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Vogelplas Sterrevaart Leidschendam 27-1-2025

Eglise saint Géry à Valenciennes, rue Chastelain, ex collègiale des Frères Mineurs, puis des Récollets, elle a été construite à l'emplacement du château des contes de Hainaut ( et est encore entourée des enseignes douves, souterraines ) . Elle a failli être détruite au début du XIXième, comme le fut la quasi intégralité du patrimoine religieux à l'époque .

Elle remonte au XIIIième siècle . Elle fut restaurée en 1803, eut ses vitraux détruits en 1918, puis reçut des bombes le 8 mai 1945 . Après une nouvelle restauration elle fut rouverte en 1965 .

Source : « Petite histoire des rues de Valenciennes » par André Gauvin, 1974 .

 

C'était lors de la communion de mon neveu . Moi, un athée, bien que de culture catholique, obligé d'assister à une messe … Bon je me suis rattrapé ensuite ! Petite remarque, l'intérieur s'est singulièrement encrassé et mériterait un bon lessivage .

 

Hainaut, Nord, France .

Photographie J-P Leroy, droits réservés .

Essex ~ England

 

Le château de Hedingham est une motte castrale normande du comté d'Essex, munie d'un donjon en pierre. Il fut, quatre siècles durant, le château familial des comtes d'Oxford, les de Vere.

La seigneurie d’Hedingham fut octroyée par Guillaume le Conquérant à Albéric de Vere avant 1086. Le château a été construit par les de Vere entre la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle, et son donjon dans les années 1130-401. Pour aménager le château, on creusa un grand fossé à l'ouest vers la vallée de la Colne pour former une enceinte circulaire et délimiter une lice ; une basse-cour extérieure s'étendait plus au sud en direction de la vallée, et a formé le noyau primitif de l'actuel village de Castle Hedingham. Le donjon de pierre est dans un excellent état de conservation et il est ouvert au public2,3.

 

Le donjon est à plan carré (16 × 18 m), et haut de 21 m, avec des tourelles qui surplombent les parapets de 4,5 × 7,5 m43. Depuis la colline qu'il couronne, il domine la campagne environnante. Ses murailles sont épaisses de 3,40 m à la base avec une épaisseur moyenne de 3 m en partie supérieure3. L'appareillage est fait de moellons de silex liés avec du mortier de chaux2 mais les parements, fait peu ordinaire pour une fortification du comté d'Essex, sont faits de parpaings, extraits de la carrière de Barnack, dans le Northamptonshire.

 

Le donjon comporte quatre étages, parmi lesquels celui de la grande salle de banquet, avec son arc central sur deux niveaux et sa cheminée. Le dernier étage est certainement un ajout du XVe siècle, qui aurait pris la place d'une énorme échauguette pyramidale5 ; ce n'est là toutefois qu'une hypothèse, et plusieurs sources anciennes signalent la similitude architecturale entre ce château et celui de Rochester, dont la construction remonte à 1126, et qui comporte lui aussi quatre étages.

Plan des quatre étages du donjon, d'après The Growth of the English House de John Alfred Gotch (1909).

 

Il manque actuellement deux des poivrières2 et il est probable qu'elles ont été démolies pour récupérer de la pierre de taille, plutôt qu'à la suite d'un combat. Le donjon est le seul édifice médiéval du château à avoir survécu ; Le corps de logis, le pont-levis, et les corps de garde ont été remplacés par d'autre constructions à l’ère Tudor, qui toutes, à l'exception d'un pont en brique, ont été perdues2. Il y avait au sud du donjon, à l'intérieur de l'enceinte médiévale, une chapelle6.

 

Un pont en brique à quatre travées relie l'enceinte à la basse-cour au nord-est. Sa construction remonte à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle, et il a été réparé à plusieurs reprises2. Le corps de logis en briques rouges de style reine Anne de la basse-cour a été ordonné par Sir William Ashhurst (député et ancien lord-maire de Londres) : sa construction se situe donc entre 1693 (date de l'achat de ce domaine) et la mort de ce parlementaire, en 1719.

Il se pourrait que le château de Hedingham ait repris le site d'une motte castrale du XIe siècle ou du XIIe siècle, fief du baron normand Albéric (ou Aubrey) (I) de Vere. Hedingham était en effet l'une des principales places fortes octroyées à Albéric. le Domesday Book signale qu'il en était le maître en 1086, et qu'il y ordonna la plantation de vignes10. Il devint le siège de la baronnie des de Vere, dite baronnie d'Hedingham (plus tard Hedingham Castle). Le donjon de pierre d'Hedingham a probablement été construit par Aubrey (II) ou Aubrey (III). En 1133, Aubrey II de Vere, fils et héritier du compagnon d'arme de Guillaume de Normandie, fut créé Grand Chambellan d’Angleterre par le roi Henri Ier. En 1141, son fils Aubrey (III), déjà comte de Guînes par sa femme Béatrix de Bourbourg, est élevé au rang de comte d'Oxford par Mathilde l'Emperesse mais, comme son beau-frère Geoffrey de Mandeville, il sera contraint en 1143 de remettre ses châteaux au roi Étienne. On les lui restituera au milieu des années 1140.

 

Mathilde, épouse du roi Étienne, meurt au château de Hedingham le 3 mai 115211. Le château est assiégé par deux fois, en 1216 et en 1217, au plus fort de la lutte du roi Jean sans Terre contre les barons rebelles et le roi de France (dans les deux cas, ces sièges, de courte durée, sont des succès).

 

Le château fut détenu par la famille de Vere jusqu'en 1625. Parmi les seigneurs les plus célèbres de cette lignée, on trouve Robert de Vere; Robert de Vere; John de Vere; et Édouard de Vere, que quelques critiques soupçonnent d’être le véritable auteur des pièces de Shakespeare (cf. à ce sujet l'article « Paternité des œuvres de Shakespeare »).

La lignée des de Vere s'éteignit avec la mort du 20e comte d'Oxford, en 1703. En 1713 le château fut racheté par un député, William Ashhurst (1647-1720), qui en fit legs à sa petite-fille, épouse du député conservateur Lewis Majendie (1756-1833). La famille Majendie conserva la propriété du château de Hedingham pendant 250 ans, jusqu'à ce que Mlle Musette Majendie le lègue à son cousin, Thomas Lindsay, descenant des de Vere par ses deux parents. Le fils de ce dernier, Jason Lindsay, habite avec sa femme Demetra et ses enfants, au château de Hedingham.

 

Quoique le château de Hedingham demeure une résidence privée, le donjon normand et le parc sont ouverts au public des vacances de Pâques à la Toussaint, et les groupes scolaires peuvent venir toute l'année. Le château accueille toutes sortes de manifestations : joûtes, archerie, fauconnerie, reconstitution de batailles, foires, défilés d'automobiles de collection, concerts de musique et pièces de théâtre12. Le château de Hedingham peut également recevoir des cérémonies de mariage, des séminaires d'entreprise ou des fêtes privées (100 convives). Le donjon anglo-normand accueille des mariages civils, PACS, renouvellement des vœux de mariage et baptêmes. Le manoir de style reine Anne et le chapiteau sont réservés aux mariages et aux réceptions12.

 

Le château de Hedingham a servi de décor pour le 2e épisode de The Landscape Man13, diffusé sur Channel 4 en 2010 : les terrains du château, rendus à l'état naturel au cours du XXe siècle, sont réaménagés en jardins12. Le château de Hedingham a également servi de décor pour le film The Reckoning avec Willem Dafoe et Paul Bettany, ainsi que pour la série télévisée de la BBC Ivanhoë12 (1997). Les documentaires Made in Britain avec Fred Dibnah, The Shakespeare Theory avec Derek Jacobi et A History of Britain (avec la participation de l'historien Simon Schama) comportent également des scènes de tournage à Hedingham12.

 

Une photo d’Alexander McQueen avec Isabella Blow, parue dans Vanity Fair, a été prise au château12 par David LaChapelle ; cette photo est exposée à la National Portrait Gallery (Royaume-Uni)

fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Hedingham

Foto: Nathália Ely/Travinha Esportes

LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 12: FUT Esports pose onstage after victory against T1 at VALORANT Champions Los Angeles Group Stage at the Shrine Expo Hall on August 12, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)

1º Torneio de Futebol Society Anviversário de Santana de Parnaíba

LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 16: FUT Esports huddles onstage at VALORANT Champions Los Angeles Playoffs Stage at the Shrine Expo Hall on August 16, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)

LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 07: Ata "ATA KAPTAN" Tan of FUT Esports poses onstage after victory against T1 at VALORANT Champions Los Angeles Group Stage at the Shrine Expo Hall on August 7, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)

wielerfoto's in de bar van Vittorio Poletti (vooral van Gastone Nencini)

Dès sa construction, le château fut équipé de tous les équipements les plus modernes de l'époque : il disposait de l'eau courante à tous les étages, de l'éclairage au gaz, de monte-charges, et de bouches d'incendies ; une caserne de pompiers fut même construite, abritant une brigade de pompiers volontaires dirigée par Alexander Henry, un des fils de Mitchell Henry. En 1893, une turbine hydroélectrique fut installée sur la rivière qui coulait du Lough Touther situé plus haut, afin d'alimenter le château en électricité en remplacement du gaz. Le château incluait également une aile complète destinée aux domestiques.

LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 05: (L-R) Furkan "MrFaliN" Yegen of FUT Esports, Son "xeta" Seon-ho of Tl and Kim "stax" Gu-taek of DRX peak at VALORANT Champions Los Angeles Press Conference at the Shrine Expo Hall on August 5, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Christian Betancourt/Riot Games)

SHANGHAI, CHINA - MAY 23: Dogukan "qRaxs" Balaban of FUT Esports competes on stage at the VALORANT Masters Shanghai Swiss Stage Day 1 at the VCT CN Studio on May 23, 2024 in Shanghai, China. (Photo by David Lee/Riot Games)

LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 07: Furkan "MrFaliN" Yegen of FUT Esports (L) speaks with esports commentator Tom "Tombizz" Bissmire upon arrival at VALORANT Champions Los Angeles Group Stage at the Shrine Expo Hall on August 7, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)

Un phare de bois de style poivrière exista à L'Anse-aux-Belliveau de 1889 `jusqu'à 1973 alors qu'une tempête le renversa dans l'océan. Une réplique opérationnelle fut construite par la collectivité au cours des années 80.

www.boatnerd.com/digitalshipyard/belliveauships/home.htm

 

www.baiesaintemarie.com/a-voir-et-a-faire/parcs/parc-muni...

 

Le parc porte les noms des fondateurs de la baie Sainte-Marie. Joseph Dugas et sa femme, Marie Robichaud.

 

Lors du Grand Dérangement, Joseph Dugas passe temporairement en France avec ses parents, puis il se réfugie sur la rivière Miramichi et ensuite à la Baie des Chaleurs. On le retrouve plus tard à Pisiguit où il se marie, puis à Annapolis Royal en 1765 où son premier enfant est né. Il devient en 1768 le premier colon de la Baie-Sainte-Marie et donc fondateur de tout le district de Clare en Nouvelle-Écosse. Lui-même, son épouse, et ses deux jeunes enfants vécurent pendant un an en mode de survie dans un pays entièrement sauvage, le plus proche voisin se trouvant à 50 miles de chez eux.

www.zonecousinage.com/getperson.php?personID=I11753&t...

 

Treize ans après le drame de 1755, un jeune homme d’environ 30 ans, partit de Port-Royal à travers la forêt vierge avec sa femme et son unique enfant, âgée d’environ deux ans, et après plusieurs jours d’une marche pénible et fatiguante, surtout pour la mère, arriva le 5 septembre 1768 sur le monticule aujourd’hui connu sous le nom de la Pointe-à-Major. Cet homme se nommait Joseph Dugas, sa femme Marie Robichaud, et la jeune enfant était Isabelle Dugas qui devint plus tard l’épouse de Firmin Comeau. Il n’y avait alors sur tout le long de la baie Ste-Marie aucun habitant de race blanche mais des Micmacs en assez grand nombre. Joseph Dugas se construisit aussitôt une cabane à la manière des sauvages, et vingt jours après son arrivée, c’est-à-dire le 25 septembre 1768, sa femme accoucha d’un garçon, qui fut le premier enfant de parents acadiens né à la baie Ste-Marie.

Dire les privations et les misères que dut subir et endurer le premier colon de la ville de Clare durant les premières années de son séjour à la Pointe-à-Majorest une tâche que nous n’entreprenons pas; c’est plus facile à concevoir qu’à décrire. L’endroit où Joseph Dugas vint planter sa tente est juste à mi-chemin entre Port-Royal et le Cap Fourchu (Yarmouth). Dans son lieu isolé il se trouvait avoir pour premiers voisins de race blanche les habitants de Port Royal d’un côté et ceux de Yarmouth de l’autre. Il était donc éloigné de chacun de ces établissements d’une distance de 45 milles. Sans provisions de bouche, il lui fallut recourir pendant plusieurs mois aux produits de la chasse et de la pêche pour se maintenir lui et sa famille. A cette époque les canards sauvages et la truite abondaient dans la rivière des Grosses Coques. Les succulentes bivalves qui ont valu à la rivière et au canton avoisinants l’appellation des Grosses Coques furent aussi une vraie manne providentielle.

voi.lib.unb.ca/en/node/1156

 

En France, la préfabrication va tout d'abord se développer dans le contexte de pénurie générale de la Libération. Dans un second temps, l'opération des « 4 000 logements de la région parisienne » en 1953 inaugure la généralisation de la préfabrication pour la construction des grands ensembles de logements en France. Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent, en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Jacqueline a 50 ans et vit à la cité des Courtillières à Pantin. Elle se souvient lorsque, enfant, elle quitta avec ses parents le « une pièce parisien » sans commodités pour un appartement spacieux et moderne dans cette cité. La cité des Courtillières est alors une cité pilote, censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait à la Libération cruellement de logements.

Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous. Sydney, voisin de Jacqueline, se remémore lui, les bus remplis d’architectes venus d’Union soviétique pour visiter sa cité…

La marque de fabrique du collectivisme

Le logement préfabriqué victime de son succès en France est exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Pour Julie, à Prague, ou Susanna à Berlin Est, l’arrivée du préfabriqué dans leur vie revêt une toute autre signification. Utopies sociales, idéologies politiques et avant-garde architecturale commencent à se mélanger. Le rêve du bonheur tourne vite au cauchemar…

En République tchèque, l’antique ville de Most est détruite pour des raisons économiques pour être reconstruite grâce au panneau de béton. Au travers d’archives inédites et de témoignages des habitants, l’histoire incroyable de panneau en béton se raconte pour la première fois de Paris à Moscou, de 1950 à nos jours.

Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen, produit par Les Films du Tambour de Soie www.dailymotion.com/video/x413amo @

Petite histoire de la préfabrication

Les violentes destructions de la Seconde Guerre mondiale ont contraint une bonne partie des pays européens à trouver des solutions inédites concernant la reconstruction.

« Les guerres sont par exemple d’importants accélérateurs de l’industrialisation du bâtiment pour deux raisons au moins. La première est que l’industrie d’armement se recycle logiquement dans la production civile après les conflits ; la deuxième est que les territoires dévastés par les destructions, comprenant des villes entières, sont à reconstruire. » Franz Graf

L’originalité de la première phase de ces reconstructions réside dans la dynamique expérimentale initiée par les gouvernements européens autour de la préfabrication, ainsi que l’explique Franz Graf [2] dans l’introduction référencée de l’ouvrage.

Elain Harwood met en lumière les programmes de logements publics préfabriqués en Angleterre et Nick Bullock présente un focus sur les maisons-témoins préfabriquées de Northolt aux apparences ordinaires. Ce sont ces dernières qui vont inspirer le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme français pour ces chantiers expérimentaux de maisons préfabriquées.

L’Italie, de son côté, se basera sur les maisons de Northolt et la cité expérimentale de Noisy-le-Sec pour concevoir le QT8 à Milan, laboratoire où sont construits des maisons-prototypes en relation avec la Triennale, ainsi que l’explique Francesca Albani. Les deux contributions consacrées à l’Allemagne de Steeve Sabatto et Silke Langenberg s’attachent plus spécifiquement à la dimension technique et aux systèmes constructifs inventés par Konrad Wachsmann en collaboration avec Walter Gropius et Helmut Spieker, semble-t-il sans lien avec les autres pays européens.

Suite aux expérimentations, chacun des pays prend des voies sensiblement différentes vers le logement de masse. Si les prefabs anglais demeurent un élément caractéristique du paysage national, la construction traditionnelle, tout aussi rentable économiquement sera préférée. Le recours à la préfabrication concernera, avec davantage de bonheur, les écoles anglaises. En France, à partir de 1954, l’État fixe aussi sa doctrine : la solution au manque de logement se trouve dans la préfabrication lourde, ouvrant la voie aux grands ensembles. Et l’Italie prendra finalement un tournant bien différent en opérant un retour décisif à des techniques artisanales, exécutées à pied d’œuvre, afin d’augmenter l’occupation ouvrière. Mais un défi, tant collectif que particulier, est aujourd’hui à relever : comment rénover le bâti préfabriqué existant ? Les solutions dépendront forcément « de la valeur que l’on attribue à un patrimoine, surtout s’il est considéré comme ordinaire et diffus » [3]. Ainsi que le démontrent les cas particuliers ici étudiés, il n’y a pas de réponse préfabriquée, mais des réflexions et des histoires captivantes autant que singulières.

Les héros de l’industrialisation face à la patrimonialisation

Si les histoires architecturales racontées sont principalement européennes, il aurait été impensable, à propos de préfabrication, de ne pas mentionner les États-Unis et notamment un de ses représentants les plus populaires : Buckminster Fuller. Le texte de James Ashby [4] retrace l’aventure de la restauration de la maison Dymaxion (contraction en anglais de dynamic-maximum-tension), aujourd’hui exposée au musée Ford à Détroit. Cette maison devait « révolutionner l’industrie du logement après la Seconde Guerre mondiale » en proposant aux familles des habitations qui ne devaient pas dépasser le prix d’une Cadillac. Mais l’entreprise de Fuller fit faillite et il ne resta qu’un prototype, récupéré et transformé par l’un des investisseurs afin d’en faire son logement. Des décennies après, la maison est abandonnée et le bâti se dégrade : les héritiers finissent par faire don de la maison au musée en 1991. Mais six années vont encore s’écouler avant que le musée ne s’engage dans la restauration de la maison Dymaxion. Une équipe pluridisciplinaire va être constituée dans une démarche scientifique, avec pour défi complexe d’être au plus proche de l’authenticité d’une expérience architecturale inachevée.

Portes du pavillon du centenaire de l’aluminium, page 107 du catalogue de vente Artcurial des 23 et 24 novembre 2010

Autre héros de la préfabrication, notre Jean Prouvé hexagonal. L’article de Richard Klein [5], « Le pavillon du centenaire de l’aluminium, un patrimoine en pièce », présente différents paradoxes patrimoniaux lié à cet édifice nomade, le caractère véhiculaire était bien souvent intrinsèque aux constructions de Prouvé. L’auteur part ici de la controverse apparue suite à la mise en vente d’un ensemble de portes et d’un panneau provenant du pavillon du centenaire de l’aluminium, construction protégée au titre des Monuments historiques. Outre les remarques concernant la place des collectionneurs de Prouvé, la question de l’intégrité de l’édifice est passionnante. En effet, le bâtiment, tel qu’il a été remonté à Villepinte, a été réduit par rapport à son implantation initiale. Dès lors, Richard Klein pose la question : « comment envisager la question de l’intégrité d’un édifice dont les dimensions peuvent être considérées comme variables ? »

Les problèmes patrimoniaux liés à ce pavillon semblent sans fin, reflétant la complexité de la situation. Un dernier exemple : l’édifice s’étant déplacé de Lille à Villepinte, son périmètre de protection s’est-il déplacé avec lui ? Parmi les autres cas d’études intelligemment présentés : la construction inachevée de Claude Prouvé, véritable ruine de science-fiction ou encore les péripéties patrimoniales de la CAF du XVe arrondissement à Paris, « l’unique bâtiment en France qui a fait l’objet d’un déclassement du statut de Monument historique ». Dénouement

Face à des bâtiments qui ne correspondent plus aux besoins contemporains ou qui se sont dégradés avec le temps, la dernière partie de l’ouvrage présente des projets de réhabilitation, transformation, rénovation, adaptation et sauvegarde. Le SHAPE Village de la Faisanderie à Fontainebleau, la transformation de la tour Bois-le-Prêtre à Paris, la cité d’habitation de Droixhe en Belgique, les bâtiments des frères Honegger à Genève, les immeubles de Triemli à Zurich : autant de témoignages d’une nouvelle réception de cette architecture préfabriquée qui eut longtemps mauvaise presse mais dont les qualités architecturales sont désormais reconnues par les architectes. Beaucoup militent pour les transformer en respectant les projets initiaux. Ces derniers textes, plus courts et moins réflexifs ont néanmoins leur place, présentant les directions actuelles et les problématiques quant aux projets de transformations. À la fin de ce copieux ouvrage bien documenté, si les auteurs n’ont pas épuisé la question de la sauvegarde de l’architecture préfabriquée, certaines énigmes de cette histoire architecturale qui parcourt le XXe siècle jusqu’à aujourd’hui piquent la curiosité. Des contributions passionnantes et une grande cohérence dans le contenu donnent à l’histoire de la préfabrication des allures d’épopée architecturale. GRAF, Franz et DELEMONTEY, Yvan (dir.), Architecture industrialisée et préfabriquée : connaissance et sauvegarde, Éditions des Presses polytechniques et universitaires romandes, Laboratoire des Techniques de la Sauvegarde de l’Architecture Moderne, textes en anglais et en français, 2012 le Logement Collectif* dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Archives ANRU / Rétro Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme / HLM twitter.com/Memoire2cite

LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 07: FUT Esports poses onstage after victory against T1 at VALORANT Champions Los Angeles Group Stage at the Shrine Expo Hall on August 7, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)

LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 07: Ata "ATA KAPTAN" Tan of FUT Esports poses onstage after victory against T1 at VALORANT Champions Los Angeles Group Stage at the Shrine Expo Hall on August 7, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)

LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 07: Ata "ATA KAPTAN" Tan of FUT Esports walks off stage at VALORANT Champions Los Angeles Group Stage at the Shrine Expo Hall on August 7, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)

SHANGHAI, CHINA - MAY 26: FUT Esports are seen on stage after their victory during the VALORANT Masters Shanghai Swiss Stage Day 4 at the VCT CN Studio on May 26, 2024 in Shanghai, China. (Photo by Liu YiCun/Riot Games)

Augustus Cann, fut un capitaine au long cours et un homme d'affaires qui fut aussi maire de Yarmouth.

 

www.townofyarmouth.ca/31-carleton-street.html

 

Qu'on se rappelle le fameux "Liniment Ménard" que toute famille achetait par mesure de précaution, remède qui, assurait-on, éliminait les rhumatismes.

www.legrenierdebibiane.com/capsule/page_remedes.html

 

Le liniment Minard est créé par Dr Levi Minard de Nouvelle-Écosse dans les années 1860 pour soulager les douleurs et raideurs musculaires, les maux de dos et les douleurs arthritiques entre autres. D’abord populaire dans les provinces maritimes et à Terre-Neuve, où il était reconnu pour procurer un certain réconfort aux pêcheurs soumis au froid et à l’humidité de l’océan, le liniment Minard devient aussi un produit convoité au Québec et en Ontario. Cette croissance lui vaut d’être reconnu comme le « King of Pain Relief » à cause du soulagement immédiat qu’il procure.

La recette du liniment Minard est demeurée secrète pendant plus de 100 ans. Dans les années 1980, des doutes ont été émis quant à l’authenticité de la recette commercialisée par le Dr Minard. Il est possible que le Dr Minard ait finalement commercialisé un produit fabriqué à partir d’une vieille recette de famille qui circulait depuis trois générations à Yarmouth, en Nouvelle-Écosse, et appelée le Liniment Ferguson. Si la recette rendue publique en 1985 est exacte, les fortes odeurs se dégageant de la lotion seraient dues à l’essence de térébenthine, l’ammoniac liquide, les sels d’ammonium et le camphre.

À l’origine, le liniment Minard était destiné à une utilisation autant chez l’humain et que chez les animaux. Comme bien d’autres remèdes vendus au tournant du 20e siècle, les bienfaits du médicament étaient souvent amplifiés dans les publicités. Ainsi, le liniment Minard pouvait servir au traitement d’une trentaine de maladies chez l’humain, et au moins une quinzaine chez les chevaux, les bovins, les moutons et les chiens. Sur les vieilles étiquettes du liniment Minard, qui était alors vendu en bouteille, il est mentionné que le produit peut soulager, chez l’humain, les douleurs rhumatoïdes mineures, la gorge irritée, la névralgie, les douleurs liées au nerf sciatique, le croup, la bronchite, les maux de dents, les maux de tête, les maux d’oreille, les brûlures, les piqûres diverses, les abcès, les plaies ou les meurtrissures. Chez les animaux il était possible, toujours selon la publicité, de traiter les coliques, la toux et les maladies des sabots, pieds et pies de vache avec le liniment Minard. La publicité ajoute que le liniment Minard peut être utilisé pour soigner les cors et verrues, tout autant qu’il constituait un produit nettoyant pour les cheveux pouvant éliminer les pellicules, voire même prévenir la perte de cheveux!

Le liniment de Minard a été fabriqué et embouteillé en Nouvelle-Écosse jusqu’en 1967.

En 1916, les publicités du liniment de Minard apparaissaient dans plus de 800 journaux et panneaux-réclames à travers le Canada.

Le liniment de Minard est homologué comme produit de santé naturel par Santé Canada depuis 2010. Les usages qui lui sont reconnus aujourd’hui sont de soulager rapidement et temporairement les douleurs musculaires et arthritiques, maux de dos, courbatures, rhumatismes.

histoirepharmacie.wordpress.com/2013/03/28/dictionnaire-l...

taken by Colônia de Férias do Clube das Nações

SHANGHAI, CHINA - MAY 27: FUT Esports react on stage during the VALORANT Masters Shanghai Swiss Stage Day 5 at the VCT CN Studio on May 27, 2024 in Shanghai, China. (Photo by Liu YiCun/Riot Games)

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