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@ Rijksmuseum - Amsterdam

L’exposition L’Usage des formes explore l’ingéniosité humaine et la relation passionnée que les créateurs entretiennent avec leurs outils, en abordant l’instrument comme un élément fondamental du rapport de l’homme au monde. Faisant dialoguer artisans d’art et artistes, l’exposition rassemble les métiers d’art, le design, les arts plastiques et l’architecture dans une scénographie conçue par le designer Robert Stadler et réalisée en collaboration avec des artisans d’art.

 

Le début du parcours invite à plonger dans l’univers de l’atelier. Au sein de cette fabrique, l’outil se donne à voir comme une incarnation de l’Histoire, en ce qu’il correspond fondamentalement à la transmission ou réécriture de la pratique qui lui est associée. L’exposition aborde ensuite la notion de prise en main de l’outil. L’objet technique est l’instrument de cette préhension qui permet de mettre l’homme en contact avec le monde. Telle une prothèse, l’outil est précisément cette extension du corps qui permet à l’homme d’interagir avec son environnement et de passer ainsi de l’état de nature à l’état de culture. Apprendre à manipuler un outil révèle les propriétés cachées de la matière. L’outil, par conséquent, est un objet qui permet d’extraire de l’information, de mesurer et de quantifier le réel et d’opérer des croisements fructueux entre la science, la technologie et l’artisanat. L’exposition se clôt sur la double dimension symbolique - voire magique - et utilitaire de l’outil : à l’instar du compas des Compagnons du Devoir, devenu symbole philosophique de la Franc-maçonnerie, ou encore du dodécaèdre gallo-romain, mystérieux objet de divination, présentés dans cette section. Par leur préciosité ou par le sens dont ils ont été investis, ces objets, à l’origine simples instruments, deviennent de puissants symboles de l’humanité et des vecteurs de contemplation. (Source : www.palaisdetokyo.com/fr/exposition/lusage-des-formes)

Wilmersdorfer Allee Arcaden

 

gewusst von Claudia L aus B in der Guess Where Berlin-Gruppe

Soldiers form the 3d U.S. Infantry Regiment (The Old Guard), conduct a Twilight Tattoo performance on Whipple Field, Joint Base Myer Henderson-Hall, Va., April 23, 2013. Twilight Tattoo is an hour-long pageant, which showcases the U.S. Army through Old Guard Soldiers and The U.S. Army Band. (U.S. Army photo by Spc. Cody W. Torkelson)

Sawn, shaped, stamped, formed and oxidized copper with select 4x6mm citrine cabochons.

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twitter.com/Memoire2cite - Après 1945, les collines agricoles du sud-est de la ville connaissent un programme d’urbanisation de grande ampleur pour répondre à la crise du logement. Près de 4600 logements sociaux vont ainsi être construits en quatre tranches successives de 1953 à 1970 : Beaulieu, la Marandinière, Montchovet, la Métare et la Palle formant aujourd’hui les quartiers sud-est. Touché par la crise économique et urbaine de dingue, le secteur sud-est apparaît à la fin des années 1990 comme un espace monofonctionnel dédié en totalité à l’habitat locatif social et porté par un seul bailleur l'OPAC devenu Métropole Habitat. Bien que bénéficiant de nombreux atouts (accessibilité et environnement agréable...), le quartier souffre du gigantisme de son urbanisation et du manque de résidentialisation des unités d’habitation. Par une action en profondeur et dans la durée, la Ville de Saint-Étienne, à travers son Programme de Rénovation Urbaine (PRU), a amorcé une transformation durable du quartier depuis 1989 avec la 1ere demolition du programme à la rue Pierre Loti le 31 janvier 1989 (BANLIEUE89), 30 ans de renouvellement urbain sur la ville.... une ville pilote en la matiere des 1990. Aujourd'hui et demain Les quartiers sud-est vont poursuivre leur mutation, avec l’appui continu de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et ses partenaires l'ANRU2. Développer le secteur économiqueL'objectif est de dynamiser l’économie dans ce territoire en portant de nouveaux projets et en restructurant l’offre commerciale de proximité. La Ville de Saint-Étienne a prévu la création de nouvelles zones d’activités permettant l’accueil d’entreprises. Ainsi une zone d’activités économiques, rue Pierre Loti, répondra aux besoins fonciers des entreprises et des artisans locaux. Ce projet de zone économique, en visibilité directe de la RN 88, permettra l’implantation d’une cinquantaine d’entreprises et la création de 300 emplois. Un nouveau centre commercial sur le secteur de la Marandinière, couplé à la démolition des centres commerciaux de la Palle et Sembat, permettra de restructurer et moderniser l’offre commerciale de proximité. Renouveller l'offre d'habitat Une qualité résidentielle s’affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d’habitat variée qui émerge depuis plusieurs années. Les nombreuses démolitions réalisées et à venir (Boulevard des Mineurs en 2018 et immeubles Loti en 2020), ainsi que les réhabilitations d’immeubles en cours, vont permettre de diversifier l’offre de logements. L’un des objectifs du projet urbain est donc de conforter la vocation résidentielle du quartier en stimulant l’offre et en accompagnant des projets comme la construction de logements passifs sur le secteur de Beaulieu, la transformation de l’ancienne école Baptiste-Marcet et la réhabilitation de logements à Monchovet. Améliorer le cadre de vie des habitantsLes quartiers sud-est bénéficient d’un environnement naturellement riche et varié, à l’interface entre les grands parcs de la ville (jardin des Plantes, parc de l’Europe, Bois d’Avaize) et le Pilat. Le projet urbain de la Ville de Saint-Étienne prévoit de relier ces espaces naturels entre-eux avec la création d’une continuité verte, qui permettra aux marcheurs et autres randonneurs de bénéficier d’un véritable réseau de chemins autour de la commune. Le boulevard Alexandre-de-Fraissinette, véritable colonne vertébrale du quartier, et la rue Pierre-Loti seront entièrement revus pour assurer un meilleur partage de l’espace entre tous les modes de déplacements (voiture, vélo et piéton) et assurer un maillage inter-quartiers plus efficace. fr.calameo.com/read/0005441131b4119eaa674Depuis 2014, la rénovation urbaine dans les quartiers sud-est s’est traduite par de nombreux travaux: la construction du centre commercial de la Grande Marandinière, l’aménagement d’un lotissement de treize maisons individuelles passives, impasse Clémenceau, les rénovations des écoles de Montchovet et de Beaulieu, la réhabilitation de locaux rue Henri-Dunant (pour y installer la Maison des associations), et enfin les démolitions récentes du centre commercial du boulevard de la Palle et d’un garage, au 41 rue de Terrenoire.Démolitions mais aussi constructions sont au programme. Plusieurs acteurs entrent en jeu dans le financement de ces projets, notamment l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) mais aussi la Ville, le Département et la Région. Ainsi, le contrat avec l’ANRU, signé le 14 mars, dégage une somme de 23 millions d’euros, somme à laquelle il faut ajouter 3,3 millions d’euros de la Région. Pour les années à venir, les objectifs visent à la poursuite du développement économique, de la mutation de l’habitat par des constructions individuelles ou de petits immeubles, des démolitions ponctuelles, de la valorisation des espaces publics et du renforcement des espaces du quartier. Deux secteurs sont concernés : Loti et la Grande Marandinière. Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 . Ce quartier est né des programmes de grands ensembles mis en œuvre à partir des années 1950 afin de réduire la pénurie de logements. La mairie choisit donc de développer un quartier moderne 4 600 logements en HLM pour pouvoir loger plus de 30 000 habitants avec des loyers modérés dans des bâtiments modernes. Ce quartier avait comme emblème un des plus grands immeubles d’Europe surnommé la Muraille de Chine qui était visible depuis l’autoroute. Ce quartier s’est construit en quatre tranches : Beaulieu I (Beaulieu) de 1953 à 1955 ; Beaulieu II (La Marandinière) en 1959 ; Beaulieu III (Montchovet) en 1964 ; Beaulieu IV (La Palle) en 1971. Il est aujourd’hui en profonde mutation avec un programme de renouvellement urbain qui prévoit la démolition de plus 1000 logements et la reconstruction de 250. Bâtiments spécifiques : CHPL (Centre Hospitalier Privé de la Loire) qui remplace la Muraille de Chine ; Ecole Nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne Un modèle de l'urbanisme des années 1950. Beaulieu-Montchovet: La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles. Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :www.ina.fr/video/LXF99004401 .Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.François Mitterrand / Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Thèmes : Grands travaux et grands projetsLe Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986 ÉclairageDepuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche.La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html JournalisteVisites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François MitterrandLes deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État., à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.Beaulieu I: le projet d'urbanismeMaquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-ClémentUne architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief.La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971Le quartier:Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.La crise du logement:1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.Une barre d’habitation innovanteA l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.Conception et réalisation d’un quartier entierPour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.Un projet pharaoniqueLe centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.L’avis de l’architecteDe toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.Que prévoit-on pour la reconstruction?Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.Cela paraît paradoxal, pour du logement social!Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!On croit rêver...C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.Pourquoi cette différence?Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.Dans quels domaines?Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon. Le futur Centre-Deux...C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.Culturellement, la ville est aussi très active...Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.La population comprend-elle cette volonté?Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.Le chantier de l'autoroute de Saint Etienne 01 nov. 1965, la video içi www.ina.fr/video/LXC9610041788 - ST-Etienne,Montchovet (Beaulieu III) "la Muraille de Chine" construction 1962-1964, architecte HUR/FARRAT/GOUYON.Rappelez vous...Aout 1983, François Mitterand, se déplace incognito à la Muraille de Chine à Saint-Etienne. Quelques mois plus tard, la grande réhabilitation de cette barre d’habitation sera lancée.& le 24 octobre 1987 : visite officielle à Saint-Etienne. Il retourne à La Muraille de Chine pour constater les travaux. Le même jour il se rendra à Saint-Chamond et Roanne.« En 1983, le président s’est rendu à Montchovet à l’improviste »François Mitterrand est venu une première à Montchovet en 1983 incognito. Pourquoi une telle démarche ?C’est l’architecte Roland Castro qui a convaincu le président d’aller dans des quartiers populaires. Son but était de lui montrer où vivaient les gens à cette époque et qu’il fallait entreprendre un programme de rénovation.François Mitterrand m’a appelé et m’a dit d’organiser trois ou quatre » descentes » sur le terrain mais le président ne voulait ni policiers, ni gendarmes. Il m’a simplement demandé d’avertir, par correction, le préfet une fois arrivé. C’était d’ailleurs le meilleur gage de sécurité car lorsque vous n’êtes pas attendu, il n’y a pas de risques. Nous sommes donc allés à Saint-Etienne à Montchovet, aux Minguettes à Lyon, dans le 93.. et, à chaque fois, à l’improviste> Quelle a été la réaction des habitants ?Ils étaient très étonnés de croiser le président de la République dans leur cage d’escaliers ! Partout, nous avons reçu un accueil très chaleureux.Nous étions quatre : le président, Roland Castro, un policier et moi-même. Je me souviens qu’aux Minguettes, le président a été invité par une famille pour boire le thé. Les habitants étaient très heureux que le président s’intéresse à eux.> Comment François Mitterrand a-t-il réagi en voyant la vie de ses quartiers ?Il était fasciné. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était, pour lui, une découverte mais il était un rural et le fait de se confronter à la vie de ces gens qui vivaient dans de grandes barres fut enrichissant.> Ces visites impromptues ont-elles été suivies d’effets ?Oui car la mission Banlieues 89 est née de ces visites de terrain. Ce fut d’ailleurs la naissance de la politique de la ville.> En 1987, cette fois, la visite fut officielle - Proposer de nouveaux logements dans une démarche environnementale forte. Dans la poursuite des opérations engagées depuis 2001 (démolition de la Muraille de Chine en 2000, implantation du CHPL, de l ’AIMV en 2005), une qualité résidentielle s'affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d'habitat variée (en forme comme en type de produits). Le dynamisme du quartier s'appuie sur l'accueil et le développement de services, d'activités économiques et d'équipements d'agglomération (centre nautique, Nouveau Théâtre de Beaulieu...) et de proximité (salles de sport, travaux dans les écoles). Les atouts paysagers du site sont pleinement exploités dans une démarche environnementale forte. L'aménagement des espaces libres et la requalification des axes structurants et de desserte renforcent les liaisons internes aux quartiers et les ouvrent sur l'ensemble de la ville. Beaulieu, un patrimoine de qualité, valorisé et adapté à ses occupants40 logement ont été adaptés au vieillissement de leur occupants (bacs à douche, volets électriques, aménagement des ascenseurs, …). L'amélioration des espaces extérieurs, résidentiels ou publics (rue K.Marx, square Renoir, allée Clémenceau) viendra rendre plus conviviaux ces lieux de vie partagés. Petite Marandinière : une cité jardin qui se rénove en gardant son caractère Sur la Petite Marandinière, 320 logements de Métropole Habitat ont été rénovés. Les bâtiments ont été transformés pour arriver à 32 logements, avec création de T3, T4, et T5 en tenant compte de la rénovation thermique et du confort des logements. 54 logements ont été construits, répartis en 6 bâtiments à l'architecture contemporaine et fonctionnelle (surfaces généreuses, double ou triple orientation, terrasse ou loggia). En parallèle, les espaces publics ont été réaménagés dans une démarche environnementale durable et innovante : résidentialisation et embellissement des espaces extérieurs, traitement paysager d'ensemble, requalification des voiries et des circulations douces adaptées aux usages, gestion optimisée du stationnement et des eaux pluviales...Une nouvelle mixité pour le quartier : les maisons de ville "Jardins Sembat" 22 maisons de ville (du T3 au T5) ont été construites à l’angle de la rue Marcel Sembat et du boulevard de Fraissinette. Conçu et développé par l'équipe XXL-Civita-Spirit, ce projet se caractérise par la qualité de la construction (matériaux durables, aménagement soigné des espaces extérieurs…) et par la mise en valeur paysagère du site, ouvert sur les collines du Pilat. 3 types de maisons ont été proposées en location libre : maisons jumelées le long du boulevard de Fraissinette, maisons en pente en fond de parcelle adossée au talus, maisons patio au cœur de l’îlot. Un nouveau centre nautique sur le secteur Loti Souhaité par les habitants, exemplaire d’une démarche participative de coproduction, le centre nautique Yves Naime a été ouvert à l'été 2013, en remplacement de l'ancienne piscine de la Marandinière. Ce centre nautique comprend un bassin sportif (25m, 6 lignes d'eau), un bassin destiné aux activités ludiques (bains bouillonnants, aquagym...), une pataugoire et des plages extérieures.Grande Marandinière : un secteur d'habitat en développement . Après la démolition de la barre Sisley et celle en cours de la barre Féguide, c'est un nouveau quartier qui se dessine sur ce secteur. La reconfiguration de la rue Sisley en voie de promenade avec des vues en belvédère et l'aménagement d'une « coulée verte » ont profondément modifié le paysage urbain du secteur. Ce nouvel environnement a permis à Métropole Habitat de réaliser un programme immobilier de 27 logements locatifs. Dans ce bâtiment collectif moderne et fonctionnel, chaque logement comporte un espace extérieur privatif, balcon ou terrasse. Au rez-de-chaussée, des locaux d'activités (centre social espace-loisirs) ou de services sont déployés le long de la nouvelle rue Sisley. La Palle : des résidentialisations de qualitéLa résidentialisation des immeubles du boulevard de la Palle apporte aux habitants de nouvelles terrasses privatives en rez-de-chaussée, des espaces en cœur d’îlots plus agréables, et de nouveaux parcours piétonniers avec aires de jeux. Elle s’accompagne de la réhabilitation des immeubles (réfection des façades, changement des garde-corps…). Des opérations de résidentialisation ont été menées immeuble par immeuble de 2006 à 2009. Elles permettent de définir les limites entre les parties publiques ouvertes à tous, et les parties privées. Des petits jardins privatifs sont ainsi aménagés pour chaque logement de rez-de-chaussée.Le Pont Aven : du logement social à haute performance environnementaleDéveloppé par Métropole Habitat, le Pont-Aven est un exemple en matière de construction écologique. Il accueille 20 logements sociaux du T2 au T5. L’ensemble de la conception du bâtiment intègre des critères environnementaux : parois extérieures en brique mono-mur, eau chaude solaire, chauffage collectif au gaz naturel, ventilation intérieure à double flux pour une meilleure circulation de l’air, équipements électriques et sanitaires économes en énergie. La toiture végétalisée permet quant à elle une meilleure conservation de la fraîcheur en été, les auvents du toit protègent les fenêtres du soleil et les eaux de pluie seront récupérées pour arroser les espaces extérieurs…Résultat : une diminution des rejets en CO2 et une baisse significative des charges de chauffage pour les locataires.Favoriser l'accessibilité et les relations inter-quartiers Le réaménagement du boulevard de la Palle a favorisé une meilleure desserte du quartier en transports en commun. Une station de taxis, des pistes cyclables et des pelouses ont été aménagées le long du boulevard, sécurisant ainsi la traversée piétonne entre les terrasses Roinat et le centre hospitalier. A l'intérieur du quartier, la trame piétonnière a été développée dans le principe d'une continuité paysagère entre les différents secteurs. Initiée avec l’aménagement des terrasses Roinat, une coulée verte, nouveau poumon vert du quartier, facilitant la circulation des piétons et des cyclistes, relie désormais le boulevard de la Palle, et plus loin le bois d'Avaize, au Parc de l'Europe. - Après la seconde guerre mondiale, un immense chantier s'ouvre en France dans le but de loger massivement une population démunie, les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre , le film parle de St-Etienne entre autre avec les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée : www.dailymotion.com/video/xgj74q .Jusqu'au milieu des années 1970, cette période dite des « Trente Glorieuses l'après guerre et montre la plupart des grandes réalisations de 1945 à 1960. A travers les exemples de la région parisienne et de quelques grandes villes françaises sont posé les problèmes de la diversité architecturale, de l'esthétique et de l'harmonie entre le passé et l'avenir. Les images montrent les grands ensembles de Beaulieu, la Marandiniére, à Saint-Etienne, la cité le Haut du Lièvre à Nancy, des cités à Sarcelles, Asnières, Bron-Parilly, Epinay, Pantin, Bobigny, la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille, le front de mer à Royan, la video de l'Année 1962, une réalisation de Philippe Brunet içi www.dailymotion.com/video/xgj2zz » fut le terrain de nombreuses expérimentations architecturales et urbanistiques, fondées notamment sur les idées émises plus tôt dans le siècle par le Mouvement moderne.Aujourd'hui, ces ensembles bâtis sont au cœur d'une autre actualité, liée à leur adaptation à l'évolution des modes de vie de notre société contemporaine. Cette question qui se posa dès la fin des années 1970 apparaît sous un jour nouveau, avec les premières démolitions dans les années 1980 et, plus récemment, le vaste programme de réhabilitation mis en place dans le cadre de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain.Après Les Grands Ensembles. Une histoire qui continue…, ce nouvel ouvrage, fruit de la collaboration entre l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Étienne et l'Université Jean Monnet, apporte un éclairage nouveau sur cet héritage bâti, mettant au jour simultanément la question de son vécu et celle des acteurs engagés dans son édification. En réunissant quinze auteurs spécialistes de ce domaine, il s'agit de regrouper autant de points de vue, pour comprendre la diversité et la complexité des enjeux liés à la postérité de ce bâti. - « Petite enquête sur Beaulieu – Le Rond-Point », La Tribune du centre et du sud-est, 13 octobre 1955 et « Le chantier de Beaulieu – Le Rond-Point (1ère tranche) sera terminé le 30 juin 1956 très exactement »,La Tribune du centre & du sud-est, 26 juin 1956 -«St-Etienne, la place des grands ensembles dans l’histoire de l’habitat social français »Saint-Étienne/Beaulieu, au sud-est de l’agglomération, sur le versant sud de la colline de Beaulieu, en forte pente et d’aspect semi-rural, la cité de Beaulieu est mise à l’étude dès 1950. Elle débute en 1953 et comprend 1 221 logements, un groupe scolaire et 35 boutiques. Des parrains prestigieux et l’élite de l’architecture sté- phanoise sont mobilisés pour ce premier grand ensemble local.Tantôt les bâtiments suivent le dessin de la courbe de niveau 600, devenue rue Le Corbusier, tantôt ils s’installent perpendi-culairement à la pente, reliés à la rue par des passerelles ou de grands escaliers. A l’implantation exemplaire des bâtiments répond une maîtrise raffinée du végétal d’accompagnement, décliné selon les modes habituels aux squares urbains, avec une virtuosité étonnante dus aux talents de l’ingénieur des Services techniques de la ville, Jean Marc, associé à l’équipe de concep-tion dès l’origine de l’opération.Le vocabulaire de l’art des jardins s’adapte au grand ensemble : les espaces sont découpés à partir des courbes de niveau et des allées, et caractérisés par un système de haies et de contre-haies (haies étagées doubles ou triples) constituées de troènes com-muns ou dorés, prunus, berbéris et buffets de laurier, et sont plantés d arbres rythmés et colorés (érables négundo et acacias), ou parfois fastigiés (la gamme d’arbres est d’ailleurs peu riche), selon un dessin géométrique et des alternances de couleurs. Ces espaces verts ne sont réalisés qu’à partir de 1964, après avoir été longtemps laissés en prairies fauchées. Cet état de fait, dû au départ à l’étirement des financements des projets d’espaces exté-rieurs, s’inscrivait aussi dans la logique de conception de notre ingénieur, qui pensait « qu’il était nécessaire de laisser vivre un groupe d’habitations avant de planter » – afin de reprendre notamment les chemins tracés par l’usage.Cette réalisation révèle le décalage entre les réflexions et les savoir-faire architecturaux et paysagers et exprime quelques traits caractéristiques de la pratique paysagiste. Le festonnage des haies qui jalonne les espaces extérieurs rejoint celui des collines boca- gères surplombant les bâtiments. Il rappelle le site environnant et inspirera plus tard l’AUA et Alexandre Chemetoff pour la réhabilitation du quartier de Montreynaud.Relevons que, sans l’action concertée des services de la ville et de l’office d’HLM, qui finança entièrement la réalisation des espaces verts, rien n’aurait été fait à cette époque, compte tenu du désintérêt pour cet aspect du projet des principaux responsables du chantier. « D’ailleurs, à cette époque, les architectes ne jouaient pas au paysagiste… », queleques superbes videos du Ministere de la Cohésion et des Territoires içi : .Naissance d'une banlieue mort d'un village 2000 www.dailymotion.com/video/x1a98izRéalisateur : Sidney Jézéquel Production : Les Films Roger Leenhardt Sujet : la commune de Goussainville (95) --------Quatre murs et un toit 1953 www.dailymotion.com/video/xk6xui Scenario et réalisation Pierre Jallaud MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) ----------------Le Bonheur est dans le béton www.dailymotion.com/video/x413amo - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie ---------------------Beaulieu par son constructeur la Cimaise :" Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.--- Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq ----SAINT-ETIENNE BEAULIEU une barre d’habitation innovanteA l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons. Conception et réalisation d’un quartier entier. Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine la plus grande barre d'Europe avec 540 appartements à sa livraison mi 1964, les chantiers de l'OPAC devenu Métropole-Habitat, www.ina.fr/video/LY00001263522 », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période. Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.Un projet pharaoniqueLe centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville. L’avis de l’architecteDe toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. www.cimaise-architectes.com/realisations/divers/construct... cité HLM labellisée Patrimoine du XXeme siecle -"Il faut bien le dire, avant même d’être livré, Beaulieu est l' un des grands-ensembles, parmis 6 autres qui fasçinait en 1954..En effet c'etait le début de la longue & grande histoire des chantiers de l'Office Public de l'Aménagement et de la Construction* içi, ou à Montreynaud, Solaure, Monthieu etc( l'OPAC l'office public de logements sociaux, devenu plus tard Métropole-Habitat, est la plus importante au niveau National, c'est la plus grosse boite d'HLM). Bref, les habituels promeneurs du coin genre les "Bois du Four (la Metare, le nom ançien, qui par ailleurs appartenait a Mme de Métarie une veuve riche qui légua son domaine soit "la Métare" à la ville, pour un Franc symbolique à l'epoque et aux CHU anciennement les HCL Hospiçes Civils de la Ville comme à Lyon... (on notera qu il y a des tas de logements en centre ville propriété du CHU)..se rendant le dimanchedans le Pilat ou à Rochetaillée et sur les collines* alentours (on en a 7 comme a Rome) font un léger détour par le chantier. Ils constatent alors de visu cet avancement des travaux que la presse qualifie de « belle prouesse ». Le rythme est en effet rapide : « un étage par semaine » pour certaines barres, comme le raconte un témoin. Les « grandes maisons », soient les immeubles de hauteur et nombre de logements importants (IGH), étant alors encore rares dans laville, les Stéphanois n’y sont pas habitués@ les H.L.M. Beaulieu est la 1ere cité Stéphanoise de toutes,. Les barres de dix-sept et quatorze niveaux gises respectivement rues Gomy Herriot et de Vlaminck, ainsi que la tour de 22 niveaux au 33 rue Le-Corbusier,surprennent donc encore pire pour la plus grande barre d'Europe qui arrvera 7 ans plus tard, la Muraille qui mettront certains certaines à la renverse , le gigantisme à l'état brut, du lourd.... La référence qui vient à l’esprit de beaucoup ajoute à la fascination : l’Amérique. « C’est New-York ! c'est tres joile, tres vert... », se rappelle avoir pensé un habitant de la première harre...Mais plus que les immeubles, ce sont surtout les logements qui emportent l’adhésion des « heureux locataires », comme aime à les appeler la presse tout court. La satisfaction procurée aux habitants par l’hygiène et le confort des logements des Grands-Ensembles soit les quartiers NEUF est une information connue, les études de sciences humaines sur le sujet abondent. Aussi, pour le cas de Beaulieu devenu un cas d'Ecole idem pour Montchovet (Beaulieu3) et les transformations de la Marandiniere (Beaulieu2)...Les entretiens réalisés avec des locataires n’apportent pas sur ce point-ci d’éléments nouveaux :les premiers motifs de satisfaction invoqués sont, comme pour bien d’autres Grands-Ensembles Français,l’eau courante, le chauffage central dont sont pourvus les immeubles les plus hauts, les WC intérieurs et salles de bain, l’ensoleillement et la luminosité permis par l’orientation, la hauteur et la disposition des immeubles, les placards et les tout aussi pratiques balcons à parois séchoirs permettant de faire sécher le linge, hiver compris. Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»L"apres guerre...Que prévoit-on pour la reconstruction? Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée. C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.

jeepneys are forms of public transport combining Filipino ingenuity (none of the parts are OEM) and folk art. This is that art that predominates the cubao-antipolo-montalban-marikina routes.

Tyler came into town for our buddies wedding this weekend. After a relaxing morning Ty and I decided to go out and get some shots of his gorgeous 2013 STI.

Fold-Formed copper that has been oxidized and sealed to prevent color change.

Sterling findings.

Mesopotamia—the land between rivers—lay cradled by the Tigris and Euphrates, in what is today Iraq, and parts of Syria, Iran and Turkey. It is here, over 5000 years ago, that humanity began to write, to measure, to shape the world with thought made material.

 

Often called the cradle of civilisation, Mesopotamia gave rise to the first known cities, legal codes, poetry, and trade networks. But perhaps most quietly revolutionary: it was here that time was made. The division of hours into 60 minutes, of days into structured ritual and celestial rhythm, stems from the Sumerians’ sexagesimal system. They watched the stars and counted the breath between shadow and light.

 

It was not a single civilisation, but many: Sumerians, Akkadians, Babylonians, Assyrians—each layering knowledge upon the next. And though temples and empires rose and fell, it was the everyday—the shaping of clay, the weaving of linen, the counting of grain—that endured. Culture, here, was not a luxury. It was a way of surviving beautifully.

 

In Mesopotamia, humans became makers of meaning.

Not through conquest. But through pattern. Through form. Through time.

 

“Kiln Songs”

 

They did not know

they were building the spine

of centuries.

 

A kiln in a courtyard—

a cracked bowl resting

like a sleeping moon.

 

Laughter braided through fingers

as slip met skin.

 

Clothes not tailored, but grown—

colours whispered

from plants, ash, and river bones.

 

They spun stories not in language,

but in glaze,

in fringe,

in the swing of a hip

on market mornings.

 

Their world had no history yet—

just movement.

Just clay that remembered the hand

that touched it.

 

River bends her mouth—

hands shape bowls from silt and song.

Dust listens, still warm.

 

Fringes catch the breeze—

girls in linen, laughing light.

Time forgets their names.

 

Before stone knew form,

before breath turned into text,

she danced, shaping flame.

building blocks forming a word mom - Close-up shot of wooden red playing cubes forming a word mom.. To Download this image without watermarks for Free, visit: www.sourcepics.com/free-stock-photography/24731839-buildi...

Forma parte del booklet del Buenos Días, nuevo disco de foeme, y corresponde a sábado, una canción acerca de envejecer que puede escucharse acá!: foeme.bandcamp.com/track/s-bado

Forma parte del Conjunto Histórico Artistico de Sanlucar de Barrameda, según Decreto Ley de 1973.

Rio formado pelas águas que descem das Montanhas Tatra e vão em direção a Zakopane

Botswana, Moremi National Park, Moremi Game Reserve, Private Reserve, Farm, Chobe National park, Chobe Game Reserve, Zambia, Zambezi River, Livingstone, Zimbabwe, Kenya, Tanzania, Wildlife Conservation Project, Maramba River Lodge, South Africa, Krugger National Park, Okavango Delta, Kalahari region, Kalahari Desert.

Rhinoceros /raɪˈnɒsərəs/, often abbreviated as rhino, is a group of five extant species of knee-less, odd-toed ungulates in the family Rhinocerotidae. Two of these species are native to Africa and three to southern Asia.

Members of the rhinoceros family are characterized by their large size (they are some of the largest remaining megafauna, with all of the species able to reach one tonne or more in weight); as well as by a herbivorous diet; a thick protective skin, 1.5–5 cm thick, formed from layers of collagen positioned in a lattice structure; relatively small brains for mammals this size (400–600 g); and a large horn. They generally eat leafy material, although their ability to ferment food in their hindgut allows them to subsist on more fibrous plant matter, if necessary. Unlike other perissodactyls, the two African species of rhinoceros lack teeth at the front of their mouths, relying instead on their powerful premolar and molar teeth to grind up plant food.[1]

Rhinoceros are killed by humans for their horns, which are bought and sold on the black market, and which are used by some cultures for ornamental or (pseudo-scientific) medicinal purposes. The horns are made of keratin, the same type of protein that makes up hair and fingernails.[2] Both African species and the Sumatran rhinoceros have two horns, while the Indian and Javan rhinoceros have a single horn.

The IUCN Red List identifies three of the species as critically endangered.

The word rhinoceros is derived through Latin from the Ancient Greek: ῥῑνόκερως, which is composed of ῥῑνο- (rhino-, "nose") and κέρας (keras, "horn"). The plural in English is rhinoceros or rhinoceroses. The collective noun for a group of rhinoceroses is crash or herd.

The five living species fall into three categories. The two African species, the white rhinoceros and the black rhinoceros, belong to the Dicerotini group, which originated in the middle Miocene, about 14.2 million years ago. The species diverged during the early Pliocene (about 5 million years ago). The main difference between black and white rhinos is the shape of their mouths - white rhinos have broad flat lips for grazing, whereas black rhinos have long pointed lips for eating foliage.

There are two living Rhinocerotini species, the Indian rhinoceros and the Javan rhinoceros, which diverged from one another about 10 million years ago. The Sumatran rhinoceros is the only surviving representative of the most primitive group, the Dicerorhinini, which emerged in the Miocene (about 20 million years ago).[3] The extinct woolly rhinoceros of northern Europe and Asia was also a member of this tribe.

A subspecific hybrid white rhino (Ceratotherium s. simum × C. s. cottoni) was bred at the Dvůr Králové Zoo (Zoological Garden Dvur Kralove nad Labem) in the Czech Republic in 1977. Interspecific hybridisation of black and white rhinoceros has also been confirmed.[4]

While the black rhinoceros has 84 chromosomes (diploid number, 2N, per cell), all other rhinoceros species have 82 chromosomes.

 

White rhinoceros

Main article: White rhinoceros

There are two subspecies of white rhino: the southern white rhinoceros (Ceratotherium simum simum) and the northern white rhinoceros (Ceratotherium simum cottoni). In 2007, the southern subspecies had a wild population of 17,480 (IUCN2008) - 16,266 of which were in South Africa - making them the most abundant rhino subspecies in the world. However, the northern subspecies was critically endangered, with as few as four individuals in the wild; the possibility of complete extinction in the wild having been noted since June 2008.[5] Six are known to be held in captivity, two of which reside in a zoo in San Diego. Four born in a zoo in the Czech Republic were transferred to a wildlife refuge in Kenya in December 2009, in an effort to have the animals reproduce and save the subspecies.[6]

There is no conclusive explanation of the name white rhinoceros. A popular theory that "white" is a distortion of either the Afrikaans word weid or the Dutch word wijd (or its other possible spellings whyde, weit, etc.,) meaning wide and referring to the rhino's square lips is not supported by linguistic studies.[7][8]

The white rhino has an immense body and large head, a short neck and broad chest. This rhino can exceed 3,500 kg (7,700 lb), have a head-and-body length of 3.5–4.6 m (11–15 ft) and a shoulder height of 1.8–2 m (5.9–6.6 ft). The record-sized white rhinoceros was about 4,500 kg (10,000 lb).[9] On its snout it has two horns. The front horn is larger than the other horn and averages 90 cm (35 in) in length and can reach 150 cm (59 in). The white rhinoceros also has a prominent muscular hump that supports its relatively large head. The colour of this animal can range from yellowish brown to slate grey. Most of its body hair is found on the ear fringes and tail bristles, with the rest distributed rather sparsely over the rest of the body. White rhinos have the distinctive flat broad mouth that is used for grazing.

 

Black rhinoceros

Main article: Black rhinoceros

The name black rhinoceros (Diceros bicornis) was chosen to distinguish this species from the white rhinoceros (Ceratotherium simum). This can be confusing, as the two species are not really distinguishable by color. There are four subspecies of black rhino: South-central (Diceros bicornis minor), the most numerous, which once ranged from central Tanzania south through Zambia, Zimbabwe and Mozambique to northern and eastern South Africa; South-western (Diceros bicornis bicornis) which are better adapted to the arid and semi-arid savannas of Namibia, southern Angola, western Botswana and western South Africa; East African (Diceros bicornis michaeli), primarily in Tanzania; and West African (Diceros bicornis longipes) which was declared extinct in November 2011.[10] The native Tswanan name Keitloa is used to describe a South African variation of the black rhino in which the posterior horn is equal to or longer than the anterior horn.[11]

An adult black rhinoceros stands 150–175 cm (59–69 in) high at the shoulder and is 3.5–3.9 m (11–13 ft) in length.[12] An adult weighs from 850 to 1,600 kg (1,900 to 3,500 lb), exceptionally to 1,800 kg (4,000 lb), with the females being smaller than the males. Two horns on the skull are made of keratin with the larger front horn typically 50 cm long, exceptionally up to 140 cm. Sometimes, a third smaller horn may develop. The black rhino is much smaller than the white rhino, and has a pointed mouth, which it uses to grasp leaves and twigs when feeding.

During the latter half of the 20th century their numbers were severely reduced from an estimated 70,000[13] in the late 1960s to only 2,410 in 1995.[14]

Indian rhinoceros

Main article: Indian rhinoceros

The Indian rhinoceros, or the greater one-horned rhinoceros, (Rhinoceros unicornis) is now found almost exclusively in Nepal and North-Eastern India. The rhino once inhabited many areas ranging from Pakistan to Burma and may have even roamed in China. However, because of human influence, their range has shrunk and now they only exist in several protected areas of India (in Assam, West Bengal, Gujarat and a few pairs in Uttar Pradesh) and Nepal, plus a few pairs in Lal Suhanra National Park in Pakistan. It is confined to the tall grasslands and forests in the foothills of the Himalayas.

The Indian rhinoceros has thick, silver-brown skin which creates huge folds all over its body. Its upper legs and shoulders are covered in wart-like bumps, and it has very little body hair. Fully grown males are larger than females in the wild, weighing from 2,500–3,200 kg (5,500–7,100 lb).The Indian rhino stands at 1.75–2.0 metres (5.75–6.5 ft). Female Indian rhinos weigh about 1,900 kg and are 3–4 metres long. The record-sized specimen of this rhino was approximately 3,800 kg. The Indian rhino has a single horn that reaches a length of between 20 and 100 cm. Its size is comparable to that of the white rhino in Africa.

Two-thirds of the world's Indian rhinoceroses are now confined to the Kaziranga National Park situated in the Golaghat district of Assam, India.[15]

Javan rhinoceros

Main article: Javan rhinoceros

The Javan rhinoceros (Rhinoceros sondaicus) is one of the rarest and most endangered large mammals anywhere in the world.[16] According to 2002 estimates, only about 60 remain, in Java (Indonesia) and Vietnam. Of all the rhino species, the least is known of the Javan Rhino. These animals prefer dense lowland rain forest, tall grass and reed beds that are plentiful with large floodplains and mud wallows. Though once widespread throughout Asia, by the 1930s the rhinoceros was nearly hunted to extinction in India, Burma, Peninsular Malaysia, and Sumatra for the supposed medical powers of its horn and blood. As of 2009, there are only 40 of them remaining in Ujung Kulon Conservation, Java, Indonesia. The last rhinoceros in Vietnam was reportedly killed in 2010.[17]

Like the closely related, and larger, Indian rhinoceros, the Javan rhinoceros has a single horn. Its hairless, hazy gray skin falls into folds into the shoulder, back, and rump giving it an armored-like appearance. The Javan rhino's body length reaches up to 3.1–3.2 m (10–10 ft), including its head and a height of 1.5–1.7 m (4 ft 10 in–5 ft 7 in) tall. Adults are variously reported to weigh between 900–1,400 kg[18] or 1,360–2,000 kg.[19] Male horns can reach 26 cm in length, while in females they are knobs or are not present at all.[19]

Sumatran rhinoceros

Main article: Sumatran rhinoceros

The Sumatran rhinoceros (Dicerorhinus sumatrensis) is the smallest extant rhinoceros species, as well as the one with the most hair. It can be found at very high altitudes in Borneo and Sumatra. Due to habitat loss and poaching, its numbers have declined and it is the most threatened rhinoceros. About 275 Sumatran rhinos are believed to remain.

A mature Sumatran rhino typically stands about 130 cm (51 in) high at the shoulder, with a body length of 240–315 cm (94–124 in) and weighing around 700 kg (1,500 lb), though the largest individuals have been known to weigh as much as 1,000 kilograms. Like the African species, it has two horns; the larger is the front (25–79 cm), with the smaller usually less than 10 cm long. The males have much larger horns than the females. Hair can range from dense (the densest hair in young calves) to scarce. The color of these rhinos is reddish brown. The body is short and has stubby legs. They also have a prehensile lip.

Rhinocerotoids diverged from other perissodactyls by the early Eocene. Fossils of Hyrachyus eximus found in North America date to this period. This small hornless ancestor resembled a tapir or small horse more than a rhino. Three families, sometimes grouped together as the superfamily Rhinocerotoidea, evolved in the late Eocene: Hyracodontidae, Amynodontidae and Rhinocerotidae.

Hyracodontidae, also known as 'running rhinos', showed adaptations for speed, and would have looked more like horses than modern rhinos. The smallest hyracodontids were dog-sized; the largest was Indricotherium, believed to be one of the largest land mammals that ever existed. The hornless Indricotherium was almost seven metres high, ten metres long, and weighed as much as 15 tons. Like a giraffe, it ate leaves from trees. The hyracodontids spread across Eurasia from the mid-Eocene to early Miocene.

The Amynodontidae, also known as "aquatic rhinos", dispersed across North America and Eurasia, from the late Eocene to early Oligocene. The amynodontids were hippopotamus-like in their ecology and appearance, inhabiting rivers and lakes, and sharing many of the same adaptations to aquatic life as hippos.

The family of all modern rhinoceros, the Rhinocerotidae, first appeared in the Late Eocene in Eurasia. The earliest members of Rhinocerotidae were small and numerous; at least 26 genera lived in Eurasia and North America until a wave of extinctions in the middle Oligocene wiped out most of the smaller species. However, several independent lineages survived. Menoceras, a pig-sized rhinoceros, had two horns side-by-side. The North American Teleoceras had short legs, a barrel chest and lived until about 5 million years ago. The last rhinos in the Americas became extinct during the Pliocene.

Modern rhinos are believed to have began dispersal from Asia during the Miocene. Two species survived the most recent period of glaciation and inhabited Europe as recently as 10,000 years ago: the woolly rhinoceros and Elasmotherium. The woolly rhinoceros appeared in China around 1 million years ago and first arrived in Europe around 600,000 years ago. It reappeared 200,000 years ago, alongside the woolly mammoth, and became numerous. Eventually it was hunted to extinction by early humans. Elasmotherium, also known as the giant rhinoceros, survived through the middle Pleistocene: it was two meters tall, five meters long and weighed around five tons, with a single enormous horn, hypsodont teeth and long legs for running.

Of the extant rhinoceros species, the Sumatran rhino is the most archaic, first emerging more than 15 million years ago. The Sumatran rhino was closely related to the woolly rhinoceros, but not to the other modern species. The Indian rhino and Javan rhino are closely related and form a more recent lineage of Asian rhino. The ancestors of early Indian and Javan rhino diverged 2–4 million years ago.[21]

The origin of the two living African rhinos can be traced back to the late Miocene (6 mya) species Ceratotherium neumayri. The lineages containing the living species diverged by the early Pliocene (1.5 mya), when Diceros praecox, the likely ancestor of the black rhinoceros, appears in the fossil record.[22] The black and white rhinoceros remain so closely related that they can still mate and successfully produce offspring.

In the wild, adult rhinoceros have few natural predators other than humans. Young rhinos can fall prey to predators such as big cats, crocodiles, wild dogs, and hyenas. Although rhinos are of a large size and have a reputation for being tough, they are actually very easily poached; because it visits water holes daily, the rhinoceros is easily killed while taking a drink. As of December 2009 poaching has been on a global increase whilst efforts to protect the rhinoceros are considered increasingly ineffective. The worst estimate, that only 3% of poachers are successfully countered, is reported of Zimbabwe. Rhino horn is considered to be particularly effective on fevers and even "life saving" by traditional Chinese medicine practitioners, which in turn provides a sales market. Nepal is apparently alone in avoiding the crisis while poacher-hunters grow ever more sophisticated.[26] South African officials are calling for urgent action against rhinoceros poaching after poachers killed the last female rhinoceros in the Krugersdorp Game Reserve near Johannesburg.[27] Statistics from South African National Parks show a record 333 rhinoceros have been killed in 2010.[28]

Horns

 

Rhinoceros horns, unlike those of other horned mammals (which have a bony core), only consist of keratin. Rhinoceros horns are used in traditional Asian medicine, and for dagger handles in Yemen and Oman. Esmond Bradley Martin has reported on the trade for dagger handles in Yemen.[29]

One repeated misconception is that rhinoceros horn in powdered form is used as an aphrodisiac in Traditional Chinese Medicine (TCM) as Cornu Rhinoceri Asiatici It is, in fact, prescribed for fevers and convulsions.[30] Neither have been proven by evidence-based medicine. Discussions with TCM practitioners to reduce its use have met with mixed results since some TCM doctors see rhinoceros horn as a life-saving medicine of better quality than substitutes.[31] China has signed the CITES treaty however, and removed rhinoceros horn from the Chinese medicine pharmacopeia, administered by the Ministry of Health, in 1993. In 2011 in the United Kingdom, the Register of Chinese Herbal Medicine issued a formal statement condemning the use of rhinoceros horn.[32] A growing number of TCM educators have also spoken out against the practice.[33] To prevent poaching, in certain areas, rhinos have been tranquilized and their horns removed. Armed park rangers, particularly in South Africa, are also working on the front lines to combat poaching, sometimes killing poachers who are caught in the act. A recent spike in rhino killings has made conservationaists concerned about the future of rhino species. During 2011 448 rhino were killed for their horn in South Africa alone.[34] The horn is incredibly valuable: an average sized horn can bring in much as a quarter of a million dollars in Vietnam and many rhino range States have stockpiles of rhino horn.[35][36] Still, poaching is hitting record levels due to demands from China and Vietnam.[37]

Historical representations

 

Albrecht Dürer created a famous woodcut of a rhinoceros in 1515, based on a written description and brief sketch by an unknown artist of an Indian rhinoceros that had arrived in Lisbon earlier that year. Dürer never saw the animal itself and, as a result, Dürer's Rhinoceros is a somewhat inaccurate depiction.

There are legends about rhinoceros stamping out fire in Malaysia, India, and Burma. The mythical rhinoceros has a special name in Malay, badak api, where badak means rhinoceros and api means fire. The animal would come when a fire is lit in the forest and stamp it out.[38] There are no recent confirmations of this phenomenon. However, this legend has been reinforced by the film The Gods Must Be Crazy, where an African rhinoceros is shown to be putting out two campfires.

Conservation

International Rhino Foundation

Save the Rhino

Nicolaas Jan van Strien

Individual rhinoceroses

Abada

Clara

Rhinoceros of Versailles

See also: Fictional Rhinoceroses

Other

Rhinoceroses in ancient China

A wine vessel in the form of a bronze rhinoceros with silver inlay, from the Western Han (202 BC – 9 AD) period of China, sporting a saddle on its back

A rhinoceros depicted on a Roman mosaic in Villa Romana del Casale, an archeological site near Piazza Armerina in Sicily, Italy

Dürer's Rhinoceros, in a woodcut from 1515

Monk with rhinoceros horn. Samye, Tibet, 1938.

Indricotherium, the extinct "giant giraffe" rhinoceros. It stood 18 feet tall at the shoulder and weighed up to 20 tonnes (22 short tons).

Coelodonta, the extinct woolly rhinoceros

The thick dermal armour of the Rhinoceros evolved at the same time as shearing tusks[20]

The Sumatran rhinoceros is the smallest of the rhino species

Smaller in size than the Indian rhinoceros, the Javan rhinoceros also have a single horn

The Indian rhinoceros has a single horn

The black rhinoceros has a beak shaped lip and is similar in color to the white rhinoceros

The white rhinoceros is actually grey

Black rhinoceros (Diceros bicornis) at the Saint Louis Zoo

Scientific classification

Kingdom:Animalia

Phylum:Chordata

Class:Mammalia

Infraclass:Eutheria

Order:Perissodactyla

Suborder:Ceratomorpha

Superfamily:Rhinocerotoidea

Family:Rhinocerotidae

Gray, 1820

Extant Genera

Ceratotherium

Dicerorhinus

Diceros

Rhinoceros

Extinct genera, see text

 

NEW DELHI: A total of 631 animals, including 19 rhinos, died in the recent floods in Kaziranga National Park of Assam, the Rajya Sabha was informed today.

 

In a written reply to the House, forest and environment minister Jayanthi Natarajan also said that flood is a natural and recurring phenomenon in Kaziranga and it creates a variety of habitats for different species.

 

"Mortality of wild animals due to flood has been reported during the year only in Kaziranga Tiger Reserve. As reported by the state, a total of 631 animal deaths, including 19 rhinos, have occurred in Kaziranga due to excess water brought by the flood during June-July 2012," she said.

 

She also informed the House that the flooding results in damage to infrastructure such as roads, anti-poaching camps, artificial high grounds.

 

"Similar high floods of 1988 and 1998 recorded animal mortality of 1203 and 652 respectively," Natarajan said.

 

Replying to a separate question on tiger deaths reported in Corbett National Park in Uttarakhand, she said from 2008 till now, there are 19 such incidents of the big cats dying due to natural and other causes.

 

She said only two incidents of poaching were reported from the national park.

 

In reply to another question on Tiger Project, she said, "The country level tiger population, estimated once in every four years using the refined methodology, is 1706."

 

While the lower limit of the tiger population is estimated to be 1520, the upper limit has been fixed at 1909.

 

Providing details of the 'India State Survey of Forest Report 2011', Natarajan told the House that "Forest and tree cover in the country is 78.29 million hectare, which is 23.81 per cent of the total geographical cover. This includes 2.76 per cent of tree cover."

 

On the forest cover in hilly and tribal areas, she said, "In the hill and tribal districts of the country, a decrease in forest dover of 548 sq km and 679 sq km respectively has been reported as compared to the previous assessment."

 

The northeastern states account for one-fourth of the country's forest cover but, "A decline of 549 sq km in forest cover as compared to the previous assessment", she said.

 

Replying to a query on mangrove cover in the country, Natarajan said there has been an increase of 23.34 sq km during the same period.

More expensive than cocaine, rhino horn is now the party drug of choice among Vietnam’s young things.

 

Instead of a razor blade and mirror, a textured ceramic bowl is used for grinding down rhinoceros horn into a powder to be mixed with water or wine.

 

Rhino horn is made of keratin, the same protein as fingernails. Scientists say it has no medicinal value, and users aren’t getting high. The belief in Vietnam is that drinking a tonic made from the horn will detoxify the body after a night of heavy boozing, and prevent a hangover. One Vietnamese news website described rhino horn wine as “the alcoholic drink of millionaires.”

 

This is the latest twist in South Africa’s devastating rhino poaching crisis, which began with a sudden boom in illegal killings of the endangered animal in 2008 and has worsened every year since. Demand among the newly wealthy in Vietnam is the root of the problem, says TRAFFIC, the wildlife trade monitoring group.

 

Tom Milliken, a rhino expert with TRAFFIC, said that in Vietnam, offering your friends rhino horn at a party has become a fashionable way to show wealth and status.

 

The way it happens is like this: “I would get my closest friends and we’d go into another room. I would bring out some rhino horn and we’d all take it and then come back to the party,” said Milliken, who studied the phenomenon.

 

A new TRAFFIC report, co-authored by Milliken, details how surging demand for horn in Vietnam, corruption in South Africa’s wildlife industry, loopholes in regulations and criminal networks have all fed into the poaching epidemic.

 

Vietnam’s new rich have become the world’s largest consumer group of rhino horn, spurring demand and the continued slaughter of rhinos in South Africa.

 

Another key group of Vietnamese consumers is people with serious illnesses, in particular cancer, who believe rhino horn can cure them despite the lack of any medical evidence. The TRAFFIC report describes the phenomenon of “rhino horn touts” stalking the corridors at hospitals, seeking out desperate patients with cancer.

 

An update released by South Africa’s Department of Environmental Affairs said that 339 rhino have been killed illegally in the country since the start of 2012, on track to be the worst year for poaching yet. There have also been 192 poaching-related arrests this year.

 

South Africa is the primary target for poachers because it is home to 21,000 rhinos, or more than 80 per cent of the world population.

 

South Africa and Vietnam are beginning to cooperate on the problem, although progress has been slow.

 

Vietnam’s deputy foreign affairs minister Le Loung Minh visited South Africa last week for talks on illegal trade in wildlife with his counterpart Ebrahim Ebrahim. The two governments are set to sign a memorandum of understanding that would encompass cooperation in criminal investigations. But it has taken a year of sporadic talks to reach this point — a sign of the lack of urgent action.

 

“South Africa has progressively scaled up its response to rhino crime,” the report noted, pointing to a plan that is being implemented and the recent increase in “high-value arrests.”

 

South Africa’s environment ministry hired Mavuso Msimang to bring together South Africans in private and public sectors to find the best way to save the rhino.

 

The project involves studying the potential legalising of the rhino horn trade, a contentious issue. “The government has done a good job of putting their effort behind the saving of the rhino,” Msimang said at the launch of the TRAFFIC report. “It’s got shortcomings, coordination is not always great, but the will to do well is with us,” he said.

Every day in South Africa, a rhinoceros will bleed to death after its horn has been hacked off by poachers. The horns are sold on the black market in Asia, mostly in Vietnam, where they’re believed to have powerful medicinal properties. Dutch veterinarian Martine van Zijl Langhout works together with local wardens to try and protect this threatened species.

 

Van Zijll Langhout stalks as quietly as possible through the tall grass at Mauricedale Park in the east of South Africa near the famous Kruger Park. She pulls back the trigger on her special tranquiliser rifle, takes aim and fires. The rhinoceros in her sights wobbles groggily for a few minutes before sinking onto its knees and rolling unconscious onto its side. Van Zijll Langhout and her team, carrying a chainsaw, approach the animal cautiously.

 

Brutal killings

There are some 20,000 rhinos in South Africa, 80 percent of the world population. And every day these animals are slaughtered savagely by poachers. First the rhino is shot to bring it down, and then the horn is hacked off with axes and machetes. The poachers cut as deeply into the animal’s head as possible. Every extra centimetre of horn means more money in their pockets. In 2007, thirteen rhinos in South Africa fell victim to poachers. Last year that number had soared to 448, and the toll so far this year is 312.

 

Reducing risk

Loud snoring can be heard. The vet blindfolds the rhinoceros and then the park manager starts up the chainsaw and proceeds to slice into the beast’s horn. Van Zijll Langhout monitors its breathing: “This is one way to stop the poachers” she explains. “They want as much horn as possible so rhinos with a small horn are a less attractive target”.

 

Van Zijll Langhout came to South Africa in 1997 when she was still a student and worked at Kruger Park with lions, elephants and rhinos. She knew she’d found her dream job, and five years ago she returned as a qualified vet. “It’s an unquenchable passion, such an adventure, and every day is different,” she says, “It’s such a privilege to work with African animals and an honour to be able to do something for them”.

 

No better option

The preventive removal of the rhinoceros’ horn takes about ten minutes. Van Zijll Langhout, an energetic woman in her thirties with wildly curly hair, compares the process to clipping nails or having a haircut: “It’s completely painless; we cut above the blood vessels”. Again she checks the animal’s breathing as its snores echo through the bush. “It’s not nice that we have to do this, but I don’t really see a better option”, she sighs, “and the horn does grow back, otherwise we wouldn’t do it.” The fact that visitors to the park might be disappointed and expect to see rhinos complete with proud curving horns doesn’t bother her: “What matters is the animals’ survival”.

 

Organised crime

The fight against poaching is a difficult one. “These are professional criminals”, explains Van Zijll Langhout. “This isn’t about poor locals living in huts. Poachers have advanced weapons and sometimes even use helicopters.” The horns are worth more than their weight in gold, so it’s a lucrative trade for organised crime syndicates.

 

The horn falls to the ground; the team will preserve it and register it. The rhino is given an injection. Within minutes he’s back on his feet and walking off into the bush. His newly weightless head is no guarantee of safety though. A rhino was poached in the park the same week as the horns were sawn off. Even the stump that remains after the procedure is worth big money.

Both black and white rhinoceroses are actually gray. They are different not in color but in lip shape. The black rhino has a pointed upper lip, while its white relative has a squared lip. The difference in lip shape is related to the animals' diets. Black rhinos are browsers that get most of their sustenance from eating trees and bushes. They use their lips to pluck leaves and fruit from the branches. White rhinos graze on grasses, walking with their enormous heads and squared lips lowered to the ground.

 

White rhinos live on Africa's grassy plains, where they sometimes gather in groups of as many as a dozen individuals. Females reproduce only every two and a half to five years. Their single calf does not live on its own until it is about three years old.

 

Under the hot African sun, white rhinos take cover by lying in the shade. Rhinos are also wallowers. They find a suitable water hole and roll in its mud, coating their skin with a natural bug repellent and sun block.

 

Rhinos have sharp hearing and a keen sense of smell. They may find one another by following the trail of scent each enormous animal leaves behind it on the landscape.

 

White rhinos have two horns, the foremost more prominent than the other. Rhino horns grow as much as three inches (eight centimeters) a year, and have been known to grow up to 5 feet (1.5 meters) long. Females use their horns to protect their young, while males use them to battle attackers.

 

The prominent horn for which rhinos are so well known has been their downfall. Many animals have been killed for this hard, hair-like growth, which is revered for medicinal use in China, Taiwan, Hong Kong, and Singapore. The horn is also valued in North Africa and the Middle East as an ornamental dagger handle.

 

The white rhino once roamed much of sub-Saharan Africa, but today is on the verge of extinction due to poaching fueled by these commercial uses. Only about 11,000 white rhinos survive in the wild, and many organizations are working to protect this much loved animal.Fast Facts

 

Type:

Mammal

Diet:

Herbivore

Size:

Head and body, 11 to 13.75 ft (3.4 to 4.2 m); tail, 20 to 27.5 in (50 to 70 cm)

Weight:

3,168 to 7,920 lbs (1,440 to 3,600 kg)

Protection status:

Endangered

Size relative to a 6-ft (2-m) man:

Both black and white rhinoceroses are actually gray. They are different not in color but in lip shape. The black rhino has a pointed upper lip, while its white relative has a squared lip. The difference in lip shape is related to the animals' diets. Black rhinos are browsers that get most of their sustenance from eating trees and bushes. They use their lips to pluck leaves and fruit from the branches. White rhinos graze on grasses, walking with their enormous heads and squared lips lowered to the ground.

 

Except for females and their offspring, black rhinos are solitary. Females reproduce only every two and a half to five years. Their single calf does not live on its own until it is about three years old.

 

Black rhinos feed at night and during the gloaming hours of dawn and dusk. Under the hot African sun, they take cover by lying in the shade. Rhinos are also wallowers. They often find a suitable water hole and roll in its mud, coating their skin with a natural bug repellent and sun block.

 

Rhinos have sharp hearing and a keen sense of smell. They may find one another by following the trail of scent each enormous animal leaves behind it on the landscape.

 

Black rhinos boast two horns, the foremost more prominent than the other. Rhino horns grow as much as three inches (eight centimeters) a year, and have been known to grow up to five feet (one and a half meters) long. Females use their horns to protect their young, while males use them to battle attackers.

 

The prominent horn for which rhinos are so well known has also been their downfall. Many animals have been killed for the hard, hairlike growth, which is revered for medicinal uses in China, Taiwan, Hong Kong, and Singapore. The horn is also valued in North Africa and the Middle East as an ornamental dagger handle.

 

The black rhino once roamed most of sub-Saharan Africa, but today is on the verge of extinction due to poaching fueled by commercial demand.

The rifle shot boomed through the darkening forest just as Damien Mander arrived at his campfire after a long day training game ranger recruits in western Zimbabwe's Nakavango game reserve. His thoughts flew to Basta, a pregnant black rhinoceros, and her two-year-old calf. That afternoon one of his rangers had discovered human footprints following the pair's tracks as Basta sought cover in deep bush to deliver the newest member of her threatened species.

 

Damien, a hard-muscled former Australian Special Forces sniper with an imposing menagerie of tattoos, including "Seek & Destroy" in gothic lettering across his chest, swiveled his head, trying to place the direction of the shot. "There, near the eastern boundary," he pointed into the blackness. "Sounded like a .223," he said, identifying the position and caliber, a habit left over from 12 tours in Iraq. He and his rangers grabbed shotguns, radios, and medical kits and piled into two Land Cruisers. They roared into the night, hoping to cut off the shooter. The rangers rolled down their windows and listened for a second shot, which would likely signal Basta's calf was taken as well.

 

It was an ideal poacher's setup: half-moon, almost no wind. The human tracks were especially ominous. Poaching crews often pay trackers to find the rhinos, follow them until dusk, then radio their position to a shooter with a high-powered rifle. After the animal is down, the two horns on its snout are hacked off in minutes, and the massive carcass is left to hyenas and vultures. Nearly always the horns are fenced to an Asian buyer; an enterprising crew might also cut out Basta's fetus and the eyes of the mother and calf to sell to black magic or muti practitioners. If this gang was well organized, a group of heavily armed men would be covering the escape route, ready to ambush the rangers.

 

As the Land Cruiser bucked over rutted tracks, Damien did a quick calculation—between his vehicles he had two antiquated shotguns with about a dozen shells. Based on the sound of the shot, the poachers held an advantage in firepower. If the rangers did pick up a trail and followed on foot, they would have to contend with lions, leopards, and hyenas out hunting in the dark.

 

In the backseat of one of the speeding Land Cruisers, Benzene, a Zimbabwean ranger who had spent nearly a year watching over Basta and her calf and knew the pair intimately, loaded three shells into his shotgun, flicked on the safety, and chambered a round. As we bounced into the night, he said, "It is better for the poachers if they meet a lion than if they meet us."

 

AND SO GOES A NIGHT on the front lines of southern Africa's ruthless and murky rhino war, which since 2006 has seen more than a thousand rhinos slaughtered, some 22 poachers gunned down and more than 200 arrested last year in South Africa alone. At the bloody heart of this conflict is the rhino's horn, a prized ingredient in traditional Asian medicines. Though black market prices vary widely, as of last fall dealers in Vietnam quoted prices ranging from $33 to $133 a gram, which at the top end is double the price of gold and can exceed the price of cocaine.

 

Although the range of the two African species—the white rhino and its smaller cousin, the black rhino—has been reduced primarily to southern Africa and Kenya, their populations had shown encouraging improvement. In 2007 white rhinos numbered 17,470, while blacks had nearly doubled to 4,230 since the mid '90s.

 

For conservationists these numbers represented a triumph. In the 1970s and '80s, poaching had devastated the two species. Then China banned rhino horn from traditional medicine, and Yemen forbade its use for ceremonial dagger handles. All signs seemed to point to better days. But in 2008 the number of poached rhinos in South Africa shot up to 83, from just 13 in 2007. By 2010 the figure had soared to 333, followed by over 400 last year. Traffic, a wildlife trade monitoring network, found most of the horn trade now leads to Vietnam, a shift that coincided with a swell of rumors that a high-ranking Vietnamese official used rhino horn to cure his cancer.

 

Meanwhile in South Africa, attracted by spiraling prices—and profits—crime syndicates began adding rhino poaching to their portfolios.

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Form 5 Confirmation 2021.Mandarin 2

Celebrant: Father Andrew Wong, CDD

Former Men's Lodge, Big Rapids.

Last day of Fall 2014 Classes!

Also we had a party! Our Fall Art Festival & Family Day!!!

a few more bricks to go in and then the stainless flue connector

I'm staying home today because I may be contagious.

I think it's a form of Gimp.

Only cure may be to make some art.

 

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Method and Madness

This was one of those cases where you knew exactly what you wanted to do but had no idea how to do it. I tried erasing the skin from the photo with a green layer below it but lost the detail. So I explored masks, and, by golly, making a mask and then erasing worked great. I like that the imperfections with the phony-looking hairline actually make it look like I'm wearing green latex. Now that would be a sneaky way to avoid work.

 

Write your DS106 sick note

January 4, 2015

 

View Large On Black

 

SB600 TTL -1 camera right through softbox w/ orange gel

SB600 TTL -3 bounced on white seamless w/ blue gel for background

white bounce card camera left

forms part of a mural by residents of a detox centre which I facilitated, depicting their journey. All ideas and imagery was created by the residents themselves, who also did the painting.

Sunset on top of the Malvern hills, mid summers day and the local body balancers are celebrating....

 

Photographer: Me (oneday)

 

View my full portfolio on PurplePort.com

drawing with slight computer alteration for deepness of black.

Form 5 Confirmation 2021.E3

Celebrant: Father Martin Then, CDD

Patsy Evans holes ot.

 

For A Better World Play Golf On The Moon

Playing Golf on the Moon (with David Bowie) Hole 2

 

Tim Wright and Paul Conneally Feb 2007

 

The green is in Mile End Arts Pavillion and forms part of Paul Conneally's installation 'For A Better World - Play Golf On The Moon'. The piece come out of a 'ren' a linking with Tim Wright's work 'Play Golf On The Moon (with David Bowie)' and is the second hole of that project. Tim has talked about how works between artists can link in a way that's a bit like playing tag, Paul sees the process as part of his ongoing renga practise - pieces not just linking but also shifting - mirroring the 'link and shift' that is at the heart of the renga process. The passing back and forth the linking and shifting between works and the assertion that the works together are in fact part of a whole forming some kind of gestalt when viewed in this way whilst also work as concepts as pieces in their own right. 'For A Better World - Play Golf On The Moon' links directly with 'Playing Golf On The Moon (with David Bowie)' and shifts by bringing in an environmental element. The artist asks us to think about how environmentally friendly golf courses and their management are. On the surface golf courses look green and pleasant but are they environmentally friendly? In this piece the Conneally urges 'For A Better world Play Golf On the Moon'

 

'Play Golf On The Moon' also links directly with 'The Renewabilty Haiku Hike' a piece undertaken by Conneally with artist Tomomi Iguchi - the image on the wall to the left is a simulation of Tim Wright playing 'Golf on The Moon' on a section of The Greenway that formed part of the Renewabilty Haiku Hike across the London Olympic Development Site. Ideas now emerging after Conneally, Wright and Gordon Joly played Hole 2 from Arnold Circus to Mile End Arts Pavillion include that as golf has been called by some 'a good walk spoiled' the participants of 'Golf on the Moon' tee off then pick up their golfballs and pocket them alowing them to walk through and engage with the surroundings share stories and memories take photographs etc on their way to the green where they then take out the golfballs place them on the green and hole out. This process could be used to collect materials, build narratives and engage with the areas walked through in new ways and might produce works that amongst other things might inform the future planning and community concerns of the areas walked through.

Pretty hunter finishing a fence.

Massive form of lymphedema ( elephantiasis)

Pont à la forme d'un squelette de baleine.

Noticed flurries of activity around our nest box today. And as the temperature is around minus 2 debrees, with frost staying on the grass all day, I wonder if they are checking out a warm place to roost tonight?

This is an Eastern Tiger Swallowtail. Most Eastern Tiger Swallowtails are yellow with black tiger stripes like this one here: www.flickr.com/photos/texaseagle/3283987246/

 

But the one above is a female dark form Eastern Tiger Swallowtail. In the dark morph, most of the yellow areas are replaced with a dark gray to a black. A shadow of the "tiger stripes" can still be seen on the dark females.

 

Photo taken at the Grapevine Botanical Gardens on May 24, 2010.

James -

 

Here are photos of the tornado forming, along with a description of each.

 

My friend, Nick Lee, is a storm spotter. He and I were out taking these

photos that day. He is the copyright owner and has given me permission to

share them with you.

 

Dirk

 

P.S.: Please use the descriptions somehow in your description of the photos.

 

Description of photos:

 

Tornado-1: shows the storm coming around the corner into view.

Tornado-2: Inflow notch seen - this is where the air feeding the updraft was

located at.

Tornado-3 & 4: Tornado on ground getting closer to City of Cullman. At this

point it was passing Good Hope and going through Cullman County.

Tornado-5: Here you can see another vortex forming. What we were witnessing

was a rapid intensification of this storm from an EF2 to a multi-vortex EF4.

Tornado-6: Even though the funnel is hard to see, the tornado was still on

the ground. Here you can see the multiple vortexes spinning around the one

in the middle that looks like it is invisible.

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