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Fake Problems | :08 Seconds | Fest 13

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7/12/08

Book Slave

Jettison

Boy Problems

Algernon Cadwallader

My Heart To Joy At The Same Tone

Problem hub stripped down. I couldn't see anything obviously wrong so just reassembled it and hoped for the best. Next day the problem was still there, and gradually getting worse. The gears would slip, and prove impossible to adjust correctly.

When I got home, very frustrated with the thing, I remembered I had several old wheels with SA hubs kicking around the garage, and most if not all of them must be the same common AW type. Time to find a donor ...

www.twitter.com/Memoire2cite Les guerres jouent un rôle majeur dans l'histoire architecturale d'un pays. Alors que les commémorations orchestrées par la mission Centenaire 1914-1918 battent leur plein, il paraît intéressant de revenir sur ce que la Grande Guerre a représenté pour les architectes, au-delà des destructions et du traumatisme. Ce premier épisode de « mobilisation totale » - suivant les termes utilisés par Ernst Jünger en 1930 -, a notamment entraîné une industrialisation accéléré des processus de production, qui a marqué les esprits. Certains architectes comme Félix Dumail et Marcel Lods se sont alors engagés dans la définition d'un cadre urbanistique nouveau pour le logement social : au sein de l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine, ils ont largement contribué à l'invention du « grand ensemble ».

La reconstruction de l'après Première Guerre mondiale a souvent été présentée comme une occasion manquée. Cette antienne a même servi de repoussoir après la Seconde. C'est pourtant un bilan à tempérer, puisqu'au sortir de l'une et l'autre, on est parvenu à reconstruire un nombre de logements comparable en valeur relative, dans à peu près le même laps de temps. Plus généralement, les vicissitudes des chantiers de l'entre-deux-guerres tiennent au contexte économique et politique, au problème du moratoire des loyers, aux effets de la crise de 1929, etc., plutôt qu'à une défaillance des savoir-faire des entreprises et des architectes. Dans cette période ouverte cohabitent, au contraire, des procédés constructifs aussi nombreux qu'efficaces. L'élaboration des programmes modernes - logement social, équipements sportifs, sociaux et éducatifs, grande distribution, etc. - est l'objet d'un éventail de recherches d'une grande pluralité. On aura rarement inventé autant de types architecturaux. Ainsi, pour paraphraser ce que Jean-Louis Cohen écrit de la Seconde Guerre (1), on peut suggérer que la Première ne représente pas seulement quatre années de « page blanche », ni même une répétition de la suivante, mais bien, elle aussi, un temps de condensation « technologique, typologique et esthétique ». Si la Seconde Guerre coïncide avec la « victoire » et la « suprématie » de la modernité architecturale, la Premièren'est pas en reste, qui pose les conditions de diffusion du fordisme, de la préfabrication des bâtiments et dessine les contours urbanistiques de la construction de masse.

Certes, le XIXe siècle, avec le Paris d'Haussmann et les expositions universelles, avait largement plus que défricher les champs de la rapidité, de l'étendue et de la quantité, mais, spécifiquement, l'entre-deux-guerres est marqué par le perfectionnement de la répétition (2). Un des effets de la Grande Guerre réside dans l'accélération de la mise en place d'un cadre de production pour le logement collectif et dans la définition progressive du « grand ensemble ». Ce concept, apparu en juin 1935 sous la plume de Maurice Rotival dans L'Architecture d'aujourd'hui, ressortit à la tentative « d'un urbanisme contemporain : un urbanisme des habitations » (3). Son héraut est l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine (OPHBMS) d'Henri Sellier, futur ministre de la Santé publique du Front populaire. Imaginé en 1913, organisé pendant la guerre, l'OPHBMS sera, avant 1939, le maître d'ouvrage de plus de 17 000 logements répartis en une vingtaine d'opérations banlieusardes.

Dans une perspective de généalogie du logement de masse français, il y a grand intérêt à suivre les parcours des architectes de l'OPHBMS pendant la Grande Guerre. Parmi la vingtaine de protagonistes concernés, seuls deux étaient trop âgés pour participer au conflit : Raphaël Loiseau (1856-1925), architecte-conseil, et Alexandre Maistrasse (1860-1951), qui s'applique dès avant l'armistice au projet de la « cité-jardins » de Suresnes, dont Sellier sera maire de 1919 à 1940. Il y livrera près de 2 500 logements. Bien que plus jeune, Maurice Payret-Dortail (1874-1929) n'est pas mobilisé et participe à la mise en place de l'Office durant la guerre, avant de travailler jusqu'à son décès prématuré à une autre grande cité-jardins, celle du Plessis-Robinson. Nés entre 1868 et 1900, les autres architectes correspondent exactement aux classes d'âge appelées au front.

Les figures de Marcel Lods et de Felix Dumail

Deux d'entre eux (4) ont laissé des archives significatives sur ces années : Félix Dumail (1883-1955), un des plus fidèles compagnons de Sellier, et Marcel Lods (1891-1978), brillant cadet entré dans un second temps à l'OPHBMS avec son associé Eugène Beaudouin (1898-1983). Dumail est diplômé de l'Atelier Bernier en 1908 et lorsqu'il est mobilisé, il figure déjà parmi les pionniers du logement social. Lods, quant à lui, est admis dans le même atelier en 1911, mais, conscrit l'année suivante, il ne quitte l'uniforme qu'une fois la guerre terminée. Il obtient son diplôme en 1923, tout en collaborant dès 1921 sur d'importantes opérations HBM avec Albert Beaudouin, architecte de la Société des logements économiques pour familles nombreuses depuis 1907. Celui-ci lui cédera son agence en 1929, ainsi qu'à son neveu Eugène.

Vers des logements sociaux en grande série

Il faut rappeler qu'à l'approche de la guerre, ce que l'on nomme le logement ouvrier se situe à un tournant : fin 1912, la loi Bonnevay a affirmé son caractère public. Elle autorise alors les collectivités locales à constituer des offices d'habitations à bon marché, domaine jusque-là réservé des sociétés anonymes et des fondations philanthropiques. Peu avant, la Ville de Paris a obtenu la possibilité de produire elle-même des logements sociaux. Si les résultats du concours qu'elle lance en 1912 sont suspendus, du fait de ses terrains petits et irrégulier ayant inspiré des propositions peu généralisables, quelques architectes se sont d'ores et déjà essayés à décliner des plans en immeubles libres et cours ouvertes. C'est le cas de Payret-Dortail, lauréat sur le site de l'avenue Émile-Zola, et du jeune groupement Dumail, Jean Hébrard et Antonin Trévelas. Au concours de 1913, ce trio peut développer ses principes à l'échelle plus favorable de vastes terrains. Il se retrouve lauréat de 600 logements rue Marcadet, avec un projet désigné dix ans plus tard comme un des plus avancés des « standards d'avant-guerre » (5). Ce deuxième concours, qui porte l'ambition d'entamer un processus de construction en grande série sur la base de plans-modèles, suscite l'engouement, puisque près de 700 châssis ont été adressés et que, comme l'affirme L'Architecture : « On sent qu'il y a maintenant une génération d'architectes s'intéressant à la question des habitations à bon marché, et qui l'ont comprise. » (6) Sellier ne s'y trompe pas, qui forme, entre 1916 et 1921, la première équipe d'architectes-directeurs de l'OPHBMS en puisant parmi les lauréats des concours parisiens : Albenque et Gonnot ; Arfvidson, Bassompierre et de Rutté ; Hébrard et Dumail, Maistrasse, Payret-Dortail, Pelletier, Teisseire.

L'entrée en guerre, dans un premier temps, coupe net l'élan de cette génération, avant de la décimer. Ainsi, Trévelas aura son nom gravé sur le monument aux morts de la cour du mûrier, au cœur de l'École des beaux-arts. Mobilisé dans l'infanterie, Dumail décrit dans ses courriers et dans son journal, le manque d'organisation, la faim, la fatigue, les douleurs corporelles, l'ampleur des destructions et les atrocités : blessures par obus, barricades élevées avec des couches de cadavres, etc. Si l'épisode napoléonien avait déjà provoqué des tueries de masse, celles-ci se singularisent. Leur mécanisation et l'annihilation du territoire représenteront une source inextinguible de réflexions pour les architectes, faisant écho à une sensibilité récente : les théories premières de Prosper Mérimée ou Viollet-le-Duc - suite au « vandalisme » de la révolution et aux effets de l'industrialisation - venaient justement d'accoucher le 31 décembre 1913 de l'actuelle loi sur les monuments historiques. Après guerre, les architectes se passionneront du sort des monuments endommagés - la cathédrale de Reims notamment - et du statut des ruines, quasi sacralisées par un Auguste Perret. Simultanément les avant-gardes mettront en avant l'idée de la table rase. Le spectacle des manœuvres de nuit sous le feu des projecteurs procure ainsi à Dumail un sentiment ambigu de fascination-répulsion, évoquant la sidération exprimée par un Apollinaire.

Dumail manifeste des capacités d'observation hors du commun, qui lui vaudront la légion d'honneur. Sous les bombardements, il exécute des plans et des panoramas des positions ennemies, permettant de mieux diriger les tirs. Nommé sous-lieutenant en octobre 1915, il entame des démarches pour être affecté à l'aviation. À l'appui de sa demande, il mentionne sa passion pour les sports mécaniques, sa pratique assidue de la moto et souligne son succès en 1912 au concours Chenavard consacré à une école d'aviation militaire. C'est pourtant un projet dans lequel l'aéroport représentait surtout un emblème. À l'instar, du reste, de l'aéroport de la cité-jardins du Grand Paris imaginée par l'OHBMS en 1919 en marge des projets du Plessis-Robinson et de la Butte-Rouge (Châtenay-Malabry), ou encore, à partir de 1922, de celui qu'associe Le Corbusier à une autoroute sur la rive droite de Paris, dans son fameux Plan Voisin soutenu par le fabricant automobile et aéronautique éponyme. Bien que Dumail juge plus aisé de piloter un avion qu'une auto et malgré le soutien de ses officiers, ses démarches n'aboutissent pas. Pas plus que ses tentatives d'entrer au Génie puis au service technique de Peugeot ou encore, en 1917, ses propositions d'adaptation d'une mitrailleuse Hotchkiss auprès du sous-secrétariat d'État des inventions. Comme beaucoup d'appelés, Dumail attendra sa démobilisation quasiment jusqu'au traité de Versailles, en 1919. Durant ces années incertaines, alors que ne se concrétisent ni le chantier de la rue Marcadet ni sa nomination définitive par l'OPHBMS - il y est inscrit avec Hébrard sur la liste d'architectes depuis 1917 -, il voyage dans les régions dévastées. Dumail et Hébrard sont agréés pour la reconstruction des Ardennes en 1921, au moment où les études de la rue Marcadet reprennent et celles de la cité-jardins de Gennevilliers deviennent opérationnelles.

Cette concentration de commandes explique que leur activité de reconstruction se limite au seul village d'Attigny (Ardennes), d'autant que leurs aspirations vont bientôt dépasser l'horizon hexagonal. En effet, lorsque Dumail retrouve Hébrard, celui-ci enseigne l'architecture dans le cadre de l'American Expeditionary Forces University, prolongeant son expérience à l'université Cornell-Ithaca entre 1906 et 1911. Leurs deux frères, eux aussi architectes, sont à l'étranger : GabrielDumail, fait prisonnier en 1915, est parti pour la Chine ; quant à ErnestHébrard, Grand Prix de Rome 1904, il a aussi été fait prisonnier avant de se voir confier, en 1918, la reconstruction de Salonique, puis de devenir architecte en chef d'Indochine. Pionnier de l'urbanisme - néologisme de 1910 -, il est membre fondateur de la Société française des architectes urbanistes en 1911, et l'une des premières figures de l'architecture internationale, voire « mondialisée ». Il avait entraîné, peu avant la guerre, son frère et les Dumail dans l'aventure de l'International World Centre : un essai de capitale pour les États-Unis du monde, précurseur de la Société des Nations, dans lequel La Construction moderne voyait en janvier 1914 « une école mondiale de la paix »... arrivée trop tard ! De cette tentation de l'ailleurs, Dumail tire quelques réalisations en Indochine entre 1924 et 1928. Jean Hébrard, lui, s'expatrie en 1925 pour devenir un des théoriciens du City Planning dans les universités de Pennsylvanie puis du Michigan.

Des chantiers d'expérience

Dumail consacrera dès lors l'essentiel de sa carrière à l'OPHBMS, en tant qu'architecte-directeur des cités-jardins de Gennevilliers, du Pré-Saint-Gervais, de Dugny, de l'achèvement de Suresnes, et d'un ensemble HBM pour militaires à Saint-Mandé, immédiatement reconnus pour la qualité de leurs logements et de leur greffe urbaine. Comme pour la cité de la rue Marcadet, il y conçoit « des bâtiments isolés, absolument entourés d'air et de lumière » (7). Ces « chantiers d'expériences », suivant une expression des années 1920 qui deviendra emblématique à la Libération, sont souvent mis en œuvre par des entreprises ayant fourbi leurs premières armes avec les troupes américaines pour des constructions de baraquements préfabriqués. Ils permettront à Dumail de figurer parmi les rares architectes français à avoir édifié plus de 2 000 logements avant la Seconde Guerre, dans lesquels il étrennera les chemins de grue et les principes de coffrage des Trente Glorieuses.On ne peut que faire le lien entre ses aspirations pendant la guerre, sa culture technique, son goût pour la mécanique, et ceux d'autres acteurs de la modernité architecturale. Quelques années avant lui, en 1904, son associé Hébrard brille lui aussi au concours Chenavard, avec pour sujet un Palais de l'automobile. En 1908, le Salon de l'automobile accueille à Paris ses premiers exposants aéronautiques et c'est justement un architecte de la même génération, AndréGranet (1881-1974), futur gendre d'Eiffel, qui contribue l'année suivante à lancer au Grand Palais la première exposition internationale de la locomotion aérienne, ancêtre du salon du Bourget. Plus précisément, le passage de l'observation militaire à l'aviation renvoie à WalterGropius (1883-1969). Comme Dumail ou encore André Lurçat, mais dans le camp d'en face, le fondateur du Bauhaus dessine d'abord ses repérages de ligne de front à pied, avant d'être affecté à l'aviation et d'y connaître une révélation, déterminante pour sa carrière (😎. Cette passion de la photographie aérienne sera partagée par son alter ego français dans l'expérimentation de la préfabrication, Marcel Lods, en pleine résonance avec une attention voulue « scientifique » au territoire et à sa documentation - une des constantes des équipes de l'OPHBMS. Si Lods s'engage comme aviateur en 1939, il est vingt-cinq ans plus tôt affecté comme instructeur d'artillerie. Et il ne lui échappe pas qu'avec presque 900 millions d'obus tirés, son arme représente l'instrument par excellence de l'industrialisation de la guerre. Puis, il suit l'arrivée des troupes américaines et de leurs engins et se passionne pour le développement spectaculaire des industries automobile et aéronautique aux États-Unis. Pays où était née, dès 1908, la fameuse Ford T, premier véhicule de série. Du début des années 1920 jusqu'à la fin de sa carrière, aux côtés de grands ingénieurs, Lods tente d'exporter ce modèle à celui du bâtiment et de ses composants. Ce seront notamment les chantiers de la Cité du Champ des Oiseaux, à Bagneux (1927-1933), et de La Muette, à Drancy (1931-1934). Puis, après guerre, les Grandes Terres de Marly-le-Roi (1952-1960) et surtout la Grand'Mare de Rouen (1960-1977). C'est aussi une myriade de petites réalisations prototypiques, à commencer par l'aéroclub de Buc abordé au moment où Lods obtient son brevet de pilote, en 1932.

Ses chantiers qui se veulent de pur montage, rêvés en gants blanc, ne sont pas dénués d'utopie. Ils participent au sentiment qui sourd au début du XXe siècle, selon lequel l'homme s'apprête à faire quasi corps avec la machine. Charlie Chaplin a génialement montré dans Les Temps modernes en 1936 la part tragique de cette nouvelle condition. Elle apparaît comme un des effets les plus paradoxaux de la guerre, dans laquelle toute une génération a été confrontée aux corps mutilés en masse, soumis aux éléments et à la putréfaction en plein champ, mais aussi possiblement transcendés par la mécanisation et la science. Alfred Jarry en avait eu l'intuition dès 1902 avec Le Surmâle : roman moderne dans lequel il dressait le récit de la course - en forme d'hécatombe - d'un train à vapeur et de cyclistes dopés à la « perpetual-motion food ». Le Corbusier est l'architecte qui, au contact des Planistes et du théoricien eugéniste Alexis Carrel, captera le mieux ce nouveau rapport au corps, avec ses recherches sur l'immeuble-villa puis sur l'« unité d'habitation de grandeur conforme », instruments d'une « fabrique de l'homme nouveau » liant sport, biologie et habitation. Intégré à la fondation Carrel entre 1943 à 1945 (9), Dumail n'échappera pas à ce programme « d'hygiène sociale et de prophylaxie » énoncé par Sellier lui-même au moins dès 1921.Ces proches de Sellier que sont Dumail et Lods ont vu leurs réalisations de l'OPHBMS données en 1935 comme modèles du programme du grand ensemble du futur, dans cette période accidentée où s'élaborait une culture politique de gestion de la croissance des périphéries urbaines. À la Libération, ils affirment ensemble le logement comme la grande « affaire » du XXe siècle dans un livret du comité Henri-Sellier (10). En 1951, ils s'engagent presque simultanément dans les chantiers respectifs des deux SHAPE Villages : Dumail à Saint-Germain-en-Laye, aux côtés de Jean Dubuisson, et Lods à Fontainebleau. Les logements qu'ils bâtissent, chacun à sa façon mais tous deux en un temps record, pour les sous-officiers et officiers du quartier général des forces alliées en Europe, constituent un des moments fondateurs de la politique de construction à venir : les grands ensembles français ne sont décidément pas tombés du ciel avec la croissance et le baby-boom. * Architecte, Hubert Lempereur a consacré de nombreux articles à la généalogie et à l'histoire matérielle et culturelle des premiers grands ensembles français et à la construction de masse. À paraître, Félix Dumail, architecte de la « cité-jardins », aux éditions du patrimoine et La Samaritaine, Paris, aux éditions Picard, ouvrage codirigé avec Jean-François Cabestan. 1. J.-L. Cohen, Architecture en uniforme. Projeter et construire pour la Seconde Guerre mondiale, Hazan/Centre Canadien d'Architecture, 2011. 2. Voir P. Chemetov et B. Marrey, Architectures. Paris 1848-1914, Dunod, 1980. 3. M. Rotival, « Urbanisme des H.B.M. - Formes de la cité », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 4. Leurs archives sont conservées au centre d'archives d'architecture du XXe siècle. La famille Dumail conserve de son côté ses correspondances de guerre. 5. J. Posener, « Historique des H.B.M. - Naissance du problème, premières solutions », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 6. G. Ernest, « Concours pour la construction par la Ville de Paris d'immeubles collectifs à bon marché », L'Architecture, 28 fév. 1914. 7. A. Gaillardin, « Les derniers concours de la Ville de Paris pour la construction d'habitations à bon marché », La Construction moderne, 28 juin 1914. 8. J. Gubler, « L'aérostation, prélude à l'aviation ? Notes sur la découverte architecturale du paysage aérien », Matières, 1998. 9. H. Lempereur, « La fondation Carrel (1941-1945), Le Corbusier et Félix Dumail : portraits d'architectes en bio-sociologues », fabricA, 2009. 10. F. Dumail, P. Grünebaum-Ballin, R. Hummel, M. Lods, P. Pelletier et P. Sirvin, L'affaire du logement social, préface de Léon Blum, Éditions de la Liberté, 1947. TEXTE DU MONITEUR @ les #Constructions #Modernes #BANLIEUE @ l' #Urbanisme & l es #Chantiers d'#ApresGuerre ici #Mémoire2ville le #Logement Collectif* dans tous ses états..#Histoire & #Mémoire de l'#Habitat / Département territoire terroir region ville souvenirs du temps passé d une époque revolue #Archives ANRU / #Rétro #Banlieue / Renouvellement #Urbain / #Urbanisme / #HLM #postwar #postcard #cartepostale twitter.com/Memoire2cite Villes et rénovation urbaine..Tout savoir tout connaitre sur le sujet ici via le PDF de l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT (l'USH)... des textes à savoir, à apprendre, des techniques de demolition jusqu a la securisation..& bien plus encore.. union-habitat.org/.../files/articles/documents/...

www.dailymotion.com/video/xk6xui Quatre murs et un toit 1953 - Le Corbusier, l'architecte du bonheur 1957 conceptions architecturales le modulor, l'architecture de la ville radieuse, Chandigarh, Marseille, Nantes www.dailymotion.com/video/xw8prl Un documentaire consacré aux conceptions architecturales et urbanistiques de Le Corbusier.Exposées par l'architecte lui-même et étayées par des plans, dessins et images de ses réalisations en France et à l'étranger, ces théories témoignent d'une réflexion approfondie et originale sur la ville et sa nécessaire adaptation à la vie moderne, notamment Paris dont l'aménagement révolutionnaire rêvé par Le Corbusier est ici exposé. Un classique du documentaire.Les premiers projets de Le Corbusier resteront à l'état de maquette : le plan de modernisation de la ville d'Alger. Certains seront réalisés par d'autres architectes : ministère de l'éducation à Rio de Janeiro, Palais de l'ONU à New York. Dès l'après-guerre en moins de 10 ans, Le Corbusier réalise de grandes unités d'habitation à Marseille, Nantes une chapelle à Ronchamps, une usine à Saint-Dié, une ville Chandigarh en Inde. Par des schémas, l'architecte présente sa théorie de la "ville radieuse", le modulor clef mathématique de son œuvre ainsi que son projet de réorganisation de la campagne, des cités industrielles et urbaine en un regroupement autour d'un système coopératif. Le film expose les conceptions architecturales de Le Corbusier, dans la ligne des précurseurs de l'architecture moderne comme Claude-Nicolas Ledoux. Paris et le désert français 1957 réalisation : Roger Leenhardt et Sydney Jezequel, résoudre le déséquilibre démographique ville campagne www.dailymotion.com/video/x177lrp Film réalisé par Roger Leenhardt et Sydney Jezequel en 1957, d'après le livre de Jean-François Gravier. Document d'information général proposant les solutions de l'époque pour éviter la désertification des campagnes et la folie concentrationnaire des villes. Dès 1957, la désertification des campagnes prend des proportions tragiques. L'exemple est donné pour le village de Gourdon dans le Quercy.

Quelles évolutions proposer pour éviter l'exode rural et le développement anarchique, qui s'amorce, des villes champignons, construites en plein champ sans urbanisme et sans âme ? Le commentaire propose les solutions de l'époque : modernisation de l'agriculture, adaptation de l'artisanat, implantations d'industries dans les provinces. Gazoducs dans le sud-ouest, barrage en Haute-Savoie, polder en Bretagne semblaient à l'époque pouvoir résoudre le déséquilibre ville campagne. Visages de la France 1957 Production - réalisation Atlantic-Film Marcel de Hubsch www.dailymotion.com/video/x19g59p Le film commence avec des vues de villages et d'architecture traditionnelle du Pays Basque, des Landes, de la Touraine, de la Normandie, de la Bretagne, d'Alsace. La voix off s'interroge : faut il transformer la France en un musée de ses vieilles demeures ? et poursuit : pourquoi des maisons de 10 à 15 mètres de hauteur à Honfleur n'ont elles que 3 à 5 mètres de large ? Le commentaire se pose la question du nombre de maisons individuelles dans les villes qui entrainent l'étalement urbain. Lorsque les villes ont bâtit des immeubles, le commentaire se demande que cachent ces façades ? Des coures étroites que le soleil ne visite jamais, un enchevêtrement inouï de constructions hétéroclites. L'époque de grande prospérité de la troisième république n'a rien su construire de grand poursuit la voix off. Ce document nous propose ensuite une animation de maquette pour l'aménagement d'une friche. Dans un premier temps à la façon d'avant avec la maison individuelle. La voix off s'exclame : ce n'est pas autrement que d'affreuses banlieues naquirent que tant de villes furent à jamais enlaidies, essayons autre chose. L'animation se met à empiler les maisons individuelles et propose des bâtiments collectifs dans des jardins. Le commentaire poursuit : maintenant c'est l'heure de l'urbaniste à lui de répartir les constructions dans la cité. Plusieurs organisation de logements collectifs sont proposées en maquettes. La voix off pointe les défauts d'un urbanisme des grands ensemble trop ennuyeux. Puis une solution émerge de l'animation : pour que la cité vive il faut mettre au place d'honneur école, dispensaire, bibliothèque, salle de réunion, puis viennent les deux pièces maîtresse deux grands immeubles puis les rues se glissent dans la composition et enfin les pelouse et les jardins apparaissent et voila conclue le commentaire. Le film montre ensuite de réalisation de grands ensemble et on entre dans un immeuble au sein d'une famille : air et lumière sont au rendes-vous. On voit des enfants faire du patin à roulette dans le parc de l'immeuble la voix off annonce : finit l'individualisme renfrogné de l'échoppe d'antan : la cité tout entière est un jardin, les jeux d'enfants se mêlent aux fleurs. Le film se termine sur des vues de réalisation de grands ensemble sur toute la France (vue entre autre de la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille). Production Films Caravelle MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) Scenario et réalisation : Pierre JaLLAUDSur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije , www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS

Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal.

L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.

@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.

Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.

Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.

Définition

Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.

On peut toutefois en distinguer deux :

• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».

• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».

Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.

Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.

Histoire

La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.

Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.

Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.

L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.

La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.

Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.

Une multitude de procédures administratives

Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.

Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.

Les contextes de constructions

Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.

On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :

• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).

• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.

• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.

Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.

Les modes de constructions

Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.

Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :

• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.

• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.

• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.

Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.

Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.

En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement. Les banlieues populaires apparaissent dans les médias à travers le prisme de la délinquance et des émeutes. Pourtant, leur histoire doit s’analyser dans la moyenne durée des deux siècles d’urbanisation et d’industrialisation, puis de disparition de la société industrielle. Les banlieues françaises, à la différence des suburbs anglo-saxonnes qui logent les classes moyennes blanches, ont été créées dès la fin du XIX e siècle pour loger les classes populaires. Les besoins de logement expliquent les strates des paysages urbains : petits immeubles de rapport de la Belle Époque, pavillons des lotissements défectueux de l’entre-deux-guerres, barres et tours de logement social et villes nouvelles des Trente Glorieuses. Trois moments de la constitution des banlieues populaires se superposent, encore visibles dans les paysages-palimpsestes : l’âge des faubourgs industriels, devenus peu à peu friches avec la désindustrialisation qui débute dans les années 50 ; le temps des banlieues rouges et du socialisme municipal ; la construction des grands ensembles et l’entrée en crise du modèle à partir de 1970. Des faubourgs industriels à la désindustrialisation

La banlieue contemporaine naît de l’entreprise de modernisation de la capitale et des grandes métropoles sous le Second Empire. Le modèle haussmannien, bien connu, régularise la ville ancienne par l’imposition de percées dans le tissu urbain existant, l’équipement en réseaux divers, la construction d’immeubles neufs le long des nouvelles percées et l’exode partiel des anciens habitants du centre vers les arrondissements annexés ou vers les faubourgs. L’agrandissement de Paris complète les ambitions d’Haussmann et de Napoléon III : au premier janvier 1860, en application de la loi du 3 novembre 1859, 5100 hectares sont ajoutés aux 3402 hectares de la capitale, qui trouve ainsi sa taille définitive et passe de 12 à 20 arrondissements. L’annexion des communes suburbaines s’accompagne d’une vision, en creux, de la nouvelle banlieue au-delà des murailles. Le projet est d’homogénéiser la nouvelle ville-capitale en généralisant les équipements urbains, notamment le métro à partir de 1900, de desserrer la pression démographique du centre vers l’extérieur, de transférer l’industrie au-delà des Fortifications. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. La banlieue est livrée à elle-même, ignorée par la puissance publique. Ses espaces libres accueillent les entrepôts, la grande industrie et les fonctions que la ville transformée rejette : cimetières, hôpitaux, champs d’épandage, logements sociaux 1. Les décrets sur les établissements classés, datant du Premier Empire et repris sous la Restauration, sont à l’origine des zones d’industries polluantes en proche banlieue, notamment autour de la chimie organique. Aubervilliers est célèbre par la concentration d’industries chimiques (Saint-Gobain…). Les derniers de ces établissements classés ont cessé leur activité il y a peu de temps, sous l’impact des revendications des associations écologistes : à Saint-Denis, la Saria, entreprise d’incinération de carcasses animales, a dû fermer. L’industrialisation, comme l’avait envisagé Haussmann, se fait par le transfert des grandes usines de la capitale vers la périphérie. Après la crise économique de la fin du XIXe siècle, l’implantation de nouvelles technologies – automobile, aviation, constructions électriques – transforme des communes (Boulogne-Billancourt, Puteaux, Suresnes, Vénissieux) en technopoles de pointe. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. Sans unité administrative, la banlieue constitue un domaine fragmenté en espaces socialement très différenciés : villégiature et résidence bourgeoise souvent à l’Ouest, banlieue « noire », celle des faubourgs industriels limitrophes, friches dues à la déprise agricole et maraîchère, que lotissent de petits spéculateurs. La Première Guerre mondiale renforce l’industrialisation des métropoles situées loin du front, Paris, Lyon ou Toulouse. Puis une volonté de décentralisation transfère les usines en grande banlieue : Simca glisse de Nanterre à Poissy au milieu des années 50 ; une usine Citroën de 6500 salariés, dont 4300 OS, s’ouvre à Aulnay-sous-bois en 1973. Cependant, en région parisienne, cette politique précoce et continue de désindustrialisation conduit à une diminution des emplois industriels dès les années 60, avec la politique de délocalisation menée à partir de 1955, amplifiée par la Datar. En Plaine Saint-Denis, en 1960, le secteur industriel représente 46 % des emplois contre 44 % au tertiaire ; en 1990, le secteur industriel représente 21 % des emplois et le tertiaire 72 %. Des secteurs entiers disparaissent – métallurgie, machine-outil, chimie – dont la présence structurait les sociétés ouvrières. La crise économique qui commence à partir de 1973, la division planétaire du travail et un demi-siècle de volonté décentralisatrice entraînent la disparition des banlieues industrielles, malgré des combats défensifs : l’usine Chaix de Saint-Ouen ferme après cinq ans d’occupation et de luttes à contre-courant. L’invention politique socialisme municipal et banlieue rouge Dans l’entre-deux-guerres, les banlieues populaires se couvrent d’une marée pavillonnaire de lotissements médiocres 2. La crise du logement en région parisienne conduit 450 000 nouveaux banlieusards, Parisiens et provinciaux, à s’installer dans 16 000 hectares de nouveaux quartiers pavillonnaires. Ces petits accédants à la propriété – les « mal-lotis » des années 20 – payent à crédit leur parcelle et s’installent sur des terrains dépourvus de tout équipement. Le scandale de ces petits propriétaires méritants qui campent dans la boue des banlieues, sans routes ni lumière, devient public au milieu des années 20. La loi Sarraut votée en 1928 met l’État à contribution avec les intéressés, ce qui permet de financer les aménagements indispensables, en premier lieu le réseau de voirie. Les lotissements, ces quartiers de pavillons, improvisés à partir des années 20 sur des terrains bon marché découpés au hasard de la spéculation et des opportunités foncières, incarnent le rêve populaire d’accès à la propriété. Le mal-loti devient la figure emblématique de l’exclusion banlieusarde : trompé par les lotisseurs, il se retrouve privé des éléments élémentaires de l’urbanité, aux portes de la capitale illuminée où « les rupins font la noce ». Le jeune PC (Section française de l’Internationale communiste) prend en charge les revendications de ces parias, fournit une analyse de leurs difficultés en termes de classe et s’implante dans les communes ainsi bouleversées à partir des élections municipales de 1925. Il s’appuie aussi sur le nouveau prolétariat des grandes usines. Dans le contexte du Front populaire, 1935 marque un tournant dans l’histoire de la banlieue parisienne. Les 5 et 12 mai, les Français sont appelés à élire leurs conseillers municipaux et cantonaux. Dans les 80 communes suburbaines du département de la Seine, au lendemain du second tour, 26 municipalités sont dirigées par un maire communiste. Elles n’étaient que onze au sortir du scrutin municipal de 1929. Sept autres municipalités comptent aussi en leur sein une minorité communiste. Aux législatives du printemps 1936, l’essai se confirme lors de l’élection de 27 députés communistes en banlieue parisienne sur les 72 que compte le groupe parlementaire. Le pacte germano-soviétique, la guerre, la guerre froide puis le gaullisme n’affaiblissent que temporairement la ceinture rouge, construction socio-politique qui perdure jusqu’aux années 80. Bastions rouges et cités socialistes offrent un cadre durable à l’expression des cultures populaires urbaines. La densité d’un réseau d’organisations militantes, la fréquence des fêtes locales, la politisation de l’espace quotidien grâce à la toponymie, ont créé, autour des maires, un patriotisme local à base de classe, culture du pauvre capable de retourner la stigmatisation attachée aux banlieues ouvrières. Modèle d’encadrement plus paternaliste, le socialisme municipal construit des cités-jardins, dont Suresnes, Châtenay-Malabry et Villeurbanne sont les fleurons ; elles sont pensées par des maires visionnaires, Henri Sellier ou André Morizet, comme des prototypes permettant, si elles étaient généralisées, de résoudre la question du logement populaire et en même temps la question sociale. Bastions rouges et cités socialistes offrent un cadre durable à l’expression des cultures populaires urbaines. Les grands ensembles de l’Abbé Pierre à la circulaire Guichard

Dans le contexte du baby-boom, du début de la croissance économique et de la reprise de l’immigration provinciale et étrangère, la population urbaine augmente. Cet afflux aggrave le déficit séculaire de logements populaires et la fin de la Reconstruction n’y met pas fin. La crise du logement devient intolérable. Rares, surpeuplés, les logements anciens sont sous-équipés, comme le montre le recensement de 1954 : ni sanitaires, ni w-c intérieurs dans la plupart des cas, et l’eau courante dans à peine la moitié des logements. La crise du logement devient une affaire d’État. Sa médiatisation par l’Abbé Pierre aidant, l’idée du droit à un logement décent pour tous émerge de la misère urbaine des années 50. Avec la construction des grands ensembles, les anciens objectifs des réformateurs sociaux deviennent une politique publique nationale : sortir les classes populaires des taudis, faire bénéficier l’ensemble des salariés des bienfaits de l’hygiène et de la modernité, contrôler l’usage prévisionnel du sol urbain, donner à tous les enfants air, lumière et soleil. Après les tâtonnements du Plan Courant (1953), la maîtrise technique et financière de la production de masse est acquise au début de la Cinquième République (décret du 31 décembre 1958 sur les Zup). De 1946 à 1975, le parc immobilier français passe de 12,7 millions de logements à 21 millions. Pour ces 8,3 millions de logements neufs – dont 8 millions entre 1953 et 1975 –, l’engagement de l’État a été important puisque près de 80 % des logements construits durant cette période le sont grâce à une aide publique. Le nombre de logements sociaux passe de moins de 500000 à près de 3 millions, dont un tiers sous forme de grands ensembles : environ 350 sur l’ensemble du territoire, dont 43 % en région parisienne, où la demande est la plus forte. Sans débat public sur la forme urbaine, le consensus pour une production massive de logements s’établit autour de quelques représentations partagées : la ville ancienne et dense n’est plus réformable – les îlots insalubres, délimités à la fin du XIXe siècle ne sont toujours pas éradiqués ; l’hygiénisme exige de séparer l’habitat des usines ; la hantise du taudis fait accepter l’édification de logements seuls, sans équipements, où les classes populaires accèdent pour la première fois à du neuf. Les banlieues françaises se couvrent de cités nouvelles, édifiées rapidement, d’au moins 1000 logements, voire de plus de 10000 aux Minguettes (Vénissieux) ou à Sarcelles. L’industrialisation du bâtiment, l’avance de l’industrie française du béton armé, l’imposition de normes et de plans types pour les appartements conduisent à privilégier des formes simples, des barres et des tours sur des grandes parcelles de terrain. Cités dortoirs, elles sont en général construites sur des terrains agricoles ou maraîchers, en périphérie, faute de réserves foncières ; la rapidité de leur édification et la complexité des modes de financement expliquent l’absence d’équipements collectifs, à l’exception des écoles primaires ; ceux-ci suivent tardivement, ainsi que les moyens de transports en commun, ce dont se plaignent les banlieusards. Les populations logées varient évidemment suivant les cités : ce sont des familles françaises chargées d’enfants du baby-boom, souvent migrants provinciaux ; les populations de rapatriés de la décolonisation de l’Empire français les rejoignent ; pas de personnes âgées, ni d’adolescents au début du peuplement. Ces familles de salariés sont sélectionnées par les gestionnaires des cités de logement social, et non par le libre jeu du marché immobilier : autour d’une majorité d’employés et d’ouvriers, on trouve des cadres moyens et supérieurs en nombre variable suivant la politique du gestionnaire. Le logement des étrangers est conçu alors sur le mode de la différenciation : soit ils se logent par eux-mêmes dans le parc ancien, soit la puissance publique contribue à leur fournir des logements à part, aux normes de confort inférieures. Mais les plus pauvres, les familles très nombreuses, les populations étrangères et immigrées sont logés ailleurs : taudis des villes anciennes, bidonvilles, foyers pour célibataires immigrés, hôtels meublés, cités de transit ou d’urgence. Ces logements spécifiques, avec parfois un fort encadrement de travailleuses sociales, sont explicitement destinés aux « inadaptés sociaux », qu’il faut éduquer avant de les loger dans les cités nouvelles construites pour les salariés français, suivant des méthodes expérimentées dans l’entre-deux-guerres dans les cités-jardins. Le logement des étrangers est conçu alors sur le mode de la différenciation : soit ils se logent par eux-mêmes dans le parc ancien, soit la puissance publique contribue à leur fournir des logements à part, aux normes de confort inférieures. Mutations et crises, de Giscard à Mitterrand

Dans la décennie 1970-1980, une série de décisions conjoncturelles et sectorielles ouvre, à terme, une ère de crise pour les banlieues populaires. La critique des grands ensembles, chronique depuis les années 60 avec l’émergence du thème de la « sarcellite » ou maladie des grands ensembles, qui générerait ennui, suicide, délinquance et toucherait en particulier les femmes et les jeunes, s’amplifie après mai 1968. Les responsables politiques s’interrogent sur le type de société urbaine qui s’édifie dans les périphéries : comment donner une âme à ces nouveaux ensembles et recréer une communauté entre des habitants venus de partout ? La dégradation de bâtiments conçus comme provisoires s’ajoute aux critiques. Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, arrête la construction des grands ensembles par la circulaire du 21 mars 1973, qui interdit les opérations les plus massives et tente de mieux insérer les nouvelles constructions dans les villes existantes. À partir de 1965-1970, les investissements publics privilégiaient d’ailleurs les villes nouvelles, imaginées par Paul Delouvrier comme l’antithèse des grands ensembles. L’État réoriente sa politique et ses crédits vers l’aide aux ménages qui veulent accéder à la propriété individuelle de leur pavillon : les banques rentrent sur le marché immobilier et la promotion publique s’effondre à partir de 1976. La loi Barre (1977) privilégie l’aide sélective aux ménages au détriment de l’aide à la pierre, afin de rendre le marché plus fluide et de résoudre la crise naissante des grands ensembles, dont témoigne l’invention des procédures Habitat et Vie Sociale (1973-1977) qui financent les premières réhabilitations. La conséquence est que les classes moyennes quittent les logements sociaux pour les pavillons en accession à la propriété des communes alentour, comme les Minguettes à Vénissieux, abandonnées pour les pavillons de Corbas, Solaize ou Saint-Laurent-de-Mure. Sous l’effet des chocs pétroliers et de l’entrée dans la crise économique, le gouvernement met en œuvre une nouvelle politique d’immigration : fermeture des frontières, aide au retour pour les étrangers jugés responsables de la crise, maintien en l’état du nombre d’étrangers et autorisation du regroupement familial. Cette politique, lancée par Lionel Stoleru, aboutit au décret du 29 avril 1976 relatif aux conditions d’entrée et de séjour des membres des familles des étrangers autorisés à résider en France. L’intégration des familles passe par des conditions de logement semblables à celles des travailleurs français. Les mouvements de mobilité résidentielle, comme les règles d’attribution des logements HLM, qui jusqu’alors ignoraient les travailleurs étrangers, allaient faciliter leur installation 3. Il en résulte d’importantes modifications du paysage des banlieues populaires : les 255 bidonvilles de métropole, dont 120 en région parisienne, qui logeaient 50000 immigrés, sont résorbés et leur population relogée dans des grands ensembles sociaux ; le logement social s’ouvre de façon très volontariste aux familles étrangères, qu’on espère ainsi conduire aux normes de vie urbaine de la société française. Les employeurs payent, à partir de 1975, une taxe sur les salaires de leurs travailleurs étrangers pour construire de nouveaux logements, mais les fonds seront surtout utilisés pour rentabiliser ou construire de nouveaux foyers et très peu pour accroître l’offre locative sociale. C’est par le jeu des départs que se fera l’entrée des familles d’ouvriers issues de l’immigration dans le parc social. Les organismes qui gèrent les cités d’habitat social accueillent ces nouveaux locataires, d’autant que la loi Barre rend solvables les familles les plus modestes. L’idée est de répartir les familles immigrées au milieu des ménages français, suivant des quotas d’environ 15 %. Mais le souci d’intégrer les immigrés dans le logement social conduit à des logiques territoriales de regroupement communautaire qui n’ont été ni pensées, ni anticipées : les familles maghrébines deviennent majoritaires aux Minguettes au cours des années 1970. En Seine-Saint-Denis, la population scolaire étrangère passe de 17 % à 30 % entre 1975 et 1983. En 1992, 74 % des ménages maghrébins sont locataires d’une HLM. Les premières violences imputables aux jeunes sont minimisées et incomprises. Après les élections municipales de 1977, le communisme municipal se délite et la banlieue rouge disparaît, sur fond de crise généralisée des encadrements partisans. En Seine-Saint-Denis en 2001, on compte encore quinze municipalités rouges sur quarante, dont douze ont un maire communiste depuis 1945 4. Le déclin du magistère communiste s’explique certes par l’effondrement du bloc socialiste, mais aussi par l’incompréhension des phénomènes qui s’accélèrent à partir des années de crise. Les municipalités ouvrières refusent la désindustrialisation et la mixité sociale, évitent de construire de l’accession à la propriété et s’opposent aux premières procédures de la politique de la ville. Ces conceptions strictement défensives, fondées sur une vision des territoires communaux comme bastions, n’évoluent qu’à partir des années 90. Les premières violences imputables aux jeunes sont minimisées et incomprises. À La Courneuve, en 1971, un jeune est tué au café Le Nerval ; dans la même cité, en juillet 1983, un enfant algérien de dix ans est tué d’un coup de fusil par un habitant, et le quartier s’embrase ; en banlieue lyonnaise, premiers incidents en 1971, à Vaulx-en-Velin, dans une cité construite pour accueillir des harkis ; 1975, premières mises à sac de locaux scolaires ; en 1978, premiers « rodéos », généralisés aux Minguettes en 1981, où la presse nationale rend compte du phénomène pour la première fois, avec des reportages télévisés qui montrent les voitures qui brûlent au pied des tours, laissant « hébétés » habitants et élus Les 30 Glorieu

My poor moleskine. I bought it in November of 2005 and it's in bad shape. The spine has completely separated from the back cover.

 

So I decided to fix it

Behind the scenes photos from the video shoot for KIDD's song "First World Problems" on King Kulture 'Stop the Traffic'. Buy on iTunes: bit.ly/13lOEUF or buy CD & T-shirt bundles at rapzilla.com/shop

CA: A la foto es veu el 448R que farà el servei 15015 de Renfe entre l'estació de França i l'estació de Delicias a Saragossa. Un divendres qualsevol aniria en doble composició, però no és el cas d'aquest. El resultat va ser més de vint minuts de retard i un bon grapat de persones que crec que es van quedar a l'anadana.

 

陸軍第2099梯頭號問題兵二人組來也。

(Created with fd's Flickr Toys.)

 

This is my sister's Taeyang Hash... named Hash. He's got a few problems. (see notes) If anyone can give me a tip or two about fixing him, it would be greatly appreciated!

I have a problem with my shoes. One day the sole just started to crumble. Blundstones are known for their durability and high quality so I was amazed. I e-mailed Blundstone Australia and the Dutch distributor. Only the first reacted. I will keep you updated on how the problem is going to be solved.

This is a detail of my heel.

 

Searching solutions that why are my Instagram stories blurry? you can visit us for all Instagram customer service issue related solutions in the USA, UK, and Canada.

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It was a thrill for me to be able to photograph these large shorebirds. I did get a picture of one 2 years ago. They are not common to Michigan but sometimes do stop for a rest on their long migration flights.

The Whimbrel is the world's widest ranging curlew, nesting in the arctic regions of both the Old and New Worlds and wintering on coasts of southern North America through South America and, in the Old World, on the coasts of southern Asia south to Australia, and Africa. It is a large brownish shorebird with its most striking feature being its long down-curved bill. Whimbrels suffered from some of the same problems that led to the extinction of the smaller but related Eskimo Curlew and more recently have shown declines that may be related to destruction of coastal wetlands along its winter range.

Problems with a church banner in front of Moor Park Methodist Church

I took a couple dozen photos this morning without a problem. Then when I went to take a few photos tonight, I noticed this line going across the screen in the EVF. I looked at the UV filter I have on the end of the lens adapter for protection. A couple of specs of dust, but no line. I took the adapter off and looked into the lens. Apparently a hair has become lodged behind the lens. This is not a scratch. Now I have to get this fixed, hopefully under warranty. At least I have my A70, but it obviously doesn't do macros as well.

I had little problems with gel pens, but I already solved it with stylographic ones.

My freezer is having problems and has been leaving puddles on my kitchen floor. It seems as if this drip pan is freezing over and not draining. 6/13/09

I get the "NO" symbol when trying to set a recording for Cops tonight (9/06/08). None of the other shows deny me the ability to record? Is this something that I've done or something Comcast is doing?

The BBC website had technical problems today and had to display simplified version of it's site.

Our new DAF CF530. We finally got a few minor problems fixed ans it's ready to get to work. Due in September when the weather is better and the daylight much brighter and longer I was faced with trying to get photos to use in the future in company marketing in appalling conditions. It was raining, the wagon is wet through and had just been driven back on the M62 so it definitely wasn't looking its best. I had to turn the ISO up much further than I wanted and I was still working at dangerously low shutter speeds. There will be better days to come hopefully but it will soon accumulate marks on the unit so I wanted to get a few (200) shots in the bag.

We have a couple of new bins so we loaded one of those with baled cars and John shot off up Standedge for his first loaded test drive-it goes well needless to say.

We specced The 530 version with the construction chassis, hub reduction, twelve speed TraXon transmission and Durabrights. The unit is a Harsh which is a first for us so we'll have to see how that goes, it's certainly slower than our previous French Dalby units.

 

There are a lot of shots and more to come but I need them were certain people can view them easily for one reason or another.

this woman is part of the problem.

SVP débuter ici / Please start here

www.flickr.com/photos/djipibi/6338493478/

 

Homme d’équipe, il salue ses mécanos et la foule en délire avant chacune de ses missions. Pas de problème dit-il ce n’est qu’une mission comme une autre.

 

A team player he is as he salutes his mechanic and the crowd cheering him on prior to each of his missions. No problem he says, it’s just like any other mission.

 

Vers/to page 9 www.flickr.com/photos/djipibi/6338495442/

No problem for the Jeep in the snow - gas guzzling 'chelsea tractors' have their uses, you know!

The debate, discussion and scrutiny about the validity of quantitative and qualitative evidence...

Apple products... It's just NOT works...

Photo © João Paglione

 

"First World Problems"

 

Platz der Luftbrücke, Flughafen Tempelhof, Berlin

Graffiti is art that is written, painted or drawn on a wall or other surface, usually without permission and within public view. Graffiti ranges from simple written words to elaborate wall paintings, and has existed since ancient times, with examples dating back to ancient Egypt, ancient Greece, and the Roman Empire.

 

Graffiti is a controversial subject. In most countries, marking or painting property without permission is considered by property owners and civic authorities as defacement and vandalism, which is a punishable crime, citing the use of graffiti by street gangs to mark territory or to serve as an indicator of gang-related activities. Graffiti has become visualized as a growing urban "problem" for many cities in industrialized nations, spreading from the New York City subway system and Philadelphia in the early 1970s to the rest of the United States and Europe and other world regions

 

"Graffiti" (usually both singular and plural) and the rare singular form "graffito" are from the Italian word graffiato ("scratched"). The term "graffiti" is used in art history for works of art produced by scratching a design into a surface. A related term is "sgraffito", which involves scratching through one layer of pigment to reveal another beneath it. This technique was primarily used by potters who would glaze their wares and then scratch a design into them. In ancient times graffiti were carved on walls with a sharp object, although sometimes chalk or coal were used. The word originates from Greek γράφειν—graphein—meaning "to write".

 

The term graffiti originally referred to the inscriptions, figure drawings, and such, found on the walls of ancient sepulchres or ruins, as in the Catacombs of Rome or at Pompeii. Historically, these writings were not considered vanadlism, which today is considered part of the definition of graffiti.

 

The only known source of the Safaitic language, an ancient form of Arabic, is from graffiti: inscriptions scratched on to the surface of rocks and boulders in the predominantly basalt desert of southern Syria, eastern Jordan and northern Saudi Arabia. Safaitic dates from the first century BC to the fourth century AD.

 

Some of the oldest cave paintings in the world are 40,000 year old ones found in Australia. The oldest written graffiti was found in ancient Rome around 2500 years ago. Most graffiti from the time was boasts about sexual experiences Graffiti in Ancient Rome was a form of communication, and was not considered vandalism.

 

Ancient tourists visiting the 5th-century citadel at Sigiriya in Sri Lanka write their names and commentary over the "mirror wall", adding up to over 1800 individual graffiti produced there between the 6th and 18th centuries. Most of the graffiti refer to the frescoes of semi-nude females found there. One reads:

 

Wet with cool dew drops

fragrant with perfume from the flowers

came the gentle breeze

jasmine and water lily

dance in the spring sunshine

side-long glances

of the golden-hued ladies

stab into my thoughts

heaven itself cannot take my mind

as it has been captivated by one lass

among the five hundred I have seen here.

 

Among the ancient political graffiti examples were Arab satirist poems. Yazid al-Himyari, an Umayyad Arab and Persian poet, was most known for writing his political poetry on the walls between Sajistan and Basra, manifesting a strong hatred towards the Umayyad regime and its walis, and people used to read and circulate them very widely.

 

Graffiti, known as Tacherons, were frequently scratched on Romanesque Scandinavian church walls. When Renaissance artists such as Pinturicchio, Raphael, Michelangelo, Ghirlandaio, or Filippino Lippi descended into the ruins of Nero's Domus Aurea, they carved or painted their names and returned to initiate the grottesche style of decoration.

 

There are also examples of graffiti occurring in American history, such as Independence Rock, a national landmark along the Oregon Trail.

 

Later, French soldiers carved their names on monuments during the Napoleonic campaign of Egypt in the 1790s. Lord Byron's survives on one of the columns of the Temple of Poseidon at Cape Sounion in Attica, Greece.

 

The oldest known example of graffiti "monikers" found on traincars created by hobos and railworkers since the late 1800s. The Bozo Texino monikers were documented by filmmaker Bill Daniel in his 2005 film, Who is Bozo Texino?.

 

In World War II, an inscription on a wall at the fortress of Verdun was seen as an illustration of the US response twice in a generation to the wrongs of the Old World:

 

During World War II and for decades after, the phrase "Kilroy was here" with an accompanying illustration was widespread throughout the world, due to its use by American troops and ultimately filtering into American popular culture. Shortly after the death of Charlie Parker (nicknamed "Yardbird" or "Bird"), graffiti began appearing around New York with the words "Bird Lives".

 

Modern graffiti art has its origins with young people in 1960s and 70s in New York City and Philadelphia. Tags were the first form of stylised contemporary graffiti. Eventually, throw-ups and pieces evolved with the desire to create larger art. Writers used spray paint and other kind of materials to leave tags or to create images on the sides subway trains. and eventually moved into the city after the NYC metro began to buy new trains and paint over graffiti.

 

While the art had many advocates and appreciators—including the cultural critic Norman Mailer—others, including New York City mayor Ed Koch, considered it to be defacement of public property, and saw it as a form of public blight. The ‘taggers’ called what they did ‘writing’—though an important 1974 essay by Mailer referred to it using the term ‘graffiti.’

 

Contemporary graffiti style has been heavily influenced by hip hop culture and the myriad international styles derived from Philadelphia and New York City Subway graffiti; however, there are many other traditions of notable graffiti in the twentieth century. Graffiti have long appeared on building walls, in latrines, railroad boxcars, subways, and bridges.

 

An early graffito outside of New York or Philadelphia was the inscription in London reading "Clapton is God" in reference to the guitarist Eric Clapton. Creating the cult of the guitar hero, the phrase was spray-painted by an admirer on a wall in an Islington, north London in the autumn of 1967. The graffito was captured in a photograph, in which a dog is urinating on the wall.

 

Films like Style Wars in the 80s depicting famous writers such as Skeme, Dondi, MinOne, and ZEPHYR reinforced graffiti's role within New York's emerging hip-hop culture. Although many officers of the New York City Police Department found this film to be controversial, Style Wars is still recognized as the most prolific film representation of what was going on within the young hip hop culture of the early 1980s. Fab 5 Freddy and Futura 2000 took hip hop graffiti to Paris and London as part of the New York City Rap Tour in 1983

 

Commercialization and entrance into mainstream pop culture

Main article: Commercial graffiti

With the popularity and legitimization of graffiti has come a level of commercialization. In 2001, computer giant IBM launched an advertising campaign in Chicago and San Francisco which involved people spray painting on sidewalks a peace symbol, a heart, and a penguin (Linux mascot), to represent "Peace, Love, and Linux." IBM paid Chicago and San Francisco collectively US$120,000 for punitive damages and clean-up costs.

 

In 2005, a similar ad campaign was launched by Sony and executed by its advertising agency in New York, Chicago, Atlanta, Philadelphia, Los Angeles, and Miami, to market its handheld PSP gaming system. In this campaign, taking notice of the legal problems of the IBM campaign, Sony paid building owners for the rights to paint on their buildings "a collection of dizzy-eyed urban kids playing with the PSP as if it were a skateboard, a paddle, or a rocking horse".

 

Tristan Manco wrote that Brazil "boasts a unique and particularly rich, graffiti scene ... [earning] it an international reputation as the place to go for artistic inspiration". Graffiti "flourishes in every conceivable space in Brazil's cities". Artistic parallels "are often drawn between the energy of São Paulo today and 1970s New York". The "sprawling metropolis", of São Paulo has "become the new shrine to graffiti"; Manco alludes to "poverty and unemployment ... [and] the epic struggles and conditions of the country's marginalised peoples", and to "Brazil's chronic poverty", as the main engines that "have fuelled a vibrant graffiti culture". In world terms, Brazil has "one of the most uneven distributions of income. Laws and taxes change frequently". Such factors, Manco argues, contribute to a very fluid society, riven with those economic divisions and social tensions that underpin and feed the "folkloric vandalism and an urban sport for the disenfranchised", that is South American graffiti art.

 

Prominent Brazilian writers include Os Gêmeos, Boleta, Nunca, Nina, Speto, Tikka, and T.Freak. Their artistic success and involvement in commercial design ventures has highlighted divisions within the Brazilian graffiti community between adherents of the cruder transgressive form of pichação and the more conventionally artistic values of the practitioners of grafite.

 

Graffiti in the Middle East has emerged slowly, with taggers operating in Egypt, Lebanon, the Gulf countries like Bahrain or the United Arab Emirates, Israel, and in Iran. The major Iranian newspaper Hamshahri has published two articles on illegal writers in the city with photographic coverage of Iranian artist A1one's works on Tehran walls. Tokyo-based design magazine, PingMag, has interviewed A1one and featured photographs of his work. The Israeli West Bank barrier has become a site for graffiti, reminiscent in this sense of the Berlin Wall. Many writers in Israel come from other places around the globe, such as JUIF from Los Angeles and DEVIONE from London. The religious reference "נ נח נחמ נחמן מאומן" ("Na Nach Nachma Nachman Meuman") is commonly seen in graffiti around Israel.

 

Graffiti has played an important role within the street art scene in the Middle East and North Africa (MENA), especially following the events of the Arab Spring of 2011 or the Sudanese Revolution of 2018/19. Graffiti is a tool of expression in the context of conflict in the region, allowing people to raise their voices politically and socially. Famous street artist Banksy has had an important effect in the street art scene in the MENA area, especially in Palestine where some of his works are located in the West Bank barrier and Bethlehem.

 

There are also a large number of graffiti influences in Southeast Asian countries that mostly come from modern Western culture, such as Malaysia, where graffiti have long been a common sight in Malaysia's capital city, Kuala Lumpur. Since 2010, the country has begun hosting a street festival to encourage all generations and people from all walks of life to enjoy and encourage Malaysian street culture.

 

The modern-day graffitists can be found with an arsenal of various materials that allow for a successful production of a piece. This includes such techniques as scribing. However, spray paint in aerosol cans is the number one medium for graffiti. From this commodity comes different styles, technique, and abilities to form master works of graffiti. Spray paint can be found at hardware and art stores and comes in virtually every color.

 

Stencil graffiti is created by cutting out shapes and designs in a stiff material (such as cardboard or subject folders) to form an overall design or image. The stencil is then placed on the "canvas" gently and with quick, easy strokes of the aerosol can, the image begins to appear on the intended surface.

 

Some of the first examples were created in 1981 by artists Blek le Rat in Paris, in 1982 by Jef Aerosol in Tours (France); by 1985 stencils had appeared in other cities including New York City, Sydney, and Melbourne, where they were documented by American photographer Charles Gatewood and Australian photographer Rennie Ellis

 

Tagging is the practice of someone spray-painting "their name, initial or logo onto a public surface" in a handstyle unique to the writer. Tags were the first form of modern graffiti.

 

Modern graffiti art often incorporates additional arts and technologies. For example, Graffiti Research Lab has encouraged the use of projected images and magnetic light-emitting diodes (throwies) as new media for graffitists. yarnbombing is another recent form of graffiti. Yarnbombers occasionally target previous graffiti for modification, which had been avoided among the majority of graffitists.

 

Theories on the use of graffiti by avant-garde artists have a history dating back at least to the Asger Jorn, who in 1962 painting declared in a graffiti-like gesture "the avant-garde won't give up"

 

Many contemporary analysts and even art critics have begun to see artistic value in some graffiti and to recognize it as a form of public art. According to many art researchers, particularly in the Netherlands and in Los Angeles, that type of public art is, in fact an effective tool of social emancipation or, in the achievement of a political goal

 

In times of conflict, such murals have offered a means of communication and self-expression for members of these socially, ethnically, or racially divided communities, and have proven themselves as effective tools in establishing dialog and thus, of addressing cleavages in the long run. The Berlin Wall was also extensively covered by graffiti reflecting social pressures relating to the oppressive Soviet rule over the GDR.

 

Many artists involved with graffiti are also concerned with the similar activity of stenciling. Essentially, this entails stenciling a print of one or more colors using spray-paint. Recognized while exhibiting and publishing several of her coloured stencils and paintings portraying the Sri Lankan Civil War and urban Britain in the early 2000s, graffitists Mathangi Arulpragasam, aka M.I.A., has also become known for integrating her imagery of political violence into her music videos for singles "Galang" and "Bucky Done Gun", and her cover art. Stickers of her artwork also often appear around places such as London in Brick Lane, stuck to lamp posts and street signs, she having become a muse for other graffitists and painters worldwide in cities including Seville.

 

Graffitist believes that art should be on display for everyone in the public eye or in plain sight, not hidden away in a museum or a gallery. Art should color the streets, not the inside of some building. Graffiti is a form of art that cannot be owned or bought. It does not last forever, it is temporary, yet one of a kind. It is a form of self promotion for the artist that can be displayed anywhere form sidewalks, roofs, subways, building wall, etc. Art to them is for everyone and should be showed to everyone for free.

 

Graffiti is a way of communicating and a way of expressing what one feels in the moment. It is both art and a functional thing that can warn people of something or inform people of something. However, graffiti is to some people a form of art, but to some a form of vandalism. And many graffitists choose to protect their identities and remain anonymous or to hinder prosecution.

 

With the commercialization of graffiti (and hip hop in general), in most cases, even with legally painted "graffiti" art, graffitists tend to choose anonymity. This may be attributed to various reasons or a combination of reasons. Graffiti still remains the one of four hip hop elements that is not considered "performance art" despite the image of the "singing and dancing star" that sells hip hop culture to the mainstream. Being a graphic form of art, it might also be said that many graffitists still fall in the category of the introverted archetypal artist.

 

Banksy is one of the world's most notorious and popular street artists who continues to remain faceless in today's society. He is known for his political, anti-war stencil art mainly in Bristol, England, but his work may be seen anywhere from Los Angeles to Palestine. In the UK, Banksy is the most recognizable icon for this cultural artistic movement and keeps his identity a secret to avoid arrest. Much of Banksy's artwork may be seen around the streets of London and surrounding suburbs, although he has painted pictures throughout the world, including the Middle East, where he has painted on Israel's controversial West Bank barrier with satirical images of life on the other side. One depicted a hole in the wall with an idyllic beach, while another shows a mountain landscape on the other side. A number of exhibitions also have taken place since 2000, and recent works of art have fetched vast sums of money. Banksy's art is a prime example of the classic controversy: vandalism vs. art. Art supporters endorse his work distributed in urban areas as pieces of art and some councils, such as Bristol and Islington, have officially protected them, while officials of other areas have deemed his work to be vandalism and have removed it.

 

Pixnit is another artist who chooses to keep her identity from the general public. Her work focuses on beauty and design aspects of graffiti as opposed to Banksy's anti-government shock value. Her paintings are often of flower designs above shops and stores in her local urban area of Cambridge, Massachusetts. Some store owners endorse her work and encourage others to do similar work as well. "One of the pieces was left up above Steve's Kitchen, because it looks pretty awesome"- Erin Scott, the manager of New England Comics in Allston, Massachusetts.

 

Graffiti artists may become offended if photographs of their art are published in a commercial context without their permission. In March 2020, the Finnish graffiti artist Psyke expressed his displeasure at the newspaper Ilta-Sanomat publishing a photograph of a Peugeot 208 in an article about new cars, with his graffiti prominently shown on the background. The artist claims he does not want his art being used in commercial context, not even if he were to receive compensation.

 

Territorial graffiti marks urban neighborhoods with tags and logos to differentiate certain groups from others. These images are meant to show outsiders a stern look at whose turf is whose. The subject matter of gang-related graffiti consists of cryptic symbols and initials strictly fashioned with unique calligraphies. Gang members use graffiti to designate membership throughout the gang, to differentiate rivals and associates and, most commonly, to mark borders which are both territorial and ideological.

 

Graffiti has been used as a means of advertising both legally and illegally. Bronx-based TATS CRU has made a name for themselves doing legal advertising campaigns for companies such as Coca-Cola, McDonald's, Toyota, and MTV. In the UK, Covent Garden's Boxfresh used stencil images of a Zapatista revolutionary in the hopes that cross referencing would promote their store.

 

Smirnoff hired artists to use reverse graffiti (the use of high pressure hoses to clean dirty surfaces to leave a clean image in the surrounding dirt) to increase awareness of their product.

 

Graffiti often has a reputation as part of a subculture that rebels against authority, although the considerations of the practitioners often diverge and can relate to a wide range of attitudes. It can express a political practice and can form just one tool in an array of resistance techniques. One early example includes the anarcho-punk band Crass, who conducted a campaign of stenciling anti-war, anarchist, feminist, and anti-consumerist messages throughout the London Underground system during the late 1970s and early 1980s. In Amsterdam graffiti was a major part of the punk scene. The city was covered with names such as "De Zoot", "Vendex", and "Dr Rat". To document the graffiti a punk magazine was started that was called Gallery Anus. So when hip hop came to Europe in the early 1980s there was already a vibrant graffiti culture.

 

The student protests and general strike of May 1968 saw Paris bedecked in revolutionary, anarchistic, and situationist slogans such as L'ennui est contre-révolutionnaire ("Boredom is counterrevolutionary") and Lisez moins, vivez plus ("Read less, live more"). While not exhaustive, the graffiti gave a sense of the 'millenarian' and rebellious spirit, tempered with a good deal of verbal wit, of the strikers.

 

I think graffiti writing is a way of defining what our generation is like. Excuse the French, we're not a bunch of p---- artists. Traditionally artists have been considered soft and mellow people, a little bit kooky. Maybe we're a little bit more like pirates that way. We defend our territory, whatever space we steal to paint on, we defend it fiercely.

 

The developments of graffiti art which took place in art galleries and colleges as well as "on the street" or "underground", contributed to the resurfacing in the 1990s of a far more overtly politicized art form in the subvertising, culture jamming, or tactical media movements. These movements or styles tend to classify the artists by their relationship to their social and economic contexts, since, in most countries, graffiti art remains illegal in many forms except when using non-permanent paint. Since the 1990s with the rise of Street Art, a growing number of artists are switching to non-permanent paints and non-traditional forms of painting.

 

Contemporary practitioners, accordingly, have varied and often conflicting practices. Some individuals, such as Alexander Brener, have used the medium to politicize other art forms, and have used the prison sentences enforced on them as a means of further protest. The practices of anonymous groups and individuals also vary widely, and practitioners by no means always agree with each other's practices. For example, the anti-capitalist art group the Space Hijackers did a piece in 2004 about the contradiction between the capitalistic elements of Banksy and his use of political imagery.

 

Berlin human rights activist Irmela Mensah-Schramm has received global media attention and numerous awards for her 35-year campaign of effacing neo-Nazi and other right-wing extremist graffiti throughout Germany, often by altering hate speech in humorous ways.

 

In Serbian capital, Belgrade, the graffiti depicting a uniformed former general of Serb army and war criminal, convicted at ICTY for war crimes and crimes against humanity, including genocide and ethnic cleansing in Bosnian War, Ratko Mladić, appeared in a military salute alongside the words "General, thank to your mother". Aleks Eror, Berlin-based journalist, explains how "veneration of historical and wartime figures" through street art is not a new phenomenon in the region of former Yugoslavia, and that "in most cases is firmly focused on the future, rather than retelling the past". Eror is not only analyst pointing to danger of such an expressions for the region's future. In a long expose on the subject of Bosnian genocide denial, at Balkan Diskurs magazine and multimedia platform website, Kristina Gadže and Taylor Whitsell referred to these experiences as a young generations' "cultural heritage", in which young are being exposed to celebration and affirmation of war-criminals as part of their "formal education" and "inheritance".

 

There are numerous examples of genocide denial through celebration and affirmation of war criminals throughout the region of Western Balkans inhabited by Serbs using this form of artistic expression. Several more of these graffiti are found in Serbian capital, and many more across Serbia and Bosnian and Herzegovinian administrative entity, Republika Srpska, which is the ethnic Serbian majority enclave. Critics point that Serbia as a state, is willing to defend the mural of convicted war criminal, and have no intention to react on cases of genocide denial, noting that Interior Minister of Serbia, Aleksandar Vulin decision to ban any gathering with an intent to remove the mural, with the deployment of riot police, sends the message of "tacit endorsement". Consequently, on 9 November 2021, Serbian heavy police in riot gear, with graffiti creators and their supporters, blocked the access to the mural to prevent human rights groups and other activists to paint over it and mark the International Day Against Fascism and Antisemitism in that way, and even arrested two civic activist for throwing eggs at the graffiti.

 

Graffiti may also be used as an offensive expression. This form of graffiti may be difficult to identify, as it is mostly removed by the local authority (as councils which have adopted strategies of criminalization also strive to remove graffiti quickly). Therefore, existing racist graffiti is mostly more subtle and at first sight, not easily recognized as "racist". It can then be understood only if one knows the relevant "local code" (social, historical, political, temporal, and spatial), which is seen as heteroglot and thus a 'unique set of conditions' in a cultural context.

 

A spatial code for example, could be that there is a certain youth group in an area that is engaging heavily in racist activities. So, for residents (knowing the local code), a graffiti containing only the name or abbreviation of this gang already is a racist expression, reminding the offended people of their gang activities. Also a graffiti is in most cases, the herald of more serious criminal activity to come. A person who does not know these gang activities would not be able to recognize the meaning of this graffiti. Also if a tag of this youth group or gang is placed on a building occupied by asylum seekers, for example, its racist character is even stronger.

By making the graffiti less explicit (as adapted to social and legal constraints), these drawings are less likely to be removed, but do not lose their threatening and offensive character.

 

Elsewhere, activists in Russia have used painted caricatures of local officials with their mouths as potholes, to show their anger about the poor state of the roads. In Manchester, England, a graffitists painted obscene images around potholes, which often resulted in them being repaired within 48 hours.

 

In the early 1980s, the first art galleries to show graffitists to the public were Fashion Moda in the Bronx, Now Gallery and Fun Gallery, both in the East Village, Manhattan.

 

A 2006 exhibition at the Brooklyn Museum displayed graffiti as an art form that began in New York's outer boroughs and reached great heights in the early 1980s with the work of Crash, Lee, Daze, Keith Haring, and Jean-Michel Basquiat. It displayed 22 works by New York graffitists, including Crash, Daze, and Lady Pink. In an article about the exhibition in the magazine Time Out, curator Charlotta Kotik said that she hoped the exhibition would cause viewers to rethink their assumptions about graffiti.

 

From the 1970s onwards, Burhan Doğançay photographed urban walls all over the world; these he then archived for use as sources of inspiration for his painterly works. The project today known as "Walls of the World" grew beyond even his own expectations and comprises about 30,000 individual images. It spans a period of 40 years across five continents and 114 countries. In 1982, photographs from this project comprised a one-man exhibition titled "Les murs murmurent, ils crient, ils chantent ..." (The walls whisper, shout and sing ...) at the Centre Georges Pompidou in Paris.

 

In Australia, art historians have judged some local graffiti of sufficient creative merit to rank them firmly within the arts. Oxford University Press's art history text Australian Painting 1788–2000 concludes with a long discussion of graffiti's key place within contemporary visual culture, including the work of several Australian practitioners.

 

Between March and April 2009, 150 artists exhibited 300 pieces of graffiti at the Grand Palais in Paris.

 

Spray paint has many negative environmental effects. The paint contains toxic chemicals, and the can uses volatile hydrocarbon gases to spray the paint onto a surface.

 

Volatile organic compound (VOC) leads to ground level ozone formation and most of graffiti related emissions are VOCs. A 2010 paper estimates 4,862 tons of VOCs were released in the United States in activities related to graffiti.

  

In China, Mao Zedong in the 1920s used revolutionary slogans and paintings in public places to galvanize the country's communist movement.

 

Based on different national conditions, many people believe that China's attitude towards Graffiti is fierce, but in fact, according to Lance Crayon in his film Spray Paint Beijing: Graffiti in the Capital of China, Graffiti is generally accepted in Beijing, with artists not seeing much police interference. Political and religiously sensitive graffiti, however, is not allowed.

 

In Hong Kong, Tsang Tsou Choi was known as the King of Kowloon for his calligraphy graffiti over many years, in which he claimed ownership of the area. Now some of his work is preserved officially.

 

In Taiwan, the government has made some concessions to graffitists. Since 2005 they have been allowed to freely display their work along some sections of riverside retaining walls in designated "Graffiti Zones". From 2007, Taipei's department of cultural affairs also began permitting graffiti on fences around major public construction sites. Department head Yong-ping Lee (李永萍) stated, "We will promote graffiti starting with the public sector, and then later in the private sector too. It's our goal to beautify the city with graffiti". The government later helped organize a graffiti contest in Ximending, a popular shopping district. graffitists caught working outside of these designated areas still face fines up to NT$6,000 under a department of environmental protection regulation. However, Taiwanese authorities can be relatively lenient, one veteran police officer stating anonymously, "Unless someone complains about vandalism, we won't get involved. We don't go after it proactively."

 

In 1993, after several expensive cars in Singapore were spray-painted, the police arrested a student from the Singapore American School, Michael P. Fay, questioned him, and subsequently charged him with vandalism. Fay pleaded guilty to vandalizing a car in addition to stealing road signs. Under the 1966 Vandalism Act of Singapore, originally passed to curb the spread of communist graffiti in Singapore, the court sentenced him to four months in jail, a fine of S$3,500 (US$2,233), and a caning. The New York Times ran several editorials and op-eds that condemned the punishment and called on the American public to flood the Singaporean embassy with protests. Although the Singapore government received many calls for clemency, Fay's caning took place in Singapore on 5 May 1994. Fay had originally received a sentence of six strokes of the cane, but the presiding president of Singapore, Ong Teng Cheong, agreed to reduce his caning sentence to four lashes.

 

In South Korea, Park Jung-soo was fined two million South Korean won by the Seoul Central District Court for spray-painting a rat on posters of the G-20 Summit a few days before the event in November 2011. Park alleged that the initial in "G-20" sounds like the Korean word for "rat", but Korean government prosecutors alleged that Park was making a derogatory statement about the president of South Korea, Lee Myung-bak, the host of the summit. This case led to public outcry and debate on the lack of government tolerance and in support of freedom of expression. The court ruled that the painting, "an ominous creature like a rat" amounts to "an organized criminal activity" and upheld the fine while denying the prosecution's request for imprisonment for Park.

 

In Europe, community cleaning squads have responded to graffiti, in some cases with reckless abandon, as when in 1992 in France a local Scout group, attempting to remove modern graffiti, damaged two prehistoric paintings of bison in the Cave of Mayrière supérieure near the French village of Bruniquel in Tarn-et-Garonne, earning them the 1992 Ig Nobel Prize in archeology.

 

In September 2006, the European Parliament directed the European Commission to create urban environment policies to prevent and eliminate dirt, litter, graffiti, animal excrement, and excessive noise from domestic and vehicular music systems in European cities, along with other concerns over urban life.

 

In Budapest, Hungary, both a city-backed movement called I Love Budapest and a special police division tackle the problem, including the provision of approved areas.

 

The Anti-social Behaviour Act 2003 became Britain's latest anti-graffiti legislation. In August 2004, the Keep Britain Tidy campaign issued a press release calling for zero tolerance of graffiti and supporting proposals such as issuing "on the spot" fines to graffiti offenders and banning the sale of aerosol paint to anyone under the age of 16. The press release also condemned the use of graffiti images in advertising and in music videos, arguing that real-world experience of graffiti stood far removed from its often-portrayed "cool" or "edgy'" image.

 

To back the campaign, 123 Members of Parliament (MPs) (including then Prime Minister Tony Blair), signed a charter which stated: "Graffiti is not art, it's crime. On behalf of my constituents, I will do all I can to rid our community of this problem."

 

In the UK, city councils have the power to take action against the owner of any property that has been defaced under the Anti-social Behaviour Act 2003 (as amended by the Clean Neighbourhoods and Environment Act 2005) or, in certain cases, the Highways Act. This is often used against owners of property that are complacent in allowing protective boards to be defaced so long as the property is not damaged.

 

In July 2008, a conspiracy charge was used to convict graffitists for the first time. After a three-month police surveillance operation, nine members of the DPM crew were convicted of conspiracy to commit criminal damage costing at least £1 million. Five of them received prison sentences, ranging from eighteen months to two years. The unprecedented scale of the investigation and the severity of the sentences rekindled public debate over whether graffiti should be considered art or crime.

 

Some councils, like those of Stroud and Loerrach, provide approved areas in the town where graffitists can showcase their talents, including underpasses, car parks, and walls that might otherwise prove a target for the "spray and run".

 

Graffiti Tunnel, University of Sydney at Camperdown (2009)

In an effort to reduce vandalism, many cities in Australia have designated walls or areas exclusively for use by graffitists. One early example is the "Graffiti Tunnel" located at the Camperdown Campus of the University of Sydney, which is available for use by any student at the university to tag, advertise, poster, and paint. Advocates of this idea suggest that this discourages petty vandalism yet encourages artists to take their time and produce great art, without worry of being caught or arrested for vandalism or trespassing.[108][109] Others disagree with this approach, arguing that the presence of legal graffiti walls does not demonstrably reduce illegal graffiti elsewhere. Some local government areas throughout Australia have introduced "anti-graffiti squads", who clean graffiti in the area, and such crews as BCW (Buffers Can't Win) have taken steps to keep one step ahead of local graffiti cleaners.

 

Many state governments have banned the sale or possession of spray paint to those under the age of 18 (age of majority). However, a number of local governments in Victoria have taken steps to recognize the cultural heritage value of some examples of graffiti, such as prominent political graffiti. Tough new graffiti laws have been introduced in Australia with fines of up to A$26,000 and two years in prison.

 

Melbourne is a prominent graffiti city of Australia with many of its lanes being tourist attractions, such as Hosier Lane in particular, a popular destination for photographers, wedding photography, and backdrops for corporate print advertising. The Lonely Planet travel guide cites Melbourne's street as a major attraction. All forms of graffiti, including sticker art, poster, stencil art, and wheatpasting, can be found in many places throughout the city. Prominent street art precincts include; Fitzroy, Collingwood, Northcote, Brunswick, St. Kilda, and the CBD, where stencil and sticker art is prominent. As one moves farther away from the city, mostly along suburban train lines, graffiti tags become more prominent. Many international artists such as Banksy have left their work in Melbourne and in early 2008 a perspex screen was installed to prevent a Banksy stencil art piece from being destroyed, it has survived since 2003 through the respect of local street artists avoiding posting over it, although it has recently had paint tipped over it.

 

In February 2008 Helen Clark, the New Zealand prime minister at that time, announced a government crackdown on tagging and other forms of graffiti vandalism, describing it as a destructive crime representing an invasion of public and private property. New legislation subsequently adopted included a ban on the sale of paint spray cans to persons under 18 and increases in maximum fines for the offence from NZ$200 to NZ$2,000 or extended community service. The issue of tagging become a widely debated one following an incident in Auckland during January 2008 in which a middle-aged property owner stabbed one of two teenage taggers to death and was subsequently convicted of manslaughter.

 

Graffiti databases have increased in the past decade because they allow vandalism incidents to be fully documented against an offender and help the police and prosecution charge and prosecute offenders for multiple counts of vandalism. They also provide law enforcement the ability to rapidly search for an offender's moniker or tag in a simple, effective, and comprehensive way. These systems can also help track costs of damage to a city to help allocate an anti-graffiti budget. The theory is that when an offender is caught putting up graffiti, they are not just charged with one count of vandalism; they can be held accountable for all the other damage for which they are responsible. This has two main benefits for law enforcement. One, it sends a signal to the offenders that their vandalism is being tracked. Two, a city can seek restitution from offenders for all the damage that they have committed, not merely a single incident. These systems give law enforcement personnel real-time, street-level intelligence that allows them not only to focus on the worst graffiti offenders and their damage, but also to monitor potential gang violence that is associated with the graffiti.

 

Many restrictions of civil gang injunctions are designed to help address and protect the physical environment and limit graffiti. Provisions of gang injunctions include things such as restricting the possession of marker pens, spray paint cans, or other sharp objects capable of defacing private or public property; spray painting, or marking with marker pens, scratching, applying stickers, or otherwise applying graffiti on any public or private property, including, but not limited to the street, alley, residences, block walls, and fences, vehicles or any other real or personal property. Some injunctions contain wording that restricts damaging or vandalizing both public and private property, including but not limited to any vehicle, light fixture, door, fence, wall, gate, window, building, street sign, utility box, telephone box, tree, or power pole.

 

To help address many of these issues, many local jurisdictions have set up graffiti abatement hotlines, where citizens can call in and report vandalism and have it removed. San Diego's hotline receives more than 5,000 calls per year, in addition to reporting the graffiti, callers can learn more about prevention. One of the complaints about these hotlines is the response time; there is often a lag time between a property owner calling about the graffiti and its removal. The length of delay should be a consideration for any jurisdiction planning on operating a hotline. Local jurisdictions must convince the callers that their complaint of vandalism will be a priority and cleaned off right away. If the jurisdiction does not have the resources to respond to complaints in a timely manner, the value of the hotline diminishes. Crews must be able to respond to individual service calls made to the graffiti hotline as well as focus on cleanup near schools, parks, and major intersections and transit routes to have the biggest impact. Some cities offer a reward for information leading to the arrest and prosecution of suspects for tagging or graffiti related vandalism. The amount of the reward is based on the information provided, and the action taken.

 

When police obtain search warrants in connection with a vandalism investigation, they are often seeking judicial approval to look for items such as cans of spray paint and nozzles from other kinds of aerosol sprays; etching tools, or other sharp or pointed objects, which could be used to etch or scratch glass and other hard surfaces; permanent marking pens, markers, or paint sticks; evidence of membership or affiliation with any gang or tagging crew; paraphernalia including any reference to "(tagger's name)"; any drawings, writing, objects, or graffiti depicting taggers' names, initials, logos, monikers, slogans, or any mention of tagging crew membership; and any newspaper clippings relating to graffiti crime.

Newport, Oregon - A Great Little Drinking Town with a Fishing Problem. The Dungeness Crab Capital of the world! "The Friendliest".

Ньюпорт, Орегон – Замечательный Небольшой Пьющий Городок со Страстью к Рыбной Ловле.

 

that was a good show :))

at the josephine

seattle wa 2013

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