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les Trente Glorieuses de Toulouse transfigurée ou défigurée? Curieux mélange entre passé empreint de ruralité et modernisme d'une nouvelle vie citadine, Toulouse a été bousculée durant les Trente Glorieuses. Elle en porte encore la marque. Cachez ce béton que Toulouse ne saurait voir ! Aujourd'hui, pour coller à l'image de Ville rose, les nouvelles constructions sont fréquemment parées de briquettes. Mais lors de son essor économique, de l'après-guerre aux années 70, la ville a aussi vu pousser des immeubles, des usines et des équipements qui rompaient avec la tradition. «Les Trente Glorieuses» imposaient l'image du progrès, ouvraient grandes des brèches pour la voiture (les allées Jean-Jaurès) et multipliaient les étages. «Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut», chante Nougaro en 1967, au plus fort des constructions. La halle octogonale au dôme d'ardoises du marché des Carmes ? Jetée à terre. Même chose pour la halle Victor-Hugo, qui laissera la place à un immeuble blanc hérissé de compartiments de béton. Cinquante ans plus tard, parés des vertus du vintage, on les regarderait avec admiration.
500 bâtiments en 30 ans !
En ouvrant une collection «au temps des Trente Glorieuses»*, les éditions toulousaines Loubatières classent le progrès au rayon de la nostalgie. Son rédacteur, l'historien Rémy Pech qui présida l'université du Mirail (construite au début des années 70) rappelle qu'entre 1946 et 1975, «Toulouse gagne près de 110 000 habitants ; la vie quotidienne change profondément, les grands magasins supplantent les boutiques de quartier, on se presse à la foire internationale...». Le quartier du Mirail sortira bientôt de terre. Symbole de la Toulouse moderne, il en est éloigné : les bus 12 et 148 le relient péniblement en attendant l'arrivée du métro, en 1990, alors que la crise s'est installée durablement. Chargé d'un inventaire de l'architecture du siècle dernier en Midi-Pyrénées, l'architecte Rémi Papillault a recensé 693 bâtiments construits à Toulouse, dont 500 pour les seules Trente Glorieuses.
«C'est une période très riche, où des agences remarquées marient le béton aux matériaux traditionnels de la région, la brique et les galets», note l'architecte, citant les immeubles de Gardia et Zavagno, boulevard des Récollets ou l'école de la rue de la chaussée, signée Pierre Debeaux. Cette dernière se fait discrète, dans la continuité urbaine. Nettement plus visibles sont la résidence de la Comtale aux terrasses étagées, près de la gare, le Belvédère aux Récollets ou les premières HLM bien pensées (par Armandary) à Empalot. Il y a aussi le magasin Perry, place Esquirol, qui alterne vitres et panneaux pleins en façade d'un temple de la lingerie.
Perry, en cours de fermeture, est entré dans le paysage, comme le Monoprix de De Noyers et Le Maresquier, mais l'immeuble Citroën boulevard d'Arcole (actuellement Decathlon) a toujours ses détracteurs. Il est pourtant «un des plus beaux de la période», estime l'architecte.
Toulouse défigurée ou transfigurée ? «Le même bâtiment peut faire les deux !» prévient Rémi Papillault. Les Trente Glorieuses ne le sont pas pour tout le monde. Les éditions Loubatières, qui lui consacrent tout un album ont orné la couverture de leur principale victime : le marché des Carmes, construit par Galinier en 1892.
*Toulouse au temps des Trente Glorieuses, textes de Rémy Pech, éd. Loubatières, 109 pages, 25 €
«Entre 1946 et 1975, Toulouse gagne 110 000 habitants, la vie change profondément» Nettement plus visibles sont la résidence de la Comtale aux terrasses étagées, près de la gare, le Belvédère aux Récollets ou les premières HLM bien pensées (par Armandary) à Empalot. Il y a aussi le magasin Perry, place Esquirol, qui alterne vitres et panneaux pleins en façade d'un temple de la lingerie.
Perry, en cours de fermeture, est entré dans le paysage, comme le Monoprix de De Noyers et Le Maresquier, mais l'immeuble Citroën boulevard d'Arcole (actuellement Decathlon) a toujours ses détracteurs. Il est pourtant «un des plus beaux de la période», estime l'architecte.
Toulouse défigurée ou transfigurée ? «Le même bâtiment peut faire les deux !» prévient Rémi Papillault. Les Trente Glorieuses ne le sont pas pour tout le monde. Les éditions Loubatières, qui lui consacrent tout un album ont orné la couverture de leur principale victime : le marché des Carmes, construit par Galinier en 1892.
*Toulouse au temps des Trente Glorieuses, textes de Rémy Pech, éd. Loubatières, 109 pages, 25 €
«Entre 1946 et 1975, Toulouse gagne 110 000 habitants, la vie change profondément» www.ladepeche.fr/.../2232355-trente-glorieuses... Batir la vie - 311 pages. Quelques planches en noir et blanc. 2 photos disponibles.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
Bâtir la vie est un récit autobiographique, recueilli et mis en forme en 1977 par Michel Lefebvre. Candilis raconte son extraordinaire parcours, de Bakou à Athènes, Paris, Casablanca ou La Martinique, de sa participation aux CIAM, puis au Team 10 à ses dernières réflexions sur l'habitat contemporain, de la Résistance grecque à l'enseignement à l'Ecole des Beaux Arts. Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle. BATIR! www.franceculture.fr/.../batir-la-vie-un... Tel était le rêve de Georges Candilis. C'est devenu une passion. Une passion qui a fait de lui aujourd'hui un célèbre architecte. S'il a toujours tenté, à travers ses recherches et ses réalisations, de réconcilier la maison et la ville, c'est peut-être, en partie, parce que sa jeunesse fut une grande aventure, un long voyage, la quête permanente d'un havre où "se reposer" et où "voir se reposer" les autres.
Né à Bakou en 1913, il part à l'âge de 12 ans pour la Grèce et entre, après ses années de collège, à l'école Polytechnique d'Athènes, section architecture. Il n'abandonnera plus jamais cette discipline. Après la guerre contre les Italiens, la résistance contre les Allemands et les Anglais, une bourse du gouvernement français lui permet, en 1945, de gagner la ville de ses rêves : Paris. C'est là, en effet, que travaille l'un des plus grands architectes de l'époque : Le Corbusier. Intégré à son équipe, il participe de façon directe avec lui à la construction de la fameuse "Maison du Fada" à Marseille.
Déjà se dessinent dans son esprit les grands axes de ses recherches futures : faire des logements "riches" pour les pauvres, des lieux qui servent et respectent l'homme. Ce sont successivement des maisons pour Gitans, des réalisations à la Martinique pour l'habitat tropical, un grand ensemble à Toulouse - Le Mirail - où il tente de créer une ville sans ségrégation ; l'aménagement du Languedoc-Roussillon consacré aux loisirs populaires.
Aujourd'hui, Georges Candilis poursuit son rêve de toujours: mettre au service des plus déshérités- hier, ceux des bidonvilles, qu'il a pu voir en Amérique du Sud - aujourd'hui, ceux des populations sous-développées du Moyen-Orient, sont art de bâtir qui est en même temps un art de vivre. un architecte témoin de son temps - récit recueillli par Michel Lefebvre - Candilis Georges, Lefebvre Mic @ Un homme
D’origine grecque, né à Bakou (1913-1995), l’architecte français Georges Candilis a fait ses études à l’École polytechnique nationale d’Athènes avant de travailler, dès 1946, chez Le Corbusier, sur le projet d’unité d’habitation de Marseille, dont il dirigea le chantier avec l’architecte américain Shadrach Woods (1923-1973).
En 1951, Candilis et Woods vont diriger le bureau africain de l’Atbat (Ateliers des bâtisseurs), structure créée par Le Corbusier, Vladimir Bodiansky et André Wogensky. À son retour en France, Candilis rencontre à l’Atbat l’architecte yougoslave Alexis Josic (1921-2011).
L’aventure de l’équipe Candilis-Josic-Woods commence en 1954. En une dizaine d’années de travail commun (1955-1964), ces trois architectes installés en France ont posé les bases théoriques d’une critique du fonctionnalisme et, à travers d’innombrables chantiers, mis en application à grande échelle les principes d’une architecture nouvelle, dite « proliférante ».
Ils cherchent à produire de nouvelles typologies d’habitats, adaptées aux conditions économiques et sociales des habitants les plus démunis. L’humain est au centre de leurs préoccupations. « Le respect n’a pas de formule, pas de recette. C’est un sentiment que doit posséder l’architecte envers son client ; si la construction peut donner des satisfactions matérielles, l’architecture doit apporter quelque chose de plus : la dignité et la liberté » (Candilis, 1977).
Leur réflexion architecturale absolument nouvelle, centrée sur l’habitat, différera de celle de Le Corbusier et sera plus proche des recherches sur l’habitat minimal menées par les architectes allemands des années vingt.
L’abandon progressif d’une idée rationnelle et normative entraînera l’équipe d’architectes à se retrancher sur des « propositions pour un habitat évolutif », intégrant la problématique de la croissance et du changement à l’échelle de la maison individuelle.
Ils aborderont la question de l’habitat en donnant la priorité à l’organisation du plan.
L’équipe concevra selon un rationalisme subtil à la manière de Louis Kahn (espace servant/espace servi), des fonctions précises : accès, rangements, bains, etc.
Entre autres réalisations, citons l’extension de Bagnols-sur-Cèze et le quartier du Mirail à Toulouse. À partir de 1969, Candilis poursuit seul son activité en tant qu’architecte et urbaniste. Il travaille sur plusieurs projets de logements et d’écoles au Moyen-Orient, ainsi que sur l’aménagement de sites touristiques.
En 1970, entouré de nouveaux collaborateurs, Candilis concevra le village des Carrats à Port-Leucate suivant les principes mis au point antérieurement. Ils reprendront les systèmes en cluster (grappe) et en stem (tiges), métaphores anglo-saxonnes d’un urbanisme scientifique,
séduit par un mode d’organisation organique de l’habitat chère à Patrick Geddes.
Une citation
« L’œuvre la plus importante qui résulte de ce travail, de cette entente, de cette persévérance, est la création de conditions favorables pour permettre aux hommes de se rencontrer, de mieux se connaître. Et la connaissance conduisant à l’amitié renforce la paix entre les peuples. »
G. Candilis, 1977
Sources :
Cité du patrimoine archiwebture.citechaillot.fr/fonds/FRAPN02_CANGE
Granveaud, « Candilis Georges (1913-1995) », Encyclopædia Universalis.
Georges Candilis, Bâtir la vie : un architecte témoin de son temps, Stock, 1977
Un projet
Le village de vacances des Carrats à Port-Leucate a été conçu par les architectes Georges Candilis, Georges Wursteisen, Pierre Raoux et Zygmund Knyszewsky.
Il fait partie des opérations de construction de la Mission Racine, programme pour l’aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon, pour lequel Candilis a été nommé architecte en chef en 1964.
Pour l’équipe de Candilis, l’opération des Carrats devient un lieu d’expérimentation architecturale à dimension sociale. Composé de bungalows de formes cubiques, ses toits terrasses, ses patios, les bâtiments collectifs, les nombreux lieux publics (placettes, aires de jeux) ont permis la création d’un lieu idéal où tout était fait pour tendre vers un bonheur individuel et collectif.
Les architectes de la Team 10 (1), dont faisait partie Candilis, insistaient sur la relation de l’architecture avec la « quatrième dimension ». Les concepts clés « d’espace/temps » et de « mouvement », devaient être associés à ceux, de « plasticité », « mobilité », « flexibilité » et « évolution », dans le combat pour une redéfinition de l’architecture humaniste, une architecture de communauté.
En 1961, la Team X avec les concepts de Stem et de web récuse le dogme du zoning fonctionnel de la charte d’Athènes, et son outil de mesure le Zipaton : une trame plastifiée mécanique qui, une fois collée sur le papier, marquait un type général d’utilisation, plutôt qu’un volume ou une forme en particulier.
Se basant sur ces deux concepts, la prise en compte de la fonction ne se fonde plus seulement sur l’espace, elle intègre l’échelle de l’homme dans ses déplacements et son temps de parcours à l’intérieur des espaces (2).
Le concept de stem (tige) est utilisé comme un moyen d’organiser l’urbanisme de masse. Plus concrètement, le stem était une zone piétonne continue reliant les principaux équipements urbains. Le stem central est considéré comme la structure fondamentale, à la fois sociale et matérielle, des ensembles résidentiels.
Le stem apparaît pour la première fois dans leur projet pour le concours de Caen-Hérouville, puis à Toulouse-Le Mirail. Il s’enrichit par la suite avec le cluster des « grappes » de constructions de petites et de grandes hauteurs s’articulent autour des espaces publics (stem) qui se prolongent dans les îlots résidentiels.
Le concept continuera son évolution avec l’apparition du Web qui « n’est pas essentiellement un système de circulation, mais un système d’environnement. C’est le moyen d’établir une hiérarchisation à grande échelle, qui par son existence rend possible une expression individuelle à très petite échelle. Le Web doit être un système hautement flexible dans un monde d’une grande mobilité. La flexibilité est garantie par l’uniformité de l’intensité initiale des activités sur le Web, de telle sorte qu’il puisse être accroché à n’importe quel point, et qu’il puisse lui-même s’accrocher aux systèmes plus importants à n’importe quel endroit. Ces liaisons déterminent des points de très grande intensité mais la flexibilité première reste toujours et les points de densité qui surviennent à mesure que le Web en vivant devient polycentrique, gardent leur caractère de mobilité. Ces systèmes feront preuve, à leur commencement, d’une intensité d’activité également répartie, de manière à ne pas compromettre l’avenir ». Woods, Paris, août-décembre 1962 (3- 4)
La question du plus grand nombre poussera la Team 10 à innover non seulement sur le registre programmatique ou urbanistique, mais également dans le domaine esthétique.
Les architectes s’intéressent à la rythmique des nombres, grâce au rythme et à la géométrie, les grands nombres devenaient maniables pour la composition et visuellement intelligibles.
Les principes de base en étaient une relation de réciprocité entre la partie et le tout, ainsi qu’une structure non hiérarchique et polycentrique qui reliait entre elles les différentes échelles de l’environnement construit.
C’est dans le prolongement du courant général de l’architecture moderne et de cette restructuration idéologique que naîtra l’opération des Carrats de Port-Leucate en 1969.
Les membres de la Team 10, émergée des Ciam dans les années cinquante, par leurs analyses, dessins, publications, enseignements, ont suscité un profond renouvellement de la pensée moderne sur l’architecture et la ville, car pour eux :
« La structure d’une ville ne tient pas à sa géométrie mais aux activités humaines qu’elle recèle. » Candilis-Josic-Woods, 1964 (5).
Notes :
(1) Le nom de Team 10 fait référence au Xe congrès des CIAM (congrès international d’architecture moderne), pendant lequel, un groupe d’architectes issus du Mouvement moderne remettra en cause les principes de la charte d’Athènes.
Sources :
(2) Source éditoriale Le Carré Bleu quarante ans – 1958-1998, p. 1 à 3.
(3) Source première édition Carré bleu, n° 3, 1962
(4) Carré bleu, numéro 3-4, 1998, p. 44
(5) Dossier de presse Expo en 2008, Cité de l’architecture & du patrimoine. Mouvement moderne : premières autocritiques, Team X, une utopie du présent (1953-1981) LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.
Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.
Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.
Définition
Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.
On peut toutefois en distinguer deux :
• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».
• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».
Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.
Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.
Histoire
La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.
Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.
Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.
L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.
La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.
Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.
Une multitude de procédures administratives
Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.
Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.
Les contextes de constructions
Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.
On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :
• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).
• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.
• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.
Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.
Les modes de constructions
Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.
Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :
• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.
• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.
• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.
Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.
En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement.
Les guerres jouent un rôle majeur dans l'histoire architecturale d'un pays. Alors que les commémorations orchestrées par la mission Centenaire 1914-1918 battent leur plein, il paraît intéressant de revenir sur ce que la Grande Guerre a représenté pour les architectes, au-delà des destructions et du traumatisme. Ce premier épisode de « mobilisation totale » - suivant les termes utilisés par Ernst Jünger en 1930 -, a notamment entraîné une industrialisation accéléré des processus de production, qui a marqué les esprits. Certains architectes comme Félix Dumail et Marcel Lods se sont alors engagés dans la définition d'un cadre urbanistique nouveau pour le logement social : au sein de l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine, ils ont largement contribué à l'invention du « grand ensemble ».
La reconstruction de l'après Première Guerre mondiale a souvent été présentée comme une occasion manquée. Cette antienne a même servi de repoussoir après la Seconde. C'est pourtant un bilan à tempérer, puisqu'au sortir de l'une et l'autre, on est parvenu à reconstruire un nombre de logements comparable en valeur relative, dans à peu près le même laps de temps. Plus généralement, les vicissitudes des chantiers de l'entre-deux-guerres tiennent au contexte économique et politique, au problème du moratoire des loyers, aux effets de la crise de 1929, etc., plutôt qu'à une défaillance des savoir-faire des entreprises et des architectes. Dans cette période ouverte cohabitent, au contraire, des procédés constructifs aussi nombreux qu'efficaces. L'élaboration des programmes modernes - logement social, équipements sportifs, sociaux et éducatifs, grande distribution, etc. - est l'objet d'un éventail de recherches d'une grande pluralité. On aura rarement inventé autant de types architecturaux. Ainsi, pour paraphraser ce que Jean-Louis Cohen écrit de la Seconde Guerre (1), on peut suggérer que la Première ne représente pas seulement quatre années de « page blanche », ni même une répétition de la suivante, mais bien, elle aussi, un temps de condensation « technologique, typologique et esthétique ». Si la Seconde Guerre coïncide avec la « victoire » et la « suprématie » de la modernité architecturale, la Premièren'est pas en reste, qui pose les conditions de diffusion du fordisme, de la préfabrication des bâtiments et dessine les contours urbanistiques de la construction de masse.
Certes, le XIXe siècle, avec le Paris d'Haussmann et les expositions universelles, avait largement plus que défricher les champs de la rapidité, de l'étendue et de la quantité, mais, spécifiquement, l'entre-deux-guerres est marqué par le perfectionnement de la répétition (2). Un des effets de la Grande Guerre réside dans l'accélération de la mise en place d'un cadre de production pour le logement collectif et dans la définition progressive du « grand ensemble ». Ce concept, apparu en juin 1935 sous la plume de Maurice Rotival dans L'Architecture d'aujourd'hui, ressortit à la tentative « d'un urbanisme contemporain : un urbanisme des habitations » (3). Son héraut est l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine (OPHBMS) d'Henri Sellier, futur ministre de la Santé publique du Front populaire. Imaginé en 1913, organisé pendant la guerre, l'OPHBMS sera, avant 1939, le maître d'ouvrage de plus de 17 000 logements répartis en une vingtaine d'opérations banlieusardes.
Dans une perspective de généalogie du logement de masse français, il y a grand intérêt à suivre les parcours des architectes de l'OPHBMS pendant la Grande Guerre. Parmi la vingtaine de protagonistes concernés, seuls deux étaient trop âgés pour participer au conflit : Raphaël Loiseau (1856-1925), architecte-conseil, et Alexandre Maistrasse (1860-1951), qui s'applique dès avant l'armistice au projet de la « cité-jardins » de Suresnes, dont Sellier sera maire de 1919 à 1940. Il y livrera près de 2 500 logements. Bien que plus jeune, Maurice Payret-Dortail (1874-1929) n'est pas mobilisé et participe à la mise en place de l'Office durant la guerre, avant de travailler jusqu'à son décès prématuré à une autre grande cité-jardins, celle du Plessis-Robinson. Nés entre 1868 et 1900, les autres architectes correspondent exactement aux classes d'âge appelées au front.
Les figures de Marcel Lods et de Felix Dumail
Deux d'entre eux (4) ont laissé des archives significatives sur ces années : Félix Dumail (1883-1955), un des plus fidèles compagnons de Sellier, et Marcel Lods (1891-1978), brillant cadet entré dans un second temps à l'OPHBMS avec son associé Eugène Beaudouin (1898-1983). Dumail est diplômé de l'Atelier Bernier en 1908 et lorsqu'il est mobilisé, il figure déjà parmi les pionniers du logement social. Lods, quant à lui, est admis dans le même atelier en 1911, mais, conscrit l'année suivante, il ne quitte l'uniforme qu'une fois la guerre terminée. Il obtient son diplôme en 1923, tout en collaborant dès 1921 sur d'importantes opérations HBM avec Albert Beaudouin, architecte de la Société des logements économiques pour familles nombreuses depuis 1907. Celui-ci lui cédera son agence en 1929, ainsi qu'à son neveu Eugène.
Vers des logements sociaux en grande série
Il faut rappeler qu'à l'approche de la guerre, ce que l'on nomme le logement ouvrier se situe à un tournant : fin 1912, la loi Bonnevay a affirmé son caractère public. Elle autorise alors les collectivités locales à constituer des offices d'habitations à bon marché, domaine jusque-là réservé des sociétés anonymes et des fondations philanthropiques. Peu avant, la Ville de Paris a obtenu la possibilité de produire elle-même des logements sociaux. Si les résultats du concours qu'elle lance en 1912 sont suspendus, du fait de ses terrains petits et irrégulier ayant inspiré des propositions peu généralisables, quelques architectes se sont d'ores et déjà essayés à décliner des plans en immeubles libres et cours ouvertes. C'est le cas de Payret-Dortail, lauréat sur le site de l'avenue Émile-Zola, et du jeune groupement Dumail, Jean Hébrard et Antonin Trévelas. Au concours de 1913, ce trio peut développer ses principes à l'échelle plus favorable de vastes terrains. Il se retrouve lauréat de 600 logements rue Marcadet, avec un projet désigné dix ans plus tard comme un des plus avancés des « standards d'avant-guerre » (5). Ce deuxième concours, qui porte l'ambition d'entamer un processus de construction en grande série sur la base de plans-modèles, suscite l'engouement, puisque près de 700 châssis ont été adressés et que, comme l'affirme L'Architecture : « On sent qu'il y a maintenant une génération d'architectes s'intéressant à la question des habitations à bon marché, et qui l'ont comprise. » (6) Sellier ne s'y trompe pas, qui forme, entre 1916 et 1921, la première équipe d'architectes-directeurs de l'OPHBMS en puisant parmi les lauréats des concours parisiens : Albenque et Gonnot ; Arfvidson, Bassompierre et de Rutté ; Hébrard et Dumail, Maistrasse, Payret-Dortail, Pelletier, Teisseire.
L'entrée en guerre, dans un premier temps, coupe net l'élan de cette génération, avant de la décimer. Ainsi, Trévelas aura son nom gravé sur le monument aux morts de la cour du mûrier, au cœur de l'École des beaux-arts. Mobilisé dans l'infanterie, Dumail décrit dans ses courriers et dans son journal, le manque d'organisation, la faim, la fatigue, les douleurs corporelles, l'ampleur des destructions et les atrocités : blessures par obus, barricades élevées avec des couches de cadavres, etc. Si l'épisode napoléonien avait déjà provoqué des tueries de masse, celles-ci se singularisent. Leur mécanisation et l'annihilation du territoire représenteront une source inextinguible de réflexions pour les architectes, faisant écho à une sensibilité récente : les théories premières de Prosper Mérimée ou Viollet-le-Duc - suite au « vandalisme » de la révolution et aux effets de l'industrialisation - venaient justement d'accoucher le 31 décembre 1913 de l'actuelle loi sur les monuments historiques. Après guerre, les architectes se passionneront du sort des monuments endommagés - la cathédrale de Reims notamment - et du statut des ruines, quasi sacralisées par un Auguste Perret. Simultanément les avant-gardes mettront en avant l'idée de la table rase. Le spectacle des manœuvres de nuit sous le feu des projecteurs procure ainsi à Dumail un sentiment ambigu de fascination-répulsion, évoquant la sidération exprimée par un Apollinaire.
Dumail manifeste des capacités d'observation hors du commun, qui lui vaudront la légion d'honneur. Sous les bombardements, il exécute des plans et des panoramas des positions ennemies, permettant de mieux diriger les tirs. Nommé sous-lieutenant en octobre 1915, il entame des démarches pour être affecté à l'aviation. À l'appui de sa demande, il mentionne sa passion pour les sports mécaniques, sa pratique assidue de la moto et souligne son succès en 1912 au concours Chenavard consacré à une école d'aviation militaire. C'est pourtant un projet dans lequel l'aéroport représentait surtout un emblème. À l'instar, du reste, de l'aéroport de la cité-jardins du Grand Paris imaginée par l'OHBMS en 1919 en marge des projets du Plessis-Robinson et de la Butte-Rouge (Châtenay-Malabry), ou encore, à partir de 1922, de celui qu'associe Le Corbusier à une autoroute sur la rive droite de Paris, dans son fameux Plan Voisin soutenu par le fabricant automobile et aéronautique éponyme. Bien que Dumail juge plus aisé de piloter un avion qu'une auto et malgré le soutien de ses officiers, ses démarches n'aboutissent pas. Pas plus que ses tentatives d'entrer au Génie puis au service technique de Peugeot ou encore, en 1917, ses propositions d'adaptation d'une mitrailleuse Hotchkiss auprès du sous-secrétariat d'État des inventions. Comme beaucoup d'appelés, Dumail attendra sa démobilisation quasiment jusqu'au traité de Versailles, en 1919. Durant ces années incertaines, alors que ne se concrétisent ni le chantier de la rue Marcadet ni sa nomination définitive par l'OPHBMS - il y est inscrit avec Hébrard sur la liste d'architectes depuis 1917 -, il voyage dans les régions dévastées. Dumail et Hébrard sont agréés pour la reconstruction des Ardennes en 1921, au moment où les études de la rue Marcadet reprennent et celles de la cité-jardins de Gennevilliers deviennent opérationnelles.
Cette concentration de commandes explique que leur activité de reconstruction se limite au seul village d'Attigny (Ardennes), d'autant que leurs aspirations vont bientôt dépasser l'horizon hexagonal. En effet, lorsque Dumail retrouve Hébrard, celui-ci enseigne l'architecture dans le cadre de l'American Expeditionary Forces University, prolongeant son expérience à l'université Cornell-Ithaca entre 1906 et 1911. Leurs deux frères, eux aussi architectes, sont à l'étranger : GabrielDumail, fait prisonnier en 1915, est parti pour la Chine ; quant à ErnestHébrard, Grand Prix de Rome 1904, il a aussi été fait prisonnier avant de se voir confier, en 1918, la reconstruction de Salonique, puis de devenir architecte en chef d'Indochine. Pionnier de l'urbanisme - néologisme de 1910 -, il est membre fondateur de la Société française des architectes urbanistes en 1911, et l'une des premières figures de l'architecture internationale, voire « mondialisée ». Il avait entraîné, peu avant la guerre, son frère et les Dumail dans l'aventure de l'International World Centre : un essai de capitale pour les États-Unis du monde, précurseur de la Société des Nations, dans lequel La Construction moderne voyait en janvier 1914 « une école mondiale de la paix »... arrivée trop tard ! De cette tentation de l'ailleurs, Dumail tire quelques réalisations en Indochine entre 1924 et 1928. Jean Hébrard, lui, s'expatrie en 1925 pour devenir un des théoriciens du City Planning dans les universités de Pennsylvanie puis du Michigan.
Des chantiers d'expérience
Dumail consacrera dès lors l'essentiel de sa carrière à l'OPHBMS, en tant qu'architecte-directeur des cités-jardins de Gennevilliers, du Pré-Saint-Gervais, de Dugny, de l'achèvement de Suresnes, et d'un ensemble HBM pour militaires à Saint-Mandé, immédiatement reconnus pour la qualité de leurs logements et de leur greffe urbaine. Comme pour la cité de la rue Marcadet, il y conçoit « des bâtiments isolés, absolument entourés d'air et de lumière » (7). Ces « chantiers d'expériences », suivant une expression des années 1920 qui deviendra emblématique à la Libération, sont souvent mis en œuvre par des entreprises ayant fourbi leurs premières armes avec les troupes américaines pour des constructions de baraquements préfabriqués. Ils permettront à Dumail de figurer parmi les rares architectes français à avoir édifié plus de 2 000 logements avant la Seconde Guerre, dans lesquels il étrennera les chemins de grue et les principes de coffrage des Trente Glorieuses.On ne peut que faire le lien entre ses aspirations pendant la guerre, sa culture technique, son goût pour la mécanique, et ceux d'autres acteurs de la modernité architecturale. Quelques années avant lui, en 1904, son associé Hébrard brille lui aussi au concours Chenavard, avec pour sujet un Palais de l'automobile. En 1908, le Salon de l'automobile accueille à Paris ses premiers exposants aéronautiques et c'est justement un architecte de la même génération, AndréGranet (1881-1974), futur gendre d'Eiffel, qui contribue l'année suivante à lancer au Grand Palais la première exposition internationale de la locomotion aérienne, ancêtre du salon du Bourget. Plus précisément, le passage de l'observation militaire à l'aviation renvoie à WalterGropius (1883-1969). Comme Dumail ou encore André Lurçat, mais dans le camp d'en face, le fondateur du Bauhaus dessine d'abord ses repérages de ligne de front à pied, avant d'être affecté à l'aviation et d'y connaître une révélation, déterminante pour sa carrière (😎. Cette passion de la photographie aérienne sera partagée par son alter ego français dans l'expérimentation de la préfabrication, Marcel Lods, en pleine résonance avec une attention voulue « scientifique » au territoire et à sa documentation - une des constantes des équipes de l'OPHBMS. Si Lods s'engage comme aviateur en 1939, il est vingt-cinq ans plus tôt affecté comme instructeur d'artillerie. Et il ne lui échappe pas qu'avec presque 900 millions d'obus tirés, son arme représente l'instrument par excellence de l'industrialisation de la guerre. Puis, il suit l'arrivée des troupes américaines et de leurs engins et se passionne pour le développement spectaculaire des industries automobile et aéronautique aux États-Unis. Pays où était née, dès 1908, la fameuse Ford T, premier véhicule de série. Du début des années 1920 jusqu'à la fin de sa carrière, aux côtés de grands ingénieurs, Lods tente d'exporter ce modèle à celui du bâtiment et de ses composants. Ce seront notamment les chantiers de la Cité du Champ des Oiseaux, à Bagneux (1927-1933), et de La Muette, à Drancy (1931-1934). Puis, après guerre, les Grandes Terres de Marly-le-Roi (1952-1960) et surtout la Grand'Mare de Rouen (1960-1977). C'est aussi une myriade de petites réalisations prototypiques, à commencer par l'aéroclub de Buc abordé au moment où Lods obtient son brevet de pilote, en 1932.
Ses chantiers qui se veulent de pur montage, rêvés en gants blanc, ne sont pas dénués d'utopie. Ils participent au sentiment qui sourd au début du XXe siècle, selon lequel l'homme s'apprête à faire quasi corps avec la machine. Charlie Chaplin a génialement montré dans Les Temps modernes en 1936 la part tragique de cette nouvelle condition. Elle apparaît comme un des effets les plus paradoxaux de la guerre, dans laquelle toute une génération a été confrontée aux corps mutilés en masse, soumis aux éléments et à la putréfaction en plein champ, mais aussi possiblement transcendés par la mécanisation et la science. Alfred Jarry en avait eu l'intuition dès 1902 avec Le Surmâle : roman moderne dans lequel il dressait le récit de la course - en forme d'hécatombe - d'un train à vapeur et de cyclistes dopés à la « perpetual-motion food ». Le Corbusier est l'architecte qui, au contact des Planistes et du théoricien eugéniste Alexis Carrel, captera le mieux ce nouveau rapport au corps, avec ses recherches sur l'immeuble-villa puis sur l'« unité d'habitation de grandeur conforme », instruments d'une « fabrique de l'homme nouveau » liant sport, biologie et habitation. Intégré à la fondation Carrel entre 1943 à 1945 (9), Dumail n'échappera pas à ce programme « d'hygiène sociale et de prophylaxie » énoncé par Sellier lui-même au moins dès 1921.Ces proches de Sellier que sont Dumail et Lods ont vu leurs réalisations de l'OPHBMS données en 1935 comme modèles du programme du grand ensemble du futur, dans cette période accidentée où s'élaborait une culture politique de gestion de la croissance des périphéries urbaines. À la Libération, ils affirment ensemble le logement comme la grande « affaire » du XXe siècle dans un livret du comité Henri-Sellier (10). En 1951, ils s'engagent presque simultanément dans les chantiers respectifs des deux SHAPE Villages : Dumail à Saint-Germain-en-Laye, aux côtés de Jean Dubuisson, et Lods à Fontainebleau. Les logements qu'ils bâtissent, chacun à sa façon mais tous deux en un temps record, pour les sous-officiers et officiers du quartier général des forces alliées en Europe, constituent un des moments fondateurs de la politique de construction à venir : les grands ensembles français ne sont décidément pas tombés du ciel avec la croissance et le baby-boom. * Architecte, Hubert Lempereur a consacré de nombreux articles à la généalogie et à l'histoire matérielle et culturelle des premiers grands ensembles français et à la construction de masse. À paraître, Félix Dumail, architecte de la « cité-jardins », aux éditions du patrimoine et La Samaritaine, Paris, aux éditions Picard, ouvrage codirigé avec Jean-François Cabestan. 1. J.-L. Cohen, Architecture en uniforme. Projeter et construire pour la Seconde Guerre mondiale, Hazan/Centre Canadien d'Architecture, 2011. 2. Voir P. Chemetov et B. Marrey, Architectures. Paris 1848-1914, Dunod, 1980. 3. M. Rotival, « Urbanisme des H.B.M. - Formes de la cité », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 4. Leurs archives sont conservées au centre d'archives d'architecture du XXe siècle. La famille Dumail conserve de son côté ses correspondances de guerre. 5. J. Posener, « Historique des H.B.M. - Naissance du problème, premières solutions », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 6. G. Ernest, « Concours pour la construction par la Ville de Paris d'immeubles collectifs à bon marché », L'Architecture, 28 fév. 1914. 7. A. Gaillardin, « Les derniers concours de la Ville de Paris pour la construction d'habitations à bon marché », La Construction moderne, 28 juin 1914. 8. J. Gubler, « L'aérostation, prélude à l'aviation ? Notes sur la découverte architecturale du paysage aérien », Matières, 1998. 9. H. Lempereur, « La fondation Carrel (1941-1945), Le Corbusier et Félix Dumail : portraits d'architectes en bio-sociologues », fabricA, 2009. 10. F. Dumail, P. Grünebaum-Ballin, R. Hummel, M. Lods, P. Pelletier et P. Sirvin, L'affaire du logement social, préface de Léon Blum, Éditions de la Liberté, 1947. TEXTE DU MONITEUR @ les #Constructions #Modernes #BANLIEUE @ l' #Urbanisme & l es #Chantiers d'#ApresGuerre ici #Mémoire2ville le #Logement Collectif* dans tous ses états..#Histoire & #Mémoire de l'#Habitat / Département territoire terroir region ville souvenirs du temps passé d une époque revolue #Archives ANRU / #Rétro #Banlieue / Renouvellement #Urbain / #Urbanisme / #HLM #postwar #postcard #cartepostale twitter.com/Memoire2cite Villes et rénovation urbaine..Tout savoir tout connaitre sur le sujet ici via le PDF de l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT (l'USH)... des textes à savoir, à apprendre, des techniques de demolition jusqu a la securisation..& bien plus encore.. union-habitat.org/.../files/articles/documents/...
www.dailymotion.com/video/xk6xui Quatre murs et un toit 1953 - Le Corbusier, l'architecte du bonheur 1957 conceptions architecturales le modulor, l'architecture de la ville radieuse, Chandigarh, Marseille, Nantes www.dailymotion.com/video/xw8prl Un documentaire consacré aux conceptions architecturales et urbanistiques de Le Corbusier.Exposées par l'architecte lui-même et étayées par des plans, dessins et images de ses réalisations en France et à l'étranger, ces théories témoignent d'une réflexion approfondie et originale sur la ville et sa nécessaire adaptation à la vie moderne, notamment Paris dont l'aménagement révolutionnaire rêvé par Le Corbusier est ici exposé. Un classique du documentaire.Les premiers projets de Le Corbusier resteront à l'état de maquette : le plan de modernisation de la ville d'Alger. Certains seront réalisés par d'autres architectes : ministère de l'éducation à Rio de Janeiro, Palais de l'ONU à New York. Dès l'après-guerre en moins de 10 ans, Le Corbusier réalise de grandes unités d'habitation à Marseille, Nantes une chapelle à Ronchamps, une usine à Saint-Dié, une ville Chandigarh en Inde. Par des schémas, l'architecte présente sa théorie de la "ville radieuse", le modulor clef mathématique de son œuvre ainsi que son projet de réorganisation de la campagne, des cités industrielles et urbaine en un regroupement autour d'un système coopératif. Le film expose les conceptions architecturales de Le Corbusier, dans la ligne des précurseurs de l'architecture moderne comme Claude-Nicolas Ledoux. Paris et le désert français 1957 réalisation : Roger Leenhardt et Sydney Jezequel, résoudre le déséquilibre démographique ville campagne www.dailymotion.com/video/x177lrp Film réalisé par Roger Leenhardt et Sydney Jezequel en 1957, d'après le livre de Jean-François Gravier. Document d'information général proposant les solutions de l'époque pour éviter la désertification des campagnes et la folie concentrationnaire des villes. Dès 1957, la désertification des campagnes prend des proportions tragiques. L'exemple est donné pour le village de Gourdon dans le Quercy.
Quelles évolutions proposer pour éviter l'exode rural et le développement anarchique, qui s'amorce, des villes champignons, construites en plein champ sans urbanisme et sans âme ? Le commentaire propose les solutions de l'époque : modernisation de l'agriculture, adaptation de l'artisanat, implantations d'industries dans les provinces. Gazoducs dans le sud-ouest, barrage en Haute-Savoie, polder en Bretagne semblaient à l'époque pouvoir résoudre le déséquilibre ville campagne. Visages de la France 1957 Production - réalisation Atlantic-Film Marcel de Hubsch www.dailymotion.com/video/x19g59p Le film commence avec des vues de villages et d'architecture traditionnelle du Pays Basque, des Landes, de la Touraine, de la Normandie, de la Bretagne, d'Alsace. La voix off s'interroge : faut il transformer la France en un musée de ses vieilles demeures ? et poursuit : pourquoi des maisons de 10 à 15 mètres de hauteur à Honfleur n'ont elles que 3 à 5 mètres de large ? Le commentaire se pose la question du nombre de maisons individuelles dans les villes qui entrainent l'étalement urbain. Lorsque les villes ont bâtit des immeubles, le commentaire se demande que cachent ces façades ? Des coures étroites que le soleil ne visite jamais, un enchevêtrement inouï de constructions hétéroclites. L'époque de grande prospérité de la troisième république n'a rien su construire de grand poursuit la voix off. Ce document nous propose ensuite une animation de maquette pour l'aménagement d'une friche. Dans un premier temps à la façon d'avant avec la maison individuelle. La voix off s'exclame : ce n'est pas autrement que d'affreuses banlieues naquirent que tant de villes furent à jamais enlaidies, essayons autre chose. L'animation se met à empiler les maisons individuelles et propose des bâtiments collectifs dans des jardins. Le commentaire poursuit : maintenant c'est l'heure de l'urbaniste à lui de répartir les constructions dans la cité. Plusieurs organisation de logements collectifs sont proposées en maquettes. La voix off pointe les défauts d'un urbanisme des grands ensemble trop ennuyeux. Puis une solution émerge de l'animation : pour que la cité vive il faut mettre au place d'honneur école, dispensaire, bibliothèque, salle de réunion, puis viennent les deux pièces maîtresse deux grands immeubles puis les rues se glissent dans la composition et enfin les pelouse et les jardins apparaissent et voila conclue le commentaire. Le film montre ensuite de réalisation de grands ensemble et on entre dans un immeuble au sein d'une famille : air et lumière sont au rendes-vous. On voit des enfants faire du patin à roulette dans le parc de l'immeuble la voix off annonce : finit l'individualisme renfrogné de l'échoppe d'antan : la cité tout entière est un jardin, les jeux d'enfants se mêlent aux fleurs. Le film se termine sur des vues de réalisation de grands ensemble sur toute la France (vue entre autre de la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille). Production Films Caravelle MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) Scenario et réalisation : Pierre JaLLAUDSur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije , www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS
Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal.
L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.
@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.
Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.
Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.
Définition
Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.
On peut toutefois en distinguer deux :
• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».
• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».
Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.
Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.
Histoire
La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.
Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstructi
From left to right:
Carlos Alberto Játiva, Chair of the Permanent Council and Permanent Representative of Ecuador to the OAS
Diana Salazar, Director General of the Economic and Financial Analysis Unit of Ecuador
Date: December 12, 2018
Place: Washington DC
Credit: Juan Manuel Herrera/OAS
Prague Castle (Pražský hrad)
For more than a thousand years, has the Prague Castle been an important symbol of the Czech state. Founded in the 9th century, it became the permanent seat of the Czech rulers and, most recently, also of the Presidents. One of the largest castle complexes in the world consists of palaces, offices, churches and fortification buildings, gardens and picturesque corners. The castle covers an area of 45 hectares. The unique view to the Prague Castle is one of the most amazing panorama views in the world.
Prague Castle is the most important folk-cultural and historical monument, and is the symbol of the more than one thousand years of development of the Czech and all-Czech states. It is a monumental symbol of the palace, church, fortification, official and residential buildings which represent very valuable monuments, included in all style epochs. It covers an area of 45 hectares, was the seat of the Bohemian princes, kings and emperors, and since the Republic was founded in 1918, it was also the residence of the presidents. Since 1962, the Prague Castle has been known for its archaeological discoveries.
History
The initial phases of the Prague Castle are connected with the first historically documented Přemyslid Bořivoj (Bořivoj I (Czech pronunciation: [ˈbɔr̝ɪvɔj], Latin: Borzivogius, c. 852 – c. 889) was the first historically documented Duke of Bohemia from about 870 and progenitor of the Přemyslid dynasty.] The Duchy of Bohemia was at those times subordinated to Great Moravia.). This one transferred in the 80s of the 9th century his original seat from Levý Hradec to the place where on the raised spot above the river Vltava/Moldau already existed a Slavic castle and was very well situated.
The first princely palace apparently only consisted of wood. The first stone building and the oldest Christian sanctuary was the Virgin Mary Church. Its remains have been found between the Second Courtyard and the Bastion garden (original name of the garden: Na Baště). This Bořivoj church was soon reconstructed by the prince Spytihněv I, who was buried here in 915. The second church in the castle was the St. George Basilica founded by Prince Vratislaus I. The next Přemyslide, Prince Wenceslas (Saint), the third sanctuary - the St Veit Rotunda - in the twenties of the 10th century nearby had built which in the 11th century by Prince Spytihnev II was transformed into a huge basilica.
In 973, when the bishopric was established in Prague, the castle was not only the seat of the head of state, but also the seat of the Prague bishop, the highest representative of the church. At the same time arose the first monastery in Bohemia at St. George's basilica.
In the 10th century the castle occupied an area of about 6 ha. In the Romanesque epoch the former fortress, especially after the year 1135 thanks to Soběslaus I, as the stony princely palace and the new masonry fortified with some towers were erected, was turned into a fortified medieval castle. Of the towers is the eastern blacktower best preserved.
Very significantly the Gothic period in the appearance of Prague Castle intervened, most of all Charles IV (1346 - 1378), who, with his father, John of Luxemburg (1310 - 1346), obtained from the pope the promotion of the Prague bishopric to the archbishopric and laid the foundations for the construction of St. Vitus Cathedral. Under Charles IV, the castle for the first time was turned into the imperial residence. Charles IV the defense of the Prague Castle had consolidated, the Royal Palace with the Chapel of All Saints he rebuilt generously. The roofs he had covered with gilded plates, which were the foundation for the binding of words "Golden Prague". Since 1382, Bohemian rulers ceased to occupy the Prague Castle for more than 100 years. The royal court was moved to the place of today's Community hall and back to the Prague castle it came only in 1483 under Wladislaus from the Jagiellonian dynasty.
Although the ruler already in 1490 moved to Ofen (Buda), he had the Prague castle renovated in the late Gothic style under the supervision of Benedikt Ried. He was the master builder of the magnificent Vladislav Hall, the largest secular vaulted room of the then Europe, with which the first Renaissance signs came to Prague. He carried out major construction works, including the construction of a new masonry, the defensive towers and the expansion of the Royal Palace. At his time, the Gothic died away and a new architectural style, the Renaissance, gradually prevailed.
The direct influence of the Italian art on the new style was most frequently observed in Prague under the reign of Ferdinand I (von Habsburg) and after his departure from Prague under the influence of the governor Ferdinand of Tyrol. At that time, the medieval castle was converted into a comfortable Renaissance castle with gardens. The typical Italian architecture of the Royal Pleasure palace arose in the northern King's garden.
For a large building activity in 1541 contributed a fire devastating the castle objects as well as the surrounding area quite a lot. Within the framework of the restoration, both the housing estates and the church buildings were rebuilt. Under the reign of the first Habsburgs, nobility palaces were added to the castle grounds (for example, the Pernstein Palace - later Lobkowicz Palace, Rosenberg Palace and others). Horse stable buildings were built in the north-west.
Under the reign of the Emperor Rudolph II (1576 - 1611), the Renaissance and Mannerism transformation of the castle, which for the second time became the center of the empire, and especially the center of European culture and science, reached its peak. On the second courtyard, new rooms were built for the collections of Rudolph - the new (now Spanish) hall and the Rudolph gallery. Also arose the connection tract between the northwestern and the southwestern part of the castle. Just here the famous Kunstkammer (Art chamber) and other rooms for Rudolph's collective activities were located. Additionally further horse stable properties were built for his rare Spanish horses. During the Rudolph times also the foundation stone of the famous Golden Alley was laid. Laboratories of the Rudolph-Alchymists were supposed to have been in the Powder tower above the Hirschgraben (Deer's ditch). The castle suffered again considerable damages when it was occupied by the Saxon army in 1631 and by the Swedes in 1648 not only was occupied but also plundered. After the Thirty Years' War, the Habsburgs did not care too much about the Prague royal seat.
Only Maria Theresia carried out an extensive reconstruction of the Prague Castle from 1755 - 1775 into a representative castle complex. The reason for the massive construction action were war damages, caused by the intense bombing of the castle during war conflicts at the beginning of her reign. The reconstruction was designed by the Viennese architect Nicolo Pacassi, who also planned the first courtyard with the monumental entrance gate. From the time of the Theresian reconstruction stems also the chapel of the Holy Cross on the 2nd castle forecourt and other buildings, especially the noblewomen institute. The south wing he imprinted the uniform monumental late Baroque facade of a representative seat. His plans influenced by Viennese Rococo and French Classicism the builders Anselmo Lurago, Anton Kunz and Anton Haffenecker brought into life.
In the 19th century, the castle fell into ruin, in several objects after the Josephine reforms the army settled. In connection with the stay of Ferdinand I the Good in the castle after his abdication in 1848 and further in connection with the preparation for the coronation of Franz Joseph I in the sixties it came to building modifications of several objects. After 1859, when the community for the completion of St Veit cathedral emerged, began first the repair, and then, under the influence of the architect Joseph Mocker, the work on the actual completion of St Veit's cathedral was started, completed in 1929.
In the years 1920 - 35, carried out extensive regulations of the Prague Castle as the seat of the Czechoslovak President the great Slovenian architect Josip Plečnik, who masterfully combined the valuable historical space with modern civilization claims. His modifications mainly concerned the 1st and 3rd court, the southern gardens of the castle, the fourth forecourt with the Bastion garden as well as numerous interiors. He created e.g. the pillared hall, private rooms of the presidential residence, including the Masaryk workroom. His pupil, Otto Rothmayer, brought to an end the incomplete solutions of some castle interior spaces after the Second World War in comparable quality.
In 1936, Pavel Janák and after him, in 1959, Jaroslav Fragner became castle architect.
After the year of change of 1989, the Prague Castle was opened to the public in many places. During the term of President Havel, at the castle it came to modulations of the interiors and to the expansion of two new entrances into the second courtyard after the project of the creator and designer Bořek Šípek. The puncture through the rampart of the Powder bridge in Hirschgraben was rewarded with a significant prize (Arch. Josef Pleskot). Also interesting is the modern greenhouse of the world-famous architect Eva Jiřičná. The Georgian Square (Jiřské náměstí) was re-paved and modulated. The Mosaic of the Last Judgment was renovated in collaboration with the specialists from the Getti Institute. In 1990, the Prague Castle was solemnly illuminated and this situation lasts from dusk to midnight until today. In the main tourist season, the lighting time even lasts an hour longer until 1 o'clock. The tradition of electric lighting, but on a much smaller scale, began in 1928, when the lamps were installed for the 10th anniversary of the elevation to a Republic. A little bit the present daylight resembles of those from the end of the sixties, but today it is much more detailed and in communist times it was only switched on at solemn occasions. At that time, illuminative days were state holidays or significant day of republic, which, however, did not lack recognition from the communist point of view.
In recent years the reconstruction and renovation work has been developed in many buildings of the castle and a considerable attention has been devoted to the archaeological investigation, which has been going on since 1925 and has brought many insights into the history of the castle. The investigation as well as the renovation of the individual rooms and objects is motivated by the idea of invigorating them as much as possible by making them accessible to the public.
Prager Burg (Pražský hrad)
Die Prager Burg ist seit über tausend Jahren ein bedeutendes Symbol des tschechischen Staates. Gegründet im 9. Jahrhundert wurde sie zum ständigen Sitz der tschechischen Herrscher und zuletzt auch der Präsidenten. Einer der größten Burgkomplexe weltweit setzt sich aus Palästen, Amts-, Kirchen- und Fortifikationsgebäuden, aus Gärten und malerischen Ecken zusammen. Die Burg erstreckt sich auf einer Fläche von 45 Hektar. Der alleinige Blick auf die Prager Burg stellt einen der überwältigendsten Panoramablicke der Welt dar.
Die Prager Burg ist das bedeutendste Volkskultur- und Historiedenkmal, sie ist das Symbol der mehr als eintausendjährigen Entwicklung des böhmischen sowie gesamttschechischen Staats. Es ist ein monumentales Symbol der Palast-, Kirchen-, Fortifikations-, Amts- und Wohngebäude, die sehr wertvolle Denkmäler darstellen, einbezogen auf alle Stilepochen. Sie erstreckt sich auf einer Fläche von 45 ha, war der Sitz der böhmischen Fürsten, Könige und Kaiser und seit der Republikentstehung im Jahre 1918 war sie auch die Residenz der Präsidenten. Seit 1962 steht die Prager Burg mit ihren archäologischen Funden als bekanntester.
Geschichte
Die Anfangszeiten der Prager Burg sind mit dem ersten historisch belegten Přemysliden Bořivoj verbunden. Dieser übertrug in den 80er Jahren des 9. Jahrhunderts seinen ursprünglichen Sitz von Levý Hradec an den Ort, wo auf der erhabenen Stelle über der Moldau eine slawische Burgstätte bereits bestand und sehr gut gelegen war.
Der erste Fürstenpalast bestand offenbar aus Holz. Der erste Steinbau und das älteste christliche Heiligtum war die Jungfrau Maria Kirche. Ihre Reste wurden zwischen dem II. Vorhof und dem Basteigarten (Originalname des Gartens: Na Baště) gefunden. Diese Bořivoj-Kirche wurde durch den hier im Jahre 915 beigesetzten Fürsten Spytihněv I. bald umgebaut. Die zweite Kirche im Burgraum war die vom Fürsten Vratislaus I. gegründete St. Georg Basilika. Der nächste Přemyslide, der Fürst Wenzel (der Heilige), ließ in der Nähe in den 20er Jahren des 10. Jahrhunderts das dritte Heiligtum - die St. Veit Rotunde - bauen, die im 11. Jahrhundert vom Fürsten Spytihněv II. zu einer gewaltigen Basilika umgebaut wurde.
Im Jahre 973, als in Prag das Bistum gegründet wurde, war die Burg nicht nur der Sitz des Staatsoberhaupts, sondern auch der Sitz des Prager Bischofs, des höchsten Repräsentanten der Kirche. Zu demselben Zeitpunkt entstand an der St. Georg Basilika das erste Kloster in Böhmen.
Im 10. Jahrhundert nahm die Burg eine Fläche von ca. 6 ha in Anspruch. In der romanischen Epoche wurde die einstige Burgstätte, insbesondere nach dem Jahr 1135 dank Soběslaus I., als der steinige Fürstenpalast und das neue mit einigen Türmen verstärkte Mauerwerk aufgebaut wurden, zu einer festen mittelalterlichen Burg umgebaut. Von den Türmen ist der östliche Schwarzturm am besten erhalten.
Sehr bedeutend griff ins Aussehen der Prager Burg die Gotikzeit ein, insbesondere Karl IV. (1346 - 1378), der mit seinem Vater Johann von Luxemburg (1310 - 1346) vom Papst die Beförderung des Prager Bistums zum Erzbistum erwirkte und den Grundstein für den Bau der St. Veit Kathedrale legte. Unter Karl IV. wurde die Burg zum ersten Mal zur Kaiserlichen Residenz. Karl IV. ließ die Verschanzung der Prager Burg festigen, den Königspalast mit der Kapelle Aller Heiligen baute er großzügig um. Die Dächer ließ er mit vergoldeten Blechen decken, die das Fundament für die Wörterbindung „Goldenes Prag“ darstellten. Seit 1382 hörten böhmische Herrscher auf, die Prager Burg für mehr als 100 Jahre zu bewohnen. Der Königshof wurde an den Ort des heutigen Gemeindehauses umgezogen und zurück auf die Prager Burg kehrte er erst im Jahre 1483 unter Wladislaus aus der Jagiellonen-Dynastie.
Obwohl der Herrscher bereits 1490 nach Ofen (Buda) umsiedelte, ließ er die Prager Burg im spätgotischen Stil unter der Bauleitung von Benedikt Ried umbauen. Er war der Baumeister des großartigen Wladislaus-Saals, des größten weltlichen gewölbten Raums des damaligen Europas, mit dem die ersten Renaissancezeichen nach Prag kamen. Er führte großartige Bauregelungen einschließlich des Ausbaus eines neuen Mauerwerks, der Wehrtürme und der Erweiterung des Königspalastes durch. Zu seiner Zeit klang die Gotik aus und es setzte sich allmählich ein neuer Baustil durch, die Renaissance.
Der direkte Einfluss der italienischen Kunst des neuen Stils wurde in Prag unter der Regierung von Ferdinand I. (von Habsburg) und nach seinem Weggang von Prag unter der Wirkung des Statthalters Ferdinand von Tirol am meisten beobachtet. Damals wurde die mittelalterliche Burg in ein bequemes Renaissanceschloss mit Gärten umgewandelt. Im nördlichen Königsgarten entstand die typisch italienische Architektur des Königlichen Lustschlosses.
Zu einer großen Bauaktivität trug im Jahre 1541 ein Brand bei, der die Burgobjekte sowie die Umgebung ziemlich viel kaputt machte. Im Rahmen der Wiederherstellung wurden sowohl die Wohnräume als auch die Kirchenobjekte umgebaut. Unter der Regierung der ersten Habsburger kamen ins Burggelände auch Adelspaläste dazu (zum Beispiel der Pernstein-Palast - später Lobkowicz-Palast, Rosenberg-Palast und weitere). Im Nordwesten wurden Pferdestallgebäude erbaut.
Unter der Regierung des Kaisers Rudolph II. (1576 - 1611) erreichte der Renaissance- und Manierismusumbau der Burg, die zum zweiten Mal zum Zentrum des Reiches und insbesondere zum Zentrum der europäischen Kultur und Wissenschaft wurde, seinen Gipfel. Auf dem II. Vorhof wurden neue Räume für die Sammlungen Rudolphs erbaut - der Neue (heute Spanische) Saal und die Rudolph-Galerie. Es entstand auch der Verbindungstrakt zwischen dem Nordwest- und dem Südwestteil der Burg. Eben hier befanden sich die berühmte Kunstkammer und weitere Räume für die Sammeltätigkeit Rudolphs. Es wurden auch weitere Pferdestallobjekte für seine seltenen spanischen Pferde aufgebaut. Während der Rudolph-Zeiten wurde auch der Grundstein der berühmten Goldenen Gasse gelegt. Laboratorien der Rudolph-Alchymisten sollen im Pulverturm über dem Hirschgraben gewesen sein. Die Burg erlitt erneut erhebliche Schäden, als sie 1631 vom sächsischen Heer und 1648 von den Schweden besetzt und ausgeplündert wurde. Nach dem Dreißigjährigen Krieg kümmerten sich die Habsburger um den Prager königlichen Sitz nicht allzu sehr.
Erst Maria Theresia führte in den Jahren 1755 - 1775 einen umfangreichen Umbau der Prager Burg zu einem repräsentativen Schlosskomplex durch. Der Grund für die massive Bauaktion waren Kriegsschäden, verursacht durch die intensive Bombardierung der Burg bei Kriegskonflikten zu Beginn ihrer Regierung. Den Umbau entwarf der Wiener Architekt Nicolo Pacassi, der auch den I. Vorhof mit dem monumentalen Eingangstor projektierte. Aus der Zeit des theresianischen Umbaus stammt auch die Kapelle des Heiligen Kreuzes auf dem II. Burgvorhof und weitere Gebäude, insbesondere die Edeldamenanstalt. Dem Südflügel prägte er die einheitliche monumentale Spätbarockfassade eines Repräsentationssitzes ein. Seine durch das Wiener Rokoko und den französischen Klassizismus beeinflussten Pläne brachten die Baumeister Anselmo Lurago, Anton Kunz und Anton Haffenecker zustande.
Im 19. Jahrhundert verfiel die Burg, in mehreren Objekten ließ sich nach den josephinischen Reformen das Heer nieder. Zu Bauregelungen einiger Objekte kam es im Zusammenhang mit dem Aufenthalt von Ferdinand I. dem Guten auf der Burg nach seiner Abdikation im Jahre 1848 und weiter im Zusammenhang mit der Vorbereitung auf die vorgesehene Krönung von Franz Joseph I. in den 60er Jahren. Nach 1859, als die Gemeinde für die Fertigstellung der St. Veit Kathedrale entstand, begann zuerst die Reparatur und anschließend unter der Wirkung des Architekten Joseph Mocker wurde die Arbeit an der eigentlichen Fertigstellung der St. Veit Kathedrale aufgenommen, abgeschlossen im Jahre 1929.
In den Jahren 1920 - 35 führte ausgedehnte Regelungen der Prager Burg als des Sitzes des tschechoslowakischen Präsidenten der bedeutende slowenische Architekt Josip Plečnik durch, der den wertvollen historischen Raum mit modernen Zivilisationsansprüchen meisterlich zusammenfügte. Seine Regelungen betrafen vor allem den 1. und 3. Vorhof, die Südgärten der Burg, den 4. Vorhof mit dem Basteigarten sowie zahlreiche Innenräume. Er schuf z.B. die Säulenhalle, Privaträume der Präsidentenwohnung einschließlich des Arbeitszimmers Masaryks. Sein Schüler Otto Rothmayer brachte die unvollendeten Lösungen einiger Burginnenräume nach dem 2. Weltkrieg in vergleichbarer Qualität zu Ende.
Im Jahre 1936 ist Pavel Janák und nach ihm seit 1959 Jaroslav Fragner Burgarchitekt geworden.
Nach dem Wendejahr 1989 wurde die Prager Burg an vielen Stellen für die Öffentlichkeit geöffnet. Während der Amtszeit des Präsidenten Havel kam es auf der Burg zu Regelungen der Innenräume und zum Ausbau zweier neuer Eingänge in den 2. Vorhof nach dem Projekt des Bildners und Designers Bořek Šípek. Mit einem bedeutenden Preis wurde der Durchstich durch den Wall der Pulverbrücke im Hirschgraben belohnt (Arch. Josef Pleskot). Interessant ist auch das moderne Gewächshaus der weltberühmten Architektin Eva Jiřičná. Der Georg-Platz (Jiřské náměstí) wurde neu bepflastert und geregelt. In Zusammenarbeit mit den Fachleuten aus dem Getti-Institut wurde die Mosaik „des Letzten Gerichts“ renoviert. Im Jahre 1990 wurde die Prager Burg feierlich beleuchtet und dieser Zustand dauert von der Dämmerung bis zur Mitternacht bis heute. In der touristischen Hauptsaison dauert die Beleuchtungszeit sogar eine Stunde länger, bis 1 Uhr. Die Tradition der elektrischen Beleuchtung, jedoch im viel kleineren Umfang, begann im Jahre 1928, als die Lampen zum 10. Jubiläum der Republikentstehung installiert wurden. Ein wenig ähnelte die heutige feierliche Beleuchtung jener aus dem Ende der 60er Jahren, heute ist sie allerdings viel detaillierter und in den Kommunistenzeiten wurde sie nur bei feierlichen Gelegenheiten angemacht. Beleuchtungswürdige Tage waren damals Staatsfeiertage oder bedeutende Republiktage, denen allerdings aus der kommunistischen Sicht die Anerkennung nicht fehlte.
In den letzten Jahren entwickelte sich die Umbau- bzw. Renovierungstätigkeit in vielen Objekten der Burg und eine erhebliche Aufmerksamkeit wurde der archäologischen Untersuchung gewidmet, die bereits seit 1925 läuft und viele Erkenntnisse über die Burggeschichte brachte. Die Untersuchung sowie die Renovierung der einzelnen Räume und Objekte ist von der Idee motiviert, sie dadurch, dass sie der Öffentlichkeit zugänglich gemacht werden, möglichst viel zu beleben.
In spring of 2007, the Albertina also received the previously based in Salzburg "Batliner Collection" as unrestricted permanent loan. The collection of Rita and Herbert Batliner includes important works by modern masters, from French impressionism to German expressionism of the "Blue Rider" and the "bridge" to works of the Fauvist or the Russian avant-garde from Chagall to Malevich.
de.wikipedia.org / wiki / Albertina_ (Vienna)
The Albertina
The architectural history of the Palais
(Pictures you can see by clicking on the link at the end of page!)
Image: The oldest photographic view of the newly designed Palais Archduke Albrecht, 1869
"It is my will that the expansion of the inner city of Vienna with regard to a suitable connection of the same with the suburbs as soon as possible is tackled and at this on Regulirung (regulation) and beautifying of my Residence and Imperial Capital is taken into account. To this end I grant the withdrawal of the ramparts and fortifications of the inner city and the trenches around the same".
This decree of Emperor Franz Joseph I, published on 25 December 1857 in the Wiener Zeitung, formed the basis for the largest the surface concerning and architecturally most significant transformation of the Viennese cityscape. Involving several renowned domestic and foreign architects a "master plan" took form, which included the construction of a boulevard instead of the ramparts between the inner city and its radially upstream suburbs. In the 50-years during implementation phase, an impressive architectural ensemble developed, consisting of imperial and private representational buildings, public administration and cultural buildings, churches and barracks, marking the era under the term "ring-street style". Already in the first year tithe decided a senior member of the Austrian imperial family to decorate the facades of his palace according to the new design principles, and thus certified the aristocratic claim that this also "historicism" said style on the part of the imperial house was attributed.
Image: The Old Albertina after 1920
It was the palace of Archduke Albrecht (1817-1895), the Senior of the Habsburg Family Council, who as Field Marshal held the overall command over the Austro-Hungarian army. The building was incorporated into the imperial residence of the Hofburg complex, forming the south-west corner and extending eleven meters above street level on the so-called Augustinerbastei.
The close proximity of the palace to the imperial residence corresponded not only with Emperor Franz Joseph I and Archduke Albert with a close familial relationship between the owner of the palace and the monarch. Even the former inhabitants were always in close relationship to the imperial family, whether by birth or marriage. An exception here again proves the rule: Don Emanuel Teles da Silva Conde Tarouca (1696-1771), for which Maria Theresa in 1744 the palace had built, was just a close friend and advisor of the monarch. Silva Tarouca underpins the rule with a second exception, because he belonged to the administrative services as Generalhofbaudirektor (general court architect) and President of the Austrian-Dutch administration, while all other him subsequent owners were highest ranking military.
In the annals of Austrian history, especially those of military history, they either went into as commander of the Imperial Army, or the Austrian, later kk Army. In chronological order, this applies to Duke Carl Alexander of Lorraine, the brother-of-law of Maria Theresa, as Imperial Marshal, her son-in-law Duke Albert of Saxe-Teschen, also field marshal, whos adopted son, Archduke Charles of Austria, the last imperial field marshal and only Generalissimo of Austria, his son Archduke Albrecht of Austria as Feldmarschalil and army Supreme commander, and most recently his nephew Archduke Friedrich of Austria, who held as field marshal from 1914 to 1916 the command of the Austro-Hungarian troops. Despite their military profession, all five generals conceived themselves as patrons of the arts and promoted large sums of money to build large collections, the construction of magnificent buildings and cultural life. Charles Alexander of Lorraine promoted as governor of the Austrian Netherlands from 1741 to 1780 the Academy of Fine Arts, the Théâtre de Ja Monnaie and the companies Bourgeois Concert and Concert Noble, he founded the Academie royale et imperial des Sciences et des Lettres, opened the Bibliotheque Royal for the population and supported artistic talents with high scholarships. World fame got his porcelain collection, which however had to be sold by Emperor Joseph II to pay off his debts. Duke Albert began in 1776 according to the concept of conte Durazzo to set up an encyclopedic collection of prints, which forms the core of the world-famous "Albertina" today.
Image : Duke Albert and Archduchess Marie Christine show in family cercle the from Italy brought along art, 1776. Frederick Henry Füger.
1816 declared to Fideikommiss and thus in future indivisible, inalienable and inseparable, the collection 1822 passed into the possession of Archduke Carl, who, like his descendants, it broadened. Under him, the collection was introduced together with the sumptuously equipped palace on the Augustinerbastei in the so-called "Carl Ludwig'schen fideicommissum in 1826, by which the building and the in it kept collection fused into an indissoluble unity. At this time had from the Palais Tarouca by structural expansion or acquisition a veritable Residenz palace evolved. Duke Albert of Saxe-Teschen was first in 1800 the third floor of the adjacent Augustinian convent wing adapted to house his collection and he had after 1802 by his Belgian architect Louis de Montoyer at the suburban side built a magnificent extension, called the wing of staterooms, it was equipped in the style of Louis XVI. Only two decades later, Archduke Carl the entire palace newly set up. According to scetches of the architect Joseph Kornhäusel the 1822-1825 retreaded premises presented themselves in the Empire style. The interior of the palace testified from now in an impressive way the high rank and the prominent position of its owner. Under Archduke Albrecht the outer appearance also should meet the requirements. He had the facade of the palace in the style of historicism orchestrated and added to the Palais front against the suburbs an offshore covered access. Inside, he limited himself, apart from the redesign of the Rococo room in the manner of the second Blondel style, to the retention of the paternal stock. Archduke Friedrich's plans for an expansion of the palace were omitted, however, because of the outbreak of the First World War so that his contribution to the state rooms, especially, consists in the layout of the Spanish apartment, which he in 1895 for his sister, the Queen of Spain Maria Christina, had set up as a permanent residence.
Picture: The "audience room" after the restoration: Picture: The "balcony room" around 1990
The era of stately representation with handing down their cultural values found its most obvious visualization inside the palace through the design and features of the staterooms. On one hand, by the use of the finest materials and the purchase of masterfully manufactured pieces of equipment, such as on the other hand by the permanent reuse of older equipment parts. This period lasted until 1919, when Archduke Friedrich was expropriated by the newly founded Republic of Austria. With the republicanization of the collection and the building first of all finished the tradition that the owner's name was synonymous with the building name:
After Palais Tarouca or tarokkisches house it was called Lorraine House, afterwards Duke Albert Palais and Palais Archduke Carl. Due to the new construction of an adjacently located administration building it received in 1865 the prefix "Upper" and was referred to as Upper Palais Archduke Albrecht and Upper Palais Archduke Frederick. For the state a special reference to the Habsburg past was certainly politically no longer opportune, which is why was decided to name the building according to the in it kept collection "Albertina".
Picture: The "Wedgwood Cabinet" after the restoration: Picture: the "Wedgwood Cabinet" in the Palais Archduke Friedrich, 1905
This name derives from the term "La Collection Albertina" which had been used by the gallery Inspector Maurice von Thausing in 1870 in the Gazette des Beaux-Arts for the former graphics collection of Duke Albert. For this reason, it was the first time since the foundation of the palace that the name of the collection had become synonymous with the room shell. Room shell, hence, because the Republic of Austria Archduke Friedrich had allowed to take along all the movable goods from the palace in his Hungarian exile: crystal chandeliers, curtains and carpets as well as sculptures, vases and clocks. Particularly stressed should be the exquisite furniture, which stems of three facilities phases: the Louis XVI furnitures of Duke Albert, which had been manufactured on the basis of fraternal relations between his wife Archduchess Marie Christine and the French Queen Marie Antoinette after 1780 in the French Hofmanufakturen, also the on behalf of Archduke Charles 1822-1825 in the Vienna Porcelain Manufactory by Joseph Danhauser produced Empire furnitures and thirdly additions of the same style of Archduke Friedrich, which this about 1900 at Portois & Ffix as well as at Friedrich Otto Schmidt had commissioned.
The "swept clean" building got due to the strained financial situation after the First World War initially only a makeshift facility. However, since until 1999 no revision of the emergency equipment took place, but differently designed, primarily the utilitarianism committed office furnitures complementarily had been added, the equipment of the former state rooms presented itself at the end of the 20th century as an inhomogeneous administrative mingle-mangle of insignificant parts, where, however, dwelt a certain quaint charm. From the magnificent state rooms had evolved depots, storage rooms, a library, a study hall and several officed.
Image: The Albertina Graphic Arts Collection and the Philipphof after the American bombing of 12 März 1945.
Image: The palace after the demolition of the entrance facade, 1948-52
Worse it hit the outer appearance of the palace, because in times of continued anti-Habsburg sentiment after the Second World War and inspired by an intolerant destruction will, it came by pickaxe to a ministerial erasure of history. In contrast to the graphic collection possessed the richly decorated facades with the conspicuous insignia of the former owner an object-immanent reference to the Habsburg past and thus exhibited the monarchial traditions and values of the era of Francis Joseph significantly. As part of the remedial measures after a bomb damage, in 1948 the aristocratic, by Archduke Albert initiated, historicist facade structuring along with all decorations was cut off, many facade figures demolished and the Hapsburg crest emblems plunged to the ground. Since in addition the old ramp also had been cancelled and the main entrance of the bastion level had been moved down to the second basement storey at street level, ended the presence of the old Archduke's palace after more than 200 years. At the reopening of the "Albertina Graphic Collection" in 1952, the former Hapsburg Palais of splendour presented itself as one of his identity robbed, formally trivial, soulless room shell, whose successful republicanization an oversized and also unproportional eagle above the new main entrance to the Augustinian road symbolized. The emocratic throw of monuments had wiped out the Hapsburg palace from the urban appeareance, whereby in the perception only existed a nondescript, nameless and ahistorical building that henceforth served the lodging and presentation of world-famous graphic collection of the Albertina. The condition was not changed by the decision to the refurbishment because there were only planned collection specific extensions, but no restoration of the palace.
Image: The palace after the Second World War with simplified facades, the rudiment of the Danubiusbrunnens (well) and the new staircase up to the Augustinerbastei
This paradigm shift corresponded to a blatant reversal of the historical circumstances, as the travel guides and travel books for kk Residence and imperial capital of Vienna dedicated itself primarily with the magnificent, aristocratic palace on the Augustinerbastei with the sumptuously fitted out reception rooms and mentioned the collection kept there - if at all - only in passing. Only with the repositioning of the Albertina in 2000 under the direction of Klaus Albrecht Schröder, the palace was within the meaning and in fulfillment of the Fideikommiss of Archduke Charles in 1826 again met with the high regard, from which could result a further inseparable bond between the magnificent mansions and the world-famous collection. In view of the knowing about politically motivated errors and omissions of the past, the facades should get back their noble, historicist designing, the staterooms regain their glamorous, prestigious appearance and culturally unique equippment be repurchased. From this presumption, eventually grew the full commitment to revise the history of redemption and the return of the stately palace in the public consciousness.
Image: The restored suburb facade of the Palais Albertina suburb
The smoothed palace facades were returned to their original condition and present themselves today - with the exception of the not anymore reconstructed Attica figures - again with the historicist decoration and layout elements that Archduke Albrecht had given after the razing of the Augustinerbastei in 1865 in order. The neoclassical interiors, today called after the former inhabitants "Habsburg Staterooms", receiving a meticulous and detailed restoration taking place at the premises of originality and authenticity, got back their venerable and sumptuous appearance. From the world wide scattered historical pieces of equipment have been bought back 70 properties or could be returned through permanent loan to its original location, by which to the visitors is made experiencable again that atmosphere in 1919 the state rooms of the last Habsburg owner Archduke Frederick had owned. The for the first time in 80 years public accessible "Habsburg State Rooms" at the Palais Albertina enable now again as eloquent testimony to our Habsburg past and as a unique cultural heritage fundamental and essential insights into the Austrian cultural history. With the relocation of the main entrance to the level of the Augustinerbastei the recollection to this so valuable Austrian Cultural Heritage formally and functionally came to completion. The vision of the restoration and recovery of the grand palace was a pillar on which the new Albertina should arise again, the other embody the four large newly built exhibition halls, which allow for the first time in the history of the Albertina, to exhibit the collection throughout its encyclopedic breadh under optimal conservation conditions.
Image: The new entrance area of the Albertina
64 meter long shed roof. Hans Hollein.
The palace presents itself now in its appearance in the historicist style of the Ringstrassenära, almost as if nothing had happened in the meantime. But will the wheel of time should not, cannot and must not be turned back, so that the double standards of the "Albertina Palace" said museum - on the one hand Habsburg grandeur palaces and other modern museum for the arts of graphics - should be symbolized by a modern character: The in 2003 by Hans Hollein designed far into the Albertina square cantilevering, elegant floating flying roof. 64 meters long, it symbolizes in the form of a dynamic wedge the accelerated urban spatial connectivity and public access to the palace. It advertises the major changes in the interior as well as the huge underground extensions of the repositioned "Albertina".
Christian Benedictine
Art historian with research interests History of Architecture, building industry of the Hapsburgs, Hofburg and Zeremonialwissenschaft (ceremonial sciences). Since 1990 he works in the architecture collection of the Albertina. Since 2000 he supervises as director of the newly founded department "Staterooms" the restoration and furnishing of the state rooms and the restoration of the facades and explores the history of the palace and its inhabitants.
Why is that this permanent pictures's painted
in my head
of black raindrops
of an empty road
of a lonely side street
of a black leather coat
and you?
Those drops fall
so real like I soaked in the same rain before
but I didn't
There,
I see you walk away again
exchanging good-byes
like a cent for an eternity of remorse
You run slowly through the puddles
You must not go
This musn't be so
but you are slowly devoured
by distance
and the forest of raindrops
I chase you
and you turn on to me
Your face dripping
with water and melancholy
I'd do what I have to
and I hear myself throwing words into the air
hoping that they'd land somewhere in your
heart
We'll stand in this rain together
oblivious of weather
as I try to wrap 11 years into a box
and place it in your soaking hands
I'd do what I have to
And I'll forgive this drenched night
Then we hold on to each other
such a strangely familiar sight
when we couldn't tell the rain from our tears
when we couldn't tell our tears from each
other
I've never stood there
but I remember when time stopped
and we stood still forever
I remember every drop
the night it rained forever
23 April 2021, Rome, Italy - FAO Director-General Qu Dongyu virtual meeting with H.E. Victor L. Vasiliev, Permanent Representative of the Russian Federation.
Second day of acclimatization above Djilisu (2450m) on the West flank of Mount Elbruz.
We climbed Elbruz from the North side.
Elbruz with 5642m is the Hightest point of Europe, and is consequently part of the 7Summits challenge.
Caucasus, Russia.
Une jolie visite, dimanche, dans le bassin Vauban : celle du trois-mâts carré danois « Georg Stage », construit en 1935, et mesurant 51 m de long sur 8,50 m de large.
Le Georg Stage II est un trois-mâts carré, à coque acier, construit en 1934-35 pour remplacer le Georg Stage I devenu le Joseph Conrad.
Le Georg Stage II fut construit en 1934 à Frederikshavn en 5 mois. Ce navire-école est un trois-mâts carré mené par un équipage permanent de 10 à 15 marins pour la formation de cadets de la marine marchande.
Il appartient à une organisation indépendante, la Georg Stage Memorial Foundation dont l'objet est : « de donner aux jeunes gens qui souhaitent naviguer leur première initiation à la pratique maritime sur un grand-voilier spécifique ».
Depuis 1981, les filles sont admises au même titre que les garçons. Après cinq mois de mer, les stagiaires peuvent immédiatement prétendre à un poste dans la marine marchande.
L'histoire du Georg Stage remonte à plus de 100 ans. Le premier du nom, un trois-mâts carré légèrement plus petit, fut lancé en 1882 à Copenhague. Le 25 mai de la même année, le navire appareilla pour son premier voyage avec 80 jeunes gens à bord. Le navire était armé et financé par son armateur Frederik Stage, et sa femme Thea.
Le nom du navire est celui de leur fils, Georg, mort de la tuberculose à l'âge de 22 ans. La figure de proue représente celui-ci. Elle fut transférée de l'ancien navire à celui d'aujourd'hui.
Le Georg Stage II ne navigua pas durant la Deuxième Guerre mondiale. Il resta au fond d'un fjord d'une île danoise.
En 1956 il participa à une première régate qui deviendra la Cutty Sark Tall Ships' Races. Il y participera de nombreuses fois, se confrontant à d'autres navires-écoles comme les Krusenstern, Mir, Sedov, Alexander Von Humboldt et Christian Radich.
Il est bien passé pour le marchand danois à la fin du 19ème siècle, et la nécessité des gens de mer qualifiés étaient super. Cependant, la tradition était armateurs contenu souvent de sensibiliser les jeunes garçons tout autant ou aussi peu qu'ils trouvent maintenant nécessaire. Ce ne fut pas toujours assez bon. Voici venu magnat du transport maritime Frederick scène de cette initiative, de construire un navire de formation qui permettrait d'atténuer le problème. En 1880, il avait perdu son fils unique, Georg Stage, qui est mort de la tuberculose à l'âge d'à peine 23 ans, laissant ses parents profondément et deuil sans héritier. Tel est le contexte de la création de la fondation « étapes Georg Minde » dans le 1882e
Cet organisme sans but lucratif dont le but est, aujourd'hui comme alors, « ... pour donner aux jeunes qui veulent aller à la mer, la première instruction en acte pratique de marin à bord d'un navire de formation spécifique dédié ». Frédéric et sa femme Thea ont passé la majeure partie de leur richesse au navire de formation, qui a été construit par Burmeister & Wain à Copenhague. Le navire avait la place pour 80 étudiants. Togtene les a conduit la plupart du temps autour des eaux danoises et des armateurs et capitaines au Danemark ont rapidement appris à apprécier « garçons Georg Stage ».
Le premier « Georg Stage » a navigué chaque année comme un navire de formation pour la fondation du lancement en 1882 jusqu'en 1934. En 1934, « Georg Stage » (I) vendu au marin australien et écrivain Alain Villiers. Le navire a été rebaptisé « Joseph Conrad » et étaient maintenant drapeau britannique. Villiers a pris le navire sur un voyage de 2 1/2 ans dans le monde avec une équipe de l'anglais et les garçons américains à bord. Après la circumnavigation, il a vendu le navire à un milliardaire américain. En 1941 - après les États-Unis a été activement engagé dans la deuxième guerre mondiale - le navire a été donné pour un dollar et un cent à la Garde côtière des États-Unis et utilisé pour former des marins pour la marine américaine. A la fin de la guerre était « Joseph Conrad » affecté au musée de la marine à Mystic Seaport dans le Connecticut, où il est aujourd'hui encore utilisé pour la formation maritime jeunes garçons et filles.
Det gik godt for den danske handelsflåde i slutningen af det 19. århundrede, og behovet for kvalificerede søfolk var stort. Men, traditionen tro nøjedes skibsejerne oftest med at uddanne unge drenge kun lige så meget eller så lidt, som de nu fandt nødvendigt. Det var ikke altid godt nok. Her trådte skibsreder Frederiks Stage til, som initiativtager, for at få bygget et skoleskib, der skulle afhjælpe problemet. I 1880 havde han mistet sin eneste søn, Georg Stage, som døde af tuberkulose i en alder af knapt 23 år og efterlod sine forældre dybt sørgende og uden arving. Det er forhistorien til grundlæggelsen af Stiftelsen "Georg Stages Minde" i 1882.
Denne selvejende institution har som formål, i dag som dengang, "...at give unge mennesker, der ønsker at fare til søs, den første undervisning i praktisk sømandsgerning om bord i et dertil bestemt skoleskib". Frederik og hans kone Thea brugte den største del af deres formue til skoleskibet, som blev bygget hos Burmeister & Wain i København. Skibet havde plads til 80 elever. Togtene førte dem for det meste rundt i danske farvande, og skibsredere og kaptajner i Danmark lærte hurtigt at sætte pris på "Georg Stage Drengene".
Det første "Georg Stage" sejlede hvert år som skoleskib for stiftelsen fra søsætningen i 1882 og frem til 1934. I 1934 blev "Georg Stage" (I) solgt til den australske sømand og forfatter Alain Villiers. Skibet blev omdøbt til "Joseph Conrad" og førte nu britisk flag. Villiers tog skibet på et 2 1/2 års togt jorden rundt med et hold engelske og amerikanske drenge ombord. Efter jordomsejlingen solgte han skibet til en amerikansk millionær. I 1941 - efter at USA gik aktivt ind i 2. verdenskrig - blev skibet doneret for 1 dollar og 1 cent til US Coastguard og anvendt til at uddanne søfolk til den amerikanske flåde. Ved krigens slutning blev "Joseph Conrad" overdraget til marinemuseet i Mystic Seaport i Connecticut, hvor det i dag stadig anvendes til maritim oplæring af drenge og piger.
Det "Georg Stage", vi kender i dag, blev bygget ved "Frederikshavns Værft og Flydedok" i 1934. Det "nye" skib blev lidt større end det første, fik en hjælpemaskine, vandtætte skotter og en række andre forbedringer og moderniseringer, men ellers ligner det sin forgænger meget.
Skoleskibet "Georg Stage" fremstår i dag, på trods af alderen og de trange pladsforhold, som et sundt og velfungerende skib, der udrust-ningsmæssigt lever op til tidens krav.
Name: GEORG STAGE
Class: A
Nationality: Denmark
Year built: 1934
Home port: Copenhagen, Denmark
Rig: Ship
Height: 29.57 m
Length: 42.03 m
Entered by: Stiftelsen Georg Stages Minde
The training ship Georg Stage was built in 1934 at Frederikshavn Shipyard and floating dock. It is a fully rigged vessel with a permanent crew of 10 and 63 trainees.
The training ship belongs to the independent institution The Georg Stage Memorial Foundation, whose aim is: ‘To give young people wishing to go to sea, their first lesson in practical seamanship aboard a purpose-built training ship’. The training ship Georg Stage is run in accordance with this policy to this very day.
Since 1981, females have been accepted as well as males. After five months at sea, the trainees can immediately take up a position in the merchant navy, with all acquired qualifications in accordance with STCW-95.
The history of Georg Stage goes back some 125 years. The first ship sailing under this name – a slightly smaller fully rigged vessel, was launched in 1882 in Copenhagen. On the 25 May in the same year, the ship started her maiden voyage with 80 trainees on board. The ship was equipped and financed by the shipowner, Frederik Stage, and his wife Thea, in memory of their son, Georg, who died of tuberculosis at the age of 22. The original figurehead portraying the young Georg Stage was transferred from the old ship (now “Joseph Conrad” in Mystic, CT) to the present one.
“Georg Stage” was among the few that took part in the races of both 1956 and The 50th Anniversary Tall Ships’ Races in 2006 (and many others in between). The foundation claims to be the oldest active training institution of its kind in the world.
Georg Stage er et dansk stålskib fra 1934, rigget som 3-mastet fuldrigger.
Skibet er et skoleskib, der tilhører den selvejende institution Stiftelsen Georg Stages Minde. Stiftelsen blev oprettet i 1882 af skibsrederen Frederik Stage og hans hustru Thea, da behovet for en egentlig uddannelse af kvalificerede søfolk på det tidspunkt var stort. Skibet blev døbt Georg Stage efter parrets søn, der døde af tuberkulose, 22 år gammel i 1880.
Gamle Georg Stage
Denne første udgave af Georg Stage blev bygget i 1882 ved Burmeister & Wain på Refshaleøen i København. Det gamle Georg Stage var også en fuldrigger – en smule mindre end det nuværende skib – med en længde på 36 meter, bredde på 7,7 meter og en dybgang på 3,7 meter. Skibet havde en hjælpedampmaskine på 50 HK. Den oprindelige besætning var på 80 elever og 10 officerer.
Forlis
Den 25. juni 1905 sank Georg Stage, da det blev påsejlet af den engelske damper Ancona i Hollænderdybet, og 22 elever druknede.
En stor Hjælp var det for os, at den svenske Damper "Irene" belyste Ulykkesstedet med fine Projektører, hvilket lettede Redningsarbejdet i høj Grad. Vor egen Storbaad blev lagt i Vandet, men kæntrede og nogle af Eleverne holdt sig da oppe på Kølen, indtil Anconas Baad nåede os.
(Fra: Den Skrækkelige Nat på Georg Stage)
Skibet blev hurtigt bjærget og repareret efter katastrofen og fortsatte derefter sejladsen som dansk skoleskib indtil 1934.
Jordomsejling
Da Georg Stage skulle pensioneres og skrottes blev det solgt til og dermed reddet af australieren Alan Villiers, der omdøbte skibet til Joseph Conrad. Det sejlede nu under britisk flag på en jordomsejling, der varede ca. 2 år. Starten gik fra Ipswich den 22. oktober 1934 og skibet besøgte bl.a. New York City, Rio de Janeiro, Cape Town, Sydney, New Zealand og Tahiti. Skibet afsluttede rejsen i New York den 16. oktober 1936. Efterfølgende udgav Villiers bøgerne The Cruise of the "Conrad" og Stormalong, der omhandlede rejsen.
Skoleskib i Connecticut
I 1936 blev skibet solgt til den amerikanske millionær George Huntington Hartford, da Villiers var gået fallit som følge af jordomsejlingen. Hartford udstyrede skibet med en moderne motor og anvendte det som personlig yacht i tre år, hvor skibet bl.a. deltog i et race for sejlskibe fra USA til Bermuda og tilbage. I 1939 solgte han skibet for 1 dollar og 1 cent til USA. Herefter blev skibet atter skoleskib og sejlede som sådant indtil 1945. Skibet lå i dok et par år hvorefter det overgik til Marinemuseet i Mystic, Connecticut. Det gamle Georg Stageligger den dag i dag ved Marinemuseet. Skibet stikker ikke til søs længere, men fungerer stadig som skoleskib, bl.a. som indkvartering for børn og unge (10-15 år) på sommerskole i sejlads. Skibet er nu udstyret med kahytter til overnatning for 50 personer, baderum og træk-og-slip-toiletter og der er installeret varme og elektricitet.
Nye Georg Stage
Georg Stage i Randers havn, 18. august 2005.
Det nuværende skib Georg Stage blev bygget på 5 måneder i 1934 ved Frederikshavn Værft og Flydedok og er siden da flere gange ombygget og moderniseret. Skibet sejlede ud på sit første togt den 24. april 1935. Skibet fik i 2007 ny hovedmotor, det er en Volvo Penta på 368 kW.
Det har en længde på 54 meter med bovspryd, en bredde på 8,4 meter og en dybgang på 4,2 meter. De 20 sejl har et sejlareal på 860 m² tilsammen. Den største mastehøjde er 31 meter. Gallionsfiguren er overført fra det gamle skib fra 1882. Galionsfiguren forestiller den unge Georg Stage.
Georg Stage sejler på togt fra april til september. Skibet har sejlet hvert eneste år, bortset fra under 2. verdenskrig, hvor sejladsen måtte indstilles på grund af minefaren. Skibet lå da i Isefjorden. I årene efter krigen, indtil 1950, sejlede skibet til gengæld to togter om året.
Renovering af Georg Stage
I januar 2016 blev det offentliggjort at Georg Stage i løbet af 2016 ville blive renoveret for op imod 20 millioner kroner som er et bidrag fra tre fonde. Renoveringen omfatter nye miljørigtige toiletter og andre forbedringer, men de oprindelige hængekøjer bibeholdes. Samtidig renoveres stålkonstruktionen på de steder hvor dette er påkrævet.
Arbejdet med renoveringen forventes afsluttet til første togt i april 2016.
Tall Ships Race
I 1956 deltog Georg Stage i sin første skoleskibsregatta. Regattaen sejles nu under navnet The Tall Ships' Races. Her dyster Georg Stage mod verdens største gamle sejlskibe – skoleskibe som Kruzenshtern, STS Mir, Sedov, Alexander von Humboldt og Christian Radich. Georg Stage har siden 1956 deltaget i regattaen regelmæssigt og er flere gange blevet godt placeret. I 2013 fik skibet en velfortjent 3. plads.
I 1989 sejlede Georg Stage for første gang over Atlanten og mødte her det gamle Georg Stage – Joseph Conrad. Turen blev gentaget i 1995.
Grunduddannelsen på Georg Stage
Elevernes uddannelse er en grunduddannelse, hvor eleverne kan udmønstre som ubefarne skibsassistenter. Skibet medtager i dag 63 elever, inkl. kokkeeleverne, samt en 10-mands fast besætning. Før 1973/74 lå elevtallet på 80 personer. Eleverne skal være mellem 17 1/2 og 22 år gamle. Siden 1981 er der også antaget kvindelige elever. Ansøgningsfristen er normalt i januar.
Søværnet også om bord
Fra 2004 til 2012 har Georg Stage været lejet ud en måned om året, hvor søværnets kadetter fik deres grunduddannelse om bord.
Officersbesætningen var Georg Stages egen, mens kvartermestrene var kadetter fra søværnet, der netop var blevet færdigtuddannede sergenter. Togtet varede 28 dage, hvor der blandt andet blev undervist i praktisk sømandskab, vedligeholdelse, arbejdssikkerhed og skibsteknik.
Georg Stage III
Der har igennem flere år været planer om, at udskifte det nuværende skoleskib med en tidssvarende nybygning – dog stadig fuldrigget.
PictionID:45404350 - Catalog:16_006545 - Title:Grumman F9F-5 Panther Williams Larkins photo - Filename:16_006545.TIF - Image from the Ray Wagner Collection. Ray Wagner was Archivist at the San Diego Air and Space Museum for several years and is an author of several books on aviation --- ---Please Tag these images so that the information can be permanently stored with the digital file.---Repository: San Diego Air and Space Museum
www.twitter.com/Memoire2cite LES GRANDS ENSEMBLES @ L EXEMPLE DE DIJON «LE BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE»Sylvain TABOURY, sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles.
Co-auteur avec Karine Gougerot, photographe, de Billardon, histoire d’un grand ensemble, paru aux éditions Créaphis en 2004. Texte communiqué à partir de la rencontre-débat du 20 mai 2005 Organisée par le Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne en partenariat avec Maison de Banlieue et de l’Architecture, le CAUE 91 et CINEAM
dans le cadre de l’exposition «Des ensembles assez grands: mémoire et projets en Essonne».
Cet ouvrage retrace l’histoire de la cité Jean-Billardon, barre de 14 étages et de 250 logements, à Dijon, premier grand ensemble de la ville, construit entre 1953 et 1955, démoli en 2003. Sélectionné parmi les immeubles significatifs de l’architecture du XXe siècle
par la direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la Culture, Billardon était un symbole incontournable de l’histoire du quartier des Grésilles et de l’agglomération dijonnaise, ainsi qu’un formidable témoin de l’architecture novatrice de l’après-guerre. Sollicités par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne (Drac) et par l’Office public d’aménagement et de construction de Dijon (Opac), dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain (ORU) du quartier des Grésilles, nous avons collecté et rassemblé, de
janvier à juillet 2003, les traces de cette histoire, les archives, mais aussi les témoignages, recomposant des trajectoires familiales, professionnelles, des
documents iconographiques et sonores. La restitution auprès des habitants et des partenaires du projet en octobre 2004, accompagnée d’une table ronde avec différents intervenants et
acteurs du quartier, a été un moment fort, inscrit dans le processus de transformation engagé sur le quartier des Grésilles. Une exposition, intitulée «Mémoires de Billardon, fragments de vies», a également été présentée dans les locaux prestigieux du musée de la Vie bourguignonne de Dijon, du 14 octobre 2004 au 31 janvier 2005.Garder une trace
De fait, la démolition de la Cité Billardon, le 4 juillet 2003, restera sans aucun doute un événement sensible dans la mémoire de nombre d’habitants de l’agglomération dijonnaise.
Cette barre fut la première construction d’un tout nouveau quartier – le quartier des Grésilles –, à Dijon, où près de 4000 logements ont été construits Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne
entre 1953 et 1966 – 14970 habitants en 1968, 8263 en 2003 – sur un terrain agricole demeuré nu, à l’est du territoire communal. Les 14 étages et 250 logements de l’immeuble, élevés au milieu des champs et des jardins familiaux, où un écriteau «Chasse interdite» était encore visible quelques années auparavant, faisaient alors l’admiration des très nombreux
badauds venus visiter cette toute nouvelle Cité radieuse, construite tel un
Meccano de béton et d’acier.
« Immeuble révolutionnaire», «Meccano géant à l’échelle du monde moderne», les titres de la presse de l’époque donnent un aperçu de l’impact national et international de l’événement. «Des visiteurs étaient venus de toute la France et même de l’étranger, jeter un coup d’œil au chantier», rappelait un article de la presse locale le jour de la démolition.
Cette « barre » de 14 étages et de 250 logements, desservis par des coursives placées tous les trois niveaux, était une déclinaison appauvrie du modèle de la Cité radieuse du Corbusier, inaugurée le 14 octobre 1952. Les appartements étaient de deux types: les uns de deux et trois pièces,
situés dans les ailes, de disposition traditionnelle, orientés au sud et pourvus
de loggias; les autres, de cinq pièces, situés au centre du bâtiment, du type
« duplex ». Huit espaces commerciaux avaient été aménagés en rez-dechaussée.
Cependant, en dépit des ressemblances et de la qualité architecturale de l’édifice, l’immeuble n’était pas une unité d’habitation au sens où Le Corbusier l’entendait.
L’originalité de la Cité Billardon tient en réalité au procédé constructif qui fut utilisé lors de son édification. Elle fut la toute première à expérimenter en France le procédé de préfabrication Estiot, réutilisé par la suite pour la construction de plusieurs grands ensembles, comme le Noyer-Renard à AthisMons, la Cité des 4000 à la Courneuve, la Grâce-de-Dieu à Caen, la Croixdes-Oiseaux et Champ-Fleury à Avignon, le Gros Buisson à Épinay, SainteBarbe à Metz, le Haut-du-Lièvre à Nancy, les tours du Lancy à Genève ou
encore des bâtiments d’habitation à Alger.
Le mode constructif, repris sur celui des gratte-ciel américains, associait l’acier en ossature et le béton en pré-enrobage avec une majeure partie réalisée en atelier. Le procédé donnait des résultats évidents: précision remarquable, rapidité d’exécution, peu ou pas d’installations de chantier – suppression des coffrages, des étayages, des échafaudages – et surtout économie considérable de main-d’œuvre. Il s’agissait des prémices d’industrialisation dite lourde du bâtiment. Forte de cette première expérience, la commune avait ensuite réalisé deux autres cités de même type, Épirey, puis Lochères. Mais le modèle de Billardon fut perverti: dans une logique de réduction des coûts de production et de rapidité d’exécution, tous les espaces peu productifs comme les logements en duplex, les cellules commerciales, ou les très grands halls, ont été supprimés.
Les deux cités comprennent 348 logements, relativement mal desservis et sans attrait, des petits logements sur un seul niveau.
La démolition de Billardon n’a donc évidemment pas la même signification,
Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne
« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne ni les mêmes conséquences que celles d’Épirey ou des Lochères, déjà démolies en 1992 et 2000.
Cet immeuble possédait une fonction symbolique incontestable, une place à
part dans la vie des résidents qui s’y sont succédé, comme dans la mémoire
des habitants du quartier.
Les récits que nous avons pu recueillir auprès d’une trentaine d’anciens résidents de l’immeuble nous offrent différentes représentations de l’histoire de
Billardon, et des personnes qui y ont vécu ou travaillé d’avril 1955 à décembre 2002.
Les témoignages des plus anciens, arrivés parmi les premiers, en 1955, répondent aux histoires des plus jeunes, derniers occupants du rafiot, aujourd’hui démoli. Ils sont venus d’horizons divers, de Côte-d’Or, de Bretagne, d’Alsace, de la région parisienne, du Maroc, d’Algérie, du Portugal, du Cambodge ou
d’ailleurs et leurs paroles traduisent l’enracinement profond de leurs souvenirs
de Billardon, que certains n’auraient jamais voulu quitter.
Bien sûr, la mémoire n’est pas «objective». Le discours s’élabore toujours à
partir d’un présent et la disparition engendre certainement une nostalgie
conduisant à magnifier les bons moments et à tempérer les plus pénibles. Mais en faisant imploser Billardon, c’est bien tout un pan de leur vie que l’on
a réduit en poussière. Chaque témoin traduit avec ses mots ces petits faits de
la vie quotidienne, souvent jugés sans importance, petits riens ou traumatismes, anecdotes ou événements tragiques, qui ont marqué leur sensibilité.
« Une verrue dans le quartier»
C’est pour ces différentes raisons esthétiques, historico-culturelles – témoignage de l’histoire des villes – et socio-symboliques – mémoire des hommes – que la Direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la
Culture avait décidé de répertorier la Cité Billardon parmi les immeubles
représentatifs de l’architecture du XXe siècle. L’immeuble avait reçu le label
«Patrimoine du XXe siècle» à la fin des années 1990.
Or, ce processus de «patrimonialisation» était inconcevable pour de nombreuses personnalités locales, voire de nombreux habitants du quartier.
Stigmatisé comme une «verrue» dans le quartier, l’immeuble était devenu un
véritable cauchemar: dégradations, violence, difficultés et «mal-vivre» constituaient le quotidien de locataires excédés, souvent «assignés à résidence».
Bagarres, agressions, cambriolages, drogue, vitres brisées, ascenseurs en
panne, alimentaient manchettes de journaux et témoignages, décrivant le naufrage d’un immeuble à la dérive, devenu symbole de tous les maux. La démolition paraissait donc inéluctable, comme une délivrance, la promesse d’un
avenir meilleur. Les partenaires institutionnels se devaient de mettre en scène
leur capacité à changer la vie des habitants du quartier, réparer les erreurs
d’une période de l’urbanisation contemporaine, dont Billardon était l’un des symboles les plus représentatifs.
L’idée d’une enquête ethnographique sur l’édifice et ses locataires avait donc
« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne
du mal à passer dans la réflexion de certains décideurs. La mise en œuvre du projet, initié par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bourgogne, sur les budgets de l’opération de renouvellement urbain du quartier, fut bloquée administrativement pendant plusieurs mois. Entre-temps, tous les locataires de l’immeuble avaient été relogés… (la
dernière famille quitte son logement le 23 décembre 2002).
Une histoire des grands ensembles?
Le travail de recherche historique sur les grands ensembles est rendu aujourd’hui d’autant plus difficile à faire comprendre que la ville issue des Trente Glorieuses est souvent considérée, avec la politique publique qui l’a programmée, comme une vaste erreur collective (A. Fourcaut). L’architecture des
«tours» et des «barres», du «chem« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
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phie, histoire et sociologie, de monographies locales – Saint-Étienne, Villeurbanne, etc. – publiés ces dernières années sur ce thème en témoigne clairement.Cependant, on est encore loin du compte. Si plusieurs urbanistes, historiens,
géographes ou sociologues1 ont récemment contribué à une meilleure connaissance du sujet au niveau national et international, l’histoire de ces
quartiers d’habitat collectif reste un terrain largement méconnu, à peine exploré par les historiens locaux. En Essonne, à quelques exceptions près –
Draveil, Viry-Châtillon, les Ulis, Athis-Mons ou Grigny –, rares sont les monographies ou les études locales à accorder une place de choix à l’analyse et à
la présentation de ces bouleversements.
Les mauvaises volontés, auxquelles nous avons parfois été confrontés dans le
cadre de nos recherches dans le département témoignent des réticences que
continue de susciter toute démarche d’enquête et d’analyse sur la mémoire et
le devenir des grands ensembles.
La transformation en cours ou à venir d’une vingtaine de sites en Essonne dans
le cadre du Programme national de rénovation urbaine, institué par la loi Borloo du 1er août 2003, et la priorité donnée à la démolition-reconstruction,
sur fond de crise du logement social, devraient pourtant poser avec plus
d’acuité la question de l’appréciation de ce patrimoine départemental.
De nombreuses communes mobilisées dans des programmes d’intervention
n’ont qu’une vision très partielle de l’histoire de ces quartiers, de leurs évolutions, dont les conséquences ne sont envisagées le plus souvent qu’à travers le prisme d’une crise sociale impossible à juguler. Or, n’est-il pas singulier, voire
dangereux, d’entreprendre des opérations de transformation urbaine aussi radicales, sans même commencer par chercher à comprendre comment, par
qui et pour quelles raisons ces espaces ont été construits ou transformés, sans évaluer dans certains cas l’impact des politiques précédemment engagées?Richesse patrimoniale ou héritage encombrant, définir une nouvelle vision de la ville exige un travail d’enquête, d’expertise, une capitalisation des expériences, rarement mis en œuvre.Et c’est sans doute là le talon d’Achille d’une politique de transformation
urbaine menée dans l’urgence, qui ne peut se nourrir de capitalisation critique, et occulte le rôle crucial de l’accompagnement qualitatif et de la sensibilisation et/ou de la formation des élus, des services de l’État et des collectivités, des opérateurs et des aménageurs, des bailleurs.Ces images devenues presque ordinaires de parpaings, pans de bétons fracassés, vitres brisées laissent songeur: quel regard les résidents – et notamment
les plus jeunes – pourront-ils bien porter à l’avenir sur un environnement si
violemment rejeté? Pourquoi respecter ce qui n’est bon qu’à être démoli?
Pour n’en citer que quelques-uns : FORTIN J-P., Grands ensembles. L’espace et ses raisons, Plan Urbanisme Construction
Architecture (PUCA), 1997 ; PEILLON P., Utopie et désordre urbains. Essai sur les grands ensembles d’habitation, La Tour
d’Aigues, Editions de l’Aube, 2001 ; DUFAUX F., FOURCAUT A., SKOUTELSKY R., Faire l’histoire des grands ensembles.
Bibliographie 1950-1980, ENS éditions, 2003 ; TOMAS F., BLANC J-N., BONILLA M., Les grands ensembles, une histoire qui continue…, Publications de l’université de Saint-Etienne, 2003 ; DUFAUX F., FOURCAUT A. (dir.), Le monde des grands
ensembles, Créaphis, 2004.
« Pour une histoire des grands ensembles en Essonne », Les Cahiers de la Maison de Banlieue et de l’Architecture, n° 11, mai 2005
« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne
Les enjeux du projet
À Dijon, le projet a mis de long mois à se concrétiser. L’enjeu de ce travail était double:
■ Un enjeu de connaissance et d’analyse de l’histoire et des différentes étapes
de l’évolution urbaine et sociale de l’immeuble et du quartier, des vécus, trajectoires résidentielles et familiales des habitants de la cité. Il a été réalisé à travers:
– une recherche historique dans les archives du bailleur, de la commune, des journaux locaux, de l’agence d’urbanisme, etc., replaçant l’étude dans le contexte général de l’histoire de la France de la Reconstruction et des quarante dernières années;
– une écoute, dévoilant les différentes représentations de ce quartier, non plus
à partir de critères ou de théories de spécialistes, mais en suivant pas à pas
(mot à mot) les trajets, les images qu’y déposent les habitants et les acteurs
du quartier. Le travail artistique – photographies, textes – ayant alors pour fonction de réintroduire ces regards croisés dans la circulation de la ville,
d’en faire des éléments de partage, de réflexio
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Ces recherches ont permis de retracer les différentes étapes de construction et de transformation de cet immeuble dans son territoire, ainsi que l’évolution de
sa composition socio-démographique. Une iconographie importante a pu être collectée et répertoriée sur CD-Rom. Une présence longue – deux à trois jours par semaine pendant cinq mois – a
été assurée sur le terrain, favorisant notre immersion et l’observation du quotidien des habitants du quartier, le recueil d’une parole informelle, permettant
d’expliciter notre démarche, ses objectifs, son intérêt, l’instauration d’une quotidienneté, de relations de confiance. Pour cela, une présence régulière aux
différentes manifestations, aux réunions et aux événements publics liés au
quartier et une fréquentation de lieux de rencontre et d’échanges préalablement identifiés ont été nécessaires.
Des rencontres collectives et individuelles ont été organisées avec les partenaires – associations, structures et personnes-relais sur le quartier – nous permettant d’être rapidement identifiés et de baliser précisément notre rôle – le rôle de chacun – dans le projet, de recueillir leur connaissance du terrain,
leurs représentations et leurs réflexions sur le projet.
Les ateliers avec les techniciens, les élus et les associations concernées
devaient définir précisément:
● les objectifs à court, moyen et, le cas échéant, long terme;
● les actions à court, moyen et long terme;
● les modalités de leur déroulement.
Ces rencontres avaient également pour objectif de faire fonctionner le«bouche-à-oreille», qui demeure bien souvent le principal vecteur d’information pour ce type de démarche. Elles nous permettaient également de nouer des premiers contacts avec les habitants et les personnes-relais impliqués dans
la vie du quartier.
Ont été mis en œuvre:
● un moment de rencontre-discussion avec les habitants sous la forme d’une
soirée projection-débat: présentation du travail de recueil de mémoire, personnes et structures porteuses, méthodes, finalités; définition en commun
des modalités de leur participation au projet.
● sollicitation et information de la presse locale (journaux, radio, télévision), des
bulletins associatifs, de la communication institutionnelle (ville, communauté
d’agglomération, bailleur, etc.) pour relayer et présenter le plus précisément
possible la démarche entreprise et les personnes en charge de ce travail;
● des entretiens compréhensifs, individuels, en couple ou en petits groupes
sous la forme d’entretiens semi-directifs de type «récits de vie(s)», recueillis
auprès d’habitants ou d’anciens habitants du quartier, de professionnels travaillant ou ayant exercé leur activité dans le quartier, d’élus ou de responsables associatifs.
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Les entretiens ont été enregistrés et traités sur support numérique – mini-disc –,
et les documents et les objets soigneusement inventoriés et/ou scannés.Ces entretiens avaient pour objectifs d’enregistrer non pas l’histoire de ce quartier, mais la manière qu’avaient nos interlocuteurs de dire leur propre histoire, cequi faisait mémoire pour ces personnes en contact étroit avec le quartier, natifs
ou de passage, enracinés ou nouveaux venus. Il s’agissait de souvenirs, d’impressions d’enfance, de petits faits de la vie quotidienne parfois jugés sans importance, d’événements heureux ou tragiques, qui ont marqué leur sensibilité.
Cela supposait donc que l’on prenne le temps, précisément de parler et d’écouter. Les entretiens se sont déroulés de préférence au domicile des personnes, pas dans la rue ou une salle impersonnelle, mais dans la sphère privée plus à même de laisser subvenir ces épopées de l’intime. L’objectif n’était pas de faire une archéologie du quartier, ni même d’enfermer
nos interlocuteurs dans la norme de la personne-type qui habite un grand ensemble, mais bien de montrer que cet immeuble était composé de fragments
de vies, de destins d’hommes et de femmes singuliers. Il s’agissait de montrer
comment, à un moment donné, ces personnes, venues parfois d’horizons lointains, se sont arrêtées là et ont enrichi ce lieu de leurs histoires et de leurs trajectoires particulières.
Nous avons donc insisté sur les trajectoires familiales et professionnelles de
chacun: origines, parcours résidentiels, étapes et ruptures de vies – mariage, naissances, emplois successifs, divorces, décès, etc. –, points de repères autour desquels chacun construit «son temps», étapes qui organisent la durée, le vécu familial, domestique, les faits d’une vie et les événements de l’histoire. Le souvenir trouve également un support concret dans l’espace et les multiples
bouleversements du bâti et du cadre de vie. Démolitions, reconstructions,
aménagements, suscitent une perte de repères, et invitent d’autant plus à faire
un travail de mémoire. Dans cette perspective, ont été évoqués les souvenirs
attachés plus précisément au quartier des Grésilles et à l’immeuble Billardon.
Les personnes interrogées ont été invitées à s’appuyer le plus largement possible sur des descriptions détaillées (déménagement, logements successifs, accessibilité au travail ou aux équipements et services, nombre et identité des commerces, relations de voisinage, espaces collectifs), leurs pratiques (loisirs, vie scolaire, pratiques commerciales, etc.), les événements (fêtes, accidents,
etc.) ou personnes marquantes; leurs perceptions du quartier et de son évolution – qu’ils y habitent toujours ou pas –, leurs projections éventuelles dans
l’avenir (liste de thèmes non exhaustive).
De février à juin 2003, une quinzaine d’entretiens ont pu être réalisés auprès
d’une trentaine d’anciens locataires de l’immeuble, des premiers résidents de
Billardon dans les années 1950 aux derniers occupants, récemment relogés.
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Des outils pour l’action: la restitution Tout au long de l’étude, nous avons rencontré et consulté régulièrement l’ensemble des institutions et des partenaires concernés par la démarche, afin de leur soumettre les premiers éléments de notre travail, recueillir leurs commentaires, leurs suggestions et critiques. Ces rencontres ont été l’occasion de partager une réflexion, d’élaborer des propositions de restitution aux différents publics.
Malgré nos craintes initiales, une restitution de qualité a pu être proposée aux
habitants, grâce à l’implication très forte de l’Opac de Dijon, véritable porteur du projet, et dans une moindre mesure du service Inventaire de la Direction
régionale des affaires culturelles de Bourgogne.
Leur implication a permis de trouver différents partenaires financiers, comme
la Caisse des Dépôts et Consignations ou la communauté d’agglomération.
De notre côté, sur la base du rapport et du reportage photographique que nous
avions remis à nos commanditaires, nous avons pu convaincre les éditions
Créaphis, reconnues pour la qualité de leurs publications de documents d’histoire, de sciences sociales et de photographie, de formuler une proposition
éditoriale de qualité.
Sur la base de nos recommandations, deux pistes de restitution ont été privilégiées:
● une exposition, événement fort et fédérateur, pouvant susciter des échanges,
des moments de rencontre entre habitants du quartier et résidents extérieurs,
dans une optique d’ouverture du quartier au reste de la ville, les productions de certains groupes d’habitants pouvant être également valorisées, ainsi que
les objets ou films recueillis dans le cadre du projet;
● une publication, associant textes et documents d’archives sur l’histoire du
quartier, une sélection de témoignages et de photographies professionnelles
et amateurs, et accompagnant cette exposition, pour une diffusion plus large
des résultats de l’opération, et une appropriation durable du projet par les
habitants du quartier et les autres résidents de l’agglomération.
Cette restitution avait également pour objectif de mettre en lumière les différentes préoccupations des habitants, permettant aux acteurs de terrain de disposer d’une base de connaissances pour définir et programmer leurs interventions, à court, moyen et long terme.
Un tel travail fait émerger des représentations collectives, des divergences, des tensions qu’il faut savoir analyser et traiter pour améliorer les rapports sociaux
et les conditions de vie des habitants.
Encore faut-il que ces paroles soient prises en compte pour permettre aux institutions de redéfinir leurs modes d’intervention sur la ville: vaste chantier… Sylvain TABOURY,
sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles
De la révolution industrielle à aujourd’hui, un décryptage minutieux de la course au développement qui a marqué le point de départ de l’ère de l'anthropocène (ou l'ère de l'Homme) et de la déterioration continue de la planète. www.arte.tv/fr/videos/073938-000-A/l-homme-a-mange-la-terre/
Quelque 1 400 milliards de tonnes de CO2 sont aujourd’hui prisonnières de la basse atmosphère. Réchauffement climatique, déforestation, inondations, épuisement des ressources, pollutions, déchets radioactifs... : en deux siècles, la course au progrès et à la croissance a durablement altéré la planète, la crise environnementale se doublant d’une rupture géologique, avec l’avènement de l’ère anthropocène. Portée par l’exploitation des énergies fossiles – du charbon de la révolution industrielle en Angleterre au tout-pétrole de la domination économique des États-Unis –, l’industrialisation et ses corollaires, taylorisme et colonialisme, entraînent une exponentielle production de masse. Un processus qu’accélère la Première Guerre mondiale, les firmes chimiques mobilisées pour tuer l’ennemi se reconvertissant dans la destruction du vivant avec les herbicides, insecticides et fertilisants de l’agriculture intensive. Alors que l’urbanisation s’étend, la voiture, qui sonne le glas du tramway, se généralise, et l’Amérique s’inspire du modèle autoroutier nazi. La Seconde Guerre mondiale engendre une nouvelle organisation du travail, laquelle devient la norme, et annonce l’ère nucléaire de la guerre froide. Dans sa démesure, l’homme rêve déjà d’usages civils de l’atome (y compris pour l’abattement de montagnes et la dissolution des calottes glaciaires !). Le plastique et le béton deviennent les piliers de la consommation de masse, dévoreuse de matières premières et antidote à la contestation sociale, jusqu’à la révolution numérique.
Liaisons dangereuses
En balayant, avec de formidables archives issues du monde entier, deux siècles de progrès jusqu’à l’ère du big data, le film remonte aux sources de la crise écologique, en interrogeant avec précision les enjeux scientifiques, économiques et politiques qui y ont conduit. Fourmillant d’informations, il éclaire l’histoire de cette marche folle, et les liaisons dangereuses entre industries militaire et civile. Entre capitalisme et mondialisation imposés par les grandes puissances, un décryptage passionnant du basculement dans l’anthropocène, funeste asservissement de la nature par l’homme. le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur (link: 50ans.apur.org/#intro) 50ans.apur.org/#intro @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ".
Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée.
Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire.
Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique.
www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. Jérôme (Mémoire2Ville) #chercheur #archiviste #maquettiste dans l #histoire des #logementssociaux #logement #HLM #logementsocial #Patrimoine @ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... -Créteil.un couple à la niaiserie béate exalte les multiples bonheurs de la vie dans les new G.E. www.youtube.com/watch?v=FT1_abIteFE … La Ville bidon était un téléfilm d'1 heure intitulé La Décharge.Mais la censure de ces temps de présidence Pompidou en a interdit la diffusion télévisuelle - museedelacartepostale.fr/periode-semi-moderne/ - archipostalecarte.blogspot.com/ - Hansjörg Schneider BAUNETZWOCHE 87 über Papiermoderne www.baunetz.de/meldungen/Meldungen_BAUNETZWOCHE_87_ueber_... … - ARCHITECTURE le blog de Claude LOTHIER içi leblogdeclaudelothier.blogspot.com/2006/ - - Le balnéaire en cartes postales autour de la collection de David Liaudet, et ses excellents commentaires.. www.dailymotion.com/video/x57d3b8 -Restaurants Jacques BOREL, Autoroute A 6, 1972 Canton d'AUXERRE youtu.be/LRNhNzgkUcY munchies.vice.com/fr/article/43a4kp/jacques-borel-lhomme-... … Celui qu'on appellera le « Napoléon du prêt-à-manger » se détourne d'ailleurs peu à peu des Wimpy, s'engueule avec la maison mère et fait péricliter la franchise ... museedelacartepostale.fr/blog/ -'être agent de gestion locative pour une office H.L.M. en 1958' , les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée- les films du MRU içi www.dailymotion.com/video/xgj74q présente les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre museedelacartepostale.fr/exposition-permanente/ - www.queenslandplaces.com.au/category/headwords/brisbane-c... - collection-jfm.fr/t/cartes-postales-anciennes/france#.XGe... - www.cparama.com/forum/la-collection-de-cpa-f1.html - www.dauphinomaniac.org/Cartespostales/Francaises/Cartes_F... - furtho.tumblr.com/archive
sig.ville.gouv.fr/atlas/ZUS/ - media/InaEdu01827/la-creatio" rel="noreferrer nofollow">fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01827/la-creatio Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,
www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije
Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.
Lieux géographiques : la Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije : mécanisation, rationalisation et élaboration industrielle de la production. Des exemples concrets sont présentés afin d'illustrer l'utilisation des différentes innovations : les coffrages outils, coffrage glissant, le tunnel, des procédés pour accélérer le durcissement du béton. Le procédé dit de coffrage glissant est illustré sur le chantier des tours Pablo Picasso à Nanterre. Le principe est de s'affranchir des échafaudages : le coffrage épouse le contour du bâtiment, il s'élève avec la construction et permet de réaliser simultanément l'ensemble des murs verticaux. Au centre du plancher de travail, une grue distribue en continu le ferraillage et le béton. Sur un tel chantier les ouvriers se relaient 24h / 24 , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije
Le reportage se penche ensuite sur la préfabrication en usine. Ces procédés de préfabrication en usine selon le commentaire sont bien adaptés aux pays en voie de développement, cela est illustré dans le reportage par une réalisation en Libye à Benghazi. Dans la course à l'allégement des matériaux un procédé l'isola béton est présenté. Un chapitre sur la construction métallique explique les avantage de ce procédé. La fabrication de composants ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie du bâtiment.www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem... - mémoire2cité - le monde de l'Architecture locative collective et bien plus encore - mémoire2cité - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije la préfabrication en usine www.dailymotion.com/video/xx6ob5?playlist=x34ije , le coffrage glissant www.dailymotion.com/video/x19lwab?playlist=x34ije ... De nouvelles perspectives sont nées dans l'industrie du bâtiment avec les principes de bases de l'industrialisation du bâtiment www.dailymotion.com/video/x1a98iz?playlist=x34ije ,
Le Joli Mai (Restauré) - Les grands ensembles BOBIGNY l Abreuvoir www.youtube.com/watch?v=eUY9XzjvWHE … et la www.youtube.com/watch?v=hK26k72xIkU … www.youtube.com/watch?v=xCKF0HEsWWo …
Genève Le Grand Saconnex & la Bulle Pirate - architecte Marçel Lachat -
Un film de Julien Donada içi www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=4E723uQcpnU … … .Genève en 1970. pic.twitter.com/1dbtkAooLM è St-Etienne - La muraille de Chine, en 1973 ce grand immeuble du quartier de Montchovet, existait encore photos la Tribune/Progres.
www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48 …, - la tour 80 HLM située au 1 rue Proudhon à Valentigney dans le quartier des Buis Cette tour emblématique du quartier avec ces 15 étages a été abattu par FERRARI DEMOLITION (68). VALENTIGNEY (25700) 1961 - Ville nouvelle-les Buis 3,11 mn www.youtube.com/watch?v=C_GvwSpQUMY … - Au nord-Est de St-Etienne, aux confins de la ville, se dresse une colline Montreynaud la ZUP de Raymond Martin l'architecte & Alexandre Chemetoff pour les paysages de St-Saens.. la vidéo içi * Réalisation : Dominique Bauguil www.youtube.com/watch?v=Sqfb27hXMDo … … - www.dailymotion.com/video/xk6xui?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xk1dh2?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/xwytke?playlist=x34ije , www.dailymotion.com/video/x1bci6m?playlist=x34ije l'industrie dla Grande Borne 91, le Vaudreuil 27, Avoriaz, Avenue de Flandres à Paris, tours Picasso à Nanterre, vues de la défense, Benghazi Libye 1975 Réalisateur : Sydney Jézéquel, Karenty la construction des Autoroutes en France - Les liaisons moins dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije Cardem les 60 ans de l'entreprise de démolition française tres prisée des bailleurs pour les 80, 90's (1956 - 2019) toute l'Histoire de l'entreprise içi www.youtube.com/watch?v=Yyf1XGvTZYs - 69 LYON & la Cardem pour la démolition de la barre 230 Quartier la Duchère le 2 juillet 2015, youtu.be/BSwidwLw0NA pic.twitter.com/5XgR8LY7At -34 Béziers - C'était Capendeguy le 27 janv 2008 En quelques secondes, 450 kg d'explosifs ont soufflé la barre HLM de 492 lgts, de 480 m, qui laissera derrière elle 65.000 tonnes de gravas. www.youtube.com/watch?v=rydT54QYX50 … … Les usines Peugeot - Sochaux Montbéliard. 100 ans d'histoire en video www.youtube.com/watch?v=X4w3CxXVAyY … - 42 LOIRE SAINT-ETIENNE MONTREYNAUD LA ZUP Souvenirs avec Mascovich & son clip "la tour de Montreynaud" www.youtube.com/watch?v=p7Zmwn224XE …
Villeneuve-la-Garenne, La Caravelle est à mettre au crédit de Jean Dubuisson, l’un des architectes les plus en vue des années 1960, www.dailymotion.com/video/x1re3h5 via @Dailymotion - AMIENS les HLM C'était le 29 juillet 2010, à 11h02. En quelques secondes, cette tour d'habitation s'est effondrée, détruite par implosion. Construite en 1961, la tour avait été vidée de ses habitants quelques années auparavant. www.youtube.com/watch?v=ajz2xk5KBNo … … - Les habitants de Montreynaud parlent de leur quartier et de cette destruction entre nostalgie et soulagement içi en video www.dailymotion.com/video/xmiwfk - Les bâtiments de la région parisienne - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/CAF96034508/les-batiments-de-la-region-p... … via @Inafr_officiel - Daprinski - George Michael (Plaisir de France remix) www.youtube.com/watch?v=sJeH-nzlj3I
Ministère de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire - Dotation par la France d'autoroutes modernes "nécessité vitale" pour palier à l'inadaptation du réseau routier de l'époque voué à la paralysie : le reportage nous montre des images d'embouteillages. Le ministre de l'Équipement et de l'Aménagement du Territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974, Olivier Guichard explique les ambitions du programme de construction qui doit atteindre 800 km par ans en 1978. L'ouverture de section nouvelles va bon train : Nancy / Metz par exemple. Le reportage nous montre l'intérieur des bureaux d'études qui conçoivent ces autoroute dont la conception est assistée par ordinateurs dont le projet d'ensemble en 3D est visualisé sur un écran. La voix off nous informe sur le financement de ces équipements. Puis on peut voir des images de la construction du pont sur la Seine à Saint Cloud reliant l'autoroute de Normandie au périphérique, de l'échangeur de Palaiseau sur 4 niveau : record d'Europe précise le commentaire. Le reportage nous informe que des sociétés d'économies mixtes ont étés crées pour les tronçons : Paris / Lille, Paris / Marseille, Paris / Normandie. Pour accélérer la construction l’État a eu recours à des concessions privées par exemple pour le tronçon Paris / Chartres. "Les autoroutes changent le visage de la France : artères économiques favorisant le développement industriel elles permettent de revitaliser des régions en perte de vitesse et de l'intégrer dans le mouvement général de l'expansion" Sur le plan européen elles vont combler le retard de la France et réaliser son insertion. Images de l'inauguration de l'autoroute entre Paris et Bruxelles par le président Georges Pompidou. Le reportage rappel que l'autre fonction capitale des autoroute est de favoriser la sécurité. La question de la limitation de vitesse est posée au ministre de l’Équipement, qui n'y est favorable que sur certains tronçons. Un des facteur de sécurité selon le commentaire est l'humanisation des autoroutes : aires de repos, restaurants, signalisation touristiques... "Rien n'est impossible aux techniques modernes" nous apprend la voix off qui prend comme exemple le déplacement sur rail de 65 mètres d'un château classé afin de faire passer l'autoroute Lille / Dunkerque.Durée : 4 minutes 30 secondes Sur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije Lyon, Tournon, Caen - Le Bosquel, un village renait 1947 l'album cinématographique de la reconstruction, réalisation Paul de Roubaix production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, village prototype, architecte Paul Dufournet, www.dailymotion.com/video/xx5tx8?playlist=x34ije - Demain Paris 1959 dessin animé présentant l'aménagement de la capitale dans les années 60, Animation, dessin animé à vocation pédagogique visant à promouvoir la politique d’aménagement suivie dans les années 60 à Paris. Un raccourci historique sur l’extension de Paris du Moyen Âge au XIXe siècle (Lutèce, œuvres de Turgot, Napoléon, Haussmann), ce dessin animé retrace la naissance de la banlieue et de ses avatars au XXe siècle. Il annonce les grands principes d’aménagement des villes nouvelles et la restructuration du centre de Paris (référence implicite à la charte d’Athènes). Le texte est travaillé en rimes et vers. Une chanson du vieux Paris conclut poétiquement cette vision du futur. Thèmes principaux : Aménagement urbain / planification-aménagement régional Mots-clés : Banlieue, extension spatiale, histoire, quartier, ville, ville nouvelle Lieu géographique : Paris 75 Architectes ou personnalités : Eugène Haussmann, Napoléon, Turgot Réalisateurs : André Martin, Michel Boschet Production : les films Roger Leenhardt
www.dailymotion.com/video/xw6lak?playlist=x34ije - Rue neuve 1956 la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, villes, villages, grands ensembles réalisation : Jack Pinoteau , Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque. Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ». Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert." les films caravelles 1956, Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl) www.dailymotion.com/video/xuz3o8?playlist=x34ije - www.dailymotion.com/video/xk1g5j?playlist=x34ije Brigitte Gros - Urbanisme - Filmer les grands ensembles 2016 - par Camille Canteux chercheuse au CHS -Centre d'Histoire Sociale - Jeanne Menjoulet - Ce film du CHS daté de 2014 www.youtube.com/watch?v=VDUBwVPNh0s … L'UNION SOCIALE POUR L'HABITAT le Musée des H.L.M. musee-hlm.fr/ union-habitat.org/ - EXPOSITION :LES 50 ANS DE LA RESIDENCe SALMSON POINT-Du JOUR www.salmsonlepointdujour.fr/pdf/Exposition_50_ans.pdf - Sotteville Construction de l’Anjou, le premier immeuble de la Zone Verte sottevilleaufildutemps.fr/2017/05/04/construction-de-limm... - www.20minutes.fr/paris/diaporama-7346-photo-854066-100-an... - www.ladepeche.fr/article/2010/11/02/940025-140-ans-en-arc... dreux-par-pierlouim.over-blog.com/article-chamards-1962-9... missionphoto.datar.gouv.fr/fr/photographe/7639/serie/7695...
www.youtube.com/watch?v=g7RwwkNzF68 - la dérive des continents youtu.be/kEeo8muZYJU Et la disparition des Mammouths - RILLIEUX LA PAPE & Dynacité - Le 23 février 2017, à 11h30, les tours Lyautey étaient foudroyées. www.youtube.com/watch?v=W---rnYoiQc 1956 en FRANCE - "Un jour on te demanda de servir de guide, à un architecte en voyage d etudes, ensemble vous parcourez la Françe visitant cité jardins, gratte ciel & pavillons d'HLM..." @ les archives filmées du MRU www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Villages de la Françe cité du Soleil
Ginger CEBTP Démolition, filiale déconstruction du Groupe Ginger, a réalisé la maîtrise d'oeuvre de l'opération et produit les études d'exécution. L'emblématique ZUP Pruitt Igoe. vaste quartier HLM (33 barres de 11 étages) de Saint-Louis (Missouri) USA. démoli en 1972 www.youtube.com/watch?v=nq_SpRBXRmE … "Life is complicated, i killed people, smuggled people, sold people, but perhaps in here.. things will be different." ~ Niko Bellic - cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (23 juin 2010).13H & Boom, quelques secondes plus tard, la barre «GHJ», 14 étages et 168 lgts, s’effondrait comme un château de cartes sous les applaudissements et les sifflets, bientôt enveloppés dans un nuage de poussière. www.youtube.com/watch?v=d9nBMHS7mzY … - "La Chapelle" Réhabilitation thermique de 667 logements à Andrézieux-Bou... youtu.be/0tswIPdoVCE - 11 octobre 1984 www.youtube.com/watch?v=Xk-Je1eQ5po DESTRUCTION par explosifs de 10 tours du QUARTIER DES MINGUETTES, à LYON. les tours des Minguettes ; VG des tours explosant et s'affaissant sur le côté dans un nuage de fumée blanche ; à 13H15, nous assistons à l'explosion de 4 autres tours - St-Etienne Métropole & Montchovet - la célèbre Muraille de Chine ( 540 lgts 270m de long 15 allees) qui était à l'époque en 1964 la plus grande barre HLM jamais construit en Europe. Après des phases de rénovation, cet immeuble a été dynamité en mai 2000 www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc … - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..
passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document Gwenaëlle Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... mémoire2cité & l'A.U.A. - Jacques Simon (1929 - 26 septembre 2015) est un architecte paysagiste formé à l'École des beaux-arts de Montréal et à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre", Jacques SIMON, paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, réalise avec eux des installations paysagères éphémères principalement dans des champs et visibles du ciel. Avec sa palette d'artiste, Jacques SIMON réinvente des paysages comme les agriculteurs eux-aussi à leur façon les créent et les entretiennent. Le CAUE du Rhône vous invite à venir découvrir ses travaux au travers d'un kaléidoscope de photographies empreintes de spontanéité, de fraîcheur et d'humour. Cette exposition nous interpelle sur le caractère essentiel d'une nature changeante, fragile, sur l'importance d'une activité agricole diversifiée et sur la nécessaire évolution du métier de paysan. Elle nous amène aussi à voir et à interpréter ce que l'on voit, elle éveille en nous le sens de la beauté du paysage en conjuguant les différentes échelles de perception et de lecture; à pied et à vol d'oiseau, à la fois l'échelle humaine, terrestre, géologique, forestière, hydrologique, biologique mais aussi esthétique et symbolique. Jacques Simon, paysagiste cosmopolite est l'un des principaux acteurs du renouveau de la pensée paysagère en France dans les années 60 et 70 conjuguant avec cohérence sa pratique de paysagiste, de voyageur, d'éditeur, d'enseignant avec son approche plus artistique du paysage, subtile, sensible et humaine de la nature avec la réalisation de "performances". Ses projets paysagers comme ses interventions paysagères éphémères sont marqués par la mobilité, la fragilité, une empathie avec le lieu, par la dualité même du voyage : découverte / évanouissement, création / disparition. Jacques Simon dessine, écrit sur le paysage, "une surface", un peu à la manière du land'art avec les techniques et les outils du jardinier, du cultivateur. Il ne s'agit plus de représenter la nature mais de l'utiliser en créant avec et dans le paysage. L'intention de Jacques Simon n'est pas d'apposer sa marque sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui afin que ses travaux-installations manifestent même brièvement un contact en harmonie avec le monde naturel. "On dit qu'il a bouleversé l'esprit du paysage, il a remis les choses essentielles à leur place. Il rit de l'importance qu'on veut bien lui donner, fils de l'air, il ne veut rien de plus que passer dans les cerveaux pour les ventiler, les rafraîchir et non pour les modeler; son "importance", il l'a ailleurs et autrement; il est historique parce que dans son temps, dans celui qui s'écoule et non dans celui qui passe". Extrait de "Jacques Simon, tous azimuts", Jeanne-Marie Sens et Hubert Tonka, Pandora Editions, 1991. Il a introduit une nouvelle conception de l'art du paysage proche du Land art, Jacques Simon est l'auteur d'une série d'ouvrages sur différents aspects du paysage et abordés d'un point de vue technique. Il a travaillé de 1964 à 1966 en collaboration avec Michel Corajoud. Il a conçu le Parc de la Deûle (qui lui a valu le Grand Prix national du Paysage en 2006, après l'avoir reçu une première fois en 19901).
Il est mort le 29 septembre 20151 et a été incinéré à Auxerre Le paysagiste Jacques Simon s'est éteint le 26 septembre dernier à l'âge de 86 ans. Diplômé de Versailles en 1959, il fut sans doute l'une des figures les plus emblématiques, les plus géniales et les plus originales du paysagisme contemporain. Premier grand prix du paysage et prix du Conseil de l'Europe pour le parc de la Deule, on lui doit des principes de compositions très forts, autour du nivellement, du traitement du végétal ou de la place laissée au vide. Ses intuitions comme ses travaux ont inspiré tous les paysagistes avec lesquels il a travaillé, à commencer par Michel Corajoud ou Gilles Vexlard. On lui doit un profond renouvellement dans la composition des grands ensembles, ses réalisations -comme le parc Saint-John Perse à Reims- restant des modèles pour tous les professionnels. Jacques Simon développa également une production d'œuvres plus éphémères, attentif aux mouvements et aux transformations. Pédagogue talentueux et généreux, il le fut autant par les documents techniques et la revue qu'il publia, que par ses interventions en atelier devant plusieurs générations d'étudiants de l'école. Les paysagistes perdent un de leurs plus féconds inspirateurs. L'ENSP s'associe au deuil de sa famille et de ses proches. Témoignages à la mémoire de Jacques Simon
Dans les années 1990 à l'école du Paysage de Versailles, lorsque nous entrions en première année, la première satisfaction était d'acquérir du nouveau matériel d'expression plastique. Encre, feutres, supports en grand format et sur papier calque...mais aussi découvrir des livres de notre professeur Jacques Simon : des carnets de dessins et de croquis, des photomontages découpés aux ciseaux.
En amphithéâtre lors de conférences et séances de projections de diapositives, Jacques Simon évoquait surtout sa capacité à piloter un hélicoptère. Je viens de retrouver un extrait d'un article à ce sujet.. ---------
dangereuses 1972 www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije&
I'm proud and thrilled to have two of my photographs super-sized and on permanent display in the theater at the Mount Greylock Visitor's Center in Lanesboro, Massachusetts. "Stellar" and "Bascom Galactic" are the two largest prints in the theater and face each other from opposite walls.
Having shot Mount Greylock's summit after dark for several years, it's an incredible honor to have my photography incorporated into the state's newly remodeled facility. If you're in the Berkshires, or plan on visiting, put Mount Greylock on your list of places to visit this year and don't forget to see the Visitor's Center on your way up.
Check out more images of my over night visits here:
Fonte Official Skindred web page :
The music world may be in a permanent state of panic and flux, but one basic principle of rock’n’roll remains true: the key to longevity is to always deliver the goods. No band has better encapsulated this ethos of integrity and determination over the last decade than Skindred.
Widely acknowledged as one of the most devastating and enthralling live bands on the planet, the Newport destroyers have been a perennial force for musical invention and remorseless positivity since emerging from the ashes of frontman Benji Webbe’s former band Dub War back in 1998. Over the course of four universally praised studio albums – Babylon (2002), Roots Rock Riot (2007), Shark Bites And Dog Fights (2009) and Union Black (2011) – Skindred’s reputation for producing the ultimate spark-spraying state-of-the-art soundclash, combining all manner of seemingly disparate musical elements into an irresistibly exhilarating explosion of energy and cross-pollinated cultural fervour has rightly earned them a reputation as a band capable of uniting people from all corners of the globe and making every last one of them tear up the dancefloor with a giant shit-eating grin plastered across their faces.
With the toughest and most infectious metal riffs colliding with the biggest, phattest hip hop and reggae grooves, cutting edge electronics and a razor-sharp pop sensibility guaranteed to encourage even the most curmudgeonly music fans bellow along with rabid enthusiasm, Skindred are both the ultimate thinking man’s party band. And now, with the release of their fifth studio album Kill The Power, Benji Webbe and his loyal henchmen – bassist Dan Pugsley, guitarist Mikey Demus and drummer Arya Goggins – are poised to spread their gospel of good times and badass tunes to an even bigger global audience.
“We know that everyone recognises us as one of the best live bands around,” says Arya. “We’re really proud of all of the albums we’ve made, but we all felt that we needed to make an album that would be as powerful and effective as the live show. That’s what Kill The Power is all about. This time, we want everyone to sit up and listen and join in the party.”
“I started DJ-ing a little while ago and it’s taught me a lot,” adds Benji. “Now I feel like I wanted to make an album where every intro to every song makes kids think ‘Fucking hell, they’re playing that song!’ Every middle eight on this album is a banger. Every chorus is massive. On this album, the lyrics are deep and the songs are just bigger than ever.”
In keeping with their tradition of making people move while singing about universal issues and spreading a message of positive action and social unity, Kill The Power is an album bulging with fury at the state of the modern world. Never afraid to tackle important topics head on, while never forgetting his band’s mission to entertain and leave the world in a sweaty, sated heap, Benji’s notoriously insane energy levels seem to be creeping up with every album and Kill The Power showcases his most furious and impactful performances to date.
“The world’s getting worse so how can I get more mellow?” he laughs. “Of course I’m getting angrier! People normally stay in a bag when it comes to lyrics. Stephen King stays with horror and he’s brilliant at it, you know? With Skindred, it’s always about encouraging an uplift. It’s about a sense of unity. Lyrics can change people’s lives, you know? You can be going down one road and hear a song and have a Road To Damascus experience and become someone else.”
On an album that has no shortage of invigorating highlights, Kill The Power takes Skindred to new extremes at both ends of the lyrical spectrum, reaching a new level of fiery intensity on the lethal cautionary tale of “Playin’ With The Devil” and the euphoric end-of-the-working-week celebration of “Saturday”: both songs proving that this band’s ability to touch the heart and fire the blood remains as incisive and potent as ever. As if to enhance their songwriting chops more than ever, Kill The Power also features several songs written in collaboration with legendary songwriting guru Russ Ballard, the man behind such immortal rock staples as Since You’ve Been Gone and God Gave Rock & Roll To You, and this seemingly perverse team-up has led to Skindred’s finest set of lyrics and melodies to date.
“Basically, I try to write songs that people can interpret however they like,” says Benji. “When I wrote ‘Playin’ With The Devil’, I originally wrote some words down on a piece of paper thinking about friends I’ve had who smoke crack and live on the pipe, you know? I wrote the song about that kind of thing, but then a couple of days later the riots happened in London and so it became about that as well. When you shit on your own doorstep, your house is going to smell of shit. You’ve got to clean that up! With ‘Saturday’, it’s not a typical Skindred song; it’s a big celebration. We got Russ Ballard involved on that one and he helped me structure the lyrics in the right way so when the chorus hits, it hits like a hammer. It’s an upbeat song but when you listen to the lyrics it goes on about how people all have different reasons to be out and partying. Some people are celebrating, some people are drowning their sorrows, and we all come together on a Saturday. When this record comes out and people go to a club on a Saturday, that’s when it’s gonna go off! The chorus is huge!”
While Skindred’s previous album Union Black was dominated by the bleeps, booms and squelches of British electronic dance music, albeit balanced out by Mikey Demus’ trademark riffs, the new album sees the band return to a more organic sound that amounts to the most accurate representation of the Skindred live experience yet committed to tape. From the huge beats and stuttering samples of the opening title track and the laudably demented Ninja through to the insistent melodies and rampaging choruses of “The Kids Are Right Now” and “Saturday” and on to the thunderous, metallic throwdowns of “Proceed With Caution” and “Ruling Force” and the cool acoustic breeze of the closing More Fire, Kill The Power is Skindred cranked up to full throttle and revelling in their own febrile creativity like never before.
“It’s all about making an album that moves people in the same way that our live shows do,” says Arya. “We love what we achieved on Union Black and we still used a lot of those basic ideas on Kill The Power, but this time it’s a more organic sound. All the drum loops you hear were originally played by me before we started chopping them up, and there are a lot more guitars on this record too. We love combining all the music that we love in Skindred but we all love heavy music and we’re a rock band at heart and that really comes across this time.”
“We’ve delivered an album that’s gonna make people rock for the next few years,” states Benji. “You know what? I can’t do anything about record sales, but if people come to a Skindred show they’re gonna know they’ve been there, you know? Ha ha! The music we make is not about Christians or Muslims, straight people or gay people, black or white or any of that shit. When people are in that room together it’s just Skindred, one unity and one strength!”
Having conquered numerous countries around the world, Skindred could easily be taking a breather and resting on their laurels at this point. Instead, this most dedicated and hard-working of modern bands are preparing to launch their most exuberant assault on the world ever when Kill The Power hits the streets. Anyone that has ever seen the band live before will confirm that it is impossible not to get fired up and drawn into the joyous abandon of a Skindred show and with their greatest album to date primed and ready to explode, the best live band on the planet simply cannot fail to conquer the entire world this time round. Wherever and whoever you are, Skindred are coming. Open your ears and get your dancing feet ready…
“There’s nothing better than being on stage with these guys,” says Arya. “Skindred is my favourite band and I’m so lucky to be part of this thing we’ve created. We’ve been all over the world but there are always new places to visit and new crowds to play for. We just want to keep getting bigger and better.”
“We’re a global band. We’ve played in Colombia and India and everywhere and it’s the same energy,” Benji concludes. “I get letters from people in Hawaii and people in Turkey. It’s all the same. We resonate globally and it’s the greatest thing ever. It seems funny to us sometimes because we’re always kicking each other’s heads in and saying ‘You’re a wanker!’ to each other before we go on stage, but as soon as it’s time to play the show the oneness this band creates together and the unity we bring is unique. I’ve never experienced anything like it and we can’t wait to get back on the road and do it all again.”
Mmm. Permanent Super Glued nails. Makes me feel so horny to be stuck like this. I think I'll stay like this all day.
UK Permanent Secretary Philip R Barton met his Indian counterpart Foreign Secretary Harsh V Shingle and agreed to work closely together as a global force for good.
They discussed all aspects of India-UK relations and plans to elevate India - UK strategic partnership in the post-Brexit, post-Covid era.
Follow us on Twitter @UKinIndia
Nemat 'Minouche' Shafik, Permanent Secretary at the Department for International Development (DFID).
DFID is the part of the UK government responsible for leading the UK's efforts to meet the Millennium Development Goals and tackle global poverty.
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Today, 19 April 2016, His Majesty King Willem-Alexander of the Netherlands officially opened the permanent premises of the International Criminal Court ("ICC" or "Court") during a ceremony hosted by the ICC President, Judge Silvia Fernández, and H.E. Mr Sidiki Kaba, President of the Assembly of States Parties (“ASP”), and attended by honoured guests including H.E. Mr Ban Ki-moon, Secretary-General of the United Nations. As a permanent judicial institution created to fight impunity for perpetrators of genocide, war crimes and crimes against humanity, the ICC now has a permanent home.
Pictured here (left to right): ICC Prosecutor Fatou Bensouda, His Excellency Ban Ki-moon, Secretary-General of the United Nations, Her Excellency Judge Silvia Fernández, President of the International Criminal Court, His Majesty King Willem-Alexander of the Netherlands, His Excellency Sidiki Kaba, President of the Assembly of States Parties to the Rome Statute of the International Criminal Court, His Excellency Bert Koenders, Minister of Foreign Affairs of the Netherlands, Herman von Hebel, ICC Registrar © ICC-CPI/Michelle Johnson
Today, 19 April 2016, His Majesty King Willem-Alexander of the Netherlands officially opened the permanent premises of the International Criminal Court ("ICC" or "Court") during a ceremony hosted by the ICC President, Judge Silvia Fernández, and H.E. Mr Sidiki Kaba, President of the Assembly of States Parties (“ASP”), and attended by honoured guests including H.E. Mr Ban Ki-moon, Secretary-General of the United Nations. As a permanent judicial institution created to fight impunity for perpetrators of genocide, war crimes and crimes against humanity, the ICC now has a permanent home.
Pictured here: His Majesty King Willem-Alexander of the Netherlands, Her Excellency Judge Silvia Fernández, President of the International Criminal Court, His Excellency Sidiki Kaba, President of the Assembly of States Parties to the Rome Statute of the International Criminal Court © ICC-CPI/Armin Taslaman
Brasília, 31/06/2023 - Fórum Permanente de Auditoria do Poder Judiciário - Edição 2023
TEMA DIA 3: AUDITORIA INTERNA E A INTEGRIDADE DA ORGANIZAÇÃO
Palestra: O papel da auditoria interna no sistema de integridade da
organização
Palestrante: Tânia Cordeiro - Conselheira de Administração do IIA Brasil
Foto: G.Dettmar/Ag.CNJ
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