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Portraits of Hope's unprecedented Los Angeles coastline public art and civic project involving more than 10,500 kids, adults and volunteers, which visually transformed all 156 Los Angeles County beach lifeguard towers on 31 miles of beach – including Malibu, Will Rogers, Santa Monica, Venice, Marina Del Rey, Playa Del Rey, El Segundo, Manhattan Beach, Hermosa Beach, Redondo Beach, Torrance, Palos Verdes, and San Pedro. www.portraitsofhope.org

 

Summer of Color -- A Portraits of Hope Project

Portraits of Hope's LA County Public Art and Civic Project – LA County Lifeguard Towers

Conceived and Developed by Ed Massey and Bernie Massey, Founders of Portraits of Hope

 

156 Los Angeles County Lifeguard Towers

 

31 Miles of Beach and Coastline

 

10,500 Children and Adults

 

118 Participating Schools, Hospitals, Social Service and Civic Institutions

 

350,000 Sq. Ft of Paintings

 

Youth and Program Sessions in Greater LA

 

Project-based learning: interdisciplinary contemporary issues and civic education and leadership sessions for schools, grades 2 -12

 

Creative therapy sessions for hospitalized children and persons with disabilities; including cancer, orthopedic ailments, burn trauma, brain and neck injuries, visual impairments, and other serious conditions

 

6-month program and collaborative phase

 

5-month Los Angeles County beach public art exhibition

 

Close Cooperation with LA County Supervisors Zev Yaroslavsky and Don Knabe and the LA County Department of Beaches and Harbors and LA County Lifeguards

 

Special thank you to Image Options, Laird Plastics and Recycling, Ford Motor Company

 

Benjamin Moore Paints, Skinny Cow, Verseidag Seemee US, EFI Vutek, Morley Builders, Vista Paint, The Weingart Foundation, CornerstoneOnDemand, Drumstick, Chris Bonas, Casa Del Mar, Tim Bennett, Andy Boyle, Nazdar Coatings, Adina Beverages, Robert Gore Rifkind Foundation, Helen and Peter Bing, Loren Philip Photography, Starbucks Volunteer Services,

Subversive Nature Designs, MACtac, The Barnes Family, Hasbro Studios, Wooster Brush, The Bachelor, UCLA, Mark Benjamin, Susan Kohlmann, Tomarco Fastening & Anchoring Solutions, AAA Flag & Banner, Jenner & Block, A.V.I. Construction, The Newberg Family, Debra Ricketts, The Penske Family, The Davidow Charitable Fund. Annie Barnes, UCLA Freshmen and Transfer Students, USC-UNICEF, LMU Students

twitter.com/Memoire2cite?fbclid=IwAR3JmEG0v02xG5uFvJNSn_x... - Après 1945, les collines agricoles du sud-est de la ville connaissent un programme d’urbanisation de grande ampleur pour répondre à la crise du logement. Près de 4600 logements sociaux vont ainsi être construits en quatre tranches successives de 1953 à 1970 : Beaulieu, la Marandinière, Montchovet, la Métare et la Palle formant aujourd’hui les quartiers sud-est. Touché par la crise économique et urbaine de dingue, le secteur sud-est apparaît à la fin des années 1990 comme un espace monofonctionnel dédié en totalité à l’habitat locatif social et porté par un seul bailleur l'OPAC devenu Métropole Habitat. Bien que bénéficiant de nombreux atouts (accessibilité et environnement agréable...), le quartier souffre du gigantisme de son urbanisation et du manque de résidentialisation des unités d’habitation. Par une action en profondeur et dans la durée, la Ville de Saint-Étienne, à travers son Programme de Rénovation Urbaine (PRU), a amorcé une transformation durable du quartier depuis 1989 avec la 1ere demolition du programme à la rue Pierre Loti le 31 janvier 1989 (BANLIEUE89), 30 ans de renouvellement urbain sur la ville.... une ville pilote en la matiere des 1990. Aujourd'hui et demain Les quartiers sud-est vont poursuivre leur mutation, avec l’appui continu de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et ses partenaires l'ANRU2. Développer le secteur économique

L'objectif est de dynamiser l’économie dans ce territoire en portant de nouveaux projets et en restructurant l’offre commerciale de proximité. La Ville de Saint-Étienne a prévu la création de nouvelles zones d’activités permettant l’accueil d’entreprises. Ainsi une zone d’activités économiques, rue Pierre Loti, répondra aux besoins fonciers des entreprises et des artisans locaux. Ce projet de zone économique, en visibilité directe de la RN 88, permettra l’implantation d’une cinquantaine d’entreprises et la création de 300 emplois. Un nouveau centre commercial sur le secteur de la Marandinière, couplé à la démolition des centres commerciaux de la Palle et Sembat, permettra de restructurer et moderniser l’offre commerciale de proximité. Renouveller l'offre d'habitat Une qualité résidentielle s’affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d’habitat variée qui émerge depuis plusieurs années. Les nombreuses démolitions réalisées et à venir (Boulevard des Mineurs en 2018 et immeubles Loti en 2020), ainsi que les réhabilitations d’immeubles en cours, vont permettre de diversifier l’offre de logements. L’un des objectifs du projet urbain est donc de conforter la vocation résidentielle du quartier en stimulant l’offre et en accompagnant des projets comme la construction de logements passifs sur le secteur de Beaulieu, la transformation de l’ancienne école Baptiste-Marcet et la réhabilitation de logements à Monchovet. Améliorer le cadre de vie des habitants

Les quartiers sud-est bénéficient d’un environnement naturellement riche et varié, à l’interface entre les grands parcs de la ville (jardin des Plantes, parc de l’Europe, Bois d’Avaize) et le Pilat. Le projet urbain de la Ville de Saint-Étienne prévoit de relier ces espaces naturels entre-eux avec la création d’une continuité verte, qui permettra aux marcheurs et autres randonneurs de bénéficier d’un véritable réseau de chemins autour de la commune. Le boulevard Alexandre-de-Fraissinette, véritable colonne vertébrale du quartier, et la rue Pierre-Loti seront entièrement revus pour assurer un meilleur partage de l’espace entre tous les modes de déplacements (voiture, vélo et piéton) et assurer un maillage inter-quartiers plus efficace. fr.calameo.com/read/0005441131b4119eaa674

Depuis 2014, la rénovation urbaine dans les quartiers sud-est s’est traduite par de nombreux travaux: la construction du centre commercial de la Grande Marandinière, l’aménagement d’un lotissement de treize maisons individuelles passives, impasse Clémenceau, les rénovations des écoles de Montchovet et de Beaulieu, la réhabilitation de locaux rue Henri-Dunant (pour y installer la Maison des associations), et enfin les démolitions récentes du centre commercial du boulevard de la Palle et d’un garage, au 41 rue de Terrenoire.Démolitions mais aussi constructions sont au programme. Plusieurs acteurs entrent en jeu dans le financement de ces projets, notamment l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) mais aussi la Ville, le Département et la Région. Ainsi, le contrat avec l’ANRU, signé le 14 mars, dégage une somme de 23 millions d’euros, somme à laquelle il faut ajouter 3,3 millions d’euros de la Région. Pour les années à venir, les objectifs visent à la poursuite du développement économique, de la mutation de l’habitat par des constructions individuelles ou de petits immeubles, des démolitions ponctuelles, de la valorisation des espaces publics et du renforcement des espaces du quartier. Deux secteurs sont concernés : Loti et la Grande Marandinière. Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 . Ce quartier est né des programmes de grands ensembles mis en œuvre à partir des années 1950 afin de réduire la pénurie de logements. La mairie choisit donc de développer un quartier moderne 4 600 logements en HLM pour pouvoir loger plus de 30 000 habitants avec des loyers modérés dans des bâtiments modernes. Ce quartier avait comme emblème un des plus grands immeubles d’Europe surnommé la Muraille de Chine qui était visible depuis l’autoroute. Ce quartier s’est construit en quatre tranches : Beaulieu I (Beaulieu) de 1953 à 1955 ; Beaulieu II (La Marandinière) en 1959 ; Beaulieu III (Montchovet) en 1964 ; Beaulieu IV (La Palle) en 1971. Il est aujourd’hui en profonde mutation avec un programme de renouvellement urbain qui prévoit la démolition de plus 1000 logements et la reconstruction de 250. Bâtiments spécifiques : CHPL (Centre Hospitalier Privé de la Loire) qui remplace la Muraille de Chine ; Ecole Nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne Un modèle de l'urbanisme des années 1950. Beaulieu-Montchovet: La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles. Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :

www.ina.fr/video/LXF99004401 .

Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.

Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.François Mitterrand / Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Thèmes : Grands travaux et grands projets

Le Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986 Éclairage

Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche.La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html Journaliste

Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François Mitterrand

Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État., à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.

1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..

Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.

Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.

Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.

Beaulieu I: le projet d'urbanisme

Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-Clément

Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief.

La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:

- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955

- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959

- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.

- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971

Le quartier:

Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.

A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.

Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :

Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.

La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.

Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.

Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.

Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.La crise du logement:

1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.

La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.

La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.

Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.

Une barre d’habitation innovante

A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.

Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.

Conception et réalisation d’un quartier entier

Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.

Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.Un projet pharaonique

Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.L’avis de l’architecte

De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -

Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?

La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.Que prévoit-on pour la reconstruction?Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.

Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.Cela paraît paradoxal, pour du logement social!

Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!On croit rêver...

C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.Pourquoi cette différence?

Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.Dans quels domaines?Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon. Le futur Centre-Deux...

C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.

Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?

La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.

Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?

Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.

Culturellement, la ville est aussi très active...

Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.

La population comprend-elle cette volonté?

Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.Le chantier de l'autoroute de Saint Etienne 01 nov. 1965, la video içi www.ina.fr/video/LXC9610041788 - ST-Etienne,Montchovet (Beaulieu III) "la Muraille de Chine" construction 1962-1964, architecte HUR/FARRAT/GOUYON.

Rappelez vous...Aout 1983, François Mitterand, se déplace incognito à la Muraille de Chine à Saint-Etienne. Quelques mois plus tard, la grande réhabilitation de cette barre d’habitation sera lancée.

& le 24 octobre 1987 : visite officielle à Saint-Etienne. Il retourne à La Muraille de Chine pour constater les travaux. Le même jour il se rendra à Saint-Chamond et Roanne.

« En 1983, le président s’est rendu à Montchovet à l’improviste »

François Mitterrand est venu une première à Montchovet en 1983 incognito. Pourquoi une telle démarche ?

C’est l’architecte Roland Castro qui a convaincu le président d’aller dans des quartiers populaires. Son but était de lui montrer où vivaient les gens à cette époque et qu’il fallait entreprendre un programme de rénovation.

François Mitterrand m’a appelé et m’a dit d’organiser trois ou quatre » descentes » sur le terrain mais le président ne voulait ni policiers, ni gendarmes. Il m’a simplement demandé d’avertir, par correction, le préfet une fois arrivé. C’était d’ailleurs le meilleur gage de sécurité car lorsque vous n’êtes pas attendu, il n’y a pas de risques. Nous sommes donc allés à Saint-Etienne à Montchovet, aux Minguettes à Lyon, dans le 93.. et, à chaque fois, à l’improviste

> Quelle a été la réaction des habitants ?

Ils étaient très étonnés de croiser le président de la République dans leur cage d’escaliers ! Partout, nous avons reçu un accueil très chaleureux.

Nous étions quatre : le président, Roland Castro, un policier et moi-même. Je me souviens qu’aux Minguettes, le président a été invité par une famille pour boire le thé. Les habitants étaient très heureux que le président s’intéresse à eux.

> Comment François Mitterrand a-t-il réagi en voyant la vie de ses quartiers ?Il était fasciné. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était, pour lui, une découverte mais il était un rural et le fait de se confronter à la vie de ces gens qui vivaient dans de grandes barres fut enrichissant.> Ces visites impromptues ont-elles été suivies d’effets ?Oui car la mission Banlieues 89 est née de ces visites de terrain. Ce fut d’ailleurs la naissance de la politique de la ville.> En 1987, cette fois, la visite fut officielle - Proposer de nouveaux logements dans une démarche environnementale forte. Dans la poursuite des opérations engagées depuis 2001 (démolition de la Muraille de Chine en 2000, implantation du CHPL, de l ’AIMV en 2005), une qualité résidentielle s'affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d'habitat variée (en forme comme en type de produits). Le dynamisme du quartier s'appuie sur l'accueil et le développement de services, d'activités économiques et d'équipements d'agglomération (centre nautique, Nouveau Théâtre de Beaulieu...) et de proximité (salles de sport, travaux dans les écoles). Les atouts paysagers du site sont pleinement exploités dans une démarche environnementale forte. L'aménagement des espaces libres et la requalification des axes structurants et de desserte renforcent les liaisons internes aux quartiers et les ouvrent sur l'ensemble de la ville. Beaulieu, un patrimoine de qualité, valorisé et adapté à ses occupants

40 logement ont été adaptés au vieillissement de leur occupants (bacs à douche, volets électriques, aménagement des ascenseurs, …). L'amélioration des espaces extérieurs, résidentiels ou publics (rue K.Marx, square Renoir, allée Clémenceau) viendra rendre plus conviviaux ces lieux de vie partagés. Petite Marandinière : une cité jardin qui se rénove en gardant son caractère Sur la Petite Marandinière, 320 logements de Métropole Habitat ont été rénovés. Les bâtiments ont été transformés pour arriver à 32 logements, avec création de T3, T4, et T5 en tenant compte de la rénovation thermique et du confort des logements. 54 logements ont été construits, répartis en 6 bâtiments à l'architecture contemporaine et fonctionnelle (surfaces généreuses, double ou triple orientation, terrasse ou loggia). En parallèle, les espaces publics ont été réaménagés dans une démarche environnementale durable et innovante : résidentialisation et embellissement des espaces extérieurs, traitement paysager d'ensemble, requalification des voiries et des circulations douces adaptées aux usages, gestion optimisée du stationnement et des eaux pluviales...Une nouvelle mixité pour le quartier : les maisons de ville "Jardins Sembat" 22 maisons de ville (du T3 au T5) ont été construites à l’angle de la rue Marcel Sembat et du boulevard de Fraissinette. Conçu et développé par l'équipe XXL-Civita-Spirit, ce projet se caractérise par la qualité de la construction (matériaux durables, aménagement soigné des espaces extérieurs…) et par la mise en valeur paysagère du site, ouvert sur les collines du Pilat. 3 types de maisons ont été proposées en location libre : maisons jumelées le long du boulevard de Fraissinette, maisons en pente en fond de parcelle adossée au talus, maisons patio au cœur de l’îlot. Un nouveau centre nautique sur le secteur Loti Souhaité par les habitants, exemplaire d’une démarche participative de coproduction, le centre nautique Yves Naime a été ouvert à l'été 2013, en remplacement de l'ancienne piscine de la Marandinière. Ce centre nautique comprend un bassin sportif (25m, 6 lignes d'eau), un bassin destiné aux activités ludiques (bains bouillonnants, aquagym...), une pataugoire et des plages extérieures.Grande Marandinière : un secteur d'habitat en développement . Après la démolition de la barre Sisley et celle en cours de la barre Féguide, c'est un nouveau quartier qui se dessine sur ce secteur. La reconfiguration de la rue Sisley en voie de promenade avec des vues en belvédère et l'aménagement d'une « coulée verte » ont profondément modifié le paysage urbain du secteur. Ce nouvel environnement a permis à Métropole Habitat de réaliser un programme immobilier de 27 logements locatifs. Dans ce bâtiment collectif moderne et fonctionnel, chaque logement comporte un espace extérieur privatif, balcon ou terrasse. Au rez-de-chaussée, des locaux d'activités (centre social espace-loisirs) ou de services sont déployés le long de la nouvelle rue Sisley. La Palle : des résidentialisations de qualité

La résidentialisation des immeubles du boulevard de la Palle apporte aux habitants de nouvelles terrasses privatives en rez-de-chaussée, des espaces en cœur d’îlots plus agréables, et de nouveaux parcours piétonniers avec aires de jeux. Elle s’accompagne de la réhabilitation des immeubles (réfection des façades, changement des garde-corps…). Des opérations de résidentialisation ont été menées immeuble par immeuble de 2006 à 2009. Elles permettent de définir les limites entre les parties publiques ouvertes à tous, et les parties privées. Des petits jardins privatifs sont ainsi aménagés pour chaque logement de rez-de-chaussée.

Le Pont Aven : du logement social à haute performance environnementale

Développé par Métropole Habitat, le Pont-Aven est un exemple en matière de construction écologique. Il accueille 20 logements sociaux du T2 au T5. L’ensemble de la conception du bâtiment intègre des critères environnementaux : parois extérieures en brique mono-mur, eau chaude solaire, chauffage collectif au gaz naturel, ventilation intérieure à double flux pour une meilleure circulation de l’air, équipements électriques et sanitaires économes en énergie. La toiture végétalisée permet quant à elle une meilleure conservation de la fraîcheur en été, les auvents du toit protègent les fenêtres du soleil et les eaux de pluie seront récupérées pour arroser les espaces extérieurs…Résultat : une diminution des rejets en CO2 et une baisse significative des charges de chauffage pour les locataires.

Favoriser l'accessibilité et les relations inter-quartiers Le réaménagement du boulevard de la Palle a favorisé une meilleure desserte du quartier en transports en commun. Une station de taxis, des pistes cyclables et des pelouses ont été aménagées le long du boulevard, sécurisant ainsi la traversée piétonne entre les terrasses Roinat et le centre hospitalier. A l'intérieur du quartier, la trame piétonnière a été développée dans le principe d'une continuité paysagère entre les différents secteurs. Initiée avec l’aménagement des terrasses Roinat, une coulée verte, nouveau poumon vert du quartier, facilitant la circulation des piétons et des cyclistes, relie désormais le boulevard de la Palle, et plus loin le bois d'Avaize, au Parc de l'Europe. - Après la seconde guerre mondiale, un immense chantier s'ouvre en France dans le but de loger massivement une population démunie, les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre , le film parle de St-Etienne entre autre avec les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée : www.dailymotion.com/video/xgj74q .

Jusqu'au milieu des années 1970, cette période dite des « Trente Glorieuses l'après guerre et montre la plupart des grandes réalisations de 1945 à 1960. A travers les exemples de la région parisienne et de quelques grandes villes françaises sont posé les problèmes de la diversité architecturale, de l'esthétique et de l'harmonie entre le passé et l'avenir. Les images montrent les grands ensembles de Beaulieu, la Marandiniére, à Saint-Etienne, la cité le Haut du Lièvre à Nancy, des cités à Sarcelles, Asnières, Bron-Parilly, Epinay, Pantin, Bobigny, la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille, le front de mer à Royan, la video de l'Année 1962, une réalisation de Philippe Brunet içi www.dailymotion.com/video/xgj2zz » fut le terrain de nombreuses expérimentations architecturales et urbanistiques, fondées notamment sur les idées émises plus tôt dans le siècle par le Mouvement moderne.

Aujourd'hui, ces ensembles bâtis sont au cœur d'une autre actualité, liée à leur adaptation à l'évolution des modes de vie de notre société contemporaine. Cette question qui se posa dès la fin des années 1970 apparaît sous un jour nouveau, avec les premières démolitions dans les années 1980 et, plus récemment, le vaste programme de réhabilitation mis en place dans le cadre de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain.

Après Les Grands Ensembles. Une histoire qui continue…, ce nouvel ouvrage, fruit de la collaboration entre l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Étienne et l'Université Jean Monnet, apporte un éclairage nouveau sur cet héritage bâti, mettant au jour simultanément la question de son vécu et celle des acteurs engagés dans son édification. En réunissant quinze auteurs spécialistes de ce domaine, il s'agit de regrouper autant de points de vue, pour comprendre la diversité et la complexité des enjeux liés à la postérité de ce bâti. - « Petite enquête sur Beaulieu – Le Rond-Point », La Tribune du centre et du sud-est, 13 octobre 1955 et « Le chantier de Beaulieu – Le Rond-Point (1ère tranche) sera terminé le 30 juin 1956 très exactement »,La Tribune du centre & du sud-est, 26 juin 1956 -

«St-Etienne, la place des grands ensembles dans l’histoire de l’habitat social français »

Saint-Étienne/Beaulieu, au sud-est de l’agglomération, sur le versant sud de la colline de Beaulieu, en forte pente et d’aspect semi-rural, la cité de Beaulieu est mise à l’étude dès 1950. Elle débute en 1953 et comprend 1 221 logements, un groupe scolaire et 35 boutiques. Des parrains prestigieux et l’élite de l’architecture sté- phanoise sont mobilisés pour ce premier grand ensemble local.

Tantôt les bâtiments suivent le dessin de la courbe de niveau 600, devenue rue Le Corbusier, tantôt ils s’installent perpendi-culairement à la pente, reliés à la rue par des passerelles ou de grands escaliers. A l’implantation exemplaire des bâtiments répond une maîtrise raffinée du végétal d’accompagnement, décliné selon les modes habituels aux squares urbains, avec une virtuosité étonnante dus aux talents de l’ingénieur des Services techniques de la ville, Jean Marc, associé à l’équipe de concep-tion dès l’origine de l’opération.

Le vocabulaire de l’art des jardins s’adapte au grand ensemble : les espaces sont découpés à partir des courbes de niveau et des allées, et caractérisés par un système de haies et de contre-haies (haies étagées doubles ou triples) constituées de troènes com-muns ou dorés, prunus, berbéris et buffets de laurier, et sont plantés d arbres rythmés et colorés (érables négundo et acacias), ou parfois fastigiés (la gamme d’arbres est d’ailleurs peu riche), selon un dessin géométrique et des alternances de couleurs. Ces espaces verts ne sont réalisés qu’à partir de 1964, après avoir été longtemps laissés en prairies fauchées. Cet état de fait, dû au départ à l’étirement des financements des projets d’espaces exté-rieurs, s’inscrivait aussi dans la logique de conception de notre ingénieur, qui pensait « qu’il était nécessaire de laisser vivre un groupe d’habitations avant de planter » – afin de reprendre notamment les chemins tracés par l’usage.

Cette réalisation révèle le décalage entre les réflexions et les savoir-faire architecturaux et paysagers et exprime quelques traits caractéristiques de la pratique paysagiste. Le festonnage des haies qui jalonne les espaces extérieurs rejoint celui des collines boca- gères surplombant les bâtiments. Il rappelle le site environnant et inspirera plus tard l’AUA et Alexandre Chemetoff pour la réhabilitation du quartier de Montreynaud.

Relevons que, sans l’action concertée des services de la ville et de l’office d’HLM, qui finança entièrement la réalisation des espaces verts, rien n’aurait été fait à cette époque, compte tenu du désintérêt pour cet aspect du projet des principaux responsables du chantier. « D’ailleurs, à cette époque, les architectes ne jouaient pas au paysagiste… », queleques superbes videos du Ministere de la Cohésion et des Territoires içi : .Naissance d'une banlieue mort d'un village 2000 www.dailymotion.com/video/x1a98iz

Réalisateur : Sidney Jézéquel Production : Les Films Roger Leenhardt Sujet : la commune de Goussainville (95) --------

Quatre murs et un toit 1953 www.dailymotion.com/video/xk6xui Scenario et réalisation Pierre Jallaud MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) ----------------Le Bonheur est dans le béton www.dailymotion.com/video/x413amo - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie ---------------------Beaulieu par son constructeur la Cimaise :" Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.--- Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq ----

SAINT-ETIENNE BEAULIEU une barre d’habitation innovante

A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.

Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons. Conception et réalisation d’un quartier entier. Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine la plus grande barre d'Europe avec 540 appartements à sa livraison mi 1964, les chantiers de l'OPAC devenu Métropole-Habitat, www.ina.fr/video/LY00001263522 », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période. Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.

Un projet pharaonique

Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville. L’avis de l’architecte

De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. www.cimaise-architectes.com/realisations/divers/construct... cité HLM labellisée Patrimoine du XXeme siecle -"Il faut bien le dire, avant même d’être livré, Beaulieu est l' un des grands-ensembles, parmis 6 autres qui fasçinait en 1954..En effet c'etait le début de la longue & grande histoire des chantiers de l'Office Public de l'Aménagement et de la Construction* içi, ou à Montreynaud, Solaure, Monthieu etc

( l'OPAC l'office public de logements sociaux, devenu plus tard Métropole-Habitat, est la plus importante au niveau National, c'est la plus grosse boite d'HLM). Bref, les habituels promeneurs du coin genre les "Bois du Four (la Metare, le nom ançien, qui par ailleurs appartenait a Mme de Métarie une veuve riche qui légua son domaine soit "la Métare" à la ville, pour un Franc symbolique à l'epoque et aux CHU anciennement les HCL Hospiçes Civils de la Ville comme à Lyon... (on notera qu il y a des tas de logements en centre ville propriété du CHU)..se rendant le dimanche

dans le Pilat ou à Rochetaillée et sur les collines* alentours (on en a 7 comme a Rome) font un léger détour par le chantier. Ils constatent alors de visu cet avancement des travaux que la presse qualifie de « belle prouesse ». Le rythme est en effet rapide : « un étage par semaine » pour certaines barres, comme le raconte un témoin. Les « grandes maisons », soient les immeubles de hauteur et nombre de logements importants (IGH), étant alors encore rares dans la

ville, les Stéphanois n’y sont pas habitués@ les H.L.M. Beaulieu est la 1ere cité Stéphanoise de toutes,. Les barres de dix-sept et quatorze niveaux gises respectivement rues Gomy Herriot et de Vlaminck, ainsi que la tour de 22 niveaux au 33 rue Le-Corbusier,surprennent donc encore pire pour la plus grande barre d'Europe qui arrvera 7 ans plus tard, la Muraille qui mettront certains certaines à la renverse , le gigantisme à l'état brut, du lourd.... La référence qui vient à l’esprit de beaucoup ajoute à la fascination : l’Amérique. « C’est New-York ! c'est tres joile, tres vert... », se rappelle avoir pensé un habitant de la première harre...Mais plus que les immeubles, ce sont surtout les logements qui emportent l’adhésion des « heureux locataires », comme aime à les appeler la presse tout court. La satisfaction procurée aux habitants par l’hygiène et le confort des logements des Grands-Ensembles soit les quartiers NEUF est une information connue, les études de sciences humaines sur le sujet abondent. Aussi, pour le cas de Beaulieu devenu un cas d'Ecole idem pour Montchovet (Beaulieu3) et les transformations de la Marandiniere (Beaulieu2)...Les entretiens réalisés avec des locataires n’apportent pas sur ce point-ci d’éléments nouveaux :les premiers motifs de satisfaction invoqués sont, comme pour bien d’autres Grands-Ensembles Français,

l’eau courante, le chauffage central dont sont pourvus les immeubles les plus hauts, les WC intérieurs et salles de bain, l’ensoleillement et la luminosité permis par l’orientation, la hauteur et la disposition des immeubles, les placards et les tout aussi pratiques balcons à parois séchoirs permettant de faire sécher le linge, hiver compris. Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»

L"apres guerre...Que prévoit-on pour la reconstruction? Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée. C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on

Transforming Planning workshop from May 2013.

 

Transforming Planning is a collaborative partnership between stakeholders and City staff to design and deliver a high-performance planning system for Calgary.

 

calgary.ca/TransformingPlanning

 

•Wang Shuo, Managing Editor, Caixin Media, People's Republic of China; Young Global Leader, •Morris Li Ming Shieh, President, China Guangfa Bank (CGB), People's Republic of China, •Hong Qi, President and Chief Executive Officer, China Minsheng Banking Corporation, People's Republic of China, •William R. Rhodes, Senior Adviser, Citi, USA, •Lord Turner, Senior Fellow, The Institute for New Economic Thinking (INET), United Kingdom

•Zhu Ning, Deputy Director and Professor of Finance, Shanghai Advanced Institute of Finance, People's Republic of China; Global Agenda Council on Fiscal Sustainability at the Annual Meeting of the New Champions 2013 in Dalian, China 11 September 2013. Photo by World Economic Forum

Ah, now. One of my favorite obscure TF characters, these conjoined Autobots are members of the elite battle squad, the Wreckers. They live up to their name.

 

Influenced by the Harley Quinn Lego Batman monster truck, to a degree, and my speculation about an appropriate earth-mode for them. In my opinion, these two are the twins who SHOULD have been in the second movie....

"The meeting of two personalities is like the contact of two chemical substances: if there is any reaction, both are transformed." - Carl Jung

 

Made in Abobe Photoshop

 

(I just started a group for art inspired by or featuring quotes: www.flickr.com/groups/quoteart/)

Transform your most colorful recent photo into one that is black and white, yet manages to not lose any of its intensity. Link to the original so we can compare - a ds106 dailycreate

 

flic.kr/p/mkLaNZ

Support provided by a trans-white brick and a bit of blu tack.

 

Chromia, fact fans, is an obscure character and Ironhide's girlfriend.

The Emperor Franz Joseph I, in 1863, made known his desire to transform the area into a city park for the residents of Vienna. Toward that end, he removed the military parade ground from the site and tasked Dr. Rudolf Siebeck, the city's gardener, with designing the park. To provide contrast to the large, nearby buildings, including the Austrian Parliament Building and Burg Theater, the park had few established structures.

The park opened in 1873 with two nearly symmetrical segments on the north and south sides of the site. Between the two parks is a large square that became a gathering site throughout the years. Traditionally, the area is used for a Christmas market, a winter skating rink, and a summer outdoor movie venue.

The park's flora is among its most desirable characteristics. In addition to large groups of native trees and bushes, the park also has exotic trees, including a Japanese Umbrella Tree and an aged Ginkgo Biloba tree.

en.wikipedia.org/wiki/Rathauspark

 

El emperador Francisco José I, en 1863, dio a conocer su deseo de transformar la zona en un parque de la ciudad para los residentes de Viena. Con ese fin, eliminó el terreno del desfile militar del sitio y encargó al Dr. Rudolf Siebeck, el jardinero de la ciudad, el diseño del parque. Para proporcionar contraste con los grandes edificios cercanos, incluyendo el Edificio del Parlamento austriaco y el Teatro Burg, el parque tenía pocas estructuras establecidas.

El parque abrió sus puertas en 1873 con dos segmentos casi simétricos en los lados norte y sur. Entre los dos parques hay una gran plaza que se convirtió en un sitio de reunión a lo largo de los años. Tradicionalmente, la zona se utiliza para un mercado de Navidad, una pista de patinaje de invierno y un lugar de cine al aire libre en verano.

La flora del parque es una de sus características más destacables. Además de grandes grupos de árboles nativos y arbustos, el parque también cuenta con árboles exóticos como un árbol de paraguas japonés y un árbol de Ginkgo Biloba.

 

A bug that zaps you back. But he's made of plastic, so the electricity won't conduct very well.

 

I spent ages trying to find a way to construct his antenna in the right shape. This isn't perfect but it kind of works.

www.twitter.com/Memoire2cite #recherche #archives #Banlieue #socialhousing #logement #Collectif #Grands-Ensembles #city #Cité #Moderne #Zup #Habitat #HLM #Copropriété #Quartier #Béton #immeuble #Cités #Résidençe #Barre #Grand-Ensemble #Batiment #Tower #Bloc #Europe #Old #Building #CartePostale #VintagePostcards #RetroModernism #World #Mémoire2Cité #Postcards #Mémoire2Ville #30Glorieuses @ l' #Urbanisme d'Antan d'#Avant d' #Autrefois le #Logement #Collectif * 50,60,70's dans tous ses états.. #Histoire & #Mémoire de l' #Habitat / #Rétro - #Villes / #H.L.M. / #Banlieue / #Renouvellement #Urbain / #Urbaine ...@ Les #30Glorieuses . com les #vues #urbaines #Paysages de #Ville (s) d'Antan...S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur (link: 50ans.apur.org/#intro) 50ans.apur.org/#intro @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire. Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique.

 

Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ... museedelacartepostale.fr/blog/ -'être agent de gestion locative pour une office H.L.M. en 1958' , les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée- les films du MRU içi www.dailymotion.com/video/xgj74q présente les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive tout içi sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,

 

www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

 

Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.

 

Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije

 

: Dominique Bauguil www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo … … - www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije l'industrie dla Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty la construction des Autoroutes en France - Les liaisons moins dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/x1re3h5 via @Dailymotion - AMIENS les HLM C'était le 29 juillet 2010, à 11h02. En quelques secondes, cette tour d'habitation s'est effondrée, détruite par implosion. Construite en 1961, la tour avait été vidée de ses habitants quelques années auparavant. www.youtube.com/watch?v=ajz2xk5KBNo … … - Les habitants de Montreynaud parlent de leur quartier et de cette destruction entre nostalgie et soulagement içi en video www.dailymotion.com/video/xmiwfk - Les bâtiments de la région parisienne - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/CAF96034508/les-batiments-de-la-region-p... … via @Inafr_officiel - Daprinski - George Michael (Plaisir de France remix) www.youtube.com/watch?v=sJeH-nzlj3I

 

Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt

 

www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte

 

www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc 1956 en FRANCE - "Un jour on te demanda de servir de guide, à un architecte en voyage d etudes, ensemble vous parcourez la Françe visitant cité jardins, gratte ciel & pavillons d'HLM..." @ les archives filmées du MRU www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Villages de la Françe cité du Soleil

 

Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... mémoire2cité & l'A.U.A. - Jacques Simon (1929 - 26 septembre 2015) est un architecte paysagiste formé à l'École des beaux-arts de Montréal et à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre", Jacques SIMON, paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, réalise avec eux des installations paysagères éphémères principalement dans des champs et visibles du ciel. Avec sa palette d'artiste, Jacques SIMON réinvente des paysages comme les agriculteurs eux-aussi à leur façon les créent et les entretiennent. Le CAUE du Rhône vous invite à venir découvrir ses travaux au travers d'un kaléidoscope de photographies empreintes de spontanéité, de fraîcheur et d'humour. Cette exposition nous interpelle sur le caractère essentiel d'une nature changeante, fragile, sur l'importance d'une activité agricole diversifiée et sur la nécessaire évolution du métier de paysan. Elle nous amène aussi à voir et à interpréter ce que l'on voit, elle éveille en nous le sens de la beauté du paysage en conjuguant les différentes échelles de perception et de lecture; à pied et à vol d'oiseau, à la fois l'échelle humaine, terrestre, géologique, forestière, hydrologique, biologique mais aussi esthétique et symbolique. Jacques Simon, paysagiste cosmopolite est l'un des principaux acteurs du renouveau de la pensée paysagère en France dans les années 60 et 70 conjuguant avec cohérence sa pratique de paysagiste, de voyageur, d'éditeur, d'enseignant avec son approche plus artistique du paysage, subtile, sensible et humaine de la nature avec la réalisation de "performances". Ses projets paysagers comme ses interventions paysagères éphémères sont marqués par la mobilité, la fragilité, une empathie avec le lieu, par la dualité même du voyage : découverte / évanouissement, création / disparition. Jacques Simon dessine, écrit sur le paysage, "une surface", un peu à la manière du land'art avec les techniques et les outils du jardinier, du cultivateur. Il ne s'agit plus de représenter la nature mais de l'utiliser en créant avec et dans le paysage. L'intention de Jacques Simon n'est pas d'apposer sa marque sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui afin que ses travaux-installations manifestent même brièvement un contact en harmonie avec le monde naturel. "On dit qu'il a bouleversé l'esprit du paysage, il a remis les choses essentielles à leur place. Il rit de l'importance qu'on veut bien lui donner, fils de l'air, il ne veut rien de plus que passer dans les cerveaux pour les ventiler, les rafraîchir et non pour les modeler; son "importance", il l'a ailleurs et autrement; il est historique parce que dans son temps, dans celui qui s'écoule et non dans celui qui passe". Extrait de "Jacques Simon, tous azimuts", Jeanne-Marie Sens et Hubert Tonka, Pandora Editions, 1991. Il a introduit une nouvelle conception de l'art du paysage proche du Land art, Jacques Simon est l'auteur d'une série d'ouvrages sur différents aspects du paysage et abordés d'un point de vue technique. Il a travaillé de 1964 à 1966 en collaboration avec Michel Corajoud. Il a conçu le Parc de la Deûle (qui lui a valu le Grand Prix national du Paysage en 2006, après l'avoir reçu une première fois en 19901).

 

Il est mort le 29 septembre 20151 et a été incinéré à Auxerre Le paysagiste Jacques Simon s'est éteint le 26 septembre dernier à l'âge de 86 ans. Diplômé de Versailles en 1959, il fut sans doute l'une des figures les plus emblématiques, les plus géniales et les plus originales du paysagisme contemporain. Premier grand prix du paysage et prix du Conseil de l'Europe pour le parc de la Deule, on lui doit des principes de compositions très forts, autour du nivellement, du traitement du végétal ou de la place laissée au vide. Ses intuitions comme ses travaux ont inspiré tous les paysagistes avec lesquels il a travaillé, à commencer par Michel Corajoud ou Gilles Vexlard. On lui doit un profond renouvellement dans la composition des grands ensembles, ses réalisations -comme le parc Saint-John Perse à Reims- restant des modèles pour tous les professionnels. Jacques Simon développa également une production d'œuvres plus éphémères, attentif aux mouvements et aux transformations. Pédagogue talentueux et généreux, il le fut autant par les documents techniques et la revue qu'il publia, que par ses interventions en atelier devant plusieurs générations d'étudiants de l'école. Les paysagistes perdent un de leurs plus féconds inspirateurs. L'ENSP s'associe au deuil de sa famille et de ses proches. Témoignages à la mémoire de Jacques Simon

 

Dans les années 1990 à l'école du Paysage de Versailles, lorsque nous entrions en première année, la première satisfaction était d'acquérir du nouveau matériel d'expression plastique. Encre, feutres, supports en grand format et sur papier calque...mais aussi découvrir des livres de notre professeur Jacques Simon : des carnets de dessins et de croquis, des photomontages découpés aux ciseaux.

 

En amphithéâtre lors de conférences et séances de projections de diapositives, Jacques Simon évoquait surtout sa capacité à piloter un hélicoptère. Je viens de retrouver un extrait d'un article à ce sujet..« (...) Car depuis une dizaine d'années, le Bourguignon a trouvé une solution à son imagination en bourgeonnement permanent. Jacques Simon crée ‘pour lui tout seul'. Ni commande ni concours. Mais des messages géants écrits dans les champs et seulement visibles d'avion ou d'hélicoptère. Un art éphémère et privé dont il s'amuse, les veilles de moissons, tout autour de sa ferme de Turny, dans l'Yonne.Et là, plus rien ne l'arrête. Les agriculteurs du coin ont pris l'habitude de le voir faucher des allées entières de luzerne. De l'apercevoir écraser d'interminables chemins de phacelia, un graminé californien qui existe en trois couleurs (blanc, bleu, rouge). De l'observer dans son hélicoptère photographiant le résultat. Ses messages sont des hommages ou des avertissements. L'un prévient : ‘Hé, si tu n'as plus de forêt t'es foutu.' Un autre : 'Sans les paysans, je m'emmerde. Signé : la Terre.' Même l'hiver, Jacques Simon s'adonne à cette calligraphie paysagère. (...) ».

 

Extrait paru dans La Croix l'événement du dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, par Frédéric Potet, rubrique Culture.

 

file:///C:/Users/user/Downloads/B_Blanchon_AUA.pdf Interview to Jacques Simon incleded on the dvd that accompanies book "Metropoles en Europe", from the exhibition "Lille - Metropoles en Europe". The French landscape architect Jacques Simon's love for nature first developed on his father's tree farm and then deepened when he traveled as a young man to Sweden and then Canada, where he attended art school in Montreal while working as a lumberjack. Between 1957 and 1959, Simon studied at the École Nationale de Horticulture. He has since become an important link in the renewal of French landscape architecture, combining the Anglo-Saxon and Scandinavian garden cultures he absorbed in his travels with classic Latin structures. He works as often as possible in situ, and does not shy away from driving the tractor himself.

 

www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U turny.chez.com/A0archives/jSIMMON.htm Jacques Simon, Il crée la revue Espaces verts en 1968, l’anime jusqu’en 1982, publie des cahiers spéciaux dédiés à « l’Aménagement des espaces libres ». Même l'hiver, il s'adonne à cette calligraphie paysagère».La Croix dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon écrit ses premiers articles dès la fin des années 1950 pour des revues comme Maison et Jardin et Urbanisme. En 1965, il signe l’un de ses premiers livres, L’Art de connaître les arbres. strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … jacques simon & Le parc des Coudrays - Élancourt-Maurepas, 1970 strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon - Espaces verts n° 27, avril-mai-juin 1971, p. 44-45 Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre" paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U …ici es EDITIONS DU CABRI PRESENTE PARIS LA BANLIEUE 1960-1980 -La video Içi www.youtube.com/watch?v=lDEQOsdGjsg , A partir des années 1950, le trafic de la banlieue parisienne suit l’urbanisation galopante et les dessertes ferroviaires doivent s’adapter et se moderniser.Quelques amateurs ont su immortaliser un monde ferroviaire qui était alors en voie de disparition. Dans ce film, nous retrouvons les dessertes 750 volts par troisième rail en rames « Standard » sur les lignes de Versailles-RD, sur la ligne d’Auteuil et entre Puteaux et Issy-Plaine mais aussi les derniers trains à vapeur à St Lazare, à La Bastille et sur le Nord et quelques ultimes voyages sur les lignes de Ceinture.

HYUNDAI VERNA TRANSFORM 2010 INDIA

this is crdi sx model

Kimono Transformed: The textile artistry of Itchiku Kubota.

St.-Petersburg 07.02.14 The Russian Museum of Ethnography.

 

Over 450 attendees from across government gathered together to see first-hand the platforms, services and new ways of working happening in the civil service.

www.twitter.com/Memoire2cite -“ L’urbanisme des possibles ”Pourquoi dire des grands ensembles qu’ils sont des terres d’avenir ? www.youtube.com/playlist?list=PLaaQ2crb2Yoi0aqvbpHthqOowQ... Parce que la fréquentation régulière de ces quartiers m’a amené à y voir autre chose que des territoires à problèmes. Habiter les grands ensembles, c’est habiter la ville. Rarement

la ville-centre, celle du Paris haussmannien ou de la ville autrefois intra-muros, mais la ville tout

de même, un territoire souvent diffus, faible, pas toujours reconnaissable, mais où habite finalement aujourd’hui la majorité des urbains. Les grands ensembles font partie de cet assemblage d’entités autonomes, issues de conceptions rarement hasardeuses, mais pas forcément articulées les unes aux autres. Ils se distinguent du territoire urbanisé par leur masse, leur dimension,

parfois leur ordonnancement. C’est très clair quand on survole une ville depuis

un avion : les barres et les tours des grands ensembles émergent au milieu des

nappes de pavillons, des galettes commerciales et des infrastructures routières.

Pour autant, ils n’organisent ni ne structurent le territoire, comme l’espéraient

leurs concepteurs à l’origine. Ils sont juste plus grands.

Les grands ensembles appartiennent au paysage générique et banal de la banlieue.

Ils en sont même devenus des éléments constitutifs. A ce titre, les barres et les

tours nous parlent d’autre chose que d’habitat ou de difficultés sociales. Bien sûr,

ces immeubles ont tendance à accueillir une population souvent défavorisée, mal

intégrée aux réseaux de production et d’emploi. Bien sûr, les modes de vie et les

relations sociales y sont parfois plus durs et plus violents qu’ailleurs. Mais on ne

peut réduire les grands ensembles à ces difficultés. Leurs situations se rapportent

en effet à une condition beaucoup plus large qui est celle de la banlieue dans sa

globalité, soit la part majoritaire de la condition urbaine actuelle.

Intervenir dans les grands ensembles implique donc de penser aujourd’hui cette

nouvelle condition. Comme l’habiter ? Comment y développer une activité ?

Comment y affronter la précarité énergétique ? Les grands ensembles constituent

un formidable territoire pour aborder ces questions, ils disposent d’un formidable

gisement pour penser la ville de demain. Regarder un territoire, une nécéssité avant toute

transformation

6 | L’urbanisme des possibles

En 2012, le Ministère de la Culture nous a confié, à Ken Rabin et moi-même,

le commissariat et la scénographie d’une exposition itinérante de photographies

sur les grands ensembles. Cette initiative revient à Eric Langereau, directeur de

l’ESAM de Caen, l’Ecole supérieure d’art et de médias qui a accueilli l’exposition

pour la première fois.

L’exposition présente les œuvres d’une dizaine de photographes qui, de 1960

à nos jours, ont porté un regard sur les grands

ensembles. Les œuvres de ces photographes sont

riches d’émotions mais aussi d’enseignements car

la manière d’observer un site ou une situation est

absolument déterminante dans la manière de penser

leur transformation. Et le regard de ces artistesphotographes nous aide à dépasser l’héritage des

fausses représentations.

Au travers de cette exposition, nous avons essayé d’élever les grands ensembles

au rang d’objets dignes de considération. Non pas tant des objets de patrimoine

– dans le sens où il faudrait les conserver, s’interdire de les démolir – mais comme

des objets à la fois importants dans l’histoire d’après la Seconde guerre mondiale

et marquants dans le territoire. Des objets qu’il convient encore d’apprendre à

regarder. Le grand ensemble à l’origine : une promesse de modernité et de confort

Dès la fin des années 1950, la Caisse des dépôts s’impose comme le plus important

constructeur de logements en France. Son rôle est essentiel dans le développement

du modèle du grand ensemble. Chacune des opérations qu’elle livre fait l’objet

d’une mission photographique.

Essentiellement réalisées par Jean Biaugeaud, les images promotionnelles qui en

résultent témoignent de la formidable promesse de cette production à grande

échelle : un nouvel habitat égalitaire, une nouvelle organisation du territoire,

le tout soumis à un objectif essentiel, celui de résoudre la crise du logement. A

l’époque, l’enjeu, c’était d’abriter des gens qui travaillent. Ce qu’il faut retenir,

et ça me paraît extrêmement important par rapport à la situation actuelle dans

laquelle on se trouve aujourd’hui, c’est que le grand ensemble était fait pour loger

des salariés qui ne travaillaient pas sur place. Un lieu où on régénérait en quelque

sorte la force de travail. Le confort du logement participait à cette régénération.

Une vie nouvelle, une vie de pionniers

La vie collective des grands ensembles est très intense durant les premières années.

Les habitants s’engagent dans des mouvements d’éducation populaire et de

jeunesse et des associations. Beaucoup d’entre eux militent au parti communiste.

De 1959 à 1969, le photographe Jacques Windenberger habite Sarcelles. Il s’attache

alors à décrire la vie collective très intense dans cette cité encore en chantier, les

solidarités entre voisins aussi bien que les douceurs familiales.

Ses reportages décrivent avec fidélité la vie de ces pionniers qui inventent de

nouveaux modes de vie collectifs. Une vie un peu à l’écart, mais qui reste accrochée

à la société par le lien du travail.Une question identitaire

Les grands ensembles accueillent dès l’origine une importante communauté de

pieds-noirs et d’immigrés. Ce cosmopolitisme reste une caractéristique forte de

ces quartiers. Certains d’entre eux comptent aujourd’hui plus d’une trentaine de

nationalités différentes.

Né en banlieue parisienne, de père algérien et de mère française, le photographe

Bruno Boudjelal fait une série de clichés bouleversants sur le quotidien de plusieurs

générations de femmes d’origine algérienne.

A la fois journaux intimes et reportages sur les conditions de vie, ces séries

formalisent le trouble identitaire que peut ressentir la première génération des

enfants nés des grands ensembles.

Les grands ensembles se sont fondus dans le territoire

Commandées en 2010 par la Direction générale des patrimoines, les vues aériennes

de l’américain Alex MacLean témoignent de la manière dont quelques grands

ensembles emblématiques de la région parisienne perdurent.

Le photographe nous montre ici comme les barres et les tours ont perdu de leur

monumentalité. Les bâtiments, comme le sol, se sont usés. Les populations se sont

renouvelées. Les grandes dimensions de ces quartiers d’habitation, encore inédites

à l’époque de leur construction, ne se discernent plus dans l’hétérogénéité des

masses de la banlieue. De l’ambition initiale, il ne reste que le visage impersonnel

de ces innombrables fenêtres et une fascination mêlée d’inquiétude devant un

effacement si assumé de toute trace d’individualité.

De plus en plus, le grand ensemble et la ville se confondent. L’un et l’autre sont

immergés dans une urbanité spatiale et culturelle de plus en plus diffuse et

homogèneUn paysage en perpetuelle métamorphose

Le photographe Christian Siloé fonde un récit à partir des chantiers – de la

démolition à la reconstruction – d’une cité de Montereau-Fault-Yonne. On

y voit des grues héroïques déchiqueter les restes puissants de structures

d’immeubles. On y voit aussi les chantiers de pavillons qui viennent

reconquérir le paysage des barres et des tours démolies pour générer un

paysage reconnaissable de lotissement.

Les grands ensembles, ce sont des paysages en métamorphose. C’est

énorme, c’est grand, c’est solide, c’est en béton, mais c’est aussi très

fragile. On les a construit, on les a réhabilité, on les a re-réhabilité, on les

a partiellement démoli, on y a reconstruit d’autres logements, …

Cette fragilité est aujourd’hui inscrite dans le paysage et la culture de

la banlieue. Depuis les

grandes démolitions à

l’explosif des années

80-90, tout le monde

sait que les grands

ensembles sont en

sursis, qu’ils peuvent

disparaître à tout

moment.

Un univers d’idées reçues

Les œuvres de Mohamed Bourouissa rassemblent, dans des mises en

scène soigneuses, les signifiants de la culture des cités : squat de hall,

regroupement en pied d’immeubles, destruction de voiture sur parking,

affrontement entre jeunes sur trottoir...

En faisant appel au vocabulaire noble des tableaux maniéristes

(composition, lumière, pose, cadrage), l’artiste-photographe hisse

les idées reçues au rang de mythe. Parce que la banlieue et les grands

ensembles, c’est aussi ces regards, ces gestes, ces manières d’être en

groupe, ou simplement les uns avec les autres dans des espaces très petits

alors que, juste à côté, il y a des étendues immenses.

Cette chorégraphie des corps, des gestes et des regards – inquiétante pour

certains – est bien sûr liée à l’architecture des grands ensembles. On ne

peut l’ignorer lorsqu’il s’agit de penser aujourd’hui leur devenir.

Entre solitude et promiscuité

Le photographe Cyrus Cornut ne pose pas simplement son regard sur les

grands ensembles, mais sur l’ensemble de la banlieue parisienne.

Ses photographies nous montrent un rapport très particulier des indivi

-

dus aux grands espaces, à l’horizon. Les personnages paraissent petits et

isolés au milieu d’un paysage de fenêtres anonymes et de blocs gigan

-

tesques, au sein desquels on vit très près les uns des autres.

Cette disproportion entre solitude et promiscuité, ce sont bien sûr les

grands ensembles qui l’ont installé. Mais elle s’est étendu depuis à l’en

-

semble des territoires sub- et péri-urbains.

C’est extrêmement important de considérer que cette affaire des grands

ensembles ne se limite pas simplement aux périmètres dit « ZUS », qu’ils

ne se distinguent pas de ce vaste paysage qu’est devenu la ville, la ville

dès que l’on s’éloigne de son centre historique.

Que nous apprennent ces photographies ?

La promesse égalitaire qui fonde l’origine des grands ensembles a-t-elle

entièrement disparue ? L’intensité de la vie collective s’est-elle substituée

à la seule violence des rapports humains ? Peut-on réduire les barres et les

tours aux seuls stigmates du colonialisme et du communautarisme iden

-

titaire ? Ces photographies montrent que l’histoire des grands ensembles

est bien plus complexe et qu’ils disposent de bien d’autres atouts. Car le

propre des grands ensembles est qu’ils restent les héritiers de la politique

étatique, planificatrice et égalitaire des Trente Glorieuses tout en étant

devenus poreux au territoire qui les entoure. Et c’est justement ce carac

-

tère double qui fait des grands ensembles des terres d’avenir : des terres

mieux adaptées aux conditions économiques et sociétales d’aujourd’hui,

des terres également propices au renouvellement des pratiques de projet.

Le potentiel des espaces verts

Les grandes étendues des espaces verts qui caractérisent la plupart de

ces quartiers témoignent de cette ambigüité. À l’origine, les grands en

-

sembles reposaient sur un certain nombre de principes affirmés. Le pre

-

mier consistait à implanter les constructions au milieu de vastes étendues

paysagères, apportant ainsi l’air, la lumière et la nature au plus près des

logements. François Parfait, ingénieur des Ponts-et-Chaussées, avait alors

déclaré que ces espaces verts devaient relever d’un statut particulier :

celui de service public. Ce statut à part, qui ne relevait ni du domaine

public ni du domaine privé, n’a jamais vu le jour. Les espaces verts n’ont

jamais trouvé leurs usages et sont restés des lieux d’interdiction, difficiles

à gérer. Des lieux d’inquiétude mais aussi des lieux coûteux en entretien

pour les locataires, les copropriétaires et les collectivités locales.

À partir des années 1980-90, on a commencé à introduire un autre modèle

en aménageant des rues et en distinguant l’espace public de l’espace privé. De

fait, on a simplifié un certain nombre de questions posées depuis l’origine. Les

espaces verts ont été découpés en parcelles. Puis on a mis des clôtures. Et ces

espaces verts, très généreux au départ, que sont-ils devenus ? Essentiellement

des jardins de vue. On a créé des espaces verts privés, morcelés, plus petits, gérés

par les bailleurs sociaux mais toujours sans usage. On a gagné un espace public,

clairement délimité – le plus souvent, les clôtures servent davantage à délimiter

la rue qu’une entité résidentielle – mais, là encore, celui-ci a rarement trouvé

d’autres usages que ceux de la circulation et du stationnement.

Avec les opérations de rénovation urbaine, nous avons découvert que les grands

ensembles pouvaient accueillir un foncier privé, dédié à de nouveaux types

d’habitats privés, générant ainsi une certaine mixité sociale. Pour autant, les

espaces verts résidentiels sont restés des jardins de vue tandis que les espaces

publics sont demeurés des rues circulantes. Est-ce le seul avenir pour ces espaces

verts ? N’y a-t-il pas d’autres hypothèses à envisager ? En élargissant la focale,

on découvre d’autres vocations possibles. Je pense par exemple à des pratiques

solidaires et locales ou à des filières économiques courtes pouvant associer

les habitants ou les actifs logés à proximité. Car ce qui caractérise les grands

ensembles, et que l’on oublie bien souvent, c’est leur ancrage dans le territoire.

De par les liens fusionnels qu’ils entretiennent avec la banlieue, comme évoquée

plus haut. Mais aussi du fait du chômage qui touche souvent plus leurs habitants.

Car si la vocation première des grands ensembles consistait à loger une population

salariée, celle-ci est aujourd’hui d’accueillir des résidents qui font bien plus qu’y

habiter.

Les habitants ont pris de l’avance

Dans de nombreux quartiers périphériques, les habitants exploitent les espaces

libres dont ils disposent pour inventer de nouveaux usages, parfois collectives ainsi

que de nouvelles activités économiques, qualifiées le plus souvent d’informelles (à

ne pas confondre avec souterraines qui désignent le commerce de biens illicites).

C’est le cas tout particulièrement des résidents de nombreux pavillons qui ont

su exploiter les potentiels de leurs garages, de leurs jardins ou d’une partie de

leurs rez-de-chaussée. Ne peut-on imaginer un tel potentiel de « capacitation »

(empowerment) dans les espaces verts des grands ensembles ? Ces surfaces de

pleine terre qui s’étendent au pied des barres et des tours, encombrantes pour

les gestionnaires et les pouvoirs publics, ne pourraient-il pas profiter aujourd’hui

pleinement aux habitants ? Les espaces verts contribueraient alors à faire advenir

de nouvelles modalités de travail, dans l’esprit de ce que Jeremy Rifkin a appelé

la « Troisième révolution industrielle ». En ces temps incertains, où se prépare

une probable pénurie énergétique, les grands ensembles auraient alors toutes les

chances de devenir les porteurs d’une nouvelle promesse. Créer un parc d’initiatives à Toulouse

À Toulouse, dans le quartier de Bagatelle, nous travaillons sur un grand territoire

de 365 hectares, aussi grand que le centre-ville. Celui-ci est bordé par la rocade, la

Garonne et un boulevard de ceinture du centre-ville. Il comprend notamment cinq

quartiers d’habitat social : Bagatelle, La Faourette, Papus, Tabar et Bordelongue.

Sur ce projet de renouvellement urbain, nous abordons plusieurs échelles,

plusieurs temporalités. Nous élaborons un schéma directeur, aménageons un

certain nombre d’espaces publics et accompagnons, en tant qu’urbaniste-conseil,

toutes les opérations.

Ce territoire est constitué de petites « poches » de quelques centaines de logements

sociaux, de pavillons et de copropriétés construits, pour l’essentiel dans les années

1950 et 1960. Chaque « poche » s’est implantée sur une assiette foncière provenant

de la réunion de plusieurs parcelles maraîchères. On a des isolats, des sortes de

successions de petites unités placées les unes à côté des autres. Pour l’architecte

Candilis, auteur du Mirail, l’aménagement de ces quartiers juxtaposés, c’est l’antimodèle.

Est-ce que c’est l’anti-modèle ? Je n’en suis pas si sûr. Parce que la proximité

de toutes ces « poches » est d’une grande richesse. Une des choses les plus

frappantes, c’est le contraste entre les secteurs de grands ensembles et les secteurs

pavillonnaires. Bien que disposant de très vastes espaces verts, les abords des

premiers restent peu investis par les habitants tandis que les maisons débordent

d’usages économiques et associatifs.

Ce contraste nous a beaucoup interrogés. Nous pensions naïvement, avant d’explorer le site, que les secteurs pavillonnaires

n’avaient d’autres fonctions que résidentielles, que leur capacité d’évolution

restait, de fait, très limité. Nous avons découvert des quartiers très vivants, les

activités dans et aux abords des maisons ne cessant de changer, de se transformer.

Et on a commencé à imaginer des choses.

Il se trouve que ce territoire est entièrement soumis à un impératif majeur, le plan

d’exposition au bruit, celui-ci se trouvant dans l’axe des pistes de l’aéroport. La

stratégie de densification n’était donc pas de mise. Les vides n’ayant pas de valeur

foncière, ils pouvaient être mis à profit pour offrir aux habitants des avantages

comparables à ceux des pavillons.

Ainsi, plutôt que de diviser, comme ailleurs, les espaces verts, nous avons choisi

de les amplifier, de les réunir. Dans le quartier de Bagatelle en particulier, nous

avons constitué une entité large et généreuse de 4 hectares, la reconstruction

de l’offre de logements étant reportée de

part et d’autre.

Mais quelle affectation proposer à ce

parc sans alourdir encore les charges

des locataires et de la collectivité ?

Cet enjeu était d’autant plus crucial

que la proportion était d’espaces verts

était devenue, dans ce quartier, très

importante. Un calcul nous a paru éloquent. Il s’agit du nombre de mères carrés par

logement. Si on compare le quartier de Bagatelle avec le centre-ville de Toulouse,

ce ratio était multiplié par quatre.

Mais dès lors que ce parc s’ouvrait aux initiatives des habitants, ce ratio pouvait

diminuer. Au vu de ce qui se passe dans les pavillons, on n’a pas souhaité se

cantonner aux jardins familiaux ou partagés. Ce parc est devenu le parc des

possibles, un parc capable accueillir les initiatives économiques, énergétiques,

agricoles, alimentaires, culturelles, ludiques et sportives des habitants. Les

porteurs de projets disposent d’un morceau de terrain, d’une parcelle, pour une

durée déterminée. Le sol reste propriété de la collectivité, mais il devient, pour

une bonne part, autogéré.

La constitution d’une trame facilite ensuite les connexions à des systèmes de

partage et de coproduction.

Cette hypothèse n’est pas tout à fait nouvelle. Nous pensons notamment à Andrea

Branzi qui a poursuivi, depuis les utopies d’Archizoom dans les années 1960,

une réflexion sur « l’urbanisation faible ». Le dessein de la ville n’étant plus en

mesure d’être planifié, la trame constitue un système ouvert, capable de mettre

en relation des noyaux d’activités éparses, extensifs ou graduels. Nous sommes

loin du modèle de la ZAC. Parole à...

Pierre Vandenbrouck et Julia Golovanoff

Créer, par la trame urbaine, des pages de liberté

Dans le quartier de Bagatelle, il y a eu beaucoup de démolitions, qui ont eu pour

effet de créer du vide.

Nous avons commencé notre travail sur cette question.

Que pouvions nous en faire ? Que faire de tous ces petits espaces, souvent sans

affectation, sans fonction ? Résidentialiser ? Créer des jardins de copropriété ?

Plutôt que de faire des jardins de copropriété surdimensionnés, nous avons

proposé de regrouper, de rassembler tous ces fragments de terrains libres pour

faire un ensemble sur lequel on puisse imaginer des choses et créer un projet.

Nous avons saisi l’opportunité d’utiliser l’espace laissé par les démolitions pour

relier deux espaces verts existants, actuellement enclavés, pour créer un grand

parc qui ferait quatre hectares et permettrait de renouveler l’image du quartier

de Bagatelle.

Mais on ne voulait pas seulement proposer un parc, public et entièrement géré par

la collectivité où toutes les activités seraient assurées et encadrées par le service

public. On pensait qu’il y avait matière à proposer autre chose, plus adapté aux

besoins du quartier. L’idée que l’on a proposée était d’apposer sur ce grand espace

une trame, structure capable d’accueillir des espaces de liberté.

Cette trame, c’était aussi l’occasion de caractériser très fortement l’espace et

de créer une sorte de structure suffisamment forte pour qu’elle puisse, tout en

existant, accueillir une grande variété d’usages.

L’idée n’était pas d’imposer quelque chose de rigide, mais de voir toute la liberté

qu’offre une trame et tout ce qu’elle peut accueillir de différent.

Des jardins plus ouverts

Tout le parc a été divisé par cette trame, en parcelles.

Le mot parcelle nous convenait bien, parce que la parcelle, c’est la petite partie

d’un tout. Et on imagine que tout y est possible, en fait. Et puis on aimait

bien aussi le mot parcelle qui désignait au Moyen-âge un petit morceau d’une

demeure seigneuriale, mise à la disposition d’un serf, et que celui-ci cultivait,

entretenait et dont il se nourrissait. Ici, il ne s’agit pas d’un seigneur ou d’un

serf, mais d’une collectivité et d’une sorte de sous-locataire qui serait un usager

ou une association. Alors on imagine que cela pourrait s’organiser un peu comme

les jardins partagés, mais de façon plus ouverte car l’idée est que les parcelles ne

soient pas forcément des jardins. Elles peuvent être autre chose. Quoi ? On ne le sait pas, mais on se doute bien que les futurs usagers auront beaucoup d’idées

à proposer. On imagine que pour obtenir une parcelle, un habitant, un groupe

d’habitants ou une association puissent proposer un usage et que cette initiative

soit choisie pour son intérêt, pour ce qu’elle peut apporter aux habitants, pour ce

qu’elle peut apporter au quartier en général.

Tout le parc est divisé en parcelles de 200 mètres carrés, surface qui a été choisie

parce que dans 200 mètres carrés, on peut faire des choses très variées.

On ne sait pas ce qu’il y aura dans ces parcelles. On imagine. On peut imaginer

mille choses. Ces parcelles ne sont pas toutes privatisées. Il y a aussi des parcelles

publiques parce que si la ville ne gère pas tout, n’entretient pas tout, il y a aussi

l’idée que la collectivité ne se désintéresse pas de son sol. Et une part de l’espace

public doit rester porteuse de tous les usages possibles, sans appropriation possible.

Dans le cadre d’une préfiguration du futur parc, on a planté des espaces qui

permettent aussi de tester spatialement la taille des parcelles, de voir ce que

ça veut dire d’avoir des parcelles de cette surface sur ces terrains. L’idée est

qu’on prépare le futur. Les habitants, les associations peuvent commencer à se

demander : « Mais, qu’est-ce que j’aimerais faire si j’avais un sol disponible en

extérieur ? ». C’est une chose importante, car les habitants des pavillons ont un

jardin, un garage, alors que les habitants des immeubles collectifs n’ont que leurs

logements. Ils n’ont peut être jamais espéré pouvoir bénéficier d’un sol, prêté par

la collectivité.

Nous, on trace une trame qui peut accueillir les idées de tous les habitants, du

quartier comme d’ailleurs.

Car généralement plus on aménage un espace, moins on a le droit d’y faire de

choses, moins on a confiance dans l’usager et finalement tous les usages qui

s’écartent de ce qui a été prévu sont considérés comme déviants.

C’est finalement dommage de voir que la générosité des pouvoirs publics ou

l’attention portée par les concepteurs sur les espaces publics soient à ce point

réduits une fois les aménagements réalisés.

Ce parc de Toulouse avec ses parcelles, parle aussi de l’usager et de sa place dans

l’espace. Si on synthétise, dans l’histoire des parcs, on a les Tuileries où l’usager

est spectateur d’une nature mathématique, ordonnancée et parfaite. Les Buttes

Chaumont ensuite, c’est la même chose, sauf que c’est un bout de nature qui

est importé à l’intérieur de la ville. On s’isole de la ville et on admire la nature.

C’est dans le Parc de la Villette qu’on a commencé à s’asseoir dans l’herbe, ce

qui paraissait encore un sacrilège dans beaucoup de jardins parisiens. En fait, on

imagine qu’avec ces parcelles, nous allons passer à une autre phase, où on pourrait

s’emparer du sol et en faire quelque chose. Parole à...

Eric Amanou

Je vais vous raconter, comment chargé de la dimension sociale du projet, nous

avons mis en œuvre toute la dimension participative autour de ces intentions.

Au début du projet, nous avions deux intuitions. La première, celle d’un grand parc

de quatre hectares devant relier trois secteurs de Bagatelle, aujourd’hui repliés sur

eux-mêmes. Notre deuxième intuition, c’était de ne pas faire un parc d’agrément,

comme il en existe déjà à Toulouse, notamment dans le quartier voisin de La

Faourette.

On arrive avec quelques idées comme l’agriculture urbaine ou des initiatives

culturelles. On n’en sait pas plus que ça. Cela suffit pour organiser des rencontres

avec les habitants et recueillir leurs réactions.

Nous décidons d’aller vers les habitants, pas par une réunion publique, mais là où

ils sont. Et sur une semaine, on organise une quinzaine de temps de rencontres.

On discute, on demande aux bailleurs de nous organiser des rencontres en pied

d’immeuble avec des locataires, on va voir les personnes âgées, on va sur le marché,

à la brocante, à la sortie des écoles. On rencontre des jeunes enfants dans les

centres d’animation. En tout, c’est une quinzaine de rencontres, au cours desquels

on a dialogué avec 350 habitants, commerçants, associatifs qui nourrissent les

intentions du parc.

De ces libres discussions, où la tendance qui s’exprimait était un parc conciliant

fonction d’agrément, nature en ville et activités

partagées, on a réussi à dégager certains

éléments de fonctionnement et des éléments

programmatiques.

On a aussi voulu identifier les ressources dans

une logique de recensement des initiatives et des

prédispositions à venir. Sur l’idée du grand parc

on a réussi à dégager un élément-clé. Cet espace

vert, il doit finalement être le trait d’union entre trois sous-ensembles et trois

fonctionnements résidentiels. Tout ce travail et le travail sur le fonctionnement

social qui avait été mené en amont par Fanny Martel, nous a permis de tricoter et

de mieux assurer nos intentions, nos intuitions, nos éléments programmatiques.

Dans le même temps cela a permis aux concepteurs, atelier Landauer et atelier

Jours, d’y voir un peu plus clair sur cette idée de trame et de parcellaire.

Aujourd’hui on se demande aussi si ce n’est pas aussi notre métier d’aller vers les

habitants, parce que la démarche compte tout autant que ce qui va être proposé.

Le fait d’aller vers les habitants, avec nos panneaux, d’engager des discussions

libres, tout cela crée des conditions d’adhésion plus favorables.

Je voudrais maintenant aborder quatre difficultés auxquelles nous avons été

confrontées.

La première concerne la gouvernance des projets.

De telles intentions, un tel processus de projet, réinterrogent tous les métiers de

la direction de projet, chez les bailleurs et au

sein des différents services de la collectivité.

Culturellement cela suppose de sortir de toute

standardisation de l’espace public et de tous

les modèles. Cela questionne les logiques de

propriété, de fermeture, de séparation, de

distinction des fonctions... Culturellement

c’est difficile quand on n’a pas un modèle

précis à substituer à celui que l’on propose

d’abandonner.

Finalement, on propose de réfléchir et d’agir

comme des développeurs sociaux. C’est-àdire que l’initiative qui va sortir va devenir

le premier élément de projet, sur lequel on

appuiera un deuxième. Mais rien n’est connu

ni maîtrisé d’avance. C’est une logique de

développement sans outils, hors maquette financière.

Par exemple, une des difficultés qu’on avait avec ce parc, c’est un bâtiment qui

peut gêner son déploiement. On nous demande immédiatement ce qu’on va en

faire. Et on ne sait pas leur répondre. L’écrêter, le réhabiliter, le démolir ? Et les

incertitudes ne rentrent pas dans la maquette financière, il faut faire inscrire le

devenir de ce bâtiment. On l’inscrit donc, en faisant le pari que dans 3-4 ans les

lignes seront fongibles.

La deuxième limite, est celle de la participation traditionnelle, connue.

Avec ce projet, on dépasse les figures habituelles de la concertation et de la

participation, du « faire pour » ou du « faire avec ».

Sur cette logique de coproduction, de reconnaissance d’expertise et surtout

d’incitation aux initiatives, on va mobiliser une autre figure, celle du « faire par

». Il va falloir inventer d’autres figures de la concertation et de la participation.

Savoir solliciter, mobiliser un prestataire qui va animer le territoire, aller à la

rencontre et accompagner les porteurs de projets. On ne sait pas bien qui va

répondre. Mais il va falloir repousser les limites pour inventer un nouveau métier

que celui de la concertation ou de la participation.La troisième limite, c’est celle de la tranquillité publique, de la régulation de

l’espace public. Dans notre concertation et en règle générale, la question des

détournements d’usage, du non respect des espaces et des équipements et de

la dégradation volontaire bride l’imagination. Au travers de ce projet, je pense

qu’il faudra faire naître d’autres métiers de la régulation publique. Les jardins

partagés, d’une certaine manière, sont aussi des petits miracles, un peu partout

dans le pays. Partout où ils existent et où ils sont bien faits, ils sont extrêmement

respectés, y compris dans des contextes de grande tension. Les associations

gestionnaires de ces jardins-là, parce qu’ils ont d’autres modes de faire, parce qu’ils

travaillent autrement avec des habitants, parce que c’est une valorisation aussi de

la ressource, produisent des formes de respect, de régulation.

Pour obtenir une régulation de l’espace public afin que toutes ces initiatives se

fassent, il va falloir inventer des nouvelles figures de la régulation, à l’image

des gestionnaires de ces jardins partagés ou des collectifs de jeunes architectes

ou paysagistes qui fabriquent avec les publics qu’ils rencontrent et dont les

productions tiennent et sont respectées par tous, ou presque. Ces gens ont une

capacité, dans une approche nouvelle envers les habitants, dans leur aptitude à

être acceptés, à réussir là où l’action publique traditionnelle échoue.

La quatrième limite tient à notre approche républicaine. On se fixe des limites

idéologiques, républicaines. Si on n’accepte pas d’encourager « l’activité de la

débrouille », on ne voit pas comment ça va se faire. On connaît ces activités on

voit bien que ce n’est pas très légal, que la République ne peut pas cautionner ça

et doit fixer une limite. Mais a-t-on vraiment le choix ? Il y a peut-être une logique

de pragmatisme de l’action publique qui va devoir permettre de détendre un peu

ces grands principes républicains.

Un chiffre nous a vraiment surpris. Depuis que le statut existe, c’est dans le

quartier habitat social du Mirail qu’il y a le plus d’auto-entrepreneur. Cela rend

compte de la fermeture du marché traditionnel et de la capacité des gens à

entreprendre, innover, tenter des activités. Lorsqu’il y a cadre légal, les habitants

y adhérent. Mais si cela doit passer par de la « débrouille », ils iront aussi. Nous,

savons que sur ce genre de projet, il va falloir aussi qu’on repousse ces limites de

l’action publique républicaine.Histoire de projet

Fosses : le grand ensemble devient le centre-ville

Cela fait dix ans que nous travaillons sur le projet de Fosses. Nous avons développé

un projet urbain. Aujourd’hui nous avons la maîtrise d’œuvre des espaces publics

et une mission de coordination. On en est à peu près à mi-parcours.

Fosses, est une commune de 10 000 habitants dans le Val d’Oise, en limite de l’Ile

de France, bordée par les grandes plaines agricoles de l’Oise. C’est une ville qui n’a

jamais eu de centre. Une ville périurbaine qui s’est développée à partir des années

1960-70 à proximité de la gare, à plusieurs kilomètres du village d’origine. Elle

comprend des pavillons, un grand ensemble (avec son centre commercial et son

centre social), un lotissement fait de maisons en bandes dites « chalandonnettes

» (elles ont été financées dans le cadre d’une loi du ministre Albin Chalandon),

un réseau d’étroites venelles piétonnes et quelques gros équipements (gymnase,

piscine, poste).

Comme la ville disposait d’une densité plus importante au niveau du grand

ensemble, la ville y a disposé la mairie dans un bâtiment préfabriqué. Puis,

dans les années 1980-90, elle y a construit une église, une halle de marché et

quelques immeubles collectifs aux façades régionalistes. Cela forme un ensemble

très disparate, une juxtaposition de fragments urbains qui relèvent chacun d’une

conception urbaine particulière, sans aucun lien ni articulation, une juxtaposition

de machines solitaires séparées par des vides indistincts, remplis de stationnements

ou de buttes de terre.

Du fait de cette situation, le projet de renouvellement urbain qui nous a été confié

est vite devenu un projet de centre-ville. Il y avait une attente forte des habitants

dans ce sens. Les choses qui nous ont été dites, au tout début, c’était des choses

simples: « Quand on fait une photo pour un mariage, on aimerait bien que le décor

soit autre chose qu’un préfabriqué ! ». Il y avait donc un besoin de symbolique.

Mais en même temps, il y avait un paradoxe. Parce que rien ne justifiait a priori

que le quartier du Plateau, où se trouvait le grand ensemble devienne, plus qu’un

autre, le centre-ville.

C’est très particulier une ville qui se développe sans centre. Cela peut générer un

repli des habitants au sein de leurs logements ou de leurs unités de voisinage.

A Fosses, cela a généré, à l’inverse, une solidarité incroyable. Ici, tout le monde

semble se connaître et s’entraider. Durant la canicule de l’été 2003, tous les

habitants se sont organisés pour porter secours aux personnes les plus âgées ou

les plus immobiles. Et Fosses n’a pas connu le nombre de décès des autres villes

françaises. D’où provient cette fraternité ? Peut-être du fait qu’aucun habitant

n’est ici plus légitime qu’un autre. Pas d’habitant du cœur qui dédaignerait celui

de la périphérie : la ville n’a pas de centre ! Pas d’habitant plus ancien pour rejeter

le dernier arrivé : l’urbanisation y est à la fois trop improvisée et trop récente !

Toutes les étapes du projet que nous avons élaboré depuis dix ans se sont faites

avec les habitants. Chaque option a été discutée le soir, dans des ateliers urbains,

des réunions au centre social, au collège ou à la mairie. Mais aussi les samedis

matin devant le centre commercial. Les habitants ont toujours répondu présents.

La principale difficulté était d’installer une nouvelle identité urbaine sans détruire

ce qui fait, paradoxalement, la force et la spécificité de Fosses : celles d’une ville

à peu près égalitaire. Nous nous sommes dit qu’il fallait intervenir sur les vides,

les organiser sans forcément les délimiter par du plein. Parmi ces vides, il y aurait

une place. Mais une place traversée par les voies de circulation qui soit davantage

une juxtaposition de parvis qu’une place principale. Il ne s’agissait pas d’établir de

hiérarchie. Nous avons juste densifié un peu.

Ces parvis s’installent dans la continuité de l’actuelle placette du marché qui forme

une première équerre. Trois autres équerres viennent compléter ce dispositif.

Pourquoi d’autres équerres ? Par respect du déjà-là mais aussi pour faire que ce

nouveau morceau de ville fasse le lien entre ceux qui l’ont précédé. Prolonger

l’existant et non s’y substituer. Dialoguer et non ajouter un monologue de plus.

Jusqu’à présent, aucune génération n’avait cherché à poursuivre l’œuvre de la

génération précédente.

D’autres outils sont venus a posteriori. Il s’agit du poché. Si on regarde le plan de

Rome fait par Nolli au XVIIIème siècle, on voit que l’espace public, les places, ce

sont des blancs dans le « poché » noir du bâti. A Fosses, dans cette ville périurbaine,

quand on noircit sur un plan le bâti, il reste une gigantesque proportion de blanc.

Comment dès lors faire exister une place, par essence vide, au milieu du vide ? Si

on regarde d’un peu plus près ce même plan de Nolli, on voit qu’il a laissé en blanc tous les espaces accessibles au public, comme l’intérieur des églises ou de certains

palais. Ce n’est pas simplement le blanc dans le plein du bâti, c’est aussi le bâti

accessible au public. Et cela dit beaucoup de choses de la ville. Si on applique ce

principe au plan de Fosses on voit que finalement, la disparité, la difficulté de

cette ville, relève des registres d’accessibilité. Ce que le seul poché des bâtis ne dit

pas forcément. Nous avons proposé de remédier à cette difficulté en créant des

connexions avec les circulations existantes. Cela a permis de développer un vrai

réseau piéton, de renforcer cette identité piétonne très forte de la ville, issue des

conceptions urbaines des années 60-70 et qui fonctionnent aujourd’hui très bien.

Le premier bâtiment construit relève du symbolique. Il s’agit du pôle civique,

qui comprend la mairie et quelques équipements. C’est un très beau bâtiment

construit par Pierre-Louis Faloci. Il forme la deuxième équerre de la place. Ce

faisant, il introduit un phénomène inattendu, une relation très surprenante avec

les constructions existantes. Cette confrontation est très stimulante. Le vide entre

ces constructions de plusieurs âges, de plusieurs styles, apparaît d’ores et déjà

comme un lieu à investir et non plus un interstice sans valeur. Il devient porteur

de nouveaux imaginaires et, pourquoi pas, de nouvelles initiatives.

Une question reste. Dans un reportage réalisé sur la ville de Fosses par le collectif

Fusion, un jeune homme part de son regret de voir 3 des 6 tours démolis dans le

cadre de ce projet. Ces démolitions, c’était une demande de l’ANRU. « De quoi vat-on avoir l’air avec tous ces immeubles plus bas, à la même hauteur ? » s’interroget-il. On comprend vite que sa référence de ville se situe du côté des autres grands

ensembles – Sarcelles ou Garges-Lès-Gonesse – situés à proximité et que ces grands

ensembles, également sans hiérarchie, incarnent pour lui la vie métropolitaine.

Comment dès lors préserver ce qui, du grand ensemble, participe de cette identité

? C’est une vraie question pour l’avenir du renouvellement urbain. Il est clair, qu’à

Fosses, on aurait pu faire sans démolir ces trois tours…Besançon : “ un urbanisme de la vie privée”

Ce projet porte sur un grand ensemble de la banlieue de Besançon. Nous avons

fait un projet urbain qui prévoyait la réhabilitation de certaines barres et la

démolition-reconstruction de certaines autres. Nous avons ensuite réalisé, comme

architecte, une soixantaine de logements.

À Besançon, l’origine de la ville se trouve dans la boucle du Doubs. C’est une

ville magnifique, entourée par les fortifications de Vauban. Mais dès qu’on est à

l’extérieur, tout est déconnecté, avec un relief extrêmement complexe. Les zones

pavillonnaires et d’activités sont entièrement privatisés et greffé sur des voies de

desserte. Les seuls espaces qui restent complètement ouverts sont ceux des grands

ensembles. Il s’ensuit une situation très contrastée entre des secteurs qui n’offrent

aucun espace de rencontre en dehors des enclos et des secteurs très ouverts, mais

qui n’autorisent aucune liberté d’action en dehors du logement.

Il y a un très beau texte d’Émile Aillaud qui s’appelle « Un urbanisme de la vie

privée » et qui explique que ce qu’il manque aux grands ensembles ce ne sont

pas tant des espaces collectifs que des espaces où on peut être seul, où on peut

se mouvoir librement en dehors des logements. Des lieux où les enfants peuvent

construire leurs personnalités, à l’écart des groupes et de leurs familles. J’ajouterai

aujourd’hui : et où les adultes peuvent initier de nouvelles activités.

Aujourd’hui encore, on insiste beaucoup sur l’intimité du logement et les relations

de voisinage mais très peu sur cette dimension de solitude et de capacitation.

Dans ce quartier de La Bouloie, nous avons superposé à la trame ouverte du

grand ensemble une nouvelle trame plus privée. De cette superposition émerge

une diversité de lieux et de situations qui, nous l’espérons, favorisent la solitude

et l’autonomie. Cette diversité provient notamment de la manière dont nous

avons travaillé le terrain et implanté les constructions dans la pente. Les barres

n’entretenaient aucun rapport avec le sol.

Cette opération a été réalisée avec un budget extrêmement réduit. Une contrainte

intéressante qui nous a permis de

placer l’architecture ailleurs que

dans l’effet plastique et de montrer

combien les grands ensembles ne

souffrent pas tant de la monotonie de

leurs façades que de leurs difficultés

à établir une relation féconde avec

leur sol. Repenser ce rapport permet

d’offrir aux habitants la capacité de

réinventer un quotidien en dehors

de leurs logements. Châlons-en-Champagne : un grand ensemble face à

la campagne

À Châlons-en-Champagne, nous avons réalisé un projet urbain qui portait sur le

devenir du quartier Vallée-Saint-Pierre, situé en entrée de ville.

Ce qui nous a frappés, c’est le rapport qu’entretenait ce quartier avec la campagne

environnante. Campagne dont elle n’était séparée que par une voie rapide.

C’est une question vraiment intéressante que ce rapport d’échelle entre le

grand ensemble et la grande étendue de la campagne. Dans l’histoire des grands

ensembles, il y a deux grands modèles. Le modèle de l’unité de voisinage et un

autre modèle qui consiste à mettre directement en relation l’intimité du logement

avec le territoire, sans échelle intermédiaire.

C’est ce rapport là que nous avons tenté de mettre en valeur. Il se trouve qu’il y a

toute une tradition française du rapport entre l’intimité et la campagne. Il s’agit

de la tradition des Jardins à la Française. La plupart de ces jardins mettent en scène

l’horizon avec un premier plan composé, une géométrie affirmée et entièrement

maîtrisée. Ce dispositif permet, en quelque sorte, de faire entrer la campagne à

l’intérieur d’espaces plus intimes. C’est de là que nous sommes partis pour élaborer

ce projet. Nous avons établi une trame qui établit un lien avec le paysage qui se

déploie au-delà de la voie rapide.

Ce projet a été réalisé il y a quelques années mais j’y retrouve des choses qu’on

essaie de faire maintenant, de manière beaucoup plus consciente et précise,

notamment à Toulouse : l’installation d’une trame géométrique à l’intérieur de

laquelle plusieurs programmes peuvent venir s’installer. Une trame sans axe ni

hiérarchie car la ville aujourd’hui n’est plus le fait du prince. Strasbourg : accompagner le temps de l’entre deux

Nous avons réalisé une étude sur le quartier du Port du Rhin à Strasbourg. Cette

étude s’inscrivait dans le cadre d’un programme du PUCA intitulé « Qualité et sûreté

des espaces urbains ». Il s’agissait d’apporter les modifications ou les compléments

nécessaires à l’acceptation sociale d’un projet conçu par la paysagiste Marion

Talagrand, dans le cadre d’un schéma directeur élaboré par l’équipe Reichen et

Robert. Nous avons travaillé ici avec l’équipe REP (« Réussir l’espace public »), en

particulier avec Anne Wyvekens.

Le site en question accueillait, jusqu’à Schengen, le poste-frontière. Il est

aujourd’hui déserté. On y trouve aujourd’hui un ensemble de 520 logements,

une école, deux églises – une catholique, une protestante – ainsi qu’un parc

métropolitain, le parc des Deux Rives.

Le projet de développement de la ville de Strasbourg sur ces rives du Rhin

s’accompagne d’une nouvelle ligne de tramway qui va jusqu’à Kehl, en Allemagne.

C’est un projet très ambitieux, très emblématique. Il prévoit la construction de

1 500 logements, ainsi que de nombreux commerces, bureaux et équipements.

Jusqu’à présent, ce quartier était plus proche du centre de Kehl que du centre de

Strasbourg. La plupart des gens faisaient leurs courses dans la ville allemande, de

l’autre côté du Rhin, sur un axe de déplacement est-ouest. Avec l’installation d’une

esplanade nord-sud, parallèle au fleuve, autour de laquelle se déploient les îlots de

construction, c’est une nouvelle organisation qui s’installe.

De nombreux habitants ont exprimé le sentiment d’être exclus du projet.

Nous avons donc réfléchi aux moyens d’accompagner la transformation radicale du

site pour faciliter cette mutation, prévue sur quinze ans. Nos moyens restaient toutefois limités pour atteindre cet objectif. Le phasage du projet était déjà établi.

Un phasage tenait ainsi compte du calendrier prévisionnel des opérations à venir

sur les parcelles bordant l’esplanade ainsi que de l’arrivée du tramway.

Nous avons donc fait le choix de ne pas interférer dans un processus de projet déjà

largement engagé. Notre étude n’allait pas porter sur des « mesures correctives

» mais sur des compléments d’aménagements et des installations portant sur les

parties du site en attente de transformation.

Ces installations provisoires permettent d’accompagner « en douceur » les

transformations d’usage du site. L’objectif est d’intégrer les pratiques des habitants

dans ce passage progressif d’une organisation est-ouest à une organisation nordsud. Ils concernent tout à la fois des aménagements temporaires d’allées ou de

parvis, l’installation de jardins familiaux et partagés, de la mise en œuvre d’objets

évènementiels permettant de voir le site depuis un point haut et de la mise en

place de dispositifs d’information sur le projet. Ces aménagements et installations

provisoires seront remplacés, au fur et à mesure, par des aménagements plus

permanents. Une telle démarche permet d’explorer quelques leviers d’action du

côté de la transformation. En effet, le passage entre l’état existant et l’état projeté

est rarement pensé en tant que tel dans l’urbanisme courant. On privilégie les

images avant-après, sans s’inquiéter de ce qui se passe entre les deux. Ce que l’on

appelle le phasage est généralement déterminé par un ensemble de contraintes

techniques, économiques, voire politiques. Les potentiels de certains lieux,

les pratiques, parfois ténues, des habitants, échappent le plus souvent à cette

planification. Or le fait de tirer parti des situations existantes et des situations

intermédiaires qui peuvent surgir à certaines étapes de la transformation, permet

d’ouvrir le champ des possibles.

En abordant le phasage sous un angle qui ne serait plus exclusivement technique,

mais tout à la fois social, culturel et artistique, on s’offre la possibilité de générer

de nouvelles proximités, de nouveaux échanges. C’est une condition indispensable

pour permettre aux habitants de faire face aux transformations de leurs quartiers.

Mais aussi de la planète. Car les mutations en cours sont imprévisibles. Il est

nécessaire aujourd’hui d’être très attentifs aux initiatives micro-économiques

et aux évolutions imperceptibles qui font, par exemple, que l’habitat se mêle au

travail ou que les frontières s’effacent entre approvisionnement, production et

distribution.

Repères biographiques

• 1990 : Obtention de son diplôme d’architecte DPLG à l’Ecole Nationale

Supérieure d’Architecture de Nancy.

• 1996-2004 : Chercheur au Laboratoire d’histoire de l’architecture

contemporaine (LHAC) à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de

Nancy.

• 2002 : Ouverture de son agence « atelier Landauer architecture +

urbanisme » dans le 14ème arrondissement de Paris.

• 2004 : Obtention de son doctorat en histoire de l’architecture à l’Université

de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

• Depuis 2007 : Enseignant titulaire à l’Ecole d’architecture, de la ville et des

territoires à Marne-la-Vallée et chercheur à l’Observatoire de la condition

suburbaine.

• 2009 : Parution de son ouvrage « L’architecte, la ville et la sécurité » aux

éditions PUF.

• 2010 : Parution de son ouvrage « L’invention du grand ensemble » aux

éditions Picard.

• 2011 : Parution de son ouvrage, coécrit avec Dominique Lefrançois, « Emile

Aillaud, carnet d’architectes » aux éditions du Patrimoine.

• Depuis 2013 : Dirige l’Observatoire de la condition suburbaine à l’Ecole

d’architecture, de la ville et des territoires à Marne-la-Vallée.

Les grands ensembles sont des terres d’avenir ! Sans interrogation mais avec

affirmation, Paul Landauer souhaite nous montrer, à partir de son expérience,

comment les grands ensembles ont pris, depuis leur construction, toute leur place

dans la fabrique de la ville et comment ils peuvent devenir les pionniers d’une

nouvelle façon de transformer la ville.

Pour cet architecte, docteur en histoire de l’architecture, pas de rupture entre

la recherche, l’enseignement et la conception de projets urbains. De Toulouse à

Strasbourg, en passant par Fosses, Besançon, Brest, Nemours, Mourenx ou Chalonsen Champagne, il lie tous ces registres.

Au commencement de toute pratique, un regard sur les territoires mais aussi sur

les hommes et les femmes qui l’habitent... Ce regard, Paul Landauer va l’exercer sur

de nombreux territoires, comme historien, comme architecte-urbaniste, mais aussi

comme animateur d’ateliers urbains, un exercice qu’il affectionne particulièrement.

C’est cette qualité dans les expertises croisées et multiples qui le conduit à être

reconnu comme un des spécialistes des grands ensembles. C’est porté par sa

conviction que le savoir doit se transmettre, qu’il va être l’auteur de plusieurs livres

et expositions dans le domaine de l’histoire de l’habitat et de la perception des

territoires de la banlieue par les photographes.

Il s’engage également contre la place grandissante qu’a prise la sécurité dans les

projets urbains. Il s’attache, dans plusieurs ouvrages, à dénoncer les incidences des

dispositifs de contrôle, de surveillance et d’évitement dans la conception de la ville

et à revendiquer le maintien d’un espace public favorisant la rencontre et l’initiative.

Il réalise notamment une place publique – avec des bancs ! – dans le quartier réputé

insécure de Lambezellec à Brest et démontre ainsi comment l’aménagement de lieux

ouverts, sans a priori sur ce qu’ils vont accueillir, peut constituer une alternative

aux grilles et aux contrôles d’accès pour rassurer les habitants. En 2008, le Forum

français de la sécurité urbaine et l’Acsé lui décernent un prix pour cette réalisation.

Paul Landauer, c’est une manière unique de regarder la diversité des territoires,

dans leur globalité, dans leurs résonnances les uns avec les autres, mais surtout

de les interpréter avec humanisme, replaçant la question de la valorisation et de

la transformation des situations existantes comme fonction essentielle du projet.

Ni critique ni nostalgique en retraçant l’histoire des grands ensembles. Mais une

mise en perspective de tous les potentiels humains et urbains qui les composent.

Ce qu’il nous propose, c’est une autre manière de concevoir la place de l’habitant

dans la ville, pour que celui-ci soit toujours en capacité d’interaction et d’autodétermination pour faire face aux enjeux de notre époque. Urbanisme - l'Apres 1945 @ 2 millions de logements a créer en urgençe..45 pour cent du parc locatif bombardé.. « Ginny » vu par l’urbaniste Nicolas Monnot @ les grands-ensembles www.arte.tv/fr/videos/082309-000-A/ginny-vu-par-l-urbanis...

sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ La matrice des G.E. s'est développée au lendemain de la guerre, lors de la reconstruction, mais ses origines de 1930, en France (Cité de la Muette à Drancy, quartier des Gratte-ciel à Villeurbanne).Gilles Ragot, historien de l'art, maître de recherche içi www.youtube.com/watch?v=dEBfg4vXNOM …Dès la fin de la seconde guerre mondiale, Eugène Claudius-Petit, éminent ministre de la reconstruction (1948-1952) déclare qu'il faut avoir une politique de "construction et non seulement de reconstruction". Nourri des thèses du Mouvement Moderne (la Charte d'Athènes est publiée en 1943), Claudius-Petit plaide pour une politique ambitieuse de logement social qu'il ne peut dissocier d'une réforme complète de la ville traditionnelle. www.citedelarchitecture.fr/fr/video/de-la-reconstruction-... Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT fete ses 90 ans "TOUT savoir tout voir, tout connaitre, sur le LOGEMENT SOCIAL des HLM aux HBM avec le Musée HLM" en ligne sur le WEB içi www.banquedesterritoires.fr/lunion-sociale-pour-lhabitat-... … De grandes barres d’immeubles, appelées les grands ensembles, sont le symbole de nos banlieues. Entrée Libre revient sur le phénomène de destruction de ces bâtiments qui reflètent aujourd’hui la misere www.youtube.com/watch?v=mCqHBP5SBiM

Friday 5th June 2015.

Grand Ballroom, Westin Hotel,

Foreshore, Cape Town,

Western Cape,

South Africa.

 

SURVIVE THRIVE TRANSFORM 2015!

 

UNITED NATIONS FOUNDATION SURVIVE THRIVE TRANSFORM 2015!

 

Paul Polman, Chief Executive Officer of Unilever and Graça Machel, Chair of the Graça Machel Trust have a conversation during the event as Ashish Thakkar, Founder of the Mara Group and Niclas Kjellström-Matseke, Chief Executive Officer, of Novamedia Sweden/United Postcode Lotteries listen on.

 

The United Nations Foundation hosts their 'Survive - Thrive - Transform, Ensuring Citizen Engagement in the Sustainable Development Goals' event as part of the World Economic Forum on Africa 2015 in the Grand Ballroom at the Westin Hotel on the Foreshore in Cape Town, Western Cape, South Africa on Friday 5th June 2015. The event was opened with a welcome by Susan Myers, Senior Vice President for the United Nations Foundation and the interactive dialogue was moderated by acclaimed Journalist and Storyteller Nikiwe Bikitsha and featuring Paul Polman, Chief Executive Officer of Unilever; Graça Machel, Chair of the Graça Machel Trust; Ashish Thakkar, Founder of the Mara Group and Niclas Kjellström-Matseke, Chief Executive Officer, of Novamedia Sweden/United Postcode Lotteries. The parties discussed the 17 Sustainable Development Goals, giving their own feedback and answered some questions from attending guests.

 

PICTURE: MARK WESSELS. 05/06/2015.

+27 (0)21 551 5527.

+27 (0)78 222 8777.

atomic7@mweb.co.za

www.markwesselsphoto.com

 

En Biodiversidad virtual y también en Instagram como @proyectoagua.

  

Quizá, cuando entre el sol en Lecquereusia unas veces se deshaga en luces de arcoíris y otras se transforme en reflejos sinuosos, como los que deja en rastro de las olas bajo el agua...y mientras tanto, como un caracol escondido en su guarida, esta ameba caracol, también se ha guardado en su refugio acurrucada bajo su casa mágica de virutas de cristal.

 

Muy despacio en la charace en la que vive, Lecquereusia ha viajado hoy por los campos sumergidos que el agua sembró de algas, y que ella recorriendo con sus dedos a su paso, acarició haciendo cosecha. Una a una, cualquier mota verde para ella es un manjar, y en la despensa de su cuerpo blando se van deshaciendo en vida que se difumina alegre detrás sus ventanales sinuosos de eses y ces.

 

Lecquereusia spiralis construye su caparazón fundiendo en un frío misterioso cordones de cristal. Los moldea bajo el agua en figuras alargadas, mientras que su hermana, Lecquereusia modesta no parece utilizarlo. Ella adorna su casa de caracola también con infinita paciencia mientras recoge del lecho blando pequeños granos de cuarzo que, sin tallar, va encajando hasta armar su vidriera en germen de espiral.

 

Unas veces sinuosos como una "S";, otras, tan solo curvados como una "C";, los cordones de cristal en Lecquereusia spiralis van tejiendo una cubierta de joya igual que se forjó su nombre entre la C de LeCquereusia y la S de LeSquereusia y en esto también Lecquereusia despeja un bonito y sinuoso camino por la historia de su hallazgo, desde que en 1840 Ehremberg la descubriera y describiera en Berlín bajo el nombre de Difflugia spiralis (1).

 

Cinco años más tarde, en 1845 y con gran acierto, Schlumberger creó para ella el género Lecquereusia en honor a Charles Léo Lesquereux (pero quizá olvidando poner en el momento del bautizo la S que lleva Lesquereux) y separándolo como nuevo género por su particular morfología de Difflugia. Esta primera especie fue Lecquereusia jurassica (2) hasta que en 1880 Bütschli la representara y denominara con el nombre que debería tener validez en la actualidad Lecquereusia spiralis (3)...nombre al que no se sabe en qué momento se le cambió sin permiso su "C" original y errada de LeCquereusia por la serpenteante "S" de LeSquereusia con el que aparece en numerosas publicaciones.

 

Todo esto a Lecquereusia no le altera, ni le preocupa. Ella sigue siendo la misma y está ya acostumbrada a vestirse indistintamente con sus cordones cortos de C o sus sinuosas S de cristal, todas ellas tejen una vidriera mágica que envuelve su casa de caracola.

 

Lecquereusia spiralis es la ameba caracol de las turberas, pero hoy parece que se escapó para llegar a unas charcas muy especiales, las de los Camorchos, donde ha sido fotografiada en vivo a 400 aumentos con las técnicas de contraste de interferencia y campo oscuro, en una muestra recogida el día 2 de marzo de 2021 en la Laguna de los Camorchos por Antonio Ordóñez, unas aguas con una extraordinaria biodiversidad e interés, que merece la pena cuidarse y protegerse.

319364 named "Transforming Blackfriars" on the rear of 319 number 010 is soon to be transferred to Northern Rail AN (Allerton).

 

According to Realtime Trains the route and timings were;

Bedford [BDM] 1 0722...0722 RT

Bedford South Junction......0724½......0723¾ RT

Flitwick Junction......0730½......0731½ RT

Flitwick [FLT] 1 0731½ 0732...0732¼ 0732¾ RT

Harlington [HLN] 1 0735½ 0736...0736¾ 0737 1L

Leagrave Junction......0740......0741¼ 1L

Leagrave [LEA] 1 0741 0741½...0742¼ 0742¾ 1L

Luton North Junction......0744......0745¼ 1L

Luton [LUT] 1 0745 0746...0746½ 0747 1L

Luton Airport Parkway [LTN] 1 0748 0748½...0749¼ 0749¾ 1L

Harpenden [HPD] 1 0753½ 0754...0754¾ 0755 1L

Harpenden Junction......0754½......0755½ 1L

St Albans [SAC] 1 0759 0800...0800¼ 0800¾ RT

Radlett Redland Roadstone......0803......0804¼ 1L

Radlett [RDT] 1 0804½ 0805...0805¾ 0806½ 1L

Radlett Junction......0806......0807¼ 1L

Elstree & Borehamwood [ELS] 1 0808½ 0809...0810 0811 2L

Mill Hill Broadway [MIL] 1 0812½ 0813½...0815 0816 2L

Silkstream Junction......0815½......0818 2L

Hendon [HEN] 1......0816½......0819½ 3L

Brent Curve Junction......0817½......0821 3L

Cricklewood Curve Junction......0818......0821½ 3L

Cricklewood [CRI] 1......0818......0821¾ 3L

Cricklewood South Junction......0818......0821¾ 3L

West Hampstead North Junction......0819......0822¾ 3L

West Hampstead Thameslink [WHP] 1 0819½ 0820½...0823¼ 0824¼ 3L

West Hampstead South Junction......0821½......0824½ 3L

Carlton Road Junction......0823......0826¼ 3L

Kentish Town Junction......0823......0826¾ 3L

Kentish Town [KTN] 1......0824......0827¾ 3L

Dock Junction North......0825½......0829 3L

St Pancras International [STP] A 0827 0828½...0830¾ 0831¾ 3L

Farringdon [ZFD] 3 0833 0834...0834¾ 0836 2L

City Thameslink [CTK] 2 0836½ 0837½...0837½ 0839¾ 2L

London Blackfriars [BFR]

Operated by Southeastern (SE) from here. 1 0839 0840...0840¼ 0841¼ 1L

Elephant & Castle [EPH] 4 0844 0846...0846½ 0847 1L

Denmark Hill [DMK] 4 0851½ 0852½...0852 0853 RT

Crofton Road Junction......0853½......0854½ 1L

Peckham Rye [PMR] 4 0854½ 0855...0855¼ 0855¾ RT

Nunhead [NHD] 2 0857 0857½...0858 0858¾ 1L

Catford [CTF] 0902½ 0903...0903 0904 1L

Bellingham [BGM] 0905 0905½...0906½ 0907¼ 1L

Shortlands Junction [XOR]......0910½......0913¼ 2L

Shortlands [SRT] 0911 0911½...0914¼ 0915 3L

Bromley South [BMS] 3 0913½ 0914½...0916¼ 0917 2L

Bickley Junction [XLY]......0918......0921¼ 3L

St Mary Cray Junction [XMU]......0919......0922½ 3L

Swanley [SAY] 2 0925 0926...0929½ 0929½ 3L

Otford Junction [XOT]......0938......0944 6L

Sevenoaks [SEV] 4 0945...0949 4L

Photo: POH

 

Public Art, Creative Therapy, Civic Leadership, and Community Engagement

 

Portraits of Hope has involved tens of thousands of children and adults in huge civic collaborations - in the U.S. and abroad – that have strikingly transformed everything from airplanes, buildings, and the New York City taxi fleet to blimps, tugboats, race cars, and the Los Angeles beach lifeguard towers, by working with organizations from NASA to NASCAR.

www.portraitsofhope.org

 

Conceived and developed by Ed Massey and Bernie Massey,

Founders of Portraits of Hope

 

Developed initially for seriously ill and physically disabled children, the

501 (c)(3) program creates one-of-a-kind motivational art projects that

merge the production of dynamic public art works with creative therapy

for hospitalized children and civic education for students of all ages.

 

More than 900 hospitals, schools, and social service agencies have

directly participated in Portraits of Hope projects in addition to a

broad array of adult civic groups and colleges.

 

For children in hospitals and persons with disabilities, participation in the

projects serves as creative therapy. Special Portraits of Hope brushes

and methods have been developed for children and adults with physical

disabilities, including telescope brushes for those in wheel chairs, shoe

brushes for people unable to manipulate a brush with their hands, and

fruit-flavored mouth brushes for kids and adults with limited or no movement

in their limbs.

 

In schools, Portraits of Hope’s interdisciplinary, project-based learning

program focuses on social issues education, with an emphasis placed

on how youth would integrate their personal ambitions with broader

societal objectives. During the sessions the kids learn about the importance

of civic education, creativity, and teamwork in achieving both individual

and societal goals. They then experience the power of teamwork by

engaging in collaborative sessions for the creation of the vibrant, large-scale

public works.

 

The high-profile civic projects culminate in tangible feats that instill a powerful

sense of pride and achievement in all participants, and provides children with

an opportunity to say, “I did that!” – often on the national and world stage.

 

Art panels from the large-scale exhibitions are donated to beautify social service

institutions everywhere – senior centers, child service centers, women’s shelters,

transitional housing units, schools, and many other community facilities, including

communities recovering from natural disasters.

 

Every demographic group has been involved in Portraits of Hope,

highlighting the power of teamwork, collaboration, and achievement for all.

 

Summer of Color, Soaring Dreams Airship,, Garden in Transit, Soaring Dreams NASCAR,

Project 9865 - Tower of Hope, Garden in Transit Airborne, Chelsea Piers Project, Ice at

Santa Monica, 212 S. State Street Project

  

Over 450 attendees from across government gathered together to see first-hand the platforms, services and new ways of working happening in the civil service.

TRANSform Your Clay - Beads & Jewelry using Illustrations, TRANSlucent liquid clay and Image TRANSfers

Blogged - www.polypediaonlineexpress.com/transform-your-clay-new-po...

Link to tutorial - bit.ly/irismishly-pca2018

An exclusive summer, a luxury event, a unique magazine!

Fiona Ferrer Leoni, Rafael Amargo and Dani Clos are among the celebrities who will attend this wonderful deluxe evening

 

Le CITY deluxe opens its summer season with its annual party Hello Summer 2012 to welcome the new magazine Le CITY deluxe SPAIN, rising from the merger of its luxury magazines MADRID deluxe and BARCELONA deluxe.

 

On Wednesday June 13 from 19:00pm the Boo will receive all the Le CITY deluxe guests in their Beach Club, a privileged place on the shores of the Mediterranean, which contains the essence of Barcelonas summer nights. Enjoy a magnificent sunset accompanied by the music “Ibiza Sensations” by Luis del Villar, the best cocktails, light-catering, Guest Dj ... and more surprises!

 

We will have the exclusive presence of the race-driver Dani Clos, the dancer Rafael Amargo, cover of the new edition of Le CITY deluxe SPAIN, and Fiona Ferrer Leoni, who will be signing her new book, the best seller "WACU Girls". Personalities of the city, representatives of the Generalitat de Catalunya and the City Council will meet in this event.

Guests were treated to an exquisite light catering by the water's edge, as they savoured the magical evening breeze. Michel Garnier delighted attendees with his creations, Don Ostra turned the spotlight on the guests by sharing its top-quality oysters and Neko put together a marvellous assortment of sushi. The allure of Godiva chocolate transformed strawberries into veritable delicacies aside premium Mövenpick ice cream, which satiated the sweetest of palates. And Think Sweet's astonishing designer cupcakes and biscuits left the congregation spellbound.

The selection of exquisite cocktails and gin & tonics mixed by Fizz Bartender lent the soiree, in which everything was designed to celebrate the arrival of this unique magazine, a chic touch. With each and every note, Peroni, the Premium "made in Italy" beer, and Vilarnau cavas and wines gave this memorable event just the right taste.

One of the focal points of this deluxe celebration was the music. Special guest DJ Luis del Villar's extraordinary "Ibiza Sensations" was backed by saxophone player Marcelo Chiuminatto. The duet dazzled guests with a sublime performance.

Gifts from the company Hierbas de Ibiza, exclusive bracelets by Amaawa for VIP guests and a raffle featuring a deluxe hamper bursting with exclusive products from Zwilling, Jolie Box, Cabify, Hilton Barcelona and Ojinaga -which will shortly be announced on the Le CITY website- meant no one left empty handed; albeit a product or having formed part of an exclusive summer, a luxury celebration or a unique magazine. Guests were treated to an exquisite light catering by the water's edge, as they savoured the magical evening breeze. Michel Garnier delighted attendees with his creations, Don Ostra turned the spotlight on the guests by sharing its top-quality oysters and Neko put together a marvellous assortment of sushi. The allure of Godiva chocolate transformed strawberries into veritable delicacies aside premium Mövenpick ice cream, which satiated the sweetest of palates. And Think Sweet's astonishing designer cupcakes and biscuits left the congregation spellbound.

The selection of exquisite cocktails and gin & tonics mixed by Fizz Bartender lent the soiree, in which everything was designed to celebrate the arrival of this unique magazine, a chic touch. With each and every note, Peroni, the Premium "made in Italy" beer, and Vilarnau cavas and wines gave this memorable event just the right taste.

One of the focal points of this deluxe celebration was the music. Special guest DJ Luis del Villar's extraordinary "Ibiza Sensations" was backed by saxophone player Marcelo Chiuminatto. The duet dazzled guests with a sublime performance.

Gifts from the company Hierbas de Ibiza, exclusive bracelets by Amaawa for VIP guests and a raffle featuring a deluxe hamper bursting with exclusive products from Zwilling, Jolie Box, Cabify, Hilton Barcelona and Ojinaga -which will shortly be announced on the Le CITY website- meant no one left empty handed; albeit a product or having formed part of an exclusive summer, a luxury celebration or a unique magazine.

Presentación de éxito para Le CITY deluxe SPAIN

 

Le CITY deluxe SPAIN fue presentada en sociedad con una exclusiva fiesta en la que Rafael Amargo, Fiona Ferrer Leoni y Dani Clos fueron sus invitados de honor, junto a Claudia Trimde, CEO de Le CITY deluxe

En un marco idílico como lo es el que ofrece el Boo Restaurante & Beach Club en el espigón de la Mar Bella, el grupo Le CITY deluxe dio la bienvenida a su nueva revista Le CITY deluxe SPAIN (edición Summer 2012) que surge de la fusión de BARCELONA deluxe y MADRID deluxe.

La bienvenida de este nuevo proyecto se realizó en el marco de la exclusiva fiesta anual Hello Summer que desde hace dos temporadas viene realizando el grupo Le CITY deluxe con la intención de reunir a sus clientes, colaboradores y amigos en una noche increíble.

Junto al mar y con la brisa de una tarde mágica, los invitados pudieron disfrutar de un exquisito light-catering. Michel Garnier deleitó con sus creaciones estrella, Don Ostra hizo protagonistas a los invitados compartiendo con ellos la más alta calidad de este producto y un sushi estupendo de Neko fueron parte de esta propuesta. El encanto del chocolate de Godiva permitió convertir unas fresas en exquisitos manjares junto con los helados Premium Mövenpick que contentaron a los más dulces paladares. Los sorprendentes cup-cakes y galletas de diseño de Think Sweet dejaron boquiabiertos a todos.

La selección de los mejores cócteles y gin tonics de Fizz Bartender dieron el toque Chic a una noche en la que todo estuvo pensado para celebrar la llegada de una revista única. Peroni, la cerveza Premium “made in Italia” y cavas y vinos Vilarnau dieron, con cada una de sus notas, el sabor ideal para vivir un evento memorable.

La música fue protagonista en esta fiesta deluxe. El saxo de Marcelo Chiuminatto acompañó la mejor música “Ibiza Sensations” del special guest DJ Luis del Villar. Ambos deslumbraron a los invitados con una gran actuación.

Regalos de la firma Hierbas de Ibiza, pulseras exclusivas de la marca Amaawa para los VIPs y el sorteo de un bodegón deluxe con productos exclusivos de Zwilling, Jolie Box, Cabify, Hilton Barcelona y Ojinaga -que ya está anunciado en la web de Le CITY deluxe-, no dejaron que nadie se fuera sin llevarse un recuerdo. Ya sea un producto, haber formado parte de un verano exclusivo, de una fiesta de lujo o de una revista única.

 

Presentación de éxito para Le CITY deluxe SPAIN

 

Le CITY deluxe SPAIN fue presentada en sociedad con una exclusiva fiesta en la que Rafael Amargo, Fiona Ferrer Leoni y Dani Clos fueron sus invitados de honor, junto a Claudia Trimde, CEO de Le CITY deluxe

En un marco idílico como lo es el que ofrece el Boo Restaurante & Beach Club en el espigón de la Mar Bella, el grupo Le CITY deluxe dio la bienvenida a su nueva revista Le CITY deluxe SPAIN (edición Summer 2012) que surge de la fusión de BARCELONA deluxe y MADRID deluxe.

La bienvenida de este nuevo proyecto se realizó en el marco de la exclusiva fiesta anual Hello Summer que desde hace dos temporadas viene realizando el grupo Le CITY deluxe con la intención de reunir a sus clientes, colaboradores y amigos en una noche increíble.

Junto al mar y con la brisa de una tarde mágica, los invitados pudieron disfrutar de un exquisito light-catering. Michel Garnier deleitó con sus creaciones estrella, Don Ostra hizo protagonistas a los invitados compartiendo con ellos la más alta calidad de este producto y un sushi estupendo de Neko fueron parte de esta propuesta. El encanto del chocolate de Godiva permitió convertir unas fresas en exquisitos manjares junto con los helados Premium Mövenpick que contentaron a los más dulces paladares. Los sorprendentes cup-cakes y galletas de diseño de Think Sweet dejaron boquiabiertos a todos.

La selección de los mejores cócteles y gin tonics de Fizz Bartender dieron el toque Chic a una noche en la que todo estuvo pensado para celebrar la llegada de una revista única. Peroni, la cerveza Premium “made in Italia” y cavas y vinos Vilarnau dieron, con cada una de sus notas, el sabor ideal para vivir un evento memorable.

La música fue protagonista en esta fiesta deluxe. El saxo de Marcelo Chiuminatto acompañó la mejor música “Ibiza Sensations” del special guest DJ Luis del Villar. Ambos deslumbraron a los invitados con una gran actuación.

Regalos de la firma Hierbas de Ibiza, pulseras exclusivas de la marca Amaawa para los VIPs y el sorteo de un bodegón deluxe con productos exclusivos de Zwilling, Jolie Box, Cabify, Hilton Barcelona y Ojinaga -que ya está anunciado en la web de Le CITY deluxe-, no dejaron que nadie se fuera sin llevarse un recuerdo. Ya sea un producto, haber formado parte de un verano exclusivo, de una fiesta de lujo o de una revista única.

 

Presentación de éxito para Le CITY deluxe SPAIN

 

Le CITY deluxe SPAIN fue presentada en sociedad con una exclusiva fiesta en la que Rafael Amargo, Fiona Ferrer Leoni y Dani Clos fueron sus invitados de honor, junto a Claudia Trimde, CEO de Le CITY deluxe

En un marco idílico como lo es el que ofrece el Boo Restaurante & Beach Club en el espigón de la Mar Bella, el grupo Le CITY deluxe dio la bienvenida a su nueva revista Le CITY deluxe SPAIN (edición Summer 2012) que surge de la fusión de BARCELONA deluxe y MADRID deluxe.

La bienvenida de este nuevo proyecto se realizó en el marco de la exclusiva fiesta anual Hello Summer que desde hace dos temporadas viene realizando el grupo Le CITY deluxe con la intención de reunir a sus clientes, colaboradores y amigos en una noche increíble.

Junto al mar y con la brisa de una tarde mágica, los invitados pudieron disfrutar de un exquisito light-catering. Michel Garnier deleitó con sus creaciones estrella, Don Ostra hizo protagonistas a los invitados compartiendo con ellos la más alta calidad de este producto y un sushi estupendo de Neko fueron parte de esta propuesta. El encanto del chocolate de Godiva permitió convertir unas fresas en exquisitos manjares junto con los helados Premium Mövenpick que contentaron a los más dulces paladares. Los sorprendentes cup-cakes y galletas de diseño de Think Sweet dejaron boquiabiertos a todos.

La selección de los mejores cócteles y gin tonics de Fizz Bartender dieron el toque Chic a una noche en la que todo estuvo pensado para celebrar la llegada de una revista única. Peroni, la cerveza Premium “made in Italia” y cavas y vinos Vilarnau dieron, con cada una de sus notas, el sabor ideal para vivir un evento memorable.

La música fue protagonista en esta fiesta deluxe. El saxo de Marcelo Chiuminatto acompañó la mejor música “Ibiza Sensations” del special guest DJ Luis del Villar. Ambos deslumbraron a los invitados con una gran actuación.

Regalos de la firma Hierbas de Ibiza, pulseras exclusivas de la marca Amaawa para los VIPs y el sorteo de un bodegón deluxe con productos exclusivos de Zwilling, Jolie Box, Cabify, Hilton Barcelona y Ojinaga -que ya está anunciado en la web de Le CITY deluxe-, no dejaron que nadie se fuera sin llevarse un recuerdo. Ya sea un producto, haber formado parte de un verano exclusivo, de una fiesta de lujo o de una revista única.

 

Presentación de éxito para Le CITY deluxe SPAIN

 

Le CITY deluxe SPAIN fue presentada en sociedad con una exclusiva fiesta en la que Rafael Amargo, Fiona Ferrer Leoni y Dani Clos fueron sus invitados de honor, junto a Claudia Trimde, CEO de Le CITY deluxe

En un marco idílico como lo es el que ofrece el Boo Restaurante & Beach Club en el espigón de la Mar Bella, el grupo Le CITY deluxe dio la bienvenida a su nueva revista Le CITY deluxe SPAIN (edición Summer 2012) que surge de la fusión de BARCELONA deluxe y MADRID deluxe.

La bienvenida de este nuevo proyecto se realizó en el marco de la exclusiva fiesta anual Hello Summer que desde hace dos temporadas viene realizando el grupo Le CITY deluxe con la intención de reunir a sus clientes, colaboradores y amigos en una noche increíble.

Junto al mar y con la brisa de una tarde mágica, los invitados pudieron disfrutar de un exquisito light-catering. Michel Garnier deleitó con sus creaciones estrella, Don Ostra hizo protagonistas a los invitados compartiendo con ellos la más alta calidad de este producto y un sushi estupendo de Neko fueron parte de esta propuesta. El encanto del chocolate de Godiva permitió convertir unas fresas en exquisitos manjares junto con los helados Premium Mövenpick que contentaron a los más dulces paladares. Los sorprendentes cup-cakes y galletas de diseño de Think Sweet dejaron boquiabiertos a todos.

La selección de los mejores cócteles y gin tonics de Fizz Bartender dieron el toque Chic a una noche en la que todo estuvo pensado para celebrar la llegada de una revista única. Peroni, la cerveza Premium “made in Italia” y cavas y vinos Vilarnau dieron, con cada una de sus notas, el sabor ideal para vivir un evento memorable.

La música fue protagonista en esta fiesta deluxe. El saxo de Marcelo Chiuminatto acompañó la mejor música “Ibiza Sensations” del special guest DJ Luis del Villar. Ambos deslumbraron a los invitados con una gran actuación.

Regalos de la firma Hierbas de Ibiza, pulseras exclusivas de la marca Amaawa para los VIPs y el sorteo de un bodegón deluxe con productos exclusivos de Zwilling, Jolie Box, Cabify, Hilton Barcelona y Ojinaga -que ya está anunciado en la web de Le CITY deluxe-, no dejaron que nadie se fuera sin llevarse un recuerdo. Ya sea un producto, haber formado parte de un verano exclusivo, de una fiesta de lujo o de una revista única.

 

Presentación de éxito para Le CITY deluxe SPAIN

 

Le CITY deluxe SPAIN fue presentada en sociedad con una exclusiva fiesta en la que Rafael Amargo, Fiona Ferrer Leoni y Dani Clos fueron sus invitados de honor, junto a Claudia Trimde, CEO de Le CITY deluxe

En un marco idílico como lo es el que ofrece el Boo Restaurante & Beach Club en el espigón de la Mar Bella, el grupo Le CITY deluxe dio la bienvenida a su nueva revista Le CITY deluxe SPAIN (edición Summer 2012) que surge de la fusión de BARCELONA deluxe y MADRID deluxe.

La bienvenida de este nuevo proyecto se realizó en el marco de la exclusiva fiesta anual Hello Summer que desde hace dos temporadas viene realizando el grupo Le CITY deluxe con la intención de reunir a sus clientes, colaboradores y amigos en una noche increíble.

Junto al mar y con la brisa de una tarde mágica, los invitados pudieron disfrutar de un exquisito light-catering. Michel Garnier deleitó con sus creaciones estrella, Don Ostra hizo protagonistas a los invitados compartiendo con ellos la más alta calidad de este producto y un sushi estupendo de Neko fueron parte de esta propuesta. El encanto del chocolate de Godiva permitió convertir unas fresas en exquisitos manjares junto con los helados Premium Mövenpick que contentaron a los más dulces paladares. Los sorprendentes cup-cakes y galletas de diseño de Think Sweet dejaron boquiabiertos a todos.

La selección de los mejores cócteles y gin tonics de Fizz Bartender dieron el toque Chic a una noche en la que todo estuvo pensado para celebrar la llegada de una revista única. Peroni, la cerveza Premium “made in Italia” y cavas y vinos Vilarnau dieron, con cada una de sus notas, el sabor ideal para vivir un evento memorable.

La música fue protagonista en esta fiesta deluxe. El saxo de Marcelo Chiuminatto acompañó la mejor música “Ibiza Sensations” del special guest DJ Luis del Villar. Ambos deslumbraron a los invitados con una gran actuación.

Regalos de la firma Hierbas de Ibiza, pulseras exclusivas de la marca Amaawa para los VIPs y el sorteo de un bodegón deluxe con productos exclusivos de Zwilling, Jolie Box, Cabify, Hilton Barcelona y Ojinaga -que ya está anunciado en la web de Le CITY deluxe-, no dejaron que nadie se fuera sin llevarse un recuerdo. Ya sea un producto, haber formado parte de un verano exclusivo, de una fiesta de lujo o de una revista única.

 

www.recyclart.org/2017/02/dont-throw-away-transform-kitch...

 

Thinking of giving your kitchen a facelift? Known for being one of the most commonly used rooms in the home, the kitchen can frequently need to be spruced up or improved on. Rather than spending an arm and a leg on new furniture and aesthetic materials, you can just as well use some of the things you have lying around the home to turn your kitchen around.

 

1. Creative Lighting

Instead of buying fixtures you can try repurposing old kitchenware. A pasta strainer, for instance, is a great start for a chandelier. Adding some string and tying spoons, jewels, or whatever else you want to hang from it makes it a creative focal point in your kitchen. If you really want to take your eco-friendly design to the next level, contacting local energy companies about alternative energy sources is a great step – especially if your kitchen requires a lot of lighting.

 

Kitchenware into lamps

 

2. Backsplash Made from Dishes

Do you have an old set of kitchen dishes that you no longer have the use for? Instead of trashing them, you can break the dishes and create a unique backsplash. All you’ll need to purchase is some spackle, and you can place the broken pieces on the wall.

 

Kitchen wall backsplash made with Fiesta mosaics.

 

3. Recycled Wall Art

Create a feature wall in your kitchen with things you have lying around. Hanging a collage of plates, or spoons from the wall, for instance, adds creativity and ties into the theme of your new upcycled kitchen.

 

Colorful fruit crates as wall mounted shelves

 

4. Repurposed Kitchen Island

Counterspace is great for those who love to cook, and it can be easy to add. Instead of investing in new countertops or an expensive island, you can turn some of your old living room furniture into a creative kitchen island. A small dresser, bookshelf, table or metal cabinet works just fine. Repaint it to match the theme of your kitchen and add a countertop to it such as a slab of wood, an old door, or a slab of stone.

 

Kitchen island customized with 20,000 Lego pieces

 

5. Shutter Plate Rack

Are you running out of space to store your china sets? Instead of wrapping them up and putting them in boxes, you can easily display them in your kitchen. You can create a display shelf out of old shutters. You’ll need to purchase some screws, L braces, hooks, and paint.

 

DIY Shutter Plate Rack

 

6. Painted Coffee Cans

Coffee cans can be great for holding utensils and/or decorative flowers in the kitchen. Keep your old coffee cans and paint the exterior. Place them on cabinets with your cooking utensils in them or in the window with fresh cut flowers for a nice decorative finish.

 

Painted Coffee Can

 

7. Window Pane Wall Art

Old window panes can actually make great wall art. If you have old window panes that are still intact, you can paint or sand and stain them to match your kitchen. Hang them in an area where the wall is bare to add some life to it. You can change the entire vibe of your kitchen with things you’re no longer using around the house. So before you throw out that old dresser, door, or appliance, consider how it can be repurposed. A few small investments, some creativity, and a little elbow grease can transform your kitchen.

 

Old window as decorative picture frame

You can change the entire vibe of your kitchen with things you’re no longer using around the house. So before you throw out that old dresser, door, or appliance, consider how it can be repurposed. A few small investments, some creativity, and a little elbow grease can transform your kitchen.

Secretary-General António Guterres (fourth from left) holds an interactive dialogue with youth leaders on the role of young people in transforming education, during the first day of the Transforming Education Summit. Vivian Onano (third from left), youth leader, moderates.

 

UN Photo/Eskinder Debebe

16 September 2022

New York, United States of America

Photo # UN7949887

Over 450 attendees from across government gathered together to see first-hand the platforms, services and new ways of working happening in the civil service.

The 21st annual Charles Dickens Festival

 

The Dickens Festival is a celebration of the author of A Christmas Carol, featuring the Village of Port Jefferson magically transformed into the Dickensian era with streets filled with roaming characters such as Father Christmas, Dickens Mayor, Scrooge, the Town Crier and the beloved chimney sweeps.

 

The 21st Annual Dickens Festival concludes with a Parade of Puppets and ceremony at Village Hall on Sunday evening.

 

Charles John Huffam Dickens an English writer and social critic born in 1812 in Landport, Portsmouth, Hampshire, England, regarded as the greatest novelist of the Victorian period, Dickens wrote A Christmas Carol in 1843.

 

***************************

 

Charles Dickens author:

 

Oliver Twist (1839)

 

The Old Curiosity Shop (1841)

 

A Christmas Carol (1843)

 

The Chimes (1844)

 

The Cricket on the Hearth (1845)

 

The Battle of Life (1846)

 

The Haunted Man and the Ghost's Bargain (1848)

 

David Copperfield (1850)

 

A Child's History of England (1853)

 

The Haunted House (1859)

 

A Holiday Romance (1868)

 

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Street Character Performances inclued

 

Terry Ryan Vlahos performing in Scrooge as Mrs. Emily Cratchit (Bob Cratchit's wife and mother of Timothy "Tiny Tim" Cratchit) based upon the 1843 novel A Christmas Carol by Charles Dickens

Four shows:

Saturday 2pm

Saturday 5pm

Sunday 12noon

Sunday 2pm

 

Terry Ryan Vlahos performing in Oliver! as Mrs. Corney – matron at Oliver's workhouse based upon the 1839 novel Oliver Twist by Charles Dickens

Four shows:

Saturday 1pm

Saturday 4pm

Sunday 1pm

Sunday 3pm

 

Ryan Janek Wolowski Victorian Englishman street character performance

Saturday 5 to 9:30pm

 

Tapestry Boston based vocal ensemble presents an evening of Kalanta (traditional Greek carols) Village Center 7 - 8:15pm

 

Theresa Irene Wolowski street character performance as

Charles Dickens older sister Mrs Frances Fanny Elizabeth Dickens Burnett born in 1810

Dickens Through December

December 10th 2016

  

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The Dickens Festival takes place in The Incorporated Village of Port Jefferson in the Town of Brookhaven on the North Shore of Long Island in Suffolk County, New York.

 

Directions:

LIRR Long Island Rail Road to Port Jefferson

 

Long Island Expressway to Exit 62

 

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The Victorian era of British history was the period of Queen Victoria's reign from 1837 till 1901. It was a long period of peace, prosperity, refined sensibilities and national self-confidence for Britain.

 

Terry Ryan Vlahos and Ryan Janek Wolowski Victorian era family members - grandparents

 

Elizabeth McDOUGALL was born December 8th 1895 in Glasgow, Lanarkshire, Scotland

 

Thomas Joseph RYAN was born Sep 8th 1896 in Stirling, Stirlingshire, Scotland

 

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Authors Washington Irving (USA) and Charles Dickens (England) are both often credited for creating Christmas classics in the 1800's that still resonate with people today

 

Washington Irving (1783 - 1859)

The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent. 1820

Fifth installment

"Christmas"

"The Stage Coach"

"Christmas Eve"

"Christmas Day"

"Christmas Dinner"

 

Author Charles Dickens (1812 - 1870) "A Christmas Carol" 1843

 

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Additional famous Christmas story:

 

"A Visit from St. Nicholas" 1823

 

Clement Clarke Moore USA

 

with the quote:

 

"Happy Christmas to all, and to all a good-night"

 

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Believed Christmas origins:

 

Christmas Tree - Germany

 

Advent wreath - Germany

 

Electric Christmas Lights - USA 1880

 

Christmas Cards - England 1843

 

Befana Christmas Witch - Italy

 

Santa Claus (Saint Nicholas) - Greece (area now Turkey)

 

Rudolph the Red-Nosed Reindeer - USA 1939

 

Birthplace of Jesus, Bethlehem, (area now Palestine)

 

Poinsettia red flowers - México

 

First documented snowman Netherlands 1380

 

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Photo

Port Jefferson Village, Suffolk County, Long Island, New York state, USA United States of America country, North America continent

December 3rd 2016

Transforming Higher Education in South Asia - Day 2 (Image copyrights: Lakmaal Rodrigo)

My sexy transform roommates comics 53

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