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La cité de Vézelay doit son origine à une abbaye bénédictine ayant abrité les reliques de sainte Marie-Madeleine.
Vers 858, un monastère de femmes est fondé par Girart de Roussillon, à l'emplacement actuel de Saint-Père. Il possède une villa, entourée de grands domaines. Le finage dans lequel les habitations se trouvent porte le nom de Vezeliacus qui deviendra Vizeliac puis Vézelay.
En 873, l’abbaye est pillée par les Normands qui remontent la Seine, l'Yonne et la Cure ; l’abbaye est transférée sur la colline ; des moines bénédictins remplacent les moniales. La position du monastère attira nombre de familles afin de profiter de la protection des murs du nouvel établissement. Celui-ci est dédié à la Vierge et aux apôtres saint Pierre et saint Paul. Son statut est assez particulier car elle a été affiliée à Cluny qui a bénéficié d'une exemption jusqu'en 1744 : « moyennant la redevance annuelle d'une livre d'argent, qu'elle payait au Saint-Siège, elle fut autorisée à ne reconnaître ni chef d'ordre, ni évêque diocésain, ni prince, ni seigneur quelconque. Elle forme une espèce de république théocratique, détachée d'abord de la monarchie carolingienne, ensuite de la féodalité française, et ne conservant, ni avec l'une ni avec l'autre, aucun lien, aucun rapport de subordination. »[1] Eudes, premier abbé, est mentionné en 897.
Certains auteurs affirment qu'en 882 le moine Badilon aurait apporté de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume à Vézelay, des reliques de Marie-Madeleine. Par contre, Eudes, premier abbé, est mentionné en 897.
Élu en 1037[2], l'abbé Geoffroy réforme l'abbaye et convainc ses contemporains que l'abbaye possède les restes de Marie-Madeleine : d'où pèlerinages, donc offrandes et donations. Ceci profita naturellement aux habitants et le village devint une petite ville. « De là, chez eux, un esprit d'indépendance que le despotisme monastique irrita, et qui bientôt se manifesta par des révoltes sanglantes, des luttes opiniâtres »[1]. Il faudra attendre une bulle pontificale pour que Madeleine devienne officiellement la patronne de l'abbaye (1050). Une telle prospérité attira Cluny : celle-ci soumit Vézelay et lui imposa l'abbé clunisien Artaud.
En 1096, Urbain II prêche la première croisade ; la construction de l’abbatiale est décidée. Elle est consacrée en 1104. L'impôt établi pour réaliser cette entreprise avait exaspéré les habitants qui se révoltèrent : l'abbé Artaud fut assassiné en 1106. Après bien des vicissitudes (révoltes, conflits seigneuriaux, incendie de 1120), le narthex ou église des Pèlerins pénitents fut construit : il ne sera dédicacé qu'en 1132). En 1137 l’abbé Albéric signa avec les habitants une charte qui définissait les droits de l'abbaye et des bourgeois : acte de sagesse qui fut loué en termes élogieux par saint Bernard.
En 1146 la réputation de Vézelay est telle que Bernard de Clairvaux y prêche la deuxième croisade. Le lieu du prêche sera transformé en église commémorative : il en reste quelques débris connus sous le nom de la Cordelle. L'abbé Ponce de Montbossier rétablit temporairement l'abbaye dans ses privilèges anciens d'indépendance (« pote, potestas Vezeliacensis »). Les abbés reçoivent du Vatican d'énormes prérogatives : le droit de porter la mitre, la crosse, l'anneau et les sandales. La ville obtient des institutions communales en 1152, qui lui sont retirées dès 1155 par Louis VII le Jeune[3]. Après la révolte de 1167, les habitants obtiennent des moines une charte écrite qui leur garantit des libertés enviables dans la région (« libertas Vezeliacensis »).
En 1190, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion s'y donnent rendez-vous pour la troisième croisade. Le chœur de l'église romane est reconstruit en plus vaste. L'abbé Hugues, homme corrompu, dilapide les richesse de l'abbaye et sera destitué en 1207. Le déclin de l'abbaye commence, coïncidant en cela avec le déclin des ordres monastiques et celui des bénédictins en particulier.
Si vers 1215 l'abbatiale est achevée, les conflits avec les comtes de Nevers reprennent. Les différents papes et les rois de France ne pourront rien pour protéger la communauté religieuse. La protection des reliques de la Madeleine semble peu efficace, et les pèlerins se détournent de cette ville agitée par tant de conflits (soulèvement de 1250). Le pape Clément IV lance une enquête pour comprendre les raisons d'une telle déchéance et ordonne une vérification solennelle des reliques de la Madeleine. Le roi saint Louis s'est associé à la cérémonie (24 avril 1267). Mais en 1279 le pape proclame que le corps retrouvé à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume est le corps de la Madeleine. La croyance s'effondre et la prospérité aussi : d'ailleurs l'apport, fête de Vézelay, change de date et se célèbre le jour de la Quasimodo. En 1280 une ordonnance signée de Philippe-le-Hardi proclame le rattachement plus ou moins complet de Vézelay au domaine royal. Le pape Martin IV approuve le décret. L’ordonnance de 1312 de Philippe le Bel confirme que ville et abbaye sont une dépendance ordinaire du domaine royal. Les habitants ont compris que cette autorité leur permettait de contenir l'omnipotence abbatiale et d'échapper aux brutalités de seigneurs féodaux. Vézelay entre dans le cercle restreint des bonnes villes du royaume (il n'y en avait alors que 16).
Dans la période troublée de la guerre de Cent Ans remarquons l'abbé Hugues de Maison-Comte, conseiller de Charles V pour son équité dans ses rapports avec les habitants de Vézelay, (1353-1383), et l'abbé Alexandre, conseiller de Philippe III le Bon pour son rôle diplomatique. Il exhorte les Vézeliens à quitter la ligue anglo-bourguignonne, contribue au rapprochement entre Philippe-le-Bon et Charles VII et provoque la réunion du concile de Bâle en 1431. Il participe enfin à l'élaboration de la Pragmatique Sanction de Bourges en 1438.
Louis XI ne tolère pas que les abbés soient plus ou moins liés au duc de Bourgogne, Charles le Téméraire. Afin de s'assurer d'une place forte il impose brutalement un de ses courtisans Pierre de Balzac.
En 1538, une bulle accorde ce que les moines demandent depuis longtemps : à savoir la sécularisation. L'abbaye devient une simple collégiale, un chapitre de chanoines remplace les moines bénédictins et surtout le domaine est mis entre les mains d'abbés commendataires. François Ier essaie en vain d'obtenir que Vézelay devienne un évêché.
La bulle de 1541 ne sera enregistrée par le Parlement de Paris qu'en 1653. Elle ne laisse au chapitre que des revenus insuffisants et favorise les abbés commendataires.
Lors des guerres de religion elle passe au gré de ses abbés, de place forte des Réformés à citadelle de la Ligue. L'influence de Théodore de Bèze, l'abbaye en pleine décadence, font de Vézelay une des premières villes de la région acquise au protestantisme. Au traité de Saint-Germain (1570) Vézelay est l'une des deux villes du gouvernement de Champagne à autoriser les Protestants à exercer librement leur culte. En 1594 Joachim de Rochefort-Pluvault, qui gouverne la ville au nom de la Ligue, abandonne ses amis et livre la place à Henri IV. Son successeur Erard de Rochefort s'ingénie à réparer l'église de la Madeleine et ses dépendances, en particulier la chapelle basse : il fait des concessions équitables à la population. Mais les calamités s'abattent de nouveau sur la région avec la nomination de Louis Fouquet frère du surintendant : ce sont des procès interminables, l'abandon du privilège d'échapper à la juridiction de l'ordinaire et enfin les persécutions des protestants et ce bien avant la révocation de l'édit de Nantes. Vauban dans sa Statistique de l'Élection de Vézelay nous montre à quel point de misère et de ruines le pays se trouve confronté.
C'est sous l'abbé Berthier que le palais épiscopal est détruit : l'abbé galant le trouve trop triste et lui préfère une construction plus au goût de l'époque (1752-1769). À la veille de la Révolution, Vézelay a perdu ses privilèges municipaux, voit sa population diminuer et n'est plus qu'un humble bourg.
Le 6 septembre 1790, les membres du Directoire d'Avallon, agissant en vertu des lois votées par l'Assemblée Constituante, et en exécution des arrêtés spéciaux du Directoire du département, signifièrent aux chanoines que désormais la Madeleine avait cessé d'exister.
1840 : Restauration de la basilique par Viollet-le-Duc.
En ce début du mois de septembre 1964, les premiers habitants prennent possession de leur appartement dans la tour de la Chancellerie. La réception de la tour a été faite par monsieur Teinturier, Ingénieur des Ponts et Chaussées, et l'architecte en fut Pison, à ne pas confondre avec Marcel Pinon, l'architecte local des années 1940 à 1960. Cette tour de 50 mètres de haut comprend 13 étages et renferme 78 appartements. C'est en quelque sorte la fierté de Bourges-Nord. Tout autour, d'autres immeubles sortent de terre.
Le plan directeur qui est à l'origine de l'aménagement de la ville datait du 3 mai 1954. Il fut accepté par le Ministre de la Reconstruction et du Logement le 1er septembre suivant. C'est le document qui va servir de base à toutes les opérations d'urbanisme. Cela concerne les îlots à rénover, la protection des paysages, les clôtures, la hauteur des constructions, la déserte des voies etc. Il comprend quatre chapitres et une vingtaine d'articles par chapitre.
La Chancellerie fait partie de ce plan directeur, c'est avant tout un grand projet dont les premières études commencent en 1957, sous le mairat de Louis Mallet. Il s'agissait, une bonne fois pour toute, de résoudre le problème du logement à Bourges et les immeubles qui sortent de terre à Avaricum ne sont qu'une goutte d'eau, par rapport à l'ampleur du problème.
C'est monsieur Bourgeois, Directeur départemental de l'urbanisme et de la reconstruction, qui réalise les premiers plans. Il s'agit de faire des logements avec les commodités dites "normales", à une époque où une salle de bains passait presque pour "un signe extérieur de richesse".
Lorsque l'équipe Boisdé arrive, c'est une aubaine de trouver un tel projet, bien structuré et qu'il faut mener à bien. En septembre 1959, les cultivateurs du plateau dit de la Chancellerie font leur dernière récolte de maïs, avant de laisser la place aux bulldozers.
Cet emplacement, situé au nord de la cité berruyère, avait déjà fait l'objet de différents projets dans l'entre-deux-guerres, sous Laudier, pour étendre le périmètre de la ville. La cité du Moulon avait en conséquence vu le jour.
Deux quartiers sont définis sur une surface de 165 hectares, avec La Chancellerie et les Gibjoncs. Le plan de masse a été étudié par M. Pison, architecte à Paris, sur l'initiative du Ministère de la Construction. Pour l'ensemble du projet, il y aura 4000 logements, un Lycée de garçon, un Parc des sports pour la ville et éventuellement une nouvelle caserne de gendarmerie.
En 1958, lors des élections municipales, le coeur du débat concerne cette ville nouvelle. Les logements sont prévus comme une grande cité, au centre de laquelle une grande place, comme dans toutes les villes, et, autour, les magasins, un marché couvert, une salle de réunion, un groupe scolaire et une salle paroissiale.
Dans un premier temps, la tranche 1 comprendra 1800 logements pour la période 1959-1963, alors qu'une seconde tranche de 1500 logements sera construite de 1964 à 1968.
En attendant, il faut réagir et c'est immédiatement qu'une centaine de logements sortent de terre, ils vont servir à terminer le relogement des habitants du quartier Avaricum. L'équipement d'un terrain sur lequel sera bâti 300 maisons individuelles va être entrepris.
Avec les premières présentations du projet, arrivent les premières critiques, l'architecte en chef Guy Pison se défendra :
"Ce n'est pas une cité dortoir, c'est un quartier de la ville où l'on retrouve le commerce de première nécessité et les équipements sociaux d'une ville moderne".
Les premiers coups de pioche sont donnés en février 1961, pour des logements livrés à la fin de l'année, alors que le centre commercial ouvre ses portes en septembre 1963, donnant ainsi à ce quartier les premiers éléments lui permettant de vivre.
On construira le plus long immeuble de Bourges avec une bâtisse de 167 mètres de longueur, permettant d'abriter plusieurs centaines de personnes.
La SO.BE.R.E.M. réalise cette opération qui porte sur 116 hectares et 4935 logements, comportant 7 zones.
Le quartier de la Chancellerie va pousser comme un champignon. On dénombrera dès 1963, près de 5000 habitants pour atteindre en 1976, à la fin de l'opération, un chiffre considérable de 29 221 personnes. A cette époque, cela représente 35% de la population berruyère.
Les promoteurs de Bourges-Nord, en 1959, pensaient à loger les Berruyers qui habitaient dans des appartements insalubres et qu'il fallait reloger, mais nul ne songeait que la fin de la guerre d'Algérie allait apporter un flot de rapatriés qu'il faudrait installer en toute urgence.
Raymond Boisdé s'intéresse beaucoup à Bourges-Nord, en 1966, il fait remarquer "qu'il ne s'agit pas d'une ville différente, d'une ville neuve, mais d'un quartier, d'un quartier de notre grande commune".
En mai 1967, on pense à installer un château d'eau, pour lequel le maire est très circonspect, d'une part pour une telle dépense, mais surtout pour sa construction en raison de l'esthétique toujours discutable d'un château d'eau. Le choix se fera sur un réservoir métallique comme celui qui est implanté à Mantes-la-Jolie. Le débat sur le "champignon" va occuper les conseillers, car si monsieur Arquinet voit dans cette forme évasée un ensemble acceptable, il trouve que la peinture, à l'usage, va faire une dépense et une charge importante. Boisdé s'est toujours opposé à cette construction, et cela fait 4 ans qu'il tergiverse. Comme André Cothenet trouve qu'on ne peut pas indéfiniment retarder la construction de ce réservoir, finalement, entre le béton armé et la construction métallique, c'est cette dernière technologie qui est choisie. Boisdé aura le dernier mot : "comme ingénieur, je ne peux pas en dire du mal".
Pour les spécialistes de l'urbanisme, il apparaît aujourd'hui que le plan global de La Chancellerie était assez remarquable. Jean Pierre Roger affirme "qu'il y avait une véritable unité de construction, que les immeubles étaient en pierre de taille d'excellente qualité ". Par contre si la plupart des immeubles ne comprenaient que 4 étages, il faut ajouter que l'on a aussi construit des immeubles qui n'étaient pas prévus sur les plans d'origine !
A l'inverse, l'urbanisation du quartier des Gibjoncs apparaît comme beaucoup plus déstructuré, l'urbanisme n'est plus en Z.U.P., ce n'est plus la même réflexion, et les immeubles sont davantage posés les uns à côté des autres. Les origines de ce qui deviendra la Chancellerie remonte au 19e siècle, lorsque l’arrivée à Bourges du chemin de fer et de la gare attire les
industries en centre-ville, et avec eux des ouvriers qui élisent domicile dans une petite rue (appelée "rue des échelles") composée de maisons ouvrières. Située derrière la gare, de l’autre côté des voies, sur une terre encore cultivée et rurale, cette rue marque le début de l’expansion de la ville au Nord. Dans les années 1920, la municipalité décide de moderniser la ville, tout en construisant l’équivalent des premiers HLM dans les nouveaux
quartiers du Moulon et de l’Aéroport pour y reloger les habitants du centre-ville, en réhabilitation car devenu vétuste.
De la campagne à la ville Durant les "Trente glorieuses", Bourges fait face à une explosion démographique (51 000 habitants en 1946, 77 000 en 1975) et à un exode rural.
En 1950, le Nord de la ville s’urbanise subitement au Moulon, autour de l’usine Michelin et de sa zone industrielle, attirant des employés et des artisans venus de la campagne, mais surtout des centaines d’ouvriers immigrés d’origine portugaise, polonaise, italienne, espagnole… et leur famille. Un logement populaire aux accents cosmopolites Pour répondre au manque cruel de logements, la Ville profite des premières réflexions sur de "grands ensembles" immobiliers au niveau national pour se
lancer dès 1954 dans une expansion rapide et intense de la ville au Nord, seul secteur massivement urbanisable. Commence alors la construction du premier "grand ensemble" sur 40 hectares
de terrains destinés à abriter 300 logements, des commerces et services concentrés sur une place centrale dotée d’une église, à l’image d’un village. Avant même la fin de ces travaux, le décret de 1958 de création des Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP) portant sur les quartiers du Nord de Bourges change les plans initiaux. Il étend la zone à aménager à 139 hectares et pousse le nombre
de logements à construire à 5 000. Le concept du plan s’articule autour d’une organisation spatiale destinée à éviter la monotonie par l’alternance de zones d’immeubles et de regroupements de petites maisons, par l’omniprésence d’espaces verts et la présence renforcée d’équipements de vie quotidienne (bureau de poste, espaces et équipements scolaires, administratifs, culturels
ou religieux…). Dans les années 1960, la population du quartier est cosmopolite avec 80% de Français pour 20% d’habitants venus du monde entier : Portugal, Italie, Allemagne, Madagascar, Algérie... Françoise, une habitante, se souvient : « Quand je suis arrivée en janvier 1965 à la Chancellerie, j’avais 20 ans. C’était
un quartier vivant qui abritait entre autres des gens du centre-ville relogés, des Portugais que Michelin allait chercher par bus entiers, des Pieds-Noirs et des Harkis. Il y avait des cadres (fonctionnaires, militaires…) et des ouvriers.» En 1971, une circulaire officialise la fin des grands ensembles en France. Les dernières constructions s’achèvent à la Chancellerie entre 1973 et 1975, après la construction de près de 6 000 logements en 15 ans ! Dans les années 1980, une population originaire des pays asiatiques
(Vietnam…) vient renforcer la diversité des nationalités présentes dans le quartier. Le temps du renouveau @ 2005 : Bourges est l’une des premières villes à bénéficier de la Loi de programmation pour la Ville et la Rénovation Urbaine (dite Loi Borloo). La trame urbaine des quartiers du Nord de Bourges, dont la Chancellerie, est de nouveau modifiée au travers des aménagements du 1er Plan de
Renouvellement Urbain (PRU) réalisés entre 2005 et 2018.
Ce plan porte notamment sur les logements sociaux
- 2 447 sont démolis, 1 489 construits et 3 002 réhabilités
entre 2005 et 2018 - et la construction d’un nouveau pôle
commercial et tertiaire place Cothenet. @ Au Nord de Bourges, la Chancellerie s’étend depuis l’avenue Pierre et Marie Curie vers
l’extérieur de la ville, délimitée au Nord-Ouest par la voie ferrée et à l’Est par l’avenue du Général de Gaulle. Née dans les années 1950, témoin de l’époque des "grands ensembles" immobiliers et
de l’expansion de la ville au 20e siècle, elle abrite depuis sa création de nombreuses nationalités et leurs traditions. Portrait d’un quartier qui ne manque pas de personnalité.
twitter.com/Memoire2cite 18 BOURGES trois tours, environ 27.000 tonnes de béton vont être détruites le 30 mai 2021 quartier du Moulon @ Implosion dynamitage elles vont subir un foudroyage à 11 heures vont être détruites à l’explosif. Une opération inédite pour la ville.
Pour marquer le centenaire du bailleur social public Val de Berry et le lancement du Nouveau Plan de renouvellement urbain (NPRU) de Bourges, les trois tours de la résidence Grand- Meaulnes vont être démolies par foudroyage, demain. Une méthode peu commune mais qui permet d’éviter de longs mois de travaux de grignotage pour détruire les immeubles. « En 2021, il y a six démolitions de ce type en France, dont trois à Bourges », affirme Emmanuel Riotte, président de Val de Berry. C’est d’ailleurs la première opération de foudroyage qui se déroule à Bourges. En tout, ce ne sont pas moins de 202 logements qui vont être réduits en poussière en quelques secondes, à 11 heures. 40 % des murs porteurs ont été retirés Ces bâtiments, construits dans les années 70, sont vidés de tous leurs occupants depuis fin 2019. Le chantier a débuté en octobre dernier avec une première partie de curage qui consiste à enlever tous les éléments qui ne font pas partie de la construction brute. Une fois cette phase finie, il ne reste que le béton des immeubles. De décembre 2020 à mars dernier, le chantier s’est concentré sur le désamiantage des locaux. Puis, de mars à avril, les travaux ont consisté à affaiblir les tours en retirant un maximum de béton. « 40 % des murs porteurs ont été retirés », précise Florian Beauvais, responsable de la communication externe de Val de Berry. Une partie des cages d’escalier a également été enlevée. Cette étape permet d’utiliser moins d’explosifs pour le foudroyage et de réduire le nombre de projections. Au total, un peu plus de 800 kilos d’explosifs sont utilisés.
Pour les trois immeubles, il faut compter environ « 27.000 tonnes de béton nu », estime Jean-Nicolas Melchiorre, président de l’entreprise éponyme qui s’occupe de la partie explosive du chantier. Pour optimiser au mieux la démolition, les explosifs sont installés à des endroits stratégiques des bâtiments, et à seulement trois étages. « La détonation part du centre du bâtiment, en bas. Ils sont déclenchés avec 42 millisecondes d’écart entre les étages », explique Jérôme Pécon, référent explosif et vibration chez Ginger DELEO, entreprise spécialisée dans la déconstruction.
Le coût total des opérations de foudroyage s’élève à environ 3,7 millions d’euros. Différents corps de métiers sont ainsi réunis pour s’assurer que toutes les étapes du chantier sont respectées et qu’il n’y aura aucun problème le jour J. « Il y a une organisation militaire, déclare Florian Beauvais. C’est une opération maîtrisée mais il ne faut pas qu’il y ait de grain de sable. »
Des bâches mises sur les habitations proches
Les seuls imprévus qui pourraient interférer dans le bon déroulement du foudroyage sont la météo et une présence imprévue dans la zone de sécurité définie tout autour du chantier. « Si une personne est vue dans le périmètre de sécurité, on arrête tout », prévient Jérôme Pécon.
Toutes les équipes s’assurent au préalable de la sécurité grâce à l’évacuation des habitants dans un périmètre de 200 mètres. Les habitations les plus proches seront recouvertes de bâches. Propriétaires et locataires sont incités à fermer leurs volets.
Les explosions ne devraient pas causer de dégâts d’ondes car des tranchées de trois mètres ont été creusées autour de chaque bâtiment. Cette opération permet d’arrêter les vibrations pour ne pas les laisser causer de dégâts sur les structures environnantes.
Une multitude de points sont à prendre en compte mais « dans tous les cas, on sera prêt pour 11 heures », assure Jean-Nicolas Melchiorre. le Logement Collectif* dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Archives ANRU / Rétro Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme / HLM 😊 La Chancellerie, un quartier qui a beaucoup évolué et qui a été créé par Raymond Boisdé ce que chacun a bien entendu oublié. Il correspondait a un besoin a la suite de l 'expansion de Nord aviation, des Etablissements militaires et suroit de Michelin.
Il faut ajouter la décentralisation obligatoires de plusieurs entreprises parisiennes en province comme seco tool ou quelques autres!
Et puis le quartier a changé au cours des 5 décennies, beaucoup sont partis pour le Val d'Auron ou La Chapelle saint Ursin, et puis les rapatriés sont arrives, et puis des communautés venues du Magreb ou de l'ex Indochine.
Aujourd'hui, c'est un quartier en mutation profonde au niveau de l'habitat, avec la suppression de tours et de barres et le remplacement par de petits immeubles ou de maisons individuelles, c'est une phase indispensable ... Il reste ensuite la formation et l'emploi et la c'est une autre affaire.
twitter.com/Memoire2cite 18 BOURGES trois tours, environ 27.000 tonnes de béton vont être détruites le 30 mai 2021 quartier du Moulon @ Implosion dynamitage elles vont subir un foudroyage à 11 heures vont être détruites à l’explosif. Une opération inédite pour la ville.
Pour marquer le centenaire du bailleur social public Val de Berry et le lancement du Nouveau Plan de renouvellement urbain (NPRU) de Bourges, les trois tours de la résidence Grand- Meaulnes vont être démolies par foudroyage, demain. Une méthode peu commune mais qui permet d’éviter de longs mois de travaux de grignotage pour détruire les immeubles. « En 2021, il y a six démolitions de ce type en France, dont trois à Bourges », affirme Emmanuel Riotte, président de Val de Berry. C’est d’ailleurs la première opération de foudroyage qui se déroule à Bourges. En tout, ce ne sont pas moins de 202 logements qui vont être réduits en poussière en quelques secondes, à 11 heures. 40 % des murs porteurs ont été retirés Ces bâtiments, construits dans les années 70, sont vidés de tous leurs occupants depuis fin 2019. Le chantier a débuté en octobre dernier avec une première partie de curage qui consiste à enlever tous les éléments qui ne font pas partie de la construction brute. Une fois cette phase finie, il ne reste que le béton des immeubles. De décembre 2020 à mars dernier, le chantier s’est concentré sur le désamiantage des locaux. Puis, de mars à avril, les travaux ont consisté à affaiblir les tours en retirant un maximum de béton. « 40 % des murs porteurs ont été retirés », précise Florian Beauvais, responsable de la communication externe de Val de Berry. Une partie des cages d’escalier a également été enlevée. Cette étape permet d’utiliser moins d’explosifs pour le foudroyage et de réduire le nombre de projections. Au total, un peu plus de 800 kilos d’explosifs sont utilisés.
Pour les trois immeubles, il faut compter environ « 27.000 tonnes de béton nu », estime Jean-Nicolas Melchiorre, président de l’entreprise éponyme qui s’occupe de la partie explosive du chantier. Pour optimiser au mieux la démolition, les explosifs sont installés à des endroits stratégiques des bâtiments, et à seulement trois étages. « La détonation part du centre du bâtiment, en bas. Ils sont déclenchés avec 42 millisecondes d’écart entre les étages », explique Jérôme Pécon, référent explosif et vibration chez Ginger DELEO, entreprise spécialisée dans la déconstruction.
Le coût total des opérations de foudroyage s’élève à environ 3,7 millions d’euros. Différents corps de métiers sont ainsi réunis pour s’assurer que toutes les étapes du chantier sont respectées et qu’il n’y aura aucun problème le jour J. « Il y a une organisation militaire, déclare Florian Beauvais. C’est une opération maîtrisée mais il ne faut pas qu’il y ait de grain de sable. »
Des bâches mises sur les habitations proches
Les seuls imprévus qui pourraient interférer dans le bon déroulement du foudroyage sont la météo et une présence imprévue dans la zone de sécurité définie tout autour du chantier. « Si une personne est vue dans le périmètre de sécurité, on arrête tout », prévient Jérôme Pécon.
Toutes les équipes s’assurent au préalable de la sécurité grâce à l’évacuation des habitants dans un périmètre de 200 mètres. Les habitations les plus proches seront recouvertes de bâches. Propriétaires et locataires sont incités à fermer leurs volets.
Les explosions ne devraient pas causer de dégâts d’ondes car des tranchées de trois mètres ont été creusées autour de chaque bâtiment. Cette opération permet d’arrêter les vibrations pour ne pas les laisser causer de dégâts sur les structures environnantes.
Une multitude de points sont à prendre en compte mais « dans tous les cas, on sera prêt pour 11 heures », assure Jean-Nicolas Melchiorre. 😮 Dans le cadre du Nouveau plan de renouvellement urbain (NPRU) porté par la Ville de Bourges, l’agglomération de Bourges Plus et le bailleur social public Val de Berry et destiné à redessiner, moderniser et redynamiser plusieurs quartiers, dont celui du Moulon, Val de Berry a programmé la démolition de trois immeubles par foudroyage ce dimanche 30 mai, à 11 h, résidence Le Grand Meaulnes. Ainsi, 202 appartements construits en 1972 seront réduits en gravats, lesquels seront nettoyés entre juin et septembre. Pour des raisons de sécurité, le jour de la démolition, les riverains qui résident dans un périmètre de 150 mètres autour des immeubles détruits devront quitter leur logement à partir de 7 h et pourront le regagner vers 13 h. Pour limiter les contraintes et les désagréments imposés par l’organisation, la démolition des tours a lieu un dimanche. Afin d’éviter tout rassemblement à proximité du site dimanche 30 mai, le foudroyage sera transmis en direct sur le site Internet de Val de Berry, sur sa page Facebook, ainsi que sur sa chaîne Youtube. Cette opération, d’un coût de 3 700 000 euros, est financée par l’ANRU, Action logement et Val de Berry. Elle s’inscrit dans un projet global d’environ 7 000 000 euros comprenant la reconstruction et l’aménagement du site après les démolitions. www.echoduberry.fr/.../trois-immeubles.../... 42 SAINT ETIENNE 1963 Avant le grd nettoyage..Elle portait bien son ancien surnom de ville noire...La place de l Hôtel de Ville avec encore le parking aérien !!! Au bout la terrasse, en continuant on monte à Saint -Priest en Jarez d’où l’on pouvait admirer les 7 km de la grande rue par temps clair à partir du Château d’Eau..Les 30 Glorieuses . com et la carte postale. Içi la DATAR en 1000 clichés missionphotodatar.cget.gouv.fr/accueil - Notre Paris, 1961, Réalisation : André Fontaine, Henri Gruel Les archives filmées de la cinémathèque du ministère de 1945 à nos jours içi www.dailymotion.com/video/xgis6v?playlist=x34ije
31 TOULOUSE - le Mirail 1962 réalisation : Mario Marret construction de la ville nouvelle Toulouse le Mirail, commentée par l'architecte urbaniste Georges Candilis le film www.dailymotion.com/video/xn4t4q?playlist=x34ije Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain.Les films du MRU - Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije …
archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ...
museedelacartepostale.fr/blog/ - museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive
le Logement Collectif* 50,60,70's, dans tous ses états..Histoire & Mémoire d'H.L.M. de Copropriété Renouvellement Urbain-Réha-NPNRU., twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,
www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije
Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.
Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye
www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,
Le Joli Mai (Restauré) - Les grands ensembles BOBIGNY l Abreuvoir www.youtube.com/watch?v=eUY9XzjvWHE … et la www.youtube.com/watch?v=hK26k72xIkU … www.youtube.com/watch?v=xCKF0HEsWWo …
Genève Le Grand Saconnex & la Bulle Pirate - architecte Marçel Lachat -
Un film de Julien Donada içi www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=4E723uQcpnU … … .Genève en 1970. pic.twitter.com/1dbtkAooLM è St-Etienne - La muraille de Chine, en 1973 ce grand immeuble du quartier de Montchovet, existait encore photos la Tribune/Progres.
www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48 …, - la tour 80 HLM située au 1 rue Proudhon à Valentigney dans le quartier des Buis Cette tour emblématique du quartier avec ces 15 étages a été abattu par FERRARI DEMOLITION (68). VALENTIGNEY (25700) 1961 - Ville nouvelle-les Buis 3,11 mn www.youtube.com/watch?v=C_GvwSpQUMY … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline Montreynaud la ZUP de Raymond Martin l'architecte & Alexandre Chemetoff pour les paysages de St-Saens.. la vidéo içi * Réalisation : Dominique Bauguil www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo … … - www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije l'industrie du bâtiment.
la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty
la construction des Autoroutes en France - Les liaisons moins dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije Cardem les 60 ans de l'entreprise de démolition française tres prisée des bailleurs pour les 80, 90's (1956 - 2019) toute l'Histoire de l'entreprise içi www.youtube.com/watch?v=Yyf1XGvTZYs - 69 LYON & la Cardem pour la démolition de la barre 230 Quartier la Duchère le 2 juillet 2015, youtu.be/BSwidwLw0NA pic.twitter.com/5XgR8LY7At -34 Béziers - C'était Capendeguy le 27 janv 2008 En quelques secondes, 450 kg d'explosifs ont soufflé la barre HLM de 492 lgts, de 480 m, qui laissera derrière elle 65.000 tonnes de gravas. www.youtube.com/watch?v=rydT54QYX50 … … Les usines Peugeot - Sochaux Montbéliard. 100 ans d'histoire en video www.youtube.com/watch?v=X4w3CxXVAyY … - 42 LOIRE SAINT-ETIENNE MONTREYNAUD LA ZUP Souvenirs avec Mascovich & son clip "la tour de Montreynaud" www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE …
- Villeneuve-la-Garenne, La Caravelle est à mettre au crédit de Jean Dubuisson, l’un des architectes les plus en vue des années 1960, www.dailymotion.com/video/x1re3h5 via @Dailymotion - AMIENS les HLM C'était le 29 juillet 2010, à 11h02. En quelques secondes, cette tour d'habitation s'est effondrée, détruite par implosion. Construite en 1961, la tour avait été vidée de ses habitants quelques années auparavant. www.youtube.com/watch?v=ajz2xk5KBNo … … - Les habitants de Montreynaud parlent de leur quartier et de cette destruction entre nostalgie et soulagement içi en video www.dailymotion.com/video/xmiwfk - Les bâtiments de la région parisienne - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/CAF96034508/les-batiments-de-la-region-p... … via @Inafr_officiel - Daprinski - George Michael (Plaisir de France remix) www.youtube.com/watch?v=sJeH-nzlj3I
Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes
Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt
www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...
Official Trailer - the Pruitt-Igoe Myth: an Urban History
www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc …
Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po …
DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..
passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document … …
SAO PAULO, BRAZIL - FEBRUARY 17: Furkan "MrFaliN" Yegen of FUT Esports poses during the VALORANT Champions Tour 2023: LOCK//IN features day on February 17, 2023 in Sao Paulo, Brazil. (Photo by Lance Skundrich/Riot Games)
twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.Les grands ensemblesLa ville de Mantes-La-Jolie et le quartier du Val-Fourré On définit habituellement un grand ensemble comme un groupe d’immeubles rassemblant au moins 1 000 logements, construits dans un délai de l’ordre de cinq ans, conçu selon un plan général comprenant des équipements collectifs. On pouvait évaluer le parc immobilier des grands ensembles français à environ 800 000 logements en 1982. Ce parc a été presque intégralement édifié entre 1956 et 1973.
1. Les conditions d’implantationLe contexte
Après 1950, il fut nécessaire dans de nombreux pays (France, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Allemagne, U.R.S.S., etc.) de loger aux limites de l’agglomération un nombre croissant de citadins, dont les ressources étaient souvent limitées. Mais à la différence du siècle précédent, il est plus ou moins nettement reconnu qu’il existe un droit au logement, que les conditions de salubrité et de confort des habitations importent au bon fonctionnement de la collectivité et que l’État est un partenaire obligé dans cette affaire.
En France, le logement dans les banlieues avait rarement pris la forme d’immeubles collectifs avant 1939 (malgré quelques réalisations dans la région parisienne, comme la cité-jardin de Suresnes, en 1926, et la cité de la Butte-Rouge, à Chatenay-Malabry, en 1932), et le logement individuel y dominait. Après la guerre, et surtout à partir de 1955, on s’orienta vers la construction d’immeubles collectifs. D’abord parce qu’il y avait une grave pénurie de logements et que les appartements pouvaient être construits plus vite et à meilleur marché que les maisons individuelles ; le développement des procédés de levage, les changements dans la préparation et l’utilisation du béton, l’apparition de quelques éléments préfabriqués incitaient au développement de gros chantiers. Ensuite parce que l’urbanisation « pavillonnaire » avait été vivement critiquée, qu’elle semblait coûteuse et peu favorable à l’implantation des équipements collectifs. En même temps, la concentration des agences d’architectes et la division du travail qui s’instaurait en leur sein favorisaient la mise en route de réalisations très importantes, fondées sur la répétition d’éléments simples et sur l’utilisation à des dizaines de milliers d’exemplaires de plans de logements mis au point une fois pour toutes. La standardisation tant souhaitée par les CIAM voyait enfin des champs d'application s'ouvrir. Enfin la crise du logement avait pris une telle ampleur dans les grandes villes que la construction d’habitations à leur périphérie n’intéressait plus seulement la clientèle du logement social, mais des groupes de la petite et moyenne bourgeoisie, à même de payer des loyers relativement élevés pour des logements convenables. L'esthétique de l'architecture moderne a alors particulièrement influencé les nouveaux projets.La ville de Mantes-La-Jolie est exemplaire dans son développement urbain au cours du siècle. Le Mantois était un site semi-rural jusqu'en 1950, il avait connu une première vague d'urbanisation avec l'implantation des usines le long de la Seine et la création de cités-jardins. Une exposition aux Archives municipales de Mantes " Souvenirs de Mantes et de Gassicourt. Architecture et lieux de vie. 1843 - 1939 " nous permettait d'imaginer la ville que connaissaient nos grands-parents.Papeterie Braunstein, Gassicourt, salle des machines à papier, 1929. 1900-1950
Cité-jardin des Martraits, 1924
Architecte : R. Marabout
Habitation Bon Marché, Gassicourt, rue Emile-Zola, 1934
Architecte : R. Marabout
2. Écologie des grands ensembles français
Décor, logements, équipements
L’architecture des grands ensembles est en général très monotone : alternance de barres et de tours. Il y a quelques exceptions, soit parce que l’architecte a essayé de rompre la monotonie des formes (immeubles courbes des Courtillières à Pantin ou de la Grande Borne à Grigny), soit parce qu’il a conservé les caractéristiques du site (parc du château de Sucy-en-Brie).L’équipement des logements est très proche de celui des logements urbains construits après 1949 : tous ont une salle d’eau, 90 p. 100 disposent du chauffage central, 80 p. 100 d’un vide-ordures. Cependant, pour les immeubles construits dans les années soixante, l’insonorisation des appartements est généralement mal assurée et les habitants ne disposent pratiquement pas d’espaces de renvoi. D’une façon générale, les caves et les parkings sont souvent éloignés et peu sûrs. Les équipements collectifs sont inégalement répartis suivant les ensembles. Le sous-équipement est fréquent et représente pour les habitants une difficulté constante.
Dans la description des équipements, il faut mettre à part les ensembles en copropriété, soit que les copropriétaires s’entendent pour les doter d’un certain nombre d’équipements destinés plus spécialement aux jeunes, soit que le promoteur les ait équipés d’éléments annonçant « un nouvel art de vivre », mais qui sont naturellement à la charge des copropriétaires (piscines, club hippique et centre culturel de Parly II-Le Chesnay).
La population - Il n’existe pas actuellement de données nationales sur la population des grands ensembles. On sait cependant que c’est une population qui en 1964 comptait 44 % d’ouvriers, 18 % de cadres moyens, 14 % d’employés, 7 % de cadres supérieurs et de membres des professions libérales, 10 % relevant d’autres catégories d’actifs. En ce qui concerne la part de la population logée dans des logements H.L.M. (environ 75 % du parc des grands ensembles), on observe depuis les années soixante-dix une paupérisation des habitants, une augmentation des familles immigrées et un plus grand nombre d’inactifs. Progressivement, les catégories les plus aisées sont parties vers d’autres logements, en particulier vers la maison individuelle. Les logements libérés ont été reloués à des familles immigrées, à des ménages issus de l’habitat insalubre.Après la deuxième guerre mondiale, l'agglomération mantoise s'étend de façon continue le long de la Seine, et la population ne cesse d'augmenter. De 1954 à 1985, ses habitants virent leur nombre multiplié par 2,8, passant de 37 881 à 106 500. Cette évolution n'est pas uniforme. Plus rapide jusqu'en 1975, avec une croissance moyenne de 5 % par an, elle s'est beaucoup ralentie depuis (1,2 %). En outre ce développement a changé de nature.Entre 1954 et 1975, la croissance démographique était essentiellement due à un flux important de migrations. Ces nouveaux venus étaient attirés par le développement économique de la vallée de la Seine, et les logements neufs offerts dans le Mantois. Ces migrants étaient surtout des ménages jeunes. Depuis 1975, on assiste à une arrêt de la croissance par le jeu des migrations : le nombre des arrivées est même inférieur à celui des départs. Par contre, les ménages qui s'étaient installés dans la région dans les années antérieures se sont agrandis de nouvelles naissances : ce sont eux qui ont assuré la croissance démographique du Mantois.En l’absence de données nationales, on peut donner quelques exemples. En 1982, Z.U.P. du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie : 8 000 logements habités par 22 100 habitants ; âge moyen : trente-sept ans ; 42 % de la population a moins de seize ans ; 600 familles comprennent plus de six personnes ; 70 % de la population est ouvrière et 46 % est étrangère. D’une manière générale, le pourcentage de ménages jeunes reste plus élevé que la moyenne nationale et celui des ménages âgés progresse.Les grands ensembles ne sont qu’un type de réponse parmi d’autres aux problèmes posés par l’urbanisation rapide. Dans d’autres pays, les habitations individuelles ou les petits collectifs sont parfois plus développés que les immeubles de grande taille (Grande-Bretagne, États-Unis) ; au niveau de l’urbanisation, les villes nouvelles, différentes des grands ensembles par la recherche systématique de l’équilibre emploi-résidence, ou les suburbs nord-américains sont d’autres types de réponses.L’édification des grands ensembles n’est donc ni la voie royale ni la fatalité de l’architecture et de l’urbanisme contemporains, mais une solution parmi plusieurs. Ce fut la voie retenue en 1964 à Mantes-La-Jolie, à l'ouest de la ville, où la Z.U.P. du Val-Fourré permit de créer huit mille logements. Très représentative de l'urbanisme et de l'architecture des années soixante, la Z.U.P. a modifié par sa forme et sa masse, la physionomie du Mantois. En outre, composé à 85 % d'HLM locatifs, son peuplement a entraîné également une mutation sociologique de la région, d'autant plus que la plupart de ces logements étaient occupés par des ouvriers dont une large partie était d'origine étrangère.
Qu’ils résultent ou non d’une politique concertée, les grands ensembles, en particulier en France, ont souvent symbolisé bien des méfaits. L’arrivée en masse d’habitants à peu près du même âge, dans un cadre architectural différent des modèles traditionnels, a créé un contexte écologique original, qui n’était pas toujours accordé aux genres de vie et aux modèles culturels des nouveaux venus. Actuellement, le vieillissement et la dégradation des immeubles, la cohabitation difficile d’habitants qui ont accédé au grand ensemble par des filières différentes, la paupérisation de la population des logements sociaux sont à l’origine d’une crise des grands ensembles.Ainsi, moins de dix ans après la fin de leur construction, la question de leur destruction partielle était déjà posée. A Mantes, les premières tours étaient dynamitées. Dans la plupart des cas, on s’oriente vers une réhabilitation des quartiers les plus dégradés. la tours Sully, détruites le 1er juillet 2001Les barres d’immeubles, qui entourent le quartier des Peintres avec ses tours à l’extrémité nord-ouest dont trois sont encore debout, ont cloisonné le quartier des Peintres. Ce qui apparaît être une “aberration urbanistique” aujourd’hui, les spécialistes en conviennent tous. Il est donc convenu de faire imploser ces tours. En effaçant l’impression de pénétrer dans un “cul-de-sac”, le projet de la mairie de Mantes-la-Jolie et de l’Etablissement public d’aménagement Seine-aval, est d’ouvrir le quartier sur les voies existantes, et sur l’environnement proche, notamment le stade nautique au nord. En ouvrant le quartier, on l’humanise et on contribue aussi à le sécuriser. Objectifs Peintres prévoit aussi l’aménagement de squares et d’espaces de jeux. A la place des tours Millet abattues en septembre 2000, derrière le centre social Fragonard, un espace de promenade est aussi en cours de réalisation. Le quartier change donc de visage peu à peu.Entre les cages d’escaliers des numéros 7 et 9 rue Marie Laurencin, la barre d’immeuble sera percée avant 2006 pour réaliser une nouvelle voie qui passera au bas de la tour Fleming entre la rue Laurencin et le boulevard Clemenceau.
rue Marie Laurencin - Il ressort clairement de la liste des constructeurs que les ensembles ont été conçus en fonction d’un seul objectif : le logement. À l’exception de quelques réalisations, aucun de ces promoteurs n’avait vocation à mettre sur pied des opérations d’urbanisme à grande échelle et à objectifs diversifiés. Les constructeurs n’avaient pas de moyens, ni de raisons, d’intervenir dans la localisation des emplois et dans l’organisation de réseaux de transports : l’« articulation » résidence-transports-emploi ne relève pas de la conception des ensembles mais des plans d’urbanisme. Il en résulte que la dissociation résidence-emploi est une règle quasi constante dans les grands ensembles et que l’implantation de ces derniers reflète pour l’essentiel les disponibilités en terrains. Il n’est pas possible d’examiner en détail la manière dont les grands promoteurs, publics ou privés, constituent leur portefeuille de réserves foncières. Il s’agit toujours d’opérations complexes – surtout pour des terrains qui dépassent souvent 100 hectares – menées sur de longues périodes et où interviennent tous les éléments d’une stratégie financière, réglementaire et politique. Les terrains éloignés du centre, d’autant moins coûteux qu’ils sont mal reliés au reste de l’agglomération, mais mobilisables pour une urbanisation rapide, en constituent l’élément essentiel.La dispersion des terrains et l’absence d’intégration dans des schémas directeurs comprenant les transports et les emplois ont pour conséquences de placer au premier plan du mode de vie dans les ensembles la question des transports. Fréquemment, les transports publics se révèlent insuffisants, le réseau routier est engorgé, la desserte publique au-delà des heures de travail très mauvaise ; il en résulte une pénalisation accrue pour les membres de la famille qui ne disposent pas d’un moyen de transport individuel. Une autre conséquence est que l’organisation des transports est un élément différenciateur important entre les ensembles, d’abord entre ceux de province et ceux de la région parisienne, ensuite à l’intérieur même des ensembles parisiens où la proximité du chemin de fer et des autoroutes valorise inégalement les situations. La situation du Val-Fourré a favorisé un repli de sa population sur soi-même. Géographiquement, le quartier ressemblait à une ville nouvelle à l'ouest de Mantes, et il fallait soit suivre une longue avenue quatre voies, plus accueillante pour les voitures que que pour les piétons, soit emprunter les rives de la Seine, pour rejoindre le centre... où se trouve la gare SNCF. Très vite l'aménagement des berges s'est imposé ainsi que l'organisation des transports en commun.L’organisation interneL’organisation interne d’un grand ensemble dépend largement des objectifs qui ont été choisis par les constructeurs et de ceux qu’ont pu y ajouter les municipalités. Celles-ci ont pu négocier des modifications plus ou moins importantes au programme initial, aussi bien dans le domaine des logements que dans celui des équipements. Certains ensembles sont intégralement réalisés par un même promoteur, mais il est arrivé fréquemment que plusieurs promoteurs se soient associés pour la construction d’un ensemble : H.L.M. locatives et H.L.M. en accession à la propriété, S.C.I.C. et sociétés à but non lucratif... Ces associations répondaient à plusieurs objectifs : le premier peut être de diversifier la composition sociale des habitants de l’ensemble, un autre est d’équilibrer financièrement le programme. Outre qu’elle est décisive pour la composition sociale et la population du futur ensemble, l’élaboration du programme et de son financement revêt une très grande importance pour l’implantation des équipements et leur délai de réalisation. En effet, les normes de construction de logements sont rigoureusement fixées par l’État, et les variations possibles sont assez faibles. Il n’en est pas de même pour les équipements, où la réglementation est beaucoup moins précise et où les responsabilités sont partagées entre les municipalités et l’État pour l’essentiel, mais où le promoteur de logements apparaît peu.
3. La vie dans les grands ensembles
Dans ce cadre de vie, comment réagissent les habitants ? On sait que la majorité des Français désirent un logement individuel et souhaitent que l’on construise pour l’accession à la propriété et non pour la location.Le logement tel qu’il est conçu dans la plupart des grands ensembles (exception faite peut-être de quelques ensembles destinés à la copropriété) est sans doute un cadre trop rigide et peu adapté à certains besoins de l’habitant : marquer l’espace, se l’approprier, l’organiser par référence à certains modèles culturels comme l’intimité (opposition public-privé, ritualisation des relations sociales), les rôles masculins et féminins... Peut-être faut-il ajouter à cela l’image très négative du grand ensemble dans la population en général. Que lui reproche-t-on ? Son aspect de « caserne », de « cage à lapins », l’entassement d’une population « mélangée ». Les grands ensembles seraient à l’origine d’un taux élevé de délinquance juvénile, et, dès le début de leur construction, on a parlé d’un certain type de dépression chez les femmes, appelé « mal des grands ensembles ».Bien que l’on ait pu montrer que l’arrivée dans les grands ensembles ne semblait pas affecter le travail de la femme, il reste que l’éloignement du lieu de travail, comme pour tous les habitants des banlieues, accroît le surmenage. Si, au sens clinique, il n’existe pas de maladie spécifique des grands ensembles, des névroses liées à certaines conditions de vie s’y développent. Les états dépressifs réactionnels à forme anxieuse sont fréquents, ainsi que les maladies psychosomatiques. L’excentricité du grand ensemble, l’éloignement du lieu de travail qui empêche le mari de rentrer pour le déjeuner, la vie plus collective des enfants provoquent une dévalorisation des tâches ménagères. Pour les femmes qui restent à la maison, les occupations quotidiennes, dépourvues de valeur affective, deviennent aliénantes ; il en résulte l’ennui, une impression de solitude et d’isolement. La déstructuration de la vie familiale transforme l’appartement en un cadre matériel sans signification. Quant à la délinquance juvénile, il est certain que les grands ensembles, du fait de leur composition démographique bien particulière et de l’absence d’équipements appropriés, permettent plus facilement un regroupement des jeunes et la constitution de bandes d’adolescents.On s’est aperçu après coup que les conditions mêmes du peuplement des ensembles étaient à l’origine de fortes tensions sociales. Les différentes filières par lesquelles on accède au logement dans un ensemble aboutissent en effet à la mise en place d’une population socialement hétérogène. Ainsi, les offices H.L.M. et leurs différentes parties prenantes drainent des catégories sociales différentes, à l’intérieur même du secteur social : les caisses d’allocations familiales attribuent de préférence des logements à des familles qui représentent le plus souvent des cas sociaux, alors que, dans le cadre du 1 p. 100 patronal, les entreprises attribuent des logements à des ouvriers qualifiés et à des employés qui ont une grande stabilité dans l’entreprise. La S.C.I.C., quant à elle, dispose d’une clientèle où les employés et les cadres sont bien représentés.De plus, les habitants se situent à des moments différents de leur trajectoire résidentielle. Pour les plus défavorisés, l’arrivée dans un grand ensemble représente la fin de leur trajectoire ; ils sont plus âgés et ont souvent davantage d’enfants. Les ouvriers qualifiés et les cadres moyens sont au contraire plus jeunes, et leur résidence dans un grand ensemble ne représente qu’une étape. À ces différences sociales s’ajoutent des différences culturelles par la présence d’une population d’immigrés qui, bien que sousreprésentée dans les grands ensembles, a progressivement beaucoup augmenté dans un certain nombre d’ensembles.La proximité spatiale de groupes sociaux hétérogènes, dont les modes de vie et les moeurs sont différents, crée un climat de tension qui a tendance à se cristalliser sur les jeunes, et plus particulièrement sur leur éducation.Après le départ progressif des catégories sociales les plus aisées, se sont créées, dans un grand nombre d’ensembles, des zones d’habitat dévalorisées, occupées majoritairement par des ménages qui n’ont pas les moyens d’aller ailleurs. Ce processus ainsi que le vieillissement rapide des matériaux de construction font que de nombreux appartements sont aujourd’hui inoccupés.4. Perspectives
Certains grands ensembles, comme Sarcelles, se sont développés jusqu’à devenir des villes, en particulier par leur intégration dans un ensemble plus large comprenant des zones d’activités et des quartiers traditionnels. Cette évolution reste cependant exceptionnelle et, dans la plupart des cas, on assiste dès le début des années soixante-dix à une dégradation d’un grand nombre d’ensembles.
En 1977 est créé un groupe interministériel, « Habitat et Vie sociale » (H.V.S.), dont le but est l’amélioration des grands ensembles sociaux, et qui est chargé de coordonner les actions et les financements dans le cadre d’un programme prioritaire du VIIe plan. En 1980, ce groupe est intégré dans le Fonds d’aménagement urbain qui, tout en conservant les objectifs d’Habitat et Vie sociale, met l’accent sur la déconcentration de l’instruction et du financement des opérations.Au 1er juillet 1981, quarante-deux opérations H.V.S. avaient été lancées, concernant environ 64 600 logements. Ces actions ont surtout été concentrées sur l’amélioration du confort intérieur. Dans les opérations récentes, le traitement des espaces extérieurs aux logements fait l’objet d’actions importantes, mais, d’une manière générale, la création d’équipements publics ou privés, l’implantation de lieux de production générateurs d’emplois sur place, le désenclavement des ensembles restent très limités.
En 1982, une Commission Nationale pour le Développement des Quartiers fut créée. Cette commission, qui réunissait l’ensemble des partenaires sociaux, devait mettre en place une nouvelle procédure d’intervention plus déconcentrée au niveau régional ou départemental. Elle avait pour objectif d’agir sur les causes de la dégradation physique et sociale de certains quartiers d’habitats sociaux particulièrement dégradés, dont une part importante se trouvait située dans des grands ensembles. L’action portait non seulement sur l’amélioration des logements, la réfection des parties communes, mais aussi sur la création d’équipements diversifiés en matière de santé, d’action sociale, de culture. Des missions locales d’insertion sociale et professionnelle des jeunes, des zones d’éducation prioritaires furent mises en place. Des actions visant la gestion des quartiers étaient également menées, de façon à permettre, entre autres résultats, une meilleure participation des habitants.
Le Val-Fourré est alors retenu comme opération prioritaire par la Commission. Une nouvelle dynamique se crée, cinq grands objectifs sont retenus par les élus :
- attribution concertée des logements
- double action spécifique en faveur des jeunes, dans le domaine de l'éducation (création de la ZEP) et dans le domaine de la formation (ouverture d'une Mission Locale d'Insertion Sociale et Professionnelle)
- politique d'insertion en faveur des immigrés
- mise en place d'une politique globale de réhabilitation des logements.5. Intégration culturelle
Mais les politiques sociales et économiques ne sont pas suffisantes pour redynamiser des quartiers aux difficultés croissantes. La rénovation d'un centre commercial, l'animation du marché qui en fait un moment fort de la vie du quartier sont des actions certes importantes, mais qui ne sauraient suffire. La politique culturelle est un volet non négligeable de la réussite (ou de l'échec) de la bonne santé de ces grands ensembles.A Mantes-La-Jolie, des lieux culturels se sont développés au coeur du Val-Fourré dans les années quatre-vingt-dix. Le Chaplin, à l'ancienne mairie-annexe, est un endroit pluridisciplinaire qui propose des expositions diverses et d'art contemporain, du théatre et du cinéma d'art et d'essai, avec un ancrage, malgré une exigence certaine de qualité, vers la réalité sociologique et/ou scolaire du quartier. Le Chaplin assure également des formations multimédias aux habitants.
Des associations comme le Collectif 12 regroupent toute sorte d'artistes, des comédiens, des danseurs, des plasticiens, des vidéastes, des circassiens... Ils interviennent très fréquemment dans le Val-Fourré.Les artistes du Collectif 12 revendiquent une posture singulière en proposant aux habitants de les associer à différentes démarches de création. " La partager dans sa conception comme dans sa réalisation, c'est affirmer que la production des œuvres émane de la communauté. C'est se servir des outils artistiques pour montrer les visages, faire entendre les voix et bouger les corps, pour mettre en lumière cette complexité et faire mouvement...Le Collectif 12 choisit de s'implanter dans une ville moyenne, Mantes-la-Jolie, à la frontière de la banlieue parisienne et de la province afin de développer une action innovante: concevoir des projets artistiques qui appréhendent et investissent la ville dans sa globalité.Se situer en dehors des modèles pratiqués, c'est accepter la transversalité, le décloisonnement des structures et des institutions sociales et culturelles. C'est trouver dans l'élaboration d'œuvres contemporaines, des points de rencontre entre les artistes et le public.Faire circuler les idées, les histoires, les gens. Inventer des formes qui traversent et rendent visible, à partir d'une réalité locale, le monde d'aujourd'hui. "Avec le Centre d’Action Culturelle Georges Brassens qui met en place des activités culturelles et de loisirs, il s'agit de remplir une mission de création et de diffusion pour le théâtre, la musique, la danse, les arts-plastiques, et de formation autour des musiques actuelles. Le CAC Georges Brassens tient une place importante dans la politique culturelle de la ville. Il participe activement aux projets culturels de Mantes la Jolie dans un cadre partenarial et contractuel. Il entretient des liens étroits avec de nombreux lieux et intervenants de la Ville :l’école nationale de musique
les ateliers Chopin : école de musique et de danse pour les enfants du Val Fourré
l’école municipale de danse
l’école municipale de dessin et de sculpture.
Quant au Musée de L’Hôtel-Dieu qui se trouve en centre ville, il n'est pas sourd aux échos du Val-Fourré. Et sa programmation est tout autant orientée vers l'héritage culturel de notre passé européen que vers l'ouverture apportée par la population immigrée très présente dans les grands ensembles mantois. Le maillage est donc assuré, avec une volonté affirmée, afin que les quartiers des grands ensembles ne se referment pas sur eux-mêmes, développant des habitus spécifiques, voire asociaux, mélant une économie souterraine et une sous-culture "underground". www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije…
Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po …
DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..
passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document … explosion des tours Gauguin Destruction par implosion des Tours Gauguin (quartier de La Bastide) de Limoges le dimanche 28 novembre 2010 à 11 heures. Limoges 28/11/2010 youtu.be/cd0ln4Nqqbs … 42 Roanne - c'etait le 11 novembre 2013 - Souvenirs des HLM quartier du Parc... Après presque 45 minutes de retard, les trois dernières tours Chanteclair sont tombées. Le tir prévu etait à 11h14 La vidéo içi www.leprogres.fr/loire/2013/11/01/roanne-les-3-dernieres-... … … www.leprogres.fr/loire/2013/11/01/roanne-une-vingtaine-de... …Besançon (25) - la Nouvelle cité d'HLM La Planoise en 1960 avec la video des premiers habitants de Planoise en juin 1968 www.youtube.com/watch?v=LVKAkJSsCGk … … … archive INA … BEGIN Japanology - les utopies de l'extreme et Kenzo Tange l'architecte japonnais - la video içi www.youtube.com/watch?v=ZlAOtYFE4GM … 71 les Prés Saint-Jean a Chalon-sur-Saône - L'Implosion des 3 tours HLM de 15 etages le 5 décembre 2009 par FERRARI DEMOLITION içi www.youtube.com/watch?v=oDsqOjQJS8E … … … & là www.youtube.com/watch?v=ARQYQLORBBE … 21 DIJON Cité des Grésilles - c'etait l'implosion de la residençe HLM Paul Bur le 19 02 2010 www.youtube.com/watch?v=fAEuaq5mivM … … & la www.youtube.com/watch?v=mTUm-mky-sw … 59 - la technique dite du basculement - Destruction de l'immeuble Rhone a Lille avec pleins de ralentit içi video-streaming.orange.fr/actu-politique/destruction-de-l... … 21 Chenôve (le GRAND DIJON) - Implosion de la barre François RUDE le 3 nov 2010 (top video !!) www.youtube.com/watch?v=ClmeXzo3r5A … …Quand l histoire çe repete et çe repetera autant de fois que nesçessaire quand on voie la quantitée de barres 60 70's...dans le collimateur de l'ANRU2.. 77 MEAUX 3 grandes tours..& puis s'en vont.. Démolition Pierre Collinet Batiment Genêt, Hortensia et Iris - Reportage Journal le 26 juin 2011 youtu.be/fpPcaC2wRIc 71 CHALON SUR SAONE C'etait les Prés Saint Jean le 05 décembre 2009 , pour une implosion hlm hors du commun !!! Caméra mise à même le sol , à une vingtaine de mètres de la première tour .... www.youtube.com/watch?v=kVlC9rYU-gs … 78 les MUREAUX le 3 octobre 2010 ,Les dernières minutes de la Tour Molière aux Mureaux (Yvelines) et sa démolition par semi-foudroyage, filmés du quartier de la Vigne Blanche. www.youtube.com/watch?v=u2FDMxrLHcw …71 MACON LES GRANDES PERRIERES C'etait un 30 juin 2013, avec l'implosion de la barre HLM des Perrières par GINGER www.youtube.com/watch?v=EzYwTcCGUGA … … une video exceptionnelle ! c'etait Le Norfolk Court un ensemble résidentiel, le Norfolk Court, construit dans les années 1970, a été démoli à Glasgow en Ecosse le 9 mai 2016 . Il rate la démolition d'un immeuble au tout dernier moment LES PASSAGERS DU BUS EN PROFITE A SA PLAçE lol www.20minutes.fr/tv/t-as-vu/237077-il-rate-la-demolition-... … 69 LYON Quand La Duchère disait adieu à sa barre 230 le jeudi 2 juillet 2015
www.youtube.com/watch?v=BSwidwLw0NA … www.youtube.com/watch?v=BdLjUAK1oUk … www.youtube.com/watch?v=-DZ5RSLpYrM …Avenir Deconstruction : Foudroyage de 3 barres HLM - VAULX-EN-VELIN (69) www.youtube.com/watch?v=-E02NUMqDno Démolition du quartier Bachelard à Vaulx-en-Velin www.youtube.com/watch?v=DSAEBIYYpXY Démolition des tours du Pré de l'Herpe (Vaulx-en-Velin)
www.youtube.com/watch?v=fG5sD1G-QgU REPORTAGE - En sept secondes, un ensemble de 407 appartements à Vaulx-en-Velin a été détruit à l'explosif dans le cadre du renouvellement urbain... www.youtube.com/watch?v=Js6w9bnUuRM www.youtube.com/watch?v=MCj5D1NhxhI - St-QUENTIN LA ZUP (scic)- NOUMEA - NOUVELLE CALEDONIE historique de la cité Saint-Quentin içi www.agence-concept.com/savoir-faire/sic/
www.youtube.com/watch?v=_Gt6STiH_pM …[VIDEOS] Trois tours de la cité des Indes de Sartrouville ont été démolies dans le cadre du plan de rénovation urbaine du quartier Mille quatre cent soixante-deux détonateurs, 312 kilos le 06/06/2010 à 11 heures. la belle video içi www.youtube.com/watch?v=fY1B07GWyDE VIGNEUX-SUR-SEINE, VOTRE HISTOIRE, VOS SOUVENIRS. içi www.youtube.com/watch?v=8o_Ke26mB48 … , Film des Tours et du quartier de la Croix Blanche, de 1966 à 1968. Les Tours en train de finir de se construire, ainsi que le centre commerciale. Destruction de la Tour 21, pour construire de nouveaux HLM...51 REIMS - C'etait la Tour Taittinger détruite le 19 novembre 2006 Un spectacle à couper le souffle, certains spectateurs ne s'attendaient pas à cela. Le renouveau du quartier Croix-Rouge boussard1.free.fr/video/video-explosion-tour-taittinger-r... Le Val Fourré se résidentialise -Tir à l’explosif Implosion Foudroyage Integral – Zup HLM de MANTES LA JOLIE le 2 juillet 2006 Le Val Fourré après sa rénovation : "C'est agréable, c'est magnifique" www.francetvinfo.fr/societe/video-le-val-fourre-apres-sa-... … www.youtube.com/watch?v=Ghrfidfu8L0
SAO PAULO, BRAZIL - FEBRUARY 17: Dogukan "qRaxs" Balaban of FUT Esports poses during the VALORANT Champions Tour 2023: LOCK//IN features day on February 17, 2023 in Sao Paulo, Brazil. (Photo by Lance Skundrich/Riot Games)
L'édifice du musée Redpath, le premier au Canada à être construit spécifiquement pour abriter un musée, fut offert à McGill en 1882 par Peter Redpath, président de la compagnie Sucres Redpath, à l'instar de la bibliothèque Redpath. Ce bâtiment de trois étages en pierre calcaire de Montréal fut conçu par le cabinet d'architectes Hutchison & Steele dans le style Renaissance et est situé bien en vue du côté ouest de la partie du campus à laquelle on peut accéder rue Sherbrooke par le portail Roddick. On a prit grand soin de conserver le style néo-grec aussi bien dans la composition de la façade que pour le reste du bâtiment, notamment pour les chapiteaux. L'intérieur de l'édifice procure de grands espaces de rangement, des laboratoires, un amphithéâtre ainsi qu'une grande salle d'exposition qui se répartit sur les deuxième et troisième étages. De forme arrondie, le mur à l'extrémité nord est presque complètement constitué de fenêtres qui éclairent toute la journée la salle d'exposition et l'amphithéâtre au premier. Bien qu'au cours des ans l'intérieur a subi un certain nombre de transformations permettant l'amélioration de l'éclairage, du contrôle de l'air ambiant et de la répartition des espaces, la charpente du bâtiment n'a pas été modifiée.
.Le Musée Redpath, l’un des plus anciens musées autonomes du Canada, est une institution interdisciplinaire unique rattachée à la Faculté des sciences. En tant que musée, le Redpath conserve et présente de vastes collections d’histoire naturelle et d’ethnologie comprenant des spécimens anciens et modernes, des minéraux et des objets provenant des cultures du monde. En tant qu’unité universitaire, il sert de centre d’enseignement et de publication scientifique, ainsi que de centre de recherche sur l’histoire de la vie et la biodiversité de notre planète.
Le musée a été construit en 1882, grâce à un don de Peter Redpath, l'important industriel ayant fait fortune dans le sucre. C’est le plus vieux musée d’histoire naturelle au Canada.
Aeroscopia est un musée aéronautique français implanté à Blagnac (Haute-Garonne), près du site AéroConstellation, et accueille notamment deux exemplaires du Concorde, dont l'ouverture a eu lieu le 14 janvier 2015
Le tarmac Sud du musée n'est capable d'accueillir que trois gros appareils. L'installation des appareils fut définitivement terminée après que le premier prototype de l'A400M-180 y fut arrivé le 16 juillet 2015, en dépit de la possibilité de 360 000 euros de TVA.
Concorde, F-BVFC, MSN209 aux couleurs d'Air France
Caravelle 12, F-BTOE, MSN280 aux couleurs d'Air Inter, dernier exemplaire construit
A400M-180, F-WWMT, MSN001 stationné depuis le 16 juillet 2015
La réalisation en 2019 du nouveau tarmac au Nord du musée permet l'accueil d'appareils supplémentaires issus des entreprises locales Airbus et ATR. Le transfert des avions entre le site Airbus "Lagardère" et le musée a lieu sur une semaine, à raison d'un appareil par jour :
ATR 72-600, F-WWEY, MSN098 aux couleurs d'ATR, transféré sur site le 26 août 2019, premier exemplaire du 72 dans sa version 600
Airbus A340-600, F-WWCA, MSN360 aux couleurs d'Airbus, transféré sur site le 27 août 2019, premier exemplaire de l'A340 dans sa version 600
Airbus A320-111, F-WWAI, MSN001 aux anciennes couleurs d'Airbus, transféré sur site le 28 août 2019, premier exemplaire de l'A320 : inauguration le 14 février 1987 en présence de Lady Diana et du Prince Charles, premier vol le 22 février 1987
Airbus A380-800, F-WXXL, MSN002 aux couleurs d'Airbus, transféré sur site le 29 août 2019, second exemplaire de l'A380. Les deux ponts de cet appareil sont visitables, ainsi que le cockpit.
ATR 42-300, F-WEGC, MSN003 aux anciennes couleurs d'ATR, transféré sur site le 30 août 2019, troisième exemplaire du 42. Cet exemplaire est décoré aux couleurs du MSN001 et porte l'immatriculation F-WEGA
Concorde, F-WTSB, MSN201 (ANAE), il s'agit d'un appareil de présérie qui a servi entre autres à transporter plusieurs présidents de la République française.
Airbus A300B4-203, F-WUAB, MSN238 (Airbus Heritage), décoré aux couleurs du prototype, au lieu de MSN001 démantelé. L'intérieur est visitable. Dans la première section des vitrages transparents permettent de voir la structure et les systèmes de l'avion, tandis que dans les sections suivantes sont représentés des aménagements de première classe et VIP.
Super Guppy de l'association Ailes Anciennes Toulouse, l'appareil qui servait au transport des tronçons d'Airbus est exposé porte ouverte, et une passerelle permet l'accès à la soute où un film est projeté. L'ouverture n'a pas été une mince affaire, l'appareil n'ayant pas été ouvert pendant 15 ans. L'aide des anciens mécaniciens de l'avion a été primordiale pour permettre une ouverture en toute sécurité.
Corvette (Airbus)
Falcon 10 no 02, prototype ayant servi aux essais du turboréacteur Larzac (Ailes Anciennes Toulouse)
Fouga Magister (AAT)
Gazelle prototype (AAT)
Mirage III C (AAT)
Nord 1100 (AAT)
Lockheed F-104G (AAT)
MiG-15 (AAT)
MS.760 Paris (AAT)
Vought F-8E(FN) Crusader et son réacteur (AAT)
Alouette II Marine (AAT)
Cessna Skymaster (AAT)
Fairchild Metro, ancien avion de Météo-France (AAT)
HM-293, de Rodolphe Grunberg
Chagnes MicroStar, avion de construction amateur, version biréacteur de Rutan VariViggen (AAT)
Saab J35OE Draken (AAT)
Aeroscopia is a French aeronautical museum located in Blagnac (Haute-Garonne), near the AéroConstellation site, and notably hosts two copies of the Concorde, which opened on January 14, 2015
The south tarmac of the museum can only accommodate three large aircraft. The installation of the devices was definitively finished after the first prototype of the A400M-180 arrived there on July 16, 2015, despite the possibility of 360,000 euros in VAT.
Concorde, F-BVFC, MSN209 in Air France colors
Caravelle 12, F-BTOE, MSN280 in Air Inter colors, last model built
A400M-180, F-WWMT, MSN001 parked since July 16, 2015
The construction in 2019 of the new tarmac north of the museum will accommodate additional aircraft from local Airbus and ATR companies. The transfer of planes between the Airbus "Lagardère" site and the museum takes place over a week, at the rate of one aircraft per day:
ATR 72-600, F-WWEY, MSN098 in ATR colors, transferred to site on August 26, 2019, first copy of the 72 in its 600 version
Airbus A340-600, F-WWCA, MSN360 in Airbus colors, transferred to site on August 27, 2019, first copy of the A340 in its 600 version
Airbus A320-111, F-WWAI, MSN001 in the old Airbus colors, transferred to site on August 28, 2019, first copy of the A320: inauguration on February 14, 1987 in the presence of Lady Diana and Prince Charles, first flight on February 22, 1987
Airbus A380-800, F-WXXL, MSN002 in Airbus colors, transferred to site on August 29, 2019, second copy of the A380. The two decks of this aircraft can be visited, as well as the cockpit.
ATR 42-300, F-WEGC, MSN003 in the old ATR colors, transferred to the site on August 30, 2019, third specimen of the 42. This specimen is decorated in the colors of the MSN001 and bears the registration F-WEGA
Concorde, F-WTSB, MSN201 (ANAE), this is a pre-production aircraft which was used, among other things, to transport several presidents of the French Republic.
Airbus A300B4-203, F-WUAB, MSN238 (Airbus Heritage), decorated in the colors of the prototype, instead of dismantled MSN001. The interior can be visited. In the first section transparent glazing allows to see the structure and systems of the aircraft, while in the following sections are shown first class and VIP fittings.
Super Guppy from the Ailes Anciennes Toulouse association, the aircraft which was used to transport the Airbus sections is on display with the door open, and a gangway allows access to the hold where a film is shown. Opening was no small feat, as the device has not been opened for 15 years. The help of the former mechanics of the aircraft was essential to allow a safe opening.
Corvette (Airbus)
Falcon 10 no 02, prototype used for testing the Larzac turbojet engine (Ailes Anciennes Toulouse)
Fouga Magister (AAT)
Prototype Gazelle (AAT)
Mirage III C (AAT)
North 1100 (AAT)
Lockheed F-104G (AAT)
MiG-15 (AAT)
MS.760 Paris (AAT)
Vought F-8E (FN) Crusader and its engine (AAT)
Alouette II Marine (AAT)
Cessna Skymaster (AAT)
Fairchild Metro, former Météo-France (AAT) aircraft
HM-293, by Rodolphe Grunberg
Chagnes MicroStar, amateur-built aircraft, twin-jet version of Rutan VariViggen (AAT)
Saab J35OE Draken (AAT)
Elle est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial depuis l'an 2000. Elle fut également la capitale européenne de la culture en 2002, en même temps que la ville espagnole de Salamanque.
Elle est appelée « Venise du Nord » car elle possède de nombreux canaux qui encerclent ou traversent la ville et sur les bords du centre ville desquels se trouvent encore des restes de forteresse ainsi que des moulins.
Bruges a encore un port important et héberge le Collège d'Europe.
Bruges apparaît au Moyen Âge en tant que place fortifiée située le long d'un bras de mer, le Zwin. Baudouin, vassal du roi carolingien Charles le Chauve, y habitait avec Judith, la fille de celui-ci qu'il avait enlevée. Pour prévenir de nouvelles querelles, le roi avait envoyé son vassal Baudouin en pays flamand où une population peu nombreuse craignait les invasions normandes qui ravageaient le littoral (Thérouanne, Dixmude, Saint-Omer, Gand, ...).
Baudouin fonde le comté de Flandre et étend son domaine de la région côtière jusqu'à l'Escaut et l'Artois. Il fait construire la place forte de Bruges en utilisant notamment les pierres de la cité d'Oudenburg. Nous trouvons le nom de Bruges pour la première fois vers 875 sur une pièce de monnaie.
Bruges n'est donc au ixe siècle qu'un rempart avec château et chapelle sur la place où s'élève à présent le Burg (la Place du Bourg). Au Burg s'ajoutent un marché, une cour de justice et quelques routes qui mènent à la côte ou à l'intérieur du pays. Des navires viennent y accoster. Ils pénètrent dans l'embouchure du Zwin entre les bancs de sable et la côte flamande. Ainsi Bruges se développe également comme centre commercial.
En 928, Bruges obtient le statut de ville, mais elle n'apparaît alors sur aucune carte.
La ville est mentionnée sur un document racontant le transfert d'un crucifix en or vers Bruges, peut-être par peur des incursions vikings et laissant donc penser que Bruges était une ville plus sûre, ce qui laisse supposer des fortifications et une garnison.
Dans les années 1000, le Burg devient un port. Les attaques des Vikings cessent, l'artisanat et le commerce se développent, les murs de la ville et des canaux sont construits.
Le raz-de-marée du 4 octobre 1134 ouvre un chenal jusqu’à la baie du Zwin, de sorte que la ville a désormais un accès direct à la mer du Nord. Les habitants construisent une digue transversale (appelée damme) à l'extrémité de ce chenal pour participer ainsi au commerce international qui relie l'Angleterre, productrice de laine, la Suède, exportatrice de hareng en caque, la Gascogne, productrice de vin, et les producteurs de textiles de Flandre. Le bras de mer passe près de la ville de Damme qui va devenir un avant-poste commercial de Bruges.
En 1200, la ville obtient le droit d'organiser un marché annuel et le « privilège du droit de ville » (assorti d'avantages fiscaux) par le comte de Flandre, Philippe. Les marchands du Rhin viennent rapidement jusqu’à Bruges, puis c'est au tour des marchands hanséatiques, venus de Lübeck et Hambourg. En 1253, la Hanse y obtient des privilèges et Bruges devient l'un des trois comptoirs hanséatiques en mer du Nord, avec Londres et Bergen.
Dès la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle, des marchands de Gênes, de Venise, de Florence, de Castille, du Portugal ou d'Écosse comptent parmi les visiteurs réguliers de la ville. L'arrivée du premier marchand génois en 1277 permet non seulement le début du commerce des épices avec le Levant, mais également un perfectionnement des techniques bancaires et financières dans la ville. L'hôtel de la famille Van der Buerse est le premier centre financier européen de l'histoire boursière.
Le 18 mai 1302, lors des Matines Brugeoises, la population de la ville se révolte contre l'occupation française en assassinant les partisans du Roi de France Philippe le Bel ainsi que la garnison française, puis se rallie au comte de Flandre Gui de Dampierre et son fils aîné Robert emprisonnés depuis 1300 par le Roi de France. Deux mois plus tard, la ville prend part à la victoire flamande de la bataille des éperons d'or, contre le Roi de France.
Le Spiegelrei.
En 14092, une bourse est créée et la ville devient le marché financier le plus sophistiqué des Pays-Bas durant le XIVe siècle. Les marchands vénitiens arrivent dans la ville en 1314. Aux XIVe et XVe siècles des marchands de Lucques comme Dino Rapondi ou Les Époux Arnolfini s'y installent. La population de la ville passe de 35 000 habitants en 1340 à près de 100 000 en 1500.
L'âge d'or de la ville entre les XIIe et XVe siècles est donc dû à un commerce florissant axé principalement sur la draperie. À cette époque, Bruges est une véritable plaque tournante du commerce européen. Le commerce s'établit avec Londres, le nord de l'Europe et les grands ports d'Italie, Gênes et Venise.
Au xve siècle, la ville est sous la tutelle des ducs de Bourgogne. En 1436, les milices brugeoises et gantoises, de retour des sièges qu'elles ont mené en Picardie, revendiquent entre autres le retour de la souveraineté de Bruges sur le port maritime de L'Écluse. Le 21 mai 1437, les bourgeois se soulèvent contre Philippe III de Bourgogne (qui échappe de peu à la mort), et lynchent son représentant, le maréchal Jean de Villiers de L'Isle-Adam (épisode dit des « vêpres brugeoises »). Le bourgmestre Gilles III Lauwereyns, nommé en octobre 1437, doit aller demander pardon au duc de Bourgogne en janvier 1438 à Arras. La Déclaration des Droits, approuvée par Philippe III, amène la ville à un haut degré de développement économique, architectural et culturel. À la fin du Moyen Âge, Bruges est la ville la plus riche d'Europe du Nord.
Des soldats allemands font ostensiblement traverser la Grand-Place de Bruges à des prisonniers de guerre anglais, mi-juillet 1917 (soldats capturés lors de l'attaque de la division d'infanterie de marine sur l’Yser, le 11 juillet 1917)
À la fin du XVe siècle, la baie du Zwin s'ensable progressivement et la liaison directe entre la ville et la mer est rompue. La Cour de Bourgogne quitte Bruges et l'empereur Maximilien Ier restreint les droits de la ville. Anvers devient la ville dominante des Flandres. La ville de Bruges s'appauvrit et passe sous domination espagnole.
La sécession des Pays-Bas espagnols, en 1584, mène au déclin final de la ville. En 1600, Bruges n'est plus qu'une ville de province. Durant le xviie siècle, diverses initiatives sont prises pour renouer avec le passé, les installations portuaires sont modernisées, mais sans beaucoup de succès.
Pendant la Première Guerre mondiale la ville était occupée par l'armée allemande.
Aujourd'hui Bruges possède de nombreux musées, des lieux touristiques, comme le beffroi, un nouveau port moderne et important (Zeebruges), mais encore deux clubs de football dans la première division du football belge : Le FC Bruges et le Cercle Bruges KSV, évoluant tous deux dans le stade Jan Breydel.
Bruges s'est installée pour des différentes raisons comme : se protéger avec des fleuves , beffroi etc..
- Traitement photo normal cette fois-ci aucun traitement noir et blanc et aucunes photos avec effets en HDR (High dynamic range) n'ont été réalisées.
Baltsende futen
'Kijk eens wat ik kan!'
Futen die elkaar versieren, voeren een hele show op. Het lijkt wel of ze een heel ingewikkelde dans doen. Terwijl ze samen dansen, gaan ze elkaar steeds leuker vinden.
Deze 5 foto's net ff geschoten bij terugkomst uit mijn werk op het riviertje de linge..........
Jaguar Mk.II 3.4ltr. (1960-68) Engine 3442 S6 DOC Production 28,660
Registration Number FUT 840 C (Leicestershire)
JAGUAR ALBUM
www.flickr.com/photos/45676495@N05/sets/72157623671588245...
Not surprising but the Mk.II replaced the Mk.I
Launched in 1960 as a replacement for the similar looking Mk.1, and adhering to Sir William Lyons maxim of 'Pace, Grace and Space'.
The car was re-engineered above the waistline with a wider rear screen, larger wind screen and bigger side windows, with more slender pillars. The radiator grille was amended and larger side, tail and fog lamps repositioned.
The front suspension geometry was rearranged to raise the roll centre and the rear track widened. Four-wheel disc brakes were now standard. Power steering, overdrive or automatic transmissions could be fitted at extra cost.
The Mark 2 is also well known as the car driven by fictional TV detective Inspector Morse played by John Thaw; Morse's car was the version with 2.4 litre engine, steel wheels and Everflex vinyl roof, registered 248 RPA .
Whereas in his younger days as a Detective Constable in Endeavour, Endeavour Morse is seen driving and being a passenger in Inspector Thursdays Mark 1 Jaguar 3.8 litre, UFF 325
Diolch am 84,413,376 o olygfeydd anhygoel, mae pob un yn 90cael ei werthfawrogi'n fawr.
Thanks for 84,413,376 amazing views, every one is greatly appreciated.
Shot 01.08-2021 exiting the Silverstone Festival 01.08.2021 Ref 149-195
Quito (Pichincha), 26 de octubre 2017.- El Presidente de la República, Lenín Moreno, lideró el Encuentro con los dirigentes del Frente Unitario de Trabajadores (FUT), en Quito. Foto: Presidencia de la República
Aeroscopia est un musée aéronautique français implanté à Blagnac (Haute-Garonne), près du site AéroConstellation, et accueille notamment deux exemplaires du Concorde, dont l'ouverture a eu lieu le 14 janvier 2015
Le tarmac Sud du musée n'est capable d'accueillir que trois gros appareils. L'installation des appareils fut définitivement terminée après que le premier prototype de l'A400M-180 y fut arrivé le 16 juillet 2015, en dépit de la possibilité de 360 000 euros de TVA.
Concorde, F-BVFC, MSN209 aux couleurs d'Air France
Caravelle 12, F-BTOE, MSN280 aux couleurs d'Air Inter, dernier exemplaire construit
A400M-180, F-WWMT, MSN001 stationné depuis le 16 juillet 2015
La réalisation en 2019 du nouveau tarmac au Nord du musée permet l'accueil d'appareils supplémentaires issus des entreprises locales Airbus et ATR. Le transfert des avions entre le site Airbus "Lagardère" et le musée a lieu sur une semaine, à raison d'un appareil par jour :
ATR 72-600, F-WWEY, MSN098 aux couleurs d'ATR, transféré sur site le 26 août 2019, premier exemplaire du 72 dans sa version 600
Airbus A340-600, F-WWCA, MSN360 aux couleurs d'Airbus, transféré sur site le 27 août 2019, premier exemplaire de l'A340 dans sa version 600
Airbus A320-111, F-WWAI, MSN001 aux anciennes couleurs d'Airbus, transféré sur site le 28 août 2019, premier exemplaire de l'A320 : inauguration le 14 février 1987 en présence de Lady Diana et du Prince Charles, premier vol le 22 février 1987
Airbus A380-800, F-WXXL, MSN002 aux couleurs d'Airbus, transféré sur site le 29 août 2019, second exemplaire de l'A380. Les deux ponts de cet appareil sont visitables, ainsi que le cockpit.
ATR 42-300, F-WEGC, MSN003 aux anciennes couleurs d'ATR, transféré sur site le 30 août 2019, troisième exemplaire du 42. Cet exemplaire est décoré aux couleurs du MSN001 et porte l'immatriculation F-WEGA
Concorde, F-WTSB, MSN201 (ANAE), il s'agit d'un appareil de présérie qui a servi entre autres à transporter plusieurs présidents de la République française.
Airbus A300B4-203, F-WUAB, MSN238 (Airbus Heritage), décoré aux couleurs du prototype, au lieu de MSN001 démantelé. L'intérieur est visitable. Dans la première section des vitrages transparents permettent de voir la structure et les systèmes de l'avion, tandis que dans les sections suivantes sont représentés des aménagements de première classe et VIP.
Super Guppy de l'association Ailes Anciennes Toulouse, l'appareil qui servait au transport des tronçons d'Airbus est exposé porte ouverte, et une passerelle permet l'accès à la soute où un film est projeté. L'ouverture n'a pas été une mince affaire, l'appareil n'ayant pas été ouvert pendant 15 ans. L'aide des anciens mécaniciens de l'avion a été primordiale pour permettre une ouverture en toute sécurité.
Corvette (Airbus)
Falcon 10 no 02, prototype ayant servi aux essais du turboréacteur Larzac (Ailes Anciennes Toulouse)
Fouga Magister (AAT)
Gazelle prototype (AAT)
Mirage III C (AAT)
Nord 1100 (AAT)
Lockheed F-104G (AAT)
MiG-15 (AAT)
MS.760 Paris (AAT)
Vought F-8E(FN) Crusader et son réacteur (AAT)
Alouette II Marine (AAT)
Cessna Skymaster (AAT)
Fairchild Metro, ancien avion de Météo-France (AAT)
HM-293, de Rodolphe Grunberg
Chagnes MicroStar, avion de construction amateur, version biréacteur de Rutan VariViggen (AAT)
Saab J35OE Draken (AAT)
Aeroscopia is a French aeronautical museum located in Blagnac (Haute-Garonne), near the AéroConstellation site, and notably hosts two copies of the Concorde, which opened on January 14, 2015
The south tarmac of the museum can only accommodate three large aircraft. The installation of the devices was definitively finished after the first prototype of the A400M-180 arrived there on July 16, 2015, despite the possibility of 360,000 euros in VAT.
Concorde, F-BVFC, MSN209 in Air France colors
Caravelle 12, F-BTOE, MSN280 in Air Inter colors, last model built
A400M-180, F-WWMT, MSN001 parked since July 16, 2015
The construction in 2019 of the new tarmac north of the museum will accommodate additional aircraft from local Airbus and ATR companies. The transfer of planes between the Airbus "Lagardère" site and the museum takes place over a week, at the rate of one aircraft per day:
ATR 72-600, F-WWEY, MSN098 in ATR colors, transferred to site on August 26, 2019, first copy of the 72 in its 600 version
Airbus A340-600, F-WWCA, MSN360 in Airbus colors, transferred to site on August 27, 2019, first copy of the A340 in its 600 version
Airbus A320-111, F-WWAI, MSN001 in the old Airbus colors, transferred to site on August 28, 2019, first copy of the A320: inauguration on February 14, 1987 in the presence of Lady Diana and Prince Charles, first flight on February 22, 1987
Airbus A380-800, F-WXXL, MSN002 in Airbus colors, transferred to site on August 29, 2019, second copy of the A380. The two decks of this aircraft can be visited, as well as the cockpit.
ATR 42-300, F-WEGC, MSN003 in the old ATR colors, transferred to the site on August 30, 2019, third specimen of the 42. This specimen is decorated in the colors of the MSN001 and bears the registration F-WEGA
Concorde, F-WTSB, MSN201 (ANAE), this is a pre-production aircraft which was used, among other things, to transport several presidents of the French Republic.
Airbus A300B4-203, F-WUAB, MSN238 (Airbus Heritage), decorated in the colors of the prototype, instead of dismantled MSN001. The interior can be visited. In the first section transparent glazing allows to see the structure and systems of the aircraft, while in the following sections are shown first class and VIP fittings.
Super Guppy from the Ailes Anciennes Toulouse association, the aircraft which was used to transport the Airbus sections is on display with the door open, and a gangway allows access to the hold where a film is shown. Opening was no small feat, as the device has not been opened for 15 years. The help of the former mechanics of the aircraft was essential to allow a safe opening.
Corvette (Airbus)
Falcon 10 no 02, prototype used for testing the Larzac turbojet engine (Ailes Anciennes Toulouse)
Fouga Magister (AAT)
Prototype Gazelle (AAT)
Mirage III C (AAT)
North 1100 (AAT)
Lockheed F-104G (AAT)
MiG-15 (AAT)
MS.760 Paris (AAT)
Vought F-8E (FN) Crusader and its engine (AAT)
Alouette II Marine (AAT)
Cessna Skymaster (AAT)
Fairchild Metro, former Météo-France (AAT) aircraft
HM-293, by Rodolphe Grunberg
Chagnes MicroStar, amateur-built aircraft, twin-jet version of Rutan VariViggen (AAT)
Saab J35OE Draken (AAT)
Friday 16 March - FUT Happy Hour: Man of the Match special. Twice the chance of an in-form Gomez or Gerrard for two hours from 7pm GMT and again at 7pm EST.
les Trente Glorieuses de Toulouse transfigurée ou défigurée? Curieux mélange entre passé empreint de ruralité et modernisme d'une nouvelle vie citadine, Toulouse a été bousculée durant les Trente Glorieuses. Elle en porte encore la marque. Cachez ce béton que Toulouse ne saurait voir ! Aujourd'hui, pour coller à l'image de Ville rose, les nouvelles constructions sont fréquemment parées de briquettes. Mais lors de son essor économique, de l'après-guerre aux années 70, la ville a aussi vu pousser des immeubles, des usines et des équipements qui rompaient avec la tradition. «Les Trente Glorieuses» imposaient l'image du progrès, ouvraient grandes des brèches pour la voiture (les allées Jean-Jaurès) et multipliaient les étages. «Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut», chante Nougaro en 1967, au plus fort des constructions. La halle octogonale au dôme d'ardoises du marché des Carmes ? Jetée à terre. Même chose pour la halle Victor-Hugo, qui laissera la place à un immeuble blanc hérissé de compartiments de béton. Cinquante ans plus tard, parés des vertus du vintage, on les regarderait avec admiration.
500 bâtiments en 30 ans !
En ouvrant une collection «au temps des Trente Glorieuses»*, les éditions toulousaines Loubatières classent le progrès au rayon de la nostalgie. Son rédacteur, l'historien Rémy Pech qui présida l'université du Mirail (construite au début des années 70) rappelle qu'entre 1946 et 1975, «Toulouse gagne près de 110 000 habitants ; la vie quotidienne change profondément, les grands magasins supplantent les boutiques de quartier, on se presse à la foire internationale...». Le quartier du Mirail sortira bientôt de terre. Symbole de la Toulouse moderne, il en est éloigné : les bus 12 et 148 le relient péniblement en attendant l'arrivée du métro, en 1990, alors que la crise s'est installée durablement. Chargé d'un inventaire de l'architecture du siècle dernier en Midi-Pyrénées, l'architecte Rémi Papillault a recensé 693 bâtiments construits à Toulouse, dont 500 pour les seules Trente Glorieuses.
«C'est une période très riche, où des agences remarquées marient le béton aux matériaux traditionnels de la région, la brique et les galets», note l'architecte, citant les immeubles de Gardia et Zavagno, boulevard des Récollets ou l'école de la rue de la chaussée, signée Pierre Debeaux. Cette dernière se fait discrète, dans la continuité urbaine. Nettement plus visibles sont la résidence de la Comtale aux terrasses étagées, près de la gare, le Belvédère aux Récollets ou les premières HLM bien pensées (par Armandary) à Empalot. Il y a aussi le magasin Perry, place Esquirol, qui alterne vitres et panneaux pleins en façade d'un temple de la lingerie.
Perry, en cours de fermeture, est entré dans le paysage, comme le Monoprix de De Noyers et Le Maresquier, mais l'immeuble Citroën boulevard d'Arcole (actuellement Decathlon) a toujours ses détracteurs. Il est pourtant «un des plus beaux de la période», estime l'architecte.
Toulouse défigurée ou transfigurée ? «Le même bâtiment peut faire les deux !» prévient Rémi Papillault. Les Trente Glorieuses ne le sont pas pour tout le monde. Les éditions Loubatières, qui lui consacrent tout un album ont orné la couverture de leur principale victime : le marché des Carmes, construit par Galinier en 1892.
*Toulouse au temps des Trente Glorieuses, textes de Rémy Pech, éd. Loubatières, 109 pages, 25 €
«Entre 1946 et 1975, Toulouse gagne 110 000 habitants, la vie change profondément» Nettement plus visibles sont la résidence de la Comtale aux terrasses étagées, près de la gare, le Belvédère aux Récollets ou les premières HLM bien pensées (par Armandary) à Empalot. Il y a aussi le magasin Perry, place Esquirol, qui alterne vitres et panneaux pleins en façade d'un temple de la lingerie.
Perry, en cours de fermeture, est entré dans le paysage, comme le Monoprix de De Noyers et Le Maresquier, mais l'immeuble Citroën boulevard d'Arcole (actuellement Decathlon) a toujours ses détracteurs. Il est pourtant «un des plus beaux de la période», estime l'architecte.
Toulouse défigurée ou transfigurée ? «Le même bâtiment peut faire les deux !» prévient Rémi Papillault. Les Trente Glorieuses ne le sont pas pour tout le monde. Les éditions Loubatières, qui lui consacrent tout un album ont orné la couverture de leur principale victime : le marché des Carmes, construit par Galinier en 1892.
*Toulouse au temps des Trente Glorieuses, textes de Rémy Pech, éd. Loubatières, 109 pages, 25 €
«Entre 1946 et 1975, Toulouse gagne 110 000 habitants, la vie change profondément» www.ladepeche.fr/.../2232355-trente-glorieuses... Batir la vie - 311 pages. Quelques planches en noir et blanc. 2 photos disponibles.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
Bâtir la vie est un récit autobiographique, recueilli et mis en forme en 1977 par Michel Lefebvre. Candilis raconte son extraordinaire parcours, de Bakou à Athènes, Paris, Casablanca ou La Martinique, de sa participation aux CIAM, puis au Team 10 à ses dernières réflexions sur l'habitat contemporain, de la Résistance grecque à l'enseignement à l'Ecole des Beaux Arts. Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle. BATIR! www.franceculture.fr/.../batir-la-vie-un... Tel était le rêve de Georges Candilis. C'est devenu une passion. Une passion qui a fait de lui aujourd'hui un célèbre architecte. S'il a toujours tenté, à travers ses recherches et ses réalisations, de réconcilier la maison et la ville, c'est peut-être, en partie, parce que sa jeunesse fut une grande aventure, un long voyage, la quête permanente d'un havre où "se reposer" et où "voir se reposer" les autres.
Né à Bakou en 1913, il part à l'âge de 12 ans pour la Grèce et entre, après ses années de collège, à l'école Polytechnique d'Athènes, section architecture. Il n'abandonnera plus jamais cette discipline. Après la guerre contre les Italiens, la résistance contre les Allemands et les Anglais, une bourse du gouvernement français lui permet, en 1945, de gagner la ville de ses rêves : Paris. C'est là, en effet, que travaille l'un des plus grands architectes de l'époque : Le Corbusier. Intégré à son équipe, il participe de façon directe avec lui à la construction de la fameuse "Maison du Fada" à Marseille.
Déjà se dessinent dans son esprit les grands axes de ses recherches futures : faire des logements "riches" pour les pauvres, des lieux qui servent et respectent l'homme. Ce sont successivement des maisons pour Gitans, des réalisations à la Martinique pour l'habitat tropical, un grand ensemble à Toulouse - Le Mirail - où il tente de créer une ville sans ségrégation ; l'aménagement du Languedoc-Roussillon consacré aux loisirs populaires.
Aujourd'hui, Georges Candilis poursuit son rêve de toujours: mettre au service des plus déshérités- hier, ceux des bidonvilles, qu'il a pu voir en Amérique du Sud - aujourd'hui, ceux des populations sous-développées du Moyen-Orient, sont art de bâtir qui est en même temps un art de vivre. un architecte témoin de son temps - récit recueillli par Michel Lefebvre - Candilis Georges, Lefebvre Mic @ Un homme
D’origine grecque, né à Bakou (1913-1995), l’architecte français Georges Candilis a fait ses études à l’École polytechnique nationale d’Athènes avant de travailler, dès 1946, chez Le Corbusier, sur le projet d’unité d’habitation de Marseille, dont il dirigea le chantier avec l’architecte américain Shadrach Woods (1923-1973).
En 1951, Candilis et Woods vont diriger le bureau africain de l’Atbat (Ateliers des bâtisseurs), structure créée par Le Corbusier, Vladimir Bodiansky et André Wogensky. À son retour en France, Candilis rencontre à l’Atbat l’architecte yougoslave Alexis Josic (1921-2011).
L’aventure de l’équipe Candilis-Josic-Woods commence en 1954. En une dizaine d’années de travail commun (1955-1964), ces trois architectes installés en France ont posé les bases théoriques d’une critique du fonctionnalisme et, à travers d’innombrables chantiers, mis en application à grande échelle les principes d’une architecture nouvelle, dite « proliférante ».
Ils cherchent à produire de nouvelles typologies d’habitats, adaptées aux conditions économiques et sociales des habitants les plus démunis. L’humain est au centre de leurs préoccupations. « Le respect n’a pas de formule, pas de recette. C’est un sentiment que doit posséder l’architecte envers son client ; si la construction peut donner des satisfactions matérielles, l’architecture doit apporter quelque chose de plus : la dignité et la liberté » (Candilis, 1977).
Leur réflexion architecturale absolument nouvelle, centrée sur l’habitat, différera de celle de Le Corbusier et sera plus proche des recherches sur l’habitat minimal menées par les architectes allemands des années vingt.
L’abandon progressif d’une idée rationnelle et normative entraînera l’équipe d’architectes à se retrancher sur des « propositions pour un habitat évolutif », intégrant la problématique de la croissance et du changement à l’échelle de la maison individuelle.
Ils aborderont la question de l’habitat en donnant la priorité à l’organisation du plan.
L’équipe concevra selon un rationalisme subtil à la manière de Louis Kahn (espace servant/espace servi), des fonctions précises : accès, rangements, bains, etc.
Entre autres réalisations, citons l’extension de Bagnols-sur-Cèze et le quartier du Mirail à Toulouse. À partir de 1969, Candilis poursuit seul son activité en tant qu’architecte et urbaniste. Il travaille sur plusieurs projets de logements et d’écoles au Moyen-Orient, ainsi que sur l’aménagement de sites touristiques.
En 1970, entouré de nouveaux collaborateurs, Candilis concevra le village des Carrats à Port-Leucate suivant les principes mis au point antérieurement. Ils reprendront les systèmes en cluster (grappe) et en stem (tiges), métaphores anglo-saxonnes d’un urbanisme scientifique,
séduit par un mode d’organisation organique de l’habitat chère à Patrick Geddes.
Une citation
« L’œuvre la plus importante qui résulte de ce travail, de cette entente, de cette persévérance, est la création de conditions favorables pour permettre aux hommes de se rencontrer, de mieux se connaître. Et la connaissance conduisant à l’amitié renforce la paix entre les peuples. »
G. Candilis, 1977
Sources :
Cité du patrimoine archiwebture.citechaillot.fr/fonds/FRAPN02_CANGE
Granveaud, « Candilis Georges (1913-1995) », Encyclopædia Universalis.
Georges Candilis, Bâtir la vie : un architecte témoin de son temps, Stock, 1977
Un projet
Le village de vacances des Carrats à Port-Leucate a été conçu par les architectes Georges Candilis, Georges Wursteisen, Pierre Raoux et Zygmund Knyszewsky.
Il fait partie des opérations de construction de la Mission Racine, programme pour l’aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon, pour lequel Candilis a été nommé architecte en chef en 1964.
Pour l’équipe de Candilis, l’opération des Carrats devient un lieu d’expérimentation architecturale à dimension sociale. Composé de bungalows de formes cubiques, ses toits terrasses, ses patios, les bâtiments collectifs, les nombreux lieux publics (placettes, aires de jeux) ont permis la création d’un lieu idéal où tout était fait pour tendre vers un bonheur individuel et collectif.
Les architectes de la Team 10 (1), dont faisait partie Candilis, insistaient sur la relation de l’architecture avec la « quatrième dimension ». Les concepts clés « d’espace/temps » et de « mouvement », devaient être associés à ceux, de « plasticité », « mobilité », « flexibilité » et « évolution », dans le combat pour une redéfinition de l’architecture humaniste, une architecture de communauté.
En 1961, la Team X avec les concepts de Stem et de web récuse le dogme du zoning fonctionnel de la charte d’Athènes, et son outil de mesure le Zipaton : une trame plastifiée mécanique qui, une fois collée sur le papier, marquait un type général d’utilisation, plutôt qu’un volume ou une forme en particulier.
Se basant sur ces deux concepts, la prise en compte de la fonction ne se fonde plus seulement sur l’espace, elle intègre l’échelle de l’homme dans ses déplacements et son temps de parcours à l’intérieur des espaces (2).
Le concept de stem (tige) est utilisé comme un moyen d’organiser l’urbanisme de masse. Plus concrètement, le stem était une zone piétonne continue reliant les principaux équipements urbains. Le stem central est considéré comme la structure fondamentale, à la fois sociale et matérielle, des ensembles résidentiels.
Le stem apparaît pour la première fois dans leur projet pour le concours de Caen-Hérouville, puis à Toulouse-Le Mirail. Il s’enrichit par la suite avec le cluster des « grappes » de constructions de petites et de grandes hauteurs s’articulent autour des espaces publics (stem) qui se prolongent dans les îlots résidentiels.
Le concept continuera son évolution avec l’apparition du Web qui « n’est pas essentiellement un système de circulation, mais un système d’environnement. C’est le moyen d’établir une hiérarchisation à grande échelle, qui par son existence rend possible une expression individuelle à très petite échelle. Le Web doit être un système hautement flexible dans un monde d’une grande mobilité. La flexibilité est garantie par l’uniformité de l’intensité initiale des activités sur le Web, de telle sorte qu’il puisse être accroché à n’importe quel point, et qu’il puisse lui-même s’accrocher aux systèmes plus importants à n’importe quel endroit. Ces liaisons déterminent des points de très grande intensité mais la flexibilité première reste toujours et les points de densité qui surviennent à mesure que le Web en vivant devient polycentrique, gardent leur caractère de mobilité. Ces systèmes feront preuve, à leur commencement, d’une intensité d’activité également répartie, de manière à ne pas compromettre l’avenir ». Woods, Paris, août-décembre 1962 (3- 4)
La question du plus grand nombre poussera la Team 10 à innover non seulement sur le registre programmatique ou urbanistique, mais également dans le domaine esthétique.
Les architectes s’intéressent à la rythmique des nombres, grâce au rythme et à la géométrie, les grands nombres devenaient maniables pour la composition et visuellement intelligibles.
Les principes de base en étaient une relation de réciprocité entre la partie et le tout, ainsi qu’une structure non hiérarchique et polycentrique qui reliait entre elles les différentes échelles de l’environnement construit.
C’est dans le prolongement du courant général de l’architecture moderne et de cette restructuration idéologique que naîtra l’opération des Carrats de Port-Leucate en 1969.
Les membres de la Team 10, émergée des Ciam dans les années cinquante, par leurs analyses, dessins, publications, enseignements, ont suscité un profond renouvellement de la pensée moderne sur l’architecture et la ville, car pour eux :
« La structure d’une ville ne tient pas à sa géométrie mais aux activités humaines qu’elle recèle. » Candilis-Josic-Woods, 1964 (5).
Notes :
(1) Le nom de Team 10 fait référence au Xe congrès des CIAM (congrès international d’architecture moderne), pendant lequel, un groupe d’architectes issus du Mouvement moderne remettra en cause les principes de la charte d’Athènes.
Sources :
(2) Source éditoriale Le Carré Bleu quarante ans – 1958-1998, p. 1 à 3.
(3) Source première édition Carré bleu, n° 3, 1962
(4) Carré bleu, numéro 3-4, 1998, p. 44
(5) Dossier de presse Expo en 2008, Cité de l’architecture & du patrimoine. Mouvement moderne : premières autocritiques, Team X, une utopie du présent (1953-1981) LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.
Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.
Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.
Définition
Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.
On peut toutefois en distinguer deux :
• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».
• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».
Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.
Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.
Histoire
La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.
Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.
Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.
L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.
La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.
Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.
Une multitude de procédures administratives
Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.
Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.
Les contextes de constructions
Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.
On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :
• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).
• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.
• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.
Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.
Les modes de constructions
Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.
Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :
• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.
• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.
• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.
Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.
En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement.
Les guerres jouent un rôle majeur dans l'histoire architecturale d'un pays. Alors que les commémorations orchestrées par la mission Centenaire 1914-1918 battent leur plein, il paraît intéressant de revenir sur ce que la Grande Guerre a représenté pour les architectes, au-delà des destructions et du traumatisme. Ce premier épisode de « mobilisation totale » - suivant les termes utilisés par Ernst Jünger en 1930 -, a notamment entraîné une industrialisation accéléré des processus de production, qui a marqué les esprits. Certains architectes comme Félix Dumail et Marcel Lods se sont alors engagés dans la définition d'un cadre urbanistique nouveau pour le logement social : au sein de l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine, ils ont largement contribué à l'invention du « grand ensemble ».
La reconstruction de l'après Première Guerre mondiale a souvent été présentée comme une occasion manquée. Cette antienne a même servi de repoussoir après la Seconde. C'est pourtant un bilan à tempérer, puisqu'au sortir de l'une et l'autre, on est parvenu à reconstruire un nombre de logements comparable en valeur relative, dans à peu près le même laps de temps. Plus généralement, les vicissitudes des chantiers de l'entre-deux-guerres tiennent au contexte économique et politique, au problème du moratoire des loyers, aux effets de la crise de 1929, etc., plutôt qu'à une défaillance des savoir-faire des entreprises et des architectes. Dans cette période ouverte cohabitent, au contraire, des procédés constructifs aussi nombreux qu'efficaces. L'élaboration des programmes modernes - logement social, équipements sportifs, sociaux et éducatifs, grande distribution, etc. - est l'objet d'un éventail de recherches d'une grande pluralité. On aura rarement inventé autant de types architecturaux. Ainsi, pour paraphraser ce que Jean-Louis Cohen écrit de la Seconde Guerre (1), on peut suggérer que la Première ne représente pas seulement quatre années de « page blanche », ni même une répétition de la suivante, mais bien, elle aussi, un temps de condensation « technologique, typologique et esthétique ». Si la Seconde Guerre coïncide avec la « victoire » et la « suprématie » de la modernité architecturale, la Premièren'est pas en reste, qui pose les conditions de diffusion du fordisme, de la préfabrication des bâtiments et dessine les contours urbanistiques de la construction de masse.
Certes, le XIXe siècle, avec le Paris d'Haussmann et les expositions universelles, avait largement plus que défricher les champs de la rapidité, de l'étendue et de la quantité, mais, spécifiquement, l'entre-deux-guerres est marqué par le perfectionnement de la répétition (2). Un des effets de la Grande Guerre réside dans l'accélération de la mise en place d'un cadre de production pour le logement collectif et dans la définition progressive du « grand ensemble ». Ce concept, apparu en juin 1935 sous la plume de Maurice Rotival dans L'Architecture d'aujourd'hui, ressortit à la tentative « d'un urbanisme contemporain : un urbanisme des habitations » (3). Son héraut est l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine (OPHBMS) d'Henri Sellier, futur ministre de la Santé publique du Front populaire. Imaginé en 1913, organisé pendant la guerre, l'OPHBMS sera, avant 1939, le maître d'ouvrage de plus de 17 000 logements répartis en une vingtaine d'opérations banlieusardes.
Dans une perspective de généalogie du logement de masse français, il y a grand intérêt à suivre les parcours des architectes de l'OPHBMS pendant la Grande Guerre. Parmi la vingtaine de protagonistes concernés, seuls deux étaient trop âgés pour participer au conflit : Raphaël Loiseau (1856-1925), architecte-conseil, et Alexandre Maistrasse (1860-1951), qui s'applique dès avant l'armistice au projet de la « cité-jardins » de Suresnes, dont Sellier sera maire de 1919 à 1940. Il y livrera près de 2 500 logements. Bien que plus jeune, Maurice Payret-Dortail (1874-1929) n'est pas mobilisé et participe à la mise en place de l'Office durant la guerre, avant de travailler jusqu'à son décès prématuré à une autre grande cité-jardins, celle du Plessis-Robinson. Nés entre 1868 et 1900, les autres architectes correspondent exactement aux classes d'âge appelées au front.
Les figures de Marcel Lods et de Felix Dumail
Deux d'entre eux (4) ont laissé des archives significatives sur ces années : Félix Dumail (1883-1955), un des plus fidèles compagnons de Sellier, et Marcel Lods (1891-1978), brillant cadet entré dans un second temps à l'OPHBMS avec son associé Eugène Beaudouin (1898-1983). Dumail est diplômé de l'Atelier Bernier en 1908 et lorsqu'il est mobilisé, il figure déjà parmi les pionniers du logement social. Lods, quant à lui, est admis dans le même atelier en 1911, mais, conscrit l'année suivante, il ne quitte l'uniforme qu'une fois la guerre terminée. Il obtient son diplôme en 1923, tout en collaborant dès 1921 sur d'importantes opérations HBM avec Albert Beaudouin, architecte de la Société des logements économiques pour familles nombreuses depuis 1907. Celui-ci lui cédera son agence en 1929, ainsi qu'à son neveu Eugène.
Vers des logements sociaux en grande série
Il faut rappeler qu'à l'approche de la guerre, ce que l'on nomme le logement ouvrier se situe à un tournant : fin 1912, la loi Bonnevay a affirmé son caractère public. Elle autorise alors les collectivités locales à constituer des offices d'habitations à bon marché, domaine jusque-là réservé des sociétés anonymes et des fondations philanthropiques. Peu avant, la Ville de Paris a obtenu la possibilité de produire elle-même des logements sociaux. Si les résultats du concours qu'elle lance en 1912 sont suspendus, du fait de ses terrains petits et irrégulier ayant inspiré des propositions peu généralisables, quelques architectes se sont d'ores et déjà essayés à décliner des plans en immeubles libres et cours ouvertes. C'est le cas de Payret-Dortail, lauréat sur le site de l'avenue Émile-Zola, et du jeune groupement Dumail, Jean Hébrard et Antonin Trévelas. Au concours de 1913, ce trio peut développer ses principes à l'échelle plus favorable de vastes terrains. Il se retrouve lauréat de 600 logements rue Marcadet, avec un projet désigné dix ans plus tard comme un des plus avancés des « standards d'avant-guerre » (5). Ce deuxième concours, qui porte l'ambition d'entamer un processus de construction en grande série sur la base de plans-modèles, suscite l'engouement, puisque près de 700 châssis ont été adressés et que, comme l'affirme L'Architecture : « On sent qu'il y a maintenant une génération d'architectes s'intéressant à la question des habitations à bon marché, et qui l'ont comprise. » (6) Sellier ne s'y trompe pas, qui forme, entre 1916 et 1921, la première équipe d'architectes-directeurs de l'OPHBMS en puisant parmi les lauréats des concours parisiens : Albenque et Gonnot ; Arfvidson, Bassompierre et de Rutté ; Hébrard et Dumail, Maistrasse, Payret-Dortail, Pelletier, Teisseire.
L'entrée en guerre, dans un premier temps, coupe net l'élan de cette génération, avant de la décimer. Ainsi, Trévelas aura son nom gravé sur le monument aux morts de la cour du mûrier, au cœur de l'École des beaux-arts. Mobilisé dans l'infanterie, Dumail décrit dans ses courriers et dans son journal, le manque d'organisation, la faim, la fatigue, les douleurs corporelles, l'ampleur des destructions et les atrocités : blessures par obus, barricades élevées avec des couches de cadavres, etc. Si l'épisode napoléonien avait déjà provoqué des tueries de masse, celles-ci se singularisent. Leur mécanisation et l'annihilation du territoire représenteront une source inextinguible de réflexions pour les architectes, faisant écho à une sensibilité récente : les théories premières de Prosper Mérimée ou Viollet-le-Duc - suite au « vandalisme » de la révolution et aux effets de l'industrialisation - venaient justement d'accoucher le 31 décembre 1913 de l'actuelle loi sur les monuments historiques. Après guerre, les architectes se passionneront du sort des monuments endommagés - la cathédrale de Reims notamment - et du statut des ruines, quasi sacralisées par un Auguste Perret. Simultanément les avant-gardes mettront en avant l'idée de la table rase. Le spectacle des manœuvres de nuit sous le feu des projecteurs procure ainsi à Dumail un sentiment ambigu de fascination-répulsion, évoquant la sidération exprimée par un Apollinaire.
Dumail manifeste des capacités d'observation hors du commun, qui lui vaudront la légion d'honneur. Sous les bombardements, il exécute des plans et des panoramas des positions ennemies, permettant de mieux diriger les tirs. Nommé sous-lieutenant en octobre 1915, il entame des démarches pour être affecté à l'aviation. À l'appui de sa demande, il mentionne sa passion pour les sports mécaniques, sa pratique assidue de la moto et souligne son succès en 1912 au concours Chenavard consacré à une école d'aviation militaire. C'est pourtant un projet dans lequel l'aéroport représentait surtout un emblème. À l'instar, du reste, de l'aéroport de la cité-jardins du Grand Paris imaginée par l'OHBMS en 1919 en marge des projets du Plessis-Robinson et de la Butte-Rouge (Châtenay-Malabry), ou encore, à partir de 1922, de celui qu'associe Le Corbusier à une autoroute sur la rive droite de Paris, dans son fameux Plan Voisin soutenu par le fabricant automobile et aéronautique éponyme. Bien que Dumail juge plus aisé de piloter un avion qu'une auto et malgré le soutien de ses officiers, ses démarches n'aboutissent pas. Pas plus que ses tentatives d'entrer au Génie puis au service technique de Peugeot ou encore, en 1917, ses propositions d'adaptation d'une mitrailleuse Hotchkiss auprès du sous-secrétariat d'État des inventions. Comme beaucoup d'appelés, Dumail attendra sa démobilisation quasiment jusqu'au traité de Versailles, en 1919. Durant ces années incertaines, alors que ne se concrétisent ni le chantier de la rue Marcadet ni sa nomination définitive par l'OPHBMS - il y est inscrit avec Hébrard sur la liste d'architectes depuis 1917 -, il voyage dans les régions dévastées. Dumail et Hébrard sont agréés pour la reconstruction des Ardennes en 1921, au moment où les études de la rue Marcadet reprennent et celles de la cité-jardins de Gennevilliers deviennent opérationnelles.
Cette concentration de commandes explique que leur activité de reconstruction se limite au seul village d'Attigny (Ardennes), d'autant que leurs aspirations vont bientôt dépasser l'horizon hexagonal. En effet, lorsque Dumail retrouve Hébrard, celui-ci enseigne l'architecture dans le cadre de l'American Expeditionary Forces University, prolongeant son expérience à l'université Cornell-Ithaca entre 1906 et 1911. Leurs deux frères, eux aussi architectes, sont à l'étranger : GabrielDumail, fait prisonnier en 1915, est parti pour la Chine ; quant à ErnestHébrard, Grand Prix de Rome 1904, il a aussi été fait prisonnier avant de se voir confier, en 1918, la reconstruction de Salonique, puis de devenir architecte en chef d'Indochine. Pionnier de l'urbanisme - néologisme de 1910 -, il est membre fondateur de la Société française des architectes urbanistes en 1911, et l'une des premières figures de l'architecture internationale, voire « mondialisée ». Il avait entraîné, peu avant la guerre, son frère et les Dumail dans l'aventure de l'International World Centre : un essai de capitale pour les États-Unis du monde, précurseur de la Société des Nations, dans lequel La Construction moderne voyait en janvier 1914 « une école mondiale de la paix »... arrivée trop tard ! De cette tentation de l'ailleurs, Dumail tire quelques réalisations en Indochine entre 1924 et 1928. Jean Hébrard, lui, s'expatrie en 1925 pour devenir un des théoriciens du City Planning dans les universités de Pennsylvanie puis du Michigan.
Des chantiers d'expérience
Dumail consacrera dès lors l'essentiel de sa carrière à l'OPHBMS, en tant qu'architecte-directeur des cités-jardins de Gennevilliers, du Pré-Saint-Gervais, de Dugny, de l'achèvement de Suresnes, et d'un ensemble HBM pour militaires à Saint-Mandé, immédiatement reconnus pour la qualité de leurs logements et de leur greffe urbaine. Comme pour la cité de la rue Marcadet, il y conçoit « des bâtiments isolés, absolument entourés d'air et de lumière » (7). Ces « chantiers d'expériences », suivant une expression des années 1920 qui deviendra emblématique à la Libération, sont souvent mis en œuvre par des entreprises ayant fourbi leurs premières armes avec les troupes américaines pour des constructions de baraquements préfabriqués. Ils permettront à Dumail de figurer parmi les rares architectes français à avoir édifié plus de 2 000 logements avant la Seconde Guerre, dans lesquels il étrennera les chemins de grue et les principes de coffrage des Trente Glorieuses.On ne peut que faire le lien entre ses aspirations pendant la guerre, sa culture technique, son goût pour la mécanique, et ceux d'autres acteurs de la modernité architecturale. Quelques années avant lui, en 1904, son associé Hébrard brille lui aussi au concours Chenavard, avec pour sujet un Palais de l'automobile. En 1908, le Salon de l'automobile accueille à Paris ses premiers exposants aéronautiques et c'est justement un architecte de la même génération, AndréGranet (1881-1974), futur gendre d'Eiffel, qui contribue l'année suivante à lancer au Grand Palais la première exposition internationale de la locomotion aérienne, ancêtre du salon du Bourget. Plus précisément, le passage de l'observation militaire à l'aviation renvoie à WalterGropius (1883-1969). Comme Dumail ou encore André Lurçat, mais dans le camp d'en face, le fondateur du Bauhaus dessine d'abord ses repérages de ligne de front à pied, avant d'être affecté à l'aviation et d'y connaître une révélation, déterminante pour sa carrière (😎. Cette passion de la photographie aérienne sera partagée par son alter ego français dans l'expérimentation de la préfabrication, Marcel Lods, en pleine résonance avec une attention voulue « scientifique » au territoire et à sa documentation - une des constantes des équipes de l'OPHBMS. Si Lods s'engage comme aviateur en 1939, il est vingt-cinq ans plus tôt affecté comme instructeur d'artillerie. Et il ne lui échappe pas qu'avec presque 900 millions d'obus tirés, son arme représente l'instrument par excellence de l'industrialisation de la guerre. Puis, il suit l'arrivée des troupes américaines et de leurs engins et se passionne pour le développement spectaculaire des industries automobile et aéronautique aux États-Unis. Pays où était née, dès 1908, la fameuse Ford T, premier véhicule de série. Du début des années 1920 jusqu'à la fin de sa carrière, aux côtés de grands ingénieurs, Lods tente d'exporter ce modèle à celui du bâtiment et de ses composants. Ce seront notamment les chantiers de la Cité du Champ des Oiseaux, à Bagneux (1927-1933), et de La Muette, à Drancy (1931-1934). Puis, après guerre, les Grandes Terres de Marly-le-Roi (1952-1960) et surtout la Grand'Mare de Rouen (1960-1977). C'est aussi une myriade de petites réalisations prototypiques, à commencer par l'aéroclub de Buc abordé au moment où Lods obtient son brevet de pilote, en 1932.
Ses chantiers qui se veulent de pur montage, rêvés en gants blanc, ne sont pas dénués d'utopie. Ils participent au sentiment qui sourd au début du XXe siècle, selon lequel l'homme s'apprête à faire quasi corps avec la machine. Charlie Chaplin a génialement montré dans Les Temps modernes en 1936 la part tragique de cette nouvelle condition. Elle apparaît comme un des effets les plus paradoxaux de la guerre, dans laquelle toute une génération a été confrontée aux corps mutilés en masse, soumis aux éléments et à la putréfaction en plein champ, mais aussi possiblement transcendés par la mécanisation et la science. Alfred Jarry en avait eu l'intuition dès 1902 avec Le Surmâle : roman moderne dans lequel il dressait le récit de la course - en forme d'hécatombe - d'un train à vapeur et de cyclistes dopés à la « perpetual-motion food ». Le Corbusier est l'architecte qui, au contact des Planistes et du théoricien eugéniste Alexis Carrel, captera le mieux ce nouveau rapport au corps, avec ses recherches sur l'immeuble-villa puis sur l'« unité d'habitation de grandeur conforme », instruments d'une « fabrique de l'homme nouveau » liant sport, biologie et habitation. Intégré à la fondation Carrel entre 1943 à 1945 (9), Dumail n'échappera pas à ce programme « d'hygiène sociale et de prophylaxie » énoncé par Sellier lui-même au moins dès 1921.Ces proches de Sellier que sont Dumail et Lods ont vu leurs réalisations de l'OPHBMS données en 1935 comme modèles du programme du grand ensemble du futur, dans cette période accidentée où s'élaborait une culture politique de gestion de la croissance des périphéries urbaines. À la Libération, ils affirment ensemble le logement comme la grande « affaire » du XXe siècle dans un livret du comité Henri-Sellier (10). En 1951, ils s'engagent presque simultanément dans les chantiers respectifs des deux SHAPE Villages : Dumail à Saint-Germain-en-Laye, aux côtés de Jean Dubuisson, et Lods à Fontainebleau. Les logements qu'ils bâtissent, chacun à sa façon mais tous deux en un temps record, pour les sous-officiers et officiers du quartier général des forces alliées en Europe, constituent un des moments fondateurs de la politique de construction à venir : les grands ensembles français ne sont décidément pas tombés du ciel avec la croissance et le baby-boom. * Architecte, Hubert Lempereur a consacré de nombreux articles à la généalogie et à l'histoire matérielle et culturelle des premiers grands ensembles français et à la construction de masse. À paraître, Félix Dumail, architecte de la « cité-jardins », aux éditions du patrimoine et La Samaritaine, Paris, aux éditions Picard, ouvrage codirigé avec Jean-François Cabestan. 1. J.-L. Cohen, Architecture en uniforme. Projeter et construire pour la Seconde Guerre mondiale, Hazan/Centre Canadien d'Architecture, 2011. 2. Voir P. Chemetov et B. Marrey, Architectures. Paris 1848-1914, Dunod, 1980. 3. M. Rotival, « Urbanisme des H.B.M. - Formes de la cité », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 4. Leurs archives sont conservées au centre d'archives d'architecture du XXe siècle. La famille Dumail conserve de son côté ses correspondances de guerre. 5. J. Posener, « Historique des H.B.M. - Naissance du problème, premières solutions », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 6. G. Ernest, « Concours pour la construction par la Ville de Paris d'immeubles collectifs à bon marché », L'Architecture, 28 fév. 1914. 7. A. Gaillardin, « Les derniers concours de la Ville de Paris pour la construction d'habitations à bon marché », La Construction moderne, 28 juin 1914. 8. J. Gubler, « L'aérostation, prélude à l'aviation ? Notes sur la découverte architecturale du paysage aérien », Matières, 1998. 9. H. Lempereur, « La fondation Carrel (1941-1945), Le Corbusier et Félix Dumail : portraits d'architectes en bio-sociologues », fabricA, 2009. 10. F. Dumail, P. Grünebaum-Ballin, R. Hummel, M. Lods, P. Pelletier et P. Sirvin, L'affaire du logement social, préface de Léon Blum, Éditions de la Liberté, 1947. TEXTE DU MONITEUR @ les #Constructions #Modernes #BANLIEUE @ l' #Urbanisme & l es #Chantiers d'#ApresGuerre ici #Mémoire2ville le #Logement Collectif* dans tous ses états..#Histoire & #Mémoire de l'#Habitat / Département territoire terroir region ville souvenirs du temps passé d une époque revolue #Archives ANRU / #Rétro #Banlieue / Renouvellement #Urbain / #Urbanisme / #HLM #postwar #postcard #cartepostale twitter.com/Memoire2cite Villes et rénovation urbaine..Tout savoir tout connaitre sur le sujet ici via le PDF de l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT (l'USH)... des textes à savoir, à apprendre, des techniques de demolition jusqu a la securisation..& bien plus encore.. union-habitat.org/.../files/articles/documents/...
www.dailymotion.com/video/xk6xui Quatre murs et un toit 1953 - Le Corbusier, l'architecte du bonheur 1957 conceptions architecturales le modulor, l'architecture de la ville radieuse, Chandigarh, Marseille, Nantes www.dailymotion.com/video/xw8prl Un documentaire consacré aux conceptions architecturales et urbanistiques de Le Corbusier.Exposées par l'architecte lui-même et étayées par des plans, dessins et images de ses réalisations en France et à l'étranger, ces théories témoignent d'une réflexion approfondie et originale sur la ville et sa nécessaire adaptation à la vie moderne, notamment Paris dont l'aménagement révolutionnaire rêvé par Le Corbusier est ici exposé. Un classique du documentaire.Les premiers projets de Le Corbusier resteront à l'état de maquette : le plan de modernisation de la ville d'Alger. Certains seront réalisés par d'autres architectes : ministère de l'éducation à Rio de Janeiro, Palais de l'ONU à New York. Dès l'après-guerre en moins de 10 ans, Le Corbusier réalise de grandes unités d'habitation à Marseille, Nantes une chapelle à Ronchamps, une usine à Saint-Dié, une ville Chandigarh en Inde. Par des schémas, l'architecte présente sa théorie de la "ville radieuse", le modulor clef mathématique de son œuvre ainsi que son projet de réorganisation de la campagne, des cités industrielles et urbaine en un regroupement autour d'un système coopératif. Le film expose les conceptions architecturales de Le Corbusier, dans la ligne des précurseurs de l'architecture moderne comme Claude-Nicolas Ledoux. Paris et le désert français 1957 réalisation : Roger Leenhardt et Sydney Jezequel, résoudre le déséquilibre démographique ville campagne www.dailymotion.com/video/x177lrp Film réalisé par Roger Leenhardt et Sydney Jezequel en 1957, d'après le livre de Jean-François Gravier. Document d'information général proposant les solutions de l'époque pour éviter la désertification des campagnes et la folie concentrationnaire des villes. Dès 1957, la désertification des campagnes prend des proportions tragiques. L'exemple est donné pour le village de Gourdon dans le Quercy.
Quelles évolutions proposer pour éviter l'exode rural et le développement anarchique, qui s'amorce, des villes champignons, construites en plein champ sans urbanisme et sans âme ? Le commentaire propose les solutions de l'époque : modernisation de l'agriculture, adaptation de l'artisanat, implantations d'industries dans les provinces. Gazoducs dans le sud-ouest, barrage en Haute-Savoie, polder en Bretagne semblaient à l'époque pouvoir résoudre le déséquilibre ville campagne. Visages de la France 1957 Production - réalisation Atlantic-Film Marcel de Hubsch www.dailymotion.com/video/x19g59p Le film commence avec des vues de villages et d'architecture traditionnelle du Pays Basque, des Landes, de la Touraine, de la Normandie, de la Bretagne, d'Alsace. La voix off s'interroge : faut il transformer la France en un musée de ses vieilles demeures ? et poursuit : pourquoi des maisons de 10 à 15 mètres de hauteur à Honfleur n'ont elles que 3 à 5 mètres de large ? Le commentaire se pose la question du nombre de maisons individuelles dans les villes qui entrainent l'étalement urbain. Lorsque les villes ont bâtit des immeubles, le commentaire se demande que cachent ces façades ? Des coures étroites que le soleil ne visite jamais, un enchevêtrement inouï de constructions hétéroclites. L'époque de grande prospérité de la troisième république n'a rien su construire de grand poursuit la voix off. Ce document nous propose ensuite une animation de maquette pour l'aménagement d'une friche. Dans un premier temps à la façon d'avant avec la maison individuelle. La voix off s'exclame : ce n'est pas autrement que d'affreuses banlieues naquirent que tant de villes furent à jamais enlaidies, essayons autre chose. L'animation se met à empiler les maisons individuelles et propose des bâtiments collectifs dans des jardins. Le commentaire poursuit : maintenant c'est l'heure de l'urbaniste à lui de répartir les constructions dans la cité. Plusieurs organisation de logements collectifs sont proposées en maquettes. La voix off pointe les défauts d'un urbanisme des grands ensemble trop ennuyeux. Puis une solution émerge de l'animation : pour que la cité vive il faut mettre au place d'honneur école, dispensaire, bibliothèque, salle de réunion, puis viennent les deux pièces maîtresse deux grands immeubles puis les rues se glissent dans la composition et enfin les pelouse et les jardins apparaissent et voila conclue le commentaire. Le film montre ensuite de réalisation de grands ensemble et on entre dans un immeuble au sein d'une famille : air et lumière sont au rendes-vous. On voit des enfants faire du patin à roulette dans le parc de l'immeuble la voix off annonce : finit l'individualisme renfrogné de l'échoppe d'antan : la cité tout entière est un jardin, les jeux d'enfants se mêlent aux fleurs. Le film se termine sur des vues de réalisation de grands ensemble sur toute la France (vue entre autre de la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille). Production Films Caravelle MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) Scenario et réalisation : Pierre JaLLAUDSur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije , www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS
Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal.
L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.
@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.
Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.
Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.
Définition
Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.
On peut toutefois en distinguer deux :
• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».
• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».
Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.
Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.
Histoire
La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.
Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstructi
TOKYO, JAPAN - JUNE 14: Ata "ATA KAPTAN" Tan (L0 and Konur "qw1" Sahin of FUT Esports walk offstage after competing at VALORANT Masters Tokyo Group Stage at Tipstar Dome Chiba on June 14, 2023 in Tokyo, Japan. (Photo by Liu YiCun/Riot Games)
twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.Les grands ensemblesLa ville de Mantes-La-Jolie et le quartier du Val-Fourré On définit habituellement un grand ensemble comme un groupe d’immeubles rassemblant au moins 1 000 logements, construits dans un délai de l’ordre de cinq ans, conçu selon un plan général comprenant des équipements collectifs. On pouvait évaluer le parc immobilier des grands ensembles français à environ 800 000 logements en 1982. Ce parc a été presque intégralement édifié entre 1956 et 1973.
1. Les conditions d’implantationLe contexte
Après 1950, il fut nécessaire dans de nombreux pays (France, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Allemagne, U.R.S.S., etc.) de loger aux limites de l’agglomération un nombre croissant de citadins, dont les ressources étaient souvent limitées. Mais à la différence du siècle précédent, il est plus ou moins nettement reconnu qu’il existe un droit au logement, que les conditions de salubrité et de confort des habitations importent au bon fonctionnement de la collectivité et que l’État est un partenaire obligé dans cette affaire.
En France, le logement dans les banlieues avait rarement pris la forme d’immeubles collectifs avant 1939 (malgré quelques réalisations dans la région parisienne, comme la cité-jardin de Suresnes, en 1926, et la cité de la Butte-Rouge, à Chatenay-Malabry, en 1932), et le logement individuel y dominait. Après la guerre, et surtout à partir de 1955, on s’orienta vers la construction d’immeubles collectifs. D’abord parce qu’il y avait une grave pénurie de logements et que les appartements pouvaient être construits plus vite et à meilleur marché que les maisons individuelles ; le développement des procédés de levage, les changements dans la préparation et l’utilisation du béton, l’apparition de quelques éléments préfabriqués incitaient au développement de gros chantiers. Ensuite parce que l’urbanisation « pavillonnaire » avait été vivement critiquée, qu’elle semblait coûteuse et peu favorable à l’implantation des équipements collectifs. En même temps, la concentration des agences d’architectes et la division du travail qui s’instaurait en leur sein favorisaient la mise en route de réalisations très importantes, fondées sur la répétition d’éléments simples et sur l’utilisation à des dizaines de milliers d’exemplaires de plans de logements mis au point une fois pour toutes. La standardisation tant souhaitée par les CIAM voyait enfin des champs d'application s'ouvrir. Enfin la crise du logement avait pris une telle ampleur dans les grandes villes que la construction d’habitations à leur périphérie n’intéressait plus seulement la clientèle du logement social, mais des groupes de la petite et moyenne bourgeoisie, à même de payer des loyers relativement élevés pour des logements convenables. L'esthétique de l'architecture moderne a alors particulièrement influencé les nouveaux projets.La ville de Mantes-La-Jolie est exemplaire dans son développement urbain au cours du siècle. Le Mantois était un site semi-rural jusqu'en 1950, il avait connu une première vague d'urbanisation avec l'implantation des usines le long de la Seine et la création de cités-jardins. Une exposition aux Archives municipales de Mantes " Souvenirs de Mantes et de Gassicourt. Architecture et lieux de vie. 1843 - 1939 " nous permettait d'imaginer la ville que connaissaient nos grands-parents.Papeterie Braunstein, Gassicourt, salle des machines à papier, 1929. 1900-1950
Cité-jardin des Martraits, 1924
Architecte : R. Marabout
Habitation Bon Marché, Gassicourt, rue Emile-Zola, 1934
Architecte : R. Marabout
2. Écologie des grands ensembles français
Décor, logements, équipements
L’architecture des grands ensembles est en général très monotone : alternance de barres et de tours. Il y a quelques exceptions, soit parce que l’architecte a essayé de rompre la monotonie des formes (immeubles courbes des Courtillières à Pantin ou de la Grande Borne à Grigny), soit parce qu’il a conservé les caractéristiques du site (parc du château de Sucy-en-Brie).L’équipement des logements est très proche de celui des logements urbains construits après 1949 : tous ont une salle d’eau, 90 p. 100 disposent du chauffage central, 80 p. 100 d’un vide-ordures. Cependant, pour les immeubles construits dans les années soixante, l’insonorisation des appartements est généralement mal assurée et les habitants ne disposent pratiquement pas d’espaces de renvoi. D’une façon générale, les caves et les parkings sont souvent éloignés et peu sûrs. Les équipements collectifs sont inégalement répartis suivant les ensembles. Le sous-équipement est fréquent et représente pour les habitants une difficulté constante.
Dans la description des équipements, il faut mettre à part les ensembles en copropriété, soit que les copropriétaires s’entendent pour les doter d’un certain nombre d’équipements destinés plus spécialement aux jeunes, soit que le promoteur les ait équipés d’éléments annonçant « un nouvel art de vivre », mais qui sont naturellement à la charge des copropriétaires (piscines, club hippique et centre culturel de Parly II-Le Chesnay).
La population - Il n’existe pas actuellement de données nationales sur la population des grands ensembles. On sait cependant que c’est une population qui en 1964 comptait 44 % d’ouvriers, 18 % de cadres moyens, 14 % d’employés, 7 % de cadres supérieurs et de membres des professions libérales, 10 % relevant d’autres catégories d’actifs. En ce qui concerne la part de la population logée dans des logements H.L.M. (environ 75 % du parc des grands ensembles), on observe depuis les années soixante-dix une paupérisation des habitants, une augmentation des familles immigrées et un plus grand nombre d’inactifs. Progressivement, les catégories les plus aisées sont parties vers d’autres logements, en particulier vers la maison individuelle. Les logements libérés ont été reloués à des familles immigrées, à des ménages issus de l’habitat insalubre.Après la deuxième guerre mondiale, l'agglomération mantoise s'étend de façon continue le long de la Seine, et la population ne cesse d'augmenter. De 1954 à 1985, ses habitants virent leur nombre multiplié par 2,8, passant de 37 881 à 106 500. Cette évolution n'est pas uniforme. Plus rapide jusqu'en 1975, avec une croissance moyenne de 5 % par an, elle s'est beaucoup ralentie depuis (1,2 %). En outre ce développement a changé de nature.Entre 1954 et 1975, la croissance démographique était essentiellement due à un flux important de migrations. Ces nouveaux venus étaient attirés par le développement économique de la vallée de la Seine, et les logements neufs offerts dans le Mantois. Ces migrants étaient surtout des ménages jeunes. Depuis 1975, on assiste à une arrêt de la croissance par le jeu des migrations : le nombre des arrivées est même inférieur à celui des départs. Par contre, les ménages qui s'étaient installés dans la région dans les années antérieures se sont agrandis de nouvelles naissances : ce sont eux qui ont assuré la croissance démographique du Mantois.En l’absence de données nationales, on peut donner quelques exemples. En 1982, Z.U.P. du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie : 8 000 logements habités par 22 100 habitants ; âge moyen : trente-sept ans ; 42 % de la population a moins de seize ans ; 600 familles comprennent plus de six personnes ; 70 % de la population est ouvrière et 46 % est étrangère. D’une manière générale, le pourcentage de ménages jeunes reste plus élevé que la moyenne nationale et celui des ménages âgés progresse.Les grands ensembles ne sont qu’un type de réponse parmi d’autres aux problèmes posés par l’urbanisation rapide. Dans d’autres pays, les habitations individuelles ou les petits collectifs sont parfois plus développés que les immeubles de grande taille (Grande-Bretagne, États-Unis) ; au niveau de l’urbanisation, les villes nouvelles, différentes des grands ensembles par la recherche systématique de l’équilibre emploi-résidence, ou les suburbs nord-américains sont d’autres types de réponses.L’édification des grands ensembles n’est donc ni la voie royale ni la fatalité de l’architecture et de l’urbanisme contemporains, mais une solution parmi plusieurs. Ce fut la voie retenue en 1964 à Mantes-La-Jolie, à l'ouest de la ville, où la Z.U.P. du Val-Fourré permit de créer huit mille logements. Très représentative de l'urbanisme et de l'architecture des années soixante, la Z.U.P. a modifié par sa forme et sa masse, la physionomie du Mantois. En outre, composé à 85 % d'HLM locatifs, son peuplement a entraîné également une mutation sociologique de la région, d'autant plus que la plupart de ces logements étaient occupés par des ouvriers dont une large partie était d'origine étrangère.
Qu’ils résultent ou non d’une politique concertée, les grands ensembles, en particulier en France, ont souvent symbolisé bien des méfaits. L’arrivée en masse d’habitants à peu près du même âge, dans un cadre architectural différent des modèles traditionnels, a créé un contexte écologique original, qui n’était pas toujours accordé aux genres de vie et aux modèles culturels des nouveaux venus. Actuellement, le vieillissement et la dégradation des immeubles, la cohabitation difficile d’habitants qui ont accédé au grand ensemble par des filières différentes, la paupérisation de la population des logements sociaux sont à l’origine d’une crise des grands ensembles.Ainsi, moins de dix ans après la fin de leur construction, la question de leur destruction partielle était déjà posée. A Mantes, les premières tours étaient dynamitées. Dans la plupart des cas, on s’oriente vers une réhabilitation des quartiers les plus dégradés. la tours Sully, détruites le 1er juillet 2001Les barres d’immeubles, qui entourent le quartier des Peintres avec ses tours à l’extrémité nord-ouest dont trois sont encore debout, ont cloisonné le quartier des Peintres. Ce qui apparaît être une “aberration urbanistique” aujourd’hui, les spécialistes en conviennent tous. Il est donc convenu de faire imploser ces tours. En effaçant l’impression de pénétrer dans un “cul-de-sac”, le projet de la mairie de Mantes-la-Jolie et de l’Etablissement public d’aménagement Seine-aval, est d’ouvrir le quartier sur les voies existantes, et sur l’environnement proche, notamment le stade nautique au nord. En ouvrant le quartier, on l’humanise et on contribue aussi à le sécuriser. Objectifs Peintres prévoit aussi l’aménagement de squares et d’espaces de jeux. A la place des tours Millet abattues en septembre 2000, derrière le centre social Fragonard, un espace de promenade est aussi en cours de réalisation. Le quartier change donc de visage peu à peu.Entre les cages d’escaliers des numéros 7 et 9 rue Marie Laurencin, la barre d’immeuble sera percée avant 2006 pour réaliser une nouvelle voie qui passera au bas de la tour Fleming entre la rue Laurencin et le boulevard Clemenceau.
rue Marie Laurencin - Il ressort clairement de la liste des constructeurs que les ensembles ont été conçus en fonction d’un seul objectif : le logement. À l’exception de quelques réalisations, aucun de ces promoteurs n’avait vocation à mettre sur pied des opérations d’urbanisme à grande échelle et à objectifs diversifiés. Les constructeurs n’avaient pas de moyens, ni de raisons, d’intervenir dans la localisation des emplois et dans l’organisation de réseaux de transports : l’« articulation » résidence-transports-emploi ne relève pas de la conception des ensembles mais des plans d’urbanisme. Il en résulte que la dissociation résidence-emploi est une règle quasi constante dans les grands ensembles et que l’implantation de ces derniers reflète pour l’essentiel les disponibilités en terrains. Il n’est pas possible d’examiner en détail la manière dont les grands promoteurs, publics ou privés, constituent leur portefeuille de réserves foncières. Il s’agit toujours d’opérations complexes – surtout pour des terrains qui dépassent souvent 100 hectares – menées sur de longues périodes et où interviennent tous les éléments d’une stratégie financière, réglementaire et politique. Les terrains éloignés du centre, d’autant moins coûteux qu’ils sont mal reliés au reste de l’agglomération, mais mobilisables pour une urbanisation rapide, en constituent l’élément essentiel.La dispersion des terrains et l’absence d’intégration dans des schémas directeurs comprenant les transports et les emplois ont pour conséquences de placer au premier plan du mode de vie dans les ensembles la question des transports. Fréquemment, les transports publics se révèlent insuffisants, le réseau routier est engorgé, la desserte publique au-delà des heures de travail très mauvaise ; il en résulte une pénalisation accrue pour les membres de la famille qui ne disposent pas d’un moyen de transport individuel. Une autre conséquence est que l’organisation des transports est un élément différenciateur important entre les ensembles, d’abord entre ceux de province et ceux de la région parisienne, ensuite à l’intérieur même des ensembles parisiens où la proximité du chemin de fer et des autoroutes valorise inégalement les situations. La situation du Val-Fourré a favorisé un repli de sa population sur soi-même. Géographiquement, le quartier ressemblait à une ville nouvelle à l'ouest de Mantes, et il fallait soit suivre une longue avenue quatre voies, plus accueillante pour les voitures que que pour les piétons, soit emprunter les rives de la Seine, pour rejoindre le centre... où se trouve la gare SNCF. Très vite l'aménagement des berges s'est imposé ainsi que l'organisation des transports en commun.L’organisation interneL’organisation interne d’un grand ensemble dépend largement des objectifs qui ont été choisis par les constructeurs et de ceux qu’ont pu y ajouter les municipalités. Celles-ci ont pu négocier des modifications plus ou moins importantes au programme initial, aussi bien dans le domaine des logements que dans celui des équipements. Certains ensembles sont intégralement réalisés par un même promoteur, mais il est arrivé fréquemment que plusieurs promoteurs se soient associés pour la construction d’un ensemble : H.L.M. locatives et H.L.M. en accession à la propriété, S.C.I.C. et sociétés à but non lucratif... Ces associations répondaient à plusieurs objectifs : le premier peut être de diversifier la composition sociale des habitants de l’ensemble, un autre est d’équilibrer financièrement le programme. Outre qu’elle est décisive pour la composition sociale et la population du futur ensemble, l’élaboration du programme et de son financement revêt une très grande importance pour l’implantation des équipements et leur délai de réalisation. En effet, les normes de construction de logements sont rigoureusement fixées par l’État, et les variations possibles sont assez faibles. Il n’en est pas de même pour les équipements, où la réglementation est beaucoup moins précise et où les responsabilités sont partagées entre les municipalités et l’État pour l’essentiel, mais où le promoteur de logements apparaît peu.
3. La vie dans les grands ensembles
Dans ce cadre de vie, comment réagissent les habitants ? On sait que la majorité des Français désirent un logement individuel et souhaitent que l’on construise pour l’accession à la propriété et non pour la location.Le logement tel qu’il est conçu dans la plupart des grands ensembles (exception faite peut-être de quelques ensembles destinés à la copropriété) est sans doute un cadre trop rigide et peu adapté à certains besoins de l’habitant : marquer l’espace, se l’approprier, l’organiser par référence à certains modèles culturels comme l’intimité (opposition public-privé, ritualisation des relations sociales), les rôles masculins et féminins... Peut-être faut-il ajouter à cela l’image très négative du grand ensemble dans la population en général. Que lui reproche-t-on ? Son aspect de « caserne », de « cage à lapins », l’entassement d’une population « mélangée ». Les grands ensembles seraient à l’origine d’un taux élevé de délinquance juvénile, et, dès le début de leur construction, on a parlé d’un certain type de dépression chez les femmes, appelé « mal des grands ensembles ».Bien que l’on ait pu montrer que l’arrivée dans les grands ensembles ne semblait pas affecter le travail de la femme, il reste que l’éloignement du lieu de travail, comme pour tous les habitants des banlieues, accroît le surmenage. Si, au sens clinique, il n’existe pas de maladie spécifique des grands ensembles, des névroses liées à certaines conditions de vie s’y développent. Les états dépressifs réactionnels à forme anxieuse sont fréquents, ainsi que les maladies psychosomatiques. L’excentricité du grand ensemble, l’éloignement du lieu de travail qui empêche le mari de rentrer pour le déjeuner, la vie plus collective des enfants provoquent une dévalorisation des tâches ménagères. Pour les femmes qui restent à la maison, les occupations quotidiennes, dépourvues de valeur affective, deviennent aliénantes ; il en résulte l’ennui, une impression de solitude et d’isolement. La déstructuration de la vie familiale transforme l’appartement en un cadre matériel sans signification. Quant à la délinquance juvénile, il est certain que les grands ensembles, du fait de leur composition démographique bien particulière et de l’absence d’équipements appropriés, permettent plus facilement un regroupement des jeunes et la constitution de bandes d’adolescents.On s’est aperçu après coup que les conditions mêmes du peuplement des ensembles étaient à l’origine de fortes tensions sociales. Les différentes filières par lesquelles on accède au logement dans un ensemble aboutissent en effet à la mise en place d’une population socialement hétérogène. Ainsi, les offices H.L.M. et leurs différentes parties prenantes drainent des catégories sociales différentes, à l’intérieur même du secteur social : les caisses d’allocations familiales attribuent de préférence des logements à des familles qui représentent le plus souvent des cas sociaux, alors que, dans le cadre du 1 p. 100 patronal, les entreprises attribuent des logements à des ouvriers qualifiés et à des employés qui ont une grande stabilité dans l’entreprise. La S.C.I.C., quant à elle, dispose d’une clientèle où les employés et les cadres sont bien représentés.De plus, les habitants se situent à des moments différents de leur trajectoire résidentielle. Pour les plus défavorisés, l’arrivée dans un grand ensemble représente la fin de leur trajectoire ; ils sont plus âgés et ont souvent davantage d’enfants. Les ouvriers qualifiés et les cadres moyens sont au contraire plus jeunes, et leur résidence dans un grand ensemble ne représente qu’une étape. À ces différences sociales s’ajoutent des différences culturelles par la présence d’une population d’immigrés qui, bien que sousreprésentée dans les grands ensembles, a progressivement beaucoup augmenté dans un certain nombre d’ensembles.La proximité spatiale de groupes sociaux hétérogènes, dont les modes de vie et les moeurs sont différents, crée un climat de tension qui a tendance à se cristalliser sur les jeunes, et plus particulièrement sur leur éducation.Après le départ progressif des catégories sociales les plus aisées, se sont créées, dans un grand nombre d’ensembles, des zones d’habitat dévalorisées, occupées majoritairement par des ménages qui n’ont pas les moyens d’aller ailleurs. Ce processus ainsi que le vieillissement rapide des matériaux de construction font que de nombreux appartements sont aujourd’hui inoccupés.4. Perspectives
Certains grands ensembles, comme Sarcelles, se sont développés jusqu’à devenir des villes, en particulier par leur intégration dans un ensemble plus large comprenant des zones d’activités et des quartiers traditionnels. Cette évolution reste cependant exceptionnelle et, dans la plupart des cas, on assiste dès le début des années soixante-dix à une dégradation d’un grand nombre d’ensembles.
En 1977 est créé un groupe interministériel, « Habitat et Vie sociale » (H.V.S.), dont le but est l’amélioration des grands ensembles sociaux, et qui est chargé de coordonner les actions et les financements dans le cadre d’un programme prioritaire du VIIe plan. En 1980, ce groupe est intégré dans le Fonds d’aménagement urbain qui, tout en conservant les objectifs d’Habitat et Vie sociale, met l’accent sur la déconcentration de l’instruction et du financement des opérations.Au 1er juillet 1981, quarante-deux opérations H.V.S. avaient été lancées, concernant environ 64 600 logements. Ces actions ont surtout été concentrées sur l’amélioration du confort intérieur. Dans les opérations récentes, le traitement des espaces extérieurs aux logements fait l’objet d’actions importantes, mais, d’une manière générale, la création d’équipements publics ou privés, l’implantation de lieux de production générateurs d’emplois sur place, le désenclavement des ensembles restent très limités.
En 1982, une Commission Nationale pour le Développement des Quartiers fut créée. Cette commission, qui réunissait l’ensemble des partenaires sociaux, devait mettre en place une nouvelle procédure d’intervention plus déconcentrée au niveau régional ou départemental. Elle avait pour objectif d’agir sur les causes de la dégradation physique et sociale de certains quartiers d’habitats sociaux particulièrement dégradés, dont une part importante se trouvait située dans des grands ensembles. L’action portait non seulement sur l’amélioration des logements, la réfection des parties communes, mais aussi sur la création d’équipements diversifiés en matière de santé, d’action sociale, de culture. Des missions locales d’insertion sociale et professionnelle des jeunes, des zones d’éducation prioritaires furent mises en place. Des actions visant la gestion des quartiers étaient également menées, de façon à permettre, entre autres résultats, une meilleure participation des habitants.
Le Val-Fourré est alors retenu comme opération prioritaire par la Commission. Une nouvelle dynamique se crée, cinq grands objectifs sont retenus par les élus :
- attribution concertée des logements
- double action spécifique en faveur des jeunes, dans le domaine de l'éducation (création de la ZEP) et dans le domaine de la formation (ouverture d'une Mission Locale d'Insertion Sociale et Professionnelle)
- politique d'insertion en faveur des immigrés
- mise en place d'une politique globale de réhabilitation des logements.5. Intégration culturelle
Mais les politiques sociales et économiques ne sont pas suffisantes pour redynamiser des quartiers aux difficultés croissantes. La rénovation d'un centre commercial, l'animation du marché qui en fait un moment fort de la vie du quartier sont des actions certes importantes, mais qui ne sauraient suffire. La politique culturelle est un volet non négligeable de la réussite (ou de l'échec) de la bonne santé de ces grands ensembles.A Mantes-La-Jolie, des lieux culturels se sont développés au coeur du Val-Fourré dans les années quatre-vingt-dix. Le Chaplin, à l'ancienne mairie-annexe, est un endroit pluridisciplinaire qui propose des expositions diverses et d'art contemporain, du théatre et du cinéma d'art et d'essai, avec un ancrage, malgré une exigence certaine de qualité, vers la réalité sociologique et/ou scolaire du quartier. Le Chaplin assure également des formations multimédias aux habitants.
Des associations comme le Collectif 12 regroupent toute sorte d'artistes, des comédiens, des danseurs, des plasticiens, des vidéastes, des circassiens... Ils interviennent très fréquemment dans le Val-Fourré.Les artistes du Collectif 12 revendiquent une posture singulière en proposant aux habitants de les associer à différentes démarches de création. " La partager dans sa conception comme dans sa réalisation, c'est affirmer que la production des œuvres émane de la communauté. C'est se servir des outils artistiques pour montrer les visages, faire entendre les voix et bouger les corps, pour mettre en lumière cette complexité et faire mouvement...Le Collectif 12 choisit de s'implanter dans une ville moyenne, Mantes-la-Jolie, à la frontière de la banlieue parisienne et de la province afin de développer une action innovante: concevoir des projets artistiques qui appréhendent et investissent la ville dans sa globalité.Se situer en dehors des modèles pratiqués, c'est accepter la transversalité, le décloisonnement des structures et des institutions sociales et culturelles. C'est trouver dans l'élaboration d'œuvres contemporaines, des points de rencontre entre les artistes et le public.Faire circuler les idées, les histoires, les gens. Inventer des formes qui traversent et rendent visible, à partir d'une réalité locale, le monde d'aujourd'hui. "Avec le Centre d’Action Culturelle Georges Brassens qui met en place des activités culturelles et de loisirs, il s'agit de remplir une mission de création et de diffusion pour le théâtre, la musique, la danse, les arts-plastiques, et de formation autour des musiques actuelles. Le CAC Georges Brassens tient une place importante dans la politique culturelle de la ville. Il participe activement aux projets culturels de Mantes la Jolie dans un cadre partenarial et contractuel. Il entretient des liens étroits avec de nombreux lieux et intervenants de la Ville :l’école nationale de musique
les ateliers Chopin : école de musique et de danse pour les enfants du Val Fourré
l’école municipale de danse
l’école municipale de dessin et de sculpture.
Quant au Musée de L’Hôtel-Dieu qui se trouve en centre ville, il n'est pas sourd aux échos du Val-Fourré. Et sa programmation est tout autant orientée vers l'héritage culturel de notre passé européen que vers l'ouverture apportée par la population immigrée très présente dans les grands ensembles mantois. Le maillage est donc assuré, avec une volonté affirmée, afin que les quartiers des grands ensembles ne se referment pas sur eux-mêmes, développant des habitus spécifiques, voire asociaux, mélant une économie souterraine et une sous-culture "underground". www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije…
Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po …
DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..
passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document … explosion des tours Gauguin Destruction par implosion des Tours Gauguin (quartier de La Bastide) de Limoges le dimanche 28 novembre 2010 à 11 heures. Limoges 28/11/2010 youtu.be/cd0ln4Nqqbs … 42 Roanne - c'etait le 11 novembre 2013 - Souvenirs des HLM quartier du Parc... Après presque 45 minutes de retard, les trois dernières tours Chanteclair sont tombées. Le tir prévu etait à 11h14 La vidéo içi www.leprogres.fr/loire/2013/11/01/roanne-les-3-dernieres-... … … www.leprogres.fr/loire/2013/11/01/roanne-une-vingtaine-de... …Besançon (25) - la Nouvelle cité d'HLM La Planoise en 1960 avec la video des premiers habitants de Planoise en juin 1968 www.youtube.com/watch?v=LVKAkJSsCGk … … … archive INA … BEGIN Japanology - les utopies de l'extreme et Kenzo Tange l'architecte japonnais - la video içi www.youtube.com/watch?v=ZlAOtYFE4GM … 71 les Prés Saint-Jean a Chalon-sur-Saône - L'Implosion des 3 tours HLM de 15 etages le 5 décembre 2009 par FERRARI DEMOLITION içi www.youtube.com/watch?v=oDsqOjQJS8E … … … & là www.youtube.com/watch?v=ARQYQLORBBE … 21 DIJON Cité des Grésilles - c'etait l'implosion de la residençe HLM Paul Bur le 19 02 2010 www.youtube.com/watch?v=fAEuaq5mivM … … & la www.youtube.com/watch?v=mTUm-mky-sw … 59 - la technique dite du basculement - Destruction de l'immeuble Rhone a Lille avec pleins de ralentit içi video-streaming.orange.fr/actu-politique/destruction-de-l... … 21 Chenôve (le GRAND DIJON) - Implosion de la barre François RUDE le 3 nov 2010 (top video !!) www.youtube.com/watch?v=ClmeXzo3r5A … …Quand l histoire çe repete et çe repetera autant de fois que nesçessaire quand on voie la quantitée de barres 60 70's...dans le collimateur de l'ANRU2.. 77 MEAUX 3 grandes tours..& puis s'en vont.. Démolition Pierre Collinet Batiment Genêt, Hortensia et Iris - Reportage Journal le 26 juin 2011 youtu.be/fpPcaC2wRIc 71 CHALON SUR SAONE C'etait les Prés Saint Jean le 05 décembre 2009 , pour une implosion hlm hors du commun !!! Caméra mise à même le sol , à une vingtaine de mètres de la première tour .... www.youtube.com/watch?v=kVlC9rYU-gs … 78 les MUREAUX le 3 octobre 2010 ,Les dernières minutes de la Tour Molière aux Mureaux (Yvelines) et sa démolition par semi-foudroyage, filmés du quartier de la Vigne Blanche. www.youtube.com/watch?v=u2FDMxrLHcw …71 MACON LES GRANDES PERRIERES C'etait un 30 juin 2013, avec l'implosion de la barre HLM des Perrières par GINGER www.youtube.com/watch?v=EzYwTcCGUGA … … une video exceptionnelle ! c'etait Le Norfolk Court un ensemble résidentiel, le Norfolk Court, construit dans les années 1970, a été démoli à Glasgow en Ecosse le 9 mai 2016 . Il rate la démolition d'un immeuble au tout dernier moment LES PASSAGERS DU BUS EN PROFITE A SA PLAçE lol www.20minutes.fr/tv/t-as-vu/237077-il-rate-la-demolition-... … 69 LYON Quand La Duchère disait adieu à sa barre 230 le jeudi 2 juillet 2015
www.youtube.com/watch?v=BSwidwLw0NA … www.youtube.com/watch?v=BdLjUAK1oUk … www.youtube.com/watch?v=-DZ5RSLpYrM …Avenir Deconstruction : Foudroyage de 3 barres HLM - VAULX-EN-VELIN (69) www.youtube.com/watch?v=-E02NUMqDno Démolition du quartier Bachelard à Vaulx-en-Velin www.youtube.com/watch?v=DSAEBIYYpXY Démolition des tours du Pré de l'Herpe (Vaulx-en-Velin)
www.youtube.com/watch?v=fG5sD1G-QgU REPORTAGE - En sept secondes, un ensemble de 407 appartements à Vaulx-en-Velin a été détruit à l'explosif dans le cadre du renouvellement urbain... www.youtube.com/watch?v=Js6w9bnUuRM www.youtube.com/watch?v=MCj5D1NhxhI - St-QUENTIN LA ZUP (scic)- NOUMEA - NOUVELLE CALEDONIE historique de la cité Saint-Quentin içi www.agence-concept.com/savoir-faire/sic/
www.youtube.com/watch?v=_Gt6STiH_pM …[VIDEOS] Trois tours de la cité des Indes de Sartrouville ont été démolies dans le cadre du plan de rénovation urbaine du quartier Mille quatre cent soixante-deux détonateurs, 312 kilos le 06/06/2010 à 11 heures. la belle video içi www.youtube.com/watch?v=fY1B07GWyDE VIGNEUX-SUR-SEINE, VOTRE HISTOIRE, VOS SOUVENIRS. içi www.youtube.com/watch?v=8o_Ke26mB48 … , Film des Tours et du quartier de la Croix Blanche, de 1966 à 1968. Les Tours en train de finir de se construire, ainsi que le centre commerciale. Destruction de la Tour 21, pour construire de nouveaux HLM...51 REIMS - C'etait la Tour Taittinger détruite le 19 novembre 2006 Un spectacle à couper le souffle, certains spectateurs ne s'attendaient pas à cela. Le renouveau du quartier Croix-Rouge boussard1.free.fr/video/video-explosion-tour-taittinger-r... Le Val Fourré se résidentialise -Tir à l’explosif Implosion Foudroyage Integral – Zup HLM de MANTES LA JOLIE le 2 juillet 2006 Le Val Fourré après sa rénovation : "C'est agréable, c'est magnifique" www.francetvinfo.fr/societe/video-le-val-fourre-apres-sa-... … www.youtube.com/watch?v=Ghrfidfu8L0
twitter.com/Memoire2cite les 30 glorieuses . com & l'Architecture Hospitalière centre hospitalier universitaire ou pas Les hôpitaux modernes sont conçus pour minimiser les efforts du personnel médical et réduire les risques de contamination, tout en optimisant l’efficacité du système dans son ensemble. La longueur des déplacements du personnel au sein de l’hôpital est réduite et le transport des patients d’une unité à une autre facilité. Le bâtiment doit intégrer des départements lourds, comme la radiologie et les blocs opératoires, tout en prenant en compte d’importantes spécificités en termes de raccordements électriques, de plomberie, et de gestion des déchets.Cependant, on remarque que les hôpitaux « modernes » sont souvent le produit d’une croissance qui s’étale sur des décennies ou même des siècles, fréquemment mal contrôlée. Cette croissance a entraîné des ajouts successifs, nécessaires mais désorganisés, en fonction des besoins et des ressources financières.Cor Wagenar, historien en architecture néerlandais, considère que de nombreux hôpitaux sont des catastrophes, des institutions anonymes et complexes où règne la bureaucratie et totalement inadaptées à la fonction pour laquelle elles ont été créées. Elles ne sont généralement pas fonctionnelles, et au lieu de mettre les patients à l’aise, elles créent du stress et de l’anxiété.Certains hôpitaux, plus récents, tentent de retrouver des architectures prenant en compte la psychologie des patients, comme une meilleure aération, des vues plus dégagées ou encore des couleurs plus agréables à l’œil. On renoue avec les concepts anciens du « bon air » et des « pouvoirs guérisseurs de la nature » qui furent employés lors du développement des hôpitaux pavillonnaires. Des études menées par la British Medical Association ont montré qu’une bonne architecture hospitalière peut réduire la période de guérison des patients. L’exposition au soleil aide à lutter contre la dépression ; des chambres non-mixtes permettent plus d’intimité et favorisent une certaine dignité des malades ; la présence d’espaces verts et de jardins est également importante : regarder par la fenêtre améliore l’humeur des patients, diminue leur tension et leur niveau de stress. La disparition des longs couloirs réduit la fatigue et le stress des infirmières.Autre mutation actuelle notable la migration d’un système de chambres communes divisées par des cloisons amovibles vers un système de chambres individuelles. Le système de chambres aménageables est considéré comme très efficace, surtout par le personnel médical, mais il est beaucoup plus stressant pour les patients et nuit à leur intimité. Mais demeure la contrainte importante du coût de ces chambres et de leur maintenance, ce qui pousse certains hôpitaux à tarifier plus cher pour des chambres individuelles. www.citedelarchitecture.fr/fr/video/architecture-hospital... www.youtube.com/watch?v=8pB9GEZI-Fg 15. Architecture hospitalière de la fin du XVIIIe siècle à nos jours
Pierre-Louis Laget, conservateur du patrimoine, chercheur dans le service de l'Inventaire général de la région Nord-Pas-de-CalaisDans le contexte du vaste mouvement de réflexion portant sur l'architecture et l'hygiène hospitalière qui prit naissance à la suite de l'incendie de l'Hotel-Dieu de Paris en 1772, fut élaboré un nouveau parti architectural, appelé bientôt système pavillonnaire, consistant à scinder un établissement hospitalier en une série de bâtiments indépendants, reliés ou non par des galeries de services aériennes ou encore souterraines. « Dans les années 1950, le biologiste et médecin américain Jonas Salk (1914-1995)
cherchait un traitement contre la poliomyélite dans un sombre laboratoire d’un soussol de Pittsburgh. Les progrès étaient lents, et, pour s’aérer l’esprit, Salk fit un voyage à
Assise, en Italie, où il visita la basilique Saint-François d’Assise datant du XIII e siècle,
se promenant entre les colonnes et dans les jardins des cloîtres. Là, de nouvelles idées
surgirent dans son esprit, dont celle qui finit par le conduire à un vaccin efficace contre
la poliomyélite, en 1955. Le chercheur devint convaincu que l’environnement d’un
bâtiment peut influer sur l’esprit. Dans les années 1960, il s’associa à l’architecte Louis
Kahn (1901-1974) pour construire l’Institut Salk à La Jolla, près de San Diego en
Californie : cela devait être un établissement de recherche capable de stimuler la
créativité des scientifiques. Salk redécouvrait ainsi ce dont les architectes ont l’intuition
de longue date : les endroits que nous habitons peuvent agir sur nos pensées, nos
sentiments et nos comportements. Depuis plusieurs années, les spécialistes du
comportement apportent des arguments empiriques en ce sens. Leurs recherches
suggèrent qu’il est possible de concevoir les espaces de vie qui favorisent la créativité,
l’attention et la vigilance, ou la relaxation et la convivialité ». (Cerveau & Psycho,
2009, n° 33, p. 30). La lecture de ce début d’un article intitulé « Comment l’architecture
influence notre pensée » dans la revue Cerveau & Psycho a fortement résonné en moi
au moment où je construisais le projet du présent mémoire dans la mesure où cela faisait
écho à des intuitions que j’avais forgées comme patient et que je souhaitais interroger
en tant que futur architecte. Cela a été un des éléments qui m’ont décidé à travailler sur
l’architecture des bâtiments de santé sous l’angle de la perception qu’en ont les usagers.Plus que pour d’autres bâtiments, la construction d’un hôpital s’avère extrêmement
contrainte par un programme d’une grande complexité fixé en amont et avec lequel
l’architecte doit composer tout comme avec le site et les règles, elles aussi très
contraignantes, de la composition architecturale. Il s’appuie aussi, pour avancer dans
son projet, sur les besoins sociaux dont il a la connaissance ou l’intuition. Ainsi Pierre
Riboulet (1994), dans le journal qu’il tient de sa réflexion de cinq mois (de mai à
octobre 1980) sur le projet du grand hôpital pédiatrique Robert Debré, note, dès les
premiers jours, les 13 et 17 mai: « Que les enfants entrent là comme dans un lieu
familier, un lieu dont ils aient l’habitude » et, inventoriant « les lieux que pratiquent les
enfants dans les villes », (« des endroits où l’on peut courir, où il n’y a pas de
voitures », « des endroits qui ne font pas mal, où il y a les copains et les copines, où l’on
peut rigoler »), il conclut : « Il faudrait entrer dans l’hôpital comme on passe dans une
rue, une galerie où il y beaucoup de choses à regarder, où l’on peut aller et venir sans
obligation, courir et rêver. » De cela découle un bâtiment dont il affirme « qu’il ne faut
pas faire là un édifice » et qu’il cherche à rendre, avec le succès que l’on sait, le moins
intimidant possible pour des enfants.
Il s’avère qu’en plus de son intuition certaines recherches peuvent aussi renseigner
l’architecte et le programmiste sur les besoins fondamentaux des patients. Menées en
psychologie environnementale (Moser, 2009) ou en géographie de la santé (Gesler,
2003), elles ont mis en exergue différents facteurs contribuant au bien-être comme
constitutif de la santé dans la définition que donne l’OMS de cette dernière dans la
constitution de 1946 et qui fait toujours référence : « La santé est un état de complet
bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de
maladie et d’infirmité. ». Ces recherches incitent à prendre en compte, dans la
conception et dans l’évaluation d’un bâtiment de santé, la relation qu’établissent avec
ce bâtiment les usagers, et en particulier les patients. Il ne s’agit évidemment pas là d’un
élément tout à fait nouveau et une relation a sans doute été établie, de longue date, entre
la qualité d’un bâtiment de santé ou d’un lieu thérapeutique et le bien-être apporté au
patient. L’intérêt des recherches évoquées ci-dessus est, en affirmant avec force que « le
soin et le lieu sont inséparables » (Gessler, 2003) de tenter de trouver des critères
objectifs susceptibles d’expliquer la dimension « thérapeutique » d’un lieu de santé.C’est sur cette dimension que porte le présent mémoire qui étudie un service de Soins
de Suites et de Réadaptation (S.S.R), en l’occurrence celui de l’Hôpital Rothschild, à
Paris, dans lequel j’ai été invité en immersion du 28 mai au 7 juin 2013. L’objectif est
de comprendre et décrire la manière dont les différents usagers de ce SSR vivent le lieu
dans lequel ils exercent leur métier ou sont hospitalisés, quelle importance ils lui
accordent et sur quels points. Au plan architectural et programmatique, mon hypothèse
est que ce détour par les usagers et leur relation au lieu peut venir alimenter le cahier
des charges d’un bâtiment de santé en prenant appui non sur les seules intuitions mais
sur des éléments récurrents dans le discours des usagers.
Dans une première partie, je pose les bases théoriques qui permettent de penser cette
question et présente, en seconde partie, les choix méthodologiques effectués. Les
principaux résultats, présentés en troisième partie, m’amènent à une conclusion dans
laquelle j’envisage les éléments programmatiques qui découlent de mon enquête pour un bâtiment de santé et les pistes de réflexion ouvertes. ---- Comment est-on passé de la salle commune à la chambre individuelle ?
Comment l’hôpital, d’abord hospice, est devenu établissement de soins ?
Quelle est l’histoire des maternités, des lazarets, des asiles d’aliénés ? Autant
de réponses à découvrir dans le voyage architectural à travers toute la France
auquel invite ce bel ouvrage illustré de 592 pages, qui retrace l’histoire de
l’hôpital et de son architecture en France du Moyen-Âge à nos jours.
Jusqu’au siècle des Lumières, l’hôpital, lieu de charité chrétienne et d’exclusion
sociale, est aussi le premier outil d’une politique sanitaire balbutiante. L’incendie
de l’hôtel-Dieu de Paris, en 1772, est le catalyseur d’une double réflexion sur
la prise en charge des démunis et sur les réponses architecturales accordées
à une première médicalisation de l’hôpital. Ainsi architectes et médecins
poursuivent tout au long du XIXe
siècle la même chimère : une architecture en
mesure de soigner le corps et l’esprit. L’hygiénisme impose alors durablement
le plan en « double peigne » puis le système du pavillon isolé tandis que
les découvertes de Pasteur tardent à faire valoir leur logique. Inversement,
dans l’Entre-deux-guerres, ce sont les données économiques, sociales et
architecturales qui précèdent la révolution de l’antibiothérapie pour donner
naissance à l’hôpital-bloc. Les Trente Glorieuses appliquent à l’institution leur
politique centralisatrice, prescriptrice de modèles fonctionnels. Aujourd’hui,
les maîtres mots sont désormais humanisation et insertion urbaine.
Explorer l’histoire des hôpitaux en France revient à cheminer auprès du
pèlerin, de l’indigent, du marginal, du déviant, du fou, de l’enfant abandonné,
du vieillard, de l’infirme, du malade, aujourd’hui du patient. C’est surtout
découvrir, présents dans toutes nos villes, des bâtiments d’exception. L’histoire de l’hôpital est à tout à fait exemplaire de ces glissements progressifs, presque
insensibles quand on travaille sur une période courte, mais spectaculaires quand on prend
le sujet dans toute son ampleur : de la salle médiévale, qui n’offre qu’un abri, et un abri
dangereux, aux machines à guérir ultra-spécialisées d’aujourd’hui, dont les programmes
fournis par les maîtres d’ouvrage aux architectes comptent plusieurs centaines, voire
plusieurs milliers de pages.
On pourra donc faire une double lecture de ce livre : on y trouvera une histoire complète
et détaillée sur la longue durée et jusqu’au temps présent de l’hôpital en France, mais
aussi une très belle illustration de méthode. La clé de l’architecture est sans doute du
côté de la construction et sa poésie du côté des ornements, mais les causes profondes de
son évolution se trouvent d’abord du côté des programmes et de ce qui les conditionne
(mœurs, usages, mentalités, société, etc.).
Les auteurs de ce très bel ouvrage de synthèse sur les hôpitaux français n’ont pas organisé leur matière en fonction de l’histoire des styles, mais bien en fonction des causes
profondes de l’évolution des hôpitaux, c’est-à-dire en fonction d’une conception très
large de la médecine, incluant les connaissances vraies ou fausses sur la transmission
des maladies, mais aussi en fonction de la législation sur la santé publique. Ils rendent
donc lumineux ce lent processus, avec ses moments de basculements et de brusques
accélérations, qui remodèle leur objet. Ils n’en négligent pas pour autant les autres
facettes, des structures constructives aux styles et aux ornements. L’illustration, toujours judicieuse, offre à cet égard un tableau historique fascinant qui permet soit de
descendre dans le fil du temps, soit d’y remonter, soit encore de faire de magnifiques
arrêts sur image. Ces bâtiments en effet portent en eux des leçons d’architecture : ils
montrent que celle-ci, lorsqu’elle est belle, a pu et peut encore apporter aux cœurs des
hommes une joie ou une sérénité, lesquelles peuvent aussi contribuer à la guérison.
Au moment où le patrimoine hospitalier français connaît un bouleversement profond, à
la fois par l’émergence de toute une génération de nouveaux hôpitaux (où l’excellence
médicale n’est pas toujours au rendez-vous, tant les problèmes sont devenus complexes), et par la désaffectation de nombreux hôpitaux anciens, qui paraissent obsolètes,
ce qui conduit parfois à leur disparition et trop rarement à leur réhabilitation, il paraît
bien utile de revenir sur cette histoire. Or les auteurs de ce livre nous offrent une lecture profondément renouvelée par un recours systématique aux archives, manuscrites
ou imprimées, et clairement structurée par cette attention aux causes profondes de
ces mutations, dont la dernière se produit sous nos yeux.
Au lecteur maintenant d’entrer dans ce territoire défriché, balisé, éclairé, sous la
conduite des meilleurs guides. file:///C:/Users/u/Downloads/dp_hopitaux_121012-1.pdf -- file:///C:/Users/u/Downloads/08-Dossier+HOPITAL.pdf - le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme 😊 De grandes barres d’immeubles, appelées les grands ensembles, sont le symbole de nos banlieues. Entrée Libre revient sur le phénomène de destruction de ces bâtiments qui reflètent aujourd’hui la misere www.youtube.com/watch?v=mCqHBP5SBiM Quatre murs et un toit 1953 Scenario et réalisation Pierre Jallaud MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) www.dailymotion.com/video/xk6xui twitter.com/Memoire2cite/status/1121877386491043840/photo... Avril 1993, 6 ans après l'implosion de la tour DEBUSSY des 4000, 30% seulement des travaux de rénovation ont été réalisés et le chômage frappe toujours 1/3 des hbts. C'est un échec. A Mantes la Jolie, 6 mois après la destruction des 4 tours du Val Fourré, www.youtube.com/watch?v=ta4kj05KJOM … Banlieue 89, Bacalan à Bordeaux 1986 - Un exemple de rénovation urbaine et réhabilitation de l'habitat dans un des quartiers de Bordeaux La Cité Claveau à BACALAN. A l'initiative du mouvementla video içi www.youtube.com/watch?v=IN0JtGBaA1o … L'assoçiation de ROLLAND CASTRO @ Le Plan Banlieue 89 - mode d'emploi - Archive INA - La video içi. TRANSFORMER LES PAYSAGES URBAINS AVEC UNE APPROCHE CULTURELLE www.youtube.com/watch?v=Aw-_f-bT2TQ … SNCF les EDITIONS DU CABRI PRESENTE PARIS LA BANLIEUE 1960-1980 -La video Içi.
www.youtube.com/watch?v=lDEQOsdGjsg … Içi la DATAR en 1000 clichés missionphotodatar.cget.gouv.fr/accueil - Notre Paris, 1961, Réalisation : André Fontaine, Henri Gruel Les archives filmées de la cinémathèque du ministère de 1945 à nos jours içi www.dailymotion.com/video/xgis6v?playlist=x34ije
31 TOULOUSE - le Mirail 1962 réalisation : Mario Marret construction de la ville nouvelle Toulouse le Mirail, commentée par l'architecte urbaniste Georges Candilis le film www.dailymotion.com/video/xn4t4q?playlist=x34ije Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain.Les films du MRU - Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije …
archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ...
museedelacartepostale.fr/blog/ - museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive
le Logement Collectif* 50,60,70's, dans tous ses états..Histoire & Mémoire d'H.L.M. de Copropriété Renouvellement Urbain-Réha-NPNRU., twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,
www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije :- que dire de RICARDO BOFFIL Les meilleures balades que j’ai fait autour de Paris je les ai faites dans l’application Plans. Je ne minore pas le rôle de Google Maps, révolution cartographique sans précédent et sans égale, qui aura réalisé nos fantasmes d’Aleph borgesien — l’idée d’un point d’où le monde serait visible en totalité — parachevé Mercator et permis d’explorer des parties du globe inconnues de Cook, Bougainville et Amundsen. Je n’oublie pas non plus cet exercice de cartographie au collège, qui nous avait démontré que nous étions à 3 cartes IGN de la capitale, et que le tissu urbain était de plus en plus serré à mesure que nous avancions vers le nord. Mais Plan possédait une fonctionnalité inédite, le Flyover, technologie à l’origine destinée aux pilotes de chasse, et qui fournissait des rendus 3D spectaculaire des bâtiments survolés — ainsi que des arbres et des déclivités du sol.
On quittait enfin les champs asphyxiants de la photographie aérienne pour des vues à l’oblique des villes visitées : après un siècle d’écrasement — la photographie aérienne est étroitement contemporaine du bombardement aérien — les villes reprenaient enfin de la vigueur et remontaient vers le ciel. J’avais d’ailleurs effectué moi-même une manœuvre de redressement similaire le jour où j’étais parti, à pied depuis Paris, visiter à Nanterre une exposition sur la photographie aérienne. J’étais à la quête des premières vues de Paris qu’avait prises Nadar depuis un ballon captif. À défaut de ces images, définitivement manquantes, j’avais parcouru, après la Grande Arche, les derniers kilomètres de la Voie Royale, cette prodigieuse perspective historique partie du Louvre — rare exemple de frise chronologique implémentée dans une structure urbanistique.
J’avais en réalité un peu dévié de la ligne droite pour aller voir les tours Nuages d’Emile Aillaud, le Facteur Cheval du modernisme, dont je connaissais déjà les autres chefs d’œuvres d'architecture naïve, les nouilles chinoises de Grigny et le spaghetti de Pantin.
C’était précisément l’usage que j’avais fait de l’application Plans : j’étais parti à la recherche de tous les groupements de tour qu’elle m’avait permis d’identifier, sur mon iPad. Je les faisais tourner avec deux doigts, comme un éclaireur qui marcherait autour d’un donjon, avant de les immortaliser, sous leur plus bel angle, par une capture d’écran.Un éclaireur autour d’un donjon : c’était exactement cela, qui m’avait fasciné. Les guerres territoriales entre Les Tarterêts de Corbeil et les Pyramides d’Evry avaient marqué mon enfance. La notion de cité, telle qu’elle avait été définie, à partir des années 80, dans le second âge des grands ensembles, l’âge du déclin, avait conservé un cachet médiéval. Ici, vivaient guetteurs et trafiquants, condottieres à la tête d’une écurie de go-fast et entretenant des chenils remplis de mâtins rares et dangereux. Ici, l’État central ne remplissait plus ses tâches régaliennes, ici la modernité laïque était entrée en crise. Mais ce que j’avais découvert, en collectionnant ces captures d’écran, c’était à quel point l’urbanisme de la banlieue parisienne était, strictement, d’obédience médiévale. On était passé, d’un seul mouvement et sans même s’en rendre compte de Château-Gaillard à la Cité 4000, du Donjon de Vincennes aux tours de Sarcelles, du château de Gisors aux choux fleurs de Créteil.J’ai même retrouvé la colonne détruite du désert de Retz dans le babylonien château d’eau de Noisiel.
Des hauteurs de Rosny à celle de Chanteloup, du plateau de Clichy à la dalle d’Argenteuil, on avait bizarrement livré des pastiches inconscients de la grande architecture militaire médiévales : les environs de Paris s’étaient retrouvés à nouveau fortifiés, la vieille tour de Montlhéry n’était plus solitaire, et même les immeubles de briques rouges qui avaient succédé à l’enceinte de Thiers évoquaient des murailles.
Et ce que j’avais initialement pris pour des anomalies, des accidents malheureux du post-modernisme, les grand ensembles voûtés et cannelés de Ricardo Boffil, étaient peut-être ce qui exprimait le mieux tout cela — ou du moins qui clôturaient avec le génie le plus clair cet âge des grands ensembles.
Car c’était cela, ces Carcassonnes, ces Acropoles, ces Atlandides qui surnageaient avec le plus de conviction au milieu des captures d’écrans de ruines médiévales qui s’accumulaient sur mon bureau.
Si décriées, dès leur construction, pour leur kitch intolérable ces mégastructures me sont soudain apparues comme absolument nécessaires.
Si les Villes Nouvelles n’ont jamais existé, et persisteront dans la mémoire des hommes, elles le doivent à ces rêveries bizarres et grandioses, à ces hybridations impossibles entre les cités idéales de Ledoux et les utopies corbuséennes.
L’Aqueduc de Saint-Quentin-en-Yvelines, les Espaces d’Abraxas à Marne-la-Vallée, les Colonnes de Saint-Christophe à Cergy-Pontoise sont les plus belles ruines du Grand Paris.
www.franceculture.fr/emissions/la-conclusion/ricardo-bofill immerssion dans le monde du logement social, l'univers des logements sociaux, des H.B.M au H.L.M - Retour sur l'histoire du logement collectif d'apres guerre - En Françe, sur l’ensemble du territoire avant, 4 millions d’immeubles étaient vétustes, dont 500.000 à démolir; au total 10% des logements étaient considérés comme insalubres et 40% réputés d’une qualité médiocre, et surpeuplés. C’est pour ces raisons que, à partir de 1954, le Ministre à la Reconstruction et au Logement évalue le besoin en logements à 2.000.660, devenant ainsi une priorité nationale. Quelques années plus tard à l’appel de l’Abbé Pierre, le journaliste Gilbert Mathieu, en avril 1957 publiait dans le quotidien Le Monde une série d’articles sur la situation dramatique du logement : Logement, notre honte et dénonçant le nombre réduit de logements et leur impitoyable état. Robert Doisneau, Banlieue après-guerre, 1943-1949 /Le mandat se veut triple : reconstruire le parc immobilier détruit durant les bombardements essentiellement du printemps/été 1944, faire face à l’essor démographique et enfin résorber l’habitat insalubre notamment les bidonvilles et les cités de transit. Une ambition qui paraît, dès le début, très élevée, associée à l’industrialisation progressive de la nation entre autre celle du secteur de la construction (voir le vidéo de l’INA du 17 juillet 1957 intitulée La crise du logement, un problème national. Cela dit, l’effort pour l’État français était d’une ampleur jamais vue ailleurs. La double nécessité de construire davantage et vite, est en partie la cause de la forme architecturale excentrique qui constituera les Grands Ensembles dans les banlieues françaises. Cinq caractéristiques permettent de mieux comprendre ce terme : la rupture avec le tissu urbain ancien, un minimum de mille logements, une forme collective (tours, barres) de quatre jusqu’à vingt niveaux, la conception d’appartements aménagés et équipés et enfin une gestion destinée pour la plupart à des bailleurs de logement social.
Pour la banlieue parisienne leur localisation s’est opérée majoritairement dans la périphérie, tandis que dans les autres cas, plus de la moitié a été construite dans le centre ville, le plus souvent à la limite des anciens faubourgs.
Architecture d’Aujourd’hui n° 46, 1953 p. 58-55
C’est le triomphe de l’urbanisme fonctionnel et rationaliste cher à Le Corbusier. Entre 1958 et 1973, cent quatre-vingt-quinze Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP) sont créées, comprenant deux millions de logements, essentiellement de type populaire en Habitations à Loyer Modéré (HLM), mais pas exclusivement, remplaçant ainsi les anciennes Habitations à Bon Marché (HBM) crées en 1894. Selon le décret du 27 mars 1954 qui en fixe les conditions d’attribution, les bénéficiaires de la législation n’ont pas changé, ce sont toujours des « personnes peu fortunées vivant principalement de leur salaire », selon la loi Strauss de 1906. En 1953, tous les HLM voient leur surface maximale se réduire, en passant de 71 à 65 mètres carrés pour un quatre pièces. L’accès au logement des familles modestes se fera donc au détriment de la qualité et quantité de l’espace habité pour des familles nombreuses. À ce propos, le sociologue Thierry Oblet a bien montré comment se sont articulées les pensées des architectes et des ingénieurs modernistes, avec leur souci planificateur d’un État interventionniste[8] grâce à l’hégémonie du béton, de la ligne droite et de la standardisation de la construction.
Les exemples de cette architecture restent nombreux : de la Cité de 4000 (pour 4000 logements) à la Courneuve en Seine-Saint-Denis (93) aux logements de 15 étages aux balcons pétales, appelés « Chou-fleur » à Créteil en Val-de Marne (94) dessinés au début des années 70 par l’architecte Gérard Grandval. De la Cité des nuages à Nanterre dans les Hauts-de-Seine (92) à la Grande borne construite entre 1967 et 1971 sur le territoire des communes de Grigny et Viry-Châtillon, dans l’Essonne (91) en passant par la Noé à Chanteloup-les-Vignes dans le département des Yvelines (78) scénario du célèbre film La Haine[9] de Kassovits.
Récemment, plusieurs expositions photographiques se sont
concentrées sur cette nouvelle figure de l’urbanisme fonctionnaliste français de l’après-guerre. Par exemple Toit&Moi, 100 ans de logement social (2012), Les Grands ensembles 1960-2010 (2012) produite par l’école supérieure d’arts & médias de Caen/Cherbourg, selon un projet du Ministère de la Culture et de la Communication. Enfin l’exposition Photographie à l’œuvre, (2011-2012) d’Henri Salesse, photographe du service de l’inventaire du Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme et Voyage en périphérie (2012) de Cyrus Cornut.
Il s’agissait là non seulement d’un progrès matériel, mais aussi démocratique, donnant ainsi à chaque citoyen, la possibilité d’accéder à son petit appartement doté de tous les conforts de l’époque. La recherche d’économie et de rapidité dans la conduite des chantiers portent à l’utilisation du béton comme matériel privilégié et à des plans architecturaux aussi simples que possible avec la réalisation de logements standardisés, dont les barres et les tours deviennent les figures principales : Au mitan des années cinquante, apparurent d’étranges formes urbaines. Des immeubles d’habitation de plus en plus longs et de plus en plus hauts, assemblés en blocs qui ne s’intégraient pas aux villes existantes. Ces blocs s’en différenciaient ostensiblement et parfois comme systématiquement, s’en isolaient. Ils semblaient faire ville à part. Surtout ils ne ressemblaient pas à ce qu’on avait l’habitude d’appeler ville. Et leur architecture aussi, qui était tellement déroutante. On les a nommés » grands ensembles. Cité de l’Abreuvoir, Bobigny (93), 2003 (Inventaire général du Patrimoine, Région Ile de France / Stéphane Asseline)
Bref, entre 1946 et 1975 le parc immobilier français passe de 12,7 millions à 21 millions de logements. Environ 8 millions de ceux-ci sont neufs, construits entre 1953-1975 – dont la moitié sous forme de grands ensembles – et près de 80 % des logements grâce à une aide de l’État avec des crédits publics. Le nombre de logements sociaux passe de moins de 500.000 à près de 3 millions, dont 43 % en région parisienne, où la demande est la plus forte[11]. Ce qui témoigne d’un effort énorme. Secrétariat d’État à la Reconstruction et au Logement, Supplément du logement en 1954, cité par Bachmann, C. Le Guennec, N., Violences urbaines…Op.cit, p.24. Alors que l’hiver 1954 est particulièrement rigoureux, l’abbé Pierre lance un appel en faveur des sans-logis et déshérités et organise des collectes de vêtements et de nourriture pour les plus démunis. Cela nous rappelle également que les inégalités sociales restaient particulièrement importantes à l’époque, malgré les débuts de la croissance économique, et que la crise du logement n’était pas encore complètement résolue. Danièle Voldman, La reconstruction des villes françaises de 1940 à 1954 : histoire d’une politique, Paris, L’Harmattan, 1997. Les Actualités françaises, La crise du logement, un problème national, 17 juillet, 1957, in fresques.ina.fr/…/la-crise-du-logement-un-probleme-n…, consulté le 20/02/2014. C’est l’urbaniste Marcel Rotival dans un numéro d’Architecture d’Aujourd’hui de juin 1935 (vol.1, n°6, juin 1935, p.57) qui propose pour la première fois cette terminologie pour désigner les Habitations à Bon Marché (HBM) et leur transformation en Habitations à Loyer Modéré (HLM), par la loi du 21 juillet 1951: « Nous espérons, un jour, sortir des villes comme Paris, non seulement par l’avenue des Champs Elysées, la seule réalisation de tenue sans laquelle Paris n’existerait pas, mais sortir par Belleville, par Charonne, par Bobigny, etc., et trouver harmonieusement disposés le long de larges autostrades, au milieu de grands espaces boisés, de parcs, de stades, de grandes cités claires, bien orientées, lumineusement éclairées par le soleil. » Largement reprise depuis les années 1950 dans le jargon administratif et public, elle apparaît pour la première fois dans un texte officiel qu’en 1973 avec la Circulaire Guichard, alors Ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Equipement, du Logement et du tourisme. Celui-ci met un terme à la politique initiée après-guerre afin « d’empêcher la réalisation des formes d’urbanisation désignées généralement sous le nom de “grands ensembles”, peu conforme aux aspirations des habitants et sans justification économique sérieuse ». Paradoxalement, le terme de grands ensembles s’officialise donc au moment même où ils son mis en question. ZUP est un acronyme qui signifie Zone à Urbaniser en Priorité. Elles ont été créées par le décret N°58-1464 du 31 décembre 1958, afin de planifier et d’encadrer sur le territoire national, le développement urbain pour répondre à la carence de logements face à l’accroissement démographique et favoriser enfin la résorption de l’habitat insalubre. Oblet, Thierry, Gouverner la ville. Les voies urbaines de la démocratie moderne, Paris, PUF, 2003. En particulier par l’intermédiaire de la Société centrale de construction et de la Société centrale pour l’équipement du territoire, créées au milieu des années 1950 en tant que filiales de la Caisse des dépôts et consignations.
Kassovitz, Mathieu, La Haine, France, 1995.
Cornu, Marcel, Libérer la ville, Bruxelles, Casterman, 1977, p.60. Annie Fourcaut « Les banlieues populaires ont aussi une histoire », Projet 4/2007 (n° 299), pp. 7-15.
www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...
Official Trailer - the Pruitt-Igoe Myth: an Urban History
www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc …
Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po …
DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..
passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document … explosion des tours Gauguin Destruction par implosion des Tours Gauguin (quartier de La Bastide) de Limoges le dimanche 28 novembre 2010 à 11 heures. Limoges 28/11/2010 youtu.be/cd0ln4Nqqbs … 42 Roanne - c'etait le 11 novembre 2013 - Souvenirs des HLM quartier du Parc... Après presque 45 minutes de retard, les trois dernières tours Chanteclair sont tombées. Le tir prévu etait à 11h14 La vidéo içi www.leprogres.fr/loire/2013/11/01/roanne-les-3-dernieres-... … … www.leprogres.fr/loire/2013/11/01/roanne-une-vingtaine-de... …Besançon (25) - la Nouvelle cité d'HLM La Planoise en 1960 avec la video des premiers habitants de Planoise en juin 1968 www.youtube.com/watch?v=LVKAkJSsCGk … … … archive INA … BEGIN Japanology - les utopies de l'extreme et Kenzo Tange l'architecte japonnais - la video içi www.youtube.com/watch?v=ZlAOtYFE4GM … 71 les Prés Saint-Jean a Chalon-sur-Saône - L'Implosion des 3 tours HLM de 15 etages le 5 décembre 2009 par FERRARI DEMOLITION içi www.youtube.com/watch?v=oDsqOjQJS8E … … … & là www.youtube.com/watch?v=ARQYQLORBBE … 21 DIJON Cité des Grésilles - c'etait l'implosion de la residençe HLM Paul Bur le 19 02 2010 www.youtube.com/watch?v=fAEuaq5mivM … … & la www.youtube.com/watch?v=mTUm-mky-sw … 59 - la technique dite du basculement - Destruction de l'immeuble Rhone a Lille avec pleins de ralentit içi video-streaming.orange.fr/actu-politique/destruction-de-l... … 21 Chenôve (le GRAND DIJON) - Implosion de la barre François RUDE le 3 nov 2010 (top video !!) www.youtube.com/watch?v=ClmeXzo3r5A … …Quand l histoire çe repete et çe repetera autant de fois que nesçessaire quand on voie la quantitée de barres 60 70's...dans le collimateur de l'ANRU2.. 77 MEAUX 3 grandes tours..& puis s'en vont.. Démolition Pierre Collinet Batiment Genêt, Hortensia et Iris - Reportage Journal le 26 juin 2011 youtu.be/fpPcaC2wRIc 71 CHALON SUR SAONE C'etait les Prés Saint Jean le 05 décembre 2009 , pour une implosion hlm hors du commun !!! Caméra mise à même le sol , à une vingtaine de mètres de la première tour .... www.youtube.com/watch?v=kVlC9rYU-gs … 78 les MUREAUX le 3 octobre 2010 ,Les dernières minutes de la Tour Molière aux Mureaux (Yvelines) et sa démolition par semi-foudroyage, filmés du quartier de la Vigne Blanche. www.youtube.com/watch?v=u2FDMxrLHcw …71 MACON LES GRANDES PERRIERES C'etait un 30 juin 2013, avec l'implosion de la barre HLM des Perrières par GINGER www.youtube.com/watch?v=EzYwTcCGUGA … … une video exceptionnelle ! c'etait Le Norfolk Court un ensemble résidentiel, le Norfolk Court, construit dans les années 1970, a été démoli à Glasgow en Ecosse le 9 mai 2016 . Il rate la démolition d'un immeuble au tout dernier moment LES PASSAGERS DU BUS EN PROFITE A SA PLAçE lol www.20minutes.fr/tv/t-as-vu/237077-il-rate-la-demolition-... … 69 LYON Quand La Duchère disait adieu à sa barre 230 le jeudi 2 juillet 2015
www.youtube.com/watch?v=BSwidwLw0NA … www.youtube.com/watch?v=BdLjUAK1oUk … www.youtube.com/watch?v=-DZ5RSLpYrM …Avenir Deconstruction : Foudroyage de 3 barres HLM - VAULX-EN-VELIN (69) www.youtube.com/watch?v=-E02NUMqDno Démolition du quartier Bachelard à Vaulx-en-Velin www.youtube.com/watch?v=DSAEBIYYpXY Démolition des tours du Pré de l'Herpe (Vaulx-en-Velin)
www.youtube.com/watch?v=fG5sD1G-QgU REPORTAGE - En sept secondes, un ensemble de 407 appartements à Vaulx-en-Velin a été détruit à l'explosif dans le cadre du renouvellement urbain... www.youtube.com/watch?v=Js6w9bnUuRM www.youtube.com/watch?v=MCj5D1NhxhI - St-QUENTIN LA ZUP (scic)- NOUMEA - NOUVELLE CALEDONIE historique de la cité Saint-Quentin içi www.agence-concept.com/savoir-faire/sic/
www.youtube.com/watch?v=_Gt6STiH_pM …[VIDEOS] Trois tours de la cité des Indes de Sartrouville ont été démolies dans le cadre du plan de rénovation urbaine du quartier Mille quatre cent soixante-deux détonateurs, 312 kilos le 06/06/2010 à 11 heures. la belle video içi www.youtube.com/watch?v=fY1B07GWyDE VIGNEUX-SUR-SEINE, VOTRE HISTOIRE, VOS SOUVENIRS. içi www.youtube.com/watch?v=8o_Ke26mB48 … , Film des Tours et du quartier de la Croix Blanche, de 1966 à 1968. Les Tours en train de finir de se construire, ainsi que le centre commerciale. Destruction de la Tour 21, pour construire de nouveaux HLM...
42 LOIRE ST-ETIENNE MONTREYNAUD tout une histoire youtu.be/ietu6yPB5KQ - Mascovich & la tour de Montreynaud www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE … -Travaux dalle du Forum à Montreynaud Saint-Etienne www.youtube.com/watch?v=0WaFbrBEfU4 … & içi www.youtube.com/watch?v=aHnT_I5dEyI … - et fr3 là www.youtube.com/watch?v=hCsXNOMRWW4 … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline et sur les pentes de cette colline s’accroche une petite ville, un quartier, un peu à part. Cet endroit niché au milieu de la verdure, c’est le quartier de Montreynaud. www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo&fbclid=IwAR2ALN4d... …Et sinon, avez-vous remarqué au dessus du P de AGIP ? On voit, dans le film, la Tour Réservoir Plein Ciel du quartier de Montreynaud, détruite 3 ans plus tard par foudroyage ! Sûr que @Memoire2cite a des photos du quartier et de la tout à l'époque ! ;-) 42 LOIRE SAINT-ETIENNE MONTREYNAUD LA ZUP Souvenirs avec Mascovich & son clip "la tour de Montreynaud" www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE …
- Que de chemin parcouru, Muraille de Chine La Palle Beaulieu jusqu'aux années 90. L habitat se transforme et s adapte aux nouveaux besoins. Autre temps, période d'essor économique et du "vivre ensemble". Merci à @Memoire2cite pour cette introspection du passé! -
www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS Le préfabriqué @ Invention capitaliste française de l’après guerre, devenue symbole du socialisme triomphant dans les années 60, le panneau en béton lie le destin des peules. Un film historique sur une réalité partagée racontée par des habitants et par des archives inédites. www.dailymotion.com/video/x413amo Dans l’Est de l’Europe, un élément répétitif marque les villes et standardise le paysage. C’est un panneau en béton préfabriqué qui s’expose inlassablement sur des kilomètres de barres d’habitation. Des millions de personnes vivent dans des logements identiques de Paris à Moscou. www.dailymotion.com/video/x413amo Apres la guerre les Français n ont plu de toit...le gouvernement lançe alors 1 vaste progr de constr de lgts.. les Cités Modernes @ Il faut batir à échelle industrielle, il faut penser à l echelle des Villes L'invention du préfabriqué desormais le permet. dailymotion.com/video/x413amo Le bonheur est dans le béton ... Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l'Est. Qui se souvient de tout ça .. Il y avait l idee de construire massivement au plus vite ds un temps record et le moins cher possible @ Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal. L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.
@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.
Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.
Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville. Définition Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.On peut toutefois en distinguer deux :
• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».
• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.
Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.Histoire La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.
Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.
L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.
La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.
Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.Une multitude de procédures administratives
Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.Les contextes de constructions Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :
• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).
• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.
• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.
Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille. Les modes de constructions
Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.
Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :
• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.
• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.
• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.
Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.
En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement. Les banlieues populaires apparaissent dans les médias à travers le prisme de la délinquance et des émeutes. Pourtant, leur histoire doit s’analyser dans la moyenne durée des deux siècles d’urbanisation et d’industrialisation, puis de disparition de la société industrielle. Les banlieues françaises, à la différence des suburbs anglo-saxonnes qui logent les classes moyennes blanches, ont été créées dès la fin du XIX e siècle pour loger les classes populaires. Les besoins de logement expliquent les strates des paysages urbains : petits immeubles de rapport de la Belle Époque, pavillons des lotissements défectueux de l’entre-deux-guerres, barres et tours de logement social et villes nouvelles des Trente Glorieuses. Trois moments de la constitution des banlieues populaires se superposent, encore visibles dans les paysages-palimpsestes : l’âge des faubourgs industriels, devenus peu à peu friches avec la désindustrialisation qui débute dans les années 50 ; le temps des banlieues rouges et du socialisme municipal ; la construction des grands ensembles et l’entrée en crise du modèle à partir de 1970. Des faubourgs industriels à la désindustrialisation La banlieue contemporaine naît de l’entreprise de modernisation de la capitale et des grandes métropoles sous le Second Empire. Le modèle haussmannien, bien connu, régularise la ville ancienne par l’imposition de percées dans le tissu urbain existant, l’équipement en réseaux divers, la construction d’immeubles neufs le long des nouvelles percées et l’exode partiel des anciens habitants du centre vers les arrondissements annexés ou vers les faubourgs. L’agrandissement de Paris complète les ambitions d’Haussmann et de Napoléon III : au premier janvier 1860, en application de la loi du 3 novembre 1859, 5100 hectares sont ajoutés aux 3402 hectares de la capitale, qui trouve ainsi sa taille définitive et passe de 12 à 20 arrondissements. L’annexion des communes suburbaines s’accompagne d’une vision, en creux, de la nouvelle banlieue au-delà des murailles. Le projet est d’homogénéiser la nouvelle ville-capitale en généralisant les équipements urbains, notamment le métro à partir de 1900, de desserrer la pression démographique du centre vers l’extérieur, de transférer l’industrie au-delà des Fortifications. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. La banlieue est livrée à elle-même, ignorée par la puissance publique. Ses espaces libres accueillent les entrepôts, la grande industrie et les fonctions que la ville transformée rejette : cimetières, hôpitaux, champs d’épandage, logements sociaux 1. Les décrets sur les établissements classés, datant du Premier Empire et repris sous la Restauration, sont à l’origine des zones d’industries polluantes en proche banlieue, notamment autour de la chimie organique. Aubervilliers est célèbre par la concentration d’industries chimiques (Saint-Gobain…). Les derniers de ces établissements classés ont cessé leur activité il y a peu de temps, sous l’impact des revendications des associations écologistes : à Saint-Denis, la Saria, entreprise d’incinération de carcasses animales, a dû fermer. L’industrialisation, comme l’avait envisagé Haussmann, se fait par le transfert des grandes usines de la capitale vers la périphérie. Après la crise économique de la fin du XIXe siècle, l’implantation de nouvelles technologies – automobile, aviation, constructions électriques – transforme des communes (Boulogne-Billancourt, Puteaux, Suresnes, Vénissieux) en technopoles de pointe. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. Sans unité administrative, la banlieue constitue un domaine fragmenté en espaces socialement très différenciés : villégiature et résidence bourgeoise souvent à l’Ouest, banlieue « noire », celle des faubourgs industriels limitrophes, friches dues à la déprise agricole et maraîchère, que lotissent de petits spéculateurs. La Première Guerre mondiale renforce l’industrialisation des métropoles situées loin du front, Paris, Lyon ou Toulouse. Puis une volonté de décentralisation transfère les usines en grande banlieue : Simca glisse de Nanterre à Poissy au milieu des années 50 ; une usine Citroën de 6500 salariés, dont 4300 OS, s’ouvre à Aulnay-sous-bois en 1973. Cependant, en région parisienne, cette politique précoce et continue de désindustrialisation conduit à une diminution des emplois industriels dès les années 60, avec la politique de délocalisation menée à partir de 1955, amplifiée par la Datar. En Plaine Saint-Denis, en 1960, le secteur industriel représente 46 % des emplois contre 44 % au tertiaire ; en 1990, le secteur industriel représente 21 % des emplois et le tertiaire 72 %. Des secteurs entiers disparaissent – métallurgie, machine-outil, chimie – dont la présence structurait les sociétés ouvrières. La crise économique qui commence à partir de 1973, la division planétaire du travail et un demi-siècle de volonté décentralisatrice entraînent la disparition des banlieues industrielles, malgré des combats défensifs : l’usine Chaix de Saint-Ouen ferme après cinq ans d’occupation et de luttes à contre-courant. L’invention politique socialisme municipal et banlieue rouge Dans l’entre-deux-guerres, les banlieues populaires se couvrent d’une marée pavillonnaire de lotissements médiocres 2. La crise du logement en région parisienne conduit 450 000 nouveaux banlieusards, Parisiens et provinciaux, à s’installer dans 16 000 hectares de nouveaux quartiers pavillonnaires. Ces petits accédants à la propriété – les « mal-lotis » des années 20 – payent à crédit leur parcelle et s’installent sur des terrains dépourvus de tout équipement. Le scandale de ces petits propriétaires méritants qui campent dans la boue des banlieues, sans routes ni lumière, devient public au milieu des années 20. La loi Sarraut votée en 1928 met l’État à contribution avec les intéressés, ce qui permet de financer les aménagements indispensables, en premier lieu le réseau de voirie. Les lotissements, ces quartiers de pavillons, improvisés à partir des années 20 sur des terrains bon marché découpés au hasard de la spéculation et des opportunités foncières, incarnent le rêve populaire d’accès à la propriété. Le mal-loti devient la figure emblématique de l’exclusion banlieusarde : trompé par les lotisseurs, il se retrouve privé des éléments élémentaires de l’urbanité, aux portes de la capitale illuminée où « les rupins font la noce ». Le jeune PC (Section française de l’Internationale communiste) prend en charge les revendications de ces parias, fournit une analyse de leurs difficultés en termes de classe et s’implante dans les communes ainsi bouleversées à partir des élections municipales de 1925. Il s’appuie aussi sur le nouveau prolétariat des grandes usines. Dans le contexte du Front populaire, 1935 marque un tournant dans l’histoire de la banlieue parisienne. Les 5 et 12 mai, les Français sont appelés à élire leurs conseillers municipaux et cantonaux. Dans les 80 communes suburbaines du département de la Seine, au lendemain du second tour, 26 municipalités sont dirigées par un maire communiste. Elles n’étaient que onze au sortir du scrutin municipal de 1929. Sept autres municipalités comptent aussi en leur sein une minorité communiste. Aux législatives du printemps 1936, l’essai se confirme lors de l’élection de 27 députés communistes en banlieue parisienne sur les 72 que compte le groupe parlementaire. Le pacte germano-soviétique, la guerre, la guerre froide puis le gaullisme n’affaiblissent que temporairement la ceinture rouge, construction socio-politique qui perdure jusqu’aux années 80. Bastions rouges et cités socialistes offrent un cadre durable à l’expression des cultures populaires urbaines. La densité d’un réseau d’organisations militantes, la fréquence des fêtes locales, la politisation de l’espace quotidien grâce à la toponymie, ont créé, autour des maires, un patriotisme local à base de classe, culture du pauvre capable de retourner la stigmatisation attachée aux banlieues ouvrières. Modèle d’encadrement plus paternaliste, le socialisme municipal construit des cités-jardins, dont Suresnes, Châtenay-Malabry et Villeurbanne sont les fleurons ; elles sont pensées par des maires visionnaires, Henri Sellier ou André Morizet, comme des prototypes permettant, si elles étaient généralisées, de résoudre la question du logement populaire et en même temps la question sociale. Bastions rouges et cités socialistes offrent un cadre durable à l’expression des cultures populaires urbaines. Les grands ensembles de l’Abbé Pierre à la circulaire Guichard Dans le contexte du baby-boom, du début de la croissance économique et de la reprise de l’immigration provinciale et étrangère, la population urbaine augmente. Cet afflux aggrave le déficit séculaire de logements populaires et la fin de la Reconstruction n’y met pas fin. La crise du logement devient intolérable. Rares, surpeuplés, les logements anciens sont sous-équipés, comme le montre le recensement de 1954 : ni sanitaires, ni w-c intérieurs dans la plupart des cas, et l’eau courante dans à peine la moitié des logements. La crise du logement devient une affaire d’État. Sa médiatisation par l’Abbé Pierre aidant, l’idée du droit à un logement décent pour tous émerge de la misère urbaine des années 50. Avec la construction des grands ensembles, les anciens objectifs des réformateurs sociaux deviennent une politique publique nationale : sortir les classes populaires des taudis, faire bénéficier l’ensemble des salariés des bienfaits de l’hygiène et de la modernité, contrôler l’usage prévisionnel du sol urbain, donner à tous les enfants air, lumière et soleil. Après les tâtonnements du Plan Courant (1953), la maîtrise technique et financière de la production de masse est acquise au début de la Cinquième République (décret du 31 décembre 1958 sur les Zup). De 1946 à 1975, le parc immobilier français passe de 12,7 millions de logements à 21 millions. Pour ces 8,3 millions de logements neufs – dont 8 millions entre 1953 et 1975 –, l’engagement de l’État a été important puisque près de 80 % des logements construits durant cette période le sont grâce à une aide publique. Le nombre de logements sociaux passe de moins de 500000 à près de 3 millions, dont un tiers sous forme de grands ensembles : environ 350 sur l’ensemble du territoire, dont 43 % en région parisienne, où la demande est la plus forte. Sans débat public sur la forme urbaine, le consensus pour une production massive de logements s’établit autour de quelques représentations partagées : la ville ancienne et dense n’est plus réformable – les îlots insalubres, délimités à la fin du XIXe siècle ne sont toujours pas éradiqués ; l’hygiénisme exige de séparer l’habitat des usines ; la hantise du taudis fait accepter l’édification de logements seuls, sans équipements, où les classes populaires accèdent pour la première fois à du neuf. Les banlieues françaises se couvrent de cités nouvelles, édifiées rapidement, d’au moins 1000 logements, voire de plus de 10000 aux Minguettes (Vénissieux) ou à Sarcelles. L’industrialisation du bâtiment, l’avance de l’industrie française du béton armé, l’imposition de normes et de plans types pour les appartements conduisent à privilégier des formes simples, des barres et des tours sur des grandes parcelles de terrain. Cités dortoirs, elles sont en général construites sur des terrains agricoles ou maraîchers, en périphérie, faute de réserves foncières ; la rapidité de leur édification et la complexité des modes de financement expliquent l’absence d’équipements collectifs, à l’exception des écoles primaires ; ceux-ci suivent tardivement, ainsi que les moyens de transports en commun, ce dont se plaignent les banlieusards. Les populations logées varient évidemment suivant les cités : ce sont des familles françaises chargées d’enfants du baby-boom, souvent migrants provinciaux ; les populations de rapatriés de la décolonisation de l’Empire français les rejoignent ; pas de personnes âgées, ni d’adolescents au début du peuplement. Ces familles de salariés sont sélectionnées par les gestionnaires des cités de logement social, et non par le libre jeu du marché immobilier : autour d’une majorité d’employés et d’ouvriers, on trouve des cadres moyens et supérieurs en nombre variable suivant la politique du gestionnaire. Le logement des étrangers est conçu alors sur le mode de la différenciation : soit ils se logent par eux-mêmes dans le parc ancien, soit la puissance publique contribue à leur fournir des logements à part, aux normes de confort inférieures. Mais les plus pauvres, les familles très nombreuses, les populations étrangères et immigrées sont logés ailleurs : taudis des villes anciennes, bidonvilles, foyers pour célibataires immigrés, hôtels meublés, cités de transit ou d’urgence. Ces logements spécifiques, avec parfois un fort encadrement de travailleuses sociales, sont explicitement destinés aux « inadaptés sociaux », qu’il faut éduquer avant de les loger dans les cités nouvelles construites pour les salariés français, suivant des méthodes expérimentées dans l’entre-deux-guerres dans les cités-jardins. Le logement des étrangers est conçu alors sur le mode de la différenciation : soit ils se logent par eux-mêmes dans le parc ancien, soit la puissance publique contribue à leur fournir des logements à part, aux normes de confort inférieures. Mutations et crises, de Giscard à Mitterrand Dans la décennie 1970-1980, une série de décisions conjoncturelles et sectorielles ouvre, à terme, une ère de crise pour les banlieues populaires. La critique des grands ensembles, chronique depuis les années 60 avec l’émergence du thème de la « sarcellite » ou maladie des grands ensembles, qui générerait ennui, suicide, délinquance et toucherait en particulier les femmes et les jeunes, s’amplifie après mai 1968. Les responsables politiques s’interrogent sur le type de société urbaine qui s’édifie dans les périphéries : comment donner une âme à ces nouveaux ensembles et recréer une communauté entre des habitants venus de partout ? La dégradation de bâtiments conçus comme provisoires s’ajoute aux critiques. Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, arrête la construction des grands ensembles par la circulaire du 21 mars 1973, qui interdit les opérations les plus massives et tente de mieux insérer les nouvelles constructions dans les villes existantes. À partir de 1965-1970, les investissements publics privilégiaient d’ailleurs les villes nouvelles, imaginées par Paul Delouvrier comme l’antithèse des grands ensembles. L’État réoriente sa politique et ses crédits vers l’aide aux ménages qui veulent accéder à la propriété individuelle de leur pavillon : les banques rentrent sur le marché immobilier et la promotion publique s’effondre à partir de 1976. La loi Barre (1977) privilégie l’aide sélective aux ménages au détriment de l’aide à la pierre, afin de rendre le marché plus fluide et de résoudre la crise naissante des grands ensembles, dont témoigne l’invention des procédures Habitat et Vie Sociale (1973-1977) qui financent les premières réhabilitations. La conséquence est que les classes moyennes quittent les logements sociaux pour les pavillons en accession à la propriété des communes alentour, comme les Minguettes à Vénissieux, abandonnées pour les pavillons de Corbas, Solaize ou Saint-Laurent-de-Mure. Sous l’effet des chocs pétroliers et de l’entrée dans la crise économique, le gouvernement met en œuvre une nouvelle politique d’immigration : fermeture des frontières, aide au retour pour les étrangers jugés responsables de la crise, maintien en l’état du nombre d’étrangers et autorisation du regroupement familial. Cette politique, lancée par Lionel Stoleru, aboutit au décret du 29 avril 1976 relatif aux conditions d’entrée et de séjour des membres des familles des étrangers autorisés à résider en France. L’intégration des familles passe par des conditions de logement semblables à celles des travailleurs français. Les mouvements de mobilité résidentielle, comme les règles d’attribution des logements HLM, qui jusqu’alors ignoraient les travailleurs étrangers, allaient faciliter leur installation 3. Il en résulte d’importantes modifications du paysage des banlieues populaires : les 255 bidonvilles de métropole, dont 120 en région parisienne, qui logeaient 50000 immigrés, sont résorbés et leur population relogée dans des grands ensembles sociaux ; le logement social s’ouvre de façon très volontariste aux familles étrangères, qu’on espère ainsi conduire aux normes de vie urbaine de la société française. Les employeurs payent, à partir de 1975, une taxe sur les salaires de leurs travailleurs étrangers pour construire de nouveaux logements, mais les fonds seront surtout utilisés pour rentabiliser ou construire de nouveaux foyers et très peu pour accroître l’offre locative sociale. C’est par le jeu des départs que se fera l’entrée des familles d’ouvriers issues de l’immigration dans le parc social. Les organismes qui gèrent les cités d’habitat social accueillent ces nouveaux locataires, d’autant que la loi Barre rend solvables les familles les plus modestes. L’idée est de répartir les familles immigrées au milieu des ménages français, suivant des quotas d’environ 15 %. Mais le souci d’intégrer les immigrés dans le logement social conduit à des logiques territoriales de regroupement communautaire qui n’ont été ni pensées, ni anticipées : les familles maghrébines deviennent majoritaires aux Minguettes au cours des années 1970. En Seine-Saint-Denis, la population scolaire étrangère passe de 17 % à 30 % entre 1975 et 1983. En 1992, 74 % des ménages maghrébins sont locataires d’une HLM. Les premières violences imputables aux jeunes sont minimisées et incomprises. Après les élections municipales de 1977, le communisme municipal se délite et la banlieue rouge disparaît, sur fond de crise généralisée des encadrements partisans. En Seine-Saint-Denis en 2001, on compte encore quinze municipalités rouges sur quarante, dont douze ont un maire communiste depuis 1945 4. Le déclin du magistère communiste s’explique certes par l’effondrement du bloc socialiste, mais aussi par l’incompréhension des phénomènes qui s’accélèrent à partir des années de crise. Les municipalités ouvrières refusent la désindustrialisation et la mixité sociale, évitent de construire de l’accession à la propriété et s’opposent aux premières procédures de la politique de la ville. Ces conceptions strictement défensives, fondées sur une vision des territoires communaux comme bastions, n’évoluent qu’à partir des années 90. Les premières violences imputables aux jeunes sont minimisées et incomprises. À La Courneuve, en 1971, un jeune est tué au café Le Nerval ; dans la même cité, en juillet 1983, un enfant algérien de dix ans est tué d’un coup de fusil par un habitant, et le quartier s’embrase ; en banlieue lyonnaise, premiers incidents en 1971, à Vaulx-en-Velin, dans une cité construite pour accueillir des harkis ; 1975, premières mises à sac de locaux scolaires ; en 1978, premiers « rodéos », généralisés aux Minguettes en 1981, où la presse nationale rend compte du phénomène pour la première fois, avec des reportages télévisés qui montrent les voitures qui brûlent au pied des tours, laissant « hébétés » habitants et élus. La gauche, arrivée au pouvoir en 1981, institutionnalise la politique de la ville, en gestation dans la décennie précédente. Décentralisation, interministérialité, zonage des quartiers en difficulté sont les principes, alors nouveaux, de cette politique, que l’alternance maintient. En 2000, en Seine-Saint-Denis, 24 communes sont classées en politique de la ville dans le cadre du contrat de Plan État région. En 1996-1997, l’Union européenne choisit Aulnay-sous-Bois et Clichy-sous-Bois comme éligibles aux fonds structurels européens. Dans les quartiers, les professionnels de la politique de la ville remplacent les militants politiques, et l’État décentralisé se substitue à l’encadrement partisan ; en Seine-Saint-Denis, les effectifs des services de l’État restent stables, passant de 45000 en 1982 à 44836 en 1999. Ainsi, replacée en moyenne durée, la crise des banlieues populaires s’explique par la désindustrialisation et la disparition des sociétés ouvrières à base partisane – ce qui ne signifie pas que les ouvriers aient disparu des banlieues –, la mutation non maîtrisée des fonctions du logement social et la crise du communisme municipal, sur fond de chômage structurel. L’amnésie qui affecte cette histoire récente, comme les décisions de politiques publiques prises alors, ne peut qu’ajouter au déficit de sens et favoriser les analyses incomplètes. le temps des barres et des tours..Certes, ces quartiers de grands ensembles, de barres et de tours, emblématiques de l'urbanisation fonctionnaliste des décennies 1950, 1960 et 1970, de FRANCE ...Le tourisme a toujours fonctionné par extension : les lisières d’hier sont aujourd’hui des hauts lieux touristiques, que l’on pense par exemple au bord de la mer, longtemps déprécié. Sur le terrain contemporain de la ville, ce sont les quartiers populaires péricentraux qui sont à présent saisis par un engouement et une économie touristiques ; plus inédite encore, la découverte par les touristes des quartiers populaires nettement périphériques. C’est le cas à Marseille, dont les quartiers nord, espaces emblématiques de la « crise des banlieues », sont désormais l’objet d’un « front » touristique et patrimonial, animé par une coopérative d’habitants particulièrement active. Cette problématique de l’émergence d’un nouveau lieu d’intérêt touristique se fait particulièrement saillante en ce qui concerne des quartiers d’habitat social en hauteur, nombreux dans ces quartiers nord. Les grands ensembles, en effet, symboles de l’urbanisme moderne honnis des décennies 1950, 1960 et 1970, mobilisent eux aussi de nouvelles pratiques. Tantôt touristiques, tantôt artistiques, elles se combinent parfois : l’article présente ces pratiques « récréa(r)tistes » d’un nouveau genre. Plus largement, il s’agit de rendre compte et d’analyser le statut, la fonction et les enjeux de pratiques réputées à l’ombre du tourisme urbain institué. Les mutations touristiques contemporaines font valoir une mobilisation de nouveaux espaces (les quartiers populaires) et de nouvelles pratiques (participatives). À cet égard, le quartier de Belleville à Paris est un laboratoire exemplaire (Chapuis, 2009). Ces nouvelles modalités touristiques traduisent une évolution culturelle conjointe à certaines dynamiques propres de l’offre touristique. Si ces espaces d’habitat populaire ont longtemps fait partie du négatif urbain mis en tourisme (qu’aller faire dans ces quartiers ?), ils sont aujourd’hui l’objet de « fronts » touristiques, qui en manifestent l’annexion spatiale et sociale aux offres urbaines traditionnelles, voire patrimonialement labellisées. Cette ligne de front se déplace, à présent, des quartiers populaires péricentraux aux quartiers nettement périphériques de banlieue. Certes, ces quartiers de grands ensembles, de barres et de tours, emblématiques de l’urbanisation fonctionnaliste des décennies 1950, 1960 et 1970, souffrent depuis longtemps d’une situation critique (pauvreté économique et sociale, relégation territoriale) et de représentations elles-mêmes péjorées et péjoratives. Or, dans certains de ces mêmes espaces se développent aujourd’hui des pratiques de découverte, de visite et de valorisation s’inscrivant dans un processus de connaissance et donc de reconnaissance de leurs identités architecturale, sociale et culturelle (Vayssière, 2002 ; Pouvreau, 2011 ; Veschambre, 2013).Cette trajectoire fait émerger et mobilise de nouvelles pratiques, tantôt touristiques, tantôt artistiques, qui se combinent parfois : nous présenterons ici ces pratiques « récréa(r)tistes » d’un nouveau genre. Toutefois, mise en scène et parcours ont de quoi surprendre, tant le décalage est effectivement grand entre un imaginaire touristique dominant – sites plaisants et accueillants (Amirou, 1995) – et ces espaces, objets d’une imagerie urbano-pathogène (Avenel, 2004). Dans l’imaginaire collectif, ces quartiers sont, au mieux, sans intérêt, au pire, synonymes de menaces. Tout concourt à associer ces territoires à une banlieue hors des sentiers de l’intéressant. Nous explorons ici les acteurs concernés (visiteurs, « guides », hébergeurs, artistes) et les mises en œuvre dans les quartiers nord de Marseille, qui élaborent et proposent ces offres d’un nouveau genre pour rendre compte et analyser le statut, la fonction et les enjeux de ces pratiques. Ces dernières, en procédant à des mélanges de genres (lieux touristiques estampillés par opposition à marges de découvertes, hébergement en cité opposé à bastides provençales, tourisme ou projet politique) ne manquent évidemment pas d’interroger les catégories d’approche et d’analyse longtemps usuelles de l’objet « tourisme ».La carte touristique de la ville de Marseillemontre combien l’offre touristique marseillaise des acteurs territoriaux promeut essentiellement les lieux, les sites et les déambulations dans les centres de la cité. Le pluriel ici s’impose dans la mesure où à la ville et ses hauts lieux traditionnels (Roncayolo, 1990) (Vieux-Port, Notre-Dame de la Garde, cité radieuse de Le Corbusier, palais Longchamp) se sont récemment ajoutés les quartiers réhabilités et gentrifiés (le Panier, les docks de La Joliette). Ce faisant, la carte de la ville distribuée par l’Office de tourisme ignore un pan entier de son territoire et des ressources qu’il abrite. Sauf un encart pour l’Estaque (non reproduit ici), les quartiers nord de Marseille n’ont pas droit à la représentation officielle et promotionnelle, soit une exclusion de près de 8000 hectares et d’environ 250 000 habitants. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le secteur du bâtiment connait un bouleversement sans précédent. Les besoins en termes de reconstruction sont tellement immenses qu’il faut penser une nouvelle façon de construire. C’est là qu’entre en scène Raymond Camus qui invente un système de préfabrication à échelle industrielle. Avec ses panneaux en béton préfabriqué,Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent, en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Jacqueline a 50 ans et vit à la cité des Courtillières à Pantin. Elle se souvient lorsque, enfant, elle quitta avec ses parents le « une pièce parisien » sans commodités pour un appartement spacieux et moderne dans cette cité. La cité des Courtillières est alors une cité pilote, censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait à la Libération cruellement de logements.Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous. Sydney, voisin de Jacqueline, se remémore lui, les bus remplis d’architectes venus d’Union soviétique pour visiter sa cité…La marque de fabrique du collectivisme Le logement préfabriqué victime de son succès en France est exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Pour Julie, à Prague, ou Susanna à Berlin Est, l’arrivée du préfabriqué dans leur vie revêt une toute autre signification. Utopies sociales, idéologies politiques et avant-garde architecturale commencent à se mélanger. Le rêve du bonheur tourne vite au cauchemar…En République tchèque, l’antique ville de Most est détruite pour des raisons économiques pour être reconstruite grâce au panneau de béton. Au travers d’archives inédites et de témoignages des habitants, l’histoire incroyable de panneau en béton se raconte pour la première fois de Paris à Moscou, de 1950 à nos jours.@ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France C’est là qu’entre en scène Raymond Camus qui invente un système de préfabrication à échelle industrielle. Avec ses panneaux en béton préfabriqué, il va inonder la France entière, permettant ainsi de créer des villes nouvelles et notamment, les innombrables cités dortoirs qui pullulent en périphérie des grandes villes. Un succès grandissant qui rencontrera une renommée à l’internationale, puisque le procédé sera repris en Europe de l’Est. Les villes socialistes qui se ressemblent toutes les unes aux autres, de la France en passant par la République Tchèque jusqu’en Allemagne. Lorenz Findeisen nous invite à un voyage architectural à travers ces trois pays où grâce aux images d’archives et aux témoignages des habitants, on redécouvre ce qu’était l’utopie du collectivisme et l’émergence du béton préfabriqué. Révolutionnaire pour l’époque, plébiscités par certains, décriés par d’autres, aujourd’hui ces cités s’apparentent plus à des verrues qu’autre chose. Ces grands ensembles d’immeubles souvent mal pensé, sont très souvent excentrés des centres-villes et donc des commerces. Ce documentaire retrace la vie d’une cité pilote, La Cité des Courtillières à Pantin. Cette cité était censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait, à la Libération cruellement de logements. Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous.France 3 Paris Île-de-France avait mis en place, à l’occasion des 60 ans de la création des « grands ensembles » et des villes nouvelles, une programmation exceptionnelle de documentaires inédits de 52 minutes autour de la thématique «Octobre des Cités, le mois des grands ensembles » Composition et production de la musique originale du film de Lorenz Findeisen « Concrete Stories » (52/120 mn). Documentaire primé « étoiles de la SCAM », diffusion France Television et festivals internationaux. (Co production franco-germano-tchèque) Béton et musique synthétique Au cours de l’été 2015 le réalisateur Lorenz Findeisen commande à Etienne de la Sayette une musique originale pour son film Le bonheur est dans le béton (diffusé sur France 3 et dans divers festivals de film documentaire internationaux). Le réalisateur, qui connaissait bien le travail d’Etienne de la Sayette, principalement basé sur des instruments acoustiques, le prend à contrepied en lui demandant une musique synthétique minimaliste “à la Kraftwerk”, pour accompagner les vues de paysage bétonnés des années 70, s’étendant à l’infini depuis les abords des villes. Le jour même où Etienne de la Sayette accepte la proposition, il tombe par hasard sur un Roland SH 2000 poussiéreux dans un marché aux puces de Seoul. Il y voit un signe du destin et effectue des razzia dans les vides greniers et magasins d’occasions de Seoul afin de se procurer en quelques jours un tas de vieux synthés analogiques, boites à rythme et pédales d’effets… Pas de séquenceur, pas de programmation, rien de numérique, tout l’intérêt est de se salir les mains et de jouer ces machines comme de n’importe quel autre instrument acoustique. Au final, pas moins de 30mn de musique ont été produites sur mesure, une musique qui joue le rôle de narrateur dans un film dépourvu de voix off.
Production les Films du Tambour de Soie www.dailymotion.com/video/x413amo
www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke
archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ...
museedelacartepostale.fr/blog/ -'être agent de gestion locative pour une office H.L.M. en 1958' , les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée- les films du MRU içi www.dailymotion.com/video/xgj74q présente les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive Le Logement Collectif* 50,60,70's, dans tous ses états..Histoire & Mémoire d'H.L.M. de Copropriété Renouvellement Urbain-Réha-NPNRU., twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,
www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije
Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.
Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au f
Il fut difficile de trouver des informations historiques concernant cet édifice puisqu’il ne figure dans aucun ouvrage sur l’architecture montréalaise, ni dans les inventaires d’édifices patrimoniaux de la Ville de Montréal.
Une note manuscrite, accompagnant des photographies anciennes de l’immeuble dans les archives de la BANQ, stipule que la résidence porte le nom d’habitation Antonio Armand, qu’elle fut construite en 1872 en pierre taillée et bouchardée extraite d’une carrière à ciel ouvert située à près d’un mille à l’ouest de la maison et à une dizaine d’arpents de la rivière et qu’elle comporte une quinzaine de pièces.
Non loin de cette demeure, se dresse au numéro 12930, la résidence de François Armand, un grand propriétaire terrien de Rivière-des-Prairies, construite en 1732 et occupée successivement par plusieurs générations d’Armand. La résidence d’Antonio Armand aurait donc vraisemblablement été construite par un des descendants de François Armand.
L’immeuble est actuellement la propriété de l’œuvre des Saints-Apôtres et sert de maison d’accueil missionnaire pour cette congrégation. Bien que la résidence ait été quelque peu transformée au fil du temps, le carré original de pierre grise, qui témoigne par le fait même de l’ancienneté de l’immeuble, est toujours existant sous les annexes et pourrait éventuellement être remis en valeur.
L’anonymat dans lequel à sombré cet immeuble pourrait toutefois constituer une menace pour celui-ci s’il change de mains, puisque sa valeur patrimoniale semble actuellement être totalement méconnue des chercheurs et des différentes instances décisionnelles de la Ville.
© Tous droits réservés : Guillaume St-Jean
“Artist's concept of the Lunar Worm, showing a large, crawling pneumatic bellows shelter, and a smaller transport vehicle with side-by-side circular bellows.”
“The Epoch Times July 20, 2009
Lunar Worm: The Idea That Never Took Shape
By LEONARDO VINTIÑI – Epoch Times Staff
“For many years, Aeronutronic has conducted studies of improved concepts for off-road vehicles based on analyses of mobility in nature.
One of the first things learned in a study of animals is that most of the—in particular the ones which move closer to the ground—tend to be long and slender. The extreme examples of the slenderizing trend are the snakes and various specious of worms. These animals take advantage of their elongated form to spread their weight over a large area, and the resultant low ground pressure allows them to move over very soft ground,”—NASA report, 1966
The Lunar Worm…a truly unique proposal! No, this isn’t about a three-eyed worm from the cartoon “Lunar Jim,” but a space rover project that never materialized, presented by the Aeronutronic division of the Philco Corporation.
Inspired by the undulating movement of certain snakes, the Lunar Worm project seemed promising.
It was presented to NASA in 1966, and it was studied as a possible means of mobility in a low-gravity environment such as the moon.
But the Lunar Worm was not to be; the project was never approved, but its advantages were obvious:
with a contracting movement, a great cylindrical-shaped vehicle would be able to inch its way around in the most difficult terrain, and at a considerable speed (5 mph). This ingenious design could overcome challenging geographical obstacles that would stop more conventional vehicles in its tracks.
Aside from increased mobility offered by this sine-wave shaped travel, the slithering Lunar Worm would also have other advantages over its rivals on wheels. First, the hazardous lunar dust, capable of worming its way into every crevice, moving part, and electronic circuit of a conventional space craft, would be of no concern for the Lunar Worm, whose flexible bellows would be completely covered by a protective membrane.
Furthermore, the internal space inside such a craft would allow for more room. One model proposed a Lunar Worm that could carry scientific equipment and two crew members, and also act as an appropriately pressurized, temporary dwelling. Another slower-moving but larger version described a mobile shelter that could house a group of astronauts for up to a year.
There were also plans for a similar unmanned design for exploratory purposes.
The Lunar Worm was to be an economical design as well. Power requirements for this rib-walker were thought to be much less than other vehicles of a similar size. Still, engineers met with some significant obstacles when designing a large, mechanical worm.
According to the extensive and dedicated reports about the Lunar Worm, one of the major challenges of the proposal was the selection of a flexible membrane to seal the expandable bellows. This material would need to be capable of tolerating the friction, temperatures, and the continual erosion brought on by the environment.
The peristaltic vibrations of its waveform travel made it the perfect vehicle for soft soils, but at the same time it would produce a smooth voyage, without rebounds. Plus, it could be neatly folded up for easy shipping or storage. But despite
its list of advantages—and decidedly whimsical shape—NASA decided not to go with the unusual design; the worm never won.
Although an actual vehicle never materialized, the calculations, diagrams and design ideas of the Lunar Worm still exist for posterity…or future inspiration. See NASA CR-66098 FEASIBILITY STUDY FOR LUNAR WORM PLANETARY ROVING VEHICLE CONCEPT by F. A. Dobson and D. G. Fulton pdf here:
ntrs.nasa.gov/api/citations/19660022562/downloads/1966002...
Perhaps the concept is merely waiting for its true calling: to jump out of the pages of a science fiction story.”
All above from/at:
cyberneticzoo.com/walking-machines/1966-lunar-worm-concep...
Credit: Reuben Hoggett/”CYBERNETICZOO” website
Also:
www.astronautix.com/l/lunarworm.html
Credit: Astronautix website
Don’t you just love this??? I do!!!
And, despite the glare of the “windshield” (beautifully depicted BTW), you can see the space suited pilots/”drivers”, at their control consoles.
Although 20/20 hindsight & experience makes you wanna go “They were serious about this?”, this was prior to the Surveyor landers, with a whole lot of unknowns regarding the lunar surface. The NTRS document/link above shows they “did the math”. A lot of credit for the out-of-the-box thinking to the Aeronutronic folks! And I also love the stamped “PROPRIETARY INFORMATION” on the verso.
Beautiful artwork by “D. Rose…IDK…bach”…maybe? Ugh, so close and yet so far. Still of high gloss. Minor surface flaws, due to careless/stupid handling, do not detract.
Albi est une commune française du Sud de la France, chef-lieu du département du Tarn en région Midi-Pyrénées et le siège de l'archevêché.
Avec ses 49 179 habitants en 20111 appelés les Albigeois, Albi, qui est la ville principale de la communauté d'agglomération de l'Albigeois (80 121 habitants (2010)), se positionne comme la troisième ville de la région Midi-Pyrénées, après Montauban et Toulouse en termes de population. Albi est également la deuxième ville économique de la région2,3. L'aire urbaine d'Albi (95 892 habitants (2010)) et de son unité urbaine qui compte 72 453 (2010)4. La banlieue s'étend vers Arthès, Saint-Juéry, Le Sequestre et les autres communes de l'agglomération albigeoise. Albi est surnommée la « ville rouge » du fait de la couleur des briques de sa cathédrale et de son centre historique5.
Albi est remarquable par son impressionnante cathédrale fortifiée Sainte-Cécile et son palais de la Berbie, ancien palais des archevêques d'Albi, qui dominent le centre-ville historique et la rivière. Ville natale d'Henri de Toulouse-Lautrec, elle abrite un musée regroupant la plus importante collection au monde d'œuvres du peintre postimpressionniste6. Enfin, Albi est surtout un haut-lieu historique dont le nom a été donné aux adeptes du catharisme, les Albigeois, qui subirent une répression violente au XIIIe siècle de la part de l'Église catholique romaine connue sous le nom de Croisade des Albigeois7. La cathédrale Sainte-Cécile fut édifiée par les catholiques pour lutter contre l'hérésie cathare.
Le samedi 31 juillet 2010, à Brasilia, la Cité épiscopale d'Albi est ajoutée à la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO8,9. Elle comprend dans son périmètre la cathédrale Sainte-Cécile, église fortifiée en briques ocre apparentes construite entre 1282 et 1480, le palais de la Berbie, qui abrite le musée Toulouse-Lautrec, l'église Saint-Salvi et son cloître, les rives du Tarn et le pont Vieux ainsi que plusieurs édifices classés
Le club de rugby à XV du Sporting club albigeois a fait partie du Pro D2. Il fut en première division deux saisons consécutives 2006 puis 2007. Bien qu'ayant gagné son maintien sur le terrain, le SCA a subi une décision administrative de rétrogradation et évolué en Pro D2 en 2008 avec pour objectif de remonter immédiatement en Top 14. Cette remontée immédiate a été obtenue (c'est une première[réf. nécessaire]) au terme d'une saison pleine et d'une finale épique contre Oyonnax (pénalité à la dernière seconde qui passe sous la barre). L'équipe d'Oyonnax avait auparavant éliminé en demi-finale Agen présenté comme l'« ogre » de la Pro D2[réf. nécessaire]. En 2009-2010, le SCA est dernier du Top14 et retourne en Pro D2. Les Albigeois évoluent au stadium municipal possédant 12 000 places.
À treize, l'ARL (Albi rugby ligue) retrouve l'élite (2007), le Championnat de France de rugby à XIII. Le club qui partage le Stadium municipal avec les quinzistes compte cinq titres de champion de France (1938, 1956, 1958, 1962, 1977).
L'équipe féminine de volley-Ball, l'USSP Albi Volley-Ball joue aussi au plus haut niveau national, la Pro F.
Le club de football principal de la ville est l'US Albi qui utilise le stade Maurice-Rigaud en Championnat de France Amateurs. Les Albigeois ont terminé en 2006-2007 à la 2e place de leur groupe de CFA, derrière Rodez.
En matière d'équipements sportifs, Albi possède six stades dont le Stadium municipal et le stade Maurice-Rigaud, quatre salles omnisports, deux bases de loisirs à Pratgraussals et Cantepau ainsi que la base nautique de Canavière. Enfin, un parcours de golf, le Golf Albi Lasbordes, borde le Tarn dominé par la cathédrale Sainte-Cécile sur soixante hectares77. La piste d'athlétisme du Stadium a permis d'accueillir les Championnats de France d'athlétisme 2011 au cours duquel, le sprinteur Christophe Lemaitre, a battu le record de France en 9'91. En 2012, Albi a accueilli le meeting d'athlétisme DécaNation.
La ville d'Albi a un important passé de compétition automobile, le circuit automobile d'Albi a accueilli de nombreuses épreuves jusqu'en 1957.
En 1959 un nouveau circuit a été inauguré sur la commune voisine du Séquestre.
En 2012, Albi a été élue, ville la plus sportive de France par le journal L'Équipe78.
Le pont Vieux enjambe le Tarn depuis 1035 date de sa construction. Il a été plusieurs fois remanié et a permis le développement de la ville sur la rive droite avec le quartier de la Madeleine. Au XIVe siècle, il est fortifié et possède des ponts-levis10. Un autre pont plus récent permet de traverser le Tarn. Il s'agit du pont Neuf construit en 1868.
Durant le XVe et le XVIe siècle, Albi connaît une prospérité importante grâce à la culture et au commerce du pastel dans la région. De riches Albigeois font construire plusieurs hôtels particuliers avec des tours et des loggias italiennes. Ainsi, les plus beaux sont l'hôtel de la Rivière, l'hôtel de Gorsse et l'hôtel de Reynès. Ce dernier hébergeait la chambre de commerce et d'industrie. L'Hôtel Reynès est un hôtel d'art Renaissance construit en 1520 par un marchand de pastel du nom de Reynès. L'hôtel contient une cour construite en brique et pierre et bordée par une loggia et des sculptures de François Ier et de sa seconde épouse, Éléonore d'Autriche. C'est aujourd'hui le siège de la chambre de commerce et d'industrie.
Plusieurs rues du centre urbain possèdent des maisons à colombages et encorbellements typiques de l'architecture renaissance. La maison du Vieil Alby située à l'angle des rues Puech Béringuier et Croix Blanche est une maison albigeoise typique. C'est la maison d'Albi la plus visitée car elle offre aux visiteurs un lieu d'exposition unique. La Pharmacie des pénitents ou maison Enjalbert est une autre maison renaissance datant du XVIe siècle. Elle possède une sculpture de bois représentant un personnage phallique.
mémoire2cité - OPH Villogia Démolition de la résidence Rhône à Lille Sud www.youtube.com/watch?v=UF3P2OgwAkg -
mémoire2cité - Elles étaient lilloises mais bien connues des Thumesnilois.
Deux barres de 142 mètres de long, visibles de loin, implantées rue du Rhin et rue de la Seine.
La première tour, rue du Rhin, fut jetée à terre en présence de Pierre Mauroy le 3 mars 1989, il y a un peu plus de vingt ans. Un mois de préparation, cinq jours de travaux, 2800 trous percés et 342 kilos [note] d’explosifs, plus de sept kilomètres de fils électriques pour une implosion de quatre secondes. La seconde barre disparaîtra en avril 1991. Le temps de la vider de ses 150 locataires restants. Et la première Biscotte s’est faite craquante à souhait, vendredi sur le coup de 15h, avec une trentaine de minutes de retard – un fil de mise à feu dérangé par le vent puis le speaker s’emmêlant dans son compte à rebours – mais sans répandre de miettes à côté : pas une vitre brisée à proximité, intact aussi l’immeuble le plus proche distant de douze mètres. Des habitants, l’architecte, d’autres encore, et le maire de Lille aussi ont eu le cœur serré quand, avec une dignité exemplaire et sans une fausse note le château de carte s’est affaissé. Il a fallu, paraît-il, du courage pour prendre la décision. Alors qu’au début du 20ème siècle le quartier de Lille Sud servait de laboratoire pour les politiques de logements sociaux (programme des 400 maisons en 1932/34), la démolition des barres des Biscottes en 1989 en signe l’échec. Le quartier le plus peuplé de Lille avec 80.000 habitants et aussi le plus étendu, trois cents hectares. Octobre 1982 " Biscottes où délinquance, vols, échecs sociaux se confondent. Les questions et les attentes des habitants de ces HLM face à la misère et à la peur. Malgré des sommes importantes injectées pour la réhabilitation de la Résidence Sud, le nom officiel, les conditions de vie de la majorité des locataires n’ont pas changées. Certains appartements attendent d’être réparés et la surpopulation est un problème …" Mars 1989 (voix du Nord) " Il y a quelques années, quand vous vouliez faire peur à un Roubaisien, il fallait le menacer de lui obtenir un appartement aux Biscottes. Le résultat était aussi garanti que lorsque vous dîtes à un gosse : mange ta soupe sinon je t’oblige à écouter pendant deux heures les débats parlementaires sur FR3. "
Pour les Roubaisiens, les Tourquennois et les autres, bref pour les gens d’ailleurs, les Biscottes, c’était à la fois l’enfer, le lieu de tous les fantasmes, l’exotisme de l’imagination. Eau, gaz, électricité et vandalisme à tous les étages. On disait Biscottes et on pensait vol, assassinat dans son lit, viol dans les caves, incendies de voitures dans les parkings… L’horreur, quoi. Un peu comme quand les Lillois parlaient de la ZUP de la Bourgogne à Tourcoing, de la Grande Barre du Nouveau Roubaix, aujourd’hui disparue, de la zone de Mons en Baroeul passée en partie au pilon.
Et pourtant, on y vit. Mal, souvent, mais on y vit. Ou on y vivait… Comme on peut vivre à un millier dans un village vertical. Parce que c’était çà, les Biscottes. Un bon millier de personnes dans un village sans mairie, où les rues étaient des couloirs parfois plus sales que les artères de la ville après la braderie. Un village où la Grand-Place était le hall d’entrée, les ascenseurs des urinoirs, les concierges des maires-gendarmes-assistantes sociales-garde-champêtres-dame pipi… Chaque année, pendant les vacances, quand l’actualité et le journal sont aussi creux que l’imagination des urbanistes des années 60, on allait y faire un tour, aux Biscottes. Et à grands coups de photos, on effectuait l’état des lieux. Un inventaire parfois à la limite du supportable mais qui avait le mérite, au moins sur le papier, d’être privé de l’odeur. Ils ont pourtant tout essayé. Et à la rédaction, on se rappelle de l’acharnement avec lequel les responsables de la S.L.E nous envoyaient des lettres de plus en plus sèches, parce que dans ces colonnes nous nous obstinions à écrire " Biscottes " là où ils auraient voulu lire " Résidence Sud ", nouveau nom de baptême hérité de la réhabilitation… Une réhabilitation de l’enfer… Aujourd’hui, même eux ont abandonné. Sur les cartons d’invitation envoyés pour assister à l’implosion, on a réhabilité le symbole : on parle définitivement des Biscottes. Et boum l’enfer ! Ce ne sont plus les " Résidences Sud " qu’on dynamite mais bien les Biscottes qu’on n’a pas su mettre au régime sensuel. Il aura carrément fallu faire exploser le mythe pour pouvoir enfin l’anéantir. Espérons seulement qu’en émiettant les Biscottes, on n’aura pas simplement brisé le thermomètre en croyant faire tomber la température des flammes de l’enfer…" L’architecte effondré. En 1962, Jean Pierre Secq était un architecte heureux. Les deux immeubles de 283 logements chacun, qu’il avait dessinés, faisaient l’unanimité. Certains trouvaient bien que les façades avaient un peu l’air d’avoir été tracées à la règle par un amateur de mots croisés mais tout le monde s’accordait sur la qualité des logements spacieux et ensoleillés. En 1989, Jean Pierre Secq est effondré. Venu la veille avec une caméra, l’architecte lillois avait la rage au cœur en pensant à cette implosion, " Solution radicale prise pour cacher les incompétences. L’erreur, c’est les gens qu’on a mis là-dedans, et puis, regardez un peu ce qu’il y a autour, ces barbelés, ces clôtures, ces immeubles : c’est tout çà qu’il aurait fallu raser en priorité ! " Le jugement est dur mais " c’est un peu de soi qui fiche le camp. En 1962, ces immeubles, c’était ce qu’il y avait de mieux, même si ça ne répond plus tout à fait à ce qu’on attend aujourd’hui. "
Et pourtant, ni les Biscottes, ni le Sud, ne connaissaient alors, en 1962, le mal-vivre. Dès 1962, les dix huit étages de chacun des bâtiments, cinq cent soixante-six logements, vastes, à double exposition et balcons, étaient peuplés de bourgeois qui se sentaient l’âme et l’envie de dominer Lille, d’habiter le neuf et de bâtir, peut-être, un nouvel art de vivre. Ils s’étaient éloignés du beffroi. Ils changeaient d’habits dans des logements comme on n’en fait plus ! On y trouvait des fonctionnaires et même des élus, un général d’armée et un commandant de gendarmerie. A eux les grands espaces dans les appartements que la spéculation foncière et immobilière ne permet plus aujourd’hui. Il n’aura pas fallu dix ans pour s’apercevoir que les Biscottes n’avaient plus d’âmes ou plutôt qu’elles étaient devenues les âmes damnées de la ville.
Souvenirs, souvenirs. Martine a fait cinq cents bornes pour assister à l’enterrement de la Biscotte. Elle est venue de Paris pour çà. Normal. C’est un peu sa Biscotte. Elle y a travaillé dix ans, de 76 à 86. Elle y a même rencontré son mari. Dix ans à naviguer entre la rue de la Seine et de la rue du Rhin comme assistante sociale. Les Biscottes c’était son champ d’action, presque son outil de travail. Dix ans à écouter les détresses dans les appartements, à tenter vaille que vaille de panser les plaies de la crise. Dix ans dans les étages, les cages d’escaliers, les ascenseurs et les courants d’air. Dix ans de permanence, de dossiers à débrouiller, d’habitants à aider plutôt qu’à assister. Une ancienne combattante pour deux sous, Martine ne regrette rien… Un gâchis, ces logements qui partent en miettes ? "Ce n’est pas un gâchis et ça permet d’éviter que ce type d’erreur ne se reproduise" explique Martine. La démolition, elle en avait déjà entendu parler il y a une dizaine d’années. Mais à l’époque le sujet était un peu tabou : cela ne s’était pas encore fait ailleurs, et puis, il n’y avait pas de crédits. C’est l’espoir de pratiquer un travail social différent, plus collectif, plus communautaire qui l’avait attirée là en 76, juste après ses études. Un premier poste en première ligne. Une sacrée panique. La grande échelle des pompiers qui ne dépassait pas le neuvième étage. On s’était déjà dit à l’époque que ces Biscottes étaient des barres infernales. Et pour tenter de renverser la vapeur, on s’était lancé dans des réhabilitations en série.
Qui fera un jour l’addition des milliards de centimes dépensés avant d’en arriver au constat d’échec ? Martine a connu tout cela. La réhabilitation du temps de la droite avec le label " Habitat et vie sociale " sous Giscard. Et la réhabilitation du temps de la gauche baptisée " Développement social des quartiers " sous Mitterrand. Elle a aussi connu la progressive et inexorable dégradation générale. Une sorte de spirale dont elle démonte le mécanisme. " C’était l’un des rares groupes avec des F5 et des F6 et l’on y a relogé des familles nombreuses à problèmes qui ont fait fuir les autres. Les loyers, les impôts locaux étaient relativement chers et la population qui pouvait se payer autre chose est allée voir ailleurs. Le phénomène s’est aggravé avec l’APL qui a pratiquement fait doubler le loyer de ceux qui n’y avaient pas droit et qui ont fui. Paradoxalement, la situation s’est dégradée fortement pendant les travaux de réhabilitation. C’était le chantier. C’est devenu le ghetto ! " Martine faisait partie des bataillons de travailleurs sociaux qui arpentaient le secteur. Le bilan n’est pas tout noir. Il y avait une volonté d’associer la population, de travailler en équipes avec les élus, les associations… Effet pervers de l’APL, précarisation de la population, montée des chômeurs en fin de droit. " Il ne suffisait pas de rénover le bâti pour que les choses se modifient " constate Martine … Avec le recul les bons souvenirs : " Je n’ai jamais travaillé dans la monotonie. On sentait une violence latente mais pas d’insécurité. Et puis il y avait un esprit des Biscottes, des réseaux de solidarité entre les gens. " Pour Martine, la page des Biscottes ne sera jamais complètement tournée.
Quand Pierre Mauroy est venu serrer les mains des personnalités dans la tribune officielle, il lui a fallu jouer un rôle inattendu, celui d’épaule compatissante. La petite dame pleurait ses souvenirs oubliés à l’intérieur. Trop tard pour courir les récupérer au quatrième étage, là où elle a été heureuse malgré tout ce qu’on dit et ce qu’on croit.
" C’est dommage de le démolir, ils auraient pu faire autre chose, améliorer l’immeuble, y installer une équipe de gardiennage. Ce n’était pas aussi invivable qu’on le disait, au contraire, la vie était très agréable aux Biscottes. Et pourquoi ce terme de Biscottes d’ailleurs ? Je ne l’ai jamais aimé " plaide Madame Marquis. Mère de deux enfants, mariée, elle a été parmi les derniers à quitter l’immeuble pour se retrouver quelques dizaines de mètres plus loin, rue du Rhône. " Mais là, ce n’est pas pareil. C’est chacun pour soi. Et puis maintenant j’ai un jardin mais les gens des étages au-dessus n’arrêtent pas de jeter n’importe quoi par les fenêtres. Tandis que là j’étais heureuse." Et que peut un petit bout de femme en baskets contre des années de vandalisme et contre 511 kg de dynamite ?
Vu d’en face, dans la tranche qui attendra la démolition. Huitième étage. La locataire agrippe la porte d’ascenseur : les poignées ont été délestées par la cambriole ordinaire. Elle y habite depuis toujours ou presque avec ses deux filles. " Mais dans l’état que c’est aujourd’hui, çà devrait être gratuit." Elle peste la petite dame qui a connu l’invasion de la Pologne : " C’est triste, c’est la Pologne en 40." Elle se plaint, depuis que le maire a démoli Wazemmes, il a ramené la racaille par ici. Madame M**** qui grinche, qui rouspète : " Aux Biscottes, il y avait des riches avant et ils (entendez les immigrés) venaient voler les riches. Il n’y a plus que les pauvres et ils (les mêmes) continuent de les voler." -
La démolition, vue de Thumesnil. (Voix du Nord, samedi 4 mars 1989) :
- 14h30. Les abords du faubourg d’Arras sont bondés : dans le parc Tudor, dans les rues voisines où la circulation est interdite, c’est un énorme attroupement. Rue Gambetta on est monté sur les toits et pas une fenêtre qui ne soit garnie de deux ou trois personnes
- 14h45. La foule grossit en s’impatientant. On se passe les cartes postales représentant les Biscottes en couleurs au dos desquelles la société de démolition donnait le rendez-vous. Ils ont pourtant bien marqué 14h30, il y a sûrement quelque chose qui ne va pas.
Les commentaires vont bon train, les curieux se pressent, certains se lassent et s’en retournent.
- 15h. Une clameur, au loin, des coups de sifflets et puis un énorme bang rappelant le franchissement du mur du son par un avion ; en une seconde l’immeuble est à terre. Et c’est là que commence le spectacle.
Un énorme nuage de poussière noir et gris se développe, s’engouffre dans la rue Gambetta tout en obscurcissant le ciel. Il se déroule lentement tandis que les spectateurs massés le long du faubourg d’Arras s’aperçoivent que s’ils ont bien vu la démolition, ils vont maintenant en payer le prix.
Un mouvement de foule impressionnant se met en branle : on court à toute vitesse pour ne pas se faire rattraper par le nuage : peine perdue ! Les spectateurs juchés sur les toits descendent des échelles à toute vitesse, sans illusion. Les plus chanceux sont ceux qui ont assisté à la démolition installés aux fenêtres. Il leur suffit de les refermer vivement et de laisser passer deux à trois minutes pour voir défiler dans la rue des mannequins grisâtres s’époussetant du mieux qu’ils le peuvent et, finalement, riant tout de même de la mésaventure. Ils en seront quittes pour un bon shampoing et un nettoyage des vêtements. Plus inconscientes, ces deux jeunes mamans venues avec des bébés dans le landau qui hurlent sous la poussière…
- 15h05. L’espace se dégage en même temps que les voitures dont les lave-glaces ont bien du mal à venir à bout de l’épaisse couche recouvrant les pare-brises ! Bref, quand une biscotte s’émiette, on a intérêt à connaître le sens du vent. "
Journal télévisé Nord Pas de Calais du 3/10/2001
" Elles s’appelaient les Biscottes, leur quartier à Lille Sud a gardé le nom en mémoire des deux immenses barres de HLM de 18 étages dynamitées le 3 mars 1989 [note] . Qu’est ce qui a changé dans le quartier ? A première vue pas grand-chose. Les habitants des barres s’en rappellent avec nostalgie. Il n’y a toujours rien dans le quartier, rien ne bouge. Le regard de l’extérieur n’a pas changé non plus. On ne parle pas de Lille Sud mais des Biscottes. Pour Dominique Duprez, sociologue chercheur au CNRS, la destruction des barres n’a pas été suivie d’effet et les problèmes sociaux sont toujours importants. Depuis la démolition rien n’a été reconstruit. Un espace multi-sports devrait voir le jour en 2004." La Halle de glisse et l’Hôtel de police ont été réalisés récemment après l’opération Faubourg des modes. Doivent venir : la cité des Métiers et de l’Artisanat rue Abélard. Faubourg d’Arras, une opération de renouvellement urbain prévoyant la démolition de 550 logements et la construction de 600 nouveaux logements dont 30% dans le marché locatif social. Secteur Cannes - Arbrisseau nouvelles voies et démolition de 100 logements, résidencialisation de huit immeubles (1700 logements) et réhabilitation de treize immeubles (2000 logements) avec la reconstruction de 250 nouveaux logements. Friche Paindavoine, 224 logements dont 60 locatifs sociaux et 60 en accession sociale.
liens ressources : www.ina.fr/video/LLC8909084644/file-demolition-de-l-immeu... - www.ina.fr/video/LL00001265428/lille-12-ans-apres-la-dest... -
Dinard (dinarzh en breton) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne. Elle est une station balnéaire réputée, particulièrement auprès des Britanniques et des Américains, pour ses villas Belle Époque et le Festival du film britannique qui s'y tient chaque année depuis les années 1990.
Le nom officiel de la commune fut successivement : Saint-Énogat, jusqu'en 1879 ; Dinard-Saint-Énogat, de 1879 à 1921 ; Dinard, depuis 1921.
Les habitants sont les Dinardais et Dinardaises. Ils sont 10 230 habitantsNote 1, ce qui fait de Dinard la septième commune la plus peuplée d'Ille-et-Vilaine.
La station balnéaire de Dinard est située sur la Côte d'Émeraude, à proximité de la limite avec les Côtes-d'Armor et de la ville de Saint-Malo (où la Rance fait la séparation). C'est l'usine marémotrice de la Rance, située sur la commune de La Richardais, prouesse technologique des années 1960 et haut lieu touristique, qui relie Dinard et Saint-Malo.
Dans l’ancienne subdivision de l'évêché de Saint-Malo, avant la création des départements, la ville faisait partie du pays de Poudouvre. Lors de la création des départements, la ville de Saint-Malo qui souhaitait un département autour d'elle n'obtint pas gain de cause. En compensation, alors que l'embouchure de la Rance sépare le tracé des départements d'Ille-et-Vilaine et des Côtes-d'Armor (Côtes-du-Nord à l'époque), une enclave de la rive ouest comprenant Dinard et les communes avoisinantes (Pleurtuit, La Richardais, Saint-Lunaire et Saint-Briac-sur-Mer) a été rattachée à l'Ille-et-Vilaine. Dinard est le centre de la quatrième agglomération du département, qui regroupe 21 401 habitants en 1999 avec Pleurtuit, Saint-Lunaire, La Richardais, Saint-Briac-sur-Mer et 25 006 habitants avec la partie des Côtes-d'Armor (Lancieux et Ploubalay).
Non loin se trouvent les îles Anglo-Normandes accessibles à une heure de navire à grande vitesse à partir de Saint-Malo ou 15 minutes d'avion à partir de l'aéroport de Dinard Pleurtuit Saint-Malo.
Les quatre principales plages de la ville sont les plages du Prieuré, de l'Écluse, de Saint-Énogat et du Port-Blanc. Il existe d'autres plages, non surveillées et de moindre taille, accessibles par le chemin côtier qui relie le Prieuré au Port-Blanc (plages de la Malouine, de Port-Riou, de Notre-Dame-du-Roc).
En 1901 a été ouverte la ligne de Tramway de Saint-Briac à Dinard. Il s'agissait d'une ligne de tramway à vapeur à voie métrique qui reliait les villes de Saint-Briac et Dinard en passant par Saint-Lunaire. Elle a été ouverte entre 1901 et 1902. En 1929, la ligne ferma pour être remplacée par un service d'autocar.
Depuis plusieurs années, la ville de Dinard a développé son propre service de bus, en complément des lignes d'autocars départementales et régionales existantes, qui relie sur 3 lignes les différents quartiers de la commune. Cependant, son importance reste limitée, les minibus utilisés ne passant que 4 fois par jour, 5 jours par semaine, et commençant à relativement dater.
Jusqu'en 1987, la ville était desservie directement, en saison, par un train Corail Paris-Montparnasse-Dinard. Cette liaison a été supprimée et la gare datant de la fin du XIXe siècle, a été démolie dans les années 2000. Toutefois, l'accès à Dinard s'est trouvé récemment facilité par l'arrivée du TGV reliant Paris à la gare de Saint-Malo en moins de trois heures et offrant une correspondance par autocar. Pour les automobilistes, les voies expresses gratuites pallient l'absence d'autoroute. Une navette maritime relie Dinard à Saint-Malo.
La ville est également desservie par l'aéroport de Dinard Pleurtuit Saint-Malo.
L'histoire de Dinard est liée à la légende du roi Arthur: en effet, selon la légende, le Roi Arthur aurait débarqué sur les côtes dinardaises en 513 pour y construire un fort (d'où soi-disant l'étymologie de la ville, fort d'Arthur) et fonder la ville de Dinard. Cependant, cette version est largement discréditée et aucune preuve n'a jamais permis de la vérifier.
Durant le Moyen Âge, Dinard n'est qu'un très modeste port de pêche et village de pêcheurs à la périphérie de Saint-Enogat, bourg beaucoup plus important, comprenant une église et un cimetière et chef-lieu de la commune de Dinard. Le Duc Jean IV de Bretagne débarque d'Angleterre le 3 août 1379. Une des plus célèbres chansons du Barzaz Breiz, An Alarc'h (Le Cygne), restitue ce débarquement à Dinard qui signe le début de la reconquête de la Bretagne, après la tentative de confiscation du duché par le roi Charles V de France.
Après la fin de la Terreur, la population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795.
La Seconde Guerre mondiale sonne définitivement le glas de Dinard station balnéaire à la renommée internationale. Le 14 mars 1941, le maire Émile Bara est condamné 1941 à six mois de prison par le Conseil de guerre de Rennes pour avoir caché des armes. Mis au secret pendant deux mois, il est exilé à Exmet en Dordogne. Le préfet Rippert nomme Arsène Jeanne comme nouveau maire le 22 mars 1941. Dans la nuit du 5 au 6 août 1944, une vingtaine de personnes, dont le maire de la ville, un commissaire de police et une partie du conseil municipal, sont arrêtées par les Allemands et emmenés comme otages à la Kommandantur. Relâchés pour la plupart, le maire Arsène Jeanne et Georges Rio rejoindront les otages de la baraque 14 au camp Margueritte de Rennes8.
Dans les années 1960 et 1970, une vague d'aménagements et de réhabilitations tente d'adapter Dinard au tourisme de masse et à lui redonner du dynamisme: cela passe parfois par la destruction d'éléments architecturaux existants, comme pour la construction du Palais des Congrès futur Palais des Arts et du Festival et de sa piscine olympique, puis de l'hôtel Crystal. Dans le quartier Saint-Alexandre sont construits de très hauts lotissements résidentiels préfabriqués tels qu'il en étaient construits à l'époque, une zone industrielle et artisanale est également créée dans la partie sud de la ville, plus excentrée et le Lycée hôtelier Yvon Bourges est ouvert. C'est une autre page de l'histoire de la ville qui indique un renouveau amorcé dès les années 1960 mais dont les plus importantes actions, soit la création de la ZZPAUP, valorisant le patrimoine de la ville, et du Festival du film britannique s'opéreront dans les années 1990. À partir des années 2000, la mairie mise beaucoup sur la culture, avec chaque été deux expositions contemporaines (une à la Villa Roches Brunes et l'autre au Palais des Arts), une exposition éducative en hiver et de nombreux festivals (du Film Britannique, des Jeunes Créateurs de Mode, les Estivals du Rire, la Semaine du Cinéma Allemand...)
TOKYO, JAPAN - JUNE 14: FUT Esports (L) and DRX pose onstage before competing at VALORANT Masters Tokyo Group Stage at Tipstar Dome Chiba on June 14, 2023 in Tokyo, Japan. (Photo by Liu YiCun/Riot Games)
En ce début du mois de septembre 1964, les premiers habitants prennent possession de leur appartement dans la tour de la Chancellerie. La réception de la tour a été faite par monsieur Teinturier, Ingénieur des Ponts et Chaussées, et l'architecte en fut Pison, à ne pas confondre avec Marcel Pinon, l'architecte local des années 1940 à 1960. Cette tour de 50 mètres de haut comprend 13 étages et renferme 78 appartements. C'est en quelque sorte la fierté de Bourges-Nord. Tout autour, d'autres immeubles sortent de terre.
Le plan directeur qui est à l'origine de l'aménagement de la ville datait du 3 mai 1954. Il fut accepté par le Ministre de la Reconstruction et du Logement le 1er septembre suivant. C'est le document qui va servir de base à toutes les opérations d'urbanisme. Cela concerne les îlots à rénover, la protection des paysages, les clôtures, la hauteur des constructions, la déserte des voies etc. Il comprend quatre chapitres et une vingtaine d'articles par chapitre.
La Chancellerie fait partie de ce plan directeur, c'est avant tout un grand projet dont les premières études commencent en 1957, sous le mairat de Louis Mallet. Il s'agissait, une bonne fois pour toute, de résoudre le problème du logement à Bourges et les immeubles qui sortent de terre à Avaricum ne sont qu'une goutte d'eau, par rapport à l'ampleur du problème.
C'est monsieur Bourgeois, Directeur départemental de l'urbanisme et de la reconstruction, qui réalise les premiers plans. Il s'agit de faire des logements avec les commodités dites "normales", à une époque où une salle de bains passait presque pour "un signe extérieur de richesse".
Lorsque l'équipe Boisdé arrive, c'est une aubaine de trouver un tel projet, bien structuré et qu'il faut mener à bien. En septembre 1959, les cultivateurs du plateau dit de la Chancellerie font leur dernière récolte de maïs, avant de laisser la place aux bulldozers.
Cet emplacement, situé au nord de la cité berruyère, avait déjà fait l'objet de différents projets dans l'entre-deux-guerres, sous Laudier, pour étendre le périmètre de la ville. La cité du Moulon avait en conséquence vu le jour.
Deux quartiers sont définis sur une surface de 165 hectares, avec La Chancellerie et les Gibjoncs. Le plan de masse a été étudié par M. Pison, architecte à Paris, sur l'initiative du Ministère de la Construction. Pour l'ensemble du projet, il y aura 4000 logements, un Lycée de garçon, un Parc des sports pour la ville et éventuellement une nouvelle caserne de gendarmerie.
En 1958, lors des élections municipales, le coeur du débat concerne cette ville nouvelle. Les logements sont prévus comme une grande cité, au centre de laquelle une grande place, comme dans toutes les villes, et, autour, les magasins, un marché couvert, une salle de réunion, un groupe scolaire et une salle paroissiale.
Dans un premier temps, la tranche 1 comprendra 1800 logements pour la période 1959-1963, alors qu'une seconde tranche de 1500 logements sera construite de 1964 à 1968.
En attendant, il faut réagir et c'est immédiatement qu'une centaine de logements sortent de terre, ils vont servir à terminer le relogement des habitants du quartier Avaricum. L'équipement d'un terrain sur lequel sera bâti 300 maisons individuelles va être entrepris.
Avec les premières présentations du projet, arrivent les premières critiques, l'architecte en chef Guy Pison se défendra :
"Ce n'est pas une cité dortoir, c'est un quartier de la ville où l'on retrouve le commerce de première nécessité et les équipements sociaux d'une ville moderne".
Les premiers coups de pioche sont donnés en février 1961, pour des logements livrés à la fin de l'année, alors que le centre commercial ouvre ses portes en septembre 1963, donnant ainsi à ce quartier les premiers éléments lui permettant de vivre.
On construira le plus long immeuble de Bourges avec une bâtisse de 167 mètres de longueur, permettant d'abriter plusieurs centaines de personnes.
La SO.BE.R.E.M. réalise cette opération qui porte sur 116 hectares et 4935 logements, comportant 7 zones.
Le quartier de la Chancellerie va pousser comme un champignon. On dénombrera dès 1963, près de 5000 habitants pour atteindre en 1976, à la fin de l'opération, un chiffre considérable de 29 221 personnes. A cette époque, cela représente 35% de la population berruyère.
Les promoteurs de Bourges-Nord, en 1959, pensaient à loger les Berruyers qui habitaient dans des appartements insalubres et qu'il fallait reloger, mais nul ne songeait que la fin de la guerre d'Algérie allait apporter un flot de rapatriés qu'il faudrait installer en toute urgence.
Raymond Boisdé s'intéresse beaucoup à Bourges-Nord, en 1966, il fait remarquer "qu'il ne s'agit pas d'une ville différente, d'une ville neuve, mais d'un quartier, d'un quartier de notre grande commune".
En mai 1967, on pense à installer un château d'eau, pour lequel le maire est très circonspect, d'une part pour une telle dépense, mais surtout pour sa construction en raison de l'esthétique toujours discutable d'un château d'eau. Le choix se fera sur un réservoir métallique comme celui qui est implanté à Mantes-la-Jolie. Le débat sur le "champignon" va occuper les conseillers, car si monsieur Arquinet voit dans cette forme évasée un ensemble acceptable, il trouve que la peinture, à l'usage, va faire une dépense et une charge importante. Boisdé s'est toujours opposé à cette construction, et cela fait 4 ans qu'il tergiverse. Comme André Cothenet trouve qu'on ne peut pas indéfiniment retarder la construction de ce réservoir, finalement, entre le béton armé et la construction métallique, c'est cette dernière technologie qui est choisie. Boisdé aura le dernier mot : "comme ingénieur, je ne peux pas en dire du mal".
Pour les spécialistes de l'urbanisme, il apparaît aujourd'hui que le plan global de La Chancellerie était assez remarquable. Jean Pierre Roger affirme "qu'il y avait une véritable unité de construction, que les immeubles étaient en pierre de taille d'excellente qualité ". Par contre si la plupart des immeubles ne comprenaient que 4 étages, il faut ajouter que l'on a aussi construit des immeubles qui n'étaient pas prévus sur les plans d'origine !
A l'inverse, l'urbanisation du quartier des Gibjoncs apparaît comme beaucoup plus déstructuré, l'urbanisme n'est plus en Z.U.P., ce n'est plus la même réflexion, et les immeubles sont davantage posés les uns à côté des autres. Les origines de ce qui deviendra la Chancellerie remonte au 19e siècle, lorsque l’arrivée à Bourges du chemin de fer et de la gare attire les
industries en centre-ville, et avec eux des ouvriers qui élisent domicile dans une petite rue (appelée "rue des échelles") composée de maisons ouvrières. Située derrière la gare, de l’autre côté des voies, sur une terre encore cultivée et rurale, cette rue marque le début de l’expansion de la ville au Nord. Dans les années 1920, la municipalité décide de moderniser la ville, tout en construisant l’équivalent des premiers HLM dans les nouveaux
quartiers du Moulon et de l’Aéroport pour y reloger les habitants du centre-ville, en réhabilitation car devenu vétuste.
De la campagne à la ville Durant les "Trente glorieuses", Bourges fait face à une explosion démographique (51 000 habitants en 1946, 77 000 en 1975) et à un exode rural.
En 1950, le Nord de la ville s’urbanise subitement au Moulon, autour de l’usine Michelin et de sa zone industrielle, attirant des employés et des artisans venus de la campagne, mais surtout des centaines d’ouvriers immigrés d’origine portugaise, polonaise, italienne, espagnole… et leur famille. Un logement populaire aux accents cosmopolites Pour répondre au manque cruel de logements, la Ville profite des premières réflexions sur de "grands ensembles" immobiliers au niveau national pour se
lancer dès 1954 dans une expansion rapide et intense de la ville au Nord, seul secteur massivement urbanisable. Commence alors la construction du premier "grand ensemble" sur 40 hectares
de terrains destinés à abriter 300 logements, des commerces et services concentrés sur une place centrale dotée d’une église, à l’image d’un village. Avant même la fin de ces travaux, le décret de 1958 de création des Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP) portant sur les quartiers du Nord de Bourges change les plans initiaux. Il étend la zone à aménager à 139 hectares et pousse le nombre
de logements à construire à 5 000. Le concept du plan s’articule autour d’une organisation spatiale destinée à éviter la monotonie par l’alternance de zones d’immeubles et de regroupements de petites maisons, par l’omniprésence d’espaces verts et la présence renforcée d’équipements de vie quotidienne (bureau de poste, espaces et équipements scolaires, administratifs, culturels
ou religieux…). Dans les années 1960, la population du quartier est cosmopolite avec 80% de Français pour 20% d’habitants venus du monde entier : Portugal, Italie, Allemagne, Madagascar, Algérie... Françoise, une habitante, se souvient : « Quand je suis arrivée en janvier 1965 à la Chancellerie, j’avais 20 ans. C’était
un quartier vivant qui abritait entre autres des gens du centre-ville relogés, des Portugais que Michelin allait chercher par bus entiers, des Pieds-Noirs et des Harkis. Il y avait des cadres (fonctionnaires, militaires…) et des ouvriers.» En 1971, une circulaire officialise la fin des grands ensembles en France. Les dernières constructions s’achèvent à la Chancellerie entre 1973 et 1975, après la construction de près de 6 000 logements en 15 ans ! Dans les années 1980, une population originaire des pays asiatiques
(Vietnam…) vient renforcer la diversité des nationalités présentes dans le quartier. Le temps du renouveau @ 2005 : Bourges est l’une des premières villes à bénéficier de la Loi de programmation pour la Ville et la Rénovation Urbaine (dite Loi Borloo). La trame urbaine des quartiers du Nord de Bourges, dont la Chancellerie, est de nouveau modifiée au travers des aménagements du 1er Plan de
Renouvellement Urbain (PRU) réalisés entre 2005 et 2018.
Ce plan porte notamment sur les logements sociaux
- 2 447 sont démolis, 1 489 construits et 3 002 réhabilités
entre 2005 et 2018 - et la construction d’un nouveau pôle
commercial et tertiaire place Cothenet. @ Au Nord de Bourges, la Chancellerie s’étend depuis l’avenue Pierre et Marie Curie vers
l’extérieur de la ville, délimitée au Nord-Ouest par la voie ferrée et à l’Est par l’avenue du Général de Gaulle. Née dans les années 1950, témoin de l’époque des "grands ensembles" immobiliers et
de l’expansion de la ville au 20e siècle, elle abrite depuis sa création de nombreuses nationalités et leurs traditions. Portrait d’un quartier qui ne manque pas de personnalité.
twitter.com/Memoire2cite 18 BOURGES trois tours, environ 27.000 tonnes de béton vont être détruites le 30 mai 2021 quartier du Moulon @ Implosion dynamitage elles vont subir un foudroyage à 11 heures vont être détruites à l’explosif. Une opération inédite pour la ville.
Pour marquer le centenaire du bailleur social public Val de Berry et le lancement du Nouveau Plan de renouvellement urbain (NPRU) de Bourges, les trois tours de la résidence Grand- Meaulnes vont être démolies par foudroyage, demain. Une méthode peu commune mais qui permet d’éviter de longs mois de travaux de grignotage pour détruire les immeubles. « En 2021, il y a six démolitions de ce type en France, dont trois à Bourges », affirme Emmanuel Riotte, président de Val de Berry. C’est d’ailleurs la première opération de foudroyage qui se déroule à Bourges. En tout, ce ne sont pas moins de 202 logements qui vont être réduits en poussière en quelques secondes, à 11 heures. 40 % des murs porteurs ont été retirés Ces bâtiments, construits dans les années 70, sont vidés de tous leurs occupants depuis fin 2019. Le chantier a débuté en octobre dernier avec une première partie de curage qui consiste à enlever tous les éléments qui ne font pas partie de la construction brute. Une fois cette phase finie, il ne reste que le béton des immeubles. De décembre 2020 à mars dernier, le chantier s’est concentré sur le désamiantage des locaux. Puis, de mars à avril, les travaux ont consisté à affaiblir les tours en retirant un maximum de béton. « 40 % des murs porteurs ont été retirés », précise Florian Beauvais, responsable de la communication externe de Val de Berry. Une partie des cages d’escalier a également été enlevée. Cette étape permet d’utiliser moins d’explosifs pour le foudroyage et de réduire le nombre de projections. Au total, un peu plus de 800 kilos d’explosifs sont utilisés.
Pour les trois immeubles, il faut compter environ « 27.000 tonnes de béton nu », estime Jean-Nicolas Melchiorre, président de l’entreprise éponyme qui s’occupe de la partie explosive du chantier. Pour optimiser au mieux la démolition, les explosifs sont installés à des endroits stratégiques des bâtiments, et à seulement trois étages. « La détonation part du centre du bâtiment, en bas. Ils sont déclenchés avec 42 millisecondes d’écart entre les étages », explique Jérôme Pécon, référent explosif et vibration chez Ginger DELEO, entreprise spécialisée dans la déconstruction.
Le coût total des opérations de foudroyage s’élève à environ 3,7 millions d’euros. Différents corps de métiers sont ainsi réunis pour s’assurer que toutes les étapes du chantier sont respectées et qu’il n’y aura aucun problème le jour J. « Il y a une organisation militaire, déclare Florian Beauvais. C’est une opération maîtrisée mais il ne faut pas qu’il y ait de grain de sable. »
Des bâches mises sur les habitations proches
Les seuls imprévus qui pourraient interférer dans le bon déroulement du foudroyage sont la météo et une présence imprévue dans la zone de sécurité définie tout autour du chantier. « Si une personne est vue dans le périmètre de sécurité, on arrête tout », prévient Jérôme Pécon.
Toutes les équipes s’assurent au préalable de la sécurité grâce à l’évacuation des habitants dans un périmètre de 200 mètres. Les habitations les plus proches seront recouvertes de bâches. Propriétaires et locataires sont incités à fermer leurs volets.
Les explosions ne devraient pas causer de dégâts d’ondes car des tranchées de trois mètres ont été creusées autour de chaque bâtiment. Cette opération permet d’arrêter les vibrations pour ne pas les laisser causer de dégâts sur les structures environnantes.
Une multitude de points sont à prendre en compte mais « dans tous les cas, on sera prêt pour 11 heures », assure Jean-Nicolas Melchiorre. le Logement Collectif* dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Archives ANRU / Rétro Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme / HLM 😊 La Chancellerie, un quartier qui a beaucoup évolué et qui a été créé par Raymond Boisdé ce que chacun a bien entendu oublié. Il correspondait a un besoin a la suite de l 'expansion de Nord aviation, des Etablissements militaires et suroit de Michelin.
Il faut ajouter la décentralisation obligatoires de plusieurs entreprises parisiennes en province comme seco tool ou quelques autres!
Et puis le quartier a changé au cours des 5 décennies, beaucoup sont partis pour le Val d'Auron ou La Chapelle saint Ursin, et puis les rapatriés sont arrives, et puis des communautés venues du Magreb ou de l'ex Indochine.
Aujourd'hui, c'est un quartier en mutation profonde au niveau de l'habitat, avec la suppression de tours et de barres et le remplacement par de petits immeubles ou de maisons individuelles, c'est une phase indispensable ... Il reste ensuite la formation et l'emploi et la c'est une autre affaire.
twitter.com/Memoire2cite 18 BOURGES trois tours, environ 27.000 tonnes de béton vont être détruites le 30 mai 2021 quartier du Moulon @ Implosion dynamitage elles vont subir un foudroyage à 11 heures vont être détruites à l’explosif. Une opération inédite pour la ville.
Pour marquer le centenaire du bailleur social public Val de Berry et le lancement du Nouveau Plan de renouvellement urbain (NPRU) de Bourges, les trois tours de la résidence Grand- Meaulnes vont être démolies par foudroyage, demain. Une méthode peu commune mais qui permet d’éviter de longs mois de travaux de grignotage pour détruire les immeubles. « En 2021, il y a six démolitions de ce type en France, dont trois à Bourges », affirme Emmanuel Riotte, président de Val de Berry. C’est d’ailleurs la première opération de foudroyage qui se déroule à Bourges. En tout, ce ne sont pas moins de 202 logements qui vont être réduits en poussière en quelques secondes, à 11 heures. 40 % des murs porteurs ont été retirés Ces bâtiments, construits dans les années 70, sont vidés de tous leurs occupants depuis fin 2019. Le chantier a débuté en octobre dernier avec une première partie de curage qui consiste à enlever tous les éléments qui ne font pas partie de la construction brute. Une fois cette phase finie, il ne reste que le béton des immeubles. De décembre 2020 à mars dernier, le chantier s’est concentré sur le désamiantage des locaux. Puis, de mars à avril, les travaux ont consisté à affaiblir les tours en retirant un maximum de béton. « 40 % des murs porteurs ont été retirés », précise Florian Beauvais, responsable de la communication externe de Val de Berry. Une partie des cages d’escalier a également été enlevée. Cette étape permet d’utiliser moins d’explosifs pour le foudroyage et de réduire le nombre de projections. Au total, un peu plus de 800 kilos d’explosifs sont utilisés.
Pour les trois immeubles, il faut compter environ « 27.000 tonnes de béton nu », estime Jean-Nicolas Melchiorre, président de l’entreprise éponyme qui s’occupe de la partie explosive du chantier. Pour optimiser au mieux la démolition, les explosifs sont installés à des endroits stratégiques des bâtiments, et à seulement trois étages. « La détonation part du centre du bâtiment, en bas. Ils sont déclenchés avec 42 millisecondes d’écart entre les étages », explique Jérôme Pécon, référent explosif et vibration chez Ginger DELEO, entreprise spécialisée dans la déconstruction.
Le coût total des opérations de foudroyage s’élève à environ 3,7 millions d’euros. Différents corps de métiers sont ainsi réunis pour s’assurer que toutes les étapes du chantier sont respectées et qu’il n’y aura aucun problème le jour J. « Il y a une organisation militaire, déclare Florian Beauvais. C’est une opération maîtrisée mais il ne faut pas qu’il y ait de grain de sable. »
Des bâches mises sur les habitations proches
Les seuls imprévus qui pourraient interférer dans le bon déroulement du foudroyage sont la météo et une présence imprévue dans la zone de sécurité définie tout autour du chantier. « Si une personne est vue dans le périmètre de sécurité, on arrête tout », prévient Jérôme Pécon.
Toutes les équipes s’assurent au préalable de la sécurité grâce à l’évacuation des habitants dans un périmètre de 200 mètres. Les habitations les plus proches seront recouvertes de bâches. Propriétaires et locataires sont incités à fermer leurs volets.
Les explosions ne devraient pas causer de dégâts d’ondes car des tranchées de trois mètres ont été creusées autour de chaque bâtiment. Cette opération permet d’arrêter les vibrations pour ne pas les laisser causer de dégâts sur les structures environnantes.
Une multitude de points sont à prendre en compte mais « dans tous les cas, on sera prêt pour 11 heures », assure Jean-Nicolas Melchiorre. 😮 Dans le cadre du Nouveau plan de renouvellement urbain (NPRU) porté par la Ville de Bourges, l’agglomération de Bourges Plus et le bailleur social public Val de Berry et destiné à redessiner, moderniser et redynamiser plusieurs quartiers, dont celui du Moulon, Val de Berry a programmé la démolition de trois immeubles par foudroyage ce dimanche 30 mai, à 11 h, résidence Le Grand Meaulnes. Ainsi, 202 appartements construits en 1972 seront réduits en gravats, lesquels seront nettoyés entre juin et septembre. Pour des raisons de sécurité, le jour de la démolition, les riverains qui résident dans un périmètre de 150 mètres autour des immeubles détruits devront quitter leur logement à partir de 7 h et pourront le regagner vers 13 h. Pour limiter les contraintes et les désagréments imposés par l’organisation, la démolition des tours a lieu un dimanche. Afin d’éviter tout rassemblement à proximité du site dimanche 30 mai, le foudroyage sera transmis en direct sur le site Internet de Val de Berry, sur sa page Facebook, ainsi que sur sa chaîne Youtube. Cette opération, d’un coût de 3 700 000 euros, est financée par l’ANRU, Action logement et Val de Berry. Elle s’inscrit dans un projet global d’environ 7 000 000 euros comprenant la reconstruction et l’aménagement du site après les démolitions. www.echoduberry.fr/.../trois-immeubles.../... 42 SAINT ETIENNE 1963 Avant le grd nettoyage..Elle portait bien son ancien surnom de ville noire...La place de l Hôtel de Ville avec encore le parking aérien !!! Au bout la terrasse, en continuant on monte à Saint -Priest en Jarez d’où l’on pouvait admirer les 7 km de la grande rue par temps clair à partir du Château d’Eau..Les 30 Glorieuses . com et la carte postale. Içi la DATAR en 1000 clichés missionphotodatar.cget.gouv.fr/accueil - Notre Paris, 1961, Réalisation : André Fontaine, Henri Gruel Les archives filmées de la cinémathèque du ministère de 1945 à nos jours içi www.dailymotion.com/video/xgis6v?playlist=x34ije
31 TOULOUSE - le Mirail 1962 réalisation : Mario Marret construction de la ville nouvelle Toulouse le Mirail, commentée par l'architecte urbaniste Georges Candilis le film www.dailymotion.com/video/xn4t4q?playlist=x34ije Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain.Les films du MRU - Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije …
archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ...
museedelacartepostale.fr/blog/ - museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive
le Logement Collectif* 50,60,70's, dans tous ses états..Histoire & Mémoire d'H.L.M. de Copropriété Renouvellement Urbain-Réha-NPNRU., twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,
www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije
Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.
Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye
www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,
Le Joli Mai (Restauré) - Les grands ensembles BOBIGNY l Abreuvoir www.youtube.com/watch?v=eUY9XzjvWHE … et la www.youtube.com/watch?v=hK26k72xIkU … www.youtube.com/watch?v=xCKF0HEsWWo …
Genève Le Grand Saconnex & la Bulle Pirate - architecte Marçel Lachat -
Un film de Julien Donada içi www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=4E723uQcpnU … … .Genève en 1970. pic.twitter.com/1dbtkAooLM è St-Etienne - La muraille de Chine, en 1973 ce grand immeuble du quartier de Montchovet, existait encore photos la Tribune/Progres.
www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48 …, - la tour 80 HLM située au 1 rue Proudhon à Valentigney dans le quartier des Buis Cette tour emblématique du quartier avec ces 15 étages a été abattu par FERRARI DEMOLITION (68). VALENTIGNEY (25700) 1961 - Ville nouvelle-les Buis 3,11 mn www.youtube.com/watch?v=C_GvwSpQUMY … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline Montreynaud la ZUP de Raymond Martin l'architecte & Alexandre Chemetoff pour les paysages de St-Saens.. la vidéo içi * Réalisation : Dominique Bauguil www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo … … - www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije l'industrie du bâtiment.
la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty
la construction des Autoroutes en France - Les liaisons moins dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije Cardem les 60 ans de l'entreprise de démolition française tres prisée des bailleurs pour les 80, 90's (1956 - 2019) toute l'Histoire de l'entreprise içi www.youtube.com/watch?v=Yyf1XGvTZYs - 69 LYON & la Cardem pour la démolition de la barre 230 Quartier la Duchère le 2 juillet 2015, youtu.be/BSwidwLw0NA pic.twitter.com/5XgR8LY7At -34 Béziers - C'était Capendeguy le 27 janv 2008 En quelques secondes, 450 kg d'explosifs ont soufflé la barre HLM de 492 lgts, de 480 m, qui laissera derrière elle 65.000 tonnes de gravas. www.youtube.com/watch?v=rydT54QYX50 … … Les usines Peugeot - Sochaux Montbéliard. 100 ans d'histoire en video www.youtube.com/watch?v=X4w3CxXVAyY … - 42 LOIRE SAINT-ETIENNE MONTREYNAUD LA ZUP Souvenirs avec Mascovich & son clip "la tour de Montreynaud" www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE …
- Villeneuve-la-Garenne, La Caravelle est à mettre au crédit de Jean Dubuisson, l’un des architectes les plus en vue des années 1960, www.dailymotion.com/video/x1re3h5 via @Dailymotion - AMIENS les HLM C'était le 29 juillet 2010, à 11h02. En quelques secondes, cette tour d'habitation s'est effondrée, détruite par implosion. Construite en 1961, la tour avait été vidée de ses habitants quelques années auparavant. www.youtube.com/watch?v=ajz2xk5KBNo … … - Les habitants de Montreynaud parlent de leur quartier et de cette destruction entre nostalgie et soulagement içi en video www.dailymotion.com/video/xmiwfk - Les bâtiments de la région parisienne - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/CAF96034508/les-batiments-de-la-region-p... … via @Inafr_officiel - Daprinski - George Michael (Plaisir de France remix) www.youtube.com/watch?v=sJeH-nzlj3I
Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes
Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt
www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...
Official Trailer - the Pruitt-Igoe Myth: an Urban History
www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc …
Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po …
DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..
passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document … …
Le couple de Tyran tritri et sa progéniture que l'on retrouve au Parc des rapides, se pose régulièrement et longuement sur des perches relativement proches, bien dégagées et basses par rapport au passant qui traverse le chemin principal. Et ce, surtout entre le premier et le deuxième pont. Ainsi, lorsque la lumière est optimale, muni d'une lentille à longue focale, le photographe pourra s'en donner à coeur joie! Ce fut mon cas!
Après la Révolution de février 1848, le projet fut de nouveau étudié et, sur proposition du préfet, une commission d'étude fut constituée par arrêté préfectoral du 15 mars 1850. Cette commission propose de placer l’édifice en alignement de la Canebière et en face de la place de la république, ancienne place royale.
Pascal Coste, architecte en chef de la ville, fut chargé dès le 8 décembre 1849 par Fabricius Paranque savonnier, président de la chambre, d’établir le projet. Le 15 décembre 1851 le Prince Président Louis Napoléon Bonaparte signait le décret d'utilité publique afin de donner par ailleurs du travail à de nombreux ouvriers. Il fallut exproprier 65 immeubles dont la destruction commença en 1852. Le 26 septembre 1852 le prince Louis Napoléon Bonaparte posait solennellement la première pierre en présence du préfet Suleau et du maire de Chanterac. Cette manifestation fut toute symbolique car les premiers travaux ne commencèrent qu'en 1854 après dévolution des travaux à l’entrepreneur Louis Rabatu par décision du 25 juillet 1853.
Sur la façade principale se trouve un avant-corps central de 4,5 mètres percé de 5 portes monumentales surmontées de 10 colonnes d'ordre corinthien. Au-dessus un attique aux petits pilastres cannelés est orné de 8 cartouches circulaires sur lesquels sont inscrits les noms d’explorateurs : d’Urville, Cook, Magellan, Vespuce, Colomb, Tasman, Gama et La Pérouse. Au centre se trouve l'horloge construite par Henry Lepaute, horloger de l'Empereur et de la ville de Paris3. Enfin au sommet au sommet une sculpture représentant les armes de la ville flanquée de figures à demi allongées représentant l’océan et la méditerranée. Aux angles de l’avant-corps sont placées deux antéfixes représentant la force et la paix.
De chaque côté de l’avant-corps sur les ailes aveugles sont sculptés par Auguste Ottin dans des niches encadrées de pilastres que surmonte un fronton triangulaire, les deux navigateurs phocéens Euthymènes et Pythéas. Ces sculptures dominent respectivement les allégories de la navigation et du commerce sculptées par Eugène Guillaume. (Wikipedia)
www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS Le préfabriqué @ Invention capitaliste française de l’après guerre, devenue symbole du socialisme triomphant dans les années 60, le panneau en béton lie le destin des peules. Un film historique sur une réalité partagée racontée par des habitants et par des archives inédites. www.dailymotion.com/video/x413amo Dans l’Est de l’Europe, un élément répétitif marque les villes et standardise le paysage. C’est un panneau en béton préfabriqué qui s’expose inlassablement sur des kilomètres de barres d’habitation. Des millions de personnes vivent dans des logements identiques de Paris à Moscou. www.dailymotion.com/video/x413amo Apres la guerre les Français n ont plu de toit...le gouvernement lançe alors 1 vaste progr de constr de lgts.. les Cités Modernes @ Il faut batir à échelle industrielle, il faut penser à l echelle des Villes L'invention du préfabriqué desormais le permet. dailymotion.com/video/x413amo Le bonheur est dans le béton ... Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l'Est. Qui se souvient de tout ça .. Il y avait l idee de construire massivement au plus vite ds un temps record et le moins cher possible @ Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal. L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.
@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.
Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.
Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville. Définition Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.On peut toutefois en distinguer deux :
• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».
• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.
Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.Histoire La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.
Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.
L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.
La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.
Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.Une multitude de procédures administratives
Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.Les contextes de constructions Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :
• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).
• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.
• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.
Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille. Les modes de constructions
Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.
Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :
• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.
• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.
• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.
Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.
En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement. Les banlieues populaires apparaissent dans les médias à travers le prisme de la délinquance et des émeutes. Pourtant, leur histoire doit s’analyser dans la moyenne durée des deux siècles d’urbanisation et d’industrialisation, puis de disparition de la société industrielle. Les banlieues françaises, à la différence des suburbs anglo-saxonnes qui logent les classes moyennes blanches, ont été créées dès la fin du XIX e siècle pour loger les classes populaires. Les besoins de logement expliquent les strates des paysages urbains : petits immeubles de rapport de la Belle Époque, pavillons des lotissements défectueux de l’entre-deux-guerres, barres et tours de logement social et villes nouvelles des Trente Glorieuses. Trois moments de la constitution des banlieues populaires se superposent, encore visibles dans les paysages-palimpsestes : l’âge des faubourgs industriels, devenus peu à peu friches avec la désindustrialisation qui débute dans les années 50 ; le temps des banlieues rouges et du socialisme municipal ; la construction des grands ensembles et l’entrée en crise du modèle à partir de 1970. Des faubourgs industriels à la désindustrialisation La banlieue contemporaine naît de l’entreprise de modernisation de la capitale et des grandes métropoles sous le Second Empire. Le modèle haussmannien, bien connu, régularise la ville ancienne par l’imposition de percées dans le tissu urbain existant, l’équipement en réseaux divers, la construction d’immeubles neufs le long des nouvelles percées et l’exode partiel des anciens habitants du centre vers les arrondissements annexés ou vers les faubourgs. L’agrandissement de Paris complète les ambitions d’Haussmann et de Napoléon III : au premier janvier 1860, en application de la loi du 3 novembre 1859, 5100 hectares sont ajoutés aux 3402 hectares de la capitale, qui trouve ainsi sa taille définitive et passe de 12 à 20 arrondissements. L’annexion des communes suburbaines s’accompagne d’une vision, en creux, de la nouvelle banlieue au-delà des murailles. Le projet est d’homogénéiser la nouvelle ville-capitale en généralisant les équipements urbains, notamment le métro à partir de 1900, de desserrer la pression démographique du centre vers l’extérieur, de transférer l’industrie au-delà des Fortifications. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. La banlieue est livrée à elle-même, ignorée par la puissance publique. Ses espaces libres accueillent les entrepôts, la grande industrie et les fonctions que la ville transformée rejette : cimetières, hôpitaux, champs d’épandage, logements sociaux 1. Les décrets sur les établissements classés, datant du Premier Empire et repris sous la Restauration, sont à l’origine des zones d’industries polluantes en proche banlieue, notamment autour de la chimie organique. Aubervilliers est célèbre par la concentration d’industries chimiques (Saint-Gobain…). Les derniers de ces établissements classés ont cessé leur activité il y a peu de temps, sous l’impact des revendications des associations écologistes : à Saint-Denis, la Saria, entreprise d’incinération de carcasses animales, a dû fermer. L’industrialisation, comme l’avait envisagé Haussmann, se fait par le transfert des grandes usines de la capitale vers la périphérie. Après la crise économique de la fin du XIXe siècle, l’implantation de nouvelles technologies – automobile, aviation, constructions électriques – transforme des communes (Boulogne-Billancourt, Puteaux, Suresnes, Vénissieux) en technopoles de pointe. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. Sans unité administrative, la banlieue constitue un domaine fragmenté en espaces socialement très différenciés : villégiature et résidence bourgeoise souvent à l’Ouest, banlieue « noire », celle des faubourgs industriels limitrophes, friches dues à la déprise agricole et maraîchère, que lotissent de petits spéculateurs. La Première Guerre mondiale renforce l’industrialisation des métropoles situées loin du front, Paris, Lyon ou Toulouse. Puis une volonté de décentralisation transfère les usines en grande banlieue : Simca glisse de Nanterre à Poissy au milieu des années 50 ; une usine Citroën de 6500 salariés, dont 4300 OS, s’ouvre à Aulnay-sous-bois en 1973. Cependant, en région parisienne, cette politique précoce et continue de désindustrialisation conduit à une diminution des emplois industriels dès les années 60, avec la politique de délocalisation menée à partir de 1955, amplifiée par la Datar. En Plaine Saint-Denis, en 1960, le secteur industriel représente 46 % des emplois contre 44 % au tertiaire ; en 1990, le secteur industriel représente 21 % des emplois et le tertiaire 72 %. Des secteurs entiers disparaissent – métallurgie, machine-outil, chimie – dont la présence structurait les sociétés ouvrières. La crise économique qui commence à partir de 1973, la division planétaire du travail et un demi-siècle de volonté décentralisatrice entraînent la disparition des banlieues industrielles, malgré des combats défensifs : l’usine Chaix de Saint-Ouen ferme après cinq ans d’occupation et de luttes à contre-courant. L’invention politique socialisme municipal et banlieue rouge Dans l’entre-deux-guerres, les banlieues populaires se couvrent d’une marée pavillonnaire de lotissements médiocres 2. La crise du logement en région parisienne conduit 450 000 nouveaux banlieusards, Parisiens et provinciaux, à s’installer dans 16 000 hectares de nouveaux quartiers pavillonnaires. Ces petits accédants à la propriété – les « mal-lotis » des années 20 – payent à crédit leur parcelle et s’installent sur des terrains dépourvus de tout équipement. Le scandale de ces petits propriétaires méritants qui campent dans la boue des banlieues, sans routes ni lumière, devient public au milieu des années 20. La loi Sarraut votée en 1928 met l’État à contribution avec les intéressés, ce qui permet de financer les aménagements indispensables, en premier lieu le réseau de voirie. Les lotissements, ces quartiers de pavillons, improvisés à partir des années 20 sur des terrains bon marché découpés au hasard de la spéculation et des opportunités foncières, incarnent le rêve populaire d’accès à la propriété. Le mal-loti devient la figure emblématique de l’exclusion banlieusarde : trompé par les lotisseurs, il se retrouve privé des éléments élémentaires de l’urbanité, aux portes de la capitale illuminée où « les rupins font la noce ». Le jeune PC (Section française de l’Internationale communiste) prend en charge les revendications de ces parias, fournit une analyse de leurs difficultés en termes de classe et s’implante dans les communes ainsi bouleversées à partir des élections municipales de 1925. Il s’appuie aussi sur le nouveau prolétariat des grandes usines. Dans le contexte du Front populaire, 1935 marque un tournant dans l’histoire de la banlieue parisienne. Les 5 et 12 mai, les Français sont appelés à élire leurs conseillers municipaux et cantonaux. Dans les 80 communes suburbaines du département de la Seine, au lendemain du second tour, 26 municipalités sont dirigées par un maire communiste. Elles n’étaient que onze au sortir du scrutin municipal de 1929. Sept autres municipalités comptent aussi en leur sein une minorité communiste. Aux législatives du printemps 1936, l’essai se confirme lors de l’élection de 27 députés communistes en banlieue parisienne sur les 72 que compte le groupe parlementaire. Le pacte germano-soviétique, la guerre, la guerre froide puis le gaullisme n’affaiblissent que temporairement la ceinture rouge, construction socio-politique qui perdure jusqu’aux années 80. Bastions rouges et cités socialistes offrent un cadre durable à l’expression des cultures populaires urbaines. La densité d’un réseau d’organisations militantes, la fréquence des fêtes locales, la politisation de l’espace quotidien grâce à la toponymie, ont créé, autour des maires, un patriotisme local à base de classe, culture du pauvre capable de retourner la stigmatisation attachée aux banlieues ouvrières. Modèle d’encadrement plus paternaliste, le socialisme municipal construit des cités-jardins, dont Suresnes, Châtenay-Malabry et Villeurbanne sont les fleurons ; elles sont pensées par des maires visionnaires, Henri Sellier ou André Morizet, comme des prototypes permettant, si elles étaient généralisées, de résoudre la question du logement populaire et en même temps la question sociale. Bastions rouges et cités socialistes offrent un cadre durable à l’expression des cultures populaires urbaines. Les grands ensembles de l’Abbé Pierre à la circulaire Guichard Dans le contexte du baby-boom, du début de la croissance économique et de la reprise de l’immigration provinciale et étrangère, la population urbaine augmente. Cet afflux aggrave le déficit séculaire de logements populaires et la fin de la Reconstruction n’y met pas fin. La crise du logement devient intolérable. Rares, surpeuplés, les logements anciens sont sous-équipés, comme le montre le recensement de 1954 : ni sanitaires, ni w-c intérieurs dans la plupart des cas, et l’eau courante dans à peine la moitié des logements. La crise du logement devient une affaire d’État. Sa médiatisation par l’Abbé Pierre aidant, l’idée du droit à un logement décent pour tous émerge de la misère urbaine des années 50. Avec la construction des grands ensembles, les anciens objectifs des réformateurs sociaux deviennent une politique publique nationale : sortir les classes populaires des taudis, faire bénéficier l’ensemble des salariés des bienfaits de l’hygiène et de la modernité, contrôler l’usage prévisionnel du sol urbain, donner à tous les enfants air, lumière et soleil. Après les tâtonnements du Plan Courant (1953), la maîtrise technique et financière de la production de masse est acquise au début de la Cinquième République (décret du 31 décembre 1958 sur les Zup). De 1946 à 1975, le parc immobilier français passe de 12,7 millions de logements à 21 millions. Pour ces 8,3 millions de logements neufs – dont 8 millions entre 1953 et 1975 –, l’engagement de l’État a été important puisque près de 80 % des logements construits durant cette période le sont grâce à une aide publique. Le nombre de logements sociaux passe de moins de 500000 à près de 3 millions, dont un tiers sous forme de grands ensembles : environ 350 sur l’ensemble du territoire, dont 43 % en région parisienne, où la demande est la plus forte. Sans débat public sur la forme urbaine, le consensus pour une production massive de logements s’établit autour de quelques représentations partagées : la ville ancienne et dense n’est plus réformable – les îlots insalubres, délimités à la fin du XIXe siècle ne sont toujours pas éradiqués ; l’hygiénisme exige de séparer l’habitat des usines ; la hantise du taudis fait accepter l’édification de logements seuls, sans équipements, où les classes populaires accèdent pour la première fois à du neuf. Les banlieues françaises se couvrent de cités nouvelles, édifiées rapidement, d’au moins 1000 logements, voire de plus de 10000 aux Minguettes (Vénissieux) ou à Sarcelles. L’industrialisation du bâtiment, l’avance de l’industrie française du béton armé, l’imposition de normes et de plans types pour les appartements conduisent à privilégier des formes simples, des barres et des tours sur des grandes parcelles de terrain. Cités dortoirs, elles sont en général construites sur des terrains agricoles ou maraîchers, en périphérie, faute de réserves foncières ; la rapidité de leur édification et la complexité des modes de financement expliquent l’absence d’équipements collectifs, à l’exception des écoles primaires ; ceux-ci suivent tardivement, ainsi que les moyens de transports en commun, ce dont se plaignent les banlieusards. Les populations logées varient évidemment suivant les cités : ce sont des familles françaises chargées d’enfants du baby-boom, souvent migrants provinciaux ; les populations de rapatriés de la décolonisation de l’Empire français les rejoignent ; pas de personnes âgées, ni d’adolescents au début du peuplement. Ces familles de salariés sont sélectionnées par les gestionnaires des cités de logement social, et non par le libre jeu du marché immobilier : autour d’une majorité d’employés et d’ouvriers, on trouve des cadres moyens et supérieurs en nombre variable suivant la politique du gestionnaire. Le logement des étrangers est conçu alors sur le mode de la différenciation : soit ils se logent par eux-mêmes dans le parc ancien, soit la puissance publique contribue à leur fournir des logements à part, aux normes de confort inférieures. Mais les plus pauvres, les familles très nombreuses, les populations étrangères et immigrées sont logés ailleurs : taudis des villes anciennes, bidonvilles, foyers pour célibataires immigrés, hôtels meublés, cités de transit ou d’urgence. Ces logements spécifiques, avec parfois un fort encadrement de travailleuses sociales, sont explicitement destinés aux « inadaptés sociaux », qu’il faut éduquer avant de les loger dans les cités nouvelles construites pour les salariés français, suivant des méthodes expérimentées dans l’entre-deux-guerres dans les cités-jardins. Le logement des étrangers est conçu alors sur le mode de la différenciation : soit ils se logent par eux-mêmes dans le parc ancien, soit la puissance publique contribue à leur fournir des logements à part, aux normes de confort inférieures. Mutations et crises, de Giscard à Mitterrand Dans la décennie 1970-1980, une série de décisions conjoncturelles et sectorielles ouvre, à terme, une ère de crise pour les banlieues populaires. La critique des grands ensembles, chronique depuis les années 60 avec l’émergence du thème de la « sarcellite » ou maladie des grands ensembles, qui générerait ennui, suicide, délinquance et toucherait en particulier les femmes et les jeunes, s’amplifie après mai 1968. Les responsables politiques s’interrogent sur le type de société urbaine qui s’édifie dans les périphéries : comment donner une âme à ces nouveaux ensembles et recréer une communauté entre des habitants venus de partout ? La dégradation de bâtiments conçus comme provisoires s’ajoute aux critiques. Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, arrête la construction des grands ensembles par la circulaire du 21 mars 1973, qui interdit les opérations les plus massives et tente de mieux insérer les nouvelles constructions dans les villes existantes. À partir de 1965-1970, les investissements publics privilégiaient d’ailleurs les villes nouvelles, imaginées par Paul Delouvrier comme l’antithèse des grands ensembles. L’État réoriente sa politique et ses crédits vers l’aide aux ménages qui veulent accéder à la propriété individuelle de leur pavillon : les banques rentrent sur le marché immobilier et la promotion publique s’effondre à partir de 1976. La loi Barre (1977) privilégie l’aide sélective aux ménages au détriment de l’aide à la pierre, afin de rendre le marché plus fluide et de résoudre la crise naissante des grands ensembles, dont témoigne l’invention des procédures Habitat et Vie Sociale (1973-1977) qui financent les premières réhabilitations. La conséquence est que les classes moyennes quittent les logements sociaux pour les pavillons en accession à la propriété des communes alentour, comme les Minguettes à Vénissieux, abandonnées pour les pavillons de Corbas, Solaize ou Saint-Laurent-de-Mure. Sous l’effet des chocs pétroliers et de l’entrée dans la crise économique, le gouvernement met en œuvre une nouvelle politique d’immigration : fermeture des frontières, aide au retour pour les étrangers jugés responsables de la crise, maintien en l’état du nombre d’étrangers et autorisation du regroupement familial. Cette politique, lancée par Lionel Stoleru, aboutit au décret du 29 avril 1976 relatif aux conditions d’entrée et de séjour des membres des familles des étrangers autorisés à résider en France. L’intégration des familles passe par des conditions de logement semblables à celles des travailleurs français. Les mouvements de mobilité résidentielle, comme les règles d’attribution des logements HLM, qui jusqu’alors ignoraient les travailleurs étrangers, allaient faciliter leur installation 3. Il en résulte d’importantes modifications du paysage des banlieues populaires : les 255 bidonvilles de métropole, dont 120 en région parisienne, qui logeaient 50000 immigrés, sont résorbés et leur population relogée dans des grands ensembles sociaux ; le logement social s’ouvre de façon très volontariste aux familles étrangères, qu’on espère ainsi conduire aux normes de vie urbaine de la société française. Les employeurs payent, à partir de 1975, une taxe sur les salaires de leurs travailleurs étrangers pour construire de nouveaux logements, mais les fonds seront surtout utilisés pour rentabiliser ou construire de nouveaux foyers et très peu pour accroître l’offre locative sociale. C’est par le jeu des départs que se fera l’entrée des familles d’ouvriers issues de l’immigration dans le parc social. Les organismes qui gèrent les cités d’habitat social accueillent ces nouveaux locataires, d’autant que la loi Barre rend solvables les familles les plus modestes. L’idée est de répartir les familles immigrées au milieu des ménages français, suivant des quotas d’environ 15 %. Mais le souci d’intégrer les immigrés dans le logement social conduit à des logiques territoriales de regroupement communautaire qui n’ont été ni pensées, ni anticipées : les familles maghrébines deviennent majoritaires aux Minguettes au cours des années 1970. En Seine-Saint-Denis, la population scolaire étrangère passe de 17 % à 30 % entre 1975 et 1983. En 1992, 74 % des ménages maghrébins sont locataires d’une HLM. Les premières violences imputables aux jeunes sont minimisées et incomprises. Après les élections municipales de 1977, le communisme municipal se délite et la banlieue rouge disparaît, sur fond de crise généralisée des encadrements partisans. En Seine-Saint-Denis en 2001, on compte encore quinze municipalités rouges sur quarante, dont douze ont un maire communiste depuis 1945 4. Le déclin du magistère communiste s’explique certes par l’effondrement du bloc socialiste, mais aussi par l’incompréhension des phénomènes qui s’accélèrent à partir des années de crise. Les municipalités ouvrières refusent la désindustrialisation et la mixité sociale, évitent de construire de l’accession à la propriété et s’opposent aux premières procédures de la politique de la ville. Ces conceptions strictement défensives, fondées sur une vision des territoires communaux comme bastions, n’évoluent qu’à partir des années 90. Les premières violences imputables aux jeunes sont minimisées et incomprises. À La Courneuve, en 1971, un jeune est tué au café Le Nerval ; dans la même cité, en juillet 1983, un enfant algérien de dix ans est tué d’un coup de fusil par un habitant, et le quartier s’embrase ; en banlieue lyonnaise, premiers incidents en 1971, à Vaulx-en-Velin, dans une cité construite pour accueillir des harkis ; 1975, premières mises à sac de locaux scolaires ; en 1978, premiers « rodéos », généralisés aux Minguettes en 1981, où la presse nationale rend compte du phénomène pour la première fois, avec des reportages télévisés qui montrent les voitures qui brûlent au pied des tours, laissant « hébétés » habitants et élus. La gauche, arrivée au pouvoir en 1981, institutionnalise la politique de la ville, en gestation dans la décennie précédente. Décentralisation, interministérialité, zonage des quartiers en difficulté sont les principes, alors nouveaux, de cette politique, que l’alternance maintient. En 2000, en Seine-Saint-Denis, 24 communes sont classées en politique de la ville dans le cadre du contrat de Plan État région. En 1996-1997, l’Union européenne choisit Aulnay-sous-Bois et Clichy-sous-Bois comme éligibles aux fonds structurels européens. Dans les quartiers, les professionnels de la politique de la ville remplacent les militants politiques, et l’État décentralisé se substitue à l’encadrement partisan ; en Seine-Saint-Denis, les effectifs des services de l’État restent stables, passant de 45000 en 1982 à 44836 en 1999. Ainsi, replacée en moyenne durée, la crise des banlieues populaires s’explique par la désindustrialisation et la disparition des sociétés ouvrières à base partisane – ce qui ne signifie pas que les ouvriers aient disparu des banlieues –, la mutation non maîtrisée des fonctions du logement social et la crise du communisme municipal, sur fond de chômage structurel. L’amnésie qui affecte cette histoire récente, comme les décisions de politiques publiques prises alors, ne peut qu’ajouter au déficit de sens et favoriser les analyses incomplètes. le temps des barres et des tours..Certes, ces quartiers de grands ensembles, de barres et de tours, emblématiques de l'urbanisation fonctionnaliste des décennies 1950, 1960 et 1970, de FRANCE ...Le tourisme a toujours fonctionné par extension : les lisières d’hier sont aujourd’hui des hauts lieux touristiques, que l’on pense par exemple au bord de la mer, longtemps déprécié. Sur le terrain contemporain de la ville, ce sont les quartiers populaires péricentraux qui sont à présent saisis par un engouement et une économie touristiques ; plus inédite encore, la découverte par les touristes des quartiers populaires nettement périphériques. C’est le cas à Marseille, dont les quartiers nord, espaces emblématiques de la « crise des banlieues », sont désormais l’objet d’un « front » touristique et patrimonial, animé par une coopérative d’habitants particulièrement active. Cette problématique de l’émergence d’un nouveau lieu d’intérêt touristique se fait particulièrement saillante en ce qui concerne des quartiers d’habitat social en hauteur, nombreux dans ces quartiers nord. Les grands ensembles, en effet, symboles de l’urbanisme moderne honnis des décennies 1950, 1960 et 1970, mobilisent eux aussi de nouvelles pratiques. Tantôt touristiques, tantôt artistiques, elles se combinent parfois : l’article présente ces pratiques « récréa(r)tistes » d’un nouveau genre. Plus largement, il s’agit de rendre compte et d’analyser le statut, la fonction et les enjeux de pratiques réputées à l’ombre du tourisme urbain institué. Les mutations touristiques contemporaines font valoir une mobilisation de nouveaux espaces (les quartiers populaires) et de nouvelles pratiques (participatives). À cet égard, le quartier de Belleville à Paris est un laboratoire exemplaire (Chapuis, 2009). Ces nouvelles modalités touristiques traduisent une évolution culturelle conjointe à certaines dynamiques propres de l’offre touristique. Si ces espaces d’habitat populaire ont longtemps fait partie du négatif urbain mis en tourisme (qu’aller faire dans ces quartiers ?), ils sont aujourd’hui l’objet de « fronts » touristiques, qui en manifestent l’annexion spatiale et sociale aux offres urbaines traditionnelles, voire patrimonialement labellisées. Cette ligne de front se déplace, à présent, des quartiers populaires péricentraux aux quartiers nettement périphériques de banlieue. Certes, ces quartiers de grands ensembles, de barres et de tours, emblématiques de l’urbanisation fonctionnaliste des décennies 1950, 1960 et 1970, souffrent depuis longtemps d’une situation critique (pauvreté économique et sociale, relégation territoriale) et de représentations elles-mêmes péjorées et péjoratives. Or, dans certains de ces mêmes espaces se développent aujourd’hui des pratiques de découverte, de visite et de valorisation s’inscrivant dans un processus de connaissance et donc de reconnaissance de leurs identités architecturale, sociale et culturelle (Vayssière, 2002 ; Pouvreau, 2011 ; Veschambre, 2013).Cette trajectoire fait émerger et mobilise de nouvelles pratiques, tantôt touristiques, tantôt artistiques, qui se combinent parfois : nous présenterons ici ces pratiques « récréa(r)tistes » d’un nouveau genre. Toutefois, mise en scène et parcours ont de quoi surprendre, tant le décalage est effectivement grand entre un imaginaire touristique dominant – sites plaisants et accueillants (Amirou, 1995) – et ces espaces, objets d’une imagerie urbano-pathogène (Avenel, 2004). Dans l’imaginaire collectif, ces quartiers sont, au mieux, sans intérêt, au pire, synonymes de menaces. Tout concourt à associer ces territoires à une banlieue hors des sentiers de l’intéressant. Nous explorons ici les acteurs concernés (visiteurs, « guides », hébergeurs, artistes) et les mises en œuvre dans les quartiers nord de Marseille, qui élaborent et proposent ces offres d’un nouveau genre pour rendre compte et analyser le statut, la fonction et les enjeux de ces pratiques. Ces dernières, en procédant à des mélanges de genres (lieux touristiques estampillés par opposition à marges de découvertes, hébergement en cité opposé à bastides provençales, tourisme ou projet politique) ne manquent évidemment pas d’interroger les catégories d’approche et d’analyse longtemps usuelles de l’objet « tourisme ».La carte touristique de la ville de Marseillemontre combien l’offre touristique marseillaise des acteurs territoriaux promeut essentiellement les lieux, les sites et les déambulations dans les centres de la cité. Le pluriel ici s’impose dans la mesure où à la ville et ses hauts lieux traditionnels (Roncayolo, 1990) (Vieux-Port, Notre-Dame de la Garde, cité radieuse de Le Corbusier, palais Longchamp) se sont récemment ajoutés les quartiers réhabilités et gentrifiés (le Panier, les docks de La Joliette). Ce faisant, la carte de la ville distribuée par l’Office de tourisme ignore un pan entier de son territoire et des ressources qu’il abrite. Sauf un encart pour l’Estaque (non reproduit ici), les quartiers nord de Marseille n’ont pas droit à la représentation officielle et promotionnelle, soit une exclusion de près de 8000 hectares et d’environ 250 000 habitants. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le secteur du bâtiment connait un bouleversement sans précédent. Les besoins en termes de reconstruction sont tellement immenses qu’il faut penser une nouvelle façon de construire. C’est là qu’entre en scène Raymond Camus qui invente un système de préfabrication à échelle industrielle. Avec ses panneaux en béton préfabriqué,Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent, en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Jacqueline a 50 ans et vit à la cité des Courtillières à Pantin. Elle se souvient lorsque, enfant, elle quitta avec ses parents le « une pièce parisien » sans commodités pour un appartement spacieux et moderne dans cette cité. La cité des Courtillières est alors une cité pilote, censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait à la Libération cruellement de logements.Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous. Sydney, voisin de Jacqueline, se remémore lui, les bus remplis d’architectes venus d’Union soviétique pour visiter sa cité…La marque de fabrique du collectivisme Le logement préfabriqué victime de son succès en France est exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Pour Julie, à Prague, ou Susanna à Berlin Est, l’arrivée du préfabriqué dans leur vie revêt une toute autre signification. Utopies sociales, idéologies politiques et avant-garde architecturale commencent à se mélanger. Le rêve du bonheur tourne vite au cauchemar…En République tchèque, l’antique ville de Most est détruite pour des raisons économiques pour être reconstruite grâce au panneau de béton. Au travers d’archives inédites et de témoignages des habitants, l’histoire incroyable de panneau en béton se raconte pour la première fois de Paris à Moscou, de 1950 à nos jours.@ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France C’est là qu’entre en scène Raymond Camus qui invente un système de préfabrication à échelle industrielle. Avec ses panneaux en béton préfabriqué, il va inonder la France entière, permettant ainsi de créer des villes nouvelles et notamment, les innombrables cités dortoirs qui pullulent en périphérie des grandes villes. Un succès grandissant qui rencontrera une renommée à l’internationale, puisque le procédé sera repris en Europe de l’Est. Les villes socialistes qui se ressemblent toutes les unes aux autres, de la France en passant par la République Tchèque jusqu’en Allemagne. Lorenz Findeisen nous invite à un voyage architectural à travers ces trois pays où grâce aux images d’archives et aux témoignages des habitants, on redécouvre ce qu’était l’utopie du collectivisme et l’émergence du béton préfabriqué. Révolutionnaire pour l’époque, plébiscités par certains, décriés par d’autres, aujourd’hui ces cités s’apparentent plus à des verrues qu’autre chose. Ces grands ensembles d’immeubles souvent mal pensé, sont très souvent excentrés des centres-villes et donc des commerces. Ce documentaire retrace la vie d’une cité pilote, La Cité des Courtillières à Pantin. Cette cité était censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait, à la Libération cruellement de logements. Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous.France 3 Paris Île-de-France avait mis en place, à l’occasion des 60 ans de la création des « grands ensembles » et des villes nouvelles, une programmation exceptionnelle de documentaires inédits de 52 minutes autour de la thématique «Octobre des Cités, le mois des grands ensembles » Composition et production de la musique originale du film de Lorenz Findeisen « Concrete Stories » (52/120 mn). Documentaire primé « étoiles de la SCAM », diffusion France Television et festivals internationaux. (Co production franco-germano-tchèque) Béton et musique synthétique Au cours de l’été 2015 le réalisateur Lorenz Findeisen commande à Etienne de la Sayette une musique originale pour son film Le bonheur est dans le béton (diffusé sur France 3 et dans divers festivals de film documentaire internationaux). Le réalisateur, qui connaissait bien le travail d’Etienne de la Sayette, principalement basé sur des instruments acoustiques, le prend à contrepied en lui demandant une musique synthétique minimaliste “à la Kraftwerk”, pour accompagner les vues de paysage bétonnés des années 70, s’étendant à l’infini depuis les abords des villes. Le jour même où Etienne de la Sayette accepte la proposition, il tombe par hasard sur un Roland SH 2000 poussiéreux dans un marché aux puces de Seoul. Il y voit un signe du destin et effectue des razzia dans les vides greniers et magasins d’occasions de Seoul afin de se procurer en quelques jours un tas de vieux synthés analogiques, boites à rythme et pédales d’effets… Pas de séquenceur, pas de programmation, rien de numérique, tout l’intérêt est de se salir les mains et de jouer ces machines comme de n’importe quel autre instrument acoustique. Au final, pas moins de 30mn de musique ont été produites sur mesure, une musique qui joue le rôle de narrateur dans un film dépourvu de voix off.
Production les Films du Tambour de Soie www.dailymotion.com/video/x413amo
www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke
archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ...
museedelacartepostale.fr/blog/ -'être agent de gestion locative pour une office H.L.M. en 1958' , les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée- les films du MRU içi www.dailymotion.com/video/xgj74q présente les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive Le Logement Collectif* 50,60,70's, dans tous ses états..Histoire & Mémoire d'H.L.M. de Copropriété Renouvellement Urbain-Réha-NPNRU., twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,
www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije
Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.
Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au f
La basilique fut construite entre 1872 et 1896, suite à un vœu durant la guerre franco-prussienne de 1870 comme le Sacré-Cœur de Montmartre. Elle fut consacrée à la Vierge Marie représentée par une statue géante de 6 m qui couronne normalement le clocher en tour-lanterne qui se dresse sur le flanc gauche à la Basilique. Elle-même accueille une statue de saint Michel comme c’est souvent le cas des sites religieux catholiques situés au sommet d’une colline. Sorte d'acropole de la cité avec ses murailles crénelées et ses 4 tours octogonales (architecture romano-byzantine), la basilique est devenue une image forte de Lyon.
Située dans le sud-est de la France, au confluent du Rhône et de la Saône, la ville de Lyon, ancienne capitale des Gaules du temps de l'Empire romain, fut le siège d'un archevêché dont le titulaire porte le titre de primat des Gaules. Lyon devint une ville très commerçante et une place financière de premier ordre à la Renaissance. Sa prospérité économique a été portée successivement par la soierie, puis par l'apparition des industries notamment textiles.
La ville a donc conservé un patrimoine architectural important allant de l'époque romaine au 20e siècle en passant par la Renaissance et, à ce titre, les quartiers du Vieux Lyon, de la colline de Fourvière, de la Presqu'île et des pentes de la Croix-Rousse sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO (WHL-872) depuis 1998.
SAO PAULO, BRAZIL - FEBRUARY 26: Konur "qw1" Şahin of FUT Esports (L) and Derrek "Derrek" Ha of 100 Thieves walk onstage to compete at the VALORANT Champions Tour 2023: LOCK//IN Groups Stage on February 26, 2023 in Sao Paulo, Brazil. (Photo by Lance Skundrich/Riot Games)
SAO PAULO, BRAZIL - FEBRUARY 26: Konur “qw1” Sahin of FUT Esports reacts while competing at the VALORANT Champions Tour 2023: LOCK//IN Groups Stage on February 26, 2023 in Sao Paulo, Brazil. (Photo by Lance Skundrich/Riot Games)
Saint-Chartier (Indre).
Château de Saint-Chartier.
Forteresse du XIIe siècle, transformée à la Renaissance, remaniée au XIXe siècle.
Le château fut la résidence préférée de Denise de Déols à la fin du XIIe siècle.
Denise de Déols, née en 1173 et morte en 1207 est la fille de Raoul VI, seigneur de Déols et baron de Châteauroux, mort à l'âge de 27 ans, à Ravenne, le 27 novembre 1176, au retour de Terre Sainte. Elle épouse, déjà veuve, vers 1189, André Le Preux des Preux de Chauvigny, un seigneur poitevin au service du roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion. Il s'est illustré au cours de la troisième croisade, ce qui lui valu le surnom de « Preux des Preux ». Après la mort de Richard Cœur de Lion, il rend hommage au roi de France.
Les seigneurs de Chauvigny, seigneurs de Châteauroux, reconstruisirent le château au XIVe siècle et le logis au XVe.
C'est ici que George Sand situa l'action de son roman "Les Maîtres Sonneurs".
"Il faut vous dire qu’en ce temps-là, il y avait, au vieux château dont vous ne voyez plus que la carcasse, une demoiselle vieille, qui était de belle humeur et donnait bal à tout le pays environnant. Bourgeois ou nobles, paysans ou artisans, y allait qui voulait ; les salles du château étant si grandes qu’elles ne pouvaient jamais être trop remplies. Et l’on y voyait aller messieurs et dames montés sur leurs chevaux ou bourriques en plein hiver, par des chemins abominables, en bas de soie, boucles d’argent et tignasses poudrées à blanc comme l’étaient souvent de neige les arbres du chemin. On s’y amusait tant, que rien n’arrêtait la compagnie riche et pauvre, qui s’y voyait bien régalée de midi à six heures du soir.
La demoiselle dame de Saint-Chartier, qui avait remarqué Brulette dans les danses sur la place, l’année d’auparavant, et qui était curieuse d’amener de jolies filles à ses bals de jour, la fit demander, et, par mon conseil, elle s’y rendit une fois."
Les maîtres sonneurs - George Sand - 1853
Le roman raconte la vie des « cornemuseux », ces musiciens qui allaient de ferme en ferme pour animer les fêtes paysannes du Berry et du Bourbonnais. Il a pour héros le pauvre Joseph, que les enfants appelaient Joset l’ébervigé*, et que les sonneurs de la forêt vont initier à leur art.
Le roman se divise en trente-deux veillées, où le narrateur Étienne Depardieu, dit Tiennet, "fit le récit des naïves aventures de sa jeunesse", auprès de sa cousine Brulette, de leur ami Joseph.
* l’étonné, celui qui écarquille les yeux.
De la Châtellenie de Saint Chartier. Gaspard de la Thaumassière.
Chapitre LIV
La Ville de S. Chartier est à quatorze lieuës de celle de Bourges, à sept lieuës d'Yssoudun , cinq de Château-roux , et à une lieuë de la Châtre. Elle est appellée dans le Martyrologe de S. Laurent de Bourges,"Vicus Lucaniacus", et dans les anciens Titres "Castellum Sancti Karterij ou Charterij" , comme presque toutes les anciennes Villes où il y avoit des Châteaux, lesquels à cause de cela étoient communement appellez Châteaux, comme "Castrum sacri Cæsaris, Castrum Radulphi , Castrum Exolduni , Castrum Magduni", et ainsi des autres. Elle a presque toujours eu ses Seigneurs particuliers , tel qu'étoit en l'an 1105. Adelard Guillebaud qui se qualifioit Prince de S. Chartier ; et en cette qualité consentit que le don fait par Eudes de Deols et autres Seigneurs à l'Abbaye de Deols , des droits sur les Aubains et hommes qui s'établissoient en leurs Terres, eût lieu.
Elle passa depuis en la Maison de Deols, et les Seigneurs en faisoient foy et hommage aux Doyen , Chanoines et Chapitre de l'Eglise de Bourges, comme il se voit par l'accord fait entre Henry Roy d'Angleterre et ce celebre Chapitre l'an 1178. par lequel il leur paya la somme de cent livres pour le droit de Rachat qu'il leur devoit pour l'acceptation qu'il avoit faite du Bail de Denise Heritiere de Deols Dame de S. Chartier , neanmoins depuis les Doyen, Chanoines et Chapitre de l'Eglise de Bourges cederent à Simon de Sully Archevêque tous les droits qu'ils avoient en la Châtellenie de S. Chartier, et nommement le Fief et la Mouvance, moyennant certaines Redevances, qu'il leur ceda par Acte du mois d'Avril 1222. et il faut que depuis les Seigneurs de Château- roux ayent acquis de l'Archevêque de Bourges la Mouvance de cette Terre, qui depuis long-tems releve de la Baronnie, et à present du Duché de Château-roux.
Saint Chartier entra en la Maison de Chauvigny par le mariage de la Princesse Denise avec André de Chauvigny I. et a été possedée par les Aînez d'icelle, jusqu'à ce que Guillaume de Chauvigny I. donna les Terres de Levroux , de Meillant et de Montresor par droit de frerage , au mois de May 1218. à André et Raoul de Chauvigny ses freres.
Jean de Chauvigny en étoit Seigneur l'an 1256. et accorda divers privileges, franchises et exemptions à ceux qui demeureroient ez fins et limites de la franchise de S. Chartier , comme de Tailles , Charrois , Faulchages , Fenages et autres Corvées, à la charge neanmoins qu'ils seroient tenus de le suivre en ses Armées et Chevauchées trois jours durant à leurs dépens , et sous la reserve d'autres droits contenus en sa Charte.
Elle entra en la Maison de Senlis par le mariage de Guy le Bouteiller de Senlis IV. du nom, avec Blanche de Chauvigny. Il étoit fils de Guillaume le Bouteiller de Senlis II . du nom, Seigneur d'Hermenonville, et de Marguerite de la Chappelle sa femme, Guillaume fils de Raoul le Bouteiller de Senlis II . du nom , Seigneur d'Hermenonville , et de Marguerite de l'Isle-Adam son Epouse , lequel étoit issu de Raoul le Bouteiller de Senlis , Seigneur de Luzarches et d'Hermenonville , et de Marguerite de Milly sa femme ; Raoul fils de Guy de Senlis III . du nom, Bouteiller de France, et d'Elisabeth de Trie sa femme, qui vivoient l'an 1188. Il étoit fils de Guy III . du nom, Bouteiller de France sous Louis le Jeune et Philippe Auguste , et prit le nom de Bouteiller à cause de son Office, comme autres celuy de Veneur et de Chambellan pour même raison , et de Marguerite de Clermont sa femme. Guy étoit fils de Guillaume de Senlis Bouteiller de France sous Louis le Gros, et d'Adeline sa femme ; Guillaume fils de Guy de Senlis et de Berthe sa femme ; Guy fils de Genselin de Senlis Bouteiller de France sous Hugues Capet.
De Guy le Bouteiller de Senlis IV. du nom , et de Blanche de Chauvigny sa femme , sortit Guillaume le Bouteiller de Senlis III . du nom , S. de S. Chartier, lequel de Jeanne de Meudon procrea Guillaume le Bouteiller de Senlis IV. du nom , Seigneur de S. Chartier , Senéchal et Gouverneur d'Angoulesme, decedé l'an 1420. qui de Marie de Sermoises sa femme laissa deux enfans ; Charles tué à la Bataille de Baugé l'an 1421. qui ne laissa aucune posterité de Jeanne de Moucy sa femme, et Guillaume le Bouteiller de Senlis V. du nom, qui donna son aveu et denombrement des Seigneuries de S. Chartier , Ville-dieu et Neuvy- Pailloux à Guy de Chauvigny III. du nom , Baron de Château-roux , auquel il vendit la Seigneurie de NeuvyPailloux six mil sept cens écus d'or vieils , et la Terre de S. Chartier à Marguerite de Chauvigny Epouse de Jean de Bretagne II . du nom, Comte de Penthievre, quinze mil écus d'or, desquels Guy et André de Chauvigny ses freres s'obligerent de payer huit mil écus le 15. de Janvier 1451. et se reserva l'usufruit sa vie durant , au lieu duquel Marguerite de Chauvigny s'obligea de luy payer cinq cens cinquante livres par an sur la Terre de Reculat, le 7. de May 1455. Elle en fit la foy et hommage à Guy de Chauvigny, le 15. de Janvier 1453. et en prit possession l'11. Mars 1454.
Depuis l'acquisition faite par la Comtesse de Penthievre, cette Terre demeura en la Maison de Chauvigny jusqu'au decez d'André dernier du nom, aprez lequel elle fut partagée comme le reste de ses biens entre Hardouin de la Tour et Dame Françoise de Maillé, et est encore à present possedée par Dame Renée Nicolay fille de Messire Aymar Nicolay Chevalier, Seigneur de Bernay, Radray, Chauvigny les Glorieres, S. Chartier et autres lieux , et de Dame Diane de Maillé de la Tour Landry, issuë des anciens Seigneurs de Chauvigny, Princes du bas Berry, laquelle fut mariée l'11 . Octobre 1655. à Messire Gilles Lucas , Chevalier , Procureur et Promoteur General des Ordres Militaires de Nôtre-Dame et de S. Lazare , Marquis de S. Marc, qui , à cause de sa femme se qualifie successeur en partie des Princes du bas Berry, en consequence du consentement que luy en a donné Messire Louis de Maillé , aliàs de la Tour Landry , Chef des Noms et Armes de Maillé de la Tour Landry , de Chauvigny et Deols , le 24. Août 1666. avec permission de porter les noms et Armes de Deols, de Chauvigny, de Maillé et de la Tour Landry, ou d'aucuns d'iceux , et la qualité d'heritier des Princes du bas Berry.
Histoire de Berry - De la Châtellenie de Saint Chartier. Gaspard de la Thaumassière (1631-1702), écuyer, seigneur du Puy-Ferrand, avocat au parlement -