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KPM Berlin um 1885 Tasse Form Antiqueglatt mit Bunter Blumenmalerei, Ränder in Purpur, Zylindrisch, www.kabelitz-porzellan.de
www.twitter.com/Memoire2cite une cité moderne HLM Une architecture typique des années 70 @ Certains batiments sont encore ds leurs jus.. en témoigne la mosaique ..d'autres ont étés résidentialisés ... c est une belle cité qui rappel un peu celles de Marseille ...Mémoire2cité Mémoire2ville au coeur de l architecture sociale... LES GRANDS ENSEMBLES avec SAINT ETIENNE ... la Cotonne une cité moderne HLM des années 70 @ Avec içi le groupe le PEYRARD @ les tours Peyrard en 2021 la tour A la tour B sont vouées à la démolition...138 lgts vont être détruit pr laisser place un projet qui vise à déployer l’agriculture urbaine au cœur des quartiers prioritaires de la ville.. d ici a 2022 via l'ANRU2 @ "Habiter au dernier étage côté nord ouest c’etait les super couchés de soleil assurés...Souvent la tour rougeoyait en fin de journée...Retour sur l histoire de cette cité "Sur la colline il y a d’abord eu Logirel..Puis au sud, de l’autre côté de l’avenue La Cotonne et à l’ouest Les Peyrards... Même cité pour les passants, mais en réalité, à l’époque 2 mondes : Montferré le haut, ses vieilles maisons et sa cité Logirel son école en préfabriqué et aucun commerce ni transport en commun avec les Peyrards qui s’y raccrochent... Puis ensuite, la construction de La Cotonne et ses infrastructures..Et longtemps, de part et d’autre du boulevard, chacune ses écoles, et ses centres sociaux …" www.twitter.com/Memoire2cite LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.
Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.
Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.
Définition
Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.
On peut toutefois en distinguer deux :
• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».
• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».
Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.
Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.
Histoire
La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.
Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.
Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.
L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.
La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.
Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.
Une multitude de procédures administratives
Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.
Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.
Les contextes de constructions
Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.
On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :
• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).
• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.
• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.
Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.
Les modes de constructions
Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.
Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :
• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.
• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.
• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.
Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.
En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement.
Les guerres jouent un rôle majeur dans l'histoire architecturale d'un pays. Alors que les commémorations orchestrées par la mission Centenaire 1914-1918 battent leur plein, il paraît intéressant de revenir sur ce que la Grande Guerre a représenté pour les architectes, au-delà des destructions et du traumatisme. Ce premier épisode de « mobilisation totale » - suivant les termes utilisés par Ernst Jünger en 1930 -, a notamment entraîné une industrialisation accéléré des processus de production, qui a marqué les esprits. Certains architectes comme Félix Dumail et Marcel Lods se sont alors engagés dans la définition d'un cadre urbanistique nouveau pour le logement social : au sein de l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine, ils ont largement contribué à l'invention du « grand ensemble ».
La reconstruction de l'après Première Guerre mondiale a souvent été présentée comme une occasion manquée. Cette antienne a même servi de repoussoir après la Seconde. C'est pourtant un bilan à tempérer, puisqu'au sortir de l'une et l'autre, on est parvenu à reconstruire un nombre de logements comparable en valeur relative, dans à peu près le même laps de temps. Plus généralement, les vicissitudes des chantiers de l'entre-deux-guerres tiennent au contexte économique et politique, au problème du moratoire des loyers, aux effets de la crise de 1929, etc., plutôt qu'à une défaillance des savoir-faire des entreprises et des architectes. Dans cette période ouverte cohabitent, au contraire, des procédés constructifs aussi nombreux qu'efficaces. L'élaboration des programmes modernes - logement social, équipements sportifs, sociaux et éducatifs, grande distribution, etc. - est l'objet d'un éventail de recherches d'une grande pluralité. On aura rarement inventé autant de types architecturaux. Ainsi, pour paraphraser ce que Jean-Louis Cohen écrit de la Seconde Guerre (1), on peut suggérer que la Première ne représente pas seulement quatre années de « page blanche », ni même une répétition de la suivante, mais bien, elle aussi, un temps de condensation « technologique, typologique et esthétique ». Si la Seconde Guerre coïncide avec la « victoire » et la « suprématie » de la modernité architecturale, la Premièren'est pas en reste, qui pose les conditions de diffusion du fordisme, de la préfabrication des bâtiments et dessine les contours urbanistiques de la construction de masse.
Certes, le XIXe siècle, avec le Paris d'Haussmann et les expositions universelles, avait largement plus que défricher les champs de la rapidité, de l'étendue et de la quantité, mais, spécifiquement, l'entre-deux-guerres est marqué par le perfectionnement de la répétition (2). Un des effets de la Grande Guerre réside dans l'accélération de la mise en place d'un cadre de production pour le logement collectif et dans la définition progressive du « grand ensemble ». Ce concept, apparu en juin 1935 sous la plume de Maurice Rotival dans L'Architecture d'aujourd'hui, ressortit à la tentative « d'un urbanisme contemporain : un urbanisme des habitations » (3). Son héraut est l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine (OPHBMS) d'Henri Sellier, futur ministre de la Santé publique du Front populaire. Imaginé en 1913, organisé pendant la guerre, l'OPHBMS sera, avant 1939, le maître d'ouvrage de plus de 17 000 logements répartis en une vingtaine d'opérations banlieusardes.
Dans une perspective de généalogie du logement de masse français, il y a grand intérêt à suivre les parcours des architectes de l'OPHBMS pendant la Grande Guerre. Parmi la vingtaine de protagonistes concernés, seuls deux étaient trop âgés pour participer au conflit : Raphaël Loiseau (1856-1925), architecte-conseil, et Alexandre Maistrasse (1860-1951), qui s'applique dès avant l'armistice au projet de la « cité-jardins » de Suresnes, dont Sellier sera maire de 1919 à 1940. Il y livrera près de 2 500 logements. Bien que plus jeune, Maurice Payret-Dortail (1874-1929) n'est pas mobilisé et participe à la mise en place de l'Office durant la guerre, avant de travailler jusqu'à son décès prématuré à une autre grande cité-jardins, celle du Plessis-Robinson. Nés entre 1868 et 1900, les autres architectes correspondent exactement aux classes d'âge appelées au front.
Les figures de Marcel Lods et de Felix Dumail
Deux d'entre eux (4) ont laissé des archives significatives sur ces années : Félix Dumail (1883-1955), un des plus fidèles compagnons de Sellier, et Marcel Lods (1891-1978), brillant cadet entré dans un second temps à l'OPHBMS avec son associé Eugène Beaudouin (1898-1983). Dumail est diplômé de l'Atelier Bernier en 1908 et lorsqu'il est mobilisé, il figure déjà parmi les pionniers du logement social. Lods, quant à lui, est admis dans le même atelier en 1911, mais, conscrit l'année suivante, il ne quitte l'uniforme qu'une fois la guerre terminée. Il obtient son diplôme en 1923, tout en collaborant dès 1921 sur d'importantes opérations HBM avec Albert Beaudouin, architecte de la Société des logements économiques pour familles nombreuses depuis 1907. Celui-ci lui cédera son agence en 1929, ainsi qu'à son neveu Eugène.
Vers des logements sociaux en grande série
Il faut rappeler qu'à l'approche de la guerre, ce que l'on nomme le logement ouvrier se situe à un tournant : fin 1912, la loi Bonnevay a affirmé son caractère public. Elle autorise alors les collectivités locales à constituer des offices d'habitations à bon marché, domaine jusque-là réservé des sociétés anonymes et des fondations philanthropiques. Peu avant, la Ville de Paris a obtenu la possibilité de produire elle-même des logements sociaux. Si les résultats du concours qu'elle lance en 1912 sont suspendus, du fait de ses terrains petits et irrégulier ayant inspiré des propositions peu généralisables, quelques architectes se sont d'ores et déjà essayés à décliner des plans en immeubles libres et cours ouvertes. C'est le cas de Payret-Dortail, lauréat sur le site de l'avenue Émile-Zola, et du jeune groupement Dumail, Jean Hébrard et Antonin Trévelas. Au concours de 1913, ce trio peut développer ses principes à l'échelle plus favorable de vastes terrains. Il se retrouve lauréat de 600 logements rue Marcadet, avec un projet désigné dix ans plus tard comme un des plus avancés des « standards d'avant-guerre » (5). Ce deuxième concours, qui porte l'ambition d'entamer un processus de construction en grande série sur la base de plans-modèles, suscite l'engouement, puisque près de 700 châssis ont été adressés et que, comme l'affirme L'Architecture : « On sent qu'il y a maintenant une génération d'architectes s'intéressant à la question des habitations à bon marché, et qui l'ont comprise. » (6) Sellier ne s'y trompe pas, qui forme, entre 1916 et 1921, la première équipe d'architectes-directeurs de l'OPHBMS en puisant parmi les lauréats des concours parisiens : Albenque et Gonnot ; Arfvidson, Bassompierre et de Rutté ; Hébrard et Dumail, Maistrasse, Payret-Dortail, Pelletier, Teisseire.
L'entrée en guerre, dans un premier temps, coupe net l'élan de cette génération, avant de la décimer. Ainsi, Trévelas aura son nom gravé sur le monument aux morts de la cour du mûrier, au cœur de l'École des beaux-arts. Mobilisé dans l'infanterie, Dumail décrit dans ses courriers et dans son journal, le manque d'organisation, la faim, la fatigue, les douleurs corporelles, l'ampleur des destructions et les atrocités : blessures par obus, barricades élevées avec des couches de cadavres, etc. Si l'épisode napoléonien avait déjà provoqué des tueries de masse, celles-ci se singularisent. Leur mécanisation et l'annihilation du territoire représenteront une source inextinguible de réflexions pour les architectes, faisant écho à une sensibilité récente : les théories premières de Prosper Mérimée ou Viollet-le-Duc - suite au « vandalisme » de la révolution et aux effets de l'industrialisation - venaient justement d'accoucher le 31 décembre 1913 de l'actuelle loi sur les monuments historiques. Après guerre, les architectes se passionneront du sort des monuments endommagés - la cathédrale de Reims notamment - et du statut des ruines, quasi sacralisées par un Auguste Perret. Simultanément les avant-gardes mettront en avant l'idée de la table rase. Le spectacle des manœuvres de nuit sous le feu des projecteurs procure ainsi à Dumail un sentiment ambigu de fascination-répulsion, évoquant la sidération exprimée par un Apollinaire.
Dumail manifeste des capacités d'observation hors du commun, qui lui vaudront la légion d'honneur. Sous les bombardements, il exécute des plans et des panoramas des positions ennemies, permettant de mieux diriger les tirs. Nommé sous-lieutenant en octobre 1915, il entame des démarches pour être affecté à l'aviation. À l'appui de sa demande, il mentionne sa passion pour les sports mécaniques, sa pratique assidue de la moto et souligne son succès en 1912 au concours Chenavard consacré à une école d'aviation militaire. C'est pourtant un projet dans lequel l'aéroport représentait surtout un emblème. À l'instar, du reste, de l'aéroport de la cité-jardins du Grand Paris imaginée par l'OHBMS en 1919 en marge des projets du Plessis-Robinson et de la Butte-Rouge (Châtenay-Malabry), ou encore, à partir de 1922, de celui qu'associe Le Corbusier à une autoroute sur la rive droite de Paris, dans son fameux Plan Voisin soutenu par le fabricant automobile et aéronautique éponyme. Bien que Dumail juge plus aisé de piloter un avion qu'une auto et malgré le soutien de ses officiers, ses démarches n'aboutissent pas. Pas plus que ses tentatives d'entrer au Génie puis au service technique de Peugeot ou encore, en 1917, ses propositions d'adaptation d'une mitrailleuse Hotchkiss auprès du sous-secrétariat d'État des inventions. Comme beaucoup d'appelés, Dumail attendra sa démobilisation quasiment jusqu'au traité de Versailles, en 1919. Durant ces années incertaines, alors que ne se concrétisent ni le chantier de la rue Marcadet ni sa nomination définitive par l'OPHBMS - il y est inscrit avec Hébrard sur la liste d'architectes depuis 1917 -, il voyage dans les régions dévastées. Dumail et Hébrard sont agréés pour la reconstruction des Ardennes en 1921, au moment où les études de la rue Marcadet reprennent et celles de la cité-jardins de Gennevilliers deviennent opérationnelles.
Cette concentration de commandes explique que leur activité de reconstruction se limite au seul village d'Attigny (Ardennes), d'autant que leurs aspirations vont bientôt dépasser l'horizon hexagonal. En effet, lorsque Dumail retrouve Hébrard, celui-ci enseigne l'architecture dans le cadre de l'American Expeditionary Forces University, prolongeant son expérience à l'université Cornell-Ithaca entre 1906 et 1911. Leurs deux frères, eux aussi architectes, sont à l'étranger : GabrielDumail, fait prisonnier en 1915, est parti pour la Chine ; quant à ErnestHébrard, Grand Prix de Rome 1904, il a aussi été fait prisonnier avant de se voir confier, en 1918, la reconstruction de Salonique, puis de devenir architecte en chef d'Indochine. Pionnier de l'urbanisme - néologisme de 1910 -, il est membre fondateur de la Société française des architectes urbanistes en 1911, et l'une des premières figures de l'architecture internationale, voire « mondialisée ». Il avait entraîné, peu avant la guerre, son frère et les Dumail dans l'aventure de l'International World Centre : un essai de capitale pour les États-Unis du monde, précurseur de la Société des Nations, dans lequel La Construction moderne voyait en janvier 1914 « une école mondiale de la paix »... arrivée trop tard ! De cette tentation de l'ailleurs, Dumail tire quelques réalisations en Indochine entre 1924 et 1928. Jean Hébrard, lui, s'expatrie en 1925 pour devenir un des théoriciens du City Planning dans les universités de Pennsylvanie puis du Michigan.
Des chantiers d'expérience
Dumail consacrera dès lors l'essentiel de sa carrière à l'OPHBMS, en tant qu'architecte-directeur des cités-jardins de Gennevilliers, du Pré-Saint-Gervais, de Dugny, de l'achèvement de Suresnes, et d'un ensemble HBM pour militaires à Saint-Mandé, immédiatement reconnus pour la qualité de leurs logements et de leur greffe urbaine. Comme pour la cité de la rue Marcadet, il y conçoit « des bâtiments isolés, absolument entourés d'air et de lumière » (7). Ces « chantiers d'expériences », suivant une expression des années 1920 qui deviendra emblématique à la Libération, sont souvent mis en œuvre par des entreprises ayant fourbi leurs premières armes avec les troupes américaines pour des constructions de baraquements préfabriqués. Ils permettront à Dumail de figurer parmi les rares architectes français à avoir édifié plus de 2 000 logements avant la Seconde Guerre, dans lesquels il étrennera les chemins de grue et les principes de coffrage des Trente Glorieuses.On ne peut que faire le lien entre ses aspirations pendant la guerre, sa culture technique, son goût pour la mécanique, et ceux d'autres acteurs de la modernité architecturale. Quelques années avant lui, en 1904, son associé Hébrard brille lui aussi au concours Chenavard, avec pour sujet un Palais de l'automobile. En 1908, le Salon de l'automobile accueille à Paris ses premiers exposants aéronautiques et c'est justement un architecte de la même génération, AndréGranet (1881-1974), futur gendre d'Eiffel, qui contribue l'année suivante à lancer au Grand Palais la première exposition internationale de la locomotion aérienne, ancêtre du salon du Bourget. Plus précisément, le passage de l'observation militaire à l'aviation renvoie à WalterGropius (1883-1969). Comme Dumail ou encore André Lurçat, mais dans le camp d'en face, le fondateur du Bauhaus dessine d'abord ses repérages de ligne de front à pied, avant d'être affecté à l'aviation et d'y connaître une révélation, déterminante pour sa carrière (😎. Cette passion de la photographie aérienne sera partagée par son alter ego français dans l'expérimentation de la préfabrication, Marcel Lods, en pleine résonance avec une attention voulue « scientifique » au territoire et à sa documentation - une des constantes des équipes de l'OPHBMS. Si Lods s'engage comme aviateur en 1939, il est vingt-cinq ans plus tôt affecté comme instructeur d'artillerie. Et il ne lui échappe pas qu'avec presque 900 millions d'obus tirés, son arme représente l'instrument par excellence de l'industrialisation de la guerre. Puis, il suit l'arrivée des troupes américaines et de leurs engins et se passionne pour le développement spectaculaire des industries automobile et aéronautique aux États-Unis. Pays où était née, dès 1908, la fameuse Ford T, premier véhicule de série. Du début des années 1920 jusqu'à la fin de sa carrière, aux côtés de grands ingénieurs, Lods tente d'exporter ce modèle à celui du bâtiment et de ses composants. Ce seront notamment les chantiers de la Cité du Champ des Oiseaux, à Bagneux (1927-1933), et de La Muette, à Drancy (1931-1934). Puis, après guerre, les Grandes Terres de Marly-le-Roi (1952-1960) et surtout la Grand'Mare de Rouen (1960-1977). C'est aussi une myriade de petites réalisations prototypiques, à commencer par l'aéroclub de Buc abordé au moment où Lods obtient son brevet de pilote, en 1932.
Ses chantiers qui se veulent de pur montage, rêvés en gants blanc, ne sont pas dénués d'utopie. Ils participent au sentiment qui sourd au début du XXe siècle, selon lequel l'homme s'apprête à faire quasi corps avec la machine. Charlie Chaplin a génialement montré dans Les Temps modernes en 1936 la part tragique de cette nouvelle condition. Elle apparaît comme un des effets les plus paradoxaux de la guerre, dans laquelle toute une génération a été confrontée aux corps mutilés en masse, soumis aux éléments et à la putréfaction en plein champ, mais aussi possiblement transcendés par la mécanisation et la science. Alfred Jarry en avait eu l'intuition dès 1902 avec Le Surmâle : roman moderne dans lequel il dressait le récit de la course - en forme d'hécatombe - d'un train à vapeur et de cyclistes dopés à la « perpetual-motion food ». Le Corbusier est l'architecte qui, au contact des Planistes et du théoricien eugéniste Alexis Carrel, captera le mieux ce nouveau rapport au corps, avec ses recherches sur l'immeuble-villa puis sur l'« unité d'habitation de grandeur conforme », instruments d'une « fabrique de l'homme nouveau » liant sport, biologie et habitation. Intégré à la fondation Carrel entre 1943 à 1945 (9), Dumail n'échappera pas à ce programme « d'hygiène sociale et de prophylaxie » énoncé par Sellier lui-même au moins dès 1921.Ces proches de Sellier que sont Dumail et Lods ont vu leurs réalisations de l'OPHBMS données en 1935 comme modèles du programme du grand ensemble du futur, dans cette période accidentée où s'élaborait une culture politique de gestion de la croissance des périphéries urbaines. À la Libération, ils affirment ensemble le logement comme la grande « affaire » du XXe siècle dans un livret du comité Henri-Sellier (10). En 1951, ils s'engagent presque simultanément dans les chantiers respectifs des deux SHAPE Villages : Dumail à Saint-Germain-en-Laye, aux côtés de Jean Dubuisson, et Lods à Fontainebleau. Les logements qu'ils bâtissent, chacun à sa façon mais tous deux en un temps record, pour les sous-officiers et officiers du quartier général des forces alliées en Europe, constituent un des moments fondateurs de la politique de construction à venir : les grands ensembles français ne sont décidément pas tombés du ciel avec la croissance et le baby-boom. * Architecte, Hubert Lempereur a consacré de nombreux articles à la généalogie et à l'histoire matérielle et culturelle des premiers grands ensembles français et à la construction de masse. À paraître, Félix Dumail, architecte de la « cité-jardins », aux éditions du patrimoine et La Samaritaine, Paris, aux éditions Picard, ouvrage codirigé avec Jean-François Cabestan. 1. J.-L. Cohen, Architecture en uniforme. Projeter et construire pour la Seconde Guerre mondiale, Hazan/Centre Canadien d'Architecture, 2011. 2. Voir P. Chemetov et B. Marrey, Architectures. Paris 1848-1914, Dunod, 1980. 3. M. Rotival, « Urbanisme des H.B.M. - Formes de la cité », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 4. Leurs archives sont conservées au centre d'archives d'architecture du XXe siècle. La famille Dumail conserve de son côté ses correspondances de guerre. 5. J. Posener, « Historique des H.B.M. - Naissance du problème, premières solutions », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 6. G. Ernest, « Concours pour la construction par la Ville de Paris d'immeubles collectifs à bon marché », L'Architecture, 28 fév. 1914. 7. A. Gaillardin, « Les derniers concours de la Ville de Paris pour la construction d'habitations à bon marché », La Construction moderne, 28 juin 1914. 8. J. Gubler, « L'aérostation, prélude à l'aviation ? Notes sur la découverte architecturale du paysage aérien », Matières, 1998. 9. H. Lempereur, « La fondation Carrel (1941-1945), Le Corbusier et Félix Dumail : portraits d'architectes en bio-sociologues », fabricA, 2009. 10. F. Dumail, P. Grünebaum-Ballin, R. Hummel, M. Lods, P. Pelletier et P. Sirvin, L'affaire du logement social, préface de Léon Blum, Éditions de la Liberté, 1947. TEXTE DU MONITEUR @ les #Constructions #Modernes #BANLIEUE @ l' #Urbanisme & l es #Chantiers d'#ApresGuerre ici #Mémoire2ville le #Logement Collectif* dans tous ses états..#Histoire & #Mémoire de l'#Habitat / Département territoire terroir region ville souvenirs du temps passé d une époque revolue #Archives ANRU / #Rétro #Banlieue / Renouvellement #Urbain / #Urbanisme / #HLM #postwar #postcard #cartepostale twitter.com/Memoire2cite Villes et rénovation urbaine..Tout savoir tout connaitre sur le sujet ici via le PDF de l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT (l'USH)... des textes à savoir, à apprendre, des techniques de demolition jusqu a la securisation..& bien plus encore.. union-habitat.org/.../files/articles/documents/...
www.dailymotion.com/video/xk6xui Quatre murs et un toit 1953 - Le Corbusier, l'architecte du bonheur 1957 conceptions architecturales le modulor, l'architecture de la ville radieuse, Chandigarh, Marseille, Nantes www.dailymotion.com/video/xw8prl Un documentaire consacré aux conceptions architecturales et urbanistiques de Le Corbusier.Exposées par l'architecte lui-même et étayées par des plans, dessins et images de ses réalisations en France et à l'étranger, ces théories témoignent d'une réflexion approfondie et originale sur la ville et sa nécessaire adaptation à la vie moderne, notamment Paris dont l'aménagement révolutionnaire rêvé par Le Corbusier est ici exposé. Un classique du documentaire.Les premiers projets de Le Corbusier resteront à l'état de maquette : le plan de modernisation de la ville d'Alger. Certains seront réalisés par d'autres architectes : ministère de l'éducation à Rio de Janeiro, Palais de l'ONU à New York. Dès l'après-guerre en moins de 10 ans, Le Corbusier réalise de grandes unités d'habitation à Marseille, Nantes une chapelle à Ronchamps, une usine à Saint-Dié, une ville Chandigarh en Inde. Par des schémas, l'architecte présente sa théorie de la "ville radieuse", le modulor clef mathématique de son œuvre ainsi que son projet de réorganisation de la campagne, des cités industrielles et urbaine en un regroupement autour d'un système coopératif. Le film expose les conceptions architecturales de Le Corbusier, dans la ligne des précurseurs de l'architecture moderne comme Claude-Nicolas Ledoux. Paris et le désert français 1957 réalisation : Roger Leenhardt et Sydney Jezequel, résoudre le déséquilibre démographique ville campagne www.dailymotion.com/video/x177lrp Film réalisé par Roger Leenhardt et Sydney Jezequel en 1957, d'après le livre de Jean-François Gravier. Document d'information général proposant les solutions de l'époque pour éviter la désertification des campagnes et la folie concentrationnaire des villes. Dès 1957, la désertification des campagnes prend des proportions tragiques. L'exemple est donné pour le village de Gourdon dans le Quercy.
Quelles évolutions proposer pour éviter l'exode rural et le développement anarchique, qui s'amorce, des villes champignons, construites en plein champ sans urbanisme et sans âme ? Le commentaire propose les solutions de l'époque : modernisation de l'agriculture, adaptation de l'artisanat, implantations d'industries dans les provinces. Gazoducs dans le sud-ouest, barrage en Haute-Savoie, polder en Bretagne semblaient à l'époque pouvoir résoudre le déséquilibre ville campagne. Visages de la France 1957 Production - réalisation Atlantic-Film Marcel de Hubsch www.dailymotion.com/video/x19g59p Le film commence avec des vues de villages et d'architecture traditionnelle du Pays Basque, des Landes, de la Touraine, de la Normandie, de la Bretagne, d'Alsace. La voix off s'interroge : faut il transformer la France en un musée de ses vieilles demeures ? et poursuit : pourquoi des maisons de 10 à 15 mètres de hauteur à Honfleur n'ont elles que 3 à 5 mètres de large ? Le commentaire se pose la question du nombre de maisons individuelles dans les villes qui entrainent l'étalement urbain. Lorsque les villes ont bâtit des immeubles, le commentaire se demande que cachent ces façades ? Des coures étroites que le soleil ne visite jamais, un enchevêtrement inouï de constructions hétéroclites. L'époque de grande prospérité de la troisième république n'a rien su construire de grand poursuit la voix off. Ce document nous propose ensuite une animation de maquette pour l'aménagement d'une friche. Dans un premier temps à la façon d'avant avec la maison individuelle. La voix off s'exclame : ce n'est pas autrement que d'affreuses banlieues naquirent que tant de villes furent à jamais enlaidies, essayons autre chose. L'animation se met à empiler les maisons individuelles et propose des bâtiments collectifs dans des jardins. Le commentaire poursuit : maintenant c'est l'heure de l'urbaniste à lui de répartir les constructions dans la cité. Plusieurs organisation de logements collectifs sont proposées en maquettes. La voix off pointe les défauts d'un urbanisme des grands ensemble trop ennuyeux. Puis une solution émerge de l'animation : pour que la cité vive il faut mettre au place d'honneur école, dispensaire, bibliothèque, salle de réunion, puis viennent les deux pièces maîtresse deux grands immeubles puis les rues se glissent dans la composition et enfin les pelouse et les jardins apparaissent et voila conclue le commentaire. Le film montre ensuite de réalisation de grands ensemble et on entre dans un immeuble au sein d'une famille : air et lumière sont au rendes-vous. On voit des enfants faire du patin à roulette dans le parc de l'immeuble la voix off annonce : finit l'individualisme renfrogné de l'échoppe d'antan : la cité tout entière est un jardin, les jeux d'enfants se mêlent aux fleurs. Le film se termine sur des vues de réalisation de grands ensemble sur toute la France (vue entre autre de la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille). Production Films Caravelle MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) Scenario et réalisation : Pierre JaLLAUDSur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije , www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS
Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal.
L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.
@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.
Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.
Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.
Définition
Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.
On peut toutefois en distinguer deux :
• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».
• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».
Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.
Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.
Histoire
La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.
Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.
Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.
L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.
La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.
Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.
Une multitude de procédures administratives
Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.
Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.
Les contextes de constructions
Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.
On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :
• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).
• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.
• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.
Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.
Les modes de constructions
Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.
Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :
• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.
• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.
• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.
Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.
Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.
En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement. Les banlieues populaires apparaissent dans les médias à travers le prisme de la délinquance et des émeutes. Pourtant, leur histoire doit s’analyser dans la moyenne durée des deux siècles d’urbanisation et d’industrialisation, puis de disparition de la société industrielle. Les banlieues françaises, à la différence des suburbs anglo-saxonnes qui logent les classes moyennes blanches, ont été créées dès la fin du XIX e siècle pour loger les classes populaires. Les besoins de logement expliquent les strates des paysages urbains : petits immeubles de rapport de la Belle Époque, pavillons des lotissements défectueux de l’entre-deux-guerres, barres et tours de logement social et villes nouvelles des Trente Glorieuses. Trois moments de la constitution des banlieues populaires se superposent, encore visibles dans les paysages-palimpsestes : l’âge des faubourgs industriels, devenus peu à peu friches avec la désindustrialisation qui débute dans les années 50 ; le temps des banlieues rouges et du socialisme municipal ; la construction des grands ensembles et l’entrée en crise du modèle à partir de 1970. Des faubourgs industriels à la désindustrialisation
La banlieue contemporaine naît de l’entreprise de modernisation de la capitale et des grandes métropoles sous le Second Empire. Le modèle haussmannien, bien connu, régularise la ville ancienne par l’imposition de percées dans le tissu urbain existant, l’équipement en réseaux divers, la construction d’immeubles neufs le long des nouvelles percées et l’exode partiel des anciens habitants du centre vers les arrondissements annexés ou vers les faubourgs. L’agrandissement de Paris complète les ambitions d’Haussmann et de Napoléon III : au premier janvier 1860, en application de la loi du 3 novembre 1859, 5100 hectares sont ajoutés aux 3402 hectares de la capitale, qui trouve ainsi sa taille définitive et passe de 12 à 20 arrondissements. L’annexion des communes suburbaines s’accompagne d’une vision, en creux, de la nouvelle banlieue au-delà des murailles. Le projet est d’homogénéiser la nouvelle ville-capitale en généralisant les équipements urbains, notamment le métro à partir de 1900, de desserrer la pression démographique du centre vers l’extérieur, de transférer l’industrie au-delà des Fortifications. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. La banlieue est livrée à elle-même, ignorée par la puissance publique. Ses espaces libres accueillent les entrepôts, la grande industrie et les fonctions que la ville transformée rejette : cimetières, hôpitaux, champs d’épandage, logements sociaux 1. Les décrets sur les établissements classés, datant du Premier Empire et repris sous la Restauration, sont à l’origine des zones d’industries polluantes en proche banlieue, notamment autour de la chimie organique. Aubervilliers est célèbre par la concentration d’industries chimiques (Saint-Gobain…). Les derniers de ces établissements classés ont cessé leur activité il y a peu de temps, sous l’impact des revendications des associations écologistes : à Saint-Denis, la Saria, entreprise d’incinération de carcasses animales, a dû fermer. L’industrialisation, comme l’avait envisagé Haussmann, se fait par le transfert des grandes usines de la capitale vers la périphérie. Après la crise économique de la fin du XIXe siècle, l’implantation de nouvelles technologies – automobile, aviation, constructions électriques – transforme des communes (Boulogne-Billancourt, Puteaux, Suresnes, Vénissieux) en technopoles de pointe. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. Sans unité administrative, la banlieue constitue un domaine fragmenté en espaces socialement très différenciés : villégiature et résidence bourgeoise souvent à l’Ouest, banlieue « noire », celle des faubourgs industriels limitrophes, friches dues à la déprise agricole et maraîchère, que lotissent de petits spéculateurs. La Première Guerre mondiale renforce l’industrialisation des métropoles situées loin du front, Paris, Lyon ou Toulouse. Puis une volonté de décentralisation transfère les usines en grande banlieue : Simca glisse de Nanterre à Poissy au milieu des années 50 ; une usine Citroën de 6500 salariés, dont 4300 OS, s’ouvre à Aulnay-sous-bois en 1973. Cependant, en région parisienne, cette politique précoce et continue de désindustrialisation conduit à une diminution des emplois industriels dès les années 60, avec la politique de délocalisation menée à partir de 1955, amplifiée par la Datar. En Plaine Saint-Denis, en 1960, le secteur industriel représente 46 % des emplois contre 44 % au tertiaire ; en 1990, le secteur industriel représente 21 % des emplois et le tertiaire 72 %. Des secteurs entiers disparaissent – métallurgie, machine-outil, chimie – dont la présence structurait les sociétés ouvrières. La crise économique qui commence à partir de 1973, la division planétaire du travail et un demi-siècle de volonté décentralisatrice entraînent la disparition des banlieues industrielles, malgré des combats défensifs : l’usine Chaix de Saint-Ouen ferme après cinq ans d’occupation et de luttes à contre-courant. L’invention politique socialisme municipal et banlieue rouge Dans l’entre-deux-guerres, les banlieues populaires se couvrent d’une marée pavillonnaire de lotissements médiocres.
Two days of botanizing with good friends in the upstate of South Carolina provided us with lots of Spring wildflowers -- a few of which were "lifers" for a couple of the guys. I was joined on Saturday by Walter Ezell, and on Sunday by Alan Cressler, Bruce Roberts, and Nate Miller.
We visited the following locations: Peach Orchard Branch (Pickens County), Nine Times Preserve (Pickens County), and Devil's Fork State Park (Oconee County).
For the full trip report, please go to Jim's Blog.
i pass by this building often and i just like the look of it. It's pretty cool here in the late afternoon sunshine, but it looks best all spooky in the rain // Ektar 100 in the Holga // August 2013 Louisiana Ave, New Orleans
The newly formed Senior Wrestling League dual was between Aspull Warriors Wrestling Club andManchester Y- CLUB. It was held at the Aspull Warriors Wrestling Club on Saturday 26th November 2022
The Y- CLUB gained the win!
Aspull 20 Manchester Y- CLUB 26
This is part of the two pilot leagues which were launching in September 22.
This could be a huge step for the development of wrestling in this country. If successful with our pilot season this could lead to the launch of a nationwide league launching in every region of the UK by the end of 2023.
The clubs competing in the inaugural Northern Seniors Wrestling League:-
Manchester Y-Club Wrestling
@aspullwarriorswrestling
@bowcbears
@manchester_wrestling_club
@empower_wrestling
@bradfordwrestlingacademy
Design: Constantin Wortmann
Kundalini is always exploring new forms of light finding out their archetype. Drop. Egg. A fluid and simple design.
Created by Constantin Wortmann, “Spillo” draws an organic geometry characterized by an extreme semplicity, and because of it moving.
“Spillo” linear design is declined in a versatile lamp family, including floor and ceiling versions both in outdoor and indoor version.
Luminous objects made for a multidirectional while emotional and ambient light.
Creating unexpected effects both in domestic and outdoor spaces, where various lamps can be used to create suggestive light atmospheres.
A project perfectly fitting in Kundalini vision, which links the subtile design poetry to the highest use handiness thanks also to the use of the most advanced technologies and the best materials.
With “Spillo” family Kundalini offers a product designed to reach the desires of the large public. An innovative synthesis of quality, beauty and functionality, with a view to democratic design.
Spillo / outdoor
Outdoor floor lamp (IP65). Rotational-moulded polyethylene diffuser. Orange neophrene cord set with IP65
connection device.
Colour: white
Stainless steel and cast aluminum construction. Motor driven, 220 volts, 60 cycles. Interchangeable molder for fish / squid ball, quekiam and orion cutter molder.
For Thanksgiving dinner, my wife made homemade crescent rolls. Here they are ready to go into the oven.
The 2012 scholarship forms will be mailed out next week to all of the sponsors that requested the same student. We still have lots of students that don't have a sponsor. Due to the current economic climate in the US, some of our long-time sponsors have not been able to support their student for the 2012 school year. Here is one of our unsponsored students. A fifth grade girl named Angie Lorena Rojas Parra. You can see her thank you drawing below as well.
If you would like to sponsor Angie, or one of the other students that do not have sponsors let us know. Each sponsorship is $228 for the school year, that amount covers part of their tuition. If you would like to cover their full tuition you can send in $300. To read more about our Colegio Peniel Scholarship Program here.
Colegio Peniel scholarships make great Sunday School, Small Group, or Children's Church projects. Consider supporting a student today, you will make a huge difference in the life of a poor Colombian child by providing them with a quality Christian education.
The male Chaff Finch is larger than the female. It has a blue-grey head and nape, and pinkish undersides. Pairs form in early spring and, while the female builds the nest, the male advertises its territory with a distinctive song. Each song is slightly different, and regional dialects have been identified from different parts of New Zealand.
Almost forgot to mention, the Chaff Finch (Fringilla Coelebs) is an introduced species to NZ: en.wikipedia.org/wiki/Chaffinch
Taken on a rather dull Winter's day, quite obvious from the bleak sky in the BG :(
For FlickrBingo3, week29: FORM
Many of the exchangable tools for an excavator have a similarity of form with the human hand in the appropriate position for a similar function, upscaled.
FORM in this sense is FORM in Swedish, as well.
A form for filling in, as for customs or taxes, is FORMULÄR in Swedish.
On my card:
NECK well GOOD open body
make FORM BAND AREA seal
rate skip FREE WOOD word
LIKE rack RACE FALL HAIR
zone heel bolt wick shoe
The Minarets are a series of jagged peaks located in the Ritter Range, a sub-range of the Sierra Nevada Mountains in the state of California. They are easily viewed from Minaret Summit, which is accessible by auto. The peaks bear a certain resemblance to the minarets of Islamic mosques. Collectively, they form an arête, and are a prominent feature in the Ansel Adams Wilderness which was known as the Minaret Wilderness until it was renamed in honor of Ansel Adams in 1984.
The peaks were named in 1868 by the California Geographical Survey, which reported: "To the south of Mount Ritter are some grand pinnacles of granite, very lofty and apparently inaccessible, to which we gave the name of 'the Minarets.'" Seventeen of the Minarets have been given unofficial names, including Michael Minaret, Adams Minaret, Leonard Minaret, and Clyde Minaret. Clyde Minaret, named after Norman Clyde, is the tallest of the spires. The Southeast Face Route of Clyde Minaret is a technical rock climb featured in Fifty Classic Climbs of North America.
The area is notable for two fatalities:
Walter A. Starr, Jr., author of Starr’s Guide to the John Muir Trail and the High Sierra Region, fell to his death while solo-climbing the northwest face of Michael Minaret in 1933.
Steve Fossett, an American aviator and adventurer, died in a plane crash near the Minarets in 2007.
Mobile scaffolding and scissor lifts are used to prepare the surface of the station box interior for spraying sound-absorbing material called Pyrok, while the construction of concrete forms for the station platform continues below.
This image was scanned from a photograph held by Cultural Collections at the University of Newcastle, NSW, Australia.
If you have any information about this photograph, please contact us.
Série d'images réalisée l'Hôtel Gault et baptisée"L'ENCHAÎNEMENT DES TEMPS. Ces photos font l'objet d'un concours lancé par l'Hôtel, NO LIMIT. Prendre l'Hôtel comme lieu d'expérimentation artistique.
Modèle:
ADELE GEND
Images et retouches:
RAPHAËL JOLICOEUR
Assistant:
FRANÇOIS HUDON & MAROUANE SAHBI
Maquilleuse:
SOPHIE PARROT
Coiffure:
MJ DÉZIEL
Styliste:
ÉMILIE DEBONVILLE
All right reserved
Tapete formado pelas flores do ipê-amarelo na Igreja Santo Antônio de Cascavel (PR). O "Parque dos Ipês" é o novo ponto turístico da cidade.
Makkah Masjid (Arabic: and Urdu: مکہ مسجد, Telugu: మక్కా మసీదు) is one of the oldest mosques in Hyderabad, Andhra Pradesh, India, And it is one of the largest Mosques in India. Makkah Masjid is a listed heritage building in the old city of Hyderabad, close to the historic landmarks of Chowmahalla Palace, Laad Bazaar, and Charminar.
Muhammad Quli Qutb Shah, the fifth ruler of the Qutb Shahi dynasty, commissioned bricks to be made from the soil brought from Mecca, the holiest site of Islam, and used them in the construction of the central arch of the mosque, thus giving the mosque its name. It formed the centerpiece around which the city was planned by Muhammad Quli Qutub Shah
Makkah Masjid was built during the reign of Muhammad Quli Qutb Shah, the 6th Qutb Shahi Sultan of Golconda (now Hyderabad). The three arched facades have been carved from a single piece of granite, which took five years to quarry. More than 8,000 workers were employed to build the mosque. Muhammad Quli Qutb Shah personally laid the foundation stone. The construction was later completed by Mughal Emperor Aurangzeb after conquering Hyderabad.
Jean-Baptiste Tavernier, the French explorer, in his travelogue observed;
"It is about 50 years since they began to build a splendid pagoda in the town which will be the grandest in all India when it is completed. The size of the stone is the subject of special accomplishment, and that of a niche, which is its place for prayer, is an entire rock of such enormous size that they spent five years in quarrying it, and 500 to 600 men were employed continually on its work. It required still more time to roll it up on to conveyance by which they brought it to the pagoda; and they took 1400 oxen to draw it.
Architecture and design
The main hall of the mosque is 75 feet high, 220 feet wide and 180 feet long, enough to accommodate 10,000 worshipers at a time. Fifteen arches support the roof of the main hall, five on each of the three sides. A wall rises on the fourth side to provide Mihrab.
At the peak of the minarets flanking the mosque is an arched gallery, and above that a smallish dome and a spire. Inscriptions from the Qur'an adorn many of the arches and doors. The main structure of the mosque is sandwiched between two massive octagonal columns made out of a single piece of granite. The cornices running around the entire mosque structure and the floral motifs and friezes over the arches remind the tourist of the great attention paid to detail in Qutub Shahi architecture. They have a close resemblance to the arches at Charminar and Golkonda Fort.
On the four sides of the roof on the main mosque, the ramparts are made of granite planks in the shape of inverted conches perched on pedestals. From the cornice of the mosque, its minarets are not as high as the minarets on the mazaar (Nizams tombs) haven from their cornice. The octagonal columns have arched balconies on level with the roof of the mosque with an awning for a canopy, above which the column continues upwards till it is crowned by a dome and spire.
[edit]Tombs
The entrance courtyard of the mosque, a rectangular, arched and canopied building houses the marble graves of Asaf Jahi rulers. This structure came up during the rule of the Asaf Jah rulers. It contains the tombs of the Nizams and their family.
At both ends of this resting place for the Asaf Jahs and very much a part of it, are two rectangular blocks with four minarets each. These minarets have elegant and circular balconies with low ornamental walls and arches. Above them is an octagonal inverted platter from which the rest of the minaret soars till it is arrested by a dome and a spire.
“Long Shot” was choreographed by Kelly Hagfeldt and features 10 dancers. Pictured here, left to right, are Amanda McCabe, Kodi Auch, Brittney Rau, Jessica Aparicio, Ashley Magelky, Rachel Cross and Kelly Hagfeldt.
Police form lines at both ends of the street in front of the U.S. Justice Department in Washington, D.C., sealing off 3,000 demonstrators prior to their arrest May 4, 1971.
The arrest of Echo—John Froines: (at the Justice Department May 4, sought on a warrant for conspiracy blocking traffic on May 3):
“Echo is saying he came here not to surrender but to be protected by his people,” one agent reported over FBI radio.
“Well, we want him,” crackled a reply from the field office.
“The package is wearing a green and red striped shirt--definitely a sport shirt, green and red vertical stripes,” one reported.
“He is crossing the street toward a green parked car, with his arm around a man wearing a suede jacket and a straw hat.”
“The package is now moving east toward the flagpole,” the agent reported later. “He is standing south of the flagpole talking to a man with a bald head. He is still with the man with the suede coat and the straw hat.”
“To All Units, anyone with any knowledge of Echo, go to the middle of the block…The word from the P.D. is that they’re going to pinch in from both ends of the block and lock them up. They’re moving now. He’ll be trying to slip out while they’re arresting others.”
“What are the chances of pushing him in through the truck entrance?”
“We have him. We have him. We have him.”
“Good let’s keep him.”
Froines was whisked away and later taken before US Magistrate Arthur L. Burnett. Burnett told Froines of the charges against him and set a bond of $10,000, with a 10 percent deposit—meaning that Echo would be freed if he could post $1,000 in cash.
Frones later posted bond and was released.
The second day of an attempt to shut down the government began with several hundred briefly attempting to block traffic in the area south of Dupont Circle. Vastly outnumber by police, the effort was quickly broken up.
Several thousand, however, gathered at Franklin Park at 14th & I NW at noon and marched to the Justice Department to emphasize the second Mayday demand—that all political prisoners be freed. Police sealed off both ends of the block and arrested over 3,000, bring the arrest total over two days to more than 10,000.
For more information and additional images, see
May 1: flic.kr/s/aHsk5GV1JM
May 2: flic.kr/s/aHsk5CKtKq
May 3: flic.kr/s/aHsk5bjYqk
May 4: flic.kr/s/aHsk64GugT
May 5: flic.kr/s/aHsk8e3sU3
Photographer unknown: Courtesy of the D.C. Public Library Washington Star Collection © Washington Post.
Presidential Candidate 總統候選人
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TianLiang Maa
~ A Taiwanese social reformer, philosopher, photographer and film director
“Touching Fairness and Justice”
馬天亮
~ 臺灣的社會改革者,哲學家,攝影師,和電影導演
《感動的公平與正義》
TianLiang Maa, alternative spelling: Tianliang Ma, also known as Theophilus Raynsford Mann; Ma, Tianliang; Chinese: 馬天亮; 马天亮.
SUMMARY
TianLiang Maa is a naturalist, occultist, and Taoist. In 1982, Maa developed a technique for abstract photography, applied “Rayonism” into photographic works. Maa staged 32 individual, extraordinary exhibitions around Taiwan, who was the first exhibitor around Formosa. Maa’s works is the beginning of modernization in the modern abstract arts in the world. At the University of Oxford, Maa’s attractive topic was “A View of Architectural History: Towns through the Ages from Winchester through London Arrived at Oxford in England”; also an author at the University of California, Berkeley and the University of Michigan in the United States; an alumnus from Christ Church College at the University of Oxford in England, the University of Glamorgan in Wales, and National Taiwan University in Taipei on Taiwan. Maa’s works have been quoted by the scholars many times, making Maa one of the highly cited technological, artistic, and managing public administrators in the academia. Maa was listed in “Taiwan Who’s Who In Business” © 1984, 1987, 1989 Harvard Management Service.
Early Life and Record of Genealogy
TianLiang Maa possesses both Taiwanese and German surnames from birth. Usually, whenever anyone asks Maa about where he comes from, he would reply “Formosa” as he grew up and was educated in the Far East and lives in Taiwanese and Japanese lifestyles. Moreover, he often teaches and educates younger generations based on the methods of the Far Eastern teaching he experienced when he was young, though he does not oppose the Western ways of teaching and thinking. Maa takes great pride in his roots, which go back 150 years (since 1864); Maa’s ancestry originates and creates generations, and prepares younger generations to succeed their personality and ethical standards and integrity.
Education in Taiwan and a Brief of Latest Generation of History in Taiwan / Formosa
In 1980, Maa obtained his postgraduate certificate from the Graduate Institute of Electrical Engineering of National Taiwan University in Taipei; successfully completed another graduate studies in Information dBase III Plus and Taiwanese Traditional Chinese Mandarin Information System at National Sun Yat-Sen University in Kaohsiung in 1989.
In history, the Portuguese explorers discovered and called the island (Taiwan), “Formosa” (meaning “Beautiful Island”) in 1590. They are non-Chinese people; it was long a Chinese and Japanese pirate base. Fighting continued, between its original inhabitants of Taiwanese and the Chinese settlers, into the 19th century. In 1894-95 first Sino-Japanese War that ended in Manchus of the Qing (Ching) dynasty defeat, the late Manchu Qing Government forced to cede Formosa to Japan. This result was made by the Treaty of Shomonoseki in 1895 and remained under Japanese control until the end of the Second World War. Early on, Taiwan was conquered by the Qing in 1683 and for the first time became part of older China dynasty. However, today, the home country of Maa’s origin has around 165 institutions (93 universities) of higher education, which now has one of the best-educated populations in Asia. Among the major public (state) ones are the National Taiwan University (NTU) at Taipei, and National Sun Yat-Sen University (NSYSU) at Kaohsiung. NSYSU is also called National Chun-Shan University; according to Times Higher Education 2010-2011, NSYSU ranks as the 3rd university in Taiwan, 21st in Asia, and 163rd worldwide. National Taiwan University is ranked 51 to 60 ranks on Times Higher Education World University Rankings - Top Universities by Reputation 2013, the United Kingdom (see www.timeshighereducation.co.uk/world-university-rankings/...); King's College London (KCL) (21st in the world and 6th in Europe in the 2010, QS World University Rankings), the University of London, and University of Southern California (is one of the world's leading private research universities, located in the heart of Los Angeles), afterward.
Backing to Maa’s early school-time of Taiwan Provincial Kaohsiung Industrial Senior High School (Kaohsiung Municipal Kaohsiung Industrial High school), the professional technical education, which is equivalent to Advanced Level General Certificate of Education, commonly referred to as an A-level in the United Kingdom; China Electronic Engineering College, the distance learning programme, which is in equivalence as UK’s Diploma of Higher Education / Undergraduate Diploma (as an Associate Degree in the United States). An additional, his middle education was taught by the Kaohsiung Municipal Chihjh (Ci Sian) Junior High School; and Kaohsiung Municipal San Min Elementary School was his first school in Taiwan.
Early Career
In 1989, Maa instituted Maa’s Office of Electrical Engineer, he settled himself in electrical technology and industries as a chief engineer in his early years. He put his professional and precise knowledge to good account in business management. A formal business management with business relationship established to provide for regular services, dealings, and other commercial transactions and deed. He had many customers having a business and credit relationship with his firm then he was a successful engineer.
Study Abroad and Immigration into the United Kingdom
In 1998, Maa studied abroad when he arrived in Great Britain; he studied at School of Built Environment, the University of Glamorgan (Prifysgol Morgannwg) in Merthyr Tydfil, Pontypridd, Wales for a master of science in real estate appraisal. Until the summer of 2000, Maa completed an academic course on “Towns through the Ages” from Christ Church College at the University of Oxford (is ranked the 2nd place worldwide on The Times Higher Education, World University Rankings 2012-2013
www.timeshighereducation.co.uk/world-university-rankings/...) in England. Afterward, Maa immigrated into the United Kingdom in the early year of 2004.
PHILOSOPHICAL VIEWS
Maa is a naturalist; he trusts spiritual naturalism and naturalistic spirituality, which teaches that “the unknown” created this wonderful world. “The unknown” arranged the nature with its law so that everything in nature is kept balanced and in order. However, human beings failed to control themselves, deliberately went against the law of nature, and resulted in disasters, which we deserved. He also is an occultist, a Taoist, and a Buddhist; but in Britain, he frequently goes to Christian and Catholic churches, where he makes friends with pastors and fathers as well as churchgoers. In his mind, he recognizes “Belief is truth held in the mind; faith is a fire in the heart”. He is always a freethinker, does not accept traditional, social, and religious teaching, but based on his ideas: a thought or conception that potentially and actually exists in his mind as a product of mental activity - his opinion, conviction, and principle. If people have not come across eastern classics and philosophy, we are afraid that people would never understand TianLiang Maa. People cannot judge an eastern philosopher based on western ways of thinking. He studies I Ching discovering eastern classics of ancient origin consisting of 64 interrelated hexagrams along with commentaries. The hexagrams embody Taoist philosophy by describing all nature and human endeavour in terms of the interaction of yin and yang, and the classics may be consulted as an oracle.
Back in the 1990s when Maa just arrived at England, he had been offered places to do Ph.D. and LL.M. degrees (degree in Law and Politics of the European Union) by several western professors in the Great Britain. He has met all the requirements for postgraduate admissions to study at UK’s universities.
During his time at Oxford, he learnt a lot of British culture and folk-custom while carrying out research with many British and Western professors, experts, and archaeologists. This proves that Maa understands various aspects in British society, culture, and lifestyles. Of course, he does not fully understand about the perspectives of thinking of a typical British. For example, what would be the most valuable in life for a British person? What would a British want to gain from life? What is the goal in life for a British? Is it fortune or a lover? Alternatively, perhaps honour? On the other hand, maybe being able to travel around the world and see the world?
FAIRNESS and JUSTICE
As TianLiang Maa’s (馬天亮) saying are:
“Touching Fairness and Justice”
Feel good about themselves, but do not know the sufferings of the people...
Who can get easy life like them?
What is profile of modern society?
What type and style is truly solemn for this society identify?
Where “the characterization” is? Who can see? Did you see it?
《感動的公平與正義》
自我感覺良好, 不知民間疾苦...
誰能得到安逸的生活如同他們一樣?
這是個什麼樣子的社會?
這個社會認定什麼樣的類型和風格是真正莊重的?
「特徵」在那裡?誰可以看到?你看到了嗎?
Jurisprudence and Political Philosophy and Perspectives
Maa ever studied judicial review and governmental action, the impact of law and legal techniques, constitutional mechanisms for the protection of basic rights, and ensuring the integrity of commercial activity, the impact of law and legal techniques on government, policymaking, and administration, as well as the creation of markets. He tries to understand these critical trends in the political development of modern state. Maa will combine both theoretical and empirical approaches, and the conditions for democratic transition and the nature of state development in the ‘post-industrial’ era of globalisation and economic integration.
According as Maa’s legal experiences, he comprehend that “the knowledge of the law is like a deep well, out of which each man draught according to the strength of his understanding”, and, law and arbitrary power are in eternal enmity. He is also sure law and institutions are constantly tending to gravitate like clocks; they must be occasionally cleansed, and wound up, and set to true time.
The government issues a decree - an authoritative order having the force of law, which charged with putting into effect a country's laws and the administering of its functions. Any of the officials promulgate a law or put into practice relating to the government charged with the execution and administration of the nation's laws then they announce and carry out the creation of any order or new policy that will be responsible for the people.
Maa had knowledge in connexion with construction law; he also understands architectural arts, and as well learnt the forms by combining materials and parts include as an integral part concerning modern construct. I ever built urban buildings and rural architecture in different styles under new housing and building projects by the governmental administration and construction corporations.
Right now, Maa studies the problems caused by ethnic disputes and human armed conflicts in the modern society resulted code of mixed civil and criminal procedure. He wishes an agreement or a treaty to end human hostilities - the absence of war and other hostilities around the world. The interrelation and arrangement of freedom from quarrels and disagreement become harmonious relations living in peace with each other. Actually, erect peace in more friendly ways of making friendships for modern human society is comfortable in my ideal. It is like building monolithic architecture: houses and buildings for the people. Maa would like to do “something beautiful for `the unknown`”.
In the ethnic disagreement and armed conflicts as concerning the poor people and children notwithstanding they live through a bad environment on any of poor or crowded village or town in a particular manner - lived frugally. However, after years of industrialisation as a more educated population, becomes more aware of global plenum, continuing to be alive. Environmental groups are increasing and lobbing government will legislate to stop bad environmental and social practices. The establishments of human rights’ wide and untiring efforts will be alleviated people’s suffering. And as well the poor people shall meet and debate sustainable development and for a concerted government led action towards sustainability is an example that the younger generation are concerned for the future. It shall be making the younger easier for their life and make better on their lives, and help them to build a better future.
In present world, Maa really knows the full meanings of “Fundamental Human Rights and Equal Opportunities for the People”. He thinks ethics is the moral code governing the daily conduct of the individual toward those about him / her. It represents those rules or principles by which men and women live and work in a spirit of mutual confidence and service. Without going into the question of how an ethical code was formulated or why anybody should obey it, we can look at the matter in a common-sense fashion with reference to its influence upon our legal affairs. In brief, from the law point of view, a reputable ethical code embodies the qualities of accuracy, dependability, fair play, sound judgement, and service. It is based upon honesty.
No person can have an ethical code that concerns him / her alone. Living in society, as he / she must, a person encounters others whose rights must be respected as well as his / her own. An honest regard for the rights of others is an essential element of any decent code of ethics, and one that anyone must observe if anybody intends to follow that code. After all, ethics is not something apart from human beings. Indeed, there is no such thing apart from our actions and us. It is the duty, therefore, of every man and woman in legal affairs to see that his daily associations with others are truly in conformity with the plain meaning of the Ten Commandments: “Thou shalt not barratry, thou shalt not bear false witness, thou shalt not receive illegal fee and the rest”.
The knowledge Maa has, in connection with legal affairs, was usually come from his precious experiences of his past over ten year’s law and political careers. In an interval regarded as a distinct period of 1980s, he studied mixed civil and crime, and the code of mixed civil and criminal procedure for the problems caused by ethnic disputes and human armed conflicts in the modern society. He was especially one who maintains the language and customs of the group, and social security in Taiwan.
Since 30 July of 1988, Maa settled himself in law as a chief executive and scrivener at Central Legal, Real Estate, and Accounting Services Office; it is in the equivalent to a solicitor of the United Kingdom. The Office provided full legal, accounting, real estate, and commercial services to the public. He did his job as a person legally appointed by another to act as his or her agent in the transaction of business, specifically one qualified and licensed to act for plaintiffs and defendants in legal proceedings and affairs. Over and above Maa was a chairman and executive consultant at Taiwan Credit Information Company®, founded in 1994. The company offered services to the public in response to need and demand in the area of credit information.
Maa had excellent experiences in political and law work was pertaining to mixed civil and crime, the code of mixed civil and criminal procedure, construction, and commercial law abroad. The experiences of legal services related to the rights of private individuals and legal proceedings concerning these rights as distinguished. In the criminal proceedings, he did many cases for the defendants. Although an act committed or omitted in violation of a law forbidding or commanding it and for which punishment is imposed upon conviction; but he also laid legal claim, required as useful, just, proper, or necessary to the defendants under the human rights in the meantime. This provision ensures to the defendant a real voice in the subject.
The men whose judgement we respect are those who do not allow prejudices, preferences, or personalities to influence their decisions. Profit and self-aggrandisement are likewise ignored in their determination to reach an equitable and fair settlement. What are the basic principles upon which good judgement is founded? A keen intellect, a normal emotionally, a through understanding of human nature, experience of law work, sincerity, and integrity.
Developed a Technique for Abstract Photography and Abstractionist
In 1982, Maa developed a technique for abstractive photography, which applied “rayonism” to the photographic works. In November of 1984, Maa was 26-year-old, he instructed many professors and students of National Taiwan Normal University in photography of abstract impressionism and rayonnisme in Taipei, Taiwan. The word “rayonnisme” is French for rayonism - a style of abstract painting developed in 1911 in Russia.
Photographic Exhibitions
TianLiang Maa (Theophilus Raynsford Mann) Photographic Exhibition of “Rayonnisme / Rayonism” Tour - Invitational Exhibition of Taiwan 1983-84.
一九八三〜八四年中華民國臺灣 馬天亮攝影巡迴邀請展
TianLiang Maa (Theophilus Raynsford Mann) Photographic Exhibition of Rayonnisme / Rayonism (32 individual exhibitions) 1983~1985.
馬天亮『光影』攝影特展(個人展32場)1983〜1985年.
Maa staged 32 individual, extraordinary exhibitions and annual special exhibitions on photography of abstractive image and Rayonnisme around Taiwan / Formosa. Maa was the first exhibitor around the country. All of the invited displays were by the Chinese Government, cultural and artistic organisations, and sponsors. Maa’s earliest exhibition took place in the National Taiwan Arts Education Institute (Museum) on 19 December 1983 when Maa was 25 years old; Maa was the youngest exhibitor in the history of the Institute in any solo exhibitions. The Institute that was opened in March 1957, kept a collection of Maa’s work. It is currently updating the Institute’s internal organisation and strengthening co-operation with leading institutes and museums around the world. Meanwhile, it widened the institute’s scope to increase its emphasis on Taiwan’ regional culture and folk arts.
Modernization in the Modern Abstract Arts of Taiwan
Maa’s works is the beginning of modernization in the modern abstract arts of Taiwan, China and greater Chinese society in the world. The use of “modernisation” as a concept that is opposed to “Traditional” of “Conservative” ideas began with the approach of the 20th century. It spreads rapidly through academic circles, and was broadly accepted as a means to reform society. Chinese Manchu Qing (Ching) dynasty’s first steps toward modernisation began in the Tung-chih era (1862-1874) with the “Self-Empowerment Movement”. During the late 19th century, as late Manchu dynasty was confronted on all sides by foreign aggression, voices throughout society debated the most effective means to reform and strengthen the country. Some advocated “combining the best of East and West”, while others went so far as to call for “complete Westernisation”. Taiwan was at the centre of these waves of reform. Faced with direct threats against the island by foreign enemies, the Chinese Ching dynasty court took special steps to push Taiwan’s modernisation.
In a role just like that of a gardener wanting to create a rich and fertile environment for the seeds of culture, one in which Maa may sprout, grow and bloom. Maa aims to provide an educational stimulus for society by introducing his works - Maa can express the neo-romantic spirit deftly from various creations and supporting international artistic exchanges. Maa believes that the first step in creating such a new and independent state is the real emergence of culture and arts, for which the art and science of designing and erecting buildings, and fine arts (including photography and motion picture) of the civilization is a good measurement of success. For the foreseeable future, Maa should be continuing to forge ahead, working diligently and unceasingly towards its mission of raising China and Formosa / Taiwan’s culture in his spare time.
Became an Author and a Scholar
In 1980, TianLiang Maa completed his first book - scenario original “The Soul's Sentimentalizing”, also named: “Hun Yun : Jin Qi Tu Rui” 電影原著《魂韻》(衿契吐蕊) then Maa was at the age of 22. In 1983, The General Library of the University of California, Berkeley in the United States of America, collected and kept Maa’s writings - scenario original「魂韻 : 衿契吐蕊」“Hun Yun : jin qi tu rui”, included a musical composition of his own – “Sonate Nr. 1 C-dur op. 3 für Klavier (piano)”, composed on 3rd April 1977 (then Maa was 18 years old). The works were published in 1980; the theme was based on “The Soul's Sentimentalizing”. Another masterpiece was an Album of Academic Work for News Publication “TianLiang Maa (Theophilus Raynsford Mann) Photographic Exhibition of Rayonnisme / Rayonism”, published in 1985. The Hathi Trust Digital Library, the University of Michigan also collected and kept Maa’s writings.
Authorship
Maa’s articles and writings were published in more than 200 different kinds of domestic and foreign magazines, newspapers, and periodicals, in the period between May of 1972 and 1990s. It was all started when Maa was just 13-year-old. Many of which have been very influential. These have been quoted by Western and Eastern scholars many times in the last few years, making Maa one of the highly cited technological, artistic, and managing public administrators in the world in the late 20th and early 21st century. The Ministry of the Interior in Taiwan had registered Maa’s professional writings and given him two certificates of copyright. The numbers are 33080 and 33081 on 4th July of 1985; and Taiwan’s Gazette of The Presidential Office issue No. 4499, featured his writings on 4th September 1985.
Became an Academic and Film Director
Today, Maa is a professor at Space Time Life Research Academy, and a photographer, film director, and computer engineer now live and work in London.
Director Works:
FILMS:
Experimental Film “New Image for the Spring” © 1982
Documentary Film “Rayonnisme” © 2011
“The Soul's Sentimentalizing” of the feature film is based on the scenario original “The Soul's Sentimentalizing” (preparation)
FASHION SHOWS:
New Image for the Spring of Shapely Models International © 1982
High Lights on the Summer and Fall Fashion of Shapely Models Int’l © 1982
ART EXHIBITIONS:
The Cadillac Club International Fine Arts Exhibition © 1981
The Cinematic & Photographic Arts Salon and the Hall of the Arts, Pegasus Academy of Arts © 1981
Musician Work:
MUSIC COMPOSITION:
Sonate Nr. 1 C-dur op. 3 für Klavier (piano) © 1977, © 1980, © 1981, © 1983, the theme was based on “The Soul's Sentimentalizing”.
PHOTOGRAPHIC ALBUMS:
Portrait and Landscape in France © 2000
Portrait and Landscape in Scotland © 2001
Portrait and Landscape in England © 2009
Portrait at Queen Mary, University of London © 2010
Rayonism of London © 2011
Portrait at The University of Nottingham, United Kingdom © 2011
Snowy London © 2012
Portrait at King's College London © 2013
BOOKS:
Scenario Original「魂韻」(衿契吐蕊) “Hun yun: jin qi tu rui” © December 1980, © 1981, © 1983 (Date of First Publication: 31 December 1980, Second Edition on 29 July 1981, Date of Revision: Revised Edition on 8 May 1983), Languages: Chinese (traditional), and English language.
“Album of the Cadillac Club International Fine Arts Exhibition” © 1981
“Album of the Cinematic & Photographic Arts Salon and the Hall of the Arts, Pegasus Academy of Arts” © 1981
“Album of New Image for the Spring of Shapely Models International” © 1982
“Album of High Lights on the Summer and Fall Fashion of Shapely Models Int’l” © 1982
“Romantic Carol” © 1982
Album of Academic Work for News Publication: “TianLiang Maa (Theophilus Raynsford Mann) Photographic Exhibitions of Rayonnisme” © May 1985
新聞出版之學術著作專輯「馬天亮『光影』“Rayonism” 攝影展」© May 1985
New version of scenario original “The Soul's Sentimentalizing” (to be published)
「曾經輝煌到頂天立地」(individual biography, to be published)
“My Life, My History, and My Love” (based on a legend, to be published, a film scenario will be developed later)
「感動的公平與正義」“Touching Fairness and Justice” (political science and social studies, to be published)
Research Interests:
University of Oxford
Research Studies in Archaeology:
Maa’s attractive topic was “A View of Architectural History: Towns through the Ages from Winchester through London Arrived at Oxford in England”.
National Taiwan University
Graduate Certificate,
Graduate Institute of Electrical Engineering:
Maa’s monograph of seminar was “Applied the sequence control in the electric power distribution engineering”.
University of Glamorgan
M.Sc. Course,
Master of Science in Real Estate Appraisal:
Maa’s thesis - major subject, with relevant construction law was “The Assignment is under Economics of Construction Management in Architecture”.
National Sun Yat-Sen University
Postgraduate Certificate,
Postgraduate Studies in Computing:
Maa’s required subject was Information dBase III Plus and Taiwanese Traditional Mandarin Chinese Information System. He combined academic course work and practical laboratory sessions in “Applied Mandarin Phonetic Symbols into Traditional Taiwanese Personal Computer and Its Information System”.
Associations:
Since 1980, a member of Chinese Taipei Film Archive (CTFA, National Film Archive, Taiwan; founded in 1978), The Motion Picture Foundation, R.O.C. (member of Fédération Internationale des Archives du Film, FIAF; The International Federation of Film Archives was founded in Paris in 1938 by the British Film Institute, the Museum of Modern Art in New York City, the Cinémathèque Française and the Reichsfilmarchiv in Berlin.)
Commissioner of the cinema, photography, radio, and television committee of The Culture and Arts Association (Chinese Writers and Artists Association) of Taiwan ever since September 1983.
Classic member, the membership is equivalent to a doctorate membership of the Chinese Institute of Electrical Engineering since 23 March 1984.
On 15 March 1989, Maa promoted and founded the Consortium Juridical Person Mr. TianLiang Maa Social Benefit Foundation 財團法人馬天亮先生社會公益基金會籌備處 (Social Charity 社會慈善事業) in Taiwan.
near.archives.gov.tw/cgi-bin/near2/nph-redirect?rname=tre...
Classic member, the membership is equal to a professor or associate professor of The Chinese Institute of Engineers since 30 September 1991.
Honours:
Listed on ‘Taiwan Who’s Who In Business’, © 1984, © 1987, and © 1989 Harvard Management Service.
中華民國企業名人錄編纂委員會, 哈佛企業管理顧問公司.
On 26 August 1985, Maa was awarded a professional certificate of the Outdoor Artistry Activities issued by Education Bureau, Kaohsiung City Government, Taiwan. He acquired awards and certificates of honour about twenty times from National Taiwan Arts Education Center (Museum) on 24 December 1983; Kaohsiung Municipal Social Education Center on 17 March 1984, Kaohsiung Cultural Center, Taipei Cultural Center (Taipei Municipal Social Education Hall); and Taiwan Province Government, Taipei City Government, Kaohsiung City Government, and many cultural centres and art galleries, and so on.
Careers:
Honorary Professor at Space Time Life Research Academy, 7 June 2012 to present; Professor at Space Time Life Research Academy, 1 September 2011 to 1 June 2012 in London, United Kingdom:
Academia,
Teaching and Research:
business management and consultant, political philosophy, Chinese classics, Chinese humanities, modern Chinese language and literature, photography (portrait, fashion, commercial, digital, architectural, abstract photography), visual arts and film production.
教學與研究:
企業管理及顧問、政治哲學、中華經典 (古典漢學、文學、藝術、語言) 、中華人文、中華現代語言與文學、攝影 (人像、時裝、商業、數位/數碼、建築、抽象攝影) ,視覺藝術和影片製作。
Consultant and Translator at Eternal Life Consultants of Immigration and Translations Services, 10 March 2004 to present in London, United Kingdom:
consultants of immigration, translations, and legal services.
永生移民顧問翻譯服務社的移民諮詢顧問和翻譯:
移民事務,翻譯和法律服務。
Computer Hardware & Networking Engineer at Maa Office of Electrical Engineer, 8 March 2004 to present in London, United Kingdom:
Computer Engineering and Network Services. Repairing of Motherboards, Monitors, Power Supplies, CD-ROM Drives; UPS, Hard Disk Drives, H.D.D Data Recovery; BIOS Programming, and all types of Computer Hardware and Software Solutions.
計算機工程和網絡服務。維修主機板,顯示器,電源供應器,光碟機/光盘驱动器,不斷電系統,硬碟/硬盘,硬盤數據恢復,基本輸入輸出系統編程,以及所有類型的電腦/計算機硬體/硬件和軟體/軟件解決方案。
Film Director & Photographer at Photographer and Film Director (Shapely), 2 April 2007 to present in London, United Kingdom:
1) Photo, Video and Film Production; 2) Graphic Design, Web Design, Social Networking, Social Media and Advertising; 3) Architectural Design and Interior Design.
www.facebook.com/filmshapely/info
Reformer and Philosopher at Taiwanese Social Reformer and Philosopher, 7 April 2012 (location: Los Angeles, California) to present in London, United Kingdom:
Social Reform in Taiwan
www.facebook.com/twreform/info
《魂韻》(衿契吐蕊) - 馬天亮22歲寫的電影原著。TianLiang Maa (Theophilus Raynsford Mann) wrote “Hun Yun” (Jin Qi Tu Rui), scenario original “The Soul’s Sentimentalizing” © 1980, 1981, 1983, was at the age of 22.
Website
mtltwp.pixnet.net/album/set/1265174
photo.roodo.com/photos/mtltwp/albums/small/100469.html
www.facebook.com/hunyun22/info
Sonate Nr. 1 C-dur op. 3 für Klavier (piano) by Theophilus Raynsford Mann (TianLiang Maa 馬天亮) © 1977, © 1980, © 1981, © 1983. The Sonate composed on 3rd April 1977 then Maa was 18-year-old. The work was published in 1980; the theme was based on “The Soul's Sentimentalizing”.
Website
mtltwp.pixnet.net/album/set/1265208
album.blog.yam.com/mtltwp&folder=9369697
photo.roodo.com/photos/mtltwp/albums/small/100477.html
www.facebook.com/sonate1c/info
LINKS:
University of California, Berkeley
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berkeley.worldcat.org/title/hun-yun/oclc/813684284?refere...
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University of Michigan
mirlyn.lib.umich.edu/Record/006237256
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National Bibliographic Information Network (NBINet)
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National Yang Ming University 國立陽明大學
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National Taiwan University of Science and Technology 國立臺灣科技大學
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國家圖書館 期刊文獻資訊網, 臺灣期刊論文索引
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聲音藝術的審美角度, 大學雜誌, 天然
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readopac3.ncl.edu.tw/nclJournal/search/detail.jsp?sysId=0...
為文化中心把脈, 幼獅文藝
readopac3.ncl.edu.tw/nclJournal/search/detail.jsp?sysId=0...,
科學家與守財奴, 中國地方自治
weblib.exam.gov.tw/ccdb2/Result_List.asp?idx_id=CCVOL&...
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Atomzone
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This image forms part of the digitised photographs of the Ross and Pat Craig Collection. Ross Craig (1926-2012) was a local historian born in Stockton and dedicated much of his life promoting and conserving the history of Stockton, NSW. He possessed a wealth of knowledge about the suburb and was a founding member of the Stockton Historical Society and co-editor of its magazine. Pat Craig supported her husband’s passion for history, and together they made a great contribution to the Stockton and Newcastle communities. We thank the Craig Family and Stockton Historical Society who have kindly given Cultural Collections at the University of Newcastle, NSW, Australia, access to the collection and allowed us to publish the images. Thanks also to Vera Deacon for her liaison in attaining this important collection.
Please contact Cultural Collections at the University of Newcastle, NSW, Australia, if you are the subject of the image, or know the subject of the image, and have cultural or other reservations about the image being displayed on this website and would like to discuss this with us.
Some of the images were scanned from original photographs in the collection held at Cultural Collections, other images were already digitised with no provenance recorded.
You are welcome to freely use the images for study and personal research purposes. Please acknowledge as “Courtesy of the Ross and Pat Craig Collection, University of Newcastle (Australia)" For commercial requests please consider making a donation to the Vera Deacon Regional History Fund.
These images are provided free of charge to the global community thanks to the generosity of the Vera Deacon Regional History Fund. If you wish to donate to the Vera Deacon Fund please download a form here: uoncc.wordpress.com/vera-deacon-fund/
If you have any further information on the photographs, please leave a comment.
In the United States the Autism rates are now 1 in every 97 births. The worst country being United Kingdom with a male autism rate of 1 in 38 births. Get your exemption forms at my website: experimentalvaccines.org/vaccine-exemption-forms/