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Harry Stevenson Southam travaillai à l’imprimerie familiale de Montréal et à la Montreal Gazette. Il a joué un rôle essentiel dans la fondation du collège Carleton. Il a été président et membre du conseil d'administration du Musée des beaux-arts du Canada de 1929 à 1953. Son père, le Montréalais William Southam fut le fondateur d'un empire de l'édition, propriétaire de l'Ottawa Citizen, du Calgary Herald, du Vancouver Daily Province, de l'Edmonton Journal, du Winnipeg Tribune, du Windsor Star et de la Montreal Gazette. Il contribua aussi à la naissance de la Canada Steamship Line.

 

asc.library.carleton.ca/exhibits/whats_in_a_name/southam

 

peoplepill.com/people/harry-stevenson-southam

 

www.biographi.ca/fr/bio/southam_william_16E.html

 

www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/southam-william

 

Le cabinet d'architecture montréalais des frères Edward et William Maxwell était l'un des plus importants au Canada au cours des premières décennies du XXe siècle. Leurs ouvrages tiennent encore une place importante au pays et comprennent, entre autres, le Musée des beaux-arts de Montréal et les édifices de l'ancienne bourse de Montréal, aujourd'hui théâtre Centaur, rue St-François-Xavier (avec George Post qui a réalisé la bourse de New York) et du magasin Birks à Montréal, le parlement de la Saskatchewan à Regina et l'hôtel Palliser à Calgary. À leur sommet, les frères Maxwell dirigeaient le plus important et le plus grand cabinet d'architecture au Canada, et employaient jusqu'à 56 dessinateurs. Ils ont conçu le Dominion Express Building, 201, rue Saint-Jacques

www.vieux.montreal.qc.ca/inventaire/fiches/fiche_bat.php?...

l'édifice de la Merchant's Bank, angle sud-ouest de Notre-Dame et des Seigneurs

imtl.org/edifices/Merchant-s-Banks-of-Halifax.php

la centrale de Westmount de la Bell Telephone, 4450, rue Sherbrooke O. www.westmountmag.ca/wp-content/uploads/2016/01/p_4450_she...

les Appartements Maxwelton, 900' rue Sherbrooke Ouest`

imtl.org/edifices/appartement_maxwelton.php

la banque Molson, 5001-5010, rue Notre-Dame Ouest

imtl.org/image/big/banque_molson_notre-dame.jpg

 

Ils ont réalisé la maison Joseph Bowles Learmont de l'avenue Dr-Penfield walkmontreal.com/wp-content/uploads/2020/06/55-joseph-bow... ,

la maison James T. Davis, 3654. rue Drummond

imtl.org/image/big/a_MG_3455.jpg

 

'Braeleigh', la maison David McNicoll, 8, Forden Avenue, Westmount

cdn.realtor.ca/listing/TS637356927149230000/reb5/highres/...

la maison Meredith de l'avenue des Pins walkmontreal.com/wp-content/uploads/2020/06/32-lady-mered...

la maison Hosmer, désormais du campus McGIll

ville.montreal.qc.ca/siteofficieldumontroyal/batiment-res...

la maison JKL Ross, 3647, rue Peel ville.montreal.qc.ca/siteofficieldumontroyal/sites/defaul...

la maison Eugène-Lafleur (Newman Center, McGill) rue Peel

imtl.org/edifices/Newman_Center_McGill.php?id=4766&im=1

Bois-de-la-Roche, résidence Louis Forget à Senneville

www.erudit.org/fr/revues/continuite/1987-n35-continuite10...

la maison Hugh Andrew Allan, rue Stanley imtl.org/image/big/1_MG_6867.jpg

la maison James Gardner, rue Stanley

imtl.org/image.php?id=3745

la maison Elspeh Angus et Duncan McIntyre, rue Peel imtl.org/image/big/2016_IMG_5049.jpg

la maison Henry J. Birks, avenue des Pins Ouest

imtl.org/edifices/Henry_Birks_house.php

la maison Durnford, avenue des Pins

www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/document/rpcq_bie...

la maison Renouf, Edward et Wiliam S. Maxwel (1911)l. 1548-1550 avenue des Pins Ouest

imtl.org/image.php?id=6756

la maison Richard Ramsay Mitchell (1907), rue Sherbrooke Ouest, Westmount imtl.org/image/big/maison_sherbrooke_2010.jpg

 

L' ultime chef-d'oeuvre des frères Maxwell est l'aile Saint-Louis et la tour de l'hôtel Château Frontenac à Québec, dont les travaux prennent fin en 1924, un an après le décès d'Edward.

www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/maxwell-edward

 

www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=Maxwell_%28E...

 

Edward Maxwell a aussi conçu les 4 étages supérieurs (sous le dernier) de l'hôtel Le Saint.-James qui occupe un édifice de la Merchant's Bank.

www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode...

  

Foto: Hilton Oliveira / Galícia EC.

 

O Direito Autoral é protegido pela Lei n.º 9.610 de 19/02/1998. Sempre que divulgar uma foto, publique junto o crédito do fotógrafo.

* Elle fut considérée comme une des meilleures grimpeuses mondiales entre 1985 et 1988.

* En 1986 elle réalise le premier 8A féminin avec une voie en 8a+.

 

1res solitaires féminines :

- en 1990, ascension du pilier Bonatti aux Drus en 4 heures ;

- en juin 1991, ouverture d'une nouvelle face ouest des Drus en 11 jours ;

- le 10 mars 1992, ascension de la face nord de l'Eiger en 17 heures ;

- début 1993, éperon Walker aux Grandes Jorasses en 3 jours ;

- hiver 1994, voie Bonatti en face nord du Cervin.

 

Elle est encore à ce jour la seule femme à avoir vaincu en solitaire les Grandes Jorasses, le Cervin et la face nord de l'Eiger.

 

fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Destivelle

en.wikipedia.org/wiki/Catherine_Destivelle

1999 Volkswagen Polo L 3-door.

 

1390cc.

Barthelemy Dias fut le Porte Parole de TAXAWU DAKAR pour les Élections Territoriales du 4/Août/2016

DEU ,NRW,Nordrhein-Westfalen,Bottrop, Robert Adams: The Place We Live.

Retrospektive des fotografischen Werks 30. Juni bis 10. November 2013 im Museum Josef-Albres-Museum - Quadrat in Bottrop. | A visitor at the Robert Adams show "The Place We Live" at the Josef-Albres-Museum in Bottrop, Germany, |

  

[CREDIT:

frankudo.com -

Frank-Udo Tielmann, Hogenbergstr. 3, 50733 Koeln - Germany

 

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Le Z1 fut produit de juillet 1988 à juin 1991. Descendante directe de la BMW 507, la Z1 augure une série de prestigieux roadsters "Z", signifiant "Zukunft" qui veut dire "futur" en allemand.

 

Il sera construit à 8 012 exemplaires jusqu'en 1991 dont près de la moitié seront produits dans la seule année 1990. Le roadster Z1 fut la première « grande » série Z de BMW. Persuadée de l'existence de ce marché de niche, la réponse de BMW arrivera en 1995, avec le Z3 bien moins spectaculaire et innovant, qui sera vendu beaucoup moins cher et en très grand nombre. La version Alpina, (appelée « RLE » pour Roadster Limited Edition) qui proposait 200 ch, et qui a été produite à 66 exemplaires, est la plus exclusive ; les prix des rares modèles à vendre en occasion sont prohibitifs.

SAO PAULO, BRAZIL - FEBRUARY 26: FAta "ATA KAPTAN" Tan of FUT Esports reacts while competing at the VALORANT Champions Tour 2023: LOCK//IN Groups Stage on February 26, 2023 in Sao Paulo, Brazil. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)

FIFA 19 2200 FUT Points DLC Origin Key Global PC 18% OFF bit.ly/2Ad2Avu David De Gea Brilliant Save to deny Depoitre (vs Huddersfield) | HASHTAGS #MANHUD Subscribe to my channel for more: bit.ly/memenation Just in case people don't know, DAVID DE GEA IS THE BEST GOALKEEPER ON THE PLANET!! 👊👊 David De Gea could stop your Nan from buying you a Lynx Africa set. Great to see David De Gea as the captain of our team today............. well deserved, he should have been given a long time ago Superhuman saves from @ManUtd 's David De Gea David De Gea is a filthy amazing Goalkeeper! Who else can do that? Subscribe to my channel for more: bit.ly/memenation Like our Facebooke Page for daily Memes: bit.ly/2DmVOG1 IG: bit.ly/2RWxuyQ ******************************************************************* Related Videos Liverpool Alisson Incredible Save against Napoli in stoppage time to send Liverpool to round of 16 youtu.be/9ik7rcXWHio Liverpool Naby Keita's brilliant double nutmeg against Bournemouth | LFC on top Premier League Table youtu.be/nz-ekWoa_A8 Liverpool FC is on top of the Premier League and the Internet React | Hashtags #topoftheleague youtu.be/nz-ekWoa_A8 Benjamin Pavard takes out 10 players with ONE insane pass | Have you seen a better pass? youtu.be/AquUZVPAhHs Marouane Fellaini's Shot Sum up Manchester United vs Liverpool Today and Fan React youtu.be/k3C_-Nlmtzw Mesut Ozil Made a OUTRAGEOUS Pass to Sead Kolasinac against Burnley and fans are loving it (Video) youtu.be/MQMJP8-095I Andros Townsend's 35 Yard Volley Goal Of The Season against Man City and Fan React youtu.be/AJoNrWCvUlo Cristiano Ronaldo furious with himself after His Double Miss Against AS Roma and Fans Reaction youtu.be/8SRid4qGnNs Leo Messi Beautiful Pass to Jordi Alba to set up the first goal against Celta Vigo youtu.be/nJPBiuj9gaw ****************************************************************** Copyright Disclaimer Under Section 107 of the Copyright Act 1976, allowance is made for "fair use" for purposes such as criticism, comment, news reporting, teaching, scholarship, and research. Fair use is a use permitted by copyright statute that might otherwise be infringing. Non-profit, educational or personal use tips the balance in favor of fair use.

Aeroscopia est un musée aéronautique français implanté à Blagnac (Haute-Garonne), près du site AéroConstellation, et accueille notamment deux exemplaires du Concorde, dont l'ouverture a eu lieu le 14 janvier 2015

 

Le tarmac Sud du musée n'est capable d'accueillir que trois gros appareils. L'installation des appareils fut définitivement terminée après que le premier prototype de l'A400M-180 y fut arrivé le 16 juillet 2015, en dépit de la possibilité de 360 000 euros de TVA.

 

Concorde, F-BVFC, MSN209 aux couleurs d'Air France

Caravelle 12, F-BTOE, MSN280 aux couleurs d'Air Inter, dernier exemplaire construit

A400M-180, F-WWMT, MSN001 stationné depuis le 16 juillet 2015

 

La réalisation en 2019 du nouveau tarmac au Nord du musée permet l'accueil d'appareils supplémentaires issus des entreprises locales Airbus et ATR. Le transfert des avions entre le site Airbus "Lagardère" et le musée a lieu sur une semaine, à raison d'un appareil par jour :

 

ATR 72-600, F-WWEY, MSN098 aux couleurs d'ATR, transféré sur site le 26 août 2019, premier exemplaire du 72 dans sa version 600

Airbus A340-600, F-WWCA, MSN360 aux couleurs d'Airbus, transféré sur site le 27 août 2019, premier exemplaire de l'A340 dans sa version 600

Airbus A320-111, F-WWAI, MSN001 aux anciennes couleurs d'Airbus, transféré sur site le 28 août 2019, premier exemplaire de l'A320 : inauguration le 14 février 1987 en présence de Lady Diana et du Prince Charles, premier vol le 22 février 1987

Airbus A380-800, F-WXXL, MSN002 aux couleurs d'Airbus, transféré sur site le 29 août 2019, second exemplaire de l'A380. Les deux ponts de cet appareil sont visitables, ainsi que le cockpit.

ATR 42-300, F-WEGC, MSN003 aux anciennes couleurs d'ATR, transféré sur site le 30 août 2019, troisième exemplaire du 42. Cet exemplaire est décoré aux couleurs du MSN001 et porte l'immatriculation F-WEGA

 

Concorde, F-WTSB, MSN201 (ANAE), il s'agit d'un appareil de présérie qui a servi entre autres à transporter plusieurs présidents de la République française.

Airbus A300B4-203, F-WUAB, MSN238 (Airbus Heritage), décoré aux couleurs du prototype, au lieu de MSN001 démantelé. L'intérieur est visitable. Dans la première section des vitrages transparents permettent de voir la structure et les systèmes de l'avion, tandis que dans les sections suivantes sont représentés des aménagements de première classe et VIP.

Super Guppy de l'association Ailes Anciennes Toulouse, l'appareil qui servait au transport des tronçons d'Airbus est exposé porte ouverte, et une passerelle permet l'accès à la soute où un film est projeté. L'ouverture n'a pas été une mince affaire, l'appareil n'ayant pas été ouvert pendant 15 ans. L'aide des anciens mécaniciens de l'avion a été primordiale pour permettre une ouverture en toute sécurité.

 

Corvette (Airbus)

Falcon 10 no 02, prototype ayant servi aux essais du turboréacteur Larzac (Ailes Anciennes Toulouse)

Fouga Magister (AAT)

Gazelle prototype (AAT)

Mirage III C (AAT)

Nord 1100 (AAT)

Lockheed F-104G (AAT)

MiG-15 (AAT)

MS.760 Paris (AAT)

Vought F-8E(FN) Crusader et son réacteur (AAT)

Alouette II Marine (AAT)

Cessna Skymaster (AAT)

Fairchild Metro, ancien avion de Météo-France (AAT)

HM-293, de Rodolphe Grunberg

Chagnes MicroStar, avion de construction amateur, version biréacteur de Rutan VariViggen (AAT)

Saab J35OE Draken (AAT)

 

Aeroscopia is a French aeronautical museum located in Blagnac (Haute-Garonne), near the AéroConstellation site, and notably hosts two copies of the Concorde, which opened on January 14, 2015

 

The south tarmac of the museum can only accommodate three large aircraft. The installation of the devices was definitively finished after the first prototype of the A400M-180 arrived there on July 16, 2015, despite the possibility of 360,000 euros in VAT.

 

Concorde, F-BVFC, MSN209 in Air France colors

Caravelle 12, F-BTOE, MSN280 in Air Inter colors, last model built

A400M-180, F-WWMT, MSN001 parked since July 16, 2015

 

The construction in 2019 of the new tarmac north of the museum will accommodate additional aircraft from local Airbus and ATR companies. The transfer of planes between the Airbus "Lagardère" site and the museum takes place over a week, at the rate of one aircraft per day:

 

ATR 72-600, F-WWEY, MSN098 in ATR colors, transferred to site on August 26, 2019, first copy of the 72 in its 600 version

Airbus A340-600, F-WWCA, MSN360 in Airbus colors, transferred to site on August 27, 2019, first copy of the A340 in its 600 version

Airbus A320-111, F-WWAI, MSN001 in the old Airbus colors, transferred to site on August 28, 2019, first copy of the A320: inauguration on February 14, 1987 in the presence of Lady Diana and Prince Charles, first flight on February 22, 1987

Airbus A380-800, F-WXXL, MSN002 in Airbus colors, transferred to site on August 29, 2019, second copy of the A380. The two decks of this aircraft can be visited, as well as the cockpit.

ATR 42-300, F-WEGC, MSN003 in the old ATR colors, transferred to the site on August 30, 2019, third specimen of the 42. This specimen is decorated in the colors of the MSN001 and bears the registration F-WEGA

 

Concorde, F-WTSB, MSN201 (ANAE), this is a pre-production aircraft which was used, among other things, to transport several presidents of the French Republic.

Airbus A300B4-203, F-WUAB, MSN238 (Airbus Heritage), decorated in the colors of the prototype, instead of dismantled MSN001. The interior can be visited. In the first section transparent glazing allows to see the structure and systems of the aircraft, while in the following sections are shown first class and VIP fittings.

Super Guppy from the Ailes Anciennes Toulouse association, the aircraft which was used to transport the Airbus sections is on display with the door open, and a gangway allows access to the hold where a film is shown. Opening was no small feat, as the device has not been opened for 15 years. The help of the former mechanics of the aircraft was essential to allow a safe opening.

 

Corvette (Airbus)

Falcon 10 no 02, prototype used for testing the Larzac turbojet engine (Ailes Anciennes Toulouse)

Fouga Magister (AAT)

Prototype Gazelle (AAT)

Mirage III C (AAT)

North 1100 (AAT)

Lockheed F-104G (AAT)

MiG-15 (AAT)

MS.760 Paris (AAT)

Vought F-8E (FN) Crusader and its engine (AAT)

Alouette II Marine (AAT)

Cessna Skymaster (AAT)

Fairchild Metro, former Météo-France (AAT) aircraft

HM-293, by Rodolphe Grunberg

Chagnes MicroStar, amateur-built aircraft, twin-jet version of Rutan VariViggen (AAT)

Saab J35OE Draken (AAT)

26 Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

 

27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

 

28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

 

29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

 

30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

 

31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.

 

32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;

 

33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

 

34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »

 

35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.

 

36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.

 

37 Car rien n’est impossible à Dieu. »

 

38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

 

EVANGILE DE JÉSUS-CHRIST SELON SAINT LUC chap 1

  

Annonciation 2014

  

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SAO PAULO, BRAZIL - FEBRUARY 26: Bugra “mojj” Kiraz of FUT Esports reacts while competing at the VALORANT Champions Tour 2023: LOCK//IN Groups Stage on February 26, 2023 in Sao Paulo, Brazil. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)

Mir (du russe : Мир signifiant « paix » et « monde ») était une station spatiale russe placée en orbite terrestre basse par l'Union soviétique. Mise en orbite le 19 février 1986 et détruite volontairement le 23 mars 2001, elle fut assemblée en orbite entre 1986 et 1996. Mir était la première station spatiale composée de plusieurs modules, possédait une masse supérieure à celle de n'importe quel satellite précédent et détenait le record du plus grand satellite artificiel en orbite autour de la Terre jusqu'à sa désorbitation le 21 mars 2001 (record aujourd'hui détenu par la Station spatiale internationale). Mir a servi de laboratoire de recherche en micropesanteur. Des équipages y ont mené des expériences en biologie, biologie humaine, physique, astronomie, météorologie et sur les systèmes spatiaux afin de développer les technologies nécessaires à l'occupation permanente de l'espace.

 

Mir fut la première station spatiale permettant l'exploitation spatiale habitée à long terme et était occupée par une série d'équipages effectuant des séjours de longue durée. Le programme Mir détenait le record de la plus longue présence humaine ininterrompue dans l'espace, de 3644 jours, jusqu'au 23 octobre 2010 (quand il a été dépassé par l'ISS)1, et il détient actuellement le record du plus long vol spatial d'un être humain sans interruption, de 437 jours et 18 heures, effectué par Valeri Polyakov. Mir a été occupée pendant un total de douze ans et demi durant ses quinze années d'existence. Elle pouvait accueillir un équipage résident de trois cosmonautes et plus lors de séjours de courte-durée.

 

Après le succès du programme Saliout, Mir représentait l’étape suivante du programme de station spatiale de l'Union soviétique. Le premier module de la station, connu sous le nom de module de base ou module central, a été lancé en 1986, et a été suivi par six autres modules, tous lancés par des fusées Proton (à l'exception du module d'amarrage, lancé par la navette spatiale Atlantis). Une fois terminée, la station se composait de sept modules pressurisés et de plusieurs autres éléments non pressurisés. L'énergie de la station était fournie par plusieurs panneaux photovoltaïques montés directement sur les modules. La station était maintenue à une orbite comprise entre 296 km et 421 km d'altitude et orbitait à une vitesse moyenne de 27 700 km/h, complétant 15,7 orbites par jour.

 

La station a été lancée par l'Union soviétique dans le cadre de ses efforts pour maintenir un avant-poste de recherche à long terme dans l'espace, et après l'effondrement de l'URSS, elle fut opérée par la nouvelle Agence spatiale fédérale russe (RKA). En conséquence, la grande majorité de l'équipage de la station était soviétique ou russe, mais, grâce à des collaborations internationales comme les programmes Intercosmos et Shuttle-Mir, la station a été rendue accessible aux astronautes nord-américains, européens, japonais et venant d'autres pays comme l'Inde ou la Slovaquie. Le coût du programme Mir a été estimé en 2001 par l'ancien directeur général de la RKA, Koptev Yuri, à 4,2 milliards de dollars sur toute la durée de vie de la station (y compris les opérations de développement, d'assemblage et d'orbitage)2. La station était desservie par des vaisseaux spatiaux Soyouz et Progress ainsi que par les navettes spatiales américaines, après la dissolution de l'Union soviétique

 

Mir (Russian: Мир, IPA: [ˈmʲir]; lit. Peace or World) was a space station that operated in low Earth orbit from 1986 to 2001, owned by the Soviet Union and later by Russia. Mir was the first modular space station and was assembled in orbit from 1986 to 1996. It had a greater mass than any previous spacecraft. Until 21 March 2001 it was the largest satellite in orbit, succeeded by the International Space Station after Mir's orbit decayed. The station served as a microgravity research laboratory in which crews conducted experiments in biology, human biology, physics, astronomy, meteorology and spacecraft systems with a goal of developing technologies required for permanent occupation of space.

 

Mir was the first continuously inhabited long-term research station in orbit and set the record for the longest continuous human presence in space at 3,644 days until 23 October 2010 when it was surpassed by the ISS. It holds the record for the longest single human spaceflight, with Valeri Polyakov spending 437 days and 18 hours on the station between 1994 and 1995. Mir was occupied for a total of twelve and a half years out of its fifteen-year lifespan, having the capacity to support a resident crew of three, or larger crews for short term visits.

 

Following the success of the Salyut programme, Mir represented the next stage in the Soviet Union's space station programme. The first module of the station, known as the core module or base block, was launched in 1986, and followed by six further modules. Proton rockets were used to launch all of its components except for the docking module, which was installed by space shuttle mission STS-74 in 1995. When complete, the station consisted of seven pressurised modules and several unpressurised components. Power was provided by several photovoltaic arrays attached directly to the modules. The station was maintained at an orbit between 296 km (184 mi) and 421 km (262 mi) altitude and traveled at an average speed of 27,700 km/h (17,200 mph), completing 15.7 orbits per day.

 

The station was launched as part of the Soviet Union's manned spaceflight programme effort to maintain a long-term research outpost in space, and, following the collapse of the USSR, was operated by the new Russian Federal Space Agency (RKA). As a result, the vast majority of the station's crew were Russian; however, through international collaborations such as the Intercosmos, Euromir and Shuttle-Mir programmes, the station was made accessible to astronauts from North America, several European nations and Japan. Mir was deorbited in March 2001 because of a lack of funding. The cost of the Mir programme was estimated by former RKA General Director Yuri Koptev in 2001 as $4.2 billion over its lifetime (including development, assembly and orbital operation)

Chezal-Benoît (Cher)

  

Ancienne abbaye Saint-Pierre (Actuellement centre hospitalier spécialisé) qui fut à l’origine d’une réforme monastique regroupée au sein de la congrégation cazalienne à la fin du XVe siècle et finalement intégrée au XVIIe siècle à la congrégation de Saint-Maur.

 

La fondation de l’abbaye de Chezal-Benoît serait due à quelques bénédictins conduits par frère André prieur de l'abbaye Vallombreuse en Toscane, favorisée par Eudes Arpin, vicomte de Bourges de 1090 à 1100 qui autorise les moines à s'installer au lieu-dit "Casale Malanum".

 

L'archevêque de Bourges Leodegaire (Léger) l'aurait consacrée à la fin du XIe siècle, peut-être début XIIe.

 

En 1479, Dom Pierre du Mas, grand prieur de l'abbaye-évêché de Castres, est élu 35ème abbé de Chezal-Benoît. C'est le frère de Jean du Mas, seigneur de l'Isle-sur-Arnon (à Touchay dans le Cher) qui était conseiller et favori de Louis XI puis de Charles VIII. Grâce à la puissante protection de son frère, Pierre du Mas put reconstruire le couvent qui avait été pillé et incendié par les Anglais. Il rétablit également l'ordre intérieur dans le couvent en changeant la règle. En 1491, l’abbaye devint chef d’Ordre par l’approbation de la règle établie par son abbé Pierre Du Mas. Les abbayes qui en dépendirent formèrent la congrégation casalienne. La Règle de Pierre du Mas subsista jusqu'à l'époque de Richelieu*.

 

Pillée et incendiée pendant la Guerre de Cent ans, l'abbaye est restaurée et fortifiée à la fin du XVe siècle.

 

Au XVIIe siècle, la congrégation casalienne s'unit à la congrégation de Saint-Maur approuvée par le pape Urbain VIII en1628.

 

Les bâtiments conventuels sont entièrement reconstruits au XVIIe et XVIIIe siècles.

 

Pendant la Révolution, les moines doivent quitter l'abbaye. La bibliothèque du monastère est dispersée.

 

L'église devient paroissiale en 1792. Propriété de la commune en 1827, la municipalité fait démolir, le même année, le chœur et le transept de l'abbatiale à la suite de l'écroulement du clocher central en 1820. La nef est ce qui subsiste aujourd'hui de l'église.

 

En 1833, un collège ecclésiastique est fondé dans les locaux de l'abbaye, par l'abbé Pierre-Sylvain Dubouchat, vicaire général honoraire, supérieur de l'institution diocésaine de Chezal-Benoît.

 

Vers 1860, la congrégation des missionnaires du Sacré Cœur d’Issoudun loua cette abbaye afin d’y former ses novices.

 

En 1897, une société anonyme, dans laquelle les pères missionnaires du Sacré Coeur d'Issoudun ont des intérêts, rachète le collège et ses dépendances.

 

En 1898, le Conseil Général de la Seine adopte un projet d'établissement hospitalier à Chezal-Benoît. L’acquisition du collège de Chezal-Benoit, de la ferme en dépendant, d’un terrain boisé de 180 hectares et de 65 hectares de terre, prés et vignes est décidée par une délibération du Conseil Général de la Seine.

 

En 1910, le département de la Seine achète les bâtiments pour en faire un hôpital psychiatrique. Les premiers patients arrivent et sont installés dans les locaux de l'ancien collège.

 

Le poète, romancier, acteur, dessinateur, dramaturge et théoricien du théâtre, Antonin Artaud, séjournera quelques mois à l'hôpital de Chezal-Benoît (en janvier 1943)**.

  

* "Le 8 août 1479, par protection royale, Pierre du Mas reçut des bulles de nomination à la charge abbatiale de Chezal-Benoît(...) S'inspirant du modèle italien que lui fournissait la congrégation de

Sainte-Justine de Padoue, il eut le désir d'entreprendre une réforme des monastères français en partant de Chezal-Benoît, et, pour la réaliser, il sollicita le concours de Dom Philibert Bourgoin, prieur de Cluny, futur abbé de Souillac (1495) et futur réformateur de Saint-Martin-des-Champs à Paris(1504). Une première rédaction des statuts de réforme fut donc effectuée en 1488 et approuvée par le pape Innocent VIII, le 11 mai 1490. Le réformateur mourut en son abbaye berrichonne le 25 mars 1492, sans avoir réussi encore à introduire la réforme en d'autres monastères."

(Oury Guy-Marie. Les Bénédictins réformés de Chezal-Benoît. In: Revue d'histoire de l'Église de France, tome 65, n°174, 1979. La Réforme des réguliers en France de la fin du XVe siècle à la fin des guerres de religion.)

 

** En 1942, interné à Ville-Evrard, Antonin Artaud est dans un état inquiétant, a faim et est d'une maigreur effrayante: il pèse entre 52 et 55 kilos.... En novembre 1942, Robert Desnos prend contact avec le docteur Gaston Ferdière, ami des surréalistes et médecin-chef de l’hôpital psychiatrique de Rodez (Aveyron), situé en zone « non-occupée » où la pénurie alimentaire semble moins sévère. Les démarches aboutissent et Artaud sera transféré le 22 janvier 1943.

Le court séjour à l’hôpital psychiatrique de Chezal-Benoît est une étape administrative obligatoire en raison de la ligne de démarcation. Artaud y séjourne du 22 janvier au 10 février 1943.

Antonin Artaud adressera une lettre, datée du 27 janvier 1943, au docteur Donnadieu, médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Chezal-Benoît : "J'ai eu l'occasion de vous toucher un mot hier matin quand vous êtes passé au pavillon de mon effroyable état de sous alimentation et vous avez pensé depuis que seul un mort pouvait avoir faim mais qu'on ne pouvait pas être aussi mort que je le suis et vivre encore de ce côté des choses sans que le miracle et la magie ne s'en mêlent. Car c'est uniquement de cela qu'il s'agit dans mon cas. Et l'erreur d'identité que je subis depuis plus de cinq ans que j'ai été ramené d'Irlande en est entre autres choses une preuve , etc..." . Il termine sa lettre en demandant du tabac, de la nourriture et des livres.

  

monumentum.fr/ancienne-abbaye-saint-pierre-actuellement-c...

www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1907_num_71_1_1141...

structurae.net/fr/ouvrages/abbaye-saint-pierre-de-chezal-...

www.christies.com/en/lot/lot-5059104

Ce bâtiment fut créé en 1886 à l'emplacement des anciennes halles en bois (1842), détruites par un incendie. Deux salles sont aménagées au premier étage, l'une servant de théâtre et l'autre de bourse, où était fixé le prix des denrées, chaque samedi.

 

En 1885, le marché fut agrandit par une structure métallique façon Baltard, fermée, qui s'intégrait mal dans le site et masquait la façade de la partie ancienne. Un projet de réhabilitation de l'îlot des halles fut décidé en 2001, afin de redynamiser le centre ville. Aujourd'hui on peut donc voir le bâtiment de pierre restauré et agrémenté d'une hall métallique moins lourde et permettant une activité commerciale.

charentime.canalblog.com/archives/2008/01/14/7560444.html

SAO PAULO, BRAZIL - FEBRUARY 26: FUT Esports onstage after competing at the VALORANT Champions Tour 2023: LOCK//IN Groups Stage on February 26, 2023 in Sao Paulo, Brazil. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)

SAO PAULO, BRAZIL - FEBRUARY 26: Dogukan "qRaxs" Balaban of FUT Esports is interviewed after competing at the VALORANT Champions Tour 2023: LOCK//IN Groups Stage on February 26, 2023 in Sao Paulo, Brazil. (Photo by Colin Young-Wolff/Riot Games)

L'abbaye Notre-Dame de Bernay fut entreprise autour de 1010 par la duchesse de Normandie Judith de Bretagne et achevée par son mari Richard II, duc de Normandie. Elle fut édifiée dans le style roman sous l'impulsion de Guillaume de Volpiano, grand réformateur de plus de 80 abbayes bourguignonnes, normandes ou anglo-saxonnes.

Malgré les vicissitudes de l'histoire (incendies, guerre de Cent-Ans, guerres de Religion, Révolution etc.) l'église abbatiale a conservé nombre des dispositions qui lui ont été données au XIe S.

L'un de ses ancêtres fut le premier joueur de kora de l’histoire, et son frère Younoussa fut, dans les années 1980, le premier griot à venir s’installer au Québec. Au Sénégal, la famille des Sissokho est l’une des plus importantes représentantes des griots, ceux qui transmettent oralement l’histoire du peuple mandingue depuis des siècles. Bref, Zal Sissokho était prédestiné à chanter et à jouer de la kora.

Né au Sénégal, il joue de la musique depuis ses 11 ans. Très tôt également, il chante et compose en mandingue et en wolof des chansons inspirées du répertoire ouest-africain. Il perfectionne sa pratique de la kora auprès de son père, Dieurou Sissokho, puis, sous la férule d’un des maîtres de l’instrument, Toumani Kouyaté, et accompagne l’auteur compositeur sénégalais El Haj N’Diaye.

 

La ville fut fondée sous la dynastie Qin, il y a 2000 ans. Des premiers remparts sont édifiés 700 ans av. J.-C. avant d'être agrandis et consolidés sous les Ming, au XIVe siècle. Lieu de commerce florissant, Pingyao devient rapidement la capitale financière du pays grâce à l'implantation des premières banques.

 

Mais Pékin a vite repris les marchés financiers de cette petite ville provinciale, la laissant dans l'oubli et la décrépitude. C'est ce qui la sauvera des pillages et incendies provoqués par les gardes rouges lors de la Révolution culturelle.

 

Les murailles, longues de plus de 6 km, encerclent la ville sur une hauteur de 6 à 10 m. Ming Qing Jie est l'avenue principale, bordée de commerces, de restaurants, de temples et de musées. Elle partage Pingyao en deux....Facile de ne pas s'y perdre ,car la ville est petite , et en plus cette Tour du Marché est un repère que l'on ne peut pas oublier au carrefour des deux rues principales.

www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS Le préfabriqué @ Invention capitaliste française de l’après guerre, devenue symbole du socialisme triomphant dans les années 60, le panneau en béton lie le destin des peules. Un film historique sur une réalité partagée racontée par des habitants et par des archives inédites. www.dailymotion.com/video/x413amo Dans l’Est de l’Europe, un élément répétitif marque les villes et standardise le paysage. C’est un panneau en béton préfabriqué qui s’expose inlassablement sur des kilomètres de barres d’habitation. Des millions de personnes vivent dans des logements identiques de Paris à Moscou. www.dailymotion.com/video/x413amo Apres la guerre les Français n ont plu de toit...le gouvernement lançe alors 1 vaste progr de constr de lgts.. les Cités Modernes @ Il faut batir à échelle industrielle, il faut penser à l echelle des Villes L'invention du préfabriqué desormais le permet. dailymotion.com/video/x413amo Le bonheur est dans le béton ... Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l'Est. Qui se souvient de tout ça .. Il y avait l idee de construire massivement au plus vite ds un temps record et le moins cher possible @ Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal. L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.

@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.

Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.

Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville. Définition Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.On peut toutefois en distinguer deux :

• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».

• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.

Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.Histoire La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.

Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.

L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.

La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.

Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.Une multitude de procédures administratives

Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.Les contextes de constructions Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :

• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).

• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.

• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.

Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille. Les modes de constructions

Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.

Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :

• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.

• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.

• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.

Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.

En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement. Les banlieues populaires apparaissent dans les médias à travers le prisme de la délinquance et des émeutes. Pourtant, leur histoire doit s’analyser dans la moyenne durée des deux siècles d’urbanisation et d’industrialisation, puis de disparition de la société industrielle. Les banlieues françaises, à la différence des suburbs anglo-saxonnes qui logent les classes moyennes blanches, ont été créées dès la fin du XIX e siècle pour loger les classes populaires. Les besoins de logement expliquent les strates des paysages urbains : petits immeubles de rapport de la Belle Époque, pavillons des lotissements défectueux de l’entre-deux-guerres, barres et tours de logement social et villes nouvelles des Trente Glorieuses. Trois moments de la constitution des banlieues populaires se superposent, encore visibles dans les paysages-palimpsestes : l’âge des faubourgs industriels, devenus peu à peu friches avec la désindustrialisation qui débute dans les années 50 ; le temps des banlieues rouges et du socialisme municipal ; la construction des grands ensembles et l’entrée en crise du modèle à partir de 1970. Des faubourgs industriels à la désindustrialisation La banlieue contemporaine naît de l’entreprise de modernisation de la capitale et des grandes métropoles sous le Second Empire. Le modèle haussmannien, bien connu, régularise la ville ancienne par l’imposition de percées dans le tissu urbain existant, l’équipement en réseaux divers, la construction d’immeubles neufs le long des nouvelles percées et l’exode partiel des anciens habitants du centre vers les arrondissements annexés ou vers les faubourgs. L’agrandissement de Paris complète les ambitions d’Haussmann et de Napoléon III : au premier janvier 1860, en application de la loi du 3 novembre 1859, 5100 hectares sont ajoutés aux 3402 hectares de la capitale, qui trouve ainsi sa taille définitive et passe de 12 à 20 arrondissements. L’annexion des communes suburbaines s’accompagne d’une vision, en creux, de la nouvelle banlieue au-delà des murailles. Le projet est d’homogénéiser la nouvelle ville-capitale en généralisant les équipements urbains, notamment le métro à partir de 1900, de desserrer la pression démographique du centre vers l’extérieur, de transférer l’industrie au-delà des Fortifications. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. La banlieue est livrée à elle-même, ignorée par la puissance publique. Ses espaces libres accueillent les entrepôts, la grande industrie et les fonctions que la ville transformée rejette : cimetières, hôpitaux, champs d’épandage, logements sociaux 1. Les décrets sur les établissements classés, datant du Premier Empire et repris sous la Restauration, sont à l’origine des zones d’industries polluantes en proche banlieue, notamment autour de la chimie organique. Aubervilliers est célèbre par la concentration d’industries chimiques (Saint-Gobain…). Les derniers de ces établissements classés ont cessé leur activité il y a peu de temps, sous l’impact des revendications des associations écologistes : à Saint-Denis, la Saria, entreprise d’incinération de carcasses animales, a dû fermer. L’industrialisation, comme l’avait envisagé Haussmann, se fait par le transfert des grandes usines de la capitale vers la périphérie. Après la crise économique de la fin du XIXe siècle, l’implantation de nouvelles technologies – automobile, aviation, constructions électriques – transforme des communes (Boulogne-Billancourt, Puteaux, Suresnes, Vénissieux) en technopoles de pointe. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. Sans unité administrative, la banlieue constitue un domaine fragmenté en espaces socialement très différenciés : villégiature et résidence bourgeoise souvent à l’Ouest, banlieue « noire », celle des faubourgs industriels limitrophes, friches dues à la déprise agricole et maraîchère, que lotissent de petits spéculateurs. La Première Guerre mondiale renforce l’industrialisation des métropoles situées loin du front, Paris, Lyon ou Toulouse. Puis une volonté de décentralisation transfère les usines en grande banlieue : Simca glisse de Nanterre à Poissy au milieu des années 50 ; une usine Citroën de 6500 salariés, dont 4300 OS, s’ouvre à Aulnay-sous-bois en 1973. Cependant, en région parisienne, cette politique précoce et continue de désindustrialisation conduit à une diminution des emplois industriels dès les années 60, avec la politique de délocalisation menée à partir de 1955, amplifiée par la Datar. En Plaine Saint-Denis, en 1960, le secteur industriel représente 46 % des emplois contre 44 % au tertiaire ; en 1990, le secteur industriel représente 21 % des emplois et le tertiaire 72 %. Des secteurs entiers disparaissent – métallurgie, machine-outil, chimie – dont la présence structurait les sociétés ouvrières. La crise économique qui commence à partir de 1973, la division planétaire du travail et un demi-siècle de volonté décentralisatrice entraînent la disparition des banlieues industrielles, malgré des combats défensifs : l’usine Chaix de Saint-Ouen ferme après cinq ans d’occupation et de luttes à contre-courant. L’invention politique socialisme municipal et banlieue rouge Dans l’entre-deux-guerres, les banlieues populaires se couvrent d’une marée pavillonnaire de lotissements médiocres 2. La crise du logement en région parisienne conduit 450 000 nouveaux banlieusards, Parisiens et provinciaux, à s’installer dans 16 000 hectares de nouveaux quartiers pavillonnaires. Ces petits accédants à la propriété – les « mal-lotis » des années 20 – payent à crédit leur parcelle et s’installent sur des terrains dépourvus de tout équipement. Le scandale de ces petits propriétaires méritants qui campent dans la boue des banlieues, sans routes ni lumière, devient public au milieu des années 20. La loi Sarraut votée en 1928 met l’État à contribution avec les intéressés, ce qui permet de financer les aménagements indispensables, en premier lieu le réseau de voirie. Les lotissements, ces quartiers de pavillons, improvisés à partir des années 20 sur des terrains bon marché découpés au hasard de la spéculation et des opportunités foncières, incarnent le rêve populaire d’accès à la propriété. Le mal-loti devient la figure emblématique de l’exclusion banlieusarde : trompé par les lotisseurs, il se retrouve privé des éléments élémentaires de l’urbanité, aux portes de la capitale illuminée où « les rupins font la noce ». Le jeune PC (Section française de l’Internationale communiste) prend en charge les revendications de ces parias, fournit une analyse de leurs difficultés en termes de classe et s’implante dans les communes ainsi bouleversées à partir des élections municipales de 1925. Il s’appuie aussi sur le nouveau prolétariat des grandes usines. Dans le contexte du Front populaire, 1935 marque un tournant dans l’histoire de la banlieue parisienne. Les 5 et 12 mai, les Français sont appelés à élire leurs conseillers municipaux et cantonaux. Dans les 80 communes suburbaines du département de la Seine, au lendemain du second tour, 26 municipalités sont dirigées par un maire communiste. Elles n’étaient que onze au sortir du scrutin municipal de 1929. Sept autres municipalités comptent aussi en leur sein une minorité communiste. Aux législatives du printemps 1936, l’essai se confirme lors de l’élection de 27 députés communistes en banlieue parisienne sur les 72 que compte le groupe parlementaire. Le pacte germano-soviétique, la guerre, la guerre froide puis le gaullisme n’affaiblissent que temporairement la ceinture rouge, construction socio-politique qui perdure jusqu’aux années 80. Bastions rouges et cités socialistes offrent un cadre durable à l’expression des cultures populaires urbaines. La densité d’un réseau d’organisations militantes, la fréquence des fêtes locales, la politisation de l’espace quotidien grâce à la toponymie, ont créé, autour des maires, un patriotisme local à base de classe, culture du pauvre capable de retourner la stigmatisation attachée aux banlieues ouvrières. Modèle d’encadrement plus paternaliste, le socialisme municipal construit des cités-jardins, dont Suresnes, Châtenay-Malabry et Villeurbanne sont les fleurons ; elles sont pensées par des maires visionnaires, Henri Sellier ou André Morizet, comme des prototypes permettant, si elles étaient généralisées, de résoudre la question du logement populaire et en même temps la question sociale. Bastions rouges et cités socialistes offrent un cadre durable à l’expression des cultures populaires urbaines. Les grands ensembles de l’Abbé Pierre à la circulaire Guichard Dans le contexte du baby-boom, du début de la croissance économique et de la reprise de l’immigration provinciale et étrangère, la population urbaine augmente. Cet afflux aggrave le déficit séculaire de logements populaires et la fin de la Reconstruction n’y met pas fin. La crise du logement devient intolérable. Rares, surpeuplés, les logements anciens sont sous-équipés, comme le montre le recensement de 1954 : ni sanitaires, ni w-c intérieurs dans la plupart des cas, et l’eau courante dans à peine la moitié des logements. La crise du logement devient une affaire d’État. Sa médiatisation par l’Abbé Pierre aidant, l’idée du droit à un logement décent pour tous émerge de la misère urbaine des années 50. Avec la construction des grands ensembles, les anciens objectifs des réformateurs sociaux deviennent une politique publique nationale : sortir les classes populaires des taudis, faire bénéficier l’ensemble des salariés des bienfaits de l’hygiène et de la modernité, contrôler l’usage prévisionnel du sol urbain, donner à tous les enfants air, lumière et soleil. Après les tâtonnements du Plan Courant (1953), la maîtrise technique et financière de la production de masse est acquise au début de la Cinquième République (décret du 31 décembre 1958 sur les Zup). De 1946 à 1975, le parc immobilier français passe de 12,7 millions de logements à 21 millions. Pour ces 8,3 millions de logements neufs – dont 8 millions entre 1953 et 1975 –, l’engagement de l’État a été important puisque près de 80 % des logements construits durant cette période le sont grâce à une aide publique. Le nombre de logements sociaux passe de moins de 500000 à près de 3 millions, dont un tiers sous forme de grands ensembles : environ 350 sur l’ensemble du territoire, dont 43 % en région parisienne, où la demande est la plus forte. Sans débat public sur la forme urbaine, le consensus pour une production massive de logements s’établit autour de quelques représentations partagées : la ville ancienne et dense n’est plus réformable – les îlots insalubres, délimités à la fin du XIXe siècle ne sont toujours pas éradiqués ; l’hygiénisme exige de séparer l’habitat des usines ; la hantise du taudis fait accepter l’édification de logements seuls, sans équipements, où les classes populaires accèdent pour la première fois à du neuf. Les banlieues françaises se couvrent de cités nouvelles, édifiées rapidement, d’au moins 1000 logements, voire de plus de 10000 aux Minguettes (Vénissieux) ou à Sarcelles. L’industrialisation du bâtiment, l’avance de l’industrie française du béton armé, l’imposition de normes et de plans types pour les appartements conduisent à privilégier des formes simples, des barres et des tours sur des grandes parcelles de terrain. Cités dortoirs, elles sont en général construites sur des terrains agricoles ou maraîchers, en périphérie, faute de réserves foncières ; la rapidité de leur édification et la complexité des modes de financement expliquent l’absence d’équipements collectifs, à l’exception des écoles primaires ; ceux-ci suivent tardivement, ainsi que les moyens de transports en commun, ce dont se plaignent les banlieusards. Les populations logées varient évidemment suivant les cités : ce sont des familles françaises chargées d’enfants du baby-boom, souvent migrants provinciaux ; les populations de rapatriés de la décolonisation de l’Empire français les rejoignent ; pas de personnes âgées, ni d’adolescents au début du peuplement. Ces familles de salariés sont sélectionnées par les gestionnaires des cités de logement social, et non par le libre jeu du marché immobilier : autour d’une majorité d’employés et d’ouvriers, on trouve des cadres moyens et supérieurs en nombre variable suivant la politique du gestionnaire. Le logement des étrangers est conçu alors sur le mode de la différenciation : soit ils se logent par eux-mêmes dans le parc ancien, soit la puissance publique contribue à leur fournir des logements à part, aux normes de confort inférieures. Mais les plus pauvres, les familles très nombreuses, les populations étrangères et immigrées sont logés ailleurs : taudis des villes anciennes, bidonvilles, foyers pour célibataires immigrés, hôtels meublés, cités de transit ou d’urgence. Ces logements spécifiques, avec parfois un fort encadrement de travailleuses sociales, sont explicitement destinés aux « inadaptés sociaux », qu’il faut éduquer avant de les loger dans les cités nouvelles construites pour les salariés français, suivant des méthodes expérimentées dans l’entre-deux-guerres dans les cités-jardins. Le logement des étrangers est conçu alors sur le mode de la différenciation : soit ils se logent par eux-mêmes dans le parc ancien, soit la puissance publique contribue à leur fournir des logements à part, aux normes de confort inférieures. Mutations et crises, de Giscard à Mitterrand Dans la décennie 1970-1980, une série de décisions conjoncturelles et sectorielles ouvre, à terme, une ère de crise pour les banlieues populaires. La critique des grands ensembles, chronique depuis les années 60 avec l’émergence du thème de la « sarcellite » ou maladie des grands ensembles, qui générerait ennui, suicide, délinquance et toucherait en particulier les femmes et les jeunes, s’amplifie après mai 1968. Les responsables politiques s’interrogent sur le type de société urbaine qui s’édifie dans les périphéries : comment donner une âme à ces nouveaux ensembles et recréer une communauté entre des habitants venus de partout ? La dégradation de bâtiments conçus comme provisoires s’ajoute aux critiques. Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, arrête la construction des grands ensembles par la circulaire du 21 mars 1973, qui interdit les opérations les plus massives et tente de mieux insérer les nouvelles constructions dans les villes existantes. À partir de 1965-1970, les investissements publics privilégiaient d’ailleurs les villes nouvelles, imaginées par Paul Delouvrier comme l’antithèse des grands ensembles. L’État réoriente sa politique et ses crédits vers l’aide aux ménages qui veulent accéder à la propriété individuelle de leur pavillon : les banques rentrent sur le marché immobilier et la promotion publique s’effondre à partir de 1976. La loi Barre (1977) privilégie l’aide sélective aux ménages au détriment de l’aide à la pierre, afin de rendre le marché plus fluide et de résoudre la crise naissante des grands ensembles, dont témoigne l’invention des procédures Habitat et Vie Sociale (1973-1977) qui financent les premières réhabilitations. La conséquence est que les classes moyennes quittent les logements sociaux pour les pavillons en accession à la propriété des communes alentour, comme les Minguettes à Vénissieux, abandonnées pour les pavillons de Corbas, Solaize ou Saint-Laurent-de-Mure. Sous l’effet des chocs pétroliers et de l’entrée dans la crise économique, le gouvernement met en œuvre une nouvelle politique d’immigration : fermeture des frontières, aide au retour pour les étrangers jugés responsables de la crise, maintien en l’état du nombre d’étrangers et autorisation du regroupement familial. Cette politique, lancée par Lionel Stoleru, aboutit au décret du 29 avril 1976 relatif aux conditions d’entrée et de séjour des membres des familles des étrangers autorisés à résider en France. L’intégration des familles passe par des conditions de logement semblables à celles des travailleurs français. Les mouvements de mobilité résidentielle, comme les règles d’attribution des logements HLM, qui jusqu’alors ignoraient les travailleurs étrangers, allaient faciliter leur installation 3. Il en résulte d’importantes modifications du paysage des banlieues populaires : les 255 bidonvilles de métropole, dont 120 en région parisienne, qui logeaient 50000 immigrés, sont résorbés et leur population relogée dans des grands ensembles sociaux ; le logement social s’ouvre de façon très volontariste aux familles étrangères, qu’on espère ainsi conduire aux normes de vie urbaine de la société française. Les employeurs payent, à partir de 1975, une taxe sur les salaires de leurs travailleurs étrangers pour construire de nouveaux logements, mais les fonds seront surtout utilisés pour rentabiliser ou construire de nouveaux foyers et très peu pour accroître l’offre locative sociale. C’est par le jeu des départs que se fera l’entrée des familles d’ouvriers issues de l’immigration dans le parc social. Les organismes qui gèrent les cités d’habitat social accueillent ces nouveaux locataires, d’autant que la loi Barre rend solvables les familles les plus modestes. L’idée est de répartir les familles immigrées au milieu des ménages français, suivant des quotas d’environ 15 %. Mais le souci d’intégrer les immigrés dans le logement social conduit à des logiques territoriales de regroupement communautaire qui n’ont été ni pensées, ni anticipées : les familles maghrébines deviennent majoritaires aux Minguettes au cours des années 1970. En Seine-Saint-Denis, la population scolaire étrangère passe de 17 % à 30 % entre 1975 et 1983. En 1992, 74 % des ménages maghrébins sont locataires d’une HLM. Les premières violences imputables aux jeunes sont minimisées et incomprises. Après les élections municipales de 1977, le communisme municipal se délite et la banlieue rouge disparaît, sur fond de crise généralisée des encadrements partisans. En Seine-Saint-Denis en 2001, on compte encore quinze municipalités rouges sur quarante, dont douze ont un maire communiste depuis 1945 4. Le déclin du magistère communiste s’explique certes par l’effondrement du bloc socialiste, mais aussi par l’incompréhension des phénomènes qui s’accélèrent à partir des années de crise. Les municipalités ouvrières refusent la désindustrialisation et la mixité sociale, évitent de construire de l’accession à la propriété et s’opposent aux premières procédures de la politique de la ville. Ces conceptions strictement défensives, fondées sur une vision des territoires communaux comme bastions, n’évoluent qu’à partir des années 90. Les premières violences imputables aux jeunes sont minimisées et incomprises. À La Courneuve, en 1971, un jeune est tué au café Le Nerval ; dans la même cité, en juillet 1983, un enfant algérien de dix ans est tué d’un coup de fusil par un habitant, et le quartier s’embrase ; en banlieue lyonnaise, premiers incidents en 1971, à Vaulx-en-Velin, dans une cité construite pour accueillir des harkis ; 1975, premières mises à sac de locaux scolaires ; en 1978, premiers « rodéos », généralisés aux Minguettes en 1981, où la presse nationale rend compte du phénomène pour la première fois, avec des reportages télévisés qui montrent les voitures qui brûlent au pied des tours, laissant « hébétés » habitants et élus. La gauche, arrivée au pouvoir en 1981, institutionnalise la politique de la ville, en gestation dans la décennie précédente. Décentralisation, interministérialité, zonage des quartiers en difficulté sont les principes, alors nouveaux, de cette politique, que l’alternance maintient. En 2000, en Seine-Saint-Denis, 24 communes sont classées en politique de la ville dans le cadre du contrat de Plan État région. En 1996-1997, l’Union européenne choisit Aulnay-sous-Bois et Clichy-sous-Bois comme éligibles aux fonds structurels européens. Dans les quartiers, les professionnels de la politique de la ville remplacent les militants politiques, et l’État décentralisé se substitue à l’encadrement partisan ; en Seine-Saint-Denis, les effectifs des services de l’État restent stables, passant de 45000 en 1982 à 44836 en 1999. Ainsi, replacée en moyenne durée, la crise des banlieues populaires s’explique par la désindustrialisation et la disparition des sociétés ouvrières à base partisane – ce qui ne signifie pas que les ouvriers aient disparu des banlieues –, la mutation non maîtrisée des fonctions du logement social et la crise du communisme municipal, sur fond de chômage structurel. L’amnésie qui affecte cette histoire récente, comme les décisions de politiques publiques prises alors, ne peut qu’ajouter au déficit de sens et favoriser les analyses incomplètes. le temps des barres et des tours..Certes, ces quartiers de grands ensembles, de barres et de tours, emblématiques de l'urbanisation fonctionnaliste des décennies 1950, 1960 et 1970, de FRANCE ...Le tourisme a toujours fonctionné par extension : les lisières d’hier sont aujourd’hui des hauts lieux touristiques, que l’on pense par exemple au bord de la mer, longtemps déprécié. Sur le terrain contemporain de la ville, ce sont les quartiers populaires péricentraux qui sont à présent saisis par un engouement et une économie touristiques ; plus inédite encore, la découverte par les touristes des quartiers populaires nettement périphériques. C’est le cas à Marseille, dont les quartiers nord, espaces emblématiques de la « crise des banlieues », sont désormais l’objet d’un « front » touristique et patrimonial, animé par une coopérative d’habitants particulièrement active. Cette problématique de l’émergence d’un nouveau lieu d’intérêt touristique se fait particulièrement saillante en ce qui concerne des quartiers d’habitat social en hauteur, nombreux dans ces quartiers nord. Les grands ensembles, en effet, symboles de l’urbanisme moderne honnis des décennies 1950, 1960 et 1970, mobilisent eux aussi de nouvelles pratiques. Tantôt touristiques, tantôt artistiques, elles se combinent parfois : l’article présente ces pratiques « récréa(r)tistes » d’un nouveau genre. Plus largement, il s’agit de rendre compte et d’analyser le statut, la fonction et les enjeux de pratiques réputées à l’ombre du tourisme urbain institué. Les mutations touristiques contemporaines font valoir une mobilisation de nouveaux espaces (les quartiers populaires) et de nouvelles pratiques (participatives). À cet égard, le quartier de Belleville à Paris est un laboratoire exemplaire (Chapuis, 2009). Ces nouvelles modalités touristiques traduisent une évolution culturelle conjointe à certaines dynamiques propres de l’offre touristique. Si ces espaces d’habitat populaire ont longtemps fait partie du négatif urbain mis en tourisme (qu’aller faire dans ces quartiers ?), ils sont aujourd’hui l’objet de « fronts » touristiques, qui en manifestent l’annexion spatiale et sociale aux offres urbaines traditionnelles, voire patrimonialement labellisées. Cette ligne de front se déplace, à présent, des quartiers populaires péricentraux aux quartiers nettement périphériques de banlieue. Certes, ces quartiers de grands ensembles, de barres et de tours, emblématiques de l’urbanisation fonctionnaliste des décennies 1950, 1960 et 1970, souffrent depuis longtemps d’une situation critique (pauvreté économique et sociale, relégation territoriale) et de représentations elles-mêmes péjorées et péjoratives. Or, dans certains de ces mêmes espaces se développent aujourd’hui des pratiques de découverte, de visite et de valorisation s’inscrivant dans un processus de connaissance et donc de reconnaissance de leurs identités architecturale, sociale et culturelle (Vayssière, 2002 ; Pouvreau, 2011 ; Veschambre, 2013).Cette trajectoire fait émerger et mobilise de nouvelles pratiques, tantôt touristiques, tantôt artistiques, qui se combinent parfois : nous présenterons ici ces pratiques « récréa(r)tistes » d’un nouveau genre. Toutefois, mise en scène et parcours ont de quoi surprendre, tant le décalage est effectivement grand entre un imaginaire touristique dominant – sites plaisants et accueillants (Amirou, 1995) – et ces espaces, objets d’une imagerie urbano-pathogène (Avenel, 2004). Dans l’imaginaire collectif, ces quartiers sont, au mieux, sans intérêt, au pire, synonymes de menaces. Tout concourt à associer ces territoires à une banlieue hors des sentiers de l’intéressant. Nous explorons ici les acteurs concernés (visiteurs, « guides », hébergeurs, artistes) et les mises en œuvre dans les quartiers nord de Marseille, qui élaborent et proposent ces offres d’un nouveau genre pour rendre compte et analyser le statut, la fonction et les enjeux de ces pratiques. Ces dernières, en procédant à des mélanges de genres (lieux touristiques estampillés par opposition à marges de découvertes, hébergement en cité opposé à bastides provençales, tourisme ou projet politique) ne manquent évidemment pas d’interroger les catégories d’approche et d’analyse longtemps usuelles de l’objet « tourisme ».La carte touristique de la ville de Marseillemontre combien l’offre touristique marseillaise des acteurs territoriaux promeut essentiellement les lieux, les sites et les déambulations dans les centres de la cité. Le pluriel ici s’impose dans la mesure où à la ville et ses hauts lieux traditionnels (Roncayolo, 1990) (Vieux-Port, Notre-Dame de la Garde, cité radieuse de Le Corbusier, palais Longchamp) se sont récemment ajoutés les quartiers réhabilités et gentrifiés (le Panier, les docks de La Joliette). Ce faisant, la carte de la ville distribuée par l’Office de tourisme ignore un pan entier de son territoire et des ressources qu’il abrite. Sauf un encart pour l’Estaque (non reproduit ici), les quartiers nord de Marseille n’ont pas droit à la représentation officielle et promotionnelle, soit une exclusion de près de 8000 hectares et d’environ 250 000 habitants. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le secteur du bâtiment connait un bouleversement sans précédent. Les besoins en termes de reconstruction sont tellement immenses qu’il faut penser une nouvelle façon de construire. C’est là qu’entre en scène Raymond Camus qui invente un système de préfabrication à échelle industrielle. Avec ses panneaux en béton préfabriqué,Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent, en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Jacqueline a 50 ans et vit à la cité des Courtillières à Pantin. Elle se souvient lorsque, enfant, elle quitta avec ses parents le « une pièce parisien » sans commodités pour un appartement spacieux et moderne dans cette cité. La cité des Courtillières est alors une cité pilote, censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait à la Libération cruellement de logements.Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous. Sydney, voisin de Jacqueline, se remémore lui, les bus remplis d’architectes venus d’Union soviétique pour visiter sa cité…La marque de fabrique du collectivisme Le logement préfabriqué victime de son succès en France est exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Pour Julie, à Prague, ou Susanna à Berlin Est, l’arrivée du préfabriqué dans leur vie revêt une toute autre signification. Utopies sociales, idéologies politiques et avant-garde architecturale commencent à se mélanger. Le rêve du bonheur tourne vite au cauchemar…En République tchèque, l’antique ville de Most est détruite pour des raisons économiques pour être reconstruite grâce au panneau de béton. Au travers d’archives inédites et de témoignages des habitants, l’histoire incroyable de panneau en béton se raconte pour la première fois de Paris à Moscou, de 1950 à nos jours.@ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France C’est là qu’entre en scène Raymond Camus qui invente un système de préfabrication à échelle industrielle. Avec ses panneaux en béton préfabriqué, il va inonder la France entière, permettant ainsi de créer des villes nouvelles et notamment, les innombrables cités dortoirs qui pullulent en périphérie des grandes villes. Un succès grandissant qui rencontrera une renommée à l’internationale, puisque le procédé sera repris en Europe de l’Est. Les villes socialistes qui se ressemblent toutes les unes aux autres, de la France en passant par la République Tchèque jusqu’en Allemagne. Lorenz Findeisen nous invite à un voyage architectural à travers ces trois pays où grâce aux images d’archives et aux témoignages des habitants, on redécouvre ce qu’était l’utopie du collectivisme et l’émergence du béton préfabriqué. Révolutionnaire pour l’époque, plébiscités par certains, décriés par d’autres, aujourd’hui ces cités s’apparentent plus à des verrues qu’autre chose. Ces grands ensembles d’immeubles souvent mal pensé, sont très souvent excentrés des centres-villes et donc des commerces. Ce documentaire retrace la vie d’une cité pilote, La Cité des Courtillières à Pantin. Cette cité était censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait, à la Libération cruellement de logements. Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous.France 3 Paris Île-de-France avait mis en place, à l’occasion des 60 ans de la création des « grands ensembles » et des villes nouvelles, une programmation exceptionnelle de documentaires inédits de 52 minutes autour de la thématique «Octobre des Cités, le mois des grands ensembles » Composition et production de la musique originale du film de Lorenz Findeisen « Concrete Stories » (52/120 mn). Documentaire primé « étoiles de la SCAM », diffusion France Television et festivals internationaux. (Co production franco-germano-tchèque) Béton et musique synthétique Au cours de l’été 2015 le réalisateur Lorenz Findeisen commande à Etienne de la Sayette une musique originale pour son film Le bonheur est dans le béton (diffusé sur France 3 et dans divers festivals de film documentaire internationaux). Le réalisateur, qui connaissait bien le travail d’Etienne de la Sayette, principalement basé sur des instruments acoustiques, le prend à contrepied en lui demandant une musique synthétique minimaliste “à la Kraftwerk”, pour accompagner les vues de paysage bétonnés des années 70, s’étendant à l’infini depuis les abords des villes. Le jour même où Etienne de la Sayette accepte la proposition, il tombe par hasard sur un Roland SH 2000 poussiéreux dans un marché aux puces de Seoul. Il y voit un signe du destin et effectue des razzia dans les vides greniers et magasins d’occasions de Seoul afin de se procurer en quelques jours un tas de vieux synthés analogiques, boites à rythme et pédales d’effets… Pas de séquenceur, pas de programmation, rien de numérique, tout l’intérêt est de se salir les mains et de jouer ces machines comme de n’importe quel autre instrument acoustique. Au final, pas moins de 30mn de musique ont été produites sur mesure, une musique qui joue le rôle de narrateur dans un film dépourvu de voix off.

Production les Films du Tambour de Soie www.dailymotion.com/video/x413amo

www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke

archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ...

museedelacartepostale.fr/blog/ -'être agent de gestion locative pour une office H.L.M. en 1958' , les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée- les films du MRU içi www.dailymotion.com/video/xgj74q présente les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive Le Logement Collectif* 50,60,70's, dans tous ses états..Histoire & Mémoire d'H.L.M. de Copropriété Renouvellement Urbain-Réha-NPNRU., twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.

Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au f

Metro Extension in Stockholm – (Stockholm, Sweden)

Image courtesy of FUT-Sweco/TYPSA

 

As part of this SEK 25.7 billion project to extend the Stockholm Metro, JV Sweco/Typsa is tasked with producing the technical designs, railway plans, and eventually construction of the extension to Nacka and Söderort. Managed using a complete lifecycle BIM process, the design encompasses 11 kilometers of track, tunnels, and seven new stations.

 

Using Bentley applications, the Sweco team built templates to ensure that designers could work within an integrated workflow regardless of their locations or disciplines. ProjectWise provided a common data environment for the team to collaborate efficiently and to help streamline the approvals process. The team used ContextCapture to visualize new designs within the context of a recently produced interactive 3D city model of Stockholm.

 

La Simca 1100, qui est la première automobile à traction avant de la marque Simca, fut fabriquée à plus de deux millions d'exemplaires entre 1967 et 1981 à Poissy. La Simca 1100 est la voiture la plus vendue en France en 19721 ; précédemment, la plus vendue était la Peugeot 204 et ensuite ce sera la Renault 12.

Le Z1 fut produit de juillet 1988 à juin 1991. Descendante directe de la BMW 507, la Z1 augure une série de prestigieux roadsters "Z", signifiant "Zukunft" qui veut dire "futur" en allemand.

 

Il sera construit à 8 012 exemplaires jusqu'en 1991 dont près de la moitié seront produits dans la seule année 1990. Le roadster Z1 fut la première « grande » série Z de BMW. Persuadée de l'existence de ce marché de niche, la réponse de BMW arrivera en 1995, avec le Z3 bien moins spectaculaire et innovant, qui sera vendu beaucoup moins cher et en très grand nombre. La version Alpina, (appelée « RLE » pour Roadster Limited Edition) qui proposait 200 ch, et qui a été produite à 66 exemplaires, est la plus exclusive ; les prix des rares modèles à vendre en occasion sont prohibitifs.

Il fut édifié entre 1527 et 1537 par Jean le Breton, seigneur de Villandry.

Il a été inscrit le 5 octobre 1928 puis classé monument historique par arrêté du 10 juillet 1959.

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Cette résidence fut construite en 1897 par John Auld fils, sur le site de l'ancienne résidence familiale détruite par le feu au cours de la même année.

 

Elle fut agrandie en 1921 puis utilisée en tant que consulat américain de 1954 à 1977.

 

Un incendie endommagea lourdement les lieux le 21 mai 2009.

 

© Tous droits réservés : Guillaume St-Jean .

Pierre Gole peut être considéré comme l’inventeur de la marqueterie métallique, que l’on retrouve sur les panneaux du meuble. Il a fallu attendre une étude menée en 1985 par Jean-Nérée Ronfort, spécialiste de l’ébénisterie française, pour que l’on s’aperçoive que l’on avait affaire à un meuble français d’origine royale. Le piètement sur lequel il repose est travaillé à la façon à la façon de cariatides, qui ne sont pas seulement des figures indépendantes mais les protagonistes d’une histoire mythologique, celle d’Hercule et d’Omphale. Ce cabinet a été acheté par Edouard André en Italie et c’est tout naturellement qu’il fut attribué aux ébénistes de la péninsule. L’existence d’une inscription, une estampille portant le nom d’un Italien, a confirmé cette attribution. Il a fallu attendre près d’un siècle pour que l’histoire et l’auteur de ce meuble soient découverts lors du dépouillement des archives du Mobilier Royal. On lui reconnaît alors son origine royale ! Quant à son auteur, il s’agit de Pierre Gole, inventeur de la marqueterie métallique qui se développe sur les panneaux du meuble.

 

Pierre Gole can be considered the inventor of metal marquetry, which can be found on the panels of the piece of furniture. It was not until a study conducted in 1985 by Jean-Nérée Ronfort, a specialist in French cabinetmaking, that it was realized that this was a French piece of furniture of royal origin. The base on which it rests is worked in the style of caryatids, which are not only independent figures but also the protagonists of a mythological story, that of Hercules and Omphale. This cabinet was purchased by Edouard André in Italy and it was quite naturally that it was attributed to the cabinetmakers of the peninsula. The existence of an inscription, a stamp bearing the name of an Italian, confirmed this attribution. It was not until almost a century that the history and author of this piece of furniture were discovered during the examination of the archives of the Mobilier Royal. We then recognize its royal origin! As for its author, it is Pierre Gole, inventor of metal marquetry which is developed on the panels of furniture.

Aeroscopia est un musée aéronautique français implanté à Blagnac (Haute-Garonne), près du site AéroConstellation, et accueille notamment deux exemplaires du Concorde, dont l'ouverture a eu lieu le 14 janvier 2015

 

Le tarmac Sud du musée n'est capable d'accueillir que trois gros appareils. L'installation des appareils fut définitivement terminée après que le premier prototype de l'A400M-180 y fut arrivé le 16 juillet 2015, en dépit de la possibilité de 360 000 euros de TVA.

 

Concorde, F-BVFC, MSN209 aux couleurs d'Air France

Caravelle 12, F-BTOE, MSN280 aux couleurs d'Air Inter, dernier exemplaire construit

A400M-180, F-WWMT, MSN001 stationné depuis le 16 juillet 2015

 

La réalisation en 2019 du nouveau tarmac au Nord du musée permet l'accueil d'appareils supplémentaires issus des entreprises locales Airbus et ATR. Le transfert des avions entre le site Airbus "Lagardère" et le musée a lieu sur une semaine, à raison d'un appareil par jour :

 

ATR 72-600, F-WWEY, MSN098 aux couleurs d'ATR, transféré sur site le 26 août 2019, premier exemplaire du 72 dans sa version 600

Airbus A340-600, F-WWCA, MSN360 aux couleurs d'Airbus, transféré sur site le 27 août 2019, premier exemplaire de l'A340 dans sa version 600

Airbus A320-111, F-WWAI, MSN001 aux anciennes couleurs d'Airbus, transféré sur site le 28 août 2019, premier exemplaire de l'A320 : inauguration le 14 février 1987 en présence de Lady Diana et du Prince Charles, premier vol le 22 février 1987

Airbus A380-800, F-WXXL, MSN002 aux couleurs d'Airbus, transféré sur site le 29 août 2019, second exemplaire de l'A380. Les deux ponts de cet appareil sont visitables, ainsi que le cockpit.

ATR 42-300, F-WEGC, MSN003 aux anciennes couleurs d'ATR, transféré sur site le 30 août 2019, troisième exemplaire du 42. Cet exemplaire est décoré aux couleurs du MSN001 et porte l'immatriculation F-WEGA

 

Concorde, F-WTSB, MSN201 (ANAE), il s'agit d'un appareil de présérie qui a servi entre autres à transporter plusieurs présidents de la République française.

Airbus A300B4-203, F-WUAB, MSN238 (Airbus Heritage), décoré aux couleurs du prototype, au lieu de MSN001 démantelé. L'intérieur est visitable. Dans la première section des vitrages transparents permettent de voir la structure et les systèmes de l'avion, tandis que dans les sections suivantes sont représentés des aménagements de première classe et VIP.

Super Guppy de l'association Ailes Anciennes Toulouse, l'appareil qui servait au transport des tronçons d'Airbus est exposé porte ouverte, et une passerelle permet l'accès à la soute où un film est projeté. L'ouverture n'a pas été une mince affaire, l'appareil n'ayant pas été ouvert pendant 15 ans. L'aide des anciens mécaniciens de l'avion a été primordiale pour permettre une ouverture en toute sécurité.

 

Corvette (Airbus)

Falcon 10 no 02, prototype ayant servi aux essais du turboréacteur Larzac (Ailes Anciennes Toulouse)

Fouga Magister (AAT)

Gazelle prototype (AAT)

Mirage III C (AAT)

Nord 1100 (AAT)

Lockheed F-104G (AAT)

MiG-15 (AAT)

MS.760 Paris (AAT)

Vought F-8E(FN) Crusader et son réacteur (AAT)

Alouette II Marine (AAT)

Cessna Skymaster (AAT)

Fairchild Metro, ancien avion de Météo-France (AAT)

HM-293, de Rodolphe Grunberg

Chagnes MicroStar, avion de construction amateur, version biréacteur de Rutan VariViggen (AAT)

Saab J35OE Draken (AAT)

 

Aeroscopia is a French aeronautical museum located in Blagnac (Haute-Garonne), near the AéroConstellation site, and notably hosts two copies of the Concorde, which opened on January 14, 2015

 

The south tarmac of the museum can only accommodate three large aircraft. The installation of the devices was definitively finished after the first prototype of the A400M-180 arrived there on July 16, 2015, despite the possibility of 360,000 euros in VAT.

 

Concorde, F-BVFC, MSN209 in Air France colors

Caravelle 12, F-BTOE, MSN280 in Air Inter colors, last model built

A400M-180, F-WWMT, MSN001 parked since July 16, 2015

 

The construction in 2019 of the new tarmac north of the museum will accommodate additional aircraft from local Airbus and ATR companies. The transfer of planes between the Airbus "Lagardère" site and the museum takes place over a week, at the rate of one aircraft per day:

 

ATR 72-600, F-WWEY, MSN098 in ATR colors, transferred to site on August 26, 2019, first copy of the 72 in its 600 version

Airbus A340-600, F-WWCA, MSN360 in Airbus colors, transferred to site on August 27, 2019, first copy of the A340 in its 600 version

Airbus A320-111, F-WWAI, MSN001 in the old Airbus colors, transferred to site on August 28, 2019, first copy of the A320: inauguration on February 14, 1987 in the presence of Lady Diana and Prince Charles, first flight on February 22, 1987

Airbus A380-800, F-WXXL, MSN002 in Airbus colors, transferred to site on August 29, 2019, second copy of the A380. The two decks of this aircraft can be visited, as well as the cockpit.

ATR 42-300, F-WEGC, MSN003 in the old ATR colors, transferred to the site on August 30, 2019, third specimen of the 42. This specimen is decorated in the colors of the MSN001 and bears the registration F-WEGA

 

Concorde, F-WTSB, MSN201 (ANAE), this is a pre-production aircraft which was used, among other things, to transport several presidents of the French Republic.

Airbus A300B4-203, F-WUAB, MSN238 (Airbus Heritage), decorated in the colors of the prototype, instead of dismantled MSN001. The interior can be visited. In the first section transparent glazing allows to see the structure and systems of the aircraft, while in the following sections are shown first class and VIP fittings.

Super Guppy from the Ailes Anciennes Toulouse association, the aircraft which was used to transport the Airbus sections is on display with the door open, and a gangway allows access to the hold where a film is shown. Opening was no small feat, as the device has not been opened for 15 years. The help of the former mechanics of the aircraft was essential to allow a safe opening.

 

Corvette (Airbus)

Falcon 10 no 02, prototype used for testing the Larzac turbojet engine (Ailes Anciennes Toulouse)

Fouga Magister (AAT)

Prototype Gazelle (AAT)

Mirage III C (AAT)

North 1100 (AAT)

Lockheed F-104G (AAT)

MiG-15 (AAT)

MS.760 Paris (AAT)

Vought F-8E (FN) Crusader and its engine (AAT)

Alouette II Marine (AAT)

Cessna Skymaster (AAT)

Fairchild Metro, former Météo-France (AAT) aircraft

HM-293, by Rodolphe Grunberg

Chagnes MicroStar, amateur-built aircraft, twin-jet version of Rutan VariViggen (AAT)

Saab J35OE Draken (AAT)

twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain.Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke

archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ...

museedelacartepostale.fr/blog/ -'être agent de gestion locative pour une office H.L.M. en 1958' , les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée- les films du MRU içi www.dailymotion.com/video/xgj74q présente les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive

le Logement Collectif* 50,60,70's, dans tous ses états..Histoire & Mémoire d'H.L.M. de Copropriété Renouvellement Urbain-Réha-NPNRU., twitter.com/Memoire2cite tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

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Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.

Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye

www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

Le Joli Mai (Restauré) - Les grands ensembles BOBIGNY l Abreuvoir www.youtube.com/watch?v=eUY9XzjvWHE … et la www.youtube.com/watch?v=hK26k72xIkU … www.youtube.com/watch?v=xCKF0HEsWWo …

Genève Le Grand Saconnex & la Bulle Pirate - architecte Marçel Lachat -

Un film de Julien Donada içi www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=4E723uQcpnU … … .Genève en 1970. pic.twitter.com/1dbtkAooLM è St-Etienne - La muraille de Chine, en 1973 ce grand immeuble du quartier de Montchovet, existait encore photos la Tribune/Progres.

www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48 …, - la tour 80 HLM située au 1 rue Proudhon à Valentigney dans le quartier des Buis Cette tour emblématique du quartier avec ces 15 étages a été abattu par FERRARI DEMOLITION (68). VALENTIGNEY (25700) 1961 - Ville nouvelle-les Buis 3,11 mn www.youtube.com/watch?v=C_GvwSpQUMY … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline Montreynaud la ZUP de Raymond Martin l'architecte & Alexandre Chemetoff pour les paysages de St-Saens.. la vidéo içi * Réalisation : Dominique Bauguil www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo … … - www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije l'industrie du bâtiment.

la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty

la construction des Autoroutes en France - Les liaisons moins dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije Cardem les 60 ans de l'entreprise de démolition française tres prisée des bailleurs pour les 80, 90's (1956 - 2019) toute l'Histoire de l'entreprise içi www.youtube.com/watch?v=Yyf1XGvTZYs - 69 LYON & la Cardem pour la démolition de la barre 230 Quartier la Duchère le 2 juillet 2015, youtu.be/BSwidwLw0NA pic.twitter.com/5XgR8LY7At -34 Béziers - C'était Capendeguy le 27 janv 2008 En quelques secondes, 450 kg d'explosifs ont soufflé la barre HLM de 492 lgts, de 480 m, qui laissera derrière elle 65.000 tonnes de gravas. www.youtube.com/watch?v=rydT54QYX50 … … Les usines Peugeot - Sochaux Montbéliard. 100 ans d'histoire en video www.youtube.com/watch?v=X4w3CxXVAyY … - 42 LOIRE SAINT-ETIENNE MONTREYNAUD LA ZUP Souvenirs avec Mascovich & son clip "la tour de Montreynaud" www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE …

- Villeneuve-la-Garenne, La Caravelle est à mettre au crédit de Jean Dubuisson, l’un des architectes les plus en vue des années 1960, www.dailymotion.com/video/x1re3h5 via @Dailymotion - AMIENS les HLM C'était le 29 juillet 2010, à 11h02. En quelques secondes, cette tour d'habitation s'est effondrée, détruite par implosion. Construite en 1961, la tour avait été vidée de ses habitants quelques années auparavant. www.youtube.com/watch?v=ajz2xk5KBNo … … - Les habitants de Montreynaud parlent de leur quartier et de cette destruction entre nostalgie et soulagement içi en video www.dailymotion.com/video/xmiwfk - Les bâtiments de la région parisienne - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/CAF96034508/les-batiments-de-la-region-p... … via @Inafr_officiel - Daprinski - George Michael (Plaisir de France remix) www.youtube.com/watch?v=sJeH-nzlj3I

Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes

Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt

www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...

Official Trailer - the Pruitt-Igoe Myth: an Urban History

www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc 1956 en FRANCE - "Un jour on te demanda de servir de guide, à un architecte en voyage d etudes, ensemble vous parcourez la Françe visitant cité jardins, gratte ciel & pavillons d'HLM..." @ les archives filmées du MRU www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Villages de la Françe cité du Soleil

Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..

passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document Gwenaëlle Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... …

Au deffus de la Ville eft un fort Château de grande étendue , au milieu duquel fe voit une Tour de prodigieufe groffeur , accompagnée de deux autres , entre lefquelles cit: aflis le Portail du Château. De la Châtelenie de Levroux dépendent les Parroifes de S.Phalier , Rouvre les bois , Sainte Colombe, Baudre & plufieurs Fiefs. Il y a dans la Ville un Hôpital & une Maladerie.

 

Le Château de Levroux fut afliegé & pris par le Roy Philippe Augufte, l'an 1188. pendant les Guerres de France & d'Angleterre. Durant le Siège il arriva une chofe affez remarquable, & que les Hitoriens du temps n’ont pas oubliée. ll y avoit un torrent devant le Château , où il y avoit ordinairement grande abondance d'eau, qui pour lors étoit à fec à caufe des excessives chaleurs , de maniere que l'Armée étoit grandement incommodée , faute d'eau , pour faire boire les Soldats , & pour abreuver les chevaux ; alors contre l'attente de tout le monde , il furvint une telle abondance d'eau , que les chevaux en avoient jufques aux fangles , & par ce moyen les Afliegeans eurent de: quoy appaifer leur foif & abreuver leurs chevaux, ce qui fut reputé pour miracle, Le Roy s’étant rendu Maître de la Place , en fit don à fon Coufin fils du Comte Thibaud de Champagne.

 

(Histoire de Berry- Gaspard Thaumas de la Thaumassière - 1689)

La Caravelle III numero 141 fut construite en 1963 et entre en service chez Air France en Mai de cette année.

Le General De Gaulle effectuera de nombreux voyages a son bord.

Achetee par l'Etat en Juillet 63,elle sera exploitee par le GLAM des Septembre .

Durant ses 17 annees de service,elle sera maintenue par Air France.

Le 28 Mars 1980,elle rejoit le musee de l'Air et de l'espace et attend depuis lors une restauration .

les Trente Glorieuses de Toulouse transfigurée ou défigurée? Curieux mélange entre passé empreint de ruralité et modernisme d'une nouvelle vie citadine, Toulouse a été bousculée durant les Trente Glorieuses. Elle en porte encore la marque. Cachez ce béton que Toulouse ne saurait voir ! Aujourd'hui, pour coller à l'image de Ville rose, les nouvelles constructions sont fréquemment parées de briquettes. Mais lors de son essor économique, de l'après-guerre aux années 70, la ville a aussi vu pousser des immeubles, des usines et des équipements qui rompaient avec la tradition. «Les Trente Glorieuses» imposaient l'image du progrès, ouvraient grandes des brèches pour la voiture (les allées Jean-Jaurès) et multipliaient les étages. «Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut», chante Nougaro en 1967, au plus fort des constructions. La halle octogonale au dôme d'ardoises du marché des Carmes ? Jetée à terre. Même chose pour la halle Victor-Hugo, qui laissera la place à un immeuble blanc hérissé de compartiments de béton. Cinquante ans plus tard, parés des vertus du vintage, on les regarderait avec admiration.

500 bâtiments en 30 ans !

En ouvrant une collection «au temps des Trente Glorieuses»*, les éditions toulousaines Loubatières classent le progrès au rayon de la nostalgie. Son rédacteur, l'historien Rémy Pech qui présida l'université du Mirail (construite au début des années 70) rappelle qu'entre 1946 et 1975, «Toulouse gagne près de 110 000 habitants ; la vie quotidienne change profondément, les grands magasins supplantent les boutiques de quartier, on se presse à la foire internationale...». Le quartier du Mirail sortira bientôt de terre. Symbole de la Toulouse moderne, il en est éloigné : les bus 12 et 148 le relient péniblement en attendant l'arrivée du métro, en 1990, alors que la crise s'est installée durablement. Chargé d'un inventaire de l'architecture du siècle dernier en Midi-Pyrénées, l'architecte Rémi Papillault a recensé 693 bâtiments construits à Toulouse, dont 500 pour les seules Trente Glorieuses.

«C'est une période très riche, où des agences remarquées marient le béton aux matériaux traditionnels de la région, la brique et les galets», note l'architecte, citant les immeubles de Gardia et Zavagno, boulevard des Récollets ou l'école de la rue de la chaussée, signée Pierre Debeaux. Cette dernière se fait discrète, dans la continuité urbaine. Nettement plus visibles sont la résidence de la Comtale aux terrasses étagées, près de la gare, le Belvédère aux Récollets ou les premières HLM bien pensées (par Armandary) à Empalot. Il y a aussi le magasin Perry, place Esquirol, qui alterne vitres et panneaux pleins en façade d'un temple de la lingerie.

Perry, en cours de fermeture, est entré dans le paysage, comme le Monoprix de De Noyers et Le Maresquier, mais l'immeuble Citroën boulevard d'Arcole (actuellement Decathlon) a toujours ses détracteurs. Il est pourtant «un des plus beaux de la période», estime l'architecte.

Toulouse défigurée ou transfigurée ? «Le même bâtiment peut faire les deux !» prévient Rémi Papillault. Les Trente Glorieuses ne le sont pas pour tout le monde. Les éditions Loubatières, qui lui consacrent tout un album ont orné la couverture de leur principale victime : le marché des Carmes, construit par Galinier en 1892.

*Toulouse au temps des Trente Glorieuses, textes de Rémy Pech, éd. Loubatières, 109 pages, 25 €

«Entre 1946 et 1975, Toulouse gagne 110 000 habitants, la vie change profondément» Nettement plus visibles sont la résidence de la Comtale aux terrasses étagées, près de la gare, le Belvédère aux Récollets ou les premières HLM bien pensées (par Armandary) à Empalot. Il y a aussi le magasin Perry, place Esquirol, qui alterne vitres et panneaux pleins en façade d'un temple de la lingerie.

Perry, en cours de fermeture, est entré dans le paysage, comme le Monoprix de De Noyers et Le Maresquier, mais l'immeuble Citroën boulevard d'Arcole (actuellement Decathlon) a toujours ses détracteurs. Il est pourtant «un des plus beaux de la période», estime l'architecte.

Toulouse défigurée ou transfigurée ? «Le même bâtiment peut faire les deux !» prévient Rémi Papillault. Les Trente Glorieuses ne le sont pas pour tout le monde. Les éditions Loubatières, qui lui consacrent tout un album ont orné la couverture de leur principale victime : le marché des Carmes, construit par Galinier en 1892.

*Toulouse au temps des Trente Glorieuses, textes de Rémy Pech, éd. Loubatières, 109 pages, 25 €

«Entre 1946 et 1975, Toulouse gagne 110 000 habitants, la vie change profondément» www.ladepeche.fr/.../2232355-trente-glorieuses... Batir la vie - 311 pages. Quelques planches en noir et blanc. 2 photos disponibles.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle

Bâtir la vie est un récit autobiographique, recueilli et mis en forme en 1977 par Michel Lefebvre. Candilis raconte son extraordinaire parcours, de Bakou à Athènes, Paris, Casablanca ou La Martinique, de sa participation aux CIAM, puis au Team 10 à ses dernières réflexions sur l'habitat contemporain, de la Résistance grecque à l'enseignement à l'Ecole des Beaux Arts. Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle. BATIR! www.franceculture.fr/.../batir-la-vie-un... Tel était le rêve de Georges Candilis. C'est devenu une passion. Une passion qui a fait de lui aujourd'hui un célèbre architecte. S'il a toujours tenté, à travers ses recherches et ses réalisations, de réconcilier la maison et la ville, c'est peut-être, en partie, parce que sa jeunesse fut une grande aventure, un long voyage, la quête permanente d'un havre où "se reposer" et où "voir se reposer" les autres.

Né à Bakou en 1913, il part à l'âge de 12 ans pour la Grèce et entre, après ses années de collège, à l'école Polytechnique d'Athènes, section architecture. Il n'abandonnera plus jamais cette discipline. Après la guerre contre les Italiens, la résistance contre les Allemands et les Anglais, une bourse du gouvernement français lui permet, en 1945, de gagner la ville de ses rêves : Paris. C'est là, en effet, que travaille l'un des plus grands architectes de l'époque : Le Corbusier. Intégré à son équipe, il participe de façon directe avec lui à la construction de la fameuse "Maison du Fada" à Marseille.

Déjà se dessinent dans son esprit les grands axes de ses recherches futures : faire des logements "riches" pour les pauvres, des lieux qui servent et respectent l'homme. Ce sont successivement des maisons pour Gitans, des réalisations à la Martinique pour l'habitat tropical, un grand ensemble à Toulouse - Le Mirail - où il tente de créer une ville sans ségrégation ; l'aménagement du Languedoc-Roussillon consacré aux loisirs populaires.

Aujourd'hui, Georges Candilis poursuit son rêve de toujours: mettre au service des plus déshérités- hier, ceux des bidonvilles, qu'il a pu voir en Amérique du Sud - aujourd'hui, ceux des populations sous-développées du Moyen-Orient, sont art de bâtir qui est en même temps un art de vivre. un architecte témoin de son temps - récit recueillli par Michel Lefebvre - Candilis Georges, Lefebvre Mic @ Un homme

D’origine grecque, né à Bakou (1913-1995), l’architecte français Georges Candilis a fait ses études à l’École polytechnique nationale d’Athènes avant de travailler, dès 1946, chez Le Corbusier, sur le projet d’unité d’habitation de Marseille, dont il dirigea le chantier avec l’architecte américain Shadrach Woods (1923-1973).

En 1951, Candilis et Woods vont diriger le bureau africain de l’Atbat (Ateliers des bâtisseurs), structure créée par Le Corbusier, Vladimir Bodiansky et André Wogensky. À son retour en France, Candilis rencontre à l’Atbat l’architecte yougoslave Alexis Josic (1921-2011).

L’aventure de l’équipe Candilis-Josic-Woods commence en 1954. En une dizaine d’années de travail commun (1955-1964), ces trois architectes installés en France ont posé les bases théoriques d’une critique du fonctionnalisme et, à travers d’innombrables chantiers, mis en application à grande échelle les principes d’une architecture nouvelle, dite « proliférante ».

Ils cherchent à produire de nouvelles typologies d’habitats, adaptées aux conditions économiques et sociales des habitants les plus démunis. L’humain est au centre de leurs préoccupations. « Le respect n’a pas de formule, pas de recette. C’est un sentiment que doit posséder l’architecte envers son client ; si la construction peut donner des satisfactions matérielles, l’architecture doit apporter quelque chose de plus : la dignité et la liberté » (Candilis, 1977).

Leur réflexion architecturale absolument nouvelle, centrée sur l’habitat, différera de celle de Le Corbusier et sera plus proche des recherches sur l’habitat minimal menées par les architectes allemands des années vingt.

L’abandon progressif d’une idée rationnelle et normative entraînera l’équipe d’architectes à se retrancher sur des « propositions pour un habitat évolutif », intégrant la problématique de la croissance et du changement à l’échelle de la maison individuelle.

Ils aborderont la question de l’habitat en donnant la priorité à l’organisation du plan.

L’équipe concevra selon un rationalisme subtil à la manière de Louis Kahn (espace servant/espace servi), des fonctions précises : accès, rangements, bains, etc.

Entre autres réalisations, citons l’extension de Bagnols-sur-Cèze et le quartier du Mirail à Toulouse. À partir de 1969, Candilis poursuit seul son activité en tant qu’architecte et urbaniste. Il travaille sur plusieurs projets de logements et d’écoles au Moyen-Orient, ainsi que sur l’aménagement de sites touristiques.

En 1970, entouré de nouveaux collaborateurs, Candilis concevra le village des Carrats à Port-Leucate suivant les principes mis au point antérieurement. Ils reprendront les systèmes en cluster (grappe) et en stem (tiges), métaphores anglo-saxonnes d’un urbanisme scientifique,

séduit par un mode d’organisation organique de l’habitat chère à Patrick Geddes.

Une citation

« L’œuvre la plus importante qui résulte de ce travail, de cette entente, de cette persévérance, est la création de conditions favorables pour permettre aux hommes de se rencontrer, de mieux se connaître. Et la connaissance conduisant à l’amitié renforce la paix entre les peuples. »

G. Candilis, 1977

Sources :

Cité du patrimoine archiwebture.citechaillot.fr/fonds/FRAPN02_CANGE

Granveaud, « Candilis Georges (1913-1995) », Encyclopædia Universalis.

Georges Candilis, Bâtir la vie : un architecte témoin de son temps, Stock, 1977

Un projet

Le village de vacances des Carrats à Port-Leucate a été conçu par les architectes Georges Candilis, Georges Wursteisen, Pierre Raoux et Zygmund Knyszewsky.

Il fait partie des opérations de construction de la Mission Racine, programme pour l’aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon, pour lequel Candilis a été nommé architecte en chef en 1964.

Pour l’équipe de Candilis, l’opération des Carrats devient un lieu d’expérimentation architecturale à dimension sociale. Composé de bungalows de formes cubiques, ses toits terrasses, ses patios, les bâtiments collectifs, les nombreux lieux publics (placettes, aires de jeux) ont permis la création d’un lieu idéal où tout était fait pour tendre vers un bonheur individuel et collectif.

Les architectes de la Team 10 (1), dont faisait partie Candilis, insistaient sur la relation de l’architecture avec la « quatrième dimension ». Les concepts clés « d’espace/temps » et de « mouvement », devaient être associés à ceux, de « plasticité », « mobilité », « flexibilité » et « évolution », dans le combat pour une redéfinition de l’architecture humaniste, une architecture de communauté.

En 1961, la Team X avec les concepts de Stem et de web récuse le dogme du zoning fonctionnel de la charte d’Athènes, et son outil de mesure le Zipaton : une trame plastifiée mécanique qui, une fois collée sur le papier, marquait un type général d’utilisation, plutôt qu’un volume ou une forme en particulier.

Se basant sur ces deux concepts, la prise en compte de la fonction ne se fonde plus seulement sur l’espace, elle intègre l’échelle de l’homme dans ses déplacements et son temps de parcours à l’intérieur des espaces (2).

Le concept de stem (tige) est utilisé comme un moyen d’organiser l’urbanisme de masse. Plus concrètement, le stem était une zone piétonne continue reliant les principaux équipements urbains. Le stem central est considéré comme la structure fondamentale, à la fois sociale et matérielle, des ensembles résidentiels.

Le stem apparaît pour la première fois dans leur projet pour le concours de Caen-Hérouville, puis à Toulouse-Le Mirail. Il s’enrichit par la suite avec le cluster des « grappes » de constructions de petites et de grandes hauteurs s’articulent autour des espaces publics (stem) qui se prolongent dans les îlots résidentiels.

Le concept continuera son évolution avec l’apparition du Web qui « n’est pas essentiellement un système de circulation, mais un système d’environnement. C’est le moyen d’établir une hiérarchisation à grande échelle, qui par son existence rend possible une expression individuelle à très petite échelle. Le Web doit être un système hautement flexible dans un monde d’une grande mobilité. La flexibilité est garantie par l’uniformité de l’intensité initiale des activités sur le Web, de telle sorte qu’il puisse être accroché à n’importe quel point, et qu’il puisse lui-même s’accrocher aux systèmes plus importants à n’importe quel endroit. Ces liaisons déterminent des points de très grande intensité mais la flexibilité première reste toujours et les points de densité qui surviennent à mesure que le Web en vivant devient polycentrique, gardent leur caractère de mobilité. Ces systèmes feront preuve, à leur commencement, d’une intensité d’activité également répartie, de manière à ne pas compromettre l’avenir ». Woods, Paris, août-décembre 1962 (3- 4)

La question du plus grand nombre poussera la Team 10 à innover non seulement sur le registre programmatique ou urbanistique, mais également dans le domaine esthétique.

Les architectes s’intéressent à la rythmique des nombres, grâce au rythme et à la géométrie, les grands nombres devenaient maniables pour la composition et visuellement intelligibles.

Les principes de base en étaient une relation de réciprocité entre la partie et le tout, ainsi qu’une structure non hiérarchique et polycentrique qui reliait entre elles les différentes échelles de l’environnement construit.

C’est dans le prolongement du courant général de l’architecture moderne et de cette restructuration idéologique que naîtra l’opération des Carrats de Port-Leucate en 1969.

Les membres de la Team 10, émergée des Ciam dans les années cinquante, par leurs analyses, dessins, publications, enseignements, ont suscité un profond renouvellement de la pensée moderne sur l’architecture et la ville, car pour eux :

« La structure d’une ville ne tient pas à sa géométrie mais aux activités humaines qu’elle recèle. » Candilis-Josic-Woods, 1964 (5).

Notes :

(1) Le nom de Team 10 fait référence au Xe congrès des CIAM (congrès international d’architecture moderne), pendant lequel, un groupe d’architectes issus du Mouvement moderne remettra en cause les principes de la charte d’Athènes.

Sources :

(2) Source éditoriale Le Carré Bleu quarante ans – 1958-1998, p. 1 à 3.

(3) Source première édition Carré bleu, n° 3, 1962

(4) Carré bleu, numéro 3-4, 1998, p. 44

(5) Dossier de presse Expo en 2008, Cité de l’architecture & du patrimoine. Mouvement moderne : premières autocritiques, Team X, une utopie du présent (1953-1981) LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.

 

Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.

 

Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.

 

Définition

 

Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.

 

On peut toutefois en distinguer deux :

 

• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».

 

• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».

 

Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.

 

Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.

 

Histoire

 

La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.

 

Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.

 

Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.

 

L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.

 

La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.

 

Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.

 

Une multitude de procédures administratives

 

Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.

 

Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.

 

Les contextes de constructions

 

Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.

 

On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :

 

• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).

 

• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.

 

• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.

 

Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.

 

Les modes de constructions

 

Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.

 

Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :

 

• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.

 

• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.

 

• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.

 

Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.

 

En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement.

 

Les guerres jouent un rôle majeur dans l'histoire architecturale d'un pays. Alors que les commémorations orchestrées par la mission Centenaire 1914-1918 battent leur plein, il paraît intéressant de revenir sur ce que la Grande Guerre a représenté pour les architectes, au-delà des destructions et du traumatisme. Ce premier épisode de « mobilisation totale » - suivant les termes utilisés par Ernst Jünger en 1930 -, a notamment entraîné une industrialisation accéléré des processus de production, qui a marqué les esprits. Certains architectes comme Félix Dumail et Marcel Lods se sont alors engagés dans la définition d'un cadre urbanistique nouveau pour le logement social : au sein de l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine, ils ont largement contribué à l'invention du « grand ensemble ».

 

La reconstruction de l'après Première Guerre mondiale a souvent été présentée comme une occasion manquée. Cette antienne a même servi de repoussoir après la Seconde. C'est pourtant un bilan à tempérer, puisqu'au sortir de l'une et l'autre, on est parvenu à reconstruire un nombre de logements comparable en valeur relative, dans à peu près le même laps de temps. Plus généralement, les vicissitudes des chantiers de l'entre-deux-guerres tiennent au contexte économique et politique, au problème du moratoire des loyers, aux effets de la crise de 1929, etc., plutôt qu'à une défaillance des savoir-faire des entreprises et des architectes. Dans cette période ouverte cohabitent, au contraire, des procédés constructifs aussi nombreux qu'efficaces. L'élaboration des programmes modernes - logement social, équipements sportifs, sociaux et éducatifs, grande distribution, etc. - est l'objet d'un éventail de recherches d'une grande pluralité. On aura rarement inventé autant de types architecturaux. Ainsi, pour paraphraser ce que Jean-Louis Cohen écrit de la Seconde Guerre (1), on peut suggérer que la Première ne représente pas seulement quatre années de « page blanche », ni même une répétition de la suivante, mais bien, elle aussi, un temps de condensation « technologique, typologique et esthétique ». Si la Seconde Guerre coïncide avec la « victoire » et la « suprématie » de la modernité architecturale, la Premièren'est pas en reste, qui pose les conditions de diffusion du fordisme, de la préfabrication des bâtiments et dessine les contours urbanistiques de la construction de masse.

 

Certes, le XIXe siècle, avec le Paris d'Haussmann et les expositions universelles, avait largement plus que défricher les champs de la rapidité, de l'étendue et de la quantité, mais, spécifiquement, l'entre-deux-guerres est marqué par le perfectionnement de la répétition (2). Un des effets de la Grande Guerre réside dans l'accélération de la mise en place d'un cadre de production pour le logement collectif et dans la définition progressive du « grand ensemble ». Ce concept, apparu en juin 1935 sous la plume de Maurice Rotival dans L'Architecture d'aujourd'hui, ressortit à la tentative « d'un urbanisme contemporain : un urbanisme des habitations » (3). Son héraut est l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine (OPHBMS) d'Henri Sellier, futur ministre de la Santé publique du Front populaire. Imaginé en 1913, organisé pendant la guerre, l'OPHBMS sera, avant 1939, le maître d'ouvrage de plus de 17 000 logements répartis en une vingtaine d'opérations banlieusardes.

 

Dans une perspective de généalogie du logement de masse français, il y a grand intérêt à suivre les parcours des architectes de l'OPHBMS pendant la Grande Guerre. Parmi la vingtaine de protagonistes concernés, seuls deux étaient trop âgés pour participer au conflit : Raphaël Loiseau (1856-1925), architecte-conseil, et Alexandre Maistrasse (1860-1951), qui s'applique dès avant l'armistice au projet de la « cité-jardins » de Suresnes, dont Sellier sera maire de 1919 à 1940. Il y livrera près de 2 500 logements. Bien que plus jeune, Maurice Payret-Dortail (1874-1929) n'est pas mobilisé et participe à la mise en place de l'Office durant la guerre, avant de travailler jusqu'à son décès prématuré à une autre grande cité-jardins, celle du Plessis-Robinson. Nés entre 1868 et 1900, les autres architectes correspondent exactement aux classes d'âge appelées au front.

 

Les figures de Marcel Lods et de Felix Dumail

 

Deux d'entre eux (4) ont laissé des archives significatives sur ces années : Félix Dumail (1883-1955), un des plus fidèles compagnons de Sellier, et Marcel Lods (1891-1978), brillant cadet entré dans un second temps à l'OPHBMS avec son associé Eugène Beaudouin (1898-1983). Dumail est diplômé de l'Atelier Bernier en 1908 et lorsqu'il est mobilisé, il figure déjà parmi les pionniers du logement social. Lods, quant à lui, est admis dans le même atelier en 1911, mais, conscrit l'année suivante, il ne quitte l'uniforme qu'une fois la guerre terminée. Il obtient son diplôme en 1923, tout en collaborant dès 1921 sur d'importantes opérations HBM avec Albert Beaudouin, architecte de la Société des logements économiques pour familles nombreuses depuis 1907. Celui-ci lui cédera son agence en 1929, ainsi qu'à son neveu Eugène.

 

Vers des logements sociaux en grande série

 

Il faut rappeler qu'à l'approche de la guerre, ce que l'on nomme le logement ouvrier se situe à un tournant : fin 1912, la loi Bonnevay a affirmé son caractère public. Elle autorise alors les collectivités locales à constituer des offices d'habitations à bon marché, domaine jusque-là réservé des sociétés anonymes et des fondations philanthropiques. Peu avant, la Ville de Paris a obtenu la possibilité de produire elle-même des logements sociaux. Si les résultats du concours qu'elle lance en 1912 sont suspendus, du fait de ses terrains petits et irrégulier ayant inspiré des propositions peu généralisables, quelques architectes se sont d'ores et déjà essayés à décliner des plans en immeubles libres et cours ouvertes. C'est le cas de Payret-Dortail, lauréat sur le site de l'avenue Émile-Zola, et du jeune groupement Dumail, Jean Hébrard et Antonin Trévelas. Au concours de 1913, ce trio peut développer ses principes à l'échelle plus favorable de vastes terrains. Il se retrouve lauréat de 600 logements rue Marcadet, avec un projet désigné dix ans plus tard comme un des plus avancés des « standards d'avant-guerre » (5). Ce deuxième concours, qui porte l'ambition d'entamer un processus de construction en grande série sur la base de plans-modèles, suscite l'engouement, puisque près de 700 châssis ont été adressés et que, comme l'affirme L'Architecture : « On sent qu'il y a maintenant une génération d'architectes s'intéressant à la question des habitations à bon marché, et qui l'ont comprise. » (6) Sellier ne s'y trompe pas, qui forme, entre 1916 et 1921, la première équipe d'architectes-directeurs de l'OPHBMS en puisant parmi les lauréats des concours parisiens : Albenque et Gonnot ; Arfvidson, Bassompierre et de Rutté ; Hébrard et Dumail, Maistrasse, Payret-Dortail, Pelletier, Teisseire.

 

L'entrée en guerre, dans un premier temps, coupe net l'élan de cette génération, avant de la décimer. Ainsi, Trévelas aura son nom gravé sur le monument aux morts de la cour du mûrier, au cœur de l'École des beaux-arts. Mobilisé dans l'infanterie, Dumail décrit dans ses courriers et dans son journal, le manque d'organisation, la faim, la fatigue, les douleurs corporelles, l'ampleur des destructions et les atrocités : blessures par obus, barricades élevées avec des couches de cadavres, etc. Si l'épisode napoléonien avait déjà provoqué des tueries de masse, celles-ci se singularisent. Leur mécanisation et l'annihilation du territoire représenteront une source inextinguible de réflexions pour les architectes, faisant écho à une sensibilité récente : les théories premières de Prosper Mérimée ou Viollet-le-Duc - suite au « vandalisme » de la révolution et aux effets de l'industrialisation - venaient justement d'accoucher le 31 décembre 1913 de l'actuelle loi sur les monuments historiques. Après guerre, les architectes se passionneront du sort des monuments endommagés - la cathédrale de Reims notamment - et du statut des ruines, quasi sacralisées par un Auguste Perret. Simultanément les avant-gardes mettront en avant l'idée de la table rase. Le spectacle des manœuvres de nuit sous le feu des projecteurs procure ainsi à Dumail un sentiment ambigu de fascination-répulsion, évoquant la sidération exprimée par un Apollinaire.

 

Dumail manifeste des capacités d'observation hors du commun, qui lui vaudront la légion d'honneur. Sous les bombardements, il exécute des plans et des panoramas des positions ennemies, permettant de mieux diriger les tirs. Nommé sous-lieutenant en octobre 1915, il entame des démarches pour être affecté à l'aviation. À l'appui de sa demande, il mentionne sa passion pour les sports mécaniques, sa pratique assidue de la moto et souligne son succès en 1912 au concours Chenavard consacré à une école d'aviation militaire. C'est pourtant un projet dans lequel l'aéroport représentait surtout un emblème. À l'instar, du reste, de l'aéroport de la cité-jardins du Grand Paris imaginée par l'OHBMS en 1919 en marge des projets du Plessis-Robinson et de la Butte-Rouge (Châtenay-Malabry), ou encore, à partir de 1922, de celui qu'associe Le Corbusier à une autoroute sur la rive droite de Paris, dans son fameux Plan Voisin soutenu par le fabricant automobile et aéronautique éponyme. Bien que Dumail juge plus aisé de piloter un avion qu'une auto et malgré le soutien de ses officiers, ses démarches n'aboutissent pas. Pas plus que ses tentatives d'entrer au Génie puis au service technique de Peugeot ou encore, en 1917, ses propositions d'adaptation d'une mitrailleuse Hotchkiss auprès du sous-secrétariat d'État des inventions. Comme beaucoup d'appelés, Dumail attendra sa démobilisation quasiment jusqu'au traité de Versailles, en 1919. Durant ces années incertaines, alors que ne se concrétisent ni le chantier de la rue Marcadet ni sa nomination définitive par l'OPHBMS - il y est inscrit avec Hébrard sur la liste d'architectes depuis 1917 -, il voyage dans les régions dévastées. Dumail et Hébrard sont agréés pour la reconstruction des Ardennes en 1921, au moment où les études de la rue Marcadet reprennent et celles de la cité-jardins de Gennevilliers deviennent opérationnelles.

 

Cette concentration de commandes explique que leur activité de reconstruction se limite au seul village d'Attigny (Ardennes), d'autant que leurs aspirations vont bientôt dépasser l'horizon hexagonal. En effet, lorsque Dumail retrouve Hébrard, celui-ci enseigne l'architecture dans le cadre de l'American Expeditionary Forces University, prolongeant son expérience à l'université Cornell-Ithaca entre 1906 et 1911. Leurs deux frères, eux aussi architectes, sont à l'étranger : GabrielDumail, fait prisonnier en 1915, est parti pour la Chine ; quant à ErnestHébrard, Grand Prix de Rome 1904, il a aussi été fait prisonnier avant de se voir confier, en 1918, la reconstruction de Salonique, puis de devenir architecte en chef d'Indochine. Pionnier de l'urbanisme - néologisme de 1910 -, il est membre fondateur de la Société française des architectes urbanistes en 1911, et l'une des premières figures de l'architecture internationale, voire « mondialisée ». Il avait entraîné, peu avant la guerre, son frère et les Dumail dans l'aventure de l'International World Centre : un essai de capitale pour les États-Unis du monde, précurseur de la Société des Nations, dans lequel La Construction moderne voyait en janvier 1914 « une école mondiale de la paix »... arrivée trop tard ! De cette tentation de l'ailleurs, Dumail tire quelques réalisations en Indochine entre 1924 et 1928. Jean Hébrard, lui, s'expatrie en 1925 pour devenir un des théoriciens du City Planning dans les universités de Pennsylvanie puis du Michigan.

 

Des chantiers d'expérience

 

Dumail consacrera dès lors l'essentiel de sa carrière à l'OPHBMS, en tant qu'architecte-directeur des cités-jardins de Gennevilliers, du Pré-Saint-Gervais, de Dugny, de l'achèvement de Suresnes, et d'un ensemble HBM pour militaires à Saint-Mandé, immédiatement reconnus pour la qualité de leurs logements et de leur greffe urbaine. Comme pour la cité de la rue Marcadet, il y conçoit « des bâtiments isolés, absolument entourés d'air et de lumière » (7). Ces « chantiers d'expériences », suivant une expression des années 1920 qui deviendra emblématique à la Libération, sont souvent mis en œuvre par des entreprises ayant fourbi leurs premières armes avec les troupes américaines pour des constructions de baraquements préfabriqués. Ils permettront à Dumail de figurer parmi les rares architectes français à avoir édifié plus de 2 000 logements avant la Seconde Guerre, dans lesquels il étrennera les chemins de grue et les principes de coffrage des Trente Glorieuses.On ne peut que faire le lien entre ses aspirations pendant la guerre, sa culture technique, son goût pour la mécanique, et ceux d'autres acteurs de la modernité architecturale. Quelques années avant lui, en 1904, son associé Hébrard brille lui aussi au concours Chenavard, avec pour sujet un Palais de l'automobile. En 1908, le Salon de l'automobile accueille à Paris ses premiers exposants aéronautiques et c'est justement un architecte de la même génération, AndréGranet (1881-1974), futur gendre d'Eiffel, qui contribue l'année suivante à lancer au Grand Palais la première exposition internationale de la locomotion aérienne, ancêtre du salon du Bourget. Plus précisément, le passage de l'observation militaire à l'aviation renvoie à WalterGropius (1883-1969). Comme Dumail ou encore André Lurçat, mais dans le camp d'en face, le fondateur du Bauhaus dessine d'abord ses repérages de ligne de front à pied, avant d'être affecté à l'aviation et d'y connaître une révélation, déterminante pour sa carrière (😎. Cette passion de la photographie aérienne sera partagée par son alter ego français dans l'expérimentation de la préfabrication, Marcel Lods, en pleine résonance avec une attention voulue « scientifique » au territoire et à sa documentation - une des constantes des équipes de l'OPHBMS. Si Lods s'engage comme aviateur en 1939, il est vingt-cinq ans plus tôt affecté comme instructeur d'artillerie. Et il ne lui échappe pas qu'avec presque 900 millions d'obus tirés, son arme représente l'instrument par excellence de l'industrialisation de la guerre. Puis, il suit l'arrivée des troupes américaines et de leurs engins et se passionne pour le développement spectaculaire des industries automobile et aéronautique aux États-Unis. Pays où était née, dès 1908, la fameuse Ford T, premier véhicule de série. Du début des années 1920 jusqu'à la fin de sa carrière, aux côtés de grands ingénieurs, Lods tente d'exporter ce modèle à celui du bâtiment et de ses composants. Ce seront notamment les chantiers de la Cité du Champ des Oiseaux, à Bagneux (1927-1933), et de La Muette, à Drancy (1931-1934). Puis, après guerre, les Grandes Terres de Marly-le-Roi (1952-1960) et surtout la Grand'Mare de Rouen (1960-1977). C'est aussi une myriade de petites réalisations prototypiques, à commencer par l'aéroclub de Buc abordé au moment où Lods obtient son brevet de pilote, en 1932.

 

Ses chantiers qui se veulent de pur montage, rêvés en gants blanc, ne sont pas dénués d'utopie. Ils participent au sentiment qui sourd au début du XXe siècle, selon lequel l'homme s'apprête à faire quasi corps avec la machine. Charlie Chaplin a génialement montré dans Les Temps modernes en 1936 la part tragique de cette nouvelle condition. Elle apparaît comme un des effets les plus paradoxaux de la guerre, dans laquelle toute une génération a été confrontée aux corps mutilés en masse, soumis aux éléments et à la putréfaction en plein champ, mais aussi possiblement transcendés par la mécanisation et la science. Alfred Jarry en avait eu l'intuition dès 1902 avec Le Surmâle : roman moderne dans lequel il dressait le récit de la course - en forme d'hécatombe - d'un train à vapeur et de cyclistes dopés à la « perpetual-motion food ». Le Corbusier est l'architecte qui, au contact des Planistes et du théoricien eugéniste Alexis Carrel, captera le mieux ce nouveau rapport au corps, avec ses recherches sur l'immeuble-villa puis sur l'« unité d'habitation de grandeur conforme », instruments d'une « fabrique de l'homme nouveau » liant sport, biologie et habitation. Intégré à la fondation Carrel entre 1943 à 1945 (9), Dumail n'échappera pas à ce programme « d'hygiène sociale et de prophylaxie » énoncé par Sellier lui-même au moins dès 1921.Ces proches de Sellier que sont Dumail et Lods ont vu leurs réalisations de l'OPHBMS données en 1935 comme modèles du programme du grand ensemble du futur, dans cette période accidentée où s'élaborait une culture politique de gestion de la croissance des périphéries urbaines. À la Libération, ils affirment ensemble le logement comme la grande « affaire » du XXe siècle dans un livret du comité Henri-Sellier (10). En 1951, ils s'engagent presque simultanément dans les chantiers respectifs des deux SHAPE Villages : Dumail à Saint-Germain-en-Laye, aux côtés de Jean Dubuisson, et Lods à Fontainebleau. Les logements qu'ils bâtissent, chacun à sa façon mais tous deux en un temps record, pour les sous-officiers et officiers du quartier général des forces alliées en Europe, constituent un des moments fondateurs de la politique de construction à venir : les grands ensembles français ne sont décidément pas tombés du ciel avec la croissance et le baby-boom. * Architecte, Hubert Lempereur a consacré de nombreux articles à la généalogie et à l'histoire matérielle et culturelle des premiers grands ensembles français et à la construction de masse. À paraître, Félix Dumail, architecte de la « cité-jardins », aux éditions du patrimoine et La Samaritaine, Paris, aux éditions Picard, ouvrage codirigé avec Jean-François Cabestan. 1. J.-L. Cohen, Architecture en uniforme. Projeter et construire pour la Seconde Guerre mondiale, Hazan/Centre Canadien d'Architecture, 2011. 2. Voir P. Chemetov et B. Marrey, Architectures. Paris 1848-1914, Dunod, 1980. 3. M. Rotival, « Urbanisme des H.B.M. - Formes de la cité », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 4. Leurs archives sont conservées au centre d'archives d'architecture du XXe siècle. La famille Dumail conserve de son côté ses correspondances de guerre. 5. J. Posener, « Historique des H.B.M. - Naissance du problème, premières solutions », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 6. G. Ernest, « Concours pour la construction par la Ville de Paris d'immeubles collectifs à bon marché », L'Architecture, 28 fév. 1914. 7. A. Gaillardin, « Les derniers concours de la Ville de Paris pour la construction d'habitations à bon marché », La Construction moderne, 28 juin 1914. 8. J. Gubler, « L'aérostation, prélude à l'aviation ? Notes sur la découverte architecturale du paysage aérien », Matières, 1998. 9. H. Lempereur, « La fondation Carrel (1941-1945), Le Corbusier et Félix Dumail : portraits d'architectes en bio-sociologues », fabricA, 2009. 10. F. Dumail, P. Grünebaum-Ballin, R. Hummel, M. Lods, P. Pelletier et P. Sirvin, L'affaire du logement social, préface de Léon Blum, Éditions de la Liberté, 1947. TEXTE DU MONITEUR @ les #Constructions #Modernes #BANLIEUE @ l' #Urbanisme & l es #Chantiers d'#ApresGuerre ici #Mémoire2ville le #Logement Collectif* dans tous ses états..#Histoire & #Mémoire de l'#Habitat / Département territoire terroir region ville souvenirs du temps passé d une époque revolue #Archives ANRU / #Rétro #Banlieue / Renouvellement #Urbain / #Urbanisme / #HLM #postwar #postcard #cartepostale twitter.com/Memoire2cite Villes et rénovation urbaine..Tout savoir tout connaitre sur le sujet ici via le PDF de l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT (l'USH)... des textes à savoir, à apprendre, des techniques de demolition jusqu a la securisation..& bien plus encore.. union-habitat.org/.../files/articles/documents/...

 

www.dailymotion.com/video/xk6xui Quatre murs et un toit 1953 - Le Corbusier, l'architecte du bonheur 1957 conceptions architecturales le modulor, l'architecture de la ville radieuse, Chandigarh, Marseille, Nantes www.dailymotion.com/video/xw8prl Un documentaire consacré aux conceptions architecturales et urbanistiques de Le Corbusier.Exposées par l'architecte lui-même et étayées par des plans, dessins et images de ses réalisations en France et à l'étranger, ces théories témoignent d'une réflexion approfondie et originale sur la ville et sa nécessaire adaptation à la vie moderne, notamment Paris dont l'aménagement révolutionnaire rêvé par Le Corbusier est ici exposé. Un classique du documentaire.Les premiers projets de Le Corbusier resteront à l'état de maquette : le plan de modernisation de la ville d'Alger. Certains seront réalisés par d'autres architectes : ministère de l'éducation à Rio de Janeiro, Palais de l'ONU à New York. Dès l'après-guerre en moins de 10 ans, Le Corbusier réalise de grandes unités d'habitation à Marseille, Nantes une chapelle à Ronchamps, une usine à Saint-Dié, une ville Chandigarh en Inde. Par des schémas, l'architecte présente sa théorie de la "ville radieuse", le modulor clef mathématique de son œuvre ainsi que son projet de réorganisation de la campagne, des cités industrielles et urbaine en un regroupement autour d'un système coopératif. Le film expose les conceptions architecturales de Le Corbusier, dans la ligne des précurseurs de l'architecture moderne comme Claude-Nicolas Ledoux. Paris et le désert français 1957 réalisation : Roger Leenhardt et Sydney Jezequel, résoudre le déséquilibre démographique ville campagne www.dailymotion.com/video/x177lrp Film réalisé par Roger Leenhardt et Sydney Jezequel en 1957, d'après le livre de Jean-François Gravier. Document d'information général proposant les solutions de l'époque pour éviter la désertification des campagnes et la folie concentrationnaire des villes. Dès 1957, la désertification des campagnes prend des proportions tragiques. L'exemple est donné pour le village de Gourdon dans le Quercy.

 

Quelles évolutions proposer pour éviter l'exode rural et le développement anarchique, qui s'amorce, des villes champignons, construites en plein champ sans urbanisme et sans âme ? Le commentaire propose les solutions de l'époque : modernisation de l'agriculture, adaptation de l'artisanat, implantations d'industries dans les provinces. Gazoducs dans le sud-ouest, barrage en Haute-Savoie, polder en Bretagne semblaient à l'époque pouvoir résoudre le déséquilibre ville campagne. Visages de la France 1957 Production - réalisation Atlantic-Film Marcel de Hubsch www.dailymotion.com/video/x19g59p Le film commence avec des vues de villages et d'architecture traditionnelle du Pays Basque, des Landes, de la Touraine, de la Normandie, de la Bretagne, d'Alsace. La voix off s'interroge : faut il transformer la France en un musée de ses vieilles demeures ? et poursuit : pourquoi des maisons de 10 à 15 mètres de hauteur à Honfleur n'ont elles que 3 à 5 mètres de large ? Le commentaire se pose la question du nombre de maisons individuelles dans les villes qui entrainent l'étalement urbain. Lorsque les villes ont bâtit des immeubles, le commentaire se demande que cachent ces façades ? Des coures étroites que le soleil ne visite jamais, un enchevêtrement inouï de constructions hétéroclites. L'époque de grande prospérité de la troisième république n'a rien su construire de grand poursuit la voix off. Ce document nous propose ensuite une animation de maquette pour l'aménagement d'une friche. Dans un premier temps à la façon d'avant avec la maison individuelle. La voix off s'exclame : ce n'est pas autrement que d'affreuses banlieues naquirent que tant de villes furent à jamais enlaidies, essayons autre chose. L'animation se met à empiler les maisons individuelles et propose des bâtiments collectifs dans des jardins. Le commentaire poursuit : maintenant c'est l'heure de l'urbaniste à lui de répartir les constructions dans la cité. Plusieurs organisation de logements collectifs sont proposées en maquettes. La voix off pointe les défauts d'un urbanisme des grands ensemble trop ennuyeux. Puis une solution émerge de l'animation : pour que la cité vive il faut mettre au place d'honneur école, dispensaire, bibliothèque, salle de réunion, puis viennent les deux pièces maîtresse deux grands immeubles puis les rues se glissent dans la composition et enfin les pelouse et les jardins apparaissent et voila conclue le commentaire. Le film montre ensuite de réalisation de grands ensemble et on entre dans un immeuble au sein d'une famille : air et lumière sont au rendes-vous. On voit des enfants faire du patin à roulette dans le parc de l'immeuble la voix off annonce : finit l'individualisme renfrogné de l'échoppe d'antan : la cité tout entière est un jardin, les jeux d'enfants se mêlent aux fleurs. Le film se termine sur des vues de réalisation de grands ensemble sur toute la France (vue entre autre de la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille). Production Films Caravelle MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) Scenario et réalisation : Pierre JaLLAUDSur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije , www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS

 

Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal.

 

L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.

 

@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.

 

Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.

 

Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.

 

Définition

 

Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.

 

On peut toutefois en distinguer deux :

 

• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».

 

• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».

 

Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.

 

Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.

 

Histoire

 

La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.

 

Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstructi

Le port artificiel d'Arromanches

 

Contrairement à la pensée populaire, personne n’a débarqué le Jour J dans ce port de pêche situé au Nord de Bayeux, sur le secteur Gold Beach.

 

A partir de 3h du matin le 6 juin 1944, un bombardement aérien et naval commence sur la commune, les bombes alliées étant initialement prévues pour frapper la batterie de Longues-sur-mer. Arromanches et ses 240 habitants constituent un des objectifs assignés à la 50th Northumbrian Infantry Division. Le 1st Battalion Hampshire Régiment débarque à 7h30 à l’Est du village, à Asnelles. Cependant les Britanniques doivent neutraliser plusieurs points défensifs allemands dressés sur leur route, notamment au Hamel.

 

Les troupes alliées arrivent enfin aux environs d’Arromanches vers 16h et sont prises à partie par les 600 défenseurs ennemis. Les combats vont se prolonger dans la soirée avant que les allemands ne rompent l’engagement. Le lendemain seules 6 maisons sont encore intactes après que les dernières escarmouches aient cessé.

 

Faire la guerre efficacement demande aux belligérants une logistique bien huilée, car sur le front, chaque combattant a besoin de 40kg d'équipements par jour. Une division d'infanterie absorbe quotidiennement 300 à 400 tonnes de matériels. Les alliés avaient tenté en 1942 de prendre un port de front à Dieppe. Ce fut un désastre total, ce qui conforta la propagande allemande dans son sentiment que le Mur de l’Atlantique était un obstacle infranchissable. Le premier ministre Winston Churchill considère depuis qu’il est plus judicieux lors du Débarquement en Normandie de trouver une solution alternative afin de ne pas reproduire cette erreur coûteuse en vies humaines. Car à ses yeux, l’attaque du port de Cherbourg pourrait avoir les mêmes conséquences que Dieppe. Après réflexion, Churchill se dit donc que si les alliés ne peuvent capturer un port, alors il faut en fabriquer un ! En 1943 pendant la conférence Rattle à Largs, deux capitaines de vaisseau, Hughes-Hallett et Hussey, présentent les plans d'un immense mécano flottant. Le projet Mulberry est en marche, avec à sa tête Lord Louis Mountbatten, chef des Opérations Combinées. Des ports préfabriqués doivent se monter en Angleterre, puis rejoindre ensuite les côtes françaises.

 

Pourquoi « Mulberry » ? Parce qu’en français, cela signifie « mûre » et le mûrier est l’arbuste qui pousse le plus vite. Bonne idée, mais non. Ce nom a été choisi totalement au hasard…

 

Les plans du Génie prévoient deux ports artificiels, un près de Saint-Laurent-sur-mer à Omaha Beach, l’autre face à Arromanches. Les ingénieurs sont ambitieux : les deux édifices devront quotidiennement pouvoir décharger plus de 6 000 tonnes de matériels et 1 250 véhicules, soit la capacité du port de Douvres. Outre cette faculté d’approvisionnement, les Mulberries serviront aussi d’abris aux navires. Les divers éléments sont construits en secret en Angleterre, mobilisant 45 000 personnes et 300 000m2 de béton.

 

L’efficacité des ports artificiels s’articule en 3 étapes :

•Un brise-lames extérieur flottant fait de bombardons, des radeaux en forme de croix longs de 65 mètres.

•Un brise-lames intérieur : constitué d’une soixantaine de bateaux volontairement coulés (les blockships) et d’énormes caissons en béton, les phoenix.

 

Ces obstacles forment ce que l’on appelle un Gooseberry et permettent à l’intérieur du port de rester en eaux calmes.

•Sont également prévues des jetées flottantes partant de la plage jusqu’à des plates-formes amovibles d’où les bateaux déchargeront leurs marchandises.

 

Neuf mois s’écoulent et tout est prêt à être convoyé à travers la Manche. Les caissons phoenix, pesant de 1 672 à 6 022 tonnes, attendent sagement au fond de la Tamise, cachés aux regards des espions et de l’aviation ennemis. Ils sont renfloués le moment venu. Les vieux navires destinés à être coulés (les blockships) ont plusieurs avantages : ils font le chemin seuls, économisant ainsi les précieux remorqueurs. Emergeant encore d’au moins deux mètres après avoir été sabordés le 7 juin, leurs cabines pourront aussi servir de zone de vie pour les personnels des ports. Pour l’anecdote, les batteries allemandes aux abords d’Utah Beach coulèrent deux navires destinés à servir de blockships. Ces bateaux sombrèrent à l’endroit exact où ils devaient être sabordés. Radio Berlin se vanta néanmoins de ce grand succès sur les alliés.

 

Ce même 7 juin, les 115 caissons phoenix sont remorqués depuis la Grande-Bretagne à la vitesse de 6 km/h. Les plus gros mesurent 60 mètres de long, 17 de large et 18 mètres de haut. Ils sont immergés dès le 8 juin dans une ligne d’eau d’au moins 9 mètres et viennent compléter les Gooseberries. Certains de ces mastodontes sont coiffés d’un canon de défense anti-aérienne. Une fois la barrière protectrice en place, les quais d’accostage apparaissent. Ce sont des rectangles d’acier munis de béquilles coulissantes longues de 30 mètres. Suivant ainsi les coefficients des marées, le déchargement des embarcations peut se faire en continu. Certains pontons ont même été aménagés pour accueillir dans leurs entrailles des équipages. De ces quais partent enfin des routes flottantes, posées sur des caissons creux en acier ou en béton. Pour les deux ports, 15 kilomètres de jetées flottantes ont été prévues pour rejoindre les plages. Le 14 juin, les premiers déchargements commencent.

 

Malheureusement, le 19 juin, une tempête de force 6-7 condamne définitivement le Mulberry A d’Omaha et endommage sérieusement le port d’Arromanches. Mais les dégâts sont réparés et dès le 22 juin, 1 200 tonnes de munitions peuvent être convoyées vers les terres.

 

A partir du 23 juin, le port décharge 6 765 tonnes d’équipements par jour, et monte en puissance pour atteindre 20 000 tonnes/jour fin juillet. Fin octobre, il permet de transporter sur le front 20% des troupes, 15% des véhicules et 25% du matériel nécessaires aux alliés.

 

Le site d’Arromanches resta en fonction jusqu’au 31 octobre 1944. L’ensablement de ses structures, l’ouverture des ports Belges et le mauvais état des routes normandes contribuèrent à son déclin. A Noël, son démembrement commença et ses passerelles rendirent d’autres services comme celui de réparer des ponts détruits dans l’hexagone. 400 000 hommes, 88 000 véhicules et plus de 800 000 tonnes de matériels empruntèrent ses quais. Des brise-lames furent utilisés sur les 5 secteurs du Débarquement. Aujourd’hui encore sur Sword Beach, le cuirassé Courbet, fleuron de la marine française en son temps, continue de remplir son rôle de blockship face à Hermanville-sur-mer.

 

La plage d’Arromanches présente encore quelques caissons qui supportaient les routes flottantes.

 

Au loin, à 2km, une vingtaine de caissons phoenix sont encore visibles.

 

Construit à l’endroit même où s’était implanté le mulberry B, ne manquez pas le musée du Débarquement inauguré en 1954 par le président René Coty. Le mémorial explique la mise en place et l’utilisation du port artificiel grâce à différentes maquettes, une animation audiovisuelle et un film de 15 minutes. Il permet aussi de comprendre les différentes phases de la Bataille de Normandie qui se sont déroulées jusqu’au crépuscule du mois d’août 1944. Une visite guidée est proposée par des guides très disponibles. Etant l’un des premiers musées sur le D-Day, la collection qu’il recèle réserve quelques belles surprises (la veste et le béret vert du commandant Kieffer, la veste du général américain Gerhardt)

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Amalfi fut un des principaux ports d'Europe du IXème au XIIème siècles, mais fut créée bien avant, par les romains vers le 1er siècle ou des réfugiés de Melfi à une époque indéterminée1. La ville devint rapidement une puissance maritime faisant le commerce des céréales, du sel et des esclaves, exportant du bois de construction vers l'Égypte et la Syrie, et important en Occident les soieries de l'Empire byzantin. Ses marins, les premiers d'Occident à utiliser la boussole, firent la fortune de la ville, les marchands amalfitains utilisaient déjà au IXème siècle une monnaie en or alors que la plus grande partie de l'Italie en était encore à une économie de troc.

 

Les relations d'Amalfi avec l'Orient sont encore illustrées à l'heure actuelle par la cathédrale dont les portes ont été fondues à Constantinople en 1066 et acheminées par la mer. Également vers 1070, des marchands amalfitains établis à Jérusalem furent à l'origine de la fondation des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean. La République maritime indépendante d'Amalfi atteignait une population d'environ 70 000 personnes, lorsqu'en 1131 elle fut conquise par le roi Roger de Sicile, puis passa en 1137 sous la domination de Pise et commença à décliner rapidement. Pourtant, les Tables amalfitaines, premier code maritime, servirent à régler la navigation dans toute la Méditerranée jusqu'en 1570.

 

Partout, subsistent les témoins de l'âge d'or d'Amalfi entre le Xème et le XIIème siècles, lorsque cette république maritime commerçait avec l'Orient, notamment un campanile mauresque, un plan urbain calqué sur le modèle arabe et un Duomo d'inspiration byzantine. Tous les quatre ans, une régate est organisée pour rappeler que les doges de la cité rivalisaient avec ceux de Venise, Gênes et Pise pour le contrôle de la Méditerranée (cf. wikipédia).

 

Merci Kristobalite pour la photo :

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