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La cathédrale de Bayeux fut consacrée en 1077 par l’évêque Odon de Conteville en présence de son frère, Guillaume le Conquérant. C’est pour décorer la nef de la cathédrale qu’Odon a fait broder la célèbre Tapisserie de Bayeux, qui raconte l'histoire de la conquête de l'Angleterre en 1066 par Guillaume, duc de Normandie.

 

Commencée à l’époque romane, la cathédrale de Bayeux est dans l’ensemble une église gothique. Comme sa construction s’étale du XIIe au XVe siècle, on y retrouve les différents styles de cet art : gothique premier, gothique rayonnant et gothique flamboyant. Elle a été au cours de sa construction remaniée et agrandie. En réalité, la plus grande partie de la construction est concentrée dans les années 1230-1270. C’est pourquoi elle présente une assez grande unité de style : un édifice gothique du XIIIe siècle enveloppant la structure romane primitive.

L'église originelle fut édifiée au xiie siècle, puis remaniée au xve siècle après avoir été ravagée au cours de la guerre de Cent Ans. Elle bénéficia ensuite d'une restauration au xixe siècle. En 1859, Napoléon III offrit à la paroisse un Ecce Homo peint par Louis Dauberon en 1800.

Elle fut classée au titre des monuments historiques le 21 décembre 1938 et bénéficia d'une campagne de restauration en 1988.

L'église est construite en meulière et grès dans un style roman, complété ensuite par un style gothique du fait de la restauration au xve siècle et néogothique à cause de celle du xixe siècle. Le clocher à contreforts et baies géminées à conserver un style roman, le reste du bâtiment est majoritairement gothique. L'édifice présente un plan particulier, la nef orientée d'ouest en est mais dont le portail est aménagé sur la façade méridionale, présentant quatre pignons distincts soutenus par des contreforts. Quatre baies sont percées sur chaque façades latérales de la nef et une plus importante sur le chevet plat.

La nef est sommée par quatre voûtes d'ogive soutenue par des piliers à chapiteaux cubiques séparant les bas-côtés.

À l'intérieur se trouve sur le haut des piliers la litre funéraire des seigneurs de Mérault qui possédèrent le domaine de Gif entre 1657 et 1767. À proximité se trouve aussi la croix de consécration datant de juillet 1561. L'église est décorée d'une Vierge à l'Enfant en bois du xviiie siècle, et de stalles en bois sculpté du xve siècle, classée monuments historiques depuis le 20 février 1915

MEDERSA BEN YOUCEFLa médersa Ben Youssef (en arabe : مدرسة ابن يوسف) est une médersa, école coranique. Joyau de l'architecture saadienne, elle est située à Marrakech, au Maroc.

Elle est agrandie et redécorée par Abdallah el-Ghalib, sultan saadien, en 1564-65. Le nom Ben Youssef vient de celui du sultan almoravide Ali Ben Youssef.

La médersa fut durant quatre siècles un foyer d'accueil pour les étudiants dans diverses sciences, notamment en théologie1. Elle disposait de 132 chambres destinées aux étudiants non originaires de Marrakech.

Ses proportions et sa riche décoration en font un monument particulièrement harmonieux.

Historique

Les médersas

Une médersa est un établissement public ou privé, destiné à l'enseignement et à l'hébergement d'étudiants non résidents au lieu où se trouve l'édifice1. En terre d'Islam, le premier centre d'enseignement est la mosquée. Les cours importants sont dispensés dans les mosquées-universités comme la Quarawiyyne à Fès ou la Youssoufia de Marrakech, voisine de la madrassa Ben Youssef. La médersa est plutôt une annexe servant d'hébergement pour les étudiants et pour certains cours.

Au fil des siècles, l'enseignement religieux fut aussi prodigué dans les Ribâts, à la fois forteresse militaire et couvent, assurant l'initiation des populations aux principes de la nouvelle religion lors de l'expansion de l'Islam2. Au temps des Almoravides, avec Youssef Ibn Tachfin et surtout Ali Ben Youssef qui s'entouraient de savants et dotèrent leur cour d'une riche bibliothèque, l'enseignement se fit aussi à la cour du sultan. Les grandes mosquées fondées par les sultans, devenues lieu d'enseignement de haut niveau, se doublèrent de lieux d'hébergement, conduisant à la fondation de médersas à partir du XIIIe siècle.

Durant les près de quatre siècles d'activité de la médersa Ben Youssef, l'enseignement était assuré dans la mosquée voisine ou dans celle de la qasba, ainsi que dans la salle de prière de la médersa. La science enseignée, le 'ilm, comportait initialement les matières religieuses: le Hadith ou tradition rapportant les actes et paroles du Prophète, ainsi que le fikh ou droit musulman. Ces disciplines étaient complétées par le tasfir ou exégèse coranique et par l'étude de l'arabe.

Ultérieurement, suivant le développement scientifique de l'islam médiéval, d'autres disciplines furent abordées telles que la philosophie, la médecine, les mathématiques, l'astronomie, la géographie mais aussi la physique et la chimie. La langue arabe était étudiée sous tous ses aspects: rhétorique, grammaire, lexicographie et métrique. Une érudition savante mélangeant l'histoire et les prémices de l'ethnologie constituait le adab1.

Histoire de la médersa Ben Youssef

Il aurait existé une médersa dans la Qasba almohade de Marrakech, qui a pu servir de modèle à la Médersa Ben Youssef. Elle a été décrite au début du XVIe siècle par Léon l'Africain1. Une nouvelle médersa est fondée par Abu al-Hasan ben Uthman, sultan mérinide, vers 1350 à proximité de l'ancienne mosquée Ben Youssef (dont il ne reste que la Qoubba almoravide) qui va lui donner son nom3. Elle est reconstruite et inaugurée en l'an 972 de l'Hégire, 1564-65 AD, par le sultan saadien Abdallah el-Ghalib Billah. Quelques années plus tard, elle est évoquée par l'espagnol Marmol Carvajal4.

Le taleb

Le taleb est le nom arabe de l'étudiant en science religieuse (pluriel: tolbas ou talabas), littéralement "celui qui cherche"1. La médersa accueille surtout des tolbas originaire des régions montagneuses de l'Atlas ou du Sous. Dès l'âge de sept ans, ils ont, dans les petites médersas de village, appris par cœur le Coran, l'arabe car ces contrées sont berbérophones, ainsi que la prière et les rituels. Vers dix ans cette éducation de base est assurée et un enseignement secondaire comporte alors la grammaire, la littérature et les fondements du droit malékite1. Jusque vers dix-huit ans d'autres matières sont apprises et assimilées: l'exégèse coranique, les traditions du Hadith, la théologie et la mystique. A vingt ans le taleb peut quitter la médersa de la ville principale de sa région pour être admis dans une grande médersa à Marrakech, Salé ou Fès.

L'admission dans la médersa et l'attribution d'une chambre se fait sur recommandation des maitres précédents de l'étudiant et vérification de son savoir. Le coût est pris en charge par l'institution. Le taleb dort, cuisine et mange dans sa chambre. Ses attributs distinctifs sont l'encrier, qui peut être en céramique polychrome, en bois ou en cuivre, ainsi que le plumier. Ces plumes sont toujours en roseau taillé et certains étudiants pauvres en préparent pour les vendre. D'autres tolbas particulièrement habiles pour la calligraphie peuvent copier des textes anciens ou des manuels et en faire commerce car il n'y a pas de livres imprimés. Certains enseignements ont lieu dans la médersa, mais surtout dans les grandes mosquées de la ville. Les étudiants peuvent aller écouter les maitres professant dans les autres grandes mosquées de Marrakech1. Certains maitres érudits sont très réputés et leur enseignement peut être transcrit et recopié de nombreuses fois en de véritables manuels. Les principales mosquées disposent de bibliothèques riches de nombreux manuscrits qui peuvent être empruntés pour être lus et copiés. La formation repose beaucoup sur la mémorisation. Des étudiants complètent parfois cet apprentissage par une pérégrination dans d'autres grandes villes du Maroc, du reste du Maghreb ou du Moyen-Orient réalisant alors le Pèlerinage aux lieux saints.

Architecture

Description générale

Son plan s'inscrit dans un carré et elle comporte un étage. Les murs sont en briques de terre cuite, entièrement masquées par des enduits et les décors. Les façades extérieures ne comportent que de rares et petites lucarnes et ne sont pas décorées.

On pénètre dans la médersa Ben Youssef par un long couloir qui débouche dans un vestibule, lequel ouvre en angle droit sur le côté ouest de la grande cour5. La cour rectangulaire est pavée de marbre et comporte un bassin en son centre. Son côté est, particulièrement décoré, comporte un porche ouvrant sur la salle de prière. Deux galeries occupent toute la longueur des côtés sud et nord, s'ouvrant sur la cour sous cinq arches chacune. À l'opposé de la porte d'entrée, de l'autre côté du bassin rectangulaire, s'ouvre la salle de prières constituée de trois nefs délimitées par des piliers de marbre supportant des arcs aux façades ciselées de motifs d'ornementation. La nef centrale, plus haute que ses deux collatérales, est orientée vers le mur de Kibla donnant l'orientation de La Mecque, qui comporte en son centre la niche somptueusement décorée du Mirhab.

Les chambres des étudiants occupent les côtés ouest et est du bâtiment au rez-de-chaussée et à l'étage. Selon une disposition particulière à l'édifice, ces chambres rayonnent autour de petites cours intérieures1. Ces cours comportent une galerie à l'étage ; au nombre de trois dans chaque aile, elles constituent de ce fait six puits de lumière. Les chambres donnant sur les six cours ne sont éclairées que par de petites lucarnes ouvrant sur ces cours intérieures. À l'étage les dix chambres situées au-dessus des deux galeries disposent de fenêtres à moucharabieh donnant sur la cour principale.

Bien que de petite taille, les 132 chambres pouvaient accueillir un ou plusieurs tolbas. Certaines disposaient de lits en mezzanine. Selon certains auteurs, la médersa aurait pu héberger jusqu'à 900 étudiants.

Matériaux

Le marbre

Le marbre est essentiellement utilisé dans la salle de prière. Deux plaques de marbre blanc encadrent le porche de celle-ci au niveau des piédroits. Elles sont ornées de versets du coran gravés en relief. Quatre colonnettes du même marbre encadrent la niche du Mirhab. Séparant la nef principale de la salle de prière de ses collatérales, quatre grandes colonnes en marbre rose, surmontées de chapiteaux portent des arcs surplombés par la coupole. Ce marbre provient de la région de Marrakech tandis que le marbre blanc serait du marbre de Carrare1.

Le dallage de la grande cour est réalisé en dalles de marbre provenant du proche Atlas.

Le gebs

Le plâtre sculpté ou gebs en arabe est largement utilisé sur les murs de la cour, un mètre au-dessus du sol. Préparé à partir de gypse, d'une façon particulière afin de rester malléable plus longtemps que le plâtre habituel, il est appliqué en plusieurs couches de 3 à 4 cm d'épaisseur pour faciliter sa sculpture. Il n'est pas moulé, mais sculpté sur place au burin. Sa couleur rose particulière est due à sa provenance d'une carrière d'Asni proche de Marrakech6. L'adjonction d'une poudre de marbre dans la composition du plâtre constitue du stuc pour certains panneaux.

Le bois

Le bois est très présent dans la médersa. Il s'agit exclusivement de cèdres provenant du Moyen-Atlas. Les poutres, les linteaux et les corniches des façades de la grande cour sont toutes sculptées. Dans les circulations et les galeries des petites cours des zones des chambres, ces sculptures sont rehaussées de peintures polychromes. Dans la salle de prière, la charpente également sculptée, est coiffée par un plafond octogonal ouvragé et peint de motifs colorés géométriques1.

Des moucharabieh composent les garde-corps des fenêtres ainsi que le fameux panneau encadrant l'entrée entre le vestibule et la grande cour.

Les zelliges

Les zelliges sont des carreaux de terre cuite émaillés, chacun d'une couleur, taillés au marteau pour faire de petites pièces. Celles-ci sont assemblées en une sorte de mosaïque représentant des motifs géométriques très colorés et obéissant à des règles bien codifiées6.

Les carreaux de céramique monochromes peuvent aussi être travaillés avec un marteau de façon à faire éclater l'émail autour du motif, en préservant l'émail coloré selon le dessein souhaité. Celui-ci ressortira par contraste sur le fond de terre cuite gratté. C'est la céramique excisée, utilisée pour des frises.

 

Cuve andalouse en marbre

Cette cuve en marbre était initialement scellée dans un mur de la salle des ablutions. Etudiée par les historiens d'art en 19237, elle a ensuite été placée dans la grande cour, puis au musée Dar Si Said. Depuis 2022, elle est présentée dans la salle de prière.

Elle a été sculptée durant le Califat Omeyyades de Cordoue, sous le règne de Hicham II, entre 991 et 1008 (381-398 AH ). Une inscription coufique mentionne son commanditaire Abd El-Malik8, Hâjib du Calife Hicham II et fils d' Almanzor. Plus ancienne que la fondation de Marrakech, elle aurait pu y être amenée par les almoravides après leur conquête de Cordoue9 pour l'ancienne mosquée almoravide Ben Youssef.

Elle est constitué d'un seul bloc de marbre blanc, creusée en forme de cuve et ornée sur une de ses faces de quatre bandes de rinceaux floraux. Une de ses extrémités est décorée de deux aigles et de quadrupèdes10.

Décors

L'ensemble des façades intérieures, des murs intérieurs de la salle de prière, des piliers des cours intérieures, des poutres et plafonds sont richement décorés. Seules, les chambres sont d'une grande simplicité avec des murs nus.

Dans la cour intérieure et les couloirs, la partie inférieure des murs est couverte jusqu'à hauteur d'homme de zelliges composant des motifs géométriques. Elles sont souvent surmontées de frises en céramique excisée à motifs végétaux ou d'inscriptions. Au-dessus, les parois et les consoles des colonnes sont décorées de plâtre sculpté. Plus haut, les linteaux, les corbeaux et les corniches à console sont en cèdre, le plus souvent sculpté et peints dans les espaces non-exposés aux intempéries1. Les sols sont en carreaux de céramique colorée, les bejmats, sauf la cour en dalles de marbre. Les toits sont couverts de tuiles vernissées de la couleur verte traditionnelle.

Les façades sur la cour intérieure du côté de l'entrée et de celui de la salle de prière sont particulièrement décorées. De grands panneaux de plâtre sculpté et des arcs surmontant les porches sont couverts de fins motifs végétaux et géométriques se répétant avec symétrie en une dentelle harmonieuse. Ils sont surmontés des poutres et corniches en cèdre finement sculpté.

La salle de prière est encore plus riche. Elle est éclairée par dix-huit petites fenêtres avec claustras en plâtre ajouré, situées juste sous la coupole qui recouvre la nef centrale1. Les quatre colonnes en marbre rose dont le fut est lisse sont surmontés de chapiteaux également en marbre, décorés de motifs floraux et d'arabesques, ainsi que d'inscriptions cursives. Le mur de fond, de Kibla est couvert d'une résille de motifs végétaux au sein desquels on reconnait le motif en pomme de pin, ou plutôt en cône de cèdre, ou snouberiya6, en relief, typique de l'art saadien5. L'ouverture du mihrab surmontée d'un arc outrepassée, est encadrée par une frise comportant des décors végétaux complexes et des inscriptions d'eulogie à la gloire d'Allah.

La niche du mirhab est encadrée d'élégantes petites colonnes en marbre blanc et sa voute de stuc comporte des pendentifs sculptés en stalactites ou mouqarnas1.

Inscriptions

De nombreuses inscriptions en langue arabe sont calligraphiées de plusieurs façons, sculptées dans le marbre, le bois de cèdre, le plâtre ou gravées sur les céramiques excisées. Elles peuvent l'être en caractères coufiques qui sont sobres, angulaires, géométriques. Il existe cependant une variante avec des pousses végétales, des palmes prolongeant les lettres constituant le coufique fleuri. Il peut aussi s'agir de l'écriture cursive aux lettres plus souples, s'entrelaçant dans des enchevêtrements sans fin et des arabesques1.

Elles peuvent écrire le nom d'Allah, surtout sur les hautes frises. De nombreuses frises en plâtre sculpté ou en céramique excisée, à hauteur d'homme reprennent des citations du Coran.

Certaines inscriptions apportent des renseignements particuliers. Dans la cour, à hauteur d'homme, à droite lorsqu'on regarde la façade de la salle de prière, une frise en céramique excisée comporte l'inscription de datation de la médersa :

"... dans l'an deux, avec soixante-dix passés, après neuf cents ans écoulés."

Soit l'année 972 de l'Hégire, correspondant à 1564-156511. Une inscription relative à la fondation est gravée sur le linteau en bois de la porte d'entrée, ainsi traduite1:

" J'ai été édifiée pour les sciences et la prière, par le Prince des Croyants, le descendant du sceau des prophètes, Abdallah, le plus glorieux des Califes. Prie pour lui, Ô toi qui franchit ma porte, afin que ses espérances les plus hautes soient réalisées."

Dans la salle de prière les chapiteaux des quatre colonnes en marbre rose portent des cartouches avec des inscriptions de louanges au sultan Abdallah, le fondateur.

Patrimoine culturel

Classement

En 1916, elle est classée Monument du Patrimoine National [archive] marocain. La médersa Ben Youssef est inscrite en tant que partie de la Medina de Marrakech au Patrimoine Mondial de l'Unesco [archive], depuis 1985.

Restauration

La médersa a été restaurée par la fondation Omar-Benjelloun après la signature en septembre 1999 d'une convention de partenariat avec le ministère de la Culture qui inclut également la restauration de la qoubba almoravide, ces deux monuments étant situés à proximité du musée de Marrakech géré par la fondation Benjelloun12. Au cours de cette restauration, les décors sur bois et les plâtres ont été nettoyés et consolidés13. Une nouvelle restauration a été décidée en 2017, sous l'égide du ministère des Habous. La nouvelle ouverture aux visiteurs a eu lieu en avril 2022.

Visite

À la différence des mosquées qui, au Maroc, ne sont pas accessibles aux non-musulmans, la Médersa Ben Youssef peut être visitée par tous. Elle constitue un des plus beaux lieux du patrimoine architectural de Marrakech.

 

2011 fut l'année du grand réaménagement du Grand jardin. Tous les couvre-sol ont été enlevés. Tout était à l'essai.

 

GD/HB (non exhaustif) : Cèdre en haie (conifères) ; Pivoine (vivace - on ne voit ici que quelques feuilles) ; Weigelia 'Red Prince' (arbuste) ; Chêne fastigié dit 'Philippe' (a dû être enlevé à la fin de l'été) ; Barbe de bouc. Aruncus dioicus (vivace) (on ne voit que quelques feuilles) ; Filipendule Magnifique,Reine-des-prairies (vivace ; a été enlevé l'année suivante car s'étendait trop pour l'espace disponible) ; Cimifuga Racemosa à fleurs blanches (vivaces) ; Hosta 'Sum and Substance' (feuilles jaunes : on ne voit qu'un petit morceau d'une des feuilles ; vivace) ; Fougères (vivace) ; Muguet (Convallaria majalis) (vivace) ; Ligulaire [LISTE inachevée : à compléter sous peu]

 

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Copa Sesc Fut 7 Final 08-10-2023 Foto Ivo Lima

Veo múltiples significados, quizá Leda quedaría absorta como yo, observo un desplegar de alas, un tratar de volar y de no hacerlo pesa a la capacidad, es una lucha contra el destino, es un instinto falico,el destino se burla, nosotros engañados creemos estar ganando, el permanece sabiendo la respuesta, nosotros decidimos escapar, siendo la única forma el permanecer sumisos hasta que por nuestra propia boca juremos ante la muerte esta competencia contra el mismo Zeus.

Las plumas de pato no firman con tinta de libertad.

Fotografías por: PULSO/ Jaime Vega

Le cimetière situé à l'extrémité est de l'île fut créé en 1847-1848 et il fut intensivement utilisé jusqu'en 1866-1868, alors que le surintendant Von Iffland ouvrit un cimetière dans le secteur central de la Grosse-Île, à la tête de la baie du choléra. Après un intermède de quelques années, le cimetière de l'est de l'île fut à nouveau utilisé à compter des années 1875-1880. Les inhumations s'y faisaient de manière individuelle et les tombes étaient identifiées par des piquets portant des numéros. À partir de 1910 environ, des sépultures ont été marquées à l'aide de croix faites de tuyaux. Le cimetière est de la Grosse-Île englobait en réalité deux cimetières : l'un pour les catholiques, du côté est, l'autre pour les protestants, dans la moitié ouest. Une ligne nord-sud séparait les deux secteurs. C'est dans le cimetière catholique que plusieurs membres des familles des travailleurs de la Grosse-Île furent inhumés.

La tour Solidor est située à l’embouchure de la Rance, dans le quartier de Saint-Servan et fut construite en 1382 dans le but de contrôler la ville de Saint-Malo. Elle est composée de trois étages et comporte trois tours rondes de 18 mètres de hauteur et un escalier de 104 marches.

Sa vie fut très animée : Les militaires l’ont occupée pendant longtemps afin de guetter l’estuaire dans le but de bloquer le commerce entre Saint-Malo et Dinan. Par la suite, ses étages ont été utilisés comme prison sous la Révolution puis d’entrepôt sous l’Empire.

Une croix réside au pied de la tour. Elle fut érigée en 1985 sur le rocher où Jacques Cartier largua les amarres pour le Canada en 1534.

Encore peu de temps auparavant, on pouvait visiter la tour ainsi que son musée Long Cours – Cap Horniers. Ne vous inquiétez pas, les collections d’objets et d’instruments de bord appartenant aux marins, les cartes marines de la fin du XIXe au début du XXe siècles seront exposés au musée d’histoire maritime de Saint-Malo (Ouverture prévue début avril 2022). Vous pourrez donc revivre l’histoire des navigateurs à voiles autour du monde en passant par le Cap Horn.

Bâtie sur une avancée rocheuse, la tour Solidor est un donjon fortifié composé de trois tours réunies par de petites courtines et est situé au débouché de la Rance dans la commune de Saint-Malo, quartier de Saint-Servan. Elle permettait de surveiller la navigation de l'estuaire.

Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis juillet 1886.

Son nom est dérivé de steir et de dor qui en breton signifie « porte de la rivière ».

Le donjon fut construit entre 1369 et 1382, par le duc Jean IV de Bretagne afin d'avoir un contrôle sur la Rance à une période où la ville de Saint-Malo était rebelle à son autorité. Il convenait notamment de prélever les taxes sur les marchandises transportées. La tour a été bâtie sur un site déjà fortifié, la Tour d'Oreigle, aussi appelée Tour Aiquin et qui comprenait un petit châtelet, transformé en corps de garde du nouvel ensemble et une enceinte fortifiée, elle-même construite sur des fortifications gallo-romaines datant du ive siècle qui défendaient le port antique de la cité d’Alet et dont il subsiste des vestiges dans le bastion d'entrée actuel.

En 1588, les Malouins se sont emparés de la tour pour le compte du duc de Mercœur, chef de la Ligue de Bretagne. Elle était seulement gardée par cinq ou six hommes. Un capitaine y fut mis en place en 1590 avec trois soldats, une servante et deux chiens de guet.

En 1636, Louis XIII ordonna d'y faire des réparations.

En 1694, la garde de la tour fut confiée aux habitants de Saint-Servan. L'ingénieur Siméon Garangeau en dressa alors des plans pour en améliorer la défense.

En 1756, on remplaça le pont-levis de l'entrée par un pont en pierre. L'histoire et l'évolution des technologies militaires ayant rendu son usage initial caduc, la tour fut transformée en prison pendant la Révolution et l'Empire. Des prêtres, des religieuses et des militaires y furent enfermés. Des graffitis sont encore lisibles sur les portes intérieures qui fermaient les cellules. La tour Solidor est affectée au service de la Marine par un arrêté du 29 Germinal An XII.

En 1886, le ministère de la Marine la cède à l'administration des Monuments Historiques. Elle est alors restaurée par l'architecte Albert Ballu qui la dote de son grand toit actuel.

L'aspect actuel de la tour est un peu différent de celui qu'il avait au début du XXe siècle, il ne subsiste en effet comme bâtiment que la tour et le corps de garde.

Elle héberge depuis 1970 un musée des cap-horniers qui réunit les collections du musée de Saint-Malo sur la navigation au long cours et les cap-horniers (cartes, maquettes, instruments de navigation...). Une girouette en bois en forme d'albatros fut offerte par la section chilienne de l'Amicale internationale des cap-horniers, en 2003.

La tour Solidor est située à proximité de la cité d'Aleth, à Saint-Servan, une ancienne commune devenue un quartier de la ville de Saint-Malo après une fusion intervenue en 1967. On peut repérer à marée basse, les vestiges d'une chaussée en pierre qui menait au port gallo-romain, le niveau de la mer étant de 8 m plus bas qu'aujourd'hui.

De la cale Solidor, un bac passagers et véhicules traversait régulièrement la Rance vers Dinard, avant la mise en service du barrage de la Rance en 1967.

Le musée de Saint-Malo possède un pastel d'Henri Arondel (1827-1900) représentant la tour Solidor, dans ses collections.

La tour Solidor a été édifiée de 1369 à 1382 sur une avancée rocheuse dominant le débouché de la Rance, à Saint-Malo.

Il s'agit précisément d'un donjon composé de trois tours reliées par des courtines (murailles fortifiées).

L'édifice construit pour le compte du duc de Bretagne permettait de contrôler le fleuve et l'estuaire à une période où la ville de Saint-Malo échappait à son autorité. Une taxe sur les marchandises transitant par la Rance était également perçue au niveau de la tour Solidor.

Le site déjà fortifié au préalable comprenait un châtelet qui fut transformé en casernement.

En 1588, la tour passa sous le contrôle des habitants de Saint-Malo et en 1756, le pont-levis fut remplacé par un véritable pont en pierre.

Durant la Révolution, la vocation initiale de la tour devenue obsolète, celle-ci fut transformée en prison.

Classée Monument Historique en 1886, la tour Solidor abrite depuis 1970 le musée du Long Cours et Cap Hornier. Y sont présentées des collections d'objets, de maquettes, d'instruments de bord et de cartes marines de la fin du XIXe au début du XXe siècle et l'histoire des navigations commerciales par la route du Cap Horn, principalement de 1840 au premier quart du XXe siècle.

Le visiteur du musée bénéficie d'un point de vue exceptionnel sur la baie de Saint-Malo.

  

Fotografías por: PULSO/ Jaime Vega

Grandes dates

1000 ans d’histoire

Village de pêcheurs, fondé au Xe siècle, La Rochelle devient dès le XIIe siècle un port important. Dotée de larges « libertés » par le Duc d’Aquitaine, Guillaume X, La Rochelle s’affranchit des tutelles féodales.

En 1199, Guillaume de Montmirail devient le 1er maire de La Rochelle.

XIIIe siècle : le commerce

Le Moyen Age marque son apogée grâce au commerce du vin et du sel avec des marchands venus de plusieurs ports et villes du nord de l'Europe, que l'on appelle la Hanse. Bien que La Rochelle ne fut jamais une ville Hanséatique, elle restera le plus important comptoir français sur l’Atlantique jusqu’au 15e siècle et un allié protestant.

La Rochelle protestante

L’indépendance de la ville l'amène naturellement à accueillir les idées nouvelles de la Réforme. Les Rochelais optent pour la cause réformée lors du coup d’Etat protestant du 9 janvier 1568. La Rochelle conquiert un statut de ville libre et s’épanouit, de 1590 à 1620, tant dans le domaine économique que culturel.

1628 : le siège

Toutefois La Rochelle menace la politique d’unification de Richelieu. Et lorsque le maire fait tirer le canon, le 10 septembre 1627, sur les troupes royales, la répression ne se fait pas attendre. Louis XIII et Richelieu assiégent alors la ville. Après plus de 13 mois de siège, La Rochelle cède devant la famine. La mairie est supprimée et la ville se retrouve privée de ses privilèges.

Le nouveau monde

Très vite pourtant, elle se relève grâce au commerce maritime. Entre 1630 et 1635, débutent des relations régulières avec la Nouvelle-France (Canada) et les Antilles. En 1694, le commerce s’épanouit (sucre des Antilles, commerce triangulaire, fourrures du Canada) tandis que la renaissance intellectuelle et le rayonnement artistique de La Rochelle s’intensifient.

XIXe siècle

Enfin, la Révolution et les guerres de l’Empire endorment la ville qui ne se réveille qu’à la création du port en eaux profondes de La Pallice, en 1890. Ses qualités nautiques inciteront les Allemands à y établir une base sous-marine au cours de la deuxième guerre mondiale. La Rochelle sera la dernière ville de France libérée en 1945 et n’aura, par chance, subi aucune destruction importante.

Jeanne d’Albret

Elle était la fille d’Henri d’Albret, roi de Navarre et gouverneur de La Rochelle depuis 1528.

Autour de la reine de Navarre, se constitue rapidement une cour brillante et déterminée, La Rochelle devint véritablement la capitale du protestantisme.

 

Jean Guiton

Né à La Rochelle le 2 juillet 1585, il exerça la profession d’armateur, puis devint maire de La Rochelle.

Lors du siège de cette ville, il oppose une résistance énergique voire héroïque aux troupes de Louis XIII jusqu’à la capitulation de la ville en 1628, suite à laquelle il dut s’exiler.

Par la suite, Richelieu lui donna un commandement dans la flotte royale et il combattit les Espagnols.

Après une existence tourmentée, Guiton s'éteint dans son domaine de Repose Pucelle (actuelle commune de La Jarne) et le registre des décès des protestants porte cette simple mention: « 15 mars 1654. Jehan Guiton escuyer, sieur de Repose-Pucelle, âge de 69 ans ou environ, a été enterré ».

Son inhumation eut lieu dans un petit cimetière situé près du rempart du front ouest de la ville, à côté de l’endroit où fut ouverte, au XIXe siècle, la large voie qui mène au port de la Pallice.

Jean-Louis Raduit de Souches (1608-1682)

Né à La Rochelle, dans un milieu de la petite noblesse huguenote, il sut bâtir sa carrière au service des Habsbourg. Soldat, il se battit successivement pour défendre la cause du protestantisme, d’abord à La Rochelle, sa ville natale, contre les troupes de Louis XIII, ensuite dans l’armée suédoise contre les impériaux. Plus tard, il devint général de Ferdinand III, puis de Léopold Ier, en se servant de ses connaissances de la tactique adverse pour lutter contre les Suédois et les Français. Parti d’un milieu modeste, il finit par être reconnu comme un des plus grands chefs militaires de l’époque et accumula une fortune considérable ce qui lui valut les éloges des uns mais également les critiques et les réactions de jalousie exacerbées, aussi bien dans l’armée qu’à la cour de Vienne.

Tous les ans, la ville de Brno célèbre l'anniversaire du siège de la ville de 1645. Et c'est notre rochelais qui fut l'artisan de la déconvenue suédoise dans le contexte de la guerre de Trente Ans. Largement méconnu ici à La Rochelle, il est surnommé "le plus grand homme de Brno" au XVIIe siècle.

Une association des Amis de Raduit de Souches a été créée pour promouvoir ce personnage natif de la Rochelle, qui a pu bâtir sa carrière au service des Habsbourg, et aussi, à travers ce personnage, d’entamer une coopération culturelle entre les deux villes, Brno et La Rochelle, et entre leurs régions.

Pour en savoir plus sur Raduit de Souches, rendez-vous sur le site www.raduitdesouches.com

René-Antoine Ferchault de Réaumur

Né le 28 février 1683 à La Rochelle et mort le 17 octobre 1757 dans son domaine de la Bermondière, à Saint-Julien-du-Terroux.

René-Antoine Ferchault de Réaumur est un scientifique français qui s'intéressa à des sujets très variés tels que la métallurgie, la température (le grand public ne le connaît en général que par le thermomètre qui porte son nom), la porcelaine et particulièrement l'entomologie.

Guy-Victor Duperré

Le baron Victor Guy Duperré est un amiral français, marin d'Empire, pair de France et ministre de la Marine trois fois, né à La Rochelle le 20 février 1775 (cadet d’une famille de 22 enfants) et mort à Paris le 2 novembre 1846.

Il repose aux Invalides, son nom figure sur l’Arc de Triomphe.

Eugène Fromentin

Eugène Fromentin, né le 24 octobre 1820 à La Rochelle où il est mort le 27 août 1876 fut un peintre et écrivain.

En 1852, suite à un voyage en Algérie, il put approfondir son étude minutieuse des paysages et des mœurs algériennes. Ses notes lui permirent, à son retour, de donner à ses tableaux une exactitude réaliste. D'un certain point de vue, ses travaux ont été autant une contribution à l'ethnologie que des œuvres d'art. Le style de Fromentin fut très influencé par Eugène Delacroix. Ses œuvres se distinguent par leur composition frappante, leur dextérité et l'utilisation de couleurs brillantes.

Léonce Vieljeux

Né en 1865 dans les Cévennes, il fut reçu à Saint-Cyr en 1886. En 1891, il épouse la fille de l’armateur rochelais Franck Delmas. Maire en 1930, il conserve cette fonction jusqu’à sa suspension en septembre 1940. Arrété par la Gestapo, il sera exécuté par les Nazis au camp du Struthof.

Michel Crépeau

Michel Édouard Jean Crépeau est un avocat et homme politique français, né le 30 octobre 1930 à Fontenay-le-Comte (Vendée) et mort le 30 mars 1999 à Paris.

En mars 1971, il remporte les élections municipales et est élu maire de La Rochelle, fonction qu'il occupera jusqu'à sa mort. Il prend alors de nombreuses initiatives dans les domaines de l'environnement, de l'urbanisme et de la culture.

Il bloque les constructions sur le littoral, étend les espaces verts, met en place un service de recyclage des déchets en 1973, inaugure le premier secteur piétonnier de France en 1975, et un libre-service gratuit de 400 vélos jaunes en 1976. En 1972, il participe à la création du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), suite à la scission du Parti Radical. Il en est le président entre 1978 et 1981, et le candidat à l’élection présidentielle de 1981, où il obtient 642 847 voix, soit 2,21 % des suffrages exprimés.

Il fut ensuite Ministre de l'environnement de 1981 à 1983, puis Ministre du commerce et de l'artisanat de 1983 à 1986 et enfin Garde des Sceaux et Ministre de la Justice en mars 1986.

Il décède des suites d’une crise cardiaque en pleine assemblée nationale.

Georges De Caunes

Né en 1919. Journaliste à la radiodiffusion, à la télévision et dans différents journaux, grand reporter, il a tenu l’antenne des plus grandes radios avant de présenter le journal télévisé et diriger le service des sports de la Télévision Française. Chevalier de l’Ordre National du Mérite, il pris sa retraite à la Rochelle avant d’y décéder en 2004.

La Tour Saint-Nicolas

Sa construction, au lendemain de la libération de la domination anglaise en 1372, symbolisa la souveraineté de la ville. Cette tour, la plus importante des trois sur le port de la Rochelle, avait un rôle de protection contre les dangers venant de la mer. Elle servait de point d’attache à la lourde chaîne qui la reliait, le soir, à sa tour soeur.

La Tour de la Chaîne

Cʼest à cette tour, datant du XIVè siècle, qu’était fixée le soir la fameuse chaîne la reliant à la tour Saint-Nicolas et qui fermait chaque nuit le passage du port aux navires. La Tour de la Chaîne a aussi fait office de poudrière. Dans le cadre du 400è anniversaire de la fondation de la ville de Québec, elle propose depuis mai 2008, une exposition permanente dédiée à la migration vers la Nouvelle-France.

La Tour de la Lanterne :

L’actuelle tour de la Lanterne a été construite au XVè siècle. Elle doit son nom à la tourelle vitrée dans laquelle était allumée chaque nuit « un gros cierge » pour guider les vaisseaux.

Elle fit longtemps office de prison, comme en témoignent de nombreuses inscriptions laissées par des détenus sur ses murs; une grande partie de celles-ci datent des XVIIè et XVIIIè siècles.

La Tour Saint-Barthélémy

Ce sont les moines de l'île d'Aix, qui ont édifié l'église Saint- Barthélemy en 1217. Au XVIè siècle, les religions catholique et protestante cohabitent dans l'église: les curés et pasteurs se partageaient l'usage du lieu de culte. En 1568, pendant les guerres de religion, l'église Saint-Barthélemy est détruite, mais son clocher est conservé en raison de son utilité militaire.

 

Nazaré est une ville portugaise du district de Leiria située dans le sous-région de l'Ouest, dans la province de l'Estremadura, et la région Centre.

 

La ville s’étend sur 82,4 km2 et compte 10 300 habitants depuis le dernier recensement de la population, la commune ayant 15 158 habitants. La densité de population est de 125 hab./km2 sur la ville.

 

Entourée par Alcobaça, Caldas da Rainha et Marinha Grande, Nazaré est située à 10 km au nord-ouest d’Alcobaça, la plus grande ville aux alentours. La ville est située à 118 mètres d’altitude, bien qu’une bonne partie soit au niveau de la mer.

 

Au large, le canyon de Nazaré est un spot de surf renommé internationalement, où les records des plus grosses vagues surfées sont battus régulièrement.

  

La plage de Nazaré est d’origine relativement récente : en effet, jusqu’au XVIIe siècle, la mer venait frapper les contreforts de la Serra da Pederneira, couvrant toute l’aire aujourd’hui occupée par la plage et les maisons. Les rapides transformations géologiques survenues au long de ce siècle-là ont provoqué le recul de la mer et l’ensablement de l’aire, découvrant ainsi la baie. Les premières références à la pêche à Nazaré datent de 1643 ; cependant, ce n’est que vers le début du XIXe siècle que la population commença à s’installer sur la nouvelle plage. Les pêcheurs habitaient surtout sur les parties hautes de la ville — Sítio et Pederneira — car les fréquentes attaques des pirates algériens et marocains faisaient de la grève un lieu peu sûr.

 

Nazaré est devenue célèbre et réputée comme plage de bains vers le milieu du XIXe siècle. La pêche, la transformation du poisson et sa vente ont été les principales activités de la population durant quasiment tout le XXe siècle. La dureté de la vie de la mer et les périls constants ont poussé de nombreux pêcheurs à partir à la recherche d’une nouvelle vie loin de leur ville. La construction du port de pêche et de plaisance, dans les années 1980, a changé et amélioré les conditions de vie des pêcheurs, qui initièrent ainsi une nouvelle phase du quotidien de la ville. Dans les années 1960, le tourisme s’est développé et Nazaré a commencé à être connue internationalement, notamment à cause de son spot de surf où a été surfé la vague la plus haute du monde1. La hauteur de ces vagues qui peuvent atteindre jusqu'à 30 mètres devant la Praia do Norte s'explique par le canyon sous-marin de 5 kilomètres de profondeur à son point le plus bas qui remonte du fond de l'océan sur 210 kilomètres avant de se refermer à quelques encablures de la côte, près du Promontio de Sitio, falaise haute de 110 mètres.

  

Pederneira est un village de pêcheurs depuis le XIIe siècle, autrefois appelé Seno Petronero, qui signifie « golfe de Pederneira ». À cette époque-là, la ville se situait plus à l’intérieur et la pêche dans le golfe était la principale activité de la population.

 

Le bourg s’est développé à la fin du XVe siècle quand les pêcheurs venus du port de Paredes, détruit par les sables maritimes, arrivèrent ici. Pederneira fut un des ports de mer les plus importants des terres (Coutos) appartenant au monastère d’Alcobaça. À l’époque de l’apogée des découvertes maritimes portugaises — aux XVe et XVIe siècles — la ville fut l’un des chantiers navals les plus importants du royaume, d’où sortirent plusieurs embarcations et caravelles. Les marchandises ainsi que le bois de la Pinède du Roi (ou Pinède de Leiria) sortaient du port de Pederneira vers la capitale et l’outre-mer. Plusieurs pêcheurs d’ici devinrent marins et partirent vers la route des Indes.

 

Le développement de Sítio et le progressif recul de la mer par l’ensablement du golfe, ainsi que l’apparition de la nouvelle plage, furent responsables de la décadence de Pederneira, à la fin du XVIIIe siècle. Même l’arrivée des pêcheurs venus de la région d’Aveiro ne fut pas suffisante pour lui redonner vie. Lentement les habitants vinrent s’installer sur la nouvelle baie.

 

De nos jours, Pederneira est un des noyaux de population de Nazaré.

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1º.05.16 - Fotos: Nathália Ely/Travinha Esportes

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10/12/2011 - Curitiba, PR - Olimpíadas Escolares 2011 15 e 17 Anos - Futsal Masculino - Ginásio ASPP - Jogo entre PA x PI: Crédito: Ana Patrícia / COB

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entonnage : remplissage des fûts dans les caves du Chateau des Jacques, dans le Beaujolais

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