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La musique gracieuse et légère, marquée par le chant de Gontrand et l’énergie de Jakob avait fini par attirer du monde dans la petite église de bois. Les deux musiciens s’en donnant à coeur joie, le public transporté sifflait, dansait et jubilait en hurlant. Ulf, au sortir de la roulotte jaune, n’eut qu’à suivre le son et joua des coudes pour tenter de retrouver son camarade. Mais comme Gontrand et Jakob étaient toujours enfermés dans le réduit de l’harmonium, surplombant le choeur de l’église, Ulf hurla comme l’aurait fait un loup pour appeler son jeune ami:

 

- Eh, camarade Matthias ! C’est pas gentil de faire la fête sans moi ! En plus la musique est finie, pile quand j’arrive. C’est trop injuste !

 

- Tu veux qu’on en refasse une, histoire que tu nous montres ce que tu as dans le ventre et les jambes, ami Ulf ?

 

- Eh pourquoi pas, les gars ? Paraît que je suis le roi de la piste de danse,sans me vanter et je vous mets au défi de trouver meilleur que moi à ce jeu.

 

Gontrand et Jakob s’entreregardèrent et d’un clin d’oeil commun, entamèrent alors un nouveau morceau endiablé qui fit mugir la foule, déjà transportée par la précédente chanson. Et Ulf, ravi d’être au centre de l’attention, commença alors au centre de l’église, un déhanché explicite et s’empara de la main de plusieurs cavalières improvisées, qui épousèrent son rythme comme si danser allait de soi. Jakob et Gontrand, tout en jouant, s’amusaient énormément. Ils retrouvaient en duo et avec les instruments enchantés de l’elfe fée, cette unité familiale qui leur faisait tant de bien par le passé. Et si cela n’était qu’un rêve, c’était des retrouvailles si puissantes qu’elles réparaient des blessures et réunissaient leurs forces comme avant leur séparation. De fusionner cette énergie, redonnait de la vitalité à Gontrand, mais aussi lui faisait comprendre qu’il ne devait plus suivre aveuglément Tania ni la laisser lentement mais sûrement le détruire et le rendre esclave d’elle.

Il récupérait une dignité, une intégrité que sans s’en apercevoir, il avait abandonné. Et retrouver son âme, plus dense, plus forte, comme dégrisée de cet engouement mortifère, lui faisait comprendre qu’il était vraiment temps pour lui de rentrer à la Vallée Heureuse. Et pas seul. Mais avec Jakob...et Ulf puisque le vampire les suivait dans cette drôle d’aventure.

 

www.youtube.com/watch?v=TOPSETBUgvQ

 

Le morceau de plus en plus fort, de plus en plus puissant énergétiquement, avait fini par attirer toute la population du village. La foule dansait maintenant autour de l’église et le pauvre prêtre qui s’était couché de bonne heure, réveillé par tant de bruit, s’était joint aux villageois en liesse. Tito et sa bande de malfrats, alertés par le bruit, s’étaient eux aussi dirigés presque impulsivement vers ce spectacle improvisé. Un peu ahuris, comprenant qu’une magie extraordinaire avait pris le contrôle de la musique et de la danse, ressentant eux aussi des picotements dans tout leur corps, les brigands se mirent à tricoter des jambes, presque à leur insu. Le rythme était trop tentant, plus hypnotique même que la danse de Tania. Et justement, en parlant d’elle, la voleuse d’âme qui s’impatientait de ne pas revoir son amant et encore moins la proie promise, avait elle aussi été happée par la musique et sans même penser à mettre une tenue décente, ne gardant que sa combinaison blanche à parements dorés et des chaussures à talons, elle s’était glissée au dehors, tout en constatant que la porte de la roulotte de Tito était grande ouverte.

Quelque chose d’inquiétant l’alertait d’un danger malgré l’excitation qu’elle ressentait à l’idée de se joindre aux autres. Aussi, c’est presque timidement qu’elle rejoignit l’église, se faufila jusqu’au choeur de l’église et aperçut Ulf qui dansait à perdre le souffle. La musique avait métamorphosé le vampire comme jamais. Ce n’était plus le même être. Mais une sorte de flamme ne vivant que pour et par la danse. Tania en fut soufflée. Et plus encore lorsqu’elle remarqua qui en était responsable et d’où provenait la musique enchantée. Non content de lui échapper, le pianiste du saloon qui pourtant la poursuivait de ses assiduités et la suivait à chaque représentation, était installé dans le réduit de l’harmonium, jouant successivement d’instruments tous plus bizarres les uns que les autres. Et il n’était pas seul. Le jeune garçon qui accompagnait Ulf et qui avait tant intrigué et intéressé Tania, lui servait la réplique musicale dans un ensemble parfait. Comment une telle harmonie était possible entre eux ?

Cela voulait-il dire qu’ils se connaissaient ? Mais d’où et comment ? Leurs deux énergies assemblées étaient si puissantes qu’ils devaient partager un lien très particulier, par delà leur talent musical. Un lien de famille peut-être ? Se pouvait-il alors que le jeune garçon soit venu dans ce monde parallèle pour récupérer le pianiste et le sortir de l’emprise de Tania ?

 

Les questions ne cessaient de se bousculer dans la tête de la gitane blonde dont la colère grandissait au même rythme endiablé que prenait la musique. Mais alors que le morceau s’éteignait, Ulf s’aperçut de la présence de la jeune femme et hurla :

 

- Tania, mon ange...il ne manquait que toi à la fête ! Et tu as raté le meilleur.

Il faut que nous dansions ensemble, je suis sûr que tu vas adorer…

 

Et avec un clin d’oeil à la guérite de l’harmonium, il s’envola jusqu’à hauteur de Jakob et Gontrand pour relancer le même morceau, avant de redescendre élégamment par la rampe de la chaire jusqu’aux pieds de Tania.

Puis il enlaça la jeune femme pour un duo explosif, encore plus incroyable que ses prestations chorégraphiques précédentes :

 

www.youtube.com/watch?v=WcU_6cf65vA

 

Tania suivait sans broncher, dépassée par l’énergie et la vivacité de son partenaire. Tout ce qu’elle avait déployé comme tours et maléfices semblait réduit à néant dans ce swing imposé ou presque.

C’en était presque jouissif pour Jakob qui avait tant redouté l’emprise de la jeune femme et mesuré sa dangerosité.

 

Mais cela faisait moins les affaires de Tito et sa bande prêts à intervenir pour sortir leur amie des griffes et des bras de Ulf. Mais le vampire avait plus d’un tour dans son sac et dans un élan dont il ne se serait peut-être pas senti capable dans une autre circonstance, il se pencha sur Tania et lui donna un baiser tellement puissant que les chaussures de la jeune femme, tels des missiles aéroportés, s’encastrèrent sur la face de Tito et son frère cadet. C’en fut trop pour les brigands qui sautèrent à la gorge de Ulf et le séparèrent manu militari de sa partenaire. Avant de lever le poing et d’enclencher une bagarre mémorable dans l’église. Le prêtre vit donc bancs et chaises voler et s’écraser, les poings s’agiter et des cris, des cris qui supplantaient ceux des femmes affolées et les siens qui suppliaient :

 

- Mes enfants, arrêtez-vous ! Vous êtes dans la maison du Seigneur, pas sur un ring de boxe...je vous en prie, je vous en prie...

 

Mais c’était peine perdue. Partie comme l’était cette gigantesque bagarre, les cris du prêtres se perdirent dans la foule survoltée. Jakob et Gontrand, conscients des risques d’incendie et de destruction, firent cesser la musique et dans un long sifflet qui résonna dans toute l’église jusqu’à en faire trembler les murs, donnèrent le signal de la fin des réjouissances. Ce qui eut pour effet de statufier l’ensemble des participants qui levèrent les yeux sur les deux musiciens, et ne comprenant même plus la raison de la folie qui les avait pris, ils lâchèrent couteaux, poings, bâtons de chaise, ennemis et quittèrent l’église sans un mot. Tous, sauf Tito et sa bande qui comptaient bien régler son compte à Ulf et aux musiciens toujours enfermés dans leur réduit.

Le petit Juan, le plus agile de la bande, crochetait déjà la serrure pour aller les déloger, mais Jakob d’un geste, enchanta la porte qui aussitôt donna un violent coup à l’enfant qui fut projeté à trois mètres de la porte. Un peu sonné par la chute, le gamin tenta bien d’y revenir mais sans succès.

L’un des brigands lui succéda avec le même résultat.

 

- Par le diable, mais qui sont ces drôles, Tito ?

 

- Je ne sais pas, mais ils ont des pouvoirs étranges. Alors je crois qu’il est temps nous aussi de montrer de quoi nous sommes capables.

 

Et sur un signal, sans pour autant lâcher Ulf qui se débattait pourtant avec énergie, les bandits se métamorphosèrent qui en cobra, qui en vipère, qui en serpent à sonnettes, qui en boa, et garrottèrent Ulf en menaçant les deux musiciens qui du haut de leur perchoir, regardaient la scène avec effarement.

 

Tito, penché en avant vers le vampire démarrait une lente hypnose quand Tania crut bon d’intervenir :

 

- Arrête, ça ne sert à rien, dit-elle d’un air glacial. Celui-ci n’a pas d’âme, il l’a déjà vendue.

Tu n’aurais rien à gagner à le tuer et je ne pourrais rien en faire, ses pouvoirs de vampire sont plus gênants qu’appréciables. J’en perdrais ma beauté et une partie de mes charmes. J’ai eu ce que je voulais avec lui. Intéresse-toi plutôt à ses deux acolytes. Eux sont des prises de premier choix. Et il me les faut, tous les deux, ordonna-t-elle.

 

Les serpents alors lâchèrent Ulf et se tournèrent vers Jakob et Gontrand. Et pour mieux les atteindre, ils se mirent à grandir, grandir, jusqu’à atteindre la hauteur du balcon où se tenaient, tremblants les deux cousins. Puis lentement Tito s’avança en hypnotisant progressivement l’un et l’autre. Mais Gontrand, qui avait un peu l’habitude de ses tours, parvint à lui échapper. Hélas, il n’en fut pas de même pour Jakob qui malgré ses efforts, ne put résister à l’emprise du regard hypnotique de Tito et qui lentement, alla à la rencontre du bandit qui tendit sa queue pour l’attirer jusqu’à lui.

 

Gontrand, affolé, hurla :

 

- Non, cousin, s’il te plaît, ne lui cède pas. C’est un piège…

 

- Ne te mêle pas de nos affaires, pianiste obscur, siffla Tito entre ses dents, sans relâcher son hypnose sur Jakob. Le petit sait ce qui est bon pour lui et il a décidé lui-même de venir à moi.

 

- Ah ça non...Et je ne te laisserai pas ni toi ni tes frères, capturer cet enfant.

 

D’un geste, Gontrand sollicita ses instruments et tout aussi lentement que Tito tentait d’hypnotiser Jakob et d’enrouler ses anneaux autour de lui, il hypnotisa les serpents par l’enchantement de sa propre musique:

 

www.youtube.com/watch?v=5DURnuJLxrU

 

Les serpents se balançaient doucement, en rythme, sous l’oeil furieux et inquiet de Tania.

Et Ulf qui se tenait près d’elle, comprenant la gravité de la situation et le combat sans merci qui se livrait entre les jeunes musiciens et les brigands, retenait son souffle.

Voyant la gitane blonde concentrée sur la scène, le vampire déclencha sa magie d’invisibilité momentanée pour malicieusement, attacher ensemble les queues des serpents sans même qu’ils s’en rendent compte, trop absorbés par la musique de Gontrand. Puis il tira d’un coup sec, comme s’il sonnait à la porte d’une grande demeure.

Tito désarçonné en lâcha Jakob qui, réveillé de l’hypnose eut juste le temps de s’accrocher à la rambarde du balcon de l’harmonium pour éviter la chute. Tremblant, il se hissa à l’intérieur pour se mettre définitivement à l’abri sous les hurlements furieux de Tania.

 

- Par la peste, Tito...n’es-tu plus capable de m’attraper des âmes récalcitrantes ? S’emporta-t-elle.

 

Mais le serpent et ses amis ne répondirent pas. Tout assommés qu’ils étaient par la redescente sur le sol froid de l’église. Leur enchevêtrement ressemblait à un intestin géant, explosé de toutes parts. Et leurs yeux fixes et hagards témoignaient assez de l’état misérable dans lesquels ils étaient. Incapables de répondre à la voleuse d’âmes.

 

Ce fut Gontrand qui le fit. Manière de faire face enfin à sa maîtresse d’un soir et à l’ensorcellement qu’elle avait activé contre lui. Il se sentait capable de vaincre tout cela à présent. Il en avait la force.

 

- Ils ne pouvaient pas gagner, Tania, dit-il avec élan. Pas face à l’amour véritable ni à la musique du coeur. Tu as perdu tout pouvoir, sorcière. Tout pouvoir sur moi et mes amis. J’ai longtemps cru que tu étais celle que j’aimais enfant et qui a disparu un beau jour sans laisser de trace, et qu’au détour d’un concert chez les hobbits, j’avais retrouvée. Mais à te voir agir tout à l’heure, à voir la frénésie qui t’habite pour simplement te procurer mon âme et celle de mon cousin, je n’ai plus aucun doute. Tu n’es pas et tu ne seras jamais Angelina. Tu ne lui arriveras jamais à la cheville tellement ton coeur est noir et malfaisant. Incapable du bien, seulement préoccupée de tes intérêts égoïstes. Tu as toujours prétendu que j’étais un oiseau que tu apprivoiserais et que tu finirais par mettre un jour en cage. Mais tu t’es trompée, ma chère, je suis un oiseau libre. Libre de tes maléfices, de tes entourloupes et de celles de ton fielleux mari et sa bande de brigands...et je vais te le prouver à l’instant dans cette noble maison de l’Esprit Saint.

Ohla, gentes dames et damoiseaux, musiciens des alentours, je vous sollicite pour montrer la puissance de vos âmes pures contre les maléfices de Tito et Tarentula. Frères et sœurs, dans la paix du Christ qui nous regarde, venez, unissons nos forces et chantons, délivrons ce pays définitivement de ces malappris.

 

Aussitôt, comme surgis de nulle part, tout un groupe de musiciens rentra dans l’église, suivi progressivement par les habitants, curieux de voir ce qui allait se passer et comment allait se régler cette affaire. Guitaristes, bassistes, orchestre et public par prudence ne s’approchèrent pas des serpents toujours un peu assommés par leur chute vertigineuse, ni de la voleuse d’âmes près d’eux, mais s’installèrent derrière l’autel.

Ulf profita de leur intrusion pour récupérer une corde avec laquelle il fit un lasso bien solide qu’il utilisa pour rassembler et ficeler ensemble sa maîtresse, ses mari et beaux-frères, qu’il attacha ensuite au seul banc resté intact et presque au premier rang du spectacle.

 

- Décidément, toi aussi tu me trahis maugréa Tania au vampire, avec un regard noir et mauvais. Je n’aurais jamais dû t’accorder un regard...Tu n’es qu’un minable ! Tout juste bon à lécher les bottes de ses camarades et d’enfourcher la raison du plus fort, du moment qu’elle t’arrange.

 

- C’est fort possible, ma jolie, répliqua Ulf. Mais j’ai moi aussi quelques petits talents...et avec un peu d’aide…

 

Le vampire se concentra et fit apparaître entre ses mains une somptueuse guitare électrique. Puis il rejoignit les musiciens derrière l’autel et sur un signe de Gontrand, tous ensemble ils démarrèrent un morceau incroyable, presque sous transe. Gontrand chantait et jouait de l’harmonium reconverti en piano, dirigeait cet orchestre improvisé, Jakob à la basse, tandis que les énergies féeriques se créaient et s’assemblaient pour fusionner et irradier Tania et ses amis, tout en électrisant le public.

 

www.youtube.com/watch?v=qr3dWscslo8

 

Une ronde étrange faite d’étranges oiseaux blancs, encerclait la voleuse d’âme et les brigands qui avaient recouvré leur figure humaine et subissaient à présent le sort puissant que Gontrand et sa troupe leur faisaient endurer. Figés, hypnotisés par la ronde et l’énergie qui les cernaient, ils perdaient petit à petit pouvoirs et superbe et lorsque l’orchestre attaqua la conclusion en unissant d’une même voix leur élan, ils poussèrent un cri étouffé comme s’ils manquaient d’air et explosèrent en milliers d’étoiles noires, pareilles à une pluie de cendres, aussitôt absorbées par l’énergie blanche des oiseaux générés par la musique.

La foule, émerveillée par ce prodige applaudit à tout rompre et Ulf, n’en croyant pas son bonheur, en cassa le vibrato de sa guitare électrique. Mais il n’en avait cure. Le moment était si intense et si merveilleux pour lui, qu’à la fin du morceau, il s’exclama :

 

- Oh purée les mecs, y avait longtemps que je n’avais pas ressenti une telle magie. Je ne sais pas comment nous avons fait et comment tu fais, dit-il à l’attention de Gontrand, mais alors, faudra que je te présente au boss, le seul, le vrai qui compte encore pour moi. Mon idole de toujours...et qui sans conteste a dû m’inspirer tout à l’heure...Parce que là, le set qu’on vient de se faire, mec, c’est du grandiose et ça me met une gaule ! Purée...Dommage qu’on ait supprimé la donzelle et sa bande de freaks parce que roulée comme elle l’était, je lui aurais bien redonné un petit coup de derrière les fagots, sauf votre respect ! Bon, d’accord...peut-être pas quand même, vus les risques pour vous deux mais...ahlala...quel pied ! Wouuuuuuuuuuuuuuuh !

 

Gontrand et Jakob s’entre-regardèrent malicieusement avant d’éclater de rire.

La magie de Gontrand n’aurait jamais été aussi loin sans l’énergie féerique de Jakob. A eux deux, en se retrouvant et conjuguant leurs efforts, même si Ulf les avait un peu aidés, ils étaient parvenus à détruire le pouvoir maléfique dans ce monde parallèle. Et ils se sentaient apaisés, à présent, unis tels des frères. Et comme l’énergie retombait, Jakob commença à sentir une drôle de sensation l’envahir, sa vision se troubler, et comprit que la dose de potion d’Oswald devait perdre ses effets sur lui alors il fit signe à Gontrand qui comprit, rassembla les instruments, les réduisit à la taille de jouets et les remit dans une large musette. Avant de redescendre et de prendre congé des habitants et du prêtre qui l’avait si gentiment accueilli :

 

- Vous me manquerez mon père, mais vous savez, je ne suis pas d’ici. Et mes amis non plus...nous devons rentrer chez nous à présent. Je n’ai que trop traîné mes guêtres dans ce drôle de pays. Mais avant de partir, je voudrais réparer les dégâts que nous avons commis dans la maison de Dieu.

Vous permettez ?

 

Le prêtre inclina la tête, tout ému.

Gontrand leva les mains et aussitôt, tout ce qui était brisé se répara et se remonta comme par magie, les bancs et chaises bien alignés, le choeur et l’autel impeccables de propreté et de tranquillité, une bonne odeur de cire et d’encaustique en plus. Et une paix douce enveloppa bientôt tout l’édifice.

La foule encore présente dans l’église, émerveillée, félicita Gontrand qui rougit jusqu’aux oreilles.

Et pour faire cesser sa gêne, il demanda à la foule de les aider à rentrer au pays.

Il avait en tête un mantra efficace, qui repris en choeur par les habitants, devait pouvoir les téléporter lui, Jakob et Ulf à nouveau dans leur royaume. Là où ils étaient juste avant d’arriver ici.

Mais il lui fallait monter une chorale. Alors il demanda à Jakob et Ulf de grouper les habitants en quatre parties, leur fit répéter le texte et la mélodie qu’il avait écrits rapidement sur l’arrière d’un menu du saloon. Puis il demanda au vampire et à l’elfe fée de diriger avec lui cette immense chorale improvisée.

 

- Ce soir, c’est une énergie trinitaire, qui nous habite leur dit-il. Nous l’avons testée tout à l’heure ensemble. Alors je sais que nous allons réussir à nouveau. Mais j’ai besoin de votre engagement. Ulf, je peux compter sur vous ? Je sais que c’est votre rêve et qu’ici finalement, vous sembliez trouver votre place...Mais vous savez aussi que nous devons rentrer n’est-ce pas?

 

Ulf baissa la tête.

 

- Ca me désole, mais je sens mes forces décroître et tout semble bizarre autour de moi depuis quelques minutes. Alors tu as peut-être raison...mieux vaut rentrer. Sans compter qu’avec le petit Matthias, on risque de se prendre une avoinée pour avoir désobéi à Oswald...

 

Gontrand fronça les sourcils et jeta un œil noir à son cousin, matière de dire qu’il lui devait une explication. Que Jakob lui souffla simplement par télépathie, sans même qu’Ulf puisse intercepter son message. Rasséréné, le pianiste posa sa main sur l’épaule de son cousin et dit :

 

- Alors nous sommes tous d’accord. C’est bien ! A présent, donnons-nous la main et répétons tous les trois le premier couplet de ma chanson. Et puis nous lancerons ensuite la chorale. Leur chant nous portera et créera un champ énergétique qui nous renverra d’où nous venons.

 

Aussitôt dit, aussitôt fait. Et bientôt, montant comme des vapeurs d’encens, ils s’élevèrent au-dessus de la foule tandis que celle-ci entonnait à quatre voix cette superbe chanson :

 

www.youtube.com/watch?v=dfF4RSdaVmE

 

Et plus le chant montait, plus les âmes et les corps du vampire et des elfes-fées s’élevaient, jusqu’à devenir fumée blanche, tandis que leurs fantômes continuaient de diriger les chanteurs. Ce n’est que lorsque la dernière phrase mélodique résonna qu’ils disparurent aux yeux de ce monde étrange, comme s’évanouit la brume dans le soleil du matin.

 

- Mission accomplie, murmura Jakob. A bientôt, cher cousin ! Et cette fois-ci, plus de bêtise !

- Promis...On se retrouve après ta victoire sur Oswald ! Et si tu as besoin de moi d’ici là, tu sais comment et où me joindre, n’est-ce pas ?

Essas fotos recuperei por acaso e reeditei. Elas são dessa época aqui em 2010 !!!

Art récup mural d'Olivier Ulivieri, artiste sculpteur plasticien de renommée internationale en enclusivité chez Em'Art Expo !!

A voir en galerie au 7 rue du palmier à Marguerittes.

Expédition possible, me consulter pour les tarifs.

Recup: Espresso mit Milchschaum an der Tankstelle

 

Becher wird zurück gegeben.

Auf Vertrauen

Luftdruck erhöht auf 2,6 ATÜ

 

Dank selbst aufladender Technologie: Rekuperieren und

---------------- neuen Fahrstil trainieren -----------------------------------

  

Für die Umsetzung benötigt man nur ein wenig Hintergrundwissen über die Funktionsweise des Hybridantriebs sowie eine leichte Anpassung des eigenen Fahrstils:

 

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„Mut zum zügig beschleunigen“: Es klingt paradox. Wer mit einem Hybridfahrzeug besonders sparsam unterwegs sein möchte, sollte öfter mal zügig beschleunigen; speziell auf Landstraßen und Autobahnen. Der Grund für den Spareffekt: Beim zügigen Beschleunigen nutzt ein Vollhybrid die „Gratis“-Energie aus der Hybridbatterie, um über den Elektromotor zusätzliche Antriebskraft zu generieren – er beschleunigt also besonders effizient. Nach der kurzen Kraftanstrengung kann das Benzintriebwerk mit geringer Last laufen, um die Wunschgeschwindigkeit zu halten. Unterm Strich sinkt dadurch der Gesamtverbrauch gegenüber einer Fahrweise mit Phasen lang anhaltender, aber zaghafter Beschleunigung. Und ganz nebenbei steigert dieser Fahrstil auch die Freude am Fahren.

 

www.toyota-frech.at/hybrid/hybrid-fahrtipps#:~:text=Besch....

 

I. Gleiten

 

Beschleunigen Sie auf das gewünschte Tempo. Lassen Sie das Auto dann gleiten, indem Sie nur mehr sanft Gas geben und den Fuß zwischendurch auch vollständig vom Gaspedal nehmen.

 

===> 3,2 Litern Super auf 100 Kilometern

möglich:

 

Tempomat bis 80 km/h einstellen.

Segeln:

bis 110 km/h per Gaspedal zu mitschwimmen und zurück auf Tempo 80, Tempomat greift wieder.

 

Bei Geschwindigkeiten bis zu 80 km/h lässt sich mit einem Hybrid in der Ebene und erst recht im leichten Gefälle unter reiner Nutzung des Elektroantriebs das Tempo bequem halten. Voraussetzung für den erfolgreichen „Segelflug“ über mehrere Kilometer ist lediglich ein sensibler Gasfuß.

 

II. Beschleunigen

 

Um möglichst lange Gleiten zu können, beschleunigen Sie kräftig und kurz. Wenn Sie die gewünschte Geschwindigkeit erreicht haben, gehen Sie kurz vom Gas – jetzt gleitet das Auto. Treten Sie dann nur noch sanft auf das Gaspedal, um Ihre Geschwindigkeit zu halten.

 

III: Bremsen

„Clever bremsen“: Das frühzeitige, leichte Antippen des Bremspedals ist beim Ausrollen, etwa in einer Autobahnausfahrt, durchaus sinnvoll. Beim Hybrid treten dabei nicht die Bremsen in Aktion, sondern die elektrische Energierückgewinnung. Frühes Bremsen führt beim Hybrid also nicht zu erhöhtem Bremsenverschleiß, sondern steigert die Energierückgewinnung. Das hilft, die Hybridbatterie rasch wieder aufzuladen.

  

Fahren Sie vorausschauend und beginnen Sie früh genug mit dem Bremsen: So können Sie langsam, gleichmäßig und so lange wie möglich verzögern. Der Grund: Beim Bremsen wird die Hybrid-Batterie mit wertvoller Energie – praktisch gratis – geladen.

 

===> 4,7 Litern Super auf 100 Kilometern Pendler Strecke

 

POWER Modus - Performance fordern

  

Durch betont dynamische Gasannahme wird die sportliche Performance gesteigert.

Es wird mehr Super Benzin verbraucht!!

 

===> 7,2 Litern Super auf 100 Kilometern

-

 

Den Hybrid Motor sinnvoll auszureizen braucht Erfahrung:

 

Es gibt fast keine Informationen dazu!

 

0,5 L bis einen Liter Super kann man einsparen, d.h. 10 - 15%.

 

Tempomat nutzen.

 

Auf Rekuperation achten durch vorausschauendes fahren.

Dank regenerativem Bremsen, "Verlangsamen".

 

Wenn das Fahrzeug langsamer wird, dient der Elektromotor als Generator.

 

Die beim Verlangsamen erzeugte Energie wird zurückgewonnen und an die Batterie übertragen.

 

Beim Bremsen gewinnt der Elektromotor überschüssige Energie schnell zurück und überträgt sie an die Batterie.

 

Alles ist darauf ausgelegt, dass ein Entladen Ihrer Batterie vermieden wird!

...

 

Hybrid Batterie immer wieder voll werden lassen (Rekuperation ), durch Segeln und bergab im großen Gang oder sanftes anbremsen.

 

Achtung:

 

Ist die nahezu Batterie leer, schaltet der Hybrid ganz automatisch auf Benzinantrieb um.

 

Ps:

 

Bei Hybridfahrzeugen ist der Verschleiß dank des Wechsels zwischen Verbrennungsmotor und Elektromotor reduziert. Dadurch werden weniger Ölwechsel und allgemein weniger Wartung benötigt.

  

Der Verbrauch im Test pendelte sich bei

 

===> 5,2 Litern Super auf 100 Kilometern ein.

Bergauf zwischen 2.000 und 3.900 rpm , damit der Hybrid mithilft ( bis zu 50 Nm)

 

Entspanntes Dahinrollen im Überlandverkehr zaubert sogar problemlos eine Vier vor das Komma.

 

Am Ende macht es gar nichts, dass das neue City-SUV lange Strecken nicht rein elektrisch fahren kann.

 

Im Display des Fahrzeugs: Batterie-Energie-Anzeige wählen

 

V. Kontrolle:

 

Wählen Sie im Display des Fahrzeugs die Batterie-Energie-Anzeige, dann können Sie während der Fahrt immer Ihren Fahrstil kontrollieren.

Mit der Zeit hat man das auch ohne Display raus!

 

Il nous explique :

 

L'enfant que j'ai été a fabriqué beaucoup de petits personnages articulés, de décors de théâtre ou de cinémas miniatures

 

Un cirque même, pour lequel j'avais fabriqué singes, éléphants, lions avec leurs dompteurs,et puis des trapézistes, des clowns et une fanfare trônant au-dessus de l'entrée de mon petit cirque : des heures de rêve et de voyage sur une table de cuisine dans un appartement parisien...

 

Puis je me suis tourné vers le film d'animation en 3D, image par image. Deux années de travail pour un film qui a eu l'opportunité de participer à plusieurs festivals, dont celui d'Annecy

 

La rencontre avec Léa, qui partage ma vie, a amené d'autres rêves et leur réalisation: deux petites filles venues de l'inde, nos enfants-bonheur

 

Et puis la création d'un atelier d'art à Nantes, que nous ouvrons, Léa et moi, à ceux qui veulent créer en dessin, en peinture, en collage

 

Une vie ensemble, des projets pour chacun et d'autres partagés..

 

Aujourd'hui, je suis toujours quelque part, l'enfant que j'ai été, un grand enfant avec des rêves plein la tête

 

Ce que j'aime avant tout, c'est fabriquer des "objets-sculptures", qui puissent donner à rêver

 

Des objets-sculptures créés avec des matériaux divers: bois, métal, toile, papier, et plein de bricoles de récupération chinées dans les brocantes, les vide-greniers ou prises sur des objets au rebuts

 

Il est important pour moi que ces objets-sculptures ne soient jamais figés. C'est pourquoi chacun d'entre eux possède des éléments articulés: il faut prendre l'objet dans les mains, ouvrir des trappes, des portes ou des fenêtres, pour pénétrer dans son monde

 

Comme pour les livres-objets de Léa ( à retrouver sur "les petits univers"), l'idée de départ peut être une lecture, une image fixe ou animée, une peinture, une couleur, mais aussi une balade ou une rencontre

 

L'objet terminé doit, si possible, avoir pour moi et pour ceux qui le découvriront, un caractère poétique

 

La série des roulottes

 

J'ai commencé la série des roulottes en février 2008, avec l'idée d'en imaginer trois ou quatre

 

Mais aujourd'hui, elles sont dix-huit, nées de mes lectures sur la vie nomade, de quelques rencontres avec des voyageurs, de films et de beaucoup de musique

 

Dix-huit petites roulottes qui s'imposent à moi et me font bien rêver, toutes montées sur un pied en métal, avec pour socle un fer à cheval

 

Dix-huit petites roulottes qui ont envie de voyager un peu, ensemble, pour faire rêver, pour faire parler, pour provoquer des échanges, des partages

 

Car chacune a une histoire, et est porteuse d'autres histoires

 

Alors si vous avez envie de les recevoir, lors d'un salon des arts, d'un festival, ou dans une école, une médiathèque, faites-moi signe, et je viendrai vous les conter.....

  

Les roulottes souhaitent donc voyager ensemble une année entière....

 

avant de rejoindre ensuite, peut-être, chacune un foyer

 

PLUS D'INFORMATION SUR : detraceetdereve.canalblog.com/

No me abandones asi

hablando solo de ti

Ven y devuelveme al fin

la sonrisa que se fue

Una vez mas

tocar tu piel

y hondo suspirar

Recuperemos lo que se ha perdido

 

(Chorus)

Regresa a mi

Quiereme otra vez

Borra el dolor

que al irte me dio

cuando te separaste de mi

Dime que si

Yo no quiero llorar

Regresa a mi

  

Extraño el amor que se fue

Extraño la dicha tambien

Quiero que vengas a mi

y me vuelvas a querer

No puedo mas

si tu no estas

Tienes que llegar

Mi vida se apaga

sin ti a mi lado

 

(Chorus)

Regresa a mi

Quiereme otra vez

Borra el dolor que al irte me dio

cuando te separaste de mi

Dime que si

Yo no quiero llorar

Regresa a mi

 

No me abandones asi

hablando solo de ti

Devuelveme la pasion de tus brazos

Regresa a mi

Quiereme otra vez

Borra el dolor

que al irte me dio

cuando te separaste de mi

Dime que si

Yo no quiero llorar

Borra el dolor

que al irte me dio

cuando te separaste de mi

Dime que si

Dime que si

 

Regresa a mi

 

Regresa a mi

  

www.youtube.com/watch?v=Yay4W9hkJJM

 

espectaculares estos gallos, cantan regio wn :D !

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Plus de 1000 m² de toile, 3 000 m3 de volume, 25 mètres de haut, 18 mètres de diamètre, près de 60 kg d'osier, un compas, un alti-vario, une VHF, 2 gros brûleurs et des bouteilles de butane. En fait, cette description ne veut pas dire grand-chose et ne reflètent en rien l'expérience d'avoir été un jour plus léger que l'air et d'avoir rencontré quelques heures Guy et Yvonne, deux aéronautes suisses.

 

Vacances de février 2003, partir de Paris, ça pue, ça stresse, une semaine de vacances dans le massif du Mont Blanc, vite de l'air, les gamins feront du ski, moi peut être un peu si le genou gauche ne lâche pas trop vite. Arrivée aux Carroz après le traditionnel bouchon sur l'autoroute. Un autobus de parisien a cramé du côté d'Annemasse. Décidément, ils m'énervent les parigots. Je vois une affichette en couleur qui parle de mongolfières. Sur un prospectus, il y a une photo d'un moustachu, Jo Roulet, un gars du cru qui organise des stages montagne pour ses copains aéronautes.

 

Evidemment, je vais m'inscrire pour une grande balade et laisse mes disponibilités. Le fameux Jo m'appelle un soir, rendez vous est pris le lendemain 9h30, plaine du Lay, 1140 mètres d'altitude.

 

Le jour dit, je vois débarquer sur la fameuse plaine un dizaine de 4x4, autant de remorques et plein de moustachus. Celui qui a la plus grande moustache blanche m'envoie vers un couple de Suisses et me voilà découvrant la mise en ouvre d'un ballon bleu et blanc.

 

La neige est encore fraîche et chaque équipage s'est bricolé un traîneau avec quelques skis et une palette. Il faut décharger le panier d'osier, monter les brûleurs, déplier l'enveloppe. La prévol commence : essai des brûleurs, vérification des bouteilles, on couche le panier, le ballon est attaché. Guy démarre le ventilo pendant qu'Yvonne va fixer le parachute (c'est la coupole/valve qui ferme le haut du ballon ). Au fur et à mesure du gonflement, les gaz sont mis à fond. Il y maintenant presque 10 hélices qui brassent l'air froid du matin. Commence le gonflage à l'air chaud : 2 à 3 mètres de flamme bleue, des milliers de degrés vont chauffer l'air emprisonné dans l'enveloppe. Quand la différence de température est d'environ 30°, le ballon se lève. Guy me fait monter dans la nacelle. Il m'interdit d'en descendre, le ballon décollerait tout seul. Ca commence à sentir le départ. Guy et Yvonne grimpent, essai du parachute, des évents, de la radio. Le directeur des vols donne les paramètres. QNH 1022 à environ 1100 mètres d'altitude, température de l'ordre de 0°Celsius. On est en plein dans l'anticyclone, au-dessus de l'inversion. Guy a l'air content, il ne sera pas utile de trop chauffer le ballon. Le premier ballon décolle, on le suit. Un grand coup de gaz sur un des 2 brûleurs, les deux brûleurs sont activés en même temps uniquement si le besoin de grimpette est urgent. Avec les 3 000 m3 d'air chauffé au dessus de nous et le rayonnement de la flamme, je n'aurai jamais froid de toute la balade.

 

On grimpe doucement à 2/3 mètres par secondes sans une secousse. On entend les gamins crier en bas, le ronflement des brûleurs. Le ballon DMS tourne sur lui même, un évent est bloqué ouvert. Impossible de continuer. Le gars se retrouve au-dessus du bois. Finalement, il arrive à se dégager et à se poser sur du plat.

 

C'est ma première grande surprise, il n'y a pas un pet de vent pour l'ulmiste que je suis, la biroute est flapie et le pilote a réussi à choper le courant d'air qui l'emmènera dans la bonne direction. Pour nous, il n'y a plus qu'à profiter. Guy et Yvonne sont silencieux. Vers 1500 mètres d'altitude, on voit le Mont Blanc au loin, les Drus, l'Aiguille Verte. Il faudra monter encore un peu pour voir les Grandes Jorasses. La visi est fabuleuse, tu es en l'air sans sentir de mouvement, pas une accélération et pourtant on avance à 10 petits kilomètres à l'heure.

 

Le ballon Carroz disparaît de notre vue et passe au-dessus de nous. On n’entend plus que le bruit du brûleur. A priori il a décidé de monter plus haut. Guy décroche son micro, demande à Jo si la voie est libre, et c'est parti pour un grand coup de chaud.

 

Le silence a été rompu. Mes pilotes m'expliquent qu'ils volent les bonnes années environ 60 heures. L'année dernière, 25 heures seulement. Ils n'aiment pas trop les rassemblements et préfèrent voler seuls plutôt qu'en bande. Des gens discrets. Du côté de Genève, ils sont obligés d'embarquer un transpondeur. Ils me parlent un peu du coût du ballon, de l'assurance. L'ULM, quoiqu'on dise, reste vraiment un sport aéro accessible en comparaison.

 

Nous voilà à 2300 mètres, il n'y pas beaucoup plus de vent. On va dans la direction de Megève mais le manque de vent ne nous permettra pas d'aller si loin. Encore le silence et le bruit du gaz sous pression. Un sentiment de paix et de plénitude, très forte sensation, incomparable avec le vol classique, un vol plutôt « spirituel ». Les autres ballons sont maintenant derrière nous. Superbe image de ces boules colorés sur fond de ciel saturé de bleu et neige immaculé. En écrivant ces lignes, j'ai l'impression d'y être encore.

 

Nous voilà au-dessus de la vallée. En plein dans l'axe de l'aérodrome de Sallanches. Guy décide de trouver une vache, il n'y a pas assez de vent et il vaut mieux se poser maintenant plutôt que de se retrouver bloqué au dessus de la ville.

 

Un petit coup de parachute, le vario se met à biper. Ca sera le seul moment où je sentirai le vent. La quête du bon champ commence. Il faut qu'il soit accessible en voiture, qu'il n'y ait pas de lignes électriques, fils de téléphone, poteaux, arbres, maisons etc. Autant dire que çq doit être le bon casse tête pour le pilote. En descendant dans la vallée le vent a tourné, le soleil commence à chauffer les parois et des petites brises nous repousse vers l'adret. On est à 20 mètres au dessus du sol. Guy pilote aux gaz et aux évents. Il me dit où me tenir pour l'atterro. Je lui demande : "Vous volez vous posez dans le jardin derrière la maison ?" "Oui oui, vous avez l'oeil" me répond Guy. Il n'y a surtout pas le choix, à moins de repartir pour un tour au-dessus de la forêt. Le bruit du brûleur fait sortir les gens aux fenêtres.

 

"Ca vous dérange si je me pose dans votre jardin ?" demande Guy au papy accoudé à sa fenêtre. Le papy est d'accord. Je ne sais pas ce qu'aurait fait Guy si le papy avait dit non. Passage au dessus d'une ligne téléphonique, de la cheminée, kiss landing. Yvonne se jette de la nacelle, attrape la sangle et court stabiliser la toile alors que Guy ouvre la coupole. Le vol est fini. Une montgolfière passe pas très loin et va se posser dans une clairière. Une autre se sera posé au milieu des HLM. Il ne reste que Mirabelle, le ballon jaune construit par un amateur pour continuer à jouer avec l'aérologie. Les radios crépitent, chacun annonce son atterrissage, tout le monde est sauf. Le risque étant la ligne électrique, l'étincelle et l'explosion des bouteilles de gaz. Yvonne me diras une fois posé que son mari est très bon pilote et qu'il est capable de se poser n'importe où. Si le vol est terminé, il faut replier la toile, partir à la station chercher la voiture, la remorque, le traîneau. Deux équipages viennent nous chercher en voiture une fois leur matériel chargé. Guy et Yvonne n'ont pas de récup. Yvonne est habituée, elle a un bouquin, se met au soleil et surveille la nacelle. Je serais de retour vers midi à la station. Il restera à Guy repartir chercher sa femme, sa toile et sa nacelle d'osier.

 

Un vol fait de 1 à 3 heures. Pendant le stage, le ballon Bonjour aura réussi un vol Carroz Albertville en 3 heures 30. Ils seront montés à 4300 mètres. En air froid et dense, l'autonomie augmente.

 

Voler 60 heures dans l'année avec ces drôles d'engins, il faut être un vrai passionné, la logistique associée est lourde et ce sport n'est pas vraiment accessible au consommateur de sensations. C’est très bien comme ça, ces quelques heures, dans leur calme apparent, n'ont été que plus intenses.

 

FX

 

Entre o espaço e o tempo seja voltado ao tempo, porque o espaço você recupera mais o tempo jamais.

Exposition de peintures, photographies d'art et d'art numériques abstrait, ainsi que de sculptures murales art récup et créations fantastiques en papier et matériaux recyclés.

Et un couple de souffleur de verre au chalumeau vous présentent leurs créations murales au néon, tout en lumière

et en couleurs !

Divers artistes (en plus de moi) vous présentent leurs plus belles créations : Olivier Ulivieri, Delphine et Stéphane, Nadia et Jerry Brodrick et moi-même.

Allez visitez notre page facebook : www.facebook.com/EmArt-Expo-galerie-dart-local-dEmmanuell...

 

Et mon site internet : emart-emmanuellebaudry.e-monsite.com/

Art récup mural d'Olivier Ulivieri, artiste sculpteur plasticien de renommée internationale en enclusivité chez Em'Art Expo !!

A voir en galerie au 7 rue du palmier à Marguerittes.

Expédition possible, me consulter pour les tarifs.

Valeria is a particular robot. She's built from an old drill, her arms consist by sugar tongs, and her legs are constituted by two engines of mixer. Valeria means Versatile Artificial Lifeform Engineered for Repair and Immediate Assassination

Aldeia Maracanã, situada na área conhecida como Antigo Museu do Índio1 , foi uma aldeia indígena urbana localizada no prédio antigo do Museu do Índio, no bairro Maracanã, Rio de Janeiro, Brasil. O prédio antigo do Museu do Índio situa-se próximo ao Estádio Mário Filho, corre risco de demolição por parte do Governo do Estado do Rio de Janeiro.

  

Em abril de 2013, os indígenas que ocupavam o prédio foram retirados por força de um mandado de reintegração de posse requerido pelo Estado do Rio de Janeiro e reassentados no bairro de Jacarépagua.2 No entanto, ainda lutam para retornar ao prédio, considerado pelo Movimento Indígena como patrimônio cultural.

  

A polêmica em torno da manutenção da aldeia, considerada uma referência para o movimento político, mobilizou diversos movimentos populares da esquerda carioca, sendo a aldeia considerada um símbolo da oposição ao governo de Sérgio Cabral Filho.

O prédio onde funcionava o Museu do Índio foi construído pelo Duque de Saxe4 em 18625 e doado em 19101 ao Serviço de Proteção aos Índios, órgão estatal comandado pelo Marechal Rondon1 , quando de sua criação, em 1910.1 O objetivo é que o espaço fosse uma área de preservação da cultura indígena brasileira. Inicialmente, o prédio abrigou a sede do órgão federal, e posteriormente, entre 1953 e 1977, abrigou o Museu do Índio, criado por Darcy Ribeiro.6 Após essa data, o museu foi transferido6 para Botafogo e o prédio ficou abandonado.7

  

Em 2006, o local foi ocupado por um grupo de cerca de vinte indígenas7 de diversas etnias8 , e chamaram o assentamento de Aldeia Maracanã.

  

Mais tarde, o local foi comprado do Governo Federalem agosto de 20129 pelo Governo do Estado do Rio de Janeiro, que anunciou que devido às obras para a Copa do Mundo de 2014, o Antigo Museu do Índio seria demolido para facilitar a saída de torcedores do Estádio do Maracanã.8 Também teriam o mesmo destino, a Escola Municipal Friendenreich e o Estádio de Atletismo Célio de Barros. As três propostas de demolição causaram comoção em uma parcela da sociedade civil, e setores mais ligados à esquerda, principalmente o PSOL e parte do PT, passaram a fazer forte oposição às três propostas de demolição, demonstrando solidariedade aos grupos que sentiram-se prejudicados pelas decisões.

  

Inicialmente, o governo alegou que a demolição do prédio antigo do museu seria necessária para atender às exigências da FIFA, o que foi negado pela entidade máxima do futebol, a nível mundial.8 O governo argumentou também que o imóvel não teria qualquer valor histórico.8 Como reação, os vereadores Reimont Otoni, Eliomar Coelho e Leonel Brizola Neto apresentaram em 2013 o projeto de lei 1536, prevendo o tombamento do prédio.10

  

A proposta de demolição foi muito criticada por especialistas6 4 , que alegaram que com os 60 milhões pagos pelo governo estadual ao governo federal pela compra do imóvel, somados ao 568 mil reais que seriam pagos por sua demolição, haveria dinheiro suficiente para recuperá-lo.6 Também foi especulada a possível intenção de utilizar o terreno para a construção de um grande estacionamento.6 4 A Ministra da Cultura, Marta Suplicy, chegou a pedir ao governador em exercício do Rio de Janeiro, Luiz Fernando Pezão, que o prédio fosse mantido.5 Ainda em janeiro de 2013, o Conselho Municipal de Proteção do Patrimônio Cultural deu paracer unânime pela manutenção do prédio, mas pela primeira vez um parecer do órgão não foi seguido pelo prefeito Eduardo Paes, aliado de Sérgio Cabral.5 Cabral, na ocasião, disse que chamar a comunidade que habitava o terreno de aldeia indígena "é um deboche"5 , por ser aquela "uma ocupação recente", qualificada ainda pelo governador como de cunho político.5

  

Após uma polêmica que já durava cinco meses, ainda em janeiro, após os índios obeterem uma liminar na justiça impedindo a demolição9 , o Governo do Estado voltou atrás e admitiu não mais demolir o prédio, mediante a saída dos índios do local, que seria reformado e mantido intacto com saus características originais. No entanto, não houve a definição de um cronograma para a reforma, nem foi informado o destino do prédio. A proposta de acordo foi rechaçada pelos líderes da aldeia, por esse motivo.9

  

O projeto de tombamento do antigo museu foi derrotado na Câmara do Rio, com apoio da base governista, em março por 17 votos a 13, com 20 abstenções.

  

Em 22 de março de 2013, a Aldeia Maracanã foi finalmente ocupada por forças policiais que retiraram os indígenas. Na ocasião, houve protestos de diversos segmentos sociais e políticos, tais como o deputado estadual Marcelo Freixo, que saiu com os olhos lacrimejantes após o uso de gás lacrimogêneo e criticou duramente e ação policial.11 Ainda na ocasião, uma ativista do grupo Femen foi detida após mostrar os seios, como forma de protesto.12

  

A ONG Justiça Global denunciou às Nações Unidas o suposto abuso de poder praticado pelo estado na ocasião.13 à ocasião da reintegração de posse, o número de indígenas morando na aldeia já era 607 , sendo 40 adultos e 20 crianças.7

  

Após a remoção, os moradores da aldeia foram levados para um terreno em Jacarepaguá oferecido pelo Governo.2 Os reassentados, no entanto, reclamaram da falta de infra-estrutura, localização e das restrições a que passaram a sofrer, como o controle dos horários de entrada e saída, bem como a impossibilidade de receberem visitantes livremente.

Bloggué ici : <a href="http://lefilamailce.blogs.marieclaireidees.com/"

Catedral del Buen Pastor en San Sebastián.

Nouvelle vidéo du jour avec en musique de fond mon amie chanteuse Laet'it Sing qui sera sûrement contente de chanter parmi toutes ces "œuvres d'art" uniques !!

Merci à toutes les magnifiques personnes qui participent gratuitement à cette expo :

Laure's photo

Olivier Ulivieri

Ton van Meesche

Stéphane Tessier

Et Nadia Brodrick Nadia Brodrick !

Aussi sur : youtu.be/wfVES1hMC_Y

💜✨🎨🎶🎼

Negus is a small robot built with metallic boxes, two egg cups and two brake handles of bicycle.

Model : Axelle

Commissioned Shoot for Récup'Air Spirit Clothes.

 

Août 2008, Monteux (84).

Artiste : Sambre

www.flickr.com/photos/71051318@N08/

 

Dans un couloir exigu, Sambre crée la confusion en jouant sur la perspective avec un enchevêtrement de portes déstructuré et un parquet gratté en forme de damier.

 

La "Tour 13" est depuis plusieurs mois investie par plus d'une centaine de graffeurs du monde entier.

Spécialisée dans le graffiti, la galerie parisienne "Itinerrance" est à l'origine de ce défi artistique aussi fou qu'éphémère, avec le soutien du propriétaire de cet immeuble de 9 étages situé en bord de Seine, quai d'Austerlitz, dans le XIIIe arrondissement.

"Du 1er au 30 octobre, tous les jours, sauf le lundi, le public sera invité à découvrir la plus grande exposition collective de Street Art, expérience en totale cohérence avec l'essence même du mouvement. Les visites seront gratuites et il n'y aura rien à vendre", a expliqué Mehdi Ben Cheikh, responsable de la galerie et artisan du projet.

 

www.itinerrance.fr/

www.paris.fr/accueil/accueil-paris-fr/une-tour-du-13e-dev...

 

Salon des Métiers d'Art

KEMBS 2017

Stand de : Raymond MANGOLD

Atelier Art'hrose - Sculptures Récup'Art

île de la cité, Paris

 

Pour le thème du mois de mars du groupe Ce jour-là…en noir et blanc: "Les bancs publics"

posca sur récup

 

Hibou en pull feutré et morceaux de chemise.

Champignons crochetés.

Mokaccina is a robot consisted of a small barkeeper coffeepot MoKa, a coffee filter and 2 screws.

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