View allAll Photos Tagged Questions
No, you're not invited. ;)
The details...
Firstly, let's deal with the inevitable question, "what is kaya?" The stuff's readily available at the chains of major Asian supermarkets which are ubiquitous throughout the Bay Area; I think I see about three brands out there (the first two on the left here being among them). I keep them in the fridge all the time.
Scene change: a new event called the East Bay Underground Market, which took place in Oakland. Lots of prepared food vendors, drinks, music. Well, half of the vendors seemed to be selling cupcakes of one kind or another, so--yawn to that half (which is certainly not to say I don't love a good cupcake)! ;)
Then I spotted the kaya stand.
It was a local vendor, Damn Shiok Kaya, and it's good stuff! Fresher & creamier than the mass-produced, imported stuff. To be totally honest, though, I wish DSK would use pandan in their kaya-- it's one of my favorite flavors, awesome mixed with coconut, and I miss it.
Maybe I'll have to cook up my own home version of kaya, because I've already got everything I need here in my kitchen: coconut milk, eggs, sugar, and yes, pandan leaves.
So much easier to go buy a jar, though... hope they have another one of those East Bay Underground Markets soon!
U.S. Department of Agriculture (USDA) Secretary Sonny Perdue participates in a townhall question and answer session at the Animal and Plant Health Inspection Service (APHIS) regional office, in Ft. Collins, CO, on May 16, 2018. USDA Photo by Lance Cheung.
Secretary Perdue is on his fourth "Back to Our Roots" tour to hear ideas and concerns from local farmers, ranchers, producers, foresters, agriculture students, business owners, community leaders, and U.S. Department of Agriculture (USDA) employees. The tour will last through Thursday, May 17th and include stops in New Mexico, Colorado, Wyoming, and Nebraska. This is Secretary Perdue’s fourth “Back to Our Roots” tour since taking office just more than a year ago. On his first tour in August of 2017, Secretary Perdue toured Wisconsin, Minnesota, Iowa, Illinois, and Indiana. In September of 2017, Secretary Perdue traveled on his second tour to Connecticut, Massachusetts, and New Hampshire. Most recently, Secretary Perdue visited Michigan, Ohio, and Kentucky during his third tour in early April.
For photos from the tours, please go to www.flickr.com/photos/usdagov/collections/72157689539524440/.
To watch a recap of Secretary Perdue’s first year and the tours, please go to www.usda.gov/year-one.
To stay connected, go to @USDA @USDAgov @SecretarySonny
"poetry pillows"
nightcloud handmade paper
mini mini scroll
rolled up in the hearts of these pendants,
all reading:
" Tell me, what is it you plan to do with your one wild and precious life?"
an existential question in the wonderful poem 'The Summer Day' written by Mary Oliver
precious words, a stimulating thought to be carried close to the heart... :)
a happy Sunday to all of you!
ville de Laon monument aux morts,cette Minerve,Rue du Mont de Vaux 02000 Laon
l'avenue Aristide Briand
Horaires d'ouverture hébdomadaires
Accès libre Visite gratuite
Stèle en hommage aux quatre hommes de guerre, Alphonse Juin, Jean de Lattre de Tassigny, Marie-Pierre Koenig et Philippe Leclerc de Hauteclocque.
Minerve (mythologie)
Minerve est, dans la mythologie romaine, la déesse :
De la guerre
De la sagesse
De la stratégie
De l'intelligence
Minerve est la fille de Jupiter. Elle est sortie du crâne de Jupiter, vêtue d’une armure, après que Vulcain eut frappé avec une hache le crâne de Jupiter, qui souffrait de cette gestation.
Le symbole de Minerve est le hibou, symbole de la sagesse et aussi de la virginité.
Un lifting on ne peut plus voyant
Des ouvriers sont aux petits soins du monument aux morts, pour lui rendre son allure originelle. Seuls les plus anciens doivent s'en souvenir.
ET dire que ces hommes pensaient travailler dans le bâtiment… Leur patron, Hubert Duflot, parle d'eux d'une tout autre manière. « Vous avez là une esthéticienne, qui s'occupe de l'hydrogommage ; deux infirmières aux mélanges et à la préparation des produits ; et enfin le médecin en chef pour les travaux de maçonnerie. » Le patient qui a été mis entre leurs mains n'est pas une jolie demoiselle venue se faire une beauté mais un vieux monsieur de 86 ans qui a bien besoin d'un ravalement de façade. N'y voyez rien d'impoli : c'est du monument aux morts dont il est question.
Depuis deux semaines, l'entreprise Aquagom, de Toulis-et-Attencourt, est aux petits soins de l'édifice.
« Nous avons mené des tests afin de trouver la solution la plus adaptée pour son nettoyage, en l'occurrence la technique la plus douce possible.
L'hydrogommage a été retenu. Nous projetons un mélange d'eau et de granulats très fins, du silicate de verre, qui permet d'ôter la plupart des saletés » explique Hubert Duflot.
C'est reparti pour 20 ans !
De la chimie douce est également utilisée pour les endroits très encrassés, comme les socles situés de chaque côté de la statue où des mousses très anciennes étaient un peu plus difficiles à déloger.
Une fois le nettoyage et les travaux de maçonnerie terminés, les ouvriers déposeront une protection oléofuge qui mettra le monument à l'abri des lichens pendant 15 à 20 ans. « Ce procédé nous permet également de préserver l'édifice de l'eau qui ne pénètrera mais ruissellera. Pour autant, les pierres continueront de respirer » précise Hubert Duflot.
Redécouverte
Cette opération intervient dans le cadre du réaménagement global du quartier avec notamment la création d'un giratoire et d'un parking. Elle comprend la restauration de la statue de Minerve et des petits monuments érigés tout autour, pour une facture qui s'élève à 14 000 euros, sachant que le Code général des impôts exonère de TVA les travaux pour ce type de monument.
Même si ce n'est pas encore terminé, Marie-France Doyez, adjointe aux anciens combattants, se déclare d'ores et déjà ravie et espère que ces derniers le seront tout autant. « Le résultat est vraiment bluffant. On redécouvre des détails, on arrive désormais à lire les noms gravés dans la pierre et c'est amusant de découvrir que des rues de la cité portent ces noms.»
L.LEFEBVRE
llefebvre@journal-lunion.fr
source www.lunion.presse.fr/article/aisne/un-lifting-on-ne-peut-...
Un édifice plein de symboles
Il a fallu trois ans, entre 1923 et 1926, à l'architecte Charles Abella et au sculpteur Marcel Gaumont pour mener à bien leur projet
mais ce n'est pas à eux que revient l'idée de la statue. « Le conservateur du musée de l'époque a écrit au maire et lui a proposé
cette Minerve, si emblématique au sortir de la guerre », raconte Claude Careme, le président de la Société historique, pour qui
cette déesse est pleine de symboles.
« Elle représente la France et bien qu'elle porte des attributs guerriers, elle a une attitude défensive : le bouclier est levé pour parer aux coups et l'épée n'est pas pointée vers l'ennemi mais vers le bas. Le message est clair : je n'attaque pas mais je suis prête à me défendre en cas de besoin. C'est très révélateur de l'état d'esprit d'alors. »
La statue est tournée vers la butte car pendant longtemps, Laon se réduisait à la cité médiévale.
Enfin, ses 17 mètres de haut ne doivent rien au hasard. « Selon le souhait du conseil municipal,
elle est érigée sur le Mont de Vaux. Si elle n'avait fait que deux mètres, on ne l'aurait pas vue de la ville haute,
elle aurait été ridicule.
Il fallait donc trouver les justes proportions par rapport à la butte » indique l'historien local.
L.L.
Deputy Secretary John Sullivan answers questions from Embassy staff during a meet and greet in Mexico City, Mexico on October 24, 2017. [State Department Photo/ Public Domain]
Front page from the Daily Mail, Saturday 30th June 2007. Later the same day a car stuffed with incendiary materials was deliberately driven at Terminal 1, Glasgow International Airport. Twenty four hours before a friend of ours had her car parked at almost the same spot...
Relevant blog post here.
That's a good question let me think
"Anser anser domesticus"
More on Click here for website! or Click for Gallery!
11n_4914r1ccc4
The reason why this is here still puzzles me
Actually it's from the refresh of the Washougal, Washington Safeway grocery store. The floor paneling was off and a random "?" was painted on the floor bear the produce department. Probably shouldn't of told you that. Kind of ruins the whole mystery of it, yeah ... Well... You don't like it, make something up.
Featured use:
www.lifelaughsandlemmings.com/friday-question-what-you-wo...
Three hundred Pontypridd students to put politicians on the spot
03 November 2011
Four National Assembly Members will be put on the spot on Friday 4 November when around 300 sixth-form students take part in a “Question Time” event at Hawthorn High School in Pontypridd.
Mick Antoniw AM, Andrew RT Davies AM, Eluned Parrot AM and Leanne Wood AM will be questioned by the students – who are from three Pontypridd secondary schools - on topics including recycling, health, the economy, education and the environment.
The event will be chaired by Dilwyn Young-Jones, South Wales Education Outreach Officer for the National Assembly.
www.assemblywales.org/newhome/new-news-fourth-assembly.ht...
Gwleidyddion i gael eu holi gan 300 o fyfyrwyr o Bontypridd
3 Tachwedd 2011
Ddydd Gwener 4 Tachwedd, bydd 300 o fyfyrwyr chweched dosbarth yn holi pedwar Aelod Cynulliad mewn digwyddiad yn Ysgol Uwchradd Hawthorn ym Mhontypridd.
Bydd y myfyrwyr, sy’n dod o dair ysgol uwchradd ym Mhontypridd, yn holi Mick Antoniw AC, Andrew RT Davies AC, Eluned Parrot AC a Leanne Wood AC ar bynciau a fydd yn cynnwys ailgylchu, iechyd, yr economi, addysg a’r amgylchedd.
Caiff y digwyddiad ei gadeirio gan Dilwyn Young-Jones, swyddog allgymorth addysg y Cynulliad Cenedlaethol yn ne Cymru.
www.assemblywales.org/cy/newhome/new-news-fourth-assembly...
If you have any questions or would like to contribute to this archive, please visit tigerjams.art/ and contact me on Twitter DM or Telegram ♥
British journalists ask questions during the press conference in Kabul with the PM and President Karzai. 10 June 2010, Crown copyright.
www.number10.gov.uk/news/latest-news/2010/06/pm-pledges-e...
The biggest threat to the US Navy's aircraft carriers in the early 1950s came not from the Soviet Union, but the US Air Force. With jet-powered strategic bombers, many questioned why the Navy needed expensive carrier battlegroups at all. With the US armed forces adopting an "all-nuclear" force, the Navy needed a bomber capable of delivering a nuclear payload. The Lockheed P2V Neptune could be launched from carriers, but was too big to land. The North American AJ-1 Savage could launch and land, but was propeller-driven and too slow to survive over the USSR. Finally, in October 1952, famous Douglas aircraft designer, Ed Heinemann, delivered his latest masterpiece: the A3D Skywarrior.
The Skywarrior was, in a word, huge; sailors quickly nicknamed it "Whale." The largest aircraft to operate from carrier decks, it had to be big to carry the large nuclear bombs of the 1950s. Despite its size, the A3D was surprisingly docile, though engine problems kept it out of the fleet until 1956. It could not operate from the World War II-era Essex-class carriers, only from the later "supercarriers" like the Forrestal and Nimitz-classes. A lack of ejection seats led the three-man crews to joke that "A3D" stood for "All Three Dead." Nevertheless, the A3D did the job it was assigned to do, and rather well.
Technology rapidly outstripped the A3D, and only four years after it began operations, it was already obsolete in the nuclear bombing role--like its predecessor, it was too slow to survive over the USSR. It could be still used as a conventional bomber, and the Navy saw plenty of growth potential. Redesignated A-3 in 1962, a number of variants came into service, the most widely used of which was the KA-3B tanker.
Skywarriors would serve throughout the Vietnam War and well into the 1980s, although it was replaced or supplemented in all of its roles, primarily by A-6 Intruder variants. The Whale continued on because it could carry more than the A-6, when it came to fuel or electronics. By 1990, the A-3 was clearly at the end of its service life, and after a last hurrah with the First Gulf War, the A-3s were retired in 1991.
Dad photographed this EKA-3B Skywarrior at the 1977 Malmstrom AFB airshow. The EKA-3B could be used either as a tanker or as a standoff electronic countermeasures (ECM) jammer, using the sensors in the tail. By 1977, however, most were used solely as tankers, as the EA-6B Prowler was much more effective.
147657 was built originally as an A-3B bomber, then converted to a KA-3B for Vietnam service, then to an EKA-3B in 1968. At the time Dad got this picture, 147657 was assigned to VAQ-208, which maintained Pacific fleet refueling aircraft from NAS Alameda, California. It carries standard USN camouflage of the time, as well as three "E" engineering awards given to VAQ-208, and a Vietnam service ribbon beneath the cockpit. 147657 was retired in 1989 and scrapped in 2004, but the cockpit was preserved and is on display at the Kalamazoo Air Zoo in Kalamazoo, Michigan.
This is kind of evolution, I guess, again.
There are so many questions out there, but so many answers swell.
And I've got to say I'm back on it, but this time it's gonna be different, a new year began, new resolutions, new project!
So many things has changed last year, it's still a bit disturbing I've got to say, I feel quite much better now, it's just so weird sometimes...
Anyway, I've learnt from all of this, that you should never give up on your dream, and believe in you, what you worth. I've got to say I doubted about it, many times, and I still do but it's just a detail I'm not wasting too much time from now on.
Have a great day and a happy new year folks! Xx
Signs and car window placard urging passage of Proposition 5, the Anchroage Equal Rights Initiative.
About 40 people turned out for a presentation about discrimination against gay, lesbian, bisexual and transgendered (LGBT) Alaskans during the Adult Education Hour on Sunday, 19 Feb 2012 at St. Mary's Episcopal Church in Anchorage. Rev. Drew Phoenix, one of the clergy leaders of Christians for Equality, discussed how discrimination impacts the lives of all citizens and answered questions. On the following Sunday, 26 Feb 2012, Trevor Storrs of One Anchorage will lead the Adult Education Hour discussion on Proposition 5, the Anchorage Equal Rights Initiative, which is on the April 3, 2012 muncipal election ballot for the Municipality of Anchorage. If passed, Prop 5 will amend Anchorage’s equal rights code to provide the same legal protections against discrimination on the basis of sexual orientation or transgender identity that are already provided based on race, color, sex, religion, national origin, marital status, age, physical disability, and mental disability. All are welcome.
Depeche Mode - Personal Jesus (The Stargate Mix)
Depeche Mode are an English electronic band that formed in 1980 in Basildon, Essex. The group consists of founders Dave Gahan (lead vocals, occasional songwriter since 2005), Martin Gore (guitar, keyboards, vocals, main songwriter since 1982), and Andy Fletcher (keyboards, bass guitar). Depeche Mode released their debut album Speak & Spell in 1981, bringing the band onto the British new wave scene. Original band member Vince Clarke (keyboards, guitar, main songwriter from 1980 to 1981), left the band after the release of the album, leaving the band as a trio to record A Broken Frame, released the following year. Gore took over the lead songwriting duties and, later in 1982, Alan Wilder (keyboards, drums, bass guitar, occasional songwriter) officially joined the band to fill Clarke's spot, establishing a line up that would continue for the next 13 years. Depeche Mode have been a trio again since 1995, when Wilder left.
depeche mode somebody lyrics, depeche mode 2010 calendar, question of time depeche mode, depeche mode tour dates 2009, songs by depeche mode list, depeche mode soundtrack, depeche mode little 15, in your room depeche mode video, black celebration depeche mode lyrics, depeche mode violator sacd, depeche mode 1997, depeche mode remixes torrent, waiting for the night depeche mode, the things you said depeche mode, depeche mode wallet, depeche mode violator, depeche mode in your memory, depeche mode little soul, depeche mode vs, depeche mode violator poster, depeche mode breathe, depeche mode sounds of the universe tour, strangelove depeche mode, depeche mode strange too, violator depeche mode, somebody by depeche mode lyrics, depeche mode concert dates 2010, depeche mode the meaning of love, depeche mode promise, depeche mode from, depeche mode discography, depeche mode silence lyrics, i want you now depeche mode lyrics, depeche mode lyrics personal jesus, depeche mode singles box 6, depeche mode personal jesus mp3 download, depeche mode miles away lyrics, depeche mode singles box, depeche mode sounds of the universe, depeche mode greatest hit, what depeche mode means, depeche mode torrent, depeche mode behind the wheel lyrics, but not tonight depeche mode, told you so depeche mode, depeche mode new life, music video depeche mode, depeche mode singers, lie to me depeche mode lyrics, depeche mode i feel you video, depeche mode sounds of the universe cd, depeche mode only you, lead singer depeche mode, depeche mode 86, depeche mode see you lyrics, depeche mode dvd audio, depeche mode ghost lyrics, higher love depeche mode lyrics, depeche mode shake the disease video, lyrics precious depeche mode, dangerous depeche mode, depeche mode live 2013, useless depeche mode lyrics, depeche mode memorabilia, play depeche mode, depeche mode tribute album, depeche mode everything counts lyric, depeche mode somebody download, most popular depeche mode songs, depeche mode lead singer name, depeche mode this is the house, depeche mode hat, pimpf depeche mode, depeche mode wallpaper, here in my arms depeche mode, depeche mode alan wilder, depeche mode x1, depeche mode i feel loved lyrics, depeche mode lie to me, depeche mode vimeo, depeche mode classic songs, depeche mode mephisto, depeche mode all songs, depeche mode world in my eyes mp3, depeche mode enjoy the, depeche mode lyric, depeche mode 101 dvd, home by depeche mode, depeche mode the ministry of sound, depeche mode the bottom line, depeche mode tribute band uk, depeche mode message board, depeche mode image, depeche mode it's no good, depeche mode freelove lyrics, depeche mode zippyshare, the complete depeche mode, depeche mode new, depeche mode 2001, depeche mode bluray
Go to Page with image in the Internet Archive
Title: Das Turnen an der Schulbank : für Schule und Haus und Spiele im Freien für die unteren Schulklassen
Creator: Brauer, Gustav Ad
Publisher: Leipzig : Dürr
Sponsor: Wellcome Library
Contributor: Wellcome Library
Date: 1909
Language: ger
If you have questions concerning reproductions, please contact the Contributing Library.
Note: The colors, contrast and appearance of these illustrations are unlikely to be true to life. They are derived from scanned images that have been enhanced for machine interpretation and have been altered from their originals.
Read/Download from the Internet Archive
twitter.com/Memoire2cite #42 #St-ETIENNE twitter.com/Memoire2citehttps://twitter.com/Memoire2cite le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / Banlieue / HLM / Renouvellement Urbain / Urbanisme Ville et renouvellement urbain ¤ La volonté de réintroduire de l’urbanité dans des grands ensembles aux espaces publics souvent peu structurés et à la vocation peu claire, en y réaménageant les espaces publics autour de rues, de parcs ou squares, de résidences rattachées aux immeubles.Une logique de sécurisation de l’espace : éloigner les immeubles des circulations, en contrôler l’accès, rendre moins aisées les circulations dans le grand ensemble. La loi du 1/08/03 a ensuite fixé un objectif national de résidentialisation de 200 000 lgts le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états.. #Histoire & Mémoire de l' #Habitat / Rétro-#Villes / #HLM / #Banlieue / #Renouvellement #Urbain / #Urbanisme Ville et renouvellement urbain
Les projets de résidentialisation :
points de vigilance et recommandations Coordination : Béatrix Mora, Délégation à l’action professionnelle de l’Union sociale pour l’habitat.
Réalisation : Pascale Korn, Louise de Verneuil, Délégation à l’action professionnelle de l’Union sociale pour l’habitat.Les évolutions de la notion de résidentialisation Le terme est apparu à la fin des années 90, en réponse à deux types de préoccupations : ¤ La volonté de réintroduire de l’urbanité dans des grands ensembles aux espaces publics souvent peu structurés et à la vocation peu claire, en y
réaménageant les espaces publics autour de rues, de parcs ou squares, de
résidences rattachées aux immeubles.
¤ Une logique de sécurisation de l’espace : éloigner les immeubles des circulations, en contrôler l’accès, rendre moins aisées les circulations dans le grand ensemble.
La loi du 1er août 2003 a ensuite fixé un objectif national de résidentialisation de
200 000 logements locatifs sociaux, faisant de ces opérations un “incontournable” de la plupart des dossiers ANRU. En conséquence, la quasi-totalité des
projets de renouvellement urbain font référence à ce type d’opération, mais en
renvoyant à des principes, des ambitions et des types d’aménagement différents selon les sites.
Si elle est bien conduite, se fixe des objectifs clairs et tient compte des
spécificités du quartier, une opération de résidentialisation peut améliorer de
façon considérable les conditions de vie des habitants d’un quartier, ainsi que
son image et son attractivité. Pour autant, il s’agit d’opérations délicates, à la
croisée de multiples enjeux urbains, patrimoniaux et de gestion. L’objectif de ce
document est donc de revenir sur ces enjeux, et sur les questions qu’il convient
de se poser lorsque l’on engage une opération de résidentialisation, au stade de
la programmation et de l’élaboration du cahier des charges.Une opération de résidentialisation s’inscrit dans un projet d’ensemble . L’importance de la démarche de conception de l’opération de résidentialisation Les opérations de résidentialisation nécessitent, de façon encore plus poussée que les autres types d’opération de renouvellement urbain, la mise en place d’un travail partenarial solide entre bailleur et collectivité. Elles se situent en effet à la convergence des territoires d’intervention des deux acteurs : espace public sur lequel intervient la collectivité, résidence qui le plus souvent sera placée sous la responsabilité de gestion du bailleur. Dès lors, la coordination entre les opérations de résidentialisation et les opérations voisines (aménagement de voirie, de stationnements, d’espaces verts publics, autre opération de résidentialisation, etc.) est fondamentale. Le risque existe en effet que l’une des opérations s’impose aux autres, notamment dans le dessin des résidences, ou que les opérations n’aient pas toutes le même niveau de qualité. Pour le pallier, il convient de mettre en place un processus opérationnel efficace, afin de coordonner les interventions : dans le temps en réfléchissant finement aux phasage ; et dans l’espace en demandant aux maîtres d’œuvre de travailler ensemble, soit en lien avec L’urbaniste coordonnateur du projet, soit en ayant recours à la procédure du groupement de commande entre collectivité et bailleur (qui permet de faire travailler un maître d’œuvre unique sur les espaces publics et la résidentialisation Les opérations de résidentialisation, points de vigilance Il est en outre essentiel que l’élaboration du projet de résidentialisation s’appuie sur une bonne connaissance du fonctionnement social du quartier et des usages des habitants. Ces derniers devront être étroitement associés à la réflexion sur le projet, à travers un processus de concertation à définir de façon partenariale et à intégrer au cahier des charges des concepteurs. Il est également important que les gestionnaires du quartier puissent faire valoir leur point de vue et les contraintes qui sont les leurs. Quelle dimension pour les résidences ? Déterminer la taille pertinente pour une résidence (nombre de logements et surface des espaces extérieurs intégrés à la résidence) suppose de croiser plusieurs critères : ¤ Le projet d’ensemble pour le quartier : maillage viaire, positionnement des espaces publics de type place ou parc, etc.
¤ Les fonctions que l’on souhaite intégrer à la résidence, selon la vocation que l’on souhaite lui donner : espace
de loisir pour les résidents ? Intégration des stationnements ?... Si cette question est mal anticipée, le risque existe que les résidences s’avèrent trop grandes et difficilement appropriables, avec des espaces à la vocation peu claire, ou à l’inverse trop petites pour les usages que
l’on souhaiterait voir s’y développer.
¤ Les critères de gestion du bailleur, notamment le nombre de logements qu’il lui semble raisonnable d’inclure dans une résidence.
¤ La possibilité de mutabilité ultérieure de la résidence : quelle est la taille qui permettra dans le futur que la parcelle définie par la résidence puisse muter indépendamment du reste du quartier et en cohérence avec la trame urbaine définie pour le projet ?
Il est important de prendre en compte l’intégralité de ces critères et de veiller à ce que l’un d’eux ne l’emporte pas au détriment des autres, avec le risque de difficultés ultérieures.En outre, la réalisation d’une opération de résidentialisation constitue l’occasion de remettre à plat les domanialités. A terme, il importe de clarifier domanialité privée du bailleur et domanialité publique de la collectivité, en cohérence avec le projet. Il ne faut toutefois pas faire de ces rétrocessions foncières, qui impliquent de longs délais, un préalable à la mise en œuvre d’une opération de résidentialisation.Les opérations de résidentialisation, points de vigilance
1.3. Faut-il ou non résidentialiser
l’ensemble d’un quartier suivant les mêmes principes ?
Retenir le même principe d’intervention sur l’ensemble d’un quartier, au risque de maintenir une identité parfois stigmatisée et de laisser persister la confusion des repères ; ou demander à différents maîtres d’œuvre d’intervenir sur un même quartier, au risque d’une disparité des interventions ? Il n’existe pas de réponse toute faite à cette question, qu’il faut notamment appréhender en fonction de la taille du quartier : on cherchera par exemple à maintenir la cohérence d’un petit quartier (en conservant un certain nombre de principes d’une résidence à l’autre : matériaux et mobilier urbain utilisés, modalités de traitement des limites, etc.), mais à créer par le biais de la résidentialisation plusieurs sousensembles au sein d’un grand quartier. La réalisation d’un cahier de prescriptions architecturales par l’urbaniste référent d’un quartier peut utilement permettre de définir les principes généraux que devront
respecter l’ensemble des opérations de résidentialisation D’un même quartier. Sur le quartier de la Grande Borne à
Grigny par exemple, l’Atelier Ruelle a élaboré un planguide qui, parmi d’autres prescriptions urbaines et
architecturales, définit les principes que devront respecter les futures opérations de résidentialisation : traitement des cheminements, modalités d’aménagement de jardins résidentiels, dessin de la limite La programmation d’une opération de résidentialisation Organisation générale de l’espace résidentiel Espace intermédiaire, transition entre le “tout public” de la rue et le “tout privé” de l’immeuble et de l’appartement, la résidence est un espace important, à la programmation duquel il convient de réfléchir avec attention. La maîtrise d’ouvrage doit se poser un certain nombre de questions au stade de l’élaboration du cahier des charges de l’opération, soit qu’on souhaite indiquer au concepteur quelles sont les options retenues, soit qu’on souhaite attirer son attention et lui signaler quels sont les éléments de réflexion à prendre en compte et les dysfonctionnements à traiter.2. Le stationnement La mise en œuvre d’une opération de résidentialisation constitue une occasion de réfléchir à la réorganisation du stationnement, question particulièrement sensible aux yeux des habitants comme l’ont montré les études de satisfaction et aspect qui, s’il est bien traité, participe largement à la revalorisation d’un quartier. Si l’on constate souvent un traitement paysager satisfaisant de cette question, il n’en va pas toujours de même de la prise en compte des besoins des habitants : il est donc important, préalablement à l’élaboration du programme de la résidentialisation, de réaliser un diagnostic permettant d’avoir une vision claire de la situation avant résidentialisation d’une part, des besoins des locataires (taux de motorisation) d’autre part. Il convient de ne pas oublier la question du stationnement non résidentiel (visiteurs, commerçants, etc.). Des choix sont ensuite à faire, dans la mesure où la satisfaction de certains des besoins exprimés par les locataires (plusieurs places par logement, stationnement à proximité des immeubles, etc.) risque de se faire au détriment des espaces verts et donc d’une certaine qualité de la résidence. A cet égard, la question du stationnement constitue un terrain intéressant pour la mise en place d’une concertation autour de plusieurs scénarios et de leurs incidences sur l’aspect général de la résidence. Plusieurs solutions sont envisageables pour l’organisation des stationnement : dans ou hors de la résidence, attribués ou non, loués ou non, accès bloqué par “stop car” ou non. Lorsque le stationnement est intégré à la résidence, il convient par ailleurs de se poser la question de l’accès à celle-ci : dès lors que la résidence accueille des véhicules, doit-elle être fermée ? Quel degré de fermeture choisir, quel accès proposer aux usagers ? En tout état de cause, même lorsque les parkings ne sont pas intégrés aux résidences, il convient de réfléchir à leur organisation dans une logique de résidence : fragmentation des poches, attribution d’un parking à une résidence donnée, etc.Les opérations de résidentialisation, points de vigilance La collecte des ordures ménagères
La résidentialisation constitue aussi l’occasion de remettre à plat la question de la collecte des ordures ménagères et, le cas échéant, d’introduire la collecte sélective dans un quartier. Les réflexions menées dans ce cadre conduisent souvent à la mise en œuvre de nouvelles formes de collecte des déchets. Les ordures peuvent être stockées dans des locaux attenants aux halls (en prenant en compte le risque d’incendie), en édicules extérieurs (qui peuvent poser des problèmes d’esthétique et d’encombrement), ou en containers enterrés (qui nécessitent un investissement important, tant de la part du bailleur que de la collectivité, et sont délicats à manipuler, mais sont plus aisés d’entretien par la suite, et moins encombrants). Il convient de prêter attention aux cheminements, afin que les locataires n’aient pas à faire un détour pour déposer leurs ordures, et à l’accès des containers, qui doit être aisé pour des personnes âgées ou des enfants. Dans tous les cas il est indispensable de mener une réflexion partenariale, prenant en compte les usages des habitants, mais aussi le rôle des gardiens, les techniques de collecte, les fréquences de ramassage, etc. Comment marquer la limite de la résidence ? Le choix du marquage de la limite de la résidence doit découler des options prises en matière de programmation, de la vocation que la maîtrise d’ouvrage souhaite donner à la résidence, de la prise en compte du fonctionnement social et de la pratique des espaces par les habitants, et non constituer un préalable à la conception de cette résidentialisation. Par ailleurs ce choix de la façon dont on va marquer la limite entre espace public et espace privatif va fortement contribuer à créer une nouvelle ambiance urbaine. Il est donc fondamental de se poser la question de l’impact, tant visuel que social, du dispositif qui sera mis en place. Les opérations de résidentialisation, points de vigilance En tout état de cause, il nous semble important de faire un choix clair entre fermeture et ouverture de la résidence, l’un ou l’autre de ces choix devant être assumé. Les solutions qui ne prennent pas de parti clair (volonté de limiter l’accès à la résidence aux seuls résidents, mais mise en place de barrières de faible hauteur par exemple) apparaissent en effet comme peu satisfaisantes. Il convient, enfin, de prêter attention à la qualité des matériaux utilisés, à leur intégration (accompagnement du barreaudage par des plantations) et à leur implantation. Interventions complémentaires
sur les halls et les façades
En lien avec la résidentialisation, il est souvent nécessaire de travailler sur la relation entre l’espace résidentiel et l’immeuble, à travers la requalification des halls, la réorganisation de l’accès aux caves, etc. La réfection d’une façade permet pour sa part une réelle revalorisation de l’image d’un bâtiment. Les opérations de résidentialisation, points de vigilance Une réflexion sur ces questions est indispensable à la pérennisation des investissements réalisés. Il convient à ce titre :¤ D’anticiper, dès le stade de la conception du projet, les modalités et le coût de la gestion des nouveaux aménagements qui seront réalisés, afin de chercher à limiter ces
coûts. On pourra par exemple préférer des haies vives à des haies devant être régulièrement taillées, choisir un revêtement en fonction de sa résistance dans le temps, etc. Dans ce cadre, il est important de consulter les gestionnaires au stade de la conception du projet, au risque sinon de constater après la livraison que certaines erreurs auraient pu être évitées en prenant en compte leur avis.
¤ De clarifier les modalités de gestion futures du quartier, le “qui fait quoi et où”. L’opération introduit en effet des modifications dans la morphologie urbaine, dont les gestionnaires doivent tenir compte ; par ailleurs, il est indispensable que les investissements réalisés fassent l’objet d’une bonne gestion afin que leur pérennité soit assurée. Pour autant, les territoires d’intervention des différents gestionnaires ne doivent pas forcément coïncider avec les territoires de la résidentialisation, et il convient en la matière de se montrer pragmatique, en tenant compte du surcoût éventuel pour l’un des acteurs, de la répartition des responsabilités avant résidentialisation, etc. Des conventions de gestion peuvent être conclues entre les intervenants afin qu’ils interviennent sur les territoires les uns des autres. Ainsi sur le quartier Teisseire à Grenoble, la Ville s’est engagée par convention à subventionner les surcoûts de gestion : au-delà de
2 €/mois.lgt la première année, 3 € la seconde année,
4€ la troisième année.
Il peut également être intéressant d’accompagner les
habitants dans l’appropriation de la résidence. Ainsi toujours à Grenoble, le bailleur a créé un poste de chargé de
gestion des unités résidentielles, pour la mise en place et le suivi de comités de résidents à l’échelle de chaque unité résidentielle, afin d’encourager une dynamique participative de la part des locataires.
¤ De se donner, dans la mesure du possible, les moyens de réintervenir a posteriori pour ajuster les aménagements, corriger d’éventuelles erreurs ou oublis. Seul l’usage permettra en effet de juger de la pertinence des choix faits.
QUELQUES EXPÉRIENCES 42 St-ETIENNE MONTCHOVET 2020 La résidentialisation est un type d'opération de rénovation urbaine, apparue en France au début des années 1990. Elle est généralement vue comme une amélioration du cadre de vie des quartiers d'habitat social > Canteleu Cité verte, Ilot Dumas - Habitat 76 ............................ 18
> Corbeil-Essonnes, Les Tarterêts
Résidence Courbet-Delacroix - Logement Francilien.................. 24
> Dreux, Quartier de la Croix Tiénac - OPAC Habitat Drouais ........... 30
> Stains, Moulin Neuf - Immobilière 3F.................................... 36
> Vandœuvre les Nancy, Quartier de l’Etoile - Batigère .................. 42 twitter.com/Memoire2cite Montchovet, un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.
Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,
"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -
l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.
Type de média : Vidéo - Journal télévisé
Date de diffusion : 10 août 1983
Source : FR3 (Collection: JT FR3 Rhône Alpes )
Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Le Président
Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gaucheLa visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html Journaliste
Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François Mitterrand
Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État.(Silence), à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.
1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..
Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.
Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.
Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.
Beaulieu I: le projet d'urbanisme
Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-Clément
Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief. Un modèle de l'urbanisme des années 1950.
Beaulieu-Montchovet:
La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.
Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.
C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles.
La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:
- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955
- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959
- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.
- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971
Le quartier:
Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.
A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.
Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :
Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.
La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.
Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.
Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.
Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.
La crise du logement:
1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.
La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.
La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.
Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.
Une barre d’habitation innovante
A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.
Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.
Conception et réalisation d’un quartier entier
Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.
Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.
Un projet pharaonique
Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.
L’avis de l’architecte
De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -
- Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»
Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?
La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.
Que prévoit-on pour la reconstruction?
Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.
Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?
C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.
C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.
Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.
Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?
Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.
Cela paraît paradoxal, pour du logement social!
Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!
On croit rêver...
C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...
Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?
Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.
L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.
Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.
Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...
En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.
Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?
Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.
Pourquoi cette différence?
Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.
Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?
Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.
Dans quels domaines?
Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.
Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon.
Le futur Centre-Deux...
C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.
Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?
La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.
Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?
Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.
Culturellement, la ville est aussi très active...
Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.
La population comprend-elle cette volonté?
Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.
I'm thankful for the critical thinking and media literacy training I gained in high school.
Being the age I am, I can't thank my schooling for my digital literacy. The internet became "a thing" after I finished high school.
This is a perfect example of where I might have ended up looking like a fool if I'd believed the first link I found online.
Not that the internet was trying to mislead me, but it would have led me to provide at least a title or caption that would have been factually incorrect.
Instead, I thankfully learned more about and wrote more about this fellow, which (as I might have mentioned before) is one of the reasons I love photography.
If you Google "szarvas gabor" - as I did - the first result that appears is a Wikipedia entry for a Hungarian middleweight weightlifter. And while he may be worthy of a statue - I don't know - I mentally questioned whether this was the depiction of a weightlifter, looking at how he was presented.
If the man in this statue was a sportsman, it seemed much more likely he was a toreador (despite being Hungarian) than a weightlifter.
Even ignoring the slightness of the bust, you would imagine a weightlifter would be commemorated in some sort of full-length statue showing off his physique? Or, at least, shirtless displaying his pecs? And um, maybe it shouldn't be armless if he's a weightlifter? Or is that just me?
Thankfully, I didn't take Google's first search result as gospel.
In a new browser tab, I Googled "szarvas gabor statue". A Trip Advisor entry signposted me to another fellow who happened to have the same name.
I returned to my original search results and clicked the next link.
Though in Hungarian, Chrome's translation option (and photos on the page) allowed me to confirm this was the Szarvas Gábor I was seeking.
It did, however, poorly translate the first sentence of the entry to tell me he was not only a linguist but the creator of Hungarian agriculture. Not having been born until 1832, I found that slightly questionable...
It turns out the translation should read "a linguist, the creator of Hungarian language education", which makes far more sense.
The translation of the Wikipedia entry also tells me "he published humorous writings under the pseudonym Pap Rika" and paints him a little like a grammar nazi.
He sounds like my kinda guy!
Even if (or especially because) he's well-known enough for a statue but not enough to be the first result in a Google search.
You win some, you lose some, eh?
[Psst! You could have seen this photograph and read this rambling post a week ago! Become a patron to see my new and newly edited work and my assorted ramblings a week before the rest of the world.]
A few pictures from the Reebok x Ciroc event I was chosen to shoot at. Thanks again to Reebok for giving me this opportunity!
rjhfoto.com
Big Questions for Artificial General Intelligence
2. Can abstract knowledge representation serve as an adequate foundation for the adaptive creation of context-specific knowledge representations?
(and if so, what kind?)
From the opening session: Review of AI and AGI Past Present and Future by Ben Goertzel of Novamente at the The First Conference on Artificial General Intelligence (AGI-08) Ben Goertzel was one of the conference organizers and is a driving force in the AGI community.
Artificial General Intelligence (AGI) research focuses on the original and ultimate goal of AI -- to create intelligence as a whole, by exploring all available paths, including theoretical and experimental computer science, cognitive science, neuroscience, and innovative interdisciplinary methodologies. AGI is also called Strong AI in the AI community.
Another good reference is Artificial General Intelligence : A Gentle Introduction by Pei Wang
I030108 551
From what I can gather, this sticker is advising that when a dutch bike and some crappy headphones make a collabo, the result is some sort of parking meter / tombstone amalgamation.
Question: What's missing? Answer: Hammersmith & City Line (a relatively recent re-brand of what was the Metropolitan Line service from Hammersmith to Whitechapel (and Barking). This frieze at Euston Square shows the Met and Circle Lines only.
Pleasingly (very), the font on the frieze is the original Johnston.
I suspect the woman on the seat thinks I'm photographing her. Don't flatter yourself, love.
Answer: This fucking place... and while you're pulled in the driveway taking a picture as you're saying "OH HALLZ NO" a prostitue will walk up to the SUV next to you and proposition the guy who is way into it. You think that when you whip out the camera they'd scatter like cockroaches, but the guy will say "is that for me?" and the lady will laugh and then you just start laughing and drive off without going in the place. OK... off to Hollywood.
This place and more places like it can be found in the West LA Sleaze District. (McCabes Adjacent).
And would it have been worth it, after all,
After the cups, the marmalade, the tea,
Among the porcelain, among some talk of you and me,
Would it have been worth while,
To have bitten off the matter with a smile,
To have squeezed the universe into a ball
To roll it toward some overwhelming question,
To say: “I am Lazarus, come from the dead,
Come back to tell you all, I shall tell you all”—
If one, settling a pillow by her head,
Should say: “That is not what I meant at all;
That is not it, at all.”
[from "The Love Song of J. Alfred Prufrock" by TS Eliot]
what is your one overwhelming question?