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Lundi 30 décembre 2024. Brest, hôtel Continental, aujourd’hui “Oceania Conti”, ch. 611. Réveillé vers six heures, pris pour le jour l’accoutumance à la pénombre, vaines tentatives de réendormissement, levé à sept heures et demie. Il fait bien froid, dans cette chambre, et comme d’habitude la minuscule plaque de réglage de la température est incompréhensible, la plupart des boutons déclanchent un air glacé. 07:42:59 /////// Déjeuné en bas avec Pierre, œufs brouillés, bacon, petite saucisse rôtie, jambon blanc, camembert, cantal, mimolette. Muesli, fruits secs, morceaux et jus de pamplemousse, fromage blanc. Tranche d’un excellent gâteau au caramel et aux noisettes. Pas d’assiettes de rechange, pas de cuillères à entremets, il faut manger le muesli à la petite cuillère. Jazz. Serveuse noire assez peu aimable qui fait de l’ordre ou de la vaisselle en ne pouvant rien poser ou réunir sans le faire retentir de sorte que tout se passe dans ce bruit constant. Même les vieux bourgeois à peu près correctement attifés mangent et boivent désormais avec les coudes sur la table. Voilà. 10:04:48 /////// Journal (la surpopulation en Bretagne). Ce n’était pas assez que tant de mers, ce n’était pas assez que tant de terres… Douche. Quitté l’hôtel et Brest vers onze heures et demie. Nous sommes dirigés vers le nord, Gouesnou, Lannilis, longs efforts extrêmement compliqués et qui nous coûtent dix ou quinze kilomètres en voiture autour de l’Aber Wrac’h pour voir le château de Kérouartz, qui mérite absolument ces travaux d’approche car nous y parvînmes finalement et il est absolument superbe, d’une élégance et d’un charme fous. En repassant par Lannilis et par le pont sur la mer, nous sommes allés contempler l’île Vierge et ses deux phares à partir de Lilia, puis avons perdu une demi-heure à chercher des “ruines importantes” signalées par la carte Michelin, et qui se sont révélées d’une part impossibles d’accès car fermées, et apparemment insignifiantes. Château de Penmarch, commune de Saint-Frégant, assez beau mais bruyant et qui ne peut rivaliser avec le splendide Kérouartz — en revanche, il a pour lui un très gentil voisin qui se donnait du mal pour nous révéler l’endroit d’où l’on pouvait le voir le moins mal. Passant au large du Folgoët, nous sommes saisis de loin par la grande et impressionnante allure de la basilique, et faisons pour elle un détour qui nous vaut en plus le spectacle du joli petit manoir qui lui fait face et qui fut apparemment le presbytère. Comme beaucoup de choses en Bretagne, tout pourrait être dix fois plus beau avec un peu de soin et de désignalisation, ce que je ne me suis pas gêné pour faire savoir au crayon-feutre sur un affreux panneau qui rend imphotographiable la façade de la basilique. Passés de là à travers Lesneven et Lanhouarneau au château de Kerjean, sorte de Versailles maniériste du Léon, très impressionnant mais nous sommes plus sensibles à des découvertes moins balisées. Et par exemple, le double château de Kergornadéac(h?), considérable ruine médiévale flanquée d’une très élégante maison de maître, sans doute de la fin du XVIIe siècle. À la même latitude, légèrement plus à l’ouest, Maillé, qu’on voit mal mais là encore une voisine charmante nous permet de nous en faire une idée à partir de chez elle. Traversé Plouescat. Été voir le château de Tronjoly, assez difficile à trouver et à atteindre par des chemins très boueux et qui, un peu dans un trou, paraît faire l’objet d’importants travaux. À Sibiril, vu le château de Kérouzéré, “le dernier château-fort habité de Bretagne”, très impressionnant lui aussi, et dont nous nous risquons à faire le tour, son portail étant ouvert sans interdiction d’entrer. Aperçu à proximité le très intéressant et romanesque manoir de Kerlan, repéré par Pierre grâce à la carte de la voiture, pour une fois, qui n’a jamais été de si bon conseil. Arrivés de là à Saint-Pol-de-Léon au milieu d’un grand concours de peuple, vu les deux très beaux édifices religieux, dont la cathédrale, avec leurs flèches superbes, assez proches cousines de celles de la cathédrale de Quimper, mais elles sont malheureusement fermées. Croyons faire un ultime détour vers Roscoff avant de prendre la route du sud et du retour, marchons un peu à la nuit tombée dans ce petit port, faisons le tour de son admirable église et découvrons juste en face un hôtel Mercure dont l’existence nous incite à changer de plan et à passer là la nuit, ce qui nous vaut, grâce à une charmante jeune femme noire à l’accueil, une suite “familiale” merveilleuse avec vue d’un côté sur l’église et de l’autre sur la mer, qu’on peut contempler à partir de la baignoire (c’est l’insistance sur la baignoire qui nous a valu la suite familiale). Très contents de notre sort et de la passionnante journée. Acta. 19:51:40. /////// Sortis pour dîner vers huit heures, fait encore une fois le tour de la belle église (on se croirait, tant son clocher est opulent, à Burgo de Osma). Cherché un restaurant, résolu pour ma part à manger du homard, mais le seul restaurant qui en propose (de vivier) est archi-plein comme toutes les crêperies ses voisines. Nous réussissons à nous faire admettre dans la seule qui ne le soit pas, jeunes gens très gentils, crêpe “norvégienne” au saumon, crêpe au fromage de chèvre, crêpe caramel au beurre salé, un verre de vin blanc, un verre de vin rouge (pour ma part). Rentrons directement à l’hôtel, il fait froid. La très gentille jeune femme noire de la réception est encore là, nous la remercions très vivement de notre jolie suite à double vue. Acta. 21:34:37. /////// Brouillon de journal pour le lendemain avec Pierre. LEPM, sans beaucoup d’inspiration. Couché à minuit.
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Saint-Jacques-des-Guérets (Loir-et-Cher)
L'église Saint-Jacques.
(Voir panneau sur le site)
C'est un édifice fort simple, composé d'une nef unique et d'une abside semi-circulaire légèrement en retrait. Il est éclairé par des fenêtres en plein cintre profondément ébrasées, trois de chaque coté de la nef et trois à l'abside, du moins à l'origine.
Le portail occidental est percé dans un massif rectangulaire, flanqué de deux oculi surmonté d'un glacis amorti sur une corniche soutenue par des modillons sculptés : masques grotesques, sirène, tête de femme.
Les trois archivoltes du portail en tiers-point, ornées chacune d'un tore et d'un rang de feuilles plates sculptées dans une gorge, sont extradossées par un larmier décoré de fleurettes et retombent de chaque côté sur trois colonnettes dans les retraits des piédroits. Une seule d'entre elles est d'origine. Ce portail est plus récent que l'ensemble de l'église.
A l'intérieur, l'édifice n'a jamais reçu de voûtes; le vaisseau et l'abside sont couverts d'un lambris du XVIe siècle, à entraits et poinçons moulurés, conservant des restes de peintures décoratives.
La première fenêtre de la nef est transformée en niche. Il ne subsiste que deux fenêtres dans le mur de l'abside, Ia fenêtre ayant été de plus remaniée.
L'abside fut masquée en 1722 par un retable de pierre qui fut enlevé en 1890. La suppression de ce retable donna la surprise de découvrir dans l'ébrasement de la fenêtre centrale plusieurs statues de bois peint, ou de pierre.
Mais cette église est célèbre par le remarquable ensemble de peintures romanes que l'abbé Haugou, curé de Troo, y a découvert en 1890 et 1891, un des plus complets de cette vallée du Loir, si riche en œuvres de ce genre.
Ces fresques sont datées d'une époque voisine de l'avènement de Philippe Auguste (1180), ou de la seconde moitié du XIIe siècle.
Les peintures murales
L'église étant dépourvue de voûtes, les artistes ont utilisé le mur semi-circulaire de l'abside de chaque côté de la fenêtre axiale, elle-même ornée des images de saint Georges et de saint Augustin, pour y faire figurer une crucifixion et un Christ en majesté, deux magnifiques compositions évoquant sans doute des pages peintes de manuscrit sur une échelle agrandie.
Le Christ en croix.
À gauche de la fenêtre, le Christ en croix, à ses côtés la Vierge et saint Jean et dans les cantons supérieurs le soleil et la lune se voilant la face. La croix mi-partie émeraude et noire, aux extrémités pattées, est bordée d'une bande jaune semée de cabochons comme s'il s'agissait d'une croix d'orfèvrerie. La Vierge est dans une attitude recueillie et priante, les mains jointes; saint Jean de sa main gauche recouverte par le manteau tient son Évangile : « Ils regardent Celui qu'ils ont transpercé » (Jn 19, 37), de sa main droite, il soutient sa tète. On lit l'inscription IOANES de chaque côté du nimbe.
Le Christ, le corps légèrement bombé droite, vêtu du perizonium, étend les bras presque à l'horizontale. Ses deux pieds, en rotation externe, sont cloués sur le suppedaneum. Sa tête, très noble, est celle d'un vivant alors qu'il a été transpercé. Ses cheveux tombent sur les épaules et le nimbe crucifère est simplement dessiné. Les figurations du soleil et de la lune sont identifiables par les inscriptions placées verticalement le long de la partie supérieure de la croix. Les deux personnages trouant l'obscurité symbolisée par les nuages festonnés s'inclinent vers la croix et d'un beau geste s'apprêtent à se couvrir le visage. La tête du soleil est nimbée d'un disque sombre orné de rayons; celle de la lune d'un disque bleu clair. L'ensemble est encadré d'une bande losangée jaune, bleue et verte. Les personnages se détachent sur le fond blanc du lait de chaux de la fresque.
Plus bas, une sorte de prédelle montre près d'un ange assis les morts qui sortent de leur tombeau (Mt 27, 52). Certains soulèvent leur couvercle. Les sarcophages sont plus larges à la tête qu'aux pieds et la cuve ainsi que les couvercles sont ornés de la taille en feuille de fougère qui caractérise les tombes du haut Moyen Age. Le peintre aura voulu imiter les sarcophages de vieux cimetières et particulièrement de celui qui entoure encore l'église.
Le Christ en gloire.
Du côté opposé, également dans un grand cadre rectangulaire, le Christ en gloire est représenté, selon l'usage, trônant dans une mandorle elliptique qu'entourent les quatre figurations symboliques des évangélistes désignés par les inscriptions.
Le Christ, assis sur un fauteuil châtain couvert d'un coussin bleu, est vêtu d'une tunique blanche retenue au corps par une ceinture orange. Un manteau ample et sombre enveloppe les épaules et retombe sur les bras majestueusement. Le drapé est fort bien rendu. Les traits du visage sont presque identiques à ceux du Christ en croix. Le nimbe crucifère est plus accusé que le précédent. Le Seigneur lève la main droite, tandis que la main gauche tient le livre fermé.
Les coloris sont particuliers à cette figuration : " La couleur de la robe du Christ a été obtenue à l'aide d'un ton vert sur un fond d'ocre jaune et le manteau est un combiné d'ocre rouge et de blanc avec des rehauts de bleu outremer, ce qui donne une tonalité mauve d'une valeur exceptionnelle."
Les symboles des évangélistes : L'ange et l'aigle sont inscrits dans le cadre, le taureau et le lion au contraire débordant du cadre et sont un peu disproportionnés par rapport aux autres. On remarquera l'inversion des symboles inférieurs : le bœuf est à gauche et le lion à droite, ce qui est exceptionnel.
La Cène.
Au-dessous, la représentation de la Cène est traitée à plus petite échelle. Le Christ au centre de la table est entouré de ses apôtres, quatre de chaque côté, du moins actuellement. La table est couverte d'une nappe aux plis bien ordonnés. Comme de coutume, saint Pierre est la gauche du Seigneur avec sa grande clef, Saint Jean à sa droite penché sur sa poitrine, le Christ tend la bouchée fatale à Judas qui s'agenouille devant la table. On peut être surpris de voir la tête de Judas nimbée. Les éléments du repas ont été peints non sur la table, mais sur les plis de la nappe; cinq plats, des poissons, un pichet, des coupes de terre cuite, des petits pains ronds, des couteaux à manches noirs, à lames en spatule. Le docteur Fr. Lesueur y voyait une maladresse de l'artiste, mais il est plus probable que tous ces éléments ont été ajoutés après coup.
Au-dessus de la fenêtre centrale figure l'Agneau blanc sur fond jaune dans un médaillon cerclé de blanc et de violet.
L'intrados de cette fenêtre est décoré de la main divine, et sur les côtés sont représentés saint Georges et saint Augustin - (désignés par des inscriptions) - les patrons de l'abbaye et de l'ordre dont dépendait ce prieuré-cure : saint Georges en chevalier armé et saint Augustin avec sa crosse, coiffé d'une mitre à deux pointes. Saint Georges, debout, coiffé d'un heaume de fer assez haut dont la calotte est arrondie, et sanglé dans sa cotte de mailles serrée à la taille par un ceinturon auquel est attaché le fourreau de l'épée, porte à son cou, accroché par une courroie, un large écu. Sa main droite tient une lance à gonfalon dont l'extrémité inférieure empale la gueule d'un dragon ailé que le saint écrase sous ses pieds. Le bouclier pend au flanc gauche. L'écu, le bouclier et Ie gonfalon portent des armoiries indécises, damier blanc et noir.
Le paradis.
A l'entrée de l'abside, de ce même côté, est représenté le paradis. Au-dessus de la fenêtre, deux anges sont tournés vers la Jérusalem céleste, symbolisée par quatre rangées de quatre arcades où dans chacune d'elles figuraient les bustes de seize élus couronnés d'or et de pierreries. Les écoinçons de ces arcades étaient ornés d'un quatre-feuilles flanqué de quatre perles, et surmontés de croix pattées à la partie supérieure entre un bouquet de fleurettes. Quelle merveilleuse demeure ! A droite saint Pierre, ses grandes clefs sur !'épaule, introduit les bienheureux dans le paradis. Ces élus sont nus, pour évoquer sans doute le paradis terrestre, image d'une innocence retrouvée pour l'éternité.
Martyre de saint Jacques.
Au registre inférieur, le martyre de saint Jacques le Majeur (Ac 12, 2), titulaire de l'église. Le roi Hérode-Agrippa Ier, couronné d'or et de gemmes, vêtu d'un somptueux manteau noir, les iambes croisées, donne l'ordre à l'un des siens de trancher Ia tête de l'apôtre. Le beau vieillard, à la barbe blanche étreint le livre et bénit son bourreau. Celui-ci, à la mine patibulaire, porte une tunique courte, serrée à la taille par une ceinture à laquelle pend le fourreau vide. On remarquera le magnifique drapé de la tunique grise bordée d'une large bande jaune brodée de blanc, aux plis nettement accusés
en violet, dont le pan se déploie avec élégance, rappelant certains personnages de Saint-Savin. Les trois personnages de cette scène se détachent sur le fond blanc ocré du mortier de chaux de la fresque. .A droite de la tète d'Hérode, l'abbé Haugou, en grattant l'enduit a découvert un fragment de fresque du XIIe siècle représentant une tête d'ange, ce qui prouve que la scène du martyre est une addition légèrement postérieure. Les coloris, de cette figuration, soulignée par un cadre rouge et jaune, d'or, ont été obtenus à l'aide de mélanges de couleurs. Le manteau de saint Jacques est ocre rouge mélangé de jaune et souligné de rouge briqué, la robe du saint présente un drapé vert clair.
Deux vices.
Sous la fenêtre et sous cette scène, deux personnages symbolisant les Vices : L'un est l'Orgueil figuré par un cavalier jeté à bas de sa monture; l'autre est le Désespoir, une femme se transperçant la poitrine avec une épée. Au-dessus de la tête du cavalier, on distingue une aile gris bleu dessinée au trait rouge, qui appartenait probablement à un autre décor antérieur.
Deux scènes peintes immédiatement à droite de celles-ci, sur l'extrémité orientale du mur Sud de la nef, représentent la légende de saint Nicolas et la Résurrection de Lazare sur deux registres superposés
La légende de saint Nicolas.
Alors qu'un de ses voisins tombé dans la misère était sur le point de livrer ses filles à la prostitution pour en tirer bénéfice, saint Nicolas alla la nuit jeter dans sa maison, par la fenêtre, trois pièces d'or pour les doter et les marier. Sous un lit à colonnes et à baldaquin, on voit trois jeunes filles couchées, la tête reposant sur un large oreiller. Le père, un peu plus loin, se tient la tête absorbé par son projet. L'évêque saint Nicolas jette les trois pièces. Une inscription tirée de la légende explique la scène. A droite, une belle figure de Vierge à l'Enfant, debout, assiste à cet épisode, montrant ainsi son assistance bienveillante.
Résurrection de Lazare.
Au registre inférieur nous voyons, sur un geste solennel de Jésus entouré de disciples, Lazare s'asseoir dans un sarcophage orné de strigiles, comme les tombes antiques, dont un homme soulève le couvercle orné de croix et de losanges. A droite, les sœurs de Lazare et des amis de la famille. Sous cette scène se déploie une tenture dont le galon supérieur est orné d'oves. On retrouve cette même tenture sous les fresques du chœur. Ces cortinae sont souvent signalées dans les coutumiers monastiques de l'époque.
Les fins dernières.
Poursuivons vers l'Ouest, entre la seconde et la troisième fenêtre, sur trois registres superposés, est décrite la Descente du Christ aux limbes : En haut les patriarches assis; au dessous les tourments de l'enfer représentés sur des registres avec une prodigalité de détails comparable à celle du tympan de Conques : Démons poussant la horde des réprouvés enchaînés ou la tirant à eux, femmes mordues par des serpents ou des crapauds, un monstre accroupi broyant de sa gueule deux damnés. A droite, une grande figure du Christ délivre Adam et Eve des limbes, de la main il tient un long bâton surmonté d'une petite croix avec lequel il repousse un fauve velu symbolisant sans doute Lucifer. Le Christ, admirable de noblesse et de majesté est vêtu d'une longue robe cuivrée parmi toute une riche harmonie de couleurs déjà entrevue dans le Christ en gloire de l'abside. Au dessus de la tête du Rédempteur, on lit les paroles de saint Paul : O MORS ERO, MORS TUA, MORSUS TUUS ERO, INFERNE (Osée Ch. 13 V. 14), qui constituent la première antienne des Laudes de l'Office monastique du Samedi saint et évoquent la victoire définitive du Christ sur la mort par sa Résurrection glorieuse.
Les cavaliers de saint Georges.
Ce registre inférieur était recouvert d'une belle cavalcade de cinq chevaliers du temps de Saint Louis (1226-1270). Il ne reste que la trace des deux derniers qui ne recouvraient pas la scène de l'enfer. Ces cinq cavaliers, casqués et portant des armoiries sur leur bouclier, le gonfalon et le caparaçon de leurs chevaux, étaient conduits par saint Georges lui-même et nommément désignés par des inscriptions. Saint Georges portait les armes de Matthieu de Montmorency, le " grand connétable ", celui de Bouvines (1214). L'abbé Haugou a émis l'idée que ces chevaliers partaient pour la croisade de Saint Louis en Egypte en 1248, derrière saint Georges, patron des croisés. Mais c'est peu probable, car le quatrième chevalier
portait " de gueules à la croix ancrée d'or ". Ce sont les armes d'une famille du voisinage, la famille d'Avoir, barons de Mortagne et d'Avoir, qui ont peut-être financé la peinture de ces chevaliers. Un seul d'entre eux a pus être conservé en entier au-dessous de la seconde fenêtre méridionale. Un relevé ancien en a gardé le souvenir. Les coloris utilisés étaient ici le jaune, le blanc et le pourpre.
Nativité.
Au Nord, sont encore conservés la Nativité et le Massacre des Innocents. Dans première scène, en bas, on distingue la Vierge étendue : elle désignes le berceau d'osier où dort l'Enfant-Dieu sur un autel à la colonne peinte couleur porphyre. La crèche est figurée avec deux colonnes à chapiteaux dorés. Joseph se tient debout près d'elle. L'âne et le bœuf sont là selon la prophétie d'Isaïe (1, 3) et la version grecque. du prophète Habàquq (3. 2 " Au milieu de deux animaux tu te manifesteras ") reprise par le Livre de la Naissance de la Bienheureuse Marie et du Sauveur (ch. 14).
Le massacre des Innocents.
Il est décrit d'une manière tragique et émouvante. Un soldat vêtu du haubert de mailles arrache par les cheveux un enfant à sa mère. Un autre frappe de son épée un enfant, tandis que la mère se dresse dans une attitude désespérée. Deux femmes sont assises à terre, l'une veut donner encore le sein à son enfant couvert de sang, l'autre presse sur sa joue le visage de son enfant mort, tandis qu'un soldat s'éloigne plein de lassitude et sans doute de dégoût, la lance sur l'épaule.
Saint-Jacques-des-Guérets (Loir-et-Cher)
L'église Saint-Jacques.
La nef et l'abside.
(Voir panneau sur le site)
C'est un édifice fort simple, composé d'une nef unique et d'une abside semi-circulaire légèrement en retrait. Il est éclairé par des fenêtres en plein cintre profondément ébrasées, trois de chaque coté de la nef et trois à l'abside, du moins à l'origine.
Le portail occidental est percé dans un massif rectangulaire, flanqué de deux oculi surmonté d'un glacis amorti sur une corniche soutenue par des modillons sculptés : masques grotesques, sirène, tête de femme.
Les trois archivoltes du portail en tiers-point, ornées chacune d'un tore et d'un rang de feuilles plates sculptées dans une gorge, sont extradossées par un larmier décoré de fleurettes et retombent de chaque côté sur trois colonnettes dans les retraits des piédroits. Une seule d'entre elles est d'origine. Ce portail est plus récent que l'ensemble de l'église.
A l'intérieur, l'édifice n'a jamais reçu de voûtes; le vaisseau et l'abside sont couverts d'un lambris du XVIe siècle, à entraits et poinçons moulurés, conservant des restes de peintures décoratives.
La première fenêtre de la nef est transformée en niche. Il ne subsiste que deux fenêtres dans le mur de l'abside, Ia fenêtre ayant été de plus remaniée.
L'abside fut masquée en 1722 par un retable de pierre qui fut enlevé en 1890. La suppression de ce retable donna la surprise de découvrir dans l'ébrasement de la fenêtre centrale plusieurs statues de bois peint, ou de pierre.
Mais cette église est célèbre par le remarquable ensemble de peintures romanes que l'abbé Haugou, curé de Troo, y a découvert en 1890 et 1891, un des plus complets de cette vallée du Loir, si riche en œuvres de ce genre.
Ces fresques sont datées d'une époque voisine de l'avènement de Philippe Auguste (1180), ou de la seconde moitié du XIIe siècle.
Les peintures murales
L'église étant dépourvue de voûtes, les artistes ont utilisé le mur semi-circulaire de l'abside de chaque côté de la fenêtre axiale, elle-même ornée des images de saint Georges et de saint Augustin, pour y faire figurer une crucifixion et un Christ en majesté, deux magnifiques compositions évoquant sans doute des pages peintes de manuscrit sur une échelle agrandie.
Le Christ en croix.
À gauche de la fenêtre, le Christ en croix, à ses côtés la Vierge et saint Jean et dans les cantons supérieurs le soleil et la lune se voilant la face. La croix mi-partie émeraude et noire, aux extrémités pattées, est bordée d'une bande jaune semée de cabochons comme s'il s'agissait d'une croix d'orfèvrerie. La Vierge est dans une attitude recueillie et priante, les mains jointes; saint Jean de sa main gauche recouverte par le manteau tient son Évangile : « Ils regardent Celui qu'ils ont transpercé » (Jn 19, 37), de sa main droite, il soutient sa tète. On lit l'inscription IOANES de chaque côté du nimbe.
Le Christ, le corps légèrement bombé droite, vêtu du perizonium, étend les bras presque à l'horizontale. Ses deux pieds, en rotation externe, sont cloués sur le suppedaneum. Sa tête, très noble, est celle d'un vivant alors qu'il a été transpercé. Ses cheveux tombent sur les épaules et le nimbe crucifère est simplement dessiné. Les figurations du soleil et de la lune sont identifiables par les inscriptions placées verticalement le long de la partie supérieure de la croix. Les deux personnages trouant l'obscurité symbolisée par les nuages festonnés s'inclinent vers la croix et d'un beau geste s'apprêtent à se couvrir le visage. La tête du soleil est nimbée d'un disque sombre orné de rayons; celle de la lune d'un disque bleu clair. L'ensemble est encadré d'une bande losangée jaune, bleue et verte. Les personnages se détachent sur le fond blanc du lait de chaux de la fresque.
Plus bas, une sorte de prédelle montre près d'un ange assis les morts qui sortent de leur tombeau (Mt 27, 52). Certains soulèvent leur couvercle. Les sarcophages sont plus larges à la tête qu'aux pieds et la cuve ainsi que les couvercles sont ornés de la taille en feuille de fougère qui caractérise les tombes du haut Moyen Age. Le peintre aura voulu imiter les sarcophages de vieux cimetières et particulièrement de celui qui entoure encore l'église.
Le Christ en gloire.
Du côté opposé, également dans un grand cadre rectangulaire, le Christ en gloire est représenté, selon l'usage, trônant dans une mandorle elliptique qu'entourent les quatre figurations symboliques des évangélistes désignés par les inscriptions.
Le Christ, assis sur un fauteuil châtain couvert d'un coussin bleu, est vêtu d'une tunique blanche retenue au corps par une ceinture orange. Un manteau ample et sombre enveloppe les épaules et retombe sur les bras majestueusement. Le drapé est fort bien rendu. Les traits du visage sont presque identiques à ceux du Christ en croix. Le nimbe crucifère est plus accusé que le précédent. Le Seigneur lève la main droite, tandis que la main gauche tient le livre fermé.
Les coloris sont particuliers à cette figuration : " La couleur de la robe du Christ a été obtenue à l'aide d'un ton vert sur un fond d'ocre jaune et le manteau est un combiné d'ocre rouge et de blanc avec des rehauts de bleu outremer, ce qui donne une tonalité mauve d'une valeur exceptionnelle."
Les symboles des évangélistes : L'ange et l'aigle sont inscrits dans le cadre, le taureau et le lion au contraire débordant du cadre et sont un peu disproportionnés par rapport aux autres. On remarquera l'inversion des symboles inférieurs : le bœuf est à gauche et le lion à droite, ce qui est exceptionnel.
La Cène.
Au-dessous, la représentation de la Cène est traitée à plus petite échelle. Le Christ au centre de la table est entouré de ses apôtres, quatre de chaque côté, du moins actuellement. La table est couverte d'une nappe aux plis bien ordonnés. Comme de coutume, saint Pierre est la gauche du Seigneur avec sa grande clef, Saint Jean à sa droite penché sur sa poitrine, le Christ tend la bouchée fatale à Judas qui s'agenouille devant la table. On peut être surpris de voir la tête de Judas nimbée. Les éléments du repas ont été peints non sur la table, mais sur les plis de la nappe; cinq plats, des poissons, un pichet, des coupes de terre cuite, des petits pains ronds, des couteaux à manches noirs, à lames en spatule. Le docteur Fr. Lesueur y voyait une maladresse de l'artiste, mais il est plus probable que tous ces éléments ont été ajoutés après coup.
Au-dessus de la fenêtre centrale figure l'Agneau blanc sur fond jaune dans un médaillon cerclé de blanc et de violet.
L'intrados de cette fenêtre est décoré de la main divine, et sur les côtés sont représentés saint Georges et saint Augustin - (désignés par des inscriptions) - les patrons de l'abbaye et de l'ordre dont dépendait ce prieuré-cure : saint Georges en chevalier armé et saint Augustin avec sa crosse, coiffé d'une mitre à deux pointes. Saint Georges, debout, coiffé d'un heaume de fer assez haut dont la calotte est arrondie, et sanglé dans sa cotte de mailles serrée à la taille par un ceinturon auquel est attaché le fourreau de l'épée, porte à son cou, accroché par une courroie, un large écu. Sa main droite tient une lance à gonfalon dont l'extrémité inférieure empale la gueule d'un dragon ailé que le saint écrase sous ses pieds. Le bouclier pend au flanc gauche. L'écu, le bouclier et Ie gonfalon portent des armoiries indécises, damier blanc et noir.
Le paradis.
A l'entrée de l'abside, de ce même côté, est représenté le paradis. Au-dessus de la fenêtre, deux anges sont tournés vers la Jérusalem céleste, symbolisée par quatre rangées de quatre arcades où dans chacune d'elles figuraient les bustes de seize élus couronnés d'or et de pierreries. Les écoinçons de ces arcades étaient ornés d'un quatre-feuilles flanqué de quatre perles, et surmontés de croix pattées à la partie supérieure entre un bouquet de fleurettes. Quelle merveilleuse demeure ! A droite saint Pierre, ses grandes clefs sur !'épaule, introduit les bienheureux dans le paradis. Ces élus sont nus, pour évoquer sans doute le paradis terrestre, image d'une innocence retrouvée pour l'éternité.
Martyre de saint Jacques.
Au registre inférieur, le martyre de saint Jacques le Majeur (Ac 12, 2), titulaire de l'église. Le roi Hérode-Agrippa Ier, couronné d'or et de gemmes, vêtu d'un somptueux manteau noir, les iambes croisées, donne l'ordre à l'un des siens de trancher Ia tête de l'apôtre. Le beau vieillard, à la barbe blanche étreint le livre et bénit son bourreau. Celui-ci, à la mine patibulaire, porte une tunique courte, serrée à la taille par une ceinture à laquelle pend le fourreau vide. On remarquera le magnifique drapé de la tunique grise bordée d'une large bande jaune brodée de blanc, aux plis nettement accusés
en violet, dont le pan se déploie avec élégance, rappelant certains personnages de Saint-Savin. Les trois personnages de cette scène se détachent sur le fond blanc ocré du mortier de chaux de la fresque. .A droite de la tète d'Hérode, l'abbé Haugou, en grattant l'enduit a découvert un fragment de fresque du XIIe siècle représentant une tête d'ange, ce qui prouve que la scène du martyre est une addition légèrement postérieure. Les coloris, de cette figuration, soulignée par un cadre rouge et jaune, d'or, ont été obtenus à l'aide de mélanges de couleurs. Le manteau de saint Jacques est ocre rouge mélangé de jaune et souligné de rouge briqué, la robe du saint présente un drapé vert clair.
Deux vices.
Sous la fenêtre et sous cette scène, deux personnages symbolisant les Vices : L'un est l'Orgueil figuré par un cavalier jeté à bas de sa monture; l'autre est le Désespoir, une femme se transperçant la poitrine avec une épée. Au-dessus de la tête du cavalier, on distingue une aile gris bleu dessinée au trait rouge, qui appartenait probablement à un autre décor antérieur.
Deux scènes peintes immédiatement à droite de celles-ci, sur l'extrémité orientale du mur Sud de la nef, représentent la légende de saint Nicolas et la Résurrection de Lazare sur deux registres superposés
La légende de saint Nicolas.
Alors qu'un de ses voisins tombé dans la misère était sur le point de livrer ses filles à la prostitution pour en tirer bénéfice, saint Nicolas alla la nuit jeter dans sa maison, par la fenêtre, trois pièces d'or pour les doter et les marier. Sous un lit à colonnes et à baldaquin, on voit trois jeunes filles couchées, la tête reposant sur un large oreiller. Le père, un peu plus loin, se tient la tête absorbé par son projet. L'évêque saint Nicolas jette les trois pièces. Une inscription tirée de la légende explique la scène. A droite, une belle figure de Vierge à l'Enfant, debout, assiste à cet épisode, montrant ainsi son assistance bienveillante.
Résurrection de Lazare.
Au registre inférieur nous voyons, sur un geste solennel de Jésus entouré de disciples, Lazare s'asseoir dans un sarcophage orné de strigiles, comme les tombes antiques, dont un homme soulève le couvercle orné de croix et de losanges. A droite, les sœurs de Lazare et des amis de la famille. Sous cette scène se déploie une tenture dont le galon supérieur est orné d'oves. On retrouve cette même tenture sous les fresques du chœur. Ces cortinae sont souvent signalées dans les coutumiers monastiques de l'époque.
Les fins dernières.
Poursuivons vers l'Ouest, entre la seconde et la troisième fenêtre, sur trois registres superposés, est décrite la Descente du Christ aux limbes : En haut les patriarches assis; au dessous les tourments de l'enfer représentés sur des registres avec une prodigalité de détails comparable à celle du tympan de Conques : Démons poussant la horde des réprouvés enchaînés ou la tirant à eux, femmes mordues par des serpents ou des crapauds, un monstre accroupi broyant de sa gueule deux damnés. A droite, une grande figure du Christ délivre Adam et Eve des limbes, de la main il tient un long bâton surmonté d'une petite croix avec lequel il repousse un fauve velu symbolisant sans doute Lucifer. Le Christ, admirable de noblesse et de majesté est vêtu d'une longue robe cuivrée parmi toute une riche harmonie de couleurs déjà entrevue dans le Christ en gloire de l'abside. Au dessus de la tête du Rédempteur, on lit les paroles de saint Paul : O MORS ERO, MORS TUA, MORSUS TUUS ERO, INFERNE (Osée Ch. 13 V. 14), qui constituent la première antienne des Laudes de l'Office monastique du Samedi saint et évoquent la victoire définitive du Christ sur la mort par sa Résurrection glorieuse.
Les cavaliers de saint Georges.
Ce registre inférieur était recouvert d'une belle cavalcade de cinq chevaliers du temps de Saint Louis (1226-1270). Il ne reste que la trace des deux derniers qui ne recouvraient pas la scène de l'enfer. Ces cinq cavaliers, casqués et portant des armoiries sur leur bouclier, le gonfalon et le caparaçon de leurs chevaux, étaient conduits par saint Georges lui-même et nommément désignés par des inscriptions. Saint Georges portait les armes de Matthieu de Montmorency, le " grand connétable ", celui de Bouvines (1214). L'abbé Haugou a émis l'idée que ces chevaliers partaient pour la croisade de Saint Louis en Egypte en 1248, derrière saint Georges, patron des croisés. Mais c'est peu probable, car le quatrième chevalier
portait " de gueules à la croix ancrée d'or ". Ce sont les armes d'une famille du voisinage, la famille d'Avoir, barons de Mortagne et d'Avoir, qui ont peut-être financé la peinture de ces chevaliers. Un seul d'entre eux a pus être conservé en entier au-dessous de la seconde fenêtre méridionale. Un relevé ancien en a gardé le souvenir. Les coloris utilisés étaient ici le jaune, le blanc et le pourpre.
Nativité.
Au Nord, sont encore conservés la Nativité et le Massacre des Innocents. Dans première scène, en bas, on distingue la Vierge étendue : elle désignes le berceau d'osier où dort l'Enfant-Dieu sur un autel à la colonne peinte couleur porphyre. La crèche est figurée avec deux colonnes à chapiteaux dorés. Joseph se tient debout près d'elle. L'âne et le bœuf sont là selon la prophétie d'Isaïe (1, 3) et la version grecque. du prophète Habàquq (3. 2 " Au milieu de deux animaux tu te manifesteras ") reprise par le Livre de la Naissance de la Bienheureuse Marie et du Sauveur (ch. 14).
Le massacre des Innocents.
Il est décrit d'une manière tragique et émouvante. Un soldat vêtu du haubert de mailles arrache par les cheveux un enfant à sa mère. Un autre frappe de son épée un enfant, tandis que la mère se dresse dans une attitude désespérée. Deux femmes sont assises à terre, l'une veut donner encore le sein à son enfant couvert de sang, l'autre presse sur sa joue le visage de son enfant mort, tandis qu'un soldat s'éloigne plein de lassitude et sans doute de dégoût, la lance sur l'épaule.
Renard arctique
Je vous partage une autre belle série de ce canidé.
J'ai pris ces photos, au printemps dernier, lors de ma visite à l'Ecomuséum de Ste-Anne-de-Bellevue. C'est le seul et unique zoo extérieur sur l'île de Montréal...à voir!
Le renard arctique est considéré comme le mammifère le plus prolifique au monde. En général une portée compte en moyenne de six à sept renardeaux, mais peuvent monter jusqu'à onze. Des portées comptant jusqu’à 22 petits ont déjà été signalées en Russie.
Belle petite bête...
JR East (East Japan Railway Company): shunting signal 30L/70L showing the stop aspect. Above, the shunting signal identification sign. Since it is on (a white light), the shunting signal is absolute.
View original size
These signals are OssHD signals and are similar to the signals used throughout the Soiviet Union. However these signals show routes and don't give information about speed.
DB Netz AG (Deutsche Bahn group): main signal S401 showing the movement authorized for maneuvers aspect (two diagonal white lights).
Ferrocarrils de la Generalitat de Catalunya (FGC): señal de bloqueo de salida 3109 de la vía 1 la estación de Abrera hacia Olesa de Montserrat, presentando la indicación de vía libre.
Ferrocarrils de la Generalitat de Catalunya (FGC): exit block signal 3109 from track 1 from Abrera station towards Olesa de Montserrat, showing the clear aspect.
Warlayirti artistes, Centre d'art Balgo, désert du Tanami, Australie
Peintures des aborigènes australiens.
Evènement collatéral : Country de la 56ème Biennale de Venise
Fondation Gervasuti avec le soutien de "l'Australian Art Council"
Commissaire Chiara Massini,
Exposition présentée dans le quartier de Cannaregio à Venise
Un travail de recherche préalable sur l'art actuel des aborigènes a été effectué par l'artiste Giorgia Severi durant deux ans en Australie afin d'identifier des artistes et des projets.
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Cette exposition sur l'art des aborigènes australiens, est malheureusement située dans un lieu de Venise assez peu accessible et elle est mal signalée comme beaucoup d'évènements collatéraux qui se déroulent hors du grand canal.
Elle est remarquablement conçue, très bien documentée et mérite une visite bien autant que le pavillon officiel d'Australie au sein des Giardini car elle permet de découvrir des pratiques artistiques largement inconnues en Europe, seul à Paris le musée du quai Branly présente de manière permanente des peintures des aborigènes d'Australie.
Le nouveau pavillon de l'Australie en 2015
www.australiacouncil.gov.au/strategies-and-frameworks/ven...
182 527 mit WLB Öler in Thüngersheim. Noch stehen die schönen Hv-Signale dort.
See more/Wer aktuelle Bilder sehen will kann dies auf www.facebook.com/pages/Philipps-Bahnwelt/502940026455329 tun.
Intercity from Białystok to Gdynia. Background information about the station: semaforek.kolej.org.pl/wiki/index.php?title=Bogaczewo
L'Ara hyacinthe est une espèce d'oiseau appartenant à la famille des Psittacidae. Il est le plus grand de tous les psittacidés, sa taille pouvant atteindre un mètre.
Il vit en Amérique du Sud : Brésil, Paraguay et Bolivie.
Ce perroquet est relativement rare en élevage et le devient aussi malheureusement à l'état naturel : en quelques décennies, il est passé de 100 000 à moins de 2 000 et fait l'objet d'un programme de multiplication en captivité.
Robuste une fois bien acclimaté. Très amical et très doux, il devient très vite familier avec son "propriétaire".
Il aime bien se baigner ou/et profiter de la pluie.
Plumage bleu-cobalt, zone nue jaune autour de l'œil et de la mâchoire inférieure du bec, le bleu est légèrement plus foncé sur les ailes, dessous de queue et ailes noirâtres. Bec extrêmement puissant, (pression du bec: 15 kg/cm2), noirâtre, iris foncé-brun, pattes gris foncé. Sa voix est très puissante.
Il mange des noix du Brésil, noix de palme, noix diverses, cacahuètes non décortiquées, fruits frais, verdure.
Concernant la reproduction, elle débute courant mai, elle est signalée par une augmentation de l’agressivité et nervosité du couple à cette période
La ponte compte le plus souvent deux œufs (mais fréquemment un seul est fécondé), rarement un ou trois.
L'incubation dure de 26 à 28 jours.
Le jeune quitte le nid vers 14 semaines.
Source Wikipédia
Vu au Parc des Oiseaux de Villars les Dombes (01)
Zoals elk jaar organiseerde de Veluwse Stoomtrein Maatschappij (VSM) weer hun grootse stoomevenement Terug naar Toen. Dit jaar weer met veel stoom en dieselloks die diverse goederen en personentreinen reden tussen Apeldoorn en Dieren. Voor ons lag de nadruk vooral op de goederentreinen en enkele nieuwe fotomotieven (seinen die nieuw geplaats waren).
As every year, the Veluwe Steam Train Company (VSM) once again organized their largest steam event 'Terug naar Toen' (Return to the Past). This year again, many steam and dieselloks with various goods and passenger trains ran between Apeldoorn and Dieren. For us, the focus was mainly on freight trains and some new photo motifs (new signs that were placed).
Wie jedes Jahr, organisierte die Veluwe Steam Train Company (VSM) wieder ihre größte Dampf Veranstaltung ' Zurück nach Damals'. In diesem Jahr zogen wieder Dampf und Dieselloks die verschiedene Güter und Personenzüge zwischen Apeldoorn und Dieren. Für uns war der Fokus vor allem auf Güterzüge und einige neue Fotomotive (neue Signale, die neu aufgestelt wurden).
SBB CFF FFS: combined exit signal of L-system. On top, main signal M7 showing the clear aspect with maximun speed of 40 km/h; in the middle, distant signal G7 showing the caution signal (next main signal closed); bottom, departure clearance signal off.
Železnice Slovenskej republiky (ZSR): on the line from Prešov to Bardejov, exit block signal of the Raslavice station showing the clear aspect.
Très belle vue stéréo. De plus pour une fois je dois dire que la trame toujours aussi grossière est homogène et bien imprimée... J'ai tellement signalé le « côté vite fait mal fait » des imprimeurs de cartes postales stéréo ( souvent Le Deley/ Ernest-Louis-Désiré (ELD) et SIRON), pour une fois !
Est-ce pour cela que je n’arrive pas à enlever ce gris ambiant ?
Que font ces deux paysannes, elles peignent les tiges de riz pour en faire de petits fagots qui seront séchés pour en retirer plus facilement les grains au battage.Le Japon au vu des prix a une réelle cote en stéréographie aujourd'hui.
Verre papier ou CPA.
?
Very nice stereo view. Moreover for once I must say that the frame is still as coarse is homogeneous and well printed... I reported so much about the «quick-to-do side» of the stereo postcard printers (often Le Deley Ernest-Louis-Désiré (ELD) and SIRON), for once! Is that why I can’t remove this ambient gray?
What these two peasants do, they paint the rice stalks to make small bundles that will be dried to remove the grains more easily by threshing.
Japan in view of prices has a real rating in stereography today.
Paper glass or CPA.
?
Because of construction works, there was only a single track service. So the rare moment happened, that also private operators come to a Halt ! Which offered me the unexpected and rare opportunity to have a romantic night-time rendezvous with the Lady in Black, " Lea " in Bruck an der Leitha. But it was only a short pleasure and she left me quickly. But anyway, she didn't left,
without giving me her phone number: " Lea " 193 877 ... : )
Ferrocarrils de la Generalitat de Catalunya (FGC): señal de bloqueo 603, situada a la salida de la vía 1 de Hospital General. Aunque en la foto no se aprecia, presentaba la indicación de vía libre. Está complementada con varios cartelones. En el mismo poste de la señal, de arriba a bajo, carteles que indican que hay que desconectar el sistema ATO de conducción automática para los trenes que se dirigen a la vía 0 de Rubí. Debajo, señal de «control de velocidad» (cuadrado azul con triángulo amarillo, copia del «repère» de las líneas de alta velocidad francesas). Indica el punto en el que puede haber un cambio de código de velocidad del sistema ATP. Finalmente, adosado al poste del teléfono de andén, cartel provisional «Final ATO» amarillo, que indica que todos los trenes han de desconectar el sistema de conducción automática en este punto. Su instalación se debe a unas obras que se están realizando en los desvíos de entrada de la estación de Rubí, que implican que el sistema ATO no funciona.
Ferrocarrils de la Generalitat de Catalunya (FGC): block signal 603, located at the exit of track 1 of Hospital General. Although it cannot be seen in the photo, it shows the clear aspect. It is complemented by several signs. On the same signal post, from top to bottom, signs indicating that the ATO automatic driving system must be disconnected for trains heading to track 0 in Rubí. Below, "speed control" sign (blue square with yellow triangle, copy of the "repère" of the French high-speed lines). Indicates the point at which there may be an ATP system speed code change. Finally, attached to the platform telephone pole, a temporary yellow “Final ATO” sign, indicating that all trains must disconnect the automatic driving system at this point. Its installation is due to some works that are being carried out on the entrance set of points of the Rubí station, which mean that the ATO system does not work.
Dolmen d'Etiau à Coutures (Maine-et-Loire)
A l'ouest du hameau d'Etiau, peut être vu ce petit dolmen étrange.
Il semble qu'une grande pierre angulaire a été placée sur une chambre naturelle d'environ 4 mètres sur 2 mètres.
Une porte d'entrée a également été construite, en utilisant deux plaques verticales sur les côtés.
To the west of the hamlet of Etiau, can be found this strange little dolmen.
It appear that a large capstone has been positioned on a natural chamber, about 4 metres by 2 metres.
An entranceway was also constructed, using two slabs set on their sides, and a backstone nicely in place also.
Communications
Dolmen de l'Etiau
par M. L. Bousrez
Le dolmen de l'Etiau, commune de Couture, Maine-et- Loire, dont il a été fait mention à la séance du 21 juin 1894 de la Société d'Anthropologie, est un monument qui mérite d'être signalé, non à cause de l'inscription que l'on a pensé y voir, mais en raison de son genre de construction.
C'est un dolmen élevé sur des supports naturels, c'est à dire que les pierres qui soutiennent la table, sont des blocs naturellement en place, contre lesquels on a eu qu'à déblayer une excavation qui s'y trouvait et qui a été simplement recouverte d'une dalle de grès.
Le dolmen a été certainement abrité par un tumulus ainsi que le prouve la présence d'un vestibule dont il reste plusieurs pierres. Les dalles qui formaient cette entrée ont été taillées et apportées à la place qu'elles occupent. Pour utiliser les supports du dolmen les constructeurs ont sacrifié à l'habitude de l'orientation à l'Est et l'entrée de ce vestibule a été tournée exceptionnellement vers le nord- ouest, ce que je n'ai remarqué dans aucun des monuments mégalithiques de la région.
Une ouverture orientée au midi a été faite ou agrandie postérieurement à la construction. Le dolmen a été habité récemment, on a muré l'entrée du nord-ouest, celle qui correspondait avec le vestibule, et construit une cheminée dont le tuyau se voit extérieurement sur le côté droit de l'entrée actuelle.
L'inscription signalée me semble être simplement les traces ou hachures produites par un instrument en fer soit un outil de bûcheron soit un têtu de tailleur de pierres, cette dernière profession étant très commune dans toute cette contrée où le grès est exploité. En tous les cas elle ne peut être l'objet d'une sérieuse présomption si l'on con sidèreque le dolmen, qui a été habité est loin d'être intact.
Un historien Saumurois, Bodin, dans une relation très ancienne déjà avait indiqué le dolmen de Montsabert comme contenant des signes qu'il prenait pour une inscription mais il faut reconnaître que sa description ne concordepas du tout avec le dolmen de l'Etiau qui est effectivement situé près du château de Montsabert mais cependant assez loin pour ne pas mériter le nom de cette propriété.
Bodin dit en effet : "II se compose actuellement de six pierres dont cinq debout, plus une grande horizontale servant de toit. Ces pierres forment une principale chambre et un petit vestibule. A l'intérieur sur une pierre tournée au midi on remarque certains caractères qui présentent des traits verticaux gravés très profondément, quelques-uns sont coupés obliquement par d'autres, tous ayant, chaque, de trois à cinq centimètres de longueur."
La différence entre le dolmen cité par Bodin et celui de l'Etiau consiste en ce que,1°ce dernier n'a de pierres deboutque celles du vestibule, les supports du dolmen sont des blocs irréguliers plus longs que haut, 2° la pierre support indiquée comme présentant des caractères est, dans le dolmen de l'Etiau, tournée intérieurement vers l'ouest, 3° enfin les lignes tracées ont 15 à 20 centimètres de long au lieu de 3 à 5 centimètres indiqués par Bodin.
La carte publiée par cet auteur est trop peu précise pour que l'on puisse s'en servir sur le terrain. Malgré cette difficultéon peut espérer que le véritable dolmen de Montsabert sera retrouvé et que l'inscription ne sera pas perdue (1).
(1) Un dolmen qui a été démoli il y a quelques années existait dans le village même de Montsabert. Nous avons pu acquérir dans une récente excursion, la certitude de son existence et de sa destruction.
C'est évidemment ce monument que Bodin a signalé comme contenant des signes gravés.
Bousrez L. Dolmen de l'Éthiau. In: Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, IV° Série. Tome 5, 1894. pp. 593-595.
doi : 10.3406/bmsap.1894.5553 www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_030...
Photo André Knoerr, Genève. Reproduction autorisée avec mention de la source.
Utilisation commerciale soumise à autorisation spéciale préalable.
La motrice ST14 0776 est en levage à l'atelier.
La remorque SB9 9425 est signalée inapte au service.
Quelques remorques de ce type ont été vendues à Gera.
33381
Rhätische Bahn AG (RhB): Solis station exit block signals, on the Chur side, showing the stop aspect. At this time they were about to be replaced. In the background the Solis tunnel.
Partie supérieure de la façade.
Cet immeuble de style art nouveau, situé 29, avenue Rapp à Paris, a été conçu en 1900-1901 par l'architecte Jules Lavirotte. Il est considéré comme son chef d'oeuvre.
Il a été primé au concours de façades de la ville de Paris de 1901 (1903 selon le panneau histoire de Paris ?).
Selon certains spécialistes de l'art nouveau, il n'aurait pas appartenu à Alexandre Bigot comme l'indique le panneau sur l'histoire de Paris placé devant l'immeuble.
La façade est couverte de céramiques d'Alexandre Bigot qui a travaillé avec la plupart des grands architectes de style art nouveau.
Les sculptures sont de Théobald-Joseph Sporrer, Firmin Michelet, Alfred Jean Halou et Jean-François Larrivé
La façade sur rue et la toiture sont inscrites monument historique par arrêté du 16 octobre 1964
fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Lavirotte
lartnouveau.com/artistes/lavirotte/29_avenue_rapp.htm
NB La qualité des céramiques d'Alexandre Bigot mérite d'être signalée car plus d'un siècle après avoir été posées, leur état reste remarquable.