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Devant le Palais Gyeongbokgung - Séoul - Corée du Sud.

 

Jean de Berry devant Saint André

Lectionnaire à l’usage de la Sainte-Chapelle de Bourges, XIVe siècle -

Bourges, Bibliothèque des Quatre Piliers, Ms 35 fol-17v b fl

Taxacée généralement dioïque atteignant 20 m, à écorce écailleuse, brun rougeâtre. Feuilles persistantes linéaires de 1-3 x 0,2-0,3 cm, disposées en spirale et paraissant le plus souvent sur deux rangs opposés, vert luisant dessus à deux bandes vert jaunâtre en dessous, courtement pétiolées, acuminées (mais non piquantes).

 

Fleurs mâles réunies en glomérules compacts de petits "cônes" (* ci-dessous) verts subsphériques, à l'aisselle des feuilles, entourés d'un involucre écailleux à leur base. 6-14 étamines jaunes peltées, portant à leur pourtour inférieur 6-8 sacs polliniques à tête dorée et ciselée. Les femelles (comme ici) sur des pieds séparés, solitaires et minuscules (ovule entouré d'écailles), paraissant terminales sur un rameau court (cf. H des Abbayes).

 

Le nom scientifique d'espèce (baccata : à baies) est botaniquement parlant une erreur, le fruit étant une graine brun olivâtre portée dans un "faux-fruit", une coupe charnue rouge vif, ouverte au sommet, seule partie médiocrement "comestible" de la plante, l'ensemble étant appelé arille ou étymologiquement "grain de raisin" (cf. P Lieutaghi).

 

L'if est une Cormophyte (avec axe aérien), une Rhizophyte (plante vasculaire à racine ou à vaisseau), une Spermaphyte (plante à graines, appelée aussi Phanérogame : à noces visibles) et une Gymnosperme (à graines nues). Cependant, les fruits de l'if n'étant pas des cônes et cette plante ne produisant pas de résines, elle n'est ni un Conifère (qui porte des cônes*) ni un Résineux, noms généralement valables pour la plupart des Gymnospermes mais pas pour tous.

 

Premier exemple de plantes édifiant une structure s'adressant spécifiquement au monde animal, l'if permet, par animal interposé, au jeune embryon de partir loin de l'arbre-mère. L'animal n'étant pas en ce cas un prédateur mais un disséminateur de l'espèce, une tendance s'ébauche ici vers un co-fonctionnement entre règnes différents, inaugurant l'interrelation évolutive qui s'est imposée ultérieurement entre animaux et végétaux (cf. A Rayne-Roques).

 

Apparues il y a 350 millions d’années, les Gymnospermes jouèrent un rôle discret pendant l’ère primaire et ne devinrent prépondérantes qu’après le désastre permien (-250 millions d’années) qui fit disparaître les forêts de fougères à graines (Péridospermaphytes). Pendant l’ère secondaire, celles-là prirent progressivement possession des terres émergées et au début du Crétacé (-135 millions d’années) dominaient tous les milieux aériens.

 

Malgré un succès biologique certain, les Gymnospermes déclinèrent avant la fin du Crétacé, il y a environ 80 millions d’années, et dès le début de l’ère tertiaire (-65 millions d’années) s’effaçaient devant les Angiospermes (à graines internes, dites communément plantes supérieures ou à fleurs, appelées aussi Anthophytes), plantes dominant actuellement les terres où les Gymnospermes n’avaient pu s’implanter (cf. librairie immatérielle).

Winter seaside fashion shoot with Dev at the Mumbles, Swansea.

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