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The Mauthausen Oath

Conserve the international solidarity of the camp in our memories and to derive from it the necessary lessons; follow a common path; the one of freedom - indispensable for every population, of reciprocal respect, of collaboration in the great work of constructing a new world that is free and just for all.

 

Mauthausen Oath, 16 May 1945 - Internationale Befreiungsfeier

 

The Plaza del Rollo, located behind the Plaza de la Villa, in the heart of Habsburg Madrid, is home to this sculptural ensemble with which Madrid City Council pays tribute to the 449 Madrid Republicans deported after the end of the Spanish Civil War to Mauthausen and other Nazi concentration camps during the Second World War.

 

Unveiled on 2 March 2023, the monument consists of five pieces: a 5x5-metre gate, three 3-metre vertical structures and a support that includes the Mauthausen Oath, all of which are made of Corten steel by the sculptor José Miguel Utande.

 

The main sculpture symbolises the Gate of Freedom and expresses the shared dream that encourages those who built this memorial. Alongside it, there are three columns called The Trees of Dreams, symbolising the ordeal, on whose trunks the names of the 449 Madrid Republicans deported to Mauthausen and other concentration camps from 1940 onwards are written.

 

The ensemble is rounded off with the inscription of the commitment made by the survivors of the camps to tell the world what they experienced in order to prevent its repetition, known as the Mauthausen Oath.

 

La Cité interdite (Chinois : 故宫; pinyin : gùgōng) est le palais impérial au sein de la Cité impériale de Pékin dont la construction fut ordonnée par Yongle, troisième empereur Ming, et réalisée entre 1407 et 1420. Ce palais, d'une envergure inégalée — il s'étend sur une superficie de 72 ha — fait partie des palais les plus anciens et les mieux conservés de Chine. De nos jours, il est devenu un musée qui conserve les trésors impériaux de la civilisation chinoise ancienne.

 

Ce site monumental a plusieurs dénominations :

 

Son nom complet est la « Cité pourpre interdite » (traduction du chinois Zǐjìn Chéng, 紫禁城), en référence à l'étoile nommée Zǐwēi Xīng (紫微星, la petite étoile violette) dans l'astronomie chinoise, c'est-à-dire l'étoile polaire de l'astronomie occidentale. En effet, comme le palais impérial se trouve au centre de Pékin et représentait le centre administratif de l'État, on lui donna un nom évoquant l'étoile qui est au centre de la rotation du firmament céleste.

Le nom le plus courant est « Cité interdite », qui vient du fait qu'en tant que résidence des empereurs chinois, de leurs familles et de ceux qui étaient à leur service, son accès était interdit au peuple.

En Chine actuellement, ce site est le plus souvent appelé Gùgōng (故宫), ce qui signifie « l'ancien palais ».

Le musée qui est actuellement abrité dans ces murs est appelé « Musée du Palais ».

 

Description

 

Depuis le début du quinzième siècle, le cœur de Pékin se trouve autour de la Cité interdite, aussi appelée Palais impérial des Ming et des Qing. Il s'agit du plus vaste complexe architectural de Chine : une véritable ville dans la Cité impériale, dans laquelle l'Empereur de Chine et son entourage étaient quasiment assignés à résidence, ne sortant de l'enceinte que dans de très rares occasions.

Elle couvre 72 ha dont 50 ha de jardins, qui s'étendent sur 960 m de long du nord au sud, et de 750 m de large d'est en l'ouest, entourée d'une muraille de 10 m de haut, elle-même cernée d'une douve large de 52 mètres.

La cité compte selon la légende, 9 999 pièces (en réalité, 8704, d'après une enquête menée en 1973). Le chiffre de 9 999, s'explique par le fait que selon la traditon, seules leurs divinités avaient le droit de construire un palais comprenant 10 000 pièces. Les hommes, de ce fait, essayaient ainsi de se rapprocher aussi près que possible de leur idéal de perfection. Le nombre 10 000 représente symboliquement « une infinité dénombrable » en Chine.

 

La construction de la Cité interdite a duré 14 ans et plus d'un million d'ouvriers réduits à l'esclavage y auraient travaillé. Entre 1420 et 1911, un total de 24 empereurs y ont résidé. Avant 1924, année où elle a été ouverte au public, personne d'autre que l'empereur et sa cour n'avait le droit de s'en approcher ni même de la regarder. Aujourd'hui, la Cité interdite est l'un des sites les plus visités en Chine.

 

L’architecture a divisé la Cité Interdite en deux parties :

 

La Cour extérieure (partie sud), constituait la partie officielle de la cité, où le souverain recevait ses ministres et présidait les grandes cérémonies officielles. Elle abrite notamment : la salle de l’Harmonie Suprême (Taihe), la salle de l’Harmonie Parfaite (Zhonghe) et la Salle de l’Harmonie Préservée (Baohe), ainsi que les bâtiments latéraux principaux, dont la salle de la Gloire Littéraire (Wenhua) et la Salle des Prouesses Militaires (Wuying).

Elle est parcourue d'ouest en est par une rivière artificielle dénommée Jinshui He (c'est-à-dire : la « Rivière aux Eaux d'Or ») provennant d'une dérivation des douves et servant aussi bien de décoration que de réservoir d'eau en cas d'incendie. Son rôle à également pour but de servir de dernier rempart symbolique protégeant la Salle de l'Harmonie Suprême.

La cour intérieure (partie nord), formait la partie privée, et servait donc aussi bien de cabinet de travail pour l’empereur, que d’appartements à la famille impériale et aux concubines. Elle comprend surtout le palais de la Pureté Céleste (Qianqing), la salle de l’Union (Jiaotai) et le palais de la Tranquillité Terrestre (Kunning), qui sont entourés respectivement par les « six Palais de l’Est » et les « Six Palais de l’Ouest ».

 

Construction (1406-1420) :

 

Le lieu où se trouve la cité interdite faisait partie de la cité impériale mongole Khanbalik depuis la dynastie Yuan. Quand la dynastie Ming lui succéda, Hongwu le premier empereur transféra la capitale à Nankin, en 1369, et ordonna que le palais mongol soit rasé. Son fils Zhu Di fut nommé Prince de Yan, et s’établit à Pékin. Un palais princier fut construit dans cette ville. En 1402, Zhu Di renversa son neveu Jianwen et devint empereur sous le nom de Yongle. La capitale retourna à Pékin.

 

La construction de la Cité Interdite commença en 1406, sur les plans d'architectes en chef comme : Cai Xin et d'un eunuque annamite Ruan An, assistés des ingénieurs en chef que furent Kuai Xiang et Lu Xiang. Les travaux durèrent 14 années en mobilisant environ 200 000 ouvriers. L’axe principal du nouveau palais est tracé à l’est de l’ancien palais des Yuan, dans l’intention de « tuer » l’ancien emplacement à l’ouest, selon les principes feng shui. De même, la terre issue de l’excavation des douves a été amassée au nord du palais pour créer une colline artificielle, la colline du parc Jingshan (surnommée la Colline de Charbon), protégeant le palais de la mauvaise influence du nord.

Local organic apples, raisins and chopped almonds are suspended in a vanilla-spice laced syrup that is perfect for topping ice cream, pancakes or waffles! Made with help from the Natrel Organic Summer Preserves Kit

 

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Genetic diversity of the fruits of coconut varieties conserved at the Marc Delorme Research Centre, Côte d'Ivoire, Africa.

Conserve the beautiful wetlands to save the beautiful animals. - Daphne Filice depicts a duck

Conserved ruins of a late 13th Century castle on a hill in a long and tight valley. The builders formerly colonized western Bohemia, and when they secured eastern Bohemia, they built new castles which they named after those in the West, there is also another Litice Castle (almost non-existent today). This castle mas a major strongpoint in the area for the next centuries, besieged and damaged in 1421, rebuilt and extended after 1450. It lost importance in the 16th Century, only the most basic personal maintained it, it´s seen as half demolished on a 1657 illustration, and last repairs were made in 1681. The northern palace was saved when it got a new roof in 1776, but the southern palace was left to it´s faith. Conservations of the remaining buildings and walls were done between 1890 and 1935, the preserved remains show that it was indeed a well built and durable fortress. The ruin was closed for some years due bad statics in the 1980´s, and reopened only after basic stabilization, a palace wall partially collapsed in 2015 and the castle still needs rescue efforts.

Deborah Phillips, Senior Archive Conservator, is interviewed for the live broadcast of 'Good Morning Devon'.

 

Devon Heritage Centre, Friday 17th January 2014.

Fresques murales de villa, conservées au musée de Naples

A conserved ruin of a gothical castle, later rebuilt in renaissance style. It is a rare type of a castle/chateau hybrid founded in 1381, with more emphasis on comfort and less on defense. The defense tower was lower than normal, the windows were large, the palace was accesible directly from the first courtyard. The brugrave from Křivoklát Castle built himself a castle which was very progressive and ahead of it´s time. It was devastated in the Thirty Year War, but renewed, and got a new red ceramic roof, due to which it was then also known as Red Castle. A flash started a large fire in 1783, which completely destroyed the castle, and it was not renewed. Conservation work began in 1915, the ruin is very popular by tourists and film makers. The wooden bridge was made after the original one, in medieval style and only with historical carpentry axes, it was laid in the place with a medieval wooden crane made the same way - it was a experiment to test medieval technologies and work processes.

Des stalles du château de Gaillon sont conservées dans la basilique Saint-Denis près de Paris. Ce château était la résidence de loisir des archevêques de Rouen. Commandées au début du XVIe siècle par Georges d’Amboise, ces stalles ont été construites lorsque cet archevêque, devenu légat du pape et premier conseiller de Louis XII a fait transformer le château médiéval en palais de la Renaissance. Seules stalles en France à présenter de nombreux panneaux de marqueterie et une iconographie inédite, elles forment un mobilier unique, chef-d’œuvre de cette période charnière entre gothique et Renaissance, arborant une grande mixité de styles. Ces stalles sont les chaires qui étaient destinées aux trois chanoines qui officiaient dans la chapelle haute du château de Gaillon, dédiée à saint Georges. Elles étaient ceintes d’une clôture en boiset constituaient ainsi le chœur liturgique de l'édifice.

 

Les stalles en chêne sont composées de deux rangées disposées côté nord et sud du transept de la basilique de Saint-Denis. La rangée nord présente un ensemble de six stalles, la rangée sud de cinq stalles et une isolée. Seules douze stalles ont été créées au XVIe siècle alors que le programme iconographique en prévoyait quatorze. De 2,83 m de haut, elles composées d’un siège et d’un dorsal, ce dernier comprenant deux registres : un bas-relief surmontant un panneau de marqueterie. Tous les éléments sont sculptés ou marquetés. De manière unique, les dossiers, les dorsaux et les voussures des dais sont galbés. De même les chaires ont des largeurs variées, fixées par celles des bas-reliefs des dorsaux. Pour s’adapter, les largeurs d’autres composants ont été rectifiées. La mixité de style se retrouve dans la globalité, les interdorsaux et deux dais étant gothiques alors que les faibles reliefs sont apparentés aux grotesques de la Renaissance, les bas-reliefs et les marqueteries des dorsaux étant quant à eux à la fois d’inspiration péninsulaire et septentrionale.

 

Sont illustrées sur les bas-reliefs originaux des dorsaux deux scènes de la vie d’Anne et Joachim, parents de la vierge Marie, cinq scènes de la vie de saint Jean-Baptiste le précurseur et sept scènes de la vie de saint Georges selon les textes d’Évangile ou de la Légende dorée. Nombre d’autres saints sont présentés en pied, sous forme de statuettes sur les interdorsaux ou de bas-reliefs sur les soubassements des jouées, notamment les quatre évangélistes sur ces derniers. Sur les panneaux marquetés des quadrants des parcloses sont figurées les affres des enfers des condamnés selon les sept péchés capitaux, avec les planètes et leurs influences. Les représentations sont inspirées des gravures du Calendrier des bergers imprimé à cette époque.

 

Les miséricordes figurent des scènes des Métamorphoses d’Ovide ainsi que les arts libéraux selon la Margarita Philosophica de G. Reisch. Les artisans se sont inspirés de gravures d’ouvrages imprimés au début du XVIe siècle, par exemple le soldat romain Caius Mucius Scaevola devant le roi Étrusque Porsenna y étant représenté exposant ainsi des thématiques propres à la culture antique. De manière également tout à fait inédite, les 7 vertus, cardinales et théologales, et 7 sibylles sont figurées et représentées sur les panneaux de marqueterie du premier registre des dorsaux. Les allégories et les prophétesses sont encadrées d’architectures identiques deux à deux qui les mettent en concordance. Les sibylles ont été choisies parmi celles du manuscrit des Heures de Louis de Laval dont les auteurs ont cité les prophéties. Ces dernières proviennent du manuscrit des Institutions divines de Lactance qui était de nouveau traduit et que le cardinal a lui-même fait enluminer. Ce grand rhéteur du IVe siècle ayant quant à lui repris les oracles rédigés dans les Oracles sibyllins.

 

Georges Ier d’Amboise n’a pas manqué de faire valoir qu’il était le commanditaire des stalles en demandant à ce que ses armes et sa devise y figurent à de nombreuses reprises. Le légat a donné pour modèles aux artisans des stalles des enluminures ou gravures de manuscrits faisant partie de sa splendide bibliothèque, digne d'un grand érudit humaniste. Il fit venir l’Italie en choisissant la marqueterie figurative en sus de la sculpture, seule technique utilisée à l'époque en France. Sans renier la tradition en faisant figurer les saints, il a fait représenter de manière inédite leur cycle de vie, dont il a choisi des événements bien spécifiques. De plus, il a incité les fidèles à s’instruire et à étudier les auteurs antiques en faisant sculpter des allégories des arts libéraux et des personnages mythiques ou héroïques. Enfin, par le dialogue des sibylles et des vertus, il a montré que la rhétorique de Lactance était convaincante. Il a ainsi non seulement introduit en France la mode italienne dans le mobilier, le décor et les ornements du château de Gaillon, mais surtout donné corps à l’esprit humaniste en faisant de ses stalles les messagères qui appellent à une vie vertueuse, dans la foi au Christ annoncé à tous les hommes (cf. wikipédia, merci Glass Angel pour la photo).

A large conserved ruin of a late 13th Century castle. It was besieged for nine weeks in 1339, captured and devastated, and the owner killed. King Charles IV. purchased the castle from his heirs in 1356, and restored it. It was used by the wealthiest families as a strongpoint, and was often besieged. It´s importance vanished in the 17th Century, many objects were damaged in the 18th Century when the new owners searched for a treasure. Extensive conservation was done after WW2, the chapel was completely restored and roofed. The area was opened to public in 1994, and is a very nice weekend trip target.

Des stalles du château de Gaillon sont conservées dans la basilique Saint-Denis près de Paris. Ce château était la résidence de loisir des archevêques de Rouen. Commandées au début du XVIe siècle par Georges d’Amboise, ces stalles ont été construites lorsque cet archevêque, devenu légat du pape et premier conseiller de Louis XII a fait transformer le château médiéval en palais de la Renaissance. Seules stalles en France à présenter de nombreux panneaux de marqueterie et une iconographie inédite, elles forment un mobilier unique, chef-d’œuvre de cette période charnière entre gothique et Renaissance, arborant une grande mixité de styles. Ces stalles sont les chaires qui étaient destinées aux trois chanoines qui officiaient dans la chapelle haute du château de Gaillon, dédiée à saint Georges. Elles étaient ceintes d’une clôture en boiset constituaient ainsi le chœur liturgique de l'édifice.

 

Les stalles en chêne sont composées de deux rangées disposées côté nord et sud du transept de la basilique de Saint-Denis. La rangée nord présente un ensemble de six stalles, la rangée sud de cinq stalles et une isolée. Seules douze stalles ont été créées au XVIe siècle alors que le programme iconographique en prévoyait quatorze. De 2,83 m de haut, elles composées d’un siège et d’un dorsal, ce dernier comprenant deux registres : un bas-relief surmontant un panneau de marqueterie. Tous les éléments sont sculptés ou marquetés. De manière unique, les dossiers, les dorsaux et les voussures des dais sont galbés. De même les chaires ont des largeurs variées, fixées par celles des bas-reliefs des dorsaux. Pour s’adapter, les largeurs d’autres composants ont été rectifiées. La mixité de style se retrouve dans la globalité, les interdorsaux et deux dais étant gothiques alors que les faibles reliefs sont apparentés aux grotesques de la Renaissance, les bas-reliefs et les marqueteries des dorsaux étant quant à eux à la fois d’inspiration péninsulaire et septentrionale.

 

Sont illustrées sur les bas-reliefs originaux des dorsaux deux scènes de la vie d’Anne et Joachim, parents de la vierge Marie, cinq scènes de la vie de saint Jean-Baptiste le précurseur et sept scènes de la vie de saint Georges selon les textes d’Évangile ou de la Légende dorée. Nombre d’autres saints sont présentés en pied, sous forme de statuettes sur les interdorsaux ou de bas-reliefs sur les soubassements des jouées, notamment les quatre évangélistes sur ces derniers. Sur les panneaux marquetés des quadrants des parcloses sont figurées les affres des enfers des condamnés selon les sept péchés capitaux, avec les planètes et leurs influences. Les représentations sont inspirées des gravures du Calendrier des bergers imprimé à cette époque.

 

Les miséricordes figurent des scènes des Métamorphoses d’Ovide ainsi que les arts libéraux selon la Margarita Philosophica de G. Reisch. Les artisans se sont inspirés de gravures d’ouvrages imprimés au début du XVIe siècle, par exemple le soldat romain Caius Mucius Scaevola devant le roi Étrusque Porsenna y étant représenté exposant ainsi des thématiques propres à la culture antique. De manière également tout à fait inédite, les 7 vertus, cardinales et théologales, et 7 sibylles sont figurées et représentées sur les panneaux de marqueterie du premier registre des dorsaux. Les allégories et les prophétesses sont encadrées d’architectures identiques deux à deux qui les mettent en concordance. Les sibylles ont été choisies parmi celles du manuscrit des Heures de Louis de Laval dont les auteurs ont cité les prophéties. Ces dernières proviennent du manuscrit des Institutions divines de Lactance qui était de nouveau traduit et que le cardinal a lui-même fait enluminer. Ce grand rhéteur du IVe siècle ayant quant à lui repris les oracles rédigés dans les Oracles sibyllins.

 

Georges Ier d’Amboise n’a pas manqué de faire valoir qu’il était le commanditaire des stalles en demandant à ce que ses armes et sa devise y figurent à de nombreuses reprises. Le légat a donné pour modèles aux artisans des stalles des enluminures ou gravures de manuscrits faisant partie de sa splendide bibliothèque, digne d'un grand érudit humaniste. Il fit venir l’Italie en choisissant la marqueterie figurative en sus de la sculpture, seule technique utilisée à l'époque en France. Sans renier la tradition en faisant figurer les saints, il a fait représenter de manière inédite leur cycle de vie, dont il a choisi des événements bien spécifiques. De plus, il a incité les fidèles à s’instruire et à étudier les auteurs antiques en faisant sculpter des allégories des arts libéraux et des personnages mythiques ou héroïques. Enfin, par le dialogue des sibylles et des vertus, il a montré que la rhétorique de Lactance était convaincante. Il a ainsi non seulement introduit en France la mode italienne dans le mobilier, le décor et les ornements du château de Gaillon, mais surtout donné corps à l’esprit humaniste en faisant de ses stalles les messagères qui appellent à une vie vertueuse, dans la foi au Christ annoncé à tous les hommes (cf. wikipédia, merci Glass Angel pour la photo).

Once my parts were all clean, the curator and conservator installed the TV screens (tight fit-ouch!).

Here is a detail of the conserved panel taken on the light box in the cathedral hand-held with my lumix camera.

Conserved Soybean Cotyledon miRNAs in Divergent Orders of Land Plants.The conservation of soybean cotyledon miRNA families across plant species belonging to 12 orders is presented. The presence of a miRNA family that is conserved with a soybean cotyledon miRNA in at least one plant species in a given order is shown by differently colored cells. Green cells indicate conservation in land plants, brown cells in seed plants, light blue cells in angiosperms, purple cells in core eudicots, tan cells in vitales, red cells in sapindales, blue cells in rosids and yellow cells in fabales. The evolutionary relationship among the 13 orders is illustrated by the phylogenetic tree placed on top of the miRNA table. The number of family members in the soybean genome and the expressed family members in cotyledons, the count of miRNA reads in cotyledons, and the processing precision are shown for each conserved miRNA family.

Amphibian eggs rest in a stream on land belonging to Cat Gareth of Cooperstown, N.Y., in Delaware County on May 29, 2015. Gareth owns 14 acres on Ouleout Creek that is conserved through the Otsego Land Trust. (Photo by Will Parson/Chesapeake Bay Program)

 

USAGE REQUEST INFORMATION

The Chesapeake Bay Program's photographic archive is available for media and non-commercial use at no charge. To request permission, send an email briefly describing the proposed use to requests@chesapeakebay.net. Please do not attach jpegs. Instead, reference the corresponding Flickr URL of the image.

 

A photo credit mentioning the Chesapeake Bay Program is mandatory. The photograph may not be manipulated in any way or used in any way that suggests approval or endorsement of the Chesapeake Bay Program. Requestors should also respect the publicity rights of individuals photographed, and seek their consent if necessary.

Conserved works were exhibited at Tate Britain before returning to Queluz Palace Gardens, providing an opportunity for the public to learn about John Cheere and WMF’s project at Queluz.

Wood-conserving stoves are saving thousands of trees, reducing greenhouse gas emissions, and greatly improving women's and children's health in Central America. Utilizing up to 50% less wood as a “traditional” open pit fireplace and reducing the amount of smoke and black carbon in the home, the wood-conserving stoves (or Justa stoves) being implemented by SHI are a radical and healthy change. Traditionally, the walls and roofs of rural homes in Central America would be caked with black soot, while smoke being inhaled by women and children would be the equivalent of smoking 2 to 5 packs of cigarettes per day. Such traditional stoves, notorious for consuming large amounts of wood, are also a main cause of respiratory infections, tuberculosis, eye disease and more. According to the World Health Organization, about 1.6 million deaths around the world were associated with indoor air pollution or the burning of biomass as cooking fuel.

 

Using a combination of bricks and adobes, the wood conserving stoves being installed by SHI Field Trainers and participants have been known to:

 

-Cut wood consumption by up to 50%

-Reduce indoor smoke by 90%, thus reducing carbon monoxide and particulate matter

-Save an average of 1.5 tons of carbon emissions per year (according to tests conducted by Trees, Water, People)

 

More info and how you can contribute: www.sustainableharvest.org/techniques/wood-conserving-stoves

 

another sign of the officials in Los Angeles conserving water June 2008

with the U.S. Botanical Garden building in the background, and the Capitol building behind that.

conserving propane for the generator in case the wind throws a tree at a power line

The Belle Isle Conservatory

The conservator first gave me a dry cleaning using cosmetic sponges to pick up most of the dust on the plastic and aluminum.

Peintes vers 1080-1120, les peintures romanes sont très bien conservées et extrêmement bien réali-sées. Bien que lacunaire, ce programme est riche de plusieurs thèmes iconographiques. Sur le mur est, une frise grecque avec effet de relief et différents oiseaux parcourt tout le baptistère. Entre les deux oculi, un Christ avec un nimbe crucifère se tient en majesté dans sa mandorle avec un livre ouvert où est inscrit EGO [SUM V] I [TA] : Je suis la vie (Jean, XIV, 6). Autour de lui, deux anges épousent parfaitement la forme des fenêtres, tous deux tournés vers les Apôtres désignant le Christ. Ceux-ci ne sont pas reconnaissables individuellement, hormis saint Pierre à la droite du Christ. Ils sont en mouvement et marchent sur des vagues représentants le monde sur lequel répandre la parole divine, avec au dessus d'eux une inscription en latin AS-CENDO AD PA-TREM [MEUM E] T PA-TREM [VES-TRVM, DEVM ET DEVM VES-TRVM]. VI[RI G]A[LIL] EI [QVIS S]TA[TIS AS-PI-CIENT] ES IN CELVM. HIC HIESVS QVI ASVMTVS EST A VOBIS : Je monte vers mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu. Galilée qui lève les yeux au ciel. C'est Jésus qui vous a été enlevé.

 

Sous le Christ la main de Dieu représentée dans un médaillon. Sur l’arc en plein cintre, un Agnus Dei et deux anges thuriféraires, avec sous cet arc des personnages non identifiables dans des médaillons. Enfin, sur le dernier registre du mur, deux cavaliers sont situés de part et d’autre, le premier complètement effacé dont ne reste que la tête du cheval. A droite, le cavalier Constantin tenant un sceptre et un orbe, et marchant dans la direction du Christ, est le seul des quatre dont l’identité nous soit parvenue. Sur cette partie du mur se superposent le cavalier roman et les dernières scènes du cycle de la vie de saint Jean-Baptiste, datant du XIIIe siècle.

 

Sur le mur Nord, de gauche à droite, se situent une figure profane, un paon sous chaque oculi et sous l’arc en mitre un saint anonyme, avec à droite du mur deux apôtres. Sur le mur Ouest, les peintures sont très endommagées, un paon est tou-jours visible bien que pâle, un vase ocre s'y distingue aussi (vase de vie ou pour utiliser le chrême en vue d'oindre les catéchumènes. Un deuxième paon devait se trouver à côté avec, plus bas, deux autres cavaliers dont l’un est complet, couronné et tenant un sceptre. Le quatrième et dernier cavalier est lui aussi endommagé, seul le haut de son corps étant visible tenant les rênes de son cheval.

 

Sur le mur Sud, deux apôtres, non complets avec sous l’oculus un paon et sous l’arc en mitre, saint Maurice d’Agaune, désigné ici par MAVRICIVS en habit de légionnaire, ses reliques étant conservées dans la cathédrale primitive. Sous le second oculus, un dragon fait face à un homme brandissant une épée, symbole du combat entre le bien et le mal. Entre ces deux figures, une inscription CIL CRIA MARCI ET VRNA : il demanda grâce et s’enfuit (plus vieille inscription connue en langue vernaculaire) (cf. fra.archinform.net).

The curator and conservator work together to make sure everything looks good! (the curator's a bit of a perfectionist, to be honest…)

Lens: Letiz Summicron-c 40mm f2.0 M

Shots taken during the removal of the 18th century glass in the east window for cleaning and repair by Norgrove Studios in 2017.

 

St Mary's at Preston on Stour is a gem of a church. The tower and nave are mostly the original late medieval work but with significant remodeling in 1752-64 (by Edward Woodward of Chipping Campden) The chancel was entirely rebuilt at this time, though the effect is surprisingly homogeneous.

 

Inside the chancel are several wall-mounted monuments of 17th & 18th century date, but it is the stained glass which takes centre stage, with a magnificent collection of Continental roundels in the east window, and two superb and extremely unusual side windows by William Price from the 1750s, with standing saints flanked by an eccentric collection of portrait medallions.

 

There is further notable glass in the west window under the tower, which seems to be indigenous work of 15th & 16th century dates, possibly original to the church, though sadly difficult to see without special access to the bell ringing chamber.

Work includes cleaning, waxing, repairing and conserving the existing bronze, and providing new bronze castings of missing or broken items. Initial stone work will include the cleaning and removal of patina bronze deposits from seven marble monument pedestals.

 

Full details at www.aoc.gov/grant.

 

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Des stalles du château de Gaillon sont conservées dans la basilique Saint-Denis près de Paris. Ce château était la résidence de loisir des archevêques de Rouen. Commandées au début du XVIe siècle par Georges d’Amboise, ces stalles ont été construites lorsque cet archevêque, devenu légat du pape et premier conseiller de Louis XII a fait transformer le château médiéval en palais de la Renaissance. Seules stalles en France à présenter de nombreux panneaux de marqueterie et une iconographie inédite, elles forment un mobilier unique, chef-d’œuvre de cette période charnière entre gothique et Renaissance, arborant une grande mixité de styles. Ces stalles sont les chaires qui étaient destinées aux trois chanoines qui officiaient dans la chapelle haute du château de Gaillon, dédiée à saint Georges. Elles étaient ceintes d’une clôture en boiset constituaient ainsi le chœur liturgique de l'édifice.

 

Les stalles en chêne sont composées de deux rangées disposées côté nord et sud du transept de la basilique de Saint-Denis. La rangée nord présente un ensemble de six stalles, la rangée sud de cinq stalles et une isolée. Seules douze stalles ont été créées au XVIe siècle alors que le programme iconographique en prévoyait quatorze. De 2,83 m de haut, elles composées d’un siège et d’un dorsal, ce dernier comprenant deux registres : un bas-relief surmontant un panneau de marqueterie. Tous les éléments sont sculptés ou marquetés. De manière unique, les dossiers, les dorsaux et les voussures des dais sont galbés. De même les chaires ont des largeurs variées, fixées par celles des bas-reliefs des dorsaux. Pour s’adapter, les largeurs d’autres composants ont été rectifiées. La mixité de style se retrouve dans la globalité, les interdorsaux et deux dais étant gothiques alors que les faibles reliefs sont apparentés aux grotesques de la Renaissance, les bas-reliefs et les marqueteries des dorsaux étant quant à eux à la fois d’inspiration péninsulaire et septentrionale.

 

Sont illustrées sur les bas-reliefs originaux des dorsaux deux scènes de la vie d’Anne et Joachim, parents de la vierge Marie, cinq scènes de la vie de saint Jean-Baptiste le précurseur et sept scènes de la vie de saint Georges selon les textes d’Évangile ou de la Légende dorée. Nombre d’autres saints sont présentés en pied, sous forme de statuettes sur les interdorsaux ou de bas-reliefs sur les soubassements des jouées, notamment les quatre évangélistes sur ces derniers. Sur les panneaux marquetés des quadrants des parcloses sont figurées les affres des enfers des condamnés selon les sept péchés capitaux, avec les planètes et leurs influences. Les représentations sont inspirées des gravures du Calendrier des bergers imprimé à cette époque.

 

Les miséricordes figurent des scènes des Métamorphoses d’Ovide ainsi que les arts libéraux selon la Margarita Philosophica de G. Reisch. Les artisans se sont inspirés de gravures d’ouvrages imprimés au début du XVIe siècle, par exemple le soldat romain Caius Mucius Scaevola devant le roi Étrusque Porsenna y étant représenté exposant ainsi des thématiques propres à la culture antique. De manière également tout à fait inédite, les 7 vertus, cardinales et théologales, et 7 sibylles sont figurées et représentées sur les panneaux de marqueterie du premier registre des dorsaux. Les allégories et les prophétesses sont encadrées d’architectures identiques deux à deux qui les mettent en concordance. Les sibylles ont été choisies parmi celles du manuscrit des Heures de Louis de Laval dont les auteurs ont cité les prophéties. Ces dernières proviennent du manuscrit des Institutions divines de Lactance qui était de nouveau traduit et que le cardinal a lui-même fait enluminer. Ce grand rhéteur du IVe siècle ayant quant à lui repris les oracles rédigés dans les Oracles sibyllins.

 

Georges Ier d’Amboise n’a pas manqué de faire valoir qu’il était le commanditaire des stalles en demandant à ce que ses armes et sa devise y figurent à de nombreuses reprises. Le légat a donné pour modèles aux artisans des stalles des enluminures ou gravures de manuscrits faisant partie de sa splendide bibliothèque, digne d'un grand érudit humaniste. Il fit venir l’Italie en choisissant la marqueterie figurative en sus de la sculpture, seule technique utilisée à l'époque en France. Sans renier la tradition en faisant figurer les saints, il a fait représenter de manière inédite leur cycle de vie, dont il a choisi des événements bien spécifiques. De plus, il a incité les fidèles à s’instruire et à étudier les auteurs antiques en faisant sculpter des allégories des arts libéraux et des personnages mythiques ou héroïques. Enfin, par le dialogue des sibylles et des vertus, il a montré que la rhétorique de Lactance était convaincante. Il a ainsi non seulement introduit en France la mode italienne dans le mobilier, le décor et les ornements du château de Gaillon, mais surtout donné corps à l’esprit humaniste en faisant de ses stalles les messagères qui appellent à une vie vertueuse, dans la foi au Christ annoncé à tous les hommes (cf. wikipédia, merci Glass Angel pour la photo).

More than a dozen Ecolab associates, including Tim Wang, executive vice president and president, Greater China, volunteered at a primary school in the central Chinese province of Henan. Using Project WET’s Clean and Conserve program curriculum, the volunteers taught 80 primary school children about the importance of water conservation and hygiene.

Coventry Transport Museum opened in 1980, after it became clear that the road transport collection was outgrowing the space it occupied in the Herbert Art Gallery & Museum. The Museum’s current collection of vehicles is acknowledged as being one of the finest in the world, and the largest in public ownership.

The Museum’s collection consists of motor cars, commercial vehicles, cycles and motorcycles. In addition, extensive collections of automobilia, books, photographs and a wealth of other archive material is held and conserved at the Coventry History Centre at the Herbert Art Gallery & Museum.

 

Des stalles du château de Gaillon sont conservées dans la basilique Saint-Denis près de Paris. Ce château était la résidence de loisir des archevêques de Rouen. Commandées au début du XVIe siècle par Georges d’Amboise, ces stalles ont été construites lorsque cet archevêque, devenu légat du pape et premier conseiller de Louis XII a fait transformer le château médiéval en palais de la Renaissance. Seules stalles en France à présenter de nombreux panneaux de marqueterie et une iconographie inédite, elles forment un mobilier unique, chef-d’œuvre de cette période charnière entre gothique et Renaissance, arborant une grande mixité de styles. Ces stalles sont les chaires qui étaient destinées aux trois chanoines qui officiaient dans la chapelle haute du château de Gaillon, dédiée à saint Georges. Elles étaient ceintes d’une clôture en boiset constituaient ainsi le chœur liturgique de l'édifice.

 

Les stalles en chêne sont composées de deux rangées disposées côté nord et sud du transept de la basilique de Saint-Denis. La rangée nord présente un ensemble de six stalles, la rangée sud de cinq stalles et une isolée. Seules douze stalles ont été créées au XVIe siècle alors que le programme iconographique en prévoyait quatorze. De 2,83 m de haut, elles composées d’un siège et d’un dorsal, ce dernier comprenant deux registres : un bas-relief surmontant un panneau de marqueterie. Tous les éléments sont sculptés ou marquetés. De manière unique, les dossiers, les dorsaux et les voussures des dais sont galbés. De même les chaires ont des largeurs variées, fixées par celles des bas-reliefs des dorsaux. Pour s’adapter, les largeurs d’autres composants ont été rectifiées. La mixité de style se retrouve dans la globalité, les interdorsaux et deux dais étant gothiques alors que les faibles reliefs sont apparentés aux grotesques de la Renaissance, les bas-reliefs et les marqueteries des dorsaux étant quant à eux à la fois d’inspiration péninsulaire et septentrionale.

 

Sont illustrées sur les bas-reliefs originaux des dorsaux deux scènes de la vie d’Anne et Joachim, parents de la vierge Marie, cinq scènes de la vie de saint Jean-Baptiste le précurseur et sept scènes de la vie de saint Georges selon les textes d’Évangile ou de la Légende dorée. Nombre d’autres saints sont présentés en pied, sous forme de statuettes sur les interdorsaux ou de bas-reliefs sur les soubassements des jouées, notamment les quatre évangélistes sur ces derniers. Sur les panneaux marquetés des quadrants des parcloses sont figurées les affres des enfers des condamnés selon les sept péchés capitaux, avec les planètes et leurs influences. Les représentations sont inspirées des gravures du Calendrier des bergers imprimé à cette époque.

 

Les miséricordes figurent des scènes des Métamorphoses d’Ovide ainsi que les arts libéraux selon la Margarita Philosophica de G. Reisch. Les artisans se sont inspirés de gravures d’ouvrages imprimés au début du XVIe siècle, par exemple le soldat romain Caius Mucius Scaevola devant le roi Étrusque Porsenna y étant représenté exposant ainsi des thématiques propres à la culture antique. De manière également tout à fait inédite, les 7 vertus, cardinales et théologales, et 7 sibylles sont figurées et représentées sur les panneaux de marqueterie du premier registre des dorsaux. Les allégories et les prophétesses sont encadrées d’architectures identiques deux à deux qui les mettent en concordance. Les sibylles ont été choisies parmi celles du manuscrit des Heures de Louis de Laval dont les auteurs ont cité les prophéties. Ces dernières proviennent du manuscrit des Institutions divines de Lactance qui était de nouveau traduit et que le cardinal a lui-même fait enluminer. Ce grand rhéteur du IVe siècle ayant quant à lui repris les oracles rédigés dans les Oracles sibyllins.

 

Georges Ier d’Amboise n’a pas manqué de faire valoir qu’il était le commanditaire des stalles en demandant à ce que ses armes et sa devise y figurent à de nombreuses reprises. Le légat a donné pour modèles aux artisans des stalles des enluminures ou gravures de manuscrits faisant partie de sa splendide bibliothèque, digne d'un grand érudit humaniste. Il fit venir l’Italie en choisissant la marqueterie figurative en sus de la sculpture, seule technique utilisée à l'époque en France. Sans renier la tradition en faisant figurer les saints, il a fait représenter de manière inédite leur cycle de vie, dont il a choisi des événements bien spécifiques. De plus, il a incité les fidèles à s’instruire et à étudier les auteurs antiques en faisant sculpter des allégories des arts libéraux et des personnages mythiques ou héroïques. Enfin, par le dialogue des sibylles et des vertus, il a montré que la rhétorique de Lactance était convaincante. Il a ainsi non seulement introduit en France la mode italienne dans le mobilier, le décor et les ornements du château de Gaillon, mais surtout donné corps à l’esprit humaniste en faisant de ses stalles les messagères qui appellent à une vie vertueuse, dans la foi au Christ annoncé à tous les hommes (cf. wikipédia, merci Glass Angel pour la photo).

Des stalles du château de Gaillon sont conservées dans la basilique Saint-Denis près de Paris. Ce château était la résidence de loisir des archevêques de Rouen. Commandées au début du XVIe siècle par Georges d’Amboise, ces stalles ont été construites lorsque cet archevêque, devenu légat du pape et premier conseiller de Louis XII a fait transformer le château médiéval en palais de la Renaissance. Seules stalles en France à présenter de nombreux panneaux de marqueterie et une iconographie inédite, elles forment un mobilier unique, chef-d’œuvre de cette période charnière entre gothique et Renaissance, arborant une grande mixité de styles. Ces stalles sont les chaires qui étaient destinées aux trois chanoines qui officiaient dans la chapelle haute du château de Gaillon, dédiée à saint Georges. Elles étaient ceintes d’une clôture en boiset constituaient ainsi le chœur liturgique de l'édifice.

 

Les stalles en chêne sont composées de deux rangées disposées côté nord et sud du transept de la basilique de Saint-Denis. La rangée nord présente un ensemble de six stalles, la rangée sud de cinq stalles et une isolée. Seules douze stalles ont été créées au XVIe siècle alors que le programme iconographique en prévoyait quatorze. De 2,83 m de haut, elles composées d’un siège et d’un dorsal, ce dernier comprenant deux registres : un bas-relief surmontant un panneau de marqueterie. Tous les éléments sont sculptés ou marquetés. De manière unique, les dossiers, les dorsaux et les voussures des dais sont galbés. De même les chaires ont des largeurs variées, fixées par celles des bas-reliefs des dorsaux. Pour s’adapter, les largeurs d’autres composants ont été rectifiées. La mixité de style se retrouve dans la globalité, les interdorsaux et deux dais étant gothiques alors que les faibles reliefs sont apparentés aux grotesques de la Renaissance, les bas-reliefs et les marqueteries des dorsaux étant quant à eux à la fois d’inspiration péninsulaire et septentrionale.

 

Sont illustrées sur les bas-reliefs originaux des dorsaux deux scènes de la vie d’Anne et Joachim, parents de la vierge Marie, cinq scènes de la vie de saint Jean-Baptiste le précurseur et sept scènes de la vie de saint Georges selon les textes d’Évangile ou de la Légende dorée. Nombre d’autres saints sont présentés en pied, sous forme de statuettes sur les interdorsaux ou de bas-reliefs sur les soubassements des jouées, notamment les quatre évangélistes sur ces derniers. Sur les panneaux marquetés des quadrants des parcloses sont figurées les affres des enfers des condamnés selon les sept péchés capitaux, avec les planètes et leurs influences. Les représentations sont inspirées des gravures du Calendrier des bergers imprimé à cette époque.

 

Les miséricordes figurent des scènes des Métamorphoses d’Ovide ainsi que les arts libéraux selon la Margarita Philosophica de G. Reisch. Les artisans se sont inspirés de gravures d’ouvrages imprimés au début du XVIe siècle, par exemple le soldat romain Caius Mucius Scaevola devant le roi Étrusque Porsenna y étant représenté exposant ainsi des thématiques propres à la culture antique. De manière également tout à fait inédite, les 7 vertus, cardinales et théologales, et 7 sibylles sont figurées et représentées sur les panneaux de marqueterie du premier registre des dorsaux. Les allégories et les prophétesses sont encadrées d’architectures identiques deux à deux qui les mettent en concordance. Les sibylles ont été choisies parmi celles du manuscrit des Heures de Louis de Laval dont les auteurs ont cité les prophéties. Ces dernières proviennent du manuscrit des Institutions divines de Lactance qui était de nouveau traduit et que le cardinal a lui-même fait enluminer. Ce grand rhéteur du IVe siècle ayant quant à lui repris les oracles rédigés dans les Oracles sibyllins.

 

Georges Ier d’Amboise n’a pas manqué de faire valoir qu’il était le commanditaire des stalles en demandant à ce que ses armes et sa devise y figurent à de nombreuses reprises. Le légat a donné pour modèles aux artisans des stalles des enluminures ou gravures de manuscrits faisant partie de sa splendide bibliothèque, digne d'un grand érudit humaniste. Il fit venir l’Italie en choisissant la marqueterie figurative en sus de la sculpture, seule technique utilisée à l'époque en France. Sans renier la tradition en faisant figurer les saints, il a fait représenter de manière inédite leur cycle de vie, dont il a choisi des événements bien spécifiques. De plus, il a incité les fidèles à s’instruire et à étudier les auteurs antiques en faisant sculpter des allégories des arts libéraux et des personnages mythiques ou héroïques. Enfin, par le dialogue des sibylles et des vertus, il a montré que la rhétorique de Lactance était convaincante. Il a ainsi non seulement introduit en France la mode italienne dans le mobilier, le décor et les ornements du château de Gaillon, mais surtout donné corps à l’esprit humaniste en faisant de ses stalles les messagères qui appellent à une vie vertueuse, dans la foi au Christ annoncé à tous les hommes (cf. wikipédia, merci Glass Angel pour la photo).

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