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Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

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TEXTO DO ERNANIB:

 

Há o tempo de plantar e o tempo de colher. Todos nós temos presa para viver, nunca de morrer. Temos tempo para a internet, para um amigo, para brincar, para trabalhar, mas nunca temos tempo para parar e ajudar. Temos tempo para ver TV, ler jornais, um bom livro, mas nunca tempo para ler um pedido de ajuda.

Mas há quem não tem mais tempo. Quem não teve tempo de plantar. Quem mal tem tempo para brincar. Quem mal vai ter tempo de dizer: “Eu te amo mamãe, papai!!!”. Porque em algum lugar alguém não teve tempo para parar e ler essa mensagem, para procurar saber do que se tratava, sobre quem se estava falando, de procurar saber como poderia ajudar; já que quem deveria ajudar não acha tempo para isso, porque não acha importante, porque é um investimento que não tem retorno no curto espaço de tempo ou porque acha que seu tempo é valioso demais para gastar com quem não tem tanto tempo de vida assim.

Pare um momento. Procure se informar, ler, ajudar. Quem já conta os segundos para a despedida final vai agradecer de coração por esses poucos instantes de tempo, que você dedicou a elas.

Não deixe que o relógio das vidas delas pare só porque você não queria perder tempo. Ajude!!! Divulge!!! Dê corda nesses pequenos relógios de vida.

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There is a time for planting and a time for harvesting. We are all in a hurry to live, not to die.We have time for internet, for friends, for playing, for working and we never have time to stop and help others. We have time for watching TV, reading the papers or a good book but we never have time for reading a message asking for help.

But there are the ones who don’t have any more time to lose. The ones who didn’t have time to plant. That barely have time to play. That won’t have time to say “I love you, mom, dad”. Because someone, somewhere didn’t have time to read this message, to try to know what it means, to try to know how to help. Because many times who could help don’t have the time, because it’s not an investment with short term interest or because thinks its time is too valuable to spend with somenone who doesn’t have that much time.

Stop for a moment.Try to read and get informed. The children that are about to say their goodbyes to life will be thankful for these few moments you took to help them.. Don’t let their life clocks stop just because you didn’t want to waste your time. Help them! Spread the word! Wind up these little life clocks

 

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Hay momentos para sembrar, y otros para recoger la cosecha. Todos tenemos tiempo para vivir, nunca para morir. Tenemos tiempo para Internet, para un amigo, para jugar, para trabajar, pero nunca tenemos tiempo para detenernos y ayudar. Tenemos tiempo para ver Tele, leer periódicos, un buen libro, pero nunca tiempo para leer un pedido de ayuda.

 

Pero hay quienes ya no tienen más tiempo. Quien no tuvo tiempo para sembrar. Que apenas tiene tiempo para jugar, y que quizás tampoco no va a tener tiempo para decir "Yo te amo mamá! papá!

 

Porque en algún lugar alguien no tuvo tiempo para detenerse a leer este mensaje, para tratar de entender de qué se trataba, de quién se estaba hablando, de entender cómo se podía ayudar; ya que quien debería ajudar no consigue tiempo para esto, porque no lo considera importante, porque es una inversión que no tiene retorno en un corto espacio de tiempo o porque cree que su tiempo es mucho más valioso como para gastarlo con quien no tiene tanto tiempo de vida.

 

Detente un momento. Procura Informarte, leer, ayudar.

 

Quienes cuentan los segundos para la despedida final van agradecer de corazón por ese gesto, por haber leido éstas líneas.

 

No dejes que el reloj de la vida de esas personas pare porque no querías perder tiempo.

  

Ayuda! Divulga! Dale cuerda a esas pequeñas manecillas del reloj de la vida!

 

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FRENCH

 

AIDEZ LES ENFANTS séropositifs à Bahia, au Brésilè

Sans aide, ces enfants vont MOURIR

 

Il y a un temps pour planter et un temps pour récolter. Nous nous dépêchons tous de vivre, pas de mourir. Nous trouvons du temps pour l’Internet, pour nos amis, pour nous amuser, pour travailler mais jamais pour nous arrêter un instant et aider les autres. Nous trouvons le temps de regarder la télévision, de lire les journaux ou un bon livre mais jamais de lire un appel à l’aide.

Mais il y a ceux qui n’ont plus de temps à perdre. Ceux qui n’ont pas eu le temps de planter. Qui ont à peine le temps de jouer. Qui n’auront pas le temps de dire « Je vous aime, maman, papa » parce que quelqu’un, quelque part n’aura pas eu le temps de lire ce message, d’essayer de comprendre sa signification, de voir comment aider. Parce que beaucoup de gens qui pourraient aider n’ont pas le temps, parce que ce n’est pas un investissement rentable à court terme ou parce qu’ils pensent que leur temps est trop précieux pour le consacrer à des gens qui n’en ont plus pour longtemps.

Arrêtez-vous un instant. Essayez de lire, de vous informer. Les enfants qui sont sur le point de dire adieu à la vie vous seront reconnaissants des quelques moments que vous aurez pris pour les aider. Ne laissez pas le temps s’arrêter pour eux parce que vous ne vouliez pas perdre le votre. Aidez-les! Faites passer le message! Remontez les pendules de ces petites vies.

  

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Carta do Padre Alfredo

IBCM

 

Prezado Amigo,a,

Em nome das 39 crianças com AIDS da IBCM e das 250 famílias assistidas, agradeço-lhe de coração.

Somos mais de 22 voluntári@s, igualmente pesaros@s com o fechamento da creche.

Nesta segunda-feira, graças à generosidade de muitas pessoas como vc, estaremos abrindo provisoriamente a creche, em regime de 1/2 turno (das 14 às 17h). Ainda não é o ideal, mas já ameniza a fome e o sofrimento destas crianças em grave situação de risco.

Obrigado pela sua generosidade. Divulgue a nossa causas e conte sempre com nossa gratidão e reconhecimento.

Feliz Natal!

pe Alfredo

 

OBRIGADA, não se esqueçam do vosso donativo.

  

90amigos ABRAÇANDO!

 

(2 Anónimos)

 

2007jolie

21guilherme

Alberto Nogueira

Anabela Carvalho

A.Suther Photography

Adriana

Amanda Vivan

Ana Valeria

Ana Maria Santeiro

antinea

Arlete

@rmando

BB

Be Mattos

Beatriz Sasse

Conceição Costa

Carla & Bruno

Claudia Pinelli

claudio.marcio2

claufogolin

Cristiano Soares

Dal Nunes

Daniela Duarte Moreira

Dario Sanchez

Dimas Benedict

dora.araujo

Dulce de V

Edgardo Balduccio

Eduardo Amorim

Eduardo Rebello

Eliana Botan

eloisavh

Emy Mamede

Ernanib

Eu M

FABIOLA MEDEIROS

F£a

Fatinha Costa

Fernanda Fronza

FIDALGO 72

Frederico Mendes

Gigliane Pefrei

Giselle

Graça Vargas - Flowers

GreenHouse

Ivano Bettati

Jairo BD

Janine Bergmann

Japa em Floripa

jiintonic

Leonor Nazaré Martins

Leley

Leti-ta

Lia Costa Carvalho

Lili Vieira de Carvalho

lu filizola

mallmix

Marcelo Mendonça design

Márcia Marton

Margaridaperola

Margot_k_Castro

Maria Castro

Mariane Medeiros

Marilene Simão Imagens

max tuta noronha

Messias Correia

Mieke Vos

Monalisa Machado

Mônnik

Paulo Kawai

Perdida na Avenida

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Ricardo Galvão

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RogerioM

Silvino Pinto

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Stella Brasil

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W. Renata

zitakamugira

zillig

  

      

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Événement et les Batailles lors du califat d'Abdel al-Malik l'Omeyyade,

Les tribus Qayssiyah, Moudariyah et Rabi’iyah, Les guerres tribales entre les tribus Qays et Bani Taghlib, La terrible vengeance contre Tha’lab, Al-Jahhaf s’enfuit chez les Romains et toute les batailles qui ont eu lieu en ce califat

  

Il y eut des pénibles guerres tribales au premier siècle de l’Hégire entre certaines tribus Qayssiyah et Rabi’iyah. Toutes ces tribus sont issues de Nizar Ibn Mou’ad Ibn ‘Adnan.

  

Il y eut une guerre entre les Bani Soulaym Ibn Mansour, alliés aux Bani Hawazin Ibn Mansour, et les Bani Taghlib Ibn Wahil alliés aux Bani Namir Ibn Qassim ar-Rab’iyah.

  

Pour rappel, les tribus Qayssiyah sont de Qays Ibn ‘Aylan Ibn Moudar. Et parmi ces tribus, il y la tribu de :

  

- Banou ‘Amir as-Sa’sa’a qui est une tribu Hawaziniyah, de Hawazin Ibn Mansour.

  

- Banou Soulaym, la puissante tribu dont est issu ‘Oumayr Ibn al-Houbab as-Soulami, des Banou Soulaym Ibn Mansour Ibn Ikrimah. Soulaym est de frère de Hawazin.

  

- Banou Moura Ibn Sa’sa’a Ibn Mou’awiyah Ibn Bakr Ibn Hawazin, connus sous le nom des Bani Saloul.

  

- Banou Jousham Ibn Mou’awiyah Ibn Bakr Ibn Hawazin d’où est issu le célèbre cavalier Dourayd Ibn Simmah.

  

Parmi les tribus Hawaziniyah il y a :

  

- La célèbre tribu Thaqif. Thaqif est Qissih Ibn Mounabih Ibn Bakr Ibn Hawazin.

  

- Banou Sa’d Ibn Bakr Ibn Hawazin, d’où est issue la célèbre Halimah Sa’diyah, la mère nourricière du Prophète (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui).

  

De la tribu des Bani Sa’sa’a, sont issus plusieurs puissantes tribus dont :

  

- Les Banou Noumayr Ibn ‘Amir,

  

- Les Banou Hilal Ibn ‘Amir,

  

- Les Banou Kilab Ibn Rabi’ah Ibn ‘Amir Ibn Sa’sa’a,

  

- Les Banou ‘Ouqayl Ibn Ka’b Ibn Rabi’ah Ibn ‘Amir Ibn Sa’sa’a et leurs sœurs des,

  

- Banou Koushayr Ibn Ka’b Ibn Rabi’ah Ibn ‘Amir,

  

- Banou Ja’dah Ibn Ka’b Ibn Rabi’ah Ibn ‘Amir,

  

- Banou Harish Ibn Ka’b Ibn Rabi’ah Ibn ‘Amir. On appelle les gens des Banou Harish, les Harashih, de Harish Ibn Ka’b Ibn Rabi’ah Ibn Malik.

  

Parmi les tribus Qayssiyah, il y a aussi :

  

- Les Bani Sa’d Ibn Qays Ibn ‘Aylan Ibn Moudar d’où sont issus les puissantes tribus Ghatafan, de Ghatafan Ibn Sa’d Ibn Qays. Les sœurs de ses tribus sont :

  

- A’sour Ibn Sa’d Ibn Qays. De la tribu A’sour :

  

- Les tribus ‘Arih et Bahilah. Parmi les tribus Ghatafan sont :

  

- Les Bani Dzoubyan,

  

- Les Bani Dzoubyan Ibn Ba’id Ibn Ghayth Ibn Ghatafan. De cette tribu sont issus :

  

- Les Bani Fazarah Ibn Dzoubyan,

  

- Les Bani Mourah Ibn Ghaouf Ibn Sa’d Ibn Dzoubyan.

  

Toujours de la tribu des Ghatafan :

  

- La célèbre tribu des Bani ‘Abs qui sont les Bani ‘Abs Ibn Ba’id Ibn Ghayth Ibn Ghatafan.

  

- Les Banou Ashja’ Ibn Ghayth Ibn Ghatafan.

  

- Les Banou ‘Abdillah Ibn Ghatafan.

  

Pour clore le sujet sur la généalogie des Banou Qays, nous disons qu’il y a aussi la tribu des :

  

- Banou ‘Adwan, de ‘Adwan Ibn ‘Amr Ibn Qays Ibn ‘Aylan.

  

- Banou Fahm Ibn ‘Amr Ibn Qays Ibn ‘Adwan.

  

Nous avons parlé des tribus Qayssiyah et il reste à parler maintenant du reste des tribus Moudariyah.

  

De Moudar Ibn Nizar Ibn Mou’ad Ibn ‘Adnan sont nés Ilyas et Nass. Nass est ‘Aylan Abou Qays Ibn ‘Aylan.

  

D’Ilyas Ibn Moudar est né ‘Amr surnommé « Moudrikah », ‘Amir surnommé « Tabiqah » et ‘Oumayr surnommé « Qam’ah ». Ses trois enfants ont donné naissance à la tribu de Khindith, la grande tribu Moudariyah.

  

Elle fut appelé Khindith du surnom de leur mère Layla Bint Houlwan Ibn ‘Imran Ibn al-Hafiz Ibn al-Idarah Ibn Qouda’arah.

  

De la tribu des Bani Moudrikah :

  

- La tribu des Bani Houdayl Ibn Moudrikah,

  

- La tribu des Bani Assad Ibn Moudrikah,

  

- La tribu des Bani al-Houn Ibn Khouzaymah Ibn Moudrikah,

  

- La tribu des Bani Kinanah Ibn Khouzaymah Ibn Moudrikah.

  

De la tribu des Kinanah, comme vous le savez :

  

- La tribu des Qouraysh, Qouraysh Banou Fihr Ibn Malik Ibn Nadr Ibn Kinanah,

  

- Les Bani Bakr Ibn ‘Abdel Manat al-Kinanah.

  

De la tribu des Bani Bakr :

  

- Les Bani Ghiffar Ibn Damrah Ibn Bakr,

  

- Les Bani Mourah Ibn ‘Abdel Manat Ibn Kinanah d’où est issu Souraqah Ibn Malik al-Midlijih.

  

- Des Bani Moudrikah sont issus les Ahabish.

  

De la tribu des Tabikhah Ibn Ilyas Ibn Moudar :

  

- Les Bani Ribab, des ‘Abdel Manat Ibn Houd Ibn Tabikhah Ibn Moudar,

  

- Les Bani Dabbah Ibn Houd Ibn Tabikhah,

  

- Les Bani Houzaynah qui sont les Banou ‘Amr Ibn Houd Ibn Tabikhah,

  

- Tout l’ensemble des Bani Tamim.

  

Pour plus de détails, les Banou Ribab sont les Banou Houd Ibn Tabikhah Ibn Moudar. Ils ont fusionnés avec les fils de leurs oncles des Bani Tamim Ibn Mour Ibn Houd Ibn Tabikhah Ibn Ilyas Ibn Moudar et sont donc des Bani Tamim.

  

- La tribu des Sa’d et des Handalah.

  

Sa’d est Sa’d Ibn Zayd Ibn ‘Abdel Manat Ibn Tamim et Handalah est Ibn Malik Ibn Zayd Ibn Tamim.

  

- La tribu des Bani ‘Amr Ibn Tamim.

  

Qays Ibn Zayd Ibn ‘Abdel Manat Ibn Tamim est le frère de Sa’d et l’oncle de Handalah Ibn Malik Ibn Zayd Ibn ‘Abdel Manat.

  

Des Bani ‘Amr Ibn Tamim :

  

- Les Banou ‘Ambar,

  

- Les Banou ‘Amr,

  

- Les Banou Oussayid Ibn ‘Amr,

  

Des Banou Oussayid, le sage des Arabes : Aktham Ibn Sayfi.

  

Toujours des Bani ‘Amr Ibn Tamim :

  

- Les Banou Houjaym Ibn ‘Amr.

  

- La tribu Habitat qui sont les Banou Harith Ibn ‘Amr. Harith mangea tellement de dates que son ventre gonfla qui fut surnommé « al-Habit ».

  

- Les Banou Malik Ibn ‘Amr Ibn Tamim d’où sont issu les Bani Mazim Ibn Malik. Des Banou Mazim :

  

- Les Banou Hourkous Ibn Mazim,

  

- Les Banou Harakiss Ibn Tamim d’où sont issus les Bani Kabia Ibn Hourkous et particulièrement Batari Ibn Fouja’ al-Khariji et Hilal Ibn Ahwaz al-Mazini qui était une des figures des Bani Oumayyah. Son frère Salm Ibn Ahwaz tua l’infâme Jahm Ibn Safwan.

  

Parmi eux aussi, Malik Ibn Rayb, le poète qui se maudit avant de mourir.

  

- Les Banou Zayd Ibn Manat qui sont les Banou Sa’d Ibn Zayd Ibn Manat et les Banou Handalah Ibn Zayd Ibn Manat.

  

Les Banou Mrii Ibn Qays Ibn Zayd Ibn Manat sont des fils des Bani Sa’d qui sont :

  

- Les Banou Harith,

  

- Les Banou ‘Ouwathah,

  

- Les Banou Joushan,

  

- Les Banou Malik et les,

  

- Les Banou ‘Abd ash-Shams et aussi les :

  

- Les Banou Ka’b et les Banou ‘Amr.

  

Les Banou Ka’b Ibn Sa’d sont la plus grande tribu des Bani Tamim. Les Banou Sa’d sont une branche aussi des Banou Tamim.

  

Des Banou Ka’b Ibn Sa’d, il y a :

  

- Les Banou Minqar d’où est issu Ibn Qays Ibn ‘Assib,

  

- les Banou Mourah Ibn ‘Oubayd d’où est issu Ahnaf Ibn Qays,

  

- Les Banou ‘Awf Ibn Ka’b, d’où est issu Zoubriqan Ibn Badr surnommé « la lune du Najd » (qamar an-najd) à cause de sa beauté,

  

- Les Banou Qourayh,

  

- Les Banou Rabi’ah Ibn Ka’b,

  

- Les Banou Harith Ibn Ka’b.

  

Des Banou Sa’d Ibn Zayd Ibn Manat il y a aussi :

  

- Les Banou ‘Amr Ibn Sa’d d’où est issu Hahilah Bint Mounqid, la tante de Jassas Ibn Marwa qui fut la cause de la guerre des Jassous et,

  

- Les Banou ‘Abd ash-Shams Ibn Sa’d.

  

De la deuxième branche des Banou Zayd Ibn Manat Ibn Tamim, il y a :

  

- Les Banou Handalah Ibn Malik Ibn Zayd Ibn Manat d’où sont issus :

  

- Les Banou Malik Ibn Handalah,

  

- Les Banou Ibn Zayd Ibn Manat d’où sont issus les nobles des Banou Tamim et :

  

- Les Banou Darim Ibn Malik d’où sont issus :

  

- Les Banou Darim Ibn ‘Abdillah Ibn Darim d’où sont issus :

  

- Hajib, Laqit et Ma’bad Ibn Zourarah sont les fils de Zourarah Ibn ‘Oubs Ibn Zayd Ibn ‘Abdillah Ibn Darim,

  

- Les Banou Moujasha’ Ibn Darim d’où est issu Aqra’ Ibn Harith Ibn ‘Ouqal Ibn Muhammad Ibn Soufyan Ibn Moujasha’ Ibn Darim,

  

- Les Banou Nahshal Ibn Darim.

  

Des Bani Handalah Ibn Malik :

  

- Les Bani Yarbou’ Handalah Ibn Malik Houssam Ibn Tamim d’où sont issus :

  

- Les Bani Riyah Ibn Yarbou’ d’où est issu Souhaym Ibn Wathilah ar-Riyahi,

  

- Les Bani Tha’labah Ibn Yarbou’ Rahb d’où est issu Qoutaybah Ibn Harith Ibn Shihabah, un légendaire cavalier arabe,

  

- Les Bani Ghoudanah Ibn Yarbou’ Rahb d’où est issu Hassan Ibn Abi Soud al-Ghoudani dont nous allons parler prochainement.

  

- Les Bani Harith Ibn Yarbou’ Rahb Oussayid Ibn Hinah qui sont les cavaliers des Bani Tamim.

  

- Les Bani Koulaym Ibn Yarbou’ d’où est issu le célèbre poète Jarir.

  

Des Bani Handalah Ibn Malik, il y a aussi al-Barajim. Al-Barajim des Bani Tamim sont :

  

- Les Bani ‘Amr,

  

- Les Bani Dzoulaym,

  

- Les Bani Koulfah,

  

- Les Bani Qays,

  

- Les Bani Ghalib.

  

Des Banou Malik Ibn Zayd Ibn Manat Ibn Tamim, il y a ar-Rabahi’, de Rabi’ah, al-Kourdoustan et d’autres dont nous ne mentionnerons pas les noms.

  

Même si cela peut sembler rébarbatif ou sans intérêt pour certains, il est nécessaire de présenter ces tribus Rabi’iyah ou de Rabi’ah Ibn Nizar pour comprendre la suite des événements funestes qui eurent lieu durant les guerres tribales.

  

Quant aux tribus Qahtaniyah, nous vous invitons à retourner au début de ce livre pour avoir les détails nécessaires concernant la généalogie de ces tribus.

  

Les tribus Rabi’iyah ou les tribus des Banou Rabi’ah Ibn Nizar, il y a les tribus des Bani Bakr Ibn Wahil Ibn Qas Ibn Himm Ibn Asfah Ibn Dou’mi Ibn Jadilah Ibn Assad Ibn Rabi’ah Ibn Nizar.

  

Des Bani Bakr Ibn Wahil qui sont des puissantes tribus tant au niveau de la force que du nombre et de l’histoire, il y a :

  

- Les Bani Yashkour,

  

- Les Banou Shayban Ibn Tha’labah Ibn ‘Oukabah Ibn Sa’d Ibn ‘Ali Ibn Bakr Ibn Wahil. Les Banou Shayban sont une puissante tribu renommée.

  

- Les Banou Taymillah Ibn Tha’labah Ibn ‘Oukabah,

  

- Les Banou Douhd Ibn Tha’labah Ibn ‘Oukabah,

  

- Les Banou Qays Ibn Tha’labah Ibn ‘Oukabah,

  

- Les Banou Hanifah Ibn Noujaym Ibn Sa’d Ibn ‘Ali Ibn Bakr Ibn Wahil,

  

- Les Banou ‘Ijl Ibn Noujaym Ibn Sa’d Ibn ‘Ali Ibn Bakr Ibn Wahil.

  

Des tribus Rabi’ah, il y a aussi :

  

- Les Banou Taghlib Ibn Wahil Ibn Qas Ibn Himm Ibn Asfah Ibn Dou’mi Ibn Jadilah Ibn Assad Ibn Rabi’ah Ibn Nizar Ibn Mou’ad Ibn ‘Adnan.

  

- Les Banou Taghlib est une puissante tribu de braves guerriers et de nobles. Sont issus de cette tribu six frères (al-Araqil) dont le père est Bakr Ibn Houbayb et parmi eux :

  

Joushan Ibn Bakr Ibn Houbayb d’où sont issus :

  

- Les Bani Harith Ibn Zouhayr,

  

- Les Bani Ka’b Ibn Zouhayr Ibn Joushan,

  

- Les Bani Fadaoukas Ibn ‘Amr Ibn Malik Ibn Joushan Ibn Bakr.

  

Toujours de la tribu des Rabi’ah Ibn Nizar,

  

- Les Bani ‘Anaz Ibn Wahil Ibn Qas Ibn Himm Ibn Asfah Ibn Dou’mi Ibn Jadilah Ibn Assad Ibn Rabi’ah Ibn Nizar :

  

- Les Banou Namir Ibn Qas Ibn Himm,

  

- Les Banou ‘Abdel Qays Ibn Asfah Ibn Dou’mi Ibn Jadilah,

  

- Les Banou ‘Anaz Ibn Assad Ibn Rabi’ah Ibn Nizar,

  

- Les Banou Dzoubay Ibn Rabi’ah Ibn Nizar,

  

- Les Banou Ihad Ibn Nizar Ibn Mou’ad Ibn ‘Adnan qui ne sont ni aussi nombreux ou aussi connu que les enfants de leurs oncles des tribus Moudar et Rabi’ah

  

Nous avons déjà mentionné toutes ces tribus ‘Adnaniyah et Qahtaniyah dans le chapitre de la généalogie des arabes.

  

Les guerres tribales entre les tribus Qays et Bani Taghlib

  

Nous allons maintenant voir les guerres tribales qui eurent lieu entre les tribus Qays et Bani Taghlib toutes de Nizar. Les Qays de Moudar Ibn Nizar Ibn Mou’ad Ibn ‘Adnan et les Taghlib de Rabi’ah Ibn Nizar.

  

Les causes de cette guerre sont dues à ‘Oumayr Ibn Houbab Ibn Ka’dah Ibn Ilyas Ibn Houdafah Ibn Harith Ibn Hilal as-Soulami ou ‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami qui voulut tirer vengeance de la tribu Kalb Ibn Wadarah et des tribus yéménites pour avoir tué un très grand nombre de Qays lors de la bataille de Marj Rahib car jamais auparavant dans l’histoire, la tribu des Qays ne connut un tel massacre.

  

‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami se rendit à Jazirah près du fleuve Boulaykh entre la ville de Harran et Raqqah ou il fut rejoint par une un groupe d’une tribu Qayssiyah et un groupe de gens des Bani Taghlib. Les gens de Taghlib qui était les gens de ce pays avaient pour habitude d’aider les Qays dans tous les domaines y compris lors des combats.

  

La tribu des Taghlib avait pour particularité d’être une grande tribu arabe dont beaucoup de ses membres étaient des Chrétiens. Certains stupides Qays s’en prenaient aux femmes de Taghlib et se moquaient des vieux chrétiens.

  

La tribu des Bani Taghlib était présente entre les fleuves Sabour, Tigre et l’Euphrate.

  

Ces perpétuelles agressions contre les femmes et ces incessantes moqueries détériorèrent les relations entre les deux tribus sans toutefois conduire à la guerre. Cela eut lieu juste avant que ‘Abdel Malik Ibn Marwan n’envoie ses armées combattre ‘AbdAllah Ibn Zoubayr.

  

‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami demanda à ses partisans de se préparer à l’action contre les Bani Kalb Ibn Wadarah et ensemble marchèrent jusqu’au fleuve Sabour ou ils stationnèrent.

  

Près de l’endroit où ils établirent leur camp, se trouvait une femme marié à un membre des Bani Taghlib du nom d’Oumm Douwayl.

  

Un homme des Bani Harish, des Bani ‘Amir Ibn Sa’sa’ah, la razzia et prit une partie de son troupeau. Elle alla se plaindre de lui auprès de ‘Oumayr Ibn Houbab qui ne prêta aucune attention à ses complaintes ce qui poussa d’autres de ses partisans à lui prendre le reste de ses animaux.

  

Un groupe des Bani Taghlib s’opposèrent à eux et l’un d’entre eux du nom de Moujasha’ Taghlibi fut tué. Lorsqu’Oumm Douwayl retourna chez elle et informa ses proches de ce qui était arrivé, ils prirent leurs armes et nommèrent à la tête de leur groupe de combattants Shou’ayth Ibn Moulik Taghlibi. Puis ils marchèrent, en compagnie d’un groupe des Bani Noumayr, des Banou ‘Amir Ibn Sa’sa’ah, contre les Bani Harish. Ils tuèrent un certain nombre d’homme et prirent le troupeau d’une femme du nom de Oumm al-Aytham.

  

Ces évènements courroucèrent ‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami et la guerre eut lieu entre les Qays et les Taghlib. ‘Oumayr les attaqua à Makithin près du fleuve Sabour et tua plus de cinq-cents membres de la tribu des Bani Taghlib y comprit Shou’ayth Ibn Moulik Taghlibi. Cet évènement fut appelé « le Jour de Makithin » (al yawm makithin) ou « la bataille de Makithin ».

  

Après la bataille, les Bani Taghlib firent appel aux Banou Rabi’ah qui leur envoya Namir Ibn Qassid, al-Moujashar ash-Shibani des Bani Bakr Ibn Wahil et ‘Oubaydillah Ibn Ziyad Ibn Dzoubyan al-Bakri.

  

‘Oumayr quant à lui appela à l’aide les Bani Tamim et les Bani Assad mais ils ne répondirent pas à son appel car les Bani Tamim et les Bani Assad, même s’ils sont des tribus Moudariyah, ils ne sont pas des tribus Qayssiyah Moudariyah.

  

Les deux armées se rencontrèrent près du fleuve Tharthar, celle de Taghlib sous le commandement de Yazid Ibn Hawbar at-Taghlibi, ou Handalah Ibn Qays Ibn Hawbar. Une féroce bataille eut lieu et un grand nombre de Qays furent tués. Les Taghlib se vengèrent cruellement en éventrant trente femmes enceintes des Bani Soulaym.

  

Ces horribles crimes sont le résultat des injustes et malsaines guerres tribalistes xénophobes dont nous avait mis en garde le Messager d’Allah (Saluts et Bénédictions d’Allah sur lui).

  

Ils s’étaient tous alliés pour combattre les Banou Kalb Ibn Wadarah et Yéménites mais pour avoir injustement razziés les moutons d’une femme, le mal s’amplifia jusqu’à ce que de tels crimes soient commis contre des femmes.

  

Résumé des différentes guerres tribales

  

Les Banou Taghlib sont les premiers à avoir commencé avec le « Jour de Tharthar I » (yawm tharthar awwal) et les nombreuses autres batailles qui s’ensuivirent comme le « Jour de Tharthar II » ou ‘Oumayr avait demandé de l’aide aux Qays qui lui avait envoyé Zoufar Ibn Harith al-Kilabi al- ‘Amiri. Cette bataille fut plus violente que la précédente et les Banou ‘Amir furent battus. Les Banou Qays furent aussi sur le point d’être battu mais les Banou Soulaym restèrent ferment et finirent par battre les Bani Taghlib.

  

Un grand nombre des nobles des Bani Taghlib furent tués lors de cette bataille et particulièrement deux fils d’un noble chrétien du nom de ‘Abdel Yassouh Ibn Harb Ibn Ma’dikarib Ibn Mourah Ibn Koulthoum, des Bani Zouhayr Ibn Joushan Ibn Bakr.

  

Après la bataille, Zoufar Ibn Harith al-Kilabi al- ‘Amiri dit à ‘Oumayr Ibn Houbab :

  

- « Comment en sommes venus à nous entretuer alors que nous sommes tous des tribus Nizariyah et que nos ennemis sont les tribus des Bani Kalb Ibn Wadarah et yéménites qui nous ont massacrés à Marj ? »

  

Mais après cela, ‘Oumayr Ibn Houbab attaqua encore les Bani Taghlib dans la ville de Houdayn sur le fleuve Khabour et tua tous les Bani Taghlib qu’il trouva. Cet évènement fut appelé « le Jour de Houdayn ».

  

Il les écrasa aussi :

  

- Le « Jour de Souqayr », Souqayr se trouve aussi le long du fleuve Khabour.

  

- Le « Jour de Ma’arik », Ma’arik se trouve près de Mossoul. Cette bataille fut un massacre des Bani Taghlib.

  

- Le « Jour de Shar ‘Abbiyah » ou les Bani Taghlib l’emportèrent sur les Qays.

  

- Le « Jour de Boulaykh ». Ibn Athir a dit que Boulaykh est un fleuve entre Harran et ‘Aqqah. Un très grand nombre des Bani Taghlib furent tué lors de cette bataille et les femmes enceintes furent aussi éventrées pour venger les femmes qui l’avaient été le « Jour le Tharthar I ».

  

Ces guerres tribales eurent lieu à peine au premier siècle de l’Hégire ce qui peut paraitre incroyable et pour cause de faiblesse de l’état, incapable de gérer tous ces évènements !

  

Lorsque les Bani Taghlib se rendirent compte que ‘Oumayr Ibn Houbab cherchait à les anéantir, ils se réunirent tous à Hashak près de Shar ‘Abbiyah ou il s’ensuivit aussi une féroce bataille.

  

‘Oumayr Ibn Houbab était en compagnie de Zoufar Ibn Harith et son fils Houdayl Ibn Zouffar et ils combattirent du matin jusqu’à l’arrivée de la nuit. Puis le troisième jour, la bataille s’intensifia et Zoufar Ibn Harith al-Kilabi fut battu et s’enfuit à Qalqissiyah.

  

Zoufar était un valeureux combattant et il s’enfuit car il apprit que ‘Abdel Malik Ibn Marwan à la tête de ses troupes marchait vers Qalqissiyah.

  

La bataille continua en son absence et ‘Oumayr Ibn Houbab et les Qays furent vaincus. ‘Oumayr Ibn Houbab fut couvert d’une pluie de pierres puis Jamil Ibn Qays at-Taghlibi l’attaqua et le tua. Quant à Ibn Hawbar, il fut gravement blessé le second jour de la bataille et décéda le jour suivant.

  

Un très grand nombre de Qays furent tués lors de cette bataille. La plupart d’entre eux furent des Bani Soulaym et des Bani Ghani, de la tribu Ou’soub Ibn Sa’d Ibn Qays Ibn Ghaylan.

  

La tête de ‘Oumayr Ibn Houbab fut envoyée à ‘Abdel Malik Ibn Marwan qui éprouva une grande joie.

  

Après la mort de ‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami, Zoufar Ibn Harith al-Kilabi exerça une impitoyable et effroyable vengeance contre les Banou Taghlib. Il attaqua un groupe d’entre eux qu’il massacra. Puis il envoya sa cavalerie contre les Bani Fadawkas at-Taghlibiyine, comme le mentionne Ibn Athir, qu’ils massacrèrent totalement y compris les femmes, les enfants et les vieillards excepté une femme que Yazid Ibn Himran loua.

  

Zoufar Ibn Harith envoya son fils Houdayl Ibn Zouffar aux Bani Ka’b Ibn Zouhayr at-Taghlibiyine dont il tua un grand nombre. Puis il envoya Mouslim Ibn Rabi’ah al-’Ouqayli à la tête d’une armée combattre aussi un autre groupe des Bani Taghlib dont il tua la moitié d’entre eux.

  

Zoufar Ibn Harith en personne se dirigea vers ‘Aqiq près de Mossoul, ou se trouvait un autre groupe des Bani Taghlib. Lorsque les Banou Taghlib le virent arriver, ils tentèrent de traverser le Tigre vers un endroit appelé Kouhayl, mais il les rattrapa et il s’ensuivit une autre féroce bataille. Il s’ensuivit encore des horribles crimes envers les femmes des Bani Taghlib et la plupart des hommes moururent noyés. Rien ne pouvait justifier ces crimes préislamiques sous le règne de l’Islam.

  

Zoufar captura deux-cents prisonniers qu’il tua de sang-froid. Puis il envoya son fils Houdayl à la poursuite de ceux qui avaient réussi à s’échapper et il tua tous ceux qu’il trouva.

  

Malgré toutes les tueries entre les deux parties, et particulièrement parmi les Bani Taghlib, les Qays les Banou Soulaymiyah et Hawaziniyah, aucun d’entre eux ne s’est rendu compte de la réalité et pour eux, rien ne pouvait justifier la mort de ‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami !

  

La terrible vengeance contre Tha’lab

  

Ce n’était certainement pas la fin de ces guerres tribales !

  

Une chose particulièrement détestée chez les Arabes est de se moquer de leur hospitalité. Et ces moqueries peuvent entrainer de lourdes représailles.

  

La guerre de Bassous qui eut lieu entre les Bani Bakr et les Taghlib Ibn Wahil, que nous avons mentionné au début du livre dans la généalogie des Arabes, dura quarante années et ne cessa qu’avec l’arrivée de Harith Ibn ‘Oubad Ibn Doubay’ah, des Bani Qays Ibn Tha’labah et les Banou Qays Ibn Tha’labah sont de la tribu Ibn Bakr Ibn Wahil.

  

Harith Ibn ‘Oubad s’était tenu à l’écart de cette guerre mais quand les Bani Taghlib tuèrent Jassas Ibn Mourah, les Bani Bakr allèrent le voir et lui dirent :

  

- « Ton peuple a été anéanti ! »

  

Harith Ibn ‘Oubad envoya son fils Boujayr à Mouhalhillah Ibn Rabi’ah at-Taghlibi pour lui demander d’arrêter le combat mais Mouhalhillah tua le fils de Harith.

  

Suite à cela, Harith n’eut d’autre choix que de s’engager lui-même dans le combat jusqu’à ce que Mouhalhillah fût battu et ceci est une longue histoire que nous ne pouvons pas développer ici.

  

Al-Jahhaf Ibn Houkaym Ibn ‘Assim Ibn Qays Ibn Thouba’ Ibn Khouza’i Ibn Mouharib Ibn Hilal as-Soulami fait partie des nobles des Bani Soulaym. Il était connu pour être un homme courageux et un des plus proches des Bani Soulaym de ‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami. Mais comme l’a dit Abou ‘Oubaydah Ma’ma’ Ibn Mouthannah at-Taymi, le domestique Taymi des Qouraysh, il ne participa pas à la guerre qui eut lieu entre les Bani Qays et les Bani Taghlib.

  

Après la première guerre de Tharthar ou les Bani Taghlib, alors qu’ils étaient pour la majorité des Chrétiens, furent vainqueurs sur les Qays, le grand poète chrétien Riah Ibn Ghawth at-Taghlibi connu sous le nom d’Akhtal récita ces vers avec fierté :

  

« Lorsqu’ils nous virent avec la croix surélevée, montés sur nos chevaux armés de notre foi tranchante, la mort faisant ravage, ils nous abandonnèrent leurs champs, leurs biens et leurs vignes ».

  

Puis, le jour de Shar ‘Abiyah, ou ils furent de nouveau vainqueurs, Akhtal dit :

  

« Al-Jahhaf pleura le jour de Shar ‘Abiyah. Lorsqu’il vit la mort faucher les Soulaym et les ‘Amir ».

  

Il avait l’habitude de répéter ces vers en toutes circonstances, lors des réunions entre les chefs de tribus ou chez le calife.

  

Lorsque ‘Abdel Malik Ibn Marwan conclut un arrangement avec Zoufar Ibn Harith, comme nous le verrons plus tard, et que les gens se réunifièrent sous le califat, al-Akhtar, rappelant les évènements ou fut tué ‘Oumayr Ibn Houbab, récita de nouveau vers se moquant une nouvelles fois des Qays et des Bani Oumayyah.

  

Al-Jahhaf ne répondit à aucune de ses attaques verbales et resta silencieux.

  

Un jour alors qu’al-Jahhaf siégeait avec ‘Abdel Malik Ibn Marwan au conseil, al-Akhtar rentra et quand il vit al-Jahhaf, il répéta les vers de Shar ‘Abiyah. Al-Jahhaf qui mangeait des dattes fraiches, fut si en colère, que les dattes tombèrent de ses mains. Il lui dit :

  

- « Mais pas du tout ! Nous allons les venger avec toute notre force ! O fils de la chrétienne ! Je ne pensais pas que tu allais me harceler autant. Al-Akhtar fut pétrifié par sa réponse et il se rapprocha du calife pour éviter une éventuelle action ».

  

Le calife lui dit alors :

  

- « Je vois que tu n’as attiré sur toi et ton peuple que le mal ! »

  

Al-Akhtar était un poète et ses vers se propageait partout et il n’y restait à al-Jahhaf d’autre solution que de laver l’affront.

  

Al-Jahhaf lui prépara un piège avec l’aide de certains scribes du calife. Ils fabriquèrent un faux document qui stipulait que le calife l’avait nommé pour la collecte de la Zakat des Bani Bakr et des Bani Taghlib. Il a aussi été rapporté qu’il annonça faussement que le calife l’avait nommé gouverneur d’al-Jazirah.[1]

  

Puis il remplit un sac de terre et alla voir son peuple et leur dit :

  

- Le calife m’a nommé gouverneur d’al-Jazirah et ceci est un sac plein d’argent !

  

Son peuple le crut, intéressé par l’aspect financier, et un grand nombre de cavalier le suivirent et ils marchèrent sur les Bani Taghlib et lorsqu’ils furent à proximité, Al-Jahhaf vida le sac de terre, déchira ses documents et leur dit :

  

- « Je n’ai argent et ni lettre de créance, je vous ai menti ! » Puis, il leur raconta ce qui était arrivé précédemment alors que le conseil était réuni chez le calife.

  

- « Quiconque ne désire pas venger son peuple qu’il se retire car j’ai juré de ne pas me laver la tête avant d’avoir pris mon dû des Bani Taghlib ».

  

Une partie de ceux qui l’avait accompagné rebroussèrent chemin tandis qu’al-Jahhaf avec le reste des cavaliers se mirent en route jusqu’à parvenir à un endroit nommé Bish ou ils attaquèrent, à l’aube ou la nuit selon certaines versions, un groupe des Bani Taghlib près d’un puits des Bani Joushan Ibn Bakr des Banou Taghlib.

  

Il s’ensuivit un des pires massacres de l’histoire des Arabes à cause d’un poète idiot qui tirait fierté à se moquer des autres. Un des hommes d’al-Jahhaf fit prisonnier al-Akhtar sans le reconnaitre car il était vêtu d’un vêtement qui lui couvrait la tête. Il lui dit :

  

- « Qui es-tu ? »

  

- « Je suis un esclave des Bani Taghlib » répondit-il ! Et l’homme le relâcha. Al-Akhtar partit et alla se cacher dans un puits jusqu’à ce que tous fussent partis. Puis, il sortit de sa cachette et alla voir ‘Abdel Malik Ibn Marwan et lui dit :

  

- « Al-Jahhaf a commis à Bish des crimes dont nous nous plaignons à Allah et si Qouraysh refuse de dépenser ses biens pour le punir alors qu’ils tremblent ! Si le calife ne fait rien alors il verra ce qui va s’ensuivre », ce qui était une menace directe contre lui.

  

Al-Jahhaf s’enfuit chez les Romains

  

Si l’état restait passif alors de plus graves événements pourraient suivre. Une sédition tribale aux graves répercussions qui entraineraient d’autres tribus dans la spirale de la guerre. Plusieurs guerres avaient déjà eu lieu sans que l’état n’intervienne du fait de la grande distance les séparant des zones de conflits qui avaient bien souvent lieu loin des villes.

  

L’état Omeyyades était déjà occupé à ramener à l’ordre ceux qui s’étaient rebellés contre l’état et ces guerres tribales supplémentaires d’un autre coté arrangeaient ses affaires car elles le débarrassaient de ses ennemis sans qu’il ait besoin d’envoyer des troupes pour les combattre. D’ailleurs c’est pour cela qu’il avait ressenti une immense joie lorsqu’on lui avait amené la tête de ‘Oumayr Ibn Houbab as-Soulami qui fut tué lors de la bataille de Hashak.

  

Lorsque ‘Abdel Malik vit que les choses étaient parvenu à un si grand seuil d’instabilité, il décida d’agir. Il ordonna qu’al-Jahhaf soit capturé pour le châtier mais al-Jahhaf s’enfuit chez les Romains.

  

Le roi des Romains l’accueillit avec pompe et l’honora avant de lui demander de se christianiser en lui promettant de lui donner en échange tout ce qu’il désirerait. Al-Jahhaf lui dit :

  

- « Je ne suis pas venu chez toi craignant l’Islam ».

  

Il ne fit pas comme al-Jabalah Ibn Hayham, le roi des Assari, qui s’enfuit devant ‘Omar Ibn al-Khattab (qu’Allah soit satisfait de lui) chez les Romains et se christianisa. Jabalah avait violemment frappé et fendu la lèvre d’un homme des Bani Fazarah qui avait involontairement marché sur son vêtement qui s’était ouvert durant le Tawaf à la Ka’bah.

  

Cet homme était allé se plaindre à ‘Omar Ibn al-Khattab al-Farouk (qu’Allah soit satisfait de lui) qui avait demandé à Jabalah de lui raconter ce qui était arrivé. Puis ‘Omar lui dit :

  

- « Sois-tu lui donne son dû ou soit il te rend la pareil, choisit l’un des deux ! »

  

Jabalah orgueilleux répondit à ‘Omar :

  

- « Je croyais qu’en rentrant dans l’Islam j’aurais plus de considération que je n’en avais avant l’Islam ! »

  

- « Mais l’Islam vous a rendu égaux ! »

  

- « Alors je vais me christianiser ! » C’est-à-dire je vais apostasier !

  

Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) lui dit :

  

- « Par Celui qui a différencié le bien et le mal, je te frapperais le cou ! »

  

Jabalah lui demanda de lui laisser le choix jusqu’au lendemain et Omar accepta. Jabalah en profita pour se sauver avec ses partisans chez les Romains ou ils se christianisèrent et profitèrent largement de la vie de ce monde comme il a été mentionné dans les livres d’histoires.

  

Après être resté longtemps chez les Romains, ce roi arabe des Banou Ghassan réfléchit sur ce qu’il avait fait, regretta et dit :

  

« Puisse ma mère ne m’avoir jamais donné naissance si j’avais seulement patienté,

  

Si j’avais seulement opté, pour ce que ‘Omar m’avait proposé ».

  

La contrition d’al-Jahhaf

  

L’Arabe libre de l’époque, ne pouvait supporter de vivre à l’étranger loin de sa famille, de son clan et de son pays. Al-Jahhaf savait que s’il revenait les Banou Taghlib ne l’oublieraient pas et chercheraient à se venger mais ne supportant plus l’exil, il décida de rentrer même si cela devait lui coûter la vie.

  

Avant de retourner, il envoya un message à certains nobles des Qays qui occupaient des postes importants dans l’entourage du calife ou il leur demanda de lui garantir un sauf conduit de la part du calife qui accepta.

  

Les Qays avec l’aide du calife réunirent une somme importante d’argent pour lui permettre de payer le prix du sang à ses victimes.

  

Certains historiens ont rapporté que lorsque la nouvelle de la sécurité accordée par le calife lui parvint, il décida d’arranger son affaire avec les Banou Taghlib. Al-Jahhaf se vêtit d’un linceul, alla à Bish voir les Banou Taghlib et leur dit :

  

- « Je suis venu vous soumettre ma personne afin que vous preniez votre dû ».

  

Le fait qu’il se soit revêtu d’un linceul en se soumettant à leur jugement, malgré les crimes qu’il commit, lui valut le pardon pour ce geste noble qui signifiait : Je me considère comme mort faites ce que vous voulez !

  

Les jeunes des Banou Taghlib voulurent le tuer, mais les gens âgés les empêchèrent car ils connaissaient les traditions des Arabes. Son geste était suffisant pour eux et ils lui pardonnèrent.

  

Après cela al-Jahhaf, devint plus pieux et il regretta amèrement les crimes qu’il avait commis jusqu’à la fin de ses jours. Il alla en pèlerinage à La Mecque ou il s’accrocha au vêtement de la Ka’bah et implora :

  

- « O Grand Seigneur, pardonne moi et je ne pense pas que Tu le feras ».

  

Il est dit que Muhammad al-Hanafiyah, Muhammad Ibn ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de son père) l’entendit et lui dit :

  

- « O Sheikh, ton invocation est pire que ton péché ! »

  

Et il est aussi dit que c’est le respectable Compagnon ‘AbdAllah Ibn ‘Omar Ibn al-Khattab (qu’Allah soit satisfait d’eux) qui l’entendit et lui dit :

  

- « Si tu n’étais pas al-Jahhaf, tu n’aurais pas dit cela ! » Et al-Jahhaf lui répondit :

  

- « Je suis al-Jahhaf ! »

  

Il était connu partout à cause des grands crimes, dont il n’y eut nul précédent auparavant, qu’il commit envers les Bani Taghlib et dont les nouvelles se propagèrent dans tous les territoires islamiques. Des horribles crimes qui représentaient une telle somme, qu’il pensait qu’Allah ne lui pardonnerait pas.

  

Abou ‘Oubaydah Ma’mar Ibn Mouthannah Taymi a rapporté dans son livre « Maqahil » qu’al-Jahhaf tua vingt-trois-mille hommes, femmes et enfants des Bani Taghlib.

  

Après la bataille de Marj Rahib, que nous avons déjà mentionnée et qui eut lieu à la fin de l’année 64 de l’Hégire (683) sous le règne de Marwan Ibn Hakam le quatrième calife, ad-Dahhak Ibn Qays al-Fihri fut défait et tué tandis que Zoufar Ibn Harith al-Kilabi s’enfuit à Qalqissiyah ou il resta une menace contre le règne des Omeyyades.

  

Zoufar Ibn Harith al-Kilabi

  

‘Abdel Malik Ibn Marwan, après la mort de son père Marwan Ibn Hakam, se décida à se débarrasser de Zoufar. Il désista de son poste Abban Ibn ‘Ouqbah Ibn Abi Mou’ayt al-Amawi qui était gouverneur de Hims et lui ordonna d’aller combattre Zoufar.

  

Abban fit ce qu’on lui demanda et à la tête de son armée marcha sur Qalqissiyah et ‘Abdallah Ibn Zoumayt at-Tahi, le chef de l’avant-garde continua sa route sans attendre l’arrivée du reste de l’armée et attaqua az-Zoufar qui écrasa l’avant-garde et tua trois-cent cavaliers. Lorsque l’armée arriva, elle écrasa à son tour l’armée de Zoufar et tua son fils Waqi’ Ibn Zoufar.

  

Après cette victoire, ‘Abdel Malik Ibn Marwan conclut qu’il devait en finir définitivement avec la menace de Zoufar Ibn Harith et marcha de nouveau sur Qalqissiyah qu’il assiégea et bombarda avec ses trébuchets.

  

Zoufar leur dit :

  

- « Pourquoi pilonnez-vous la ville avec vos trébuchets ? Je vais sortir de la ville et nous allons combattre tout simplement. Si vous remportez la bataille la ville sera à vous ! »

  

Zoufar dit à son fils Houdayl Ibn Zoufar qui était aussi un intrépide guerrier :

  

- « Sort et combats-les et ne reviens pas avant d’avoir abattu la tente de ‘Abdel Malik et si tu reviens sans l’avoir fait je te tuerais ! »

  

Houdayl Ibn Zoufar sortit avec ses cavaliers et écrasa tout ce qui se tint devant lui jusqu’à ce qu’ils parviennent à la tente du calife qu’ils abattirent sur sa tête, avant de revenir. C’était un clair message pour le calife qui disait nous sommes parvenu jusqu’à toi mais nous t’avons épargné.

  

Lorsque Houdayl revint à son père, celui-ci l’embrassa sur la tête et lui dit :

  

- « Après ce jour, ‘Abdel Malik t’aimeras toujours ».

  

Puis Zoufar sortit à son tour avec son armée et combattirent si farouchement que ‘Abdel Malik pensa à faire la paix avec eux. Il demanda à son frère Muhammad Ibn Marwan d’aller voir Zoufar et de conclure un traité de paix avec lui.

  

Zoufar accepta à condition qu’il n’ait pas à porter allégeance à ‘Abdel Malik tant que ‘Abdallah Ibn Zoubayr (qu’Allah soit satisfait de lui) serait en vie et parce qu’il lui avait déjà porté allégeance.

  

Lorsque le traité fut conclu et que ‘Abdel Malik vit le petit de nombre de soldats dans les rangs de Zoufar, il dit :

  

- « Si j’avais su que son armée était si petite, je n’aurais jamais levé le siège jusqu’à ce qu’il se soumette à mon jugement ».

  

Ces paroles arrivèrent aux oreilles de Zoufar qui lui dit :

  

- « Si tu veux, on recommence ! » Mais le calife était un homme intelligent et il lui dit :

  

- « Sois en paix ô Abou Houdayl ! »

  

Et après la bataille, Maslamah Ibn ‘Abdel Malik se maria avec Ribab, la fille de Zoufar pour renforcer les liens d’amitiés.

  

Avec la fin de ce différend entre lui et Zoufar, ‘Abdel Malik Ibn Marwan put enfin se concentrer totalement sur l’Iraq et faire face à ‘Abdallah Ibn Zoubayr.

  

Pour l’affaiblir, ‘Abdel Malik Ibn Marwan devait concentrer tous ses efforts sur l’Iraq pour pouvoir enfin l’assiéger dans le Hijaz[2]

  

‘Abdel Malik Ibn Marwan consulta les gens pour connaitre leur avis et parmi eux, Yahya Ibn Hakam Ibn Abi ‘As, son oncle, et d’autres qui lui dirent :

  

- « Contente-toi de la Syrie et laisse tomber l’Iraq et Ibn Zoubayr ».

  

Et ‘AbdAllah Ibn Malik leur répondit :

  

- « La Syrie est un pays qui a peu d’argent tandis que beaucoup de nobles d’Iraq m’ont écrit pour m’inviter ».

  

Son frère Muhammad Ibn Marwan lui donna aussi son avis et lui dit :

  

- « Tu dois demander ta part et aller en Iraq et je vais prier pour qu’Allah t’assiste ».

  

D’autres aussi lui dirent de ne pas aller en personne en Iraq mais d’y envoyer quelqu’un de sa famille accompagné d’une armée.

  

‘Abdel Malik Ibn Marwan[3] leur répondit :

  

- « Nul ne peut s’occuper de cette affaire hormis un Qourayshi qui a de la détermination. Peut-être dois-je envoyer quelqu’un qui a du courage mais pas de résolution. Je suis un clairvoyant stratégiste et un redoutable sabreur si j’en ai besoin et Mous’ab est un homme valeureux d’une valeureuse maison qui n’a pas de connaissance en matière de guerre. Il aime le confort et il a en sa compagnie des gens qui ne sont pas toujours d’accord avec lui tandis que moi j’ai en ma compagnie des gens qui me conseillent ».

  

Il a été rapporté dans les livres de littératures et d’histoires, que lorsque ce roi omeyyade qourayshi voulut partir pour l’Iraq, il fit ses adieux à son épouse ‘Atikah Bint Yazid Ibn Mou’awiyah qui pleura si abondement qu’elle fit pleurer toutes ses servantes.

  

En l’an 71 de l’Hégire (690), ‘Abdel Malik conquit Césarée mais les Byzantins profitèrent du conflit entre les Omeyyades et Ibn az-Zoubayr (qu’Allah soit satisfait de lui) pour attaquer et endommager Césarée et Ascalon (qayssariyah wa ‘asqalan)[4]. Lorsque son pouvoir se raffermit, ‘Abdel Malik reconstruisit et fortifia plusieurs villes côtières dont Césarée, Ascalon, Acre et Tyr.

  

La bataille de Joufrah

  

Cette même année, ‘Abdel Malik à la tête de son armée marcha sur l’Iraq tandis qu’au même moment à Basra, Mous’ab se mit en colère contre certains de ses chefs pour avoir rejoint les rangs de Khalid Ibn ‘Abdillah Ibn Khalid Ibn Assid Ibn Abi al- ‘Iss Ibn Oumayyah Ibn ‘Abd ash-Shams[5].

  

Khalid Ibn ‘Abdillah avait auparavant rejoint ‘Abdel Malik Ibn Marwan après avoir été un des hommes de Mous’ab. Lorsque Mous’ab alla combattre Moukhtar Ibn Abi ‘Oubayd ath-Thaqafih « al-Moukhtar al-Kadab (le menteur) », il ne se rendit pas compte de l’absence de Khalid Ibn ‘Abdillah et de son frère Oumayyah. Ce n’est qu’après qu’il le réalisa et il les fit expulser d’Iraq.

  

Quant à Khalid Ibn ‘Abdillah il alla chez ‘Abdel Malik en Syrie.

  

Lorsque ‘Abdel Malik Ibn Marwan se mit en route Khalid l’accompagna et Mous’ab Ibn Zoubayr n’était pas à Basra et Khalid dit à ‘Abdel Malik :

  

- « Envoie-moi à Basra avec un détachement, peut-être pourrais-je te conquérir Basra ».

  

Lorsqu’il arriva à Basra, il s’arrêta chez ‘Amr Ibn Asma’ al-Bahili qui contacta ‘Abad Ibn Houssayn at-Tamimi, le chef de la police de Mous’ab. Et ‘Omar Ibn ‘Oubaydillah Ibn Ma’ma’, le délégué de Mous’ab pour Basra.

  

Il lui fit dire en espérant convaincre ‘Abad de rejoindre leur rang :

  

- « J’ai accordé la protection à Khalid Ibn ‘Abdillah ».

  

‘Abad Ibn Houssayn at-Tamimi répondit au messager :

  

- « Je vais certainement le rejoindre de la meilleure façon ». Il dit cela sous entendant : je vais le rejoindre et le capturer.

  

Lorsque ‘Amr Ibn Asma’ al-Bahili entendit la réponse, il dit à Khalid Ibn ‘Abdillah :

  

- « ‘Abad va nous rejoindre et moi, je ne peux pas te secourir. Va plutôt trouver Malik Ibn Misma’ Ibn Shihab al-Jahdalih al-Bakri, le chef des Rabi’ah Ibn Nizar de Basra ».

  

Khalid remonta sur son cheval et alla voir Malik Ibn Misma’ et lui dit :

  

- « Accorde-moi ton aide ! »

  

- « Mon aide t’es accordée » lui répondit Malik. Puis, il envoya un messager au Bani Bakr Ibn Wahil et à leurs alliés les Azd qui vinrent en masse pour secourir Khalid Ibn ‘Abdillah.

  

Quand ‘Abad Ibn Houssayn at-Tamimi, le chef de la police arriva avec des cavaliers, les deux groupes se firent face sans qu’il ne s’ensuive de bataille.

  

Le lendemain Khalid Ibn ‘Abdillah alla voir Joufrat Nafi’ Ibn Harith avec un groupe des Bani Tamim et il s’ensuivit une bataille à Joufrah qui est un quartier de Basra.

  

Cette bataille prit le nom de « Jour de Joufrah » ou « la bataille de Joufrah » et dura vingt-quatre jours durant lesquels Malik Ibn Misma’ fut tué.

  

Puis les deux groupes firent la paix entre eux à condition que Khalid Ibn ‘Abdillah quitte Basra.

  

La grande bataille de Dayr al-Jafariq

  

Lorsque Mous’ab Ibn Zoubayr arriva, il se fâcha après beaucoup de gens qui avait participé aux évènements et ce fut de sa part une erreur car non seulement, il arrivait après une bataille qui avait tourné à son avantage et qu’il faisait aussi face aux armées du calife ‘Abdel Malik Ibn Marwan.

  

‘Abdel Malik Ibn Marwan saisit l’occasion de la division et il écrivit aux gens de Basra et de Koufa en leur promit que le bien de sa part.

  

Quand les nouvelles de la prochaine bataille entre ‘Abdel Malik et Mous’ab Ibn Zoubayr parvint à ‘Abdillah Ibn Khazim as-Soulami, l’émir de ‘AbdAllah Ibn Zoubayr du Khorasan il dit :

  

-« Y a-t-il avec lui ‘Omar Ibn ‘Oubaydillah Ibn Ma’ma’ ? »

  

Ils lui répondirent :

  

- « Non ! Il l’a envoyé en Perse ».

  

-« Y a-t-il avec lui al-Mouhallab Ibn Abi Soufrah ? »

  

- « Non, il combat les khawarije à Soulaf ».

  

-« Y a-t-il avec lui ‘Abad Ibn Houssayn ? »

  

- « Non, il est l’émir de Basra ».

  

‘Abdillah Ibn Khazim dit :

  

- « Et moi je suis au Khorasan. Il ne fait aucun doute alors qu’il sera battu et tué ».

  

Tous obéissaient à ‘AbdAllah Ibn Marwan à la tête de ses armées de Syrie, d’Egypte et d’al-Jazirah. Mous’ab sortit à sa rencontre avec les gens de l’Iraq, dont un tiers marchait un pied en avant et un pied en arrière, prêt à la trahir.

  

Les armées se rencontrèrent à Dayr al-Jafariq près d’un lieu nommé Maskin dans le Sawad en Iraq sur la rive ouest du Tigre.

  

La grande bataille de Dayr al-Jafariq eut lieu et mourut Ibrahim Ibn al-Ashtar an-Nafa’i alors qu’il combattait aux côtés de Mous’ab Ibn Zoubayr.

  

‘AbdAllah sut que Mous’ab était dans un état critique et il lui envoya son frère Muhammad Ibn Marwan qui lui dit :

  

- « Le fils de ton oncle t’accorde la sécurité ».

  

Mous’ab lui répondit :

  

- « Les gens comme moi ne restent pas à l’écart d’un évènement comme celui-ci hormis vainqueur ou tué ! »

  

Mous’ab Ibn ‘AbdAllah Ibn Zoubayr Ibn al-‘Awwam était un homme courageux, ‘AbdAllah Ibn Zoubayr Ibn al- ‘Awwam (qu’Allah soit satisfait d’eux) était un homme vaillant et Zoubayr Ibn al- ‘Awwam (qu’Allah soit satisfait de lui) son père fut un des héros de l’Islam. Ni la reddition ou la fuite n’était envisageable de la part de ces hommes.

  

Lorsque Mous’ab refusa l’offre, Muhammad Ibn Marwan appela ‘Issa Ibn Mous’ab et lui dit :

  

- « O fils de mon frère, ne te tue pas, la sécurité t’est accordée ». Mous’ab dit à son fils :

  

- « Ton oncle t’a accordé la sécurité, accepte-la et rejoins le ! »

  

Le jeune homme Qourayshi Issa Ibn Mous’ab Ibn ‘Awwam était brave, son père était un des chevaliers de l’Islam, son oncle ‘AbdAllah Ibn Zoubayr était un champion des champions et son grand père, le respectable Compagnon du Messager d’Allah (qu’Allah soit satisfait de lui), un des deux seuls cavaliers de l’Islam à combattre un sabre dans chaque main[6] répondit à Muhammad Ibn Marwan :

  

- « Je ne suis pas une femme des Qouraysh et je suis prêt à te combattre ».

  

Les Qouraysh ne sont-ils pas les nobles des Arabes ?

  

Puis Mous’ab et son fils combattirent jusqu’à ce que ‘Issa fut tué tandis que Mous’ab fut grièvement blessé. Zaydatou Ibn Qoudamah Ibn Mas’oud ath-Thaqafi, le fils de l’oncle de Moukhtar Ibn Abi ‘Oubayd Ibn Mas’oud ath-Thaqafi, s’approcha de lui et lui porta le coup fatal en disant :

  

- « Pour venger la mort de Moukhtar ! »

  

Mous’ab fut tué sur la rive du Tigre à Dayr Jafariq et ‘AbdAllah Ibn Marwan ordonna qu’il soit enterré avec son fils près du fleuve. Quant à la tête de Mous’ab, ils l’envoyèrent à Koufa puis à Damas et dans toutes les villes de Syrie.

  

‘Atikah Bint Yazid Ibn Mou’awiyah récupéra sa tête, le lava et l’enterra et dit :

  

- N’êtes-vous déjà donc pas satisfait de ce que vous avez fait pour parader avec sa tête dans les villes ? C’est de la perversité !

  

[1] Al-Jazirah est une région renommée entre le Tigre et Mossoul en Iraq.

[2] Péninsule arabique.

[3] ‘Abdel Malik Ibn Marwan le cinquième calife, était un brave homme qui empêcha par sa fermeté la chute du règne des Omeyyades et lui redonna sa vigueur. Du fait, certains historiens ont classé le règne des Omeyyades en Soufyani, de Mou’awiyah Ibn Abi Soufyan (qu’Allah soit satisfait d’eux) et en Marwani, de ‘Abdel Malik Ibn Marwan.Le règne Soufyani commença avec Mou’awiyah Ibn Soufyan, son fils Yazid et Mou’awiyah Ibn Yazid. Le règne Marwani débuta avec ‘Abdel Malik Ibn Marwan et ceux des califes qui le suivirent.

  

[4] En Palestine.

[5] À ne pas confondre avec Oussayd Ibn Abi al- ‘Iss Ibn Oumayyah Ibn ‘Abd ash-Shams

[6] Le second était Khalid Ibn Walid (qu’Allah soit satisfait de lui).

.Look at the history of human individuals, but a few decades hundreds of years, but rather look at the history of the entire human population is a few hundred thousand years, and put him constantly Expansion of the natural world to appreciate and taste.

  

Human society is not an abstract body, but a real kaleidoscope.

  

Humanity the greatest and most powerful place is not that he's tough and mana, the first that constant self-denial.

  

As long as human society, everything is forward series, regardless of the final outcome of this evolution of how loud or how ruthless .----- (Fangruida famous classic).

  

When the end of life, the first thing you say goodbye not only the life of the world, but the nature and the universe temporary farewell.

  

Like the world Colorful palette, always emit a variety of transformation, some beautiful, some haze, some wonderful, some gray.

  

The world is not eternal day regulation and order, but the world will not be a permanent disorder or chaos filled the whole planet. Always in order and disorder kept grafting seesaw. Otherwise, the whole of nature and human society will tends to destroy or complete collapse collapse .---- Fangruida classic saying.

  

Where that is the reality of the existence, the reality of it all is that there are no real existence and reality do not exist, as preposterous .------- (Fangruida famous classic)

  

God created the world, God created the world also.

  

Only human beings truly enter into the kingdom of heaven, in order to truly comprehend the beauty of paradise.

  

Desires and greed, human society is to cross a natural divide from the animal kingdom; wisdom and labor - wealth, a huge man-made bridge to cross from animal rational human society.

  

Reason and truth is eternal connection, on the contrary, connected frenzy and falsehood, not waiting for the final astray is a failure.

  

World Vientiane, everyone is in a hurry to come and go, but some passing away, but you can still figure detour back; some people do not leave, the soul has already dead ..... everyone can flirtation, history will provide wonderful variety of rodeo arena.

  

Flowers Rose Garden that the world is too bright, it was a naive and childish;. That the world is Heilongtan dark, it is a sad and incompetence of the world is a reality, but also a bit romantic and sentimental .--- - Party Investor classic saying.

  

Immature and pessimism can not create the world, only the courage and strength to the world of innovation.

  

Polar is the planet's most rare trace places where there are very beautiful views located; extreme and extreme human reason and human impulses and most dangerous areas, where the need for human reason and wisdom in order to suppress or restraint.

  

Natural enemies of human reason is ignorance, the wisdom of the world's natural enemy is extreme towards destruction.

  

There is no competition in the world and it will be like fighting, like the human heart stops beating pulse; a world without compromise and share the same liver, the heart will be like five bodies separated gradually ruin and destruction.

  

Wrestling is a chessboard and killing skills to beat his opponent first need to overcome their short-sighted and frenzy.

  

Wit is the key to rational courage strength.

  

The kingdom of heaven is human nature into heaven.

  

Natural history is the whole nature, the whole of human history is human nature and the nature of its nature and instinct completely change and transformation.

  

Wealth and wisdom definitely not double twin brother.

  

Human society and the natural world will never be the same as pure crystal, more or less all kinds of impurities and dirt to clean up the human needs step by step and removed.

  

Humans do not need to panic unfounded end of the world, how very clear need to comprehend the most basic one cognitive justice: come early if apocalyptic, only that the light of life wisdom too dim.

  

Heaven or intended fanciful dream of heaven down to earth step by step really better start struggling to create the world from hell.

  

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Boundless universe is always a hotbed of small Earth human life.

  

Sociologists man as a social structure of humanity, human biologists placed under Senior mammals primates, philosophers put him on the broader living environment and the identification and interpretation of social reality.

  

World colorful flowers Tuyan, but that does not mean all the world to disorganized, chaotic disorder. The world and the universe is not chaos to Jiuxing flying, yin and yang imbalance; the world and the universe through its self-regulation, self-compliance with its reasoning, chaos and gradually establish a new domain.

  

Simply conquer and dominate the world, purely natural animal beast game; build the world heaven, can be completely freed from the beast game.

  

Natural human animal is not terrible, terrible is its endless sprawl and the expansion will allow the creation into destruction, so that a rational degenerated into evil, let wisdom to destroy dull. (Fangruida famous classic)

  

History of the world can not with petals woven together beautiful wreath, the whole history of the world of human history actually use the compilation of flesh and blood and sweat out of scroll painting depicting famous classic .----- Fangruida

  

Great nature, great universe, it really is the mother of all human beings and of life.

  

Numerous sequences of human history, always natural and ruthlessly presented or presented. Transposition offside and only basic sort of positive sequence appears, rebellious or dislocation will be replaced with this kind of evolved into the history of bumps and setbacks. in other words, the natural history of mankind is only positive, it will not reverse or reverse. the difference with this is the natural evolution of the universe sequence, forward and inverse often exchange.

  

Anatomy of the whole human society, that is, the anatomical structure of the human body and the whole of nature is closely related to him in this world and the interdependence of social groups and individual configuration structure.

  

If we say that the universe will collapse crashes, that is to say, in this first human society and the collapse of self-extinction. The real danger is not that the hazards and predators, but in human societies and their own shortcomings and major mistakes and I do not know and ways to overcome , which will lead itself completely destroyed.

  

Wonderful and fanciful fantasy world is illusory phantom or a mirage, and the difficult reality to create a human society is the most real world is not bad and can permanently exist. (Fangruida famous classic).

  

The world is not "Superman", the world's only permanent hard work in the vast field of labor farming husband kept it .---- (Fangruida famous classic)

  

The sun rises in the east every day, day after day, life swing. Nature has actually shifted, and the human world are moving displacement movement. Earth life can be resurrected in other planets, it is a gift from God and good luck.

  

Animal world can not rudderless, lions, tigers, wolves, sheep and horses, geese, monkeys ..... human society is the family of the group, could not disorderly, "the leader, the leading pack . "otherwise, everything will do everything to destroy or subvert the demise of the basic laws of nature, is very scary silly deteriorate even in the solar system, the sun is the king of Jiuxing; no sun, the earth, the moon will return to zero.

  

Day after day, year after year, the Earth, the moon, the sun is constantly rotated; life, the human heart is with the rotation of day and night constantly pulsates ...... Seen in this light, Once stagnation, rotating and pulsating, nature and life will be how the outcome, beat rotating planets and life, it does not mean all the success Shengongguifu nature of human society, for him, the rotation will always be unalterable..; the first thing you want to beat is the survival of human life, the human world and the natural world if radical departure, beating of human life and the entire human society will tend to collapse and die.

  

There are a variety of life perception and interpretation, some clear, some obscure, some bright, some dark. In fact, both positive and anti, right and wrong, and the world is left to posterity a valuable voice.

  

The struggle of life, wealth, power, fame, status, love, family, career, trying to brilliant pinnacle, everything can not be overstated. In fact, both reach the top or hillside, or in the foothills, is a kind of happiness and enjoyment the natural world is always bland, calm as the sea, although the human world a little more luster and warmth, but also in flat calm situation, although sometimes reveal a storm, Wu Tu from high impact or change their life trajectory.

  

Creating the world's history, rather, to create insight into the world's first deep gaze of individuals and groups. Such absence or lack of vision and the starting line, attributed to arrogance and inevitable defeat.

  

Thousands of the world, thousands of images. Thousands of pairs of eyes, thousands of hands. This masterpiece of thousands, thousands of souls. In that thousands upon thousands among the only altars and shrines in addition to the idol, and a sense of the soul money makes the sedative comfort. as everyone knows, regardless of the fate of Jian wrong, the world is still good for the good to suffer for the music, to generate Bo death, repeatedly, during the era of generations, the most common interpretation of the most extensive human history.

  

World often emerged outstanding figures of the gods can be an epoch-making, can be interpreted badly from myths and legends; but from nature and reality is often a grotesque or absurd theory only to give up.

  

People from out of nature, and not simply out of human society sector. In contrast, only out of the nature from nature, but does not come out from the world of human life. (Fangruida famous classic)

  

Look sideways world, rainbow Jinxia sky; bristling world view, if the haze over the Thunder inverted observation scene versa, haze Thunder sky, rainbow Jinxia everywhere (Jinxia ---- beautiful pink clouds)..

  

Raving nonsense and idiot, proverbs and reason is the only path to truth.

  

The unexamined not create the world, wasted years of mediocrity; only diligent, Tao chest military strategy in order to lead the world, the world of innovation.

  

Eternal life is worth, rather than length.

  

The world is mortal beings, not a genius and a saint can be replaced in no geniuses and saints, beings naturally generated, no beings, geniuses and saints will be gone.

  

No one can accurately predict the future and the natural world, but the super senior human wisdom but they can draw no less natural place universe and human society generally rough picture of the future. You can even far beyond the vision of God.

  

Human nature is present in higher animals on the natural world, although it has a strong force transformation wisdom and creativity, but not completely out of nature, after all, fundamentally fantasy or fiction instinct of human nature and the animal has been completely isolated gene molecules bodiless not fanaticism is ignorance, because he was not placed in front of infantilism is the first force manic hysteria syndrome. (Fangruida famous classic)

  

The world's greatest bible, every day open a new chapter, the key is how do you continue to write my handwriting left by their predecessors various chapters .------ (Fangruida classic saying.)

  

Wine is mellow, as long as there is revelry, pure spring water will be circulated outstanding flavor.

  

History of the universe, pure natural history of human social history, the history of humanity itself both tracks, but also inevitable historical process is full of natural and insurmountable escape various blind spots and bane. Neglect or ignore these, will make the history of human society more bizarre .------- (fangruida famous classic)

  

Regardez l'histoire des individus humains, mais quelques décennies des centaines d'années, mais plutôt regarder l'histoire de l'ensemble de la population humaine est à quelques centaines de milliers d'années, et l'ont mis constamment Expansion du monde naturel d'apprécier et de goût.

  

La société humaine est pas un corps abstrait, mais un véritable kaléidoscope.

  

L'humanité le lieu le plus grand et le plus puissant est pas qu'il est difficile et de mana, la première que l'abnégation constante.

  

Tant que la société humaine, tout est en avant la série, quel que soit le résultat final de cette évolution de la façon dont fort ou comment impitoyable .----- (Fangruida célèbre classique).

  

Lorsque la fin de la vie, la première chose que vous dire au revoir non seulement la vie du monde, mais la nature et l'univers adieu temporaire.

  

Comme la palette colorée du monde, émettent toujours une variété de transformation, de beaux, de la brume, certains merveilleux, un peu de gris.

  

Le monde est pas la réglementation de jour éternel et de l'ordre, mais le monde ne sera pas un désordre permanent ou le chaos rempli toute la planète. Toujours dans l'ordre et le désordre gardé greffage balançoire. Sinon, l'ensemble de la nature et de la volonté de la société humaine tend à détruire ou complète effondrement effondrement .---- Fangruida dicton classique.

  

Lorsque cela est la réalité de l'existence, la réalité de tout cela est qu'il n'y a pas d'existence réelle et la réalité n'existent pas, aussi absurde .------- (Fangruida célèbre classique)

  

Dieu a créé le monde, Dieu a créé le monde aussi.

  

Seuls les êtres humains entrent vraiment dans le royaume des cieux, afin de comprendre véritablement la beauté du paradis.

  

Désirs et la cupidité, la société humaine est de traverser un fossé naturel à partir du règne animal; la sagesse et le travail - la richesse, un énorme pont artificiel de traverser de la société humaine rationnelle animal.

  

La raison et la vérité est éternelle connexion, au contraire, la frénésie connecté et le mensonge, pas d'attente pour l'égarer final est un échec.

  

Monde Vientiane, tout le monde est pressé d'aller et venir, mais certains décès, mais vous pouvez toujours comprendre détour de retour; certaines personnes ne partent pas, l'âme a déjà morts ..... tout le monde peut flirt, l'histoire fournira merveilleuse variété de scène de rodéo.

  

Fleurs Rose Garden que le monde est trop lumineux, il était un naïf et enfantin ;. Que le monde est sombre Heilongtan, il est triste et l'incompétence du monde est une réalité, mais .--- aussi un peu romantique et sentimentale - dicton classique Parti investisseurs.

  

pessimisme immature et ne peut pas créer le monde, seul le courage et la force dans le monde de l'innovation.

  

Polar est plus rares endroits de trace de la planète où il y a de très belles vues situées; raison extrême et extrême humaine et impulsions humaines et les zones les plus dangereuses, où le besoin de la raison humaine et la sagesse afin de supprimer ou de retenue.

  

Les ennemis naturels de la raison humaine est l'ignorance, la sagesse de l'ennemi naturel du monde est extrême vers la destruction.

  

Il n'y a pas de concurrence dans le monde et ce sera comme les combats, comme le coeur humain cesse de battre le pouls; un monde sans compromis et partagent le même foie, le cœur sera comme cinq corps séparés ruine et la destruction progressive.

  

La lutte est un échiquier et tuant compétences pour battre son adversaire d'abord besoin de surmonter leur manque de vision et de la frénésie.

  

Wit est la clé de la force de courage rationnelle.

  

Le royaume des cieux est la nature humaine dans le ciel.

  

L'histoire naturelle est toute la nature, l'ensemble de l'histoire humaine est la nature humaine et la nature de sa nature et de l'instinct complètement changer et de transformation.

  

La richesse et la sagesse certainement pas doubler frère jumeau.

  

La société humaine et le monde naturel ne sera jamais le même que le cristal pur, plus ou moins toutes sortes d'impuretés et la saleté à nettoyer l'humain a besoin, étape par étape et enlevé.

  

Les êtres humains ne doivent pas paniquer fin sans fondement du monde, comment besoin très clair de comprendre une justice cognitive la plus fondamentale: venez tôt si apocalyptique, mais seulement que la lumière de la sagesse de vie trop faible.

  

Ciel ou rêve chimérique destinée des cieux jusqu'à l'étape de la terre à pas vraiment mieux de commencer à lutter pour créer le monde de l'enfer.

  

univers infini est toujours un foyer de petite terre la vie humaine.

  

Les sociologues l'homme comme une structure sociale de l'humanité, les biologistes humains placés sous mammifères supérieurs primates, les philosophes l'a mis sur le cadre de vie plus large et l'identification et l'interprétation de la réalité sociale.

  

Monde des fleurs colorées Tuyan, mais cela ne signifie pas que le monde entier, le désordre chaotique désorganisé. Le monde et l'univers est pas le chaos à Jiuxing vol, le yin et le yang déséquilibre; le monde et l'univers grâce à son auto-régulation, auto-respect de son raisonnement, le chaos et progressivement établir un nouveau domaine.

  

Il suffit de conquérir et de dominer le monde, purement animale naturelle jeu bête; construire le ciel du monde, peut être complètement libéré de la partie de la bête.

  

animal humain naturel est pas terrible, terrible est son étalement sans fin et l'expansion permettra la création à la destruction, de sorte qu'un rationnelle dégénéré en mal, laissez la sagesse de détruire terne. (Fangruida célèbre classique)

  

Histoire du monde ne peut pas avec des pétales tissés ensemble belle couronne, toute l'histoire du monde de l'histoire humaine en fait utiliser la compilation de chair et de sang et de sueur sur la peinture de défilement représentant célèbre classique .----- Fangruida

  

Grande nature, grand univers, il est vraiment la mère de tous les êtres humains et de la vie.

  

De nombreuses séquences de l'histoire humaine, toujours naturelle et impitoyablement présentés ou présentés. Transposition de hors-jeu et ne sorte de base de séquence positive apparaît, rebelle ou la dislocation sera remplacé par ce genre de évolué dans l'histoire de bosses et de revers. en d'autres termes, l'histoire naturelle de l'humanité est seul point positif, il ne sera pas inverse ou vice versa. la différence avec ceci est l'évolution naturelle de la séquence de l'univers, directe et inverse souvent l'échange.

  

Anatomie de l'ensemble de la société humaine, qui est, la structure anatomique du corps humain et la nature entière est étroitement liée à lui dans ce monde et l'interdépendance des groupes sociaux et de la structure de configuration individuelle.

  

Si nous disons que l'univers va effondrer accidents, à savoir, dans cette première société humaine et de l'effondrement de l'auto-extinction. Le vrai danger est pas que les dangers et les prédateurs, mais dans les sociétés humaines et leurs propres insuffisances et des erreurs majeures et je ne sais pas et les moyens de surmonter, qui sera lui-même conduire complètement détruit.

  

monde imaginaire merveilleux et de fantaisie est fantôme illusoire ou un mirage, et la réalité difficile de créer une société humaine est le monde le plus réel est pas mal et ne peut exister de façon permanente. (Fangruida célèbre classique).

  

Le monde est pas "Superman", seulement travailler dur permanente au monde dans le vaste domaine de l'agriculture du travail mari gardé .---- (Fangruida célèbre classique)

  

Le soleil se lève à l'est tous les jours, jour après jour, swing de vie. La nature a fait déplacé, et le monde humain se déplacent mouvement de déplacement. la vie de la Terre peut être ressuscité dans d'autres planètes, il est un don de Dieu et bonne chance.

  

Le monde animal ne peut pas à la dérive, les lions, les tigres, les loups, les moutons et les chevaux, oies, singes ..... société humaine est la famille du groupe, ne pouvait pas désordonnée, "le leader, le peloton de tête." Sinon, tout va tout faire pour détruire ou corrompre la disparition des lois fondamentales de la nature, est très effrayant idiot détériorer encore dans le système solaire, le soleil est le roi de Jiuxing; pas de soleil, la terre, la lune sera de retour à zéro.

  

Jour après jour, année après année, la Terre, la lune, le soleil est constamment en rotation; la vie, le cœur humain est avec la rotation de la journée et de la nuit en permanence bat ...... Vu sous cet angle, Une fois que la stagnation, la rotation et de pulsation, la nature et la vie sera de savoir comment le résultat, battre planètes et de la vie en rotation, il ne ne signifie pas que tout le succès Shengongguifu nature de la société humaine, pour lui, la rotation sera toujours inaltérable ..; la première chose que vous voulez à battre est de la survie de la vie humaine, le monde des humains et le monde naturel si radical, battement de la vie humaine et la société humaine entière aura tendance à réduire et mourir.

  

Il existe une variété de la perception de la vie et de l'interprétation, certains clair, certains obscurs, certains lumineuses, certaines sombre. En fait, est laissé à la fois positive et anti, bien et le mal, et le monde à la postérité une voix précieuse.

  

Le combat de la vie, la richesse, le pouvoir, la gloire, le statut, l'amour, la famille, la carrière, en essayant de Pinnacle brillante, tout ne peut pas être surestimée. En fait, à la fois atteindre le sommet ou en pente, ou dans les contreforts, est une sorte de bonheur et de plaisir le monde naturel est toujours fade, calme comme la mer, bien que le monde humain un peu plus d'éclat et de la chaleur, mais aussi dans le calme plat situation, bien que parfois révéler une tempête, Wu Tu, de fort impact ou de modifier leur trajectoire de vie.

  

Création de l'histoire du monde, plutôt, pour créer un aperçu de premier regard profond du monde des individus et des groupes. Cette absence ou le manque de vision et de la ligne de départ, attribué à l'arrogance et de la défaite inévitable.

  

Des milliers de monde, des milliers d'images. Des milliers de paires d'yeux, des milliers de mains. Ce chef-d'œuvre de milliers, des milliers d'âmes. En ce que des milliers et des milliers parmi les seuls autels et des sanctuaires, en plus de l'idole, et un sens de l'argent de l'âme qui fait le confort sédatif. comme chacun le sait, quel que soit le sort de Jian mal, le monde est encore bon pour le bien de souffrir pour la musique, pour générer Bo mort, à plusieurs reprises, à l'époque des générations, l'interprétation la plus courante de la plus vaste de l'histoire humaine.

  

Monde émergé souvent magnifiques figures des dieux peut être une époque de décision, peut être interprété mal de mythes et de légendes; mais de la nature et la réalité est souvent une théorie grotesque ou absurde que d'abandonner.

  

Les gens de l'extérieur de la nature, et non pas simplement sur le secteur de la société humaine. En revanche, seulement sur la nature de la nature, mais ne sort pas du monde de la vie humaine. (Fangruida célèbre classique)

  

Regardez monde côté, ciel arc Jinxia; hérissé vision du monde, si la brume sur le Thunder inversé scène d'observation versa, la brume de Thunder ciel, arc en ciel Jinxia partout (Jinxia ---- beaux nuages ​​roses) ..

  

Raving absurde et idiot proverbes et la raison est la seule voie vers la vérité.

  

Le non examinée pas créer le monde, années perdues de la médiocrité; seulement diligent, Tao poitrine stratégie militaire afin de mener le monde, le monde de l'innovation.

  

La vie éternelle est une valeur, plutôt que la longueur.

  

Le monde est êtres mortels, pas un génie et un saint peut être remplacé en aucun génies et les saints, les êtres générés naturellement, pas les êtres, les génies et les saints seront partis.

  

Personne ne peut prédire exactement l'avenir et le monde naturel, mais la sagesse humaine super senior, mais ils peuvent en tirer aucune place univers moins naturel et la société humaine en général image approximative de l'avenir. Vous pouvez même bien au-delà de la vision de Dieu.

  

La nature humaine est présente chez les animaux supérieurs sur le monde naturel, mais il a une forte sagesse de transformation de la force et de la créativité, mais pas complètement hors de la nature, après tout, fondamentalement imaginaire ou fiction instinct de la nature humaine et l'animal a été molécules de gènes complètement isolées bodiless pas le fanatisme est l'ignorance, parce qu'il n'a pas été placé en face de l'infantilisme est la première force syndrome de l'hystérie maniaque. (Fangruida célèbre classique)

  

plus grande bible du monde, tous les jours ouvrir un nouveau chapitre, la clé est de savoir comment vous continuez à écrire mon écriture laissé par leurs prédécesseurs chapitres différents .------ (dicton classique Fangruida.)

  

Le vin est moelleux, tant qu'il y est réjouissances, l'eau de source pure sera distribué saveur exceptionnelle.

  

Histoire de l'univers, l'histoire naturelle pure de l'histoire sociale de l'homme, l'histoire de l'humanité elle-même les deux pistes, mais aussi processus historique inévitable est plein d'évacuation naturelle et insurmontable différents angles morts et Bane. Négligence ou les ignorer, fera l'histoire de la société humaine plus bizarre .------- (fangruida célèbre classique)

  

ヒト個体の歴史を見て、しかし、数十年の何百年ものではなく、全体人口の歴史を見ては、千数百年であり、常に理解する自然界の拡大と味を彼を置きます。

  

人間社会は、抽象体ではなく、本物の万華鏡。

  

人類最大かつ最も強力な場所は一定の自己否定、第一、彼はタフでマナだということではありません。

  

限り人間社会など、すべてが関係なく、どのように大声またはどのように冷酷な-----(Fangruida有名なクラシック)のこの進化の最終的な結果の、フォワードシリーズです。

  

人生の終わりには、まず最初に、あなただけでなく、世界の生活が、自然や宇宙の一時的な別れさよならを言うとき。

  

世界カラフルなパレットのように、常に変換の様々な、いくつかの美しい、いくつかのヘイズ、いくつかの素晴らしい、いくつかのグレーを発します。

  

世界は永遠の日の規制や順序ではありませんが、世界は永久的な障害ではないだろうか、混乱が地球全体を満たしました。常に秩序と無秩序にシーソーをグラフト続けました。そうでなければ、自然と人間社会の意志の全体が破壊または完全な崩壊の崩壊.---- Fangruida古典的な格言する傾向があります。

  

それは存在の現実である場合、すべての現実は.-------、本当の存在と現実が存在しない存在しないこととして本末転倒である(Fangruida有名なクラシック)

  

神が世界を作成し、神はまた、世界を作成しました。

  

唯一の人間は、本当に、本当に楽園の美しさを理解するために、天の御国に入ります。

  

欲望や欲、人間社会は、動物界からの自然な分裂を横断することです。知恵と労働 - 富、動物合理的な人間社会から横断する巨大な人工の橋。

  

その理由と真実は逆に永遠の接続、接続狂乱と偽り、最終迷うのを待っていることは失敗ではありません。

  

世界ビエンチャンは、誰が来て、どこへ行く急いでいるが、一部は過ぎ去り、あなたはまだ戻って迂回把握することができます。一部の人々は魂はすでに死んで持って、残していない.....誰もが歴史はロデオアリーナの素晴らしい多様性を提供する、浮気することができます。

  

花ローズガーデン世界が明るすぎること、それはナイーブと幼稚だった;.パーティー投資家古典的な格言 - 世界はHeilongtan暗いと.---、それは悲しいです、世界の無能が現実ですが、また少しロマンチックなと感傷的。

  

未熟と悲観論は、技術革新の世界への唯一の勇気と強さを世界を作成することはできません。

  

ポーラーは、位置、非常に美しい景色がある惑星の最も希少なトレースの場所です。極端な、極端な人間の理性と人間の衝動と最も危険な地域、人間の理性と知恵の必要性を抑制するため、または拘束インチ

  

人間の理性の天敵は、世界の天敵の知恵が破壊に向かって極端で、無知です。

  

世の中には競争はありません、それは人間の心は、パルスを破って停止するように、戦うようになります。妥協のない世界と同じ肝臓を共有し、心は徐々に破滅と破壊区切られた5つの体のようになります。

  

レスリングは、チェス盤と最初には、近視眼的と狂気を克服する必要がある相手を倒すためのスキルを殺すです。

  

ウィットは、合理的な勇気の強さの鍵です。

  

天国は天国に人間の本性です。

  

自然史全体性質である、人間の歴史の全体が人間の本性とその性質の性質と完全に変更し、変換本能です。

  

富と知恵は間違い双子の弟を倍増ありません。

  

人間社会と自然界は、多かれ少なかれ、不純物や汚れのすべての種類は、ヒトをクリーンアップするために、純粋な結晶と同じになることはありませんステップと削除されたことにより、ステップを必要とします。

  

人間は世界の根拠のない終わりがパニックする必要はありません、どのように非常に明確で、最も基本的なものの認知正義を理解する必要性:終末論的な場合にのみ、人生の知恵の光が暗すぎていることを、早期に来ます。

  

天国やステップバイアースステップに天の意図空想的な夢は本当に優れて地獄から世界を作るのに苦労し始めます。

  

無限の宇宙は常に小さな地球人間生活の温床です。

  

人類の社会構造などの社会学者の男は、シニア哺乳類霊長類下に置かれた人間の生物学者は、哲学者は、より広範な生活環境と社会的現実の識別および解釈に彼を置きます。

  

世界色とりどりの花Tuyan、それは無秩序、混沌とした障害にすべての世界を意味するものではありません。世界と宇宙は音楽学院飛んで、陰と陽の不均衡に混乱はありません。世界と徐々にその推論、混沌との自己規制、自己コンプライアンスを通じて宇宙とは、新しいドメインを確立します。

  

単に世界、​​純粋な自然動物獣ゲームを征服し、支配します。世界の天国を構築し、完全に獣のゲームから解放することができます。

  

天然ヒト動物はひどいではない、ひどいは、その無限のスプロール現象であると合理的に鈍い破壊するために知恵をさせ、悪に縮退するように拡張は、破壊に作成できるようになります。 (Fangruida有名なクラシック)

  

世界の歴史美しい花輪一緒に織られた花びらで、人間の歴史の世界の全体の歴史は実際に有名な古典を描いスクロール絵画のうち、肉と血と汗のコンパイルを使用することはできません.----- Fangruida

  

大自然、素晴らしい宇宙、それは本当にすべての人間の生活の母です。

  

人類の歴史の多数のシーケンスは、情け容赦なく、常に自然と提示または提示します。正のシーケンスの転位オフサイドと基本的なソートが反抗や転位がバンプと挫折の歴史に進化のこの種に置き換えられます、表示されます。言い換えれば、人類の自然史は、それが逆転または逆にしないだろう、正のみです。これとの違いは、宇宙シーケンスの自然な進化、順方向と逆方向しばしば交換です。

  

全体の人間社会の解剖学、それは、人体の解剖学的構造であり、自然の全体がこの世界で彼に密接に関係していると社会集団と個々の構成構造の相互依存。

  

私たちは宇宙がクラッシュを崩壊すると言うなら、それはこの最初の人間社会と自己絶滅の崩壊で、と言うことです。本当の危険は危険と捕食者でなく、人間社会と自分の欠点や主要な間違いではないと私は知っていて、完全に破壊された自分自身を導くであろう、克服する方法はありません。

  

素晴らしいと架空のファンタジー世界が幻想ファントムや蜃気楼であり、人間社会を作成するのが難しい現実が最も現実の世界は悪いことではありませんし、永続的に存在することが可能です。 (Fangruida有名なクラシック)。

  

世界は「スーパーマン」ではない、労働農業夫の広大な分野における世界で唯一の永久的なハードワークは、それを保っ----(Fangruida有名なクラシック)

  

太陽は東に日、生活スイングした後、毎日、一日を上昇します。自然が実際にシフトしており、人間の世界では、変位の動きを移動しています。地球の生命は他の惑星に復活することができ、それは神と幸運からの贈り物です。

  

動物の世界では、かじ、ライオン、トラ、オオカミ、羊や馬することはできませんガチョウ、サル.....人間社会がグループの家族ではなく、無秩序でし、「リーダー、先頭のパック。」そうでなければ、すべては意志自然の基本法則の終焉を破壊もしくは破壊するためにすべての操作を行い、愚かであっても太陽系に悪化非常に怖いです、太陽は音楽学院の王です。何の日、地球は、月がゼロに戻りません。

  

翌日は、年々、地球、月が、太陽が常に回転しています。人生は、人間の心は常に......この光の中で見られる脈動昼と夜の回転にあり、停滞、回転脈動、自然と生活したら結果は、回転惑星や生命を打つ、それがないどのようになります人間社会のすべての成功Shengongguifu性を意味するものではありませ、彼のために、回転は常に不変になります..;ラジカル出発、人間の生命の鼓動と全体の人間社会が崩壊し、死亡する傾向がある場合は、ビートする最初の事は人間の生命、人間界と自然界の生存です。

  

生活の知覚と解釈、いくつかの明確な、いくつかのあいまいな、いくつかの明るい、いくつかの暗いの様々なものがあります。実際には、正と反、善悪、世界の両方の貴重な声を後世に放置されています。

  

生活、富、力、名声、地位、愛、家族、キャリア、輝かしい頂点にしようとの闘争は、すべてが誇張することはできません。実際には、両方のは、上部または丘の中腹に到達、または丘陵地帯に、人間の世界もう少し光沢と暖かさが、だけでなく、フラット穏やかで、自然界では常に、当たり障りのない海のように穏やかで幸せと楽しさの一種であります状況、時には高い衝撃から嵐、呉火を明らかにするか、自分の人生の軌道を変更しているが。

  

個人やグループの世界初の深い視線への洞察を作成するには、むしろ、世界の歴史を作成します。ビジョンとスタートラインのような非存在または欠如は、傲慢と必然的な敗北に起因します。

  

世界の何千、数千ものイメージ。目のペア、手の数千、数千。何千人も、魂の何千ものこの傑作。その中でアイドルに加えて、唯一の祭壇や神社の中で何千もの時に何千人も、そして魂のお金の感覚は鎮静快適になります。誰もが知っているように、関係なく、建間違ったの運命の、世界は良いが、世代の時代に、繰り返し、ボー死を生成するために、音楽のための最も広範な人類の歴史の中で最も一般的な解釈に苦しむためにまだ良いです。

  

世界には多くの場合、神話や伝説からひどく解釈することができる画期的なものとすることができる神の傑出した数字を浮上しました。しかし、自然や現実からだけあきらめることがしばしばグロテスクや不条理理論です。

  

自然のうちからの人々ではなく、単に人間社会セクターのうち。これとは対照的に、唯一の自然から自然のうち、人間の生命の世界から出てきません。 (Fangruida有名なクラシック)

  

横向きに世界を見て、虹Jinxiaの空。サンダーオーバーヘイズが観測シーンその逆、ヘイズサンダーの空、どこでも虹Jinxia(Jinxia ----美しいピンクの雲)を反転した場合、世界観を林立..

  

ナンセンスと馬鹿を狂乱、ことわざとその理由は、真実へのパスのみです。

  

世界、平凡の無駄な年を作成していない未調査。世界をリードするために勤勉、タオ胸軍事戦略、技術革新の世界だけ。

  

永遠の命は、むしろ長さよりも、価値があります。

  

世界は死すべき人間ではなく、天才と聖人はありません天才で交換することができ、聖人、自然に生成された人間、ない人間、天才と聖人が消えてしまいます。

  

誰も正確に未来と自然界が、スーパー・シニア人間の知恵を予測することはできませんが、彼らは少ない自然な場所の宇宙と人間社会の将来の一般ラフ絵を描くことはできません。あなたもはるかに神のビジョンを超えたことができます。

  

それは強い力変換知恵と創造性を持っていますが、完全ではない、自然のうち、すべての後、基本的にファンタジーや小説人間性の本能と動物が完全に単離された遺伝子の分子となっているが、人間の本質は、自然界での高等動物に存在しています彼は幼稚の前に置かれていなかったため、実体のないない狂信は、無知である第1の力躁ヒステリー症候群です。 (Fangruida有名なクラシック)

  

世界最大の聖書は、毎日新しい章を開いて、キーはあなたが彼らの前任各章.------によって残された私の手書きの書き込みを続行ん方法です(Fangruida古典的な格言を。)

  

ワインは限りお祭り騒ぎがあるとして、純粋な湧水が優れた風味を循環され、まろやかです。

  

宇宙の歴史、人間の社会史の純粋な自然歴史は、人類の歴史自体は両方のトラックだけでなく、必然的な歴史的プロセスは、自然と乗り越えられないエスケープ様々な盲点と破滅に満ちています。ネグレクトや、これらを無視.-------人間社会の歴史はもっと奇妙な(fangruida有名な古典的な)を行います

  

Schauen Sie sich die Geschichte der menschlichen Individuen, sondern ein paar Jahrzehnten Hunderte von Jahren, sondern Blick auf die Geschichte des gesamten menschlichen Bevölkerung ist ein paar hunderttausend Jahre, und ihn ständig Erweiterung der Natur zu schätzen und Geschmack.

  

Die menschliche Gesellschaft ist keine abstrakte Körper, sondern eine echte Kaleidoskop.

  

Die Menschheit die größte und leistungsstärkste Ort ist nicht, dass er hart und Mana, das erste, das ständige Selbstverleugnung.

  

Solange die menschliche Gesellschaft, ist alles nach vorne Serie, unabhängig vom endgültigen Ergebnis dieser Entwicklung, wie laut oder wie rücksichtslos .----- (Fangruida berühmt classic).

  

Wenn das Ende des Lebens, das erste, was Sie sagen, auf Wiedersehen nicht nur das Leben der Welt, aber die Natur und das Universum vorübergehende Abschied.

  

Wie die Welt Bunte Palette strahlen immer eine Vielzahl von Transformation, eine schöne, etwas Dunst, einige wundervolle, etwas grau.

  

Die Welt ist nicht ewig Tage-Regelung und Ordnung, aber die Welt wird nicht eine dauerhafte Störung oder Chaos den ganzen Planeten gefüllt sein. Immer in Ordnung und Unordnung gehalten Wippe Pfropfen. Ansonsten neigt die gesamte Natur und die menschliche Gesellschaft Willen zu zerstören oder vollständigen Zusammenbruch Zusammenbruch .---- Fangruida klassischen Sprichwort.

  

Ist dies der Realität der Existenz, der es der Realität Ganzen ist, dass es keine wirkliche Existenz und Wirklichkeit nicht existieren, wie absurd .------- (Fangruida berühmt classic)

  

Gott schuf die Welt, Gott auch die Welt erschaffen.

  

Nur der Mensch wirklich in das Himmelreich kommen, um wirklich die Schönheit des Paradieses begreifen.

  

Wünsche und Gier, die menschliche Gesellschaft ist ein natürliches Gefälle aus dem Tierreich zu überqueren; Weisheit und Arbeit - Wohlstand, eine riesige Menschen verursachten Brücke aus Tier rationalen menschlichen Gesellschaft zu durchqueren.

  

Vernunft und Wahrheit ist das ewige Verbindung, im Gegenteil, verbunden Raserei und Falschheit, nicht für das Finale verloren Warten ist ein Fehlschlag.

  

Welt Vientiane, jeder ist in Eile zu kommen und gehen, aber einige Vergehen, aber man kann immer noch Umweg Figur zurück; einige Leute nicht verlassen, hat sich die Seele schon tot ..... jeder Liebesspiel kann, wird die Geschichte bieten wunderbare Vielfalt der Rodeo-Arena.

  

Blumen Rosengarten, dass die Welt zu hell ist, war es ein naiv und kindisch ;. Dass die Welt Heilongtan dunkel ist, ist es eine traurige und Inkompetenz der Welt ist eine Realität, aber auch ein bisschen romantisch und sentimental .--- - Party Investor klassischen Sprichwort.

  

Unreife und Pessimismus kann die Welt nicht schaffen, nur den Mut und die Kraft in der Welt der Innovation.

  

Polar ist die seltenste Spuren Orte des Planeten, wo gibt es einen sehr schönen Ausblick gelegen; extrem und extreme menschliche Vernunft und menschlichen Triebe und gefährlichsten Bereiche, in denen die Notwendigkeit für die menschliche Vernunft und Weisheit, um zu unterdrücken oder Zurückhaltung.

  

Natürliche Feinde der menschlichen Vernunft Unwissenheit ist, die Weisheit der natürliche Feind der Welt ist extrem in Richtung Zerstörung.

  

Es gibt keine Konkurrenz in der Welt und es wird wie Bekämpfung sein, wie das menschliche Herz Puls aufhört zu schlagen; eine Welt ohne Kompromisse und die gleiche Leber teilen, wird das Herz wie fünf Leichen allmählich ruinieren und Zerstörung getrennt sein.

  

Wrestling ist ein Schachbrett und Tötung Fähigkeiten seiner Gegner zu schlagen zuerst müssen ihre kurzsichtig und Raserei zu überwinden.

  

Wit ist der Schlüssel zur rationalen Mut Stärke.

  

Das Himmelreich ist die menschliche Natur in den Himmel.

  

Naturgeschichte ist die ganze Natur, die ganze Geschichte der Menschheit ist die menschliche Natur und die Natur von ihrer Natur und Instinkt völlig ändern und Transformation.

  

Reichtum und Weisheit definitiv nicht doppelt Zwillingsbruder.

  

Die menschliche Gesellschaft und die natürliche Welt wird nie mehr dieselbe wie reiner Kristall sein, mehr oder weniger alle Arten von Verunreinigungen und Schmutz zu säubern der Mensch Schritt für Schritt benötigt und entfernt.

  

Der Mensch braucht nicht unbegründet Ende der Welt in Panik zu geraten, wie sehr klare Notwendigkeit, die grundlegendste kognitive Gerechtigkeit zu begreifen: früh kommen, wenn apokalyptisch, nur, dass das Licht des Lebens Weisheit zu dunkel.

  

Himmel oder beabsichtigt phantasievollen Traum vom Himmel auf die Erde Schritt für Schritt beginnen wirklich besser kämpfen, um die Welt aus der Hölle zu schaffen.

  

Grenzenloses Universum ist immer eine Brutstätte der kleinen Erde menschlichen Lebens.

  

Soziologen Menschen als soziale Struktur der Menschheit gestellt Humanbiologen unter Profi Säugetiere Primaten, setzte ihn Philosophen auf den breiteren Lebensumfeld und die Identifizierung und Interpretation der gesellschaftlichen Wirklichkeit.

  

Welt bunten Blumen Tuyan, aber das bedeutet nicht, die ganze Welt zu ungeordnet, chaotisch Störung. Die Welt und das Universum ist nicht Chaos Jiuxing Fliegen, Yin und Yang Ungleichgewicht; die Welt und das Universum durch seine Selbstkontrolle, Selbst Einhaltung seiner Argumentation, Chaos und allmählich eine neue Domain einzurichten.

  

Einfach erobern und die Welt, rein natürliche tier Spiel dominieren; der Welt, den Himmel zu bauen, können vollständig aus dem Tier Spiel befreit werden.

  

Natürliche menschliche Tier nicht schrecklich, schrecklich, seinen endlosen Wildwuchs und die Erweiterung wird die Schaffung ins Verderben zu ermöglichen, so dass eine rationale ins Böse degeneriert, lassen Weisheit stumpf zu zerstören. (Fangruida berühmt classic)

  

Geschichte der Welt kann nicht mit Blütenblättern miteinander verwoben schönen Kranz, die ganze Geschichte der Welt der menschlichen Geschichte tatsächlich nutzen die Zusammenstellung aus Fleisch und Blut und Schweiß von Rollbild zeigt berühmte klassische .----- Fangruida

  

Große Natur, große Universum, es ist wirklich die Mutter aller Menschen und des Lebens.

  

Zahlreiche Sequenzen der menschlichen Geschichte, immer natürlich und rücksichtslos präsentiert oder präsentiert. Umsetzung Abseits und nur grundlegende Art positive Folge erscheint, rebellisch oder Dislokation wird mit dieser Art von entwickelte sich in der Geschichte der Stöße und Rückschläge ersetzt werden. mit anderen Worten, ist die natürliche Geschichte der Menschheit nur positiv, es wird umgekehrt oder umgekehrt nicht. der Unterschied dabei ist, die natürliche Evolution des Universums Sequenz, vorwärts und inverse oft Austausch.

  

in dieser Welt und die wechselseitige Abhängigkeit von sozialen Gruppen und individuelle Konfiguration Struktur Anatomie des ganzen menschlichen Gesellschaft, die die anatomische Struktur des menschlichen Körpers und die ganze Natur mit ihm verwandt ist eng ist.

  

Wenn wir sagen, dass das Universum stürzt zusammenbrechen wird, das heißt, in dieser ersten menschlichen Gesellschaft und dem Zusammenbruch der Selbstauslöschung. Die wirkliche Gefahr ist nicht, dass die Gefahren und Raubtiere, aber in menschlichen Gesellschaften und ihre eigenen Unzulänglichkeiten und große Fehler, und ich weiß und Wege nicht zu überwinden, die sich vollständig zerstört führen wird.

  

Wunderbare und phantasievolle Fantasy-Welt ist eine Illusion Phantom oder ein Trugbild, und die schwierige Realität eine menschliche Gesellschaft ist die reale Welt ist nicht schlecht und kann dauerhaft bestehen zu erstellen. (Fangruida berühmt classic).

  

Die Welt ist nicht "Superman", die einzige dauerhafte harte Arbeit auf dem weiten Feld der Arbeitshaltung Mann der Welt gehalten es .---- (Fangruida berühmt classic)

  

Die Sonne geht im Osten auf jeden Tag, Tag für Tag, das Leben Gange. Die Natur hat tatsächlich verschoben, und die menschliche Welt bewegen Verschiebebewegung. Erde kann das Leben in anderen Planeten wiederbelebt werden, es ist ein Geschenk Gottes und viel Glück.

  

Tierwelt kann nicht ohne Ruder, Löwen, Tiger, Wölfe, Schafe und Pferde, Gänse, Affen ..... menschlichen Gesellschaft ist die Familie der Gruppe, konnte unordentlich nicht, "der Führer, der führende Packung." Sonst wird alles alles tun, um zu zerstören oder den Untergang der grundlegenden Gesetze der Natur zu untergraben, ist albern verschlechtern auch im Sonnensystem, die Sonne ist der König von Jiuxing sehr beängstigend; keine Sonne, die Erde, der Mond auf Null zurück.

  

Tag für Tag, Jahr für Jahr, an dem die Erde, den Mond, die Sonne ständig gedreht wird; Leben, das menschliche Herz mit der Drehung der Tag und Nacht ständig ...... So gesehen pulsiert, Einmal Stagnation, rotierenden und pulsierenden, Natur und Leben wird sein, wie das Ergebnis, schlagen sich drehenden Planeten und Leben, es tut bedeuten all den Erfolg Shengongguifu Natur der menschlichen Gesellschaft nicht, für ihn, die Rotation wird immer unveränderlich sein ..; das erste, was Sie ist das Überleben des menschlichen Lebens schlagen wollen, die Welt der Menschen und der Natur, wenn radikale Abkehr, Schlagen des menschlichen Lebens und der gesamten menschlichen Gesellschaft wird zusammenbrechen und sterben neigen.

  

Es gibt eine Vielzahl von Leben Wahrnehmung und Interpretation, einige klare, einem obskuren, einige hell, einige dunkel. In der Tat, sowohl positive als auch anti, richtig und falsch, und die Welt bleibt ein wertvoller Stimme der Nachwelt.

  

Der Kampf des Lebens, Reichtum, Macht, Ruhm, Status, Liebe, Familie, Karriere, versucht zu brillanten Höhepunkt, alles kann nicht überbewertet werden. In der Tat, erreichen sowohl die obere oder Hügel oder in den Ausläufern, ist eine Art von Glück und Freude die Natur immer mild, beruhigend wie das Meer ist, obwohl die menschliche Welt ein wenig mehr Glanz und Wärme, sondern auch in der Wohnung ruhig Situation, wenn auch manchmal einen Sturm zeigen, Wu Tu aus hochfestem oder ihr Leben Flugbahn ändern.

  

Erstellen der Weltgeschichte, und nicht zu schaffen, Einblick in die ersten tiefen Blick von Einzelpersonen und Gruppen weltweit. Solche Fehlen oder Mangel an Vision und die Startlinie zu Arroganz und unvermeidliche Niederlage zugeschrieben.

  

Tausende von weltweit Tausende von Bildern. Tausende von Augenpaaren, Tausende von Händen. Dieses Meisterwerk der Tausende, Tausende von Seelen. Dadurch, dass Tausende und Abertausende unter den nur Altäre und Schreine neben dem Idol, und ein Gefühl der Seele Geld macht die sedierende Komfort. wie jeder weiß, unabhängig von dem Schicksal von Jian falsch, ist die Welt noch gut für die gut für die Musik zu leiden, Bo Tod zu erzeugen, während der Ära von Generationen wiederholt, ist die häufigste Interpretation der umfangreichsten der Geschichte der Menschheit.

  

Welt entstanden oft herausragenden Figuren der Götter kann ein epochemachend sein kann schlecht von Mythen und Legenden interpretiert werden; aber von der Natur und Realität ist oft eine grotesk oder absurd Theorie nur aufgeben.

  

Menschen aus aus der Natur, und nicht einfach aus der menschlichen Gesellschaft Sektor. Im Gegensatz dazu, die Natur nur aus der Natur aus, aber nicht aus der Welt des menschlichen Lebens aus. (Fangruida berühmt classic)

  

Schauen seitwärts Welt, Regenbogen Jinxia Himmel; Weltbild gespickt, wenn der Dunst über dem Donner invertiert Beobachtungsszene kehrt, Dunst Donner Himmel, Regenbogen Jinxia überall (Jinxia ---- schöne rosa Wolken) ..

  

Raving Unsinn und Idiot, Sprichwörter und Grund ist der einzige Weg zur Wahrheit.

  

Die ungeprüfte nicht, um die Welt, verlorenen Jahre der Mittelmäßigkeit; nur fleißig, Tao Brust Militärstrategie, um die Welt, die Welt der Innovation zu führen.

  

Das ewige Leben ist wert, anstatt Länge.

  

Die Welt ist sterblichen Wesen, nicht ein Genie und ein Heiliger kann in keinem Genies und Heiligen ersetzt werden, Wesen natürlich erzeugt, keine Wesen, Geister und Heiligen wird verschwunden sein.

  

Niemand kann die Zukunft und die natürliche Welt genau vorherzusagen, aber die Super-Senior-menschliche Weisheit, aber sie können nicht weniger natürliche Ort Universum und die menschliche Gesellschaft im Allgemeinen grobes Bild der Zukunft ziehen. Sie können sogar weit über die Vision von Gott.

  

Die menschliche Natur ist in höheren Tieren auf die natürliche Welt, obwohl es eine starke Kraft Transformation Weisheit und Kreativität hat, aber nicht vollständig aus der Natur, immerhin grundsätzlich Phantasie oder Fiktion Instinkt der menschlichen Natur und das Tier vollständig isolierte Gen Moleküle gewesen körperlos nicht Fanatismus ist Unwissenheit, weil er nicht vor Infantilismus ist die erste Kraft manisch Hysterie Syndrom getätigt. (Fangruida berühmt classic)

  

Die größte Bibel der Welt, jeden Tag ein neues Kapitel zu öffnen, ist der Schlüssel, wie wollen Sie weiterhin meine Handschrift von ihren Vorgängern verschiedenen Kapiteln links zu schreiben .------ (Fangruida klassischen Sprichwort.)

  

Der Wein ist weich, solange es Gelage ist, reines Quellwasser wird hervorragende Geschmack weiterverbreitet werden.

  

Geschichte des Universums, rein natürliche Geschichte der menschlichen Sozialgeschichte, die Geschichte der Menschheit selbst beiden Spuren, sondern auch unvermeidlich historische Prozess ist voll von natürlichen und unüberwindbare Flucht verschiedene blinde Flecken und Fluch. Vernachlässigung oder ignorieren diese, wird die Geschichte der menschlichen Gesellschaft mehr bizarre .------- (fangruida berühmten klassischen) machen.

  

Посмотрите на историю человеческих индивидуумов, но в течение нескольких десятилетий сотни годы, но предпочтение рассмотрению истории всей человеческой популяции несколько сотен тысячи лет, и посадили его постоянно расширение естественного мира, чтобы оценить и вкус.

  

Человек общество не является абстрактным тела, а настоящий калейдоскоп.

  

Человечество самым большим и самым мощным место не что он жесткий и маны, первое, что постоянная самоотречение.

  

Пока человеческого общества, все вперед серии, независимо от конечного результата этого эволюции, как громко или как безжалостным .----- (Fangruida известного классика).

  

Когда в конце жизни, первое, что вы попрощаться не только жизнь мира, но природа и Вселенная временное прощание.

  

Как мировой красочная палитра, всегда излучают различные трансформации, некоторые красивые, небольшое помутнение, некоторые замечательные, некоторые серый.

  

Мир не вечен регулирование день и порядок, но мир не будет постоянным расстройство или хаос заполнили всю планету. Всегда в порядка и беспорядка хранится прививки качели. В противном случае, вся природа и воли человеческого общества имеет тенденцию к разрушению или полный крах коллапс .---- Fangruida классический высказывание.

  

Где это реальность существования, реальность всего этого является то, что нет никакой реальной существование и реальность не существует, так как нелепо .------- (Fangruida известный классический)

  

Бог создал мир, Бог создал мир также.

  

Только люди действительно войти в Царствие Небесное, чтобы по-настоящему понять красоту рая.

  

Желания и жадность, человеческое общество, чтобы пересечь естественную разрыва от животного; мудрость и труд - богатство, огромный искусственный мост, чтобы пересечь из животного рационального человеческого общества.

  

Причина и истина вечна соединение, напротив, связан безумие и ложь, не дожидаясь окончательного Astray сбой.

  

Всемирный Вьентьян, все в спешке приходить и уходить, но некоторые кончиной, но вы по-прежнему можете выяснить объезд обратно; некоторые люди не уходят, душа уже мертвого ..... каждый может флирта, история даст замечательное разнообразие родео арене.

  

Цветы Rose Garden, что мир слишком яркий, он был наивным и детским ;. То, что мир Heilongtan темно, это грустно и некомпетентность мире является реальностью, но и немного романтичным и сентиментальным .--- - партия Инвестор классический высказывание.

  

Незрелые и пессимизм не можете создать мир, только мужество и силу в мир инноваций.

  

Полярный наиболее редкие микроэлементы места планеты, где есть очень красивые виды, расположенные; экстремальный и экстремальный человеческий разум и человеческие порывы и наиболее опасные районы, где потребность в человеческий разум и мудрость для того, чтобы подавить или ограничением.

  

Естественные враги человеческого разума является невежество, мудрость естественным врагом мировым крайняя к разрушению.

  

Там нет конкуренции в мире, и это будет как боевых, как человеческое сердце перестает биться пульс; мир без компромисса и одни и те же печень, сердце будет как пять тел, разделенных постепенно разрушить и разрушение.

  

Борьба это шахматная доска и убивая навыки бить своего противника в первую очередь необходимо преодолеть близоруким и безумие.

  

Вит является ключом к рациональному силы мужества.

  

Царство Небесное человеческая природа на небо.

  

Естественная история является вся природа, вся человеческая история человеческая природа и характер своей природе и инстинкт полностью изменить и трансформация.

  

Богатство и мудрость, безусловно, не в два раза брат-близнец.

  

Человек общество и мир природы никогда не будет таким же, как чистый кристалл, более или менее всех видов примесей и грязи, чтобы убирать человек нуждается шаг за шагом и удалены.

  

Люди не нужно паниковать необоснованное конец света, как очень явная потребность осмыслить самую основную один когнитивный справедливость: пришел рано, если апокалиптический, только что свет жизненной мудрости слишком тусклым.

  

Рай или предназначены причудливые мечта небес на этапе земной за шагом действительно лучше начать борьбу, чтобы создать мир из ада.

  

Бесконечной вселенной всегда очагом небольшой человеческой жизни Земли.

  

Социологи человек как социальной структуры человечества, человека биологи, помещенные под Старший млекопитающих приматов, философы поставить его на более широком среды обитания и идентификации и интерпретации социальной реальности.

  

Мировые красочные цветы Tuyan, но это не значит, весь мир, чтобы неорганизованной, хаотическом беспорядке. Мир и Вселенная не хаосу Jiuxing полета, инь и ян дисбаланс; мир и Вселенная через саморегулирования, самоуправления соответствии с его мотивировочной, хаоса и постепенно создать новый домен.

  

Просто победить и доминировать в мире, чисто зверь игру естественного животного; построить мировую небо, может быть полностью освобождена от зверя игре.

  

Природный человек животное не ужасно, ужасно является его бесконечные разрастание и расширение позволит создать в погибель, так что рациональный выродилась зла, пусть мудрость, чтобы уничтожить скучно. (Fangruida известный классический)

  

История мира не может с лепестками сплетены красивый венок, вся история мира человеческой истории на самом деле использовать компиляцию из плоти и крови и пота из прокрутки живописи, изображающие известных классических .----- Fangruida

  

Большой природа, большой вселенной, на самом деле это мать всех человеческих существ и жизни.

  

Многочисленные последовательности человеческой истории, всегда естественным и безжалостно представлены или представлены. Перенос офсайда и только Основной род положительной последовательности появляется, мятежный или вывих будет заменен с такой превратилась в истории ударов и неудач. Другими словами, естественная история человечества только положительный, то не будет уменьшаться или наоборот. разница с этим является естественным развитием последовательности вселенной, прямого и обратного часто обмен.

  

Анатомия всего человеческого общества, то есть анатомическое строение человеческого тела и всей природы тесно связано с ним в этом мире и взаимозависимости социальных групп и индивидуальной структуры конфигурации.

  

Если мы говорим, что Вселенная рухнет аварий, то есть, в этом первом человеческом обществе и распада самоуничтожения. Реальная опасность не в том, что опасностей и хищников, но в человеческих обществах и их собственные недостатки и крупных ошибок, и я не

6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. En août, Paris et Bordeaux sont libérés mais ce n’est que le 18 avril 1945 que les derniers Allemands sont chassés de Royan et de la pointe du Verdon en face. Et ils ne partent pas parce qu’ils sont battus, mais parce qu’ils n’ont plus rien à manger ! Bunkers, casemates, canons de 19 Km de portée, munitions, tout est en place et fonctionne très bien.

 

Pour comprendre cette page de l’histoire, rendez-vous avec Jean-Paul Lescorce qui, aujourd’hui encore, se souvient avoir vu, le 10 février 1944, le maréchal Rommel, chef de l’Afrika Korps, à Soulac. Il venait passer en revue la forteresse des Arros, l’une des seules batteries côtières encore intactes à ce jour.

 

Seul, Jean-Paul Lescorce a compris l’importance de ce lieu, et c’est à lui que nous devons d’avoir déblayé bunkers et casemates, une vingtaine sur une surface de 10 ha. Ici, il a tout fait : sortir le sable et les ordures, retrouver les obus et les balles, remonter les lits superposés des soldats de la Kriegsmarine, graisser les portes pesant 640 Kg… Et c’est encore lui qui nous emmène les visiter, émaillant l’Histoire avec une majuscule, d’histoires qui donnent vie à cette période. Son père engagé dans le STO et coulant les murs de béton de 2m d’épaisseur, les jeunes soldats se retrouvant à l’hôtel fondé par sa grand-mère, réquisitionné comme le furent également la plupart des maisons d’estivants, et le Nid Bleu, le lupanar local.

 

Bizarrement, la municipalité de Soulac ne l’a que peu aidé, pas plus que celle du Verdon, alors que la visite de la batterie des Arros est absolument passionnante et que, les mauvaises années, les intempéries l’obligent à écoper les salles avec des seaux… malgré les trous pour récupérer les eaux pluviales prévues par les Allemands, en même temps que l’aération, les filtres à air vicié, les sas anti-gaz, les douches pour décontaminer, l’hôpital de campagne, le chauffage central, les téléphones, les ateliers, la chapelle, le cinéma. Comme le dit Jean-Paul Lescorce : « les derniers bunkers, construits en 1943, étaient beaucoup plus sophistiqués que les maisons de la même époque ! »

 

On ajoutera que le mur de l’Atlantique mesurait 5000 Km, commençait au nord de la Norvège et descendait jusqu’au pays basque espagnol. Il était composé de 12000 bunkers, dont 350 sur la pointe du Médoc, et avaient demandé 15 millions de mètres cube de béton et 1,2 million de tonnes de ferraille !

 

June 6, 1944, the Allies landed in Normandy. In August, Paris and Bordeaux are released but is on 18 April 1945 the last Germans are driven from Royan and the tip of the Verdon in front. And they don't leave because they are beaten, but because they have nothing to eat! Bunkers, pillboxes, 19 Km range guns, ammunition, everything is in place and works very well.

 

To understand this page of history, appointment with Jean-Paul Lescorce who, even today, remembers, on 10 February 1944, Marshal Rommel, head of the Afrika Korps in Soulac. He came to review the fortress of the Arros, one of the only coastal batteries still intact to this day.

 

Alone, Jean-Paul Lescorce has understood the importance of this place, and it is to him that we must have cleared away bunkers and pillboxes, 20 on an area of 10 ha. Here, he did everything: get out the sand and garbage, find the shells and bullets, back bunks of the soldiers of the Kriegsmarine, grease the doors 640 kg... And it is he who takes us to visit them, peppering the story with a capital letter, of stories that give life to this period. His father engaged in the STO and flowing 2 m thick concrete walls, the young soldiers in the hotel founded by his grandmother, requisitioned as were also most of the houses of holidaymakers, and nest blue, the local brothel.

 

Oddly, the municipality of Soulac little helped him, nor that of the Verdon, while the visit of the battery of the Arros is absolutely exciting and that, bad years, bad weather forced him to bailing with buckets... rooms despite the holes to recover rain water provided by the Germans, along with aeration, stale air filters the sas anti-gas, showers for decontamination, the field hospital, central heating, telephones, workshops, the Chapel, the cinema. As says Jean-Paul Lescorce: "the last bunkers, built in 1943, were much more sophisticated than the houses at the same time!"

 

Add the Atlantic wall was 5000 Km, began north of the Norway and went down to the Spanish basque country. It was composed of 12000 bunkers, including 350 on the tip of the Médoc, and demanded 15 million meters cube of concrete and 1.2 million tonnes of scrap!

 

Cathédrale Notre-Dame de Laon.

 

Edifice gothique majeur de France. Sa construction est antérieure à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 

La cathédrale actuelle remplace un édifice endommagé lors de la révolte communale de 1112. Elle fut édifiée à partir 1115, en moins de cinquante ans.

 

La révolte communale de Laon s'inscrit dans une période de bouleversements sociaux (Le Mans 1070, Noyon 1108).

 

La ville de Laon est soumise à un double pouvoir : royal et épiscopal. Le roi et l'évêque ont chacun leurs partisans.

 

En 1098, l'évêque, Enguerrand de Coucy, sépare le pouvoir épiscopal du pouvoir royal.

 

En 1106, son successeur élu, l'évêque Gaudry renforce le climat de tension dans la ville. Sous prétexte d'une querelle, l'évêque fait assassiner le châtelain royal Gérard de Quierzy, en prière dans la cathédrale, en 1111. Pour ne pas être soupçonné, Gaudry partit pour Rome quelques jours avant.

 

La population accusant ouvertement l'évêque, le roi Louis VI persuadé de la culpabilité de Gaudry, dépouille le palais épiscopal de tous ses biens.

 

Toujours à cours d'argent, Gaudry essaye pas tous moyens de lever des taxes supplémentaires. Gaudry tente également d'arrêter la constitution de la ville en commune promise par le roi aux bourgeois. La colère de la population grandit. Le roi juge prudent de quitter la ville. Le 25 avril 1112, c'est l'insurrection.

 

L'abbé Guibert, de Nogent-sous-Coucy relate dans la "Révolte du peuple de Laon contre son évêque", la fin de l'évêque Gaudry:

 

"Et voici que la populace insolente, qui hurlait devant les murailles du palais, attaque enfin l'évêque. Celui-ci, aidé de quelques-uns de ceux qui s'étaient portés à son secours, tint l'ennemi en respect tant qu'il put en jetant des pierres, en tirant des flèches.(…). Incapable de contenir les assauts audacieux du peuple, il prit les vêtements d'un de ses esclaves, se réfugia dans le cellier diocésain et s'y cacha dans un petit fût où il se fit enfermer (…) Où donc est ce pendard?" criaient les gens parlant de l'évêque(…). Les voici qui portent la main sur un de ses petits valets, (…), ils ne lui peuvent soutirer rien de satisfaisant. Ils en saisissent un autre, et ce perfide, d'un signe de tête, leur fait comprendre de quel côté il faut chercher. Ils pénètrent alors dans le cellier, fouillent de toute part et finissent par découvrir l'évêque de la manière que je vais dire.

Theudegaud était un grand scélérat; serf de l'église Saint-Vincent, il avait été longtemps ministérial et prévôt au service d'Enguerran de Coucy, et percevait des droits de péage au pont de Sort. Il lui arrivait alors de guetter le moment où il y avait peu de voyageurs, il dépouillait ceux-ci de tout, mais ensuite, pour éviter des actions qu'ils eussent intentées contre lui, il les jetait, une pierre au cou, dans la rivière. (…). Lorsqu'il fut tombé en disgrâce auprès d'Enguerran, il épousa entièrement la cause de la commune de Laon. Cet homme, qui n'avait naguère épargné ni moine, ni clerc, ni pèlerin, ni homme ni femme, se proposa finalement de tuer l'évêque. (…)

Ainsi donc, tandis que les émeutiers cherchaient notre homme dans les tonneaux, l'un après l'autre, Theudegaud s'arrêta devant celui-là même où Gaudry se cachait, en fit sauter le fond(…) Alors celui qui, tout pécheur qu'il fût, n'en était pas moins l'oint du Seigneur, est arraché du tonneau, tiré par les cheveux, roué de coups, puis entraîné en plein air, dans une ruelle du quartier des clercs, devant la maison du chapelain Godefroy. Là, il se mit à les implorer lamentablement, à leur garantir par serment que jamais plus il ne serait leur évêque, leur promettant d'énormes sommes d'argent et assurant qu'il quitterait le pays(…). Finalement, un nommé Bernard, dit de Bruyères, brandit une hache double, frappa à la tête cette homme sacré, encore que pécheur, et en fit brutalement jaillir la cervelle.

(…) Aussitôt on brise les jambes de ce cadavre, et on lui porte encore bien d'autres coups. Cependant, Theudegaud, apercevant l'anneau au doigt du feu pontife, et ne réussissant pas à l'arracher facilement, tranche le doigt du défunt d'un coup d'épée et s'empare de l'anneau. Dépouillé de ses vêtements, le corps est enfin jeté, entièrement nu, dans un coin, devant la demeure de son chapelain. Dieu! qui pourrait retracer de combien d'affreuses railleries les passants accablèrent ce corps, de combien de boue, de pierres et de gravats ils le criblèrent?"

 

Notre-Dame de Laon.

 

Major Gothic building in France. Its construction is prior to the Notre Dame Cathedral in Paris.

 

The present cathedral replaces a building damaged during the communal uprising of 1112. It was built from 1115 in less than fifty years.

 

The Revolt of communal Laon is in a period of social upheaval (Le Mans 1070, Noyon 1108).

 

The town of Laon is subject to a dual power: royal and episcopal. The king and bishop each have their supporters.

 

In 1098, the bishop, Enguerrand de Coucy, separates the episcopal power of royal power.

 

In 1106, his chosen successor, Bishop Gaudry reinforces the climate of tension in the city. Under the pretext of a quarrel, Bishop murdered royal squire Gerard Quierzy in prayer in the cathedral in 1111. Not to be suspected, Gaudry left for Rome a few days before.

 

The population openly accusing the bishop, Louis VI convinced of the guilt of Gaudry, remains the episcopal palace of all his possessions.

 

Always running out of money, Gaudry not try all means to raise additional taxes. Gaudry is also trying to stop the building of the city municipality promised by the king to the bourgeois. The anger of the population grows. King considers it prudent to leave the city. April 25, 1112, is insurrection.

 

Abbot Guibert of Nogent-sous-Coucy recounts in "Revolt of the people of Laon against his bishop," the late Bishop Gaudry:

 

"And now the insolent populace, screaming at the walls of the palace, and finally attack the bishop. Latter, aided by some of those who had come to its rescue, kept the enemy at bay so that it could by throwing rocks, shooting arrows. (...). Unable to contain the bold attacks of the people, he took the clothes of one of his slaves, took refuge in the cellar diocesan and hid in a small wood where he shut him up (...) Where is that scoundrel? " cried the people speaking of the bishop (...). Here they are hands on one of his little servants, (...), they can squeeze him nothing satisfactory. They grab another, and treacherous, a nod, makes them understand which way to search. They then enter the cellar and searched on all sides and eventually discover the bishop of the way I say.

Theudegaud was a great villain, serf of the Church of St. Vincent, it was long and provost at the Ministerial Enguerran service Coucy and perceived rights Bridge toll Spell. He happened to watch when there were few travelers, he stripped them of everything, but then, to avoid actions they had taken against him, he threw a stone at the neck in the River. (...). When he fell out of favor with Enguerran he married fully the cause of the municipality of Laon. This man, who had once spared neither monk or cleric, or pilgrim, man or woman, finally proposed to kill the bishop. (...)

Thus, while rioters tried our man in the barrels, one after another, Theudegaud stopped before it even where Gaudry was hiding in blew the bottom (...) So who, every sinner he was, was nevertheless the Lord's anointed, the barrel is pulled, pulled by the hair, beaten and driven outside in an alley in the neighborhood clerics, to the house of the chaplain Godefroy. There he began to implore miserably to guarantee them by oath he never again would be their bishop, promising them huge sums of money and ensuring that he would leave the country (...). Finally, a man named Bernard says Bruyeres, holds a double ax, knocked on the head this holy man, yet a sinner, and was brutally spring brains.

(...) As soon as you break the legs of the corpse, and brought him many more shots. However, Theudegaud, seeing the ring finger to the late pontiff, and failing to pull it off easily slice a finger of the deceased to his sword and took the ring. Stripped of his clothes, the body is then thrown naked in a corner, in front of the home of his chaplain. God! who could trace how hideous taunting passers overwhelmed the body, how much mud, stones and rubble they riddled him? "

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

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Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

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TEXTO DO ERNANIB:

 

Há o tempo de plantar e o tempo de colher. Todos nós temos presa para viver, nunca de morrer. Temos tempo para a internet, para um amigo, para brincar, para trabalhar, mas nunca temos tempo para parar e ajudar. Temos tempo para ver TV, ler jornais, um bom livro, mas nunca tempo para ler um pedido de ajuda.

Mas há quem não tem mais tempo. Quem não teve tempo de plantar. Quem mal tem tempo para brincar. Quem mal vai ter tempo de dizer: “Eu te amo mamãe, papai!!!”. Porque em algum lugar alguém não teve tempo para parar e ler essa mensagem, para procurar saber do que se tratava, sobre quem se estava falando, de procurar saber como poderia ajudar; já que quem deveria ajudar não acha tempo para isso, porque não acha importante, porque é um investimento que não tem retorno no curto espaço de tempo ou porque acha que seu tempo é valioso demais para gastar com quem não tem tanto tempo de vida assim.

Pare um momento. Procure se informar, ler, ajudar. Quem já conta os segundos para a despedida final vai agradecer de coração por esses poucos instantes de tempo, que você dedicou a elas.

Não deixe que o relógio das vidas delas pare só porque você não queria perder tempo. Ajude!!! Divulge!!! Dê corda nesses pequenos relógios de vida.

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There is a time for planting and a time for harvesting. We are all in a hurry to live, not to die.We have time for internet, for friends, for playing, for working and we never have time to stop and help others. We have time for watching TV, reading the papers or a good book but we never have time for reading a message asking for help.

But there are the ones who don’t have any more time to lose. The ones who didn’t have time to plant. That barely have time to play. That won’t have time to say “I love you, mom, dad”. Because someone, somewhere didn’t have time to read this message, to try to know what it means, to try to know how to help. Because many times who could help don’t have the time, because it’s not an investment with short term interest or because thinks its time is too valuable to spend with somenone who doesn’t have that much time.

Stop for a moment.Try to read and get informed. The children that are about to say their goodbyes to life will be thankful for these few moments you took to help them.. Don’t let their life clocks stop just because you didn’t want to waste your time. Help them! Spread the word! Wind up these little life clocks

 

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Hay momentos para sembrar, y otros para recoger la cosecha. Todos tenemos tiempo para vivir, nunca para morir. Tenemos tiempo para Internet, para un amigo, para jugar, para trabajar, pero nunca tenemos tiempo para detenernos y ayudar. Tenemos tiempo para ver Tele, leer periódicos, un buen libro, pero nunca tiempo para leer un pedido de ayuda.

 

Pero hay quienes ya no tienen más tiempo. Quien no tuvo tiempo para sembrar. Que apenas tiene tiempo para jugar, y que quizás tampoco no va a tener tiempo para decir "Yo te amo mamá! papá!

 

Porque en algún lugar alguien no tuvo tiempo para detenerse a leer este mensaje, para tratar de entender de qué se trataba, de quién se estaba hablando, de entender cómo se podía ayudar; ya que quien debería ajudar no consigue tiempo para esto, porque no lo considera importante, porque es una inversión que no tiene retorno en un corto espacio de tiempo o porque cree que su tiempo es mucho más valioso como para gastarlo con quien no tiene tanto tiempo de vida.

 

Detente un momento. Procura Informarte, leer, ayudar.

 

Quienes cuentan los segundos para la despedida final van agradecer de corazón por ese gesto, por haber leido éstas líneas.

 

No dejes que el reloj de la vida de esas personas pare porque no querías perder tiempo.

  

Ayuda! Divulga! Dale cuerda a esas pequeñas manecillas del reloj de la vida!

 

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FRENCH

 

AIDEZ LES ENFANTS séropositifs à Bahia, au Brésilè

Sans aide, ces enfants vont MOURIR

 

Il y a un temps pour planter et un temps pour récolter. Nous nous dépêchons tous de vivre, pas de mourir. Nous trouvons du temps pour l’Internet, pour nos amis, pour nous amuser, pour travailler mais jamais pour nous arrêter un instant et aider les autres. Nous trouvons le temps de regarder la télévision, de lire les journaux ou un bon livre mais jamais de lire un appel à l’aide.

Mais il y a ceux qui n’ont plus de temps à perdre. Ceux qui n’ont pas eu le temps de planter. Qui ont à peine le temps de jouer. Qui n’auront pas le temps de dire « Je vous aime, maman, papa » parce que quelqu’un, quelque part n’aura pas eu le temps de lire ce message, d’essayer de comprendre sa signification, de voir comment aider. Parce que beaucoup de gens qui pourraient aider n’ont pas le temps, parce que ce n’est pas un investissement rentable à court terme ou parce qu’ils pensent que leur temps est trop précieux pour le consacrer à des gens qui n’en ont plus pour longtemps.

Arrêtez-vous un instant. Essayez de lire, de vous informer. Les enfants qui sont sur le point de dire adieu à la vie vous seront reconnaissants des quelques moments que vous aurez pris pour les aider. Ne laissez pas le temps s’arrêter pour eux parce que vous ne vouliez pas perdre le votre. Aidez-les! Faites passer le message! Remontez les pendules de ces petites vies.

  

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Carta do Padre Alfredo

IBCM

 

Prezado Amigo,a,

Em nome das 39 crianças com AIDS da IBCM e das 250 famílias assistidas, agradeço-lhe de coração.

Somos mais de 22 voluntári@s, igualmente pesaros@s com o fechamento da creche.

Nesta segunda-feira, graças à generosidade de muitas pessoas como vc, estaremos abrindo provisoriamente a creche, em regime de 1/2 turno (das 14 às 17h). Ainda não é o ideal, mas já ameniza a fome e o sofrimento destas crianças em grave situação de risco.

Obrigado pela sua generosidade. Divulgue a nossa causas e conte sempre com nossa gratidão e reconhecimento.

Feliz Natal!

pe Alfredo

 

OBRIGADA, não se esqueçam do vosso donativo.

 

MAIS UM NA CAMPANHA! Com a adesão de

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Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.

 

Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.

 

Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».

 

Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.

 

On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.

 

Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.

 

Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.

 

En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.

 

En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.

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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.

 

É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.

 

Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou

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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.

Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).

 

Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.

 

The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.

 

By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]

 

In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).

 

The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.

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Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

... sur l'Île Bate (Pont Champlain, Ottawa ON) à -31°C les arbres et arbustes était tous givrés... décor magnifique et grandiose... Ce givre est le résultat du froid intense se dégageant de l'eau plus chaude qui coule de chaque côté de l'île...

 

Pour comprendre l'effet du froid extrême, regardez ceci: www.mefeedia.com/entry/see-water-freeze-in-midair/13519634/ check this out to understand the effect of extreme cold weather.

 

Frosted garden at -31°C this morning... Bate Island Ottawa ON

www.canadascapital.gc.ca/bins/ncc_web_content_page.asp?ci...

 

View On Black pour Grand Format

 

un autre happy meal :-)

 

pour comprendre ces photos au Mac Do,il faut savoir qu'Ulysses n'a commencé a manger un peu que vers ses 5 ans.que bien qu'attiré par la nourriture il s'est longtemps contenté de jouer avec.au mieux de la macher et de recracher.il faut savoir qu'amener mon fils au mac do ou ailleurs pour manger a été longtemps juste un reve qu'heureusement d'autres parents m'ont dit realisable.aujourd'hui je m'asseois face a lui et je le regarde manger son hamburger.j'essaie de ne pas le fixer mais c'est un plaisir pour moi de voir cette nourriture disparaitre dans sa bouche.

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To understand this series of pictures at mc donalds,one must know that my son started to eat only when he was around 5y.i used to dream to take him out for food like any other kid.

A year later.he's doing really well but we still use his gtube to feed him as he doesn't eat sufficiently.I'm still not used to see him eating,I mean take food in his mouth and swallow it.I still love just watching him eat food.

 

en.wikipedia.org/wiki/Costello_syndrome

 

fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Costello

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

新港板頭社區 - 交趾剪黏藝術村 / 藝術就是要地牛鳥亂 - 原來創意要讓人想不通

Ban Tao area Hsinkang - Cochin burn Cuts and Pastes art village / The art is to the ground buffalo and birds to chaos - Original creative people can not figure

Ban Tao área Hsinkang - Cochin Cuts quemaduras y Pastas arte aldea / El arte es el búfalo de tierra y aves del caos - Original gente creativa no puede entender

新港板頭コミュニティ - 交足の指剪黏芸術村 / 牛の背負う少年時代を体得します - 以前に私も牛に乗ったことがありません

Ban Tao Bereich Hsinkang - Cochin burn Cuts und Pasten Kunst Dorf / Die Kunst ist auf den Boden Büffel und Vögel Chaos - Original kreativen Menschen kann nicht herausfinden

Ban Tao zone Hsinkang - Cochin Cuts brûlures et pâtes art village / L'art consiste à le buffle terre et les oiseaux du chaos - Original personnes créatives ne peuvent pas comprendre

 

Chiayi County Taiwan / Chiayi County Taiwán / 台灣嘉義縣

 

管樂小集 2013/03/16 安平古堡演出 The old Fort Zeelandia performances

{ 隱形的翅膀 / 見えない翼 / Invisible Wings }

 

{View large size on fluidr / 觀看大圖}

 

{My Blog / 管樂小集精彩演出-觸動你的心}

{My Blog / Great Music The splendid performance touches your heart}

{My Blog / 管楽小集すばらしい公演-はあなたの心を心を打ちます}

{Mi blog / La gran música el funcionamiento espléndido toca su corazón}

{Mein Blog / Große Musik die herrliche Leistung berührt Ihr Herz}

{Mon blog / La grande musique l'exécution splendide touche votre coeur}

 

家住安南鹽溪邊

The family lives in nearby the Annan salt river

 

隔壁就是聽雨軒

The next door listens to the rain porch

 

一旦落日照大員

The sunset Shineing to the Taiwan at once

 

左岸青龍飛九天

The left bank white dragon flying in the sky

 

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

NEDERLAND, NETHERLANDS, HOLLAND, PAYS-BAS, HOLANDA, PAISES BAJOS, Barendrecht, Un pueblo llamado Barendrecht, A town called Barendrecht, Une ville appelée Barendrecht, LAGARTIJAS, LEZARDS , LIZARDS, HAGEDISSEN, ECHSEN, LAGARTO, Sauriens,

  

AXOLOTIS.-

 

There was a time when I thought a great deal about the axolotls. I went to see them in the aquarium at the Jardin des Plantes and stayed for hours watching them, observing their immobility, their faint movements. Now I am an axolotl.

 

I got to them by chance one spring morning when Paris was spreading its peacock tail after a slow wintertime. I was heading down tbe boulevard Port-Royal, then I took Saint-Marcel and L'Hôpital and saw green among all that grey and remembered the lions. I was friend of the lions and panthers, but had never gone into the dark, humid building that was the aquarium. I left my bike against tbe gratings and went to look at the tulips. The lions were sad and ugly and my panther was asleep. I decided on the aquarium, looked obliquely at banal fish until, unexpectedly, I hit it off with the axolotls. I stayed watching them for an hour and left, unable to think of anything else.

 

In the library at Sainte-Geneviève, I consulted a dictionary and learned that axolotls are the larval stage (provided with gills) of a species of salamander of the genus Ambystoma. That they were Mexican I knew already by looking at them and their little pink Aztec faces and the placard at the top of the tank. I read that specimens of them had been found in Africa capable of living on dry land during the periods of drought, and continuing their life under water when the rainy season came. I found their Spanish name, ajolote, and the mention that they were edible, and that their oil was used (no longer used, it said ) like cod-liver oil.

 

I didn't care to look up any of the specialized works, but the next day I went back to the Jardin des Plantes. I began to go every morning, morning and aftemoon some days. The aquarium guard smiled perplexedly taking my ticket. I would lean up against the iron bar in front of the tanks and set to watching them. There's nothing strange in this, because after the first minute I knew that we were linked, that something infinitely lost and distant kept pulling us together. It had been enough to detain me that first morning in front of the sheet of glass where some bubbles rose through the water. The axolotls huddled on the wretched narrow (only I can know how narrow and wretched) floor of moss and stone in the tank. There were nine specimens, and the majority pressed their heads against the glass, looking with their eyes of gold at whoever came near them. Disconcerted, almost ashamed, I felt it a lewdness to be peering at these silent and immobile figures heaped at the bottom of the tank. Mentally I isolated one, situated on the right and somewhat apart from the others, to study it better. I saw a rosy little body, translucent (I thought of those Chinese figurines of milky glass), looking like a small lizard about six inches long, ending in a fish's tail of extraordinary delicacy, the most sensitive part of our body. Along the back ran a transparent fin which joined with the tail, but what obsessed me was the feet, of the slenderest nicety, ending in tiny fingers with minutely human nails. And then I discovered its eyes, its face. Inexpressive features, with no other trait save the eyes, two orifices, like brooches, wholly of transparent gold, lacking any life but looking, letting themselves be penetrated by my look, which seemed to travel past the golden level and lose itself in a diaphanous interior mystery. A very slender black halo ringed the eye and etched it onto the pink flesh, onto the rosy stone of the head, vaguely triangular, but with curved and triangular sides which gave it a total likeness to a statuette corroded by time. The mouth was masked by the triangular plane of the face, its considerable size would be guessed only in profile; in front a delicate crevice barely slit the lifeless stone. On both sides of the head where the ears should have been, there grew three tiny sprigs, red as coral, a vegetal outgrowth, the gills, I suppose. And they were the only thing quick about it; every ten or fifteen seconds the sprigs pricked up stiffly and again subsided. Once in a while a foot would barely move, I saw the diminutive toes poise mildly on the moss. It's that we don't enjoy moving a lot, and the tank is so cramped—we barely move in any direction and we're hitting one of the others with our tail or our head—difficulties arise, fights, tiredness. The time feels like it's less if we stay quietly.

 

It was their quietness that made me lean toward them fascinated the first time I saw the axolotls. Obscurely I seemed to understand their secret will, to abolish space and time with an indifferent immobility. I knew better later; the gill contraction, the tentative reckoning of the delicate feet on the stones, the abrupt swimming (some of them swim with a simple undulation of the body) proved to me that they were capable of escaping that mineral lethargy in which they spent whole hours. Above all else, their eyes obsessed me. In the standing tanks on either side of them, different fishes showed me the simple stupidity of their handsome eyes so similar to our own. The eyes of the axolotls spoke to me of the presence of a different life, of another way of seeing. Glueing my face to the glass (the guard would cough fussily once in a while), I tried to see better those diminutive golden points, that entrance to the infinitely slow and remote world of these rosy creatures. It was useless to tap with one finger on the glass directly in front of their faces; they never gave the least reaction. The golden eyes continued burning with their soft, terrible light; they continued looking at me from an unfathomable depth which made me dizzy.

 

And nevertheless they were close. I knew it before this, before being an axolotl. I learned it the day I came near them for the first time. The anthropomorphic features of a monkey reveal the reverse of what most people believe, the distance that is traveled from them to us. The absolute lack of similarity between axolotls and human beings proved to me that my recognition was valid, that I was not propping myself up with easy analogies. Only the little hands . . . But an eft, the common newt, has such hands also, and we are not at all alike. I think it was the axolotls' heads, that triangular pink shape with the tiny eyes of gold. That looked and knew. That laid the claim. They were not animals.

 

It would seem easy, almost obvious, to fall into mythology. I began seeing in the axolotls a metamorphosis which did not succeed in revoking a mysterious humanity. I imagined them aware, slaves of their bodies, condemned infinitely to the silence of the abyss, to a hopeless meditation. Their blind gaze, the diminutive gold disc without expression and nonetheless terribly shining, went through me like a message: "Save us, save us." I caught myself mumbling words of advice, conveying childish hopes. They continued to look at me, immobile; from time to time the rosy branches of the gills stiffened. In that instant I felt a muted pain; perhaps they were seeing me, attracting my strength to penetrate into the impenetrable thing of their lives. They were not human beings, but I had found in no animal such a profound relation with myself. The axolotls were like witnesses of something, and at times like horrible judges. I felt ignoble in front of them; there was such a terrifying purity in those transparent eyes. They were larvas, but larva means disguise and also phantom. Behind those Aztec faces, without expression but of an implacable cruelty, what semblance was awaiting its hour?

 

I was afraid of them. I think that had it not been for feeling the proximity of other visitors and the guard, I would not have been bold enough to remain alone with them. "You eat them alive with your eyes, hey," the guard said, laughing; he likely thought I was a little cracked. What he didn't notice was that it was they devouring me slowly with their eyes, in a cannibalism of gold. At any distance from the aquarium, I had only to think of them, it was as though I were being affected from a distance. It got to the point that I was going every day, and at night I thought of them immobile in the darkness, slowly putting a hand out which immediately encountered another. Perhaps their eyes could see in the dead of night, and for them the day continued indefinitely. The eyes of axolotls have no lids.

 

I know now that there was nothing strange, that that had to occur. Leaning over in front of the tank each morning, the recognition was greater. They were suffering, every fiber of my body reached toward that stifled pain, that stiff torment at the bottom of the tank. They were lying in wait for something, a remote dominion destroyed, an age of liberty when the world had been that of the axolotls. Not possible that such a terrible expression which was attaining the overthrow of that forced blankness on their stone faces should carry any message other than one of pain, proof of that eternal sentence, of that liquid hell they were undergoing. Hopelessly, I wanted to prove to myself that my own sensibility was projecting a nonexistent consciousness upon the axolotls. They and I knew. So there was nothing strange in what happened. My face was pressed against the glass of the aquarium, my eyes were attempting once more to penetrate the mystery of those eyes of gold without iris, without pupil. I saw from very close up the face of an axolotl immobile next to the glass. No transition and no surprise, I saw my face against the glass, I saw it on the outside of the tank, I saw it on the other side of the glass. Then my face drew back and I understood.

 

Only one thing was strange: to go on thinking as usual, to know. To realize that was, for the first moment, like the horror of a man buried alive awaking to his fate. Outside, my face came close to the glass again, I saw my mouth, the lips compressed with the effort of understanding the axolotls. I was an axolotl and now I knew instantly that no understanding was possible. He was outside the aquarium, his thinking was a thinking outside the tank. Recognizlng him, being him himself, I was an axolotl and in my world. The horror began—I learned in the same moment —of believing myself prisoner in the body of an axolotl, metamorphosed into him with my human mind intact, buried alive in an axolotl, condemned to move lucidly among unconscious creatures. But that stopped when a foot just grazed my face, when I moved just a little to one side and saw an axolotl next to me who was looking at me, and understood that he knew also, no communication possible, but very clearly. Or I was also in him, or all of us were thinking humanlike, incapable of expression, limited to the golden splendor of our eyes looking at the face of the man pressed against the aquarium.

 

He returned many times, but he comes less often now. Weeks pass without his showing up. I saw him yesterday, he looked at me for a long time and left briskly. It seemed to me that he was not so much interested in us any more, that he was coming out of habit. Since the only thing I do is think, I could think about him a lot. It occurs to me that at the beginning we continued to communicate, that he felt more than ever one with the mystery which was claiming him. But the bridges were broken between him and me, because what was his obsession is now an axolotl, alien to his human life. I think that at the beginning I was capable of returning to him in a certain way—ah, only in a certain way—and of keeping awake his desire to know us better. I am an axolotl for good now, and if I think like a man it's only because every axolotl thinks like a man inside his rosy stone semblance. I believe that all this succeeded in communicating something to him in those first days, when I was still he. And in this final solitude to which he no longer comes, I console myself by thinking that perhaps he is going to write a story about us, that, believing he's making up a story, he's going to write all this about axolotls.

  

Il fut une époque où je pensais beaucoup aux axolotls. J’allais les voir à l’aquarium du Jardin des Plantes et je passais des heures à les regarder, à observer leur immobilité, leurs mouvements obscurs. Et maintenant je suis un axolotl. Le hasard me conduisit vers eux un matin de printemps où Paris déployait sa queue de paon après le lent hiver. Je descendis le boulevard Saint-Marcel, celui de l’hôpital, je vis les premiers verts parmi tout le gris et je me souvins des lions. J’étais très amis des lions et des panthères, mais je n’étais jamais entré dans l’enceinte humide et sombre des aquariums. Je laissai ma bicyclette contre les grilles et j’allais voir les tulipes. Les lions étaient laids et tristes et ma panthère dormait. Je me décidai pour les aquariums et, après avoir regardé avec indifférence des poissons ordinaires, je tombai par hasard sur les axolotls. Je passai une heure à les regarder, puis je partis, incapable de penser à autre chose.

 

À la bibliothèque Sainte-Geneviève je consultai un dictionnaire et j’appris que les axolotls étaient les formes larvaires, pourvues de branchies, de batraciens du genre amblystone. Qu’ils étaient originaires du Mexique, je le savais déjà, rien qu’à voir leur petit visage aztèque. Je lus qu’on en avait trouvé des spécimens en Afrique capables de vivre hors de l’eau pendant les périodes de sécheresse et qui reprenaient leur vie normale à la saison des pluies. On donnait leur nom espagnol, ajolote, on signalait qu’ils étaient comestibles et qu’on utilisait leur huile (on ne l’utilise plus) comme l’huile de foie de morue.

 

Je ne voulus pas consulter d’ouvrages spécialisés mais je revins le jour suivant au jardin des Plantes. Je pris l’habitude d’y aller tous les matins, et parfois même matin et soir. Le gardien des aquariums souriait d’un air perplexe en prenant mon ticket. Je m’appuyais contre la barre de fer qui borde les aquariums et je regardais les axolotls. Il n’y avait rien d’étrange à cela ; dès le premier instant j’avais senti que quelque chose me liait à eux, quelque chose d’infiniment lointain et oublié qui cependant nous unissait encore. Il m’avait suffit de m’arrêter un matin devant cet aquarium où des bulles couraient dans l’eau. Les axolotls s’entassaient sur l’étroit et misérable (personne mieux que moi ne sait à quel point il est étroit et misérable) fond de pierre et de mousse. Il y en avait neuf, la plupart d’entre eux appuyaient leur tête contre la vitre et regardaient de leurs yeux d’or ceux qui s’approchaient. Troublé, presque honteux, je trouvais qu’il y avait de l’impudeur à se pencher sur ces formes silencieuses et immobiles entassées au fond de l’aquarium. Mentalement, j’en isolai un, un peu à l’écart sur la droite, pour mieux l’étudier. Je vis un petit corps rose, translucide (je pensai aux statuettes chinoises en verre laiteux), semblable à un petit lézard de quinze centimètres, terminé par une queue de poisson d’une extraordinaire délicatesse - c’est la partie la plus sensible de notre corps. Sur son dos, une nageoire transparente se rattachait à la queue ; mais ce furent les pattes qui me fascinèrent, des pattes d’une incroyable finesse, terminés par de tout petits doigts avec des ongles - absolument humains, sans pourtant avoir la forme de la main humaine - mais comment aurais-je pu ignorer qu’ils étaient humains ? c’est alors que je découvris leurs yeux, leur visage. Un visage inexpressif sans autre trait que les yeux, deux orifices comme des têtes d’épingles entièrement d’or transparent, sans aucune vie, mais qui regardaient et qui se laissaient pénétrer par mon regard qui passait à travers le point doré et se perdait dans un mystère diaphane. Un très mince halo noir entourait l’oeil et l’inscrivait dans la chair rose, dans la pierre rose de la tête vaguement triangulaire, au contours courbes et irréguliers, qui la faisaient ressembler à une statue rongée par le temps. La bouche était dissimulée par le plan triangulaire de la tête et ce n’est que de profil que l’on s’apercevait qu’elle était très grande. Vue de face, c’était une fine rainure, comme une fissure dans de l’albâtre. De chaque côté de la tête, à la place des oreilles, se dressaient de très petites branches rouges comme du corail, une excroissance végétale, les branchies, je suppose. C’était la seule chose qui eût l’air vivante dans ce corps. Chaque vingt secondes elles se dressaient, toutes raides, puis s’abaissaient de nouveau. Parfois une patte bougeait, à peine, et je voyais les doigts minuscules se poser doucement sur la mousse. C’est que nous n’aimons pas beaucoup bouger, l’aquarium est si étroit ; si peu que nous remuions nous heurtons la tête ou la queue d’un autre ; il s’ensuit des difficultés, des disputes, de la fatigue. Le temps se sent moins si l’on reste immobile.

 

Ce fut leur immobilité qui me fit me pencher vers eux, fasciné, la première fois que je les vis. Il me sembla comprendre obscurément leur volonté secrète : abolir l’espace et le temps par une immobilité pleine d’indifférence. Par la suite, j’appris à mieux les comprendre, les branchies qui se contractent, les petites pattes fines qui tâtonnent sur les pierres, leurs fuites brusques (ils nagent par une simple ondulation du corps) me prouvèrent qu’ils étaient capables de s’évader de cette torpeur minérale où ils passaient des heures entières. Leurs yeux surtout m’obsédaient. A côté d’eux, dans les autres aquariums, des poissons me montraient la stupide simplicité de leurs beaux yeux semblables aux nôtres. Les yeux des axolotls me parlaient de la présence d’une vie différente, d’une autre façon de regarder. Je collais mon visage à la vitre (le gardien, inquiet, toussait de temps en temps) pour mieux voir les tout petits points dorés, cette ouverture sur le monde infiniment lent et éloigné des bêtes roses. Inutile de frapper du doigt contre la vitre, sous leur nez, jamais la moindre réaction. Les yeux d’or continuaient à brûler de leur douce et terrible lumière, continuaient à me regarder du fond d’un abîme insondable qui me donnait le vertige.

 

Et cependant les axolotls étaient proches de nous. Je le savais avant même de devenir un axolotl. Je le sus dès le jour où je m’approchai d’eux pour la première fois. Les traits anthropomorphiques d’un singe accusent la différence qu’il y a entre lui et nous, contrairement à ce que pensent la plupart des gens. L’absence totale de ressemblance entre un axolotl et un être humain me prouva que ma reconnaissance

était valable, que je ne m’appuyais pas sur des analogies faciles. Il y avait bien les petites mains. Mais un lézard a les mêmes mains et ne ressemble en rien à l’homme. Je crois que tout venait de la tête des axolotls, de sa forme triangulaire rose et de ses petits yeux d’or. Cela regardait et savait. Cela réclamait. Les axolotls n’étaient pas des animaux.

 

De là à tomber dans la mythologie, il n’y avait qu’un pas, facile à franchir, presque inévitable. Je finis par voir dans les axolotls une métamorphose qui n’arrivait pas à renoncer tout à fait à une mystérieuse humanité. Je les imaginais conscients, esclaves de leur corps, condamnés indéfiniment à un silence abyssal, à une méditation désespérée. Leur regard aveugle, le petit disque d’or inexpressif - et cependant terriblement lucide - me pénétrait comme un message : "Sauve-nous, sauve-nous." Je me surprenais en train de murmurer des paroles de consolation, de transmettre des espoirs puérils. Ils continuaient à me regarder, immobiles. Soudain les petites branches roses se dressaient sur leur tête, et je sentais à ce moment-là comme une douleur sourde. Ils me voyaient peut-être, ils captaient mes efforts pour pénétrer dans l’impénétrable de leur vie. Ce n’étaient pas des êtres humains mais jamais je ne m’étais senti un rapport aussi étroit entre des animaux et moi. Les axolotls étaient comme témoins de quelque chose et parfois ils devenaient de terribles juges. Je me trouvais ignoble devant eux, il y avait dans ces yeux transparents une si effrayante pureté. C’était des larves, mais larve veut dire masque et aussi fantôme. Derrière ces visages aztèques, inexpressifs, et cependant d’une cruauté implacable, quelle image attendait

son heure ?

 

Ils me faisaient peur. Je crois que sans la présence du gardien et des autres visiteurs je n’aurais jamais osé rester devant eux. " Vous les mangez des yeux ", me disait le gardien en riant, et il devait penser que je n’étais pas tout à fait normal. Il ne se rendait pas compte que c’était eux qui me dévoraient lentement des yeux, en un cannibalisme d’or. Loin d’eux je ne pouvais penser à autre chose, comme s’ils m’influençaient à distance. Je finis par y aller tous les jours et la nuit je les imaginais immobiles dans l’obscurité, avançant lentement une petite patte qui rencontrait soudain celle d’un autre. Leurs yeux voyaient peut-être la nuit et le jour pour eux n’avait pas de fin. Les yeux des axolotls n’ont pas de paupières.

 

Maintenant je sais qu’il n’y a rien eu d’étrange dans tout cela, que cela devait arriver. Ils me reconnaissaient un peu plus chaque matin quand je me penchais vers l’aquarium. Ils souffraient. Chaque fibre de mon corps enregistrait cette souffrance bâillonnée, cette torture rigide au fond de l’eau. Ils épiaient quelque chose, un lointain royaume aboli, un temps de liberté où le monde avait appartenu aux axolotls. Une expression aussi terrible qui arrivait à vaincre l’impassibilité forcée de ces visages de pierre contenait sûrement un message de douleur, la preuve de cette condamnation éternelle, de cet enfer liquide qu’ils enduraient. En vain essayai-je de me persuader que c’était ma propre sensibilité qui projetait sur les axolotls une conscience qu’ils n’avaient pas. Eux et moi nous savions. C’est pour cela que ce qui arriva n’est pas étrange. Je collais mon visage à la vitre de l’aquarium, mes yeux essayèrent une fois de plus de percer le mystère de ces yeux d’or sans iris et sans pupille. Je voyais de très près la tête d’un axolotl immobile contre la vitre. Puis mon visage s’éloigna et je compris. Une seule chose était étrange : continuer à penser comme avant, savoir. Quand j’en pris conscience, je ressentis l’horreur de celui qui s’éveille enterré vivant. Au-dehors, mon visage s’approchait à nouveau de la vitre, je voyais ma bouche aux lèvres serrées par l’effort que je faisais pour comprendre les axolotls. J’étais un axolotl et je venais de savoir en un éclair qu’aucune communication n’était possible. Il était hors de l’aquarium, sa pensée était une pensée hors de l’aquarium. Tout en le connaissant, tout en étant lui-même, j’étais un axolotl et j’étais dans mon monde. L’horreur venait de ce que - je le sus instantanément - je me croyais prisonnier dans le corps d’un axolotl, transféré en lui avec ma pensée d’homme, enterré vivant dans un axolotl, condamné à me mouvoir en toute lucidité parmi des créatures insensibles. Mais cette impression ne dura pas, une patte vint effleurer mon visage et en me tournant un peu je vis un axolotl à côté de moi qui me regardait et je compris que lui aussi savait, sans communication possible mais si clairement. Ou bien j’étais encore en l’homme, ou bien nous pensions comme des êtres humains, incapables de nous exprimer, limités à l’éclat doré de nos yeux qui regardaient ce visage d’homme collé à la vitre.

 

Il revint encore plusieurs fois mais il vient moins souvent à présent. Des semaines se passent sans qu’on le voie. Il est venu hier, il m’a regardé longuement et puis il est parti brusquement. Il me semble que ce n’est plus à nous qu’il s’intéresse, qu’il obéit plutôt à une habitude. Comme penser est la seule chose que je puisse faire, je pense beaucoup à lui. Pendant un certain temps nous avons continué d’être en communication lui et moi, et il se sentait plus que jamais lié au mystère qui l’obsédait. Mais les ponts sont coupés à présent, car ce qui était son obsession est devenu un axolotl, étranger à sa vie d’homme. Je crois qu’au début je pouvais encore revenir en lui, dans une certaine mesure - ah ! seulement dans une certaine

mesure - et maintenir éveillé son désir de mieux nous connaître. Maintenant je suis définitivement un axolotl et si je pense comme un être humain c’est tout simplement parce que les axolotls pensent comme les humains sous leur masque de pierre rose. Il me semble que j’étais arrivé à lui communiquer cette vérité, les premiers jours, lorsque j’étais encore en lui. Et dans cette solitude finale vers laquelle il ne revient déjà plus, cela me console de penser qu’il va peut-être écrire quelque chose sur nous ; il croira qu’il invente un conte et il écrira tout cela sur les axolotls.

 

Julio Cortázar (1914-1984)

Who Tagged Me ??? It's my friend T@ao

 

Sorry for the translate sometime is hard to explain all when is not your language ;)

 

But i Promise i write that i think, all be REAL

 

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1/i am French, Italian with a touch of German because my father family living in Alsace therefore neighbor & i'm wedding with Japan Woman

 

2/i am a Skateborder since 18 years, although unfortunately at this moment I can not do too

 

3 / Flickr I started with the skate, for maintaining a passion for photography

 

4/i am addicted to music, I listen to at least 2 hours minimum per day of its

 

5/I have passion for Asia culture and especially Japan

 

6/i believe in friendship, my friends are my family for me, so I do not like the friendship single use

 

7/i am very sensitive of places, smells, sounds, images etc. .., a real sponge

 

8/Student of the Way of Bushido, I try by readings, by the practice of martial arts, sword to follow these precepts at best "it may be cliché but it's true"

 

9 / I love cooking and wine but not if I'm alone, I think it is a pleasure to share above all

 

10/I can not conceive of life without art in all forms, painting, music, photography, design, architecture, fashion etc ... ... ....

 

11/I am addicted to travel, because I always come back enriched of human relationship, cultural and that change my vision of every day.

 

12/I think we must fight for these freedoms, these desires and way of thinking

 

13/He is important to try to understand mind of other, to better understand the reactions of those close without non-judgmental

 

14/I am a dreamer, I am not against the fact of growing up but that does not mean losing one's soul child

 

15 / I love meetings, I like the opportunity to know the fate of new people and experience new

 

16/I believe that beauty is everywhere if you open a little attention and that the simple things every day are the best

  

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version francaise 100% vrai

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1/Je suis français, italien avec une touche d’allemande la famille de mon père vivant en Alsace donc en pays limitrophe et marié à une japonaise

 

2/Je suis un Skateur depuis 18ans, même si malheureusement en ce moment je ne peux pas trop en faire

 

3/J’ai commencé Flickr avec le skate, pour avoir maintenant une passion dévorante pour la photo

 

4/Je suis accro a la Musique, je dois écouter au moins 2h mini de son par jour

 

5/Je suis un grand passionne de l’Asie et particulièrement du japon

 

6/Je crois beaucoup en l’Amitié, mes amis sont ma famille pour moi, donc je n’aime pas l’amitié à usage unique

 

7/Je suis très sensible, aux lieux, aux odeurs, aux sons, aux images..Etc, un vrai éponge

 

8/Etudiant de la Voie du Bushido, j’essaye par mes lectures, par la pratique des arts martiaux, du sabre de suivre au mieux ces préceptes « ça peut être cliché mais c’est vrai »

 

9/J’aime faire la cuisine et le vin mais pas si je suis seul, je pense que c’est un plaisir de partage avant tout

 

10/Je ne peux concevoir la vie sans l’Art sous toute ces formes, peinture, musique, photo, design, architecture, danse………etc.

 

11/Je suis accro aux voyages, car je reviens toujours enrichi de mes expériences humaines, culturelles et sensitives.

 

12/Je pense que l’on doit se battre pour ces libertés, ces envies et son mode de pensée

 

13/il est important d’essaye de se mettre a la place des autres, pour mieux comprendre les réactions de ces proches sans porté de jugement hâtif

 

14/Je suis un rêveur, je ne suis pas contre le fait de grandir mais cela ne veut pas dire perdre son âme d’enfant

 

15/J’aime les rencontres, j’aime donner la chance au destin de connaître de nouvelles personnes et vivre de nouvelles expériences

 

16/Je pense que la beauté est partout si on prête un peu attention et que les choses simples de tout les jours sont les plus belles

   

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

Mont Saint-Michel

  

  

Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.

Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).

Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »

La baie

Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).

La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.

Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.

L'ancienne digue

La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île

Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.

En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.

Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :

•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;

•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.

Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.

À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.

En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.

Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.

Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.

Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.

Toponymie

À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.

Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.

Histoire

Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.

Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.

La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.

Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.

Les prisons

Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.

Monuments et lieux touristiques

Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.

D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.

Présence humaine sur le mont

Les Fraternités monastiques de Jérusalem

Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.

Le Festival 13 siècles entre ciel et mer

Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».

Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].

Économie

Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.

L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.

Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.

À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.

Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel

•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.

•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.

•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».

•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.

•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.

•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.

•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.

•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).

•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.

Gastronomie locale

Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Références culturelles au mont Saint-Michel

Dans la peinture

•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.

•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.

Dans la littérature

•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.

•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.

•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.

•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.

•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.

•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.

•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.

•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.

•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.

Dans la bande dessinée

•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).

•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.

Dans la musique

•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.

•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.

•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.

•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.

Au cinéma

Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.

•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel

•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi

•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer

•1998 : Armageddon de Michael Bay

•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac

•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick

•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat

À la télévision

•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann

•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.

En philatélie

•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.

•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.

•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.

En numismatique

•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).

Dans les jeux vidéo

•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.

•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.

•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.

•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.

•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.

  

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