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Craig E. Williams, Radio Reconnaissance Technician, Lockheed Martin, trains Afghan National Army members how to properly operate an Electronic Counter Measure unit, Jan. 25, 2010, Camp Hero, Kandahar, Afghanistan. About 18 to 25 ANA soldiers attend ECM training each week to become proficient with the system and gain confidence in operating it prior to going out and performing route clearing missions. ECM training is managed and conducted by the Army 508th Special Troop Battalion and civilian contractors such as Mr. Williams. (U.S. Air Force photo by Senior Airman Kenny Holston)(Released)
Nashville recording artist Kristy Lee Cook is swept off her feet by 2nd Lt. Jake Freeman at Sicily Drop Zone during the 15th Annual Randy Oler Memorial Operation Toy Drop at Fort Bragg, N.C., Dec. 8, 2012. Cook, an American Idol contestant in 2008, entertained the Soldiers and others while waiting for fog to lift on the drop zone. Freeman is with the 1st Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment, 82nd Airborne Division.
(Photo by Timothy Hale/U.S. Army Reserve Command)
A runner completes a lap as fellow Paratroopers cheer him on during the All American Marathon Shadow 10k Run, May 4 at Camp Phoenix in Kabul, Afghanistan. More than 50 runners from various units participated in the run organized by Capt. Darron Fritz, 2nd Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment physician's assistant and other 2/508 Paratroopers. The Shadow Run served as a way for the deployed Paratroopers to connect with activities at home and join together to honor fallen service members while celebrating their home stations run. Before starting the run, the participants gathered in a memorial circle in the spirit of wear blue: run to remember, and several runners announced the names of fallen friends and comrades they were running in remembrance of. (Photo by Sgt. First Class Daniel Bailey)
US Army (USA) paratroopers from 1st Battalion (BN), 508th Infantry (INF), Fort Bragg, North Carolina (NC), land on the drop zone (DZ) during Airborne Operations conducted by the 173rd Airborne Brigade (AB BDE), Caserma Ederle, Italy (ITA), at the Vitina DZ, in Kosovo during JOINT GUARDIAN II. (US ARMY PHOTO BY SSG JONNIE L. WRIGHT 020711-A-2631W-089)
To learn about the US Army in Korea, visit: imcom.korea.army.mil
For photographs from the US Army in Korea, visit: www.flickr.com/imcomkorea
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These images are cleared for release and are considered in the public domain. Request credit be given the US Army and individual photographer.
A paratrooper from 1st Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment motions towards an objective to a while conducting a training patrol alongside British paratroopers of 2PARA, 16 Air Assault Brigade on November 28, 2018 in Kenya, Africa. The training scenario was part of Operation Askari Storm, a multinational training exercise occurring in Kenya, Africa between U.S., British and other partner-nation forces. The training focuses on increasing the readiness and interoperability of the participating forces while placing them in tough, realistic scenarios against simulated near-peer adversaries.
A Paratrooper assigned to the 1st Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment, 3rd Brigade Combat Team, 82nd Airborne Division, fireman carries a simulated casualty at the 82nd Abn. Div. Combat Fitness Test during the All American Week 100 on Pike Field, Fort Bragg, N.C., May 23, 2017. During All American Week 100, Paratroopers from throughout the Division competed in soccer, softball, flag football, tug-of-war, combatives, boxing, a best squad competition, a combat fitness test and a Little Group of Paratroopers competition for bragging rights and a shot at "Best Battalion." All American Week is an opportunity for Paratroopers, past and present, to come together and celebrate history, heritage and pride of being a member of the All American Division. This year's All American Week theme is, "Celebrating a Century of Service!" (U.S. Army photo by Spc. L'Erin Wynn)
The Major....last living officer of the 508th Engineer Company US Army. Remembrance Day 2005...he passed away in 2007 at the age of 88.
Sainte-Mère-Eglise, le jour le plus long du 505th.
Bien qu’une heure du matin soit passée en ce 6 juin 1944, les habitants du village de Sainte-Mère-Eglise se pressent sur la place de l’église. Malgré le couvre-feu et alertés par le tocsin, ils ont découvert la maison en feu de Julia Pommier et s’affairent le long d’une chaîne humaine afin de circonscrire l’incendie. Encadrés par les soldats allemands du Grenadier-Régiment 1058, 91. Infanterie-Division, les normands perçoivent un bruit au loin. Depuis 23h, ce vrombissement se fait entendre, mais là , le bruit s’amplifie.
Puis dans la nuit, les civils sont médusés : des avions passent en formation. Une première vague, puis une deuxième venant de l’Ouest survole la péninsule du Cotentin. Les habitants, comme l’occupant allemand, sentaient que quelque chose se préparait, que les alliés allaient bientôt tenter de percer ce Mur de l’Atlantique. Mais ils ignoraient où et quand ?
Il est 1h15 (heure française) et la troisième vague se présente au-dessus de Sainte-Mère-Eglise. Soudain, les C-47 crachent leurs volées de parachutistes, pris pour cibles par les rafales allemandes. Les hommes de la 82nd US Airborne Division s’élancent vers le sol de France, au Nord-Ouest du futur secteur Utah Beach. Le Jour J, les régiments de la division aéroportée ont 3 missions principales :
•Le 505th Parachute Infantry Régiment doit s’emparer de Sainte-Mère-Eglise, codé Brooklyn pour les alliés, et de son réseau de communications stratégiques sur la RN13. Le 505th doit également capturer et tenir deux ponts sur le Merderet, à La Fière et Chef-du-Pont. Puis les paras devront signaler et sécuriser la Landing Zone W pour les planeurs.
•Le 507th PIR doit cloisonner le secteur à l’Ouest du Merderet et soutenir le 505th pour la défense des ponts.
•Le 508th PIR doit détruire les ponts de Beuzeville et former la réserve de la division.
Cependant les tirs de la Flak ennemie et le stress des pilotes de C-47 rendent les largages des parachutistes difficiles. Devant être droppés plus au Sud, vers Sainte-Marie-du-Mont, des membres de la 101st US Airborne Division se retrouvent largués avec leurs camarades de la 82nd Airborne.
Il est 1h15, et ce sont d'abord les boys des 502nd et 506th PIR, 101st US Airborne, qui se balancent au-dessus du bourg de Sainte-Mère-Eglise. Le maire Alexandre Renaud enjoint ses administrés à se rendre aux abris. La F Compagny du 505th arrive ensuite sur le guêpier de la place du village. Les allemands ouvrent le feu sur les corolles flottant au vent. Alfred Van Holsbeck se dirige vers les flammes de la maison Pommier. Il hurle, puis péri dans le brasier. Destinée cruelle, des hommes meurent avant d'avoir touché le sol. Six parachutistes pendent aux arbres, tués dans leurs harnais.
L’institutrice va aux toilettes quand une ombre imposante apparait. Robert Murphy vient de toucher terre à vingt mètres d’elle. Les arbres de la place de l’église reçoivent la visite du para Blanchard, qui pour se dégager et échapper à la tuerie, sectionne ses sangles et un de ses deux pouces sans s’en apercevoir. Cliff Maughan atterrit dans le jardin de Mr Monnier, le vétérinaire, et est mis en joue par Werner, un officier allemand. Mais ce dernier, comprenant l’importance du largage américain, se rend à son tour au soldat Maughan.
Au coin Nord-Ouest de l’église, John M. Steele reste accroché par son parachute à l’édifice. Quant à Kenneth Russel, sa toile se prend au toit du transept Nord. En essayant de prendre son poignard, Steele le fait maladroitement tomber à proximité d’un allemand. Le feldgrau lève la tête et ouvre le feu sur le para, le blessant au pied. Steele se résout alors à faire le mort pendant deux à trois heures, malmené par le bruyant tumulte des cloches. Positionné dans le clocher, Rudolf May agrippe le parachute de Steele et hisse l’américain hors du vide (fait prisonnier, Steele parviendra à s’échapper deux ou trois jours plus tard. Il souffrira plusieurs semaines de surdité, mais réalisera son quatrième saut de combat lors de l’opération Market Garden en Hollande en septembre 1944).
Aux alentours, des éléments du 505th PIR ont atterri et se sont regroupés pour donner l’assaut. Dans le même temps les allemands sont perplexes face aux évènements. Ils quittent le bourg et partent en direction du Sud vers le château de Fauville.
Le 3/505th avance prudemment dans les rues de la commune, bientôt rejoint par le Lieutenant-Colonel Krause et 158 hommes. Vers 5h, Sainte-Mère-Eglise est aux mains des américains, et pour quelques minutes à 6h30, le drapeau étoilé flotte sur l’hôtel de ville. Vers 9h, 360 paras du 3/505th tiennent le village, retranchés derrière 7 barrages routiers.
Néanmoins, les paras du Général Ridgway doivent empêcher les contre-attaques dans le secteur. Le 2/505th se met en position défensive au Nord, à Neuville-au-Plain. Leur commandant, le Lieutenant-Colonel Vandervoort se déplace dans une remorque à munition, la cheville gauche brisée lors de son atterrissage. Son supérieur, le Colonel Ekman, n’arrivait pas à joindre le 3rd battalion. Inquiet, il a donc ordonné à Vandervoort de rejoindre le groupe de Krause.
Les américains doivent encaisser les nombreux assauts des allemands, déterminés à reprendre possession du village et de son nœud routier. Dès 9h30, les combats sont acharnés et les Sainte-Mère-Eglisais paient un lourd tribut pour leur libération. Blessé trois fois dans la journée, Le Lieutenant-Colonel Krause laisse la place à Vandervoort et au Major Hagan. Au crépuscule du D-Day, Sainte-Mère-Eglise est un bastion isolé. Les parachutistes accusent de lourdes pertes et le moral est bas. Le 7 juin, même sans nouvelles du VIIth US Corps débarqué la veille sur Utah Beach, ils doivent tenir leur avantage. Car à 9h, l’artillerie allemande fracasse l’entrée Nord du village. Des blindés s’approchent sur la RN13, mais les paras neutralisent la menace. Enfin, vers 15h, le contact est établi avec des GI’s du 8th Infantry Régiment, 4th US Infantry Division. Après l’emploi d’autres tirs d’artillerie, les allemands relâchent peu à peu leur pression dans la soirée. Après 40 heures de combats, les habitants peuvent souffler et savourer la fin de l’Occupation.
Pour les hommes de la 82nd US Airborne Division, la Bataille de Normandie commence, Sainte-Mère-Eglise n’étant que la première étape d’une campagne qui durera 35 jours.
L'ultime tir du Sergent Ray
Le Jour J, le Sergent John P. Ray (photo ci-contre) est membre de la Fox Compagny du 505th PIR. Il glisse avec son parachute le long du toit de l’église de Sainte-Mère-Eglise puis chute lourdement. Un autre para de sa compagnie, John Steele, voit sa toile s’accrocher au clocher. Il n'est pas seul, car Kenneth Russel est également en mauvaise posture, lui-aussi resté suspendu un peu plus bas contre le transept de l'église. Un allemand assiste à ces péripéties. Cependant ce dernier remarque aussi au sol le Sgt Ray et fait d’abord feu sur lui, le touchant mortellement à l'estomac. Puis l’allemand vise John Steele et Kenneth Russel. Soudain, le Sgt Ray se redresse et abat son agresseur dans un ultime effort. Il sauve ainsi la vie de ses camarades mais succombe ensuite. Sa tombe se trouve au cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer, plot E, rangée 26, tombe 36.
Devant l’église est aujourd'hui placé un monument qui rappelle la libération de la commune par les paras américains. A l’intérieur du bâtiment religieux deux vitraux rendent hommage aux hommes de la 82nd US Airborne Division, et un mannequin placé sur le clocher envoi un clin d’oeil à l’odyssée de John Steele (décédé le 16 mai 1969). Des impacts sont encore visibles sur la façade, car les troupes aéroportées ont dû tirer sur le clocher pour déloger des vigies allemandes.
Rendez-vous à l'Airborne Muséum, à droite de la place de l’église. Trois bâtiments, dont la première pierre fut posée par le Général Gavin en 1962, vous propose de revivre et comprendre les préparatifs et l’action des 82nd et 101st US Airborne Divisions. L’un abrite un planeur Waco, le seul d’Europe. On y voit notamment une réplique d’un rupert, ces mannequins largués lors de l'opération Titanic pour leurrer l’ennemi allemand. L’autre abrite un C-47, et des bornes présentent une riche documentation sur la libération du village. Deux films racontent les évènements de l’opération Overlord.
Une extension a été inaugurée en mai 2014 et permet aux visiteurs de s'immerger dans l'épopée des paras américains aux premières heures de la Libération de la France. Devant l’accueil (ou se trouvait la fameuse maison en flammes), un Char américain Sherman et un canon sont exposés.
A l’intérieur du village une dizaine de panneaux jalonnent les rues et racontent les évènements passés. La commune regroupe également plusieurs magasins de militaria, qui font le bonheur des amateurs de tous horizons.
Sainte-Mère-Eglise abrita le premier cimetière américain de la Libération et regroupait 13 000 dépouilles (photos ci-dessous). En 1948, les corps furent rapatriés soit aux Etats-Unis, ou déposés aux cimetières de Saint-James et Colleville-sur-mer. Une stèle commémorative près du complexe sportif marque depuis l’emplacement ou il se trouvait auparavant (voir l'article Les cimetières provisoires américains de Sainte-Mère-Eglise).
Sainte-Mère-Eglise, le jour le plus long du 505th.
Bien qu’une heure du matin soit passée en ce 6 juin 1944, les habitants du village de Sainte-Mère-Eglise se pressent sur la place de l’église. Malgré le couvre-feu et alertés par le tocsin, ils ont découvert la maison en feu de Julia Pommier et s’affairent le long d’une chaîne humaine afin de circonscrire l’incendie. Encadrés par les soldats allemands du Grenadier-Régiment 1058, 91. Infanterie-Division, les normands perçoivent un bruit au loin. Depuis 23h, ce vrombissement se fait entendre, mais là , le bruit s’amplifie.
Puis dans la nuit, les civils sont médusés : des avions passent en formation. Une première vague, puis une deuxième venant de l’Ouest survole la péninsule du Cotentin. Les habitants, comme l’occupant allemand, sentaient que quelque chose se préparait, que les alliés allaient bientôt tenter de percer ce Mur de l’Atlantique. Mais ils ignoraient où et quand ?
Il est 1h15 (heure française) et la troisième vague se présente au-dessus de Sainte-Mère-Eglise. Soudain, les C-47 crachent leurs volées de parachutistes, pris pour cibles par les rafales allemandes. Les hommes de la 82nd US Airborne Division s’élancent vers le sol de France, au Nord-Ouest du futur secteur Utah Beach. Le Jour J, les régiments de la division aéroportée ont 3 missions principales :
•Le 505th Parachute Infantry Régiment doit s’emparer de Sainte-Mère-Eglise, codé Brooklyn pour les alliés, et de son réseau de communications stratégiques sur la RN13. Le 505th doit également capturer et tenir deux ponts sur le Merderet, à La Fière et Chef-du-Pont. Puis les paras devront signaler et sécuriser la Landing Zone W pour les planeurs.
•Le 507th PIR doit cloisonner le secteur à l’Ouest du Merderet et soutenir le 505th pour la défense des ponts.
•Le 508th PIR doit détruire les ponts de Beuzeville et former la réserve de la division.
Cependant les tirs de la Flak ennemie et le stress des pilotes de C-47 rendent les largages des parachutistes difficiles. Devant être droppés plus au Sud, vers Sainte-Marie-du-Mont, des membres de la 101st US Airborne Division se retrouvent largués avec leurs camarades de la 82nd Airborne.
Il est 1h15, et ce sont d'abord les boys des 502nd et 506th PIR, 101st US Airborne, qui se balancent au-dessus du bourg de Sainte-Mère-Eglise. Le maire Alexandre Renaud enjoint ses administrés à se rendre aux abris. La F Compagny du 505th arrive ensuite sur le guêpier de la place du village. Les allemands ouvrent le feu sur les corolles flottant au vent. Alfred Van Holsbeck se dirige vers les flammes de la maison Pommier. Il hurle, puis péri dans le brasier. Destinée cruelle, des hommes meurent avant d'avoir touché le sol. Six parachutistes pendent aux arbres, tués dans leurs harnais.
L’institutrice va aux toilettes quand une ombre imposante apparait. Robert Murphy vient de toucher terre à vingt mètres d’elle. Les arbres de la place de l’église reçoivent la visite du para Blanchard, qui pour se dégager et échapper à la tuerie, sectionne ses sangles et un de ses deux pouces sans s’en apercevoir. Cliff Maughan atterrit dans le jardin de Mr Monnier, le vétérinaire, et est mis en joue par Werner, un officier allemand. Mais ce dernier, comprenant l’importance du largage américain, se rend à son tour au soldat Maughan.
Au coin Nord-Ouest de l’église, John M. Steele reste accroché par son parachute à l’édifice. Quant à Kenneth Russel, sa toile se prend au toit du transept Nord. En essayant de prendre son poignard, Steele le fait maladroitement tomber à proximité d’un allemand. Le feldgrau lève la tête et ouvre le feu sur le para, le blessant au pied. Steele se résout alors à faire le mort pendant deux à trois heures, malmené par le bruyant tumulte des cloches. Positionné dans le clocher, Rudolf May agrippe le parachute de Steele et hisse l’américain hors du vide (fait prisonnier, Steele parviendra à s’échapper deux ou trois jours plus tard. Il souffrira plusieurs semaines de surdité, mais réalisera son quatrième saut de combat lors de l’opération Market Garden en Hollande en septembre 1944).
Aux alentours, des éléments du 505th PIR ont atterri et se sont regroupés pour donner l’assaut. Dans le même temps les allemands sont perplexes face aux évènements. Ils quittent le bourg et partent en direction du Sud vers le château de Fauville.
Le 3/505th avance prudemment dans les rues de la commune, bientôt rejoint par le Lieutenant-Colonel Krause et 158 hommes. Vers 5h, Sainte-Mère-Eglise est aux mains des américains, et pour quelques minutes à 6h30, le drapeau étoilé flotte sur l’hôtel de ville. Vers 9h, 360 paras du 3/505th tiennent le village, retranchés derrière 7 barrages routiers.
Néanmoins, les paras du Général Ridgway doivent empêcher les contre-attaques dans le secteur. Le 2/505th se met en position défensive au Nord, à Neuville-au-Plain. Leur commandant, le Lieutenant-Colonel Vandervoort se déplace dans une remorque à munition, la cheville gauche brisée lors de son atterrissage. Son supérieur, le Colonel Ekman, n’arrivait pas à joindre le 3rd battalion. Inquiet, il a donc ordonné à Vandervoort de rejoindre le groupe de Krause.
Les américains doivent encaisser les nombreux assauts des allemands, déterminés à reprendre possession du village et de son nœud routier. Dès 9h30, les combats sont acharnés et les Sainte-Mère-Eglisais paient un lourd tribut pour leur libération. Blessé trois fois dans la journée, Le Lieutenant-Colonel Krause laisse la place à Vandervoort et au Major Hagan. Au crépuscule du D-Day, Sainte-Mère-Eglise est un bastion isolé. Les parachutistes accusent de lourdes pertes et le moral est bas. Le 7 juin, même sans nouvelles du VIIth US Corps débarqué la veille sur Utah Beach, ils doivent tenir leur avantage. Car à 9h, l’artillerie allemande fracasse l’entrée Nord du village. Des blindés s’approchent sur la RN13, mais les paras neutralisent la menace. Enfin, vers 15h, le contact est établi avec des GI’s du 8th Infantry Régiment, 4th US Infantry Division. Après l’emploi d’autres tirs d’artillerie, les allemands relâchent peu à peu leur pression dans la soirée. Après 40 heures de combats, les habitants peuvent souffler et savourer la fin de l’Occupation.
Pour les hommes de la 82nd US Airborne Division, la Bataille de Normandie commence, Sainte-Mère-Eglise n’étant que la première étape d’une campagne qui durera 35 jours.
L'ultime tir du Sergent Ray
Le Jour J, le Sergent John P. Ray (photo ci-contre) est membre de la Fox Compagny du 505th PIR. Il glisse avec son parachute le long du toit de l’église de Sainte-Mère-Eglise puis chute lourdement. Un autre para de sa compagnie, John Steele, voit sa toile s’accrocher au clocher. Il n'est pas seul, car Kenneth Russel est également en mauvaise posture, lui-aussi resté suspendu un peu plus bas contre le transept de l'église. Un allemand assiste à ces péripéties. Cependant ce dernier remarque aussi au sol le Sgt Ray et fait d’abord feu sur lui, le touchant mortellement à l'estomac. Puis l’allemand vise John Steele et Kenneth Russel. Soudain, le Sgt Ray se redresse et abat son agresseur dans un ultime effort. Il sauve ainsi la vie de ses camarades mais succombe ensuite. Sa tombe se trouve au cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer, plot E, rangée 26, tombe 36.
Devant l’église est aujourd'hui placé un monument qui rappelle la libération de la commune par les paras américains. A l’intérieur du bâtiment religieux deux vitraux rendent hommage aux hommes de la 82nd US Airborne Division, et un mannequin placé sur le clocher envoi un clin d’oeil à l’odyssée de John Steele (décédé le 16 mai 1969). Des impacts sont encore visibles sur la façade, car les troupes aéroportées ont dû tirer sur le clocher pour déloger des vigies allemandes.
Rendez-vous à l'Airborne Muséum, à droite de la place de l’église. Trois bâtiments, dont la première pierre fut posée par le Général Gavin en 1962, vous propose de revivre et comprendre les préparatifs et l’action des 82nd et 101st US Airborne Divisions. L’un abrite un planeur Waco, le seul d’Europe. On y voit notamment une réplique d’un rupert, ces mannequins largués lors de l'opération Titanic pour leurrer l’ennemi allemand. L’autre abrite un C-47, et des bornes présentent une riche documentation sur la libération du village. Deux films racontent les évènements de l’opération Overlord.
Une extension a été inaugurée en mai 2014 et permet aux visiteurs de s'immerger dans l'épopée des paras américains aux premières heures de la Libération de la France. Devant l’accueil (ou se trouvait la fameuse maison en flammes), un Char américain Sherman et un canon sont exposés.
A l’intérieur du village une dizaine de panneaux jalonnent les rues et racontent les évènements passés. La commune regroupe également plusieurs magasins de militaria, qui font le bonheur des amateurs de tous horizons.
Sainte-Mère-Eglise abrita le premier cimetière américain de la Libération et regroupait 13 000 dépouilles (photos ci-dessous). En 1948, les corps furent rapatriés soit aux Etats-Unis, ou déposés aux cimetières de Saint-James et Colleville-sur-mer. Une stèle commémorative près du complexe sportif marque depuis l’emplacement ou il se trouvait auparavant (voir l'article Les cimetières provisoires américains de Sainte-Mère-Eglise).
Sgt. Jesse Wooten, a paratrooper assigned to the 2nd Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment, hugs his wife, Gabrielle, and daughter, Danica, as he prepares to deploy to Afghanistan in support of Operation Enduring Freedom, Dec. 6, 2013. Paratroopers from 2-508 PIR will primarily train Afghan security forces as part of the NATO training mission.
(U.S. Army photo by Sgt. 1st Class Joseph Armas/4th BCT, 82nd Abn. Div. PAO)
Afghan Uniformed Police Quick Reaction Force officers based in Kabul, Afghanistan fend off unruly "rioters" during a training event near Camp Julien Jan. 9. Soldiers in Task Force Centurion's 508th Military Police Company mentored the Kabul-area AUP QRF during a six-week course, which led up to a culminating event that included hostage-rescue, building-clearing, casualty evacuation, and IED awareness real-world scenarios. Despite any obstacles, one AUP officer said that his unit is now able to provide security to the city after the coalition forces training. (Courtesy photo: 136th MEB Public Affairs)
Paratroopers assigned 2nd Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment, 2nd Brigade Combat Team, 82nd Airborne Division, participate in the Best Squad Competition, located on Fort Bragg, N.C., May 23, 2017.
The Best Squad Competition is an All American Week tradition where squads from throughout the Division complete an obstacle course, a warrior skills lane, a combat lifesaver skills lane, and stress shoot for time.
All American Week is an opportunity for Paratroopers past and present to celebrate being members of the All American Division. The theme for All American Week 100 is, "Celebrating a Century of Service!" (U.S. Army Photo by Sgt. Jesse D. Leger)
It's a long way to the top for the Class of 2015, but the new cadets managed to sprint 193 stairs to the top of the press box at Michie Stadium, delivered a verse from the Alma Mater and mustered 79 mountain climbers in honor of the number of fallen West Point graduates in the Global War on Terrorism. This was but one of several events which comprised the Goeke Challenge on July 15. The challenge tested new cadets on all the training they've received at this midway point of Beast Barracks. Events included Soldier First Responder, land navigation, radio communications, the Indoor Obstacle Course Test and a Zodiac ride across Lusk Reservoir. The challenge is a tribute to 1st Lt. Christopher Goeke, the 2008 West Point graduate, killed in action while serving with the 508th Parachute Infantry Regiment, in the 82nd Airborne Division, Fort Bragg, N.C. Photo by Mike Strasser, West Point Public Affairs
Sainte-Mère-Eglise, le jour le plus long du 505th.
Bien qu’une heure du matin soit passée en ce 6 juin 1944, les habitants du village de Sainte-Mère-Eglise se pressent sur la place de l’église. Malgré le couvre-feu et alertés par le tocsin, ils ont découvert la maison en feu de Julia Pommier et s’affairent le long d’une chaîne humaine afin de circonscrire l’incendie. Encadrés par les soldats allemands du Grenadier-Régiment 1058, 91. Infanterie-Division, les normands perçoivent un bruit au loin. Depuis 23h, ce vrombissement se fait entendre, mais là , le bruit s’amplifie.
Puis dans la nuit, les civils sont médusés : des avions passent en formation. Une première vague, puis une deuxième venant de l’Ouest survole la péninsule du Cotentin. Les habitants, comme l’occupant allemand, sentaient que quelque chose se préparait, que les alliés allaient bientôt tenter de percer ce Mur de l’Atlantique. Mais ils ignoraient où et quand ?
Il est 1h15 (heure française) et la troisième vague se présente au-dessus de Sainte-Mère-Eglise. Soudain, les C-47 crachent leurs volées de parachutistes, pris pour cibles par les rafales allemandes. Les hommes de la 82nd US Airborne Division s’élancent vers le sol de France, au Nord-Ouest du futur secteur Utah Beach. Le Jour J, les régiments de la division aéroportée ont 3 missions principales :
•Le 505th Parachute Infantry Régiment doit s’emparer de Sainte-Mère-Eglise, codé Brooklyn pour les alliés, et de son réseau de communications stratégiques sur la RN13. Le 505th doit également capturer et tenir deux ponts sur le Merderet, à La Fière et Chef-du-Pont. Puis les paras devront signaler et sécuriser la Landing Zone W pour les planeurs.
•Le 507th PIR doit cloisonner le secteur à l’Ouest du Merderet et soutenir le 505th pour la défense des ponts.
•Le 508th PIR doit détruire les ponts de Beuzeville et former la réserve de la division.
Cependant les tirs de la Flak ennemie et le stress des pilotes de C-47 rendent les largages des parachutistes difficiles. Devant être droppés plus au Sud, vers Sainte-Marie-du-Mont, des membres de la 101st US Airborne Division se retrouvent largués avec leurs camarades de la 82nd Airborne.
Il est 1h15, et ce sont d'abord les boys des 502nd et 506th PIR, 101st US Airborne, qui se balancent au-dessus du bourg de Sainte-Mère-Eglise. Le maire Alexandre Renaud enjoint ses administrés à se rendre aux abris. La F Compagny du 505th arrive ensuite sur le guêpier de la place du village. Les allemands ouvrent le feu sur les corolles flottant au vent. Alfred Van Holsbeck se dirige vers les flammes de la maison Pommier. Il hurle, puis péri dans le brasier. Destinée cruelle, des hommes meurent avant d'avoir touché le sol. Six parachutistes pendent aux arbres, tués dans leurs harnais.
L’institutrice va aux toilettes quand une ombre imposante apparait. Robert Murphy vient de toucher terre à vingt mètres d’elle. Les arbres de la place de l’église reçoivent la visite du para Blanchard, qui pour se dégager et échapper à la tuerie, sectionne ses sangles et un de ses deux pouces sans s’en apercevoir. Cliff Maughan atterrit dans le jardin de Mr Monnier, le vétérinaire, et est mis en joue par Werner, un officier allemand. Mais ce dernier, comprenant l’importance du largage américain, se rend à son tour au soldat Maughan.
Au coin Nord-Ouest de l’église, John M. Steele reste accroché par son parachute à l’édifice. Quant à Kenneth Russel, sa toile se prend au toit du transept Nord. En essayant de prendre son poignard, Steele le fait maladroitement tomber à proximité d’un allemand. Le feldgrau lève la tête et ouvre le feu sur le para, le blessant au pied. Steele se résout alors à faire le mort pendant deux à trois heures, malmené par le bruyant tumulte des cloches. Positionné dans le clocher, Rudolf May agrippe le parachute de Steele et hisse l’américain hors du vide (fait prisonnier, Steele parviendra à s’échapper deux ou trois jours plus tard. Il souffrira plusieurs semaines de surdité, mais réalisera son quatrième saut de combat lors de l’opération Market Garden en Hollande en septembre 1944).
Aux alentours, des éléments du 505th PIR ont atterri et se sont regroupés pour donner l’assaut. Dans le même temps les allemands sont perplexes face aux évènements. Ils quittent le bourg et partent en direction du Sud vers le château de Fauville.
Le 3/505th avance prudemment dans les rues de la commune, bientôt rejoint par le Lieutenant-Colonel Krause et 158 hommes. Vers 5h, Sainte-Mère-Eglise est aux mains des américains, et pour quelques minutes à 6h30, le drapeau étoilé flotte sur l’hôtel de ville. Vers 9h, 360 paras du 3/505th tiennent le village, retranchés derrière 7 barrages routiers.
Néanmoins, les paras du Général Ridgway doivent empêcher les contre-attaques dans le secteur. Le 2/505th se met en position défensive au Nord, à Neuville-au-Plain. Leur commandant, le Lieutenant-Colonel Vandervoort se déplace dans une remorque à munition, la cheville gauche brisée lors de son atterrissage. Son supérieur, le Colonel Ekman, n’arrivait pas à joindre le 3rd battalion. Inquiet, il a donc ordonné à Vandervoort de rejoindre le groupe de Krause.
Les américains doivent encaisser les nombreux assauts des allemands, déterminés à reprendre possession du village et de son nœud routier. Dès 9h30, les combats sont acharnés et les Sainte-Mère-Eglisais paient un lourd tribut pour leur libération. Blessé trois fois dans la journée, Le Lieutenant-Colonel Krause laisse la place à Vandervoort et au Major Hagan. Au crépuscule du D-Day, Sainte-Mère-Eglise est un bastion isolé. Les parachutistes accusent de lourdes pertes et le moral est bas. Le 7 juin, même sans nouvelles du VIIth US Corps débarqué la veille sur Utah Beach, ils doivent tenir leur avantage. Car à 9h, l’artillerie allemande fracasse l’entrée Nord du village. Des blindés s’approchent sur la RN13, mais les paras neutralisent la menace. Enfin, vers 15h, le contact est établi avec des GI’s du 8th Infantry Régiment, 4th US Infantry Division. Après l’emploi d’autres tirs d’artillerie, les allemands relâchent peu à peu leur pression dans la soirée. Après 40 heures de combats, les habitants peuvent souffler et savourer la fin de l’Occupation.
Pour les hommes de la 82nd US Airborne Division, la Bataille de Normandie commence, Sainte-Mère-Eglise n’étant que la première étape d’une campagne qui durera 35 jours.
L'ultime tir du Sergent Ray
Le Jour J, le Sergent John P. Ray (photo ci-contre) est membre de la Fox Compagny du 505th PIR. Il glisse avec son parachute le long du toit de l’église de Sainte-Mère-Eglise puis chute lourdement. Un autre para de sa compagnie, John Steele, voit sa toile s’accrocher au clocher. Il n'est pas seul, car Kenneth Russel est également en mauvaise posture, lui-aussi resté suspendu un peu plus bas contre le transept de l'église. Un allemand assiste à ces péripéties. Cependant ce dernier remarque aussi au sol le Sgt Ray et fait d’abord feu sur lui, le touchant mortellement à l'estomac. Puis l’allemand vise John Steele et Kenneth Russel. Soudain, le Sgt Ray se redresse et abat son agresseur dans un ultime effort. Il sauve ainsi la vie de ses camarades mais succombe ensuite. Sa tombe se trouve au cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer, plot E, rangée 26, tombe 36.
Devant l’église est aujourd'hui placé un monument qui rappelle la libération de la commune par les paras américains. A l’intérieur du bâtiment religieux deux vitraux rendent hommage aux hommes de la 82nd US Airborne Division, et un mannequin placé sur le clocher envoi un clin d’oeil à l’odyssée de John Steele (décédé le 16 mai 1969). Des impacts sont encore visibles sur la façade, car les troupes aéroportées ont dû tirer sur le clocher pour déloger des vigies allemandes.
Rendez-vous à l'Airborne Muséum, à droite de la place de l’église. Trois bâtiments, dont la première pierre fut posée par le Général Gavin en 1962, vous propose de revivre et comprendre les préparatifs et l’action des 82nd et 101st US Airborne Divisions. L’un abrite un planeur Waco, le seul d’Europe. On y voit notamment une réplique d’un rupert, ces mannequins largués lors de l'opération Titanic pour leurrer l’ennemi allemand. L’autre abrite un C-47, et des bornes présentent une riche documentation sur la libération du village. Deux films racontent les évènements de l’opération Overlord.
Une extension a été inaugurée en mai 2014 et permet aux visiteurs de s'immerger dans l'épopée des paras américains aux premières heures de la Libération de la France. Devant l’accueil (ou se trouvait la fameuse maison en flammes), un Char américain Sherman et un canon sont exposés.
A l’intérieur du village une dizaine de panneaux jalonnent les rues et racontent les évènements passés. La commune regroupe également plusieurs magasins de militaria, qui font le bonheur des amateurs de tous horizons.
Sainte-Mère-Eglise abrita le premier cimetière américain de la Libération et regroupait 13 000 dépouilles (photos ci-dessous). En 1948, les corps furent rapatriés soit aux Etats-Unis, ou déposés aux cimetières de Saint-James et Colleville-sur-mer. Une stèle commémorative près du complexe sportif marque depuis l’emplacement ou il se trouvait auparavant (voir l'article Les cimetières provisoires américains de Sainte-Mère-Eglise).
A New Jersey Army National Guard Soldier with the 143rd Transportation Company has her temperature checked during medical screening for state activation at the Teaneck Armory in Teaneck, N.J., March 19, 2020. The New Jersey National Guard has more than 150 members activated to support state and local authorities during the COVID-19 outbreak. Bother the 508th and 143rd will be working with the New Jersey Department of Health and local first responders at a mobile testing facility located at Bergen Community College in Paramus, N.J. (U.S. Air National Guard photo by Master Sgt. Matt Hecht)
U.S. Soldiers with the 508th Military Police Company, New Jersey National Guard, set up riot gear near the Capitol in Washington, D.C., Jan. 12, 2021. National Guard Soldiers and Airmen from several states have traveled to Washington to provide support to federal and district authorities leading up to the 59th Presidential Inauguration. (U.S. Air National Guard photo by Master Sgt. Matt Hecht)
Sainte-Mère-Eglise, le jour le plus long du 505th.
Bien qu’une heure du matin soit passée en ce 6 juin 1944, les habitants du village de Sainte-Mère-Eglise se pressent sur la place de l’église. Malgré le couvre-feu et alertés par le tocsin, ils ont découvert la maison en feu de Julia Pommier et s’affairent le long d’une chaîne humaine afin de circonscrire l’incendie. Encadrés par les soldats allemands du Grenadier-Régiment 1058, 91. Infanterie-Division, les normands perçoivent un bruit au loin. Depuis 23h, ce vrombissement se fait entendre, mais là , le bruit s’amplifie.
Puis dans la nuit, les civils sont médusés : des avions passent en formation. Une première vague, puis une deuxième venant de l’Ouest survole la péninsule du Cotentin. Les habitants, comme l’occupant allemand, sentaient que quelque chose se préparait, que les alliés allaient bientôt tenter de percer ce Mur de l’Atlantique. Mais ils ignoraient où et quand ?
Il est 1h15 (heure française) et la troisième vague se présente au-dessus de Sainte-Mère-Eglise. Soudain, les C-47 crachent leurs volées de parachutistes, pris pour cibles par les rafales allemandes. Les hommes de la 82nd US Airborne Division s’élancent vers le sol de France, au Nord-Ouest du futur secteur Utah Beach. Le Jour J, les régiments de la division aéroportée ont 3 missions principales :
•Le 505th Parachute Infantry Régiment doit s’emparer de Sainte-Mère-Eglise, codé Brooklyn pour les alliés, et de son réseau de communications stratégiques sur la RN13. Le 505th doit également capturer et tenir deux ponts sur le Merderet, à La Fière et Chef-du-Pont. Puis les paras devront signaler et sécuriser la Landing Zone W pour les planeurs.
•Le 507th PIR doit cloisonner le secteur à l’Ouest du Merderet et soutenir le 505th pour la défense des ponts.
•Le 508th PIR doit détruire les ponts de Beuzeville et former la réserve de la division.
Cependant les tirs de la Flak ennemie et le stress des pilotes de C-47 rendent les largages des parachutistes difficiles. Devant être droppés plus au Sud, vers Sainte-Marie-du-Mont, des membres de la 101st US Airborne Division se retrouvent largués avec leurs camarades de la 82nd Airborne.
Il est 1h15, et ce sont d'abord les boys des 502nd et 506th PIR, 101st US Airborne, qui se balancent au-dessus du bourg de Sainte-Mère-Eglise. Le maire Alexandre Renaud enjoint ses administrés à se rendre aux abris. La F Compagny du 505th arrive ensuite sur le guêpier de la place du village. Les allemands ouvrent le feu sur les corolles flottant au vent. Alfred Van Holsbeck se dirige vers les flammes de la maison Pommier. Il hurle, puis péri dans le brasier. Destinée cruelle, des hommes meurent avant d'avoir touché le sol. Six parachutistes pendent aux arbres, tués dans leurs harnais.
L’institutrice va aux toilettes quand une ombre imposante apparait. Robert Murphy vient de toucher terre à vingt mètres d’elle. Les arbres de la place de l’église reçoivent la visite du para Blanchard, qui pour se dégager et échapper à la tuerie, sectionne ses sangles et un de ses deux pouces sans s’en apercevoir. Cliff Maughan atterrit dans le jardin de Mr Monnier, le vétérinaire, et est mis en joue par Werner, un officier allemand. Mais ce dernier, comprenant l’importance du largage américain, se rend à son tour au soldat Maughan.
Au coin Nord-Ouest de l’église, John M. Steele reste accroché par son parachute à l’édifice. Quant à Kenneth Russel, sa toile se prend au toit du transept Nord. En essayant de prendre son poignard, Steele le fait maladroitement tomber à proximité d’un allemand. Le feldgrau lève la tête et ouvre le feu sur le para, le blessant au pied. Steele se résout alors à faire le mort pendant deux à trois heures, malmené par le bruyant tumulte des cloches. Positionné dans le clocher, Rudolf May agrippe le parachute de Steele et hisse l’américain hors du vide (fait prisonnier, Steele parviendra à s’échapper deux ou trois jours plus tard. Il souffrira plusieurs semaines de surdité, mais réalisera son quatrième saut de combat lors de l’opération Market Garden en Hollande en septembre 1944).
Aux alentours, des éléments du 505th PIR ont atterri et se sont regroupés pour donner l’assaut. Dans le même temps les allemands sont perplexes face aux évènements. Ils quittent le bourg et partent en direction du Sud vers le château de Fauville.
Le 3/505th avance prudemment dans les rues de la commune, bientôt rejoint par le Lieutenant-Colonel Krause et 158 hommes. Vers 5h, Sainte-Mère-Eglise est aux mains des américains, et pour quelques minutes à 6h30, le drapeau étoilé flotte sur l’hôtel de ville. Vers 9h, 360 paras du 3/505th tiennent le village, retranchés derrière 7 barrages routiers.
Néanmoins, les paras du Général Ridgway doivent empêcher les contre-attaques dans le secteur. Le 2/505th se met en position défensive au Nord, à Neuville-au-Plain. Leur commandant, le Lieutenant-Colonel Vandervoort se déplace dans une remorque à munition, la cheville gauche brisée lors de son atterrissage. Son supérieur, le Colonel Ekman, n’arrivait pas à joindre le 3rd battalion. Inquiet, il a donc ordonné à Vandervoort de rejoindre le groupe de Krause.
Les américains doivent encaisser les nombreux assauts des allemands, déterminés à reprendre possession du village et de son nœud routier. Dès 9h30, les combats sont acharnés et les Sainte-Mère-Eglisais paient un lourd tribut pour leur libération. Blessé trois fois dans la journée, Le Lieutenant-Colonel Krause laisse la place à Vandervoort et au Major Hagan. Au crépuscule du D-Day, Sainte-Mère-Eglise est un bastion isolé. Les parachutistes accusent de lourdes pertes et le moral est bas. Le 7 juin, même sans nouvelles du VIIth US Corps débarqué la veille sur Utah Beach, ils doivent tenir leur avantage. Car à 9h, l’artillerie allemande fracasse l’entrée Nord du village. Des blindés s’approchent sur la RN13, mais les paras neutralisent la menace. Enfin, vers 15h, le contact est établi avec des GI’s du 8th Infantry Régiment, 4th US Infantry Division. Après l’emploi d’autres tirs d’artillerie, les allemands relâchent peu à peu leur pression dans la soirée. Après 40 heures de combats, les habitants peuvent souffler et savourer la fin de l’Occupation.
Pour les hommes de la 82nd US Airborne Division, la Bataille de Normandie commence, Sainte-Mère-Eglise n’étant que la première étape d’une campagne qui durera 35 jours.
L'ultime tir du Sergent Ray
Le Jour J, le Sergent John P. Ray (photo ci-contre) est membre de la Fox Compagny du 505th PIR. Il glisse avec son parachute le long du toit de l’église de Sainte-Mère-Eglise puis chute lourdement. Un autre para de sa compagnie, John Steele, voit sa toile s’accrocher au clocher. Il n'est pas seul, car Kenneth Russel est également en mauvaise posture, lui-aussi resté suspendu un peu plus bas contre le transept de l'église. Un allemand assiste à ces péripéties. Cependant ce dernier remarque aussi au sol le Sgt Ray et fait d’abord feu sur lui, le touchant mortellement à l'estomac. Puis l’allemand vise John Steele et Kenneth Russel. Soudain, le Sgt Ray se redresse et abat son agresseur dans un ultime effort. Il sauve ainsi la vie de ses camarades mais succombe ensuite. Sa tombe se trouve au cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer, plot E, rangée 26, tombe 36.
Devant l’église est aujourd'hui placé un monument qui rappelle la libération de la commune par les paras américains. A l’intérieur du bâtiment religieux deux vitraux rendent hommage aux hommes de la 82nd US Airborne Division, et un mannequin placé sur le clocher envoi un clin d’oeil à l’odyssée de John Steele (décédé le 16 mai 1969). Des impacts sont encore visibles sur la façade, car les troupes aéroportées ont dû tirer sur le clocher pour déloger des vigies allemandes.
Rendez-vous à l'Airborne Muséum, à droite de la place de l’église. Trois bâtiments, dont la première pierre fut posée par le Général Gavin en 1962, vous propose de revivre et comprendre les préparatifs et l’action des 82nd et 101st US Airborne Divisions. L’un abrite un planeur Waco, le seul d’Europe. On y voit notamment une réplique d’un rupert, ces mannequins largués lors de l'opération Titanic pour leurrer l’ennemi allemand. L’autre abrite un C-47, et des bornes présentent une riche documentation sur la libération du village. Deux films racontent les évènements de l’opération Overlord.
Une extension a été inaugurée en mai 2014 et permet aux visiteurs de s'immerger dans l'épopée des paras américains aux premières heures de la Libération de la France. Devant l’accueil (ou se trouvait la fameuse maison en flammes), un Char américain Sherman et un canon sont exposés.
A l’intérieur du village une dizaine de panneaux jalonnent les rues et racontent les évènements passés. La commune regroupe également plusieurs magasins de militaria, qui font le bonheur des amateurs de tous horizons.
Sainte-Mère-Eglise abrita le premier cimetière américain de la Libération et regroupait 13 000 dépouilles (photos ci-dessous). En 1948, les corps furent rapatriés soit aux Etats-Unis, ou déposés aux cimetières de Saint-James et Colleville-sur-mer. Une stèle commémorative près du complexe sportif marque depuis l’emplacement ou il se trouvait auparavant (voir l'article Les cimetières provisoires américains de Sainte-Mère-Eglise).
Sainte-Mère-Eglise, le jour le plus long du 505th.
Bien qu’une heure du matin soit passée en ce 6 juin 1944, les habitants du village de Sainte-Mère-Eglise se pressent sur la place de l’église. Malgré le couvre-feu et alertés par le tocsin, ils ont découvert la maison en feu de Julia Pommier et s’affairent le long d’une chaîne humaine afin de circonscrire l’incendie. Encadrés par les soldats allemands du Grenadier-Régiment 1058, 91. Infanterie-Division, les normands perçoivent un bruit au loin. Depuis 23h, ce vrombissement se fait entendre, mais là , le bruit s’amplifie.
Puis dans la nuit, les civils sont médusés : des avions passent en formation. Une première vague, puis une deuxième venant de l’Ouest survole la péninsule du Cotentin. Les habitants, comme l’occupant allemand, sentaient que quelque chose se préparait, que les alliés allaient bientôt tenter de percer ce Mur de l’Atlantique. Mais ils ignoraient où et quand ?
Il est 1h15 (heure française) et la troisième vague se présente au-dessus de Sainte-Mère-Eglise. Soudain, les C-47 crachent leurs volées de parachutistes, pris pour cibles par les rafales allemandes. Les hommes de la 82nd US Airborne Division s’élancent vers le sol de France, au Nord-Ouest du futur secteur Utah Beach. Le Jour J, les régiments de la division aéroportée ont 3 missions principales :
•Le 505th Parachute Infantry Régiment doit s’emparer de Sainte-Mère-Eglise, codé Brooklyn pour les alliés, et de son réseau de communications stratégiques sur la RN13. Le 505th doit également capturer et tenir deux ponts sur le Merderet, à La Fière et Chef-du-Pont. Puis les paras devront signaler et sécuriser la Landing Zone W pour les planeurs.
•Le 507th PIR doit cloisonner le secteur à l’Ouest du Merderet et soutenir le 505th pour la défense des ponts.
•Le 508th PIR doit détruire les ponts de Beuzeville et former la réserve de la division.
Cependant les tirs de la Flak ennemie et le stress des pilotes de C-47 rendent les largages des parachutistes difficiles. Devant être droppés plus au Sud, vers Sainte-Marie-du-Mont, des membres de la 101st US Airborne Division se retrouvent largués avec leurs camarades de la 82nd Airborne.
Il est 1h15, et ce sont d'abord les boys des 502nd et 506th PIR, 101st US Airborne, qui se balancent au-dessus du bourg de Sainte-Mère-Eglise. Le maire Alexandre Renaud enjoint ses administrés à se rendre aux abris. La F Compagny du 505th arrive ensuite sur le guêpier de la place du village. Les allemands ouvrent le feu sur les corolles flottant au vent. Alfred Van Holsbeck se dirige vers les flammes de la maison Pommier. Il hurle, puis péri dans le brasier. Destinée cruelle, des hommes meurent avant d'avoir touché le sol. Six parachutistes pendent aux arbres, tués dans leurs harnais.
L’institutrice va aux toilettes quand une ombre imposante apparait. Robert Murphy vient de toucher terre à vingt mètres d’elle. Les arbres de la place de l’église reçoivent la visite du para Blanchard, qui pour se dégager et échapper à la tuerie, sectionne ses sangles et un de ses deux pouces sans s’en apercevoir. Cliff Maughan atterrit dans le jardin de Mr Monnier, le vétérinaire, et est mis en joue par Werner, un officier allemand. Mais ce dernier, comprenant l’importance du largage américain, se rend à son tour au soldat Maughan.
Au coin Nord-Ouest de l’église, John M. Steele reste accroché par son parachute à l’édifice. Quant à Kenneth Russel, sa toile se prend au toit du transept Nord. En essayant de prendre son poignard, Steele le fait maladroitement tomber à proximité d’un allemand. Le feldgrau lève la tête et ouvre le feu sur le para, le blessant au pied. Steele se résout alors à faire le mort pendant deux à trois heures, malmené par le bruyant tumulte des cloches. Positionné dans le clocher, Rudolf May agrippe le parachute de Steele et hisse l’américain hors du vide (fait prisonnier, Steele parviendra à s’échapper deux ou trois jours plus tard. Il souffrira plusieurs semaines de surdité, mais réalisera son quatrième saut de combat lors de l’opération Market Garden en Hollande en septembre 1944).
Aux alentours, des éléments du 505th PIR ont atterri et se sont regroupés pour donner l’assaut. Dans le même temps les allemands sont perplexes face aux évènements. Ils quittent le bourg et partent en direction du Sud vers le château de Fauville.
Le 3/505th avance prudemment dans les rues de la commune, bientôt rejoint par le Lieutenant-Colonel Krause et 158 hommes. Vers 5h, Sainte-Mère-Eglise est aux mains des américains, et pour quelques minutes à 6h30, le drapeau étoilé flotte sur l’hôtel de ville. Vers 9h, 360 paras du 3/505th tiennent le village, retranchés derrière 7 barrages routiers.
Néanmoins, les paras du Général Ridgway doivent empêcher les contre-attaques dans le secteur. Le 2/505th se met en position défensive au Nord, à Neuville-au-Plain. Leur commandant, le Lieutenant-Colonel Vandervoort se déplace dans une remorque à munition, la cheville gauche brisée lors de son atterrissage. Son supérieur, le Colonel Ekman, n’arrivait pas à joindre le 3rd battalion. Inquiet, il a donc ordonné à Vandervoort de rejoindre le groupe de Krause.
Les américains doivent encaisser les nombreux assauts des allemands, déterminés à reprendre possession du village et de son nœud routier. Dès 9h30, les combats sont acharnés et les Sainte-Mère-Eglisais paient un lourd tribut pour leur libération. Blessé trois fois dans la journée, Le Lieutenant-Colonel Krause laisse la place à Vandervoort et au Major Hagan. Au crépuscule du D-Day, Sainte-Mère-Eglise est un bastion isolé. Les parachutistes accusent de lourdes pertes et le moral est bas. Le 7 juin, même sans nouvelles du VIIth US Corps débarqué la veille sur Utah Beach, ils doivent tenir leur avantage. Car à 9h, l’artillerie allemande fracasse l’entrée Nord du village. Des blindés s’approchent sur la RN13, mais les paras neutralisent la menace. Enfin, vers 15h, le contact est établi avec des GI’s du 8th Infantry Régiment, 4th US Infantry Division. Après l’emploi d’autres tirs d’artillerie, les allemands relâchent peu à peu leur pression dans la soirée. Après 40 heures de combats, les habitants peuvent souffler et savourer la fin de l’Occupation.
Pour les hommes de la 82nd US Airborne Division, la Bataille de Normandie commence, Sainte-Mère-Eglise n’étant que la première étape d’une campagne qui durera 35 jours.
L'ultime tir du Sergent Ray
Le Jour J, le Sergent John P. Ray (photo ci-contre) est membre de la Fox Compagny du 505th PIR. Il glisse avec son parachute le long du toit de l’église de Sainte-Mère-Eglise puis chute lourdement. Un autre para de sa compagnie, John Steele, voit sa toile s’accrocher au clocher. Il n'est pas seul, car Kenneth Russel est également en mauvaise posture, lui-aussi resté suspendu un peu plus bas contre le transept de l'église. Un allemand assiste à ces péripéties. Cependant ce dernier remarque aussi au sol le Sgt Ray et fait d’abord feu sur lui, le touchant mortellement à l'estomac. Puis l’allemand vise John Steele et Kenneth Russel. Soudain, le Sgt Ray se redresse et abat son agresseur dans un ultime effort. Il sauve ainsi la vie de ses camarades mais succombe ensuite. Sa tombe se trouve au cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer, plot E, rangée 26, tombe 36.
Devant l’église est aujourd'hui placé un monument qui rappelle la libération de la commune par les paras américains. A l’intérieur du bâtiment religieux deux vitraux rendent hommage aux hommes de la 82nd US Airborne Division, et un mannequin placé sur le clocher envoi un clin d’oeil à l’odyssée de John Steele (décédé le 16 mai 1969). Des impacts sont encore visibles sur la façade, car les troupes aéroportées ont dû tirer sur le clocher pour déloger des vigies allemandes.
Rendez-vous à l'Airborne Muséum, à droite de la place de l’église. Trois bâtiments, dont la première pierre fut posée par le Général Gavin en 1962, vous propose de revivre et comprendre les préparatifs et l’action des 82nd et 101st US Airborne Divisions. L’un abrite un planeur Waco, le seul d’Europe. On y voit notamment une réplique d’un rupert, ces mannequins largués lors de l'opération Titanic pour leurrer l’ennemi allemand. L’autre abrite un C-47, et des bornes présentent une riche documentation sur la libération du village. Deux films racontent les évènements de l’opération Overlord.
Une extension a été inaugurée en mai 2014 et permet aux visiteurs de s'immerger dans l'épopée des paras américains aux premières heures de la Libération de la France. Devant l’accueil (ou se trouvait la fameuse maison en flammes), un Char américain Sherman et un canon sont exposés.
A l’intérieur du village une dizaine de panneaux jalonnent les rues et racontent les évènements passés. La commune regroupe également plusieurs magasins de militaria, qui font le bonheur des amateurs de tous horizons.
Sainte-Mère-Eglise abrita le premier cimetière américain de la Libération et regroupait 13 000 dépouilles (photos ci-dessous). En 1948, les corps furent rapatriés soit aux Etats-Unis, ou déposés aux cimetières de Saint-James et Colleville-sur-mer. Une stèle commémorative près du complexe sportif marque depuis l’emplacement ou il se trouvait auparavant (voir l'article Les cimetières provisoires américains de Sainte-Mère-Eglise).
Sainte-Mère-Eglise, le jour le plus long du 505th.
Bien qu’une heure du matin soit passée en ce 6 juin 1944, les habitants du village de Sainte-Mère-Eglise se pressent sur la place de l’église. Malgré le couvre-feu et alertés par le tocsin, ils ont découvert la maison en feu de Julia Pommier et s’affairent le long d’une chaîne humaine afin de circonscrire l’incendie. Encadrés par les soldats allemands du Grenadier-Régiment 1058, 91. Infanterie-Division, les normands perçoivent un bruit au loin. Depuis 23h, ce vrombissement se fait entendre, mais là , le bruit s’amplifie.
Puis dans la nuit, les civils sont médusés : des avions passent en formation. Une première vague, puis une deuxième venant de l’Ouest survole la péninsule du Cotentin. Les habitants, comme l’occupant allemand, sentaient que quelque chose se préparait, que les alliés allaient bientôt tenter de percer ce Mur de l’Atlantique. Mais ils ignoraient où et quand ?
Il est 1h15 (heure française) et la troisième vague se présente au-dessus de Sainte-Mère-Eglise. Soudain, les C-47 crachent leurs volées de parachutistes, pris pour cibles par les rafales allemandes. Les hommes de la 82nd US Airborne Division s’élancent vers le sol de France, au Nord-Ouest du futur secteur Utah Beach. Le Jour J, les régiments de la division aéroportée ont 3 missions principales :
•Le 505th Parachute Infantry Régiment doit s’emparer de Sainte-Mère-Eglise, codé Brooklyn pour les alliés, et de son réseau de communications stratégiques sur la RN13. Le 505th doit également capturer et tenir deux ponts sur le Merderet, à La Fière et Chef-du-Pont. Puis les paras devront signaler et sécuriser la Landing Zone W pour les planeurs.
•Le 507th PIR doit cloisonner le secteur à l’Ouest du Merderet et soutenir le 505th pour la défense des ponts.
•Le 508th PIR doit détruire les ponts de Beuzeville et former la réserve de la division.
Cependant les tirs de la Flak ennemie et le stress des pilotes de C-47 rendent les largages des parachutistes difficiles. Devant être droppés plus au Sud, vers Sainte-Marie-du-Mont, des membres de la 101st US Airborne Division se retrouvent largués avec leurs camarades de la 82nd Airborne.
Il est 1h15, et ce sont d'abord les boys des 502nd et 506th PIR, 101st US Airborne, qui se balancent au-dessus du bourg de Sainte-Mère-Eglise. Le maire Alexandre Renaud enjoint ses administrés à se rendre aux abris. La F Compagny du 505th arrive ensuite sur le guêpier de la place du village. Les allemands ouvrent le feu sur les corolles flottant au vent. Alfred Van Holsbeck se dirige vers les flammes de la maison Pommier. Il hurle, puis péri dans le brasier. Destinée cruelle, des hommes meurent avant d'avoir touché le sol. Six parachutistes pendent aux arbres, tués dans leurs harnais.
L’institutrice va aux toilettes quand une ombre imposante apparait. Robert Murphy vient de toucher terre à vingt mètres d’elle. Les arbres de la place de l’église reçoivent la visite du para Blanchard, qui pour se dégager et échapper à la tuerie, sectionne ses sangles et un de ses deux pouces sans s’en apercevoir. Cliff Maughan atterrit dans le jardin de Mr Monnier, le vétérinaire, et est mis en joue par Werner, un officier allemand. Mais ce dernier, comprenant l’importance du largage américain, se rend à son tour au soldat Maughan.
Au coin Nord-Ouest de l’église, John M. Steele reste accroché par son parachute à l’édifice. Quant à Kenneth Russel, sa toile se prend au toit du transept Nord. En essayant de prendre son poignard, Steele le fait maladroitement tomber à proximité d’un allemand. Le feldgrau lève la tête et ouvre le feu sur le para, le blessant au pied. Steele se résout alors à faire le mort pendant deux à trois heures, malmené par le bruyant tumulte des cloches. Positionné dans le clocher, Rudolf May agrippe le parachute de Steele et hisse l’américain hors du vide (fait prisonnier, Steele parviendra à s’échapper deux ou trois jours plus tard. Il souffrira plusieurs semaines de surdité, mais réalisera son quatrième saut de combat lors de l’opération Market Garden en Hollande en septembre 1944).
Aux alentours, des éléments du 505th PIR ont atterri et se sont regroupés pour donner l’assaut. Dans le même temps les allemands sont perplexes face aux évènements. Ils quittent le bourg et partent en direction du Sud vers le château de Fauville.
Le 3/505th avance prudemment dans les rues de la commune, bientôt rejoint par le Lieutenant-Colonel Krause et 158 hommes. Vers 5h, Sainte-Mère-Eglise est aux mains des américains, et pour quelques minutes à 6h30, le drapeau étoilé flotte sur l’hôtel de ville. Vers 9h, 360 paras du 3/505th tiennent le village, retranchés derrière 7 barrages routiers.
Néanmoins, les paras du Général Ridgway doivent empêcher les contre-attaques dans le secteur. Le 2/505th se met en position défensive au Nord, à Neuville-au-Plain. Leur commandant, le Lieutenant-Colonel Vandervoort se déplace dans une remorque à munition, la cheville gauche brisée lors de son atterrissage. Son supérieur, le Colonel Ekman, n’arrivait pas à joindre le 3rd battalion. Inquiet, il a donc ordonné à Vandervoort de rejoindre le groupe de Krause.
Les américains doivent encaisser les nombreux assauts des allemands, déterminés à reprendre possession du village et de son nœud routier. Dès 9h30, les combats sont acharnés et les Sainte-Mère-Eglisais paient un lourd tribut pour leur libération. Blessé trois fois dans la journée, Le Lieutenant-Colonel Krause laisse la place à Vandervoort et au Major Hagan. Au crépuscule du D-Day, Sainte-Mère-Eglise est un bastion isolé. Les parachutistes accusent de lourdes pertes et le moral est bas. Le 7 juin, même sans nouvelles du VIIth US Corps débarqué la veille sur Utah Beach, ils doivent tenir leur avantage. Car à 9h, l’artillerie allemande fracasse l’entrée Nord du village. Des blindés s’approchent sur la RN13, mais les paras neutralisent la menace. Enfin, vers 15h, le contact est établi avec des GI’s du 8th Infantry Régiment, 4th US Infantry Division. Après l’emploi d’autres tirs d’artillerie, les allemands relâchent peu à peu leur pression dans la soirée. Après 40 heures de combats, les habitants peuvent souffler et savourer la fin de l’Occupation.
Pour les hommes de la 82nd US Airborne Division, la Bataille de Normandie commence, Sainte-Mère-Eglise n’étant que la première étape d’une campagne qui durera 35 jours.
L'ultime tir du Sergent Ray
Le Jour J, le Sergent John P. Ray (photo ci-contre) est membre de la Fox Compagny du 505th PIR. Il glisse avec son parachute le long du toit de l’église de Sainte-Mère-Eglise puis chute lourdement. Un autre para de sa compagnie, John Steele, voit sa toile s’accrocher au clocher. Il n'est pas seul, car Kenneth Russel est également en mauvaise posture, lui-aussi resté suspendu un peu plus bas contre le transept de l'église. Un allemand assiste à ces péripéties. Cependant ce dernier remarque aussi au sol le Sgt Ray et fait d’abord feu sur lui, le touchant mortellement à l'estomac. Puis l’allemand vise John Steele et Kenneth Russel. Soudain, le Sgt Ray se redresse et abat son agresseur dans un ultime effort. Il sauve ainsi la vie de ses camarades mais succombe ensuite. Sa tombe se trouve au cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer, plot E, rangée 26, tombe 36.
Devant l’église est aujourd'hui placé un monument qui rappelle la libération de la commune par les paras américains. A l’intérieur du bâtiment religieux deux vitraux rendent hommage aux hommes de la 82nd US Airborne Division, et un mannequin placé sur le clocher envoi un clin d’oeil à l’odyssée de John Steele (décédé le 16 mai 1969). Des impacts sont encore visibles sur la façade, car les troupes aéroportées ont dû tirer sur le clocher pour déloger des vigies allemandes.
Rendez-vous à l'Airborne Muséum, à droite de la place de l’église. Trois bâtiments, dont la première pierre fut posée par le Général Gavin en 1962, vous propose de revivre et comprendre les préparatifs et l’action des 82nd et 101st US Airborne Divisions. L’un abrite un planeur Waco, le seul d’Europe. On y voit notamment une réplique d’un rupert, ces mannequins largués lors de l'opération Titanic pour leurrer l’ennemi allemand. L’autre abrite un C-47, et des bornes présentent une riche documentation sur la libération du village. Deux films racontent les évènements de l’opération Overlord.
Une extension a été inaugurée en mai 2014 et permet aux visiteurs de s'immerger dans l'épopée des paras américains aux premières heures de la Libération de la France. Devant l’accueil (ou se trouvait la fameuse maison en flammes), un Char américain Sherman et un canon sont exposés.
A l’intérieur du village une dizaine de panneaux jalonnent les rues et racontent les évènements passés. La commune regroupe également plusieurs magasins de militaria, qui font le bonheur des amateurs de tous horizons.
Sainte-Mère-Eglise abrita le premier cimetière américain de la Libération et regroupait 13 000 dépouilles (photos ci-dessous). En 1948, les corps furent rapatriés soit aux Etats-Unis, ou déposés aux cimetières de Saint-James et Colleville-sur-mer. Une stèle commémorative près du complexe sportif marque depuis l’emplacement ou il se trouvait auparavant (voir l'article Les cimetières provisoires américains de Sainte-Mère-Eglise).
A paratrooper from 1st Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment uses a hand signal to communicate while conducting a training patrol alongside British paratroopers of 2PARA, 16 Air Assault Brigade on November 27, 2018 in Kenya, Africa. The training scenario was part of Operation Askari Storm, a multinational training exercise occurring in Kenya, Africa between U.S., British and other partner-nation forces. The training focuses on increasing the readiness and interoperability of the participating forces while placing them in tough, realistic scenarios against simulated near-peer adversaries.
A paratrooper from 1st Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment scans for a simulated enemy after receiving notional contact while conducting a training patrol alongside British paratroopers of 2PARA, 16 Air Assault Brigade on November 28, 2018 in Kenya, Africa. The training scenario was part of Operation Askari Storm, a multinational training exercise occurring in Kenya, Africa between U.S., British and other partner-nation forces. The training focuses on increasing the readiness and interoperability of the participating forces while placing them in tough, realistic scenarios against simulated near-peer adversaries.
Runners participate in a memorial circle led by Capt. Darron Fritz, 2nd Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment physician's assistant prior to the All American Marathon Shadow 10k Run, May 4 at Camp Phoenix in Kabul, Afghanistan. More than 50 runners from various units participated in the run organized by Fritz and other 2/508 Paratroopers. The Shadow Run served as a way for the deployed Paratroopers to connect with activities at home and join together to honor fallen service members while celebrating their home stations run. Before starting the run, the participants gathered in the memorial circle in the spirit of wear blue: run to remember, and several runners announced the names of fallen friends and comrades they were running in remembrance of. (Photo by Sgt. First Class Daniel Bailey)
A Soldier from Delta Company, 2nd Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment clears a building during Operation Fazilat in Rajan Qala, Afghanistan, Jan.10. The operation was a coalition effort to clear the area of improvised explosive devices and establish a presence in the community. (U.S. Air Force photo by Staff Sgt. Christine Jones/Released)
Paratroopers from 1st Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment conduct a training patrol alongside British paratroopers of 2PARA, 16 Air Assault Brigade on November 27, 2018 in Kenya, Africa. The training scenario was part of Operation Askari Storm, a multinational training exercise occurring in Kenya, Africa between U.S., British and other partner-nation forces. The training focuses on increasing the readiness and interoperability of the participating forces while placing them in tough, realistic scenarios against simulated near-peer adversaries.
Runners complete a lap during the All American Marathon Shadow 10k Run, May 4 at Camp Phoenix in Kabul, Afghanistan. More than 50 runners from various units participated in the run organized by Capt. Darron Fritz, 2nd Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment physician's assistant and other 2/508 Paratroopers. The Shadow Run served as a way for the deployed Paratroopers to connect with activities at home and join together to honor fallen service members while celebrating their home stations run. Before starting the run, the participants gathered in a memorial circle in the spirit of wear blue: run to remember, and several runners announced the names of fallen friends and comrades they were running in remembrance of. (Photo by Sgt. First Class Daniel Bailey)
Paratroopers from 1st Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment scan for a simulated enemy after receiving notional contact while conducting a training patrol alongside British paratroopers of 2PARA, 16 Air Assault Brigade on November 28, 2018 in Kenya, Africa. The training scenario was part of Operation Askari Storm, a multinational training exercise occurring in Kenya, Africa between U.S., British and other partner-nation forces. The training focuses on increasing the readiness and interoperability of the participating forces while placing them in tough, realistic scenarios against simulated near-peer adversaries.
New Jersey Army National Guard Soldiers with the 508th Military Police Company and 143rd Transportation Company stand in line for medical screening for state activation at the Teaneck Armory in Teaneck, N.J., March 19, 2020. The New Jersey National Guard has more than 150 members activated to support state and local authorities during the COVID-19 outbreak. Bother the 508th and 143rd will be working with the New Jersey Department of Health and local first responders at a mobile testing facility located at Bergen Community College in Paramus, N.J. (U.S. Air National Guard photo by Master Sgt. Matt Hecht)
Runners take off for the start of the All American Marathon Shadow 10k Run, May 4 at Camp Phoenix in Kabul, Afghanistan. More than 50 runners from various units participated in the run organized by Capt. Darron Fritz, 2nd Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment physician's assistant and other 2/508 Paratroopers. The Shadow Run served as a way for the deployed Paratroopers to connect with activities at home and join together to honor fallen service members while celebrating their home stations run. Before starting the run, the participants gathered in a memorial circle in the spirit of wear blue: run to remember, and several runners announced the names of fallen friends and comrades they were running in remembrance of. (Photo by Sgt. First Class Daniel Bailey)
U.S. Army Soldiers with Charlie Company, 1-114th Infantry Regiment, New Jersey Army National Guard, stand in formation at the National Guard Armory at Blackwood, N.J., Jan. 9, 2021. The Soldiers are part of nearly 500 New Jersey Citizen-Soldiers and Airmen deploying to Washington, D.C. The mission is to support the District of Columbia National Guard and local law enforcement, providing security, protection of national monuments, and ensuring the peaceful transfer of power. The mission will last at a minimum until Inauguration Day Jan. 20. In addition to the 114th, Soldiers from the 102nd Cavalry Regiment and the 508th Military Police Company, as well as Airmen from the 108th Wing and 177th Fighter Wing will be deploying in support of this mission. (New Jersey National Guard photo by Mark C. Olsen)
Sainte-Mère-Eglise, le jour le plus long du 505th.
Bien qu’une heure du matin soit passée en ce 6 juin 1944, les habitants du village de Sainte-Mère-Eglise se pressent sur la place de l’église. Malgré le couvre-feu et alertés par le tocsin, ils ont découvert la maison en feu de Julia Pommier et s’affairent le long d’une chaîne humaine afin de circonscrire l’incendie. Encadrés par les soldats allemands du Grenadier-Régiment 1058, 91. Infanterie-Division, les normands perçoivent un bruit au loin. Depuis 23h, ce vrombissement se fait entendre, mais là , le bruit s’amplifie.
Puis dans la nuit, les civils sont médusés : des avions passent en formation. Une première vague, puis une deuxième venant de l’Ouest survole la péninsule du Cotentin. Les habitants, comme l’occupant allemand, sentaient que quelque chose se préparait, que les alliés allaient bientôt tenter de percer ce Mur de l’Atlantique. Mais ils ignoraient où et quand ?
Il est 1h15 (heure française) et la troisième vague se présente au-dessus de Sainte-Mère-Eglise. Soudain, les C-47 crachent leurs volées de parachutistes, pris pour cibles par les rafales allemandes. Les hommes de la 82nd US Airborne Division s’élancent vers le sol de France, au Nord-Ouest du futur secteur Utah Beach. Le Jour J, les régiments de la division aéroportée ont 3 missions principales :
•Le 505th Parachute Infantry Régiment doit s’emparer de Sainte-Mère-Eglise, codé Brooklyn pour les alliés, et de son réseau de communications stratégiques sur la RN13. Le 505th doit également capturer et tenir deux ponts sur le Merderet, à La Fière et Chef-du-Pont. Puis les paras devront signaler et sécuriser la Landing Zone W pour les planeurs.
•Le 507th PIR doit cloisonner le secteur à l’Ouest du Merderet et soutenir le 505th pour la défense des ponts.
•Le 508th PIR doit détruire les ponts de Beuzeville et former la réserve de la division.
Cependant les tirs de la Flak ennemie et le stress des pilotes de C-47 rendent les largages des parachutistes difficiles. Devant être droppés plus au Sud, vers Sainte-Marie-du-Mont, des membres de la 101st US Airborne Division se retrouvent largués avec leurs camarades de la 82nd Airborne.
Il est 1h15, et ce sont d'abord les boys des 502nd et 506th PIR, 101st US Airborne, qui se balancent au-dessus du bourg de Sainte-Mère-Eglise. Le maire Alexandre Renaud enjoint ses administrés à se rendre aux abris. La F Compagny du 505th arrive ensuite sur le guêpier de la place du village. Les allemands ouvrent le feu sur les corolles flottant au vent. Alfred Van Holsbeck se dirige vers les flammes de la maison Pommier. Il hurle, puis péri dans le brasier. Destinée cruelle, des hommes meurent avant d'avoir touché le sol. Six parachutistes pendent aux arbres, tués dans leurs harnais.
L’institutrice va aux toilettes quand une ombre imposante apparait. Robert Murphy vient de toucher terre à vingt mètres d’elle. Les arbres de la place de l’église reçoivent la visite du para Blanchard, qui pour se dégager et échapper à la tuerie, sectionne ses sangles et un de ses deux pouces sans s’en apercevoir. Cliff Maughan atterrit dans le jardin de Mr Monnier, le vétérinaire, et est mis en joue par Werner, un officier allemand. Mais ce dernier, comprenant l’importance du largage américain, se rend à son tour au soldat Maughan.
Au coin Nord-Ouest de l’église, John M. Steele reste accroché par son parachute à l’édifice. Quant à Kenneth Russel, sa toile se prend au toit du transept Nord. En essayant de prendre son poignard, Steele le fait maladroitement tomber à proximité d’un allemand. Le feldgrau lève la tête et ouvre le feu sur le para, le blessant au pied. Steele se résout alors à faire le mort pendant deux à trois heures, malmené par le bruyant tumulte des cloches. Positionné dans le clocher, Rudolf May agrippe le parachute de Steele et hisse l’américain hors du vide (fait prisonnier, Steele parviendra à s’échapper deux ou trois jours plus tard. Il souffrira plusieurs semaines de surdité, mais réalisera son quatrième saut de combat lors de l’opération Market Garden en Hollande en septembre 1944).
Aux alentours, des éléments du 505th PIR ont atterri et se sont regroupés pour donner l’assaut. Dans le même temps les allemands sont perplexes face aux évènements. Ils quittent le bourg et partent en direction du Sud vers le château de Fauville.
Le 3/505th avance prudemment dans les rues de la commune, bientôt rejoint par le Lieutenant-Colonel Krause et 158 hommes. Vers 5h, Sainte-Mère-Eglise est aux mains des américains, et pour quelques minutes à 6h30, le drapeau étoilé flotte sur l’hôtel de ville. Vers 9h, 360 paras du 3/505th tiennent le village, retranchés derrière 7 barrages routiers.
Néanmoins, les paras du Général Ridgway doivent empêcher les contre-attaques dans le secteur. Le 2/505th se met en position défensive au Nord, à Neuville-au-Plain. Leur commandant, le Lieutenant-Colonel Vandervoort se déplace dans une remorque à munition, la cheville gauche brisée lors de son atterrissage. Son supérieur, le Colonel Ekman, n’arrivait pas à joindre le 3rd battalion. Inquiet, il a donc ordonné à Vandervoort de rejoindre le groupe de Krause.
Les américains doivent encaisser les nombreux assauts des allemands, déterminés à reprendre possession du village et de son nœud routier. Dès 9h30, les combats sont acharnés et les Sainte-Mère-Eglisais paient un lourd tribut pour leur libération. Blessé trois fois dans la journée, Le Lieutenant-Colonel Krause laisse la place à Vandervoort et au Major Hagan. Au crépuscule du D-Day, Sainte-Mère-Eglise est un bastion isolé. Les parachutistes accusent de lourdes pertes et le moral est bas. Le 7 juin, même sans nouvelles du VIIth US Corps débarqué la veille sur Utah Beach, ils doivent tenir leur avantage. Car à 9h, l’artillerie allemande fracasse l’entrée Nord du village. Des blindés s’approchent sur la RN13, mais les paras neutralisent la menace. Enfin, vers 15h, le contact est établi avec des GI’s du 8th Infantry Régiment, 4th US Infantry Division. Après l’emploi d’autres tirs d’artillerie, les allemands relâchent peu à peu leur pression dans la soirée. Après 40 heures de combats, les habitants peuvent souffler et savourer la fin de l’Occupation.
Pour les hommes de la 82nd US Airborne Division, la Bataille de Normandie commence, Sainte-Mère-Eglise n’étant que la première étape d’une campagne qui durera 35 jours.
L'ultime tir du Sergent Ray
Le Jour J, le Sergent John P. Ray (photo ci-contre) est membre de la Fox Compagny du 505th PIR. Il glisse avec son parachute le long du toit de l’église de Sainte-Mère-Eglise puis chute lourdement. Un autre para de sa compagnie, John Steele, voit sa toile s’accrocher au clocher. Il n'est pas seul, car Kenneth Russel est également en mauvaise posture, lui-aussi resté suspendu un peu plus bas contre le transept de l'église. Un allemand assiste à ces péripéties. Cependant ce dernier remarque aussi au sol le Sgt Ray et fait d’abord feu sur lui, le touchant mortellement à l'estomac. Puis l’allemand vise John Steele et Kenneth Russel. Soudain, le Sgt Ray se redresse et abat son agresseur dans un ultime effort. Il sauve ainsi la vie de ses camarades mais succombe ensuite. Sa tombe se trouve au cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer, plot E, rangée 26, tombe 36.
Devant l’église est aujourd'hui placé un monument qui rappelle la libération de la commune par les paras américains. A l’intérieur du bâtiment religieux deux vitraux rendent hommage aux hommes de la 82nd US Airborne Division, et un mannequin placé sur le clocher envoi un clin d’oeil à l’odyssée de John Steele (décédé le 16 mai 1969). Des impacts sont encore visibles sur la façade, car les troupes aéroportées ont dû tirer sur le clocher pour déloger des vigies allemandes.
Rendez-vous à l'Airborne Muséum, à droite de la place de l’église. Trois bâtiments, dont la première pierre fut posée par le Général Gavin en 1962, vous propose de revivre et comprendre les préparatifs et l’action des 82nd et 101st US Airborne Divisions. L’un abrite un planeur Waco, le seul d’Europe. On y voit notamment une réplique d’un rupert, ces mannequins largués lors de l'opération Titanic pour leurrer l’ennemi allemand. L’autre abrite un C-47, et des bornes présentent une riche documentation sur la libération du village. Deux films racontent les évènements de l’opération Overlord.
Une extension a été inaugurée en mai 2014 et permet aux visiteurs de s'immerger dans l'épopée des paras américains aux premières heures de la Libération de la France. Devant l’accueil (ou se trouvait la fameuse maison en flammes), un Char américain Sherman et un canon sont exposés.
A l’intérieur du village une dizaine de panneaux jalonnent les rues et racontent les évènements passés. La commune regroupe également plusieurs magasins de militaria, qui font le bonheur des amateurs de tous horizons.
Sainte-Mère-Eglise abrita le premier cimetière américain de la Libération et regroupait 13 000 dépouilles (photos ci-dessous). En 1948, les corps furent rapatriés soit aux Etats-Unis, ou déposés aux cimetières de Saint-James et Colleville-sur-mer. Une stèle commémorative près du complexe sportif marque depuis l’emplacement ou il se trouvait auparavant (voir l'article Les cimetières provisoires américains de Sainte-Mère-Eglise).
GUEUTEVILLE, France – Lt. Col. Michael Dean, commander of the 82nd Airborne Divisions 508th Paracute Infantry Regiment lays a wreath with Kenneth "Rock" Merritt, a WWII veteran formerly of the 508th Parachute Infantry Regiment at a monument here, June 4. The event was one of several commemorations of the 70th Anniversary of D-Day operations conducted by Allied forces during World War II June 5-6, 1944. Over 650 U.S. military personnel have joined troops from several NATO nations to participate in ceremonies to honor the events at the invitation of the French government. www.eucom.mil/key-activities/featured-events/d-day-june-6... (U.S. Army photo by Sgt. Maj. Carmen Daugherty)
It's a long way to the top for the Class of 2015, but the new cadets managed to sprint 193 stairs to the top of the press box at Michie Stadium, delivered a verse from the Alma Mater and mustered 79 mountain climbers in honor of the number of fallen West Point graduates in the Global War on Terrorism. This was but one of several events which comprised the Goeke Challenge on July 15. The challenge tested new cadets on all the training they've received at this midway point of Beast Barracks. Events included Soldier First Responder, land navigation, radio communications, the Indoor Obstacle Course Test and a Zodiac ride across Lusk Reservoir. The challenge is a tribute to 1st Lt. Christopher Goeke, the 2008 West Point graduate, killed in action while serving with the 508th Parachute Infantry Regiment, in the 82nd Airborne Division, Fort Bragg, N.C. Photo by Mike Strasser, West Point Public Affairs
Spc. James D. Fetherson takes a knee and pulls security with his fellow platoon members during a pause in their mission April 29. Fetherson and the rest of his company, Company B, 2nd Battalion, 508th Parachute Infantry Regiment, 4th Brigade Combat Team, 82nd Airborne Division, conducted a dismounted combat patrol in the Andar Province here in Afghanistan April 28-May3.(US Army Photo by Spc. Matthew Leary/Task Force Fury PAO)
Lockheed/Vega B-17G-40-VE Flying Fortress
s/n 42-98004
508th Bomb Squadron, 351st Bomb Group, 8th Air Force
Hit directly by a flak burst in the ball turret on the September 27,1944 mission to Cologne,Germany. The gunner (Sgt. Kenneth D. Divil) was killed instantly. The crew flew her back to base and the plane broke in half upon landing. The front of the fuselage and wings were attached to the tail of 42-97843 and flown for the rest of the war, returning to the U.S. in May 1945.
A New Jersey Army National Guard Soldier has his temperature checked during in-processing and medical screening for state activation at the Teaneck Armory in Teaneck, N.J., March 19, 2020. The New Jersey National Guard has more than 150 members activated to support state and local authorities during the COVID-19 outbreak. Bother the 508th and 143rd will be working with the New Jersey Department of Health and local first responders at a mobile testing facility located at Bergen Community College in Paramus, N.J. (U.S. Air National Guard photo by Master Sgt. Matt Hecht)
New Jersey Army National Guard Soldiers with the 508th Military Police Company and 143rd Transportation Company are briefed by Command Sgt. Maj. Mark Leonard, with Joint Task Force - 57th Troop Command, during in-processing and medical screening for state activation at the Teaneck Armory in Teaneck, N.J., March 19, 2020. The New Jersey National Guard has more than 150 members activated to support state and local authorities during the COVID-19 outbreak. Bother the 508th and 143rd will be working with the New Jersey Department of Health and local first responders at a mobile testing facility located at Bergen Community College in Paramus, N.J. (U.S. Air National Guard photo by Master Sgt. Matt Hecht)
It's 193 stairs to the top of the press box at Michie Stadium and all the new cadets made the upward trek on July 15 during the Goeke Challenge. After the run to the top, the squads sang a verse of the Alma Mater and performed 79 mountain climbers in remembrance of the fallen West Point graduates in the Global War on Terrorism. The Goeke Challenge is the squad-level event that marks the halfway point of Cadet Basic Training for the Class of 2015. Stations are sprawled throughout West Point on a 5-mile course where they are tested on all the training they’ve received to date. The operative word, however, is teamwork and building esprit de corps as each event requires the squads to work together—whether rowing across Luske Reservoir on a Zodiac or negotiating several obstacles at Hayes Gymnasium on the Indoor Obstacle Course Test. The event is named in honor of 1st Lt. Christopher Goeke, Class of 2008, who was killed in action a year ago while serving in Afghanistan with the 508th Parachute Infantry Regiment. Photo by Mike Strasser, West Point Public Affairs
Sainte-Mère-Eglise, le jour le plus long du 505th.
Bien qu’une heure du matin soit passée en ce 6 juin 1944, les habitants du village de Sainte-Mère-Eglise se pressent sur la place de l’église. Malgré le couvre-feu et alertés par le tocsin, ils ont découvert la maison en feu de Julia Pommier et s’affairent le long d’une chaîne humaine afin de circonscrire l’incendie. Encadrés par les soldats allemands du Grenadier-Régiment 1058, 91. Infanterie-Division, les normands perçoivent un bruit au loin. Depuis 23h, ce vrombissement se fait entendre, mais là , le bruit s’amplifie.
Puis dans la nuit, les civils sont médusés : des avions passent en formation. Une première vague, puis une deuxième venant de l’Ouest survole la péninsule du Cotentin. Les habitants, comme l’occupant allemand, sentaient que quelque chose se préparait, que les alliés allaient bientôt tenter de percer ce Mur de l’Atlantique. Mais ils ignoraient où et quand ?
Il est 1h15 (heure française) et la troisième vague se présente au-dessus de Sainte-Mère-Eglise. Soudain, les C-47 crachent leurs volées de parachutistes, pris pour cibles par les rafales allemandes. Les hommes de la 82nd US Airborne Division s’élancent vers le sol de France, au Nord-Ouest du futur secteur Utah Beach. Le Jour J, les régiments de la division aéroportée ont 3 missions principales :
•Le 505th Parachute Infantry Régiment doit s’emparer de Sainte-Mère-Eglise, codé Brooklyn pour les alliés, et de son réseau de communications stratégiques sur la RN13. Le 505th doit également capturer et tenir deux ponts sur le Merderet, à La Fière et Chef-du-Pont. Puis les paras devront signaler et sécuriser la Landing Zone W pour les planeurs.
•Le 507th PIR doit cloisonner le secteur à l’Ouest du Merderet et soutenir le 505th pour la défense des ponts.
•Le 508th PIR doit détruire les ponts de Beuzeville et former la réserve de la division.
Cependant les tirs de la Flak ennemie et le stress des pilotes de C-47 rendent les largages des parachutistes difficiles. Devant être droppés plus au Sud, vers Sainte-Marie-du-Mont, des membres de la 101st US Airborne Division se retrouvent largués avec leurs camarades de la 82nd Airborne.
Il est 1h15, et ce sont d'abord les boys des 502nd et 506th PIR, 101st US Airborne, qui se balancent au-dessus du bourg de Sainte-Mère-Eglise. Le maire Alexandre Renaud enjoint ses administrés à se rendre aux abris. La F Compagny du 505th arrive ensuite sur le guêpier de la place du village. Les allemands ouvrent le feu sur les corolles flottant au vent. Alfred Van Holsbeck se dirige vers les flammes de la maison Pommier. Il hurle, puis péri dans le brasier. Destinée cruelle, des hommes meurent avant d'avoir touché le sol. Six parachutistes pendent aux arbres, tués dans leurs harnais.
L’institutrice va aux toilettes quand une ombre imposante apparait. Robert Murphy vient de toucher terre à vingt mètres d’elle. Les arbres de la place de l’église reçoivent la visite du para Blanchard, qui pour se dégager et échapper à la tuerie, sectionne ses sangles et un de ses deux pouces sans s’en apercevoir. Cliff Maughan atterrit dans le jardin de Mr Monnier, le vétérinaire, et est mis en joue par Werner, un officier allemand. Mais ce dernier, comprenant l’importance du largage américain, se rend à son tour au soldat Maughan.
Au coin Nord-Ouest de l’église, John M. Steele reste accroché par son parachute à l’édifice. Quant à Kenneth Russel, sa toile se prend au toit du transept Nord. En essayant de prendre son poignard, Steele le fait maladroitement tomber à proximité d’un allemand. Le feldgrau lève la tête et ouvre le feu sur le para, le blessant au pied. Steele se résout alors à faire le mort pendant deux à trois heures, malmené par le bruyant tumulte des cloches. Positionné dans le clocher, Rudolf May agrippe le parachute de Steele et hisse l’américain hors du vide (fait prisonnier, Steele parviendra à s’échapper deux ou trois jours plus tard. Il souffrira plusieurs semaines de surdité, mais réalisera son quatrième saut de combat lors de l’opération Market Garden en Hollande en septembre 1944).
Aux alentours, des éléments du 505th PIR ont atterri et se sont regroupés pour donner l’assaut. Dans le même temps les allemands sont perplexes face aux évènements. Ils quittent le bourg et partent en direction du Sud vers le château de Fauville.
Le 3/505th avance prudemment dans les rues de la commune, bientôt rejoint par le Lieutenant-Colonel Krause et 158 hommes. Vers 5h, Sainte-Mère-Eglise est aux mains des américains, et pour quelques minutes à 6h30, le drapeau étoilé flotte sur l’hôtel de ville. Vers 9h, 360 paras du 3/505th tiennent le village, retranchés derrière 7 barrages routiers.
Néanmoins, les paras du Général Ridgway doivent empêcher les contre-attaques dans le secteur. Le 2/505th se met en position défensive au Nord, à Neuville-au-Plain. Leur commandant, le Lieutenant-Colonel Vandervoort se déplace dans une remorque à munition, la cheville gauche brisée lors de son atterrissage. Son supérieur, le Colonel Ekman, n’arrivait pas à joindre le 3rd battalion. Inquiet, il a donc ordonné à Vandervoort de rejoindre le groupe de Krause.
Les américains doivent encaisser les nombreux assauts des allemands, déterminés à reprendre possession du village et de son nœud routier. Dès 9h30, les combats sont acharnés et les Sainte-Mère-Eglisais paient un lourd tribut pour leur libération. Blessé trois fois dans la journée, Le Lieutenant-Colonel Krause laisse la place à Vandervoort et au Major Hagan. Au crépuscule du D-Day, Sainte-Mère-Eglise est un bastion isolé. Les parachutistes accusent de lourdes pertes et le moral est bas. Le 7 juin, même sans nouvelles du VIIth US Corps débarqué la veille sur Utah Beach, ils doivent tenir leur avantage. Car à 9h, l’artillerie allemande fracasse l’entrée Nord du village. Des blindés s’approchent sur la RN13, mais les paras neutralisent la menace. Enfin, vers 15h, le contact est établi avec des GI’s du 8th Infantry Régiment, 4th US Infantry Division. Après l’emploi d’autres tirs d’artillerie, les allemands relâchent peu à peu leur pression dans la soirée. Après 40 heures de combats, les habitants peuvent souffler et savourer la fin de l’Occupation.
Pour les hommes de la 82nd US Airborne Division, la Bataille de Normandie commence, Sainte-Mère-Eglise n’étant que la première étape d’une campagne qui durera 35 jours.
L'ultime tir du Sergent Ray
Le Jour J, le Sergent John P. Ray (photo ci-contre) est membre de la Fox Compagny du 505th PIR. Il glisse avec son parachute le long du toit de l’église de Sainte-Mère-Eglise puis chute lourdement. Un autre para de sa compagnie, John Steele, voit sa toile s’accrocher au clocher. Il n'est pas seul, car Kenneth Russel est également en mauvaise posture, lui-aussi resté suspendu un peu plus bas contre le transept de l'église. Un allemand assiste à ces péripéties. Cependant ce dernier remarque aussi au sol le Sgt Ray et fait d’abord feu sur lui, le touchant mortellement à l'estomac. Puis l’allemand vise John Steele et Kenneth Russel. Soudain, le Sgt Ray se redresse et abat son agresseur dans un ultime effort. Il sauve ainsi la vie de ses camarades mais succombe ensuite. Sa tombe se trouve au cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer, plot E, rangée 26, tombe 36.
Devant l’église est aujourd'hui placé un monument qui rappelle la libération de la commune par les paras américains. A l’intérieur du bâtiment religieux deux vitraux rendent hommage aux hommes de la 82nd US Airborne Division, et un mannequin placé sur le clocher envoi un clin d’oeil à l’odyssée de John Steele (décédé le 16 mai 1969). Des impacts sont encore visibles sur la façade, car les troupes aéroportées ont dû tirer sur le clocher pour déloger des vigies allemandes.
Rendez-vous à l'Airborne Muséum, à droite de la place de l’église. Trois bâtiments, dont la première pierre fut posée par le Général Gavin en 1962, vous propose de revivre et comprendre les préparatifs et l’action des 82nd et 101st US Airborne Divisions. L’un abrite un planeur Waco, le seul d’Europe. On y voit notamment une réplique d’un rupert, ces mannequins largués lors de l'opération Titanic pour leurrer l’ennemi allemand. L’autre abrite un C-47, et des bornes présentent une riche documentation sur la libération du village. Deux films racontent les évènements de l’opération Overlord.
Une extension a été inaugurée en mai 2014 et permet aux visiteurs de s'immerger dans l'épopée des paras américains aux premières heures de la Libération de la France. Devant l’accueil (ou se trouvait la fameuse maison en flammes), un Char américain Sherman et un canon sont exposés.
A l’intérieur du village une dizaine de panneaux jalonnent les rues et racontent les évènements passés. La commune regroupe également plusieurs magasins de militaria, qui font le bonheur des amateurs de tous horizons.
Sainte-Mère-Eglise abrita le premier cimetière américain de la Libération et regroupait 13 000 dépouilles (photos ci-dessous). En 1948, les corps furent rapatriés soit aux Etats-Unis, ou déposés aux cimetières de Saint-James et Colleville-sur-mer. Une stèle commémorative près du complexe sportif marque depuis l’emplacement ou il se trouvait auparavant (voir l'article Les cimetières provisoires américains de Sainte-Mère-Eglise).
New cadets performed a series of carriers, pushups and other tests of strength and endurance at Buffalo Soldier Field during the Goeke Challenge. Each squad also totaled a combined number of 508 flutter kicks in honor of 1st Lt. Christopher Goeke, a 2008 West Point graduate who was assigned to the 508th Parachute Infantry Regiment when he was killed in action last year in support of Operation Enduring Freedom. Photo by Mike Strasser, West Point Public Affairs
Source:
pages 94 Ã 96 de:
www.flickr.com/photos/mlq/4427037872/
Ces trois photos ne sont pas disponibles sur le site
www.archivesnormandie39-45.org/
par contre elles sont dans ce film:
Voir film collection PhotosNormandie 111-ADC-1275 au début
www.youtube.com/watch?v=9tEOXL8n3sw
Photo du haut:
SAINT-MARCOUF-6 JUIN
A droite souriant, le Captain Kenneth L. Johnson
Phto du centre:
SAINT MARCOUF - 6 JUIN
Le Pfc James R. Kumler et le Tec 5 Donald J. MacLeod, Hq & Hq Co / 508th PIR, pénètrent dans le village de Saint-Marcouf, à une dizaine de kilomètres au Nord-Est de leur zone de saut.
selon:
www.6juin1944.com/album/airborne/index.php?id=36
et ici en milieu de page:
www.red-devils.org/_regthist/para_1942.shtml
Photo du bas:
donnée comme ayant été prise à Saint-Marcouf mais peut être à Ravenoville ?
Voir une autre photo prise à Saint Marcouf:
Sainte-Mère-Eglise, le jour le plus long du 505th.
Bien qu’une heure du matin soit passée en ce 6 juin 1944, les habitants du village de Sainte-Mère-Eglise se pressent sur la place de l’église. Malgré le couvre-feu et alertés par le tocsin, ils ont découvert la maison en feu de Julia Pommier et s’affairent le long d’une chaîne humaine afin de circonscrire l’incendie. Encadrés par les soldats allemands du Grenadier-Régiment 1058, 91. Infanterie-Division, les normands perçoivent un bruit au loin. Depuis 23h, ce vrombissement se fait entendre, mais là , le bruit s’amplifie.
Puis dans la nuit, les civils sont médusés : des avions passent en formation. Une première vague, puis une deuxième venant de l’Ouest survole la péninsule du Cotentin. Les habitants, comme l’occupant allemand, sentaient que quelque chose se préparait, que les alliés allaient bientôt tenter de percer ce Mur de l’Atlantique. Mais ils ignoraient où et quand ?
Il est 1h15 (heure française) et la troisième vague se présente au-dessus de Sainte-Mère-Eglise. Soudain, les C-47 crachent leurs volées de parachutistes, pris pour cibles par les rafales allemandes. Les hommes de la 82nd US Airborne Division s’élancent vers le sol de France, au Nord-Ouest du futur secteur Utah Beach. Le Jour J, les régiments de la division aéroportée ont 3 missions principales :
•Le 505th Parachute Infantry Régiment doit s’emparer de Sainte-Mère-Eglise, codé Brooklyn pour les alliés, et de son réseau de communications stratégiques sur la RN13. Le 505th doit également capturer et tenir deux ponts sur le Merderet, à La Fière et Chef-du-Pont. Puis les paras devront signaler et sécuriser la Landing Zone W pour les planeurs.
•Le 507th PIR doit cloisonner le secteur à l’Ouest du Merderet et soutenir le 505th pour la défense des ponts.
•Le 508th PIR doit détruire les ponts de Beuzeville et former la réserve de la division.
Cependant les tirs de la Flak ennemie et le stress des pilotes de C-47 rendent les largages des parachutistes difficiles. Devant être droppés plus au Sud, vers Sainte-Marie-du-Mont, des membres de la 101st US Airborne Division se retrouvent largués avec leurs camarades de la 82nd Airborne.
Il est 1h15, et ce sont d'abord les boys des 502nd et 506th PIR, 101st US Airborne, qui se balancent au-dessus du bourg de Sainte-Mère-Eglise. Le maire Alexandre Renaud enjoint ses administrés à se rendre aux abris. La F Compagny du 505th arrive ensuite sur le guêpier de la place du village. Les allemands ouvrent le feu sur les corolles flottant au vent. Alfred Van Holsbeck se dirige vers les flammes de la maison Pommier. Il hurle, puis péri dans le brasier. Destinée cruelle, des hommes meurent avant d'avoir touché le sol. Six parachutistes pendent aux arbres, tués dans leurs harnais.
L’institutrice va aux toilettes quand une ombre imposante apparait. Robert Murphy vient de toucher terre à vingt mètres d’elle. Les arbres de la place de l’église reçoivent la visite du para Blanchard, qui pour se dégager et échapper à la tuerie, sectionne ses sangles et un de ses deux pouces sans s’en apercevoir. Cliff Maughan atterrit dans le jardin de Mr Monnier, le vétérinaire, et est mis en joue par Werner, un officier allemand. Mais ce dernier, comprenant l’importance du largage américain, se rend à son tour au soldat Maughan.
Au coin Nord-Ouest de l’église, John M. Steele reste accroché par son parachute à l’édifice. Quant à Kenneth Russel, sa toile se prend au toit du transept Nord. En essayant de prendre son poignard, Steele le fait maladroitement tomber à proximité d’un allemand. Le feldgrau lève la tête et ouvre le feu sur le para, le blessant au pied. Steele se résout alors à faire le mort pendant deux à trois heures, malmené par le bruyant tumulte des cloches. Positionné dans le clocher, Rudolf May agrippe le parachute de Steele et hisse l’américain hors du vide (fait prisonnier, Steele parviendra à s’échapper deux ou trois jours plus tard. Il souffrira plusieurs semaines de surdité, mais réalisera son quatrième saut de combat lors de l’opération Market Garden en Hollande en septembre 1944).
Aux alentours, des éléments du 505th PIR ont atterri et se sont regroupés pour donner l’assaut. Dans le même temps les allemands sont perplexes face aux évènements. Ils quittent le bourg et partent en direction du Sud vers le château de Fauville.
Le 3/505th avance prudemment dans les rues de la commune, bientôt rejoint par le Lieutenant-Colonel Krause et 158 hommes. Vers 5h, Sainte-Mère-Eglise est aux mains des américains, et pour quelques minutes à 6h30, le drapeau étoilé flotte sur l’hôtel de ville. Vers 9h, 360 paras du 3/505th tiennent le village, retranchés derrière 7 barrages routiers.
Néanmoins, les paras du Général Ridgway doivent empêcher les contre-attaques dans le secteur. Le 2/505th se met en position défensive au Nord, à Neuville-au-Plain. Leur commandant, le Lieutenant-Colonel Vandervoort se déplace dans une remorque à munition, la cheville gauche brisée lors de son atterrissage. Son supérieur, le Colonel Ekman, n’arrivait pas à joindre le 3rd battalion. Inquiet, il a donc ordonné à Vandervoort de rejoindre le groupe de Krause.
Les américains doivent encaisser les nombreux assauts des allemands, déterminés à reprendre possession du village et de son nœud routier. Dès 9h30, les combats sont acharnés et les Sainte-Mère-Eglisais paient un lourd tribut pour leur libération. Blessé trois fois dans la journée, Le Lieutenant-Colonel Krause laisse la place à Vandervoort et au Major Hagan. Au crépuscule du D-Day, Sainte-Mère-Eglise est un bastion isolé. Les parachutistes accusent de lourdes pertes et le moral est bas. Le 7 juin, même sans nouvelles du VIIth US Corps débarqué la veille sur Utah Beach, ils doivent tenir leur avantage. Car à 9h, l’artillerie allemande fracasse l’entrée Nord du village. Des blindés s’approchent sur la RN13, mais les paras neutralisent la menace. Enfin, vers 15h, le contact est établi avec des GI’s du 8th Infantry Régiment, 4th US Infantry Division. Après l’emploi d’autres tirs d’artillerie, les allemands relâchent peu à peu leur pression dans la soirée. Après 40 heures de combats, les habitants peuvent souffler et savourer la fin de l’Occupation.
Pour les hommes de la 82nd US Airborne Division, la Bataille de Normandie commence, Sainte-Mère-Eglise n’étant que la première étape d’une campagne qui durera 35 jours.
L'ultime tir du Sergent Ray
Le Jour J, le Sergent John P. Ray (photo ci-contre) est membre de la Fox Compagny du 505th PIR. Il glisse avec son parachute le long du toit de l’église de Sainte-Mère-Eglise puis chute lourdement. Un autre para de sa compagnie, John Steele, voit sa toile s’accrocher au clocher. Il n'est pas seul, car Kenneth Russel est également en mauvaise posture, lui-aussi resté suspendu un peu plus bas contre le transept de l'église. Un allemand assiste à ces péripéties. Cependant ce dernier remarque aussi au sol le Sgt Ray et fait d’abord feu sur lui, le touchant mortellement à l'estomac. Puis l’allemand vise John Steele et Kenneth Russel. Soudain, le Sgt Ray se redresse et abat son agresseur dans un ultime effort. Il sauve ainsi la vie de ses camarades mais succombe ensuite. Sa tombe se trouve au cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer, plot E, rangée 26, tombe 36.
Devant l’église est aujourd'hui placé un monument qui rappelle la libération de la commune par les paras américains. A l’intérieur du bâtiment religieux deux vitraux rendent hommage aux hommes de la 82nd US Airborne Division, et un mannequin placé sur le clocher envoi un clin d’oeil à l’odyssée de John Steele (décédé le 16 mai 1969). Des impacts sont encore visibles sur la façade, car les troupes aéroportées ont dû tirer sur le clocher pour déloger des vigies allemandes.
Rendez-vous à l'Airborne Muséum, à droite de la place de l’église. Trois bâtiments, dont la première pierre fut posée par le Général Gavin en 1962, vous propose de revivre et comprendre les préparatifs et l’action des 82nd et 101st US Airborne Divisions. L’un abrite un planeur Waco, le seul d’Europe. On y voit notamment une réplique d’un rupert, ces mannequins largués lors de l'opération Titanic pour leurrer l’ennemi allemand. L’autre abrite un C-47, et des bornes présentent une riche documentation sur la libération du village. Deux films racontent les évènements de l’opération Overlord.
Une extension a été inaugurée en mai 2014 et permet aux visiteurs de s'immerger dans l'épopée des paras américains aux premières heures de la Libération de la France. Devant l’accueil (ou se trouvait la fameuse maison en flammes), un Char américain Sherman et un canon sont exposés.
A l’intérieur du village une dizaine de panneaux jalonnent les rues et racontent les évènements passés. La commune regroupe également plusieurs magasins de militaria, qui font le bonheur des amateurs de tous horizons.
Sainte-Mère-Eglise abrita le premier cimetière américain de la Libération et regroupait 13 000 dépouilles (photos ci-dessous). En 1948, les corps furent rapatriés soit aux Etats-Unis, ou déposés aux cimetières de Saint-James et Colleville-sur-mer. Une stèle commémorative près du complexe sportif marque depuis l’emplacement ou il se trouvait auparavant (voir l'article Les cimetières provisoires américains de Sainte-Mère-Eglise).
Sainte-Mère-Eglise, le jour le plus long du 505th.
Bien qu’une heure du matin soit passée en ce 6 juin 1944, les habitants du village de Sainte-Mère-Eglise se pressent sur la place de l’église. Malgré le couvre-feu et alertés par le tocsin, ils ont découvert la maison en feu de Julia Pommier et s’affairent le long d’une chaîne humaine afin de circonscrire l’incendie. Encadrés par les soldats allemands du Grenadier-Régiment 1058, 91. Infanterie-Division, les normands perçoivent un bruit au loin. Depuis 23h, ce vrombissement se fait entendre, mais là , le bruit s’amplifie.
Puis dans la nuit, les civils sont médusés : des avions passent en formation. Une première vague, puis une deuxième venant de l’Ouest survole la péninsule du Cotentin. Les habitants, comme l’occupant allemand, sentaient que quelque chose se préparait, que les alliés allaient bientôt tenter de percer ce Mur de l’Atlantique. Mais ils ignoraient où et quand ?
Il est 1h15 (heure française) et la troisième vague se présente au-dessus de Sainte-Mère-Eglise. Soudain, les C-47 crachent leurs volées de parachutistes, pris pour cibles par les rafales allemandes. Les hommes de la 82nd US Airborne Division s’élancent vers le sol de France, au Nord-Ouest du futur secteur Utah Beach. Le Jour J, les régiments de la division aéroportée ont 3 missions principales :
•Le 505th Parachute Infantry Régiment doit s’emparer de Sainte-Mère-Eglise, codé Brooklyn pour les alliés, et de son réseau de communications stratégiques sur la RN13. Le 505th doit également capturer et tenir deux ponts sur le Merderet, à La Fière et Chef-du-Pont. Puis les paras devront signaler et sécuriser la Landing Zone W pour les planeurs.
•Le 507th PIR doit cloisonner le secteur à l’Ouest du Merderet et soutenir le 505th pour la défense des ponts.
•Le 508th PIR doit détruire les ponts de Beuzeville et former la réserve de la division.
Cependant les tirs de la Flak ennemie et le stress des pilotes de C-47 rendent les largages des parachutistes difficiles. Devant être droppés plus au Sud, vers Sainte-Marie-du-Mont, des membres de la 101st US Airborne Division se retrouvent largués avec leurs camarades de la 82nd Airborne.
Il est 1h15, et ce sont d'abord les boys des 502nd et 506th PIR, 101st US Airborne, qui se balancent au-dessus du bourg de Sainte-Mère-Eglise. Le maire Alexandre Renaud enjoint ses administrés à se rendre aux abris. La F Compagny du 505th arrive ensuite sur le guêpier de la place du village. Les allemands ouvrent le feu sur les corolles flottant au vent. Alfred Van Holsbeck se dirige vers les flammes de la maison Pommier. Il hurle, puis péri dans le brasier. Destinée cruelle, des hommes meurent avant d'avoir touché le sol. Six parachutistes pendent aux arbres, tués dans leurs harnais.
L’institutrice va aux toilettes quand une ombre imposante apparait. Robert Murphy vient de toucher terre à vingt mètres d’elle. Les arbres de la place de l’église reçoivent la visite du para Blanchard, qui pour se dégager et échapper à la tuerie, sectionne ses sangles et un de ses deux pouces sans s’en apercevoir. Cliff Maughan atterrit dans le jardin de Mr Monnier, le vétérinaire, et est mis en joue par Werner, un officier allemand. Mais ce dernier, comprenant l’importance du largage américain, se rend à son tour au soldat Maughan.
Au coin Nord-Ouest de l’église, John M. Steele reste accroché par son parachute à l’édifice. Quant à Kenneth Russel, sa toile se prend au toit du transept Nord. En essayant de prendre son poignard, Steele le fait maladroitement tomber à proximité d’un allemand. Le feldgrau lève la tête et ouvre le feu sur le para, le blessant au pied. Steele se résout alors à faire le mort pendant deux à trois heures, malmené par le bruyant tumulte des cloches. Positionné dans le clocher, Rudolf May agrippe le parachute de Steele et hisse l’américain hors du vide (fait prisonnier, Steele parviendra à s’échapper deux ou trois jours plus tard. Il souffrira plusieurs semaines de surdité, mais réalisera son quatrième saut de combat lors de l’opération Market Garden en Hollande en septembre 1944).
Aux alentours, des éléments du 505th PIR ont atterri et se sont regroupés pour donner l’assaut. Dans le même temps les allemands sont perplexes face aux évènements. Ils quittent le bourg et partent en direction du Sud vers le château de Fauville.
Le 3/505th avance prudemment dans les rues de la commune, bientôt rejoint par le Lieutenant-Colonel Krause et 158 hommes. Vers 5h, Sainte-Mère-Eglise est aux mains des américains, et pour quelques minutes à 6h30, le drapeau étoilé flotte sur l’hôtel de ville. Vers 9h, 360 paras du 3/505th tiennent le village, retranchés derrière 7 barrages routiers.
Néanmoins, les paras du Général Ridgway doivent empêcher les contre-attaques dans le secteur. Le 2/505th se met en position défensive au Nord, à Neuville-au-Plain. Leur commandant, le Lieutenant-Colonel Vandervoort se déplace dans une remorque à munition, la cheville gauche brisée lors de son atterrissage. Son supérieur, le Colonel Ekman, n’arrivait pas à joindre le 3rd battalion. Inquiet, il a donc ordonné à Vandervoort de rejoindre le groupe de Krause.
Les américains doivent encaisser les nombreux assauts des allemands, déterminés à reprendre possession du village et de son nœud routier. Dès 9h30, les combats sont acharnés et les Sainte-Mère-Eglisais paient un lourd tribut pour leur libération. Blessé trois fois dans la journée, Le Lieutenant-Colonel Krause laisse la place à Vandervoort et au Major Hagan. Au crépuscule du D-Day, Sainte-Mère-Eglise est un bastion isolé. Les parachutistes accusent de lourdes pertes et le moral est bas. Le 7 juin, même sans nouvelles du VIIth US Corps débarqué la veille sur Utah Beach, ils doivent tenir leur avantage. Car à 9h, l’artillerie allemande fracasse l’entrée Nord du village. Des blindés s’approchent sur la RN13, mais les paras neutralisent la menace. Enfin, vers 15h, le contact est établi avec des GI’s du 8th Infantry Régiment, 4th US Infantry Division. Après l’emploi d’autres tirs d’artillerie, les allemands relâchent peu à peu leur pression dans la soirée. Après 40 heures de combats, les habitants peuvent souffler et savourer la fin de l’Occupation.
Pour les hommes de la 82nd US Airborne Division, la Bataille de Normandie commence, Sainte-Mère-Eglise n’étant que la première étape d’une campagne qui durera 35 jours.
L'ultime tir du Sergent Ray
Le Jour J, le Sergent John P. Ray (photo ci-contre) est membre de la Fox Compagny du 505th PIR. Il glisse avec son parachute le long du toit de l’église de Sainte-Mère-Eglise puis chute lourdement. Un autre para de sa compagnie, John Steele, voit sa toile s’accrocher au clocher. Il n'est pas seul, car Kenneth Russel est également en mauvaise posture, lui-aussi resté suspendu un peu plus bas contre le transept de l'église. Un allemand assiste à ces péripéties. Cependant ce dernier remarque aussi au sol le Sgt Ray et fait d’abord feu sur lui, le touchant mortellement à l'estomac. Puis l’allemand vise John Steele et Kenneth Russel. Soudain, le Sgt Ray se redresse et abat son agresseur dans un ultime effort. Il sauve ainsi la vie de ses camarades mais succombe ensuite. Sa tombe se trouve au cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer, plot E, rangée 26, tombe 36.
Devant l’église est aujourd'hui placé un monument qui rappelle la libération de la commune par les paras américains. A l’intérieur du bâtiment religieux deux vitraux rendent hommage aux hommes de la 82nd US Airborne Division, et un mannequin placé sur le clocher envoi un clin d’oeil à l’odyssée de John Steele (décédé le 16 mai 1969). Des impacts sont encore visibles sur la façade, car les troupes aéroportées ont dû tirer sur le clocher pour déloger des vigies allemandes.
Rendez-vous à l'Airborne Muséum, à droite de la place de l’église. Trois bâtiments, dont la première pierre fut posée par le Général Gavin en 1962, vous propose de revivre et comprendre les préparatifs et l’action des 82nd et 101st US Airborne Divisions. L’un abrite un planeur Waco, le seul d’Europe. On y voit notamment une réplique d’un rupert, ces mannequins largués lors de l'opération Titanic pour leurrer l’ennemi allemand. L’autre abrite un C-47, et des bornes présentent une riche documentation sur la libération du village. Deux films racontent les évènements de l’opération Overlord.
Une extension a été inaugurée en mai 2014 et permet aux visiteurs de s'immerger dans l'épopée des paras américains aux premières heures de la Libération de la France. Devant l’accueil (ou se trouvait la fameuse maison en flammes), un Char américain Sherman et un canon sont exposés.
A l’intérieur du village une dizaine de panneaux jalonnent les rues et racontent les évènements passés. La commune regroupe également plusieurs magasins de militaria, qui font le bonheur des amateurs de tous horizons.
Sainte-Mère-Eglise abrita le premier cimetière américain de la Libération et regroupait 13 000 dépouilles (photos ci-dessous). En 1948, les corps furent rapatriés soit aux Etats-Unis, ou déposés aux cimetières de Saint-James et Colleville-sur-mer. Une stèle commémorative près du complexe sportif marque depuis l’emplacement ou il se trouvait auparavant (voir l'article Les cimetières provisoires américains de Sainte-Mère-Eglise).
Families and friends welcome home Soldiers from the 508th Military Police Company, New Jersey National Guard, at the Lawrenceville Armory June 6, 2013. The 508th returned from a nearly year-long deployment to Afghanistan in support of Operation Enduring Freedom. (U.S. Air National Guard photo by Staff Sgt. Armando Vasquez/Released)
Army Pfc. John D. Hart
Died October 18, 2003 serving during Operation Iraqi Freedom
20, of Bedford, Mass.; assigned to 1st Battalion (Airborne), 508th Infantry Battalion, 173rd Infantry Brigade, Camp Ederle, Italy; killed in action Oct. 18 when enemy forces, using rocket-propelled grenades and small-arms fire, ambushed his patrol in Taza, Iraq.
HART, JOHN DANIEL
PFC US ARMY
DATE OF BIRTH: 09/18/1983
DATE OF DEATH: 10/18/2003
BURIED AT: SECTION 60 SITE 7892
ARLINGTON NATIONAL CEMETERY
www.arlingtoncemetery.net/jdhart.htm
militarytimes.com/valor/army-pfc-john-d-hart/256847/
Section 60 Arlington National Cemetery - Arlington County, Virginia - Google Map - additional views
New cadets performed a series of carriers, pushups and other tests of strength and endurance at Buffalo Soldier Field during the Goeke Challenge. Each squad also totaled a combined number of 508 flutter kicks in honor of 1st Lt. Christopher Goeke, a 2008 West Point graduate who was assigned to the 508th Parachute Infantry Regiment when he was killed in action last year in support of Operation Enduring Freedom. Photo by Mike Strasser, West Point Public Affairs
At Buffalo Soldier Field, new cadets from 2nd Squad, 1st Platoon, Company G take on a physical challenge of carries, flutter kicks, push ups and a tire push. It's a long way to the top for the Class of 2015, but the new cadets managed to sprint 193 stairs to the top of the press box at Michie Stadium, delivered a verse from the Alma Mater and mustered 79 mountain climbers in honor of the number of fallen West Point graduates in the Global War on Terrorism. This was but one of several events which comprised the Goeke Challenge on July 15. The challenge tested new cadets on all the training they've received at this midway point of Beast Barracks. Events included Soldier First Responder, land navigation, radio communications, the Indoor Obstacle Course Test and a Zodiac ride across Lusk Reservoir. The challenge is a tribute to 1st Lt. Christopher Goeke, a 2008 West Point graduate who was killed in action while serving with the 508th Parachute Infantry Regiment, in the 82nd Airborne Division, Fort Bragg, N.C. Photo by Mike Strasser, West Point Public Affairs
Republic F-105B-20-RE Thunderchief, 57-5820 "HI"
MAPS Museum Ohio, 20160305
Republic F-105B-20-RE Thunderchief, 57-5820 "HI" 466th Tactical Fighter Squadron, 508th Tactical Fighter Wing, Hill AFB, Air Force Reserve Command,
One of the Century series of USAF Interceptor Fighters and Fighter/Bombers of the 1950-1960 Era
Service History
1957 - 4th Tactical Fighter Wing, Seymour Johnson AFB North Carolina
1970- 23rd Tactical Fighter Wing, McConnell AFB Kansas
1970-1972 119th Tactical Fighter Squadron New Jersey ANG, Atlantic City ANGB New Jersey
1972-1980 466th Tactical Fighter Squadron, Hill AFB US Air Force Reserve
1980 Robins AFB Georgia , Battle damage repair trainer
New cadets assigned to Company E, 3rd Platoon, 3rd Squad react to a simulated chemical attack (green smoke) by donning their protective masks before evacuating and treating casualties. This was but one of several events which comprised the Goeke Challenge on July 15. The challenge tested new cadets on all the training they've received at this midway point of Beast Barracks. Events included Soldier First Responder, land navigation, radio communications, the Indoor Obstacle Course Test and a Zodiac ride across Lusk Reservoir. The challenge is a tribute to 1st Lt. Christopher Goeke, the 2008 West Point graduate, killed in action while serving with the 508th Parachute Infantry Regiment, in the 82nd Airborne Division, Fort Bragg, N.C. Photo by Mike Strasser, West Point Public Affairs
Dépôt de matériel allemand : beaucoup de camions, nous distinguons trois ambulances.
Le tracteur chenillé à gauche est un Steyr 470 / Steyr RSO type 01 Raupenschlepper OST Daimler-Puch AG type RSO.
Le tracteur au premier plan est un Lanz Bulldog Type 22/38 PS Kühlerbulldog HR 6.
A noter, contrairement aux tracteurs agricoles, celui de la photo a le pot d'échappement en bas et dans la cabine ce doit être les roues métalliques pour terrains boueux.
Entre l'ambulance et le fourgon une chenillette UE (Renault) Infanterie Schlepper UE 630(f).
Dans un cabriolet (modèle ?) réquisitionné (voir l'étoile blanche grossièrement peinte) un GI casqué.
Baupte est libérée le 12 juin par la jonction des 82nd et 10st US AB; le 508th PIR indique la prise d'une grande quantité de matériel dont une cinquantaine de véhicules.
Pour en savoir plus : de.wikipedia.org/wiki/Raupenschlepper_Ost
New cadets performed a series of carriers, pushups and other tests of strength and endurance at Buffalo Soldier Field during the Goeke Challenge. Each squad also totaled a combined number of 508 flutter kicks in honor of 1st Lt. Christopher Goeke, a 2008 West Point graduate who was assigned to the 508th Parachute Infantry Regiment when he was killed in action last year in support of Operation Enduring Freedom. Photo by Mike Strasser, West Point Public Affairs