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Symbolorum et emblematum centuriae tres :

[Leipzig] :Typis Voegelinanis,1605.

biodiversitylibrary.org/page/58274814

www.twitter.com/Memoire2cite « Non aux bidonvilles, non aux villes-bidon. L'urbanisme est un acte politique au service du peuple ». L'Atelier populaire des Beaux-Arts, en mai 1968, cristallise derrière ce slogan le mécontentement croissant face à la fabrique de la ville et à la multiplication de ce qu’on commence à appeler les Grands Ensembles. Délinquance juvénile, ennui, dépression, prostitution, ségrégation spatiale et sous-équipement... tels sont les symptômes d'une nouvelle maladie qui, selon L'Echo Régional du 22 mars 1962, frappe les villes dans les années 1960 : la « sarcellite ». Ce jugement très sévère sur les Grands Ensembles est partagé à la fois par les sociologues comme par les géographes voire par les politiques à en juger par le titre d'une note interne de la Commission Nationale du Logement en 1975 : « Grands Ensembles, grands problèmes ».Les quelques albums pour enfants qui entendent parler de l'époque dans laquelle leurs jeunes lecteurs vivent reprennent en cœur cette image austère de tours et de barres grises sans charmes. À l'instar de C'est le bouquet, de Claude Roy et Alain Le Foll édité en 1963 par Robert Delpire, l'extension horizontale de la fleur qui parvient à pousser à travers le béton et dans laquelle les habitants de la cité viennent se lover s'oppose à l'empilement des appartements dans les nombreuses tours. De la même façon, le troisième album des « Barbapapas », série créée en 1968, dénonce ces grandes barres grises qui brisent le rêve et l’imagination. Pourtant, face à cette critique qui met en avant davantage l'aspect esthétique ou inesthétique, une série, parue aux éditions La Farandole, fait résistance et entend porter un tout autre regard sur les Grands Ensembles et notamment sur le cadre de vie de ses habitants. Les six albums de la série « Nicole », réalisés entre 1969 et 1978, sont une idée d'Andrée Clair, auteure confirmée et militante communiste, mise en images par la toute jeune illustratrice débutante Bernadette Després.

La série des Nicole constitue probablement le témoignage d’un autre courant né dans les années 1960 mais qui s’affirme au sein de la gauche française et particulièrement du PCF après 1968 : il s’agit de la « Deuxième Gauche ». Dans cet article, il s’agira donc de montrer en quoi cette série peut être rattachée à ce nouveau courant et comment elle fait rupture avec le discours habituel sur les Grands Ensembles. Pour ce faire, nous entreprendrons d'abord de décrire la représentation des Grands Ensembles dans le paysage pictural français des albums pour enfants à la fin des années 1960. Ensuite, l’intentionnalité éditoriale qui a donné le jour à la série des « Nicole » dans la collection « Mille Images » sera interrogée. Enfin, les représentations et le discours socio-spatial original portés par la série sur les Grands Ensembles seront analysés. Grands chantiers, grands ensembles

1 « Quarante mille voisins », Cinq colonnes à la Une, Radiodiffusion de la Télévision Française, 2 dé (...)

« Dans quelques années, quand vous traverserez la banlieue parisienne, c’est en hélicoptère sans doute que vous irez. Et partout, vous survolerez des villes dans le genre de celle-ci. On les appelle les Grands Ensembles. On les appelle les villes-dortoirs. Elles doivent permettre aux familles de vivre loin de l’agitation et de l’air malsain des grandes cités. Elles existent dans le monde entier. Les urbanistes et les sociologues leur consacrent des volumes et des congrès1. »

C’est par ces mots que le journaliste de l’émission de télévision, Cinq colonnes à la Une, Pierre Tchernia, survolant en hélicoptère Sarcelles, présente en 1960 ce phénomène urbanistique original et sans réel précédent en France si l’on considère la vitesse de sa diffusion et l’ampleur des chantiers occasionnés. Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme fut le moteur de ces constructions d’habitations mécanisées, préfabriquées et montées en série qui répondaient à une demande urgente de logements au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Le Ministère se dota d’un arsenal de lois et de programmes de construction comme le programme de logements économique de première nécessité en 1955 et le décret du 31 décembre 1958 qui créa des Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP) aux marges des grandes villes. Entre 1953 et 1978, ce sont 300 000 logements par an qui furent ainsi ouverts à l’habitation à loyer modéré. Plus de six millions de logements furent construits au total. L’émission de Cinq Colonnes à la Une se situe près de cinq ans après l’ouverture des premiers chantiers et l’on sent déjà dans le ton du journaliste le doute s’installer. « Elles doivent permettre aux familles de vivre loin de l’agitation et de l’air malsain des grandes cités », nous dit-il. Ces constructions commanditées par l’Etat, ayant recours aux méthodes de construction les plus modernes doivent améliorer les conditions de vie des habitants. Mais d’ailleurs comment nommer ces habitations ? On sent que le journaliste hésite : « grands ensembles », « villes dortoirs » ? En 1963, le géographe Yves Lacoste entreprend de donner une définition : Yves Lacoste, « Un problème complexe et débattu : les Grands Ensembles », Bulletin de l’Association (...)

Le Grand Ensemble apparaît comme une unité d’habitation relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiés dans un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements environ2.

Raphaële Bertho, « Les grands ensembles », Études photographiques, 31, printemps 2014, [en ligne], (...)

cf. à ce propos Raphaële Bertho, op. cit.

Par « bâtiments collectifs », il faut comprendre une architecture de barres et de tours édifiées sur des zones d’implantation assez vastes ayant en commun d’appartenir à une même opération de grande envergure et visant à offrir des logements à loyer relativement bon marché. Raphaële Bertho souligne qu’avec le début des années 1960, « de réalisations glorieuses d’une Nation tournée vers l’avenir, [les grands ensembles] deviennent les symboles d’un État planificateur imbu de sa puissance3. » C’est d’ailleurs cette « toute puissance » qui est donnée à voir dans les premières images de Cinq Colonnes à la Une par une vue oblique depuis l’hélicoptère. L’observateur domine la création, l’aménagement et l’organisation humains. C’est tout le génie de l’architecte-urbaniste qui est mis en exergue ici dans ces images qui reprennent d’ailleurs une représentation très fréquente4 de ces manifestations bétonnées de la « modernisation triomphante ». Raphaële Bertho insiste sur l’image de cet « urbanisme nouveau » des Grands Ensembles qui est donnée par les services de l’État :

Dominique Gauthey, « Les archives de la reconstruction (1945-1979) », Etudes géographiques, n°3, no (...)

Raphaële Bertho, op. cit.

Les Grands Ensembles y sont présentés comme l’anticipation en actes d’une ville pensée et prévue pour l’homme, cités idéales où l’on retrouve l’importance accordée au soleil, à l’espace et à la verdure dans le credo moderniste. Une orientation manifeste, que l’on observe notamment dans la mise en scène des clichés lors des Salons des arts ménagers dans les années 1950, lesquels sont les vecteurs privilégiés de cette « planification intégrale du bonheur5 » auprès du public. Celui-ci est ainsi accueilli par la vision d’enfants profitant des espaces de loisirs nouvellement aménagés dans ces “cités radieuses”.Les enfants ont ainsi toute leur place dans ces projets modernes. Ces derniers sont en grande partie construits pour eux, part de la population française la plus nombreuse dans ce tout début de baby-boom. Louis Caro, « Psychiatres et sociologues dénoncent la folie des grands ensembles », Sciences et Vie(...)

L’Humanité du 5 novembre 1963.

Pourtant dès 1959, les grands ensembles sont mis sur la sellette. Dans Science et Vie, Louis Caro consacre un article entier à la formation des bandes de voyous dans les Grands Ensembles7. Dans les années 1962-1963, Sarcelles et ses avatars subissent de sévères critiques depuis qu’un des occupants d’une tour s’est défenestré. Les médias commencent à parler de « sarcellite », une maladie qui toucherait les habitants de Sarcelles et de tous les Grands Ensembles. Ainsi est-elle définie dans les colonnes de L’Humanité en 1963 : « Sarcellite, total désenchantement, indifférence à la vie sociale, ennui insurmontable, aboutissant à la dépression nerveuse dans les cas bénins, au suicide dans les cas aigus8. » Dès lors, les grands ensembles ne sont plus aussi radieux pour les enfants qui y habitent et il conviendrait peut-être de grandir ailleurs qu’à l’ombre des tours et des barres de béton armé. Claude Roy, Alain Le Fol, C’est le bouquet ! Gallimard, 1979, p.9.

10C’est à cette même époque que l’édition pour enfants s’intéresse au sujet et principalement certaines petites maisons d’édition. En 1963, Robert Delpire publie une histoire écrite par Claude Roy et mise en images par Alain Le Fol : C’est le bouquet ! Deux enfants, Claudelun et Claudelune, habitent au neuvième étage d’une tour d’un « Grand Ensemble de 2000 maisons avec un total de 200 000 appartements9 » situé tout près de Paris. La famille qui vivait jusque là dans des « coins-recoins-celliers-et-machin » au cœur de Paris, avait subi la crise du logement et était venue s’installer en banlieue dans des habitations imaginées par un Architecte malin :

L’Architecte, avec sa règle graduée, son équerre et sa bouteille d’encre de Chine, l’Architecte avait pensé à tout. Il avait prévu un vide-épluchures et vide-bouteilles, un vide-poussière et un vide-enfants. Mais il n’avait pas prévu les gens, et les gens s’ennuyaient dans tout ce ciment, ce verre, et ce vent, dans ces grands appartements tous pareils, qui ressemblaient à des cages à mouches empilées dans le ciel.

Roy, Cana, C’est le bouquet ! (1963), p. 10-11. © GallimardLa description qui est faite par Claude Roy d’un grand ensemble rejoint en tout point les griefs formulés contre ces grandes constructions grises : la tristesse, la monotonie, le fonctionnalisme poussé à l’excès. Les illustrations d’Alain Le Fol jouent sur l’opposition des constructions grises atoniques et de la « nature » multicolore. Cette opposition est développée tout au long de l’histoire, d’abord avec l’Oiseau Moqueur qui voit s’installer la famille, ensuite avec la croissance d’une plante semée accidentellement par l’un des deux enfants. Au début de l’histoire, la tour est perçue comme un supplice, une punition infligée aux enfants. L’Oiseau Moqueur se demande d’ailleurs : « Qu’est-ce qu’ils ont donc fait pour avoir mérité d’être enfermés dans ces cages-à-gens11 ? » Plus loin, lorsque la Mère veut calmer ses enfants qui semblent tourner en rond dans l’appartement, « elle les mettait dans le vide-enfants et ils allaient s’ennuyer sur le tas de sable à enfants à air conditionné ». À la fin, la fraxilumèle, cette plante aux couleurs merveilleuses, a dépassé les tours et envahi le Grand Ensemble. Elle est devenue l’aire de jeu la plus réjouissante dans laquelle enfants et adultes se retrouvent et s’amusent. On retrouvera cette même opposition entre la grisaille du béton et les couleurs liées au rêve et à l’enchantement dans un album de 1979 publié par le Père Castor, Fleur de béton de Michel Gansel et Monique Touvay. Dans cet ouvrage, trois jeunes garçons d’une cité HLM sortent de l’école et vont rendre visite à un de leur camarade malade et alité. Pour lui remonter le moral, ils lui confectionnent une grande fleur multicolore.Gansel, Touvay, Fleur de béton (1979), p. 4-5. © Père Castor/Flammarion

En 1968, Talus Taylor, un biologiste de San Francisco, rencontre à Paris une jeune architecte française, Annette Tison. Tous les deux imaginent sur une nappe de la brasserie Zeyer, place d’Alésia, un personnage hors norme, protéiforme, d’un rose très vif : Barbapapa. Ce dernier est né d’une graine et a pris naissance dans la Terre. Le premier album est publié en 1970 par la toute récente maison d’édition de l’École des loisirs. Deux ans plus tard, Barbapapa qui s’est construit une famille multicolore doit fuir une ville livrée à la démolition. Il est alors relogé dans de Grands Ensembles où il vit très mal l’entassement et l’ennui. La famille Barbapapa quitte alors la ville pour aller s’installer à la campagne.

Tison, Taylor, La Maison de Barbapapa (1972), p. 8-9. © Le Dragon d’or Ces trois ouvrages sont assez représentatifs du peu d’albums qui évoquent et représentent les grands ensembles entre 1960 et 1970. Le discours est toujours le même : éloigner les enfants de la « sarcellite » qui ne peut être qu’inéluctable dans ces grandes constructions que l’on s’emploie à représenter grises et tristes, sans joie et sans vie. Ce discours sera d’ailleurs maintenu bien après 1968. Cependant, à côté de cette production rare de quelques petits éditeurs et du silence des grandes maisons d’édition pour la jeunesse telles qu’Hachette, la série des « Nicole » a su attirer notre attention. Son discours sur les Grands Ensembles est à la fois très favorable et très engagé.

Sous le béton, la plage ! Nicole au quinzième étage est la première aventure d’une série de six éditée par La Farandole en 1969. Nicole et sa famille viennent d’emménager dans un appartement situé au quinzième étage d’une tour HLM. La jeune fille s’extasie, apprécie le confort et passe sa journée à la fenêtre à regarder la ville depuis le quinzième étage. Dans le deuxième album, Nicole et l’ascenseur (1971), c’est la diversité régnant dans cette tour de dix-huit étages qui est célébrée. Nicole dans le grand pré (1973) et Nicole et l’étoile de mer (1978) montrent qu’au cœur des Grands Ensembles existent des espaces verts de loisirs dans lesquels les enfants peuvent s’ébattre et s’épanouir au contact de la nature. Dans Nicole ne voit plus rien (1975), une panne d’électricité, aléa du modernisme, plonge la cité HLM dans le noir. Enfin Nicole et Djamila (1976) traite de la découverte de l’altérité au sein de ces grands ensembles qui ont accueilli une grande partie de la population immigrée venue offrir son travail en France depuis le milieu des années 1950. Ces six albums couvrent près de dix ans. La série se termine en 1978 et correspond, presque par hasard, avec la fin des politiques publiques des Grands Ensembles. Tous les albums en donnent une vision extrêmement positive. Aucune des illustrations ne montre de la grisaille, bien au contraire, tous les albums utilisent des couleurs très vives. L’illustratrice, Bernadette Després, n’a jamais recours au noir ou au gris pour dessiner les contours des Grands Ensembles mais au jaune d’or ou au bleu. La série toute entière, appartenant à la collection « Mille images » de la maison d’édition communiste La Farandole, est consacrée au bonheur de vivre dans les Grands Ensembles. On serait alors tenté de croire qu’il s’agit d’une prise de position politique éditoriale très marquée, rendant hommage à l’amélioration de la vie de la classe ouvrière. Cependant, il n’en est rien. D’autres ouvrages, publiés par La Farandole à la même époque que la série des Nicole, ont un discours très critique sur les Grands Ensembles.: Garonnaire, La Tour part en voyage (1974), couverture. © La Farandole

Prenons par exemple La Tour part en voyage de Jean Garonnaire en 1974. Les habitants d’une tour attristés par la vie au milieu de la cité HLM décident de desceller leur tour du sol pour l’emmener à la campagne, au milieu des bois et des prairies fleuries. Nous retrouvons ici encore une opposition ville/campagne, anthropisation/nature, qui semble être le courant dominant dans la littérature de jeunesse de l’époque qui veut bien s’intéresser à ce phénomène urbain. Il en va de même pour Grégoire et la grande cité (1979) de Jean-Pierre Serenne et Sylvia Maddonni où, dès la couverture, l’opposition cité HLM/champs fleuris est annoncé. : Serenne, Maddonni, Grégoire et la grande cité (1979), couverture. © La Farandole La ligne idéologique de La Farandole n’est donc pas fixée sur ce sujet à l’instar, d’ailleurs, de la ligne politique des membres du parti communiste français au sein duquel les avis sur la question des Grands Ensembles sont très partagés. Rappelons que L’Humanité fut l’un des premiers quotidiens à parler de « sarcellite » et que la jeunesse communiste de mai 1968 revendique davantage un urbaniste au service du peuple que le contraire. Il faut donc bien l’admettre, la série des « Nicole » est une œuvre originale dans le paysage de la littérature de jeunesse de cette époque et elle doit davantage son idéologie marquée pour les Grands Ensembles au militantisme de son auteure, Andrée Clair, qu’à celui de la maison d’édition ou du parti politique auquel elle se trouve rattachée. Hélène Bonnefond, « Les années "Lilenstein" de La Farandole », La Revue des livres pour enfants, n° (...) Ce à quoi semblent véritablement attachées Paulette Michel, l’épouse de Jean Jérôme, membre dirigeant du PCF, et Madeleine Gilard, les deux fondatrices de La Farandole en 1955, est une forme de « parler vrai » et de « montrer vrai ». Ceci peut se concevoir comme une véritable ligne éditoriale novatrice au milieu des années 1950. Hélène Bonnefond note que chez certains petits éditeurs comme La Farandole mais aussi Delpire, Harlin Quist ou l’École des Loisirs, « de plus en plus se développe l’idée que la jeunesse est un lectorat qui ne doit pas être restreint à des lectures angéliques, qu’il est capable de lire des histoires qui sont le reflet de la réalité sociale, culturelle, scientifique ou historique ». Sébastien Jolis, « Du logement au cadre de vie. Mobilisations associatives et vie sociale dans les (...)

22Comme le montre Sébastien Jolis14, au sein même du PCF, le regard sur les Grands Ensembles change au lendemain de mai 1968. La rupture est même consommée le 25 novembre de cette même année, après la journée nationale d’étude sur les équipements sociaux et culturels. En effet, si certains continuent à remettre en cause le financement par l’État de projets immobiliers collectifs, minimisant la place allouée aux équipements socio-culturels, d’autres, issus de la « Deuxième Gauche », qui s’étaient opposés au totalitarisme et au colonialisme, défendent une gestion partagée par les usagers des ZUP, une sorte de réappropriation des Grands Ensembles par la culture et les usagers eux-mêmes. C’est très sûrement avec la connaissance de cette faille au sein du PCF qu’il faut lier et comprendre le travail d’Andrée Clair dans la série des Nicole.

Andrée Clair, de son vrai nom Renée Jung, est née en 1916. Elle grandit dans la banlieue parisienne où son père est contrôleur des PTT et sa mère femme au foyer. Elle fait des études d’ethnologie à la Sorbonne puis part à Brazzaville où elle décroche un poste d’ethnologue assistante. Elle reste en Afrique pendant plusieurs années et y exerce plusieurs emplois liés à l’enseignement. Militante communiste, en 1949 elle est rapatriée d’office pour avoir contribué au développement du mouvement syndical africain. Elle retourne en Afrique après les indépendances et, de 1961 à 1974, elle devient conseillère culturelle du président Hamani Diori au Niger. Forcée de rentrer en France après le renversement de ce dernier, elle s’installe à Paris puis à Dreux où elle décèdera en 1982. Andrée Clair, « Pourquoi et pour qui j’écris ? », Enfance, tome 9, n°3, 1956, p.75.

Elle collabore avec les éditions de La Farandole depuis 1957. Elle écrit pour la jeunesse des romans et des albums qui ont très souvent pour toile de fond l’Afrique : Eau ficelée et ficelle de fumée (1957), Aminatou (1959), Dijé (1961), Les Découvertes d’Alkassoum (1964). Andrée Clair est une véritable militante engagée dans la vie sociale. En 1956, dans un numéro de la revue Enfance, elle écrit : « Pourquoi j’écris ? Pour remettre les choses en place. Autant que je le peux. Pour qui ? Pour les enfants, parce que... 15». Comme elle le dit elle-même, c’est la « rage » qui la pousse à écrire, celle de dénoncer le faux :

Ce n’est pas drôle d’avoir honte de la couleur de sa peau. Ce n’est pas drôle de découvrir que ce que vous avez toujours cru est faux. La rage déborda. Il fallait que je dise aux gens ce qu’était l’Afrique, l’enseignement, le racisme permanent, la vie de chaque jour. Il fallait dire la vérité. Cette vérité si difficile à trouver ici, pour qui n’a que de « bonnes » lectures. Comment le dire, sinon en écrivant ? Pour qui écrire, sinon pour des enfants ? J’avais été trompée. Je voulais détromper @ Le projet des « Nicole » naît de cette même rage d’expliquer aux enfants. Dans un entretien que j’ai pu avoir avec l’illustratrice, Bernadette Després m’a appris que le premier volume de la série, Nicole au quinzième étage, était une réaction à l’ouvrage de Claude Roy et Alain Le Fol, C’est le bouquet ! Pour Andrée Clair, il fallait donner une autre image des cités. Elle regardait C’est le bouquet ! comme une littérature bourgeoise adressée à des enfants qui ne connaissaient pas et ne connaîtraient sans doute jamais les Grands Ensembles.

« Je tiens à l’absolue exactitude de ce que j’écris [...] : géographie, ethnologie, milieu, ambiance17 », écrit encore Andrée Clair. Lorsqu’elle a l’idée du personnage de Nicole et de sa première aventure, La Farandole lui fait rencontrer une jeune illustratrice qui travaille pour la maison depuis quatre ans, Bernadette Després. Cette dernière a la même envie que son auteure : dessiner la vie des enfants au plus près de la réalité, ne pas chercher à leur mentir. Dès leur première rencontre en 1968, Andrée Clair entreprend de faire découvrir à Bernadette Després ces Grands Ensembles qu’elle devra dessiner, elle qui a grandi dans le VIIe arrondissement de Paris. Andrée Clair a une amie qui vit au quinzième étage d’une tour HLM dans le quartier de l’Argonne à Orléans. Elle y emmène Bernadette Després, lui fait voir la ville du haut de la tour. Bernadette Després prend tout en notes, fait des croquis de l’appartement. Andrée Clair supervise le travail de l’illustratrice de façon à être au plus proche de la réalité, s’accordant parfois la liberté de gommer les signes religieux comme la cathédrale d’Orléans qui est remplacée par un château fort. Andrée Clair, comme tous les auteurs de littérature pour enfants de La Farandole, fait partie du co (...)

Andrée Clair mise donc sur la sérialité ainsi que sur des histoires vraies18 de tous les jours pour accrocher ses jeunes lecteurs et faire passer un certain nombre de valeurs. Cette intentionnalité, elle l’exprimait déjà en 1956 :

Je suis contre la guerre (d’oppression, de conquête) et pour les résistants. Je suis contre le racisme, la bêtise, les mesquineries, la méchanceté. Je suis pour la beauté, la gaieté, l’amitié, la dignité, la lucidité. Pour la joie et l’enthousiasme. Pour ce qui est simple et sain, réel et humain. C’est dans ce sens que je veux entrainer mes lecteurs. Cette intentionnalité, quasi idéologique, est à la fois sociale et spatiale dans la mesure où elle est, dans le cas de la série « Nicole », liée à un lieu : les Grands Ensembles. Le travail d’illustratrice de Bernadette Després devient très important dès lors qu’il s’agit de créer un iconotexte dans lequel le récit textuel veut être en interdépendance avec le récit iconique.

Le Paradis des enfants Dans le discours iconotextuel de la série des « Nicole », trois arguments majeurs sont développés en faveur des Grands Ensembles : l’amélioration du niveau de vie des habitants, les bienfaits du vivre ensemble et une sorte d’égalité au droit à la ville. Ce sont ces trois arguments que nous souhaiterions développer ici à partir de quelques planches extraites de la série et qui nous semblent révélateurs du tournant que put représenter 1968. Clair, Després, Nicole au quinzième étage (1969), p.2-3. © La Farandole @ Andrée Clair, Bernadette Després, Nicole au quinzième étage, La Farandole, 1969, p.2.

30« J’habite au quinzième étage. Depuis une semaine, depuis le 4 décembre. Avant, nous habitions une pièce et une cuisine, au rez-de-chaussée, au fond d’une cour. C’était tout petit et on ne voyait jamais le soleil20 ». Ainsi commence Nicole au quinzième étage. Et dès la première double page, l’illustratrice joue sur les oppositions : l’enfermement et l’exiguïté des petites maisons entassées sur la page de gauche (p. 3) contrastent avec l’élévation et la prise d’espace sur la page de droite (p. 4). Le Grand Ensemble est une conquête spatiale et la petite famille de Nicole (son père, sa mère, sa grande sœur et son petit frère) vont dorénavant vivre à cinq dans un trois pièces-cuisine. Clair, Després, Nicole au quinzième étage (1969), p.4-5. © La Farandole

Cette conquête spatiale continue à la double-page suivante (p. 5-6). Sur la page de gauche, Nicole regarde le nouveau quartier à ses pieds desservi par une ligne de chemin de fer et une route à grande circulation. Sur la page de droite, une vue cavalière de l’appartement laisse deviner son agencement : « Notre appartement a trois pièces, une cuisine, une salle d’eau, un couloir, un séchoir, des placards. Quelle place !21 ». L’appartement est fonctionnel : les pièces de « long séjour » (chambres, salle de séjour, cuisine), donnant toutes sur l’extérieur, s’organisent autour de pièces dites de « court séjour », aveugles (buanderie, toilettes, salle de bain). Ce logement répond aux exigences du moment, telles qu’elles ont pu être définies dès la Reconstruction par des architectes comme Auguste Perret : confort (ensoleillement, chambres des enfants et des parents séparées), modernité (cuisine équipée, sanitaires, eau courante, électricité) et flexibilité (cloisons fines permettant un réaménagement de l’espace). Les tours sont équipées d’un indispensable ascenseur pour desservir les dix-huit étages. Cette couleur très visible sur les originaux se transforme en un orange vif sur les épreuves.

32« Nous avons notre chambre pour nous toutes seules. Nous avons chacun notre lit. Luc, le tout petit frère, dort dans la chambre de papa et maman. Le soir, nous dînons dans la salle de séjour. À midi, papa mange à la cantine de son usine. Luc se régale avec sa bouillie et son fruit, puis maman, Janine et moi, nous déjeunons dans la cuisine. Elle est claire. Dans toutes les pièces, il y a des grandes fenêtres. Quand il y a du soleil, il entre partout22. » À plusieurs reprises le texte insiste sur le gain de place, sur l’amélioration des conditions de vie apportées à une famille ouvrière. L’omniprésence du soleil se retrouve dans les images dans lesquelles Bernadette Després a eu abondamment recours à la couleur or23. Les traits de crayons donnent à ces couleurs un effet de scintillement.

Clair, Després, Nicole ne voit plus rien (1975), p.8-9. © La Farandole Andrée Clair, Bernadette Després, Nicole ne voit plus rien, La Farandole, 1975, p.6 Andrée Clair, op. cit., p.77.

Dans Nicole ne voit plus rien, l’aléa d’une panne d’électricité plonge la tour entière dans le noir. Le modernisme a ses limites ! « Mais... il n’y a plus de lumières nulle part. Oh !... c’est une panne d’électricité. Ce n’est que ça ! Maintenant qu’elle sait, Nicole n’a presque plus peur24. » Dans cette aventure, Nicole, restée seule à la maison, va devoir surmonter ses peurs en regardant par la fenêtre, en continuant à accomplir ses tâches. L’accident est appréhendé de manière optimiste et constitue pour Andrée Clair une véritable leçon de vie. « J’affirme que l’optimisme, la gaieté, l’entrain sont une forme de courage25 », déclare-t-elle en 1956. Les Grands Ensembles sont également pour Andrée Clair des espaces de mixité sociale où la diversité et la découverte de l’altérité sont bien réelles. L’exemple de Nicole et l’ascenseur en est un premier aperçu. Dans la tour où habite Nicole, les ascenseurs sont en panne. La mère de Nicole, qui revient du marché, doit monter les quinze étages à pied avec ses courses et son enfant en bas âge. Arrivée au dixième étage, les sacs se renversent et toutes les provisions tombent dans les escaliers. Cet accident devient une formidable occasion pour les habitants de la tour de venir en aide à la famille de Nicole. La majeure partie de l’histoire se déroule dans la cage d’escalier qui s’enroule autour des ascenseurs. De cette longue colonne vertébrale de la tour, Bernadette Després en fait un espace multigénérationnel, où les habitants se rencontrent et s’entraident. On sait combien la découverte de l’altérité est un aspect très cher à Andrée Clair. Les Grands Ensembles sont justement des lieux qui permettent la rencontre de l’Autre. C’est d’ailleurs tout le propos de l’album Nicole et Djamila, paru en 1976. Le père de Nicole arrive un soir à la maison avec une petite fille, Djamila. Son père a eu un accident du travail et sa mère est encore à la maternité. Djamila va donc passer quelques jours dans la famille de Nicole. Les deux fillettes qui semblent avoir le même âge vont partager la même chambre. cf. Yves Gastaut, « La flambée raciste de 1973 en France », Revue européenne des migrations interna (...) On ne peut éviter de replacer cet album dans son contexte historique. L’album est publié en 1976 au moment où la France connaît une flambée raciste et ce depuis la première crise économique de 1973. Face à la montée du chômage, l’État réglemente de manière plus drastique l’immigration en fermant les frontières26 et en multipliant les ordres de quitter le territoire national. Des affrontements racistes éclatent entre les partisans de l’Ordre Nouveau, favorable au retour des immigrés, et des partisans du PCF, à Paris et à Lyon. À Grasse et à Marseille, dans le courant de l’automne et de l’été 1973, des agressions racistes contre des Algériens font cinquante morts et près de trois cents blessés. Nous avons déjà évoqué précédemment le dégoût d’Andrée Clair pour le racisme et la bêtise humaine. Ce cinquième album de la série correspond encore à ce qu’écrivait Andrée Clair en 1956 : Andrée Clair, op. cit., p.76.

Ne pas insister sur les différences qui, si apparentes soient-elles, restent superficielles : peau, cheveux, forme des maisons ou art culinaire ; mais faire remarquer discrètement ce qui est semblable : causes de joie ou de tristesse, ennuis, soucis de chaque jour. Insister sur la richesse du cœur, de la pensée, de l’art. [...] Expliquer, toujours expliquer @ Clair, Després, Nicole et Djamila (1976), couverture. © La Farandole Dès la couverture, Bernadette Després montre davantage ce qui réunit les deux fillettes que ce qui pourrait les séparer : toutes les deux ont le sourire et jouent à la poupée dans la chambre de Nicole où de nombreux jouets sont éparpillés sur le sol. Rien dans l’image ne laisse entendre que la fillette aux cheveux longs est une petite Algérienne si ce n’est dans le titre. Le rapprochement entre les deux fillettes est doublé par le rapprochement de leurs deux poupées.: Clair, Després, Nicole et Djamila (1976), p.8 © La Farandole Andrée Clair, Bernadette Després, op. cit., 1976, p.9. Les différences de culture sont très discrètes. L’image panoramique des pages 8-9 représente une scène de table : le père de Djamila a été invité chez les parents de Nicole. Les convives partagent un plat unique qui ressemble à un hachis Parmentier. Dans un phylactère émanant du père de Djamila, Bernadette Després a dessiné un repas chez les parents de Djamila : « On n’a pas encore fêté la naissance de Karim. Samedi, nous invitons des amis. Ma femme voudrait que vous veniez. Moi aussi28. » Retour de bon procédé, les convives partagent un couscous. D’après Bernadette Després, Andrée Clair avait absolument tenu à ce que la famille algérienne soit assise sur des chaises et non par terre de façon à ce qu’on ne puisse pas se moquer d’eux. Pour terminer cette analyse de la série des « Nicole », un dernier aspect qui ne semble pas évident au premier coup d’œil le devient dès lors que l’on abandonne le point de vue contemporain et que l’on se replace dans le contexte de cette fin des années 1960. La série semble redéfinir la ville. Du haut de sa tour Nicole voit la ville se déployer, sortir de ses anciennes limites. La périphérie, les banlieues qu’elle habite s’étendent avec le développement des Grands Ensembles. Le phénomène peut parler à n’importe quel enfant dans la mesure où il est général à la France entière. Ces transformations fondamentales, ces transmutations de la ville industrielle en une forme tentaculaire, perceptibles dans les albums de la série, un philosophe les décrit, les analyse et s’en alerte en 1968, c’est Henri Lefebvre Henri Lefebvre, Le Droit à la ville, Anthropos, 1968 (2009), p. 8. Le Droit à la ville paraît en mars 1968. Dans cet ouvrage, Lefebvre décrit le processus « d’implosion-explosion » que subissent toutes les villes des grands pays industriels : « Les gens se déplacent vers des périphéries lointaines, résidentielles ou productives. Des bureaux remplacent les logements dans les centres urbains29. » Au terme de « ville », qu’il conserve pour parler des villes industrielles d’avant 1945, le philosophe préfère le terme de « tissu urbain » ou « d’urbain ». Cette réalité nouvelle affirme l’éclatement de la ville classique en périphéries industrielles, pavillonnaires ou faites de grands ensembles et le grignotement progressif de la campagne. Lefebvre alerte des dangers potentiels de cette urbanisation « capitaliste » qui subordonne la campagne à l’urbain, qui empêche l’appropriation par ses habitants, qui créé des îlots de pauvreté à la marge et qui renforce une centralité soumise à l’argent. Pour Lefebvre, les habitants des quartiers périphériques, dénués selon lui d’urbanité, se verraient spolier leur « droit à la ville ». Est-ce l’impression qui se dégage des planches de la série des Nicole ? Non. Nicole et le grand pré (1973), Nicole et l’étoile de mer (1978).Sébastien Jolis, op. cit., p. 42. On pourrait dire, bien au contraire, qu’à travers les différentes aventures de Nicole dans sa cité HLM, Andrée Clair revendique un « droit à la ville pour tous ». La famille de Nicole, en occupant un humble deux pièces au fond d’une cour dans le centre-ville, se trouvait finalement à la marge de la ville, ne pouvant profiter d’aucune des innovations offertes par la modernisation. Habiter les Grands Ensembles a permis à cette famille d’y avoir accès et, en même temps, de jouir des services de la ville. La cité HLM, située en périphérie, n’est pas déconnectée du centre-ville : les moyens de transport (lignes de bus, chemin de fer) sont régulièrement représentés dans les histoires. Le lien avec la « nature » est toujours maintenu. Dans deux des albums de la série30, Nicole passe ses loisirs dans un « centre aéré » situé à proximité de chez elle : le Grand Pré. Pour ce centre aéré, Andrée Clair s’est inspirée du centre aéré de la ville de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), Les Grands Arbres. Ce centre a été créé en 1964, en bord de Loire, à quelques mètres de Grands Ensembles, et continue à recevoir les enfants de la ville sous des tentes plantées au milieu d’une prairie ombragée. Il constitue un élément, voire une infrastructure paysagère, sur lequel les partisans de la « Deuxième Gauche » vont s’appuyer pour modifier le regard porté au Grands Ensembles après 1968. En mobilisant l’attention sur le cadre de vie, ils défendent « une amélioration de leur condition d’habitat, en rejetant l’idée d’un divorce entre les habitants et leur habitat en grand ensemble31 ». Clair, Després, Nicole et Djamila (1976), p.3. (détail) © La Farandol Enfin, à de nombreuses occasions, Bernadette Després représente la vue depuis la fenêtre de la cuisine ou de la chambre de Nicole : il s’agit du centre-ville, de son château et de ses vieilles maisons, de sa gare et de ses usines. Cette vue est, au même titre que les quelques images accrochées au mur et qui représentent la montagne ou la campagne, un tableau. Cette vue de la ville quasi-omniprésente dans les albums est la manifestation d’une sorte d’appropriation de la ville. À la différence des images encadrées, le centre-ville lui est bien réel, aisément accessible, à portée d’œil et de main La cité HLM n’est pas un espace sans vie, sans âme. Elle est, sous la plume d’Andrée Clair et les pinceaux de Bernadette Després une émanation de la ville, une partie parfaitement connectée au reste du tissu urbain. Elle est le lieu qui donne aux classes populaires « droit à la ville ». Voilà en quelques mots l’intentionnalité socio-spatiale qui est présente à travers les six volumes de la série des Nicole. Cette intentionnalité, on l’a vu, n’est pas éditoriale mais est propre à une auteure engagée et militante, défendant le réalisme au nom d’un certain nombre de valeurs telles que la tolérance, le droit au bonheur, l’amélioration du niveau de vie pour tous Peu d’ouvrages pour enfants se sont intéressés au phénomène des Grands Ensembles et quand ce fut le cas, ce fut presque tout le temps pour les dénigrer et en présenter les dangers. La série des Nicole apparaît alors comme une exception, une originalité, qui entend s’adresser aux enfants et, à travers eux, aux adultes qu’ils deviendront. Pour Andrée Clair, écrire pour les enfants c’est les aider à grandir.

Andrée Clair, op. cit., p.76. En parlant de Moudaïna ou Deux enfants au cœur de l’Afrique (1952), Andrée Clair écrivait : « Il reste toujours quelque chose des livres d’enfants que l’on a aimés. Les lecteurs de ce livre ne pensent peut-être plus aux enfants noirs comme ils y penseraient s’ils ne l’avaient pas lu. C’est un point de gagné contre le racisme et contre la bêtise. Car jamais deux monstruosités n’ont été si bien ensemble que ces deux-là32 » Marie-Claude Monchaux, Écrits Pour nuire, Paris, UNI, 1985, p. 12 Ibid., p. 54.

47La série des « Nicole » entendait « parler vrai » aux enfants. Ce « parler vrai », ce « montrer vrai » de la société et de ce qui entoure l’enfant a pu passer, aux yeux de certains critiques conservateurs, pour de la littérature de jeunesse subversive. En 1985, par exemple, Marie-Claude Monchaux, dans Écrits pour nuire, mène une campagne à charge contre ce « volontaire pourrissement qu’on constate dans les livres pour enfants depuis 196833 ». Ce qu’elle reproche à ces éditeurs comme La Farandole c’est de priver les enfants du « droit sacré du rêve34 » p. 54.

Je demande pour eux des îles, et des amours enfantines qui s’épanouissent avec les couleurs de la vie la plus belle, car ils ont le droit de l’espérer autrement que par le truchement d’un droit syndical. […] Mais non, on lui coupe dès huit ans sous le pied l’herbe naissante ! La vie, mon petit, c’est ce petit HLM, ces petits sentiments, ces petits frôlements de peau à peau, ces petits amours dont on change, cet air mesuré et qui empeste les frites, ces mamans qui pour l’instant n’ont pas de petit ami, ces petits couplets sur le droit de grève @ Un débat idéologique post-68 est ici manifestement présent. Pour Andrée Clair, en revanche, il n’y a absolument pas d’aliénation du droit au rêve. Seulement, elle affirme que le rêve peut prendre sa place au milieu du béton et des tours où règnent diversité, altérité et mixité.

 

www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije -Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ».

 

Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl)

 

www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije ,

 

Film d'archive actualités de 1952 Reconstruction de la France sept ans après la fin de la seconde guerre mondiale état des lieux de la crise du logement , Actualités de 1952.

 

Sept ans après la fin de la seconde guerre Mondiale état des lieux de la reconstruction de la France et de la crise du logement à l’œuvre, pénurie de logement, logements insalubres. Les actualités montrent des images d'archives de la destruction de la France, les Chars de la division Leclerc qui défilent sur les Champs Elysees. Le commentaire dénonce la lenteur de la reconstruction et notamment des manifestations qui ont eu lieue à Royan afin d''accélérer la reconstruction de la ville détruite.

 

Le film montre à Strasbourg, Mulhouse, des réalisation moderne de grands ensembles et des images d'archive de la reconstruction du Havre de Saint Nazaire.

 

Le film se termine à Marseille sur les réalisation nouvelles autour du vieux port puis on assiste à l'inauguration de la Cité Radieuse par le ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme Eugène Claudius-Petit en présence de son architecte Le Corbusier à qui le ministre remet la cravate de commandeur de la légion d'honneur. www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ / - www.union-habitat.org/ / - www.institutfrancais.com/sites/default/files/dp_expositio... archives-histoire.centraliens.net/pdfs/revues/rev625.pdf tel.archives-ouvertes.fr/tel-00554230/document

imcom.korea.army.mil

 

DAS Varsity and JV Cheer squads: Angela Griego (Coach), Alyshia Griego, Anya Proctor,Gina Woods, Amber DeLosSantos, Jarett Waters, Cynthya Walker, Linn Jackson, Hana Noguchi, Cathy Robinet, Annette Sanchez. Not pictured: Mokihana Laysa, Maylynn Padilla and Erica Connor (away at JROTC Far East event), Helen Proctor, Hannah Davis, Grace Kim and Taylor Myatt.

 

U.S. Army photo by Rick Cave

 

Vang Vieng is a tourism-oriented town in Laos, located in Vientiane Province about four hours bus ride north of the capital. The town lies on the Nam Song River. The most notable feature of the area is the karst hill landscape surrounding the town. Source: en.wikipedia.org

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Laos, officially the Lao People's Democratic Republic (Lao: ສາທາລະນະລັດ ປະຊາທິປະໄຕ ປະຊາຊົນລາວ) or commonly referred to its colloquial name of Muang Lao, is a landlocked country in the heart of the Indochinese peninsula of Mainland Southeast Asia, bordered by Myanmar (Burma) and China to the northwest, Vietnam to the east, Cambodia to the southwest, and Thailand to the west and southwest. Source: en.wikipedia.org

Newark NJ

 

www.answers.com/topic/newark-new-jersey

 

CensusPop. %±

17901,000

As of the census[3] of 2000, there are 273,546 people, 91,382 households, and 61,956 families residing in Newark; recent census projections show that the population has already increased to around 280,000. The population density was 11,400/mile² (4,400/km²), or 21,000/mile² (8,100 km²) once airport, railroad, and seaport lands are excluded, the second-highest in the nation of any city with over 250,000 residents (after New York City).

 

The racial makeup of the city was 53.46% Black or African American, 26.52% White, 1.19% Asian, 0.37% Native American, 0.05% Pacific Islander, 14.05% from other races, and 4.36% from two or more races. 29.47% of the population were Hispanic or Latino of any race. There is a significant Portuguese-speaking community, made up of Brazilian and Portuguese ethnicities, concentrated mainly at the Ironbound district.

 

There were 91,382 households out of which 35.2% had children under the age of 18 living with them, 31.0% were married couples living together, 29.3% had a female householder with no husband present, and 32.2% were non-families. 26.6% of all households were made up of individuals and 8.8% had someone living alone who was 65 years of age or older. The average household size was 2.85 and the average family size was 3.43.

 

In the city the population was spread out with 27.9% under the age of 18, 12.1% from 18 to 24, 32.0% from 25 to 44, 18.7% from 45 to 64, and 9.3% who were 65 years of age or older. The median age was 31 years. For every 100 females, there were 94.2 males. For every 100 females of age 18 and over, there were 91.1 males.

 

Crime

 

In 1996, TIME Magazine ranked Newark "The Most Dangerous City in the Nation."[35] By 2007, however, the city recorded a total of 99 homicides for the year, representing a significant drop from the record of 161 murders set in 1981.[36][37][38][39] The number of murders in 2008 dropped to 65, a decline of 30% from the previous year and the lowest in the city since 2002 when there was also 65 murders.[40]

 

In the 2006 survey, Newark was ranked as the 22nd most dangerous city in the United States, out of 371 cities included nationwide in the 13th annual Morgan Quitno survey.[41] In the 2007 rankings, now performed by CQ Press, Newark was the 20th most dangerous city in America of 378 cities surveyed.[42]

 

New Instagram! instagram.com/45surf

 

Nikon D810 HDR Photos Window Rock on Pfeiffer Beach Big Sur Sunset Sea Cave Sunset, Dr. Elliot McGucken Fine Art Photography! 14-24mm Nikkor Wide Angle F/2.8 Lens!

 

The sun sets right through the sea cave at window rock in Big Sur in the winter time! It was stormy all day, but then the sun burst through as it cleared abit, before clouding over again!

  

Fine Art Landscape & Nature Photography for Los Angeles Gallery Show !

 

Will be busy printing and framing in nice large, matted formats and frames and museum glass! Five of these photos will be printed on 40" x 60" floating wall mounted metal sheets! I think I know which--will share photos of the photos hanging on the walls!

 

And I am mounting some on plexiglass/acryllic--front mounting them! Some I am printing on lossy fuji-crystal archival paper too, and then front mounting 40"x60" versions to plexiglass--will send photos!

 

The secret to HDR photography is that you want people to say, "Woe dude--that's unreal!" And not, "Dude--that's not real!" "Unreal" is the word they use when they're trying to figure out the photo--what makes it cool--is it a photo? Is it painted? How'd it come to be--how'd you bend the light that way? "That's not real," is what they say if you have the saturation/HDR/ etc. turned up too high. :)

 

Some (almost) final edits for my Los Angeles Gallery Show! Printing them on metallic paper at 13" x 19" and mounting and framing them on a 4mm 18x24 white mat and 2" dark wood frame. Also printing some 40" x 70" which is over three feet by five feet! Wish you all could come (and hang out with the goddesses)!

 

Let me know your favs.!

 

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Videos!

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I booked a major photography show at a major LA gallery in December! Will also be giving some lectures on the story--the Hero's Odyssey Mythology--behind the photography!

 

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Preparing for some gallery shows this fall to celebrate 300,000,000 views! Printing a few dozen photographs in ~ 30"x40" formats and mounting/framing. Here are some close-to-final edits. HDR photography 7 exposures shot at 1EV and combined in photomatix: 36 megapixel Nikon D8010 with the awesome Nikon 14-24mm f/2.8G ED AF-S Nikkor Wide Angle Zoom Lens. 45SURF Hero's Odyssey Mythology Photography!

 

Epic Scenic HDR Landscapes Shot with Nikon D810: Hero's Odyssey Mythology Photography!

 

Three-Seven exposures @ 1EV finished in photomatix.

 

Enjoy the Hero's Odyssey Mythology Photography, and all the best on a hero's odyssey of your own making!

 

High Dynamic Range (HDR) photos rock in capturing the full dynamic range of the scene!

 

All the best on your epic hero's odyssey from Johnny Ranger McCoy!

 

New blog celebrating my philosophy of photography with tips, insights, and tutorials!

45surf.wordpress.com

 

Nikon D810 Sunset Photos of Malibu Sea Cave! Dr. Elliot McGucken Fine Art Landscape & Nature Photography for Los Angeles Gallery Show !

 

45SURF Hero's Odyssey Mythology Photography

Homer's Odyssey: Tell me, O muse, of that ingenious hero who travelled far and wide. . . Many cities did he visit, and many were the nations with whose manners and customs he was acquainted; moreover he suffered much by sea while trying to save his own life and bring his men safely home; --Homer's Odyssey translated by Samuel Butler

 

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Feel free to ask any questions about composing, shooting, finishing, mounting, and presenting Fine Art Photography! :)

 

All the Best on your Epic Hero's Odyssey from Johnny Ranger McCoy! The reflections of the reeds are titled "The Rage of Achilles!" :) Enjoy!

 

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Mingle Media TV and Red Carpet Report host Quinn Marie were invited to come out to cover the red carpet arrivals for NBC Universals’s 72nd Annual Golden Globes after party on the rooftop at the Beverly Hilton Hotel. Guests invited to the Golden Globes after party included stars from NBC Entertainment, Universal Pictures, E! and Focus Features among others.

 

The celebration was sponsored in part by Chrysler and in usual NBC style, kept everyone celebrating their colleagues achievements.

 

For video interviews and other Red Carpet Report coverage, please visit www.redcarpetreporttv.com and follow us on Twitter and Facebook at:

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61,196,154 views!!!

LOS ANGELES, CA, May 1, 2011 - Cochon 555 is a one-of-a-kind traveling culinary competition and tasting event–five chefs, five pigs, five wine makers–to promote sustainable farming of heritage breed pigs. Each stop along the ten-city tour offers hard-working local farmers the opportunity to connect with like-minded agriculturalists, renowned chefs and the pork-loving public.

 

On July 24, All-Star Cochon at The Cosmopolitan of Las Vegas will bring together 10 leading chefs, four star butchers and 14 different heritage breed pigs for a sample of the best tastes from three years of Cochon 555. The ten chefs –past winners and fan favorites – will work together to prepare a ‘snout-to-tail’ menu from heritage breed pigs sourced in their local markets and then flown to Las Vegas for this ultimate pork tasting.

 

Cochon 555 Los Angeles

FIVE CHEFS

Octavio Becerra – Palate Food & Wine

Chad Colby – Mozza

Tim Goodell – Public Kitchen & Bar

Ben Ford – Ford’s Filling Station

Joshua Whigham – The Bazaar

 

FIVE PIGS

Berkshire – ReRide Ranch

Hampshire – Hopkins Hog Farm via Tender Belly

Spotted Poland – Hopkins Hog Farm via Tender Belly

Hereford – Hopkins Hog Farm via Tender Belly

Red Wattle – Walnut Keep Farm & Vineyard

 

FIVE WINES

The Scholium Project

Alysian

Arnot-Roberts

Copain Wines

Red Car Wine

 

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Web: The Cosmopolitan of Las Vegas

From: www.connectedaction.net

Link: www.flickr.com/photos/marc_smith/6526852557/sizes/l/in/ph...

 

These are the top most between Twitter users who recently tweeted the word jowyang when queried on December 14, 2011, scaled by numbers of followers (with outliers thresholded). Connections created when users reply, mention or follow one another. The data set starts on 12/6/2011 15:30 and ends on 12/14/2011 14:34 UTC.

 

Layout created with the "Group Layout" feature of NodeXL which tiles bounded regions for each cluster. Clusters calculated by the Clauset-Newman-Moore algorithm are also encoded by color.

 

A visualization of the network is here: www.flickr.com/photos/marc_smith/6526852557/sizes/l/in/ph...

 

Betweenness Centrality is defined here: en.wikipedia.org/wiki/Centrality#Betweenness_centrality

 

Top most between users:

@briansolis

@charleneli

@loic

@armano

@britopian

@jaybaer

@chrisheuer

@jbernoff

@thebrandbuilder

@shivsingh

 

Graph Metric: Value

Graph Type: Directed

Vertices: 919

Unique Edges: 7035

Edges With Duplicates: 655

Total Edges: 7690

Self-Loops: 44

Connected Components: 55

Single-Vertex Connected Components: 54

Maximum Vertices in a Connected Component: 865

Maximum Edges in a Connected Component: 7686

Maximum Geodesic Distance (Diameter): 7

Average Geodesic Distance: 2.751976

Graph Density: 0.008649403

Modularity: 0.264706

NodeXL Version: 1.0.1.196

 

More NodeXL network visualizations are here: www.flickr.com/photos/marc_smith/sets/72157622437066929/ and here:

www.nodexlgraphgallery.org/Pages/Default.aspx

 

A gallery of NodeXL network data sets is available here: nodexlgraphgallery.org/Pages/Default.aspx?search=twitter

 

NodeXL is free and open and available from www.codeplex.com/nodexl

 

NodeXL is developed by the Social Media Research Foundation (www.smrfoundation.org) - which is dedicated to open tools, open data, and open scholarship.

 

Donations to support NodeXL are welcome through PayPal: www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_bu...

 

The book, Analyzing social media networks with NodeXL: Insights from a connected world, is available from Morgan Kaufmann and from Amazon.

 

Marc Smith on Twitter.

Etudes de lépidoptérologie comparée

Rennes :Impr. Oberthür,1904-25.

biodiversitylibrary.org/page/10628593

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MTA Service Specialists are preparing to perform at the rally.

 

Facebook group "1,000,000 People Against the NYC MTA Fare Hike" organized a rally against the second proposed fare hike within months. Speakers from Transportation Alternatives, NYPIRG Straphangers Campaign, Working Families Party, Keep New York Moving Coalition, COMMUTE as well as public figures and teachers spoke to a large crowd in Union Square Park today.

 

They are asking New Yorkers to reach out to government about what will be a historically unprecedented 25% rate hike, which possibly could be avoided if the State Senate comes back from vacation to address.

Click here to read about our trek to Hamamatsu, Japan for the Vossen Owners Meet with Mondera Japan!

  

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www.smirkus.org

 

Tim Holst recruiting for the Ringling Brothers Circus in 2007.

 

He offered Joy a job which she took during Tim's visit the next year. (That's her slapping Sam in the background.)

 

My thanks to Tim for running the revolving door that took kids from Smirkus, gave them experience in the big time and sent many back to mentor more Smirkus performers!

  

a IMG_8504

Bain News Service,, publisher.

 

O. Barlow Willmarth

 

[between ca. 1910 and ca. 1915]

 

1 negative : glass ; 5 x 7 in. or smaller.

 

Notes:

Title from unverified data provided by the Bain News Service on the negatives or caption cards.

Forms part of: George Grantham Bain Collection (Library of Congress).

 

Format: Glass negatives.

 

Rights Info: No known restrictions on publication.

 

Repository: Library of Congress, Prints and Photographs Division, Washington, D.C. 20540 USA, hdl.loc.gov/loc.pnp/pp.print

 

General information about the Bain Collection is available at hdl.loc.gov/loc.pnp/pp.ggbain

 

Higher resolution image is available (Persistent URL): hdl.loc.gov/loc.pnp/ggbain.15219

 

Call Number: LC-B2- 2961-4

  

Arles :

fr.wikipedia.org/wiki/Arles

de.wikipedia.org/wiki/Arles

en.wikipedia.org/wiki/Arles

 

en.wikipedia.org/wiki/Church_of_St._Trophime

fr.wikipedia.org/wiki/Ancienne_Cathédrale_Saint-Trophime...

  

source : Wikipédia

 

La cathédrale Saint-Trophime (Trophimus) est une église romane de la ville d'Arles.

L’église Saint-Trophime, ancienne cathédrale et primatiale, est située place de la République à Arles ; c’est une des plus intéressantes réalisations de l’art roman. Elle présente une nef et des bas-côtés voûtés datant du milieu du xiie siècle. Un magnifique portail sculpté est réalisé vers 1180-1190 et rivalise avec celui de Saint-Gilles. L’ancien clocher est remplacé au début du xiiie siècle par la tour carrée actuelle dont le dernier étage a été refait au xviie siècle. Le chœur et le déambulatoire datent du xve siècle.

 

Annexé à cette église se trouve le fameux cloître de Saint-Trophime, le plus célèbre de Provence ; l’accès se fait par la cour du bâtiment situé à côté de l'église. Il date de la seconde moitié du xiie siècle pour deux galeries et du xive siècle pour les deux autres.

 

Le cloître Saint-Trophime de l’ancienne cathédrale d’Arles date du xiie siècle et xive siècle. L’emplacement de ce cloître est inhabituel car il n’est accolé ni à la nef ni au transept. Il communique avec le chœur au moyen d’un escalier de vingt-cinq marches. Ce cloître présente une forme approximativement rectangulaire de 28 m de long sur 25 m de large. Des dimensions comparables ne se retrouvent dans la région Provence que dans les cloîtres du Thoronet, de Sénanque ou de Montmajour.

 

L’édification du cloître débute peu après 1150 avec la construction de la galerie nord qui sera suivie de peu par celle de la galerie orientale. Il faudra attendre la fin du xive siècle pour voir l’achèvement du cloître avec les constructions de la galerie ouest puis de la galerie sud qui sera terminée sous l’épiscopat de Jean de Rochechouart (1390-1398). Il résulte de ces différentes périodes de construction, deux styles différents pour les galeries : le roman pour les galeries nord et est, et le gothique pour les galeries ouest et sud.

Le cloître traduit une recherche de la perfection plastique avec un remarquable équilibre des volumes et une grande qualité de la décoration sculptée.

Archives du Muséum d'histoire naturelle de Lyon..

Lyon,H. Georg [etc.].

biodiversitylibrary.org/page/35878573

Symbolae botanicae, sive plantarum,.

Hauniae,imprensis auctoris, excudebant N. Möller et filius,1790-94..

biodiversitylibrary.org/page/38535036

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A biochemist and former university instructor in Clinical Nutrition. He served on the faculty of the American College of Sports Medicine, advised members of the US Olympic team, and directed the nation’s first federally licensed clinical laboratory specializing in nutrition and immunology. A best-selling author with more than a million copies in print, Stephen has a remarkable gift for communicating breakthrough science that inspires, entertains and motivates.

  

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She received her medical degree from The University of Utah School of Medicine. She is board-certified in Family Medicine, as well as Anti-aging, with specialties in women’s health, hormone balancing and human performance. Natalie is recognized as a pioneer in the emerging science of metabolic medicine, and frequently serves as Principal Investigator for clinical trials in that arena. Her clinic, Advanced Family Wellness, is located in Olympia Washington, where she lives with her husband, Stephen Cherniske.

 

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Source: en.wikipedia.org/wiki/St._Louis

 

St. Louis is an independent city and inland port in the U.S. state of Missouri. It is situated along the western bank of the Mississippi River, which marks Missouri's border with Illinois. The Missouri River merges with the Mississippi River just north of the city. These two rivers combined form the fourth longest river system in the world. The city had an estimated 2017 population of 308,626 and is the cultural and economic center of the St. Louis metropolitan area (home to nearly 3,000,000 people), which is the largest metropolitan area in Missouri, the second-largest in Illinois (after Chicago), and the 22nd-largest in the United States.

 

Before European settlement, the area was a regional center of Native American Mississippian culture. The city of St. Louis was founded in 1764 by French fur traders Pierre Laclède and Auguste Chouteau, and named after Louis IX of France. In 1764, following France's defeat in the Seven Years' War, the area was ceded to Spain and retroceded back to France in 1800. In 1803, the United States acquired the territory as part of the Louisiana Purchase. During the 19th century, St. Louis became a major port on the Mississippi River; at the time of the 1870 Census it was the fourth-largest city in the country. It separated from St. Louis County in 1877, becoming an independent city and limiting its own political boundaries. In 1904, it hosted the Louisiana Purchase Exposition and the Summer Olympics.

 

The economy of metropolitan St. Louis relies on service, manufacturing, trade, transportation of goods, and tourism. Its metro area is home to major corporations, including Anheuser-Busch, Express Scripts, Centene, Boeing Defense, Emerson, Energizer, Panera, Enterprise, Peabody Energy, Ameren, Post Holdings, Monsanto, Edward Jones, Go Jet, Purina and Sigma-Aldrich. Nine of the ten Fortune 500 companies based in Missouri are located within the St. Louis metropolitan area. The city has also become known for its growing medical, pharmaceutical, and research presence due to institutions such as Washington University in St. Louis and Barnes-Jewish Hospital. St. Louis has two professional sports teams: the St. Louis Cardinals of Major League Baseball and the St. Louis Blues of the National Hockey League. One of the city's iconic sights is the 630-foot (192 m) tall Gateway Arch in the downtown area.

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> Posted by Ben.

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> Posted by Ben.

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> Posted by Ben.

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> Thanks to luke for this very special nos floval tube set

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> Posted by Ben.

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> 23 December, 2008 – 10:00 am

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> Thanks to luke for this very special nos floval tube set

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> Posted by Ben.

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> 23 December, 2008 – 9:59 am

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> Posted by Ben.

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> Posted by Ben.

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> Posted by Ben.

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> Posted by Ben.

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> Posted by Ben.

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> Posted by Ben.

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> Posted by Ben.

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> PREPPING THE BB FOR THE SCHLUMPH SPEED DRIVE

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> Posted by Ben.

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> Posted by Ben.

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> THE W THE B

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> Posted by Ben.

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> THE W THE B

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> Posted by Ben.

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> DE GREASED READY FOR PAINT

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> Posted by Ben.

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> Posted by Ben.

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> Posted by Ben.

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> 23 December, 2008 – 9:46 am

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> mike burrows fork discs up front and rear nitto bars and a brooks for

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> osc, dirty dave and the mighty roofer! If your interested in great

> hand builds get in touch.

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> Posted by Ben.

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View of a country club building at night, with windows lit from the inside and showing

a reflection of the building on the lake's surface.

 

Digital Collection:

North Carolina Postcards

 

Publisher:

Hooks' Studio, Smithfield, N.C.;

 

Location:

Smithfield (N.C.); Johnston County (N.C.);

 

Collection in Repository

Durwood Barbour Collection of North Carolina Postcards (P077); collection guide available

online at www.lib.unc.edu/ncc/pcoll/77barbour/77barbour.html

 

Usage Statement

Herjólfsbærinn (Herjólfur´s farmhouse), Herjólfsdalur (Herjólfur's valley), Vestmannaeyjar (Westman Islands), Iceland

 

www.virtualtourist.com/travel/Europe/Iceland/Vestmannaeyj...

 

The farmhouse in Herjólfsdalur is a prototype of what might have been the oldest human habitation signs in Iceland.

 

The remains of the farm was discovered in 1924, when the first director of the National Museum was doing excavation work in Herjólfsdalur valley. He discovered 3 ruins; one long-house and two smaller houses. It seems like it was the long-house of Herjólfur Bárðarson, the first settler of Vestmannaeyjar islands. So the old remains might date back to the early 9th century.

 

An extensive digging took place in Herjólfsdalur from 1971-1983 - being delayed by the volcanic eruption in Heimaey in Vestmannaeyjar islands in 1973. The remains of 8 houses were discovered from 4-5 building periods. The conclusion was that the oldest remains might date back to the 8th or even 7th century. Iceland was considered to be settled around 874, so this is controversial.

 

In 2006 a farm was built in Herfjólfsdalur in the liking of the farm that stood here in the 10th century. The farm is a long-house and an outhouse, built with rocks and turf.

___________________________________________

 

Herjólfsdalur is also the site of Þjóðhátíð, an annual Icelandic camping festival:

 

On the last weekend of July or on the first weekend of August, some 10,000 people flock to the only inhabited Westmann island for a music festival. Scandinavian bands like Sigur Rós take to the stage, but the music is perhaps the least remarkable aspect of the event.

 

The stage is in the shadow of a volcano, which last erupted in 1973. The chilly climate induces an extreme degree of heart- and hide-warming camaraderie, with singsongs rolling across the site between sets. At night, the festival hotfoots it to the huge bonfire halfway up the volcano.

 

www.dalurinn.is/en/page/history

 

www.dalurinn.is/en/page/festival-songs

 

www.dalurinn.is/en/page/video

 

In Iceland, last weekend of July or on the first weekend of August, Icelanders have their annual shopkeeper's holiday, named Verslunarmannahelgi. The most known as well as the biggest one is Þjóðhátíð, located in Westman Islands, an island outside the mainland with the capacity of around 4200 people.

 

At Þjóðhátið people get together in one purpose; to have fun and enjoy life over the weekend. It is very important that you had some sleep before entering the island since sleep is only possible occasionally as you will be busy attending this 24/7 party over the weekend as well as the camping place is located at the heart of the action.

 

Although some people look at this festival as a music one, some even say that the music doesn't matter; it's all about the atmosphere. There are three highlights during the weekend, beginning with the unbelievable bonfire at the Friday evening, followed up by an incredible firework exhibition on the Saturday night. Finally, the last but not the least, the Sunday sing-along event with Árni Johnsen, one of Westman island´s famous persons, who gathers people to sit in the hillside and sing along with him as he goes through Icelandic folk songs. As midnight approaches, the atmosphere rises to something indescribable and hits its peak when the valley lightens up in visual highlights, which is an eruption of red torches, representing the island's volcano flames.

 

One can not describe the festival without mentioning the people of Westman Islands. You would expect the residents to be less than tolerant when the massive invasion begins but the truth is that you will discover people one of their kind. Hospitality such as theirs can not be found anywhere else in the world. As the locals have their own white "house" tents in the middle of the valley, all in white, guests are invited for their so-called private parties inside of them where the residents will welcome you gladly with smoked puffin or homemade brownies swallowed down with something appropriated. Remember not to be afraid to ask for more, they are very lavish.

 

Þjóðhátíð is for each and every one of us as long as we are looking for the greatest party ever, and luckily for us Icelanders, that happens annually in Westman Islands.

Text: Arnar B. Sigurðsson

Bain News Service,, publisher.

 

Liet. Lenoir, Commandant Voyer & others in [car?] of "La Republique"

 

[no date recorded on caption card]

 

1 negative : glass ; 5 x 7 in. or smaller.

 

Notes:

Title from data provided by the Bain News Service on the negative.

Forms part of: George Grantham Bain Collection (Library of Congress).

 

Format: Glass negatives.

 

Rights Info: No known restrictions on publication. For more information, see George Grantham Bain Collection - Rights and Restrictions Information www.loc.gov/rr/print/res/274_bain.html

 

Repository: Library of Congress, Prints and Photographs Division, Washington, D.C. 20540 USA, hdl.loc.gov/loc.pnp/pp.print

 

Part Of: Bain News Service photograph collection (DLC) 2005682517

 

General information about the George Grantham Bain Collection is available at hdl.loc.gov/loc.pnp/pp.ggbain

 

Higher resolution image is available (Persistent URL): hdl.loc.gov/loc.pnp/ggbain.50046

 

Call Number: LC-B2- 450-7

 

www.flickr.com/groups/bunkers17/

la batterie de queill, batterie allemande de flack, defense anti-aerienne, est situé à l'ouest de l'aeroport de la rochelle-laleu , au bord de l'ocean

Dénommée "damain" elle etait constituée de 16 blockhaus dont 1 sous une imposante cloche d'acier servant d'observatoire pour l'artillerie des batteries de Lagord et du Bonnedeau. Reste aujourd'hui 9 blockhaus visibles ou semi-enterrés, les autres sont invisibles, totalement ensevelis ?

Repeat Patterns

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ABC Kitchen

 

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