View allAll Photos Tagged install
Artomatic 2009
May 29–July 5
Capitol Riverfront - Navy Yard
55 M St., SE
And not to get all emotional on you or anything, but I couldn't have — or wouldn't have — done it without the DC Social Flickr group behind me. Make sure you come out see their amazing work too!
[You know who you are, people! Leave your location in the comments if want.]
How to install and configure ownCloud on Debian
If you would like to use this photo, be sure to place a proper attribution linking to xmodulo.com
Thibaut Vauchel Camus. Arrivé, vendredi 16 novembre. 3e en Multi 50.
« Je suis tellement content ! C’était un truc de dingue ! Je suis ravi d’offrir la troisième marche du podium en Multi50 à la Guadeloupe, aux patients atteints de la Sclérose En Plaques, à mes supporters. Cette Route du Rhum a été une première pour moi en Multi50 et elle a été difficile.
J’étais en tête jusqu’à mon avarie et mon escale expresse qui a été hallucinante tant mon équipe a été forte. L’histoire a été tout de même très belle. Les Multi50 sont fabuleux pour la vitesse et les sensations. Il fallait toujours être sur le qui-vive et j’ai réussi à préserver mon bateau pour finir à grande vitesse entre Basse-Terre et la ligne d’arrivée. J’ai pris beaucoup de plaisir sur cette Route du Rhum et j’ai déjà quasi hâte de revenir dans quatre ans ».
Gilles Lamiré. Arrivé, dimanche 18 novembre.
4e en Multi 50.
« Depuis le départ de la course, je suis en panne d’électronique. Je n’ai plus de pilote principal. Il me restait juste mon petit pilote de survie, que j’avais installé il y a quatre ans et dont je ne me pensais jamais me servir. Un truc de base, qu’on utilise pour aller à la pêche aux
maquereaux. Mais une fois que je suis parti,
je n’aime pas m’arrêter. Pas d’arrêt au stand !
Je n’ai jamais fait une Route du Rhum comme ça. C’est ma 4e Route du Rhum et les autres,
c’était des vacances à côté. Les trois premiers jours, c’était invivable. Impossible de rien avaler.
Forcément, on est à moitié malade. Ça cogne tellement, on a peur aussi. On se dit : est-ce que le bateau va tenir ? Malgré tout, le bateau est en super état. Et quand on voit que malgré tous mes problèmes, j’étais dans le coup, je me dis que je vais repartir encore mieux armé, avec
encore plus d’expérience, pour aller rechercher des résultats ».
Florian Guéguen. Abandon, dimanche dernier alors qu’il était en escale au nord de l’Espagne.
« C’est après plusieurs jours de mûre réflexion que je me résous à prendre la difficile décision de ne pas poursuivre la course. Suite à un début de parcours difficile en météo, Équipe Voile Parkinson a souffert d’une toute petite voie d’eau se trouvant au-dessus des connexions aux appareils électroniques de navigation et communication,
entraînant dans la matinée du mercredi 14 novembre un black-out total du système.
L’intervention d’un électronicien s’est soldée par un verdict sans appel : l’ensemble des appareils du bord sont détériorés, ne fonctionnent plus correctement et ne permettent donc pas d’envisager une transatlantique ».
Nils Boyer. 6e en classe Rhum Mono mardi dernier.
Le benjamin de la course a pris l’habitude de faire « parler » son bateau sur sa page Facebook pendant la course. Comme quoi, l’air du large, ça inspire. Extraits du 18 novembre : « C’était un jour particulier pour mon skipper.
Son quart de siècle ! Il se marre à dire ça. Il a eu plein de messages d’anniversaire super chouettes. Merci à tous ceux qui y ont pensé.
Big Up pour le dernier album de Johnny !
Vu que son pote Antoine lui a offert des charentaises avec des semelles en laine naturelle, Nils se les ait vite appropriées. Et vous auriez dû voir ça… Mon skipper en charentaises et sous vêtement polaire sous des seaux
de flotte en train d’abattre et de choquer…
Mort de rire ;). En tous les cas, mon skipper, il a retrouvé le moral mais je peux vous assurer qu’il en a bavé.
On a appris l’abandon de notre copain Florian Gueguen, sur Equipe voile Parkinson, on est triste pour lui.
Sinon le cassoulet au confit de canard était terrible, en même temps c’est un plat de saison à ces latitudes-là… Au top ! Ah si, j’oubliais de vous dire qu’un des Marsupilami a fait une tentative de suicide, il est tombé
dans le cassoulet sur le gaz. Heureusement plus de peur que de mal !
Allez, je vous laisse car je vous écris en cachette et je vois Nils qui se réveille. Si il apprend que je me fous de lui avec sa tenue de plouc en charentaises il va être vert ! »
Morgane Ursault Poupon. 25e en Class 40 mardi dernier.
« Aujourd’hui, enfin, je sens que la chaleur arrive, je
peux rester en T-shirt plusieurs heures de suite. Je suis rassurée en voyant que mes poursuivants gardent leurs distances. Telle une meute de vieux loups de mer, ils n’ont bien sûr qu’une idée en tête, me rattraper, mais je ne vais pas me laisser faire ! »
Le passage des bateaux dans les écluses de Saint-Malo, avant le départ de la Route du Rhum, est l'un des moments les plus suivis du public.
Avant le départ de la Route du Rhum, c’est le temps fort à ne pas rater à Saint-Malo, mais mieux vaut s’y prendre à l’avance pour avoir une bonne place. Le passage des écluses, c’est un moment rempli d’émotion, où les skippers saluent une dernière fois la foule avant de partir seuls à la conquête de l’océan.
Les horaires des sas
Samedi 3 novembre :
13 h 03 : écluse Rhum Multi et Rhum Mono. 8 bateaux de chaque catégorie.
14 h 03 : écluse Rhum Multi et Rhum Mono. 8 bateaux de chaque catégorie.
15 h 03 : écluse Rhum Multi et Rhum Mono. 5 Multi et 1 Mono.
16 h 03 : écluse Multi 50. 6 bateaux.
17 h 03 : écluse Ultime et Class 40. 1 Ultime, rappelons que les autres Ultimes sont déjà dans l’avant port. Et 20 Class40.
18 h 03 : écluse Imoca. 9 bateaux.
Dimanche 4 novembre :
00 h 45 écluse Imoca. 11 bateaux.
03 h 45 : écluse Class 40. 21 Class 40.
04 h 45 : écluse Class 40. 12 bateaux.
Sous réserve de modification : vous pouvez vérifier les horaires des sas sur routedurhum.com.
Départ décalé pour les Utimes
Un autre moment fort pour le public, c’est le départ des cinq Ultimes situés dans l’avant-port de Saint-Malo.
Deux partent rejoindre leur mouillage de « pré-départ » entre Saint-Malo et Dinard, dès ce vendredi 2 novembre. Macif, à 14 h et Idec à 16 h.
Samedi 3 novembre, Sodebo Ultim rejoindra à son tour son mouillage, à 14 h.
Enfin, Edmond de Rothschild et Banque Populaire partiront dimanche 4 novembre, à 7 h.
Les bons spots pour profiter du départ de ces géants des mers sont les remparts de Saint-Malo, le môle des Noires et la Cité d’Aleth.
À la veille du départ de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2018, les spectateurs se sont pressés pour assister à l’éclusage des skippers. Le village de la course transatlantique, et ses écluses baignés de soleil, ont vibré au passage des participants de la Route du Rhum. Nos photographes étaient sur les lieux pour immortaliser ces précieux moments. Retrouvez les plus belles images de la Route du Rhum ce samedi à Saint-Malo.
La Route du Rhum - Destination Guadeloupe a de nouveau prouvé qu’il s’agissait d’une immense fête populaire pour Saint-Malo. Passionnés de voile et simples curieux sont venus en masse dans le village de la mythique course transatlantique. Ce samedi, ils étaient des dizaines de milliers à assister aux premiers départs des skippers de la baie de Saint-Malo.
Larguer les amarres : un grand moment pour les skippers de la Route du Rhum et leurs proches, avant le mythique passage de l'écluse. Retour en vidéo sur ce moment, à la fois intense et si rapide, avec les skippers Loïck Peryon, Charlie Capelle et François Corre.
Le vent n'autorisait pas les erreurs de manoeuvre pour cette veille de départ de la Route du Rhum. Et pourtant la sortie en trombe du long monocoque Kriter VIII a failli se terminer par une collision contre l'étrave du trimaran A Capella, puis quelques instants plus tard contre un ponton flottant. Les réflexes d'une équipe technique sautant dans le pneumatique a évité le désastre.
Pendant la longue attente d'un sas à l'autre, la foule guettait les derniers préparatifs, Loick Peyron se faisant remarquer pieds nus, tandis que le Malouin François Corre accueillait discretement Teura (on prononce Teoura) Colas, toute émue de repasser pour la première fois l'écluse franchie 40 ans plus tôt par son marin de mari disparu.
Elle lancera d'ailleurs un bouquet de fleurs à la mer dimanche matin depuis le Pont Aven. Sa rencontre avec Marie Corre s'est produite fortuitement dans une boutique de l'intra-muros le 27 octobre dernier. Elle dit ne pas regretter d'avoir quitté Tahiti pour la fraîcheur bretonne, car il y a là-bas El Niño, et des moustiques !
La 11e édition de la Route du Rhum débute dimanche. 123 skippers de tous bords vont quitter la pointe du Grouin au large de Cancale pour rallier Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Ces navigateurs sont répartis en six catégories, selon les caractéristiques de leur bateau. Si vous ne connaissez pas la différence entre un Ultime et un Imoca, alors ce décryptage est fait pour vous ! Il est encore temps de réviser avant le départ de la Route du Rhum !
La 11e édition de la Route du Rhum va débuter ce dimanche. 123 skippers, amateurs ou professionnels, chevronnés ou novices de la Route du Rhum, vont quitter Saint-Malo pour rallier Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Ces aventuriers des mers sont répartis en six catégories (Ultime, Imoca, Multi50, Class40, Rhum multi, Rhum mono), selon les caractéristiques de leur bateau. Vous ne connaissez pas la différence entre un Imoca et un Class40 ? Ne cherchez pas plus loin ! Nous vous proposons ce décryptage des six catégories de bateaux engagés sur la Route du Rhum.
Les Ultimes, rois de la piste
Ils seront six au départ. Ce seront les rois de la piste évidemment. Les Ultimes sont ces trimarans de 32 m de long (max), par 23 m de large (max) qui atteignent désormais des vitesses vertigineuses (près de 45 nœuds). Ce sera la première vraie confrontation, en course, des derniers nés de la catégorie munis de foils capables de les faire voler au-dessus de l’eau. Si leurs mensurations rentrent dans un cadre commun, ils sont loin d’être identiques cependant.
Les Imoca s’installent dans l’ère du foil...
Depuis le dernier Vendée Globe, en 2016, ces monocoques de 18 m, conçus pour être maneuvrés en solitaire, sont passés à l’ère des foils. Une page s’est clairement tournée avec le tir groupé des foilers (1er, 2e, 3e, 4e) à l’arrivée du tour du monde. Il ne fait plus aucun doute que la performance, au large, est nettement supérieure avec ses appendices qui permettent au bateau de s’élever au dessus de l’eau, à grande vitesse. Sur les 20 bateaux engagés dans cette Route du Rhum, 10 sont désormais munis de foils. Parmi eux, le plus observé sera Charal, le bateau de Jérémie Beyou, mis à l’eau cet été, et qui semble déjà impressionner ses adversaires par sa puissance phénoménale. C’est véritablement le premier Imoca conçu (par le cabinet vannetais VPLP) autour et pour l’usage de ses foils. Les autres sont déjà de la génération 2015 (Bureau Vallée, Malizia, Ucar St-Michel, Newrest...), voire 2010 (Initiatives cœur).
Multi 50 : petite classe, grosses sensations
Ils ne sont que six dans cette catégorie, mais c’est probablement la plus homogène des six. Ces trimarans de 15 m, moitié plus petit que des Ultimes, mais quatre fois moins onéreux (au minimum) sont quand même de véritables petites bombes. Depuis que la jauge leur a autorisé l’implantation de foils, ils peuvent désormais atteindre des vitesses impressionnantes, largement au-delà des 30 nœuds. En convoyage, Solidaires en Peloton, de Thibaut Vauchel-Camus a même décroché une pointe à plus de 40 nœuds ! Son bateau, le dernier sorti des chantiers et Ciela Village de Thierry Bouchard préfigurent du futur de la classe. Mais les bateaux d’Erwan le Roux (FenétréA mix Buffet), de Lalou Roucayrol (Arkema) et d’Armel Tripon (Réauté chocolat), reconfigurés, sont toujours très compétitifs. Seul celui de Gilles Lamiré (French Tech Rennes Saint-Malo) semble un peu dépassé.
Les Class 40, plus vite, plus nombreux
C’est la catégorie de bateau la plus nombreuse avec 53 inscrits. Cette classe de bateaux de 12 m connaît un succès croissant. Bien plus abordables financièrement que les Ultimes, les Imoca et les multi 50, ils sont devenus une belle porte d’entrée dans la course au large. Les bateaux des dernières générations sont désormais très performants, capables de tenir des moyennes élevées (plus de 320 milles par jour) et attirent donc des skippers expérimentés comme d’anciens vainqueurs de la Solitaire du Figaro (De Pavant, Troussel, Richomme…). Comme ce sont des bateaux fiables, ils présentent des chances importantes de rallier l’arrivée. Plus d’une quinzaine de ces Class 40 ont moins de quatre ans, et composent, au sein de la flotte, un groupe qui devrait se tirer la bourre et battre, si le temps le permet, un record de la traversée (16 j 17 h).
Rhum multi : vintage ou croisière rapide
Ont été regroupés dans cette catégorie tous les bateaux qui comptaient plus d’une coque et ne rentrait pas dans les catégories Ultimes ou Multi 50. C’est une catégorie qui compte, pour la très grande majorité des skippers amateurs. La flotte des 21 bateaux est très hétérogène et on y trouve aussi biens des anciens Multi 50 déclassés, des répliques ou sistership d’Olympus, premier bateau vainqueur en 1978 avec Mike Birch, que de récents catamarans de croisière rapide. Tête d’affiche de la catégorie Rhum multi : Loïck Peyron, qui participera, à l’ancienne, sur son petit trimaran jaune « Happy », de 12 m, pour rendre hommage à Mike Birch, son premier mentor. Il aura deux adversaires directs sur des bateaux quasi identiques : Charlie Capelle et François Corre.
Rhum mono : de tout, pour tous
Dans cette catégorie-là aussi on trouve de tout. Seul impératif : les bateaux ne doivent comporter qu’une seul coque, et mesurer au minimum 12 m. Le plus grand sera Kriter V Socomore, le bateau de 21 m de Michel Malinowski, vaincu par Olympus de Mike Birch, pour 98 secondes en 1978. C’est quasiment un monument historique que ce plan Mauric en contreplaqué ! Et c’est Bob Escoffier, le skipper malouin âge de 69 ans qui a relevé le défi de l’emmener 40 ans plus tard à Pointe-à-Pître. Plus étrange, on trouve aussi un Imoca, non adhérent à la classe, skippé par Sébastien Destremeau, lanterne rouge du dernier Vendée Globe, qui devrait plutôt figurer avec ses homologues de 60 pieds, et qui, du coup, fausse un peu l’équité de la course dans cette catégorie de passionnés.
Les skippers sont lâchés !
Samedi, à 13 h 03, les bateaux de la Route du rhum ont commencé à quitter les bassins malouins au rythme des écluses. Pour l’occasion, des dizaines de milliers de visiteurs étaient présents près des quais, sur les remparts et sur l’eau. Dans ce prélude à la course, les skippers ont proposé un magnifique spectacle tout au long de l’après-midi, à l’image de Thibaut Vauchel-Camus et son Multi50 « Solidaires en peloton - Arsep » qui a fait le show au large de Saint-Malo.
L'ambiance était au départ ce samedi à Saint-Malo. C'est en effet aujourd'hui que les skippers de la Route du Rhum ont quitté les bassins malouins. Revivez le direct que nous avons consacré à cette journée spéciale, à l'ambiance dans le village et au passage des écluses.
Rendez-vous demain matin pour le prochain direct de la rédaction, qui sera consacré au départ de la Route du Rhum, pointe du Grouin.
Pour vous faire vivre cette grande journée, la rédaction de Ouest-France se déploiera de la pointe du Grouin au Cap Fréhel, sur terre, sur mer et dans les airs.
Three workers dig to build a camera and seismic station to detect wildfires.
As fire seasons have become longer and more devastating, firefighters have looked to wide variety of technologies to assist with detection and response. The Alert Wildfire detection camera project, which began over a decade ago, was developed in conjunction with the Bureau of Land Management (BLM) Oregon/Washington, BLM Idaho, BLM Nevada, and University of Nevada Reno - Nevada and University of Oregon’s Seismological Laboratories.
In 2004, the University of Nevada Reno developed a stand-alone microwave network to support the change from analog to digital seismic station sensors. The microwave system runs on an unlicensed broadband public safety band that is networked across the states. This system has evolved from just transmitting seismic data, to the current wildfire detection video data from stations and cameras located primarily on BLM-permitted lands.
The cameras and associated tools help firefighters and first responders:
•discover/locate/confirm fire ignition,
•quickly scale fire resources up or down appropriately,
•monitor fire behavior through containment,
•during firestorms, help evacuations through enhanced situational awareness,
•ensure contained fires are monitored appropriately through their demise, and
•view prescribed fires both during ignition and during monitoring stages.
The camera network is fed by a single point mountaintop camera via microwave to central hosting point at the University of Nevada Reno. The cameras are 1080 high definition/high speed with pan, tilt, and zoom capabilities. The cameras also provide a live feed of for designated users of six frames per second.
Cameras provide a remote feed to a web page that updates the pictures every 10 seconds. Over the last several years, this innovative technology has provided critical information for thousands of fires throughout the western U.S.
In Fiscal Year 2022, the Oregon/Washington Bureau of Land Management awarded the University of Oregon (UO) $718,346 to help aid in wildfire prevention by developing the most integrated, and interorganizational wildfire detection system in the United States.
Funding will provide continued statewide access to vital information of emergent wildfires and provide for the most efficient and effective emergency response, thereby ensuring the quality of lives of Oregonians and protecting our natural resources.
In 2022, the BLM helped lead the establishment of an Oregon Statewide Wildfire Detection Camera System with the goal of establishing collaborative governance to establish and implement a statewide wildfire detection camera strategy that addresses a long-term detection camera build-out between the multiple agencies while also addressing current and future detection camera technologies.
The ALERTWildfire program continues to grow, the ability to locate smoke at a very early stage will ultimately allow firefighters more time to assess the situation and mobilize appropriate resources. This unique use of technology will save taxpayers money as well as our forests, grasslands, property, and lives, while managing risk to our firefighters through an informed response.
The 41 wildfire detection cameras covering Oregon and Washington can be viewed online at:
Photo: Fremont-Winema National Forest and BLM Lakeview District.
Dealer installed optical tuning package, pretty damn rare if you ask me
3 January 2011, Delft, Netherlands
www.twitter.com/Memoire2cite St-Etienne cité de Beaulieu le Rond-Point - l'architecture des 50's-1266 lgts arch Farat/Gouyon/Hur constr 1952-55 - l'1 des 6 1er grand-ensemble HLM de Françe Patrimoine du XXeme siecle - A partir des années 1950, Saint-Étienne se voit confrontée à une double difficulté : un parc immobilier particulièrement médiocre (20 % de taudis, 56 % de logements médiocres) et une forte croissance démographique accompagnée d'un afflux d'une main d'oeuvre issue d'Afrique du Nord. Ainsi, de nombreux grands ensembles sont construits dans les quartiers périphériques à partir des années 1950 (Beaulieu, Marandinière, La Métare, etc.). Saint-Étienne atteint alors son apogée démographique : 220 000 habitants en 1968. Le territoire s'agrandit en 1973 avec l'absorption des communes de Saint-Victor et Terrenoire et l'association avec Rochetaillée. Les Trente Glorieuses et la société de consommation bénéficient encore à Saint-Étienne, Manufrance en constitue le meilleur exemple. Les conflits coloniaux entretiennent la production d'armes. A partir des années 1960, Saint-Étienne n'échappe pas à la crise : concentration des entreprises, concurrence du pétrole et du gaz au détriment du charbon, concurrence de l'Asie dans le textile. Le puits Couriot ferme en 1973, Creusot-Loire en 1985, et tout un symbole : Manufrance en 1980. Pourtant, les industries mécaniques subsistent.
La création d'une université, le développement de grandes écoles, l'installation d'une maison de la culture, de la Comédie de Saint-Étienne, dans les années 1960, effacent progressivement l'image traditionnelle de la cité-usine. La ville connaît alors une stabilité politique, plutôt au centre avec les maires de Fraissinette et Durafour.
A partir des années 1970, vient le temps de la désindustrialisation et des reconversions. La friche de Manufrance, plus grande d'Europe, est reconvertie dans les années 1990 et abrite le Centre des congrès, la Chambre de commerce et d'industrie, une partie de l'École des mines, etc. Un exemple emblématique : le musée de la Mine s'installe au Puits Couriot.
La ville, marquée par une tradition industrielle très forte, doit aujourd'hui vivre une mutation économique en profitant d'un environnement technologique favorable avec des leaders mondiaux (industrie de pointe dans l'optique, textile de haute technologie) et des établissements d'enseignement supérieur (École Telecom, École des Mines). La ville, héritière d'une tradition de savoir-faire et du second tissu de PME/PMI de France, compte également sur le design. Elle est ainsi devenue "Ville creative design Unesco", seule ville française.
- La Palle, c'est Beaulieu IV, à cette époque là, l'on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959 ! L'effort est gigantesque. Le quartier de la Palle réalisé de mai 1967 à mars 1970, comprenait 1049 lgts du studio au T6, répartis sur 12 barres, dont 3 pour la rue Colette, le groupe de la Palle sera le seul groupe de logements sociaux que comprendra la Métare en 1967, le reste ne sera que des copropriétées nommée BEAULIEU V, qui elles, seront construite en "Accession a la Propriété"(il s'averrera plus tard un échec, bref..) de 1962 à 1973, en 3 opérations succesives de 725 lgts, de 549 & 518 lgts, çe sur le versant dominant le parc de l'Europe (voir mes photos d'Ito Josué qui à photographié les constructions de nos quartiers Stéphanois lors des 30 glorieuses, tirées de ses livres, qui me passionne & me font voyagé dans le temps..) - l'Opération de Construction - BEAULIEU IV - un concept de nos G.E. spéçifique à nos 30 Glorieuses de rendre Jolie çe qui jadis, ne l'etait pas, voir plu, fautes aux guerres ... "les chantiers de l'O.P.A.C." de 1962 à 1972* (à savoir 1962 à 1966 pour le groupe de Colette, apres 1966 le reste ne sera que de la copropriété*, mais relevant toujours de la même équipe d'architectes, une dixaine tout de même Farat/Gouyon/Bertholon & d'autres, Edouard Hur lui à été tres important sur la 1ere tranche de Beaulieu, soit beaulieu1 sur la CAF et les 2 tours en copropriété une de 17 etage & l'autre de 15, du 7 et 11 rue de la Métare 42100 ,une construction de 1971 à 1974 ),içi la derniere tranche des constructions, la suite & la fin ! - Voiçi la Métare I, II, et III., retour sur son histoire .... La ville de St-Etienne Métropole & l'ETAT à choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne...Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville. C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de grandes barres d'habitations. Le collectif étant de mode , nous continuons...
A cette époque la France va connaître une rupture architecturale phénoménale avec l'apparition des premiers grands ensembles de Beaulieu la Marandiniere Montchovet, la Métare; Montreynaud, la Cotonne , Tarentaize, Bel-Air, la Dame Blanche, Econor, Montplaisir, Terrenoire les hauts et le bas, la Pérrotiere Maugara, et jusquà Firminy pour nos grands-ensembles... La Métare, c'était les Bois du Four , avec son furan... un ensemble de choses et d'histoire qui font et fonde çe lieu qui n'était que campagne y à 62 ans...Rochetaillé et son chateau de 2000 ans, son gouffre d'enfer, arf, dominait largement cet endroit ^^ Saint-Etienne sera l'une des villes Symboles de cette rupture des 1954... On à aussi la Cité Castor à seulement 200 metres de là , la premiere de toutes nos cités CASTOR de Françe.... Vous savez.. ses fameux Pavillons de pierre, d'apres guerre..qu'on a tant réclamé ... des pavillons de type annees 60, plus qu'un succes avec la loi Loucher par içi , & partout ailleurs..Je dirais pas que nous sommes dans l'excellençe mais honnétémment nous sommes bien noté..@ l'Architecture du Forez de l'Ondaine et du Gier.^^ En effet le Forez, la Loire le département ,et bien c'est tout une histoire de l'Architecture de l'industrialisation de nombreux secteurs d'activitées , de compétençes , d'Architectes et pas n'importes lesquels....A bon entendeur ... Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 .
Un modèle de l'urbanisme des années 1950.
Beaulieu-Montchovet:
Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :
www.ina.fr/video/LXF99004401 . Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.
Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.
(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,
"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -
l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement
Le Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986
Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche. La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.
La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/.../visite-de-francois-mitterrand...
Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand. Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.
1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..
Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.
Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches. Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.
Beaulieu I: le projet d'urbanisme
Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-ClémentUne architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief.
La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:
- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955
- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959
- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.
- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971
Le quartier:
Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.
A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995. Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :
Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.
La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.
Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.
Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.
Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.
La crise du logement:
1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.
La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.
La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie. Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.
Une barre d’habitation innovante
A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.
Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.
Conception et réalisation d’un quartier entier
Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période. Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.
Un projet pharaonique
Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.
L’avis de l’architecte
De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -
- Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»
Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?
La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.
Que prévoit-on pour la reconstruction?
Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.
Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?
C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.
C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.
Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.
Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?
Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.
Cela paraît paradoxal, pour du logement social!
Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!
On croit rêver...
C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...
Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?
Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.
L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.
Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants. Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...
En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.
Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I? Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.
Pourquoi cette différence?
Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.
Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?
Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.
Dans quels domaines?
Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.
Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon.
Le futur Centre-Deux...
C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.
Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?
La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.
Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?
Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.
Culturellement, la ville est aussi très active...
Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.
La population comprend-elle cette volonté?
Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.
Le chantier de l'autoroute de Saint Etienne 01 nov. 1965, la video içi www.ina.fr/video/LXC96100417 @ “ L’urbanisme des possibles ”Pourquoi dire des grands ensembles qu’ils sont des terres d’avenir ? www.youtube.com/playlist...... le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur 50ans.apur.org/#intro @ Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ".où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire. Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique.
www.twitter.com/Memoire2cite LES GRANDS ENSEMBLES @ L EXEMPLE DE DIJON «LE BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE»Sylvain TABOURY, sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles.
Co-auteur avec Karine Gougerot, photographe, de Billardon, histoire d’un grand ensemble, paru aux éditions Créaphis en 2004. Texte communiqué à partir de la rencontre-débat du 20 mai 2005 Organisée par le Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne en partenariat avec Maison de Banlieue et de l’Architecture, le CAUE 91 et CINEAM
dans le cadre de l’exposition «Des ensembles assez grands: mémoire et projets en Essonne».
Cet ouvrage retrace l’histoire de la cité Jean-Billardon, barre de 14 étages et de 250 logements, à Dijon, premier grand ensemble de la ville, construit entre 1953 et 1955, démoli en 2003. Sélectionné parmi les immeubles significatifs de l’architecture du XXe siècle par la direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la Culture, Billardon était un symbole incontournable de l’histoire du quartier des Grésilles et de l’agglomération dijonnaise, ainsi qu’un formidable témoin de l’architecture novatrice de l’après-guerre. Sollicités par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne (Drac) et par l’Office public d’aménagement et de construction de Dijon (Opac), dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain (ORU) du quartier des Grésilles, nous avons collecté et rassemblé, de janvier à juillet 2003, les traces de cette histoire, les archives, mais aussi les témoignages, recomposant des trajectoires familiales, professionnelles, des documents iconographiques et sonores. La restitution auprès des habitants et des partenaires du projet en octobre 2004, accompagnée d’une table ronde avec différents intervenants et acteurs du quartier, a été un moment fort, inscrit dans le processus de transformation engagé sur le quartier des Grésilles. Une exposition, intitulée «Mémoires de Billardon, fragments de vies», a également été présentée dans les locaux prestigieux du musée de la Vie bourguignonne de Dijon, du 14 octobre 2004 au 31 janvier 2005.Garder une trac De fait, la démolition de la Cité Billardon, le 4 juillet 2003, restera sans aucun doute un événement sensible dans la mémoire de nombre d’habitants de l’agglomération dijonnaise. Cette barre fut la première construction d’un tout nouveau quartier – le quartier des Grésilles –, à Dijon, où près de 4000 logements ont été construits Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne entre 1953 et 1966 – 14970 habitants en 1968, 8263 en 2003 – sur un terrain agricole demeuré nu, à l’est du territoire communal. Les 14 étages et 250 logements de l’immeuble, élevés au milieu des champs et des jardins familiaux, où un écriteau «Chasse interdite» était encore visible quelques années auparavant, faisaient alors l’admiration des très nombreux badauds venus visiter cette toute nouvelle Cité radieuse, construite tel un
Meccano de béton et d’acier.
« Immeuble révolutionnaire», «Meccano géant à l’échelle du monde moderne», les titres de la presse de l’époque donnent un aperçu de l’impact national et international de l’événement. «Des visiteurs étaient venus de toute la France et même de l’étranger, jeter un coup d’œil au chantier», rappelait un article de la presse locale le jour de la démolition.
Cette « barre » de 14 étages et de 250 logements, desservis par des coursives placées tous les trois niveaux, était une déclinaison appauvrie du modèle de la Cité radieuse du Corbusier, inaugurée le 14 octobre 1952. Les appartements étaient de deux types: les uns de deux et trois pièces,
situés dans les ailes, de disposition traditionnelle, orientés au sud et pourvus de loggias; les autres, de cinq pièces, situés au centre du bâtiment, du type
« duplex ». Huit espaces commerciaux avaient été aménagés en rez-dechaussée. Cependant, en dépit des ressemblances et de la qualité architecturale de l’édifice, l’immeuble n’était pas une unité d’habitation au sens où Le Corbusier l’entendait. L’originalité de la Cité Billardon tient en réalité au procédé constructif qui fut utilisé lors de son édification. Elle fut la toute première à expérimenter en France le procédé de préfabrication Estiot, réutilisé par la suite pour la construction de plusieurs grands ensembles, comme le Noyer-Renard à AthisMons, la Cité des 4000 à la Courneuve, la Grâce-de-Dieu à Caen, la Croixdes-Oiseaux et Champ-Fleury à Avignon, le Gros Buisson à Épinay, SainteBarbe à Metz, le Haut-du-Lièvre à Nancy, les tours du Lancy à Genève ou encore des bâtiments d’habitation à Alger. Le mode constructif, repris sur celui des gratte-ciel américains, associait l’acier en ossature et le béton en pré-enrobage avec une majeure partie réalisée en atelier. Le procédé donnait des résultats évidents: précision remarquable, rapidité d’exécution, peu ou pas d’installations de chantier – suppression des coffrages, des étayages, des échafaudages – et surtout économie considérable de main-d’œuvre. Il s’agissait des prémices d’industrialisation dite lourde du bâtiment. Forte de cette première expérience, la commune avait ensuite réalisé deux autres cités de même type, Épirey, puis Lochères. Mais le modèle de Billardon fut perverti: dans une logique de réduction des coûts de production et de rapidité d’exécution, tous les espaces peu productifs comme les logements en duplex, les cellules commerciales, ou les très grands halls, ont été supprimés. Les deux cités comprennent 348 logements, relativement mal desservis et sans attrait, des petits logements sur un seul niveau La démolition de Billardon n’a donc évidemment pas la même signification, Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne ni les mêmes conséquences que celles d’Épirey ou des Lochères, déjà démolies en 1992 et 2000. Cet immeuble possédait une fonction symbolique incontestable, une place à part dans la vie des résidents qui s’y sont succédé, comme dans la mémoire des habitants du quartier. Les récits que nous avons pu recueillir auprès d’une trentaine d’anciens résidents de l’immeuble nous offrent différentes représentations de l’histoire de
Billardon, et des personnes qui y ont vécu ou travaillé d’avril 1955 à décembre 2002.
Les témoignages des plus anciens, arrivés parmi les premiers, en 1955, répondent aux histoires des plus jeunes, derniers occupants du rafiot, aujourd’hui démoli. Ils sont venus d’horizons divers, de Côte-d’Or, de Bretagne, d’Alsace, de la région parisienne, du Maroc, d’Algérie, du Portugal, du Cambodge ou d’ailleurs et leurs paroles traduisent l’enracinement profond de leurs souvenirs de Billardon, que certains n’auraient jamais voulu quitter. Bien sûr, la mémoire n’est pas «objective». Le discours s’élabore toujours à partir d’un présent et la disparition engendre certainement une nostalgie conduisant à magnifier les bons moments et à tempérer les plus pénibles. Mais en faisant imploser Billardon, c’est bien tout un pan de leur vie que l’on a réduit en poussière. Chaque témoin traduit avec ses mots ces petits faits de la vie quotidienne, souvent jugés sans importance, petits riens ou traumatismes, anecdotes ou événements tragiques, qui ont marqué leur sensibilité.« Une verrue dans le quartier»C’est pour ces différentes raisons esthétiques, historico-culturelles – témoignage de l’histoire des villes – et socio-symboliques – mémoire des hommes – que la Direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la
Culture avait décidé de répertorier la Cité Billardon parmi les immeubles représentatifs de l’architecture du XXe siècle. L’immeuble avait reçu le label
«Patrimoine du XXe siècle» à la fin des années 1990.
Or, ce processus de «patrimonialisation» était inconcevable pour de nombreuses personnalités locales, voire de nombreux habitants du quartier.
Stigmatisé comme une «verrue» dans le quartier, l’immeuble était devenu un véritable cauchemar: dégradations, violence, difficultés et «mal-vivre» constituaient le quotidien de locataires excédés, souvent «assignés à résidence».
Bagarres, agressions, cambriolages, drogue, vitres brisées, ascenseurs en panne, alimentaient manchettes de journaux et témoignages, décrivant le naufrage d’un immeuble à la dérive, devenu symbole de tous les maux. La démolition paraissait donc inéluctable, comme une délivrance, la promesse d’un avenir meilleur. Les partenaires institutionnels se devaient de mettre en scène leur capacité à changer la vie des habitants du quartier, réparer les erreurs d’une période de l’urbanisation contemporaine, dont Billardon était l’un des symboles les plus représentatifs.
L’idée d’une enquête ethnographique sur l’édifice et ses locataires avait donc « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne du mal à passer dans la réflexion de certains décideurs. La mise en œuvre du projet, initié par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bourgogne, sur les budgets de l’opération de renouvellement urbain du quartier, fut bloquée administrativement pendant plusieurs mois. Entre-temps, tous les locataires de l’immeuble avaient été relogés… (la dernière famille quitte son logement le 23 décembre 2002).
Une histoire des grands ensembles?
Le travail de recherche historique sur les grands ensembles est rendu aujourd’hui d’autant plus difficile à faire comprendre que la ville issue des Trente Glorieuses est souvent considérée, avec la politique publique qui l’a programmée, comme une vaste erreur collective (A. Fourcaut). L’architecture des «tours» et des «barres», du «chem« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne
phie, histoire et sociologie, de monographies locales – Saint-Étienne, Villeurbanne, etc. – publiés ces dernières années sur ce thème en témoigne clairement.Cependant, on est encore loin du compte. Si plusieurs urbanistes, historiens,
géographes ou sociologues1 ont récemment contribué à une meilleure connaissance du sujet au niveau national et international, l’histoire de ces quartiers d’habitat collectif reste un terrain largement méconnu, à peine exploré par les historiens locaux. En Essonne, à quelques exceptions près – Draveil, Viry-Châtillon, les Ulis, Athis-Mons ou Grigny –, rares sont les monographies ou les études locales à accorder une place de choix à l’analyse et à la présentation de ces bouleversements. Les mauvaises volontés, auxquelles nous avons parfois été confrontés dans le cadre de nos recherches dans le département témoignent des réticences que continue de susciter toute démarche d’enquête et d’analyse sur la mémoire et le devenir des grands ensembles.
La transformation en cours ou à venir d’une vingtaine de sites en Essonne dans le cadre du Programme national de rénovation urbaine, institué par la loi Borloo du 1er août 2003, et la priorité donnée à la démolition-reconstruction,
sur fond de crise du logement social, devraient pourtant poser avec plus d’acuité la question de l’appréciation de ce patrimoine départemental. De nombreuses communes mobilisées dans des programmes d’intervention n’ont qu’une vision très partielle de l’histoire de ces quartiers, de leurs évolutions, dont les conséquences ne sont envisagées le plus souvent qu’à travers le prisme d’une crise sociale impossible à juguler. Or, n’est-il pas singulier, voire dangereux, d’entreprendre des opérations de transformation urbaine aussi radicales, sans même commencer par chercher à comprendre comment, par qui et pour quelles raisons ces espaces ont été construits ou transformés, sans évaluer dans certains cas l’impact des politiques précédemment engagées?Richesse patrimoniale ou héritage encombrant, définir une nouvelle vision de la ville exige un travail d’enquête, d’expertise, une capitalisation des expériences, rarement mis en œuvre.Et c’est sans doute là le talon d’Achille d’une politique de transformation
urbaine menée dans l’urgence, qui ne peut se nourrir de capitalisation critique, et occulte le rôle crucial de l’accompagnement qualitatif et de la sensibilisation et/ou de la formation des élus, des services de l’État et des collectivités, des opérateurs et des aménageurs, des bailleurs.Ces images devenues presque ordinaires de parpaings, pans de bétons fracassés, vitres brisées laissent songeur: quel regard les résidents – et notamment
les plus jeunes – pourront-ils bien porter à l’avenir sur un environnement si violemment rejeté? Pourquoi respecter ce qui n’est bon qu’à être démoli?
Pour n’en citer que quelques-uns : FORTIN J-P., Grands ensembles. L’espace et ses raisons, Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA), 1997 ; PEILLON P., Utopie et désordre urbains. Essai sur les grands ensembles d’habitation, La Tour d’Aigues, Editions de l’Aube, 2001 ; DUFAUX F., FOURCAUT A., SKOUTELSKY R., Faire l’histoire des grands ensembles. Bibliographie 1950-1980, ENS éditions, 2003 ; TOMAS F., BLANC J-N., BONILLA M., Les grands ensembles, une histoire qui continue…, Publications de l’université de Saint-Etienne, 2003 ; DUFAUX F., FOURCAUT A. (dir.), Le monde des grands
ensembles, Créaphis, 2004.« Pour une histoire des grands ensembles en Essonne », Les Cahiers de la Maison de Banlieue et de l’Architecture, n° 11, mai 2005« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne
Les enjeux du projet
À Dijon, le projet a mis de long mois à se concrétiser. L’enjeu de ce travail était double:
■ Un enjeu de connaissance et d’analyse de l’histoire et des différentes étapes de l’évolution urbaine et sociale de l’immeuble et du quartier, des vécus, trajectoires résidentielles et familiales des habitants de la cité. Il a été réalisé à travers:
– une recherche historique dans les archives du bailleur, de la commune, des journaux locaux, de l’agence d’urbanisme, etc., replaçant l’étude dans le contexte général de l’histoire de la France de la Reconstruction et des quarante dernières années;– une écoute, dévoilant les différentes représentations de ce quartier, non plus
à partir de critères ou de théories de spécialistes, mais en suivant pas à pas(mot à mot) les trajets, les images qu’y déposent les habitants et les acteursdu quartier. Le travail artistique – photographies, textes – ayant alors pour fonction de réintroduire ces regards croisés dans la circulation de la ville,d’en faire des éléments de partage, de réflexio« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »Centre de Ressources Politique de la Ville en EssonneCes recherches ont permis de retracer les différentes étapes de construction et de transformation de cet immeuble dans son territoire, ainsi que l’évolution d sa composition socio-démographique. Une iconographie importante a pu être collectée et répertoriée sur CD-Rom. Une présence longue – deux à trois jours par semaine pendant cinq mois – a été assurée sur le terrain, favorisant notre immersion et l’observation du quotidien des habitants du quartier, le recueil d’une parole informelle, permettant d’expliciter notre démarche, ses objectifs, son intérêt, l’instauration d’une quotidienneté, de relations de confiance. Pour cela, une présence régulière aux différentes manifestations, aux réunions et aux événements publics liés au quartier et une fréquentation de lieux de rencontre et d’échanges préalablement identifiés ont été nécessaires.Des rencontres collectives et individuelles ont été organisées avec les partenaires – associations, structures et personnes-relais sur le quartier – nous permettant d’être rapidement identifiés et de baliser précisément notre rôle – le rôle de chacun – dans le projet, de recueillir leur connaissance du terrain, leurs représentations et leurs réflexions sur le projet. Les ateliers avec les techniciens, les élus et les associations concernées devaient définir précisément: ● les objectifs à court, moyen et, le cas échéant, long terme;
● les actions à court, moyen et long terme;
● les modalités de leur déroulement.
Ces rencontres avaient également pour objectif de faire fonctionner le«bouche-à-oreille», qui demeure bien souvent le principal vecteur d’information pour ce type de démarche. Elles nous permettaient également de nouer des premiers contacts avec les habitants et les personnes-relais impliqués dans la vie du quartier. Ont été mis en œuvre:
● un moment de rencontre-discussion avec les habitants sous la forme d’une soirée projection-débat: présentation du travail de recueil de mémoire, personnes et structures porteuses, méthodes, finalités; définition en commundes modalités de leur participation au projet.
● sollicitation et information de la presse locale (journaux, radio, télévision), des bulletins associatifs, de la communication institutionnelle (ville, communauté
d’agglomération, bailleur, etc.) pour relayer et présenter le plus précisément possible la démarche entreprise et les personnes en charge de ce travail;
● des entretiens compréhensifs, individuels, en couple ou en petits groupes sous la forme d’entretiens semi-directifs de type «récits de vie(s)», recueillisauprès d’habitants ou d’anciens habitants du quartier, de professionnels travaillant ou ayant exercé leur activité dans le quartier, d’élus ou de responsables associatifs.
« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne
Les entretiens ont été enregistrés et traités sur support numérique – mini-disc –, et les documents et les objets soigneusement inventoriés et/ou scannés.Ces entretiens avaient pour objectifs d’enregistrer non pas l’histoire de ce quartier, mais la manière qu’avaient nos interlocuteurs de dire leur propre histoire, cequi faisait mémoire pour ces personnes en contact étroit avec le quartier, natifs ou de passage, enracinés ou nouveaux venus. Il s’agissait de souvenirs, d’impressions d’enfance, de petits faits de la vie quotidienne parfois jugés sans importance, d’événements heureux ou tragiques, qui ont marqué leur sensibilité. Cela supposait donc que l’on prenne le temps, précisément de parler et d’écouter. Les entretiens se sont déroulés de préférence au domicile des personnes, pas dans la rue ou une salle impersonnelle, mais dans la sphère privée plus à même de laisser subvenir ces épopées de l’intime. L’objectif n’était pas de faire une archéologie du quartier, ni même d’enfermer nos interlocuteurs dans la norme de la personne-type qui habite un grand ensemble, mais bien de montrer que cet immeuble était composé de fragmentsde vies, de destins d’hommes et de femmes singuliers. Il s’agissait de montrer
comment, à un moment donné, ces personnes, venues parfois d’horizons lointains, se sont arrêtées là et ont enrichi ce lieu de leurs histoires et de leurs trajectoires particulières.
Nous avons donc insisté sur les trajectoires familiales et professionnelles de chacun: origines, parcours résidentiels, étapes et ruptures de vies – mariage, naissances, emplois successifs, divorces, décès, etc. –, points de repères autour desquels chacun construit «son temps», étapes qui organisent la durée, le vécu familial, domestique, les faits d’une vie et les événements de l’histoire. Le souvenir trouve également un support concret dans l’espace et les multiplesbouleversements du bâti et du cadre de vie. Démolitions, reconstructions,aménagements, suscitent une perte de repères, et invitent d’autant plus à faireun travail de mémoire. Dans cette perspective, ont été évoqués les souvenirs attachés plus précisément au quartier des Grésilles et à l’immeuble Billardon.Les personnes interrogées ont été invitées à s’appuyer le plus largement possible sur des descriptions détaillées (déménagement, logements successifs, accessibilité au travail ou aux équipements et services, nombre et identité des commerces, relations de voisinage, espaces collectifs), leurs pratiques (loisirs, vie scolaire, pratiques commerciales, etc.), les événements (fêtes, accidents, etc.) ou personnes marquantes; leurs perceptions du quartier et de son évolution – qu’ils y habitent toujours ou pas –, leurs projections éventuelles dans l’avenir (liste de thèmes non exhaustive).De février à juin 2003, une quinzaine d’entretiens ont pu être réalisés auprès d’une trentaine d’anciens locataires de l’immeuble, des premiers résidents de
Billardon dans les années 1950 aux derniers occupants, récemment relogés. « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne Des outils pour l’action: la restitution Tout au long de l’étude, nous avons rencontré et consulté régulièrement l’ensemble des institutions et des partenaires concernés par la démarche, afin de leur soumettre les premiers éléments de notre travail, recueillir leurs commentaires, leurs suggestions et critiques. Ces rencontres ont été l’occasion de partager une réflexion, d’élaborer des propositions de restitution aux différents publics.Malgré nos craintes initiales, une restitution de qualité a pu être proposée aux habitants, grâce à l’implication très forte de l’Opac de Dijon, véritable porteur du projet, et dans une moindre mesure du service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne. Leur implication a permis de trouver différents partenaires financiers, comme la Caisse des Dépôts et Consignations ou la communauté d’agglomération.
De notre côté, sur la base du rapport et du reportage photographique que nous avions remis à nos commanditaires, nous avons pu convaincre les éditions
Créaphis, reconnues pour la qualité de leurs publications de documents d’histoire, de sciences sociales et de photographie, de formuler une proposition éditoriale de qualité. Sur la base de nos recommandations, deux pistes de restitution ont été privilégiées:
● une exposition, événement fort et fédérateur, pouvant susciter des échanges,des moments de rencontre entre habitants du quartier et résid
Vues de dessus et d'ensemble de l'exposition d'art contemporain qui s'est tenue à Laval dans l'espace SCOMAM intitulée "je voudrais être un poulpe...une pieuvre" Cette exppo a pris
place en avril et mai 2011, aujourd'hui nous sommes heureux de vous proposer et de partager les photos du projet.
Odimée, plasticienne rechercheuse ( diplômée d'école des beaux arts plasticien)) et Tek-No-Mind, techno-créateur
L' exposition dans sa forme est composée de plus d'une
trentaine de réalisations.- installations-interactives et sonores (bornes, vidéo stéréo virtuelle, quizz jeux, pupître de commande etc...) - installations-sculptures,- réalisations plastiques(collages, peintures) - cabinet de curiosité en "prospective
mentale"
Dans son contenu, le projet incarne un dialogue entre deux
créateurs aux univers sensiblement différents. Le propos en est la perception du monde voirel'"hyperception" .Cette notion faisant écho à la "réalité augmentée" et
quelquefois "diminuée"!
Sur le mur face à l'entrée un robot surdimensionné baptisé "K.G.G." Kommando Gaïa Géniac (installation collage de Tek-No-Mind) tend la main à " Big Pelotonneur" petit robot de laine de 3 métres (installation laineuse d'Odimée). Le dialogue peut commencer l'un semble dominé l'espace , l'autre emméne son alter ego afin d' explorer cet espace de jeux.
Deux "attractions" émergent de l'ensemble par leur taille, forme et action.En effet le "Gaïa - Géniac" (installation sculpture de Tek-No-Mind) vous propose
grâce à un massage cérébal de cultiver et de révéler votre propre génie ( réalité augmentée).Tandis qu' une énorme Pieuvre de laine équipée de tentacules de 11 métres (sculpture d'Odimée
enserre le Simulateur Anti Virus Energumène S.A.V.E. ( borne interactive de Tek-No-Mind) Cette pieuvre facétieuse tricote le "Linceul de la démocratie" incarnation de notre réalité diminuée.
Les dispositifs, de Tek-No-Mind,d'hyper perception tel que "Humus" (vidéo stéréo virtuelle ), R.O.M. (installation
interactive)et performatifs tel que "Mental Gonflette"
(dispositif interactif) et "Adapte -toi à la Mondialisation heureuse" (installationinteractive) traduisent sous diverses formes cette réalité augmentée. Vous pourrez même visiter une nouvelle mythologie avec "Another Sky" "un Autre
Ciel"(installation interactive)
Cependant qu'Odimée propose à travers trois installations sculptures les trois âges de notre humanité."Vera" poupée géante de laine symbolise l'enfance, "La Pieuvre" l'adolescence et la "Méduse médusée"
l'âge adulte. Cette dernière est surmontée de personnages prennant la fuite par la mezzanine de la salle.
La découverte se poursuit par un retour aux sources avec le cabinet de curiosité rétro-prospectif de Tek-No-Mind, tandis qu'Odimée accroche aux cimaises une collection de Vanités, collages tendance pop
Un tel projet prend naturellement place dans la Ville du Douanier Rousseau, d'Alfred Jarry et du Salon Laval Virtual.
Dès demain plus de photos et de détails sur les oeuvres.
Houston Public Works Transportation and Drainage Operations Crew Member Installing New Street Sign at Patterson Street in Houston, TX 2021
Borgert Paving Stones: Strassen Classic Tumbled Pavers, MN River Color Blend, Random Pattern
Interlocking Concrete Driveway Installed in Farmington, MN
-----------------------------------------------------------
~~ Patios - Pergolas - Outdoor Living ~~
-----------------------------------------------------------
The Art of Landscape Design - Providing Exceptional Quality & Uniquely Creative Design/Build Landscapes. From Contemporary to Classic… Transforming functional spaces to evoke the feeling of living in fine art.
Please visit our website @ www.SwitzersNursery.com
Find us on...FaceBook
Join our Circle... Google+
Our Wordpress Blog Site... Switzer's Nursery & Landscaping
Installed a DICE iPod intergration kit in my new Prius. It enables me to use the controls on the steering wheel and the artist and song info is displayed on the NAV screen.
Houston Public Works Crew Member Installing a Traffic Light at an Intersection on Montrose Boulevard Houston, TX 2021
ODC-Tube Or Tunnel
I didn't realize that the fields around here were so wet that they had to put these drainage tubes in to remove the water.