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Anas platyrhynchos. Hédé, septembre 2013.

conquering of a bicycle tire, chronology 12pic - hard life girl at Gorakhnath temple, Pashpati, Kathmandu

Ford 5000 tractor.

 

No DVLA records.

Cheffins vintage and classic auction, Sutton -

 

"An early Force fitted with a Howard trencher with Rotaped tracks and low hours. Ex - John Salmon drainage."

 

Hammer price £3400.

Dev & scan: @colorluxeexpress

#kodakvision3250d #canoneoskiss7 #streetphotography #filmphotography #filmwave #filmisnotdead #analogdrivemag #thedaily35mm

Shri Dev Hurang Narayan is the Adhishthata Dev of Chuhar Valley. Shri Hurang Narayan is called Shri Krishan Narayan or Shri Kali Narayan. It is situated at Hurang village which is 26 km from padhar district and 56 km from mandi district headquarter.Shri Hurang Narayan fulfills all wishes whatever you want or what you can think. but if you have devotion.In this time you saw the face of Shri Hurang Narayan and your all sins washout.

November 2008

In the Collection of :

Patricia Townsend, CA

Dev Kumar

studiokumar.com

studiokumar@gmail.com

 

I am the photographer and copyright owner for all material here.

Sipping the first cuppa tea in Chandni Chowk.

 

Devjit Acharya 'cheerfull_soul' on flickr, another photographer friend - with an amazing sense of photography and presentation. His photostream: www.flickr.com/photos/32799390@N00/

What is Emptiness?

 

A big sky without features and dramatic clouds. Once in a while, I am dry in finding inspirations for picture taking. I don't want to take pictures of flowers, macro, landscape, people. Nothing, just nothing.

 

I took a 45 minutes walk to get to the West Dyke in Richmond and saw the empty field of grassland and the big sky. I took one picture and it pretty much represented my feelings at that time.

 

View On Black

acton - london transport museum open day

Rolleiflex 3.5A

Opton Tessar 75mm F3.5

Rolleisoft

ILFORD FP4_PLUS_125

Self_developed Coffee_Dev

Game Dev Druženje u Beogradu.

 

21. 12. 2013.

Univerzitet Metropolitan

 

Photo by Ana ÄŒomor

 

Route du Rhum : une première parade en mer pas vraiment spectaculaire devant Saint-Malo

C'est une nouveauté de cette édition 2022 de la Route du Rhum. Les parades en mer devaient offrir un beau spectacle. Celle des Ultims et des Ocean Fifty a tourné court hier.

Elle devait lancer la fête en mer au premier jour du village de la Route du Rhum. Une « grande parade » nous avait-on dit. Les Ultims et les Océans Fifty devaient offrir un beau spectacle pour leur arrivée à Saint-Malo. Du moins, c’est ce qui était attendu.

Pour assurer la sécurité en mer, les affaires maritimes, les unités nautiques de CRS et les gendarmes maritimes étaient déployés sur l’eau. Il s’agissait de veiller à ce que les zones interdites, délimitées par des bouées rouges, soient respectées au centimètre près.

Bien peu de plaisanciers sur l’eau

Tout ce petit monde venu en force n’aura pas eu beaucoup de travail pour ce premier jour de fête.

Flo, le trimaran de Philippe Poupon, et quelques Océan Fifty, ont bien tiré quelques bords. Thomas Coville (Sodebo), Yves Le Blevec (Actual), Arthur Le Vaillant (Mieux) ont emprunté le chenal sous voile quelques minutes. Charles Caudrelier sur Gitana a été bien entouré par les zodiacs des organisateurs en attendant de passer l’écluse, en tout début de soirée.

Directement à l’Ecluse

Mais les autres… ont filé directement vers l’écluse. De la terre ferme, pas grand chose à voir. Sur l’eau… pas grand monde à encadrer. Les plaisanciers, sur lesquels on comptait pour parader avec les géants des mers, n’étaient pas là. Il faut dire qu’un certain nombre était bloqué au feu rouge des Bas Sablons : la zone étant restreinte, il aurait fallu sortir en mer dès le matin…

Un manque d’anticipation qui a coûté sa superbe à la fameuse parade qui a tourné court. Les gendarmes maritimes à bord de Trieux, notre navire malouin, ont au moins pu profiter du spectacle des Ultims qui passaient tout près d’eux.

La 4ème Route du Rhum pour le Major

Si pour le Major Wiemann, c’est déjà la quatrième Route du Rhum, pour beaucoup de gendarmes c’était une première. L’occasion de réviser les classiques de voile, dans une ambiance bon enfant toujours présente à bord entre ces militaires qui ne devraient pas chômer les dix jours qui viennent.

A 20h30, Sodebo entamait de rentrer dans l’écluse. En dépit du peu de mouvement sur l’eau, les gendarmes maritimes seront restés jusqu’au bout. Ils étaient même les derniers à rentrer au port, quand les organisateurs avaient déjà coupé le moteur.

 

Saint-Malo : 25 Octobre - 06 Novembre Départ : Dimanche 06 Novembre à 13H02 Guadeloupe : 11 Novembre - 04 Décembre

Novembre à 13h02 pour une traversée de l’Atlantique entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre dont ils auront rêvé depuis des mois, des années pour certains. Course contre les éléments et course au temps, La Route du Rhum-Destination Guadeloupe sacrera le plus rapide de chaque catégorie.

Huit skippers s’élanceront sur La Route du Rhum – Destination Guadeloupe à bord de ces multicoques de plus de 30 mètres. Les dernières innovations et les avancées technologiques permettent aux plus récents non seulement de voler mais aussi de s’y maintenir le plus longtemps possible, ce qui pourrait affoler les compteurs. L’appétit de ces géants pour la victoire pourrait également faire voler en éclat le record détenu depuis quatre ans par Francis Joyon (7 jours, 14 heures, 21 minutes).

Une bataille au-dessus de l’eau, un sprint haletant et une confrontation entre les bateaux à voile les plus rapides et les plus performants de la course au large, ces mastodontes de 32 mètres de long et 23 mètres de large. Les Ultim 32/23 promettent un grand spectacle lors de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe et celui-ci débutera dès leur arrivée à Saint-Malo. D’ailleurs, ces géants des mers seront pour la première fois amarrés dans les bassins aux côtés des autres participants. Ils prendront également part à la parade, prévu le mardi 25 octobre, aux côtés des Ocean Fifty.

Le jeu s’annonce particulièrement ouvert

Dès le top-départ, dimanche 6 novembre, les Ultim32/23 donneront le tempo pour se livrer un « match dans le match » qui s’annonce de haute volée. Quatre ans après le duel remporté de justesse par Francis Joyon (IDEC) devant François Gabart, le jeu s’annonce particulièrement ouvert entre les prétendants à la victoire finale. Si Charles Caudrelier (48 ans) disputera sa première transatlantique en solitaire à bord du Maxi Edmond de Rothschild, son maxi-trimaran a été soigneusement éprouvé, fiabilisé, tout en signant des résultats probants depuis sa mise à l’eau en juillet 2017. Malgré une tentative avortée autour du monde (novembre 2020), il s’est imposé en double sur la Transat Jacques Vabre (novembre 2021), en équipage sur les courses d’avant saison (juillet 2022) et en solitaire lors d’une confrontation début octobre.

Lors de la Finistère Atlantique, le Maxi Edmond de Rothschild avait longuement bataillé avec le Maxi Banque Populaire XI, 2e à 26 minutes après plus de 3 100 milles parcourus. Après deux ans de chantier et une mise à l’eau en avril 2021, Armel Le Cléac’h a déjà effectué à son bord l’équivalent d’un tour du monde dont une 3e place sur la Transat Jacques Vabre (2021). Quatre ans après avoir chaviré, le skipper se présente à nouveau comme un des favoris de l’épreuve.

À leurs côtés, François Gabart, déjà vainqueur de l’épreuve en IMOCA en 2014 et 2e de la dernière édition, alignera SVR-Lazartigue. Mis à l’eau juillet 2021, 2e de la Transat Jacques Vabre, le skipper s’est illustré en signant le record de la Méditerranée cet été. Il s’est évertué à peaufiner ses automatismes à bord, lui qui n’a plus disputé de course en solitaire depuis la dernière Route du Rhum – Destination Guadeloupe.

Des profils variés et des démarches différentes

Le tenant du titre, Francis Joyon, est lui aussi de retour. À bord d’un bateau, IDEC, invaincu lors des trois dernières éditions (en 2014 sous les couleurs de Banque Populaire et en 2010 avec Groupama), il tentera de relever l’incroyable défi de s’offrir une 2e victoire consécutive. Seul Laurent Bourgnon y était parvenu avant lui en multicoque (1992, 1998). « Je sais que j’ai une petite chance de l’emporter, même s’il s’agit de la 17e année de mon bateau » , sourit Francis Joyon.

Il s’alignera notamment face à Thomas Coville qui s’apprête à disputer la mythique transatlantique pour la 7e fois. Le skipper de Sodebo ne manque pas d’ambition : il l’a prouvé lors des 24H Ultim, en remportant les runs de vitesse puis en terminant 3e (à 1h 38 min de Charles Caudrelier). De son côté, Yves Le Blevec (Actual Ultim 3) se présente avec sérénité sur la ligne de départ. En plus d’une préparation classique, il a effectué dix jours de vélo (140 km quotidiens) afin de parfaire sa condition physique et son mental.

À bord de l’ex-Actual renommé Mieux, Arthur Le Vaillant s’est lancé en Ultim 32/23 après des courses en Class40 et en Ocean Fifty. Il aspire avant tout à boucler la course et à s’offrir les joies de l’arrivée. À 34 ans, Arthur souhaite en profiter pour passer les messages qui lui tiennent à cœur en matière de respect de l’environnement. Une démarche qui le rapproche de Romain Pilliard (Use it Again! By Extia) qui aspire à promouvoir l’économie circulaire. Ils seront donc huit sur la ligne de départ et la plupart n’ont qu’un rêve : s’offrir une prestigieuse victoire et le record de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe, établi il y a 4 ans à 7 jours, 14 heures et 21 minutes.

Ils ont dit :

Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI) : « La Route du Rhum – Destination Guadeloupe est une course mythique qui me fait rêver depuis que je suis gamin. Le Team Banque Populaire s’est investi sans compter afin de concevoir le Maxi Banque Populaire XI, le préparer, l’éprouver et le fiabiliser. Depuis sa mise à l’eau, en avril 2021, nous avons ainsi parcouru l’équivalent d’un tour du monde. Les deux dernières éditions de la Route du Rhum ont été douloureuses pour moi (forfait en 2014, abandon en 2018) mais nous savons qu’il faut être persévérant, se battre et ne rien lâcher. Ces derniers mois, nous nous attachons, à chaque navigation, à soigner chaque détail et à engranger de la confiance à bord. Ce sera nécessaire avant d’aborder la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en étant le mieux armé possible. »

François Gabart (SVR-Lazartigue) : « Ma dernière course en solitaire remonte à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2018. J’ai eu en revanche la chance de pas mal naviguer en solitaire les années précédentes avec le cycle Transat Anglaise en 2016 (vainqueur avec MACIF), tour du monde en 2017 (record en 42 jours 16h40’35’’) et la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en 2018 (2e). Malgré cette expérience et ces nombreux milles en Ultim 32/23, ça reste un exercice hyper sollicitant. Rien n’est jamais acquis, il faut toujours progresser et c’est passionnant. Il s’agit d’un challenge à la fois physique et mental et les deux sont indissociables, c’est ma vision de la recherche de l’excellence et de la performance. Ça reste un privilège extraordinaire de naviguer en solitaire sur ces bateaux. Il faut donc prendre chaque navigation en solitaire comme un cadeau et profiter de pouvoir réaliser un rêve d’enfant. »

Yves Le Blevec (Actual Ultim 3) : « J’ai grandi avec la Route du Rhum. J’avais 13 ans lors de la première édition et je l’ai vécue au jour le jour. C’était la première transatlantique française, il y avait une grosse flotte au départ et puis l’arrivée a été complétement mythique. La Route du Rhum a basculé dans la légende. Et y participer, c’est une façon, aussi, de rentrer dans cette légende. J’ai eu le privilège et le plaisir de prendre le départ à deux reprises en Multi50. Même si j’ai réussi à aller au bout les deux fois, ça reste de gros regrets car rien ne s’était déroulé comme prévu. Aujourd’hui, j’y vais avec un bateau capable de gagner. Je ne suis pas le seul certes mais c’est possible : le bateau est taillé pour, l’équipe aussi, moi aussi. Forcément, cette édition prend donc une saveur toute particulière. »

6 CLASSES DE BATEAUX (4 classes pros et 2 amateurs)

Comme le voulait son concepteur, Michel Etevenon, la Route du Rhum - Destination Guadeloupe est la transat de la Liberté. Fidèle à ses valeurs d’ouverture, la course accueillera cette année tous les voiliers à partir de 39 pieds, et comptera 4 classes et 2 catégories. Pour cette 12e édition, elle va offrir à nouveau, à tous les amoureux de la course, et à ceux qui s’y préparent, le plus beau plateau de la voile océanique.

 

Route du Rhum 2022 : quel est le meilleur moment pour venir sur le village à Saint-Malo ?

La foule impressionne. Décourage même certains visiteurs. Et pourtant, le village de départ de la Route du Rhum offre des moments de répit pour en profiter, sans être bousculé.

68 000 visiteurs recensés hier, jeudi, sur le village de départ de la Route du Rhum. 71 000 avant-hier. 44 000 mardi après-midi. Des chiffres de fréquentation qui peuvent donner le vertige et passer l’envie de s’aventurer sur les quais de Saint-Malo, jusqu’au 6 novembre, date de départ de la transatlantique.

Le matin, à 10h, idéal

Et pourtant, ce n’est pas toujours la foule. Surtout le matin. Si vous devez venir à Saint-Malo, c’est même le créneau idéal pour en profiter, surtout avec ces températures si douces pour la saison.

Ce vendredi encore, vous pouviez tranquillement vous promener sur les quais entre 10h et 11h même si les rangs commençaient à grossir à l’approche de l’heure de midi.

Le bassin Vauban, moins peuplé

Le bassin Vauban, où sont amarrés les Ultims, est un peu moins fréquenté. La foule se masse davantage sur les quais du bassin Duguay-Trouin où on se trouve la brasserie du Rhum. D’ailleurs ces quais ne désemplissent pas à l’heure du déjeuner contrairement aux quais du bassin Vauban qui profitent d’une certaine accalmie.

La foule l’après-midi

Par contre, et vous ne serez pas surpris, à partir de 14h et jusqu’à la fin d’après-midi, on déconseille le village aux agoraphobes. C’est marche au pas et en rangs serrés.

Le village by night

On vous conseille en revanche les fins de journées, et le village by night. Beaucoup de stands seront fermés, mais la magie, elle, fonctionne à merveille avec la mise en lumière des bassins.

Route du Rhum 2022 : il se passe quoi au village ce week-end ?

Le Village de la Route du Rhum propose de nombreux temps forts, dont le concert du Malouin Broken Back, ce vendredi soir, sur la scène de l'esplanade Saint-Vincent.

Les bateaux sont tous là, ou presque, et ce sont eux bien eux les vedettes du Village de la Route du Rhum, tout ce week-end. Mais animations et temps forts sont aussi au programme, avec notamment le concert de Broken Back, vendredi soir, et la présentation des skippers, dimanche en fin de journée. Sans oublier les illuminations des bassins, tous les soirs, à la nuit tombée.

Détails :

Le village est ouverte jusqu’à 22h.

8h – 13h : Parade des Class 40

10:00 – 17:45 : L’atelier franceinfo: – Découverte des métiers de journaliste et de technicien – Stand franceinfo:

14h – 14h30 : « L’heure durable » : Surfrider – Grande Scène.

14h – 17h : Challenge Handivoile + Baptême initiation Hansa (Handi’voile) – Bassin Duguay-Trouin.

14h – 17h : Démonstration Kayak (KMCE) Bassin Vauban.

14h30 – 15h : « L’heure durable » : Captain Darwin – Grande Scène.

19h30 : Grand Concert – Broken Back – Grande Scène.

Samedi 29 octobre

Le village ouvert de 10h à 22h.

8h – 13h : Parade des Rhum Mono & Multi.

10h – 17:45 : L’atelier franceinfo: – Découverte des métiers de journaliste et de technicien – Stand franceinfo:

13h30 – 15h30 : J80 (SNBSM) – Bassin Vauban.

14h – 17h30 : Challenge Handivoile + Baptême initiation Hansa (Handi’voile) – Bassin Duguay-Trouin.

15h30 – 18h30 : Course paddle nocturne (Nautisurf)- Bassin Vauban.

16h – 16h45 : Conférence MyCO2 – Grande Scène.

16h – 17h : Char à Voile (Surfschool) – Plage de l’éventail.

Dimanche 30 octobre

Le village ouvert de 10h à 20h.

10h – 17:45 : L’atelier franceinfo: – Découverte des métiers de journaliste et de technicien – Stand franceinfo:

11h – 14h : J80 (SNBSM) – Bassin Vauban.

14h – 16h30 : Planche à voile en compétition (Surfschool) – Bassin Vauban.

14h – 17h : Challenge Handivoile + Baptême initiation Hansa (Handi’voile) – Bassin Duguay-Trouin.

14h – 15h30 : Défi Rameur (SNBSM) – Rond Point Vauban

16h – 19h : Présentation des skippers – Grande Scène.

Il y a de quoi faire du côté du stand Saint-Malo Expériences, où les enfants peuvent découvrir le territoire sous l’angle du développement durable et notamment « un film immersif qui laisse plein de belles images dans la tête ».

Prenez note pour le début de semaine : des conférences thématiques sont également programmées sur le stand Saint-Malo Découvertes, le matin, à 10h30.

• Lundi 31 octobre, L’insertion par le sport – Pôle Emploi avec Marie Bolou, Chris Ballois, Fabrice Payen, Sophie Domenech-Vindex, Hadda Guerghouche, Jean-Michel Lucenay, Hervé Tourneux.

• Mardi 1er novembre, Le mental des sportifs de haut niveau avec Alain Bernard, Maxime Sorel, Thibault Vauchel-Camus, Kevin Escoffier et Gérard Vaillant.

• Mercredi 2 novembre, La reconversion des sportifs avec Jean Galfione, Victorien Erussard, Sophie Domenech-Vindex, Brice Poirier et Nicolas Carnec.

• Vendredi 4 novembre, La mer et les arts avec Jacques Rougerie, Pascal Bresson, Jean Lemonnier.

 

Route du Rhum. La course au large ne connaît-elle pas la crise ?

La 12e édition de la plus célèbre des transats, la Route du Rhum, fait le plein de bateaux neufs et de concurrents à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), dans un village agrandi et fréquenté par un public toujours plus nombreux. Pas de doute : la voile et la course au large vivent une période faste. Ouest-France vous propose une série sur la réussite actuelle de la voile, sport en vogue.

 

Un simple coup d’œil aux bassins de Saint-Malo, à l’occasion de la Route du Rhum, comme à celui des Sables-d’Olonne il y a deux ans, ou une visite à Lorient La Base, permet mieux qu’un long rapport, de comprendre que la voile en tant que sport, et particulièrement la course au large, connaît une époque faste.

Des courses qui affichent complet

Si cela avait été possible, OC Sport aurait poussé les murs des remparts de Saint-Malo pour accueillir tous les prétendants à la Route du Rhum. Ils sont aujourd’hui 138 dans les bassins, c’est le record depuis la création de l’épreuve en 1978.

Plus au sud, aux Sables-d’Olonne, l’organisateur a dû établir son numerus clausus à 40 Imoca pour la prochaine édition en 2024. Et ils seront peut-être une poignée à devoir attendre la prochaine édition.

Et que dire du circuit Mini 6.50 dont les principales courses affichent des listes d’attente de près du double des inscrits. C’est d’ailleurs un des principaux signaux qui montrent que la course au large va bien, juge Antoine Mermod, président de l’Imoca . Et que l’on peut être encore optimiste pour les années à venir. La classe Mini, c’est celle qui alimentera principalement toutes les autres classes dans dix ans. Et ce foisonnement de gens qui ont envie de venir faire de la course et de raconter leurs histoires est une bonne nouvelle

Des constructions de bateaux qui pullulent

Comme dans la plupart des écosystèmes, la croissance fonctionne par cycle dans la course au large. En Imoca, par exemple, les années post-Vendée Globe connaissaient, depuis une vingtaine d’années, des trous d’air plus ou moins importants dans le lancement de nouveaux projets. Cette fois-ci, c’est tout l’inverse qui se produit. Depuis l’édition 2020, la construction de 16 Imoca a été lancée en vue de la prochaine édition. Un chiffre difficilement imaginable quand on sait que le coût de construction d’un tel bateau oscille entre 5 M€ pour un modèle performant à dérives et plus de 8 M€ pour un foiler dernier cri.

Même frénésie dans la Class40 qui a dénombré 31 constructions de bateaux (entre 500 000 et 700 000 €) depuis la dernière Route du Rhum. Et qui en attend encore une dizaine d’ici 2023. Si l’on y rajoute les trois Ultim mis à l’eau depuis 2020 (environ 12 à 15 M€ l’unité), on mesure les retombées économiques importantes pour la filière. On dénombre désormais 220 entreprises liées à la course au large en Bretagne, annonce Alain Terpant, directeur général de Bretagne développement innovation. ​Et 955 emplois sont directement issus de la filière, un chiffre multiplié par deux ces six dernières années. ​

BDI estime à 114 M€ le chiffre d’affaires généré par la course au large en 2021, en augmentation de 30 % depuis 2019. Car 60 % des voiliers construits ces deux dernières années l’ont été en Bretagne.

Un modèle économique qui séduit

Si la filière se porte aussi bien, c’est surtout parce qu’elle continue à attirer des sponsors. Toujours en Imoca, après le dernier Vendée Globe, 75 % des sponsors ont renouvelé leur bail, confie Antoine Mermod. ​Et souvent en augmentant leur budget. On conserve notre noyau dur d’entreprises agroalimentaires, de PME vendéennes et de banques, mais on voit aussi arriver des sociétés du luxe et de technologie.

L’écosystème de ce sport gratuit ​pour le public a fait ses preuves. Idem pour les droits télé : je trouve ça génial qu’il n’y ait aucun droit ni aucune exclusivité pour les images. Et c’est grâce à ça qu’on en est là aujourd’hui… », ​juge Fabrice Amedeo, skipper de Nexans Arts et Fenêtre.

Une audience qui se développe

Si l’écosystème repose sur les sponsors, c’est aussi parce qu’ils s’y retrouvent en termes de retombées et d’audience publique. Selon une étude récente de Kantar, 20 % des Français disent aujourd’hui s’intéresser à la voile, en augmentation de +36 % depuis six ans.

Une tendance de fond confirmée à Ouest-France, où l’audience des grandes courses au large se chiffre désormais en dizaine de millions de visites sur le site du journal.

Ouest-France vous propose une série en six épisodes sur le succès de la course au large et le sponsoring dans la voile :

Épisode 1 : la course au large ne connaît-elle pas la crise ?

Épisode 2 : investir dans la voile, un pari gagnant, samedi 29 octobre

Épisode 3 : « Un skipper, c’est exactement comme un entrepreneur », dimanche 30 octobre

Épisode 4 : « Prendre une loge au Parc des Princes, ça n’a rien à voir », lundi 31 octobre

Épisode 5 : « Seulement deux sports où le sponsor est en permanence nommé », mardi 1er novembre

Épisode 6 : « L’idée, c’est que les gens se demandent qui on est », mercredi 2 novembre

 

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