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La section handball de l'O.C.Cesson fut créée en mai 1968 par un étudiant en mal de barricades et profitant de la création de la première salle de Cesson, Patrick Gaiffe, entouré d'une dizaine de jeunes joueurs, minimes et cadets.
Une équipe cadet fut dès la saison 68/69 en championnat. Jusqu'à la saison 71/72, deux équipes de jeunes existaient, cadets et juniors et déjà des sélections en équipe d'Ille et Vilaine et de Bretagne.
De la Nationale à la ProD2
En 72/73, le championnat junior n’existait plus dans le département, l’équipe fut alors engagée en senior, niveau départemental. Le club grandissait et de nouvelles recrues arrivaient. Des équipes jeunes se créaient dans toutes les catégories, la formation était en marche.
La montée jusqu'en excellence Régionale fut assez rapide mais la Nationale 4 (nouvellement créée et rapidement abandonnée pour redevenir Nationale 3 dès la saison suivante) fut atteinte en 1991 avec toujours quelques joueurs du début, « les soixante-huitards », plus certains arrivés dans les 2 ou 3 années suivantes.
N2 puis N1, la progression fut fulgurante avec la mise en place de moyens financiers plus importants, la création du Pôle Espoirs à Cesson, la mise en place d'entraîneurs diplômés et la venue de joueurs expérimentés, jusqu'au titre de Champion de France de Nationale 1 en 2000, la construction du Palais des sports et l'accession à la Division 2, un aboutissement pour le club ! Le maintien fut acquis la première année et la progression reprit en gagnant des places au classement au fur et à mesure des saisons.
De la Pro D2 Ã la LNH
Le club continuait de se structurer pour devenir plus professionnel avec, entre autre, la création d'un centre de formation. Puis en 2009, le club devient champion de France de Deuxième Division et par conséquent accède en L.N.H . Le club continue son évolution sportive avec pour objectif son maintien dans le championnat de France de D1M.
Le club change de nom
En décembre 2011, suite à un investissement important de Rennes Métropole, l’O.C. Cesson Handball devient le CESSON RENNES METROPOLE HB. A travers cette nouvelle identité, le club souhaite développer son image et véhiculer une « vraie marque » tout en gardant son ancrage historique à la ville de Cesson-Sévigné. Un engagement dans la durée qui s’inscrit dans la continuité du développement du club et plus largement du handball de haut niveau en Bretagne.
GRANDES DATES
• 1968 : Création du club
• 1991 : Accès à la Nationale 3
• 2000 : Champion de France de N1 - Accès en Division 2
• 2009 : Champion de France de Division 2 - accès en LNH
• 2011 : L'O.C. Cesson Handball devient le Cesson Rennes Métropole HB
• Juillet 2018 : Création de la SAS pour le secteur professionnel
Le Cesson Rennes Métropole Handball (CRMHB) est un club de handball français, fondé en 1968 et basé à Cesson-Sévigné, commune de l'agglomération rennaise. Il évolue en Starligue, le plus haut niveau national, lors de la saison 2023-2024.
La section handball de l'Olympique Club Cessonnais est créée en mai 1968 par un étudiant, Patrick Gaiffe, entouré d'une dizaine de jeunes joueurs, minimes et cadets qui profitent de la création de la première salle à Cesson-Sévigné. Les saisons suivantes, le club se développe et son équipe senior accède en excellence régionale.
L'OC Cesson continue ensuite sa progression, accédant en Nationale 4 (5e division) en 1991. Puis grâce à la mise en place de moyens financiers plus importants, à la création d'un Pôle Espoirs, à la mise en place d'entraîneurs diplômés et à la venue de joueurs expérimentés, le club devient champion de Nationale 1 (3e division) en 2000 et accède en Division 2. Le maintien est acquis la première année et la progression continue en gagnant des places au classement au fur et à mesure des saisons jusqu'à devenir champion de D2 en 2009 : le club accède pour la première fois en Division 1.
En 2011, le club termine 13e et premier relégable de D1 mais est maintenu à la suite du dépôt de bilan du Saint-Cyr Touraine. En décembre 2011, à la suite d'un investissement important de Rennes Métropole, l'OC Cesson Handball devient le Cesson Rennes Métropole Handball. Au terme de la saison conclue à une 10e place en D1, le club suit la courbe d'une équipe en progression en recrutant de nombreux joueurs (dont Igor Anic), grâce à l'apport financier du groupe allemand Volkswagen (environ 250 000 € par an). Lors des trois saisons suivantes, le club termine à la 7e place, le meilleur résultat de son histoire mais en 2014, Volkswagen retire son partenariat et après avoir fait passer le club de la Nationale 1 à la 7e place de Division 1 en ayant l'un des plus petits budgets, l'entraîneur David Christmann quitte le club.
Le 14 mars 2019, la Glaz Arena, nouvelle salle multi-activités d'une capacité de 4 500 places est inaugurée mais le club termine la saison à la 13e place, synonyme de relégation en Division 2 après 10 années passées en Division 1. Toutefois, dès sa première saison, le club devient champion de D2 pour la seconde fois et retrouve la Division 1.
La Jeunesse Sportive Cherbourg Manche, est un club fondé en 1969 par Victor PIERRE et Claude CHADÉE par la fusion des clubs Jean MACÉ et Léo LAGRANGE.
Si la démarche initiale reste une priorité à savoir : développer le goût du sport, l'esprit d'équipe et le respect des autres, le club s'ouvre de plus en plus sur un projet sportif ambitieux. Il demeure en harmonie avec ses fondamentaux puisqu'il s'élève, aujourd'hui, dans la hiérarchie du handball français en s'appuyant sur des joueurs issus, pour la plupart, des clubs du Cotentin.
Au terme de la saison 2008-2009 et pour la première fois de son histoire, le club (vainqueur de sa poule et sacré Champion de France en Nationale 2) accède directement en Nationale 1. Ceci a été rendu possible grâce à une équipe enthousiaste, solidaire et déterminée. Il entraîne ainsi dans son sillage, un public passionné de plus de 1500 personnes, investissant avec bonheur le Complexe Sportif de Chantereyne à chacun des matchs à domicile. Cette adhésion massive derrière l'équipe débouche sur une ambiance festive où chacun aime se retrouver, en famille, entre amis, entre générations.
Pour ses 40 ans, la JSC a accédé au 3ème niveau de la hiérarchie du handball National avec l'espoir d'y figurer en bonne position grâce à un effectif jeune et encore très perfectible vu son potentiel. Pour encadrer des jeunes talents, la direction du club s’est attachée les services de quelques joueurs expérimentés, adhérant parfaitement à la philosophie du groupe.
Après 5 saisons passées au troisième échelon français et avec des ambitions très vites annoncées, le club obtient une promotion historique au niveau supérieur, la ProD2. Soixante dix ans après l'ASC foot, la ville de Cherbourg possède de nouveau un club sportif professionnel. Et le club ne voyant pas cette accession comme une fin en soi, tout est mis en oeuvre pour qu'il continue de voir toujours plus haut.
Bien sûr, en marge de la réussite de son équipe première, le club a poursuivi un renforcement de ses structures, de même que sa mission de formation avec l'ouverture du Centre d’Entraînement du Cotentin (CEC) en septembre 2009 pour les collègiens (devenu la Section Sportive Saint-Paul) et d'un Centre d'Entraînement pour les Lycéens et les post BAC en 2014.
A ce stade, le club, fort de son attractivité, comme le prouve l'adhésion du public, a pu également s’appuyer sur le dynamisme des partenaires locaux pour porter haut les couleurs de son équipe, de sa région, fier de son authenticité, de ses racines …
La JSC Manche Handball se positionne comme un club ouvert à tous dès le plus jeune âge, avec une approche du handball centrée à la fois sur la performance exigée par le haut niveau national et sur la compétition.
Nous voulons demeurer un club à taille humaine, fondé sur des valeurs inscrites dans le temps et sur lesquels le club s’est construit : respect, solidarité, authenticité, convivialité, passion, la « gagne ».
Le club, à travers la pratique du handball, souhaite inculquer les valeurs véhiculées par le sport mais aussi les facteurs d’équilibre personnel, de bien être, source d’émotions et de plaisirs, vecteur de lien social.
Notre ambition est d’être durablement un club de handball de haut niveau à la fois phare et locomotive, fédérant tout le Cotentin derrière lui, promouvant l’image d’une région qui gagne.
Nous voulons progresser sans « brûler les étapes pour ne pas se brûler les ailes » et poursuivre dans la voie tracée de structurer le club, de le professionnaliser dans tous les domaines.
Cette photo fut prise aujourd'hui dans ma cour arrière. Nous avons le privilège d'avoir une rivière qui coule sur notre terrain et nous avons 2 canards qui on venu nous apprivoiser durant le fin de semaine. Vive le printemps!
This photo was taken today in my backyard. I love living on the river, this weekend, two ducks came for a visit! Gotta love spring!
Augustus Cann, fut un capitaine au long cours et un homme d'affaires qui fut aussi maire de Yarmouth.
www.townofyarmouth.ca/31-carleton-street.html
Qu'on se rappelle le fameux "Liniment Ménard" que toute famille achetait par mesure de précaution, remède qui, assurait-on, éliminait les rhumatismes.
www.legrenierdebibiane.com/capsule/page_remedes.html
Le liniment Minard est créé par Dr Levi Minard de Nouvelle-Écosse dans les années 1860 pour soulager les douleurs et raideurs musculaires, les maux de dos et les douleurs arthritiques entre autres. D’abord populaire dans les provinces maritimes et à Terre-Neuve, où il était reconnu pour procurer un certain réconfort aux pêcheurs soumis au froid et à l’humidité de l’océan, le liniment Minard devient aussi un produit convoité au Québec et en Ontario. Cette croissance lui vaut d’être reconnu comme le « King of Pain Relief » à cause du soulagement immédiat qu’il procure.
La recette du liniment Minard est demeurée secrète pendant plus de 100 ans. Dans les années 1980, des doutes ont été émis quant à l’authenticité de la recette commercialisée par le Dr Minard. Il est possible que le Dr Minard ait finalement commercialisé un produit fabriqué à partir d’une vieille recette de famille qui circulait depuis trois générations à Yarmouth, en Nouvelle-Écosse, et appelée le Liniment Ferguson. Si la recette rendue publique en 1985 est exacte, les fortes odeurs se dégageant de la lotion seraient dues à l’essence de térébenthine, l’ammoniac liquide, les sels d’ammonium et le camphre.
À l’origine, le liniment Minard était destiné à une utilisation autant chez l’humain et que chez les animaux. Comme bien d’autres remèdes vendus au tournant du 20e siècle, les bienfaits du médicament étaient souvent amplifiés dans les publicités. Ainsi, le liniment Minard pouvait servir au traitement d’une trentaine de maladies chez l’humain, et au moins une quinzaine chez les chevaux, les bovins, les moutons et les chiens. Sur les vieilles étiquettes du liniment Minard, qui était alors vendu en bouteille, il est mentionné que le produit peut soulager, chez l’humain, les douleurs rhumatoïdes mineures, la gorge irritée, la névralgie, les douleurs liées au nerf sciatique, le croup, la bronchite, les maux de dents, les maux de tête, les maux d’oreille, les brûlures, les piqûres diverses, les abcès, les plaies ou les meurtrissures. Chez les animaux il était possible, toujours selon la publicité, de traiter les coliques, la toux et les maladies des sabots, pieds et pies de vache avec le liniment Minard. La publicité ajoute que le liniment Minard peut être utilisé pour soigner les cors et verrues, tout autant qu’il constituait un produit nettoyant pour les cheveux pouvant éliminer les pellicules, voire même prévenir la perte de cheveux!
Le liniment de Minard a été fabriqué et embouteillé à Yarmouth jusqu'en 1960 et en Nouvelle-Écosse jusqu’en 1967.
En 1916, les publicités du liniment de Minard apparaissaient dans plus de 800 journaux et panneaux-réclames à travers le Canada.
Le liniment de Minard est homologué comme produit de santé naturel par Santé Canada depuis 2010. Les usages qui lui sont reconnus aujourd’hui sont de soulager rapidement et temporairement les douleurs musculaires et arthritiques, maux de dos, courbatures, rhumatismes.
histoirepharmacie.wordpress.com/2013/03/28/dictionnaire-l...
www.historicplaces.ca/en/rep-reg/place-lieu.aspx?id=7670&...
Pontrieux fut, du XVe siècle au XIXe siècle, une ville commerciale active. Il s'y échangeait notamment des céréales, des toiles, de lin principalement, et des chevaux. Jusqu'au XIXe siècle, le pont Saint-Yves de Pontrieux était le seul, entre Guingamp et la mer, qui permettait de franchir le Trieux et de passer ainsi du Trégor sur la rive gauche, au Goëlo sur la rive droite.
Une cartonnerie qui s'y trouvait, se rendit célèbre en imprimant les premiers tickets du métro de Paris. Pontrieux fut chef-lieu de district de 1790 à 1800.
07/12/2011 - Curitiba, PR - OlimpÃadas Escolares 2011 15 e 17 Anos - Futsal - Sesc Esquina - Jogo entre Colegio Status/Positivo - MG (vermelho e Branco) x CE Albert Einstein - RJ (amarelo e branco) : Credito: Wagner Carmo / Inovafoto / COB
Source:
www.pressegauche.org/Pas-d-innocents-a-Gaza-reflexions-su...
Israël - Palestine
« Pas d’innocents à Gaza » : réflexions sur la première guerre fasciste d’Israël
mardi 28 janvier 2025 / DE : Gideon Levy
La guerre supposée se terminer dimanche restera dans l’histoire comme la Première Guerre kahaniste. Elle est profondément différente de toutes les guerres menées précédemment par Israël.
Tiré de Entre les lignes et les mots
entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/01/23/deux-...
Photo : Serge d’Ignazio
La seule guerre à lui ressembler était celle de 1948, qui a causé la Nakba, mais les motivations en étaient différentes. C’était une guerre pour la création d’un État juif ; celle-ci est une guerre pour l’établissement d’un État fasciste.
L’État de Kahane s’est développé en Israël. La mollesse criminelle de Benjamin Netanyahou l’a rendu possible. Ce n’a pas été le seul fait des partis néo-nazi d’extrême-droite : ce fut, par-dessus tout, le propre parti du premier ministre, le Likoud, qui a porté le kahanisme au pouvoir.
C’est la guerre à Gazaqui illustre le mieux le profond changement qui s’est produit en Israël. À peu près tout ce qui a eu trait à cette guerre était destiné à apaiser l’extrême droite fasciste, raciste, pro-transfert de population ; et l’esprit du kahanisme a pris le contrôle de ses objectifs et de sa conduite. Il ne s’est pas seulement agi de l’ampleur de la cruauté de l’armée ; c’était, par-dessus tout, la façon dont la cruauté a été traduite en valeur dans l’ensemble de la société israélienne, en opportunité, en atout, en miracle. Une cruauté comme une chose dont être fier, à laquelle aspirer, dont se vanter et à exhiber.
Dans ses précédentes guerres, aussi, Israël a commis des actes haineux. Il a parfois essayé de nier, de cacher et de mentir et parfois il a même admis ces actes et en a eu honte. Pas cette fois.
Cette fois-ci, leporte-parole de l’IDF présente fièrement l’échelle de la destruction et du massacre, en les brandissant comme des réussites destinées à plaire à la droite kahaniste, qui est devenue le courant majoritaire.
Israël est devenu un État aspirant au massacre et à la destruction des Arabes, uniquement pour massacrer et détruire des Arabes. Il n’était pas comme cela, et il n’en tirait certainement aucune fierté. C’est un profond changement et nous allons lutter pour l’annuler. Il annonce un avenir de ténèbres.
Lorsque Meir Kahane est apparu, il est venu avec un parti néo-nazi de facture israélienne considérant les Arabes comme des chiens, au mieux. Israël a reculé devant lui. L’ethos du Mapaï de « On tire, on pleure » prévalait encore ici, parallèlement à l’absence de sectarisme du Likoud. Menahem Begin et aussi le premier gouvernement de Netanyahou l’ont préservé. L’effondrement a commencé avec le deuxième gouvernement Netanyahou et a atteint son apogée dans l’actuel. De tous ses crimes, celui-ci est le plus énorme et le plus impardonnable. La première étape a été celle de la légitimation et du blanchiment du fascisme.
Des voix jamais auparavant considérées légitimes ont infiltré la politique et les médias. Rapidement, elles ont été non seulement légitimées, mais elles ont été la voix des masses israéliennes ainsi que du gouvernement et de l’armée. À la radio et à la télévision, des gens ont dit « Il n’y a pas d’innocents à Gaza » et ont parlé du droit (heureux) et du devoir de tuer tout le monde, avec autant de facilité que s’ils parlaient du temps qu’il fait.
Degrands reporters ont manifesté des opinions qu’ils tenaient cachées lorsqu’ils ont réalisé que ce n’était pas seulement permis mais aussi bénéfique pour eux.D’Amit Segalet de Zvi Yehezkelià Almog Boker, des fascistes sont nés. Un tel discours n’existait simplement pas en Israël auparavant et n’a aucune place en démocratie. En même temps, des voix anti-guerre ont été silenciées ; même la compassion et l’humanité ont été interdites. La prise de contrôle du débat public a été réalisée.
Pendant les longs mois qu’a duré la guerre, le kahanisme est devenu la voix dominante d’Israël et de son armée. Il n’y a plus eu de différence entre les commandants qui ont émergé du sol putride des colonies, et leurs homologues du « Bel » Israël : ils ont tous agi dans l’esprit de Kahane, sans exception et sans dissidents. Le but était de plaire à Betsalel Smotrich et à Itamar Ben-Gvir . Juste leur donner la mesure infinie du sang de leur désir.
Un deal pour les otages a été remis de mois en mois,Gaza a été complètement détruite, des zones entières ont été vidées de leurs habitants et des dizaines de milliers ont été tués, tout pour satisfaire l’esprit de Kahane et de ses représentants terrestres au gouvernement.
C’est une ironie de voir que la première guerre kahaniste se termine maintenant par le retrait de la coalition au pouvoir de Otzma Yehudit, dont le leader a déjà promis de revenir quand le génocide reprendra. Mais le bouleversement a déjà eu lieu, Ben Gvir et sa clique n’en ont plus aucun besoin. Netanyahou et le Likoud sont suffisamment kahanistes pour continuer à appliquer la vision de Kahane ; il n’est même plus la peine d’écrire « Kahane avait raison » sur les murs.
Gideon Levy
www.haaretz.com/opinion/2025-01-19/ty-article-opinion/.pr...
Traduction SF pour l’Aurdip
aurdip.org/pas-dinnocents-a-gaza-reflexions-sur-la-premie...
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Mémoire2cité il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - museedelacartepostale.fr/blog/ - museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive
le Logement Collectif* 50,60,70's, dans tous ses états..Histoire & Mémoire d'H.L.M. de Copropriété Renouvellement Urbain-Réha-NPNRU., twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,
www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije
Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.
Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye
www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,
Le Joli Mai (Restauré) - Les grands ensembles BOBIGNY l Abreuvoir www.youtube.com/watch?v=eUY9XzjvWHE … et la www.youtube.com/watch?v=hK26k72xIkU … www.youtube.com/watch?v=xCKF0HEsWWo …
Genève Le Grand Saconnex & la Bulle Pirate - architecte Marçel Lachat -
Un film de Julien Donada içi www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=4E723uQcpnU … … .Genève en 1970. pic.twitter.com/1dbtkAooLM è St-Etienne - La muraille de Chine, en 1973 ce grand immeuble du quartier de Montchovet, existait encore photos la Tribune/Progres.
www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48 …, - la tour 80 HLM située au 1 rue Proudhon à Valentigney dans le quartier des Buis Cette tour emblématique du quartier avec ces 15 étages a été abattu par FERRARI DEMOLITION (68). VALENTIGNEY (25700) 1961 - Ville nouvelle-les Buis 3,11 mn www.youtube.com/watch?v=C_GvwSpQUMY … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline Montreynaud la ZUP de Raymond Martin l'architecte & Alexandre Chemetoff pour les paysages de St-Saens.. la vidéo içi * Réalisation : Dominique Bauguil www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo … … - www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije
Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.
la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty
la construction des Autoroutes en France - Les liaisons moins dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije - Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes
Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije , Quelques mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale, un triste constat s'impose : 5 944 passages sont coupés, soit plus de 110 km de brèches ; de nombreuses villes se trouvent isolées.Les chantiers s'activent dans toute la France pour "gagner la bataille des communications routières". Mais outre la pénurie de main d’œuvre, il faut faire face au manque de matériaux (béton, métal) et donc déployer des trésors d'imagination pour reconstruire les ponts détruits. Si le savoir faire des tailleurs de pierre est exploité, le plus spectaculaire est le relevage des ponts, comme le pont de Galliéni à Lyon, où 7 à 800 tonnes d'acier sont sorti de l'eau avec des moyens de l'époque. En avril 1945, il reste 5 700 ponts à reconstruire soit 200 000 tonnes d'acier, 600 000 tonnes de ciment, 250 000 m3 de bois, 10 millions de journées d'ouvrier, prix de l'effort de reconstruction.1945
Auteurs / réalisateurs : images : G.Delaunay, A.Pol, son : C.Gauguier Production : Direction Technique des Services des Ponts et Chaussées / Ministère des Travaux Publics et des Transports Support original : 16 mm noir et blanc Durée : 14 min Thèmes principaux : infrastructures-ouvrages d'art Mot clés : chantier, pont, Reconstruction, restauration, béton précontraint, ministère des travaux publics et des transports
Lieux : Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt
www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije , Film d'archive actualités de 1952 Reconstruction de la France sept ans après la fin de la seconde guerre mondiale état des lieux de la crise du logement , Actualités de 1952. Sept ans après la fin de la seconde guerre Mondiale état des lieux de la reconstruction de la France et de la crise du logement à l’œuvre, pénurie de logement, logements insalubres. Les actualités montrent des images d'archives de la destruction de la France, les Chars de la division Leclerc qui défilent sur les Champs Elysees. Le commentaire dénonce la lenteur de la reconstruction et notamment des manifestations qui ont eu lieue à Royan afin d''accélérer la reconstruction de la ville détruite.Le film montre à Strasbourg, Mulhouse, des réalisation moderne de grands ensembles et des images d'archive de la reconstruction du Havre de Saint Nazaire.Le film se termine à Marseille sur les réalisation nouvelles autour du vieux port puis on assiste à l'inauguration de la Cité Radieuse par le ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme Eugène Claudius-Petit en présence de son architecte Le Corbusier à qui le ministre remet la cravate de commandeur de la légion d'honneur. www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...
Édifié en 1469, ce château fut, comme l'église du village, reconstruit au 17ème siècle par les religieux de l'ordre des Minimes de Dijon. Transformé en école religieuse durant quelques années puis occu-pé aujourd'hui par la mairie, il se compose d'un corps de bâtiment rectangulaire encadré par quatre tours, deux de forme ronde en façade, deux de forme carrées sur l'arrière.
Le gala de fin de saison des nageuses artistiques de Concarneau est plein de promesses
Le Club nautique de Concarneau (CNC) organisait, ce samedi 28 juin, son traditionnel gala de fin d’année, à l’espace aquatique du Porzou, à Concarneau. L’occasion pour les nageuses artistiques de présenter à leurs familles des solos, duos et ballets. Les élèves de Marine Daniel ont bien progressé cette saison. Au Challenge Inter Régional de Cholet, le duo seniors composé d’Anaëlle et d’Enora s’est ainsi classé 5e avec un score de 123.3333 points. Le duo jeune de Laïs et de Louise a décroché, quant à lui, une 6e place. Enfin, l’équipe des avenirs termine à la 8e place. Aux Championnats de France Masters Open de Bourg-en-Bresse, Solveig s’est classée 8e avec un score cumulé de 128,46 points. « Ce fut une belle expérience pour les Concarnoises plus motivées que jamais pour l’année prochaine », a soulignée l’entraîneure Marine Daniel.
Pratique
Contact Gaëlle Istin, présidente : tél.06 17 90 59 84
www.facebook.com/cnconcarneau29
natation synchronisée, officiellement dénommée natation artistique depuis l'été 2017, est un sport nautique pratiqué en piscine qui combine des éléments de gymnastique, de danse et de natation.
Discipline exigeante et complexe, elle demande une grande force cardio-respiratoire, ainsi qu'une grande énergie musculaire. Les athlètes doivent être souples, puissants, créatifs et endurants : la natation synchronisée, proche de la danse, demande en outre de la concentration pour suivre le rythme musical, se déplacer et se repérer en trois dimensions dans l'eau.
Traditionnellement uniquement féminin, ce sport tend à devenir mixte. Certaines fédérations nationales, comme celles des États-Unis, du Canada, de l'Italie, de la Russie et de la France acceptent les compétiteurs masculins. Depuis les championnats du monde de 2015, à Kazan, une nouvelle épreuve est apparue : le duo mixte, qui est donc exécuté par un homme et une femme, ce qui est une première pour une compétition internationale. Depuis les championnats du monde de 2023, des épreuves solos réservées aux hommes existent. Les Jeux olympiques de 2024 devaient être les premiers à s'ouvrir aux hommes.
En natation synchronisée les points récompensent la technique, le sens artistique et la difficulté.
Il existe des compétitions solo, duo, en équipes de huit nageuses ou de dix nageuses dans un ballet « combiné ». Les ballets durent entre 2 min et 5 min, selon la catégorie d'âge et de l'épreuve. Une marge de 15 s est autorisée avant ou après. Les duos ont droit à une remplaçante, une équipe et un combiné peuvent en avoir deux.
Les nageuses ont le droit de présenter une danse sur la plage, avant le démarrage de leur musique mais elles ne doivent pas excéder 10 s.
Les nageuses n'ont en aucun cas le droit de toucher le fond de la piscine, même lorsqu'elles effectuent des portés (lorsqu'une voltigeuse saute au-dessus de l'eau grâce à la propulsion que lui donnent ses coéquipières). Lors des compétitions importantes, une caméra sous-marine vérifie qu'aucune nageuse ne s'aide du fond, sinon l'équipe obtient une pénalité.
Une compétition se déroule en deux parties :
• les figures imposées :
◦ pour les benjamines et minimes comportent quatre figures imposées (deux obligatoires et deux tirées au sort), réalisées de manière statique et sans musique devant un jury,
◦ pour les juniors et seniors, les nageuses exécutent des éléments imposés (qui sont les mêmes pour tous les clubs et/ou nations), dans un ordre donné et harmonisés durant leur chorégraphie qu'elles peuvent réaliser en solo, duo ou en équipe. On les appelle « épreuves techniques » ;
• le programme libre dans lequel les entraîneurs créent leur propre programme (solo, duo, équipe), parfois à l'aide de la créativité des nageuses, sur une durée imposée.
Les positions de base principales sont la « queue de poisson » (ou « flamant rose »), la « verticale », la « jambe de ballet », la « verticale jambe pliée », le « château », etc.
Pendant l'exécution des programmes, il est interdit de toucher le fond de la piscine ou le bord du bassin. Les mouvements peuvent être effectués avec les jambes ou les bras, sous l'eau ou hors de l'eau. Il est possible de faire des portés. Toutes les nageuses doivent évoluer de façon synchronisée entre elles et avec la musique.
Les juges doivent noter le travail technique pour les figures et les aspects techniques, artistiques et la difficulté pour les programmes. Les notes techniques sont données pour la synchronisation et l'exécution des mouvements. Les notes artistiques sont données pour la chorégraphie, l'interprétation musicale et le style de présentation. Les notes de difficulté sont données pour la difficulté de la chorégraphie (position rapprochée entre les nageuses, longueur des figures, rapidité d'exécution, mouvements difficiles, etc.
La tenue autorisée se compose :
• d'un pince-nez qui empêche l'eau de rentrer dans le nez lorsque les nageuses ont la tête « à l'envers », c'est-à -dire surtout lors des figures. Les pince-nez sont autorisés en toutes circonstances ;
• de lunettes de natation qui ne sont autorisées que pour les séances d'entraînement et les figures imposées. Elles ne sont pas permises lors des ballets en compétition ;
• d'un bonnet de bain autorisé pour les séances d'entraînement et les figures imposées. Les figures imposées s'exécutent en maillot de bain noir et en bonnet blanc (au Québec, il s'agit d'un maillot de bain noir et d’un bonnet de l'équipe dont les nageuses font partie pour l’entraînement et d'un maillot de bain noir et d’un bonnet blanc pour les figures imposées) afin que les nageuses ne soient pas reconnaissables par le jury lors des compétitions ;
• d'un maillot de bain, couleurs au choix pour les séances d'entraînement, noir pour les figures imposées et en accord avec le thème musical pour les programmes. Les maillots de bain de compétition sont beaucoup plus travaillés. Il peut y avoir différents tissus, de différentes couleurs, des paillettes et des motifs rappelant la musique. Les maillots de bain doivent être d'une pièce, sans trop d'échancrure (au-dessus des hanches maximum) ni de décolleté. Les accessoires ne sont pas permis.
Par ailleurs, les coiffes (uniquement pour les programmes), en harmonie avec les maillots, sont tenues par des pinces, autour d'un chignon, sur des cheveux gélatinés (avec de la gélatine alimentaire) pour une bonne tenue dans l'eau. Le maquillage est en harmonie avec les couleurs du maillot et le vernis à ongles est autorisé uniquement pour les compétitions internationales, à condition que toutes les nageuses aient le même. Le port de bijoux est interdit et les tatouages doivent être couverts.
Blessures liées à la natation artistique
Les nageuses exécutent une poussée acrobatique qui consiste à propulser une nageuse hors de l'eau afin qu'elle puisse réaliser un mouvement ou une position.
La natation artistique peut être perçue comme étant un sport facile à exécuter. Souvent, dans les médias, cette discipline olympique est ridiculisée. Le fait que les athlètes de ce sport peuvent souffrir de différentes blessures en raison de leur pratique est déconcertant. En effet, selon un rapport réalisé en 2018 par le Réseau des instituts du sport olympique et paralympique du Canada et À nous le podium (ANP), la natation artistique est considérée comme un sport à risque élevé en incident provoquant des commotions cérébrales. Cette discipline, comme le football, expose ses athlètes au risque de ce type de blessures. Chaque année, la natation artistique devient de plus en plus complexe et demande encore plus d'efforts auprès des athlètes. Ce sport jugé accorde plus de valeurs aux mouvements rapides et énergiques. De même que les patrons que les nageurs effectuent, soit leur positionnement dans l’eau, sont davantage rapprochés, favorisant des collisions pouvant provoquer de blessures mineures ou graves. Aussi, les poussées acrobatiques, où les athlètes projettent une personne hors de l'eau pour effectuer un saut, sont des situations fréquentes d'incidents. Par ailleurs, en raison des nombreuses heures d'entraînements, soit au moins deux séances de 3 à 5 h par jour, les athlètes ont plus de risque de subir des blessures aux articulations. Notamment, les trois blessures les plus communes se situent aux genoux, aux épaules ainsi qu’aux lombaires. Les sportifs utilisent ces articulations et leurs muscles pour être en mesure de se maintenir hors de l'eau. En quelque sorte, c'est la répétition de ces mouvements, tels que le rétropédalage, qui affaiblissent ces parties du corps.
Jugement
Lors des compétitions de figures, les nageuses sont notées par cinq juges. Les notes sont attribuées selon plusieurs critères : les positions de base, les transitions, la lenteur, la clarté, la hauteur et le mouvement uniforme ainsi que le déplacement (vérifié par une bande rouge placée devant le jury).
Pour ce qui est des programmes libres, il existe trois panels, chacun composé généralement de cinq juges. Ces trois panels évaluent soit l'exécution, soit l'impression artistique soit la difficulté.
Le mérite technique comprend deux composantes :
1. l'exécution comprenant les techniques de nage, la propulsion, la précision des patrons ;
2. la synchronisation entre les nageuses et la synchronisation des mouvements avec la musique.
L'impression artistique comprend trois composantes :
1. la chorégraphie incluant la variété des mouvements et la créativité de ceux-ci, le parcours dans la piscine, la variété des patrons et des transitions ;
2. l'interprétation musicale (utilisation de la musique et coordination de la nageuse avec celle-ci) ;
3. la présentation (façon dont les nageuses se présentent sur le bord de la piscine et dans l’eau.
La difficulté évalue la difficulté des mouvements, des positions, des propulsions, des transitions, des formations (positions des nageuses les unes par rapport aux autres).
Pour ce qui est des programmes techniques, deux notes sont accordées par les juges : une note pour l’exécution et une note pour l'impression générale. La note de l'exécution comprend l'exécution des éléments obligatoirement requis dans la routine et l'exécution du reste de la routine. La note de l'impression générale comprend la synchronisation (avec la musique et entre les nageuses), la difficulté des mouvements, la chorégraphie et l'utilisation de la musique et la méthode de présentation.
Les hommes et la natation synchronisée
La natation synchronisée était initialement pratiquée par les hommes sous forme de ballets aquatiques. Après les succès des femmes dans ce sport, ceux-ci se virent fermer les compétitions, comme au Québec en 1924 et sa pratique fut abandonnée.
En septembre 2000, la Fédération internationale de natation accepte finalement les hommes, pour les compétitions internationales par couples, à partir de la Coupe du monde de Zurich de 2002.
L'année 2015 voit le renouveau de la natation synchronisée masculine, avec une nouvelle épreuve de couple, le duo mixte, ouverte aux hommes lors des championnats du monde de natation à Kazan avec la consécration de Bill May et Kristina Lum. Cette décision prise par la Fédération internationale de natation provoque des réactions désapprobatrices de la Russie, dont le ministre des sports indique que ce sport devrait être exclusivement féminin.
Des épreuves de natation artistique réservées aux hommes font leur apparition aux championnats du monde de natation de 2023 avec une épreuve masculine de solo libre et une épreuve masculine de solo technique.
Alors que l'ensemble des disciplines olympiques sont accessibles aux femmes depuis les Jeux olympiques de 2012, la natation synchronisée était l'une des deux dernières disciplines fermées aux hommes, avec la gymnastique rythmique. À partir des Jeux de 2028, les hommes pourront participer aux épreuves par équipes (libre et technique) en intégrant deux hommes maximum dans des équipes de huit mais pas à celles des solos et duos (libre et technique).
Le 22 juin 2024, un groupe de quatre hommes du Cercle des nageurs de Brest surnommés les "Homards étincelants" (Pierre Le Roux, Fabrice Manac'h, Yannick Jacob et Mathieu Hamon) est devenu la première équipe championne de France du combiné masculin dans la catégorie Master (plus de 25 ans). Leur groupe a été créé et est entraîné par Anaïg Dieu-Dutertre.
En 2018, sort le film de Gilles Lellouche Le grand bain, consacré à ce sujet.
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Le château d'Angers, aussi appelé château des ducs d'Anjou1, est situé dans la ville d’Angers dans le département de Maine-et-Loire en France.
Le site est occupé dès l’antiquité du fait de sa position défensive stratégique. Par la suite, les comtes d'Anjou y installent leurs demeures, jusqu'à la fin de l'empire Plantagenêt qui voit le royaume de France conquérir le comté d'Anjou. Louis IX fait construire le château actuel au XIIIe siècle tandis que les ducs d'Anjou le transforment en résidence seigneuriale au XVe siècle. Yolande d'Aragon y donne naissance à René d'Anjou. Au XVIe siècle, à la suite des troubles des guerres de Religion, Henri III ordonne la destruction du château, mais seule la partie supérieure des tours est détruite. Il est par la suite transformé en prison, puis en garnison et dépôt de munition pendant la Seconde Guerre mondiale. Depuis 1954, il héberge la tenture de l'Apocalypse et est un des sites touristiques les plus visités de Maine-et-Loire. Son ouverture au tourisme est gérée par le Centre des monuments nationaux2.
Localisation
La forteresse est édifiée sur un promontoire de schiste ardoisier qui domine la Maine.
L'emplacement du château d'Angers est stratégique car il se situe sur le flanc ouest de la colline de la Cité, le point le plus haut d'Angers, avec 47 mètres. L'altitude du château oscille entre 35 et 45 mètres. Elle domine la Maine qui coule à une altitude de 20 mètres environ. La colline elle-même se compose de schiste ardoisier dont l'abrupt vers la Maine s'accentua par son extraction à la période médiévale3.
Historique
Les premières occupations
En 1997, un cairn est mis au jour à l'ouest de la cour, sous les vestiges de l'ancien château comtal. Construit aux alentours de 4 500 av. J.-C., le cairn se composait de quatre ou cinq chambres funéraires. Il fait environ 17 mètres de diamètre et est entièrement construit en dalles de schistes. Par ailleurs, le façonnage de ces plaques laisse percevoir la maîtrise de l'exploitation ardoisière dès le Néolithique4.
La présence d'un oppidum gaulois de la tribu des Andécaves sur le site fut longtemps rejetée face au peu d'indices permettant d'étayer l'affirmation5. Cependant, la campagne de fouilles préventives entre 1992 et 2003 a finalement pu démontrer l'existence d'une occupation à l'époque de La Tène finale (vers 80-70 av. J.-C.) jusqu'à la période augustéenne (10 av. J.-C.)6. La présence de mobiliers archéologiques, de vestiges d'un rempart à poutrages horizontaux et la découverte de voies délimitant des secteurs d'activités3 permettent d'envisager à nouveau l'hypothèse d'un oppidum sur le site du château6.
Pendant l'occupation romaine, vers la fin du Ier siècle, le site est aménagé en une vaste plate-forme de 3 600 m2 ceinte de murs à contreforts, surplombant la Maine. Un temple ainsi que ses satellites y sont édifiés3,7. À la fin du IIIe siècle, les migrations des peuples germaniques apportent un état d'insécurité croissant. Les habitants de la région se réfugient alors à Juliomagus et entourent la cité d'une enceinte haute de 10 à 12 mètres8. Une partie des remparts gallo-romains traversaient l'actuel château d'ouest en est, longeant l'ancien promontoire du Ier siècle dont les édifices sont probablement détruits pour construire la muraille3. À son extrémité ouest, sous la galerie de l'Apocalypse, au niveau de la chapelle Saint-Laud, se trouvent les vestiges d'une tour de l'enceinte urbaine9. On trouve également une porte mentionnée comme la « porte de Chanzé » dont les vestiges se trouvent enterrés sous le rempart sud-ouest10.
Les fouilles entreprises entre 1992 et 2003 ont permis de révéler l'occupation du site entre le VIIe et IXe siècles. On y trouve des bâtiments d'une bonne qualité de construction ainsi que des espaces d'artisanats et de jardins qui correspondraient à une résidence épiscopale, l'évêque étant mentionné comme le propriétaire de l'emplacement du château au milieu du IXe siècle3.
Le palais comtal
En 851, l'évêque d'Angers, Dodon, permet au comte d'Anjou de s'installer sur un terrain, « près de l'enceinte11 ». Cette position permet de surveiller la Maine à une époque où Angers était vulnérable aux raids normands. Cela ne les empêchera pas de s'emparer à plusieurs reprises de la ville. Dans le même temps, les Bretons effectuent des raids et s'emparent d'une partie du territoire angevin.
C'est une fois la période de troubles et d'invasions terminée que les comtes d'Anjou édifient ce qui deviendra le palais comtal. Celui-ci ne subira jamais de siège et sera très peu fortifié car les comtes d'Anjou vont peu à peu soumettre le Poitou, le Maine, la Normandie et l'Aquitaine. Il est alors mentionné comme une aula et non comme un castrum. Par conséquent, il sera constitué en majorité de bâtiments d'habitations12. La Grande salle, ou aula a été construite à l'extrémité ouest du promontoire, probablement sur l'ancienne terrasse antique tandis qu'une cuisine prenait appui sur l'ancienne enceinte gallo-romaine. La chapelle Sainte-Geneviève, qui dessert les habitants du site, reçoit vers la fin du IXe siècle les reliques de saint Laud, lesquelles lui laisseront finalement leur nom13. Au Xe siècle, une étuve jouxtant le palais est construite sur le système gallo-romain14 et dont les bases des colonnes de tuyaux ont été retrouvées lors des fouilles du palais comtal15. Au XIe siècle, la grande salle est agrandie vers le nord, passant de 300 à 500 m23.
Vers le XIIe siècle, le palais passe sous le contrôle de la dynastie des Plantagenêts. En 1131 ou 1132, un incendie le dévaste. Pendant la reconstruction, la grande salle est réaménagée et dotée de l'actuelle porte12. Les appartements continuent d'y évoluer vers le nord et le sud de la cour3. Enfin la nouvelle chapelle Saint-Laud est érigée à l'extérieur de l'enceinte romaine sur laquelle elle appuie sa façade nord. C'est une chapelle à nef unique voûtée en berceau brisé, ne présentant qu'une unique absidiole sur sa façade sud16. En 1165 Aliénor d'Aquitaine accouche de sa fille Jeanne au château17. L'Anjou fait alors partie de l'empire Plantagenêt, le palais perd son rôle de centre politique alors que les souverains plantagenêts ne tiennent plus qu'épisodiquement leur cour à Angers18. Les chambres et logis se dégradent3.
La forteresse royale
À la suite de l'assassinat en 1203 d'Arthur de Bretagne, duc de Bretagne, par ailleurs comte d'Anjou et du Maine, ces comtés sont réunis au domaine royal par Philippe Auguste. Le duché est dévolu à Alix de Bretagne, demi-sœur d'Arthur, qui épouse en 1214 un petit-cousin du roi, Pierre de Dreux dit Mauclerc19, elle décèdera en 1221, laissant deux fils (Jean et Arthur) et une fille, Yolande de Bretagne. Le 16 mars 1227, Pierre Mauclerc reçut le contrôle de l'Anjou, du Maine et du Perche à l'occasion des fiançailles entre sa fille Yolande et Jean de France, fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, héritier des comtés d'Anjou et du Maine, il perdit ces terres lors de sa révolte de 122820. Pendant la Régence de Louis IX (1228-1238) Blanche de Castille tient tête à la révolte des grands vassaux et fortifie le château d'Angers pour servir d'avant-poste au royaume contre les menaces de Pierre Mauclerc21. Pour la mener à bien, les chanoines de Saint-Laud22, ainsi qu'une partie des habitants de la ville sont expulsés afin de pouvoir ériger une forteresse étendue sur 2,5 hectares. Près d'un quart de l'ancien quartier canonial Saint-Maurice d'Angers est également détruit pour permettre l'agrandissement de la forteresse23. Pour l'édification du château, le trésor royal verse plus de 5 000 livres, et un impôt est levé sur les bourgeois d'Angers13. La construction prend une douzaine d'années (1230-1242) qui est l'acte de naissance de la forteresse, l'une des plus belles fortifications du XIIIe siècle, telle qu'elle est perçue aujourd'hui : une enceinte de plus de 800 mètres de long ponctuée de dix-sept tours rondes hautes de plus de quarante mètres. Seul le flanc nord, abrupt, face à la Maine, ne fut jamais fortifié24. Louis IX ne s'arrêta pas là puisqu'il décida également d'englober la ville dans une enceinte urbaine.
L'Anjou sera alors laissé en apanage au frère de Louis IX, Charles Ier de Sicile. Il sera à l'origine de la dynastie capétienne d'Anjou. Bien que Charles soit appelé par le pape en Italie, il ne néglige pas la forteresse pour autant, s'assurant de l'entretien et de l'amélioration de celle-ci13. C'est sur le modèle du château d'Angers qu'il fait construire à Naples le Castel Nuovo25. Ses successeurs marqueront peu de leur empreinte le château, lequel revient dans le giron royal en 1290. Angers perd alors son rôle politique et ses logis se dégradent22.
Le château ducal
L'Anjou devenu duché en 1360, une nouvelle dynastie, issue de la maison de Valois, va prendre place à Angers. Louis Ier d'Anjou y séjourne rarement, de même que son successeur Louis II13. Louis Ier rénove cependant le logement du sénéchal derrière la porte de la Ville, avant 1370, puis il réaménage la grande salle, dans laquelle il perce de nouvelles fenêtres plus larges et où il installe une monumentale cheminée. Il va également construire une nouvelle cuisine, détruite au début du XIXe siècle, du type « à cheminée de plan centrée26 », quatre fois plus grande que l'ancienne cuisine comtale qu'elle jouxte. Il charge son architecte comptable, Macé-Delarue, de l'entretien et de la réfection du château27. Son successeur, Louis II, va ériger vers 1410 le Logis royal. Yolande d'Aragon, épouse de Louis II, fait édifier une nouvelle chapelle afin d'y héberger la relique de la Vraie Croix d'Anjou, laquelle était précédemment hébergée à l'abbaye de la Boissière menacée par les Anglais13. En 1409, elle met au monde, dans les appartements du château, son fils René13. Elle fait également remettre le château en état de défense, en prévision des incursions anglaises. En 1443, le duc de Somerset, débarqué en Normandie avec 8 000 hommes, arrive dans les faubourgs d'Angers. Une salve d'artillerie tirée depuis le château tue un des capitaines de Somerset qui décide de lever le camp13 et part assiéger le château de Pouancé. Sous le règne du duc René d'Anjou, le Logis royal se voit adjoindre une galerie. René fait également bâtir le châtelet et une série de corps de logis dans les années 145028.
Retour sous l'autorité royale
René d'Anjou finit par entrer en conflit avec son neveu le roi de France Louis XI à propos de l'héritage du duché. Louis XI décide de s'emparer du duché par la force et vient en Anjou en 1474 avec son armée, forçant René à renoncer à son projet de succession. Louis XI installe aussitôt une garnison dans le château et en confie le commandement à Guillaume de Cerisay29. En 1485, Charles VIII fait recreuser les fossés qui étaient jusqu'ici simplement ébauchés30. Par la suite, Jean Bourré est nommé capitaine du château et le dote en artillerie30.
En 1562, on décide d'adapter le château aux nouvelles techniques de guerre. L'architecte Philibert Delorme13 est chargé des plans des travaux qui seront réalisés par Jehan de l'Espine31. Des terrasses d'artilleries sont établies au sud, côté cour, et derrière le rempart nord, entre la porte et le logis du gouverneur, où sont encastrés des boulets. Un bastion avancé est construit en avant de la porte des champs31. Les fossés sont une nouvelle fois élargis.
En 1585, en pleine guerre de Religion, les catholiques et les protestants se disputent le château. Henri III donne alors l’ordre de le raser afin qu’aucun des partis ne puisse l'utiliser contre lui. C'est au gouverneur du château, Donadieu de Puycharic, de mener la démolition à bien. Les tours sont décoiffées et le couronnement est abattu. La démolition est lente : les travaux sont suspendus à six reprises, puis finalement abandonnés à la fin des luttes. La grue de démolition restera en place jusqu'au milieu du XVIIIe siècle13. En 1595, de nouvelles terrasses d'artillerie sont aménagées31, puis certaines meurtrières sont changées en canonnières.
Le château est encore utilisé en 1648 quand les bourgeois d'Angers se révoltent contre le gouverneur, puis de nouveau pendant La Fronde. Le château est alors utilisé comme prison d'état et maison de retraite pour invalides13. En 1661, Louis XIV ordonne à d'Artagnan d'arrêter Nicolas Fouquet, le surintendant des finances que le roi soupçonne d'avoir détourné douze millions de livres au Trésor Royal. Après son arrestation au château de Nantes, Fouquet est conduit au château d'Angers où il réside trois semaines13. Au cours du XVIIIe siècle, une garnison modeste commandée par un lieutenant du roi y est hébergée13, le château commence à souffrir du manque d'entretien31.
De la Révolution à aujourd'hui
Pendant la Révolution, en 1789, le château devient le siège du Comité Révolutionnaire d'Angers. Au début de messidor an I (fin juin 1793), les Vendéens, de retour de la Virée de Galerne, assiègent sans succès la ville et son château31. La forteresse est alors de nouveau utilisée comme prison durant la Terreur et les guerres de Vendée13.
En 1806, la démolition de l'ouvrage avancé de la porte des Champs est autorisée afin de mettre en place un boulevard. Le château est converti l'année suivante en prison civile et militaire. En 1813, la chapelle est coupée par un étage afin d'accueillir deux cents marins anglais prisonniers des guerres napoléoniennes. Deux ans plus tard, après la défaite définitive de l'empereur, les Prussiens occupent la forteresse. Elle est réoccupée en 1817 par l'armée française qui la transforme en arsenal et en garnison. En 1857, le Conseil Général devient propriétaire du château pour la somme de 20 000 francs mais doit en contrepartie s'occuper de l'entretien des parties historiques du site. Le château est classé monument historique en 18751 alors que l'armée dégrade le Logis royal et la chapelle et met en place des constructions militaires31.
En 1912, la ville d'Angers prend les fossés en location et les aménage en jardins. Elle y place des daims et biches en 193613. Des négociations ont lieu entre l'armée et la Direction générale des Beaux-Arts concernant le château. En juillet 1939, les négociations aboutissent et les plans de restauration sont ébauchés13. Le projet est interrompu par la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands occupent le site et y entreposent leurs munitions. Les 15 et 16 mai 1944, l'armée allemande procède à l'évacuation des hommes présents et de leurs munitions, par crainte des bombardements alliés. Dix jours plus tard, les 25 et 26 mai, Angers subit son premier bombardement. Six bombes tombent sur le château, dont trois dans l'enceinte même. Une voûte de la chapelle s'effondre, le Logis royal est incendié, les toitures sont arrachées31.
En 1945 démarre la reconstruction de la chapelle sous la direction de l'architecte Bernard Vitry. Les constructions militaires légères sont démontées. En 1948, les jardins sont plantés et le château est ouvert au public. La restauration de la chapelle est complétée trois ans plus tard31 et celle-ci est inaugurée par l'évêque d'Angers13. En 1952, la décision est prise de construire un bâtiment pour accueillir la tenture de l'Apocalypse. Celui-ci est inauguré le 30 juillet 195413. Entre 1970 et 1979, le quai Ligny est progressivement rasé par la ville afin d'aménager des voies rapides sur la rive gauche des berges de Maine et dégageant ainsi la vue sur les murailles32.
Entre 1992 et 2003, une série de fouilles archéologiques préventives est réalisée par l'AFAN puis l'INRAP dans le cadre de la rénovation de la galerie de l'Apocalypse. Ces fouilles permettent notamment la mise au jour des vestiges du palais comtal, ainsi que des vestiges des occupations néolithiques, gauloises et romaines3. En 2007, l'espace d'accueil et de billetterie est réaménagé33. En février 2009, un nouvel espace d'accueil pour la galerie de l'Apocalypse est aménagé34. Celui-ci intègre une boutique et un espace vitré permettant de présenter le cairn néolithique et les vestiges des chambres du palais comtal.
Le 10 janvier 2009, aux alentours de 16 heures, un incendie ravage le Logis royal. Il serait dû à un dysfonctionnement d'un chauffage électrique35. Grâce à la réactivité des employés, les précieuses tapisseries sont mises à l'abri et aucune œuvre n'est endommagée. La toiture du bâtiment est en revanche détruite : les dégâts sont estimés à deux millions d'euros. La ministre de la Culture, Christine Albanel, déclare que la reconstruction du bâtiment sinistré est envisagée pour le second trimestre 200936. Finalement, les travaux dureront trois ans pour un budget trois fois supérieur. L'incendie a en effet non seulement détruit la toiture, mais le gel de l'eau d'extinction les jours suivants ont grandement endommagé toute la maçonnerie qui a dû être changée en grande partie. Par ailleurs, les bâtiments de France en ont profité pour rendre le monument accessible aux personnes à mobilité réduite en installant un ascenseur.
D'octobre 2009 à janvier 2010, le château accueille l'exposition internationale « Splendeur de l'enluminure. Le roi René et les livres », organisée pour les 600 ans de la naissance du roi René. Celle-ci expose quarante-sept manuscrits et feuillets enluminés dont vingt-trois exposés pour la première fois en France37. L'exposition permet au château d'attirer 190 000 visiteurs en 200938, soit le record du nombre d'entrées sur une année, en faisant un des sites les plus visités de Maine-et-Loire. En juin 2012, la rénovation du Logis royal est terminée, et le rez-de-chaussée est ouvert aux visiteurs en l'attente de l'installation d'une scénographie en 201439. Celle-ci ouvre en octobre 2014, mettant un terme aux travaux de restauration40.
Description
L'aspect général extérieur de la forteresse date presque entièrement de l'époque de Louis IX et évoque de manière monumentale le rôle militaire du château. En revanche, l'intérieur et les bâtiments de la cour, plus tardifs, construits entre Louis Ier d'Anjou et le roi René, rappellent le rôle résidentiel de la cour d'Anjou entre le XIVe et XVe siècles.
Le château se dresse sur un roc de schiste tabulaire en forme de trapèze, fortifié dès l'époque romaine. Sa base nord-ouest, large de 140 m longe le Maine à pic alors que ses longs côtés s'enfoncent jusqu'à 180 m perpendiculairement à elle. Côté nord-est et est, la place est défendue par un fossé artificiel de 30 m de large. Au sud-ouest, une dépression naturelle limite l'aire fortifiée41.
L'enceinte extérieure
La porte des Champs
La porte des Champs, élevée peu avant 1230, qui s'ouvre côté ouest du château42, permettait la liaison entre ce dernier et l'extérieur de la ville. C'est l'élément architectural le plus avenant du château. Son parement extérieur est couvert de tuffeau sur ses deux tiers. Le dernier tiers alterne entre couches de tuffeau et couches de schiste.
Deux puissantes tours flanquent une porte charretière, laquelle donnait accès par une passerelle dormante, puis par un pont-levis qui devait être actionné par une unique chaîne à partir d'une ouverture au-dessus de la porte43.
La défense de la porte se faisait en premier lieu par une série d'archères disposées en quinconce sur les quatre étages dont dispose chacune des tours. Certaines de ces archères seront reprises et transformées en canonnières. Au XVIIe ou XVIIIe siècle, deux de ces canonnières furent habillées de petits balcons semi-circulaires à encorbellements.
L'entrée était ensuite gardée par une série de quatre archères (deux de chaque côté) qui aboutissent au niveau même de l'entrée. Cette dernière était ensuite défendue par un système de double herse, le tout renforcé d'un assommoir entre les deux. La herse en place d'aujourd'hui est une herse d'origine en bois et aux sabots renforcés de fer, datant probablement du XVe – XVIe siècle. Enfin, une porte, dont il reste un gond et les traces de la barre de fermeture, venait renforcer cette entrée extrêmement bien défendue44.
En retrait de l'entrée se trouve une salle voûtée du XIIIe siècle qui supportait les salles de garde et sur laquelle s'appuie maintenant le logis du gouverneur45. L'intérieur des tours est constitué de trois salles en voûte d'ogives s'appuyant sur six culots. Ceux-ci sont plus travaillés que sur les autres tours de la forteresse et représentent des visages ou des motifs végétaux. Au cours du XVIe siècle, ont a construit en avant de la porte une barbacane42.
À l'occasion des 600 ans du roi René, les ateliers Perrault Frères ont construit pour l'occasion une passerelle temporaire rappelant le passé du château d'Angers46.
La porte de la Ville
La porte de la Ville assurait autrefois la communication entre le château et la ville. De construction moins soignée que la porte des Champs, elle est essentiellement constituée de schiste et ponctuée de chaînages de tuffeau. La porte de la Ville comprend de deux tours circulaires qui flanquent le passage d'entrée. Ce passage a été remanié au XVe ou au XVIe siècle afin de pouvoir aménager deux ponts-levis : l'un, à double flèche, pour le passage charretier, l'autre pour le passage piéton.
Sa défense était similaire à la porte des Champs. Les traces de deux herses entre lesquelles était installé un assommoir sont encore marquées. Plusieurs archères protègent l'entrée, dont certaines ont été aménagées en canonnières.
Derrière la porte se trouvaient les salles des gardes, supportées par un passage voûté. Ces salles ont été remaniées par Louis Ier47.
L'enceinte et les tours
L'enceinte fortifiée construite à l’instigation de Saint Louis à partir de 1230 est flanquée de dix-sept tours à archères érigées avec un appareil alternant schiste et assises de tuffeau13. Les tours, dont deux porteries à deux tours48, sont hautes d'une trentaine de mètres, larges d'environ dix-huit mètres et reliées entre elles. Une dix-huitième tour, la tour Guillon, démolie en 183249, située en dehors de l'enceinte, vers la Maine, servait à l'approvisionnement du château. Durant la Révolution, les tours ont été rognées. Les remparts d'une longueur d’environ 800 m de long closent une surface de 25 000 m249. Du côté nord, vers la rivière, l’abrupt du plateau est tel que les architectes n’ont pas jugé nécessaire de compléter les défenses.
Détail.
Les fossés-jardins
Les fossés ont été creusés dès la construction de la forteresse sous le règne de Saint Louis. Au sud, ils séparaient alors le château — bâti sur la colline du même nom — du faubourg de l'Esvière. Au nord, ils imposaient la limite entre la cité et le château. Ils furent agrandis au XIVe puis au XVIe siècle. Deux puits s'y situent : un à l'est, l'autre au nord. Bien que la Maine passe au pied du château, il n'a jamais été question de mettre les fossés en eau, principalement à cause du dénivelé du terrain.
Sous le roi René, les fossés auraient été transformés en lices pour le déroulement des tournois que le duc appréciait tant23. Au XVIIIe siècle, les fossés hébergent des jardins et des potagers. La ville d'Angers devient locataire des fossés en 191250. De 1936 à 1999, des biches et des daims y sont installés13. Aujourd'hui, les fossés ont été transformés en jardins.
La cour intérieure
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La cour intérieure était divisée en deux parties. L'organisation des bâtiments construits entre les XIVe et XVe siècles divise l'intérieur de la forteresse entre la basse-cour, ou cour de la garnison, et la cour seigneuriale, délimitée par le Logis royal, la chapelle, le châtelet, et d'autres bâtiments disparus (communs, cuisines) désormais remplacés par la galerie de l'Apocalypse.
La grande salle
La grande salle comtale du château d'Angers date du Xe sièclenote 1 C'est une aula, une salle d'apparat où s'exerce le pouvoir comtal. La première salle, vaste de 300 m2 (25 × 12 mètres), est agrandie au XIe siècle pour finalement atteindre 480 m2 (40 × 12 mètres)3,51. Au XIIe siècle, vers 1130, probablement après l'incendie de 1131, la grande salle est réaménagée en perçant des petites baies en plein cintre et en perçant l'actuelle porte, également en plein cintre, décorée de bâtons rompus52. L'ancienne aula carolingienne est une nouvelle fois modifiée dans la seconde moitié du XIVe siècle pour le duc d'Anjou : sont percés cinq croisées à double croisillons, aménagées de coussièges. Entre ces grandes fenêtres sont percées de petites baies formant une alternance. Une cheminée monumentale est mise en place sur le pignon. La porte du XIIe siècle est quant à elle conservée. Des comptes datant de 1370 font mention, du côté de la Maine, d'aménagement de fenêtres et cheminées53.
La chapelle Saint-Laud
Une chapelle sous le vocable de Sainte-Geneviève existait probablement déjà sur le site avant la fin du IXe siècle puisque vers cette époque, elle reçoit les reliques de l'évêque de Coutances, Laud, qui lui donnera son nom de Saint-Laud13.
Vers 1060, le comte d'Anjou Geoffroy Martel crée un chapitre de chanoines pour y assurer le culte. La chapelle est détruite une première fois au début du XIIe siècle, reconstruite et consacrée par l'évêque d'Angers Renaud de Martigné le 8 juin 110413. Elle est de nouveau détruite dans l'incendie de 1131 et réédifiée par Henri II Plantagenêt. Bien que partiellement enterrée par la reconstruction du château de Saint Louis, elle sert de chapelle au château jusqu'au XIVe siècle, moment où elle sera remplacée par la nouvelle chapelle construite par Yolande d'Aragon13.
Les vestiges de la chapelle ont été découverts en 1953, à l'occasion des travaux de terrassement de la galerie de l'Apocalypse. L'actuelle chapelle Sainte-Geneviève-Saint-Laud est une chapelle du XIIe siècle construite en surplomb de la Maine mais à l'extérieur de l'enceinte du XIIIe. Elle mesure cinq mètres sur quinze et était couverte d'une voûte de pierre en berceau et en plein cintre. Il subsiste encore sur le mur nord des colonnes avec des chapiteaux sculptés54. Elle est désormais visible en surplomb à l'extrémité de la galerie de l'Apocalypse.
Le Logis royal
Le Logis royal a été édifié par Louis II d'Anjou, vers 1410. À l'époque, les bâtiments s'étendaient jusque du côté de la Maine pour revenir vers la grande salle, clôturant ainsi la cour55. Seul le logis contigu à la chapelle demeure actuellement.
La chapelle
À l'intérieur du château, s'élève la chapelle construite à la demande de Yolande d'Aragon, épouse de Louis II d'Anjou. Sa construction débute en 1405 et s'achève en 141356. Elle est dédiée à saint Jean-Baptiste57. Avec sa nef unique rectangulaire et ses trois travées de voûte à l'angevine, elle témoigne du style architectural du gothique angevin58. L'édifice large (22,85 mètres de long et 11,90 mètres de large) et peu élevé (14,90 mètres sous voûtes) présente en ce début du XVe siècle, un décor typique du gothique international (nervures prismatiques, base en bouteille57). Les trois clefs de voûte sont finement sculptées : la première représente les armoiries de Louis II et Yolande, la seconde est ornée de l'écu couronné de Louis II. La clef de la troisième voûte représente une croix à double traverse, symbole de la Vraie croix d'Anjou, reliquaire possédé par la maison d'Anjou et présent sur ses armoiries et qui fut exposé dans la chapelle entre 1412 et 145658. Les portes actuelles de la chapelle de style gothique sont les portes d'origines13.
Sur la face sud a été placé l'oratoire seigneurial, ou loggia seigneuriale59. Celle-ci, construite sous Yolande, a été reprise par René qui l'a améliorée par l'ajout d'une triple arcature tri-foliée donnant vue sur l'autel. L'oratoire est orné du côté de la chapelle par des décors et moulures en pierres, tous les ornements saillants ont cependant été détruits lors de l'occupation militaire de l'édifice59. Seul subsiste aujourd'hui les traces en négatif. On y accédait soit par une porte extérieure, soit par la chapelle. Une cheminée, dont le conduit était dissimulé par un contrefort et un pinacle, permettait de chauffer la pièce58.
L'éclairage se fait principalement par la verrière du chevet plat, orientée à l'est. Chaque travée est percée de deux verrières, une au nord, l'autre au sud. Les vitraux originels ont été détruits. Cependant, on peut encore trouver dans la verrière sud de la première travée les vestiges d'un vitrail du XVe siècle appartenant originellement à l'abbaye de Louroux. Transporté en 1812 à l'église de Vernante, il est donné en 1901 au Musée d'Archéologie et remonté dans la chapelle de l'ancien hôpital Saint-Jean d'Angers. Il est finalement remonté dans la chapelle du château en 195158. Il représente le roi René et sa femme Jeanne de Laval à genoux, en prière, encadrant la Vierge.
La galerie du roi René
La galerie du roi René a été construite entre les années 1435 et 1453 par le duc René d'Anjou. Elle se compose de quatre pignons séparés chacun par un contrefort. Sous chaque pignon ont été aménagées deux fenêtres pour l'éclairage des deux étages de la galerie, desservie au sud-est par un escalier. Les architectes du duc d'Anjou, Jean Gendrot et André Robin, réalisent une façade largement vitrée et inhabituelle au XVe siècle60. La galerie totalise quinze mètres de longueur pour une largeur de trois mètres vingt. Sur les quinze mètres de longueur, huit mètres trente sont ouverts en onze fenêtres vitrées. Les quatre voûtes des quatre travées du rez-de-chaussée sont conservées avec leur clef sculptée mais grattée depuis. Les nervures retombaient sur des culots qui ont été détruits. Le premier étage est en meilleur état de conservation, les retombées des nervures et les culots à décors de feuillages étant encore en place. Les clefs de voûte sont armoriées, une représentant les armoiries de René d'Anjou, tandis qu'une autre représente la croix à double traverse dite « Croix d'Anjou ». Les châssis en bois ont été restitués à partir de modèles anciens. Au fond de la galerie, une porte murée témoigne des bâtiments prolongeant le logis qui ont depuis disparu52.
L'escalier a été placé dans le retour d'angle formé entre la chapelle et le logis royal, et dessert le premier et le second étage du logis. Il permet également d'accéder aux combles de la chapelle55. Le sommet de l'escalier est couvert d'une voûte en palmier composée de seize quartiers de voûtains séparés par des nervures prismatiques. À chaque croisement de nervures se trouve une clef portant pour six d'entre elles deux lettres de la devise du roi René : EN. DI. EU. EN. SO. IT (« En Dieu, en soit »)55. La septième clef est effacée et la huitième figure un soleil. Les nervures retombent sur des chapiteaux en cul-de-lampe ornés de feuillages60.
Lors de l'utilisation du château comme caserne et prison, la galerie est couverte par un toit en pente, les baies sont murées et à l'intérieur les travées sont divisées par des murs en tuffeau60. Les frontons ayant disparu, les travaux de restaurations les ont restitués, de même que la pente de la couverture d'origine52.
La construction de la galerie et de l'escalier permet ainsi un accès indépendant aux pièces du Logis qui se commandaient jusqu'alors. Elle permet également d'avoir un double accès et une ouverture sur le logement du Sénéchal d'Anjou et sur la cour nord où se tenaient les fêtes et les cérémonies<61,60.
Le châtelet
Le châtelet est le portail d'entrée dans la cour seigneuriale. Il a été construit par le duc René d'Anjou et terminé en 1456. Il est l'œuvre de l'architecte angevin Guillaume Robin52.
Au-dessus du passage, il se compose de deux étages desservis par une tourelle d'escalier. Le châtelet est flanqué de trois tourelles en surplomb soutenues par des contreforts et coiffées de toit en poivrière, comme au châtelet du château de Saumur62. Celles-ci sont désaxées par rapport au pignon du bâtiment, conférant à celui-ci un aspect asymétrique. Les poivrières isolées du toit principal sont le résultat d'une modification faite en cours de construction63. Le porche d'entrée possède un arc surbaissé surmonté d'une archivolte à accolade et croisettes. Vers l'intérieur de la cour, il possède un arc brisé avec archivolte à accolade et croisettes mais dont un côté repose sur un chapiteau tandis que l'autre descend jusqu'au sol52. L'édifice est construit en alternance avec un appareil de schiste et tuffeau en employant uniquement le tuffeau pour les éléments saillants (tourelles, angles, encadrements). Sur le pignon extérieur sont gravées dans un blason de tuffeau les armes du duc René d'Anjou.
L'intérieur est constitué d'un étage et de combles aménagés en logements52. L'étage sera notamment habité par le fils de René, Jean II de Lorraine, puis sera mentionné en tant que prison en 170763.
Le logis du gouverneur
Le logis actuel date du XVIIIe siècle, les deux ailes encadrant une tour d'escalier qui date de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. Lors de la construction des logis actuels, une large baie vitrée a été percée à l'extérieur de la muraille, sur le côté est. Le logis dispose de quatre salles à l'étage. Dans la seconde, les fenêtres ont été aménagées en chicanes afin d'optimiser l'éclairage et de ne laisser aucun angle obscur64. Le logis dispose également d'un étage sous comble dont les fenêtres sont surmontées de frontons droits.
La galerie de l'Apocalypse
La galerie a été construite entre 1953 et 1954 par l'architecte en chef des monuments historiques Bernard Vitry dans le but d’accueillir la tenture éponyme. Elle mesure neuf mètres de haut en étant légèrement enterrée afin de ne pas dépasser la hauteur des remparts. La galerie est placée en équerre et s'inscrit sur le tracé des anciens bâtiments qui fermaient la cour seigneuriale. La première partie fait 40 mètres de long, la seconde 56 mètres13. Afin de s'harmoniser avec les constructions environnantes, des moellons de schiste apparent recouvrent l'intégralité des façades. À l'intérieur, la galerie épouse le renflement des tours de l'enceinte64.
La tenture de l'Apocalypse y est conservée depuis 1954, toutefois les larges baies qui laissent passer les rayons du soleil et de la lune dégradent les couleurs. Des rideaux sont installés en 1975, puis des barres d'accrochages afin d'éviter le contact entre la tenture et le mur en 1980. D'abord présenté sur un fond rouge, celui-ci est remplacé en 1982 par un fond beige, puis en 1996, lors du réaménagement de la galerie, par un fond bleu sombre. Une température constante et une lumière tamisée est mise en place pour limiter l'altération des couleurs65.
09/12/2011 - Curitiba, PR - OlimpÃadas Escolares 2011 15 e 17 Anos - Futsal Feminino - ASPP - Jogo entre RN x RS: Crédito: Gaspar Nóbrega / Inovafoto / COB