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cross section: human parathythyroid gland

magnification: 200x phase contrast

hematoxylin eosin stain

 

Technical Questions:bioimagesoer@gmail.com

Question Mark butterfly sunning on paver in my garden. Polygonia interrogationis Houston, Texas. June 2023

Kirsten Yuhas, Freshman, Early Childhood, Photos by Brynna Schroeder

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Part of the Question of the Moment bulletin board set, “What do you collect?”

 

Feel free to use in your own library or classroom.

 

Alex Horrox-White as The Full Stop (the nemesis of legendary superhero Question-Mark Man) and Amie Marie as Caesura, his villainous (and villainess) partner in crime.

 

This is from a studio shoot with the entire cast of "The Baffling Adventures of Question-Mark Man" by Bottled Spider. A really fun show about superheroes...and punctuation. What's not to like? :-)

 

You can see more shots (both from the show and the studio shoot) in my Bottled Spider set.

They're pro bikini swimsuit models too! Nikon D810 Photos Pro Women's Surfing Swatch Women's Pro Trestles Sports Photography With New Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD Lens for Nikon!

 

New blog!

 

45surf.wordpress.com

 

I get a lot of questions here, so if you have one, please ask at the blog! Thanks!

 

Swatch Women's Pro in Trestles San Clemente with pro surfers /models Alana Blanhard, Lakey Peterson, Laura Enever, Sally Fitzgibbons, Coco Ho, Stephanie Gilmore, newcomer Nikki Van Dijk, and more!

 

The new Nikon D810 rocks for sports photography! New Instagram!

instagram.com/45surf

 

Goddess videos! vimeo.com/45surf

 

Nikon D810 Photos Pro Women's Surfing Van's US Open Sports Photography Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD !

 

I shot in DX mode which crops away the extra pixels and takes me 1.5X closer while allowing for up to 7 FPS with the Nikon D810's Nikon MB-D12 Battery Grip using the 8 AA battery option! 8 Duracels took me through around 3,000 shots no problem--maybe more! I was shooting at the equivalent of 900mm with the 1.5x crop factor! Pretty close! Had I gone with the Nikon D4s, I would have gotten 12 fps, but no DX crop factor, as the sensor has only around 14mp, compared to the d810's 36 megapixels! Sure the larger pixel size on the Nikon D4s full frame sensor comes in handy indoors or at night, but in the bright sun, there's more than enough light for the smaller pixels in crop mode! Sure we lose some pixels from the outer edges when shooting in DX crop mode, but most of those pixels would be cropped away in lightroom anyway. And the smaller files make the memory cards last longer, while also upping the FPS to 7 shots per second! Not quite 12 FPS, but still awesome and enough I felt!

 

What a beautiful way to test the Nikon D810 and Tamron 150-600mm zoom lens for sports photography!

 

Athletic graceful girl goddesses! Tall, thin, fit and in shape! Pro women's surfers form the van's us open wearing both long wetsuits and bikini bottoms with shorty wetsuit tops/summer wetsuits. Sexy, beautiful beach babes and water goddesses all! Many are professional swimsuit bikini / surf lifestyle models too!

 

Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD Autofocus lens for Nikon AF-D Cameras.

 

The new Nikon D810 rocks for sports photography New Instagram!

instagram.com/45surf

Simon led a poetry workshop looking into the question, "Where does poetry come from?" We discussed some ideas about that and then explored it experientially, reading poems and writing on that subject.

 

George followed up with an evening where people were asked to bring their own work or a poem that really touched their heart. We went on with Simon's inquiry. Each poem was read twice in a context of sitting together. During the second reading we were free to brainstorm our responses on paper, drawing on each other's language, imagery and energy. This material can then be drawn on for further personal writing.

O' my little strawberry!

 

- From where, how and why come to me?

 

The questions are the base of science, philosophy, and learning which inspire one to move ahead to the new world, in the ways make joy and development.

 

Before start development, sometimes question makes misunderstanding, suffering, struggle also, but should not stop asking questions.

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Reportage complet, "La Terre en direct avec Al Gore, ancien candidat à la présidentielle américaine et prix Nobel de la paix," le 13 novembre 2015 à Paris : www.flickr.com/photos/sebastienduhamel/albums/72157660980...

 

Reportage complet, COP21 2015 : www.flickr.com/photos/sebastienduhamel/albums/72157659891...

 

Albums Écologie, Éducation et Politiques : www.flickr.com/photos/sebastienduhamel/collections/721576...

 

Projets/Reportages Fondation Nicolas Hulot : www.flickr.com/photos/sebastienduhamel/collections/721576...

 

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A Paris, Al Gore donne le coup d'envoi d'une émission de 24h sur le climat

 

L’ancien candidat à la présidentielle américaine et prix Nobel de la paix a lancé vendredi une émission de 24 heures à Paris. A deux semaines de la Cop21, Al Gore veut mobiliser autour de la question climatique.

 

Le groupe Duran Duran a donné le coup d’envoi du show vendredi soir dans un studio éphémère en forme de bulle, sous la tour Eiffel. Al Gore est aux manettes de cette émission mondiale, diffusée en direct sur le site de The Climate Reality Project, une organisation dont il est le président fondateur.

 

Pendant ces 24 heures, scientifiques, politiques et chanteurs se relaient pour interpeller sur les enjeux du climat, à quelques jours de la Conférence sur climat de Paris. "Cette émission vise à mettre la pression sur les dirigeants mondiaux pour qu'ils concluent un accord sur le climat le plus solide possible à la prochaine conférence de l'ONU à Paris, et aussi pour encourager chacun à agir dans sa propre communauté", expliquent les organisateurs.

 

Baptisée "24 heures de réalité et la Terre en direct: le monde regarde" (24 Hours of Reality and Live Earth: the World is Watching), l'émission se déroule en direct depuis Paris mais aussi depuis d'autres régions du monde: Etats-Unis, Chine, Australie, Philippines, Afrique du Sud, Canada, Kenya, Antarctique, Mexique, Malaisie, Inde et Bangladesh.

 

Dans le studio de la tour Eiffel, François Hollande sera reçu samedi, seul avec Al Gore, "pour un entretien exclusif". Vendredi soir, Ségolène Royal, la ministre de l’Écologie est déjà intervenue sur le plateau de l’émission et a plaidé pour un accord mondial en faveur du climat. "Il faut que les pays les plus pollueurs de la planète améliorent leur contribution, a déclaré Ségolène Royal (…) et que les pays riches tiennent leurs engagements".

 

Des concerts de Pharrel Williams et Elton John.

 

Parmi les autres intervenants, les organisateurs ont annoncé le président mexicain Felipe Calderon, le Premier ministre du Québec, Philippe Couillard, le gouverneur de Californie Jerry Brown et l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan. Ces 24 heures sont aussi animées par des concerts de plusieurs chanteurs. A l’affiche, Elton John, Pharrel Williams ou encore Neil Young, mais leurs concerts seront uniquement retransmis.

 

En 2007, Al Gore avait reçu le prix Nobel de la paix avec le Giec pour son engagement dans la lutte contre le dérèglement climatique. En 2006, il avait notamment réalisé Une vérité qui dérange, un documentaire sur les conséquences du dérèglement climatique, récompensé aux Oscars. Avec ce rendez-vous, l’ancien candidat à la présidence américaine souhaite de nouveau interpeller sur les enjeux climatiques.

 

Par C. B avec AFP

 

fr.news.yahoo.com/video/al-gore-sous-la-tour-193106906.html

 

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www.algore.com

 

fr.wikipedia.org/wiki/Al_Gore

 

Dans ce nouveau diaporama (présenté pour la première fois à TED), Al Gore dévoile des preuves que la vitesse des changements climatiques est bien plus importante que ce que les scientifiques avaient prédit auparavant. Il nous enjoint à agir.

 

www.ted.com/talks/al_gore_the_case_for_optimism_on_climat...

 

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Samedi soir 13 novembre 2015. Suite aux attentats, Al Gore interrompt une émission mondiale sur le climat

 

L'ex-vice-président américain Al Gore, qui organisait vendredi et samedi au pied de la Tour Eiffel à Paris une émission mondiale de 24 heures sur le climat, diffusée sur internet, l'a interrompue en raison des attentats survenus en France, par "solidarité avec le peuple français".

 

"Nous interrompons notre émission en raison des tragédies qui se déroulent ici à Paris, en raison de l'état d'urgence mais surtout parce que nous voulons exprimer notre solidarité avec le peuple français et la ville de Paris", a-t-il déclaré.

 

"Nous voulons exprimer nos condoléances aux familles de ceux qui ont perdu la vie, ceux qui sont gravement blessés, ceux qui souffrent des conséquences de ces terribles attaques terroristes", a-t-il dit. "Nous sommes solidaires".

 

"Nous continuerons à parler des sujets de cette émission, la crise du climat et ses solutions", a-t-il ajouté.

 

Dans cette émission organisée depuis vendredi en début de soirée sur un plateau installé sous un dôme transparent au pied de la Tour Eiffel, Al Gore accueillait scientifiques, politiques et chanteurs pour tenter de mobiliser la planète sur les enjeux du climat, à deux semaines de la Conférence de l'ONU sur le climat organisée à Paris à partir du 30 novembre.

 

Plus d'une centaine de chefs d'Etats sont attendus à l'ouverture de cette Conférence.

 

François Hollande devait intervenir dans l'émission d'Al Gore, samedi en début d'après-midi.

 

Le programme devait être diffusé pendant 24 heures sur le site de The Climate Reality Project, organisation fondée et présidée par M. Gore.

 

La conférence de l'ONU sur le climat (COP21), du 30 novembre au 11 décembre, est censée d’aboutir à un accord mondial pour limiter le réchauffement climatique.

 

AFP-LE MATIN 14 November 2015

 

lematin.ma/express/2015/al-gore-interrompt-l-emission-de-...

 

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La 21e Conférence des Parties

 

Chaque année, depuis la signature de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques en 1992, les 195 Etats signataires se réunissent pour définir ensemble des objectifs concrets de lutte contre les dérèglements climatiques. Aux côtés des représentants des Etats, les ONG, les collectivités territoriales, les syndicats, les entreprises et la communauté scientifique, participent aux débats.

 

Du 29 novembre au 11 décembre, Paris accueillait la 21e Conférence des Parties (COP21). Cette conférence est une échéance cruciale qui représente la fin d’un cycle de négociations, en s’inscrivant dans le prolongement direct de la grande COP de 1997, qui avait permis l’adoption du protocole de Kyoto.

 

La COP21 a établi les bases d’un nouvel accord international applicable à tous les pays. Il engagera l’ensemble des Nations dans une réduction globale des émissions de gaz à effet de serre (GES), dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial à 1.5°C.

 

Conférence de Paris de 2015 sur le climat : fr.wikipedia.org/wiki/Conférence_de_Paris_de_2015_sur_le...

 

www.cop21.gouv.fr

 

www.paris.fr/actualites/cop-21-paris-et-les-parisiens-mob...

 

Changements climatiques : quels enjeux pour la COP 21 ?

 

www.youtube.com/watch?v=3J7H7e2cMd4

 

www.fondation-nicolas-hulot.org/sites/default/files/press...

 

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François Hollande à ouvert la COP21, la conférence de Paris sur le climat. Le président Français a parlé d'un rendez-vous exceptionnel, un immense espoir : "Il s'agit de décider ici à Paris de l'avenir même de la planète" :

 

www.youtube.com/watch?v=V4VxTYg5AxQ

 

Sommet mondial sur le développement durable : discours de la France à l’ONU le 30 septembre 2015

 

François Hollande a évoqué les trois priorités après l’adoption du Programme de développement à l’horizon 2030 et en vue de la Conférence de Paris sur le climat en décembre. La première priorité est la préservation du climat, le Président français estimant qu’il faudrait signer un texte qui engagerait l’ensemble de la communauté internationale sur des décennies. Si notre planète subissait un réchauffement supérieur à 2°C, cela signifierait la disparition d’un certain nombre de pays, a prévenu le Président français, pour qui le caractère urgent de ce problème nécessitait des changements dans les modes de consommation et un financement approprié pour sa mise en œuvre. À son avis, 100 milliards de dollars seraient nécessaires pour assurer la transition énergétique et pour la lutte contre le réchauffement climatique. La deuxième priorité est la lutte contre la pauvreté, qui devra être menée avec le fonds de la transition énergétique. La troisième priorité concerne la mobilisation de ressources pour la réalisation des trois piliers du développement durable pour assurer que tous les peuples de la planète jouissent pleinement de leurs droits fondamentaux en toute égalité et dignité dans un monde pacifique.

 

Le Président a par ailleurs annoncé que la France avait décidé d’augmenter son aide publique au développement à partir de 2020, à 4 milliards d’euros. Il a aussi annoncé la réforme de l’APD française en conjonction avec l’Agence française du développement et la Caisse des dépôts, qui deviendrait ainsi la plus grande banque européenne pour le développement. Il a également évoqué la mise en place de la taxe sur les transactions financières à partir de 2017, dont une partie serait affectée à la lutte contre les inégalités et contre la pauvreté.

 

www.youtube.com/watch?v=wVCamSbN53Q

 

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Le dérèglement climatique vu par Jean-Louis Etienne

 

En partenariat avec Universcience.tv, nous poursuivons la publication d’une série d’entretiens en vidéo sur le changement climatique, dans la perspective de la COP21, la conférence internationale qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre. Cette conférence tentera de parvenir à un accord contraignant sur la transition vers des économies sobres en carbone.

 

Dans cette vidéo, Jean-Louis Etienne, explorateur de l’Arctique et de l’Antarctique mais aussi médecin, voit le réchauffement climatique comme une maladie, une fièvre qui touche la planète et s’aggrave aux pôles. Il prescrit l’arrêt des énergies fossiles – tout particulièrement le charbon avec lequel les pays du Sud se développent – et se demande si l’homme saura stopper à temps son addiction à ces énergies.

Cet entretien a été réalisé à l’occasion de l’exposition temporaire « Climat, l’expo à 360 ° » qui vient d’ouvrir à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris.

 

www.lemonde.fr/sciences/video/2015/10/14/le-dereglement-c...

 

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Le Sommet des Consciences pour le climat : www.dailymotion.com/video/x2yukt6

 

Lancé par Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète, le Sommet des Consciences réunit le 21 juillet 2015 à Paris, au CESE plus d'une quarantaine personnalités morales et religieuses du monde entier pour répondre à la question « The climate, why do I care ? » et lancer ensemble un « Appel des Consciences pour le climat ».

 

Une mobilisation des consciences de tous le habitants de la planète s’impose pour réussir le défi auquel l’humanité est confrontée : limiter le réchauffement du climat en diminuant sa consommation d’énergies fossiles et permettre à tous de s’adapter aux conditions nouvelles !

 

Le Temps est compté. Ce n’est plus seulement une question écologique, économique ou politique. C’est l’avenir de l’humanité qui est en jeu. Chacun de nous se doit de répondre maintenant à la question : est-ce qu’il m’importe que l’aventure de l’humanité sur Terre puisse se poursuivre ? Est-ce que je suis prêt à modifier dès aujourd’hui mon mode de vie pour que nos enfants et leurs enfants puissent vivre dans des conditions supportables ?

 

L'Appel des consciences

 

Il est fondamental que les consciences des hommes et des femmes de cette planète s'expriment ensemble, quelques soient leurs conditions, leurs religions, leurs philosophies.

 

La campagne "Why do I care ?" invite chacun à témoigner, et à faire savoir autour de lui, pourquoi la lutte contre le réchauffement climatique est importante et nous concerne chacun.

 

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Festival Science Frontières : Nicolas HULOT et Jean-Marie PELT, nous parlent des grands problèmes de notre planète mais aussi des grandes solutions...

 

www.youtube.com/watch?v=eo-YoX-nsKk

 

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Osons: la conférence du 07 octobre au Grand Rex à Paris

 

www.youtube.com/watch?v=cCUEcl6tqRM

 

OSONS

 

Plaidoyer d'un homme libre

 

« Les sommets sur le climat se succèdent, nous croulons sous l'avalanche de rapports plus alarmants les uns que les autres. Et l'on se rassure avec une multitude de déclarations d'intention et de bonnes résolutions. Si la prise de conscience progresse, sa traduction concrète reste dérisoire. L'humanité doit se ressaisir, sortir de son indifférence et faire naître un monde qui prend enfin soin de lui. »

Nicolas Hulot, Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme

 

Ce manifeste écrit par Nicolas Hulot est un cri du coeur, un plaidoyer pour l'action, un ultime appel à la mobilisation et un coup de poing sur la table des négociations climat avant le grand rendez-vous de la COP21. Il engage chacun à apporter sa contribution dans l'écriture d'un nouveau chapitre de l'aventure humaine, à nous changer nous mêmes et par ce biais à changer le monde.

 

Diagnostic implacable, constat lucide mais surtout propositions concrètes pour les responsables politiques et pistes d'action accessibles pour chacun d'entre nous, cet ouvrage est l'aboutissement de son engagement et de sa vision en toute liberté des solutions à « prescrire » avant et après la COP21. L'urgence est à l'action. En 12 propositions concrètes, Nicolas Hulot dresse, avec sa Fondation, une feuille de route alternative pour les États et suggère 10 engagements individuels pour que chacun puisse également faire bouger les lignes à son niveau.

 

Depuis 40 ans, Nicolas Hulot parcourt la planète. Témoin de sa lente destruction, il a décidé de devenir un des acteurs de sa reconstruction. Au côté de sa Fondation pour la Nature et l'Homme ou en parlant aux oreilles des décideurs, il contribue à faire évoluer les mentalités.

 

Broché - 96 pages - format : 12 x 19 cm.

Editions LLL Les liens qui libèrent.

 

boutique-solidaire.com/…/produits-…/26414-osons-.html

 

Nicolas Hulot - On n'est pas couché 31 octobre 2015 :

 

www.youtube.com/watch?v=3YjmXqOTqu0

 

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Le film "Le Syndrome du Titanic" : vimeo.com/64741962

 

Le Syndrome du Titanic est un film documentaire réalisé en 2008 par Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, sorti le 7 octobre 2009

 

fr.wikipedia.org/wiki/Le_Syndrome_du_Titanic

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Le film "Une Vérité qui Dérange" : www.youtube.com/watch?v=GZ4izGzj9r0

 

Une vérité qui dérange (An Inconvenient Truth) est un documentaire américain de Davis Guggenheim sorti en 2006. Traitant du changement climatique, il est basé en grande partie sur une présentation multimédia que Al Gore, ancien vice-président des États-Unis et prix Nobel de la paix en 2007 (partagé avec le GIEC) a préparé pour sa campagne de sensibilisation sur le réchauffement planétaire

 

fr.wikipedia.org/wiki/Une_vérité_qui_dérange

 

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Photographie de Sébastien Duhamel, professionnel de l’image : www.sebastien-duhamel.com/présentation-références/

 

Derniers sujets photos : www.flickr.com/photos/sebastienduhamel/collections/721576...

 

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Le 18 septembre 2019 en début de soirée, j'arrive ā Sion par un bus assurant la liaison Avignon-Lyon-Genève-Sion. Alors que je m'apprête à rejoindre mon hôte du soir je profite du paysage que je surplombe. Le coucher de soleil donne ā la ville de Sion un caractère surnaturel, les nuages changent de couleur, les lampadaires s'allument, le château de Tourbillon illumine le paysage. Après avoir fait du couchsurfing -première expérience très positive-, je débute le lendemain mon excursion de deux semaines de balade dans le Val d'Hérens au cœur du Valais. Chargé de mon paquetage d'une dizaine de kilos, j'occupe la matinée de mon premier jour d'excursion par l'achat de produits locaux. Pas question de tomber en panne sèche ā 3000 mètres d'altitudes. Un saucisson, du fromage de la région – l'Étivaz-, du chocolat noir -Ovomaltine « C'est de la dynamite ! »-, des fruits secs et c'est parti. Avant de quitter Sion je profite de l'ambiance du centre ville de bon matin. Un passant solitaire traverse la place de la Planta. Du ciel transparaissent quelques rayons du soleil. Atemporel. En début d'après-midi, l'autobus m'amène ā Thyon-les-collons. Arrivé ā environ 2000 mètres d'altitude, je débute ma marche dans un paysage grandiose. Première impression : la connexion avec le ciel, l'impression d' être au dessus de tout... ou presque. Des nuages au loin m'invitent ā monter plus haut, les cols des montagnes ā les gravir pour y découvrir ce qui s'y cache derrière. Je traverse les steppes et gazons alpins, il y a beau temps. La végétation que je croise est luxuriante, colorée et diversifiée. Je croise peu de touristes.

 

Durant les trois premiers jours, j'essaye de prendre un rythme. J'essaye d'atteindre en fin de journée les points que je me suis fixé comme but en début de journée. Je n'y parviens pas. Non pas que physiquement je sois éreinté par le dénivelé que je commence ā ressentir dans les cuisses et ischio-jambier, mais par les nombreux arrêts que je m'autorise pour faire des sessions photographiques. Poser ā terre les bâtons de marche, enlever le sac ā dos, sortir l'appareil photo, cadrer, faire la photographie, ranger l'appareil, réajuster les sangles de maintient, remettre le sac sur le dos, s'abaisser et prendre les bâtons de marche. Reprendre la marche. Toute une opération qui au bout d'un temps me fait plutôt jeter ā terre les bâtons, poser un peu ā la va vite le sac ā terre et répéter toutes ces opérations. Mais cette légère contrainte est largement compensée par l'étonnement, l'admiration, l'ébahissement que j'ai d'être face ā un tel paysage. Une faune et une flore sauvage, laissée ā l'état de liberté. C'est un paysage de caractère qui invite ā la plénitude. Quelques rares habitations qui se perdent dans un paysage montagneux. Le voisinage ne semble pas être une question contraignante. Je m'imagine alors le mode de vie que doivent avoir ces gens qui vivent dans ces habitats le temps d'une saison... peut-être ā l'année. Je prends conscience qu'en montagne, la fraîcheur se fait rapidement sentir dès que le soleil n'illumine plus le flanc de montagne sur lequel vous êtes. En septembre, selon ou l'on se trouve, 17h est l'heure à laquelle il est légitime de se soucier de l'endroit du coucher. Le premier jour, je fais l'erreur de tarder dans le choix du lieu du bivouac. À 19h je commence ma recherche. Après une heure et demie je parviens ā trouver un compromis. En sous-bois, sur le flanc d'un sol pentu, je compense alors les aléas du terrains en mettant en boule quelques habits dans la tente. Je dîne - bien grand mot quand la casserole est ā la fois l'outil de cuisson, l'assiette pour le plat principal et le contenant du thé en fin de repas. Ma première nuit est fraîche, l'idée de dormir dans un sous-bois rend l'atmosphère humide, le froid ressenti comme étant davantage prégnant.

 

Le lendemain je repars en bonne forme. Je continue de longer le fleuve de la Dixence qui se trouve en contrebas du chemin que j'empreinte. Pause ravitaillement pour récupérer ā une source de l'eau et remplir ma gourde de 2 litres. Il n'est pas rare de croiser des troupeaux sur mon chemin mené ou pas par des éleveurs. Au deuxième jour de marche, Thyon-les-collons est ā peine visible. Je croise de-ci, de-là des maisonnettes, des troupeaux sur mon chemin. Le dénivelé se fait plus marqué et le poids du sac se fait davantage sentir sur les épaules. Pause déjeuner. Le paysage se fait de plus en plus montagneux, les roches noires contrastent avec les couleurs ocres, jaunes pétantes des fourrages. Il me faudra trois jours pour arriver au niveau du Lac des Dix (2365m) et de son barrage aux dimensions impressionnantes. D'une hauteur de 235 mètres, long comme deux terrains de football mis bout ā bout, ce barrage est d'une profondeur de 200 mètres ā sa base et d'une quinzaines de mètres ā son point le plus haut. Son poids serait égal ā celui de la grande pyramide de Khéops en Egypte. De telles dimensions permettent au barrage de la Grande Dixence de contenir les 400 millions de m3 d'eau du lac, développant une puissance électrique record de 2000 MW ce qui lui permet d'être considéré comme le plus haut barrage-poids du monde. Un tel spectacle est étonnant. 15 mètres de marche permettent de constater de l'exploit de cette architecture. D'un coté distant de quelques mètres le lac de la Dixence calme et paisible, de l'autre côté la vallée qui s'étend 200 mètres plus bas. À perte de vue des vallons, montagnes, des pics. Au loin, la ville de Sion.

 

Première nuit ou les étoiles se révèlent avec une pollution lumineuse réduite. La voûte céleste se laisse prendre en photographie en pause lente. Il n'est pas rare durant les quelques nuit que je passe proche d'une forêt, d'un bois ou d'un ruisseau de me réveiller plusieurs fois la nuit, saisi par le froid. La couche supérieure de la tente gèle parfois. Par mégarde je laisse deux habits posés sur la tente pour qu'ils sèchent à l'extérieur. Durant la nuit, les cristaux de glaces se forment et les gèlent entièrement. Les débuts de journées sont fraîches et reculent mon heure de départ. La solution ā défaut d'avoir des moufles pour maintenir les mains au chaud : avoir des chaussettes aux mains. À 10h le soleil réchauffe l'atmosphère, les habits sèchent et je peux faire ma toilette et un petit bain frigorifique dans le Torrent de Chenna ā 10h du matin. La route qui mène au barrage de la Grande Dixence est tortueuse, je n'aurai pas ā l'emprunter, prenant un chemin de terre qui y mène directement. Il me fait passer par une succession de tunnel creusé dans des flancs de montagne. Le soir, sans réseau 4G, je campe ā la pointe du lac de Dix. Seul, sans pollution lumineuse, sonore, humaine. J'ai l'impression d'être en proie ā la nature, à une solitude qui ne fait pas peur, mais ou tout est possible. Le passé ou le futur lointain n'est pas dans mes pensée. Seul le présent et ses alternatives temporelles proches m'occupent l'esprit. Je trouve un lieu où dormir et installe la tente. Rapidement je me lave grâce ā l'eau d'un ruisseau qui coule. Je prépare à manger, déguste face à un paysage qui s'obscurcit. La nuit tombe, des nuages se découpent sur les pics des montagnes. Je m'endors avec le seul bruit du vent qui tapote sur la toile de tente.

 

4ème journée, je quitte le lac des Dix pour me rendre au col de Riedmatten en passant par le pas de chèvre (2919m). Je me lève ā 5h du matin. Ma première action ? Prendre un petit-déjeuner à base de chocolat, fruits secs variés, fajitas, patte d'amande avec un peu de chocolat aussi. Un petit coup de toilette puis je m'occupe de trier, ranger le matériel pour qu'il tienne dans les 50 litres du sac ā dos. Au fur et à mesure des jours qui passent je dois avouer que cette action répétitive me lasse un peu mais devient un rituel qui marque le début et la fin de la journée. Je débute la marche alors que le soleil se lève sur les pics de montagnes et la vallée au loin. La montée se fait de plus en plus pentue. Je traverse le Torrent de Cheilon. Peu ā peu, le chemin de caillou se transforme en chemin symbolique ou seul les balises en indiquent concrètement la trajectoire. La flore se fait plus rare, le paysage imposant se fait plus abrupte, le dénivelé s'affirme. Je ne m'aide plus seulement de mes jambes mais aussi de mes mains pour gravir. Je m'attarde un temps face au mont Blanc de Cheilon et ā son glacier. Observation contemplative. Arrivé au Col de Riedmatten, je laisse derrière moi les roches, pierres et une flore qui se fait rare pour y découvrir les steppes qui mènent vers le lac de Moiry. Le paysage environnant est entrecoupé de pics et de pentes dans un écrin de nature sauvage. Je vois dans le Glacier de Tsijore Nouve une tête de mort... En début d'après-midi j'entame ma descente vers Arolla (2000m) dominée par le mont Collon en arrière plan. Arrivé ā Arolla, les nuages s'obscurcissent... J'empreinte un pont de singe qui tangue ā chaque pas dans un rebond lancinant. Une sensation amusante qui donne l'impression d’être plus léger, d'avoir le pas hésitant.

 

Je campe le soir près de la Sage, dans un champs qui en apparence semble appartenir à personne. La nuit fut entrecoupée par une pluie battante et des rafales de vent. Le lendemain je me réveille avec une brume qui se dissipe. Ayant plutôt l'habitude de côtoyer des architectures de béton je quitte la Sage et ses chalets de bois qui semblent venir d'une autre époque. L'objectif que je me fixe ā la mi-journée c'est d'arriver au Lac Bleu, réputé pour se situer dans un écrin de nature sauvage, avec une eau d'une couleur bleu vive - résultant de l'action conjuguée des algues et des argiles glaciaires-. Sur le chemin qui monte au lac, en pleine forêt, alors que je remets une sangle de mon sac à dos, je me fais surprendre par le bond d'un cerf adulte qui fend les fourrages à une vitesse éclair. La scène se déroule face à moi à une trentaine de mètres. Pas un seul bâtiment aux alentours. La nature. Elle m'invite ā un imaginaire digne des films de fantasy comme le Seigneur des Anneaux ou encore à me plonger dans l'ambiance cinématographique d'une période Moyenâgeuse où les croyances et rituels étaient connectés à la nature. Une époque où la démographie humaine était moins importante, où la valeur humaine était autre. Peu de temps m'en faut pour arriver au Lac Bleu. Vu l'heure, je décide de laver et faire sécher au soleil mes vêtements sales. Je mets en place un dispositif d'étendoir assez incongru en utilisant mes bâtons de marche et la table de camping qui se trouve sur une butte en surplombant le lac. 1h. 2h. Le soleil se couvre peu ā peu, malgré des rafales de vent bien présentes, le linge ne sèche pas. 3H, je commence ā me dire que je ne pourrais pas continuer plus loin ma marche de la journée. 19h30. J'installe la tente pour me réchauffer – connaissant la fraicheur des nuits proches d'une source d'eau-. Je décide de faire du feu avec un briquet, quelques brindilles et des branches ramassées de ci de-là. Sans succès. Nuit tombante depuis le lac bleu. Cette nuit fut la plus difficile. Je me réveille plusieurs fois durant la nuit, me réchauffe les doigts en allumant un briquet, entasse mes habits les uns par dessus les autres. À quelques centaines de mètres je traverse ce qui semble être un village abandonné. Une inscription surplombe l'un des chalets : « Le petit chalet ». Le lendemain je prends la route pour les Haudères (1454m), charmant village de vallée où tous les bâtis ou presque sont en bois. Traversant les forêts Valaisannes, je prête l'oreille ā plusieurs coups de feu. En cette basse saison, les chasseurs sont plus présent dans les forêts que les randonneurs. Je fais d'ailleurs la rencontre de trois d'entres eux. Le premier est pris en photographie sur smartphone par sa femme alors qu'il porte ā bout de bras un cerf tel un trophée. Le second lorsque je croise un chasseur porter sur son dos un cerf. Cette rencontre me permets de discuter avec lui sur sa pratique. Je suis notamment étonné de le voir redescendre de si bonne heure (8h) avec déjà un cervidé mort sur le dos. Il m'explique qu'il a tué l'animal la veille, l'a vidé de ses entrailles, a dormi dans une cabane de chasseur et qu'il redescend ā son véhicule pour aller vendre la bête ce matin. Curieux de son arme, il me montre ses cartouches et son viseur d'une précision de plus de 500 mètres. Je le prends en photographie avant que chacun nous reprenions nos routes. À la mi-journée, je décide que je dormirai dans un camping avec plus de confort ā la clef. Avant d'entrer dans les Haudères, je fais la rencontre de plusieurs chalets fleuris nichés sur le flanc de la montagne. Je pourrais presque m'attendre ā ce que Bilbon Sacquet sorte avec un lot de pinte de Gandalf’s Ale, de Bilbo’s Beer ou encore de Frodo’s Lager. Ca n’arrivera pas, mais je m'amuse ā me l'imaginer. Arrivé ā Les Haudères je découvre un centre-village tout fait de bois et de pierres. Deux artères coupent le village d'Est en Ouest et du Nord au Sud. Je passe face au Garage des Alpes, atelier de réparation automobile pour me rendre jusqu’à l'auberge-camping Molignon, endroit ou je dormirai pour la nuit.

 

À minuit il se met à pleuvoir durant plusieurs heures. De bon matin je croise dans le camping un touriste qui me déconseille de randonner jusqu'au Col de Torrent avec la météo qu'il y a eu la veille. Les sommets sont enneigés. Je décide de me prendre une journée de repos et vais en direction d'Evolène (1371m) pour m'y acheter des moufles afin d'éviter le froid ressenti parfois durant la nuit ou pour éviter le frottement de la paume sur les bâtons de marche. Le lendemain en direction de La Sage je croise les dernières maisons. Alors que je continue mon ascension, derrière moi l'orage semble se profiler sur les Haudères et Evolène. Je continue la marche en espérant que la météo ne se dégrade pas trop. Arrivée dans les nuages.

  

J'expérimente ma première nuit à 0 degré à 2700 mètres d'altitude sur le flanc de montagne ā 300 mètres du Col de Torrent. Les nuage sont en formation, j'ai la tête dans les nuages. Levé ā 7h du matin je pars en direction le Col de Torrent ā 2916 mètres d'altitude. Le chemin de traverse me mène jusqu'au lac de Moiry (2249m) d'un bleu étonnant et son barrage qui surplombe la vallée. Son barrage voûte situé dans le canton du Valais en Suisse est localisé au-dessus du village de Grimentz. Il a été mis en service en 1958 après 4 ans de construction. Je m'endors près du pas de Lona (2787m) sous une nuit étoilée. Le lendemain matin, c'est la tête dans les nuages et le brouillard que je débute mon excursion matinale avec l'impression d'assister ā un spectacle, un ballet où les nuages glissent cotonneusement sur les flancs de montagne. Quelle sensation de solitude. Dans l'après-midi j'atteins la cabane des Becs de Bosson ā 2983 mètres d'altitude puis la pointe de la Tsevalire ā 3026 mètres. Je finis la journée bien fatigué proche de la Becca de Lovegno à près de 2700m ou j'y passe la nuit. 18h, le soleil se couche derrière les crêtes. Je passe ma nuit la plus fraiche, -2 degré était annoncé par la météo locale. Je ne dors pas bien, me réveille souvent. Mon pantalon, le sac ā dos et tout ce qui peut tenir chaud est empilé au dessus de moi sur le sac de couchage. Durant un court moment, je décide d'allumer le réchaud pour réchauffer mes doigts.

 

Le lendemain je me repose durant deux heures proche du lac du Louché (2567m), situé dans un écrin de nature marécageux, isolé et préservé de toute activité humaine. Cet endroit est l'un des plus silencieux de toute mon excursion. Pas de bruit. Celui du vent par intermittence. Seul les trainées de condensation d'un avion haut dans le ciel marque la réalité de notre époque et renforce mon extase sonore et visuelle face à un tel lieu. Je prends en photographie la Gentiana Verna, première de la saison qui occupe avec parcimonie les prairies subalpines. Je reprends la marche pour me rendre au Mont-Noble ā près de 2670m. Une fois franchie cette étape je ne cesse de descendre en altitude en passant par Mase (1301m) pour me rendre aux grottes de Combioula qui se trouvent dans les gorges de la Borgne. La source chaude de ces grottes permet de profiter d'une eau à une vingtaine de degrés tout en admirant le paysage environnant. La rivière Borgne qui passe ā quelques mètres est bien plus froide. Le lendemain je me rends direction Hérémence pour y découvrir les pyramides d'Euseigne qui font partie des caractéristiques géologiques impressionnantes du territoire. Je me rends ā Vex (939m). Plus tôt dans la journée j'avais passé un coup de téléphone pour y réserver une nuit en camping.

 

Arrivé lā-bas, je suis reçu par le gérant. Il a l'allure imposante d'un biker de film américain des années 80. Le bandana autour de la tête, assez petit et trapu, la bedaine en supplément. Débute alors un quiproquo où je lui annonce avoir réservé un emplacement de tente pour la nuit. Lui me dit que non. La fatigue n'aidant pas, j'affirme mon point de vue. Quiproquo qui abouti ā ce que la discussion se dégrade. Je décide de partir promptement, n'ayant pas envie d'avoir à faire à ses chiens. Je me rends compte que l'erreur venais de moi et que le camping en question où j'avais une place de réservée était ā Sion au camping Valcentre (500m). Je repense ā cet épisode ubuesque tout en marchant. En bande dessinée ça aurait fait le gag. 17h. Vite il me faut accélérer le pas pour me rendre sur place. Le coup du sort jouant en ma défaveur ou bien car j'étais désinformé, je prends un chemin balisé pour les randonneurs qui me mène à... un cul de sac ou plutôt à un chemin condamné. Du fait de la chute de pierres il y avait quelques mois de cela, la passerelle qui surplombe La Borgne n'est plus. Voyant l'heure filer, je décide tout de même de traverser la rivière le sac ā dos tenu les bras en l'air. Me croyant libéré de cette histoire d'éboulis de pierres je fais face à deux autres reprises à des culs de sac ou des portions de chemin fragilisés. Je me dépêche de les franchir en prenant un maximum conscience des points d'équilibres qui sont optimum pour ma traversée de ces obstacles. Je quitte la rivière et rejoint les champs de vigne. En fin de journée sur les coups de 19 heures j'arrive au camping de Sion fatigué mais content d'avoir réussi à atteindre mon point d'étape de la journée. Les deux jours qui suivent me permettent de faire des emplettes (surtout des plaquettes de chocolat) et de préparer mon retour en France. Je prends le bus le 4 octobre tout en me disant que je reviendrais un de ces jours parmi ces paysages Suisse afin d'en découvrir davantage.

 

So-called "Python-slayer" or Sauroktonos ("Lizard-slayer")

Bronze, copper, and stone inlay

No good provenance—a subject of much controversy.

Dated to ca. 350 BCE and attributed by some to the sculptor Praxiteles, or a copy after his original.

More info.

 

Cleveland Museum of Art, Cleveland, Ohio, USA

Severance and Greta Millikin Purchase Fund 2004.30.a

Diarios Nigredo.

Sept MMVIII

[What is Johnny Kitties? Visit my blog's Johnny Kitties page for information, a full list of Johnny Depp's filmography, and links to all previous Johnny Kitties blog posts: melissaconnolly.blogspot.com/p/johnny-kitties-celebrating...]

 

Why are we waiting for barbarians?

The daily routines of a magistrate (Mark Rylance) managing an isolated outpost of an unnamed empire is disrupted by a visit from Colonel Joll (Johnny Depp), who demands a report on the current state of affairs amid growing concerns of an impending uprising by the local nomads or — as the colonel refers to them — the barbarians. His cruel interrogation tactics toward them makes the magistrate question his loyalty to the empire over his conscience. Director Ciro Guerra's Waiting for the Barbarians is a thought-provoking film based on the 1980 novel, written and adapted by Nobel laureate J.M. Coetzee.

 

I haven't read this novel, but both Johnny and Mark Rylance immediately connected to the story's relevance. "The shocking thing for me, which was the beacon that stayed there, was the fact that it felt all true and relevant to today in many ways in a lot of different places in the world," Johnny explains. "Power begets power, and there are those who decide who follows or who is disposable or unnecessary, and all those decisions are made by the people at the top." Mark Rylance adds, "The way the novel can be extrapolated to almost any circumstance in the world, to any point in history, is staggering."

 

Who are the real barbarians here?

Because of the pandemic, Waiting for the Barbarians was released to streaming services, and I ended up watching it at my desk on my iMac. I prefer a trip to a movie theater for the big screen, but it was nice to be able to prepare my own snacks (hot chocolate and strawberries) and click play on YouTube whenever I was ready.

 

I was afraid to watch this movie because I already unintentionally saw headlines of mixed reviews that praised Johnny's terrifying performance. But, don't worry, that didn't stop me. Not only did I watch it, but I liked it! Of course, I prefer no cruelty or torture, but as a whole, I liked the look and feel of everything else in this film. Beautifully shot by cinematographer Chris Menges, it's got a meditative, slow pace and a great soundtrack by Giampiero Ambrosi to match.

 

The movie opens to this pulsating beat in an expansive desert, following a lone carriage surrounded by soldiers on horseback. Colonel Joll, a member of the police from the Bureau of State Security, has arrived at this random outpost to question the magistrate and locals about the current state of affairs.

 

Johnny is sinister and stoic with a steadfast frown here: He has always been great at expressing everything with a look rather than a word, and this performance is a good example. He does have some great lines, but mostly, he instills fear by just looking official and menacing. With a nod or other minor gesture, he can get his underlings to spring into action.

 

"I find the most interesting thing about bad guys throughout history, or characters like Joll, is that people don't wake up in the morning and decide while they are shaving: 'I'm going to be the meanest or worst human being. I'm going to cause as much havoc as possible,'" Johnny explains. "No, for me, playing Joll, he seemed very different to me than a bad guy. That felt like it would have been too easy. If you try to think about how a man like that is built, how he is turned, how a man like this arrives at that place: Is it really to be without emotion; is it sociopathy or psychopathy? Or is there somewhere in that guy that harbors a broken child in there or that has been hammered into a shape by his father or mother in his upbringing?"

 

Colonel Joll is a stark contrast to the magistrate, wonderfully portrayed by Mark Rylance. This quiet, thoughtful observer is kind, gentle and respectful toward the natives. Having witnessed the unnecessary pain and suffering that Colonel Joll inflicts on the locals without any real cause, you see the magistrate's frustration grow. The Colonel's explanation — "Pain is truth; all else is subject to doubt." — just doesn't cut it. As Colonel Joll's crew disturbs the peace and leaves the outpost in ruins, the magistrate's loyalty sides with the locals. It's a good thing, too, because these nomads will eventually get it together.

 

I like that there's so little action in this movie that it's hard for me to describe. For example, one scene shows the magistrate falling asleep after hours of washing a local woman's injured feet with warm water. Watching this movie, I could focus on what the characters were thinking. How often does that happen?

 

The Kitties will put a stop to any barbaric behavior.

The best part of Colonel Joll is his cool shades. Johnny describes them: "When Ciro came up with the shape, they were threatening, menacing, somehow; and the fact that he wouldn't take them off, he would make the magistrate as uncomfortable as possible. He learnt some tricks over the years. Calmness, stillness and quiet, and holding your response to a question can be quite disturbing to the person on the other side of you. They are levels of maintaining the armor."

 

Check out this sketch by production designer/set decorator Crispain Sallis. "Through that characterization, [Johnny] cut Colonel Joll back to the absolute bone, making any additional theatrical flourishes, such as the glasses or the swagger stick, things to absolutely relish," he explains.

 

In my own illustration, I'm not sure the shades come across quite as menacing, but Colonel Joll (Gordon) also accessorizes his uniform with a golden hammer that he considers using to beat up the next barbarian. (Did I mention he's not a nice guy?) This is the only moment where Colonel Joll manages a slight smirk, pleased with the fear-induced power he has over these nomads. When the magistrate (Comet) speaks up, pointing out his evil ways, Colonel Joll's face and stance stiffen and his frown returns. Don't worry, Comet didn't get hurt in the making of this illustration. (Also, I realized after I finished this drawing that the uniforms are a deep navy color — not black — but it all depends on the sunlight, right?)

 

Check out this Crock of Gold!

In other exciting Johnny news, be sure to catch Crock of Gold: A Few Rounds with Shane MacGowan, a documentary that Johnny produced about his friend and frontman of the Pogues. It is available now in the United States and Canada for viewing on home digital platforms and DVD. Additional worldwide releases are coming later this month. I am getting ready to watch it with the volume up.

 

What's next?

Look at me, all caught up with Johnny Kitties! Mark your calendars for February 5 to see Johnny as war photographer W. Eugene Smith in Minamata. I am pacing the floors for this one.

The (sort of) completed front of my seventh Doctor sweater/vest/jumper.

1560. Bare feet and filthy clothes on one hand, and imperious overbearing body language on the other.

 

This photograph says everything about why there was eventually a mutiny on Australia's first flagship: the silly question of the men demanding more Shore Leave to entertain family and friends on their return from the war was almost incidental.*

 

* PLEASE SEE IMPORTANT COMMENTS FROM ONE OF OUR MOST IMFORMED AND DEDICATED EX-RAN RESPONDENTS, LES ROBERTS, IN COMMENTS BELOW, ADDED IN BY KOOKABURRA FROM A PRIVATE E-MAIL. LES FEELS - PROBABLY JUSTLY - THAT I HAVE BEEN MUCH TOO HARSH IN MY 'INSTANT' OR KNEEJERK REACTION' [MY WORDS] TO THIS PHOTOGRAPH, AND I GUESS IS SAYING [CORRECTLY] THAT I'VE NOT PROPERLY UNDERSTOOD THE PAY PARADE PROCEDURE TAKING PLACE HERE.

 

THIS IS A LONG AND COMPLEX ENTRY THAT HAS ELLICITED A LOT OF COMMENT, AND I DON'T QUITE KNOW HOW TO UNSCRAMBLE IT TO ACCOMMODATE THIS ALTERNATIVE VIEWPOINT FROM A TRUE NAVY MAN. SO I'VE ADDED THIS AS A 'LAST WORD' TYPE COMMENT, NOMINALLY UNDER MY KOOKABURRA USER NAME, BUT AS STATED, IT RECORDS LES'S VERY VALUABLE EXPLANATION OF A PAY PARADE AND WHAT IS GOING ON HERE. K,

 

The original entry continues ...

 

Again and again, in both the young Royal Australian Navy and the Royal Canadian Navy [as it was once called] , there was a clash of class and cultures in the period when their ships were still mainly run by British officers. Mutinies also occurred in the Royal Indian Navy [as it once was] and in the late-emerging Royal New Zealand Navy, under somewhat different circumstances.

 

There were at least half a dozen 'mutinies,' or crew protests over various conditions, in the RAN during WWII - and a similar number in the Royal Canadian Navy - which experienced a really odd peacetime spurt of it again in the late 1940s, leading to Rear Admiral E.R. [Rollo] Mainguy's landmark Inquiry.

 

The 1949 Mainguy Report on 'certain "Incidents" on HMCSs ATHABASKAN, CRESCENT and MAGNIFICENT' can be read here:

 

www.navalandmilitarymuseum.org/resource_pages/controversi...

 

This is not meant to be an attack on the 'Mother Navy' and its ancient traditions, but clearly an unsatisfactory situation of 'foreign' control would prevail until the naval colleges of Australia and Canada began to turn out complete generations of their own officer class, and men that shared their own distinctive national values.

 

Even then, in the Canadian case, the Maingay Report suggests inherited RN attitudes towards the men by Canadian officers needed reform - and got it.

 

Canadian author Alan Filewood, in his work 'Theatre, Navy and The Narrative of 'True Canadianism', raised the question of whether RCN meant the 'Royal Canadian Navy' or the 'Royal Colonial Navy.' In that work Filewood asserted that the last issue — an assertion of "an uncaring officer corps harbouring aristocratic British attitudes inappropriate to Canadian democratic sensitivities" — went beyond the question of sailors' morale and touched on the basic identity of the Canadian Navy and indeed, on the national identity of Canada as a whole.

 

'It was to have ramifications in the process undertaken in later decades, painful to many of the officers concerned, of deliberately cutting off many of the British traditions in such areas as ensigns and uniforms.'

 

At its best, which was usual, the interaction between the Royal Navy and its Dominion offshoots worked fraternally and wonderfully well. At its worst - which was also somewhat too often - it was disastrous.

 

On Christmas night - Boxing Day, 1941, in Cairns Harbour, the commanding officer of the Armed Merchant Cruiser HMAS WESTRALIA, Captain Hudson, RN, had bridge wing machine-guns trained on his own crew, who - with the ship run out of fresh food after trooping duties to Timor - had been fed only prunes and rice for weeks. Naturally, dysentry was rife.

 

As he approached Cairns the ship's aircraft was flown off ahead to order fresh food supplies. But when Christmas lunch arrived, it was the Prunes and Rice Special again. Then the men were refused Christmas Day shore leave...

 

Don't ask what happened. The Frame-Baker 'Mutiny' book source for this says HMAS WESTRALIA's logs for Christmas 1941 have simply disappeared from the RAN's records, and the outcome of that particular incident is simply not known here.

 

Photo: RAN Naval Historical, it appeared in Ross Gillett's book 'Australian and New Zealand Warships 1914-1945' [Doubleday, Sydney 1983] - taken from a p25 montage.

 

A two-part COMPENDIUM of 100+ HMAS AUSTRALIA [I] images on the Photostream begins at pic NO. 5476, here:

 

www.flickr.com/photos/41311545@N05/6785541017/in/photostr...

    

Le 18 septembre 2019 en début de soirée, j'arrive ā Sion par un bus assurant la liaison Avignon-Lyon-Genève-Sion. Alors que je m'apprête à rejoindre mon hôte du soir je profite du paysage que je surplombe. Le coucher de soleil donne ā la ville de Sion un caractère surnaturel, les nuages changent de couleur, les lampadaires s'allument, le château de Tourbillon illumine le paysage. Après avoir fait du couchsurfing -première expérience très positive-, je débute le lendemain mon excursion de deux semaines de balade dans le Val d'Hérens au cœur du Valais. Chargé de mon paquetage d'une dizaine de kilos, j'occupe la matinée de mon premier jour d'excursion par l'achat de produits locaux. Pas question de tomber en panne sèche ā 3000 mètres d'altitudes. Un saucisson, du fromage de la région – l'Étivaz-, du chocolat noir -Ovomaltine « C'est de la dynamite ! »-, des fruits secs et c'est parti. Avant de quitter Sion je profite de l'ambiance du centre ville de bon matin. Un passant solitaire traverse la place de la Planta. Du ciel transparaissent quelques rayons du soleil. Atemporel. En début d'après-midi, l'autobus m'amène ā Thyon-les-collons. Arrivé ā environ 2000 mètres d'altitude, je débute ma marche dans un paysage grandiose. Première impression : la connexion avec le ciel, l'impression d' être au dessus de tout... ou presque. Des nuages au loin m'invitent ā monter plus haut, les cols des montagnes ā les gravir pour y découvrir ce qui s'y cache derrière. Je traverse les steppes et gazons alpins, il y a beau temps. La végétation que je croise est luxuriante, colorée et diversifiée. Je croise peu de touristes.

 

Durant les trois premiers jours, j'essaye de prendre un rythme. J'essaye d'atteindre en fin de journée les points que je me suis fixé comme but en début de journée. Je n'y parviens pas. Non pas que physiquement je sois éreinté par le dénivelé que je commence ā ressentir dans les cuisses et ischio-jambier, mais par les nombreux arrêts que je m'autorise pour faire des sessions photographiques. Poser ā terre les bâtons de marche, enlever le sac ā dos, sortir l'appareil photo, cadrer, faire la photographie, ranger l'appareil, réajuster les sangles de maintient, remettre le sac sur le dos, s'abaisser et prendre les bâtons de marche. Reprendre la marche. Toute une opération qui au bout d'un temps me fait plutôt jeter ā terre les bâtons, poser un peu ā la va vite le sac ā terre et répéter toutes ces opérations. Mais cette légère contrainte est largement compensée par l'étonnement, l'admiration, l'ébahissement que j'ai d'être face ā un tel paysage. Une faune et une flore sauvage, laissée ā l'état de liberté. C'est un paysage de caractère qui invite ā la plénitude. Quelques rares habitations qui se perdent dans un paysage montagneux. Le voisinage ne semble pas être une question contraignante. Je m'imagine alors le mode de vie que doivent avoir ces gens qui vivent dans ces habitats le temps d'une saison... peut-être ā l'année. Je prends conscience qu'en montagne, la fraîcheur se fait rapidement sentir dès que le soleil n'illumine plus le flanc de montagne sur lequel vous êtes. En septembre, selon ou l'on se trouve, 17h est l'heure à laquelle il est légitime de se soucier de l'endroit du coucher. Le premier jour, je fais l'erreur de tarder dans le choix du lieu du bivouac. À 19h je commence ma recherche. Après une heure et demie je parviens ā trouver un compromis. En sous-bois, sur le flanc d'un sol pentu, je compense alors les aléas du terrains en mettant en boule quelques habits dans la tente. Je dîne - bien grand mot quand la casserole est ā la fois l'outil de cuisson, l'assiette pour le plat principal et le contenant du thé en fin de repas. Ma première nuit est fraîche, l'idée de dormir dans un sous-bois rend l'atmosphère humide, le froid ressenti comme étant davantage prégnant.

 

Le lendemain je repars en bonne forme. Je continue de longer le fleuve de la Dixence qui se trouve en contrebas du chemin que j'empreinte. Pause ravitaillement pour récupérer ā une source de l'eau et remplir ma gourde de 2 litres. Il n'est pas rare de croiser des troupeaux sur mon chemin mené ou pas par des éleveurs. Au deuxième jour de marche, Thyon-les-collons est ā peine visible. Je croise de-ci, de-là des maisonnettes, des troupeaux sur mon chemin. Le dénivelé se fait plus marqué et le poids du sac se fait davantage sentir sur les épaules. Pause déjeuner. Le paysage se fait de plus en plus montagneux, les roches noires contrastent avec les couleurs ocres, jaunes pétantes des fourrages. Il me faudra trois jours pour arriver au niveau du Lac des Dix (2365m) et de son barrage aux dimensions impressionnantes. D'une hauteur de 235 mètres, long comme deux terrains de football mis bout ā bout, ce barrage est d'une profondeur de 200 mètres ā sa base et d'une quinzaines de mètres ā son point le plus haut. Son poids serait égal ā celui de la grande pyramide de Khéops en Egypte. De telles dimensions permettent au barrage de la Grande Dixence de contenir les 400 millions de m3 d'eau du lac, développant une puissance électrique record de 2000 MW ce qui lui permet d'être considéré comme le plus haut barrage-poids du monde. Un tel spectacle est étonnant. 15 mètres de marche permettent de constater de l'exploit de cette architecture. D'un coté distant de quelques mètres le lac de la Dixence calme et paisible, de l'autre côté la vallée qui s'étend 200 mètres plus bas. À perte de vue des vallons, montagnes, des pics. Au loin, la ville de Sion.

 

Première nuit ou les étoiles se révèlent avec une pollution lumineuse réduite. La voûte céleste se laisse prendre en photographie en pause lente. Il n'est pas rare durant les quelques nuit que je passe proche d'une forêt, d'un bois ou d'un ruisseau de me réveiller plusieurs fois la nuit, saisi par le froid. La couche supérieure de la tente gèle parfois. Par mégarde je laisse deux habits posés sur la tente pour qu'ils sèchent à l'extérieur. Durant la nuit, les cristaux de glaces se forment et les gèlent entièrement. Les débuts de journées sont fraîches et reculent mon heure de départ. La solution ā défaut d'avoir des moufles pour maintenir les mains au chaud : avoir des chaussettes aux mains. À 10h le soleil réchauffe l'atmosphère, les habits sèchent et je peux faire ma toilette et un petit bain frigorifique dans le Torrent de Chenna ā 10h du matin. La route qui mène au barrage de la Grande Dixence est tortueuse, je n'aurai pas ā l'emprunter, prenant un chemin de terre qui y mène directement. Il me fait passer par une succession de tunnel creusé dans des flancs de montagne. Le soir, sans réseau 4G, je campe ā la pointe du lac de Dix. Seul, sans pollution lumineuse, sonore, humaine. J'ai l'impression d'être en proie ā la nature, à une solitude qui ne fait pas peur, mais ou tout est possible. Le passé ou le futur lointain n'est pas dans mes pensée. Seul le présent et ses alternatives temporelles proches m'occupent l'esprit. Je trouve un lieu où dormir et installe la tente. Rapidement je me lave grâce ā l'eau d'un ruisseau qui coule. Je prépare à manger, déguste face à un paysage qui s'obscurcit. La nuit tombe, des nuages se découpent sur les pics des montagnes. Je m'endors avec le seul bruit du vent qui tapote sur la toile de tente.

 

4ème journée, je quitte le lac des Dix pour me rendre au col de Riedmatten en passant par le pas de chèvre (2919m). Je me lève ā 5h du matin. Ma première action ? Prendre un petit-déjeuner à base de chocolat, fruits secs variés, fajitas, patte d'amande avec un peu de chocolat aussi. Un petit coup de toilette puis je m'occupe de trier, ranger le matériel pour qu'il tienne dans les 50 litres du sac ā dos. Au fur et à mesure des jours qui passent je dois avouer que cette action répétitive me lasse un peu mais devient un rituel qui marque le début et la fin de la journée. Je débute la marche alors que le soleil se lève sur les pics de montagnes et la vallée au loin. La montée se fait de plus en plus pentue. Je traverse le Torrent de Cheilon. Peu ā peu, le chemin de caillou se transforme en chemin symbolique ou seul les balises en indiquent concrètement la trajectoire. La flore se fait plus rare, le paysage imposant se fait plus abrupte, le dénivelé s'affirme. Je ne m'aide plus seulement de mes jambes mais aussi de mes mains pour gravir. Je m'attarde un temps face au mont Blanc de Cheilon et ā son glacier. Observation contemplative. Arrivé au Col de Riedmatten, je laisse derrière moi les roches, pierres et une flore qui se fait rare pour y découvrir les steppes qui mènent vers le lac de Moiry. Le paysage environnant est entrecoupé de pics et de pentes dans un écrin de nature sauvage. Je vois dans le Glacier de Tsijore Nouve une tête de mort... En début d'après-midi j'entame ma descente vers Arolla (2000m) dominée par le mont Collon en arrière plan. Arrivé ā Arolla, les nuages s'obscurcissent... J'empreinte un pont de singe qui tangue ā chaque pas dans un rebond lancinant. Une sensation amusante qui donne l'impression d’être plus léger, d'avoir le pas hésitant.

 

Je campe le soir près de la Sage, dans un champs qui en apparence semble appartenir à personne. La nuit fut entrecoupée par une pluie battante et des rafales de vent. Le lendemain je me réveille avec une brume qui se dissipe. Ayant plutôt l'habitude de côtoyer des architectures de béton je quitte la Sage et ses chalets de bois qui semblent venir d'une autre époque. L'objectif que je me fixe ā la mi-journée c'est d'arriver au Lac Bleu, réputé pour se situer dans un écrin de nature sauvage, avec une eau d'une couleur bleu vive - résultant de l'action conjuguée des algues et des argiles glaciaires-. Sur le chemin qui monte au lac, en pleine forêt, alors que je remets une sangle de mon sac à dos, je me fais surprendre par le bond d'un cerf adulte qui fend les fourrages à une vitesse éclair. La scène se déroule face à moi à une trentaine de mètres. Pas un seul bâtiment aux alentours. La nature. Elle m'invite ā un imaginaire digne des films de fantasy comme le Seigneur des Anneaux ou encore à me plonger dans l'ambiance cinématographique d'une période Moyenâgeuse où les croyances et rituels étaient connectés à la nature. Une époque où la démographie humaine était moins importante, où la valeur humaine était autre. Peu de temps m'en faut pour arriver au Lac Bleu. Vu l'heure, je décide de laver et faire sécher au soleil mes vêtements sales. Je mets en place un dispositif d'étendoir assez incongru en utilisant mes bâtons de marche et la table de camping qui se trouve sur une butte en surplombant le lac. 1h. 2h. Le soleil se couvre peu ā peu, malgré des rafales de vent bien présentes, le linge ne sèche pas. 3H, je commence ā me dire que je ne pourrais pas continuer plus loin ma marche de la journée. 19h30. J'installe la tente pour me réchauffer – connaissant la fraicheur des nuits proches d'une source d'eau-. Je décide de faire du feu avec un briquet, quelques brindilles et des branches ramassées de ci de-là. Sans succès. Nuit tombante depuis le lac bleu. Cette nuit fut la plus difficile. Je me réveille plusieurs fois durant la nuit, me réchauffe les doigts en allumant un briquet, entasse mes habits les uns par dessus les autres. À quelques centaines de mètres je traverse ce qui semble être un village abandonné. Une inscription surplombe l'un des chalets : « Le petit chalet ». Le lendemain je prends la route pour les Haudères (1454m), charmant village de vallée où tous les bâtis ou presque sont en bois. Traversant les forêts Valaisannes, je prête l'oreille ā plusieurs coups de feu. En cette basse saison, les chasseurs sont plus présent dans les forêts que les randonneurs. Je fais d'ailleurs la rencontre de trois d'entres eux. Le premier est pris en photographie sur smartphone par sa femme alors qu'il porte ā bout de bras un cerf tel un trophée. Le second lorsque je croise un chasseur porter sur son dos un cerf. Cette rencontre me permets de discuter avec lui sur sa pratique. Je suis notamment étonné de le voir redescendre de si bonne heure (8h) avec déjà un cervidé mort sur le dos. Il m'explique qu'il a tué l'animal la veille, l'a vidé de ses entrailles, a dormi dans une cabane de chasseur et qu'il redescend ā son véhicule pour aller vendre la bête ce matin. Curieux de son arme, il me montre ses cartouches et son viseur d'une précision de plus de 500 mètres. Je le prends en photographie avant que chacun nous reprenions nos routes. À la mi-journée, je décide que je dormirai dans un camping avec plus de confort ā la clef. Avant d'entrer dans les Haudères, je fais la rencontre de plusieurs chalets fleuris nichés sur le flanc de la montagne. Je pourrais presque m'attendre ā ce que Bilbon Sacquet sorte avec un lot de pinte de Gandalf’s Ale, de Bilbo’s Beer ou encore de Frodo’s Lager. Ca n’arrivera pas, mais je m'amuse ā me l'imaginer. Arrivé ā Les Haudères je découvre un centre-village tout fait de bois et de pierres. Deux artères coupent le village d'Est en Ouest et du Nord au Sud. Je passe face au Garage des Alpes, atelier de réparation automobile pour me rendre jusqu’à l'auberge-camping Molignon, endroit ou je dormirai pour la nuit.

 

À minuit il se met à pleuvoir durant plusieurs heures. De bon matin je croise dans le camping un touriste qui me déconseille de randonner jusqu'au Col de Torrent avec la météo qu'il y a eu la veille. Les sommets sont enneigés. Je décide de me prendre une journée de repos et vais en direction d'Evolène (1371m) pour m'y acheter des moufles afin d'éviter le froid ressenti parfois durant la nuit ou pour éviter le frottement de la paume sur les bâtons de marche. Le lendemain en direction de La Sage je croise les dernières maisons. Alors que je continue mon ascension, derrière moi l'orage semble se profiler sur les Haudères et Evolène. Je continue la marche en espérant que la météo ne se dégrade pas trop. Arrivée dans les nuages.

  

J'expérimente ma première nuit à 0 degré à 2700 mètres d'altitude sur le flanc de montagne ā 300 mètres du Col de Torrent. Les nuage sont en formation, j'ai la tête dans les nuages. Levé ā 7h du matin je pars en direction le Col de Torrent ā 2916 mètres d'altitude. Le chemin de traverse me mène jusqu'au lac de Moiry (2249m) d'un bleu étonnant et son barrage qui surplombe la vallée. Son barrage voûte situé dans le canton du Valais en Suisse est localisé au-dessus du village de Grimentz. Il a été mis en service en 1958 après 4 ans de construction. Je m'endors près du pas de Lona (2787m) sous une nuit étoilée. Le lendemain matin, c'est la tête dans les nuages et le brouillard que je débute mon excursion matinale avec l'impression d'assister ā un spectacle, un ballet où les nuages glissent cotonneusement sur les flancs de montagne. Quelle sensation de solitude. Dans l'après-midi j'atteins la cabane des Becs de Bosson ā 2983 mètres d'altitude puis la pointe de la Tsevalire ā 3026 mètres. Je finis la journée bien fatigué proche de la Becca de Lovegno à près de 2700m ou j'y passe la nuit. 18h, le soleil se couche derrière les crêtes. Je passe ma nuit la plus fraiche, -2 degré était annoncé par la météo locale. Je ne dors pas bien, me réveille souvent. Mon pantalon, le sac ā dos et tout ce qui peut tenir chaud est empilé au dessus de moi sur le sac de couchage. Durant un court moment, je décide d'allumer le réchaud pour réchauffer mes doigts.

 

Le lendemain je me repose durant deux heures proche du lac du Louché (2567m), situé dans un écrin de nature marécageux, isolé et préservé de toute activité humaine. Cet endroit est l'un des plus silencieux de toute mon excursion. Pas de bruit. Celui du vent par intermittence. Seul les trainées de condensation d'un avion haut dans le ciel marque la réalité de notre époque et renforce mon extase sonore et visuelle face à un tel lieu. Je prends en photographie la Gentiana Verna, première de la saison qui occupe avec parcimonie les prairies subalpines. Je reprends la marche pour me rendre au Mont-Noble ā près de 2670m. Une fois franchie cette étape je ne cesse de descendre en altitude en passant par Mase (1301m) pour me rendre aux grottes de Combioula qui se trouvent dans les gorges de la Borgne. La source chaude de ces grottes permet de profiter d'une eau à une vingtaine de degrés tout en admirant le paysage environnant. La rivière Borgne qui passe ā quelques mètres est bien plus froide. Le lendemain je me rends direction Hérémence pour y découvrir les pyramides d'Euseigne qui font partie des caractéristiques géologiques impressionnantes du territoire. Je me rends ā Vex (939m). Plus tôt dans la journée j'avais passé un coup de téléphone pour y réserver une nuit en camping.

 

Arrivé lā-bas, je suis reçu par le gérant. Il a l'allure imposante d'un biker de film américain des années 80. Le bandana autour de la tête, assez petit et trapu, la bedaine en supplément. Débute alors un quiproquo où je lui annonce avoir réservé un emplacement de tente pour la nuit. Lui me dit que non. La fatigue n'aidant pas, j'affirme mon point de vue. Quiproquo qui abouti ā ce que la discussion se dégrade. Je décide de partir promptement, n'ayant pas envie d'avoir à faire à ses chiens. Je me rends compte que l'erreur venais de moi et que le camping en question où j'avais une place de réservée était ā Sion au camping Valcentre (500m). Je repense ā cet épisode ubuesque tout en marchant. En bande dessinée ça aurait fait le gag. 17h. Vite il me faut accélérer le pas pour me rendre sur place. Le coup du sort jouant en ma défaveur ou bien car j'étais désinformé, je prends un chemin balisé pour les randonneurs qui me mène à... un cul de sac ou plutôt à un chemin condamné. Du fait de la chute de pierres il y avait quelques mois de cela, la passerelle qui surplombe La Borgne n'est plus. Voyant l'heure filer, je décide tout de même de traverser la rivière le sac ā dos tenu les bras en l'air. Me croyant libéré de cette histoire d'éboulis de pierres je fais face à deux autres reprises à des culs de sac ou des portions de chemin fragilisés. Je me dépêche de les franchir en prenant un maximum conscience des points d'équilibres qui sont optimum pour ma traversée de ces obstacles. Je quitte la rivière et rejoint les champs de vigne. En fin de journée sur les coups de 19 heures j'arrive au camping de Sion fatigué mais content d'avoir réussi à atteindre mon point d'étape de la journée. Les deux jours qui suivent me permettent de faire des emplettes (surtout des plaquettes de chocolat) et de préparer mon retour en France. Je prends le bus le 4 octobre tout en me disant que je reviendrais un de ces jours parmi ces paysages Suisse afin d'en découvrir davantage.

 

Jenny talks about the background for LOVE, LUST & FAKING IT as well as questions from audience.

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Reportage complet, "La Terre en direct avec Al Gore, ancien candidat à la présidentielle américaine et prix Nobel de la paix," le 13 novembre 2015 à Paris : www.flickr.com/photos/sebastienduhamel/albums/72157660980...

 

Reportage complet, COP21 2015 : www.flickr.com/photos/sebastienduhamel/albums/72157659891...

 

Albums Écologie, Éducation et Politiques : www.flickr.com/photos/sebastienduhamel/collections/721576...

 

Projets/Reportages Fondation Nicolas Hulot : www.flickr.com/photos/sebastienduhamel/collections/721576...

 

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A Paris, Al Gore donne le coup d'envoi d'une émission de 24h sur le climat

 

L’ancien candidat à la présidentielle américaine et prix Nobel de la paix a lancé vendredi une émission de 24 heures à Paris. A deux semaines de la Cop21, Al Gore veut mobiliser autour de la question climatique.

 

Le groupe Duran Duran a donné le coup d’envoi du show vendredi soir dans un studio éphémère en forme de bulle, sous la tour Eiffel. Al Gore est aux manettes de cette émission mondiale, diffusée en direct sur le site de The Climate Reality Project, une organisation dont il est le président fondateur.

 

Pendant ces 24 heures, scientifiques, politiques et chanteurs se relaient pour interpeller sur les enjeux du climat, à quelques jours de la Conférence sur climat de Paris. "Cette émission vise à mettre la pression sur les dirigeants mondiaux pour qu'ils concluent un accord sur le climat le plus solide possible à la prochaine conférence de l'ONU à Paris, et aussi pour encourager chacun à agir dans sa propre communauté", expliquent les organisateurs.

 

Baptisée "24 heures de réalité et la Terre en direct: le monde regarde" (24 Hours of Reality and Live Earth: the World is Watching), l'émission se déroule en direct depuis Paris mais aussi depuis d'autres régions du monde: Etats-Unis, Chine, Australie, Philippines, Afrique du Sud, Canada, Kenya, Antarctique, Mexique, Malaisie, Inde et Bangladesh.

 

Dans le studio de la tour Eiffel, François Hollande sera reçu samedi, seul avec Al Gore, "pour un entretien exclusif". Vendredi soir, Ségolène Royal, la ministre de l’Écologie est déjà intervenue sur le plateau de l’émission et a plaidé pour un accord mondial en faveur du climat. "Il faut que les pays les plus pollueurs de la planète améliorent leur contribution, a déclaré Ségolène Royal (…) et que les pays riches tiennent leurs engagements".

 

Des concerts de Pharrel Williams et Elton John.

 

Parmi les autres intervenants, les organisateurs ont annoncé le président mexicain Felipe Calderon, le Premier ministre du Québec, Philippe Couillard, le gouverneur de Californie Jerry Brown et l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan. Ces 24 heures sont aussi animées par des concerts de plusieurs chanteurs. A l’affiche, Elton John, Pharrel Williams ou encore Neil Young, mais leurs concerts seront uniquement retransmis.

 

En 2007, Al Gore avait reçu le prix Nobel de la paix avec le Giec pour son engagement dans la lutte contre le dérèglement climatique. En 2006, il avait notamment réalisé Une vérité qui dérange, un documentaire sur les conséquences du dérèglement climatique, récompensé aux Oscars. Avec ce rendez-vous, l’ancien candidat à la présidence américaine souhaite de nouveau interpeller sur les enjeux climatiques.

 

Par C. B avec AFP

 

fr.news.yahoo.com/video/al-gore-sous-la-tour-193106906.html

 

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www.algore.com

 

fr.wikipedia.org/wiki/Al_Gore

 

Dans ce nouveau diaporama (présenté pour la première fois à TED), Al Gore dévoile des preuves que la vitesse des changements climatiques est bien plus importante que ce que les scientifiques avaient prédit auparavant. Il nous enjoint à agir.

 

www.ted.com/talks/al_gore_the_case_for_optimism_on_climat...

 

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Samedi soir 13 novembre 2015. Suite aux attentats, Al Gore interrompt une émission mondiale sur le climat

 

L'ex-vice-président américain Al Gore, qui organisait vendredi et samedi au pied de la Tour Eiffel à Paris une émission mondiale de 24 heures sur le climat, diffusée sur internet, l'a interrompue en raison des attentats survenus en France, par "solidarité avec le peuple français".

 

"Nous interrompons notre émission en raison des tragédies qui se déroulent ici à Paris, en raison de l'état d'urgence mais surtout parce que nous voulons exprimer notre solidarité avec le peuple français et la ville de Paris", a-t-il déclaré.

 

"Nous voulons exprimer nos condoléances aux familles de ceux qui ont perdu la vie, ceux qui sont gravement blessés, ceux qui souffrent des conséquences de ces terribles attaques terroristes", a-t-il dit. "Nous sommes solidaires".

 

"Nous continuerons à parler des sujets de cette émission, la crise du climat et ses solutions", a-t-il ajouté.

 

Dans cette émission organisée depuis vendredi en début de soirée sur un plateau installé sous un dôme transparent au pied de la Tour Eiffel, Al Gore accueillait scientifiques, politiques et chanteurs pour tenter de mobiliser la planète sur les enjeux du climat, à deux semaines de la Conférence de l'ONU sur le climat organisée à Paris à partir du 30 novembre.

 

Plus d'une centaine de chefs d'Etats sont attendus à l'ouverture de cette Conférence.

 

François Hollande devait intervenir dans l'émission d'Al Gore, samedi en début d'après-midi.

 

Le programme devait être diffusé pendant 24 heures sur le site de The Climate Reality Project, organisation fondée et présidée par M. Gore.

 

La conférence de l'ONU sur le climat (COP21), du 30 novembre au 11 décembre, est censée d’aboutir à un accord mondial pour limiter le réchauffement climatique.

 

AFP-LE MATIN 14 November 2015

 

lematin.ma/express/2015/al-gore-interrompt-l-emission-de-...

 

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La 21e Conférence des Parties

 

Chaque année, depuis la signature de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques en 1992, les 195 Etats signataires se réunissent pour définir ensemble des objectifs concrets de lutte contre les dérèglements climatiques. Aux côtés des représentants des Etats, les ONG, les collectivités territoriales, les syndicats, les entreprises et la communauté scientifique, participent aux débats.

 

Du 29 novembre au 11 décembre, Paris accueillait la 21e Conférence des Parties (COP21). Cette conférence est une échéance cruciale qui représente la fin d’un cycle de négociations, en s’inscrivant dans le prolongement direct de la grande COP de 1997, qui avait permis l’adoption du protocole de Kyoto.

 

La COP21 a établi les bases d’un nouvel accord international applicable à tous les pays. Il engagera l’ensemble des Nations dans une réduction globale des émissions de gaz à effet de serre (GES), dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial à 1.5°C.

 

Conférence de Paris de 2015 sur le climat : fr.wikipedia.org/wiki/Conférence_de_Paris_de_2015_sur_le...

 

www.cop21.gouv.fr

 

www.paris.fr/actualites/cop-21-paris-et-les-parisiens-mob...

 

Changements climatiques : quels enjeux pour la COP 21 ?

 

www.youtube.com/watch?v=3J7H7e2cMd4

 

www.fondation-nicolas-hulot.org/sites/default/files/press...

 

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François Hollande à ouvert la COP21, la conférence de Paris sur le climat. Le président Français a parlé d'un rendez-vous exceptionnel, un immense espoir : "Il s'agit de décider ici à Paris de l'avenir même de la planète" :

 

www.youtube.com/watch?v=V4VxTYg5AxQ

 

Sommet mondial sur le développement durable : discours de la France à l’ONU le 30 septembre 2015

 

François Hollande a évoqué les trois priorités après l’adoption du Programme de développement à l’horizon 2030 et en vue de la Conférence de Paris sur le climat en décembre. La première priorité est la préservation du climat, le Président français estimant qu’il faudrait signer un texte qui engagerait l’ensemble de la communauté internationale sur des décennies. Si notre planète subissait un réchauffement supérieur à 2°C, cela signifierait la disparition d’un certain nombre de pays, a prévenu le Président français, pour qui le caractère urgent de ce problème nécessitait des changements dans les modes de consommation et un financement approprié pour sa mise en œuvre. À son avis, 100 milliards de dollars seraient nécessaires pour assurer la transition énergétique et pour la lutte contre le réchauffement climatique. La deuxième priorité est la lutte contre la pauvreté, qui devra être menée avec le fonds de la transition énergétique. La troisième priorité concerne la mobilisation de ressources pour la réalisation des trois piliers du développement durable pour assurer que tous les peuples de la planète jouissent pleinement de leurs droits fondamentaux en toute égalité et dignité dans un monde pacifique.

 

Le Président a par ailleurs annoncé que la France avait décidé d’augmenter son aide publique au développement à partir de 2020, à 4 milliards d’euros. Il a aussi annoncé la réforme de l’APD française en conjonction avec l’Agence française du développement et la Caisse des dépôts, qui deviendrait ainsi la plus grande banque européenne pour le développement. Il a également évoqué la mise en place de la taxe sur les transactions financières à partir de 2017, dont une partie serait affectée à la lutte contre les inégalités et contre la pauvreté.

 

www.youtube.com/watch?v=wVCamSbN53Q

 

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Le dérèglement climatique vu par Jean-Louis Etienne

 

En partenariat avec Universcience.tv, nous poursuivons la publication d’une série d’entretiens en vidéo sur le changement climatique, dans la perspective de la COP21, la conférence internationale qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre. Cette conférence tentera de parvenir à un accord contraignant sur la transition vers des économies sobres en carbone.

 

Dans cette vidéo, Jean-Louis Etienne, explorateur de l’Arctique et de l’Antarctique mais aussi médecin, voit le réchauffement climatique comme une maladie, une fièvre qui touche la planète et s’aggrave aux pôles. Il prescrit l’arrêt des énergies fossiles – tout particulièrement le charbon avec lequel les pays du Sud se développent – et se demande si l’homme saura stopper à temps son addiction à ces énergies.

Cet entretien a été réalisé à l’occasion de l’exposition temporaire « Climat, l’expo à 360 ° » qui vient d’ouvrir à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris.

 

www.lemonde.fr/sciences/video/2015/10/14/le-dereglement-c...

 

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Le Sommet des Consciences pour le climat : www.dailymotion.com/video/x2yukt6

 

Lancé par Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète, le Sommet des Consciences réunit le 21 juillet 2015 à Paris, au CESE plus d'une quarantaine personnalités morales et religieuses du monde entier pour répondre à la question « The climate, why do I care ? » et lancer ensemble un « Appel des Consciences pour le climat ».

 

Une mobilisation des consciences de tous le habitants de la planète s’impose pour réussir le défi auquel l’humanité est confrontée : limiter le réchauffement du climat en diminuant sa consommation d’énergies fossiles et permettre à tous de s’adapter aux conditions nouvelles !

 

Le Temps est compté. Ce n’est plus seulement une question écologique, économique ou politique. C’est l’avenir de l’humanité qui est en jeu. Chacun de nous se doit de répondre maintenant à la question : est-ce qu’il m’importe que l’aventure de l’humanité sur Terre puisse se poursuivre ? Est-ce que je suis prêt à modifier dès aujourd’hui mon mode de vie pour que nos enfants et leurs enfants puissent vivre dans des conditions supportables ?

 

L'Appel des consciences

 

Il est fondamental que les consciences des hommes et des femmes de cette planète s'expriment ensemble, quelques soient leurs conditions, leurs religions, leurs philosophies.

 

La campagne "Why do I care ?" invite chacun à témoigner, et à faire savoir autour de lui, pourquoi la lutte contre le réchauffement climatique est importante et nous concerne chacun.

 

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Festival Science Frontières : Nicolas HULOT et Jean-Marie PELT, nous parlent des grands problèmes de notre planète mais aussi des grandes solutions...

 

www.youtube.com/watch?v=eo-YoX-nsKk

 

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Osons: la conférence du 07 octobre au Grand Rex à Paris

 

www.youtube.com/watch?v=cCUEcl6tqRM

 

OSONS

 

Plaidoyer d'un homme libre

 

« Les sommets sur le climat se succèdent, nous croulons sous l'avalanche de rapports plus alarmants les uns que les autres. Et l'on se rassure avec une multitude de déclarations d'intention et de bonnes résolutions. Si la prise de conscience progresse, sa traduction concrète reste dérisoire. L'humanité doit se ressaisir, sortir de son indifférence et faire naître un monde qui prend enfin soin de lui. »

Nicolas Hulot, Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme

 

Ce manifeste écrit par Nicolas Hulot est un cri du coeur, un plaidoyer pour l'action, un ultime appel à la mobilisation et un coup de poing sur la table des négociations climat avant le grand rendez-vous de la COP21. Il engage chacun à apporter sa contribution dans l'écriture d'un nouveau chapitre de l'aventure humaine, à nous changer nous mêmes et par ce biais à changer le monde.

 

Diagnostic implacable, constat lucide mais surtout propositions concrètes pour les responsables politiques et pistes d'action accessibles pour chacun d'entre nous, cet ouvrage est l'aboutissement de son engagement et de sa vision en toute liberté des solutions à « prescrire » avant et après la COP21. L'urgence est à l'action. En 12 propositions concrètes, Nicolas Hulot dresse, avec sa Fondation, une feuille de route alternative pour les États et suggère 10 engagements individuels pour que chacun puisse également faire bouger les lignes à son niveau.

 

Depuis 40 ans, Nicolas Hulot parcourt la planète. Témoin de sa lente destruction, il a décidé de devenir un des acteurs de sa reconstruction. Au côté de sa Fondation pour la Nature et l'Homme ou en parlant aux oreilles des décideurs, il contribue à faire évoluer les mentalités.

 

Broché - 96 pages - format : 12 x 19 cm.

Editions LLL Les liens qui libèrent.

 

boutique-solidaire.com/…/produits-…/26414-osons-.html

 

Nicolas Hulot - On n'est pas couché 31 octobre 2015 :

 

www.youtube.com/watch?v=3YjmXqOTqu0

 

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Le film "Le Syndrome du Titanic" : vimeo.com/64741962

 

Le Syndrome du Titanic est un film documentaire réalisé en 2008 par Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, sorti le 7 octobre 2009

 

fr.wikipedia.org/wiki/Le_Syndrome_du_Titanic

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Le film "Une Vérité qui Dérange" : www.youtube.com/watch?v=GZ4izGzj9r0

 

Une vérité qui dérange (An Inconvenient Truth) est un documentaire américain de Davis Guggenheim sorti en 2006. Traitant du changement climatique, il est basé en grande partie sur une présentation multimédia que Al Gore, ancien vice-président des États-Unis et prix Nobel de la paix en 2007 (partagé avec le GIEC) a préparé pour sa campagne de sensibilisation sur le réchauffement planétaire

 

fr.wikipedia.org/wiki/Une_vérité_qui_dérange

 

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Photographie de Sébastien Duhamel, professionnel de l’image : www.sebastien-duhamel.com/présentation-références/

 

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On Nov. 22, 2013, IFPRI hosted a policy seminar titled “Beyond Gender Myths: Closing the Knowledge Gap in Agriculture and Food Security”. For more information on the event, please visit: www.ifpri.org/event/beyond-gender-myths

 

Pictured from left to right: Deborah Rubin, Cultural Practice, LLC; Ruth Meinzen-Dick, IFPRI; Agnes Quisumbing, IFPRI; Terri Raney, FAO

 

Photo credit: © 2013 David Popham / IFPRI

 

Le 18 septembre 2019 en début de soirée, j'arrive ā Sion par un bus assurant la liaison Avignon-Lyon-Genève-Sion. Alors que je m'apprête à rejoindre mon hôte du soir je profite du paysage que je surplombe. Le coucher de soleil donne ā la ville de Sion un caractère surnaturel, les nuages changent de couleur, les lampadaires s'allument, le château de Tourbillon illumine le paysage. Après avoir fait du couchsurfing -première expérience très positive-, je débute le lendemain mon excursion de deux semaines de balade dans le Val d'Hérens au cœur du Valais. Chargé de mon paquetage d'une dizaine de kilos, j'occupe la matinée de mon premier jour d'excursion par l'achat de produits locaux. Pas question de tomber en panne sèche ā 3000 mètres d'altitudes. Un saucisson, du fromage de la région – l'Étivaz-, du chocolat noir -Ovomaltine « C'est de la dynamite ! »-, des fruits secs et c'est parti. Avant de quitter Sion je profite de l'ambiance du centre ville de bon matin. Un passant solitaire traverse la place de la Planta. Du ciel transparaissent quelques rayons du soleil. Atemporel. En début d'après-midi, l'autobus m'amène ā Thyon-les-collons. Arrivé ā environ 2000 mètres d'altitude, je débute ma marche dans un paysage grandiose. Première impression : la connexion avec le ciel, l'impression d' être au dessus de tout... ou presque. Des nuages au loin m'invitent ā monter plus haut, les cols des montagnes ā les gravir pour y découvrir ce qui s'y cache derrière. Je traverse les steppes et gazons alpins, il y a beau temps. La végétation que je croise est luxuriante, colorée et diversifiée. Je croise peu de touristes.

 

Durant les trois premiers jours, j'essaye de prendre un rythme. J'essaye d'atteindre en fin de journée les points que je me suis fixé comme but en début de journée. Je n'y parviens pas. Non pas que physiquement je sois éreinté par le dénivelé que je commence ā ressentir dans les cuisses et ischio-jambier, mais par les nombreux arrêts que je m'autorise pour faire des sessions photographiques. Poser ā terre les bâtons de marche, enlever le sac ā dos, sortir l'appareil photo, cadrer, faire la photographie, ranger l'appareil, réajuster les sangles de maintient, remettre le sac sur le dos, s'abaisser et prendre les bâtons de marche. Reprendre la marche. Toute une opération qui au bout d'un temps me fait plutôt jeter ā terre les bâtons, poser un peu ā la va vite le sac ā terre et répéter toutes ces opérations. Mais cette légère contrainte est largement compensée par l'étonnement, l'admiration, l'ébahissement que j'ai d'être face ā un tel paysage. Une faune et une flore sauvage, laissée ā l'état de liberté. C'est un paysage de caractère qui invite ā la plénitude. Quelques rares habitations qui se perdent dans un paysage montagneux. Le voisinage ne semble pas être une question contraignante. Je m'imagine alors le mode de vie que doivent avoir ces gens qui vivent dans ces habitats le temps d'une saison... peut-être ā l'année. Je prends conscience qu'en montagne, la fraîcheur se fait rapidement sentir dès que le soleil n'illumine plus le flanc de montagne sur lequel vous êtes. En septembre, selon ou l'on se trouve, 17h est l'heure à laquelle il est légitime de se soucier de l'endroit du coucher. Le premier jour, je fais l'erreur de tarder dans le choix du lieu du bivouac. À 19h je commence ma recherche. Après une heure et demie je parviens ā trouver un compromis. En sous-bois, sur le flanc d'un sol pentu, je compense alors les aléas du terrains en mettant en boule quelques habits dans la tente. Je dîne - bien grand mot quand la casserole est ā la fois l'outil de cuisson, l'assiette pour le plat principal et le contenant du thé en fin de repas. Ma première nuit est fraîche, l'idée de dormir dans un sous-bois rend l'atmosphère humide, le froid ressenti comme étant davantage prégnant.

 

Le lendemain je repars en bonne forme. Je continue de longer le fleuve de la Dixence qui se trouve en contrebas du chemin que j'empreinte. Pause ravitaillement pour récupérer ā une source de l'eau et remplir ma gourde de 2 litres. Il n'est pas rare de croiser des troupeaux sur mon chemin mené ou pas par des éleveurs. Au deuxième jour de marche, Thyon-les-collons est ā peine visible. Je croise de-ci, de-là des maisonnettes, des troupeaux sur mon chemin. Le dénivelé se fait plus marqué et le poids du sac se fait davantage sentir sur les épaules. Pause déjeuner. Le paysage se fait de plus en plus montagneux, les roches noires contrastent avec les couleurs ocres, jaunes pétantes des fourrages. Il me faudra trois jours pour arriver au niveau du Lac des Dix (2365m) et de son barrage aux dimensions impressionnantes. D'une hauteur de 235 mètres, long comme deux terrains de football mis bout ā bout, ce barrage est d'une profondeur de 200 mètres ā sa base et d'une quinzaines de mètres ā son point le plus haut. Son poids serait égal ā celui de la grande pyramide de Khéops en Egypte. De telles dimensions permettent au barrage de la Grande Dixence de contenir les 400 millions de m3 d'eau du lac, développant une puissance électrique record de 2000 MW ce qui lui permet d'être considéré comme le plus haut barrage-poids du monde. Un tel spectacle est étonnant. 15 mètres de marche permettent de constater de l'exploit de cette architecture. D'un coté distant de quelques mètres le lac de la Dixence calme et paisible, de l'autre côté la vallée qui s'étend 200 mètres plus bas. À perte de vue des vallons, montagnes, des pics. Au loin, la ville de Sion.

 

Première nuit ou les étoiles se révèlent avec une pollution lumineuse réduite. La voûte céleste se laisse prendre en photographie en pause lente. Il n'est pas rare durant les quelques nuit que je passe proche d'une forêt, d'un bois ou d'un ruisseau de me réveiller plusieurs fois la nuit, saisi par le froid. La couche supérieure de la tente gèle parfois. Par mégarde je laisse deux habits posés sur la tente pour qu'ils sèchent à l'extérieur. Durant la nuit, les cristaux de glaces se forment et les gèlent entièrement. Les débuts de journées sont fraîches et reculent mon heure de départ. La solution ā défaut d'avoir des moufles pour maintenir les mains au chaud : avoir des chaussettes aux mains. À 10h le soleil réchauffe l'atmosphère, les habits sèchent et je peux faire ma toilette et un petit bain frigorifique dans le Torrent de Chenna ā 10h du matin. La route qui mène au barrage de la Grande Dixence est tortueuse, je n'aurai pas ā l'emprunter, prenant un chemin de terre qui y mène directement. Il me fait passer par une succession de tunnel creusé dans des flancs de montagne. Le soir, sans réseau 4G, je campe ā la pointe du lac de Dix. Seul, sans pollution lumineuse, sonore, humaine. J'ai l'impression d'être en proie ā la nature, à une solitude qui ne fait pas peur, mais ou tout est possible. Le passé ou le futur lointain n'est pas dans mes pensée. Seul le présent et ses alternatives temporelles proches m'occupent l'esprit. Je trouve un lieu où dormir et installe la tente. Rapidement je me lave grâce ā l'eau d'un ruisseau qui coule. Je prépare à manger, déguste face à un paysage qui s'obscurcit. La nuit tombe, des nuages se découpent sur les pics des montagnes. Je m'endors avec le seul bruit du vent qui tapote sur la toile de tente.

 

4ème journée, je quitte le lac des Dix pour me rendre au col de Riedmatten en passant par le pas de chèvre (2919m). Je me lève ā 5h du matin. Ma première action ? Prendre un petit-déjeuner à base de chocolat, fruits secs variés, fajitas, patte d'amande avec un peu de chocolat aussi. Un petit coup de toilette puis je m'occupe de trier, ranger le matériel pour qu'il tienne dans les 50 litres du sac ā dos. Au fur et à mesure des jours qui passent je dois avouer que cette action répétitive me lasse un peu mais devient un rituel qui marque le début et la fin de la journée. Je débute la marche alors que le soleil se lève sur les pics de montagnes et la vallée au loin. La montée se fait de plus en plus pentue. Je traverse le Torrent de Cheilon. Peu ā peu, le chemin de caillou se transforme en chemin symbolique ou seul les balises en indiquent concrètement la trajectoire. La flore se fait plus rare, le paysage imposant se fait plus abrupte, le dénivelé s'affirme. Je ne m'aide plus seulement de mes jambes mais aussi de mes mains pour gravir. Je m'attarde un temps face au mont Blanc de Cheilon et ā son glacier. Observation contemplative. Arrivé au Col de Riedmatten, je laisse derrière moi les roches, pierres et une flore qui se fait rare pour y découvrir les steppes qui mènent vers le lac de Moiry. Le paysage environnant est entrecoupé de pics et de pentes dans un écrin de nature sauvage. Je vois dans le Glacier de Tsijore Nouve une tête de mort... En début d'après-midi j'entame ma descente vers Arolla (2000m) dominée par le mont Collon en arrière plan. Arrivé ā Arolla, les nuages s'obscurcissent... J'empreinte un pont de singe qui tangue ā chaque pas dans un rebond lancinant. Une sensation amusante qui donne l'impression d’être plus léger, d'avoir le pas hésitant.

 

Je campe le soir près de la Sage, dans un champs qui en apparence semble appartenir à personne. La nuit fut entrecoupée par une pluie battante et des rafales de vent. Le lendemain je me réveille avec une brume qui se dissipe. Ayant plutôt l'habitude de côtoyer des architectures de béton je quitte la Sage et ses chalets de bois qui semblent venir d'une autre époque. L'objectif que je me fixe ā la mi-journée c'est d'arriver au Lac Bleu, réputé pour se situer dans un écrin de nature sauvage, avec une eau d'une couleur bleu vive - résultant de l'action conjuguée des algues et des argiles glaciaires-. Sur le chemin qui monte au lac, en pleine forêt, alors que je remets une sangle de mon sac à dos, je me fais surprendre par le bond d'un cerf adulte qui fend les fourrages à une vitesse éclair. La scène se déroule face à moi à une trentaine de mètres. Pas un seul bâtiment aux alentours. La nature. Elle m'invite ā un imaginaire digne des films de fantasy comme le Seigneur des Anneaux ou encore à me plonger dans l'ambiance cinématographique d'une période Moyenâgeuse où les croyances et rituels étaient connectés à la nature. Une époque où la démographie humaine était moins importante, où la valeur humaine était autre. Peu de temps m'en faut pour arriver au Lac Bleu. Vu l'heure, je décide de laver et faire sécher au soleil mes vêtements sales. Je mets en place un dispositif d'étendoir assez incongru en utilisant mes bâtons de marche et la table de camping qui se trouve sur une butte en surplombant le lac. 1h. 2h. Le soleil se couvre peu ā peu, malgré des rafales de vent bien présentes, le linge ne sèche pas. 3H, je commence ā me dire que je ne pourrais pas continuer plus loin ma marche de la journée. 19h30. J'installe la tente pour me réchauffer – connaissant la fraicheur des nuits proches d'une source d'eau-. Je décide de faire du feu avec un briquet, quelques brindilles et des branches ramassées de ci de-là. Sans succès. Nuit tombante depuis le lac bleu. Cette nuit fut la plus difficile. Je me réveille plusieurs fois durant la nuit, me réchauffe les doigts en allumant un briquet, entasse mes habits les uns par dessus les autres. À quelques centaines de mètres je traverse ce qui semble être un village abandonné. Une inscription surplombe l'un des chalets : « Le petit chalet ». Le lendemain je prends la route pour les Haudères (1454m), charmant village de vallée où tous les bâtis ou presque sont en bois. Traversant les forêts Valaisannes, je prête l'oreille ā plusieurs coups de feu. En cette basse saison, les chasseurs sont plus présent dans les forêts que les randonneurs. Je fais d'ailleurs la rencontre de trois d'entres eux. Le premier est pris en photographie sur smartphone par sa femme alors qu'il porte ā bout de bras un cerf tel un trophée. Le second lorsque je croise un chasseur porter sur son dos un cerf. Cette rencontre me permets de discuter avec lui sur sa pratique. Je suis notamment étonné de le voir redescendre de si bonne heure (8h) avec déjà un cervidé mort sur le dos. Il m'explique qu'il a tué l'animal la veille, l'a vidé de ses entrailles, a dormi dans une cabane de chasseur et qu'il redescend ā son véhicule pour aller vendre la bête ce matin. Curieux de son arme, il me montre ses cartouches et son viseur d'une précision de plus de 500 mètres. Je le prends en photographie avant que chacun nous reprenions nos routes. À la mi-journée, je décide que je dormirai dans un camping avec plus de confort ā la clef. Avant d'entrer dans les Haudères, je fais la rencontre de plusieurs chalets fleuris nichés sur le flanc de la montagne. Je pourrais presque m'attendre ā ce que Bilbon Sacquet sorte avec un lot de pinte de Gandalf’s Ale, de Bilbo’s Beer ou encore de Frodo’s Lager. Ca n’arrivera pas, mais je m'amuse ā me l'imaginer. Arrivé ā Les Haudères je découvre un centre-village tout fait de bois et de pierres. Deux artères coupent le village d'Est en Ouest et du Nord au Sud. Je passe face au Garage des Alpes, atelier de réparation automobile pour me rendre jusqu’à l'auberge-camping Molignon, endroit ou je dormirai pour la nuit.

 

À minuit il se met à pleuvoir durant plusieurs heures. De bon matin je croise dans le camping un touriste qui me déconseille de randonner jusqu'au Col de Torrent avec la météo qu'il y a eu la veille. Les sommets sont enneigés. Je décide de me prendre une journée de repos et vais en direction d'Evolène (1371m) pour m'y acheter des moufles afin d'éviter le froid ressenti parfois durant la nuit ou pour éviter le frottement de la paume sur les bâtons de marche. Le lendemain en direction de La Sage je croise les dernières maisons. Alors que je continue mon ascension, derrière moi l'orage semble se profiler sur les Haudères et Evolène. Je continue la marche en espérant que la météo ne se dégrade pas trop. Arrivée dans les nuages.

  

J'expérimente ma première nuit à 0 degré à 2700 mètres d'altitude sur le flanc de montagne ā 300 mètres du Col de Torrent. Les nuage sont en formation, j'ai la tête dans les nuages. Levé ā 7h du matin je pars en direction le Col de Torrent ā 2916 mètres d'altitude. Le chemin de traverse me mène jusqu'au lac de Moiry (2249m) d'un bleu étonnant et son barrage qui surplombe la vallée. Son barrage voûte situé dans le canton du Valais en Suisse est localisé au-dessus du village de Grimentz. Il a été mis en service en 1958 après 4 ans de construction. Je m'endors près du pas de Lona (2787m) sous une nuit étoilée. Le lendemain matin, c'est la tête dans les nuages et le brouillard que je débute mon excursion matinale avec l'impression d'assister ā un spectacle, un ballet où les nuages glissent cotonneusement sur les flancs de montagne. Quelle sensation de solitude. Dans l'après-midi j'atteins la cabane des Becs de Bosson ā 2983 mètres d'altitude puis la pointe de la Tsevalire ā 3026 mètres. Je finis la journée bien fatigué proche de la Becca de Lovegno à près de 2700m ou j'y passe la nuit. 18h, le soleil se couche derrière les crêtes. Je passe ma nuit la plus fraiche, -2 degré était annoncé par la météo locale. Je ne dors pas bien, me réveille souvent. Mon pantalon, le sac ā dos et tout ce qui peut tenir chaud est empilé au dessus de moi sur le sac de couchage. Durant un court moment, je décide d'allumer le réchaud pour réchauffer mes doigts.

 

Le lendemain je me repose durant deux heures proche du lac du Louché (2567m), situé dans un écrin de nature marécageux, isolé et préservé de toute activité humaine. Cet endroit est l'un des plus silencieux de toute mon excursion. Pas de bruit. Celui du vent par intermittence. Seul les trainées de condensation d'un avion haut dans le ciel marque la réalité de notre époque et renforce mon extase sonore et visuelle face à un tel lieu. Je prends en photographie la Gentiana Verna, première de la saison qui occupe avec parcimonie les prairies subalpines. Je reprends la marche pour me rendre au Mont-Noble ā près de 2670m. Une fois franchie cette étape je ne cesse de descendre en altitude en passant par Mase (1301m) pour me rendre aux grottes de Combioula qui se trouvent dans les gorges de la Borgne. La source chaude de ces grottes permet de profiter d'une eau à une vingtaine de degrés tout en admirant le paysage environnant. La rivière Borgne qui passe ā quelques mètres est bien plus froide. Le lendemain je me rends direction Hérémence pour y découvrir les pyramides d'Euseigne qui font partie des caractéristiques géologiques impressionnantes du territoire. Je me rends ā Vex (939m). Plus tôt dans la journée j'avais passé un coup de téléphone pour y réserver une nuit en camping.

 

Arrivé lā-bas, je suis reçu par le gérant. Il a l'allure imposante d'un biker de film américain des années 80. Le bandana autour de la tête, assez petit et trapu, la bedaine en supplément. Débute alors un quiproquo où je lui annonce avoir réservé un emplacement de tente pour la nuit. Lui me dit que non. La fatigue n'aidant pas, j'affirme mon point de vue. Quiproquo qui abouti ā ce que la discussion se dégrade. Je décide de partir promptement, n'ayant pas envie d'avoir à faire à ses chiens. Je me rends compte que l'erreur venais de moi et que le camping en question où j'avais une place de réservée était ā Sion au camping Valcentre (500m). Je repense ā cet épisode ubuesque tout en marchant. En bande dessinée ça aurait fait le gag. 17h. Vite il me faut accélérer le pas pour me rendre sur place. Le coup du sort jouant en ma défaveur ou bien car j'étais désinformé, je prends un chemin balisé pour les randonneurs qui me mène à... un cul de sac ou plutôt à un chemin condamné. Du fait de la chute de pierres il y avait quelques mois de cela, la passerelle qui surplombe La Borgne n'est plus. Voyant l'heure filer, je décide tout de même de traverser la rivière le sac ā dos tenu les bras en l'air. Me croyant libéré de cette histoire d'éboulis de pierres je fais face à deux autres reprises à des culs de sac ou des portions de chemin fragilisés. Je me dépêche de les franchir en prenant un maximum conscience des points d'équilibres qui sont optimum pour ma traversée de ces obstacles. Je quitte la rivière et rejoint les champs de vigne. En fin de journée sur les coups de 19 heures j'arrive au camping de Sion fatigué mais content d'avoir réussi à atteindre mon point d'étape de la journée. Les deux jours qui suivent me permettent de faire des emplettes (surtout des plaquettes de chocolat) et de préparer mon retour en France. Je prends le bus le 4 octobre tout en me disant que je reviendrais un de ces jours parmi ces paysages Suisse afin d'en découvrir davantage.

 

www.twitter.com/Memoire2cite -“ L’urbanisme des possibles ”Pourquoi dire des grands ensembles qu’ils sont des terres d’avenir ? www.youtube.com/playlist?list=PLaaQ2crb2Yoi0aqvbpHthqOowQ... Parce que la fréquentation régulière de ces quartiers m’a amené à y voir autre chose que des territoires à problèmes. Habiter les grands ensembles, c’est habiter la ville. Rarement

la ville-centre, celle du Paris haussmannien ou de la ville autrefois intra-muros, mais la ville tout

de même, un territoire souvent diffus, faible, pas toujours reconnaissable, mais où habite finalement aujourd’hui la majorité des urbains. Les grands ensembles font partie de cet assemblage d’entités autonomes, issues de conceptions rarement hasardeuses, mais pas forcément articulées les unes aux autres. Ils se distinguent du territoire urbanisé par leur masse, leur dimension,

parfois leur ordonnancement. C’est très clair quand on survole une ville depuis

un avion : les barres et les tours des grands ensembles émergent au milieu des

nappes de pavillons, des galettes commerciales et des infrastructures routières.

Pour autant, ils n’organisent ni ne structurent le territoire, comme l’espéraient

leurs concepteurs à l’origine. Ils sont juste plus grands.

Les grands ensembles appartiennent au paysage générique et banal de la banlieue.

Ils en sont même devenus des éléments constitutifs. A ce titre, les barres et les

tours nous parlent d’autre chose que d’habitat ou de difficultés sociales. Bien sûr,

ces immeubles ont tendance à accueillir une population souvent défavorisée, mal

intégrée aux réseaux de production et d’emploi. Bien sûr, les modes de vie et les

relations sociales y sont parfois plus durs et plus violents qu’ailleurs. Mais on ne

peut réduire les grands ensembles à ces difficultés. Leurs situations se rapportent

en effet à une condition beaucoup plus large qui est celle de la banlieue dans sa

globalité, soit la part majoritaire de la condition urbaine actuelle.

Intervenir dans les grands ensembles implique donc de penser aujourd’hui cette

nouvelle condition. Comme l’habiter ? Comment y développer une activité ?

Comment y affronter la précarité énergétique ? Les grands ensembles constituent

un formidable territoire pour aborder ces questions, ils disposent d’un formidable

gisement pour penser la ville de demain. Regarder un territoire, une nécéssité avant toute

transformation

6 | L’urbanisme des possibles

En 2012, le Ministère de la Culture nous a confié, à Ken Rabin et moi-même,

le commissariat et la scénographie d’une exposition itinérante de photographies

sur les grands ensembles. Cette initiative revient à Eric Langereau, directeur de

l’ESAM de Caen, l’Ecole supérieure d’art et de médias qui a accueilli l’exposition

pour la première fois.

L’exposition présente les œuvres d’une dizaine de photographes qui, de 1960

à nos jours, ont porté un regard sur les grands

ensembles. Les œuvres de ces photographes sont

riches d’émotions mais aussi d’enseignements car

la manière d’observer un site ou une situation est

absolument déterminante dans la manière de penser

leur transformation. Et le regard de ces artistesphotographes nous aide à dépasser l’héritage des

fausses représentations.

Au travers de cette exposition, nous avons essayé d’élever les grands ensembles

au rang d’objets dignes de considération. Non pas tant des objets de patrimoine

– dans le sens où il faudrait les conserver, s’interdire de les démolir – mais comme

des objets à la fois importants dans l’histoire d’après la Seconde guerre mondiale

et marquants dans le territoire. Des objets qu’il convient encore d’apprendre à

regarder. Le grand ensemble à l’origine : une promesse de modernité et de confort

Dès la fin des années 1950, la Caisse des dépôts s’impose comme le plus important

constructeur de logements en France. Son rôle est essentiel dans le développement

du modèle du grand ensemble. Chacune des opérations qu’elle livre fait l’objet

d’une mission photographique.

Essentiellement réalisées par Jean Biaugeaud, les images promotionnelles qui en

résultent témoignent de la formidable promesse de cette production à grande

échelle : un nouvel habitat égalitaire, une nouvelle organisation du territoire,

le tout soumis à un objectif essentiel, celui de résoudre la crise du logement. A

l’époque, l’enjeu, c’était d’abriter des gens qui travaillent. Ce qu’il faut retenir,

et ça me paraît extrêmement important par rapport à la situation actuelle dans

laquelle on se trouve aujourd’hui, c’est que le grand ensemble était fait pour loger

des salariés qui ne travaillaient pas sur place. Un lieu où on régénérait en quelque

sorte la force de travail. Le confort du logement participait à cette régénération.

Une vie nouvelle, une vie de pionniers

La vie collective des grands ensembles est très intense durant les premières années.

Les habitants s’engagent dans des mouvements d’éducation populaire et de

jeunesse et des associations. Beaucoup d’entre eux militent au parti communiste.

De 1959 à 1969, le photographe Jacques Windenberger habite Sarcelles. Il s’attache

alors à décrire la vie collective très intense dans cette cité encore en chantier, les

solidarités entre voisins aussi bien que les douceurs familiales.

Ses reportages décrivent avec fidélité la vie de ces pionniers qui inventent de

nouveaux modes de vie collectifs. Une vie un peu à l’écart, mais qui reste accrochée

à la société par le lien du travail.Une question identitaire

Les grands ensembles accueillent dès l’origine une importante communauté de

pieds-noirs et d’immigrés. Ce cosmopolitisme reste une caractéristique forte de

ces quartiers. Certains d’entre eux comptent aujourd’hui plus d’une trentaine de

nationalités différentes.

Né en banlieue parisienne, de père algérien et de mère française, le photographe

Bruno Boudjelal fait une série de clichés bouleversants sur le quotidien de plusieurs

générations de femmes d’origine algérienne.

A la fois journaux intimes et reportages sur les conditions de vie, ces séries

formalisent le trouble identitaire que peut ressentir la première génération des

enfants nés des grands ensembles.

Les grands ensembles se sont fondus dans le territoire

Commandées en 2010 par la Direction générale des patrimoines, les vues aériennes

de l’américain Alex MacLean témoignent de la manière dont quelques grands

ensembles emblématiques de la région parisienne perdurent.

Le photographe nous montre ici comme les barres et les tours ont perdu de leur

monumentalité. Les bâtiments, comme le sol, se sont usés. Les populations se sont

renouvelées. Les grandes dimensions de ces quartiers d’habitation, encore inédites

à l’époque de leur construction, ne se discernent plus dans l’hétérogénéité des

masses de la banlieue. De l’ambition initiale, il ne reste que le visage impersonnel

de ces innombrables fenêtres et une fascination mêlée d’inquiétude devant un

effacement si assumé de toute trace d’individualité.

De plus en plus, le grand ensemble et la ville se confondent. L’un et l’autre sont

immergés dans une urbanité spatiale et culturelle de plus en plus diffuse et

homogèneUn paysage en perpetuelle métamorphose

Le photographe Christian Siloé fonde un récit à partir des chantiers – de la

démolition à la reconstruction – d’une cité de Montereau-Fault-Yonne. On

y voit des grues héroïques déchiqueter les restes puissants de structures

d’immeubles. On y voit aussi les chantiers de pavillons qui viennent

reconquérir le paysage des barres et des tours démolies pour générer un

paysage reconnaissable de lotissement.

Les grands ensembles, ce sont des paysages en métamorphose. C’est

énorme, c’est grand, c’est solide, c’est en béton, mais c’est aussi très

fragile. On les a construit, on les a réhabilité, on les a re-réhabilité, on les

a partiellement démoli, on y a reconstruit d’autres logements, …

Cette fragilité est aujourd’hui inscrite dans le paysage et la culture de

la banlieue. Depuis les

grandes démolitions à

l’explosif des années

80-90, tout le monde

sait que les grands

ensembles sont en

sursis, qu’ils peuvent

disparaître à tout

moment.

Un univers d’idées reçues

Les œuvres de Mohamed Bourouissa rassemblent, dans des mises en

scène soigneuses, les signifiants de la culture des cités : squat de hall,

regroupement en pied d’immeubles, destruction de voiture sur parking,

affrontement entre jeunes sur trottoir...

En faisant appel au vocabulaire noble des tableaux maniéristes

(composition, lumière, pose, cadrage), l’artiste-photographe hisse

les idées reçues au rang de mythe. Parce que la banlieue et les grands

ensembles, c’est aussi ces regards, ces gestes, ces manières d’être en

groupe, ou simplement les uns avec les autres dans des espaces très petits

alors que, juste à côté, il y a des étendues immenses.

Cette chorégraphie des corps, des gestes et des regards – inquiétante pour

certains – est bien sûr liée à l’architecture des grands ensembles. On ne

peut l’ignorer lorsqu’il s’agit de penser aujourd’hui leur devenir.

Entre solitude et promiscuité

Le photographe Cyrus Cornut ne pose pas simplement son regard sur les

grands ensembles, mais sur l’ensemble de la banlieue parisienne.

Ses photographies nous montrent un rapport très particulier des indivi

-

dus aux grands espaces, à l’horizon. Les personnages paraissent petits et

isolés au milieu d’un paysage de fenêtres anonymes et de blocs gigan

-

tesques, au sein desquels on vit très près les uns des autres.

Cette disproportion entre solitude et promiscuité, ce sont bien sûr les

grands ensembles qui l’ont installé. Mais elle s’est étendu depuis à l’en

-

semble des territoires sub- et péri-urbains.

C’est extrêmement important de considérer que cette affaire des grands

ensembles ne se limite pas simplement aux périmètres dit « ZUS », qu’ils

ne se distinguent pas de ce vaste paysage qu’est devenu la ville, la ville

dès que l’on s’éloigne de son centre historique.

Que nous apprennent ces photographies ?

La promesse égalitaire qui fonde l’origine des grands ensembles a-t-elle

entièrement disparue ? L’intensité de la vie collective s’est-elle substituée

à la seule violence des rapports humains ? Peut-on réduire les barres et les

tours aux seuls stigmates du colonialisme et du communautarisme iden

-

titaire ? Ces photographies montrent que l’histoire des grands ensembles

est bien plus complexe et qu’ils disposent de bien d’autres atouts. Car le

propre des grands ensembles est qu’ils restent les héritiers de la politique

étatique, planificatrice et égalitaire des Trente Glorieuses tout en étant

devenus poreux au territoire qui les entoure. Et c’est justement ce carac

-

tère double qui fait des grands ensembles des terres d’avenir : des terres

mieux adaptées aux conditions économiques et sociétales d’aujourd’hui,

des terres également propices au renouvellement des pratiques de projet.

Le potentiel des espaces verts

Les grandes étendues des espaces verts qui caractérisent la plupart de

ces quartiers témoignent de cette ambigüité. À l’origine, les grands en

-

sembles reposaient sur un certain nombre de principes affirmés. Le pre

-

mier consistait à implanter les constructions au milieu de vastes étendues

paysagères, apportant ainsi l’air, la lumière et la nature au plus près des

logements. François Parfait, ingénieur des Ponts-et-Chaussées, avait alors

déclaré que ces espaces verts devaient relever d’un statut particulier :

celui de service public. Ce statut à part, qui ne relevait ni du domaine

public ni du domaine privé, n’a jamais vu le jour. Les espaces verts n’ont

jamais trouvé leurs usages et sont restés des lieux d’interdiction, difficiles

à gérer. Des lieux d’inquiétude mais aussi des lieux coûteux en entretien

pour les locataires, les copropriétaires et les collectivités locales.

À partir des années 1980-90, on a commencé à introduire un autre modèle

en aménageant des rues et en distinguant l’espace public de l’espace privé. De

fait, on a simplifié un certain nombre de questions posées depuis l’origine. Les

espaces verts ont été découpés en parcelles. Puis on a mis des clôtures. Et ces

espaces verts, très généreux au départ, que sont-ils devenus ? Essentiellement

des jardins de vue. On a créé des espaces verts privés, morcelés, plus petits, gérés

par les bailleurs sociaux mais toujours sans usage. On a gagné un espace public,

clairement délimité – le plus souvent, les clôtures servent davantage à délimiter

la rue qu’une entité résidentielle – mais, là encore, celui-ci a rarement trouvé

d’autres usages que ceux de la circulation et du stationnement.

Avec les opérations de rénovation urbaine, nous avons découvert que les grands

ensembles pouvaient accueillir un foncier privé, dédié à de nouveaux types

d’habitats privés, générant ainsi une certaine mixité sociale. Pour autant, les

espaces verts résidentiels sont restés des jardins de vue tandis que les espaces

publics sont demeurés des rues circulantes. Est-ce le seul avenir pour ces espaces

verts ? N’y a-t-il pas d’autres hypothèses à envisager ? En élargissant la focale,

on découvre d’autres vocations possibles. Je pense par exemple à des pratiques

solidaires et locales ou à des filières économiques courtes pouvant associer

les habitants ou les actifs logés à proximité. Car ce qui caractérise les grands

ensembles, et que l’on oublie bien souvent, c’est leur ancrage dans le territoire.

De par les liens fusionnels qu’ils entretiennent avec la banlieue, comme évoquée

plus haut. Mais aussi du fait du chômage qui touche souvent plus leurs habitants.

Car si la vocation première des grands ensembles consistait à loger une population

salariée, celle-ci est aujourd’hui d’accueillir des résidents qui font bien plus qu’y

habiter.

Les habitants ont pris de l’avance

Dans de nombreux quartiers périphériques, les habitants exploitent les espaces

libres dont ils disposent pour inventer de nouveaux usages, parfois collectives ainsi

que de nouvelles activités économiques, qualifiées le plus souvent d’informelles (à

ne pas confondre avec souterraines qui désignent le commerce de biens illicites).

C’est le cas tout particulièrement des résidents de nombreux pavillons qui ont

su exploiter les potentiels de leurs garages, de leurs jardins ou d’une partie de

leurs rez-de-chaussée. Ne peut-on imaginer un tel potentiel de « capacitation »

(empowerment) dans les espaces verts des grands ensembles ? Ces surfaces de

pleine terre qui s’étendent au pied des barres et des tours, encombrantes pour

les gestionnaires et les pouvoirs publics, ne pourraient-il pas profiter aujourd’hui

pleinement aux habitants ? Les espaces verts contribueraient alors à faire advenir

de nouvelles modalités de travail, dans l’esprit de ce que Jeremy Rifkin a appelé

la « Troisième révolution industrielle ». En ces temps incertains, où se prépare

une probable pénurie énergétique, les grands ensembles auraient alors toutes les

chances de devenir les porteurs d’une nouvelle promesse. Créer un parc d’initiatives à Toulouse

À Toulouse, dans le quartier de Bagatelle, nous travaillons sur un grand territoire

de 365 hectares, aussi grand que le centre-ville. Celui-ci est bordé par la rocade, la

Garonne et un boulevard de ceinture du centre-ville. Il comprend notamment cinq

quartiers d’habitat social : Bagatelle, La Faourette, Papus, Tabar et Bordelongue.

Sur ce projet de renouvellement urbain, nous abordons plusieurs échelles,

plusieurs temporalités. Nous élaborons un schéma directeur, aménageons un

certain nombre d’espaces publics et accompagnons, en tant qu’urbaniste-conseil,

toutes les opérations.

Ce territoire est constitué de petites « poches » de quelques centaines de logements

sociaux, de pavillons et de copropriétés construits, pour l’essentiel dans les années

1950 et 1960. Chaque « poche » s’est implantée sur une assiette foncière provenant

de la réunion de plusieurs parcelles maraîchères. On a des isolats, des sortes de

successions de petites unités placées les unes à côté des autres. Pour l’architecte

Candilis, auteur du Mirail, l’aménagement de ces quartiers juxtaposés, c’est l’antimodèle.

Est-ce que c’est l’anti-modèle ? Je n’en suis pas si sûr. Parce que la proximité

de toutes ces « poches » est d’une grande richesse. Une des choses les plus

frappantes, c’est le contraste entre les secteurs de grands ensembles et les secteurs

pavillonnaires. Bien que disposant de très vastes espaces verts, les abords des

premiers restent peu investis par les habitants tandis que les maisons débordent

d’usages économiques et associatifs.

Ce contraste nous a beaucoup interrogés. Nous pensions naïvement, avant d’explorer le site, que les secteurs pavillonnaires

n’avaient d’autres fonctions que résidentielles, que leur capacité d’évolution

restait, de fait, très limité. Nous avons découvert des quartiers très vivants, les

activités dans et aux abords des maisons ne cessant de changer, de se transformer.

Et on a commencé à imaginer des choses.

Il se trouve que ce territoire est entièrement soumis à un impératif majeur, le plan

d’exposition au bruit, celui-ci se trouvant dans l’axe des pistes de l’aéroport. La

stratégie de densification n’était donc pas de mise. Les vides n’ayant pas de valeur

foncière, ils pouvaient être mis à profit pour offrir aux habitants des avantages

comparables à ceux des pavillons.

Ainsi, plutôt que de diviser, comme ailleurs, les espaces verts, nous avons choisi

de les amplifier, de les réunir. Dans le quartier de Bagatelle en particulier, nous

avons constitué une entité large et généreuse de 4 hectares, la reconstruction

de l’offre de logements étant reportée de

part et d’autre.

Mais quelle affectation proposer à ce

parc sans alourdir encore les charges

des locataires et de la collectivité ?

Cet enjeu était d’autant plus crucial

que la proportion était d’espaces verts

était devenue, dans ce quartier, très

importante. Un calcul nous a paru éloquent. Il s’agit du nombre de mères carrés par

logement. Si on compare le quartier de Bagatelle avec le centre-ville de Toulouse,

ce ratio était multiplié par quatre.

Mais dès lors que ce parc s’ouvrait aux initiatives des habitants, ce ratio pouvait

diminuer. Au vu de ce qui se passe dans les pavillons, on n’a pas souhaité se

cantonner aux jardins familiaux ou partagés. Ce parc est devenu le parc des

possibles, un parc capable accueillir les initiatives économiques, énergétiques,

agricoles, alimentaires, culturelles, ludiques et sportives des habitants. Les

porteurs de projets disposent d’un morceau de terrain, d’une parcelle, pour une

durée déterminée. Le sol reste propriété de la collectivité, mais il devient, pour

une bonne part, autogéré.

La constitution d’une trame facilite ensuite les connexions à des systèmes de

partage et de coproduction.

Cette hypothèse n’est pas tout à fait nouvelle. Nous pensons notamment à Andrea

Branzi qui a poursuivi, depuis les utopies d’Archizoom dans les années 1960,

une réflexion sur « l’urbanisation faible ». Le dessein de la ville n’étant plus en

mesure d’être planifié, la trame constitue un système ouvert, capable de mettre

en relation des noyaux d’activités éparses, extensifs ou graduels. Nous sommes

loin du modèle de la ZAC. Parole à...

Pierre Vandenbrouck et Julia Golovanoff

Créer, par la trame urbaine, des pages de liberté

Dans le quartier de Bagatelle, il y a eu beaucoup de démolitions, qui ont eu pour

effet de créer du vide.

Nous avons commencé notre travail sur cette question.

Que pouvions nous en faire ? Que faire de tous ces petits espaces, souvent sans

affectation, sans fonction ? Résidentialiser ? Créer des jardins de copropriété ?

Plutôt que de faire des jardins de copropriété surdimensionnés, nous avons

proposé de regrouper, de rassembler tous ces fragments de terrains libres pour

faire un ensemble sur lequel on puisse imaginer des choses et créer un projet.

Nous avons saisi l’opportunité d’utiliser l’espace laissé par les démolitions pour

relier deux espaces verts existants, actuellement enclavés, pour créer un grand

parc qui ferait quatre hectares et permettrait de renouveler l’image du quartier

de Bagatelle.

Mais on ne voulait pas seulement proposer un parc, public et entièrement géré par

la collectivité où toutes les activités seraient assurées et encadrées par le service

public. On pensait qu’il y avait matière à proposer autre chose, plus adapté aux

besoins du quartier. L’idée que l’on a proposée était d’apposer sur ce grand espace

une trame, structure capable d’accueillir des espaces de liberté.

Cette trame, c’était aussi l’occasion de caractériser très fortement l’espace et

de créer une sorte de structure suffisamment forte pour qu’elle puisse, tout en

existant, accueillir une grande variété d’usages.

L’idée n’était pas d’imposer quelque chose de rigide, mais de voir toute la liberté

qu’offre une trame et tout ce qu’elle peut accueillir de différent.

Des jardins plus ouverts

Tout le parc a été divisé par cette trame, en parcelles.

Le mot parcelle nous convenait bien, parce que la parcelle, c’est la petite partie

d’un tout. Et on imagine que tout y est possible, en fait. Et puis on aimait

bien aussi le mot parcelle qui désignait au Moyen-âge un petit morceau d’une

demeure seigneuriale, mise à la disposition d’un serf, et que celui-ci cultivait,

entretenait et dont il se nourrissait. Ici, il ne s’agit pas d’un seigneur ou d’un

serf, mais d’une collectivité et d’une sorte de sous-locataire qui serait un usager

ou une association. Alors on imagine que cela pourrait s’organiser un peu comme

les jardins partagés, mais de façon plus ouverte car l’idée est que les parcelles ne

soient pas forcément des jardins. Elles peuvent être autre chose. Quoi ? On ne le sait pas, mais on se doute bien que les futurs usagers auront beaucoup d’idées

à proposer. On imagine que pour obtenir une parcelle, un habitant, un groupe

d’habitants ou une association puissent proposer un usage et que cette initiative

soit choisie pour son intérêt, pour ce qu’elle peut apporter aux habitants, pour ce

qu’elle peut apporter au quartier en général.

Tout le parc est divisé en parcelles de 200 mètres carrés, surface qui a été choisie

parce que dans 200 mètres carrés, on peut faire des choses très variées.

On ne sait pas ce qu’il y aura dans ces parcelles. On imagine. On peut imaginer

mille choses. Ces parcelles ne sont pas toutes privatisées. Il y a aussi des parcelles

publiques parce que si la ville ne gère pas tout, n’entretient pas tout, il y a aussi

l’idée que la collectivité ne se désintéresse pas de son sol. Et une part de l’espace

public doit rester porteuse de tous les usages possibles, sans appropriation possible.

Dans le cadre d’une préfiguration du futur parc, on a planté des espaces qui

permettent aussi de tester spatialement la taille des parcelles, de voir ce que

ça veut dire d’avoir des parcelles de cette surface sur ces terrains. L’idée est

qu’on prépare le futur. Les habitants, les associations peuvent commencer à se

demander : « Mais, qu’est-ce que j’aimerais faire si j’avais un sol disponible en

extérieur ? ». C’est une chose importante, car les habitants des pavillons ont un

jardin, un garage, alors que les habitants des immeubles collectifs n’ont que leurs

logements. Ils n’ont peut être jamais espéré pouvoir bénéficier d’un sol, prêté par

la collectivité.

Nous, on trace une trame qui peut accueillir les idées de tous les habitants, du

quartier comme d’ailleurs.

Car généralement plus on aménage un espace, moins on a le droit d’y faire de

choses, moins on a confiance dans l’usager et finalement tous les usages qui

s’écartent de ce qui a été prévu sont considérés comme déviants.

C’est finalement dommage de voir que la générosité des pouvoirs publics ou

l’attention portée par les concepteurs sur les espaces publics soient à ce point

réduits une fois les aménagements réalisés.

Ce parc de Toulouse avec ses parcelles, parle aussi de l’usager et de sa place dans

l’espace. Si on synthétise, dans l’histoire des parcs, on a les Tuileries où l’usager

est spectateur d’une nature mathématique, ordonnancée et parfaite. Les Buttes

Chaumont ensuite, c’est la même chose, sauf que c’est un bout de nature qui

est importé à l’intérieur de la ville. On s’isole de la ville et on admire la nature.

C’est dans le Parc de la Villette qu’on a commencé à s’asseoir dans l’herbe, ce

qui paraissait encore un sacrilège dans beaucoup de jardins parisiens. En fait, on

imagine qu’avec ces parcelles, nous allons passer à une autre phase, où on pourrait

s’emparer du sol et en faire quelque chose. Parole à...

Eric Amanou

Je vais vous raconter, comment chargé de la dimension sociale du projet, nous

avons mis en œuvre toute la dimension participative autour de ces intentions.

Au début du projet, nous avions deux intuitions. La première, celle d’un grand parc

de quatre hectares devant relier trois secteurs de Bagatelle, aujourd’hui repliés sur

eux-mêmes. Notre deuxième intuition, c’était de ne pas faire un parc d’agrément,

comme il en existe déjà à Toulouse, notamment dans le quartier voisin de La

Faourette.

On arrive avec quelques idées comme l’agriculture urbaine ou des initiatives

culturelles. On n’en sait pas plus que ça. Cela suffit pour organiser des rencontres

avec les habitants et recueillir leurs réactions.

Nous décidons d’aller vers les habitants, pas par une réunion publique, mais là où

ils sont. Et sur une semaine, on organise une quinzaine de temps de rencontres.

On discute, on demande aux bailleurs de nous organiser des rencontres en pied

d’immeuble avec des locataires, on va voir les personnes âgées, on va sur le marché,

à la brocante, à la sortie des écoles. On rencontre des jeunes enfants dans les

centres d’animation. En tout, c’est une quinzaine de rencontres, au cours desquels

on a dialogué avec 350 habitants, commerçants, associatifs qui nourrissent les

intentions du parc.

De ces libres discussions, où la tendance qui s’exprimait était un parc conciliant

fonction d’agrément, nature en ville et activités

partagées, on a réussi à dégager certains

éléments de fonctionnement et des éléments

programmatiques.

On a aussi voulu identifier les ressources dans

une logique de recensement des initiatives et des

prédispositions à venir. Sur l’idée du grand parc

on a réussi à dégager un élément-clé. Cet espace

vert, il doit finalement être le trait d’union entre trois sous-ensembles et trois

fonctionnements résidentiels. Tout ce travail et le travail sur le fonctionnement

social qui avait été mené en amont par Fanny Martel, nous a permis de tricoter et

de mieux assurer nos intentions, nos intuitions, nos éléments programmatiques.

Dans le même temps cela a permis aux concepteurs, atelier Landauer et atelier

Jours, d’y voir un peu plus clair sur cette idée de trame et de parcellaire.

Aujourd’hui on se demande aussi si ce n’est pas aussi notre métier d’aller vers les

habitants, parce que la démarche compte tout autant que ce qui va être proposé.

Le fait d’aller vers les habitants, avec nos panneaux, d’engager des discussions

libres, tout cela crée des conditions d’adhésion plus favorables.

Je voudrais maintenant aborder quatre difficultés auxquelles nous avons été

confrontées.

La première concerne la gouvernance des projets.

De telles intentions, un tel processus de projet, réinterrogent tous les métiers de

la direction de projet, chez les bailleurs et au

sein des différents services de la collectivité.

Culturellement cela suppose de sortir de toute

standardisation de l’espace public et de tous

les modèles. Cela questionne les logiques de

propriété, de fermeture, de séparation, de

distinction des fonctions... Culturellement

c’est difficile quand on n’a pas un modèle

précis à substituer à celui que l’on propose

d’abandonner.

Finalement, on propose de réfléchir et d’agir

comme des développeurs sociaux. C’est-àdire que l’initiative qui va sortir va devenir

le premier élément de projet, sur lequel on

appuiera un deuxième. Mais rien n’est connu

ni maîtrisé d’avance. C’est une logique de

développement sans outils, hors maquette financière.

Par exemple, une des difficultés qu’on avait avec ce parc, c’est un bâtiment qui

peut gêner son déploiement. On nous demande immédiatement ce qu’on va en

faire. Et on ne sait pas leur répondre. L’écrêter, le réhabiliter, le démolir ? Et les

incertitudes ne rentrent pas dans la maquette financière, il faut faire inscrire le

devenir de ce bâtiment. On l’inscrit donc, en faisant le pari que dans 3-4 ans les

lignes seront fongibles.

La deuxième limite, est celle de la participation traditionnelle, connue.

Avec ce projet, on dépasse les figures habituelles de la concertation et de la

participation, du « faire pour » ou du « faire avec ».

Sur cette logique de coproduction, de reconnaissance d’expertise et surtout

d’incitation aux initiatives, on va mobiliser une autre figure, celle du « faire par

». Il va falloir inventer d’autres figures de la concertation et de la participation.

Savoir solliciter, mobiliser un prestataire qui va animer le territoire, aller à la

rencontre et accompagner les porteurs de projets. On ne sait pas bien qui va

répondre. Mais il va falloir repousser les limites pour inventer un nouveau métier

que celui de la concertation ou de la participation.La troisième limite, c’est celle de la tranquillité publique, de la régulation de

l’espace public. Dans notre concertation et en règle générale, la question des

détournements d’usage, du non respect des espaces et des équipements et de

la dégradation volontaire bride l’imagination. Au travers de ce projet, je pense

qu’il faudra faire naître d’autres métiers de la régulation publique. Les jardins

partagés, d’une certaine manière, sont aussi des petits miracles, un peu partout

dans le pays. Partout où ils existent et où ils sont bien faits, ils sont extrêmement

respectés, y compris dans des contextes de grande tension. Les associations

gestionnaires de ces jardins-là, parce qu’ils ont d’autres modes de faire, parce qu’ils

travaillent autrement avec des habitants, parce que c’est une valorisation aussi de

la ressource, produisent des formes de respect, de régulation.

Pour obtenir une régulation de l’espace public afin que toutes ces initiatives se

fassent, il va falloir inventer des nouvelles figures de la régulation, à l’image

des gestionnaires de ces jardins partagés ou des collectifs de jeunes architectes

ou paysagistes qui fabriquent avec les publics qu’ils rencontrent et dont les

productions tiennent et sont respectées par tous, ou presque. Ces gens ont une

capacité, dans une approche nouvelle envers les habitants, dans leur aptitude à

être acceptés, à réussir là où l’action publique traditionnelle échoue.

La quatrième limite tient à notre approche républicaine. On se fixe des limites

idéologiques, républicaines. Si on n’accepte pas d’encourager « l’activité de la

débrouille », on ne voit pas comment ça va se faire. On connaît ces activités on

voit bien que ce n’est pas très légal, que la République ne peut pas cautionner ça

et doit fixer une limite. Mais a-t-on vraiment le choix ? Il y a peut-être une logique

de pragmatisme de l’action publique qui va devoir permettre de détendre un peu

ces grands principes républicains.

Un chiffre nous a vraiment surpris. Depuis que le statut existe, c’est dans le

quartier habitat social du Mirail qu’il y a le plus d’auto-entrepreneur. Cela rend

compte de la fermeture du marché traditionnel et de la capacité des gens à

entreprendre, innover, tenter des activités. Lorsqu’il y a cadre légal, les habitants

y adhérent. Mais si cela doit passer par de la « débrouille », ils iront aussi. Nous,

savons que sur ce genre de projet, il va falloir aussi qu’on repousse ces limites de

l’action publique républicaine.Histoire de projet

Fosses : le grand ensemble devient le centre-ville

Cela fait dix ans que nous travaillons sur le projet de Fosses. Nous avons développé

un projet urbain. Aujourd’hui nous avons la maîtrise d’œuvre des espaces publics

et une mission de coordination. On en est à peu près à mi-parcours.

Fosses, est une commune de 10 000 habitants dans le Val d’Oise, en limite de l’Ile

de France, bordée par les grandes plaines agricoles de l’Oise. C’est une ville qui n’a

jamais eu de centre. Une ville périurbaine qui s’est développée à partir des années

1960-70 à proximité de la gare, à plusieurs kilomètres du village d’origine. Elle

comprend des pavillons, un grand ensemble (avec son centre commercial et son

centre social), un lotissement fait de maisons en bandes dites « chalandonnettes

» (elles ont été financées dans le cadre d’une loi du ministre Albin Chalandon),

un réseau d’étroites venelles piétonnes et quelques gros équipements (gymnase,

piscine, poste).

Comme la ville disposait d’une densité plus importante au niveau du grand

ensemble, la ville y a disposé la mairie dans un bâtiment préfabriqué. Puis,

dans les années 1980-90, elle y a construit une église, une halle de marché et

quelques immeubles collectifs aux façades régionalistes. Cela forme un ensemble

très disparate, une juxtaposition de fragments urbains qui relèvent chacun d’une

conception urbaine particulière, sans aucun lien ni articulation, une juxtaposition

de machines solitaires séparées par des vides indistincts, remplis de stationnements

ou de buttes de terre.

Du fait de cette situation, le projet de renouvellement urbain qui nous a été confié

est vite devenu un projet de centre-ville. Il y avait une attente forte des habitants

dans ce sens. Les choses qui nous ont été dites, au tout début, c’était des choses

simples: « Quand on fait une photo pour un mariage, on aimerait bien que le décor

soit autre chose qu’un préfabriqué ! ». Il y avait donc un besoin de symbolique.

Mais en même temps, il y avait un paradoxe. Parce que rien ne justifiait a priori

que le quartier du Plateau, où se trouvait le grand ensemble devienne, plus qu’un

autre, le centre-ville.

C’est très particulier une ville qui se développe sans centre. Cela peut générer un

repli des habitants au sein de leurs logements ou de leurs unités de voisinage.

A Fosses, cela a généré, à l’inverse, une solidarité incroyable. Ici, tout le monde

semble se connaître et s’entraider. Durant la canicule de l’été 2003, tous les

habitants se sont organisés pour porter secours aux personnes les plus âgées ou

les plus immobiles. Et Fosses n’a pas connu le nombre de décès des autres villes

françaises. D’où provient cette fraternité ? Peut-être du fait qu’aucun habitant

n’est ici plus légitime qu’un autre. Pas d’habitant du cœur qui dédaignerait celui

de la périphérie : la ville n’a pas de centre ! Pas d’habitant plus ancien pour rejeter

le dernier arrivé : l’urbanisation y est à la fois trop improvisée et trop récente !

Toutes les étapes du projet que nous avons élaboré depuis dix ans se sont faites

avec les habitants. Chaque option a été discutée le soir, dans des ateliers urbains,

des réunions au centre social, au collège ou à la mairie. Mais aussi les samedis

matin devant le centre commercial. Les habitants ont toujours répondu présents.

La principale difficulté était d’installer une nouvelle identité urbaine sans détruire

ce qui fait, paradoxalement, la force et la spécificité de Fosses : celles d’une ville

à peu près égalitaire. Nous nous sommes dit qu’il fallait intervenir sur les vides,

les organiser sans forcément les délimiter par du plein. Parmi ces vides, il y aurait

une place. Mais une place traversée par les voies de circulation qui soit davantage

une juxtaposition de parvis qu’une place principale. Il ne s’agissait pas d’établir de

hiérarchie. Nous avons juste densifié un peu.

Ces parvis s’installent dans la continuité de l’actuelle placette du marché qui forme

une première équerre. Trois autres équerres viennent compléter ce dispositif.

Pourquoi d’autres équerres ? Par respect du déjà-là mais aussi pour faire que ce

nouveau morceau de ville fasse le lien entre ceux qui l’ont précédé. Prolonger

l’existant et non s’y substituer. Dialoguer et non ajouter un monologue de plus.

Jusqu’à présent, aucune génération n’avait cherché à poursuivre l’œuvre de la

génération précédente.

D’autres outils sont venus a posteriori. Il s’agit du poché. Si on regarde le plan de

Rome fait par Nolli au XVIIIème siècle, on voit que l’espace public, les places, ce

sont des blancs dans le « poché » noir du bâti. A Fosses, dans cette ville périurbaine,

quand on noircit sur un plan le bâti, il reste une gigantesque proportion de blanc.

Comment dès lors faire exister une place, par essence vide, au milieu du vide ? Si

on regarde d’un peu plus près ce même plan de Nolli, on voit qu’il a laissé en blanc tous les espaces accessibles au public, comme l’intérieur des églises ou de certains

palais. Ce n’est pas simplement le blanc dans le plein du bâti, c’est aussi le bâti

accessible au public. Et cela dit beaucoup de choses de la ville. Si on applique ce

principe au plan de Fosses on voit que finalement, la disparité, la difficulté de

cette ville, relève des registres d’accessibilité. Ce que le seul poché des bâtis ne dit

pas forcément. Nous avons proposé de remédier à cette difficulté en créant des

connexions avec les circulations existantes. Cela a permis de développer un vrai

réseau piéton, de renforcer cette identité piétonne très forte de la ville, issue des

conceptions urbaines des années 60-70 et qui fonctionnent aujourd’hui très bien.

Le premier bâtiment construit relève du symbolique. Il s’agit du pôle civique,

qui comprend la mairie et quelques équipements. C’est un très beau bâtiment

construit par Pierre-Louis Faloci. Il forme la deuxième équerre de la place. Ce

faisant, il introduit un phénomène inattendu, une relation très surprenante avec

les constructions existantes. Cette confrontation est très stimulante. Le vide entre

ces constructions de plusieurs âges, de plusieurs styles, apparaît d’ores et déjà

comme un lieu à investir et non plus un interstice sans valeur. Il devient porteur

de nouveaux imaginaires et, pourquoi pas, de nouvelles initiatives.

Une question reste. Dans un reportage réalisé sur la ville de Fosses par le collectif

Fusion, un jeune homme part de son regret de voir 3 des 6 tours démolis dans le

cadre de ce projet. Ces démolitions, c’était une demande de l’ANRU. « De quoi vat-on avoir l’air avec tous ces immeubles plus bas, à la même hauteur ? » s’interroget-il. On comprend vite que sa référence de ville se situe du côté des autres grands

ensembles – Sarcelles ou Garges-Lès-Gonesse – situés à proximité et que ces grands

ensembles, également sans hiérarchie, incarnent pour lui la vie métropolitaine.

Comment dès lors préserver ce qui, du grand ensemble, participe de cette identité

? C’est une vraie question pour l’avenir du renouvellement urbain. Il est clair, qu’à

Fosses, on aurait pu faire sans démolir ces trois tours…Besançon : “ un urbanisme de la vie privée”

Ce projet porte sur un grand ensemble de la banlieue de Besançon. Nous avons

fait un projet urbain qui prévoyait la réhabilitation de certaines barres et la

démolition-reconstruction de certaines autres. Nous avons ensuite réalisé, comme

architecte, une soixantaine de logements.

À Besançon, l’origine de la ville se trouve dans la boucle du Doubs. C’est une

ville magnifique, entourée par les fortifications de Vauban. Mais dès qu’on est à

l’extérieur, tout est déconnecté, avec un relief extrêmement complexe. Les zones

pavillonnaires et d’activités sont entièrement privatisés et greffé sur des voies de

desserte. Les seuls espaces qui restent complètement ouverts sont ceux des grands

ensembles. Il s’ensuit une situation très contrastée entre des secteurs qui n’offrent

aucun espace de rencontre en dehors des enclos et des secteurs très ouverts, mais

qui n’autorisent aucune liberté d’action en dehors du logement.

Il y a un très beau texte d’Émile Aillaud qui s’appelle « Un urbanisme de la vie

privée » et qui explique que ce qu’il manque aux grands ensembles ce ne sont

pas tant des espaces collectifs que des espaces où on peut être seul, où on peut

se mouvoir librement en dehors des logements. Des lieux où les enfants peuvent

construire leurs personnalités, à l’écart des groupes et de leurs familles. J’ajouterai

aujourd’hui : et où les adultes peuvent initier de nouvelles activités.

Aujourd’hui encore, on insiste beaucoup sur l’intimité du logement et les relations

de voisinage mais très peu sur cette dimension de solitude et de capacitation.

Dans ce quartier de La Bouloie, nous avons superposé à la trame ouverte du

grand ensemble une nouvelle trame plus privée. De cette superposition émerge

une diversité de lieux et de situations qui, nous l’espérons, favorisent la solitude

et l’autonomie. Cette diversité provient notamment de la manière dont nous

avons travaillé le terrain et implanté les constructions dans la pente. Les barres

n’entretenaient aucun rapport avec le sol.

Cette opération a été réalisée avec un budget extrêmement réduit. Une contrainte

intéressante qui nous a permis de

placer l’architecture ailleurs que

dans l’effet plastique et de montrer

combien les grands ensembles ne

souffrent pas tant de la monotonie de

leurs façades que de leurs difficultés

à établir une relation féconde avec

leur sol. Repenser ce rapport permet

d’offrir aux habitants la capacité de

réinventer un quotidien en dehors

de leurs logements. Châlons-en-Champagne : un grand ensemble face à

la campagne

À Châlons-en-Champagne, nous avons réalisé un projet urbain qui portait sur le

devenir du quartier Vallée-Saint-Pierre, situé en entrée de ville.

Ce qui nous a frappés, c’est le rapport qu’entretenait ce quartier avec la campagne

environnante. Campagne dont elle n’était séparée que par une voie rapide.

C’est une question vraiment intéressante que ce rapport d’échelle entre le

grand ensemble et la grande étendue de la campagne. Dans l’histoire des grands

ensembles, il y a deux grands modèles. Le modèle de l’unité de voisinage et un

autre modèle qui consiste à mettre directement en relation l’intimité du logement

avec le territoire, sans échelle intermédiaire.

C’est ce rapport là que nous avons tenté de mettre en valeur. Il se trouve qu’il y a

toute une tradition française du rapport entre l’intimité et la campagne. Il s’agit

de la tradition des Jardins à la Française. La plupart de ces jardins mettent en scène

l’horizon avec un premier plan composé, une géométrie affirmée et entièrement

maîtrisée. Ce dispositif permet, en quelque sorte, de faire entrer la campagne à

l’intérieur d’espaces plus intimes. C’est de là que nous sommes partis pour élaborer

ce projet. Nous avons établi une trame qui établit un lien avec le paysage qui se

déploie au-delà de la voie rapide.

Ce projet a été réalisé il y a quelques années mais j’y retrouve des choses qu’on

essaie de faire maintenant, de manière beaucoup plus consciente et précise,

notamment à Toulouse : l’installation d’une trame géométrique à l’intérieur de

laquelle plusieurs programmes peuvent venir s’installer. Une trame sans axe ni

hiérarchie car la ville aujourd’hui n’est plus le fait du prince. Strasbourg : accompagner le temps de l’entre deux

Nous avons réalisé une étude sur le quartier du Port du Rhin à Strasbourg. Cette

étude s’inscrivait dans le cadre d’un programme du PUCA intitulé « Qualité et sûreté

des espaces urbains ». Il s’agissait d’apporter les modifications ou les compléments

nécessaires à l’acceptation sociale d’un projet conçu par la paysagiste Marion

Talagrand, dans le cadre d’un schéma directeur élaboré par l’équipe Reichen et

Robert. Nous avons travaillé ici avec l’équipe REP (« Réussir l’espace public »), en

particulier avec Anne Wyvekens.

Le site en question accueillait, jusqu’à Schengen, le poste-frontière. Il est

aujourd’hui déserté. On y trouve aujourd’hui un ensemble de 520 logements,

une école, deux églises – une catholique, une protestante – ainsi qu’un parc

métropolitain, le parc des Deux Rives.

Le projet de développement de la ville de Strasbourg sur ces rives du Rhin

s’accompagne d’une nouvelle ligne de tramway qui va jusqu’à Kehl, en Allemagne.

C’est un projet très ambitieux, très emblématique. Il prévoit la construction de

1 500 logements, ainsi que de nombreux commerces, bureaux et équipements.

Jusqu’à présent, ce quartier était plus proche du centre de Kehl que du centre de

Strasbourg. La plupart des gens faisaient leurs courses dans la ville allemande, de

l’autre côté du Rhin, sur un axe de déplacement est-ouest. Avec l’installation d’une

esplanade nord-sud, parallèle au fleuve, autour de laquelle se déploient les îlots de

construction, c’est une nouvelle organisation qui s’installe.

De nombreux habitants ont exprimé le sentiment d’être exclus du projet.

Nous avons donc réfléchi aux moyens d’accompagner la transformation radicale du

site pour faciliter cette mutation, prévue sur quinze ans. Nos moyens restaient toutefois limités pour atteindre cet objectif. Le phasage du projet était déjà établi.

Un phasage tenait ainsi compte du calendrier prévisionnel des opérations à venir

sur les parcelles bordant l’esplanade ainsi que de l’arrivée du tramway.

Nous avons donc fait le choix de ne pas interférer dans un processus de projet déjà

largement engagé. Notre étude n’allait pas porter sur des « mesures correctives

» mais sur des compléments d’aménagements et des installations portant sur les

parties du site en attente de transformation.

Ces installations provisoires permettent d’accompagner « en douceur » les

transformations d’usage du site. L’objectif est d’intégrer les pratiques des habitants

dans ce passage progressif d’une organisation est-ouest à une organisation nordsud. Ils concernent tout à la fois des aménagements temporaires d’allées ou de

parvis, l’installation de jardins familiaux et partagés, de la mise en œuvre d’objets

évènementiels permettant de voir le site depuis un point haut et de la mise en

place de dispositifs d’information sur le projet. Ces aménagements et installations

provisoires seront remplacés, au fur et à mesure, par des aménagements plus

permanents. Une telle démarche permet d’explorer quelques leviers d’action du

côté de la transformation. En effet, le passage entre l’état existant et l’état projeté

est rarement pensé en tant que tel dans l’urbanisme courant. On privilégie les

images avant-après, sans s’inquiéter de ce qui se passe entre les deux. Ce que l’on

appelle le phasage est généralement déterminé par un ensemble de contraintes

techniques, économiques, voire politiques. Les potentiels de certains lieux,

les pratiques, parfois ténues, des habitants, échappent le plus souvent à cette

planification. Or le fait de tirer parti des situations existantes et des situations

intermédiaires qui peuvent surgir à certaines étapes de la transformation, permet

d’ouvrir le champ des possibles.

En abordant le phasage sous un angle qui ne serait plus exclusivement technique,

mais tout à la fois social, culturel et artistique, on s’offre la possibilité de générer

de nouvelles proximités, de nouveaux échanges. C’est une condition indispensable

pour permettre aux habitants de faire face aux transformations de leurs quartiers.

Mais aussi de la planète. Car les mutations en cours sont imprévisibles. Il est

nécessaire aujourd’hui d’être très attentifs aux initiatives micro-économiques

et aux évolutions imperceptibles qui font, par exemple, que l’habitat se mêle au

travail ou que les frontières s’effacent entre approvisionnement, production et

distribution.

Repères biographiques

• 1990 : Obtention de son diplôme d’architecte DPLG à l’Ecole Nationale

Supérieure d’Architecture de Nancy.

• 1996-2004 : Chercheur au Laboratoire d’histoire de l’architecture

contemporaine (LHAC) à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de

Nancy.

• 2002 : Ouverture de son agence « atelier Landauer architecture +

urbanisme » dans le 14ème arrondissement de Paris.

• 2004 : Obtention de son doctorat en histoire de l’architecture à l’Université

de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

• Depuis 2007 : Enseignant titulaire à l’Ecole d’architecture, de la ville et des

territoires à Marne-la-Vallée et chercheur à l’Observatoire de la condition

suburbaine.

• 2009 : Parution de son ouvrage « L’architecte, la ville et la sécurité » aux

éditions PUF.

• 2010 : Parution de son ouvrage « L’invention du grand ensemble » aux

éditions Picard.

• 2011 : Parution de son ouvrage, coécrit avec Dominique Lefrançois, « Emile

Aillaud, carnet d’architectes » aux éditions du Patrimoine.

• Depuis 2013 : Dirige l’Observatoire de la condition suburbaine à l’Ecole

d’architecture, de la ville et des territoires à Marne-la-Vallée.

Les grands ensembles sont des terres d’avenir ! Sans interrogation mais avec

affirmation, Paul Landauer souhaite nous montrer, à partir de son expérience,

comment les grands ensembles ont pris, depuis leur construction, toute leur place

dans la fabrique de la ville et comment ils peuvent devenir les pionniers d’une

nouvelle façon de transformer la ville.

Pour cet architecte, docteur en histoire de l’architecture, pas de rupture entre

la recherche, l’enseignement et la conception de projets urbains. De Toulouse à

Strasbourg, en passant par Fosses, Besançon, Brest, Nemours, Mourenx ou Chalonsen Champagne, il lie tous ces registres.

Au commencement de toute pratique, un regard sur les territoires mais aussi sur

les hommes et les femmes qui l’habitent... Ce regard, Paul Landauer va l’exercer sur

de nombreux territoires, comme historien, comme architecte-urbaniste, mais aussi

comme animateur d’ateliers urbains, un exercice qu’il affectionne particulièrement.

C’est cette qualité dans les expertises croisées et multiples qui le conduit à être

reconnu comme un des spécialistes des grands ensembles. C’est porté par sa

conviction que le savoir doit se transmettre, qu’il va être l’auteur de plusieurs livres

et expositions dans le domaine de l’histoire de l’habitat et de la perception des

territoires de la banlieue par les photographes.

Il s’engage également contre la place grandissante qu’a prise la sécurité dans les

projets urbains. Il s’attache, dans plusieurs ouvrages, à dénoncer les incidences des

dispositifs de contrôle, de surveillance et d’évitement dans la conception de la ville

et à revendiquer le maintien d’un espace public favorisant la rencontre et l’initiative.

Il réalise notamment une place publique – avec des bancs ! – dans le quartier réputé

insécure de Lambezellec à Brest et démontre ainsi comment l’aménagement de lieux

ouverts, sans a priori sur ce qu’ils vont accueillir, peut constituer une alternative

aux grilles et aux contrôles d’accès pour rassurer les habitants. En 2008, le Forum

français de la sécurité urbaine et l’Acsé lui décernent un prix pour cette réalisation.

Paul Landauer, c’est une manière unique de regarder la diversité des territoires,

dans leur globalité, dans leurs résonnances les uns avec les autres, mais surtout

de les interpréter avec humanisme, replaçant la question de la valorisation et de

la transformation des situations existantes comme fonction essentielle du projet.

Ni critique ni nostalgique en retraçant l’histoire des grands ensembles. Mais une

mise en perspective de tous les potentiels humains et urbains qui les composent.

Ce qu’il nous propose, c’est une autre manière de concevoir la place de l’habitant

dans la ville, pour que celui-ci soit toujours en capacité d’interaction et d’autodétermination pour faire face aux enjeux de notre époque. Urbanisme - l'Apres 1945 @ 2 millions de logements a créer en urgençe..45 pour cent du parc locatif bombardé.. « Ginny » vu par l’urbaniste Nicolas Monnot @ les grands-ensembles www.arte.tv/fr/videos/082309-000-A/ginny-vu-par-l-urbanis...

sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ La matrice des G.E. s'est développée au lendemain de la guerre, lors de la reconstruction, mais ses origines de 1930, en France (Cité de la Muette à Drancy, quartier des Gratte-ciel à Villeurbanne).Gilles Ragot, historien de l'art, maître de recherche içi www.youtube.com/watch?v=dEBfg4vXNOM …Dès la fin de la seconde guerre mondiale, Eugène Claudius-Petit, éminent ministre de la reconstruction (1948-1952) déclare qu'il faut avoir une politique de "construction et non seulement de reconstruction". Nourri des thèses du Mouvement Moderne (la Charte d'Athènes est publiée en 1943), Claudius-Petit plaide pour une politique ambitieuse de logement social qu'il ne peut dissocier d'une réforme complète de la ville traditionnelle. www.citedelarchitecture.fr/fr/video/de-la-reconstruction-... Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT fete ses 90 ans "TOUT savoir tout voir, tout connaitre, sur le LOGEMENT SOCIAL des HLM aux HBM avec le Musée HLM" en ligne sur le WEB içi www.banquedesterritoires.fr/lunion-sociale-pour-lhabitat-... … De grandes barres d’immeubles, appelées les grands ensembles, sont le symbole de nos banlieues. Entrée Libre revient sur le phénomène de destruction de ces bâtiments qui reflètent aujourd’hui la misere www.youtube.com/watch?v=mCqHBP5SBiM

“You must constantly ask yourself these questions: Who am I around? What are they doing to me? What have they got me reading? What have they got me saying? Where do they have me going? What do they have me thinking? And most important, what do they have me becoming? Then ask yourself the big question: Is that okay? Your life does not get better by chance, it gets better by change.”

 

- Jim Rohn

Mwajuma was orphaned from a young age and lives with her grandmother and 13 siblings. She knows from experience what it's like to go hungry and is often forced to skip meals.

 

She's a passionate young campaigner for Save the Children and a journalist – determined to speak up for those who suffer from malnutrition and determined to work hard so that in the future her family doesn’t have to suffer.

 

Mwajuma came to DFID today to about her experiences on our Twitter and Facebook pages.

 

Find out more: www.gov.uk/government/news/young-tanzanian-campaigners-ta...

Mark Question is a bit of mystery. He lives for philosophy and constantly ponders life and its mysteries. Mark asks more questions than he or anyone else can ever answer.

 

Mark’s special move is just one big question, no one knows what it is (yet amazingly it still has a rank?!) This is just the type of Mystery Mark craves!

Evening folks.

Todays questions.

Where is the music from ?

What roads did I travel on?

What did I order in the food shop?

 

(Its cold wet and windy so its an indoors night for me.)

? and The Mysterians at Great Jones Cafe, NYC

20 people. 2 minutes each. 1 question. SXSW 2015 and 20x2.

Philippe Crist (Project Manager, ITF) answering a question during the Summit Kick-Off Press Conference at the International Transport Forum’s 2018 Summit on “Transport Safety and Security” in Leipzig, Germany on 23 May 2018.

Which is important intent or content ?

In nature photography is nature the artist or the photographer ?

Is photography art of choosing or art of seeing ?

Do we fill objects in our frame or remove emptiness ?

Postits are the preferred media of choice for ICT teachers at Suffolk's conference.

 

Thinking about all sorts of big questions.

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