View allAll Photos Tagged implants
...aka tooth implant. (Don't worry she has a natural-looking cap on there now)
The long story: When Chel was about 12 yrs old, the orthodontist discovered that her adult canine (still in the gum) was coming down sideways and, in the process, knocking out the roots of her adult incisors next to it. She immediately had to have oral surgery where they put a brace on the crazy canine (still inside her gum) with a chain attached to gradually pull it into the right place. The canine still however, destroyed the entire root of the adjacent incisor and half of the root on her front tooth. Both have been hanging by a thread for 8 years!
Low cost Breast implants surgery in Belgium at the Wellness Kliniek; we provide high quality, safe and affordable Breast implants surgery in Europe. Our surgeons are fully trained in their aesthetic Specialty. Take a look today!
www.wellnesskliniek.com/en/breasts/breast-augmentation/br...
Implante Dentário: Video | Novas tecnologias
O video mostra uma entrevista concedida pelo Diretor da Clínica ImplArt de São Paulo-SP, o Dr Roberto Markarian em outubro de 2012 à TV Aparecida- SKY.
O tema de implantes dentários é apresentado de forma a explicar ao público como funciona o processo do implante e da prótese, mediante as novas tecnologias disponíveis.
O vide mostra também como próteses podem ser confeccionadas a partir de projetos computadorizados, denominados CAD CAM.
www.implart.com.br/protese-sem-gengiva/
ImplArt Odontologia
011 3262-4750
palavras- chave: implante dentário, implante, depois, implantes, implante dentario, implante dental, dentes, implantação, clínica, sao paulo, sp, dentista, implantodontista, implantodontia, especialista, rápido, day clinic, carga imediata, carga rápida, melhor, antes, fotos, foto, video, filme
Todas as fotos aqui presentes são de tratamentos dentários reais executados pela equipe ImplArt. As fotos representam exemplos ilustrativos e não representam garantia de reprodução em todos os pacientes pois existem individualidades e variações a cada caso.
Get the movie: amal.net/blog/links/2005-06-07_RFID_HITAG_Implant.mov
Get the scoop: amal.net/rfid.html
Get the book: www.rfidtoys.net
estética - escolha da cor da porcelana para coroa metal free em zircônia
Dúvidas ?Visite:
www.implart.com.br/protese-metaloceramica-para-implantes/
Todas as fotos aqui presentes são de tratamentos dentários reais executados pela equipe ImplArt. As fotos representam exemplos ilustrativos e não representam garantia de reprodução em todos os pacientes pois existem individualidades e variações a cada caso.
One of our staples here at Kansas Plastic Surgery is our Breast Augmentation. Breast augmentation, also known as breast implants, increase the fullness and size of the breasts. When a breast augmentation is performed in combination with a breast lift, the procedure can improve the balance of both breasts and the hip contours enhancing self-image and self-confidence.
For more info, please contact at kansasplasticsurgery.com/procedures/breast/breast-augment...
twitter.com/Memoire2cite - Après 1945, les collines agricoles du sud-est de la ville connaissent un programme d’urbanisation de grande ampleur pour répondre à la crise du logement. Près de 4600 logements sociaux vont ainsi être construits en quatre tranches successives de 1953 à 1970 : Beaulieu, la Marandinière, Montchovet, la Métare et la Palle formant aujourd’hui les quartiers sud-est. Touché par la crise économique et urbaine de dingue, le secteur sud-est apparaît à la fin des années 1990 comme un espace monofonctionnel dédié en totalité à l’habitat locatif social et porté par un seul bailleur l'OPAC devenu Métropole Habitat. Bien que bénéficiant de nombreux atouts (accessibilité et environnement agréable...), le quartier souffre du gigantisme de son urbanisation et du manque de résidentialisation des unités d’habitation. Par une action en profondeur et dans la durée, la Ville de Saint-Étienne, à travers son Programme de Rénovation Urbaine (PRU), a amorcé une transformation durable du quartier depuis 1989 avec la 1ere demolition du programme à la rue Pierre Loti le 31 janvier 1989 (BANLIEUE89), 30 ans de renouvellement urbain sur la ville.... une ville pilote en la matiere des 1990. Aujourd'hui et demain Les quartiers sud-est vont poursuivre leur mutation, avec l’appui continu de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et ses partenaires l'ANRU2. Développer le secteur économiqueL'objectif est de dynamiser l’économie dans ce territoire en portant de nouveaux projets et en restructurant l’offre commerciale de proximité. La Ville de Saint-Étienne a prévu la création de nouvelles zones d’activités permettant l’accueil d’entreprises. Ainsi une zone d’activités économiques, rue Pierre Loti, répondra aux besoins fonciers des entreprises et des artisans locaux. Ce projet de zone économique, en visibilité directe de la RN 88, permettra l’implantation d’une cinquantaine d’entreprises et la création de 300 emplois. Un nouveau centre commercial sur le secteur de la Marandinière, couplé à la démolition des centres commerciaux de la Palle et Sembat, permettra de restructurer et moderniser l’offre commerciale de proximité. Renouveller l'offre d'habitat Une qualité résidentielle s’affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d’habitat variée qui émerge depuis plusieurs années. Les nombreuses démolitions réalisées et à venir (Boulevard des Mineurs en 2018 et immeubles Loti en 2020), ainsi que les réhabilitations d’immeubles en cours, vont permettre de diversifier l’offre de logements. L’un des objectifs du projet urbain est donc de conforter la vocation résidentielle du quartier en stimulant l’offre et en accompagnant des projets comme la construction de logements passifs sur le secteur de Beaulieu, la transformation de l’ancienne école Baptiste-Marcet et la réhabilitation de logements à Monchovet. Améliorer le cadre de vie des habitantsLes quartiers sud-est bénéficient d’un environnement naturellement riche et varié, à l’interface entre les grands parcs de la ville (jardin des Plantes, parc de l’Europe, Bois d’Avaize) et le Pilat. Le projet urbain de la Ville de Saint-Étienne prévoit de relier ces espaces naturels entre-eux avec la création d’une continuité verte, qui permettra aux marcheurs et autres randonneurs de bénéficier d’un véritable réseau de chemins autour de la commune. Le boulevard Alexandre-de-Fraissinette, véritable colonne vertébrale du quartier, et la rue Pierre-Loti seront entièrement revus pour assurer un meilleur partage de l’espace entre tous les modes de déplacements (voiture, vélo et piéton) et assurer un maillage inter-quartiers plus efficace. fr.calameo.com/read/0005441131b4119eaa674Depuis 2014, la rénovation urbaine dans les quartiers sud-est s’est traduite par de nombreux travaux: la construction du centre commercial de la Grande Marandinière, l’aménagement d’un lotissement de treize maisons individuelles passives, impasse Clémenceau, les rénovations des écoles de Montchovet et de Beaulieu, la réhabilitation de locaux rue Henri-Dunant (pour y installer la Maison des associations), et enfin les démolitions récentes du centre commercial du boulevard de la Palle et d’un garage, au 41 rue de Terrenoire.Démolitions mais aussi constructions sont au programme. Plusieurs acteurs entrent en jeu dans le financement de ces projets, notamment l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) mais aussi la Ville, le Département et la Région. Ainsi, le contrat avec l’ANRU, signé le 14 mars, dégage une somme de 23 millions d’euros, somme à laquelle il faut ajouter 3,3 millions d’euros de la Région. Pour les années à venir, les objectifs visent à la poursuite du développement économique, de la mutation de l’habitat par des constructions individuelles ou de petits immeubles, des démolitions ponctuelles, de la valorisation des espaces publics et du renforcement des espaces du quartier. Deux secteurs sont concernés : Loti et la Grande Marandinière. Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 . Ce quartier est né des programmes de grands ensembles mis en œuvre à partir des années 1950 afin de réduire la pénurie de logements. La mairie choisit donc de développer un quartier moderne 4 600 logements en HLM pour pouvoir loger plus de 30 000 habitants avec des loyers modérés dans des bâtiments modernes. Ce quartier avait comme emblème un des plus grands immeubles d’Europe surnommé la Muraille de Chine qui était visible depuis l’autoroute. Ce quartier s’est construit en quatre tranches : Beaulieu I (Beaulieu) de 1953 à 1955 ; Beaulieu II (La Marandinière) en 1959 ; Beaulieu III (Montchovet) en 1964 ; Beaulieu IV (La Palle) en 1971. Il est aujourd’hui en profonde mutation avec un programme de renouvellement urbain qui prévoit la démolition de plus 1000 logements et la reconstruction de 250. Bâtiments spécifiques : CHPL (Centre Hospitalier Privé de la Loire) qui remplace la Muraille de Chine ; Ecole Nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne Un modèle de l'urbanisme des années 1950. Beaulieu-Montchovet: La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles. Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :www.ina.fr/video/LXF99004401 .Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.François Mitterrand / Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Thèmes : Grands travaux et grands projetsLe Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986 ÉclairageDepuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche.La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html JournalisteVisites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François MitterrandLes deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État., à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.Beaulieu I: le projet d'urbanismeMaquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-ClémentUne architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief.La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971Le quartier:Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.La crise du logement:1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.Une barre d’habitation innovanteA l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.Conception et réalisation d’un quartier entierPour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.Un projet pharaoniqueLe centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.L’avis de l’architecteDe toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.Que prévoit-on pour la reconstruction?Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.Cela paraît paradoxal, pour du logement social!Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!On croit rêver...C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.Pourquoi cette différence?Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.Dans quels domaines?Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon. Le futur Centre-Deux...C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.Culturellement, la ville est aussi très active...Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.La population comprend-elle cette volonté?Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.Le chantier de l'autoroute de Saint Etienne 01 nov. 1965, la video içi www.ina.fr/video/LXC9610041788 - ST-Etienne,Montchovet (Beaulieu III) "la Muraille de Chine" construction 1962-1964, architecte HUR/FARRAT/GOUYON.Rappelez vous...Aout 1983, François Mitterand, se déplace incognito à la Muraille de Chine à Saint-Etienne. Quelques mois plus tard, la grande réhabilitation de cette barre d’habitation sera lancée.& le 24 octobre 1987 : visite officielle à Saint-Etienne. Il retourne à La Muraille de Chine pour constater les travaux. Le même jour il se rendra à Saint-Chamond et Roanne.« En 1983, le président s’est rendu à Montchovet à l’improviste »François Mitterrand est venu une première à Montchovet en 1983 incognito. Pourquoi une telle démarche ?C’est l’architecte Roland Castro qui a convaincu le président d’aller dans des quartiers populaires. Son but était de lui montrer où vivaient les gens à cette époque et qu’il fallait entreprendre un programme de rénovation.François Mitterrand m’a appelé et m’a dit d’organiser trois ou quatre » descentes » sur le terrain mais le président ne voulait ni policiers, ni gendarmes. Il m’a simplement demandé d’avertir, par correction, le préfet une fois arrivé. C’était d’ailleurs le meilleur gage de sécurité car lorsque vous n’êtes pas attendu, il n’y a pas de risques. Nous sommes donc allés à Saint-Etienne à Montchovet, aux Minguettes à Lyon, dans le 93.. et, à chaque fois, à l’improviste> Quelle a été la réaction des habitants ?Ils étaient très étonnés de croiser le président de la République dans leur cage d’escaliers ! Partout, nous avons reçu un accueil très chaleureux.Nous étions quatre : le président, Roland Castro, un policier et moi-même. Je me souviens qu’aux Minguettes, le président a été invité par une famille pour boire le thé. Les habitants étaient très heureux que le président s’intéresse à eux.> Comment François Mitterrand a-t-il réagi en voyant la vie de ses quartiers ?Il était fasciné. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était, pour lui, une découverte mais il était un rural et le fait de se confronter à la vie de ces gens qui vivaient dans de grandes barres fut enrichissant.> Ces visites impromptues ont-elles été suivies d’effets ?Oui car la mission Banlieues 89 est née de ces visites de terrain. Ce fut d’ailleurs la naissance de la politique de la ville.> En 1987, cette fois, la visite fut officielle - Proposer de nouveaux logements dans une démarche environnementale forte. Dans la poursuite des opérations engagées depuis 2001 (démolition de la Muraille de Chine en 2000, implantation du CHPL, de l ’AIMV en 2005), une qualité résidentielle s'affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d'habitat variée (en forme comme en type de produits). Le dynamisme du quartier s'appuie sur l'accueil et le développement de services, d'activités économiques et d'équipements d'agglomération (centre nautique, Nouveau Théâtre de Beaulieu...) et de proximité (salles de sport, travaux dans les écoles). Les atouts paysagers du site sont pleinement exploités dans une démarche environnementale forte. L'aménagement des espaces libres et la requalification des axes structurants et de desserte renforcent les liaisons internes aux quartiers et les ouvrent sur l'ensemble de la ville. Beaulieu, un patrimoine de qualité, valorisé et adapté à ses occupants40 logement ont été adaptés au vieillissement de leur occupants (bacs à douche, volets électriques, aménagement des ascenseurs, …). L'amélioration des espaces extérieurs, résidentiels ou publics (rue K.Marx, square Renoir, allée Clémenceau) viendra rendre plus conviviaux ces lieux de vie partagés. Petite Marandinière : une cité jardin qui se rénove en gardant son caractère Sur la Petite Marandinière, 320 logements de Métropole Habitat ont été rénovés. Les bâtiments ont été transformés pour arriver à 32 logements, avec création de T3, T4, et T5 en tenant compte de la rénovation thermique et du confort des logements. 54 logements ont été construits, répartis en 6 bâtiments à l'architecture contemporaine et fonctionnelle (surfaces généreuses, double ou triple orientation, terrasse ou loggia). En parallèle, les espaces publics ont été réaménagés dans une démarche environnementale durable et innovante : résidentialisation et embellissement des espaces extérieurs, traitement paysager d'ensemble, requalification des voiries et des circulations douces adaptées aux usages, gestion optimisée du stationnement et des eaux pluviales...Une nouvelle mixité pour le quartier : les maisons de ville "Jardins Sembat" 22 maisons de ville (du T3 au T5) ont été construites à l’angle de la rue Marcel Sembat et du boulevard de Fraissinette. Conçu et développé par l'équipe XXL-Civita-Spirit, ce projet se caractérise par la qualité de la construction (matériaux durables, aménagement soigné des espaces extérieurs…) et par la mise en valeur paysagère du site, ouvert sur les collines du Pilat. 3 types de maisons ont été proposées en location libre : maisons jumelées le long du boulevard de Fraissinette, maisons en pente en fond de parcelle adossée au talus, maisons patio au cœur de l’îlot. Un nouveau centre nautique sur le secteur Loti Souhaité par les habitants, exemplaire d’une démarche participative de coproduction, le centre nautique Yves Naime a été ouvert à l'été 2013, en remplacement de l'ancienne piscine de la Marandinière. Ce centre nautique comprend un bassin sportif (25m, 6 lignes d'eau), un bassin destiné aux activités ludiques (bains bouillonnants, aquagym...), une pataugoire et des plages extérieures.Grande Marandinière : un secteur d'habitat en développement . Après la démolition de la barre Sisley et celle en cours de la barre Féguide, c'est un nouveau quartier qui se dessine sur ce secteur. La reconfiguration de la rue Sisley en voie de promenade avec des vues en belvédère et l'aménagement d'une « coulée verte » ont profondément modifié le paysage urbain du secteur. Ce nouvel environnement a permis à Métropole Habitat de réaliser un programme immobilier de 27 logements locatifs. Dans ce bâtiment collectif moderne et fonctionnel, chaque logement comporte un espace extérieur privatif, balcon ou terrasse. Au rez-de-chaussée, des locaux d'activités (centre social espace-loisirs) ou de services sont déployés le long de la nouvelle rue Sisley. La Palle : des résidentialisations de qualitéLa résidentialisation des immeubles du boulevard de la Palle apporte aux habitants de nouvelles terrasses privatives en rez-de-chaussée, des espaces en cœur d’îlots plus agréables, et de nouveaux parcours piétonniers avec aires de jeux. Elle s’accompagne de la réhabilitation des immeubles (réfection des façades, changement des garde-corps…). Des opérations de résidentialisation ont été menées immeuble par immeuble de 2006 à 2009. Elles permettent de définir les limites entre les parties publiques ouvertes à tous, et les parties privées. Des petits jardins privatifs sont ainsi aménagés pour chaque logement de rez-de-chaussée.Le Pont Aven : du logement social à haute performance environnementaleDéveloppé par Métropole Habitat, le Pont-Aven est un exemple en matière de construction écologique. Il accueille 20 logements sociaux du T2 au T5. L’ensemble de la conception du bâtiment intègre des critères environnementaux : parois extérieures en brique mono-mur, eau chaude solaire, chauffage collectif au gaz naturel, ventilation intérieure à double flux pour une meilleure circulation de l’air, équipements électriques et sanitaires économes en énergie. La toiture végétalisée permet quant à elle une meilleure conservation de la fraîcheur en été, les auvents du toit protègent les fenêtres du soleil et les eaux de pluie seront récupérées pour arroser les espaces extérieurs…Résultat : une diminution des rejets en CO2 et une baisse significative des charges de chauffage pour les locataires.Favoriser l'accessibilité et les relations inter-quartiers Le réaménagement du boulevard de la Palle a favorisé une meilleure desserte du quartier en transports en commun. Une station de taxis, des pistes cyclables et des pelouses ont été aménagées le long du boulevard, sécurisant ainsi la traversée piétonne entre les terrasses Roinat et le centre hospitalier. A l'intérieur du quartier, la trame piétonnière a été développée dans le principe d'une continuité paysagère entre les différents secteurs. Initiée avec l’aménagement des terrasses Roinat, une coulée verte, nouveau poumon vert du quartier, facilitant la circulation des piétons et des cyclistes, relie désormais le boulevard de la Palle, et plus loin le bois d'Avaize, au Parc de l'Europe. - Après la seconde guerre mondiale, un immense chantier s'ouvre en France dans le but de loger massivement une population démunie, les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre , le film parle de St-Etienne entre autre avec les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée : www.dailymotion.com/video/xgj74q .Jusqu'au milieu des années 1970, cette période dite des « Trente Glorieuses l'après guerre et montre la plupart des grandes réalisations de 1945 à 1960. A travers les exemples de la région parisienne et de quelques grandes villes françaises sont posé les problèmes de la diversité architecturale, de l'esthétique et de l'harmonie entre le passé et l'avenir. Les images montrent les grands ensembles de Beaulieu, la Marandiniére, à Saint-Etienne, la cité le Haut du Lièvre à Nancy, des cités à Sarcelles, Asnières, Bron-Parilly, Epinay, Pantin, Bobigny, la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille, le front de mer à Royan, la video de l'Année 1962, une réalisation de Philippe Brunet içi www.dailymotion.com/video/xgj2zz » fut le terrain de nombreuses expérimentations architecturales et urbanistiques, fondées notamment sur les idées émises plus tôt dans le siècle par le Mouvement moderne.Aujourd'hui, ces ensembles bâtis sont au cœur d'une autre actualité, liée à leur adaptation à l'évolution des modes de vie de notre société contemporaine. Cette question qui se posa dès la fin des années 1970 apparaît sous un jour nouveau, avec les premières démolitions dans les années 1980 et, plus récemment, le vaste programme de réhabilitation mis en place dans le cadre de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain.Après Les Grands Ensembles. Une histoire qui continue…, ce nouvel ouvrage, fruit de la collaboration entre l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Étienne et l'Université Jean Monnet, apporte un éclairage nouveau sur cet héritage bâti, mettant au jour simultanément la question de son vécu et celle des acteurs engagés dans son édification. En réunissant quinze auteurs spécialistes de ce domaine, il s'agit de regrouper autant de points de vue, pour comprendre la diversité et la complexité des enjeux liés à la postérité de ce bâti. - « Petite enquête sur Beaulieu – Le Rond-Point », La Tribune du centre et du sud-est, 13 octobre 1955 et « Le chantier de Beaulieu – Le Rond-Point (1ère tranche) sera terminé le 30 juin 1956 très exactement »,La Tribune du centre & du sud-est, 26 juin 1956 -«St-Etienne, la place des grands ensembles dans l’histoire de l’habitat social français »Saint-Étienne/Beaulieu, au sud-est de l’agglomération, sur le versant sud de la colline de Beaulieu, en forte pente et d’aspect semi-rural, la cité de Beaulieu est mise à l’étude dès 1950. Elle débute en 1953 et comprend 1 221 logements, un groupe scolaire et 35 boutiques. Des parrains prestigieux et l’élite de l’architecture sté- phanoise sont mobilisés pour ce premier grand ensemble local.Tantôt les bâtiments suivent le dessin de la courbe de niveau 600, devenue rue Le Corbusier, tantôt ils s’installent perpendi-culairement à la pente, reliés à la rue par des passerelles ou de grands escaliers. A l’implantation exemplaire des bâtiments répond une maîtrise raffinée du végétal d’accompagnement, décliné selon les modes habituels aux squares urbains, avec une virtuosité étonnante dus aux talents de l’ingénieur des Services techniques de la ville, Jean Marc, associé à l’équipe de concep-tion dès l’origine de l’opération.Le vocabulaire de l’art des jardins s’adapte au grand ensemble : les espaces sont découpés à partir des courbes de niveau et des allées, et caractérisés par un système de haies et de contre-haies (haies étagées doubles ou triples) constituées de troènes com-muns ou dorés, prunus, berbéris et buffets de laurier, et sont plantés d arbres rythmés et colorés (érables négundo et acacias), ou parfois fastigiés (la gamme d’arbres est d’ailleurs peu riche), selon un dessin géométrique et des alternances de couleurs. Ces espaces verts ne sont réalisés qu’à partir de 1964, après avoir été longtemps laissés en prairies fauchées. Cet état de fait, dû au départ à l’étirement des financements des projets d’espaces exté-rieurs, s’inscrivait aussi dans la logique de conception de notre ingénieur, qui pensait « qu’il était nécessaire de laisser vivre un groupe d’habitations avant de planter » – afin de reprendre notamment les chemins tracés par l’usage.Cette réalisation révèle le décalage entre les réflexions et les savoir-faire architecturaux et paysagers et exprime quelques traits caractéristiques de la pratique paysagiste. Le festonnage des haies qui jalonne les espaces extérieurs rejoint celui des collines boca- gères surplombant les bâtiments. Il rappelle le site environnant et inspirera plus tard l’AUA et Alexandre Chemetoff pour la réhabilitation du quartier de Montreynaud.Relevons que, sans l’action concertée des services de la ville et de l’office d’HLM, qui finança entièrement la réalisation des espaces verts, rien n’aurait été fait à cette époque, compte tenu du désintérêt pour cet aspect du projet des principaux responsables du chantier. « D’ailleurs, à cette époque, les architectes ne jouaient pas au paysagiste… », queleques superbes videos du Ministere de la Cohésion et des Territoires içi : .Naissance d'une banlieue mort d'un village 2000 www.dailymotion.com/video/x1a98izRéalisateur : Sidney Jézéquel Production : Les Films Roger Leenhardt Sujet : la commune de Goussainville (95) --------Quatre murs et un toit 1953 www.dailymotion.com/video/xk6xui Scenario et réalisation Pierre Jallaud MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) ----------------Le Bonheur est dans le béton www.dailymotion.com/video/x413amo - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie ---------------------Beaulieu par son constructeur la Cimaise :" Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.--- Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq ----SAINT-ETIENNE BEAULIEU une barre d’habitation innovanteA l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons. Conception et réalisation d’un quartier entier. Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine la plus grande barre d'Europe avec 540 appartements à sa livraison mi 1964, les chantiers de l'OPAC devenu Métropole-Habitat, www.ina.fr/video/LY00001263522 », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période. Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.Un projet pharaoniqueLe centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville. L’avis de l’architecteDe toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. www.cimaise-architectes.com/realisations/divers/construct... cité HLM labellisée Patrimoine du XXeme siecle -"Il faut bien le dire, avant même d’être livré, Beaulieu est l' un des grands-ensembles, parmis 6 autres qui fasçinait en 1954..En effet c'etait le début de la longue & grande histoire des chantiers de l'Office Public de l'Aménagement et de la Construction* içi, ou à Montreynaud, Solaure, Monthieu etc( l'OPAC l'office public de logements sociaux, devenu plus tard Métropole-Habitat, est la plus importante au niveau National, c'est la plus grosse boite d'HLM). Bref, les habituels promeneurs du coin genre les "Bois du Four (la Metare, le nom ançien, qui par ailleurs appartenait a Mme de Métarie une veuve riche qui légua son domaine soit "la Métare" à la ville, pour un Franc symbolique à l'epoque et aux CHU anciennement les HCL Hospiçes Civils de la Ville comme à Lyon... (on notera qu il y a des tas de logements en centre ville propriété du CHU)..se rendant le dimanchedans le Pilat ou à Rochetaillée et sur les collines* alentours (on en a 7 comme a Rome) font un léger détour par le chantier. Ils constatent alors de visu cet avancement des travaux que la presse qualifie de « belle prouesse ». Le rythme est en effet rapide : « un étage par semaine » pour certaines barres, comme le raconte un témoin. Les « grandes maisons », soient les immeubles de hauteur et nombre de logements importants (IGH), étant alors encore rares dans laville, les Stéphanois n’y sont pas habitués@ les H.L.M. Beaulieu est la 1ere cité Stéphanoise de toutes,. Les barres de dix-sept et quatorze niveaux gises respectivement rues Gomy Herriot et de Vlaminck, ainsi que la tour de 22 niveaux au 33 rue Le-Corbusier,surprennent donc encore pire pour la plus grande barre d'Europe qui arrvera 7 ans plus tard, la Muraille qui mettront certains certaines à la renverse , le gigantisme à l'état brut, du lourd.... La référence qui vient à l’esprit de beaucoup ajoute à la fascination : l’Amérique. « C’est New-York ! c'est tres joile, tres vert... », se rappelle avoir pensé un habitant de la première harre...Mais plus que les immeubles, ce sont surtout les logements qui emportent l’adhésion des « heureux locataires », comme aime à les appeler la presse tout court. La satisfaction procurée aux habitants par l’hygiène et le confort des logements des Grands-Ensembles soit les quartiers NEUF est une information connue, les études de sciences humaines sur le sujet abondent. Aussi, pour le cas de Beaulieu devenu un cas d'Ecole idem pour Montchovet (Beaulieu3) et les transformations de la Marandiniere (Beaulieu2)...Les entretiens réalisés avec des locataires n’apportent pas sur ce point-ci d’éléments nouveaux :les premiers motifs de satisfaction invoqués sont, comme pour bien d’autres Grands-Ensembles Français,l’eau courante, le chauffage central dont sont pourvus les immeubles les plus hauts, les WC intérieurs et salles de bain, l’ensoleillement et la luminosité permis par l’orientation, la hauteur et la disposition des immeubles, les placards et les tout aussi pratiques balcons à parois séchoirs permettant de faire sécher le linge, hiver compris. Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»L"apres guerre...Que prévoit-on pour la reconstruction? Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée. C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.
This photograph of the eye shows an intra-corneal implant in the stroma of the cornea. This lens is actually embedded IN the cornea itself.
Dental implants cost a whole lot less in colleges because in colleges, you will be operated on by medical students.
Seattle’s Best Smiles is a full service Dentist in Seattle. Our Dental Implants practice, offers top-quality general, cosmetic, and restorative dental services.
Contact Details:-
SEATTLE, WA OFFICE
4000 E MADISON STREET, SUITE 201
SEATTLE, WA 98112
(206) 323-5677
Mémoire2cité - A l'état initiale MONTREYNAUD devait etre Gigantesque , le projet complet ne çe fera pas ^^ c'etait la même chose pour Bergson du gigantisme à tout va , le saviez vous? moi oui ;) La tour plein ciel à Montreynaud va être détruite jeudi. Les habitants de Montreynaud parlent de leur quartier et de cette destruction entre nostalgie et soulagement içi en video www.dailymotion.com/video/xmiwfk
À partir de l’analyse de la trajectoire des perceptions de la tour Plein-Ciel à Saint-Étienne, Rachid Kaddour montre que certaines tours de grands ensembles peuvent faire l’objet d’un système de représentations plus complexes que celui, dévalorisant, présenté dans les discours de légitimation de la rénovation urbaine. L’image de la tour est en France encore fortement attachée à celle du logement populaire, du fait notamment de la présence de ce type d’édifice dans les grands ensembles. Or, si l’on parle des tours d’habitat populaire depuis 2003, c’est essentiellement à propos des démolitions : l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) incite les bailleurs à détruire prioritairement dans les zones urbaines sensibles les immeubles les plus imposants, dont les tours les plus hautes. Mais l’image négative du « problème des banlieues » et de ses dysfonctionnements est-elle la seule associée aux tours d’habitat populaire ? Ne tend-elle pas à laisser dans l’ombre d’autres représentations attachées à ces édifices ?
Une réflexion sur la tour Plein-Ciel à Saint-Étienne est, sur ces points, riche d’enseignements. Tenant une place prépondérante dans le paysage stéphanois, emblématique de l’image des grands ensembles, cette tour édifiée en 1972 est démolie en 2011. La constitution et l’analyse d’un corpus d’une dizaine d’images promotionnelles et artistiques (films, photographies de communication) la mettant en scène permet d’en établir une chronique. Cette dernière met en évidence un système de représentations complexe : tout au long de ses quarante ans d’histoire, l’édifice est en effet perçu comme symbole de modernité, emblème de grand ensemble en difficulté et monument dans le paysage stéphanois. Ces deux dernières représentations, l’une stigmatisée, l’autre valorisée, coexistent même lors des dernières années de la vie de l’édifice. Dans toutes ces représentations différenciées et concurrentes, la verticalité de l’édifice tient un rôle essentiel.
Acte 1 : la tour Plein-Ciel, symbole de modernité
L’image la plus ancienne identifiée date de 1970. Il s’agit d’un cliché de la maquette de la zone à urbaniser en priorité (ZUP) de Montreynaud, pris sur le stand de l’exposition « Saint-Étienne demain » de la Foire économique. Cette exposition vante les grandes opérations d’urbanisme en cours dans la ville, et vise à montrer « les transformations de la cité et son nouveau visage », afin de rompre avec la « légende de ville noire, industrielle et fixée dans le XIXe siècle » [1]. L’exposition fait partie d’une communication orchestrée par le maire Michel Durafour (1964‑1977). À partir de 1973, les reportages photographiques ou les films [2] mettent à l’honneur Montreynaud (jusqu’à 4 400 logements prévus) et en particulier sa tour Plein-Ciel (par l’architecte Raymond Martin), avec sa verticalité (18 niveaux), le château d’eau qui la coiffe et sa situation en rupture avec la ville ancienne. À Saint-Étienne comme ailleurs, les raisons de la réalisation de constructions si modernes durant les Trente Glorieuses relèvent en partie de la réponse donnée à la crise du logement et de la réorganisation industrielle du pays (fixation de la main-d’œuvre, industrialisation du BTP). Mais il faut aussi y voir la traduction physique d’un projet sociopolitique moderne porté par un État centralisateur et des pouvoirs publics puissants (Tomas et al. 2003 ; Dufaux et Fourcaut 2004 ; Veschambre 2011). Le pays est alors dans une période où les aspirations et idéologies portent vers la construction d’une nouvelle ère urbaine, avec ses ambitions (le bien-être, l’hygiène…), et en rupture avec les difficultés d’alors (le taudis, la maladie, l’individualisme…). Le logement, jusqu’ici inconfortable et insuffisant, devient l’un des axes majeurs d’intervention : plus de huit millions d’unités sont construites durant la période.
La forme de ces logements se doit d’être aussi moderne que le projet. De grands noms et une nouvelle génération d’architectes sont mobilisés. Ceux-ci dessinent des formes géométriques épurées et, dans les opérations importantes, les évolutions techniques leur permettent de multiplier les signaux que sont les longues barres ou hautes tours autour desquelles se structurent les autres immeubles.
Saint-Étienne, ville industrielle durement frappée par la crise du logement, est exemplaire du mouvement. Les grands ensembles s’y multiplient. Implantés sur des sommets de collines aux entrées de la ville, ils doivent signifier le renouveau. Montreynaud, « nouvelle petite ville à part entière » [3], joue de ce point de vue un rôle clé. Sa tour, en sommet de colline et dont le château d’eau est illuminé la nuit, en est l’emblème, un « symbole de la modernité » [4]. La tour doit son nom au fait de proposer « des appartements en plein-ciel » [5], et l’on peut voir dans cette dénomination une valorisation de la verticalité, à la fois comme source d’oxygène et de lumière, mais aussi comme signal urbain.
Acte 2 : la tour Plein-Ciel, symbole d’un grand ensemble en difficulté
Si l’on classe chronologiquement le corpus d’images identifiées, la tour Plein-Ciel ressurgit significativement dans les champs de la communication institutionnelle et des arts au tournant des années 2000‑2010. Dans la littérature, l’intrigue de la saga Les Sauvages de Sabri Louatah débute à Saint-Étienne, et la tour Plein-Ciel en est un cadre important :
« La tour Plein-Ciel se dressait avec une majesté sinistre au sommet de la colline de Montreynaud […]. À l’aube du XXIe siècle, sa démolition avait été plébiscitée par les riverains […]. La célèbre tour au bol était visible depuis la gare en arrivant de Lyon, et beaucoup de Stéphanois la considéraient […] comme le point doublement culminant de la ville : du haut de ses soixante-quatre mètres qui dominaient les six autres collines mais aussi en tant qu’emblème, d’un désastre urbain éclatant et d’une ville résignée à la désindustrialisation » (Louatah 2011, p. 89).
Cette description exprime bien la situation dans laquelle la tour se trouve à la rédaction du roman : en attente de démolition. En 2011, les photographies de Pierre Grasset (voir un exemple ci-dessous), missionné par la ville, montrent l’édifice moribond. Comment la tour Plein-Ciel a-t-elle pu passer de symbole de modernité à « emblème d’un désastre urbain » condamné à la démolition ? Tout d’abord, une partie des équipements de la ZUP et la moitié seulement des logements sont réalisés, du fait de prévisions démographiques non atteintes (Vant 1981 ; Tomas et al. 2003). L’inachèvement accentue les désagréments de la situation à six kilomètres du centre, derrière des infrastructures lourdes. Ensuite, tout au long des années 1980 et 1990, la population de Montreynaud se paupérise (départ des plus aisés vers la propriété, montée du chômage) et « s’ethnicise », avec pour effet, suivant des mécanismes analysés ailleurs (Tissot 2003 ; Masclet 2005), que le regard porté sur elle change : dans les discours politiques et la presse, Montreynaud acquiert l’image d’un quartier dangereux. Dès lors, le quartier entre dans les réhabilitations puis la rénovation [6], mais sans effet important sur la vacance, la pauvreté, l’échec scolaire, la délinquance ou les discriminations. Pour de nombreux Stéphanois, il devient un « là‑haut » [7] relégué.
La tour devient le symptôme visible de cette dégradation. Des rumeurs se diffusent dès les années 1970 sur sa stabilité et l’isolation du château d’eau [8]. Dix ans après sa livraison, seuls 50 des 90 appartements sont vendus. Cette vacance conduit à l’aménagement d’un « foyer de logements » pour personnes dépendantes psychiatriques qui accentue l’image d’un quartier de relégation. La gestion difficile du foyer et les problèmes financiers d’une partie des propriétaires amènent à classer la copropriété comme « fragile » en 2002. Une étude indique que la démolition « aurait un impact positif sur la requalification du parc de logements du quartier et permettrait également de promouvoir un changement d’image du site » [9]. Le dernier habitant est relogé fin 2008.
Acte 3 : la tour Plein-Ciel, monument symbole de Saint-Étienne
D’autres images du corpus indiquent toutefois que, à partir des années 2000, l’image stigmatisée de la tour Plein-Ciel comme emblème d’un grand ensemble en difficulté entre en tension avec une autre image plus valorisante d’édifice symbole de Saint-Étienne. En en faisant l’un des théâtres stéphanois de sa saga, Sabri Louatah reconnaît à la tour Plein-Ciel une place particulière dans la ville. Cette représentation se retrouve, de manière beaucoup plus consciente et militante, dans d’autres productions artistiques durant les années 2000. La tour est notamment représentée sur les affiches du festival Gaga Jazz. Si le festival se veut d’ampleur régionale, son nom montre un ancrage stéphanois – le « gaga » désigne le parler local. Le choix d’identité visuelle va dans le même sens : il s’agit « d’utiliser l’image d’un bâtiment symbole à Saint-Étienne » [10]. Pour les graphistes, la tour s’impose, parce qu’elle est « un monument connu de tous les Stéphanois ». Un monument qui a les honneurs d’une carte postale en 1987 [11], et qui, comme il se doit, est abondamment photographié. Jacques Prud’homme, par exemple, la montre sur plusieurs sténopés visibles sur son blog [12]. Pour lui aussi, la tour est l’un des « symboles de Saint-Étienne ». Pourquoi la tour Plein-Ciel a-t-elle pu être ainsi considérée comme « un monument ancré dans le paysage stéphanois » [13] ? La combinaison peut-être unique en France d’une tour d’habitation à un château d’eau en fait un édifice singulier. Couplée avec son implantation en sommet de colline, cette singularité fait de la tour un point de repère important pour les Stéphanois, mais aussi pour les nombreux supporters de l’AS Saint-Étienne qui se rendent au stade, dont elle est voisine. D’ailleurs, la tour est utilisée comme édifice emblème de la ville sur au moins un autocollant et un tifo de supporters, aux côtés des symboles miniers (chevalement, « crassiers ») et du stade Geoffroy-Guichard.
Cette représentation faisant de la tour un « monument » aurait pu sauver l’édifice, suivant un mécanisme, classique dans l’histoire du patrimoine, de défense devant une menace de démolition. De nombreux Stéphanois réagissent, et, pour l’association Gaga Jazz, « les affiches et flyers invitant les Stéphanois aux concerts de jazz font aussi office d’actes de revendication pour la conservation ». La nouvelle équipe municipale socialiste de Maurice Vincent, élue en 2008, reconnaît que la tour « représente un symbole » [14]. Elle soumet en 2010 au vote des habitants de Montreynaud deux possibilités : développer la valeur et la fonction de repère de la tour en la transformant en « symbole artistique de la ville de Saint-Étienne » [15] via l’intervention d’un plasticien, ou bien la démolir et aménager un parc : 71 % des votants se prononcent pour la démolition, soit 230 personnes sur les 318 votants. Les défenseurs de la conservation expriment un double regret : l’ouverture du vote aux seuls habitants de Montreynaud, et la très faible mobilisation de ces derniers.
La démolition de la tour a lieu le 24 novembre 2011. Son foudroyage la met une dernière fois sous les projecteurs des nombreux appareils audiovisuels présents. Les images produites s’ajoutent à celles existantes, et constituent autant de traces d’un immeuble dont il n’en reste plus aucune sur le terrain.
Cette fin dramatique donne à cette chronique des allures de représentation théâtrale, en trois actes : naissance puis mort de l’édifice, avec un ultime soubresaut sous la forme d’une tentative vaine de sauvetage au nom du patrimoine. C’est une troisième définition du terme de représentation qui est mobilisée dans cette conclusion. Ce sont en effet des représentations, en images et en mots, qui ont permis de constituer cette chronique de la tour. Cette dernière révèle que trois représentations mentales sont associées à l’édifice et à sa verticalité : pour la puissance publique ayant commandé sa réalisation et pour les premiers résidents, la tour est un symbole de modernité ; pour une partie des Stéphanois, mais aussi pour les acteurs ayant décidé sa démolition, elle est l’emblème d’un grand ensemble stigmatisé ; et enfin, pour d’autres Stéphanois, habitants de Montreynaud ou artistes entre autres, la tour est un objet phare et patrimonial dans le paysage de Saint-Étienne.
Aux côtés, par exemple, de la Tour panoramique à la Duchère (à Lyon), qui a été profondément rénovée, cette mise en évidence de la trajectoire des perceptions de la tour Plein-Ciel permet d’expliciter que la verticalité dont nos villes ont hérité, tout du moins celle présente dans les grands ensembles, fait l’objet d’un système de représentations complexe et en tout cas plus varié que celui présenté dans les discours de légitimation de la rénovation urbaine.
Bibliographie Dufaux, F. et Fourcaut A. (dir.). 2004. Le Monde des grands ensembles, Paris : Créaphis.
Louatah, S. 2011. Les Sauvages, tome 1, Paris : Flammarion–Versilio. Masclet, O. 2005. « Du “bastion” au “ghetto”, le communisme municipal en butte à l’immigration », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 159, p. 10‑25.
Tissot, S. 2003. « De l’emblème au “problème”, histoire des grands ensembles dans une ville communiste », Les Annales de la recherche urbaines, n° 93, p. 123‑129.
Tomas, F., Blanc, J.-N. et Bonilla, M. 2003. Les Grands Ensembles, une histoire qui continue, Saint-Étienne : Publications de l’université de Saint-Étienne.
Vant, A. 1981. Imagerie et urbanisation, recherches sur l’exemple stéphanois, Saint-Étienne : Centre d’études foréziennes. Veschambre, V. 2011. « La rénovation urbaine dans les grands ensembles : de la monumentalité à la banalité ? », in Iosa, I. et Gravari-Barbas, M. (dir.), Monumentalité(s) urbaine(s) aux XIXe et XXe siècles. Sens, formes et enjeux urbains, Paris : L’Harmattan, p. 193‑206.
Notes [1] Extraits tirés du film Saint-Étienne, on en parle (Atlantic Film, 1970) associé à l’exposition. [2] Dont Les grands travaux à Saint-Étienne, ville de Saint-Étienne, 1974.[3] Brochure publicitaire Montreynaud, Saint-Étienne, résidence les Hellènes, non daté. [4] Propos tenus par un habitant installé dès l’époque. [5] Brochure publicitaire Des appartements en plein-ciel. La tour de Montreynaud, non daté. [6] Avec, dans un premier temps, le grand projet de ville (GPV) en 2001, puis la convention avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) en 2005. [7] Expression régulièrement entendue lors des entretiens. 8] « Le château d’eau : mille m³ qui ne fuiront pas », La Tribune, 17 novembre 1978, p. 14. [9] Lettre d’information aux habitants de Montreynaud, ville de Saint-Étienne, mai 2003. [10] Entretien avec Damien et Sébastien Murat (DMS photo), graphistes.
[11] « Saint-Étienne – le quartier de Montreynaud », en dépôt aux archives municipales de Saint-Étienne, réf. : 2FI icono 4401. [12] Voir aussi le blog participatif 42 Yeux : 42yeux.over-blog.com/categorie-11117393.html. [13] Source : « Tour Plein-Ciel : rayonner ou s’effacer », La Tribune–Le Progrès, 4 février 2009, p. 11. [14] Propos de l’adjoint à l’urbanisme, « Tour Plein-Ciel : rayonner ou s’effacer », op. cit., p. 11.
@ FOREZ INFOS : Le 24 novembre 2011, à 10h45, le célèbre immeuble "Plein Ciel" de Montreynaud, qualifié tour à tour de tour-signal, phare de Saint-Etienne, tour de Babel et tour infernale a été foudroyé. Trois points d'observation étaient proposés pour ne rien manquer du "pestacle": rue Gounod, rue Bizet et sur le parking du centre commercial où une foule considérable s'était pressée, armée de portables et d'appareils photos pour immortaliser cet événement "exceptionnel". De nombreux policiers, pompiers, CRS et volontaires de la Sécurité Civile avaient été déployés pour sécuriser le périmètre. Au total, environ 300 personnes. Un hélicoptère survolait la colline. Un premier coup de sirène, à 10 minutes du tir, a retenti puis trois autres, brefs, et enfin le compte à rebours de cinq secondes suivi d'un grand "boom" et d'un nuage de poussière. Le chantier de démolition, confié au groupement GINGER CEBTP Démolition / Arnaud Démolition, avait débuté en juin 2010. Après la phase de désamiantage, les matériaux de l'immeuble (bois, béton, ferraille...) avaient été recyclés puis les murs porteurs affaiblis et percés pour accueillir les charges explosives. Le jour du tir, des bâches de protection avaient été disposées, ainsi que des boudins remplis d'eau pour atténuer la dispersion des poussières. A l'espace Gounod, qui accueillait les personnes évacuées dès 8h du périmètre de sécurité, la régie de quartier, l'AGEF, le collège Marc Seguin proposaient des expositions et diverses animations. L'ambiance était folklorique. Maurice Vincent, accompagné de la préfète de la Loire, Fabienne Buccio, et Pascal Martin-Gousset, Directeur Général Adjoint de l'ANRU, s'est exprimé devant un mur de graffitis haut en couleur sur lequel on pouvait lire "Morice tu vas trop loin" (sic), "Moreno en force" (sic) ou encore "Morice tu nous enlève une partie de notre enfance (sic)".
" Je suis parfaitement conscient que cette destruction renvoie à l'enfance, à la jeunesse pour certains des habitants et que ce n'est pas forcément un moment gai", a déclaré le sénateur-maire. Mais de souligner: "C'est de la responsabilité politique que j'assume que d'indiquer la direction de ce qui nous paraît être l'intérêt général."
A la place, il est prévu un espace vert avec des jeux pour enfants et un belvédère. Les premières esquisses du projet doivent être présentées au premier semestre 2012. Rappelons que les habitants du quartier - et seulement eux - avaient été invités le 27 juin 2009 à se prononcer sur le devenir de la tour. L'option de la démolition avait été retenue par 73% des 319 votants. " L'espace public à créer le sera avec la participation des usagers", soulignaient à l'époque M. Vincent et F. Pigeon, son adjoint à l'urbanisme. Ce vieux sage venu en bus, qui regrettait d'avoir manqué la démolition de la Muraille de Chine, nous avait dit simplement: " Il vaut mieux voir ça qu'un tremblement de terre." Et une jeune fille du quartier, inénarrable : " La vérité ! ça fait un trou maintenant. On dirait qu'ils nous ont enlevé une dent !"
L' architecte de l'immeuble "Plein Ciel" fut Raymond Martin, également architecte en chef de la Zone à Urbaniser en Priorité de Montreynaud/Nord-Est et Stéphanois . Celle-ci avait été créée par un arrêté ministériel le 11 mars 1966. Sur 138 hectares, afin de rééquilibrer la ville au nord et prendre le relais du grand ensemble Beaulieu-La Métare, il était prévu initialement d'y accueillir de 13 à 15 000 habitants. Le programme portait sur la création de 3300 logements dont 300 à 500 maisons individuelles. Les logements restants, collectifs, étant composés d'immeubles en copropriété et, pour les deux tiers, d'HLM. voir sur la toile d'un tifo, stade Geoffroy Guichard.
L'aménagement fut concédé fin 1967 à la Société d'Economie Mixte d'Aménagement de Saint-Etienne (SEMASET), initiée en 1963 (municipalité Fraissinette) et constituée en 1965 (municipalité Durafour). En 1970, la SEMSET ajoutait d'abord 600 logements supplémentaires. Peu à peu, le programme de la ZUP fut porté à 4400 logements. Il prévoit aussi de nombreux équipements tels que crèche et halte-garderies, gymnases, centre social et centres commerciaux, deux collèges, huit groupes scolaires. Dans un entretien accordé au Dauphiné Libéré (7 août 1967), Martin expliquait vouloir créer à Montreynaud "une sorte de petite ville agréable à habiter, plutôt qu'un quartier excentré sans âme", avec des "magasins littéralement noyés dans la verdure" et des "voitures qui rouleront sur des rampes souterraines" ! Il indiquait que les travaux allaient débuter en 68 et durer 6 six ans. " Nous commencerons par le plateau central qui comportera 1800 logements répartis dans des immeubles relativement peu élevés, la plupart de 5 ou 6 étages, et une tour pour donner la ligne verticale."
S'agit-il de LA tour ou de cet autre immeuble, baptisé "Les Héllènes" sur un prospectus de l'époque, futur "Le Palatin", près d'un forum digne de l'Atlantide ? Les travaux, en tout cas, ne débutèrent vraiment, semble-t-il, qu'en 1970 d'après un mémoire consultable aux archives municipales (fonds de l'association "Vitrine du quartier" de Montreynaud). On y lit aussi, à travers le témoignage d'un ouvrier qui travailla sur les premiers immeubles, que le premier en date aurait été la tour "Plein Ciel" elle -même. Ce qui lui vaudrait bien son appellation de "tour-signal" qu'on retrouve dans divers documents. Mais qui interroge. D'après la brochure publiée par la Ville de Saint-Etienne à l'occasion de la démolition, sa construction n'aurait démarré qu'en 1972. Le problème, c'est que s'il existe une masse considérable de documentation sur la ZUP, on a trouvé à ce jour peu de choses sur la tour elle-même, à moins d'avoir mal cherché. Elle aurait été inaugurée en 1974 par la CIVSE, le promoteur, mais sans avoir la date exacte, nos recherches dans la presse locale, au hasard, n'ont rien donné. Il y a peut-être une explication. Le château d'eau aurait été construit d'abord et les habitations ensuite.
voir les Flyers de l'association "Gaga Jazz"
Le mémoire en question précise que Montreynaud devait bénéficier d'une "révolution technologique", à savoir la construction par éléments, le préfabriqué, plus rapide et rentable, les éléments d'immeuble étant désormais construits en usine à Andrézieux... Reste que d'après François Tomas, fin 1972, 1897 logements seulement, pour n'en rester qu'aux logements, avaient été construits, et 2839 en 1977 (La création de la ZUP de Montreynaud, chronique d'un échec, in Les grands ensembles, une histoire qui continue, PUSE 2003). On renvoie le lecteur qui voudrait en savoir plus sur l'histoire de la ZUP, ses déboires, la crise économique, l'aménagement de Saint-Saens et Chabrier (1981), à cet ouvrage, à André Vant (La politique urbaine stéphanoise), aux archives, de la SEMASET notamment, et à la presse, de l'année 74 en particulier.
Ce qui nous intéresse, c'est la tour, photographiée un nombre incalculable de fois. Le mémoire, toujours (le nom de l'auteur et l'année de rédaction nous sont inconnus), évoque des rumeurs, à son sujet, dès ses premières années : "On sait que le côté spectaculaire des travaux de Montreynaud alimente les rumeurs, voire les peurs collectives.... La Tour Arc-en-Ciel (sic) s'enfonce... La vasque fuit et inonde les habitants... Face à ces bruits, certains disent que ce n'est vrai, d'autres que c'est faux et qu'il ne faut pas y croire. Mais il y a parfois des vérités intermédiaires, du moins des indices réels qui donnent à penser... Ainsi, il y a bien eu des infiltrations mais seulement à proximité des réservoirs intermédiaires à édifiés au pied de la tour. De l'eau de ruissellement risquait d'atteindre les conteneurs d'eau potable et les transformateurs électriques. La Ville assigne les entreprises en malfaçon devant le tribunal administratif de Lyon en octobre 1975. Des experts sont désignés et l'affaire se termine par un procès-verbal de conciliation prévoyant le partage des travaux de remise en état, qui s'élèvent à 66000 francs, entre l'entreprise générale et l'entreprise de maçonnerie."
voir le Graffiti, Restos du coeur, Chavanelle
Un article de 1978, paru dans La Tribune-Le Progrès, évoque le château d'eau, "cette belle oeuvre de la technique humaine (...) objet depuis sa naissance de la risée des gens". " Soixante-cinq mètres, 1000 m3 de contenance, le château d'eau de Montreynaud coiffant la tour de son dôme renversé s'élance orgueilleusement tout en haut de la colline, superbe perspective des temps modernes. Il rassemble à ses pieds, aux quatre points cardinaux le vaste océan de béton de toute la ZUP dont il est devenu un symbole face à l'agglomération stéphanoise. Le soir, illuminé, il brille tel un phare dans la nuit, accrochant les regards à plusieurs km à la ronde."
On tour, "Montreynaud la folie", sac de collégien (Terrenoire)
L'article se fait l'écho des rumeurs. On dit qu'il oscille par grand vent, géant aux pieds d'argile, que son réservoir fuit. Et l'article d'expliquer que l'oscillation (qui pour certains prendrait des allures inquiétantes) "est tout à fait normale en raison de la hauteur de l'édifice" mais que son pied est fiché à huit mètres dans un sol rocheux. Quant au réservoir, il ne fuit pas. "Si l'eau en coule parfois, c'est tout simplement de l'eau de pluie qui s'écoule paisiblement par des gargouillis". L'alimentation de la ZUP provient d'un réservoir de 10 000 m3 situé au Jardin des plantes et dont l'eau est amenée, par une conduite de 600 mm, dans des réservoirs de 2000 m3 au pied de la colline. Une station de pompage refoule ensuite l'eau au château de la tour qui alimente à son tour la ZUP. Ce château, en béton armé, n'est pas collé à la tour mais en est désolidarisé. Son fût a 3,50 mètres de tour de taille et la vasque, à laquelle on peut accéder aussi par une échelle de 300 barreaux, 21 mètres de diamètre. Par la suite, une antenne, l'antenne de M'Radio, y sera plantée. Haute d'une dizaine de mètres, elle était fixée par des haubans. Différents émetteurs d'entreprises de télécommunication viendront la rejoindre.
Concernant les appartements, dès 1974, évoquant une "psychose de la tour", Loire Matin écrit que seulement 20 logements ont trouvé preneur. " Avec les difficultés sociales qui apparaissent dans les grands ensembles au début des années 80, la commercialisation devient difficile: 40 logements restent invendus", indique la Ville de Saint-Etienne. Loire Matin encore, dans un article de 1987 - la CIVSE ayant depuis déposé le bilan - revient sur le cas de cette "tour infernale (...) droite comme un i (...) symbole de tout un quartier" et l' "une des premières visions que l'on a de Saint-Etienne". Les prix sont certes attractifs mais "de plus en plus de gens désirent, s'ils doivent acheter, posséder une maison bien à eux". Ils fuient les grands ensembles. Qui plus est au coeur d'un quartier qui jouit d'une mauvaise réputation.
voir le Projet de Marc Chopy youtu.be/OoIP7yLHOQM
Un autre article, de 1995, indique qu'une dizaine d'appartements sont en vente et qu'un F3 coûte moins de 100 000 francs. Quelques années auparavant, un nombre important d'appartements inoccupés avaient été rachetés et transformés en studios. Gérés par une SCI, ils furent loués à des personnes âgées, accompagnée par une association, "Age France", à une population en proie à des problèmes sociaux ou de santé mais dont l'état ne nécessitait pas d'hospitalisation totale. " La présence de ces locataires ne semble pas du meilleur goût aux yeux de certains copropriétaires", relevait le journaliste. On retrouve ces locataires cinq ans plus tard dans un article intitulé "Les oubliés de la tour". Une soixantaine d'hommes et de femmes "de tous âges, soit handicapés mentaux, soit physique (...) certains placés ici par l'hôpital de Saint-Jean-Bonnefonds" et secourus par le Secours catholique, vivent alors dans la tour. C'est aussi à cette époque que l'artiste Albert-Louis Chanut avait son atelier au pied de l'immeuble.
Le sort de la tour se joua dans les années 2000. A l'aube du XXIe siècle, le 30 décembre 2000, un incendie se déclare dans un de ses étages, mettant en évidence des problèmes de sécurité. De 2001 à 2003, une commission de plan de sauvegarde valide le scénario de démolition, inscrit dans la convention ANRU en avril 2005. Le rachat des logements et le relogement des locataires débute cette même année, pour s'achever en 2009. Il restait deux familles en 2008
En février 2009, lors d'un conseil municipal, l'adjoint à l'urbanisme déclarait: " La destruction de la fonction d'habitation de la tour est un point acté sur lequel nous ne reviendrons pas. Cette tour n'a plus vocation à être habitée. Cela passe donc forcément par une démolition au moins partielle. Ce principe étant posé, faut-il détruire la structure de la tour ou, au contraire, essayer de trouver une solution pour intégrer sa silhouette dans le paysage urbain ? J'ai déjà abordé la question à l'occasion d'un conseil municipal au mois de juin. Nous avions précisé que la tour de Montreynaud constitue un édifice marquant dans le paysage urbain de Saint-Etienne. C'est un point de repère pour celles et ceux qui habitent Montreynaud, mais aussi pour celles et ceux qui passent à Saint-Etienne. Elle est donc remarquée et remarquable par l'ensemble des personnes que nous côtoyons, qu'il s'agisse de simples passants, d'habitants de Saint-Etienne ou d'urbanistes de renom. Il est important de préciser que nous ne prendrons pas seuls la décision. Nous allons sans doute aboutir à deux possibilités : une destruction totale de cet édifice ou une destruction partielle. Dans tous les cas, il sera mené un travail de concertation par M. Messad, en qualité d'élu référent du quartier, et par Mme Perroux, en qualité d'adjointe sur les questions de démocratie participative. C'est donc par une consultation des habitants de Montreynaud que nous trancherons sur la base de deux projets qui seront présentés et chiffrées.Toutes ces questions seront tranchées à l'été 2009. Par ailleurs, puisque vous citez mes propos, je voudrais les contextualiser et citer M. le Maire qui était intervenu au même moment et qui disait : « Nous pensons qu'il faut imaginer, à la place de la tour, un espace qui fasse le plus grand consensus avec les habitants, qui marque une évolution, un renouvellement du quartier ». C'est là un point extrêmement important. Il n'est pas contradictoire d'envisager une mutation du quartier et que cette tour ne soit plus habitée, avec l'idée consistant à en conserver une trace sous une forme ou sous une autre, en conservant sa silhouette ou en envisageant un oeuvre d'art se substituant à cet édifice..."Implosion Tour Plein Ciel Montreynaud Saint-Etienne
www.youtube.com/watch?v=6afw_e4s1-Y - www.forez-info.com/encyclopedie/traverses/21202-on-tour-m... -
La tour Plein Ciel à Montreynaud a été démolie le jeudi 24 novembre 2011 à 10h45. youtu.be/ietu6yPB5KQ - Mascovich & la tour de Montreynaud www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE -Travaux dalle du Forum à Montreynaud Saint-Etienne www.youtube.com/watch?v=0WaFbrBEfU4 & içi www.youtube.com/watch?v=aHnT_I5dEyI - et fr3 là www.youtube.com/watch?v=hCsXNOMRWW4 -
@ LES PRESSES
St-Etienne-Montreynaud, Historique de la Zup,
1954 et 1965 : Saint-Etienne, ravagée par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, et surnommée "capitale des taudis", est alors en manque de logements (50% de la population vit dans un logement de moins de 1 pièce !), tandis que sa population augmente d'année en année grâce aux activités industrielles. De ce fait, le premier projet (expérimental) de grands ensembles voit le jour : Beaulieu. Il fournit des dizaines de logements avec tout le confort moderne : c'est un succès.
En 1965, il faut toujours et encore plus de logements : le projet de la Muraille de Chine naît, avec 450 logements de créés (plus grande barre d'habitation d'Europe !). Cette barre est finalement dynamitée le 27 mai 2000 (voir vidéo sur YouTube).
Années 1970 : Saint-Etienne est toujours en manque de logements, certains des immeubles du XIXe siècle étant vétustes. Un énorme projet voit lui aussi le jour : Montreynaud, sur la colline éponyme du nord-est de la ville, encore vierge (on y chassait même !). 22 000 prsonnes peuvent alors être logées dans ces nouveaux grands ensembles. L'architecte Raymond Martin dessine les plans de la majorité des bâtiments, dont ceux de la tour Plein Ciel. La construction débute, la tour est achevée en 1972. Cette dernière surplombe désormais le bassin stéphanois du haut de ses 63 m (92 avec l'antenne). Les appartements sont plutôt grands, de nombreux cadres emménagent dedans. Néanmoins, le choc pétrolier de 1973 a un effet notoire : 45 % des logements ne sont pas vendus.
Au fil des années, le quartier prend mauvaise image, les habitants de la tour et des barres qui en ont les moyens quittent le quartier.
30 décembre 2000 : un incendie se déclare au 11e étage, les pompiers montreront par la suite certaines anomalies dans le bâtiment. La tour se dépeuple peu à peu.
2002 : première évocation de la possible démolition de la Tour, symbole du quartier, qui n'est plus rentable et vétuste.
La démolition est prévue pour 2008.
27 juin 2009 : la nouvelle municipalité décide d'un référendum auprès des habitants du quartier, pour décider de l'avenir de la Tour. De nombreux projets sont évoqués, bien sûr la démolition, mais aussi la transformation en oeuvre d'art, la création d'un restaurant panoramique et même d'un hôtel de police. 73% des personnes ayant voté décident de la démolir : le destin de la Tour Plein Ciel est désormais scellé ...
2009-2011 : la Tour est démantelée et surtout désamiantée.
24 novembre 2011 : à 10h47, la Tour Plein Ciel est foudroyée devant 1000 personnes environ (vidéo disponible sur YouTube). Elle s'effondre, avec sa célèbre coupole tout en élégance en quelques secondes. Puis, elle sert de terrain d'entraînement à 120 pompiers du département, comme lors d'un séisme. Maintenant, l'emplacement de la Tour est un espace vert.
Particularités de cette Tour :
- Visible de quasiment tout le territoire stéphanois
- Sa coupole sur le toit qui n'est ni une soucoupe volante ni un le lieu de tournage de Rencontres du 3e type ;)
Une matinée pour tourner une page, celle de quarante ans d'histoire. Une histoire pour la tour Plein Ciel et ses 18 étages perchés sur la colline de Montreynaud, à Saint-Etienne. Drôle d'histoire.
En 1970 elle est construite par l’architecte Raymond Martin comme une tour de Babel un peu pharaonique qui doit symboliser le renouveau de la ville noire. Mais l’édifice tombe rapidement en désuétude. Il faudra attendre 2009 et un référendum pour officialiser sa destruction. Des histoires pour les habitants de Montreynaud, qui pour certains sont nés et ont grandi à l’ombre de cette tour et de son château d’eau. « Un bol de couscous qui nous rappelait qu’ici c’était chez nous », témoigne joliment Sarah, agrippée au bras de son amie, qui ne cache pas son émotion alors que la tour est sur le point d’être démolie. Elles évoquent leurs souvenirs d’enfance. « Pour nous c’était plus qu’un monument. On passait tout notre temps dans cette tour quand on était petites. Le dentiste, le docteur, les chasses à l’homme… C’était aussi un point de repère, c’était le charme de Montreynaud. »
Pour Imane, 22 ans, « c’est le symbole de Montreynaud qui disparaît. Quand on était à Saint-Etienne, on se repérait grâce à la tour. C’était le seul quartier qui ait un symbole très visible. » A l’intérieur du gymnase Gounod, c’est l’effervescence. 650 personnes, habitant les bâtiments voisins, ont été évacuées le matin même. Elles regagneront leurs logements aux alentours de midi. En attendant, on boit un café, on mange des croissants, on échange sur ce qui apparaît à tous comme un « événement ». La démolition de la tour Plein Ciel n’est pas loin de concurrencer en termes de popularité une rencontre de l’ASSE, à tel point que la Ville a installé un écran géant dans le gymnase afin de savourer au plus près le spectacle. Les images sont rediffusées en boucle. Le film défile au ralenti. Celui de cette tour qui s’effondre en une poignée de secondes, laissant derrière elle un grand nuage de fumée et des tonnes de gravats.
Un pas franchi dans la rénovation urbaine du quartier
Plus loin un groupe de jeunes garçons s’emportent : « Pourquoi ils démolissent la tour, c’est pas bien ! C’est depuis qu’on est né qu’on la connaît, c’est notre emblème, notre symbole ! Elle est grande en plus, 65 m de haut ! Mais qu’est-ce qu’ils vont faire à la place ? Un parc ? Mais ils vont tout laisser pourrir. A Montreynaud, à chaque fois qu’ils mettent un parc il est pété ! ». Dans ce quartier à forte mixité sociale, où l’on ne manie pas la langue de bois, quelques rares habitants font figure d’exception, et se réjouissent : « Elle tombait en morceaux, c’était pitoyable, lâche G. Je ne comprends pas quand j’entends parler d’emblème, de symbole. Quel emblème ? C’était un immeuble insalubre. Depuis 29 ans, on a vue sur cette tour depuis notre salon. Je peux vous dire que ces derniers temps on ne se sentait pas en sécurité. » Pour G., la démolition de la tour Plein ciel peut participer d’un futur embellissement de Montreynaud.
C’est un pas franchi dans la rénovation urbaine du quartier, comme le souligne Pascal Martin Gousset, directeur général adjoint de l’Anru (Agence nationale de la rénovation urbaine). « L’enjeu ce n’est pas la démolition d’un bâtiment mais la reconstruction d’un quartier. Cette forme de bâtiment sur un site excentré n’était pas forcément adaptée à la demande. 40 logements n’ont jamais été vendus sur les 90. Or lorsqu’un immeuble ne correspond plus à une demande, il ne faut pas s’acharner. » Pour Pascal Martin Gousset, ni la transformation de la tour en objet d’art urbain ni sa rénovation n’ont été sérieusement envisagées. « Il y a un attachement psychologique qui est humain mais il faut vivre avec son temps. La rénovation aurait coûté trop cher. » La restructuration de Montreynaud devrait se poursuivre conformément aux plans de l’Anru. Le coût global de la rénovation urbaine sur le quartier se porte à 106 M€.
Producto:
VITIS® implant brush
Descripción del producto:
El cepillo VITIS® implant brush ayuda a reducir la placa bacteriana (biofilm oral) en portadores de implantes dentales.
Propiedades del producto:
- VITIS® Implant Brush dispone de un cabezal pequeño y redondeado con filamentos de Tynex® extra suaves que facilitan una limpieza en profundidad de los implantes dentales.
- Tiene un cuello maleable y flexible y un mango anatómico con estrías antideslizantes.
- Incorpora un capuchón que protege los filamentos y mantiene el cabezal en condiciones óptimas.
- Su uso diario está indicado para la higiene bucal de personas con implantes que buscan una limpieza cuidadosa y completa.
Modo de empleo:
Cepillar los dientes un mínimo de 2 veces al día o después de cada comida.
Presentación:
Disponible en color azul y transparente.
Consulte en nuestra página web más información sobre VITIS® implant brush:
A spiral dental implant with sharp thread comes in lengths 5mm, 6mm, 7mm and 8mm with 4.2mm and 5mm diameter.
If you are looking for the clinic for changing the shape, size and contour of your breast, then Vital clinic is the one you should contact. It is the best clinic which will provide you breast implant surgery in Delhi at the best and affordable price. For more details visit:- www.vitalclinic.com/
If you’ve recently lost one or more natural teeth, you are likely looking forward to a conversation with your dentist about what can be done to fill the gap left behind. Your dentist may recommend a bridge, implant or dentures. There are many other solutions a dentist can suggest after tests and examinations. So, what are you waiting for? Cavanagh Dental in Edmonton provides quality teeth implant services with 7 days of booking availabilities.
Visit our website to know more at www.cavanaghdental.ca/our-services/dental-implants/ or call us staright away for bookings at 780-900-2595!
There is good news for people who have been suffering from loose and ill-fitting dentures – dental implants could be the answer to restore your oral health, and your happiness.
www.dentalsphere.in/blog/dental-implants-for-loose-dentures/
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Though it may not be evident, this isn't just an empty hole...the dental implant (basically a screw) has already been put in. The only thing not on yet was the temporary crown and the cap for the screw that holds the crown.
Stockholm, Sweden.
Taken near Mosebacke outdoor restaurant (closed this day).
There's a story behind this statue. They represent two women who drowned by jumping off a nearby bridge with a stone tied around their feet. They were lesbian living in a time of intolerance of lesbianism. It could have been murder, though. Many think it was murder. The police probably didn't do to much to find out.
A couple of weeks back, we met a couple in a pub in Canterbury, and they had been out exploring the city and said they were disappointed by the cathedral.
Not enough labels they said.
That not withstanding, I thought it had been some time since I last had been, so decided to revisit, see the pillars of Reculver church in the crypt and take the big lens for some detail shots.
We arrived just after ten, so the cathedral was pretty free of other guests, just a few guides waiting for groups and couples to guide.
I went round with the 50mm first, before concentrating on the medieval glass which is mostly on the south side.
But as you will see, the lens picked up so much more.
Thing is, there is always someone interesting to talk to, or wants to talk to you. As I went around, I spoke with about three guides about the project and things I have seen in the churches of the county, and the wonderful people I have met. And that continued in the cathedral.
I have time to look at the tombs in the Trinity Chapel, and see that Henry IV and his wife are in a tomb there, rather than ay Westminster Abbey. So I photograph them, and the Black Prince on the southern side of the chapel, along with the Bishops and Archbishops between.
Round to the transept and a chance to change lenses, and put on the 140-400mm for some detailed shots.
I go round the cathedral again.
Initially at some of the memorials on the walls and the canopy of the pulpit, but it is the windows that are calling.
At least it was a bright, sunny day outside, which meant light was good in the cathedral with most shots coming out fine with no camera shake.
As I edit the shots I am stunned at the details of windows so high up they mostly seem like blocks of colour.
And so far, I have only just started to edit these shots.
------------------------------------------
St Augustine, the first Archbishop of Canterbury, arrived on the coast of Kent as a missionary to England in 597AD. He came from Rome, sent by Pope Gregory the Great. It is said that Gregory had been struck by the beauty of Angle slaves he saw for sale in the city market and despatched Augustine and some monks to convert them to Christianity. Augustine was given a church at Canterbury (St Martin’s, after St Martin of Tours, still standing today) by the local King, Ethelbert whose Queen, Bertha, a French Princess, was already a Christian.This building had been a place of worship during the Roman occupation of Britain and is the oldest church in England still in use. Augustine had been consecrated a bishop in France and was later made an archbishop by the Pope. He established his seat within the Roman city walls (the word cathedral is derived from the the Latin word for a chair ‘cathedra’, which is itself taken from the Greek ‘kathedra’ meaning seat.) and built the first cathedral there, becoming the first Archbishop of Canterbury. Since that time, there has been a community around the Cathedral offering daily prayer to God; this community is arguably the oldest organisation in the English speaking world. The present Archbishop, The Most Revd Justin Welby, is 105th in the line of succession from Augustine. Until the 10th century, the Cathedral community lived as the household of the Archbishop. During the 10th century, it became a formal community of Benedictine monks, which continued until the monastery was dissolved by King Henry VIII in 1540. Augustine’s original building lies beneath the floor of the Nave – it was extensively rebuilt and enlarged by the Saxons, and the Cathedral was rebuilt completely by the Normans in 1070 following a major fire. There have been many additions to the building over the last nine hundred years, but parts of the Quire and some of the windows and their stained glass date from the 12th century. By 1077, Archbishop Lanfranc had rebuilt it as a Norman church, described as “nearly perfect”. A staircase and parts of the North Wall – in the area of the North West transept also called the Martyrdom – remain from that building.
Canterbury’s role as one of the world’s most important pilgrimage centres in Europe is inextricably linked to the murder of its most famous Archbishop, Thomas Becket, in 1170. When, after a long lasting dispute, King Henry II is said to have exclaimed “Who will rid me of this turbulent priest?”, four knights set off for Canterbury and murdered Thomas in his own cathedral. A sword stroke was so violent that it sliced the crown off his skull and shattered the blade’s tip on the pavement. The murder took place in what is now known as The Martyrdom. When shortly afterwards, miracles were said to take place, Canterbury became one of Europe’s most important pilgrimage centres.
The work of the Cathedral as a monastery came to an end in 1540, when the monastery was closed on the orders of King Henry VIII. Its role as a place of prayer continued – as it does to this day. Once the monastery had been suppressed, responsibility for the services and upkeep was given to a group of clergy known as the Chapter of Canterbury. Today, the Cathedral is still governed by the Dean and four Canons, together (in recent years) with four lay people and the Archdeacon of Ashford. During the Civil War of the 1640s, the Cathedral suffered damage at the hands of the Puritans; much of the medieval stained glass was smashed and horses were stabled in the Nave. After the Restoration in 1660, several years were spent in repairing the building. In the early 19th Century, the North West tower was found to be dangerous, and, although it dated from Lanfranc’s time, it was demolished in the early 1830s and replaced by a copy of the South West tower, thus giving a symmetrical appearance to the west end of the Cathedral. During the Second World War, the Precincts were heavily damaged by enemy action and the Cathedral’s Library was destroyed. Thankfully, the Cathedral itself was not seriously harmed, due to the bravery of the team of fire watchers, who patrolled the roofs and dealt with the incendiary bombs dropped by enemy bombers. Today, the Cathedral stands as a place where prayer to God has been offered daily for over 1,400 years; nearly 2,000 Services are held each year, as well as countless private prayers from individuals. The Cathedral offers a warm welcome to all visitors – its aim is to show people Jesus, which we do through the splendour of the building as well as the beauty of the worship.
www.canterbury-cathedral.org/heritage/history/cathedral-h...
-------------------------------------------
History of the cathedral
THE ORIGIN of a Christian church on the scite of the present cathedral, is supposed to have taken place as early as the Roman empire in Britain, for the use of the antient faithful and believing soldiers of their garrison here; and that Augustine found such a one standing here, adjoining to king Ethelbert's palace, which was included in the king's gift to him.
This supposition is founded on the records of the priory of Christ-church, (fn. 1) concurring with the common opinion of almost all our historians, who tell us of a church in Canterbury, which Augustine found standing in the east part of the city, which he had of king Ethelbert's gift, which after his consecration at Arles, in France, he commended by special dedication to the patronage of our blessed Saviour. (fn. 2)
According to others, the foundations only of an old church formerly built by the believing Romans, were left here, on which Augustine erected that, which he afterwards dedicated to out Saviour; (fn. 3) and indeed it is not probable that king Ethelbert should have suffered the unsightly ruins of a Christian church, which, being a Pagan, must have been very obnoxious to him, so close to his palace, and supposing these ruins had been here, would he not have suffered them to be repaired, rather than have obliged his Christian queen to travel daily to such a distance as St. Martin's church, or St. Pancrace's chapel, for the performance of her devotions.
Some indeed have conjectured that the church found by St. Augustine, in the east part of the city, was that of St.Martin, truly so situated; and urge in favor of it, that there have not been at any time any remains of British or Roman bricks discovered scattered in or about this church of our Saviour, those infallible, as Mr. Somner stiles them, signs of antiquity, and so generally found in buildings, which have been erected on, or close to the spot where more antient ones have stood. But to proceed, king Ethelbert's donation to Augustine was made in the year 596, who immediately afterwards went over to France, and was consecrated a bishop at Arles, and after his return, as soon as he had sufficiently finished a church here, whether built out of ruins or anew, it matters not, he exercised his episcopal function in the dedication of it, says the register of Christ-church, to the honor of Christ our Saviour; whence it afterwards obtained the name of Christ-church. (fn. 4)
From the time of Augustine for the space of upwards of three hundred years, there is not found in any printed or manuscript chronicle, the least mention of the fabric of this church, so that it is probable nothing befell it worthy of being recorded; however it should be mentioned, that during that period the revenues of it were much increased, for in the leiger books of it there are registered more than fifty donations of manors, lands, &c. so large and bountiful, as became the munificence of kings and nobles to confer. (fn. 5)
It is supposed, especially as we find no mention made of any thing to the contrary, that the fabric of this church for two hundred years after Augustine's time, met with no considerable molestations; but afterwards, the frequent invasions of the Danes involved both the civil and ecclesiastical state of this country in continual troubles and dangers; in the confusion of which, this church appears to have run into a state of decay; for when Odo was promoted to the archbishopric, in the year 938, the roof of it was in a ruinous condition; age had impaired it, and neglect had made it extremely dangerous; the walls of it were of an uneven height, according as it had been more or less decayed, and the roof of the church seemed ready to fall down on the heads of those underneath. All this the archbishop undertook to repair, and then covered the whole church with lead; to finish which, it took three years, as Osbern tells us, in the life of Odo; (fn. 6) and further, that there was not to be found a church of so large a size, capable of containing so great a multitude of people, and thus, perhaps, it continued without any material change happening to it, till the year 1011; a dismal and fatal year to this church and city; a time of unspeakable confusion and calamities; for in the month of September that year, the Danes, after a siege of twenty days, entered this city by force, burnt the houses, made a lamentable slaughter of the inhabitants, rifled this church, and then set it on fire, insomuch, that the lead with which archbishop Odo had covered it, being melted, ran down on those who were underneath. The sull story of this calamity is given by Osbern, in the life of archbishop Odo, an abridgement of which the reader will find below. (fn. 7)
The church now lay in ruins, without a roof, the bare walls only standing, and in this desolate condition it remained as long as the fury of the Danes prevailed, who after they had burnt the church, carried away archbishop Alphage with them, kept him in prison seven months, and then put him to death, in the year 1012, the year after which Living, or Livingus, succeeded him as archbishop, though it was rather in his calamities than in his seat of dignity, for he too was chained up by the Danes in a loathsome dungeon for seven months, before he was set free, but he so sensibly felt the deplorable state of this country, which he foresaw was every day growing worse and worse, that by a voluntary exile, he withdrew himself out of the nation, to find some solitary retirement, where he might bewail those desolations of his country, to which he was not able to bring any relief, but by his continual prayers. (fn. 8) He just outlived this storm, returned into England, and before he died saw peace and quientness restored to this land by king Canute, who gaining to himself the sole sovereignty over the nation, made it his first business to repair the injuries which had been done to the churches and monasteries in this kingdom, by his father's and his own wars. (fn. 9)
As for this church, archbishop Ægelnoth, who presided over it from the year 1020 to the year 1038, began and finished the repair, or rather the rebuilding of it, assisted in it by the royal munificence of the king, (fn. 10) who in 1023 presented his crown of gold to this church, and restored to it the port of Sandwich, with its liberties. (fn. 11) Notwithstanding this, in less than forty years afterwards, when Lanfranc soon after the Norman conquest came to the see, he found this church reduced almost to nothing by fire, and dilapidations; for Eadmer says, it had been consumed by a third conflagration, prior to the year of his advancement to it, in which fire almost all the antient records of the privileges of it had perished. (fn. 12)
The same writer has given us a description of this old church, as it was before Lanfranc came to the see; by which we learn, that at the east end there was an altar adjoining to the wall of the church, of rough unhewn stone, cemented with mortar, erected by archbishop Odo, for a repository of the body of Wilfrid, archbishop of York, which Odo had translated from Rippon hither, giving it here the highest place; at a convenient distance from this, westward, there was another altar, dedicated to Christ our Saviour, at which divine service was daily celebrated. In this altar was inclosed the head of St. Swithin, with many other relics, which archbishop Alphage brought with him from Winchester. Passing from this altar westward, many steps led down to the choir and nave, which were both even, or upon the same level. At the bottom of the steps, there was a passage into the undercroft, under all the east part of the church. (fn. 13) At the east end of which, was an altar, in which was inclosed, according to old tradition, the head of St. Furseus. From hence by a winding passage, at the west end of it, was the tomb of St. Dunstan, (fn. 14) but separated from the undercroft by a strong stone wall; over the tomb was erected a monument, pyramid wife, and at the head of it an altar, (fn. 15) for the mattin service. Between these steps, or passage into the undercroft and the nave, was the choir, (fn. 16) which was separated from the nave by a fair and decent partition, to keep off the crowds of people that usually were in the body of the church, so that the singing of the chanters in the choir might not be disturbed. About the middle of the length of the nave, were two towers or steeples, built without the walls; one on the south, and the other on the north side. In the former was the altar of St. Gregory, where was an entrance into the church by the south door, and where law controversies and pleas concerning secular matters were exercised. (fn. 17) In the latter, or north tower, was a passage for the monks into the church, from the monastery; here were the cloysters, where the novices were instructed in their religious rules and offices, and where the monks conversed together. In this tower was the altar of St. Martin. At the west end of the church was a chapel, dedicated to the blessed Virgin Mary, to which there was an ascent by steps, and at the east end of it an altar, dedicated to her, in which was inclosed the head of St. Astroburta the Virgin; and at the western part of it was the archbishop's pontifical chair, made of large stones, compacted together with mortar; a fair piece of work, and placed at a convenient distance from the altar, close to the wall of the church. (fn. 18)
To return now to archbishop Lanfranc, who was sent for from Normandy in 1073, being the fourth year of the Conqueror's reign, to fill this see, a time, when a man of a noble spirit, equal to the laborious task he was to undertake, was wanting especially for this church; and that he was such, the several great works which were performed by him, were incontestable proofs, as well as of his great and generous mind. At the first sight of the ruinous condition of this church, says the historian, the archbishop was struck with astonishment, and almost despaired of seeing that and the monastery re edified; but his care and perseverance raised both in all its parts anew, and that in a novel and more magnificent kind and form of structure, than had been hardly in any place before made use of in this kingdom, which made it a precedent and pattern to succeeding structures of this kind; (fn. 19) and new monasteries and churches were built after the example of it; for it should be observed, that before the coming of the Normans most of the churches and monasteries in this kingdom were of wood; (all the monasteries in my realm, says king Edgar, in his charter to the abbey of Malmesbury, dated anno 974, to the outward sight are nothing but worm-eaten and rotten timber and boards) but after the Norman conquest, such timber fabrics grew out of use, and gave place to stone buildings raised upon arches; a form of structure introduced into general use by that nation, and in these parts surnished with stone from Caen, in Normandy. (fn. 20) After this fashion archbishop Lanfranc rebuilt the whole church from the foundation, with the palace and monastery, the wall which encompassed the court, and all the offices belonging to the monastery within the wall, finishing the whole nearly within the compass of seven years; (fn. 21) besides which, he furnished the church with ornaments and rich vestments; after which, the whole being perfected, he altered the name of it, by a dedication of it to the Holy Trinity; whereas, before it was called the church of our Saviour, or Christ-church, and from the above time it bore (as by Domesday book appears) the name of the church of the Holy Trinity; this new church being built on the same spot on which the antient one stood, though on a far different model.
After Lanfranc's death, archbishop Anselm succeeded in the year 1093, to the see of Canterbury, and must be esteemed a principal benefactor to this church; for though his time was perplexed with a continued series of troubles, of which both banishment and poverty made no small part, which in a great measure prevented him from bestowing that cost on his church, which he would otherwise have done, yet it was through his patronage and protection, and through his care and persuasions, that the fabric of it, begun and perfected by his predecessor, became enlarged and rose to still greater splendor. (fn. 22)
In order to carry this forward, upon the vacancy of the priory, he constituted Ernulph and Conrad, the first in 1104, the latter in 1108, priors of this church; to whose care, being men of generous and noble minds, and of singular skill in these matters, he, during his troubles, not only committed the management of this work, but of all his other concerns during his absence.
Probably archbishop Anselm, on being recalled from banishment on king Henry's accession to the throne, had pulled down that part of the church built by Lanfranc, from the great tower in the middle of it to the east end, intending to rebuild it upon a still larger and more magnificent plan; when being borne down by the king's displeasure, he intrusted prior Ernulph with the work, who raised up the building with such splendor, says Malmesbury, that the like was not to be seen in all England; (fn. 23) but the short time Ernulph continued in this office did not permit him to see his undertaking finished. (fn. 24) This was left to his successor Conrad, who, as the obituary of Christ church informs us, by his great industry, magnificently perfected the choir, which his predecessor had left unfinished, (fn. 25) adorning it with curious pictures, and enriching it with many precious ornaments. (fn. 26)
This great undertaking was not entirely compleated at the death of archbishop Anselm, which happened in 1109, anno 9 Henry I. nor indeed for the space of five years afterwards, during which the see of Canterbury continued vacant; when being finished, in honour of its builder, and on account of its more than ordinary beauty, it gained the name of the glorious choir of Conrad. (fn. 27)
After the see of Canterbury had continued thus vacant for five years, Ralph, or as some call him, Rodulph, bishop of Rochester, was translated to it in the year 1114, at whose coming to it, the church was dedicated anew to the Holy Trinity, the name which had been before given to it by Lanfranc. (fn. 28) The only particular description we have of this church when thus finished, is from Gervas, the monk of this monastery, and that proves imperfect, as to the choir of Lanfranc, which had been taken down soon after his death; (fn. 29) the following is his account of the nave, or western part of it below the choir, being that which had been erected by archbishop Lanfranc, as has been before mentioned. From him we learn, that the west end, where the chapel of the Virgin Mary stood before, was now adorned with two stately towers, on the top of which were gilded pinnacles. The nave or body was supported by eight pair of pillars. At the east end of the nave, on the north side, was an oratory, dedicated in honor to the blessed Virgin, in lieu, I suppose, of the chapel, that had in the former church been dedicated to her at the west end. Between the nave and the choir there was built a great tower or steeple, as it were in the centre of the whole fabric; (fn. 30) under this tower was erected the altar of the Holy Cross; over a partition, which separated this tower from the nave, a beam was laid across from one side to the other of the church; upon the middle of this beam was fixed a great cross, between the images of the Virgin Mary and St. John, and between two cherubims. The pinnacle on the top of this tower, was a gilded cherub, and hence it was called the angel steeple; a name it is frequently called by at this day. (fn. 31)
This great tower had on each side a cross isle, called the north and south wings, which were uniform, of the same model and dimensions; each of them had a strong pillar in the middle for a support to the roof, and each of them had two doors or passages, by which an entrance was open to the east parts of the church. At one of these doors there was a descent by a few steps into the undercroft; at the other, there was an ascent by many steps into the upper parts of the church, that is, the choir, and the isles on each side of it. Near every one of these doors or passages, an altar was erected; at the upper door in the south wing, there was an altar in honour of All Saints; and at the lower door there was one of St. Michael; and before this altar on the south side was buried archbishop Fleologild; and on the north side, the holy Virgin Siburgis, whom St. Dunstan highly admired for her sanctity. In the north isle, by the upper door, was the altar of St. Blaze; and by the lower door, that of St. Benedict. In this wing had been interred four archbishops, Adelm and Ceolnoth, behind the altar, and Egelnoth and Wlfelm before it. At the entrance into this wing, Rodulph and his successor William Corboil, both archbishops, were buried. (fn. 32)
Hence, he continues, we go up by some steps into the great tower, and before us there is a door and steps leading down into the south wing, and on the right hand a pair of folding doors, with stairs going down into the nave of the church; but without turning to any of these, let us ascend eastward, till by several more steps we come to the west end of Conrad's choir; being now at the entrance of the choir, Gervas tells us, that he neither saw the choir built by Lanfranc, nor found it described by any one; that Eadmer had made mention of it, without giving any account of it, as he had done of the old church, the reason of which appears to be, that Lanfranc's choir did not long survive its founder, being pulled down as before-mentioned, by archbishop Anselm; so that it could not stand more than twenty years; therefore the want of a particular description of it will appear no great defect in the history of this church, especially as the deficiency is here supplied by Gervas's full relation of the new choir of Conrad, built instead of it; of which, whoever desires to know the whole architecture and model observed in the fabric, the order, number, height and form of the pillars and windows, may know the whole of it from him. The roof of it, he tells us, (fn. 33) was beautified with curious paintings representing heaven; (fn. 34) in several respects it was agreeable to the present choir, the stalls were large and framed of carved wood. In the middle of it, there hung a gilded crown, on which were placed four and twenty tapers of wax. From the choir an ascent of three steps led to the presbiterium, or place for the presbiters; here, he says, it would be proper to stop a little and take notice of the high altar, which was dedicated to the name of CHRIST. It was placed between two other altars, the one of St. Dunstan, the other of St. Alphage; at the east corners of the high altar were fixed two pillars of wood, beautified with silver and gold; upon these pillars was placed a beam, adorned with gold, which reached across the church, upon it there were placed the glory, (fn. 35) the images of St. Dunstan and St. Alphage, and seven chests or coffers overlaid with gold, full of the relics of many saints. Between those pillars was a cross gilded all over, and upon the upper beam of the cross were set sixty bright crystals.
Beyond this, by an ascent of eight steps towards the east, behind the altar, was the archiepiscopal throne, which Gervas calls the patriarchal chair, made of one stone; in this chair, according to the custom of the church, the archbishop used to sit, upon principal festivals, in his pontifical ornaments, whilst the solemn offices of religion were celebrated, until the consecration of the host, when he came down to the high altar, and there performed the solemnity of consecration. Still further, eastward, behind the patriarchal chair, (fn. 36) was a chapel in the front of the whole church, in which was an altar, dedicated to the Holy Trinity; behind which were laid the bones of two archbishops, Odo of Canterbury, and Wilfrid of York; by this chapel on the south side near the wall of the church, was laid the body of archbishop Lanfranc, and on the north side, the body of archbishop Theobald. Here it is to be observed, that under the whole east part of the church, from the angel steeple, there was an undercrost or crypt, (fn. 37) in which were several altars, chapels and sepulchres; under the chapel of the Trinity before-mentioned, were two altars, on the south side, the altar of St. Augustine, the apostle of the English nation, by which archbishop Athelred was interred. On the north side was the altar of St. John Baptist, by which was laid the body of archbishop Eadsin; under the high altar was the chapel and altar of the blessed Virgin Mary, to whom the whole undercroft was dedicated.
To return now, he continues, to the place where the bresbyterium and choir meet, where on each side there was a cross isle (as was to be seen in his time) which might be called the upper south and north wings; on the east side of each of these wings were two half circular recesses or nooks in the wall, arched over after the form of porticoes. Each of them had an altar, and there was the like number of altars under them in the crost. In the north wing, the north portico had the altar of St. Martin, by which were interred the bodies of two archbishops, Wlfred on the right, and Living on the left hand; under it in the croft, was the altar of St. Mary Magdalen. The other portico in this wing, had the altar of St. Stephen, and by it were buried two archbishops, Athelard on the left hand, and Cuthbert on the right; in the croft under it, was the altar of St. Nicholas. In the south wing, the north portico had the altar of St. John the Evangelist, and by it the bodies of Æthelgar and Aluric, archbishops, were laid. In the croft under it was the altar of St. Paulinus, by which the body of archbishop Siricius was interred. In the south portico was the altar of St. Gregory, by which were laid the corps of the two archbishops Bregwin and Plegmund. In the croft under it was the altar of St. Owen, archbishop of Roan, and underneath in the croft, not far from it the altar of St. Catherine.
Passing from these cross isles eastward there were two towers, one on the north, the other on the south side of the church. In the tower on the north side was the altar of St. Andrew, which gave name to the tower; under it, in the croft, was the altar of the Holy Innocents; the tower on the south side had the altar of St. Peter and St. Paul, behind which the body of St. Anselm was interred, which afterwards gave name both to the altar and tower (fn. 38) (now called St. Anselm's). The wings or isles on each side of the choir had nothing in particular to be taken notice of.— Thus far Gervas, from whose description we in particular learn, where several of the bodies of the old archbishops were deposited, and probably the ashes of some of them remain in the same places to this day.
As this building, deservedly called the glorious choir of Conrad, was a magnificent work, so the undertaking of it at that time will appear almost beyond example, especially when the several circumstances of it are considered; but that it was carried forward at the archbishop's cost, exceeds all belief. It was in the discouraging reign of king William Rufus, a prince notorious in the records of history, for all manner of sacrilegious rapine, that archbishop Anselm was promoted to this see; when he found the lands and revenues of this church so miserably wasted and spoiled, that there was hardly enough left for his bare subsistence; who, in the first years that he sat in the archiepiscopal chair, struggled with poverty, wants and continual vexations through the king's displeasure, (fn. 39) and whose three next years were spent in banishment, during all which time he borrowed money for his present maintenance; who being called home by king Henry I. at his coming to the crown, laboured to pay the debts he had contracted during the time of his banishment, and instead of enjoying that tranquility and ease he hoped for, was, within two years afterwards, again sent into banishment upon a fresh displeasure conceived against him by the king, who then seized upon all the revenues of the archbishopric, (fn. 40) which he retained in his own hands for no less than four years.
Under these hard circumstances, it would have been surprizing indeed, that the archbishop should have been able to carry on so great a work, and yet we are told it, as a truth, by the testimonies of history; but this must surely be understood with the interpretation of his having been the patron, protector and encourager, rather than the builder of this work, which he entrusted to the care and management of the priors Ernulph and Conrad, and sanctioned their employing, as Lanfranc had done before, the revenues and stock of the church to this use. (fn. 41)
In this state as above-mentioned, without any thing material happening to it, this church continued till about the year 1130, anno 30 Henry I. when it seems to have suffered some damage by a fire; (fn. 42) but how much, there is no record left to inform us; however it could not be of any great account, for it was sufficiently repaired, and that mostly at the cost of archbishop Corboil, who then sat in the chair of this see, (fn. 43) before the 4th of May that year, on which day, being Rogation Sunday, the bishops performed the dedication of it with great splendor and magnificence, such, says Gervas, col. 1664, as had not been heard of since the dedication of the temple of Solomon; the king, the queen, David, king of Scots, all the archbishops, and the nobility of both kingdoms being present at it, when this church's former name was restored again, being henceforward commonly called Christ-church. (fn. 44)
Among the manuscripts of Trinity college library, in Cambridge, in a very curious triple psalter of St. Jerome, in Latin, written by the monk Eadwyn, whose picture is at the beginning of it, is a plan or drawing made by him, being an attempt towards a representation of this church and monastery, as they stood between the years 1130 and 1174; which makes it probable, that he was one of the monks of it, and the more so, as the drawing has not any kind of relation to the plalter or sacred hymns contained in the manuscript.
His plan, if so it may be called, for it is neither such, nor an upright, nor a prospect, and yet something of all together; but notwithstanding this rudeness of the draftsman, it shews very plain that it was intended for this church and priory, and gives us a very clear knowledge, more than we have been able to learn from any description we have besides, of what both were at the above period of time. (fn. 45)
Forty-four years after this dedication, on the 5th of September, anno 1174, being the 20th year of king Henry II.'s reign, a fire happened, which consumed great part of this stately edifice, namely, the whole choir, from the angel steeple to the east end of the church, together with the prior's lodgings, the chapel of the Virgin Mary, the infirmary, and some other offices belonging to the monastery; but the angel steeple, the lower cross isles, and the nave appear to have received no material injury from the flames. (fn. 46) The narrative of this accident is told by Gervas, the monk of Canterbury, so often quoted before, who was an eye witness of this calamity, as follows:
Three small houses in the city near the old gate of the monastery took fire by accident, a strong south wind carried the flakes of fire to the top of the church, and lodged them between the joints of the lead, driving them to the timbers under it; this kindled a fire there, which was not discerned till the melted lead gave a free passage for the flames to appear above the church, and the wind gaining by this means a further power of increasing them, drove them inwardly, insomuch that the danger became immediately past all possibility of relief. The timber of the roof being all of it on fire, fell down into the choir, where the stalls of the manks, made of large pieces of carved wood, afforded plenty of fuel to the flames, and great part of the stone work, through the vehement heat of the fire, was so weakened, as to be brought to irreparable ruin, and besides the fabric itself, the many rich ornaments in the church were devoured by the flames.
The choir being thus laid in ashes, the monks removed from amidst the ruins, the bodies of the two saints, whom they called patrons of the church, the archbishops Dunstan and Alphage, and deposited them by the altar of the great cross, in the nave of the church; (fn. 47) and from this time they celebrated the daily religious offices in the oratory of the blessed Virgin Mary in the nave, and continued to do so for more than five years, when the choir being re edified, they returned to it again. (fn. 48)
Upon this destruction of the church, the prior and convent, without any delay, consulted on the most speedy and effectual method of rebuilding it, resolving to finish it in such a manner, as should surpass all the former choirs of it, as well in beauty as size and magnificence. To effect this, they sent for the most skilful architects that could be found either in France or England. These surveyed the walls and pillars, which remained standing, but they found great part of them so weakened by the fire, that they could no ways be built upon with any safety; and it was accordingly resolved, that such of them should be taken down; a whole year was spent in doing this, and in providing materials for the new building, for which they sent abroad for the best stone that could be procured; Gervas has given a large account, (fn. 49) how far this work advanced year by year; what methods and rules of architecture were observed, and other particulars relating to the rebuilding of this church; all which the curious reader may consult at his leisure; it will be sufficient to observe here, that the new building was larger in height and length, and more beautiful in every respect, than the choir of Conrad; for the roof was considerably advanced above what it was before, and was arched over with stone; whereas before it was composed of timber and boards. The capitals of the pillars were now beautified with different sculptures of carvework; whereas, they were before plain, and six pillars more were added than there were before. The former choir had but one triforium, or inner gallery, but now there were two made round it, and one in each side isle and three in the cross isles; before, there were no marble pillars, but such were now added to it in abundance. In forwarding this great work, the monks had spent eight years, when they could proceed no further for want of money; but a fresh supply coming in from the offerings at St. Thomas's tomb, so much more than was necessary for perfecting the repair they were engaged in, as encouraged them to set about a more grand design, which was to pull down the eastern extremity of the church, with the small chapel of the Holy Trinity adjoining to it, and to erect upon a stately undercroft, a most magnificent one instead of it, equally lofty with the roof of the church, and making a part of it, which the former one did not, except by a door into it; but this new chapel, which was dedicated likewise to the Holy Trinity, was not finished till some time after the rest of the church; at the east end of this chapel another handsome one, though small, was afterwards erected at the extremity of the whole building, since called Becket's crown, on purpose for an altar and the reception of some part of his relics; (fn. 50) further mention of which will be made hereafter.
The eastern parts of this church, as Mr. Gostling observes, have the appearance of much greater antiquity than what is generally allowed to them; and indeed if we examine the outside walls and the cross wings on each side of the choir, it will appear, that the whole of them was not rebuilt at the time the choir was, and that great part of them was suffered to remain, though altered, added to, and adapted as far as could be, to the new building erected at that time; the traces of several circular windows and other openings, which were then stopped up, removed, or altered, still appearing on the walls both of the isles and the cross wings, through the white-wash with which they are covered; and on the south side of the south isle, the vaulting of the roof as well as the triforium, which could not be contrived so as to be adjusted to the places of the upper windows, plainly shew it. To which may be added, that the base or foot of one of the westernmost large pillars of the choir on the north side, is strengthened with a strong iron band round it, by which it should seem to have been one of those pillars which had been weakened by the fire, but was judged of sufficient firmness, with this precaution, to remain for the use of the new fabric.
The outside of this part of the church is a corroborating proof of what has been mentioned above, as well in the method, as in the ornaments of the building.— The outside of it towards the south, from St. Michael's chapel eastward, is adorned with a range of small pillars, about six inches diameter, and about three feet high, some with santastic shasts and capitals, others with plain ones; these support little arches, which intersect each other; and this chain or girdle of pillars is continued round the small tower, the eastern cross isle and the chapel of St. Anselm, to the buildings added in honour of the Holy Trinity, and St. Thomas Becket, where they leave off. The casing of St. Michael's chapel has none of them, but the chapel of the Virgin Mary, answering to it on the north side of the church, not being fitted to the wall, shews some of them behind it; which seems as if they had been continued before, quite round the eastern parts of the church.
These pillars, which rise from about the level of the pavement, within the walls above them, are remarkably plain and bare of ornaments; but the tower above mentioned and its opposite, as soon as they rise clear of the building, are enriched with stories of this colonade, one above another, up to the platform from whence their spires rise; and the remains of the two larger towers eastward, called St. Anselm's, and that answering to it on the north side of the church, called St. Andrew's are decorated much after the same manner, as high as they remain at present.
At the time of the before-mentioned fire, which so fatally destroyed the upper part of this church, the undercrost, with the vaulting over it, seems to have remained entire, and unhurt by it.
The vaulting of the undercrost, on which the floor of the choir and eastern parts of the church is raised, is supported by pillars, whose capitals are as various and fantastical as those of the smaller ones described before, and so are their shafts, some being round, others canted, twisted, or carved, so that hardly any two of them are alike, except such as are quite plain.
These, I suppose, may be concluded to be of the same age, and if buildings in the same stile may be conjectured to be so from thence, the antiquity of this part of the church may be judged, though historians have left us in the dark in relation to it.
In Leland's Collectanea, there is an account and description of a vault under the chancel of the antient church of St. Peter, in Oxford, called Grymbald's crypt, being allowed by all, to have been built by him; (fn. 51) Grymbald was one of those great and accomplished men, whom king Alfred invited into England about the year 885, to assist him in restoring Christianity, learning and the liberal arts. (fn. 52) Those who compare the vaults or undercrost of the church of Canterbury, with the description and prints given of Grymbald's crypt, (fn. 53) will easily perceive, that two buildings could hardly have been erected more strongly resembling each other, except that this at Canterbury is larger, and more pro fusely decorated with variety of fancied ornaments, the shafts of several of the pillars here being twisted, or otherwise varied, and many of the captials exactly in the same grotesque taste as those in Grymbald's crypt. (fn. 54) Hence it may be supposed, that those whom archbishop Lanfranc employed as architects and designers of his building at Canterbury, took their model of it, at least of this part of it, from that crypt, and this undercrost now remaining is the same, as was originally built by him, as far eastward, as to that part which begins under the chapel of the Holy Trinity, where it appears to be of a later date, erected at the same time as the chapel. The part built by Lanfranc continues at this time as firm and entire, as it was at the very building of it, though upwards of seven hundred years old. (fn. 55)
But to return to the new building; though the church was not compleatly finished till the end of the year 1184, yet it was so far advanced towards it, that, in 1180, on April 19, being Easter eve, (fn. 56) the archbishop, prior and monks entered the new choir, with a solemn procession, singing Te Deum, for their happy return to it. Three days before which they had privately, by night, carried the bodies of St. Dunstan and St. Alphage to the places prepared for them near the high altar. The body likewise of queen Edive (which after the fire had been removed from the north cross isle, where it lay before, under a stately gilded shrine) to the altar of the great cross, was taken up, carried into the vestry, and thence to the altar of St. Martin, where it was placed under the coffin of archbishop Livinge. In the month of July following the altar of the Holy Trinity was demolished, and the bodies of those archbishops, which had been laid in that part of the church, were removed to other places. Odo's body was laid under St. Dunstan's and Wilfrid's under St. Alphage's; Lanfranc's was deposited nigh the altar of St. Martin, and Theobald's at that of the blessed Virgin, in the nave of the church, (fn. 57) under a marble tomb; and soon afterwards the two archbishops, on the right and left hand of archbishop Becket in the undercrost, were taken up and placed under the altar of St. Mary there. (fn. 58)
After a warning so terrible, as had lately been given, it seemed most necessary to provide against the danger of fire for the time to come; the flames, which had so lately destroyed a considerable part of the church and monastery, were caused by some small houses, which had taken fire at a small distance from the church.— There still remained some other houses near it, which belonged to the abbot and convent of St. Augustine; for these the monks of Christ-church created, by an exchange, which could not be effected till the king interposed, and by his royal authority, in a manner, compelled the abbot and convent to a composition for this purpose, which was dated in the year 1177, that was three years after the late fire of this church. (fn. 59)
These houses were immediately pulled down, and it proved a providential and an effectual means of preserving the church from the like calamity; for in the year 1180, on May 22, this new choir, being not then compleated, though it had been used the month be fore, as has been already mentioned, there happened a fire in the city, which burnt down many houses, and the flames bent their course towards the church, which was again in great danger; but the houses near it being taken away, the fire was stopped, and the church escaped being burnt again. (fn. 60)
Although there is no mention of a new dedication of the church at this time, yet the change made in the name of it has been thought by some to imply a formal solemnity of this kind, as it appears to have been from henceforth usually called the church of St. Thomas the Martyr, and to have continued so for above 350 years afterwards.
New names to churches, it is true. have been usually attended by formal consecrations of them; and had there been any such solemnity here, undoubtedly the same would not have passed by unnoticed by every historian, the circumstance of it must have been notorious, and the magnificence equal at least to the other dedications of this church, which have been constantly mentioned by them; but here was no need of any such ceremony, for although the general voice then burst forth to honour this church with the name of St. Thomas, the universal object of praise and adoration, then stiled the glorious martyr, yet it reached no further, for the name it had received at the former dedication, notwithstanding this common appellation of it, still remained in reality, and it still retained invariably in all records and writings, the name of Christ church only, as appears by many such remaining among the archives of the dean and chapter; and though on the seal of this church, which was changed about this time; the counter side of it had a representation of Becket's martyrdom, yet on the front of it was continued that of the church, and round it an inscription with the former name of Christ church; which seal remained in force till the dissolution of the priory.
It may not be improper to mention here some transactions, worthy of observation, relating to this favorite saint, which passed from the time of his being murdered, to that of his translation to the splendid shrine prepared for his relics.
Archbishop Thomas Becket was barbarously murdered in this church on Dec. 29, 1170, being the 16th year of king Henry II. and his body was privately buried towards the east end of the undercrost. The monks tell us, that about the Easter following, miracles began to be wrought by him, first at his tomb, then in the undercrost, and in every part of the whole fabric of the church; afterwards throughout England, and lastly, throughout the rest of the world. (fn. 61) The same of these miracles procured him the honour of a formal canonization from pope Alexander III. whose bull for that purpose is dated March 13, in the year 1172. (fn. 62) This declaration of the pope was soon known in all places, and the reports of his miracles were every where sounded abroad. (fn. 63)
Hereupon crowds of zealots, led on by a phrenzy of devotion, hastened to kneel at his tomb. In 1177, Philip, earl of Flanders, came hither for that purpose, when king Henry met and had a conference with him at Canterbury. (fn. 64) In June 1178, king Henry returning from Normandy, visited the sepulchre of this new saint; and in July following, William, archbishop of Rhemes, came from France, with a large retinue, to perform his vows to St. Thomas of Canterbury, where the king met him and received him honourably. In the year 1179, Lewis, king of France, came into England; before which neither he nor any of his predecessors had ever set foot in this kingdom. (fn. 65) He landed at Dover, where king Henry waited his arrival, and on August 23, the two kings came to Canterbury, with a great train of nobility of both nations, and were received with due honour and great joy, by the archbishop, with his com-provincial bishops, and the prior and the whole convent. (fn. 66)
King Lewis came in the manner and habit of a pilgrim, and was conducted to the tomb of St. Thomas by a solemn procession; he there offered his cup of gold and a royal precious stone, (fn. 67) and gave the convent a yearly rent for ever, of a hundred muids of wine, to be paid by himself and his successors; which grant was confirmed by his royal charter, under his seal, and delivered next day to the convent; (fn. 68) after he had staid here two, (fn. 69) or as others say, three days, (fn. 70) during which the oblations of gold and silver made were so great, that the relation of them almost exceeded credibility. (fn. 71) In 1181, king Henry, in his return from Normandy, again paid his devotions at this tomb. These visits were the early fruits of the adoration of the new sainted martyr, and these royal examples of kings and great persons were followed by multitudes, who crowded to present with full hands their oblations at his tomb.— Hence the convent was enabled to carry forward the building of the new choir, and they applied all this vast income to the fabric of the church, as the present case instantly required, for which they had the leave and consent of the archbishop, confirmed by the bulls of several succeeding popes. (fn. 72)
¶From the liberal oblations of these royal and noble personages at the tomb of St. Thomas, the expences of rebuilding the choir appear to have been in a great measure supplied, nor did their devotion and offerings to the new saint, after it was compleated, any ways abate, but, on the contrary, they daily increased; for in the year 1184, Philip, archbishop of Cologne, and Philip, earl of Flanders, came together to pay their vows at this tomb, and were met here by king Henry, who gave them an invitation to London. (fn. 73) In 1194, John, archbishop of Lions; in the year afterwards, John, archbishop of York; and in the year 1199, king John, performed their devotions at the foot of this tomb. (fn. 74) King Richard I. likewise, on his release from captivity in Germany, landing on the 30th of March at Sandwich, proceeded from thence, as an humble stranger on foot, towards Canterbury, to return his grateful thanks to God and St. Thomas for his release. (fn. 75) All these by name, with many nobles and multitudes of others, of all sorts and descriptions, visited the saint with humble adoration and rich oblations, whilst his body lay in the undercrost. In the mean time the chapel and altar at the upper part of the east end of the church, which had been formerly consecrated to the Holy Trinity, were demolished, and again prepared with great splendor, for the reception of this saint, who being now placed there, implanted his name not only on the chapel and altar, but on the whole church, which was from thenceforth known only by that of the church of St. Thomas the martyr.
On July 7, anno 1220, the remains of St. Thomas were translated from his tomb to his new shrine, with the greatest solemnity and rejoicings. Pandulph, the pope's legate, the archbishops of Canterbury and Rheims, and many bishops and abbots, carried the coffin on their shoulders, and placed it on the new shrine, and the king graced these solemnities with his royal presence. (fn. 76) The archbishop of Canterbury provided forage along all the road, between London and Canterbury, for the horses of all such as should come to them, and he caused several pipes and conduits to run with wine in different parts of the city. This, with the other expences arising during the time, was so great, that he left a debt on the see, which archbishop Boniface, his fourth successor in it, was hardly enabled to discharge.
¶The saint being now placed in his new repository, became the vain object of adoration to the deluded people, and afterwards numbers of licences were granted to strangers by the king, to visit this shrine. (fn. 77) The titles of glorious, of saint and martyr, were among those given to him; (fn. 78) such veneration had all people for his relics, that the religious of several cathedral churches and monasteries, used all their endeavours to obtain some of them, and thought themselves happy and rich in the possession of the smallest portion of them. (fn. 79) Besides this, there were erected and dedicated to his honour, many churches, chapels, altars and hospitals in different places, both in this kingdom and abroad. (fn. 80) Thus this saint, even whilst he lay in his obscure tomb in the undercroft, brought such large and constant supplies of money, as enabled the monks to finish this beautiful choir, and the eastern parts of the church; and when he was translated to the most exalted and honourable place in it, a still larger abundance of gain filled their coffers, which continued as a plentiful supply to them, from year to year, to the time of the reformation, and the final abolition of the priory itself.
This is the denture that provides cosmetic relief (filling the hole in the front of my mouth) while I awaited the implant. View from above. Dentist calls it a flipper. Pink part was molded to the top of my mouth. Sticky food (like gooey brownies with frosting) can pull it out. Once, at a party where I had a bit of wine, I ate a brownie, the denture popped out, I bit it, and it cracked apart. I tried to super glue it. Doesn't work. Duct tape didn't help either. Luckily, my dentist could see me the next day and fix it.
One of the cosmetic dentistry options at our Sheffield based dental practice, more here s10dental.co.uk/treatments/implants.html
Claire is excited to be at the airport!
Claire.
smiling, standing.
before surgery.
Dulles International airport, Dulles, Virginia.
September 2, 2018.
Pic by Carolyn.
... Read my blog at clintjcl at wordpress dot com
... Read Carolyn's blog at CarolynCASL at wordpress dot com
Claire got her Facial Feminization Surgery with Dr. Bart Van De Ven at the 2Pass Clinic in Antwerp, Belgium on September 4th, 2018. He had a lot of before and after pictures for Claire to look at, and a 6-day stay in their clinic to include food and board was included in the price. It was a really nice facility, and Carolyn was glad that Claire had chosen 2Pass over PriyaMed in India, after seeing CT scans confirming friends had paid for procedures that were never even done (PriyaMed suuuuucks!). Dr. Bart and the entire 2Pass staff, including the resident who lived at the clinic and took care of all the patients, Petra, were very nice and friendly. We absolutely have complaints about the experience -- the implants that made my mouth look worse for months, only to threaten my life, creating two more additional surgeries for me to undergo and recover from. The nerve damage on my chin, which I think could have been avoided if Dr. Bart didn't insist that CT scans are unnecessary while any upscale FFS place does CT scans. The complication under my eye which literally exploded out of my face, but only 14 months later. Letting me leave without my chin strap. Sending me home when I wasn't really fit to fly yet. Having a big wooden table with an irregular shape that people trip over, which is very easy when your eyes are sewn shut. Not shaving as much off my forehead as I'd hoped. Not doing as much jaw work as I'd hoped. Not including a neck lift in my package when it absolutely should have been. The surgery was good -- I've had people tell me in private that my FFS is the best FFS they've ever seen (which i disagree with!) -- but it wasn't A+ for us. It was more like a B+ for results, and a C- for complications and choosing the right procedures to perform on me. We felt like there was a lot of room for improvement in our experience as well. Like they don't say what time of day to arrive, and only let you check into your room a few hours before your appointment. So we ended up being several hours late because of this -- they could simply let people in 6-8 hrs before their appointment, then we would have been able to aim earlier and not be late.
***************** FOR THE FULL LOG OF CLAIRE'S FFS RECOVERY, VISIT HER PAGE AT www.facebook.com/cleo.jane.sawyer/posts/459732837767406 *****************
Claire's Transition Progress at this point: 13 months on estrogen HRT (since 8/2017) [injections (and no spiro) since 1/2018: 48 injections in 8mos], 5mos on progesterone (since 4/2018). !!!!!!!!! Facial Feminization Surgery in 2 days(!!!!!!!!!!)--Going to 2Pass Clinic in Antwerp, Belgium, on 9/4/2018, to spend ~$28K having 6.5hrs of surgery performed by Dr. Bart Van De Ven) !!!!!!!!!!!!! DHEA (10mg/4d) to raise testosterone a bit (since 4/2018--5mos). 10X/d Biotin for fingernails (since 1/17--8mos). Full-time female since 9/2017 (1 year). Publicly out as trans since 10/11/2017 (10.5mos). Legally female since 12/21 (8mos). 7mos of voice training (since 2/2017)--17 speech therapy sessions (2 GWU semesters + 4-clinician session at UDC). Hair removal: 56 electrolysis sessions [since 4/2017] totaling 37.5 hours; 34 laser hair removal sessions [since 9/2016] (55 area treatments: 17/16/14/13 mouth/goatee/face/neck, 9 armpits, 7 legs/chest/ears/Brazilian); and bi-weekly at-home IPL on arms since 6/17 (over a year). Weight down to 145lbs (52 down from 197, but 10 up from 135). Same-weight waist measurement has dropped from 32" (12/2017) to 31" (6/2018) [now 35-31-35]. Boobs (Tanner IV) filling a 34A bra, but unsure of real cup size. Have seen endo/primary therapist 7X [bloodwork 6X], and 4 other therapists 13X--Currently on anticonvulsant mood stabilizer Lamictal (4.5mos since 4/15; 200mg/day). Latisse for eyelash lengthening since 4/17 (1yr,5mos). 2 dental implants, Zoom teeth whitening, pierced ears, star brand on ass (7/14/2018), hair dyed with a bit of purple in front. No haircuts since 1/2015--3.7yrs. Useless Sephora makeup class attended. Minor body contouring procedures purchased on groupon (8 laser lipo + 4 ultrasonic liposculpture + 3 non-invasive buttlift sessions + permanent lip coloring), to be done after FFS. Wardrobe replacement up to 1,140+ items. Total transition expenditures at this point are now over $53,000.