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Voilà qu'arrive le printemps
Voilà que s'pointe le beau temps...
Enfin, faut dire ça très vite et surtout y croire !
Moi, j'y crois...
Après tout, ça coûte pas cher d'y croire...
Et de plus y croire c'est bon pour le moral !
Parfois, seule la Foi sauve.
Comme je veux être sauvée...j'ai foi !
Pas vous ?
~Mai~ qui vous embrasse
Love's Theme - The Love Unlimited Orchestra Barry White (1973)
Le baume qui cicatrise la blessure du temps se nomme religion, le savoir qui nous amène à vivre avec notre blessure se nomme philosophie. Octavio Paz
Il n’importe pas qu’un être soit croyant ou non : il est plus important qu’il soit bon. Dalaï Lama
kicsit "lomo"-s lett ez a tekercs, mert kedves öreg Zenitemnek megvan az a szeszélyes és rossz tulajdonsága, hogy időnként kinyílik hátul :)
néhány tekercs óta nem fordult elő, de most az utolsó(!) kockánál megtörtént, ezért szinte az összes kép széle beégett...mindenesetre ez most úgyis nagy divat...haladunk a korral.
én és a Zenit
www.twitter.com/Memoire2cite LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.
Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.
Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.
Définition
Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.
On peut toutefois en distinguer deux :
• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».
• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».
Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.
Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.
Histoire
La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.
Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.
Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.
L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.
La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.
Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.
Une multitude de procédures administratives
Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.
Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.
Les contextes de constructions
Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.
On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :
• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).
• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.
• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.
Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.
Les modes de constructions
Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.
Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :
• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.
• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.
• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.
Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.
En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement.
Les guerres jouent un rôle majeur dans l'histoire architecturale d'un pays. Alors que les commémorations orchestrées par la mission Centenaire 1914-1918 battent leur plein, il paraît intéressant de revenir sur ce que la Grande Guerre a représenté pour les architectes, au-delà des destructions et du traumatisme. Ce premier épisode de « mobilisation totale » - suivant les termes utilisés par Ernst Jünger en 1930 -, a notamment entraîné une industrialisation accéléré des processus de production, qui a marqué les esprits. Certains architectes comme Félix Dumail et Marcel Lods se sont alors engagés dans la définition d'un cadre urbanistique nouveau pour le logement social : au sein de l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine, ils ont largement contribué à l'invention du « grand ensemble ».
La reconstruction de l'après Première Guerre mondiale a souvent été présentée comme une occasion manquée. Cette antienne a même servi de repoussoir après la Seconde. C'est pourtant un bilan à tempérer, puisqu'au sortir de l'une et l'autre, on est parvenu à reconstruire un nombre de logements comparable en valeur relative, dans à peu près le même laps de temps. Plus généralement, les vicissitudes des chantiers de l'entre-deux-guerres tiennent au contexte économique et politique, au problème du moratoire des loyers, aux effets de la crise de 1929, etc., plutôt qu'à une défaillance des savoir-faire des entreprises et des architectes. Dans cette période ouverte cohabitent, au contraire, des procédés constructifs aussi nombreux qu'efficaces. L'élaboration des programmes modernes - logement social, équipements sportifs, sociaux et éducatifs, grande distribution, etc. - est l'objet d'un éventail de recherches d'une grande pluralité. On aura rarement inventé autant de types architecturaux. Ainsi, pour paraphraser ce que Jean-Louis Cohen écrit de la Seconde Guerre (1), on peut suggérer que la Première ne représente pas seulement quatre années de « page blanche », ni même une répétition de la suivante, mais bien, elle aussi, un temps de condensation « technologique, typologique et esthétique ». Si la Seconde Guerre coïncide avec la « victoire » et la « suprématie » de la modernité architecturale, la Premièren'est pas en reste, qui pose les conditions de diffusion du fordisme, de la préfabrication des bâtiments et dessine les contours urbanistiques de la construction de masse.
Certes, le XIXe siècle, avec le Paris d'Haussmann et les expositions universelles, avait largement plus que défricher les champs de la rapidité, de l'étendue et de la quantité, mais, spécifiquement, l'entre-deux-guerres est marqué par le perfectionnement de la répétition (2). Un des effets de la Grande Guerre réside dans l'accélération de la mise en place d'un cadre de production pour le logement collectif et dans la définition progressive du « grand ensemble ». Ce concept, apparu en juin 1935 sous la plume de Maurice Rotival dans L'Architecture d'aujourd'hui, ressortit à la tentative « d'un urbanisme contemporain : un urbanisme des habitations » (3). Son héraut est l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine (OPHBMS) d'Henri Sellier, futur ministre de la Santé publique du Front populaire. Imaginé en 1913, organisé pendant la guerre, l'OPHBMS sera, avant 1939, le maître d'ouvrage de plus de 17 000 logements répartis en une vingtaine d'opérations banlieusardes.
Dans une perspective de généalogie du logement de masse français, il y a grand intérêt à suivre les parcours des architectes de l'OPHBMS pendant la Grande Guerre. Parmi la vingtaine de protagonistes concernés, seuls deux étaient trop âgés pour participer au conflit : Raphaël Loiseau (1856-1925), architecte-conseil, et Alexandre Maistrasse (1860-1951), qui s'applique dès avant l'armistice au projet de la « cité-jardins » de Suresnes, dont Sellier sera maire de 1919 à 1940. Il y livrera près de 2 500 logements. Bien que plus jeune, Maurice Payret-Dortail (1874-1929) n'est pas mobilisé et participe à la mise en place de l'Office durant la guerre, avant de travailler jusqu'à son décès prématuré à une autre grande cité-jardins, celle du Plessis-Robinson. Nés entre 1868 et 1900, les autres architectes correspondent exactement aux classes d'âge appelées au front.
Les figures de Marcel Lods et de Felix Dumail
Deux d'entre eux (4) ont laissé des archives significatives sur ces années : Félix Dumail (1883-1955), un des plus fidèles compagnons de Sellier, et Marcel Lods (1891-1978), brillant cadet entré dans un second temps à l'OPHBMS avec son associé Eugène Beaudouin (1898-1983). Dumail est diplômé de l'Atelier Bernier en 1908 et lorsqu'il est mobilisé, il figure déjà parmi les pionniers du logement social. Lods, quant à lui, est admis dans le même atelier en 1911, mais, conscrit l'année suivante, il ne quitte l'uniforme qu'une fois la guerre terminée. Il obtient son diplôme en 1923, tout en collaborant dès 1921 sur d'importantes opérations HBM avec Albert Beaudouin, architecte de la Société des logements économiques pour familles nombreuses depuis 1907. Celui-ci lui cédera son agence en 1929, ainsi qu'à son neveu Eugène.
Vers des logements sociaux en grande série
Il faut rappeler qu'à l'approche de la guerre, ce que l'on nomme le logement ouvrier se situe à un tournant : fin 1912, la loi Bonnevay a affirmé son caractère public. Elle autorise alors les collectivités locales à constituer des offices d'habitations à bon marché, domaine jusque-là réservé des sociétés anonymes et des fondations philanthropiques. Peu avant, la Ville de Paris a obtenu la possibilité de produire elle-même des logements sociaux. Si les résultats du concours qu'elle lance en 1912 sont suspendus, du fait de ses terrains petits et irrégulier ayant inspiré des propositions peu généralisables, quelques architectes se sont d'ores et déjà essayés à décliner des plans en immeubles libres et cours ouvertes. C'est le cas de Payret-Dortail, lauréat sur le site de l'avenue Émile-Zola, et du jeune groupement Dumail, Jean Hébrard et Antonin Trévelas. Au concours de 1913, ce trio peut développer ses principes à l'échelle plus favorable de vastes terrains. Il se retrouve lauréat de 600 logements rue Marcadet, avec un projet désigné dix ans plus tard comme un des plus avancés des « standards d'avant-guerre » (5). Ce deuxième concours, qui porte l'ambition d'entamer un processus de construction en grande série sur la base de plans-modèles, suscite l'engouement, puisque près de 700 châssis ont été adressés et que, comme l'affirme L'Architecture : « On sent qu'il y a maintenant une génération d'architectes s'intéressant à la question des habitations à bon marché, et qui l'ont comprise. » (6) Sellier ne s'y trompe pas, qui forme, entre 1916 et 1921, la première équipe d'architectes-directeurs de l'OPHBMS en puisant parmi les lauréats des concours parisiens : Albenque et Gonnot ; Arfvidson, Bassompierre et de Rutté ; Hébrard et Dumail, Maistrasse, Payret-Dortail, Pelletier, Teisseire.
L'entrée en guerre, dans un premier temps, coupe net l'élan de cette génération, avant de la décimer. Ainsi, Trévelas aura son nom gravé sur le monument aux morts de la cour du mûrier, au cœur de l'École des beaux-arts. Mobilisé dans l'infanterie, Dumail décrit dans ses courriers et dans son journal, le manque d'organisation, la faim, la fatigue, les douleurs corporelles, l'ampleur des destructions et les atrocités : blessures par obus, barricades élevées avec des couches de cadavres, etc. Si l'épisode napoléonien avait déjà provoqué des tueries de masse, celles-ci se singularisent. Leur mécanisation et l'annihilation du territoire représenteront une source inextinguible de réflexions pour les architectes, faisant écho à une sensibilité récente : les théories premières de Prosper Mérimée ou Viollet-le-Duc - suite au « vandalisme » de la révolution et aux effets de l'industrialisation - venaient justement d'accoucher le 31 décembre 1913 de l'actuelle loi sur les monuments historiques. Après guerre, les architectes se passionneront du sort des monuments endommagés - la cathédrale de Reims notamment - et du statut des ruines, quasi sacralisées par un Auguste Perret. Simultanément les avant-gardes mettront en avant l'idée de la table rase. Le spectacle des manœuvres de nuit sous le feu des projecteurs procure ainsi à Dumail un sentiment ambigu de fascination-répulsion, évoquant la sidération exprimée par un Apollinaire.
Dumail manifeste des capacités d'observation hors du commun, qui lui vaudront la légion d'honneur. Sous les bombardements, il exécute des plans et des panoramas des positions ennemies, permettant de mieux diriger les tirs. Nommé sous-lieutenant en octobre 1915, il entame des démarches pour être affecté à l'aviation. À l'appui de sa demande, il mentionne sa passion pour les sports mécaniques, sa pratique assidue de la moto et souligne son succès en 1912 au concours Chenavard consacré à une école d'aviation militaire. C'est pourtant un projet dans lequel l'aéroport représentait surtout un emblème. À l'instar, du reste, de l'aéroport de la cité-jardins du Grand Paris imaginée par l'OHBMS en 1919 en marge des projets du Plessis-Robinson et de la Butte-Rouge (Châtenay-Malabry), ou encore, à partir de 1922, de celui qu'associe Le Corbusier à une autoroute sur la rive droite de Paris, dans son fameux Plan Voisin soutenu par le fabricant automobile et aéronautique éponyme. Bien que Dumail juge plus aisé de piloter un avion qu'une auto et malgré le soutien de ses officiers, ses démarches n'aboutissent pas. Pas plus que ses tentatives d'entrer au Génie puis au service technique de Peugeot ou encore, en 1917, ses propositions d'adaptation d'une mitrailleuse Hotchkiss auprès du sous-secrétariat d'État des inventions. Comme beaucoup d'appelés, Dumail attendra sa démobilisation quasiment jusqu'au traité de Versailles, en 1919. Durant ces années incertaines, alors que ne se concrétisent ni le chantier de la rue Marcadet ni sa nomination définitive par l'OPHBMS - il y est inscrit avec Hébrard sur la liste d'architectes depuis 1917 -, il voyage dans les régions dévastées. Dumail et Hébrard sont agréés pour la reconstruction des Ardennes en 1921, au moment où les études de la rue Marcadet reprennent et celles de la cité-jardins de Gennevilliers deviennent opérationnelles.
Cette concentration de commandes explique que leur activité de reconstruction se limite au seul village d'Attigny (Ardennes), d'autant que leurs aspirations vont bientôt dépasser l'horizon hexagonal. En effet, lorsque Dumail retrouve Hébrard, celui-ci enseigne l'architecture dans le cadre de l'American Expeditionary Forces University, prolongeant son expérience à l'université Cornell-Ithaca entre 1906 et 1911. Leurs deux frères, eux aussi architectes, sont à l'étranger : GabrielDumail, fait prisonnier en 1915, est parti pour la Chine ; quant à ErnestHébrard, Grand Prix de Rome 1904, il a aussi été fait prisonnier avant de se voir confier, en 1918, la reconstruction de Salonique, puis de devenir architecte en chef d'Indochine. Pionnier de l'urbanisme - néologisme de 1910 -, il est membre fondateur de la Société française des architectes urbanistes en 1911, et l'une des premières figures de l'architecture internationale, voire « mondialisée ». Il avait entraîné, peu avant la guerre, son frère et les Dumail dans l'aventure de l'International World Centre : un essai de capitale pour les États-Unis du monde, précurseur de la Société des Nations, dans lequel La Construction moderne voyait en janvier 1914 « une école mondiale de la paix »... arrivée trop tard ! De cette tentation de l'ailleurs, Dumail tire quelques réalisations en Indochine entre 1924 et 1928. Jean Hébrard, lui, s'expatrie en 1925 pour devenir un des théoriciens du City Planning dans les universités de Pennsylvanie puis du Michigan.
Des chantiers d'expérience
Dumail consacrera dès lors l'essentiel de sa carrière à l'OPHBMS, en tant qu'architecte-directeur des cités-jardins de Gennevilliers, du Pré-Saint-Gervais, de Dugny, de l'achèvement de Suresnes, et d'un ensemble HBM pour militaires à Saint-Mandé, immédiatement reconnus pour la qualité de leurs logements et de leur greffe urbaine. Comme pour la cité de la rue Marcadet, il y conçoit « des bâtiments isolés, absolument entourés d'air et de lumière » (7). Ces « chantiers d'expériences », suivant une expression des années 1920 qui deviendra emblématique à la Libération, sont souvent mis en œuvre par des entreprises ayant fourbi leurs premières armes avec les troupes américaines pour des constructions de baraquements préfabriqués. Ils permettront à Dumail de figurer parmi les rares architectes français à avoir édifié plus de 2 000 logements avant la Seconde Guerre, dans lesquels il étrennera les chemins de grue et les principes de coffrage des Trente Glorieuses.On ne peut que faire le lien entre ses aspirations pendant la guerre, sa culture technique, son goût pour la mécanique, et ceux d'autres acteurs de la modernité architecturale. Quelques années avant lui, en 1904, son associé Hébrard brille lui aussi au concours Chenavard, avec pour sujet un Palais de l'automobile. En 1908, le Salon de l'automobile accueille à Paris ses premiers exposants aéronautiques et c'est justement un architecte de la même génération, AndréGranet (1881-1974), futur gendre d'Eiffel, qui contribue l'année suivante à lancer au Grand Palais la première exposition internationale de la locomotion aérienne, ancêtre du salon du Bourget. Plus précisément, le passage de l'observation militaire à l'aviation renvoie à WalterGropius (1883-1969). Comme Dumail ou encore André Lurçat, mais dans le camp d'en face, le fondateur du Bauhaus dessine d'abord ses repérages de ligne de front à pied, avant d'être affecté à l'aviation et d'y connaître une révélation, déterminante pour sa carrière (😎. Cette passion de la photographie aérienne sera partagée par son alter ego français dans l'expérimentation de la préfabrication, Marcel Lods, en pleine résonance avec une attention voulue « scientifique » au territoire et à sa documentation - une des constantes des équipes de l'OPHBMS. Si Lods s'engage comme aviateur en 1939, il est vingt-cinq ans plus tôt affecté comme instructeur d'artillerie. Et il ne lui échappe pas qu'avec presque 900 millions d'obus tirés, son arme représente l'instrument par excellence de l'industrialisation de la guerre. Puis, il suit l'arrivée des troupes américaines et de leurs engins et se passionne pour le développement spectaculaire des industries automobile et aéronautique aux États-Unis. Pays où était née, dès 1908, la fameuse Ford T, premier véhicule de série. Du début des années 1920 jusqu'à la fin de sa carrière, aux côtés de grands ingénieurs, Lods tente d'exporter ce modèle à celui du bâtiment et de ses composants. Ce seront notamment les chantiers de la Cité du Champ des Oiseaux, à Bagneux (1927-1933), et de La Muette, à Drancy (1931-1934). Puis, après guerre, les Grandes Terres de Marly-le-Roi (1952-1960) et surtout la Grand'Mare de Rouen (1960-1977). C'est aussi une myriade de petites réalisations prototypiques, à commencer par l'aéroclub de Buc abordé au moment où Lods obtient son brevet de pilote, en 1932.
Ses chantiers qui se veulent de pur montage, rêvés en gants blanc, ne sont pas dénués d'utopie. Ils participent au sentiment qui sourd au début du XXe siècle, selon lequel l'homme s'apprête à faire quasi corps avec la machine. Charlie Chaplin a génialement montré dans Les Temps modernes en 1936 la part tragique de cette nouvelle condition. Elle apparaît comme un des effets les plus paradoxaux de la guerre, dans laquelle toute une génération a été confrontée aux corps mutilés en masse, soumis aux éléments et à la putréfaction en plein champ, mais aussi possiblement transcendés par la mécanisation et la science. Alfred Jarry en avait eu l'intuition dès 1902 avec Le Surmâle : roman moderne dans lequel il dressait le récit de la course - en forme d'hécatombe - d'un train à vapeur et de cyclistes dopés à la « perpetual-motion food ». Le Corbusier est l'architecte qui, au contact des Planistes et du théoricien eugéniste Alexis Carrel, captera le mieux ce nouveau rapport au corps, avec ses recherches sur l'immeuble-villa puis sur l'« unité d'habitation de grandeur conforme », instruments d'une « fabrique de l'homme nouveau » liant sport, biologie et habitation. Intégré à la fondation Carrel entre 1943 à 1945 (9), Dumail n'échappera pas à ce programme « d'hygiène sociale et de prophylaxie » énoncé par Sellier lui-même au moins dès 1921.Ces proches de Sellier que sont Dumail et Lods ont vu leurs réalisations de l'OPHBMS données en 1935 comme modèles du programme du grand ensemble du futur, dans cette période accidentée où s'élaborait une culture politique de gestion de la croissance des périphéries urbaines. À la Libération, ils affirment ensemble le logement comme la grande « affaire » du XXe siècle dans un livret du comité Henri-Sellier (10). En 1951, ils s'engagent presque simultanément dans les chantiers respectifs des deux SHAPE Villages : Dumail à Saint-Germain-en-Laye, aux côtés de Jean Dubuisson, et Lods à Fontainebleau. Les logements qu'ils bâtissent, chacun à sa façon mais tous deux en un temps record, pour les sous-officiers et officiers du quartier général des forces alliées en Europe, constituent un des moments fondateurs de la politique de construction à venir : les grands ensembles français ne sont décidément pas tombés du ciel avec la croissance et le baby-boom. * Architecte, Hubert Lempereur a consacré de nombreux articles à la généalogie et à l'histoire matérielle et culturelle des premiers grands ensembles français et à la construction de masse. À paraître, Félix Dumail, architecte de la « cité-jardins », aux éditions du patrimoine et La Samaritaine, Paris, aux éditions Picard, ouvrage codirigé avec Jean-François Cabestan. 1. J.-L. Cohen, Architecture en uniforme. Projeter et construire pour la Seconde Guerre mondiale, Hazan/Centre Canadien d'Architecture, 2011. 2. Voir P. Chemetov et B. Marrey, Architectures. Paris 1848-1914, Dunod, 1980. 3. M. Rotival, « Urbanisme des H.B.M. - Formes de la cité », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 4. Leurs archives sont conservées au centre d'archives d'architecture du XXe siècle. La famille Dumail conserve de son côté ses correspondances de guerre. 5. J. Posener, « Historique des H.B.M. - Naissance du problème, premières solutions », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 6. G. Ernest, « Concours pour la construction par la Ville de Paris d'immeubles collectifs à bon marché », L'Architecture, 28 fév. 1914. 7. A. Gaillardin, « Les derniers concours de la Ville de Paris pour la construction d'habitations à bon marché », La Construction moderne, 28 juin 1914. 8. J. Gubler, « L'aérostation, prélude à l'aviation ? Notes sur la découverte architecturale du paysage aérien », Matières, 1998. 9. H. Lempereur, « La fondation Carrel (1941-1945), Le Corbusier et Félix Dumail : portraits d'architectes en bio-sociologues », fabricA, 2009. 10. F. Dumail, P. Grünebaum-Ballin, R. Hummel, M. Lods, P. Pelletier et P. Sirvin, L'affaire du logement social, préface de Léon Blum, Éditions de la Liberté, 1947. TEXTE DU MONITEUR @ les #Constructions #Modernes #BANLIEUE @ l' #Urbanisme & l es #Chantiers d'#ApresGuerre ici #Mémoire2ville le #Logement Collectif* dans tous ses états..#Histoire & #Mémoire de l'#Habitat / Département territoire terroir region ville souvenirs du temps passé d une époque revolue #Archives ANRU / #Rétro #Banlieue / Renouvellement #Urbain / #Urbanisme / #HLM #postwar #postcard #cartepostale twitter.com/Memoire2cite Villes et rénovation urbaine..Tout savoir tout connaitre sur le sujet ici via le PDF de l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT (l'USH)... des textes à savoir, à apprendre, des techniques de demolition jusqu a la securisation..& bien plus encore.. union-habitat.org/.../files/articles/documents/...
www.dailymotion.com/video/xk6xui Quatre murs et un toit 1953 - Le Corbusier, l'architecte du bonheur 1957 conceptions architecturales le modulor, l'architecture de la ville radieuse, Chandigarh, Marseille, Nantes www.dailymotion.com/video/xw8prl Un documentaire consacré aux conceptions architecturales et urbanistiques de Le Corbusier.Exposées par l'architecte lui-même et étayées par des plans, dessins et images de ses réalisations en France et à l'étranger, ces théories témoignent d'une réflexion approfondie et originale sur la ville et sa nécessaire adaptation à la vie moderne, notamment Paris dont l'aménagement révolutionnaire rêvé par Le Corbusier est ici exposé. Un classique du documentaire.Les premiers projets de Le Corbusier resteront à l'état de maquette : le plan de modernisation de la ville d'Alger. Certains seront réalisés par d'autres architectes : ministère de l'éducation à Rio de Janeiro, Palais de l'ONU à New York. Dès l'après-guerre en moins de 10 ans, Le Corbusier réalise de grandes unités d'habitation à Marseille, Nantes une chapelle à Ronchamps, une usine à Saint-Dié, une ville Chandigarh en Inde. Par des schémas, l'architecte présente sa théorie de la "ville radieuse", le modulor clef mathématique de son œuvre ainsi que son projet de réorganisation de la campagne, des cités industrielles et urbaine en un regroupement autour d'un système coopératif. Le film expose les conceptions architecturales de Le Corbusier, dans la ligne des précurseurs de l'architecture moderne comme Claude-Nicolas Ledoux. Paris et le désert français 1957 réalisation : Roger Leenhardt et Sydney Jezequel, résoudre le déséquilibre démographique ville campagne www.dailymotion.com/video/x177lrp Film réalisé par Roger Leenhardt et Sydney Jezequel en 1957, d'après le livre de Jean-François Gravier. Document d'information général proposant les solutions de l'époque pour éviter la désertification des campagnes et la folie concentrationnaire des villes. Dès 1957, la désertification des campagnes prend des proportions tragiques. L'exemple est donné pour le village de Gourdon dans le Quercy.
Quelles évolutions proposer pour éviter l'exode rural et le développement anarchique, qui s'amorce, des villes champignons, construites en plein champ sans urbanisme et sans âme ? Le commentaire propose les solutions de l'époque : modernisation de l'agriculture, adaptation de l'artisanat, implantations d'industries dans les provinces. Gazoducs dans le sud-ouest, barrage en Haute-Savoie, polder en Bretagne semblaient à l'époque pouvoir résoudre le déséquilibre ville campagne. Visages de la France 1957 Production - réalisation Atlantic-Film Marcel de Hubsch www.dailymotion.com/video/x19g59p Le film commence avec des vues de villages et d'architecture traditionnelle du Pays Basque, des Landes, de la Touraine, de la Normandie, de la Bretagne, d'Alsace. La voix off s'interroge : faut il transformer la France en un musée de ses vieilles demeures ? et poursuit : pourquoi des maisons de 10 à 15 mètres de hauteur à Honfleur n'ont elles que 3 à 5 mètres de large ? Le commentaire se pose la question du nombre de maisons individuelles dans les villes qui entrainent l'étalement urbain. Lorsque les villes ont bâtit des immeubles, le commentaire se demande que cachent ces façades ? Des coures étroites que le soleil ne visite jamais, un enchevêtrement inouï de constructions hétéroclites. L'époque de grande prospérité de la troisième république n'a rien su construire de grand poursuit la voix off. Ce document nous propose ensuite une animation de maquette pour l'aménagement d'une friche. Dans un premier temps à la façon d'avant avec la maison individuelle. La voix off s'exclame : ce n'est pas autrement que d'affreuses banlieues naquirent que tant de villes furent à jamais enlaidies, essayons autre chose. L'animation se met à empiler les maisons individuelles et propose des bâtiments collectifs dans des jardins. Le commentaire poursuit : maintenant c'est l'heure de l'urbaniste à lui de répartir les constructions dans la cité. Plusieurs organisation de logements collectifs sont proposées en maquettes. La voix off pointe les défauts d'un urbanisme des grands ensemble trop ennuyeux. Puis une solution émerge de l'animation : pour que la cité vive il faut mettre au place d'honneur école, dispensaire, bibliothèque, salle de réunion, puis viennent les deux pièces maîtresse deux grands immeubles puis les rues se glissent dans la composition et enfin les pelouse et les jardins apparaissent et voila conclue le commentaire. Le film montre ensuite de réalisation de grands ensemble et on entre dans un immeuble au sein d'une famille : air et lumière sont au rendes-vous. On voit des enfants faire du patin à roulette dans le parc de l'immeuble la voix off annonce : finit l'individualisme renfrogné de l'échoppe d'antan : la cité tout entière est un jardin, les jeux d'enfants se mêlent aux fleurs. Le film se termine sur des vues de réalisation de grands ensemble sur toute la France (vue entre autre de la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille). Production Films Caravelle MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) Scenario et réalisation : Pierre JaLLAUDSur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije , www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS
Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal.
L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.
@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.
Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.
Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.
Définition
Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.
On peut toutefois en distinguer deux :
• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».
• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».
Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.
Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.
Histoire
La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.
Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.
Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.
L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.
La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.
Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.
Une multitude de procédures administratives
Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.
Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.
Les contextes de constructions
Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.
On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :
• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).
• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.
• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.
Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.
Les modes de constructions
Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.
Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :
• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.
• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.
• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.
Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.
Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.
En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement. Les banlieues populaires apparaissent dans les médias à travers le prisme de la délinquance et des émeutes. Pourtant, leur histoire doit s’analyser dans la moyenne durée des deux siècles d’urbanisation et d’industrialisation, puis de disparition de la société industrielle. Les banlieues françaises, à la différence des suburbs anglo-saxonnes qui logent les classes moyennes blanches, ont été créées dès la fin du XIX e siècle pour loger les classes populaires. Les besoins de logement expliquent les strates des paysages urbains : petits immeubles de rapport de la Belle Époque, pavillons des lotissements défectueux de l’entre-deux-guerres, barres et tours de logement social et villes nouvelles des Trente Glorieuses. Trois moments de la constitution des banlieues populaires se superposent, encore visibles dans les paysages-palimpsestes : l’âge des faubourgs industriels, devenus peu à peu friches avec la désindustrialisation qui débute dans les années 50 ; le temps des banlieues rouges et du socialisme municipal ; la construction des grands ensembles et l’entrée en crise du modèle à partir de 1970. Des faubourgs industriels à la désindustrialisation
La banlieue contemporaine naît de l’entreprise de modernisation de la capitale et des grandes métropoles sous le Second Empire. Le modèle haussmannien, bien connu, régularise la ville ancienne par l’imposition de percées dans le tissu urbain existant, l’équipement en réseaux divers, la construction d’immeubles neufs le long des nouvelles percées et l’exode partiel des anciens habitants du centre vers les arrondissements annexés ou vers les faubourgs. L’agrandissement de Paris complète les ambitions d’Haussmann et de Napoléon III : au premier janvier 1860, en application de la loi du 3 novembre 1859, 5100 hectares sont ajoutés aux 3402 hectares de la capitale, qui trouve ainsi sa taille définitive et passe de 12 à 20 arrondissements. L’annexion des communes suburbaines s’accompagne d’une vision, en creux, de la nouvelle banlieue au-delà des murailles. Le projet est d’homogénéiser la nouvelle ville-capitale en généralisant les équipements urbains, notamment le métro à partir de 1900, de desserrer la pression démographique du centre vers l’extérieur, de transférer l’industrie au-delà des Fortifications. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. La banlieue est livrée à elle-même, ignorée par la puissance publique. Ses espaces libres accueillent les entrepôts, la grande industrie et les fonctions que la ville transformée rejette : cimetières, hôpitaux, champs d’épandage, logements sociaux 1. Les décrets sur les établissements classés, datant du Premier Empire et repris sous la Restauration, sont à l’origine des zones d’industries polluantes en proche banlieue, notamment autour de la chimie organique. Aubervilliers est célèbre par la concentration d’industries chimiques (Saint-Gobain…). Les derniers de ces établissements classés ont cessé leur activité il y a peu de temps, sous l’impact des revendications des associations écologistes : à Saint-Denis, la Saria, entreprise d’incinération de carcasses animales, a dû fermer. L’industrialisation, comme l’avait envisagé Haussmann, se fait par le transfert des grandes usines de la capitale vers la périphérie. Après la crise économique de la fin du XIXe siècle, l’implantation de nouvelles technologies – automobile, aviation, constructions électriques – transforme des communes (Boulogne-Billancourt, Puteaux, Suresnes, Vénissieux) en technopoles de pointe. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. Sans unité administrative, la banlieue constitue un domaine fragmenté en espaces socialement très différenciés : villégiature et résidence bourgeoise souvent à l’Ouest, banlieue « noire », celle des faubourgs industriels limitrophes, friches dues à la déprise agricole et maraîchère, que lotissent de petits spéculateurs. La Première Guerre mondiale renforce l’industrialisation des métropoles situées loin du front, Paris, Lyon ou Toulouse. Puis une volonté de décentralisation transfère les usines en grande banlieue : Simca glisse de Nanterre à Poissy au milieu des années 50 ; une usine Citroën de 6500 salariés, dont 4300 OS, s’ouvre à Aulnay-sous-bois en 1973. Cependant, en région parisienne, cette politique précoce et continue de désindustrialisation conduit à une diminution des emplois industriels dès les années 60, avec la politique de délocalisation menée à partir de 1955, amplifiée par la Datar. En Plaine Saint-Denis, en 1960, le secteur industriel représente 46 % des emplois contre 44 % au tertiaire ; en 1990, le secteur industriel représente 21 % des emplois et le tertiaire 72 %. Des secteurs entiers disparaissent – métallurgie, machine-outil, chimie – dont la présence structurait les sociétés ouvrières. La crise économique qui commence à partir de 1973, la division planétaire du travail et un demi-siècle de volonté décentralisatrice entraînent la disparition des banlieues industrielles, malgré des combats défensifs : l’usine Chaix de Saint-Ouen ferme après cinq ans d’occupation et de luttes à contre-courant. L’invention politique socialisme municipal et banlieue rouge Dans l’entre-deux-guerres, les banlieues populaires se couvrent d’une marée pavillonnaire de lotissements médiocres 2. La crise du logement en région parisienne conduit 450 000 nouveaux banlieusards, Parisiens et provinciaux, à s’installer dans 16 000 hectares de nouveaux quartiers pavillonnaires. Ces petits accédants à la propriété – les « mal-lotis » des années 20 – payent à crédit leur parcelle et s’installent sur des terrains dépourvus de tout équipement. Le scandale de ces petits propriétaires méritants qui campent dans la boue des banlieues, sans routes ni lumière, devient public au milieu des années 20. La loi Sarraut votée en 1928 met l’État à contribution avec les intéressés, ce qui permet de financer les aménagements indispensables, en premier lieu le réseau de voirie. Les lotissements, ces quartiers de pavillons, improvisés à partir des années 20 sur des terrains bon marché découpés au hasard de la spéculation et des opportunités foncières, incarnent le rêve populaire d’accès à la propriété. Le mal-loti devient la figure emblématique de l’exclusion banlieusarde : trompé par les lotisseurs, il se retrouve privé des éléments élémentaires de l’urbanité, aux portes de la capitale illuminée où « les rupins font la noce ». Le jeune PC (Section française de l’Internationale communiste) prend en charge les revendications de ces parias, fournit une analyse de leurs difficultés en termes de classe et s’implante dans les communes ainsi bouleversées à partir des élections municipales de 1925. Il s’appuie aussi sur le nouveau prolétariat des grandes usines. Dans le contexte du Front populaire, 193
"A templomba
Hosszú sorba
Indulnak el ifjak, vének,
Az én kedves kis falumban
Hálát adnak
A magasság Istenének.... " ( Ady Endre )
Alors qu'actuellement des individus sont traqués par la Police Française en vue d'être expulsés au seul motif qu'ils sont Roms, contrairement à ce que prétend notre gouvernement, et non seulement sur des campements illicites mais également dans des centres d'accueils, des petits rigolos occupent le Monument de la Paix pour demander justice pour un chanteur mort.
Mientras son acosados por la Policía francesa individuos con único motivo que son gitanos, contrariamente a lo que pretende nuestro gobierno, y no sólo en campamentos ilícitos pero también en centros de acogida, con vista a expulsarlos, unos tontos ocupan el Monumento de la Paz para pedir justicia para un cantante muerto.
While individuals are pursued by the French Police in the only motive that they are Roma, contrary to what claims our government, and not only on illicit camps but also in reception centers, and this to expel them, some fools occupy the Monument of the Peace to ask justice for a dead singer.
Non ce n'est pas moi cette femme....
Je ne peux pas m'identifier à elle...
Cette femme qui sursaute au moindre bruit
Cette femme qui se sent anxieuse juste à l'idée d'organiser sa journée
Cette femme qui se demande ce qu'elle fait devant un four micro-ondes vide jusqu'à se rappeler qu'en fait elle voulait un verre du jus
Cette femme qui dort si peu, qui tourne et se retourne dans son lit et qui se lève encore plus fatiguée qu'avant d'aller au lit
Cette femme qui a peu si confiance en elle
Cette femme qui craint de se rendre à Québec seule en voiture et qui est hyper nerveuse au volant
Cette femme qui évite les contacts le plus possible
Cette femme qui doute d'elle-même au point d'avoir du mal à prendre une décision mineure
Cette femme qui ne sait plus si elle a réellement ouvert ou pas le four
Cette femme qui évite son propre regard devant le miroir
Cette femme qui n'est pas moi...
Si vous la rencontrez quelque part et que vous la trouvez différente.... Ne vous posez pas de question... Ce n'est pas MOI
"Zur Erinnerung" (As a friendly reminder/Emlékül)
"Porpáczi" (Porpáczy)
Photographer: Licskó János. Pest and Gyöngyös, Hungary
CDV
~ 1860-1865
Porpáczy Gábor, Náraiban élt és ott is halt meg 1916-ban 83 évesen. A Vas megyei darázs-porpáci Porpáczy családból. Vagy ahogy szintén írták: darás-porpáczi Porpáczi.
Vas megyében pl. Porpácon, Náraiban, Balozsameggyesen laktak, birtokaik a környéken voltak, de volt, aki Nagyváradig jutott.
www.rakovszky.net/D1_DisplRemImg/Rako_DRI_ShowARemoteImag...
hu.wikipedia.org/wiki/Porp%C3%A1c
"Licskó J.
Fényképész
Pesten
Kerepesi út és őszi útcza
földszinti sarok házban 66 szám
és Gyöngyösön
solymos útczában"
Licskó János műterme 1855 és 1880 között működött Pesten (akkoriban a Kerepesi út a mai Rákóczi út elején kezdődött), Gyöngyösön pedig 1860 és 1875 közt.
Ez a verzó még nem említi Jászberényt, ahol 1865-ben nyitotta meg a műtermét, 1870-ig működött a Nádorkertben.
Tehát a portré valószínűleg 1860-65 között készülhetett.
Érdekes infók Miklósnál itt: www.flickr.com/photos/fotobarat33/4897462297/ Köszi!
"megismeritek ki ez a szakácsné- ?"
Képeslap Sümegre 1920. karácsonyán
"Can you recognize this cook girl?"
Postcard to Sümeg, 1920/Christmas
Chassis 1110
Moteur 102380
Ultra léger et performant, le coach D.B révèle une agilité remarquable en compétition. A l'époque, le coach D.B brille sur différents fronts en matière de compétition : l'endurance, les courses de côte et bien sûr le rallye. Pilote chevronné et agent Panhard à Chambéry, André Guilhaudin va disputer une multitude d'épreuves au volant de Panhard spéciales et de D.B à mécanique Panhard. Ce dernier est convaincu du potentiel du coach D.B et pense qu'un développement drastique peut optimiser encore davantage ses performances. Aussi convainc-t-il son ami le pilote Jacques-Edouard Rey de passer commande auprès de D.B d'un coach HBR4 neuf, destiné à être modifié selon ses idées. Rey prend possession de la voiture en juin 1959. Cette dernière arbore une teinte " bleu lumineux ". Elle est immatriculée 765 CM 73 le 28 Août 1959. L'étude d'André Guilhaudin vise un allègement maximal et une amélioration considérable du coefficient aérodynamique à travers l'abaissement du maître-couple.
La voiture est modifiée sur ses directives par la carrosserie Chalmette, basée à Grenoble. La première phase consiste à un abaissement du pavillon de l'ordre de 12 cm. Le tronçonnage de la carrosserie se poursuit avec la suppression de la baie de pare-brise originelle. Celle-ci est remplacée par un encadrement de lunette arrière de Panhard Dyna Z1. L'inclinaison de cette dernière a été adaptée à une recherche aérodynamique maximale. Les portières sont formées en aluminium dans un mouvement prolongeant l'inclinaison de la partie avant. Côté freinage, André Guilhaudin a fait usiner et modifier des tambours par l'Aluminium Français à partir des modèles équipant les Panhard de série. Ces derniers seront dotés d'ailettes rapportées, ce qui les rapproche, tout au moins d'un point de vue graphique des modèles Al-Fin qui seront utilisés par D.B.
Ce coach modifié fait ses premiers pas en compétition dès septembre au Tour de France Auto sous le N° 111. Sur cette épreuve, l'équipage Guilhaudin / Rey dispose d'un moteur de 747 cm3. Ultra performante, la voiture se classe 8ème au scratch et remporte l'indice en GT. Le 11 octobre suivant, le même équipage prend part au Critérium des Cévennes. Il y remporte sa catégorie et se classe 5ème au scratch. Les performances et les résultats obtenus par cette voiture privée ne manquent pas d'attirer l'attention de René Bonnet. Si l'on s'en réfère à certains témoignages, c'est à cette époque et au sein même de l'équipe D.B que cette voiture sera surnommée " Le Monstre ". Dans la foulée, René Bonnet demande à Jacques Hubert d'étudier une version surbaissée du coach, qui aboutira sur la production d'une dizaine de voitures.
En fin de saison, " Le Monstre " fait l'objet de quelques modifications chez Chalmette. Aussi les passages de roues avant sont-ils fortement modifiés et formés en aluminium, visant un aérodynamisme affiné. Au passage, de petites grilles rectangulaires en acier sont apposées sur la partie supérieure des ailes en remplacement des sorties latérales supprimées par les nouveaux passages de roues, afin de favoriser l'écoulement de l'air. Au cours de cette opération, les pare-chocs sont supprimés, à l'avant comme à l'arrière. Seule l'extrémité des pare-chocs arrière est conservée. Au passage, le dessous de la voiture est entièrement caréné en tôle d'aluminium. Les roues arrière bénéficient quant à elles d'un carénage rapporté, constitué de panneaux de contreplaqué.
La saison 1960 s'amorce avec le Rallye Monte-Carlo auquel la voiture participe sous le N°4. Le binôme Guilhaudin / Rey y sera contraint à l'abandon. Le 5 et 6 mars suivants, l'équipage prend part au Rallye Lyon-Charbonnières, puis prend part au Tour de France du 15 au 23 septembre sous le N°109 et se classe 4ème à l'indice en GT et 12ème au scratch.
En 1961, " Le Monstre " fait ses premiers pas en endurance en participant aux 24 Heures du Mans. Elle est équipée d'un moteur d'usine de 848 cm3 préparé chez D.B. Véritable poids plume, l'auto pèse 559 kg, répartis comme suit : 367 kg sur l'avant et 192 kg sur l'arrière. Une copie du carnet de pesage sera remise à l'acheteur. Menée tambour battant par André Guilhaudin et Jean-François Jaeger, l'auto se classe brillamment. Elle décroche en effet la deuxième place à l'indice énergétique et 20ème au général après avoir parcouru 3268, 860 km à la moyenne de 136, 203 km/h. Du 14 au 23 septembre 1961, elle dispute le Tour Auto pour la 3ème fois consécutive, toujours aux mains d'André Guilhaudin et Jacques-Edouard Rey. Sa mécanique est un 695 cm3. L'équipage est contraint à l'abandon. Le 22 octobre suivant, l'auto est engagée aux 1000 km de Paris. Menée par Jacques-Edouard Rey et Marcel Picart, elle dispute l'épreuve sous le N°42. L'équipage est contraint à l'abandon suite à une sortie de piste. L'aile avant gauche est endommagée. Une fois la voiture rapatriée en Savoie, elle est remise en état et l'aile est réparée à l'aide de tôle d'aluminium.
La voiture effectue son ultime saison de course en 1962. Aussi est-elle engagée au Tour de France Automobile sous le N°102. Menée par Jacques-Edouard Rey et Guy Druguet, elle est équipée d'une mécanique de 695 cm3. Sur cette épreuve, l'équipage sera contraint à l'abandon. Le 2 septembre, la voiture est engagée sur la Course de côte de Chamrousse sous le N°64 où elle est équipée d'une mécanique de 848 cm3. Le résultat ne nous est pas connu. Le 2 décembre suivant, " Le Monstre " prend le départ du Critérium des Cévennes, toujours aux mains de Rey et Druguet. Elle termine 11ème au scratch, seconde de sa classe et 9ème des GT. Très attaché à son auto, Jacques-Edouard Rey la conservera pieusement dans son garage.
A l'occasion des 24 Heures du Mans 1973, la voiture viendra de nouveau fouler le circuit de la Sarthe le 9 juin lors d'une rétrospective. Jacques-Edouard Rey conservera la voiture jusqu'au 19 septembre 1989 où il la cède à Alain Lacheze et Bernard Morel. La voiture est immatriculée le 230 AEG 91 le 4 octobre 1989. Elle passe ensuite entre les mains de Moïse Ohayon. Stockée dans un parking parisien, la voiture est victime d'un accrochage endommageant quelque peu sa carrosserie.
Elle est acquise dans cet état par son propriétaire actuel le 12 Octobre 1994. Elle est immatriculée 998 QM 41 le 9 décembre 1994. Ce dernier entreprend sa remise en état dans la foulée, dont témoigne un dossier de photos. Le moteur 848cm3 usine qui l'anime fait l'objet d'une révision. Il est doté d'un volant moteur allégé, d'une distribution acier, d'un embiellage poli et d'un arbre à cames spécial. La partie carrosserie est restaurée avec la contribution de Jean-Paul Humbert, éminent spécialiste du V12 Matra et des carrosseries en matériau composite. A l'issue de cette remise en état, la voiture effectue son premier roulage à Montlhéry le 14 Septembre 1996 à l'occasion des Damiers sur l'anneau où les sportives à mécanique Panhard sont à l'honneur. André Guilhaudin aura d'ailleurs l'occasion de la piloter lors de cette journée mémorable.
En février 1997, les visiteurs du Salon Rétromobile auront l'occasion de découvrir " Le Monstre " dans la configuration des 24 H du Mans 1961, qu'elle arbore toujours aujourd'hui. Par la suite, et durant plus de vingt ans, son propriétaire la pilotera sur de nombreux circuits, en démonstration exclusivement, afin de préserver au maximum l'authenticité de cette pièce d'histoire.
Toujours décorée dans la configuration des 24 Heures du Mans 1961, la voiture témoigne d'un niveau d'authenticité rare. La mécanique qui l'équipe aujourd'hui est toujours le moteur d'usine auquel nous avons fait référence précédemment. Le volant, la planche de bord en aluminium et ses sièges baquets sont ceux qui ont accompagné la voiture tout au long de sa carrière.
Roulant et ayant bénéficié d'une remise en état ancienne, " Le Monstre " représente une pièce exceptionnelle. Il sera accompagné d'une boîte de vitesses à rapports longs et d'une tubulure d'admission à 2 carburateurs double corps. Destinée à un amateur averti, cette voiture indissociable de l'histoire des 24 Heures du Mans représente une opportunité unique à bien des égards. Eligible au Mans Classic et au Tour de France Automobile, son poids plume et ses performances exceptionnelles sont représentatives d'une toute autre époque où le sport automobile laissait la part belle aux petites écuries et aux voitures de cylindrée modeste.
Guillaume Waegemacker
Complexe Guy-Favreau
"La pratique interdisciplinaire d’installation, de peinture, de fibres et de sculpture de Florence Yee repose sur une méthodologie de copie, de traçage, de remise en scène et de refonte autobiographique. L’acte de reproduction physique reflète son intérêt pour la reproduction culturelle, la manière dont une génération transmet le savoir à une autre, et comment cela s’est interrompu dans sa famille. Cette exploration de « l’authenticité » et de son « échec » a amené sa pratique à commémorer les objets et les expériences de sa diaspora cantonaise-canadienne/québécoise.
Stuffed Kitsch
Depuis le 17e siècle, les vases en porcelaine bleus et blancs ont été fabriqués explicitement pour l’exportation aux marchés européens étant donné leur fétichisation comme commodités, ainsi que comme symboles stéréotypés d’une esthétique « exotique » de l’Asie de l’Est. Ils sont considérés comme précieux pour leur niveau « d’authenticité culturelle » qui démontre une certaine mondanité, richesse, pouvoir ou connaissance, tout en étant maintenant produits en série pour répondre à cette demande. On peut donc s’interroger sur l’idée de ce qui qualifie cela de « faux » : les personnes qui l’ont fabriqué, la raison pour laquelle ils ont été fabriqués, les matériaux, etc. L’artiste fait aussi un parallèle avec l’idée aliénante de vivre en tant qu’une personne asiatique en diaspora, qui doit gérer les attentes internes et externes d’être « réel ». Cette œuvre a pour objectif de subvertir la valeur de la prétendue authenticité en transformant la marchandise en peluche plus familière et plus réconfortante pour les enfants de la diaspora, tout en supprimant la valeur de trophée de ces objets convoités."
"Örömök szállanak,
kedves fők hullanak,
vén sírok mállanak,
estébe hull a nap.
Szem mögött, szó mögött
gondárnyék feketül.
És mégis - ne remegj:
lélek van teveled,
nem maradsz egyedül."
(Áprily Lajos: Biztató vers magányosságtól irtózó léleknek)
Á Bao A Qu - A creature that lives on the staircase of the Tower of Victory in Chittor. It may only move when a traveler climbs the staircase, and it follows close at the person's heels. Its form becomes more complete the closer it gets to the terrace at the tower's top. It can only achieve this ultimate form if the traveler has obtained Nirvana, otherwise it finds itself unable to continue.
Abtu and Anet - Two identical fish that, according to Egyptian legend, swam in front of the prow of the sun god's ship on the lookout for danger.
The Alicanto - A mine shaft dwelling bird that feeds upon gold. It is pursued by miners.
The Amphisbaena - A two-headed snake, with one head being where its tail would normally be. It is venomous and, if chopped in half, its two parts can reunite.
An Animal Imagined by Kafka - A kangaroo-like animal with a flat, human-like face and a very long tail.
Singing Beast Imagined by C. S. Lewis - An animal that sits upon its haunches like a dog, but appears more like a horse. Its toes are camel-like, and, unable to produce its own milk, it raises its young by weaning them on the milk of other animals. It has an entrancing call that sounds almost like a glorious song. (from Perelandra)
An Animal Imagined by Poe - A small, flat animal with pure white fur and bright red claws and teeth. Its head is feline, except for its canine-like ears.
Animals in the Form of Spheres - At the time of its writing, some believed that planets and stars were actually living beings, and that the movement of the heavenly bodies was voluntary.
Antelopes with Six Legs - According to Siberian myth, these six-legged antelopes were far too fast for human beings to catch. A divine huntsman, Tunk-poj, cut off the animal's rear-most legs to make the animal easier for humans to hunt.
The Ass with Three Legs - This massive creature is said to stand in the middle of the ocean. It has three legs, six eyes, nine mouths, and one golden horn.
Axehandle Hound
Bahamut - A huge, measureless fish which is often used to describe the spaces between heaven, earth, and hell.
Baldanders - Also known as Soon-Another's, these creatures can assume many shapes. It appears to have a human head and torso, the tail of a fish, the leg of a goat, and the wings and claws of a bird.
The Banshee - The "woman of the fairies" does not have a distinct shape, but is instead described by her keening wails.
Barometz - This "animal" is actually a plant in the shape of a lamb with golden fleece.
Basilisk - The basilisk's appearance has changed over the ages, but it is most often considered a chicken-like serpent with anywhere from four to eight legs. It is extremely venomous, and its gaze can turn anyone into stone.
Behemoth - A massive creature that is often likened to an elephant or hippopotamus.
Brownies - Small brown colored men that often visit homes while the inhabitants are asleep to perform various chores.
Burak - A horse-like creature with long ears and the wings and tail of a peacock. It may also have a man's face.
The Calchona - A creature resembling a shaggy white Newfoundland dog, bearded like a billy goat, which attacks mountain travelers.
Carbuncle - This creature was alleged to be seen in Latin America. Legends say the Carbuncle has some sort of jewel on its head.
Catoblepas - Described as a black buffalo with a hog's head, this creature's head is so heavy that it constantly hangs low to the ground. It is also believed that, like the basilisk, looking into its eyes will kill you instantly.
Celestial Cock - The Celestial Cock, also known as the Cock of Dawn, has three legs and makes its home in the Fu-sang tree, a mile-tall tree that grows in "the region of dawn." It is said to crow three times each day: once at dawn, once at midday and once when the sun sets.
Celestial Horse - A winged, white dog with a black head.
Celestial Stag - No one has ever seen a Celestial Stag. They live in underground mines, searching for the light of day. They will attempt to bribe, speak to, and even torture miners in their quest to reach the surface, where they turn into a deadly liquid form.
Centaur - A well-known beast with the torso of a man and the hindquarters of a horse. Most are portrayed as savage beasts, but others can be well learned in many arts.
Cerberus - A three-headed dog known to guard the gates of the underworld in Greek mythology.
The Cheshire Cat - A rather mischievous cat with a large, grinning face. It can also make itself invisible, leaving behind only its disembodied smile.
The Chimera - Although it may have several different forms, the chimera is most often described as a three-headed beast. Sprouting from its back is the head of a goat, a lion's head at its front, and a snake's head as its tail.
The Chinese Dragon - Compared to the Western Dragon, this dragon is considered divine and holy. It is often seen with antler-like horns and protrusions running along its spine. The Chinese dragon is often pictured with a pearl: the source of its power.
The Chinese Fox - These foxes appear like average foxes, but may sometimes be seen standing on their hind legs to walk. They presumably live about a thousand years, and are bad omens for their mischievous ways. They are known to shapeshift and are able to see into the future.
The Chinese Phoenix - Two basic creatures are described as a symbol of eternal love: the male Feng and the female Huang. They are described as very beautiful birds similar to a peacock, have three legs, and live in the sun.
Chonchon
Ch'ou-T'i - A legendary Chinese creature with a head both front and back.
Chronos or Heracles - This dragon-like creature is often known by two names. Like the chimera, it is made of three heads: a bull's head at its front, a god's head at its middle, and a lion's head at its rear.
The Denizens of Ch'uan-T'ou - Creatures with human heads, beaks, and bat wings.
An Insect Imagined by C. S. Lewis - A strange, jointed insect consisting of a cylindrical body and many thin legs.
Crocotta and the Leucrocotta - The crocotta is described as a hybrid of a dog and a wolf, and may be able to imitate the voice of a person. The leucrocotta is similar, but described as an antelope and hyena hybrid.
A Crossbreed - An animal described by Kafka in "Description of a Struggle" that is half cat and half lamb. Its fur is woolly and soft, yet it has a cat's face and claws. It does not make any sounds, and refuses to chase after rats.
Dopplegänger - Also known as the Double, the Dopplegänger is best described as a man's exact counterpart.
Eastern Dragon - Quite similar to the Chinese dragon of the same region, the Eastern dragon takes roughly the same form, but may be lacking wings. The pearl is also the source of its power, and they can make themselves invisible if they so wish.
Eater of the Dead - Most commonly associated with Egyptian myth, the Eater attends to the "wicked". It is described as having the head of a crocodile, the midsection of a lion, and the hindquarters of a hippo.
Eight-Forked Serpent - A massive serpent with eight heads and eight tails. Its eyes are a deep red, and trees are said to grow along its back.
The Elephant That Foretold the Birth of the Buddha - A white elephant with six tusks that appeared in a dream to, as its namesake suggests, foretell the birth of Buddha.
The Eloi and the Morlocks - In the setting of H. G. Wells' The Time Machine, it is suggested that humans evolve (or devolve) into two distinct species. The Eloi are thin and fragile artisans, living on fruits. The Morlocks are blind laborers, living underground and rising to the surface on moonless nights to feed on the Eloi.
Elves - Little is known about the actual appearance of elves, but they seem to be very small people, and are often portrayed as having pointed ears. They are known for causing all sorts of mischief, such as tangling hair and stealing cattle.
The Wonders of God's Creation Manifested in the Variety of Eight - A mysterious creature that lives in the world of Bliss. Allegedly, all sounds, sights, and smells to this creature are divine.
The Fairies - Fairies are described as beautiful, tiny people that like to meddle in the affairs of humans.
Fastitocalon - A massive whale that many sailors often mistake for an island.
Fauna of Mirrors - It was believed that another world existed behind all mirrors, inhabited by a wide amount of unknown and strange creatures. Luckily, our worlds are now cut off from one another.
Garuda - This beast is the mount of the god Vishnu. It is half man and half vulture, with a white face, deep red wings, and a golden body.
Gillygaloo - A bird which nests on mountain slopes and lays square eggs, which lumberjacks use as dice.
Goofang - A fish("about the size of a sunfish but much bigger") which swims backwards to keep the water out of its eyes.
Goofus Bird - A bird that builds its nest upside down and flies backwards.
Gnomes - Sprites of the earth and hills, gnomes are often shown as bearded dwarves, often with rough features. They often watch over treasure as well.
Golem - This creature was created for the purpose of doing menial chores, and was controlled by a magic tablet placed under its tongue. Normally apathetic and unaware, if uncontrolled the creature enters a wild frenzy.
Griffin - The griffin is best described as an eagle with the body of a lion, and it is very strong.
Haniel, Kafziel, Azriel, and Aniel - Sometimes referred to as angels, these four beasts also possessed four faces: a man's, a lion's, an ox's, and an eagle's. They also possessed four wings.
Haokah, the Thunder God - He appears as a man with large antlers, using the wind to beat his thunder drum.
Harpies - Creatures with a vulture's body, a woman's face, and an insatiable hunger. They are described as having filthy genitalia and a foul smell about them.
Heavenly Cock - Also known as the Bird of Dawn, this Chinese rooster has three legs and crows three times a day, to signal dawn, noon, and dusk.
Hide - A many-eyed octopus-like creature shaped like an animal's hide.
Hidebehind - A strong, nocturnal creature which feeds off the intestines of its prey. It captures and hides from wayfarers in the woods by sucking in its body so that it can hide behind the trunk of any tree, or the person trying to look at it. It is said they have an aversion to alcohol.
Hippogriff - A creature invented by Ludovico Ariosto in the 16th century in his epic Orlando Furioso, based on an expression of Virgil's denoting the impossible, "to cross griffons with horses"; the griffon [see above] being a cross between a lion and an eagle believed by Virgil's commentator Servius to loathe horses.
Hochigan - A long-ago bushman who stole the animals' gift of speech. Borges links this to Descartes' idea that monkeys stay silent to avoid having to work, and to a story by Argentinian author Lugones about a chimpanzee killed by the strain of learning to talk.
Hsiao - An owl-like creature with a man's face, an ape's body, and a dog's tail.
Hsing-T'ien - A headless creature with eyes on its chest and its mouth on its belly.
Hua-Fish - A flying snake-fish that foretells drought.
Huallepen - A swift-moving dog with a human head, which laughs maliciously.
Hui - An amphibious sheep-like animal, which can mate with cows to produce deformed offspring; if a pregnant woman sees one, her child will also be deformed.
Humbaba - A giant in the Assyrian epic Gilgamesh that guards mountain cedars, he is scaly, with vulture claws, lion paws, bull's horns and a tail and penis with snakes' heads at the ends. Men-scorpions from the poem, which guard the mountain Mashu, are also mentioned.
Hundred-Heads - The hundred heads was said to be a gigantic fish with many heads, each one that of a different animal. Legend holds that the fish was the reincarnated spirit of a monk who had often called others "monkey-head" or something similar. The karma of these insults had made him return as a monster.
The Hydra of Lernaea
Ichthyocentaur - from the waist up, this creature has the form of a man, but below the waist they have the fins and tail of a fish. Their forefeet are either in the form of a lion's or a horse's.
Jewish Demons- In Jewish tradition the world between those of the body and spirit is that of angels and devils, densely populated and including creatures from many other cultures. One of the devils is Keteb Mereri, Lord of the Noontide and of Scorching Summers.
Jinn- One of the three kinds of intelligent creatures created by Allah in Muslim tradition, Jinn are formed from smoke of fire, have five orders, can be good or evil and of either sex and can appear as clouds or in various forms or be invisible. Borges mentions various legends about them, as well as Victor Hugo's poem "Les Djinns", and the possible link between the Latin genius and Jinn.
Kami - this beast is said to be a giant cat-fish that lives beneath the surface of the earth, and causes earthquakes with its movements.
the Kilkenny Cats - These cats often fight with each other, devouring everything but the other's tail.
A King of Fire and his Steed - These were beings formed completely of the constantly changing flames of fire.
Kraken
Kujata - A giant bull with thousands of eyes, nostrils, mouths, and feet, which helps to support the world(perched atop Bahamut).
The Lamed Wufniks - there are precisely thirty-six Lamed Wufniks in existence. It is said that, without knowing it, they support the universe and affirm god. If one comes to realize their purpose, they immediately die and are replaced by another unsuspecting man.
Lamia - Half woman and half serpent, these creatures are said to have sprung from one of Zeus's varied love interests. They are thought to be sorceresses, and although they cannot speak they whistle sweetly.
Laudatores Temporis Acti
Lemuri - The Lemuri were the souls of the evil dead, created by Romulus to subdue the restless spirit of his brother Remus.
The Leveler - Reputed to live on the planet Neptune, this creature is 10 times the size of an elephant, and looks quite a bit like it. Its most remarkable features are its conical legs (which are flat on the bottom). Bricklayers employ the leveler to flatten hilly areas for construction projects. It is herbivorous and has few enemies.
Lilith - A woman created before Eve, according to a Hebrew document. Dante Gabriel Rossetti imagined her as a snake in Eden Bower and the similarity of her name with the Hebrew layil or night produced the Middle Age idea of her as a creature of the night.
The Lunar Hare - Ideas of the shapes seen in the moon range include the English "man in the moon", the legend of Cain eternally carrying thorns there, and the Chinese legend of the Lunar Hare: It jumped into a fire to feed the Buddha, who sent its soul to the moon, where it mixes the elixir of life.
Mandrake
Manticore
Mermecolion - An ant/lion hybrid which inevitably starves because it cannot eat either meat or grains, although its lion half craves the former and its ant half craves the latter.
Minotaur
The Monkey of the Inkpot - an extract from Wang Tai-Hai describes a small creature with black fur and scarlet eyes that sits by writers and drinks their leftover ink.
The Monster Acheron - A giant, taller than a mountain, with three mouths and all of Hell in his stomach, described in the Vision of Tundale.
The Mother of Tortoises - A giant tortoise made of water and fire, on whose shell is written the "Universal Rule", a divine treatise.
Musical Serpent - A four-winged serpent which makes sounds similar to those of the "Musical Stone".
Nāga - a half human half snake creature
Nasnas - A creature shaped like half a man, with one leg, one arm, one eye, and half a heart.
The Norns
The Nymphs
Odradek
An Offspring of Leviathan - A creature of medieval legend, "a dragon that was half beast and half fish".
Ocean Men - Merman - like creatures of Chinese legend, who cause storms.
One-Eyed Beings
The Ouroboros
The Panther
Peryton
The Phoenix
Ping Feng - A black pig with a head at each end.
Pinnacle Grouse - Has only one wing, and flies in a continuous circle around the top of a mountain.
Pygmies - 27-inch dwarfs mentioned by Pliny and Aristotle who inhabited the mountains beyond India, waging war on the cranes that attacked them for three months a year. The Carthaginians also had a god called Pygmy who was used as figurhead on warships.
Queer Arm People - People with a single arm and three eyes, who build flying chariots.
The Rain Bird - Also called the shang yang, this bird creates rain by carrying water from rivers in its beak.
Remora
Roperite - A pony-sized animal which uses its lariat-like beak to ensnare rabbits.
Rukh
Salamander
The Satyrs
Scylla
The Sea Horse - An aquatic horse, which sometimes surfaces to mate with land horses.
The Shaggy Beast of La Ferte-Bernard
Simurgh
Sirens
The Sow Harnessed with Chains - Also called the Tin Pig, this creature is heard rattling its chains on railroad tracks by night, but is never seen.
Sphinx
Squonk
Strong Toad - Distinguished from other toads by its turtle-like shell, the Strong Toad glows like a firefly, cannot be killed except by burning, and can attract or repel anyone nearby with its stare.
Swedenborg's Angels - The perfected souls of the blessed and wise, living in a Heaven of ideal things, each reflecting the perfection of this realm.
Swedenborg's Devils - these are people which, after dying, choose to go to hell rather than to heaven. They are not happy there, but they are reputed to be more content in hell than they would have been in heaven.
Sylph
Talos
The T'ao T'ieh - a dog with one(often monstrous) head attached to two bodies, which symbolizes the sins of gluttony and greed.
Teakettler
Thermal Beings - Entities composed solely of heat, from an earlier stage of the world's creation.
Ti-chiang - A faceless, supernatural bird with six feet and four wings.
The Tigers of Annam - Tigers who rule over the four cardinal directions, with the Yellow Tiger commanding them from the world's center.
The Trolls - Due to the arrival of Christianity in Scandinavia, pagan giants were diminished into small, malevolent, stupid, mountain-dwelling elves. The Elder Edda states that the giants would cross Bifrost, a great rainbow, at the Twilight of the Gods, breaking it with their weight and so destroying the world. Trolls figure in Ibsen's Peer Gynt as 'nationalist' creatures that view their squalour as luxury and suggest putting out Peer Gynt's eyes so he can avoid seeing the ugliness he is confronted with.
Two Metaphysical Beings - Condillac's sensitive statue inhabited by a new-formed soul which becomes human through sensory perception(starting with smell); a creature that can only sense the outside world through a moveable feeler.
Unicorn
The Unicorn of China
Upland Trout - Flying fish which nest in trees and fear water.
Valkyrie
The Western Dragon
Youwarkee - The half-bird half-woman heroine of the 1751 novel Peter Wilkins by Robert Paltock, Youwarkee is one of the winged glumms that inhabit an Antarctic island. Peter Wilkins is a shipwrecked sailor who marries her and converts them to Christianity.
Zaratan
Je pense qu'il s'agissait d'un shooting pour la robe ...deux hommes se sont partagés les photos avec la mariée !
C'est un des photographes venus pour la Patrouille de France qui fait la photo de groupe avec l'APN du photographe.
"Bizalmas szívvel járom a világot,
S amit az élet vágott,
Behegesztem a sebet a szívemben,
És hiszek újra égi szeretetben,
Ilyenkor decemberben."
- Juhász Gyula
Et voilà Pee Wee avec son look supposé (je pense qu'elle restera Fairy kei / pastel kawaii )
J'ai également changé ses yeux (allez vous remarquer la petite touche spéciale ?) et sa wig est celle de Pomky (comme ma petite pépette a son obitsu cassé et que j'ai la flemme d'en racheter un autre)
Elle me fait penser à une Magical girl ♥ ♥
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Here is my girl Pee Wee with her suposed style (I think she will stay fairy kei / pastel kawaii )
I also changed her eyes (will you notice the special touch ?) and her wig is Pomky's one (because Pomky's obitsu is broken and I still need to buy another one)
She's so magical like this doesn't she ? ♥
C’est dans cette pièce qu’Edouard André puis Nélie Jacquemart organisaient leur vie quotidienne et recevaient leurs relations d’affaires. Curieusement, ce salon n’est pas aménagé à la façon austère d’un cabinet ministériel, mais présente au contraire un décor intime composé des objets qu’ils préféraient. On retrouve au mur une série de tableaux de grands maîtres français du XVIIIe siècle : Fragonard, Lagrénée, Coypel, Pater, Greuze. Une fresque de Tiepolo provenant d’un palais vénitien décore le plafond.
Pour l’aménager, les époux André rassemblent des meubles tout aussi prestigieux : fauteuils estampillés Chevenat recouverts de tapisseries d’Aubusson, secrétaire en laque du Japon orné de bronze dorés attribués à B.V.R.B., commode Louis XV en bois de rose avec marqueterie en bois de violette attribué à l’ébéniste Joseph Baumhauer, bureau Louis XV estampillé par Jacques Dubois, l’ébéniste préféré du roi.
It is in this room that Edouard André and then Nélie Jacquemart organized their daily lives and received their business relations. Curiously, this living room is not arranged in the austere style of a ministerial office, but on the contrary presents an intimate decor composed of the objects they preferred. On the wall we find a series of paintings by great French masters of the 18th century: Fragonard, Lagrénée, Coypel, Pater, Greuze. A fresco by Tiepolo from a Venetian palace decorates the ceiling.
To furnish it, the André couple gathered together equally prestigious furniture: armchairs stamped Chevenat covered with Aubusson tapestries, a Japanese lacquer secretary decorated with gilded bronze attributed to B.V.R.B., a Louis XV chest of drawers in rosewood with violet wood marquetry attributed to the cabinetmaker Joseph Baumhauer, a Louis XV desk stamped by Jacques Dubois, the king's favourite cabinetmaker.
S’il n’y avait qu’un seul lendemain
J’aimerais me souvenir de cette soirée
Au bord du rivage où main dans la main
Nos âmes se laissaient bercer
Bercé par le clapotis de l’eau
Nos pensées divaguaient vers l’horizon
Fixant le coucher du soleil, si beau
Que nos cœurs battaient à l’unisson
Cette fanfare résonnait
Comme un tintamarre d’oies
Ce son se répercutait
Jusqu’au bout de mes doigts
Mon désir se porte vers toi
Toi qui fais mes délices
J’aimerais crier ma joie
De t’avoir pour complice
Si je n’avais que ce seul instant
Et que je mourrais sur le champ
Je n’aurais qu’une seule contrariété
Être pour un temps, de toi, séparé
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Vendredi dernier, je suis allé faire de la photo au Parc de l'Île du Moulin à Terrebonne. En fin de journée, alors que le soleil se couchait, j'ai vu des ados qui flânaient sur le bord de la rivière. Je leur ai proposé de me servir de modèles, ils ont accepté avec empressement. Cette semaine je vous ferai part du travail que j’ai effectué avec ces quatre jeunes filles et ce garçon. Je les remercie pour leur collaboration et leur gentillesse.
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© Robert Fournier
Parce qu'il n'y pas a pas que les paysages magnifiques, le foot et les plages à Rio, il y a aussi un très évident et très visibles clivage pauvreté/richesse, où les favelas sont très nombreuses et très visibles.
Celle-ci est une des plus grandes de Rio, contenant plus de 200 000 habitants.
Vous pouvez la voir d'en haut ici : www.flickr.com/photos/darlomme/5372649726/
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"Épített környezetünk fotós szemmel" (BME) tárgy beadandó fotósorozata
Esztergom, Szenttamás kerület
Pentax 67
SMC Takumar 67 105mm f2.4 (red filter)
Fomapan 200 @ 160
X-tol (1+1) 20°C 8,5 min
"Fáradottnak könnyülés,
tikkadónak enyhülés,
sírónak vigasztalás.
Boldogságos tiszta fény,
szállj meg szívünk rejtekén,
híveidnek napja légy!
Ihleted, ha fényt nem ad,
emberszívben ellohad minden
érő, minden ép.
Mosd meg, ami szennyezett,
aszúságra hints vizet,
orvosold a sebhelyet!"
(Pünkösdi Szekvencia, SzVU 97.)
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"A madár nem azért énekel, mert tudja a választ. A madár azért énekel, mert van egy dala."
- Maya Angelou
Unfotunately time did not allow us to take the scenic route to and along the Qu Appelle Valley. Maybe next time.
QU'APPELLE VALLEY - Legend tells of a young Indian brave canoeing home from a hunting trip one evening when he thought he heard someone calling his name. "Who calls?", he asked aloud. There was no reply. "Qu'appelle?" he tried again, this time in French. Then came a reply from the hills on the other side of the placid, moonlit lake: "Qu'appelle?" It was his echo.
On his return home the following night he discovered the young maiden he was to marry had died suddenly the previous evening. With her dying breath she called out his name. Thus the beautiful Qu Appelle Valley received its name.
by Dave Yanko
Daniel Abel est né à Québec en 1950 de parents canadiens, il s'intéressa très tôt au dessin ainsi qu'à la peinture et à la photographie. Ce n'est que vers la trentaine qu'il décida d'étudier l'histoire de l'art et de la peinture à l'Académie des Beaux-Arts Sylvia Araya.
Depuis ses débuts, Daniel Abel est un artiste peintre et photographe doté d'une énorme sensibilité qui s'efforce de dépasser sa condition de grand artisan du pinceau pour se convertir en un intellectuel de la peinture. La maîtrise de son art donne une oeuvre subtile, exigeante, diversifiée et riche en matière. Il donne au dessin et aux formes une simplification personnelle pour nous livrer ses impressions.
Se situant lui-même dans la lignée des impressionnistes, Daniel Abel s'intéresse à plusieurs facettes de la création ainsi qu'à la recherche picturale et chromatique de son oeuvre. Quelles que soient ses difficultés, il veut faire ce qui lui plaît sans céder à la facilité commerciale et en aucun temps, être un peintre mondain.
Son oeuvre est caractérisée par la forte assurance avec laquelle il construit ses tableaux. Il y a en son oeuvre, un équilibre et des perspectives parfaites, produit d'une vaste expérience et d'un talent pour le dessin. Cette expérience se traduit tant dans le paysage, la nature morte et le portrait.
Sa passion pour le traitement de l'image sous toutes ses formes, l'amène aussi vers la photographie. Ce domaine lui permet de manipuler une nouvelle dimension dans le traitement de l'ombre et de la lumière. Daniel Abel a acheté son premier appareil il y a plus de 30 ans et tout de suite l’image s’est installée depuis et pour toujours.
Constamment à la recherche du sujet qui se laisse apprivoiser pour être saisi par son objectif, il explore, la nuit, les recoins les plus discrets du Vieux Québec où l'éclairage urbain donne sa sensibilité aux couleurs chaudes qui racontent son histoire en images. L'appareil actuel est un Nikon D300S accompagné d'une lentille 18-200mm / 85 / 70-200 /105 - et autres... afin de saisir tant le paysage, l’architecture que le portrait.
En 2005, Abel se convertit à la photographie numérique pour ne plus retourner à la prise de vue argentique. Cette technologie souple et moderne lui permet de prendre plus de 15 000 clichés par année.
Maintenant, Daniel Abel distribue son temps entre deux images, celles qui apparaissent sur ses toiles et celles de son écran numérique.
Quel bonheur pour lui de pouvoir s’exprimer ainsi.
L’image est, pour lui, une source de vie essentielle.
Daniel Abel
CRITIQUE:
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Isabelle Lapointe - QuébecPlus (Avril 2000)
Les paysages croqués par Daniel Abel pour Couleurs des alentours parlent, comme ce nom l'indique, le langage des couleurs et de la lumière. Mais ce sont aussi de véritables morceaux de la nature des environs qu'ils vous dévoilent au Domaine Maizerets, du 21 au 24 avril 2000.
La vingtaine de toiles présentées à l'occasion de Couleurs des alentours portent, pour la plupart, des noms très évocateurs : Le dégel au printemps, La débâcle de la Montmorency, Variations automnales, Charlevoix... En soi, ces titres portent déjà la promesse des promenades que l'on peut faire en admirant les huiles qu'ils désignent, dont la plupart ont été réalisées sur papier. Se situant lui-même dans la lignée des impressionnistes, Daniel Abel s'intéresse à plusieurs facettes de la création et s'adonne également au portrait.
RECONNAISSANCES OFFICIELLES & PRIX
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•8ème prix : Daniel Abel pour sa photo « Est-ce bien Saint-Nicolas ou ? », L'Internaute, Janvier 2008 (Photo du concours sur l'internaute.com)
•Récipiendaire d'un premier prix à un concours de photo de L'Internaute,France, Juin 2004
•Mention d’excellence du concours de photos C.H.R.G . 2003
•Lauréat du concours de photos ; Photo Sélection, 2001
•1er prix au concours de photos du Domaine de Cap Tourmente, 1999
•Prix de participation au concours de photos Jardins Van den Hende, 1998
ENTREVUES ET PARUTIONS
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• Le NIC (Nouvel Informateur Catholique), mars, avril, mai, juin, juillet, décembre 2008 - juillet, septembre, octobre, décembre 2009 - février,mars 2010 -
• Québec 1608-2008 - Ma Ville mon 400 ième. (2009)
• Pastorale Québec (L'Ordination épiscopale en photos
(juillet-août 2009)
49e Congrès Eucharistique International Québec 2008 (septembre 2008)
• Revue Univers, mai 2008
• Revue Pensez-y bien - La Capitale, mars 2005
CION-FM 90,9
• Entrevue avec Isabelle Lemieux Lefebvre dans le cadre de l’émission Curriculum Vitae 2003
CION-FM 90,9
• Entrevue avec Micheline Poitras dans le cadre de l’émission Chemin Faisant, 1998
COLLECTIONS PUBLIQUES
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• Couvent des Religieuses de Jésus-Marie (Sillery)
• Monastère des Petits Frères de la Croix - Sainte-Agnès
• Centre de la petite enfance - Les P'tits Trésors de Val- Bélair
• Centre Hospitalier Robert-Giffard, Québec
• C.H.U.Q., pavillon Hôtel-Dieu de Québec, (département 12500)
• Compagnie Cascade Canada, Saint –Hubert, Montréal
EXPOSITIONS SOLO et GROUPE
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• Colloque du C.R.D.I. Québec, 2005
• Complicité, 2003
• Simplement Abel, 2002
• Atelier de l’artiste, 2001
• Domaine de Maîzerets, 2000
• Hôtel-Dieu de Québec, 1999
• Domaine de Maîzerets, 1998
• Complexe « G », 31e étage, 1992-1993 (groupe)
• Salon d’Art, C.H.R.G, 1989-1990
• Pavillon de l’enseignement, Hôtel-Dieu de Québec, 1988
• Pavillon de l’enseignement, Hôtel-Dieu de Québec, 1988 (groupe)
COUVERTURE D'ÉVÉNEMENTS (PHOTO)
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• Cocktail dînatoire
De Point cardinal Marc Ouellet
Sous la présidence d'honneur de Ross Gaudreault
(Vieux Port de Québec) 25 mars 2010
• Soirée culturelle vietnamienne catholique de Québec
(Fête du Têt) L’Année du tigre 21 février 2010
• Clôture du procès de Béatification de
Mère Julienne du Rosaire (Dominicaine adoratrice)
Présidé par Mgr Marc Ouellet,
En la Basilique Notre-Dame de Québec (7 février 2010)
• Soupe populaire Sr. De la Charité avec
Mgr Marc Ouellette (11-12-2009)
• Conférence de presse avec madame Ingrid Bétancourt
Château Frontenac (23-09-2009)
• Le 50 ième de la Paroisse St-Ursule - Québec
(13 sept 2009)
• Congrès charismatique de Québec (juin 2009)
• Célébration diocésaine des confirmations à la basilique de Québec (31 mai 2009)
• Ordination apostolique des Mgrs Gérald Cyprien Lacroix et Paul Lortie du Diocèse de Québec à la Basilique
Ste- Anne de Beaupré (24 mai 2009)
• Feu et Lumière (Le mensuel de la vie spirituelle)
(janvier 2009)
• Photographe de presse au Congrès Eucharistique International de Québec (11 au 22 juin 2008)
• Comédie Ô de Gamme, Estelle Blais (mai 2008)
•
Comédie musicale de Dina Bélanger (juin 2008)
SYMPOSIUMS
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• Œuvre collective pour CHRG, Québec, 2001
• Ville de Beauport (1997-1998)
Hypperliens:
Couverture d'événements diocésain (photos)
www.ecdq.tv/site/albums/2010/PH-051_Point_Cardinal/index....
www.ecdq.tv/site/albums/2010/PH-047_Julienne_du_Rosaire/i...
www.ecdq.tv/site/albums/2010/PH-050_Appel_decisif/index.html
www.ecdq.tv/site/albums/2010/PH-048_Confirmation_14-fev/i...
www.ecdq.tv/site/albums/2009/PH-044_Cardinal_Soupe_popula...
www.ecdq.tv/site/albums/2009/PH-036_Congres_charismatique...
www.ecdq.tv/site/albums/2009/PH-033_Ordination_episcopale...
www.ecdq.tv/site/albums/2008/PH-010_Pelerinage_jeunesse/i...
Centre Victor Lelièvre
lieu de spiritualité et de prière.