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Barcelona ~ Catalunya
La Casa Milà (en catalan, « maison Milà »), surnommée ironiquement « La Pedrera » (en catalan et en espagnol, « la carrière de pierre »), est un édifice de Barcelone, érigé entre 1906 et 1910 par l'architecte catalan Antoni Gaudí.
La Casa Milà, conçue comme un hôtel particulier, est généralement classée comme œuvre monumentale du modernisme catalan de la première décennie du XXe siècle, dont Gaudí était le chef de file. Ce fut l'avant-dernier projet conduit par l'architecte qui utilisa ici ses techniques clefs : l'inspiration naturaliste et l'arc caténaire.
Malgré l'opposition répétée du conseil municipal à l'édification de ce bâtiment en dehors des limites du plan Cerdà et les moqueries des Barcelonais, la Casa Milà fait partie, un siècle après sa construction, des lieux emblématiques de la ville et des dix sites les plus touristiques de Barcelone. Elle figure, depuis 1984, sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
fr.wikipedia.org/wiki/Casa_Mil%C3%A0
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Jeunes-femmes de l'ethnie Sanchi au Marché de Bao Lac qui a lieu à chaque dizaine du calendrier lunaire, Nord du Vietnam
Les Sanchi sont au nombre d'environ 150.000 établis principalement dans les provinces montagneuses de Tuyên Quang, Thai Nguyên, Lang Son et Cao Bang. L'ethnie, bien représentée sur le marché de Bao Lac, appartient à la famille linguistique tai-kadai. Originaire du Sud de la Chine, elle a émigré au Nord du Vietnam il y a plus de quatre cents ans.
Bien que le costume des femmes San Chi soit moins chatoyant que dans d’autres minorités ethniques, sa sobriété, rehaussée par de petite bandes rouges, une ceinture et un col colorés, et quelques bijoux en argent, ne manque pas d’élégance.
Il se pourrait qu'il y ait dans ce sourire complice des deux amies un peu d'amusement et de moquerie vis à vis de ce photographe à long nez qui les poursuit de ses assiduités ce matin là sur le marché de Bao Lac.
© Christian Mathis-Toute reproduction sans autorisation est interdite
Blois (Loir-et-Cher)
Le château de Blois. La façade des Loges.
On reconnaît la salamandre de François Ier. On retrouve la salamandre aux châteaux de Blois, d’Amboise, et à Chambord. La salamandre illustre sa devise : « Je nourris le bon et j’éteins le mauvais. » La salamandre avait alors la réputation d’éteindre ou de se nourrir du feu. François Ier a emprunté la salamandre à son grand-père Jean d'Angoulème.
A droite, le "cygne navré", représenté ici seulement par ses deux ailes, emblème de la reine Claude de France, épouse de françois Ier. La reine Claude, fille de Louis XII et Anne de Bretagne avait pour devise : « Pure parmi les pures ». Elle reprit comme sa mère l'emblème du cygne navré, transpercé d'une flèche, en symbole de la liberté bretonne assassinée.
Claude, avec sa petite taille, sa forte corpulence, sa claudication et son fort strabisme de l'oeil gauche, était un sujet de moquerie à la cour. Elle eut sept enfants en dix ans, dont le premier à quinze ans. Elle mourut à 25 ans et Brantôme dira : « que le roy son mary luy donna la vérolle, qui lui advança ses jours...»
artmiens.wordpress.com/2014/07/31/la-facade-des-loges-du-...
Place du Tertre
Des tabourets des chevalets La Place du Tertre s'installait
Les vacanciers déambulaient
Le fusain effleure la feuille
Un brin d'humour un p'tit clin d'oeil
Pour le touriste qu'il accueille
L'esquisse a pris tant de malice
Qu'on rit soudain par moquerie
Des traits osés de son portrait
Le pinceau étale les couleurs sur la toile
Amène les tons les nuances les tendances
Le peintre mélange l'esthétique à l'essence
Achève le tableau il va mettre la grand-voile
De la gouache où des pastels
Avec de l'eau c'est l'aquarelle
Et la palette pour l'arc-en-ciel à coté des silhouettistes
On voit on voit les portraitistes
On voit les caricaturistes ça barbouille pour gagner sa croûte
La peinture colore la route
Des visages rougis du mois d'août
Le pinceau étale les couleurs sur la toile
Amène les tons les nuances les tendances
Le peintre mélange l'esthétique à l'essence
Achève le tableau il va mettre la grand-voile
Le pinceau étale les couleurs sur la toile
Amène les tons les nuances les tendances
Le peintre mèlange l'esthétique à l'essence
Achève le tableau il va mettre la grand-voile.
La cecìna, o torta di ceci, è una torta salata molto bassa, preparata con farina di ceci, acqua, sale e olio extravergine di oliva tipica di Pisa. Si cuoce in forno a legna, in teglia, e assume con la cottura un vivace colore dorato. È nota anche in Liguria come farinata (in ligure fainâ).
Una leggenda racconta che sia nato per casualità nel 1284, quando Genova sconfisse Pisa nella battaglia della Meloria. Le galee genovesi, cariche di vogatori prigionieri si trovarono coinvolte in una tempesta. Nel trambusto alcuni barilotti d'olio e dei sacchi di ceci si rovesciarono, inzuppandosi di acqua salata. Poiché le provviste erano quelle che erano e non c'era molto da scegliere, si recuperò il possibile e ai marinai vennero date scodelle di una purea informe di ceci e olio. Nel tentativo di rendere meno peggio la cosa, alcune scodelle vennero lasciate al sole, che asciugò il composto in una specie di frittella. Rientrati a terra i genovesi pensarono di migliorare la scoperta improvvisata, cuocendo la purea in forno. Il risultato piacque e, per scherno agli sconfitti, venne chiamato l'oro di Pisa.
Da Wikipedia
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The Cecina, or chickpea cake is a pie very low, made with chickpea flour, water, salt and extra virgin olive oil typical of Pisa. It is baked in a wood oven, in a pan, with cooking and takes a lively golden color. It is also known as porridge in Liguria (Liguria in Faina).
Legend has it that he was born by chance in 1284, when Genoa defeated Pisa in the battle of Meloria. The Genoese galleys, laden with rowers prisoners found themselves involved in a storm. In the hustle and bustle of some oil barrels and sacks of chickpeas tumbled, inzuppandosi salt water. Since supplies were those who were and there was not much to choose from, you retrieved the can and sailors were given bowls of mashed chickpeas and shapeless oil. In an attempt to make it less worse, some plates were left in the sun, she wiped the mixture into a kind of pancake. Returning to earth, the Genoese thought to improve the discovery of improvised cooking the puree in the oven. The result pleased, and for mocking the vanquished, was called the gold of Pisa.
from Wikipedia
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La Cecina, o pastel de garbanzo es un pastel muy bajo, hecho con harina de garbanzo, agua, sal y aceite extra virgen de oliva típico de Pisa. Se hornea en un horno de leña, en una sartén, con la cocina y toma un color dorado muy animado. También se conoce como papilla en Liguria (Liguria en Faina).
La leyenda dice que nació por casualidad en 1284, cuando derrotó a Génova Pisa en la batalla de Meloria. Las galeras genovesas, cargados de prisioneros remeros se vieron involucrados en una tormenta. En el ajetreo y el bullicio de unos barriles de petróleo y sacos de garbanzos cayó, agua inzuppandosi sal. Dado que los suministros eran los que eran y no había mucho para elegir, que recuperó el bote y los marineros recibieron tazones de puré de garbanzos y aceite sin forma. En un intento por hacer que sea menos peor, algunas placas se deja al sol, se limpió la mezcla en una especie de panqueque. Volviendo a la tierra, los genoveses diseñado para mejorar el descubrimiento de la cocina improvisada el puré en el horno. El resultado contento, y por burlarse de los vencidos, fue llamado el oro de Pisa.
De Wikipedia
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La Cecina, ou gâteau de pois chiche est une tarte très faible, à base de farine de pois chiche, de l'eau, le sel et l'huile extra vierge d'olive typique de Pise. Il est cuit dans un four à bois, dans une casserole, avec la cuisine et prend une couleur vive d'or. Il est également connu comme la bouillie en Ligurie (Liguria dans Faina).
La légende veut qu'il soit né par hasard en 1284, lors de Gênes défait Pise à la bataille de Meloria. Les galères génoises, chargées de rameurs se sont retrouvés prisonniers impliqués dans une tempête. Dans le tohu-bohu de quelques barils de pétrole et de sacs de pois chiches ont dégringolé, l'eau salée inzuppandosi. Puisque les stocks étaient ceux qui étaient et il n'y avait pas beaucoup de choix, vous avez récupéré la boîte et les marins ont reçu des bols de purée de pois chiches et de l'huile informe. Dans une tentative pour la rendre moins pire, certaines plaques ont été laissées au soleil, elle essuya le mélange dans une sorte de crêpe. De retour à terre, les Génois pensé pour améliorer la découverte de la cuisine improvisée de la purée dans le four. Le résultat heureux, et pour se moquer des vaincus, fut appelé l'or de Pise.
de Wikipédia
...smoking-smoke-smoké-s'moquer-s'maquer-maquiller-mac y est-macadam-mac madame-croque madame- crac mode - crack mac- cric-crac-croc-vric à vrac- brique à braque....
J'existe dans ce monde de brutes
Dans la rue, sur le tapis, dans la boue
Et je me relève et je crache mon amour
Sur cette haine que portent les gens
Sur ce mépris des pleins d'argent
Sur les moqueries des suffisants
J'irai rire sous tes fenêtres
Danser sur ton toit
Pour t'empêcher de compter
Te réveiller
Te faire perdre raison
Et entrer dans la ronde du monde
Où à ton tour tu écriras sur les murs
J'existe
Bruxelles, 27 avril 2025
Parc René-Lévesque, Montréal
« Présentée au parc René-Lévesque, China Wall est une sculpture pyramidale à base rectangulaire dont le sommet est tronqué. Elle est réalisée en acier corten.
Massif, le volume s’impose dans le paysage et bloque le regard. La couleur de la surface, qui évoque la rouille, est intimement liée à la forme. Ainsi, la couleur du métal agit-elle sur notre perception, en concordance avec le volume. Elle concourt à la matérialité et à la présence de l'objet, elle détermine son impact dans l'environnement tout comme les proportions, le poids, l'inclinaison des plans et les dimensions de l'œuvre.
Le titre, China Wall, réfère non pas, comme on pourrait le croire, à la Grande Muraille de Chine, mais au nom de l’arrondissement montréalais qui accueille l’œuvre. En effet, c’est au XVIIe siècle qu'on aurait donné, par moquerie, le nom de Lachine aux terres de Cavelier de La Salle. Cet explorateur avait l'ambition de trouver le passage vers la Chine »
Georges de La Tour, né et baptisé le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville, est un peintre lorrain. Artiste au confluent des cultures nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, La Tour est un observateur pénétrant de la réalité quotidienne.
Job raillé par sa femme
(Années 1630)
Huile sur Toile
Musée départemental d’art ancien et contemporain d’Épinal
Exposition
Georges de La Tour
"Entre ombre et lumière"
Du 11 septembre 2025 au 25 janvier 2026
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Contexte, attribution et provenance
Le tableau appartient aujourd’hui aux collections du Musée départemental d’art ancien et contemporain d’Épinal (MUDAAC). Il entre dans ces collections en 1829 et, bien qu’entrant à l’origine comme œuvre anonyme, il est attribué à Georges de La Tour en 1922 ; cette attribution sera confortée lors d’une restauration (dans les années 1970) qui a mis au jour la signature « G De La Tour fecit ». La datation exacte reste discutée : on situe l’œuvre généralement autour des années 1620–1650, avec un consensus courant vers les années 1630 pour ses qualités stylistiques.
Description visuelle (ce que voit l’œil)
La composition montre deux personnages principaux, serrés dans un espace sombre : un homme maigre, assis, torse nu et contracté (identifié comme Job) ; et, debout à gauche, une femme vêtue d’un manteau rouge, inclinée vers lui et tenant une chandelle qui éclaire la scène depuis la gauche basse. La femme domine physiquement la composition sa grande figure verticale contraste avec la posture introvertie et repliée de l’homme. Les dimensions du tableau (environ 145 × 97 cm) lui donnent une présence presque monumentale.
Lumière et clair-obscur : mécanisme plastique et signification
La Tour maîtrise un clair-obscur très contrôlé : la source lumineuse (la veilleuse/chandelle) projette une lumière chaude, localisée, qui sculpte les volumes et isole les deux corps du fond noir. Ce dispositif concentre l’attention sur les gestes, les textures (la peau flétrie de Job, le tissu du manteau rouge) et crée une intimité dramatique. À la différence de certains caravagesques plus théâtraux, La Tour use d’une économie d’effets peu d’accessoires, des arrière-plans unis afin que la lumière fasse tout le récit psychologique. Cette technique le rattache à la postérité caravagesque tout en exprimant un classicisme sobre propre à l’école lorraine.
Composition, gestes et expressivité
La force expressive vient surtout des relations de regard et des gestes : la main de la femme pointe ou effleure la tête de Job geste à la fois moqueur et d’autorité tandis que Job détourne le visage, replié, peut-être en prière muette ou en résignation. Le contraste entre la verticalité active de la femme (vêtue de rouge) et la courbure introvertie de Job crée une tension dramatique ; la chandelle sert de « pivot » visuel, à la fois source d’éclairage et symbole moral. Les grandes surfaces colorées (le manteau rouge) permettent aussi, par leur planéité, d’amplifier le contraste entre le corps blessé et le vêtement sain, soulignant la vulnérabilité du protagoniste.
Iconographie et lectures possibles
Traditionnellement on identifie la scène à l’épisode biblique de Job l’homme juste éprouvé par Dieu et raillé par ses proche mais l’interprétation n’a pas toujours été unanime : certains ont vu d’abord une scène profane (un « prisonnier ») avant que le sujet biblique ne s’impose au XXᵉ siècle. Si l’on lit la scène comme Job, la peinture met en avant la patience, l’épreuve, et la solitude morale : Job est physiquement mutilé (amaigri) et psychologiquement dépouillé, tandis que la femme joue le rôle de la tentation ou de l’incompréhension humaine. La chandelle peut se lire doublement : lumière de la foi (fragile) ou simple lumière domestique qui rend la scène plus crue et humaine.
Technique picturale et palette
La Tour travaille en surfaces lisses, avec peu de coups de pinceau visibles finition polie qui renforce l’effet sculptural des corps. La palette est restreinte : bruns, ocres, noirs profonds, et le rouge vif du manteau qui devient l’élément chromatique dominant. Cette économie de couleurs sert la lisibilité dramatique et renforce l’effet de clair-obscur. Des restaurations ont confirmé l’état original relativement bien conservé et ont permis de réévaluer certains détails (p. ex. la lisibilité de la signature).
Datation et débats stylistiques
Les spécialistes ont débattu la datation : certains (notamment Sterlin dans certaines lectures anciennes) voyaient une jeunesse d’autres (Rosenberg) laissent envisager une œuvre tardive. La présence d’éléments caravagesques (mise en scène nocturne, naturalisme) et d’un classicisme plus sobre font de la datation un sujet d’analyse stylistique plutôt que purement archivistique ; toutefois le consensus place cette toile parmi les pièces « de maturité » ou « transitionnelles » de La Tour, autour des années 1630.
Restauration, conservation et réception
La toile a fait l’objet d’interventions de conservation et d’études (la restauration qui a confirmé la signature a été décisive pour l’attribution). L’œuvre est considérée comme un des chefs-d’œuvre du MUDAAC et a inspiré nombre d’artistes et d’écrivains modernes Malraux, René Char, Aragon, etc. qui y ont vu une puissance émotive et symbolique propre à La Tour. Des expositions récentes et projets publics (fresques, prêt pour grandes rétrospectives) attestent de sa place centrale dans la redécouverte du peintre.
Interprétation synthétique (pour terminer)
Job raillé par sa femme illustre la virtuosité de La Tour à condenser un drame moral en une scène extrêmement simple et dépouillée. Par la composition serrée, l’éclairage mesuré et la palette restreinte, il élève une scène intime au rang d’allégorie universelle : confrontation entre épreuve et indifférence humaine, lumière fragile face aux ténèbres. Ce qui marque le spectateur, c’est moins l’anecdote biblique que la qualité de la présence humaine rendue la peinture devient alors un miroir de la condition humaine, où la douleur silencieuse et la moquerie impitoyable coexistent sous la lueur d’une chandelle.
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Trésor national, la foule est tenue à distance......
Elle semble se moquer de la foule....impossible de dire si on la voit sourire....
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National treasure, the crowd is kept at a distance......
She seems to be making fun of the crowd....impossible to tell if we see her smiling....
Henri de Toulouse-Lautrec, né le 24 novembre 1864 à Albi et mort le 9 septembre 1901, au château Malromé, à Saint-André-du-Bois, est un peintre, dessinateur, lithographe, affichiste et illustrateur français.
La danse mauresque(ou Les Almées) (1895)
Décor pour la baraque de la goulue à la foire du Trône à Paris
Huile sur toile
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Si le décor et les costumes des musiciens évoque l’Orient, la goulue n’a pas abandonné, ses froufrou et ses célèbres, jets de jambes et « coup de cul »
Dans ce curieux, mélange des genres, les battements des tambourins se mêlent aux notes endiablées du pianiste. Parmi les badauds Lautrec se représente avec :
Paul Sescau, un ami photographe
Maurice Guibert, un ami, marchand de champagne et photographe
Gabriel Tapié de Celeyran, son cousin, médecin
Oscar Wilde, écrivain, irlandais, alors en procès, en vertu d’une loi interdisant l’homosexualité
Jane Avril, célèbre, danseuse de cancan
Félix Fénéon, critique d’art, tout juste sorti d’un procès pour conspiration, anarchiste, et admirateur du culot de l’artiste
TEXTE MUSÉE D'ORSAY (ci-dessus)
Contexte historique et fonction de l’œuvre
Le tableau fait partie d’un ensemble commandé par La Goulue pour décorer la baraque qu’elle fit installer à la Foire du Trône en 1895 ; il s’agit d’un panneau destiné à figurer la « danse mauresque » (une danse « orientalisée » spectacle très en vogue à la suite des pavillons nord-africains de l’Exposition universelle). L’œuvre est un panneau autonome mais conçu en pendant avec La Danse au Moulin-Rouge ; le Musée d’Orsay conserve l’œuvre depuis la fin des années 1920, après une reconstitution à partir de fragments.
Sujet et portée sociale
La scène montre La Goulue en spectacle figure centrale, en hauteur et un public très typé au premier plan. Plus qu’un simple compte rendu scénique, le tableau est une sorte de « portrait de groupe » : Lautrec peuple l’assistance de visages de son milieu (amis, critiques, photographes, personnages littéraires), faisant du panneau à la fois un document social et un pastiche mondain du spectacle forain. La commande elle-même (décorer une baraque foraine) montre la porosité des mondes populaires et mondains à Paris à la fin du siècle.
Composition et mise en scène
Perspective audacieuse / coup de plan : Lautrec place le public au tout premier plan, dos au spectateur, comme un rideau de chapeaux et coiffes qui ouvre sur la scène élevée. Cette coupe crée une profondeur très construite et souligne l’effet « regard collectif » porté sur la danseuse. Le point de vue est légèrement en contre-plongée, accentuant la hauteur de La Goulue.
Organisation en registres : premier plan silhouette des spectateurs (écrans sombres, profils, chapeaux) ; plan moyen scène et figure dansante ; arrière-plan musiciens et éléments décoratifs. Cette stratification renforce l’effet théâtral.
Gestes et dynamisme : la silhouette de La Goulue est animée par des traits rapides et des accents de couleur (jupe verte/bleutée, châle) contrastant avec le rendu plus schématique du public.
Couleur, touche et technique
Palette : dominantes ocres et bruns chauds (ton de background très doré/ocre), ponctuées par des touches plus vives vert, rouge, bleu clair sur la danseuse et certains accessoires. Le doré/ocre rappelle à la fois l’éclairage de la baraque et un goût « oriental » sentimental.
Touche : libre, esquissée Lautrec travaille par lavis, traits au fusain/contour rapides et rehauts de couleur, conservant une facture « dessinée » visible. L’économie du détail (les visages du public sont suggérés plutôt que finement modelés) crée un effet de spontanéité et de captation d’instant.
Influences : synthèse entre l’art de l’affiche (clarté du trait, économie chromatique), l’esthétique du dessin et l’influence des estampes japonaises (aplats, horizontales, cadrages audacieux).
Iconographie et lecture sociale / érotique
Orientalisme et exotisme : la « danse mauresque » est une appropriation occidentale d’une mise en scène « orientale » exotisme de foire, érotisation soft (froufrous, gestes suggestifs) destinée à un public parisien friand d’images « exotiques ». Panorama culturel : ces spectacles s’inscrivent dans la mode post-Exposition de 1889 et la fascination colonialiste pour les « Almées ».
Ambiguïtés morales et moquerie sociale : Lautrec rend la scène à la fois complice (la danseuse est magnifiée par la couleur) et ironique (le public, réduit à des chapeaux, apparaît comme caricatural). Il y a chez Lautrec une fascination pour le spectacle et, en même temps, une distance critique vis-à-vis de l’hypocrisie bourgeoise.
Les personnages du public (portrait-société)
Les notices historiques et le catalogue du Musée d’Orsay indiquent que Lautrec s’est représenté dans la salle et a entouré sa propre image de figures de son entourage écrivains, critiques, amis photographes et marchands transformant ainsi la toile en album de société de la bohème-mondaine. Le choix de représenter des personnalités contemporaines (certains d’entre eux connus du public, d’autres impliqués dans des affaires judiciaires ou politiques) ajoute une dimension « d’instantané » et d’actualité à l’œuvre.
Lecture stylistique et signification dans l’œuvre de Lautrec
Synthèse des genres : Lautrec mêle ici l’affiche populaire, la peinture de genre et le portrait social. La spontanéité du trait et la vivacité de l’observation en font un témoignage plastique de la vie de spectacle.
La posture d’observateur : l’autoreprésentation dans le public rappelle l’attitude de l’artiste-spectateur, au croisement du regard complice et du dessinateur-reporter.
Subversion et modernité : par le choix du motif (foire, danse orientale) et la manière (économie formelle, ironie sociale), Lautrec participe à la modernité picturale : il documente la vie urbaine et la transforme en art par la force du trait et du cadrage.
État de conservation et destin muséal
Le Musée d’Orsay précise que les panneaux pour la baraque de la Goulue ont été reconstitués à partir de fragments acquis séparément et qu’ils sont entrés dans les collections à la fin des années 1920 / début des années 1930. Cette histoire matérielle (fragmentation puis recomposition) influence notre lecture : certaines altérations de la surface ou lacunes peuvent provenir des restaurations et du montage ultérieur.
Conclusion pourquoi l’œuvre compte
La Danse mauresque est à la fois un document de spectacle populaire (la foire), un portrait de la société artistique parisienne et une démonstration de la manière singulière de Lautrec : économie de moyens, sens aigu de la mise en scène, ironie sociale. Le tableau montre combien Lautrec sut transformer les scènes les plus « triviales » en pièces riches d’observation humaine et d’invention formelle et pourquoi il reste un témoin majeur de la vie parisienne de la Belle Époque.
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Huile sur toile, 85 x 75 cm, 1874, musée d'Orsay, Paris.
E Degas fréquentait avec assiduité l'Opéra de Paris, en tant que spectateur, mais aussi les coulisses, le foyer de la danse, où il était introduit par un ami musicien de l'orchestre. Il s'agit encore à l'époque du bâtiment de la rue Le Peletier, et non de l'Opéra conçu par Garnier qui le remplacera bientôt. A partir du début des années 1870 et jusqu'à sa mort, les ballerines à l'exercice, aux répétitions ou au repos, deviennent son sujet de prédilection, inlassablement repris avec de nombreuses variantes dans les postures et les gestes. Davantage que les planches et les feux de la rampe, c'est le travail préparatoire qui l'intéresse, l'entraînement. Ici, la leçon s'achève, les élèves sont épuisées, s'étirent, se contorsionnent pour se gratter le dos, rajustent leur coiffure ou leur toilette, une boucle d'oreille ou un ruban, peu attentives à l'inflexible professeur, portrait de Jules Perrot, authentique maître de ballet.
E Degas a observé avec attention les gestes les plus spontanés, naturels et anodins, moments de pause où la concentration se relâche et le corps se détend, après l'effort d'un apprentissage exténuant et d'une implacable rigueur. Le point de vue en légère plongée, axé sur la diagonale de la pièce, accentue la perspective fuyante des lattes du parquet. "Degas est l'un des rares peintres qui aient donné au sol son importance. Il a des planchers admirables" (Paul Valéry). C'est d'autant plus à propos pour des danseuses dont le parquet, que l'on arrose pour éviter d'y glisser, est le principal instrument de travail. C'est aussi ce parquet que le maître martèle de son bâton pour marquer la mesure (cf. musée d'Orsay).
L’espace central composé du maître de ballet est mis en scène par sa posture droite et immobile, semblable au génie en action, figure d’un dieu tout puissant, source du savoir et de l’ordre. Il habite l’espace d’autant plus facilement qu’il est le seul à être vêtu d’habits de couleur. Plongé dans une concentration totale, figure paternelle, il représente le centre de cet univers féminin, tout autant son gardien que son bourreau. Les jeunes danseuses sont autour de lui, dans un mouvement de biais qui va de la gauche vers la droite, imprimé dans l’imaginaire de E Degas au fil des ans. Dans plusieurs autres toiles, on retrouve ce sens, qu'il semble dicter à ces danseuses, comme le ressort guide le pantin. Cette dynamique devient le trait d’un automatisme qui semble les déshumaniser pour en faire des objets d’art, des supports exprimant les mouvements de l’artiste, et non plus des femmes.
Le mur sur lequel les danseuses trouvent refuge fait écho au planche, domestiqué par le bâton du maître, seul possesseur de l’espace. Le décor est sombre, l’espace raffiné mais sobre. Si les danseuses occupent l’espace médian de la toile, le décor disparaît sous leur petite foule. Les éléments architecturaux sont très peu travaillés et ne sont là que pour donner un cadre succinct, un horizon ou un espace clos et fini. La liberté y est contrainte et les rêves à la démesure du miroir immense qui se projette derrière les danseuses. Dans cet univers sélectif, le maître est le créateur, la chorégraphie son art et les danseuses le support.
Cette chorégraphie est en effet l’excellence du mouvement, un tour de l’esprit qui nous permet, grâce au divin, d’accéder à l’art. Le corps devient mouvement et celui qu’il donne à voir n’est rien d’autre que le sublime. Dans ce cas de figure, on est déjà bien au-delà du beau, dans l’art vivant qui n'est pourtant ici que suggéré. Les danseuses n'étant pas en action, mais des figures immobiles en attente de mouvement à l’écoute du maître, un jeu de perspectives s’offre à nous, théâtralisant des figures mystérieuses qui se répètent sans se ressembler, dans une spatialité travaillée.
Dans cette toile, la dichotomie entre l’ombre et la lumière renforce les traits et met en évidence les détails les plus anodins, mais les plus révélateurs : un éventail, le fameux bâton, le piano sur lequel la ballerine qui se gratte le dos est installée, les rubans de gaze, le miroir, les bracelets, les pieds en pointe… Les accessoires accompagnent cette scène pour mieux servir l’intensité du réel et la densité des couleurs. Un pli de tissu, un noeud, un plissement de robe, un trait mis en valeur, et c’est la toile qui vient exprimer la réalité du moment.
Le jeu des couleurs permet de rendre aux ombres et lumières la vérité de la scène telle que E Degas a pu la vivre. Les tutus sont tous marqués par des traits sombres marquant le travail, le costume du maître par des plis soulignant sa sagesse et les teintes du parquet symbolisent les heures de répétition. Cette salle dépouillée nous rappelle qu’ici tout est au service du ballet. La lumière qui se mélange à ces ombres propose une différenciation des niveaux d’analyses : une nuance de jeunesse, un grain d’imagination personnelle, un brin de désobéissance, une fragilité, une mise en évidence d’un manque de grâce, un peu d’intimité relevé au grand jour, un peu de vie humaine chez ces petits automates. Ce voyage à travers l’oeuvre est un voyage dans la création.
En représentant l’objet de toutes les convoitises, ces danseuses finissent par nous renvoyer à une image personnelle de la perfection. L’une a une pose nonchalante avec une main sur les hanches et l’autre, tenant un éventail, nous dévoile ses épaules. Tout semble déjà être un voyage pour mieux la rencontrer. Celle qui se gratte le dos sans retenue semble aussi proche de nous. Les noeuds sont de toutes les couleurs, pour tous les goûts, tout le monde pouvant y trouver l’objet de son désir. Chaque femme peut se retrouver dans l’une des danseuses, de même que chaque homme aura plaisir à se retrouver dans la figure du maître immobile devant ces femmes qui l’écoutent.
Le voyage dans une recherche plastique a fini par prendre au piège E Degas, séduit par ces jeunes filles qui ne le remarquent plus, alors qu’il a passé dix ans de sa vie à leurs côtés. On imagine le léger bruit de la pièce, les toussotements, ricaneries, mesquineries, moqueries, coquetteries, blessures et pleurs, mais aussi les joies immenses, même rares, puisqu'on ne souhaite aux personnages que du bonheur (cf. gizido.com).
Andrea Mantegna, né vers 1431 à Isola di Carturo et mort le 13 septembre 1506 à Mantoue
Ecce Homo (vers 1500)
Tempéra sur toile de lin
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Analyse iconographique
L’expression latine Ecce Homo (« Voici l’Homme ») fait référence aux paroles prononcées par Ponce Pilate lorsqu’il présente le Christ flagellé à la foule (Jean 19:5). Le sujet, très populaire dans l’art chrétien à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance, incite à la méditation sur la souffrance du Christ.
Dans cette œuvre, le Christ, au centre, porte la couronne d’épines et est vêtu d’un manteau pourpre, dérisoire signe de royauté, symbolisant à la fois la moquerie et sa vraie majesté spirituelle. Il est flanqué de deux bourreaux ou figures moqueuses à demi effacées ou vieillies par le temps – dans un clair-obscur dramatique. L’une des figures, à gauche, semble crier vers le spectateur, représentant la foule hostile ou le peuple manipulé.
L’expression du Christ est douce, résignée, et son regard souvent interprété comme dirigé vers le spectateur — un appel à l’introspection et à la compassion.
Analyse technique
Support inhabituel : La toile de lin, à une époque où Mantegna peignait plutôt sur bois, peut évoquer un travail plus personnel ou un tableau destiné à la dévotion privée.
Tempéra : Une technique exigeante, utilisée ici avec précision, notamment dans les modelés du visage, les textures de peau, et les détails du manteau.
Composition : Serrée, presque oppressante, renforçant la tension émotionnelle. Le Christ est placé en axe central, souligné par la symétrie relative, accentuant sa dignité malgré l’humiliation.
Palette : Sombre et restreinte, dominée par les tons terreux, rouges et gris, traduisant la gravité du moment.
Contexte historique et stylistique
Mantegna (1431–1506), peintre de la cour des Gonzague à Mantoue, est connu pour son maîtrise du dessin, du raccourci et de la perspective.
Cette œuvre tardive reflète sa maturité stylistique, où la rigueur formelle de la Renaissance se met au service d’une spiritualité plus intérieure.
Le tableau s’inscrit dans un moment de transition entre la Renaissance humaniste et la sensibilité plus dramatique du XVIe siècle.
Interprétation
L’Ecce Homo de Mantegna dépasse la simple représentation d’un épisode biblique : c’est une méditation picturale sur la douleur, la solitude et le sacrifice. En mettant le spectateur dans la position de témoin silencieux, Mantegna l’invite à choisir : se joindre à la foule qui condamne, ou compatir avec le Christ.
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UNIQUEMENT POUR LE PLAISIR DES YEUX.
Voila, là on y est !! La véritable nostalgie d’une époque révolue… Du temps qui passe, et contre lequel (en tout cas pour moi) on s‘aperçoit toujours trop tard des ravages qu’il occasionne.
Ces vacances de Noel auront véritablement marqué un tournant pour notre petite famille.
Parce qu’elles ont occasionné une prise de conscience que les plus jeunes (moi le prems) avaient tendance à minimiser.
Mais c’est là, on peut là toucher du doigt, la « fin » plus ou moins programmée d’une époque.
Mes grands parents ciment fondateur de notre petite famille prennent des airs de cour des miracles et comment imaginer « notre sud » sans eux…
C’est bientôt la fin des innombrables histoires de Papi sur les temps de guerres à Marseille, de marine marchande dans la région des Grands lacs, histoires d’ambassade, histoires de bagarre sur les ports de NYC, Marseille, Chicago et autres ports Canadiens. Histoires que j’ai entendu je ne sais combien de fois depuis mon enfance et où les fins (qui à l’inverse des films) ont bien souvent la chance de changer ( lorsqu’une histoire de bagarre se finit une fois par un coup de poing, une autre fois par une descente de la 3iem corde ou même encore par « un coup de pied du bourricot »), mais c’est ce qui faisait tout le charme, tant pis si la véracité des faits n’était pas spécialement respectée.
Comme il en est bientôt fini de la virulence de la mamie, si prompte à nous placer au pilori dés qu’elle avait vent de quelque chose lui déplaisant… La mémoire commence à lui faire défaut et tant pis si comme au cours de ces dernières vacances elle nous balance toute guillerette alors qu’on parlait de son pull « Il est beau hein, je l’ai acheté chez Roche Bobois ! » et pour ensuite finir 20 min après alors que nous mangions un gateau « il est bon ce gateau, il vient de chez Darty ? », laissant place après une seconde de stupeur à une franche rigolade et bonne moqueries sur la mamie qui perd les pédales… Ouai nous sommes comme cela, tant pis si les grands-parents perdent la boule, nous on rigole quand même, on ne sait pas combien de temps tout cela va duer alors autant en profiter à max !!
Alors pour 2009 et comme pour toutes ces autres années qui risquent de suivre, je souhaite simplement etre heureux et de continuer à me marrer autant que je peux et c’est aussi tout ce que je vous souhaite !!
Casa Milà ou La Pedrera (la carrière de pierre)
La Casa Milà (en catalan, « maison Milà » Écouter la prononciation), surnommée ironiquement « La Pedrera » (en catalan et en espagnol, « la carrière de pierre »), est un édifice de Barcelone, érigé entre 1906 et 1910 par l'architecte catalan Antoni Gaudí.
La Casa Milà, conçue comme un hôtel particulier, est généralement classée comme œuvre monumentale du modernisme catalan de la première décennie du XXe siècle, dont Gaudí était le chef de file. Ce fut l'avant-dernier projet conduit par l'architecte qui utilisa ici ses techniques clefs : l'inspiration naturaliste et l'arc caténaire.
Malgré l'opposition répétée du conseil municipal à l'édification de ce bâtiment en dehors des limites du plan Cerdà et les moqueries des Barcelonais, la Casa Milà fait partie, un siècle après sa construction, des lieux emblématiques de la ville et des dix sites les plus touristiques de Barcelone. Elle figure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
La bergerie a ses gardiens et tout se passe bien. Mais qu'en est-il quand la meute de brebis galeuses s'attroupe au pied du Temple pour le détruire ? Un tel troupeau qui se suffit à lui-même ne supporterait pas d'avoir des chiens de garde. Alors contre la suffisance de ces idiots il ne suffit que ressortir son ennemi naturel, pour lui faire prendre la poudre d'escampette. Parfois la gargouille sert, d'une certaine manière, à distiller les peurs les plus primaires chez l'homme, afin de montrer l'enfer à celui qui voulait vandaliser l'église, ou en tout cas pour que les hommes restent à bien à leur place. Ou encore une moquerie des tailleurs de pierre envers les bergers que sont sensés être les membres du clergé.
Cette gargouille est ornée de deux médaillons en-dessous, sur les francs nous trouvons un entrelacs formant quatre médaillons, puis un dernier isolé, en forme de anse derrière la tête. La limite entre la tête et le cou se fait comme un feuillage.
Si cette gargouille est du style signature de Pierre Larbitre, c'est en réalité une œuvre contemporaine d'après guerre reprenant avec fidélité le style de Larbitre. Il y avait avant guerre une gargouille représentant une stryge (Archives Municipales du Havre, 31Fi1108 et 31Fi1104, photos consultables sur le site avenio.lehavre.fr). Cette gargouille apparaissant sur des photos des années 30 à l'air d'être presque neuve, donc il s'agissait d'une gargouille faite pendant le XIXè siècle.
J'aime beaucoup cette photo malgré le flou de mouvement et de mise au point. Elle symbolise l'acharnement des grecs à survivre malgré les conditions toujours difficiles qu'ils traversent. Deux mondes s'opposent ici. Les travailleurs et les commerces pour les touristes qui ont les moyens de voyager. Malgré tout, pas de mépris pour les touristes qui font aussi vivre l'économie. Quelques moqueries et c'est bien normal quand on voit le comportement de certains. Les grecs sont souvent bienveillants et aimables, tout au plus indifférents. Souvent très chaleureux.
J'ai toujours aimé ce peuple. Et depuis 40 ans il me l'a bien rendu.
"Il faut garder quelques sourires pour se moquer des jours sans joie." (Charles Trenet - Chanteur français)
"It is necessary to keep some smiles to laugh at days without enjoyment." (Charles Trenet - French Singer)
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Mercredi 25 Mai – Beaucoup de compassion, nulle moquerie ou autre idée mal placée, juste un sentiment de compassion avec cette dame qui semblait perdue avec son Smartphone…
Antonello de Messine, peintre italien de la Renaissance, est né vers 1430 à Messine en Sicile où il meurt en février 1479
Le Christ à la colonne (vers 1476–1478)
Huile sur bois de peuplier
Format : très petit panneau (≈ 29,8 × 21 cm)
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Website : GALERIE JUGUET
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Website : MÉMOIRE DES PIERRES
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C’est une œuvre de dévotion privée destinée à la méditation religieuse personnelle plutôt qu’à une commande publique ou à une église.
Le sujet : flagellation et dévotion
Le tableau représente un épisode de la Passion du Christ, la Flagellation :
Jésus est attaché à une colonne (symbole du supplice qui précède la crucifixion).
La scène ne montre pas les bourreaux eux-mêmes, mais uniquement le Christ en train de souffrir, isolé dans un cadrage très serré.
L’œuvre condense parfois plusieurs épisodes de la Passion (la couronne d’épines, la flagellation, le portement de croix symbolisé par la corde).
L’absence de personnages secondaires et de décor narratif place toute l’attention sur le visage et l’expérience intérieure du Christ, incitant à une contemplation empathique de sa souffrance.
Composition et cadrage
Format et point de vue
Le cadrage très rapproché du buste du Christ est une innovation pour son époque. Contrairement aux représentations traditionnelles de la flagellation, souvent narratives et spatiales, ici :
Le Christ occupe presque tout l’espace pictural.
La colonne agit comme un support immobile mais aussi un axe de verticalité qui renforce la tension entre souffrance terrestre et élévation spirituelle.
Le format réduit transforme l’œuvre en objet intime de prière plutôt qu’en récit historique.
Expression psychologique
Antonello va au-delà de la simple représentation d’un épisode biblique pour atteindre une intensité psychologique rare :
Le Christ regarde légèrement vers le haut, suggérant à la fois imploration, espérance et union mystique avec le Père céleste.
Ses lèvres légèrement entrouvertes, la langue visible, les yeux humides, la tension dans les traits évoquent une souffrance à la fois corporelle et spirituelle.
On voit des gouttes de sueur, de sang et des larmes, symboles subtils de douleur mais aussi de compassion incarnée.
L’effet est de susciter non seulement la pitié du spectateur, mais une identification contemplative : l’observateur devient témoin mais aussi participant intérieur du martyre.
Technique et influences
Fusion des traditions picturales
Antonello de Messine est célèbre pour avoir intégré les innovations de l’art flamand (détail, lumière, huiles) à la tradition italienne.
La technique huile sur bois encore récente en Italie au milieu du XVe siècle permet des effets de glacis translucides, de subtile modulation des ombres et des textures, et des détails minutieux.
Chaque cheveu de la barbe, la chair, la sueur ou les gouttes de sang sont rendus avec un réalisme quasi microscopique.
Antonello, par son séjour à Venise, assimile aussi l’attention vénitienne à la couleur et à l’atmosphère, ce qui donne une lumière douce et enveloppante à la figure.
Rapport à l’art italien
L’œuvre illustre une synthèse entre :
La précision naturaliste des Primitifs flamands,
Et une structure spatiale et volumétrique héritée de la Renaissance italienne (perspective, modelé du visage).
Iconographie et symbolisme
Plusieurs éléments iconographiques renforcent le sens spirituel :
La colonne symbolise le supplice de la flagellation, mais aussi une fixité intérieure, une ancre dans la foi.
La couronne d’épines rappelle la royauté souffrante, signe de moquerie des persécuteurs mais aussi de rédemption.
La corde peut évoquer à la fois les tourments à venir et la soumission volontaire au destin rédempteur.
L’absence d’agresseurs visibles incite à la méditation sur le péché humain et la nécessité de contrition personnelle.
Impact et réception
Cette petite œuvre fut admirée dès sa création pour :
Son émotion directe et intime,
Sa capacité à produire une compassio une compassion profonde et personnelle chez celui qui la contemple,
Et son influence sur les représentations de la Passion ultérieures dans l’art italien.
Conclusion : une œuvre de révolution silencieuse
Le Christ à la colonne transcende la simple illustration narrative de la Passion :
Antonello réinvente l’image religieuse en la rapprochant du spectateur,
Il en fait une méditation visuelle,
Et il introduit des techniques et une psychologie visuelle qui marqueront durablement l’art de la Renaissance.
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UNIQUEMENT POUR LE PLAISIR DES YEUX.
Tout agit sur autre chose.
Le cerveau n’est pas un symbole intellectuel classique : il est mis sous contrainte. Le doigt n’est pas un détail, c’est presque une violence douce une pression intérieure. On n’est pas dans “je pense donc je suis”, mais plutôt dans “je suis poussé à vouloir”.
Face à cette autorité interne, l’œil hérissé se dresse comme une instance de contre-pouvoir. Il ne se contente pas de voir : il oppose, il pique, il refuse. Sa position latérale n’est pas anodine il se tient à distance, en marge, prêt à contester ce que le centre impose.
Cette création ne cherche pas à séduire. Elle met en crise. Elle rappelle, avec une certaine crudité, que l’humain n’est pas un sujet unifié, mais un montage fragile entre volonté, pulsion et résistance. L’ensemble oscille entre attirance et malaise, entre humour et dérangement. Il ne s’agit pas d’une représentation du corps, mais d’une mise en tension de ce qui le traverse : le désir, le contrôle, le refus.
Le grain de café, honnêtement, c’est le détail qui fait basculer l’ensemble du côté intelligent plutôt que provocateur. C’est presque une moquerie discrète : réduire ce qui obsède l’humanité à quelque chose de minuscule, banal… ça dit beaucoup sans en faire trop.
L’ensemble oscille entre attirance et malaise, entre humour et dérangement. Il ne s’agit pas d’une représentation du corps, mais d’une mise en tension de ce qui le traverse : le désir, le contrôle, le refus.
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Envious Rivalry
A poem by Samuel Nze
I told them they would destroy my world
They would make it a hell;
They cannot say I did not tell them,
As I looked upon them from celestial heights
The country is full of mediocre ill
Of a lack of understanding;
The land is full of hate,
No one cares at all.
This old man is barking at his daughter
Saying this and that;
He is refusing to reason,
No gentlemanliness about him.
They struggle with one another
Increase the need to strive;
They complain about everything,
There is no respite.
Bickering the livelong day
These ones do not care for the truth;
They love delusion,
They give it heated chase.
It is envious rivalry they prefer
Envious rivalry they choose;
It is envious rivalry that will,
As it were satisfy them.
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The poem appeared on poetryagainstpoverty.vox.com
Epicurus - Diogenes Laertius, Lives of Eminent Philosophers, R.D. Hicks, Ed.- D. L. 10.1
Epicurus, son of Neocles and Chaerestrate, was as citizen of Athens of the deme Gargettus, and, as Metrodorus says in his book On Noble Birth, of the family of the Philaidae. He is said by Heraclides1 in his Epitome of Sotion, as well as by other authorities, to have been brought up at Samos after the Athenians had sent settlers there and to have come to Athens at the age of eighteen, at the time when Xenocrates was lecturing at the Academy and Aristotle in Chalcis. Upon the death of Alexander of Macedon and the expulsion of the Athenian settlers from Samos by Perdiccas,2 Epicurus left Athens to join his father in Colophon. [2] For some time he stayed there and gathered disciples, but returned to Athens in the archonship of Anaxicrates.3 And for a while, it is said, he prosecuted his studies in common with the other philosophers, but afterwards put forward independent views by the foundation of the school called after him. He says himself that he first came into contact with philosophy at the age of fourteen. Apollodorus the Epicurean, in the first book of his Life of Epicurus, says that he turned to philosophy in disgust at the schoolmasters who could not tell him the meaning of "chaos" in Hesiod.4 According to Hermippus, however, he started as a schoolmaster, but on coming across the works of Democritus turned eagerly to philosophy. [3] Hence the point of Timon's allusion5 in the lines :
Again there is the latest and most shameless of the physicists, the schoolmaster's son6 from Samos, himself the most uneducated of mortals.
Ἐπίκουρος- Diogenes Laertius, Lives of Eminent Philosophers
Ἐπίκουρος Νεοκλέους καὶ Χαιρεστράτης, Ἀθηναῖος, τῶν δήμων Γαργήττιος, γένους τοῦ τῶν Φιλαϊδῶν, ὥς φησι Μητρόδωρος ἐν τῷ Περὶ εὐγενείας. τοῦτόν φασιν ἄλλοι τε καὶ Ἡρακλείδης ἐν τῇ Σωτίωνος ἐπιτομῇ κληρουχησάντων Ἀθηναίων τὴν Σάμον ἐκεῖθι τραφῆναι: ὀκτωκαιδεκέτη δ᾽ ἐλθεῖν εἰς Ἀθήνας, Ξενοκράτους μὲν ἐν Ἀκαδημείᾳ, Ἀριστοτέλους δ᾽ ἐν Χαλκίδι διατρίβοντος. τελευτήσαντος δὲ Ἀλεξάνδρου τοῦ Μακεδόνος καὶ τῶν Ἀθηναίων ἐκπεσόντων ὑπὸ Περδίκκου μετελθεῖν εἰς Κολοφῶνα πρὸς τὸν πατέρα: 2 [2] χρόνον δέ τινα διατρίψαντα αὐτόθι καὶ μαθητὰς ἀθροίσαντα πάλιν ἐπανελθεῖν εἰς Ἀθήνας ἐπὶ Ἀναξικράτους: καὶ μέχρι μέν τινος κατ᾽ ἐπιμιξίαν τοῖς ἄλλοις φιλοσοφεῖν, ἔπειτα ἰδίᾳ ἀπο τὴν ἀπ᾽ αὐτοῦ κληθεῖσαν αἵρεσιν συστήσαντα. ἐφάψασθαι δὲ φιλοσοφίας αὐτός φησιν ἔτη γεγονὼς τετταρεσκαίδεκα. Ἀπολλό- δωρος δ᾽ ὁ Ἐπικούρειος ἐν τῷ πρώτῳ περὶ τοῦ Ἐπικούρου βίου φησὶν ἐλθεῖν αὐτὸν ἐπὶ φιλοσοφίαν καταγνόντα τῶν γραμματιστῶν, ἐπειδὴ μὴ ἐδυνή- θησαν ἑρμηνεῦσαι αὐτῷ τὰ περὶ τοῦ παρ᾽ Ἡσιόδῳ χάους. φησὶ δ᾽ Ἕρμιππος γραμματοδιδάσκαλον αὐτὸν γεγενῆσθαι, ἔπειτα μέντοι περιτυχόντα τοῖς Δημοκρίτου βιβλίοις ἐπὶ φιλοσοφίαν ᾆξαι: 3 [3] διὸ καὶ τὸν Τίμωνα φάσκειν περὶ αὐτοῦ:
ὕστατος αὖ φυσικῶν καὶ κύντατος, ἐκ Σάμου ἐλθὼν γραμμαδιδασκαλίδης, ἀναγωγότατος ζωόντων.
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Épicure - 450px-Epicurus_Louvre
Hermes-type bust (pillar with the top as a sculpted head) of Epicurus leaned with his back against his disciple Metrodorus of Lampsacus (the younger) (note : the legend at the bottom of the hermes is mixed with the Metrodorus side). Pentelic marble, Roman artwork, Imperial Era (2nd-half of the 2nd century ?). Found in Rome, Italy.
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► GREEK: Ἃ δὲ Μητρόδωρος ἐν τῷ περὶ Φιλοσοφίας ἐξορχούμενος πολιτείαν γέγραφεν, οὐκ ᾤμην δεῖν παρεῖναι· λέγει δέ, ὅτι
« Τῶν σοφῶν τινες ὑπὸ δαψιλείας τύφου οὕτως καλῶς ἐνεῖδον τὸ ἔργον αὐτῆς, ὥστ´ οἴχονται φερόμενοι πρὸς τὰς αὐτὰς Λυκούργῳ καὶ Σόλωνι ἐπιθυμίας κατὰ τοὺς περὶ βίων λόγους καὶ ἀρετῆς ».
Τῦφος οὖν ἦν καὶ δαψίλεια τύφου τὸ ἐλευθέρας εἶναι τὰς Ἀθήνας τήν τε Σπάρτην εὐνομεῖσθαι καὶ τοὺς νέους μὴ θρασύνεσθαι, μηδ´ ἐξ ἑταιρῶν παιδοποιεῖσθαι μηδὲ πλοῦτον καὶ τρυφὴν καὶ ἀσέλγειαν ἄρχειν ἀλλὰ νόμον καὶ δικαιοσύνην ἐν ταῖς πόλεσιν· αὗται γὰρ ἦσαν ἐπιθυμίαι Σόλωνος 〈καὶ Λυκούργου〉. Καὶ λοιδορῶν ὁ Μητρόδωρος ἐπιλέγει τοῖς εἰρημένοις
« Διὸ καὶ καλῶς ἔχει τὸν ἐλεύθερον ὡς ἀληθῶς γέλωτα γελάσαι ἐπί τε δὴ πᾶσιν ἀνθρώποις καὶ ἐπὶ τοῖς Λυκούργοις τούτοις καὶ Σόλωσιν ».
► FRENCH: « Mais je ne crois pas devoir omettre ici ce que Métrodore a écrit dans son traité sur la Philosophie, où il abjure la politique. Il y dit en propres termes :
« Il y a des sages qui, par un excès d'arrogance et de vanité, se sont tellement passionnés pour l'administration des affaires publiques, qu'ils ont donné des préceptes de sagesse et de vertu, et qu'ils ont eu la même ambition que Lycurgue et Solon. »
C'était donc un excès de vanité que de délivrer Athènes des factions qui la divisaient (26) de donner à Sparte de bonnes lois, d'enseigner aux jeunes gens à modérer la fougue de leurs passions, et à ne pas se livrer à des courtisanes , de proscrire des villes les richesses, le luxe et l'intempérance, pour y faire régner les lois et la justice ; 274 car c'était là le désir de Solon. Métrodore, d'un ton de raillerie, ajoute encore :
« Un homme libre peut donc avec raison se moquer de tous les hommes en général, même des Lycurgue et des Solon. »
► ENGLISH: And Metrodorus' frivolous dismissal of the state in his work On Philosophy should not, I believe, be allowed to pass unnoticed. “Certain sages,” he says, “in their prodigality of conceit, have been so well able to detect the function of the state that in their discourse about ways of life and about virtue they go flying off after the same desires as Lycurgus and Solon.”
It was therefore an excess of vanity that deliver Athens factions which divided (26) to give Sparta good laws, to teach young people to moderate the fury of their passions, and not to engage in courtesans, ban cities wealth, luxury and intemperance, to make laws and rule of justice, 274 because this was the desire of Solon. Metrodorus, in a tone of sarcasm, adds:
“It is therefore fitting to burst into laughter of one truly free at all [other] men and more particularly at these Lycurguses and Solons.” (Adversus Colotem, Plutarch @epikurus.net)
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(en grec Ἐπίκουρος) est un philosophe grec, né à Samos fin -342 ou début -341, mort en -270. Il est le fondateur, en 306 av. J.-C., de l'épicurisme, l'une des plus importantes écoles philosophiques de l'Antiquité. En physique, il soutient que tout ce qui est se compose d'atomes indivisibles. Les atomes se meuvent aléatoirement dans le vide et peuvent se combiner pour former des agrégats de matière. L'âme en particulier serait un de ces agrégats d'atomes, et non une entité spirituelle, notamment d'après son disciple Lucrèce. En éthique, le philosophe grec défend l'idée que le souverain bien est le plaisir, défini essentiellement comme « absence de douleur ». En logique ou épistémologie, Épicure considère que la sensation est à l'origine de toute connaissance et annonce ainsi l'empirisme.
Dans la physique épicurienne, le clinamen est un écart, une déviation (littéralement une déclinaison) spontanée des atomes par rapport à leur chute verticale dans le vide, qui permet aux atomes de s'entrechoquer. Cette déviation est spatialement et temporellement indéterminée et aléatoire, elle permet d'expliquer l'existence des corps et la liberté humaine dans un cadre matérialiste. Bien que cette théorie ne se retrouve que dans le De rerum natura de l'épicurien latin Lucrèce, elle est attribuée à Épicure lui-même, son œuvre ayant été en grande partie perdue depuis l'antiquité romaine.
- Rapport à la 'Pataphysique et à l'OuLiPo [modifier]
Ces écarts qui paraissent des accidents de parcours, des épiphénomènes, rapprochent le clinamen de la « science du particulier, quoi qu'on dise qu'il n'y a de science que du général », qu'est la 'Pataphysique.
Dans les Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, roman à clefs, bible des Pataphysiciens, Alfred Jarry parle précisément de l'éjaculation de « la bête imprévue Clinamen » (livre VI, chapitre XXXIV intitulé justement « Clinamen »). O. Votka, pataphysicien, écrit qu'Épicure « a saisi qu'au centre de toute pensée comme de toute réalité (qui n'est jamais pour quiconque qu'une pensée de réalité), il y a une aberrance infinitésimale, une inflexion indispensable, qui cependant oriente et désoriente tout. Le clinamen est donc bien autre chose qu'un hasard ou qu'une chance comme on le dit souvent. C'est une notion dérisoire qu'Épicure a mis au principe... »
Et l'oulipien Paul Braffort commente : « Ce texte ouvre une polémique (…) sur la relation possible du clinamen avec les relations d’incertitude de la Physique quantique. Mais pour Perec le clinamen intervient surtout comme « mode d’emploi complémentaire » à la mise en œuvre des contraintes oulipiennes ».
Perec définit ainsi le clinamen : « Nous avons un mot pour la liberté, qui s'appelle le clinamen, qui est la variation que l'on fait subir à une contrainte... [Par exemple], dans l'un des chapitres de La vie mode d'emploi, il fallait qu'il soit question de linoleum, il fallait que sur le sol il y ait du linoleum, et ça m'embêtait qu'il y ait du linoleum. Alors j'ai appelé un personnage Lino – comme Lino Ventura. Je lui ai donné comme prénom Lino et ça a rempli pour moi la case Linoleum. Le fait de tricher par rapport à une règle ? Là, je vais être tout à fait prétentieux : il y a une phrase de Paul Klee que j'aime énormément et qui est : Le génie, c'est l'erreur dans le système
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Now Neoptolemus, called the Glossographer, a notable man, was from Parium; and Charon the historian and Adeimantus and Anaximenes the rhetorician and Metrodorus the comrade of Epicurus were from Lampsacus; and Epicurus himself was in a sense a Lampsacenian, having lived in Lampsacus and having been on intimate terms with the ablest men of that city, Idomeneus and Leonteus and their followers. It was from here that Agrippa transported the Fallen Lion, a work of Lysippus; { καὶ Μητρόδωρος ὁ τοῦ Ἐπικούρου ἑταῖρος: καὶ αὐτὸς δ᾽ Ἐπίκουρος τρόπον τινὰ Λαμψακηνὸς ὑπῆρξε, διατρίψας ἐν Λαμψάκῳ καὶ φίλοις χρησάμενος τοῖς ἀρίστοις τῶν ἐν τῇ πόλει ταύτῃ, τοῖς περὶ Ἰδομενέα καὶ Λεοντέα. ἐντεῦθεν δὲ μετήνεγκεν Ἀγρίππας τὸν πεπτωκότα λέοντα, Λυσίππου ἔργον }. and he dedicated it in the sacred precinct between the Lake and the Euripus.[20]
After Lampsacus come Abydus and the intervening places of which the poet, who comprises with them the territory of Lampsacus and part of the territory of Parium (for these two cities were not yet in existence in the Trojan times), speaks as follows: “And those who dwelt about Percote and Practius, and held Sestus and Abydus and goodly Arisbe—these in turn were led by Asius, the son of Hyrtacus, . . . who was brought by his sorrel horses from Arisbe, from the River Sellëeis.
”In speaking thus, the poet seems to set forth Arisbe, whence he says Asius came, as the royal residence of Asius:“who was brought by his horses from Arisbe, from the River Sellëeis.
”But these places are so obscure that even investigators do not agree about them, except that they are in the neighborhood of Abydus and Lampsacus and Parium, and that the old Percote, the site, underwent a change of name. [21]
Of the rivers, the Sellëeis flows near Arisbe, as the poet says, if it be true that Asius came both from Arisbe and from the Sellëeis River. The River Practius is indeed in existence, but no city of that name is to be found, as some have wrongly thought. This river also flows between Abydus and Lampsacus. Accordingly, the words,“and dwelt about Practius, ”should be interpreted as applying to a river, as should also those other words,“and those who dwelt beside the goodly Cephisus River,” and “those who had their famed estates about the Parthenius River.”
Appian, Mithridatic Wars, Chapter 5
B.C. 87 While Mithridates was thus occupied the following events took place in Greece: Archelaus, sailing thither with abundant supplies and a large fleet, possessed himself by force and violence of Delos and other strongholds which had revolted from the Athenians. He slew 20,000 men in these places, most of whom were Italians, and turned the strongholds over to the Athenians. In this way, and by boasting about Mithridates and extravagantly praising him, he brought the Athenians into alliance with him. Archelaus sent them the sacred treasure of Delos by the hands of Aristion, an Athenian citizen, attended by 2000 soldiers to guard the money. These soldiers Aristion made use of to make himself master of the country, putting to death immediately some of those who favored the Romans and sending others to Mithridates. And these things he did although he professed to be a philosopher of the school of Epicurus. Nor was it only in Athens that men played the part of tyrants as did he and before him Critias and his fellow-philosophers. But in Italy, too, some of the Pythagoreans and those known as the Seven Wise Men in other parts of the Grecian world, who undertook to manage public affairs, governed more cruelly, and made themselves greater tyrants than ordinary despots; whence arose doubt and suspicion concerning other philosophers, whether their discourses about wisdom proceeded from a love of virtue or as a comfort in their poverty and idleness. We see many of these now, obscure and poverty-stricken, wearing the garb of philosophy as a matter of necessity, and railing bitterly at the rich and powerful, not because they have any real contempt for riches and power, but from envy of the possessors of the same. Those whom they speak ill of have much better reason for despising them. These things the reader should consider as spoken against the philosopher Aristion, who is the cause of this digression.
Demosthenes, Erotic Essay, 61 47
2 Writings that urged young men to study philosophy formed a distinct literary genre among the ancients under the name “protreptics.” The Epistle to Menoeceus of Epicurus is an extant example.
Demosthenes. Demosthenes with an English translation by Norman W. DeWitt, Ph.D., and Norman J. DeWitt, Ph.D. Cambridge, MA, Harvard University Press; London, William Heinemann Ltd. 1949.
Sokrates Nietzsche (Duell der Protreptiker)
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16. November 2010: uploaded
15. Januar 2017: 4,617 views
Le monstre Sphinx, representant chose difficile, &
de profonde intelligence fut la Devise du susdit Augu-
ste Cesar, au commencement de son Empire. Comme
voulant sinifier par icelui, ne devoir le secret, dessein, &
intencion d’un Prince estre divulgué aucunement: consi-
derant qu’il n’y ha pas les choses hautes, ores les saintes
& divines, qui ne perdent leur autorité quand elles
sont par trop familieres & corractees entre la Populas-
se. Cause jadis qui mouvoit les Egipciens d’affiger ce [M]
Sphinx devant leurs temples. Deux de ces monstres
Sphinx (comme dit Pline) avoit trouvé au paravant le
dit Auguste, entre les anneaux de sa mere,[1] lesquelz se
ressembloient se vivement, qu’on ne les pouvoit discer-
ner. De l’un desquelz ses amis pendant les guerres ci-
viles seelloient les edits, lettres, & despesches en son ab-
sence: selon que la disposicion du tems le requeroit. Ce
que confirme Dion escrivant que icelui Auguste estant [M]
en Attie,[2] Agrippa & Mecenas aministroient les afai-
res à Romme: lesquelz avoient puissance d’ouvrir &
voir les lettres qu’il envoyait au Senat avant tous au-
tres. Et pour cette cause receurent un cachet de lui,
pour cacheter, auquel estoit gravé un Sphinx. Devise
toutefois (comme d’avantage dit Pline) qui ne fut sans [M]
moquerie & irrision, par les Enigmes que ce Sphinx
aportoit: vù que telle chose donna ocasion au brocard,
par lequel on disoit qu’il n’estoit pas de merveilles si le
Sphinx proposoit des Enigmes. A raison dequoy Augu-
ste (pour eviter telles moqueries, cessa de plus en signer,
& signa un tems de l’image d’Alexandre le Grand, [M]
puis finablement de la sienne mesmes. De laquelle signa-
rent aussi apres comme lui, Tibere, Caligule, Claude Ce-
sar, Domician, & autres ses successeurs en l’Empire.
Événement et les Batailles lors du califat d'Abdel al-Malik l'Omeyyade,
Les tribus Qayssiyah, Moudariyah et Rabi’iyah, Les guerres tribales entre les tribus Qays et Bani Taghlib, La terrible vengeance contre Tha’lab, Al-Jahhaf s’enfuit chez les Romains et toute les batailles qui ont eu lieu en ce califat
Il y eut des pénibles guerres tribales au premier siècle de l’Hégire entre certaines tribus Qayssiyah et Rabi’iyah. Toutes ces tribus sont issues de Nizar Ibn Mou’ad Ibn ‘Adnan.
Il y eut une guerre entre les Bani Soulaym Ibn Mansour, alliés aux Bani Hawazin Ibn Mansour, et les Bani Taghlib Ibn Wahil alliés aux Bani Namir Ibn Qassim ar-Rab’iyah.
Pour rappel, les tribus Qayssiyah sont de Qays Ibn ‘Aylan Ibn Moudar. Et parmi ces tribus, il y la tribu de :
- Banou ‘Amir as-Sa’sa’a qui est une tribu Hawaziniyah, de Hawazin Ibn Mansour.
- Banou Soulaym, la puissante tribu dont est issu ‘Oumayr Ibn al-Houbab as-Soulami, des Banou Soulaym Ibn Mansour Ibn Ikrimah. Soulaym est de frère de Hawazin.
- Banou Moura Ibn Sa’sa’a Ibn Mou’awiyah Ibn Bakr Ibn Hawazin, connus sous le nom des Bani Saloul.
- Banou Jousham Ibn Mou’awiyah Ibn Bakr Ibn Hawazin d’où est issu le célèbre cavalier Dourayd Ibn Simmah.
Parmi les tribus Hawaziniyah il y a :
- La célèbre tribu Thaqif. Thaqif est Qissih Ibn Mounabih Ibn Bakr Ibn Hawazin.
- Banou Sa’d Ibn Bakr Ibn Hawazin, d’où est issue la célèbre Halimah Sa’diyah, la mère nourricière du Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui).
De la tribu des Bani Sa’sa’a, sont issus plusieurs puissantes tribus dont :
- Les Banou Noumayr Ibn ‘Amir,
- Les Banou Hilal Ibn ‘Amir,
- Les Banou Kilab Ibn Rabi’ah Ibn ‘Amir Ibn Sa’sa’a,
- Les Banou ‘Ouqayl Ibn Ka’b Ibn Rabi’ah Ibn ‘Amir Ibn Sa’sa’a et leurs sœurs des,
- Banou Koushayr Ibn Ka’b Ibn Rabi’ah Ibn ‘Amir,
- Banou Ja’dah Ibn Ka’b Ibn Rabi’ah Ibn ‘Amir,
- Banou Harish Ibn Ka’b Ibn Rabi’ah Ibn ‘Amir. On appelle les gens des Banou Harish, les Harashih, de Harish Ibn Ka’b Ibn Rabi’ah Ibn Malik.
Parmi les tribus Qayssiyah, il y a aussi :
- Les Bani Sa’d Ibn Qays Ibn ‘Aylan Ibn Moudar d’où sont issus les puissantes tribus Ghatafan, de Ghatafan Ibn Sa’d Ibn Qays. Les sœurs de ses tribus sont :
- A’sour Ibn Sa’d Ibn Qays. De la tribu A’sour :
- Les tribus ‘Arih et Bahilah. Parmi les tribus Ghatafan sont :
- Les Bani Dzoubyan,
- Les Bani Dzoubyan Ibn Ba’id Ibn Ghayth Ibn Ghatafan. De cette tribu sont issus :
- Les Bani Fazarah Ibn Dzoubyan,
- Les Bani Mourah Ibn Ghaouf Ibn Sa’d Ibn Dzoubyan.
Toujours de la tribu des Ghatafan :
- La célèbre tribu des Bani ‘Abs qui sont les Bani ‘Abs Ibn Ba’id Ibn Ghayth Ibn Ghatafan.
- Les Banou Ashja’ Ibn Ghayth Ibn Ghatafan.
- Les Banou ‘Abdillah Ibn Ghatafan.
Pour clore le sujet sur la généalogie des Banou Qays, nous disons qu’il y a aussi la tribu des :
- Banou ‘Adwan, de ‘Adwan Ibn ‘Amr Ibn Qays Ibn ‘Aylan.
- Banou Fahm Ibn ‘Amr Ibn Qays Ibn ‘Adwan.
Nous avons parlé des tribus Qayssiyah et il reste à parler maintenant du reste des tribus Moudariyah.
De Moudar Ibn Nizar Ibn Mou’ad Ibn ‘Adnan sont nés Ilyas et Nass. Nass est ‘Aylan Abou Qays Ibn ‘Aylan.
D’Ilyas Ibn Moudar est né ‘Amr surnommé « Moudrikah », ‘Amir surnommé « Tabiqah » et ‘Oumayr surnommé « Qam’ah ». Ses trois enfants ont donné naissance à la tribu de Khindith, la grande tribu Moudariyah.
Elle fut appelé Khindith du surnom de leur mère Layla Bint Houlwan Ibn ‘Imran Ibn al-Hafiz Ibn al-Idarah Ibn Qouda’arah.
De la tribu des Bani Moudrikah :
- La tribu des Bani Houdayl Ibn Moudrikah,
- La tribu des Bani Assad Ibn Moudrikah,
- La tribu des Bani al-Houn Ibn Khouzaymah Ibn Moudrikah,
- La tribu des Bani Kinanah Ibn Khouzaymah Ibn Moudrikah.
De la tribu des Kinanah, comme vous le savez :
- La tribu des Qouraysh, Qouraysh Banou Fihr Ibn Malik Ibn Nadr Ibn Kinanah,
- Les Bani Bakr Ibn ‘Abdel Manat al-Kinanah.
De la tribu des Bani Bakr :
- Les Bani Ghiffar Ibn Damrah Ibn Bakr,
- Les Bani Mourah Ibn ‘Abdel Manat Ibn Kinanah d’où est issu Souraqah Ibn Malik al-Midlijih.
- Des Bani Moudrikah sont issus les Ahabish.
De la tribu des Tabikhah Ibn Ilyas Ibn Moudar :
- Les Bani Ribab, des ‘Abdel Manat Ibn Houd Ibn Tabikhah Ibn Moudar,
- Les Bani Dabbah Ibn Houd Ibn Tabikhah,
- Les Bani Houzaynah qui sont les Banou ‘Amr Ibn Houd Ibn Tabikhah,
- Tout l’ensemble des Bani Tamim.
Pour plus de détails, les Banou Ribab sont les Banou Houd Ibn Tabikhah Ibn Moudar. Ils ont fusionnés avec les fils de leurs oncles des Bani Tamim Ibn Mour Ibn Houd Ibn Tabikhah Ibn Ilyas Ibn Moudar et sont donc des Bani Tamim.
- La tribu des Sa’d et des Handalah.
Sa’d est Sa’d Ibn Zayd Ibn ‘Abdel Manat Ibn Tamim et Handalah est Ibn Malik Ibn Zayd Ibn Tamim.
- La tribu des Bani ‘Amr Ibn Tamim.
Qays Ibn Zayd Ibn ‘Abdel Manat Ibn Tamim est le frère de Sa’d et l’oncle de Handalah Ibn Malik Ibn Zayd Ibn ‘Abdel Manat.
Des Bani ‘Amr Ibn Tamim :
- Les Banou ‘Ambar,
- Les Banou ‘Amr,
- Les Banou Oussayid Ibn ‘Amr,
Des Banou Oussayid, le sage des Arabes : Aktham Ibn Sayfi.
Toujours des Bani ‘Amr Ibn Tamim :
- Les Banou Houjaym Ibn ‘Amr.
- La tribu Habitat qui sont les Banou Harith Ibn ‘Amr. Harith mangea tellement de dates que son ventre gonfla qui fut surnommé « al-Habit ».
- Les Banou Malik Ibn ‘Amr Ibn Tamim d’où sont issu les Bani Mazim Ibn Malik. Des Banou Mazim :
- Les Banou Hourkous Ibn Mazim,
- Les Banou Harakiss Ibn Tamim d’où sont issus les Bani Kabia Ibn Hourkous et particulièrement Batari Ibn Fouja’ al-Khariji et Hilal Ibn Ahwaz al-Mazini qui était une des figures des Bani Oumayyah. Son frère Salm Ibn Ahwaz tua l’infâme Jahm Ibn Safwan.
Parmi eux aussi, Malik Ibn Rayb, le poète qui se maudit avant de mourir.
- Les Banou Zayd Ibn Manat qui sont les Banou Sa’d Ibn Zayd Ibn Manat et les Banou Handalah Ibn Zayd Ibn Manat.
Les Banou Mrii Ibn Qays Ibn Zayd Ibn Manat sont des fils des Bani Sa’d qui sont :
- Les Banou Harith,
- Les Banou ‘Ouwathah,
- Les Banou Joushan,
- Les Banou Malik et les,
- Les Banou ‘Abd ash-Shams et aussi les :
- Les Banou Ka’b et les Banou ‘Amr.
Les Banou Ka’b Ibn Sa’d sont la plus grande tribu des Bani Tamim. Les Banou Sa’d sont une branche aussi des Banou Tamim.
Des Banou Ka’b Ibn Sa’d, il y a :
- Les Banou Minqar d’où est issu Ibn Qays Ibn ‘Assib,
- les Banou Mourah Ibn ‘Oubayd d’où est issu Ahnaf Ibn Qays,
- Les Banou ‘Awf Ibn Ka’b, d’où est issu Zoubriqan Ibn Badr surnommé « la lune du Najd » (qamar an-najd) à cause de sa beauté,
- Les Banou Qourayh,
- Les Banou Rabi’ah Ibn Ka’b,
- Les Banou Harith Ibn Ka’b.
Des Banou Sa’d Ibn Zayd Ibn Manat il y a aussi :
- Les Banou ‘Amr Ibn Sa’d d’où est issu Hahilah Bint Mounqid, la tante de Jassas Ibn Marwa qui fut la cause de la guerre des Jassous et,
- Les Banou ‘Abd ash-Shams Ibn Sa’d.
De la deuxième branche des Banou Zayd Ibn Manat Ibn Tamim, il y a :
- Les Banou Handalah Ibn Malik Ibn Zayd Ibn Manat d’où sont issus :
- Les Banou Malik Ibn Handalah,
- Les Banou Ibn Zayd Ibn Manat d’où sont issus les nobles des Banou Tamim et :
- Les Banou Darim Ibn Malik d’où sont issus :
- Les Banou Darim Ibn ‘Abdillah Ibn Darim d’où sont issus :
- Hajib, Laqit et Ma’bad Ibn Zourarah sont les fils de Zourarah Ibn ‘Oubs Ibn Zayd Ibn ‘Abdillah Ibn Darim,
- Les Banou Moujasha’ Ibn Darim d’où est issu Aqra’ Ibn Harith Ibn ‘Ouqal Ibn Muhammad Ibn Soufyan Ibn Moujasha’ Ibn Darim,
- Les Banou Nahshal Ibn Darim.
Des Bani Handalah Ibn Malik :
- Les Bani Yarbou’ Handalah Ibn Malik Houssam Ibn Tamim d’où sont issus :
- Les Bani Riyah Ibn Yarbou’ d’où est issu Souhaym Ibn Wathilah ar-Riyahi,
- Les Bani Tha’labah Ibn Yarbou’ Rahb d’où est issu Qoutaybah Ibn Harith Ibn Shihabah, un légendaire cavalier arabe,
- Les Bani Ghoudanah Ibn Yarbou’ Rahb d’où est issu Hassan Ibn Abi Soud al-Ghoudani dont nous allons parler prochainement.
- Les Bani Harith Ibn Yarbou’ Rahb Oussayid Ibn Hinah qui sont les cavaliers des Bani Tamim.
- Les Bani Koulaym Ibn Yarbou’ d’où est issu le célèbre poète Jarir.
Des Bani Handalah Ibn Malik, il y a aussi al-Barajim. Al-Barajim des Bani Tamim sont :
- Les Bani ‘Amr,
- Les Bani Dzoulaym,
- Les Bani Koulfah,
- Les Bani Qays,
- Les Bani Ghalib.
Des Banou Malik Ibn Zayd Ibn Manat Ibn Tamim, il y a ar-Rabahi’, de Rabi’ah, al-Kourdoustan et d’autres dont nous ne mentionnerons pas les noms.
Même si cela peut sembler rébarbatif ou sans intérêt pour certains, il est nécessaire de présenter ces tribus Rabi’iyah ou de Rabi’ah Ibn Nizar pour comprendre la suite des événements funestes qui eurent lieu durant les guerres tribales.
Quant aux tribus Qahtaniyah, nous vous invitons à retourner au début de ce livre pour avoir les détails nécessaires concernant la généalogie de ces tribus.
Les tribus Rabi’iyah ou les tribus des Banou Rabi’ah Ibn Nizar, il y a les tribus des Bani Bakr Ibn Wahil Ibn Qas Ibn Himm Ibn Asfah Ibn Dou’mi Ibn Jadilah Ibn Assad Ibn Rabi’ah Ibn Nizar.
Des Bani Bakr Ibn Wahil qui sont des puissantes tribus tant au niveau de la force que du nombre et de l’histoire, il y a :
- Les Bani Yashkour,
- Les Banou Shayban Ibn Tha’labah Ibn ‘Oukabah Ibn Sa’d Ibn ‘Ali Ibn Bakr Ibn Wahil. Les Banou Shayban sont une puissante tribu renommée.
- Les Banou Taymillah Ibn Tha’labah Ibn ‘Oukabah,
- Les Banou Douhd Ibn Tha’labah Ibn ‘Oukabah,
- Les Banou Qays Ibn Tha’labah Ibn ‘Oukabah,
- Les Banou Hanifah Ibn Noujaym Ibn Sa’d Ibn ‘Ali Ibn Bakr Ibn Wahil,
- Les Banou ‘Ijl Ibn Noujaym Ibn Sa’d Ibn ‘Ali Ibn Bakr Ibn Wahil.
Des tribus Rabi’ah, il y a aussi :
- Les Banou Taghlib Ibn Wahil Ibn Qas Ibn Himm Ibn Asfah Ibn Dou’mi Ibn Jadilah Ibn Assad Ibn Rabi’ah Ibn Nizar Ibn Mou’ad Ibn ‘Adnan.
- Les Banou Taghlib est une puissante tribu de braves guerriers et de nobles. Sont issus de cette tribu six frères (al-Araqil) dont le père est Bakr Ibn Houbayb et parmi eux :
Joushan Ibn Bakr Ibn Houbayb d’où sont issus :
- Les Bani Harith Ibn Zouhayr,
- Les Bani Ka’b Ibn Zouhayr Ibn Joushan,
- Les Bani Fadaoukas Ibn ‘Amr Ibn Malik Ibn Joushan Ibn Bakr.
Toujours de la tribu des Rabi’ah Ibn Nizar,
- Les Bani ‘Anaz Ibn Wahil Ibn Qas Ibn Himm Ibn Asfah Ibn Dou’mi Ibn Jadilah Ibn Assad Ibn Rabi’ah Ibn Nizar :
- Les Banou Namir Ibn Qas Ibn Himm,
- Les Banou ‘Abdel Qays Ibn Asfah Ibn Dou’mi Ibn Jadilah,
- Les Banou ‘Anaz Ibn Assad Ibn Rabi’ah Ibn Nizar,
- Les Banou Dzoubay Ibn Rabi’ah Ibn Nizar,
- Les Banou Ihad Ibn Nizar Ibn Mou’ad Ibn ‘Adnan qui ne sont ni aussi nombreux ou aussi connu que les enfants de leurs oncles des tribus Moudar et Rabi’ah
Nous avons déjà mentionné toutes ces tribus ‘Adnaniyah et Qahtaniyah dans le chapitre de la généalogie des arabes.
Les guerres tribales entre les tribus Qays et Bani Taghlib
Nous allons maintenant voir les guerres tribales qui eurent lieu entre les tribus Qays et Bani Taghlib toutes de Nizar. Les Qays de Moudar Ibn Nizar Ibn Mou’ad Ibn ‘Adnan et les Taghlib de Rabi’ah Ibn Nizar.
Les causes de cette guerre sont dues à ‘Oumayr Ibn Houbab Ibn Ka’dah Ibn Ilyas Ibn Houdafah Ibn Harith Ibn Hilal as-Soulami ou ‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami qui voulut tirer vengeance de la tribu Kalb Ibn Wadarah et des tribus yéménites pour avoir tué un très grand nombre de Qays lors de la bataille de Marj Rahib car jamais auparavant dans l’histoire, la tribu des Qays ne connut un tel massacre.
‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami se rendit à Jazirah près du fleuve Boulaykh entre la ville de Harran et Raqqah ou il fut rejoint par une un groupe d’une tribu Qayssiyah et un groupe de gens des Bani Taghlib. Les gens de Taghlib qui était les gens de ce pays avaient pour habitude d’aider les Qays dans tous les domaines y compris lors des combats.
La tribu des Taghlib avait pour particularité d’être une grande tribu arabe dont beaucoup de ses membres étaient des Chrétiens. Certains stupides Qays s’en prenaient aux femmes de Taghlib et se moquaient des vieux chrétiens.
La tribu des Bani Taghlib était présente entre les fleuves Sabour, Tigre et l’Euphrate.
Ces perpétuelles agressions contre les femmes et ces incessantes moqueries détériorèrent les relations entre les deux tribus sans toutefois conduire à la guerre. Cela eut lieu juste avant que ‘Abdel Malik Ibn Marwan n’envoie ses armées combattre ‘AbdAllah Ibn Zoubayr.
‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami demanda à ses partisans de se préparer à l’action contre les Bani Kalb Ibn Wadarah et ensemble marchèrent jusqu’au fleuve Sabour ou ils stationnèrent.
Près de l’endroit où ils établirent leur camp, se trouvait une femme marié à un membre des Bani Taghlib du nom d’Oumm Douwayl.
Un homme des Bani Harish, des Bani ‘Amir Ibn Sa’sa’ah, la razzia et prit une partie de son troupeau. Elle alla se plaindre de lui auprès de ‘Oumayr Ibn Houbab qui ne prêta aucune attention à ses complaintes ce qui poussa d’autres de ses partisans à lui prendre le reste de ses animaux.
Un groupe des Bani Taghlib s’opposèrent à eux et l’un d’entre eux du nom de Moujasha’ Taghlibi fut tué. Lorsqu’Oumm Douwayl retourna chez elle et informa ses proches de ce qui était arrivé, ils prirent leurs armes et nommèrent à la tête de leur groupe de combattants Shou’ayth Ibn Moulik Taghlibi. Puis ils marchèrent, en compagnie d’un groupe des Bani Noumayr, des Banou ‘Amir Ibn Sa’sa’ah, contre les Bani Harish. Ils tuèrent un certain nombre d’homme et prirent le troupeau d’une femme du nom de Oumm al-Aytham.
Ces évènements courroucèrent ‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami et la guerre eut lieu entre les Qays et les Taghlib. ‘Oumayr les attaqua à Makithin près du fleuve Sabour et tua plus de cinq-cents membres de la tribu des Bani Taghlib y comprit Shou’ayth Ibn Moulik Taghlibi. Cet évènement fut appelé « le Jour de Makithin » (al yawm makithin) ou « la bataille de Makithin ».
Après la bataille, les Bani Taghlib firent appel aux Banou Rabi’ah qui leur envoya Namir Ibn Qassid, al-Moujashar ash-Shibani des Bani Bakr Ibn Wahil et ‘Oubaydillah Ibn Ziyad Ibn Dzoubyan al-Bakri.
‘Oumayr quant à lui appela à l’aide les Bani Tamim et les Bani Assad mais ils ne répondirent pas à son appel car les Bani Tamim et les Bani Assad, même s’ils sont des tribus Moudariyah, ils ne sont pas des tribus Qayssiyah Moudariyah.
Les deux armées se rencontrèrent près du fleuve Tharthar, celle de Taghlib sous le commandement de Yazid Ibn Hawbar at-Taghlibi, ou Handalah Ibn Qays Ibn Hawbar. Une féroce bataille eut lieu et un grand nombre de Qays furent tués. Les Taghlib se vengèrent cruellement en éventrant trente femmes enceintes des Bani Soulaym.
Ces horribles crimes sont le résultat des injustes et malsaines guerres tribalistes xénophobes dont nous avait mis en garde le Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui).
Ils s’étaient tous alliés pour combattre les Banou Kalb Ibn Wadarah et Yéménites mais pour avoir injustement razziés les moutons d’une femme, le mal s’amplifia jusqu’à ce que de tels crimes soient commis contre des femmes.
Résumé des différentes guerres tribales
Les Banou Taghlib sont les premiers à avoir commencé avec le « Jour de Tharthar I » (yawm tharthar awwal) et les nombreuses autres batailles qui s’ensuivirent comme le « Jour de Tharthar II » ou ‘Oumayr avait demandé de l’aide aux Qays qui lui avait envoyé Zoufar Ibn Harith al-Kilabi al- ‘Amiri. Cette bataille fut plus violente que la précédente et les Banou ‘Amir furent battus. Les Banou Qays furent aussi sur le point d’être battu mais les Banou Soulaym restèrent ferment et finirent par battre les Bani Taghlib.
Un grand nombre des nobles des Bani Taghlib furent tués lors de cette bataille et particulièrement deux fils d’un noble chrétien du nom de ‘Abdel Yassouh Ibn Harb Ibn Ma’dikarib Ibn Mourah Ibn Koulthoum, des Bani Zouhayr Ibn Joushan Ibn Bakr.
Après la bataille, Zoufar Ibn Harith al-Kilabi al- ‘Amiri dit à ‘Oumayr Ibn Houbab :
- « Comment en sommes venus à nous entretuer alors que nous sommes tous des tribus Nizariyah et que nos ennemis sont les tribus des Bani Kalb Ibn Wadarah et yéménites qui nous ont massacrés à Marj ? »
Mais après cela, ‘Oumayr Ibn Houbab attaqua encore les Bani Taghlib dans la ville de Houdayn sur le fleuve Khabour et tua tous les Bani Taghlib qu’il trouva. Cet évènement fut appelé « le Jour de Houdayn ».
Il les écrasa aussi :
- Le « Jour de Souqayr », Souqayr se trouve aussi le long du fleuve Khabour.
- Le « Jour de Ma’arik », Ma’arik se trouve près de Mossoul. Cette bataille fut un massacre des Bani Taghlib.
- Le « Jour de Shar ‘Abbiyah » ou les Bani Taghlib l’emportèrent sur les Qays.
- Le « Jour de Boulaykh ». Ibn Athir a dit que Boulaykh est un fleuve entre Harran et ‘Aqqah. Un très grand nombre des Bani Taghlib furent tué lors de cette bataille et les femmes enceintes furent aussi éventrées pour venger les femmes qui l’avaient été le « Jour le Tharthar I ».
Ces guerres tribales eurent lieu à peine au premier siècle de l’Hégire ce qui peut paraitre incroyable et pour cause de faiblesse de l’état, incapable de gérer tous ces évènements !
Lorsque les Bani Taghlib se rendirent compte que ‘Oumayr Ibn Houbab cherchait à les anéantir, ils se réunirent tous à Hashak près de Shar ‘Abbiyah ou il s’ensuivit aussi une féroce bataille.
‘Oumayr Ibn Houbab était en compagnie de Zoufar Ibn Harith et son fils Houdayl Ibn Zouffar et ils combattirent du matin jusqu’à l’arrivée de la nuit. Puis le troisième jour, la bataille s’intensifia et Zoufar Ibn Harith al-Kilabi fut battu et s’enfuit à Qalqissiyah.
Zoufar était un valeureux combattant et il s’enfuit car il apprit que ‘Abdel Malik Ibn Marwan à la tête de ses troupes marchait vers Qalqissiyah.
La bataille continua en son absence et ‘Oumayr Ibn Houbab et les Qays furent vaincus. ‘Oumayr Ibn Houbab fut couvert d’une pluie de pierres puis Jamil Ibn Qays at-Taghlibi l’attaqua et le tua. Quant à Ibn Hawbar, il fut gravement blessé le second jour de la bataille et décéda le jour suivant.
Un très grand nombre de Qays furent tués lors de cette bataille. La plupart d’entre eux furent des Bani Soulaym et des Bani Ghani, de la tribu Ou’soub Ibn Sa’d Ibn Qays Ibn Ghaylan.
La tête de ‘Oumayr Ibn Houbab fut envoyée à ‘Abdel Malik Ibn Marwan qui éprouva une grande joie.
Après la mort de ‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami, Zoufar Ibn Harith al-Kilabi exerça une impitoyable et effroyable vengeance contre les Banou Taghlib. Il attaqua un groupe d’entre eux qu’il massacra. Puis il envoya sa cavalerie contre les Bani Fadawkas at-Taghlibiyine, comme le mentionne Ibn Athir, qu’ils massacrèrent totalement y compris les femmes, les enfants et les vieillards excepté une femme que Yazid Ibn Himran loua.
Zoufar Ibn Harith envoya son fils Houdayl Ibn Zouffar aux Bani Ka’b Ibn Zouhayr at-Taghlibiyine dont il tua un grand nombre. Puis il envoya Mouslim Ibn Rabi’ah al-’Ouqayli à la tête d’une armée combattre aussi un autre groupe des Bani Taghlib dont il tua la moitié d’entre eux.
Zoufar Ibn Harith en personne se dirigea vers ‘Aqiq près de Mossoul, ou se trouvait un autre groupe des Bani Taghlib. Lorsque les Banou Taghlib le virent arriver, ils tentèrent de traverser le Tigre vers un endroit appelé Kouhayl, mais il les rattrapa et il s’ensuivit une autre féroce bataille. Il s’ensuivit encore des horribles crimes envers les femmes des Bani Taghlib et la plupart des hommes moururent noyés. Rien ne pouvait justifier ces crimes préislamiques sous le règne de l’Islam.
Zoufar captura deux-cents prisonniers qu’il tua de sang-froid. Puis il envoya son fils Houdayl à la poursuite de ceux qui avaient réussi à s’échapper et il tua tous ceux qu’il trouva.
Malgré toutes les tueries entre les deux parties, et particulièrement parmi les Bani Taghlib, les Qays les Banou Soulaymiyah et Hawaziniyah, aucun d’entre eux ne s’est rendu compte de la réalité et pour eux, rien ne pouvait justifier la mort de ‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami !
La terrible vengeance contre Tha’lab
Ce n’était certainement pas la fin de ces guerres tribales !
Une chose particulièrement détestée chez les Arabes est de se moquer de leur hospitalité. Et ces moqueries peuvent entrainer de lourdes représailles.
La guerre de Bassous qui eut lieu entre les Bani Bakr et les Taghlib Ibn Wahil, que nous avons mentionné au début du livre dans la généalogie des Arabes, dura quarante années et ne cessa qu’avec l’arrivée de Harith Ibn ‘Oubad Ibn Doubay’ah, des Bani Qays Ibn Tha’labah et les Banou Qays Ibn Tha’labah sont de la tribu Ibn Bakr Ibn Wahil.
Harith Ibn ‘Oubad s’était tenu à l’écart de cette guerre mais quand les Bani Taghlib tuèrent Jassas Ibn Mourah, les Bani Bakr allèrent le voir et lui dirent :
- « Ton peuple a été anéanti ! »
Harith Ibn ‘Oubad envoya son fils Boujayr à Mouhalhillah Ibn Rabi’ah at-Taghlibi pour lui demander d’arrêter le combat mais Mouhalhillah tua le fils de Harith.
Suite à cela, Harith n’eut d’autre choix que de s’engager lui-même dans le combat jusqu’à ce que Mouhalhillah fût battu et ceci est une longue histoire que nous ne pouvons pas développer ici.
Al-Jahhaf Ibn Houkaym Ibn ‘Assim Ibn Qays Ibn Thouba’ Ibn Khouza’i Ibn Mouharib Ibn Hilal as-Soulami fait partie des nobles des Bani Soulaym. Il était connu pour être un homme courageux et un des plus proches des Bani Soulaym de ‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami. Mais comme l’a dit Abou ‘Oubaydah Ma’ma’ Ibn Mouthannah at-Taymi, le domestique Taymi des Qouraysh, il ne participa pas à la guerre qui eut lieu entre les Bani Qays et les Bani Taghlib.
Après la première guerre de Tharthar ou les Bani Taghlib, alors qu’ils étaient pour la majorité des Chrétiens, furent vainqueurs sur les Qays, le grand poète chrétien Riah Ibn Ghawth at-Taghlibi connu sous le nom d’Akhtal récita ces vers avec fierté :
« Lorsqu’ils nous virent avec la croix surélevée, montés sur nos chevaux armés de notre foi tranchante, la mort faisant ravage, ils nous abandonnèrent leurs champs, leurs biens et leurs vignes ».
Puis, le jour de Shar ‘Abiyah, ou ils furent de nouveau vainqueurs, Akhtal dit :
« Al-Jahhaf pleura le jour de Shar ‘Abiyah. Lorsqu’il vit la mort faucher les Soulaym et les ‘Amir ».
Il avait l’habitude de répéter ces vers en toutes circonstances, lors des réunions entre les chefs de tribus ou chez le calife.
Lorsque ‘Abdel Malik Ibn Marwan conclut un arrangement avec Zoufar Ibn Harith, comme nous le verrons plus tard, et que les gens se réunifièrent sous le califat, al-Akhtar, rappelant les évènements ou fut tué ‘Oumayr Ibn Houbab, récita de nouveau vers se moquant une nouvelles fois des Qays et des Bani Oumayyah.
Al-Jahhaf ne répondit à aucune de ses attaques verbales et resta silencieux.
Un jour alors qu’al-Jahhaf siégeait avec ‘Abdel Malik Ibn Marwan au conseil, al-Akhtar rentra et quand il vit al-Jahhaf, il répéta les vers de Shar ‘Abiyah. Al-Jahhaf qui mangeait des dattes fraiches, fut si en colère, que les dattes tombèrent de ses mains. Il lui dit :
- « Mais pas du tout ! Nous allons les venger avec toute notre force ! O fils de la chrétienne ! Je ne pensais pas que tu allais me harceler autant. Al-Akhtar fut pétrifié par sa réponse et il se rapprocha du calife pour éviter une éventuelle action ».
Le calife lui dit alors :
- « Je vois que tu n’as attiré sur toi et ton peuple que le mal ! »
Al-Akhtar était un poète et ses vers se propageait partout et il n’y restait à al-Jahhaf d’autre solution que de laver l’affront.
Al-Jahhaf lui prépara un piège avec l’aide de certains scribes du calife. Ils fabriquèrent un faux document qui stipulait que le calife l’avait nommé pour la collecte de la Zakat des Bani Bakr et des Bani Taghlib. Il a aussi été rapporté qu’il annonça faussement que le calife l’avait nommé gouverneur d’al-Jazirah.[1]
Puis il remplit un sac de terre et alla voir son peuple et leur dit :
- Le calife m’a nommé gouverneur d’al-Jazirah et ceci est un sac plein d’argent !
Son peuple le crut, intéressé par l’aspect financier, et un grand nombre de cavalier le suivirent et ils marchèrent sur les Bani Taghlib et lorsqu’ils furent à proximité, Al-Jahhaf vida le sac de terre, déchira ses documents et leur dit :
- « Je n’ai argent et ni lettre de créance, je vous ai menti ! » Puis, il leur raconta ce qui était arrivé précédemment alors que le conseil était réuni chez le calife.
- « Quiconque ne désire pas venger son peuple qu’il se retire car j’ai juré de ne pas me laver la tête avant d’avoir pris mon dû des Bani Taghlib ».
Une partie de ceux qui l’avait accompagné rebroussèrent chemin tandis qu’al-Jahhaf avec le reste des cavaliers se mirent en route jusqu’à parvenir à un endroit nommé Bish ou ils attaquèrent, à l’aube ou la nuit selon certaines versions, un groupe des Bani Taghlib près d’un puits des Bani Joushan Ibn Bakr des Banou Taghlib.
Il s’ensuivit un des pires massacres de l’histoire des Arabes à cause d’un poète idiot qui tirait fierté à se moquer des autres. Un des hommes d’al-Jahhaf fit prisonnier al-Akhtar sans le reconnaitre car il était vêtu d’un vêtement qui lui couvrait la tête. Il lui dit :
- « Qui es-tu ? »
- « Je suis un esclave des Bani Taghlib » répondit-il ! Et l’homme le relâcha. Al-Akhtar partit et alla se cacher dans un puits jusqu’à ce que tous fussent partis. Puis, il sortit de sa cachette et alla voir ‘Abdel Malik Ibn Marwan et lui dit :
- « Al-Jahhaf a commis à Bish des crimes dont nous nous plaignons à Allah et si Qouraysh refuse de dépenser ses biens pour le punir alors qu’ils tremblent ! Si le calife ne fait rien alors il verra ce qui va s’ensuivre », ce qui était une menace directe contre lui.
Al-Jahhaf s’enfuit chez les Romains
Si l’état restait passif alors de plus graves événements pourraient suivre. Une sédition tribale aux graves répercussions qui entraineraient d’autres tribus dans la spirale de la guerre. Plusieurs guerres avaient déjà eu lieu sans que l’état n’intervienne du fait de la grande distance les séparant des zones de conflits qui avaient bien souvent lieu loin des villes.
L’état Omeyyades était déjà occupé à ramener à l’ordre ceux qui s’étaient rebellés contre l’état et ces guerres tribales supplémentaires d’un autre coté arrangeaient ses affaires car elles le débarrassaient de ses ennemis sans qu’il ait besoin d’envoyer des troupes pour les combattre. D’ailleurs c’est pour cela qu’il avait ressenti une immense joie lorsqu’on lui avait amené la tête de ‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami qui fut tué lors de la bataille de Hashak.
Lorsque ‘Abdel Malik vit que les choses étaient parvenu à un si grand seuil d’instabilité, il décida d’agir. Il ordonna qu’al-Jahhaf soit capturé pour le châtier mais al-Jahhaf s’enfuit chez les Romains.
Le roi des Romains l’accueillit avec pompe et l’honora avant de lui demander de se christianiser en lui promettant de lui donner en échange tout ce qu’il désirerait. Al-Jahhaf lui dit :
- « Je ne suis pas venu chez toi craignant l’Islam ».
Il ne fit pas comme al-Jabalah Ibn Hayham, le roi des Assari, qui s’enfuit devant ‘Omar Ibn al-Khattab (qu’Allah soit satisfait de lui) chez les Romains et se christianisa. Jabalah avait violemment frappé et fendu la lèvre d’un homme des Bani Fazarah qui avait involontairement marché sur son vêtement qui s’était ouvert durant le Tawaf à la Ka’bah.
Cet homme était allé se plaindre à ‘Omar Ibn al-Khattab al-Farouk (qu’Allah soit satisfait de lui) qui avait demandé à Jabalah de lui raconter ce qui était arrivé. Puis ‘Omar lui dit :
- « Sois-tu lui donne son dû ou soit il te rend la pareil, choisit l’un des deux ! »
Jabalah orgueilleux répondit à ‘Omar :
- « Je croyais qu’en rentrant dans l’Islam j’aurais plus de considération que je n’en avais avant l’Islam ! »
- « Mais l’Islam vous a rendu égaux ! »
- « Alors je vais me christianiser ! » C’est-à-dire je vais apostasier !
Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) lui dit :
- « Par Celui qui a différencié le bien et le mal, je te frapperais le cou ! »
Jabalah lui demanda de lui laisser le choix jusqu’au lendemain et Omar accepta. Jabalah en profita pour se sauver avec ses partisans chez les Romains ou ils se christianisèrent et profitèrent largement de la vie de ce monde comme il a été mentionné dans les livres d’histoires.
Après être resté longtemps chez les Romains, ce roi arabe des Banou Ghassan réfléchit sur ce qu’il avait fait, regretta et dit :
« Puisse ma mère ne m’avoir jamais donné naissance si j’avais seulement patienté,
Si j’avais seulement opté, pour ce que ‘Omar m’avait proposé ».
La contrition d’al-Jahhaf
L’Arabe libre de l’époque, ne pouvait supporter de vivre à l’étranger loin de sa famille, de son clan et de son pays. Al-Jahhaf savait que s’il revenait les Banou Taghlib ne l’oublieraient pas et chercheraient à se venger mais ne supportant plus l’exil, il décida de rentrer même si cela devait lui coûter la vie.
Avant de retourner, il envoya un message à certains nobles des Qays qui occupaient des postes importants dans l’entourage du calife ou il leur demanda de lui garantir un sauf conduit de la part du calife qui accepta.
Les Qays avec l’aide du calife réunirent une somme importante d’argent pour lui permettre de payer le prix du sang à ses victimes.
Certains historiens ont rapporté que lorsque la nouvelle de la sécurité accordée par le calife lui parvint, il décida d’arranger son affaire avec les Banou Taghlib. Al-Jahhaf se vêtit d’un linceul, alla à Bish voir les Banou Taghlib et leur dit :
- « Je suis venu vous soumettre ma personne afin que vous preniez votre dû ».
Le fait qu’il se soit revêtu d’un linceul en se soumettant à leur jugement, malgré les crimes qu’il commit, lui valut le pardon pour ce geste noble qui signifiait : Je me considère comme mort faites ce que vous voulez !
Les jeunes des Banou Taghlib voulurent le tuer, mais les gens âgés les empêchèrent car ils connaissaient les traditions des Arabes. Son geste était suffisant pour eux et ils lui pardonnèrent.
Après cela al-Jahhaf, devint plus pieux et il regretta amèrement les crimes qu’il avait commis jusqu’à la fin de ses jours. Il alla en pèlerinage à La Mecque ou il s’accrocha au vêtement de la Ka’bah et implora :
- « O Grand Seigneur, pardonne moi et je ne pense pas que Tu le feras ».
Il est dit que Muhammad al-Hanafiyah, Muhammad Ibn ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de son père) l’entendit et lui dit :
- « O Sheikh, ton invocation est pire que ton péché ! »
Et il est aussi dit que c’est le respectable Compagnon ‘AbdAllah Ibn ‘Omar Ibn al-Khattab (qu’Allah soit satisfait d’eux) qui l’entendit et lui dit :
- « Si tu n’étais pas al-Jahhaf, tu n’aurais pas dit cela ! » Et al-Jahhaf lui répondit :
- « Je suis al-Jahhaf ! »
Il était connu partout à cause des grands crimes, dont il n’y eut nul précédent auparavant, qu’il commit envers les Bani Taghlib et dont les nouvelles se propagèrent dans tous les territoires islamiques. Des horribles crimes qui représentaient une telle somme, qu’il pensait qu’Allah ne lui pardonnerait pas.
Abou ‘Oubaydah Ma’mar Ibn Mouthannah Taymi a rapporté dans son livre « Maqahil » qu’al-Jahhaf tua vingt-trois-mille hommes, femmes et enfants des Bani Taghlib.
Après la bataille de Marj Rahib, que nous avons déjà mentionnée et qui eut lieu à la fin de l’année 64 de l’Hégire (683) sous le règne de Marwan Ibn Hakam le quatrième calife, ad-Dahhak Ibn Qays al-Fihri fut défait et tué tandis que Zoufar Ibn Harith al-Kilabi s’enfuit à Qalqissiyah ou il resta une menace contre le règne des Omeyyades.
Zoufar Ibn Harith al-Kilabi
‘Abdel Malik Ibn Marwan, après la mort de son père Marwan Ibn Hakam, se décida à se débarrasser de Zoufar. Il désista de son poste Abban Ibn ‘Ouqbah Ibn Abi Mou’ayt al-Amawi qui était gouverneur de Hims et lui ordonna d’aller combattre Zoufar.
Abban fit ce qu’on lui demanda et à la tête de son armée marcha sur Qalqissiyah et ‘Abdallah Ibn Zoumayt at-Tahi, le chef de l’avant-garde continua sa route sans attendre l’arrivée du reste de l’armée et attaqua az-Zoufar qui écrasa l’avant-garde et tua trois-cent cavaliers. Lorsque l’armée arriva, elle écrasa à son tour l’armée de Zoufar et tua son fils Waqi’ Ibn Zoufar.
Après cette victoire, ‘Abdel Malik Ibn Marwan conclut qu’il devait en finir définitivement avec la menace de Zoufar Ibn Harith et marcha de nouveau sur Qalqissiyah qu’il assiégea et bombarda avec ses trébuchets.
Zoufar leur dit :
- « Pourquoi pilonnez-vous la ville avec vos trébuchets ? Je vais sortir de la ville et nous allons combattre tout simplement. Si vous remportez la bataille la ville sera à vous ! »
Zoufar dit à son fils Houdayl Ibn Zoufar qui était aussi un intrépide guerrier :
- « Sort et combats-les et ne reviens pas avant d’avoir abattu la tente de ‘Abdel Malik et si tu reviens sans l’avoir fait je te tuerais ! »
Houdayl Ibn Zoufar sortit avec ses cavaliers et écrasa tout ce qui se tint devant lui jusqu’à ce qu’ils parviennent à la tente du calife qu’ils abattirent sur sa tête, avant de revenir. C’était un clair message pour le calife qui disait nous sommes parvenu jusqu’à toi mais nous t’avons épargné.
Lorsque Houdayl revint à son père, celui-ci l’embrassa sur la tête et lui dit :
- « Après ce jour, ‘Abdel Malik t’aimeras toujours ».
Puis Zoufar sortit à son tour avec son armée et combattirent si farouchement que ‘Abdel Malik pensa à faire la paix avec eux. Il demanda à son frère Muhammad Ibn Marwan d’aller voir Zoufar et de conclure un traité de paix avec lui.
Zoufar accepta à condition qu’il n’ait pas à porter allégeance à ‘Abdel Malik tant que ‘Abdallah Ibn Zoubayr (qu’Allah soit satisfait de lui) serait en vie et parce qu’il lui avait déjà porté allégeance.
Lorsque le traité fut conclu et que ‘Abdel Malik vit le petit de nombre de soldats dans les rangs de Zoufar, il dit :
- « Si j’avais su que son armée était si petite, je n’aurais jamais levé le siège jusqu’à ce qu’il se soumette à mon jugement ».
Ces paroles arrivèrent aux oreilles de Zoufar qui lui dit :
- « Si tu veux, on recommence ! » Mais le calife était un homme intelligent et il lui dit :
- « Sois en paix ô Abou Houdayl ! »
Et après la bataille, Maslamah Ibn ‘Abdel Malik se maria avec Ribab, la fille de Zoufar pour renforcer les liens d’amitiés.
Avec la fin de ce différend entre lui et Zoufar, ‘Abdel Malik Ibn Marwan put enfin se concentrer totalement sur l’Iraq et faire face à ‘Abdallah Ibn Zoubayr.
Pour l’affaiblir, ‘Abdel Malik Ibn Marwan devait concentrer tous ses efforts sur l’Iraq pour pouvoir enfin l’assiéger dans le Hijaz[2]
‘Abdel Malik Ibn Marwan consulta les gens pour connaitre leur avis et parmi eux, Yahya Ibn Hakam Ibn Abi ‘As, son oncle, et d’autres qui lui dirent :
- « Contente-toi de la Syrie et laisse tomber l’Iraq et Ibn Zoubayr ».
Et ‘AbdAllah Ibn Malik leur répondit :
- « La Syrie est un pays qui a peu d’argent tandis que beaucoup de nobles d’Iraq m’ont écrit pour m’inviter ».
Son frère Muhammad Ibn Marwan lui donna aussi son avis et lui dit :
- « Tu dois demander ta part et aller en Iraq et je vais prier pour qu’Allah t’assiste ».
D’autres aussi lui dirent de ne pas aller en personne en Iraq mais d’y envoyer quelqu’un de sa famille accompagné d’une armée.
‘Abdel Malik Ibn Marwan[3] leur répondit :
- « Nul ne peut s’occuper de cette affaire hormis un Qourayshi qui a de la détermination. Peut-être dois-je envoyer quelqu’un qui a du courage mais pas de résolution. Je suis un clairvoyant stratégiste et un redoutable sabreur si j’en ai besoin et Mous’ab est un homme valeureux d’une valeureuse maison qui n’a pas de connaissance en matière de guerre. Il aime le confort et il a en sa compagnie des gens qui ne sont pas toujours d’accord avec lui tandis que moi j’ai en ma compagnie des gens qui me conseillent ».
Il a été rapporté dans les livres de littératures et d’histoires, que lorsque ce roi omeyyade qourayshi voulut partir pour l’Iraq, il fit ses adieux à son épouse ‘Atikah Bint Yazid Ibn Mou’awiyah qui pleura si abondement qu’elle fit pleurer toutes ses servantes.
En l’an 71 de l’Hégire (690), ‘Abdel Malik conquit Césarée mais les Byzantins profitèrent du conflit entre les Omeyyades et Ibn az-Zoubayr (qu’Allah soit satisfait de lui) pour attaquer et endommager Césarée et Ascalon (qayssariyah wa ‘asqalan)[4]. Lorsque son pouvoir se raffermit, ‘Abdel Malik reconstruisit et fortifia plusieurs villes côtières dont Césarée, Ascalon, Acre et Tyr.
La bataille de Joufrah
Cette même année, ‘Abdel Malik à la tête de son armée marcha sur l’Iraq tandis qu’au même moment à Basra, Mous’ab se mit en colère contre certains de ses chefs pour avoir rejoint les rangs de Khalid Ibn ‘Abdillah Ibn Khalid Ibn Assid Ibn Abi al- ‘Iss Ibn Oumayyah Ibn ‘Abd ash-Shams[5].
Khalid Ibn ‘Abdillah avait auparavant rejoint ‘Abdel Malik Ibn Marwan après avoir été un des hommes de Mous’ab. Lorsque Mous’ab alla combattre Moukhtar Ibn Abi ‘Oubayd ath-Thaqafih « al-Moukhtar al-Kadab (le menteur) », il ne se rendit pas compte de l’absence de Khalid Ibn ‘Abdillah et de son frère Oumayyah. Ce n’est qu’après qu’il le réalisa et il les fit expulser d’Iraq.
Quant à Khalid Ibn ‘Abdillah il alla chez ‘Abdel Malik en Syrie.
Lorsque ‘Abdel Malik Ibn Marwan se mit en route Khalid l’accompagna et Mous’ab Ibn Zoubayr n’était pas à Basra et Khalid dit à ‘Abdel Malik :
- « Envoie-moi à Basra avec un détachement, peut-être pourrais-je te conquérir Basra ».
Lorsqu’il arriva à Basra, il s’arrêta chez ‘Amr Ibn Asma’ al-Bahili qui contacta ‘Abad Ibn Houssayn at-Tamimi, le chef de la police de Mous’ab. Et ‘Omar Ibn ‘Oubaydillah Ibn Ma’ma’, le délégué de Mous’ab pour Basra.
Il lui fit dire en espérant convaincre ‘Abad de rejoindre leur rang :
- « J’ai accordé la protection à Khalid Ibn ‘Abdillah ».
‘Abad Ibn Houssayn at-Tamimi répondit au messager :
- « Je vais certainement le rejoindre de la meilleure façon ». Il dit cela sous entendant : je vais le rejoindre et le capturer.
Lorsque ‘Amr Ibn Asma’ al-Bahili entendit la réponse, il dit à Khalid Ibn ‘Abdillah :
- « ‘Abad va nous rejoindre et moi, je ne peux pas te secourir. Va plutôt trouver Malik Ibn Misma’ Ibn Shihab al-Jahdalih al-Bakri, le chef des Rabi’ah Ibn Nizar de Basra ».
Khalid remonta sur son cheval et alla voir Malik Ibn Misma’ et lui dit :
- « Accorde-moi ton aide ! »
- « Mon aide t’es accordée » lui répondit Malik. Puis, il envoya un messager au Bani Bakr Ibn Wahil et à leurs alliés les Azd qui vinrent en masse pour secourir Khalid Ibn ‘Abdillah.
Quand ‘Abad Ibn Houssayn at-Tamimi, le chef de la police arriva avec des cavaliers, les deux groupes se firent face sans qu’il ne s’ensuive de bataille.
Le lendemain Khalid Ibn ‘Abdillah alla voir Joufrat Nafi’ Ibn Harith avec un groupe des Bani Tamim et il s’ensuivit une bataille à Joufrah qui est un quartier de Basra.
Cette bataille prit le nom de « Jour de Joufrah » ou « la bataille de Joufrah » et dura vingt-quatre jours durant lesquels Malik Ibn Misma’ fut tué.
Puis les deux groupes firent la paix entre eux à condition que Khalid Ibn ‘Abdillah quitte Basra.
La grande bataille de Dayr al-Jafariq
Lorsque Mous’ab Ibn Zoubayr arriva, il se fâcha après beaucoup de gens qui avait participé aux évènements et ce fut de sa part une erreur car non seulement, il arrivait après une bataille qui avait tourné à son avantage et qu’il faisait aussi face aux armées du calife ‘Abdel Malik Ibn Marwan.
‘Abdel Malik Ibn Marwan saisit l’occasion de la division et il écrivit aux gens de Basra et de Koufa en leur promit que le bien de sa part.
Quand les nouvelles de la prochaine bataille entre ‘Abdel Malik et Mous’ab Ibn Zoubayr parvint à ‘Abdillah Ibn Khazim as-Soulami, l’émir de ‘AbdAllah Ibn Zoubayr du Khorasan il dit :
-« Y a-t-il avec lui ‘Omar Ibn ‘Oubaydillah Ibn Ma’ma’ ? »
Ils lui répondirent :
- « Non ! Il l’a envoyé en Perse ».
-« Y a-t-il avec lui al-Mouhallab Ibn Abi Soufrah ? »
- « Non, il combat les khawarije à Soulaf ».
-« Y a-t-il avec lui ‘Abad Ibn Houssayn ? »
- « Non, il est l’émir de Basra ».
‘Abdillah Ibn Khazim dit :
- « Et moi je suis au Khorasan. Il ne fait aucun doute alors qu’il sera battu et tué ».
Tous obéissaient à ‘AbdAllah Ibn Marwan à la tête de ses armées de Syrie, d’Egypte et d’al-Jazirah. Mous’ab sortit à sa rencontre avec les gens de l’Iraq, dont un tiers marchait un pied en avant et un pied en arrière, prêt à la trahir.
Les armées se rencontrèrent à Dayr al-Jafariq près d’un lieu nommé Maskin dans le Sawad en Iraq sur la rive ouest du Tigre.
La grande bataille de Dayr al-Jafariq eut lieu et mourut Ibrahim Ibn al-Ashtar an-Nafa’i alors qu’il combattait aux côtés de Mous’ab Ibn Zoubayr.
‘AbdAllah sut que Mous’ab était dans un état critique et il lui envoya son frère Muhammad Ibn Marwan qui lui dit :
- « Le fils de ton oncle t’accorde la sécurité ».
Mous’ab lui répondit :
- « Les gens comme moi ne restent pas à l’écart d’un évènement comme celui-ci hormis vainqueur ou tué ! »
Mous’ab Ibn ‘AbdAllah Ibn Zoubayr Ibn al-‘Awwam était un homme courageux, ‘AbdAllah Ibn Zoubayr Ibn al- ‘Awwam (qu’Allah soit satisfait d’eux) était un homme vaillant et Zoubayr Ibn al- ‘Awwam (qu’Allah soit satisfait de lui) son père fut un des héros de l’Islam. Ni la reddition ou la fuite n’était envisageable de la part de ces hommes.
Lorsque Mous’ab refusa l’offre, Muhammad Ibn Marwan appela ‘Issa Ibn Mous’ab et lui dit :
- « O fils de mon frère, ne te tue pas, la sécurité t’est accordée ». Mous’ab dit à son fils :
- « Ton oncle t’a accordé la sécurité, accepte-la et rejoins le ! »
Le jeune homme Qourayshi Issa Ibn Mous’ab Ibn ‘Awwam était brave, son père était un des chevaliers de l’Islam, son oncle ‘AbdAllah Ibn Zoubayr était un champion des champions et son grand père, le respectable Compagnon du Messager d’Allah (qu’Allah soit satisfait de lui), un des deux seuls cavaliers de l’Islam à combattre un sabre dans chaque main[6] répondit à Muhammad Ibn Marwan :
- « Je ne suis pas une femme des Qouraysh et je suis prêt à te combattre ».
Les Qouraysh ne sont-ils pas les nobles des Arabes ?
Puis Mous’ab et son fils combattirent jusqu’à ce que ‘Issa fut tué tandis que Mous’ab fut grièvement blessé. Zaydatou Ibn Qoudamah Ibn Mas’oud ath-Thaqafi, le fils de l’oncle de Moukhtar Ibn Abi ‘Oubayd Ibn Mas’oud ath-Thaqafi, s’approcha de lui et lui porta le coup fatal en disant :
- « Pour venger la mort de Moukhtar ! »
Mous’ab fut tué sur la rive du Tigre à Dayr Jafariq et ‘AbdAllah Ibn Marwan ordonna qu’il soit enterré avec son fils près du fleuve. Quant à la tête de Mous’ab, ils l’envoyèrent à Koufa puis à Damas et dans toutes les villes de Syrie.
‘Atikah Bint Yazid Ibn Mou’awiyah récupéra sa tête, le lava et l’enterra et dit :
- N’êtes-vous déjà donc pas satisfait de ce que vous avez fait pour parader avec sa tête dans les villes ? C’est de la perversité !
[1] Al-Jazirah est une région renommée entre le Tigre et Mossoul en Iraq.
[2] Péninsule arabique.
[3] ‘Abdel Malik Ibn Marwan le cinquième calife, était un brave homme qui empêcha par sa fermeté la chute du règne des Omeyyades et lui redonna sa vigueur. Du fait, certains historiens ont classé le règne des Omeyyades en Soufyani, de Mou’awiyah Ibn Abi Soufyan (qu’Allah soit satisfait d’eux) et en Marwani, de ‘Abdel Malik Ibn Marwan.Le règne Soufyani commença avec Mou’awiyah Ibn Soufyan, son fils Yazid et Mou’awiyah Ibn Yazid. Le règne Marwani débuta avec ‘Abdel Malik Ibn Marwan et ceux des califes qui le suivirent.
[4] En Palestine.
[5] À ne pas confondre avec Oussayd Ibn Abi al- ‘Iss Ibn Oumayyah Ibn ‘Abd ash-Shams
[6] Le second était Khalid Ibn Walid (qu’Allah soit satisfait de lui).
"Salvador Dali" 11 mai 1904 - 23 janvier 1989, Figueras, Espagne
Live painting at Perpignan Trains Station *
www.flickr.com/photos/mutha1977/10204859365/
Dans les années 50 Salvador Dali et Gala montaient en train à Paris, Gala et leurs employés faisaient charger dans un wagon toutes les toiles peintes à Port Lligat.
Et arrivés à Perpignan, c’était Gala qui faisait descendre toutes les toiles enveloppées et prêtes à être envoyées à des Galeries, à des collectionneurs..
Elle se chargeait de ce travail: enregistrement, formulaires de douanes, envois.
Elle trouvait qu’en France les envois étaient plus sûrs d’arriver mais c’était surtout pour éviter les nombreux contrôles des douanes franquistes!. Pendant ce temps, Dali se morfondait pendant plus de deux heures sur le quai.
Il s’asseyait, faisait les cents pas. C’est sans doute ainsi, que furieux, il a eu l’idée d’appeler cette Gare
« El centro (Trou du Cul en langage populaire espagnol!) del mundo ».
Les journaux français et les édiles locales ont pris par la suite, cette moquerie au sens propre du terme et organisé manifestations,
réceptions en l’honneur de Dali qui devait bien se marrer intérieurement!
Mais devant ce contre sens, et tout ce qu'il provoque pour une ville à la recherche
d'une renommée nationale, il a tout de suite vu le profit qu’il pouvait en tirer et va exploiter à fond cette géniale et surprenante dénomination. Ainsi il ose écrire dans son journal, avec l’exagération verbale qui le caractérise.
« C’est toujours à la gare de Perpignan, au moment où Gala fait enregistrer les tableaux qui nous suivent en train, que me viennent les idées les plus géniales de ma vie.
Quelques kilomètres avant déjà, au Boulou, mon cerveau commence à se mettre en branle, mais l’arrivée à la gare de Perpignan est l’occasion d’une véritable éjaculation
mentale qui atteint alors sa plus grande et sublime hauteur spéculative. ».
Alors il se met à regarder méticuleusement les installations de cet édifice ferroviaire étrange
et dans son délire créateur, il arrive à se convaincre qu’il se trouve dans ce lieu, devant la représentation symbolique de la bible du monde. La Gare de Perpignan fut la plus importante découverte de la méthode paranoïaque-critique de Dali.
Si cette idée est devenue pour Dali la source d’une vertigineuse réussite internationale,
la ville, elle, est devenue connue dans l’univers entier comme la porte du nouveau monde, ! Et qui plus, elle est devenue un incontournable laboratoire de l’exploration surréaliste.
Résultat devant cette renommée soudaine, Dali est honoré par la Ville: un jour,fait un voyage triomphal effectué dans le Roussillon en 1965,
et déclare avoir trouvé a trouvé l’inspiration d’un tableau emblématique intitulé «Le Mystique de la Gare de Perpignan». La toile est monumentale (406 X 295 cm)
L’oeuvre fut aussitôt présentée en décembre 1965 à New York, puis elle a transité par Paris et dans d’autres lieux, au gré des aléas du marché
de l’Art Elle a terminé son voyage en 1978 au célèbre Musée Ludwig de Cologne. La composition est en forme de croix de Malte, et montre une projection érotique
du célèbre couple de «L’Angelus» de Millet, disposée autour d’une tête lumineuse du Christ crucifié. Au sommet de cette explosion mystique,
un étrange fourgon ferroviaire couronne le tout. Il s’agit du «Wagon de Dali"
Ce Wagon a été retrouvé en 1986 par le chercheur dalinien Roger Michel Erasmy derrière la Gare de Perpignan.
Il était à l’abandon et habité par un clochard. Le propriétaire, le transporteur perpignanais Raymondis, s’est laissé convaincre avec subvention à la clef,
de transformer cette remorque rail-route en plate-forme culturelle active. Transféré en 1994 au sud des Pyrénées, le «Wagon de Dali» a été utilisé dans le contexte
touristique du «triangle dalinien» comme «plus petit espace surréaliste du monde». En 1995 on inaugura officiellement le dit wagon. Ce fut un véritablement événement
culturel répercuté par tous les médias! On fit participer Marlène Mourreau, une femme pulpeuse, soi disant vedette de la télévision franco-espagnole,
Elle correspondait paraît-il totalement aux fantasmes érotiques de Salvador Dali. Evènement culturel, canular, la fantasmagorie de Dali continuait plus vivante que jamais!
Depuis dix ans, le «Wagon de Dali» fonctionne dans le midi comme
« espace culturel vivant, mis au service de la promotion de l’Art fantastique ».
Au mois d’octobre 2005, le fourgon a été paraît-il, transporté en Bavière pour figurer comme attraction surréaliste au centre d’une opération ponctuelle dédiée à la gloire de Dali. A la tête du le collectif des «Héritiers de Dali» le peintre allemand Angerer-der-Aeltere, aurait alors présenté au musée de Wolnzach une exposition fantastique qui fut ouverte à des peintres de l’Est.
En cette circonstance, le wagon a accueilli une dizaine de toiles créées spécialement autour du thème de l’Europe.
Une opération «Wagon Portes ouvertes» proposée au public bavarois a ensuite débuté une tournée européenne»
La façade baroque citée, au style d'inspiration classique avec sa porte sous linteau encadrée d'une double colonne corinthienne géminée, compte deux corps. La partie supérieure est dotée d'un balcon en fer forgé typique de la région, dominé d'un fronton brisé marqué du blason des Salvatierra.
Le fronton repose des deux côtés sur deux paires de représentations nues, telles de petites colonnes ou atlantes classiques, masculines et féminines. Les premières adoptent une position de moquerie, tirant la langue, alors que les figures féminines cachent pudiquement leur sexe. Ces sculptures sont clairement marquées d'une inspiration inca.
Au cœur du centre historique de Ronda, cette demeure seigneuriale du XVIIIe siècle présente des lignes classiques et sobres qui contrastent avec la créativité des sculptures de sa façade.
L'origine de la lignée des Salvatierra remonte à Vasco Martín de Salvatierra, à qui les Rois Catholiques concédèrent les maisons à l'architecture mudéjare qui occupaient jadis le site du palais construit par ses successeurs. La façade baroque citée, au style d'inspiration classique avec sa porte sous linteau encadrée d'une double colonne corinthienne géminée, compte deux corps. La partie supérieure est dotée d'un balcon en fer forgé typique de la région, dominé d'un fronton brisé marqué du blason des Salvatierra. Le fronton repose des deux côtés sur deux paires de représentations nues, telles de petites colonnes ou atlantes classiques, masculines et féminines. Les premières adoptent une position de moquerie, tirant la langue, alors que les figures féminines cachent pudiquement leur sexe. Ces sculptures sont clairement marquées d'une inspiration inca.
www.spain.info/fr/que-quieres/arte/monumentos/malaga/pala...
Arthur...
« Mon petit bouchon »….. c’est ainsi que le surnommait sa Maman… Toute la tendresse qui venait caresser ce surnom quand elle le prononçait lui faisait oublier les moqueries de ses « camarades » d’école… qui utilisaient ce même terme... mais dans leurs bouches, c’était une lame de rasoir qui venait s’enfoncer dans son cœur à chaque fois qu’ils le raillaient ainsi !
C’est à son teint jaunâtre et sa peau restée vérolée, suite à une variole mal soignée attrapée dans sa petite Enfance, qu’il devait ce sobriquet…
Une fois, il était revenu de l’école, le visage tuméfié et le corps couverts de bleus…. Mais aussi les poings en sang…. Il en avait eu marre de toujours serrer les dents et jouer les indifférents et il avait foncé dans le tas, avec toute l’énergie de son désespoir…. Désespoir qu’il avait ressenti à nouveau quand il avait vu les yeux de sa mère s’embuer de larmes pendant qu’elle le soignait…. Alors, il s’était juré de ne plus se laisser aller à la violence… en tout cas, à la violence gratuite….
Un matin, il est parti…. La veille, son regard s’était posé sur une affiche « vous avez la hargne pour vous battre, nous ferons de vous un champion »…. Sa mère n’a pas essayé de le retenir…. Elle a passé sa main dans ses cheveux…. Les a ébouriffés tendrement et tout en couvrant de baisers son visage abimé, elle a murmuré une dernière fois : « je t’aime mon petit bouchon » ….