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Projets/Reportages pour la Fondation Nicolas Hulot www.flickr.com/photos/sebastienduhamel/collections/721576...

 

Albums Écologie, Éducation et Politiques www.flickr.com/photos/sebastienduhamel/collections/721576...

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L’Appel des Solidarités a été lancé à l’initiative de plus de 80 associations œuvrant contre la pauvreté et les conditions de vie indignes, pour la protection de la planète, pour la solidarité internationale, pour la défense des libertés et des droits humains, pour le droit des femmes, pour la jeunesse, pour une démocratie pour et par tous.

  

L’appel des Solidarités

 

À celles et ceux qui ont l’impression que quelque chose ne tourne pas rond. À celles et ceux qui ne se sentent pas bien représenté.e.s, ni écouté.e.s. À celles et ceux qui vivent une réalité en décalage avec celle qu’on voit sur les écrans.

 

À celles et ceux qui continuent de s’entraider là où on nous dit qu’il faudrait se replier. A lutter contre la discrimination, l’exclusion. A protéger la nature que d’autres veulent détruire, surexploiter ou épuiser.

 

À celles et ceux qui sont parfois envahi.e.s par un sentiment d’impuissance ou de désarroi. À celles et ceux qui se croient seul.e.s à penser comme ça.

 

À celles et ceux qui ne s’empêchent pas de rêver que, peut être, il n’est pas trop tard pour changer de cap. Et que ça, c’est déjà commencer à changer le monde.

 

À celles et ceux qui considèrent que notre destin est ce que nous avons en commun. Que la solidarité, c’est résister ; et construire l’avenir. Que ensemble, nous formons une force immense que rien ne peut arrêter.

 

À celles et ceux là, nous adressons l’Appel des Solidarités. L’Appel à se rassembler, se compter, pour que les 5 caps des Solidarités guident toute action et toute décision politique dans le prochain quinquennat.

  

Nous avons un énorme pouvoir, faisons-le savoir !

 

1 Solidarité de toutes et tous avec toutes et tous : luttons contre les inégalités sous toutes leurs formes, contre la fraude et l’évasion fiscale et contre l’impunité des banques, des politiques, des multinationales.

 

2 Solidarité avec la nature et les générations futures : luttons pour protéger le climat, les sols, les océans, la biodiversité et les animaux. Luttons pour une énergie renouvelable et une économie où rien ne se perd, tout se transforme.

 

3 Solidarité avec les personnes en difficulté, exclues, discriminées : luttons pour garantir le logement, l’emploi, l’accès aux soins, à l’éducation, aux revenus. Défendons nos droits fondamentaux, luttons contre les préjugés qui occultent notre humanité.

 

4 Solidarité avec les sans-voix : luttons pour que chacun et chacune puisse faire entendre sa voix dans chaque territoire et dans chaque quartier, en toutes circonstances et à poids égal.

 

5 Solidarité avec tous les peuples : luttons pour une solidarité sans frontières, pour la coopération entre les pays et les continents, pour l’accueil de celles et ceux qui prennent la route, qui fuient la misère et la guerre.

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La solidarité n'est pas une option mais une condition à la paix. Soutenez l'appel que nous avons lancé avec plus de 80 ONG sur www.appel-des-solidarites.fr

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Les associations de l’Appel

 

Les jours heureux les-jours-heureux.fr

 

4D www.association4d.org

 

Abri www.abri-groupe.org

 

Action Aid / Peuple solidaire www.peuples-solidaires.org

 

Action contre la Faim www.actioncontrelafaim.org

 

Action Non-Violente COP21 anv-cop21.org

 

Action Santé Mondiale Action Santé Mondiale www.coordinationsud.org/membres/gha/

 

Association de la fondation étudiante pour la ville afev.org

 

Alternatiba alternatiba.eu

 

Réseau d'associations étudiantes www.animafac.net

 

Apprentis Auteuil www.apprentis-auteuil.org

 

Association des paralysés de France www.apf.asso.fr

 

ATD - Quart Monde www.atd-quartmonde.fr

 

ATTAC france.attac.org

 

France Avocats sans frontières France avocatssansfrontieres-france.org

 

Batik International batik-international.org

 

Bizi bizimugi.eu

 

Care www.carefrance.org

 

Le Carillon www.lecarillon.org

 

Terre Solidaire ccfd-terresolidaire.org

 

LGBT - Fédération LGBT Lesbiennes, Gays, Bi et Trans de France centrelgbtparis.org

 

La CIMADE www.lacimade.org

 

CIWF France www.ciwf.fr

 

CLER - Réseau pour la Transition énergétique cler.org

 

Climates www.studentclimates.org

 

Coalition eau www.coalition-eau.org

 

Cœur de Foret www.coeurdeforet.com

 

Colibri www.colibris-lemouvement.org

 

Collectif animal Politique www.animalpolitique.com

 

Asso contact www.asso-contact.org

 

Coordination Sud www.coordinationsud.org

 

CRID – Centre de recherche et d’information pour le développement www.crid.asso.fr

 

Des éléphants et des hommes www.deselephantsetdeshommes.org

 

Délégation catholique pour la coopération ladcc.org

 

Démocratie ouverte democratieouverte.org

 

Ecolo Crèche www.ecolo-creche.fr

 

Ecoscience Provence www.ecoscienceprovence.com

 

Emmaus France emmaus-france.org

 

Energie Partagée energie-partagee.org

 

Etudiants et développement www.etudiantsetdeveloppement.org

 

Fermes d’avenir fermesdavenir.org

 

Filière Paysanne filiere-paysanne.blogspot.fr

 

Fondation Abbe Pierre www.fondation-abbe-pierre.fr

 

Fondation Nicolas Hulot www.fondation-nicolas-hulot.org

 

Fondation Good Planet www.goodplanet.org

 

Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations www.forim.net

 

France Libertés www.france-libertes.org

 

France Nature et Environnement www.fne.asso.fr

 

France Terre d’Asile www.appel-des-solidarites.fr/le-collectif/

 

Fédération des acteurs de la Solidarité www.federationsolidarite.org

 

Fédération française Les Amis de la nature www.amis-nature.org

 

GERES - Le Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités www.geres.eu/fr/

 

Graine - Pour l’éducation à l’environnement vers un développement durable www.graine-rhone-alpes.org

 

Greenpeace France www.greenpeace.fr

 

GRET – Professionnels du développement Solidaire www.gret.org

 

Générations Cobayes www.generationscobayes.org

 

Générations Futures www.generations-futures.fr

 

Habitat et Humanisme www.habitat-humanisme.org

 

HESPUL - Energies renouvelables et efficacité énergétique www.hespul.org

 

HumaniTerra - Les chirurgiens du Monde www.humani-terra.org/fr

 

Humanité et Biodiversité www.humanite-biodiversite.fr

 

L’Auberge des Migrants www.laubergedesmigrants.fr/fr/accueil/

 

La main Tendu www.abri-groupe.org/la-main-tendu.html

 

Comité Français pour la Solidarité Internationale www.cfsi.asso.fr

 

Le mouvement associatif lemouvementassociatif.org

 

Les Amis d'Enercoop www.lesamisdenercoop.org

 

Les Amis de la Terre www.amisdelaterre.org

 

Les Petits Debrouillards www.lespetitsdebrouillards.org

 

Les petits frères des Pauvres www.petitsfreresdespauvres.fr

 

LDH - Ligue des droits de l'Homme www.ldh-france.org

 

Ligue de l'enseignement www.laligue.org

 

LPO - Ligue pour la Protection des Oiseaux www.lpo.fr

 

Lire pour en sortir www.lirepourensortir.org

 

La Fédération Nationale des Maisons des Potes www.maisondespotes.fr

 

Mon jardin en Permaculture www.monjardinenpermaculture.fr

 

Mountain Riders - Développement durable en montagne www.mountain-riders.org

 

Mouvement Utopia mouvementutopia.org/site/

 

Médecins du Monde www.medecinsdumonde.org/fr

 

OMPE - Organisation Mondiale pour la Protection de l'Environnement www.ompe.org

 

ONE www.one.org/fr/

 

OpéRett www.operett.net

 

Osez le Féminisme osezlefeminisme.fr

 

Oxfam France | Le pouvoir citoyen contre la pauvreté www.oxfamfrance.org

 

Pas Sans Nous www.passansnous.org

 

Phyto-Victimes - L’aide aux professionnels victimes des pesticides www.phyto-victimes.fr

 

Place to Be www.placetob.org

 

Pouvoir citoyen en Marche eg-pouvoir-citoyen.org

 

CERAS www.ceras-projet.org

 

Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable refedd.org

 

Réseau Action Climat www.rac-f.org

 

Réseau CIVAM www.civam.org

 

Réseau Cohérence coherencereseau.fr

 

Santé Sud www.santesud.org

 

Secours Catholique www.secours-catholique.org

 

Secours Islamique de France www.secours-islamique.org

 

Société de Saint-Vincent de Paul www.ssvp.fr

 

La SPA www.la-spa.fr

 

Solidarité Laïque www.solidarite-laique.org

 

Solidarité Sida www.solidarite-sida.org

 

SOS Méditerranée www.sosmediterranee.fr

 

SOS Racisme sos-racisme.org

 

SOS Villages d’enfants www.sosve.org

 

Souffleurs D’écumes www.souffleursdecume.com

 

Surfrider Foundation Europe www.surfrider.eu

 

Terre de Liens www.terredeliens.org

 

Terre des Hommes France terredeshommes.fr

 

UNCPIE www.cpie.fr

 

UTOPIA56 www.utopia56.com/fr

 

WARN site.wearereadynow.net

 

WECF www.wecf.eu/

 

WWF France www.wwf.fr

 

Zero Waste France www.zerowastefrance.org/fr

 

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Nicolas Hulot invité de Patrick Cohen et Nicolas Demorand - 23/03/2017

 

Nicolas Hulot : "La solidarité ne doit pas être une option, mais une condition à la paix sociale"

 

www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de...

 

L'appel des solidarités en direct et en public du studio 104

 

Spécial 18/20 présenté par Nicolas Demorand avec : Nicolas Hulot, Président de la Fondation Hulot et Thierry Kuhn, Président d’Emmaüs France qui portent l’Appel des solidarités ainsi que Pascal Canfin, Directeur général de WWF France, Geneviève Jacques, Présidente de la Cimade, Claire Hédon, Présidente d’ATD Quart-Monde, Christophe Robert, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Marie Alibert, Porte-parole d’ Osez le Féminisme !, Françoise Sivignon, Présidente de Médecins du Monde,Florent Gueguen, Directeur de la FNARS (Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale).

 

www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-teleph...

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C Politique invité de Bruce Toussaint - 26/03/2017

 

www.youtube.com/watch?v=c4tC8WsqSjE

 

C Politique invité de Karim Rissouli - 26/03/2017

 

www.youtube.com/watch?v=ccnVMal3AOk

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Nicolas Hulot 29/03/2017 / TELEREMA

 

www.telerama.fr/monde/en-direct-nicolas-hulot-repond-a-vo...

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OSONS

 

Plaidoyer d'un homme libre

 

« Les sommets sur le climat se succèdent, nous croulons sous l'avalanche de rapports plus alarmants les uns que les autres. Et l'on se rassure avec une multitude de déclarations d'intention et de bonnes résolutions. Si la prise de conscience progresse, sa traduction concrète reste dérisoire. L'humanité doit se ressaisir, sortir de son indifférence et faire naître un monde qui prend enfin soin de lui. »

Nicolas Hulot, Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme

 

Ce manifeste écrit par Nicolas Hulot est un cri du coeur, un plaidoyer pour l'action, un ultime appel à la mobilisation et un coup de poing sur la table des négociations climat avant le grand rendez-vous de la COP21. Il engage chacun à apporter sa contribution dans l'écriture d'un nouveau chapitre de l'aventure humaine, à nous changer nous mêmes et par ce biais à changer le monde.

 

Diagnostic implacable, constat lucide mais surtout propositions concrètes pour les responsables politiques et pistes d'action accessibles pour chacun d'entre nous, cet ouvrage est l'aboutissement de son engagement et de sa vision en toute liberté des solutions à « prescrire » avant et après la COP21. L'urgence est à l'action. En 12 propositions concrètes, Nicolas Hulot dresse, avec sa Fondation, une feuille de route alternative pour les États et suggère 10 engagements individuels pour que chacun puisse également faire bouger les lignes à son niveau.

 

Depuis 40 ans, Nicolas Hulot parcourt la planète. Témoin de sa lente destruction, il a décidé de devenir un des acteurs de sa reconstruction. Au côté de sa Fondation pour la Nature et l'Homme ou en parlant aux oreilles des décideurs, il contribue à faire évoluer les mentalités.

 

Broché - 96 pages - format : 12 x 19 cm.

Editions LLL Les liens qui libèrent.

 

boutique-solidaire.com/…/produits-…/26414-osons-.html

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Fondation Nicolas Hulot : www.fondation-nicolas-hulot.org/

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Photographie de Sébastien Duhamel, professionnel de l’image www.sebastien-duhamel.com/présentation-références/

 

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nuitblanche.paris.fr/

 

Claude Lévêque : ( Source Nuit Blanche.fr )

  

Né en 1953 à Nevers, Claude Lévêque compte parmi les artistes contemporains français les plus largement reconnus, et il a notamment représenté la France à la dernière Biennale de Venise en 2009. Radicales, souvent violentes tant au niveau sensoriel que du message qu’elles véhiculent, ses oeuvres, sous forme de parcours initiatique ou d’installation, interrogent l’état du monde. Espace, lumière, objet, son et matière sont convoqués dans des dispositifs toujours incongrus et saisissants. Le plus souvent fortement évocateurs, les éléments (charrette, cage, matelas, ampoules électriques, néons, lumière noire...) qu’il conjugue contribuent à créer un environnement propre à produire un fort impact psycho-affectif sur le spectateur.

 

LE PROJET :

 

Dans le bassin du parc de Belleville, une oeuvre du Fonds Municipal d’Art Contemporain de la Ville de Paris, Mon repos aux Tuileries (2007) prend place. Installée précédemment aux Tuileries, d’où son nom, elle se compose d’une vieille camionnette à moitié calcinée, comme abandonnée. Éclairé de l’intérieur par un magnifique lustre et auréolé par la lumière émanant de réverbères posés dans l'eau, le véhicule s’apparente à un mystérieux ovni, sorte d’apparition fantasmatique.

  

PARC DE BELLEVILLE :

 

Description

 

fr.wikipedia.org/wiki/Parc_de_belleville

en.wikipedia.org/wiki/Parc_de_Belleville

 

La fontaine

 

Le parc de Belleville est installé sur la colline de Belleville qui culmine à 108 mètres.

Une terrasse au sommet du parc permet une vue panoramique sur la ville de Paris. Le parc a été conçu par l'architecte François Debulois et la coopérative de paysage API dirigée par le paysagiste Michel Viollet. Il a été inauguré en 1988.

Orné de 1 200 arbres et arbustes, de plantes vivaces, grimpantes et tapissantes et de rosiers, le parc est une réalisation de la ville de Paris. On y trouve également quelques vignes en mémoire des cultures et des fêtes qui s'y déroulaient autrefois.

Le parc offre également une fontaine en cascades de 100 mètres de long qui dévale la colline et 1 000 m² de pelouses accessibles au public. On y trouve aussi une aire de jeu pour les enfants comprenant un village en bois, des tables de ping-pong et un théâtre de plein air. Après une longue fermeture du fait d'une instabilité des sols et de la non-conformité des jeux, cette aire rouvre avec un nouvel aménagement début 2008.

En dernier lieu le parc de Belleville héberge la maison de l'air, un espace éducatif destiné à sensibiliser les visiteurs à l'importance de l'air et aux problèmes de pollution qu'il connaît.

 

Historique

 

Domaine Royal sous les Mérovingiens, la colline a longtemps été une terre agricole où l'on cultivait notamment la vigne pour produire la piquette, un vin jeune et légèrement pétillant. Mardi Gras y a été fêté jusqu'en 1838 donnant l'occasion, sous le couvert des costumes à d'incroyables beuveries et débordements de tout genres.

 

La butte de Belleville a été le théâtre d'une bataille sanglante le 30 mars 1814 quand les 120 000 hommes des armées russes mirent les villages de Montreuil, La Villette et la Chapelle à feu et à sang.

L'ouverture d'une carrière de gypse au xixe siècle a attiré une population d'ouvriers saisonniers, retournant l'été moissonner leurs champs. Avec la fermeture de la carrière, le quartier est devenu insalubre1 et a été réaménagé avec des constructions modernes au xxe siècle.

A gorgeous valley of rolling hills and a large lake not far from Regina.

www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain.Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke

archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ... museedelacartepostale.fr/blog/ -'être agent de gestion locative pour une office H.L.M. en 1958' , les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée- les films du MRU içi www.dailymotion.com/video/xgj74q présente les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.

Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

Le Joli Mai (Restauré) - Les grands ensembles BOBIGNY l Abreuvoir www.youtube.com/watch?v=eUY9XzjvWHE … et la www.youtube.com/watch?v=hK26k72xIkUwww.youtube.com/watch?v=xCKF0HEsWWo

Genève Le Grand Saconnex & la Bulle Pirate - architecte Marçel Lachat -

Un film de Julien Donada içi www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=4E723uQcpnU … … .Genève en 1970. pic.twitter.com/1dbtkAooLM è St-Etienne - La muraille de Chine, en 1973 ce grand immeuble du quartier de Montchovet, existait encore photos la Tribune/Progres.

www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48 …, - la tour 80 HLM située au 1 rue Proudhon à Valentigney dans le quartier des Buis Cette tour emblématique du quartier avec ces 15 étages a été abattu par FERRARI DEMOLITION (68). VALENTIGNEY (25700) 1961 - Ville nouvelle-les Buis 3,11 mn www.youtube.com/watch?v=C_GvwSpQUMY … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline Montreynaud la ZUP de Raymond Martin l'architecte & Alexandre Chemetoff pour les paysages de St-Saens.. la vidéo içi * Réalisation : Dominique Bauguil www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo … … - www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije l'industrie du bâtiment.

la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty

la construction des Autoroutes en France - Les liaisons moins dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije Cardem les 60 ans de l'entreprise de démolition française tres prisée des bailleurs pour les 80, 90's (1956 - 2019) toute l'Histoire de l'entreprise içi www.youtube.com/watch?v=Yyf1XGvTZYs - 69 LYON & la Cardem pour la démolition de la barre 230 Quartier la Duchère le 2 juillet 2015, youtu.be/BSwidwLw0NA pic.twitter.com/5XgR8LY7At -34 Béziers - C'était Capendeguy le 27 janv 2008 En quelques secondes, 450 kg d'explosifs ont soufflé la barre HLM de 492 lgts, de 480 m, qui laissera derrière elle 65.000 tonnes de gravas. www.youtube.com/watch?v=rydT54QYX50 … … Les usines Peugeot - Sochaux Montbéliard. 100 ans d'histoire en video www.youtube.com/watch?v=X4w3CxXVAyY … - 42 LOIRE SAINT-ETIENNE MONTREYNAUD LA ZUP Souvenirs avec Mascovich & son clip "la tour de Montreynaud" www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE

Villeneuve-la-Garenne, La Caravelle est à mettre au crédit de Jean Dubuisson, l’un des architectes les plus en vue des années 1960, www.dailymotion.com/video/x1re3h5 via @Dailymotion - AMIENS les HLM C'était le 29 juillet 2010, à 11h02. En quelques secondes, cette tour d'habitation s'est effondrée, détruite par implosion. Construite en 1961, la tour avait été vidée de ses habitants quelques années auparavant. www.youtube.com/watch?v=ajz2xk5KBNo … … - Les habitants de Montreynaud parlent de leur quartier et de cette destruction entre nostalgie et soulagement içi en video www.dailymotion.com/video/xmiwfk - Les bâtiments de la région parisienne - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/CAF96034508/les-batiments-de-la-region-p... … via @Inafr_officiel - Daprinski - George Michael (Plaisir de France remix) www.youtube.com/watch?v=sJeH-nzlj3I

Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes

Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt

www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...

Official Trailer - the Pruitt-Igoe Myth: an Urban History

www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc 1956 en FRANCE - "Un jour on te demanda de servir de guide, à un architecte en voyage d etudes, ensemble vous parcourez la Françe visitant cité jardins, gratte ciel & pavillons d'HLM..." @ les archives filmées du MRU www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Villages de la Françe cité du Soleil

Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..

passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document Gwenaëlle Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... mémoire2cité & l'A.U.A. - Jacques Simon (1929 - 26 septembre 2015) est un architecte paysagiste formé à l'École des beaux-arts de Montréal et à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre", Jacques SIMON, paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, réalise avec eux des installations paysagères éphémères principalement dans des champs et visibles du ciel. Avec sa palette d'artiste, Jacques SIMON réinvente des paysages comme les agriculteurs eux-aussi à leur façon les créent et les entretiennent. Le CAUE du Rhône vous invite à venir découvrir ses travaux au travers d'un kaléidoscope de photographies empreintes de spontanéité, de fraîcheur et d'humour. Cette exposition nous interpelle sur le caractère essentiel d'une nature changeante, fragile, sur l'importance d'une activité agricole diversifiée et sur la nécessaire évolution du métier de paysan. Elle nous amène aussi à voir et à interpréter ce que l'on voit, elle éveille en nous le sens de la beauté du paysage en conjuguant les différentes échelles de perception et de lecture; à pied et à vol d'oiseau, à la fois l'échelle humaine, terrestre, géologique, forestière, hydrologique, biologique mais aussi esthétique et symbolique. Jacques Simon, paysagiste cosmopolite est l'un des principaux acteurs du renouveau de la pensée paysagère en France dans les années 60 et 70 conjuguant avec cohérence sa pratique de paysagiste, de voyageur, d'éditeur, d'enseignant avec son approche plus artistique du paysage, subtile, sensible et humaine de la nature avec la réalisation de "performances". Ses projets paysagers comme ses interventions paysagères éphémères sont marqués par la mobilité, la fragilité, une empathie avec le lieu, par la dualité même du voyage : découverte / évanouissement, création / disparition. Jacques Simon dessine, écrit sur le paysage, "une surface", un peu à la manière du land'art avec les techniques et les outils du jardinier, du cultivateur. Il ne s'agit plus de représenter la nature mais de l'utiliser en créant avec et dans le paysage. L'intention de Jacques Simon n'est pas d'apposer sa marque sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui afin que ses travaux-installations manifestent même brièvement un contact en harmonie avec le monde naturel. "On dit qu'il a bouleversé l'esprit du paysage, il a remis les choses essentielles à leur place. Il rit de l'importance qu'on veut bien lui donner, fils de l'air, il ne veut rien de plus que passer dans les cerveaux pour les ventiler, les rafraîchir et non pour les modeler; son "importance", il l'a ailleurs et autrement; il est historique parce que dans son temps, dans celui qui s'écoule et non dans celui qui passe". Extrait de "Jacques Simon, tous azimuts", Jeanne-Marie Sens et Hubert Tonka, Pandora Editions, 1991. Il a introduit une nouvelle conception de l'art du paysage proche du Land art, Jacques Simon est l'auteur d'une série d'ouvrages sur différents aspects du paysage et abordés d'un point de vue technique. Il a travaillé de 1964 à 1966 en collaboration avec Michel Corajoud. Il a conçu le Parc de la Deûle (qui lui a valu le Grand Prix national du Paysage en 2006, après l'avoir reçu une première fois en 19901).

Il est mort le 29 septembre 20151 et a été incinéré à Auxerre Le paysagiste Jacques Simon s'est éteint le 26 septembre dernier à l'âge de 86 ans. Diplômé de Versailles en 1959, il fut sans doute l'une des figures les plus emblématiques, les plus géniales et les plus originales du paysagisme contemporain. Premier grand prix du paysage et prix du Conseil de l'Europe pour le parc de la Deule, on lui doit des principes de compositions très forts, autour du nivellement, du traitement du végétal ou de la place laissée au vide. Ses intuitions comme ses travaux ont inspiré tous les paysagistes avec lesquels il a travaillé, à commencer par Michel Corajoud ou Gilles Vexlard. On lui doit un profond renouvellement dans la composition des grands ensembles, ses réalisations -comme le parc Saint-John Perse à Reims- restant des modèles pour tous les professionnels. Jacques Simon développa également une production d'œuvres plus éphémères, attentif aux mouvements et aux transformations. Pédagogue talentueux et généreux, il le fut autant par les documents techniques et la revue qu'il publia, que par ses interventions en atelier devant plusieurs générations d'étudiants de l'école. Les paysagistes perdent un de leurs plus féconds inspirateurs. L'ENSP s'associe au deuil de sa famille et de ses proches. Témoignages à la mémoire de Jacques Simon

Dans les années 1990 à l'école du Paysage de Versailles, lorsque nous entrions en première année, la première satisfaction était d'acquérir du nouveau matériel d'expression plastique. Encre, feutres, supports en grand format et sur papier calque...mais aussi découvrir des livres de notre professeur Jacques Simon : des carnets de dessins et de croquis, des photomontages découpés aux ciseaux.

En amphithéâtre lors de conférences et séances de projections de diapositives, Jacques Simon évoquait surtout sa capacité à piloter un hélicoptère. Je viens de retrouver un extrait d'un article à ce sujet...

« (...) Car depuis une dizaine d'années, le Bourguignon a trouvé une solution à son imagination en bourgeonnement permanent. Jacques Simon crée ‘pour lui tout seul'. Ni commande ni concours. Mais des messages géants écrits dans les champs et seulement visibles d'avion ou d'hélicoptère. Un art éphémère et privé dont il s'amuse, les veilles de moissons, tout autour de sa ferme de Turny, dans l'Yonne.

Et là, plus rien ne l'arrête. Les agriculteurs du coin ont pris l'habitude de le voir faucher des allées entières de luzerne. De l'apercevoir écraser d'interminables chemins de phacelia, un graminé californien qui existe en trois couleurs (blanc, bleu, rouge). De l'observer dans son hélicoptère photographiant le résultat. Ses messages sont des hommages ou des avertissements. L'un prévient : ‘Hé, si tu n'as plus de forêt t'es foutu.' Un autre : 'Sans les paysans, je m'emmerde. Signé : la Terre.' Même l'hiver, Jacques Simon s'adonne à cette calligraphie paysagère. (...) ».

Extrait paru dans La Croix l'événement du dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, par Frédéric Potet, rubrique Culture.

file:///C:/Users/user/Downloads/B_Blanchon_AUA.pdf Interview to Jacques Simon incleded on the dvd that accompanies book "Metropoles en Europe", from the exhibition "Lille - Metropoles en Europe". The French landscape architect Jacques Simon's love for nature first developed on his father's tree farm and then deepened when he traveled as a young man to Sweden and then Canada, where he attended art school in Montreal while working as a lumberjack. Between 1957 and 1959, Simon studied at the École Nationale de Horticulture. He has since become an important link in the renewal of French landscape architecture, combining the Anglo-Saxon and Scandinavian garden cultures he absorbed in his travels with classic Latin structures. He works as often as possible in situ, and does not shy away from driving the tractor himself.

www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U turny.chez.com/A0archives/jSIMMON.htm Jacques Simon, Il crée la revue Espaces verts en 1968, l’anime jusqu’en 1982, publie des cahiers spéciaux dédiés à « l’Aménagement des espaces libres ».

Même l'hiver, il s'adonne à cette calligraphie paysagère».La Croix dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon écrit ses premiers articles dès la fin des années 1950 pour des revues comme Maison et Jardin et Urbanisme. En 1965, il signe l’un de ses premiers livres, L’Art de connaître les arbres. strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … jacques simon & Le parc des Coudrays - Élancourt-Maurepas, 1970 strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon - Espaces verts n° 27, avril-mai-juin 1971, p. 44-45 Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre" paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U

.− Ouverture pratiquée dans un mur, une paroi, pour faire pénétrer l'air et la lumière à l'intérieur d'un local, et normalement munie d'une fermeture vitrée. Ces deux pièces répondaient aux deux fenêtres non condamnées de la façade (Gautier, Fracasse, 1863, p. 8). Toutes les fenêtres donnaient sur la cour (Camus, Exil et Roy., 1957, p. 1633). Impôt direct sur les portes et fenêtres (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p. 505). Ne pas appeler fenêtre une baie sans fermeture vitrée (Archit. 1972, p. 96) :

1. ... (il n'y a) qu'à monter par-dessus un mur, qu'à grimper par une fenêtre et qu'à passer sous une porte. On en a tant qu'on veut.

Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 165.

2. Pieter de Hooch, lui, regarde plus volontiers par la fenêtre d'où l'on aperçoit le canal, et, de l'autre côté, les petites maisons triangulaires de brique rouge à volets peints.

Faure, Hist. art, 1921, p. 56.

SYNT. Aménager, barricader, boucher, murer, percer une fenêtre; courir, se mettre, se pencher, se précipiter à la fenêtre; regarder, sauter, tomber par la fenêtre; fenêtre claire, étroite; grande, haute, large, petite fenêtre.

♦ En partic., ARCHIT.

Fenêtre feinte. ,,Fenêtre peinte sur une surface murale ou dont le décor en relief est appliqué sur la paroi d'une muraille`` (Adeline, Lex. termes art, 1884). Synon. fausse fenêtre.

Fenêtre haute. Julien entra dans l'église neuve de Verrières. Toutes les fenêtres hautes de l'édifice étaient voilées avec des rideaux cramoisis (Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p. 449).

Porte-fenêtre*.

Fenêtre aveugle, borgne, cintrée, en ogive, géminée, gisante, à meneaux, rampante; fenêtre passante, pendante, barlongue, oblongue, de second-jour, de service, thermale, de lucarne, d'attique (Archit. 1972, p. 96). Fenêtre-balcon; appui, bord, embrasure, rebord de la fenêtre.

♦ P. méton. Quelle sensation il a faite à Châtellerault la dernière fois qu'il est venu me voir!... On louait des fenêtres pour le voir passer (Labiche, Deux papas, 1845, I, 5, p. 394).

♦ P. anal. Ouverture naturelle ou artificiellement pratiquée. Un compteur à fenêtre mince permettant de compter les électrons (Joliot, Curie, Radioact. artif., 1935, p. 8). Il existe en outre des dispositifs pour photocopier l'information portée sur les cartes et pour insérer des microfilms dans des fenêtres pratiquées dans celles-ci (Jolley, Trait. inform., 1968, p. 178) :

3. Un antique trône d'évêque se voit à l'église de Saint-Marc de Venise (...). La partie basse [des] faces latérales est occupée par de petites fenêtres évidées dans la masse du marbre...

Lenoir, Archit. monast., 1852, p. 357.

Enveloppe*, carte à fenêtre.

− ANAT. Fenêtre ovale. ,,Partie de l'oreille moyenne dans laquelle est encastrée la platine de l'étrier et qui communique avec l'oreille interne`` (Thinès-Lemp. 1975). Fenêtre ronde. ,,Partie de l'oreille moyenne qui est séparée de la rampe tympanique du limaçon par une membrane appelée tympan secondaire`` (Thinès-Lemp. 1975) :

4. La pression de l'étrier sur la fenêtre ovale doit avoir un double effet : le premier, d'ébranler tout l'intérieur du labyrinthe; le second, de comprimer la substance gélatineuse qui le remplit, et de la faire se reporter par le limaçon sur la membrane de la fenêtre ronde, qui doit se trouver par là beaucoup plus tendue.

Cuvier, Anat. comp., t. 2, 1805, p. 510.

− ASTRONAUT. ,,Durée pendant laquelle le lancement (ou tir) d'un engin spatial est possible`` (Gilb. 1971).

− CIN. Fenêtre du projecteur. En pratique, il convient de laisser toujours une petite marge, étant donné que la fenêtre du projecteur est toujours plus petite que celle de la caméra (Ciné Amateur, nov. 1936).

− GÉOL. ,,À travers une nappe de charriage, ouverture à l'emporte-pièce ménagée par l'érosion et atteignant le substratum sur lequel a été charriée la nappe`` (Plais.-Caill. 1958).

− HORLOG. Ouverture faite dans une platine au-dessus d'un pignon (d'apr. Encyclop. méthod. Mécan. t. 2, 1783).

− MÉD. Fenêtre aortique (Méd. Biol. t. 2, 1971). Signe de la fenêtre. Espace anormalement observé en radiologie (d'apr. Garnier-Del. 1972).

− MODE

♦ COIFFURE. Façon dont les hommes portaient les cheveux aux xve et xvie siècles, le visage dégagé (d'apr. Leloir 1961).

♦ HABILL. Taillades ou crevés à la mode au xvie siècle (d'apr. Leloir 1961).

− NUCLÉAIRE. ,,Partie de la paroi d'un détecteur dont l'épaisseur est suffisamment faible pour permettre l'entrée des rayonnements peu pénétrants`` (Nucl. 1964).

− TYPOGR. ,,Absence d'impression dans une page occasionnée par l'interception d'un bout de papier volant entre la feuille et la forme, ou une agglomération de pâte`` (Chautard 1937).

− Arg. Braguette (cf. Bruant 1901, p. 73). ,,Boucher une fenêtre, crever un œil`` (Rigaud, Dict. arg. mod., 1881, p. 169).

− Expressions

♦ Jeter qqc. par la fenêtre. S'en débarrasser. Mme de R, qui craignait la mort, vient de mourir parce qu'elle trouvait drôle de jeter les médecines par la fenêtre (Stendhal, Amour, 1822, p. 281).

♦ Jeter son argent par la fenêtre. Dépenser à tort et à travers. C'eût été de l'argent agréablement jeté par la fenêtre (Flaub., Corresp., 1852, p. 337).

♦ Mettre le nez à la fenêtre. Regarder au dehors. Milord (...) sortit du lit, vint mettre le nez à la fenêtre (Toepffer, Nouv. genev., 1839, p. 339).

− Proverbe. Chassez-le par la porte, il rentrera par la fenêtre. Se dit d'une personne importune dont on ne peut se débarrasser. (Dict. xixe et xxe s.).

− Populaire

♦ Faire la fenêtre (vieilli). [En parlant d'une prostituée] Attirer les clients depuis la fenêtre. Oh! elle ne sortait pas de son cadre, celle-là, la dame du portrait, elle ne faisait pas la fenêtre au public (Lorrain, Sens. et souv., 1895, p. 74).

II. A.− Spéc. Châssis vitré qui ferme l'ouverture par divers systèmes mécaniques. Il n'y a pas à craindre de dormir la fenêtre ouverte lorsqu'on voit le bénéfice que les tuberculeux retirent de cette méthode (Macaigne, Précis hyg., 1911, p. 192) :

5. À cette demande, Wilson aurait fait avec son haleine de la buée sur le carreau d'une fenêtre près de laquelle il était, puis écrit le chiffre, aussitôt effacé qu'il était écrit.

Goncourt, Journal, 1886, p. 598.

SYNT. Ouvrir, entrebâiller, entr'ouvrir, fermer la fenêtre; fenêtre grande ouverte; barreau, espagnolette, verre, vitre de/de la fenêtre.

B.− En partic.

− BÂT. Fenêtre accordéon, basculante, à croisée, à croisillons, coulissante, dormante, à double battant, grillagée, à petits carreaux, pivotante, à soufflet, à tabatière; fenêtre (à l')anglaise, (à l')australienne, (à la) française, (à l') italienne; fenêtre-croisée, fenêtre-guillotine.

III.− Au fig. Ouverture permettant une communication avec le monde extérieur, ouvrant de nouveaux horizons et d'autres perspectives. Son pouce [de Monseigneur] ne trembla pas, lorsqu'il (...) commença les onctions sur les cinq parties du corps où résident les sens, les cinq fenêtres par lesquelles le mal entre dans l'âme (Zola, Rêve, 1888, p. 190). Aigues-Mortes fut créé sur l'ordre de Saint Louis et de Philippe le Hardi. Il faut au roi de France une fenêtre sur la Méditerranée (Hourticq, Hist. art, Fr., 1914, p. 93) :

6. Il importait seulement de bien constater l'insensible déclin d'une congrégation [de l'Oratoire] sage, modérée, polie, qui avait trop de fenêtres ouvertes sur le monde pour que l'air extérieur n'y entrât pas très-aisément.

Sainte-Beuve, Portr. contemp., t. 4, 1846-69, p. 33.

7. Son jugement [de Léon de Montesquiou], d'une rectitude absolue, était cependant creusé de fenêtres, donnant sur les horizons les plus variés.

L. Daudet, Vers le roi, 1920, p. 22.

− P. métaph. Le fauteuil d'où je m'évade en sautant par cette fenêtre qu'est la page d'un livre (Green, Journal, 1942, p. 245).

REM. 1.

Fenestration, subst. fém. a) Vx. ,,Disposition de l'ensemble des fenêtres d'un édifice`` (Barb.-Cad. 1963). b) Ouverture percée dans une surface pleine. Mors montrant comment les calculs sont saisis et coincés dans la fenestration de la pince (Catal. instrum. chir. (Collin), 1935, p. 237). En partic., méd. α) ,,Création d'une ouverture dans la paroi d'une cavité organique`` (Méd. Biol. t. 2 1971). β) Opération de l'oreille (...) [consistant] en une trépanation du canal semi-circulaire avec création d'une ouverture destinée à remplacer la fenêtre ovale de l'oreille interne (d'apr. Méd. Biol. t. 2 1971).

2.

Fenestron, subst. masc. Fenêtre de petites dimensions. Il a vu le soleil qui passait ses cornes par le fenestron du clocher (Giono, Regain, 1930, p. 101). P. anal. La colleuse-monteuse avec son fenestron où l'on fixe la séquence choisie (Cendrars, Homme foudr., 1945, p. 291).

Prononc. et Orth. : [f(ə)nε:tʀ̥]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1135 fenestre (Couronnement de Louis, éd. E. Langlois, 1625); 2. a) ca 1433 fig. « passage » (Ch. d'Orléans, Ballade XLV, 8 ds Poésies, éd. P. Champion, p. 67 : les fenestres de mes yeulx); b) 1690 anat. (Fur.); c) 1690 diplom. « espace libre laissé dans un acte, un manuscrit » (ibid.). Du lat. class. fenestra « fenêtre; ouverture, passage ». Fréq. abs. littér. : 13 775. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 14 043, b) 23 839; xxe s. : a) 23 585, b) 19 642. Bbg. Archit. 1972, p. 78. − Chautard (É). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 478. − La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 53. − Streng (W. O.). Über das Fenster und dessen Namen im Französischen und Provenzalischen. Neuphilol. Mitt. 1909, t. 11, pp. 96-113.

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.− Ouverture pratiquée dans un mur, une paroi, pour faire pénétrer l'air et la lumière à l'intérieur d'un local, et normalement munie d'une fermeture vitrée. Ces deux pièces répondaient aux deux fenêtres non condamnées de la façade (Gautier, Fracasse, 1863, p. 8). Toutes les fenêtres donnaient sur la cour (Camus, Exil et Roy., 1957, p. 1633). Impôt direct sur les portes et fenêtres (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p. 505). Ne pas appeler fenêtre une baie sans fermeture vitrée (Archit. 1972, p. 96) :

1. ... (il n'y a) qu'à monter par-dessus un mur, qu'à grimper par une fenêtre et qu'à passer sous une porte. On en a tant qu'on veut.

Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 165.

2. Pieter de Hooch, lui, regarde plus volontiers par la fenêtre d'où l'on aperçoit le canal, et, de l'autre côté, les petites maisons triangulaires de brique rouge à volets peints.

Faure, Hist. art, 1921, p. 56.

SYNT. Aménager, barricader, boucher, murer, percer une fenêtre; courir, se mettre, se pencher, se précipiter à la fenêtre; regarder, sauter, tomber par la fenêtre; fenêtre claire, étroite; grande, haute, large, petite fenêtre.

♦ En partic., ARCHIT.

Fenêtre feinte. ,,Fenêtre peinte sur une surface murale ou dont le décor en relief est appliqué sur la paroi d'une muraille`` (Adeline, Lex. termes art, 1884). Synon. fausse fenêtre.

Fenêtre haute. Julien entra dans l'église neuve de Verrières. Toutes les fenêtres hautes de l'édifice étaient voilées avec des rideaux cramoisis (Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p. 449).

Porte-fenêtre*.

Fenêtre aveugle, borgne, cintrée, en ogive, géminée, gisante, à meneaux, rampante; fenêtre passante, pendante, barlongue, oblongue, de second-jour, de service, thermale, de lucarne, d'attique (Archit. 1972, p. 96). Fenêtre-balcon; appui, bord, embrasure, rebord de la fenêtre.

♦ P. méton. Quelle sensation il a faite à Châtellerault la dernière fois qu'il est venu me voir!... On louait des fenêtres pour le voir passer (Labiche, Deux papas, 1845, I, 5, p. 394).

♦ P. anal. Ouverture naturelle ou artificiellement pratiquée. Un compteur à fenêtre mince permettant de compter les électrons (Joliot, Curie, Radioact. artif., 1935, p. 8). Il existe en outre des dispositifs pour photocopier l'information portée sur les cartes et pour insérer des microfilms dans des fenêtres pratiquées dans celles-ci (Jolley, Trait. inform., 1968, p. 178) :

3. Un antique trône d'évêque se voit à l'église de Saint-Marc de Venise (...). La partie basse [des] faces latérales est occupée par de petites fenêtres évidées dans la masse du marbre...

Lenoir, Archit. monast., 1852, p. 357.

Enveloppe*, carte à fenêtre.

− ANAT. Fenêtre ovale. ,,Partie de l'oreille moyenne dans laquelle est encastrée la platine de l'étrier et qui communique avec l'oreille interne`` (Thinès-Lemp. 1975). Fenêtre ronde. ,,Partie de l'oreille moyenne qui est séparée de la rampe tympanique du limaçon par une membrane appelée tympan secondaire`` (Thinès-Lemp. 1975) :

4. La pression de l'étrier sur la fenêtre ovale doit avoir un double effet : le premier, d'ébranler tout l'intérieur du labyrinthe; le second, de comprimer la substance gélatineuse qui le remplit, et de la faire se reporter par le limaçon sur la membrane de la fenêtre ronde, qui doit se trouver par là beaucoup plus tendue.

Cuvier, Anat. comp., t. 2, 1805, p. 510.

− ASTRONAUT. ,,Durée pendant laquelle le lancement (ou tir) d'un engin spatial est possible`` (Gilb. 1971).

− CIN. Fenêtre du projecteur. En pratique, il convient de laisser toujours une petite marge, étant donné que la fenêtre du projecteur est toujours plus petite que celle de la caméra (Ciné Amateur, nov. 1936).

− GÉOL. ,,À travers une nappe de charriage, ouverture à l'emporte-pièce ménagée par l'érosion et atteignant le substratum sur lequel a été charriée la nappe`` (Plais.-Caill. 1958).

− HORLOG. Ouverture faite dans une platine au-dessus d'un pignon (d'apr. Encyclop. méthod. Mécan. t. 2, 1783).

− MÉD. Fenêtre aortique (Méd. Biol. t. 2, 1971). Signe de la fenêtre. Espace anormalement observé en radiologie (d'apr. Garnier-Del. 1972).

− MODE

♦ COIFFURE. Façon dont les hommes portaient les cheveux aux xve et xvie siècles, le visage dégagé (d'apr. Leloir 1961).

♦ HABILL. Taillades ou crevés à la mode au xvie siècle (d'apr. Leloir 1961).

− NUCLÉAIRE. ,,Partie de la paroi d'un détecteur dont l'épaisseur est suffisamment faible pour permettre l'entrée des rayonnements peu pénétrants`` (Nucl. 1964).

− TYPOGR. ,,Absence d'impression dans une page occasionnée par l'interception d'un bout de papier volant entre la feuille et la forme, ou une agglomération de pâte`` (Chautard 1937).

− Arg. Braguette (cf. Bruant 1901, p. 73). ,,Boucher une fenêtre, crever un œil`` (Rigaud, Dict. arg. mod., 1881, p. 169).

− Expressions

♦ Jeter qqc. par la fenêtre. S'en débarrasser. Mme de R, qui craignait la mort, vient de mourir parce qu'elle trouvait drôle de jeter les médecines par la fenêtre (Stendhal, Amour, 1822, p. 281).

♦ Jeter son argent par la fenêtre. Dépenser à tort et à travers. C'eût été de l'argent agréablement jeté par la fenêtre (Flaub., Corresp., 1852, p. 337).

♦ Mettre le nez à la fenêtre. Regarder au dehors. Milord (...) sortit du lit, vint mettre le nez à la fenêtre (Toepffer, Nouv. genev., 1839, p. 339).

− Proverbe. Chassez-le par la porte, il rentrera par la fenêtre. Se dit d'une personne importune dont on ne peut se débarrasser. (Dict. xixe et xxe s.).

− Populaire

♦ Faire la fenêtre (vieilli). [En parlant d'une prostituée] Attirer les clients depuis la fenêtre. Oh! elle ne sortait pas de son cadre, celle-là, la dame du portrait, elle ne faisait pas la fenêtre au public (Lorrain, Sens. et souv., 1895, p. 74).

II. A.− Spéc. Châssis vitré qui ferme l'ouverture par divers systèmes mécaniques. Il n'y a pas à craindre de dormir la fenêtre ouverte lorsqu'on voit le bénéfice que les tuberculeux retirent de cette méthode (Macaigne, Précis hyg., 1911, p. 192) :

5. À cette demande, Wilson aurait fait avec son haleine de la buée sur le carreau d'une fenêtre près de laquelle il était, puis écrit le chiffre, aussitôt effacé qu'il était écrit.

Goncourt, Journal, 1886, p. 598.

SYNT. Ouvrir, entrebâiller, entr'ouvrir, fermer la fenêtre; fenêtre grande ouverte; barreau, espagnolette, verre, vitre de/de la fenêtre.

B.− En partic.

− BÂT. Fenêtre accordéon, basculante, à croisée, à croisillons, coulissante, dormante, à double battant, grillagée, à petits carreaux, pivotante, à soufflet, à tabatière; fenêtre (à l')anglaise, (à l')australienne, (à la) française, (à l') italienne; fenêtre-croisée, fenêtre-guillotine.

III.− Au fig. Ouverture permettant une communication avec le monde extérieur, ouvrant de nouveaux horizons et d'autres perspectives. Son pouce [de Monseigneur] ne trembla pas, lorsqu'il (...) commença les onctions sur les cinq parties du corps où résident les sens, les cinq fenêtres par lesquelles le mal entre dans l'âme (Zola, Rêve, 1888, p. 190). Aigues-Mortes fut créé sur l'ordre de Saint Louis et de Philippe le Hardi. Il faut au roi de France une fenêtre sur la Méditerranée (Hourticq, Hist. art, Fr., 1914, p. 93) :

6. Il importait seulement de bien constater l'insensible déclin d'une congrégation [de l'Oratoire] sage, modérée, polie, qui avait trop de fenêtres ouvertes sur le monde pour que l'air extérieur n'y entrât pas très-aisément.

Sainte-Beuve, Portr. contemp., t. 4, 1846-69, p. 33.

7. Son jugement [de Léon de Montesquiou], d'une rectitude absolue, était cependant creusé de fenêtres, donnant sur les horizons les plus variés.

L. Daudet, Vers le roi, 1920, p. 22.

− P. métaph. Le fauteuil d'où je m'évade en sautant par cette fenêtre qu'est la page d'un livre (Green, Journal, 1942, p. 245).

REM. 1.

Fenestration, subst. fém. a) Vx. ,,Disposition de l'ensemble des fenêtres d'un édifice`` (Barb.-Cad. 1963). b) Ouverture percée dans une surface pleine. Mors montrant comment les calculs sont saisis et coincés dans la fenestration de la pince (Catal. instrum. chir. (Collin), 1935, p. 237). En partic., méd. α) ,,Création d'une ouverture dans la paroi d'une cavité organique`` (Méd. Biol. t. 2 1971). β) Opération de l'oreille (...) [consistant] en une trépanation du canal semi-circulaire avec création d'une ouverture destinée à remplacer la fenêtre ovale de l'oreille interne (d'apr. Méd. Biol. t. 2 1971).

2.

Fenestron, subst. masc. Fenêtre de petites dimensions. Il a vu le soleil qui passait ses cornes par le fenestron du clocher (Giono, Regain, 1930, p. 101). P. anal. La colleuse-monteuse avec son fenestron où l'on fixe la séquence choisie (Cendrars, Homme foudr., 1945, p. 291).

Prononc. et Orth. : [f(ə)nε:tʀ̥]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1135 fenestre (Couronnement de Louis, éd. E. Langlois, 1625); 2. a) ca 1433 fig. « passage » (Ch. d'Orléans, Ballade XLV, 8 ds Poésies, éd. P. Champion, p. 67 : les fenestres de mes yeulx); b) 1690 anat. (Fur.); c) 1690 diplom. « espace libre laissé dans un acte, un manuscrit » (ibid.). Du lat. class. fenestra « fenêtre; ouverture, passage ». Fréq. abs. littér. : 13 775. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 14 043, b) 23 839; xxe s. : a) 23 585, b) 19 642. Bbg. Archit. 1972, p. 78. − Chautard (É). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 478. − La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 53. − Streng (W. O.). Über das Fenster und dessen Namen im Französischen und Provenzalischen. Neuphilol. Mitt. 1909, t. 11, pp. 96-113.

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February 15, 2015 - Performance at QU Basketball

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www.twitter.com/Memoire2cite le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur (link: 50ans.apur.org/#intro) 50ans.apur.org/#intro @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ".

Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée.

Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire.

Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique.

www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. Jérôme (Mémoire2Ville) #chercheur #archiviste #maquettiste dans l #histoire des #logementssociaux #logement #HLM #logementsocial #Patrimoine @ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ... museedelacartepostale.fr/blog/ -'être agent de gestion locative pour une office H.L.M. en 1958' , les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée- les films du MRU içi www.dailymotion.com/video/xgj74q présente les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive

sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.

Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

Le Joli Mai (Restauré) - Les grands ensembles BOBIGNY l Abreuvoir www.youtube.com/watch?v=eUY9XzjvWHE … et la www.youtube.com/watch?v=hK26k72xIkUwww.youtube.com/watch?v=xCKF0HEsWWo

Genève Le Grand Saconnex & la Bulle Pirate - architecte Marçel Lachat -

Un film de Julien Donada içi www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=4E723uQcpnU … … .Genève en 1970. pic.twitter.com/1dbtkAooLM è St-Etienne - La muraille de Chine, en 1973 ce grand immeuble du quartier de Montchovet, existait encore photos la Tribune/Progres.

www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48 …, - la tour 80 HLM située au 1 rue Proudhon à Valentigney dans le quartier des Buis Cette tour emblématique du quartier avec ces 15 étages a été abattu par FERRARI DEMOLITION (68). VALENTIGNEY (25700) 1961 - Ville nouvelle-les Buis 3,11 mn www.youtube.com/watch?v=C_GvwSpQUMY … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline Montreynaud la ZUP de Raymond Martin l'architecte & Alexandre Chemetoff pour les paysages de St-Saens.. la vidéo içi * Réalisation : Dominique Bauguil www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo … … - www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije l'industrie dla Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty la construction des Autoroutes en France - Les liaisons moins dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije Cardem les 60 ans de l'entreprise de démolition française tres prisée des bailleurs pour les 80, 90's (1956 - 2019) toute l'Histoire de l'entreprise içi www.youtube.com/watch?v=Yyf1XGvTZYs - 69 LYON & la Cardem pour la démolition de la barre 230 Quartier la Duchère le 2 juillet 2015, youtu.be/BSwidwLw0NA pic.twitter.com/5XgR8LY7At -34 Béziers - C'était Capendeguy le 27 janv 2008 En quelques secondes, 450 kg d'explosifs ont soufflé la barre HLM de 492 lgts, de 480 m, qui laissera derrière elle 65.000 tonnes de gravas. www.youtube.com/watch?v=rydT54QYX50 … … Les usines Peugeot - Sochaux Montbéliard. 100 ans d'histoire en video www.youtube.com/watch?v=X4w3CxXVAyY … - 42 LOIRE SAINT-ETIENNE MONTREYNAUD LA ZUP Souvenirs avec Mascovich & son clip "la tour de Montreynaud" www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE

Villeneuve-la-Garenne, La Caravelle est à mettre au crédit de Jean Dubuisson, l’un des architectes les plus en vue des années 1960, www.dailymotion.com/video/x1re3h5 via @Dailymotion - AMIENS les HLM C'était le 29 juillet 2010, à 11h02. En quelques secondes, cette tour d'habitation s'est effondrée, détruite par implosion. Construite en 1961, la tour avait été vidée de ses habitants quelques années auparavant. www.youtube.com/watch?v=ajz2xk5KBNo … … - Les habitants de Montreynaud parlent de leur quartier et de cette destruction entre nostalgie et soulagement içi en video www.dailymotion.com/video/xmiwfk - Les bâtiments de la région parisienne - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/CAF96034508/les-batiments-de-la-region-p... … via @Inafr_officiel - Daprinski - George Michael (Plaisir de France remix) www.youtube.com/watch?v=sJeH-nzlj3I

Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt

www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...

www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc 1956 en FRANCE - "Un jour on te demanda de servir de guide, à un architecte en voyage d etudes, ensemble vous parcourez la Françe visitant cité jardins, gratte ciel & pavillons d'HLM..." @ les archives filmées du MRU www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Villages de la Françe cité du Soleil

Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..

passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document Gwenaëlle Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... mémoire2cité & l'A.U.A. - Jacques Simon (1929 - 26 septembre 2015) est un architecte paysagiste formé à l'École des beaux-arts de Montréal et à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre", Jacques SIMON, paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, réalise avec eux des installations paysagères éphémères principalement dans des champs et visibles du ciel. Avec sa palette d'artiste, Jacques SIMON réinvente des paysages comme les agriculteurs eux-aussi à leur façon les créent et les entretiennent. Le CAUE du Rhône vous invite à venir découvrir ses travaux au travers d'un kaléidoscope de photographies empreintes de spontanéité, de fraîcheur et d'humour. Cette exposition nous interpelle sur le caractère essentiel d'une nature changeante, fragile, sur l'importance d'une activité agricole diversifiée et sur la nécessaire évolution du métier de paysan. Elle nous amène aussi à voir et à interpréter ce que l'on voit, elle éveille en nous le sens de la beauté du paysage en conjuguant les différentes échelles de perception et de lecture; à pied et à vol d'oiseau, à la fois l'échelle humaine, terrestre, géologique, forestière, hydrologique, biologique mais aussi esthétique et symbolique. Jacques Simon, paysagiste cosmopolite est l'un des principaux acteurs du renouveau de la pensée paysagère en France dans les années 60 et 70 conjuguant avec cohérence sa pratique de paysagiste, de voyageur, d'éditeur, d'enseignant avec son approche plus artistique du paysage, subtile, sensible et humaine de la nature avec la réalisation de "performances". Ses projets paysagers comme ses interventions paysagères éphémères sont marqués par la mobilité, la fragilité, une empathie avec le lieu, par la dualité même du voyage : découverte / évanouissement, création / disparition. Jacques Simon dessine, écrit sur le paysage, "une surface", un peu à la manière du land'art avec les techniques et les outils du jardinier, du cultivateur. Il ne s'agit plus de représenter la nature mais de l'utiliser en créant avec et dans le paysage. L'intention de Jacques Simon n'est pas d'apposer sa marque sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui afin que ses travaux-installations manifestent même brièvement un contact en harmonie avec le monde naturel. "On dit qu'il a bouleversé l'esprit du paysage, il a remis les choses essentielles à leur place. Il rit de l'importance qu'on veut bien lui donner, fils de l'air, il ne veut rien de plus que passer dans les cerveaux pour les ventiler, les rafraîchir et non pour les modeler; son "importance", il l'a ailleurs et autrement; il est historique parce que dans son temps, dans celui qui s'écoule et non dans celui qui passe". Extrait de "Jacques Simon, tous azimuts", Jeanne-Marie Sens et Hubert Tonka, Pandora Editions, 1991. Il a introduit une nouvelle conception de l'art du paysage proche du Land art, Jacques Simon est l'auteur d'une série d'ouvrages sur différents aspects du paysage et abordés d'un point de vue technique. Il a travaillé de 1964 à 1966 en collaboration avec Michel Corajoud. Il a conçu le Parc de la Deûle (qui lui a valu le Grand Prix national du Paysage en 2006, après l'avoir reçu une première fois en 19901).

Il est mort le 29 septembre 20151 et a été incinéré à Auxerre Le paysagiste Jacques Simon s'est éteint le 26 septembre dernier à l'âge de 86 ans. Diplômé de Versailles en 1959, il fut sans doute l'une des figures les plus emblématiques, les plus géniales et les plus originales du paysagisme contemporain. Premier grand prix du paysage et prix du Conseil de l'Europe pour le parc de la Deule, on lui doit des principes de compositions très forts, autour du nivellement, du traitement du végétal ou de la place laissée au vide. Ses intuitions comme ses travaux ont inspiré tous les paysagistes avec lesquels il a travaillé, à commencer par Michel Corajoud ou Gilles Vexlard. On lui doit un profond renouvellement dans la composition des grands ensembles, ses réalisations -comme le parc Saint-John Perse à Reims- restant des modèles pour tous les professionnels. Jacques Simon développa également une production d'œuvres plus éphémères, attentif aux mouvements et aux transformations. Pédagogue talentueux et généreux, il le fut autant par les documents techniques et la revue qu'il publia, que par ses interventions en atelier devant plusieurs générations d'étudiants de l'école. Les paysagistes perdent un de leurs plus féconds inspirateurs. L'ENSP s'associe au deuil de sa famille et de ses proches. Témoignages à la mémoire de Jacques Simon

Dans les années 1990 à l'école du Paysage de Versailles, lorsque nous entrions en première année, la première satisfaction était d'acquérir du nouveau matériel d'expression plastique. Encre, feutres, supports en grand format et sur papier calque...mais aussi découvrir des livres de notre professeur Jacques Simon : des carnets de dessins et de croquis, des photomontages découpés aux ciseaux.

En amphithéâtre lors de conférences et séances de projections de diapositives, Jacques Simon évoquait surtout sa capacité à piloter un hélicoptère. Je viens de retrouver un extrait d'un article à ce sujet..« (...) Car depuis une dizaine d'années, le Bourguignon a trouvé une solution à son imagination en bourgeonnement permanent. Jacques Simon crée ‘pour lui tout seul'. Ni commande ni concours. Mais des messages géants écrits dans les champs et seulement visibles d'avion ou d'hélicoptère. Un art éphémère et privé dont il s'amuse, les veilles de moissons, tout autour de sa ferme de Turny, dans l'Yonne.Et là, plus rien ne l'arrête. Les agriculteurs du coin ont pris l'habitude de le voir faucher des allées entières de luzerne. De l'apercevoir écraser d'interminables chemins de phacelia, un graminé californien qui existe en trois couleurs (blanc, bleu, rouge). De l'observer dans son hélicoptère photographiant le résultat. Ses messages sont des hommages ou des avertissements. L'un prévient : ‘Hé, si tu n'as plus de forêt t'es foutu.' Un autre : 'Sans les paysans, je m'emmerde. Signé : la Terre.' Même l'hiver, Jacques Simon s'adonne à cette calligraphie paysagère. (...) ».

Extrait paru dans La Croix l'événement du dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, par Frédéric Potet, rubrique Culture.

son site simonpaysage.free.fr/

file:///C:/Users/user/Downloads/B_Blanchon_AUA.pdf Interview to Jacques Simon incleded on the dvd that accompanies book "Metropoles en Europe", from the exhibition "Lille - Metropoles en Europe". The French landscape architect Jacques Simon's love for nature first developed on his father's tree farm and then deepened when he traveled as a young man to Sweden and then Canada, where he attended art school in Montreal while working as a lumberjack. Between 1957 and 1959, Simon studied at the École Nationale de Horticulture. He has since become an important link in the renewal of French landscape architecture, combining the Anglo-Saxon and Scandinavian garden cultures he absorbed in his travels with classic Latin structures. He works as often as possible in situ, and does not shy away from driving the tractor himself.

www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U turny.chez.com/A0archives/jSIMMON.htm Jacques Simon, Il crée la revue Espaces verts en 1968, l’anime jusqu’en 1982, publie des cahiers spéciaux dédiés à « l’Aménagement des espaces libres ». Même l'hiver, il s'adonne à cette calligraphie paysagère».La Croix dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon écrit ses premiers articles dès la fin des années 1950 pour des revues comme Maison et Jardin et Urbanisme. En 1965, il signe l’un de ses premiers livres, L’Art de connaître les arbres. strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … jacques simon & Le parc des Coudrays - Élancourt-Maurepas, 1970 strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon - Espaces verts n° 27, avril-mai-juin 1971, p. 44-45 Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre" paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U …ici es EDITIONS DU CABRI PRESENTE PARIS LA BANLIEUE 1960-1980 -La video Içi www.youtube.com/watch?v=lDEQOsdGjsg ,

A partir des années 1950, le trafic de la banlieue parisienne suit l’urbanisation galopante et les dessertes ferroviaires doivent s’adapter et se moderniser.Quelques amateurs ont su immortaliser un monde ferroviaire qui était alors en voie de disparition. Dans ce film, nous retrouvons les dessertes 750 volts par troisième rail en rames « Standard » sur les lignes de Versailles-RD, sur la ligne d’Auteuil et entre Puteaux et Issy-Plaine mais aussi les derniers trains à vapeur à St Lazare, à La Bastille et sur le Nord et quelques ultimes voyages sur les lignes de Ceinture.

les Trente Glorieuses de Toulouse transfigurée ou défigurée? Curieux mélange entre passé empreint de ruralité et modernisme d'une nouvelle vie citadine, Toulouse a été bousculée durant les Trente Glorieuses. Elle en porte encore la marque. Cachez ce béton que Toulouse ne saurait voir ! Aujourd'hui, pour coller à l'image de Ville rose, les nouvelles constructions sont fréquemment parées de briquettes. Mais lors de son essor économique, de l'après-guerre aux années 70, la ville a aussi vu pousser des immeubles, des usines et des équipements qui rompaient avec la tradition. «Les Trente Glorieuses» imposaient l'image du progrès, ouvraient grandes des brèches pour la voiture (les allées Jean-Jaurès) et multipliaient les étages. «Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut», chante Nougaro en 1967, au plus fort des constructions. La halle octogonale au dôme d'ardoises du marché des Carmes ? Jetée à terre. Même chose pour la halle Victor-Hugo, qui laissera la place à un immeuble blanc hérissé de compartiments de béton. Cinquante ans plus tard, parés des vertus du vintage, on les regarderait avec admiration.

500 bâtiments en 30 ans !

En ouvrant une collection «au temps des Trente Glorieuses»*, les éditions toulousaines Loubatières classent le progrès au rayon de la nostalgie. Son rédacteur, l'historien Rémy Pech qui présida l'université du Mirail (construite au début des années 70) rappelle qu'entre 1946 et 1975, «Toulouse gagne près de 110 000 habitants ; la vie quotidienne change profondément, les grands magasins supplantent les boutiques de quartier, on se presse à la foire internationale...». Le quartier du Mirail sortira bientôt de terre. Symbole de la Toulouse moderne, il en est éloigné : les bus 12 et 148 le relient péniblement en attendant l'arrivée du métro, en 1990, alors que la crise s'est installée durablement. Chargé d'un inventaire de l'architecture du siècle dernier en Midi-Pyrénées, l'architecte Rémi Papillault a recensé 693 bâtiments construits à Toulouse, dont 500 pour les seules Trente Glorieuses.

«C'est une période très riche, où des agences remarquées marient le béton aux matériaux traditionnels de la région, la brique et les galets», note l'architecte, citant les immeubles de Gardia et Zavagno, boulevard des Récollets ou l'école de la rue de la chaussée, signée Pierre Debeaux. Cette dernière se fait discrète, dans la continuité urbaine. Nettement plus visibles sont la résidence de la Comtale aux terrasses étagées, près de la gare, le Belvédère aux Récollets ou les premières HLM bien pensées (par Armandary) à Empalot. Il y a aussi le magasin Perry, place Esquirol, qui alterne vitres et panneaux pleins en façade d'un temple de la lingerie.

Perry, en cours de fermeture, est entré dans le paysage, comme le Monoprix de De Noyers et Le Maresquier, mais l'immeuble Citroën boulevard d'Arcole (actuellement Decathlon) a toujours ses détracteurs. Il est pourtant «un des plus beaux de la période», estime l'architecte.

Toulouse défigurée ou transfigurée ? «Le même bâtiment peut faire les deux !» prévient Rémi Papillault. Les Trente Glorieuses ne le sont pas pour tout le monde. Les éditions Loubatières, qui lui consacrent tout un album ont orné la couverture de leur principale victime : le marché des Carmes, construit par Galinier en 1892.

*Toulouse au temps des Trente Glorieuses, textes de Rémy Pech, éd. Loubatières, 109 pages, 25 €

«Entre 1946 et 1975, Toulouse gagne 110 000 habitants, la vie change profondément» Nettement plus visibles sont la résidence de la Comtale aux terrasses étagées, près de la gare, le Belvédère aux Récollets ou les premières HLM bien pensées (par Armandary) à Empalot. Il y a aussi le magasin Perry, place Esquirol, qui alterne vitres et panneaux pleins en façade d'un temple de la lingerie.

Perry, en cours de fermeture, est entré dans le paysage, comme le Monoprix de De Noyers et Le Maresquier, mais l'immeuble Citroën boulevard d'Arcole (actuellement Decathlon) a toujours ses détracteurs. Il est pourtant «un des plus beaux de la période», estime l'architecte.

Toulouse défigurée ou transfigurée ? «Le même bâtiment peut faire les deux !» prévient Rémi Papillault. Les Trente Glorieuses ne le sont pas pour tout le monde. Les éditions Loubatières, qui lui consacrent tout un album ont orné la couverture de leur principale victime : le marché des Carmes, construit par Galinier en 1892.

*Toulouse au temps des Trente Glorieuses, textes de Rémy Pech, éd. Loubatières, 109 pages, 25 €

«Entre 1946 et 1975, Toulouse gagne 110 000 habitants, la vie change profondément» www.ladepeche.fr/.../2232355-trente-glorieuses... Batir la vie - 311 pages. Quelques planches en noir et blanc. 2 photos disponibles.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle

Bâtir la vie est un récit autobiographique, recueilli et mis en forme en 1977 par Michel Lefebvre. Candilis raconte son extraordinaire parcours, de Bakou à Athènes, Paris, Casablanca ou La Martinique, de sa participation aux CIAM, puis au Team 10 à ses dernières réflexions sur l'habitat contemporain, de la Résistance grecque à l'enseignement à l'Ecole des Beaux Arts. Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle. BATIR! www.franceculture.fr/.../batir-la-vie-un... Tel était le rêve de Georges Candilis. C'est devenu une passion. Une passion qui a fait de lui aujourd'hui un célèbre architecte. S'il a toujours tenté, à travers ses recherches et ses réalisations, de réconcilier la maison et la ville, c'est peut-être, en partie, parce que sa jeunesse fut une grande aventure, un long voyage, la quête permanente d'un havre où "se reposer" et où "voir se reposer" les autres.

Né à Bakou en 1913, il part à l'âge de 12 ans pour la Grèce et entre, après ses années de collège, à l'école Polytechnique d'Athènes, section architecture. Il n'abandonnera plus jamais cette discipline. Après la guerre contre les Italiens, la résistance contre les Allemands et les Anglais, une bourse du gouvernement français lui permet, en 1945, de gagner la ville de ses rêves : Paris. C'est là, en effet, que travaille l'un des plus grands architectes de l'époque : Le Corbusier. Intégré à son équipe, il participe de façon directe avec lui à la construction de la fameuse "Maison du Fada" à Marseille.

Déjà se dessinent dans son esprit les grands axes de ses recherches futures : faire des logements "riches" pour les pauvres, des lieux qui servent et respectent l'homme. Ce sont successivement des maisons pour Gitans, des réalisations à la Martinique pour l'habitat tropical, un grand ensemble à Toulouse - Le Mirail - où il tente de créer une ville sans ségrégation ; l'aménagement du Languedoc-Roussillon consacré aux loisirs populaires.

Aujourd'hui, Georges Candilis poursuit son rêve de toujours: mettre au service des plus déshérités- hier, ceux des bidonvilles, qu'il a pu voir en Amérique du Sud - aujourd'hui, ceux des populations sous-développées du Moyen-Orient, sont art de bâtir qui est en même temps un art de vivre. un architecte témoin de son temps - récit recueillli par Michel Lefebvre - Candilis Georges, Lefebvre Mic @ Un homme

D’origine grecque, né à Bakou (1913-1995), l’architecte français Georges Candilis a fait ses études à l’École polytechnique nationale d’Athènes avant de travailler, dès 1946, chez Le Corbusier, sur le projet d’unité d’habitation de Marseille, dont il dirigea le chantier avec l’architecte américain Shadrach Woods (1923-1973).

En 1951, Candilis et Woods vont diriger le bureau africain de l’Atbat (Ateliers des bâtisseurs), structure créée par Le Corbusier, Vladimir Bodiansky et André Wogensky. À son retour en France, Candilis rencontre à l’Atbat l’architecte yougoslave Alexis Josic (1921-2011).

L’aventure de l’équipe Candilis-Josic-Woods commence en 1954. En une dizaine d’années de travail commun (1955-1964), ces trois architectes installés en France ont posé les bases théoriques d’une critique du fonctionnalisme et, à travers d’innombrables chantiers, mis en application à grande échelle les principes d’une architecture nouvelle, dite « proliférante ».

Ils cherchent à produire de nouvelles typologies d’habitats, adaptées aux conditions économiques et sociales des habitants les plus démunis. L’humain est au centre de leurs préoccupations. « Le respect n’a pas de formule, pas de recette. C’est un sentiment que doit posséder l’architecte envers son client ; si la construction peut donner des satisfactions matérielles, l’architecture doit apporter quelque chose de plus : la dignité et la liberté » (Candilis, 1977).

Leur réflexion architecturale absolument nouvelle, centrée sur l’habitat, différera de celle de Le Corbusier et sera plus proche des recherches sur l’habitat minimal menées par les architectes allemands des années vingt.

L’abandon progressif d’une idée rationnelle et normative entraînera l’équipe d’architectes à se retrancher sur des « propositions pour un habitat évolutif », intégrant la problématique de la croissance et du changement à l’échelle de la maison individuelle.

Ils aborderont la question de l’habitat en donnant la priorité à l’organisation du plan.

L’équipe concevra selon un rationalisme subtil à la manière de Louis Kahn (espace servant/espace servi), des fonctions précises : accès, rangements, bains, etc.

Entre autres réalisations, citons l’extension de Bagnols-sur-Cèze et le quartier du Mirail à Toulouse. À partir de 1969, Candilis poursuit seul son activité en tant qu’architecte et urbaniste. Il travaille sur plusieurs projets de logements et d’écoles au Moyen-Orient, ainsi que sur l’aménagement de sites touristiques.

En 1970, entouré de nouveaux collaborateurs, Candilis concevra le village des Carrats à Port-Leucate suivant les principes mis au point antérieurement. Ils reprendront les systèmes en cluster (grappe) et en stem (tiges), métaphores anglo-saxonnes d’un urbanisme scientifique,

séduit par un mode d’organisation organique de l’habitat chère à Patrick Geddes.

Une citation

« L’œuvre la plus importante qui résulte de ce travail, de cette entente, de cette persévérance, est la création de conditions favorables pour permettre aux hommes de se rencontrer, de mieux se connaître. Et la connaissance conduisant à l’amitié renforce la paix entre les peuples. »

G. Candilis, 1977

Sources :

Cité du patrimoine archiwebture.citechaillot.fr/fonds/FRAPN02_CANGE

Granveaud, « Candilis Georges (1913-1995) », Encyclopædia Universalis.

Georges Candilis, Bâtir la vie : un architecte témoin de son temps, Stock, 1977

Un projet

Le village de vacances des Carrats à Port-Leucate a été conçu par les architectes Georges Candilis, Georges Wursteisen, Pierre Raoux et Zygmund Knyszewsky.

Il fait partie des opérations de construction de la Mission Racine, programme pour l’aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon, pour lequel Candilis a été nommé architecte en chef en 1964.

Pour l’équipe de Candilis, l’opération des Carrats devient un lieu d’expérimentation architecturale à dimension sociale. Composé de bungalows de formes cubiques, ses toits terrasses, ses patios, les bâtiments collectifs, les nombreux lieux publics (placettes, aires de jeux) ont permis la création d’un lieu idéal où tout était fait pour tendre vers un bonheur individuel et collectif.

Les architectes de la Team 10 (1), dont faisait partie Candilis, insistaient sur la relation de l’architecture avec la « quatrième dimension ». Les concepts clés « d’espace/temps » et de « mouvement », devaient être associés à ceux, de « plasticité », « mobilité », « flexibilité » et « évolution », dans le combat pour une redéfinition de l’architecture humaniste, une architecture de communauté.

En 1961, la Team X avec les concepts de Stem et de web récuse le dogme du zoning fonctionnel de la charte d’Athènes, et son outil de mesure le Zipaton : une trame plastifiée mécanique qui, une fois collée sur le papier, marquait un type général d’utilisation, plutôt qu’un volume ou une forme en particulier.

Se basant sur ces deux concepts, la prise en compte de la fonction ne se fonde plus seulement sur l’espace, elle intègre l’échelle de l’homme dans ses déplacements et son temps de parcours à l’intérieur des espaces (2).

Le concept de stem (tige) est utilisé comme un moyen d’organiser l’urbanisme de masse. Plus concrètement, le stem était une zone piétonne continue reliant les principaux équipements urbains. Le stem central est considéré comme la structure fondamentale, à la fois sociale et matérielle, des ensembles résidentiels.

Le stem apparaît pour la première fois dans leur projet pour le concours de Caen-Hérouville, puis à Toulouse-Le Mirail. Il s’enrichit par la suite avec le cluster des « grappes » de constructions de petites et de grandes hauteurs s’articulent autour des espaces publics (stem) qui se prolongent dans les îlots résidentiels.

Le concept continuera son évolution avec l’apparition du Web qui « n’est pas essentiellement un système de circulation, mais un système d’environnement. C’est le moyen d’établir une hiérarchisation à grande échelle, qui par son existence rend possible une expression individuelle à très petite échelle. Le Web doit être un système hautement flexible dans un monde d’une grande mobilité. La flexibilité est garantie par l’uniformité de l’intensité initiale des activités sur le Web, de telle sorte qu’il puisse être accroché à n’importe quel point, et qu’il puisse lui-même s’accrocher aux systèmes plus importants à n’importe quel endroit. Ces liaisons déterminent des points de très grande intensité mais la flexibilité première reste toujours et les points de densité qui surviennent à mesure que le Web en vivant devient polycentrique, gardent leur caractère de mobilité. Ces systèmes feront preuve, à leur commencement, d’une intensité d’activité également répartie, de manière à ne pas compromettre l’avenir ». Woods, Paris, août-décembre 1962 (3- 4)

La question du plus grand nombre poussera la Team 10 à innover non seulement sur le registre programmatique ou urbanistique, mais également dans le domaine esthétique.

Les architectes s’intéressent à la rythmique des nombres, grâce au rythme et à la géométrie, les grands nombres devenaient maniables pour la composition et visuellement intelligibles.

Les principes de base en étaient une relation de réciprocité entre la partie et le tout, ainsi qu’une structure non hiérarchique et polycentrique qui reliait entre elles les différentes échelles de l’environnement construit.

C’est dans le prolongement du courant général de l’architecture moderne et de cette restructuration idéologique que naîtra l’opération des Carrats de Port-Leucate en 1969.

Les membres de la Team 10, émergée des Ciam dans les années cinquante, par leurs analyses, dessins, publications, enseignements, ont suscité un profond renouvellement de la pensée moderne sur l’architecture et la ville, car pour eux :

« La structure d’une ville ne tient pas à sa géométrie mais aux activités humaines qu’elle recèle. » Candilis-Josic-Woods, 1964 (5).

Notes :

(1) Le nom de Team 10 fait référence au Xe congrès des CIAM (congrès international d’architecture moderne), pendant lequel, un groupe d’architectes issus du Mouvement moderne remettra en cause les principes de la charte d’Athènes.

Sources :

(2) Source éditoriale Le Carré Bleu quarante ans – 1958-1998, p. 1 à 3.

(3) Source première édition Carré bleu, n° 3, 1962

(4) Carré bleu, numéro 3-4, 1998, p. 44

(5) Dossier de presse Expo en 2008, Cité de l’architecture & du patrimoine. Mouvement moderne : premières autocritiques, Team X, une utopie du présent (1953-1981) LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.

 

Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.

 

Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.

 

Définition

 

Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.

 

On peut toutefois en distinguer deux :

 

• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».

 

• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».

 

Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.

 

Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.

 

Histoire

 

La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.

 

Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.

 

Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.

 

L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.

 

La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.

 

Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.

 

Une multitude de procédures administratives

 

Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.

 

Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.

 

Les contextes de constructions

 

Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.

 

On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :

 

• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).

 

• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.

 

• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.

 

Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.

 

Les modes de constructions

 

Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.

 

Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :

 

• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.

 

• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.

 

• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.

 

Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.

 

En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement.

 

Les guerres jouent un rôle majeur dans l'histoire architecturale d'un pays. Alors que les commémorations orchestrées par la mission Centenaire 1914-1918 battent leur plein, il paraît intéressant de revenir sur ce que la Grande Guerre a représenté pour les architectes, au-delà des destructions et du traumatisme. Ce premier épisode de « mobilisation totale » - suivant les termes utilisés par Ernst Jünger en 1930 -, a notamment entraîné une industrialisation accéléré des processus de production, qui a marqué les esprits. Certains architectes comme Félix Dumail et Marcel Lods se sont alors engagés dans la définition d'un cadre urbanistique nouveau pour le logement social : au sein de l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine, ils ont largement contribué à l'invention du « grand ensemble ».

 

La reconstruction de l'après Première Guerre mondiale a souvent été présentée comme une occasion manquée. Cette antienne a même servi de repoussoir après la Seconde. C'est pourtant un bilan à tempérer, puisqu'au sortir de l'une et l'autre, on est parvenu à reconstruire un nombre de logements comparable en valeur relative, dans à peu près le même laps de temps. Plus généralement, les vicissitudes des chantiers de l'entre-deux-guerres tiennent au contexte économique et politique, au problème du moratoire des loyers, aux effets de la crise de 1929, etc., plutôt qu'à une défaillance des savoir-faire des entreprises et des architectes. Dans cette période ouverte cohabitent, au contraire, des procédés constructifs aussi nombreux qu'efficaces. L'élaboration des programmes modernes - logement social, équipements sportifs, sociaux et éducatifs, grande distribution, etc. - est l'objet d'un éventail de recherches d'une grande pluralité. On aura rarement inventé autant de types architecturaux. Ainsi, pour paraphraser ce que Jean-Louis Cohen écrit de la Seconde Guerre (1), on peut suggérer que la Première ne représente pas seulement quatre années de « page blanche », ni même une répétition de la suivante, mais bien, elle aussi, un temps de condensation « technologique, typologique et esthétique ». Si la Seconde Guerre coïncide avec la « victoire » et la « suprématie » de la modernité architecturale, la Premièren'est pas en reste, qui pose les conditions de diffusion du fordisme, de la préfabrication des bâtiments et dessine les contours urbanistiques de la construction de masse.

 

Certes, le XIXe siècle, avec le Paris d'Haussmann et les expositions universelles, avait largement plus que défricher les champs de la rapidité, de l'étendue et de la quantité, mais, spécifiquement, l'entre-deux-guerres est marqué par le perfectionnement de la répétition (2). Un des effets de la Grande Guerre réside dans l'accélération de la mise en place d'un cadre de production pour le logement collectif et dans la définition progressive du « grand ensemble ». Ce concept, apparu en juin 1935 sous la plume de Maurice Rotival dans L'Architecture d'aujourd'hui, ressortit à la tentative « d'un urbanisme contemporain : un urbanisme des habitations » (3). Son héraut est l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine (OPHBMS) d'Henri Sellier, futur ministre de la Santé publique du Front populaire. Imaginé en 1913, organisé pendant la guerre, l'OPHBMS sera, avant 1939, le maître d'ouvrage de plus de 17 000 logements répartis en une vingtaine d'opérations banlieusardes.

 

Dans une perspective de généalogie du logement de masse français, il y a grand intérêt à suivre les parcours des architectes de l'OPHBMS pendant la Grande Guerre. Parmi la vingtaine de protagonistes concernés, seuls deux étaient trop âgés pour participer au conflit : Raphaël Loiseau (1856-1925), architecte-conseil, et Alexandre Maistrasse (1860-1951), qui s'applique dès avant l'armistice au projet de la « cité-jardins » de Suresnes, dont Sellier sera maire de 1919 à 1940. Il y livrera près de 2 500 logements. Bien que plus jeune, Maurice Payret-Dortail (1874-1929) n'est pas mobilisé et participe à la mise en place de l'Office durant la guerre, avant de travailler jusqu'à son décès prématuré à une autre grande cité-jardins, celle du Plessis-Robinson. Nés entre 1868 et 1900, les autres architectes correspondent exactement aux classes d'âge appelées au front.

 

Les figures de Marcel Lods et de Felix Dumail

 

Deux d'entre eux (4) ont laissé des archives significatives sur ces années : Félix Dumail (1883-1955), un des plus fidèles compagnons de Sellier, et Marcel Lods (1891-1978), brillant cadet entré dans un second temps à l'OPHBMS avec son associé Eugène Beaudouin (1898-1983). Dumail est diplômé de l'Atelier Bernier en 1908 et lorsqu'il est mobilisé, il figure déjà parmi les pionniers du logement social. Lods, quant à lui, est admis dans le même atelier en 1911, mais, conscrit l'année suivante, il ne quitte l'uniforme qu'une fois la guerre terminée. Il obtient son diplôme en 1923, tout en collaborant dès 1921 sur d'importantes opérations HBM avec Albert Beaudouin, architecte de la Société des logements économiques pour familles nombreuses depuis 1907. Celui-ci lui cédera son agence en 1929, ainsi qu'à son neveu Eugène.

 

Vers des logements sociaux en grande série

 

Il faut rappeler qu'à l'approche de la guerre, ce que l'on nomme le logement ouvrier se situe à un tournant : fin 1912, la loi Bonnevay a affirmé son caractère public. Elle autorise alors les collectivités locales à constituer des offices d'habitations à bon marché, domaine jusque-là réservé des sociétés anonymes et des fondations philanthropiques. Peu avant, la Ville de Paris a obtenu la possibilité de produire elle-même des logements sociaux. Si les résultats du concours qu'elle lance en 1912 sont suspendus, du fait de ses terrains petits et irrégulier ayant inspiré des propositions peu généralisables, quelques architectes se sont d'ores et déjà essayés à décliner des plans en immeubles libres et cours ouvertes. C'est le cas de Payret-Dortail, lauréat sur le site de l'avenue Émile-Zola, et du jeune groupement Dumail, Jean Hébrard et Antonin Trévelas. Au concours de 1913, ce trio peut développer ses principes à l'échelle plus favorable de vastes terrains. Il se retrouve lauréat de 600 logements rue Marcadet, avec un projet désigné dix ans plus tard comme un des plus avancés des « standards d'avant-guerre » (5). Ce deuxième concours, qui porte l'ambition d'entamer un processus de construction en grande série sur la base de plans-modèles, suscite l'engouement, puisque près de 700 châssis ont été adressés et que, comme l'affirme L'Architecture : « On sent qu'il y a maintenant une génération d'architectes s'intéressant à la question des habitations à bon marché, et qui l'ont comprise. » (6) Sellier ne s'y trompe pas, qui forme, entre 1916 et 1921, la première équipe d'architectes-directeurs de l'OPHBMS en puisant parmi les lauréats des concours parisiens : Albenque et Gonnot ; Arfvidson, Bassompierre et de Rutté ; Hébrard et Dumail, Maistrasse, Payret-Dortail, Pelletier, Teisseire.

 

L'entrée en guerre, dans un premier temps, coupe net l'élan de cette génération, avant de la décimer. Ainsi, Trévelas aura son nom gravé sur le monument aux morts de la cour du mûrier, au cœur de l'École des beaux-arts. Mobilisé dans l'infanterie, Dumail décrit dans ses courriers et dans son journal, le manque d'organisation, la faim, la fatigue, les douleurs corporelles, l'ampleur des destructions et les atrocités : blessures par obus, barricades élevées avec des couches de cadavres, etc. Si l'épisode napoléonien avait déjà provoqué des tueries de masse, celles-ci se singularisent. Leur mécanisation et l'annihilation du territoire représenteront une source inextinguible de réflexions pour les architectes, faisant écho à une sensibilité récente : les théories premières de Prosper Mérimée ou Viollet-le-Duc - suite au « vandalisme » de la révolution et aux effets de l'industrialisation - venaient justement d'accoucher le 31 décembre 1913 de l'actuelle loi sur les monuments historiques. Après guerre, les architectes se passionneront du sort des monuments endommagés - la cathédrale de Reims notamment - et du statut des ruines, quasi sacralisées par un Auguste Perret. Simultanément les avant-gardes mettront en avant l'idée de la table rase. Le spectacle des manœuvres de nuit sous le feu des projecteurs procure ainsi à Dumail un sentiment ambigu de fascination-répulsion, évoquant la sidération exprimée par un Apollinaire.

 

Dumail manifeste des capacités d'observation hors du commun, qui lui vaudront la légion d'honneur. Sous les bombardements, il exécute des plans et des panoramas des positions ennemies, permettant de mieux diriger les tirs. Nommé sous-lieutenant en octobre 1915, il entame des démarches pour être affecté à l'aviation. À l'appui de sa demande, il mentionne sa passion pour les sports mécaniques, sa pratique assidue de la moto et souligne son succès en 1912 au concours Chenavard consacré à une école d'aviation militaire. C'est pourtant un projet dans lequel l'aéroport représentait surtout un emblème. À l'instar, du reste, de l'aéroport de la cité-jardins du Grand Paris imaginée par l'OHBMS en 1919 en marge des projets du Plessis-Robinson et de la Butte-Rouge (Châtenay-Malabry), ou encore, à partir de 1922, de celui qu'associe Le Corbusier à une autoroute sur la rive droite de Paris, dans son fameux Plan Voisin soutenu par le fabricant automobile et aéronautique éponyme. Bien que Dumail juge plus aisé de piloter un avion qu'une auto et malgré le soutien de ses officiers, ses démarches n'aboutissent pas. Pas plus que ses tentatives d'entrer au Génie puis au service technique de Peugeot ou encore, en 1917, ses propositions d'adaptation d'une mitrailleuse Hotchkiss auprès du sous-secrétariat d'État des inventions. Comme beaucoup d'appelés, Dumail attendra sa démobilisation quasiment jusqu'au traité de Versailles, en 1919. Durant ces années incertaines, alors que ne se concrétisent ni le chantier de la rue Marcadet ni sa nomination définitive par l'OPHBMS - il y est inscrit avec Hébrard sur la liste d'architectes depuis 1917 -, il voyage dans les régions dévastées. Dumail et Hébrard sont agréés pour la reconstruction des Ardennes en 1921, au moment où les études de la rue Marcadet reprennent et celles de la cité-jardins de Gennevilliers deviennent opérationnelles.

 

Cette concentration de commandes explique que leur activité de reconstruction se limite au seul village d'Attigny (Ardennes), d'autant que leurs aspirations vont bientôt dépasser l'horizon hexagonal. En effet, lorsque Dumail retrouve Hébrard, celui-ci enseigne l'architecture dans le cadre de l'American Expeditionary Forces University, prolongeant son expérience à l'université Cornell-Ithaca entre 1906 et 1911. Leurs deux frères, eux aussi architectes, sont à l'étranger : GabrielDumail, fait prisonnier en 1915, est parti pour la Chine ; quant à ErnestHébrard, Grand Prix de Rome 1904, il a aussi été fait prisonnier avant de se voir confier, en 1918, la reconstruction de Salonique, puis de devenir architecte en chef d'Indochine. Pionnier de l'urbanisme - néologisme de 1910 -, il est membre fondateur de la Société française des architectes urbanistes en 1911, et l'une des premières figures de l'architecture internationale, voire « mondialisée ». Il avait entraîné, peu avant la guerre, son frère et les Dumail dans l'aventure de l'International World Centre : un essai de capitale pour les États-Unis du monde, précurseur de la Société des Nations, dans lequel La Construction moderne voyait en janvier 1914 « une école mondiale de la paix »... arrivée trop tard ! De cette tentation de l'ailleurs, Dumail tire quelques réalisations en Indochine entre 1924 et 1928. Jean Hébrard, lui, s'expatrie en 1925 pour devenir un des théoriciens du City Planning dans les universités de Pennsylvanie puis du Michigan.

 

Des chantiers d'expérience

 

Dumail consacrera dès lors l'essentiel de sa carrière à l'OPHBMS, en tant qu'architecte-directeur des cités-jardins de Gennevilliers, du Pré-Saint-Gervais, de Dugny, de l'achèvement de Suresnes, et d'un ensemble HBM pour militaires à Saint-Mandé, immédiatement reconnus pour la qualité de leurs logements et de leur greffe urbaine. Comme pour la cité de la rue Marcadet, il y conçoit « des bâtiments isolés, absolument entourés d'air et de lumière » (7). Ces « chantiers d'expériences », suivant une expression des années 1920 qui deviendra emblématique à la Libération, sont souvent mis en œuvre par des entreprises ayant fourbi leurs premières armes avec les troupes américaines pour des constructions de baraquements préfabriqués. Ils permettront à Dumail de figurer parmi les rares architectes français à avoir édifié plus de 2 000 logements avant la Seconde Guerre, dans lesquels il étrennera les chemins de grue et les principes de coffrage des Trente Glorieuses.On ne peut que faire le lien entre ses aspirations pendant la guerre, sa culture technique, son goût pour la mécanique, et ceux d'autres acteurs de la modernité architecturale. Quelques années avant lui, en 1904, son associé Hébrard brille lui aussi au concours Chenavard, avec pour sujet un Palais de l'automobile. En 1908, le Salon de l'automobile accueille à Paris ses premiers exposants aéronautiques et c'est justement un architecte de la même génération, AndréGranet (1881-1974), futur gendre d'Eiffel, qui contribue l'année suivante à lancer au Grand Palais la première exposition internationale de la locomotion aérienne, ancêtre du salon du Bourget. Plus précisément, le passage de l'observation militaire à l'aviation renvoie à WalterGropius (1883-1969). Comme Dumail ou encore André Lurçat, mais dans le camp d'en face, le fondateur du Bauhaus dessine d'abord ses repérages de ligne de front à pied, avant d'être affecté à l'aviation et d'y connaître une révélation, déterminante pour sa carrière (😎. Cette passion de la photographie aérienne sera partagée par son alter ego français dans l'expérimentation de la préfabrication, Marcel Lods, en pleine résonance avec une attention voulue « scientifique » au territoire et à sa documentation - une des constantes des équipes de l'OPHBMS. Si Lods s'engage comme aviateur en 1939, il est vingt-cinq ans plus tôt affecté comme instructeur d'artillerie. Et il ne lui échappe pas qu'avec presque 900 millions d'obus tirés, son arme représente l'instrument par excellence de l'industrialisation de la guerre. Puis, il suit l'arrivée des troupes américaines et de leurs engins et se passionne pour le développement spectaculaire des industries automobile et aéronautique aux États-Unis. Pays où était née, dès 1908, la fameuse Ford T, premier véhicule de série. Du début des années 1920 jusqu'à la fin de sa carrière, aux côtés de grands ingénieurs, Lods tente d'exporter ce modèle à celui du bâtiment et de ses composants. Ce seront notamment les chantiers de la Cité du Champ des Oiseaux, à Bagneux (1927-1933), et de La Muette, à Drancy (1931-1934). Puis, après guerre, les Grandes Terres de Marly-le-Roi (1952-1960) et surtout la Grand'Mare de Rouen (1960-1977). C'est aussi une myriade de petites réalisations prototypiques, à commencer par l'aéroclub de Buc abordé au moment où Lods obtient son brevet de pilote, en 1932.

 

Ses chantiers qui se veulent de pur montage, rêvés en gants blanc, ne sont pas dénués d'utopie. Ils participent au sentiment qui sourd au début du XXe siècle, selon lequel l'homme s'apprête à faire quasi corps avec la machine. Charlie Chaplin a génialement montré dans Les Temps modernes en 1936 la part tragique de cette nouvelle condition. Elle apparaît comme un des effets les plus paradoxaux de la guerre, dans laquelle toute une génération a été confrontée aux corps mutilés en masse, soumis aux éléments et à la putréfaction en plein champ, mais aussi possiblement transcendés par la mécanisation et la science. Alfred Jarry en avait eu l'intuition dès 1902 avec Le Surmâle : roman moderne dans lequel il dressait le récit de la course - en forme d'hécatombe - d'un train à vapeur et de cyclistes dopés à la « perpetual-motion food ». Le Corbusier est l'architecte qui, au contact des Planistes et du théoricien eugéniste Alexis Carrel, captera le mieux ce nouveau rapport au corps, avec ses recherches sur l'immeuble-villa puis sur l'« unité d'habitation de grandeur conforme », instruments d'une « fabrique de l'homme nouveau » liant sport, biologie et habitation. Intégré à la fondation Carrel entre 1943 à 1945 (9), Dumail n'échappera pas à ce programme « d'hygiène sociale et de prophylaxie » énoncé par Sellier lui-même au moins dès 1921.Ces proches de Sellier que sont Dumail et Lods ont vu leurs réalisations de l'OPHBMS données en 1935 comme modèles du programme du grand ensemble du futur, dans cette période accidentée où s'élaborait une culture politique de gestion de la croissance des périphéries urbaines. À la Libération, ils affirment ensemble le logement comme la grande « affaire » du XXe siècle dans un livret du comité Henri-Sellier (10). En 1951, ils s'engagent presque simultanément dans les chantiers respectifs des deux SHAPE Villages : Dumail à Saint-Germain-en-Laye, aux côtés de Jean Dubuisson, et Lods à Fontainebleau. Les logements qu'ils bâtissent, chacun à sa façon mais tous deux en un temps record, pour les sous-officiers et officiers du quartier général des forces alliées en Europe, constituent un des moments fondateurs de la politique de construction à venir : les grands ensembles français ne sont décidément pas tombés du ciel avec la croissance et le baby-boom. * Architecte, Hubert Lempereur a consacré de nombreux articles à la généalogie et à l'histoire matérielle et culturelle des premiers grands ensembles français et à la construction de masse. À paraître, Félix Dumail, architecte de la « cité-jardins », aux éditions du patrimoine et La Samaritaine, Paris, aux éditions Picard, ouvrage codirigé avec Jean-François Cabestan. 1. J.-L. Cohen, Architecture en uniforme. Projeter et construire pour la Seconde Guerre mondiale, Hazan/Centre Canadien d'Architecture, 2011. 2. Voir P. Chemetov et B. Marrey, Architectures. Paris 1848-1914, Dunod, 1980. 3. M. Rotival, « Urbanisme des H.B.M. - Formes de la cité », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 4. Leurs archives sont conservées au centre d'archives d'architecture du XXe siècle. La famille Dumail conserve de son côté ses correspondances de guerre. 5. J. Posener, « Historique des H.B.M. - Naissance du problème, premières solutions », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 6. G. Ernest, « Concours pour la construction par la Ville de Paris d'immeubles collectifs à bon marché », L'Architecture, 28 fév. 1914. 7. A. Gaillardin, « Les derniers concours de la Ville de Paris pour la construction d'habitations à bon marché », La Construction moderne, 28 juin 1914. 8. J. Gubler, « L'aérostation, prélude à l'aviation ? Notes sur la découverte architecturale du paysage aérien », Matières, 1998. 9. H. Lempereur, « La fondation Carrel (1941-1945), Le Corbusier et Félix Dumail : portraits d'architectes en bio-sociologues », fabricA, 2009. 10. F. Dumail, P. Grünebaum-Ballin, R. Hummel, M. Lods, P. Pelletier et P. Sirvin, L'affaire du logement social, préface de Léon Blum, Éditions de la Liberté, 1947. TEXTE DU MONITEUR @ les #Constructions #Modernes #BANLIEUE @ l' #Urbanisme & l es #Chantiers d'#ApresGuerre ici #Mémoire2ville le #Logement Collectif* dans tous ses états..#Histoire & #Mémoire de l'#Habitat / Département territoire terroir region ville souvenirs du temps passé d une époque revolue #Archives ANRU / #Rétro #Banlieue / Renouvellement #Urbain / #Urbanisme / #HLM #postwar #postcard #cartepostale twitter.com/Memoire2cite Villes et rénovation urbaine..Tout savoir tout connaitre sur le sujet ici via le PDF de l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT (l'USH)... des textes à savoir, à apprendre, des techniques de demolition jusqu a la securisation..& bien plus encore.. union-habitat.org/.../files/articles/documents/...

 

www.dailymotion.com/video/xk6xui Quatre murs et un toit 1953 - Le Corbusier, l'architecte du bonheur 1957 conceptions architecturales le modulor, l'architecture de la ville radieuse, Chandigarh, Marseille, Nantes www.dailymotion.com/video/xw8prl Un documentaire consacré aux conceptions architecturales et urbanistiques de Le Corbusier.Exposées par l'architecte lui-même et étayées par des plans, dessins et images de ses réalisations en France et à l'étranger, ces théories témoignent d'une réflexion approfondie et originale sur la ville et sa nécessaire adaptation à la vie moderne, notamment Paris dont l'aménagement révolutionnaire rêvé par Le Corbusier est ici exposé. Un classique du documentaire.Les premiers projets de Le Corbusier resteront à l'état de maquette : le plan de modernisation de la ville d'Alger. Certains seront réalisés par d'autres architectes : ministère de l'éducation à Rio de Janeiro, Palais de l'ONU à New York. Dès l'après-guerre en moins de 10 ans, Le Corbusier réalise de grandes unités d'habitation à Marseille, Nantes une chapelle à Ronchamps, une usine à Saint-Dié, une ville Chandigarh en Inde. Par des schémas, l'architecte présente sa théorie de la "ville radieuse", le modulor clef mathématique de son œuvre ainsi que son projet de réorganisation de la campagne, des cités industrielles et urbaine en un regroupement autour d'un système coopératif. Le film expose les conceptions architecturales de Le Corbusier, dans la ligne des précurseurs de l'architecture moderne comme Claude-Nicolas Ledoux. Paris et le désert français 1957 réalisation : Roger Leenhardt et Sydney Jezequel, résoudre le déséquilibre démographique ville campagne www.dailymotion.com/video/x177lrp Film réalisé par Roger Leenhardt et Sydney Jezequel en 1957, d'après le livre de Jean-François Gravier. Document d'information général proposant les solutions de l'époque pour éviter la désertification des campagnes et la folie concentrationnaire des villes. Dès 1957, la désertification des campagnes prend des proportions tragiques. L'exemple est donné pour le village de Gourdon dans le Quercy.

 

Quelles évolutions proposer pour éviter l'exode rural et le développement anarchique, qui s'amorce, des villes champignons, construites en plein champ sans urbanisme et sans âme ? Le commentaire propose les solutions de l'époque : modernisation de l'agriculture, adaptation de l'artisanat, implantations d'industries dans les provinces. Gazoducs dans le sud-ouest, barrage en Haute-Savoie, polder en Bretagne semblaient à l'époque pouvoir résoudre le déséquilibre ville campagne. Visages de la France 1957 Production - réalisation Atlantic-Film Marcel de Hubsch www.dailymotion.com/video/x19g59p Le film commence avec des vues de villages et d'architecture traditionnelle du Pays Basque, des Landes, de la Touraine, de la Normandie, de la Bretagne, d'Alsace. La voix off s'interroge : faut il transformer la France en un musée de ses vieilles demeures ? et poursuit : pourquoi des maisons de 10 à 15 mètres de hauteur à Honfleur n'ont elles que 3 à 5 mètres de large ? Le commentaire se pose la question du nombre de maisons individuelles dans les villes qui entrainent l'étalement urbain. Lorsque les villes ont bâtit des immeubles, le commentaire se demande que cachent ces façades ? Des coures étroites que le soleil ne visite jamais, un enchevêtrement inouï de constructions hétéroclites. L'époque de grande prospérité de la troisième république n'a rien su construire de grand poursuit la voix off. Ce document nous propose ensuite une animation de maquette pour l'aménagement d'une friche. Dans un premier temps à la façon d'avant avec la maison individuelle. La voix off s'exclame : ce n'est pas autrement que d'affreuses banlieues naquirent que tant de villes furent à jamais enlaidies, essayons autre chose. L'animation se met à empiler les maisons individuelles et propose des bâtiments collectifs dans des jardins. Le commentaire poursuit : maintenant c'est l'heure de l'urbaniste à lui de répartir les constructions dans la cité. Plusieurs organisation de logements collectifs sont proposées en maquettes. La voix off pointe les défauts d'un urbanisme des grands ensemble trop ennuyeux. Puis une solution émerge de l'animation : pour que la cité vive il faut mettre au place d'honneur école, dispensaire, bibliothèque, salle de réunion, puis viennent les deux pièces maîtresse deux grands immeubles puis les rues se glissent dans la composition et enfin les pelouse et les jardins apparaissent et voila conclue le commentaire. Le film montre ensuite de réalisation de grands ensemble et on entre dans un immeuble au sein d'une famille : air et lumière sont au rendes-vous. On voit des enfants faire du patin à roulette dans le parc de l'immeuble la voix off annonce : finit l'individualisme renfrogné de l'échoppe d'antan : la cité tout entière est un jardin, les jeux d'enfants se mêlent aux fleurs. Le film se termine sur des vues de réalisation de grands ensemble sur toute la France (vue entre autre de la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille). Production Films Caravelle MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) Scenario et réalisation : Pierre JaLLAUDSur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije , www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS

 

Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal.

 

L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.

 

@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.

 

Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.

 

Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.

 

Définition

 

Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.

 

On peut toutefois en distinguer deux :

 

• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».

 

• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».

 

Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.

 

Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.

 

Histoire

 

La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.

 

Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstructi

.− Ouverture pratiquée dans un mur, une paroi, pour faire pénétrer l'air et la lumière à l'intérieur d'un local, et normalement munie d'une fermeture vitrée. Ces deux pièces répondaient aux deux fenêtres non condamnées de la façade (Gautier, Fracasse, 1863, p. 8). Toutes les fenêtres donnaient sur la cour (Camus, Exil et Roy., 1957, p. 1633). Impôt direct sur les portes et fenêtres (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p. 505). Ne pas appeler fenêtre une baie sans fermeture vitrée (Archit. 1972, p. 96) :

1. ... (il n'y a) qu'à monter par-dessus un mur, qu'à grimper par une fenêtre et qu'à passer sous une porte. On en a tant qu'on veut.

Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 165.

2. Pieter de Hooch, lui, regarde plus volontiers par la fenêtre d'où l'on aperçoit le canal, et, de l'autre côté, les petites maisons triangulaires de brique rouge à volets peints.

Faure, Hist. art, 1921, p. 56.

SYNT. Aménager, barricader, boucher, murer, percer une fenêtre; courir, se mettre, se pencher, se précipiter à la fenêtre; regarder, sauter, tomber par la fenêtre; fenêtre claire, étroite; grande, haute, large, petite fenêtre.

♦ En partic., ARCHIT.

Fenêtre feinte. ,,Fenêtre peinte sur une surface murale ou dont le décor en relief est appliqué sur la paroi d'une muraille`` (Adeline, Lex. termes art, 1884). Synon. fausse fenêtre.

Fenêtre haute. Julien entra dans l'église neuve de Verrières. Toutes les fenêtres hautes de l'édifice étaient voilées avec des rideaux cramoisis (Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p. 449).

Porte-fenêtre*.

Fenêtre aveugle, borgne, cintrée, en ogive, géminée, gisante, à meneaux, rampante; fenêtre passante, pendante, barlongue, oblongue, de second-jour, de service, thermale, de lucarne, d'attique (Archit. 1972, p. 96). Fenêtre-balcon; appui, bord, embrasure, rebord de la fenêtre.

♦ P. méton. Quelle sensation il a faite à Châtellerault la dernière fois qu'il est venu me voir!... On louait des fenêtres pour le voir passer (Labiche, Deux papas, 1845, I, 5, p. 394).

♦ P. anal. Ouverture naturelle ou artificiellement pratiquée. Un compteur à fenêtre mince permettant de compter les électrons (Joliot, Curie, Radioact. artif., 1935, p. 8). Il existe en outre des dispositifs pour photocopier l'information portée sur les cartes et pour insérer des microfilms dans des fenêtres pratiquées dans celles-ci (Jolley, Trait. inform., 1968, p. 178) :

3. Un antique trône d'évêque se voit à l'église de Saint-Marc de Venise (...). La partie basse [des] faces latérales est occupée par de petites fenêtres évidées dans la masse du marbre...

Lenoir, Archit. monast., 1852, p. 357.

Enveloppe*, carte à fenêtre.

− ANAT. Fenêtre ovale. ,,Partie de l'oreille moyenne dans laquelle est encastrée la platine de l'étrier et qui communique avec l'oreille interne`` (Thinès-Lemp. 1975). Fenêtre ronde. ,,Partie de l'oreille moyenne qui est séparée de la rampe tympanique du limaçon par une membrane appelée tympan secondaire`` (Thinès-Lemp. 1975) :

4. La pression de l'étrier sur la fenêtre ovale doit avoir un double effet : le premier, d'ébranler tout l'intérieur du labyrinthe; le second, de comprimer la substance gélatineuse qui le remplit, et de la faire se reporter par le limaçon sur la membrane de la fenêtre ronde, qui doit se trouver par là beaucoup plus tendue.

Cuvier, Anat. comp., t. 2, 1805, p. 510.

− ASTRONAUT. ,,Durée pendant laquelle le lancement (ou tir) d'un engin spatial est possible`` (Gilb. 1971).

− CIN. Fenêtre du projecteur. En pratique, il convient de laisser toujours une petite marge, étant donné que la fenêtre du projecteur est toujours plus petite que celle de la caméra (Ciné Amateur, nov. 1936).

− GÉOL. ,,À travers une nappe de charriage, ouverture à l'emporte-pièce ménagée par l'érosion et atteignant le substratum sur lequel a été charriée la nappe`` (Plais.-Caill. 1958).

− HORLOG. Ouverture faite dans une platine au-dessus d'un pignon (d'apr. Encyclop. méthod. Mécan. t. 2, 1783).

− MÉD. Fenêtre aortique (Méd. Biol. t. 2, 1971). Signe de la fenêtre. Espace anormalement observé en radiologie (d'apr. Garnier-Del. 1972).

− MODE

♦ COIFFURE. Façon dont les hommes portaient les cheveux aux xve et xvie siècles, le visage dégagé (d'apr. Leloir 1961).

♦ HABILL. Taillades ou crevés à la mode au xvie siècle (d'apr. Leloir 1961).

− NUCLÉAIRE. ,,Partie de la paroi d'un détecteur dont l'épaisseur est suffisamment faible pour permettre l'entrée des rayonnements peu pénétrants`` (Nucl. 1964).

− TYPOGR. ,,Absence d'impression dans une page occasionnée par l'interception d'un bout de papier volant entre la feuille et la forme, ou une agglomération de pâte`` (Chautard 1937).

− Arg. Braguette (cf. Bruant 1901, p. 73). ,,Boucher une fenêtre, crever un œil`` (Rigaud, Dict. arg. mod., 1881, p. 169).

− Expressions

♦ Jeter qqc. par la fenêtre. S'en débarrasser. Mme de R, qui craignait la mort, vient de mourir parce qu'elle trouvait drôle de jeter les médecines par la fenêtre (Stendhal, Amour, 1822, p. 281).

♦ Jeter son argent par la fenêtre. Dépenser à tort et à travers. C'eût été de l'argent agréablement jeté par la fenêtre (Flaub., Corresp., 1852, p. 337).

♦ Mettre le nez à la fenêtre. Regarder au dehors. Milord (...) sortit du lit, vint mettre le nez à la fenêtre (Toepffer, Nouv. genev., 1839, p. 339).

− Proverbe. Chassez-le par la porte, il rentrera par la fenêtre. Se dit d'une personne importune dont on ne peut se débarrasser. (Dict. xixe et xxe s.).

− Populaire

♦ Faire la fenêtre (vieilli). [En parlant d'une prostituée] Attirer les clients depuis la fenêtre. Oh! elle ne sortait pas de son cadre, celle-là, la dame du portrait, elle ne faisait pas la fenêtre au public (Lorrain, Sens. et souv., 1895, p. 74).

II. A.− Spéc. Châssis vitré qui ferme l'ouverture par divers systèmes mécaniques. Il n'y a pas à craindre de dormir la fenêtre ouverte lorsqu'on voit le bénéfice que les tuberculeux retirent de cette méthode (Macaigne, Précis hyg., 1911, p. 192) :

5. À cette demande, Wilson aurait fait avec son haleine de la buée sur le carreau d'une fenêtre près de laquelle il était, puis écrit le chiffre, aussitôt effacé qu'il était écrit.

Goncourt, Journal, 1886, p. 598.

SYNT. Ouvrir, entrebâiller, entr'ouvrir, fermer la fenêtre; fenêtre grande ouverte; barreau, espagnolette, verre, vitre de/de la fenêtre.

B.− En partic.

− BÂT. Fenêtre accordéon, basculante, à croisée, à croisillons, coulissante, dormante, à double battant, grillagée, à petits carreaux, pivotante, à soufflet, à tabatière; fenêtre (à l')anglaise, (à l')australienne, (à la) française, (à l') italienne; fenêtre-croisée, fenêtre-guillotine.

III.− Au fig. Ouverture permettant une communication avec le monde extérieur, ouvrant de nouveaux horizons et d'autres perspectives. Son pouce [de Monseigneur] ne trembla pas, lorsqu'il (...) commença les onctions sur les cinq parties du corps où résident les sens, les cinq fenêtres par lesquelles le mal entre dans l'âme (Zola, Rêve, 1888, p. 190). Aigues-Mortes fut créé sur l'ordre de Saint Louis et de Philippe le Hardi. Il faut au roi de France une fenêtre sur la Méditerranée (Hourticq, Hist. art, Fr., 1914, p. 93) :

6. Il importait seulement de bien constater l'insensible déclin d'une congrégation [de l'Oratoire] sage, modérée, polie, qui avait trop de fenêtres ouvertes sur le monde pour que l'air extérieur n'y entrât pas très-aisément.

Sainte-Beuve, Portr. contemp., t. 4, 1846-69, p. 33.

7. Son jugement [de Léon de Montesquiou], d'une rectitude absolue, était cependant creusé de fenêtres, donnant sur les horizons les plus variés.

L. Daudet, Vers le roi, 1920, p. 22.

− P. métaph. Le fauteuil d'où je m'évade en sautant par cette fenêtre qu'est la page d'un livre (Green, Journal, 1942, p. 245).

REM. 1.

Fenestration, subst. fém. a) Vx. ,,Disposition de l'ensemble des fenêtres d'un édifice`` (Barb.-Cad. 1963). b) Ouverture percée dans une surface pleine. Mors montrant comment les calculs sont saisis et coincés dans la fenestration de la pince (Catal. instrum. chir. (Collin), 1935, p. 237). En partic., méd. α) ,,Création d'une ouverture dans la paroi d'une cavité organique`` (Méd. Biol. t. 2 1971). β) Opération de l'oreille (...) [consistant] en une trépanation du canal semi-circulaire avec création d'une ouverture destinée à remplacer la fenêtre ovale de l'oreille interne (d'apr. Méd. Biol. t. 2 1971).

2.

Fenestron, subst. masc. Fenêtre de petites dimensions. Il a vu le soleil qui passait ses cornes par le fenestron du clocher (Giono, Regain, 1930, p. 101). P. anal. La colleuse-monteuse avec son fenestron où l'on fixe la séquence choisie (Cendrars, Homme foudr., 1945, p. 291).

Prononc. et Orth. : [f(ə)nε:tʀ̥]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1135 fenestre (Couronnement de Louis, éd. E. Langlois, 1625); 2. a) ca 1433 fig. « passage » (Ch. d'Orléans, Ballade XLV, 8 ds Poésies, éd. P. Champion, p. 67 : les fenestres de mes yeulx); b) 1690 anat. (Fur.); c) 1690 diplom. « espace libre laissé dans un acte, un manuscrit » (ibid.). Du lat. class. fenestra « fenêtre; ouverture, passage ». Fréq. abs. littér. : 13 775. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 14 043, b) 23 839; xxe s. : a) 23 585, b) 19 642. Bbg. Archit. 1972, p. 78. − Chautard (É). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 478. − La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 53. − Streng (W. O.). Über das Fenster und dessen Namen im Französischen und Provenzalischen. Neuphilol. Mitt. 1909, t. 11, pp. 96-113.

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www.twitter.com/Memoire2cite le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur 50ans.apur.org/#intro @ Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … Trente ans d’histoire de l’habitat : de la

Reconstruction à l’urbanisation intensive, puis raisonnée. La région parisienne connaît alors un développement

exceptionnel façonnant le paysage de l’Îlede-France actuelle.

Réalisée à l’initiative de la DRAC Île-deFrance, une exposition regroupant une quarantaine de photographies d’ensembles de logements édifiés en Île-de-France entre 1945 et 1975 et sélectionnés pour la qualité de leur forme urbaine, leur valeur d’usage ou leurs spécificités techniques, a été présentée, du 5 juillet au 15 septembre 2011, à La Maison de l’architecture en Île-de-France. Cette exposition a fait l’objet d’une publication dans la revue Beaux Arts Editions. @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ".où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire. Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique.Le thème du logement. « Il s’agit du premier label Patrimoine XXe siècle attribué en Île-de-France. La DRAC, qui l’a mise en œuvre, a choisi de s’intéresser en tout premier lieu à cette production de

logements de masse d’une ampleur inégalée construits dans notre région après la guerre. Ce sont des créations emblématiques d’une architecture contemporaine dépréciée ; à ce titre, elles sont au premier chef concernées par les recommandations du Conseil de l’Europe. De plus, par l’ampleur des programmes, les étendues qu’ils recouvrent, ces ensembles sont sont plus éloignés du champ

traditionnel des monuments historiques. L’outil label a semblé approprié. Le choix de labelliser les ensembles de logements est donc audacieux : nous espérons que le regard porté sur ces immeubles Change. » Valérie Gaudard, Conservation régionale des monuments historiques, DRAC-Île-de-France.

(extrait d’un entretien publié dans Beaux Arts éditions « 1945-1975, Une histoire de l’habitat – 40 ensembles « patrimoine du XXe siècle »). Créé en 1999 par le ministère de la Culture et de la Communication, le label Patrimoine du XXe siècle

vise à signaler au public, aux décideurs et aux aménageurs, "les édifices et ensembles urbains qui sont autant de témoins matériels de l’évolution technique économique, sociale, politique et culturelle de notre société". Liens Le label patrimoine XXe - www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/DRAC-Ile-de-Fran... La Maison de l'architecture - www.maisonarchitecture-idf.org/spip.php

www.twitter.com/Memoire2cite www.beauxarts.com/produit/une-histoire-de-lhabitat/ @ LES GRANDS ENSEMBLES @ L EXEMPLE DE DIJON «LE BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE»Sylvain TABOURY, sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles. Co-auteur avec Karine Gougerot, photographe, de Billardon, histoire d’un grand ensemble, paru aux éditions Créaphis en 2004. Texte communiqué à partir de la rencontre-débat du 20 mai 2005 Organisée par le Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne en partenariat avec Maison de Banlieue et de l’Architecture, le CAUE 91 et CINEAM dans le cadre de l’exposition «Des ensembles assez grands: mémoire et projets en Essonne». Cet ouvrage retrace l’histoire de la cité Jean-Billardon, barre de 14 étages et de 250 logements, à Dijon, premier grand ensemble de la ville, construit entre 1953 et 1955, démoli en 2003. Sélectionné parmi les immeubles significatifs de l’architecture du XXe siècle par la direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la Culture, Billardon était un symbole incontournable de l’histoire du quartier des Grésilles et de l’agglomération dijonnaise, ainsi qu’un formidable témoin de l’architecture novatrice de l’après-guerre. Sollicités par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne (Drac) et par l’Office public d’aménagement et de construction de Dijon (Opac), dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain (ORU) du quartier des Grésilles, nous avons collecté et rassemblé, de janvier à juillet 2003, les traces de cette histoire, les archives, mais aussi les témoignages, recomposant des trajectoires familiales, professionnelles, des documents iconographiques et sonores. La restitution auprès des habitants et des partenaires du projet en octobre 2004, accompagnée d’une table ronde avec différents intervenants et acteurs du quartier, a été un moment fort, inscrit dans le processus de transformation engagé sur le quartier des Grésilles. Une exposition, intitulée «Mémoires de Billardon, fragments de vies», a également été présentée dans les locaux prestigieux du musée de la Vie bourguignonne de Dijon, du 14 octobre 2004 au 31 janvier 2005.Garder une trac De fait, la démolition de la Cité Billardon, le 4 juillet 2003, restera sans aucun doute un événement sensible dans la mémoire de nombre d’habitants de l’agglomération dijonnaise. Cette barre fut la première construction d’un tout nouveau quartier – le quartier des Grésilles –, à Dijon, où près de 4000 logements ont été construits Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne entre 1953 et 1966 – 14970 habitants en 1968, 8263 en 2003 – sur un terrain agricole demeuré nu, à l’est du territoire communal. Les 14 étages et 250 logements de l’immeuble, élevés au milieu des champs et des jardins familiaux, où un écriteau «Chasse interdite» était encore visible quelques années auparavant, faisaient alors l’admiration des très nombreux badauds venus visiter cette toute nouvelle Cité radieuse, construite tel un

Meccano de béton et d’acier. « Immeuble révolutionnaire», «Meccano géant à l’échelle du monde moderne», les titres de la presse de l’époque donnent un aperçu de l’impact national et international de l’événement. «Des visiteurs étaient venus de toute la France et même de l’étranger, jeter un coup d’œil au chantier», rappelait un article de la presse locale le jour de la démolition. Cette « barre » de 14 étages et de 250 logements, desservis par des coursives placées tous les trois niveaux, était une déclinaison appauvrie du modèle de la Cité radieuse du Corbusier, inaugurée le 14 octobre 1952. Les appartements étaient de deux types: les uns de deux et trois pièces, situés dans les ailes, de disposition traditionnelle, orientés au sud et pourvus de loggias; les autres, de cinq pièces, situés au centre du bâtiment, du type « duplex ». Huit espaces commerciaux avaient été aménagés en rez-dechaussée. Cependant, en dépit des ressemblances et de la qualité architecturale de l’édifice, l’immeuble n’était pas une unité d’habitation au sens où Le Corbusier l’entendait. L’originalité de la Cité Billardon tient en réalité au procédé constructif qui fut utilisé lors de son édification. Elle fut la toute première à expérimenter en France le procédé de préfabrication Estiot, réutilisé par la suite pour la construction de plusieurs grands ensembles, comme le Noyer-Renard à AthisMons, la Cité des 4000 à la Courneuve, la Grâce-de-Dieu à Caen, la Croixdes-Oiseaux et Champ-Fleury à Avignon, le Gros Buisson à Épinay, SainteBarbe à Metz, le Haut-du-Lièvre à Nancy, les tours du Lancy à Genève ou encore des bâtiments d’habitation à Alger. Le mode constructif, repris sur celui des gratte-ciel américains, associait l’acier en ossature et le béton en pré-enrobage avec une majeure partie réalisée en atelier. Le procédé donnait des résultats évidents: précision remarquable, rapidité d’exécution, peu ou pas d’installations de chantier – suppression des coffrages, des étayages, des échafaudages – et surtout économie considérable de main-d’œuvre. Il s’agissait des prémices d’industrialisation dite lourde du bâtiment. Forte de cette première expérience, la commune avait ensuite réalisé deux autres cités de même type, Épirey, puis Lochères. Mais le modèle de Billardon fut perverti: dans une logique de réduction des coûts de production et de rapidité d’exécution, tous les espaces peu productifs comme les logements en duplex, les cellules commerciales, ou les très grands halls, ont été supprimés. Les deux cités comprennent 348 logements, relativement mal desservis et sans attrait, des petits logements sur un seul niveau La démolition de Billardon n’a donc évidemment pas la même signification, Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne ni les mêmes conséquences que celles d’Épirey ou des Lochères, déjà démolies en 1992 et 2000. Cet immeuble possédait une fonction symbolique incontestable, une place à part dans la vie des résidents qui s’y sont succédé, comme dans la mémoire des habitants du quartier. Les récits que nous avons pu recueillir auprès d’une trentaine d’anciens résidents de l’immeuble nous offrent différentes représentations de l’histoire de

Billardon, et des personnes qui y ont vécu ou travaillé d’avril 1955 à décembre 2002. Les témoignages des plus anciens, arrivés parmi les premiers, en 1955, répondent aux histoires des plus jeunes, derniers occupants du rafiot, aujourd’hui démoli. Ils sont venus d’horizons divers, de Côte-d’Or, de Bretagne, d’Alsace, de la région parisienne, du Maroc, d’Algérie, du Portugal, du Cambodge ou d’ailleurs et leurs paroles traduisent l’enracinement profond de leurs souvenirs de Billardon, que certains n’auraient jamais voulu quitter. Bien sûr, la mémoire n’est pas «objective». Le discours s’élabore toujours à partir d’un présent et la disparition engendre certainement une nostalgie conduisant à magnifier les bons moments et à tempérer les plus pénibles. Mais en faisant imploser Billardon, c’est bien tout un pan de leur vie que l’on a réduit en poussière. Chaque témoin traduit avec ses mots ces petits faits de la vie quotidienne, souvent jugés sans importance, petits riens ou traumatismes, anecdotes ou événements tragiques, qui ont marqué leur sensibilité.« Une verrue dans le quartier»C’est pour ces différentes raisons esthétiques, historico-culturelles – témoignage de l’histoire des villes – et socio-symboliques – mémoire des hommes – que la Direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la

Culture avait décidé de répertorier la Cité Billardon parmi les immeubles représentatifs de l’architecture du XXe siècle. L’immeuble avait reçu le label «Patrimoine du XXe siècle» à la fin des années 1990. Or, ce processus de «patrimonialisation» était inconcevable pour de nombreuses personnalités locales, voire de nombreux habitants du quartier. Stigmatisé comme une «verrue» dans le quartier, l’immeuble était devenu un véritable cauchemar: dégradations, violence, difficultés et «mal-vivre» constituaient le quotidien de locataires excédés, souvent «assignés à résidence». Bagarres, agressions, cambriolages, drogue, vitres brisées, ascenseurs en panne, alimentaient manchettes de journaux et témoignages, décrivant le naufrage d’un immeuble à la dérive, devenu symbole de tous les maux. La démolition paraissait donc inéluctable, comme une délivrance, la promesse d’un avenir meilleur. Les partenaires institutionnels se devaient de mettre en scène leur capacité à changer la vie des habitants du quartier, réparer les erreurs d’une période de l’urbanisation contemporaine, dont Billardon était l’un des symboles les plus représentatifs. L’idée d’une enquête ethnographique sur l’édifice et ses locataires avait donc « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne du mal à passer dans la réflexion de certains décideurs. La mise en œuvre du projet, initié par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bourgogne, sur les budgets de l’opération de renouvellement urbain du quartier, fut bloquée administrativement pendant plusieurs mois. Entre-temps, tous les locataires de l’immeuble avaient été relogés… (la dernière famille quitte son logement le 23 décembre 2002).

Une histoire des grands ensembles? Le travail de recherche historique sur les grands ensembles est rendu aujourd’hui d’autant plus difficile à faire comprendre que la ville issue des Trente Glorieuses est souvent considérée, avec la politique publique qui l’a programmée, comme une vaste erreur collective (A. Fourcaut). L’architecture des «tours» et des «barres», du «chem« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne. Photographie, histoire et sociologie, de monographies locales – Saint-Étienne, Villeurbanne, etc. – publiés ces dernières années sur ce thème en témoigne clairement.Cependant, on est encore loin du compte. Si plusieurs urbanistes, historiens, géographes ou sociologues1 ont récemment contribué à une meilleure connaissance du sujet au niveau national et international, l’histoire de ces quartiers d’habitat collectif reste un terrain largement méconnu, à peine exploré par les historiens locaux. En Essonne, à quelques exceptions près – Draveil, Viry-Châtillon, les Ulis, Athis-Mons ou Grigny –, rares sont les monographies ou les études locales à accorder une place de choix à l’analyse et à la présentation de ces bouleversements. Les mauvaises volontés, auxquelles nous avons parfois été confrontés dans le cadre de nos recherches dans le département témoignent des réticences que continue de susciter toute démarche d’enquête et d’analyse sur la mémoire et le devenir des grands ensembles.

La transformation en cours ou à venir d’une vingtaine de sites en Essonne dans le cadre du Programme national de rénovation urbaine, institué par la loi Borloo du 1er août 2003, et la priorité donnée à la démolition-reconstruction,

sur fond de crise du logement social, devraient pourtant poser avec plus d’acuité la question de l’appréciation de ce patrimoine départemental. De nombreuses communes mobilisées dans des programmes d’intervention n’ont qu’une vision très partielle de l’histoire de ces quartiers, de leurs évolutions, dont les conséquences ne sont envisagées le plus souvent qu’à travers le prisme d’une crise sociale impossible à juguler. Or, n’est-il pas singulier, voire dangereux, d’entreprendre des opérations de transformation urbaine aussi radicales, sans même commencer par chercher à comprendre comment, par qui et pour quelles raisons ces espaces ont été construits ou transformés, sans évaluer dans certains cas l’impact des politiques précédemment engagées?Richesse patrimoniale ou héritage encombrant, définir une nouvelle vision de la ville exige un travail d’enquête, d’expertise, une capitalisation des expériences, rarement mis en œuvre.Et c’est sans doute là le talon d’Achille d’une politique de transformation

urbaine menée dans l’urgence, qui ne peut se nourrir de capitalisation critique, et occulte le rôle crucial de l’accompagnement qualitatif et de la sensibilisation et/ou de la formation des élus, des services de l’État et des collectivités, des opérateurs et des aménageurs, des bailleurs.Ces images devenues presque ordinaires de parpaings, pans de bétons fracassés, vitres brisées laissent songeur: quel regard les résidents – et notamment

les plus jeunes – pourront-ils bien porter à l’avenir sur un environnement si violemment rejeté? Pourquoi respecter ce qui n’est bon qu’à être démoli?

Pour n’en citer que quelques-uns : FORTIN J-P., Grands ensembles. L’espace et ses raisons, Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA), 1997 ; PEILLON P., Utopie et désordre urbains. Essai sur les grands ensembles d’habitation, La Tour d’Aigues, Editions de l’Aube, 2001 ; DUFAUX F., FOURCAUT A., SKOUTELSKY R., Faire l’histoire des grands ensembles. Bibliographie 1950-1980, ENS éditions, 2003 ; TOMAS F., BLANC J-N., BONILLA M., Les grands ensembles, une histoire qui continue…, Publications de l’université de Saint-Etienne, 2003 ; DUFAUX F., FOURCAUT A. (dir.), Le monde des grands

ensembles, Créaphis, 2004.« Pour une histoire des grands ensembles en Essonne », Les Cahiers de la Maison de Banlieue et de l’Architecture, n° 11, mai 2005« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »

Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne

Les enjeux du projet

À Dijon, le projet a mis de long mois à se concrétiser. L’enjeu de ce travail était double:

■ Un enjeu de connaissance et d’analyse de l’histoire et des différentes étapes de l’évolution urbaine et sociale de l’immeuble et du quartier, des vécus, trajectoires résidentielles et familiales des habitants de la cité. Il a été réalisé à travers:

– une recherche historique dans les archives du bailleur, de la commune, des journaux locaux, de l’agence d’urbanisme, etc., replaçant l’étude dans le contexte général de l’histoire de la France de la Reconstruction et des quarante dernières années;– une écoute, dévoilant les différentes représentations de ce quartier, non plus

à partir de critères ou de théories de spécialistes, mais en suivant pas à pas(mot à mot) les trajets, les images qu’y déposent les habitants et les acteursdu quartier. Le travail artistique – photographies, textes – ayant alors pour fonction de réintroduire ces regards croisés dans la circulation de la ville,d’en faire des éléments de partage, de réflexio« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »Centre de Ressources Politique de la Ville en EssonneCes recherches ont permis de retracer les différentes étapes de construction et de transformation de cet immeuble dans son territoire, ainsi que l’évolution d sa composition socio-démographique. Une iconographie importante a pu être collectée et répertoriée sur CD-Rom. Une présence longue – deux à trois jours par semaine pendant cinq mois – a été assurée sur le terrain, favorisant notre immersion et l’observation du quotidien des habitants du quartier, le recueil d’une parole informelle, permettant d’expliciter notre démarche, ses objectifs, son intérêt, l’instauration d’une quotidienneté, de relations de confiance. Pour cela, une présence régulière aux différentes manifestations, aux réunions et aux événements publics liés au quartier et une fréquentation de lieux de rencontre et d’échanges préalablement identifiés ont été nécessaires.Des rencontres collectives et individuelles ont été organisées avec les partenaires – associations, structures et personnes-relais sur le quartier – nous permettant d’être rapidement identifiés et de baliser précisément notre rôle – le rôle de chacun – dans le projet, de recueillir leur connaissance du terrain, leurs représentations et leurs réflexions sur le projet. Les ateliers avec les techniciens, les élus et les associations concernées devaient définir précisément: ● les objectifs à court, moyen et, le cas échéant, long terme;

● les actions à court, moyen et long terme;

● les modalités de leur déroulement.

Ces rencontres avaient également pour objectif de faire fonctionner le«bouche-à-oreille», qui demeure bien souvent le principal vecteur d’information pour ce type de démarche. Elles nous permettaient également de nouer des premiers contacts avec les habitants et les personnes-relais impliqués dans la vie du quartier. Ont été mis en œuvre:

● un moment de rencontre-discussion avec les habitants sous la forme d’une soirée projection-débat: présentation du travail de recueil de mémoire, personnes et structures porteuses, méthodes, finalités; définition en commundes modalités de leur participation au projet.

● sollicitation et information de la presse locale (journaux, radio, télévision), des bulletins associatifs, de la communication institutionnelle (ville, communauté

d’agglomération, bailleur, etc.) pour relayer et présenter le plus précisément possible la démarche entreprise et les personnes en charge de ce travail;

● des entretiens compréhensifs, individuels, en couple ou en petits groupes sous la forme d’entretiens semi-directifs de type «récits de vie(s)», recueillisauprès d’habitants ou d’anciens habitants du quartier, de professionnels travaillant ou ayant exercé leur activité dans le quartier, d’élus ou de responsables associatifs.

« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »

Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne

Les entretiens ont été enregistrés et traités sur support numérique – mini-disc –, et les documents et les objets soigneusement inventoriés et/ou scannés.Ces entretiens avaient pour objectifs d’enregistrer non pas l’histoire de ce quartier, mais la manière qu’avaient nos interlocuteurs de dire leur propre histoire, cequi faisait mémoire pour ces personnes en contact étroit avec le quartier, natifs ou de passage, enracinés ou nouveaux venus. Il s’agissait de souvenirs, d’impressions d’enfance, de petits faits de la vie quotidienne parfois jugés sans importance, d’événements heureux ou tragiques, qui ont marqué leur sensibilité. Cela supposait donc que l’on prenne le temps, précisément de parler et d’écouter. Les entretiens se sont déroulés de préférence au domicile des personnes, pas dans la rue ou une salle impersonnelle, mais dans la sphère privée plus à même de laisser subvenir ces épopées de l’intime. L’objectif n’était pas de faire une archéologie du quartier, ni même d’enfermer nos interlocuteurs dans la norme de la personne-type qui habite un grand ensemble, mais bien de montrer que cet immeuble était composé de fragmentsde vies, de destins d’hommes et de femmes singuliers. Il s’agissait de montrer

comment, à un moment donné, ces personnes, venues parfois d’horizons lointains, se sont arrêtées là et ont enrichi ce lieu de leurs histoires et de leurs trajectoires particulières.

Nous avons donc insisté sur les trajectoires familiales et professionnelles de chacun: origines, parcours résidentiels, étapes et ruptures de vies – mariage, naissances, emplois successifs, divorces, décès, etc. –, points de repères autour desquels chacun construit «son temps», étapes qui organisent la durée, le vécu familial, domestique, les faits d’une vie et les événements de l’histoire. Le souvenir trouve également un support concret dans l’espace et les multiplesbouleversements du bâti et du cadre de vie. Démolitions, reconstructions,aménagements, suscitent une perte de repères, et invitent d’autant plus à faireun travail de mémoire. Dans cette perspective, ont été évoqués les souvenirs attachés plus précisément au quartier des Grésilles et à l’immeuble Billardon.Les personnes interrogées ont été invitées à s’appuyer le plus largement possible sur des descriptions détaillées (déménagement, logements successifs, accessibilité au travail ou aux équipements et services, nombre et identité des commerces, relations de voisinage, espaces collectifs), leurs pratiques (loisirs, vie scolaire, pratiques commerciales, etc.), les événements (fêtes, accidents, etc.) ou personnes marquantes; leurs perceptions du quartier et de son évolution – qu’ils y habitent toujours ou pas –, leurs projections éventuelles dans l’avenir (liste de thèmes non exhaustive).De février à juin 2003, une quinzaine d’entretiens ont pu être réalisés auprès d’une trentaine d’anciens locataires de l’immeuble, des premiers résidents de

Billardon dans les années 1950 aux derniers occupants, récemment relogés. « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne Des outils pour l’action: la restitution Tout au long de l’étude, nous avons rencontré et consulté régulièrement l’ensemble des institutions et des partenaires concernés par la démarche, afin de leur soumettre les premiers éléments de notre travail, recueillir leurs commentaires, leurs suggestions et critiques. Ces rencontres ont été l’occasion de partager une réflexion, d’élaborer des propositions de restitution aux différents publics.Malgré nos craintes initiales, une restitution de qualité a pu être proposée aux habitants, grâce à l’implication très forte de l’Opac de Dijon, véritable porteur du projet, et dans une moindre mesure du service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne. Leur implication a permis de trouver différents partenaires financiers, comme la Caisse des Dépôts et Consignations ou la communauté d’agglomération.

De notre côté, sur la base du rapport et du reportage photographique que nous avions remis à nos commanditaires, nous avons pu convaincre les éditions

Créaphis, reconnues pour la qualité de leurs publications de documents d’histoire, de sciences sociales et de photographie, de formuler une proposition éditoriale de qualité. Sur la base de nos recommandations, deux pistes de restitution ont été privilégiées:

● une exposition, événement fort et fédérateur, pouvant susciter des échanges,des moments de rencontre entre habitants du quartier et résidents extérieurs,

dans une optique d’ouverture du quartier au reste de la ville, les productions de certains groupes d’habitants pouvant être également valorisées, ainsi que les objets ou films recueillis dans le cadre du projet;

● une publication, associant textes et documents d’archives sur l’histoire du quartier, une sélection de témoignages et de photographies professionnelles

et amateurs, et accompagnant cette exposition, pour une diffusion plus large des résultats de l’opération, et une appropriation durable du projet par les habitants du quartier et les autres résidents de l’agglomération.Cette restitution avait également pour objectif de mettre en lumière les différentes préoccupations des habitants, permettant aux acteurs de terrain de disposer d’une base de connaissances pour définir et programmer leurs interventions, à court, moyen et long terme. Un tel travail fait émerger des représentations collectives, des divergences, des tensions qu’il faut savoir analyser et traiter pour améliorer les rapports sociaux et les conditions de vie des habitants.Encore faut-il que ces paroles soient prises en compte pour permettre aux institutions de redéfinir leurs modes d’intervention sur la ville: vaste chantier… Sylvain TABOURY,sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. Jérôme (Mémoire2Ville) #chercheur #archiviste #maquettiste dans l #histoire des #logementssociaux #logement #HLM #logementsocial #Patrimoine @ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... - - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..

passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document Gwenaëlle Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... mémoire2cité & l'A.U.A. - Jacques Simon (1929 - 26 septembre 2015) est un architecte paysagiste formé à l'École des beaux-arts de Montréal et à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre", Jacques SIMON, paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, réalise avec eux des installations paysagères éphémères principalement dans des champs et visibles du ciel. Avec sa palette d'artiste, Jacques SIMON réinvente des paysages comme les agriculteurs eux-aussi à leur façon les créent et les entretiennent. Le CAUE du Rhône vous invite à venir découvrir ses travaux au travers d'un kaléidoscope de photographies empreintes de spontanéité, de fraîcheur et d'humour. Cette exposition nous interpelle sur le caractère essentiel d'une nature changeante, fragile, sur l'importance d'une activité agricole diversifiée et sur la nécessaire évolution du métier de paysan. Elle nous amène aussi à voir et à interpréter ce que l'on voit, elle éveille en nous le sens de la beauté du paysage en conjuguant les différentes échelles de perception et de lecture; à pied et à vol d'oiseau, à la fois l'échelle humaine, terrestre, géologique, forestière, hydrologique, biologique mais aussi esthétique et symbolique. Jacques Simon, paysagiste cosmopolite est l'un des principaux acteurs du renouveau de la pensée paysagère en France dans les années 60 et 70 conjuguant avec cohérence sa pratique de paysagiste, de voyageur, d'éditeur, d'enseignant avec son approche plus artistique du paysage, subtile, sensible et humaine de la nature avec la réalisation de "performances". Ses projets paysagers comme ses interventions paysagères éphémères sont marqués par la mobilité, la fragilité, une empathie avec le lieu, par la dualité même du voyage : découverte / évanouissement, création / disparition. Jacques Simon dessine, écrit sur le paysage, "une surface", un peu à la manière du land'art avec les techniques et les outils du jardinier, du cultivateur. Il ne s'agit plus de représenter la nature mais de l'utiliser en créant avec et dans le paysage. L'intention de Jacques Simon n'est pas d'apposer sa marque sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui afin que ses travaux-installations manifestent même brièvement un contact en harmonie avec le monde naturel. "On dit qu'il a bouleversé l'esprit du paysage, il a remis les choses essentielles à leur place. Il rit de l'importance qu'on veut bien lui donner, fils de l'air, il ne veut rien de plus que passer dans les cerveaux pour les ventiler, les rafraîchir et non pour les modeler; son "importance", il l'a ailleurs et autrement; il est historique parce que dans son temps, dans celui qui s'écoule et non dans celui qui passe". Extrait de "Jacques Simon, tous azimuts", Jeanne-Marie Sens et Hubert Tonka, Pandora Editions, 1991. Il a introduit une nouvelle conception de l'art du paysage proche du Land art, Jacques Simon est l'auteur d'une série d'ouvrages sur différents aspects du paysage et abordés d'un point de vue technique. Il a travaillé de 1964 à 1966 en collaboration avec Michel Corajoud. Il a conçu le Parc de la Deûle (qui lui a valu le Grand Prix national du Paysage en 2006, après l'avoir reçu une première fois en 19901).

Il est mort le 29 septembre 20151 et a été incinéré à Auxerre Le paysagiste Jacques Simon s'est éteint le 26 septembre dernier à l'âge de 86 ans. Diplômé de Versailles en 1959, il fut sans doute l'une des figures les plus emblématiques, les plus géniales et les plus originales du paysagisme contemporain. Premier grand prix du paysage et prix du Conseil de l'Europe pour le parc de la Deule, on lui doit des principes de compositions très forts, autour du nivellement, du traitement du végétal ou de la place laissée au vide. Ses intuitions comme ses travaux ont inspiré tous les paysagistes avec lesquels il a travaillé, à commencer par Michel Corajoud ou Gilles Vexlard. On lui doit un profond renouvellement dans la composition des grands ensembles, ses réalisations -comme le parc Saint-John Perse à Reims- restant des modèles pour tous les professionnels. Jacques Simon développa également une production d'œuvres plus éphémères, attentif aux mouvements et aux transformations. Pédagogue talentueux et généreux, il le fut autant par les documents techniques et la revue qu'il publia, que par ses interventions en atelier devant plusieurs générations d'étudiants de l'école. Les paysagistes perdent un de leurs plus féconds inspirateurs. L'ENSP s'associe au deuil de sa famille et de ses proches. Témoignages à la mémoire de Jacques Simon

Dans les années 1990 à l'école du Paysage de Versailles, lorsque nous entrions en première année, la première satisfaction était d'acquérir du nouveau matériel d'expression plastique. Encre, feutres, supports en grand format et sur papier calque...mais aussi découvrir des livres de notre professeur Jacques Simon : des carnets de dessins et de croquis, des photomontages découpés aux ciseaux.

En amphithéâtre lors de conférences et séances de projections de diapositives, Jacques Simon évoquait surtout sa capacité à piloter un hélicoptère. Je viens de retrouver un extrait d'un article à ce sujet..« (...) Car depuis une dizaine d'années, le Bourguignon a trouvé une solution à son imagination en bourgeonnement permanent. Jacques Simon crée ‘pour lui tout seul'. Ni commande ni concours. Mais des messages géants écrits dans les champs et seulement visibles d'avion ou d'hélicoptère. Un art éphémère et privé dont il s'amuse, les veilles de moissons, tout autour de sa ferme de Turny, dans l'Yonne.Et là, plus rien ne l'arrête. Les agriculteurs du coin ont pris l'habitude de le voir faucher des allées entières de luzerne. De l'apercevoir écraser d'interminables chemins de phacelia, un graminé californien qui existe en trois couleurs (blanc, bleu, rouge). De l'observer dans son hélicoptère photographiant le résultat. Ses messages sont des hommages ou des avertissements. L'un prévient : ‘Hé, si tu n'as plus de forêt t'es foutu.' Un autre : 'Sans les paysans, je m'emmerde. Signé : la Terre.' Même l'hiver, Jacques Simon s'adonne à cette calligraphie paysagère. (...) ».Extrait paru dans La Croix l'événement du dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, par Frédéric Potet, rubrique Culture. son site simonpaysage.free.fr/

file:///C:/Users/user/Downloads/B_Blanchon_AUA.pdf Interview to Jacques Simon incleded on the dvd that accompanies book "Metropoles en Europe", from the exhibition "Lille - Metropoles en Europe". The French landscape architect Jacques Simon's love for nature first developed on his father's tree farm and then deepened when he traveled as a young man to Sweden and then Canada, where he attended art school in Montreal while working as a lumberjack. Between 1957 and 1959, Simon studied at the École Nationale de Horticulture. He has since become an important link in the renewal of French landscape architecture, combining the Anglo-Saxon and Scandinavian garden cultures he absorbed in his travels with classic Latin structures. He works as often as possible in situ, and does not shy away from driving the tractor himself.

www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U turny.chez.com/A0archives/jSIMMON.htm Jacques Simon, Il crée la revue Espaces verts en 1968, l’anime jusqu’en 1982, publie des cahiers spéciaux dédiés à « l’Aménagement des espaces libres ». Même l'hiver, il s'adonne à cette calligraphie paysagère».La Croix dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon écrit ses premiers articles dès la fin des années 1950 pour des revues comme Maison et Jardin et Urbanisme. En 1965, il signe l’un de ses premiers livres, L’Art de connaître les arbres. strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … jacques simon & Le parc des Coudrays - Élancourt-Maurepas, 1970 strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon - Espaces verts n° 27, avril-mai-juin 1971, p. 44-45 Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre" paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U …ici es EDITIONS DU CABRI PRESENTE PARIS LA BANLIEUE 1960-1980 -La video Içi www.youtube.com/watch?v=lDEQOsdGjsg ,

A partir des années 1950, le trafic de la banlieue parisienne suit l’urbanisation galopante et les dessertes ferroviaires doivent s’adapter et se moderniser.Quelques amateurs ont su immortaliser un monde ferroviaire qui était alors en voie de disparition. Dans ce film, nous retrouvons les dessertes 750 volts par troisième rail en rames « Standard » sur les lignes de Versailles-RD, sur la ligne d’Auteuil et entre Puteaux et Issy-Plaine mais aussi les derniers trains à vapeur à St Lazare, à La Bastille et sur le Nord et quelques ultimes voyages sur les lignes de Ceinture --------------De la révolution industrielle à aujourd’hui, un décryptage minutieux de la course au développement qui a marqué le point de départ de l’ère de l'anthropocène (ou l'ère de l'Homme) et de la déterioration continue de la planète. www.arte.tv/fr/videos/073938-000-A/l-homme-a-mange-la-terre/ Quelque 1 400 milliards de tonnes de CO2 sont aujourd’hui prisonnières de la basse atmosphère. Réchauffement climatique, déforestation, inondations, épuisement des ressources, pollutions, déchets radioactifs... : en deux siècles, la course au progrès et à la croissance a durablement altéré la planète, la crise environnementale se doublant d’une rupture géologique, avec l’avènement de l’ère anthropocène. Portée par l’exploitation des énergies fossiles – du charbon de la révolution industrielle en Angleterre au tout-pétrole de la domination économique des États-Unis –, l’industrialisation et ses corollaires, taylorisme et colonialisme, entraînent une exponentielle production de masse. Un processus qu’accélère la Première Guerre mondiale, les firmes chimiques mobilisées pour tuer l’ennemi se reconvertissant dans la destruction du vivant avec les herbicides, insecticides et fertilisants de l’agriculture intensive. Alors que l’urbanisation s’étend, la voiture, qui sonne le glas du tramway, se généralise, et l’Amérique s’inspire du modèle autoroutier nazi. La Seconde Guerre mondiale engendre une nouvelle organisation du travail, laquelle devient la norme, et annonce l’ère nucléaire de la guerre froide. Dans sa démesure, l’homme rêve déjà d’usages civils de l’atome (y compris pour l’abattement de montagnes et la dissolution des calottes glaciaires !). Le plastique et le béton deviennent les piliers de la consommation de masse, dévoreuse de matières premières et antidote à la contestation sociale, jusqu’à la révolution numérique. Liaisons dangereuses

En balayant, avec de formidables archives issues du monde entier, deux siècles de progrès jusqu’à l’ère du big data, le film remonte aux sources de la crise écologique, en interrogeant avec précision les enjeux scientifiques, économiques et politiques qui y ont conduit. Fourmillant d’informations, il éclaire l’histoire de cette marche folle, et les liaisons dangereuses entre industries militaire et civile. Entre capitalisme et mondialisation imposés par les grandes puissances, un décryptage passionnant du basculement dans l’anthropocène, funeste asservissement de la nature par l’homme. le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur (link: 50ans.apur.org/#intro) 50ans.apur.org/#intro @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire.Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique. www.benjamingibeaux.fr/portfolio/petite-histoire-de-lhabi... Le Label « Patrimoine du XXe siècle » créé en 1999 par le ministère de la Culture et de la Communication a pour but de faire connaître l’architecture de cette période. La comparaison des labellisations réalisées par les DRAC d’Île-de-France et d’Occitanie (ex Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées) montre la variété des méthodes employées pour rendre compte soit de l’importance numérique des édifices remarquables soit de la difficulté à établir ce corpus et de la nécessité de s’appuyer sur les inventaires ou études thématiques ou monographiques. Si l’attribution du label, désormais appelé "Architecture contemporaine remarquable" s’est faite depuis vingt ans de façon très diverse selon les régions, elle est toujours l’occasion de mettre en lumière et de porter à la connaissance du public des œuvres architecturales remarquables, notamment via une augmentation impressionnante des publications de qualité sur l'architecture du XXe siècle. En 1999, le ministère de la Culture et de la Communication propose la mise en place d’un nouvel outil pour permettre la reconnaissance et la sauvegarde des constructions élevées au cours du siècle qui s’achève. Le label « Patrimoine du XXe siècle » est une déclinaison nationale de la recommandation du conseil de l’Europe sur la prise en compte de l’architecture du XXe siècle. Ce dernier évoque, pour la conservation de ce patrimoine « moins reconnu », une absence d’intérêt « en raison de sa proximité dans l’Histoire, de l’abondance de ses témoignages et de son caractère hétérogène » et sa crainte de « pertes irréparables »2 . Le label mis en place par la France vise à appeler « l’attention des décideurs, des aménageurs, mais aussi et surtout de ses usagers et du public sur les productions remarquables de ce siècle » Chargées de mettre en place le label, les directions régionales des affaires culturelles (Drac), services déconcentrés du ministère de la Culture, ont à cette date déjà construit, chacune à sa manière, leur approche de la préservation du patrimoine du XXe siècle. Elles s’emparent alors diversement du label, appliquant de facto des labellisations aux immeubles de ce siècle déjà protégés au titre des monuments historiques4 ou mettant en place de véritables stratégies pour répondre pleinement aux attendus de la directive nationale. À partir de nos expériences, il nous a paru intéressant de montrer la diversité de la mise en place du label dans trois Drac parmi d’autres, l’Île-de-France ainsi que Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées qui composent aujourd’hui la région Occitanie5. Pour chacune de ces Drac, il s’agit de montrer comment la connaissance de ce patrimoine, mais aussi ses particularités territoriales ont joué un rôle important dans le choix des méthodologies de sélection des œuvres à labelliser ainsi que la détermination de critères, et de présenter les résultats et les actions de valorisation menées pour faire connaître et apprécier ces créations architecturales récentes. Le label « Patrimoine du XXe siècle » en Île-de-France : gérer l’abondance La Drac Île-de-France s’est emparée tardivement du label « Patrimoine du XXe siècle », pour plusieurs raisons. Parmi les freins à l’action, il faut citer la question du pilotage de la mise en place du label entre différents services de la Drac, les interrogations liées à l’opportunité de ce nouveau dispositif et un relatif scepticisme quant à son efficacité, l’ampleur de la tâche au vu du corpus concerné, le plus important de France en quantité et sans doute en qualité, mais surtout l’engagement pris de longue date par cette Drac et les membres de sa commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) en faveur du patrimoine du XXe siècle. En effet, c’est sans doute dans cette région que l’on protège le plus grand nombre d’édifices contemporains au titre des monuments historiques : dans la première décennie du XXIe siècle, selon les années, 50 à 70 % des protections concernent des édifices construits au siècle précédent. Ainsi, ce nouveau dispositif, dépourvu de dispositions contraignantes, étranger à la culture de la conservation régionale des monuments historiques (CRMH) dont l’action est liée à la protection, peinait à démontrer son intérêt au regard de ce qu’offre la législation sur les monuments historiques. Cependant, au vu de l’enjeu que constitue la préservation de l’architecture contemporaine en Île-de-France, lié à la fois à l’ampleur de la production et aux évolutions urbaines et réglementaires constantes engageant sa conservation, la question de la mise en place du label était régulièrement posée à la Drac. Pilotée par la CRMH, la première expérience de labellisation y fut menée en 2004. Elle s’inscrivait dans la suite de l’étude menée par le groupe d’experts dirigé par Bernard Toulier, conservateur du Patrimoine au département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique du ministère de la Culture, qui avait produit une liste d’édifices du XXe siècle repérés en bibliographie, inventaire devant servir de base à la constitution de propositions de labellisations. Selon la méthode suivie par ce groupe d’experts, on fit le choix de présenter tous les immeubles concernés regroupés par larges typologies. Les membres de la CRPS, devant lesquels fut présentée cette liste d’édifices, rejetèrent en bloc la sélection où voisinaient l’aérogare 1 de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle et la modeste mairie du 17e arrondissement de Paris présentée à la demande de son maire, arguant de l’impossibilité à valider le choix d’édifices que rien ne rapprochait. De plus, nombre des immeubles retenus étaient candidats à la protection au titre des monuments historiques, brouillant de fait l’identité du label et réfutant du même coup la conception un temps énoncée du label comme « antichambre » de la protection. En effet, si la grande qualité de la plupart des édifices sélectionnés montrait toute la richesse des créations contemporaines franciliennes, la seule présentation des plus remarquables d’entre eux résultait d’une absence de sélection argumentée, selon l’esprit du label. La présentation de cette première liste en CRPS tourna donc court. - La question des critères de sélection a été débattue à la lumière de l’expérience de la labellisa (...) En 2008, toujours sous l’impulsion du service des monuments historiques, une nouvelle orientation fut prise. Un pilotage, un groupe de travail, un objectif furent mis en place. Trois orientations furent définies : selon les recommandations de la CRMH de la région PACA, procéder par thématiques typologiques, méthode propice à l’élaboration de critères de sélection ; cibler un patrimoine déprécié ou en danger, pour répondre parfaitement aux attendus de la directive européenne ; pour cette première campagne de labellisation, choisir un champ vierge de reconnaissance patrimoniale, éloigné de la protection au titre des monuments historiques afin d’éviter toute confusion entre les édifices labellisés et les édifices protégés. Le thème des ensembles de logements, nombreux dans cette région, s’est naturellement dégagé. À géométrie variable, le groupe de travail dirigé par la cellule protection était formé d’un premier cercle pérenne, garant de la cohérence de la démarche de labellisation et des choix des thématiques, et d’un second, composé de spécialistes de chaque thématique retenue. Le premier cercle était constitué d’agents de la Drac (conservation des monuments historiques, service architecture, un architecte des bâtiments de France, chargé de faire le lien avec l’ensemble des services départementaux de l’architecture et du patrimoine de la région), de représentants du monde universitaire et de la recherche dans le domaine de l’architecture du XXe siècle.

Pour les ensembles de logements, le second cercle du groupe de travail a permis d’associer des acteurs de terrain, des représentants des bailleurs sociaux, des experts. Le sujet fut restreint chronologiquement (1945-1975), son acception précisée (habitat collectif et individuel) et le corpus, basé sur les inventaires existants et la bibliographie, fut établi à partir des critères élaborés par le groupe de travail : histoire, forme urbaine, valeur d’usage, technique, style - Composée d’environ un tiers de ses membres, la délégation permanente est une émanation de la CRPS (...) De façon exceptionnelle, la liste des ensembles de logements fut en premier lieu présentée devant les membres de la délégation permanente de la CRPS7 pour en valider les orientations et s’assurer de l’adhésion des membres, à la fois pour ne pas risquer de réitérer l’expérience malheureuse de 2004 mais surtout pour interroger la commission sur le bien-fondé à distinguer ces ensembles de logements d'après-guerre, constructions parmi les plus décriées du XXe siècle.

La méthodologie proposée a conduit à la labellisation d’une première série d’immeubles, quarante ensembles de logements en 2010 (fig. 2, 3), puis d’une seconde série de soixante-quinze lieux de culte en 2011 (fig. 4, 5). Les critères peuvent être adaptés ou précisés selon le thème retenu : pour les édifices religieux, la qualité et l’originalité du décor furent ajoutés et la valeur d’usage exclue.La méthode choisie a été vertueuse : elle a permis de labelliser un grand nombre d’édifices, d’associer largement les services patrimoniaux de l’État et des collectivités, de créer des synergies avec l’université et les chercheurs, de valoriser l’action de l’État par des présentations en CRPS, des publications, des journées d’études, des expositions, actions relayées par la presse généraliste et spécialisée8 (fig. 6 et 7). Un partenariat pérenne s’est développé avec l’éditeur Beaux-Arts pour la publication de chaque campagne de labellisation, avec diffusion en kiosque au plus près du public concerné pour un prix inférieur à 15 €. Elle a également permis d’impliquer les acteurs de terrain, répondant ainsi à l’objectif visé de sensibilisation du public à cette architecture mal aimée Depuis 2016, la Drac Île-de-France a conduit trois nouvelles campagnes, toutes thématiques, fondées sur des partis méthodologiques diversifiés, adaptés aux sujets d’étude.

- Note méthodologique « Étude du patrimoine du XXe siècle de la métropole du Grand Paris », La manu (...) - La loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LCAP) promulguée (...) Une campagne vise à identifier les édifices et ensembles contribuant à structurer le territoire de la récente métropole du Grand Paris. L’établissement d’une critériologie et la sélection ont été confiés à un bureau d’études, la Manufacture du patrimoine, associé à un groupe de travail conduit par la Drac. Des critères dits généraux, divisés en critères primaires et complémentaires, ont été retenus. Pour la thématique étudiée, se sont ajoutés sept critères spécifiques répondant aux enjeux de « l’émergence et du rayonnement de la métropole »10. Les grands travaux présidentiels ont été concernés dans un premier temps, aboutissant à la labellisation de dix édifices en novembre 2016, avant une présentation plus large d’édifices emblématiques, retenus pour l’obtention d’un label « Architecture contemporaine remarquable »11 en juin 2018.

- Introduite par la loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LC (...) De façon innovante, la Drac a conclu un partenariat avec l’école nationale supérieure d’architecture (ENSA) Paris-Belleville avec laquelle elle s’est associée dès l’élaboration du premier label (colloque, exposition, travaux avec l’IPRAUS). Le thème choisi, inscrit dans la droite ligne du précédent, s’attache à l’étude des villes nouvelles. Par son caractère récent et spécifique dans l’histoire de la planification urbaine, cet objet d’étude implique une nouvelle approche, menée dans le cadre d’une convention triennale de chaire partenariale avec l’ENSA Paris-Belleville. La méthodologie s’appuie sur la grille d’analyse habituellement employée par la Drac, enrichie pour inclure davantage l’espace public. Des édifices de la ville d’Évry (Essonne), qui manifesta en 2016 son souhait de voir son patrimoine labellisé, ont été présentés en novembre 2018 aux membres de la commission régionale de l’architecture et du patrimoine (CRPA)12 en vue d’une labellisation.- Valérie Gaudard remercie vivement Mmes Agnès Chauvin, cheffe du bureau de la protection, et Maria (...)Enfin, le champ de l’architecture scolaire est abordé dès 2010. Au vu de l’immensité du corpus, la Drac a choisi en 2016 de s’attacher dans un premier temps aux lycées, en lien avec le service de l’Inventaire de la région Île-de-France13.

Le label en Languedoc-Roussillon : une succession d’opportunités V- La Poste Art Nouveau de Tuchan, l’hôtel du Belvédère à Cerbère. - Certains construits vers 1900 relèvent davantage d’une esthétique encore XIXe comme la villa Las (...) - Le 3 octobre 2001, une CRPS dédiée a examiné onze propositions de protection, dont deux seulement (...)

14Dans ce territoire riche en monuments anciens, l’attention pour l’architecture du XXe siècle s’observe dès les années 1980 avec la décentralisation. La commission régionale du patrimoine historique archéologique et ethnologique (Corephae) du 15 décembre 1986 a examiné les premiers dossiers14. Parmi des édifices de la première moitié du siècle, bénéficiant du recul et bien documentés, plus faciles à appréhender15, on peut citer les cliniques Saint-Charles à Montpellier, exemple d’architecture des années 1930, ornées des sculptures monumentales de Joachim Costa et des verrières d’Émile Brière, sauvées in extremis de la démolition. En l’an 2000, une campagne de protection thématique est lancée16, distinguant des bâtiments majeurs de l’entre-deux-guerres, comme le théâtre municipal de Carcassonne, le Palais des Arts et du Travail de Narbonne, le lycée technique Dhuoda à Nîmes, l’église Sainte-Thérèse à Montpellier mais également le centre d’apprentissage pour garçons, actuel lycée Mermoz à Béziers, œuvre de Pierre Jeanneret, à laquelle ont collaborés Jean Prouvé et Charlotte Perriand.

- Monument inscrit MH en 2009 Toujours à Odeillo, un petit collectif de maisons solaires, initiativ (...) Plus récemment ont été inscrits au titre des monuments historiques, le centre de vol à voile de la Montagne Noire, à Labécède-Lauragais, haut lieu de formation des pilotes entre 1932 et 1980 ou des installations solaires en Cerdagne, liées à la personnalité de Félix Trombe dont les recherches aboutissent à la construction entre 1962 et 1968 par le CNRS du four solaire d’Odeillo à Font-Romeu-Odeillo-Via Pourtant, cette architecture du XXe siècle, représentant un nombre de réalisations jamais atteint, restait mal appréciée, mal aimé.

 

twitter.com/Memoire2cite les 30 glorieuses . com & l'Architecture Hospitalière centre hospitalier universitaire ou pas Les hôpitaux modernes sont conçus pour minimiser les efforts du personnel médical et réduire les risques de contamination, tout en optimisant l’efficacité du système dans son ensemble. La longueur des déplacements du personnel au sein de l’hôpital est réduite et le transport des patients d’une unité à une autre facilité. Le bâtiment doit intégrer des départements lourds, comme la radiologie et les blocs opératoires, tout en prenant en compte d’importantes spécificités en termes de raccordements électriques, de plomberie, et de gestion des déchets.Cependant, on remarque que les hôpitaux « modernes » sont souvent le produit d’une croissance qui s’étale sur des décennies ou même des siècles, fréquemment mal contrôlée. Cette croissance a entraîné des ajouts successifs, nécessaires mais désorganisés, en fonction des besoins et des ressources financières.Cor Wagenar, historien en architecture néerlandais, considère que de nombreux hôpitaux sont des catastrophes, des institutions anonymes et complexes où règne la bureaucratie et totalement inadaptées à la fonction pour laquelle elles ont été créées. Elles ne sont généralement pas fonctionnelles, et au lieu de mettre les patients à l’aise, elles créent du stress et de l’anxiété.Certains hôpitaux, plus récents, tentent de retrouver des architectures prenant en compte la psychologie des patients, comme une meilleure aération, des vues plus dégagées ou encore des couleurs plus agréables à l’œil. On renoue avec les concepts anciens du « bon air » et des « pouvoirs guérisseurs de la nature » qui furent employés lors du développement des hôpitaux pavillonnaires. Des études menées par la British Medical Association ont montré qu’une bonne architecture hospitalière peut réduire la période de guérison des patients. L’exposition au soleil aide à lutter contre la dépression ; des chambres non-mixtes permettent plus d’intimité et favorisent une certaine dignité des malades ; la présence d’espaces verts et de jardins est également importante : regarder par la fenêtre améliore l’humeur des patients, diminue leur tension et leur niveau de stress. La disparition des longs couloirs réduit la fatigue et le stress des infirmières.Autre mutation actuelle notable la migration d’un système de chambres communes divisées par des cloisons amovibles vers un système de chambres individuelles. Le système de chambres aménageables est considéré comme très efficace, surtout par le personnel médical, mais il est beaucoup plus stressant pour les patients et nuit à leur intimité. Mais demeure la contrainte importante du coût de ces chambres et de leur maintenance, ce qui pousse certains hôpitaux à tarifier plus cher pour des chambres individuelles. www.citedelarchitecture.fr/fr/video/architecture-hospital... www.youtube.com/watch?v=8pB9GEZI-Fg 15. Architecture hospitalière de la fin du XVIIIe siècle à nos jours

Pierre-Louis Laget, conservateur du patrimoine, chercheur dans le service de l'Inventaire général de la région Nord-Pas-de-CalaisDans le contexte du vaste mouvement de réflexion portant sur l'architecture et l'hygiène hospitalière qui prit naissance à la suite de l'incendie de l'Hotel-Dieu de Paris en 1772, fut élaboré un nouveau parti architectural, appelé bientôt système pavillonnaire, consistant à scinder un établissement hospitalier en une série de bâtiments indépendants, reliés ou non par des galeries de services aériennes ou encore souterraines. « Dans les années 1950, le biologiste et médecin américain Jonas Salk (1914-1995)

cherchait un traitement contre la poliomyélite dans un sombre laboratoire d’un soussol de Pittsburgh. Les progrès étaient lents, et, pour s’aérer l’esprit, Salk fit un voyage à

Assise, en Italie, où il visita la basilique Saint-François d’Assise datant du XIII e siècle,

se promenant entre les colonnes et dans les jardins des cloîtres. Là, de nouvelles idées

surgirent dans son esprit, dont celle qui finit par le conduire à un vaccin efficace contre

la poliomyélite, en 1955. Le chercheur devint convaincu que l’environnement d’un

bâtiment peut influer sur l’esprit. Dans les années 1960, il s’associa à l’architecte Louis

Kahn (1901-1974) pour construire l’Institut Salk à La Jolla, près de San Diego en

Californie : cela devait être un établissement de recherche capable de stimuler la

créativité des scientifiques. Salk redécouvrait ainsi ce dont les architectes ont l’intuition

de longue date : les endroits que nous habitons peuvent agir sur nos pensées, nos

sentiments et nos comportements. Depuis plusieurs années, les spécialistes du

comportement apportent des arguments empiriques en ce sens. Leurs recherches

suggèrent qu’il est possible de concevoir les espaces de vie qui favorisent la créativité,

l’attention et la vigilance, ou la relaxation et la convivialité ». (Cerveau & Psycho,

2009, n° 33, p. 30). La lecture de ce début d’un article intitulé « Comment l’architecture

influence notre pensée » dans la revue Cerveau & Psycho a fortement résonné en moi

au moment où je construisais le projet du présent mémoire dans la mesure où cela faisait

écho à des intuitions que j’avais forgées comme patient et que je souhaitais interroger

en tant que futur architecte. Cela a été un des éléments qui m’ont décidé à travailler sur

l’architecture des bâtiments de santé sous l’angle de la perception qu’en ont les usagers.Plus que pour d’autres bâtiments, la construction d’un hôpital s’avère extrêmement

contrainte par un programme d’une grande complexité fixé en amont et avec lequel

l’architecte doit composer tout comme avec le site et les règles, elles aussi très

contraignantes, de la composition architecturale. Il s’appuie aussi, pour avancer dans

son projet, sur les besoins sociaux dont il a la connaissance ou l’intuition. Ainsi Pierre

Riboulet (1994), dans le journal qu’il tient de sa réflexion de cinq mois (de mai à

octobre 1980) sur le projet du grand hôpital pédiatrique Robert Debré, note, dès les

premiers jours, les 13 et 17 mai: « Que les enfants entrent là comme dans un lieu

familier, un lieu dont ils aient l’habitude » et, inventoriant « les lieux que pratiquent les

enfants dans les villes », (« des endroits où l’on peut courir, où il n’y a pas de

voitures », « des endroits qui ne font pas mal, où il y a les copains et les copines, où l’on

peut rigoler »), il conclut : « Il faudrait entrer dans l’hôpital comme on passe dans une

rue, une galerie où il y beaucoup de choses à regarder, où l’on peut aller et venir sans

obligation, courir et rêver. » De cela découle un bâtiment dont il affirme « qu’il ne faut

pas faire là un édifice » et qu’il cherche à rendre, avec le succès que l’on sait, le moins

intimidant possible pour des enfants.

Il s’avère qu’en plus de son intuition certaines recherches peuvent aussi renseigner

l’architecte et le programmiste sur les besoins fondamentaux des patients. Menées en

psychologie environnementale (Moser, 2009) ou en géographie de la santé (Gesler,

2003), elles ont mis en exergue différents facteurs contribuant au bien-être comme

constitutif de la santé dans la définition que donne l’OMS de cette dernière dans la

constitution de 1946 et qui fait toujours référence : « La santé est un état de complet

bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de

maladie et d’infirmité. ». Ces recherches incitent à prendre en compte, dans la

conception et dans l’évaluation d’un bâtiment de santé, la relation qu’établissent avec

ce bâtiment les usagers, et en particulier les patients. Il ne s’agit évidemment pas là d’un

élément tout à fait nouveau et une relation a sans doute été établie, de longue date, entre

la qualité d’un bâtiment de santé ou d’un lieu thérapeutique et le bien-être apporté au

patient. L’intérêt des recherches évoquées ci-dessus est, en affirmant avec force que « le

soin et le lieu sont inséparables » (Gessler, 2003) de tenter de trouver des critères

objectifs susceptibles d’expliquer la dimension « thérapeutique » d’un lieu de santé.C’est sur cette dimension que porte le présent mémoire qui étudie un service de Soins

de Suites et de Réadaptation (S.S.R), en l’occurrence celui de l’Hôpital Rothschild, à

Paris, dans lequel j’ai été invité en immersion du 28 mai au 7 juin 2013. L’objectif est

de comprendre et décrire la manière dont les différents usagers de ce SSR vivent le lieu

dans lequel ils exercent leur métier ou sont hospitalisés, quelle importance ils lui

accordent et sur quels points. Au plan architectural et programmatique, mon hypothèse

est que ce détour par les usagers et leur relation au lieu peut venir alimenter le cahier

des charges d’un bâtiment de santé en prenant appui non sur les seules intuitions mais

sur des éléments récurrents dans le discours des usagers.

Dans une première partie, je pose les bases théoriques qui permettent de penser cette

question et présente, en seconde partie, les choix méthodologiques effectués. Les

principaux résultats, présentés en troisième partie, m’amènent à une conclusion dans

laquelle j’envisage les éléments programmatiques qui découlent de mon enquête pour un bâtiment de santé et les pistes de réflexion ouvertes. ---- Comment est-on passé de la salle commune à la chambre individuelle ?

Comment l’hôpital, d’abord hospice, est devenu établissement de soins ?

Quelle est l’histoire des maternités, des lazarets, des asiles d’aliénés ? Autant

de réponses à découvrir dans le voyage architectural à travers toute la France

auquel invite ce bel ouvrage illustré de 592 pages, qui retrace l’histoire de

l’hôpital et de son architecture en France du Moyen-Âge à nos jours.

Jusqu’au siècle des Lumières, l’hôpital, lieu de charité chrétienne et d’exclusion

sociale, est aussi le premier outil d’une politique sanitaire balbutiante. L’incendie

de l’hôtel-Dieu de Paris, en 1772, est le catalyseur d’une double réflexion sur

la prise en charge des démunis et sur les réponses architecturales accordées

à une première médicalisation de l’hôpital. Ainsi architectes et médecins

poursuivent tout au long du XIXe

siècle la même chimère : une architecture en

mesure de soigner le corps et l’esprit. L’hygiénisme impose alors durablement

le plan en « double peigne » puis le système du pavillon isolé tandis que

les découvertes de Pasteur tardent à faire valoir leur logique. Inversement,

dans l’Entre-deux-guerres, ce sont les données économiques, sociales et

architecturales qui précèdent la révolution de l’antibiothérapie pour donner

naissance à l’hôpital-bloc. Les Trente Glorieuses appliquent à l’institution leur

politique centralisatrice, prescriptrice de modèles fonctionnels. Aujourd’hui,

les maîtres mots sont désormais humanisation et insertion urbaine.

Explorer l’histoire des hôpitaux en France revient à cheminer auprès du

pèlerin, de l’indigent, du marginal, du déviant, du fou, de l’enfant abandonné,

du vieillard, de l’infirme, du malade, aujourd’hui du patient. C’est surtout

découvrir, présents dans toutes nos villes, des bâtiments d’exception. L’histoire de l’hôpital est à tout à fait exemplaire de ces glissements progressifs, presque

insensibles quand on travaille sur une période courte, mais spectaculaires quand on prend

le sujet dans toute son ampleur : de la salle médiévale, qui n’offre qu’un abri, et un abri

dangereux, aux machines à guérir ultra-spécialisées d’aujourd’hui, dont les programmes

fournis par les maîtres d’ouvrage aux architectes comptent plusieurs centaines, voire

plusieurs milliers de pages.

On pourra donc faire une double lecture de ce livre : on y trouvera une histoire complète

et détaillée sur la longue durée et jusqu’au temps présent de l’hôpital en France, mais

aussi une très belle illustration de méthode. La clé de l’architecture est sans doute du

côté de la construction et sa poésie du côté des ornements, mais les causes profondes de

son évolution se trouvent d’abord du côté des programmes et de ce qui les conditionne

(mœurs, usages, mentalités, société, etc.).

Les auteurs de ce très bel ouvrage de synthèse sur les hôpitaux français n’ont pas organisé leur matière en fonction de l’histoire des styles, mais bien en fonction des causes

profondes de l’évolution des hôpitaux, c’est-à-dire en fonction d’une conception très

large de la médecine, incluant les connaissances vraies ou fausses sur la transmission

des maladies, mais aussi en fonction de la législation sur la santé publique. Ils rendent

donc lumineux ce lent processus, avec ses moments de basculements et de brusques

accélérations, qui remodèle leur objet. Ils n’en négligent pas pour autant les autres

facettes, des structures constructives aux styles et aux ornements. L’illustration, toujours judicieuse, offre à cet égard un tableau historique fascinant qui permet soit de

descendre dans le fil du temps, soit d’y remonter, soit encore de faire de magnifiques

arrêts sur image. Ces bâtiments en effet portent en eux des leçons d’architecture : ils

montrent que celle-ci, lorsqu’elle est belle, a pu et peut encore apporter aux cœurs des

hommes une joie ou une sérénité, lesquelles peuvent aussi contribuer à la guérison.

Au moment où le patrimoine hospitalier français connaît un bouleversement profond, à

la fois par l’émergence de toute une génération de nouveaux hôpitaux (où l’excellence

médicale n’est pas toujours au rendez-vous, tant les problèmes sont devenus complexes), et par la désaffectation de nombreux hôpitaux anciens, qui paraissent obsolètes,

ce qui conduit parfois à leur disparition et trop rarement à leur réhabilitation, il paraît

bien utile de revenir sur cette histoire. Or les auteurs de ce livre nous offrent une lecture profondément renouvelée par un recours systématique aux archives, manuscrites

ou imprimées, et clairement structurée par cette attention aux causes profondes de

ces mutations, dont la dernière se produit sous nos yeux.

Au lecteur maintenant d’entrer dans ce territoire défriché, balisé, éclairé, sous la

conduite des meilleurs guides. file:///C:/Users/u/Downloads/dp_hopitaux_121012-1.pdf -- file:///C:/Users/u/Downloads/08-Dossier+HOPITAL.pdf - le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme 😊 De grandes barres d’immeubles, appelées les grands ensembles, sont le symbole de nos banlieues. Entrée Libre revient sur le phénomène de destruction de ces bâtiments qui reflètent aujourd’hui la misere www.youtube.com/watch?v=mCqHBP5SBiM Quatre murs et un toit 1953 Scenario et réalisation Pierre Jallaud MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) www.dailymotion.com/video/xk6xui twitter.com/Memoire2cite/status/1121877386491043840/photo... Avril 1993, 6 ans après l'implosion de la tour DEBUSSY des 4000, 30% seulement des travaux de rénovation ont été réalisés et le chômage frappe toujours 1/3 des hbts. C'est un échec. A Mantes la Jolie, 6 mois après la destruction des 4 tours du Val Fourré, www.youtube.com/watch?v=ta4kj05KJOM … Banlieue 89, Bacalan à Bordeaux 1986 - Un exemple de rénovation urbaine et réhabilitation de l'habitat dans un des quartiers de Bordeaux La Cité Claveau à BACALAN. A l'initiative du mouvementla video içi www.youtube.com/watch?v=IN0JtGBaA1o … L'assoçiation de ROLLAND CASTRO @ Le Plan Banlieue 89 - mode d'emploi - Archive INA - La video içi. TRANSFORMER LES PAYSAGES URBAINS AVEC UNE APPROCHE CULTURELLE www.youtube.com/watch?v=Aw-_f-bT2TQ … SNCF les EDITIONS DU CABRI PRESENTE PARIS LA BANLIEUE 1960-1980 -La video Içi.

www.youtube.com/watch?v=lDEQOsdGjsg … Içi la DATAR en 1000 clichés missionphotodatar.cget.gouv.fr/accueil - Notre Paris, 1961, Réalisation : André Fontaine, Henri Gruel Les archives filmées de la cinémathèque du ministère de 1945 à nos jours içi www.dailymotion.com/video/xgis6v?playlist=x34ije

31 TOULOUSE - le Mirail 1962 réalisation : Mario Marret construction de la ville nouvelle Toulouse le Mirail, commentée par l'architecte urbaniste Georges Candilis le film www.dailymotion.com/video/xn4t4q?playlist=x34ije Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain.Les films du MRU - Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije

archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ...

museedelacartepostale.fr/blog/ - museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive

le Logement Collectif* 50,60,70's, dans tous ses états..Histoire & Mémoire d'H.L.M. de Copropriété Renouvellement Urbain-Réha-NPNRU., twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije :- que dire de RICARDO BOFFIL Les meilleures balades que j’ai fait autour de Paris je les ai faites dans l’application Plans. Je ne minore pas le rôle de Google Maps, révolution cartographique sans précédent et sans égale, qui aura réalisé nos fantasmes d’Aleph borgesien — l’idée d’un point d’où le monde serait visible en totalité — parachevé Mercator et permis d’explorer des parties du globe inconnues de Cook, Bougainville et Amundsen. Je n’oublie pas non plus cet exercice de cartographie au collège, qui nous avait démontré que nous étions à 3 cartes IGN de la capitale, et que le tissu urbain était de plus en plus serré à mesure que nous avancions vers le nord. Mais Plan possédait une fonctionnalité inédite, le Flyover, technologie à l’origine destinée aux pilotes de chasse, et qui fournissait des rendus 3D spectaculaire des bâtiments survolés — ainsi que des arbres et des déclivités du sol.

On quittait enfin les champs asphyxiants de la photographie aérienne pour des vues à l’oblique des villes visitées : après un siècle d’écrasement — la photographie aérienne est étroitement contemporaine du bombardement aérien — les villes reprenaient enfin de la vigueur et remontaient vers le ciel. J’avais d’ailleurs effectué moi-même une manœuvre de redressement similaire le jour où j’étais parti, à pied depuis Paris, visiter à Nanterre une exposition sur la photographie aérienne. J’étais à la quête des premières vues de Paris qu’avait prises Nadar depuis un ballon captif. À défaut de ces images, définitivement manquantes, j’avais parcouru, après la Grande Arche, les derniers kilomètres de la Voie Royale, cette prodigieuse perspective historique partie du Louvre — rare exemple de frise chronologique implémentée dans une structure urbanistique.

J’avais en réalité un peu dévié de la ligne droite pour aller voir les tours Nuages d’Emile Aillaud, le Facteur Cheval du modernisme, dont je connaissais déjà les autres chefs d’œuvres d'architecture naïve, les nouilles chinoises de Grigny et le spaghetti de Pantin.

C’était précisément l’usage que j’avais fait de l’application Plans : j’étais parti à la recherche de tous les groupements de tour qu’elle m’avait permis d’identifier, sur mon iPad. Je les faisais tourner avec deux doigts, comme un éclaireur qui marcherait autour d’un donjon, avant de les immortaliser, sous leur plus bel angle, par une capture d’écran.Un éclaireur autour d’un donjon : c’était exactement cela, qui m’avait fasciné. Les guerres territoriales entre Les Tarterêts de Corbeil et les Pyramides d’Evry avaient marqué mon enfance. La notion de cité, telle qu’elle avait été définie, à partir des années 80, dans le second âge des grands ensembles, l’âge du déclin, avait conservé un cachet médiéval. Ici, vivaient guetteurs et trafiquants, condottieres à la tête d’une écurie de go-fast et entretenant des chenils remplis de mâtins rares et dangereux. Ici, l’État central ne remplissait plus ses tâches régaliennes, ici la modernité laïque était entrée en crise. Mais ce que j’avais découvert, en collectionnant ces captures d’écran, c’était à quel point l’urbanisme de la banlieue parisienne était, strictement, d’obédience médiévale. On était passé, d’un seul mouvement et sans même s’en rendre compte de Château-Gaillard à la Cité 4000, du Donjon de Vincennes aux tours de Sarcelles, du château de Gisors aux choux fleurs de Créteil.J’ai même retrouvé la colonne détruite du désert de Retz dans le babylonien château d’eau de Noisiel.

Des hauteurs de Rosny à celle de Chanteloup, du plateau de Clichy à la dalle d’Argenteuil, on avait bizarrement livré des pastiches inconscients de la grande architecture militaire médiévales : les environs de Paris s’étaient retrouvés à nouveau fortifiés, la vieille tour de Montlhéry n’était plus solitaire, et même les immeubles de briques rouges qui avaient succédé à l’enceinte de Thiers évoquaient des murailles.

Et ce que j’avais initialement pris pour des anomalies, des accidents malheureux du post-modernisme, les grand ensembles voûtés et cannelés de Ricardo Boffil, étaient peut-être ce qui exprimait le mieux tout cela — ou du moins qui clôturaient avec le génie le plus clair cet âge des grands ensembles.

Car c’était cela, ces Carcassonnes, ces Acropoles, ces Atlandides qui surnageaient avec le plus de conviction au milieu des captures d’écrans de ruines médiévales qui s’accumulaient sur mon bureau.

Si décriées, dès leur construction, pour leur kitch intolérable ces mégastructures me sont soudain apparues comme absolument nécessaires.

Si les Villes Nouvelles n’ont jamais existé, et persisteront dans la mémoire des hommes, elles le doivent à ces rêveries bizarres et grandioses, à ces hybridations impossibles entre les cités idéales de Ledoux et les utopies corbuséennes.

L’Aqueduc de Saint-Quentin-en-Yvelines, les Espaces d’Abraxas à Marne-la-Vallée, les Colonnes de Saint-Christophe à Cergy-Pontoise sont les plus belles ruines du Grand Paris.

www.franceculture.fr/emissions/la-conclusion/ricardo-bofill immerssion dans le monde du logement social, l'univers des logements sociaux, des H.B.M au H.L.M - Retour sur l'histoire du logement collectif d'apres guerre - En Françe, sur l’ensemble du territoire avant, 4 millions d’immeubles étaient vétustes, dont 500.000 à démolir; au total 10% des logements étaient considérés comme insalubres et 40% réputés d’une qualité médiocre, et surpeuplés. C’est pour ces raisons que, à partir de 1954, le Ministre à la Reconstruction et au Logement évalue le besoin en logements à 2.000.660, devenant ainsi une priorité nationale. Quelques années plus tard à l’appel de l’Abbé Pierre, le journaliste Gilbert Mathieu, en avril 1957 publiait dans le quotidien Le Monde une série d’articles sur la situation dramatique du logement : Logement, notre honte et dénonçant le nombre réduit de logements et leur impitoyable état. Robert Doisneau, Banlieue après-guerre, 1943-1949 /Le mandat se veut triple : reconstruire le parc immobilier détruit durant les bombardements essentiellement du printemps/été 1944, faire face à l’essor démographique et enfin résorber l’habitat insalubre notamment les bidonvilles et les cités de transit. Une ambition qui paraît, dès le début, très élevée, associée à l’industrialisation progressive de la nation entre autre celle du secteur de la construction (voir le vidéo de l’INA du 17 juillet 1957 intitulée La crise du logement, un problème national. Cela dit, l’effort pour l’État français était d’une ampleur jamais vue ailleurs. La double nécessité de construire davantage et vite, est en partie la cause de la forme architecturale excentrique qui constituera les Grands Ensembles dans les banlieues françaises. Cinq caractéristiques permettent de mieux comprendre ce terme : la rupture avec le tissu urbain ancien, un minimum de mille logements, une forme collective (tours, barres) de quatre jusqu’à vingt niveaux, la conception d’appartements aménagés et équipés et enfin une gestion destinée pour la plupart à des bailleurs de logement social.

Pour la banlieue parisienne leur localisation s’est opérée majoritairement dans la périphérie, tandis que dans les autres cas, plus de la moitié a été construite dans le centre ville, le plus souvent à la limite des anciens faubourgs.

Architecture d’Aujourd’hui n° 46, 1953 p. 58-55

C’est le triomphe de l’urbanisme fonctionnel et rationaliste cher à Le Corbusier. Entre 1958 et 1973, cent quatre-vingt-quinze Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP) sont créées, comprenant deux millions de logements, essentiellement de type populaire en Habitations à Loyer Modéré (HLM), mais pas exclusivement, remplaçant ainsi les anciennes Habitations à Bon Marché (HBM) crées en 1894. Selon le décret du 27 mars 1954 qui en fixe les conditions d’attribution, les bénéficiaires de la législation n’ont pas changé, ce sont toujours des « personnes peu fortunées vivant principalement de leur salaire », selon la loi Strauss de 1906. En 1953, tous les HLM voient leur surface maximale se réduire, en passant de 71 à 65 mètres carrés pour un quatre pièces. L’accès au logement des familles modestes se fera donc au détriment de la qualité et quantité de l’espace habité pour des familles nombreuses. À ce propos, le sociologue Thierry Oblet a bien montré comment se sont articulées les pensées des architectes et des ingénieurs modernistes, avec leur souci planificateur d’un État interventionniste[8] grâce à l’hégémonie du béton, de la ligne droite et de la standardisation de la construction.

Les exemples de cette architecture restent nombreux : de la Cité de 4000 (pour 4000 logements) à la Courneuve en Seine-Saint-Denis (93) aux logements de 15 étages aux balcons pétales, appelés « Chou-fleur » à Créteil en Val-de Marne (94) dessinés au début des années 70 par l’architecte Gérard Grandval. De la Cité des nuages à Nanterre dans les Hauts-de-Seine (92) à la Grande borne construite entre 1967 et 1971 sur le territoire des communes de Grigny et Viry-Châtillon, dans l’Essonne (91) en passant par la Noé à Chanteloup-les-Vignes dans le département des Yvelines (78) scénario du célèbre film La Haine[9] de Kassovits.

Récemment, plusieurs expositions photographiques se sont

concentrées sur cette nouvelle figure de l’urbanisme fonctionnaliste français de l’après-guerre. Par exemple Toit&Moi, 100 ans de logement social (2012), Les Grands ensembles 1960-2010 (2012) produite par l’école supérieure d’arts & médias de Caen/Cherbourg, selon un projet du Ministère de la Culture et de la Communication. Enfin l’exposition Photographie à l’œuvre, (2011-2012) d’Henri Salesse, photographe du service de l’inventaire du Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme et Voyage en périphérie (2012) de Cyrus Cornut.

Il s’agissait là non seulement d’un progrès matériel, mais aussi démocratique, donnant ainsi à chaque citoyen, la possibilité d’accéder à son petit appartement doté de tous les conforts de l’époque. La recherche d’économie et de rapidité dans la conduite des chantiers portent à l’utilisation du béton comme matériel privilégié et à des plans architecturaux aussi simples que possible avec la réalisation de logements standardisés, dont les barres et les tours deviennent les figures principales : Au mitan des années cinquante, apparurent d’étranges formes urbaines. Des immeubles d’habitation de plus en plus longs et de plus en plus hauts, assemblés en blocs qui ne s’intégraient pas aux villes existantes. Ces blocs s’en différenciaient ostensiblement et parfois comme systématiquement, s’en isolaient. Ils semblaient faire ville à part. Surtout ils ne ressemblaient pas à ce qu’on avait l’habitude d’appeler ville. Et leur architecture aussi, qui était tellement déroutante. On les a nommés » grands ensembles. Cité de l’Abreuvoir, Bobigny (93), 2003 (Inventaire général du Patrimoine, Région Ile de France / Stéphane Asseline)

Bref, entre 1946 et 1975 le parc immobilier français passe de 12,7 millions à 21 millions de logements. Environ 8 millions de ceux-ci sont neufs, construits entre 1953-1975 – dont la moitié sous forme de grands ensembles – et près de 80 % des logements grâce à une aide de l’État avec des crédits publics. Le nombre de logements sociaux passe de moins de 500.000 à près de 3 millions, dont 43 % en région parisienne, où la demande est la plus forte[11]. Ce qui témoigne d’un effort énorme. Secrétariat d’État à la Reconstruction et au Logement, Supplément du logement en 1954, cité par Bachmann, C. Le Guennec, N., Violences urbaines…Op.cit, p.24. Alors que l’hiver 1954 est particulièrement rigoureux, l’abbé Pierre lance un appel en faveur des sans-logis et déshérités et organise des collectes de vêtements et de nourriture pour les plus démunis. Cela nous rappelle également que les inégalités sociales restaient particulièrement importantes à l’époque, malgré les débuts de la croissance économique, et que la crise du logement n’était pas encore complètement résolue. Danièle Voldman, La reconstruction des villes françaises de 1940 à 1954 : histoire d’une politique, Paris, L’Harmattan, 1997. Les Actualités françaises, La crise du logement, un problème national, 17 juillet, 1957, in fresques.ina.fr/…/la-crise-du-logement-un-probleme-n…, consulté le 20/02/2014. C’est l’urbaniste Marcel Rotival dans un numéro d’Architecture d’Aujourd’hui de juin 1935 (vol.1, n°6, juin 1935, p.57) qui propose pour la première fois cette terminologie pour désigner les Habitations à Bon Marché (HBM) et leur transformation en Habitations à Loyer Modéré (HLM), par la loi du 21 juillet 1951: « Nous espérons, un jour, sortir des villes comme Paris, non seulement par l’avenue des Champs Elysées, la seule réalisation de tenue sans laquelle Paris n’existerait pas, mais sortir par Belleville, par Charonne, par Bobigny, etc., et trouver harmonieusement disposés le long de larges autostrades, au milieu de grands espaces boisés, de parcs, de stades, de grandes cités claires, bien orientées, lumineusement éclairées par le soleil. » Largement reprise depuis les années 1950 dans le jargon administratif et public, elle apparaît pour la première fois dans un texte officiel qu’en 1973 avec la Circulaire Guichard, alors Ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Equipement, du Logement et du tourisme. Celui-ci met un terme à la politique initiée après-guerre afin « d’empêcher la réalisation des formes d’urbanisation désignées généralement sous le nom de “grands ensembles”, peu conforme aux aspirations des habitants et sans justification économique sérieuse ». Paradoxalement, le terme de grands ensembles s’officialise donc au moment même où ils son mis en question. ZUP est un acronyme qui signifie Zone à Urbaniser en Priorité. Elles ont été créées par le décret N°58-1464 du 31 décembre 1958, afin de planifier et d’encadrer sur le territoire national, le développement urbain pour répondre à la carence de logements face à l’accroissement démographique et favoriser enfin la résorption de l’habitat insalubre. Oblet, Thierry, Gouverner la ville. Les voies urbaines de la démocratie moderne, Paris, PUF, 2003. En particulier par l’intermédiaire de la Société centrale de construction et de la Société centrale pour l’équipement du territoire, créées au milieu des années 1950 en tant que filiales de la Caisse des dépôts et consignations.

Kassovitz, Mathieu, La Haine, France, 1995.

Cornu, Marcel, Libérer la ville, Bruxelles, Casterman, 1977, p.60. Annie Fourcaut « Les banlieues populaires ont aussi une histoire », Projet 4/2007 (n° 299), pp. 7-15.

www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...

Official Trailer - the Pruitt-Igoe Myth: an Urban History

www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc

Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po

DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..

passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document … explosion des tours Gauguin Destruction par implosion des Tours Gauguin (quartier de La Bastide) de Limoges le dimanche 28 novembre 2010 à 11 heures. Limoges 28/11/2010 youtu.be/cd0ln4Nqqbs … 42 Roanne - c'etait le 11 novembre 2013 - Souvenirs des HLM quartier du Parc... Après presque 45 minutes de retard, les trois dernières tours Chanteclair sont tombées. Le tir prévu etait à 11h14 La vidéo içi www.leprogres.fr/loire/2013/11/01/roanne-les-3-dernieres-... … … www.leprogres.fr/loire/2013/11/01/roanne-une-vingtaine-de... …Besançon (25) - la Nouvelle cité d'HLM La Planoise en 1960 avec la video des premiers habitants de Planoise en juin 1968 www.youtube.com/watch?v=LVKAkJSsCGk … … … archive INA … BEGIN Japanology - les utopies de l'extreme et Kenzo Tange l'architecte japonnais - la video içi www.youtube.com/watch?v=ZlAOtYFE4GM … 71 les Prés Saint-Jean a Chalon-sur-Saône - L'Implosion des 3 tours HLM de 15 etages le 5 décembre 2009 par FERRARI DEMOLITION içi www.youtube.com/watch?v=oDsqOjQJS8E … … … & là www.youtube.com/watch?v=ARQYQLORBBE … 21 DIJON Cité des Grésilles - c'etait l'implosion de la residençe HLM Paul Bur le 19 02 2010 www.youtube.com/watch?v=fAEuaq5mivM … … & la www.youtube.com/watch?v=mTUm-mky-sw … 59 - la technique dite du basculement - Destruction de l'immeuble Rhone a Lille avec pleins de ralentit içi video-streaming.orange.fr/actu-politique/destruction-de-l... … 21 Chenôve (le GRAND DIJON) - Implosion de la barre François RUDE le 3 nov 2010 (top video !!) www.youtube.com/watch?v=ClmeXzo3r5A … …Quand l histoire çe repete et çe repetera autant de fois que nesçessaire quand on voie la quantitée de barres 60 70's...dans le collimateur de l'ANRU2.. 77 MEAUX 3 grandes tours..& puis s'en vont.. Démolition Pierre Collinet Batiment Genêt, Hortensia et Iris - Reportage Journal le 26 juin 2011 youtu.be/fpPcaC2wRIc 71 CHALON SUR SAONE C'etait les Prés Saint Jean le 05 décembre 2009 , pour une implosion hlm hors du commun !!! Caméra mise à même le sol , à une vingtaine de mètres de la première tour .... www.youtube.com/watch?v=kVlC9rYU-gs … 78 les MUREAUX le 3 octobre 2010 ,Les dernières minutes de la Tour Molière aux Mureaux (Yvelines) et sa démolition par semi-foudroyage, filmés du quartier de la Vigne Blanche. www.youtube.com/watch?v=u2FDMxrLHcw …71 MACON LES GRANDES PERRIERES C'etait un 30 juin 2013, avec l'implosion de la barre HLM des Perrières par GINGER www.youtube.com/watch?v=EzYwTcCGUGA … … une video exceptionnelle ! c'etait Le Norfolk Court un ensemble résidentiel, le Norfolk Court, construit dans les années 1970, a été démoli à Glasgow en Ecosse le 9 mai 2016 . Il rate la démolition d'un immeuble au tout dernier moment LES PASSAGERS DU BUS EN PROFITE A SA PLAçE lol www.20minutes.fr/tv/t-as-vu/237077-il-rate-la-demolition-... … 69 LYON Quand La Duchère disait adieu à sa barre 230 le jeudi 2 juillet 2015

www.youtube.com/watch?v=BSwidwLw0NAwww.youtube.com/watch?v=BdLjUAK1oUkwww.youtube.com/watch?v=-DZ5RSLpYrM …Avenir Deconstruction : Foudroyage de 3 barres HLM - VAULX-EN-VELIN (69) www.youtube.com/watch?v=-E02NUMqDno Démolition du quartier Bachelard à Vaulx-en-Velin www.youtube.com/watch?v=DSAEBIYYpXY Démolition des tours du Pré de l'Herpe (Vaulx-en-Velin)

www.youtube.com/watch?v=fG5sD1G-QgU REPORTAGE - En sept secondes, un ensemble de 407 appartements à Vaulx-en-Velin a été détruit à l'explosif dans le cadre du renouvellement urbain... www.youtube.com/watch?v=Js6w9bnUuRM www.youtube.com/watch?v=MCj5D1NhxhI - St-QUENTIN LA ZUP (scic)- NOUMEA - NOUVELLE CALEDONIE historique de la cité Saint-Quentin içi www.agence-concept.com/savoir-faire/sic/

www.youtube.com/watch?v=_Gt6STiH_pM …[VIDEOS] Trois tours de la cité des Indes de Sartrouville ont été démolies dans le cadre du plan de rénovation urbaine du quartier Mille quatre cent soixante-deux détonateurs, 312 kilos le 06/06/2010 à 11 heures. la belle video içi www.youtube.com/watch?v=fY1B07GWyDE VIGNEUX-SUR-SEINE, VOTRE HISTOIRE, VOS SOUVENIRS. içi www.youtube.com/watch?v=8o_Ke26mB48 … , Film des Tours et du quartier de la Croix Blanche, de 1966 à 1968. Les Tours en train de finir de se construire, ainsi que le centre commerciale. Destruction de la Tour 21, pour construire de nouveaux HLM...

42 LOIRE ST-ETIENNE MONTREYNAUD tout une histoire youtu.be/ietu6yPB5KQ - Mascovich & la tour de Montreynaud www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE … -Travaux dalle du Forum à Montreynaud Saint-Etienne www.youtube.com/watch?v=0WaFbrBEfU4 … & içi www.youtube.com/watch?v=aHnT_I5dEyI … - et fr3 là www.youtube.com/watch?v=hCsXNOMRWW4 … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline et sur les pentes de cette colline s’accroche une petite ville, un quartier, un peu à part. Cet endroit niché au milieu de la verdure, c’est le quartier de Montreynaud. www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo&fbclid=IwAR2ALN4d... …Et sinon, avez-vous remarqué au dessus du P de AGIP ? On voit, dans le film, la Tour Réservoir Plein Ciel du quartier de Montreynaud, détruite 3 ans plus tard par foudroyage ! Sûr que @Memoire2cite a des photos du quartier et de la tout à l'époque ! ;-) 42 LOIRE SAINT-ETIENNE MONTREYNAUD LA ZUP Souvenirs avec Mascovich & son clip "la tour de Montreynaud" www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE

- Que de chemin parcouru, Muraille de Chine La Palle Beaulieu jusqu'aux années 90. L habitat se transforme et s adapte aux nouveaux besoins. Autre temps, période d'essor économique et du "vivre ensemble". Merci à @Memoire2cite pour cette introspection du passé! -

twitter.com/Memoire2cite le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme « Je préfère regarder la Tour Plein Ciel en fermant l’œil gauche », s’amuse Jean-Philippe Arnaud. Une boutade pour railler le mauvais œil. À six jours du foudroyage de l’emblématique immeuble planté au sommet de la colline de Montreynaud, le directeur technique de l’entreprise locale Arnaud Démolition lorgne sur Le Belvédère. Ce bâtiment en copropriété de seulement cinq étages n’est qu’à 12 mètres du pied de la géante Tour Plein Ciel de 18 étages. « Et comme on a du bol, il est du côté du château d’eau », plaisante Jean-Philippe Arnaud. Ironie du sort. Mais pas de quoi décontenancer ce spécialiste des démolitions et des explosifs en milieu urbain, comme des sites industriels.

Que le 24 novembre à 10 h 45, la massive coupole de près de 400 tonnes s’effondre sur Le Belvédère, il ne l’envisage pas une seconde. Ni une poignée. La durée précisément de la démolition explosive du désormais squelette de béton des jadis 107 logements. Ce crucial instant programmé le jeudi 24 novembre, à 10 h 45, a minutieusement été préparé. Depuis trois mois, chez Arnaud démolition, on planche sur les explosifs. « On a foré des trous de 80 cm à 1,60 m dans les lignes de poteaux verticaux pour installer les 280 kilos d’explosifs », explique Jean-Philippe Arnaud. Mais « c’est le plus tard possible » qu’ils seront positionnés. « Car si on avait une tempête, leurs filaments très fins risqueraient d’être endommagés. » C’est donc la veille du jour J, le 23 novembre dès potron-minet, que les étages 16, 12, 8, 4, 2 et le rez-de-chaussée seront criblés d’explosifs. Bien sûr, ils n’ont pas été positionnés de manière aléatoire. Les plans du bâtiment se sont révélés précieux, « même s’ils ne sont pas toujours fidèles à la réalité », nuance l’expérimenté M. Arnaud.

Les étages remplis d’explosifs écrasent ceux vierges. Et surtout, un soin particulier a été apporté au château d’eau.

À lui seul, il renfermera 60 % des quelque 1 800 explosifs. Chacun relié à un détonateur déclenché le 24 novembre. Mais pas tous à 10 h 45. C’est un déclenchement séquentiel décalé d’une seconde et demie à une centaine de mètres par huit artificiers, afin de permettre d’orienter le foudroyage de la tour au Sud-Est. Soit vers les arbres pour l’éloigner le plus possible du Belvédère. « Mais chacun entendra un grand boum », assure Jean-Philippe Arnaud. Et verra un geyser d’eau de 45 m de haut. Des boudins remplis d’eau capteront les particules. Et le drapage de fibres géotextiles laissera passer seulement le gaz, mais pas les projections. En théorie, tout est sécurisé. Même les immeubles alentours et le plus proche voisin Le Belvédère, au ravalement de façade flambant neuf, habillé lui aussi d’un drapé de blanc, ne devrait subir aucune dégradation. Au pire, une fenêtre de mauvaise qualité pourrait se briser. « Maintenant, le risque zéro n’existe pas », prévient Jean-Philippe Arnaud. Et il croise les doigts pour que la coupole du château d’eau se brise.

« C’est un ouvrage unique en Europe, alors, on espère qu’il va réagir comme on l’a prévu ». Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.

Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye

www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije , Le Joli Mai (Restauré) - Les grands ensembles BOBIGNY l Abreuvoir www.youtube.com/watch?v=eUY9XzjvWHE … et la www.youtube.com/watch?v=hK26k72xIkUwww.youtube.com/watch?v=xCKF0HEsWWo

Genève Le Grand Saconnex & la Bulle Pirate - architecte Marçel Lachat - Un film de Julien Donada içi www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=4E723uQcpnU … … .Genève en 1970. pic.twitter.com/1dbtkAooLM è St-Etienne - La muraille de Chine, en 1973 ce grand immeuble du quartier de Montchovet, existait encore photos la Tribune/Progres. www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48 …, - la tour 80 HLM située au 1 rue Proudhon à Valentigney dans le quartier des Buis Cette tour emblématique du quartier avec ces 15 étages a été abattu par FERRARI DEMOLITION (68). VALENTIGNEY (25700) 1961 - Ville nouvelle-les Buis 3,11 mn www.youtube.com/watch?v=C_GvwSpQUMY … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline Montreynaud la ZUP de Raymond Martin l'architecte & Alexandre Chemetoff pour les paysages de St-Saens.. la vidéo içi * Réalisation : Dominique Bauguil www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo … … - www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty

la construction des Autoroutes en France - Les liaisons moins dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije - Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije , Quelques mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale, un triste constat s'impose : 5 944 passages sont coupés, soit plus de 110 km de brèches ; de nombreuses villes se trouvent isolées.Les chantiers s'activent dans toute la France pour "gagner la bataille des communications routières". Mais outre la pénurie de main d’œuvre, il faut faire face au manque de matériaux (béton, métal) et donc déployer des trésors d'imagination pour reconstruire les ponts détruits. Si le savoir faire des tailleurs de pierre est exploité, le plus spectaculaire est le relevage des ponts, comme le pont de Galliéni à Lyon, où 7 à 800 tonnes d'acier sont sorti de l'eau avec des moyens de l'époque. En avril 1945, il reste 5 700 ponts à reconstruire soit 200 000 tonnes d'acier, 600 000 tonnes de ciment, 250 000 m3 de bois, 10 millions de journées d'ouvrier, prix de l'effort de reconstruction.1945 Auteurs / réalisateurs : images : G.Delaunay, A.Pol, son : C.Gauguier Production : Direction Technique des Services des Ponts et Chaussées / Ministère des Travaux Publics et des Transports Support original : 16 mm noir et blanc Durée : 14 min Thèmes principaux : infrastructures-ouvrages d'art Mot clés : chantier, pont, Reconstruction, restauration, béton précontraint, ministère des travaux publics et des transports Lieux : Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt

www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije , Film d'archive actualités de 1952 Reconstruction de la France sept ans après la fin de la seconde guerre mondiale état des lieux de la crise du logement , Actualités de 1952. Sept ans après la fin de la seconde guerre Mondiale état des lieux de la reconstruction de la France et de la crise du logement à l’œuvre, pénurie de logement, logements insalubres. Les actualités montrent des images d'archives de la destruction de la France, les Chars de la division Leclerc qui défilent sur les Champs Elysees. Le commentaire dénonce la lenteur de la reconstruction et notamment des manifestations qui ont eu lieue à Royan afin d''accélérer la reconstruction de la ville détruite.Le film montre à Strasbourg, Mulhouse, des réalisation moderne de grands ensembles et des images d'archive de la reconstruction du Havre de Saint Nazaire.Le film se termine à Marseille sur les réalisation nouvelles autour du vieux port puis on assiste à l'inauguration de la Cité Radieuse par le ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme Eugène Claudius-Petit en présence de son architecte Le Corbusier à qui le ministre remet la cravate de commandeur de la légion d'honneur. www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR

www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695... twitter.com/Memoire2cite - c’est l’œuvre d’Antti Lovag, l’architecte de la Maison Bulle et du Palais Bulles, qui a inspiré Annette Tison et Talus Taylor dans la création de l’univers dans lequel vit la famille des Barbapapa. Lancée il y a 45 ans, la célèbre production franco-américaine des Barbapapa a traversé les âges. La maison Barbapapa dans laquelle vit et dort la joyeuse famille a elle aussi traversé les époques. La forme de la demeure et ses vieux accoutrements déchaînent toujours autant les passions. Mais qu’est ce qui rend la maison des Barbapapa si spéciale ?

Une maison aux formes arrondies La maison des Barbapapa sort de l’ordinaire. Son profil arrondi est semblable à des bulles. Elle se situe dans un cadre naturel au milieu d’un paysage rupestre et coloré. C’est un habitat qui se veut respectueux de l’environnement et qui souligne l’empreinte écologique de la série. Quand la famille n’est pas en voyage dans un autre pays ou dans une autre ville, ce lieu est le terrain de jeu favori des enfants. Dans les épisodes de la série, on les voit sauter, jouer et se lancer des défis autour de la demeure familiale. Dans la maison Barbapapas les 7 enfants ont chacun leur propre chambre à coucher. Cela ne freine aucunement le fait qu’ils se retrouvent dans les espaces communs de la maison pour passer des moments ensemble avec leurs parents. Une architecture typique des années 70 Pour comprendre la forme du logement des Barbapapa, il faut remonter aux années 70. En effet, c’est l’œuvre d’Antti Lovag, l’architecte de la Maison Bulle et du Palais Bulles, qui a inspiré Annette Tison et Talus Taylor dans la création de l’univers dans lequel vit la famille des Barbapapa.Elle est caractérisée par une décoration de couleur orange, des parois courbes, des toits ronds, des portes, des fenêtres et des cheminées biscornues. L’univers des Barbapapa a également été reproduit en grandeur nature par un architecte du nom de Haüsermann sur une île à laquelle il a donné son nom. Cette maison a été longtemps exploitée comme un hôtel avant d’être mise en vente en 2015. Museumote .... des bulles sur une île signées Pascal Hausermann 1967 / champs libres

www.youtube.com/watch?v=b4vqeYPO9ws Des espaces intérieurs accueillants

Une fois entré et passé le portique arrondi, on imagine bien les espaces intérieurs distribués dans la maison Barbapapa. Dans les chambres, on y trouvera probablement des jeux, poupées, peluches, doudous, ainsi que des livres et des jouets en tout genre. Il faut bien que les Barbapapa s’amusent ! Sans oublier le cartable, la trousse avec son crayon et la gommette, la gourde et tous les accessoires dont ont besoin les enfants Barbapapa pour aller à l’école. Dans les chambre à coucher, on imagine des édredons bien doux pour dormir profondément. Pour accueillir la famille nombreuse à l’heure du repas, on devine la salle à manger avec sa grande table et ses chaises, sur laquelle sera disposé le set de table avec les gobelets et les assiettes. Dans la cuisine un tablier sera à disposition pour que toute la famille puisse cuisiner des recettes ensemble. Malgré ses 4 décennies d’âge, le design inspiré dans la série continue de susciter autant d’intérêt. La maison des Barbapapa est espace convivial et chaleureux qui donne envie de s’y installer. Elle pourrait même inspirer des architectes dans les prochaines années. Vidéo de Jérôme Sadler (meilleur qualité son sur) : vimeo.com/98816901

Promenade architecturale dans le palais Bulles du couturier Pierre CARDIN. La villa de l'Esquillon a été réalisée par Antti LOVAG(1920-2014) avec la complicité de son ami et mécène, l'industriel Pierre BERNARD. Cette collaboration a permis de 1983 à 1991 de réaliser un espace de plus de 1000 m de bulles. Posées en équilibre sur un rocher de bord de mer, elles s’agglutinent les unes aux autres telle une grappe de raisins. A la mort du propriétaire, la villa devient la propriété du couturier Pierre CARDIN (1993) qui la renommera Palais Bulles. La visite du studio permet de percevoir la conception d'un habitat bulle, expression qu' Antti Lovag, qui aimait jouer avec les mots, préférait à celle de maison bulle qu'il trouvait trop connotée. Antti LOVAG développait, au travers de ce qu'il nommait l'habitologie, une réflexion sur l'homme, ses besoins et l'espace. Ce sont chez lui les fonctions, les usages, et les déplacements quotidiens qui déterminent les espaces de vie.

Cette démarche novatrice est ici mise en évidence:

-La table ronde est suspendue pour faciliter le ménage. Elle pivote sur un axe et s'encastre prés de l'évier afin de desservir plus aisément la vaisselle.

-L'espace cuisine est commun avec l'espace salon. le cuisinier ne perd pas une miette de la discussion.

-Un hamac vient s'ajouter en vue de créer un autre lieu plus intime. Il atténue le volume sonore généré par la forme sphérique de l'habitat. Il se réserve pour les fins de soirée. C'est le fameux "pelotoir"

-La salle de bain avec douche possède forcément une assise, afin de faciliter le lavage des pieds.(ici, la salle de bain ne jouxte pas la chambre. Ce ne sera pas le cas dans les autres habitats).Bonne promenade architecturale

Jérôme Sadler www.youtube.com/watch?v=TTZOWcZluWY l’Anjou, le premier immeuble la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9...missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695... Mémoire2cité Mémoire2Ville Mémoire de l'Habitat,içi la page listant mes 43 albums photos disponibles, çe x 1000 pour chacuns d'entre eux ..Merci aux 5859 followers qui porte une attention particuliere à nos quartiers..la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty

Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije , Quelques mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale, un triste constat s'impose : 5 944 passages sont coupés, soit plus de 110 km de brèches ; de nombreuses villes se trouvent isolées.Les chantiers s'activent dans toute la France pour "gagner la bataille des communications routières". Mais outre la pénurie de main d’œuvre, il faut faire face au manque de matériaux (béton, métal) et donc déployer des trésors d'imagination pour reconstruire les ponts détruits. Si le savoir faire des tailleurs de pierre est exploité, le plus spectaculaire est le relevage des ponts, comme le pont de Galliéni à Lyon, où 7 à 800 tonnes d'acier sont sorti de l'eau avec des moyens de l'époque. En avril 1945, il reste 5 700 ponts à reconstruire soit 200 000 tonnes d'acier, 600 000 tonnes de ciment, 250 000 m3 de bois, 10 millions de journées d'ouvrier, prix de l'effort de reconstruction.1945

Auteurs / réalisateurs : images : G.Delaunay, A.Pol, son : C.Gauguier Production : Direction Technique des Services des Ponts et Chaussées / Ministère des Travaux Publics et des Transports Support original : 16 mm noir et blanc Durée : 14 min Thèmes principaux : infrastructures-ouvrages d'art Mot clés : chantier, pont, Reconstruction, restauration, béton précontraint, ministère des travaux publics et des transportsLieux : Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt

www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije , Levittown: The Construction and Systematic Execution of Discrimination in Modern Suburbia (NHD 2018) www.youtube.com/watch?v=9_KrD6PkX0M … … 17000 maisons en 2 ans un record dans l histoire des annees 60 @ la grande Acceleration @ Un point de bascule avec le changement de regime d'existence les 30 glorieuses americaine @ la constructions de masse.., ici LEVITTOWN a LONGISLAND, 17000 pavillons en 2 ans un Record...Yes this is it my Our Home Town: Levittown, PA (1954) - www.youtube.com/watch?v=9_KrD6PkX0M les 30 glorieuses atomique @ le projet PLOWSHARE de 1957 LE FILM ICI www.youtube.com/watch?v=kpjFU_kBaBE … STRAUSS le promoteur du nucleaire Americain les 30 glorieuses Américaine @ quand celles çi ratent le coche sur le developpement solaire... les occasions manquées de soigner notre humanité..www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt

www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695.. A partir des années 1950, le trafic de la banlieue parisienne suit l’urbanisation galopante et les dessertes ferroviaires doivent s’adapter et se moderniser.Quelques amateurs ont su immortaliser un monde ferroviaire qui était alors en voie de disparition. Dans ce film, nous retrouvons les dessertes 750 volts par troisième rail en rames « Standard » sur les lignes de Versailles-RD, sur la ligne d’Auteuil et entre Puteaux et Issy-Plaine mais aussi les derniers trains à vapeur à St Lazare, à La Bastille et sur le Nord et quelques ultimes voyages sur les lignes de Ceinture --------------De la révolution industrielle à aujourd’hui, un décryptage minutieux de la course au développement qui a marqué le point de départ de l’ère de l'anthropocène (ou l'ère de l'Homme) et de la déterioration continue de la planète. www.arte.tv/fr/videos/073938-000-A/l-homme-a-mange-la-terre/ Quelque 1 400 milliards de tonnes de CO2 sont aujourd’hui prisonnières de la basse atmosphère. Réchauffement climatique, déforestation, inondations, épuisement des ressources, pollutions, déchets radioactifs... : en deux siècles, la course au progrès et à la croissance a durablement altéré la planète, la crise environnementale se doublant d’une rupture géologique, avec l’avènement de l’ère anthropocène. Portée par l’exploitation des énergies fossiles – du charbon de la révolution industrielle en Angleterre au tout-pétrole de la domination économique des États-Unis –, l’industrialisation et ses corollaires, taylorisme et colonialisme, entraînent une exponentielle production de masse. Un processus qu’accélère la Première Guerre mondiale, les firmes chimiques mobilisées pour tuer l’ennemi se reconvertissant dans la destruction du vivant avec les herbicides, insecticides et fertilisants de l’agriculture intensive. Alors que l’urbanisation s’étend, la voiture, qui sonne le glas du tramway, se généralise, et l’Amérique s’inspire du modèle autoroutier nazi. La Seconde Guerre mondiale engendre une nouvelle organisation du travail, laquelle devient la norme, et annonce l’ère nucléaire de la guerre froide. Dans sa démesure, l’homme rêve déjà d’usages civils de l’atome (y compris pour l’abattement de montagnes et la dissolution des calottes glaciaires !). Le plastique et le béton deviennent les piliers de la consommation de masse, dévoreuse de matières premières et antidote à la contestation sociale, jusqu’à la révolution numérique. Liaisons dangereuses En balayant, avec de formidables archives issues du monde entier, deux siècles de progrès jusqu’à l’ère du big data, le film remonte aux sources de la crise écologique, en interrogeant avec précision les enjeux scientifiques, économiques et politiques qui y ont conduit. Fourmillant d’informations, il éclaire l’histoire de cette marche folle, et les liaisons dangereuses entre industries militaire et civile. Entre capitalisme et mondialisation imposés par les grandes puissances, un décryptage passionnant du basculement dans l’anthropocène, funeste asservissement de la nature par l’homme. le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur (link: 50ans.apur.org/#intro) 50ans.apur.org/#intro @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire.Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique. www.benjamingibeaux.fr/portfolio/petite-histoire-de-lhabi... Le Label « Patrimoine du XXe siècle » créé en 1999 par le ministère de la Culture et de la Communication a pour but de faire connaître l’architecture de cette période. La comparaison des labellisations réalisées par les DRAC d’Île-de-France et d’Occitanie (ex Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées) montre la variété des méthodes employées pour rendre compte soit de l’importance numérique des édifices remarquables soit de la difficulté à établir ce corpus et de la nécessité de s’appuyer sur les inventaires ou études thématiques ou monographiques. Si l’attribution du label, désormais appelé "Architecture contemporaine remarquable" s’est faite depuis vingt ans de façon très diverse selon les régions, elle est toujours l’occasion de mettre en lumière et de porter à la connaissance du public des œuvres architecturales remarquables, notamment via une augmentation impressionnante des publications de qualité sur l'architecture du XXe siècle. En 1999, le ministère de la Culture et de la Communication propose la mise en place d’un nouvel outil pour permettre la reconnaissance et la sauvegarde des constructions élevées au cours du siècle qui s’achève. Le label « Patrimoine du XXe siècle » est une déclinaison nationale de la recommandation du conseil de l’Europe sur la prise en compte de l’architecture du XXe siècle. Ce dernier évoque, pour la conservation de ce patrimoine « moins reconnu », une absence d’intérêt « en raison de sa proximité dans l’Histoire, de l’abondance de ses témoignages et de son caractère hétérogène » et sa crainte de « pertes irréparables »2 . Le label mis en place par la France vise à appeler « l’attention des décideurs, des aménageurs, mais aussi et surtout de ses usagers et du public sur les productions remarquables de ce siècle » Chargées de mettre en place le label, les directions régionales des affaires culturelles (Drac), services déconcentrés du ministère de la Culture, ont à cette date déjà construit, chacune à sa manière, leur approche de la préservation du patrimoine du XXe siècle. Elles s’emparent alors diversement du label, appliquant de facto des labellisations aux immeubles de ce siècle déjà protégés au titre des monuments historiques4 ou mettant en place de véritables stratégies pour répondre pleinement aux attendus de la directive nationale. À partir de nos expériences, il nous a paru intéressant de montrer la diversité de la mise en place du label dans trois Drac parmi d’autres, l’Île-de-France ainsi que Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées qui composent aujourd’hui la région Occitanie5. Pour chacune de ces Drac, il s’agit de montrer comment la connaissance de ce patrimoine, mais aussi ses particularités territoriales ont joué un rôle important dans le choix des méthodologies de sélection des œuvres à labelliser ainsi que la détermination de critères, et de présenter les résultats et les actions de valorisation menées pour faire connaître et apprécier ces créations architecturales récentes. Le label « Patrimoine du XXe siècle » en Île-de-France : gérer l’abondance La Drac Île-de-France s’est emparée tardivement du label « Patrimoine du XXe siècle », pour plusieurs raisons. Parmi les freins à l’action, il faut citer la question du pilotage de la mise en place du label entre différents services de la Drac, les interrogations liées à l’opportunité de ce nouveau dispositif et un relatif scepticisme quant à son efficacité, l’ampleur de la tâche au vu du corpus concerné, le plus important de France en quantité et sans doute en qualité, mais surtout l’engagement pris de longue date par cette Drac et les membres de sa commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) en faveur du patrimoine du XXe siècle. En effet, c’est sans doute dans cette région que l’on protège le plus grand nombre d’édifices contemporains au titre des monuments historiques : dans la première décennie du XXIe siècle, selon les années, 50 à 70 % des protections concernent des édifices construits au siècle précédent. Ainsi, ce nouveau dispositif, dépourvu de dispositions contraignantes, étranger à la culture de la conservation régionale des monuments historiques (CRMH) dont l’action est liée à la protection, peinait à démontrer son intérêt au regard de ce qu’offre la législation sur les monuments historiques. Cependant, au vu de l’enjeu que constitue la préservation de l’architecture contemporaine en Île-de-France, lié à la fois à l’ampleur de la production et aux évolutions urbaines et réglementaires constantes engageant sa conservation, la question de la mise en place du label était régulièrement posée à la Drac. Pilotée par la CRMH, la première expérience de labellisation y fut menée en 2004. Elle s’inscrivait dans la suite de l’étude menée par le groupe d’experts dirigé par Bernard Toulier, conservateur du Patrimoine au département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique du ministère de la Culture, qui avait produit une liste d’édifices du XXe siècle repérés en bibliographie, inventaire devant servir de base à la constitution de propositions de labellisations. Selon la méthode suivie par ce groupe d’experts, on fit le choix de présenter tous les immeubles concernés regroupés par larges typologies. Les membres de la CRPS, devant lesquels fut présentée cette liste d’édifices, rejetèrent en bloc la sélection où voisinaient l’aérogare 1 de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle et la modeste mairie du 17e arrondissement de Paris présentée à la demande de son maire, arguant de l’impossibilité à valider le choix d’édifices que rien ne rapprochait. De plus, nombre des immeubles retenus étaient candidats à la protection au titre des monuments historiques, brouillant de fait l’identité du label et réfutant du même coup la conception un temps énoncée du label comme « antichambre » de la protection. En effet, si la grande qualité de la plupart des édifices sélectionnés montrait toute la richesse des créations contemporaines franciliennes, la seule présentation des plus remarquables d’entre eux résultait d’une absence de sélection argumentée, selon l’esprit du label. La présentation de cette première liste en CRPS tourna donc court. - La question des critères de sélection a été débattue à la lumière de l’expérience de la labellisa (...) En 2008, toujours sous l’impulsion du service des monuments historiques, une nouvelle orientation fut prise. Un pilotage, un groupe de travail, un objectif furent mis en place. Trois orientations furent définies : selon les recommandations de la CRMH de la région PACA, procéder par thématiques typologiques, méthode propice à l’élaboration de critères de sélection ; cibler un patrimoine déprécié ou en danger, pour répondre parfaitement aux attendus de la directive européenne ; pour cette première campagne de labellisation, choisir un champ vierge de reconnaissance patrimoniale, éloigné de la protection au titre des monuments historiques afin d’éviter toute confusion entre les édifices labellisés et les édifices protégés. Le thème des ensembles de logements, nombreux dans cette région, s’est naturellement dégagé. À géométrie variable, le groupe de travail dirigé par la cellule protection était formé d’un premier cercle pérenne, garant de la cohérence de la démarche de labellisation et des choix des thématiques, et d’un second, composé de spécialistes de chaque thématique retenue. Le premier cercle était constitué d’agents de la Drac (conservation des monuments historiques, service architecture, un architecte des bâtiments de France, chargé de faire le lien avec l’ensemble des services départementaux de l’architecture et du patrimoine de la région), de représentants du monde universitaire et de la recherche dans le domaine de l’architecture du XXe siècle.

Pour les ensembles de logements, le second cercle du groupe de travail a permis d’associer des acteurs de terrain, des représentants des bailleurs sociaux, des experts. Le sujet fut restreint chronologiquement (1945-1975), son acception précisée (habitat collectif et individuel) et le corpus, basé sur les inventaires existants et la bibliographie, fut établi à partir des critères élaborés par le groupe de travail : histoire, forme urbaine, valeur d’usage, technique, style - Composée d’environ un tiers de ses membres, la délégation permanente est une émanation de la CRPS (...) De façon exceptionnelle, la liste des ensembles de logements fut en premier lieu présentée devant les membres de la délégation permanente de la CRPS7 pour en valider les orientations et s’assurer de l’adhésion des membres, à la fois pour ne pas risquer de réitérer l’expérience malheureuse de 2004 mais surtout pour interroger la commission sur le bien-fondé à distinguer ces ensembles de logements d'après-guerre, constructions parmi les plus décriées du XXe siècle.

La méthodologie proposée a conduit à la labellisation d’une première série d’immeubles, quarante ensembles de logements en 2010 (fig. 2, 3), puis d’une seconde série de soixante-quinze lieux de culte en 2011 (fig. 4, 5). Les critères peuvent être adaptés ou précisés selon le thème retenu : pour les édifices religieux, la qualité et l’originalité du décor furent ajoutés et la valeur d’usage exclue.La méthode choisie a été vertueuse : elle a permis de labelliser un grand nombre d’édifices, d’associer largement les services patrimoniaux de l’État et des collectivités, de créer des synergies avec l’université et les chercheurs, de valoriser l’action de l’État par des présentations en CRPS, des publications, des journées d’études, des expositions, actions relayées par la presse généraliste et spécialisée8 (fig. 6 et 7). Un partenariat pérenne s’est développé avec l’éditeur Beaux-Arts pour la publication de chaque campagne de labellisation, avec diffusion en kiosque au plus près du public concerné pour un prix inférieur à 15 €. Elle a également permis d’impliquer les acteurs de terrain, répondant ainsi à l’objectif visé de sensibilisation du public à cette architecture mal aimée Depuis 2016, la Drac Île-de-France a conduit trois nouvelles campagnes, toutes thématiques, fondées sur des partis méthodologiques diversifiés, adaptés aux sujets d’étude.

- Note méthodologique « Étude du patrimoine du XXe siècle de la métropole du Grand Paris », La manu (...) - La loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LCAP) promulguée (...) Une campagne vise à identifier les édifices et ensembles contribuant à structurer le territoire de la récente métropole du Grand Paris. L’établissement d’une critériologie et la sélection ont été confiés à un bureau d’études, la Manufacture du patrimoine, associé à un groupe de travail conduit par la Drac. Des critères dits généraux, divisés en critères primaires et complémentaires, ont été retenus. Pour la thématique étudiée, se sont ajoutés sept critères spécifiques répondant aux enjeux de « l’émergence et du rayonnement de la métropole »10. Les grands travaux présidentiels ont été concernés dans un premier temps, aboutissant à la labellisation de dix édifices en novembre 2016, avant une présentation plus large d’édifices emblématiques, retenus pour l’obtention d’un label « Architecture contemporaine remarquable »11 en juin 2018.

- Introduite par la loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LC (...) De façon innovante, la Drac a conclu un partenariat avec l’école nationale supérieure d’architecture (ENSA) Paris-Belleville avec laquelle elle s’est associée dès l’élaboration du premier label (colloque, exposition, travaux avec l’IPRAUS). Le thème choisi, inscrit dans la droite ligne du précédent, s’attache à l’étude des villes nouvelles. Par son caractère récent et spécifique dans l’histoire de la planification urbaine, cet objet d’étude implique une nouvelle approche, menée dans le cadre d’une convention triennale de chaire partenariale avec l’ENSA Paris-Belleville. La méthodologie s’appuie sur la grille d’analyse habituellement employée par la Drac, enrichie pour inclure davantage l’espace public. Des édifices de la ville d’Évry (Essonne), qui manifesta en 2016 son souhait de voir son patrimoine labellisé, ont été présentés en novembre 2018 aux membres de la commission régionale de l’architecture et du patrimoine (CRPA)12 en vue d’une labellisation.- Valérie Gaudard remercie vivement Mmes Agnès Chauvin, cheffe du bureau de la protection, et Maria (...)Enfin, le champ de l’architecture scolaire est abordé dès 2010. Au vu de l’immensité du corpus, la Drac a choisi en 2016 de s’attacher dans un premier temps aux lycées, en lien avec le service de l’Inventaire de la région Île-de-France Le label en Languedoc-Roussillon : une succession d’opportunités V- La Poste Art Nouveau de Tuchan, l’hôtel du Belvédère à Cerbère. - Certains construits vers 1900 relèvent davantage d’une esthétique encore XIXe comme la villa Las (...) - Le 3 octobre 2001, une CRPS dédiée a examiné onze propositions de protection, dont deux seulement (...)

Dans ce territoire riche en monuments anciens, l’attention pour l’architecture du XXe siècle s’observe dès les années 1980 avec la décentralisation. La commission régionale du patrimoine historique archéologique et ethnologique (Corephae) du 15 décembre 1986 a examiné les premiers dossiers14. Parmi des édifices de la première moitié du siècle, bénéficiant du recul et bien documentés, plus faciles à appréhender15, on peut citer les cliniques Saint-Charles à Montpellier, exemple d’architecture des années 1930, ornées des sculptures monumentales de Joachim Costa et des verrières d’Émile Brière, sauvées in extremis de la démolition. En l’an 2000, une campagne de protection thématique est lancée16, distinguant des bâtiments majeurs de l’entre-deux-guerres, comme le théâtre municipal de Carcassonne, le Palais des Arts et du Travail de Narbonne, le lycée technique Dhuoda à Nîmes, l’église Sainte-Thérèse à Montpellier mais également le centre d’apprentissage pour garçons, actuel lycée Mermoz à Béziers, œuvre de Pierre Jeanneret, à laquelle ont collaborés Jean Prouvé et Charlotte Perriand.

- Monument inscrit MH en 2009 Toujours à Odeillo, un petit collectif de maisons solaires, initiativ (...) Plus récemment ont été inscrits au titre des monuments historiques, le centre de vol à voile de la Montagne Noire, à Labécède-Lauragais, haut lieu de formation des pilotes entre 1932 et 1980 ou des installations solaires en Cerdagne, liées à la personnalité de Félix Trombe dont les recherches aboutissent à la construction entre 1962 et 1968 par le CNRS du four solaire d’Odeillo à Font-Romeu-Odeillo-Via Pourtant, cette architecture du XXe siècle, représentant un nombre de réalisations jamais atteint, restait mal appréciée, mal aimé.

Qu'ai-je vu ? Des ombres, des lumières, des secrets, des envies, des joies, des larmes, un chemin vers l'infini. Des souvenirs de tant de vies, des rêves de tant de nuits...

 

What did I see ? Shadows, lights, secrets, desires, joys, tears, a path to infinity. Memories from so many lives, dreams from so many nights...

.− Ouverture pratiquée dans un mur, une paroi, pour faire pénétrer l'air et la lumière à l'intérieur d'un local, et normalement munie d'une fermeture vitrée. Ces deux pièces répondaient aux deux fenêtres non condamnées de la façade (Gautier, Fracasse, 1863, p. 8). Toutes les fenêtres donnaient sur la cour (Camus, Exil et Roy., 1957, p. 1633). Impôt direct sur les portes et fenêtres (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p. 505). Ne pas appeler fenêtre une baie sans fermeture vitrée (Archit. 1972, p. 96) :

1. ... (il n'y a) qu'à monter par-dessus un mur, qu'à grimper par une fenêtre et qu'à passer sous une porte. On en a tant qu'on veut.

Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 165.

2. Pieter de Hooch, lui, regarde plus volontiers par la fenêtre d'où l'on aperçoit le canal, et, de l'autre côté, les petites maisons triangulaires de brique rouge à volets peints.

Faure, Hist. art, 1921, p. 56.

SYNT. Aménager, barricader, boucher, murer, percer une fenêtre; courir, se mettre, se pencher, se précipiter à la fenêtre; regarder, sauter, tomber par la fenêtre; fenêtre claire, étroite; grande, haute, large, petite fenêtre.

♦ En partic., ARCHIT.

Fenêtre feinte. ,,Fenêtre peinte sur une surface murale ou dont le décor en relief est appliqué sur la paroi d'une muraille`` (Adeline, Lex. termes art, 1884). Synon. fausse fenêtre.

Fenêtre haute. Julien entra dans l'église neuve de Verrières. Toutes les fenêtres hautes de l'édifice étaient voilées avec des rideaux cramoisis (Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p. 449).

Porte-fenêtre*.

Fenêtre aveugle, borgne, cintrée, en ogive, géminée, gisante, à meneaux, rampante; fenêtre passante, pendante, barlongue, oblongue, de second-jour, de service, thermale, de lucarne, d'attique (Archit. 1972, p. 96). Fenêtre-balcon; appui, bord, embrasure, rebord de la fenêtre.

♦ P. méton. Quelle sensation il a faite à Châtellerault la dernière fois qu'il est venu me voir!... On louait des fenêtres pour le voir passer (Labiche, Deux papas, 1845, I, 5, p. 394).

♦ P. anal. Ouverture naturelle ou artificiellement pratiquée. Un compteur à fenêtre mince permettant de compter les électrons (Joliot, Curie, Radioact. artif., 1935, p. 8). Il existe en outre des dispositifs pour photocopier l'information portée sur les cartes et pour insérer des microfilms dans des fenêtres pratiquées dans celles-ci (Jolley, Trait. inform., 1968, p. 178) :

3. Un antique trône d'évêque se voit à l'église de Saint-Marc de Venise (...). La partie basse [des] faces latérales est occupée par de petites fenêtres évidées dans la masse du marbre...

Lenoir, Archit. monast., 1852, p. 357.

Enveloppe*, carte à fenêtre.

− ANAT. Fenêtre ovale. ,,Partie de l'oreille moyenne dans laquelle est encastrée la platine de l'étrier et qui communique avec l'oreille interne`` (Thinès-Lemp. 1975). Fenêtre ronde. ,,Partie de l'oreille moyenne qui est séparée de la rampe tympanique du limaçon par une membrane appelée tympan secondaire`` (Thinès-Lemp. 1975) :

4. La pression de l'étrier sur la fenêtre ovale doit avoir un double effet : le premier, d'ébranler tout l'intérieur du labyrinthe; le second, de comprimer la substance gélatineuse qui le remplit, et de la faire se reporter par le limaçon sur la membrane de la fenêtre ronde, qui doit se trouver par là beaucoup plus tendue.

Cuvier, Anat. comp., t. 2, 1805, p. 510.

− ASTRONAUT. ,,Durée pendant laquelle le lancement (ou tir) d'un engin spatial est possible`` (Gilb. 1971).

− CIN. Fenêtre du projecteur. En pratique, il convient de laisser toujours une petite marge, étant donné que la fenêtre du projecteur est toujours plus petite que celle de la caméra (Ciné Amateur, nov. 1936).

− GÉOL. ,,À travers une nappe de charriage, ouverture à l'emporte-pièce ménagée par l'érosion et atteignant le substratum sur lequel a été charriée la nappe`` (Plais.-Caill. 1958).

− HORLOG. Ouverture faite dans une platine au-dessus d'un pignon (d'apr. Encyclop. méthod. Mécan. t. 2, 1783).

− MÉD. Fenêtre aortique (Méd. Biol. t. 2, 1971). Signe de la fenêtre. Espace anormalement observé en radiologie (d'apr. Garnier-Del. 1972).

− MODE

♦ COIFFURE. Façon dont les hommes portaient les cheveux aux xve et xvie siècles, le visage dégagé (d'apr. Leloir 1961).

♦ HABILL. Taillades ou crevés à la mode au xvie siècle (d'apr. Leloir 1961).

− NUCLÉAIRE. ,,Partie de la paroi d'un détecteur dont l'épaisseur est suffisamment faible pour permettre l'entrée des rayonnements peu pénétrants`` (Nucl. 1964).

− TYPOGR. ,,Absence d'impression dans une page occasionnée par l'interception d'un bout de papier volant entre la feuille et la forme, ou une agglomération de pâte`` (Chautard 1937).

− Arg. Braguette (cf. Bruant 1901, p. 73). ,,Boucher une fenêtre, crever un œil`` (Rigaud, Dict. arg. mod., 1881, p. 169).

− Expressions

♦ Jeter qqc. par la fenêtre. S'en débarrasser. Mme de R, qui craignait la mort, vient de mourir parce qu'elle trouvait drôle de jeter les médecines par la fenêtre (Stendhal, Amour, 1822, p. 281).

♦ Jeter son argent par la fenêtre. Dépenser à tort et à travers. C'eût été de l'argent agréablement jeté par la fenêtre (Flaub., Corresp., 1852, p. 337).

♦ Mettre le nez à la fenêtre. Regarder au dehors. Milord (...) sortit du lit, vint mettre le nez à la fenêtre (Toepffer, Nouv. genev., 1839, p. 339).

− Proverbe. Chassez-le par la porte, il rentrera par la fenêtre. Se dit d'une personne importune dont on ne peut se débarrasser. (Dict. xixe et xxe s.).

− Populaire

♦ Faire la fenêtre (vieilli). [En parlant d'une prostituée] Attirer les clients depuis la fenêtre. Oh! elle ne sortait pas de son cadre, celle-là, la dame du portrait, elle ne faisait pas la fenêtre au public (Lorrain, Sens. et souv., 1895, p. 74).

II. A.− Spéc. Châssis vitré qui ferme l'ouverture par divers systèmes mécaniques. Il n'y a pas à craindre de dormir la fenêtre ouverte lorsqu'on voit le bénéfice que les tuberculeux retirent de cette méthode (Macaigne, Précis hyg., 1911, p. 192) :

5. À cette demande, Wilson aurait fait avec son haleine de la buée sur le carreau d'une fenêtre près de laquelle il était, puis écrit le chiffre, aussitôt effacé qu'il était écrit.

Goncourt, Journal, 1886, p. 598.

SYNT. Ouvrir, entrebâiller, entr'ouvrir, fermer la fenêtre; fenêtre grande ouverte; barreau, espagnolette, verre, vitre de/de la fenêtre.

B.− En partic.

− BÂT. Fenêtre accordéon, basculante, à croisée, à croisillons, coulissante, dormante, à double battant, grillagée, à petits carreaux, pivotante, à soufflet, à tabatière; fenêtre (à l')anglaise, (à l')australienne, (à la) française, (à l') italienne; fenêtre-croisée, fenêtre-guillotine.

III.− Au fig. Ouverture permettant une communication avec le monde extérieur, ouvrant de nouveaux horizons et d'autres perspectives. Son pouce [de Monseigneur] ne trembla pas, lorsqu'il (...) commença les onctions sur les cinq parties du corps où résident les sens, les cinq fenêtres par lesquelles le mal entre dans l'âme (Zola, Rêve, 1888, p. 190). Aigues-Mortes fut créé sur l'ordre de Saint Louis et de Philippe le Hardi. Il faut au roi de France une fenêtre sur la Méditerranée (Hourticq, Hist. art, Fr., 1914, p. 93) :

6. Il importait seulement de bien constater l'insensible déclin d'une congrégation [de l'Oratoire] sage, modérée, polie, qui avait trop de fenêtres ouvertes sur le monde pour que l'air extérieur n'y entrât pas très-aisément.

Sainte-Beuve, Portr. contemp., t. 4, 1846-69, p. 33.

7. Son jugement [de Léon de Montesquiou], d'une rectitude absolue, était cependant creusé de fenêtres, donnant sur les horizons les plus variés.

L. Daudet, Vers le roi, 1920, p. 22.

− P. métaph. Le fauteuil d'où je m'évade en sautant par cette fenêtre qu'est la page d'un livre (Green, Journal, 1942, p. 245).

REM. 1.

Fenestration, subst. fém. a) Vx. ,,Disposition de l'ensemble des fenêtres d'un édifice`` (Barb.-Cad. 1963). b) Ouverture percée dans une surface pleine. Mors montrant comment les calculs sont saisis et coincés dans la fenestration de la pince (Catal. instrum. chir. (Collin), 1935, p. 237). En partic., méd. α) ,,Création d'une ouverture dans la paroi d'une cavité organique`` (Méd. Biol. t. 2 1971). β) Opération de l'oreille (...) [consistant] en une trépanation du canal semi-circulaire avec création d'une ouverture destinée à remplacer la fenêtre ovale de l'oreille interne (d'apr. Méd. Biol. t. 2 1971).

2.

Fenestron, subst. masc. Fenêtre de petites dimensions. Il a vu le soleil qui passait ses cornes par le fenestron du clocher (Giono, Regain, 1930, p. 101). P. anal. La colleuse-monteuse avec son fenestron où l'on fixe la séquence choisie (Cendrars, Homme foudr., 1945, p. 291).

Prononc. et Orth. : [f(ə)nε:tʀ̥]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1135 fenestre (Couronnement de Louis, éd. E. Langlois, 1625); 2. a) ca 1433 fig. « passage » (Ch. d'Orléans, Ballade XLV, 8 ds Poésies, éd. P. Champion, p. 67 : les fenestres de mes yeulx); b) 1690 anat. (Fur.); c) 1690 diplom. « espace libre laissé dans un acte, un manuscrit » (ibid.). Du lat. class. fenestra « fenêtre; ouverture, passage ». Fréq. abs. littér. : 13 775. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 14 043, b) 23 839; xxe s. : a) 23 585, b) 19 642. Bbg. Archit. 1972, p. 78. − Chautard (É). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 478. − La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 53. − Streng (W. O.). Über das Fenster und dessen Namen im Französischen und Provenzalischen. Neuphilol. Mitt. 1909, t. 11, pp. 96-113.

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www.twitter.com/Memoire2cite LES GRANDS ENSEMBLES @ L EXEMPLE DE DIJON «LE BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE»Sylvain TABOURY, sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles.

Co-auteur avec Karine Gougerot, photographe, de Billardon, histoire d’un grand ensemble, paru aux éditions Créaphis en 2004. Texte communiqué à partir de la rencontre-débat du 20 mai 2005 Organisée par le Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne en partenariat avec Maison de Banlieue et de l’Architecture, le CAUE 91 et CINEAM

dans le cadre de l’exposition «Des ensembles assez grands: mémoire et projets en Essonne».

Cet ouvrage retrace l’histoire de la cité Jean-Billardon, barre de 14 étages et de 250 logements, à Dijon, premier grand ensemble de la ville, construit entre 1953 et 1955, démoli en 2003. Sélectionné parmi les immeubles significatifs de l’architecture du XXe siècle

par la direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la Culture, Billardon était un symbole incontournable de l’histoire du quartier des Grésilles et de l’agglomération dijonnaise, ainsi qu’un formidable témoin de l’architecture novatrice de l’après-guerre. Sollicités par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne (Drac) et par l’Office public d’aménagement et de construction de Dijon (Opac), dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain (ORU) du quartier des Grésilles, nous avons collecté et rassemblé, de

janvier à juillet 2003, les traces de cette histoire, les archives, mais aussi les témoignages, recomposant des trajectoires familiales, professionnelles, des

documents iconographiques et sonores. La restitution auprès des habitants et des partenaires du projet en octobre 2004, accompagnée d’une table ronde avec différents intervenants et

acteurs du quartier, a été un moment fort, inscrit dans le processus de transformation engagé sur le quartier des Grésilles. Une exposition, intitulée «Mémoires de Billardon, fragments de vies», a également été présentée dans les locaux prestigieux du musée de la Vie bourguignonne de Dijon, du 14 octobre 2004 au 31 janvier 2005.Garder une trace

De fait, la démolition de la Cité Billardon, le 4 juillet 2003, restera sans aucun doute un événement sensible dans la mémoire de nombre d’habitants de l’agglomération dijonnaise.

Cette barre fut la première construction d’un tout nouveau quartier – le quartier des Grésilles –, à Dijon, où près de 4000 logements ont été construits Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne

entre 1953 et 1966 – 14970 habitants en 1968, 8263 en 2003 – sur un terrain agricole demeuré nu, à l’est du territoire communal. Les 14 étages et 250 logements de l’immeuble, élevés au milieu des champs et des jardins familiaux, où un écriteau «Chasse interdite» était encore visible quelques années auparavant, faisaient alors l’admiration des très nombreux

badauds venus visiter cette toute nouvelle Cité radieuse, construite tel un

Meccano de béton et d’acier.

« Immeuble révolutionnaire», «Meccano géant à l’échelle du monde moderne», les titres de la presse de l’époque donnent un aperçu de l’impact national et international de l’événement. «Des visiteurs étaient venus de toute la France et même de l’étranger, jeter un coup d’œil au chantier», rappelait un article de la presse locale le jour de la démolition.

Cette « barre » de 14 étages et de 250 logements, desservis par des coursives placées tous les trois niveaux, était une déclinaison appauvrie du modèle de la Cité radieuse du Corbusier, inaugurée le 14 octobre 1952. Les appartements étaient de deux types: les uns de deux et trois pièces,

situés dans les ailes, de disposition traditionnelle, orientés au sud et pourvus

de loggias; les autres, de cinq pièces, situés au centre du bâtiment, du type

« duplex ». Huit espaces commerciaux avaient été aménagés en rez-dechaussée.

Cependant, en dépit des ressemblances et de la qualité architecturale de l’édifice, l’immeuble n’était pas une unité d’habitation au sens où Le Corbusier l’entendait.

L’originalité de la Cité Billardon tient en réalité au procédé constructif qui fut utilisé lors de son édification. Elle fut la toute première à expérimenter en France le procédé de préfabrication Estiot, réutilisé par la suite pour la construction de plusieurs grands ensembles, comme le Noyer-Renard à AthisMons, la Cité des 4000 à la Courneuve, la Grâce-de-Dieu à Caen, la Croixdes-Oiseaux et Champ-Fleury à Avignon, le Gros Buisson à Épinay, SainteBarbe à Metz, le Haut-du-Lièvre à Nancy, les tours du Lancy à Genève ou

encore des bâtiments d’habitation à Alger.

Le mode constructif, repris sur celui des gratte-ciel américains, associait l’acier en ossature et le béton en pré-enrobage avec une majeure partie réalisée en atelier. Le procédé donnait des résultats évidents: précision remarquable, rapidité d’exécution, peu ou pas d’installations de chantier – suppression des coffrages, des étayages, des échafaudages – et surtout économie considérable de main-d’œuvre. Il s’agissait des prémices d’industrialisation dite lourde du bâtiment. Forte de cette première expérience, la commune avait ensuite réalisé deux autres cités de même type, Épirey, puis Lochères. Mais le modèle de Billardon fut perverti: dans une logique de réduction des coûts de production et de rapidité d’exécution, tous les espaces peu productifs comme les logements en duplex, les cellules commerciales, ou les très grands halls, ont été supprimés.

Les deux cités comprennent 348 logements, relativement mal desservis et sans attrait, des petits logements sur un seul niveau.

La démolition de Billardon n’a donc évidemment pas la même signification,

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« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »

Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne ni les mêmes conséquences que celles d’Épirey ou des Lochères, déjà démolies en 1992 et 2000.

Cet immeuble possédait une fonction symbolique incontestable, une place à

part dans la vie des résidents qui s’y sont succédé, comme dans la mémoire

des habitants du quartier.

Les récits que nous avons pu recueillir auprès d’une trentaine d’anciens résidents de l’immeuble nous offrent différentes représentations de l’histoire de

Billardon, et des personnes qui y ont vécu ou travaillé d’avril 1955 à décembre 2002.

Les témoignages des plus anciens, arrivés parmi les premiers, en 1955, répondent aux histoires des plus jeunes, derniers occupants du rafiot, aujourd’hui démoli. Ils sont venus d’horizons divers, de Côte-d’Or, de Bretagne, d’Alsace, de la région parisienne, du Maroc, d’Algérie, du Portugal, du Cambodge ou

 

d’ailleurs et leurs paroles traduisent l’enracinement profond de leurs souvenirs

de Billardon, que certains n’auraient jamais voulu quitter.

Bien sûr, la mémoire n’est pas «objective». Le discours s’élabore toujours à

partir d’un présent et la disparition engendre certainement une nostalgie

conduisant à magnifier les bons moments et à tempérer les plus pénibles. Mais en faisant imploser Billardon, c’est bien tout un pan de leur vie que l’on

a réduit en poussière. Chaque témoin traduit avec ses mots ces petits faits de

la vie quotidienne, souvent jugés sans importance, petits riens ou traumatismes, anecdotes ou événements tragiques, qui ont marqué leur sensibilité.

« Une verrue dans le quartier»

C’est pour ces différentes raisons esthétiques, historico-culturelles – témoignage de l’histoire des villes – et socio-symboliques – mémoire des hommes – que la Direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la

Culture avait décidé de répertorier la Cité Billardon parmi les immeubles

représentatifs de l’architecture du XXe siècle. L’immeuble avait reçu le label

«Patrimoine du XXe siècle» à la fin des années 1990.

Or, ce processus de «patrimonialisation» était inconcevable pour de nombreuses personnalités locales, voire de nombreux habitants du quartier.

Stigmatisé comme une «verrue» dans le quartier, l’immeuble était devenu un

véritable cauchemar: dégradations, violence, difficultés et «mal-vivre» constituaient le quotidien de locataires excédés, souvent «assignés à résidence».

Bagarres, agressions, cambriolages, drogue, vitres brisées, ascenseurs en

panne, alimentaient manchettes de journaux et témoignages, décrivant le naufrage d’un immeuble à la dérive, devenu symbole de tous les maux. La démolition paraissait donc inéluctable, comme une délivrance, la promesse d’un

avenir meilleur. Les partenaires institutionnels se devaient de mettre en scène

leur capacité à changer la vie des habitants du quartier, réparer les erreurs

 

d’une période de l’urbanisation contemporaine, dont Billardon était l’un des symboles les plus représentatifs.

L’idée d’une enquête ethnographique sur l’édifice et ses locataires avait donc

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du mal à passer dans la réflexion de certains décideurs. La mise en œuvre du projet, initié par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bourgogne, sur les budgets de l’opération de renouvellement urbain du quartier, fut bloquée administrativement pendant plusieurs mois. Entre-temps, tous les locataires de l’immeuble avaient été relogés… (la

dernière famille quitte son logement le 23 décembre 2002).

Une histoire des grands ensembles?

Le travail de recherche historique sur les grands ensembles est rendu aujourd’hui d’autant plus difficile à faire comprendre que la ville issue des Trente Glorieuses est souvent considérée, avec la politique publique qui l’a programmée, comme une vaste erreur collective (A. Fourcaut). L’architecture des

«tours» et des «barres», du «chem« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »

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phie, histoire et sociologie, de monographies locales – Saint-Étienne, Villeurbanne, etc. – publiés ces dernières années sur ce thème en témoigne clairement.Cependant, on est encore loin du compte. Si plusieurs urbanistes, historiens,

géographes ou sociologues1 ont récemment contribué à une meilleure connaissance du sujet au niveau national et international, l’histoire de ces

quartiers d’habitat collectif reste un terrain largement méconnu, à peine exploré par les historiens locaux. En Essonne, à quelques exceptions près –

Draveil, Viry-Châtillon, les Ulis, Athis-Mons ou Grigny –, rares sont les monographies ou les études locales à accorder une place de choix à l’analyse et à

la présentation de ces bouleversements.

Les mauvaises volontés, auxquelles nous avons parfois été confrontés dans le

cadre de nos recherches dans le département témoignent des réticences que

continue de susciter toute démarche d’enquête et d’analyse sur la mémoire et

le devenir des grands ensembles.

La transformation en cours ou à venir d’une vingtaine de sites en Essonne dans

le cadre du Programme national de rénovation urbaine, institué par la loi Borloo du 1er août 2003, et la priorité donnée à la démolition-reconstruction,

sur fond de crise du logement social, devraient pourtant poser avec plus

d’acuité la question de l’appréciation de ce patrimoine départemental.

De nombreuses communes mobilisées dans des programmes d’intervention

n’ont qu’une vision très partielle de l’histoire de ces quartiers, de leurs évolutions, dont les conséquences ne sont envisagées le plus souvent qu’à travers le prisme d’une crise sociale impossible à juguler. Or, n’est-il pas singulier, voire

dangereux, d’entreprendre des opérations de transformation urbaine aussi radicales, sans même commencer par chercher à comprendre comment, par

qui et pour quelles raisons ces espaces ont été construits ou transformés, sans évaluer dans certains cas l’impact des politiques précédemment engagées?Richesse patrimoniale ou héritage encombrant, définir une nouvelle vision de la ville exige un travail d’enquête, d’expertise, une capitalisation des expériences, rarement mis en œuvre.Et c’est sans doute là le talon d’Achille d’une politique de transformation

urbaine menée dans l’urgence, qui ne peut se nourrir de capitalisation critique, et occulte le rôle crucial de l’accompagnement qualitatif et de la sensibilisation et/ou de la formation des élus, des services de l’État et des collectivités, des opérateurs et des aménageurs, des bailleurs.Ces images devenues presque ordinaires de parpaings, pans de bétons fracassés, vitres brisées laissent songeur: quel regard les résidents – et notamment

les plus jeunes – pourront-ils bien porter à l’avenir sur un environnement si

violemment rejeté? Pourquoi respecter ce qui n’est bon qu’à être démoli?

Pour n’en citer que quelques-uns : FORTIN J-P., Grands ensembles. L’espace et ses raisons, Plan Urbanisme Construction

Architecture (PUCA), 1997 ; PEILLON P., Utopie et désordre urbains. Essai sur les grands ensembles d’habitation, La Tour

d’Aigues, Editions de l’Aube, 2001 ; DUFAUX F., FOURCAUT A., SKOUTELSKY R., Faire l’histoire des grands ensembles.

Bibliographie 1950-1980, ENS éditions, 2003 ; TOMAS F., BLANC J-N., BONILLA M., Les grands ensembles, une histoire qui continue…, Publications de l’université de Saint-Etienne, 2003 ; DUFAUX F., FOURCAUT A. (dir.), Le monde des grands

ensembles, Créaphis, 2004.

« Pour une histoire des grands ensembles en Essonne », Les Cahiers de la Maison de Banlieue et de l’Architecture, n° 11, mai 2005

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Les enjeux du projet

À Dijon, le projet a mis de long mois à se concrétiser. L’enjeu de ce travail était double:

■ Un enjeu de connaissance et d’analyse de l’histoire et des différentes étapes

de l’évolution urbaine et sociale de l’immeuble et du quartier, des vécus, trajectoires résidentielles et familiales des habitants de la cité. Il a été réalisé à travers:

– une recherche historique dans les archives du bailleur, de la commune, des journaux locaux, de l’agence d’urbanisme, etc., replaçant l’étude dans le contexte général de l’histoire de la France de la Reconstruction et des quarante dernières années;

– une écoute, dévoilant les différentes représentations de ce quartier, non plus

à partir de critères ou de théories de spécialistes, mais en suivant pas à pas

(mot à mot) les trajets, les images qu’y déposent les habitants et les acteurs

du quartier. Le travail artistique – photographies, textes – ayant alors pour fonction de réintroduire ces regards croisés dans la circulation de la ville,

d’en faire des éléments de partage, de réflexio

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Ces recherches ont permis de retracer les différentes étapes de construction et de transformation de cet immeuble dans son territoire, ainsi que l’évolution de

sa composition socio-démographique. Une iconographie importante a pu être collectée et répertoriée sur CD-Rom. Une présence longue – deux à trois jours par semaine pendant cinq mois – a

été assurée sur le terrain, favorisant notre immersion et l’observation du quotidien des habitants du quartier, le recueil d’une parole informelle, permettant

d’expliciter notre démarche, ses objectifs, son intérêt, l’instauration d’une quotidienneté, de relations de confiance. Pour cela, une présence régulière aux

différentes manifestations, aux réunions et aux événements publics liés au

quartier et une fréquentation de lieux de rencontre et d’échanges préalablement identifiés ont été nécessaires.

Des rencontres collectives et individuelles ont été organisées avec les partenaires – associations, structures et personnes-relais sur le quartier – nous permettant d’être rapidement identifiés et de baliser précisément notre rôle – le rôle de chacun – dans le projet, de recueillir leur connaissance du terrain,

leurs représentations et leurs réflexions sur le projet.

Les ateliers avec les techniciens, les élus et les associations concernées

devaient définir précisément:

● les objectifs à court, moyen et, le cas échéant, long terme;

● les actions à court, moyen et long terme;

● les modalités de leur déroulement.

Ces rencontres avaient également pour objectif de faire fonctionner le«bouche-à-oreille», qui demeure bien souvent le principal vecteur d’information pour ce type de démarche. Elles nous permettaient également de nouer des premiers contacts avec les habitants et les personnes-relais impliqués dans

la vie du quartier.

Ont été mis en œuvre:

● un moment de rencontre-discussion avec les habitants sous la forme d’une

soirée projection-débat: présentation du travail de recueil de mémoire, personnes et structures porteuses, méthodes, finalités; définition en commun

des modalités de leur participation au projet.

● sollicitation et information de la presse locale (journaux, radio, télévision), des

bulletins associatifs, de la communication institutionnelle (ville, communauté

d’agglomération, bailleur, etc.) pour relayer et présenter le plus précisément

possible la démarche entreprise et les personnes en charge de ce travail;

● des entretiens compréhensifs, individuels, en couple ou en petits groupes

sous la forme d’entretiens semi-directifs de type «récits de vie(s)», recueillis

auprès d’habitants ou d’anciens habitants du quartier, de professionnels travaillant ou ayant exercé leur activité dans le quartier, d’élus ou de responsables associatifs.

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Les entretiens ont été enregistrés et traités sur support numérique – mini-disc –,

et les documents et les objets soigneusement inventoriés et/ou scannés.Ces entretiens avaient pour objectifs d’enregistrer non pas l’histoire de ce quartier, mais la manière qu’avaient nos interlocuteurs de dire leur propre histoire, cequi faisait mémoire pour ces personnes en contact étroit avec le quartier, natifs

ou de passage, enracinés ou nouveaux venus. Il s’agissait de souvenirs, d’impressions d’enfance, de petits faits de la vie quotidienne parfois jugés sans importance, d’événements heureux ou tragiques, qui ont marqué leur sensibilité.

Cela supposait donc que l’on prenne le temps, précisément de parler et d’écouter. Les entretiens se sont déroulés de préférence au domicile des personnes, pas dans la rue ou une salle impersonnelle, mais dans la sphère privée plus à même de laisser subvenir ces épopées de l’intime. L’objectif n’était pas de faire une archéologie du quartier, ni même d’enfermer

nos interlocuteurs dans la norme de la personne-type qui habite un grand ensemble, mais bien de montrer que cet immeuble était composé de fragments

de vies, de destins d’hommes et de femmes singuliers. Il s’agissait de montrer

comment, à un moment donné, ces personnes, venues parfois d’horizons lointains, se sont arrêtées là et ont enrichi ce lieu de leurs histoires et de leurs trajectoires particulières.

Nous avons donc insisté sur les trajectoires familiales et professionnelles de

chacun: origines, parcours résidentiels, étapes et ruptures de vies – mariage, naissances, emplois successifs, divorces, décès, etc. –, points de repères autour desquels chacun construit «son temps», étapes qui organisent la durée, le vécu familial, domestique, les faits d’une vie et les événements de l’histoire. Le souvenir trouve également un support concret dans l’espace et les multiples

bouleversements du bâti et du cadre de vie. Démolitions, reconstructions,

aménagements, suscitent une perte de repères, et invitent d’autant plus à faire

un travail de mémoire. Dans cette perspective, ont été évoqués les souvenirs

attachés plus précisément au quartier des Grésilles et à l’immeuble Billardon.

Les personnes interrogées ont été invitées à s’appuyer le plus largement possible sur des descriptions détaillées (déménagement, logements successifs, accessibilité au travail ou aux équipements et services, nombre et identité des commerces, relations de voisinage, espaces collectifs), leurs pratiques (loisirs, vie scolaire, pratiques commerciales, etc.), les événements (fêtes, accidents,

etc.) ou personnes marquantes; leurs perceptions du quartier et de son évolution – qu’ils y habitent toujours ou pas –, leurs projections éventuelles dans

l’avenir (liste de thèmes non exhaustive).

De février à juin 2003, une quinzaine d’entretiens ont pu être réalisés auprès

d’une trentaine d’anciens locataires de l’immeuble, des premiers résidents de

Billardon dans les années 1950 aux derniers occupants, récemment relogés.

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Des outils pour l’action: la restitution Tout au long de l’étude, nous avons rencontré et consulté régulièrement l’ensemble des institutions et des partenaires concernés par la démarche, afin de leur soumettre les premiers éléments de notre travail, recueillir leurs commentaires, leurs suggestions et critiques. Ces rencontres ont été l’occasion de partager une réflexion, d’élaborer des propositions de restitution aux différents publics.

Malgré nos craintes initiales, une restitution de qualité a pu être proposée aux

habitants, grâce à l’implication très forte de l’Opac de Dijon, véritable porteur du projet, et dans une moindre mesure du service Inventaire de la Direction

régionale des affaires culturelles de Bourgogne.

Leur implication a permis de trouver différents partenaires financiers, comme

la Caisse des Dépôts et Consignations ou la communauté d’agglomération.

De notre côté, sur la base du rapport et du reportage photographique que nous

avions remis à nos commanditaires, nous avons pu convaincre les éditions

Créaphis, reconnues pour la qualité de leurs publications de documents d’histoire, de sciences sociales et de photographie, de formuler une proposition

éditoriale de qualité.

Sur la base de nos recommandations, deux pistes de restitution ont été privilégiées:

● une exposition, événement fort et fédérateur, pouvant susciter des échanges,

des moments de rencontre entre habitants du quartier et résidents extérieurs,

dans une optique d’ouverture du quartier au reste de la ville, les productions de certains groupes d’habitants pouvant être également valorisées, ainsi que

les objets ou films recueillis dans le cadre du projet;

● une publication, associant textes et documents d’archives sur l’histoire du

quartier, une sélection de témoignages et de photographies professionnelles

et amateurs, et accompagnant cette exposition, pour une diffusion plus large

des résultats de l’opération, et une appropriation durable du projet par les

habitants du quartier et les autres résidents de l’agglomération.

Cette restitution avait également pour objectif de mettre en lumière les différentes préoccupations des habitants, permettant aux acteurs de terrain de disposer d’une base de connaissances pour définir et programmer leurs interventions, à court, moyen et long terme.

Un tel travail fait émerger des représentations collectives, des divergences, des tensions qu’il faut savoir analyser et traiter pour améliorer les rapports sociaux

et les conditions de vie des habitants.

Encore faut-il que ces paroles soient prises en compte pour permettre aux institutions de redéfinir leurs modes d’intervention sur la ville: vaste chantier… Sylvain TABOURY,

sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles

De la révolution industrielle à aujourd’hui, un décryptage minutieux de la course au développement qui a marqué le point de départ de l’ère de l'anthropocène (ou l'ère de l'Homme) et de la déterioration continue de la planète. www.arte.tv/fr/videos/073938-000-A/l-homme-a-mange-la-terre/

Quelque 1 400 milliards de tonnes de CO2 sont aujourd’hui prisonnières de la basse atmosphère. Réchauffement climatique, déforestation, inondations, épuisement des ressources, pollutions, déchets radioactifs... : en deux siècles, la course au progrès et à la croissance a durablement altéré la planète, la crise environnementale se doublant d’une rupture géologique, avec l’avènement de l’ère anthropocène. Portée par l’exploitation des énergies fossiles – du charbon de la révolution industrielle en Angleterre au tout-pétrole de la domination économique des États-Unis –, l’industrialisation et ses corollaires, taylorisme et colonialisme, entraînent une exponentielle production de masse. Un processus qu’accélère la Première Guerre mondiale, les firmes chimiques mobilisées pour tuer l’ennemi se reconvertissant dans la destruction du vivant avec les herbicides, insecticides et fertilisants de l’agriculture intensive. Alors que l’urbanisation s’étend, la voiture, qui sonne le glas du tramway, se généralise, et l’Amérique s’inspire du modèle autoroutier nazi. La Seconde Guerre mondiale engendre une nouvelle organisation du travail, laquelle devient la norme, et annonce l’ère nucléaire de la guerre froide. Dans sa démesure, l’homme rêve déjà d’usages civils de l’atome (y compris pour l’abattement de montagnes et la dissolution des calottes glaciaires !). Le plastique et le béton deviennent les piliers de la consommation de masse, dévoreuse de matières premières et antidote à la contestation sociale, jusqu’à la révolution numérique.

Liaisons dangereuses

En balayant, avec de formidables archives issues du monde entier, deux siècles de progrès jusqu’à l’ère du big data, le film remonte aux sources de la crise écologique, en interrogeant avec précision les enjeux scientifiques, économiques et politiques qui y ont conduit. Fourmillant d’informations, il éclaire l’histoire de cette marche folle, et les liaisons dangereuses entre industries militaire et civile. Entre capitalisme et mondialisation imposés par les grandes puissances, un décryptage passionnant du basculement dans l’anthropocène, funeste asservissement de la nature par l’homme. le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur (link: 50ans.apur.org/#intro) 50ans.apur.org/#intro @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ".

Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée.

Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire.

Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique.

www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. Jérôme (Mémoire2Ville) #chercheur #archiviste #maquettiste dans l #histoire des #logementssociaux #logement #HLM #logementsocial #Patrimoine @ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ... museedelacartepostale.fr/blog/ -'être agent de gestion locative pour une office H.L.M. en 1958' , les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée- les films du MRU içi www.dailymotion.com/video/xgj74q présente les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive

sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.

Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

Le Joli Mai (Restauré) - Les grands ensembles BOBIGNY l Abreuvoir www.youtube.com/watch?v=eUY9XzjvWHE … et la www.youtube.com/watch?v=hK26k72xIkUwww.youtube.com/watch?v=xCKF0HEsWWo

Genève Le Grand Saconnex & la Bulle Pirate - architecte Marçel Lachat -

Un film de Julien Donada içi www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=4E723uQcpnU … … .Genève en 1970. pic.twitter.com/1dbtkAooLM è St-Etienne - La muraille de Chine, en 1973 ce grand immeuble du quartier de Montchovet, existait encore photos la Tribune/Progres.

www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48 …, - la tour 80 HLM située au 1 rue Proudhon à Valentigney dans le quartier des Buis Cette tour emblématique du quartier avec ces 15 étages a été abattu par FERRARI DEMOLITION (68). VALENTIGNEY (25700) 1961 - Ville nouvelle-les Buis 3,11 mn www.youtube.com/watch?v=C_GvwSpQUMY … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline Montreynaud la ZUP de Raymond Martin l'architecte & Alexandre Chemetoff pour les paysages de St-Saens.. la vidéo içi * Réalisation : Dominique Bauguil www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo … … - www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije l'industrie dla Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty la construction des Autoroutes en France - Les liaisons moins dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije Cardem les 60 ans de l'entreprise de démolition française tres prisée des bailleurs pour les 80, 90's (1956 - 2019) toute l'Histoire de l'entreprise içi www.youtube.com/watch?v=Yyf1XGvTZYs - 69 LYON & la Cardem pour la démolition de la barre 230 Quartier la Duchère le 2 juillet 2015, youtu.be/BSwidwLw0NA pic.twitter.com/5XgR8LY7At -34 Béziers - C'était Capendeguy le 27 janv 2008 En quelques secondes, 450 kg d'explosifs ont soufflé la barre HLM de 492 lgts, de 480 m, qui laissera derrière elle 65.000 tonnes de gravas. www.youtube.com/watch?v=rydT54QYX50 … … Les usines Peugeot - Sochaux Montbéliard. 100 ans d'histoire en video www.youtube.com/watch?v=X4w3CxXVAyY … - 42 LOIRE SAINT-ETIENNE MONTREYNAUD LA ZUP Souvenirs avec Mascovich & son clip "la tour de Montreynaud" www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE

Villeneuve-la-Garenne, La Caravelle est à mettre au crédit de Jean Dubuisson, l’un des architectes les plus en vue des années 1960, www.dailymotion.com/video/x1re3h5 via @Dailymotion - AMIENS les HLM C'était le 29 juillet 2010, à 11h02. En quelques secondes, cette tour d'habitation s'est effondrée, détruite par implosion. Construite en 1961, la tour avait été vidée de ses habitants quelques années auparavant. www.youtube.com/watch?v=ajz2xk5KBNo … … - Les habitants de Montreynaud parlent de leur quartier et de cette destruction entre nostalgie et soulagement içi en video www.dailymotion.com/video/xmiwfk - Les bâtiments de la région parisienne - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/CAF96034508/les-batiments-de-la-region-p... … via @Inafr_officiel - Daprinski - George Michael (Plaisir de France remix) www.youtube.com/watch?v=sJeH-nzlj3I

Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt

www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...

www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc 1956 en FRANCE - "Un jour on te demanda de servir de guide, à un architecte en voyage d etudes, ensemble vous parcourez la Françe visitant cité jardins, gratte ciel & pavillons d'HLM..." @ les archives filmées du MRU www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Villages de la Françe cité du Soleil

Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..

passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document Gwenaëlle Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... mémoire2cité & l'A.U.A. - Jacques Simon (1929 - 26 septembre 2015) est un architecte paysagiste formé à l'École des beaux-arts de Montréal et à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre", Jacques SIMON, paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, réalise avec eux des installations paysagères éphémères principalement dans des champs et visibles du ciel. Avec sa palette d'artiste, Jacques SIMON réinvente des paysages comme les agriculteurs eux-aussi à leur façon les créent et les entretiennent. Le CAUE du Rhône vous invite à venir découvrir ses travaux au travers d'un kaléidoscope de photographies empreintes de spontanéité, de fraîcheur et d'humour. Cette exposition nous interpelle sur le caractère essentiel d'une nature changeante, fragile, sur l'importance d'une activité agricole diversifiée et sur la nécessaire évolution du métier de paysan. Elle nous amène aussi à voir et à interpréter ce que l'on voit, elle éveille en nous le sens de la beauté du paysage en conjuguant les différentes échelles de perception et de lecture; à pied et à vol d'oiseau, à la fois l'échelle humaine, terrestre, géologique, forestière, hydrologique, biologique mais aussi esthétique et symbolique. Jacques Simon, paysagiste cosmopolite est l'un des principaux acteurs du renouveau de la pensée paysagère en France dans les années 60 et 70 conjuguant avec cohérence sa pratique de paysagiste, de voyageur, d'éditeur, d'enseignant avec son approche plus artistique du paysage, subtile, sensible et humaine de la nature avec la réalisation de "performances". Ses projets paysagers comme ses interventions paysagères éphémères sont marqués par la mobilité, la fragilité, une empathie avec le lieu, par la dualité même du voyage : découverte / évanouissement, création / disparition. Jacques Simon dessine, écrit sur le paysage, "une surface", un peu à la manière du land'art avec les techniques et les outils du jardinier, du cultivateur. Il ne s'agit plus de représenter la nature mais de l'utiliser en créant avec et dans le paysage. L'intention de Jacques Simon n'est pas d'apposer sa marque sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui afin que ses travaux-installations manifestent même brièvement un contact en harmonie avec le monde naturel. "On dit qu'il a bouleversé l'esprit du paysage, il a remis les choses essentielles à leur place. Il rit de l'importance qu'on veut bien lui donner, fils de l'air, il ne veut rien de plus que passer dans les cerveaux pour les ventiler, les rafraîchir et non pour les modeler; son "importance", il l'a ailleurs et autrement; il est historique parce que dans son temps, dans celui qui s'écoule et non dans celui qui passe". Extrait de "Jacques Simon, tous azimuts", Jeanne-Marie Sens et Hubert Tonka, Pandora Editions, 1991. Il a introduit une nouvelle conception de l'art du paysage proche du Land art, Jacques Simon est l'auteur d'une série d'ouvrages sur différents aspects du paysage et abordés d'un point de vue technique. Il a travaillé de 1964 à 1966 en collaboration avec Michel Corajoud. Il a conçu le Parc de la Deûle (qui lui a valu le Grand Prix national du Paysage en 2006, après l'avoir reçu une première fois en 19901).

Il est mort le 29 septembre 20151 et a été incinéré à Auxerre Le paysagiste Jacques Simon s'est éteint le 26 septembre dernier à l'âge de 86 ans. Diplômé de Versailles en 1959, il fut sans doute l'une des figures les plus emblématiques, les plus géniales et les plus originales du paysagisme contemporain. Premier grand prix du paysage et prix du Conseil de l'Europe pour le parc de la Deule, on lui doit des principes de compositions très forts, autour du nivellement, du traitement du végétal ou de la place laissée au vide. Ses intuitions comme ses travaux ont inspiré tous les paysagistes avec lesquels il a travaillé, à commencer par Michel Corajoud ou Gilles Vexlard. On lui doit un profond renouvellement dans la composition des grands ensembles, ses réalisations -comme le parc Saint-John Perse à Reims- restant des modèles pour tous les professionnels. Jacques Simon développa également une production d'œuvres plus éphémères, attentif aux mouvements et aux transformations. Pédagogue talentueux et généreux, il le fut autant par les documents techniques et la revue qu'il publia, que par ses interventions en atelier devant plusieurs générations d'étudiants de l'école. Les paysagistes perdent un de leurs plus féconds inspirateurs. L'ENSP s'associe au deuil de sa famille et de ses proches. Témoignages à la mémoire de Jacques Simon

Dans les années 1990 à l'école du Paysage de Versailles, lorsque nous entrions en première année, la première satisfaction était d'acquérir du nouveau matériel d'expression plastique. Encre, feutres, supports en grand format et sur papier calque...mais aussi découvrir des livres de notre professeur Jacques Simon : des carnets de dessins et de croquis, des photomontages découpés aux ciseaux.

En amphithéâtre lors de conférences et séances de projections de diapositives, Jacques Simon évoquait surtout sa capacité à piloter un hélicoptère. Je viens de retrouver un extrait d'un article à ce sujet.. ---------

dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije&

Qu'il fait mal

aux yeux

ce soleil d'hiver

 

Takahama Kyoshi

Le HSBC PARIS SEVENS (8 au 10 juin 2018 au Stade Jean-Bouin) a officiellement été lancé aujourd’hui à Paris à la Région Île-de-France.

A cette occasion les 16 capitaines hommes et 12 capitaines femmes des équipes participantes au tournoi ont pris la pose autour du trophée de la compétition dans les jardins du Musée Rodin, Paris (Crédit Photo : I.PICAREL/FFR). Ils ont ensuite rejoint les locaux de la Région Île-de-France, partenaire de cette étape parisienne, situés dans le 7ème arrondissement.

Le HSBC Paris Sevens

Ultime étape du circuit mondial de rugby à 7, le HSBC Paris Sevens se déroulera au stade Jean-Bouin à Paris, du vendredi 8 au dimanche 10 juin 2018. Tournoi mixte pour la première fois de son histoire, le HSBC Paris Sevens 2018 accueille les meilleures équipes masculines et féminines du monde.

Avec 79 matches entre 28 équipes en 3 jours, le spectacle sera non-stop sur la pelouse du Stade Jean-Bouin. Dernier tournoi de la saison, les titres des circuits mondiaux masculin et féminin se joueront donc au HSBC Paris Sevens. Les tribunes et le Village des Supporteurs seront également en ébullition pendant 3 jours, avec de nombreuses animations « CRAZY RUGBY » qui seront proposées à tous les spectateurs !

Le programme :

• Vendredi 8 juin de 14h à 21h40 > tournoi Féminin (ouverture des portes au public à 13h30)

• Samedi 9 juin de 9h à 23h > tournoi mixte (ouverture des portes au public à 8h30)

• Dimanche 10 juin de 8h45 à 19h40 > phases finales féminines et masculines (ouverture des portes au public à 8h15)

Le World Rugby Sevens Series 2017-2018 est la 19e édition de la compétition la plus importante du monde de rugby à sept. Elle se déroule du 1er décembre 2017 au 10 juin 2018. L'Afrique du Sud est tenante du titre et l'Espagne est l'équipe promue de la saison.

Au mois d'avril se déroulent les Jeux du Commonwealth 2018 où dix équipes des World Rugby Sevens Series participent. La compétition enchaine ensuite avec la Coupe du monde de rugby à sept en juillet 2018.

Chaque étape est un tournoi se déroulant sur deux ou trois jours, entre le vendredi et le dimanche. À chaque étape est convié une équipe qui ne possède pas le statut d'équipe permanente, portant le nombre total d'équipes à seize.

En fonction du résultat du tournoi précédent, ou du classement de la saison passée pour le premier tournoi de la saison à Dubaï, les équipes sont réparties en chapeaux avant tirage au sort pour former quatre poules de quatre équipes. Chaque équipe joue les trois autres membres de sa poule et un classement est établi, tout d'abord sur le nombre de points (victoire 3 points, nul 2 points, défaite 1 point) puis sur le goal-average général. Les deux premiers de chaque poule passent en quart de finale de la Cup ou tournoi principal et les deux derniers passent en quart de finale du Challenge Trophy. Les équipes vaincues en quart de finale sont alors reversées en demi-finales de classement, respectivement pour la cinquième et treizième place. Les équipes battues en demi-finales ne disputent pas de petite finale de classement et remportent le même nombre de point, sauf pour les équipes battues en demi finales de Cup qui disputeront un dernier match de classement pour la troisième place.

Chaque rencontre, y compris la finale depuis l'édition 2016-2017, se dispute en deux fois sept minutes.

Créée en 2016, l’étape parisienne de rugby à 7 rassemble, de ce vendredi à dimanche, les meilleures nations mondiales pour décider du vainqueur du circuit mondial. Une belle vitrine pour la discipline dans un pays qui ne jure que par le XV.

Dixième étape de la saison, le Paris Sevens clôture ce week-end le circuit mondial de rugby à 7, réunissant les 16 meilleures nations du monde aux quatre coins de la planète. De vendredi à dimanche, dans l’enceinte du Stade Jean Bouin, les équipes masculines feront le spectacle à travers une discipline méconnue en France mais très appréciée dans de nombreux pays. Et, pour la première fois cette année, les équipes féminines ouvriront les festivités.

Une véritable fête du rugby à 7, discipline olympique depuis 2016 et en plein boom grâce à la vitrine que lui ont offert offert les Jeux de Rio. Chez les hommes, outre les nations majeures de l’Ovale comme la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Angleterre ou les Fidji, le Kenya, le Canada ou encore l’Espagne font leur trou et voient dans cette discipline une chance de développer un sport mineur dans leur pays. Chez les femmes, la Chine, le Japon ou la Russie figurent dans le top 12.

Le crazy rugby à la fête

Créée en 2016, l’étape parisienne est également l’occasion pour la France de développer la discipline dans un pays qui ne jure que par le XV. «Nous sommes fiers de soutenir financièrement ce tournoi et de permettre qu’il existe», a tenu à rappeler le vice-président de la région Île-de-France, Patrick Karam. Et de poursuivre. «La région est également présente dans la sensibilisation. Vendredi, 360 lycéens pourront découvrir la discipline grâce à de nombreuses animations. Il est important pour nous de tout faire pour développer cette pratique, en vue de Paris 2024», a-t-il poursuivi, alors que la conférence de presse de présentation se tenait dans les locaux de la région, dans le 7e arrondissement parisien.

Dernière étape de la saison, le tournoi parisien représente en tout cas une belle vitrine pour la discipline, dans une ville au rayonnement mondial. «C’est formidable de pouvoir clôturer la saison dans une ville aussi magnifique, chez un hôte comme la France», ajoute de son côté Douglas Langley, directeur du tournoi et membre de World Rugby. «Nous nous réjouissons d’avance de ce week-end de ‘crazy rugby’», conclut-il. Et c’est bien là l’atout majeur de la discipline. Spectaculaire, chaque rencontre offre de nombreux essais et des sprints permanents.

Les Bleues veulent briller

Le public parisien, qui vient en nombre à chaque édition, est adepte de cette discipline. Le Stade Jean Bouin était plein en 2016 et 2017, et l’édition 2018, même s’il reste encore des places à vendre, ne dérogera certainement pas à la règle. Pourtant, ce ne sont pas les résultats des Bleus qui font venir les supporters. Malgré une 3e place en 2016, et une 5e en 2017, l’équipe masculine connaît une saison compliquée. 12e sur 16 au classement, les Bleus n’ont pas fait mieux que 7e cette année lors des neuf précédents tournois du circuit.

«Même si nos chances sont moindres, on rentre dans ce tournoi pour le gagner, et on a la chance d’avoir le soutien du public avec nous», déclare Manoël Dall’igna, capitaine de France 7. «Ces deux dernières années on a eu des supers résultats ici et on compte sur le 8e homme pour faire aussi bien», termine-t-il. Cette période de creux, due en partie à de nombreux départs en retraite en 2016, ne touche pas les féminines. 3e du circuit mondial, les coéquipières de Fanny Horta visent le podium à Paris. «On a reçu beaucoup de messages de soutien de la jeune génération, et on veut vraiment profiter de ce soutien pour garder la dynamique de la saison et faire un nouveau podium», confie la capitaine.

Mises en valeur ce week-end, les Bleues représentent «la véritable locomotive du 7 en France avec une très belle réussite sportive», estime Christophe Reigt, manager des équipes de France à 7. Suffisant pour développer la discipline en France ? Quoiqu’il en soit, avec cette étape parisienne, la Fédération se démène pour populariser le 7 dans l’Hexagone, avec un objectif majeur en ligne de mire : les Jeux olympiques de Paris en 2024.

The HSBC World Rugby Sevens Series 2018 Awards in Paris brought a fitting end to an enthralling season which saw South Africa and Australia crowned men’s and women’s series champions respectively.

It’s been one of the most competitive seasons on record as both the women’s and men’s series were decided by just two-point differences.

South Africa fought an incredible battle with Fiji in the men’s series to retain their title with victory at the final round in Paris, while Olympic champions Australia won their second overall title ahead of rivals New Zealand on the women’s series after reaching the podium at every one of the five rounds.

The end of season awards provided a chance to celebrate the men’s and women’s sevens players, coaches and teams that are the stars, ambassadors and role models of the sport.

World Rugby Chairman Bill Beaumont said: “It has been another tremendous year for the HSBC World Rugby Sevens Series, which continues to go from strength to strength.

“I hugely admire the skill and physicality of rugby sevens and thank the players for their outstanding commitment which makes the series such a success. It is great to see the series capturing the imagination on and off the field with year-on-year increases in attendances, broadcast and fan-engagement figures, and that is a great testament to the players, coaches, host unions and everyone involved with the events.

“Rugby sevens took a quantum leap when it joined the Olympic programme in 2016 and now we look forward to a Rugby World Cup Sevens in San Francisco in just 40 days time in an iconic city and a market with great potential. It promises to be a thrilling and spectacular event.”

the workload. It is a blessing for me to be standing here.”

Rookies of the Year

Eroni Sau is the second Fijian to be named Rookie of the Year for the men’s series after being a clear winner in the fan vote ahead of his compatriot Alosio Naduva and Australia’s Ben O’Donnell. The 28-year-old featured in all 10 rounds in his debut season, using his powerful physique to score 37 tries.

France’s Coralie Bertrand, meanwhile, claimed the women’s accolade, having featured in all five rounds and helped Les Bleues enjoy their best season, reaching a first-ever Cup final in Kitakyushu and semi-finals in Langford and Paris to clinch the series bronze medal.

Fair Play Award

This award, selected by the match officials, recognises the teams who showcase rugby’s values of integrity, passion, solidarity, discipline and respect. Japan were awarded the women’s accolade after an event that saw them lose their core team status on the series, with Kenya the men’s recipients following an exciting season which saw them reach the final in both Vancouver and Hong Kong.

Roche’s kick with the final play of the match against England to snatch the bronze medal for invitational team Ireland at the HSBC London Sevens was a clear winner of the men’s award, beating Fijian Alosio Naduva’s last-gasp winning try against Australia in the Singapore Cup final and Matias Osadczuk’s break and calm head to send Renzo Barbier over for the winning try in Argentina’s Cup semi-final against South Africa in Las Vegas.

Capgemini Coach of the Series

Another inaugural category, selected by the series’ global innovation partner Capgemini, was won by New Zealand women’s coach Alan Bunting after successive victories in the last three rounds of the series in Japan, Canada and France as well as the Commonwealth Games title in April.

South Africa coach Neil Powell, who guided the Blitzboks to retaining their series title, picked up the men’s coach of the series award and paid tribute to his victorious team: “The mental focus and composure they showed was fantastic, all credit to the boys for believing in their success. We had everything to play for and the team did an incredible job, not just today but over the whole season.

“I also want to congratulate Fiji on an amazing season, they were phenomenal.”

DHL Impact Player

The race to be named DHL Impact Player of the Year in both the men’s and women’s series went right down to the final matches. In total 16 players from 12 nations won tournament awards during this season’s series.

New Zealand’s Michaela Blyde was delighted to win the women’s award: “This is pretty special. I’m shocked and truly grateful. I put this down to my teammates who create the opportunities for me and I thank them.”

La Fédération française de rugby organise, du 8 au 10 juin au stade Jean-Bouin, à Paris 16e, un tournoi international de rugby à 7 masculin et féminin, étape du HSBC World Rugby Sevens Series.

Cette manifestation sportive, soutenue par la Région à hauteur de 170.000€, va rassembler 28 équipes internationales, qui s'affronteront au cours de 45 matchs masculins et 34 matchs féminins.

Le public pourra découvrir à cette occasion, jusque dans sa pratique féminine, une discipline largement méconnue.

Quant au stade Jean-Bouin, qui est l'un des sites retenus pour les JO Paris 2024, il pourra mettre en avant sa capacité d’accueil de 20.000 spectateurs.

Ce tournoi constituant la 10e et dernière étape du circuit mondial, il s'achèvera avec la remise des titres de champion et championne du monde de rugby à 7.

En soutenant l'organisation de tels grands événements sportifs franciliens, la Région Île-de-France renforce chaque fois un peu plus l'attractivité de ses territoires tout en assurant son rayonnement à l'échelle internationale.

Le titre HSBC World Rugby Sevens Series a été décidé de façon spectaculaire après que l'Afrique du Sud a battu l'Angleterre 24-14 en finale du HSBC Paris Sevens pour décrocher la médaille d'or et conserver son titre de série.

Au cours d'une des années les plus compétitives de l'histoire de la série, le titre est allé jusqu'au tout dernier match puisque l'Afrique du Sud avait besoin d'une victoire en tournoi pour dépasser les Fidji dans le classement de la série.

L'Afrique du Sud a terminé la série en tête avec 182 points, suivie des Fidji qui ont remporté l'argent avec 180 points et la Nouvelle-Zélande avec 150 points après avoir remporté la médaille de bronze à Paris avec une victoire de 38-5 contre le Canada dans la troisième place

Les champions de la série de l'année dernière, l'Afrique du Sud, ont devancé l'Espagne 15-10 en quart de finale avec un essai à la cinquième minute de Justin Deguld, après que les pointages aient été 10-10 à la fin du temps réglementaire. Les Blitzboks sud-africains ont ensuite trouvé leur rythme en demi-finale avec une victoire complète de 24-12 contre la Nouvelle-Zélande grâce à deux essais de l'impressionnant Dewald Human, 23 ans, qui a fait ses débuts il y a deux mois à Hong Kong .

Humain était de nouveau en forme de but en finale et était ravi d'être élu Joueur de la Finale: "Ca a été une expérience fantastique ici à Paris, je me suis appuyé sur moi et j'ai apprécié chaque minute sur le terrain. sommes très heureux de la victoire. "

Le capitaine de l'équipe sud-africaine, Philip Snyman, a ajouté: "Nous voulions aller jouer au rugby et nous concentrer sur ce que nous pouvions contrôler: les gars ont joué un rugby phénoménal et ont fait honneur à l'équipe. C'est un sentiment incroyable de représenter un pays si merveilleux et les gens de chez nous n'ont jamais cessé de croire en nous et de nous soutenir. "

Fidjiens ont raté l'occasion de remporter le titre plus tôt dans la journée alors qu'ils ont été vaincus 19-17 par une équipe d'Angleterre pleine d'entrain dans un quart de finale à couper le souffle. Le capitaine de l'équipe d'Angleterre, Tom Mitchell, a complété un mouvement de 26 passes pour marquer dans les dernières secondes du match et mettre un terme à la récente domination des Fidji qui les avait vaincus lors des quatre dernières manches de la série.

Les Fidjiens se sont rétablis pour battre l'Irlande 38-5 et les États-Unis 28-7 pour terminer cinquième à Paris et mettre la pression sur l'Afrique du Sud pour la finale mais finalement ce n'était pas suffisant et les Fidjiens ont été obligés de se contenter des dix tours.

L'Angleterre a produit une autre performance puissante en demi-finale avec une victoire convaincante de 26-12 contre le Canada pour atteindre sa première finale de la série 2017-18, mais ils ont été incapables de faire face aux Blitzboks en finale alors que les hommes d'Afrique du Sud couraient vainqueurs devant une foule parisienne bruyante.

Équipe Invitational L'Irlande a battu 19-5 du quart en quarts de finale, mais après sa médaille de bronze à Londres la semaine dernière, les Irlandais se sont montrés assez prometteurs au cours des deux derniers tours un brillant avenir dans le rugby à sept.

L'Argentine a remporté le Challenge Trophy, décerné à l'équipe terminant en neuvième position, après avoir vaincu le Pays de Galles 33-26.

Toute l'attention se tourne maintenant vers la Coupe du monde de rugby à sept 2018 à San Francisco du 20 au 22 juillet, où 24 équipes masculines et 16 équipes féminines s'affronteront pour devenir championnes du monde au cours de trois journées d'action excitantes.

 

1. L'AFRIQUE DU SUD : UN TOURNOI À L'IMAGE DE LEUR SAISON

« C'est un tournoi à l'image de leur saison. L'Afrique du Sud gagne le premier tournoi et se retrouve à des moments compliqués. A Paris, elle était en délicatesse en poule, perd contre l'Ecosse (12-14), se met en danger contre l'Espagne en quart de finale (15-10 dans les prolongations, ndlr). Ce n'était pas évident car l'équipe avait dans un coin de la tête que c'était fini par rapport à la saison. Et derrière ça, ils arrivent à se remobiliser après la défaite des Fidji. La défense, c'est la clé des Sud-Africains avec 85% de plaquages réussis et surtout un trio qui a été magique avec Philip Snyman, Ruhan Neil et Werner Kok : 60 plaquages à eux trois. Ce sont les joueurs qui ont été majeurs sur l'ensemble du tournoi. Ils ont un jeu de passes assez nul : 172 passes en six matches, soit 28 en moyenne par match (le Canada en a 307 en six matches, soit 51 en moyenne par rencontre, ndlr). »

2. LES FIDJI À DEUX POINTS DU LEADER

« Ils manquent un peu le tournoi. Ils avaient la possibilité de passer, mais ils ont laissé beaucoup d'énergie dans la poule. La défaite contre le Kenya (19-22) leur fait du mal, ils ont du faire un match plein face à la Nouvelle-Zélande. Ils sont plutôt adeptes à gérer les phases de poule et à accélérer sur les play-offs, donc c'était un peu dur pour eux de retrouver l'énergie nécessaire et de trouver en quart de finale une équipe anglaise qui a été assez incroyable sur la possession de balle. Malgré leur 5e place à Paris, les Fidji ont le titre qui leur passe sous le nez par pas grand chose (deux points derrière l'Afrique du Sud, ndlr).

« Il y a eu de grosses lacunes sur les coups d'envoi : 16% des coups d'envoi récupérés, ce qui est très faible quand on connait la capacité des Fidji (22% en moyenne sur la saison, ndlr). Et alors qu'ils sont les maîtres à jouer dans les turnovers, là ils n'ont récupéré que cinq ballons dans le tournoi de Paris (et en ont perdu six, ndlr). En comparaison, l'Afrique du Sud en a récupéré 14. Les Fidjiens sont très forts sur la récupération de ballon, mais les équipes adverses ont été assez lucides et leur ont donné que peu de ballons. Du coup, les Fidjiens n'avaient pas beaucoup de munitions pour scorer car les équipes en face ont su s'adapter. »

3. L'ANGLETERRE, TOUJOURS PRÉSENTE DANS LES GRANDS MOMENTS

« L'Angleterre fait un très bon tournoi. Sans être exceptionnels, ils ont réussi à passer la phase de poule. Derrière, ils font un exploit contre les Fidji (17-19 en quart de finale, ndlr), puis une défaite en finale contre l'Afrique du Sud 14-24). Ils doivent leur tournoi grâce à un réalisme incroyable : 20 possessions de balle sur 23 dans les 22 mètres ; 87% de réalisme dans les 22 m adverses. Norton, Bibby, Mitchell ont su actionner le jeu anglais. Défensivement, Harry Glover a été l'un des meilleurs joueurs du tournoi. Il n'a que 20 ans et est en train d'exploser et de devenir un joueur majeur sur le système anglais (22 plaquages). Il a supporté l'équipe d'Angleterre sur ce tournoi.

« Ils sont toujours là dans les grands moments : finaliste aux JO, médaille de bronze aux Commonwealth... Ils étaient 9e mondial et ils terminent à la 5e place du classement mondial, sur le fil, à un point de l'Australie (à un point d'écart). Le prochain objectif c'est la Coupe du Monde et en 2019 la quatrième place. Leur saison est parfaitement maîtrisée du point de vue gestion, même s'ils n'ont pas démarré très fort. »

4. L'IRLANDE A SA PLACE SUR LE WORLD SERIES

« Encore une fois elle a montré ses capacités de performance sur le World Series. Elle a été pragmatique. Le rugby à 7, c'est de l'endurance et du cardio. Ils montrent des atouts dignes d'un top 3 du Worl Series. Ils font plus de points que la Russie en deux tournois et sont 15e au classement, juste derrière le Pays de Galles. Défensivement ils sont en tête du classement et Harry McNulty est leur leader défensif (18 plaquages).

« Ils n'ont pas fait le World series en entier, mais c'est une équipe qui est très rigoureuse défensivement. Ils ont étouffé en phase de poule (14-5 sur l'Espagne, 19-19 sur le Pays de Galles et 24-14 sur l'Australie, ndlr). Et même en changeant cinq joueurs de l'effectif initial, ils arrivent toujours à être au haut niveau et à passer le cap et à être performant. L'Irlande a fait une très grosse performance à Paris et sera très dangereuse à la Coupe du Monde.

« Leur objectif numéro 1, c'est l'Europe Series ; le Paris Sevens n'était pas ciblé et pourtant ils y arrivent. Ils battent tout le monde en poule. »

5. L'ESPAGNE : DANGER EN DEVENIR

« Ils gagnent l'Australie (17-10), puis le Pays de Galles (21-14) et font surtout un match monumental contre l'Afrique du Sud en quart de finale où ils perdent à la dernière seconde (15-10). Ils ont encore fait une très belle saison, malgré le manque de réalisme : 45% de réalisme, elle score 10 fois sur 22 (45%). C'est dire tout le potentiel offensif qu'elle a !

« C'est une équipe qui a beaucoup le ballon. Le jour où elle va être efficace offensivement, elle va être dangereuse. »

6. LE CANADA A RÉUSSI À PASSER LE CUT DES DEMI-FINALES

« Le Canada s'est qualifié encore une fois en demi-finale sur le World Series où elle s'incline 26-12 face à l'Angleterre. C'est une quatrième place au Paris Sevens après avoir été impressionnante en phase de poule. Elle n'a eu que 11 pénalités dans le tournoi. Elle a une justesse technique incroyable avec seulement 12 fautes de main sur l'ensemble du tournoi, soit deux par match, ce qui est très propre.

« C'est un jeu de quinziste. Le Canada fonctionne en mode quinziste, mais score derrière. Hirayama a été le meilleur joueur en offload, Douglas a cassé la ligne huit fois, Connor Braid ballon porté... « Le Canada a réussi à passer ce cut pour les demi-finales. »

7. LA FRANCE EN PANNE

« Elle avait réussi à réunir son effectif au complet malgré la blessure de Manoël Dall'Igna. Elle attendait depuis longtemps le tournoi de Paris. Au premier jour, elle est à sa place et a du mal à performer face à l'Angleterre (21-28), aux USA 12-26) et à l'Argentine 28-26) qui sont au-dessus. Elle a réussi à débloquer son compteur de victoires en battant l'Argentine.

« Elle a montré beaucoup de faiblesse défensive, avec 5,4 plaquages manqués par match, contre 3,4 pour l'Espagne. C'est le chantier numéro un pour que la France puisse repasser en Cup.

« En attaque, elle est efficace, même si le point noir est le coup d'envoi : trois manqués contre le Pays de Galles. Quand on n'a pas les ballons en conquête, c'est très compliqué de pouvoir rivaliser. C'est l'équipe qui a été le plus pénalisée du tournoi : 18 pénalités.

« Malgré tout, l'équipe de France a réussi à contenir et n'a pas pris 40-0 comme sur d'autres tournois. La ferveur populaire a permis à la France de rester concentrée à chaque match. Elle a joué avec ses armes et s'est faite contrer par meilleur que soit. »

 

Deuxième démone avec cornes et sabots pour le LDoll ! Bien qu'elle est l'air plutôt grise sur ces photos la résine est en réalité bleue claire... J'ai vraiment aimé travailler sur des hybrides cette fois-ci, j'espère qu'elles vous plairont également !

 

Second demon girl with horns and hooves for Ldoll ! Although she may look rather grey on this pictures the resin is actually light blue... I really enjoyed working on hybrids this time, I hope you'll like them too !

Novac Djokovic

Coupe Rogers (tennis) Montréal

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Paris - Mur pour la Paix - esplanade du Champ de Mars

 

Ici, je vous avais parlé l'hiver dernier des protestations des habitants du VIIè arrondissement et de leur maire, Rachida Dati, qui souhaitaient qu'on retire le Mur pour la Paix de l'esplanade du Champ de Mars ... le temps a passé, j'y suis retournée aujourd'hui, et la dégradation de l'endroit s'accélère, les vitres qui portent le mot paix en transparence sont presque toutes brisées maintenant et aucune restauration en vue ... je crains que les habitants du quartier finissent par obtenir ce qu'ils souhaitent : la disparition de ce très beau monument en faveur de la paix ...

En cliquant sur le lien www.murpourlapaix.org/site/ vous pouvez, si vous le souhaitez, vous engager en faveur du maintien de ce mur ...

 

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az "Ezeregyéjszaka városából"

.− Ouverture pratiquée dans un mur, une paroi, pour faire pénétrer l'air et la lumière à l'intérieur d'un local, et normalement munie d'une fermeture vitrée. Ces deux pièces répondaient aux deux fenêtres non condamnées de la façade (Gautier, Fracasse, 1863, p. 8). Toutes les fenêtres donnaient sur la cour (Camus, Exil et Roy., 1957, p. 1633). Impôt direct sur les portes et fenêtres (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p. 505). Ne pas appeler fenêtre une baie sans fermeture vitrée (Archit. 1972, p. 96) :

1. ... (il n'y a) qu'à monter par-dessus un mur, qu'à grimper par une fenêtre et qu'à passer sous une porte. On en a tant qu'on veut.

Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 165.

2. Pieter de Hooch, lui, regarde plus volontiers par la fenêtre d'où l'on aperçoit le canal, et, de l'autre côté, les petites maisons triangulaires de brique rouge à volets peints.

Faure, Hist. art, 1921, p. 56.

SYNT. Aménager, barricader, boucher, murer, percer une fenêtre; courir, se mettre, se pencher, se précipiter à la fenêtre; regarder, sauter, tomber par la fenêtre; fenêtre claire, étroite; grande, haute, large, petite fenêtre.

♦ En partic., ARCHIT.

Fenêtre feinte. ,,Fenêtre peinte sur une surface murale ou dont le décor en relief est appliqué sur la paroi d'une muraille`` (Adeline, Lex. termes art, 1884). Synon. fausse fenêtre.

Fenêtre haute. Julien entra dans l'église neuve de Verrières. Toutes les fenêtres hautes de l'édifice étaient voilées avec des rideaux cramoisis (Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p. 449).

Porte-fenêtre*.

Fenêtre aveugle, borgne, cintrée, en ogive, géminée, gisante, à meneaux, rampante; fenêtre passante, pendante, barlongue, oblongue, de second-jour, de service, thermale, de lucarne, d'attique (Archit. 1972, p. 96). Fenêtre-balcon; appui, bord, embrasure, rebord de la fenêtre.

♦ P. méton. Quelle sensation il a faite à Châtellerault la dernière fois qu'il est venu me voir!... On louait des fenêtres pour le voir passer (Labiche, Deux papas, 1845, I, 5, p. 394).

♦ P. anal. Ouverture naturelle ou artificiellement pratiquée. Un compteur à fenêtre mince permettant de compter les électrons (Joliot, Curie, Radioact. artif., 1935, p. 8). Il existe en outre des dispositifs pour photocopier l'information portée sur les cartes et pour insérer des microfilms dans des fenêtres pratiquées dans celles-ci (Jolley, Trait. inform., 1968, p. 178) :

3. Un antique trône d'évêque se voit à l'église de Saint-Marc de Venise (...). La partie basse [des] faces latérales est occupée par de petites fenêtres évidées dans la masse du marbre...

Lenoir, Archit. monast., 1852, p. 357.

Enveloppe*, carte à fenêtre.

− ANAT. Fenêtre ovale. ,,Partie de l'oreille moyenne dans laquelle est encastrée la platine de l'étrier et qui communique avec l'oreille interne`` (Thinès-Lemp. 1975). Fenêtre ronde. ,,Partie de l'oreille moyenne qui est séparée de la rampe tympanique du limaçon par une membrane appelée tympan secondaire`` (Thinès-Lemp. 1975) :

4. La pression de l'étrier sur la fenêtre ovale doit avoir un double effet : le premier, d'ébranler tout l'intérieur du labyrinthe; le second, de comprimer la substance gélatineuse qui le remplit, et de la faire se reporter par le limaçon sur la membrane de la fenêtre ronde, qui doit se trouver par là beaucoup plus tendue.

Cuvier, Anat. comp., t. 2, 1805, p. 510.

− ASTRONAUT. ,,Durée pendant laquelle le lancement (ou tir) d'un engin spatial est possible`` (Gilb. 1971).

− CIN. Fenêtre du projecteur. En pratique, il convient de laisser toujours une petite marge, étant donné que la fenêtre du projecteur est toujours plus petite que celle de la caméra (Ciné Amateur, nov. 1936).

− GÉOL. ,,À travers une nappe de charriage, ouverture à l'emporte-pièce ménagée par l'érosion et atteignant le substratum sur lequel a été charriée la nappe`` (Plais.-Caill. 1958).

− HORLOG. Ouverture faite dans une platine au-dessus d'un pignon (d'apr. Encyclop. méthod. Mécan. t. 2, 1783).

− MÉD. Fenêtre aortique (Méd. Biol. t. 2, 1971). Signe de la fenêtre. Espace anormalement observé en radiologie (d'apr. Garnier-Del. 1972).

− MODE

♦ COIFFURE. Façon dont les hommes portaient les cheveux aux xve et xvie siècles, le visage dégagé (d'apr. Leloir 1961).

♦ HABILL. Taillades ou crevés à la mode au xvie siècle (d'apr. Leloir 1961).

− NUCLÉAIRE. ,,Partie de la paroi d'un détecteur dont l'épaisseur est suffisamment faible pour permettre l'entrée des rayonnements peu pénétrants`` (Nucl. 1964).

− TYPOGR. ,,Absence d'impression dans une page occasionnée par l'interception d'un bout de papier volant entre la feuille et la forme, ou une agglomération de pâte`` (Chautard 1937).

− Arg. Braguette (cf. Bruant 1901, p. 73). ,,Boucher une fenêtre, crever un œil`` (Rigaud, Dict. arg. mod., 1881, p. 169).

− Expressions

♦ Jeter qqc. par la fenêtre. S'en débarrasser. Mme de R, qui craignait la mort, vient de mourir parce qu'elle trouvait drôle de jeter les médecines par la fenêtre (Stendhal, Amour, 1822, p. 281).

♦ Jeter son argent par la fenêtre. Dépenser à tort et à travers. C'eût été de l'argent agréablement jeté par la fenêtre (Flaub., Corresp., 1852, p. 337).

♦ Mettre le nez à la fenêtre. Regarder au dehors. Milord (...) sortit du lit, vint mettre le nez à la fenêtre (Toepffer, Nouv. genev., 1839, p. 339).

− Proverbe. Chassez-le par la porte, il rentrera par la fenêtre. Se dit d'une personne importune dont on ne peut se débarrasser. (Dict. xixe et xxe s.).

− Populaire

♦ Faire la fenêtre (vieilli). [En parlant d'une prostituée] Attirer les clients depuis la fenêtre. Oh! elle ne sortait pas de son cadre, celle-là, la dame du portrait, elle ne faisait pas la fenêtre au public (Lorrain, Sens. et souv., 1895, p. 74).

II. A.− Spéc. Châssis vitré qui ferme l'ouverture par divers systèmes mécaniques. Il n'y a pas à craindre de dormir la fenêtre ouverte lorsqu'on voit le bénéfice que les tuberculeux retirent de cette méthode (Macaigne, Précis hyg., 1911, p. 192) :

5. À cette demande, Wilson aurait fait avec son haleine de la buée sur le carreau d'une fenêtre près de laquelle il était, puis écrit le chiffre, aussitôt effacé qu'il était écrit.

Goncourt, Journal, 1886, p. 598.

SYNT. Ouvrir, entrebâiller, entr'ouvrir, fermer la fenêtre; fenêtre grande ouverte; barreau, espagnolette, verre, vitre de/de la fenêtre.

B.− En partic.

− BÂT. Fenêtre accordéon, basculante, à croisée, à croisillons, coulissante, dormante, à double battant, grillagée, à petits carreaux, pivotante, à soufflet, à tabatière; fenêtre (à l')anglaise, (à l')australienne, (à la) française, (à l') italienne; fenêtre-croisée, fenêtre-guillotine.

III.− Au fig. Ouverture permettant une communication avec le monde extérieur, ouvrant de nouveaux horizons et d'autres perspectives. Son pouce [de Monseigneur] ne trembla pas, lorsqu'il (...) commença les onctions sur les cinq parties du corps où résident les sens, les cinq fenêtres par lesquelles le mal entre dans l'âme (Zola, Rêve, 1888, p. 190). Aigues-Mortes fut créé sur l'ordre de Saint Louis et de Philippe le Hardi. Il faut au roi de France une fenêtre sur la Méditerranée (Hourticq, Hist. art, Fr., 1914, p. 93) :

6. Il importait seulement de bien constater l'insensible déclin d'une congrégation [de l'Oratoire] sage, modérée, polie, qui avait trop de fenêtres ouvertes sur le monde pour que l'air extérieur n'y entrât pas très-aisément.

Sainte-Beuve, Portr. contemp., t. 4, 1846-69, p. 33.

7. Son jugement [de Léon de Montesquiou], d'une rectitude absolue, était cependant creusé de fenêtres, donnant sur les horizons les plus variés.

L. Daudet, Vers le roi, 1920, p. 22.

− P. métaph. Le fauteuil d'où je m'évade en sautant par cette fenêtre qu'est la page d'un livre (Green, Journal, 1942, p. 245).

REM. 1.

Fenestration, subst. fém. a) Vx. ,,Disposition de l'ensemble des fenêtres d'un édifice`` (Barb.-Cad. 1963). b) Ouverture percée dans une surface pleine. Mors montrant comment les calculs sont saisis et coincés dans la fenestration de la pince (Catal. instrum. chir. (Collin), 1935, p. 237). En partic., méd. α) ,,Création d'une ouverture dans la paroi d'une cavité organique`` (Méd. Biol. t. 2 1971). β) Opération de l'oreille (...) [consistant] en une trépanation du canal semi-circulaire avec création d'une ouverture destinée à remplacer la fenêtre ovale de l'oreille interne (d'apr. Méd. Biol. t. 2 1971).

2.

Fenestron, subst. masc. Fenêtre de petites dimensions. Il a vu le soleil qui passait ses cornes par le fenestron du clocher (Giono, Regain, 1930, p. 101). P. anal. La colleuse-monteuse avec son fenestron où l'on fixe la séquence choisie (Cendrars, Homme foudr., 1945, p. 291).

Prononc. et Orth. : [f(ə)nε:tʀ̥]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1135 fenestre (Couronnement de Louis, éd. E. Langlois, 1625); 2. a) ca 1433 fig. « passage » (Ch. d'Orléans, Ballade XLV, 8 ds Poésies, éd. P. Champion, p. 67 : les fenestres de mes yeulx); b) 1690 anat. (Fur.); c) 1690 diplom. « espace libre laissé dans un acte, un manuscrit » (ibid.). Du lat. class. fenestra « fenêtre; ouverture, passage ». Fréq. abs. littér. : 13 775. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 14 043, b) 23 839; xxe s. : a) 23 585, b) 19 642. Bbg. Archit. 1972, p. 78. − Chautard (É). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 478. − La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 53. − Streng (W. O.). Über das Fenster und dessen Namen im Französischen und Provenzalischen. Neuphilol. Mitt. 1909, t. 11, pp. 96-113.

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www.twitter.com/Memoire2cite le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur 50ans.apur.org/#intro @ Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ".où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire. Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique.

www.twitter.com/Memoire2cite LES GRANDS ENSEMBLES @ L EXEMPLE DE DIJON «LE BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE»Sylvain TABOURY, sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles.

Co-auteur avec Karine Gougerot, photographe, de Billardon, histoire d’un grand ensemble, paru aux éditions Créaphis en 2004. Texte communiqué à partir de la rencontre-débat du 20 mai 2005 Organisée par le Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne en partenariat avec Maison de Banlieue et de l’Architecture, le CAUE 91 et CINEAM

dans le cadre de l’exposition «Des ensembles assez grands: mémoire et projets en Essonne».

Cet ouvrage retrace l’histoire de la cité Jean-Billardon, barre de 14 étages et de 250 logements, à Dijon, premier grand ensemble de la ville, construit entre 1953 et 1955, démoli en 2003. Sélectionné parmi les immeubles significatifs de l’architecture du XXe siècle par la direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la Culture, Billardon était un symbole incontournable de l’histoire du quartier des Grésilles et de l’agglomération dijonnaise, ainsi qu’un formidable témoin de l’architecture novatrice de l’après-guerre. Sollicités par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne (Drac) et par l’Office public d’aménagement et de construction de Dijon (Opac), dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain (ORU) du quartier des Grésilles, nous avons collecté et rassemblé, de janvier à juillet 2003, les traces de cette histoire, les archives, mais aussi les témoignages, recomposant des trajectoires familiales, professionnelles, des documents iconographiques et sonores. La restitution auprès des habitants et des partenaires du projet en octobre 2004, accompagnée d’une table ronde avec différents intervenants et acteurs du quartier, a été un moment fort, inscrit dans le processus de transformation engagé sur le quartier des Grésilles. Une exposition, intitulée «Mémoires de Billardon, fragments de vies», a également été présentée dans les locaux prestigieux du musée de la Vie bourguignonne de Dijon, du 14 octobre 2004 au 31 janvier 2005.Garder une trac De fait, la démolition de la Cité Billardon, le 4 juillet 2003, restera sans aucun doute un événement sensible dans la mémoire de nombre d’habitants de l’agglomération dijonnaise. Cette barre fut la première construction d’un tout nouveau quartier – le quartier des Grésilles –, à Dijon, où près de 4000 logements ont été construits Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne entre 1953 et 1966 – 14970 habitants en 1968, 8263 en 2003 – sur un terrain agricole demeuré nu, à l’est du territoire communal. Les 14 étages et 250 logements de l’immeuble, élevés au milieu des champs et des jardins familiaux, où un écriteau «Chasse interdite» était encore visible quelques années auparavant, faisaient alors l’admiration des très nombreux badauds venus visiter cette toute nouvelle Cité radieuse, construite tel un

Meccano de béton et d’acier.

« Immeuble révolutionnaire», «Meccano géant à l’échelle du monde moderne», les titres de la presse de l’époque donnent un aperçu de l’impact national et international de l’événement. «Des visiteurs étaient venus de toute la France et même de l’étranger, jeter un coup d’œil au chantier», rappelait un article de la presse locale le jour de la démolition.

Cette « barre » de 14 étages et de 250 logements, desservis par des coursives placées tous les trois niveaux, était une déclinaison appauvrie du modèle de la Cité radieuse du Corbusier, inaugurée le 14 octobre 1952. Les appartements étaient de deux types: les uns de deux et trois pièces,

situés dans les ailes, de disposition traditionnelle, orientés au sud et pourvus de loggias; les autres, de cinq pièces, situés au centre du bâtiment, du type

« duplex ». Huit espaces commerciaux avaient été aménagés en rez-dechaussée. Cependant, en dépit des ressemblances et de la qualité architecturale de l’édifice, l’immeuble n’était pas une unité d’habitation au sens où Le Corbusier l’entendait. L’originalité de la Cité Billardon tient en réalité au procédé constructif qui fut utilisé lors de son édification. Elle fut la toute première à expérimenter en France le procédé de préfabrication Estiot, réutilisé par la suite pour la construction de plusieurs grands ensembles, comme le Noyer-Renard à AthisMons, la Cité des 4000 à la Courneuve, la Grâce-de-Dieu à Caen, la Croixdes-Oiseaux et Champ-Fleury à Avignon, le Gros Buisson à Épinay, SainteBarbe à Metz, le Haut-du-Lièvre à Nancy, les tours du Lancy à Genève ou encore des bâtiments d’habitation à Alger. Le mode constructif, repris sur celui des gratte-ciel américains, associait l’acier en ossature et le béton en pré-enrobage avec une majeure partie réalisée en atelier. Le procédé donnait des résultats évidents: précision remarquable, rapidité d’exécution, peu ou pas d’installations de chantier – suppression des coffrages, des étayages, des échafaudages – et surtout économie considérable de main-d’œuvre. Il s’agissait des prémices d’industrialisation dite lourde du bâtiment. Forte de cette première expérience, la commune avait ensuite réalisé deux autres cités de même type, Épirey, puis Lochères. Mais le modèle de Billardon fut perverti: dans une logique de réduction des coûts de production et de rapidité d’exécution, tous les espaces peu productifs comme les logements en duplex, les cellules commerciales, ou les très grands halls, ont été supprimés. Les deux cités comprennent 348 logements, relativement mal desservis et sans attrait, des petits logements sur un seul niveau La démolition de Billardon n’a donc évidemment pas la même signification, Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne ni les mêmes conséquences que celles d’Épirey ou des Lochères, déjà démolies en 1992 et 2000. Cet immeuble possédait une fonction symbolique incontestable, une place à part dans la vie des résidents qui s’y sont succédé, comme dans la mémoire des habitants du quartier. Les récits que nous avons pu recueillir auprès d’une trentaine d’anciens résidents de l’immeuble nous offrent différentes représentations de l’histoire de

Billardon, et des personnes qui y ont vécu ou travaillé d’avril 1955 à décembre 2002.

Les témoignages des plus anciens, arrivés parmi les premiers, en 1955, répondent aux histoires des plus jeunes, derniers occupants du rafiot, aujourd’hui démoli. Ils sont venus d’horizons divers, de Côte-d’Or, de Bretagne, d’Alsace, de la région parisienne, du Maroc, d’Algérie, du Portugal, du Cambodge ou d’ailleurs et leurs paroles traduisent l’enracinement profond de leurs souvenirs de Billardon, que certains n’auraient jamais voulu quitter. Bien sûr, la mémoire n’est pas «objective». Le discours s’élabore toujours à partir d’un présent et la disparition engendre certainement une nostalgie conduisant à magnifier les bons moments et à tempérer les plus pénibles. Mais en faisant imploser Billardon, c’est bien tout un pan de leur vie que l’on a réduit en poussière. Chaque témoin traduit avec ses mots ces petits faits de la vie quotidienne, souvent jugés sans importance, petits riens ou traumatismes, anecdotes ou événements tragiques, qui ont marqué leur sensibilité.« Une verrue dans le quartier»C’est pour ces différentes raisons esthétiques, historico-culturelles – témoignage de l’histoire des villes – et socio-symboliques – mémoire des hommes – que la Direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la

Culture avait décidé de répertorier la Cité Billardon parmi les immeubles représentatifs de l’architecture du XXe siècle. L’immeuble avait reçu le label

«Patrimoine du XXe siècle» à la fin des années 1990.

Or, ce processus de «patrimonialisation» était inconcevable pour de nombreuses personnalités locales, voire de nombreux habitants du quartier.

Stigmatisé comme une «verrue» dans le quartier, l’immeuble était devenu un véritable cauchemar: dégradations, violence, difficultés et «mal-vivre» constituaient le quotidien de locataires excédés, souvent «assignés à résidence».

Bagarres, agressions, cambriolages, drogue, vitres brisées, ascenseurs en panne, alimentaient manchettes de journaux et témoignages, décrivant le naufrage d’un immeuble à la dérive, devenu symbole de tous les maux. La démolition paraissait donc inéluctable, comme une délivrance, la promesse d’un avenir meilleur. Les partenaires institutionnels se devaient de mettre en scène leur capacité à changer la vie des habitants du quartier, réparer les erreurs d’une période de l’urbanisation contemporaine, dont Billardon était l’un des symboles les plus représentatifs.

L’idée d’une enquête ethnographique sur l’édifice et ses locataires avait donc « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne du mal à passer dans la réflexion de certains décideurs. La mise en œuvre du projet, initié par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bourgogne, sur les budgets de l’opération de renouvellement urbain du quartier, fut bloquée administrativement pendant plusieurs mois. Entre-temps, tous les locataires de l’immeuble avaient été relogés… (la dernière famille quitte son logement le 23 décembre 2002).

Une histoire des grands ensembles?

Le travail de recherche historique sur les grands ensembles est rendu aujourd’hui d’autant plus difficile à faire comprendre que la ville issue des Trente Glorieuses est souvent considérée, avec la politique publique qui l’a programmée, comme une vaste erreur collective (A. Fourcaut). L’architecture des «tours» et des «barres», du «chem« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »

Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne

phie, histoire et sociologie, de monographies locales – Saint-Étienne, Villeurbanne, etc. – publiés ces dernières années sur ce thème en témoigne clairement.Cependant, on est encore loin du compte. Si plusieurs urbanistes, historiens,

géographes ou sociologues1 ont récemment contribué à une meilleure connaissance du sujet au niveau national et international, l’histoire de ces quartiers d’habitat collectif reste un terrain largement méconnu, à peine exploré par les historiens locaux. En Essonne, à quelques exceptions près – Draveil, Viry-Châtillon, les Ulis, Athis-Mons ou Grigny –, rares sont les monographies ou les études locales à accorder une place de choix à l’analyse et à la présentation de ces bouleversements. Les mauvaises volontés, auxquelles nous avons parfois été confrontés dans le cadre de nos recherches dans le département témoignent des réticences que continue de susciter toute démarche d’enquête et d’analyse sur la mémoire et le devenir des grands ensembles.

La transformation en cours ou à venir d’une vingtaine de sites en Essonne dans le cadre du Programme national de rénovation urbaine, institué par la loi Borloo du 1er août 2003, et la priorité donnée à la démolition-reconstruction,

sur fond de crise du logement social, devraient pourtant poser avec plus d’acuité la question de l’appréciation de ce patrimoine départemental. De nombreuses communes mobilisées dans des programmes d’intervention n’ont qu’une vision très partielle de l’histoire de ces quartiers, de leurs évolutions, dont les conséquences ne sont envisagées le plus souvent qu’à travers le prisme d’une crise sociale impossible à juguler. Or, n’est-il pas singulier, voire dangereux, d’entreprendre des opérations de transformation urbaine aussi radicales, sans même commencer par chercher à comprendre comment, par qui et pour quelles raisons ces espaces ont été construits ou transformés, sans évaluer dans certains cas l’impact des politiques précédemment engagées?Richesse patrimoniale ou héritage encombrant, définir une nouvelle vision de la ville exige un travail d’enquête, d’expertise, une capitalisation des expériences, rarement mis en œuvre.Et c’est sans doute là le talon d’Achille d’une politique de transformation

urbaine menée dans l’urgence, qui ne peut se nourrir de capitalisation critique, et occulte le rôle crucial de l’accompagnement qualitatif et de la sensibilisation et/ou de la formation des élus, des services de l’État et des collectivités, des opérateurs et des aménageurs, des bailleurs.Ces images devenues presque ordinaires de parpaings, pans de bétons fracassés, vitres brisées laissent songeur: quel regard les résidents – et notamment

les plus jeunes – pourront-ils bien porter à l’avenir sur un environnement si violemment rejeté? Pourquoi respecter ce qui n’est bon qu’à être démoli?

Pour n’en citer que quelques-uns : FORTIN J-P., Grands ensembles. L’espace et ses raisons, Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA), 1997 ; PEILLON P., Utopie et désordre urbains. Essai sur les grands ensembles d’habitation, La Tour d’Aigues, Editions de l’Aube, 2001 ; DUFAUX F., FOURCAUT A., SKOUTELSKY R., Faire l’histoire des grands ensembles. Bibliographie 1950-1980, ENS éditions, 2003 ; TOMAS F., BLANC J-N., BONILLA M., Les grands ensembles, une histoire qui continue…, Publications de l’université de Saint-Etienne, 2003 ; DUFAUX F., FOURCAUT A. (dir.), Le monde des grands

ensembles, Créaphis, 2004.« Pour une histoire des grands ensembles en Essonne », Les Cahiers de la Maison de Banlieue et de l’Architecture, n° 11, mai 2005« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »

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Les enjeux du projet

À Dijon, le projet a mis de long mois à se concrétiser. L’enjeu de ce travail était double:

■ Un enjeu de connaissance et d’analyse de l’histoire et des différentes étapes de l’évolution urbaine et sociale de l’immeuble et du quartier, des vécus, trajectoires résidentielles et familiales des habitants de la cité. Il a été réalisé à travers:

– une recherche historique dans les archives du bailleur, de la commune, des journaux locaux, de l’agence d’urbanisme, etc., replaçant l’étude dans le contexte général de l’histoire de la France de la Reconstruction et des quarante dernières années;– une écoute, dévoilant les différentes représentations de ce quartier, non plus

à partir de critères ou de théories de spécialistes, mais en suivant pas à pas(mot à mot) les trajets, les images qu’y déposent les habitants et les acteursdu quartier. Le travail artistique – photographies, textes – ayant alors pour fonction de réintroduire ces regards croisés dans la circulation de la ville,d’en faire des éléments de partage, de réflexio« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »Centre de Ressources Politique de la Ville en EssonneCes recherches ont permis de retracer les différentes étapes de construction et de transformation de cet immeuble dans son territoire, ainsi que l’évolution d sa composition socio-démographique. Une iconographie importante a pu être collectée et répertoriée sur CD-Rom. Une présence longue – deux à trois jours par semaine pendant cinq mois – a été assurée sur le terrain, favorisant notre immersion et l’observation du quotidien des habitants du quartier, le recueil d’une parole informelle, permettant d’expliciter notre démarche, ses objectifs, son intérêt, l’instauration d’une quotidienneté, de relations de confiance. Pour cela, une présence régulière aux différentes manifestations, aux réunions et aux événements publics liés au quartier et une fréquentation de lieux de rencontre et d’échanges préalablement identifiés ont été nécessaires.Des rencontres collectives et individuelles ont été organisées avec les partenaires – associations, structures et personnes-relais sur le quartier – nous permettant d’être rapidement identifiés et de baliser précisément notre rôle – le rôle de chacun – dans le projet, de recueillir leur connaissance du terrain, leurs représentations et leurs réflexions sur le projet. Les ateliers avec les techniciens, les élus et les associations concernées devaient définir précisément: ● les objectifs à court, moyen et, le cas échéant, long terme;

● les actions à court, moyen et long terme;

● les modalités de leur déroulement.

Ces rencontres avaient également pour objectif de faire fonctionner le«bouche-à-oreille», qui demeure bien souvent le principal vecteur d’information pour ce type de démarche. Elles nous permettaient également de nouer des premiers contacts avec les habitants et les personnes-relais impliqués dans la vie du quartier. Ont été mis en œuvre:

● un moment de rencontre-discussion avec les habitants sous la forme d’une soirée projection-débat: présentation du travail de recueil de mémoire, personnes et structures porteuses, méthodes, finalités; définition en commundes modalités de leur participation au projet.

● sollicitation et information de la presse locale (journaux, radio, télévision), des bulletins associatifs, de la communication institutionnelle (ville, communauté

d’agglomération, bailleur, etc.) pour relayer et présenter le plus précisément possible la démarche entreprise et les personnes en charge de ce travail;

● des entretiens compréhensifs, individuels, en couple ou en petits groupes sous la forme d’entretiens semi-directifs de type «récits de vie(s)», recueillisauprès d’habitants ou d’anciens habitants du quartier, de professionnels travaillant ou ayant exercé leur activité dans le quartier, d’élus ou de responsables associatifs.

« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »

Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne

Les entretiens ont été enregistrés et traités sur support numérique – mini-disc –, et les documents et les objets soigneusement inventoriés et/ou scannés.Ces entretiens avaient pour objectifs d’enregistrer non pas l’histoire de ce quartier, mais la manière qu’avaient nos interlocuteurs de dire leur propre histoire, cequi faisait mémoire pour ces personnes en contact étroit avec le quartier, natifs ou de passage, enracinés ou nouveaux venus. Il s’agissait de souvenirs, d’impressions d’enfance, de petits faits de la vie quotidienne parfois jugés sans importance, d’événements heureux ou tragiques, qui ont marqué leur sensibilité. Cela supposait donc que l’on prenne le temps, précisément de parler et d’écouter. Les entretiens se sont déroulés de préférence au domicile des personnes, pas dans la rue ou une salle impersonnelle, mais dans la sphère privée plus à même de laisser subvenir ces épopées de l’intime. L’objectif n’était pas de faire une archéologie du quartier, ni même d’enfermer nos interlocuteurs dans la norme de la personne-type qui habite un grand ensemble, mais bien de montrer que cet immeuble était composé de fragmentsde vies, de destins d’hommes et de femmes singuliers. Il s’agissait de montrer

comment, à un moment donné, ces personnes, venues parfois d’horizons lointains, se sont arrêtées là et ont enrichi ce lieu de leurs histoires et de leurs trajectoires particulières.

Nous avons donc insisté sur les trajectoires familiales et professionnelles de chacun: origines, parcours résidentiels, étapes et ruptures de vies – mariage, naissances, emplois successifs, divorces, décès, etc. –, points de repères autour desquels chacun construit «son temps», étapes qui organisent la durée, le vécu familial, domestique, les faits d’une vie et les événements de l’histoire. Le souvenir trouve également un support concret dans l’espace et les multiplesbouleversements du bâti et du cadre de vie. Démolitions, reconstructions,aménagements, suscitent une perte de repères, et invitent d’autant plus à faireun travail de mémoire. Dans cette perspective, ont été évoqués les souvenirs attachés plus précisément au quartier des Grésilles et à l’immeuble Billardon.Les personnes interrogées ont été invitées à s’appuyer le plus largement possible sur des descriptions détaillées (déménagement, logements successifs, accessibilité au travail ou aux équipements et services, nombre et identité des commerces, relations de voisinage, espaces collectifs), leurs pratiques (loisirs, vie scolaire, pratiques commerciales, etc.), les événements (fêtes, accidents, etc.) ou personnes marquantes; leurs perceptions du quartier et de son évolution – qu’ils y habitent toujours ou pas –, leurs projections éventuelles dans l’avenir (liste de thèmes non exhaustive).De février à juin 2003, une quinzaine d’entretiens ont pu être réalisés auprès d’une trentaine d’anciens locataires de l’immeuble, des premiers résidents de

Billardon dans les années 1950 aux derniers occupants, récemment relogés. « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne Des outils pour l’action: la restitution Tout au long de l’étude, nous avons rencontré et consulté régulièrement l’ensemble des institutions et des partenaires concernés par la démarche, afin de leur soumettre les premiers éléments de notre travail, recueillir leurs commentaires, leurs suggestions et critiques. Ces rencontres ont été l’occasion de partager une réflexion, d’élaborer des propositions de restitution aux différents publics.Malgré nos craintes initiales, une restitution de qualité a pu être proposée aux habitants, grâce à l’implication très forte de l’Opac de Dijon, véritable porteur du projet, et dans une moindre mesure du service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne. Leur implication a permis de trouver différents partenaires financiers, comme la Caisse des Dépôts et Consignations ou la communauté d’agglomération.

De notre côté, sur la base du rapport et du reportage photographique que nous avions remis à nos commanditaires, nous avons pu convaincre les éditions

Créaphis, reconnues pour la qualité de leurs publications de documents d’histoire, de sciences sociales et de photographie, de formuler une proposition éditoriale de qualité. Sur la base de nos recommandations, deux pistes de restitution ont été privilégiées:

● une exposition, événement fort et fédérateur, pouvant susciter des échanges,des moments de rencontre entre habitants du quartier et résidents extérieurs,

dans une optique d’ouverture du quartier au reste de la ville, les productions de certains groupes d’habitants pouvant être également valorisées, ainsi que les objets ou films recueillis dans le cadre du projet;

● une publication, associant textes et documents d’archives sur l’histoire du quartier, une sélection de témoignages et de photographies professionnelles

et amateurs, et accompagnant cette exposition, pour une diffusion plus large des résultats de l’opération, et une appropriation durable du projet par les habitants du quartier et les autres résidents de l’agglomération.Cette restitution avait également pour objectif de mettre en lumière les différentes préoccupations des habitants, permettant aux acteurs de terrain de disposer d’une base de connaissances pour définir et programmer leurs interventions, à court, moyen et long terme. Un tel travail fait émerger des représentations collectives, des divergences, des tensions qu’il faut savoir analyser et traiter pour améliorer les rapports sociaux et les conditions de vie des habitants.Encore faut-il que ces paroles soient prises en compte pour permettre aux institutions de redéfinir leurs modes d’intervention sur la ville: vaste chantier… Sylvain TABOURY,sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. Jérôme (Mémoire2Ville) #chercheur #archiviste #maquettiste dans l #histoire des #logementssociaux #logement #HLM #logementsocial #Patrimoine @ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... - - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..

passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document Gwenaëlle Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... mémoire2cité & l'A.U.A. - Jacques Simon (1929 - 26 septembre 2015) est un architecte paysagiste formé à l'École des beaux-arts de Montréal et à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre", Jacques SIMON, paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, réalise avec eux des installations paysagères éphémères principalement dans des champs et visibles du ciel. Avec sa palette d'artiste, Jacques SIMON réinvente des paysages comme les agriculteurs eux-aussi à leur façon les créent et les entretiennent. Le CAUE du Rhône vous invite à venir découvrir ses travaux au travers d'un kaléidoscope de photographies empreintes de spontanéité, de fraîcheur et d'humour. Cette exposition nous interpelle sur le caractère essentiel d'une nature changeante, fragile, sur l'importance d'une activité agricole diversifiée et sur la nécessaire évolution du métier de paysan. Elle nous amène aussi à voir et à interpréter ce que l'on voit, elle éveille en nous le sens de la beauté du paysage en conjuguant les différentes échelles de perception et de lecture; à pied et à vol d'oiseau, à la fois l'échelle humaine, terrestre, géologique, forestière, hydrologique, biologique mais aussi esthétique et symbolique. Jacques Simon, paysagiste cosmopolite est l'un des principaux acteurs du renouveau de la pensée paysagère en France dans les années 60 et 70 conjuguant avec cohérence sa pratique de paysagiste, de voyageur, d'éditeur, d'enseignant avec son approche plus artistique du paysage, subtile, sensible et humaine de la nature avec la réalisation de "performances". Ses projets paysagers comme ses interventions paysagères éphémères sont marqués par la mobilité, la fragilité, une empathie avec le lieu, par la dualité même du voyage : découverte / évanouissement, création / disparition. Jacques Simon dessine, écrit sur le paysage, "une surface", un peu à la manière du land'art avec les techniques et les outils du jardinier, du cultivateur. Il ne s'agit plus de représenter la nature mais de l'utiliser en créant avec et dans le paysage. L'intention de Jacques Simon n'est pas d'apposer sa marque sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui afin que ses travaux-installations manifestent même brièvement un contact en harmonie avec le monde naturel. "On dit qu'il a bouleversé l'esprit du paysage, il a remis les choses essentielles à leur place. Il rit de l'importance qu'on veut bien lui donner, fils de l'air, il ne veut rien de plus que passer dans les cerveaux pour les ventiler, les rafraîchir et non pour les modeler; son "importance", il l'a ailleurs et autrement; il est historique parce que dans son temps, dans celui qui s'écoule et non dans celui qui passe". Extrait de "Jacques Simon, tous azimuts", Jeanne-Marie Sens et Hubert Tonka, Pandora Editions, 1991. Il a introduit une nouvelle conception de l'art du paysage proche du Land art, Jacques Simon est l'auteur d'une série d'ouvrages sur différents aspects du paysage et abordés d'un point de vue technique. Il a travaillé de 1964 à 1966 en collaboration avec Michel Corajoud. Il a conçu le Parc de la Deûle (qui lui a valu le Grand Prix national du Paysage en 2006, après l'avoir reçu une première fois en 19901).

Il est mort le 29 septembre 20151 et a été incinéré à Auxerre Le paysagiste Jacques Simon s'est éteint le 26 septembre dernier à l'âge de 86 ans. Diplômé de Versailles en 1959, il fut sans doute l'une des figures les plus emblématiques, les plus géniales et les plus originales du paysagisme contemporain. Premier grand prix du paysage et prix du Conseil de l'Europe pour le parc de la Deule, on lui doit des principes de compositions très forts, autour du nivellement, du traitement du végétal ou de la place laissée au vide. Ses intuitions comme ses travaux ont inspiré tous les paysagistes avec lesquels il a travaillé, à commencer par Michel Corajoud ou Gilles Vexlard. On lui doit un profond renouvellement dans la composition des grands ensembles, ses réalisations -comme le parc Saint-John Perse à Reims- restant des modèles pour tous les professionnels. Jacques Simon développa également une production d'œuvres plus éphémères, attentif aux mouvements et aux transformations. Pédagogue talentueux et généreux, il le fut autant par les documents techniques et la revue qu'il publia, que par ses interventions en atelier devant plusieurs générations d'étudiants de l'école. Les paysagistes perdent un de leurs plus féconds inspirateurs. L'ENSP s'associe au deuil de sa famille et de ses proches. Témoignages à la mémoire de Jacques Simon

Dans les années 1990 à l'école du Paysage de Versailles, lorsque nous entrions en première année, la première satisfaction était d'acquérir du nouveau matériel d'expression plastique. Encre, feutres, supports en grand format et sur papier calque...mais aussi découvrir des livres de notre professeur Jacques Simon : des carnets de dessins et de croquis, des photomontages découpés aux ciseaux.

En amphithéâtre lors de conférences et séances de projections de diapositives, Jacques Simon évoquait surtout sa capacité à piloter un hélicoptère. Je viens de retrouver un extrait d'un article à ce sujet..« (...) Car depuis une dizaine d'années, le Bourguignon a trouvé une solution à son imagination en bourgeonnement permanent. Jacques Simon crée ‘pour lui tout seul'. Ni commande ni concours. Mais des messages géants écrits dans les champs et seulement visibles d'avion ou d'hélicoptère. Un art éphémère et privé dont il s'amuse, les veilles de moissons, tout autour de sa ferme de Turny, dans l'Yonne.Et là, plus rien ne l'arrête. Les agriculteurs du coin ont pris l'habitude de le voir faucher des allées entières de luzerne. De l'apercevoir écraser d'interminables chemins de phacelia, un graminé californien qui existe en trois couleurs (blanc, bleu, rouge). De l'observer dans son hélicoptère photographiant le résultat. Ses messages sont des hommages ou des avertissements. L'un prévient : ‘Hé, si tu n'as plus de forêt t'es foutu.' Un autre : 'Sans les paysans, je m'emmerde. Signé : la Terre.' Même l'hiver, Jacques Simon s'adonne à cette calligraphie paysagère. (...) ».Extrait paru dans La Croix l'événement du dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, par Frédéric Potet, rubrique Culture. son site simonpaysage.free.fr/

file:///C:/Users/user/Downloads/B_Blanchon_AUA.pdf Interview to Jacques Simon incleded on the dvd that accompanies book "Metropoles en Europe", from the exhibition "Lille - Metropoles en Europe". The French landscape architect Jacques Simon's love for nature first developed on his father's tree farm and then deepened when he traveled as a young man to Sweden and then Canada, where he attended art school in Montreal while working as a lumberjack. Between 1957 and 1959, Simon studied at the École Nationale de Horticulture. He has since become an important link in the renewal of French landscape architecture, combining the Anglo-Saxon and Scandinavian garden cultures he absorbed in his travels with classic Latin structures. He works as often as possible in situ, and does not shy away from driving the tractor himself.

www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U turny.chez.com/A0archives/jSIMMON.htm Jacques Simon, Il crée la revue Espaces verts en 1968, l’anime jusqu’en 1982, publie des cahiers spéciaux dédiés à « l’Aménagement des espaces libres ». Même l'hiver, il s'adonne à cette calligraphie paysagère».La Croix dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon écrit ses premiers articles dès la fin des années 1950 pour des revues comme Maison et Jardin et Urbanisme. En 1965, il signe l’un de ses premiers livres, L’Art de connaître les arbres. strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … jacques simon & Le parc des Coudrays - Élancourt-Maurepas, 1970 strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon - Espaces verts n° 27, avril-mai-juin 1971, p. 44-45 Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre" paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U …ici es EDITIONS DU CABRI PRESENTE PARIS LA BANLIEUE 1960-1980 -La video Içi www.youtube.com/watch?v=lDEQOsdGjsg ,

A partir des années 1950, le trafic de la banlieue parisienne suit l’urbanisation galopante et les dessertes ferroviaires doivent s’adapter et se moderniser.Quelques amateurs ont su immortaliser un monde ferroviaire qui était alors en voie de disparition. Dans ce film, nous retrouvons les dessertes 750 volts par troisième rail en rames « Standard » sur les lignes de Versailles-RD, sur la ligne d’Auteuil et entre Puteaux et Issy-Plaine mais aussi les derniers trains à vapeur à St Lazare, à La Bastille et sur le Nord et quelques ultimes voyages sur les lignes de Ceinture --------------De la révolution industrielle à aujourd’hui, un décryptage minutieux de la course au développement qui a marqué le point de départ de l’ère de l'anthropocène (ou l'ère de l'Homme) et de la déterioration continue de la planète. www.arte.tv/fr/videos/073938-000-A/l-homme-a-mange-la-terre/ Quelque 1 400 milliards de tonnes de CO2 sont aujourd’hui prisonnières de la basse atmosphère. Réchauffement climatique, déforestation, inondations, épuisement des ressources, pollutions, déchets radioactifs... : en deux siècles, la course au progrès et à la croissance a durablement altéré la planète, la crise environnementale se doublant d’une rupture géologique, avec l’avènement de l’ère anthropocène. Portée par l’exploitation des énergies fossiles – du charbon de la révolution industrielle en Angleterre au tout-pétrole de la domination économique des États-Unis –, l’industrialisation et ses corollaires, taylorisme et colonialisme, entraînent une exponentielle production de masse. Un processus qu’accélère la Première Guerre mondiale, les firmes chimiques mobilisées pour tuer l’ennemi se reconvertissant dans la destruction du vivant avec les herbicides, insecticides et fertilisants de l’agriculture intensive. Alors que l’urbanisation s’étend, la voiture, qui sonne le glas du tramway, se généralise, et l’Amérique s’inspire du modèle autoroutier nazi. La Seconde Guerre mondiale engendre une nouvelle organisation du travail, laquelle devient la norme, et annonce l’ère nucléaire de la guerre froide. Dans sa démesure, l’homme rêve déjà d’usages civils de l’atome (y compris pour l’abattement de montagnes et la dissolution des calottes glaciaires !). Le plastique et le béton deviennent les piliers de la consommation de masse, dévoreuse de matières premières et antidote à la contestation sociale, jusqu’à la révolution numérique. Liaisons dangereuses

En balayant, avec de formidables archives issues du monde entier, deux siècles de progrès jusqu’à l’ère du big data, le film remonte aux sources de la crise écologique, en interrogeant avec précision les enjeux scientifiques, économiques et politiques qui y ont conduit. Fourmillant d’informations, il éclaire l’histoire de cette marche folle, et les liaisons dangereuses entre industries militaire et civile. Entre capitalisme et mondialisation imposés par les grandes puissances, un décryptage passionnant du basculement dans l’anthropocène, funeste asservissement de la nature par l’homme. le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur (link: 50ans.apur.org/#intro) 50ans.apur.org/#intro @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire.Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique.

 

.− Ouverture pratiquée dans un mur, une paroi, pour faire pénétrer l'air et la lumière à l'intérieur d'un local, et normalement munie d'une fermeture vitrée. Ces deux pièces répondaient aux deux fenêtres non condamnées de la façade (Gautier, Fracasse, 1863, p. 8). Toutes les fenêtres donnaient sur la cour (Camus, Exil et Roy., 1957, p. 1633). Impôt direct sur les portes et fenêtres (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p. 505). Ne pas appeler fenêtre une baie sans fermeture vitrée (Archit. 1972, p. 96) :

1. ... (il n'y a) qu'à monter par-dessus un mur, qu'à grimper par une fenêtre et qu'à passer sous une porte. On en a tant qu'on veut.

Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 165.

2. Pieter de Hooch, lui, regarde plus volontiers par la fenêtre d'où l'on aperçoit le canal, et, de l'autre côté, les petites maisons triangulaires de brique rouge à volets peints.

Faure, Hist. art, 1921, p. 56.

SYNT. Aménager, barricader, boucher, murer, percer une fenêtre; courir, se mettre, se pencher, se précipiter à la fenêtre; regarder, sauter, tomber par la fenêtre; fenêtre claire, étroite; grande, haute, large, petite fenêtre.

♦ En partic., ARCHIT.

Fenêtre feinte. ,,Fenêtre peinte sur une surface murale ou dont le décor en relief est appliqué sur la paroi d'une muraille`` (Adeline, Lex. termes art, 1884). Synon. fausse fenêtre.

Fenêtre haute. Julien entra dans l'église neuve de Verrières. Toutes les fenêtres hautes de l'édifice étaient voilées avec des rideaux cramoisis (Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p. 449).

Porte-fenêtre*.

Fenêtre aveugle, borgne, cintrée, en ogive, géminée, gisante, à meneaux, rampante; fenêtre passante, pendante, barlongue, oblongue, de second-jour, de service, thermale, de lucarne, d'attique (Archit. 1972, p. 96). Fenêtre-balcon; appui, bord, embrasure, rebord de la fenêtre.

♦ P. méton. Quelle sensation il a faite à Châtellerault la dernière fois qu'il est venu me voir!... On louait des fenêtres pour le voir passer (Labiche, Deux papas, 1845, I, 5, p. 394).

♦ P. anal. Ouverture naturelle ou artificiellement pratiquée. Un compteur à fenêtre mince permettant de compter les électrons (Joliot, Curie, Radioact. artif., 1935, p. 8). Il existe en outre des dispositifs pour photocopier l'information portée sur les cartes et pour insérer des microfilms dans des fenêtres pratiquées dans celles-ci (Jolley, Trait. inform., 1968, p. 178) :

3. Un antique trône d'évêque se voit à l'église de Saint-Marc de Venise (...). La partie basse [des] faces latérales est occupée par de petites fenêtres évidées dans la masse du marbre...

Lenoir, Archit. monast., 1852, p. 357.

Enveloppe*, carte à fenêtre.

− ANAT. Fenêtre ovale. ,,Partie de l'oreille moyenne dans laquelle est encastrée la platine de l'étrier et qui communique avec l'oreille interne`` (Thinès-Lemp. 1975). Fenêtre ronde. ,,Partie de l'oreille moyenne qui est séparée de la rampe tympanique du limaçon par une membrane appelée tympan secondaire`` (Thinès-Lemp. 1975) :

4. La pression de l'étrier sur la fenêtre ovale doit avoir un double effet : le premier, d'ébranler tout l'intérieur du labyrinthe; le second, de comprimer la substance gélatineuse qui le remplit, et de la faire se reporter par le limaçon sur la membrane de la fenêtre ronde, qui doit se trouver par là beaucoup plus tendue.

Cuvier, Anat. comp., t. 2, 1805, p. 510.

− ASTRONAUT. ,,Durée pendant laquelle le lancement (ou tir) d'un engin spatial est possible`` (Gilb. 1971).

− CIN. Fenêtre du projecteur. En pratique, il convient de laisser toujours une petite marge, étant donné que la fenêtre du projecteur est toujours plus petite que celle de la caméra (Ciné Amateur, nov. 1936).

− GÉOL. ,,À travers une nappe de charriage, ouverture à l'emporte-pièce ménagée par l'érosion et atteignant le substratum sur lequel a été charriée la nappe`` (Plais.-Caill. 1958).

− HORLOG. Ouverture faite dans une platine au-dessus d'un pignon (d'apr. Encyclop. méthod. Mécan. t. 2, 1783).

− MÉD. Fenêtre aortique (Méd. Biol. t. 2, 1971). Signe de la fenêtre. Espace anormalement observé en radiologie (d'apr. Garnier-Del. 1972).

− MODE

♦ COIFFURE. Façon dont les hommes portaient les cheveux aux xve et xvie siècles, le visage dégagé (d'apr. Leloir 1961).

♦ HABILL. Taillades ou crevés à la mode au xvie siècle (d'apr. Leloir 1961).

− NUCLÉAIRE. ,,Partie de la paroi d'un détecteur dont l'épaisseur est suffisamment faible pour permettre l'entrée des rayonnements peu pénétrants`` (Nucl. 1964).

− TYPOGR. ,,Absence d'impression dans une page occasionnée par l'interception d'un bout de papier volant entre la feuille et la forme, ou une agglomération de pâte`` (Chautard 1937).

− Arg. Braguette (cf. Bruant 1901, p. 73). ,,Boucher une fenêtre, crever un œil`` (Rigaud, Dict. arg. mod., 1881, p. 169).

− Expressions

♦ Jeter qqc. par la fenêtre. S'en débarrasser. Mme de R, qui craignait la mort, vient de mourir parce qu'elle trouvait drôle de jeter les médecines par la fenêtre (Stendhal, Amour, 1822, p. 281).

♦ Jeter son argent par la fenêtre. Dépenser à tort et à travers. C'eût été de l'argent agréablement jeté par la fenêtre (Flaub., Corresp., 1852, p. 337).

♦ Mettre le nez à la fenêtre. Regarder au dehors. Milord (...) sortit du lit, vint mettre le nez à la fenêtre (Toepffer, Nouv. genev., 1839, p. 339).

− Proverbe. Chassez-le par la porte, il rentrera par la fenêtre. Se dit d'une personne importune dont on ne peut se débarrasser. (Dict. xixe et xxe s.).

− Populaire

♦ Faire la fenêtre (vieilli). [En parlant d'une prostituée] Attirer les clients depuis la fenêtre. Oh! elle ne sortait pas de son cadre, celle-là, la dame du portrait, elle ne faisait pas la fenêtre au public (Lorrain, Sens. et souv., 1895, p. 74).

II. A.− Spéc. Châssis vitré qui ferme l'ouverture par divers systèmes mécaniques. Il n'y a pas à craindre de dormir la fenêtre ouverte lorsqu'on voit le bénéfice que les tuberculeux retirent de cette méthode (Macaigne, Précis hyg., 1911, p. 192) :

5. À cette demande, Wilson aurait fait avec son haleine de la buée sur le carreau d'une fenêtre près de laquelle il était, puis écrit le chiffre, aussitôt effacé qu'il était écrit.

Goncourt, Journal, 1886, p. 598.

SYNT. Ouvrir, entrebâiller, entr'ouvrir, fermer la fenêtre; fenêtre grande ouverte; barreau, espagnolette, verre, vitre de/de la fenêtre.

B.− En partic.

− BÂT. Fenêtre accordéon, basculante, à croisée, à croisillons, coulissante, dormante, à double battant, grillagée, à petits carreaux, pivotante, à soufflet, à tabatière; fenêtre (à l')anglaise, (à l')australienne, (à la) française, (à l') italienne; fenêtre-croisée, fenêtre-guillotine.

III.− Au fig. Ouverture permettant une communication avec le monde extérieur, ouvrant de nouveaux horizons et d'autres perspectives. Son pouce [de Monseigneur] ne trembla pas, lorsqu'il (...) commença les onctions sur les cinq parties du corps où résident les sens, les cinq fenêtres par lesquelles le mal entre dans l'âme (Zola, Rêve, 1888, p. 190). Aigues-Mortes fut créé sur l'ordre de Saint Louis et de Philippe le Hardi. Il faut au roi de France une fenêtre sur la Méditerranée (Hourticq, Hist. art, Fr., 1914, p. 93) :

6. Il importait seulement de bien constater l'insensible déclin d'une congrégation [de l'Oratoire] sage, modérée, polie, qui avait trop de fenêtres ouvertes sur le monde pour que l'air extérieur n'y entrât pas très-aisément.

Sainte-Beuve, Portr. contemp., t. 4, 1846-69, p. 33.

7. Son jugement [de Léon de Montesquiou], d'une rectitude absolue, était cependant creusé de fenêtres, donnant sur les horizons les plus variés.

L. Daudet, Vers le roi, 1920, p. 22.

− P. métaph. Le fauteuil d'où je m'évade en sautant par cette fenêtre qu'est la page d'un livre (Green, Journal, 1942, p. 245).

REM. 1.

Fenestration, subst. fém. a) Vx. ,,Disposition de l'ensemble des fenêtres d'un édifice`` (Barb.-Cad. 1963). b) Ouverture percée dans une surface pleine. Mors montrant comment les calculs sont saisis et coincés dans la fenestration de la pince (Catal. instrum. chir. (Collin), 1935, p. 237). En partic., méd. α) ,,Création d'une ouverture dans la paroi d'une cavité organique`` (Méd. Biol. t. 2 1971). β) Opération de l'oreille (...) [consistant] en une trépanation du canal semi-circulaire avec création d'une ouverture destinée à remplacer la fenêtre ovale de l'oreille interne (d'apr. Méd. Biol. t. 2 1971).

2.

Fenestron, subst. masc. Fenêtre de petites dimensions. Il a vu le soleil qui passait ses cornes par le fenestron du clocher (Giono, Regain, 1930, p. 101). P. anal. La colleuse-monteuse avec son fenestron où l'on fixe la séquence choisie (Cendrars, Homme foudr., 1945, p. 291).

Prononc. et Orth. : [f(ə)nε:tʀ̥]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1135 fenestre (Couronnement de Louis, éd. E. Langlois, 1625); 2. a) ca 1433 fig. « passage » (Ch. d'Orléans, Ballade XLV, 8 ds Poésies, éd. P. Champion, p. 67 : les fenestres de mes yeulx); b) 1690 anat. (Fur.); c) 1690 diplom. « espace libre laissé dans un acte, un manuscrit » (ibid.). Du lat. class. fenestra « fenêtre; ouverture, passage ». Fréq. abs. littér. : 13 775. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 14 043, b) 23 839; xxe s. : a) 23 585, b) 19 642. Bbg. Archit. 1972, p. 78. − Chautard (É). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 478. − La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 53. − Streng (W. O.). Über das Fenster und dessen Namen im Französischen und Provenzalischen. Neuphilol. Mitt. 1909, t. 11, pp. 96-113.

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Tympan

La basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay est une ancienne abbatiale française établie à Vézelay en Bourgogne, dans le département de l'Yonne.

 

Sur la route qui mène à Vézelay, la croix Montjoie symbolise la joie du pèlerin apercevant pour la première fois la basilique.

 

En effet, c'est à pied qu'il faut rejoindre ce haut lieu de la chrétienté du Moyen Âge, lieu de pèlerinage important sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le tympan du narthex de la basilique est un des chefs-d'œuvre de la sculpture romane.

 

La basilique fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 18401. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979.

 

Chronologie

Façade de la basilique. Construite au XIIe siècle, modifiée au XIIIe, elle fut restaurée au XIXe par Eugène Viollet-le-Duc et le sculpteur Pascal.

 

Vers 858 ou 859, fondation d'un monastère de moniales par Girart de Roussillon et sa femme Berthe à l'emplacement actuel de Saint-Père, placé sous l'invocation de la Vierge. Une bulle pontificale de Nicolas Ier, en 863, garantit la protection directe par le Saint-Siège de l'abbaye de Vézelay qui échappe ainsi à l'autorité des évêques d'Autun. Les privilèges de l'abbaye seront confirmés en 868 par le roi Charles le Chauve.

 

En 873 l'abbaye de Saint-Père est dévastée par les Normands qui remontent la Seine, l'Yonne et la Cure. Les moines bénédictins s'installent au sommet de la colline de Vézelay, l'abbaye passe sous le vocable de Saint-Pierre. Le pape Jean VIII dédicace la première église carolingienne du monastère en 878, dont la crypte subsiste de nos jours.

 

En 882, à la suite de troubles provoqués par les Sarrasins en Provence, un moine nommé Badilon est envoyé à Saint-Maximin en Provence pour ramener les reliques de Marie de Magdala. Un deuxième incendie de l'abbaye arrive entre 907 et 927.

 

Les premiers conflits entre les abbés de Vézelay et les comtes de Nevers éclatent en 1027. Ces conflits reviennent en 1147, en 1149, en 1152, en 1161. Avec l'appui du comte de Nevers, Landry de Nevers, l'abbé de Cluny, Odilon, intervient à Vézelay pour rétablir l'ordre. Il chasse de l'abbaye de Vézelay l'abbé Hermann. Cette intervention de l'abbé de Cluny intervient à un moment d'affrontement entre Cluny, les évêques et la papauté. L'abbé de Cluny, Odilon, prétextant d'un privilège du pape Grégoire V sur le libre choix du prélat consécrateur avait choisi un autre prélat que l'évêque du diocèse dont relevait Cluny. Les évêques réunis dans un concile à Anse en 1025 rappellent que ce privilège était en violation du canon IV du concile de Chalcédoine qui soumettait les monastères à l'évêque de leur diocèse. Le 26 mars 1027 le pape Jean XIX répond au cours d'un concile réuni à Rome par la primauté de l'église romaine, « tête et gond » de toutes les églises de la chrétienté. Il ajoute qu'une traditio avait fait de Cluny la propriété de la seule papauté qui était, de ce fait, placé sous la seule juridiction de l'évêque de Rome. L'acte pontifical du 28 mars 1027 confirme l'exemption clunisienne. Pour justifier l'intervention de Cluny les responsables citent les privilèges apostoliques consacrant la liberté de l'abbaye de Vézelay face à la règle de soumission de l'abbaye à l'évêque du diocèse. Cette liberté était basée sur les privilèges pontificaux obtenus depuis 863. À partir de cette tradition rattachant Vézelay à Rome, les abbés de Cluny cherchent à obtenir que tous les monastères dépendant du siège de Rome relèvent de l'acte pontifical du 28 mars 1027. L'évêque Adalbéron de Laon raille en 1027 le « roi Odilon ». Les évêques s'opposent violemment à cette intervention de Cluny. Guillaume de Volpiano, pourtant proche de Cluny, écrit que la réforme de Vézelay était dangereuse pour Cluny. Cluny doit abandonner son projet et, Hermann, l'abbé « ignominieusement » chassé peut revenir à Vézelay avec ses moines.

 

En 1037, l'abbé Geoffroy remplace l'abbé Hermann et réforme l'abbaye. Il expose les reliques de Marie-Madeleine. Des miracles se produisent. Les pèlerins affluent et font de Vézelay une étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. En 1050 l'abbaye, qui était à l'origine placée sous l'invocation de sainte Marie, passe sous le patronage de Marie-Madeleine. En 1058 le pape reconnaît solennellement les reliques. Les textes ne permettent pas de connaître la succession des abbés de Vézelay entre 1050 et 1096, date de l'élection de l'abbé Artaud. On suppose que le rattachement de l'abbaye de Vézelay à l'abbaye de Cluny n'a pu intervenir qu'après la mort de l'abbé Geoffroy, probablement avant 1058, et que l'abbé de Cluny, Hugues de Semur, a rempli la fonction d'abbé de Vézelay pour rétablir la discipline monastique. C'est ce que laisse penser la Vie de saint Hugues rédigée par Renaud de Semur vers 1126 : « Qui ramena l'église Sainte-Marie-Madeleine à la primitive observance régulière, si ce n'est ce saint homme ! ». Un acte délivré par le pape Étienne IX en mars 1058 place l'abbaye de Vézelay au nombre des monastères soumis, à cette époque, à l'abbé Hugues de Cluny. Cette hypothèse est d'autant plus probable qu'un acte du pape Victor II délivré le 11 juin 1055 confirmant les concessions de Cluny ne mentionne pas l'abbaye de Vézelay. En 1069 les textes mentionnent un abbé Boniface.

 

La réputation de l'abbaye permet au village de prospérer. Le bourg se développe et devient une ville qui attire de plus en plus de pèlerins tels que le duc de Bourgogne Hugues II et sa cour en 1084. Ou, plus tard, Bernard de Clairvaux (saint Bernard) qui vient pour prêcher la 2e croisade en 1146, Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion, avant leur départ pour la 3e croisade en 1190, ou encore Louis IX en 1248… En 1076 le pape Grégoire VII cite l'abbaye de Vézelay parmi les neuf abbayes soumises à l'ordinatio de Cluny. 1096 : L'abbé Artaud entreprend l'édification d'une nouvelle église, un nouveau chœur et un nouveau transept sont construits, les travaux dureront jusqu'en 1104. Seule la nef de l'église carolingienne sera conservée.

 

En 1098 l'évêque d'Autun, Norgaud de Toucy, (1098-1112), profitant de la querelle avec l'église de Saint-Maximin, jaloux de l'indépendance de l'abbaye, interdit le pèlerinage. Dans un acte du 15 novembre 1100 le pape Pascal II confirme le rattachement de l'abbaye de Vézelay à celle de Cluny. Dans cet acte il réduit les dépendances de Cluny au rang de prieurés, mais autorise douze maisons à garder leur titre d'abbayes. Il rappelle que l'abbé doit être désigné, sans violence ni ruse, par l'accord de tous les frères ou par la sanior pars, selon la Règle de saint Benoît, mais avec l'avis de l'abbé de Cluny. Ces abbayes, comme Vézelay, étaient souvent plus anciennes que Cluny et acceptaient mal cette dépendance. En 1103 les moines obtiennent l'appui du pape Pascal II qui fait une bulle d'approbation des reliques.

 

Le 21 avril 1104 a lieu la dédicace du chœur et du transept de la nouvelle église. Mais en 1106 les habitants, qui ne supportent plus la charge du financement des travaux de construction de la nouvelle église, se révoltent et tuent l'abbé Artaud. Renaud de Semur (1106-7 août 1129), petit-neveu de l'abbé de Cluny Hugues de Semur, devient abbé de Vézelay avant d'être archevêque de Lyon. Les chapiteaux sont peut-être commencés dès cette date.

 

Nommé en 1116/1117 par l'abbé Pons de Melgueil, Pierre le Vénérable est écolâtre et prieur à Vézelay jusqu'en 1120 avant de rejoindre l'abbaye de Cluny et d'en devenir l'abbé en 1122. Il est probable qu'il a dû inspirer les thèmes des chapiteaux et des tympans2.

 

Le 21 juillet 1120 c'est lors de la veillée de Sainte-Madeleine que la charpente de l'abbatiale prend feu et s'effondre (causant la mort de 1127 personnes d'après la Chronique de Saint-Maixent). L'abbé Renaud de Semur, reparator monasterii Vezeliacensis, entreprend la reconstruction de la nef. Elle est achevée vers 1132. Les irrégularités du plan de la nef près du transept sont dues au raccordement avec les piles de l'église de l'abbé Artaud. La construction aurait été entreprise d'ouest en est. Après 1125 les moines auraient fait appel au célèbre Gislebertus d’Autun pour le tympan du portail central qui offre, malgré les destructions révolutionnaires, quelques traces de son style. Par contre Jean Adhémar attribue le tympan du portail central au maître des chapiteaux du déambulatoire de Cluny.

 

En 1129, malgré les avis répétés du pape Calixte II en 1120 et Honorius II en 1125, après le départ de Renaud de Semur qui a été nommé archevêque de Lyon, les moines passent outre l'avis de l'abbé de Cluny et désignent un abbé qui reçoit la bénédiction de l'évêque d'Autun trop heureux de rétablir son autorité sur l'abbaye. En 1131, avec l'approbation du pape Innocent II, l'abbé de Cluny Pierre le Vénérable choisit le sous-prieur de Cluny, Albéric, comme abbé de Vézelay. Les moines rebelles à l'autorité de Cluny sont répartis dans des monastères clunisiens. Le nouvel abbé doit affronter l'opposition des moines, celle de l'évêque d'Autun Étienne Ier de Baugé puis Robert de Bourgogne, et l'hostilité des comtes de Nevers Guillaume II et Guillaume III.

 

En 1132 consécration de la chapelle des pèlerins qui est très probablement la chapelle de l'hôtellerie. Après 1135 et l’achèvement de la nef, les travaux se poursuivirent par l’avant-nef, construction des trois travées du narthex roman à l'avant de la nef. Renaud de Semur avait voulu donner une signification particulière à sa réalisation grâce à un vaste programme sculpté : les trois portails de la nef ont été confiés à des sculpteurs dont le principal avait exécuté les chapiteaux de l’abside de Cluny. La construction de cette avant-nef s'était imposée pour permettre la formation des processions comme à Cluny.

 

En 1138 Albéric est nommé cardinal-évêque d'Ostie. C'est le propre frère de l'abbé de Cluny Pierre le Vénérable, Ponce de Montboissier, qui est élu abbé de Vézelay. Ce nouvel abbé voulut assoir l'indépendance de l'abbaye vis-à-vis de l'évêque d'Autun. Entre 1145 et 1152 réalisation de la voûte de la chapelle Saint-Michel située à l'étage sur la tribune avec une croisée d'ogives, la plus ancienne de Bourgogne et l'une des plus anciennes de France. Consécration de la chapelle par Hugues d'Amiens, archevêque de Rouen (1129-1164).

 

En 1151 le pape Eugène III institue une enquête sur les droits respectifs des évêques d'Autun et des abbés de Vézelay.

Saint Bernard prêchant la 2e croisade, à Vézelay, en 1146.

 

31 mars 1146 : Le jour de Pâques, Bernard de Clairvaux, abbé de Clairvaux, prêche la seconde croisade sur le versant nord de la colline. En 1159, à la mort du pape Adrien IV, élection du pape Alexandre III. Une minorité de cardinaux favorables à l'empereur Frédéric Barberousse élisent l'antipape Victor IV. Alexandre III doit se réfugier à Sens en 1162 jusqu'en 1165. Pendant ce schisme l'abbé de Cluny soutient l'antipape Victor IV et celui de Vézelay, Guillaume de Mello,le pape Alexandre III.

 

En 1162 le pape Alexandre III, pour récompenser le soutien de l'abbé de Vézelay, permet à l'abbaye se séparer de la congrégation de Cluny. L'abbaye s'affranchit de l'évêque d'Autun en se plaçant sous la protection du roi de France. En 1165 un incendie ravage la crypte située sous le chœur. C'est en 1166 que l'archevêque de Cantorbéry Thomas Becket prononce dans l'église l'excommunication du roi Henri II d'Angleterre.

 

La construction d'un chœur et d'un transept gothique est entreprise en 1185 vraisemblablement à l'initiative de l'abbé Girard d'Arcy (1171-1198). Le 2 juillet 1190 l'armée anglaise de Richard Cœur de Lion et l'armée française de Philippe-Auguste partent de Vézelay pour la 3e croisade.

 

Le chœur a dû être terminé par l'abbé Gautier (1207-1216) qui a fait bâtir le transept. La fondation du premier couvent franciscains de France, sur le flanc nord-est de la colline date de 1217. En 1265 deux légats pontificaux viennent spécialement à l'abbaye pour procéder à une nouvelle reconnaissance des reliques de Sainte Marie-Madeleine. Mais en 1279, l'ouverture du tombeau de la sainte à Saint-Maximin confirme qu'il contenait bien les reliques de la sainte. Les pèlerins vont progressivement se détourner de l'abbaye. Le pape Boniface VIII prend alors le parti de l'abbaye de Saint-Maximin.

 

Vers 1347 construction de la tour occidentale en style gothique. Ce sera le dernier grand chantier de l'abbaye avant son déclin. L'Abbé de Vézelay délivre un certificat le 10 février 1449 constatant les titres établissant l'exemption de l'Abbé de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun de la juridiction de l'évêque d'Autun au sujet d'Anzy3.

 

En 1458 le pape Pie II constate que les pèlerins ont délaissé l'abbaye et que les aumônes sont faibles. En 1537 le pape Paul III sécularise l'abbaye. Les moines sont remplacés par quinze chanoines séculiers placés sous l'autorité d'un abbé nommé par le roi. Au cours des années1568 et 1569 l'abbaye est occupée et mise à sac par les huguenots. L'abbé est dépouillé de sa prétendue juridiction quasi épiscopale en 1673 par arrêt du Conseil. En 1760 les bâtiments abbatiaux à l'abandon sont partiellement vendus et démolis.

 

La Révolution

 

En 1790 l'abbatiale de Sainte Marie-Madeleine devient une simple église paroissiale. L'abbaye, vendue à la Révolution, a servi de carrière de pierres : il n'en reste pratiquement rien. Seule la salle capitulaire est encore en bon état de conservation, servant aujourd'hui de chapelle. Le long de cette salle, il reste quelques arcades du cloître. Les maisons adjacentes portent toutes des traces des bâtiments conventuels qui étaient sans doute de grande proportion. En 1793 les sculptures extérieures des portails sont martelées.

 

XIXe - XXe siècle

 

Le 22 octobre 1819 nouvel incendie dû à la foudre qui s'est abattue sur la tour Saint-Michel. C'est en 1840 qu'intervient Eugène Viollet-le-Duc pour la restauration du bâtiment, suite à l'inspection faite par Prosper Mérimée, et le placement sur la liste des monuments historiques de 18401. Cette protection au titre des monuments historiques inclut le bâtiment des moines, comme confirmé par la Commission supérieure des monuments historiques du 25 mars 19681. La restauration s'achève en 1876 par la remise des reliques de Sainte Marie-Madeleine et le rétablissement des pèlerinages qui seront de nouveaux arrêtés en 1912.

 

Enfin en 1920, Sainte Marie-Madeleine est érigée au rang de basilique et les pèlerinages peuvent enfin reprendre. À partir de 1945 retour des moines avec la venue d'une petite équipe de bénédictins de l'abbaye de la Pierre-Qui-Vire. Entre 1953 et 1993 les franciscains succèdent aux moines de la Pierre-qui-Vire. Depuis 1993 à la demande de l'Archevêque de Sens et Auxerre, les Fraternités Monastiques de Jérusalem assurent l'animation liturgique de la basilique et proposent des visites de l'édifice pour en faire découvrir toutes les richesses spirituelles et architecturales.

Qu'est-ce qu'il y a dans le sac des femmes?

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,

Entre les pins palpite, entre les tombes;

Midi le juste y compose de feux

La mer, la mer, toujours recommencée

O récompense après une pensée

Qu'un long regard sur le calme des dieux!

 

Quel pur travail de fins éclairs consume

Maint diamant d'imperceptible écume,

Et quelle paix semble se concevoir!

Quand sur l'abîme un soleil se repose,

Ouvrages purs d'une éternelle cause,

Le temps scintille et le songe est savoir.

 

Stable trésor, temple simple à Minerve,

Masse de calme, et visible réserve,

Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi

Tant de sommeil sous une voile de flamme,

O mon silence! . . . Édifice dans l'âme,

Mais comble d'or aux mille tuiles, Toit!

 

Temple du Temps, qu'un seul soupir résume,

À ce point pur je monte et m'accoutume,

Tout entouré de mon regard marin;

Et comme aux dieux mon offrande suprême,

La scintillation sereine sème

Sur l'altitude un dédain souverain.

 

Comme le fruit se fond en jouissance,

Comme en délice il change son absence

Dans une bouche où sa forme se meurt,

Je hume ici ma future fumée,

Et le ciel chante à l'âme consumée

Le changement des rives en rumeur.

 

Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change!

Après tant d'orgueil, après tant d'étrange

Oisiveté, mais pleine de pouvoir,

Je m'abandonne à ce brillant espace,

Sur les maisons des morts mon ombre passe

Qui m'apprivoise à son frêle mouvoir.

 

L'âme exposée aux torches du solstice,

Je te soutiens, admirable justice

De la lumière aux armes sans pitié!

Je te tends pure à ta place première,

Regarde-toi! . . . Mais rendre la lumière

Suppose d'ombre une morne moitié.

 

O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,

Auprès d'un coeur, aux sources du poème,

Entre le vide et l'événement pur,

J'attends l'écho de ma grandeur interne,

Amère, sombre, et sonore citerne,

Sonnant dans l'âme un creux toujours futur!

 

Sais-tu, fausse captive des feuillages,

Golfe mangeur de ces maigres grillages,

Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,

Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,

Quel front l'attire à cette terre osseuse?

Une étincelle y pense à mes absents.

 

Fermé, sacré, plein d'un feu sans matière,

Fragment terrestre offert à la lumière,

Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,

Composé d'or, de pierre et d'arbres sombres,

Où tant de marbre est tremblant sur tant d'ombres;

La mer fidèle y dort sur mes tombeaux!

 

Chienne splendide, écarte l'idolâtre!

Quand solitaire au sourire de pâtre,

Je pais longtemps, moutons mystérieux,

Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,

Éloignes-en les prudentes colombes,

Les songes vains, les anges curieux!

 

Ici venu, l'avenir est paresse.

L'insecte net gratte la sécheresse;

Tout est brûlé, défait, reçu dans l'air

A je ne sais quelle sévère essence . . .

La vie est vaste, étant ivre d'absence,

Et l'amertume est douce, et l'esprit clair.

 

Les morts cachés sont bien dans cette terre

Qui les réchauffe et sèche leur mystère.

Midi là-haut, Midi sans mouvement

En soi se pense et convient à soi-même

Tête complète et parfait diadème,

Je suis en toi le secret changement.

 

Tu n'as que moi pour contenir tes craintes!

Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes

Sont le défaut de ton grand diamant! . . .

Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,

Un peuple vague aux racines des arbres

A pris déjà ton parti lentement.

 

Ils ont fondu dans une absence épaisse,

L'argile rouge a bu la blanche espèce,

Le don de vivre a passé dans les fleurs!

Où sont des morts les phrases familières,

L'art personnel, les âmes singulières?

La larve file où se formaient les pleurs.

 

Les cris aigus des filles chatouillées,

Les yeux, les dents, les paupières mouillées,

Le sein charmant qui joue avec le feu,

Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,

Les derniers dons, les doigts qui les défendent,

Tout va sous terre et rentre dans le jeu!

 

Et vous, grande âme, espérez-vous un songe

Qui n'aura plus ces couleurs de mensonge

Qu'aux yeux de chair l'onde et l'or font ici?

Chanterez-vous quand serez vaporeuse?

Allez! Tout fuit! Ma présence est poreuse,

La sainte impatience meurt aussi!

 

Maigre immortalité noire et dorée,

Consolatrice affreusement laurée,

Qui de la mort fais un sein maternel,

Le beau mensonge et la pieuse ruse!

Qui ne connaît, et qui ne les refuse,

Ce crâne vide et ce rire éternel!

 

Pères profonds, têtes inhabitées,

Qui sous le poids de tant de pelletées,

Êtes la terre et confondez nos pas,

Le vrai rongeur, le ver irréfutable

N'est point pour vous qui dormez sous la table,

Il vit de vie, il ne me quitte pas!

 

Amour, peut-être, ou de moi-même haine?

Sa dent secrète est de moi si prochaine

Que tous les noms lui peuvent convenir!

Qu'importe! Il voit, il veut, il songe, il touche!

Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,

À ce vivant je vis d'appartenir!

 

Zénon! Cruel Zénon! Zénon d'Êlée!

M'as-tu percé de cette flèche ailée

Qui vibre, vole, et qui ne vole pas!

Le son m'enfante et la flèche me tue!

Ah! le soleil . . . Quelle ombre de tortue

Pour l'âme, Achille immobile à grands pas!

 

Non, non! . . . Debout! Dans l'ère successive!

Brisez, mon corps, cette forme pensive!

Buvez, mon sein, la naissance du vent!

Une fraîcheur, de la mer exhalée,

Me rend mon âme . . . O puissance salée!

Courons à l'onde en rejaillir vivant.

 

Oui! grande mer de délires douée,

Peau de panthère et chlamyde trouée,

De mille et mille idoles du soleil,

Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,

Qui te remords l'étincelante queue

Dans un tumulte au silence pareil

 

Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!

L'air immense ouvre et referme mon livre,

La vague en poudre ose jaillir des rocs!

Envolez-vous, pages tout éblouies!

Rompez, vagues! Rompez d'eaux réjouies

Ce toit tranquille où picoraient des focs!

 

Paul Valery

.− Ouverture pratiquée dans un mur, une paroi, pour faire pénétrer l'air et la lumière à l'intérieur d'un local, et normalement munie d'une fermeture vitrée. Ces deux pièces répondaient aux deux fenêtres non condamnées de la façade (Gautier, Fracasse, 1863, p. 8). Toutes les fenêtres donnaient sur la cour (Camus, Exil et Roy., 1957, p. 1633). Impôt direct sur les portes et fenêtres (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p. 505). Ne pas appeler fenêtre une baie sans fermeture vitrée (Archit. 1972, p. 96) :

1. ... (il n'y a) qu'à monter par-dessus un mur, qu'à grimper par une fenêtre et qu'à passer sous une porte. On en a tant qu'on veut.

Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 165.

2. Pieter de Hooch, lui, regarde plus volontiers par la fenêtre d'où l'on aperçoit le canal, et, de l'autre côté, les petites maisons triangulaires de brique rouge à volets peints.

Faure, Hist. art, 1921, p. 56.

SYNT. Aménager, barricader, boucher, murer, percer une fenêtre; courir, se mettre, se pencher, se précipiter à la fenêtre; regarder, sauter, tomber par la fenêtre; fenêtre claire, étroite; grande, haute, large, petite fenêtre.

♦ En partic., ARCHIT.

Fenêtre feinte. ,,Fenêtre peinte sur une surface murale ou dont le décor en relief est appliqué sur la paroi d'une muraille`` (Adeline, Lex. termes art, 1884). Synon. fausse fenêtre.

Fenêtre haute. Julien entra dans l'église neuve de Verrières. Toutes les fenêtres hautes de l'édifice étaient voilées avec des rideaux cramoisis (Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p. 449).

Porte-fenêtre*.

Fenêtre aveugle, borgne, cintrée, en ogive, géminée, gisante, à meneaux, rampante; fenêtre passante, pendante, barlongue, oblongue, de second-jour, de service, thermale, de lucarne, d'attique (Archit. 1972, p. 96). Fenêtre-balcon; appui, bord, embrasure, rebord de la fenêtre.

♦ P. méton. Quelle sensation il a faite à Châtellerault la dernière fois qu'il est venu me voir!... On louait des fenêtres pour le voir passer (Labiche, Deux papas, 1845, I, 5, p. 394).

♦ P. anal. Ouverture naturelle ou artificiellement pratiquée. Un compteur à fenêtre mince permettant de compter les électrons (Joliot, Curie, Radioact. artif., 1935, p. 8). Il existe en outre des dispositifs pour photocopier l'information portée sur les cartes et pour insérer des microfilms dans des fenêtres pratiquées dans celles-ci (Jolley, Trait. inform., 1968, p. 178) :

3. Un antique trône d'évêque se voit à l'église de Saint-Marc de Venise (...). La partie basse [des] faces latérales est occupée par de petites fenêtres évidées dans la masse du marbre...

Lenoir, Archit. monast., 1852, p. 357.

Enveloppe*, carte à fenêtre.

− ANAT. Fenêtre ovale. ,,Partie de l'oreille moyenne dans laquelle est encastrée la platine de l'étrier et qui communique avec l'oreille interne`` (Thinès-Lemp. 1975). Fenêtre ronde. ,,Partie de l'oreille moyenne qui est séparée de la rampe tympanique du limaçon par une membrane appelée tympan secondaire`` (Thinès-Lemp. 1975) :

4. La pression de l'étrier sur la fenêtre ovale doit avoir un double effet : le premier, d'ébranler tout l'intérieur du labyrinthe; le second, de comprimer la substance gélatineuse qui le remplit, et de la faire se reporter par le limaçon sur la membrane de la fenêtre ronde, qui doit se trouver par là beaucoup plus tendue.

Cuvier, Anat. comp., t. 2, 1805, p. 510.

− ASTRONAUT. ,,Durée pendant laquelle le lancement (ou tir) d'un engin spatial est possible`` (Gilb. 1971).

− CIN. Fenêtre du projecteur. En pratique, il convient de laisser toujours une petite marge, étant donné que la fenêtre du projecteur est toujours plus petite que celle de la caméra (Ciné Amateur, nov. 1936).

− GÉOL. ,,À travers une nappe de charriage, ouverture à l'emporte-pièce ménagée par l'érosion et atteignant le substratum sur lequel a été charriée la nappe`` (Plais.-Caill. 1958).

− HORLOG. Ouverture faite dans une platine au-dessus d'un pignon (d'apr. Encyclop. méthod. Mécan. t. 2, 1783).

− MÉD. Fenêtre aortique (Méd. Biol. t. 2, 1971). Signe de la fenêtre. Espace anormalement observé en radiologie (d'apr. Garnier-Del. 1972).

− MODE

♦ COIFFURE. Façon dont les hommes portaient les cheveux aux xve et xvie siècles, le visage dégagé (d'apr. Leloir 1961).

♦ HABILL. Taillades ou crevés à la mode au xvie siècle (d'apr. Leloir 1961).

− NUCLÉAIRE. ,,Partie de la paroi d'un détecteur dont l'épaisseur est suffisamment faible pour permettre l'entrée des rayonnements peu pénétrants`` (Nucl. 1964).

− TYPOGR. ,,Absence d'impression dans une page occasionnée par l'interception d'un bout de papier volant entre la feuille et la forme, ou une agglomération de pâte`` (Chautard 1937).

− Arg. Braguette (cf. Bruant 1901, p. 73). ,,Boucher une fenêtre, crever un œil`` (Rigaud, Dict. arg. mod., 1881, p. 169).

− Expressions

♦ Jeter qqc. par la fenêtre. S'en débarrasser. Mme de R, qui craignait la mort, vient de mourir parce qu'elle trouvait drôle de jeter les médecines par la fenêtre (Stendhal, Amour, 1822, p. 281).

♦ Jeter son argent par la fenêtre. Dépenser à tort et à travers. C'eût été de l'argent agréablement jeté par la fenêtre (Flaub., Corresp., 1852, p. 337).

♦ Mettre le nez à la fenêtre. Regarder au dehors. Milord (...) sortit du lit, vint mettre le nez à la fenêtre (Toepffer, Nouv. genev., 1839, p. 339).

− Proverbe. Chassez-le par la porte, il rentrera par la fenêtre. Se dit d'une personne importune dont on ne peut se débarrasser. (Dict. xixe et xxe s.).

− Populaire

♦ Faire la fenêtre (vieilli). [En parlant d'une prostituée] Attirer les clients depuis la fenêtre. Oh! elle ne sortait pas de son cadre, celle-là, la dame du portrait, elle ne faisait pas la fenêtre au public (Lorrain, Sens. et souv., 1895, p. 74).

II. A.− Spéc. Châssis vitré qui ferme l'ouverture par divers systèmes mécaniques. Il n'y a pas à craindre de dormir la fenêtre ouverte lorsqu'on voit le bénéfice que les tuberculeux retirent de cette méthode (Macaigne, Précis hyg., 1911, p. 192) :

5. À cette demande, Wilson aurait fait avec son haleine de la buée sur le carreau d'une fenêtre près de laquelle il était, puis écrit le chiffre, aussitôt effacé qu'il était écrit.

Goncourt, Journal, 1886, p. 598.

SYNT. Ouvrir, entrebâiller, entr'ouvrir, fermer la fenêtre; fenêtre grande ouverte; barreau, espagnolette, verre, vitre de/de la fenêtre.

B.− En partic.

− BÂT. Fenêtre accordéon, basculante, à croisée, à croisillons, coulissante, dormante, à double battant, grillagée, à petits carreaux, pivotante, à soufflet, à tabatière; fenêtre (à l')anglaise, (à l')australienne, (à la) française, (à l') italienne; fenêtre-croisée, fenêtre-guillotine.

III.− Au fig. Ouverture permettant une communication avec le monde extérieur, ouvrant de nouveaux horizons et d'autres perspectives. Son pouce [de Monseigneur] ne trembla pas, lorsqu'il (...) commença les onctions sur les cinq parties du corps où résident les sens, les cinq fenêtres par lesquelles le mal entre dans l'âme (Zola, Rêve, 1888, p. 190). Aigues-Mortes fut créé sur l'ordre de Saint Louis et de Philippe le Hardi. Il faut au roi de France une fenêtre sur la Méditerranée (Hourticq, Hist. art, Fr., 1914, p. 93) :

6. Il importait seulement de bien constater l'insensible déclin d'une congrégation [de l'Oratoire] sage, modérée, polie, qui avait trop de fenêtres ouvertes sur le monde pour que l'air extérieur n'y entrât pas très-aisément.

Sainte-Beuve, Portr. contemp., t. 4, 1846-69, p. 33.

7. Son jugement [de Léon de Montesquiou], d'une rectitude absolue, était cependant creusé de fenêtres, donnant sur les horizons les plus variés.

L. Daudet, Vers le roi, 1920, p. 22.

− P. métaph. Le fauteuil d'où je m'évade en sautant par cette fenêtre qu'est la page d'un livre (Green, Journal, 1942, p. 245).

REM. 1.

Fenestration, subst. fém. a) Vx. ,,Disposition de l'ensemble des fenêtres d'un édifice`` (Barb.-Cad. 1963). b) Ouverture percée dans une surface pleine. Mors montrant comment les calculs sont saisis et coincés dans la fenestration de la pince (Catal. instrum. chir. (Collin), 1935, p. 237). En partic., méd. α) ,,Création d'une ouverture dans la paroi d'une cavité organique`` (Méd. Biol. t. 2 1971). β) Opération de l'oreille (...) [consistant] en une trépanation du canal semi-circulaire avec création d'une ouverture destinée à remplacer la fenêtre ovale de l'oreille interne (d'apr. Méd. Biol. t. 2 1971).

2.

Fenestron, subst. masc. Fenêtre de petites dimensions. Il a vu le soleil qui passait ses cornes par le fenestron du clocher (Giono, Regain, 1930, p. 101). P. anal. La colleuse-monteuse avec son fenestron où l'on fixe la séquence choisie (Cendrars, Homme foudr., 1945, p. 291).

Prononc. et Orth. : [f(ə)nε:tʀ̥]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1135 fenestre (Couronnement de Louis, éd. E. Langlois, 1625); 2. a) ca 1433 fig. « passage » (Ch. d'Orléans, Ballade XLV, 8 ds Poésies, éd. P. Champion, p. 67 : les fenestres de mes yeulx); b) 1690 anat. (Fur.); c) 1690 diplom. « espace libre laissé dans un acte, un manuscrit » (ibid.). Du lat. class. fenestra « fenêtre; ouverture, passage ». Fréq. abs. littér. : 13 775. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 14 043, b) 23 839; xxe s. : a) 23 585, b) 19 642. Bbg. Archit. 1972, p. 78. − Chautard (É). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 478. − La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 53. − Streng (W. O.). Über das Fenster und dessen Namen im Französischen und Provenzalischen. Neuphilol. Mitt. 1909, t. 11, pp. 96-113.

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settembre duemiladieci

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[ one more inside ]

   

Hind, Henry Youle. Track Survey of the Qu'Appelle Valley From Sand Hill Lake Westward Shewing it's Junction with the Saskatchewan [map]. 1:126,720. In: Henry Youle Hind. North-West Territory Reports of Progress Together with a Preliminary and General Report on the Assiniboine and Saskatchewan Exploring Expedition Made Under Instructions from the Provincial Secretary Canada. Toronto: John Lovell, 1859.

 

Image Courtesy of University of Manitoba Archives & Special Collections

 

27 September 2022, Bali, Indonesia - Group photo of FAO Director-General QU Dongyu with participants of a side event ahead of the G-20 Agriculture Ministers Meeting. G20 indonesia - Global Forum on digital agriculture transformation in accelerating women and youth entrepreneurship.

 

Photo credit must be given: FAO/Eko Prianto. Editorial use only. Copyright ©FAO.

www.twitter.com/Memoire2cite -“ L’urbanisme des possibles ”Pourquoi dire des grands ensembles qu’ils sont des terres d’avenir ? www.youtube.com/playlist?list=PLaaQ2crb2Yoi0aqvbpHthqOowQ... Parce que la fréquentation régulière de ces quartiers m’a amené à y voir autre chose que des territoires à problèmes. Habiter les grands ensembles, c’est habiter la ville. Rarement

la ville-centre, celle du Paris haussmannien ou de la ville autrefois intra-muros, mais la ville tout

de même, un territoire souvent diffus, faible, pas toujours reconnaissable, mais où habite finalement aujourd’hui la majorité des urbains. Les grands ensembles font partie de cet assemblage d’entités autonomes, issues de conceptions rarement hasardeuses, mais pas forcément articulées les unes aux autres. Ils se distinguent du territoire urbanisé par leur masse, leur dimension,

parfois leur ordonnancement. C’est très clair quand on survole une ville depuis

un avion : les barres et les tours des grands ensembles émergent au milieu des

nappes de pavillons, des galettes commerciales et des infrastructures routières.

Pour autant, ils n’organisent ni ne structurent le territoire, comme l’espéraient

leurs concepteurs à l’origine. Ils sont juste plus grands.

Les grands ensembles appartiennent au paysage générique et banal de la banlieue.

Ils en sont même devenus des éléments constitutifs. A ce titre, les barres et les

tours nous parlent d’autre chose que d’habitat ou de difficultés sociales. Bien sûr,

ces immeubles ont tendance à accueillir une population souvent défavorisée, mal

intégrée aux réseaux de production et d’emploi. Bien sûr, les modes de vie et les

relations sociales y sont parfois plus durs et plus violents qu’ailleurs. Mais on ne

peut réduire les grands ensembles à ces difficultés. Leurs situations se rapportent

en effet à une condition beaucoup plus large qui est celle de la banlieue dans sa

globalité, soit la part majoritaire de la condition urbaine actuelle.

Intervenir dans les grands ensembles implique donc de penser aujourd’hui cette

nouvelle condition. Comme l’habiter ? Comment y développer une activité ?

Comment y affronter la précarité énergétique ? Les grands ensembles constituent

un formidable territoire pour aborder ces questions, ils disposent d’un formidable

gisement pour penser la ville de demain. Regarder un territoire, une nécéssité avant toute

transformation

6 | L’urbanisme des possibles

En 2012, le Ministère de la Culture nous a confié, à Ken Rabin et moi-même,

le commissariat et la scénographie d’une exposition itinérante de photographies

sur les grands ensembles. Cette initiative revient à Eric Langereau, directeur de

l’ESAM de Caen, l’Ecole supérieure d’art et de médias qui a accueilli l’exposition

pour la première fois.

L’exposition présente les œuvres d’une dizaine de photographes qui, de 1960

à nos jours, ont porté un regard sur les grands

ensembles. Les œuvres de ces photographes sont

riches d’émotions mais aussi d’enseignements car

la manière d’observer un site ou une situation est

absolument déterminante dans la manière de penser

leur transformation. Et le regard de ces artistesphotographes nous aide à dépasser l’héritage des

fausses représentations.

Au travers de cette exposition, nous avons essayé d’élever les grands ensembles

au rang d’objets dignes de considération. Non pas tant des objets de patrimoine

– dans le sens où il faudrait les conserver, s’interdire de les démolir – mais comme

des objets à la fois importants dans l’histoire d’après la Seconde guerre mondiale

et marquants dans le territoire. Des objets qu’il convient encore d’apprendre à

regarder. Le grand ensemble à l’origine : une promesse de modernité et de confort

Dès la fin des années 1950, la Caisse des dépôts s’impose comme le plus important

constructeur de logements en France. Son rôle est essentiel dans le développement

du modèle du grand ensemble. Chacune des opérations qu’elle livre fait l’objet

d’une mission photographique.

Essentiellement réalisées par Jean Biaugeaud, les images promotionnelles qui en

résultent témoignent de la formidable promesse de cette production à grande

échelle : un nouvel habitat égalitaire, une nouvelle organisation du territoire,

le tout soumis à un objectif essentiel, celui de résoudre la crise du logement. A

l’époque, l’enjeu, c’était d’abriter des gens qui travaillent. Ce qu’il faut retenir,

et ça me paraît extrêmement important par rapport à la situation actuelle dans

laquelle on se trouve aujourd’hui, c’est que le grand ensemble était fait pour loger

des salariés qui ne travaillaient pas sur place. Un lieu où on régénérait en quelque

sorte la force de travail. Le confort du logement participait à cette régénération.

Une vie nouvelle, une vie de pionniers

La vie collective des grands ensembles est très intense durant les premières années.

Les habitants s’engagent dans des mouvements d’éducation populaire et de

jeunesse et des associations. Beaucoup d’entre eux militent au parti communiste.

De 1959 à 1969, le photographe Jacques Windenberger habite Sarcelles. Il s’attache

alors à décrire la vie collective très intense dans cette cité encore en chantier, les

solidarités entre voisins aussi bien que les douceurs familiales.

Ses reportages décrivent avec fidélité la vie de ces pionniers qui inventent de

nouveaux modes de vie collectifs. Une vie un peu à l’écart, mais qui reste accrochée

à la société par le lien du travail.Une question identitaire

Les grands ensembles accueillent dès l’origine une importante communauté de

pieds-noirs et d’immigrés. Ce cosmopolitisme reste une caractéristique forte de

ces quartiers. Certains d’entre eux comptent aujourd’hui plus d’une trentaine de

nationalités différentes.

Né en banlieue parisienne, de père algérien et de mère française, le photographe

Bruno Boudjelal fait une série de clichés bouleversants sur le quotidien de plusieurs

générations de femmes d’origine algérienne.

A la fois journaux intimes et reportages sur les conditions de vie, ces séries

formalisent le trouble identitaire que peut ressentir la première génération des

enfants nés des grands ensembles.

Les grands ensembles se sont fondus dans le territoire

Commandées en 2010 par la Direction générale des patrimoines, les vues aériennes

de l’américain Alex MacLean témoignent de la manière dont quelques grands

ensembles emblématiques de la région parisienne perdurent.

Le photographe nous montre ici comme les barres et les tours ont perdu de leur

monumentalité. Les bâtiments, comme le sol, se sont usés. Les populations se sont

renouvelées. Les grandes dimensions de ces quartiers d’habitation, encore inédites

à l’époque de leur construction, ne se discernent plus dans l’hétérogénéité des

masses de la banlieue. De l’ambition initiale, il ne reste que le visage impersonnel

de ces innombrables fenêtres et une fascination mêlée d’inquiétude devant un

effacement si assumé de toute trace d’individualité.

De plus en plus, le grand ensemble et la ville se confondent. L’un et l’autre sont

immergés dans une urbanité spatiale et culturelle de plus en plus diffuse et

homogèneUn paysage en perpetuelle métamorphose

Le photographe Christian Siloé fonde un récit à partir des chantiers – de la

démolition à la reconstruction – d’une cité de Montereau-Fault-Yonne. On

y voit des grues héroïques déchiqueter les restes puissants de structures

d’immeubles. On y voit aussi les chantiers de pavillons qui viennent

reconquérir le paysage des barres et des tours démolies pour générer un

paysage reconnaissable de lotissement.

Les grands ensembles, ce sont des paysages en métamorphose. C’est

énorme, c’est grand, c’est solide, c’est en béton, mais c’est aussi très

fragile. On les a construit, on les a réhabilité, on les a re-réhabilité, on les

a partiellement démoli, on y a reconstruit d’autres logements, …

Cette fragilité est aujourd’hui inscrite dans le paysage et la culture de

la banlieue. Depuis les

grandes démolitions à

l’explosif des années

80-90, tout le monde

sait que les grands

ensembles sont en

sursis, qu’ils peuvent

disparaître à tout

moment.

Un univers d’idées reçues

Les œuvres de Mohamed Bourouissa rassemblent, dans des mises en

scène soigneuses, les signifiants de la culture des cités : squat de hall,

regroupement en pied d’immeubles, destruction de voiture sur parking,

affrontement entre jeunes sur trottoir...

En faisant appel au vocabulaire noble des tableaux maniéristes

(composition, lumière, pose, cadrage), l’artiste-photographe hisse

les idées reçues au rang de mythe. Parce que la banlieue et les grands

ensembles, c’est aussi ces regards, ces gestes, ces manières d’être en

groupe, ou simplement les uns avec les autres dans des espaces très petits

alors que, juste à côté, il y a des étendues immenses.

Cette chorégraphie des corps, des gestes et des regards – inquiétante pour

certains – est bien sûr liée à l’architecture des grands ensembles. On ne

peut l’ignorer lorsqu’il s’agit de penser aujourd’hui leur devenir.

Entre solitude et promiscuité

Le photographe Cyrus Cornut ne pose pas simplement son regard sur les

grands ensembles, mais sur l’ensemble de la banlieue parisienne.

Ses photographies nous montrent un rapport très particulier des indivi

-

dus aux grands espaces, à l’horizon. Les personnages paraissent petits et

isolés au milieu d’un paysage de fenêtres anonymes et de blocs gigan

-

tesques, au sein desquels on vit très près les uns des autres.

Cette disproportion entre solitude et promiscuité, ce sont bien sûr les

grands ensembles qui l’ont installé. Mais elle s’est étendu depuis à l’en

-

semble des territoires sub- et péri-urbains.

C’est extrêmement important de considérer que cette affaire des grands

ensembles ne se limite pas simplement aux périmètres dit « ZUS », qu’ils

ne se distinguent pas de ce vaste paysage qu’est devenu la ville, la ville

dès que l’on s’éloigne de son centre historique.

Que nous apprennent ces photographies ?

La promesse égalitaire qui fonde l’origine des grands ensembles a-t-elle

entièrement disparue ? L’intensité de la vie collective s’est-elle substituée

à la seule violence des rapports humains ? Peut-on réduire les barres et les

tours aux seuls stigmates du colonialisme et du communautarisme iden

-

titaire ? Ces photographies montrent que l’histoire des grands ensembles

est bien plus complexe et qu’ils disposent de bien d’autres atouts. Car le

propre des grands ensembles est qu’ils restent les héritiers de la politique

étatique, planificatrice et égalitaire des Trente Glorieuses tout en étant

devenus poreux au territoire qui les entoure. Et c’est justement ce carac

-

tère double qui fait des grands ensembles des terres d’avenir : des terres

mieux adaptées aux conditions économiques et sociétales d’aujourd’hui,

des terres également propices au renouvellement des pratiques de projet.

Le potentiel des espaces verts

Les grandes étendues des espaces verts qui caractérisent la plupart de

ces quartiers témoignent de cette ambigüité. À l’origine, les grands en

-

sembles reposaient sur un certain nombre de principes affirmés. Le pre

-

mier consistait à implanter les constructions au milieu de vastes étendues

paysagères, apportant ainsi l’air, la lumière et la nature au plus près des

logements. François Parfait, ingénieur des Ponts-et-Chaussées, avait alors

déclaré que ces espaces verts devaient relever d’un statut particulier :

celui de service public. Ce statut à part, qui ne relevait ni du domaine

public ni du domaine privé, n’a jamais vu le jour. Les espaces verts n’ont

jamais trouvé leurs usages et sont restés des lieux d’interdiction, difficiles

à gérer. Des lieux d’inquiétude mais aussi des lieux coûteux en entretien

pour les locataires, les copropriétaires et les collectivités locales.

À partir des années 1980-90, on a commencé à introduire un autre modèle

en aménageant des rues et en distinguant l’espace public de l’espace privé. De

fait, on a simplifié un certain nombre de questions posées depuis l’origine. Les

espaces verts ont été découpés en parcelles. Puis on a mis des clôtures. Et ces

espaces verts, très généreux au départ, que sont-ils devenus ? Essentiellement

des jardins de vue. On a créé des espaces verts privés, morcelés, plus petits, gérés

par les bailleurs sociaux mais toujours sans usage. On a gagné un espace public,

clairement délimité – le plus souvent, les clôtures servent davantage à délimiter

la rue qu’une entité résidentielle – mais, là encore, celui-ci a rarement trouvé

d’autres usages que ceux de la circulation et du stationnement.

Avec les opérations de rénovation urbaine, nous avons découvert que les grands

ensembles pouvaient accueillir un foncier privé, dédié à de nouveaux types

d’habitats privés, générant ainsi une certaine mixité sociale. Pour autant, les

espaces verts résidentiels sont restés des jardins de vue tandis que les espaces

publics sont demeurés des rues circulantes. Est-ce le seul avenir pour ces espaces

verts ? N’y a-t-il pas d’autres hypothèses à envisager ? En élargissant la focale,

on découvre d’autres vocations possibles. Je pense par exemple à des pratiques

solidaires et locales ou à des filières économiques courtes pouvant associer

les habitants ou les actifs logés à proximité. Car ce qui caractérise les grands

ensembles, et que l’on oublie bien souvent, c’est leur ancrage dans le territoire.

De par les liens fusionnels qu’ils entretiennent avec la banlieue, comme évoquée

plus haut. Mais aussi du fait du chômage qui touche souvent plus leurs habitants.

Car si la vocation première des grands ensembles consistait à loger une population

salariée, celle-ci est aujourd’hui d’accueillir des résidents qui font bien plus qu’y

habiter.

Les habitants ont pris de l’avance

Dans de nombreux quartiers périphériques, les habitants exploitent les espaces

libres dont ils disposent pour inventer de nouveaux usages, parfois collectives ainsi

que de nouvelles activités économiques, qualifiées le plus souvent d’informelles (à

ne pas confondre avec souterraines qui désignent le commerce de biens illicites).

C’est le cas tout particulièrement des résidents de nombreux pavillons qui ont

su exploiter les potentiels de leurs garages, de leurs jardins ou d’une partie de

leurs rez-de-chaussée. Ne peut-on imaginer un tel potentiel de « capacitation »

(empowerment) dans les espaces verts des grands ensembles ? Ces surfaces de

pleine terre qui s’étendent au pied des barres et des tours, encombrantes pour

les gestionnaires et les pouvoirs publics, ne pourraient-il pas profiter aujourd’hui

pleinement aux habitants ? Les espaces verts contribueraient alors à faire advenir

de nouvelles modalités de travail, dans l’esprit de ce que Jeremy Rifkin a appelé

la « Troisième révolution industrielle ». En ces temps incertains, où se prépare

une probable pénurie énergétique, les grands ensembles auraient alors toutes les

chances de devenir les porteurs d’une nouvelle promesse. Créer un parc d’initiatives à Toulouse

À Toulouse, dans le quartier de Bagatelle, nous travaillons sur un grand territoire

de 365 hectares, aussi grand que le centre-ville. Celui-ci est bordé par la rocade, la

Garonne et un boulevard de ceinture du centre-ville. Il comprend notamment cinq

quartiers d’habitat social : Bagatelle, La Faourette, Papus, Tabar et Bordelongue.

Sur ce projet de renouvellement urbain, nous abordons plusieurs échelles,

plusieurs temporalités. Nous élaborons un schéma directeur, aménageons un

certain nombre d’espaces publics et accompagnons, en tant qu’urbaniste-conseil,

toutes les opérations.

Ce territoire est constitué de petites « poches » de quelques centaines de logements

sociaux, de pavillons et de copropriétés construits, pour l’essentiel dans les années

1950 et 1960. Chaque « poche » s’est implantée sur une assiette foncière provenant

de la réunion de plusieurs parcelles maraîchères. On a des isolats, des sortes de

successions de petites unités placées les unes à côté des autres. Pour l’architecte

Candilis, auteur du Mirail, l’aménagement de ces quartiers juxtaposés, c’est l’antimodèle.

Est-ce que c’est l’anti-modèle ? Je n’en suis pas si sûr. Parce que la proximité

de toutes ces « poches » est d’une grande richesse. Une des choses les plus

frappantes, c’est le contraste entre les secteurs de grands ensembles et les secteurs

pavillonnaires. Bien que disposant de très vastes espaces verts, les abords des

premiers restent peu investis par les habitants tandis que les maisons débordent

d’usages économiques et associatifs.

Ce contraste nous a beaucoup interrogés. Nous pensions naïvement, avant d’explorer le site, que les secteurs pavillonnaires

n’avaient d’autres fonctions que résidentielles, que leur capacité d’évolution

restait, de fait, très limité. Nous avons découvert des quartiers très vivants, les

activités dans et aux abords des maisons ne cessant de changer, de se transformer.

Et on a commencé à imaginer des choses.

Il se trouve que ce territoire est entièrement soumis à un impératif majeur, le plan

d’exposition au bruit, celui-ci se trouvant dans l’axe des pistes de l’aéroport. La

stratégie de densification n’était donc pas de mise. Les vides n’ayant pas de valeur

foncière, ils pouvaient être mis à profit pour offrir aux habitants des avantages

comparables à ceux des pavillons.

Ainsi, plutôt que de diviser, comme ailleurs, les espaces verts, nous avons choisi

de les amplifier, de les réunir. Dans le quartier de Bagatelle en particulier, nous

avons constitué une entité large et généreuse de 4 hectares, la reconstruction

de l’offre de logements étant reportée de

part et d’autre.

Mais quelle affectation proposer à ce

parc sans alourdir encore les charges

des locataires et de la collectivité ?

Cet enjeu était d’autant plus crucial

que la proportion était d’espaces verts

était devenue, dans ce quartier, très

importante. Un calcul nous a paru éloquent. Il s’agit du nombre de mères carrés par

logement. Si on compare le quartier de Bagatelle avec le centre-ville de Toulouse,

ce ratio était multiplié par quatre.

Mais dès lors que ce parc s’ouvrait aux initiatives des habitants, ce ratio pouvait

diminuer. Au vu de ce qui se passe dans les pavillons, on n’a pas souhaité se

cantonner aux jardins familiaux ou partagés. Ce parc est devenu le parc des

possibles, un parc capable accueillir les initiatives économiques, énergétiques,

agricoles, alimentaires, culturelles, ludiques et sportives des habitants. Les

porteurs de projets disposent d’un morceau de terrain, d’une parcelle, pour une

durée déterminée. Le sol reste propriété de la collectivité, mais il devient, pour

une bonne part, autogéré.

La constitution d’une trame facilite ensuite les connexions à des systèmes de

partage et de coproduction.

Cette hypothèse n’est pas tout à fait nouvelle. Nous pensons notamment à Andrea

Branzi qui a poursuivi, depuis les utopies d’Archizoom dans les années 1960,

une réflexion sur « l’urbanisation faible ». Le dessein de la ville n’étant plus en

mesure d’être planifié, la trame constitue un système ouvert, capable de mettre

en relation des noyaux d’activités éparses, extensifs ou graduels. Nous sommes

loin du modèle de la ZAC. Parole à...

Pierre Vandenbrouck et Julia Golovanoff

Créer, par la trame urbaine, des pages de liberté

Dans le quartier de Bagatelle, il y a eu beaucoup de démolitions, qui ont eu pour

effet de créer du vide.

Nous avons commencé notre travail sur cette question.

Que pouvions nous en faire ? Que faire de tous ces petits espaces, souvent sans

affectation, sans fonction ? Résidentialiser ? Créer des jardins de copropriété ?

Plutôt que de faire des jardins de copropriété surdimensionnés, nous avons

proposé de regrouper, de rassembler tous ces fragments de terrains libres pour

faire un ensemble sur lequel on puisse imaginer des choses et créer un projet.

Nous avons saisi l’opportunité d’utiliser l’espace laissé par les démolitions pour

relier deux espaces verts existants, actuellement enclavés, pour créer un grand

parc qui ferait quatre hectares et permettrait de renouveler l’image du quartier

de Bagatelle.

Mais on ne voulait pas seulement proposer un parc, public et entièrement géré par

la collectivité où toutes les activités seraient assurées et encadrées par le service

public. On pensait qu’il y avait matière à proposer autre chose, plus adapté aux

besoins du quartier. L’idée que l’on a proposée était d’apposer sur ce grand espace

une trame, structure capable d’accueillir des espaces de liberté.

Cette trame, c’était aussi l’occasion de caractériser très fortement l’espace et

de créer une sorte de structure suffisamment forte pour qu’elle puisse, tout en

existant, accueillir une grande variété d’usages.

L’idée n’était pas d’imposer quelque chose de rigide, mais de voir toute la liberté

qu’offre une trame et tout ce qu’elle peut accueillir de différent.

Des jardins plus ouverts

Tout le parc a été divisé par cette trame, en parcelles.

Le mot parcelle nous convenait bien, parce que la parcelle, c’est la petite partie

d’un tout. Et on imagine que tout y est possible, en fait. Et puis on aimait

bien aussi le mot parcelle qui désignait au Moyen-âge un petit morceau d’une

demeure seigneuriale, mise à la disposition d’un serf, et que celui-ci cultivait,

entretenait et dont il se nourrissait. Ici, il ne s’agit pas d’un seigneur ou d’un

serf, mais d’une collectivité et d’une sorte de sous-locataire qui serait un usager

ou une association. Alors on imagine que cela pourrait s’organiser un peu comme

les jardins partagés, mais de façon plus ouverte car l’idée est que les parcelles ne

soient pas forcément des jardins. Elles peuvent être autre chose. Quoi ? On ne le sait pas, mais on se doute bien que les futurs usagers auront beaucoup d’idées

à proposer. On imagine que pour obtenir une parcelle, un habitant, un groupe

d’habitants ou une association puissent proposer un usage et que cette initiative

soit choisie pour son intérêt, pour ce qu’elle peut apporter aux habitants, pour ce

qu’elle peut apporter au quartier en général.

Tout le parc est divisé en parcelles de 200 mètres carrés, surface qui a été choisie

parce que dans 200 mètres carrés, on peut faire des choses très variées.

On ne sait pas ce qu’il y aura dans ces parcelles. On imagine. On peut imaginer

mille choses. Ces parcelles ne sont pas toutes privatisées. Il y a aussi des parcelles

publiques parce que si la ville ne gère pas tout, n’entretient pas tout, il y a aussi

l’idée que la collectivité ne se désintéresse pas de son sol. Et une part de l’espace

public doit rester porteuse de tous les usages possibles, sans appropriation possible.

Dans le cadre d’une préfiguration du futur parc, on a planté des espaces qui

permettent aussi de tester spatialement la taille des parcelles, de voir ce que

ça veut dire d’avoir des parcelles de cette surface sur ces terrains. L’idée est

qu’on prépare le futur. Les habitants, les associations peuvent commencer à se

demander : « Mais, qu’est-ce que j’aimerais faire si j’avais un sol disponible en

extérieur ? ». C’est une chose importante, car les habitants des pavillons ont un

jardin, un garage, alors que les habitants des immeubles collectifs n’ont que leurs

logements. Ils n’ont peut être jamais espéré pouvoir bénéficier d’un sol, prêté par

la collectivité.

Nous, on trace une trame qui peut accueillir les idées de tous les habitants, du

quartier comme d’ailleurs.

Car généralement plus on aménage un espace, moins on a le droit d’y faire de

choses, moins on a confiance dans l’usager et finalement tous les usages qui

s’écartent de ce qui a été prévu sont considérés comme déviants.

C’est finalement dommage de voir que la générosité des pouvoirs publics ou

l’attention portée par les concepteurs sur les espaces publics soient à ce point

réduits une fois les aménagements réalisés.

Ce parc de Toulouse avec ses parcelles, parle aussi de l’usager et de sa place dans

l’espace. Si on synthétise, dans l’histoire des parcs, on a les Tuileries où l’usager

est spectateur d’une nature mathématique, ordonnancée et parfaite. Les Buttes

Chaumont ensuite, c’est la même chose, sauf que c’est un bout de nature qui

est importé à l’intérieur de la ville. On s’isole de la ville et on admire la nature.

C’est dans le Parc de la Villette qu’on a commencé à s’asseoir dans l’herbe, ce

qui paraissait encore un sacrilège dans beaucoup de jardins parisiens. En fait, on

imagine qu’avec ces parcelles, nous allons passer à une autre phase, où on pourrait

s’emparer du sol et en faire quelque chose. Parole à...

Eric Amanou

Je vais vous raconter, comment chargé de la dimension sociale du projet, nous

avons mis en œuvre toute la dimension participative autour de ces intentions.

Au début du projet, nous avions deux intuitions. La première, celle d’un grand parc

de quatre hectares devant relier trois secteurs de Bagatelle, aujourd’hui repliés sur

eux-mêmes. Notre deuxième intuition, c’était de ne pas faire un parc d’agrément,

comme il en existe déjà à Toulouse, notamment dans le quartier voisin de La

Faourette.

On arrive avec quelques idées comme l’agriculture urbaine ou des initiatives

culturelles. On n’en sait pas plus que ça. Cela suffit pour organiser des rencontres

avec les habitants et recueillir leurs réactions.

Nous décidons d’aller vers les habitants, pas par une réunion publique, mais là où

ils sont. Et sur une semaine, on organise une quinzaine de temps de rencontres.

On discute, on demande aux bailleurs de nous organiser des rencontres en pied

d’immeuble avec des locataires, on va voir les personnes âgées, on va sur le marché,

à la brocante, à la sortie des écoles. On rencontre des jeunes enfants dans les

centres d’animation. En tout, c’est une quinzaine de rencontres, au cours desquels

on a dialogué avec 350 habitants, commerçants, associatifs qui nourrissent les

intentions du parc.

De ces libres discussions, où la tendance qui s’exprimait était un parc conciliant

fonction d’agrément, nature en ville et activités

partagées, on a réussi à dégager certains

éléments de fonctionnement et des éléments

programmatiques.

On a aussi voulu identifier les ressources dans

une logique de recensement des initiatives et des

prédispositions à venir. Sur l’idée du grand parc

on a réussi à dégager un élément-clé. Cet espace

vert, il doit finalement être le trait d’union entre trois sous-ensembles et trois

fonctionnements résidentiels. Tout ce travail et le travail sur le fonctionnement

social qui avait été mené en amont par Fanny Martel, nous a permis de tricoter et

de mieux assurer nos intentions, nos intuitions, nos éléments programmatiques.

Dans le même temps cela a permis aux concepteurs, atelier Landauer et atelier

Jours, d’y voir un peu plus clair sur cette idée de trame et de parcellaire.

Aujourd’hui on se demande aussi si ce n’est pas aussi notre métier d’aller vers les

habitants, parce que la démarche compte tout autant que ce qui va être proposé.

Le fait d’aller vers les habitants, avec nos panneaux, d’engager des discussions

libres, tout cela crée des conditions d’adhésion plus favorables.

Je voudrais maintenant aborder quatre difficultés auxquelles nous avons été

confrontées.

La première concerne la gouvernance des projets.

De telles intentions, un tel processus de projet, réinterrogent tous les métiers de

la direction de projet, chez les bailleurs et au

sein des différents services de la collectivité.

Culturellement cela suppose de sortir de toute

standardisation de l’espace public et de tous

les modèles. Cela questionne les logiques de

propriété, de fermeture, de séparation, de

distinction des fonctions... Culturellement

c’est difficile quand on n’a pas un modèle

précis à substituer à celui que l’on propose

d’abandonner.

Finalement, on propose de réfléchir et d’agir

comme des développeurs sociaux. C’est-àdire que l’initiative qui va sortir va devenir

le premier élément de projet, sur lequel on

appuiera un deuxième. Mais rien n’est connu

ni maîtrisé d’avance. C’est une logique de

développement sans outils, hors maquette financière.

Par exemple, une des difficultés qu’on avait avec ce parc, c’est un bâtiment qui

peut gêner son déploiement. On nous demande immédiatement ce qu’on va en

faire. Et on ne sait pas leur répondre. L’écrêter, le réhabiliter, le démolir ? Et les

incertitudes ne rentrent pas dans la maquette financière, il faut faire inscrire le

devenir de ce bâtiment. On l’inscrit donc, en faisant le pari que dans 3-4 ans les

lignes seront fongibles.

La deuxième limite, est celle de la participation traditionnelle, connue.

Avec ce projet, on dépasse les figures habituelles de la concertation et de la

participation, du « faire pour » ou du « faire avec ».

Sur cette logique de coproduction, de reconnaissance d’expertise et surtout

d’incitation aux initiatives, on va mobiliser une autre figure, celle du « faire par

». Il va falloir inventer d’autres figures de la concertation et de la participation.

Savoir solliciter, mobiliser un prestataire qui va animer le territoire, aller à la

rencontre et accompagner les porteurs de projets. On ne sait pas bien qui va

répondre. Mais il va falloir repousser les limites pour inventer un nouveau métier

que celui de la concertation ou de la participation.La troisième limite, c’est celle de la tranquillité publique, de la régulation de

l’espace public. Dans notre concertation et en règle générale, la question des

détournements d’usage, du non respect des espaces et des équipements et de

la dégradation volontaire bride l’imagination. Au travers de ce projet, je pense

qu’il faudra faire naître d’autres métiers de la régulation publique. Les jardins

partagés, d’une certaine manière, sont aussi des petits miracles, un peu partout

dans le pays. Partout où ils existent et où ils sont bien faits, ils sont extrêmement

respectés, y compris dans des contextes de grande tension. Les associations

gestionnaires de ces jardins-là, parce qu’ils ont d’autres modes de faire, parce qu’ils

travaillent autrement avec des habitants, parce que c’est une valorisation aussi de

la ressource, produisent des formes de respect, de régulation.

Pour obtenir une régulation de l’espace public afin que toutes ces initiatives se

fassent, il va falloir inventer des nouvelles figures de la régulation, à l’image

des gestionnaires de ces jardins partagés ou des collectifs de jeunes architectes

ou paysagistes qui fabriquent avec les publics qu’ils rencontrent et dont les

productions tiennent et sont respectées par tous, ou presque. Ces gens ont une

capacité, dans une approche nouvelle envers les habitants, dans leur aptitude à

être acceptés, à réussir là où l’action publique traditionnelle échoue.

La quatrième limite tient à notre approche républicaine. On se fixe des limites

idéologiques, républicaines. Si on n’accepte pas d’encourager « l’activité de la

débrouille », on ne voit pas comment ça va se faire. On connaît ces activités on

voit bien que ce n’est pas très légal, que la République ne peut pas cautionner ça

et doit fixer une limite. Mais a-t-on vraiment le choix ? Il y a peut-être une logique

de pragmatisme de l’action publique qui va devoir permettre de détendre un peu

ces grands principes républicains.

Un chiffre nous a vraiment surpris. Depuis que le statut existe, c’est dans le

quartier habitat social du Mirail qu’il y a le plus d’auto-entrepreneur. Cela rend

compte de la fermeture du marché traditionnel et de la capacité des gens à

entreprendre, innover, tenter des activités. Lorsqu’il y a cadre légal, les habitants

y adhérent. Mais si cela doit passer par de la « débrouille », ils iront aussi. Nous,

savons que sur ce genre de projet, il va falloir aussi qu’on repousse ces limites de

l’action publique républicaine.Histoire de projet

Fosses : le grand ensemble devient le centre-ville

Cela fait dix ans que nous travaillons sur le projet de Fosses. Nous avons développé

un projet urbain. Aujourd’hui nous avons la maîtrise d’œuvre des espaces publics

et une mission de coordination. On en est à peu près à mi-parcours.

Fosses, est une commune de 10 000 habitants dans le Val d’Oise, en limite de l’Ile

de France, bordée par les grandes plaines agricoles de l’Oise. C’est une ville qui n’a

jamais eu de centre. Une ville périurbaine qui s’est développée à partir des années

1960-70 à proximité de la gare, à plusieurs kilomètres du village d’origine. Elle

comprend des pavillons, un grand ensemble (avec son centre commercial et son

centre social), un lotissement fait de maisons en bandes dites « chalandonnettes

» (elles ont été financées dans le cadre d’une loi du ministre Albin Chalandon),

un réseau d’étroites venelles piétonnes et quelques gros équipements (gymnase,

piscine, poste).

Comme la ville disposait d’une densité plus importante au niveau du grand

ensemble, la ville y a disposé la mairie dans un bâtiment préfabriqué. Puis,

dans les années 1980-90, elle y a construit une église, une halle de marché et

quelques immeubles collectifs aux façades régionalistes. Cela forme un ensemble

très disparate, une juxtaposition de fragments urbains qui relèvent chacun d’une

conception urbaine particulière, sans aucun lien ni articulation, une juxtaposition

de machines solitaires séparées par des vides indistincts, remplis de stationnements

ou de buttes de terre.

Du fait de cette situation, le projet de renouvellement urbain qui nous a été confié

est vite devenu un projet de centre-ville. Il y avait une attente forte des habitants

dans ce sens. Les choses qui nous ont été dites, au tout début, c’était des choses

simples: « Quand on fait une photo pour un mariage, on aimerait bien que le décor

soit autre chose qu’un préfabriqué ! ». Il y avait donc un besoin de symbolique.

Mais en même temps, il y avait un paradoxe. Parce que rien ne justifiait a priori

que le quartier du Plateau, où se trouvait le grand ensemble devienne, plus qu’un

autre, le centre-ville.

C’est très particulier une ville qui se développe sans centre. Cela peut générer un

repli des habitants au sein de leurs logements ou de leurs unités de voisinage.

A Fosses, cela a généré, à l’inverse, une solidarité incroyable. Ici, tout le monde

semble se connaître et s’entraider. Durant la canicule de l’été 2003, tous les

habitants se sont organisés pour porter secours aux personnes les plus âgées ou

les plus immobiles. Et Fosses n’a pas connu le nombre de décès des autres villes

françaises. D’où provient cette fraternité ? Peut-être du fait qu’aucun habitant

n’est ici plus légitime qu’un autre. Pas d’habitant du cœur qui dédaignerait celui

de la périphérie : la ville n’a pas de centre ! Pas d’habitant plus ancien pour rejeter

le dernier arrivé : l’urbanisation y est à la fois trop improvisée et trop récente !

Toutes les étapes du projet que nous avons élaboré depuis dix ans se sont faites

avec les habitants. Chaque option a été discutée le soir, dans des ateliers urbains,

des réunions au centre social, au collège ou à la mairie. Mais aussi les samedis

matin devant le centre commercial. Les habitants ont toujours répondu présents.

La principale difficulté était d’installer une nouvelle identité urbaine sans détruire

ce qui fait, paradoxalement, la force et la spécificité de Fosses : celles d’une ville

à peu près égalitaire. Nous nous sommes dit qu’il fallait intervenir sur les vides,

les organiser sans forcément les délimiter par du plein. Parmi ces vides, il y aurait

une place. Mais une place traversée par les voies de circulation qui soit davantage

une juxtaposition de parvis qu’une place principale. Il ne s’agissait pas d’établir de

hiérarchie. Nous avons juste densifié un peu.

Ces parvis s’installent dans la continuité de l’actuelle placette du marché qui forme

une première équerre. Trois autres équerres viennent compléter ce dispositif.

Pourquoi d’autres équerres ? Par respect du déjà-là mais aussi pour faire que ce

nouveau morceau de ville fasse le lien entre ceux qui l’ont précédé. Prolonger

l’existant et non s’y substituer. Dialoguer et non ajouter un monologue de plus.

Jusqu’à présent, aucune génération n’avait cherché à poursuivre l’œuvre de la

génération précédente.

D’autres outils sont venus a posteriori. Il s’agit du poché. Si on regarde le plan de

Rome fait par Nolli au XVIIIème siècle, on voit que l’espace public, les places, ce

sont des blancs dans le « poché » noir du bâti. A Fosses, dans cette ville périurbaine,

quand on noircit sur un plan le bâti, il reste une gigantesque proportion de blanc.

Comment dès lors faire exister une place, par essence vide, au milieu du vide ? Si

on regarde d’un peu plus près ce même plan de Nolli, on voit qu’il a laissé en blanc tous les espaces accessibles au public, comme l’intérieur des églises ou de certains

palais. Ce n’est pas simplement le blanc dans le plein du bâti, c’est aussi le bâti

accessible au public. Et cela dit beaucoup de choses de la ville. Si on applique ce

principe au plan de Fosses on voit que finalement, la disparité, la difficulté de

cette ville, relève des registres d’accessibilité. Ce que le seul poché des bâtis ne dit

pas forcément. Nous avons proposé de remédier à cette difficulté en créant des

connexions avec les circulations existantes. Cela a permis de développer un vrai

réseau piéton, de renforcer cette identité piétonne très forte de la ville, issue des

conceptions urbaines des années 60-70 et qui fonctionnent aujourd’hui très bien.

Le premier bâtiment construit relève du symbolique. Il s’agit du pôle civique,

qui comprend la mairie et quelques équipements. C’est un très beau bâtiment

construit par Pierre-Louis Faloci. Il forme la deuxième équerre de la place. Ce

faisant, il introduit un phénomène inattendu, une relation très surprenante avec

les constructions existantes. Cette confrontation est très stimulante. Le vide entre

ces constructions de plusieurs âges, de plusieurs styles, apparaît d’ores et déjà

comme un lieu à investir et non plus un interstice sans valeur. Il devient porteur

de nouveaux imaginaires et, pourquoi pas, de nouvelles initiatives.

Une question reste. Dans un reportage réalisé sur la ville de Fosses par le collectif

Fusion, un jeune homme part de son regret de voir 3 des 6 tours démolis dans le

cadre de ce projet. Ces démolitions, c’était une demande de l’ANRU. « De quoi vat-on avoir l’air avec tous ces immeubles plus bas, à la même hauteur ? » s’interroget-il. On comprend vite que sa référence de ville se situe du côté des autres grands

ensembles – Sarcelles ou Garges-Lès-Gonesse – situés à proximité et que ces grands

ensembles, également sans hiérarchie, incarnent pour lui la vie métropolitaine.

Comment dès lors préserver ce qui, du grand ensemble, participe de cette identité

? C’est une vraie question pour l’avenir du renouvellement urbain. Il est clair, qu’à

Fosses, on aurait pu faire sans démolir ces trois tours…Besançon : “ un urbanisme de la vie privée”

Ce projet porte sur un grand ensemble de la banlieue de Besançon. Nous avons

fait un projet urbain qui prévoyait la réhabilitation de certaines barres et la

démolition-reconstruction de certaines autres. Nous avons ensuite réalisé, comme

architecte, une soixantaine de logements.

À Besançon, l’origine de la ville se trouve dans la boucle du Doubs. C’est une

ville magnifique, entourée par les fortifications de Vauban. Mais dès qu’on est à

l’extérieur, tout est déconnecté, avec un relief extrêmement complexe. Les zones

pavillonnaires et d’activités sont entièrement privatisés et greffé sur des voies de

desserte. Les seuls espaces qui restent complètement ouverts sont ceux des grands

ensembles. Il s’ensuit une situation très contrastée entre des secteurs qui n’offrent

aucun espace de rencontre en dehors des enclos et des secteurs très ouverts, mais

qui n’autorisent aucune liberté d’action en dehors du logement.

Il y a un très beau texte d’Émile Aillaud qui s’appelle « Un urbanisme de la vie

privée » et qui explique que ce qu’il manque aux grands ensembles ce ne sont

pas tant des espaces collectifs que des espaces où on peut être seul, où on peut

se mouvoir librement en dehors des logements. Des lieux où les enfants peuvent

construire leurs personnalités, à l’écart des groupes et de leurs familles. J’ajouterai

aujourd’hui : et où les adultes peuvent initier de nouvelles activités.

Aujourd’hui encore, on insiste beaucoup sur l’intimité du logement et les relations

de voisinage mais très peu sur cette dimension de solitude et de capacitation.

Dans ce quartier de La Bouloie, nous avons superposé à la trame ouverte du

grand ensemble une nouvelle trame plus privée. De cette superposition émerge

une diversité de lieux et de situations qui, nous l’espérons, favorisent la solitude

et l’autonomie. Cette diversité provient notamment de la manière dont nous

avons travaillé le terrain et implanté les constructions dans la pente. Les barres

n’entretenaient aucun rapport avec le sol.

Cette opération a été réalisée avec un budget extrêmement réduit. Une contrainte

intéressante qui nous a permis de

placer l’architecture ailleurs que

dans l’effet plastique et de montrer

combien les grands ensembles ne

souffrent pas tant de la monotonie de

leurs façades que de leurs difficultés

à établir une relation féconde avec

leur sol. Repenser ce rapport permet

d’offrir aux habitants la capacité de

réinventer un quotidien en dehors

de leurs logements. Châlons-en-Champagne : un grand ensemble face à

la campagne

À Châlons-en-Champagne, nous avons réalisé un projet urbain qui portait sur le

devenir du quartier Vallée-Saint-Pierre, situé en entrée de ville.

Ce qui nous a frappés, c’est le rapport qu’entretenait ce quartier avec la campagne

environnante. Campagne dont elle n’était séparée que par une voie rapide.

C’est une question vraiment intéressante que ce rapport d’échelle entre le

grand ensemble et la grande étendue de la campagne. Dans l’histoire des grands

ensembles, il y a deux grands modèles. Le modèle de l’unité de voisinage et un

autre modèle qui consiste à mettre directement en relation l’intimité du logement

avec le territoire, sans échelle intermédiaire.

C’est ce rapport là que nous avons tenté de mettre en valeur. Il se trouve qu’il y a

toute une tradition française du rapport entre l’intimité et la campagne. Il s’agit

de la tradition des Jardins à la Française. La plupart de ces jardins mettent en scène

l’horizon avec un premier plan composé, une géométrie affirmée et entièrement

maîtrisée. Ce dispositif permet, en quelque sorte, de faire entrer la campagne à

l’intérieur d’espaces plus intimes. C’est de là que nous sommes partis pour élaborer

ce projet. Nous avons établi une trame qui établit un lien avec le paysage qui se

déploie au-delà de la voie rapide.

Ce projet a été réalisé il y a quelques années mais j’y retrouve des choses qu’on

essaie de faire maintenant, de manière beaucoup plus consciente et précise,

notamment à Toulouse : l’installation d’une trame géométrique à l’intérieur de

laquelle plusieurs programmes peuvent venir s’installer. Une trame sans axe ni

hiérarchie car la ville aujourd’hui n’est plus le fait du prince. Strasbourg : accompagner le temps de l’entre deux

Nous avons réalisé une étude sur le quartier du Port du Rhin à Strasbourg. Cette

étude s’inscrivait dans le cadre d’un programme du PUCA intitulé « Qualité et sûreté

des espaces urbains ». Il s’agissait d’apporter les modifications ou les compléments

nécessaires à l’acceptation sociale d’un projet conçu par la paysagiste Marion

Talagrand, dans le cadre d’un schéma directeur élaboré par l’équipe Reichen et

Robert. Nous avons travaillé ici avec l’équipe REP (« Réussir l’espace public »), en

particulier avec Anne Wyvekens.

Le site en question accueillait, jusqu’à Schengen, le poste-frontière. Il est

aujourd’hui déserté. On y trouve aujourd’hui un ensemble de 520 logements,

une école, deux églises – une catholique, une protestante – ainsi qu’un parc

métropolitain, le parc des Deux Rives.

Le projet de développement de la ville de Strasbourg sur ces rives du Rhin

s’accompagne d’une nouvelle ligne de tramway qui va jusqu’à Kehl, en Allemagne.

C’est un projet très ambitieux, très emblématique. Il prévoit la construction de

1 500 logements, ainsi que de nombreux commerces, bureaux et équipements.

Jusqu’à présent, ce quartier était plus proche du centre de Kehl que du centre de

Strasbourg. La plupart des gens faisaient leurs courses dans la ville allemande, de

l’autre côté du Rhin, sur un axe de déplacement est-ouest. Avec l’installation d’une

esplanade nord-sud, parallèle au fleuve, autour de laquelle se déploient les îlots de

construction, c’est une nouvelle organisation qui s’installe.

De nombreux habitants ont exprimé le sentiment d’être exclus du projet.

Nous avons donc réfléchi aux moyens d’accompagner la transformation radicale du

site pour faciliter cette mutation, prévue sur quinze ans. Nos moyens restaient toutefois limités pour atteindre cet objectif. Le phasage du projet était déjà établi.

Un phasage tenait ainsi compte du calendrier prévisionnel des opérations à venir

sur les parcelles bordant l’esplanade ainsi que de l’arrivée du tramway.

Nous avons donc fait le choix de ne pas interférer dans un processus de projet déjà

largement engagé. Notre étude n’allait pas porter sur des « mesures correctives

» mais sur des compléments d’aménagements et des installations portant sur les

parties du site en attente de transformation.

Ces installations provisoires permettent d’accompagner « en douceur » les

transformations d’usage du site. L’objectif est d’intégrer les pratiques des habitants

dans ce passage progressif d’une organisation est-ouest à une organisation nordsud. Ils concernent tout à la fois des aménagements temporaires d’allées ou de

parvis, l’installation de jardins familiaux et partagés, de la mise en œuvre d’objets

évènementiels permettant de voir le site depuis un point haut et de la mise en

place de dispositifs d’information sur le projet. Ces aménagements et installations

provisoires seront remplacés, au fur et à mesure, par des aménagements plus

permanents. Une telle démarche permet d’explorer quelques leviers d’action du

côté de la transformation. En effet, le passage entre l’état existant et l’état projeté

est rarement pensé en tant que tel dans l’urbanisme courant. On privilégie les

images avant-après, sans s’inquiéter de ce qui se passe entre les deux. Ce que l’on

appelle le phasage est généralement déterminé par un ensemble de contraintes

techniques, économiques, voire politiques. Les potentiels de certains lieux,

les pratiques, parfois ténues, des habitants, échappent le plus souvent à cette

planification. Or le fait de tirer parti des situations existantes et des situations

intermédiaires qui peuvent surgir à certaines étapes de la transformation, permet

d’ouvrir le champ des possibles.

En abordant le phasage sous un angle qui ne serait plus exclusivement technique,

mais tout à la fois social, culturel et artistique, on s’offre la possibilité de générer

de nouvelles proximités, de nouveaux échanges. C’est une condition indispensable

pour permettre aux habitants de faire face aux transformations de leurs quartiers.

Mais aussi de la planète. Car les mutations en cours sont imprévisibles. Il est

nécessaire aujourd’hui d’être très attentifs aux initiatives micro-économiques

et aux évolutions imperceptibles qui font, par exemple, que l’habitat se mêle au

travail ou que les frontières s’effacent entre approvisionnement, production et

distribution.

Repères biographiques

• 1990 : Obtention de son diplôme d’architecte DPLG à l’Ecole Nationale

Supérieure d’Architecture de Nancy.

• 1996-2004 : Chercheur au Laboratoire d’histoire de l’architecture

contemporaine (LHAC) à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de

Nancy.

• 2002 : Ouverture de son agence « atelier Landauer architecture +

urbanisme » dans le 14ème arrondissement de Paris.

• 2004 : Obtention de son doctorat en histoire de l’architecture à l’Université

de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

• Depuis 2007 : Enseignant titulaire à l’Ecole d’architecture, de la ville et des

territoires à Marne-la-Vallée et chercheur à l’Observatoire de la condition

suburbaine.

• 2009 : Parution de son ouvrage « L’architecte, la ville et la sécurité » aux

éditions PUF.

• 2010 : Parution de son ouvrage « L’invention du grand ensemble » aux

éditions Picard.

• 2011 : Parution de son ouvrage, coécrit avec Dominique Lefrançois, « Emile

Aillaud, carnet d’architectes » aux éditions du Patrimoine.

• Depuis 2013 : Dirige l’Observatoire de la condition suburbaine à l’Ecole

d’architecture, de la ville et des territoires à Marne-la-Vallée.

Les grands ensembles sont des terres d’avenir ! Sans interrogation mais avec

affirmation, Paul Landauer souhaite nous montrer, à partir de son expérience,

comment les grands ensembles ont pris, depuis leur construction, toute leur place

dans la fabrique de la ville et comment ils peuvent devenir les pionniers d’une

nouvelle façon de transformer la ville.

Pour cet architecte, docteur en histoire de l’architecture, pas de rupture entre

la recherche, l’enseignement et la conception de projets urbains. De Toulouse à

Strasbourg, en passant par Fosses, Besançon, Brest, Nemours, Mourenx ou Chalonsen Champagne, il lie tous ces registres.

Au commencement de toute pratique, un regard sur les territoires mais aussi sur

les hommes et les femmes qui l’habitent... Ce regard, Paul Landauer va l’exercer sur

de nombreux territoires, comme historien, comme architecte-urbaniste, mais aussi

comme animateur d’ateliers urbains, un exercice qu’il affectionne particulièrement.

C’est cette qualité dans les expertises croisées et multiples qui le conduit à être

reconnu comme un des spécialistes des grands ensembles. C’est porté par sa

conviction que le savoir doit se transmettre, qu’il va être l’auteur de plusieurs livres

et expositions dans le domaine de l’histoire de l’habitat et de la perception des

territoires de la banlieue par les photographes.

Il s’engage également contre la place grandissante qu’a prise la sécurité dans les

projets urbains. Il s’attache, dans plusieurs ouvrages, à dénoncer les incidences des

dispositifs de contrôle, de surveillance et d’évitement dans la conception de la ville

et à revendiquer le maintien d’un espace public favorisant la rencontre et l’initiative.

Il réalise notamment une place publique – avec des bancs ! – dans le quartier réputé

insécure de Lambezellec à Brest et démontre ainsi comment l’aménagement de lieux

ouverts, sans a priori sur ce qu’ils vont accueillir, peut constituer une alternative

aux grilles et aux contrôles d’accès pour rassurer les habitants. En 2008, le Forum

français de la sécurité urbaine et l’Acsé lui décernent un prix pour cette réalisation.

Paul Landauer, c’est une manière unique de regarder la diversité des territoires,

dans leur globalité, dans leurs résonnances les uns avec les autres, mais surtout

de les interpréter avec humanisme, replaçant la question de la valorisation et de

la transformation des situations existantes comme fonction essentielle du projet.

Ni critique ni nostalgique en retraçant l’histoire des grands ensembles. Mais une

mise en perspective de tous les potentiels humains et urbains qui les composent.

Ce qu’il nous propose, c’est une autre manière de concevoir la place de l’habitant

dans la ville, pour que celui-ci soit toujours en capacité d’interaction et d’autodétermination pour faire face aux enjeux de notre époque. Urbanisme - l'Apres 1945 @ 2 millions de logements a créer en urgençe..45 pour cent du parc locatif bombardé.. « Ginny » vu par l’urbaniste Nicolas Monnot @ les grands-ensembles www.arte.tv/fr/videos/082309-000-A/ginny-vu-par-l-urbanis...

sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ La matrice des G.E. s'est développée au lendemain de la guerre, lors de la reconstruction, mais ses origines de 1930, en France (Cité de la Muette à Drancy, quartier des Gratte-ciel à Villeurbanne).Gilles Ragot, historien de l'art, maître de recherche içi www.youtube.com/watch?v=dEBfg4vXNOM …Dès la fin de la seconde guerre mondiale, Eugène Claudius-Petit, éminent ministre de la reconstruction (1948-1952) déclare qu'il faut avoir une politique de "construction et non seulement de reconstruction". Nourri des thèses du Mouvement Moderne (la Charte d'Athènes est publiée en 1943), Claudius-Petit plaide pour une politique ambitieuse de logement social qu'il ne peut dissocier d'une réforme complète de la ville traditionnelle. www.citedelarchitecture.fr/fr/video/de-la-reconstruction-... Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT fete ses 90 ans "TOUT savoir tout voir, tout connaitre, sur le LOGEMENT SOCIAL des HLM aux HBM avec le Musée HLM" en ligne sur le WEB içi www.banquedesterritoires.fr/lunion-sociale-pour-lhabitat-... … De grandes barres d’immeubles, appelées les grands ensembles, sont le symbole de nos banlieues. Entrée Libre revient sur le phénomène de destruction de ces bâtiments qui reflètent aujourd’hui la misere www.youtube.com/watch?v=mCqHBP5SBiM

Szűcs Lóránd Gyula

Váradról és magamról

 

Honlapom látogatójának már a fõoldalon szembetûnhet, hogy bár Magyarországon élek, különös viszony fûz Nagyváradhoz. Ez csak természetes, mert szülõvárosom. Az egyre fakuló emlékezet ködfátyolán át, az idõ és a tér távlatából is fel-felsejlik ez a város, miként Méliusz Józsefnek Temesvár: Város a ködben. Nem értek egyet azzal a közhellyel, miszerint a múlt mindent megszépít. Nem tudom megtenni, hogy "csak a szépre emlékezzem". Mindennek megvan a maga értéke, az élet úgy kerek egész, ha van benne a jóból is, meg a rosszból is. Egyik nem értékelhetõ a másik nélkül. Ma is szeretem ezt a várost, pontosabban azt a várost. Ami volt, de már nincs. Csak az emlékekben. "Város a magasban". Nekem ezt a várost nem csak az épületek, az utcák, a fák jelentik. A korábbi századforduló táján épült, ma is gyönyörû szecessziós palotákat, szakmámból kifolyólag egykor szinte a pincétõl a padlásig bejárhattam. De nem mindegy, hogy ma kik lakják, hogyan gondozzák és becsülik meg ezeket. Szerintem az emberek ugyancsak fontos részei egy város arculatának, meghatározzák annak hangulatát, szellemiségét. Várad lakossága az utóbbi 25 év során annyira felhígult, hogy bárhogyan is igyekszünk szépítgetni a dolgot, egy idegen számára a más kultúrkörben nevelkedett betelepültek viselkedési kultúrája (vagy inkább annak hiánya), szokásai, a tõsgyökeres lakosokétól eltérõ tradíciói tûnnek fel legelõbb.

 

Az egykori ismerõsök, barátok, kollegák azóta már kihaltak, vagy szétszóródtak a világ négy tája felé, amint a váradi gesztenyefák hulló leveleit kergeti az õszi fuvallat. Mások lettek az emberek, a szokások, a színek, a szagok… Már nem találom azt a valamikori sajátos hangulatot, ami ezt a várost jellemezte akárcsak néhány évtizeddel ezelõtt. Úgy látom, hogy ez idõ alatt (ebbõl 45 év kommunista diktatúra) a hatalom tudatos elsorvasztó politikájának eredményeként következett be a legnagyobb változás. Lehet építeni új, színvonalas lakónegyedeket, üzleteket, modern gyárakat, de bizony a fejekben a legnehezebb rendet tenni. Persze ez nem csak Váradra nézve érvényes.

 

Óriási a kontraszt a giccses, hivalkodó stílusú luxusvillák és a szennyes, mocskos, lepusztult lakótelepek között. A belvárosi, európai szintû üzletek, csillogó-villogó bankfiókok, az új bevásárló-központok és a gombamód elszaporodott, bódésorok között. A város építészeti hagyományaihoz nem illeszkedõ, de egy új, a várostól idegen tradíció megteremtését szolgáló, egyre szaporodó hagymakupolás templomokról nem is beszélve. Az amúgy is összezsúfolt lakótelepi tömbházak között még megmaradt játszóterek helyére is egy-egy hagymakupolás ortodox templomot építenek.

 

Egy esõs vasárnap délután Nagyvárad központjában (Bémer tér). 2007. május

Szóval nem csak a szépre emlékezem: de vallom, hogy az 1945-1951 közötti diákévek, a kor nehéz, háború utáni helyzete ellenére, szépek voltak. Azok az évek jutnak eszembe, ahányszor csak végigmegyek az oly jól ismert hárs-, és vadgesztenye-fák szegélyezte váradi utcákon, vagy az egykori, Úri-utcai Premontrei Fõgimnázium impozáns épülettömbje elõtt. (A róla szóló rövid ismertetõ is megtalálható honlapomon). Ilyenkor néhány percre be szoktam menni a rendház templomába, ahol az ódon falak csöndjében felidézem zsenge ifjúságom éveit, akkori barátaimat, osztálytársaimat, tanáraimat. Szinte hallani vélem, amint Raffain Barna osztályfõnök úr, hóna alatt az osztálynaplóval, méltóságteljesen lépked, tiszteletet parancsoló fehér reverendájában. Majd körbejárom a közeli, Szaniszló utcai (ma Eminescu), vadgesztenyefákkal övezett internátus épületét (most a 9. sz. iskola van benne), az udvarán ott álló, felújított kápolnát, melyet a kommunizmus évei alatt az összedõlés fenyegetett. (Ennek udvarán készült 1946-ban a mellékelt csoportkép. Lásd a képeknél). Református létemre gyakran ministráltam is benne. Ma is fülembe cseng Hedwig nõvér érdes hangja, amint sajátos német akcentusával, reggelenként csak többszöri nekiveselkedés után sikerült kiugrasztania bennünket az ágyból, az "Ájen Jézus…". kezdetû imával.

Ezután, 1948-ban bekövetkezett az iskolák államosítása. A premontrei paptanárokat elüldözték, a rendházba betelepítették a bõripari szakiskolát. A gimnázium helyén létrejött a rövid életû Klasszikus Magyar Vegyes Líceum. A "vegyes" szó azt jelentette, hogy fiú-gimnáziumból iskolánk koedukált lett. Ez a körülmény felkeltette a volt "premis-fiuk" szebbik nem iránti, alig fékezhetõ érdeklõdését. Új osztályfõnökünk, a nagy tudású és nagyra becsült, Tempfli Ferenc matematika-tanár lett. Tanáraink közül õ volt az utolsó, aki itt hagyott bennünket. Az 45. éves érettségi találkozónkon még együtt volt velünk. Itt említem meg, hogy az egykori Premontrei Fõgimnázium, majd a jogutód Klasszikus Líceum helyén manapság a Mihail Eminescu Nemzeti Kollégium mûködik, melyben alig vannak már magyar osztályok. Ennek honlapján már szó sem esik arról, hogy valaha ez magyar iskola lett volna. Sõt említés sem történik egyetlen egy olyan híres emberrõl, aki ennek az iskolának a padjait koptatta volna. Ezek mindannyian csak románok! Sic transit gloria mundi!

 

No de folytassam a képzeletbeli sétát. Tovább haladva, egy másik helyszínre érek: a Nogáll-utcai Szent Vince internátus hosszan elnyúló épülete elé. Amikor ide kerültem, már nagy fiúk voltunk. Ezért, nem egyszer a diákok és a pedagógusok között - finoman szólva - nehezen kezelhetõ konfliktus keletkezett. Az akkori felügyelõ pedagógusok egyike volt Tóth István, a késõbbi költõ és egyetemi tanár, (akivel a hatvanas-hetvenes évek során baráti viszonyba kerültem), valamint Engel Károly tanár. Jól emlékszem, hogy a Nogáll utcai intézet jellegzetes, város felõli elsõ kapubejárója fölötti szoborfülkében állt az egykori váradi díszpolgár, Nogáll János kanonok mellszobra. Ma is ellõttem van, amint 1950-ben Engel tanár úr hathatós közremûködésével, egy tûzoltó létráról ledöntötték ezt a mellszobrot. Az igazság kedvéért itt említem meg, hogy az 1989-es fordulat után, Engel tanár úr a századfordulón bekövetkezett haláláig, mint hithû katolikus vett részt Nagyvárad közéletében. Változnak az idõk, változnak az emberek…. Arról nincs információm, hogy a Szent Vince Intézet udvarán levõ kápolnát kinek az utasítására bontották el az 50-es években.

A szoborfülkét azóta elfalazták, amint a mellékelt képen látható. Elsétálva az egykori Szent Vince Intézet impozáns épülete elõtt, megakad a szemem a Ny-i fõbejárat két oldalára elhelyezett emléktáblákon. A baloldali táblát annak emlékére állították, hogy az intézmény úgymond visszakapta eredeti névadójának, Partenie Cosmá-nak a nevét. Az emléktábla szerint Cosma az iskola "lelki patrónusa". Tehát nem Nogáll püspök, az iskolaalapító. Mi ez, ha nem történelemhamisítás? Mert valójában ezt az intézetet Nogáll püspök alapította még 1863-ban, Szent Vince Intézet néven. (Lásd Péter I. Zoltán: Mesélõ képeslapok, 35. oldal.) Ebbõl is látszik, a románok bevett szokása, hogy a valós tényeket figyelmen kívül hagyva minduntalan bizonygassák, hogy Erdély területén minden a dákokkal kezdõdött és a románokkal folytatódott.

Váradi diákéveim utolsó internátusa az a Körös utcai, egyemeletes épület volt, amibõl késõbb színészotthon lett. (Tudor Vladimirescu u.27.) Ennek volt egy hátsó bejárata is, kitûnõ alkalmat nyújtva a késõ esti besurranásokra. Az ilyen "késõi hazatérésnek" persze az lett a következménye, hogy nem kaptunk vacsorát. Talán nem ok nélkül állt az ebédlõ falán hatalmas betûkkel a latin nyelvû felirat, hogy Tarde venientibus ossa manent! (Nem hiába volt ez klasszikus líceum…) Igaz, e tevékenységünk fölött többnyire szemet hunytak, nem csak azért, mert már érettségi elõtt álltunk. Ugyanis a felügyelõ pedagógus egy korábban kimaradt, idõsebb diáktársunk, Tóth Béla volt.

 

1951-ben fejeztük be a X. osztályt. Ekkor nyílt egy váratlan lehetõség arra, hogy osztályunk hat legjobb tanulója a nyári vakáció alatt végezze el a XI. osztályt és még a nyár végén tegye le az érettségit. Mi voltunk a "kiugró osztály". Tizenhét éves "érett" kölykök voltunk, a "nagy élet" kapujában, tele kétségekkel és reményekkel. Rajtam kívül: Kasza Árpád (tanár), Dr. Hoblea István (Németországban szerzett pszichológusi diplomát, ott is dolgozott), Szabó Ferentz (geológus), Prof. Dr. Szilágyi Pál (egyetemi tanár, a Sapientia Erdélyi Magyar Tudományegyetem rektora), Széder János (közgazdász). Érettségi után elõbb tízévenként, késõbb ötévenként találkoztunk Váradon. (Sajnos, a 2006 évi, 55. éves találkozónkon már csak négyen voltunk jelen, Hoble Pista és Széder Jancsi már nincs köztünk).

 

Az érettségi vizsga után számomra is következtek az egyetemi évek, három helyszínen, három nyelven. Kolozsváron, Bukarestben, majd végül Szentpéterváron, az akkori Leningrádon. A késõbbiek során, 1960-ig, már csak vendégként jártam Váradra. Az a lehetõség, hogy az akkori viszonyok között külföldön folytathattam tanulmányaimat, óriási változást hozott az életemben. Ennek köszönhetõen másik nagy szerelmem észak Velencéje, Szentpétervár, azaz Leningrád lett. De maradjunk Váradnál.

 

A vajdahunyadi gyakornoki idõ letelte után, 1960 õszén, némi adminisztratív nehézségek leküzdése után, már "tapasztalt" mérnökként tértem vissza szülõvárosomba. Ekkor következetek szakmai életem legtermékenyebb évei. A megyei Tervezõintézetnél kitûnõ kollegák közé, remek csapatba kerültem. Elsõ fõnököm. Závodszky Gyula volt, akivel meghitt baráti viszonyba kerültem. Nagyon megbíztunk egymásban, hiszen gyakran olyan, fõként politikai jellegû dolgokat is megbeszélhettünk, amire nagyon kényes volt az akkori diktatórikus rendszer. Nagyon sajnálom, hogy idõ elõtt és tragikus körülmények között távozott. De baráti viszony alakult ki köztem és számos román kollega között. Többek között olyan "bennfentes"-sel is, aki az áttelepülésünk elõtti évben, borozgatás mellett, négyszemközti beszélgetésünk során óvatosságra intett. Ugyanis információi szerint az otthoni telefonomat lehallgatják. Utólag belegondolni is rossz, mi lett volna, ha ezt a beszélgetésünket is lehallgatják. De óvatosak voltunk. (Most is óvatos leszek. Nem írom le az illetõ nevét). Késõbb bebizonyosodott, hogy igaza volt. Az elsõ nagy munkáimmal párhuzamosan jutott idõ az udvarlásra is. Emlékezetesek a Breiner-klub táncos hétvégéi, a lányos házaknál rendezett zsúrok. Ma is meg tudnám mutatni, hogy melyik házba kísértem az egykori szépségeket. Nagy esemény volt, amikor cégemtõl megkaptam saját, egyszobás legénylakásomat, a Vitéz utcában (Decebal u.). Ezekben az években mélyült el régi barátságom olyan volt osztálytársaimmal, mint Árvay Zsolt, Hoble Pista, Oláh Michel, Sütõ Laci, Tóth Béla, majd késõbb Kalász Ernõ és mások.

 

Különösen szép környezetben volt mindegyik munkahelyem. Elõször az akkori Tartományi Néptanács székházában (ma ismét itt van a Törvényszék), késõbb az egykori Kereskedelmi Csarnok épületében volt az irodánk. Ahányszor átmegyek a Garasos gyalogjáró hídon, mindig nosztalgiával nézek fel ennek az épületnek a híd felõli, bástyaszerûen lekerekített, sisaktetõs, kör alakú, emeleti szobájának ablakaira. Hosszú évekig ezen ablakok mögött állt az íróasztalom, ahonnan gyönyörû kilátás nyílt a kishídra, a fûzfák-övezete Körösre, a túlparti régi, szecessziós házakra és az olaszi református templom tornyára. De azt hiszem, mindezt felülmúlja a félixfürdõi periódus, amikor a tervezõirodánk a Termál szálloda tetõtéri bár-helyiségében volt, ahonnan szemünk elé tárult az egész környék és a fürdõhelyet övezõ erdõ. Itteni tevékenységünkrõl külön anyagban foglalkozok, ezért ezt itt nem részletezem.

 

Félixfürdõn töltött 10 év után kerültünk vissza a cég székházába, korábbi helyemre, ahol 1988. december 26-án tartottuk a "búcsúbulit", mielõtt véglegesen áttelepültünk Magyarországra. (Errõl az eseményrõl is van képem). Ezen a bulin részt vettek mindazok a kollegák, akik nem tartottak attól, hogy bajuk származhat, ha a magunkfajta, "hûtlenekkel" egy társaságban mutatkoznak. Néhány héttel késõbb, nem kis megpróbáltatások után, két konténerbe pakoltuk cuccainkat, nem kis munkát okozva a mindent átkutatató és összeborogató szekusoknak. Majd búcsút intettünk Váradnak, az ott töltött évtizedeknek, melyek lassan, egyre távolodó, ködbe veszõ emlékké válnak…

 

Végül szólnék még röviden a kellemetlen emlékekrõl is. A hajnali 2-3 órás sorbaállásokról tejért, tojásért, cukorért. Nem is beszélve a többnapos (igen, ez nem hiba!), benzinkutak elõtti ácsorgásokról, a havi 30 literes adagért. A házkutatásokról, a rendõrségi zaklatásokról, a mindennapossá váló félelmekrõl. Meg arról, hogy kétévi tortúra után megkapjuk-e a kivándorló "kék" útlevelet, meg a romániai "aranykor" megannyi megpróbáltatásairól. Hosszú lenne a sor. Ezért nem tehettem, hogy a régi sláger szövegét idézve "csak a szépre emlékezzem". Ami ezután következett, az már egy másik történet. De Edith Piaf szavaival "nem bánok semmit sem…"

 

lorand.erdelyiszallasajanlo.hu/ele.htm

Déjà un an qu'on produit notre petit strip mensuel pour le magazine québécois Fugues... Voici un avant-goût du gag de décembre ! Le gag complet sur www.fugues.com ;)

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la ville-centre, celle du Paris haussmannien ou de la ville autrefois intra-muros, mais la ville tout

de même, un territoire souvent diffus, faible, pas toujours reconnaissable, mais où habite finalement aujourd’hui la majorité des urbains. Les grands ensembles font partie de cet assemblage d’entités autonomes, issues de conceptions rarement hasardeuses, mais pas forcément articulées les unes aux autres. Ils se distinguent du territoire urbanisé par leur masse, leur dimension,

parfois leur ordonnancement. C’est très clair quand on survole une ville depuis

un avion : les barres et les tours des grands ensembles émergent au milieu des

nappes de pavillons, des galettes commerciales et des infrastructures routières.

Pour autant, ils n’organisent ni ne structurent le territoire, comme l’espéraient

leurs concepteurs à l’origine. Ils sont juste plus grands.

Les grands ensembles appartiennent au paysage générique et banal de la banlieue.

Ils en sont même devenus des éléments constitutifs. A ce titre, les barres et les

tours nous parlent d’autre chose que d’habitat ou de difficultés sociales. Bien sûr,

ces immeubles ont tendance à accueillir une population souvent défavorisée, mal

intégrée aux réseaux de production et d’emploi. Bien sûr, les modes de vie et les

relations sociales y sont parfois plus durs et plus violents qu’ailleurs. Mais on ne

peut réduire les grands ensembles à ces difficultés. Leurs situations se rapportent

en effet à une condition beaucoup plus large qui est celle de la banlieue dans sa

globalité, soit la part majoritaire de la condition urbaine actuelle.

Intervenir dans les grands ensembles implique donc de penser aujourd’hui cette

nouvelle condition. Comme l’habiter ? Comment y développer une activité ?

Comment y affronter la précarité énergétique ? Les grands ensembles constituent

un formidable territoire pour aborder ces questions, ils disposent d’un formidable

gisement pour penser la ville de demain. Regarder un territoire, une nécéssité avant toute

transformation

6 | L’urbanisme des possibles

En 2012, le Ministère de la Culture nous a confié, à Ken Rabin et moi-même,

le commissariat et la scénographie d’une exposition itinérante de photographies

sur les grands ensembles. Cette initiative revient à Eric Langereau, directeur de

l’ESAM de Caen, l’Ecole supérieure d’art et de médias qui a accueilli l’exposition

pour la première fois.

L’exposition présente les œuvres d’une dizaine de photographes qui, de 1960

à nos jours, ont porté un regard sur les grands

ensembles. Les œuvres de ces photographes sont

riches d’émotions mais aussi d’enseignements car

la manière d’observer un site ou une situation est

absolument déterminante dans la manière de penser

leur transformation. Et le regard de ces artistesphotographes nous aide à dépasser l’héritage des

fausses représentations.

Au travers de cette exposition, nous avons essayé d’élever les grands ensembles

au rang d’objets dignes de considération. Non pas tant des objets de patrimoine

– dans le sens où il faudrait les conserver, s’interdire de les démolir – mais comme

des objets à la fois importants dans l’histoire d’après la Seconde guerre mondiale

et marquants dans le territoire. Des objets qu’il convient encore d’apprendre à

regarder. Le grand ensemble à l’origine : une promesse de modernité et de confort

Dès la fin des années 1950, la Caisse des dépôts s’impose comme le plus important

constructeur de logements en France. Son rôle est essentiel dans le développement

du modèle du grand ensemble. Chacune des opérations qu’elle livre fait l’objet

d’une mission photographique.

Essentiellement réalisées par Jean Biaugeaud, les images promotionnelles qui en

résultent témoignent de la formidable promesse de cette production à grande

échelle : un nouvel habitat égalitaire, une nouvelle organisation du territoire,

le tout soumis à un objectif essentiel, celui de résoudre la crise du logement. A

l’époque, l’enjeu, c’était d’abriter des gens qui travaillent. Ce qu’il faut retenir,

et ça me paraît extrêmement important par rapport à la situation actuelle dans

laquelle on se trouve aujourd’hui, c’est que le grand ensemble était fait pour loger

des salariés qui ne travaillaient pas sur place. Un lieu où on régénérait en quelque

sorte la force de travail. Le confort du logement participait à cette régénération.

Une vie nouvelle, une vie de pionniers

La vie collective des grands ensembles est très intense durant les premières années.

Les habitants s’engagent dans des mouvements d’éducation populaire et de

jeunesse et des associations. Beaucoup d’entre eux militent au parti communiste.

De 1959 à 1969, le photographe Jacques Windenberger habite Sarcelles. Il s’attache

alors à décrire la vie collective très intense dans cette cité encore en chantier, les

solidarités entre voisins aussi bien que les douceurs familiales.

Ses reportages décrivent avec fidélité la vie de ces pionniers qui inventent de

nouveaux modes de vie collectifs. Une vie un peu à l’écart, mais qui reste accrochée

à la société par le lien du travail.Une question identitaire

Les grands ensembles accueillent dès l’origine une importante communauté de

pieds-noirs et d’immigrés. Ce cosmopolitisme reste une caractéristique forte de

ces quartiers. Certains d’entre eux comptent aujourd’hui plus d’une trentaine de

nationalités différentes.

Né en banlieue parisienne, de père algérien et de mère française, le photographe

Bruno Boudjelal fait une série de clichés bouleversants sur le quotidien de plusieurs

générations de femmes d’origine algérienne.

A la fois journaux intimes et reportages sur les conditions de vie, ces séries

formalisent le trouble identitaire que peut ressentir la première génération des

enfants nés des grands ensembles.

Les grands ensembles se sont fondus dans le territoire

Commandées en 2010 par la Direction générale des patrimoines, les vues aériennes

de l’américain Alex MacLean témoignent de la manière dont quelques grands

ensembles emblématiques de la région parisienne perdurent.

Le photographe nous montre ici comme les barres et les tours ont perdu de leur

monumentalité. Les bâtiments, comme le sol, se sont usés. Les populations se sont

renouvelées. Les grandes dimensions de ces quartiers d’habitation, encore inédites

à l’époque de leur construction, ne se discernent plus dans l’hétérogénéité des

masses de la banlieue. De l’ambition initiale, il ne reste que le visage impersonnel

de ces innombrables fenêtres et une fascination mêlée d’inquiétude devant un

effacement si assumé de toute trace d’individualité.

De plus en plus, le grand ensemble et la ville se confondent. L’un et l’autre sont

immergés dans une urbanité spatiale et culturelle de plus en plus diffuse et

homogèneUn paysage en perpetuelle métamorphose

Le photographe Christian Siloé fonde un récit à partir des chantiers – de la

démolition à la reconstruction – d’une cité de Montereau-Fault-Yonne. On

y voit des grues héroïques déchiqueter les restes puissants de structures

d’immeubles. On y voit aussi les chantiers de pavillons qui viennent

reconquérir le paysage des barres et des tours démolies pour générer un

paysage reconnaissable de lotissement.

Les grands ensembles, ce sont des paysages en métamorphose. C’est

énorme, c’est grand, c’est solide, c’est en béton, mais c’est aussi très

fragile. On les a construit, on les a réhabilité, on les a re-réhabilité, on les

a partiellement démoli, on y a reconstruit d’autres logements, …

Cette fragilité est aujourd’hui inscrite dans le paysage et la culture de

la banlieue. Depuis les

grandes démolitions à

l’explosif des années

80-90, tout le monde

sait que les grands

ensembles sont en

sursis, qu’ils peuvent

disparaître à tout

moment.

Un univers d’idées reçues

Les œuvres de Mohamed Bourouissa rassemblent, dans des mises en

scène soigneuses, les signifiants de la culture des cités : squat de hall,

regroupement en pied d’immeubles, destruction de voiture sur parking,

affrontement entre jeunes sur trottoir...

En faisant appel au vocabulaire noble des tableaux maniéristes

(composition, lumière, pose, cadrage), l’artiste-photographe hisse

les idées reçues au rang de mythe. Parce que la banlieue et les grands

ensembles, c’est aussi ces regards, ces gestes, ces manières d’être en

groupe, ou simplement les uns avec les autres dans des espaces très petits

alors que, juste à côté, il y a des étendues immenses.

Cette chorégraphie des corps, des gestes et des regards – inquiétante pour

certains – est bien sûr liée à l’architecture des grands ensembles. On ne

peut l’ignorer lorsqu’il s’agit de penser aujourd’hui leur devenir.

Entre solitude et promiscuité

Le photographe Cyrus Cornut ne pose pas simplement son regard sur les

grands ensembles, mais sur l’ensemble de la banlieue parisienne.

Ses photographies nous montrent un rapport très particulier des indivi

-

dus aux grands espaces, à l’horizon. Les personnages paraissent petits et

isolés au milieu d’un paysage de fenêtres anonymes et de blocs gigan

-

tesques, au sein desquels on vit très près les uns des autres.

Cette disproportion entre solitude et promiscuité, ce sont bien sûr les

grands ensembles qui l’ont installé. Mais elle s’est étendu depuis à l’en

-

semble des territoires sub- et péri-urbains.

C’est extrêmement important de considérer que cette affaire des grands

ensembles ne se limite pas simplement aux périmètres dit « ZUS », qu’ils

ne se distinguent pas de ce vaste paysage qu’est devenu la ville, la ville

dès que l’on s’éloigne de son centre historique.

Que nous apprennent ces photographies ?

La promesse égalitaire qui fonde l’origine des grands ensembles a-t-elle

entièrement disparue ? L’intensité de la vie collective s’est-elle substituée

à la seule violence des rapports humains ? Peut-on réduire les barres et les

tours aux seuls stigmates du colonialisme et du communautarisme iden

-

titaire ? Ces photographies montrent que l’histoire des grands ensembles

est bien plus complexe et qu’ils disposent de bien d’autres atouts. Car le

propre des grands ensembles est qu’ils restent les héritiers de la politique

étatique, planificatrice et égalitaire des Trente Glorieuses tout en étant

devenus poreux au territoire qui les entoure. Et c’est justement ce carac

-

tère double qui fait des grands ensembles des terres d’avenir : des terres

mieux adaptées aux conditions économiques et sociétales d’aujourd’hui,

des terres également propices au renouvellement des pratiques de projet.

Le potentiel des espaces verts

Les grandes étendues des espaces verts qui caractérisent la plupart de

ces quartiers témoignent de cette ambigüité. À l’origine, les grands en

-

sembles reposaient sur un certain nombre de principes affirmés. Le pre

-

mier consistait à implanter les constructions au milieu de vastes étendues

paysagères, apportant ainsi l’air, la lumière et la nature au plus près des

logements. François Parfait, ingénieur des Ponts-et-Chaussées, avait alors

déclaré que ces espaces verts devaient relever d’un statut particulier :

celui de service public. Ce statut à part, qui ne relevait ni du domaine

public ni du domaine privé, n’a jamais vu le jour. Les espaces verts n’ont

jamais trouvé leurs usages et sont restés des lieux d’interdiction, difficiles

à gérer. Des lieux d’inquiétude mais aussi des lieux coûteux en entretien

pour les locataires, les copropriétaires et les collectivités locales.

À partir des années 1980-90, on a commencé à introduire un autre modèle

en aménageant des rues et en distinguant l’espace public de l’espace privé. De

fait, on a simplifié un certain nombre de questions posées depuis l’origine. Les

espaces verts ont été découpés en parcelles. Puis on a mis des clôtures. Et ces

espaces verts, très généreux au départ, que sont-ils devenus ? Essentiellement

des jardins de vue. On a créé des espaces verts privés, morcelés, plus petits, gérés

par les bailleurs sociaux mais toujours sans usage. On a gagné un espace public,

clairement délimité – le plus souvent, les clôtures servent davantage à délimiter

la rue qu’une entité résidentielle – mais, là encore, celui-ci a rarement trouvé

d’autres usages que ceux de la circulation et du stationnement.

Avec les opérations de rénovation urbaine, nous avons découvert que les grands

ensembles pouvaient accueillir un foncier privé, dédié à de nouveaux types

d’habitats privés, générant ainsi une certaine mixité sociale. Pour autant, les

espaces verts résidentiels sont restés des jardins de vue tandis que les espaces

publics sont demeurés des rues circulantes. Est-ce le seul avenir pour ces espaces

verts ? N’y a-t-il pas d’autres hypothèses à envisager ? En élargissant la focale,

on découvre d’autres vocations possibles. Je pense par exemple à des pratiques

solidaires et locales ou à des filières économiques courtes pouvant associer

les habitants ou les actifs logés à proximité. Car ce qui caractérise les grands

ensembles, et que l’on oublie bien souvent, c’est leur ancrage dans le territoire.

De par les liens fusionnels qu’ils entretiennent avec la banlieue, comme évoquée

plus haut. Mais aussi du fait du chômage qui touche souvent plus leurs habitants.

Car si la vocation première des grands ensembles consistait à loger une population

salariée, celle-ci est aujourd’hui d’accueillir des résidents qui font bien plus qu’y

habiter.

Les habitants ont pris de l’avance

Dans de nombreux quartiers périphériques, les habitants exploitent les espaces

libres dont ils disposent pour inventer de nouveaux usages, parfois collectives ainsi

que de nouvelles activités économiques, qualifiées le plus souvent d’informelles (à

ne pas confondre avec souterraines qui désignent le commerce de biens illicites).

C’est le cas tout particulièrement des résidents de nombreux pavillons qui ont

su exploiter les potentiels de leurs garages, de leurs jardins ou d’une partie de

leurs rez-de-chaussée. Ne peut-on imaginer un tel potentiel de « capacitation »

(empowerment) dans les espaces verts des grands ensembles ? Ces surfaces de

pleine terre qui s’étendent au pied des barres et des tours, encombrantes pour

les gestionnaires et les pouvoirs publics, ne pourraient-il pas profiter aujourd’hui

pleinement aux habitants ? Les espaces verts contribueraient alors à faire advenir

de nouvelles modalités de travail, dans l’esprit de ce que Jeremy Rifkin a appelé

la « Troisième révolution industrielle ». En ces temps incertains, où se prépare

une probable pénurie énergétique, les grands ensembles auraient alors toutes les

chances de devenir les porteurs d’une nouvelle promesse. Créer un parc d’initiatives à Toulouse

À Toulouse, dans le quartier de Bagatelle, nous travaillons sur un grand territoire

de 365 hectares, aussi grand que le centre-ville. Celui-ci est bordé par la rocade, la

Garonne et un boulevard de ceinture du centre-ville. Il comprend notamment cinq

quartiers d’habitat social : Bagatelle, La Faourette, Papus, Tabar et Bordelongue.

Sur ce projet de renouvellement urbain, nous abordons plusieurs échelles,

plusieurs temporalités. Nous élaborons un schéma directeur, aménageons un

certain nombre d’espaces publics et accompagnons, en tant qu’urbaniste-conseil,

toutes les opérations.

Ce territoire est constitué de petites « poches » de quelques centaines de logements

sociaux, de pavillons et de copropriétés construits, pour l’essentiel dans les années

1950 et 1960. Chaque « poche » s’est implantée sur une assiette foncière provenant

de la réunion de plusieurs parcelles maraîchères. On a des isolats, des sortes de

successions de petites unités placées les unes à côté des autres. Pour l’architecte

Candilis, auteur du Mirail, l’aménagement de ces quartiers juxtaposés, c’est l’antimodèle.

Est-ce que c’est l’anti-modèle ? Je n’en suis pas si sûr. Parce que la proximité

de toutes ces « poches » est d’une grande richesse. Une des choses les plus

frappantes, c’est le contraste entre les secteurs de grands ensembles et les secteurs

pavillonnaires. Bien que disposant de très vastes espaces verts, les abords des

premiers restent peu investis par les habitants tandis que les maisons débordent

d’usages économiques et associatifs.

Ce contraste nous a beaucoup interrogés. Nous pensions naïvement, avant d’explorer le site, que les secteurs pavillonnaires

n’avaient d’autres fonctions que résidentielles, que leur capacité d’évolution

restait, de fait, très limité. Nous avons découvert des quartiers très vivants, les

activités dans et aux abords des maisons ne cessant de changer, de se transformer.

Et on a commencé à imaginer des choses.

Il se trouve que ce territoire est entièrement soumis à un impératif majeur, le plan

d’exposition au bruit, celui-ci se trouvant dans l’axe des pistes de l’aéroport. La

stratégie de densification n’était donc pas de mise. Les vides n’ayant pas de valeur

foncière, ils pouvaient être mis à profit pour offrir aux habitants des avantages

comparables à ceux des pavillons.

Ainsi, plutôt que de diviser, comme ailleurs, les espaces verts, nous avons choisi

de les amplifier, de les réunir. Dans le quartier de Bagatelle en particulier, nous

avons constitué une entité large et généreuse de 4 hectares, la reconstruction

de l’offre de logements étant reportée de

part et d’autre.

Mais quelle affectation proposer à ce

parc sans alourdir encore les charges

des locataires et de la collectivité ?

Cet enjeu était d’autant plus crucial

que la proportion était d’espaces verts

était devenue, dans ce quartier, très

importante. Un calcul nous a paru éloquent. Il s’agit du nombre de mères carrés par

logement. Si on compare le quartier de Bagatelle avec le centre-ville de Toulouse,

ce ratio était multiplié par quatre.

Mais dès lors que ce parc s’ouvrait aux initiatives des habitants, ce ratio pouvait

diminuer. Au vu de ce qui se passe dans les pavillons, on n’a pas souhaité se

cantonner aux jardins familiaux ou partagés. Ce parc est devenu le parc des

possibles, un parc capable accueillir les initiatives économiques, énergétiques,

agricoles, alimentaires, culturelles, ludiques et sportives des habitants. Les

porteurs de projets disposent d’un morceau de terrain, d’une parcelle, pour une

durée déterminée. Le sol reste propriété de la collectivité, mais il devient, pour

une bonne part, autogéré.

La constitution d’une trame facilite ensuite les connexions à des systèmes de

partage et de coproduction.

Cette hypothèse n’est pas tout à fait nouvelle. Nous pensons notamment à Andrea

Branzi qui a poursuivi, depuis les utopies d’Archizoom dans les années 1960,

une réflexion sur « l’urbanisation faible ». Le dessein de la ville n’étant plus en

mesure d’être planifié, la trame constitue un système ouvert, capable de mettre

en relation des noyaux d’activités éparses, extensifs ou graduels. Nous sommes

loin du modèle de la ZAC. Parole à...

Pierre Vandenbrouck et Julia Golovanoff

Créer, par la trame urbaine, des pages de liberté

Dans le quartier de Bagatelle, il y a eu beaucoup de démolitions, qui ont eu pour

effet de créer du vide.

Nous avons commencé notre travail sur cette question.

Que pouvions nous en faire ? Que faire de tous ces petits espaces, souvent sans

affectation, sans fonction ? Résidentialiser ? Créer des jardins de copropriété ?

Plutôt que de faire des jardins de copropriété surdimensionnés, nous avons

proposé de regrouper, de rassembler tous ces fragments de terrains libres pour

faire un ensemble sur lequel on puisse imaginer des choses et créer un projet.

Nous avons saisi l’opportunité d’utiliser l’espace laissé par les démolitions pour

relier deux espaces verts existants, actuellement enclavés, pour créer un grand

parc qui ferait quatre hectares et permettrait de renouveler l’image du quartier

de Bagatelle.

Mais on ne voulait pas seulement proposer un parc, public et entièrement géré par

la collectivité où toutes les activités seraient assurées et encadrées par le service

public. On pensait qu’il y avait matière à proposer autre chose, plus adapté aux

besoins du quartier. L’idée que l’on a proposée était d’apposer sur ce grand espace

une trame, structure capable d’accueillir des espaces de liberté.

Cette trame, c’était aussi l’occasion de caractériser très fortement l’espace et

de créer une sorte de structure suffisamment forte pour qu’elle puisse, tout en

existant, accueillir une grande variété d’usages.

L’idée n’était pas d’imposer quelque chose de rigide, mais de voir toute la liberté

qu’offre une trame et tout ce qu’elle peut accueillir de différent.

Des jardins plus ouverts

Tout le parc a été divisé par cette trame, en parcelles.

Le mot parcelle nous convenait bien, parce que la parcelle, c’est la petite partie

d’un tout. Et on imagine que tout y est possible, en fait. Et puis on aimait

bien aussi le mot parcelle qui désignait au Moyen-âge un petit morceau d’une

demeure seigneuriale, mise à la disposition d’un serf, et que celui-ci cultivait,

entretenait et dont il se nourrissait. Ici, il ne s’agit pas d’un seigneur ou d’un

serf, mais d’une collectivité et d’une sorte de sous-locataire qui serait un usager

ou une association. Alors on imagine que cela pourrait s’organiser un peu comme

les jardins partagés, mais de façon plus ouverte car l’idée est que les parcelles ne

soient pas forcément des jardins. Elles peuvent être autre chose. Quoi ? On ne le sait pas, mais on se doute bien que les futurs usagers auront beaucoup d’idées

à proposer. On imagine que pour obtenir une parcelle, un habitant, un groupe

d’habitants ou une association puissent proposer un usage et que cette initiative

soit choisie pour son intérêt, pour ce qu’elle peut apporter aux habitants, pour ce

qu’elle peut apporter au quartier en général.

Tout le parc est divisé en parcelles de 200 mètres carrés, surface qui a été choisie

parce que dans 200 mètres carrés, on peut faire des choses très variées.

On ne sait pas ce qu’il y aura dans ces parcelles. On imagine. On peut imaginer

mille choses. Ces parcelles ne sont pas toutes privatisées. Il y a aussi des parcelles

publiques parce que si la ville ne gère pas tout, n’entretient pas tout, il y a aussi

l’idée que la collectivité ne se désintéresse pas de son sol. Et une part de l’espace

public doit rester porteuse de tous les usages possibles, sans appropriation possible.

Dans le cadre d’une préfiguration du futur parc, on a planté des espaces qui

permettent aussi de tester spatialement la taille des parcelles, de voir ce que

ça veut dire d’avoir des parcelles de cette surface sur ces terrains. L’idée est

qu’on prépare le futur. Les habitants, les associations peuvent commencer à se

demander : « Mais, qu’est-ce que j’aimerais faire si j’avais un sol disponible en

extérieur ? ». C’est une chose importante, car les habitants des pavillons ont un

jardin, un garage, alors que les habitants des immeubles collectifs n’ont que leurs

logements. Ils n’ont peut être jamais espéré pouvoir bénéficier d’un sol, prêté par

la collectivité.

Nous, on trace une trame qui peut accueillir les idées de tous les habitants, du

quartier comme d’ailleurs.

Car généralement plus on aménage un espace, moins on a le droit d’y faire de

choses, moins on a confiance dans l’usager et finalement tous les usages qui

s’écartent de ce qui a été prévu sont considérés comme déviants.

C’est finalement dommage de voir que la générosité des pouvoirs publics ou

l’attention portée par les concepteurs sur les espaces publics soient à ce point

réduits une fois les aménagements réalisés.

Ce parc de Toulouse avec ses parcelles, parle aussi de l’usager et de sa place dans

l’espace. Si on synthétise, dans l’histoire des parcs, on a les Tuileries où l’usager

est spectateur d’une nature mathématique, ordonnancée et parfaite. Les Buttes

Chaumont ensuite, c’est la même chose, sauf que c’est un bout de nature qui

est importé à l’intérieur de la ville. On s’isole de la ville et on admire la nature.

C’est dans le Parc de la Villette qu’on a commencé à s’asseoir dans l’herbe, ce

qui paraissait encore un sacrilège dans beaucoup de jardins parisiens. En fait, on

imagine qu’avec ces parcelles, nous allons passer à une autre phase, où on pourrait

s’emparer du sol et en faire quelque chose. Parole à...

Eric Amanou

Je vais vous raconter, comment chargé de la dimension sociale du projet, nous

avons mis en œuvre toute la dimension participative autour de ces intentions.

Au début du projet, nous avions deux intuitions. La première, celle d’un grand parc

de quatre hectares devant relier trois secteurs de Bagatelle, aujourd’hui repliés sur

eux-mêmes. Notre deuxième intuition, c’était de ne pas faire un parc d’agrément,

comme il en existe déjà à Toulouse, notamment dans le quartier voisin de La

Faourette.

On arrive avec quelques idées comme l’agriculture urbaine ou des initiatives

culturelles. On n’en sait pas plus que ça. Cela suffit pour organiser des rencontres

avec les habitants et recueillir leurs réactions.

Nous décidons d’aller vers les habitants, pas par une réunion publique, mais là où

ils sont. Et sur une semaine, on organise une quinzaine de temps de rencontres.

On discute, on demande aux bailleurs de nous organiser des rencontres en pied

d’immeuble avec des locataires, on va voir les personnes âgées, on va sur le marché,

à la brocante, à la sortie des écoles. On rencontre des jeunes enfants dans les

centres d’animation. En tout, c’est une quinzaine de rencontres, au cours desquels

on a dialogué avec 350 habitants, commerçants, associatifs qui nourrissent les

intentions du parc.

De ces libres discussions, où la tendance qui s’exprimait était un parc conciliant

fonction d’agrément, nature en ville et activités

partagées, on a réussi à dégager certains

éléments de fonctionnement et des éléments

programmatiques.

On a aussi voulu identifier les ressources dans

une logique de recensement des initiatives et des

prédispositions à venir. Sur l’idée du grand parc

on a réussi à dégager un élément-clé. Cet espace

vert, il doit finalement être le trait d’union entre trois sous-ensembles et trois

fonctionnements résidentiels. Tout ce travail et le travail sur le fonctionnement

social qui avait été mené en amont par Fanny Martel, nous a permis de tricoter et

de mieux assurer nos intentions, nos intuitions, nos éléments programmatiques.

Dans le même temps cela a permis aux concepteurs, atelier Landauer et atelier

Jours, d’y voir un peu plus clair sur cette idée de trame et de parcellaire.

Aujourd’hui on se demande aussi si ce n’est pas aussi notre métier d’aller vers les

habitants, parce que la démarche compte tout autant que ce qui va être proposé.

Le fait d’aller vers les habitants, avec nos panneaux, d’engager des discussions

libres, tout cela crée des conditions d’adhésion plus favorables.

Je voudrais maintenant aborder quatre difficultés auxquelles nous avons été

confrontées.

La première concerne la gouvernance des projets.

De telles intentions, un tel processus de projet, réinterrogent tous les métiers de

la direction de projet, chez les bailleurs et au

sein des différents services de la collectivité.

Culturellement cela suppose de sortir de toute

standardisation de l’espace public et de tous

les modèles. Cela questionne les logiques de

propriété, de fermeture, de séparation, de

distinction des fonctions... Culturellement

c’est difficile quand on n’a pas un modèle

précis à substituer à celui que l’on propose

d’abandonner.

Finalement, on propose de réfléchir et d’agir

comme des développeurs sociaux. C’est-àdire que l’initiative qui va sortir va devenir

le premier élément de projet, sur lequel on

appuiera un deuxième. Mais rien n’est connu

ni maîtrisé d’avance. C’est une logique de

développement sans outils, hors maquette financière.

Par exemple, une des difficultés qu’on avait avec ce parc, c’est un bâtiment qui

peut gêner son déploiement. On nous demande immédiatement ce qu’on va en

faire. Et on ne sait pas leur répondre. L’écrêter, le réhabiliter, le démolir ? Et les

incertitudes ne rentrent pas dans la maquette financière, il faut faire inscrire le

devenir de ce bâtiment. On l’inscrit donc, en faisant le pari que dans 3-4 ans les

lignes seront fongibles.

La deuxième limite, est celle de la participation traditionnelle, connue.

Avec ce projet, on dépasse les figures habituelles de la concertation et de la

participation, du « faire pour » ou du « faire avec ».

Sur cette logique de coproduction, de reconnaissance d’expertise et surtout

d’incitation aux initiatives, on va mobiliser une autre figure, celle du « faire par

». Il va falloir inventer d’autres figures de la concertation et de la participation.

Savoir solliciter, mobiliser un prestataire qui va animer le territoire, aller à la

rencontre et accompagner les porteurs de projets. On ne sait pas bien qui va

répondre. Mais il va falloir repousser les limites pour inventer un nouveau métier

que celui de la concertation ou de la participation.La troisième limite, c’est celle de la tranquillité publique, de la régulation de

l’espace public. Dans notre concertation et en règle générale, la question des

détournements d’usage, du non respect des espaces et des équipements et de

la dégradation volontaire bride l’imagination. Au travers de ce projet, je pense

qu’il faudra faire naître d’autres métiers de la régulation publique. Les jardins

partagés, d’une certaine manière, sont aussi des petits miracles, un peu partout

dans le pays. Partout où ils existent et où ils sont bien faits, ils sont extrêmement

respectés, y compris dans des contextes de grande tension. Les associations

gestionnaires de ces jardins-là, parce qu’ils ont d’autres modes de faire, parce qu’ils

travaillent autrement avec des habitants, parce que c’est une valorisation aussi de

la ressource, produisent des formes de respect, de régulation.

Pour obtenir une régulation de l’espace public afin que toutes ces initiatives se

fassent, il va falloir inventer des nouvelles figures de la régulation, à l’image

des gestionnaires de ces jardins partagés ou des collectifs de jeunes architectes

ou paysagistes qui fabriquent avec les publics qu’ils rencontrent et dont les

productions tiennent et sont respectées par tous, ou presque. Ces gens ont une

capacité, dans une approche nouvelle envers les habitants, dans leur aptitude à

être acceptés, à réussir là où l’action publique traditionnelle échoue.

La quatrième limite tient à notre approche républicaine. On se fixe des limites

idéologiques, républicaines. Si on n’accepte pas d’encourager « l’activité de la

débrouille », on ne voit pas comment ça va se faire. On connaît ces activités on

voit bien que ce n’est pas très légal, que la République ne peut pas cautionner ça

et doit fixer une limite. Mais a-t-on vraiment le choix ? Il y a peut-être une logique

de pragmatisme de l’action publique qui va devoir permettre de détendre un peu

ces grands principes républicains.

Un chiffre nous a vraiment surpris. Depuis que le statut existe, c’est dans le

quartier habitat social du Mirail qu’il y a le plus d’auto-entrepreneur. Cela rend

compte de la fermeture du marché traditionnel et de la capacité des gens à

entreprendre, innover, tenter des activités. Lorsqu’il y a cadre légal, les habitants

y adhérent. Mais si cela doit passer par de la « débrouille », ils iront aussi. Nous,

savons que sur ce genre de projet, il va falloir aussi qu’on repousse ces limites de

l’action publique républicaine.Histoire de projet

Fosses : le grand ensemble devient le centre-ville

Cela fait dix ans que nous travaillons sur le projet de Fosses. Nous avons développé

un projet urbain. Aujourd’hui nous avons la maîtrise d’œuvre des espaces publics

et une mission de coordination. On en est à peu près à mi-parcours.

Fosses, est une commune de 10 000 habitants dans le Val d’Oise, en limite de l’Ile

de France, bordée par les grandes plaines agricoles de l’Oise. C’est une ville qui n’a

jamais eu de centre. Une ville périurbaine qui s’est développée à partir des années

1960-70 à proximité de la gare, à plusieurs kilomètres du village d’origine. Elle

comprend des pavillons, un grand ensemble (avec son centre commercial et son

centre social), un lotissement fait de maisons en bandes dites « chalandonnettes

» (elles ont été financées dans le cadre d’une loi du ministre Albin Chalandon),

un réseau d’étroites venelles piétonnes et quelques gros équipements (gymnase,

piscine, poste).

Comme la ville disposait d’une densité plus importante au niveau du grand

ensemble, la ville y a disposé la mairie dans un bâtiment préfabriqué. Puis,

dans les années 1980-90, elle y a construit une église, une halle de marché et

quelques immeubles collectifs aux façades régionalistes. Cela forme un ensemble

très disparate, une juxtaposition de fragments urbains qui relèvent chacun d’une

conception urbaine particulière, sans aucun lien ni articulation, une juxtaposition

de machines solitaires séparées par des vides indistincts, remplis de stationnements

ou de buttes de terre.

Du fait de cette situation, le projet de renouvellement urbain qui nous a été confié

est vite devenu un projet de centre-ville. Il y avait une attente forte des habitants

dans ce sens. Les choses qui nous ont été dites, au tout début, c’était des choses

simples: « Quand on fait une photo pour un mariage, on aimerait bien que le décor

soit autre chose qu’un préfabriqué ! ». Il y avait donc un besoin de symbolique.

Mais en même temps, il y avait un paradoxe. Parce que rien ne justifiait a priori

que le quartier du Plateau, où se trouvait le grand ensemble devienne, plus qu’un

autre, le centre-ville.

C’est très particulier une ville qui se développe sans centre. Cela peut générer un

repli des habitants au sein de leurs logements ou de leurs unités de voisinage.

A Fosses, cela a généré, à l’inverse, une solidarité incroyable. Ici, tout le monde

semble se connaître et s’entraider. Durant la canicule de l’été 2003, tous les

habitants se sont organisés pour porter secours aux personnes les plus âgées ou

les plus immobiles. Et Fosses n’a pas connu le nombre de décès des autres villes

françaises. D’où provient cette fraternité ? Peut-être du fait qu’aucun habitant

n’est ici plus légitime qu’un autre. Pas d’habitant du cœur qui dédaignerait celui

de la périphérie : la ville n’a pas de centre ! Pas d’habitant plus ancien pour rejeter

le dernier arrivé : l’urbanisation y est à la fois trop improvisée et trop récente !

Toutes les étapes du projet que nous avons élaboré depuis dix ans se sont faites

avec les habitants. Chaque option a été discutée le soir, dans des ateliers urbains,

des réunions au centre social, au collège ou à la mairie. Mais aussi les samedis

matin devant le centre commercial. Les habitants ont toujours répondu présents.

La principale difficulté était d’installer une nouvelle identité urbaine sans détruire

ce qui fait, paradoxalement, la force et la spécificité de Fosses : celles d’une ville

à peu près égalitaire. Nous nous sommes dit qu’il fallait intervenir sur les vides,

les organiser sans forcément les délimiter par du plein. Parmi ces vides, il y aurait

une place. Mais une place traversée par les voies de circulation qui soit davantage

une juxtaposition de parvis qu’une place principale. Il ne s’agissait pas d’établir de

hiérarchie. Nous avons juste densifié un peu.

Ces parvis s’installent dans la continuité de l’actuelle placette du marché qui forme

une première équerre. Trois autres équerres viennent compléter ce dispositif.

Pourquoi d’autres équerres ? Par respect du déjà-là mais aussi pour faire que ce

nouveau morceau de ville fasse le lien entre ceux qui l’ont précédé. Prolonger

l’existant et non s’y substituer. Dialoguer et non ajouter un monologue de plus.

Jusqu’à présent, aucune génération n’avait cherché à poursuivre l’œuvre de la

génération précédente.

D’autres outils sont venus a posteriori. Il s’agit du poché. Si on regarde le plan de

Rome fait par Nolli au XVIIIème siècle, on voit que l’espace public, les places, ce

sont des blancs dans le « poché » noir du bâti. A Fosses, dans cette ville périurbaine,

quand on noircit sur un plan le bâti, il reste une gigantesque proportion de blanc.

Comment dès lors faire exister une place, par essence vide, au milieu du vide ? Si

on regarde d’un peu plus près ce même plan de Nolli, on voit qu’il a laissé en blanc tous les espaces accessibles au public, comme l’intérieur des églises ou de certains

palais. Ce n’est pas simplement le blanc dans le plein du bâti, c’est aussi le bâti

accessible au public. Et cela dit beaucoup de choses de la ville. Si on applique ce

principe au plan de Fosses on voit que finalement, la disparité, la difficulté de

cette ville, relève des registres d’accessibilité. Ce que le seul poché des bâtis ne dit

pas forcément. Nous avons proposé de remédier à cette difficulté en créant des

connexions avec les circulations existantes. Cela a permis de développer un vrai

réseau piéton, de renforcer cette identité piétonne très forte de la ville, issue des

conceptions urbaines des années 60-70 et qui fonctionnent aujourd’hui très bien.

Le premier bâtiment construit relève du symbolique. Il s’agit du pôle civique,

qui comprend la mairie et quelques équipements. C’est un très beau bâtiment

construit par Pierre-Louis Faloci. Il forme la deuxième équerre de la place. Ce

faisant, il introduit un phénomène inattendu, une relation très surprenante avec

les constructions existantes. Cette confrontation est très stimulante. Le vide entre

ces constructions de plusieurs âges, de plusieurs styles, apparaît d’ores et déjà

comme un lieu à investir et non plus un interstice sans valeur. Il devient porteur

de nouveaux imaginaires et, pourquoi pas, de nouvelles initiatives.

Une question reste. Dans un reportage réalisé sur la ville de Fosses par le collectif

Fusion, un jeune homme part de son regret de voir 3 des 6 tours démolis dans le

cadre de ce projet. Ces démolitions, c’était une demande de l’ANRU. « De quoi vat-on avoir l’air avec tous ces immeubles plus bas, à la même hauteur ? » s’interroget-il. On comprend vite que sa référence de ville se situe du côté des autres grands

ensembles – Sarcelles ou Garges-Lès-Gonesse – situés à proximité et que ces grands

ensembles, également sans hiérarchie, incarnent pour lui la vie métropolitaine.

Comment dès lors préserver ce qui, du grand ensemble, participe de cette identité

? C’est une vraie question pour l’avenir du renouvellement urbain. Il est clair, qu’à

Fosses, on aurait pu faire sans démolir ces trois tours…Besançon : “ un urbanisme de la vie privée”

Ce projet porte sur un grand ensemble de la banlieue de Besançon. Nous avons

fait un projet urbain qui prévoyait la réhabilitation de certaines barres et la

démolition-reconstruction de certaines autres. Nous avons ensuite réalisé, comme

architecte, une soixantaine de logements.

À Besançon, l’origine de la ville se trouve dans la boucle du Doubs. C’est une

ville magnifique, entourée par les fortifications de Vauban. Mais dès qu’on est à

l’extérieur, tout est déconnecté, avec un relief extrêmement complexe. Les zones

pavillonnaires et d’activités sont entièrement privatisés et greffé sur des voies de

desserte. Les seuls espaces qui restent complètement ouverts sont ceux des grands

ensembles. Il s’ensuit une situation très contrastée entre des secteurs qui n’offrent

aucun espace de rencontre en dehors des enclos et des secteurs très ouverts, mais

qui n’autorisent aucune liberté d’action en dehors du logement.

Il y a un très beau texte d’Émile Aillaud qui s’appelle « Un urbanisme de la vie

privée » et qui explique que ce qu’il manque aux grands ensembles ce ne sont

pas tant des espaces collectifs que des espaces où on peut être seul, où on peut

se mouvoir librement en dehors des logements. Des lieux où les enfants peuvent

construire leurs personnalités, à l’écart des groupes et de leurs familles. J’ajouterai

aujourd’hui : et où les adultes peuvent initier de nouvelles activités.

Aujourd’hui encore, on insiste beaucoup sur l’intimité du logement et les relations

de voisinage mais très peu sur cette dimension de solitude et de capacitation.

Dans ce quartier de La Bouloie, nous avons superposé à la trame ouverte du

grand ensemble une nouvelle trame plus privée. De cette superposition émerge

une diversité de lieux et de situations qui, nous l’espérons, favorisent la solitude

et l’autonomie. Cette diversité provient notamment de la manière dont nous

avons travaillé le terrain et implanté les constructions dans la pente. Les barres

n’entretenaient aucun rapport avec le sol.

Cette opération a été réalisée avec un budget extrêmement réduit. Une contrainte

intéressante qui nous a permis de

placer l’architecture ailleurs que

dans l’effet plastique et de montrer

combien les grands ensembles ne

souffrent pas tant de la monotonie de

leurs façades que de leurs difficultés

à établir une relation féconde avec

leur sol. Repenser ce rapport permet

d’offrir aux habitants la capacité de

réinventer un quotidien en dehors

de leurs logements. Châlons-en-Champagne : un grand ensemble face à

la campagne

À Châlons-en-Champagne, nous avons réalisé un projet urbain qui portait sur le

devenir du quartier Vallée-Saint-Pierre, situé en entrée de ville.

Ce qui nous a frappés, c’est le rapport qu’entretenait ce quartier avec la campagne

environnante. Campagne dont elle n’était séparée que par une voie rapide.

C’est une question vraiment intéressante que ce rapport d’échelle entre le

grand ensemble et la grande étendue de la campagne. Dans l’histoire des grands

ensembles, il y a deux grands modèles. Le modèle de l’unité de voisinage et un

autre modèle qui consiste à mettre directement en relation l’intimité du logement

avec le territoire, sans échelle intermédiaire.

C’est ce rapport là que nous avons tenté de mettre en valeur. Il se trouve qu’il y a

toute une tradition française du rapport entre l’intimité et la campagne. Il s’agit

de la tradition des Jardins à la Française. La plupart de ces jardins mettent en scène

l’horizon avec un premier plan composé, une géométrie affirmée et entièrement

maîtrisée. Ce dispositif permet, en quelque sorte, de faire entrer la campagne à

l’intérieur d’espaces plus intimes. C’est de là que nous sommes partis pour élaborer

ce projet. Nous avons établi une trame qui établit un lien avec le paysage qui se

déploie au-delà de la voie rapide.

Ce projet a été réalisé il y a quelques années mais j’y retrouve des choses qu’on

essaie de faire maintenant, de manière beaucoup plus consciente et précise,

notamment à Toulouse : l’installation d’une trame géométrique à l’intérieur de

laquelle plusieurs programmes peuvent venir s’installer. Une trame sans axe ni

hiérarchie car la ville aujourd’hui n’est plus le fait du prince. Strasbourg : accompagner le temps de l’entre deux

Nous avons réalisé une étude sur le quartier du Port du Rhin à Strasbourg. Cette

étude s’inscrivait dans le cadre d’un programme du PUCA intitulé « Qualité et sûreté

des espaces urbains ». Il s’agissait d’apporter les modifications ou les compléments

nécessaires à l’acceptation sociale d’un projet conçu par la paysagiste Marion

Talagrand, dans le cadre d’un schéma directeur élaboré par l’équipe Reichen et

Robert. Nous avons travaillé ici avec l’équipe REP (« Réussir l’espace public »), en

particulier avec Anne Wyvekens.

Le site en question accueillait, jusqu’à Schengen, le poste-frontière. Il est

aujourd’hui déserté. On y trouve aujourd’hui un ensemble de 520 logements,

une école, deux églises – une catholique, une protestante – ainsi qu’un parc

métropolitain, le parc des Deux Rives.

Le projet de développement de la ville de Strasbourg sur ces rives du Rhin

s’accompagne d’une nouvelle ligne de tramway qui va jusqu’à Kehl, en Allemagne.

C’est un projet très ambitieux, très emblématique. Il prévoit la construction de

1 500 logements, ainsi que de nombreux commerces, bureaux et équipements.

Jusqu’à présent, ce quartier était plus proche du centre de Kehl que du centre de

Strasbourg. La plupart des gens faisaient leurs courses dans la ville allemande, de

l’autre côté du Rhin, sur un axe de déplacement est-ouest. Avec l’installation d’une

esplanade nord-sud, parallèle au fleuve, autour de laquelle se déploient les îlots de

construction, c’est une nouvelle organisation qui s’installe.

De nombreux habitants ont exprimé le sentiment d’être exclus du projet.

Nous avons donc réfléchi aux moyens d’accompagner la transformation radicale du

site pour faciliter cette mutation, prévue sur quinze ans. Nos moyens restaient toutefois limités pour atteindre cet objectif. Le phasage du projet était déjà établi.

Un phasage tenait ainsi compte du calendrier prévisionnel des opérations à venir

sur les parcelles bordant l’esplanade ainsi que de l’arrivée du tramway.

Nous avons donc fait le choix de ne pas interférer dans un processus de projet déjà

largement engagé. Notre étude n’allait pas porter sur des « mesures correctives

» mais sur des compléments d’aménagements et des installations portant sur les

parties du site en attente de transformation.

Ces installations provisoires permettent d’accompagner « en douceur » les

transformations d’usage du site. L’objectif est d’intégrer les pratiques des habitants

dans ce passage progressif d’une organisation est-ouest à une organisation nordsud. Ils concernent tout à la fois des aménagements temporaires d’allées ou de

parvis, l’installation de jardins familiaux et partagés, de la mise en œuvre d’objets

évènementiels permettant de voir le site depuis un point haut et de la mise en

place de dispositifs d’information sur le projet. Ces aménagements et installations

provisoires seront remplacés, au fur et à mesure, par des aménagements plus

permanents. Une telle démarche permet d’explorer quelques leviers d’action du

côté de la transformation. En effet, le passage entre l’état existant et l’état projeté

est rarement pensé en tant que tel dans l’urbanisme courant. On privilégie les

images avant-après, sans s’inquiéter de ce qui se passe entre les deux. Ce que l’on

appelle le phasage est généralement déterminé par un ensemble de contraintes

techniques, économiques, voire politiques. Les potentiels de certains lieux,

les pratiques, parfois ténues, des habitants, échappent le plus souvent à cette

planification. Or le fait de tirer parti des situations existantes et des situations

intermédiaires qui peuvent surgir à certaines étapes de la transformation, permet

d’ouvrir le champ des possibles.

En abordant le phasage sous un angle qui ne serait plus exclusivement technique,

mais tout à la fois social, culturel et artistique, on s’offre la possibilité de générer

de nouvelles proximités, de nouveaux échanges. C’est une condition indispensable

pour permettre aux habitants de faire face aux transformations de leurs quartiers.

Mais aussi de la planète. Car les mutations en cours sont imprévisibles. Il est

nécessaire aujourd’hui d’être très attentifs aux initiatives micro-économiques

et aux évolutions imperceptibles qui font, par exemple, que l’habitat se mêle au

travail ou que les frontières s’effacent entre approvisionnement, production et

distribution.

Repères biographiques

• 1990 : Obtention de son diplôme d’architecte DPLG à l’Ecole Nationale

Supérieure d’Architecture de Nancy.

• 1996-2004 : Chercheur au Laboratoire d’histoire de l’architecture

contemporaine (LHAC) à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de

Nancy.

• 2002 : Ouverture de son agence « atelier Landauer architecture +

urbanisme » dans le 14ème arrondissement de Paris.

• 2004 : Obtention de son doctorat en histoire de l’architecture à l’Université

de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

• Depuis 2007 : Enseignant titulaire à l’Ecole d’architecture, de la ville et des

territoires à Marne-la-Vallée et chercheur à l’Observatoire de la condition

suburbaine.

• 2009 : Parution de son ouvrage « L’architecte, la ville et la sécurité » aux

éditions PUF.

• 2010 : Parution de son ouvrage « L’invention du grand ensemble » aux

éditions Picard.

• 2011 : Parution de son ouvrage, coécrit avec Dominique Lefrançois, « Emile

Aillaud, carnet d’architectes » aux éditions du Patrimoine.

• Depuis 2013 : Dirige l’Observatoire de la condition suburbaine à l’Ecole

d’architecture, de la ville et des territoires à Marne-la-Vallée.

Les grands ensembles sont des terres d’avenir ! Sans interrogation mais avec

affirmation, Paul Landauer souhaite nous montrer, à partir de son expérience,

comment les grands ensembles ont pris, depuis leur construction, toute leur place

dans la fabrique de la ville et comment ils peuvent devenir les pionniers d’une

nouvelle façon de transformer la ville.

Pour cet architecte, docteur en histoire de l’architecture, pas de rupture entre

la recherche, l’enseignement et la conception de projets urbains. De Toulouse à

Strasbourg, en passant par Fosses, Besançon, Brest, Nemours, Mourenx ou Chalonsen Champagne, il lie tous ces registres.

Au commencement de toute pratique, un regard sur les territoires mais aussi sur

les hommes et les femmes qui l’habitent... Ce regard, Paul Landauer va l’exercer sur

de nombreux territoires, comme historien, comme architecte-urbaniste, mais aussi

comme animateur d’ateliers urbains, un exercice qu’il affectionne particulièrement.

C’est cette qualité dans les expertises croisées et multiples qui le conduit à être

reconnu comme un des spécialistes des grands ensembles. C’est porté par sa

conviction que le savoir doit se transmettre, qu’il va être l’auteur de plusieurs livres

et expositions dans le domaine de l’histoire de l’habitat et de la perception des

territoires de la banlieue par les photographes.

Il s’engage également contre la place grandissante qu’a prise la sécurité dans les

projets urbains. Il s’attache, dans plusieurs ouvrages, à dénoncer les incidences des

dispositifs de contrôle, de surveillance et d’évitement dans la conception de la ville

et à revendiquer le maintien d’un espace public favorisant la rencontre et l’initiative.

Il réalise notamment une place publique – avec des bancs ! – dans le quartier réputé

insécure de Lambezellec à Brest et démontre ainsi comment l’aménagement de lieux

ouverts, sans a priori sur ce qu’ils vont accueillir, peut constituer une alternative

aux grilles et aux contrôles d’accès pour rassurer les habitants. En 2008, le Forum

français de la sécurité urbaine et l’Acsé lui décernent un prix pour cette réalisation.

Paul Landauer, c’est une manière unique de regarder la diversité des territoires,

dans leur globalité, dans leurs résonnances les uns avec les autres, mais surtout

de les interpréter avec humanisme, replaçant la question de la valorisation et de

la transformation des situations existantes comme fonction essentielle du projet.

Ni critique ni nostalgique en retraçant l’histoire des grands ensembles. Mais une

mise en perspective de tous les potentiels humains et urbains qui les composent.

Ce qu’il nous propose, c’est une autre manière de concevoir la place de l’habitant

dans la ville, pour que celui-ci soit toujours en capacité d’interaction et d’autodétermination pour faire face aux enjeux de notre époque. Urbanisme - l'Apres 1945 @ 2 millions de logements a créer en urgençe..45 pour cent du parc locatif bombardé.. « Ginny » vu par l’urbaniste Nicolas Monnot @ les grands-ensembles www.arte.tv/fr/videos/082309-000-A/ginny-vu-par-l-urbanis...

sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ La matrice des G.E. s'est développée au lendemain de la guerre, lors de la reconstruction, mais ses origines de 1930, en France (Cité de la Muette à Drancy, quartier des Gratte-ciel à Villeurbanne).Gilles Ragot, historien de l'art, maître de recherche içi www.youtube.com/watch?v=dEBfg4vXNOM …Dès la fin de la seconde guerre mondiale, Eugène Claudius-Petit, éminent ministre de la reconstruction (1948-1952) déclare qu'il faut avoir une politique de "construction et non seulement de reconstruction". Nourri des thèses du Mouvement Moderne (la Charte d'Athènes est publiée en 1943), Claudius-Petit plaide pour une politique ambitieuse de logement social qu'il ne peut dissocier d'une réforme complète de la ville traditionnelle. www.citedelarchitecture.fr/fr/video/de-la-reconstruction-... Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT fete ses 90 ans "TOUT savoir tout voir, tout connaitre, sur le LOGEMENT SOCIAL des HLM aux HBM avec le Musée HLM" en ligne sur le WEB içi www.banquedesterritoires.fr/lunion-sociale-pour-lhabitat-... … De grandes barres d’immeubles, appelées les grands ensembles, sont le symbole de nos banlieues. Entrée Libre revient sur le phénomène de destruction de ces bâtiments qui reflètent aujourd’hui la misere www.youtube.com/watch?v=mCqHBP5SBiM

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