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MS Ovation of the Seas is a cruise ship operating for Royal Caribbean International (RCI). The vessel is the third ship in the Quantum class, which surpasses RCI's earlier Freedom-class ships by over 14,000 GT, becoming the second largest class of passenger ships behind RCI's Oasis class ships on a gross tonnage basis.[5] The Ovation mainly sails from Tianjin during the northern summer season and repositions to Sydney during the southern summer season.
Element’s model is now open and ready for viewing – come see the greenest built community on the Mississippi Gulf Coast.
It was in this chamber that six elements on the periodic table were first created by high-speed ion collisions.
The elements were Meitnerium (1982), Hassium (1984), Darmstadtium (1994), Roentgenium (1994), Bohrium (1996) and Copernicium (1996).
They were created at the GSI Helmholtz Centre for Heavy Ion Research GmbH in Darmstadt, Germany.
The Periodic Table of Videos visited in February 2010.
Visit our site at www.periodicvideos.com/
161118-M-MS007-117
PACIFIC OCEAN (Nov. 18, 2016) An F-35B Lightning II performs a vertical landing aboard the USS America (LHA 6). Multiple Marine Corps aircraft are aboard the USS America for the Lightning Carrier Proof of Concept Demonstration. The demonstration is the first shipboard Marine Corps F-35B integration demonstration alongside other Marine Corps Air Combat Element assets. (U.S. Marine Corps Photo by Cpl. Thor Larson/Released)
About the Element
Indium was discovered by Ferdinand Reich and Hieronymous Richter while they were studying Zinc ore for traces of Thallium. Surprised by the unexpected brightly colored spectrograph images, they named the new element Indium in honor of the indigo line in its atomic spectrum. Today indium is used primarily as an ingredient in alloys used by the electronics industry, but its first major application was as a thin, slippery coating over ball bearings used in high performance air craft during World War II.
About the Print
Originally intended to be a simple one color screen-print, this project took on a life of it's own and ended up being constructed from a polyester plate lithograph, hard ground etching, spit-bitten aquatint, and some minor hand water coloring.
AB CRUNCH is the latest addition to the Element+ line of benches: www.technogym.com/gb/viewdoc.asp?co_id=4061&target=co...
***13^ FESTA CELTICA DI BELTANE***
1 ÷ 3 MAGGIO!!!!! - Biella
Sara' allestita una mostra fotografica dal titolo “Elementi nella Luce” a cura di :
Mindvoice: Alberto Fragasso;
Sheireen: Chiara Rancati;
Senisha: Alessandra Pedroncelli;
Emaleth: Francesca Dioni;
Maurice: Andrea Riviera;
Skylux: Michele Giorgio.
all'interno della Grande Piramide del parco.
Elementos decorativos en piedra natural albamiel para el hotel Los Jándalos en Cádiz por Rosal Stones
Contacta con nosotros:
Tel: +34 968725656
info@rosalstones.com
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Pinar del Río è una delle province più selvagge di Cuba.
La provincia di Pinar del Río conta 730.626 abitanti su una superficie di 10.904,03 km² e il suo capoluogo è la città di Pinar del Río.
In essa si trova la valle di Viñales, una cittadina famosa soprattutto per la paesaggistica che la circonda. L'elemento più caratteristico sono i "Mogotes", collinette che emergono dalla pianura circostante. Nel suo territorio è presente una grossa pittura rupestre moderna che richiama la preistorica (il Mural de la Prehistoria), nelle adiacenze vi sono alcune case rurali gestite con criteri antichi senza luce elettrica e altre modernità. Vi sono numerose grotte sotterranee; una di queste, la Cueva del Indio, è attraversata sotterraneamente da un fiume, ed è percorribile in barca tramite visita guidata. Il turismo, che caratterizza l'economia di questa zona sollevandola anche dai gravi problemi tangibili in altre parti di Cuba, contribuisce a rendere gli abitanti di Viñales in larghissima parte favorevoli a Fidel Castro e alla sua politica.
La provincia di Pinar del Río include anche i diversi Cayos, isolotti, alcuni dei quali collegati con la terraferma; tra questi, Cayo Jutias e Cayo Levisa, facilmente raggiungibili da Viñales.
Proseguendo verso l'estremità della provincia, e dell'isola, s'incontra la penisola de Guanacabibes, che termina nel Cabo di Sant'Antonio.
La città di Pinar del Río non ha particolare rilevanza storica né turistica, ma è equidistante da Maria La Gorda (all'apice dell'isola) e dall'Havana.
Il sud della provincia è in gran parte coperto da mangrovie, la parte orientale è invece verde a seguito della costruzione di un parco naturale (a Las Terrazas) da parte di Cienfuegos.
La coltivazione del tabacco della provincia dà alcune delle foglie più pregiate per i sigari cubani.
Détail d'un élément composant un terril à Ronchamp (focus stacking).
Image composée de 42 photos prises avec la bonnette Raynox DCR-250 et assemblées avec Zerene Stacker.
Extras from the fire photo-shoot that I really liked but didn't end up making the final 5 cut. It is very difficult to shoot fire. Sadly, I love the swirls but tis a tad blurry. Boohoo!
Element is a Green Community that uses the latest in green building technology (NAHB Green Program) to deliver you one of the most energy efficient homes on the Gulf Coast.
All my photographic images are copyright. All rights are reserved. Texture: Muffet I took this in a town called Chicken, Alaska a few years ago. I'm going through the ones I never got to back then. Spring has yet to come to upstate NY-so there's not a lot of "pretty" subjects outside.
Grands ensembles d’habitat social : quelles relations entre démolition et patrimonialisation ? « patrimoines encombrants » Problématique @ Alors que l’histoire nous enseigne que la
logique de conservation des héritages architecturaux procède de mouvements de destructions (Révolution française), nous cherchons à vérifier si le mouvement de démolition dans les grands ensembles, engagé il y a environ une décennie, suscite un changement de regard sur ce type d’héritage et induit un processus de patrimonialisation. Deux processus concomitants à la fin des années 1990 ?
1.1 Evolution de la réglementation
1994 : date de la première étude sur le sujet (Groupe
d’étude et de recherche en urbanisme)
Les circulaires qui conduisent à la démolition :
• 1ère circulaire adressée en 1996 aux préfets de Région,
aux préfets de département et aux directeurs
départementaux de l’équipement (DDE) : (circulaire n°96-
46 du 8 juillet 1996).
La démolition est « une étape, un moyen, un levier du
projet urbain »
Prévoit les principes de leur financement
1.1 Evolution de la réglementation
• circulaire du 26 juillet 2000 (n°2000-56) :
entérine ce changement de politique
permet de passer à la vitesse supérieure, en organisant la prise de décision dans le cadre de la décentralisation.
1.1 Evolution de la réglementation
Une augmentation des chiffres de la démolition
On passe de 5000 à 6000 démolitions par an entre 1988 et 1994 (15% des constructions)
En 2000 : la donne a changé : 10000 démolitions par an.
1.1 Evolution de la réglementation
• Changement de gouvernement en 2002
• La loi du 1er août 2003, dite loi Borloo, du nom du ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement : dans la période 2004-2008, 200000 logements devraient être démolis, ce qui reviendrait à supprimer environ un quart de la production totale des grands ensembles.
Création de l’ANRU (agence nationale de la rénovation
urbaine) : le terme « rénovation » remplace « renouvellement » dans les intitulés officiels.
1. Deux processus concomitants à la fin des années 1990 ?
1.2 : des signes de reconnaissance patrimoniale
• Première étude sur 80000 photos du ministère du
logement (Vayssière, 1988).
• Il prône une « patrimonialisation » délibérée, considérant que « les grands ensembles (…) constituent le plus gros patrimoine architectural existant en France, hormis les forêts ou le territoire lui-même » et que : « l’on ne peut donc pas le jeter à la poubelle en bloc » (Vayssière, 2002, p. 77).
1.2 : des signes de reconnaissance patrimoniale
• A la demande de F. Barré, une liste indicative d’édifices du XXe siècle dressée en septembre 2000 où figurent 407 éléments « présentant un intérêt architectural ou urbain majeur pouvant
justifier une protection au titre des monuments historiques ou des Zones de protection du patrimoine architectural et paysager ».
• Une quinzaine d’immeubles (logiques du MH), de cités ou de grands ensembles d’habitat social (logiques de la ZPPAUP) postérieurs à 1950.
1.2 : des signes de reconnaissance patrimoniale
• Mise en place en 1999 du label patrimoine XXe siècle :
liste arrêtée par les Commissions régionales de protection des sites (CRPS), comme pour les inscriptions à l’inventaire supplémentaire.
• Dans un premier temps, ce label a été attribué à 400
bâtiments, dont une quarantaine des années 60, autant des années 70 et quatre des années 80.
• liste publiée en juillet 2005 dans la Région Rhône-Alpes
: sur 226 éléments figurent 16 ensembles (cités, ZUP, ZAC…) et 8 immeubles (tout type de statut confondu), soit un peu plus de 10% des éléments labellisés.
Un changement de regard au cours
des années 2000 ?
2.1 Quelques réactions médiatisées :
• Projet : 2004, un projet de démolition d’un ensemble d’immeubles signés Jean Renaudie à Villetaneuse, appartenant à deux sociétés HLM.
réactions particulièrement vives d’architectes , autour notamment de son fils Serge Renaudie
Dans le prolongement de cette mobilisation, des architectes, des professionnels de la politique de la ville, des élus ont lancé un appel intitulé :« que démolit-on ? Et qui démolit-on ? » pour dénoncer les risques de la « prime à la destruction » (Vincendon, 2005).
Un changement de regard au cours des années 2000 ?
2.1 Quelques réactions médiatisées :
• Projet Courtillières (2004)
Réaction : 2 mai 2006, Gérard Monnier, animateur de l'association DOCOMOMO, demande au Ministre de la Culture et de la Communication de "prononcer une instance de classement du Serpentin de la Cité des Courtillières à Pantin dans sa totalité ».
Un rapport de 2007 conclut au rejet de la proposition de classement monument historique.
2.2 Du côté des institutions
Constat d’un nombre de démolitions moins important que prévu
Rapport ANRU 2009
« Le retard des engagements par rapport à une
programmation 2006 à 2009 très élevée tend à
se réduire. La démolition de 57 860 logements est
effective, dont 11 580 en 2009 et 44% de l’ensemble
des démolitions attendue ».
2.2 Du côté des institutions
Ministère de la Culture manifeste un intérêt pour l’objet « logement social » : « Dans le champ de la réhabilitation, le ministère de la culture et de la communication développe notamment son action par deux approches complémentaires : une réflexion prospective sur le devenir des logements sociaux du XXe siècle et la promotion de cet important secteur d'activité de la construction par l'organisation des Trophées de la réhabilitation ». « Il s'agit de renouveler le regard porté sur la ville contemporaine et de
favoriser une appréhension plus actuelle de la notion de patrimoine » Francis Falala, Le Moniteur, N°5267 du 05/11/2004.
• Une mission d'étude sur la requalification des logements sociaux est confiée à Frédéric Druot, Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal.
Le rapport publié sous le titre Plus (2007) conteste radicalement la
démolition pour s’appuyer sur la potentialité des grands ensembles.
2.2 Du côté des institutions
ANRU : une fenêtre s’ouvre pour les architectes des
bâtiments de France : « Dans le cadre des opérations de rénovation urbaine, il faut favoriser le processus de concertation associant au
projet les services de l'Etat, et notamment les SDAP. En
effet, le rôle des Services Départementaux de l'Architecture
et du Patrimoine est légitime et souhaitable dans la mesure
où il intervient en amont du projet, dans un rôle de conseil
et de contrôle, et non en sanction d'un projet ».
Oliver Namias, Le Moniteur, N°5353 du 30/06/2006
Conclusion
• Echec de la logique monument historique pour
protégerez les ensembles les plus remarqués par les
historiens de l’architecture :
Cf. conclusions du rapport sur les Courtilières de Pantin
(2007) « Il n’est donc pas apparu possible de bloquer le
processus ANRU en proposant une instance de
classement, ni même une forte remise en cause des
orientations du projet".
Manque de reconnaissance par « le haut » et de
mobilisation « par le bas » pour ce type d’héritage
encombrant : l’impact des démolitions n’entraine pas de
mouvement de patrimonialisation significatif.
• Firminy-Vert : l’exception qui confirme la règle.
Seul cas de zonage de protection.
Que l’on envisage d’y démolir laisse entendre que
même reconnu ce type d’héritage n’est pas tout à
fait aussi « sacré » que d’autres plus
« classiques ».
• Si elle ne suscite pas de processus de patrimonialisation, la démolition infléchit le regard de certains acteurs : le grand ensemble envisagé comme « existant » méritant d’être adapté, dans une logique de durabilité.
42 SAINT ETIENNE MONTCHOVET ANRU1 IMPLOSION FOUDROYAGE DYNAMITAGE DE LA MURAILLE DE CHINE LA PLUS GRANDE BARRE HLM D EUROPE EN 1964 FLEURON DU LOGEMENT SOCIAL APRES 36 ANS D EXISTENCE SES 540 LOGEMENTS SES 15 ALLEES SES 270 M DE LONG 48M DE LARGE 19 ETAGES SUR 4 BLOCS SITUEE PASSAGE CLAUDE MONNET PLACE ROINAT S EFFONDRAIENT LE 27 MAI 2000 A 13H..FOREZINNE D ENTREPRISE MELCHIORRE SA ARNAUD DEMOLITION BAILLEUR EST METROPOLE HABITAT ANCIENNEMENT L OPAC @ Architectes M GOUYON M HUR M CLEMENT M MAUHAUDIER - La fin des Grands Ensembles HLM @ On l appelait la soeur de la Muraille car c etait la 2eme barre la plus imposante du quartier Constr 1961 1965 @ Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.
(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,
"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -
l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.
Type de média : Vidéo - Journal télévisé
Date de diffusion : 10 août 1983
Source : FR3 (Collection: JT FR3 Rhône Alpes )
Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Le Président
Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gaucheLa visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/.../visite-de-francois-mitterrand... Journaliste
Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François Mitterrand
Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État.(Silence), à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.
1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..
Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.
Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.
Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.
Beaulieu I: le projet d'urbanisme
Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-Clément
Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief. Un modèle de l'urbanisme des années 1950.
Beaulieu-Montchovet:
La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.
Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.
C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles.
La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:
- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955
- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959
- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.
- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971
Le quartier:
Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.
A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.
Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :
Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.
La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.
Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.
Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.
Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.
La crise du logement:
1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.
La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.
La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.
Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.
Une barre d’habitation innovante
A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.
Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.
Conception et réalisation d’un quartier entier
Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.
Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.
Un projet pharaonique
Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.
L’avis de l’architecte
De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -
- Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»
Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?
La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.
Que prévoit-on pour la reconstruction?
Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.
Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?
C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.
C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.
Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.
Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?
Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.
Cela paraît paradoxal, pour du logement social!
Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!
On croit rêver...
C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...
Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?
Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.
L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.
Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.
Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...
En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.
Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?
Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.
Pourquoi cette différence?
Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.
Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?
Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.
Dans quels domaines?
Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.
Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon.
Le futur Centre-Deux...
C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.
Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?
La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.
Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?
Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.
Culturellement, la ville est aussi très active...
Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.
La population comprend-elle cette volonté?
Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour. le Logement Collectif* dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Archives ANRU / Rétro Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme / HLM twitter.com/Memoire2cite
The most significant architectural historic element of Montalbano, Elicona is the castle which dominates a haphazard and tortuous medieval urban fabric, meandering up and down the alleyways, molding itself to the configuration of the rocky promontory.The little houses constructed in sandstone are filled with authentic history, although in certain places a sense of abandonment is felt which should disappear with the planned restoration works.Erected on pre-existing Byzantine and Arab structures, the upper part of the castle is comprised of a Norman-Suevian fortress, while the lower part is made up of a fortified Suevian-Aragonese palatium (palace).The upper part, a rectangular fortress, is enclosed on its two extremities by two towers, one with a square plan and the other, typically Suevian, with a pentagonal plan, which functions as a donjon.The embattled perimeter walls date back to the Suevian period, and represent the most important and best preserved a saettiere defensive configuration in Sicily. The date 1270 still engraved in the cover of the large cistern is evidence of its Angevin phase.Instead it is to Frederick II of Aragon that we owe that reconstruction of the edifice and its transformation from fortress to regiae aedes, royal residence for summer sojourn (1302-08). The sovereign had eighteen large windows open on to the perimeter walls above the Suevian embrasures as well as a considerable number of portals and gates. Thanks to the modifications executed by the Aragonese king, the castle of Montalbano is one of the most coherent and harmonious of the Sicilian Middle Ages. The most extraordinary element in the entire castle is the royal chapel of the Byzantine era, which according to some scholars preserves the remains of Arnaldo da Villanova, one of the most important personages of his time. Physician, alchemist and religious reformer suspected of heresy, he died in 1310, and his numerous stays in Montalbano with king Frederick are well documented.
Il castello Svevo-Aragonese rappresenta l’elemento architettonico più illustre del luogo. Fulcro del centro storico, domina il suggestivo borgo medioevale, irregolare e tortuoso, che si adatta alla conformazione del promontorio roccioso.
Fu edificato e fortificato dall’Imperatore Federico II di Svevia intorno all’anno 1210 su preesistenti costruzioni bizantine ed arabe, raso al suolo a seguito di una rivolta popolare nel 1233, venne ricostruito tra il 1302 e 1308 dal re Federico II d’Aragona, e trasformato in reggia aedes, residenza reale per i soggiorni estivi, raggiungendo in quel tempo il massimo splendore. Egli trasformò il corpo svevo da fortezza a reggia, donandogli quell’imponenza elegante e composta che ne fanno un unicum nel suo genere, per cui il castello è costituito in alto da una piazzaforte normanno-sveva e in basso dal palatium fortificato svevo-aragonese.Sui lati corti spiccano due torri, una rettangolare, l’altra pentagonale. Nei vasti ambienti definiti da muri incisi da eleganti portali in pietra, si scorgono le zone un tempo adibite alla guardia, ai magazzini, alla rappresentanza, agli alloggi reali.L’elemento più straordinario dell’intero castello è la “cappella reale”, riconoscibile come “tricora” o “cuba” di epoca bizantina, caratterizzata da tre absidi, di cui le due laterali ricavate direttamente nello spessore delle mura e da tracce di affreschi. Qui, secondo il Fazello (1490-1570), sembra abbia avuto sepoltura Arnaldo da Villanova, medico, alchimista e riformatore religioso, morto intorno al 1310 e del quale sono attestate numerose presenze a Montalbano insieme al re Federico.
Master plan Arnhem Central, Netherlands, UNStudio - Ben van Berkel and Caroline Bos - 1996–2015
Arnhem Central is a large urban plan development composed of diverse elements which amassed constitute a vibrant transport hub. The master plan incorporates office space, shops, housing units, a new station hall, a railway platform and underpass, a car tunnel, bicycle storage and a large parking garage. A project with such an intricate set of requirements necessitates a methodological approach that can accommodate the hybrid nature of the development. The dynamic nature of the Deep Planning process allows the locus to fuse elements of time, occupant trajectories and program into an efficient and integral system. Housed under a continuous roof element these programs constitute one of the main thresholds into Arnhem, its architecture adding to the iconography of the city.
Programme: Master plan, transfer hall, underground parking, bus terminal, two office towers, bicycle storage, railway platforms
Client Consortium: ProRail, Ministry of Infrastructure & the Environment, the Municipality of Arnhem, Delegated principal: ProRail
Building area: Site: ca. 40.000 m2, Floor area: ca. 160.000 m2
Including:
Transfer hall (station): 21,750 m²,
Underground parking: 44,000 m²,
Bus terminal: 7,500 m²,
Two office towers: 21,800 m²,
Public spaces: 45,000m²
The Transfer hall is the central piece of the Arnhem Central Master plan, linking different programmes and levels. The building shelters the facilities and waiting areas for the trains, trolley buses and bus station, as well as commercial areas and a conference centre, and serves as the linking hub between these transportation modes, the city centre, the Coehoorn area, the parking garage and the office plaza.
Client: ProRail
Gross Building surface: 21.750 m2
Building volume: 90,000 m3
Capacity: Transfers per day 110.000
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