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DATA: 24/05/2014

CRÉDITO DA FOTO: José Biguá Jr.

DESCRIÇÃO: lance de Inter de Lages Fut-7 14 x 3 Primeiro Tempo, válido pela Copa Let's Go

Prague, Eglise Saint Gilles

C'est Jan IV de Dražice, évêque de Prague, qui fit construire au début du XIVe siècle l'église de Saint Gilles, à la place d'une église plus ancienne. Le bâtiment à trois nefs, flanqué de deux clochers sur la façade Ouest, fut en son temps l'un des lieux de culte les plus monumentaux de la Vieille Ville de Prague. En 1625, l'empereur Ferdinand II confia l'église à l'ordre des Dominicains, qui édifièrent un monastère

dans les environs, lequel devint un centre d'études théologiques et philosophiques. A partir du début du XVIIIe siècle, l'intérieur de l'édifice subit diverses rénovations baroques successives. Le plafond est dominé par une fresque de Václav Vavřinec Reiner qui représente la victoire des Dominicains contre l'hérésie. Le peintre, l'un des plus grands représentants du baroque en Bohême, est inhumé dans l'église.

 

ESPAGNOL

Iglesia de San Gil

 

Consagrada en 1371 por el arzobispo Juan Očko de Vlašim, uno de sus canónigos más célebres fue Juan Nepomuceno quién posteriormente fue canonizado y cuyo culto se encuentra difundido por todo el mundo católico. En 1625 el rey Fernando II la entrega al cuidado de la orden dominicana en el marco de la re-catolización impuesta por los Habsburgos. En la segunda mitad del siglo XVII fue construido un monasterio al lado de la iglesia. Entre los años 1731 y 1734 hubo una gran reconstrucción, según el estilo del barroco de la época, dirigida por Venceslao Špaček. De este período también destacan las pinturas al fresco del pintor Venceslao Vavřinec Reiner, eminente representante del barroco checo. Ya en el siglo XX, en 1950, los monjes dominicos fueron expulsados por el gobierno comunista, regresando posteriormente tras la caída del régimen en 1990.

 

La iglesia tiene tres naves. En el techo de la mayor se encuentra una pintura al fresco en la cual se puede observar una lucha de cristianos contra paganos; en el centro está Santo Domingo de Guzmán, fundador de la orden dominicana, a su lado derecho se encuentra Santo Tomás de Aquino, miembro de la orden y, a la vez, religioso acreditado sobre todo por su pensamiento filosófico. Encima del presbiterio se halla una escena de la vida de San Gil. Mientras la nave del norte está dedicada a Santo Tomás de Aquino, la del sur a San Domingo de Guzmán. Al lado de la entrada se encuentra una pintura que realizó Reiner dando las gracias a la Santísima Trinidad por todos los dones y beneficios concedidos y también una escultura de San Martín de Porres. En la iglesia hay doce altares pequeños (la mayoría de ellos proceden de la segunda mitad del siglo XVII) y un altar mayor creado en el taller de Francisco Ignacio Weiss entre los años 1734 y 1738. Finalmente destacar un cuadro, pintado por Antonio Stevens de Steinfels en la segunda mitad del siglo XVII, que describe al Jesucristo crucificado con los santos dominicanos (Orden de Predicadores).

22/10/2019 - BRASIL / SALVADOR - 67º Jogos Universitários Brasileiros (JUBs) Etapa Final -

Futsal masculino

Estácio (GO)

Ginásio Poliesportivo de Cajazeiras

Saulo Cruz/Light Press/CBDU

L'abbaye bénédictine de Hambye fut édifiée dans la vallée de la Sienne au XIIe S. et fut placée sous le vocable de Notre-Dame. Les rois d'Angleterre et ducs de Normandie participèrent à l'essor de l'abbaye. A partir du XVe S.,elle décline et la communauté monastique s'éteint à la fin du XVIIIe S. A la Révolution, l'abbaye est vendue comme bien national. Début XIXe S., le cloître et l'église servent de carrière de pierres. En 1900, l'édifice est classé Monument Historique. En 1956, M. et Mme Beck achètent les bâtiments monastiques et entreprennent leur restauration ce qui permit de les ouvrir peu à peu à la visite.

AMA ZEBRA ! AFRIQUE DU SUD

Sans doute l’un des groupes les plus exceptionnels d’Afrique en ce moment !

Une troupe jeune pleine d’énergie, un spectacle rempli d’émotions, à vous couper le souffle.

Leur performance dégage la joie de vivre du peuple sud-africain, une puissance inimaginable.

Le groupe Ama Zebra est originaire de la province du Kwazulu-Natal, plus précisément de la ville de Durban.

Durban apparaît dans les livres d’histoire le jour de Noël de 1497, quand Vasco de Gama y posa pied en route pour les Indes. Il donna à la nouvelle ville le nom de Natal, que les colonisateurs anglais changèrent au XIXme siècle en Durban. D’autres influences dans cette region viennent des Voortrekkers hollandais et des Indiens. Au XXme siècle, la ville fut séparée en une partie noire et une partie blanche jusqu’à l’abolition du régime de l’Apartheid.

Le groupe Ama Zebra Dance se couronna troisième dans la competition South Africa’s Got Talent 2017 et vous présente des danses traditionnelles aux accents modernes. Ce sont des danses représentant des rites de transition, des célébrations ou des moments festifs. Ils se caractérisent par le rythme intense des pieds et des jambes et par la souplesse des hanches.

L'ensemble AMA ZEBRA est une troupe jeune pleine d'énergie, un spectacle rempli d'émotions, à vous couper le souffle.Leur performance dégage la joie de vivre du peuple sud-africain, une puissance inimaginable. Le spectateur est transposé dans un autre monde : une véritable escale musicale et dansante parmi les différentes tribus de ce pays. Le groupe AMA ZEBRA est originaire de la province du Kwazulu-Natal, plus précisément de la ville de Durban. le groupe AMA ZEBRA DANCE vient d'être couronné dans la compétition South Africa's Got Talent en 2017. Il vous présente des danses traditionnelles aux accents modernes. Ce sont des danses représentant des rites de transition, des célébrations ou des moments festifs. Ils se caractérisent par le rythme intense des pieds et des jambes et par la souplesse des hanches. Prenez note sur vos agenda... et retrouvez-les le vendredi 23 juin pour un voyage au pays du folklore Sud-Africain.

AMA ZEBRA DANCE GROUP, NTUZUMA - DURBAN, ZUID-AFRIKA - YouTube

  

GROUPES PARTICIPANTS A CETTE JOURNEE

dans l'ordre du défilé

 

BRETAGNE - lutteurs de Gouren

BRETAGNE - Les Géantes (Les Enfants de KENLEUR)

BRETAGNE - Bagad Douar Ha Mor – La Richardais

BRETAGNE - Cercle Douar Ha Mor – La Richardais

UKRAINE - Ensemble MALVA - Pontorson*

BRETAGNE - Cercle Gwik Alet - Saint-Malo (St Servan)

ESPAGNE - Banda Gaïtas Castro Bergidum - Asturies

BRETAGNE - Cercle Ar Banal Aour- Bannalec

PROVINCE - Avant Deux du Haut Anjou - Segré

URUGUAY - Compagnie Contradanza - Canelones

BRETAGNE - Cercle En Dériole - Miniac Morvan

BRETAGNE - Bagad An Anternoz - Dol de Bretagne

INDONESIE - Sanggar Tari Syofani - Sumatra

BRETAGNE - Cercle Dans Bro - Quintin

COLOMBIE - Ballet Tierra Colombiana - Bogota

BRETAGNE - Cercle Galet's Jade - St Michel Chef Chef

BRETAGNE - Bagad Soazon Sevigneg - Cesson Sévigné

AFRIQUE DU SUD - Ensemble Ama Zebra - Durban

BRETAGNE - Cercle Festerion Ar Brug - Pluneret

ARGENTINE - Grand Ballet Argentino Cordeba - Cordeba

BRETAGNE – Cercle Quic En Groigne – Saint-Malo

BRETAGNE – Bagad Quic En Groigne – Saint-Malo

 

Saint-Malo. Entre chaleur et averse, du succès au festival Folklores du Monde

De nombreux spectacles avaient lieu à Paramé, hier après-midi dans le cadre du festival Folklores du monde. Les festivités se poursuivent ce dimanche 9 juillet 2023.

En ce début d’après-midi, les spectateurs remplissent peu à peu le Jardin de la Briantais, à Paramé. Les enfants et jeunes adolescents du groupe folklorique portugais Alegria de Minho patientent autour de jeux traditionnels en bois mis à disposition du public.

En ce début d’après-midi, les spectateurs remplissent peu à peu le Jardin de la Briantais, à Paramé. Les enfants et jeunes adolescents du groupe folklorique portugais Alegria de Minho patientent autour de jeux traditionnels en bois mis à disposition du public.

Aurore et Benoît s’essayent sagement aux jeux en bois de Berny Ferrion dans le Jardin de la Briantais.

Aurore et Benoît, les petits-enfants de Jean-Marc en profitent aussi. « On est des habitués. C’est très agréable, raconte ce Malouin d’adoption. Hier, on est venus manger à la guinguette, puis on a profité du coucher du soleil, il y avait un monde fou. »

Une guinguette avec buvette

Nouveauté du festival, le Jardin de la Briantais accueille en effet une guinguette avec buvette et petite restauration. « Ça marche à fond et ça fait revivre le quartier de Rochebonne, sourit Roger Chamiot-Poncet, responsable de la communication du festival. Les Paraméens sont très contents. » Une petite centaine de personnes comble les bancs du Jardin.

Le groupe Alegria de Minho entre alors en scène, en procession, avant d’enchaîner les danses traditionnelles portugaises au son des chants et de l’accordéon. À quelques rues de là, entre les arbres du parc des Chênes, les sonneurs répètent et accordent leurs instruments, pendant que les bagadoù se succèdent.

Dans le public, Laurent patiente avec ses camarades du bagad Men Ru (Montfort-sur-Meu). « On aime bien venir ici. On passe en avant-dernier. L’objectif pour nous c’est de jouer le haut du tableau », sourit le sonneur. Couronne de fleurs sur la tête, Florence est ravie. Cette Malouine a vécu 38 ans à Tahiti. Alors, quand elle revient écouter les bagadoù, c’est le retour aux sources. « J’ai un immense plaisir à retrouver mes racines. Quand j’étais jeune, ici, je courrais les fest-noz », rigole la spectatrice.

Un bagad quitte la scène, et la pluie commence à tomber. « C’est pas une averse malouine qui va faire peur aux Malouins », lance alors le speaker au micro. Plus loin, à la salle du Panier Fleuri, Anton et Theo, du cercle celtique des Perrières (Cesson-Sévigné), viennent de quitter la scène. « Ça s’est bien passé. On n’a malheureusement pas le temps de profiter, même s’il y a une sacrée programmation, et une grosse interculturalité », expliquent les jeunes hommes.

Derrière eux, entre deux verres, les laveuses et les mineurs du Cercle Kelc’h Al Lann (Pont Péan), se prêtent au jeu des photos sur le goudron mouillé.

Dimanche 9 juillet, 11 h : grande parade des Nations, du boulevard de Rochebonne au parc des Chênes à Paramé. De 12 h à 18 h, grand spectacle, folklore de tous les pays, avec maquillage, initiation à la lutte bretonne, jeux, expositions et boutiques au village du festival, parc des Chênes, à Paramé. À 18 h 30, triomphe de clôture, avec la participation de tous les groupes du spectacle, du square de la rue Brouassin au parvis de la mairie.

Folklores du monde : « Ce que nous recherchons, c’est le partage »

Le festival Folklores du monde accueille chaque année des groupes venus des quatre coins de la planète. Jeudi 6 juillet 2023, c’est Sanggar Tari Syofany d’Indonésie qui a ouvert la danse du spectacle à la salle du pré fleuri. Rencontre avec Soni Drestiana, la directrice de cette troupe.

Après 17 heures de voyage depuis Jakarta (Indonésie), le groupe Sanggar Tari Syofany a posé ses valises à Saint-Malo, cette semaine, pour le festival Folklores du monde. Mais au total, les chanteurs et musiciens passeront un mois et demi en France, pour se produire dans divers festivals. Une arrivée un peu surprenante pour les artistes qui s’attendaient à rencontrer du soleil. Soni Drestiana, leur directrice artistique, raconte : « Il pleuvait énormément quand nous sommes arrivés. Nous avons dit à tout le monde, en Indonésie, que ce serait l’été ici. Elle sourit. Pour certains, c’est leur première fois en France et je pense que ce sera une super expérience pour eux. »

Sanggar Tari Syofani a été créé en 1964 par les parents de Soni, tous deux musiciens et danseurs. « Nous continuons ce qu’ils ont construit, affirme-t-elle. La première fois que nous avons été invités en France, c’était en 1984. J’avais 17 ans à l’époque ! Et la dernière fois, c’était en 2012. » Le groupe, originaire de Sumatra, l’une des nombreuses îles du pays, souhaite, avant tout, faire découvrir leur culture. La directrice artistique explique : « Notre société est basée sur un système matriarcal et nos danses et musiques sont basées sur ce système-là. Et puis, nous pensons aussi que découvrir d’autres cultures permet de mieux accepter les différences entre les pays. »

Présenter la vie quotidienne et la culture de Sumatra

Le spectacle présenté jeudi 6 juillet 2023 à la salle du panier fleuri était une ode à la nature et à la vie quotidienne sur l’île de Sumatra. La danse Manggaro en est un exemple : par le biais de divers mouvements, chants et en claquant des moreaux de bambous dans leurs mains, les habitants espèrent chasser les oiseaux lorsqu’ils sont dans les rizières. « La nature est notre professeure, assure Soni Destriana. Nous nous inspirons aussi beaucoup de la mer et nous apprenons énormément de celle-ci. » De nombreux instruments traditionnels tel que le talempong ou les flûtes en bambou étaient également du voyage et sur scène. « Nous voyageons avec tous nos instruments, s’amuse Soni Destriana. C’est un challenge ! » Dans la troupe, les 22 membres sont tous musiciens, danseurs et s’entraînent en plus de leur travail. « D’un point de vue financier, la musique traditionnelle ne pourrait pas être notre occupation principale. Mais ce que nous recherchons c’est le partage. »

 

Le Festival Folklores du Monde revient cet été à Saint-Malo !

Du 4 au 9 juillet 2023, Le Festival Folklores du Monde s’invite dans les quartiers malouins pour vous faire découvrir les musiques et danses présentes aux quatre coins du monde.

Pour sa 27eme édition, le festival à l’identité celtique promet à nouveau une programmation riche avec l’Afrique du Sud, l’Argentine, la Colombie, l’Espagne, l’Indonésie ou encore l’Uruguay. En après-midi ou en soirée, de nombreuses animations sont prévues : concerts, danse, animations de rues ou encore spectacle vivant.

Pour parfaire ce rendez-vous incontournable de l’été à Saint-Malo, l’ouverture cette année de La Guinguette dans le jardin de la Briantais à Rochebonne dans le quartier de Paramé.

Folklores du Monde 2023

Le Festival Folklores du Monde revient cet été du 4 au 9 juillet 2023 à Saint-Malo !

Le Festival s’invite dans les quartiers malouins pour vous faire découvrir les musiques et danses présentes aux quatre coins du monde.

Programmation:

Pour sa 27eme édition, le festival à l’identité celtique promet à nouveau une programmation riche avec l’Afrique du Sud, l’Argentine, la Colombie, l’Espagne, l’Indonésie ou encore l’Uruguay. En après-midi ou en soirée, de nombreuses animations sont prévues : concerts, danse, animations de rues ou encore spectacle vivant.

Pour parfaire ce rendez-vous incontournable de l’été à Saint-Malo, l’ouverture cette année de La Guinguette dans le jardin de la Briantais à Rochebonne dans le quartier de Paramé.

 

Folklores du monde à Saint-Malo : c’est parti pour six jours de festivités

La 27e édition de Folklores du monde commence mardi 4 juillet 2023 à Saint-Malo. De nombreuses nouveautés sont annoncées pour ce festival haut en couleur.

Avec vingt-sept années d’existence au compteur, le festival Folklores du monde, à Saint-Malo, compte cette année la présence de sept troupes invitées venues d’Indonésie, Uruguay, Colombie, Ukraine, Argentine, Espagne et Afrique du Sud qui se produiront, chaque soir, sur la scène du Panier fleuri. Mardi 4 juillet 2023, le défilé d’ouverture commencera à 18 h, porte de Dinan, pour se conclure sur l’esplanade Saint-Vincent avec un spectacle de rue.

Lire aussi : Saint-Malo. Les Folklores du monde, des danses et musiques de tous les continents

90 bénévoles

« Le festival, c’est une semaine riche d’échanges. Il se crée des moments magiques et moi, ce qui me plaît c’est cette rencontre, explique le président Gérard Besnard. Folklores du monde, c’est aussi une grande famille de bénévoles. Nous sommes environ 90 et nous faisons appel, pour le week-end, à plusieurs associations partenaires. C’est grâce à eux que le festival peut fonctionner. »

Le festival a reçu le soutien financier de la fondation d’entreprise Grand Ouest, qui promeut les initiatives liées à la culture. Elle a remis à l’association un chèque de 5 000 €. « On est contents. C’est une belle reconnaissance de notre travail », souligne le président.

Valoriser aussi le patrimoine local

Pendant les six jours de festivités, Folklores du monde souhaite cette année, valoriser le patrimoine local. L’événement se pare ainsi d’une grande nouveauté : l’ouverture d’une guinguette située au jardin de la Briantais, à Paramé, dès mercredi 5 juillet, à partir de 17 h.

« Habituellement, nous faisions du cabaret, explique Gérard Besnard. Mais nous avons décidé de le déplacer en automne et en hiver, afin de faire vivre le festival toute l’année. Pour cet été, nous avons donc eu l’idée de créer une guinguette qui animera tout le quartier et qui fonctionnera chaque jour avant notre grande scène du soir. »

Les animations musicales donneront également la part belle aux musiciens de la région. Il poursuit : « Un festival comme le nôtre se doit de mettre en avant des groupes locaux. Nous avons choisi une programmation variée puisque nous allons passer du jazz aux chants marins, à la musique bretonne ou encore à la chanson française. Il y en aura vraiment pour tous les goûts. » Pour preuve : galettes saucisses, initiation à la boule bretonne, jeux en bois, concours de bagadoù ou encore conférence sur le thème des malouinières…

 

Folklores du monde à Saint-Malo : cinq rendez-vous à ne pas manquer

Voici cinq temps forts à ne pas rater lors de cette édition du festival Folklores du monde, à Saint-Malo, jusqu’au 9 juillet 2023.

Le festival Folklores du monde à Saint-Malo, ce sont de nombreuses animations gratuites pour toute la famille ainsi que des événements payants pour les plus férus de culture.

Lire aussi : Folklores du monde : c’est parti pour six jours de festivités

1. La guinguette

C’est l’attraction de cette édition 2023. Elle sera ouverte de 17 h à 20 h, boulevard de Rochebonne à Paramé. Restauration rapide sur place et buvette.

2. Une conférence sur les malouinières

C’est l’une des grandes nouveautés de cette édition. Le festival a fait appel à Gilles Foucqueron et Daniel Taton, administrateurs de la société d’histoire et d’archéologie de l’arrondissement de Saint-Malo pour venir conter l’épopée de ces maisons de champs.

Jeudi 6 juillet, à 17 h 30, salle de la mairie annexe de Paramé ; tarif : 5 €.

3. Les spectacles

Chaque soir, à 21 h, à la salle du Panier fleuri, deux spectacles différents. L’ensemble Ama Zebra d’Afrique du Sud promet une performance unique. Réservation conseillée. Tarifs : 13 € (adulte) ; 5 € ( moins de 18 ans)

4. Le concours des bagadoù

Chaque groupe propose huit minutes de composition musicales traditionnelles ou arrangées. Ce concours compte pour la finale qui se tient traditionnellement à l’occasion du festival Interceltique de Lorient (4 au 13 août 2023).

5. Le grand spectacle de dimanche

Il aura lieu au parc des Chênes, à Paramé, à partir de midi. C’est le point d’orgue de la manifestation. Les sept ensemble internationaux sont attendus ainsi que quatre bagadoù, huit cercles celtiques et un ensemble régional.

 

Le festival Folklores du Monde à Saint-Malo commence ce mardi 4 juillet

Le festival Folklores du Monde démarre, mardi 4 juillet, à Saint-Malo Voici la programmation détaillée jusqu'au dimanche 9 juillet et tout ce qu'il faut savoir.

Voici le programme détaillé du festival Folklores du Monde à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) du mardi 4 au dimanche 9 juillet 2023.

Sept pays ont confirmé leur présence à Saint-Malo : l’Afrique du Sud, l‘Uruguay, la Colombie, l’Indonésie (Sumatra), l’Espagne (Asturies) et l’Argentine.

Une guinguette à Rochebonne

Cette 27e édition réservera son lot de nouveautés avec une conférence sur le thème des Malouinières le jeudi 6 juillet et une exposition photographique, du 3 au 8 juillet, qui retracera les temps forts des précédents festivals à la mairie annexe de Paramé.

« Pour la première fois, nous installerons une guinguette du festival dans le jardin de la Briantais qui se trouve dans le bas du boulevard de Rochebonne. Elle sera ouverte du mercredi 5 au vendredi 7 juillet, de 17h à 20h et le samedi 8 juillet de 14h à 20h.

Des groupes locaux viendront jouer de la musique pendant qu’une petite restauration avec buvette sera assurée sur place.

En semaine, devant la salle du Panier Fleuri, une restauration galette-saucisse et une buvette ouvriront à 19h, avant chaque spectacle. Le dimanche 9 juillet, dès 12h au Parc des Chênes, trois food trucks assureront la restauration rapide avec des places assises.

La programmation

Mardi 4 juillet (ouverture du festival)

Sur l’Esplanade Saint-Vincent (Intra-Muros) : de 15h à 16h30, initiation/découverte de la danse bretonne animée par le Trio Baron, composé de Jean Baron (biniou coz et chant), Ronan Le Dissez (bombarde) et Maud Guillois (maître de danse). Gratuit ; de 16h30 à 17h15, animation avec la Compania Contradanza (Uruguay) ; à 18h, défilé d’ouverture du festival (départ de la porte de Dinan) avec le Bagad Quic-en-Groigne, l’Afrique du Sud et l’Uruguay ; à 18h30, arrivée du défilé sur l’Esplanade St-Vincent suivie du spectacle de rue JIPSIAN par le groupe Quic-en-Groigne (musique de Kendirvi et chorégraphie de Karl Blanchet). Gratuit.

Du lundi 3 au samedi 8 juillet

De 10h à 12h puis de 14h à 18h, à la mairie annexe de Paramé : exposition de 52 photographies par les photographes du club photo et du pays de Saint-Malo, afin de mettre en avant des groupes, danseurs, chanteurs et musiciens ayant colorés les scènes du festival Folklores du Monde.

En parallèle, présentation du jeu « le p’tit curieux du patrimoine vivant » avec des aspects ludiques et pédagogiques pour découvrir les richesses du patrimoine. Gratuit.

Du mardi 4 au samedi 8 juillet

Aux boulodromes de Rochebonne, Bel Air et l’Espérance : initiation au jeu de la boule bretonne, qui fait partie du patrimoine culturel des Bretons. Un tournoi régional en triplettes se tiendra au boulodrome de Rochebonne le samedi 8 juillet à 10h (tarif 15 € par triplette) et en complément le repas du midi (15 €). Renseignements auprès de Joël Rebour (06 80 04 67 27) ou Jean-Yves Barbot (06 35 47 21 21).

Du mercredi 5 au vendredi 7 juillet

De 10h à 12h, au dojo de la salle du Panier Fleuri, cours de danses bretonnes. Tarif 5 € les trois cours.

Mercredi 5 juillet

À la guinguette du jardin de la Briantais (Rochebonne) : de 17h30 à 18h15, concert de Wyll (musique au rythme hispanophone) ; de 18h45 à 19h30, concert des Gars d’la Houle (chants de marins). Gratuit.

Au Panier Fleuri : à 21h, spectacle de l’Ensemble Ama Zebra (Afrique du Sud) suivi de la Compania Contradanza (Uruguay – Ville de Canelones). Tarifs : 13 € adultes / 5 € pour les moins de 18 ans.

Jeudi 6 et vendredi 7 juillet

De 10h à 12h puis de 14h à 17h, au local du groupe Gwik Alet (7 rue de la Trinidad), stage de broderie animé par Paul Balbous. Tarif 30 € la journée avec repas compris le midi. Inscription au 06 76 54 41 00.

Jeudi 6 juillet

À la guinguette du jardin de la Briantais (Rochebonne) : de 17h30 à 18h15, concert de Musik loisirs Q E G (Bretagne) ; de 18h30 à 19h30, concert de Manivel Swing (chansonnier). Gratuit.

Au Panier Fleuri : à 21h, spectacle de Sanggar Tari Syofany (Indonésie – Sumatra) suivi du ballet Tierra Colombiana (Colombie – Bogota). Tarifs : 13 € adultes / 5 € pour les moins de 18 ans.

Jeudi 6 juillet

À la mairie annexe de Paramé : à 17h30, conférence sur les Malouinières, ces maisons des champs des Messieurs de Saint-Malo par Gilles Foucqueron et Daniel Taton, administrateurs de la Société d’histoire et d’archéologie de l’arrondissement de Saint-Malo (SHAASM). Tarif : 5 €.

Vendredi 7 juillet

À la guinguette du jardin de la Briantais (Rochebonne) : de 17h15 à 18h, concert de la Compagnie des Jazz (big band de rue) ; de 18h15 à 19h, concert de Karine Au Fond’ma cour (musique spéciale guinguette) ; de 19h15 à 19h45, répétition publique du bagad Quic-en-Groigne (Bretagne). Gratuit.

Au Panier Fleuri : à 21h, spectacle de la Banda de gaitas castro bergidum (Espagne – Asturies) suivi d’En Dériole (Bretagne – Miniac Morvan). Tarifs : 13 € adultes / 5 € pour les moins de 18 ans.

Samedi 8 juillet

À la guinguette du jardin de la Briantais (Rochebonne) : de 14h30 à 15h15, concert d’Alegria de Minho (Portugal) ; de 15h30 à 16h30, concert des Gourganes (chants de marins). S’ensuivra un FEST DEIZ de 16h45 à 19h15 : de 16h45 à 17h30, concert de Kenstag (prix spécial du jury au concours inter lycées de Lannion) ; de 17h45 à 18h15, concert d’Arguerance ; de 18h30 à 19h15, concert de KIKéLà. Gratuit.Au parc des Chênes : de 14h à 17h, concours de Bagadoù de 4e catégorie (A) à travers le championnat des Bagadoù Sonerion. Gratuit.

Au Panier Fleuri : de 14h30 à 17h, spectacle des Cercles Celtiques de la confédération Kenleur. Tarif 7 € / offert aux retraités malouins sur invitation ; à 21h, spectacle de l’Argentino de Cordeba (Argentine), le Gran ballet célébrera les 60 ans de sa création. Tarifs : 18 € adultes / 5 € pour les moins de 18 ans.

Dimanche 9 juillet

Grande journée de clôture marquée par une grande parade à partir de 11h depuis le boulevard de Rochebonne, jusqu’au parc des Chênes.

De 12h à 18h, une vingtaine de groupes bretons et étrangers monteront sur la grande scène du parc des Chênes.

Le triomphe de clôture, à 18h30, marquera la fin des festivités. Événement gratuit. Restauration sur place avec trois food trucks.

Le village du festival sera animé par un atelier maquillage réservé aux enfants, Berny présentera plus de 20 jeux traditionnels en bois qui seront à la disposition du public et il y aura également des démonstrations/initiation à la lutte bretonne. Des boutiques d’objets divers et des expositions des fédérations seront présentes sur le site du parc des chênes.

 

Le Festival Folklores du Monde revient cet été à Saint-Malo ! Ce festival à l’identité celtique revient chaque année à Saint-Malo depuis 1996. Du 5 au 9 juillet 2023, Le Festival Folklores du Monde s’invite dans les quartiers malouins, plus particulièrement dans le quartier de Paramé pour vous faire découvrir les musiques et danses présentes aux 4 coins du monde. En après-midi ou en soirée, de nombreuses animations sont prévues : concerts, danse, animations de rues ou encore du spectacle vivant.

  

22/10/2019 - BRASIL / SALVADOR - 67º Jogos Universitários Brasileiros (JUBs) Etapa Final -

Ginásio Poliesportivo de Cajazeiras

Saulo Cruz/Light Press/CBDU

La Belle Poule est, avec son sister-ship l’Étoile, une goélette à hunier, appelée aussi goélette paimpolaise. Elle a été construite en 1932 à Fécamp, dans la Seine-Maritime. C'est une réplique des goélettes de Paimpol qui pêchaient la morue au large de l'Islande, d'où également, l'appellation de "goélette islandaise".

Avec l’Étoile, elle participa à la Seconde Guerre mondiale dans les Forces navales françaises libres et les 2 goélettes arborent légitimement le pavillon de beaupré à la croix de Lorraine des FNFL (d'autres bâtiments de la marine nationale arborent aussi ce pavillon de beaupré, mais seulement parce qu'ils reprennent le nom d'un bâtiment ayant appartenu aux FNFL).

Toujours en service, elle sert actuellement à l'entraînement des futurs chefs du quart passerelle de la Marine nationale et participe souvent aux rassemblements de gréements traditionnels, notamment à l'Armada de Rouen en 1989, 1994, 1999, 2003, 2013 et 2019. Un timbre a même été émis à l'occasion de sa participation à l'Armada du siècle en 1999. En 2018 elle participa à la tall ship regatta en terminant second derrière l’arawak.

De plus, elle est l'héritière d'une tradition de frégates de la Marine royale puis Nationale dont le nom serait issu d'un bateau corsaire célèbre sous François Ier, la Belle Paule.

La première fut une frégate de 26 canons, armée en 1765 à Bordeaux, et qui participa au premier combat de la guerre d'indépendance des États-Unis,

La deuxième portait 40 canons et fut construite à Nantes entre 1801 et 1802. Capturée en 1806 par les Anglais, elle fut débaptisée pour servir dans la Home Fleet.

La troisième a été lancée en 1834. Ce fut elle qui ramena les cendres de l'Empereur de Sainte-Hélène en 1840.

•Indicatif visuel : A 650

•Hauteur du grand mât : 21,6 m

•Coque en bois de chêne doublée de cuivre pour les œuvres vives

•Mâture en pin d'Oregon collé

•Nombre de voiles : 12 (clin foc, grand foc, petit foc, trinquette, misaine, hunier, voile d'étai, grand-voile, flèche, auxquelles s'ajoutent fortune, voile de cape et foc ballon)

•Vitesse maximale sous voiles : 11,5 nœuds par grand vent

Honoré de Balzac cite la Belle Poule dans Le Bal de Sceaux (1830), Béatrix (1839), Ursule Mirouët (1842). Dans chaque roman, il fait référence au bâtiment d'une époque différente. Par exemple dans Béatrix, il évoque la seconde : « Vous savez que le combat de la Belle-Poule a été si célèbre que les femmes ont porté des bonnets à la Belle-Poule. Madame de Kergarouët est venue la première à l'opéra avec cette coiffure2. » Dans Ursule Mirouët, c'est sur la première que l'amiral de Kergarouët accomplit les exploits qui sont racontés à sa petite nièce : « Avec quelle impatience, en quatre-vingt-trois et quatre, attendait-on des nouvelles du camp de Saint-Roch ! J'ai failli partir comme médecin des armées du roi. Votre grand-oncle, qui vit encore, l'amiral Kergarouët a soutenu dans ce temps-là son fameux combat, car il était sur la Belle-Poule3. »

La goélette, la quatrième du nom ?

" C'est un nom curieux pour un voilier " s'étonnent de nombreux visiteurs qui désirent généralement en savoir plus.

C'est une longue histoire, de presque 500 ans !

Notre goélette est le quatrième navire à voiles de la Marine royale, puis nationale, à porter le nom de Belle-Poule.

Avant elle, trois frégates portèrent ce nom prestigieux. Elles s'illustrèrent plus ou moins brillamment, vécurent longtemps sans toutefois atteindre l'âge de l'actuelle détentrice du nom, sous le pavillon français mais aussi sous celui de la "perfide Albion".

· La première fut une frégate de 30 canons, armée en 1765 à Bordeaux, et qui participa au premier combat de la guerre d'indépendance des Etats-Unis,

· La seconde portait 40 canons et fut construite à Nantes,

· La troisième a été lancée en 1834. Ce fut elle qui ramena les cendres de l'Empereur de Sainte-Hélène.

Mais la toute première Belle-Poule ne fut-elle par un navire corsaire ou flibustier ?

En effet, les origines du nom ne sont pas très bien connues. De nombreuses hypothèses ont cours, et toutes font un jour allusion à Paule de Viguier(1) .

Je n'en retiendrait qu'une, la plus fréquemment entendue, la plus romantique aussi et que voici :

Au sujet de la goélette de l'Ecole navale, l'amiral Wietzel rapportait en 1954 :

" Le nom de Belle Poule, s'il évoque d'honorables souvenirs historiques, s'il est, comme disait Chateaubriand, "cher à nos anciennes victoires maritimes", retentit si bizarrement à l'oreille que beaucoup de familles en 1932 s'alarmèrent de voir leurs midships naviguer à bord de l'annexe de l'Ecole Navale sous l'égide d'une entité symbolisant peut-être les caprices et l'ensorcellement des eaux et des vents, mais n'ayant point le caractère de gravité que l'on peut attendre de la dénomination officielle d'un bâtiment de l'Etat .

Il fallut expliquer que ce nom était un héritage de la Marine Royale qui, elle-même, avait relevé le nom d'un fameux corsaire de la Gironde, lequel était emprunté à une personne de la Renaissance, célèbre par sa merveilleuse beauté: La "Belle Paule" de Toulouse ".

Corsaire ou flibustier ?

Ainsi notre histoire, ou plus précisément celle de la " Belle-Poule", semble commencer au début du XVI-ème siècle, sous François 1er.

Si j'emploie le conditionnel, c'est que les certitudes historiques, comme nous allons le voir, ne sont pas de mise ici.

Par une belle journée de 1533, une jeune et fort belle Toulousaine fut choisie par les capitouls toulousains pour réciter le compliment d'usage et remettre les clefs de la ville au Roi, lors de sa venue. Elle avait alors 15 ans. Cette jeune personne, alors déjà célèbre pour sa radieuse beauté, s'appelait Paule de Viguier, baronne de Fonterville.

Envoûté et charmé par sa grâce, François 1-er, connaisseur, la surnomma " La belle Paule "; ce qui en occitan devient " Bella Paula " et se prononce " Bella Paoula " ! Paule de Viguier devait traverser avec ce surnom six règnes successifs et s'éteignit à l'âge canonique de 92 ans.

La dame faisait beaucoup rêver, et il semblerait qu'un corsaire bordelais qui désirait emporter son image à travers ses courses lointaines lui dédia un jour son navire. Il devint par la suite le plus glorieux corsaire de l'endroit.

Il est toutefois peu probable que Paule de Viguier et ce corsaire aient été contemporains. ; En effet, au XVI-ème siècle il n'y avait pas encore de " corsaires " mais des " flibustiers ". Ces derniers étaient en général des marins déserteurs ou égarés qui, réunis en bandes plus ou moins nombreuses, portaient partout les ravages de terreur. Leur théâtre d'opérations étaient les îles de l'Amérique Méridionale.

Il serait assez surprenant que Louis XV ait décidé comme nous le verrons, plus de 200 ans plus tard, de donner à une frégate royale le nom d'un navire " flibustier ".

En effet, les premiers " corsaires " dignes de ce nom sont en fait apparus vers 1650, c'est à dire sous Louis XIV.

A cette époque, chaque port de France armait des bâtiments corsaires qui répandaient sur la Manche et l'Océan la terreur du pavillon bleu à croix blanche. Le pavillon des vaisseaux du Roi était blanc, celui des galères rouge semé de fleurs de lis d'or, ainsi que celui des navires de commerce. Les capitaines de navires corsaires portaient généralement ce pavillon bleu à croix blanche, quelques-uns arboraient celui de leur province (Jean Bart celui de Dunkerque, Surcouf de Saint-Malo).

Il y avait un aspect officiel à cette activité. Il fallait obtenir de l'amirauté une commission autorisant la course. Celle-ci permettait d'armer un bâtiment, n'importe lequel pourvu qu'il fut bon voilier ; on y mettait quelques canons, on engageait un équipage et on partait ..... surveiller les côtes ennemies.

Quelquefois le corsaire rentrait triomphant au port. Là, le capitaine devait faire une déclaration à l'amirauté qui recevait un tiers de la prise.

Si notre bordelais était un corsaire, il reçut donc probablement une lettre de course de Louis XIV et subjugué par la renommée de la baronne de Fonterville qui avait traversé les âges, emprunta son nom à la renaissance !

Ville nouvelle créée au milieu des marécages, délibérément tournée vers les formes modernes, elle est l'œuvre d'un architecte, Jean Balladur, qui a veillé à son destin durant plus d'un quart de siècle de travail. C'est pour répondre au développement du tourisme de masse que l'Etat français s'est décidé, au début des années soixante, à rendre habitable une côte languedocienne restée quasiment désertique en planifiant la construction d'une série de stations dotées d'une grande capacité d'accueil. Réalisation phare de l'aménagement du Languedoc-Roussillon, La Grande Motte a voulu offrir une alternative aux modèles dominants de l'urbanisme balnéaire : de cette ambition est née une véritable ville dotée de rues, de places, d'équipements et de commerces, une ville comprenant aussi bien des logements collectifs que des villas et des terrains de camping. L'étude de cette " aventure " exemplaire, réalisée à partir des archives souvent inédites de l'architecte, permet d'initier une nouvelle évaluation de la période des " trente glorieuses ", souvent décriée, mais qu'il convient de nuancer : rapporté à des enjeux socio-économiques clairement identifiés tout n'est pas sans qualité dans le foisonnement de systèmes et d'objets urbains et architecturaux qui caractérise cette période. En 2010, la station balnéaire de La Grande Motte reçoit le label Patrimoine du XXe siècle pour l'exceptionnelle qualité de son urbanisme, de son architecture et de son aménagement paysager. Il aura fallu un demi-siècle d'incompréhension, d'aveuglement et de polémique, de sarcasmes souvent, pour que soit enfin consacrée cette réalisation majeure de l'architecture du XXe siècle, qu'à l'époque on n'hésitait pas à qualifier de "Sarcelles-sur-Mer"... Ce retournement copernicien consacre le travail de spécialistes du patrimoine et d'historiens qui ont su s'extraire du débat doctrinal passionné mais stérile de l'époque et ouvrir les yeux sur une cité pensée comme une oeuvre d'art totale par Jean Balladur, qui en fut l'architecte et l'urbaniste en chef visionnaire pendant plus de deux décennies. La construction ex nihilo de La Grande Motte dans un paysage sauvage et inhospitalier entre 1964 et la fin du XXe siècle témoigne d'une fantastique aventure humaine autant que de l'invention du balnéaire moderne des Trente Glorieuses. Jean Balladur, jeune architecte, y renouvelle alors le genre de la villégiature en faisant preuve d'une formidable capacité de création. Aujourd'hui, la ville a atteint sa maturité. La végétation a poussé au-delà des espérances, faisant de La Grande Motte une véritable "ville verte". Le succès de la station, plébiscitée par le public, ne s'est jamais démenti, consolidé au contraire depuis sa récente valorisation patrimoniale. Elle le doit à ses qualités architecturales, urbaines et paysagères, un ensemble d'une exceptionnelle dimension patrimoniale identitaire, désormais pris en compte dans son développement. Cet ouvrage retrace l'histoire de cette entreprise pharaonique et de sa réception auprès des spécialistes comme du grand public. Il apporte à chacun, habitant, amateur d'architecture ou estivant, des clefs de lecture pour comprendre l'importance de La Grande Motte au sein de l'aménagement touristique de la côte du Languedoc-Roussillon et dans l'histoire de l'architecture du XXe siècle. www.twitter.com/Memoire2cite LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.

Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.

Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.

Définition

Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.

On peut toutefois en distinguer deux :

• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».

• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».

Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.

Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.

Histoire

La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.

Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.

Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.

L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.

La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.

Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.

Une multitude de procédures administratives

Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.

Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.

Les contextes de constructions

Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.

On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :

• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).

• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.

• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.

Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.

Les modes de constructions

Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.

Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :

• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.

• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.

• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.

Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.

En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement.

Les guerres jouent un rôle majeur dans l'histoire architecturale d'un pays. Alors que les commémorations orchestrées par la mission Centenaire 1914-1918 battent leur plein, il paraît intéressant de revenir sur ce que la Grande Guerre a représenté pour les architectes, au-delà des destructions et du traumatisme. Ce premier épisode de « mobilisation totale » - suivant les termes utilisés par Ernst Jünger en 1930 -, a notamment entraîné une industrialisation accéléré des processus de production, qui a marqué les esprits. Certains architectes comme Félix Dumail et Marcel Lods se sont alors engagés dans la définition d'un cadre urbanistique nouveau pour le logement social : au sein de l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine, ils ont largement contribué à l'invention du « grand ensemble ».

La reconstruction de l'après Première Guerre mondiale a souvent été présentée comme une occasion manquée. Cette antienne a même servi de repoussoir après la Seconde. C'est pourtant un bilan à tempérer, puisqu'au sortir de l'une et l'autre, on est parvenu à reconstruire un nombre de logements comparable en valeur relative, dans à peu près le même laps de temps. Plus généralement, les vicissitudes des chantiers de l'entre-deux-guerres tiennent au contexte économique et politique, au problème du moratoire des loyers, aux effets de la crise de 1929, etc., plutôt qu'à une défaillance des savoir-faire des entreprises et des architectes. Dans cette période ouverte cohabitent, au contraire, des procédés constructifs aussi nombreux qu'efficaces. L'élaboration des programmes modernes - logement social, équipements sportifs, sociaux et éducatifs, grande distribution, etc. - est l'objet d'un éventail de recherches d'une grande pluralité. On aura rarement inventé autant de types architecturaux. Ainsi, pour paraphraser ce que Jean-Louis Cohen écrit de la Seconde Guerre (1), on peut suggérer que la Première ne représente pas seulement quatre années de « page blanche », ni même une répétition de la suivante, mais bien, elle aussi, un temps de condensation « technologique, typologique et esthétique ». Si la Seconde Guerre coïncide avec la « victoire » et la « suprématie » de la modernité architecturale, la Premièren'est pas en reste, qui pose les conditions de diffusion du fordisme, de la préfabrication des bâtiments et dessine les contours urbanistiques de la construction de masse.

Certes, le XIXe siècle, avec le Paris d'Haussmann et les expositions universelles, avait largement plus que défricher les champs de la rapidité, de l'étendue et de la quantité, mais, spécifiquement, l'entre-deux-guerres est marqué par le perfectionnement de la répétition (2). Un des effets de la Grande Guerre réside dans l'accélération de la mise en place d'un cadre de production pour le logement collectif et dans la définition progressive du « grand ensemble ». Ce concept, apparu en juin 1935 sous la plume de Maurice Rotival dans L'Architecture d'aujourd'hui, ressortit à la tentative « d'un urbanisme contemporain : un urbanisme des habitations » (3). Son héraut est l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine (OPHBMS) d'Henri Sellier, futur ministre de la Santé publique du Front populaire. Imaginé en 1913, organisé pendant la guerre, l'OPHBMS sera, avant 1939, le maître d'ouvrage de plus de 17 000 logements répartis en une vingtaine d'opérations banlieusardes.

Dans une perspective de généalogie du logement de masse français, il y a grand intérêt à suivre les parcours des architectes de l'OPHBMS pendant la Grande Guerre. Parmi la vingtaine de protagonistes concernés, seuls deux étaient trop âgés pour participer au conflit : Raphaël Loiseau (1856-1925), architecte-conseil, et Alexandre Maistrasse (1860-1951), qui s'applique dès avant l'armistice au projet de la « cité-jardins » de Suresnes, dont Sellier sera maire de 1919 à 1940. Il y livrera près de 2 500 logements. Bien que plus jeune, Maurice Payret-Dortail (1874-1929) n'est pas mobilisé et participe à la mise en place de l'Office durant la guerre, avant de travailler jusqu'à son décès prématuré à une autre grande cité-jardins, celle du Plessis-Robinson. Nés entre 1868 et 1900, les autres architectes correspondent exactement aux classes d'âge appelées au front.

Les figures de Marcel Lods et de Felix Dumail

Deux d'entre eux (4) ont laissé des archives significatives sur ces années : Félix Dumail (1883-1955), un des plus fidèles compagnons de Sellier, et Marcel Lods (1891-1978), brillant cadet entré dans un second temps à l'OPHBMS avec son associé Eugène Beaudouin (1898-1983). Dumail est diplômé de l'Atelier Bernier en 1908 et lorsqu'il est mobilisé, il figure déjà parmi les pionniers du logement social. Lods, quant à lui, est admis dans le même atelier en 1911, mais, conscrit l'année suivante, il ne quitte l'uniforme qu'une fois la guerre terminée. Il obtient son diplôme en 1923, tout en collaborant dès 1921 sur d'importantes opérations HBM avec Albert Beaudouin, architecte de la Société des logements économiques pour familles nombreuses depuis 1907. Celui-ci lui cédera son agence en 1929, ainsi qu'à son neveu Eugène.

Vers des logements sociaux en grande série

Il faut rappeler qu'à l'approche de la guerre, ce que l'on nomme le logement ouvrier se situe à un tournant : fin 1912, la loi Bonnevay a affirmé son caractère public. Elle autorise alors les collectivités locales à constituer des offices d'habitations à bon marché, domaine jusque-là réservé des sociétés anonymes et des fondations philanthropiques. Peu avant, la Ville de Paris a obtenu la possibilité de produire elle-même des logements sociaux. Si les résultats du concours qu'elle lance en 1912 sont suspendus, du fait de ses terrains petits et irrégulier ayant inspiré des propositions peu généralisables, quelques architectes se sont d'ores et déjà essayés à décliner des plans en immeubles libres et cours ouvertes. C'est le cas de Payret-Dortail, lauréat sur le site de l'avenue Émile-Zola, et du jeune groupement Dumail, Jean Hébrard et Antonin Trévelas. Au concours de 1913, ce trio peut développer ses principes à l'échelle plus favorable de vastes terrains. Il se retrouve lauréat de 600 logements rue Marcadet, avec un projet désigné dix ans plus tard comme un des plus avancés des « standards d'avant-guerre » (5). Ce deuxième concours, qui porte l'ambition d'entamer un processus de construction en grande série sur la base de plans-modèles, suscite l'engouement, puisque près de 700 châssis ont été adressés et que, comme l'affirme L'Architecture : « On sent qu'il y a maintenant une génération d'architectes s'intéressant à la question des habitations à bon marché, et qui l'ont comprise. » (6) Sellier ne s'y trompe pas, qui forme, entre 1916 et 1921, la première équipe d'architectes-directeurs de l'OPHBMS en puisant parmi les lauréats des concours parisiens : Albenque et Gonnot ; Arfvidson, Bassompierre et de Rutté ; Hébrard et Dumail, Maistrasse, Payret-Dortail, Pelletier, Teisseire.

L'entrée en guerre, dans un premier temps, coupe net l'élan de cette génération, avant de la décimer. Ainsi, Trévelas aura son nom gravé sur le monument aux morts de la cour du mûrier, au cœur de l'École des beaux-arts. Mobilisé dans l'infanterie, Dumail décrit dans ses courriers et dans son journal, le manque d'organisation, la faim, la fatigue, les douleurs corporelles, l'ampleur des destructions et les atrocités : blessures par obus, barricades élevées avec des couches de cadavres, etc. Si l'épisode napoléonien avait déjà provoqué des tueries de masse, celles-ci se singularisent. Leur mécanisation et l'annihilation du territoire représenteront une source inextinguible de réflexions pour les architectes, faisant écho à une sensibilité récente : les théories premières de Prosper Mérimée ou Viollet-le-Duc - suite au « vandalisme » de la révolution et aux effets de l'industrialisation - venaient justement d'accoucher le 31 décembre 1913 de l'actuelle loi sur les monuments historiques. Après guerre, les architectes se passionneront du sort des monuments endommagés - la cathédrale de Reims notamment - et du statut des ruines, quasi sacralisées par un Auguste Perret. Simultanément les avant-gardes mettront en avant l'idée de la table rase. Le spectacle des manœuvres de nuit sous le feu des projecteurs procure ainsi à Dumail un sentiment ambigu de fascination-répulsion, évoquant la sidération exprimée par un Apollinaire.

Dumail manifeste des capacités d'observation hors du commun, qui lui vaudront la légion d'honneur. Sous les bombardements, il exécute des plans et des panoramas des positions ennemies, permettant de mieux diriger les tirs. Nommé sous-lieutenant en octobre 1915, il entame des démarches pour être affecté à l'aviation. À l'appui de sa demande, il mentionne sa passion pour les sports mécaniques, sa pratique assidue de la moto et souligne son succès en 1912 au concours Chenavard consacré à une école d'aviation militaire. C'est pourtant un projet dans lequel l'aéroport représentait surtout un emblème. À l'instar, du reste, de l'aéroport de la cité-jardins du Grand Paris imaginée par l'OHBMS en 1919 en marge des projets du Plessis-Robinson et de la Butte-Rouge (Châtenay-Malabry), ou encore, à partir de 1922, de celui qu'associe Le Corbusier à une autoroute sur la rive droite de Paris, dans son fameux Plan Voisin soutenu par le fabricant automobile et aéronautique éponyme. Bien que Dumail juge plus aisé de piloter un avion qu'une auto et malgré le soutien de ses officiers, ses démarches n'aboutissent pas. Pas plus que ses tentatives d'entrer au Génie puis au service technique de Peugeot ou encore, en 1917, ses propositions d'adaptation d'une mitrailleuse Hotchkiss auprès du sous-secrétariat d'État des inventions. Comme beaucoup d'appelés, Dumail attendra sa démobilisation quasiment jusqu'au traité de Versailles, en 1919. Durant ces années incertaines, alors que ne se concrétisent ni le chantier de la rue Marcadet ni sa nomination définitive par l'OPHBMS - il y est inscrit avec Hébrard sur la liste d'architectes depuis 1917 -, il voyage dans les régions dévastées. Dumail et Hébrard sont agréés pour la reconstruction des Ardennes en 1921, au moment où les études de la rue Marcadet reprennent et celles de la cité-jardins de Gennevilliers deviennent opérationnelles.

Cette concentration de commandes explique que leur activité de reconstruction se limite au seul village d'Attigny (Ardennes), d'autant que leurs aspirations vont bientôt dépasser l'horizon hexagonal. En effet, lorsque Dumail retrouve Hébrard, celui-ci enseigne l'architecture dans le cadre de l'American Expeditionary Forces University, prolongeant son expérience à l'université Cornell-Ithaca entre 1906 et 1911. Leurs deux frères, eux aussi architectes, sont à l'étranger : GabrielDumail, fait prisonnier en 1915, est parti pour la Chine ; quant à ErnestHébrard, Grand Prix de Rome 1904, il a aussi été fait prisonnier avant de se voir confier, en 1918, la reconstruction de Salonique, puis de devenir architecte en chef d'Indochine. Pionnier de l'urbanisme - néologisme de 1910 -, il est membre fondateur de la Société française des architectes urbanistes en 1911, et l'une des premières figures de l'architecture internationale, voire « mondialisée ». Il avait entraîné, peu avant la guerre, son frère et les Dumail dans l'aventure de l'International World Centre : un essai de capitale pour les États-Unis du monde, précurseur de la Société des Nations, dans lequel La Construction moderne voyait en janvier 1914 « une école mondiale de la paix »... arrivée trop tard ! De cette tentation de l'ailleurs, Dumail tire quelques réalisations en Indochine entre 1924 et 1928. Jean Hébrard, lui, s'expatrie en 1925 pour devenir un des théoriciens du City Planning dans les universités de Pennsylvanie puis du Michigan.

Des chantiers d'expérience

Dumail consacrera dès lors l'essentiel de sa carrière à l'OPHBMS, en tant qu'architecte-directeur des cités-jardins de Gennevilliers, du Pré-Saint-Gervais, de Dugny, de l'achèvement de Suresnes, et d'un ensemble HBM pour militaires à Saint-Mandé, immédiatement reconnus pour la qualité de leurs logements et de leur greffe urbaine. Comme pour la cité de la rue Marcadet, il y conçoit « des bâtiments isolés, absolument entourés d'air et de lumière » (7). Ces « chantiers d'expériences », suivant une expression des années 1920 qui deviendra emblématique à la Libération, sont souvent mis en œuvre par des entreprises ayant fourbi leurs premières armes avec les troupes américaines pour des constructions de baraquements préfabriqués. Ils permettront à Dumail de figurer parmi les rares architectes français à avoir édifié plus de 2 000 logements avant la Seconde Guerre, dans lesquels il étrennera les chemins de grue et les principes de coffrage des Trente Glorieuses.On ne peut que faire le lien entre ses aspirations pendant la guerre, sa culture technique, son goût pour la mécanique, et ceux d'autres acteurs de la modernité architecturale. Quelques années avant lui, en 1904, son associé Hébrard brille lui aussi au concours Chenavard, avec pour sujet un Palais de l'automobile. En 1908, le Salon de l'automobile accueille à Paris ses premiers exposants aéronautiques et c'est justement un architecte de la même génération, AndréGranet (1881-1974), futur gendre d'Eiffel, qui contribue l'année suivante à lancer au Grand Palais la première exposition internationale de la locomotion aérienne, ancêtre du salon du Bourget. Plus précisément, le passage de l'observation militaire à l'aviation renvoie à WalterGropius (1883-1969). Comme Dumail ou encore André Lurçat, mais dans le camp d'en face, le fondateur du Bauhaus dessine d'abord ses repérages de ligne de front à pied, avant d'être affecté à l'aviation et d'y connaître une révélation, déterminante pour sa carrière (😎. Cette passion de la photographie aérienne sera partagée par son alter ego français dans l'expérimentation de la préfabrication, Marcel Lods, en pleine résonance avec une attention voulue « scientifique » au territoire et à sa documentation - une des constantes des équipes de l'OPHBMS. Si Lods s'engage comme aviateur en 1939, il est vingt-cinq ans plus tôt affecté comme instructeur d'artillerie. Et il ne lui échappe pas qu'avec presque 900 millions d'obus tirés, son arme représente l'instrument par excellence de l'industrialisation de la guerre. Puis, il suit l'arrivée des troupes américaines et de leurs engins et se passionne pour le développement spectaculaire des industries automobile et aéronautique aux États-Unis. Pays où était née, dès 1908, la fameuse Ford T, premier véhicule de série. Du début des années 1920 jusqu'à la fin de sa carrière, aux côtés de grands ingénieurs, Lods tente d'exporter ce modèle à celui du bâtiment et de ses composants. Ce seront notamment les chantiers de la Cité du Champ des Oiseaux, à Bagneux (1927-1933), et de La Muette, à Drancy (1931-1934). Puis, après guerre, les Grandes Terres de Marly-le-Roi (1952-1960) et surtout la Grand'Mare de Rouen (1960-1977). C'est aussi une myriade de petites réalisations prototypiques, à commencer par l'aéroclub de Buc abordé au moment où Lods obtient son brevet de pilote, en 1932.

Ses chantiers qui se veulent de pur montage, rêvés en gants blanc, ne sont pas dénués d'utopie. Ils participent au sentiment qui sourd au début du XXe siècle, selon lequel l'homme s'apprête à faire quasi corps avec la machine. Charlie Chaplin a génialement montré dans Les Temps modernes en 1936 la part tragique de cette nouvelle condition. Elle apparaît comme un des effets les plus paradoxaux de la guerre, dans laquelle toute une génération a été confrontée aux corps mutilés en masse, soumis aux éléments et à la putréfaction en plein champ, mais aussi possiblement transcendés par la mécanisation et la science. Alfred Jarry en avait eu l'intuition dès 1902 avec Le Surmâle : roman moderne dans lequel il dressait le récit de la course - en forme d'hécatombe - d'un train à vapeur et de cyclistes dopés à la « perpetual-motion food ». Le Corbusier est l'architecte qui, au contact des Planistes et du théoricien eugéniste Alexis Carrel, captera le mieux ce nouveau rapport au corps, avec ses recherches sur l'immeuble-villa puis sur l'« unité d'habitation de grandeur conforme », instruments d'une « fabrique de l'homme nouveau » liant sport, biologie et habitation. Intégré à la fondation Carrel entre 1943 à 1945 (9), Dumail n'échappera pas à ce programme « d'hygiène sociale et de prophylaxie » énoncé par Sellier lui-même au moins dès 1921.Ces proches de Sellier que sont Dumail et Lods ont vu leurs réalisations de l'OPHBMS données en 1935 comme modèles du programme du grand ensemble du futur, dans cette période accidentée où s'élaborait une culture politique de gestion de la croissance des périphéries urbaines. À la Libération, ils affirment ensemble le logement comme la grande « affaire » du XXe siècle dans un livret du comité Henri-Sellier (10). En 1951, ils s'engagent presque simultanément dans les chantiers respectifs des deux SHAPE Villages : Dumail à Saint-Germain-en-Laye, aux côtés de Jean Dubuisson, et Lods à Fontainebleau. Les logements qu'ils bâtissent, chacun à sa façon mais tous deux en un temps record, pour les sous-officiers et officiers du quartier général des forces alliées en Europe, constituent un des moments fondateurs de la politique de construction à venir : les grands ensembles français ne sont décidément pas tombés du ciel avec la croissance et le baby-boom. * Architecte, Hubert Lempereur a consacré de nombreux articles à la généalogie et à l'histoire matérielle et culturelle des premiers grands ensembles français et à la construction de masse. À paraître, Félix Dumail, architecte de la « cité-jardins », aux éditions du patrimoine et La Samaritaine, Paris, aux éditions Picard, ouvrage codirigé avec Jean-François Cabestan. 1. J.-L. Cohen, Architecture en uniforme. Projeter et construire pour la Seconde Guerre mondiale, Hazan/Centre Canadien d'Architecture, 2011. 2. Voir P. Chemetov et B. Marrey, Architectures. Paris 1848-1914, Dunod, 1980. 3. M. Rotival, « Urbanisme des H.B.M. - Formes de la cité », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 4. Leurs archives sont conservées au centre d'archives d'architecture du XXe siècle. La famille Dumail conserve de son côté ses correspondances de guerre. 5. J. Posener, « Historique des H.B.M. - Naissance du problème, premières solutions », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 6. G. Ernest, « Concours pour la construction par la Ville de Paris d'immeubles collectifs à bon marché », L'Architecture, 28 fév. 1914. 7. A. Gaillardin, « Les derniers concours de la Ville de Paris pour la construction d'habitations à bon marché », La Construction moderne, 28 juin 1914. 8. J. Gubler, « L'aérostation, prélude à l'aviation ? Notes sur la découverte architecturale du paysage aérien », Matières, 1998. 9. H. Lempereur, « La fondation Carrel (1941-1945), Le Corbusier et Félix Dumail : portraits d'architectes en bio-sociologues », fabricA, 2009. 10. F. Dumail, P. Grünebaum-Ballin, R. Hummel, M. Lods, P. Pelletier et P. Sirvin, L'affaire du logement social, préface de Léon Blum, Éditions de la Liberté, 1947. TEXTE DU MONITEUR @ les #Constructions #Modernes #BANLIEUE @ l' #Urbanisme & l es #Chantiers d'#ApresGuerre ici #Mémoire2ville le #Logement Collectif* dans tous ses états..#Histoire & #Mémoire de l'#Habitat / Département territoire terroir region ville souvenirs du temps passé d une époque revolue #Archives ANRU / #Rétro #Banlieue / Renouvellement #Urbain / #Urbanisme / #HLM #postwar #postcard #cartepostale twitter.com/Memoire2cite Villes et rénovation urbaine..Tout savoir tout connaitre sur le sujet ici via le PDF de l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT (l'USH)... des textes à savoir, à apprendre, des techniques de demolition jusqu a la securisation..& bien plus encore.. union-habitat.org/.../files/articles/documents/...

www.dailymotion.com/video/xk6xui Quatre murs et un toit 1953 - Le Corbusier, l'architecte du bonheur 1957 conceptions architecturales le modulor, l'architecture de la ville radieuse, Chandigarh, Marseille, Nantes www.dailymotion.com/video/xw8prl Un documentaire consacré aux conceptions architecturales et urbanistiques de Le Corbusier.Exposées par l'architecte lui-même et étayées par des plans, dessins et images de ses réalisations en France et à l'étranger, ces théories témoignent d'une réflexion approfondie et originale sur la ville et sa nécessaire adaptation à la vie moderne, notamment Paris dont l'aménagement révolutionnaire rêvé par Le Corbusier est ici exposé. Un classique du documentaire.Les premiers projets de Le Corbusier resteront à l'état de maquette : le plan de modernisation de la ville d'Alger. Certains seront réalisés par d'autres architectes : ministère de l'éducation à Rio de Janeiro, Palais de l'ONU à New York. Dès l'après-guerre en moins de 10 ans, Le Corbusier réalise de grandes unités d'habitation à Marseille, Nantes une chapelle à Ronchamps, une usine à Saint-Dié, une ville Chandigarh en Inde. Par des schémas, l'architecte présente sa théorie de la "ville radieuse", le modulor clef mathématique de son œuvre ainsi que son projet de réorganisation de la campagne, des cités industrielles et urbaine en un regroupement autour d'un système coopératif. Le film expose les conceptions architecturales de Le Corbusier, dans la ligne des précurseurs de l'architecture moderne comme Claude-Nicolas Ledoux. Paris et le désert français 1957 réalisation : Roger Leenhardt et Sydney Jezequel, résoudre le déséquilibre démographique ville campagne www.dailymotion.com/video/x177lrp Film réalisé par Roger Leenhardt et Sydney Jezequel en 1957, d'après le livre de Jean-François Gravier. Document d'information général proposant les solutions de l'époque pour éviter la désertification des campagnes et la folie concentrationnaire des villes. Dès 1957, la désertification des campagnes prend des proportions tragiques. L'exemple est donné pour le village de Gourdon dans le Quercy.

Quelles évolutions proposer pour éviter l'exode rural et le développement anarchique, qui s'amorce, des villes champignons, construites en plein champ sans urbanisme et sans âme ? Le commentaire propose les solutions de l'époque : modernisation de l'agriculture, adaptation de l'artisanat, implantations d'industries dans les provinces. Gazoducs dans le sud-ouest, barrage en Haute-Savoie, polder en Bretagne semblaient à l'époque pouvoir résoudre le déséquilibre ville campagne. Visages de la France 1957 Production - réalisation Atlantic-Film Marcel de Hubsch www.dailymotion.com/video/x19g59p Le film commence avec des vues de villages et d'architecture traditionnelle du Pays Basque, des Landes, de la Touraine, de la Normandie, de la Bretagne, d'Alsace. La voix off s'interroge : faut il transformer la France en un musée de ses vieilles demeures ? et poursuit : pourquoi des maisons de 10 à 15 mètres de hauteur à Honfleur n'ont elles que 3 à 5 mètres de large ? Le commentaire se pose la question du nombre de maisons individuelles dans les villes qui entrainent l'étalement urbain. Lorsque les villes ont bâtit des immeubles, le commentaire se demande que cachent ces façades ? Des coures étroites que le soleil ne visite jamais, un enchevêtrement inouï de constructions hétéroclites. L'époque de grande prospérité de la troisième république n'a rien su construire de grand poursuit la voix off. Ce document nous propose ensuite une animation de maquette pour l'aménagement d'une friche. Dans un premier temps à la façon d'avant avec la maison individuelle. La voix off s'exclame : ce n'est pas autrement que d'affreuses banlieues naquirent que tant de villes furent à jamais enlaidies, essayons autre chose. L'animation se met à empiler les maisons individuelles et propose des bâtiments collectifs dans des jardins. Le commentaire poursuit : maintenant c'est l'heure de l'urbaniste à lui de répartir les constructions dans la cité. Plusieurs organisation de logements collectifs sont proposées en maquettes. La voix off pointe les défauts d'un urbanisme des grands ensemble trop ennuyeux. Puis une solution émerge de l'animation : pour que la cité vive il faut mettre au place d'honneur école, dispensaire, bibliothèque, salle de réunion, puis viennent les deux pièces maîtresse deux grands immeubles puis les rues se glissent dans la composition et enfin les pelouse et les jardins apparaissent et voila conclue le commentaire. Le film montre ensuite de réalisation de grands ensemble et on entre dans un immeuble au sein d'une famille : air et lumière sont au rendes-vous. On voit des enfants faire du patin à roulette dans le parc de l'immeuble la voix off annonce : finit l'individualisme renfrogné de l'échoppe d'antan : la cité tout entière est un jardin, les jeux d'enfants se mêlent aux fleurs. Le film se termine sur des vues de réalisation de grands ensemble sur toute la France (vue entre autre de la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille). Production Films Caravelle MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) Scenario et réalisation : Pierre JaLLAUDSur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije , www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS

Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal.

L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.

@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.

Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.

Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.

Définition

Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.

On peut toutefois en distinguer deux :

• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».

• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».

Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.

Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.

Histoire

La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.

Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.

Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.

L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.

La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.

Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.

Une multitude de procédures administratives

Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.

Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.

Les contextes de constructions

Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.

On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :

• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).

• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.

• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.

Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.

Les modes de constructions

Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.

Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :

• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.

• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.

• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.

Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.

Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.

En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement. Les banlieues populaires apparaissent dans les médias à travers le prisme de la délinquance et des émeutes. Pourtant, leur histoire doit s’analyser dans la moyenne durée des deux siècles d’urbanisation et d’industrialisation, puis de disparition de la société industrielle. Les banlieues françaises, à la différence des suburbs anglo-saxonnes qui logent les classes moyennes blanches, ont été créées dès la fin du XIX e siècle pour loger les classes populaires. Les besoins de logement expliquent les strates des paysages urbains : petits immeubles de rapport de la Belle Époque, pavillons des lotissements défectueux de l’entre-deux-guerres, barres et tours de logement social et villes nouvelles des Trente Glorieuses. Trois moments de la constitution des banlieues populaires se superposent, encore visibles dans les paysages-palimpsestes : l’âge des faubourgs industriels, devenus peu à peu friches avec la désindustrialisation qui débute dans les années 50 ; le temps des banlieues rouges et du socialisme municipal ; la construction des grands ensembles et l’entrée en crise du modèle à partir de 1970. Des faubourgs industriels à la désindustrialisation

La banlieue contemporaine naît de l’entreprise de modernisation de la capitale et des grandes métropoles sous le Second Empire. Le modèle haussmannien, bien connu, régularise la ville ancienne par l’imposition de percées dans le tissu urbain existant, l’équipement en réseaux divers, la construction d’immeubles neufs le long des nouvelles percées et l’exode partiel des anciens habitants du centre vers les arrondissements annexés ou vers les faubourgs. L’agrandissement de Paris complète les ambitions d’Haussmann et de Napoléon III : au premier janvier 1860, en application de la loi du 3 novembre 1859, 5100 hectares sont ajoutés aux 3402 hectares de la capitale, qui trouve ainsi sa taille définitive et passe de 12 à 20 arrondissements. L’annexion des communes suburbaines s’accompagne d’une vision, en creux, de la nouvelle banlieue au-delà des murailles. Le projet est d’homogénéiser la nouvelle ville-capitale en généralisant les équipements urbains, notamment le métro à partir de 1900, de desserrer la pression démographique du centre vers l’extérieur, de transférer l’industrie au-delà des Fortifications. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. La banlieue est livrée à elle-même, ignorée par la puissance publique. Ses espaces libres accueillent les entrepôts, la grande industrie et les fonctions que la ville transformée rejette : cimetières, hôpitaux, champs d’épandage, logements sociaux 1. Les décrets sur les établissements classés, datant du Premier Empire et repris sous la Restauration, sont à l’origine des zones d’industries polluantes en proche banlieue, notamment autour de la chimie organique. Aubervilliers est célèbre par la concentration d’industries chimiques (Saint-Gobain…). Les derniers de ces établissements classés ont cessé leur activité il y a peu de temps, sous l’impact des revendications des associations écologistes : à Saint-Denis, la Saria, entreprise d’incinération de carcasses animales, a dû fermer. L’industrialisation, comme l’avait envisagé Haussmann, se fait par le transfert des grandes usines de la capitale vers la périphérie. Après la crise économique de la fin du XIXe siècle, l’implantation de nouvelles technologies – automobile, aviation, constructions électriques – transforme des communes (Boulogne-Billancourt, Puteaux, Suresnes, Vénissieux) en technopoles de pointe. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la d

Diputados UDI anuncia que se sumaran a querella en caso FUT

 

La acción judicial será presentada en las próximas horas. En la oportunidad, Javier Macaya, María José Hoffmann y Marisol Turres, anunciaron que requerirán antecedentes a organismos en EE.UU, para que se determine presuntas irregularidades en el llamado caso “yate”.

 

Los diputados de la Unión Demócrata Independiente (UDI), Javier Macaya, María José Hoffmann y Marisol Turres, aseguraron que solicitarán mayores antecedentes a organismos de Estados Unidos, para determinar si se recaudaron fondos fuera del marco legal a través de la fundación “Gabriela Mistral”, y que se destinaron para la campaña de la Presidenta Bachelet.

 

Macaya afirmó que “quiero comenzar recogiendo las palabras de la Ministra Secretaria General de la Presidencia, Ximena Rincón, en el sentido de que es importante que las situaciones que hoy aparecen absolutamente contradictorias, ya que hay dichos originales que hablaban de la presencia de extranjeros en esta actividad; y al día siguiente se termina diciendo una versión en la que prácticamente se pretende cerrar el caso, afirmando que no hay nada irregular”.

esse dia foi foda!

trégua de natal na primeira guerra para uma partida de futebol!

 

Revista FUT! do Lance!

The strip technique Also known as (FUT - Follicular Unit Transplant) is the way of treating hair loss in which hair grafts are extracted and then implanted on the patient’s balding areas. In this procedure surgeon carefully staples the wound, aiming to accomplish the smallest possible linear scar.

Fuut (Podiceps cristatus)

Een fuut wordt gemiddeld 46 tot 51 cm lang. Het is een typische vogel van plassen, meren, rivieren en moerassen met riet. Zijn donkere oorpluimen geven hem een karakteristiek uiterlijk. Hij heeft een wit gezicht met een roodbruine en zwarte kraag eromheen die opgericht staat bij het baltsritueel. Zijn onderkant is wit, van boven is hij donker overgaand in roestbruin. Tussen oog en snavel zit een zwarte streep. De snavel is lang en puntig.

De poten hebben geen zwemvliezen, maar de tenen zijn wel voorzien van vliezige verbredingen. Doordat de poten vrij ver naar achteren op het lichaam staan, kan de fuut makkelijk zwemmen en duiken en kan hij een grote snelheid halen bij het zwemmen. Een zeer kenmerkende eigenschap is de mogelijkheid om redelijk lange afstanden onder water zwemmend af te leggen. Dit wordt gedaan om vis te bejagen, of om te vluchten bij gevaar. Futen kunnen zich door de plaatsing van de poten echter niet zo gemakkelijk lopend over het land voortbewegen. Nesten worden bij voorkeur dicht langs de waterkant gebouwd.

De jongen zijn zwart-wit gestreept en worden vaak door de ouders op de rug gedragen. Het ouderpaar begroet elkaar met een uitgebreid baltsritueel.

Futen hebben een uitgebreid baltsgedrag. Ze voeren twee soorten dansen uit tijdens de balts. In de eerste dans gaan het mannetje en het wijfje zij aan zij over het wateroppervlak. Voor de tweede dans duiken zij onder water en komen ze terug boven met een bek vol plantenslierten. Dan zwemmen ze naar elkaar toe, met de hals gestrekt, en zwemmen tegen elkaar op, rechtop, met de borst uit het water geheven. Ze verwijderen zich dan van elkaar om elkaar daarna weer te naderen. De paring gebeurt op het water.

Behoudens een deel van Scandinavië komt de fuut in heel Europa en ook in Zuid-Afrika voor. Het is gedeeltelijk een trekvogel. Noordelijke futen kunnen in Nederland overwinteren, bijvoorbeeld rond het IJsselmeer en de Randmeren. Na de bouw van de Deltawerken kwamen grote populaties futen op in de Grevelingen.

 

Great crested grebe (Podiceps cristatus)

The great crested grebe is the largest member of the grebe family found in the Old World, with some larger species residing in the Americas. They measure 46–51 cm (18–20 in) long with a 59–73 cm (23–29 in) wingspan and weigh 0.9 to 1.5 kg (2.0 to 3.3 lb). It is an excellent swimmer and diver, and pursues its fish prey underwater. The adults are unmistakable in summer with head and neck decorations. In winter, this is whiter than most grebes, with white above the eye, and a pink bill.

The great crested grebe breeds in vegetated areas of freshwater lakes. The subspecies P. c. cristatus is found across Europe and east across the Palearctic. It is resident in the milder west of its range, but migrates from the colder regions. It winters on freshwater lakes and reservoirs or the coast.

The great crested grebe has an elaborate mating display. Like all grebes, it nests on the water's edge. The nest is built by both sexes.

  

L'église d'Avon date du XIIe siècle et fut agrandie au XIIIe. Elle était la propriété de l'abbaye de Beaumont-lès-Tours. C'est un des monuments religieux les plus remarquables de la Touraine, par son porche avec arcades en plein cintre, archivoltes sculptées, colonnettes à chapiteaux historiés. Sous ce porche qui appartint à l'église du XII° siècle et qui fut prolongé d'une travée au nord après la construction du collatéral, on note de nombreux graffiti de toutes époques, notamment une inscription de 1476 relative à la mort du duc de Bourgogne. A droite une autre porte, surmontée elle aussi d'une archivolte richement décorée, a été remontée dans un mur à une date inconnue.

 

L'église, qui a été restaurée, comprend une nef principale accompagnée au nord par un collatéral. La base du mur goutterot de la nef appartint à l'édifice roman et présente encore les fenêtres en plein cintre primitives qui ont été condamnées. Le mur nord du collatéral est tout entier du XIIIc siècle. La nef et le collatéral ont chacun trois travées couvertes de voûtes angevines. Les supports des grandes arcades sont des piles cruciformes avec colonne engagée dans chaque dosseret et colonnettes logées dans les angles formés par ces dosserets.

 

La nef aboutit au transept dont le carré est limité par quatre arcades en tiers-point et voûté en style angevin comme les croisillons, qui ne sont pas accompagnés d'absi-dioles. L'abside éclairée par trois fenêtres en plein cintre et voûtée sur six branches d'ogives, termine l'église.

Dans l'angle formé par la nef et le croisillon méridional a subsisté le clocher du XIIe siècle avec deux étages de fenêtres jumelles en plein cintre. La flèche octogonale accompagnée de lucarnes d'angle a été refaite probablement au xvie siècle.

 

Outre la cure, Avon possédait un prieuré dépendant, comme l'église, de l'abbaye de Beaumont. En 1734 Louise de Bourbon-Condé, abbesse de Beaumont, se qualifiait de dame d'Avon.

 

source: guide37.com/index.php/details/avon-les-roches-eglise-notr...

Une des nombreuses barques échouées jonchant la Somme a St Valéry sur Somme.

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