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MOIS DE MARIE. Dévotion particulière.
Clôture.
Le 31 mai, nous fêtons la :
VISITATION DE MARIE.
Cet évènement important, est fêté au calendrier liturgique chrétien.
Marie, enceinte a appris que sa cousine Elisabeth attend un enfant.
Pleine de joie, elle décide sur le champ d'aller la visiter, pour lui apprendre la bonne nouvelle qu'elle porte en son propre sein, son enfant reçu de Dieu.
C'est une grande joie pour elles, de se retrouver, ensemble en cet état merveilleux, et partager leur attente, leur confiance.
Elisabeth, malgré son âge avancé, attend Jean-Baptise par la volonté de Dieu.
Marie attend le Messie, Sauveur, Jésus par élection unique.
Pour chacune, c'est la même volonté du Père des cieux, créateur de toute chose.
C'est une vraie fête pour Marie, qui, remplie d'allégresse, communique son sentiment à l'enfant d'Elisabeth, qui aussitôt tressaille dans son sein.
Jésus déjà, fait ce miracle.
Le petit Jean-Baptiste, fait savoir à sa mère qu'il salue son cousin Jésus, enfant divin.
Cette joie se communique à travers les siècles, en un message d'espérance et de vraie attente du Sauveur, pour tout croyant au coeur de sa vie....
Car Marie, chez Elisabeth, a été reçue et honorée, comme la Mère du Seigneur, celle que Dieu a élue, pour être la plus digne entre toutes les femmes de porter le Fils de Dieu.
C'est pourquoi, Marie est bénie pour avoir cru en la Parole de Dieu, et confirmé l'évènement miraculeux par son Oui total.
Marie à cette occasion a entonné une admirable et incomparable prière particulière de louange :
MAGNIFICAT
"Mon âme exalte le Seigneur
et mon esprit est rempli d'allégresse
à cause de Dieu, mon Sauveur,
parce qu'il a porté un regard sur son humble servante.
Oui, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses.
Son Nom est saint, et son Amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Il a dispersé les orgueilleux,
Il a jeté les puissants au bas de leur trône
et il a élevé les humbles, les affamés,
Il les a comblés de biens et les riches, il les a envoyés les mains vides.
Il est venu en aide à son serviteur Istraël, se souvenant de son amour, de la promesse faite à nos pères en faveur d'Abraham et de sa descendance pour toujours".
(Luc 1,46-56)
Que Marie vous visite à sa manière et vous salue, comblant du même coup votre espérance.
Merci à tous, d'être venu ici voir Marie tout au long de son mois. Elle ne l'oubliera pas.
Pour le fêter, vous pouvez écouter un bel enregistrement du
MAGNIFICAT DE BACH.
Chanter avec ceux que vous aimez :
"Le Seigneur fit pour moi aussi des merveilles.
Cette image clôt le mois de Marie.
Nous passerons les jours suivant à un autre registre;
Dévot dans le temple de Srirangam (Ranganath Swami) à Tiruchirapalli (Trichy)
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Le temple de Srirangam est une véritable cité religieuse, dont l'édification a commencé au Xème siècle. Le sanctuaire dédié à Vishnu (golden temple) est au centre des bâtiments, c'est la partie la plus ancienne.
Srirangam est le premier des cent huit sanctuaires du dieu Vishnu (appelé ici : Ranganatha, qui est la forme de repos de Vishnou). C'est le plus vaste temple avec 156 hectares et le plus célèbre.
Le temple est constitué de sept enceintes dominées par 21 gopuram(s) (portes d'entrée monumentales). Il comprend de nombreuses boutiques, bassins, mandapa(s) et petits temples.
La partie centrale (au-delà de la 6ème enceinte) et le sanctuaire sont réservés aux hindous.
Article de Wikipedia sur le temple de Srirangam
fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_Sri_Ranganathaswamy_(Srirangam)
Le site officiel du temple
Venerable, Real y Devota Cofradía de Penitencia de Nuestro Padre Jesús de los Afligidos y María Santísima de los Desconsuelos.
~~La fontaine de dévotion Saint-Aldric, transformée en lavoir au XIXe siècle, recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel.
~~Enserré entre des murs, en contrebas de la rue principale, le lavoir d’Asnières est niché derrière la fontaine Saint-Aldric.
C’est au IXe siècle qu’Aldric, évêque du Mans, demande que soit ouverte une fontaine d’où jaillira… « Une eau pure, limpide qui ne tarit jamais ». La première mention du lavoir apparaît dans les délibérations municipales, en 1816, lorsque cette eau se trouve contaminée par le reflux des eaux du lavoir.
~~Ce lavoir est alimenté par l’eau de la fontaine qui s’écoulait par la gueule du lion mais qui s’infiltre désormais sous la maçonnerie, et par les eaux de pluie recueillies par sa toiture en impluvium. La mémoire du village en attribue la couverture, vers 1840,
En 1992, l’Association « Patrimoine d’Asnières » a restauré la fontaine-lavoir au travers d’un chantier de jeunes bénévoles, soutenue par l’Union REMPART.
A la fotografia, els devots de Catania treuen la imatge i les relíquies de Sant'Agata al carrer. Cada 17 d'agost els catanesos celebren el retorn del cos de Sant'Agata a la ciutat, deprés de molts anys d'exili. A la patrona, els catanesos, li atribueixen un poder màgic i curatiu inqüestionable. La seva aparició pels carrers al voltant del Duomo provoca una autèntica efervescència emocional en els habitants de la ciutat.
A Mongiuffi, un piccolo paese dell’entroterra Taorminese, in Provincia di Messina, troviamo antichissima la devozione per San Leonardo. Tutto il popolo, molto devoto per le tante grazie ottenute tramite l’intercessione di San Leonardo, lo ha eletto a suo speciale Patrono e Protettore ed ogni anno, il 6 novembre, ne celebra la festa con grande solennità. Il momento più emozionante si ha quando, durante la processione di mezzogiorno, tutti i fedeli riunitisi al centro del Paese, donano al Santo Patrono una Ciambella (Cuddura) di pasta di pane intrecciata ed abbellita artigianamente, in segno di devozione e ringraziamento.La festa, unica nella sua particolarità e nella fede degli abitanti inizia con la Novena (preghiera insistente fatta con determinazione e costanza per nove giorni conseguitivi) nella fiducia di poter ottenere ciò che il cuore di ognuno desidera e con l’avvio della lavorazione artigianale delle “cuddure”. Per la realizzazione di queste particolari “ciambelle” vengono utilizzati centinaia di chili di farina di frumento che in passato veniva donata dagli abitanti di Mongiuffi. Dopo la lavorazione delle ciambelle, si imprime l’immagine di San Leonardo. Il 1° Novembre, solennità di tutti i Santi, vengono preparate, sempre a mano, le artistiche “cudure” dei 4 angioletti e del Santo. Abilità ed impegno fanno sì che queste divengano vere e proprie opere d’arte.La “cudura” del Santo viene decorata con rose e ornamenti vari creati con la pasta, facendo sì che diventi un vero e proprio gioiello della minuziosa arte creativa, che attira tutt’oggi molti curiosi. La vigilia della festa, quando ormai è tutto pronto, si svolge la benedizione delle “cuddure”. Nel borgo l’atmosfera di solennità sale di ora in ora. Gli abitanti di abitanti di Mongiuffi e tutti gli altri devoti che accorrono si recano nella Chiesa di San Leonardo per pregare e cantare al Santo Patrono e assistere all’apertura della cappella e alla discesa del simulacro. Al canto dell’inno di San Leonardo il simulacro collocato dentro la vara, scende sino al centro della Chiesa. La Statua dall’aspetto dolcissimo sembra volgere il suo sguardo per rassicurare i suoi fedeli della sua protezione. A quella vista si commuovono i cuori e si inumidiscono gli occhi. L’artistica statua del Santo viene mostrata al pubblico tre volte soltanto: il giorno di capodanno; il giorno di Pasqua ed il 5 Novembre vigilia della festa.All’alba del 6 Novembre al suono delle campane i fedeli si ritrovano in Chiesa per la recita dell’Ufficio (tradizionale ufficiatura in onore del Santo Patrono e Protettore). Intorno alle 10:30 si svolge la Santa Messa Solenne, al termine vi è la tradizionale processione per le vie del paese. Il momento più emozionante, verso mezzogiorno, quando tutto il popolo riunitosi in piazza fontana, al centro del paese, dona al Santo Patrono la ciambella (cuddura) di pasta di pane intrecciata e abbellita artigianalmente in segno di devozione e ringraziamento. Subito dopo vengono distribuite le “cuddure” più piccole a tutti i devoti presenti a questo importante e caratteristico evento. La sera del 6 Novembre i devoti si ritrovano nuovamente nella Chiesa Madre dove vengono celebrati i vespri e l’eucarestia. Tra le luci della notte esce la processione. Al rientro del simulacro in piazza del Carmine vi è il grandioso spettacolo piro - musicale. La sera del 7 Novembre il Santo Patrono si riporta in processione nella Chiesa a Lui intitolata dove viene risposto nella sua cappella. La festa si conclude con l’atto di affidamento del paesino di Mongiuffi Melia al Santo e l’emozionante chiusura della porta che terrà custodita la statua
---- a devotee (Melia) ----
---- un devoto (Melia) ----
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this is a short and long reports of the traditional feast, which was celebrated on November 6 this year in the municipality of Mongiuffi Melia (consisting of the two centers of Melia and Mongiuffi, in the province of Messina) in honor of St. Leonard of Noblac , also known as St. Leonard Abbot or hermit, for he was a French abbot who for much of his life he lived as a hermit; November 6 is the date of the saint's death, maybe he died in 1599. San Leonardo is originally the patron saint of prisoners (when the saint was in life he dedicated himself to prisoners of war, trying to free them, also trying to relieve the severe corporal punishment and fines which they had to submit); later also became the patron saint of blacksmiths, manufacturers of chains, have recently given birth (He helped the Queen Clotilde was in a coma for serious complications have arisen during childbirth: the Queen had a beautiful child), farmers, miners (and robbers). In southern Italy the cult of this saint was introduced by the Normans. It's strange to observe that in the hamlet of Mongiuffi besides the devotion to St. Leonard (he is always holding the chains), there is also a great devotion to the "Madonna of the chain", she is holding chains too (and in fact in Mongiuffi there is a sanctuary dedicated to her).
On the morning of November 6, after the Solemn Mass, the saint is carried on shoulders on the artistic float , with the music of the local band ("St. Leonard"of Mongiuffi) along the narrow and perched alleys. An exciting time it can be observed when the procession arrives at the Fountain Square, in the center of the country, and here is made a gift to this Patron Saint: He receive a "cuddura" (a donut dough braided) particularly embellished with elegant compositions made always in bread dough, so after "smaller cuddure" are distributed to the population (so called "St. Leonard's cuddure").
(Particularly interesting to visit the land of Mongiuffi Melia are the so-called Arcofie or Contrabbone, galleries for the transition from house to house probably built by the Arabs).
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questo è un report breve e lungo al tempo stesso, che ho realizzato il 6 novembre di quest'anno 2015, sulla tradizionale festa che si celebra nel comune di Mongiuffi Melia (composto dai due centri di Melia e di Mongiuffi, in provincia di Messina) in onore di San Leonardo di Noblac, anche conosciuto come San Leonardo abate od eremita, infatti egli fu un abate francese che per gran parte della sua vita visse da eremita; il 6 novembre è la data della morte del santo, che sembra essere avvenuta nel 1599. San Leonardo è originariamente il santo patrono dei carcerati (Egli si dedicò ai prigionieri di guerra, tentando possibilmente di liberarli, e comunque cercando di allieviare le loro gravose pene e corporali e pecuniarie alle quali erano costretti a sottostare); successivamente Egli divenne anche il santo protettore dei fabbri, dei fabbricanti di catene, delle puerpere (soccorse la regina Clotilde che era entrata in coma per gravi complicanze sopravvenute durante il parto, il suo intervento risolse al meglio quella grave situazione con la regina che riuscì così a risvegliarsi dallo stato di coma ed a dare alla luce un bimbo), degli agricoltori, dei minatori (e dei briganti). Nell'Italia meridionale il culto per questo santo fu introdotto dai Normanni. E' quanto meno singolare osservare che nella frazione di Mongiuffi oltre alla devozione per San Leonardo, raffigurato con in mano delle catene, ci sia anche una sentitissima devozione per la "Madonna della catena", anch'Ella raffiguarata con in mano delle catene (a Mongiuffi c'è un santuario a Lei dedicato).
La mattina del 6 novembre, dopo la Santa Messa Solenne, il Santo viene portato in spalla sul suo artistico fercolo con baldacchino ligneo, al seguito ci sono i fedeli e la banda musicale (la banda musicale "San Leonardo" di Mongiuffi), la processione si snoda non senza fatica lungo le strette ed inerpicate viuzze, spesso baciate dal sole e bardate per l'occasione a festa. Un momento emozionante lo si può osservare quando la processione giunge in piazza fontana, nel centro del paese, qui vien fatto dono al Santo Protettore della "cuddura" (una tipica ciambella di pasta di pane intrecciata e cotta nel forno a legna) particolarmente impreziosita da eleganti composizioni, realizzate sempre in pasta di pane; subito dopo vengono distribuite alla popolazione le cuddure più piccole (chiamate le cuddure di San Leonardo), recanti l'effigie del Santo, che viene stampata sulle trecce di pane.
In coda a questa breve descrizione c'è da menzionare che nell'antigo borgo di Mongiuffi Melia si possono ammirare le cosiddette Arcofie o Contrabbone, antiche gallerie che servivano da passaggio da un’abitazione all’altra, costruite probabilmente dagli Arabi e delle quali sono rimaste due particolari testimonianze).
Allegretto Nuzi ou Allegretto di Nuzi, (Fabriano, env.1315 - Fabriano, 1373) est un peintre italien du gothique international flamboyant
La Vierge de Majesté entourée de six anges (1365 - 1370)
Tempera et or sur panneau de bois de peuplier
Conservée au Musée du Petit Palais à Avignon (dépôt du musée du Louvre)
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Website : GALERIE JUGUET
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Website : MÉMOIRE DES PIERRES
© All rights reserved ®
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Contexte artistique et attribution
Allegretto Nuzi (vers 1315 – 1373) est un peintre italien du gothique international, originaire de Fabriano dans les Marches (centre-Italie). Sa carrière se déroule au milieu du XIVᵉ siècle, avec des passages documentés à Florence où il rencontre l’influence de Giotto et de l’école siennoise, qu’il conjugue avec la tradition des Marches. Son style mêle monumentalité, composition rigoureuse et expressivité des figures, ce qui le place parmi les principaux peintres italiens de son temps en dehors des grands centres artistiques.
La peinture est inventoriée comme attribuée à l’école de Francescuccio Ghissi, mais elle a été anciennement attribuée à Nuzi (sous diverses variantes de nom : Allegretto di Nuzzi, Nucci di Nuzzio), ce qui reflète l’histoire complexe des attributions dans l’Italie du Trecento.
Description matérielle et conservation
Technique : tempera et or sur panneau de bois de peuplier, procédé caractéristique des peintres italiens du Moyen Âge, fondé sur l’usage d’un fond d’or étincelant qui accentue la dimension sacrée du sujet.
Dimensions : environ 1,38 m × 0,99 m.
Histoire du dépôt : l’œuvre provient de la collection Campana à Rome, acquise par le Musée du Louvre en 1863, puis déposée successivement dans plusieurs musées provinciaux avant d’être confiée au Musée du Petit Palais d’Avignon. Elle a été restaurée en 1970.
Sujet et iconographie
Thème principal
La composition représente la Vierge Marie trônant en majesté (« Maestà »), entourée de six anges. Ce type iconographique dérive de la tradition byzantine (la Theotokos vénérée), reprise et recyclée dans l’art occidental médiéval pour affirmer la gloire céleste de Marie et sa place centrale dans l’économie du salut. La figure de la Vierge est souvent magnifiée par un trône élevé et une auréole ou un fond d’or, symbolisant la lumière divine et sa royauté spirituelle.
Les anges...
Les anges sont généralement représentés en attitude d’adoration ou de musique céleste autour de Marie : ce schéma traduit à la fois la hiérarchie céleste et une forme de liturgie picturale : la Vierge, reine du Ciel, est entourée de créatures célestes qui l’honorent par leur présence. L’utilisation de l’or accentue cette dimension lumineuse et mystique, propre à la dévotion médiévale.
Style et langage visuel
Composition
La structure pyramidale classique de l’iconographie de la Maestà est visible : la Vierge au centre, hiérarchiquement plus importante, entourée de figures angéliques qui en accentuent l’autorité divine. L’emploi d’un fond d’or lisse élimine toute perspective narrative et place l’œuvre dans un espace sacré plutôt que terrestre.
Style gothique international
Même si l’attribution précise reste complexe (école de Ghissi / Nuzi), on note une synthèse stylistique :
une ligne sûre et définie des contours, héritée de l’art toscan,
une décoration raffinée des auréoles et du fond, typique du gothique international,
une attention aux plis des vêtements et aux expressions des visages, qui humanisent légèrement les figures sans enlever à la scène son aura sacrée.
Signification et interprétation
Dimension spirituelle
Dans une œuvre de dévotion médiévale comme celle-ci, la représentation de la Vierge de Majesté n’est pas seulement narrative, mais théologique : elle affirme la médiation de Marie entre Dieu et les fidèles, et symbolise l’espérance chrétienne. Les six anges ne sont pas de simples ornements : ils magnifient par leur présence la gloire de Marie, participant à une liturgie visuelle qui invite à la contemplation.
Fonction liturgique
Des tableaux de ce type étaient souvent conçus pour des autels majeurs ou des lieux de culte, en tant que point focal pour la prière des fidèles. La taille du panneau et la richesse des matériaux (or, tempera) en font une pièce adaptée à une liturgie solennelle.
Conclusion
La Vierge de Majesté entourée de six anges est une œuvre emblématique du gothique italien du XIVᵉ siècle, où se mêlent influences toscanes et locales. Que l’on l’attribue à Allegretto Nuzi ou à l’école de Francescuccio Ghissi, elle témoigne de la continuité de l’iconographie de la Maestà et de la manière dont les artistes médiévaux utilisaient la tempéra et l’or pour créer des compositions à la fois sacrées et visuellement puissantes.
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UNIQUEMENT POUR LE PLAISIR DES YEUX.
Dévotion à saint Antoine de Padoue tous les mardi , messe à 09h jusqu'à 10h, ouvert jusque 18h. Ouvert les autres jours jusqu'à midi. messe le dimanche à 10h30.
A Mongiuffi, un piccolo paese dell’entroterra Taorminese, in Provincia di Messina, troviamo antichissima la devozione per San Leonardo. Tutto il popolo, molto devoto per le tante grazie ottenute tramite l’intercessione di San Leonardo, lo ha eletto a suo speciale Patrono e Protettore ed ogni anno, il 6 novembre, ne celebra la festa con grande solennità. Il momento più emozionante si ha quando, durante la processione di mezzogiorno, tutti i fedeli riunitisi al centro del Paese, donano al Santo Patrono una Ciambella (Cuddura) di pasta di pane intrecciata ed abbellita artigianamente, in segno di devozione e ringraziamento.La festa, unica nella sua particolarità e nella fede degli abitanti inizia con la Novena (preghiera insistente fatta con determinazione e costanza per nove giorni conseguitivi) nella fiducia di poter ottenere ciò che il cuore di ognuno desidera e con l’avvio della lavorazione artigianale delle “cuddure”. Per la realizzazione di queste particolari “ciambelle” vengono utilizzati centinaia di chili di farina di frumento che in passato veniva donata dagli abitanti di Mongiuffi. Dopo la lavorazione delle ciambelle, si imprime l’immagine di San Leonardo. Il 1° Novembre, solennità di tutti i Santi, vengono preparate, sempre a mano, le artistiche “cudure” dei 4 angioletti e del Santo. Abilità ed impegno fanno sì che queste divengano vere e proprie opere d’arte.La “cudura” del Santo viene decorata con rose e ornamenti vari creati con la pasta, facendo sì che diventi un vero e proprio gioiello della minuziosa arte creativa, che attira tutt’oggi molti curiosi. La vigilia della festa, quando ormai è tutto pronto, si svolge la benedizione delle “cuddure”. Nel borgo l’atmosfera di solennità sale di ora in ora. Gli abitanti di abitanti di Mongiuffi e tutti gli altri devoti che accorrono si recano nella Chiesa di San Leonardo per pregare e cantare al Santo Patrono e assistere all’apertura della cappella e alla discesa del simulacro. Al canto dell’inno di San Leonardo il simulacro collocato dentro la vara, scende sino al centro della Chiesa. La Statua dall’aspetto dolcissimo sembra volgere il suo sguardo per rassicurare i suoi fedeli della sua protezione. A quella vista si commuovono i cuori e si inumidiscono gli occhi. L’artistica statua del Santo viene mostrata al pubblico tre volte soltanto: il giorno di capodanno; il giorno di Pasqua ed il 5 Novembre vigilia della festa.All’alba del 6 Novembre al suono delle campane i fedeli si ritrovano in Chiesa per la recita dell’Ufficio (tradizionale ufficiatura in onore del Santo Patrono e Protettore). Intorno alle 10:30 si svolge la Santa Messa Solenne, al termine vi è la tradizionale processione per le vie del paese. Il momento più emozionante, verso mezzogiorno, quando tutto il popolo riunitosi in piazza fontana, al centro del paese, dona al Santo Patrono la ciambella (cuddura) di pasta di pane intrecciata e abbellita artigianalmente in segno di devozione e ringraziamento. Subito dopo vengono distribuite le “cuddure” più piccole a tutti i devoti presenti a questo importante e caratteristico evento. La sera del 6 Novembre i devoti si ritrovano nuovamente nella Chiesa Madre dove vengono celebrati i vespri e l’eucarestia. Tra le luci della notte esce la processione. Al rientro del simulacro in piazza del Carmine vi è il grandioso spettacolo piro - musicale. La sera del 7 Novembre il Santo Patrono si riporta in processione nella Chiesa a Lui intitolata dove viene risposto nella sua cappella. La festa si conclude con l’atto di affidamento del paesino di Mongiuffi Melia al Santo e l’emozionante chiusura della porta che terrà custodita la statua
I had so much fun with this outfit. Trying to capture the full detail in the frame, playing with angles. :D
I've been up for over 24 hours. When the creative flow hits, i can't sleep. My mind runs too much.
Hugs to all. <3
mehr habe ich gar nicht an, wozu auch, das kostet doch Zeit, so bin ich immer schnell verfügbar und einsatzbereit. Bussi Anna(devot)
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les Guerriers arabes du Califat Omeyyade
La dynastie Omeyyade est une grande dynastie islamique avec une histoire extrêmement riche et complexe. L’Imam al-Hafiz Ibn Kathir ad-Dimashqi dit à son sujet dans son livre renommé « al-Bidayah wal Nihayah » : « La lutte dans la voie d’Allah, le Très Haut, était la base de la fondation de cette dynastie. Les Omeyyades n’avaient nulle autre occupation en dehors de celui-ci. Ils ont propagé la parole de l’Islam de l’est à l’ouest, par terre et par mer. Ils ont rabaissé la mécréance et ses gens et, ils ont effrayés les polythéistes. Les Musulmans ne se sont pas dirigés vers un endroit sans le capturer et ils y avaient dans leurs armées des pieux (salihoun), des saints (awliyah) et des grands savants des Tabi’i[1]. Allah, Exalté et Loué soit-Il, nous donnait la victoire grâce à eux ». C’est ce qu’a rapporté le grand Imam Ibn Kathir.
De même, il y avait un très grand nombre de compagnons (sahaba) (qu’Allah soit satisfait d’eux) dans ces armées et nous en avons témoigné lors de la conquête du Maghreb ou pendant de longues années, ‘Abdallah Ibn ‘Omar et ‘Abdallah Ibn Zoubayr, (qu’Allah soit satisfait d’eux) étaient à la tête de ces armées. Aussi, en l’an 49 de l’Hégire (669), Khalid Ibn Zayd al-Khazraji et Abou Ayyoub al-Ansari (qu’Allah soit satisfait d’eux) se trouvaient dans une armée envoyé contre les Byzantins[2] par le calife, émir des croyants, Mou’awiyah Ibn Abi Soufyan commandé par son fils Yazid Ibn Mou’awiyah à l’époque de l’empereur Constantin III. Abou Ayyoub al-Ansari trouva le martyr près des murs de la forteresse de Constantinople où il fut enterré.
L’état (dawlah) des Omeyyades fut un très grand état islamique, qu’aucun autre état égala en superficie, tant dans le passé que de nos jours. Ce fut aussi le plus grand état de son époque et il atteignit, sous le dixième calife Omeyyade ‘Abdel Malik Ibn Marwan, décédé en l’an 125 de l’Hégire (742), une superficie maximale que nul autre calife, ni état après lui, n’allait pouvoir rivaliser. Mais cet état des Omeyyades n’eut jamais la même gloire que celui de l’état du Prophète (Salut et Bénédictions d’Allah sur lui) ni même celui des Califes Justes (qu’Allah soit satisfait d’eux) quand bien même leurs superficies étaient moindre. L’état des Omeyyades vient seulement en troisième position grâce à leur dévotion au combat dans la voie d’Allah (jihad), à la propagation de l’Islam et de la grâce d’Allah sur eux grâce aux pieux ancêtres (salaf salih) qui combattaient dans leurs rangs. Ces Musulmans ont bâti les fondations de l’Islam pour leurs successeurs et les gens qui allaient venir par la suite. Donc sans la grâce d’Allah Exalté puis de l’intense effort des Musulmans de l’époque, l’Islam ne se serait jamais implanté.
Il apparut, dans l’histoire islamique, un certain nombre de dynasties comme, par exemple, celle des Ottomans, dynastie islamique turque dont les premiers bénéficiaires furent les turques et puis aussi à un moindre degré le reste des états Musulmans. Il y eut aussi la dynastie kurde des Ayyoubi, à l’époque des croisades, dont profitèrent avant tout les Kurdes puis certains autres Musulmans en rapport direct avec les Ayyoubi. Puis il vint la dynastie berbère des Mourabitine au Maghreb et en Andalousie remplacée par celle des Mouwahhidine. Les premiers à en bénéficier furent bien évidemment les Berbères puis certains autres pays musulmans, comme nous l’avons vu, lors de leurs interventions en Andalousie.
Chaque nation musulmane qui devient un état, sert d’abord les intérêts de cette nation et ensuite le reste des Musulmans des autres nations. Nous remarquons néanmoins, qu’il y a une exception lorsqu’il s’agit des nations arabes comme ce fut le cas pour les ‘Abbassides ou bien l’état omeyyade institué en Andalousie par ‘AbderRahmane ad-Dakhil, ou toutes les nations eurent exactement la même opportunité que les Arabes. Il s’avéra donc que les nations arabes furent moins nationalistes que toutes les autres nations musulmanes qui se succédèrent puisque toutes les autres nations ont bénéficiés exactement des mêmes intérêts que les Arabes.
Nous allons voir, que l’état des Omeyyade fut un état musulman arabe.
Et c’est pourquoi, nous allons parler de la généalogie des tribus pour voir le grand rôle que les Arabes ont joué dans cette histoire et particulièrement les Omeyyades. Mais auparavant, nous allons citer deux Hadiths du dernier messager envoyé à l’humanité, le Prophète Muhammad (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui).
Le premier rapporté par l’Imam Mouslim d’Abi Malik al-Ash’ari que le Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Quatre chose de l’époque préislamique ne seront pas abandonné par ma communauté : la fierté par la noblesse, la récusation des origines, la demande de la pluie auprès des astres et les femmes pleureuses qui se lamentent suite aux décès ». Et il (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Si elles ne se repentent pas avant de mourir, elles viendront le Jour du Qiyamah vêtues de vêtement en goudron et d’une cuirasse de gale » (« vêtue d’une robe en goudron » est une allusion au châtiment que le Seigneur lui infligera en lui assignant un vêtement de goudron parce qu’elle s’habillait toujours en noir, et « d’une cuirasse de gale » du fait que son corps sera soumis aux démangeaisons et à la gale, au point de devenir recouvert comme une cuirasse parce qu’elle blessait, par ses pleurs et ses propos ardents, les cœurs des affligés à la suite d’un décès. (« Mas'ala jahiliyyah » de l’Imam Muhammad ‘Abdel Wahhab)).
Le deuxième aussi rapporté par Mouslim dans son Sahih de Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah soit satisfait de lui) qui a dit : Nous étions avec le Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) lors d’une campagne lorsqu’un homme des Mouhajirine eut un différend avec un homme des Ansars (qui frappa soit de la main ou du pied son postérieur). L’Ansari dit : « A moi ô Ansars » et le Mouhajir dit : « A moi ô Mouhajirine ». Alors le Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) dit : « Quel est cet appel à la jahiliyyah[3] ? » Ils dirent : « O Messager d’Allah, un homme des Mouhajirine a bousculé un Ansar ». Il répondit : « Laissez tomber cela c’est une infamie ». ‘Abdallah Ibn Oubay entendit la réponse du Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) et dit : « Ils l’ont fait, je le jure. Si jamais nous revenons à Médine, les plus forts chasseront les plus faibles[4] ». ‘Omar dit : « Laisse-moi frapper le cou de cet hypocrite ». Le Prophète (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui) dit : « Laisse-le. Je ne veux pas que les gens disent Muhammad tue ses compagnons ».
‘Abdallah Ibn Oubay était le chef des hypocrites de Médine, il était ‘Abdallah Ibn Oubay Ibn Malik Ibn al-Harith al-Khazraji des Bani ‘Awf Ibn Khazraj et il était aussi connut sous le nom de ‘Abdillah Ibn Saloul du fait de sa mère Saloul qui était de la tribu des Khouza’ah.
Le dernier fils de ʿAbd Al-Malik à devenir calife est Hišām, qui succède à Yazīd II en 724. Son assez long règne marque l'apogée militaire du Califat omeyyade. Après l'échec du siège de Constantinople en 7186, qui avait donné un coup d'arrêt à l'expansion omeyyade, Hišām reprend la guerre contre l'Empire byzantin en pénétrant en Anatolie. Après plusieurs victoires, l'avancée des armées omeyyades est freinée à la bataille d'Akroinon. Le règne de Hišām voit aussi les limites de l'expansion en Europe après la défaite omeyyade à la bataille de Poitiers en 732, face au Royaume franc et à l'Aquitaine7. Le Califat reste néanmoins maître de la péninsule Ibérique. Des révoltes majeures éclatent, notamment en Afrique du Nord (739), en Bactriane et en Transoxiane, qui restent difficiles à gouverner
L’Imam al-Hafiz Ibn Kathir ad-Dimashqi dit à son sujet dans son livre renommé « al-Bidayah wal Nihayah » : « La lutte dans la voie d’Allah, le Très Haut, était la base de la fondation de cette dynastie. Les Omeyyades n’avaient nulle autre occupation en dehors de celui-ci. Ils ont propagé la parole de l’Islam de l’est à l’ouest, par terre et par mer. Ils ont rabaissé la mécréance et ses gens et, ils ont effrayés les polythéistes. Les Musulmans ne se sont pas dirigés vers un endroit sans le capturer et ils y avaient dans leurs armées des pieux (salihoun), des saints (awliyah) et des grands savants des Tabi’i[1]. Allah, Exalté et Loué soit-Il, nous donnait la victoire grâce à eux ». C’est ce qu’a rapporté le grand Imam Ibn Kathir.
De même, il y avait un très grand nombre de compagnons (sahaba) (qu’Allah soit satisfait d’eux) dans ces armées et nous en avons témoigné lors de la conquête du Maghreb ou pendant de longues années, ‘Abdallah Ibn ‘Omar et ‘Abdallah Ibn Zoubayr, (qu’Allah soit satisfait d’eux) étaient à la tête de ces armées. Aussi, en l’an 49 de l’Hégire (669), Khalid Ibn Zayd al-Khazraji et Abou Ayyoub al-Ansari (qu’Allah soit satisfait d’eux) se trouvaient dans une armée envoyé contre les Byzantins[2] par le calife, émir des croyants, Mou’awiyah Ibn Abi Soufyan commandé par son fils Yazid Ibn Mou’awiyah à l’époque de l’empereur Constantin III. Abou Ayyoub al-Ansari trouva le martyr près des murs de la forteresse de Constantinople où il fut enterré.
L’état (dawlah) des Omeyyades fut un très grand état islamique, qu’aucun autre état égala en superficie, tant dans le passé que de nos jours. Ce fut aussi le plus grand état de son époque et il atteignit, sous le dixième calife Omeyyade ‘Abdel Malik Ibn Marwan, décédé en l’an 125 de l’Hégire (742), une superficie maximale que nul autre calife, ni état après lui, n’allait pouvoir rivaliser. Mais cet état des Omeyyades n’eut jamais la même gloire que celui de l’état du Prophète (Salut et Bénédictions d’Allah sur lui) ni même celui des Califes Justes (qu’Allah soit satisfait d’eux) quand bien même leurs superficies étaient moindre. L’état des Omeyyades vient seulement en troisième position grâce à leur dévotion au combat dans la voie d’Allah (jihad), à la propagation de l’Islam et de la grâce d’Allah sur eux grâce aux pieux ancêtres (salaf salih) qui combattaient dans leurs rangs. Ces Musulmans ont bâti les fondations de l’Islam pour leurs successeurs et les gens qui allaient venir par la suite. Donc sans la grâce d’Allah Exalté puis de l’intense effort des Musulmans de l’époque, l’Islam ne se serait jamais implanté.
Il apparut, dans l’histoire islamique, un certain nombre de dynasties comme, par exemple, celle des Ottomans, dynastie islamique turque dont les premiers bénéficiaires furent les turques et puis aussi à un moindre degré le reste des états Musulmans. Il y eut aussi la dynastie kurde des Ayyoubi, à l’époque des croisades, dont profitèrent avant tout les Kurdes puis certains autres Musulmans en rapport direct avec les Ayyoubi. Puis il vint la dynastie berbère des Mourabitine au Maghreb et en Andalousie remplacée par celle des Mouwahhidine. Les premiers à en bénéficier furent bien évidemment les Berbères puis certains autres pays musulmans, comme nous l’avons vu, lors de leurs interventions en Andalousie.
Chaque nation musulmane qui devient un état, sert d’abord les intérêts de cette nation et ensuite le reste des Musulmans des autres nations. Nous remarquons néanmoins, qu’il y a une exception lorsqu’il s’agit des nations arabes comme ce fut le cas pour les ‘Abbassides ou bien l’état omeyyade institué en Andalousie par ‘AbderRahmane ad-Dakhil, ou toutes les nations eurent exactement la même opportunité que les Arabes. Il s’avéra donc que les nations arabes furent moins nationalistes que toutes les autres nations musulmanes qui se succédèrent puisque toutes les autres nations ont bénéficiés exactement des mêmes intérêts que les Arabes.
Nous allons voir, que l’état des Omeyyade fut un état musulman arabe.
Et c’est pourquoi, nous allons parler de la généalogie des tribus pour voir le grand rôle que les Arabes ont joué dans cette histoire et particulièrement les Omeyyades. Mais auparavant, nous allons citer deux Hadiths du dernier messager envoyé à l’humanité, le Prophète Muhammad (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui).
Le premier rapporté par l’Imam Mouslim d’Abi Malik al-Ash’ari que le Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Quatre chose de l’époque préislamique ne seront pas abandonné par ma communauté : la fierté par la noblesse, la récusation des origines, la demande de la pluie auprès des astres et les femmes pleureuses qui se lamentent suite aux décès ». Et il (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Si elles ne se repentent pas avant de mourir, elles viendront le Jour du Qiyamah vêtues de vêtement en goudron et d’une cuirasse de gale » (« vêtue d’une robe en goudron » est une allusion au châtiment que le Seigneur lui infligera en lui assignant un vêtement de goudron parce qu’elle s’habillait toujours en noir, et « d’une cuirasse de gale » du fait que son corps sera soumis aux démangeaisons et à la gale, au point de devenir recouvert comme une cuirasse parce qu’elle blessait, par ses pleurs et ses propos ardents, les cœurs des affligés à la suite d’un décès. (« Mas'ala jahiliyyah » de l’Imam Muhammad ‘Abdel Wahhab)).
Le deuxième aussi rapporté par Mouslim dans son Sahih de Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah soit satisfait de lui) qui a dit : Nous étions avec le Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) lors d’une campagne lorsqu’un homme des Mouhajirine eut un différend avec un homme des Ansars (qui frappa soit de la main ou du pied son postérieur). L’Ansari dit : « A moi ô Ansars » et le Mouhajir dit : « A moi ô Mouhajirine ». Alors le Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) dit : « Quel est cet appel à la jahiliyyah[3] ? » Ils dirent : « O Messager d’Allah, un homme des Mouhajirine a bousculé un Ansar ». Il répondit : « Laissez tomber cela c’est une infamie ». ‘Abdallah Ibn Oubay entendit la réponse du Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui) et dit : « Ils l’ont fait, je le jure. Si jamais nous revenons à Médine, les plus forts chasseront les plus faibles[4] ». ‘Omar dit : « Laisse-moi frapper le cou de cet hypocrite ». Le Prophète (Saluts et bénédictions d’Allah sur lui) dit : « Laisse-le. Je ne veux pas que les gens disent Muhammad tue ses compagnons ».
‘Abdallah Ibn Oubay était le chef des hypocrites de Médine, il était ‘Abdallah Ibn Oubay Ibn Malik Ibn al-Harith al-Khazraji des Bani ‘Awf Ibn Khazraj et il était aussi connut sous le nom de ‘Abdillah Ibn Saloul du fait de sa mère Saloul qui était de la tribu des Khouza’ah.
Quant à Mouâwiya, il était intelligent en ce qui touche la vie de ce monde, sensé, instruit, doux ; il se montra un roi puissant, un politique habile, un excellent administrateur des affaires temporelles, un prince intelligent, sage, s'exprimant bien, éloquent. Il était doux à l'heure de la douceur, énergique à l'heure de l'énergie ; seulement la douceur l'emportait chez lui. Généreux, prodigue de son bien, amoureux et épris du pouvoir, il comblait de ses bienfaits les plus nobles de ses sujets : c'est ainsi que les plus illustres Qoraichites, tels qu'Abd-Allah, fils d' Abbas ; 'Abd-Allah, fils de Zoubair ; Abd-Allah, fils de Djafar Tayyâr ; 'Abd-Allah, fils d'Omar ; Abd er-Rahman, fils d'Abou Bakr ; Abân,[8] fils d'Othman, fils d'Affân, et plusieurs descendants[9] d'Abou Thâlib ne cessaient pas de venir le trouver à Damas. Il leur offrait alors des habitations splendides, [10] des repas magnifiques, la satisfaction de tous leurs désirs. Quant à eux, ils ne cessaient pas pour cela de lui parler durement, de lui jeter à la face les plus grossières injures, tandis que tantôt il plaisantait avec eux, tantôt il faisait semblant de ne pas les entendre ; et il ne faisait que renouveler à leur égard ses hautes faveurs et ses riches présents. Il dit un jour à Qais,[11] fils de Sa'd, fils d’Oubâda, l'un des Ansâr : « O Qais, par Allah ! je souhaitais que de ton vivant fussent terminées les guerres qui ont eu lieu entre moi et 'Ali. » Qais répondit : « Par Allah ! il me répugnait de voir ces guerres se terminer, et toi devenir Emir des Croyants. » Mouâwiya se tut. Et encore cela compte parmi les plus douces paroles qu'ils lui adressaient. Mouâwiya adressa à l'un des Ansârs 500 dinars. Celui-ci trouva que c'était bien peu et dit à son fils : « Prends-les, va chez Mouâwiya, jette-les lui à la face et refuse-les lui. » Le père adjura son fils d'agir ainsi. Le fils se rendit chez Mouâwiya, porteur de la somme, et dit : « Émir des Croyants, mon père a de la vivacité et de la précipitation ; il m'a donné tel et tel ordre et m’a adjuré de l'exécuter. Or, je ne peux pas lui désobéir, » Mouâwiya mit sa main sur son visage et dit : « Fais ce que ton père ta ordonné, et ménage ton oncle paternel.[12] » Le jeune homme rougit et jeta l'argent. Mouâwiya le doubla et le fit porter à l'Ansârite. Le fils de Mouâwiya, Yazid, en apprenant cela, entra tout irrité chez son père et dit : « Tu as exagéré la douceur, et je crains que cela ne soit compté comme de la faiblesse et de la lâcheté. « Mouâwiya reprit : « Mon cher enfant, jamais la douceur n'amène ni le repentir ni la honte. Vas-t'en et laisse-moi agir à ma guise. »
Et c'est grâce à une telle conduite que Mouâwiya devint le khalife du monde, et que, parmi les fils des compagnons de l'Hégire et des Ansârs, il obtint la soumission de tous ceux qui étaient cependant convaincus d'avoir plus de titres que lui au khalifat. Or, Mouâwiya était un des plus habiles entre les habiles.
On rapporte qu’Omar, fils d'al-Khattâb, dit à ses familiers : « Vous rappelez Chosroès et César et leur habileté à tous deux, quand Mouâwiya est l'un des vôtres. »
L'une des habiletés de Mouâwiya consista à gagner 'Amr, fils d’'al-'As, un habile s'il en fut. Au début de la guerre civile qui se poursuivit entre l'Émir des Croyants et Mouâwiya, 'Amr s'était tenu à l'écart des deux partis.
Mouâwiya résolut de le gagner et de s'appuyer sur ses avis, son habileté et sa ruse. Il chercha donc à se l'attacher, lia amitié avec lui, et le préposa au gouvernement de l'Egypte. Il entra avec lui dans les combinaisons que tout le monde connaît, et fit d'accord avec lui à Siffîn les actes que l'on sait. Et pourtant, jamais il n'y eut entre eux une affection de cœur ; bien au contraire, ils se détestaient secrètement. Et parfois, ces sentiments se manifestèrent, ou sur les traits de leurs visages, ou dans les incartades de leurs langages. A Siffîn, l'Emir des Croyants 'Ali demanda à Mouâwiya de se mesurer avec lui dans un combat singulier. 'Amr, fils d’'al-'As, dit à Mouâwiya : « Ali t'a traité avec équité, et il ne te convient pas de reculer devant un combat singulier avec lui. » Mouâwiya répondit : « Tu me trompes, et tu aimerais me voir mourir. Ne sais-tu pas qu'avec le fils d'Abou Thâlib personne ne se mesure sans être tué par lui ? »
Mouâwiya dit un jour à ses compagnons : « Qu’y a-t-il au monde de plus étonnant ? — Ce sont, dit Yazid, [13] ces nuages qui demeurent en équilibre entre le ciel et la terre, sans être étayés par rien au-dessous d'eux, ni suspendus[14] à rien au-dessus. — C'est, dit un deuxième, un bonheur qui échait à l'ignorant, et un échec qui atteint l'intelligent. — C'est, dit un autre, une chose quelconque telle qu'on n'en a jamais vu de pareille. » 'Amr, fils d’'al-'As, dit à son tour : « Ce qu'il y a au monde de plus étonnant, c'est que le fourbe l'emporte sur l'homme véridique. » Il faisait ainsi allusion à 'Ali et Mouâwiya. Celui-ci dit alors : « Non, ce qu'il y a au monde de plus étonnant, c'est qu'un homme soit gratifié de ce qu'il ne mérite pas, alors qu'il n'inspire aucune crainte. » Il faisait allusion à 'Amr et au gouvernement de l'Egypte (qu'il lui avait confié). Et chacun d'eux crachait ainsi à l'autre ce qu'il avait sur le cœur.
Et sache que Mouâwiya fut un organisateur d'empires, un habile gouverneur de peuples et un grand administrateur de royaumes. Il inaugura bien des choses, dans lesquelles nul ne l'a devancé. C'est ainsi qu'il fut le premier à établir une escorte pour les rois, à faire lever les lances devant eux, et à réserver dans la mosquée une chambre grillagée[15] où priait le roi ou le khalife, dans la mosquée, isolé des autres fidèles. Et cela, parce que Mouâwiya s'effrayait de ce qui était arrivé à l'Emir des Croyants 'Ali ; aussi faisait-il la prière, seul, dans une loge grillagée. Lorsqu'il se prosternait, les gardes du corps faisaient à sa tête un rempart de leurs épées.
Il fut aussi le premier à établir la poste (barîd) pour hâter l'arrivée des nouvelles.
Voici en quoi consistait la poste. Des chevaux bien dressés étaient répartis dans un certain nombre d'endraits. Le porteur de la nouvelle pressante était-il parvenu à l'une de ces stations sur son cheval fatigué, il montait sur un autre cheval reposé, et ainsi de suite à chaque relai, jusqu'à arriver à destination avec rapidité. Quant au mot barîd (poste), il signifie dans la langue : 12 milles, et je pense qu'il représente la plus grande distance que Ton ait fixée entre deux relais. Et le sahib (ministre) 'Alâ ad-Dîn 'Atâ Malik a dit, dans son livre intitulé le Conquérant du monde (Djihan Kouchay) : « Et entre autres choses, ils ont établi partout la poste dans un double but : la conservation de la loi, une publique et la transmission rapide des nouvelles et de la succession continue des événements. » Et je ne vois, pour ma part, d'autre utilité à la poste, si ce n'est la transmission rapide des dépêches. Quant à la conservation de la fortune, par quels liens peut-elle y être rattachée[16] ?
Parmi les innovations de Mouâwiya dans l'administration, je citerai le bureau du sceau (Diwan al-khâtan). C'est un bureau qui prit une très grande importance entre tous, et qui ne cessa pas d'être maintenu jusqu'au milieu de la dynastie 'abbâside. Puis il fut supprimé. Il occupait un certain nombre de fonctionnaires ; toute pièce portant le chiffre du khalife et contenant un ordre quelconque devait y être produite pour être transcrite sur les registres de ce bureau ; on faisait passer ensuite le document à travers un fil, et on le scellait avec de la cire, comme c'est aujourd'hui l'usage pour les écrits des qâdîs ; enfin, le chef de ce bureau y apposait son sceau. Ce qui avait porté Mouâwiya à créer ce bureau, c'est qu'il avait délégué sur Ziyâd ibn Abîhi (fils de son père), gouverneur de l'Iraq, le paiement de 100.000 dirhems. Le porteur[17] du mandat le lut. Or, à cette époque, les rescrits des khalifes étaient remis sans être scellés. L'homme mit « deux cents » au lieu de cent. Lorsque Ziyâd présenta sa comptabilité à Mouâwiya, celui-ci réclama et dit : « Je ne lui ai donné qu'un mandat de 100.000 », et il lui fit rembourser la somme, [18] et créa le bureau du sceau. Dès lors, les rescrits émanant du khalife circulaient revêtus du sceau, sans que personne put en connaître ni en altérer le contenu.[19]
Mouâwiya n'avait qu'une ambition, celle de bien administrer les choses temporelles ; tout lui était égal, du moment que l'ordre régnait dans les affaires du royaume. Regarde le portrait qu'a tracé de lui 'Abd al-Malik, fils de Marvân : ce sont précisément ces qualités qu'il a estimées en lui. Un jour, dit-on, 'Abd al-Malik, fils de Marvân, passa devant le tombeau de Mouâwiya et dit : « Dieu ait pitié de lui ! » Quelqu'un demanda au khalife : « De qui est-ce là le tombeau, ô Emir des Croyants ? — C'est, par Allah ! répondit-il. le tombeau d'un homme qui, d'après ce que j'ai appris, parlait par science et se taisait par bonté ; lorsqu'il donnait, il enrichissait ; lorsqu'il combattait, il anéantissait.[20] »
'Abd-Allah, fils d’'Abbâs, un critique sévère, dit de Mouâwiya : « Je n'ai jamais vu prince ni roi ayant plus d'aptitudes à ces dignités que Mouâwiya. »
Un des Omeyyades dit à Mouâwiya : « Par Allah ! si tu avais pu trouver une aide même dans les Zandjs, certes tu n'aurais pas manqué de t'en servir pourvu que cela t'assure l'ordre dans le royaume. »
Mouâwiya était insatiable de nourriture, et s'en montrait avare, malgré la noblesse et la générosité de son caractère. Cela allait si loin qu'il faisait, dit-on, chaque jour cinq repas, dont le dernier était le plus copieux. Puis il disait : « Serviteur, emporte. Par Allah ! je ne suis pas rassasié, mais je suis fatigué de manger. »
On raconte qu'on lui avait préparé un veau rôti. Il mangea, de plus, un panier de pain blanc, quatre gâteaux cuits au four, un chevreau chaud, un second froid, et d'autres plats encore ; et il fit placer devant lui 100 livres de fèves vertes. Il vint à bout de tout cela !
Ce qui prouve encore son avarice en ce qui touche la nourriture, c'est qu'Ibn Abou Bakra, [21] accompagné de son fils, entra un jour chez Mouâwiya. Le jeune homme se mit à manger sans mesure, tandis que Mouâwiya le regardait de côté. Ibn Abou Bakra s'aperçut de la colère de Mouâwiya et voulut gronder son fils de tant manger ; mais il n'en trouva pas l'occasion. Tous deux quittèrent Mouâwiya ; le lendemain matin, le père se présente seul chez le khalife, qui lui dit : « Comment va ton fils ? — Il a eu une indigestion. Émir des Croyants, répondit-il. — Je savais bien, dit Mouâwiya, que cette mangeaille ne manquerait pas de le rendre malade.[22] »
C'est ici qu'il convient de placer une jolie anecdote, où l'on verra de la noblesse, du caractère et des qualités éminentes. Un certain vizir était épris de la bonne chère, et aimait quiconque mangeait avec lui. Faisait-on honneur à sa table, on était plus sur de gagner son cœur. Il arriva qu'un jour ce vizir, voulant tourmenter un des plus grands seigneurs parmi les descendants d’Ali, lui présenta le compte total de ce qu'il devait pour l'impôt foncier, pour des revenus publics dont il était fermier et autres arriérés, et lui en réclama le montant, puis le fit garder à vue dans sa propre maison, je veux dire la maison même du vizir. Or, un jour, quand on venait de servir un repas solennel[23] devant le vizir, l’Alide dit à ses gardiens : « J'ai faim ; me permettez-vous d'aller dans votre société jusqu'à la nappe de cuir ? Je mangerai et je reviendrai ici. » Or, l'Alide avait bien compris le caractère du vizir. On n'osa pas lui refuser et on l'autorisa à faire ce qu'il avait demandé. Il alla s'asseoir tout à fait à l'extrémité de la nappe et se mit à dévorer avec avidité. Le vizir le regarda de côté tandis qu'il était tout absorbé à manger ; il le fit alors approcher, le fit monter à la place d'honneur de la salle et lui offrit les mets les plus exquis du repas. Et plus le convive mettait d'ardeur à manger, plus le vizir se déridait et s'épanouissait. Lorsqu'on eut desservi la nappe, le vizir demanda un brasero allumé, fit apporter le compte qui avait été réclamé au débiteur, puis il dit : « Seigneur (Sayyid[24]), Allah, t'a soulagé de cette dette, et tu en es quitte. Et par Allah, je le jure, par ton aïeul[25] je ne possède pas d'autre exemplaire de ce compte, ni chez moi, ni dans mes bureaux. » Puis il jeta dans le brasero le compte qui fut consumé par les flammes. Le vizir mit ensuite l'Alide en liberté et lui permit de retourner dans sa maison.
Et peu d'événements pesèrent autant sur les hommes en général et sur les Omeyyades en particulier que l'affaire de la légitimation : Mouâwiya reconnut Ziyâd[26] ibn Abihi (le fils de son père) comme son frère véritable, afin de pouvoir augmenter sa puissance par son concours et de pouvoir s'appuyer sur son jugement et sa finesse.
Voici quelques renseignements sommaires sur ce qui se passa lors de la légitimation.
Soumayya, [27] la mère de Ziyâd, était une femme de mauvaise vie, parmi les Arabes. Elle était mariée avec un nommé 'Obeïd.[28] Il arriva qu'Abou Soufyân, le père de Mouâwiya, descendît chez un cabaretier qu'on appelait Abou Maryam. Abou Soufyân lui demanda une fille de joie. « Soumayya te conviendrait-elle ? » répondit Abou Maryam. Or, Abou Soufyân la connaissait. « Amène-la-moi, dit-il, malgré la longueur de ses mamelles et la puanteur de son ventre » (et le mot « dzafar » signifie puanteur, air empesté). Le cabaretier amena la fille, Abou Soufyân eut commerce avec elle, et de son fait elle conçut Ziyâd, puis le mit au monde dans le lit d'Obeïd son mari. Ziyâd grandit, reçut de l'instruction, se distingua, et occupa diverses fonctions. 'Omar, fils d'al-Khattâb, le mit à la tête d'une préfecture, qu'il administra fort bien. Un jour, il assista au conseil que tenait 'Omar, conseil où se trouvaient les plus illustres parmi les Compagnons du Prophète ; Abou Soufyân était parmi les assistants. Ziyâd prononça une allocution d'une éloquence inouïe. 'Amr, fils d’'Al-'As, dit : « Comme Allah a doué ce jeune homme ! Si son père était un Qoraichite, il mènerait les Arabes sous sa férule. » Abou Soufyân prit la parole : « Par Allah, dit-il, je connais son père, celui qui l'a engendrée.[29] » Il faisait allusion à lui-même. L'Emir des Croyants 'Ali l'arrêta : « Tais-toi, fit-il, ô Abou Soufyân ; car tu sais bien qu'Omar, s'il t'entendait parler ainsi, sévirait promptement contre toi. « Lorsque 'Ali devint khalife, il nomma Ziyâd préfet de la Perse, où celui-ci maintint l'ordre, mit les forteresses en état de défense, et se distingua par une sage administration. La renommée de ses capacités se répandit, et la nouvelle en parvint à Mouâwiya, qui regretta de voir un tel homme parmi les partisans d'Ali, et désira se l'attacher. Mouâwiya écrivit donc à Ziyâd une lettre comminatoire, dans laquelle il faisait allusion à sa filiation avec Abou Soufyân, et lui disait qu'il était son frère. Ziyâd n'en tint pas compte. L'Emir des Croyants Ali en eut connaissance et écrivit à Ziyâd : « Je t'ai confié la charge dont tu es investi, et je vois que tu en es digne. Abou Soufyân s'est laissé entraîner à un écart de langage par un désir de vanité et de mensonge auquel l'homme est porté ; mais il n'y a rien là qui constitue pour toi droit à son héritage, ni qui l'autorise à te mettre au nombre de ses descendants. Et certes, Mouâwiya cherche à circonvenir l'homme dont il a besoin en se présentant devant lui et derrière lui, à sa droite et à sa gauche. Tiens-toi sur tes gardes ! et encore tiens-toi sur tes gardes. Salut[30] ! »
Lorsqu’'Ali eut été tué, Mouâwiya fit des efforts pour gagner l'affection de Ziyâd, pour se le concilier et pour l'encourager à s'engager dans son parti. La question de la paternité d'Abou Soufyân fut soulevée entre eux, et ils tombèrent d'accord que la légitimation aurait lieu. Des témoins se présentèrent au conseil de Mouâwiya et témoignèrent que Ziyâd était le fils d'Abou Soufyân. Un de ces témoins était Abou Maryam le cabaretier, celui-là même qui avait amené Soumayya à Abou Soufyân. Depuis, il s'était fait Musulman, et son islamisme était sincère. Mouâwiya lui dit : « Quel témoignage apportes-tu, ô Abou Maryam. — J'atteste, répondit-il, qu'Abou Soufyân est venu chez moi, m'a demandé une fille de joie. « Je n'en ai pas d'autre que Soumayya, lui ai-je dit, et il a répondu : « Amène-la-moi, malgré sa malpropreté et son « odeur acre. » Je la lui amenai ; il resta seul avec elle. Lorsqu'elle le quitta, elle portait la trace irrécusable de leurs rapports.[31] — Halte-là, ô Abou Maryam, dit Ziyâd, tu n'as été appelé que comme témoin et non comme insulteur. »
Mouâwiya reconnut alors la légitimité de Ziyâd. On prétend que cette reconnaissance fut la première violation publique des préceptes de la loi musulmane ; car l'Apôtre d'Allah avait décidé que l'enfant appartient au lit conjugal, [32] tandis qu'à l'adultère on réserve les pierres.[33]
Ceux qui ont excusé Mouâwiya, ont dit « : Si Mouâwiya a le droit de reconnaître la légitimité de Ziyâd, c'est parce qu'à l'époque du paganisme les unions contractées par les Arabes étaient de divers genres.[34] Ainsi, une femme de mauvaise vie avait-elle plusieurs amants, et mettait-elle au monde un enfant, elle pouvait en attribuer la paternité à qui elle voulait d'entre eux ; sa déclaration, à ce sujet, était décisive.[35] Lorsque vint l'Islâm, il interdit cette union irrégulière et maintint pour chaque enfant sa filiation par rapport au père, quelle que soit l'union dont l’enfant provenait, et l’islâm ne fit aucune distinction à cet égard. »
D'autres dirent : « Vous avez raison ; mais quant à Mouâwiya, il s'est imaginé que cela pouvait se passer ainsi^ et il n'a pas fait la distinction entre la reconnaissance au temps du paganisme et au temps de l'islamisme. Or, Ziyâd n'était pas connu pendant le paganisme comme étant le fils d'Abou Soufyân ; il n'était alors considéré que comme fils d’Obeïd, et on l'appelait « Ziyâd, fils d’Obeïd. » Or il y a une différence entre les deux cas.
Le poète[36] a dit, faisant allusion à cette affaire :
Va, annonce à Mouâwiya, fils de Harb, une nouvelle transmise de la part du Yéménite.
Comment, tu t'indignes qu'on traite ton père d'homme chaste et tu consens qu'on l'appelle débauché !
Je le jure, la parenté avec Ziyâd est aussi établie que la parenté de l'éléphant avec le fils de l'ânesse.
Le mot arabe rihm, dans ce vers, signifie : parenté.
Puis, Ziyâd devint l'un des hommes et des soutiens de Mouâwiya. Celui-ci le nomma gouverneur de Basra, du Khorasan, du Sedjestan ; il lui annexa l'Inde, le Bahreïn, Oman et, finalement, Koûfa. Ziyâd écrivit sur ses lettres : « De la part de Ziyâd, fils d'Abou Soufyân. » Auparavant on l’appelait tantôt « Ziyâd, fils d’Obeïd », tantôt « Ziyâd, fils de Soumavya ». Et ceux qui voulaient rester dans les limites du vrai disaient : « Ziyâd, fils de son père ». Ziyâd fut des hommes les plus habiles : excellent administrateur, il savait inspirer la crainte et le respect. Son esprit juste allait droit au but ; il était énergique, sagace, éloquent.
La mort de Mouâwiya eut lieu en l’an 60 (= 680 de J.-C.) de l'Hégire. Lorsqu'il fut à ses derniers moments, il adressa à son fils Yazid des instructions qui témoignent de son intelligence, de son esprit, de son expérience des choses et de sa connaissance des hommes. Yazid ne s'y conforma en rien ; je les ai notées ici, en raison de leur beauté et de leur justesse.
On raconte que Mouâwiya, dès qu'il fut atteint par la maladie dont il mourut, fit appeler son fils Yazid et lui dit : « mon cher enfant, je t'ai épargné toutes les fatigues des expéditions et des voyages, je t'ai aplani les affaires, j'ai abaissé tes ennemis, j'ai fait baisser la tête devant toi aux Arabes, et j'ai réuni sous ta domination un empire tel que personne n'en avait jamais réuni. Veille sur les hommes du Hedjaz : c'est ta race ; honore ceux d'entre eux qui viendront te trouver ; fais du bien à ceux qui seront restés loin de toi. Veille sur les hommes de l'Iraq, et s'ils te demandent la destitution d'un préfet par jour, fais-le, car destituer un préfet est plus aisé que de voir dégainer cent épées. Veille sur les hommes de la Syrie, et qu'ils soient dans ton intimité ; si quelque ennemi te donne de l'inquiétude, prends-les pour défenseurs, puis, après la victoire, renvoie les Syriens dans leurs contrées ; car en y restant, leur caractère s'améliore.[37] Et je ne crains pour toi de compétition au sujet de cet empire que de la part de quatre Qoraichites : Hosain, fils d’Ali ; 'Abd-Allah, fils d’Omar ; 'Abd-Allah, fils de Zoubair ; 'Abd er-Rahman, fils d'Abou Bakr. Pour ce qui est du fils d’Omar, c'est un homme à qui la piété et l'adoration ont enlevé toute énergie ; lorsqu'il ne restera plus que lui, il acceptera ton autorité. Quant à Hosain, fils d’Ali, c'est un homme léger, et le peuple de l'Iraq ne le laissera pas tranquille qu'il ne l'ait poussé à la révolte. Lorsque Hosain se sera révolté et que tu auras triomphé de lui, accorde-lui son pardon, car c'est un proche parent, ses droits sont importants et il est de la famille de Mahomet. Quant au fils d'Abou Bakr, s'il voit ses compagnons agir d'une manière, il les imitera ; il n'a de pensée que pour les femmes et pour les amusements. Enfin, il y en a un qui restera accroupi en face de toi comme le lion et qui te traitera avec astuce comme le renard : s'il rencontre quelque occasion propice, il ne fera qu'un saut : C'est Ibn Zoubair. S'il fond sur toi et que tu parviennes à le vaincre, coupe-le en mille morceaux ! et épargne autant que possible le sang de tes sujets. »
Et ces instructions sont une preuve en faveur de ce qui a été dit précédemment de son zèle ardent pour l'administration du royaume et de sa grande passion pour la souveraineté.
II. — YAZID Ier (60/680 — 6/1/683).
Puis, après Mouâwiya, régna son fils Yazid. Il fut un prince très passionné pour les divertissements, la chasse, le vin, les femmes et la poésie. A l'élégance du langage il joignait la noblesse du caractère ; c'était un poète remarquable. On a dit : « La poésie fut inaugurée par un roi et terminée par un roi. » On faisait allusion à Imru’al-Qays et à Yazid. Voici un échantillon de ses vers :
Elle est venue avec un visage dont l’éclat de la pleine lune ne serait que le voile, et qui repose sur un corps bien proportionné, au balancement flexible comme celui d'un tendre rameau.
De lune de ses deux mains, elle me verse un vin rayonnant comme sa joue, que la rougeur de la confusion aurait empourprée.
Puis elle prend la parole et dit, en sachant ce qu'elle voulait dire, et alors que pour nous le soleil du vin n'avait point baissé :
« Ne pars pas. car je n'ai plus la force de faire des adieux à l'être cher qui part.
« Plus de sommeil pour accueillir son image dans mes rêves, plus de larmes pour pleurer sur les vestiges de notre habitation commune. »
D'après la plus exacte des deux versions, Yazid régna trois ans et demi. Dans la première année, il tua Hosain, fils d’Ali, sur eux soit le salut ! Dans la deuxième, il pilla Médine et la livra au sac pendant trois jours ; dans la troisième, il fit une incursion militaire à la Ka'abah. Commençons par exposer les circonstances du meurtre de Hosain.
MEURTRE DE HOSAIN
Je me contenterai d'en donner une relation abrégée ; je n'aime pas m'étendre sur un fait que je considère comme si grave et si honteux, car il n'y a jamais rien eu de plus profondément détestable dans l'histoire de l’islâm. Et, par ma vie ! le meurtre de l’Émir des Croyants 'Ali fut certes la plus grande de toutes les calamités.[38] Mais ici, que d'horribles massacres, que de prisonniers, que de mutilations ! La peau frissonne au souvenir de ces horreurs. J'ai pu également me dispenser d'un long récit pour des faits tellement connus, car c'est la plus notoire des catastrophes. Puisse Allah maudire tous ceux qui y ont pris part, qui l'ont ordonnée, qui en ont éprouvé quelque satisfaction ! Puisse Allah n'accueillir de leur part ni revirement, ni compensation ! puisse-t-il les ranger au nombre des hommes les plus frustrés dans leurs œuvres, dont l'effort dans la vie de ce monde aura été en pure perte, tandis qu'ils croyaient bien faire[39] ! »
Voici, en résumé, ce qui se passa : Yazid (qu'Allah le maudisse !) dès qu'il fut proclamé khalife, n'eut d'autre préoccupation que d'obtenir la soumission de Hosain et des quelques personnages contre lesquels son père l'avait mis en garde. Il envoya un message à Walid, [40] fils d’Otba, fils d'Abou Soufyân, alors émir de Médine. Celui-ci devait recevoir de ces hommes le serment de fidélité au khalife. L'émir les convoqua. Hosain (qu'il soit en paix !) se présenta devant lui. L'émir lui apprit la mort de Mouâwiya et l'invita à la soumission. « Mes pareils, lui répondit Hosain, ne prêtent point hommage en secret : c'est dans une assemblée du peuple que nous examinerons et que tu examineras la situation. » Puis Hosain sortit de chez l'émir, réunit ses compagnons et sortit de Médine pour se rendre à La Mecque. Il se refusait à reconnaître Yazid, et il lui répugnait d'être compris dans la masse de ses sujets. Lorsqu'il se fut installé à La Mecque, les gens de Koûfa apprirent qu'il se refusait à reconnaître Yazid ; or, ceux-ci détestaient les Omeyyades, et surtout Yazid, à cause des hontes de sa vie, de son étalage d'impiété, de sa frivolité encline aux turpitudes. Ils envoyèrent donc des messagers à Hosain et lui adressèrent plusieurs missives, l'invitant à se rendre à Koûfa, et lui offrant leur concours contre les Omeyyades. Ils se réunirent, s'y engagèrent entre eux par serment, et ne discontinuèrent point de lui écrire dans ce sens. Hosain leur envoya le fils de son oncle paternel, Mouslim, [41] fils d'Aqîl, fils d'Abou Thâlib. A peine était-il arrivé à Koûfa que la nouvelle en était parvenue à 'Obeïd Allah, [42] fils de Ziyâd [qu'Allah le maudisse et lui fasse habiter la demeure de l'abaissement !).[43] Or, Yazid l'avait nommé gouverneur de Koûfa à la première nouvelle des messages que les habitants de cette ville avaient adressés à Hosain. Mouslim s'était réfugié dans la maison d'un certain Hani, [44] fils d’Ourwa, un des plus nobles Koûfiens. 'Obeïd Allah, fils de Ziyâd, fit appeler celui-ci et lui ordonna de livrer Mouslim. Hani' refusa. 'Obeïd Allah le frappa au visage avec sa baguette et le défigura. Puis fut introduit Mouslim, fils d'Aqîl (qu'Allah leur soit favorable à tous deux !). On lui trancha la tête sur la plateforme du château ; sa tête tomba d'en haut et bientôt son cadavre alla rejoindre sa tête.
Quant à Hani', il fut amené sur la place du Marché et on lui trancha la tête. C'est à ce sujet que Farazdaq[45] dit :
Si tu es une femme qui ignore ce qu'est la mort, regarde Hani' au milieu du marché, regarde le fils d’Aqîl !
Le premier est un héros que l'épée a défiguré, l'autre une victime lancée des hauteurs.[46]
Hosain quitta La Mecque, se dirigeant vers Koûfa, dans l’ignorance de ce qui était arrivé à Mouslim. Ce n'est qu'aux environs de Koûfa qu'il fut mis au courant par des hommes qu'il rencontra, qui l'informèrent et le mirent sur ses gardes. Il ne rebroussa pas chemin et persista dans sa résolution d'arriver à Koûfa, pour des motifs qu'il connaissait mieux que ces hommes. Ibn Ziyâd mit en mouvement contre lui une armée commandée par 'Omar, [47] fils de Sa'd, fils d'Abou Waqqâs. Lorsque les deux partis en vinrent aux mains, Hosain et ses compagnons luttèrent avec un acharnement tel que personne n'assista jamais à pareil spectacle. A la fin, sa troupe fut anéantie, et il resta avec ses serviteurs et sa famille. Le combat atteignit alors un degré inouï de violence. Hosain subit la plus horrible des morts. Il déploya des qualités extraordinaires de patience, d'abnégation, de bravoure, de piété, d'expérience consommée dans l'art de la guerre, d'éloquence. Jamais ses soldats, ni ses partisans (qu’Allah leur soit favorable !) n'ont été dépassés pour le concours matériel et moral qu'ils lui apportèrent, pour le mépris de la vie une fois qu'il ne serait plus là, pour la lutte désespérée qu'ils soutinrent avec ardeur pour le sauver. On dépouilla, on fit prisonniers les hommes de son armée et ses enfants (la paix soit sur eux !). On apporta ensuite les femmes et la tête de Hosain (que les bénédictions d'Allah soient sur lui !) à Yazid, fils de Mouâwiya, à Damas. Il se mit à briser les dents de devant de Hosain avec sa baguette. Puis il renvoya les femmes à Médine. Et le meurtre de Hosain eut lieu le 10 de Mouharram, en l’an 61 (=10 octobre 680).
BATAILLE D’AL-HARRA
Le deuxième épisode de son règne fut sa lutte avec les habitants de la ville du Prophète (Médine) ; c'est la rencontre d'al-Harra. Le point de départ de ces événements fut le refus des gens de Médine de reconnaître Yazid. Ils le déposèrent, assiégèrent et terrifièrent les Omeyyades qui s'y trouvaient. Ceux-ci envoyèrent un messager à Yazid pour l'informer de leur situation. Lorsqu'à l'arrivée du messager, Yazid connut la conduite des Médinois, il leur appliqua le vers suivant :
Ils ont altéré la longanimité qui était dans mon caractère, et j'ai alors remplacé ma douceur envers mon peuple par les mauvais procédés.
Ensuite Yazid convia, pour marcher sur Médine, 'Amr, fils de Sa’id, [48] qui ne voulut pas jouer un rôle dans cette affaire, et fit dire à Yazid : « J'ai mis de l'ordre pour toi dans les affaires et les contrées, mais maintenant qu'il s'agit de répandre sur la terre le sang des Qoraichites, je ne voudrais pas d'un tel commandement. » Le choix de Yazid se porta alors sur 'Obeïd Allah, fils de Ziyâd, qui s'excusa et dit : « Non, par Allah ! je ne commettrai point ces deux crimes dans l'intérêt de cet impie : tuer le petit-fils du Prophète et faire incursion tant dans la ville du Prophète que dans la Ka'abah. » Alors Yazid mit en campagne vers Médine Mouslim, [49] fils d’Oqba le Mourrite. C'était un schaïkh avancé en âge, malade, mais l'un des oppresseurs et des démons parmi les Arabes. On prétend que Mouâwiya avait dit à son fils Yazid : « Si les habitants de Médine se révoltent contre toi, oppose-leur Mouslim, fils d’Oqba. » Mouslim, bien que malade, se dirigea vers Médine et l'assiégea du côté d'al-Harra, un endroit situé en dehors de son enceinte. On plaça pour Mouslim, fils d’Oqba, un siège entre les deux armées ; il s'y assit, excitant ses compagnons au combat, jusqu'à ce qu'il se fût emparé de Médine et qu'il eût tué dans cette bataille un grand nombre des notables de cette ville.
Il paraît qu'Abou Sa'id al-Khoudrî, [50] un des compagnons du Prophète, [51] eut peur, prit son épée et sortit dans la direction d'une caverne voisine pour y entrer et s'y retrancher. Il y fut poursuivi par un Syrien. Abou Sa'id, pris de crainte, dégaina son épée contre lui pour l’effrayer. L'autre dégaina à son tour, puis s'avança vers Abou Sa’id, qui lui dit : « Si même tu étends ta main vers moi pour me tuer, moi je n'étendrai pas la mienne pour te tuer. — Qui es-tu donc ? reprit le Syrien. — Je suis Abou Sa’id. — Le compagnon du Prophète ? — Oui ! » Le Syrien partit et l'épargna.[52] Puis, Mouslim, fils d'Oqba, livra Médine au pillage pendant trois jours, tua, pilla et fit des prisonniers.
On a raconté qu’à la suite de cela, aucun habitant de Médine, en mariant sa fille, n'osait garantir qu'elle fût vierge : « Peut-être, disait-il, a-t-elle été déflorée durant la guerre d'al-Harra. » Et Mouslim, fils d'Oqba, fut surnommé le Prodigue (de sang humain) (Mousirf).[53]
EXPEDITION CONTRE LA KA’ABAH.
Puis, le troisième acte de Yazid fut son expédition contre la Ka'abah. Il ordonna à Mouslim, fils d’Oqba, de s'y rendre et d'y faire une expédition, lorsqu'il en aurait fini avec Médine. Mouslim s'y dirigea. Or, 'Abd-Allah, fils de Zoubair, s'y trouvait : il avait revendiqué pour lui-même le khalifat et le peuple de La Mecque l'avait suivi. Mouslim mourut en route après avoir désigné comme son successeur à la tête de l'armée un homme[54] que d'avance Yazid lui avait désigné pour le commandement, s'il venait à mourir. Le nouveau chef conduisit l'armée jusqu'à La Mecque, qu'il assiégea. Ibn Zoubair sortit à sa rencontre, à la tête des Mecquois.
La lutte s'engagea et voici ce qu'en a dit un poète syrien :
C'est un mangonneau, semblable à l’étalon écumant, avec lequel il atteint les bois sacrés[55] de cette mosquée.[56]
Ils en étaient là, lorsque la mort de Yazid leur fut annoncée. Ils levèrent le siège.[57]
III. — REGNE DE MOUÂWIYA II (64 / 683).
Puis régna Mouâwiya, fils de Yazid, fils de Mouâwiya, un homme jeune et faible.[58] Son règne dura, selon les uns, quarante jours ; selon les autres, trois mois.[59] Ensuite il dit au peuple : « Je suis trop faible pour vous gouverner. J'ai cherché pour vous un homme tel qu’Omar, fils d'al-Khattâb, et je n'en ai pas trouvé. Puis j'ai cherché six hommes, comme les membres du Conseil et je n'en ai pas trouvé. Or, vous avez plus de droit que tout autre à vous occuper de ce qui vous concerne. Choisissez donc dans ce but qui vous voudrez. Pour ma part, je ne veux pas prendre la responsabilité du khalifat avec moi, comme provision de voyage au moment où je vais mourir, alors que je n'en ai pas joui de mon vivant. » Puis il entra dans son palais, demeura invisible quelques jours et mourut. Quelques-uns croient qu'il fut empoisonné. Aucun de ses actes ne mérite d'être signalé.
IV. — RÈGNE DE MARVÂN Ier (64/683 — 65/683).
Marvân, qui monta ensuite sur le trône, est Marvân, fils d'al-Hakam, fils d’'Aboul-'As, fils d'Oumayya, fils d'Abd Chams, fils d'Abd Manâf. A la mort de Mouâwiya fils de Yazid, fils de Mouâwiya, il y eut des mouvements divers. Les Syriens voulurent un Omeyyade, les autres désignèrent 'Abd-Allah, fils de Zoubair. Ce furent ceux dont l'opinion était favorable aux Omeyyades qui l'emportèrent. Mais on ne s'accorda pas sur celui d'entre eux auquel on donnerait le pouvoir. Il y en eut qui inclinèrent vers Khalid, [60] fils de Yazid, fils de Mouâwiya, un jeune homme disert et éloquent qui, disait-on, avait réussi à fabriquer la pierre philosophale. D'autres penchèrent pour Marvân, fils d'al-Hakam, à cause de son âge plus avancé, trouvant Khalid trop jeune. Enfin, Marvân fut proclamé khalife. Il commanda les armées et conquit l'Egypte. Il était surnommé « le fils du banni », parce que le Prophète avait banni son père, al-Hakam, [61] de Médine. Lorsqu’Othman, fils d’Afrân, prit le pouvoir, il rappela al-Hakam, ce que des Musulmans désapprouvèrent. Othman prétexta que le Prophète avait promis à al-Hakam de le rappeler. On a rapporté force traditions et récits sur la malédiction prononcée (par Mahomet), contre al-Hakam, fils d’al-'As, et contre tous ses descendants mais certains auteurs déclarent que l'authenticité de ces traditions est faible. Voulait-on jeter le discrédit et le blâme sur Marvân, on lui disait : « O fils de Zarqâ[62] ! » (la femme aux yeux bleus). Or, Zarqâ l’aïeule des wânîdes comptait parmi les femmes qui indiquaient leurs demeures par des drapeaux, comme toutes les prostituées au temps du paganisme. C'est pour cela qu'on leur en faisait un déshonneur.
Aussitôt proclamé khalife, il avait épousé la mère de Khalid, la femme de Yazid, fils de Mouâwiya, afin de diminuer le prestige de Khalid et de le mettre ainsi dans une situation inférieure pour un homme qui aspire au khalifat. Khalid entra un jour chez Marvân qui lui dit : « O fils de la femme humide ! » et il le qualifia de sot pour le déconsidérer aux yeux des Syriens. Khalid, tout confus, entra chez sa mère et lui rapporta les propos tenus par Marvân. Elle répondit : « Que personne ne sache que tu m'en as informée. Laisse-moi faire. » Puis, une nuit que Marvân dormait auprès d'elle, elle lui mit sur la figure un coussin qu'elle releva seulement après la mort de son mari.[63] Le fils de Marvân, 'Abd al-Malik, voulut la tuer, mais on lui dit : « Les hommes se raconteront que ton père a été tué par une femme.[64] » Il la laissa en paix. Le règne de Marvân dura à peine plus de neuf mois.[65] Ce fut l'interprétation de la parole de l'Émir des Croyants (Ali) : « Sa puissance durera autant qu'un coup de langue d'un chien sur son nez. »
Et ce fut à cette époque que les Chiites vengèrent le meurtre de Hosain.
Relation abrégée de cet événement. — Lorsque la guerre civile eut un moment d'arrêt après le meurtre de Hosain et que Yazid, fils de Mouâwiya, fut mort, des hommes de Koûfa se réunirent et regrettèrent d'avoir fait défection à Hosain, de l'avoir combattu, et d'avoir aidé ses meurtriers, après lui avoir envoyé des messagers, l'avoir convié à les rejoindre et lui avoir offert leur concours. Leur repentir les fit surnommer : « les repentants » (at-tawwâboûn).[66] Ils se jurèrent de n’épargner ni leurs vies, ni leurs biens, pour le venger, pour combattre ses meurtriers et pour raffermir le droit sur ses assises en la personne d'un homme appartenant à la famille de leur Prophète. Ils prirent pour chef un des leurs, Soulaimân, [67] fils de Sourad, qui se mit en correspondance avec les Chi’ites dispersés dans les capitales, les appelant au combat. Ils acceptèrent et se joignirent à lui avec célérité. Ce fut alors qu'apparut Moukhtâr, [68] fils d'Abou 'Obeïd le Thaqafite, un homme à l'âme noble, aux pensées élevées, d'une rare distinction. Celui-ci fit de la propagande en faveur de Muhammad, fils d'Ali, fils d'Abou Thâlib, connu sous le nom du fils de la Hanafite. Et ce furent des temps de guerres civiles, car, alors que Marvân était khalife de la Syrie et de l'Egypte, proclamé comme tel, assis sur le trône royal, 'Abd-Allah, fils de Zoubair, était khalife du Hedjaz et de Basra, proclamé comme tel, ayant troupes et armes, et Moukhtâr était à Koûfa, ayant avec lui la population, des troupes et des armes. Il avait expulsé de Koûfa l’émir qui s'y trouvait, et lui avait succédé, invitant à reconnaître Muhammad, le fils de la Hanafite.
Puis, Moukhtâr devenu puissant s'attaqua aux meurtriers de Hosain. Il trancha la tête d'Omar, [69] fils de Sa'd, et du fils d’Omar, puis dit : « C'est pour Hosain et pour son père 'Ali ! Et, par Dieu, si je tuais, pour venger Hosain, les deux tiers des Qoraichites, la rançon ne serait pas suffisante pour l'extrémité d'un seul de ses doigts. » Alors Marvân envoya 'Obeïd Allah, fils de Ziyâd, à la tête d'une armée imposante ; Moukhtâr lui opposa Ibrahim, [70] fils de Malik, surnommé al-Achtar, qui tua 'Obeïd Allah dans la région de Mossoul et envoya sa tête à Moukhtâr. Elle fut jetée dans le château, et l'on rapporte qu'un serpent mince sauta sur les têtes des morts, entra dans la bouche d’Obeïd Allah et sortit par une de ses narines, puis il rentra dans une narine et ressortit par sa bouche, et recommença plusieurs fois ce manège.
Enfin Abd-Allah, fils de Zoubair, envoya son frère Mous'ab, un brave, vers Moukhtâr, qu'il tua. 167
Marvân, fils d'al-Hakam, mourut en l’an 65 (685 de J.-C), et son fils 'Abd al-Malik fut proclamé khalife.
V. — RÈGNE D’ABD AL-MALIK, FILS DE MARWAN (65/685 — 86/705).
'Abd al-Malik, qui succéda à son père, était un homme sensé, intelligent, instruit, un prince puissant, inspirant la crainte et imposant, énergique dans sa politique, un habile administrateur des affaires temporelles. Ce fut sous son règne que le registre des dépenses et des recettes fut rédigé, non plus en persan, mais en arabe, et que la comptabilité publique fut, pour la première fois, rédigée selon la méthode arabe.[71] Abd al-Malik fut le premier qui interdit à ses sujets de parler beaucoup en présence des khalifes et de leur répondre. Or, jusque-là, grande était leur audace à leur égard, comme nous l'avons montré plus haut. Ce fut lui aussi qui donna sur le peuple pleins pouvoirs à Hadjdjâdj, fils de Yousouf, qui fit une incursion à la Ka’abah et qui tua successivement Mous'ab et son frère 'Abd-Allah, tous deux fils de Zoubair.
Entre autres anecdotes relatives à ces événements, on rapporte que lorsque Yazid, fils de Mouâwiya, avait envoyé son année pour combattre le peuple de Médine et pour envahir la Ka'abah, Abd al-Malik en avait éprouvé la plus vive contrariété et avait dit : « Si seulement le ciel pouvait écraser la terre ! » Puis, devenu khalife, il en fit autant, et plus encore. Car il envoya Hadjdjadj pour cerner Ibn Zoubair et pour envahir La Mecque.
Avant d'être khalife, Abd al-Malik avait été un des jurisconsultes éminents de Médine. Il était surnommé « la Colombe de la Mosquée », parce qu'il y passait tout son temps à moduler la lecture du Coran. Lorsque son père mourut, et qu'on lui apporta la bonne nouvelle de son élévation au khalifat, il ferma le livre sacré et dit : « Voici l'heure de la séparation entre moi et toi. »
Puis il se consacra aux affaires de ce monde, et un jour, parait-il, il dit à Sa'id, [72] fils d'al-Mousayyab : « O Sa'id, j'en suis venu au point que je fais le bien sans en être réjoui, et le mal sans en être affligé. » Sa'id, fils d'al-Mousayyab, lui répondit : « Eh bien ! maintenant la mort du cœur est complète chez toi. »
C'est du temps d’Abd al-Malik que furent tués 'Abd-Allah, fils de Zoubair, et son frère Mous'ab, l'émir de l'Iraq.
Quant à 'Abd-Allah, fils de Zoubair, il s'était retranché à La Mecque, et avait été proclamé khalife par les habitants du Hedjaz et de l'Iraq. Il était d'une avarice sordide qui l'empêcha de réussir dans ses entreprises. Abd al-Malik envoya contre lui Hadjdjâdj, qui mit le siège devant La Mecque, se servit de balistes pour atteindre la Ka’abah et livra des combats à Abd-Allah. Celui-ci, trahi tant par ses parents que par ses partisans, alla trouver sa mère et lui dit : « O ma mère, j'ai été abandonné par tout le monde, y compris mes fils et mes femmes ; il ne m'est resté que quelques fidèles, et encore ne puis-je compter de leur part que sur une patience momentanée. Or, mes ennemis m'accorderont toutes les faveurs d'ici-bas que je demanderai. Quel est ton avis ? » Elle lui répondit : « Tu te connais mieux que personne. Si tu sais que tu luttes pour une juste cause, poursuis ce que tu as commencé, et ne plie pas ton cou devant les hommes de rien que sont les Omeyyades. Si tu ne veux que les biens de ce monde, quel mauvais serviteur d'Allah tu es, et tu auras été l'artisan de ta propre perte (dans la vie future) et de celle de tes compagnons. Crois-tu t'éterniser dans ce monde ? Mieux vaut la mort ! » Il reprit : « O ma mère, je crains, s'ils me tuent, qu'ils ne me mutilent. — Mon cher enfant, répondit-elle, la brebis, après avoir été égorgée, n'éprouve aucune déception lorsqu'on la dépouille. » Elle ne cessa pas de l'exciter ainsi et par de tels propos, jusqu'à ce qu'il fit une sortie, soutînt une lutte opiniâtre et 169 fût tué. Hadjdjâdj fit porter aussitôt cette heureuse nouvelle à 'Abd al-Malik. Ce fut en l'an 73 (= 692 de J.-C.).[73]
Le frère d'Abd-Allah, Mous'ab, fils de Zoubair, émir de l'Iraq, était brave, puissant, comblé d'éloges. Il épousa Soukaina, [74] fille de Hosain, et 'Aïcha, fille de Talha. Il les réunit toutes deux avec lui dans sa maison et elles comptaient parmi les grandes dames, les plus riches et les plus belles. Un jour, Abd al-Malik dit à ses compagnons : « Qui est le plus courageux des hommes ? — Toi, répondirent-ils. — Cela n'est pas, dit le khalife, mais le plus courageux des hommes est celui qui a réuni dans sa maison 'Aïcha, fille de Talha, et Soukaina, fille de Hosain. » Il désignait ainsi Mous'ab.
Plus tard, Abd al-Malik, lorsqu'il se prépara à combattre Mou'sab, prit congé de sa femme Atika, [75] fille de Yazid, fils de Mouâwiya. Au moment de la séparation elle pleura, et ses serviteurs pleurèrent en la voyant pleurer. 'Abd al-Malik dit : « Puisse Allah combattre Kouthaiyyîr, [76] l'amoureux d’Azza ! On dirait qu'il a assisté à la scène que voici, lorsqu'il a dit :
Veut-il faire une incursion, sa pensée ne s'en laisse point détourner par une femme chaste, qu'orne un collier de perles.
Elle lui avait interdit le départ, et, lorsqu'elle a vu l’inutilité de son interdiction, elle a pleuré, et son entourage a pleuré de son affliction.
Puis, Abd al-Malik s'élança pour combattre Mous'ab et se rencontra avec lui dans la région du Petit-Tigre. Après un combat acharné, Mous'ab fut tué en l’an 71 (= 690).[77]
'Abd al-Malik avait de l’instruction, de la finesse, des qualités éminentes. Cha'bî[78] a dit : « Je ne me suis entretenu avec personne, dont je ne me sois senti le supérieur, à l'exception d'Abd al-Malik, fils de Marvân. Car je ne lui ai jamais raconté une tradition sans qu'il prit ajouter à mes informations, ni un fragment de poésie dont il ne connut le complément.[79] »
On dit à Abd al-Malik : « La vieillesse s’est avancée vers toi à pas rapides. — Ce qui ma vieilli, répondit-il, c'est l'abus de la prédication, la crainte de laisser échapper quelque incorrection de langage. » Les incorrections du langage étaient considérées par les Arabes comme la pire des laideurs.
Et, entre autres opinions sages qu’Abd al-Malik exprima, je citerai le conseil que, jeune encore, il donna à Mouslim, fils d'Oqba le Mourrite, lorsque celui-ci fut envoyé par Yazid, fils de Mouâwiya, pour combattre les habitants de Médine. Mouslim arriva à cette ville, où les Omeyyades avaient d'abord été bloqués, puis expulsés. Dès qu'il les rencontra, Mouslim, fils d’Oqba, prit conseil d'Abd al-Malik, fils de Marvân, qui était alors un tout jeune homme. « Mon avis, répondit-il, est que tu fasses avancer tes troupes, et lorsque tu seras parvenu aux premiers palmiers de Médine, tu t'y arrêteras ; tes soldats y camperont à l'ombre et mangeront les meilleurs fruits de ces arbres. Le lendemain, dès l'aurore, tu te remettras en marche, tu laisseras Médine à ta gauche, puis tu la contourneras jusqu'à ce que, te dirigeant vers l'est, tu atteignes l'ennemi du côté d'al-Harra. Puis, tu te trouveras en face de tes ennemis ; et à ce moment, lorsque le soleil montera à l'horizon, il sera derrière les épaules de tes compagnons sans leur causer aucun dommage. Bien mieux, il incommodera les Médinois qui verront briller vos casques, les pointes de vos lances, vos épées et vos cottes de mailles, ce que vous ne verrez pas chez eux, tant qu'ils resteront à l'ouest (face au soleil). Puis combats-les, et remets-t'en au secours d'Allah ! »
'Abd al-Malik dit, un jour, à ses commensaux : « Que pensez-vous de ce qu'a dit le poète[80] :
J'aimerai éperdument Da'd, tant que je vivrai ; et si je meurs, malheur à celui qui l'aimerait éperdument après moi !
— Belle idée ! s'écrièrent-ils. — C'est là un mort, dit 'Abd al-Malik, qui dépasse la mesure permise. Je ne trouve point une telle idée bien fine. — Tu as raison, reprirent-ils tous. — Mais comment aurait-il convenu qu'il s'exprimât ?» dit à son tour 'Abd al-Malik. L'un d'eux[81] prit la parole en ces termes : « Il aurait convenu qu'il s'exprimât ainsi :
J'aimerai éperdument Da'd, tant que je vivrai ; et si je meurs, je confierai Da'd à qui l'aimera éperdument après moi !
— Voilà, dit 'Abd al-Malik, un mort complaisant ! — Comment, demandèrent les commensaux, aurait-il convenu qu'il s'exprimât ? — Comme suit, reprit Abd al-Malik :
J'aimerai éperdument Da'd, tant que je vivrai, et si je meurs, puisse Da'd ne faire le bonheur d'aucun amant après moi !
— C'est toi, dirent-ils, ô Émir des Croyants, qui es vraiment le plus poète des trois. »
Lorsque la maladie d'Abd al-Malik s'aggrava, il dit : « Montez-moi sur une hauteur. » Ils le montèrent sur un endroit élevé, où il se mit à humer l'air, puis il dit : « O vie de ce monde, que tu es douce ! Ta plus longue durée n'est que brièveté, et ce que tu crois donner en grande quantité n'est que misère. Que d'illusions nous nous faisions sur toi ! » Et il appliqua les deux vers suivants :
Si tu épluches les comptes, ô mon Maître, ton examen minutieux entraînera un châtiment. Je ne puis supporter le châtiment.
Ou, si tu pardonnes, tu seras un Maître miséricordieux pour un homme coupable, dont les péchés sont nombreux comme les grains de poussière.
Lorsqu’Abd al-Malik mourut, son fils Walid dit sur lui les prières des morts ; c'est à quoi Hicham, son autre fils, appliqua cette parole :
La mort de Qais n'a pas été la mort d'un homme, mais c'est tout l'édifice d'un peuple qui s'est écroulé.[82]
Walid dit à Hicham : « Tais-toi, car tu tiens le langage d'un Satan. Que n'as-tu dit, avec l'autre :
Lorsqu'un seigneur parmi nous s'en va, il se lève un seigneu
Dévotion (vue partielle)
Cape en dentelle brodée de sequins, fil d'or, soutache, perles de jais et cristaux Lace
Dolce&Gabanna Alta Moda
Special Piece
Dévotion certes mais pour un parfum de Dolce&Gabbana dont le logo est au centre du Sacré-Cœur de Jésus. NDLR
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Exposition "Du Cœur à la Main : Dolce&Gabbana"
Grand Palais, Paris
Conçue par l’historienne de la mode Florence Müller, l’exposition célèbre Dolce&Gabbana en tant que symbole du style italien, et remonte à l’origine du songe extraordinaire devenu la réalité de leur Alta Moda. Elle explore une approche singulière dans le monde du luxe, faite d’élégance et de sensualité, mais aussi d’humour, d’impertinence et d’extravagance. Les modèles exposés, des pièces uniques réalisées par des artisans italiens dotés de savoir-faire incomparables, mettent en évidence les différents éléments de la culture italienne qui nourrissent les créations de Dolce&Gabbana. (Extrait du site de l'exposition)
www.grandpalais.fr/fr/evenement/du-coeur-la-main-dolcegab...
La salle d'or ou de dévotion (kondo)
Temple d'Horyuji à Ikaruga près de Nara au Japon.
Les pagodes bouddhiques sont dérivées des stupas indiens construits pour conserver les reliques du Bouddha.
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Le Bouddhisme a été introduit au Japon dès 522, les relations avec le royaume de Corée accélèrent sa diffusion au sein de l'archipel à partir de 552. Le Japon subit une forte influence chinoise et adopte le Bouddhisme associé au Confucianisme lors de la régence du prince Shotoku (593-622) qui fait édifier de nombreux temples et monastères.
Le temple bouddhique Horyu-ji est un des plus anciens du Japon, il date de 607 (période Asuka, 552-645). Il est associé à un monastère et a été reconstruit et modifié plusieurs fois dans l'histoire mais les reconstructions et restaurations sont restées fidèles au modèle d'origine en bois.
Le temple comprend, à l'intérieur d'une galerie pourvue de portes monumentales délimitant un espace rectangulaire, la salle de dévotion abritant les statues sacrées (kondo), une pagode (to) à cinq étages, des bibliothèques, un dortoir, une salle de sermons ou d'études (kodo), un beffroi ou pavillon de la cloche
Des statues anciennes sont conservées dans un musée de site dont celle d'Avalokiteshvara (Kannon) sous sa forme féminine.
Le temple est classé sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le temple bouddhique Horyu-ji sur Wikipedia
A Mario Ramírez Lillo, mi padre, y a Javier Aravena Segovia, ideólogo e impulsor de estas entrevistas
Ema Escudero Pizarro y Mario Manuel Ramírez Lillo, mis padres, me trajeron al mundo en 1965. Mario, o El Mario -jamás le he dicho papá, confieso-, devoto de Audax Italiano y del buen fútbol, me llevó a los estadios desde 1973. De antes, incluso. A ver al brillante Colo Colo subcampeón de América, al de Chamaco Valdés, Caszely y compañía; a ese que indubitablemente le robaron la Copa Libertadores. Al Huachipato '74 del viñamarino Moisés Silva, Maestrito Salinas, Bigote Godoy y del charrúa Sintas. A la Unión, finalista de la Libertadores '75, de Vallejos, Pinina Palacios, Spedaletti y del Negro Ahumada. Al Everton campeón en 1976 que ostentaba en Mario Galindo, Salinas, Chicomito Martínez, Spedaletti y a Ahumada a sus máximas figuras. Acompañadas por José Luis Ceballos, un zurdo que luciendo mostachos y medias caídas descolló y dejó el tendal cuando la ofensiva ruletera pugnaba por una tercera estrella para los cielos viñamarinos. Fui a la segunda final extra de ese año (27-11-76) que la escuadra de la CIUDAD DEL DEPORTE ganó a Unión Española 3 a 1. Con El Mario y un tío jugador, entrenador, árbitro y dirigente, Carlos Alberto Escudero, la presenciamos desde la tribuna Pacífico del Nacional Julio Martínez Pradanos. Ellos como aficionados, este redactor como incipiente partidario del elenco de René Orlando Meléndez. ¡Claro que nos emocionamos con la tercera cifra viñamarina, rubricada a los noventa minutos por Ceballos tras una delicada asistencia de Chicomito! "Tome, hágalo", le dijo Martínez al cordobés. ¡Y con el imponente marco de antorchas que vitoreaba el galardón que llegaría a Viana 161, a Viña, donde la vida es bella y soñada! También fui testigo de la Unión campeona el '77 y del Palestino '78. De ese cuadro del Loco Araya, Don Elías, Manuel Rojitas y de un infalible Popeye Fabbiani, que un año antes, teniendo a Enrique Vidallé entre los tres palos, dio inicio a un récord inigualado. El Quique Vidallé, Django le decían, siempre calzando botas vaqueras y oyendo la música de The Hollies. Contemplé harto fútbol y a equipos imborrables en Santa Laura -el fútbol chileno le debe mucho al fortín hispano, en él todos han sido locales-, Ñuñoa, San Eugenio, Vulco, El Bosque y, cómo no, en el viejo y querido Sausalito. Mis ídolos eran Rojitas -la batuta del Palestino de los 70-, Carlos Rivas, Juan Soto Quintana -8 de la U, Everton, Naval-, Carlos González -creador de Lota y Fernández Vial- y Elías Figueroa, el supercrack de categoría mundial. De afuera, Johan Cruyff, motor de la Naranja Mecánica, y el Beto Alonso, el "Pelé Blanco". El Beto, zurdo que se veía más fino aun que Messi y Maradona porque corría poco, hacía circular el balón. Todavía atesoro una camiseta que el 10 de River me regaló en 1983. No puedo dejar al margen al Popeye, un goleador descomunal. A éstos, los conocí en algún camarín, calentamiento previo u hotel: qué impresión, imagínese; hasta peloteé con ellos y "preparé" a unos arqueros antes de un partido.
Nací en 1965, por consiguiente no disfruté del Charro José Manuel Moreno ni de Miguel Ángel Montuori, campeones con la UC el '49 y '54. Ni de Roberto Muñeco Coll, Néstor Isella, Walter Jiménez, Juan Carlos Nene Sarnari ni de Vicente Cantatore. Todos ellos foráneos. Sí de Elson Beyruth, Vasconcelos, Mané Ponce, Novello -el Tano que encandilaba a Carlos Costas, un gran amigo y tremendo periodista-, Mazurkiewicz, Geoffroy, Trobbiani, Sergio Díaz, Borghi, Adomaitis, Gorosito, Acosta, Leo Rodríguez, Barticciotto. Y de ÓSCAR ROBERTO FABBIANI VENTURELLI, para mí y muchos, el mejor extranjero que ha militado en nuestro país. El Popeye no estuvo un solo año como el Charro Moreno: hizo larga carrera, se cansó de marcar e incluso se nacionalizó en 1979, año en que disputó la final de la Copa América por La Roja (vs. Paraguay) y en el que fue apetecido por Boca, River y por otros grandes. Fabbiani, delantero completo que hacía paredes y sombreros con depurada técnica, que cabeceaba ganándole a torres -recuerdo un golazo el '78 en Santa Laura, tras córner de Rojitas se yergue y le gana a Pellegrini y Quintano-, que gambeteaba y convertía de tiro libre y penal (de estos expedientes se encargan los que saben), y que definía con clase y frialdad por cualquier vía, se reunió con la CASA DEL DEPORTE para añorar sus genialidades y destellos, triunfos y anécdotas, y para entrar al área del presente del fútbol nacional sin temor. Con la misma bravura y calidad que lució en la zona rival con sus dos piernas. Repertorio le sobraba…
Con su inalterable estampa -cabello largo más cano que esconde remotos visos blondos, su diáfana sonrisa y mirada de hombre bueno, además de su acento trasandino intacto-, Óscar Roberto abraza a laCASA DEL DEPORTE de Viña del Mar al mediodía de un viernes de diciembre en el Café Haití del Paseo Ahumada de Santiago, monopolio de ex futbolistas y gente del deporte. Ese sitio fija el ex artillero de memoria prodigiosa para la previa, en la que surgen risotadas y sinfines de vivencias junto a Nibaldo Carrasco, otrora funcionario de Palestino y camarada del entrevistado -"viví la época más exitosa del club, entre el '74 y '80", expresa orgullosamente "Starky" Carrasco-, y a Sergio Pamies, fino volante de Aviación, Audax y del nefasto Everton del '81.
Conversador impenitente, el concejal de Recoleta entre 1992 y 1996 convoca a otro espacio para "hablar para el deporte de Viña donde estemos sentados y más tranquilos". "¡Grande, Fabbiani, cómo está!", le exclaman calurosamente transeúntes que advierten su figura de 183 centímetros antes de llegar al destino: calle Phillips, a pasos de la Plaza de Armas. "Nací a las 9.18 de la mañana del 17 de diciembre de 1950, en el hospital Piñero del barrio Saavedra, en Buenos Aires. Mis papás, Nélida Libertad y Juan Carlos, tuvieron cuatro mujeres y siete hombres: Susana, Carlos, Cristina, yo, Miguel, Ricardo, Omar, Ariel, Daniel, Beatriz y Karina… Ricardo jugó en Aviación a fines de los 70, anduvo bien, y Ariel y Daniel también jugaron acá. En Audax, San Felipe, Iquique, General Velásquez. Sí, 'El Ogro' (Cristian) es mi sobrino, hijo de mi hermano Miguel Ángel. Es bueno el Gordo, jugó en Palestino el 2004. Y me casé joven, con Adriana Marta Yedro tenemos cinco hijos. Marcela (40), los mellizos Roberto Óscar y Adrián (37), Omar (35) y Solange (26). Los dos menores son chilenos; vos conocés a Omar, trabaja conmigo en las escuelas de fútbol", expone el abuelo de ocho niños y profesor en los municipios de Recoleta y Lampa. "Desde el '97 hago clases en el estadio Recoleta, ahí trabajo con Leonel (Sánchez) y también lo hice con Chamaco Valdés. El estadio se llama 'Leonel Sánchez Lineros', ¡ése es un ejemplo, compadre! Poner en vida el nombre de un gran jugador, del goleador de un Mundial. Sol Letelier, la ex alcaldesa, fue quien tuvo el acierto de homenajear a Leonel", concreta el residente de Valle Grande de Lampa. "Vivo ahí desde septiembre, es una comuna chica y tranquila que te aleja del estrés de Santiago", ultima el maestro que envía su fórmula a los niños futbolistas de VIÑA, CIUDAD DEL DEPORTE: "Se debe definir dándole suave, el arquero siempre espera que le pegues fuerte. Y al área hay que llegar a mil y bajar a treinta para quedar con la cabeza fría".
Salvador Biondi, que tiene un ojo clínico, te trajo desde Argentina… ¿Fue así?
Sí, el Tano me trajo a San Felipe. Con el Negro Sabat, un dirigente, fue a buscar un arquero y a un 7. Y me trajo a mí. Debuté oficialmente el 13 de abril del ’74 por la Copa Chile, ganamos a La Calera de local e hice cuatro goles. El Tano Biondi sabía mucho, dirigió a varios equipos y él hizo debutar a Elías (Figueroa) en Primera por La Calera. Y como jugador fue campeón con Everton, ¿no?
Me decías que antes de tu estreno jugaste un partido importante…
El miércoles 9 de abril, en Juan Pinto Durán, jugamos un amistoso con la Selección que se preparaba para el Mundial de Alemania. Perdimos 3-2, hice los dos goles de cabeza. Estaban Elías y Quintano marcándome. Ahí me mostré, ahí se empezó a hablar de mí.
¿Cuándo llegaste a Palestino?
Estuve muy poco tiempo en San Felipe, donde anoté 23 goles en la Copa Chile. Por Palestino debuté el 1 de septiembre del ’74, en Valparaíso. Ganamos 4-2 a Wanderers con dos goles míos. El club es muy importante para mí. Tuve grandes compañeros, dirigentes, fuimos campeones el '78, llegamos por primera vez a la Libertadores... Y cuando volví, jugamos otra final. La del '86 que perdimos con Colo Colo 2-0.
Tu trayectoria, Óscar…
Me inicié en Justo José Urquiza a los quince años, jugaba de 8. Después, Estudiantes de Buenos Aires, San Martín de Tucumán, San Felipe, Palestino, Rowdies de Tampa, Everton, Iquique. El '88 jugué en el Orlando Pirates de Sudáfrica, volví a Coquimbo, Soinca, Melipilla, me fui de nuevo a Sudáfrica. Jugué en San Antonio, Dallas y terminé el '92 en San Luis, en Segunda. Hice 27 goles con 42 años.
Creciste viendo grandes jugadores y equipos en tu país. ¿De qué club eres hincha?
De Racing. Y sí, nací en una etapa de jugadores extraordinarios. Racing fue campeón de la Libertadores y del mundo el '67, le ganó al Celtic de Escocia. Me sé de memoria esa formación (Cejas a Maschio, pasando por Perfumo, Panadero Díaz, Basile, Yaya Rodríguez y por el Chango Cárdenas). Racing es un grande, tiene hinchas en todas partes. Borghi, Barticciotto, el Gordo (Jorge) Porcel, Juan Domingo Perón, Mirtha Legrand, (Héctor Vega) Onesime son algunos de ellos. Sergio Livingstone fue su capitán el '43 y Carlos Gardel también era de Racing.
Héctor Vega, periodista acérrimo de Racing, me dijo que el estadio de tu club debería llamarse Carlos Gardel en vez de Juan Domingo Perón. ¿Compartes?
Pero lógico, toda la razón, es el nombre más apropiado. Gardel es conocido en todo el mundo, es un símbolo de Argentina y fue uno de los seguidores más importantes del equipo. Comparto absolutamente con la opinión de Héctor.
¿Cuál fue tu prototipo de jugador, tu ídolo?
Luisito Artime, un goleador de River y de Nacional de Uruguay. No era bueno técnicamente, pero en el área no perdonaba. El '71 ganó la Libertadores con Nacional, a Estudiantes, fue compañero de Ignacio Prieto. Sí, si sabía que el Nacho Prieto fue el primer chileno que ganó la Libertadores. El uruguayo (Pedro) Rocha y Alberto Spencer, el ecuatoriano, también eran extraordinarios.
¿Quién te apodó Popeye?
Un compañero del barrio, del club Estrellita de Fournier, me puso así por mi fuerza, por cómo corría. En Estados Unidos viví un par de historias lindas cuando estuve en el Rowdies de Tampa entre el '79 y '81. Allá, antes de empezar el partido, a cada jugador lo presentaban con música. A mí, con la de Popeye. También me pusieron Sansón, por el pelo, y Travolta porque una vez me vieron bailar. Y un partido contra el Edmonton, que ganamos 5-2 con los cinco goles míos, me quedó muy grabado porque había 700 chilenos en el estadio.
¿Cómo fue tu paso por Estados Unidos antes de volver a Everton el '81? Por ahí estuviste en la despedida de un superastro e hiciste un golazo…
Muy bueno, me tocó una época en la que había grandes figuras. El '80, para la despedida de Beckenbauer, él por el Cosmos, jugué con Pelé, Cruyff, Neeskens, Krol, el Nene Cubillas, Gerd Müller, George Best, Chinaglia, Carlos Alberto. Empatamos a dos, jugué por una selección de estrellas, hice un gol y Cubillas un golazo. Pelé también hizo un tremendo gol. Y en la noche, hubo una comida en la que estaban Henry Kissinger -ex secretario de Estado de USA y Premio Nobel de la Paz- y no te imaginás quién: Nibaldo Carrasco (despide una estentórea carcajada). Nibaldo es mi mejor amigo, yo lo llevé a Palestino el '74. Mi otro gran amigo es Enzo Santilli, ex dirigente de Audax.
Palestino no era campeón desde 1955, año en que deslumbró Roberto Muñeco Coll. Llegaste tú y comenzó una época inolvidable para las huestes árabes.
Antes de ser campeones el '78, fuimos a la Libertadores, ganamos liguillas y la Copa Chile del '77. A Unión Española la vencimos en la final, fue un partidazo. En el último minuto hice el empate a tres, fuimos al alargue y Elías nos dio el título con un cabezazo. Don Fernando (Riera) era nuestro técnico y había un gran equipo: el Quique Vidallé, después el Loco Araya, Edgardo Fuentes, Rodolfo Dubó, Manuel Rojas, el Gordo Messen… Vos sabés el resto.
Un gran equipo que estuvo invicto 44 fechas, récord vigente en Chile…
Una gran marca, de nivel mundial, y en un tiempo en el que había muchos equipos que competían, no como ahora. Estaban Unión, Everton, la U, Católica, Colo Colo, O’Higgins, Cobreloa. Lota, Concepción y Aviación también tenían muy buenos equipos. Fue una racha que terminó en septiembre del '78, cuando Unión nos ganó 2-1 en el Nacional. Eran campeonatos largos, había mucha competencia.
Fuiste trigoleador, estuviste cerca de superar la marca de Luis Hernán Álvarez…
Álvarez (del Colo Colo ’63) hizo 37 en un año. Esa marca está vigente. El '76 hice 25 goles, 36 el '77 y el '78 anoté 35. Además tenés que contar los que hice en Copa Chile, liguillas y en la Libertadores. Fui goleador de Copa Chile los mismos años con 17, 15 y 16 goles.
Siempre después de un gol ibas a la banca. ¿Era cábala, buscabas a alguien en especial?
Me iba a abrazar con el Cabezón (Erick) Paluba, el masajista de Palestino. Cuando hice mis primeros goles en el club, fui donde Paluba. Era al primero que abrazaba. Una vez corrí a la banca, Caupolicán Peña (el DT) me quiso abrazar y pasé por debajo de él para festejar primero con el Cabezón. Se enojó Caupolicán (ríe Óscar).
Hans Marwitz Halbwachs, caballeroso relator de radio Bio-Bio que narra desde el 8 de agosto de 1960, da su parecer respecto de los mejores forasteros que han actuado en nuestro país: "Para mí, el mejor es Ernesto Álvarez, un 8 muy talentoso que jugó en la 'U', en el Ballet Azul. Miguel Ángel Montuori, un 10 muy técnico, y el Charro Moreno, tremendos jugadores también. Roberto Coll, Walter Jiménez, Cantatore, Isella, Sarnari y Lucho Cubilla dejaron un gran recuerdo. No olvidemos al Gitano (José María) Lourido, campeón con Everton el '50 y '52, que tenía contrato vitalicio con el Samoiedo. Pasaba ahí en el café. Y Fabbiani está dentro de los más importantes, tenía clase y no perdonaba", determina la distinguida voz del Gringo Marwitz desde su residencia en Santiago. Elías Figueroa, caudillo del Palestino '78, diagnostica desde Concón: "Estuve afuera mucho tiempo, no vi la campaña de muchos jugadores. Te doy los cinco mejores, Vicente (Cantatore), Haroldo de Barros, Beyruth, Vasconcelos y Fabbiani. Óscar era un jugadorazo, técnico y completo. Además, gran persona y un muy buen amigo". Por su parte, Alberto Fouillioux, símbolo de la UC, aporta con su autorizada visión: "Es por épocas el tema. Primero está José Manuel Moreno, después Montuori, el Muñeco Coll, Isella, Sarnari, Jiménez y Mario Rodríguez, un goleador argentino que jugó en Colo Colo. Luego vienen Mazurkiewicz, Gorosito, Acosta, Borghi, el Leo Rodríguez, Barticciotto, Espina y el Superman Vargas. Fabbiani está entre los cinco mejores, nos deleitó con lo más importante, goles de calidad", enuncia el ex DT de la UC, Huachipato y Colo Colo. Finalmente, Harold Mayne-Nicholls, periodista y añorado dirigente que se ha desempeñado en cuatro mundiales señala que "de mi generación te hablo… Fabbiani de todas maneras, un crack y gran persona. Un ejemplo en todo el sentido de la palabra. Junto a Óscar, Beyruth, Gorosito, Acosta y Espina son los más talentosos que he visto", declara el antofagastino que hizo sus primeras armas en el diario Crónica de Concepción, en 1980 como reportero gráfico, y en la revista Ceatoleí, en 1982.
Óscar, ¿quién fue tu mejor entrenador?
Fernando Riera y Andrés Prieto. Para don Fernando el jugador era primero, segundo y tercero. Eso no lo vi en otro, extraordinario. Don Andrés también, gran técnico y un caballero. Además te nombro a Caupolicán Peña, Pedro Morales y Lucho Santibáñez. El Gordo era un gran tipo y muy vivo como entrenador.
Los mejores extranjeros que han jugado en nuestro medio…
El Flaco Spedaletti, Vasconcelos y Beyruth.
¿Cuál fue tu mejor gol?
Uno a la Católica el '78. Hice una triple pared de cabeza con Messen, quedo al frente de Óscar Lihn y Jorge Berrio, les muevo el cuerpo, chocan entre ellos y se la toco suave a Óscar Wirth. Manolo Rojas me decía que me fuera a bañar y que me fuera altiro del estadio. ¡En serio, compadre! Ganamos 3-2, los tres míos. Y mi mejor partido fue por la Libertadores del '78. Acá en el Estadio Nacional perdimos 5-4 con Atlético Mineiro, hice los cuatro goles. Fue un partidazo, ¡si en el segundo tiempo hubo ocho goles!
Importante etapa para Palestino la de los 70. Fueron a tres Libertadores…
Jamás había estado en la Copa. El '76 fuimos con Unión, jugamos contra Peñarol y Nacional. Acá le ganamos 2-1 a Nacional, hice los dos, y 1-0 a Peñarol. De penal vencí a Mazurkiewicz. En Peñarol jugaban Pablo Forlán, el papá de Diego, Nelson Acosta y el Potro Morena. Y en Nacional, (Hebert) Revetria y Nelson Pedetti, compañero de Zamorano en Cobresal. Hice todos los goles nuestros ese año, cinco.
¡Qué memoria, Óscar! ¿Y el '78 y '79 cómo anduvieron?
El '78, también con Unión, enfrentamos a Sao Paulo y a Atlético Mineiro. Te hablaba del 5-4 con Mineiro y a Sao Paulo le ganamos 2-1 allá. Ese fue el segundo triunfo de un equipo chileno en Brasil, después del de Colo Colo a Botafogo el '73. Pedro Pinto y yo marcamos. Y el '79, con O’Higgins, jugamos contra Deportivo Galicia y Portuguesa de Venezuela. Clasificamos a semifinales pero no jugué porque después de la primera fase me fui a Estados Unidos… Claro, el Tanque (Alfredo) Rojas dirigía a Portuguesa. Un goleador de Boca que jugó en Católica y O’Higgins.
El '79 te nacionalizaste y jugaste la final de la Copa América. ¿Por qué la perdieron?
Lo más grande que me ha pasado es haber jugado por Chile. Tuve ese honor, defender un país que me ha dado todo. Te digo eso primero. Debuté en la primera final, en Asunción. Jugué lesionado los tres partidos. Y perdimos porque Paraguay tenía un gran equipo, Romerito, Cabañas, el Gato Fernández… Un equipo muy duro, que pegaba. Jugamos un desempate con alargue en Buenos Aires, en el estadio de Vélez. Empatamos a 0 y ellos fueron campeones por la diferencia de gol. Anduve mal.
¿Quién es el mejor futbolista de nuestra historia? ¿Figueroa, Salas, Zamorano, Caszely…?
¡Elías es el más grande, no me hablen de Iván ni de Salas! Elías llegó muy joven a Uruguay y arrasó, y en Brasil, ni hablemos. Lo conocí bien, en el camarín ya se sentía ganador y eso nos contagiaba. En la cancha, los rivales lo respetaban. Además, un caballero y jamás lo vi en la farándula y en esas cosas. Zamorano hacía lo que él sabía, gran carrera y el título con el Real Madrid. Eso es grande. Y Salas, un crack que brilló en River y en Italia, ganó varios campeonatos. Aprendió mucho en Argentina, tuvo compañeros que no le devolvían "ladrillos". Es humilde, regala casas y otras cosas y eso nadie lo sabe.
De los actuales, ¿a quién destacas?
Vidal es el mejor, ha andado bien en Italia haciendo goles en esa gran potencia. En la Selección, una pena lo que ha pasado con él. De los delanteros, me gustan Alexis y Eduardo Vargas. Son encaradores y van para adentro, como me gustan los atacantes. Ha tenido mala suerte Vargas, pero es muy bueno, y a Alexis le falta patear al arco.
Para el eterno debate: ¿Pelé o Maradona? ¿Y Messi?
Maradona en Nápoles jugaba casi solo, vos me entendés, y el '86 en México tuvo un solo compañero de calidad, Burruchaga. Son distintas épocas, Pelé no hubiera podido brillar en la de Diego. Siempre estuvo rodeado de grandes jugadores, en el Santos y el ’70 en México eran todos buenos. Me la juego por Diego. Otro, Ricardo Bochini. Y “Leo”, con lo que ha hecho en Barcelona ya está entre los más grandes. Hace cosas imposibles, un fuera de serie.
En 1981, Everton armó un cotizado equipo que descendió. ¿Qué pasó?
Hubo mil problemas, directivos, técnicos, económicos. Yo venía de Estados Unidos, viví en el Hotel O’Higgins y después en 6 Norte con San Martín. Me trajo a Viña Antonio Bloise (Cotroneo), el papá, y me quedaron debiendo mucha plata. Tuvimos cinco entrenadores, ¡cómo no íbamos a descender! El plantel lo armó Caupolicán Peña, después nos dirigieron Ricardo Contreras, Lourido, Paco Molina y Eladio Rojas. ¡Un récord! De mi bolsillo, incluso, pagué dos meses de sueldo a todo el plantel. ¿Creés que me devolvieron la plata? Y había muy buenos jugadores: el Polo Vallejos, el uruguayo (Julio) Rodríguez, Checho Pamies, Cavalleri, Rubens Nicola, Spedaletti, el Chicho García… Mi paso por Everton es el peor recuerdo que tengo en el fútbol.
¿Qué te parece el arribo de Sampaoli a La Roja y la partida de Borghi?
Está bien Sampaoli, hizo méritos, conoce la realidad del fútbol chileno. Pudo haber sido Labruna también, me gusta el trabajo que hizo en Colo Colo a pesar de que no fue campeón. ¿Viste como hizo correr al equipo? Claro, es mérito de Jorge (Fleitas) pero primero está el jefe. Omar llevó a Jorge al club. Y Borghi no puede ser tan amigo de los jugadores, tan cercano. Es buen entrenador, gran persona, fue un crack, pero no tiene lo que todos le conocemos a Bielsa.
¿Qué sabes del deporte viñamarino y de la alcaldesa Virginia Reginato? Ella creó la CASA DEL DEPORTE en 2005…
Es buena onda, muy simpática, siempre está donde debe estar. Tiene mucho carisma y es una gran servidora pública. No es necesario vivir en Viña para saber lo buena alcaldesa que es. Y es famosa en todo Chile. El deporte anda muy bien, se ve mucho, le han dado mucha importancia a los niños y a la gente mayor… Viña es una gran ciudad, tranquila, todos los jugadores y entrenadores quieren estar en Everton para vivir allá. Mi experiencia el '81 no fue buena, pero viví en una ciudad fenomenal.
Francisco Chamaco Valdés comanda el selecto grupo de goleadores en Primera División con 215 tantos. Pedro González, el Heidi, escolta al emblema albo con 212 y Carlos Campos con Óscar Fabbiani, ocupan el tercer puesto con 183. Registro que no computa conquistas en Copas Chile, Libertadores, en la "B" ni en la Selección. Un solo extranjero en el podio, una pieza cardinal del mejor Palestino entrevistada por la CASA DEL DEPORTE. Un naturalizado chileno que, con las cifras que facturó en otros torneos y en Norteamérica y Sudáfrica, pulveriza la producción del excelente Valdés.
Gracias Ema y Mario Manuel por la vida -Ema en el Edén hace 45 años-. Mario, asimismo, por el fútbol y el deporte. Javier Aravena, por esta licencia e impagable oportunidad. Y Fabbiani, por el gol, por tu regocijo y pasión en la cancha, y por tu exuberante catálogo.
Por Mario Ramírez Escudero
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Els orígens del Temple Expiatori de la Sagrada Família es remunten al 1866, any en què Josep Maria Bocabella i Verdaguer funda l'Associació Espiritual de Devots de Sant Josep, que a partir de l'any 1874 promou la construcció d'un temple expiatori dedicat a la Sagrada Família. L'any 1881 i gràcies a diversos donatius, l'Associació compra una parcel·la de terreny de 12800m² entre els carrers de Marina, Provença, Sardenya i Mallorca per construir-hi el temple.
La primera pedra es posa el 19 de març de 1882, festivitat de Sant Josep, en un acte solemne que presideix el bisbe de la ciutat, Josep Urquinaona. A partir d'aleshores se n'inicia la construcció, que comença per la cripta situada a sota de l'absis segons un disseny neogòtic de l'arquitecte Francisco de Paula del Villar y Lozano. Aquest, poc temps després i per discrepàncies amb els promotors, abandona la direcció de l'obra i l'encàrrec passa a mans d'Antoni Gaudí.
Després d'assumir el projecte el 1883, Gaudí construeix la cripta, que enllesteix el 1889. Mentre inicia les obres de l'absis (i del claustre), els treballs segueixen a bon ritme gràcies als donatius rebuts. Quan es rep un important donatiu anònim, Gaudí es planteja fer una obra nova i major: desestima l'antic projecte neogòtic i en proposa un de nou més monumental i innovador tant pel que fa a les formes com i a les estructures, com a la construcció. El projecte de Gaudí consisteix en una església de grans dimensions amb planta de creu llatina i torres de gran alçària; concentra una important càrrega simbòlica, tant en forma arquitectònica com escultòrica, amb l'objectiu final de ser una explicació catequètica de les ensenyances dels Evangelis i de l'Església.
El 1892 comença els fonaments per a la façana del Naixement perquè, segons manifesta Gaudí mateix, "Si enlloc de fer aquesta façana decorada, ornamentada i turgent, hagués començat per la de la Passió, dura, pelada i com feta d'ossos, la gent s'hauria retret". El 1894 queda enllestida la façana de l'absis i el 1899 el Portal del Roser, un dels accessos al claustre del Naixement.
Paral·lelament a aquests treballs, a l'angle sud-oest del temple, l'any 1909 Gaudí hi construeix les Escoles Provisionals de la Sagrada Família, destinades als fills dels treballadors de la Sagrada Família i als nens del barri que formen part de la seva parròquia.
En morir Gaudí, assumeix la direcció de les obres el seu estret col·laborador Domènec Sugrañes, fins al 1938. Després en són directors Francesc de Paula Quintanai Vidal, Isidre Puigi Boada, Lluís Bonet i Garí, col·laboradors de Gaudí, persones que conegueren el mestre i que fins a l'any 1983 dirigiren l'obra. Posteriorment en foren directors Francesc de Paula Cardoner i Blanch, Jordi Bonet i Armengol i Jordi Faulí i Oller que n'ocupa el càrrec actualment, des del 2012.
El Temple Expiatori de la Sagrada Família és una església de cinc naus amb creuer de tres, que formen una creu llatina. Les seves mides interiors són: nau i absis, 90 metres; creuer, 60 metres; ample de la nau central, 15 metres; laterals 7'5 metres, la nau principal en total 45 metres; amplada del creuer, 30 metres. L'església ha de disposar de 18 torres (12 que simbolitzen els apòstols, 4 els evangelistes i 2 més dedicades a Maria i a Jesús), de diferents altures d'acord amb la jerarquia simbòlica que representen.
El temple té vitralls en diversos finestrals i obertures. Cal destacar els realitzats pel vitraller Joan Vila-Grau a partir de 1999, construïts amb vidre de diversos colors fixats amb plomada i formigó. En aquests vitralls, Vila-Grau simbolitza temes concrets mitjançant les masses de colors.
Els primers vitralls que es van col·locar foren els dels transseptes, que expressen la simbologia prevista per Gaudí. El vitrall principal del transsepte de la façana de la Passió representa la resurrecció, els vitralls laterals i els de la nau principal simbolitzaran els sants i santuaris relacionats amb l'església local representada en cada columna. Els vitralls superiors de les naus laterals explicaran les paràboles de Jesús "Jo sóc la llum, la veritat i la vida", "La resurrecció", etc. Els vitralls de la nau central no tindran color i es faran amb vidres clars, translúcids o ratllats, per simbolitzar la puresa, i per permetre alhora la màxima entrada de llum a l'interior.
Els dissenys de Vila-Grau han estat executats per l'empresa de vitralls artístics de Josep Maria Bonet, que anteriorment ja havia produït altres vitralls per al temple, com per exemple alguns dels de la cripta.
Font: Temple Expiatori de la Sagrada Família.
Pàgina a la UNESCO World Heritage List.
Aquesta imatge ha jugat a En un lugar de Flickr.
A Mario Ramírez Lillo, mi padre, y a Javier Aravena Segovia, ideólogo e impulsor de estas entrevistas
Ema Escudero Pizarro y Mario Manuel Ramírez Lillo, mis padres, me trajeron al mundo en 1965. Mario, o El Mario -jamás le he dicho papá, confieso-, devoto de Audax Italiano y del buen fútbol, me llevó a los estadios desde 1973. De antes, incluso. A ver al brillante Colo Colo subcampeón de América, al de Chamaco Valdés, Caszely y compañía; a ese que indubitablemente le robaron la Copa Libertadores. Al Huachipato '74 del viñamarino Moisés Silva, Maestrito Salinas, Bigote Godoy y del charrúa Sintas. A la Unión, finalista de la Libertadores '75, de Vallejos, Pinina Palacios, Spedaletti y del Negro Ahumada. Al Everton campeón en 1976 que ostentaba en Mario Galindo, Salinas, Chicomito Martínez, Spedaletti y a Ahumada a sus máximas figuras. Acompañadas por José Luis Ceballos, un zurdo que luciendo mostachos y medias caídas descolló y dejó el tendal cuando la ofensiva ruletera pugnaba por una tercera estrella para los cielos viñamarinos. Fui a la segunda final extra de ese año (27-11-76) que la escuadra de la CIUDAD DEL DEPORTE ganó a Unión Española 3 a 1. Con El Mario y un tío jugador, entrenador, árbitro y dirigente, Carlos Alberto Escudero, la presenciamos desde la tribuna Pacífico del Nacional Julio Martínez Pradanos. Ellos como aficionados, este redactor como incipiente partidario del elenco de René Orlando Meléndez. ¡Claro que nos emocionamos con la tercera cifra viñamarina, rubricada a los noventa minutos por Ceballos tras una delicada asistencia de Chicomito! "Tome, hágalo", le dijo Martínez al cordobés. ¡Y con el imponente marco de antorchas que vitoreaba el galardón que llegaría a Viana 161, a Viña, donde la vida es bella y soñada! También fui testigo de la Unión campeona el '77 y del Palestino '78. De ese cuadro del Loco Araya, Don Elías, Manuel Rojitas y de un infalible Popeye Fabbiani, que un año antes, teniendo a Enrique Vidallé entre los tres palos, dio inicio a un récord inigualado. El Quique Vidallé, Django le decían, siempre calzando botas vaqueras y oyendo la música de The Hollies. Contemplé harto fútbol y a equipos imborrables en Santa Laura -el fútbol chileno le debe mucho al fortín hispano, en él todos han sido locales-, Ñuñoa, San Eugenio, Vulco, El Bosque y, cómo no, en el viejo y querido Sausalito. Mis ídolos eran Rojitas -la batuta del Palestino de los 70-, Carlos Rivas, Juan Soto Quintana -8 de la U, Everton, Naval-, Carlos González -creador de Lota y Fernández Vial- y Elías Figueroa, el supercrack de categoría mundial. De afuera, Johan Cruyff, motor de la Naranja Mecánica, y el Beto Alonso, el "Pelé Blanco". El Beto, zurdo que se veía más fino aun que Messi y Maradona porque corría poco, hacía circular el balón. Todavía atesoro una camiseta que el 10 de River me regaló en 1983. No puedo dejar al margen al Popeye, un goleador descomunal. A éstos, los conocí en algún camarín, calentamiento previo u hotel: qué impresión, imagínese; hasta peloteé con ellos y "preparé" a unos arqueros antes de un partido.
Nací en 1965, por consiguiente no disfruté del Charro José Manuel Moreno ni de Miguel Ángel Montuori, campeones con la UC el '49 y '54. Ni de Roberto Muñeco Coll, Néstor Isella, Walter Jiménez, Juan Carlos Nene Sarnari ni de Vicente Cantatore. Todos ellos foráneos. Sí de Elson Beyruth, Vasconcelos, Mané Ponce, Novello -el Tano que encandilaba a Carlos Costas, un gran amigo y tremendo periodista-, Mazurkiewicz, Geoffroy, Trobbiani, Sergio Díaz, Borghi, Adomaitis, Gorosito, Acosta, Leo Rodríguez, Barticciotto. Y de ÓSCAR ROBERTO FABBIANI VENTURELLI, para mí y muchos, el mejor extranjero que ha militado en nuestro país. El Popeye no estuvo un solo año como el Charro Moreno: hizo larga carrera, se cansó de marcar e incluso se nacionalizó en 1979, año en que disputó la final de la Copa América por La Roja (vs. Paraguay) y en el que fue apetecido por Boca, River y por otros grandes. Fabbiani, delantero completo que hacía paredes y sombreros con depurada técnica, que cabeceaba ganándole a torres -recuerdo un golazo el '78 en Santa Laura, tras córner de Rojitas se yergue y le gana a Pellegrini y Quintano-, que gambeteaba y convertía de tiro libre y penal (de estos expedientes se encargan los que saben), y que definía con clase y frialdad por cualquier vía, se reunió con la CASA DEL DEPORTE para añorar sus genialidades y destellos, triunfos y anécdotas, y para entrar al área del presente del fútbol nacional sin temor. Con la misma bravura y calidad que lució en la zona rival con sus dos piernas. Repertorio le sobraba…
Con su inalterable estampa -cabello largo más cano que esconde remotos visos blondos, su diáfana sonrisa y mirada de hombre bueno, además de su acento trasandino intacto-, Óscar Roberto abraza a laCASA DEL DEPORTE de Viña del Mar al mediodía de un viernes de diciembre en el Café Haití del Paseo Ahumada de Santiago, monopolio de ex futbolistas y gente del deporte. Ese sitio fija el ex artillero de memoria prodigiosa para la previa, en la que surgen risotadas y sinfines de vivencias junto a Nibaldo Carrasco, otrora funcionario de Palestino y camarada del entrevistado -"viví la época más exitosa del club, entre el '74 y '80", expresa orgullosamente "Starky" Carrasco-, y a Sergio Pamies, fino volante de Aviación, Audax y del nefasto Everton del '81.
Conversador impenitente, el concejal de Recoleta entre 1992 y 1996 convoca a otro espacio para "hablar para el deporte de Viña donde estemos sentados y más tranquilos". "¡Grande, Fabbiani, cómo está!", le exclaman calurosamente transeúntes que advierten su figura de 183 centímetros antes de llegar al destino: calle Phillips, a pasos de la Plaza de Armas. "Nací a las 9.18 de la mañana del 17 de diciembre de 1950, en el hospital Piñero del barrio Saavedra, en Buenos Aires. Mis papás, Nélida Libertad y Juan Carlos, tuvieron cuatro mujeres y siete hombres: Susana, Carlos, Cristina, yo, Miguel, Ricardo, Omar, Ariel, Daniel, Beatriz y Karina… Ricardo jugó en Aviación a fines de los 70, anduvo bien, y Ariel y Daniel también jugaron acá. En Audax, San Felipe, Iquique, General Velásquez. Sí, 'El Ogro' (Cristian) es mi sobrino, hijo de mi hermano Miguel Ángel. Es bueno el Gordo, jugó en Palestino el 2004. Y me casé joven, con Adriana Marta Yedro tenemos cinco hijos. Marcela (40), los mellizos Roberto Óscar y Adrián (37), Omar (35) y Solange (26). Los dos menores son chilenos; vos conocés a Omar, trabaja conmigo en las escuelas de fútbol", expone el abuelo de ocho niños y profesor en los municipios de Recoleta y Lampa. "Desde el '97 hago clases en el estadio Recoleta, ahí trabajo con Leonel (Sánchez) y también lo hice con Chamaco Valdés. El estadio se llama 'Leonel Sánchez Lineros', ¡ése es un ejemplo, compadre! Poner en vida el nombre de un gran jugador, del goleador de un Mundial. Sol Letelier, la ex alcaldesa, fue quien tuvo el acierto de homenajear a Leonel", concreta el residente de Valle Grande de Lampa. "Vivo ahí desde septiembre, es una comuna chica y tranquila que te aleja del estrés de Santiago", ultima el maestro que envía su fórmula a los niños futbolistas de VIÑA, CIUDAD DEL DEPORTE: "Se debe definir dándole suave, el arquero siempre espera que le pegues fuerte. Y al área hay que llegar a mil y bajar a treinta para quedar con la cabeza fría".
Salvador Biondi, que tiene un ojo clínico, te trajo desde Argentina… ¿Fue así?
Sí, el Tano me trajo a San Felipe. Con el Negro Sabat, un dirigente, fue a buscar un arquero y a un 7. Y me trajo a mí. Debuté oficialmente el 13 de abril del ’74 por la Copa Chile, ganamos a La Calera de local e hice cuatro goles. El Tano Biondi sabía mucho, dirigió a varios equipos y él hizo debutar a Elías (Figueroa) en Primera por La Calera. Y como jugador fue campeón con Everton, ¿no?
Me decías que antes de tu estreno jugaste un partido importante…
El miércoles 9 de abril, en Juan Pinto Durán, jugamos un amistoso con la Selección que se preparaba para el Mundial de Alemania. Perdimos 3-2, hice los dos goles de cabeza. Estaban Elías y Quintano marcándome. Ahí me mostré, ahí se empezó a hablar de mí.
¿Cuándo llegaste a Palestino?
Estuve muy poco tiempo en San Felipe, donde anoté 23 goles en la Copa Chile. Por Palestino debuté el 1 de septiembre del ’74, en Valparaíso. Ganamos 4-2 a Wanderers con dos goles míos. El club es muy importante para mí. Tuve grandes compañeros, dirigentes, fuimos campeones el '78, llegamos por primera vez a la Libertadores... Y cuando volví, jugamos otra final. La del '86 que perdimos con Colo Colo 2-0.
Tu trayectoria, Óscar…
Me inicié en Justo José Urquiza a los quince años, jugaba de 8. Después, Estudiantes de Buenos Aires, San Martín de Tucumán, San Felipe, Palestino, Rowdies de Tampa, Everton, Iquique. El '88 jugué en el Orlando Pirates de Sudáfrica, volví a Coquimbo, Soinca, Melipilla, me fui de nuevo a Sudáfrica. Jugué en San Antonio, Dallas y terminé el '92 en San Luis, en Segunda. Hice 27 goles con 42 años.
Creciste viendo grandes jugadores y equipos en tu país. ¿De qué club eres hincha?
De Racing. Y sí, nací en una etapa de jugadores extraordinarios. Racing fue campeón de la Libertadores y del mundo el '67, le ganó al Celtic de Escocia. Me sé de memoria esa formación (Cejas a Maschio, pasando por Perfumo, Panadero Díaz, Basile, Yaya Rodríguez y por el Chango Cárdenas). Racing es un grande, tiene hinchas en todas partes. Borghi, Barticciotto, el Gordo (Jorge) Porcel, Juan Domingo Perón, Mirtha Legrand, (Héctor Vega) Onesime son algunos de ellos. Sergio Livingstone fue su capitán el '43 y Carlos Gardel también era de Racing.
Héctor Vega, periodista acérrimo de Racing, me dijo que el estadio de tu club debería llamarse Carlos Gardel en vez de Juan Domingo Perón. ¿Compartes?
Pero lógico, toda la razón, es el nombre más apropiado. Gardel es conocido en todo el mundo, es un símbolo de Argentina y fue uno de los seguidores más importantes del equipo. Comparto absolutamente con la opinión de Héctor.
¿Cuál fue tu prototipo de jugador, tu ídolo?
Luisito Artime, un goleador de River y de Nacional de Uruguay. No era bueno técnicamente, pero en el área no perdonaba. El '71 ganó la Libertadores con Nacional, a Estudiantes, fue compañero de Ignacio Prieto. Sí, si sabía que el Nacho Prieto fue el primer chileno que ganó la Libertadores. El uruguayo (Pedro) Rocha y Alberto Spencer, el ecuatoriano, también eran extraordinarios.
¿Quién te apodó Popeye?
Un compañero del barrio, del club Estrellita de Fournier, me puso así por mi fuerza, por cómo corría. En Estados Unidos viví un par de historias lindas cuando estuve en el Rowdies de Tampa entre el '79 y '81. Allá, antes de empezar el partido, a cada jugador lo presentaban con música. A mí, con la de Popeye. También me pusieron Sansón, por el pelo, y Travolta porque una vez me vieron bailar. Y un partido contra el Edmonton, que ganamos 5-2 con los cinco goles míos, me quedó muy grabado porque había 700 chilenos en el estadio.
¿Cómo fue tu paso por Estados Unidos antes de volver a Everton el '81? Por ahí estuviste en la despedida de un superastro e hiciste un golazo…
Muy bueno, me tocó una época en la que había grandes figuras. El '80, para la despedida de Beckenbauer, él por el Cosmos, jugué con Pelé, Cruyff, Neeskens, Krol, el Nene Cubillas, Gerd Müller, George Best, Chinaglia, Carlos Alberto. Empatamos a dos, jugué por una selección de estrellas, hice un gol y Cubillas un golazo. Pelé también hizo un tremendo gol. Y en la noche, hubo una comida en la que estaban Henry Kissinger -ex secretario de Estado de USA y Premio Nobel de la Paz- y no te imaginás quién: Nibaldo Carrasco (despide una estentórea carcajada). Nibaldo es mi mejor amigo, yo lo llevé a Palestino el '74. Mi otro gran amigo es Enzo Santilli, ex dirigente de Audax.
Palestino no era campeón desde 1955, año en que deslumbró Roberto Muñeco Coll. Llegaste tú y comenzó una época inolvidable para las huestes árabes.
Antes de ser campeones el '78, fuimos a la Libertadores, ganamos liguillas y la Copa Chile del '77. A Unión Española la vencimos en la final, fue un partidazo. En el último minuto hice el empate a tres, fuimos al alargue y Elías nos dio el título con un cabezazo. Don Fernando (Riera) era nuestro técnico y había un gran equipo: el Quique Vidallé, después el Loco Araya, Edgardo Fuentes, Rodolfo Dubó, Manuel Rojas, el Gordo Messen… Vos sabés el resto.
Un gran equipo que estuvo invicto 44 fechas, récord vigente en Chile…
Una gran marca, de nivel mundial, y en un tiempo en el que había muchos equipos que competían, no como ahora. Estaban Unión, Everton, la U, Católica, Colo Colo, O’Higgins, Cobreloa. Lota, Concepción y Aviación también tenían muy buenos equipos. Fue una racha que terminó en septiembre del '78, cuando Unión nos ganó 2-1 en el Nacional. Eran campeonatos largos, había mucha competencia.
Fuiste trigoleador, estuviste cerca de superar la marca de Luis Hernán Álvarez…
Álvarez (del Colo Colo ’63) hizo 37 en un año. Esa marca está vigente. El '76 hice 25 goles, 36 el '77 y el '78 anoté 35. Además tenés que contar los que hice en Copa Chile, liguillas y en la Libertadores. Fui goleador de Copa Chile los mismos años con 17, 15 y 16 goles.
Siempre después de un gol ibas a la banca. ¿Era cábala, buscabas a alguien en especial?
Me iba a abrazar con el Cabezón (Erick) Paluba, el masajista de Palestino. Cuando hice mis primeros goles en el club, fui donde Paluba. Era al primero que abrazaba. Una vez corrí a la banca, Caupolicán Peña (el DT) me quiso abrazar y pasé por debajo de él para festejar primero con el Cabezón. Se enojó Caupolicán (ríe Óscar).
Hans Marwitz Halbwachs, caballeroso relator de radio Bio-Bio que narra desde el 8 de agosto de 1960, da su parecer respecto de los mejores forasteros que han actuado en nuestro país: "Para mí, el mejor es Ernesto Álvarez, un 8 muy talentoso que jugó en la 'U', en el Ballet Azul. Miguel Ángel Montuori, un 10 muy técnico, y el Charro Moreno, tremendos jugadores también. Roberto Coll, Walter Jiménez, Cantatore, Isella, Sarnari y Lucho Cubilla dejaron un gran recuerdo. No olvidemos al Gitano (José María) Lourido, campeón con Everton el '50 y '52, que tenía contrato vitalicio con el Samoiedo. Pasaba ahí en el café. Y Fabbiani está dentro de los más importantes, tenía clase y no perdonaba", determina la distinguida voz del Gringo Marwitz desde su residencia en Santiago. Elías Figueroa, caudillo del Palestino '78, diagnostica desde Concón: "Estuve afuera mucho tiempo, no vi la campaña de muchos jugadores. Te doy los cinco mejores, Vicente (Cantatore), Haroldo de Barros, Beyruth, Vasconcelos y Fabbiani. Óscar era un jugadorazo, técnico y completo. Además, gran persona y un muy buen amigo". Por su parte, Alberto Fouillioux, símbolo de la UC, aporta con su autorizada visión: "Es por épocas el tema. Primero está José Manuel Moreno, después Montuori, el Muñeco Coll, Isella, Sarnari, Jiménez y Mario Rodríguez, un goleador argentino que jugó en Colo Colo. Luego vienen Mazurkiewicz, Gorosito, Acosta, Borghi, el Leo Rodríguez, Barticciotto, Espina y el Superman Vargas. Fabbiani está entre los cinco mejores, nos deleitó con lo más importante, goles de calidad", enuncia el ex DT de la UC, Huachipato y Colo Colo. Finalmente, Harold Mayne-Nicholls, periodista y añorado dirigente que se ha desempeñado en cuatro mundiales señala que "de mi generación te hablo… Fabbiani de todas maneras, un crack y gran persona. Un ejemplo en todo el sentido de la palabra. Junto a Óscar, Beyruth, Gorosito, Acosta y Espina son los más talentosos que he visto", declara el antofagastino que hizo sus primeras armas en el diario Crónica de Concepción, en 1980 como reportero gráfico, y en la revista Ceatoleí, en 1982.
Óscar, ¿quién fue tu mejor entrenador?
Fernando Riera y Andrés Prieto. Para don Fernando el jugador era primero, segundo y tercero. Eso no lo vi en otro, extraordinario. Don Andrés también, gran técnico y un caballero. Además te nombro a Caupolicán Peña, Pedro Morales y Lucho Santibáñez. El Gordo era un gran tipo y muy vivo como entrenador.
Los mejores extranjeros que han jugado en nuestro medio…
El Flaco Spedaletti, Vasconcelos y Beyruth.
¿Cuál fue tu mejor gol?
Uno a la Católica el '78. Hice una triple pared de cabeza con Messen, quedo al frente de Óscar Lihn y Jorge Berrio, les muevo el cuerpo, chocan entre ellos y se la toco suave a Óscar Wirth. Manolo Rojas me decía que me fuera a bañar y que me fuera altiro del estadio. ¡En serio, compadre! Ganamos 3-2, los tres míos. Y mi mejor partido fue por la Libertadores del '78. Acá en el Estadio Nacional perdimos 5-4 con Atlético Mineiro, hice los cuatro goles. Fue un partidazo, ¡si en el segundo tiempo hubo ocho goles!
Importante etapa para Palestino la de los 70. Fueron a tres Libertadores…
Jamás había estado en la Copa. El '76 fuimos con Unión, jugamos contra Peñarol y Nacional. Acá le ganamos 2-1 a Nacional, hice los dos, y 1-0 a Peñarol. De penal vencí a Mazurkiewicz. En Peñarol jugaban Pablo Forlán, el papá de Diego, Nelson Acosta y el Potro Morena. Y en Nacional, (Hebert) Revetria y Nelson Pedetti, compañero de Zamorano en Cobresal. Hice todos los goles nuestros ese año, cinco.
¡Qué memoria, Óscar! ¿Y el '78 y '79 cómo anduvieron?
El '78, también con Unión, enfrentamos a Sao Paulo y a Atlético Mineiro. Te hablaba del 5-4 con Mineiro y a Sao Paulo le ganamos 2-1 allá. Ese fue el segundo triunfo de un equipo chileno en Brasil, después del de Colo Colo a Botafogo el '73. Pedro Pinto y yo marcamos. Y el '79, con O’Higgins, jugamos contra Deportivo Galicia y Portuguesa de Venezuela. Clasificamos a semifinales pero no jugué porque después de la primera fase me fui a Estados Unidos… Claro, el Tanque (Alfredo) Rojas dirigía a Portuguesa. Un goleador de Boca que jugó en Católica y O’Higgins.
El '79 te nacionalizaste y jugaste la final de la Copa América. ¿Por qué la perdieron?
Lo más grande que me ha pasado es haber jugado por Chile. Tuve ese honor, defender un país que me ha dado todo. Te digo eso primero. Debuté en la primera final, en Asunción. Jugué lesionado los tres partidos. Y perdimos porque Paraguay tenía un gran equipo, Romerito, Cabañas, el Gato Fernández… Un equipo muy duro, que pegaba. Jugamos un desempate con alargue en Buenos Aires, en el estadio de Vélez. Empatamos a 0 y ellos fueron campeones por la diferencia de gol. Anduve mal.
¿Quién es el mejor futbolista de nuestra historia? ¿Figueroa, Salas, Zamorano, Caszely…?
¡Elías es el más grande, no me hablen de Iván ni de Salas! Elías llegó muy joven a Uruguay y arrasó, y en Brasil, ni hablemos. Lo conocí bien, en el camarín ya se sentía ganador y eso nos contagiaba. En la cancha, los rivales lo respetaban. Además, un caballero y jamás lo vi en la farándula y en esas cosas. Zamorano hacía lo que él sabía, gran carrera y el título con el Real Madrid. Eso es grande. Y Salas, un crack que brilló en River y en Italia, ganó varios campeonatos. Aprendió mucho en Argentina, tuvo compañeros que no le devolvían "ladrillos". Es humilde, regala casas y otras cosas y eso nadie lo sabe.
De los actuales, ¿a quién destacas?
Vidal es el mejor, ha andado bien en Italia haciendo goles en esa gran potencia. En la Selección, una pena lo que ha pasado con él. De los delanteros, me gustan Alexis y Eduardo Vargas. Son encaradores y van para adentro, como me gustan los atacantes. Ha tenido mala suerte Vargas, pero es muy bueno, y a Alexis le falta patear al arco.
Para el eterno debate: ¿Pelé o Maradona? ¿Y Messi?
Maradona en Nápoles jugaba casi solo, vos me entendés, y el '86 en México tuvo un solo compañero de calidad, Burruchaga. Son distintas épocas, Pelé no hubiera podido brillar en la de Diego. Siempre estuvo rodeado de grandes jugadores, en el Santos y el ’70 en México eran todos buenos. Me la juego por Diego. Otro, Ricardo Bochini. Y “Leo”, con lo que ha hecho en Barcelona ya está entre los más grandes. Hace cosas imposibles, un fuera de serie.
En 1981, Everton armó un cotizado equipo que descendió. ¿Qué pasó?
Hubo mil problemas, directivos, técnicos, económicos. Yo venía de Estados Unidos, viví en el Hotel O’Higgins y después en 6 Norte con San Martín. Me trajo a Viña Antonio Bloise (Cotroneo), el papá, y me quedaron debiendo mucha plata. Tuvimos cinco entrenadores, ¡cómo no íbamos a descender! El plantel lo armó Caupolicán Peña, después nos dirigieron Ricardo Contreras, Lourido, Paco Molina y Eladio Rojas. ¡Un récord! De mi bolsillo, incluso, pagué dos meses de sueldo a todo el plantel. ¿Creés que me devolvieron la plata? Y había muy buenos jugadores: el Polo Vallejos, el uruguayo (Julio) Rodríguez, Checho Pamies, Cavalleri, Rubens Nicola, Spedaletti, el Chicho García… Mi paso por Everton es el peor recuerdo que tengo en el fútbol.
¿Qué te parece el arribo de Sampaoli a La Roja y la partida de Borghi?
Está bien Sampaoli, hizo méritos, conoce la realidad del fútbol chileno. Pudo haber sido Labruna también, me gusta el trabajo que hizo en Colo Colo a pesar de que no fue campeón. ¿Viste como hizo correr al equipo? Claro, es mérito de Jorge (Fleitas) pero primero está el jefe. Omar llevó a Jorge al club. Y Borghi no puede ser tan amigo de los jugadores, tan cercano. Es buen entrenador, gran persona, fue un crack, pero no tiene lo que todos le conocemos a Bielsa.
¿Qué sabes del deporte viñamarino y de la alcaldesa Virginia Reginato? Ella creó la CASA DEL DEPORTE en 2005…
Es buena onda, muy simpática, siempre está donde debe estar. Tiene mucho carisma y es una gran servidora pública. No es necesario vivir en Viña para saber lo buena alcaldesa que es. Y es famosa en todo Chile. El deporte anda muy bien, se ve mucho, le han dado mucha importancia a los niños y a la gente mayor… Viña es una gran ciudad, tranquila, todos los jugadores y entrenadores quieren estar en Everton para vivir allá. Mi experiencia el '81 no fue buena, pero viví en una ciudad fenomenal.
Francisco Chamaco Valdés comanda el selecto grupo de goleadores en Primera División con 215 tantos. Pedro González, el Heidi, escolta al emblema albo con 212 y Carlos Campos con Óscar Fabbiani, ocupan el tercer puesto con 183. Registro que no computa conquistas en Copas Chile, Libertadores, en la "B" ni en la Selección. Un solo extranjero en el podio, una pieza cardinal del mejor Palestino entrevistada por la CASA DEL DEPORTE. Un naturalizado chileno que, con las cifras que facturó en otros torneos y en Norteamérica y Sudáfrica, pulveriza la producción del excelente Valdés.
Gracias Ema y Mario Manuel por la vida -Ema en el Edén hace 45 años-. Mario, asimismo, por el fútbol y el deporte. Javier Aravena, por esta licencia e impagable oportunidad. Y Fabbiani, por el gol, por tu regocijo y pasión en la cancha, y por tu exuberante catálogo.
Por Mario Ramírez Escudero
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A Mario Ramírez Lillo, mi padre, y a Javier Aravena Segovia, ideólogo e impulsor de estas entrevistas
Ema Escudero Pizarro y Mario Manuel Ramírez Lillo, mis padres, me trajeron al mundo en 1965. Mario, o El Mario -jamás le he dicho papá, confieso-, devoto de Audax Italiano y del buen fútbol, me llevó a los estadios desde 1973. De antes, incluso. A ver al brillante Colo Colo subcampeón de América, al de Chamaco Valdés, Caszely y compañía; a ese que indubitablemente le robaron la Copa Libertadores. Al Huachipato '74 del viñamarino Moisés Silva, Maestrito Salinas, Bigote Godoy y del charrúa Sintas. A la Unión, finalista de la Libertadores '75, de Vallejos, Pinina Palacios, Spedaletti y del Negro Ahumada. Al Everton campeón en 1976 que ostentaba en Mario Galindo, Salinas, Chicomito Martínez, Spedaletti y a Ahumada a sus máximas figuras. Acompañadas por José Luis Ceballos, un zurdo que luciendo mostachos y medias caídas descolló y dejó el tendal cuando la ofensiva ruletera pugnaba por una tercera estrella para los cielos viñamarinos. Fui a la segunda final extra de ese año (27-11-76) que la escuadra de la CIUDAD DEL DEPORTE ganó a Unión Española 3 a 1. Con El Mario y un tío jugador, entrenador, árbitro y dirigente, Carlos Alberto Escudero, la presenciamos desde la tribuna Pacífico del Nacional Julio Martínez Pradanos. Ellos como aficionados, este redactor como incipiente partidario del elenco de René Orlando Meléndez. ¡Claro que nos emocionamos con la tercera cifra viñamarina, rubricada a los noventa minutos por Ceballos tras una delicada asistencia de Chicomito! "Tome, hágalo", le dijo Martínez al cordobés. ¡Y con el imponente marco de antorchas que vitoreaba el galardón que llegaría a Viana 161, a Viña, donde la vida es bella y soñada! También fui testigo de la Unión campeona el '77 y del Palestino '78. De ese cuadro del Loco Araya, Don Elías, Manuel Rojitas y de un infalible Popeye Fabbiani, que un año antes, teniendo a Enrique Vidallé entre los tres palos, dio inicio a un récord inigualado. El Quique Vidallé, Django le decían, siempre calzando botas vaqueras y oyendo la música de The Hollies. Contemplé harto fútbol y a equipos imborrables en Santa Laura -el fútbol chileno le debe mucho al fortín hispano, en él todos han sido locales-, Ñuñoa, San Eugenio, Vulco, El Bosque y, cómo no, en el viejo y querido Sausalito. Mis ídolos eran Rojitas -la batuta del Palestino de los 70-, Carlos Rivas, Juan Soto Quintana -8 de la U, Everton, Naval-, Carlos González -creador de Lota y Fernández Vial- y Elías Figueroa, el supercrack de categoría mundial. De afuera, Johan Cruyff, motor de la Naranja Mecánica, y el Beto Alonso, el "Pelé Blanco". El Beto, zurdo que se veía más fino aun que Messi y Maradona porque corría poco, hacía circular el balón. Todavía atesoro una camiseta que el 10 de River me regaló en 1983. No puedo dejar al margen al Popeye, un goleador descomunal. A éstos, los conocí en algún camarín, calentamiento previo u hotel: qué impresión, imagínese; hasta peloteé con ellos y "preparé" a unos arqueros antes de un partido.
Nací en 1965, por consiguiente no disfruté del Charro José Manuel Moreno ni de Miguel Ángel Montuori, campeones con la UC el '49 y '54. Ni de Roberto Muñeco Coll, Néstor Isella, Walter Jiménez, Juan Carlos Nene Sarnari ni de Vicente Cantatore. Todos ellos foráneos. Sí de Elson Beyruth, Vasconcelos, Mané Ponce, Novello -el Tano que encandilaba a Carlos Costas, un gran amigo y tremendo periodista-, Mazurkiewicz, Geoffroy, Trobbiani, Sergio Díaz, Borghi, Adomaitis, Gorosito, Acosta, Leo Rodríguez, Barticciotto. Y de ÓSCAR ROBERTO FABBIANI VENTURELLI, para mí y muchos, el mejor extranjero que ha militado en nuestro país. El Popeye no estuvo un solo año como el Charro Moreno: hizo larga carrera, se cansó de marcar e incluso se nacionalizó en 1979, año en que disputó la final de la Copa América por La Roja (vs. Paraguay) y en el que fue apetecido por Boca, River y por otros grandes. Fabbiani, delantero completo que hacía paredes y sombreros con depurada técnica, que cabeceaba ganándole a torres -recuerdo un golazo el '78 en Santa Laura, tras córner de Rojitas se yergue y le gana a Pellegrini y Quintano-, que gambeteaba y convertía de tiro libre y penal (de estos expedientes se encargan los que saben), y que definía con clase y frialdad por cualquier vía, se reunió con la CASA DEL DEPORTE para añorar sus genialidades y destellos, triunfos y anécdotas, y para entrar al área del presente del fútbol nacional sin temor. Con la misma bravura y calidad que lució en la zona rival con sus dos piernas. Repertorio le sobraba…
Con su inalterable estampa -cabello largo más cano que esconde remotos visos blondos, su diáfana sonrisa y mirada de hombre bueno, además de su acento trasandino intacto-, Óscar Roberto abraza a laCASA DEL DEPORTE de Viña del Mar al mediodía de un viernes de diciembre en el Café Haití del Paseo Ahumada de Santiago, monopolio de ex futbolistas y gente del deporte. Ese sitio fija el ex artillero de memoria prodigiosa para la previa, en la que surgen risotadas y sinfines de vivencias junto a Nibaldo Carrasco, otrora funcionario de Palestino y camarada del entrevistado -"viví la época más exitosa del club, entre el '74 y '80", expresa orgullosamente "Starky" Carrasco-, y a Sergio Pamies, fino volante de Aviación, Audax y del nefasto Everton del '81.
Conversador impenitente, el concejal de Recoleta entre 1992 y 1996 convoca a otro espacio para "hablar para el deporte de Viña donde estemos sentados y más tranquilos". "¡Grande, Fabbiani, cómo está!", le exclaman calurosamente transeúntes que advierten su figura de 183 centímetros antes de llegar al destino: calle Phillips, a pasos de la Plaza de Armas. "Nací a las 9.18 de la mañana del 17 de diciembre de 1950, en el hospital Piñero del barrio Saavedra, en Buenos Aires. Mis papás, Nélida Libertad y Juan Carlos, tuvieron cuatro mujeres y siete hombres: Susana, Carlos, Cristina, yo, Miguel, Ricardo, Omar, Ariel, Daniel, Beatriz y Karina… Ricardo jugó en Aviación a fines de los 70, anduvo bien, y Ariel y Daniel también jugaron acá. En Audax, San Felipe, Iquique, General Velásquez. Sí, 'El Ogro' (Cristian) es mi sobrino, hijo de mi hermano Miguel Ángel. Es bueno el Gordo, jugó en Palestino el 2004. Y me casé joven, con Adriana Marta Yedro tenemos cinco hijos. Marcela (40), los mellizos Roberto Óscar y Adrián (37), Omar (35) y Solange (26). Los dos menores son chilenos; vos conocés a Omar, trabaja conmigo en las escuelas de fútbol", expone el abuelo de ocho niños y profesor en los municipios de Recoleta y Lampa. "Desde el '97 hago clases en el estadio Recoleta, ahí trabajo con Leonel (Sánchez) y también lo hice con Chamaco Valdés. El estadio se llama 'Leonel Sánchez Lineros', ¡ése es un ejemplo, compadre! Poner en vida el nombre de un gran jugador, del goleador de un Mundial. Sol Letelier, la ex alcaldesa, fue quien tuvo el acierto de homenajear a Leonel", concreta el residente de Valle Grande de Lampa. "Vivo ahí desde septiembre, es una comuna chica y tranquila que te aleja del estrés de Santiago", ultima el maestro que envía su fórmula a los niños futbolistas de VIÑA, CIUDAD DEL DEPORTE: "Se debe definir dándole suave, el arquero siempre espera que le pegues fuerte. Y al área hay que llegar a mil y bajar a treinta para quedar con la cabeza fría".
Salvador Biondi, que tiene un ojo clínico, te trajo desde Argentina… ¿Fue así?
Sí, el Tano me trajo a San Felipe. Con el Negro Sabat, un dirigente, fue a buscar un arquero y a un 7. Y me trajo a mí. Debuté oficialmente el 13 de abril del ’74 por la Copa Chile, ganamos a La Calera de local e hice cuatro goles. El Tano Biondi sabía mucho, dirigió a varios equipos y él hizo debutar a Elías (Figueroa) en Primera por La Calera. Y como jugador fue campeón con Everton, ¿no?
Me decías que antes de tu estreno jugaste un partido importante…
El miércoles 9 de abril, en Juan Pinto Durán, jugamos un amistoso con la Selección que se preparaba para el Mundial de Alemania. Perdimos 3-2, hice los dos goles de cabeza. Estaban Elías y Quintano marcándome. Ahí me mostré, ahí se empezó a hablar de mí.
¿Cuándo llegaste a Palestino?
Estuve muy poco tiempo en San Felipe, donde anoté 23 goles en la Copa Chile. Por Palestino debuté el 1 de septiembre del ’74, en Valparaíso. Ganamos 4-2 a Wanderers con dos goles míos. El club es muy importante para mí. Tuve grandes compañeros, dirigentes, fuimos campeones el '78, llegamos por primera vez a la Libertadores... Y cuando volví, jugamos otra final. La del '86 que perdimos con Colo Colo 2-0.
Tu trayectoria, Óscar…
Me inicié en Justo José Urquiza a los quince años, jugaba de 8. Después, Estudiantes de Buenos Aires, San Martín de Tucumán, San Felipe, Palestino, Rowdies de Tampa, Everton, Iquique. El '88 jugué en el Orlando Pirates de Sudáfrica, volví a Coquimbo, Soinca, Melipilla, me fui de nuevo a Sudáfrica. Jugué en San Antonio, Dallas y terminé el '92 en San Luis, en Segunda. Hice 27 goles con 42 años.
Creciste viendo grandes jugadores y equipos en tu país. ¿De qué club eres hincha?
De Racing. Y sí, nací en una etapa de jugadores extraordinarios. Racing fue campeón de la Libertadores y del mundo el '67, le ganó al Celtic de Escocia. Me sé de memoria esa formación (Cejas a Maschio, pasando por Perfumo, Panadero Díaz, Basile, Yaya Rodríguez y por el Chango Cárdenas). Racing es un grande, tiene hinchas en todas partes. Borghi, Barticciotto, el Gordo (Jorge) Porcel, Juan Domingo Perón, Mirtha Legrand, (Héctor Vega) Onesime son algunos de ellos. Sergio Livingstone fue su capitán el '43 y Carlos Gardel también era de Racing.
Héctor Vega, periodista acérrimo de Racing, me dijo que el estadio de tu club debería llamarse Carlos Gardel en vez de Juan Domingo Perón. ¿Compartes?
Pero lógico, toda la razón, es el nombre más apropiado. Gardel es conocido en todo el mundo, es un símbolo de Argentina y fue uno de los seguidores más importantes del equipo. Comparto absolutamente con la opinión de Héctor.
¿Cuál fue tu prototipo de jugador, tu ídolo?
Luisito Artime, un goleador de River y de Nacional de Uruguay. No era bueno técnicamente, pero en el área no perdonaba. El '71 ganó la Libertadores con Nacional, a Estudiantes, fue compañero de Ignacio Prieto. Sí, si sabía que el Nacho Prieto fue el primer chileno que ganó la Libertadores. El uruguayo (Pedro) Rocha y Alberto Spencer, el ecuatoriano, también eran extraordinarios.
¿Quién te apodó Popeye?
Un compañero del barrio, del club Estrellita de Fournier, me puso así por mi fuerza, por cómo corría. En Estados Unidos viví un par de historias lindas cuando estuve en el Rowdies de Tampa entre el '79 y '81. Allá, antes de empezar el partido, a cada jugador lo presentaban con música. A mí, con la de Popeye. También me pusieron Sansón, por el pelo, y Travolta porque una vez me vieron bailar. Y un partido contra el Edmonton, que ganamos 5-2 con los cinco goles míos, me quedó muy grabado porque había 700 chilenos en el estadio.
¿Cómo fue tu paso por Estados Unidos antes de volver a Everton el '81? Por ahí estuviste en la despedida de un superastro e hiciste un golazo…
Muy bueno, me tocó una época en la que había grandes figuras. El '80, para la despedida de Beckenbauer, él por el Cosmos, jugué con Pelé, Cruyff, Neeskens, Krol, el Nene Cubillas, Gerd Müller, George Best, Chinaglia, Carlos Alberto. Empatamos a dos, jugué por una selección de estrellas, hice un gol y Cubillas un golazo. Pelé también hizo un tremendo gol. Y en la noche, hubo una comida en la que estaban Henry Kissinger -ex secretario de Estado de USA y Premio Nobel de la Paz- y no te imaginás quién: Nibaldo Carrasco (despide una estentórea carcajada). Nibaldo es mi mejor amigo, yo lo llevé a Palestino el '74. Mi otro gran amigo es Enzo Santilli, ex dirigente de Audax.
Palestino no era campeón desde 1955, año en que deslumbró Roberto Muñeco Coll. Llegaste tú y comenzó una época inolvidable para las huestes árabes.
Antes de ser campeones el '78, fuimos a la Libertadores, ganamos liguillas y la Copa Chile del '77. A Unión Española la vencimos en la final, fue un partidazo. En el último minuto hice el empate a tres, fuimos al alargue y Elías nos dio el título con un cabezazo. Don Fernando (Riera) era nuestro técnico y había un gran equipo: el Quique Vidallé, después el Loco Araya, Edgardo Fuentes, Rodolfo Dubó, Manuel Rojas, el Gordo Messen… Vos sabés el resto.
Un gran equipo que estuvo invicto 44 fechas, récord vigente en Chile…
Una gran marca, de nivel mundial, y en un tiempo en el que había muchos equipos que competían, no como ahora. Estaban Unión, Everton, la U, Católica, Colo Colo, O’Higgins, Cobreloa. Lota, Concepción y Aviación también tenían muy buenos equipos. Fue una racha que terminó en septiembre del '78, cuando Unión nos ganó 2-1 en el Nacional. Eran campeonatos largos, había mucha competencia.
Fuiste trigoleador, estuviste cerca de superar la marca de Luis Hernán Álvarez…
Álvarez (del Colo Colo ’63) hizo 37 en un año. Esa marca está vigente. El '76 hice 25 goles, 36 el '77 y el '78 anoté 35. Además tenés que contar los que hice en Copa Chile, liguillas y en la Libertadores. Fui goleador de Copa Chile los mismos años con 17, 15 y 16 goles.
Siempre después de un gol ibas a la banca. ¿Era cábala, buscabas a alguien en especial?
Me iba a abrazar con el Cabezón (Erick) Paluba, el masajista de Palestino. Cuando hice mis primeros goles en el club, fui donde Paluba. Era al primero que abrazaba. Una vez corrí a la banca, Caupolicán Peña (el DT) me quiso abrazar y pasé por debajo de él para festejar primero con el Cabezón. Se enojó Caupolicán (ríe Óscar).
Hans Marwitz Halbwachs, caballeroso relator de radio Bio-Bio que narra desde el 8 de agosto de 1960, da su parecer respecto de los mejores forasteros que han actuado en nuestro país: "Para mí, el mejor es Ernesto Álvarez, un 8 muy talentoso que jugó en la 'U', en el Ballet Azul. Miguel Ángel Montuori, un 10 muy técnico, y el Charro Moreno, tremendos jugadores también. Roberto Coll, Walter Jiménez, Cantatore, Isella, Sarnari y Lucho Cubilla dejaron un gran recuerdo. No olvidemos al Gitano (José María) Lourido, campeón con Everton el '50 y '52, que tenía contrato vitalicio con el Samoiedo. Pasaba ahí en el café. Y Fabbiani está dentro de los más importantes, tenía clase y no perdonaba", determina la distinguida voz del Gringo Marwitz desde su residencia en Santiago. Elías Figueroa, caudillo del Palestino '78, diagnostica desde Concón: "Estuve afuera mucho tiempo, no vi la campaña de muchos jugadores. Te doy los cinco mejores, Vicente (Cantatore), Haroldo de Barros, Beyruth, Vasconcelos y Fabbiani. Óscar era un jugadorazo, técnico y completo. Además, gran persona y un muy buen amigo". Por su parte, Alberto Fouillioux, símbolo de la UC, aporta con su autorizada visión: "Es por épocas el tema. Primero está José Manuel Moreno, después Montuori, el Muñeco Coll, Isella, Sarnari, Jiménez y Mario Rodríguez, un goleador argentino que jugó en Colo Colo. Luego vienen Mazurkiewicz, Gorosito, Acosta, Borghi, el Leo Rodríguez, Barticciotto, Espina y el Superman Vargas. Fabbiani está entre los cinco mejores, nos deleitó con lo más importante, goles de calidad", enuncia el ex DT de la UC, Huachipato y Colo Colo. Finalmente, Harold Mayne-Nicholls, periodista y añorado dirigente que se ha desempeñado en cuatro mundiales señala que "de mi generación te hablo… Fabbiani de todas maneras, un crack y gran persona. Un ejemplo en todo el sentido de la palabra. Junto a Óscar, Beyruth, Gorosito, Acosta y Espina son los más talentosos que he visto", declara el antofagastino que hizo sus primeras armas en el diario Crónica de Concepción, en 1980 como reportero gráfico, y en la revista Ceatoleí, en 1982.
Óscar, ¿quién fue tu mejor entrenador?
Fernando Riera y Andrés Prieto. Para don Fernando el jugador era primero, segundo y tercero. Eso no lo vi en otro, extraordinario. Don Andrés también, gran técnico y un caballero. Además te nombro a Caupolicán Peña, Pedro Morales y Lucho Santibáñez. El Gordo era un gran tipo y muy vivo como entrenador.
Los mejores extranjeros que han jugado en nuestro medio…
El Flaco Spedaletti, Vasconcelos y Beyruth.
¿Cuál fue tu mejor gol?
Uno a la Católica el '78. Hice una triple pared de cabeza con Messen, quedo al frente de Óscar Lihn y Jorge Berrio, les muevo el cuerpo, chocan entre ellos y se la toco suave a Óscar Wirth. Manolo Rojas me decía que me fuera a bañar y que me fuera altiro del estadio. ¡En serio, compadre! Ganamos 3-2, los tres míos. Y mi mejor partido fue por la Libertadores del '78. Acá en el Estadio Nacional perdimos 5-4 con Atlético Mineiro, hice los cuatro goles. Fue un partidazo, ¡si en el segundo tiempo hubo ocho goles!
Importante etapa para Palestino la de los 70. Fueron a tres Libertadores…
Jamás había estado en la Copa. El '76 fuimos con Unión, jugamos contra Peñarol y Nacional. Acá le ganamos 2-1 a Nacional, hice los dos, y 1-0 a Peñarol. De penal vencí a Mazurkiewicz. En Peñarol jugaban Pablo Forlán, el papá de Diego, Nelson Acosta y el Potro Morena. Y en Nacional, (Hebert) Revetria y Nelson Pedetti, compañero de Zamorano en Cobresal. Hice todos los goles nuestros ese año, cinco.
¡Qué memoria, Óscar! ¿Y el '78 y '79 cómo anduvieron?
El '78, también con Unión, enfrentamos a Sao Paulo y a Atlético Mineiro. Te hablaba del 5-4 con Mineiro y a Sao Paulo le ganamos 2-1 allá. Ese fue el segundo triunfo de un equipo chileno en Brasil, después del de Colo Colo a Botafogo el '73. Pedro Pinto y yo marcamos. Y el '79, con O’Higgins, jugamos contra Deportivo Galicia y Portuguesa de Venezuela. Clasificamos a semifinales pero no jugué porque después de la primera fase me fui a Estados Unidos… Claro, el Tanque (Alfredo) Rojas dirigía a Portuguesa. Un goleador de Boca que jugó en Católica y O’Higgins.
El '79 te nacionalizaste y jugaste la final de la Copa América. ¿Por qué la perdieron?
Lo más grande que me ha pasado es haber jugado por Chile. Tuve ese honor, defender un país que me ha dado todo. Te digo eso primero. Debuté en la primera final, en Asunción. Jugué lesionado los tres partidos. Y perdimos porque Paraguay tenía un gran equipo, Romerito, Cabañas, el Gato Fernández… Un equipo muy duro, que pegaba. Jugamos un desempate con alargue en Buenos Aires, en el estadio de Vélez. Empatamos a 0 y ellos fueron campeones por la diferencia de gol. Anduve mal.
¿Quién es el mejor futbolista de nuestra historia? ¿Figueroa, Salas, Zamorano, Caszely…?
¡Elías es el más grande, no me hablen de Iván ni de Salas! Elías llegó muy joven a Uruguay y arrasó, y en Brasil, ni hablemos. Lo conocí bien, en el camarín ya se sentía ganador y eso nos contagiaba. En la cancha, los rivales lo respetaban. Además, un caballero y jamás lo vi en la farándula y en esas cosas. Zamorano hacía lo que él sabía, gran carrera y el título con el Real Madrid. Eso es grande. Y Salas, un crack que brilló en River y en Italia, ganó varios campeonatos. Aprendió mucho en Argentina, tuvo compañeros que no le devolvían "ladrillos". Es humilde, regala casas y otras cosas y eso nadie lo sabe.
De los actuales, ¿a quién destacas?
Vidal es el mejor, ha andado bien en Italia haciendo goles en esa gran potencia. En la Selección, una pena lo que ha pasado con él. De los delanteros, me gustan Alexis y Eduardo Vargas. Son encaradores y van para adentro, como me gustan los atacantes. Ha tenido mala suerte Vargas, pero es muy bueno, y a Alexis le falta patear al arco.
Para el eterno debate: ¿Pelé o Maradona? ¿Y Messi?
Maradona en Nápoles jugaba casi solo, vos me entendés, y el '86 en México tuvo un solo compañero de calidad, Burruchaga. Son distintas épocas, Pelé no hubiera podido brillar en la de Diego. Siempre estuvo rodeado de grandes jugadores, en el Santos y el ’70 en México eran todos buenos. Me la juego por Diego. Otro, Ricardo Bochini. Y “Leo”, con lo que ha hecho en Barcelona ya está entre los más grandes. Hace cosas imposibles, un fuera de serie.
En 1981, Everton armó un cotizado equipo que descendió. ¿Qué pasó?
Hubo mil problemas, directivos, técnicos, económicos. Yo venía de Estados Unidos, viví en el Hotel O’Higgins y después en 6 Norte con San Martín. Me trajo a Viña Antonio Bloise (Cotroneo), el papá, y me quedaron debiendo mucha plata. Tuvimos cinco entrenadores, ¡cómo no íbamos a descender! El plantel lo armó Caupolicán Peña, después nos dirigieron Ricardo Contreras, Lourido, Paco Molina y Eladio Rojas. ¡Un récord! De mi bolsillo, incluso, pagué dos meses de sueldo a todo el plantel. ¿Creés que me devolvieron la plata? Y había muy buenos jugadores: el Polo Vallejos, el uruguayo (Julio) Rodríguez, Checho Pamies, Cavalleri, Rubens Nicola, Spedaletti, el Chicho García… Mi paso por Everton es el peor recuerdo que tengo en el fútbol.
¿Qué te parece el arribo de Sampaoli a La Roja y la partida de Borghi?
Está bien Sampaoli, hizo méritos, conoce la realidad del fútbol chileno. Pudo haber sido Labruna también, me gusta el trabajo que hizo en Colo Colo a pesar de que no fue campeón. ¿Viste como hizo correr al equipo? Claro, es mérito de Jorge (Fleitas) pero primero está el jefe. Omar llevó a Jorge al club. Y Borghi no puede ser tan amigo de los jugadores, tan cercano. Es buen entrenador, gran persona, fue un crack, pero no tiene lo que todos le conocemos a Bielsa.
¿Qué sabes del deporte viñamarino y de la alcaldesa Virginia Reginato? Ella creó la CASA DEL DEPORTE en 2005…
Es buena onda, muy simpática, siempre está donde debe estar. Tiene mucho carisma y es una gran servidora pública. No es necesario vivir en Viña para saber lo buena alcaldesa que es. Y es famosa en todo Chile. El deporte anda muy bien, se ve mucho, le han dado mucha importancia a los niños y a la gente mayor… Viña es una gran ciudad, tranquila, todos los jugadores y entrenadores quieren estar en Everton para vivir allá. Mi experiencia el '81 no fue buena, pero viví en una ciudad fenomenal.
Francisco Chamaco Valdés comanda el selecto grupo de goleadores en Primera División con 215 tantos. Pedro González, el Heidi, escolta al emblema albo con 212 y Carlos Campos con Óscar Fabbiani, ocupan el tercer puesto con 183. Registro que no computa conquistas en Copas Chile, Libertadores, en la "B" ni en la Selección. Un solo extranjero en el podio, una pieza cardinal del mejor Palestino entrevistada por la CASA DEL DEPORTE. Un naturalizado chileno que, con las cifras que facturó en otros torneos y en Norteamérica y Sudáfrica, pulveriza la producción del excelente Valdés.
Gracias Ema y Mario Manuel por la vida -Ema en el Edén hace 45 años-. Mario, asimismo, por el fútbol y el deporte. Javier Aravena, por esta licencia e impagable oportunidad. Y Fabbiani, por el gol, por tu regocijo y pasión en la cancha, y por tu exuberante catálogo.
Por Mario Ramírez Escudero
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Era uma vez... o Palácio das Necessidades, antigo palácio e convento perfeitamente integrados, que teve um destino tão diferente daquele para que foi inicialmente construído. Apesar dos desafios do tempo, este símbolo da História de Portugal persiste em manter uma sobriedade e imponência próprias, reflexos da notável residência real de outrora.
Como num sonho, propomos que nos acompanhem numa visita guiada, no espaço e no tempo, a este palácio e ao antigo convento do século XVIII, até à instalação do Ministério dos Negócios Estrangeiros. Esperando que esta visita venha a ser aliciante, repleta de memórias da família real, bem como dos frades da Congregação do Oratório de Lisboa, afigurou-se aconselhável, a fim de melhor visionar a História, salientar os seis capítulos mais esclarecedores da vida deste monumento.
I. Lenda e Capela de Nossa Senhora das Necessidades
Reza a tradição que a edificação da Capela da Nossa Senhora das Necessidades teve por origem uma lenda. Em 1580, um casal de tecelões, fugindo à peste que então grassava pela cidade de Lisboa, procurou proteger-se, refugiando-se na Ericeira. Nesta localidade, o casal tinha por devoção venerar uma imagem da Nossa Senhora da Saúde, existente numa pequena ermida.
Por volta de 1604, regressados a Lisboa após o abrandar da peste, o referido casal decidiu trazer consigo a imagem devota que protegera a sua saúde. A fim de cumprir as promessas de gratidão, o casal decidiu dar início à construção de uma ermida para a referida imagem da Nossa Senhora da Saúde. Sob a protecção e o patrocínio de Ana de Gouvêa de Vasconcellos, abastada proprietária da época, começou a ser erigida a ermida.
Dado que estava situada junto ao rio Tejo, designadamente, ao Cais de Alcântara, cedo esta ermida passou a constituir ponto obrigatório de passagem das gentes do mar que a ela recorriam em busca de protecção para a saúde e outras necessidades. A devota imagem da Senhora da Saúde foi adquirindo fama e o seu nome passou a ser associado a outros milagres, o que levou os marítimos da carreira das Índias a formar uma Irmandade que para além de ampliar a ermida, instituiu uma festa anual, a festa do Espírito Santo ou Festa do Azeite, que incluía uma romaria para visitar e venerar a imagem da Nossa Senhora das Necessidades. A lenda da imagem milagreira espalhou-se, rapidamente, por entre a população.
Em 1705, por ter sido assolado por uma doença grave, o rei D. Pedro II solicitou que levassem até si a imagem da Nossa Senhora das Necessidades. Recuperado e grato, o rei fez retornar a milagrosa imagem à sua ermida, prometendo-lhe, em vida, real protecção.
O rei D. João V continuou a devoção do pai durante os frequentes períodos de enfermidade de que padecia. Como prova de gratidão para com a referida imagem, o rei apropriou-se da capela e propriedades anexas, tornando-as «em nome de Sua Majestade, e para o real Serviço do dito Senhor (...), posse da dita Quinta e da Sua Ermida de Nossa Senhora das Necessidades e de todas as suas pertenças e adornos». Como prova de gratidão, o rei ampliou a ermida e procedeu à construção de um palácio para residir. Mandou, ainda, construir um convento, designado por hospício, para albergar eclesiásticos que se dedicassem ao ensino da Teologia, das Humanidades e das Ciências.
Obra de vulto, obrigou à aquisição de pequenas propriedades anexas com a finalidade de alargar a cerca, bem como os jardins do convento e do palácio. Após a conclusão dos trabalhos das obras do Convento, a Congregação do Oratório de Lisboa submeteu à apreciação régia um pedido para ocupar as instalações do edifício.
II. Convento da Congregação do Oratório de Lisboa
Por decreto régio, datado de 8 de Fevereiro de 1747, e acrescido da Carta de Doação em 6 de Abril do mesmo ano, D. João V doou à Congregação do Oratório de Lisboa, o hospício, a cerca e todos os terrenos anexos, com excepção da fortificação necessária à protecção da cidade, do palácio real, da sacristia e coro da capela, que o rei reservara para usufruto pessoal e de seus descendentes. A Congregação do Oratório comprometia-se, em contrapartida, a leccionar as classes de ensino seguintes: Doutrina Cristã, Gramática, Retórica, Teologia Moral e Filosofia.
A autoria desta obra grandiosa é, tradicionalmente, atribuída não apenas a um, mas a vários arquitectos, entre outros, José da Cunha, Manuel Antunes Feyo, Máximo de Carvalho, Caetano Tomás de Sousa e Jorge de Abreu. Com efeito, alusões várias indiciam interferências diversas na construção do edifício, sendo apenas conclusivo que o rei D. João V manifestou empenho em que os edifícios que mandara construir fossem terminados o mais depressa possível. Assim que se tornou habitável, os frades instalaram-se e procederam às necessárias adaptações das várias celas, nomeadamente, da Biblioteca, a sala principal do Convento.
Falecido em 1750, D. João V não chegou a viver para ver a sua obra. Em 1751, um decreto real atribui aos frades a «Dotação da Casa», sublinhando destinar-se ao ensino. A 6 de Maio de 1751, os frades instalaram-se no Hospício, tendo começado a leccionar, em 27 de Julho do mesmo ano. Com efeito, o superior eclesiástico da Ordem chegou, inclusive, a deslocar-se à presença do rei D. José I, a fim de participar a abertura das aulas. Esta notícia foi recebida com grande júbilo.
Cedo o Convento adquiriu fama pela excelência do ensino das disciplinas relativas às Humanidades e às Ciências. Assim, veio a ser frequentado pelos filhos dos altos dignatários da corte, entre outros, o filho primogénito do Marquês de Pombal, tendo, inclusivamente, proporcionado a formação de uma elite intelectual. O grau de exigência do ensino reflectia-se, para além das aulas teóricas, na preocupação das aulas práticas de Física, realizadas na sala designada dos Instrumentos. Esta situava-se a ocidente da Capela e era, então, pertença do Convento.
Às experiências de Física assistiam, frequentemente, membros da corte. Acresce que o rei D. José prestigiou algumas vezes com a sua presença essa Sala dos Instrumentos, a fim de ver os mesmos em funcionamento pelo padre mestre Theodoro de Almeida. A presença régia traduzia uma vontade de proteger a Ordem do Oratório como forma de contrariar a predominância crescente que a Companhia de Jesus vinha exercendo cada vez mais em Portugal.
O Convento escapou ileso aos danos provocados na cidade de Lisboa pelo Terramoto de 1755, mantendo até hoje, praticamente, intacta a sua traça original. O edifício compõe-se de quatro frentes, divididas por cinco pisos, sendo o primeiro térreo. O quarto piso constituía o principal e correspondia ao actual terceiro andar. Nele estavam situadas a maior parte das celas dos frades e, ainda, a famosa Biblioteca do Convento. Esta ocupava toda a frente, virada a nascente, com duas ordens de janelas que se sobrepunham. Em 1756, a Biblioteca encontrava-se aberta ao público, possuindo 25 mil volumes e, em 1823, mais de 30 mil. Foi, ainda, nesta Biblioteca que se realizaram as primeiras Cortes Constituintes, em 26 de Janeiro de 1821.
No quinto e último andar, estavam situadas dezoito celas. O terceiro andar, correspondente ao actual segundo acedendo pelo Largo do Rilvas, compunha-se de várias salas destinadas às aulas, assim como ao refeitório e à cozinha. Pelo segundo piso distribuíam-se as adegas, as várias despensas e oficinas necessárias à vida da comunidade religiosa. No primeiro andar térreo situava-se, apenas, uma parte do ângulo este-sul do convento, destinado à acomodação de alguns religiosos.
Grande parte do Convento, nomeadamente, escadarias, salões, corredores e cozinha, exemplar por excelência, encontravam-se revestidos de belos azulejos do século XVIII, descrevendo inúmeras cenas religiosas e outras profanas, tal como actualmente se podem admirar.
III. Jardins e Tapada das Necessidades
O exterior do Convento dispunha de uma zona extensa, destinada à cultura do trigo e, inclusivamente, um moinho de vento. Na sequência das aquisições efectuadas por D. João V, este Convento veio, assim, a usufruir da maior e melhor cerca dos conventos de Lisboa.
O jardim do buxo, ao estilo bem português, encontrava-se adstrito ao Convento e apresentava canteiros de configuração geométrica, rematados por vasos grandes de pedra branca e um pequeno lago central rente ao chão. Este jardim era rodeado por um muro alto, no qual existiam nichos com estátuas representando as virtudes, em escala superior à humana e hoje desaparecidas. Existia, ainda, uma cascata rematada por um frontão triangular ornamentado com as estátuas de dois meninos abraçados, um deles lançando água por um búzio.
Num nível superior ao do jardim do buxo situava-se a horta que tinha, igualmente, uma taça ou pequeno lago no centro com repuxo. Existia, ainda, dentro da cerca, a tapada cortado por largas veredas, ladeadas de cedros e ciprestes e com lagos.
Com a extinção das ordens religiosas e com a passagem a residência de membros da família real, a que foi votado o Convento das Necessidades, também os seus jardins e cerca foram adaptados a um novo estilo de vida. Em 1843, o rei D. Fernando II, nascido príncipe de Saxe-Coburg-Gotha, transformou a tapada dos frades oratorianos num elegante jardim ou parque inglês, nele existindo arbustos e flores raras que muito contribuíram para o embelezar. D. Fernando mandou, inclusivamente, vir o famoso jardineiro francês Bonard, para alterar o jardim da cerca das Necessidades.
Mais tarde, o seu filho, o rei D. Pedro V mandou construir, em atenção à sua mulher, a rainha D. Estefânia, nascida princesa de Hohenzollern-Sigmaringen, uma estufa circular, toda em vidro e ferro, coberta por uma grande cúpula e terminada por um gracioso minarete. Por sua vez o rei D. Carlos I mandou construir um pavilhão que sua mulher, a rainha D. Amélia, nascida princesa de Orleans, costumava utilizar como atelier para desenhar e pintar e, ainda, um campo de ténis para os príncipes, D. Luís Filipe e D. Manuel.
IV. Palácio das Necessidades - Residência de Visitantes Ilustres
Consta que o Palácio das Necessidades é da autoria do famoso arquitecto italiano Giovanni Servandoni. Porém, como D. João V não lhe confirmara a Ordem de Cristo, tal como lhe havia concedido o Papa, Servandoni pouco tempo permaneceu em Portugal. Assim, foram mestres portugueses que continuaram e executaram o seu projecto. Com efeito, desses mestres, o mais conhecido foi Caetano Tomás de Sousa, por ter acompanhado de forma continuada a construção deste monumento, considerando-se, portanto, ser ele o verdadeiro arquitecto das Necessidades.
Todavia, o Palácio das Necessidades não foi habitado por D. João V mas sim por seus irmãos, os infantes D. António e D. Manuel. Assim, veio a servir inicialmente como residência a visitantes ilustres, nomeadamente príncipes estrangeiros de passagem por Lisboa, como sucedeu com o futuro rei Jorge IV de Inglaterra, então Príncipe de Gales, ao partir para e regressar de Gibraltar, e o seu irmão, o Duque de Sussex.
Mais tarde o Duque de Wellington, comandante do exército anglo-português nas lutas contra as tropas invasoras de Napoleão I, escolheu também para residência este Palácio.
A partir de 1828, o rei D. Miguel I permaneceu curtas temporadas nas Necessidades. Ao ter fracturado as duas pernas num acidente, mandou construir uma ponte ou passadiço que ligava directamente o Palácio da ala Poente à cerca conventual face ao Largo das Necessidades.
Em 1833, por iniciativa de D. Pedro I do Brasil e IV de Portugal, procedeu-se, então, às primeiras modificações significativas do Palácio das Necessidades, a fim de se destinar a uma residência condigna de uma neta, por via materna, do Imperador Francisco II de Áustria, de uma sobrinha por casamento do Imperador Napoleão I de França com Maria Luísa de Áustria, e de uma filha do Imperador do Brasil, a futura soberana de Portugal, D. Maria II.
V. Palácio das Necessidades - Residência Real de D. Maria II, D. Pedro V, D. Carlos I e D. Manuel II
A arquitectura do Palácio das Necessidades é fiel à estrutura característica do século XVIII. Com efeito, a fachada interior dá para um pátio de honra que servia para as entradas espectaculares das carruagens aquando das grandes festas de gala no Palácio. Ao procurar adaptar à sumptuária própria de uma residência real a decoração dos interiores das salas e dos quartos das Necessidades, D. Pedro IV, ou melhor, D. Pedro, Duque de Bragança, assim designado como regente durante a menoridade de sua filha, D. Maria II, mandou, para o efeito, retirar todos os azulejos das paredes, colocar soalho com madeiras exóticas, envidraçar as janelas, em suma, fazer desaparecer, como por encanto, a anterior aparência conventual.
Uma jovem soberana de quinze anos, D. Maria II, nascida no Rio de Janeiro e tendo frequentado a corte em Londres, sido recebida por Jorge IV em Windsor, bem como conhecido a corte em Viena, como neta materna do Imperador Francisco II de Áustria, e concluído a sua educação em Paris, ao chegar a Lisboa, em 23 de Setembro de 1833, era solenemente aguardada nas Necessidades, naquela que, pela sua harmonia e requinte, viria a ser uma das suas residências favoritas. Aqui viveu com o seu primeiro marido, o príncipe Augusto de Beauharnais, Duque de Leuchtenberg, apenas quatro meses, dado ter enviuvado muito cedo.
D. Maria II, já casada, em segundas núpcias, com o príncipe Fernando de Saxe-Coburg-Gotha, primo de Alberto de Saxe-Coburg-Gotha, marido da rainha Vitória de Inglaterra, decide em 1844, empreender outras remodelações no Palácio das Necessidades. Para o efeito, foi incumbido o arquitecto da Casa Real, Joaquim Narciso Possidónio da Silva, de traçar os novos planos e de os executar. Este, por sua vez, solicitou a colaboração do cenógrafo do Teatro de São Carlos, Cinatti, para a direcção artística dos trabalhos em estuque e talha da decoração de interiores. Em relação às pinturas, D. Maria II e D. Fernando II recorreram ao maior mestre da época, António Manuel da Fonseca, que estudara em Roma.
Com efeito, são da autoria de Mestre Fonseca, entre outras, a Sala Etrusca ou das Damas, ao estilo de Pompeia, a primitiva Sala de Jantar, com motivos de caça e pesca, e a Sala Vermelha ou do Trono. As pinturas mais belas encontram-se na harmoniosa Sala Renascença, executadas pelo próprio Cinatti, que em medalhões no tecto e nas bandeiras das portas, nos apresenta os diferentes tipos arquitectónicos de casas europeias, enquadradas em paisagens graciosas. É de salientar que Cinatti reproduziu numa almofada do tecto, situada em frente à entrada, uma das fachadas do então novo Palácio da Pena. Acresce que D. Fernando II concluíu, inclusivamente, algumas dessas pinturas da Sala Renascença, tendo nelas introduzido figuras humanas impregnadas da sua sensibilidade artística.
Com a morte prematura de D. Maria II, D. Fernando, enquanto regente, continuou a residir no Palácio com os filhos, o futuro D. Pedro V, o futuro D. Luís I, D. João, D. Maria Ana que veio a casar com o príncipe Frederico Augusto Jorge de Saxe, D. Antónia que veio a casar com o príncipe herdeiro Leopoldo de Hohenzollern-Sigmaringen, D. Fernando e D. Augusto.
Quando em 1858, D. Pedro V começou a ultimar os preparativos para o seu casamento com a princesa Estefânia de Hohenzollern-Sigmaringen, solicitou ao pai e aos irmãos que se transferissem para o antigo Convento das Necessidades, que estava desabitado e fora adaptado a residência, com o intuito de não se quebrarem, com essa proximidade, os laços estreitos de convivência próprios de uma família unida.
O jovem rei D. Pedro V, ao querer impressionar a sua consorte, não se poupou a despesas com os trabalhos de decoração dos aposentos da futura rainha. Com efeito, móveis, candeeiros, tecidos para estofos e cortinados, carpetes etc., foram adquiridos, principalmente, em Paris e, também, em Lisboa.
Para a rainha D. Estefânia foi preparado um novo quarto de dormir, em tons de marfim, usufruindo de vista para o pequeno jardim interior do buxo ou jardim do Imperador D. Pedro. No tecto, o rei mandou executar, em estuque, as iniciais entrelaçadas dos nomes Pedro e Stephanie com a coroa real sobreposta, como ainda hoje se pode observar. Na sala contígua, situava-se o toucador de D. Estefânia, com as portas pintadas com graciosas grinaldas de flores coloridas, ostentando ao centro a data do casamento, 1858.
Concluída a nova decoração, o conjunto deve ter resultado de tal forma encantador que as primeiras impressões de D. Estefânia são do mais sincero agrado. Com efeito, para quem visitar o Palácio de Jagerhof, em Dusseldorf, onde como princesa de Hohenzollern-Sigmaringen, a jovem rainha de Portugal tinha vivido até então, melhor se compreende a sua empatia pela Necessidades, dado que a semelhança entre os dois palácios é notória. Ambos foram construídos no século XVIII, relativamente pequenos, de cor rósea e situados à beira de um parque.
É de recordar que D. Estefânia estava habituada a dar longos passeios no Hofgarten, prazer que continuou a desfrutar na Tapada das Necessidades, a maioria das vezes, acompanhada do marido. Quando estava só, D. Estefânia preferia passear no terraço que comunicava com os seus aposentos e deitava para o Largo das Necessidades, ou então, no Pátio do Imperador, modificado por D. Fernando II em jardim interior do buxo, com uma taça ao centro, proveniente do Parque de Queluz.
A vida idílica do casal real no Palácio cor-de-rosa estava sentenciada a uma curta duração, ao contrário do final feliz de um conto de fadas. Quis o destino que a morte prematura cedo levasse D. Estefânia, acometida por uma angina diftérica que em nove dias a vitimou. Chegada, triunfalmente, a Lisboa em 17 de Maio de 1858, veio a falecer nas Necessidades a 17 de Julho de 1859, apenas com 22 anos.
D. Pedro V, destroçado, perdera a vontade de viver. A alegria e a graciosidade da jovem rainha desapareceram para sempre dos salões do Palácio das Necessidades. As janelas foram fechadas em sinal de luto, tão viva fora a dor sentida que a própria luz do dia tanto feria. Com o tempo, o rei dedicou-se, somente, com paixão aos deveres inerentes ao seu cargo, colocando, acima de tudo, a vontade de o bem desempenhar.
Após uma caçada em Vila Viçosa, em que o rei se fizera acompanhar pelos irmãos, os infantes D. Fernando e D. Augusto, todos regressaram com os primeiros sintomas da febre tifóide que os iria vitimar. Com efeito, o infante D. Fernando faleceu, em 4 de Novembro, e o rei D. Pedro V, em 11 de Novembro desse mesmo ano de 1861, com 24 anos. Mais uma vez, a morte passara por este Palácio em circunstâncias trágicas. A juventude, subitamente, interrompida do rei D. Pedro V, aliada ao seu temperamento romântico, grave e sério, à sua profunda inteligência, ao seu escrúpulo profissional e à sua curta felicidade com D. Estefânia, tudo se conjugara para o tornar muito estimado do povo português.
Por ocasião das exéquias de D. Pedro V, as salas do Palácio das Necessidades foram, como nunca mais se registou, invadidas por uma multidão compacta que esperava sem arredar do Largo das Necessidades, para prestar a sua derradeira homenagem. Portugal chorava, então, o desaparecimento de um dos seus mais queridos reis.
D. Luís I, ao suceder nestas circunstâncias trágicas ao irmão abandonou, para sempre, o Palácio das Necessidades, ficando este fechado. O monarca instalou-se, provisoriamente, no Paço de Caxias e, já casado com D. Maria Pia de Sabóia, filha do rei Vitor Manuel I de Itália, passou a habitar o Palácio da Ajuda, tornando-se este, definitivamente, a sua residência oficial.
Decorridos alguns anos, em 1886, aquando do casamento do príncipe real D. Carlos com a princesa Amélia de Orleans, o Palácio das Necessidades foi, então, utilizado para hospedar os convidados reais. Os jovens Duques de Bragança fixaram-se, inicialmente, no Palácio de Belém, aí tendo nascido os seus filhos, D. Luís Filipe e D. Manuel.
Com a morte de D. Luís I, em 1889, D. Carlos não quis desalojar a mãe, a rainha D.Maria Pia, do Palácio da Ajuda. Deste modo, a escolha do rei D. Carlos I e da rainha D. Amélia incidiu nas Necessidades para residência oficial.
É de salientar que, durante o reinado de D. Carlos, Lisboa foi por diversas vezes visitada por Chefes de Estado estrangeiros. Em geral, costumavam ficar instalados no Palácio de Belém, como sucedeu com o Imperador Guilherme II da Alemanha, com o rei Afonso XIII de Espanha e o Presidente Loubet de França. Todavia, a importância do Palácio das Necessidades vai assumir-se, com pompa e circunstância, enquanto local de recepções oficiais em honra desses Chefes de Estado, nomeadamente, aquando da visita régia de Eduardo VII e Alexandra de Inglaterra, em Abril de 1903.
Data da época da referida visita dos reis de Inglaterra, mais uma remodelação do Palácio das Necessidades, a fim de melhor o adaptar ao cerimonial exigido pela Corte. Para o efeito, foi construída uma Galeria de acesso aos Salões, bem como uma nova Sala de Banquetes, cujos trabalhos se processaram sob a tutela do arquitecto Francisco Vilaça que utilizou duas tapeçarias Gobellins, pertença das colecções reais, como ornamento fundamental.
Durante o reinado de D. Manuel II não se alterou em nada a fisionomia do Palácio. O jovem rei continuou, inclusivamente, a ocupar os seus aposentos de Infante no rés-do-chão, à direita da porta principal da entrada. Em Outubro de 1910, o Palácio foi bombardeado pelo cruzador Adamastor que, do rio Tejo, o alvejou, repetidamente, provocando estragos tanto no exterior como no interior, como prova, ainda hoje, o espelho que ornamenta uma das paredes da Sala Renascença.
Foram estes os últimos momentos da Casa Real de Bragança de que o Palácio das Necessidades foi palco antes da instauração da República.
VI. Ministério dos Negócios Estrangeiros
Após a proclamação da República, em 1910, o Palácio das Necessidades ficou vazio até ser ocupado pelo Ministério dos Negócios Estrangeiros que, vindo do Terreiro do Paço, ali se instalou por volta de 1950. Em Maio desse ano, terminaram as obras de adaptação do edifício a sede do referido Ministério sob orientação do Arquitecto Raúl Lino.
Para tal, fora necessário desalojar o Quartel-general de Lisboa da parte do antigo Convento e aí proceder às necessárias modificações das salas destinadas aos Serviços do Ministério dos Negócios Estrangeiros. Todavia, aproveitou-se ao máximo o imóvel, procurando não desvirtuar a sua traça, representativa da arquitectura portuguesa do século XVIII.
Com efeito, na zona da antiga residência real estão, actualmente, instalados os Serviços do Protocolo de Estado e da Comissão Interministerial de Macau, nas dependências seguintes: Sala Azul ou de Despacho, Sala do Trono, Sala do Renascimento e Sala Persa (antiga Sala de Estar da rainha D. Amélia e, inicialmente, Gabinete do Ministro dos Negócios Estrangeiros), usufruindo, para as funções inerentes à representação do Estado, da solenidade da Sala de Banquetes e, ainda, da Sala dos Embaixadores. O Gabinete de Informação e Imprensa encontra-se contíguo a uma das mais belas salas de trabalho em talha do edifício, designada por Biblioteca do rei D. Carlos.
À medida que vamos deixando para trás o Palácio e acedendo ao antigo Convento, podemos constatar que as maiores alterações no edifício foram realizadas, precisamente, nesta zona, onde estão situados a maioria dos Serviços da Secretaria de Estado.
Ao nível do segundo piso, dada a existência de um outro piso térreo, anexo à entrada pelo Largo do Rilvas, destaca-se a antiga cozinha do Convento, com a sua riqueza de azulejaria, assim como o claustro interior que ilumina de forma harmoniosa o edifício. Ao nível do terceiro piso, acedendo pela escadaria nobre da mesma entrada, situam-se, hoje, o Gabinete Ministerial, bem como duas das Secretarias de Estado dependentes deste Ministério. No quarto andar, ou último piso, centralizam-se os Serviços Administrativos, cujas instalações sofreram ao longo do tempo várias alterações em prol de uma maior funcionalidade.
A forte presença da História, ao longo dos séculos, está patente neste monumento de inegável valor para Portugal, consubstanciando-se o Palácio das Necessidades numa referência única para as funções de representação externa inerentes ao Ministério dos Negócios Estrangeiros. www.portugal.gov.pt/pt/os-ministerios/ministerio-dos-nego...
La devoción de los Hare Krishna se está expandiendo por todos los rincones de Colombia. Registro de la visita de Srila Bhakti Aloka Paramadwaiti Swami al municipio de Pamplonita. Allí se encontró con su colega espiritual Lwntana Nakoggi.
Eva Braun
Sie war die Dame im Schatten der Macht und wurde versteckt.
In einer pervertierten Männerwelt eine junge Frau einer untergehenden
Zeit . Sie wollte ein Teil der Repräsentation, der Macht sein- sie
wollte teilhaben am Führer.
Erlebte sie trotz ihrer scheinbar herausgehobenen Stellung ein
vielleicht ähnliches Schicksal wie die damalige gesamte, auch
weiblichen Generation?- Einer Generation, der ein Leben zum und für
den Krieg aufgezwungen wurde - und die durch das Regime ,das den Krieg provozierte, verwahrloste endmenschlichte.
Eine Gesellschaft die sich selbst finden wollte- Sicherheiten in
einer neue Religion suchte.* - Blieben ihr damals andere Möglichkeiten einer gesuchten Entfalltung?-
Welche Frauen konnten damals das ausüben, worin Ihre Fähigkeiten
lagen? Konnten sich entwickeln und entfalten?? Sie war Komplizin und
Geisel zugleich.
Würde ihr Lebenslauf in diesen Worten eine Zusammenfassung finden:
Opfer der Gesellschaft-Konvention, Berechnung, Anpassung, unerfüllte
Hingabe?
Wieweit sind die zwei versuchten Selbstmorde, ausgelöst aufgrund der
Gefühlsarmut in der Beziehung, Berechnung oder Fanal ihres Leidens?
Wieweit ist Hiltlers öffentliches Verschweigen ihrer Person, wie auch
das Fehlen einer privaten Intimität zu ihr, Ursache seiner
geschlechtlichen Verkrüppelung??
Wieweit hätte die Akzeptanz seiner Verkrüppelung, seiner Vorstellung
von sich, wie auch das Bild das er seinem Umfeld gab, zerstört? -es
gab Millionen Kriegskrüppel, was wäre daher besonderes an seiner
Verkrüppelung?
Wovor hatte der Führer Angst?- ließe sich ein mögliches Erschrecken
Evas beim Beginnen des Aktes vergleichen mit den Ohnmachtsanfällen
der europäischen Gynäkologen, die zum ersten mal unvorbereitet
geschlechtlich verstümmelte Mädchen aus den afrikanischen Ländern
untersuchen wollten??? Fürchtete der Führer diese Bewusstmachung
seiner Versehrtheit??
In wieweit ist Eva Brauns Leben das Ergebniss einer männlich
geformten Gesellschaft, einer Zeit die aus Ehre und Wertsuggerierung
und der totalen Entmenschlichung ihrer Zeit bestand.
Wieweit ist sie auch Produkt ihrer selbst, Ihres Naturells?
*Das Dritte Reich als Religion thematisierte Theodor W. Adorno in seiner Vortragsreihe "Jargon der Eigentlichkeit" www.youtube.com/watch?v=bHbFUrPcbrM
Zum Zusammenhang NS – Religion gibt es weitere Werke außer Adorno.
Siehe: www.d-nb.de Dort im Katalog die Suchfunktion „alle Wörter“ und die Eingabe „Nationalsozialismus Religion“.