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Formed up outside Winchester Cathedral, another shot taken during the Regiment's Freedom of the City Parade and the Turning of the pages Ceremony, when the book of remembrance is brought out to the Rifle Regiments memorial, turned to a new page and the names of the fallen read out.
La cerise est le fruit comestible du cerisier. Il s'agit d'une drupe (fruit charnu à noyau), de forme sphérique, de couleur généralement rouge plus ou moins foncé jusque noire, plus rarement jaune. Ce petit fruit compte environ 50 calories pour 100 grammes. La fleur est généralement blanche.
Le cerisier sauvage ou merisier, Prunus avium est présent en Europe dès l'époque néolithique, comme l'attestent les découvertes archéologiques.
Les cultivars de cerises douces sont très proches des formes du Prunus avium sauvage que l'on trouve dans toute l'Europe tempérée, dans le Caucase et le Nord de la Turquie. Les fruits de ce merisier sauvage sont de la même couleur rouge foncé. Mûrs, ils ont une chair sucrée mais qui peut être amère, sans être acide. Avant d'être cultivées, ces merises sauvages étaient récoltées comme l'attestent les noyaux trouvés sur des sites néolithiques et de l'Âge du Bronze, en Europe centrale.
La culture du merisier pour ses fruits remonterait au ive siècle avant notre ère, d'après les traces archéologiques trouvées en Asie Mineure (Caucase, Anatolie). Les premières cultures seraient grecques puis romaines. La cerise aurait été ramenée de Cerasus du Pont à Rome par Lucullus, après sa campagne contre Mithridate.
Jules Verne, dans un ouvrage peu connu Kéraban-le-Têtu, fait passer ses héros le long de la mer Noire en direction d’Istanbul, ils traversent alors une ville nommée Kérésoum où « le cerisier abonde ». L'auteur mentionne aussi le fait que le bois de ces arbres est utilisé également pour faire des pipes.
Les termes français cerise, anglais cherry (issu du normand cherise, avec [z] pris pour un pluriel), espagnol cereza, allemand Kirsche, vieil anglais cirse procèdent tous du latin vulgaire *cerĕsia, issu lui-même du bas latin ceresium pour cerasium, emprunt au grec κερἀσιον. La cerise a donné son nom à des villages et à des familles.
En France, il fut cultivé pour le commerce dès le haut Moyen Âge ; ses fruits délicats et sucrés étaient appréciés, mais aussi son bois, à la texture et à la finesse délicates.
Jean Morelot, de Fontenoy-le-Château, qui rapporta de ses voyages en Asie Mineure des plants de cerisiers, fut anobli en 1585 par le duc de Lorraine ; lui ont été octroyées des armes parlantes portant un « cerisier de sinople fruité de gueules ».
Cependant, c’est à Louis XV, qui aimait beaucoup ce fruit, que l’on doit l’optimisation et la culture intensive du cerisier moderne en France.
Le nom de la cerise désigne, par analogie, d'autres fruits. Il désigne aussi le fruit du caféier, qui contient deux noyaux, et les grains de café, par analogie à cause de leur couleur rouge. On parle aussi de tomate cerise à propos des variétés de tomates à petits fruits.
Cerise peut être un prénom. En France, un arrêt de la 1re chambre civile de la Cour de cassation en date du 10 juin 1981 (connu sous le nom d'arrêt « Cerise ») a rappelé que : « d'après l'article I de la loi du 11 germinal an XI relative aux prénoms et aux changements de nom, peuvent notamment être reçus comme prénoms les noms en usage dans les différents calendriers [...] les parents peuvent choisir comme prénoms, sous la réserve générale que dans l'intérêt de l'enfant ils ne soient pas jugés ridicules, les noms en usage dans les différents calendriers » et qu'« il n'existe aucune liste officielle des prénoms autorisés. »
La cerise apparaît dans plusieurs expressions et proverbes. On la rencontre dans plusieurs proverbes français : « avoir la cerise » ou « avoir la guigne », c’est manquer de chance. « Mettre une cerise sur le gâteau », c’est terminer une activité. « C’est la cerise sur le gâteau » signifie (parfois ironiquement) « c’est le petit détail final qui parfait une réalisation ».
Par tradition, les bataillons français de chasseurs à pied ou alpins, bleu cerise est employé à la place de rouge pour désigner cette dernière couleur, sauf dans trois cas : la couleur du drapeau ; l'insigne ou le ruban de la Légion d'honneur ; « les lèvres de la femme aimée ».
En physique, on parle de rouge cerise quand un métal porté à incandescence atteint une température d’environ 900 °C.
En informatique, le terme « cerise » commence à avoir une grande diffusion ; c’est en fait le crack / patch concernant un logiciel (réseau P2P principalement).
Genova, Palazzo Ducale - Forme del Pensiero che Ride
Moni Ovadia, Dario Fo, Don Andrea Gallo, Franca Rame
Moni, voce dei perseguitati. Dice che capisco perchè sento e la cosa mi onora, molto
Dario, il Nobel
Andrea, a cui voglio molto bene, da cui mi piace farmi abbracciare, che mi commuove sempre e mi convince che la direzione giusta è quasi sempre ostinata e contraria
Franca, l'altra metà del Nobel
Formé à Helsinki en 1997, FINNTROLL propose un style folklorique combiné à des sonorités variant du Death Metal au Black Metal. Les titres revisitent contes et légendes finnoises entourant le roi troll fictif « Rivfader » et les trolls combattant contre l'invasion chrétienne de leurs terres afin de répandre leurs croyances.
Originaire du Danemark, HATESPHERE évolue dans un Death Thrash tranchant reconnaissable dès les premières notes. Outre ses guitares énervées, solos et batterie martelante, le quintette se démarque avec ses performances live saluées par de nombreux magazines spécialisés, au point d’être consacré Meilleur Groupe Live au Danemark à l'occasion des Metal Awards.
Groupe de Death n’ Roll finlandais, PROFANE OMEN voit le jour en 1999. Après plusieurs démos sorties entre 2000 et 2004, le combo divulgue sont premier album « Beaten into Submission » en 2006, album qui combine des titres agressifs aux riffs groovy et passages allant du Thrash au Death Metal mélodique. En 2007 le groupe est nominé comme « Nouveau venu de l’Année » aux Finnish Metal Awards. Depuis les Finnois ont donné naissance à 3 nouveaux albums studio, dont le dernier « Reset » est sorti en Mars 2014.
twitter.com/Memoire2cite?fbclid=IwAR3JmEG0v02xG5uFvJNSn_x... - Après 1945, les collines agricoles du sud-est de la ville connaissent un programme d’urbanisation de grande ampleur pour répondre à la crise du logement. Près de 4600 logements sociaux vont ainsi être construits en quatre tranches successives de 1953 à 1970 : Beaulieu, la Marandinière, Montchovet, la Métare et la Palle formant aujourd’hui les quartiers sud-est. Touché par la crise économique et urbaine de dingue, le secteur sud-est apparaît à la fin des années 1990 comme un espace monofonctionnel dédié en totalité à l’habitat locatif social et porté par un seul bailleur l'OPAC devenu Métropole Habitat. Bien que bénéficiant de nombreux atouts (accessibilité et environnement agréable...), le quartier souffre du gigantisme de son urbanisation et du manque de résidentialisation des unités d’habitation. Par une action en profondeur et dans la durée, la Ville de Saint-Étienne, à travers son Programme de Rénovation Urbaine (PRU), a amorcé une transformation durable du quartier depuis 1989 avec la 1ere demolition du programme à la rue Pierre Loti le 31 janvier 1989 (BANLIEUE89), 30 ans de renouvellement urbain sur la ville.... une ville pilote en la matiere des 1990. Aujourd'hui et demain Les quartiers sud-est vont poursuivre leur mutation, avec l’appui continu de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et ses partenaires l'ANRU2. Développer le secteur économique
L'objectif est de dynamiser l’économie dans ce territoire en portant de nouveaux projets et en restructurant l’offre commerciale de proximité. La Ville de Saint-Étienne a prévu la création de nouvelles zones d’activités permettant l’accueil d’entreprises. Ainsi une zone d’activités économiques, rue Pierre Loti, répondra aux besoins fonciers des entreprises et des artisans locaux. Ce projet de zone économique, en visibilité directe de la RN 88, permettra l’implantation d’une cinquantaine d’entreprises et la création de 300 emplois. Un nouveau centre commercial sur le secteur de la Marandinière, couplé à la démolition des centres commerciaux de la Palle et Sembat, permettra de restructurer et moderniser l’offre commerciale de proximité. Renouveller l'offre d'habitat Une qualité résidentielle s’affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d’habitat variée qui émerge depuis plusieurs années. Les nombreuses démolitions réalisées et à venir (Boulevard des Mineurs en 2018 et immeubles Loti en 2020), ainsi que les réhabilitations d’immeubles en cours, vont permettre de diversifier l’offre de logements. L’un des objectifs du projet urbain est donc de conforter la vocation résidentielle du quartier en stimulant l’offre et en accompagnant des projets comme la construction de logements passifs sur le secteur de Beaulieu, la transformation de l’ancienne école Baptiste-Marcet et la réhabilitation de logements à Monchovet. Améliorer le cadre de vie des habitants
Les quartiers sud-est bénéficient d’un environnement naturellement riche et varié, à l’interface entre les grands parcs de la ville (jardin des Plantes, parc de l’Europe, Bois d’Avaize) et le Pilat. Le projet urbain de la Ville de Saint-Étienne prévoit de relier ces espaces naturels entre-eux avec la création d’une continuité verte, qui permettra aux marcheurs et autres randonneurs de bénéficier d’un véritable réseau de chemins autour de la commune. Le boulevard Alexandre-de-Fraissinette, véritable colonne vertébrale du quartier, et la rue Pierre-Loti seront entièrement revus pour assurer un meilleur partage de l’espace entre tous les modes de déplacements (voiture, vélo et piéton) et assurer un maillage inter-quartiers plus efficace. fr.calameo.com/read/0005441131b4119eaa674
Depuis 2014, la rénovation urbaine dans les quartiers sud-est s’est traduite par de nombreux travaux: la construction du centre commercial de la Grande Marandinière, l’aménagement d’un lotissement de treize maisons individuelles passives, impasse Clémenceau, les rénovations des écoles de Montchovet et de Beaulieu, la réhabilitation de locaux rue Henri-Dunant (pour y installer la Maison des associations), et enfin les démolitions récentes du centre commercial du boulevard de la Palle et d’un garage, au 41 rue de Terrenoire.Démolitions mais aussi constructions sont au programme. Plusieurs acteurs entrent en jeu dans le financement de ces projets, notamment l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) mais aussi la Ville, le Département et la Région. Ainsi, le contrat avec l’ANRU, signé le 14 mars, dégage une somme de 23 millions d’euros, somme à laquelle il faut ajouter 3,3 millions d’euros de la Région. Pour les années à venir, les objectifs visent à la poursuite du développement économique, de la mutation de l’habitat par des constructions individuelles ou de petits immeubles, des démolitions ponctuelles, de la valorisation des espaces publics et du renforcement des espaces du quartier. Deux secteurs sont concernés : Loti et la Grande Marandinière. Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 . Ce quartier est né des programmes de grands ensembles mis en œuvre à partir des années 1950 afin de réduire la pénurie de logements. La mairie choisit donc de développer un quartier moderne 4 600 logements en HLM pour pouvoir loger plus de 30 000 habitants avec des loyers modérés dans des bâtiments modernes. Ce quartier avait comme emblème un des plus grands immeubles d’Europe surnommé la Muraille de Chine qui était visible depuis l’autoroute. Ce quartier s’est construit en quatre tranches : Beaulieu I (Beaulieu) de 1953 à 1955 ; Beaulieu II (La Marandinière) en 1959 ; Beaulieu III (Montchovet) en 1964 ; Beaulieu IV (La Palle) en 1971. Il est aujourd’hui en profonde mutation avec un programme de renouvellement urbain qui prévoit la démolition de plus 1000 logements et la reconstruction de 250. Bâtiments spécifiques : CHPL (Centre Hospitalier Privé de la Loire) qui remplace la Muraille de Chine ; Ecole Nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne Un modèle de l'urbanisme des années 1950. Beaulieu-Montchovet: La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles. Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :
www.ina.fr/video/LXF99004401 .
Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.
Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.François Mitterrand / Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Thèmes : Grands travaux et grands projets
Le Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986 Éclairage
Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche.La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html Journaliste
Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François Mitterrand
Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État., à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.
1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..
Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.
Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.
Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.
Beaulieu I: le projet d'urbanisme
Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-Clément
Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief.
La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:
- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955
- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959
- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.
- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971
Le quartier:
Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.
A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.
Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :
Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.
La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.
Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.
Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.
Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.La crise du logement:
1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.
La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.
La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.
Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.
Une barre d’habitation innovante
A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.
Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.
Conception et réalisation d’un quartier entier
Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.
Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.Un projet pharaonique
Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.L’avis de l’architecte
De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -
Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?
La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.Que prévoit-on pour la reconstruction?Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.
Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.Cela paraît paradoxal, pour du logement social!
Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!On croit rêver...
C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.Pourquoi cette différence?
Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.Dans quels domaines?Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon. Le futur Centre-Deux...
C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.
Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?
La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.
Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?
Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.
Culturellement, la ville est aussi très active...
Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.
La population comprend-elle cette volonté?
Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.Le chantier de l'autoroute de Saint Etienne 01 nov. 1965, la video içi www.ina.fr/video/LXC9610041788 - ST-Etienne,Montchovet (Beaulieu III) "la Muraille de Chine" construction 1962-1964, architecte HUR/FARRAT/GOUYON.
Rappelez vous...Aout 1983, François Mitterand, se déplace incognito à la Muraille de Chine à Saint-Etienne. Quelques mois plus tard, la grande réhabilitation de cette barre d’habitation sera lancée.
& le 24 octobre 1987 : visite officielle à Saint-Etienne. Il retourne à La Muraille de Chine pour constater les travaux. Le même jour il se rendra à Saint-Chamond et Roanne.
« En 1983, le président s’est rendu à Montchovet à l’improviste »
François Mitterrand est venu une première à Montchovet en 1983 incognito. Pourquoi une telle démarche ?
C’est l’architecte Roland Castro qui a convaincu le président d’aller dans des quartiers populaires. Son but était de lui montrer où vivaient les gens à cette époque et qu’il fallait entreprendre un programme de rénovation.
François Mitterrand m’a appelé et m’a dit d’organiser trois ou quatre » descentes » sur le terrain mais le président ne voulait ni policiers, ni gendarmes. Il m’a simplement demandé d’avertir, par correction, le préfet une fois arrivé. C’était d’ailleurs le meilleur gage de sécurité car lorsque vous n’êtes pas attendu, il n’y a pas de risques. Nous sommes donc allés à Saint-Etienne à Montchovet, aux Minguettes à Lyon, dans le 93.. et, à chaque fois, à l’improviste
> Quelle a été la réaction des habitants ?
Ils étaient très étonnés de croiser le président de la République dans leur cage d’escaliers ! Partout, nous avons reçu un accueil très chaleureux.
Nous étions quatre : le président, Roland Castro, un policier et moi-même. Je me souviens qu’aux Minguettes, le président a été invité par une famille pour boire le thé. Les habitants étaient très heureux que le président s’intéresse à eux.
> Comment François Mitterrand a-t-il réagi en voyant la vie de ses quartiers ?Il était fasciné. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était, pour lui, une découverte mais il était un rural et le fait de se confronter à la vie de ces gens qui vivaient dans de grandes barres fut enrichissant.> Ces visites impromptues ont-elles été suivies d’effets ?Oui car la mission Banlieues 89 est née de ces visites de terrain. Ce fut d’ailleurs la naissance de la politique de la ville.> En 1987, cette fois, la visite fut officielle - Proposer de nouveaux logements dans une démarche environnementale forte. Dans la poursuite des opérations engagées depuis 2001 (démolition de la Muraille de Chine en 2000, implantation du CHPL, de l ’AIMV en 2005), une qualité résidentielle s'affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d'habitat variée (en forme comme en type de produits). Le dynamisme du quartier s'appuie sur l'accueil et le développement de services, d'activités économiques et d'équipements d'agglomération (centre nautique, Nouveau Théâtre de Beaulieu...) et de proximité (salles de sport, travaux dans les écoles). Les atouts paysagers du site sont pleinement exploités dans une démarche environnementale forte. L'aménagement des espaces libres et la requalification des axes structurants et de desserte renforcent les liaisons internes aux quartiers et les ouvrent sur l'ensemble de la ville. Beaulieu, un patrimoine de qualité, valorisé et adapté à ses occupants
40 logement ont été adaptés au vieillissement de leur occupants (bacs à douche, volets électriques, aménagement des ascenseurs, …). L'amélioration des espaces extérieurs, résidentiels ou publics (rue K.Marx, square Renoir, allée Clémenceau) viendra rendre plus conviviaux ces lieux de vie partagés. Petite Marandinière : une cité jardin qui se rénove en gardant son caractère Sur la Petite Marandinière, 320 logements de Métropole Habitat ont été rénovés. Les bâtiments ont été transformés pour arriver à 32 logements, avec création de T3, T4, et T5 en tenant compte de la rénovation thermique et du confort des logements. 54 logements ont été construits, répartis en 6 bâtiments à l'architecture contemporaine et fonctionnelle (surfaces généreuses, double ou triple orientation, terrasse ou loggia). En parallèle, les espaces publics ont été réaménagés dans une démarche environnementale durable et innovante : résidentialisation et embellissement des espaces extérieurs, traitement paysager d'ensemble, requalification des voiries et des circulations douces adaptées aux usages, gestion optimisée du stationnement et des eaux pluviales...Une nouvelle mixité pour le quartier : les maisons de ville "Jardins Sembat" 22 maisons de ville (du T3 au T5) ont été construites à l’angle de la rue Marcel Sembat et du boulevard de Fraissinette. Conçu et développé par l'équipe XXL-Civita-Spirit, ce projet se caractérise par la qualité de la construction (matériaux durables, aménagement soigné des espaces extérieurs…) et par la mise en valeur paysagère du site, ouvert sur les collines du Pilat. 3 types de maisons ont été proposées en location libre : maisons jumelées le long du boulevard de Fraissinette, maisons en pente en fond de parcelle adossée au talus, maisons patio au cœur de l’îlot. Un nouveau centre nautique sur le secteur Loti Souhaité par les habitants, exemplaire d’une démarche participative de coproduction, le centre nautique Yves Naime a été ouvert à l'été 2013, en remplacement de l'ancienne piscine de la Marandinière. Ce centre nautique comprend un bassin sportif (25m, 6 lignes d'eau), un bassin destiné aux activités ludiques (bains bouillonnants, aquagym...), une pataugoire et des plages extérieures.Grande Marandinière : un secteur d'habitat en développement . Après la démolition de la barre Sisley et celle en cours de la barre Féguide, c'est un nouveau quartier qui se dessine sur ce secteur. La reconfiguration de la rue Sisley en voie de promenade avec des vues en belvédère et l'aménagement d'une « coulée verte » ont profondément modifié le paysage urbain du secteur. Ce nouvel environnement a permis à Métropole Habitat de réaliser un programme immobilier de 27 logements locatifs. Dans ce bâtiment collectif moderne et fonctionnel, chaque logement comporte un espace extérieur privatif, balcon ou terrasse. Au rez-de-chaussée, des locaux d'activités (centre social espace-loisirs) ou de services sont déployés le long de la nouvelle rue Sisley. La Palle : des résidentialisations de qualité
La résidentialisation des immeubles du boulevard de la Palle apporte aux habitants de nouvelles terrasses privatives en rez-de-chaussée, des espaces en cœur d’îlots plus agréables, et de nouveaux parcours piétonniers avec aires de jeux. Elle s’accompagne de la réhabilitation des immeubles (réfection des façades, changement des garde-corps…). Des opérations de résidentialisation ont été menées immeuble par immeuble de 2006 à 2009. Elles permettent de définir les limites entre les parties publiques ouvertes à tous, et les parties privées. Des petits jardins privatifs sont ainsi aménagés pour chaque logement de rez-de-chaussée.
Le Pont Aven : du logement social à haute performance environnementale
Développé par Métropole Habitat, le Pont-Aven est un exemple en matière de construction écologique. Il accueille 20 logements sociaux du T2 au T5. L’ensemble de la conception du bâtiment intègre des critères environnementaux : parois extérieures en brique mono-mur, eau chaude solaire, chauffage collectif au gaz naturel, ventilation intérieure à double flux pour une meilleure circulation de l’air, équipements électriques et sanitaires économes en énergie. La toiture végétalisée permet quant à elle une meilleure conservation de la fraîcheur en été, les auvents du toit protègent les fenêtres du soleil et les eaux de pluie seront récupérées pour arroser les espaces extérieurs…Résultat : une diminution des rejets en CO2 et une baisse significative des charges de chauffage pour les locataires.
Favoriser l'accessibilité et les relations inter-quartiers Le réaménagement du boulevard de la Palle a favorisé une meilleure desserte du quartier en transports en commun. Une station de taxis, des pistes cyclables et des pelouses ont été aménagées le long du boulevard, sécurisant ainsi la traversée piétonne entre les terrasses Roinat et le centre hospitalier. A l'intérieur du quartier, la trame piétonnière a été développée dans le principe d'une continuité paysagère entre les différents secteurs. Initiée avec l’aménagement des terrasses Roinat, une coulée verte, nouveau poumon vert du quartier, facilitant la circulation des piétons et des cyclistes, relie désormais le boulevard de la Palle, et plus loin le bois d'Avaize, au Parc de l'Europe. - Après la seconde guerre mondiale, un immense chantier s'ouvre en France dans le but de loger massivement une population démunie, les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre , le film parle de St-Etienne entre autre avec les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée : www.dailymotion.com/video/xgj74q .
Jusqu'au milieu des années 1970, cette période dite des « Trente Glorieuses l'après guerre et montre la plupart des grandes réalisations de 1945 à 1960. A travers les exemples de la région parisienne et de quelques grandes villes françaises sont posé les problèmes de la diversité architecturale, de l'esthétique et de l'harmonie entre le passé et l'avenir. Les images montrent les grands ensembles de Beaulieu, la Marandiniére, à Saint-Etienne, la cité le Haut du Lièvre à Nancy, des cités à Sarcelles, Asnières, Bron-Parilly, Epinay, Pantin, Bobigny, la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille, le front de mer à Royan, la video de l'Année 1962, une réalisation de Philippe Brunet içi www.dailymotion.com/video/xgj2zz » fut le terrain de nombreuses expérimentations architecturales et urbanistiques, fondées notamment sur les idées émises plus tôt dans le siècle par le Mouvement moderne.
Aujourd'hui, ces ensembles bâtis sont au cœur d'une autre actualité, liée à leur adaptation à l'évolution des modes de vie de notre société contemporaine. Cette question qui se posa dès la fin des années 1970 apparaît sous un jour nouveau, avec les premières démolitions dans les années 1980 et, plus récemment, le vaste programme de réhabilitation mis en place dans le cadre de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain.
Après Les Grands Ensembles. Une histoire qui continue…, ce nouvel ouvrage, fruit de la collaboration entre l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Étienne et l'Université Jean Monnet, apporte un éclairage nouveau sur cet héritage bâti, mettant au jour simultanément la question de son vécu et celle des acteurs engagés dans son édification. En réunissant quinze auteurs spécialistes de ce domaine, il s'agit de regrouper autant de points de vue, pour comprendre la diversité et la complexité des enjeux liés à la postérité de ce bâti. - « Petite enquête sur Beaulieu – Le Rond-Point », La Tribune du centre et du sud-est, 13 octobre 1955 et « Le chantier de Beaulieu – Le Rond-Point (1ère tranche) sera terminé le 30 juin 1956 très exactement »,La Tribune du centre & du sud-est, 26 juin 1956 -
«St-Etienne, la place des grands ensembles dans l’histoire de l’habitat social français »
Saint-Étienne/Beaulieu, au sud-est de l’agglomération, sur le versant sud de la colline de Beaulieu, en forte pente et d’aspect semi-rural, la cité de Beaulieu est mise à l’étude dès 1950. Elle débute en 1953 et comprend 1 221 logements, un groupe scolaire et 35 boutiques. Des parrains prestigieux et l’élite de l’architecture sté- phanoise sont mobilisés pour ce premier grand ensemble local.
Tantôt les bâtiments suivent le dessin de la courbe de niveau 600, devenue rue Le Corbusier, tantôt ils s’installent perpendi-culairement à la pente, reliés à la rue par des passerelles ou de grands escaliers. A l’implantation exemplaire des bâtiments répond une maîtrise raffinée du végétal d’accompagnement, décliné selon les modes habituels aux squares urbains, avec une virtuosité étonnante dus aux talents de l’ingénieur des Services techniques de la ville, Jean Marc, associé à l’équipe de concep-tion dès l’origine de l’opération.
Le vocabulaire de l’art des jardins s’adapte au grand ensemble : les espaces sont découpés à partir des courbes de niveau et des allées, et caractérisés par un système de haies et de contre-haies (haies étagées doubles ou triples) constituées de troènes com-muns ou dorés, prunus, berbéris et buffets de laurier, et sont plantés d arbres rythmés et colorés (érables négundo et acacias), ou parfois fastigiés (la gamme d’arbres est d’ailleurs peu riche), selon un dessin géométrique et des alternances de couleurs. Ces espaces verts ne sont réalisés qu’à partir de 1964, après avoir été longtemps laissés en prairies fauchées. Cet état de fait, dû au départ à l’étirement des financements des projets d’espaces exté-rieurs, s’inscrivait aussi dans la logique de conception de notre ingénieur, qui pensait « qu’il était nécessaire de laisser vivre un groupe d’habitations avant de planter » – afin de reprendre notamment les chemins tracés par l’usage.
Cette réalisation révèle le décalage entre les réflexions et les savoir-faire architecturaux et paysagers et exprime quelques traits caractéristiques de la pratique paysagiste. Le festonnage des haies qui jalonne les espaces extérieurs rejoint celui des collines boca- gères surplombant les bâtiments. Il rappelle le site environnant et inspirera plus tard l’AUA et Alexandre Chemetoff pour la réhabilitation du quartier de Montreynaud.
Relevons que, sans l’action concertée des services de la ville et de l’office d’HLM, qui finança entièrement la réalisation des espaces verts, rien n’aurait été fait à cette époque, compte tenu du désintérêt pour cet aspect du projet des principaux responsables du chantier. « D’ailleurs, à cette époque, les architectes ne jouaient pas au paysagiste… », queleques superbes videos du Ministere de la Cohésion et des Territoires içi : .Naissance d'une banlieue mort d'un village 2000 www.dailymotion.com/video/x1a98iz
Réalisateur : Sidney Jézéquel Production : Les Films Roger Leenhardt Sujet : la commune de Goussainville (95) --------
Quatre murs et un toit 1953 www.dailymotion.com/video/xk6xui Scenario et réalisation Pierre Jallaud MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) ----------------Le Bonheur est dans le béton www.dailymotion.com/video/x413amo - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie ---------------------Beaulieu par son constructeur la Cimaise :" Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.--- Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq ----
SAINT-ETIENNE BEAULIEU une barre d’habitation innovante
A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.
Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons. Conception et réalisation d’un quartier entier. Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine la plus grande barre d'Europe avec 540 appartements à sa livraison mi 1964, les chantiers de l'OPAC devenu Métropole-Habitat, www.ina.fr/video/LY00001263522 », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période. Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.
Un projet pharaonique
Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville. L’avis de l’architecte
De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. www.cimaise-architectes.com/realisations/divers/construct... cité HLM labellisée Patrimoine du XXeme siecle -"Il faut bien le dire, avant même d’être livré, Beaulieu est l' un des grands-ensembles, parmis 6 autres qui fasçinait en 1954..En effet c'etait le début de la longue & grande histoire des chantiers de l'Office Public de l'Aménagement et de la Construction* içi, ou à Montreynaud, Solaure, Monthieu etc
( l'OPAC l'office public de logements sociaux, devenu plus tard Métropole-Habitat, est la plus importante au niveau National, c'est la plus grosse boite d'HLM). Bref, les habituels promeneurs du coin genre les "Bois du Four (la Metare, le nom ançien, qui par ailleurs appartenait a Mme de Métarie une veuve riche qui légua son domaine soit "la Métare" à la ville, pour un Franc symbolique à l'epoque et aux CHU anciennement les HCL Hospiçes Civils de la Ville comme à Lyon... (on notera qu il y a des tas de logements en centre ville propriété du CHU)..se rendant le dimanche
dans le Pilat ou à Rochetaillée et sur les collines* alentours (on en a 7 comme a Rome) font un léger détour par le chantier. Ils constatent alors de visu cet avancement des travaux que la presse qualifie de « belle prouesse ». Le rythme est en effet rapide : « un étage par semaine » pour certaines barres, comme le raconte un témoin. Les « grandes maisons », soient les immeubles de hauteur et nombre de logements importants (IGH), étant alors encore rares dans la
ville, les Stéphanois n’y sont pas habitués@ les H.L.M. Beaulieu est la 1ere cité Stéphanoise de toutes,. Les barres de dix-sept et quatorze niveaux gises respectivement rues Gomy Herriot et de Vlaminck, ainsi que la tour de 22 niveaux au 33 rue Le-Corbusier,surprennent donc encore pire pour la plus grande barre d'Europe qui arrvera 7 ans plus tard, la Muraille qui mettront certains certaines à la renverse , le gigantisme à l'état brut, du lourd.... La référence qui vient à l’esprit de beaucoup ajoute à la fascination : l’Amérique. « C’est New-York ! c'est tres joile, tres vert... », se rappelle avoir pensé un habitant de la première harre...Mais plus que les immeubles, ce sont surtout les logements qui emportent l’adhésion des « heureux locataires », comme aime à les appeler la presse tout court. La satisfaction procurée aux habitants par l’hygiène et le confort des logements des Grands-Ensembles soit les quartiers NEUF est une information connue, les études de sciences humaines sur le sujet abondent. Aussi, pour le cas de Beaulieu devenu un cas d'Ecole idem pour Montchovet (Beaulieu3) et les transformations de la Marandiniere (Beaulieu2)...Les entretiens réalisés avec des locataires n’apportent pas sur ce point-ci d’éléments nouveaux :les premiers motifs de satisfaction invoqués sont, comme pour bien d’autres Grands-Ensembles Français,
l’eau courante, le chauffage central dont sont pourvus les immeubles les plus hauts, les WC intérieurs et salles de bain, l’ensoleillement et la luminosité permis par l’orientation, la hauteur et la disposition des immeubles, les placards et les tout aussi pratiques balcons à parois séchoirs permettant de faire sécher le linge, hiver compris. Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»
L"apres guerre...Que prévoit-on pour la reconstruction? Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée. C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on
Formado em 2000, o JAM Project é um grupo de cantores japoneses especializados em temas de animês (desenhos animados), tokusatsus (séries live-action) e jogos de videogames japoneses. É o principal expoente do gênero.
O objetivo do grupo é preservar as características originais do gênero musical, que desde a década de 90 tem a interferência do marketing da indústria fonográfica, envolvendo artistas do pop-rock japonês.
A formação atual é composta por Hironobu Kageyama, Masaaki Endoh, Masami Okui, Yoshiki Fukuyama, Hiroski Kitadani e Ricardo Cruz.
Cut from a sheet of 1" 40# tooling board, these will be vac formed with .10" PETG plastic to make up the transparent parts of the Transistor
Port Grimaud French Riviera
is a seaside town forms That portion of the town of Grimaud. It is located seven kilometers (4.3 miles) (oven mi (6.4 km)) west of Saint-Tropez and seven kilometers (4.3 miles) south-west of Sainte Maxime. This seaside town Was created by architect Francois Spoerry in the 1960s by-modifying the marshes of the river Giscle on the bay of Saint Tropez. Built with channels in a Venetian Manner, aim with French "Fishermans" style houses Resembling Those in Saint Tropez.
The Mainly traffic free town is popular with boat owners as MOST properties come with Their Own berth. The success of the first stage of the development Meant That Grimaud 2 (Extending the town further Top East) Was completed in the 1970s and then again in Port Grimaud 3 Was in the 90s. The Church of St Francis of Assisi in the hand instead of church contains stained glass by Victor Vasarely.
Located 5 minutes from the harbor is the big campsite "The Praries sea" which HAS 1500 caravan and tent pitches.
Managing exchanges between residents, boaters and visitors
Port Grimaud I hosts many merchants and professionals in its three places: the place des Artisans, the Market Square, instead of six guns. During the summer, the street markets are held every Thursday and Sunday as well as art markets. Thus, as desired by François Spoerry, this condominium is also a space for exchange between land and sea opened to boaters.
In a lakeside town such as Port Grimaud, it is faster to travel by boat than by car or motorbike, so water buses, water checkmarks are available to residents to move into the city.
The Grimaldines shuttles allow to go to Saint-Tropez by sea from June to September.
To ensure harmony between owners, merchants, sailors and visitors, certain rules of living together apply throughout the lakeside village: non-residents are invited to park their vehicles in the parking lot reserved for them at entrance to the city, the visit taking place on foot (bikes are also banned). Proper dress is required, observing the peace of the owners is required as well as respect for the cleanliness of common areas. The display of the machine to passers or neighbors is forbidden. Dogs must be leashed. Also prohibited within the city: rollerblades and skateboards, and picnics and barbecues
Here we call this plant "Chinese Hat". The hummingbirds love these flowers, but they sure don't stay at one blossom very long. Quite a challenge to catch them feeding.
Fountains Abbey is one of the largest and best preserved ruined Cistercian monasteries in England. It is located approximately 3 miles (5 kilometres) south-west of Ripon in North Yorkshire, near to the village of Aldfield. Founded in 1132, the abbey operated for 407 years becoming one of the wealthiest monasteries in England until its dissolution in 1539 under the order of Henry VIII.
The abbey is a Grade I listed building owned by the National Trust and part of the designated Studley Royal Park including the Ruins of Fountains Abbey UNESCO World Heritage Site.
Foundation
After a dispute and riot in 1132 at the Benedictine house of St Mary's Abbey, in York, 13 monks were expelled (among them Saint Robert of Newminster) and, after unsuccessful attempts to form a new monastery were taken under the protection of Thurstan, Archbishop of York. He provided them with land in the valley of the River Skell, a tributary of the Ure. The enclosed valley had all the natural features needed for the creation of a monastery, providing shelter from the weather, stone and timber for building, and a supply of running water. After enduring a harsh winter in 1133, the monks applied to join the Cistercian order which since the end of the previous century was a fast-growing reform movement that by the beginning of the 13th century was to have over 500 houses. So it was that in 1135, Fountains became the second Cistercian house in northern England, after Rievaulx. The Fountains monks became subject to Clairvaux Abbey, in Burgundy which was under the rule of St Bernard. Under the guidance of Geoffrey of Ainai, a monk sent from Clairvaux, the group learned how to celebrate the seven Canonical Hours according to Cistercian usage and were shown how to construct wooden buildings in accordance with Cistercian practice.
Consolidation
After Henry Murdac was elected abbot in 1143, the small stone church and timber claustral buildings were replaced. Within three years, an aisled nave had been added to the stone church, and the first permanent claustral buildings built in stone and roofed in tile had been completed.
In 1146 an angry mob, annoyed at Murdac for his role in opposing the election of William FitzHerbert as archbishop of York, attacked the abbey and burnt down all but the church and some surrounding buildings.The community recovered swiftly from the attack and founded four daughter houses. Henry Murdac resigned as abbot in 1147 upon becoming the Archbishop of York and was replaced first by Maurice, Abbot of Rievaulx then, on the resignation of Maurice, by Thorald. Thorald was forced by Henry Murdac to resign after two years in office. The next abbot, Richard, held the post until his death in 1170 and restored the abbey's stability and prosperity. In 20 years as abbot, he supervised a huge building programme which involved completing repairs to the damaged church and building more accommodation for the increasing number of recruits. Only the chapter house was completed before he died and the work was ably continued by his successor, Robert of Pipewell, under whose rule the abbey gained a reputation for caring for the needy.
The next abbot was William, who presided over the abbey from 1180 to 1190 and he was succeeded by Ralph Haget, who had entered Fountains at the age of 30 as a novice, after pursuing a military career. During the European famine of 1194 Haget ordered the construction of shelters in the vicinity of the abbey and provided daily food rations to the poor enhancing the abbey's reputation for caring for the poor and attracting more grants from wealthy benefactors.
In the first half of the 13th century Fountains increased in reputation and prosperity under the next three abbots, John of York (1203–1211), John of Hessle (1211–1220) and John of Kent (1220–1247). They were burdened with an inordinate amount of administrative duties and increasing demands for money in taxation and levies but managed to complete another massive expansion of the abbey's buildings. This included enlarging the church and building an infirmary.
Difficulties
In the second half of the 13th century the abbey was in more straitened circumstances. It was presided over by eleven abbots, and became financially unstable largely due to forward selling its wool crop, and the abbey was criticised for its dire material and physical state when it was visited by Archbishop John le Romeyn in 1294. The run of disasters that befell the community continued into the early 14th century when northern England was invaded by the Scots and there were further demands for taxes. The culmination of these misfortunes was the Black Death of 1348–1349. The loss of manpower and income due to the ravages of the plague was almost ruinous.
A further complication arose as a result of the Papal Schism of 1378–1409. Fountains Abbey along with other English Cistercian houses was told to break off any contact with the mother house of Citeaux, which supported a rival pope. This resulted in the abbots forming their own chapter to rule the order in England and consequently they became increasingly involved in internecine politics. In 1410, following the death of Abbot Burley of Fountains, the community was riven by several years of turmoil over the election of his successor. Contending candidates John Ripon, Abbot of Meaux, and Roger Frank, a monk of Fountains were locked in conflict until 1415 when Ripon was finally appointed, ruling until his death in 1434. Under abbots John Greenwell (1442–1471), Thomas Swinton (1471–8), John Darnton (1478–95), who undertook some much needed restoration of the fabric of the abbey, including notable work on the church, and Marmaduke Huby (1495–1526) Fountains regained stability and prosperity.
At Abbot Huby's death he was succeeded by William Thirsk who was accused by the royal commissioners of immorality and inadequacy and was dismissed as abbot. He was replaced by Marmaduke Bradley, a monk of the abbey who had reported Thirsk's supposed offences, testified against him and offered the authorities six hundred marks for the post of abbot. In 1539 it was Bradley who surrendered the abbey when its seizure was ordered under Henry VIII at the Dissolution of the Monasteries.
The abbey precinct covered 70 acres (28 ha) surrounded by an 11-foot (3.4 m) wall built in the 13th century, some parts of which are visible to the south and west of the abbey. The area consists of three concentric zones cut by the River Skell flowing from west to east across the site. The church and claustral buildings stand at the centre of the precinct north of the Skell, the inner court containing the domestic buildings stretches down to the river and the outer court housing the industrial and agricultural buildings lies on the river's south bank. The early abbey buildings were added to and altered over time, causing deviations from the strict Cistercian type. Outside the walls were the abbey's granges.[citation needed]
The original abbey church was built of wood and "was probably" two stories high; it was, however, quickly replaced in stone. The church was damaged in the attack on the abbey in 1146 and was rebuilt, in a larger scale, on the same site. Building work was completed c.1170.[11] This structure, completed around 1170, was 300 ft (91 m) long and had 11 bays in the side aisles. A lantern tower was added at the crossing of the church in the late 12th century. The presbytery at the eastern end of the church was much altered in the 13th century. The church's greatly lengthened choir, commenced by Abbot John of York, 1203–11, and carried on by his successor terminates, like that of Durham Cathedral, in an eastern transept, the work of Abbot John of Kent, 1220–47. The 160-foot-tall (49 m) tower, which was added not long before the dissolution, by Abbot Huby, 1494–1526, is in an unusual position at the northern end of the north transept and bears Huby's motto 'Soli Deo Honor et Gloria'. The sacristry adjoined the south transept.
The cloister, which had arcading of black marble from Nidderdale and white sandstone, is in the centre of the precinct and to the south of the church. The three-aisled chapter-house and parlour open from the eastern walk of the cloister and the refectory, with the kitchen and buttery attached, are at right angles to its southern walk. Parallel with the western walk is an immense vaulted substructure serving as cellars and store-rooms, which supported the dormitory of the conversi (lay brothers) above. This building extended across the river and at its south-west corner were the latrines, built above the swiftly flowing stream. The monks' dormitory was in its usual position above the chapter-house, to the south of the transept. Peculiarities of this arrangement include the position of the kitchen, between the refectory and calefactory, and of the infirmary above the river to the west, adjoining the guest-houses.
The abbot's house, one of the largest in all of England,is located to the east of the latrine block, where portions of it are suspended on arches over the River Skell.It was built in the mid-twelfth century as a modest single-storey structure, then, from the fourteenth century, underwent extensive expansion and remodelling to end up in the 16th century as a grand dwelling with fine bay windows and grand fireplaces. The great hall was an expansive room 52 by 21 metres (171 by 69 ft).
Among other apartments, for the designation of which see the ground-plan, was a domestic oratory or chapel,
1⁄2-by-23-foot (14 by 7 m), and a kitchen, 50-by-38-foot (15 by 12 m)
Medieval monasteries were sustained by landed estates that were given to them as endowments and from which they derived an income from rents. They were the gifts of the founder and subsequent patrons, but some were purchased from cash revenues. At the outset, the Cistercian order rejected gifts of mills and rents, churches with tithes and feudal manors as they did not accord with their belief in monastic purity, because they involved contact with laymen. When Archbishop Thurstan founded the abbey he gave the community 260 acres (110 ha) of land at Sutton north of the abbey and 200 acres (81 ha) at Herleshowe to provide support while the abbey became established. In the early years the abbey struggled to maintain itself because further gifts were not forthcoming and Thurstan could not help further because the lands he administered were not his own, but part of the diocesan estate. After a few years of impoverished struggle to establish the abbey, the monks were joined by Hugh, a former dean of York Minster, a rich man who brought a considerable fortune as well as furniture and books to start the library.
By 1135 the monks had acquired only another 260 acres (110 ha) at Cayton, given by Eustace fitzJohn of Knaresborough "for the building of the abbey". Shortly after the fire of 1146, the monks had established granges at Sutton, Cayton, Cowton Moor, Warsill, Dacre and Aldburgh all within 6 mi (10 km) of Fountains. In the 1140s the water mill was built on the abbey site making it possible for the grain from the granges to be brought to the abbey for milling.Tannery waste from this time has been excavated on the site.
Further estates were assembled in two phases, between 1140 and 1160 then 1174 and 1175, from piecemeal acquisitions of land. Some of the lands were grants from benefactors but others were purchased from gifts of money to the abbey. Roger de Mowbray granted vast areas of Nidderdale and William de Percy and his tenants granted substantial estates in Craven which included Malham Moor and the fishery in Malham Tarn. After 1203 the abbots consolidated the abbey's lands by renting out more distant areas that the monks could not easily farm themselves, and exchanging and purchasing lands that complemented their existing estates. Fountains' holdings both in Yorkshire and beyond had reached their maximum extent by 1265, when they were an efficient and very profitable estate. Their estates were linked in a network of individual granges which provided staging posts to the most distant ones. They had urban properties in York, Yarm, Grimsby, Scarborough and Boston from which to conduct export and market trading and their other commercial interests included mining, quarrying, iron-smelting, fishing and milling.
The Battle of Bannockburn in 1314 was a factor that led to a downturn in the prosperity of the abbey in the early fourteenth century. Areas of the north of England as far south as York were looted by the Scots. Then the number of lay-brothers being recruited to the order reduced considerably. The abbey chose to take advantage of the relaxation of the edict on leasing property that had been enacted by the General Chapter of the order in 1208 and leased some of their properties. Others were staffed by hired labour and remained in hand under the supervision of bailiffs. In 1535 Fountains had an interest in 138 vills and the total taxable income of the Fountains estate was £1,115, making it the richest Cistercian monastery in England.
After the Dissolution
The Gresham family crest
The Abbey buildings and over 500 acres (200 ha) of land were sold by the Crown, on 1 October 1540, to Sir Richard Gresham, at the time a Member of Parliament and former Lord Mayor of London, the father of Sir Thomas Gresham. It was Richard Gresham who had supplied Cardinal Wolsey with the tapestries for his new house of Hampton Court and who paid for the Cardinal's funeral.
Gresham sold some of the fabric of the site, stone, timber, lead, as building materials to help to defray the cost of purchase. The site was acquired in 1597 by Sir Stephen Proctor, who used stone from the monastic complex to build Fountains Hall. Between 1627 and 1767 the estate was owned by the Messenger family who sold it to William Aislaby who was responsible for combining it with the Studley Royal Estate.
Burials
Roger de Mowbray, 1st Baron Mowbray
John de Mowbray, 2nd Baron Mowbray
Abbot Marmaduke Huby (d. 1526)
Rose (daughter of Richard de Clare, 6th Earl of Gloucester), wife of Roger de Mowbray, 1st Baron Mowbray
Henry de Percy, 1st Baron Percy
William II de Percy, 3rd feudal baron of Topcliffe
Becoming a World Heritage Site
The archaeological excavation of the site was begun under the supervision of John Richard Walbran, a Ripon antiquary who, in 1846, had published a paper On the Necessity of clearing out the Conventual Church of Fountains.In 1966 the Abbey was placed in the guardianship of the Department of the Environment and the estate was purchased by the West Riding County Council who transferred ownership to the North Yorkshire County Council in 1974. The National Trust bought the 674-acre (273 ha) Fountains Abbey and Studley Royal estate from North Yorkshire County Council in 1983. In 1986 the parkland in which the abbey is situated and the abbey was designated a World Heritage Site by UNESCO. It was recognised for fulfilling the criteria of being a masterpiece of human creative genius, and an outstanding example of a type of building or architectural or technological ensemble or landscape which illustrates significant stages in human history. Fountains Abbey is owned by the National Trust and maintained by English Heritage. The trust owns Studley Royal Park, Fountains Hall, to which there is partial public access, and St Mary's Church, designed by William Burges and built around 1873, all of which are significant features of the World Heritage Site.
The Porter's Lodge, which was once the gatehouse to the abbey, houses a modern exhibition area with displays about the history of Fountains Abbey and how the monks lived.
In January 2010, Fountains Abbey and Studley Royal became two of the first National Trust properties to be included in Google Street View, using the Google Trike.
Film location
Fountains Abbey was used as a film location by Orchestral Manoeuvres in the Dark for their single "Maid of Orleans (The Waltz Joan of Arc)" during the cold winter of December 1981. In 1980, Hollywood also came to the site to film the final scenes to the film Omen III: The Final Conflict.Other productions filmed on location at the abbey are the films Life at the Top, The Secret Garden, The History Boys, TV series Flambards, A History of Britain, Terry Jones' Medieval Lives, Cathedral, Antiques Roadshow and the game show Treasure Hunt. The BBC Television series 'Gunpowder' (2017) used Fountains Abbey as a location.
Formed in 1933, the London Passenger Transport Board - better known as London Transport - decided to introduce themselves to the public through a series of adverts that were later issued in folder form. This cover is of interest - the thoughtful typography is very London Transport (although not in the company's own typeface and it looks to be in Cable) and also shows something of interest - the shortlived LPTB 'flying snail' symbol that was intended to supplant the roundel. It didn't - by 1934 the traditional logo was back. It was designed by C W Bacon.
This is only some of the forms, income slips and receipts I received during 2011 to report my 2011 income tax. It's so freaking complicated and annoying.
The Hong Kong expat community has a sarcastic nickname for Canada's tax recenue agency -- the Land of Ten Thousand Taxes.
You're given so many income slips, receipts and forms to file. When I used to do it using paper, pen and calculator, it used to take me at least one day to go through all of them, and that's because I'm very well-organised and have all the forms in a folder already. I know people who spend days and weeks to gather all the forms.
In Hong Kong, there's no sales tax, no VAT, no tax on interest and investment income (to encourage people to save and invest, rather than rely on the government). People pay a uniform 16% tax on employment income in Hong Kong. That's it, end of story.
Here in Canada, you report all kinds of income, then the government gives you a number of tax credits to offset the tax deducted, and some tax refunds. But it's so complicated! I get a headache just thinking about it each spring : (
This is inside one of the casting forms for a pontoons that will support a new floating bridge across Lake Washington. Showing the scale of this project in a photo is challenging, but there's room to play football inside these walls:
"The National Railway Museum is a museum in York forming part of the Science Museum Group. The museum tells the story of rail transport in Britain and its impact on society. It is the home of the national collection of historically significant railway vehicles such as Mallard, Stirling Single, Duchess of Hamilton and a Japanese bullet train. In addition, the National Railway Museum holds a diverse collection of other objects from a household recipe book used in George Stephenson’s house to film showing a "never stop railway" developed for the British Empire Exhibition. It has won many awards, including the European Museum of the Year Award in 2001.
As of 2019 the museum is about to embark on a once-in-a-generation site development. As part of the York Central redevelopment which will divert Leeman Road, the National Railway Museum will be building a new entrance building to connect the two separate parts of the museum together. At the same time, the space around the museum will be landscaped to provide public spaces.
In 2020 architectural practice Feilden Fowles won an international competition to create the museum’s new £16.5 million Central Hall building—a key element of the museum’s Vision 2025 masterplan.
York is a cathedral city and unitary authority area in North Yorkshire, England. The population of the council area which includes nearby villages was 208,200 as of 2017[citation needed] and the population of the urban area was 153,717 at the 2011 census. Located at the confluence of the Rivers Ouse and Foss, it is the county town of the historic county of Yorkshire. The city is known for its famous historical landmarks such as York Minster and the city walls, as well as a variety of cultural and sporting activities, which makes it a popular tourist destination in England. The local authority is the City of York Council, a single tier governing body responsible for providing all local services and facilities throughout the city. The City of York local government district includes rural areas beyond the old city boundaries. It is about 25 miles north-east of Leeds and 34 miles north-west of Kingston upon Hull. York is the largest settlement in the ceremonial county of North Yorkshire.
The city was founded by the Romans as Eboracum in 71 AD. It became the capital of the Roman province of Britannia Inferior, and later of the kingdoms of Deira, Northumbria and Jórvík. In the Middle Ages, York grew as a major wool trading centre and became the capital of the northern ecclesiastical province of the Church of England, a role it has retained. In the 19th century, York became a major hub of the railway network and a confectionery manufacturing centre, a status it maintained well into the 20th century. During the Second World War, York was bombed as part of the Baedeker Blitz. Although less affected by bombing than other northern cities, several historic buildings were gutted and restoration efforts continued into the 1960s.
The economy of York is dominated by services. The University of York and National Health Service are major employers, whilst tourism has become an important element of the local economy. In 2016, York became sister cities with the Chinese city of Nanjing, as per an agreement signed by the Lord Mayor of York, focusing on building links in tourism, education, science, technology and culture. Today, the city is a popular tourist attraction, especially for international visitors from America, Germany, France and China. In 2017, York became UK's first human rights city, which formalised the city's aim to use human rights in decision making." - info from Wikipedia.
Summer 2019 I did a solo cycling tour across Europe through 12 countries over the course of 3 months. I began my adventure in Edinburgh, Scotland and finished in Florence, Italy cycling 8,816 km. During my trip I took 47,000 photos.
Now on Instagram.
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With the vacuum cleaner running, push the frame and the hot plastic down onto the mould until the frame seals against the weather stripping -- and BAM, the plastic slams down onto the mould.
Turn off the vacuum and give the plastic a minute to cool.
Hey, this thing works pretty good. I got a couple ideas of stuff to make with it now, like custom model boat hulls, or maybe a storm trooper costume...
Ancien véhicule d'aéroport / Former airport service lorry.
La LOCOMOTION en FETE 2011. Aérodrome de CERNY. La Ferté-Alais (F-91).
4/9/2017 - Curso “A Importância da Formação Humanística do Magistrado – Uma comparação filosófica Europa/América Latina” - Emagis TRF4 - Foto: Sylvio Sirangelo/TRF4
Heads Off To Heck Plasmor P S To Form The 6H86 18.20 Heck Plasmor P S To Peterborough West Yard
Heck Plasmor P S 18.20 . 18.15 5E
Shaftholme Jn 18.33 . 18.28 1/2 4E
Arksey Loop 18.37 . 18.31 1/2 5E
Donc. Marshgate Jn 18.40 . 18.33 1/2 6E
Doncaster 18.40 1/2 . 18.35 5E
Bridge Jn 18.42 1/2 No Report
Doncaster Up Decoy 18.46 To 19.55 No Report
Potteric Carr Jn 19.58 . 19.33 1/4 24E
Black Carr Jn (Doncaster) 20.00 . 19.33 3/4 26E
Loversall Carr Jn 20.01 1/2 . 19.36 1/4 25E
Ranskill Loop 20.10 1/2 . 19.46 24E
Retford Crossover 20.14 . 19.49 1/4 24E
Babworth Loop 20.14 1/2 No Report
Retford 20.15 1/2 . 20.01 14E
Carlton On Trent Loop 20.30 To 20.48 1/2 20.28 1/4 . 20.46 2E
Newark F.C. 20.55 1/2 . 20.53 1/4 2E
Newark North Gate 20.56 1/2 . 20.54 1/4 2E
Claypole Loop 21.04 To 21.10 1/2 21.00 . 21.08 1/4 2E
Barkston South Jn 21.18 1/2 . 21.15 1/2 3E
Nottingham Branch Jn 21.23 . 21.19 1/2 3E
Grantham 21.24 . 21.20 3/4 3E
Highdyke Jn 21.28 1/2 . 21.24 1/4 3E
Stoke Jn 21.30 1/2 . 21.26 1/4 4E
Tallington Jn 21.47 . 21.41 1/4 5E
Helpston Jn 21.52 . 21.44 7E
Werrington Jn 21.55 1/2 . 21.46 1/2 8E
New England Nth Jn 21.57 1/2 . 21.50 3/4 6E
P'boro Eastfield Jn [XPQ] 22.02 To 22.08 No Report
Peterborough West Yard [XWV] 22.11 1/2 . 22.05 6E
Una forma inusual para un hongo, ¿verdad?. incluso hay algunos de colores muy brillantes como amarillos o rojos. No son plantas, no son animales.... son hongos.
Creo que esta especie es Lentaria byssiseda... ¿sera?.
En estos días los bosques se convierten en buenos lugares para buscar estos organismos, La Estanzuela es uno de ellos.
We are not particularly rich in fungus or mushrooms, I was so surprised to see this one on the forest ground in La Estanzuela Park. I think this is a very unusual shape for a mushroom.
Catedral
De estilo gótico, se inicio su construcción en 1433 por los arquitectos Ysambret y Carlín sobre la antigua mezquita mayor almohade, durando su construcción 65 años siendo terminada en 1507.
Templo de planta rectangular formado por cinco naves compartidas en 8 tramos de capillas y crucero. 28 pilares adosados, más 32 exentos, soportan las 68 bóvedas ojivales que se escalonan desde el tramo central mas alto (37 m) hasta el tramo más bajo situado en las capillas (12.80 m).
La nave central está formada por la capilla mayor y el coro. Se accede a la capilla mayor a través de tres rejas de hierro dorado realizadas en el siglo XVI. En su interior se ubica el retablo mayor.
Entre el coro y la capilla mayor se encuentra la capilla de San Fernando, el crucero y el trascoro. Entre el periodo comprendido entre 1528 y 1593 se construyeron una serie de dependencias en estilo plateresco y manierista anexas al templo en el lado sureste de la Catedral.
El periodo barroco de la Catedral corresponde a la construcción de la parroquia del Sagrario (1618-1663) decorada en su interior con relieves vegetales y grupo escultórico en las tribunas.
El Pabellón de Oficinas situado desde el crucero hacia los pies del templo comenzó siendo un granero en el siglo XVIII pero fue transformado en oficinas en 1930. Actualmente es el Pabellón de Recepción de visita turística.
Inicia su construcción en 1.401 en el solar de la mezquita mayor almohade.
Su financiación corre a cargo de donaciones privadas de canónicos, prelados y de algunos laicos, estableciéndose también un impuesto sobre el comercio de la carne cuyo importe se destina a la citada obra.
La catedral tiene planta de salón con cinco naves y capillas entre los contrafuertes. Mide 116 metros de largo por 76 de ancho y 93 vidrieras.
En 1.660 se fundó en el edificio la primera Academia de Bellas Artes Sevillana.
www.sevillaguia.com/sevillaguia/monumentos/catedral.htm
Puertas:
Del Bautismo. Aparece el bautismo de Cristo con varias estatuas de Santos, todos ellos obra de Lorenzo Mercadante de Bretaña, más una serie de ángeles y profetas, obra de Pedro Millán.
Del Nacimiento. Figura el nacimiento de Jesús con obras de Lorenzo Mercadante y Pedro Millán.
De la Asunción. Fue realizada en el siglo XIX en dos etapas, una de 1.829 al 1831, y otra de 1.877 al 1.898. En esta última Ricardo Ballver hizo el relieve del tímpano y las figuras de los apóstoles.
Del Príncipe o de San Cristóbal. Construida entre 1.887 y 1.895.
De la Concepción. Construida entre 1.895 a 1.927.
De los Palos. Representa la Adoración de los Reyes (siglo XVI).
De las Campanillas. Representa la entrada en Jerusalén (siglo XVI).
Capillas Principales:
Capilla Real. Su estilo es renacentista y fue proyectada e iniciada por Martín de Gainza en 1.541 y posteriormente por Hernán Ruiz. Por ser panteón de Fernando III, Alfonso X y Beatriz de Suabia se conservan en él una serie de obras de arte y recuerdos históricos relacionados con la familia real. La Virgen de los Reyes, proclamada patrona de la ciudad de Sevilla y de sus Archidiócesis en 1946 por el Papa Pío XII, también se encuentra situada en esta capilla por su especial vinculación con el Rey Fernando, el Santo.
Capilla Mayor. La ampliación de esta capilla se hizo en 1.518. Su estilo arquitectónico es renacentista. Las rejas de hierro dorado que cierran la capilla fueron realizadas por fray Francisco de Salamanca en 1.529 (sólo el frente principal). Las laterales son obra de Sancho Muñoz, Diego de Huidobro y Juan de Couillana. En ella se encuentra el retablo mayor.
En 1.528 Diego de Riaño Comienza la Sacristía Mayor.
La Capilla de la Virgen de la antigua. Está situada en el lugar que ocupaba el mihrab de la mezquita. La capilla es de planta rectangular, cubierta con bóveda de nervaduras.
El Retablo Mayor:
Es un retablo que resume las tendencias que conviven en la transición del gótico al renacimiento. Nombraremos algunos maestros que intervinieron en su construcción: Pieter Dancart (1.481 a 1.488), Marco (1.497 a 1.506), Pedro Millán ( 1.507 a 1.508), Alejo y Jorge Fernández. Tiene 230 metros cuadrados de superficie
Realizado en varias etapas iniciándose en 1482 y completándose en 1564. Fueron varios los escultores que trabajaron en él. Consta de cuatro cuerpos de altura y cuatro calles en vertical, rematada con crestería y enmarcado por pilares con relieves de los Reyes de Israel y Judá.
Forman el retablo un conjunto de cuarenta y cuatro relieves y más de doscientas figuras de santos que se disponen en las pilastras que articulan el retablo. Dosel con figura de la “Piedad” flanqueada por un apostolado y sobre ellos “Calvario” gótico del siglo XIV.
En el banco, figura gótica de la “Virgen de la Sede” realizada en el siglo XIII, acompañada por relieves de tres escenas de martirios de santos, las” Santas Justa y Rufina” y “San Isidoro y San Leandro”.
En el primer cuerpo: “ El Nacimiento de la Virgen”, “El abrazo de San Joaquín y Santa Ana”, “La Anunciación”, “ El Nacimiento de Cristo”, “ La matanza de los inocentes”, “La Circuncisión y "La Adoración a los Reyes”.
En el segundo cuerpo: “La Presentación del Niño en el Templo”, “ El Bautismo de Cristo”, “La Resurrección de Lázaro”, “La Asunción de la Virgen”, “La entrada de Cristo en Jerusalén”, “La Sagrada Cena” y “La Oración en el Huerto”.
En el tercer cuerpo: “Camino del Calvario”, “La Flagelación”, ”La Coronación de Espinas”, “La Resurrección”, “Ecce Homo”, “El Expolio” y “El Prendimiento de Cristo”.
En el cuarto cuerpo, “El Entierro de Cristo”, “Las Marías en el Sepulcro”, ”La Magdalena a los pies de Cristo Resucitado”, “La Ascensión", "Bajada de Cristo al Limbo”, “La Cena de Emaus" y “La Venida del Espíritu Santo”.
En los laterales del retablo representaciones de “La Creación de Eva”, “La Huida a Egipto”, “Cristo entre los Doctores”, “La Transfiguración” y “La Magdalena ungiendo los pies a Cristo”. A la derecha figuran “El Pecado original”,”El Juicio Final”, “La Multiplicación de los panes y de los peces”, “La Expulsión de los mercaderes del templo” y “La Conversión de San Pablo”.
Sala Capitular:
Es de planta elíptica, proyectada por Hernán Ruiz y completada, a su muerte, por Asensio de Maeda. Posee una decoración a base de relieves realizados por Juan Bautista Vázquez, Diego de Pesquera y Diego de Velasco. Está dedicada a reuniones del Cabildo.
La Catedral tiene cuatro patios: de los Naranjos, del Mariscal, de los Óleos, y de los Limones.
Patio de los Naranjos:
Al Claustro de la Catedral, conocido como Patio de los Naranjos, se realiza el acceso a través de la llamada puerta del Perdón, formada por arco de herradura apuntado y decorada con yeserías realizadas en 1522 por Bartolomé López, grupo escultórico en los laterales, formado por "San Pedro y San Pablo", y sobre estos, "la Virgen y el Arcángel San Gabriel" y relieve de la "Expulsión de los Mercaderes" situado sobre el arco de la puerta. Se iniciaron las obras de este patio en 1172 C. y se concluyeron en el año 1196 C. Posteriormente ha sido reformado aunque a mantenido parte de su estructura original.
Entre las obras escultóricas de interés mencionaremos; "Virgen de los Reyes" (siglo XIII, obra anónima de estilo gótico), "Virgen de la Sede" (siglo XIII, anónima de estilo gótico), "Sepulcro del Cardenal Cervantes" (siglo XV, obra gótica de Lorenzo Mercadante), "Cristo de la Clemencia" (siglo XVII, de Martínez Montañés obra barroca), "San Fernando" (siglo XVII, de Pedro Roldán), "Santas Justa y Rufina" (siglo XVIII, obra de Duque Cornejo de estilo barroco).
De las obras pictóricas destacaremos; "Virgen de la Antigua" (siglo XVI, obra anónima de estilo renacentista), "San Cristóbal" (siglo XVI, de Pérez de Alesio), "Inmaculada Concepción" (siglo XVII, obra de Zurbarán de estilo barroco) y "Visión de San Antonio " (siglo XVII, de Murillo).
La imagen pertenece al monumento fúnebre que recoge los supuestos restos de Cristóbal Colón. Sobre un podio, cuatro reyes portan el féretro sobre sus hombros. Estos personajes representan los reinos de Navarra, Valencia, León, Castilla y Granada.
Sevilla Catedral
Dirección:Avda. de la Constitución, 13
Teléfono:954 21 49 71
Horario:Invierno: De lunes a sábado: de 11:00 a 17:30. Domingos: de 14:30 a 18:30
Verano: De lunes a sábado: de 9:30 a 16:30. Domingos: de 14:30 a 18:30
BUS:C5 - Metro Centro
Acceso:Entrada general 8€. Estudiantes menores de 25 años y pensionistas 3€ con acreditación. Entrada gratuita(acreditación): menores de 15 años acompañados por un adulto, discapacitados y un acompañante, desempleados y naturales y residentes en la diocesis de Sevilla
Tapestry is a form of textile art, traditionally woven by hand on a loom. Tapestry is weft-faced weaving, in which all the warp threads are hidden in the completed work, unlike most woven textiles, where both the warp and the weft threads may be visible. In tapestry weaving, weft yarns are typically discontinuous (unlike brocade); the artisan interlaces each coloured weft back and forth in its own small pattern area. It is a plain weft-faced weave having weft threads of different colours worked over portions of the warp to form the design.
Tapestry is relatively fragile, and difficult to make, so most historical pieces are intended to hang vertically on a wall (or sometimes in tents), or sometimes horizontally over a piece of furniture such as a table or bed. Some periods made smaller pieces, often long and narrow and used as borders for other textiles. European tapestries are normally made to be seen only from one side, and often have a plain lining added on the back. However, other traditions, such as Chinese kesi and that of Pre-Columbian Peru, make tapestry to be seen from both sides. Most weavers use a natural warp thread, such as wool, linen or cotton. The weft threads are usually wool or cotton but may include silk, gold, silver, or other alternatives.
Tapestry Room from Croome Court, moved to the Metropolitan Museum of Art, hung with made to measure 18th-century Gobelins tapestries, also covering the chairs. 1763-71
Tapestry should be distinguished from the different technique of embroidery, although large pieces of embroidery with images are sometimes loosely called "tapestry", as with the famous Bayeux Tapestry, which is in fact embroidered. From the Middle Ages on European tapestries could be very large, with images containing dozens of figures. They were often made in sets, so that a whole room could be hung with them.
The Triumph of Fame, probably Brussels, 1500s
In late medieval Europe tapestry was the grandest and most expensive medium for figurative images in two dimensions, and despite the rapid rise in importance of painting it retained this position in the eyes of many Renaissance patrons until at least the end of the 16th century, if not beyond. The European tradition continued to develop and reflect wider changes in artistic styles until the French Revolution and Napoleonic Wars, before being revived on a smaller scale in the 19th century.
La tapisserie est un tissu fabriqué sur un métier à tisser ou bien à la main, dont le tissage représente des motifs ornementaux1. Le tissage se compose de deux ensembles de fils entrelacés, ceux à la verticale, les fils de chaîne, et ceux à l'horizontale, les fils de trame1. Les fils de chaîne sont mis en place sous tension sur un métier, et le fil de trame est transmis par un mouvement mécanique de va-et-vient sur tout ou partie de l'ouvrage. Souvent la tapisserie est une réalisation textile décorative d'ameublement, se classant dans les arts décoratifs. La tenture murale d'une pièce peut être constituée d'une seule ou d'un ensemble de tapisseries2.
L'art de la tapisserie existe depuis l'Antiquité, et beaucoup de peuples l'ont pratiqué : Grèce antique, Chine impériale, Égypte antique, civilisations précolombiennes. La tapisserie occidentale connaît un essor formidable pendant le xive siècle, illustré par la tenture de l'Apocalypse commandée par le duc Louis Ier d'Anjou.
Un grand nombre de tapisseries sont parvenues jusqu'à nous directement. Elles sont parfois grandioses (tenture de La Dame à la licorne conservée au musée de Cluny, tenture de David et Bethsabée4 conservée à Écouen, tenture Les Chasses de Maximilien conservée au musée du Louvre), souvent plus modestes. Certaines tentures sont disponibles en plusieurs séries (tenture de l'Histoire du Roy dont une série complète se trouve au château de Versailles).
L'intérieur de la mosquée Juma Masjid, construite au 18ème siècle.
De nombreuses colonnes en bois sculpté soutiennent le plafond de la "mosquée du vendredi" Juma Masjid.
Certains piliers sont très anciens, leur style décoratif est caractéristique de Khiva.
Sur la partie inférieure de ce pilier consacré aux religions, on décèle la forme du Bouddha.
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This is the obama birth cetificate of birth released April 25th on www.whitehouse.gov/sites/default/files/rss_viewer/birth-c...
here it is with the layers moved from the background together.
as you can see the original comes directly from the official whitehouse website.
to see the layers open the pdf on adobe illustrator and 'release clipping mask' with a right click of the mouse.
alternatively you can see the parts that make up the document here:
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The Postcard
A postally unused postcard published by the Bodleian Library and printed at the Oxford University Press.
Percy Bysshe Shelley
Percy Bysshe Shelley, who was born on the 4th. August 1792, was one of the major English Romantic poets.
A radical in his poetry as well as in his political and social views, Shelley did not achieve fame during his lifetime, but recognition of his achievements in poetry grew steadily following his death, and he became an important influence on subsequent generations of poets, including Robert Browning, Algernon Charles Swinburne, Thomas Hardy, and W. B. Yeats.
American literary critic Harold Bloom describes Shelley as:
"A superb craftsman, a lyric poet without
rival, and surely one of the most advanced
sceptical intellects ever to write a poem."
Shelly's reputation fluctuated during the 20th. century, but in recent decades he has achieved increasing critical acclaim for the sweeping momentum of his poetic imagery, his mastery of genres and verse forms, and the complex interplay of sceptical, idealist, and materialist ideas in his work.
Among his best-known works are "Ozymandias" (1818), "Ode to the West Wind" (1819), "To a Skylark" (1820), the philosophical essay "The Necessity of Atheism" written alongside his friend T. J. Hogg (1811), and the political ballad "The Mask of Anarchy" (1819).
Shelley's other major works include the verse drama The Cenci (1819) and long poems such as Alastor, or The Spirit of Solitude (1815), Julian and Maddalo (1819), Adonais (1821), Prometheus Unbound (1820) - widely considered his masterpiece - Hellas (1822), and his final, unfinished work, The Triumph of Life (1822).
Shelley also wrote prose fiction and a quantity of essays on political, social, and philosophical issues.
Much of his poetry and prose was not published in his lifetime, or only published in expurgated form, due to the risk of prosecution for political and religious libel.
From the 1820's, his poems and political and ethical writings became popular in Owenist, Chartist, and radical political circles, and later drew admirers as diverse as Karl Marx, Mahatma Gandhi, and George Bernard Shaw.
Shelley's life was marked by family crises, ill health, and a backlash against his atheism, political views and defiance of social conventions. He went into permanent self-exile in Italy in 1818, and over the next four years produced what Leader and O'Neill call:
"Some of the finest poetry
of the Romantic period".
His second wife, Mary Shelley, was the author of Frankenstein.
Shelley died in a boating accident in 1822 at the age of 29.
Percy Bysshe Shelley - The Early Years
Shelley was born at Field Place, Warnham, West Sussex. He was the eldest son of Sir Timothy Shelley (1753–1844), a Whig Member of Parliament for Horsham from 1790 to 1792 and for Shoreham between 1806 and 1812, and his wife, Elizabeth Pilfold (1763–1846), the daughter of a successful butcher.
Percy had four younger sisters and one much younger brother. Shelley's early childhood was sheltered and mostly happy. He was particularly close to his sisters and his mother, who encouraged him to hunt, fish and ride.
At the age of six, he was sent to a day school run by the vicar of Warnham church, where he displayed an impressive memory and gift for languages.
In 1802 he entered the Syon House Academy in Brentford. Shelley was bullied and unhappy at the school, and sometimes responded with violent rage. He also began suffering from the nightmares, hallucinations and sleep walking that were periodically to afflict him throughout his life.
Shelley developed an interest in science which supplemented his voracious reading of tales of mystery, romance and the supernatural. During his holidays at Field Place, his sisters were often terrified by being subjected to his experiments with gunpowder, acids and electricity. Back at school he blew up a fence with gunpowder.
In 1804, Shelley entered Eton College, a period which he later recalled with loathing. He was subjected to particularly severe mob bullying which the perpetrators called "Shelley-baits".
A number of biographers and contemporaries have attributed the bullying to Shelley's aloofness, nonconformity and refusal to take part in fagging. His peculiarities and violent rages earned him the nickname "Mad Shelley".
His interest in the occult and science continued, and contemporaries describe him giving an electric shock to a master, blowing up a tree stump with gunpowder and attempting to raise spirits with occult rituals.
In his senior years, Shelley came under the influence of a part-time teacher, Dr James Lind, who encouraged his interest in the occult, and introduced him to liberal and radical authors.
Shelley also developed an interest in Plato and idealist philosophy which he pursued in later years through self-study. According to Richard Holmes, Shelley, by his leaving year, had gained a reputation as a classical scholar and a tolerated eccentric.
In his last term at Eton, his first novel Zastrozzi appeared and he had established a following among his fellow students. Prior to enrolling at University College, Oxford in October 1810, Shelley completed Original Poetry by Victor and Cazire (written with his sister Elizabeth), the verse melodrama The Wandering Jew and the Gothic novel St. Irvine; or, The Rosicrucian: A Romance (published 1811).
At Oxford Shelley attended few lectures, instead spending long hours reading and conducting scientific experiments in the laboratory he set up in his room. He met a fellow student, Thomas Jefferson Hogg, who became his closest friend.
Shelley became increasingly politicised under Hogg's influence, developing strong radical and anti-Christian views. Such views were dangerous in the reactionary political climate prevailing during Britain's war with Napoleonic France, and Shelley's father warned him against Hogg's influence.
In the winter of 1810–1811, Shelley published a series of anonymous political poems and tracts: Posthumous Fragments of Margaret Nicholson, The Necessity of Atheism (written in collaboration with Hogg) and A Poetical Essay on the Existing State of Things.
Shelley mailed The Necessity of Atheism to all the bishops and heads of colleges at Oxford, and he was called to appear before the college's fellows, including the Dean, George Rowley. His refusal to answer questions put by college authorities regarding whether or not he authored the pamphlet resulted in his expulsion from Oxford on the 25th. March 1811, along with Hogg.
Hearing of his son's expulsion, Shelley's father threatened to cut all contact with Shelley unless he agreed to return home and study under tutors appointed by him. Shelley's refusal to do so led to a falling-out with his father.
Shelley's Marriage to Harriet Westbrook
In late December 1810, Shelley had met Harriet Westbrook, a pupil at the same boarding school as Shelley's sisters. They corresponded frequently that winter, and also after Shelley had been expelled from Oxford.
Shelley expounded his radical ideas on politics, religion and marriage to Harriet, and they gradually convinced each other that she was oppressed by her father and at school.
Shelley's infatuation with Harriet developed in the months following his expulsion, when he was under severe emotional strain due to the conflict with his family, his bitterness over the breakdown of his romance with his cousin Harriet Grove, and his unfounded belief that he might be suffering from a fatal illness.
At the same time, Harriet Westbrook's elder sister Eliza, to whom Harriet was very close, encouraged the young girl's romance with Shelley. Shelley's correspondence with Harriet intensified in July, while he was holidaying in Wales, and in response to her urgent pleas for his protection, he returned to London in early August.
Putting aside his philosophical objections to matrimony, he left with the sixteen-year-old Harriet for Edinburgh on the 25th. August 1811, and they were married there on the 28th.
Hearing of the elopement, Harriet's father, John Westbrook, and Shelley's father cut off the allowances of the bride and groom. Shelley's father believed that his son had married beneath him, as Harriet's father had earned his fortune in trade, and was the owner of a tavern and coffee house.
Surviving on borrowed money, Shelley and Harriet stayed in Edinburgh for a month, with Hogg living under the same roof. The trio left for York in October, and Shelley went on to Sussex to settle matters with his father, leaving Harriet behind with Hogg.
Shelley returned from his unsuccessful excursion to find that Harriet's sister Eliza had moved in with Harriet and Hogg. Harriet confessed that Hogg had tried to seduce her while Shelley had been away. Accordingly Shelley, Harriet and Eliza soon left for Keswick in the Lake District, leaving Hogg in York.
At this time Shelley was involved in an intense platonic relationship with Elizabeth Hitchener, a 28-year-old unmarried schoolteacher of advanced views, with whom he had been corresponding. Hitchener, whom Shelley called the "sister of my soul" and "my second self", became his confidante and intellectual companion as he developed his views on politics, religion, ethics and personal relationships.
Shelley proposed that Elizabeth join him, Harriet and Eliza in a communal household where all property would be shared.
The Shelleys and Eliza spent December and January in Keswick where Shelley visited Robert Southey whose poetry he admired. Southey was taken with Shelley, even though there was a wide gulf between them politically, and predicted great things for him as a poet.
Southey also informed Shelley that William Godwin, author of Political Justice, which had greatly influenced him in his youth, and which Shelley also admired, was still alive. Shelley wrote to Godwin, offering himself as his devoted disciple. Godwin, who had modified many of his earlier radical views, advised Shelley to reconcile with his father, become a scholar before he published anything else, and give up his avowed plans for political agitation in Ireland.
Meanwhile, Shelley had met his father's patron, Charles Howard, 11th. Duke of Norfolk, who helped secure the reinstatement of Shelley's allowance.
With Harriet's allowance also restored, Shelley now had the funds for his Irish venture. Their departure for Ireland was precipitated by increasing hostility towards the Shelley household from their landlord and neighbours who were alarmed by Shelley's scientific experiments, pistol shooting and radical political views.
As tension mounted, Shelley claimed he had been attacked in his home by ruffians, an event which might have been real, or a delusional episode triggered by stress. This was the first of a series of episodes in subsequent years where Shelley claimed to have been attacked by strangers during periods of personal crisis.
Early in 1812, Shelley wrote, published and personally distributed in Dublin three political tracts: An Address, to the Irish People; Proposals for an Association of Philanthropists; and Declaration of Rights. He also delivered a speech at a meeting of O'Connell's Catholic Committee in which he called for Catholic emancipation, repeal of the Acts of Union and an end to the oppression of the Irish poor. Reports of Shelley's subversive activities were sent to the Home Secretary.
Returning from Ireland, the Shelley household travelled to Wales, then Devon, where they again came under government surveillance for distributing subversive literature. Elizabeth Hitchener joined the household in Devon, but several months later had a falling out with the Shelleys and left.
The Shelley household settled in Tremadog, Wales in September 1812, where Shelley worked on Queen Mab, a utopian allegory with extensive notes preaching atheism, free love, republicanism and vegetarianism. The poem was published the following year in a private edition of 250 copies, although few were initially distributed, because of the risk of prosecution for seditious and religious libel.
In February 1813, Shelley claimed he was attacked in his home at night. The incident might have been real, a hallucination brought on by stress, or a hoax staged by Shelley in order to escape government surveillance, creditors and his entanglements in local politics. The Shelleys and Eliza fled to Ireland, then London.
Back in England, Shelley's debts mounted as he tried unsuccessfully to reach a financial settlement with his father. On the 23rd. June 1813, Harriet gave birth to a girl, Eliza Ianthe Shelley, but in the following months the relationship between Shelley and his wife deteriorated.
Shelley resented the influence that Harriet's sister had over her, while Harriet was alienated by Shelley's close friendship with an attractive widow, Harriet Boinville, and her daughter Cornelia Turner.
Following Ianthe's birth, the Shelleys moved frequently across London, Wales, the Lake District, Scotland and Berkshire to escape creditors and to search for a home.
In March 1814, Shelley remarried Harriet in London to settle any doubts about the legality of their Edinburgh wedding and to secure the rights of their child. Nevertheless, the Shelleys lived apart for most of the following months, and Shelley reflected bitterly on:
"My rash & heartless union with Harriet".
Shelley's Elopement with Mary Godwin
In May 1814, Shelley began visiting his mentor William Godwin almost daily, and soon fell in love with Mary, the sixteen-year-old daughter of Godwin and the late feminist author Mary Wollstonecraft.
Shelley and Mary declared their love for each other during a visit to her mother's grave in the churchyard of St. Pancras Old Church on the 26th. June 1814. When Shelley told William Godwin that he intended to leave Harriet and live with Godwin's daughter, his mentor banished him from the house, and forbade Mary from seeing him.
Shelley and Mary however eloped to Europe on the 28th. July 1814, taking Mary's step-sister Claire Clairmont with them. Before leaving, Shelley had secured a loan of £3,000, but had left most of the funds at the disposal of Godwin and Harriet, who was now pregnant. The financial arrangement with Godwin led to rumours that he had sold his daughters to Shelley.
Shelley, Mary Godwin and Claire made their way across war-ravaged France where Shelley wrote to Harriet, asking her to meet them in Switzerland with the money he had left for her.
However, hearing nothing from Harriet in Switzerland, and being unable to secure sufficient funds or suitable accommodation, the three travelled to Germany and Holland before returning to England on the 13th. September 1814.
Shelley spent the next few months trying to raise loans and avoid bailiffs. Mary was pregnant, lonely, depressed and ill. Her mood was not improved when she heard that, on the 30th. November 1814, Harriet had given birth to Charles Bysshe Shelley, heir to the Shelley fortune and baronetcy.
This was followed, in early January 1815, by news that Shelley's grandfather, Sir Bysshe, had died leaving an estate worth £220,000. The settlement of the estate, and a financial settlement between Shelley and his father (now Sir Timothy), however, was not concluded until April the following year.
In February 1815, Mary gave premature birth to a baby girl who died ten days later, deepening her depression. In the following weeks, Mary became close to Hogg who temporarily moved into the household.
Shelley was almost certainly having a sexual relationship with Claire at this time, and it is possible that Mary, with Shelley's encouragement, was also having a sexual relationship with Hogg. In May Claire left the household, at Mary's insistence, to reside in Lynmouth.
In August 1815 Shelley and Mary moved to Bishopsgate where Shelley worked on Alastor, a long poem in blank verse based on the myth of Narcissus and Echo. Alastor was published in an edition of 250 in early 1816 to poor sales and largely unfavourable reviews from the conservative press.
On the 24th. January 1816, Mary gave birth to William Shelley. Percy was delighted to have another son, but was suffering from the strain of prolonged financial negotiations with his father, Harriet and William Godwin. Shelley showed signs of delusional behaviour, and was contemplating an escape to the continent.
Lord Byron
Claire initiated a sexual relationship with Lord Byron in April 1816, just before his self-exile on the continent, and then arranged for Byron to meet Shelley, Mary and her in Geneva.
Shelley admired Byron's poetry, and had sent him Queen Mab and other poems. Shelley's party arrived in Geneva in May and rented a house close to Villa Diodati, on the shores of Lake Geneva, where Byron was staying. There Shelley, Byron and the others engaged in discussions about literature, science and "various philosophical doctrines".
One night, while Byron was reciting Coleridge's Christabel, Shelley suffered a severe panic attack with hallucinations. The previous night Mary had had a more productive vision or nightmare which inspired her novel Frankenstein.
Shelley and Byron then took a boating tour around Lake Geneva, which inspired Shelley to write his "Hymn to Intellectual Beauty", his first substantial poem since Alastor.
A tour of Chamonix in the French Alps inspired "Mont Blanc", which has been described as an atheistic response to Coleridge's "Hymn before Sunrise in the Vale of Chamoni". During this tour, Shelley often signed guest books with a declaration that he was an atheist. These declarations were seen by other British tourists, including Southey, which hardened attitudes against Shelley back home.
Relations between Byron and Shelley's party became strained when Byron was told that Claire was pregnant with his child. Shelley, Mary, and Claire left Switzerland in late August, with arrangements for the expected baby still unclear, although Shelley made provision for Claire and the baby in his will.
In January 1817 Claire gave birth to a daughter by Byron who she named Alba, but later renamed Allegra in accordance with Byron's wishes.
Shelley's Marriage to Mary Godwin
Shelley and Mary returned to England in September 1816, and in early October they heard that Mary's half-sister Fanny Imlay had killed herself. Mary believed that Fanny had been in love with Shelley, and Shelley himself suffered depression and guilt over her death, writing:
"Friend had I known thy secret grief
Should we have parted so."
Further tragedy followed in December 1816 when Shelley's estranged wife Harriet drowned herself in the Serpentine in Hyde Park. Harriet, pregnant and living alone at the time, believed that she had been abandoned by her new lover. In her suicide letter she asked Shelley to take custody of their son Charles but to leave their daughter in her sister Eliza's care.
Shelley married Mary Godwin on the 30 December 1816, despite his philosophical objections to the institution. The marriage was intended to help secure Shelley's custody of his children by Harriet and to placate Godwin who had refused to see Shelley and Mary because of their previous adulterous relationship.
After a prolonged legal battle, the Court of Chancery eventually awarded custody of Shelley and Harriet's children to foster parents, on the grounds that Shelley had abandoned his first wife for Mary without cause, and was an atheist.
In March 1817 the Shelleys moved to the village of Marlow, Buckinghamshire, where Shelley's friend Thomas Love Peacock lived. The Shelley household included Claire and her baby Allegra, both of whose presence was resented by Mary. Shelley's generosity with money and increasing debts also led to financial and marital stress, as did Godwin's frequent requests for financial help.
On the 2nd. September 1817 Mary gave birth to a daughter, Clara Everina Shelley. Soon after, Shelley left for London with Claire, which increased Mary's resentment towards her step-sister. Shelley was arrested for two days in London over money he owed, and attorneys visited Mary in Marlowe over Shelley's debts.
Shelley was part of the literary and political circle that surrounded Leigh Hunt, and during this period he met William Hazlitt and John Keats. Shelley's major work during this time was Laon and Cythna, a long narrative poem featuring incest and attacks on religion.
It was hastily withdrawn after publication due to fears of prosecution for religious libel, and was re-edited and reissued as The Revolt of Islam in January 1818. Shelley also published two political tracts under a pseudonym: A Proposal for putting Reform to the Vote throughout the Kingdom (March 1817) and An Address to the People on the Death of Princess Charlotte (November 1817).
In December he wrote "Ozymandias", which is considered to be one of his finest sonnets, as part of a competition with friend and fellow poet Horace Smith.
Shelley in Italy
On the 12th. March 1818 the Shelleys and Claire left England:
"To escape its tyranny civil and religious".
A doctor had also recommended that Shelley go to Italy for his chronic lung complaint, and Shelley had arranged to take Claire's daughter, Allegra, to her father Byron who was now in Venice.
After travelling some months through France and Italy, Shelley left Mary and baby Clara at Bagni di Lucca (in today's Tuscany) while he travelled with Claire to Venice to see Byron and make arrangements for visiting Allegra.
Byron invited the Shelleys to stay at his summer residence at Este, and Shelley urged Mary to meet him there. Clara became seriously ill on the journey, and died on the 24th. September 1818 in Venice.
Following Clara's death, Mary fell into a long period of depression and emotional estrangement from Shelley.
The Shelleys moved to Naples on the 1st. December 1818, where they stayed for three months. During this period Shelley was ill, depressed and almost suicidal: a state of mind reflected in his poem "Stanzas written in Dejection – December 1818, Near Naples".
While in Naples, Shelley registered the birth and baptism of a baby girl, Elena Adelaide Shelley (born on the 27th. December 1818), naming himself as the father and falsely naming Mary as the mother.
The parentage of Elena has never been conclusively established. Biographers have variously speculated that she was adopted by Shelley to console Mary for the loss of Clara, that she was Shelley's child to Claire, that she was his child to his servant Elise Foggi, or that she was the child of a "mysterious lady" who had followed Shelley to the continent.
Shelley registered the birth and baptism on the 27th. February 1819, and the household left Naples for Rome the following day, leaving Elena with carers. Elena died in a poor suburb of Naples on the 9th. June 1820.
In Rome, Shelley was in poor health, probably suffering from nephritis and tuberculosis which later was in remission. Nevertheless, he made significant progress on three major works: Julian and Maddalo, Prometheus Unbound, and The Cenci.
Julian and Maddalo is an autobiographical poem which explores the relationship between Shelley and Byron, and analyses Shelley's personal crises of 1818 and 1819. The poem was completed in the summer of 1819, but was not published in Shelley's lifetime.
Prometheus Unbound is a long dramatic poem inspired by Aeschylus's retelling of the Prometheus myth. It was completed in late 1819 and published in 1820.
The Cenci is a verse drama of rape, murder and incest based on the story of the Renaissance Count Cenci of Rome and his daughter Beatrice. Shelley completed the play in September, and the first edition was published that year. It was to become one of his most popular works, and the only one to have two authorised editions during his lifetime.
Shelley's three-year-old son William died in June, probably of malaria. The new tragedy caused a further decline in Shelley's health, and deepened Mary's depression. On the 4th. August she wrote:
"We have now lived five years together;
and if all the events of the five years
were blotted out, I might be happy".
The Shelleys were now living in Livorno where, in September, Shelley heard of the Peterloo Massacre of peaceful protesters in Manchester. Within two weeks he had completed one of his most famous political poems, The Mask of Anarchy, and despatched it to Leigh Hunt for publication. Hunt, however, decided not to publish it for fear of prosecution for seditious libel. The poem was only officially published in 1832.
The Shelleys moved to Florence in October, where Shelley read a scathing review of the Revolt of Islam (and its earlier version Laon and Cythna) in the conservative Quarterly Review. Shelley was angered by the personal attack on him in the article which he erroneously believed had been written by Southey. His bitterness over the review lasted for the rest of his life.
On the 12th. November, Mary gave birth to a boy, Percy Florence Shelley. Around the time of Percy's birth, the Shelleys met Sophia Stacey, who was a ward of one of Shelley's uncles, and who was staying at the same pension as the Shelleys.
Sophia, a talented harpist and singer, formed a friendship with Shelley while Mary was preoccupied with her newborn son. Shelley wrote at least five love poems and fragments for Sophia including "Song Written for an Indian Air".
The Shelleys moved to Pisa in January 1820, ostensibly to consult a doctor who had been recommended to them. There they became friends with the Irish republican Margaret Mason (Lady Margaret Mountcashell) and her common-law husband George William Tighe. Mrs Mason became the inspiration for Shelley's poem "The Sensitive Plant", and Shelley's discussions with Mason and Tighe influenced his political thought and his critical interest in the population theories of Thomas Malthus.
In March Shelley wrote to friends that Mary was depressed, suicidal and hostile towards him. Shelley was also beset by financial worries, as creditors from England pressed him for payment and he was obliged to make secret payments in connection with his "Neapolitan charge" Elena.
Meanwhile, Shelley was writing A Philosophical View of Reform, a political essay which he had begun in Rome. The unfinished essay, which remained unpublished in Shelley's lifetime, has been called:
"One of the most advanced and
sophisticated documents of political
philosophy in the nineteenth century".
Another crisis erupted in June when Shelley claimed that he had been assaulted in the Pisan post office by a man accusing him of foul crimes. Shelley's biographer James Bieri suggests that this incident was possibly a delusional episode brought on by extreme stress, as Shelley was being blackmailed by a former servant, Paolo Foggi, over baby Elena.
It is likely that the blackmail was connected with a story spread by another former servant, Elise Foggi, that Shelley had fathered a child to Claire in Naples and had sent it to a foundling home. Shelley, Claire and Mary denied this story, and Elise later recanted.
In July, hearing that John Keats was seriously ill in England, Shelley wrote to the poet inviting him to stay with him at Pisa. Keats replied with hopes of seeing him, but instead, arrangements were made for Keats to travel to Rome.
In early July 1820, Shelley heard that baby Elena had died on 9 June. In the months following the post office incident and Elena's death, relations between Mary and Claire deteriorated, and Claire spent most of the next two years living separately from the Shelleys, mainly in Florence.
That December Shelley met Teresa (Emilia) Viviani, who was the 19-year-old daughter of the Governor of Pisa and who was living in a convent awaiting a suitable marriage. Shelley visited her several times over the next few months, and they started a passionate correspondence which dwindled after her marriage the following September. Emilia was the inspiration for Shelley's major poem Epipsychidion.
In March 1821 Shelley completed "A Defence of Poetry", a response to Peacock's article "The Four Ages of Poetry". Shelley's essay, with its famous conclusion "Poets are the unacknowledged legislators of the world", remained unpublished in his lifetime.
Following the death of Keats in 1821, Shelley wrote Adonais, which is considered to be one of the major pastoral elegies. The poem was published in Pisa in July 1821, but sold few copies.
Shelley went alone to Ravenna in early August to see Byron, making a detour to Livorno for a rendezvous with Claire. Shelley stayed with Byron for two weeks and invited the older poet to spend the winter in Pisa. After Shelley heard Byron read his newly completed fifth canto of Don Juan he wrote to Mary:
"I despair of rivalling Byron."
In November Byron moved into Villa Lanfranchi in Pisa, just across the river from the Shelleys. Byron became the centre of the "Pisan circle" which was to include Shelley, Thomas Medwin, Edward Williams and Edward Trelawny.
In the early months of 1822, Shelley became increasingly close to Jane Williams, who was living with her partner Edward Williams in the same building as the Shelleys.
Shelley wrote a number of love poems for Jane, including "The Serpent is Shut out of Paradise" and "With a Guitar, to Jane". Shelley's obvious affection for Jane was to cause increasing tension between Shelley, Edward Williams and Mary.
Claire arrived in Pisa in April at Shelley's invitation, and soon after they heard that her daughter Allegra had died of typhus in Ravenna. The Shelleys and Claire then moved to Villa Magni, near Lerici on the shores of the Gulf of La Spezia.
Shelley acted as mediator between Claire and Byron over arrangements for the burial of their daughter, and the added strain led to Shelley having a series of hallucinations.
Mary almost died from a miscarriage on the 16th, June, her life only being saved by Shelley's effective first aid. Two days later Shelley wrote to a friend that there was no sympathy between Mary and him, and if the past and future could be obliterated he would be content in his boat with Jane and her guitar.
That same day he also wrote to Trelawny asking for prussic acid. The following week, Shelley woke the household with his screaming over a nightmare or hallucination in which he saw Edward and Jane Williams as walking corpses, and himself strangling Mary.
During this time, Shelley was writing his final major poem, the unfinished The Triumph of Life, which Harold Bloom has called:
"The most despairing poem he wrote".
The Death of Shelley
On the 1st. July 1822, Shelley and Edward Williams sailed in Shelley's new boat the Don Juan to Livorno where Shelley met Leigh Hunt and Byron in order to make arrangements for a new journal, The Liberal.
After the meeting, on the 8th. July, Shelley, Williams and their boat boy sailed out of Livorno for Lerici. A few hours later, the Don Juan and its inexperienced crew were lost in a storm. The vessel, an open boat, had been custom-built in Genoa for Shelley.
Mary Shelley declared in her "Note on Poems of 1822" that the design had a defect, and that the boat was never seaworthy. In fact, however, the Don Juan was overmasted; the sinking was due to a severe storm and poor seamanship of the three men on board.
Shelley's badly decomposed body washed ashore at Viareggio ten days later, and was identified by Trelawny from the clothing and a copy of Keats's Lamia in a jacket pocket. On the 16th. August, his body was cremated on a beach near Viareggio, and the ashes were buried in the Protestant Cemetery of Rome.
When news of Shelley's death reached England, the Tory London newspaper The Courier printed:
"Shelley, the writer of some infidel poetry,
has been drowned; now he knows whether
there is God or no."
Shelley's ashes were reburied in a different plot at the cemetery in 1823. His grave bears the Latin inscription Cor Cordium (Heart of Hearts), and a few lines of "Ariel's Song" from Shakespeare's The Tempest:
'Nothing of him that doth fade
But doth suffer a sea change
Into something rich and strange'.
When Shelley's body was cremated on the beach, his presumed heart resisted burning, and was retrieved by Trelawny. The heart was possibly calcified from an earlier tubercular infection, or was perhaps his liver.
Trelawny gave the scorched organ to Hunt, who preserved it in spirits of wine and refused to hand it over to Mary. He finally relented, and the heart was eventually buried either at St Peter's Church, Bournemouth or in Christchurch Priory. Hunt also retrieved a piece of Shelley's jawbone which, in 1913, was given to the Shelley-Keats Memorial in Rome.
Shelley's Political, Religious and Ethical views
-- Politics
Shelley was a political radical who was influenced by thinkers such as Rousseau, Paine, Godwin, Wollstonecraft, and Leigh Hunt. He advocated Catholic Emancipation, republicanism, parliamentary reform, the extension of the franchise, freedom of speech and peaceful assembly, an end to aristocratic and clerical privilege, and a more equal distribution of income and wealth.
The views he expressed in his published works were often more moderate than those he advocated privately, because of the risk of prosecution for seditious libel and his desire not to alienate more moderate friends and political allies. Nevertheless, his political writings and activism brought him to the attention of the Home Office, and he came under government surveillance at various periods.
Shelley's most influential political work in the years immediately following his death was the poem Queen Mab, which included extensive notes on political themes. The work went through 14 official and pirated editions by 1845, and became popular in Owenist and Chartist circles. His longest political essay, A Philosophical View of Reform, was written in 1820, but not published until 1920.
-- Nonviolence
Shelley's advocacy of nonviolent resistance was largely based on his reflections on the French Revolution and the rise of Napoleon, and his belief that violent protest would increase the prospect of a military despotism.
Although Shelley sympathised with supporters of Irish independence, he did not support violent rebellion. In his early pamphlet An Address, to the Irish People (1812) he wrote:
"I do not wish to see things changed now,
because it cannot be done without violence,
and we may assure ourselves that none of
us are fit for any change, however good, if
we condescend to employ force in a cause
we think right."
In his later essay A Philosophical View of Reform, Shelley did concede that there were political circumstances in which force might be justified:
"The last resort of resistance is undoubtably [sic] insurrection. The right of insurrection is derived
from the employment of armed force to counteract
the will of the nation."
Shelley supported the 1820 armed rebellion against absolute monarchy in Spain, and the 1821 armed Greek uprising against Ottoman rule.
Shelley's poem "The Mask of Anarchy" (written in 1819, but first published in 1832) has been called:
"Perhaps the first modern statement of
the principle of nonviolent resistance".
Gandhi was familiar with the poem, and it is possible that Shelley had an indirect influence on Gandhi through Henry David Thoreau's Civil Disobedience.
-- Religion
Shelley was an avowed atheist, who was influenced by the materialist arguments in Holbach's Le Système de la Nature. His atheism was an important element of his political radicalism, as he saw organised religion as inextricably linked to social oppression.
The overt and implied atheism in many of his works raised a serious risk of prosecution for religious libel. His early pamphlet The Necessity of Atheism was withdrawn from sale soon after publication following a complaint from a priest. His poem Queen Mab, which includes sustained attacks on the priesthood, Christianity and religion in general, was twice prosecuted by the Society for the Suppression of Vice in 1821. A number of his other works were edited before publication to reduce the risk of prosecution.
-- Free Love
Shelley's advocacy of free love drew heavily on the work of Mary Wollstonecraft and the early work of William Godwin. In his notes to Queen Mab, he wrote:
"A system could not well have been
devised more studiously hostile to
human happiness than marriage."
He argued that:
"The children of unhappy marriages
are nursed in a systematic school of
ill-humour, violence and falsehood".
Shelley believed that the ideal of chastity outside marriage was "a monkish and evangelical superstition" which led to the hypocrisy of prostitution and promiscuity.
Shelley believed that "sexual connection" should be free among those who loved each other, and last only as long as their mutual love. Love should also be free, and not subject to obedience, jealousy and fear.
He denied that free love would lead to promiscuity and the disruption of stable human relationships, arguing that relationships based on love would generally be of long duration and marked by generosity and self-devotion.
When Shelley's friend T. J. Hogg made an unwanted sexual advance to Shelley's first wife Harriet, Shelley forgave him of his "horrible error" and assured him that he was not jealous. It is very likely that Shelley encouraged Hogg and Shelley's second wife Mary to have a sexual relationship.
-- Vegetarianism
Shelley converted to a vegetable diet in early March 1812 and sustained it, with occasional lapses, for the remainder of his life. Shelley's vegetarianism was influenced by ancient authors such as Hesiod, Pythagoras, Socrates, Plato, Ovid and Plutarch, but more directly by John Frank Newton, author of The Return to Nature, or, A Defence of the Vegetable Regimen (1811).
Shelley wrote two essays on vegetarianism: A Vindication of Natural Diet (1813) and "On the Vegetable System of Diet" (written circa 1813–1815, but first published in 1929).
William Owen Jones argues that Shelley's advocacy of vegetarianism was strikingly modern, emphasising its health benefits, the alleviation of animal suffering, the inefficient use of agricultural land involved in animal husbandry, and the economic inequality resulting from the commercialisation of animal food production. Shelley's life and works inspired the founding of the Vegetarian Society in England (1847) and directly influenced the vegetarianism of George Bernard Shaw and perhaps Gandhi.
Reception and Influence of Shelley's Work
Shelley's work was not widely read in his lifetime outside a small circle of friends, poets and critics. Most of his poetry, drama and fiction was published in editions of only 250 copies which generally sold poorly. Only The Cenci went to an authorised second edition while Shelley was alive – in contrast, Byron's The Corsair (1814) sold out its first edition of 10,000 copies in one day.
The initial reception of Shelley's work in mainstream periodicals (with the exception of the liberal Examiner) was generally unfavourable. Reviewers often launched personal attacks on Shelley's private life and political, social and religious views, even when conceding that his poetry contained beautiful imagery and poetic expression.
There was also criticism of Shelley's intelligibility and style, Hazlitt describing it as:
"A passionate dream, a straining
after impossibilities, a record of fond
conjectures, a confused embodying
of vague abstraction".
Shelley's poetry soon however gained a wider audience in radical and reformist circles. Queen Mab became popular with Owenists and Chartists, and Revolt of Islam influenced poets sympathetic to the workers' movement such as Thomas Hood, Thomas Cooper and William Morris.
However, Shelley's mainstream following did not develop until a generation after his death. Bieri argues that editions of Shelley's poems published in 1824 and 1839 were edited by Mary Shelley to highlight her late husband's lyrical gifts and downplay his radical ideas. Matthew Arnold famously described Shelley as a "beautiful and ineffectual angel".
Shelley was a major influence on a number of important poets in the following decades, including Robert Browning, Swinburne, Hardy and Yeats. Shelley-like characters frequently appeared in nineteenth-century literature, such as Scythrop in Peacock's Nightmare Abbey, Ladislaw in George Eliot's Middlemarch, and Angel Clare in Hardy's Tess of the d'Urbervilles.
Twentieth-century critics such as Eliot, Leavis, Allen Tate and Auden variously criticised Shelley's poetry for deficiencies in style, "repellent" ideas, and immaturity of intellect and sensibility.
However, Shelley's critical reputation rose from the 1960's as a new generation of critics highlighted Shelley's debt to Spenser and Milton, his mastery of genres and verse forms, and the complex interplay of sceptical, idealist and materialist ideas in his work.
American literary critic Harold Bloom describes him as:
"A superb craftsman, a lyric poet
without rival, and surely one of the
most advanced sceptical intellects
ever to write a poem".
According to Donald H. Reiman:
"Shelley belongs to the great tradition
of Western writers that includes Dante,
Shakespeare and Milton".
John Lauritsen and Charles E. Robinson have argued that Shelley's contribution to Mary Shelley's novel Frankenstein was extensive, and that he should be considered a collaborator or co-author.
However Professor Charlotte Gordon and others have disputed this contention. Fiona Sampson has said:
"In recent years Percy's corrections, visible
in the Frankenstein notebooks held at the
Bodleian Library in Oxford, have been
seized on as evidence that he must have
at least co-authored the novel. In fact, when
I examined the notebooks myself, I realised
that Percy did rather less than any line editor
working in publishing today."
Thoughts From Percy Shelley
"The soul's joy lies in doing."
"I have drunken deep of joy, And
I will taste no other wine tonight."
"A poet is a nightingale, who sits in
darkness and sings to cheer its own
solitude with sweet sounds."
"War is the statesman's game, the
priest's delight, the lawyer's jest,
the hired assassin's trade."
"Soul meets soul on lovers' lips."
"Fear not for the future,
weep not for the past."
"Our sincerest laughter with some
pain is fraught; Our sweetest songs
are those that tell of saddest thought."
"O, wind, if winter comes, can
can spring be far behind?"