome’s traffic which makes its demolition virtually impossible.
Proposals floated in the Eighties to excavate the vast unexplored areas on the fringes of the Via dei Fori Imperiali were rejected or endorsed by politicians according to their allegiances. Francesco Rutelli, Mayor of Rome for the last five years, has been an enthusiastic supporter of excavations, but until last year his plans have been scuppered by political opponents.
Excavations are now underway to connect the ancient remains on either side of Mussolini’s road, as part of Italy’s plans for the Jubilee in the year 2000 (The Art Newspaper, No.81, May 1998, pp.34-36). The road itself was built on a sequence of arches which support its weight. If all goes according to plan, by the year 2000 these underlying arches will be excavated and will remain exposed, turning the Via dei Fori Imperiali into an elevated structure resembling an ancient aqueduct. Visitors will then be able to walk through the arches underneath the road as they visit the vast archaeological park that is to be created.
Extensive excavations are underway at Caesar’s Forum where an extra third is to be excavated by 2000. The visible area around the Temple of Peace will increase sevenfold, while an extra 50% of Trajan’s Markets will come to light.
By autumn 1999, an archaeological pathway will lead visitors to the recently uncovered monuments and sites. The main entrances to this pathway will be created at Trajan’s Markets and at the Clivius Argentarium, the Roman road which ran between the Capitol and the Quirinal Hills.
The remains of the Basilica Ulpia, where the Romans administered justice, are to have their own museum built around them. The cellars of medieval buildings and ancient water pipes, unearthed during recent excavations, will be used as underground pedestrian routes between Trajan’s Forum and Caesar’s Forum. The latter is to be re-connected to Nerva’s Forum through the cellars of medieval buildings and a stretch of the Cloaca Massima, the Republican drainage system which served a great portion of the city.
The planned network of pedestrian routes may change as work proceeds. It will probably be on several levels, some at street level, others underground. Via Alessandrina, all that remains of the sixteenth-century centre dismantled during the Fascist period, will eventually be demolished. An international competition may be launched for the reorganisation of some areas.
To prepare for the two million annual visitors expected, information points are to be built along the pedestrian paths as part of a larger multimedia information system.
This vast urban excavation project, which entails the almost total reconstitution of the ancient city in a modern setting, would never have been possible if the bureaucratic obstruction that turns many a public project in Italy into a Herculean task had not been bypassed. The situation in this case might be aggravated by the shared jurisdiction over the area between the government and the city of Rome. An agreement is now being drawn up between the leaders of the various bodies responsible for the project: the Soprintendente, Adriano la Regina; his colleague from the City of Rome, Eugenio La Rocca, and Mario Serio from the ministry of culture. The agreement is designed to simplify the decision-making process and to guarantee sustained funding for the project. The first phase of the project is expected to cost L19 billion (£6.8 million; $11.5 million).
Fonte / source:
--- The Art Newspaper 86 (November 1998).
www.theartnewspaper.com/archive/the-archaeology-of-power
2). ROME - In 1993 Rome’s town council began preparing for the Millennium. The debate has been over how much to alter Mussolini’s propagandistic exploitation of imperial remains. The Art Newspaper 71 (June 1998).
ROME - Almost 2,000 years ago, the first Roman emperor, Augustus, proclaimed his power through an impressive building programme designed to transform his capital from “brick into marble”.
In the 1930s, Mussolini grasped the propaganda potential of Rome’s imperial architecture in a huge archaeological programme that had less to do with the recovery and preservation of antiquity than with fostering an apparent continuity between the imperial city and Fascist Rome.
Now, the mayor of Rome, Francesco Rutelli, and his Partito Democratico della Sinistra (Democratic Party of the Left) council, have endorsed a major scheme in the run-up to the Millennium that will go a long way towards erasing Mussolini’s mark on the city.
In a project that has been described by its supervisor, Professor Eugenio La Rocca, as “every archaeologist’s dream”, the imperial fora of Augustus, Vespasian, Nerva and Trajan, built in antiquity to serve as the political and commercial heart of the city, are to be excavated as far as is possible without disrupting the modern city. Ongoing excavations on the Forum of Nerva have already yielded rich finds from every era of the city’s history.
At the turn of the century, the archaeologist Corrado Ricci focused on the visible parts of Trajan’s Markets, the Forum of Augustus and a small area of the Forum of Nerva, all of them partially visible in the courtyards and cellars of a sixteenth-century residential area. At that time archaeological excavation was not contemplated because the area was densely populated.
Enter Mussolini and his team of archaeologists in 1931. In his eagerness to excavate the fora, three churches, eleven streets, and a hill of Renaissance villas and gardens, were demolished.
Having excavated the imperial fora, Mussolini covered two-thirds of the remains under a thirty-metre wide coat of asphalt to create the Via dell’Impero (today known as the Via dei Fori Imperiali). The street connects the Colosseum—the monument that popular imagination most associates with imperial Rome—to Piazza Venezia, the administrative and ritual heart of Fascist Italy, where Mussolini had his headquarters. On this road, against the backdrop of imperial ruins, isolated from their surroundings and framed by empty space, spectacular processions of Fascist soldiers laboured the connection between Italy’s imperial heritage and its Fascist rulers.
Excavation of the fora has been debated for the last fifteen years, with political ideologies often dictating archaeological proposals. Some advocated the total demolition of Mussolini’s Via dei Fori Imperiali, but in Dr La Rocca’s opinion this would have brought Rome’s traffic to a standstill and it was preferred instead to excavate the empty space framing the monuments to either side of Mussolini’s great road. Archaeological walkways will lead the public through the ruins and new museums will display discovered material.
The work is part of the mayor’s “Capital Rome” project launched in 1993 in run up to the Millennium. L19 billion (£6.9 million; $10.9 million) of the L30 billion (£10.8 million; $17.4 million) to be spent on the project were released in February.
The Ara Pacis: out goes Facism, in comes Richard Meier
If the necessary funds are made available, Millennium preparations will include new housing for the Ara Pacis Augustae. Richard Meier, the American architect whose work includes the Museum of Contemporary Art in Barcelona and who is also working on the new Getty complex, was asked to submit designs for a new structure to enclose the monument. The Ara Pacis—the altar of piece—is a marble altar dedicated in 9 BC by Augustus, to celebrate the peace following his victory at Actium in 31 BC. The walls are decorated in high relief with scenes illustrating the founding of Rome and the rise of the Julio-Claudian dynasty. In 1938 a new technique that permitted freezing the soil of the marshy site was employed to recover all possible fragments and the monument was reassembled. It was enclosed in a larger structure made of concrete and glass on the outer walls of which Mussolini chose to inscribe the Res Gestae . The Res Gestae—an autobiographical account of Augustus’s achievements as emperor, including detailed description of his building projects—was translated, exported and inscribed on temple walls throughout the Roman empire. For Mussolini it became the sacred precedent of Italian imperialism and justification for his dreams of a new Italian Empire. Pending the allocation of funds, the Fascist building is to be replaced by a new structure large enough to house a small museum.
Fonte / source:
--- The Art Newspaper 71 (June 1998).
www.theartnewspaper.com/archive/the-archaeology-of-power
3). ROMA - Via dei Fori Imperiali, dalla pedonalizzazione al sogno: «Smantelliamo quella strada».
Reporter Nuovo / You-tube (Apr 11, 2017).
Adriano La Regina, ex soprintendente ai beni culturali di Roma, rilancia l'idea di rimuovere la strada voluta da Mussolini e creare il parco archeologico più grande al mondo. L'ex sindaco Marino: «Siano gli archeologi a valutare il progetto»
Fonte / source:
--- Reporter Nuovo / You-tube (Apr 11, 2017).
www.youtube.com/watch?v=0k5h6CRiGwg
Additional photographs in:
--- "Roma e le automobili (1975)," In questa serie di fotografie troviamo alcune istantanee che ci mostrano la presenza di automobili nelle principali piazze e vie, ma anche luoghi iconici e meravigliosi della capitale. ROMA IERI OGGI (05/2020).
mémoire2cité - Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 . Ce quartier est né des programmes de grands ensembles mis en œuvre à partir des années 1950 afin de réduire la pénurie de logements. La mairie choisit donc de développer un quartier moderne 4 600 logements en HLM pour pouvoir loger plus de 30 000 habitants avec des loyers modérés dans des bâtiments modernes. Ce quartier avait comme emblème un des plus grands immeubles d’Europe surnommé la Muraille de Chine qui était visible depuis l’autoroute. Ce quartier s’est construit en quatre tranches : Beaulieu I (Beaulieu) de 1953 à 1955 ; Beaulieu II (La Marandinière) en 1959 ; Beaulieu III (Montchovet) en 1964 ; Beaulieu IV (La Palle) en 1971. Il est aujourd’hui en profonde mutation avec un programme de renouvellement urbain qui prévoit la démolition de plus 1000 logements et la reconstruction de 250. Bâtiments spécifiques : CHPL (Centre Hospitalier Privé de la Loire) qui remplace la Muraille de Chine ; Ecole Nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne Un modèle de l'urbanisme des années 1950.
Beaulieu-Montchovet: La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles. Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :
www.ina.fr/video/LXF99004401 .
Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.
Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.François Mitterrand / Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Thèmes : Grands travaux et grands projets
Le Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986 Éclairage
Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche.La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html Journaliste
Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François Mitterrand
Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État., à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.
1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..
Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.
Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.
Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.
Beaulieu I: le projet d'urbanisme
Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-Clément
Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief.
La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:
- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955
- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959
- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.
- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971
Le quartier:
Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.
A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.
Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :
Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.
La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.
Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.
Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.
Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.La crise du logement:
1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.
La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.
La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.
Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.
Une barre d’habitation innovante
A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.
Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.
Conception et réalisation d’un quartier entier
Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.
Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.Un projet pharaonique
Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.L’avis de l’architecte
De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -
Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?
La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.Que prévoit-on pour la reconstruction?Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.
Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.Cela paraît paradoxal, pour du logement social!
Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!On croit rêver...
C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.Pourquoi cette différence?
Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.Dans quels domaines?Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon. Le futur Centre-Deux...
C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.
Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?
La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.
Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?
Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.
Culturellement, la ville est aussi très active...
Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.
La population comprend-elle cette volonté?
Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.Le chantier de l'autoroute de Saint Etienne 01 nov. 1965, la video içi www.ina.fr/video/LXC9610041788 - ST-Etienne,Montchovet (Beaulieu III) "la Muraille de Chine" construction 1962-1964, architecte HUR/FARRAT/GOUYON.
Rappelez vous...Aout 1983, François Mitterand, se déplace incognito à la Muraille de Chine à Saint-Etienne. Quelques mois plus tard, la grande réhabilitation de cette barre d’habitation sera lancée.
& le 24 octobre 1987 : visite officielle à Saint-Etienne. Il retourne à La Muraille de Chine pour constater les travaux. Le même jour il se rendra à Saint-Chamond et Roanne.
« En 1983, le président s’est rendu à Montchovet à l’improviste »
François Mitterrand est venu une première à Montchovet en 1983 incognito. Pourquoi une telle démarche ?
C’est l’architecte Roland Castro qui a convaincu le président d’aller dans des quartiers populaires. Son but était de lui montrer où vivaient les gens à cette époque et qu’il fallait entreprendre un programme de rénovation.
François Mitterrand m’a appelé et m’a dit d’organiser trois ou quatre » descentes » sur le terrain mais le président ne voulait ni policiers, ni gendarmes. Il m’a simplement demandé d’avertir, par correction, le préfet une fois arrivé. C’était d’ailleurs le meilleur gage de sécurité car lorsque vous n’êtes pas attendu, il n’y a pas de risques. Nous sommes donc allés à Saint-Etienne à Montchovet, aux Minguettes à Lyon, dans le 93.. et, à chaque fois, à l’improviste
> Quelle a été la réaction des habitants ?
Ils étaient très étonnés de croiser le président de la République dans leur cage d’escaliers ! Partout, nous avons reçu un accueil très chaleureux.
Nous étions quatre : le président, Roland Castro, un policier et moi-même. Je me souviens qu’aux Minguettes, le président a été invité par une famille pour boire le thé. Les habitants étaient très heureux que le président s’intéresse à eux.
> Comment François Mitterrand a-t-il réagi en voyant la vie de ses quartiers ?Il était fasciné. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était, pour lui, une découverte mais il était un rural et le fait de se confronter à la vie de ces gens qui vivaient dans de grandes barres fut enrichissant.> Ces visites impromptues ont-elles été suivies d’effets ?Oui car la mission Banlieues 89 est née de ces visites de terrain. Ce fut d’ailleurs la naissance de la politique de la ville.> En 1987, cette fois, la visite fut officielle
Exploitant : Cars Lacroix
Réseau : Valoise
Ligne : 95-19
Lieu : Gare d'Argenteuil (Argenteuil, F-95)
Lien TC Infos : tc-infos.fr/id/24578
Exploitant : Transdev TVO
Réseau : R'Bus (Argenteuil)
Ligne : 3
Lieu : Pont de Bezons (Bezons, F-95)
Lien TC Infos : tc-infos.fr/id/27679
Exploitant : Transdev Conflans
Réseau : Navette Substitution SNCF Île-de-France
Ligne : Navette Transilien J
Lieu : Gare d'Argenteuil (Argenteuil, F-95)
Lien TC Infos : tc-infos.fr/id/29096
Zeshan Abdul-Shakoor, 13 years old, walk on the street near to his center in Lahore city the capital of Punjab province, Pakistan. Lives in a shelter in Lahore with up to 20 other children. His basic needs are met, but he faces a sometimes-abusive environment and he doesn't like it there. He currently works at a billiard parlour for up to 12 hours a day, earning just over 50 cents a day. Customers sometimes verbally abuse him. He went to live with relatives on the death of his father and later ended up on the streets. On the streets, Zeshan has faced abuse and exploitation.One of the highlights for Zeshan was attending a UNICEF-supported Child Protection Centre last year, where the staff was caring and compassionate, and he learned valuable life skills and had a chance to be a child. Unfortunately the centre had to close due to lack of funding.Zeshan is not happy with his life and would like to be back with his family and living in a better environment. Zeshan is not currently going to school, but liked going to school.
For more information about 'The State of the World's Children 2012: Children in an Urban World' please visit www.unicef.org/sowc/index_61804.html
09 February 2012
© UNICEF Pakistan/2011/Asad Zaidi
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www.facebook.com/unicefpakistan
www.twitter.com/Memoire2cite le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME @ S’imaginer Paris et le Grand Paris @ URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur 50ans.apur.org/#intro @ Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ".où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire. Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique.
www.twitter.com/Memoire2cite LES GRANDS ENSEMBLES @ L EXEMPLE DE DIJON «LE BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE»Sylvain TABOURY, sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles.
Co-auteur avec Karine Gougerot, photographe, de Billardon, histoire d’un grand ensemble, paru aux éditions Créaphis en 2004. Texte communiqué à partir de la rencontre-débat du 20 mai 2005 Organisée par le Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne en partenariat avec Maison de Banlieue et de l’Architecture, le CAUE 91 et CINEAM
dans le cadre de l’exposition «Des ensembles assez grands: mémoire et projets en Essonne».
Cet ouvrage retrace l’histoire de la cité Jean-Billardon, barre de 14 étages et de 250 logements, à Dijon, premier grand ensemble de la ville, construit entre 1953 et 1955, démoli en 2003. Sélectionné parmi les immeubles significatifs de l’architecture du XXe siècle par la direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la Culture, Billardon était un symbole incontournable de l’histoire du quartier des Grésilles et de l’agglomération dijonnaise, ainsi qu’un formidable témoin de l’architecture novatrice de l’après-guerre. Sollicités par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne (Drac) et par l’Office public d’aménagement et de construction de Dijon (Opac), dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain (ORU) du quartier des Grésilles, nous avons collecté et rassemblé, de janvier à juillet 2003, les traces de cette histoire, les archives, mais aussi les témoignages, recomposant des trajectoires familiales, professionnelles, des documents iconographiques et sonores. La restitution auprès des habitants et des partenaires du projet en octobre 2004, accompagnée d’une table ronde avec différents intervenants et acteurs du quartier, a été un moment fort, inscrit dans le processus de transformation engagé sur le quartier des Grésilles. Une exposition, intitulée «Mémoires de Billardon, fragments de vies», a également été présentée dans les locaux prestigieux du musée de la Vie bourguignonne de Dijon, du 14 octobre 2004 au 31 janvier 2005.Garder une trac De fait, la démolition de la Cité Billardon, le 4 juillet 2003, restera sans aucun doute un événement sensible dans la mémoire de nombre d’habitants de l’agglomération dijonnaise. Cette barre fut la première construction d’un tout nouveau quartier – le quartier des Grésilles –, à Dijon, où près de 4000 logements ont été construits Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne entre 1953 et 1966 – 14970 habitants en 1968, 8263 en 2003 – sur un terrain agricole demeuré nu, à l’est du territoire communal. Les 14 étages et 250 logements de l’immeuble, élevés au milieu des champs et des jardins familiaux, où un écriteau «Chasse interdite» était encore visible quelques années auparavant, faisaient alors l’admiration des très nombreux badauds venus visiter cette toute nouvelle Cité radieuse, construite tel un
Meccano de béton et d’acier.
« Immeuble révolutionnaire», «Meccano géant à l’échelle du monde moderne», les titres de la presse de l’époque donnent un aperçu de l’impact national et international de l’événement. «Des visiteurs étaient venus de toute la France et même de l’étranger, jeter un coup d’œil au chantier», rappelait un article de la presse locale le jour de la démolition.
Cette « barre » de 14 étages et de 250 logements, desservis par des coursives placées tous les trois niveaux, était une déclinaison appauvrie du modèle de la Cité radieuse du Corbusier, inaugurée le 14 octobre 1952. Les appartements étaient de deux types: les uns de deux et trois pièces,
situés dans les ailes, de disposition traditionnelle, orientés au sud et pourvus de loggias; les autres, de cinq pièces, situés au centre du bâtiment, du type
« duplex ». Huit espaces commerciaux avaient été aménagés en rez-dechaussée. Cependant, en dépit des ressemblances et de la qualité architecturale de l’édifice, l’immeuble n’était pas une unité d’habitation au sens où Le Corbusier l’entendait. L’originalité de la Cité Billardon tient en réalité au procédé constructif qui fut utilisé lors de son édification. Elle fut la toute première à expérimenter en France le procédé de préfabrication Estiot, réutilisé par la suite pour la construction de plusieurs grands ensembles, comme le Noyer-Renard à AthisMons, la Cité des 4000 à la Courneuve, la Grâce-de-Dieu à Caen, la Croixdes-Oiseaux et Champ-Fleury à Avignon, le Gros Buisson à Épinay, SainteBarbe à Metz, le Haut-du-Lièvre à Nancy, les tours du Lancy à Genève ou encore des bâtiments d’habitation à Alger. Le mode constructif, repris sur celui des gratte-ciel américains, associait l’acier en ossature et le béton en pré-enrobage avec une majeure partie réalisée en atelier. Le procédé donnait des résultats évidents: précision remarquable, rapidité d’exécution, peu ou pas d’installations de chantier – suppression des coffrages, des étayages, des échafaudages – et surtout économie considérable de main-d’œuvre. Il s’agissait des prémices d’industrialisation dite lourde du bâtiment. Forte de cette première expérience, la commune avait ensuite réalisé deux autres cités de même type, Épirey, puis Lochères. Mais le modèle de Billardon fut perverti: dans une logique de réduction des coûts de production et de rapidité d’exécution, tous les espaces peu productifs comme les logements en duplex, les cellules commerciales, ou les très grands halls, ont été supprimés. Les deux cités comprennent 348 logements, relativement mal desservis et sans attrait, des petits logements sur un seul niveau La démolition de Billardon n’a donc évidemment pas la même signification, Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne ni les mêmes conséquences que celles d’Épirey ou des Lochères, déjà démolies en 1992 et 2000. Cet immeuble possédait une fonction symbolique incontestable, une place à part dans la vie des résidents qui s’y sont succédé, comme dans la mémoire des habitants du quartier. Les récits que nous avons pu recueillir auprès d’une trentaine d’anciens résidents de l’immeuble nous offrent différentes représentations de l’histoire de
Billardon, et des personnes qui y ont vécu ou travaillé d’avril 1955 à décembre 2002.
Les témoignages des plus anciens, arrivés parmi les premiers, en 1955, répondent aux histoires des plus jeunes, derniers occupants du rafiot, aujourd’hui démoli. Ils sont venus d’horizons divers, de Côte-d’Or, de Bretagne, d’Alsace, de la région parisienne, du Maroc, d’Algérie, du Portugal, du Cambodge ou d’ailleurs et leurs paroles traduisent l’enracinement profond de leurs souvenirs de Billardon, que certains n’auraient jamais voulu quitter. Bien sûr, la mémoire n’est pas «objective». Le discours s’élabore toujours à partir d’un présent et la disparition engendre certainement une nostalgie conduisant à magnifier les bons moments et à tempérer les plus pénibles. Mais en faisant imploser Billardon, c’est bien tout un pan de leur vie que l’on a réduit en poussière. Chaque témoin traduit avec ses mots ces petits faits de la vie quotidienne, souvent jugés sans importance, petits riens ou traumatismes, anecdotes ou événements tragiques, qui ont marqué leur sensibilité.« Une verrue dans le quartier»C’est pour ces différentes raisons esthétiques, historico-culturelles – témoignage de l’histoire des villes – et socio-symboliques – mémoire des hommes – que la Direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la
Culture avait décidé de répertorier la Cité Billardon parmi les immeubles représentatifs de l’architecture du XXe siècle. L’immeuble avait reçu le label
«Patrimoine du XXe siècle» à la fin des années 1990.
Or, ce processus de «patrimonialisation» était inconcevable pour de nombreuses personnalités locales, voire de nombreux habitants du quartier.
Stigmatisé comme une «verrue» dans le quartier, l’immeuble était devenu un véritable cauchemar: dégradations, violence, difficultés et «mal-vivre» constituaient le quotidien de locataires excédés, souvent «assignés à résidence».
Bagarres, agressions, cambriolages, drogue, vitres brisées, ascenseurs en panne, alimentaient manchettes de journaux et témoignages, décrivant le naufrage d’un immeuble à la dérive, devenu symbole de tous les maux. La démolition paraissait donc inéluctable, comme une délivrance, la promesse d’un avenir meilleur. Les partenaires institutionnels se devaient de mettre en scène leur capacité à changer la vie des habitants du quartier, réparer les erreurs d’une période de l’urbanisation contemporaine, dont Billardon était l’un des symboles les plus représentatifs.
L’idée d’une enquête ethnographique sur l’édifice et ses locataires avait donc « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne du mal à passer dans la réflexion de certains décideurs. La mise en œuvre du projet, initié par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bourgogne, sur les budgets de l’opération de renouvellement urbain du quartier, fut bloquée administrativement pendant plusieurs mois. Entre-temps, tous les locataires de l’immeuble avaient été relogés… (la dernière famille quitte son logement le 23 décembre 2002).
Une histoire des grands ensembles?
Le travail de recherche historique sur les grands ensembles est rendu aujourd’hui d’autant plus difficile à faire comprendre que la ville issue des Trente Glorieuses est souvent considérée, avec la politique publique qui l’a programmée, comme une vaste erreur collective (A. Fourcaut). L’architecture des «tours» et des «barres», du «chem« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne
phie, histoire et sociologie, de monographies locales – Saint-Étienne, Villeurbanne, etc. – publiés ces dernières années sur ce thème en témoigne clairement.Cependant, on est encore loin du compte. Si plusieurs urbanistes, historiens,
géographes ou sociologues1 ont récemment contribué à une meilleure connaissance du sujet au niveau national et international, l’histoire de ces quartiers d’habitat collectif reste un terrain largement méconnu, à peine exploré par les historiens locaux. En Essonne, à quelques exceptions près – Draveil, Viry-Châtillon, les Ulis, Athis-Mons ou Grigny –, rares sont les monographies ou les études locales à accorder une place de choix à l’analyse et à la présentation de ces bouleversements. Les mauvaises volontés, auxquelles nous avons parfois été confrontés dans le cadre de nos recherches dans le département témoignent des réticences que continue de susciter toute démarche d’enquête et d’analyse sur la mémoire et le devenir des grands ensembles.
La transformation en cours ou à venir d’une vingtaine de sites en Essonne dans le cadre du Programme national de rénovation urbaine, institué par la loi Borloo du 1er août 2003, et la priorité donnée à la démolition-reconstruction,
sur fond de crise du logement social, devraient pourtant poser avec plus d’acuité la question de l’appréciation de ce patrimoine départemental. De nombreuses communes mobilisées dans des programmes d’intervention n’ont qu’une vision très partielle de l’histoire de ces quartiers, de leurs évolutions, dont les conséquences ne sont envisagées le plus souvent qu’à travers le prisme d’une crise sociale impossible à juguler. Or, n’est-il pas singulier, voire dangereux, d’entreprendre des opérations de transformation urbaine aussi radicales, sans même commencer par chercher à comprendre comment, par qui et pour quelles raisons ces espaces ont été construits ou transformés, sans évaluer dans certains cas l’impact des politiques précédemment engagées?Richesse patrimoniale ou héritage encombrant, définir une nouvelle vision de la ville exige un travail d’enquête, d’expertise, une capitalisation des expériences, rarement mis en œuvre.Et c’est sans doute là le talon d’Achille d’une politique de transformation
urbaine menée dans l’urgence, qui ne peut se nourrir de capitalisation critique, et occulte le rôle crucial de l’accompagnement qualitatif et de la sensibilisation et/ou de la formation des élus, des services de l’État et des collectivités, des opérateurs et des aménageurs, des bailleurs.Ces images devenues presque ordinaires de parpaings, pans de bétons fracassés, vitres brisées laissent songeur: quel regard les résidents – et notamment
les plus jeunes – pourront-ils bien porter à l’avenir sur un environnement si violemment rejeté? Pourquoi respecter ce qui n’est bon qu’à être démoli?
Pour n’en citer que quelques-uns : FORTIN J-P., Grands ensembles. L’espace et ses raisons, Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA), 1997 ; PEILLON P., Utopie et désordre urbains. Essai sur les grands ensembles d’habitation, La Tour d’Aigues, Editions de l’Aube, 2001 ; DUFAUX F., FOURCAUT A., SKOUTELSKY R., Faire l’histoire des grands ensembles. Bibliographie 1950-1980, ENS éditions, 2003 ; TOMAS F., BLANC J-N., BONILLA M., Les grands ensembles, une histoire qui continue…, Publications de l’université de Saint-Etienne, 2003 ; DUFAUX F., FOURCAUT A. (dir.), Le monde des grands
ensembles, Créaphis, 2004.« Pour une histoire des grands ensembles en Essonne », Les Cahiers de la Maison de Banlieue et de l’Architecture, n° 11, mai 2005« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
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Les enjeux du projet
À Dijon, le projet a mis de long mois à se concrétiser. L’enjeu de ce travail était double:
■ Un enjeu de connaissance et d’analyse de l’histoire et des différentes étapes de l’évolution urbaine et sociale de l’immeuble et du quartier, des vécus, trajectoires résidentielles et familiales des habitants de la cité. Il a été réalisé à travers:
– une recherche historique dans les archives du bailleur, de la commune, des journaux locaux, de l’agence d’urbanisme, etc., replaçant l’étude dans le contexte général de l’histoire de la France de la Reconstruction et des quarante dernières années;– une écoute, dévoilant les différentes représentations de ce quartier, non plus
à partir de critères ou de théories de spécialistes, mais en suivant pas à pas(mot à mot) les trajets, les images qu’y déposent les habitants et les acteursdu quartier. Le travail artistique – photographies, textes – ayant alors pour fonction de réintroduire ces regards croisés dans la circulation de la ville,d’en faire des éléments de partage, de réflexio« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »Centre de Ressources Politique de la Ville en EssonneCes recherches ont permis de retracer les différentes étapes de construction et de transformation de cet immeuble dans son territoire, ainsi que l’évolution d sa composition socio-démographique. Une iconographie importante a pu être collectée et répertoriée sur CD-Rom. Une présence longue – deux à trois jours par semaine pendant cinq mois – a été assurée sur le terrain, favorisant notre immersion et l’observation du quotidien des habitants du quartier, le recueil d’une parole informelle, permettant d’expliciter notre démarche, ses objectifs, son intérêt, l’instauration d’une quotidienneté, de relations de confiance. Pour cela, une présence régulière aux différentes manifestations, aux réunions et aux événements publics liés au quartier et une fréquentation de lieux de rencontre et d’échanges préalablement identifiés ont été nécessaires.Des rencontres collectives et individuelles ont été organisées avec les partenaires – associations, structures et personnes-relais sur le quartier – nous permettant d’être rapidement identifiés et de baliser précisément notre rôle – le rôle de chacun – dans le projet, de recueillir leur connaissance du terrain, leurs représentations et leurs réflexions sur le projet. Les ateliers avec les techniciens, les élus et les associations concernées devaient définir précisément: ● les objectifs à court, moyen et, le cas échéant, long terme;
● les actions à court, moyen et long terme;
● les modalités de leur déroulement.
Ces rencontres avaient également pour objectif de faire fonctionner le«bouche-à-oreille», qui demeure bien souvent le principal vecteur d’information pour ce type de démarche. Elles nous permettaient également de nouer des premiers contacts avec les habitants et les personnes-relais impliqués dans la vie du quartier. Ont été mis en œuvre:
● un moment de rencontre-discussion avec les habitants sous la forme d’une soirée projection-débat: présentation du travail de recueil de mémoire, personnes et structures porteuses, méthodes, finalités; définition en commundes modalités de leur participation au projet.
● sollicitation et information de la presse locale (journaux, radio, télévision), des bulletins associatifs, de la communication institutionnelle (ville, communauté
d’agglomération, bailleur, etc.) pour relayer et présenter le plus précisément possible la démarche entreprise et les personnes en charge de ce travail;
● des entretiens compréhensifs, individuels, en couple ou en petits groupes sous la forme d’entretiens semi-directifs de type «récits de vie(s)», recueillisauprès d’habitants ou d’anciens habitants du quartier, de professionnels travaillant ou ayant exercé leur activité dans le quartier, d’élus ou de responsables associatifs.
« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
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Les entretiens ont été enregistrés et traités sur support numérique – mini-disc –, et les documents et les objets soigneusement inventoriés et/ou scannés.Ces entretiens avaient pour objectifs d’enregistrer non pas l’histoire de ce quartier, mais la manière qu’avaient nos interlocuteurs de dire leur propre histoire, cequi faisait mémoire pour ces personnes en contact étroit avec le quartier, natifs ou de passage, enracinés ou nouveaux venus. Il s’agissait de souvenirs, d’impressions d’enfance, de petits faits de la vie quotidienne parfois jugés sans importance, d’événements heureux ou tragiques, qui ont marqué leur sensibilité. Cela supposait donc que l’on prenne le temps, précisément de parler et d’écouter. Les entretiens se sont déroulés de préférence au domicile des personnes, pas dans la rue ou une salle impersonnelle, mais dans la sphère privée plus à même de laisser subvenir ces épopées de l’intime. L’objectif n’était pas de faire une archéologie du quartier, ni même d’enfermer nos interlocuteurs dans la norme de la personne-type qui habite un grand ensemble, mais bien de montrer que cet immeuble était composé de fragmentsde vies, de destins d’hommes et de femmes singuliers. Il s’agissait de montrer
comment, à un moment donné, ces personnes, venues parfois d’horizons lointains, se sont arrêtées là et ont enrichi ce lieu de leurs histoires et de leurs trajectoires particulières.
Nous avons donc insisté sur les trajectoires familiales et professionnelles de chacun: origines, parcours résidentiels, étapes et ruptures de vies – mariage, naissances, emplois successifs, divorces, décès, etc. –, points de repères autour desquels chacun construit «son temps», étapes qui organisent la durée, le vécu familial, domestique, les faits d’une vie et les événements de l’histoire. Le souvenir trouve également un support concret dans l’espace et les multiplesbouleversements du bâti et du cadre de vie. Démolitions, reconstructions,aménagements, suscitent une perte de repères, et invitent d’autant plus à faireun travail de mémoire. Dans cette perspective, ont été évoqués les souvenirs attachés plus précisément au quartier des Grésilles et à l’immeuble Billardon.Les personnes interrogées ont été invitées à s’appuyer le plus largement possible sur des descriptions détaillées (déménagement, logements successifs, accessibilité au travail ou aux équipements et services, nombre et identité des commerces, relations de voisinage, espaces collectifs), leurs pratiques (loisirs, vie scolaire, pratiques commerciales, etc.), les événements (fêtes, accidents, etc.) ou personnes marquantes; leurs perceptions du quartier et de son évolution – qu’ils y habitent toujours ou pas –, leurs projections éventuelles dans l’avenir (liste de thèmes non exhaustive).De février à juin 2003, une quinzaine d’entretiens ont pu être réalisés auprès d’une trentaine d’anciens locataires de l’immeuble, des premiers résidents de
Billardon dans les années 1950 aux derniers occupants, récemment relogés. « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne Des outils pour l’action: la restitution Tout au long de l’étude, nous avons rencontré et consulté régulièrement l’ensemble des institutions et des partenaires concernés par la démarche, afin de leur soumettre les premiers éléments de notre travail, recueillir leurs commentaires, leurs suggestions et critiques. Ces rencontres ont été l’occasion de partager une réflexion, d’élaborer des propositions de restitution aux différents publics.Malgré nos craintes initiales, une restitution de qualité a pu être proposée aux habitants, grâce à l’implication très forte de l’Opac de Dijon, véritable porteur du projet, et dans une moindre mesure du service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne. Leur implication a permis de trouver différents partenaires financiers, comme la Caisse des Dépôts et Consignations ou la communauté d’agglomération.
De notre côté, sur la base du rapport et du reportage photographique que nous avions remis à nos commanditaires, nous avons pu convaincre les éditions
Créaphis, reconnues pour la qualité de leurs publications de documents d’histoire, de sciences sociales et de photographie, de formuler une proposition éditoriale de qualité. Sur la base de nos recommandations, deux pistes de restitution ont été privilégiées:
● une exposition, événement fort et fédérateur, pouvant susciter des échanges,des moments de rencontre entre habitants du quartier et résidents extérieurs,
dans une optique d’ouverture du quartier au reste de la ville, les productions de certains groupes d’habitants pouvant être également valorisées, ainsi que les objets ou films recueillis dans le cadre du projet;
● une publication, associant textes et documents d’archives sur l’histoire du quartier, une sélection de témoignages et de photographies professionnelles
et amateurs, et accompagnant cette exposition, pour une diffusion plus large des résultats de l’opération, et une appropriation durable du projet par les habitants du quartier et les autres résidents de l’agglomération.Cette restitution avait également pour objectif de mettre en lumière les différentes préoccupations des habitants, permettant aux acteurs de terrain de disposer d’une base de connaissances pour définir et programmer leurs interventions, à court, moyen et long terme. Un tel travail fait émerger des représentations collectives, des divergences, des tensions qu’il faut savoir analyser et traiter pour améliorer les rapports sociaux et les conditions de vie des habitants.Encore faut-il que ces paroles soient prises en compte pour permettre aux institutions de redéfinir leurs modes d’intervention sur la ville: vaste chantier… Sylvain TABOURY,sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. Jérôme (Mémoire2Ville) #chercheur #archiviste #maquettiste dans l #histoire des #logementssociaux #logement #HLM #logementsocial #Patrimoine @ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... - - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..
passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document Gwenaëlle Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... mémoire2cité & l'A.U.A. - Jacques Simon (1929 - 26 septembre 2015) est un architecte paysagiste formé à l'École des beaux-arts de Montréal et à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre", Jacques SIMON, paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, réalise avec eux des installations paysagères éphémères principalement dans des champs et visibles du ciel. Avec sa palette d'artiste, Jacques SIMON réinvente des paysages comme les agriculteurs eux-aussi à leur façon les créent et les entretiennent. Le CAUE du Rhône vous invite à venir découvrir ses travaux au travers d'un kaléidoscope de photographies empreintes de spontanéité, de fraîcheur et d'humour. Cette exposition nous interpelle sur le caractère essentiel d'une nature changeante, fragile, sur l'importance d'une activité agricole diversifiée et sur la nécessaire évolution du métier de paysan. Elle nous amène aussi à voir et à interpréter ce que l'on voit, elle éveille en nous le sens de la beauté du paysage en conjuguant les différentes échelles de perception et de lecture; à pied et à vol d'oiseau, à la fois l'échelle humaine, terrestre, géologique, forestière, hydrologique, biologique mais aussi esthétique et symbolique. Jacques Simon, paysagiste cosmopolite est l'un des principaux acteurs du renouveau de la pensée paysagère en France dans les années 60 et 70 conjuguant avec cohérence sa pratique de paysagiste, de voyageur, d'éditeur, d'enseignant avec son approche plus artistique du paysage, subtile, sensible et humaine de la nature avec la réalisation de "performances". Ses projets paysagers comme ses interventions paysagères éphémères sont marqués par la mobilité, la fragilité, une empathie avec le lieu, par la dualité même du voyage : découverte / évanouissement, création / disparition. Jacques Simon dessine, écrit sur le paysage, "une surface", un peu à la manière du land'art avec les techniques et les outils du jardinier, du cultivateur. Il ne s'agit plus de représenter la nature mais de l'utiliser en créant avec et dans le paysage. L'intention de Jacques Simon n'est pas d'apposer sa marque sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui afin que ses travaux-installations manifestent même brièvement un contact en harmonie avec le monde naturel. "On dit qu'il a bouleversé l'esprit du paysage, il a remis les choses essentielles à leur place. Il rit de l'importance qu'on veut bien lui donner, fils de l'air, il ne veut rien de plus que passer dans les cerveaux pour les ventiler, les rafraîchir et non pour les modeler; son "importance", il l'a ailleurs et autrement; il est historique parce que dans son temps, dans celui qui s'écoule et non dans celui qui passe". Extrait de "Jacques Simon, tous azimuts", Jeanne-Marie Sens et Hubert Tonka, Pandora Editions, 1991. Il a introduit une nouvelle conception de l'art du paysage proche du Land art, Jacques Simon est l'auteur d'une série d'ouvrages sur différents aspects du paysage et abordés d'un point de vue technique. Il a travaillé de 1964 à 1966 en collaboration avec Michel Corajoud. Il a conçu le Parc de la Deûle (qui lui a valu le Grand Prix national du Paysage en 2006, après l'avoir reçu une première fois en 19901).
Il est mort le 29 septembre 20151 et a été incinéré à Auxerre Le paysagiste Jacques Simon s'est éteint le 26 septembre dernier à l'âge de 86 ans. Diplômé de Versailles en 1959, il fut sans doute l'une des figures les plus emblématiques, les plus géniales et les plus originales du paysagisme contemporain. Premier grand prix du paysage et prix du Conseil de l'Europe pour le parc de la Deule, on lui doit des principes de compositions très forts, autour du nivellement, du traitement du végétal ou de la place laissée au vide. Ses intuitions comme ses travaux ont inspiré tous les paysagistes avec lesquels il a travaillé, à commencer par Michel Corajoud ou Gilles Vexlard. On lui doit un profond renouvellement dans la composition des grands ensembles, ses réalisations -comme le parc Saint-John Perse à Reims- restant des modèles pour tous les professionnels. Jacques Simon développa également une production d'œuvres plus éphémères, attentif aux mouvements et aux transformations. Pédagogue talentueux et généreux, il le fut autant par les documents techniques et la revue qu'il publia, que par ses interventions en atelier devant plusieurs générations d'étudiants de l'école. Les paysagistes perdent un de leurs plus féconds inspirateurs. L'ENSP s'associe au deuil de sa famille et de ses proches. Témoignages à la mémoire de Jacques Simon
Dans les années 1990 à l'école du Paysage de Versailles, lorsque nous entrions en première année, la première satisfaction était d'acquérir du nouveau matériel d'expression plastique. Encre, feutres, supports en grand format et sur papier calque...mais aussi découvrir des livres de notre professeur Jacques Simon : des carnets de dessins et de croquis, des photomontages découpés aux ciseaux.
En amphithéâtre lors de conférences et séances de projections de diapositives, Jacques Simon évoquait surtout sa capacité à piloter un hélicoptère. Je viens de retrouver un extrait d'un article à ce sujet..« (...) Car depuis une dizaine d'années, le Bourguignon a trouvé une solution à son imagination en bourgeonnement permanent. Jacques Simon crée ‘pour lui tout seul'. Ni commande ni concours. Mais des messages géants écrits dans les champs et seulement visibles d'avion ou d'hélicoptère. Un art éphémère et privé dont il s'amuse, les veilles de moissons, tout autour de sa ferme de Turny, dans l'Yonne.Et là, plus rien ne l'arrête. Les agriculteurs du coin ont pris l'habitude de le voir faucher des allées entières de luzerne. De l'apercevoir écraser d'interminables chemins de phacelia, un graminé californien qui existe en trois couleurs (blanc, bleu, rouge). De l'observer dans son hélicoptère photographiant le résultat. Ses messages sont des hommages ou des avertissements. L'un prévient : ‘Hé, si tu n'as plus de forêt t'es foutu.' Un autre : 'Sans les paysans, je m'emmerde. Signé : la Terre.' Même l'hiver, Jacques Simon s'adonne à cette calligraphie paysagère. (...) ».Extrait paru dans La Croix l'événement du dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, par Frédéric Potet, rubrique Culture. son site simonpaysage.free.fr/
file:///C:/Users/user/Downloads/B_Blanchon_AUA.pdf Interview to Jacques Simon incleded on the dvd that accompanies book "Metropoles en Europe", from the exhibition "Lille - Metropoles en Europe". The French landscape architect Jacques Simon's love for nature first developed on his father's tree farm and then deepened when he traveled as a young man to Sweden and then Canada, where he attended art school in Montreal while working as a lumberjack. Between 1957 and 1959, Simon studied at the École Nationale de Horticulture. He has since become an important link in the renewal of French landscape architecture, combining the Anglo-Saxon and Scandinavian garden cultures he absorbed in his travels with classic Latin structures. He works as often as possible in situ, and does not shy away from driving the tractor himself.
www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U turny.chez.com/A0archives/jSIMMON.htm Jacques Simon, Il crée la revue Espaces verts en 1968, l’anime jusqu’en 1982, publie des cahiers spéciaux dédiés à « l’Aménagement des espaces libres ». Même l'hiver, il s'adonne à cette calligraphie paysagère».La Croix dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon écrit ses premiers articles dès la fin des années 1950 pour des revues comme Maison et Jardin et Urbanisme. En 1965, il signe l’un de ses premiers livres, L’Art de connaître les arbres. strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … jacques simon & Le parc des Coudrays - Élancourt-Maurepas, 1970 strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon - Espaces verts n° 27, avril-mai-juin 1971, p. 44-45 Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre" paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U …ici es EDITIONS DU CABRI PRESENTE PARIS LA BANLIEUE 1960-1980 -La video Içi www.youtube.com/watch?v=lDEQOsdGjsg ,
A partir des années 1950, le trafic de la banlieue parisienne suit l’urbanisation galopante et les dessertes ferroviaires doivent s’adapter et se moderniser.Quelques amateurs ont su immortaliser un monde ferroviaire qui était alors en voie de disparition. Dans ce film, nous retrouvons les dessertes 750 volts par troisième rail en rames « Standard » sur les lignes de Versailles-RD, sur la ligne d’Auteuil et entre Puteaux et Issy-Plaine mais aussi les derniers trains à vapeur à St Lazare, à La Bastille et sur le Nord et quelques ultimes voyages sur les lignes de Ceinture --------------De la révolution industrielle à aujourd’hui, un décryptage minutieux de la course au développement qui a marqué le point de départ de l’ère de l'anthropocène (ou l'ère de l'Homme) et de la déterioration continue de la planète. www.arte.tv/fr/videos/073938-000-A/l-homme-a-mange-la-terre/ Quelque 1 400 milliards de tonnes de CO2 sont aujourd’hui prisonnières de la basse atmosphère. Réchauffement climatique, déforestation, inondations, épuisement des ressources, pollutions, déchets radioactifs... : en deux siècles, la course au progrès et à la croissance a durablement altéré la planète, la crise environnementale se doublant d’une rupture géologique, avec l’avènement de l’ère anthropocène. Portée par l’exploitation des énergies fossiles – du charbon de la révolution industrielle en Angleterre au tout-pétrole de la domination économique des États-Unis –, l’industrialisation et ses corollaires, taylorisme et colonialisme, entraînent une exponentielle production de masse. Un processus qu’accélère la Première Guerre mondiale, les firmes chimiques mobilisées pour tuer l’ennemi se reconvertissant dans la destruction du vivant avec les herbicides, insecticides et fertilisants de l’agriculture intensive. Alors que l’urbanisation s’étend, la voiture, qui sonne le glas du tramway, se généralise, et l’Amérique s’inspire du modèle autoroutier nazi. La Seconde Guerre mondiale engendre une nouvelle organisation du travail, laquelle devient la norme, et annonce l’ère nucléaire de la guerre froide. Dans sa démesure, l’homme rêve déjà d’usages civils de l’atome (y compris pour l’abattement de montagnes et la dissolution des calottes glaciaires !). Le plastique et le béton deviennent les piliers de la consommation de masse, dévoreuse de matières premières et antidote à la contestation sociale, jusqu’à la révolution numérique. Liaisons dangereuses
En balayant, avec de formidables archives issues du monde entier, deux siècles de progrès jusqu’à l’ère du big data, le film remonte aux sources de la crise écologique, en interrogeant avec précision les enjeux scientifiques, économiques et politiques qui y ont conduit. Fourmillant d’informations, il éclaire l’histoire de cette marche folle, et les liaisons dangereuses entre industries militaire et civile. Entre capitalisme et mondialisation imposés par les grandes puissances, un décryptage passionnant du basculement dans l’anthropocène, funeste asservissement de la nature par l’homme. le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur (link: 50ans.apur.org/#intro) 50ans.apur.org/#intro @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire.Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique---------------------------
Dimanche, à 11h, les artificiers déclencheront l'implosion de la barre des Grandes Perrières à Mâcon la video içi www.youtube.com/watch?v=NgKjzLpjygs en musique sur fond du Requiem de Wolfgang Amadeus Mozart www.youtube.com/watch?v=sPlhKP0nZII . Un moment d'émotion mais aussi un spectacle rare. La Ville a tout prévu pour accueillir les curieux. 1958-2013… Cinquante cinq ans après sa construction, la barre des Grandes Perrières vit ces dernières heures. Dimanche, aux alentours de 11 h, l'immeuble sera démoli dans le cadre du programme de rénovation urbaine engagé à Marbé. Avec sa disparition, c'est le dernier chapitre de l'ancien Marbé qui se ferme.
Le quartier s'est littéralement transformé ces dernières années.Et entre aujourd'hui dans sa quatrième et dernière phase, celle du Programme de Rénovation Urbaine (PRU) qui a permis à Marbé de s'ouvrir sur la ville et d'offrir une nouvelle qualité de vie à ses habitants.Des immeubles neufs (462 nouveaux logements) ou complètement réhabilités (477 appartements rénovés), à l'intérieur comme à l'extérieur, une coulée verte de 13 000 m2 propice à la promenade et aux rencontres, trente jardins familiaux… Le quartier a changé de visage depuis les premières démolitions (le Foyer des jeunes travailleurs en 2006, la démolition des tours 1, rue Churchill, 2, rue Schuman et 1413, avenue De Gaulle en 2009 et la démolition des bâtiments au 7, rue Churchill et aux 1, 3 et 5 rue Rolland en 2010).190 logements démolis
Et il changera encore avec la disparition de cette grande barre où nombre de Mâconnais ont habité. Elle a accueilli beaucoup de nouveaux arrivants dans la cité Lamartienne, a vu grandir plusieurs générations et laisse aujourd'hui beaucoup de souvenirs.Si la barre a mal vieilli avec des problèmes de bruit et d'isolation notamment, chose courante dans une construction de cet âge, elle a aussi permis de tisser de nombreux liens entre voisins. Il y avait là une vraie vie de quartier que certains entretiennent toujours malgré leur déménagement dans les immeubles alentours.
De leur nouvel appartement, ils ont pu suivre le chantier de démolition engagé ces derniers mois sur cette barre de 157,60 mètres de long et de 35 mètres de haut,.
Les étages ont été désamiantés au fur et à mesure. Trente neuf logements ont été déconstruits par niveau aux 314 et 322 du boulevard Henri Dunant.
Le but étant de séparer l'immeuble qui implosera de la galette commerciale. Dimanche 30 juin, 190 logements seront concernés par la démolition.
Périmètre de sécurité et restriction de circulation
Pour permettre le bon déroulement de cette manœuvre, en toute sécurité, un vaste périmètre de sécurité va être mis en place, 200 mètres autour des Perrières.
Il s'étendra de l'ex caserne Duhesme à l'ouest de la Maison de l'agriculture à l'est, et de la rue Churchill au nord du parking Monnier au sud.Ce périmètre sera interdit d'accès ainsi qu'à la circulation. Plusieurs rues seront d'ailleurs coupées pour l'occasion, dès 7 h du matin : l'avenue Maréchal Juin, le boulevard du 5e Dragon et des Perrières, l'avenue De Gaulle, le boulevard Dunant, la rue de Paris, la rue du Vallon, la rue de Sancé.Des déviations seront installées par la rue de Flacé, l'avenue des Gaises, le rond-point de Neustadt et l'avenue René-Cassin. L’ex-nationale 6, quant à elle, restera ouverte. Il est donc recommandé de garer son véhicule en dehors du périmètre de sécurité ou en parking souterrain.
Le parking Monnier sera mis à disposition et surveillé. Le Pâquier Saint-Antoine sera également disponible.
Un écran géantLes personnes résidants dans le périmètres de sécurité seront elles évacuées pendant la matinée, avant 10 h, et jusqu'à ce que la préfecture autorise à nouveau l'accès aux logements en début d'après-midi.
Une aire d'accueil sera accessible dans le parc promenade et sur la place Schuman.La Ville de Mâcon et Mâcon Habitat ont prévu des animations tout au long de l'évènement : des jeux surdimensionnés, un mini-golf, des structures gonflables, des jeux de raquettes et de ballons, un parcours pour les tout petits, des trottinettes, un karting, un coin ludo kid, un stand maquillage, un quizz jardinage, des ateliers dessin-peinture-dessin, du football, du basket, des jeux vidéos…Et pour tous ceux et celles qui ne veulent pas rater une seconde de cette démolition, un écran géant sera installé près de l'école Jean Moulin. Les yeux seront à n'en pas douter nombreux à fixer les images. Une page va se fermer dimanche, mais la barre des Grandes Perrières laisse de nombreux souvenirs.Si elle disparait du paysage mâconnais, elle n'a pas finit de faire parler et d'alimenter le rayon des souvenirs du 30 juin 2013, Démolition barre des Perrières à Mâcon www.youtube.com/watch?v=EzYwTcCGUGA Une page ce tourne à Mâcon, la démolition de la grande barre d'immeuble du quartier de Marbé-Perrières marque le début d'un nouveau chapitre. Vivez les derniers instants de ce lieu emblématique pour les habitants et pour les contributeurs de ce projet d'évolution.Au cœur de l'action, au pied de l'immeuble, découvrez les images spectaculaires de la démolition... Musique: Urban Summer Jungle - TeknoAXE (Matthew Huffaker) www.youtube.com/watch?v=UpWFQz... / Approaching Alpha Centauri - TeknoAXE (Matthew Huffaker) www.youtube.com/watch?v=LsxDNS...
Exploitant : Transdev TVO
Réseau : R'Bus (Argenteuil)
Ligne : 18
Lieu : Gare d'Argenteuil (Argenteuil, F-95)
Lien TC Infos : tc-infos.fr/id/20675
Sir Peter Fahy.
People responsible for protecting children from across the UK attended a national child sexual exploitation conference last Thursday (21 May) in Manchester.
Hosted by Project Phoenix – Greater Manchester’s multi-agency response to tackling child sexual exploitation, the event showcased the work being done across the region to protect children from abuse.
Greater Manchester Police and Crime Commissioner Tony Lloyd, Director of Salford City Council and Lead Officer for Project Phoenix Jim Taylor, and Greater Manchester Police Chief Constable Sir Peter Fahy all spoke at the event.
Sir Peter Fahy said: “There is still much to do but agencies now work much closer together. There are no easy answers when the nature of an abusive relationship means the victim continues to put themselves at risk. Parents need help in understanding how victims are groomed on the internet and we need to do more so that teachers and peers can recognise the signs of inappropriate and risky relationships.”
Tony Lloyd said: “Project Phoenix stands as an exemplar of partnership working and what can be achieved when partner agencies truly pull together with a single goal in mind. This event is a chance for us to showcase the work being done across the region and teach others what we’ve learnt in our combined efforts to prevent abuse, encourage victims to come forward, and bring offenders to justice.
“But, while we should be proud of our successes so far, we are still on a long journey with much yet to do. I urge everyone – members of the public as well as statutory agencies – to continue prioritising this issue, to continue doing all we can to fight this terrible scourge on our society, and to support those victims that have been through so much.”
Jim Taylor said: “The Project Phoenix CSE Conference provides an invaluable opportunity to share best practice and strengthen our multi-agency response to safeguarding young people. We feel it will be a hugely beneficial day for police officers and those working within the public and third sector with a responsibility for tackling CSE.”
Following the speakers, a selection of practical workshops gave delegates the chance to talk with experts from across Project Phoenix about the work they have done to safeguard children and young people in Greater Manchester.
Project Phoenix is a multi-agency response to CSE across the whole of Greater Manchester. The project brings together police, local authorities, NHS and third sector organisations, using their collective expertise to safeguard vulnerable young people at risk of exploitation and target those who would try to exploit them.
Please visit www.itsnotokay.co.uk for information for children, young people, parents, carers and professionals on how to spot the signs of child sex exploitation and what to do about it.
To find out more about Greater Manchester Police please visit our website.
You should call 101, the national non-emergency number, to report crime and other concerns that do not require an emergency response.
Always call 999 in an emergency, such as when a crime is in progress, violence is being used or threatened or where there is danger to life.
You can also call anonymously with information about crime to Crimestoppers on 0800 555 111.
Crimestoppers is an independent charity who will not want your name, just your information. Your call will not be traced or recorded and you do not have to go to court or give a statement.
Exploitant : Transdev TVO
Réseau : R'Bus (Argenteuil)
Ligne : 8
Lieu : Gare d'Argenteuil (Argenteuil, F-95)
Lien TC Infos : tc-infos.fr/id/8458
Exploitant : Transdev TVO
Réseau : R'Bus (Argenteuil)
Ligne : 7
Lieu : Lycée d'Enghien (Saint-Gratien, F-95)
Lien TC Infos : tc-infos.fr/vehicule/20668
Exploitant : Transdev STRAV
Réseau : Marne et Seine
Ligne : K
Lieu : Créteil – Préfecture du Val de Marne (Créteil, F-94)
Lien TC Infos : tc-infos.fr/id/27142
Exploitant : Transdev TVO
Réseau : R'Bus (Argenteuil)
Ligne : 8
Lieu : Gare d'Argenteuil (Argenteuil, F-95)
Lien TC Infos : tc-infos.fr/id/35158