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sous les pavés la plage..sous la plage les plastiques....

 

I'm thinking about cleaning up my cute retexture of uti's suit and selling different colors of it, would anyone be interested in any particular colors or patterns?

 

PS the back has two little heart cut-outs!

Question Mark. Aus der Serie „Satzzeichen“ 2014

Rotierende Skulptur aus Lianen Findling, fluoriszierendes Klebeband, schwarze Totenkopf Büchse und Schwarz Licht

Skulptur, Objekt, Video, Installation, Fotografie

Markus Wintersberger 2014

Acrylique sur papier marouflé sur toile, 67 x 100 cm, avril 1984, centre Pompidou, Paris.

 

Toujours taraudé, à près de quatre-vingts ans, par la question de la figuration, à laquelle, insatiable, il a pourtant apporté tant de solutions plastiques et conceptuelles à travers le développement de nouvelles séries, Dubuffet entreprend, à la suite de deux ensembles, les Sites aux figurines et les Partitions, encore ancrés dans les Théâtres de mémoire, des peintures à l’acrylique sur papier qu’il dénommera a posteriori "Psycho-sites". L’ambition est ici de radicaliser la démarche entreprise autour de la notion de lieux habités de figures pour aborder des "idées de sites" et des "idées de personnages". De telles expressions visent à désigner l’absence de spécificité des lieux évoqués et l’indétermination des figures (une ou plusieurs) qui y apparaissent. L’incertitude, "’équivoque", est renforcée par des aberrations d’échelle et de points de vue sur la scène représentée, ainsi que par le recours à la délimitation de zones cellulaires où viennent généralement s’inscrire les personnages, de façon à mettre en question la vision que nous avons des choses, vision soumise à un phénomène de «"traduction " nous contraignant souvent dans la reconnaissance et la formulation de ce qui est déjà nommé.

 

Aussi, dans les Psycho-sites, Dubuffet va-t-il s’atteler, avec une nouvelle manière, à saper les fondements de nos certitudes visuelles. Les tracés cursifs, d’exécution rapide, procèdent de cette méthode de dissolution des repères dans un espace purement mental, de même que l’usage des couleurs "crues et triviales [qui] font grande place à l’arbitraire, marquées à tout moment d’outrancière impropriété". Si les personnages des Psycho-sites conservent encore cette double fonction d’habiter le lieu et de suggérer notre propre regard sur le lieu, avec la série Mires ils deviennent sans objet et disparaissent totalement de la surface du tableau. L’entreprise de l’artiste s’énonce ici avec plus de rigueur vis-à-vis des notions d’indéterminé et d’aléatoire : "On serait fondé à parler d’abstraction si ce terme n’était habituellement réservé à l’art qui s’interdit de figurer quoi que ce soit, au lieu que ces peintures veulent, à l’opposé, figurer les spectacles qui se présentent à nos yeux mais dans une forme très généralisée, au point que s’y voient indifférenciés le grand et le petit, les corps et les vides et toutes anecdotiques spécificités, pour finalement évoquer indifféremment tout spectacle, toute prise quelconque dans le spectacle continu que le monde nous offre".

 

Les Mires déclinent, dans une gamme de couleurs réduite essentiellement au bleu, au noir et au rouge, leurs tracés erratiques sur fond jaune (Kowloon) ou sur fond blanc (Boléro). Réalisées pour la plupart sur des feuilles de 67 x 100 cm, elles atteignent parfois des formats plus grands issus de ce module de base : ainsi, Le Cours des choses est composé de trente-deux de ces feuilles. Son processus d’exécution témoigne de la maîtrise de l'artiste dans la conduite de ce qu’il tient pour l’accomplissement d’une démarche tant conceptuelle que picturale. C’est en effet feuille à feuille que l’artiste progressera dans la réalisation de cette Mire monumentale, conçue en esprit, et dont l’ensemble sera ensuite marouflé sur toile pour être présenté dans le pavillon français de la Biennale de Venise en 1984 (cf. Sophie Duplaix, centre Pompidou).

  

Un cimetière militaire allemand à Solers pose question et

faire un historique sur son origine fait partie du devoir de

mémoire.

Quittant leur zone de débarquement en Normandie les 1er

et 2 août 1944 après la trouée d ‘Avranches, les alliés acculèrent d’abord l’adversaire à la Loire pour pivoter ensuite vers

le nord-est. Du 20 au 25 août, ils atteignirent la Seine entre Le

Havre et Troyes ; par endroits, des têtes de pont avaient déjà

été formées sur la rive est de la Seine. Le 25 août, le gouverneur militaire de Paris, le Général de l’infanterie von Choltitz,

signa la capitulation.

Vers le 25 août, les alliés - britanniques et canadiens sur la

gauche, américains sur la droite - passèrent à l’attaque sur

toute la largeur du front entre Le Havre et Troyes, au nordest. Dans ces manœuvres, le 7ème corps d’armée américain

avança vers Soissons, entre Paris et Fontainebleau, en livrant

bataille aux forces de la 1ère armée et de la 5ème armée blindée allemandes.

C’est dans ces combats que furent tués les soldats allemands

inhumés à Solers.

Le 30 août 1944, la 1ère armée américaine commençait la

création d’un cimetière provisoire sur une étendue de terrain

située à l’ouest de Solers, où elle inhuma tant les corps de

ses propres soldats que ceux de l’armée allemande. A gauche

de la route menant à Soignolles-en-Brie, elle enterra environ

2000 de ses morts et, à droite, un nombre à peu près égal de

soldats allemands. Il s’agissait presque exclusivement de victimes de combats très durs qui se déroulèrent au cours de la

seconde quinzaine d’août, en Marne inférieure, lors de la retraite du corps d’armée allemande, nommé Herresgruppe B.

Après la cessation des hostilités, les corps des soldats américains furent transférés au cimetière militaire d’Épinal, qui fut

aménagé de manière définitive, tandis que les pelouses allemandes passèrent sous l’administration des autorités françaises et furent agrandie par suite de l’addition de nombreuses

tombes provenant non seulement de la région avoisinante,

mais aussi de Troyes et de Chartres. C’est ainsi que les corps

des soldats allemands tués lors des combats de juin 1940

dans la région de la Marne furent transférés à Solers.

Dans le cadre de l’accord franco-allemand du 23 octobre

11954 concernant les tombes militaires, la nécropole de Solers

fut choisie pour devenir, après les travaux d’agrandissement

nécessaires, un des cimetières militaires allemands définitifs

en France.

L’Association Populaire Allemande pour l’Entretien des Sépultures Militaires, A. S. B.L, fut chargée, par le Gouvernement

Fédéral Allemand, de l’exécution des travaux de constructions et horticoles. Ceux-ci furent entrepris en avril 1960 et

terminés en juillet 1962. Aucune tombe ne fut plus ajoutée.

Les frais d’aménagements du cimetière ont été conjointement supportés par le Gouvernement Fédéral Allemand et

l’Association Populaire. Le 28 juillet 1962, le cimetière fut

inauguré solennellement en présence de nombreux parents

des disparus et il fut ensuite remis aux mains du public.

« Nous ne devrions pas quitter ce lieu sans nous pénétrer du

sacrifice de ceux qui reposent ici et sans emporter avec nous

leur muette exhortation : l’exhortation à la Paix. »

Tous les ans, le dimanche suivant le 11 novembre, à l’occasion du Jour de Deuil National Allemand, la commune s’associe aux cérémonies commémoratives.

Source : la revue allemande « Am Rande der Strassen »

Question Mark, University of Guelph

Georgetown professor Tony Arend, right, moderated a Q&A with Rasmussen and audience members.

 

See event coverage at: explore.georgetown.edu/news/?ID=48996

 

Photo by: Phil Humnicky/Georgetown

 

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twitter.com/Memoire2cite #42 #St-ETIENNE twitter.com/Memoire2citehttps://twitter.com/Memoire2cite le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / Banlieue / HLM / Renouvellement Urbain / Urbanisme Ville et renouvellement urbain ¤ La volonté de réintroduire de l’urbanité dans des grands ensembles aux espaces publics souvent peu structurés et à la vocation peu claire, en y réaménageant les espaces publics autour de rues, de parcs ou squares, de résidences rattachées aux immeubles.Une logique de sécurisation de l’espace : éloigner les immeubles des circulations, en contrôler l’accès, rendre moins aisées les circulations dans le grand ensemble. La loi du 1/08/03 a ensuite fixé un objectif national de résidentialisation de 200 000 lgts le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états.. #Histoire & Mémoire de l' #Habitat / Rétro-#Villes / #HLM / #Banlieue / #Renouvellement #Urbain / #Urbanisme Ville et renouvellement urbain

Les projets de résidentialisation :

points de vigilance et recommandations Coordination : Béatrix Mora, Délégation à l’action professionnelle de l’Union sociale pour l’habitat.

Réalisation : Pascale Korn, Louise de Verneuil, Délégation à l’action professionnelle de l’Union sociale pour l’habitat.Les évolutions de la notion de résidentialisation Le terme est apparu à la fin des années 90, en réponse à deux types de préoccupations : ¤ La volonté de réintroduire de l’urbanité dans des grands ensembles aux espaces publics souvent peu structurés et à la vocation peu claire, en y

réaménageant les espaces publics autour de rues, de parcs ou squares, de

résidences rattachées aux immeubles.

¤ Une logique de sécurisation de l’espace : éloigner les immeubles des circulations, en contrôler l’accès, rendre moins aisées les circulations dans le grand ensemble.

La loi du 1er août 2003 a ensuite fixé un objectif national de résidentialisation de

200 000 logements locatifs sociaux, faisant de ces opérations un “incontournable” de la plupart des dossiers ANRU. En conséquence, la quasi-totalité des

projets de renouvellement urbain font référence à ce type d’opération, mais en

renvoyant à des principes, des ambitions et des types d’aménagement différents selon les sites.

Si elle est bien conduite, se fixe des objectifs clairs et tient compte des

spécificités du quartier, une opération de résidentialisation peut améliorer de

façon considérable les conditions de vie des habitants d’un quartier, ainsi que

son image et son attractivité. Pour autant, il s’agit d’opérations délicates, à la

croisée de multiples enjeux urbains, patrimoniaux et de gestion. L’objectif de ce

document est donc de revenir sur ces enjeux, et sur les questions qu’il convient

de se poser lorsque l’on engage une opération de résidentialisation, au stade de

la programmation et de l’élaboration du cahier des charges.Une opération de résidentialisation s’inscrit dans un projet d’ensemble . L’importance de la démarche de conception de l’opération de résidentialisation Les opérations de résidentialisation nécessitent, de façon encore plus poussée que les autres types d’opération de renouvellement urbain, la mise en place d’un travail partenarial solide entre bailleur et collectivité. Elles se situent en effet à la convergence des territoires d’intervention des deux acteurs : espace public sur lequel intervient la collectivité, résidence qui le plus souvent sera placée sous la responsabilité de gestion du bailleur. Dès lors, la coordination entre les opérations de résidentialisation et les opérations voisines (aménagement de voirie, de stationnements, d’espaces verts publics, autre opération de résidentialisation, etc.) est fondamentale. Le risque existe en effet que l’une des opérations s’impose aux autres, notamment dans le dessin des résidences, ou que les opérations n’aient pas toutes le même niveau de qualité. Pour le pallier, il convient de mettre en place un processus opérationnel efficace, afin de coordonner les interventions : dans le temps en réfléchissant finement aux phasage ; et dans l’espace en demandant aux maîtres d’œuvre de travailler ensemble, soit en lien avec L’urbaniste coordonnateur du projet, soit en ayant recours à la procédure du groupement de commande entre collectivité et bailleur (qui permet de faire travailler un maître d’œuvre unique sur les espaces publics et la résidentialisation Les opérations de résidentialisation, points de vigilance Il est en outre essentiel que l’élaboration du projet de résidentialisation s’appuie sur une bonne connaissance du fonctionnement social du quartier et des usages des habitants. Ces derniers devront être étroitement associés à la réflexion sur le projet, à travers un processus de concertation à définir de façon partenariale et à intégrer au cahier des charges des concepteurs. Il est également important que les gestionnaires du quartier puissent faire valoir leur point de vue et les contraintes qui sont les leurs. Quelle dimension pour les résidences ? Déterminer la taille pertinente pour une résidence (nombre de logements et surface des espaces extérieurs intégrés à la résidence) suppose de croiser plusieurs critères : ¤ Le projet d’ensemble pour le quartier : maillage viaire, positionnement des espaces publics de type place ou parc, etc.

¤ Les fonctions que l’on souhaite intégrer à la résidence, selon la vocation que l’on souhaite lui donner : espace

de loisir pour les résidents ? Intégration des stationnements ?... Si cette question est mal anticipée, le risque existe que les résidences s’avèrent trop grandes et difficilement appropriables, avec des espaces à la vocation peu claire, ou à l’inverse trop petites pour les usages que

l’on souhaiterait voir s’y développer.

¤ Les critères de gestion du bailleur, notamment le nombre de logements qu’il lui semble raisonnable d’inclure dans une résidence.

¤ La possibilité de mutabilité ultérieure de la résidence : quelle est la taille qui permettra dans le futur que la parcelle définie par la résidence puisse muter indépendamment du reste du quartier et en cohérence avec la trame urbaine définie pour le projet ?

Il est important de prendre en compte l’intégralité de ces critères et de veiller à ce que l’un d’eux ne l’emporte pas au détriment des autres, avec le risque de difficultés ultérieures.En outre, la réalisation d’une opération de résidentialisation constitue l’occasion de remettre à plat les domanialités. A terme, il importe de clarifier domanialité privée du bailleur et domanialité publique de la collectivité, en cohérence avec le projet. Il ne faut toutefois pas faire de ces rétrocessions foncières, qui impliquent de longs délais, un préalable à la mise en œuvre d’une opération de résidentialisation.Les opérations de résidentialisation, points de vigilance

1.3. Faut-il ou non résidentialiser

l’ensemble d’un quartier suivant les mêmes principes ?

Retenir le même principe d’intervention sur l’ensemble d’un quartier, au risque de maintenir une identité parfois stigmatisée et de laisser persister la confusion des repères ; ou demander à différents maîtres d’œuvre d’intervenir sur un même quartier, au risque d’une disparité des interventions ? Il n’existe pas de réponse toute faite à cette question, qu’il faut notamment appréhender en fonction de la taille du quartier : on cherchera par exemple à maintenir la cohérence d’un petit quartier (en conservant un certain nombre de principes d’une résidence à l’autre : matériaux et mobilier urbain utilisés, modalités de traitement des limites, etc.), mais à créer par le biais de la résidentialisation plusieurs sousensembles au sein d’un grand quartier. La réalisation d’un cahier de prescriptions architecturales par l’urbaniste référent d’un quartier peut utilement permettre de définir les principes généraux que devront

respecter l’ensemble des opérations de résidentialisation D’un même quartier. Sur le quartier de la Grande Borne à

Grigny par exemple, l’Atelier Ruelle a élaboré un planguide qui, parmi d’autres prescriptions urbaines et

architecturales, définit les principes que devront respecter les futures opérations de résidentialisation : traitement des cheminements, modalités d’aménagement de jardins résidentiels, dessin de la limite La programmation d’une opération de résidentialisation Organisation générale de l’espace résidentiel Espace intermédiaire, transition entre le “tout public” de la rue et le “tout privé” de l’immeuble et de l’appartement, la résidence est un espace important, à la programmation duquel il convient de réfléchir avec attention. La maîtrise d’ouvrage doit se poser un certain nombre de questions au stade de l’élaboration du cahier des charges de l’opération, soit qu’on souhaite indiquer au concepteur quelles sont les options retenues, soit qu’on souhaite attirer son attention et lui signaler quels sont les éléments de réflexion à prendre en compte et les dysfonctionnements à traiter.2. Le stationnement La mise en œuvre d’une opération de résidentialisation constitue une occasion de réfléchir à la réorganisation du stationnement, question particulièrement sensible aux yeux des habitants comme l’ont montré les études de satisfaction et aspect qui, s’il est bien traité, participe largement à la revalorisation d’un quartier. Si l’on constate souvent un traitement paysager satisfaisant de cette question, il n’en va pas toujours de même de la prise en compte des besoins des habitants : il est donc important, préalablement à l’élaboration du programme de la résidentialisation, de réaliser un diagnostic permettant d’avoir une vision claire de la situation avant résidentialisation d’une part, des besoins des locataires (taux de motorisation) d’autre part. Il convient de ne pas oublier la question du stationnement non résidentiel (visiteurs, commerçants, etc.). Des choix sont ensuite à faire, dans la mesure où la satisfaction de certains des besoins exprimés par les locataires (plusieurs places par logement, stationnement à proximité des immeubles, etc.) risque de se faire au détriment des espaces verts et donc d’une certaine qualité de la résidence. A cet égard, la question du stationnement constitue un terrain intéressant pour la mise en place d’une concertation autour de plusieurs scénarios et de leurs incidences sur l’aspect général de la résidence. Plusieurs solutions sont envisageables pour l’organisation des stationnement : dans ou hors de la résidence, attribués ou non, loués ou non, accès bloqué par “stop car” ou non. Lorsque le stationnement est intégré à la résidence, il convient par ailleurs de se poser la question de l’accès à celle-ci : dès lors que la résidence accueille des véhicules, doit-elle être fermée ? Quel degré de fermeture choisir, quel accès proposer aux usagers ? En tout état de cause, même lorsque les parkings ne sont pas intégrés aux résidences, il convient de réfléchir à leur organisation dans une logique de résidence : fragmentation des poches, attribution d’un parking à une résidence donnée, etc.Les opérations de résidentialisation, points de vigilance La collecte des ordures ménagères

La résidentialisation constitue aussi l’occasion de remettre à plat la question de la collecte des ordures ménagères et, le cas échéant, d’introduire la collecte sélective dans un quartier. Les réflexions menées dans ce cadre conduisent souvent à la mise en œuvre de nouvelles formes de collecte des déchets. Les ordures peuvent être stockées dans des locaux attenants aux halls (en prenant en compte le risque d’incendie), en édicules extérieurs (qui peuvent poser des problèmes d’esthétique et d’encombrement), ou en containers enterrés (qui nécessitent un investissement important, tant de la part du bailleur que de la collectivité, et sont délicats à manipuler, mais sont plus aisés d’entretien par la suite, et moins encombrants). Il convient de prêter attention aux cheminements, afin que les locataires n’aient pas à faire un détour pour déposer leurs ordures, et à l’accès des containers, qui doit être aisé pour des personnes âgées ou des enfants. Dans tous les cas il est indispensable de mener une réflexion partenariale, prenant en compte les usages des habitants, mais aussi le rôle des gardiens, les techniques de collecte, les fréquences de ramassage, etc. Comment marquer la limite de la résidence ? Le choix du marquage de la limite de la résidence doit découler des options prises en matière de programmation, de la vocation que la maîtrise d’ouvrage souhaite donner à la résidence, de la prise en compte du fonctionnement social et de la pratique des espaces par les habitants, et non constituer un préalable à la conception de cette résidentialisation. Par ailleurs ce choix de la façon dont on va marquer la limite entre espace public et espace privatif va fortement contribuer à créer une nouvelle ambiance urbaine. Il est donc fondamental de se poser la question de l’impact, tant visuel que social, du dispositif qui sera mis en place. Les opérations de résidentialisation, points de vigilance En tout état de cause, il nous semble important de faire un choix clair entre fermeture et ouverture de la résidence, l’un ou l’autre de ces choix devant être assumé. Les solutions qui ne prennent pas de parti clair (volonté de limiter l’accès à la résidence aux seuls résidents, mais mise en place de barrières de faible hauteur par exemple) apparaissent en effet comme peu satisfaisantes. Il convient, enfin, de prêter attention à la qualité des matériaux utilisés, à leur intégration (accompagnement du barreaudage par des plantations) et à leur implantation. Interventions complémentaires

sur les halls et les façades

En lien avec la résidentialisation, il est souvent nécessaire de travailler sur la relation entre l’espace résidentiel et l’immeuble, à travers la requalification des halls, la réorganisation de l’accès aux caves, etc. La réfection d’une façade permet pour sa part une réelle revalorisation de l’image d’un bâtiment. Les opérations de résidentialisation, points de vigilance Une réflexion sur ces questions est indispensable à la pérennisation des investissements réalisés. Il convient à ce titre :¤ D’anticiper, dès le stade de la conception du projet, les modalités et le coût de la gestion des nouveaux aménagements qui seront réalisés, afin de chercher à limiter ces

coûts. On pourra par exemple préférer des haies vives à des haies devant être régulièrement taillées, choisir un revêtement en fonction de sa résistance dans le temps, etc. Dans ce cadre, il est important de consulter les gestionnaires au stade de la conception du projet, au risque sinon de constater après la livraison que certaines erreurs auraient pu être évitées en prenant en compte leur avis.

¤ De clarifier les modalités de gestion futures du quartier, le “qui fait quoi et où”. L’opération introduit en effet des modifications dans la morphologie urbaine, dont les gestionnaires doivent tenir compte ; par ailleurs, il est indispensable que les investissements réalisés fassent l’objet d’une bonne gestion afin que leur pérennité soit assurée. Pour autant, les territoires d’intervention des différents gestionnaires ne doivent pas forcément coïncider avec les territoires de la résidentialisation, et il convient en la matière de se montrer pragmatique, en tenant compte du surcoût éventuel pour l’un des acteurs, de la répartition des responsabilités avant résidentialisation, etc. Des conventions de gestion peuvent être conclues entre les intervenants afin qu’ils interviennent sur les territoires les uns des autres. Ainsi sur le quartier Teisseire à Grenoble, la Ville s’est engagée par convention à subventionner les surcoûts de gestion : au-delà de

2 €/mois.lgt la première année, 3 € la seconde année,

4€ la troisième année.

Il peut également être intéressant d’accompagner les

habitants dans l’appropriation de la résidence. Ainsi toujours à Grenoble, le bailleur a créé un poste de chargé de

gestion des unités résidentielles, pour la mise en place et le suivi de comités de résidents à l’échelle de chaque unité résidentielle, afin d’encourager une dynamique participative de la part des locataires.

¤ De se donner, dans la mesure du possible, les moyens de réintervenir a posteriori pour ajuster les aménagements, corriger d’éventuelles erreurs ou oublis. Seul l’usage permettra en effet de juger de la pertinence des choix faits.

QUELQUES EXPÉRIENCES 42 St-ETIENNE MONTCHOVET 2020 La résidentialisation est un type d'opération de rénovation urbaine, apparue en France au début des années 1990. Elle est généralement vue comme une amélioration du cadre de vie des quartiers d'habitat social > Canteleu Cité verte, Ilot Dumas - Habitat 76 ............................ 18

> Corbeil-Essonnes, Les Tarterêts

Résidence Courbet-Delacroix - Logement Francilien.................. 24

> Dreux, Quartier de la Croix Tiénac - OPAC Habitat Drouais ........... 30

> Stains, Moulin Neuf - Immobilière 3F.................................... 36

> Vandœuvre les Nancy, Quartier de l’Etoile - Batigère .................. 42 twitter.com/Memoire2cite Montchovet, un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.

Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,

"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -

l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.

Type de média : Vidéo - Journal télévisé

Date de diffusion : 10 août 1983

Source : FR3 (Collection: JT FR3 Rhône Alpes )

Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Le Président

Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gaucheLa visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html Journaliste

Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François Mitterrand

Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État.(Silence), à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.

1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..

Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.

Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.

Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.

 

Beaulieu I: le projet d'urbanisme

 

Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-Clément

 

Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief. Un modèle de l'urbanisme des années 1950.

 

Beaulieu-Montchovet:

 

La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.

 

Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.

 

C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles.

 

La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:

 

- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955

 

- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959

 

- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.

 

- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971

Le quartier:

Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.

A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.

Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :

Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.

La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.

Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.

Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.

Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.

La crise du logement:

1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.

La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.

 

La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.

Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.

Une barre d’habitation innovante

A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.

Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.

Conception et réalisation d’un quartier entier

Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.

Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.

Un projet pharaonique

Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.

L’avis de l’architecte

De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -

- Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»

Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?

La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.

Que prévoit-on pour la reconstruction?

Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.

Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?

C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.

C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.

Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.

Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?

Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.

Cela paraît paradoxal, pour du logement social!

Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!

On croit rêver...

C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...

Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?

Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.

L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.

Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.

Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...

En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.

Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?

Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.

Pourquoi cette différence?

Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.

Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?

Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.

Dans quels domaines?

Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.

Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon.

Le futur Centre-Deux...

C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.

Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?

La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.

Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?

Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.

Culturellement, la ville est aussi très active...

Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.

La population comprend-elle cette volonté?

Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.

I am not sure which Barbie she is and her head is very loose. Should I rebody her or what? Can someone identify the steffie head, I might rebody her on a fashionista body.

Notes from Caroline Jarrett's workshop on creating Better UX Workshops, held at EMBL-EBI on Sept 27, 2012

May I peek sir, at what you have under your kilt?

Doris Leuthard, Federal Councillor, Federal Department of Environment and Transports, Switzerland answers journalists' questions after the Follow-up Zurich Process - Meeting of the Ministers of the Alpine Region during the 2012 Summit on “Seamless Transport: Making Connections” of the International Transport Forum at the OECD in Leipzig, Germany on 02 May 2012.

Question Mark. Aus der Serie „Satzzeichen“ 2014

Rotierende Skulptur aus Lianen Findling, fluoriszierendes Klebeband, schwarze Totenkopf Büchse und Schwarz Licht

Skulptur, Objekt, Video, Installation, Fotografie

Markus Wintersberger 2014

A full interview with the Israeli painter Raphael Perez (in Hebrew Rafi Peretz) about the ideas behind the naive painting, resume, personal biography and CV

Question: Raphael Perez Tell us about your work process as a naive painter?

Answer: I choose the most iconic and famous buildings in every city and town that are architecturally interesting and have a special shape and place the iconic buildings on boulevards full of trees, bushes, vegetation, flowers.

 

Question: How do you give depth in your naive paintings?

Answer: To give depth to the painting, I build the painting with layers of vegetation, after those low famous buildings, followed by a tall avenue of trees, and behind them towers and skyscrapers, in the sky I sometimes put innocent signs of balloons, kites.

A recurring motif in some of my paintings is the figure of the painter who is in the center of the boulevard and paints the entire scene unfolding in front of him, also there are two kindergarten teachers who are walking with the kindergarten children with the state flags that I paint, and loving couples hugging and kissing and family paintings of mother, father and child walking in harmony on the boulevard.

 

Question: Raphael Perez What characterizes your naive painting?

Answer: Most naive paintings have the same characteristics

(Definition as it appears in Wikipedia)

• Tells a simple story to absorb from everyday life, usually with humans.

• The representation of the painter's idealization to reality - the mapping of reality.

• Failure to maintain perspective - especially details even in distant details.

• Extensive use of repeating patterns - many details.

• Warm and bright colors.

• Sometimes the emphasis is on outlines.

• Most of the characters are flat, lack volume

• No interest in texture, expression, correct proportions

• No interest in anatomy.

• There is not much use of light and shadow, the colors create a three-dimensional effect.

I find these definitions to be valid for all my naive paintings

 

Question: Raphael Perez Why do you mainly choose the city of Tel Aviv?

Answer: I was born in Jerusalem, the capital city which I love very much and also paint,

I love the special Bauhaus buildings in Tel Aviv, the ornamental buildings that were built a century ago in the 1920s and 1930s, the beautiful boulevards, towers and modern skyscrapers give you the feeling of the hustle and bustle of a large metropolis and there are quite a few low and tall buildings that are architecturally fascinating in their form the special one

Also, the move to Tel Aviv, which is the capital of culture, freedom, and secularism, allowed me to live my life as I chose, to live in a relationship with a man, Jerusalem, which is a traditional city, it is more complicated to live a homosexual life, also, the art world takes place mainly in the city of Tel Aviv, and it is possible that from a professional point of view, this allows I can support myself better in Tel Aviv than in any other city in Israel.

 

Question: raphael perez are the paintings of the city of Tel Aviv different from the paintings of the city of Jerusalem

Answer: Most of the paintings of Jerusalem have an emphasis on the color yellow, gold, the color of the old city walls, the subjects I painted in Jerusalem are mainly a type of idealization of a peaceful life between Jews and Arabs and paintings that deal with the Jewish religious world, a number of paintings depict all shades of the currents of Judaism of today

In contrast, the Tel Aviv paintings are more colorful, with skyscrapers, the sea, balloons and more secular motifs

 

Question: Raphael Perez Tell us about which buildings and their architects you usually choose in your city paintings

Answer: My favorite buildings are those that have a special shape that anyone can recognize and are the symbols of the city and you will give several examples:

In the city of Tel Aviv, my favorite buildings are: the opera building with its unusual geometric shape, the Yisrotel tower with its special head, the Hail Bo Shalom tower that for years was the symbol of the tallest building in Tel Aviv, the Levin house that looks like a Japanese pagoda, the burgundy-colored Nordeau hotel with the special dome at the end of the building, A pair of Alon towers with the special structure of the sea, Bauhaus buildings typical of Tel Aviv with the special balconies and the special staircase, the Yaakov Agam fountain in Dizengoff square appears in a large part of the paintings, many towers that are in the stock exchange complex, the Aviv towers and other tall buildings on Ayalon, in some of the paintings I took plans An outline of future buildings that need to be built in the city and I drew them even before they were built in reality,

 

In the paintings of Jerusalem, I mainly chose the area of the Old City and East Jerusalem, a painting of the walls of the Old City, the Western Wall, the Church of the Holy Sepulcher, the El Akchea Mosque, the Tower of David, most of the famous churches in the city, the right hand of Moses, in most of the paintings the Jew is wearing a blue shirt with a red male cord I was in the youth movement and the Arab with a galabia, and in the paintings of the religious public then, Jews with black suits and white shirts, tallitas, kippahs, special hats, synagogues and more

 

I also created three paintings of the city of Haifa and one painting of Safed

In the Haifa paintings I drew the university, the Technion, the famous Egged Tower, the Sail Tower, well-known hotels, of course the Baha'i Gardens and the Baha'i Temple, Haifa Port and the boats and other famous buildings in the city

 

Question: Have you created series of other cities from around the world?

Answer: I created series of New York City with all the iconic and famous buildings such as: the Guggenheim Museum, the famous skyscrapers - the Chrysler Building, the Empire State Building, Lincoln Center, the famous synagogue in the city, the Statue of Liberty, the flags of the United States and other famous buildings

Two paintings of London and all its famous sites, Big Ben, famous monuments, the Ferris wheel, Queen Elizabeth and her family, the double bus, the famous public telephone, palaces, famous churches, well-known monuments

I created 4 naive paintings of cities in China, a painting of Shanghai, two paintings of the city of Suzhou and a painting of the World Park in the city of Beijing... I chose the famous skyline of Shanghai with all the famous towers, the famous promenade, temples and old buildings, two Paintings of the city of Suzhou with the famous canals, bridges, special gardens, towers and skyscrapers of the city

alright. i need an explanation because i never got one while i was in china. why do people throw playing cards on the ground? beijing is the only place i have seen this. i understood seeing discarded 4 cards (4 in mandarin is 四si(4) which sounds like 死(3) which means death. it's kind of an unlucky number), but 8! 发财!why discard that? i saw all kinds of cards on the ground, and i just don't get it. help me out here.

by Francis de Tuem released on Easter Sunday 27.3.2016

FDT 's 4th Tiatr

more here goo.gl/Q7fhXl

joegoauk-tiatr.blogspot.in/2016/03/question-mark-by-franc...

Fotografía: Kiiiwiii Photography

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Question for ART 101: This is an example of Idealism in Objective art. Consider the way hair is shown. What makes it more Idealized than the hair of the dog shown here: www.flickr.com/photos/24364447@N05/15318019943 ?

 

This sarcophagus is an example of Objective Style in art. Objective Style comes in three flavors:

Idealism features the formal principles of Harmony, Uniformity, Pattern, and Balance.

Expressionism boldly features Irregularity, Imbalance, Disharmony, Awkwardness, and even Ugliness.

Naturalism features a relatively low degree of Abstraction, but it also subtly reflects the character, personality, and values of those who made it.

 

This sculpted outer coffin was originally made for the Egyptian general Penephtah who lived during the XXVI Dynasty (600-525 BCE), according to the hieroglyphics inscription on the middle section.

 

Taking questions from the audience.

Question Mark. Aus der Serie „Satzzeichen“ 2014

Rotierende Skulptur aus Lianen Findling, fluoriszierendes Klebeband, schwarze Totenkopf Büchse und Schwarz Licht

Skulptur, Objekt, Video, Installation, Fotografie

Markus Wintersberger 2014

There are times while looking over my shoulder that I find myself questioning where I have come from and where I am going to. On this day I am thankful for being able to ask these questions. I do know that I need to start preparing my contribution for today's Thanksgiving dinner!

 

Happy Thanksgiving!

 

*Photograph composition was created for the Our Daily Challenge topic:

 

OVER THE SHOULDER

The exhibition features the artworks from an interdisciplinary and culturally diverse group of architects/artists/designers investigating current and historical dilemmas facing new immigrants and political/religious refugees as well as their influences on local and global culture in everyday life and their complex relationship to artistic and cultural production. Each body of work represents a unique perception according to one’s individual expertise, experience, vision and culture identity.

Questions?

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110,000 Throughout Ireland Protested Against 64 Billion Euro Bank Debt - Were You There?

 

Have you ever noticed how often the number 64 appears in headlines and on posters. We in Ireland have a 64 Billion Euro debt, or so we are told. It is interesting to note that "The $64,000 Question" was an American game show broadcast from 1955–1958, which became embroiled in the scandals involving TV quiz shows of the day.

 

The organisers of today's protest march claimed that over 110,000 people took part in the demonstrations.but according to local media and police estimates the total country wide turnout was about 50,000.

 

The largest event took place in Dublin and according to local police about 25,000 took part while the organisers claim that at least 60,000 took part (maybe 64,000 took part). Today an experienced journalist explained to me that the police count the number of legs and divide by two and the protest organisers count the number of legs and divide by one (BTW that's a joke).

 

To be honest I do not know if anyone is even trying to be accurate but the following statement was issued by the ITCU:

 

9 Feb 2013

 

More than 110,000 people took part in demonstrations across the country today, in protest at the country’s continued bank debt burden.

 

The protests were organised by the Irish Congress of Trade Unions and took place in Dublin, Cork, Galway, Limerick, Waterford and Sligo.

 

Over 60,000 took part in the Dublin protest, while at least 15,000 turned out in Cork, 13,000 in Waterford, 10,000 in Limerick, 7,000 in Sligo and 5,000 I Galway.

 

Congress General Secretary David Begg told protestors at a rally in Dublin’s Merrion Square that bank debt problem had not been solved by the recent deal.

 

He vowed Congress would continue its bank debt campaign until the link between private bank debt and national debt was clearly broken.

How to capture a person in a picture? That is the question when it comes to portraits. However, this assignment allows me to think about the people I know and care about and decide what they are recognizable for. Adults have always found their nitch in life by the time they are older. It has always been easy to describe what you remember someone for when reminiscing. However, children can be harder. Children are my passion and they are who I decided to focus on. They are fun and playful and that’s why I decided to play with the pictures and have fun with the kids while I was taking their pictures.

Portrait 1 is a picture of my neighbor girl. She is the thrill seeker. She has always the one jumping off the swing, climbing to the top, and hanging upside down. This was a no brainer to put her upside down on the play set, she was over eager too. The picture had the bars of the swing set giving it some frame work through the picture. The picture was taken in shade and so the black and white seemed perfect with the light on the ground that seeped through the leaves of the tree.

Portrait 2 played off the angle for its fun. She is always riding her bike and asking me to take her on a bike ride so when I asked if I could take pictures of her, she ran back and returned with her bike. I used the light behind her to create more of a contrast. Black and white seemed perfect to create a more depth and contrast to the background of the blank sky and houses. I used her shade to from the sun to allow the brightness and focus of her. The light behind her makes her stand out from the background. The houses in the background give lines to picture allowing a frames look to her.

Portrait 3 is of my niece. She loves her bath time and is always playing in water when possible. She loves to have water poured on her face. She loves color so it was perfect to show the picture in color and show the color of the tub. The pool wraps around the body giving a separation to her head. The expression of excitement and expectation of the next glass of water is perfect. The lighting could have been better but the look of expression was what I was going for.

The self portrait was taken by someone else but turned out the way I wanted. I wanted a picture of me doing what I love. Riding my motorcycle is what calms and excites me all at the same time. The Sophia setting was used for this because it helped give the contrast I wanted between me, the road, and the surroundings. The lights on the motorcycle in the picture are perfect because it draws in the eyes but doesn’t overtake or reflect oddly. I knew I wanted to use the lines of the road. Also the poles and lines of wire compliment the picture nicely.

Portraits are wonderful for expressing someone’s passions and feelings. It’s hard to express with words but a portrait can show the expression on the face and in the soul. A photo can only tell the story. It was my job to create the story. I captured the story and they provided the emotion. Each picture came out better than I imagined. They also show exactly the memories I have of each child. I hope all of you can see their passion as much as I do.

 

Question Mark. Aus der Serie „Satzzeichen“ 2014

Rotierende Skulptur aus Lianen Findling, fluoriszierendes Klebeband, schwarze Totenkopf Büchse und Schwarz Licht

Skulptur, Objekt, Video, Installation, Fotografie

Markus Wintersberger 2014

...not what you look at, but what you see." Henry David Thoreau

 

Holga 120N, Kodak Tri-X, expired 1975 shot with a Tiffen #25 red filter. Developed in R09 One Shot (Rodinal), 1+50, 14 minutes, using the developer's method: 1 minute of continuous agitation; 1 inversion every 30 seconds thereafter.

Question Mark. Aus der Serie „Satzzeichen“ 2014

Rotierende Skulptur aus Lianen Findling, fluoriszierendes Klebeband, schwarze Totenkopf Büchse und Schwarz Licht

Skulptur, Objekt, Video, Installation, Fotografie

Markus Wintersberger 2014

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