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Le 18 septembre 2019 en début de soirée, j'arrive ā Sion par un bus assurant la liaison Avignon-Lyon-Genève-Sion. Alors que je m'apprête à rejoindre mon hôte du soir je profite du paysage que je surplombe. Le coucher de soleil donne ā la ville de Sion un caractère surnaturel, les nuages changent de couleur, les lampadaires s'allument, le château de Tourbillon illumine le paysage. Après avoir fait du couchsurfing -première expérience très positive-, je débute le lendemain mon excursion de deux semaines de balade dans le Val d'Hérens au cœur du Valais. Chargé de mon paquetage d'une dizaine de kilos, j'occupe la matinée de mon premier jour d'excursion par l'achat de produits locaux. Pas question de tomber en panne sèche ā 3000 mètres d'altitudes. Un saucisson, du fromage de la région – l'Étivaz-, du chocolat noir -Ovomaltine « C'est de la dynamite ! »-, des fruits secs et c'est parti. Avant de quitter Sion je profite de l'ambiance du centre ville de bon matin. Un passant solitaire traverse la place de la Planta. Du ciel transparaissent quelques rayons du soleil. Atemporel. En début d'après-midi, l'autobus m'amène ā Thyon-les-collons. Arrivé ā environ 2000 mètres d'altitude, je débute ma marche dans un paysage grandiose. Première impression : la connexion avec le ciel, l'impression d' être au dessus de tout... ou presque. Des nuages au loin m'invitent ā monter plus haut, les cols des montagnes ā les gravir pour y découvrir ce qui s'y cache derrière. Je traverse les steppes et gazons alpins, il y a beau temps. La végétation que je croise est luxuriante, colorée et diversifiée. Je croise peu de touristes.
Durant les trois premiers jours, j'essaye de prendre un rythme. J'essaye d'atteindre en fin de journée les points que je me suis fixé comme but en début de journée. Je n'y parviens pas. Non pas que physiquement je sois éreinté par le dénivelé que je commence ā ressentir dans les cuisses et ischio-jambier, mais par les nombreux arrêts que je m'autorise pour faire des sessions photographiques. Poser ā terre les bâtons de marche, enlever le sac ā dos, sortir l'appareil photo, cadrer, faire la photographie, ranger l'appareil, réajuster les sangles de maintient, remettre le sac sur le dos, s'abaisser et prendre les bâtons de marche. Reprendre la marche. Toute une opération qui au bout d'un temps me fait plutôt jeter ā terre les bâtons, poser un peu ā la va vite le sac ā terre et répéter toutes ces opérations. Mais cette légère contrainte est largement compensée par l'étonnement, l'admiration, l'ébahissement que j'ai d'être face ā un tel paysage. Une faune et une flore sauvage, laissée ā l'état de liberté. C'est un paysage de caractère qui invite ā la plénitude. Quelques rares habitations qui se perdent dans un paysage montagneux. Le voisinage ne semble pas être une question contraignante. Je m'imagine alors le mode de vie que doivent avoir ces gens qui vivent dans ces habitats le temps d'une saison... peut-être ā l'année. Je prends conscience qu'en montagne, la fraîcheur se fait rapidement sentir dès que le soleil n'illumine plus le flanc de montagne sur lequel vous êtes. En septembre, selon ou l'on se trouve, 17h est l'heure à laquelle il est légitime de se soucier de l'endroit du coucher. Le premier jour, je fais l'erreur de tarder dans le choix du lieu du bivouac. À 19h je commence ma recherche. Après une heure et demie je parviens ā trouver un compromis. En sous-bois, sur le flanc d'un sol pentu, je compense alors les aléas du terrains en mettant en boule quelques habits dans la tente. Je dîne - bien grand mot quand la casserole est ā la fois l'outil de cuisson, l'assiette pour le plat principal et le contenant du thé en fin de repas. Ma première nuit est fraîche, l'idée de dormir dans un sous-bois rend l'atmosphère humide, le froid ressenti comme étant davantage prégnant.
Le lendemain je repars en bonne forme. Je continue de longer le fleuve de la Dixence qui se trouve en contrebas du chemin que j'empreinte. Pause ravitaillement pour récupérer ā une source de l'eau et remplir ma gourde de 2 litres. Il n'est pas rare de croiser des troupeaux sur mon chemin mené ou pas par des éleveurs. Au deuxième jour de marche, Thyon-les-collons est ā peine visible. Je croise de-ci, de-là des maisonnettes, des troupeaux sur mon chemin. Le dénivelé se fait plus marqué et le poids du sac se fait davantage sentir sur les épaules. Pause déjeuner. Le paysage se fait de plus en plus montagneux, les roches noires contrastent avec les couleurs ocres, jaunes pétantes des fourrages. Il me faudra trois jours pour arriver au niveau du Lac des Dix (2365m) et de son barrage aux dimensions impressionnantes. D'une hauteur de 235 mètres, long comme deux terrains de football mis bout ā bout, ce barrage est d'une profondeur de 200 mètres ā sa base et d'une quinzaines de mètres ā son point le plus haut. Son poids serait égal ā celui de la grande pyramide de Khéops en Egypte. De telles dimensions permettent au barrage de la Grande Dixence de contenir les 400 millions de m3 d'eau du lac, développant une puissance électrique record de 2000 MW ce qui lui permet d'être considéré comme le plus haut barrage-poids du monde. Un tel spectacle est étonnant. 15 mètres de marche permettent de constater de l'exploit de cette architecture. D'un coté distant de quelques mètres le lac de la Dixence calme et paisible, de l'autre côté la vallée qui s'étend 200 mètres plus bas. À perte de vue des vallons, montagnes, des pics. Au loin, la ville de Sion.
Première nuit ou les étoiles se révèlent avec une pollution lumineuse réduite. La voûte céleste se laisse prendre en photographie en pause lente. Il n'est pas rare durant les quelques nuit que je passe proche d'une forêt, d'un bois ou d'un ruisseau de me réveiller plusieurs fois la nuit, saisi par le froid. La couche supérieure de la tente gèle parfois. Par mégarde je laisse deux habits posés sur la tente pour qu'ils sèchent à l'extérieur. Durant la nuit, les cristaux de glaces se forment et les gèlent entièrement. Les débuts de journées sont fraîches et reculent mon heure de départ. La solution ā défaut d'avoir des moufles pour maintenir les mains au chaud : avoir des chaussettes aux mains. À 10h le soleil réchauffe l'atmosphère, les habits sèchent et je peux faire ma toilette et un petit bain frigorifique dans le Torrent de Chenna ā 10h du matin. La route qui mène au barrage de la Grande Dixence est tortueuse, je n'aurai pas ā l'emprunter, prenant un chemin de terre qui y mène directement. Il me fait passer par une succession de tunnel creusé dans des flancs de montagne. Le soir, sans réseau 4G, je campe ā la pointe du lac de Dix. Seul, sans pollution lumineuse, sonore, humaine. J'ai l'impression d'être en proie ā la nature, à une solitude qui ne fait pas peur, mais ou tout est possible. Le passé ou le futur lointain n'est pas dans mes pensée. Seul le présent et ses alternatives temporelles proches m'occupent l'esprit. Je trouve un lieu où dormir et installe la tente. Rapidement je me lave grâce ā l'eau d'un ruisseau qui coule. Je prépare à manger, déguste face à un paysage qui s'obscurcit. La nuit tombe, des nuages se découpent sur les pics des montagnes. Je m'endors avec le seul bruit du vent qui tapote sur la toile de tente.
4ème journée, je quitte le lac des Dix pour me rendre au col de Riedmatten en passant par le pas de chèvre (2919m). Je me lève ā 5h du matin. Ma première action ? Prendre un petit-déjeuner à base de chocolat, fruits secs variés, fajitas, patte d'amande avec un peu de chocolat aussi. Un petit coup de toilette puis je m'occupe de trier, ranger le matériel pour qu'il tienne dans les 50 litres du sac ā dos. Au fur et à mesure des jours qui passent je dois avouer que cette action répétitive me lasse un peu mais devient un rituel qui marque le début et la fin de la journée. Je débute la marche alors que le soleil se lève sur les pics de montagnes et la vallée au loin. La montée se fait de plus en plus pentue. Je traverse le Torrent de Cheilon. Peu ā peu, le chemin de caillou se transforme en chemin symbolique ou seul les balises en indiquent concrètement la trajectoire. La flore se fait plus rare, le paysage imposant se fait plus abrupte, le dénivelé s'affirme. Je ne m'aide plus seulement de mes jambes mais aussi de mes mains pour gravir. Je m'attarde un temps face au mont Blanc de Cheilon et ā son glacier. Observation contemplative. Arrivé au Col de Riedmatten, je laisse derrière moi les roches, pierres et une flore qui se fait rare pour y découvrir les steppes qui mènent vers le lac de Moiry. Le paysage environnant est entrecoupé de pics et de pentes dans un écrin de nature sauvage. Je vois dans le Glacier de Tsijore Nouve une tête de mort... En début d'après-midi j'entame ma descente vers Arolla (2000m) dominée par le mont Collon en arrière plan. Arrivé ā Arolla, les nuages s'obscurcissent... J'empreinte un pont de singe qui tangue ā chaque pas dans un rebond lancinant. Une sensation amusante qui donne l'impression d’être plus léger, d'avoir le pas hésitant.
Je campe le soir près de la Sage, dans un champs qui en apparence semble appartenir à personne. La nuit fut entrecoupée par une pluie battante et des rafales de vent. Le lendemain je me réveille avec une brume qui se dissipe. Ayant plutôt l'habitude de côtoyer des architectures de béton je quitte la Sage et ses chalets de bois qui semblent venir d'une autre époque. L'objectif que je me fixe ā la mi-journée c'est d'arriver au Lac Bleu, réputé pour se situer dans un écrin de nature sauvage, avec une eau d'une couleur bleu vive - résultant de l'action conjuguée des algues et des argiles glaciaires-. Sur le chemin qui monte au lac, en pleine forêt, alors que je remets une sangle de mon sac à dos, je me fais surprendre par le bond d'un cerf adulte qui fend les fourrages à une vitesse éclair. La scène se déroule face à moi à une trentaine de mètres. Pas un seul bâtiment aux alentours. La nature. Elle m'invite ā un imaginaire digne des films de fantasy comme le Seigneur des Anneaux ou encore à me plonger dans l'ambiance cinématographique d'une période Moyenâgeuse où les croyances et rituels étaient connectés à la nature. Une époque où la démographie humaine était moins importante, où la valeur humaine était autre. Peu de temps m'en faut pour arriver au Lac Bleu. Vu l'heure, je décide de laver et faire sécher au soleil mes vêtements sales. Je mets en place un dispositif d'étendoir assez incongru en utilisant mes bâtons de marche et la table de camping qui se trouve sur une butte en surplombant le lac. 1h. 2h. Le soleil se couvre peu ā peu, malgré des rafales de vent bien présentes, le linge ne sèche pas. 3H, je commence ā me dire que je ne pourrais pas continuer plus loin ma marche de la journée. 19h30. J'installe la tente pour me réchauffer – connaissant la fraicheur des nuits proches d'une source d'eau-. Je décide de faire du feu avec un briquet, quelques brindilles et des branches ramassées de ci de-là. Sans succès. Nuit tombante depuis le lac bleu. Cette nuit fut la plus difficile. Je me réveille plusieurs fois durant la nuit, me réchauffe les doigts en allumant un briquet, entasse mes habits les uns par dessus les autres. À quelques centaines de mètres je traverse ce qui semble être un village abandonné. Une inscription surplombe l'un des chalets : « Le petit chalet ». Le lendemain je prends la route pour les Haudères (1454m), charmant village de vallée où tous les bâtis ou presque sont en bois. Traversant les forêts Valaisannes, je prête l'oreille ā plusieurs coups de feu. En cette basse saison, les chasseurs sont plus présent dans les forêts que les randonneurs. Je fais d'ailleurs la rencontre de trois d'entres eux. Le premier est pris en photographie sur smartphone par sa femme alors qu'il porte ā bout de bras un cerf tel un trophée. Le second lorsque je croise un chasseur porter sur son dos un cerf. Cette rencontre me permets de discuter avec lui sur sa pratique. Je suis notamment étonné de le voir redescendre de si bonne heure (8h) avec déjà un cervidé mort sur le dos. Il m'explique qu'il a tué l'animal la veille, l'a vidé de ses entrailles, a dormi dans une cabane de chasseur et qu'il redescend ā son véhicule pour aller vendre la bête ce matin. Curieux de son arme, il me montre ses cartouches et son viseur d'une précision de plus de 500 mètres. Je le prends en photographie avant que chacun nous reprenions nos routes. À la mi-journée, je décide que je dormirai dans un camping avec plus de confort ā la clef. Avant d'entrer dans les Haudères, je fais la rencontre de plusieurs chalets fleuris nichés sur le flanc de la montagne. Je pourrais presque m'attendre ā ce que Bilbon Sacquet sorte avec un lot de pinte de Gandalf’s Ale, de Bilbo’s Beer ou encore de Frodo’s Lager. Ca n’arrivera pas, mais je m'amuse ā me l'imaginer. Arrivé ā Les Haudères je découvre un centre-village tout fait de bois et de pierres. Deux artères coupent le village d'Est en Ouest et du Nord au Sud. Je passe face au Garage des Alpes, atelier de réparation automobile pour me rendre jusqu’à l'auberge-camping Molignon, endroit ou je dormirai pour la nuit.
À minuit il se met à pleuvoir durant plusieurs heures. De bon matin je croise dans le camping un touriste qui me déconseille de randonner jusqu'au Col de Torrent avec la météo qu'il y a eu la veille. Les sommets sont enneigés. Je décide de me prendre une journée de repos et vais en direction d'Evolène (1371m) pour m'y acheter des moufles afin d'éviter le froid ressenti parfois durant la nuit ou pour éviter le frottement de la paume sur les bâtons de marche. Le lendemain en direction de La Sage je croise les dernières maisons. Alors que je continue mon ascension, derrière moi l'orage semble se profiler sur les Haudères et Evolène. Je continue la marche en espérant que la météo ne se dégrade pas trop. Arrivée dans les nuages.
J'expérimente ma première nuit à 0 degré à 2700 mètres d'altitude sur le flanc de montagne ā 300 mètres du Col de Torrent. Les nuage sont en formation, j'ai la tête dans les nuages. Levé ā 7h du matin je pars en direction le Col de Torrent ā 2916 mètres d'altitude. Le chemin de traverse me mène jusqu'au lac de Moiry (2249m) d'un bleu étonnant et son barrage qui surplombe la vallée. Son barrage voûte situé dans le canton du Valais en Suisse est localisé au-dessus du village de Grimentz. Il a été mis en service en 1958 après 4 ans de construction. Je m'endors près du pas de Lona (2787m) sous une nuit étoilée. Le lendemain matin, c'est la tête dans les nuages et le brouillard que je débute mon excursion matinale avec l'impression d'assister ā un spectacle, un ballet où les nuages glissent cotonneusement sur les flancs de montagne. Quelle sensation de solitude. Dans l'après-midi j'atteins la cabane des Becs de Bosson ā 2983 mètres d'altitude puis la pointe de la Tsevalire ā 3026 mètres. Je finis la journée bien fatigué proche de la Becca de Lovegno à près de 2700m ou j'y passe la nuit. 18h, le soleil se couche derrière les crêtes. Je passe ma nuit la plus fraiche, -2 degré était annoncé par la météo locale. Je ne dors pas bien, me réveille souvent. Mon pantalon, le sac ā dos et tout ce qui peut tenir chaud est empilé au dessus de moi sur le sac de couchage. Durant un court moment, je décide d'allumer le réchaud pour réchauffer mes doigts.
Le lendemain je me repose durant deux heures proche du lac du Louché (2567m), situé dans un écrin de nature marécageux, isolé et préservé de toute activité humaine. Cet endroit est l'un des plus silencieux de toute mon excursion. Pas de bruit. Celui du vent par intermittence. Seul les trainées de condensation d'un avion haut dans le ciel marque la réalité de notre époque et renforce mon extase sonore et visuelle face à un tel lieu. Je prends en photographie la Gentiana Verna, première de la saison qui occupe avec parcimonie les prairies subalpines. Je reprends la marche pour me rendre au Mont-Noble ā près de 2670m. Une fois franchie cette étape je ne cesse de descendre en altitude en passant par Mase (1301m) pour me rendre aux grottes de Combioula qui se trouvent dans les gorges de la Borgne. La source chaude de ces grottes permet de profiter d'une eau à une vingtaine de degrés tout en admirant le paysage environnant. La rivière Borgne qui passe ā quelques mètres est bien plus froide. Le lendemain je me rends direction Hérémence pour y découvrir les pyramides d'Euseigne qui font partie des caractéristiques géologiques impressionnantes du territoire. Je me rends ā Vex (939m). Plus tôt dans la journée j'avais passé un coup de téléphone pour y réserver une nuit en camping.
Arrivé lā-bas, je suis reçu par le gérant. Il a l'allure imposante d'un biker de film américain des années 80. Le bandana autour de la tête, assez petit et trapu, la bedaine en supplément. Débute alors un quiproquo où je lui annonce avoir réservé un emplacement de tente pour la nuit. Lui me dit que non. La fatigue n'aidant pas, j'affirme mon point de vue. Quiproquo qui abouti ā ce que la discussion se dégrade. Je décide de partir promptement, n'ayant pas envie d'avoir à faire à ses chiens. Je me rends compte que l'erreur venais de moi et que le camping en question où j'avais une place de réservée était ā Sion au camping Valcentre (500m). Je repense ā cet épisode ubuesque tout en marchant. En bande dessinée ça aurait fait le gag. 17h. Vite il me faut accélérer le pas pour me rendre sur place. Le coup du sort jouant en ma défaveur ou bien car j'étais désinformé, je prends un chemin balisé pour les randonneurs qui me mène à... un cul de sac ou plutôt à un chemin condamné. Du fait de la chute de pierres il y avait quelques mois de cela, la passerelle qui surplombe La Borgne n'est plus. Voyant l'heure filer, je décide tout de même de traverser la rivière le sac ā dos tenu les bras en l'air. Me croyant libéré de cette histoire d'éboulis de pierres je fais face à deux autres reprises à des culs de sac ou des portions de chemin fragilisés. Je me dépêche de les franchir en prenant un maximum conscience des points d'équilibres qui sont optimum pour ma traversée de ces obstacles. Je quitte la rivière et rejoint les champs de vigne. En fin de journée sur les coups de 19 heures j'arrive au camping de Sion fatigué mais content d'avoir réussi à atteindre mon point d'étape de la journée. Les deux jours qui suivent me permettent de faire des emplettes (surtout des plaquettes de chocolat) et de préparer mon retour en France. Je prends le bus le 4 octobre tout en me disant que je reviendrais un de ces jours parmi ces paysages Suisse afin d'en découvrir davantage.
I often feel like the one on the left, especially when it comes to putting together an Ikea dresser.
SOCIALCRAFT EXHIBITION UNVEILED AT CAFAM!
October 22 to December 31, 2006
In response to the environmental, political, and social questions of our time, the exhibition
Street Signs and Solar Ovens: Socialcraft in Los Angeles opens at the Craft and Folk Art
Museum on October 22, 2006. Curated by the Journal of Aesthetics and Protest, Street Signs
and Solar Ovens offers an insight into how Southern California individuals and communities
creatively take action to defy the notion that a socially conscious lifestyle is out of reach. The
resulting creations are expressions of both function and artistry that offer inspiration for
proactive living.
Located at the crossroads of grassroots activism and personal creative expression, the term
socialcraft suggests the crafting of a society as much as it describes the making of objects
Street Signs and Solar Ovens will feature protest art meant for public display such as handcrafted
demonstration signs, posters, t-shirts, as well as examples of instruments for
conscious living such as eco-friendly and alternative energy home appliances. This exhibition
will present a diverse and original array of artwork created in reaction to a wide range of issues
facing our community.
Participating artists include Edith Abeyta, Steven Anderson, Lisa Anne Auerbach, Mike
Blockstein, Chris Burnett, C.I.C.L.E., Code Pink, National Center for the Preservation of
Democracy, Center for the Study of Political Graphics, Sandra de la Loza, Sam Durant, Eric
Einim, Karl Erickson, Fallen Fruit, Finishing School, Gaian Mind, Fritz Haeg, Laura Howe, Karen
Lofgren, Kelly Marie Martin, Matrushka, Christopher Nyerges, Path to Freedom, Beth Peterson,
Sheila Pinkel, Oliver Ressler and David Thorne, Oscar Sanchez, The Arroyo Arts Collective,
The Phantom Street Artist, The South Central Farmers, Christian Ulke, Votan, Allison Wiese.
“Street Signs and Solar Ovens is meant to be a starting point for further discussion and
action. The original and inventive artwork in this exhibition demonstrates the personal power of
individuals to implement community change,” says Maryna Hrushetska, Director of CAFAM.
About the Curators
The Journal of Aesthetics and Protest (http://www.journalofaestheticsandprotest.org/) is a selfdescribed
"weirdo thinktank" that has published a magazine and completed various art and
curatorial projects since 2001. The Journal aims to proactively participate in the creation of a
better world by presenting cutting edge ideas.
About The Craft and Folk Art Museum
SOCIALCRAFT EXHIBITION UNVEILED AT CAFAM!
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Street Signs and Solar Ovens: Socialcraft in Los Angeles opens at the Craft and Folk Art
Museum on October 22, 2006. Curated by the Journal of Aesthetics and Protest, Street Signs
and Solar Ovens offers an insight into how Southern California individuals and communities
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Participating artists include Edith Abeyta, Steven Anderson, Lisa Anne Auerbach, Mike
Blockstein, Chris Burnett, C.I.C.L.E., Code Pink, National Center for the Preservation of
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Blockstein, Chris Burnett, C.I.C.L.E., Code Pink, National Center for the Preservation of
Democracy, Center for the Study of Political Graphics, Sandra de la Loza, Sam Durant, Eric
Einim, Karl Erickson, Fallen Fruit, Finishing School, Gaian Mind, Fritz Haeg, Laura Howe, Karen
Lofgren, Kelly Marie Martin, Matrushka, Christopher Nyerges, Path to Freedom, Beth Peterson,
Sheila Pinkel, Oliver Ressler and David Thorne, Oscar Sanchez, The Arroyo Arts Collective,
The Phantom Street Artist, The South Central Farmers, Christian Ulke, Votan, Allison Wiese.
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The Concept:
a. Type your answer to each of the questions below into Flickr Search.
b. Using only the first page, pick an image.
c. Copy & paste each of the URLs for the images into fd's mosaic maker.
The Questions:
1. What is your first name? Rachel
2. What is your favorite food? Homemade Pasta
3. What high school did you go to? Colchester Christian Academy
4. What is your favorite color? Lilac
5. Who is your celebrity crush? Darren Hayes
6. Favorite drink? Whiskey
7. Dream vacation? Ancient Egypt
8. Favorite dessert? Dark Chocolate
9. What you want to be when you grow up? Mother & Artist
10. What do you love most in life? God & People
11. One Word to describe you: Curious
12. Your Flickr name: SeaOrchid
----------------------------
1. Rachel, 2. Homemade Pasta, 3. St Botolphs, Colchester, 4. For Sam, 5. Darren Hayes - Insatiable, 6. Whiskey Sour, 7. Idyllic, 8. Dark Chocolate, Raspberry Cake & Chocolate-Ginger Mousse, 9. Mother Earth - Unknown Artist, 10. `169 | High.., 11. Stay away from me weirdo !!, 12. Saying Goodbye
Created with fd's Flickr Toys.
Most people know this, but: photos are not mine, of course. Meant for tribute/inspiration/linkage purposes only.
It's an old photo but it does answer the question. Was it staged or is it genuine? I don't know who took it but it has been around
At the "Born in Lewisham" protest on March 16, 2013, organised by the "Save Lewisham Hospital" campaign, the protest outside the hospital was followed by a rally in Ladywell Fields, behind the hospital, with speakers, musicians and stalls. The star turn was local rapper Question (aka Question Musiq), singing the official "Save Lewisham Hospital A&E" song with his friend and colleague Snipez, in which they successfully encouraged the crowd to make the "L' sign in support of Lewisham Hospital, and got everyone singing along.
As the description accompanying the video on YouTube explains, "Question tells the true story of how Lewisham Hospital saved his life at age 13 when his appendix burst. The doctors managed to operate in time but said he was lucky as 20 minutes more and he wouldn't be alive today, If the plans to close Lewisham A&E go ahead the closest hospital will be another 30-40 mins away, which means he wouldn't be here today -- and If the government are successful more lives will be lost."
The campaign was established in October 2012, when Matthew Kershaw, an NHS Special Administrator appointed to deal with the financial problems of a neighbouring trust, the South London Healthcare Trust (based in Greenwich, Bexley and Bromley), recommended that Lewisham Hospital -- which is not part of the SLHT and has no financial problems -- should merge with one of the SLHT's hospitals, the Queen Elizabeth in Woolwich, and should have its A&E Department closed and other frontline services -- including maternity -- severely downgraded. In Lewisham, this would mean tens of thousands of emergencies having to be dealt with elsewhere, as well as 90 percent of Lewisham's mothers having to give birth outside the borough.
The "Born in Lewisham" event on March 16 followed two huge marches, in November and January, and although Jeremy Hunt, the health secretary, approved Matthew Kershaw's plans on January 31, judicial reviews have been launched by Lewisham Council and the Save Lewisham Hospital campaign, on the basis that the Special Administrator exceeded his remit when he included Lewisham in his proposals.
For more on Andy Worthington, see: www.andyworthington.co.uk/
For the video, see: www.youtube.com/watch?v=e3vsE8n1A-k
You can also buy the song on iTunes: itunes.apple.com/gb/album/save-lewisham-a-e-single/id5975...
For the Save Lewisham Hospital campaign, see: www.savelewishamhospital.com/
Also see my most recent articles: www.andyworthington.co.uk/2013/02/01/tories-endorse-nhs-p...
and: www.andyworthington.co.uk/2013/02/19/defend-londons-nhs-m...
and: www.andyworthington.co.uk/2013/03/04/save-lewisham-hospit...
For my photos of the march in November, see: www.flickr.com/photos/andyworthington/sets/72157632089076...
And for the march in January, see: www.flickr.com/photos/andyworthington/sets/72157632616078...
and: www.flickr.com/photos/andyworthington/sets/72157632628284...
For the first set of photos from March 16, 2013, see: www.flickr.com/photos/andyworthington/sets/72157633009043...
For my most interesting photos, see: www.flickriver.com/photos/andyworthington/popular-interes...
Male Agapostemon's almost all have this same pattern, Metallicy green on the head and thorax and then striped yellow and black on the abdomen. Females uniformly don't have yellow anywhere. Why is good question as this male yellowness syndrome runs throughout the bee kingdom, cutting across families. Thistle Droege did the photoshoping and Wayne Boo the photography.
~~~~~~~~~~{{{{{{0}}}}}}~~~~~~~~~~
All photographs are public domain, feel free to download and use as you wish.
Photography Information: Canon Mark II 5D, Zerene Stacker, Stackshot Sled, 65mm Canon MP-E 1-5X macro lens, Twin Macro Flash in Styrofoam Cooler, F5.0, ISO 100, Shutter Speed 200
The murmuring of bees has ceased;
But murmuring of some
Posterior, prophetic,
Has simultaneous come,--
The lower metres of the year,
When nature's laugh is done,--
The Revelations of the book
Whose Genesis is June.
-Emily Dickinson
Want some Useful Links to the Techniques We Use? Well now here you go Citizen:
Basic USGSBIML set up:
www.youtube.com/watch?v=S-_yvIsucOY
USGSBIML Photoshopping Technique: Note that we now have added using the burn tool at 50% opacity set to shadows to clean up the halos that bleed into the black background from "hot" color sections of the picture.
www.youtube.com/watch?v=Bdmx_8zqvN4
PDF of Basic USGSBIML Photography Set Up:
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Joint Monitoring and Evaluation Commission (JMEC) Chairman, H.E. Festus Mogae, outlined the three defining questions that face South Sudan – Peace, Relief and Inclusivity
At the opening of JMEC’s plenary meeting on 15th March 17 in Juba, the Chairman said, “Whether by design or default, a war is being waged around this country and the security and humanitarian situation continues to deteriorate.”
“How do we stop the fighting? How do we stop innocent people dying of starvation? And how do we ensure that the interests and concerns of all South Sudanese communities are fully represented and considered?
Regarding the new reports of and intense fighting between the government forces and the SPLA in Opposition in Fangak and the Equatoria, with worst incidents reported in and around Kajo-keji, the chairperson of the JMEC, Festus Mogae, said there must be “accountability for these violations.”
“It is not acceptable and I strongly condemn the violence, the killings, the human rights abuses and the destruction of homes by all armed groups across this country,” lamented Festus Mogae
“Those responsible must be held accountable,” he stressed.
Photo:UNMISS/Isaac Billy
What Is Theosophy?
The Secrets of The Universe Laid Bare By The Accumulated Wisdom Of The Ages
The question “What is Theosophy?” must have risen to the lips of some thousands of persons during the last three or four years, if the world is anything like what it used to be, and it is only reasonable to suppose that in nearly as many instances as the question has been put the answer has not been forthcoming, or, at least, that no satisfactory solution has been proffered. From the vastness of the subject and its utter newness to Western minds this state of things is not very much to be wondered at, but apart from that, the extreme difficulty of giving anything approaching an intelligible explanation of the word to minds permeated with WEstern ideas and moulded by Western thought and associations is so great as to render the task well nigh hopeless. Theosophy was unknown to Western intelligence – except in the form of the wildest and most improbable narratives, and those of the most fragmentary character – till some 14 years since, when Madame H. P. Blavatsky, a Russian lady who had spent the greater part of her previous life picking up strange stores of still strangers knowledge among the speculative peoples of the far East, settled in New York, and commenced the diffusion of her ideas in regard to her occult knowledge. Her most active disciple was a Colonel Olcott, in conjunction with whom the Theosophical Society was formed for objects stated below. A singular fact came out in reference to this very singular organization not very long ago; it appears that Madame Blavatsky, the president-founder, is practically the Theosophical Society one and indivisible, for while the members may be expelled to any extent, the president-founder cannot be removed, the consequence being that notwithstanding the possible loss of every single member, the society can never suffer annihilation as long as Madame Blavatsky lives, the wishes of the rest of the organization to the contrary. Theosophy has apparently produced the first and only society which it is impossible to suppress or abolish. Madame Blavatsky is now located in London, where her teachings have been met with more amusement than reverence, but the president-founder appears proof against any amount of that kind of “argument,” and disposes of it as being of as little value as the wanton smoke-curls of the weed she loves so well. Among the orthodox and the indifference – who may be placed upon pretty much the same plane as far as honest inquiry is concerned – theosophy has made no convert, but in the ranks of the ever-increasing class of speculative thinkers who have been forced to abandon the old traditional creeds the “new” gospel has received a large number of earnest followers, perhaps the most noticeable being Mrs. Annie Besant, whose succession to theosophical ranks proves – if it proves anything – that there is “something in it” worthy of investigation. In America, where the cult has taken a firmer root, the theosophists claim Edison, the great electrician, as one of their disciples, and his certificate of membership is enrolled among the society’s archives.
The subject was laid before the Croydon Socratic Society on Tuesday night, at their usual meeting at West Croydon, by no less an authority than Mr. Herbert Burrows, who, in addition to being a highly-valued friend of the society and a fellow socialistic worker with Mrs. Besant, is also an enthusiastic theosophist and a brilliant young thinker in more than one branch. The Socratics are a more than ordinarily hard-headed body, but it was plain to see that on Tuesday evening there was a lack of sympathy with the subject that boded trouble ahead, as the sequel showed. Mr. Burrows first spoke of the difficulties of handling a subject which comprehended the concentrated knowledge of the East extending over a period of possibly 20,000 years in about forty minutes, and expressed the opinion that he was quite prepared to find at the concussion fo the lecture that his hearers only matter of doubt was as to whether he was a fool or a madman, or a combination of both. He then passed on the deal with the question in the way most suited to the assembly, namely, from it scientific aspect, and remarked that theosophy was utterly and entirely opposed to the Darwinian theory, and that it dealt with the more recondite forces and laws of nature in respect of which Western investigators were as ignorant as Newton’s child upon the seashore, aye, and more so, because, to speak figuratively, they had not even the knowledge to pick up the stones. Wisely keeping clear of the phenomenal portion of his subject – for theosophical wonder-working, even if it were possible to him, would be no more convincing of the truth of theosophy than the working of a material miracle was proof of any sort of moral truth – he explained in passing that theosophy claimed to be the underlying truth of which all the great and varied religious systems were but the exoteric side, and that the Theosophical Society had been founded to accomplish three objects, (1) To be the nucleus of a universal brotherhood; (2) To promote the study of Aryan and other Eastern literatures, religions, and sciences; and (3) To investigate unexplained laws of nature and the physical powers latent in man. Now, Western science failed to accomplish the latter object in some very essential particulars, and that principally because its investigations were conducted on imperfect lines, while theosophy, working upon an entirely different lines, not only agreed with the conclusions of the Western scientist, but could find a passage beyond the dead wall which blocked the path of all our scientists at a certain point, and beyond which wall no single Western investigator had yet been able to penetrate. What was the reason of this? Possibly because Western scientists started on too limited a basis. Personally he had long ago been led to the conclusion – from the study of Huxlye’s treaties on protoplasm forces, and from Professor Huxley’s own showing the material physical sciences of the body proved rather a barrier than an assistance to the study of the powers of nature. For example, when a note of music was struck it was accompanied by numbers of other miner sounds which it was impossible for the ear to distinguish because of its inherent of its inherent defects, while at the same time the existence of the minor notes had been demonstrated ad nauseam. A defect of this kind must prove an obstacle to true investigation because of its misleading results. If that were the case man practically knew nothing at all about the forces which were behind those of which we do know or fancy we know something. This naturally led to the conclusion that if our senses were only refined and acute enough it would be possible to perceive and understand the unseen forces of nature. On the other hand, the scientists of the West, everyone of them, however profound their investigations, were met at one point in their inquiries by a dead wall which they found it impossible to pass, in a very large class of phenomena, which they found to be absolutely inexplainable by their modern science.
Theosophy boasted that it could pass this wall by reason of the storehouse of actual mental knowledge, not mere theory only, which had been stored in the minds of a few men in India and of late years in Tibet, and handed on from one to the other for thousands of years. These men were investigators themselves, and they made a secret of their knowledge for obvious reasons, because by virtue of their knowledge there were few of the processes of nature that were secret to them; they asserted that they could explain phenomena whose solution was regarded as hopeless, and that simply and entirely by their knowledge of the laws of nature. In these things they owned no supernatural influences – there is no personal god in theosophy, which is purely pantheistic – but could give a rational explanation from the phenomena of nature, according to the laws of nature, though doubtless not according to the laws of Western scientists, and by this means they claimed to obtain a clue to both the spiritual and physical nature of man. The western scientist, up to a certain point, could state how certain phenomena were manifested, but the theosophist went further, and could tell why these things were. Science was absolutely unable to explain phenomena such as hypnotism, clairvoyance, and mesmerism to anything like an adequate extent and while he knew the majority of people dismissed these things as a result of trickery and fraud, they were nevertheless established facts, and rapidly establishing themselves as practical agents of surgical treatment. Apart from that theosophy could give a clear and adequate reason why for these things, and until people could give a better explanation it was both foolish and unphilosophic for people to deny that theosophy could do so.
Mr. Burrows then divided into an intensely interesting disquisition with regard to the numerous laws of nature whose existence and demonstration is known to our modern scientists, but which have entirely baffled them in their efforts to comprehend and tabulate the same. For instance, by means of a definite arrangement of a violin, a turning for, a strong light, and a sort of sheet suspended after the style of a “magic lantern” sheet, it was found that a note of music possesses distinct and unmistakable colours, which vary with different notes. Another instrument, the pendulagram, demonstrates that a musical note possess force. The apparatus is constructed upon vibrating principles, and is fitted with a universal-jointed pen. Upon a certain note being struck certain spiral curves are recorded by the pen. Strike another not, and a different class of spirals is produced; strike the first not again, and the spirals are produced similar to those registered on the first occasion. Now, why are these spiral? That is what theosophy alone can tell, and the man who has this knowledge can practically control the forces of nature! The materialist failed to surmount the wall that stopped him, and why? Partly because he failed to recognize that there was no rigid line of demarcation between the spiritual and the material part of man. Judging by the state of clairvoyance, when the physical material senses of man were in a certain sense paralysed, the intelligent, spiritual, mental faculties of man were sharpened. Man dealt in two worlds, the outward visible world, and the inward invisible world. The latter could only come into play when the other was deadened, or, in other words, purified and refined of the presence of the material outer world. Taking another line, he showed that the theosophist and the Western scientist, by widely differing methods, agreed, step by step, that under the whole nature lay some widely-diffused basic force, and that while the Western could only tell the relation between things – as in the molecular theory – the theosophist could explain the essence of the things themselves, or rather, could get behind the relation of the things and explain why they were so related. This method, produced to its natural conclusion, must lead up to the explanation of the spiritual nature of man, and thus theosophy was seen to comprehend the great truths that underlie all the great religions of the world.
At this stage the speaker left the relatively-scientific part of the question – which is at once its explanation and its raison d’eire – and passed on to deal with the teachings of theosophy, which is much more easy to follow. The very name is a clue, for “theosophy” (knowledge of or about God – the term God being universally accepted, not in the sense of a personal anthromorphic God, but as including the whole of both the known and the unknown) implies knowledge or wisdom respecting the absolute. It is sometimes also called the wisdom-religion because it professes to have had from time immemorial the knowledge of all the laws governing the spiritual, the moral, and the material. The reason why this knowledge has not been imparted to all is obvious – a man with such knowledge would have the lives and interests of his fellows who were not equally enlightened entirely at his disposal. The existence of three abnormal powers has been recognised, as a matter of fact, in plain, practical, prosy Germany, where stringent laws have already been passed against the exercise of hypnotic powers – such as those demonstrated by the Rev. Arthur Tooth at Woodside the other day – by unqualified persons. It is easily seen that if such laws are necessary to restrain the persons who do not fully comprehend the feeble powers they undoubtedly possess, the necessity would be vastly greater in the case of persons who have exhaustive knowledge of far greater powers. Hence in the interests of the race, the theosophists say, the knowledge is jealousy guarded in a few minds, although it is acquirable by anyone who will go through the long and tedious mental, physical, and spiritual training necessary to that end, for theosophists hold that the knowledge they possess can only be obtained by the careful refinement of the spiritual entity from the obscurations of the material physical, a process involving purity of word, thought, idea, and action. It is claimed that the theosophist has ascertained by actual experience that man, instead of consisting simply of body, soul, and spirit, is a septenary, or seven-partite being. The first division is the physical body, which acts as the vehicle for all the other principles; then there is the vital principle common to all animals; and the next is the astral, or the double or phantom body. Theosophists believe that the adept (a person who has attained to the higher knowledge) can separate his higher spiritual principle from the physical, and travel whither he will in the guise of the astral body, leaving the physical in a state of trance. The fourth, which forms the last of what is called the lower principles, is the seat of the animal desires and passions. Teh three higher principles consist (1) of the mind or intelligence (which has two aspects, one towards the lower and one towards the higher) ; (2) the spiritual soul, which forms the vehicle for (3) the spirit itself. Now, with regard to this “spirit” may be introduced one of the vital principles of theosophy. It is believed as an actual fact that the spirit in man is the only real and permanent part of his being, the rest of his nature being variously compounded, nad consequently always resolving into other compounds. The spirit of every man is said to spark fo the Divine Whole, whence it comes by cyclic or evolutionary procedure through every form of matter till it reaches its highest form – self-consciousness – in man. From the human enthrallment the spirit, according to its efforts while in that condition, passes at the death of the body towards the higher (i.e. towards re-absorption in the Divine Whole), or else downwards into the lower forms of matter, thence to “work out its own salvation,” or return to self-consciousness in the human. In its upward course the divine spark is u undergoing repeated incarnations through the vegetable, mineral, animal, and human states ; in each of these it is latent, but it is only manifest in man. The spirit retains its individuality during the whole progress from its origin to its reunion to the Divine, and exists successively in various races and planets.
The discussion that ensued beggars description from the fact that nearly everybody who spoke seemed to have failed to grasp the bearings of the subject. This was only natural under the circumstances – the explanation of a single page of a theosophical “educational” tract is sufficient to make a man’s hair curl if he has not been initiated – but the lecturer dealt lightly with his critics in his reply. The latter, by the way, did not commence till nearly 11 o’clock, and was principally devoted to the removal of misconceptions. From a quantity of propagandist leaflets – on of which (“Karma as a Cure for Trouble”) strangely reminded one of a patent medicine puff – it was seen that the practical side of theosophy is of no little importance from teh social point of view. One of the essentials to spiritual development is “the entire eradication of selfishness in all forms, and the cultivation of broad, generous sympathy in and effor for the good of others,” and another stipulates for “the careful performance of every duty belonging to one’s station in life, without desire for reward, leaving results for Divine law.” Apart from this, theosophy professes to explain the contrast and unisions of the world’s faiths and the common foundations underlying them all ; the existence of evil, suffering, and sorrow; social and individual inequalities, contrasts, and antithesis; accidents, misfortunes, and untimely deaths; the failure of conventional religions to greatly extend their areas, reform abuses, reorganize society, expand to the idea of brotherhood, abate discontent, diminish crime, elevate humanity, and adequately realise in individual lives the ideal they professedly uphold. These form only a small portion of the large order theosophists are ready to fill, but if they can only get believers in their strange tremendous system to go heartily in for spiritual development on the lines mentioned above, there are plenty of folks in this world who will be glad to find a place for them.
Question Mark. Aus der Serie „Satzzeichen“ 2014
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Markus Wintersberger 2014
At a series of ten public town halls, U.S. Senator Claire McCaskill answered questions from approximately 1,000 Missourians at forums in mid and northeast Missouri last week.
McCaskill held ten town hall forums in California, Tipton, Versailles, Elson, Ashland, Moberly, Macon, Monroe City, Paris, and Mexico.
“I’m a better Senator for hearing from Missourians face-to-face, and it’s their powerful voices I carry with me when I return to the Senate to fight on their behalf,” McCaskill said. “Holding town halls is one of the most important parts of my job, and it’s really an honor for me that hundreds of Missourians came out and had their voices heard.”
Along the way, McCaskill heard from Missourians of all ages and backgrounds, including a group of retired coal miners who thanked her for her fight to protect their pensions, a fellow cancer survivor, a combat veteran who discussed ways to improve health care, a farmer concerned about agriculture regulations, and a number of Missourians who asked for solutions to help heal partisan divisions.
McCaskill, who held eight town halls across the state earlier this year, has hosted in-person public town hall meetings in Missouri throughout her time in the U.S. Senate.
Public town halls with Missourians have been a hallmark of McCaskill’s time in the Senate, including her recent town hall tour across the state. During debate over the Affordable Care Act—at a time of heightened demonstrations against the law—McCaskill held a series of highly publicized town halls, including in traditionally conservative areas of Missouri, to hear directly from Missourians about their concerns and respond to criticisms. In 2014, McCaskill logged more than 1,000 miles around the state on her “McCaskill on Main Street” series of public town halls.
McCaskill has also toured the state with town halls aimed at military veterans and seniors—and has hosted individual town halls, such as one she hosted last year with then-U.S. Agriculture Secretary Tom Vilsack focused on the opioid epidemic.
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I am not sure which Barbie she is and her head is very loose. Should I rebody her or what? Can someone identify the steffie head, I might rebody her on a fashionista body.
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Doris Leuthard, Federal Councillor, Federal Department of Environment and Transports, Switzerland answers journalists' questions after the Follow-up Zurich Process - Meeting of the Ministers of the Alpine Region during the 2012 Summit on “Seamless Transport: Making Connections” of the International Transport Forum at the OECD in Leipzig, Germany on 02 May 2012.
Question Mark. Aus der Serie „Satzzeichen“ 2014
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Markus Wintersberger 2014
twitter.com/Memoire2cite #42 #St-ETIENNE twitter.com/Memoire2citehttps://twitter.com/Memoire2cite le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / Banlieue / HLM / Renouvellement Urbain / Urbanisme Ville et renouvellement urbain ¤ La volonté de réintroduire de l’urbanité dans des grands ensembles aux espaces publics souvent peu structurés et à la vocation peu claire, en y réaménageant les espaces publics autour de rues, de parcs ou squares, de résidences rattachées aux immeubles.Une logique de sécurisation de l’espace : éloigner les immeubles des circulations, en contrôler l’accès, rendre moins aisées les circulations dans le grand ensemble. La loi du 1/08/03 a ensuite fixé un objectif national de résidentialisation de 200 000 lgts le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états.. #Histoire & Mémoire de l' #Habitat / Rétro-#Villes / #HLM / #Banlieue / #Renouvellement #Urbain / #Urbanisme Ville et renouvellement urbain
Les projets de résidentialisation :
points de vigilance et recommandations Coordination : Béatrix Mora, Délégation à l’action professionnelle de l’Union sociale pour l’habitat.
Réalisation : Pascale Korn, Louise de Verneuil, Délégation à l’action professionnelle de l’Union sociale pour l’habitat.Les évolutions de la notion de résidentialisation Le terme est apparu à la fin des années 90, en réponse à deux types de préoccupations : ¤ La volonté de réintroduire de l’urbanité dans des grands ensembles aux espaces publics souvent peu structurés et à la vocation peu claire, en y
réaménageant les espaces publics autour de rues, de parcs ou squares, de
résidences rattachées aux immeubles.
¤ Une logique de sécurisation de l’espace : éloigner les immeubles des circulations, en contrôler l’accès, rendre moins aisées les circulations dans le grand ensemble.
La loi du 1er août 2003 a ensuite fixé un objectif national de résidentialisation de
200 000 logements locatifs sociaux, faisant de ces opérations un “incontournable” de la plupart des dossiers ANRU. En conséquence, la quasi-totalité des
projets de renouvellement urbain font référence à ce type d’opération, mais en
renvoyant à des principes, des ambitions et des types d’aménagement différents selon les sites.
Si elle est bien conduite, se fixe des objectifs clairs et tient compte des
spécificités du quartier, une opération de résidentialisation peut améliorer de
façon considérable les conditions de vie des habitants d’un quartier, ainsi que
son image et son attractivité. Pour autant, il s’agit d’opérations délicates, à la
croisée de multiples enjeux urbains, patrimoniaux et de gestion. L’objectif de ce
document est donc de revenir sur ces enjeux, et sur les questions qu’il convient
de se poser lorsque l’on engage une opération de résidentialisation, au stade de
la programmation et de l’élaboration du cahier des charges.Une opération de résidentialisation s’inscrit dans un projet d’ensemble . L’importance de la démarche de conception de l’opération de résidentialisation Les opérations de résidentialisation nécessitent, de façon encore plus poussée que les autres types d’opération de renouvellement urbain, la mise en place d’un travail partenarial solide entre bailleur et collectivité. Elles se situent en effet à la convergence des territoires d’intervention des deux acteurs : espace public sur lequel intervient la collectivité, résidence qui le plus souvent sera placée sous la responsabilité de gestion du bailleur. Dès lors, la coordination entre les opérations de résidentialisation et les opérations voisines (aménagement de voirie, de stationnements, d’espaces verts publics, autre opération de résidentialisation, etc.) est fondamentale. Le risque existe en effet que l’une des opérations s’impose aux autres, notamment dans le dessin des résidences, ou que les opérations n’aient pas toutes le même niveau de qualité. Pour le pallier, il convient de mettre en place un processus opérationnel efficace, afin de coordonner les interventions : dans le temps en réfléchissant finement aux phasage ; et dans l’espace en demandant aux maîtres d’œuvre de travailler ensemble, soit en lien avec L’urbaniste coordonnateur du projet, soit en ayant recours à la procédure du groupement de commande entre collectivité et bailleur (qui permet de faire travailler un maître d’œuvre unique sur les espaces publics et la résidentialisation Les opérations de résidentialisation, points de vigilance Il est en outre essentiel que l’élaboration du projet de résidentialisation s’appuie sur une bonne connaissance du fonctionnement social du quartier et des usages des habitants. Ces derniers devront être étroitement associés à la réflexion sur le projet, à travers un processus de concertation à définir de façon partenariale et à intégrer au cahier des charges des concepteurs. Il est également important que les gestionnaires du quartier puissent faire valoir leur point de vue et les contraintes qui sont les leurs. Quelle dimension pour les résidences ? Déterminer la taille pertinente pour une résidence (nombre de logements et surface des espaces extérieurs intégrés à la résidence) suppose de croiser plusieurs critères : ¤ Le projet d’ensemble pour le quartier : maillage viaire, positionnement des espaces publics de type place ou parc, etc.
¤ Les fonctions que l’on souhaite intégrer à la résidence, selon la vocation que l’on souhaite lui donner : espace
de loisir pour les résidents ? Intégration des stationnements ?... Si cette question est mal anticipée, le risque existe que les résidences s’avèrent trop grandes et difficilement appropriables, avec des espaces à la vocation peu claire, ou à l’inverse trop petites pour les usages que
l’on souhaiterait voir s’y développer.
¤ Les critères de gestion du bailleur, notamment le nombre de logements qu’il lui semble raisonnable d’inclure dans une résidence.
¤ La possibilité de mutabilité ultérieure de la résidence : quelle est la taille qui permettra dans le futur que la parcelle définie par la résidence puisse muter indépendamment du reste du quartier et en cohérence avec la trame urbaine définie pour le projet ?
Il est important de prendre en compte l’intégralité de ces critères et de veiller à ce que l’un d’eux ne l’emporte pas au détriment des autres, avec le risque de difficultés ultérieures.En outre, la réalisation d’une opération de résidentialisation constitue l’occasion de remettre à plat les domanialités. A terme, il importe de clarifier domanialité privée du bailleur et domanialité publique de la collectivité, en cohérence avec le projet. Il ne faut toutefois pas faire de ces rétrocessions foncières, qui impliquent de longs délais, un préalable à la mise en œuvre d’une opération de résidentialisation.Les opérations de résidentialisation, points de vigilance
1.3. Faut-il ou non résidentialiser
l’ensemble d’un quartier suivant les mêmes principes ?
Retenir le même principe d’intervention sur l’ensemble d’un quartier, au risque de maintenir une identité parfois stigmatisée et de laisser persister la confusion des repères ; ou demander à différents maîtres d’œuvre d’intervenir sur un même quartier, au risque d’une disparité des interventions ? Il n’existe pas de réponse toute faite à cette question, qu’il faut notamment appréhender en fonction de la taille du quartier : on cherchera par exemple à maintenir la cohérence d’un petit quartier (en conservant un certain nombre de principes d’une résidence à l’autre : matériaux et mobilier urbain utilisés, modalités de traitement des limites, etc.), mais à créer par le biais de la résidentialisation plusieurs sousensembles au sein d’un grand quartier. La réalisation d’un cahier de prescriptions architecturales par l’urbaniste référent d’un quartier peut utilement permettre de définir les principes généraux que devront
respecter l’ensemble des opérations de résidentialisation D’un même quartier. Sur le quartier de la Grande Borne à
Grigny par exemple, l’Atelier Ruelle a élaboré un planguide qui, parmi d’autres prescriptions urbaines et
architecturales, définit les principes que devront respecter les futures opérations de résidentialisation : traitement des cheminements, modalités d’aménagement de jardins résidentiels, dessin de la limite La programmation d’une opération de résidentialisation Organisation générale de l’espace résidentiel Espace intermédiaire, transition entre le “tout public” de la rue et le “tout privé” de l’immeuble et de l’appartement, la résidence est un espace important, à la programmation duquel il convient de réfléchir avec attention. La maîtrise d’ouvrage doit se poser un certain nombre de questions au stade de l’élaboration du cahier des charges de l’opération, soit qu’on souhaite indiquer au concepteur quelles sont les options retenues, soit qu’on souhaite attirer son attention et lui signaler quels sont les éléments de réflexion à prendre en compte et les dysfonctionnements à traiter.2. Le stationnement La mise en œuvre d’une opération de résidentialisation constitue une occasion de réfléchir à la réorganisation du stationnement, question particulièrement sensible aux yeux des habitants comme l’ont montré les études de satisfaction et aspect qui, s’il est bien traité, participe largement à la revalorisation d’un quartier. Si l’on constate souvent un traitement paysager satisfaisant de cette question, il n’en va pas toujours de même de la prise en compte des besoins des habitants : il est donc important, préalablement à l’élaboration du programme de la résidentialisation, de réaliser un diagnostic permettant d’avoir une vision claire de la situation avant résidentialisation d’une part, des besoins des locataires (taux de motorisation) d’autre part. Il convient de ne pas oublier la question du stationnement non résidentiel (visiteurs, commerçants, etc.). Des choix sont ensuite à faire, dans la mesure où la satisfaction de certains des besoins exprimés par les locataires (plusieurs places par logement, stationnement à proximité des immeubles, etc.) risque de se faire au détriment des espaces verts et donc d’une certaine qualité de la résidence. A cet égard, la question du stationnement constitue un terrain intéressant pour la mise en place d’une concertation autour de plusieurs scénarios et de leurs incidences sur l’aspect général de la résidence. Plusieurs solutions sont envisageables pour l’organisation des stationnement : dans ou hors de la résidence, attribués ou non, loués ou non, accès bloqué par “stop car” ou non. Lorsque le stationnement est intégré à la résidence, il convient par ailleurs de se poser la question de l’accès à celle-ci : dès lors que la résidence accueille des véhicules, doit-elle être fermée ? Quel degré de fermeture choisir, quel accès proposer aux usagers ? En tout état de cause, même lorsque les parkings ne sont pas intégrés aux résidences, il convient de réfléchir à leur organisation dans une logique de résidence : fragmentation des poches, attribution d’un parking à une résidence donnée, etc.Les opérations de résidentialisation, points de vigilance La collecte des ordures ménagères
La résidentialisation constitue aussi l’occasion de remettre à plat la question de la collecte des ordures ménagères et, le cas échéant, d’introduire la collecte sélective dans un quartier. Les réflexions menées dans ce cadre conduisent souvent à la mise en œuvre de nouvelles formes de collecte des déchets. Les ordures peuvent être stockées dans des locaux attenants aux halls (en prenant en compte le risque d’incendie), en édicules extérieurs (qui peuvent poser des problèmes d’esthétique et d’encombrement), ou en containers enterrés (qui nécessitent un investissement important, tant de la part du bailleur que de la collectivité, et sont délicats à manipuler, mais sont plus aisés d’entretien par la suite, et moins encombrants). Il convient de prêter attention aux cheminements, afin que les locataires n’aient pas à faire un détour pour déposer leurs ordures, et à l’accès des containers, qui doit être aisé pour des personnes âgées ou des enfants. Dans tous les cas il est indispensable de mener une réflexion partenariale, prenant en compte les usages des habitants, mais aussi le rôle des gardiens, les techniques de collecte, les fréquences de ramassage, etc. Comment marquer la limite de la résidence ? Le choix du marquage de la limite de la résidence doit découler des options prises en matière de programmation, de la vocation que la maîtrise d’ouvrage souhaite donner à la résidence, de la prise en compte du fonctionnement social et de la pratique des espaces par les habitants, et non constituer un préalable à la conception de cette résidentialisation. Par ailleurs ce choix de la façon dont on va marquer la limite entre espace public et espace privatif va fortement contribuer à créer une nouvelle ambiance urbaine. Il est donc fondamental de se poser la question de l’impact, tant visuel que social, du dispositif qui sera mis en place. Les opérations de résidentialisation, points de vigilance En tout état de cause, il nous semble important de faire un choix clair entre fermeture et ouverture de la résidence, l’un ou l’autre de ces choix devant être assumé. Les solutions qui ne prennent pas de parti clair (volonté de limiter l’accès à la résidence aux seuls résidents, mais mise en place de barrières de faible hauteur par exemple) apparaissent en effet comme peu satisfaisantes. Il convient, enfin, de prêter attention à la qualité des matériaux utilisés, à leur intégration (accompagnement du barreaudage par des plantations) et à leur implantation. Interventions complémentaires
sur les halls et les façades
En lien avec la résidentialisation, il est souvent nécessaire de travailler sur la relation entre l’espace résidentiel et l’immeuble, à travers la requalification des halls, la réorganisation de l’accès aux caves, etc. La réfection d’une façade permet pour sa part une réelle revalorisation de l’image d’un bâtiment. Les opérations de résidentialisation, points de vigilance Une réflexion sur ces questions est indispensable à la pérennisation des investissements réalisés. Il convient à ce titre :¤ D’anticiper, dès le stade de la conception du projet, les modalités et le coût de la gestion des nouveaux aménagements qui seront réalisés, afin de chercher à limiter ces
coûts. On pourra par exemple préférer des haies vives à des haies devant être régulièrement taillées, choisir un revêtement en fonction de sa résistance dans le temps, etc. Dans ce cadre, il est important de consulter les gestionnaires au stade de la conception du projet, au risque sinon de constater après la livraison que certaines erreurs auraient pu être évitées en prenant en compte leur avis.
¤ De clarifier les modalités de gestion futures du quartier, le “qui fait quoi et où”. L’opération introduit en effet des modifications dans la morphologie urbaine, dont les gestionnaires doivent tenir compte ; par ailleurs, il est indispensable que les investissements réalisés fassent l’objet d’une bonne gestion afin que leur pérennité soit assurée. Pour autant, les territoires d’intervention des différents gestionnaires ne doivent pas forcément coïncider avec les territoires de la résidentialisation, et il convient en la matière de se montrer pragmatique, en tenant compte du surcoût éventuel pour l’un des acteurs, de la répartition des responsabilités avant résidentialisation, etc. Des conventions de gestion peuvent être conclues entre les intervenants afin qu’ils interviennent sur les territoires les uns des autres. Ainsi sur le quartier Teisseire à Grenoble, la Ville s’est engagée par convention à subventionner les surcoûts de gestion : au-delà de
2 €/mois.lgt la première année, 3 € la seconde année,
4€ la troisième année.
Il peut également être intéressant d’accompagner les
habitants dans l’appropriation de la résidence. Ainsi toujours à Grenoble, le bailleur a créé un poste de chargé de
gestion des unités résidentielles, pour la mise en place et le suivi de comités de résidents à l’échelle de chaque unité résidentielle, afin d’encourager une dynamique participative de la part des locataires.
¤ De se donner, dans la mesure du possible, les moyens de réintervenir a posteriori pour ajuster les aménagements, corriger d’éventuelles erreurs ou oublis. Seul l’usage permettra en effet de juger de la pertinence des choix faits.
QUELQUES EXPÉRIENCES 42 St-ETIENNE MONTCHOVET 2020 La résidentialisation est un type d'opération de rénovation urbaine, apparue en France au début des années 1990. Elle est généralement vue comme une amélioration du cadre de vie des quartiers d'habitat social > Canteleu Cité verte, Ilot Dumas - Habitat 76 ............................ 18
> Corbeil-Essonnes, Les Tarterêts
Résidence Courbet-Delacroix - Logement Francilien.................. 24
> Dreux, Quartier de la Croix Tiénac - OPAC Habitat Drouais ........... 30
> Stains, Moulin Neuf - Immobilière 3F.................................... 36
> Vandœuvre les Nancy, Quartier de l’Etoile - Batigère .................. 42 twitter.com/Memoire2cite Montchovet, un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.
Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,
"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -
l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.
Type de média : Vidéo - Journal télévisé
Date de diffusion : 10 août 1983
Source : FR3 (Collection: JT FR3 Rhône Alpes )
Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Le Président
Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gaucheLa visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html Journaliste
Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François Mitterrand
Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État.(Silence), à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.
1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..
Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.
Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.
Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.
Beaulieu I: le projet d'urbanisme
Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-Clément
Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief. Un modèle de l'urbanisme des années 1950.
Beaulieu-Montchovet:
La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.
Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.
C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles.
La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:
- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955
- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959
- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.
- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971
Le quartier:
Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.
A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.
Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :
Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.
La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.
Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.
Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.
Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.
La crise du logement:
1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.
La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.
La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.
Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.
Une barre d’habitation innovante
A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.
Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.
Conception et réalisation d’un quartier entier
Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.
Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.
Un projet pharaonique
Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.
L’avis de l’architecte
De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -
- Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»
Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?
La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.
Que prévoit-on pour la reconstruction?
Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.
Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?
C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.
C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.
Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.
Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?
Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.
Cela paraît paradoxal, pour du logement social!
Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!
On croit rêver...
C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...
Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?
Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.
L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.
Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.
Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...
En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.
Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?
Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.
Pourquoi cette différence?
Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.
Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?
Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.
Dans quels domaines?
Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.
Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon.
Le futur Centre-Deux...
C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.
Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?
La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.
Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?
Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.
Culturellement, la ville est aussi très active...
Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.
La population comprend-elle cette volonté?
Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.
Queer Question Time
Mon 24 May, 7:30pm. £5
Booking: 0161 274 / www.contact-theatre.org
“What will a new government mean for equality legislation in the UK?”
“In the 21st century, is there any longer a need for a festival like Queer Up North to exist?”
“Do we really believe in free speech? Or only when we agree with its point of view?”
Following hugely successful outings in 2007 and 2008, Queer Question Time makes a return to the Queer Up North festival, this time hosted by velvet voiced raconteur Tom Allen, star of BBC Radio 4’s The Correspondent and Bleak Expectations, and winner of So You Think You’re Funny and the BBC New Comedy Award.
Joining Tom will be a panel of esteemed thinkers and writers including:
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Linda Bellos, equality activist and founder of Diversity Solutions.
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Angela Wilson, Senior Lecturer in Politics and Sexuality at The University of Manchester.
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Matthew Todd, Editor of Attitude Magazine.
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Peter Tatchell, human rights activist.
They, just like their BBC namesake, will tackle questions proposed by members of the audience.
‘Lively, charismatic...the cream of the crop’ Time Out on Tom Allen
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Supported by The Kobler Trust and The Scotshill Trust.
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Part of Queer Up North International Festival 2010.
Weber Spur Trail, Labagh Woods, Chicago, Illinois.
The Weber Spur Trail is an abandoned Union Pacific Railroad spur track. Several years ago the rails were removed resulting in a rustic trail full of wildlife & vegetation. There are plans to make the trail a multi-use bike/hiking trail, but those plans are in the early stages.
A full interview with the Israeli painter Raphael Perez (in Hebrew Rafi Peretz) about the ideas behind the naive painting, resume, personal biography and CV
Question: Raphael Perez Tell us about your work process as a naive painter?
Answer: I choose the most iconic and famous buildings in every city and town that are architecturally interesting and have a special shape and place the iconic buildings on boulevards full of trees, bushes, vegetation, flowers.
Question: How do you give depth in your naive paintings?
Answer: To give depth to the painting, I build the painting with layers of vegetation, after those low famous buildings, followed by a tall avenue of trees, and behind them towers and skyscrapers, in the sky I sometimes put innocent signs of balloons, kites.
A recurring motif in some of my paintings is the figure of the painter who is in the center of the boulevard and paints the entire scene unfolding in front of him, also there are two kindergarten teachers who are walking with the kindergarten children with the state flags that I paint, and loving couples hugging and kissing and family paintings of mother, father and child walking in harmony on the boulevard.
Question: Raphael Perez What characterizes your naive painting?
Answer: Most naive paintings have the same characteristics
(Definition as it appears in Wikipedia)
• Tells a simple story to absorb from everyday life, usually with humans.
• The representation of the painter's idealization to reality - the mapping of reality.
• Failure to maintain perspective - especially details even in distant details.
• Extensive use of repeating patterns - many details.
• Warm and bright colors.
• Sometimes the emphasis is on outlines.
• Most of the characters are flat, lack volume
• No interest in texture, expression, correct proportions
• No interest in anatomy.
• There is not much use of light and shadow, the colors create a three-dimensional effect.
I find these definitions to be valid for all my naive paintings
Question: Raphael Perez Why do you mainly choose the city of Tel Aviv?
Answer: I was born in Jerusalem, the capital city which I love very much and also paint,
I love the special Bauhaus buildings in Tel Aviv, the ornamental buildings that were built a century ago in the 1920s and 1930s, the beautiful boulevards, towers and modern skyscrapers give you the feeling of the hustle and bustle of a large metropolis and there are quite a few low and tall buildings that are architecturally fascinating in their form the special one
Also, the move to Tel Aviv, which is the capital of culture, freedom, and secularism, allowed me to live my life as I chose, to live in a relationship with a man, Jerusalem, which is a traditional city, it is more complicated to live a homosexual life, also, the art world takes place mainly in the city of Tel Aviv, and it is possible that from a professional point of view, this allows I can support myself better in Tel Aviv than in any other city in Israel.
Question: raphael perez are the paintings of the city of Tel Aviv different from the paintings of the city of Jerusalem
Answer: Most of the paintings of Jerusalem have an emphasis on the color yellow, gold, the color of the old city walls, the subjects I painted in Jerusalem are mainly a type of idealization of a peaceful life between Jews and Arabs and paintings that deal with the Jewish religious world, a number of paintings depict all shades of the currents of Judaism of today
In contrast, the Tel Aviv paintings are more colorful, with skyscrapers, the sea, balloons and more secular motifs
Question: Raphael Perez Tell us about which buildings and their architects you usually choose in your city paintings
Answer: My favorite buildings are those that have a special shape that anyone can recognize and are the symbols of the city and you will give several examples:
In the city of Tel Aviv, my favorite buildings are: the opera building with its unusual geometric shape, the Yisrotel tower with its special head, the Hail Bo Shalom tower that for years was the symbol of the tallest building in Tel Aviv, the Levin house that looks like a Japanese pagoda, the burgundy-colored Nordeau hotel with the special dome at the end of the building, A pair of Alon towers with the special structure of the sea, Bauhaus buildings typical of Tel Aviv with the special balconies and the special staircase, the Yaakov Agam fountain in Dizengoff square appears in a large part of the paintings, many towers that are in the stock exchange complex, the Aviv towers and other tall buildings on Ayalon, in some of the paintings I took plans An outline of future buildings that need to be built in the city and I drew them even before they were built in reality,
In the paintings of Jerusalem, I mainly chose the area of the Old City and East Jerusalem, a painting of the walls of the Old City, the Western Wall, the Church of the Holy Sepulcher, the El Akchea Mosque, the Tower of David, most of the famous churches in the city, the right hand of Moses, in most of the paintings the Jew is wearing a blue shirt with a red male cord I was in the youth movement and the Arab with a galabia, and in the paintings of the religious public then, Jews with black suits and white shirts, tallitas, kippahs, special hats, synagogues and more
I also created three paintings of the city of Haifa and one painting of Safed
In the Haifa paintings I drew the university, the Technion, the famous Egged Tower, the Sail Tower, well-known hotels, of course the Baha'i Gardens and the Baha'i Temple, Haifa Port and the boats and other famous buildings in the city
Question: Have you created series of other cities from around the world?
Answer: I created series of New York City with all the iconic and famous buildings such as: the Guggenheim Museum, the famous skyscrapers - the Chrysler Building, the Empire State Building, Lincoln Center, the famous synagogue in the city, the Statue of Liberty, the flags of the United States and other famous buildings
Two paintings of London and all its famous sites, Big Ben, famous monuments, the Ferris wheel, Queen Elizabeth and her family, the double bus, the famous public telephone, palaces, famous churches, well-known monuments
I created 4 naive paintings of cities in China, a painting of Shanghai, two paintings of the city of Suzhou and a painting of the World Park in the city of Beijing... I chose the famous skyline of Shanghai with all the famous towers, the famous promenade, temples and old buildings, two Paintings of the city of Suzhou with the famous canals, bridges, special gardens, towers and skyscrapers of the city
I get a lot of questions about which program I use for my drawings.
You can start of with Adobe Sketch, which is free (with CC).
If you want to up the ante a bit more go for ProCreate, it's 5.99 but it's an amazing tool and it records your progress (very cool to see your work come to life).
This morning I found out about a GREAT free (Hey I'm Dutch) alternative which you really should check out, it's called Medibang paint. I looks like Photoshop on the iPad pro :D, loads of options including easy to create shapes, textures, text, design feautures, it's fricking awesome (and free).
I do have to add that I find ProCreate a lot "cleaner" interface wise and more intuitive but Mediabang paint looks amazing too. Here is a screenshot of it's interface on the iPad pro, this is with all the menus in sight, you can also hide them of course. A cool thing about this app is that you can use guides like "speedlines" "oval" "vanishing points" etc. I have to play with it, but it looks amazing.
#Painting #Adobe #apps #Medibangpaint #manga #Procreate #apple #iPad #iPadpro #Pencil
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Mr. Tim Lawrence, Executive Director of SkillsUSA, poses a question to General Robert Cone, U.S. Army Training and Doctrine Command (TRADOC), during the Army SAY Meeting.
(John Harrington Photography for US Army)
Question Mark. Aus der Serie „Satzzeichen“ 2014
Rotierende Skulptur aus Lianen Findling, fluoriszierendes Klebeband, schwarze Totenkopf Büchse und Schwarz Licht
Skulptur, Objekt, Video, Installation, Fotografie
Markus Wintersberger 2014
Question for ART 101: This is an example of Idealism in Objective art. Consider the way hair is shown. What makes it more Idealized than the hair of the dog shown here: www.flickr.com/photos/24364447@N05/15318019943 ?
This sarcophagus is an example of Objective Style in art. Objective Style comes in three flavors:
Idealism features the formal principles of Harmony, Uniformity, Pattern, and Balance.
Expressionism boldly features Irregularity, Imbalance, Disharmony, Awkwardness, and even Ugliness.
Naturalism features a relatively low degree of Abstraction, but it also subtly reflects the character, personality, and values of those who made it.
This sculpted outer coffin was originally made for the Egyptian general Penephtah who lived during the XXVI Dynasty (600-525 BCE), according to the hieroglyphics inscription on the middle section.
#Mémoire2cité au coeur de la #rénovationurbaine en département #LOIRE 42 @ #SAINTETIENNE #MONTCHOVET le #Logement Collectif #Cité #Mémoire2Ville #Quartier #HLM dans tous ses états.. #Histoire & #Mémoire de l'#Habitat / #oru / #RenouvellementUrbain / #Urbanisme 60s la fin du #Batiment E Rue Pierre Loti #demolition au 18 mai 2021 #Anru 2 twitter.com/Memoire2cite #villedesaintetienne #loire #forez #saintetienne Rue PIERRE LOTI #Mémoire2cité #Mémoire2Ville #saintetienne #sainté #quartier #banlieue #populaire desamiantage du bat e à #Montchovet au 26 avril 2021 @ un destin tragique.. Sur 7 barres que comprenait l ensemble il n en restera que 2 en 2022. #Mémoire2cité au coeur de la rénovation urbaine en département LOIRE 42 @ ST-ETIENNE MONTCHOVET PREFABRICATION MASSIVE Le temps des cites modernes et souvent d'HLM....Domy z panelu (1959) - 1er court métrage du cinéaste tchèque Jiří Menzel - Un documentaire sur la construction des logements préfabriqués Paneláky Prefabricated Houses. A student work by Jiří Menzel, filmed during his second year at the FAMU film school.
www.youtube.com/watch?v=X-2hXxJUn74 Domy z panelu (Jirí Menzel, 1959) Prefabricated Houses. A student work by Jiří Menzel, filmed during his second year at the FAMU film school. les grands chantiers 1955 1960s 42 SAINT-ETIENNE QUARTIERS SUD EST @ LES CITES MODERNES DE BEAULIEU 1953-1973 @ BEAULIEU3 MONTCHOVET @ Architectes M GOUYON M HUR M CLEMENT M MAUHAUDIER - La Muraille de Chine en construction içi en 1963 @ Il y avait l'idée de faire le plus grand nombre possible de logements confortables ; dans le délai le plus rapide possible ; au coût le plus bas possible. Il y avait quand même l’idée comme ça d’une prouesse dans le domaine du logement social.42 St-Etienne Montchovet la muraille Mais dans les années 80, le quartier change. Banlieue à problèmes, zone de non-droit, autant d’étiquettes qui collent à la muraille au gré des faits divers, des voitures brûlent, des policiers patrouillent, des jeunes traînent, et puis le bâtiment a vieilli. Les locataires le désertent. En 85, le quartier s’offre un lifting de 120 millions de francs, mais les problèmes persistent. Alors en 95…On a fait le constat qu’il n’y avait pas eu possibilité de réhabiliter dans de bonnes conditions. Qu’on avait connu l’échec de réhabilitation, d’une façon tout à fait naturelle. J’en ai conclu qu’il ne fallait pas obliger les gens à vivre dans ce type d’habitat. Qu’il ne fallait pas remplir de force une telle muraille. Et donc, la conclusion s’imposait d’elle-même, il fallait démolir. Cette démolition permet de mettre un terme aux 4 millions de francs de perte annuelle générés par les logements vides...Ça coûte un bâtiment inoccupé. Début 97, la moitié du bâtiment était vide. Donc, sur 500 logements, nous avions 250 logements vacants. Mais pour certains riverains, cette logique comptable n’efface pas une profonde nostalgie, la muraille est l’emblème du quartier...La muraille de Chine, ça fait des années qu’elle existe. Je veux dire, c’est elle qui fait, quand on parle du quartier on parle toujours tout de suite de la muraille de chine...C’est triste quand même de voir le bâtiment qui va tomber, voilà ! C’est comme si on enterrait une personne hein ! C’est une page du quartier qui se tourne, et c’est dommage...Il n'y aura plus de muraille mais dans notre coeur, il y aura toujours une muraille...Ce bâtiment, les stéphanois l’appellent la muraille de Chine. 540 logements, 2000 habitants, 48 mètres de haut pour 17 étages, 280 mètres de long. C’etait un véritable village vertical. C’etait aussi le symbole du quartier de Montchovet, mais c’est un symbole condamné, c’est en effet la plus grande barre de logement d’Europe qui doit être détruite en une seule fois. La muraille a été construite en pleine crise du logement. En 65, ce bâtiment offre tt le confort moderne : salle de bains, chauffage central, ascenseur. Il est pris d’assaut par les locataires, tout comme les 4000 autres logements neufs construits au sud-est de Saint-Etienne...https://m.ina.fr/.../demolition-de-la-muraille-de-chine... Alors, au niveau de la préparation de ce chantier, les principales phases furent le désamiantage des façades qui représentaient 32 000 m² de matériaux non friables. Ensuite, est venu le temps de la déconstruction des appartements où on a retiré les planchers bois, les portes, tout ce qui était impropre à la mise en décharge. La troisième phase fut la déconstruction mécanique et l’affaiblissement mécanique des structures. La quatrième phase fut la foration, on a foré environ 3600 mètres linéaires de trous pour mettre les explosifs. La dernière phase qui est en cours de réalisation est la mise en place des protections, c’est bien sûr les voiles intérieurs ainsi que sur les voiles extérieurs afin d’éviter les projections...La muraille, une fois détruite, laissera un vide de plus de 4 ha au cœur de Montchovet. L’avenir de ce quartier est déjà tracé dans les cartons des architectes, il est devenu médical... m.ina.fr/.../demolition-de-la-muraille-de-chine... Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante. www.cimaise-architectes.com/.../lespace-beaulieu/ Des tours et des barres, voici les formes les plus courantes des bâtiments qui constituent les grands ensembles. On doit cette communauté de forme à l’industrialisation des procédés de construction et à l’imposition de normes et de plans types pour les appartements afi n de réduire les coûts de production, objectif constant des années 1950-1960. Ceci a conduit à privilégier des formes simples et l’usage du béton, qui accède alors à une véritable hégémonie. L’utilisation généralisée du chemin de grue est également pointée comme explication de l’orthogonalité des plans et d’une extrême uniformisation. La forme des grands ensembles est également liée à l’influence du Mouvement moderne en architecture et à une conception urbaine nouvelle. Il y a dans les Trente Glorieuses une volonté d’inventer la ville et même la vie. La forme urbaine du grand ensemble est conçue en rupture avec l’environnement immédiat, avec une organisation propre et autonome du nouveau quartier. C’est d’ailleurs cette rupture qui rend si facilement identifi ables les grands ensembles sur les vues aériennes. L es architectes et urbanistes veulent libérer l’espace au sol pour mieux organiser la relation entre immeuble et espace vert. Le plan des grands ensembles est en général orthogonal avec des immeubles en périphérie laissant au centre un espace planté, le fameux espace vert des plans masses. Cette forme architecturale et urbaine a pu concentrer les critiques. On reproche le gigantisme, la monotonie, mais aussi l’absence de véritables espaces publics. Les grands ensembles ont globalement été édifiés sur des parcelles agricoles ou maraîchères, faute de réserves foncières suffi santes en ville. Ils sont aussi parfois construits dans les vides du tissu urbain laissés par les lotissements pavillonnaires. Dans de nombreux cas, ils sont situés aux franges des villes, parfois à cheval sur deux communes qui ne souhaitaient pas forcément travailler ensemble. Ceci a encore un impact aujourd’hui sur la réussite des projets de transformation qui peut dépendre du niveau de coopération des communes concernées. Par souci d’économie, certaines opérations ont été réalisées à proximité de zones où devaient être construites des infrastructures telles qu’une autoroute ou un échangeur, ce qui a accentué encore la fracture avec les quartiers plus anciens de la commune, le centre-ville et ses services. De plus, les grands ensembles sont souvent implantés à l’écart des transports en commun. En région parisienne, cela s’améliorera avec la création du District ( 1961 ) et des villes nouvelles ( 1965 ) qui permet le financement des réseaux de transport en commun et des autoroutes. Certaines municipalités se sont montrées très volontaires pour accueillir des grands ensembles, mais l’État en a aussi imposé à des petites communes qui n’en voulaient pas. Pour celles-ci, les évolutions urbaines, démographiques et économiques consécutives ont parfois provoqué de véritables séismes. Suivant leur envergure, les nouveaux quartiers ont pu submerger les anciens bourgs et faire basculer les territoires du rural à l’urbain à une vitesse fulgurante... Dans les années 1950, les logements sont rares, surpeuplés et souséquipés. En 1954, la plupart ne disposent ni de sanitaires, ni de wc intérieurs et à peine la moitié ont l’eau courante. Avec la construction des grands ensembles, en 1975 la quasi-totalité des logements ont l’eau courante, 75 % l’eau chaude et une installation nsanitaire complète avec wc intérieurs. Enfin, moins de 5 % des logements sont surpeuplés. On comprend alors que les grands ensembles incarnent une modernité bienfaisante pour les mallogés qui y emménagent. Cependant, l’économie de moyensn dans la construction a été telle que les problèmes liés aux malfaçons arrivent vite. De plus, les bâtiments mal entretenus s’abîment avant même que tous les équipements soient terminés. Aux défauts de construction et d’entretien s’ajoute la faiblesse des équipements collectifs. Les nouveaux résidents déchantent. Malgré tout, des sociabilités s’organisent, autour de la cage d’escalier, du chemin de l’école, de la vie associative et de fêtes ou manifestations culturelles et sportives. la fête de grand vaux à savignysur-orge. Jusqu’à la fi n des années 1970, des événements et fêtes organisés dans le quartier drainent des habitants de toute la commune, voire au-delà. Grand Vaux est alors presque un second centre-ville. @ 1975 13 le grand ensemble de sarcelles. Le terme «sarcellite » est inventé en 1962 pour désigner le mal des grands ensembles, une sorte de dépression dont seraient victimes les habitants. Cette soi-disant maladie de l’habitat moderne fait de Sarcelles le symbole des grands ensembles français. 1961 villagexpo à saint-michel sur-orge. Des concours visant à abaisser le coût du logement individuel ( Villagexpo en 1966, Chalandonnettes en 1969 ) sont lancés par le ministère de l’Équipement et du Logement. Le renouveau pavillonnaire encouragé par l’État témoigne du discrédit parallèle des grands ensembles. 1966 15 À peine les premiers habitants installés, journalistes, sociologues et autres experts viennent enquêter sur la vie dans les grands ensembles. Les uns sont séduits par leur modernité. Les autres, de plus en plus nombreux, dénoncent le mal des grands ensembles, leur taille et leur monotonie. La critique architecturale et sociale enfle et la circulaire Guichard met fin à leur construction le 21 mars 1973. L’ère du pavillonnaire prend le relais...MONTCHOVET MAI 2000 Au départ conçue pour loger les classes moyennes, la "Muraille de Chine" a accueilli, à partir des années 1970, de plus en plus de populations immigrées. Malgré plusieurs réhabilitations, elle était devenue, à l'instar d'autres quartiers défavorisés, le symbole de l'échec de la politique du logement, avec la ghettoïsation des populations pauvres et immigrées. Quatre mois de préparation avaient été nécessaires avant que, ce 27 mai 2000, les 600 kilos d’explosifs foudroient, en quelques secondes, la "Muraille de Chine". Il avait fallu ensuite plusieurs jours pour évacuer les 80.000 tonnes de gravats. Depuis 2005, l'Hôpital privé de la Loire (HPL) a été édifié à l'emplacement même du bâtiment. Éclairage
Au sud-est de la ville de Saint-Etienne, le quartier d'habitation de Beaulieu-Montchovet est construit entre 1953 et 1971. En 1964, la troisième tranche dénommée « Beaulieu III » donne lieu à la réalisation du plus grand bâtiment d'habitation en Europe. Surnommé « la muraille de chine » en raison de son gigantisme, il est détruit par dynamitage en 2000. Son histoire est profondément inscrite dans le contexte de la politique du logement en France.Grâce à son bassin charbonnier, au développement de l'industrie textile et à sa manufacture d'armes, l'essor de la ville de Saint-Etienne bénéficie de la révolution industrielle du XIXe siècle. Forte de cet héritage, elle a conservé son dynamisme économique jusqu'au milieu du XXe siècle. Important centre militaro-industriel durant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Etienne est touchée par plusieurs bombardements. Ces destructions ont accentué la crise du logement dues aux profondes mutations de l'après-guerre qui concentrent la population dans les grands centres urbains et industriels. C'est dans ce contexte que la ville de Saint-Etienne décide de construire un quartier neuf afin de loger près de 30 000 habitants dans près de 4 600 logements. Le quartier Beaulieu-Montchovet est proche du centre ville. Il est situé sur une zone dont le sous-sol n'était pas fragilisé par la présence d'anciennes mines de charbons, ce qui autorisait la construction d'immeubles importants. La réalisation de la Muraille de Chine est très comparable à celles qui voient le jour dans le cadre de la politique des Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP) initiée en 1959. Des quartiers nouveaux ont vu le jour, en principe avec des commerces et des équipements, constituant ce qu'il est convenu d'appeler des « grands ensembles ». A Saint-Étienne, au cœur du quartier de Beaulieu-Montchovet, la « Muraille de Chine » s'ajoute à des ensembles déjà construits. D'une hauteur de 48 mètres, le bâtiment est parfaitement rectiligne afin de rationaliser la construction. Les grues peuvent se déplacer sur des rails tout le long de la « barre », terme qui désigne ces grands immeubles. Il est composé de 19 étages sur 270 mètres de long et abrite 450 logements. L'armature en béton armé et les éléments standardisés permettent une construction rapide et compétitive. Le confort moderne des appartements n'est pas le seul atout de cet immeuble, les infrastructures du quartier suivent l'évolution de la population : équipements sportifs, centre commercial et collège complètent le dispositif et, à l'origine, la demande des familles est forte pour ce bâtiment imposant, symbole de modernité.
Après les années 1970, Saint-Etienne connaît une crise économique, le charbon est concurrencé par le pétrole, les industries locales sont en déclin et la démographie fléchit. Les grandes opérations lancées dans les années 1950 et 1960 ont vieilli. La « Muraille de Chine » n'est habitée qu'à moitié et la ville peine à entretenir cet ensemble. Malgré plusieurs opérations de réhabilitation dont la dernière lancée dans le cadre du programme « Banlieues 89 » (Roland Castro), elle devient le symbole des difficultés économiques et sociales : fort taux de chômage, exclusion et délinquance. La concentration en un même lieu d'une population défavorisée et touchée par le chômage fait sentir ses effets. De nouvelles politiques de la ville voient le jour. Elles prônent une mixité sociale qui s'oppose à la ségrégation qui résultait de la politique de ZUP. Impuissante à renverser cette évolution générale, la ville décide la destruction de l'immeuble. Ces opérations de destruction apparaissent au début des années 1970 aux Etats-Unis ; elles sont imitées à Villeurbanne en 1978 pour la cité Olivier de Serres, même si en France, jusqu'au milieu des années 1990, l'État a le plus souvent privilégié une politique de réhabilitation. Le 27 mai 2000 les derniers habitants de la Muraille de Chine sont évacués, l'autoroute est barrée et le quartier bouclé par les forces de l'ordre : à 13 heures précises a lieu la plus grosse opération de démolition jamais réalisée en Europe @ Ce bâtiment, les stéphanois l’appellent la muraille de Chine. 500 logements, 2000 habitants, 48 mètres de haut pour 17 étages, 280 mètres de long. C’est un véritable village vertical. C’est aussi le symbole du quartier de Montchovet, mais c’est un symbole condamné, c’est en effet la plus grande barre de logement d’Europe qui doit être détruite en une seule fois. La muraille a été construite en pleine crise du logement. En 1965, ce bâtiment offre tout le confort moderne : salle de bains, chauffage central, ascenseur. Il est pris d’assaut par les locataires, tout comme les 4000 autres logements neufs construits au sud-est de Saint-Etienne. Il y avait l'idée de faire le plus grand nombre possible de logements confortables ; dans le délai le plus rapide possible ; au coût le plus bas possible. Il y avait quand même l’idée comme ça d’une prouesse dans le domaine du logement social. Mais dans les années 80, le quartier change. Banlieue à problèmes, zone de non-droit, autant d’étiquettes qui collent à la muraille au gré des faits divers, des voitures brûlent, des policiers patrouillent, des jeunes traînent, et puis le bâtiment a vieilli. Les locataires le désertent. En 85, le quartier s’offre un lifting de 120 millions de francs, mais les problèmes persistent. Alors en 95… On a fait le constat qu’il n’y avait pas eu possibilité de réhabiliter dans de bonnes conditions. Qu’on avait connu l’échec de réhabilitation, d’une façon tout à fait naturelle. J’en ai conclu qu’il ne fallait pas obliger les gens à vivre dans ce type d’habitat. Qu’il ne fallait pas remplir de force une telle muraille. Et donc, la conclusion s’imposait d’elle-même, il fallait démolir. Cette démolition permet de mettre un terme aux 4 millions de francs de perte annuelle générés par les logements vides. Ça coûte un bâtiment inoccupé. Début 97, la moitié du bâtiment était vide. Donc, sur 500 logements, nous avions 250 logements vacants. Mais pour certains riverains, cette logique comptable n’efface pas une profonde nostalgie, la muraille est l’emblème du quartier. La muraille de Chine, ça fait des années qu’elle existe. Je veux dire, c’est elle qui fait, quand on parle du quartier on parle toujours tout de suite de la muraille de chine. C’est triste quand même de voir le bâtiment qui va tomber, voilà ! C’est comme si on enterrait une personne hein ! C’est une page du quartier qui se tourne, et c’est dommage. Il n'y aura plus de muraille mais dans notre coeur, il y aura toujours une muraille. Depuis le 24 janvier, une cinquantaine d’ouvriers travaillent à la déconstruction de ce bâtiment. Aujourd’hui, tout est prêt pour l’explosion. Alors Monsieur Arnaud, quelles ont été les différentes phases de ce chantier ? Alors, au niveau de la préparation de ce chantier, les principales phases furent le désamiantage des façades qui représentaient 32 000 m² de matériaux non friables. Ensuite, est venu le temps de la déconstruction des appartements où on a retiré les planchers bois, les portes, tout ce qui était impropre à la mise en décharge. La troisième phase fut la déconstruction mécanique et l’affaiblissement mécanique des structures. La quatrième phase fut la foration, on a foré environ 3600 mètres linéaires de trous pour mettre les explosifs. La dernière phase qui est en cours de réalisation est la mise en place des protections, c’est bien sûr les voiles intérieurs ainsi que sur les voiles extérieurs afin d’éviter les projections. Un périmètre de sécurité de 150 m sera mis en place autour du chantier, l’autoroute sera fermée samedi entre 11 heures et 14 heures. Un millier de riverains seront évacués et 300 CRS et policiers assureront la sécurité du public pendant l’opération de foudroyage. La phase ultime sera le tir, et ensuite le traitement des matériaux au sol. Les 23 000 m3 de béton seront évacués en deux mois. La muraille, une fois détruite, laissera un vide de plus de 4 ha au cœur de Montchovet. L’avenir de ce quartier est déjà tracé dans les cartons des architectes, il sera médical. Notre projet c’est de construire une clinique de 251 lits qui est constituée du regroupement de 3 cliniques existantes à Saint-Etienne. Il y aura une maternité, il y aura également un service de médecine, et puis un service de chirurgie comme ça existe dans la plupart des cliniques privées. Avec 16 salles d’opération et 150 médecins, ce centre hospitalier sera le plus important pôle de santé privé de Rhône-Alpes. Les travaux commenceront en septembre pour s’achever en janvier 2002. Ils coûteront 250 millions de francs. On a choisi ce quartier parce que nous pensions que c’est un beau quartier qui est extrêmement bien situé ; duquel il y a une vue qui est très belle, quand on est monté dans la muraille de Chine, on le sait. Que d’autre part, pour un établissement de santé, c’est à proximité de l’autoroute ; donc avec des facilités d’accès pour les patients extrêmement importants, qui feront que cet établissement sera vu quand on passera devant, et qu’on pourra y accéder facilement. 40 ans après la construction de la muraille, l’ambition de la municipalité est d'effacer la difficile réputation du quartier de Montchovet, par un vaste réaménagement urbain ; avec à l’horizon 2003, une nouvelle ligne de tramway, deux maisons de convalescence, et un aménagement paysager. Le samedi 27 mai à 13 heures 01, la muraille de Chine s’effondrera sur elle-même en 15 secondes. Nous serons là pour vous montrer ce moment crucial dans la vie du quartier et qui changera définitivement le visage de Saint-Etienne. En France, la préfabrication va tout d'abord se développer dans le contexte de pénurie générale de la Libération. Dans un second temps, l'opération des « 4 000 logements de la région parisienne » en 1953 inaugure la généralisation de la préfabrication pour la construction des grands ensembles de logements en France. Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent, en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Jacqueline a 50 ans et vit à la cité des Courtillières à Pantin. Elle se souvient lorsque, enfant, elle quitta avec ses parents le « une pièce parisien » sans commodités pour un appartement spacieux et moderne dans cette cité. La cité des Courtillières est alors une cité pilote, censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait à la Libération cruellement de logements.
Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous. Sydney, voisin de Jacqueline, se remémore lui, les bus remplis d’architectes venus d’Union soviétique pour visiter sa cité…
La marque de fabrique du collectivisme
Le logement préfabriqué victime de son succès en France est exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Pour Julie, à Prague, ou Susanna à Berlin Est, l’arrivée du préfabriqué dans leur vie revêt une toute autre signification. Utopies sociales, idéologies politiques et avant-garde architecturale commencent à se mélanger. Le rêve du bonheur tourne vite au cauchemar…
En République tchèque, l’antique ville de Most est détruite pour des raisons économiques pour être reconstruite grâce au panneau de béton. Au travers d’archives inédites et de témoignages des habitants, l’histoire incroyable de panneau en béton se raconte pour la première fois de Paris à Moscou, de 1950 à nos jours.
Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen, produit par Les Films du Tambour de Soie www.dailymotion.com/video/x413amo @
Petite histoire de la préfabrication
Les violentes destructions de la Seconde Guerre mondiale ont contraint une bonne partie des pays européens à trouver des solutions inédites concernant la reconstruction.
« Les guerres sont par exemple d’importants accélérateurs de l’industrialisation du bâtiment pour deux raisons au moins. La première est que l’industrie d’armement se recycle logiquement dans la production civile après les conflits ; la deuxième est que les territoires dévastés par les destructions, comprenant des villes entières, sont à reconstruire. » Franz Graf
L’originalité de la première phase de ces reconstructions réside dans la dynamique expérimentale initiée par les gouvernements européens autour de la préfabrication, ainsi que l’explique Franz Graf [2] dans l’introduction référencée de l’ouvrage.
Elain Harwood met en lumière les programmes de logements publics préfabriqués en Angleterre et Nick Bullock présente un focus sur les maisons-témoins préfabriquées de Northolt aux apparences ordinaires. Ce sont ces dernières qui vont inspirer le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme français pour ces chantiers expérimentaux de maisons préfabriquées.
L’Italie, de son côté, se basera sur les maisons de Northolt et la cité expérimentale de Noisy-le-Sec pour concevoir le QT8 à Milan, laboratoire où sont construits des maisons-prototypes en relation avec la Triennale, ainsi que l’explique Francesca Albani. Les deux contributions consacrées à l’Allemagne de Steeve Sabatto et Silke Langenberg s’attachent plus spécifiquement à la dimension technique et aux systèmes constructifs inventés par Konrad Wachsmann en collaboration avec Walter Gropius et Helmut Spieker, semble-t-il sans lien avec les autres pays européens.
Suite aux expérimentations, chacun des pays prend des voies sensiblement différentes vers le logement de masse. Si les prefabs anglais demeurent un élément caractéristique du paysage national, la construction traditionnelle, tout aussi rentable économiquement sera préférée. Le recours à la préfabrication concernera, avec davantage de bonheur, les écoles anglaises. En France, à partir de 1954, l’État fixe aussi sa doctrine : la solution au manque de logement se trouve dans la préfabrication lourde, ouvrant la voie aux grands ensembles. Et l’Italie prendra finalement un tournant bien différent en opérant un retour décisif à des techniques artisanales, exécutées à pied d’œuvre, afin d’augmenter l’occupation ouvrière. Mais un défi, tant collectif que particulier, est aujourd’hui à relever : comment rénover le bâti préfabriqué existant ? Les solutions dépendront forcément « de la valeur que l’on attribue à un patrimoine, surtout s’il est considéré comme ordinaire et diffus » [3]. Ainsi que le démontrent les cas particuliers ici étudiés, il n’y a pas de réponse préfabriquée, mais des réflexions et des histoires captivantes autant que singulières. Les héros de l’industrialisation face à la patrimonialisation
Si les histoires architecturales racontées sont principalement européennes, il aurait été impensable, à propos de préfabrication, de ne pas mentionner les États-Unis et notamment un de ses représentants les plus populaires : Buckminster Fuller. Le texte de James Ashby [4] retrace l’aventure de la restauration de la maison Dymaxion (contraction en anglais de dynamic-maximum-tension), aujourd’hui exposée au musée Ford à Détroit. Cette maison devait « révolutionner l’industrie du logement après la Seconde Guerre mondiale » en proposant aux familles des habitations qui ne devaient pas dépasser le prix d’une Cadillac. Mais l’entreprise de Fuller fit faillite et il ne resta qu’un prototype, récupéré et transformé par l’un des investisseurs afin d’en faire son logement. Des décennies après, la maison est abandonnée et le bâti se dégrade : les héritiers finissent par faire don de la maison au musée en 1991. Mais six années vont encore s’écouler avant que le musée ne s’engage dans la restauration de la maison Dymaxion. Une équipe pluridisciplinaire va être constituée dans une démarche scientifique, avec pour défi complexe d’être au plus proche de l’authenticité d’une expérience architecturale inachevée. Portes du pavillon du centenaire de l’aluminium, page 107 du catalogue de vente Artcurial des 23 et 24 novembre 2010
Autre héros de la préfabrication, notre Jean Prouvé hexagonal. L’article de Richard Klein [5], « Le pavillon du centenaire de l’aluminium, un patrimoine en pièce », présente différents paradoxes patrimoniaux lié à cet édifice nomade, le caractère véhiculaire était bien souvent intrinsèque aux constructions de Prouvé. L’auteur part ici de la controverse apparue suite à la mise en vente d’un ensemble de portes et d’un panneau provenant du pavillon du centenaire de l’aluminium, construction protégée au titre des Monuments historiques. Outre les remarques concernant la place des collectionneurs de Prouvé, la question de l’intégrité de l’édifice est passionnante. En effet, le bâtiment, tel qu’il a été remonté à Villepinte, a été réduit par rapport à son implantation initiale. Dès lors, Richard Klein pose la question : « comment envisager la question de l’intégrité d’un édifice dont les dimensions peuvent être considérées comme variables ? »Les problèmes patrimoniaux liés à ce pavillon semblent sans fin, reflétant la complexité de la situation. Un dernier exemple : l’édifice s’étant déplacé de Lille à Villepinte, son périmètre de protection s’est-il déplacé avec lui ? Parmi les autres cas d’études intelligemment présentés : la construction inachevée de Claude Prouvé, véritable ruine de science-fiction ou encore les péripéties patrimoniales de la CAF du XVe arrondissement à Paris, « l’unique bâtiment en France qui a fait l’objet d’un déclassement du statut de Monument historique ». Dénouement
Face à des bâtiments qui ne correspondent plus aux besoins contemporains ou qui se sont dégradés avec le temps, la dernière partie de l’ouvrage présente des projets de réhabilitation, transformation, rénovation, adaptation et sauvegarde. Le SHAPE Village de la Faisanderie à Fontainebleau, la transformation de la tour Bois-le-Prêtre à Paris, la cité d’habitation de Droixhe en Belgique, les bâtiments des frères Honegger à Genève, les immeubles de Triemli à Zurich : autant de témoignages d’une nouvelle réception de cette architecture préfabriquée qui eut longtemps mauvaise presse mais dont les qualités architecturales sont désormais reconnues par les architectes. Beaucoup militent pour les transformer en respectant les projets initiaux. Ces derniers textes, plus courts et moins réflexifs ont néanmoins leur place, présentant les directions actuelles et les problématiques quant aux projets de transformations. À la fin de ce copieux ouvrage bien documenté, si les auteurs n’ont pas épuisé la question de la sauvegarde de l’architecture préfabriquée, certaines énigmes de cette histoire architecturale qui parcourt le XXe siècle jusqu’à aujourd’hui piquent la curiosité. Des contributions passionnantes et une grande cohérence dans le contenu donnent à l’histoire de la préfabrication des allures d’épopée architecturale. GRAF, Franz et DELEMONTEY, Yvan (dir.), Architecture industrialisée et préfabriquée : connaissance et sauvegarde, Éditions des Presses polytechniques et universitaires romandes, Laboratoire des Techniques de la Sauvegarde de l’Architecture Moderne, textes en anglais et en français, 2012 le Logement Collectif* dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Archives ANRU / Rétro Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme / HLM twitter.com/Memoire2cite URSS un film fantastique et commic du BTP @ Au grAnd Ensemble Sovietic vs le recommande des clichés de folie youtube.com/watch?v=F68bbzOOOdY&feature=emb_err_woyt Après 1945, les collines agricoles du sud-est de la ville connaissent un programme d’urbanisation de grande ampleur pour répondre à la crise du logement. Près de 4600 logements sociaux vont ainsi être construits en quatre tranches successives de 1953 à 1970 : Beaulieu, la Marandinière, Montchovet, la Métare et la Palle formant aujourd’hui les quartiers sud-est. Touché par la crise économique et urbaine de dingue, le secteur sud-est apparaît à la fin des années 1990 comme un espace monofonctionnel dédié en totalité à l’habitat locatif social et porté par un seul bailleur l'OPAC devenu Métropole Habitat. Bien que bénéficiant de nombreux atouts (accessibilité et environnement agréable...), le quartier souffre du gigantisme de son urbanisation et du manque de résidentialisation des unités d’habitation. Par une action en profondeur et dans la durée, la Ville de Saint-Étienne, à travers son Programme de Rénovation Urbaine (PRU), a amorcé une transformation durable du quartier depuis 1989 avec la 1ere demolition du programme à la rue Pierre Loti le 31 janvier 1989 (BANLIEUE89), 30 ans de renouvellement urbain sur la ville.... une ville pilote en la matiere des 1990. Aujourd'hui et demain Les quartiers sud-est vont poursuivre leur mutation, avec l’appui continu de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et ses partenaires l'ANRU2. Développer le secteur économique L'objectif est de dynamiser l’économie dans ce territoire en portant de nouveaux projets et en restructurant l’offre commerciale de proximité. La Ville de Saint-Étienne a prévu la création de nouvelles zones d’activités permettant l’accueil d’entreprises. Ainsi une zone d’activités économiques, rue Pierre Loti, répondra aux besoins fonciers des entreprises et des artisans locaux. Ce projet de zone économique, en visibilité directe de la RN 88, permettra l’implantation d’une cinquantaine d’entreprises et la création de 300 emplois. Un nouveau centre commercial sur le secteur de la Marandinière, couplé à la démolition des centres commerciaux de la Palle et Sembat, permettra de restructurer et moderniser l’offre commerciale de proximité. Renouveller l'offre d'habitat Une qualité résidentielle s’affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d’habitat variée qui émerge depuis plusieurs années. Les nombreuses démolitions réalisées et à venir (Boulevard des Mineurs en 2018 et immeubles Loti en 2020), ainsi que les réhabilitations d’immeubles en cours, vont permettre de diversifier l’offre de logements. L’un des objectifs du projet urbain est donc de conforter la vocation résidentielle du quartier en stimulant l’offre et en accompagnant des projets comme la construction de logements passifs sur le secteur de Beaulieu, la transformation de l’ancienne école Baptiste-Marcet et la réhabilitation de logements à Monchovet. Améliorer le cadre de vie des habitants
Les quartiers sud-est bénéficient d’un environnement naturellement riche et varié, à l’interface entre les grands parcs de la ville (jardin des Plantes, parc de l’Europe, Bois d’Avaize) et le Pilat. Le projet urbain de la Ville de Saint-Étienne prévoit de relier ces espaces naturels entre-eux avec la création d’une continuité verte, qui permettra aux marcheurs et autres randonneurs de bénéficier d’un véritable réseau de chemins autour de la commune. Le boulevard Alexandre-de-Fraissinette, véritable colonne vertébrale du quartier, et la rue Pierre-Loti seront entièrement revus pour assurer un meilleur partage de l’espace entre tous les modes de déplacements (voiture, vélo et piéton) et assurer un maillage inter-quartiers plus efficace. fr.calameo.com/read/0005441131b4119eaa674
Depuis 2014, la rénovation urbaine dans les quartiers sud-est s’est traduite par de nombreux travaux: la construction du centre commercial de la Grande Marandinière, l’aménagement d’un lotissement de treize maisons individuelles passives, impasse Clémenceau, les rénovations des écoles de Montchovet et de Beaulieu, la réhabilitation de locaux rue Henri-Dunant (pour y installer la Maison des associations), et enfin les démolitions récentes du centre commercial du boulevard de la Palle et d’un garage, au 41 rue de Terrenoire.Démolitions mais aussi constructions sont au programme. Plusieurs acteurs entrent en jeu dans le financement de ces projets, notamment l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) mais aussi la Ville, le Département et la Région. Ainsi, le contrat avec l’ANRU, signé le 14 mars, dégage une somme de 23 millions d’euros, somme à laquelle il faut ajouter 3,3 millions d’euros de la Région. Pour les années à venir, les objectifs visent à la poursuite du développement économique, de la mutation de l’habitat par des constructions individuelles ou de petits immeubles, des démolitions ponctuelles, de la valorisation des espaces publics et du renforcement des espaces du quartier. Deux secteurs sont concernés : Loti et la Grande Marandinière. Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 . Ce quartier est né des programmes de grands ensembles mis en œuvre à partir des années 1950 afin de réduire la pénurie de logements. La mairie choisit donc de développer un quartier moderne 4 600 logements en HLM pour pouvoir loger plus de 30 000 habitants avec des loyers modérés dans des bâtiments modernes. Ce quartier avait comme emblème un des plus grands immeubles d’Europe surnommé la Muraille de Chine qui était visible depuis l’autoroute. Ce quartier s’est construit en quatre tranches : Beaulieu I (Beaulieu) de 1953 à 1955 ; Beaulieu II (La Marandinière) en 1959 ; Beaulieu III (Montchovet) en 1964 ; Beaulieu IV (La Palle) en 1971. Il est aujourd’hui en profonde mutation avec un programme de renouvellement urbain qui prévoit la démolition de plus 1000 logements et la reconstruction de 250. Bâtiments spécifiques : CHPL (Centre Hospitalier Privé de la Loire) qui remplace la Muraille de Chine ; Ecole Nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne Un modèle de l'urbanisme des années 1950. Beaulieu-Montchovet: La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles. Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :
www.ina.fr/video/LXF99004401 .
Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.
Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.François Mitterrand / Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Thèmes : Grands travaux et grands projets
Le Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986 Éclairage
Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche.La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html Journaliste
Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François Mitterrand
Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État., à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.
1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..
Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.
Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.
Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.
Beaulieu I: le projet d'urbanisme
Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-Clément
Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief.
la ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:
- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955
- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959
- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.
- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971
Le quartier:
Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.
A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.
Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :
Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.
Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.
Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.
Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.La crise du logement:
1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.
La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.
La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.
Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.
Une barre d’habitation innovante
A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.
Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons. Conception et réalisation d’un quartier entier
Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.
Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.Un projet pharaonique
Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.L’avis de l’architecte
De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -
Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?
La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.Que prévoit-on pour la reconstruction?Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.
Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.Cela paraît paradoxal, pour du logement social!
Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!On croit rêver...
C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont d
Question Mark. Aus der Serie „Satzzeichen“ 2014
Rotierende Skulptur aus Lianen Findling, fluoriszierendes Klebeband, schwarze Totenkopf Büchse und Schwarz Licht
Skulptur, Objekt, Video, Installation, Fotografie
Markus Wintersberger 2014
Gelf Magazine's Varsity Letters sports reading series returned on Thursday, July 2, with a night dedicated to baseball. At this free monthly event in DUMBO, Brooklyn, hosted by Gelf and Jan Larsen Art, Scott Price, Selena Roberts, and members of the New York Daily News sports investigative team read from and talked about their work, and took questions. Price has the wrenching tale of the life and death of a minor-leaguer. Roberts will speak about her controversial biography of Alex Rodriguez. And the Daily News team will discuss its exposé of Roger Clemens and steroids in baseball.
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