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LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 05: FUT Esports at VALORANT Champions Los Angeles Group Stage at the Shrine Expo Hall on August 5, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)
La chapelle fut construite au xiie siècle sur l'itinéraire d'un chemin de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle très emprunté.
Il s'agissait initialement de l'église paroissiale d’une bourgade médiévale qui l’entourait et dont on peut encore voir les ruines. Incendiés par les protestants au début du xviiie siècle, le bourg et l’église furent abandonnés par les habitants.
Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 20 septembre 1945
LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 05: Dogukan "qRaxs" Balaban of FUT Esports at VALORANT Champions Los Angeles Group Stage at the Shrine Expo Hall on August 5, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)
May - Divers 2018
La creation meme du Musee instrumental (tel etait son nom a l'epoque) remonte au 1er fevrier 1877, lorsqu'il fut rattache au Conservatoire royal de musique de Bruxelles dans le but didactique de montrer aux eleves d'anciens instruments de musique.
A l'origine meme de la creation du mim se trouvent reunies deux collections d'instruments de musique, d'une part celle du celebre musicologue belge Francois-Joseph Fetis (1784-1871) achetee en 1872 par l'Etat belge et entreposee au Conservatoire ou Fetis avait exerce les fonctions de premier directeur et, d'autre part, celle offerte en 1876 au roi Leopold II par le Rajah Sourindro Mohun Tagore (1840-1914), comprenant une centaine d'instruments indiens.
Avec ces deux collections d'origine, le mim etait deja remarquablement riche pour l'epoque. Mais c'est le premier conservateur Victor-Charles Mahillon (1841-1924) qui va le hisser parmi les premiers du monde et qui va accroitre considerablement ses collections.
Lorsqu'il meurt en 1924, le mim est riche de quelque 3 666 pieces, dont 3 177 instruments de musique originaux. Grace a ses activites et ses relations, le musee va connaitre rapidement une renommee internationale, non seulement par l'importance quantitative des collections, mais aussi par leur diversite, la qualite et la rarete des pieces rassemblees.
De plus, entre 1880 et 1922, Mahillon decrit les collections du musee dans un catalogue monumental de cinq volumes. L'ouvrage comprend egalement les quatre versions de son essai de classification methodique de tous les instruments anciens et modernes qui allait servir de base a la classification de E. M. von Hornbostel et C. Sachs encore toujours utilisee.
Des 1877, Mahillon cree un atelier de restauration au sein du mim ou il occupe un ouvrier de sa manufacture, Franz de Vestibule. Celui-ci restaure les pieces endommagees, mais il procede egalement a des copies d'instruments conserves dans d'autres collections publiques dont il n'existe plus d'exemplaire original.
Dans les annees 1880, des concerts historiques sur les instruments anciens ou leurs copies sont organises par Francois-Auguste Gevaert qui a succede a Fetis a la tete du Conservatoire de musique de Bruxelles.
En 1883, Mahillon vend au mim sa collection privee.
Achetee en 1886, la collection Contarini-Correr est formee d'un ensemble de 121 instruments italiens et allemands des XVIe et XVIIe siecles. Elle comprend un orchestre complet du XVIIe siecle dont deux famills de violes de gambe construites par Pietro Zenatto en 1683 et 1684. On compte egalement quelques clavecins et orgues dont l'un fut construit en 1676 a Piazzola par le facteur allemand Theodor Agathe. Ces instruments ont ete rassembles des le XVIIe siecle par le prince Marco Contarini, procurateur de San Marco a Venise. Longtemps consideres comme des instruments rigoureusement authentiques, certains d'entre d'eux sont neanmoins aujourd'hui contestes par des examens techniques modernes.
Le notaire et collectionneur renaisien Cesar Snoeck (1832-1898) s'etait constitue une importante collection d'instruments de musique de quelque 2000 pieces qui fut dispersee a sa mort. En 1899 restait en vente la partie de la collection groupant les instruments des anciens Pays-Bas, a savoir 437 pieces.
Moins interesse aux lots precedents qui comprenaient beaucoup de pieces proches des siennes, Mahillon esperait cependant bien que ces instruments de nos contrees ne partiraient pas a l'etranger, d'autant qu'a l'epoque, le mim n'en possedait qu'une centaine a peine. Il en parla a Louis Cavens (1850-1940), mecene eclaire des grandes institutions scientifiques belges qui l'acheta de ses deniers et qui l'offrit immediatement a notre musee. Les instruments a cordes frottees constituent la partie la plus interessante de la collection, tant par la variete des instruments representes que par les differentes ecoles de facteurs. Par sa variete et sa qualite, la collection presente un interet considerable.
Apres la Premiere Guerre mondiale, les donateurs et mecenes se firent plus rares. De 1924 a 1968, seulement quelque 1 000 instruments entrerent dans les collections. Jusqu'en 1957, les conservateurs qui furent tour a tour a la tete du mim, Ernest Closson (de 1924 a 1936), son fils Herman (de 1936 a 1945) et Rene Lyr (de 1945 a 1957) n'eurent pas d'autre choix que de limiter leurs activites a la seule preservation des instruments rassembles, dans des conditions pas toujours satisfaisantes, car les budgets alloues a l'institution etaient tout a fait insuffisants.
Avec l'arrivee de Roger Bragard (1903-1985), conservateur de 1957 a 1968, la situation s'est quelque peu amelioree. Cet eminent latiniste, venu a la musicologie par son interet persistant pour les traites anciens relatifs a la musique, a su eveiller l'attention du Ministere de la Culture de l'epoque: les budgets ont ete augmentes, on a reamenage les salles d'exposition, engage des guides et du personnel scientifique, organise des concerts de musique ancienne sur instruments d'epoque ou des reconstitutions.
Les collections ont de nouveau pu s'enrichir de pieces rares. Les efforts de Bragard ont ete poursuivis par Rene de Maeyer (de 1968 a 1989) qui s'est entoure d'une dizaine de collaborateurs scientifiques specialises dans les differents domaines de l'organologie. Nicolas Meeus a assure l'interim de 1989 a 1994 ; il a lance les bases de l'amenagement a Old England. C'est sous la direction de Malou Haine que le transfert s'est concretise et que les divers projets se sont developpes. Actuellement le mim est dirige par le Directeur General a.i. des Musees Royaux d'Art et d'Histoire, Madame Alexandra De Poorter.
Photos of May 2018
Photos de mai 2018
( Diverses photos prisent en 2018 sans sujet reel.
Various pictures taken in 2018 without real subject. )
LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 05: FUT Esports at VALORANT Champions Los Angeles Group Stage at the Shrine Expo Hall on August 5, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)
SHANGHAI, CHINA - MAY 30: FUT Esports and 100 Thieves are seen on stage at the VALORANT Masters Shanghai Playoffs Stage Day 1 at the VCT CN Studio on May 30, 2024 in Shanghai, China. (Photo by David Lee/Riot Games)
Le père de Cayetano Ordoñez avait un magasin de chaussures à Ronda appelé «La Palma» : de là vient son surnom.
En 1954 , ce matador, pour célébrer le bicentenaire de la naissance de Pedro Romero, crée la première corrida goyesque à Ronda,
Ce torero d'intuition et de finesse, autoritaire et élégant, bien qu'irrégulier, fut considéré comme l'un des meilleurs de son époque. Il était père de six enfants, dont cinq toreros.
web.archive.org/web/20080319235220/http://www.ronda.net/l...
Le toréador Cayetano Ordóñez, dit "Niño de la Palma" était le père d'Antonio Ordóñez. Cayetano, un des plus célèbres matadors des années 20, fut le prototype de Pedro Romero*, le matador du roman d'Ernest Hemingway «Le Soleil se lève aussi» (1927, son premier grand succès). Hemingway aurait estimé le fils encore plus que le père.
www.britannica.com/biography/Antonio-Ordonez
* Pedro Romero est aussi un personnage historique qui appartint à une famille comptant de nombreux matadors parmi ses membres : son père, Juan Romero et son jeune frère José Romero furent eux aussi matadors ; son grand-père, Francisco Romero, est généralement considéré comme « l’inventeur » de la corrida, pour avoir été le premier à utiliser muleta et épée pour mettre à mort le taureau. Francisco Romero fut l’ancêtre d’une glorieuse dynastie de matadors. Il passe pour l’inventeur de la muleta, un leurre fait d'un drap de serge rouge monté sur bâton (le palo en espagnol) et réservé à l'usage exclusif du matador. Francisco Romero est généralement considéré comme l’inventeur de la corrida moderne.
«Arrivé à Paris avec en poche une carte de correspondant du Toronto Star, il (Hemingway) se construit une stature d’écrivain dès 1926 avec la parution du roman «Le soleil se lève aussi». C’est encore un jeune homme, mais l’écrivain incontournable qu’on reconnaîtra en lui apparaît déjà.
Tout Hemingway est présent dans ce roman. La nature, le soleil du Sud, la guerre, la violence et la mort, l’amour, Vienne et l’Italie, l’Espagne et les corridas, bien sûr.
«Le soleil se lève aussi» est le premier grand roman d’Hemingway, même si c’est «L’adieu aux armes», publié en 1929, qui sera son premier véritable succès.
«Le soleil se lève aussi» annonce en quelque sorte tout le projet littéraire d’Hemingway. Après «Le soleil se lève aussi», il a une pensée construite, ce qui est la marque des grands écrivains. Ses thèmes sont calés, le rythme est donné, le décor est planté, la forme et le fond se sont rencontrés.[...]
C’est la nature humaine qui est au cœur de son œuvre. Des hommes braves et simples luttant sans succès contre les éléments, inatteignables. « Peut-être, avec le temps, finit-on par apprendre quelque chose. Peu m’importait ce que c’était. Tout ce que je voulais, c’était savoir comment vivre. Peut-être, en apprenant comment vivre, pourrait-on finir par comprendre ce qu’il y a en réalité au fond de tout ça », écrit Hemingway dans «Le soleil se lève aussi». [...]
Comme s’il voulait par avance confondre les critiques, Hemingway admet que la passion des corridas peut choquer, et qu’il serait plus simple de garder ça pour soi. « Un secret à ne pas divulguer à des gens qui ne comprenaient pas », écrit-il dans «Le soleil se lève aussi». Simone de Beauvoir aimait également la tauromachie. « Je trouve sans fondement les attaques dirigées au nom de la morale contre la boxe ou la tauromachie », écrit-elle dans «La force des choses». «J’apprécie ces épreuves où l’homme engage son corps. C’est qu’au-delà des affres de la guerre, très présentes dans le travail d’Hemingway, c’est beaucoup la question de la vérité du récit, de la chair, du corps, de la vie et de la mort, qui l’obsède. Hemingway ne craint pas de vivre dans la familiarité de la mort. [...] D’une certaine façon, Hemingway trouve dans la tauromachie une mise en scène métaphorique de la rencontre de l’homme et de la nature.
Ernest Hemingway n’est plus à la mode. Grand bien lui fasse, rien de pire ne peut arriver à un écrivain que d’être à la mode [...]
lactualite.com/culture/le-soleil-se-leve-aussi-le-roman-d...
LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 18: FUT Esports poses onstage after elimination by Fnatic at VALORANT Champions Los Angeles Playoffs Stage at the Shrine Expo Hall on August 18, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)
Source:
www.youtube.com/watch?v=rcfMjAJ6Wtw
Longtemps, il fut fixeur pour journalistes occidentaux. Et puis la guerre, les circonstances: Rami Abou Jamous a dû prendre la plume. Pour Orient XXI, il tient un journal de bord bouleversant, que les belles éditions Libertalia publient ces jours ci en recueil. Visio, audio? On ignore comment on pourra réaliser ce duplex ce matin, si le soleil pourra chauffer les panneaux solaires, et le net arriver. Qu’importe. Rami sera là, depuis l’enfer. Un échange exceptionnel, n’en doutons pas.
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Bourges (Cher)
Palais Jacques Cœur.
Les toits du palais sont ornés de cheminées aux rebords sculptés, de lucarnes avec des faîtières en plomb ciselé, d’une de rives sculptées, de gargouilles, etc, dans le style gothique falamboyant de l'époque.
La demeure du célèbre financier à Bourges, bâtie de 1443 à 1451 pour Jacques Cœur, grand argentier de Charles VII, est typique de l'architecture gothique de la dernière période, où apparaissent déjà les ornements et la fantaisie de la Renaissance. La construction en était à peine achevée lorsque Jacques Cœur fut arrêté, et condamné au bannissement en 1453.
En 1679, Colbert fit l'acquisition de la maison qu'il céda peu après à la Ville qui y installa son hôtel de ville jusqu'au milieu du XIXe siècle. Depuis le début du XXe siècle, l'hôtel est devenu propriété de l'État et a été entièrement restauré.
Jacques Cœur naît à Bourges vers 1400. Son père, Pierre Cœur, pelletier, venu de Saint-Pourçain, est l'époux de la veuve d'un boucher installé dans la ville basse, rue de la Parerie, au bord de la rivière l'Yvrette. Vers 1409, Pierre Cœur s'intallera près de la Sainte-Chapelle, à proximité d'une clientèle fortunée. Le commerce de Pierre Cœur l'amena sans doute à avoir quelques relations dans la cour du duc Jean de Berry.
L'ascension sociale de Jacques Cœur commença sans doute par son mariage, vers 1420, avec la fille du prévôt ducal de Bourges, Macée de Léodepart, qui lui donnera plusieurs enfants. De son côté, sa sœur Anne se mariait avec le secrétaire du roi Charles VII et receveur des Finances de la reine Marie d'Anjou, Jean Bochetel.
Charles VI dit "le Fol", meurt fin octobre 1422. D'après le traité de Troyes signé en 1420*, le jeune Henri VI d'Angleterre est alors proclamé "héritier de France". Henri VI nomme Jean de Lancastre, duc de Bedford, régent du régent du royaume de France. Celui-ci s'installe à Paris. Réfugié à Bourges, le dauphin Charles prend néanmoins le titre de roi de France sous le nom de Charles VII, il ne tient que les pays au sud de la Loire.
Une vingtaine d'ateliers dispersés dans le royaume pouvaient battre monnaie. Bourges avait une importance particulière compte tenu de sa proximité avec la cour royale. Le droit de battre monnaie était confié par le pouvoir royal à des particuliers par un contrat de ferme ou d'affermage.
En 1427, Jacques Cœur, associé au changeur Pierre Godard, et à Ravant le Danois, qui avait déjà dirigé des ateliers monétaires, acheta la ferme de la monnaie de Bourges. Les trois hommes étaient dès lors responsables de la qualité des monnaies frappées pour Charles VII.
Cœur et ses associés, en contradiction avec la politique royale, se rendirent coupables d'utiliser des alliages de piètre qualité, frappant plus de pièces que ce qu'ils auraient dû . En 1429, ils furent destitués de leur charge et condamnés à une amende de mille écus d'or. A la fin de 1429, Ravan le Danois sollicite du roi une lettre de rémision, faisant valoir le trop grand nombre d'assignations que le Trésor royal tire sur le compte de la ferme des monnaies. La forte amende est gardée, mais les associés retrouvèrent aussitôt la charge de l'atelier monétaire de Bourges, Ravant le Danois devenant même, en 1431, maître général des monnaies de France. Après la reprise de la capitale, en 1436, Jacques Cœur sera momentannément chargé de la monnaie de Paris.
La ferme des monnaies ne constituait pas la seule activité de Jacques Cœur. En 1430, il fonde avec les frères Godard, dont l'un est compagnon de la ferme et changeur, une société commerciale de fournitures de luxe pour la riche clientèle de la cour.
En 1432, Jacques Cœur voyagea jusqu'en Syrie, sur une galée narbonnaise. Sur le chemin du retour, le navire est attaqué par des pirates et fait noufrage sur les côtes Corse.
En 1436, Jacques Cœur devint maître des monnaies et s'installe dans une grande demeure jouxtant les greniers de l'ancienne abbaye de Saint-Hyppolite. L'année suivante, il obtint la ferme des monnaies de Paris. Il s'attacha alors à lutter contre la mauvaise monnaie anglaise, qui continuait à être frappée à Rouen, ville que tenait encore le roi d'Angleterre.
En 1438, Charles VII confie à Jacques Cœur l'Argenterie de son hôtel. La charge d'argentier concernait non pas le royaume, mais l'hôtel du roi. L'argentier, sorte d'intendant, devait subvenir aux besoins luxueux du roi et de sa cour : approvisionnement en bijoux, fourrures, vêtements, draps, épices…
Jacques Cœur su développer cette charge modeste : Ne se contentant pas d'assurer le service du roi, il élargit l'activité de cette charge aux officiers militaires et civils, leur accordant au besoin des crédits et prêts sur gage. L'Argenterie du roi devient alors un véritable établissement commercial qui permettra à Jacques Cœur d'amasser une immense fortune personnelle. En avril 1440, Jacques Cœur est annobli en raison des services rendus. En 1450, Jacques Cœur prêta au roi 60 000 livres pour acheter le départ des Anglais lors du siège de Cherbourg.
Le royaume de France ne dispose que de peu d'ouvertures sur la Méditerranée : Aigues-Mortes qui s'ensable, Montpellier au mouillage incommode, et Lattes que Jacques Cœur tente d'améliorer sans succès. Les marins languedociens ne peuvent rivaliser avec les catalans, gênois et vénitiens, qui n'hésitent pas à pratiquer la piraterie pour s'opposer à la libre circulation des flottes concurrentes. Les pillages faisant l'objet de tractations d'Etat à Etat.
En 1444, Cœur devient gérant d'une galée royale fabriquée par les chantiers navals de Gênes et baptisée Notre-Dame-Saint-Denis. Trois autres galées, Notre-Dame-Sainte-Madeleine, Notre-Dame-Saint-Michel et Notre-Dame-Saint-Jacques, complèteront la flotte royale. Les quatre galées avec le pavillon à fleur de lys ont le monopole royal de l'importation des épices, ce qui irrite les marchands languedociens. Cœur se tourne alors vers Marseille qui est un port franc, et s'y fait admettre comme habitant en 1446. Il y installe des proches berrichons comme Jean de Villages responsable des galées de France. Jean de Villages négocia avec le sultan l'ouverture des ports égyptiens aux galées de France.
En 1444, Cœur s'engagea aussi, sans grand succès, dans des entreprises minières du Beaujolais et du Lyonnais ; certaines mines furent même abandonnées avant 1450.
Adjoint par Charles VII à l'ambassade de juillet 1448 à Rome, Jacques Cœur étonna le pape Nicolas V par son lustre et son influence. Il fut capable d'obtenir de la curie, en quelques semaines, de nombreux privilèges au profit des Français et particulièrement des Berrichons. Dans les mois qui suivirent, Jacques Cœur semble avoir joué un rôle décisif dans l'abdication, en 1449, de l'antipape Félix V, ex-comte de Savoie Amédée VIII. Il subordonna toute aide financières au fils de Félix V, le comte Louis, alors aux abois, au retrait de l'antipape.
Jacques Cœur obtint diverses charges officielles : Par exeple, il fut visiteur général des gabelles en Languedoc, et commissaire du roi. Il en profita pour créer à son profit divers impôts supplémentaires, surnommés «épices» ou «moutons» : Lors du règlement des impôts, il dépréciait la monnaie et, lors du reversement au pouvoir royal, il comptait la monnaie à son cours véritable, ce qui lui permettait d'empocher la différence.
Parvenu à la cinquantainee, la fortune de Jacques Cœur, considérable, lui amena de nombreux ennemis. Sa "grand'maison" de Bourges, commencée en 1444 est presque achevée, il possède également des immeubles à Montpellier, Tours, Lyon, une maison à Marseille.
Ses méthodes déplaisaient, ainsi que son orgueil, que traduit sa devise : «A cuers vaillants riens impossibles» (À cœur vaillant rien d'impossible»).
Le 31 juillet 1451 Jacques Cœur fut arrêté à Taillebourg où se trouve la cour, suite à des plaintes de concurrents et de rumeurs sur l'empoisonnement d'Agnès Sorel, la favorite de Charles VII, dont il est accusé. Le soupçon d'empoisonnement démonté, d'autres accusations viennent relayer la première : On l'accusa de malversations financières diverses. Jacques Cœur est désormais prisonnier du roi, traîné de cachots en cachots suivant l'endroit où se trouvait la Cour. Il restera au secret pendant deux ans, privé d'avocat et de moyens de défense. L'instruction de l'affaire fut menée par le procureur Jean Dauvet, et l'accusé fut condamné à mort le 29 mai 1453 à Lusignan.
Dès les jours suivants, il fit amende honorable et sa peine fut commuée, par l'intervention du pape et pour les sevices rendus à Charles VII, en bannissement perpétuel, tandis que ses propriétés étaient saisies et que ses débiteurs devaient régler au roi le montant de leur dette.
Il s'évada fin octobre 1454 du château de Poitiers, où il était emprisonné. De prieuré en couvent, de franchise en franchise, il parvint à gagner Marseille où Jean de Villages l'attendait à la tête d'une petite troupe. Début mars 1455, Jacques Cœur est accueilli à Rome par le pape Nicolas V.
En 1453, Constantinople était tombée aux mains des Turcs, et Nicolas V puis son successeur Calixte III prêchèrent une nouvelle croisade. Cette croisade s'achève sans gloire sur l'île gênoise de Chio, à proximité des côtes turques. Le pape Nicolas V proclame l'innocence de Jacques Cœur en 1455 et le pape Calixte III lui confie le commandement d'une flotte pour soutenir Rhodes contre les Turcs. Jacques Cœur s'embarqua en juin 1456, et serait mort de maladie à Chio le 25 novembre de cette année. Il fut enterré par les gênois dans le chœur de l'égise des Cordeliers dont toute trace a disparu.
Parmi les fils de Jacques Cœur, Jean devint archevêque de Bourges, Henri fut chanoine et Geoffrey officier royal. Ils parvinrent à récupérer une partie de l'héritage de leur père.
* Le 21 mai 1420 est conclu en la cathédrale de Troyes, entre les rois de France et d’Angleterre, le traité instituant la réunion de leurs deux royaumes sous une seule couronne. Cet accord reconnaît le souverain Lancastre comme l’héritier légitime du royaume des lis au détriment du Dauphin, réfugié à Bourges. Il prévoit également le mariage d’Henri V avec Catherine de France, l’une des filles de Charles VI et d’Isabelle de Bavière. Ce traité consacre la suprématie anglaise sur une grande partie de la France.
Voir
© 2005, Hachette Multimédia / Hachette Livre
www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Jacques_C%C5%93ur...
fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_C%C5%93ur
Le Palais Jacques Cœur - Editions du Patrimoine - Jean-Yves Ribault;
Etc...
May - Divers 2018
La creation meme du Musee instrumental (tel etait son nom a l'epoque) remonte au 1er fevrier 1877, lorsqu'il fut rattache au Conservatoire royal de musique de Bruxelles dans le but didactique de montrer aux eleves d'anciens instruments de musique.
A l'origine meme de la creation du mim se trouvent reunies deux collections d'instruments de musique, d'une part celle du celebre musicologue belge Francois-Joseph Fetis (1784-1871) achetee en 1872 par l'Etat belge et entreposee au Conservatoire ou Fetis avait exerce les fonctions de premier directeur et, d'autre part, celle offerte en 1876 au roi Leopold II par le Rajah Sourindro Mohun Tagore (1840-1914), comprenant une centaine d'instruments indiens.
Avec ces deux collections d'origine, le mim etait deja remarquablement riche pour l'epoque. Mais c'est le premier conservateur Victor-Charles Mahillon (1841-1924) qui va le hisser parmi les premiers du monde et qui va accroitre considerablement ses collections.
Lorsqu'il meurt en 1924, le mim est riche de quelque 3 666 pieces, dont 3 177 instruments de musique originaux. Grace a ses activites et ses relations, le musee va connaitre rapidement une renommee internationale, non seulement par l'importance quantitative des collections, mais aussi par leur diversite, la qualite et la rarete des pieces rassemblees.
De plus, entre 1880 et 1922, Mahillon decrit les collections du musee dans un catalogue monumental de cinq volumes. L'ouvrage comprend egalement les quatre versions de son essai de classification methodique de tous les instruments anciens et modernes qui allait servir de base a la classification de E. M. von Hornbostel et C. Sachs encore toujours utilisee.
Des 1877, Mahillon cree un atelier de restauration au sein du mim ou il occupe un ouvrier de sa manufacture, Franz de Vestibule. Celui-ci restaure les pieces endommagees, mais il procede egalement a des copies d'instruments conserves dans d'autres collections publiques dont il n'existe plus d'exemplaire original.
Dans les annees 1880, des concerts historiques sur les instruments anciens ou leurs copies sont organises par Francois-Auguste Gevaert qui a succede a Fetis a la tete du Conservatoire de musique de Bruxelles.
En 1883, Mahillon vend au mim sa collection privee.
Achetee en 1886, la collection Contarini-Correr est formee d'un ensemble de 121 instruments italiens et allemands des XVIe et XVIIe siecles. Elle comprend un orchestre complet du XVIIe siecle dont deux famills de violes de gambe construites par Pietro Zenatto en 1683 et 1684. On compte egalement quelques clavecins et orgues dont l'un fut construit en 1676 a Piazzola par le facteur allemand Theodor Agathe. Ces instruments ont ete rassembles des le XVIIe siecle par le prince Marco Contarini, procurateur de San Marco a Venise. Longtemps consideres comme des instruments rigoureusement authentiques, certains d'entre d'eux sont neanmoins aujourd'hui contestes par des examens techniques modernes.
Le notaire et collectionneur renaisien Cesar Snoeck (1832-1898) s'etait constitue une importante collection d'instruments de musique de quelque 2000 pieces qui fut dispersee a sa mort. En 1899 restait en vente la partie de la collection groupant les instruments des anciens Pays-Bas, a savoir 437 pieces.
Moins interesse aux lots precedents qui comprenaient beaucoup de pieces proches des siennes, Mahillon esperait cependant bien que ces instruments de nos contrees ne partiraient pas a l'etranger, d'autant qu'a l'epoque, le mim n'en possedait qu'une centaine a peine. Il en parla a Louis Cavens (1850-1940), mecene eclaire des grandes institutions scientifiques belges qui l'acheta de ses deniers et qui l'offrit immediatement a notre musee. Les instruments a cordes frottees constituent la partie la plus interessante de la collection, tant par la variete des instruments representes que par les differentes ecoles de facteurs. Par sa variete et sa qualite, la collection presente un interet considerable.
Apres la Premiere Guerre mondiale, les donateurs et mecenes se firent plus rares. De 1924 a 1968, seulement quelque 1 000 instruments entrerent dans les collections. Jusqu'en 1957, les conservateurs qui furent tour a tour a la tete du mim, Ernest Closson (de 1924 a 1936), son fils Herman (de 1936 a 1945) et Rene Lyr (de 1945 a 1957) n'eurent pas d'autre choix que de limiter leurs activites a la seule preservation des instruments rassembles, dans des conditions pas toujours satisfaisantes, car les budgets alloues a l'institution etaient tout a fait insuffisants.
Avec l'arrivee de Roger Bragard (1903-1985), conservateur de 1957 a 1968, la situation s'est quelque peu amelioree. Cet eminent latiniste, venu a la musicologie par son interet persistant pour les traites anciens relatifs a la musique, a su eveiller l'attention du Ministere de la Culture de l'epoque: les budgets ont ete augmentes, on a reamenage les salles d'exposition, engage des guides et du personnel scientifique, organise des concerts de musique ancienne sur instruments d'epoque ou des reconstitutions.
Les collections ont de nouveau pu s'enrichir de pieces rares. Les efforts de Bragard ont ete poursuivis par Rene de Maeyer (de 1968 a 1989) qui s'est entoure d'une dizaine de collaborateurs scientifiques specialises dans les differents domaines de l'organologie. Nicolas Meeus a assure l'interim de 1989 a 1994 ; il a lance les bases de l'amenagement a Old England. C'est sous la direction de Malou Haine que le transfert s'est concretise et que les divers projets se sont developpes. Actuellement le mim est dirige par le Directeur General a.i. des Musees Royaux d'Art et d'Histoire, Madame Alexandra De Poorter.
Photos of May 2018
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( Diverses photos prisent en 2018 sans sujet reel.
Various pictures taken in 2018 without real subject. )
SHANGHAI, CHINA - MAY 23: FUT Esports arrive to compete at the VALORANT Masters Shanghai Swiss Stage Day 1 at the VCT CN Studio on May 23, 2024 in Shanghai, China. (Photo by David Lee/Riot Games)
L'église fut détruite pendant la Révolution Française (1792) par son nouveau propriétaire, le marquis de Travanet. La traction des 300 boeufs attelés aux colonnes de la nef entraîna sa chute.
Le marquis avait besoin de pierres pour construire les maisons des ouvriers, car il avait transformé l'abbaye en filature de coton.
SHANGHAI, CHINA - MAY 27: Furkan "MrFaliN" Yegen of FUT Esports is seen on stage during the VALORANT Masters Shanghai Swiss Stage Day 5 at the VCT CN Studio on May 27, 2024 in Shanghai, China. (Photo by Liu YiCun/Riot Games)
LOS ANGELES, CALIFORNIA - AUGUST 12: Bugra "mojj" Kiraz of FUT Esports competes at VALORANT Champions Los Angeles Group Stage at the Shrine Expo Hall on August 12, 2023 in Los Angeles, California. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)