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For Mother's Day I made my Mum a bramble cheesecake and a big bag of peanut brittle, her favourite. It looked really good so a couple of days later I made exactly the same thing for myself, ha ha!
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Pas un village, dans la plus reculée des provinces, qui ne soit atteint. C'est comme une lèpre qui, peu à peu, prolifère sur l'épiderme du paysage urbain français. Un des plus beaux du monde, disait-on. Agressive médiocrité des bâtiments publics, des écoles, des postes, des administrations, monotonie concentrationnaire des grands ensembles, prétention et passéisme débile des maisons individuelles : le bilan architectural des dix dernières années est, en France, catastrophique. Jamais on n'a autant construit. Jamais si mal, si pauvre, si triste. A de rares exceptions. Cela devient si flagrant à la lumière de l'été, que même l'O.r.t.f. s'en est ému. Après Vivre aujourd'hui, l'émission de Jacques Frémontier (dimanche, consacrée à "la rue"), La France défigurée, de Michel Péricart et Louis Bériot, a donné l'alerte : par milliers, des témoignages ont afflué. Les Français prennent conscience du mal et s'interrogent : "Comment, pourquoi, en est-on arrivé là ?" Spéculation Que "cet avachissement, cet avilissement de la qualité architecturale", comme le définit M. Michel Denieul, directeur de l'Architecture au ministère des Affaires culturelles, ne soit pas l'exclusivité de la France, personne ne le conteste. Le monde entier connaît un malaise architectural. Après avoir, des siècles durant, bâti pour le seigneur, le prince, le mécène, l'architecture ne sait pas encore bâtir pour la masse, le peuple, "l'innombrable", comme le dit l'architecte Emile Aillaud. En Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie, aux Etats-Unis, aussi, elle tâtonne. Ce n'est pas une consolation. Ni une raison suffisante pour admettre comme une fatalité la piètre architecture française. Ni pour excuser ceux qui l'ont laissée pousser comme les mauvaises graines, à tous les vents. Le premier des responsables, avant les architectes dépassés (voir page suivante l'opinion de Pierre Schneider) et les promoteurs avides, c'est l'Etat. Qui, par le jeu des servitudes, des permis de construire, etc., contrôle et, le plus souvent, paralyse la totalité de ce qui se bâtit en France. Qui est lui-même le premier client des architectes, le premier maître d'ouvrage des nouveaux édifices (hôpitaux, écoles, logements sociaux). Qui, à ce titre, aurait pu, et ne l'a pas fait, promouvoir une politique de l'habitation qui soit une politique d'embellissement. "Construire beaucoup, c'est une occasion d'embellir", dit Bertrand de Jouvenel.Au lieu de cela, que voit-on, en dépit de la réaction amorcée depuis quelques années par le ministère des Affaires culturelles ? La médiocrité primée, la création handicapée, la spéculation triomphante. Les grands ensembles sont une erreur, mais nous ne savons pas pourquoi. Colin Davidson, professeur à l'Ecole d'architecture de l'université de Montréal.Dans un vieux pays comme la France, pour lutter contre la laideur, il y a deux méthodes : une stratégie de choc qui favorise la qualité architecturale ; une stratégie défensive qui prévient la détérioration du patrimoine ancien. La première n'a jamais été définie. Comment s'étonner des résultats ? On ne s'est même jamais soucié d'en jeter les bases en pratiquant une politique d'urbanisme conséquente. "Une ville comme Paris, dit M. Denieul, se caractérise par une propension à accorder les permis de construire, quand ils sont demandés, au coup par coup. Et cela, faute de documents d'urbanisme suffisamment précis, souples et contraignants en même temps."Appréciation Contre ce système du n'importe quoi, n'importe où, n'importe comment, M. André Malraux avait voulu réagir. Il avait demandé à l'architecte urbaniste Gaston Leclaire d'étudier l'aménagement du quartier de la rotonde de La Villette, et spécialement des abords du bassin, appelé à devenir le pôle d'attraction d'un site urbain peu connu et insolite. L'étude a été menée à terme, mais ses conclusions sont restées lettre morte. De telles études, faites systématiquement, auraient pu freiner bien des désastres, non seulement à Paris, mais sur la Côte d'Azur, autre victime notoire d'une urbanisation désordonnée. Et servir de tremplin à une architecture raisonnée, sinon réussie, alors que celle dont nous souffrons n'est ni l'un ni l'autre. C'est aussi M. André Malraux qui, par la loi du 4 août 1962, dite des secteurs sauvegardés, tenta de consolider la stratégie défensive. De fait, à l'intérieur des quartiers préservés, au voisinage des monuments historiques on ne peut construire ni détruire n'importe quoi. Un immeuble tout en verre où se reflète la cathédrale d'Amiens ? Soit : le mélange des siècles n'est pas prohibé, au contraire, c'est la vie même des villes. A condition que les deux architectures soient, comme c'est le cas, bien intégrées l'une à l'autre. La R.a.t.p., en revanche, n'a pas reçu le droit de construire sur les quais de la Seine, déjà si meurtris, une tour de bureaux qui viendrait s'inscrire entre celles de Notre-Dame. Il y aurait donc sauvegarde sans le drame des dérogations laissées à l'appréciation des administrations. A cause d'une de ces dérogations, va s'élever, rue de l'Université, l'immeuble de bureaux réservé aux membres de l'Assemblée nationale. On le verra, de la place de la Concorde, se profiler derrière les deux étages de l'hôtel de Lassay, résidence du président de l'Assemblée. Dérogation aussi pour la barre massive des immeubles de Maine-Montparnasse et la tour de 200 m qui les couronnera : quand la maquette fut présentée devant la Commission des sites, un ministre et cinq préfets étaient présents pour l'appuyer de leur autorité politique. Il n'y eut pour ainsi dire pas de discussion. Quant à la tour de la Halle aux vins, autre pont aux ânes architectural, c'est l'enfant bâtard d'un grand projet : une flèche hélicoïdale, construite par l'architecte Edouard Albert, et couverte de mosaïque par Georges Braque. Hélas ! Albert et Braque sont morts, et les Parisiens n'ont sous les yeux que la tour sans génie d'Henri Coulomb. Bénédiction A Strasbourg, c'est le maire lui-même, M. Pierre Pflimlin, qui s'est obstiné à permettre la construction, à deux pas de la cathédrale, d'un complexe immobilier de 60 m de haut et de plus de 60 millions de Francs. La Commission départementale des sites, les Monuments historiques, la direction départementale de l'Equipement ont émis un avis défavorable. Les P.t.t. aussi, car cette tour fera écran aux liaisons hertziennes entre Strasbourg et Paris. Rien n'y a fait. M. Pflimlin a gagné. Les P.t.t. devront déplacer le relais de leurs ondes hertziennes, situé à Saverne, et la flèche rose de la cathédrale, point de ralliement de toute l'Alsace, se verra fâcheusement disputer le ciel. La Côte d'Azur regorge, hélas ! d'exemples tout aussi significatifs. Le dernier en date n'est pas le moins accablant. A Mandelieu-La Napoule, sur un terre-plein de 10 ha gagné sur la mer, vient d'être construit un "complexe" d'une quinzaine d'immeubles, hauts de sept étages, et d'une médiocrité affligeante, qui dépare un des plus beaux panoramas de la Côte, entre le massif de l'Esterel et les îles de Lérins. Avant de voir le jour, ce projet a reçu toutes les bénédictions officielles. Quinze organismes différents ont été consultés par le Conseil municipal, et, parmi eux, la Commission des sites. Pas un souffle de protestation ne s'est élevé. L'affaire est remontée à Paris. Finalement, le ministre de l'Equipement lui-même a signé le permis de construire et la concession d'endigage du port. Aujourd'hui, l'Association pour la défense des sites de Cannes et des environs distribue la photo du chantier à des milliers d'exemplaires. "Ce que nous voulons empêcher désormais." Et Mme Louise Moreau, élue maire de La Napoule aux dernières élections, est formelle : "Si, alors, j'avais été maire, je n'aurais jamais permis cela."
Répétition D'une part, l'Etat protège peu ou mal, d'autre part, loin de promouvoir la recherche et la qualité, il impose les normes d'une architecture concentrationnaire. Ainsi par le système des Cos (Coefficients d'occupation des sols), dans Paris et dans les grandes villes, où la pression de la rentabilité est énorme, on construit au maximum, même si c'est dépourvu de toute plausibilité, même si, du point de vue architectural. c'est une hérésie. "Il faudrait, dit M. Denieul, créer des zones de discontinuité : des Cos de 3 à un endroit, et, à d'autres, des Cos de 0 à 5, ce qui donnerait au faciès urbain un modelé, un relief. Au lieu de cela, le mot d'ordre est de 'bourrer' partout. Et le XVIe arrondissement de Paris, entre autres victimes, devient un immense chantier où se multiplient les surélévations intempestives." A quoi M. Jean Chapon, directeur du cabinet de M. Albin Chalandon, rétorque : "Il faut bâtir au maximum, sinon, où logera-t-on les milliers de gens qui affluent dans les villes ?" On touche, ici, au coeur du problème. Parce que les besoins étaient immenses et impérieux, on a construit beaucoup. Très vite. Sans se préoccuper du plaisir de vivre des futurs habitants. Comme si un environnement harmonieux était un luxe, cet environnement que les arbres et les champs fournissaient naturellement aux gens d'autrefois. Comme si l'on ne savait pas que la laideur monotone sécrète l'ennui, la morosité, le désespoir. Était-il impossible, au même prix, de construire bien ? Les réussites d'Emile Aillaud, par exemple, à Grigny-la-Grande-Borne, ou de Michel Andrault et de Pierre Parat à Sainte-Geneviève-des-Bois prouvent le contraire. Même avec les crédits limités des H.l.m., même en respectant les normes étouffantes de l'urbanisme réglementaire, on peut créer des habitations à l'échelle de l'homme, du paysage, des architectures favorables à la détente et au bien-être. Ce n'est pas une question de crédits, ni de servitudes ni de préfabrication. C'est une question d'audace, d'invention. Malheureusement, les inventeurs, en cette époque de conformisme, sont rares, et on les encourage peu. Sauf dans les cas où l'obstination d'un créateur a réussi à vaincre les résistances pour modeler un univers vraiment neuf, on s'est contenté d'additionner, de juxtaposer les machines à vivre, les cités dortoirs, de confondre industrialisation et répétition, fonctionnalisme et monotonie. Multiplication "Quand je me promène autour de Paris, disait, peu de temps avant sa mort, le grand architecte américain Richard Neutra, j'ai l'impression que ceux qui bâtissent n'ont jamais été à l'école maternelle. Ils ne savent pas où le soleil se lève, ni où il se couche. Ils ont oublié que l'homme a besoin de chlorophylle comme les arbres et d'espace comme les oiseaux. Ils ne savent faire que des prisons." Le ministère de l'Equipement, pour sa part, est fier d'avoir mis au point un catalogue de grands ensembles --boîtes géantes et tours de tous calibres -- qui permet aux maires et aux offices d'H.l.m. de choisir sur photos et sur plans des immeubles types, spécialement étudiés par des architectes (certains sont renommés) qui en garantissent la qualité de la fabrication et le prix. Au ministère de l'Education nationale qui, à lui seul, dépense 3 milliards par an pour construire 4 millions de m2 (un C.e.s. par jour), on prône la préfabrication (sauf dans les établissements de l'enseignement supérieur). Chaque année, parmi les propositions des trente-cinq entreprises agréées, qui se sont engagées à ne pas dépasser le prix plafond de 520 Francs le m2, on choisit trois ou quatre types nouveaux de C.e.s. On les expérimente en petite série l'année suivante. Puis, on se lance dans la fabrication industrielle. En soi, le système pourrait être bon. S'il n'aboutissait pas à la multiplication de bâtiments déprimants. Même à Cajarc (Lot), cher à M. Georges Pompidou, le C.e.s. offense la vue. L'Education nationale, à qui incombe, entre autres tâches, le soin de former l'oeil et le goût des enfants, ne s'en émeut pas. "Elle n'accepte, dit un haut fonctionnaire, aucun conseil, et se drape dans sa dignité de gros consommateur d'architecture." Subvention Le ministère de l'Agriculture n'agit pas avec plus de discernement. Il n'impose pas de modèles. Mais les prix plafonds des bâtiments agricoles ont été calculés si bas (en partant de la tôle ondulée et du parpaing non enduit) que l'agriculteur qui souhaiterait construire convenablement ne peut le faire, sans risquer de perdre le bénéfice de la subvention. Ainsi, la campagne française s'est couverte peu à peu de bergeries et d'étables qu'on dirait échappées de bidonvilles. Aucun site n'est épargné. Ni la Bretagne ni la Lozère. Si le classement de Colombey-les-Deux-Eglises n'était pas intervenu à temps, un hangar de tôle ondulée serait venu boucher la perspective historique qui s'étend devant la Boisserie... Une grande part de ces diverses calamités est due à l'incompétence des maîtres d'ouvrage - fonctionnaires et élus - desquels dépend la commande publique. "Le sens de l'architecture est aussi rare chez eux que le bon sens", disait quelqu'un qui les pratique. Et Raymonde Moulin, dans sa récente étude sur l'Etat et les architectes, l'a noté : "L'intérêt pour la qualité architecturale appartient sinon à l'ordre du rêve, du moins de ce qui peut être considéré comme un hasard heureux." Les promoteurs privés ne sont pas plus royalistes que le roi. Pas plus que l'Etat, ils ne se soucient d'apporter aux Français le plaisir que procure un heureux agencement de l'espace. Pour la plupart, ils se contentent d'appâter avec du clinquant - baies vitrées, travertin dans le hall, céramique dans la salle de bains - et offrent des immeubles de (faux) prestige, mal insonorisés, mal compris, étriqués, qui n'ont que de lointains rapports avec l'architecture, même s'ils portent des signatures connues.
Impulsion Peut-on enrayer l'épidémie de laideur ? Alertés par les avertissements de la Commission du VIe Plan, les Pouvoirs publics semblent vouloir secouer leur torpeur. Pas question de définir une politique. "On ne peut imposer une architecture officielle, comme en U.R.S.S., se défend M. Chapon. Nous sommes en pays de liberté." Mais on éprouve la nécessité d'agir. Premier essai de stratégie dynamique : le plan-construction, lancé, en mai, conjointement par MM. Chalandon, Jacques Duhamel et François-Xavier Ortoli. Son objectif avoué : rechercher un habitat qui réponde mieux au besoin de l'homme d'aujourd'hui. En fait, il s'agit de trouver des remèdes à l'échec des grands ensembles.
Au ministère des Affaires culturelles, dans la même foulée réformatrice on prépare deux projets de loi : l'un sur la profession d'architecte, l'autre sur les conditions de la commande publique. Toujours sous l'impulsion de M. Duhamel, la Fondation de France finance un concours d'architecture agricole qui sera lancé à l'automne en Franche-Comté, en Bourgogne et en Bretagne. Enfin, une étude a été menée pour voir de quelle façon on pourrait, dès l'école maternelle, sensibiliser les enfants aux problèmes de volumes et d'espaces. Il reste à convaincre l'Education nationale d'inscrire cet enseignement nouveau à ses programmes.A la direction de l'Architecture, malgré les faibles moyens financiers dont il dispose, M. Denieul souhaite influer plus directement sur la qualité de la construction, en développant les services de la création architecturale. Dans les trente prochaines années, la France va construire autant de logements qu'il en existe actuellement. Il est temps de se souvenir que le degré de civilisation d'un peuple se juge à la qualité des édifices qu'il laisse à la postérité. "La France n'est ni belle ni laide", Vasarely "La France n'est ni belle ni laide. C'est le point de vue où nous nous plaçons qui décide. Celui qui se promène à New York ne voit qu'une ville chaotique et sale. Mais si, le soir, on arrive de l'aéroport, on découvre les gratte-ciel illuminés qui émergent au-dessus du fog. C'est un spectacle inoubliable. La Courneuve ou Sarcelles, vues d'avion, présentent des aspects intéressants.""Remédier à la laideur est une tâche extrêmement complexe qui se place sur d'innombrables plans, sociologiques, psychologiques, esthétiques. Le gouvernement actuel est favorable à l'esthétique, mais peut-on imposer la beauté comme on a imposé la vaccination obligatoire ? Actuellement on construit partout des habitations du genre clapier. Ce phénomène est universel. Sarcelles et Saint-Denis ressemblent à Sydney ou à Tokyo." Le droit à la beauté, par Pierre Schneider Le mot "esthétique" a mauvaise presse. Mais l'esthétique, dans la bouche des architectes, c'est ce que font les autres... En réalité, jamais l'architecture n'a été plus préoccupée de beauté. Elle peut prendre les formes les plus diverses. Ici, elle est dans l'intense présence d'un édifice ; là, dans un agencement heureux de l'espace obtenu par des moyens insignifiants. Tantôt harmonieuse, tantôt agressive. L'élégance du chemin le plus court, mais aussi l'extravagance du chemin des écoliers : Ludwig Mies Van der Rohe ne nie pas Antonio Gaudi. L'essentiel est de ne pas se soumettre passivement aux idées reçues, d'exprimer son temps - fût-ce en s'efforçant de le réorienter. "Lorsqu'une oeuvre est à son maximum d'intensité, de proportions, de qualité d'exécution, de perfection, il se produit un phénomène d'espace indicible, les lieux se mettent à rayonner, physiquement. C'est du domaine de l'ineffable." Cette définition du beau est due au père du fonctionnalisme : Edouard Le Corbusier. L'absence de volonté créatrice se traduit par des formes inertes. Et l'inertie démoralise. Le jour n'est pas loin où le plus fanatique des technocrates sera contraint d'inclure le droit à la beauté dans ses frais généraux. A quelques exceptions près, l'histoire de l'architecture moderne - celle du dernier quart de siècle, surtout - ne s'est pas écrite en France. Pourquoi ? La raison la plus évidente est qu'elle n'a pas voulu ou su produire des architectes. La faute en incombe, en premier lieu, à l'Ecole des beaux-arts. La formation, ou plutôt la déformation qu'elle dispensait à ses élèves, était, depuis cent cinquante ans, résolument passéiste : on se référait à Versailles ou au Parthénon, oubliant que leur pouvoir de fascination venait de ce qu'ils avaient été, en leur temps, des bâtiments modernes. Le premier travail des élèves utilisant l'acier, le verre, fut présenté à l'Ecole en 1950.Vers 1956, un groupe d'élèves qui proposaient à Nicolas Untersteller, directeur de l'Ecole, d'organiser une exposition Mies Van der Rohe, s'entendirent répondre : "Je ne connais pas cette demoiselle." Un promoteur définit assez brutalement le produit de cet enseignement figé : "Les architectes ? Ils se croient des artistes. Ils ignorent la vie." Effectivement, l'Ecole n'a pas su assimiler la révolution industrielle. Vers 1840, un divorce s'opère entre architecte et ingénieur. Le premier n'a que mépris pour le second. Lorsque, au début du siècle, Fulgence Bienvenüe, ingénieur en chef du métropolitain, veut enseigner aux élèves de l'Ecole la technique du béton armé, ceux-ci le chahutent au cri de : "Tu nous prends pour des entrepreneurs ?" Bibliothèque nationale, Halles de Baltard, viaduc de Garabit - les chefs-d'oeuvre de la construction industrielle du XIXe siècle sont si peu considérés comme de l'architecture, que le premier d'entre eux à avoir été classé monument historique fut la tour Eiffel. Depuis quelques générations, les architectes apprenaient les techniques modernes, mais comme un mal nécessaire. "Un tuyau, ça se cache", dit l'un d'eux. Ils acceptaient de construire une usine ou une H.l.m. - il faut bien vivre - mais leur rêve restait de bâtir pour un prince. Aucune place n'était faite, dans l'enseignement, à l'économie, à la sociologie - en un mot à la donnée humaine qui est à la fois le grand problème de l'époque et sa chance de renouvellement : les nombres. Que pèsent ces rêveurs anachroniques en face de gens qui ont le sens des réalités - ceux-là mêmes qui les font travailler : les promoteurs ? Rien. Dans les pays anglo-saxons, l'architecte est respecté ; chez nous, c'est le pauvre type qui oublie un escalier. Un promoteur explique : "Comment je choisis un architecte ? C'est simple : je prends celui qui fait ce que je veux." Et ce qu'il veut, c'est ce qui se vend, c'est-à-dire le "standing". Il n'y a pas de grand architecte sans grand client, note l'architecte Michel Bezançon. Or, à l'encontre des Etats-Unis ou de l'Italie, en France, l'architecture ne se vend pas comme image de marque." M. Claude Alphandéry, P.d.g. de la Banque de la construction et des travaux publics, confirme : "Les gens d'affaires français ne considèrent pas encore l'architecture comme le bon signe extérieur de la réussite." Créer, dans ces conditions, tient du miracle. L'architecture abdique ou se condamne à périr de faim. Dans le secteur public, l'accueil à l'architecture vivante n'est pas meilleur que dans le privé. L'architecte, pour faire aboutir un projet, doit avoir l'obstination des personnages de Kafka. Un disciple connu de Le Corbusier se voit refuser une commande parce que, selon les mots du financier désolé, "il n'a personne dans sa manche". Savoir se débrouiller est plus important que savoir créer. "Le secteur public est démembré en parties qui doivent négocier entre elles", explique M. Alphandéry. D'excellentes réalisations, toutes dues à la volonté d'individus, soulignent d'autant plus cruellement la formidable indifférence des hommes politiques (qu'ils soient de droite ou de gauche) et des technocrates à "la dimension poétique". Les ministres se préoccupent de pouvoir proclamer à la fin de l'année qu'on a construit tant de logis, mais II ne vient à l'idée de personne de supposer que ces logis devraient, en toute justice, tomber sous le coup de la loi qui interdit de déposer des ordures sur la voie publique. Pourtant, il est des raisons d'espérer. La principale est l'apparition d'une génération d'architectes pour qui l'industrie n'est plus l'ennemi - pas plus que la panacée - mais un instrument. Un instrument qui, bien utilisé, peut libérer l'architecture de ses servitudes. Ici et là, surgissent des bâtiments, des ensembles dont la réussite démontre qu'aujourd'hui les contraintes techniques et budgétaires ne sont plus que l'alibi facile des médiocres. L'imagination est humainement nécessaire. Elle est techniquement possible. A nous de savoir l'exiger. www.lexpress.fr/culture/1971-architecture-et-urbanisme-la... Métamorphoses des villes : d'hier à aujourd'hui L'oeuvre de Le Corbusier classée au patrimoine mondial de l'Unesco Marseille, d'hier à aujourd'hui Lille d'hier à aujourd'hui... www.lexpress.fr/culture/en-images-l-oeuvre-de-le-corbusie... Dix-sept réalisations de l'architecte franco-suisse, dont dix situées en France, sont désormais inscrites au patrimoine mondial de l'organisation. Une proposition adoptée par consensus et sans changement par le comité en charge du classement. La troisième aura été la bonne. Après deux tentatives infructueuses, l'oeuvre architecturale de Le Corbusier a été inscrite au Patrimoine mondial, a annoncé dimanche l'Unesco. La décision a été prise lors de la 40e session du Comité du patrimoine mondial de l'Unesco à Istanbul. Cette réunion a été suspendue samedi en raison de la tentative de putsch militaire, avant de reprendre dimanche matin. Le classement porte sur dix-sept réalisations de l'architecte franco-suisse dans sept pays. Dix d'entre elles sont situées en France. Parmi elles figure la Maison de la Culture de Firminy A ces réalisations s'ajoutent les Maisons La Roche et Jeanneret à Paris, la Villa Savoye et loge du jardinier à Poissy, l'Immeuble locatif à la Porte Molitor à Boulogne-Billancourt, la Manufacture à Saint-Dié-des-Vosges, le couvent Sainte-Marie-de-la-Tourette à Eveux. Le Corbusier : hommage au virtuose de la modernité www.cotemaison.fr/chaine-d/deco-design/le-corbusier-un-ar... frontières françaises, d'autres créations de Le Corbusier ont également été classées. L'immeuble Clarté à Genève, la petite villa au bord du lac Léman à Corseaux (Suisse), la maison Guiette à Anvers (Belgique), les maisons de la Weissenhof-Siedlung à Stuttgart (Allemagne), la Maison du Docteur Curutchet à La Plata (Argentine), le musée national des beaux-Arts de l'Occident à Taito-Ku à Tokyo (Japon) et le complexe du capitole à Chandighar (Inde)."Cette bonne nouvelle survient après plus de dix ans de travail, de concertation et deux échecs", s'est félicité dans un communiqué Benoît Cornu, premier adjoint à Ronchamp (Haute-Saône), qui préside depuis 2016 l'Association des Sites Le Corbusier créée en 2010. Le Corbusier: hommage au virtuose de la modernité Interrogé par Le Monde, le même interlocuteur considère que Icomos, le Conseil international des monuments et des sites, avait par le passé jugé la série proposé "trop pléthorique et éclectique, et surtout, déploré l'absence du site de Chandigarh en Inde, qui révélait la dimension urbanistique de l'oeuvre". En intégrant ce site qui comprend un quartier, sa maison de la culture, son stade, sa piscine et son église -le plus grand conçu par l'architecte- les promoteurs du dossier de candidature ont tiré parti des expériences passées. La ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay, s'est réjouie de la décision de l'Unesco, en relevant qu'elle soulignait "l'importance de la préservation et de la valorisation du patrimoine récent, de moins de cent ans". l'architecture moderne au rang d'art majeur. L'occasion de revisiter son oeuvre architecturale avec notamment la Cité radieuse à Marseille, sans oublier son parcours de peintre et de designer. L'Express Styles est aussi parti à la rencontre d'artistes comme India Mahdavi ou Ora-ïto qui s'en sont inspirés... Découverte ! L'architecte de tous les possibles est aussi celui de tous les paradoxes. Mort en eaux troubles - on a retrouvé son corps noyé sur la plage de Roquebrune-Cap-Martin le 27 août 1965 -, Le Corbusier est, aussi, l'homme solaire qui a accouché de la Cité radieuse et un "visionnaire persuadé de pouvoir apporter la joie de vivre", affirme Sylvie Andreu, directrice de collection du livre Cher Corbu... (1). Cinq décennies après sa disparition, son aura continue de briller et son héritage est intact, de la villa Savoye, à Poissy (Yvelines), à l'unité d'habitation de Firminy (Loire), en passant par la chapelle de Ronchamp en Franche- Comté ou la ville nouvelle de Chandigarh en Inde. Et pourtant, l'homme n'a pas que des admirateurs... La Cité radieuse à Marseille.La Cité radieuse à Marseille.SDP La ville nouvelle de Chandigarh, en Inde, construite en 1947.La ville nouvelle de Chandigarh, en Inde, construite en 1947.Narinder Nanu/AFP
Critiquant ses excès et sa mégalomanie, ses détracteurs lui reprochent également, encore aujourd'hui, son approche fonctionnaliste trop radicale et d'être à l'origine de l'urbanisme des banlieues. Autant dire que le mystère autour de Charles-Edouard Jeanneret- Gris, dit Le Corbusier - né en Suisse en 1887 -, reste entier. Qui était vraiment cet autodidacte insatiable et obstiné dont l'oeuvre attend toujours son classement à l'Unesco, au titre de sa "contribution exceptionnelle au mouvement moderne"? Un virtuose de l'architecture bien qu'il n'ait pas le diplôme (il a quitté l'école à 13 ans) ? Un grand designer ? Un peintre compulsif ("Le dessin est fait avant que je ne l'aie pensé") ? Un sculpteur majeur ?
De toute évidence, un artiste surdoué et protéiforme "qui a profon dément marqué le XXe siècle et bouleversé notre façon d'habiter, explique Sylvie Andreu. Il sera guidé toute sa vie par l'esprit nouveau de son époque et n'au ra de cesse de combattre les conservatismes". A partir du 29 avril 2015, l'exposition du Centre Pompidou propose une relecture de ses créations - plus de 300 dessins, tableaux, sculptures, photos, meubles, dont certaines pièces réalisées dès 1923 avec Pierre Jeanneret... - qui seront présentées via le prisme de la mesure du corps humain. La villa Savoye (1928-1931), à PoissyLa villa Savoye (1928-1931), à PoissyArcaid/Corbis
Empreinte du modulor dans le béton, visible a Rezé (Loire-Atlantique)Empreinte du modulor dans le béton, visible a Rezé (Loire-Atlantique)SDP "L'homme a toujours été au centre de ses préoccupations, explique Jacques Sbriglio, architecte urbaniste et commissaire de l'exposition organisée à Marseille, en 2013, Le Corbusier et la question du brutalisme. Il a inventé un langage et fait basculer l'architecture dans le XXe siècle. Chacune de ses réalisations inter - rogeait le rapport de l'homme aux usages quotidiens. Quand il dessinait les plans d'une ville, il indiquait l'échelle, mais aussi le temps de déplacement d'un point à un autre." Et Olivier Cinqualbre, commissaire de l'exposition du Centre Pompidou, d'ajouter : "La cellule d'habitation pensée par Le Corbusier est petite mais pratique, à taille humaine. Pour épouser les mouvements du corps, le mobilier devient réglable (dès 1929), modulable ou encastrable." La chapelle Notre-Dame-du-Haut (1950-1955), à RonchampLa chapelle Notre-Dame-du-Haut (1950-1955), à RonchampCalle Montes/Photononstop
Avant-gardiste, ce bâtisseur souhaite libérer l'individu des contraintes, du mal-logement, de l'inconfort. Car, ne l'oublions pas, au lendemain de la guerre, chaque mètre carré compte! Pour modifier la perception des volumes, il use en plus de couleurs franches. Là aussi, il connaît sa palette... Depuis qu'il s'est installé à Paris en 1917, il peint tous les jours et manie le nuancier avec finesse. Voilà qui explique sans doute qu'il ait autant d'influence auprès des créateurs tous azimuts : designers et stylistes de mode! La preuve, ci-contre, en cinq témoignages... . Le Corbusier. Mesures de l'homme, du 29 avril au 3 août 2015, Centre Pompidou, Paris (IVe), www.centre pompidou.fr
Chandigarh, 50 ans après Le Corbusier, du 11 novembre 2015 au 14 mars 2016 à la Cité de l'architecture et du patrimoine, Paris (XVIe). www.citechaillot.fr
"Cher Corbu" Recueil de témoignages de 12 architectes contemporains sur le grand homme, dans lequel chacun lui écrit une lettre."Cher Corbu" Recueil de témoignages de 12 architectes contemporains sur le grand homme, dans lequel chacun lui écrit une lettre.SDP
(1) Cher Corbu..., un ouvrage collectif qui recueille le témoignage de 12 architectes contemporains sur le grand homme : de Paul Chemetov à Odile Decq en passant par Elisabeth de Portzamparc ou Claude Parent, qui lui ont chacun écrit une lettre. Bernard Chauveau éd., 48 p., 22,50 ?
Ils se sont inspirés du Corbusier...India Mahdavi, amoureuse d'innovation
India Mahdavi, architecte d'intérieur et designer. Vient de terminer le restaurant I Love Paris pour Guy Martin.India Mahdavi, architecte d'intérieur et designer. Vient de terminer le restaurant I Love Paris pour Guy Martin.SDP
L'Express Styles : Que représente pour vous le Corbusier ?
India Mahdavi : C'est un révolutionnaire et un provocateur, qui a fait renaître l'architecture moderne en mettant l'homme au centre de la vie et de la ville. Il a eu l'intelligence de s'interroger sur les modes de vie des gens bien avant tout le monde. Son rapport aux proportions m'a imprégnée. Sur mes chantiers, j'utilise aussi le Modulor. Ses références sont devenues les miennes. Il a cassé les normes bourgeoises de l'habitat. L'Express Styles : En quoi a-t-il inspiré vos créations ? India Mahdavi : J'aime beaucoup sa façon d'appliquer la couleur en aplats pour redessiner les volumes, rythmer les espaces, marquer les perspectives. C'était un formidable coloriste. L'ouvrage Le Corbusier. Polychromies architecturalesest d'ailleurs une de mes bibles. Il référence toutes les nuances et permet, grâce à une réglette, de les associer harmonieusement. C'est un outil dont je me sers sur tous mes chantiers.
L'Express Styles : Quelle est pour vous la pièce ou le bâtiment culte ? India Mahdavi : Le tabouret à poignées, en chêne, qu'il a conçu pour son cabanon, d'après une caisse à whiskys. On peut évidemment s'asseoir dessus, mais on peut surtout l'empiler pour séparer une pièce, le transformer en chevet ou en table basse. Il n'y a pas de meuble qui résume mieux son oeuvre. Le Corbusier : hommage au virtuose de la modernitéSDP Ora-ïto et sa fascination pour la minutie
Ora-ïto, architecte designer. Propriétaire du toit terrasse de la Cité radieuse à Marseille.Ora-ïto, architecte designer. Propriétaire du toit terrasse de la Cité radieuse à Marseille.SDP L'Express Styles : Que représente pour vous Le Corbusier ? Ora-ïto : Il est l'inventeur de la modernité. Pour chacune de ses réalisations, il a établi un vrai scénario de vie. La Cité radieuse en est le plus bel exemple. Tout y est pensé au millimètre près et à bonne hauteur grâce au Modulor-une grille de mesures qu'il a inventée et représentée par la silhouette d'un homme debout, le bras levé. C'était aussi un obsessionnel. D'ailleurs, quand il érige cette unité d'habitation, on le surnomme le "Fada". Mais il reste un grand monsieur qui m'a beaucoup influencé.
L'Express Styles : En quoi a-t-il inspiré vos créations ?
Ora-ïto : Je ne suis pas habité par Corbu, mais imprégné de ses concepts. Sa rigueur, sa façon d'organiser les espaces en lien avec les modes de vie et sa simplicité restent des valeurs essentielles. C'est le Steve Job de l'architecture !
L'Express Styles : Quelle est pour vous la pièce ou le bâtiment culte ? Ora-ïto : La villa Savoye à Poissy. Art déco, cette première maison de week-end est spectaculaire : une "boîte en l'air" montée sur pilotis, qui a tout pour elle. Elle est lumineuse, élégante et intemporelle.
Le Corbusier : hommage au virtuose de la modernitéSDP
Pierre Charpin, sensibilité des couleurs Pierre Charpin, designer. Prépare une exposition pour la galerie Kréo à Londres.Pierre Charpin, designer. Prépare une exposition pour la galerie Kréo à Londres.SDPL'Express Styles : Que représente pour vous Le Corbusier ?Pierre Charpin : Ce n'est pas un maître à penser, mais un grand architecte et aussi un étonnant plasticien doué d'une sensibilité aux formes hors pair. La chapelle de Ronchamp - tout en courbes et en harmonie avec le paysage - en est un des plus beaux exemples, le contraire d'un bâtiment standardisé. L'Express Styles : En quoi a-t-il inspiré vos créations ? Pierre Charpin : Je ne sais pas s'il m'a influencé, mais son travail sur les couleurs m'a beaucoup intéressé. Il utilise une gamme de coloris plus subtile et sophistiquée que celle des primaires. Comme lui, je n'aime pas les fausses couleurs et les demi-teintes, ni les objets trop lisses. J'apprécie sa façon d'appréhender le béton, notamment à la Cité radieuse. Il en a fait une surface vivante et pas si brutale que ça ! Pour y avoir séjourné, je suis frappé par la sophistication et la simplicité de ce grand vaisseau. Corbu fait partie, avec Sottsass, des gens qui comptent pour moi. C'est à la fois un théoricien et un être très sensible. L'Express Styles : Quelle est pour vous la pièce ou le bâtiment culte ? Pierre Charpin : Son cabanon de Roquebrune-Cap-Martin, de 3,66 mètres sur 3,66, est un modèle d'intelligence : il a optimisé chaque centimètre carré. Cette réalisation démontre à quel point il était libre. Eux aussi l'apprécient... Jérome Dreyfuss, créateur de sacs"Mes grands-parents étant les voisins de Jean Prouvé, à Nancy ; j'ai été sensible, très jeune, à l'architecture et à Corbu, qui a toujours eu une longueur d'avance. A chaque problème il trouvait une solution. Il avait cette capacité d'inventer des concepts et des principes de construction. Il était à la fois rationnel et créatif. Quand j'ai aménagé mon cabanon à Fontainebleau, j'ai optimisé chaque mètre carré. Chaque objet a sa fonction et sa raison d'être." www.jerome-dreyfuss.com Frédérique Dessemond, créatrice de la marque de bijoux Ginette NY "Je vis aujourd'hui à New York mais j'ai grandi - juqu'à 28 ans - à la Cité radieuse, dont je garde un souvenir ému. On vivait en autarcie, entre copains, c'était mieux que le Club Med ! Les appartements étaient très lumineux, remarquablement bien étudiés. J'ai conçu ma future boutique [66, rue des Saints-Pères, Paris VIe] à partir du Modulor. Et mes bijoux sont simples, faciles à vivre et sans ostentation, comme l'étaient ses réalisations." www.ginette-ny.com - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...
Official Trailer - the Pruitt-Igoe Myth: an Urban History
www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc …
Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po …
DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..
passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document … explosion des tours Gauguin Destruction par implosion des Tours Gauguin (quartier de La Bastide) de Limoges le dimanche 28 novembre 2010 à 11 heures. Limoges 28/11/2010 youtu.be/cd0ln4Nqqbs … 42 Roanne - c'etait le 11 novembre 2013 - Souvenirs des HLM quartier du Parc... Après presque 45 minutes de retard, les trois dernières tours Chanteclair sont tombées. Le tir prévu etait à 11h14 La vidéo içi www.leprogres.fr/loire/2013/11/01/roanne-les-3-dernieres-... … … www.leprogres.fr/loire/2013/11/01/roanne-une-vingtaine-de... …Besançon (25) - la Nouvelle cité d'HLM La Planoise en 1960 avec la video des premiers habitants de Planoise en juin 1968 www.youtube.com/watch?v=LVKAkJSsCGk … … … archive INA … BEGIN Japanology - les utopies de l'extreme et Kenzo Tange l'architecte japonnais - la video içi www.youtube.com/watch?v=ZlAOtYFE4GM … 71 les Prés Saint-Jean a Chalon-sur-Saône - L'Implosion des 3 tours HLM de 15 etages le 5 décembre 2009 par FERRARI DEMOLITION içi www.youtube.com/watch?v=oDsqOjQJS8E … … … & là www.youtube.com/watch?v=ARQYQLORBBE … 21 DIJON Cité des Grésilles - c'etait l'implosion de la residençe HLM Paul Bur le 19 02 2010 www.youtube.com/watch?v=fAEuaq5mivM … … & la www.youtube.com/watch?v=mTUm-mky-sw … 59 - la technique dite du basculement - Destruction de l'immeuble Rhone a Lille avec pleins de ralentit içi video-streaming.orange.fr/actu-politique/destruction-de-l... … 21 Chenôve (le GRAND DIJON) - Implosion de la barre François RUDE le 3 nov 2010 (top video !!) www.youtube.com/watch?v=ClmeXzo3r5A … …Quand l histoire çe repete et çe repetera autant de fois que nesçessaire quand on voie la quantitée de barres 60 70's...dans le collimateur de l'ANRU2.. 77 MEAUX 3 grandes tours..& puis s'en vont.. Démolition Pierre Collinet Batiment Genêt, Hortensia et Iris - Reportage Journal le 26 juin 2011 youtu.be/fpPcaC2wRIc 71 CHALON SUR SAONE C'etait les Prés Saint Jean le 05 décembre 2009 , pour une implosion hlm hors du commun !!! Caméra mise à même le sol , à une vingtaine de mètres de la première tour .... www.youtube.com/watch?v=kVlC9rYU-gs … 78 les MUREAUX le 3 octobre 2010 ,Les dernières minutes de la Tour Molière aux Mureaux (Yvelines) et sa démolition par semi-foudroyage, filmés du quartier de la Vigne Blanche. www.youtube.com/watch?v=u2FDMxrLHcw …71 MACON LES GRANDES PERRIERES C'etait un 30 juin 2013, avec l'implosion de la barre HLM des Perrières par GINGER www.youtube.com/watch?v=EzYwTcCGUGA … … une video exceptionnelle ! c'etait Le Norfolk Court un ensemble résidentiel, le Norfolk Court, construit dans les années 1970, a été démoli à Glasgow en Ecosse le 9 mai 2016 . Il rate la démolition d'un immeuble au tout dernier moment LES PASSAGERS DU BUS EN PROFITE A SA PLAçE lol www.20minutes.fr/tv/t-as-vu/237077-il-rate-la-demolition-... … 69 LYON Quand La Duchère disait adieu à sa barre 230 le jeudi 2 juillet 2015 www.youtube.com/watch?v=BSwidwLw0NA … www.youtube.com/watch?v=BdLjUAK1oUk … www.youtube.com/watch?v=-DZ5RSLpYrM …Avenir Deconstruction : Foudroyage de 3 barres HLM - VAULX-EN-VELIN (69) www.youtube.com/watch?v=-E02NUMqDno Démolition du quartier Bachelard à Vaulx-en-Velin www.youtube.com/watch?v=DSAEBIYYpXY Démolition des tours du Pré de l'Herpe (Vaulx-en-Velin)
www.youtube.com/watch?v=fG5sD1G-QgU REPORTAGE - En sept secondes, un ensemble de 407 appartements à Vaulx-en-Velin a été détruit à l'explosif dans le cadre du renouvellement urbain... www.youtube.com/watch?v=Js6w9bnUuRM www.youtube.com/watch?v=MCj5D1NhxhI - St-QUENTIN LA ZUP (scic)- NOUMEA - NOUVELLE CALEDONIE historique de la cité Saint-Quentin içi www.agence-concept.com/savoir-faire/sic/
www.youtube.com/watch?v=_Gt6STiH_pM …[VIDEOS] Trois tours de la cité des Indes de Sartrouville ont été démolies dans le cadre du plan de rénovation urbaine du quartier Mille quatre cent soixante-deux détonateurs, 312 kilos le 06/06/2010 à 11 heures. la belle video içi www.youtube.com/watch?v=fY1B07GWyDE VIGNEUX-SUR-SEINE, VOTRE HISTOIRE, VOS SOUVENIRS. içi www.youtube.com/watch?v=8o_Ke26mB48 … , Film des Tours et du quartier de la Croix Blanche, de 1966 à 1968. Les Tours en train de finir de se construire, ainsi que le centre commerciale. Destruction de la Tour 21, pour construire de nouveaux HLM... l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT fete ses 90 ans "TOUT savoir tout voir, tout connaitre, sur le LOGEMENT SOCIAL des HLM aux HBM avec le Musée HLM" en ligne sur le WEB içi musee-hlm.fr/ www.banquedesterritoires.fr/lunion-sociale-pour-lhabitat-... … içi www.banquedesterritoires.fr/lunion-sociale-pour-lhabitat-... … De grandes barres d’immeubles, appelées les grands ensembles, sont le symbole de nos banlieues. Entrée Libre revient sur le phénomène de destruction de ces bâtiments qui reflètent aujourd’hui la misere www.youtube.com/watch?v=mCqHBP5SBiM twitter.com/Memoire2cite/status/1121877386491043840/photo... Avril 1993, 6 ans après l'implosion de la tour DEBUSSY des 4000, 30% seulement des travaux de rénovation ont été réalisés et le chômage frappe toujours 1/3 des hbts. C'est un échec. A Mantes la Jolie, 6 mois après la destruction des 4 tours du Val Fourré, www.youtube.com/watch?v=ta4kj05KJOM … Banlieue 89, Bacalan à Bordeaux 1986 - Un exemple de rénovation urbaine et réhabilitation de l'habitat dans un des quartiers de Bordeaux La Cité Claveau à BACALAN. A l'initiative du mouvementla video içi www.youtube.com/watch?v=IN0JtGBaA1o … L'assoçiation de ROLLAND CASTRO @ Le Plan Banlieue 89 - mode d'emploi - Archive INA - La video içi. TRANSFORMER LES PAYSAGES URBAINS AVEC UNE APPROCHE CULTURELLE www.youtube.com/watch?v=Aw-_f-bT2TQ … SNCF les EDITIONS DU CABRI PRESENTE PARIS LA BANLIEUE 1960-1980 -La video Içi. www.youtube.com/watch?v=lDEQOsdGjsg … Içi la DATAR en 1000 clichés missionphotodatar.cget.gouv.fr/accueil - Notre Paris, 1961, Réalisation : André Fontaine, Henri Gruel Les archives filmées de la cinémathèque du ministère de 1945 à nos jours içi www.dailymotion.com/video/xgis6v?playlist=x34ije
31 TOULOUSE - le Mirail 1962 réalisation : Mario Marret construction de la ville nouvelle Toulouse le Mirail, commentée par l'architecte urbaniste Georges Candilis le film www.dailymotion.com/video/xn4t4q?playlist=x34ije Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain.Les films du MRU - Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije …
archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ...que dire de RICARDO BOFFIL Les meilleures balades que j’ai fait autour de Paris je les ai faites dans l’application Plans. Je ne minore pas le rôle de Google Maps, révolution cartographique sans précédent et sans égale, qui aura réalisé nos fantasmes d’Aleph borgesien — l’idée d’un point d’où le monde serait visible en totalité — parachevé Mercator et permis d’explorer des parties du globe inconnues de Cook, Bougainville et Amundsen. Je n’oublie pas non plus cet exercice de cartographie au collège, qui nous avait démontré que nous étions à 3 cartes IGN de la capitale, et que le tissu urbain était de plus en plus serré à mesure que nous avancions vers le nord. Mais Plan possédait une fonctionnalité inédite, le Flyover, technologie à l’origine destinée aux pilotes de chasse, et qui fournissait des rendus 3D spectaculaire des bâtiments survolés — ainsi que des arbres et des déclivités du sol On quittait enfin les champs asphyxiants de la photographie aérienne pour des vues à l’oblique des villes visitées : après un siècle d’écrasement — la photographie aérienne est étroitement contemporaine du bombardement aérien — les villes reprenaient enfin de la vigueur et remontaient vers le ciel. J’avais d’ailleurs effectué moi-même une manœuvre de redressement similaire le jour où j’étais parti, à pied depuis Paris, visiter à Nanterre une exposition sur la photographie aérienne. J’étais à la quête des premières vues de Paris qu’avait prises Nadar depuis un ballon captif. À défaut de ces images, définitivement manquantes, j’avais parcouru, après la Grande Arche, les derniers kilomètres de la Voie Royale, cette prodigieuse perspective historique partie du Louvre — rare exemple de frise chronologique implémentée dans une structure urbanistique.J’avais en réalité un peu dévié de la ligne droite pour aller voir les tours Nuages d’Emile Aillaud, le Facteur Cheval du modernisme, dont je connaissais déjà les autres chefs d’œuvres d'architecture naïve, les nouilles chinoises de Grigny et le spaghetti de Pantin.C’était précisément l’usage que j’avais fait de l’application Plans : j’étais parti à la recherche de tous les groupements de tour qu’elle m’avait permis d’identifier, sur mon iPad. Je les faisais tourner avec deux doigts, comme un éclaireur qui marcherait autour d’un donjon, avant de les immortaliser, sous leur plus bel angle, par une capture d’écran.Un éclaireur autour d’un donjon : c’était exactement cela, qui m’avait fasciné. Les guerres territoriales entre Les Tarterêts de Corbeil et les Pyramides d’Evry avaient marqué mon enfance. La notion de cité, telle qu’elle avait été définie, à partir des années 80, dans le second âge des grands ensembles, l’âge du déclin, avait conservé un cachet médiéval. Ici, vivaient guetteurs et trafiquants, condottieres à la tête d’une écurie de go-fast et entretenant des chenils remplis de mâtins rares et dangereux. Ici, l’État central ne remplissait plus ses tâches régaliennes, ici la modernité laïque était entrée en crise. Mais ce que j’avais découvert, en collectionnant ces captures d’écran, c’était à quel point l’urbanisme de la banlieue parisienne était, strictement, d’obédience médiévale. On était passé, d’un seul mouvement et sans même s’en rendre compte de Château-Gaillard à la Cité 4000, du Donjon de Vincennes aux tours de Sarcelles, du château de Gisors aux choux fleurs de Créteil.J’ai même retrouvé la colonne détruite du désert de Retz dans le babylonien château d’eau de Noisiel.Des hauteurs de Rosny à celle de Chanteloup, du plateau de Clichy à la dalle d’Argenteuil, on avait bizarrement livré des pastiches inconscients de la grande architecture militaire médiévales : les environs de Paris s’étaient retrouvés à nouveau fortifiés, la vieille tour de Montlhéry n’était plus solitaire, et même les immeubles de briques rouges qui avaient succédé à l’enceinte de Thiers évoquaient des murailles.Et ce que j’avais initialement pris pour des anomalies, des accidents malheureux du post-modernisme, les grand ensembles voûtés et cannelés de Ricardo Boffil, étaient peut-être ce qui exprimait le mieux tout cela — ou du moins qui clôturaient avec le génie le plus clair cet âge des grands ensembles.Car c’était cela, ces Carcassonnes, ces Acropoles, ces Atlandides qui surnageaient avec le plus de conviction au milieu des captures d’écrans de ruines médiévales qui s’accumulaient sur mon bureau.Si décriées, dès leur construction, pour leur kitch intolérable ces mégastructures me sont soudain apparues comme absolument nécessaires.Si les Villes Nouvelles n’ont jamais existé, et persisteront dans la mémoire des hommes, elles le doivent à ces rêveries bizarres et grandioses, à ces hybridations impossibles entre les cités idéales de Ledoux et les utopies corbuséennes.L’Aqueduc de Saint-Quentin-en-Yvelines, les Espaces d’Abraxas à Marne-la-Vallée, les Colonnes de Saint-Christophe à Cergy-Pontoise sont les plus belles ruines du Grand Paris. www.franceculture.fr/emissions/la-conclusion/ricardo-bofill immerssion dans le monde du logement social, l'univers des logements sociaux, des H.B.M au H.L.M - Retour sur l'histoire du logement collectif d'apres guerre - En Françe, sur l’ensemble du territoire avant, 4 millions d’immeubles étaient vétustes, dont 500.000 à démolir; au total 10% des logements étaient considérés comme insalubres et 40% réputés d’une qualité médiocre, et surpeuplés. C’est pour ces raisons que, à partir de 1954, le Ministre à la Reconstruction et au Logement évalue le besoin en logements à 2.000.660, devenant ainsi une priorité nationale. Quelques années plus tard à l’appel de l’Abbé Pierre, le journaliste Gilbert Mathieu, en avril 1957 publiait dans le quotidien Le Monde une série d’articles sur la situation dramatique du logement : Logement, notre honte et dénonçant le nombre réduit de logements et leur impitoyable état. Robert Doisneau, Banlieue après-guerre, 1943-1949 /Le mandat se veut triple : reconstruire le parc immobilier détruit durant les bombardements essentiellement du printemps/été 1944, faire face à l’essor démographique et enfin résorber l’habitat insalubre notamment les bidonvilles et les cités de transit. Une ambition qui paraît, dès le début, très élevée, associée à l’industrialisation progressive de la nation entre autre celle du secteur de la construction (voir le vidéo de l’INA du 17 juillet 1957 intitulée La crise du logement, un problème national. Cela dit, l’effort pour l’État français était d’une ampleur jamais vue ailleurs. La double nécessité de construire davantage et vite, est en partie la cause de la forme architecturale excentrique qui constituera les Grands Ensembles dans les banlieues françaises. Cinq caractéristiques permettent de mieux comprendre ce terme : la rupture avec le tissu urbain ancien, un minimum de mille logements, une forme collective (tours, barres) de quatre jusqu’à vingt niveaux, la conception d’appartements aménagés et équipés et enfin une gestion destinée pour la plupart à des bailleurs de logement social.Pour la banlieue parisienne leur localisation s’est opérée majoritairement dans la périphérie, tandis que dans les autres cas, plus de la moitié a été construite dans le centre ville, le plus souvent à la limite des anciens faubourgs. Architecture d’Aujourd’hui n° 46, 1953 p. 58-55 C’est le triomphe de l’urbanisme fonctionnel et rationaliste cher à Le Corbusier. Entre 1958 et 1973, cent quatre-vingt-quinze Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP)
Well, the sun finally played nice at Troy for this shot of the KCS "Belles" leading Q243 down the B&O. Unfortunately, the shadows didn't want to play nice. The trackside resident is apparently one of those people that don't think opinions are like ass holes.
PLEASE, no multi invitations or self promotion in your comments, THEY WILL BE DELETED. My photos are FREE for anyone to use, just give me credit and it would be nice if you let me know, thanks - NONE OF MY PICTURES ARE HDR.
Close scrutiny of this big building can reveal how an empire was run. To maintain royal sway over far-flung colonies, paperwork was as vital as fortresses and fleets. While the engineer built Louisbourg and the governor symbolized its authority, the man who lived here kept the colony running.
In the offices overlooking the quay, the administrator and his clerks filled up books of correspondence, maintained the colonial accounts, and compiled their statistical reports for the Ministry of Marine. They paid the colony’s bills from the well-guarded treasury here - see the barred windows - and filled the storerooms behind with their supplies. Everything from economic policy to civil justice was managed from here, and the power of the commissaires- ordonnateurs sometimes excited the governors’ jealousy. Built as a private residence, the house became royal property in 1733 and expanded with the power of its occupants.
The administrators were professional servants of the Crown who hoped to win promotion by proving themselves here. François Bigot established his reputation by able and devoted service as Île Royale’s commissaire-ordonnateur from 1739 to 1745, while his sharp investments simultaneously laid the foundation of his wealth. Duly promoted, he went on to both fortune and disgrace as the last Intendant of New France.
The main floor of this house is furnished as Bigot’s working and living space. The top floor houses an exhibit, Vestiges of Louisbourg, which contains artifacts from eighteenth century Louisbourg, and a gallery with paintings and ship models recreating aspects of Louisbourg’s busy port.
The stables behind the residence, at the corner of Rue Royale, are another sign of authority. Boats were needed more than horses in this colony. Few homeowners built large stables like these and a horse and carriage proclaimed wealth and prestige.
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I had a wonderful day out visiting my old school friend Paul and his beautiful family.
Afterwards a bit of a glam night in at home, trying on a beautiful new dress which I love!
I just adore dogs!
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Gemma came up for the bank holiday weekend, and on the Saturday we wanted to have another walk around the new footbridge and get some better (and warmer) footage than we got a few weeks previously.
We went for a little walk around the marina too. It was reasonably busy with bank holiday revellers - as often happens we encountered some fun people. It was a great evening, and Gemma got some amazing pictures and footage!
All of that was fuelled by a tea of pancakes filled with banana and Nutella - lovely!
We always have such fun doing these dance videos. I think that comes through in the footage!
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December was a bitterweet month at LFF. Sadly our starting venue, the Marriott, is no longer available to us as it's being turned into an Italian restaurant.
THe Marriott has been a brilliant start venue for the last year and a bit and it's sad to have to move, but we got a professional photographer in to take some photos of the last one, and some incredible group photos outside the Marriott which just go to show what an amazing event Leeds First Friday is.
We helped another newbie on her first time out - Carla. And I met up with my friend Beth - Beth helped me out the first time I ever went, and she doesn't get out much so it was amazing to see her again. And bumped into lots of friends old and new.
All in all, a great night!
Pictures from the new venue, The End which is a great place. We really liked it in there.
2021
en.wikipedia.org/wiki/Grandiose_delusions -- Grandiose Delusions.
Very courageous recent admission by the petulantly peevish Sad Clown, "I am a Tyrant-in-Waiting, who still takes every opportunity to find fault in even complimentary comments." He also doesn't understand that calling someone, 'infamous', is an insult [see THE THREE AMIGOS' misunderstanding of the word].
A confirmed and habitual gossip, Sad Bear Clown's deepest wish is to be paid for publicly slandering noted people of whom he is deeply envious; constantly projecting his profound self-contempt.
He admitted, "Bought a plaid flannel shirt and scarf, then posted a picture of the bag and claimed the label had intentions of sponsoring my non-existent tv series, which they hadn't."
Sad Bear Clown's most recent confession: he lied about signing for representation with a talent agency on Avenue of the Stars in Los Angeles. The agency, with no Sad Bear Clown-connection, has a virtual ( p.o. box ) address in what is known locally as The Devil's Tower -- www.davincivirtual.com/loc/us/california/los-angeles-virt...
He was overheard drunkenly confessing to a patron at a restaurant bar, after having loudly lied about being commissioned by the British Royal family to procure a ship for one of their ranks to Christen: Sad Bear Clown confided that many times, while alone, looking in the mirror, he repeats to himself, "Amateur Night in Dixie, Amateur Night in Dixie, Amateur Night..."
www.flickr.com/photos/marklongoartanddesign/37430878502/i... -- The Dunning-Kruger Effect: imagining oneself to be in possession of greater agency or ability than is actually the case, illustrated by the child's steering wheel.
www.youtube.com/watch?v=X23v5_K7cXk&ab_channel=EltonJ... -- At one point Elton John is a very convincing hobo.
www.youtube.com/watch?v=LOkQsVJV8ts&ab_channel=BruceS... --TENTH AVENUE FREEZE-OUT
www.flickr.com/photos/marklongoartanddesign/48626750262/i... -- THE VAN WINKLE SISTERS
www.youtube.com/watch?v=L56KOpZ6vI4&ab_channel=talant... -- Bear just wants his picture taken in the driver's seat.
[I have been asked about removing this post since Sad Bear Clown was detained by police while on a purported "location scout" for an as-yet non-existent television pilot and series. He was held for Disorderly Conduct and Lascivious Innuendo in a public place, directed at an individual. He was released on bail from a Mayberry-esque jail in a picturesque small town, pending a Magistrate's hearing.]
www.flickr.com/photos/marklongoartanddesign/51405990904/i... -- See description of PROFESSOR ROCK BOTTOM.
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A few snaps from our last morning in Lincoln before heading back home.
Mi esposa e hija en la playa. vacaciones Chile
Meine Frau und Tochter am Strand in Chile
My wife and daughter at the beach in Chile.
please comment!
Many thanks for your visits, faves and comments. Cheers.
Australian Water Dragon
This is an The Eastern Water Dragon Intellagama lesueurii lesueurii, is a subspecies that occurs along the east coast of Australia from Cooktown in the north down to the New South Wales south coast (approximately at Kangaroo Valley) where it is replaced with the Gippsland Water Dragon Intellagama lesueurii howittii (there are a lot of young ones around Sandy Camp Rd Wetlands at the moment)
Scientific Name: Intellegama lesueurii
Identification: The genus Physignathus was described by George Cuvier (1769-1832) in 1829 based on the type specimen of the genus; the Green Water Dragon, Physignathus cocincinus of south-east Asia. The name Physignathus translates to "puff-cheek" and refers to the bulging appearance of the throat and lower jaw. Physignathus comprises two recognised species; Physignathus lesueurii and Physignathus concincinus. The specific name lesueurii honours the French naturalist Charles-Alexandre Lesueur (1778-1846) who collected this species on the Baudin expedition of 1800. There are two recognised subspecies of Water Dragon; the Eastern Water Dragon, Physignathus lesueurii lesueurii and the Gippsland Water Dragon, Physignathus lesueurii howittii. A recent taxonomic review concluded that the Australian species of Physignathus shows enough differing characteristics to classify it in its own genus, since Physignathus was first assigned to P. cocincinus, a new genus hand to be created for the Australian Water Dragons. In 2012 the species was officially renamed Itellagama lesueurii.
The Water Dragon can be identified by a distinctively deep angular head and nuchal crest of spinose scales that joins the vertebral crest extending down the length of its body to the tail. Enlarged spinose scales are also present across the lateral surface, unevenly distributed amongst regular keeled scales. The jowls are large and ear is exposed and of almost equal size of the eye. The dorsal ridge and tail are laterally compressed and the limbs are strong and robust with particularly long toes on the hind legs. The tail is capable of regeneration when lost, furthermore, regenerated tails can also grow back when severed.
Colouration differs between the subspecies; the Eastern Water Dragon, Itellagama lesueurii lesueurii, has a grey to brownish-grey colour above with patterns of black stripes along the dorsal ridge as well as down the tail. There is also a dark stripe horizontally from the eye back over the tympanum and extending down the neck. The limbs are mostly black with spots and stripes of grey and the tail is patterned with grey and black stripes. The ventral surface is yellowish-brown, with the chest and upper belly becoming bright red in mature males.
The Gippsland Water Dragon, Itellagama lesueurii howittii, is identical in morphology apart from slightly smaller spinose scales but differs in colouration and patterning. Dorsally the body is olive-green to brown in colour with transverse black stripes. The dark stripe from the eye to ear is absent. Mature males have dark blue-green chests and streaks of yellow and blue around the neck and throat.
Size range: Total length of 80 to 90cm
Distribution: Water Dragons are found in eastern Australia as well as southern New Guinea. The Eastern subspecies, Itellagama lesueurii lesueurii, occurs along the east coast of Australia from Cooktown in the north down to the New South Wales south coast (approximately at Kangaroo Valley) where it is replaced with the Gippsland subspecies Itellagama lesueurii howittii, which is distributed as far south and into the Gippsland region of eastern Victoria. There are also at least one anthropologically introduced feral population found in the Mount Lofty Ranges near Adelaide in South Australia.
Habitat: The habitats available to this species differ greatly over its distribution, from tropical rainforest in the north to alpine streams in the south. Flowing water with ample tree cover and basking sites appear to be the key to habitat preference for this species. Water dragons will be found in built-up urban areas provided that the above conditions can be found and water quality is fair.
Feeding and Diet: Water Dragons are completely insectivorous as juveniles, however as they grow they become more omnivorous with vegetable matter gradually making up to almost half of the diet. In the wild Water Dragons have been observed ground feeding on insects such as ants as well as foraging amongst the branches of trees for arboreal invertebrates like cicadas. They may also consume molluscs and crustaceans such as yabbies, and individuals have been reported foraging for algae and crabs in intertidal zones of the Sydney region. Juvenile Water Dragons have also been observed feeding on mosquitoes which they will jump in the air to catch. Types of vegetation reportedly consumed include figs, lilly-pilly fruits, and other fruits and flowers. Water Dragons are believed to forage underwater, however this is based on one observation of diving Water Dragons returning to the surface and moving their jaws.
Other behaviours and adaptations: The Water Dragon is more often heard than seen as it dives into the water when disturbed. It can remain submerged for around one hour. This species has a much lower preferred body temperature than other large dragons and can remain in the water or in shade on hot days. They are often seen on overcast days or in the morning basking in the available heat.
Water Dragons have quite contrasting activity patterns that are dependent on the season and average daily temperature within its range. During spring and summer, Water Dragons of all ages and sizes can be seen in the various riparian environments they inhabit - basking on riverbanks and rocks, lounging in trees, swimming, as well as foraging for food on land. They can sometimes be hard to observe, and even animals accustomed to human attention will be quick to escape if approached too closely, by either dropping from rock ledges and branches into the water or running bipedally to the water or thick cover. Young Water Dragons prefer to be on the ground and appear to be more wary than the larger adults. Juveniles of I. l. lesueurii have been observed staying completely still when discovered in a grassed section metres from the water, relying heavily on their dull grey camouflage to blend in with the grass and fallen leaves.
Life cycle: Growth rate is fastest in the first year with hatchings from one mark-recapture project growing 2.25mm or 1.25g per month. One individual measured in its first season in March 1990 was 78mm from snout to vent and weighed 17g. The following year in January this same individual had a snout to vent length of 101mm and was 34g.
Mating and reproduction
The timing of breeding is determined by the onset of warmer weather in spring which occurs sooner in populations inhabiting northern Queensland and later in populations living in Gippsland. In the Sydney region, the breeding season begins in September, when courtship and mating begins, and concludes in January when the last clutches of eggs are laid.
Males are thought to be sexually mature at a snout-vent length of about 210 mm and a mass of 400 g. In the wild this occurs at approximately 5 years of age; in captivity however this can occur as early as 2 years. A single captive female was recorded reproducing from the age of 4 until it was 27 years of age. It is unclear how long males can remain reproductive.
Males of similar size will fight each other when confronted. A male will first attempt to deter his opponent through intimidation, e.g. by walking tall and puffing out the throat with the mouth open wide (see Image 18), and will try to appear as large as possible. If this does not deter the opponent, then ritual combat will result. Male combat includes both animals siding up to each other on the ground so that each animal has its head next to its opponentâs hip area. Both animals will circle each other while taking short bites at each others hip and neck regions. Then they may stop still before erupting into action and repeating this pattern over several more times. Before the end of the battle both opponents will have wounds from biting and scratching on their hips and necks. Fighting between wild males has been observed lasting for ten minutes.
Females can reproduce twice a season in captivity; however this has not been reported in mark-recapture studies of wild populations.
Females begin digging test holes in sandy soil from a week to three days prior to laying. Water Dragon clutch size ranges from 6 to 18. Mean mass of individual eggs varies from about 4.0 to 5.1g.
Predators, Parasites and Diseases
Small Water Dragons have been observed being taken by Brown Tree Snakes Boiga irregularis which hunt for them in the tree branches as they sleep. Other species of snakes known to prey on juvenile Water Dragons include Death Adders Acanthophis antarcticus, Copperheads Austrelaps superbus and Red-bellied Black Snakes Pseudechis porphyriacus. Hatchlings and young dragons are also known to be cannibalised by adult Water Dragons in some wild populations.
(Source: Australian Museum)
© Chris Burns 2017
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Saturday morning we found a new place for breakfast - the Moonraker narrowboat was a lovely little place which we will be using regularly. Nice quality breakfast and lovely friendly people.
Good size Brown Bear crossing McNeil river falls. The pictures in the essay are in the first comment.
The sow brown bear, weighing in at roughly 700 pounds was standing in the foaming icy waters of the falls of an Alaskan coastal river transfixed upon unseen motions in the water below her. Suddenly, she rapidly danced about, dipped her head in the water and came out with a 12 pound chum salmon in her jaws. The sudden motion and the new flapping of the salmon drew the attention of an even larger boar brown bear. He lunged at the sow and she took off at a sprint. She ran across a series of boulders separating various channels of the river to a game trail that led to her desired cover to hide from the boar and eat her fish in peace. The only problem, I was seated in the middle of that trail; I stood up to announce my presence to the rapidly approaching bear. By the time I made it to my feet, she was a mere 3 feet away. Traditional myth has me in a very bad place; however, a most amazing thing happened. She skidded to a stop, looked up at me with soft brown eyes and a submissive expression that seemed to suggest, “sorry to bother you”. Then she looked at my feet and slowly eased around me close enough to hear her breath. Once by me she continued her retreat into the underbrush.
Brown Bear with chum salmon comming accross the falls.
While this may sound like the start of a thriller of some amazing Alaskan Bear tale or that I might be the luckiest guy around, it is McNeil River in Alaska. The State of Alaska has, for over 30 years, taken up to 10 tourists a day to the falls to observe the politics of the bears at the falls jockeying for position at the best fishing locations and has never had an injury caused by a bear, according to Larry Aumiller, one of our guides at McNeil River. He did tell of some who had heart trouble and had to be flown out. From the heart rate that I encountered while face to face with that sow, I found the heart trouble part of the story easy to believe. However, at the end of our 4 days, with similar encounters happening several times a day, I came to also believe the bear part of the story.
Boar with a fish!
Subadult siblings watching the politics of the big bears on the falls.
While many creeks and rivers in Alaska have salmon, not many have the combination of salmon and falls that concentrate the salmon such that the bears are better enabled to catch salmon that have not spawned yet. Salmon entering fresh water cease eating and undergo changes to enable them to spawn but also signaling their death as they commence living on their stores of energy in fat and muscle rendering them less nutritious. McNeil River and Mikfik Creek flow into McNeil Lagoon, a tidal estuary, which is separated by a spit of sand from Cook Inlet. Within a mile or so of the lagoon, both drainages have a small set of falls that impede the annual migration of salmon following their own cycles to come back to the stream of their birth to mate and die. The salmon are slowed by the falls, gathering in the pools directly beneath, and are vulnerable to being caught by the bears. The run of red salmon begins in June at Mikfik Creek. As a result, June visitors to McNeil River State Park are taken to the falls of Mikfik Creek to see its spectacle of bears. However, the stream, the falls and the salmon run are all smaller; therefore, Mikfik never gets the concentration of bears that occurs in July when the red salmon run wanes and the run of chum salmon begins on McNeil River. In July, visitors are treated to the largest concentration of bears in the world fishing for spawning chums. In August, after the chums stop returning, the bears begin fishing below the falls for the spawned out chums.
My own personal McNeil experience actually started some 10 years ago when my wife convinced me to move to Fairbanks, Alaska. Once here, we started on a quest to see Alaska, which has taken us from the northern most point at Point Barrow, to the southern temperate rain forests. One place that hit her radar early was McNeil River. Unfortunately, McNeil is not a place you make reservations and go. The popularity of the place and the need to keep the groups small has led to the institution of a lottery for selection of the 180 or so people that get to go each summer. Every year, a month or so after we sent in our application we would get a letter thanking us for the $50 application fee and advising us that we did not get to go. This year, when the time came to submit our application the duty of sending in our annual contribution to the State Game and Fish department fell to me. I went directly to the dates with the lowest chance of a permit and the highest numbers of bears. After all if you win the lottery, you want to win big – right? Well, I won big and we were granted the opportunity to go to McNeil in July.
In July we were off to Homer to connect with Beluga Air, one of the charter operators flying to McNeil. Our 3:00 pm departure from Homer greeted us with blue skies, warm temperatures and no wind. The one hour and fifteen minute flight to McNeil Lagoon was wonderful: we noted two humpbacks and a pod of dolphins in Cook Inlet and then were greeted with wonderful views of Augustine Volcano. As we approached the shoreline at a distance of 10 miles or so, I could see two drainages and the one to the right had falls; as I looked closer, the falls had spots in it. Bears! Lot’s of em. The approach to land at the lagoon took us right over the falls and we could see the gravel viewing pads as well as 20 or so bears all within close proximity of the viewing pad. My excitement level was now pretty high.
After landing, we had to lug our gear across the spit and up to the campground, I was now glad we were limited to 75# apiece. Once we had relocated our stuff, we were given a half hour orientation on the issues of the campground at McNeil. Most instruction, of course, centered on the bears and the fact that for 30 years the staff at McNeil have been habituating the bears to the presence of humans so they know what to expect and avoid confrontation. The rule that surprised me the most was: outside the alders that make up the campground is bear territory so give the bears the right of way; inside the alders is human territory so step forward toward the bears, shout, throw rocks, do whatever it takes to convince the bear he is in human territory. We pitched our tent, stored our food and toiletries in the cook shack and went for a walk on the spit. We saw 10 bears fishing in the lagoon (at low tide the lagoon empties and McNeil River and Mikfik creek flow thru the area), and another 5 bears clamming in the mud flats. I took lots of photos with the closest bear at a range of 200 yards or so. Little did I know that the next night I would waste no frames on bears so far away.
Our first close bear encounter happened early the next morning, a sow and 3 cubs came into camp and were startled by a fellow visitor, who was up early. Unfortunately she spooked all 4 bears into my tent site. I quickly awoke to the sound of thundering paws, lots of woofing and barking, and my tent rapidly shaking from two bears on each side of my tent brushing it as they ran past. Needless to say, my adrenaline levels were sufficiently high that further sleep was out of the question, so I took a walk on the spit and was greeted with a wondrous sunrise with Mt. Saint Augustine Volcano in the foreground. It was pretty enough, that I was almost ready to forgive the rude awakening.
Sow and 3 large cubs that woke me by shaking the tent as they ran past.
The sunrise they got me up to see.
Each day about 10 am, we launched from the campground: 8 novice tourists and our Fish and Game guide for the day. It was explained that bear activity generally picks up in the afternoon, and the bears are most active from 3 pm to 10 pm, and that the actual departure is dependent on the tides. We were fortunate the tide was out so we could walk across the lagoon in the morning and then the small open boat from the campground would come back at high tide to give us a ride back across the lagoon at our return.
Soon it was clear we were in the realm of bears. On our first day, we saw the sow and three cubs of my morning encounter just outside the alders that line the camp. Each day as we approached the base of Mikfik creek, we saw a new form of combat fishing: in a short turn of the creek 20 bears were fishing for the dwindling red salmon run that goes into Mikfik. In fact on the second day we noted approximately 30 bears while standing in the middle of the lagoon.
Bears Fishing on Mikfik Creek
On the opposite side of the lagoon the trail heads to the high ground between the two drainages. On the second day we watched as a sow with 3 spring cubs went up our trail. We cautiously worked our way up the trail looking for the bears and as we got to the top of the rise we found them. However, as we watched, a boar appeared close to the sow. Our guide noted that we were standing on her only good escape path and suggested that we move a few feet off of the trail. Soon I was reminded of the sound of thundering paws and woofing as the sow and three cubs ran past us. As the bears approached, I was snapping pictures furiously, but as the bears filled my viewscreen thoughts of self preservation prevailed and I looked up from my camera. “Keep shooting!”, the guide intoned “you are safe”. So I started shooting once again.
Sow with cubs running from Boar
The cubs
Another mile on the trail in tall wildflowers and soon the air was filled with of the sound of rushing water. We came to the edge of a small canyon and got our first views of the falls with 10 or so bears fishing, and several sleeping either on the gravel viewing pad or on the trail to the pad. Each day as we slowly moved toward the pad, the bears dispersed to let us through. Then our 10 hours of uninterrupted viewing began. We had bears to the right of us, bears to the left of us, bears everywhere. In fact at the height of our best day we had 33 bears within 50 feet of our location. At one point a bear seemed interested in our packs and had walked to the rear of the pad. While it seemed silly, our guide advised that we just move a camp chair between the bear and our pack. Obviously a 1000# bear should have no trouble swatting away a 3 pound chair, but the sudden introduction of the strange object caused the bear to immediately stop its approach and back away with only a grunt for its objection. All sorts of bear activity surrounded us: feeding, fighting for choice spots, mating, playing juveniles. For me, with an interest in bears, it overwhelmed my senses.
Big Boar comming accross the falls
Confrontation over a choice fishing hole
Yes Bears even do that at the falls
They do get close enough the noise of the shutter can be an issue!
Then almost as soon as it would begin, our 10 hours at the pad were done and it was time to retreat back to the camp and a wonderful dinner of freeze dried stroganoff, amazing how good something so bland can taste so good when you are cold and hungry. Each day gave me a new insight to bears. The bears don’t come with bad habits; we teach them bad habits. If we are neither a threat nor a source of food, we are like the seagulls; we are there but not worth worrying about and they will conduct their business without regard to our presence. This been proven by the experiences of the last 30 years that Fish and Game employees have been taking visitors to McNeil Falls.
My wife and I at the upper viewing pad.
This spectacle of nature, as wondrous as it was, is a spectacle that is presently under stress, some political and some environmental. The maximum numbers of bears found at the fall just 10 years ago numbered in the 60’s while today the numbers peak in the mid to low 30’s. Lower runs of salmon are the suspected cause and research continues. Also, in the spring of 2006 the Alaska Board of Game voted to open the areas directly south of McNeil to hunting in the 2007 season in the face of an overwhelming majority of testimony and further advised that they were to consider a proposal to allow hunting within the preserve in 2007. Fortunately, a very strong public campaign directed at the Governor’s office and the Board of Game caused a reversal of the decision in 2006, so there is not to be hunting in the areas surrounding McNeil, however, the Board of Game is comprised completely by those with hunting interests in mind so they bear continued monitoring. So there is an uncertain future for the bears of McNeil River. I hope that sanity and the salmon will return and the bears will regain their number and retain their indifference to our presence, so when my next successful lottery pick occurs I will once again be overwhelmed by bears.
On our last day of visiting the falls, we were accompanied by a gentleman from Talkeetna, Alaska and his 16 year old daughter. Watching the bears with the infectious enthusiasm of youth only served to heighten the wonder of my own experience. I hope the we will have the wisdom to help this spectacle survive to allow the 16 year old to share the wonder of the bears of McNeil with her children in the future in the same fashion that she has now done with her father.
I feel obliged to say that you shouldn't try this at home with your bears. McNeil is a place where human contact has been controlled for the last 30 years and these bears have not had negative or postive contact with humans and they have been habituated to our presence. Anyone whose first encounter with bears is McNeil will not learn the distance that one should keep from bears that might see us as a threat or food and meet with an unfortnate experience.
Comments always appreciated, as long as you keep it clean - I love to hear your feedback! xx
Saturday night in Lincoln was one of our best nights out there ever. We had such a great time, lots of interaction with other people.
We started out at the Skylight Bar in the Doubletree hotel on Brayford Wharf then went on to Popworld, which was a Fever Boutique last time we were there.
At Popworld we met the wonderful Ashliegh who was just great company all night! And we had a dance on the light-up dance floor too. A brill night all round!
At the Sylight Bar in the Doubletree.
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but will be returning faves "Share + Look"
All best wish happy and take care 2022
Aber Lin
March/26/2022
😍😍😷😷💉💉💉😷😷😍😍
Comments from the IMDB.com message boards.
Go to the photoset for more like this one: www.flickr.com/photos/angusmcdiarmid/sets/72057594087388006/
Also, there's the Cameo website. Best screen in the country!
Daily Comments and Analysis begin below this Housekeeping post....
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[You NEED to ENLARGE this graph by clicking the double arrows in the upper right hand corner, to the side of the graph...so that everything will be nice and clear - and you can further magnify the chart by clicking the chart again]
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The LA Times Poll I found evidence of being rigged. See comments for Oct 8th. [Remember, the LA Times is a Leftist Newspaper].
If you are interested in seeing a quick graphic display of how I caught the LA Times rigging their data, and what I predicted they would do next....which is EXACTLY what they DID do....go to the Oct 8th comment section below, and follow the story, and click the pics for full illustration of it.
[Oct. 23rd - I added data for the Rasmussen Poll. See explanation below in Oct 24th comment]
Regardless of whether I am right or not about the LA Times rigging their data the past few weeks, they soon have to begin to report real data, or they will look like fools come election day.
I assume the IBD/TIPP poll is good. It was the most accurate poll in 2012. And, IBD (Investor's Business Daily) is a conservative business publication; to assume that the Leftist Democrat machine could get to IBD is, essentially, preposterous.
Lets watch and see how these polls act as we move toward election day.
[NOTE:All three polls, poll their respondents over a number of days, thus the current day represents polling taken over past days]
The IBD/TIPP poll is represented by the dots. The Clinton and Trump dots are on the main graph. The dots for the other candidates and undecideds are on a separate graph below.
The first bigger dot for each candidate is the data for September, as IBD/TIPP was only polling monthly. The dotted lines connect the September result to the new daily results.
The Rasmussen poll is represented by crosses on the graph.
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Also, here is an ‘Anonymous’ Video revealing an NBC Poll being rigged to an INCREDIBLE degree.
comments and critique very welcome on opinions of this the Tokina...11-16mm SD F2.8(IF)DX AT-X PRO Lens
Comment Box ..CLOSED..
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All best wish happy and take care 2022
Aber Lin
March/26/2022
😍😍😷😷💉💉💉😷😷😍😍
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Having missed our annual weekend in Newcastle last year we were really looking forward to it this time round, and it didn't disappoint!
Saturday was an absolutely awesome day and night!
I got to meet up with my friend Sarah who I hadn't seen for a couple of years, which was fantastic and great to catch up. Shame it was only a brief drink in the afternoon.
In the evening we went to see the Ladyboys of Bangkok as we always do in Newcastle. They were amazing - again - and we were right next to the stage at the front!
I even danced - and got noticed by one of the performers on stage, ha ha! Gemma captured it on her phone so there is proof! And we met a lovely couple of ladies there - Shak and Linzi - who were are still friends with and looking forward to meeting up with them again for the next Ladyboys show!
After the show we spent an amazing night in Rusty's - just endless people coming to chat with us, a brilliant night. One of the best we have ever had, and that really is saying something!
To top it all off, Gemma and her light-up bag got a round of applause as we were leaving, ha ha. A perfect end to a perfect day!
With Sarah in the afternoon.
Nice comments without copied/pasted group icons are welcome. .
As Flickr is a sharing site I only add my pictures to public groups, .
Photography training courses available, please email for details.
Large scale prints are available, i.e. 24 x 36 at $249
The full portfolio available from Stock photography by Tim Large at Alamy
Photographer:- Tim Large
purpleport.com/portfolio/timlarge/?referrer=timlarge
Location: - North Hide, Westhay, Somerset, England.
©TimothyLarge - TACraftPhotography
NOTE: The comments that follow will be added to all of the photos from this 12/26/2014 excursion to Liberty State Park, for everything you see is connected to the overall message in one way or another.
Having done a very early morning start at Liberty State Park on Christmas day of 2013, while thoroughly enjoying the awe inspiring experience along the waterfront walkway with one of the world’s greatest urban landscapes (and waterscape) in and around the New York Harbor, I decided to do the same again this year; however, given some prior obligations, it was the day after Christmas, instead. Like the previous year, nary a soul besides me was out before sunrise, and it was not until about an hour after the sun first appeared that a group of visitors emerged. So, I basically had the entire waterfront park to myself for a pretty good stretch of time.
If you have never been there, it really is a sight to behold when one can see the majesty of the Statue of Liberty, Ellis Island with its unique place in American history, and the recently completed Freedom Tower, standing above all as the new proud symbol of what every person aspires to possess . . . FREEDOM. It took my wife and me quite a few years after the infamous, heart wrenching event of the fallen Twin Towers, simply known as “9-11.” If you go to our FLICKR albums, you will see the mid to latter construction stage of the Freedom Tower in photos under New York Skylines or the Meadowlands landscapes and such.
Initially, we both felt that nothing could ever replace or exude the same powerful presence as the original Twin Towers, and felt disappointment in the design of the Freedom Tower as it began to evolve from ground up, but when it reached its latter stages and the way the natural light over the course of any given day would play a significant role in its image, an overwhelming sense of admiration for the concept began to grow, and when finally completed, it all seemed to be a perfect visual symbol to the new landscape of New York Harbor. As we used to feel driving to the City or passing by from the New Jersey side, a similar kind of pride is felt with this new, great landmark that has made such a significant impact on the psyche of our citizens.
Many of you have likely stopped reading this long narrative, but you can probably surmise that aforementioned pride in these comments. Having personally seen the falling of the Twin Towers from work three miles away on that horrific weekday morning with all the confused and maddening reports being broadcasted on the radio and television news, it becomes an experience that is, indelibly, forever etched in my mind . . . So, that day is always present whenever I look toward the southern anchor of the Manhattan skyline, and I absolutely love how the Freedom Tower has not replaced, but serves as a natural extension of the Twin Towers and honors those who have lost their lives, accordingly.
Looking farther north offers the Empire State Building and Chrysler Building, the two iconic skyscrapers that ruled the architectural world of construction beyond imagination in the early 1930’s. And the Goldman-Sachs Tower of Jersey City, on the New Jersey side of the Hudson River, can hold its own amongst the giants of the NY Harbor landmarks. The captivating style of this particular modern design somehow compliments the glorious Manhattan skyline—practically blending in as part of a grand visual sweep from one side of the harbor to the other. And furthermore, the famous Brooklyn Bridge can be seen in the distance between the southern end of Manhattan and the borough of Brooklyn, and to the far south, the Verrazano Bridge dominates the entry way to the great harbor that saw thousands upon thousands of aspiring immigrants who traveled the vast Atlantic Ocean, ultimately arriving in America, while taking their first step on our soil at Ellis Island, under the protective presence of Lady Liberty.
One historic reminder after another permeates the air, causing just about everyone to feel something truly special. Even if visitors know little of the history here, it is nearly impossible not to be awe struck.
In closing, the two extreme ends of the waterfront park, the northern point and the South Lawn, offer monuments that are so powerful and captivating. I am always taken by the Liberation Monument, which honors all of those who served our nation in the fight for freedom. If any of you ever have the chance to visit LSP, please do take some time to genuinely appreciate this statue from all angles, for it almost comes to life. The northern end of the park has the “New Jersey EMPTY SKY 9-11 Memorial,” which must be seen. A surge of emotions will flood through your body as you stand at the site and gaze across to the East where the Twins once stood.
Anyhow, I hope that this passage would serve as a motivating factor to visit Liberty State Park, if possible. Regardless of the degree of personal meaning this may have, it is still a landscape that is well worth the trip . . . Nothing like it in the world.