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Bem-vindo à Clínica Neves! Aqui você encontrará atendimento odontológico de padrão internacional, com ênfase em implantes, estética e ortodontia, realizado por especialistas altamente qualificados. Atendemos crianças e adultos.

In addition to the no-scalpel/no-stitch harvesting, the NeoGraft device also allows for a 'no-touch' implantation feature which uses an air-driven piston handpiece. This implantation handpiece has been especially designed to gently place grafts into the 'recipient sites' which have already been created. In traditional hair transplant procedures, grafts are placed with forceps which can potentially damage the grafts. Single-follicle grafts are artistically placed into the hairline and 'temporal point' areas to create a soft, random naturalness to those areas. The NeoGraft FUE hair transplant is available at Bauman Medical Group in Boca Raton, FL. More info is available at www.baumanmedical.com

Producto:

VITIS® implant angular

 

Descripción del producto:

El diseño del cepillo VITIS® implant angular facilita la higiene en las zonas de difícil acceso ubicadas alrededor de implantes y prótesis.

 

Propiedades del producto:

- El cepillo VITIS® implant angular tiene un cabezal pequeño y un cuello angulado que se adapta a la forma de la cara y permite acceder fácilmente a la zona interna (palatina y lingual) de la cavidad bucal.

- Dispone de filamentos suaves para eliminar de manera eficaz la placa bacteriana (biofilm oral) en las zonas alrededor de los implantes.

- Tiene un mango anatómico con estrías antideslizantes.

 

Modo de empleo:

Cepillar los dientes un mínimo de 2 veces al día o después de cada comida.

 

Presentación:

Disponible en color azul y transparente.

 

Consulte en nuestra página web más información sobre VITIS® implant angular:

www.dentaid.es/es/vitis/vitis-implant-angular/id77

 

A penile implant before and after commonly known as the penile prosthesis is the medical device that is surgically placed into the penis to nature-feeling and nature-looking erection. This procedure is specially reserved for the men who failed to gain satisfactory results from other ED treatments. Most of the men who have this surgery are satisfied with the results.

www.overseasdentalsolutions.com.au/implants.html

  

Have you recently lost a tooth due to some infection or injury? Are you uncomfortable with the thought of inserting a removable prosthesis or a bridge to fill the gap caused by the missing tooth? Then, a Dental Implant might prove to be the best solution for you.

Dental Implants are the rage in Dentistry now. They incorporate the use of a screw made of titanium, which is embedded deep into your jawbone, to provide anchorage, just as the roots of your natural teeth function. After ensuring suitable support with a splint, a prosthetic crown is then inserted. Dental Implants do not require removal or periodic adjustments, functioning just as a natural permanent tooth, and assuming similar form and size. However, Dental Implants do not come without splashing a lot of money.

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twitter.com/Memoire2citeil @ Vénissieux on notera pour la Zup des Minguettes c'est 9200 lgts, dont 7 500 lgts HLM - Architectes Eugene Beaudoin et Grimal Franck- 1966/1973 - 11 OPHLM - 1300 copropriétés.

Les Minguettes, un grand ensemble à Vénissieux, troisième ville de l agglomération lyonnaise. Quelques données : Les Minguettes construites entre 1966 et 1973 occupent un site de près de 200 hectares au sud-ouest de la commune de Vénissieux. Elles accueillent aujourd hui près de habitants logés dans 7800 logements dont 6500 HLM - répartis entre 11 logeurs sociaux - et 1300 copropriétés. Près d un millier d appartements y ont été détruits depuis les années 80. Le taux de chômage est de l ordre de 30% ; 40% pour les moins de 25 ans. La ville de Vénissieux compte, elle, près de habitants et constitue un des pôles industriels majeurs de l agglomération lyonnaise. L action publique sur les Minguettes a démarré en et a pris plusieurs visages au cours de ces 25 dernières années. Les Minguettes un site remarquable Au sud-est de l agglomération, le site du plateau des Minguettes, contiguë à celui des Clochettes à Saint-Fons, surplombe la vallée du Rhône et l autoroute A 7. Sur la rive gauche du fleuve, le grand ensemble, dont on voit les tours au loin, marque la porte sud de l agglomération. Il forme un ensemble d habitat collectif imposant ; il domine à l ouest la vallée de la Chimie et à l est le bourg de Vénissieux et d anciennes implantations industrielles. A l est, le grand ensemble est coupé par des pentes abruptes du bourg de Vénissieux. Plus au sud, et en contrebas, l Hôtel de ville et la nouvelle médiathèque forment une articulation urbaine importante entre la ville ancienne et le plateau. Au nord-est, le site est enserré dans un tissu mixte alternant pavillonnaires, immeubles collectifs et anciens tènements industriels. La nationale 7 forme la limite avec Saint Fons et le quartier des Clochettes. Au sud, le plateau domine la plaine de Feyzin et le tracé du boulevard urbain sud (BUS). Figure 1 : le site des Minguettes vu du Sud ; en arrière-plan, le site de Lyon. Vénissieux un bourg rural projeté dans l ère industrielle Ferme gallo-romaine du nom de Vénicies à l origine, puis petit bourg dauphinois entouré de remparts, Vénissieux est restée une grosse bourgade maraîchère et agricole jusqu à la fin du 19ème siècle. A la fin du 19 ème, les industries chimiques se délocalisent du nord de Lyon pour s installer en aval de la ville le long du Rhône proche du hameau de Saint-Fons qui appartenait à cette époque à la commune de Vénissieux. Rapidement les industriels de la chimie organisent la sécession de Saint Fons vis-à-vis de Vénissieux car ils voulaient s émanciper de la tutelle des agriculteurs de Vénissieux. Au moment de la première guerre mondiale, c est au tour de Vénissieux d accueillir sur ces grandes terres agricoles jouxtant les voies de circulation et le chemin de fer, de grandes entreprises : les entreprises mécaniques et chimiques ainsi que les arsenaux repliés de l est et du nord de la France. Sur ces mêmes terrains, s effectue dès les années 1910, l extension des usines Berliet (le futur Renault Véhicules industriels, aujourd hui Renault Trucks) qui produisent alors des locomotives, des camions et des automobiles, mais se spécialiseront ensuite exclusivement dans les poids lourds. Vénissieux constituera ainsi une base arrière importante de l effort de guerre entre 1914 à L entre-deux -guerres voit se confirmer ce dynamisme. En moins de trente ans, Vénissieux devient la commune la plus industrialisée de la région dotée d arsenaux et de grandes usines mécaniques, chimiques ou textiles, mais aussi de nombreuses usines de transformation qui travaillent pour la France entière. Figure 2 : les usines Berliet, puis RVI, une emprise de 400 ha. Des vagues successives d'immigrés ont peuplé la ville : Espagnols et Italiens au début du siècle, puis Maghrébins, Africains, Polonais, Antillais et Turcs. Vis-à-vis d eux, la commune joue un rôle important d intégration et prend, à ce moment là, sa forte identité ouvrière. En 1931, les étrangers représentent 40,8 % de la population vénissiane. La ville se dote d école et de services sociaux ; elle affronte alors un problème qui devient endémique : le logement ; elle réalise alors plusieurs opérations d HBM (habitations à bon marché). La ville gravement bombardée pendant la seconde guerre mondiale, retrouve à la fin des hostilités son dynamisme. En 1962, la population, qui a encore doublé par rapport à 1946, continue de croître en même temps que les activités et les emplois se développent. La ville fait face en lançant à proximité du Bourg de nouvelles opérations d habitat social. La programmation du grand ensemble des Minguettes A cette époque, l Etat envisage de conforter le pôle chimique de Saint Fons par la création d un grand complexe pétrolier à cheval sur Saint Fons et Feyzin ; il réfléchit à l aménagement de la vallée du Rhône-aval, autour de l implantation d une grande raffinerie, et des activités de transports, de transformation et de recherche qui lui sont liées. Le plateau des Minguettes, consacré à l arboriculture et aux céréales, jusqu ici épargné par l urbanisation semble une opportunité pour pouvoir accueillir les milliers de logements nécessaires à ce grand déploiement industriel moderne. Pour répondre au besoin de logements grandissant, liés tant à la croissance de l emploi local qu à la démographie de l agglomération, l'etat annonce dès son intention de réaliser sur le plateau des Minguettes un des grands ensembles majeurs de l agglomération. La création de la future ZUP des Minguettes est confiée par convention à la Serl (Société d équipement de la région lyonnaise), une des filiales de la Caisse des dépôts et consignations. Une équipe d architectes et d urbanistes est désignée pour sa réalisation ; à sa tête, un architecte grand prix de Rome, Eugène Baudoin, directeur de l école d architecture de Genève, appuyé sur une équipe lyonnaise composée de Franck Grimal et de René Bornarel. Sur ce plateau agricole de 220 hectares, battu par les vents, l équipe de concepteurs dessinent un plan masse moderne accompagnant la géographie du site : au centre du Plateau, des immeubles en barre forment une ville dense ; en périphérie, sur les pentes, une soixantaine de tours forment un jeu d orgues que les autorités admirent depuis l hélicoptère qui les emmène sur le site.

- Figure 3 : une des tours Pascal. Quatre procédés industrialisés sont retenus pour composer les immeubles des Minguettes : les procédés Pascal, Barrets, SGAF (Saint -Gobain aluminium Français) et CRET. En 1973, l'essentiel de la ZUP 1 est érigé : logements, dont HLM, le tout réparti entre une dizaine de quartiers. La Serl réalise les travaux de 1966 à L équipement de la ZUP comprend un grand centre commercial en position centrale et trois autres plus petits qui desservent les quartiers périphériques. Les espaces verts, les terrains de sports et les aires de jeux occupent une place importante, mais sont parfois sommairement aménagés. Les écoles sont disposées de telle sorte que les enfants n aient pas de rue à traverser pour s y rendre. A l origine une population jeune mais diversifiée Le nouveau quartier accueille des jeunes ménages venus aussi bien de Vénissieux que de l agglomération lyonnaise ou de ses périphéries lointaines. A cette époque le manque de logements est cruel. Beaucoup de jeunes ménages issus du baby-boom, bien que qualifiés et ayant du travail, sont obligés de cohabiter avec leurs parents. En bas de l échelle sociale, beaucoup de ménages ouvriers immigrés vivent dans des taudis ou des bidonvilles. Tous sont heureux de trouver un grand logement moderne et bien équipé sur le Plateau. La ZUP connaît une certaine mixité. Chaque quartier constitue un puzzle original entre ménages qualifiés (techniciens, ouvriers professionnels) et non qualifiés (OS, chômeurs, etc.), entre jeunes ménages qui ont leur premier enfant et familles nombreuses déjà constituées qui viennent souvent de l habitat insalubre. La vie associative est dynamique et les jeunes ménages des classes moyennes qui forment le noyau militant du grand ensemble arrivent à créer des liens et à définir un certain mode de «vivre ensemble». Toutefois, les familles immigrées et ouvrières sont plus représentées en première tranche 2 de la Zup et sur le quartier Armstrong. La part des immigrés varie de 4% à 24% selon les quartiers et les offices HLM. Il y en a onze sur le plateau et chacun obéit à sa logique propre en matière de peuplement et de gestion. Les techniciens supérieurs, les cadres moyens et les ouvriers qualifiés de 1 Zone à Urbaniser en Priorité, catégorie issue de la loi d orientation foncière de La Zup est réalisée en trois tranches : la première au sud du plateau, la seconde à l ouest et la troisième à l est. Une quatrième prévue initialement ne sera jamais réalisée.

la chimie se retrouvent plutôt dans les immeubles en copropriétés disséminés sur les différentes tranches. La ville de Vénissieux, bien que plutôt favorable à la réalisation de ce grand quartier appelé à loger de nombreux ouvriers, n a guère son mot à dire dans la programmation des logements, ni dans leur peuplement. Elle ne contrôle que deux cent soixante logements sociaux, sur un total initial de 7500, par le biais de sa société mixte d HLM, la SACOVIV! Elle tend donc à se retourner contre l Etat, puis, à partir de 1968, contre la Communauté Urbaine, qui vient d être créée et prend la responsabilité de l achèvement du projet, pour obtenir des équipements et des services à la hauteur des besoins de la population accueillie. Elle reproche à ses interlocuteurs d organiser exclusivement l accueil de populations défavorisées aux Minguettes et de créer un ghetto qui ne sera bientôt plus contrôlable. Des équipements et des services insuffisants pour la population accueillie En effet, si le chantier des logements est réalisé en un temps record, les équipements et les services sont loin de suivre. Les bus ne montent pas tout de suite sur le plateau ; le nombre de classes est insuffisant ; la ville est sollicitée pour réaliser les équipements socio-éducatifs manquant qui pourtant avaient été prévus dans le bilan initial du programme d aménagement. Ni l Etat, ni la Communauté urbaine, ne réalisent les gymnases qui devaient accompagner les groupes scolaires. De premières tentatives d amélioration des services sont entreprises par la SERL dans les années 75-76, notamment avec des aménagements complémentaires d aires de jeux, l utilisation des locaux de pied de tour (les LCR 3 ) et la mise en place d une animation socio-éducative renforcée mobilisant les acteurs de l école. Ces améliorations restent superficielles et dès les années des logements vacants apparaissent sur plusieurs quartiers. Les ménages de catégories moyennes partent vers les nouveaux types d habitat qui leur sont proposés : petits immeubles collectifs en copropriété, pavillons, etc. Ils cherchent à éviter de scolariser leurs enfants dans des collèges ou lycées trop marqués par les enfants d origine ouvrière et immigrée. Ils ne sont remplacés qu en partie. Chaque année le nombre de logements vacants augmente et les immeubles où se concentre cette vacance deviennent ingérables. Une espérance déçue, la ZUP se transforme en un poids pour la ville Pour Vénissieux, la réalisation des Minguettes ne se comprenait que dans le cadre d une vision d avenir qui renforcerait durablement la commune comme troisième ville de l agglomération lyonnaise et lui permettrait d atteindre à terme les cent mille habitants. Pour cela la réalisation des Minguettes devait être suivie de la création d un nouveau centre tourné vers le Sud qui fédèrerait ancien et nouveau Vénissieux. Symboliquement, l'hôtel de ville transféré, au pied de la Zup, dans les années 70, devait préfigurer cette extension du centre-ville. Mais à partir des années 75-77, la commune est touchée de plein fouet par la crise économique, les fermetures d'usines, l'explosion du chômage. Pendant cette période, Vénissieux, plus importante aire industrielle de l agglomération, se met à perdre des emplois, du fait de la rationalisation des effectifs des grandes entreprises, de la délocalisation ou de la fermeture d autres. Sur le plateau des Minguettes, les familles ouvrières peu qualifiées sont les premières touchées par les licenciements. Peu à peu, la concentration d'étrangers, le chômage et le manque d'équipement urbain font partir les classes moyennes. Moins de dix ans après l'arrivée des premiers habitants, les conditions de vie se dégradent déjà. En 1976, un conseil municipal extraordinaire se penche sur les problèmes de la cité. La ZUP où vivent près de 40 % des Vénissians reste une cité dortoir géante dont les besoins sociaux pèsent sur le fonctionnement et les investissements de la commune. Vénissieux a gagné des logements mais perdu sa dynamique. Entre 1975 et 1989, la ville perd près de 25 % de sa population, du fait des logements vacants aux Minguettes et de la diminution de la taille des ménages qui accompagne le vieillissement de la population sur les autres quartiers. Concrètement la vacance des logements aux Minguettes est passée de 700 logements en 1979 à près de 2000 en Parallèlement, en contrebas des Minguettes, l opération de renforcement du centre ancien, appelée Zac du Bourg, a du mal à décoller. 3 Locaux collectifs résidentiels 4

Figure 4 : le vieux bourg de Vénissieux, en contrebas des Minguettes. Une première campagne de réhabilitation A l initiative des organismes HLM, une première campagne de réhabilitation s engage dans le début des années 80. Elle s effectue d abord dans le cadre de la procédure «Habitat et Vie Sociale», puis dans celui des premières opérations «Dubedout 4» en lien avec la «Commission Nationale de Développement Social des Quartiers» (CNDSQ). Ces premières opérations se font dans un contexte politique tendu et dans un climat social explosif marqué par de nombreux actes racistes et, en contre partie, par l affirmation d un mouvement civique et social des jeunes de la deuxième génération immigrée. C est ce qu on a appelé les évènements des Minguettes, bientôt suivis en 1983 par la marche des beurs. Figure 5 : réhabilitation d'immeuble aux Minguettes. Les partenaires institutionnels n arrivent pas à se mettre d accord sur un plan d action d ensemble, chacun se renvoyant la balle vis-à-vis des dysfonctionnements du quartier qui ne font que s aggraver. Une solution progressive de réhabilitation par quartier est retenue. L action publique se porte d abord sur la restructuration du quartier Monmousseau avec la démolition de trois premières tours en 1983, puis sur Armstrong où la priorité est donnée à l amélioration de la gestion, aux problèmes de peuplements et à la refonte des espaces extérieurs. Cette action ciblée sur les quartiers s accompagne de réalisations concernant le fonctionnement global des Minguettes : reprise d espaces extérieurs et création de nouveaux 4 Maire de Grenoble, militant de la participation citoyenne et premier président de la CNDSQ. Les équipements collectifs : maison des fêtes et des familles, maison des sportifs, terminal de bus de la Darnaise, terrain d aventure, etc. Les offices HLM créent de leur côté une association commune de gestion qui leur permet de suivre les évolutions du peuplement des différents sous-quartiers, de mesurer l impact des réhabilitations et de mettre en place des stratégies commerciales pour relouer les logements vides en cherchant à accueillir de nouvelles clientèles, moins captives. Le remodelage par l architecte Roland Castro de la tour «Arc en Ciel» à la Rotonde s inscrit dans cette même perspective de faire revenir des ménages des classes moyennes aux Minguettes. Ces efforts portent leurs fruits, on ferme certaines tours, dont celles du quartier Démocratie, mais globalement les Minguettes se repeuplent sans qu on assiste toutefois à un retour des classes moyennes, ni même des ménages qualifiés. Le peuplement reste fragile et pour les moins défavorisés, les Minguettes ne sont qu un lieu de passage. La montée des enjeux urbains Ville, Communauté urbaine et Etat, signent en 1986 une convention de plan qui donne la priorité aux grands investissements urbains et prévoient la refonte du quartier autour de l épine dorsale que pourrait constituer la venue du métro aux Minguettes. Parallèlement, ces partenaires lancent un grand concours international pour le remodelage du quartier Démocratie, vidé de ses habitants. Les réhabilitations de logements et la refonte des espaces publics se poursuivent sur les autres quartiers. En 1989 a lieu le rendu du concours Démocratie : le projet «Démocratie ville ouverte» de Ten, Aster, Fortin, Rapin est lauréat. Une société est créée pour le réaliser, mais le projet se révèle trop ambitieux et finalement tourne court. Démocratie reste une friche urbaine jusqu en 1994 où l on détruit par implosion ses dix tours. Figure 6 : l implosion des tours du quartier Démocratie en Les réalisations de la période Pour cette période, ce sont près de 80 millions d euros d investissement qui sont réalisés sur le plateau : confortation des équipements de centralité, première réhabilitation de Vénissy, création d un pôle de services publics et requalification de la place du marché ; requalification des quartiers résidentiels : réhabilitation et réaménagement des espaces extérieurs sur Lénine-sud et nord, Rotonde, Thorez et division Leclerc ; requalification des espaces extérieurs de Léo Lagrange ; surtout, restructuration ambitieuse du quartier de la Darnaise : démolitions de tours, réaménagement d un centre de quartier, construction d une résidence expérimentale de 37 logements financés par des prêts aidés de la Caisse des dépôts et consignations. 6

- Figure 7 : la médiathèque de Vénissieux. Cette amélioration indubitable du cadre de vie et de l habitat, ne freine pas la paupérisation des différents quartiers. Les solutions gestionnaires expérimentées dans les années 80 deviennent inopérantes et le nombre de logements vacants augmentent de nouveau. On assiste à un certain repli des Minguettes sur elles-mêmes. Une part importante des entrées dans les logements viennent des mutations de ménages qui changent d appartement au sein des Minguettes, parfois au sein du même quartier, ou encore de jeunes ménages qui dé-cohabitent. Peu à peu, la population des Minguettes, comme celles des autres grands ensembles des années 60, apparaît comme une population majoritairement captive coupée durablement de l emploi. Les actions socio-éducatives et les dispositifs d insertion restent inopérants face aux groupes les plus défavorisés qui sont aussi souvent les plus discriminés. Parallèlement, des phénomènes communautaires se développent à partir des réseaux familiaux, ethniques ou religieux. A partir de 1996, une nouvelle réflexion se développe sur la transformation urbaine du quartier. C est le fait du travail d Antoine Grumbach, architecte et urbaniste, dans le cadre du Grand Projet Urbain (GPU), puis du Grand Projet de Ville (GPV) de Vénissieux. Antoine Grumbach réfléchit à terme à une «ré-urbanisation» du site à partir d une nouvelle trame de rues et d espaces publics qui permettrait à la fois plus d échange entre les quartiers et de liaisons entre les Minguettes et leur environnement. Figure 8 : le quartier de la Darnaise réhabilité. A l inverse du GPU qui restait cantonné aux enjeux urbains proprement dits, le GPV rassemble aussi les volets sociaux, éducatifs et culturels nécessaires à la mobilisation des habitants et des acteurs de terrain. Il permet de faire le lien entre les visions à moyen et long terme et les besoins des habitants au quotidien. Une action d accompagnement importante de cette dynamique a été la réalisation de la médiathèque communale construite en face de l Hôtel de ville, mais ouverte vers les Minguettes qui a été conçue par l architecte Dominique Perrault, concepteur de la Grande Bibliothèque François Mitterrand à Paris. Les Minguettes et le projet ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) : Le GPV débouche donc sur un projet ambitieux dont la réalisation s inscrit dans le cadre d un contrat avec la nouvelle ANRU mise en place par Jean-Louis Borloo début En même temps une Zone Franche Urbaine est créée sur les Minguettes pour faciliter la venue d entreprises et favoriser l emploi des habitants. Le GPV prévoit dans le cadre de la convention ANRU : L affirmation d une centralité avec la restructuration du pôle commercial et administratif de Figure 9 : une histoire mouvementée et porteuse de sens. Démolitions en 83 à Monmousseau. Phot F Guy Vénissy et la reconfiguration de Jean Cagne et de la place du marché ; De nouveaux développements autour de la ligne forte de transport en commun ; la mutation progressive des différents quartiers et l affirmation d un nouvel urbanisme à taille plus humaine : immeubles sur rue et îlots de taille restreinte ; la valorisation des axes de desserte interne aux Minguettes comme «la rue des écoles» ; une accroche renforcée avec le «Vieux Bourg» et un lien vers le quartier Max Barrel. Dès les premières opérations de démolition-reconstruction sont engagées sur le centre commercial de Vénissy, à la Darnaise, à Monmousseau, Edouard-Herriot et Démocratie de part et d autre de l avenue d Ochatz, ainsi qu à Armstrong. Sans bouleverser l organisation du grand ensemble, la mise en œuvre du projet urbain se traduit par des actions fortes, souvent spectaculaires, sur plusieurs points stratégiques du quartier : le renouvellement du commerce et du centre administratif (Zac de Vénissy) et d équipements rayonnant au-delà des Minguettes : construction d une école de musique, extension du cinéma Gérard Philippe, etc. ; le renouvellement du parc immobilier sur les quartiers évoqués et sur la Darnaise en prévoyant dans les cinq ans à venir : 705 logements détruits et 780 reconstruits in situ dont seulement 478 logements sociaux ; la création d une voie nouvelle au nord et la mise en place d un site propre TC ; Soit 229 millions d euros dont 33 pour les démolitions, 90 pour la construction neuve, 25 pour les aménagements et 15 pour les équipements. Du temps des politiques et des techniciens au temps des habitants Au regard de ces moyens importants mobilisés pour agir sur les infrastructures, l habitat et les équipements fédérateurs, la question de l accompagnement social et des dynamiques habitantes reste une question cruciale. Il reste un lien à construire entre, d une part, le temps des habitants, leurs attentes d un environnement de qualité, de sécurité et de convivialité et, d autre part, les perspectives de moyen et long termes que portent les pouvoirs publics et les professionnels de l urbain. La construction de ce lien est l affaire des élus locaux, mais aussi des membres de l équipe de terrain, des travailleurs sociaux, des éducateurs et des relais associatifs présents sur le quartier.

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On Tuesday 06-03-08 I had a magnet implanted in my finger. The magnet was coated in medical grade silicone for bio-compatibility and is small enough that it does not negatively effect electronic devices, credit cards or other objects that may be sensitive to magnets.

 

I am now able to "feel" magnet fields. When my hand is in close proximity to anything that generates a magnetic field (small motors, electric currents, magnets, etc.) I feel a slight tingle or pressure in my finger. If the magnetic field is oscillating it almost feels like a pulse.

 

I am also able to pick up small ferrous objects, such as paperclips.

Welcome to N E Dental Associates, the Portland, OR dental office of Dr. Clark Brinton, and Dr. Paul E. Ortiz. We offer comprehensive general and family dentistry for patients of all ages and provide a welcoming environment where adults and children alike can feel comfortable. NE Dental Associates features the most modern dental technology available today. Digital x-rays, laser dentistry, and 3-D imaging all mean more accurate and efficient dental visits for you. Our dental implant dentists, Dr. Clark Brinton and Dr. Paul E. Ortiz, are both experts in the field of Full mouth dental implants dentistry, all on 4 dental implants, permanent dentures and many more dental services in Portland OR.

 

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N E Dental Associates

2525 NE Broadway #200, Portland, OR 97232, United States

503-447-4626

 

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NSA Tracker Implant Experiments ~ Missouri State Insane Asylum ~ Saint Joseph, Missouri ~ Copyright ©2014 Bob Travaglione ~ ALL RIGHTS RESERVED ~ www.FoToEdge.com

Lady gaga piensa en dejarse de manera permanente losimplantes que se ha hecho en la cabeza y los pumulos

www.soportalo.com/2011/04/26/lady-gaga-en-los-cuernos-de-...

*** THIS IS THE FULL CASE RELATED TO OUR LAST QUIZ. ***

 

Please see a live video of an immediate upper molar placement in just 1:30 minutes youtu.be/Rem5mvbwVpI

 

In contrast to the conventional screw-implants, we can also make non-surgical immediate implant placement in the maxillary molar region in 30% of all extraction’s cases.

 

In another worlds 1% immediate screw-implants with a lot of surgeries vs. 30% truly anatomical implant without any surgeries.

 

www.bioimplant.at

  

Sutures résorbables.

 

crédits photos:Sebastien TOUBON

 

An image of a bionic implant chip attached to a chunk of human brain taken through the microscope with my iPhone

ASTM F-75

CoCrMo

Surgical Implant

Cobalt Chrome

Total Femoral Implant

Knee Surgery

 

Learn about investment casting products at americancastingco.com/products/

 

I did pry open some of my multiple pacemakers to show the internals. Titanium is very difficult to cut, I spend 3 or 4 Dremel cutting discs for each of them...

When you get your one, multiple or all of your #teeth #missing, you get two options from your dentist, i.e. dentures and implants. Both of restorative options have their own sets of pros and cons which you can look at to find out the right option for your particular case. Although your dentist can make a recommendation here, the final decision is yours. So, it is important for you to know which option suits you well.

 

Things to know about dentures

Dentures have been used as the only option to replace missing teeth for many decades. Dentists make dentures to work with your oral cavity by molding them to fit in your mouth. Each day, you get the dentures out of your mouth before going to bed and soak them for the entire night for proper cleaning. And then you put the dentures back in your mouth after waking. Although you may have spent huge amount of money on the preparation of #dentures for you, it is difficult to make these faux teeth resembling the nature teeth by 100%.

 

Many people may like the ease of getting the dentures out in the night and putting them back in the mouth in the morning, but one should keep in mind that the jawbone can deteriorate without the presence of dental support.

 

You need good health of your jawbone in order receive #implants. And if you do not have healthy jawbone, you can have dentures. But it is also the fact that even best of an adhesive cannot hold dentures tightly in order to restore your bite force completely.

 

When it comes to choosing the dentures, there are many options to choose from. Quality is, of course, one major factor to be taken into consideration. You can discuss options with your dentist in this regard.

A typically denture lasts up to 5 years before you need a replacement.

 

Things to know about dental implants

An implant is basically a #titanium post which is further covered by a crown or an over-denture. This post is surgically inserted in your jawbone and then it is left to get fused with it. When the process of jawbone’s fusion with titanium post is complete, you are then ready to receive the crown or a denture to get the long-lost smile and bite force back. Implants are typically beneficial in case you need your entire set of missing teeth back. In this case, the attached over-denture wouldn’t ever slip and you will feel the entire tooth structure to be as stronger as your real teeth.

 

However, you may not be eligible to get dental implant if you have deteriorated health of jawbone due to smoking, diabetes, or any other health condition. In that case, you will have to rely on dentures.

 

Furthermore, the dental implants are not cheaper as dentures. The cost of dental implant may be many times that of dentures. However, it is the long lasting solution is it is worth the price you pay.

 

twitter.com/Memoire2cite?fbclid=IwAR3JmEG0v02xG5uFvJNSn_x... - Après 1945, les collines agricoles du sud-est de la ville connaissent un programme d’urbanisation de grande ampleur pour répondre à la crise du logement. Près de 4600 logements sociaux vont ainsi être construits en quatre tranches successives de 1953 à 1970 : Beaulieu, la Marandinière, Montchovet, la Métare et la Palle formant aujourd’hui les quartiers sud-est. Touché par la crise économique et urbaine de dingue, le secteur sud-est apparaît à la fin des années 1990 comme un espace monofonctionnel dédié en totalité à l’habitat locatif social et porté par un seul bailleur l'OPAC devenu Métropole Habitat. Bien que bénéficiant de nombreux atouts (accessibilité et environnement agréable...), le quartier souffre du gigantisme de son urbanisation et du manque de résidentialisation des unités d’habitation. Par une action en profondeur et dans la durée, la Ville de Saint-Étienne, à travers son Programme de Rénovation Urbaine (PRU), a amorcé une transformation durable du quartier depuis 1989 avec la 1ere demolition du programme à la rue Pierre Loti le 31 janvier 1989 (BANLIEUE89), 30 ans de renouvellement urbain sur la ville.... une ville pilote en la matiere des 1990. Aujourd'hui et demain Les quartiers sud-est vont poursuivre leur mutation, avec l’appui continu de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et ses partenaires l'ANRU2. Développer le secteur économique

L'objectif est de dynamiser l’économie dans ce territoire en portant de nouveaux projets et en restructurant l’offre commerciale de proximité. La Ville de Saint-Étienne a prévu la création de nouvelles zones d’activités permettant l’accueil d’entreprises. Ainsi une zone d’activités économiques, rue Pierre Loti, répondra aux besoins fonciers des entreprises et des artisans locaux. Ce projet de zone économique, en visibilité directe de la RN 88, permettra l’implantation d’une cinquantaine d’entreprises et la création de 300 emplois. Un nouveau centre commercial sur le secteur de la Marandinière, couplé à la démolition des centres commerciaux de la Palle et Sembat, permettra de restructurer et moderniser l’offre commerciale de proximité. Renouveller l'offre d'habitat Une qualité résidentielle s’affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d’habitat variée qui émerge depuis plusieurs années. Les nombreuses démolitions réalisées et à venir (Boulevard des Mineurs en 2018 et immeubles Loti en 2020), ainsi que les réhabilitations d’immeubles en cours, vont permettre de diversifier l’offre de logements. L’un des objectifs du projet urbain est donc de conforter la vocation résidentielle du quartier en stimulant l’offre et en accompagnant des projets comme la construction de logements passifs sur le secteur de Beaulieu, la transformation de l’ancienne école Baptiste-Marcet et la réhabilitation de logements à Monchovet. Améliorer le cadre de vie des habitants

Les quartiers sud-est bénéficient d’un environnement naturellement riche et varié, à l’interface entre les grands parcs de la ville (jardin des Plantes, parc de l’Europe, Bois d’Avaize) et le Pilat. Le projet urbain de la Ville de Saint-Étienne prévoit de relier ces espaces naturels entre-eux avec la création d’une continuité verte, qui permettra aux marcheurs et autres randonneurs de bénéficier d’un véritable réseau de chemins autour de la commune. Le boulevard Alexandre-de-Fraissinette, véritable colonne vertébrale du quartier, et la rue Pierre-Loti seront entièrement revus pour assurer un meilleur partage de l’espace entre tous les modes de déplacements (voiture, vélo et piéton) et assurer un maillage inter-quartiers plus efficace. fr.calameo.com/read/0005441131b4119eaa674

Depuis 2014, la rénovation urbaine dans les quartiers sud-est s’est traduite par de nombreux travaux: la construction du centre commercial de la Grande Marandinière, l’aménagement d’un lotissement de treize maisons individuelles passives, impasse Clémenceau, les rénovations des écoles de Montchovet et de Beaulieu, la réhabilitation de locaux rue Henri-Dunant (pour y installer la Maison des associations), et enfin les démolitions récentes du centre commercial du boulevard de la Palle et d’un garage, au 41 rue de Terrenoire.Démolitions mais aussi constructions sont au programme. Plusieurs acteurs entrent en jeu dans le financement de ces projets, notamment l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) mais aussi la Ville, le Département et la Région. Ainsi, le contrat avec l’ANRU, signé le 14 mars, dégage une somme de 23 millions d’euros, somme à laquelle il faut ajouter 3,3 millions d’euros de la Région. Pour les années à venir, les objectifs visent à la poursuite du développement économique, de la mutation de l’habitat par des constructions individuelles ou de petits immeubles, des démolitions ponctuelles, de la valorisation des espaces publics et du renforcement des espaces du quartier. Deux secteurs sont concernés : Loti et la Grande Marandinière. Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 . Ce quartier est né des programmes de grands ensembles mis en œuvre à partir des années 1950 afin de réduire la pénurie de logements. La mairie choisit donc de développer un quartier moderne 4 600 logements en HLM pour pouvoir loger plus de 30 000 habitants avec des loyers modérés dans des bâtiments modernes. Ce quartier avait comme emblème un des plus grands immeubles d’Europe surnommé la Muraille de Chine qui était visible depuis l’autoroute. Ce quartier s’est construit en quatre tranches : Beaulieu I (Beaulieu) de 1953 à 1955 ; Beaulieu II (La Marandinière) en 1959 ; Beaulieu III (Montchovet) en 1964 ; Beaulieu IV (La Palle) en 1971. Il est aujourd’hui en profonde mutation avec un programme de renouvellement urbain qui prévoit la démolition de plus 1000 logements et la reconstruction de 250. Bâtiments spécifiques : CHPL (Centre Hospitalier Privé de la Loire) qui remplace la Muraille de Chine ; Ecole Nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne Un modèle de l'urbanisme des années 1950. Beaulieu-Montchovet: La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles. Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :

www.ina.fr/video/LXF99004401 .

Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.

Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.François Mitterrand / Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Thèmes : Grands travaux et grands projets

Le Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986 Éclairage

Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche.La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html Journaliste

Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François Mitterrand

Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État., à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.

1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..

Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.

Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.

Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.

Beaulieu I: le projet d'urbanisme

Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-Clément

Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief.

La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:

- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955

- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959

- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.

- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971

Le quartier:

Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.

A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.

Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :

Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.

La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.

Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.

Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.

Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.La crise du logement:

1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.

La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.

La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.

Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.

Une barre d’habitation innovante

A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.

Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.

Conception et réalisation d’un quartier entier

Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.

Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.Un projet pharaonique

Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.L’avis de l’architecte

De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -

Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?

La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.Que prévoit-on pour la reconstruction?Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.

Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.Cela paraît paradoxal, pour du logement social!

Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!On croit rêver...

C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.Pourquoi cette différence?

Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.Dans quels domaines?Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon. Le futur Centre-Deux...

C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.

Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?

La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.

Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?

Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.

Culturellement, la ville est aussi très active...

Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.

La population comprend-elle cette volonté?

Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.Le chantier de l'autoroute de Saint Etienne 01 nov. 1965, la video içi www.ina.fr/video/LXC9610041788 - ST-Etienne,Montchovet (Beaulieu III) "la Muraille de Chine" construction 1962-1964, architecte HUR/FARRAT/GOUYON.

Rappelez vous...Aout 1983, François Mitterand, se déplace incognito à la Muraille de Chine à Saint-Etienne. Quelques mois plus tard, la grande réhabilitation de cette barre d’habitation sera lancée.

& le 24 octobre 1987 : visite officielle à Saint-Etienne. Il retourne à La Muraille de Chine pour constater les travaux. Le même jour il se rendra à Saint-Chamond et Roanne.

« En 1983, le président s’est rendu à Montchovet à l’improviste »

François Mitterrand est venu une première à Montchovet en 1983 incognito. Pourquoi une telle démarche ?

C’est l’architecte Roland Castro qui a convaincu le président d’aller dans des quartiers populaires. Son but était de lui montrer où vivaient les gens à cette époque et qu’il fallait entreprendre un programme de rénovation.

François Mitterrand m’a appelé et m’a dit d’organiser trois ou quatre » descentes » sur le terrain mais le président ne voulait ni policiers, ni gendarmes. Il m’a simplement demandé d’avertir, par correction, le préfet une fois arrivé. C’était d’ailleurs le meilleur gage de sécurité car lorsque vous n’êtes pas attendu, il n’y a pas de risques. Nous sommes donc allés à Saint-Etienne à Montchovet, aux Minguettes à Lyon, dans le 93.. et, à chaque fois, à l’improviste

> Quelle a été la réaction des habitants ?

Ils étaient très étonnés de croiser le président de la République dans leur cage d’escaliers ! Partout, nous avons reçu un accueil très chaleureux.

Nous étions quatre : le président, Roland Castro, un policier et moi-même. Je me souviens qu’aux Minguettes, le président a été invité par une famille pour boire le thé. Les habitants étaient très heureux que le président s’intéresse à eux.

> Comment François Mitterrand a-t-il réagi en voyant la vie de ses quartiers ?Il était fasciné. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était, pour lui, une découverte mais il était un rural et le fait de se confronter à la vie de ces gens qui vivaient dans de grandes barres fut enrichissant.> Ces visites impromptues ont-elles été suivies d’effets ?Oui car la mission Banlieues 89 est née de ces visites de terrain. Ce fut d’ailleurs la naissance de la politique de la ville.> En 1987, cette fois, la visite fut officielle - Proposer de nouveaux logements dans une démarche environnementale forte. Dans la poursuite des opérations engagées depuis 2001 (démolition de la Muraille de Chine en 2000, implantation du CHPL, de l ’AIMV en 2005), une qualité résidentielle s'affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d'habitat variée (en forme comme en type de produits). Le dynamisme du quartier s'appuie sur l'accueil et le développement de services, d'activités économiques et d'équipements d'agglomération (centre nautique, Nouveau Théâtre de Beaulieu...) et de proximité (salles de sport, travaux dans les écoles). Les atouts paysagers du site sont pleinement exploités dans une démarche environnementale forte. L'aménagement des espaces libres et la requalification des axes structurants et de desserte renforcent les liaisons internes aux quartiers et les ouvrent sur l'ensemble de la ville. Beaulieu, un patrimoine de qualité, valorisé et adapté à ses occupants

40 logement ont été adaptés au vieillissement de leur occupants (bacs à douche, volets électriques, aménagement des ascenseurs, …). L'amélioration des espaces extérieurs, résidentiels ou publics (rue K.Marx, square Renoir, allée Clémenceau) viendra rendre plus conviviaux ces lieux de vie partagés. Petite Marandinière : une cité jardin qui se rénove en gardant son caractère Sur la Petite Marandinière, 320 logements de Métropole Habitat ont été rénovés. Les bâtiments ont été transformés pour arriver à 32 logements, avec création de T3, T4, et T5 en tenant compte de la rénovation thermique et du confort des logements. 54 logements ont été construits, répartis en 6 bâtiments à l'architecture contemporaine et fonctionnelle (surfaces généreuses, double ou triple orientation, terrasse ou loggia). En parallèle, les espaces publics ont été réaménagés dans une démarche environnementale durable et innovante : résidentialisation et embellissement des espaces extérieurs, traitement paysager d'ensemble, requalification des voiries et des circulations douces adaptées aux usages, gestion optimisée du stationnement et des eaux pluviales...Une nouvelle mixité pour le quartier : les maisons de ville "Jardins Sembat" 22 maisons de ville (du T3 au T5) ont été construites à l’angle de la rue Marcel Sembat et du boulevard de Fraissinette. Conçu et développé par l'équipe XXL-Civita-Spirit, ce projet se caractérise par la qualité de la construction (matériaux durables, aménagement soigné des espaces extérieurs…) et par la mise en valeur paysagère du site, ouvert sur les collines du Pilat. 3 types de maisons ont été proposées en location libre : maisons jumelées le long du boulevard de Fraissinette, maisons en pente en fond de parcelle adossée au talus, maisons patio au cœur de l’îlot. Un nouveau centre nautique sur le secteur Loti Souhaité par les habitants, exemplaire d’une démarche participative de coproduction, le centre nautique Yves Naime a été ouvert à l'été 2013, en remplacement de l'ancienne piscine de la Marandinière. Ce centre nautique comprend un bassin sportif (25m, 6 lignes d'eau), un bassin destiné aux activités ludiques (bains bouillonnants, aquagym...), une pataugoire et des plages extérieures.Grande Marandinière : un secteur d'habitat en développement . Après la démolition de la barre Sisley et celle en cours de la barre Féguide, c'est un nouveau quartier qui se dessine sur ce secteur. La reconfiguration de la rue Sisley en voie de promenade avec des vues en belvédère et l'aménagement d'une « coulée verte » ont profondément modifié le paysage urbain du secteur. Ce nouvel environnement a permis à Métropole Habitat de réaliser un programme immobilier de 27 logements locatifs. Dans ce bâtiment collectif moderne et fonctionnel, chaque logement comporte un espace extérieur privatif, balcon ou terrasse. Au rez-de-chaussée, des locaux d'activités (centre social espace-loisirs) ou de services sont déployés le long de la nouvelle rue Sisley. La Palle : des résidentialisations de qualité

La résidentialisation des immeubles du boulevard de la Palle apporte aux habitants de nouvelles terrasses privatives en rez-de-chaussée, des espaces en cœur d’îlots plus agréables, et de nouveaux parcours piétonniers avec aires de jeux. Elle s’accompagne de la réhabilitation des immeubles (réfection des façades, changement des garde-corps…). Des opérations de résidentialisation ont été menées immeuble par immeuble de 2006 à 2009. Elles permettent de définir les limites entre les parties publiques ouvertes à tous, et les parties privées. Des petits jardins privatifs sont ainsi aménagés pour chaque logement de rez-de-chaussée.

Le Pont Aven : du logement social à haute performance environnementale

Développé par Métropole Habitat, le Pont-Aven est un exemple en matière de construction écologique. Il accueille 20 logements sociaux du T2 au T5. L’ensemble de la conception du bâtiment intègre des critères environnementaux : parois extérieures en brique mono-mur, eau chaude solaire, chauffage collectif au gaz naturel, ventilation intérieure à double flux pour une meilleure circulation de l’air, équipements électriques et sanitaires économes en énergie. La toiture végétalisée permet quant à elle une meilleure conservation de la fraîcheur en été, les auvents du toit protègent les fenêtres du soleil et les eaux de pluie seront récupérées pour arroser les espaces extérieurs…Résultat : une diminution des rejets en CO2 et une baisse significative des charges de chauffage pour les locataires.

Favoriser l'accessibilité et les relations inter-quartiers Le réaménagement du boulevard de la Palle a favorisé une meilleure desserte du quartier en transports en commun. Une station de taxis, des pistes cyclables et des pelouses ont été aménagées le long du boulevard, sécurisant ainsi la traversée piétonne entre les terrasses Roinat et le centre hospitalier. A l'intérieur du quartier, la trame piétonnière a été développée dans le principe d'une continuité paysagère entre les différents secteurs. Initiée avec l’aménagement des terrasses Roinat, une coulée verte, nouveau poumon vert du quartier, facilitant la circulation des piétons et des cyclistes, relie désormais le boulevard de la Palle, et plus loin le bois d'Avaize, au Parc de l'Europe. - Après la seconde guerre mondiale, un immense chantier s'ouvre en France dans le but de loger massivement une population démunie, les réalisations des HLM en France et la lutte contre l'habitat indigne insalubre , le film parle de St-Etienne entre autre avec les Cités du soleil 1958 de Jean-Claude Sée : www.dailymotion.com/video/xgj74q .

Jusqu'au milieu des années 1970, cette période dite des « Trente Glorieuses l'après guerre et montre la plupart des grandes réalisations de 1945 à 1960. A travers les exemples de la région parisienne et de quelques grandes villes françaises sont posé les problèmes de la diversité architecturale, de l'esthétique et de l'harmonie entre le passé et l'avenir. Les images montrent les grands ensembles de Beaulieu, la Marandiniére, à Saint-Etienne, la cité le Haut du Lièvre à Nancy, des cités à Sarcelles, Asnières, Bron-Parilly, Epinay, Pantin, Bobigny, la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille, le front de mer à Royan, la video de l'Année 1962, une réalisation de Philippe Brunet içi www.dailymotion.com/video/xgj2zz » fut le terrain de nombreuses expérimentations architecturales et urbanistiques, fondées notamment sur les idées émises plus tôt dans le siècle par le Mouvement moderne.

Aujourd'hui, ces ensembles bâtis sont au cœur d'une autre actualité, liée à leur adaptation à l'évolution des modes de vie de notre société contemporaine. Cette question qui se posa dès la fin des années 1970 apparaît sous un jour nouveau, avec les premières démolitions dans les années 1980 et, plus récemment, le vaste programme de réhabilitation mis en place dans le cadre de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain.

Après Les Grands Ensembles. Une histoire qui continue…, ce nouvel ouvrage, fruit de la collaboration entre l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Étienne et l'Université Jean Monnet, apporte un éclairage nouveau sur cet héritage bâti, mettant au jour simultanément la question de son vécu et celle des acteurs engagés dans son édification. En réunissant quinze auteurs spécialistes de ce domaine, il s'agit de regrouper autant de points de vue, pour comprendre la diversité et la complexité des enjeux liés à la postérité de ce bâti. - « Petite enquête sur Beaulieu – Le Rond-Point », La Tribune du centre et du sud-est, 13 octobre 1955 et « Le chantier de Beaulieu – Le Rond-Point (1ère tranche) sera terminé le 30 juin 1956 très exactement »,La Tribune du centre & du sud-est, 26 juin 1956 -

«St-Etienne, la place des grands ensembles dans l’histoire de l’habitat social français »

Saint-Étienne/Beaulieu, au sud-est de l’agglomération, sur le versant sud de la colline de Beaulieu, en forte pente et d’aspect semi-rural, la cité de Beaulieu est mise à l’étude dès 1950. Elle débute en 1953 et comprend 1 221 logements, un groupe scolaire et 35 boutiques. Des parrains prestigieux et l’élite de l’architecture sté- phanoise sont mobilisés pour ce premier grand ensemble local.

Tantôt les bâtiments suivent le dessin de la courbe de niveau 600, devenue rue Le Corbusier, tantôt ils s’installent perpendi-culairement à la pente, reliés à la rue par des passerelles ou de grands escaliers. A l’implantation exemplaire des bâtiments répond une maîtrise raffinée du végétal d’accompagnement, décliné selon les modes habituels aux squares urbains, avec une virtuosité étonnante dus aux talents de l’ingénieur des Services techniques de la ville, Jean Marc, associé à l’équipe de concep-tion dès l’origine de l’opération.

Le vocabulaire de l’art des jardins s’adapte au grand ensemble : les espaces sont découpés à partir des courbes de niveau et des allées, et caractérisés par un système de haies et de contre-haies (haies étagées doubles ou triples) constituées de troènes com-muns ou dorés, prunus, berbéris et buffets de laurier, et sont plantés d arbres rythmés et colorés (érables négundo et acacias), ou parfois fastigiés (la gamme d’arbres est d’ailleurs peu riche), selon un dessin géométrique et des alternances de couleurs. Ces espaces verts ne sont réalisés qu’à partir de 1964, après avoir été longtemps laissés en prairies fauchées. Cet état de fait, dû au départ à l’étirement des financements des projets d’espaces exté-rieurs, s’inscrivait aussi dans la logique de conception de notre ingénieur, qui pensait « qu’il était nécessaire de laisser vivre un groupe d’habitations avant de planter » – afin de reprendre notamment les chemins tracés par l’usage.

Cette réalisation révèle le décalage entre les réflexions et les savoir-faire architecturaux et paysagers et exprime quelques traits caractéristiques de la pratique paysagiste. Le festonnage des haies qui jalonne les espaces extérieurs rejoint celui des collines boca- gères surplombant les bâtiments. Il rappelle le site environnant et inspirera plus tard l’AUA et Alexandre Chemetoff pour la réhabilitation du quartier de Montreynaud.

Relevons que, sans l’action concertée des services de la ville et de l’office d’HLM, qui finança entièrement la réalisation des espaces verts, rien n’aurait été fait à cette époque, compte tenu du désintérêt pour cet aspect du projet des principaux responsables du chantier. « D’ailleurs, à cette époque, les architectes ne jouaient pas au paysagiste… », queleques superbes videos du Ministere de la Cohésion et des Territoires içi : .Naissance d'une banlieue mort d'un village 2000 www.dailymotion.com/video/x1a98iz

Réalisateur : Sidney Jézéquel Production : Les Films Roger Leenhardt Sujet : la commune de Goussainville (95) --------

Quatre murs et un toit 1953 www.dailymotion.com/video/xk6xui Scenario et réalisation Pierre Jallaud MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) ----------------Le Bonheur est dans le béton www.dailymotion.com/video/x413amo - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie ---------------------Beaulieu par son constructeur la Cimaise :" Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.--- Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq ----

SAINT-ETIENNE BEAULIEU une barre d’habitation innovante

A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.

Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons. Conception et réalisation d’un quartier entier. Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine la plus grande barre d'Europe avec 540 appartements à sa livraison mi 1964, les chantiers de l'OPAC devenu Métropole-Habitat, www.ina.fr/video/LY00001263522 », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période. Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.

Un projet pharaonique

Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville. L’avis de l’architecte

De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. www.cimaise-architectes.com/realisations/divers/construct... cité HLM labellisée Patrimoine du XXeme siecle -"Il faut bien le dire, avant même d’être livré, Beaulieu est l' un des grands-ensembles, parmis 6 autres qui fasçinait en 1954..En effet c'etait le début de la longue & grande histoire des chantiers de l'Office Public de l'Aménagement et de la Construction* içi, ou à Montreynaud, Solaure, Monthieu etc

( l'OPAC l'office public de logements sociaux, devenu plus tard Métropole-Habitat, est la plus importante au niveau National, c'est la plus grosse boite d'HLM). Bref, les habituels promeneurs du coin genre les "Bois du Four (la Metare, le nom ançien, qui par ailleurs appartenait a Mme de Métarie une veuve riche qui légua son domaine soit "la Métare" à la ville, pour un Franc symbolique à l'epoque et aux CHU anciennement les HCL Hospiçes Civils de la Ville comme à Lyon... (on notera qu il y a des tas de logements en centre ville propriété du CHU)..se rendant le dimanche

dans le Pilat ou à Rochetaillée et sur les collines* alentours (on en a 7 comme a Rome) font un léger détour par le chantier. Ils constatent alors de visu cet avancement des travaux que la presse qualifie de « belle prouesse ». Le rythme est en effet rapide : « un étage par semaine » pour certaines barres, comme le raconte un témoin. Les « grandes maisons », soient les immeubles de hauteur et nombre de logements importants (IGH), étant alors encore rares dans la

ville, les Stéphanois n’y sont pas habitués@ les H.L.M. Beaulieu est la 1ere cité Stéphanoise de toutes,. Les barres de dix-sept et quatorze niveaux gises respectivement rues Gomy Herriot et de Vlaminck, ainsi que la tour de 22 niveaux au 33 rue Le-Corbusier,surprennent donc encore pire pour la plus grande barre d'Europe qui arrvera 7 ans plus tard, la Muraille qui mettront certains certaines à la renverse , le gigantisme à l'état brut, du lourd.... La référence qui vient à l’esprit de beaucoup ajoute à la fascination : l’Amérique. « C’est New-York ! c'est tres joile, tres vert... », se rappelle avoir pensé un habitant de la première harre...Mais plus que les immeubles, ce sont surtout les logements qui emportent l’adhésion des « heureux locataires », comme aime à les appeler la presse tout court. La satisfaction procurée aux habitants par l’hygiène et le confort des logements des Grands-Ensembles soit les quartiers NEUF est une information connue, les études de sciences humaines sur le sujet abondent. Aussi, pour le cas de Beaulieu devenu un cas d'Ecole idem pour Montchovet (Beaulieu3) et les transformations de la Marandiniere (Beaulieu2)...Les entretiens réalisés avec des locataires n’apportent pas sur ce point-ci d’éléments nouveaux :les premiers motifs de satisfaction invoqués sont, comme pour bien d’autres Grands-Ensembles Français,

l’eau courante, le chauffage central dont sont pourvus les immeubles les plus hauts, les WC intérieurs et salles de bain, l’ensoleillement et la luminosité permis par l’orientation, la hauteur et la disposition des immeubles, les placards et les tout aussi pratiques balcons à parois séchoirs permettant de faire sécher le linge, hiver compris. Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»

L"apres guerre...Que prévoit-on pour la reconstruction? Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée. C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on

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Defective French PiP breast implant patients protest at private clinic - London, 14.01.2012

 

Around 60 breast implant patients gathered outside The Harley Medical Group (THMG) premises on Harley Street on 14.01.2012 to protest against the clinic's refusal to replace, free of charge, any of the 13,900 faulty French-manufactured PIP (Poly Implant Prothese) silicone implants bought and surgically implanted into women by THMG which were filled with substandard industrial-grade silicone provided by German chemicals supplier Brenntag to save money, and which allegedly are more prone to rupture and leak than proper surgical-grade implants.

 

Brenntag rejected accusations of negligence on Friday 13th January after a report it could face legal action over its role as silicone supplier to PIP, and has claimed the bulk silicone-gel it provided was clearly marked as unsuitable for use in implants.

 

The French government has advised the 30,000 women in France who have the implants to have them removed due to concerns they might rupture. Governments in several other countries, such as Britain and Brazil, have asked women to visit their doctors for checks, but as yet the NHS in Britain is not offering to remove the PiP implants, despite the risk of rupture and health risks caused by leaking silicone.

 

A French investigating judge visited PIP offices earlier in January as part of a probe into the death of a woman from cancer, which could lead to charges of involuntary homicide against the firm. French authorities ordered the company to withdraw its breast implants from the market in March 2010.

 

The average cost of a breast-augmentation proceedure from The Harley Medical Group is, like most of the very profitable high-end cosmetic surgery companies in and around Harley Street, somewhere in the region of £4,500 ( 5,450), and if this is accurate then Harley Street Medical has made somewhere in the region of £58.5 million ( 70.8 million) from fitting toxic PiP implants. The company issued a statement this week claiming that if they replaced the sub-standard implants for free they would go out of business, and the responsibility should fall on the NHS or PiP - who manufactured the lower-priced implants - to clean up the mess, but the demonstrators are angrily demanding that the private clinics foot the bill.

 

Several women at the protest still have leaking PiP implants in their breasts and are suffering a wide range of serious symptoms, but cannot afford to pay the same cosmetic surgeon to remove them, let alone replace them. This kind of luxury surgery is a once-in-a-lifetime purchase fore many women, and they are angered that their lives have been put at risk by cost-cutting, and that the culprits are attempting to walk away from the whole matter, leaving the UK taxpayer to foot the bill.

 

PIP implants were banned in France in 2010, with the French government advising 30,000 women to have their implants removed, but thus far the British government has offered very limited help to British patients, choosing instead to broadcast a public information video on national TV networks this weekend downplaying the risks, with Secretary of State for Health Andrew Lansley saying in press briefings that he expects private medical companies who have fitted the French implants to "step up to their responsibilities".

  

All photos © 2012 Pete Riches

Do not reproduce, alter or reblog my images without my written permission.

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mémoire2cité - La majeure partie du territoire de la commune des Ulis se trouve sur le plateau de Courtaboeuf, au

   

coeur du Hurepoix, cet ancien « pays » d’Île-de-France qui s’étend du sud de Paris à la Beauce

   

étampoise. Ce plateau ne présente que peu de variations de reliefs, avec une altitude moyenne

   

supérieure à 150 mètres. Seul le lieu-dit du Bois Marie, situé au nord-ouest, est implanté à une

   

altitude de 87 mètres, sur le versant sud de la vallée de l’Yvette. Aucun cours d’eau n’irrigue Les Ulis.

   

Le ruisseau du Rouillon, qui prend sa source dans la ville voisine de Villejust, matérialise la frontière

   

est de la commune. L’unique point d’eau d’importance est le vaste étang du Parc Nord, qui a été

   

aménagé en lisière de la forêt qui sépare Les Ulis de Bures-sur-Yvette. Il s’agit en réalité d’un bassin

   

de retenue.

   

Le sol du plateau est recouvert de limons loessiques très fertiles, ce qui explique sa mise en valeur

   

agricole précoce. Les études géologiques ont démontré que sous ces limons s’étendaient

   

successivement une couche d’argile sableuse à meulières, dite argile à meulière de Montmorency, et

   

une couche de sable et de grès de Fontainebleau.

   

La ville a paradoxalement été bâtie à l’écart du réseau de transports en commun, les gares les plus

   

proches étant celles d’Orsay et de Bures-sur-Yvette, sur la ligne B du RER. Des services

   

intercommunaux et départementaux d’autobus permettent de s’y rendre. Cependant, un dense

   

maillage de liaisons routières parcourt la commune et remédie à sa desserte : la route nationale 118

   

coupe le territoire du nord au sud et débouche, à proximité de Marcoussis, sur un échangeur

   

autoroutier avec la route nationale 104 (la Francilienne) et l’autoroute A 10. Elle est doublée sur sa

   

rive droite par la route départementale 446 et reliée au sud à la route départementale 35, qui fait

   

Carte postale des années 1970, présentant une vue générale du Parc Nord, avec son étang.

   

office de rocade pour l’accès à la ville et au centre commercial Ulis 2. Au nord, la route

   

départementale 188 emprunte l’ancien tracé de la voie de chemin de fer Paris-Chartres par

   

Gallardon. A l’intérieur de l’agglomération, de larges avenues complètent ce dispositif et prennent le

   

nom d’anciennes provinces françaises, en respectant leur position géographique d’origine, Provence

   

au sud-est, Guyenne au sud-ouest, Berry au centre, Alsace, Ardennes et Champagne au nord-est,

   

Normandie au nord-ouest.

   

Plan de la commune des Ulis, avec ses différents quartiers.

   

Le territoire de la commune adopte la forme d’un V, dont les deux branches sont séparées par le

   

quartier de Mondétour, qui dépend de la ville d’Orsay. En périphérie, au sud-est, se trouve une zone

   

résidentielle pavillonnaire, dénommée la Queue d’Oiseau, qui est isolée de la voie rapide par une

   

coulée verte ; tout en garantissant une continuité visuelle harmonieuse avec Mondétour, elle permet

   

de préserver la cité des nuisances causées par l’activité du parc de Courtaboeuf, sis à l’est. En

   

bordure de la rocade sud sont installés le centre commercial Ulis 2 et la chaufferie centrale qui

   

alimente toutes les résidences. Edifiée en 1972, elle a été raccordée en 1984 à l’incinérateur

   

d’ordures ménagères de Villejust, pour bénéficier d’une nouvelle source d’énergie et réduire le coût

   

de l’eau chaude. Le tissu urbain est ponctué de larges espaces verts apportant des respirations

   

paysagères : le parc Nord, avec ses équipements sportifs et son lac de 27 000 m2, auxquels répondent

   

un autre parc de dimensions plus modestes, au sud (baptisé Parc Urbain et agrémenté d’un théâtre

   

de verdure et de serres pédagogiques) et des jardins familiaux. Toute la partie ouest des Ulis est

   

occupée par une zone résidentielle formée de logements collectifs, de type barres d’immeubles ou

   

tours, construits sur des dalles, qui dissocient les bâtiments du niveau de la rue. Le cheminement

   

piéton est ainsi sécurisé et s’opère entre les quartiers par des passerelles ou des tunnels, qui

   

entremêlent le nom des résidences (Amelines, Courteraines) ou rendent hommage à des astres

   

(Lune, Soleil) et à des saisons (Automne, Printemps). Les résidences s’étagent du RDC + 2 au RDC+ 15

   

– les plus élevées étant localisées dans le centre de la commune (les Hautes Bergères, la Daunière,

   

les Hautes Plaines). Elles sont au nombre de 34, et abritent plus de 9500 logements, dont près de la

   

moitié en locatif.

   

2. LES ULIS…AVANT LES ULIS : LE PLATEAU AGRICOLE DE MONDETOUR

   

La plus ancienne occupation du site des Ulis remonte vraisemblablement à l’Âge du Bronze, comme

   

en témoigne la découverte, en 1977, d’une hache à talon en pierre polie à proximité de la ferme du

   

Grand Vivier, dans la Zone d’Activités de Courtaboeuf5. Les fouilles conduites au moment de

   

l’aménagement des fondations du lycée de l’Essouriau (vers 1980), au sud de la ville, ont mis à jour

   

une « fosse dépotoir », qui contenait des fragments de poteries, quelques objets de parure (fibules),

   

des monnaies, des pesons de tisserands, des perles de verre et des grains de blé carbonisés. Le

   

travail des archéologues a permis d’en déduire l’existence, à l’époque gallo-romaine, d’un petit

   

village situé non loin d’un carrefour routier.

   

Des seigneuries sont attestées aux lieux-dits de Courtaboeuf et du Grand Vivier dès le XIIe siècle, dans

   

le cartulaire du prieuré de Notre-Dame-de-Longpont. Le nom de la commune proviendrait du fief des

   

Ullys, mentionné, lui, dès le XIVe siècle et dont l’appellation dériverait d’un terme d’ancien français

   

5 Cette hache est aujourd’hui conservée au Musée d’Archéologie Nationale et du Domaine National de Saint-

   

Germain-en-Laye.

   

Panorama des Ulis depuis le nord de la commune.

   

signifiant brûler, défricher par écobuage. C’est sans doute cette pratique qui permit, dès le Moyen

   

Âge, de dégager le plateau boisé pour le mettre en culture.

   

Jusqu’au début du XXe siècle, en effet, le territoire de l’actuelle ville des Ulis est un plateau agricole

   

prospère, divisé entre les communes voisines de Bures-sur-Yvette et Orsay. Sa mise en valeur est

   

organisée par de grandes fermes, dont les principales sont celles de Courtaboeuf et du Grand Vivier,

   

aux vastes emprises. Elles pratiquent l’élevage (de bovins et d’ovins), ainsi que la culture du blé, de la

   

pomme de terre, de la fraise, du haricot et de la betterave à sucre.

   

A partir de 1920, cet équilibre est bouleversé par la construction du lotissement de Mondétour, sur

   

la partie orcéenne du plateau. Cependant, ce dernier conserve un aspect agricole marqué, jusqu’à la

   

création de la ZUP Bures-Orsay, en 1960.

   

Vue générale de la ferme de Courtaboeuf. Située à l’intersection des trois communes d’Orsay, de

   

Villejust et de Villebon-sur-Yvette, elle se trouve aujourd’hui cernée par la Zone d’Activités de

   

Courtaboeuf, à laquelle elle a donné son nom.

   

Le fief de Courtaboeuf apparaît dans les sources écrites dès la fin du XIIe siècle, dans le cartulaire du prieuré

   

de Notre-Dame-de-Longpont. Le bâtiment le plus ancien de ce remarquable ensemble pourrait être la longue

   

aile située au nord de la cour (ci-dessus), datée du XVIIe siècle. De plan rectangulaire régulier, elle se distingue

   

par sa belle maçonnerie en moellons de meulière, calcaire et silex, partiellement enduite, et par ses trois

   

hautes portes charretières à linteau de bois. Possession des seigneurs d’Orsay durant tout le XVIIIe siècle, la

   

ferme est vendue comme bien national sous la Révolution. Une distillerie d’alcool de betterave y est

   

mentionnée en 1899, dans la Monographie de l’Instituteur. L’élevage et la culture céréalière sont les

   

principales activités de la ferme jusqu’en 1960 – date de son rachat par la Caisse des Dépôts et Consignations,

   

dans le cadre de l’opération de la ZUP Bures-Orsay. Elle abrite aujourd’hui différents équipements de la Zone

   

d’Activités : médecine du travail, restaurant, salle des fêtes, ateliers et bureaux de la SAMBOE.

   

Vue générale de la ferme du Grand Vivier.

   

Le ruisseau du Rouillon

   

prend sa source non loin

   

de la cour de la ferme

   

de Courtaboeuf, qui

   

était autrefois entourée

   

de douves – dont

   

subsistent quelques

   

vestiges (ci-contre).

   

Egalement cernée par la Zone d’Activités, la ferme du Grand Vivier abrite depuis 1970 un centre de

   

secours des sapeurs-pompiers. Son appellation aurait pour origine la présence d’un étang à

   

carpes. Dans les années 1950, de grandes serres dévolues à l’horticulture avaient été installées

   

dans la ferme. Elles ont été transférées dans le Parc Urbain des Ulis, pour continuer à concourir au

   

fleurissement des espaces verts de la ville.

   

3. LES ULIS, UNE ZUP DEVENUE VILLE

   

La création de la ZUP Bures-Orsay

   

En 1958, le Plan d’Aménagement et d’Organisation de la Région Parisienne (PADOG), élaboré sous

   

l’égide de Paul Delouvrier, prévoit la création d’une dizaine de Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP).

   

L’une d’entre elles, d’une surface de 265 hectares, doit voir le jour sur le plateau de Mondétour, à

   

cheval sur les communes de Bures-sur-Yvette et d’Orsay. A la fin des années 1950, le développement

   

industriel et scientifique de la vallée de Chevreuse et de ses environs (grandes écoles, Commissariat à

   

l’Energie Atomique, implantation d’une annexe de la Faculté des Sciences de Paris) attire de

   

nombreux enseignants, chercheurs et étudiants à la recherche d’un travail. Conjugué à la nécessité

   

de soulager la pression démographique de la Petite Couronne, il réclame la construction d’un vaste

   

parc de logements. Dès 1959, la Société Foncière de la Région Parisienne (SFRP), filiale de la Caisse

   

des Dépôts et Consignations, acquiert 350 hectares de terrain sur le plateau de Mondétour, dans le

   

but de lancer cette colossale entreprise. Très vite le projet évolue, et il est décidé d’édifier une

   

véritable ville, compte-tenu de l’éloignement des bourgs de Bures et d’Orsay, ne pouvant accueillir

   

que 40 000 à 50 000 habitants. Ce choix est guidé par la volonté d’orienter la croissance urbaine vers

   

des formes harmonieuses, étalées, pensées de manière plus globale et sur un temps long, en

   

supprimant au maximum les nuisances sonores et environnementales. Durant cette période sort de

   

terre le grand ensemble de Massy-Antony, qui sera vite contesté et servira de repoussoir idéologique

   

aux projets concomitants.

   

Malgré quelques réticences initiales, les communes de Bures et Orsay acceptent qu’une ZUP soit

   

définie sur leur territoire, pour assurer au futur chantier une unité d’action et des financements. Le

   

30 novembre 1960, un arrêté ministériel instaure la ZUP de Bures-Orsay. La maîtrise d’oeuvre des

   

travaux est confiée à une société d’économie mixte spécialement créée le 4 décembre 1962 et

   

baptisée Société d’Aménagement de Bures-Orsay (SAMBO). En plus d’acheter, de viabiliser et de

   

vendre les terrains aux promoteurs, cette dernière doit réfléchir à l’incorporation de la nouvelle ZUP

   

dans le contexte régional et établir un planning pour les opérations. Le fait que la ZUP s’étende sur

   

deux communes pose rapidement des problèmes de gestion. Afin de les résoudre, les municipalités

   

instituent en parallèle le district urbain de Bures-Orsay (DUBO), le 13 mars 1964. Il est composé de

   

22 délégués issus des conseils municipaux de Bures et d’Orsay. La présidence alterne annuellement

   

entre les maires des deux villes.

   

Le plan-masse : le projet d’une « ville humaine »

   

Les communes de Bures et d’Orsay acceptent le plan-masse de la ZUP en 1964. Il est fourni par les

   

architectes Robert Camelot (1903-1992) et François Prieur (1921-2002), qui ont respectivement

   

participé aux premiers plans du quartier de la Défense6 et dirigé l’atelier d’urbanisme du Service

   

d’Aménagement de la Région Parisienne7. Il prévoit la construction d’environ 10 000 logements

   

(5950 en location, 3050 en accession à la propriété, 350 logements individuels et 4 000 chambres

   

6 Grand Prix de Rome en 1933, Robert Camelot est l’un des co-auteurs du CNIT (Centre des Nouvelles Industries

   

et Technologies) de La Défense.

   

7 Qui deviendra en 1976 l’IAURIF (Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Île-de-France),

   

rebaptisé en 2008 IAU.

   

d’étudiants équivalent à 1000 logements HLM). Ce plan-masse délimite les voies de circulation, les

   

principaux quartiers et les emplacements réservés aux équipements. Inspiré par la charte d’Athènes

   

et les leçons du Corbusier, il repose sur la dissociation des fonctions résidentielles et de circulation.

   

Plan de zonage extrait de « Les Ulis, une ville nouvelle aux portes de Paris ». Brochure conservée dans

   

le fonds documentaire d’Île-de-France (Domaine de Sceaux, Parc et Musée de l’Île-de-France). Janvier

   

1969.

   

Ce plan présente plusieurs axes forts. Les voies piétonnes, bordées de commerces, et les voies

   

automobiles sont strictement séparées et réparties sur deux niveaux superposés, afin que les

   

habitants puissent traverser la ville sans jamais rencontrer une voiture. Les garages sont enterrés.

   

Schéma de circulation. Les voies réservées aux piétons sont en gris foncé. Annales de l’Institut

   

technique du bâtiment et des travaux publics n°264 (décembre 1969).

   

Des passerelles enjambant les routes permettent de relier les différents quartiers, qui sont conçus

   

comme des unités indépendantes, bâtis sur une dalle ou autour d’un espace planté.

   

La passerelle de l’esplanade de la République à la résidence Millepertuis.

   

Les bâtiments sont concentrés au nord de la ZUP pour « apparaître à la vallée comme une ligne de

   

crête à travers bois ». Leur hauteur diminue à mesure que l’on s’éloigne du centre. Ce système de

   

dégradé progressif permet d’incorporer en douceur la nouvelle commune aux zones pavillonnaires

   

périphériques et à la campagne. Chaque quartier est prévu pour recevoir une forme architecturale

   

propre - ce qui permet de les distinguer les uns des autres et de leur conférer une identité. Une place

   

de choix est réservée aux espaces verts, avec des essences sélectionnées en fonction de la nature des

   

terrains. A travers ce plan-masse, véritable utopie, le souhait de Camelot et Prieur est d’édifier une

   

ville en harmonie avec la population, qui concilie la vie résidentielle et familiale avec la vie active et

   

sociale. Les deux architectes rejettent toute distorsion brutale de l’existant – l’appellation des

   

résidences provient ainsi des noms de terroirs mentionnés sur le cadastre napoléonien.

   

La construction des logements

   

La construction de la ZUP commence en 1965 et s’achève à la fin des années 1970. Le gros-oeuvre

   

des différents immeubles est réalisé en béton et la préfabrication lourde est le principal procédé

   

engagé. Les premiers promoteurs sont imposés par l’Etat. Sur le territoire d’Orsay interviennent la

   

RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris), l’Office HLM de Seine-et-Oise (opération de

   

Chanteraine) et l’OCIL (Office Central Interprofessionnel de Logement – programme de

   

Courdimanche). La LOGIREP et la SCIC (Société Civile Immobilière de la Caisse des Dépôts) agissent

   

sur la commune de Bures-sur-Yvette. La SAMBO ne parvient à faire entendre ses choix pour les

   

promoteurs que dans les années 1970.

   

Dès le début des travaux, des modifications majeures sont apportées au projet soumis par les

   

architectes en chef. Les communes de Bures et d’Orsay, plutôt que d’élever des tours au milieu des

   

champs, débutent la construction de la ZUP par ses extrémités, à partir de leur propre

   

agglomération, pour assurer une continuité avec les espaces bâtis existants. Ce parti pris conduit à la

   

mise en place bien involontaire, entre leurs périmètres d’intervention respectifs, d’une zone de « no

   

man’s land », figée dans la boue et perpétuellement en chantier. Camelot et Prieur souhaitaient au

   

contraire que l’urbanisation des Ulis se développe à partir d’un noyau primitif central, qui ferait

   

ensuite tâche d’huile, de manière à ce que des quartiers puissent être livrés au fur et à mesure de

   

l’opération aux habitants. D’autre part, des trottoirs sont établis le long des routes, au mépris de la

   

séparation des voies piétonnes et automobiles qui devait être instaurée.

   

Plan-masse du premier quartier réalisé. Au nord se trouve la résidence des Bathes, inaugurée en 1968

   

et au sud, celle de Courdimanche. Annales de l’Institut technique du bâtiment et des travaux publics

   

n°264 (décembre 1969).

   

Les premiers bâtiments sortis de terre, entre 1966 et 1970, dans le prolongement immédiat de Bures

   

et d’Orsay, sont de taille moyenne. Les résidences des Bathes et de Courdimanche en offrent

   

l’exemple.

   

La résidence des Bathes, réalisée par l’architecte Emile Aillaud, regroupe 213 logements. Elle forme

   

un ensemble de 14 unités tripodes de type RDC + 4, dont les murs sont recouverts de mosaïque

   

satinée. La forme architecturale des immeubles, ainsi que les cours et les passages ménageant des

   

effets de surprise, doivent permettre aux habitants de constamment redécouvrir leur environnement

   

quotidien.

   

Vue générale de la résidence des Bathes. Les unités de logements sont en arc de cercle ; elles se

   

rejoignent sur un mur-pignon aveugle.

   

L’environnement paysager est très travaillé. Quant aux façades, elles sont animées par des placages

   

de mosaïque alternant avec des bandeaux de fenêtres. Les passages couverts aménagés au rez-dechaussée

   

des immeubles, avec leur structure sur pilotis, laissent tout loisir à la vue de se promener

   

librement d’un ensemble à un autre, pour éviter toute sensation d’enfermement.

   

La résidence de Courdimanche, construite sur une dalle, met en application le principe de séparation

   

des voies de circulations piétonnes et automobiles. Dans le but de créer un espace animé et

   

convivial, les immeubles ne sont pas dispersés, mais regroupés autour d’une rue (l’avenue de

   

Bourgogne).

   

Vue générale de la résidence de Courdimanche, caractérisée par l’articulation de volumes simples et

   

géométriques. Ses immeubles, de plan rectangulaire régulier, sont de type RDC + 5, sous toit-terrasse.

   

La monotonie est contrecarrée par les loggias rentrantes et la projection d’éléments plastiques vers

   

l’extérieur : balcons, gaines d’ascenseurs…qui forment autant de reliefs.

   

Ces deux résidences des Bathes et de Courdimanche accueillent les premiers habitants des Ulis en

   

1968, alors que l’eau courante n’est pas encore installée dans tous les immeubles et qu’il n’existe pas

   

de commerces pour se ravitailler. Cette même année, la SAMBO et le DUBO attribuent un nom issu

   

de la toponymie locale à la ZUP de Bures-Orsay : Les Ulis. Très vite, les autorités renoncent à réserver

   

les logements aux seuls étudiants ; ils sont proposés à des familles de classe moyenne, plutôt jeunes,

   

avec souvent des enfants en bas âge. Pour répondre à leurs préoccupations et augmenter le nombre

   

de structures d’accueil scolaires et de l’enfance (crèches, écoles, cantines), est institué en 1968

   

l’OGESE (Office de Gestion des Equipements Socio-éducatifs).

   

A la fin des années 1960 et au début des années 1970, des résidences de hautes dimensions

   

succèdent aux premiers ensembles de taille moyenne. Elles correspondent à une seconde phase

   

d’urbanisation des Ulis, au cours de laquelle la ville « se bâtit sur la ville », à la verticale, en

   

conquérant les cieux pour se donner l’image d’une cité élevée grâce à la prouesse technique. Les

   

Hautes Bergères, La Daunière, les Avelines et les Hautes Plaines surgissent du sol.

   

Carte postale des années 1970. Vue générale de la résidence des Hautes Plaines.

   

La résidence des Hautes Plaines, comportant 400 logements, est ainsi réalisée par les architectes

   

Georges-Henri Pingusson et François Prieur. Ses appartements, de grande taille (F5, F6, F7), sont

   

conçus pour accueillir des familles nombreuses. Tous traversants, ils possèdent deux salles de séjour,

   

l’une pour les parents et l’autre pour les enfants. Mais cette partition reste flexible, grâce à un

   

système de cloisons intérieures amovibles. Les décrochements de façade garantissent une certaine

   

intimité aux habitants et préservent de la transmission des bruits de voisinage. Les espaces

   

extérieurs, agrémentés d’aires de jeux et de surfaces boisées, respectent la séparation des voies

   

piétonnes et automobiles et proposent différents lieux de sociabilité pour les plus jeunes – dont par

   

exemple un théâtre de plein air. Le plan des immeubles exploite au maximum les dispositions du site,

   

à la jonction entre le quartier pavillonnaire de Montjay et le centre, en offrant des vues sur trois ou

   

quatre points cardinaux à la fois.

   

Plan-masse de la résidence des Hautes Plaines. Annales de l’Institut technique du bâtiment et des

   

travaux publics n°264 (décembre 1969).

   

Carte postale des années 1970. Vues générales de la résidence des Hautes Plaines.

   

A partir de 1970, l’urbanisation de la commune entre dans une nouvelle phase. Le contexte a

   

changé : le gigantisme des grands ensembles est de plus en plus contesté et la relance de la

   

construction individuelle est au coeur des discussions. Pour offrir une alternative aux hautes tours

   

d’une quinzaine d’étages élevées dans le centre ville, les dernières résidences construites, telles le

   

Mas Laurent ou La Vaucouleur, sont constituées de petits bâtiments de deux ou trois étages.

   

Vue générale de la résidence de La Vaucouleur. Outre l’échelle plus humaine, le choix d’une

   

construction semi-artisanale, avec toitures de tuile et matériaux bon marché, contraste avec les

   

barres et les tours de la période précédente.

   

Les disparités de hauteur et de taille, les retraits et les décrochements, ainsi que les terrasses et

   

loggias, évitent la monumentalisation des bâtiments et contribuent à individualiser les logements qui

   

apparaissent comme de petites maisons regroupées autour d’une place de village. La densité est ainsi

   

atteinte, mais sans les désagréments de la promiscuité.

   

En 1972-1973, en raison de l’engouement croissant des ménages pour la maison individuelle

   

permettant l’accession à la propriété, le périmètre de la ZUP est étendu vers le sud : la zone

   

pavillonnaire de la Queue d’Oiseau voit le jour, sur des terrains qui, par bonheur, avaient déjà été

   

viabilisés grâce à l’implantation du centre commercial Ulis 2. En 1975, les différents logements de la

   

ZUP Bures-Orsay accueillent 20 283 habitants.

   

Vue générale de la zone pavillonnaire de la Queue d’Oiseau.

   

La création de la zone d’activités et du centre commercial

   

En plus des logements, la ZUP de Bures-Orsay voit la construction de deux autres éléments majeurs

   

durant les années 1960 et 1970 : la zone d’activités de Courtaboeuf et le centre commercial Ulis 2.

   

L’aménagement d’une zone d’activités, en annexe de la zone d’habitation, est posé, dès l’origine,

   

comme une condition préalable à la naissance de la ZUP. Les responsables du projet souhaitent

   

accentuer la vocation scientifique de la région en créant une zone industrielle réservée aux

   

laboratoires et aux industries de recherche. Il s’agit aussi de favoriser la naissance d’un bassin

   

d’emploi destiné à stabiliser les nouveaux habitants et de collecter les recettes fiscales

   

indispensables au financement des équipements de la ZUP. La réalisation de cette zone d’activités de

   

210 hectares (dont 80 compris dans le périmètre des communes voisines de Villejust et Villebon-sur-

   

Yvette) est confiée à la SAMBO en mai 1964. En juillet 1967, un arrêté de déclaration d’utilité

   

publique est pris par le préfet de l’Essonne pour l’acquisition des terrains complémentaires. La zone

   

d’activités est entièrement implantée sur le plateau plat et dénudé situé à l’est de la ville ; elle prend

   

le nom de la grande ferme sise sur son territoire. Rapidement desservie par les transports (A10, RN

   

118, Francilienne, RER B et proximité de l’aéroport d’Orly), elle attire de nombreuses sociétés dès la

   

fin des années 1960. En 1967, Atochem s’y installe, suivie en 1968 par Hewlett-Packard. En 1973, les

   

entreprises de la zone d’activités de Courtaboeuf emploient 1 200 personnes. Très vite, le parc

   

devient un lieu important de l’industrie de pointe, bien qu’il ne fournisse en fait du travail qu’à peu

   

d’habitants de la ZUP.

   

Plan de situation de la zone d’activités de Courtaboeuf. Septembre 1979. Archives Départementales de

   

l’Essonne. La zone est organisée sur le modèle des parcs industriels américains, avec de larges

   

avenues, des infrastructures collectives (caserne de pompiers, centre de tri postal, agences bancaires,

   

médecine du travail…) et un paysage arboré.

   

A la différence de la zone d’activités, le centre commercial Ulis 2 n’était pas présent dans les

   

premiers projets de la ZUP. Son aménagement a représenté une évolution de taille par rapport au

   

plan-masse initial. Pour les architectes en chef Robert Camelot et François Prieur, les commerces

   

devaient s’installer le long des rues piétonnes, pour les rendre plus animées et se répartir entre un

   

centre principal, rayonnant sur l’ensemble de la ZUP et de petits centres secondaires au sein de

   

chaque quartier, situés à moins de 500 mètres des habitations les plus éloignées. Les « boutiques »

   

de Courdimanche, édifiées sur les plans de François Prieur, constituent un exemple de ces centres

   

secondaires. Elles voient le jour en 1968, alors que la résidence de Courdimanche vient d’être livrée.

   

Au nombre de seize, elles sont conçues comme un lieu de promenade agréable, avec des accès

   

piétons dans toutes les directions. Chaque boutique présente une toiture à deux pans, laissant libre

   

un important volume à l’intérieur, avec une ossature et une superstructure légères en béton

   

Vue générale des boutiques de Courdimanche.

   

En complément de ces centres satellites, un centre commercial principal avait été prévu dans le planmasse

   

de 1964, dans la partie centrale de la ZUP, le long d’un axe nord-sud, les Champs Lasniers, qui

   

aurait incarné l’épine dorsale de la ville. Mais dans les années 1968-1969, la SAMBO reconsidère ce

   

choix, notamment face à l’évolution des habitudes de consommation. Elle décide de bâtir un centre

   

commercial à vocation pluricommunale au sud de la ZUP, au lieu-dit La Folie-Bessin. Diverses

   

propositions sont examinées : c’est celle du consortium De Balkany, également auteur du projet de la

   

ZAC de Chevry 2, sur la commune de Gif-sur-Yvette, qui est retenue. Dérivant des conceptions

   

américaines, elle suggère d’implanter le grand magasin sur un noeud routier, pour drainer les clients

   

désireux de faire leurs courses en voiture. Le centre commercial Ulis 2 ouvre ses portes en novembre

   

1973. D’une surface de 42 000 m², il contient alors 65 magasins, 3 restaurants et 4 cinémas et

   

dispose de 3 000 places de parking. De par son importance et sa position charnière, il a totalement

   

modifié l’activité des petits centres prévus par Robert Camelot et François Prieur.

   

Vue générale du centre commercial Ulis 2.

   

Le problème des transports

   

Dans le même temps, et alors que la ZUP est en pleine phase de concrétisation, se pose avec acuité

   

le problème des transports. Les conseils municipaux de Bures et d’Orsay s’inquiètent, face à l’arrivée

   

d’une population si nombreuse, de la desserte des résidences, dans un secteur déjà soumis à

   

d’importants pics de circulation, avec la proximité de la RN 188 Paris-Chartres, grande voie de transit

   

nord-sud et de la Faculté d’Orsay. Diverses réponses sont envisagées et en 1969, un projet de

   

téléphérique reliant la vallée au plateau est mis à l’étude. Le trajet comporte trois stations : une gare

   

de départ au centre des Ulis (aux Champs Lasniers), une étape au sein du Parc Nord, puis une arrivée

   

à Bures.

   

Ce mode de transport apparaît alors avantageux en termes de régularité, de ponctualité, de gain de

   

temps et de confort. Le travail de prospective sera poussé très loin, mais le téléphérique, malgré un

   

concours d’idées lancé par le préfet de l’Essonne en 1973, ne verra finalement pas le jour, faute de

   

crédits. En l’absence d’une solution privilégiée, la fréquence des trains de la ligne Paris-Sceaux est

   

augmentée et les rames sont rallongées aux heures de pointe. En 1968 est mis en circulation le

   

premier autobus reliant Les Ulis à Orsay ; d’autres suivront. L’ouverture de l’A 10, en 1972, avec une

   

bretelle spécifique desservant la ZUP, reporte sur le trafic routier la question du désenclavement de

   

ce qui est d’ores et déjà considéré comme une nouvelle ville – et va bientôt le devenir.

   

Une ZUP devenue ville

   

Au début des années 1970, l’entrée en vigueur de la réglementation des Zones d’Aménagement

   

Concerté (ZAC), qui remplacent les anciennes ZUP, complique la situation des Ulis. Ces ZAC,

   

instaurées par la loi d’orientation foncière du 30 décembre 1967, rendent obligatoire l’établissement

   

d’un plan d’urbanisme, dénommé Plan d’Aménagement de Zone (PAZ). Mais ce document intervient

   

Préfiguration du téléphérique extraite de « Les

   

Ulis, une ville nouvelle aux portes de Paris ».

   

Brochure conservée dans le fonds documentaire

   

d’Île-de-France (Domaine de Sceaux, Parc et

   

Musée de l’Île-de-France). Janvier 1969.

   

alors que toute la partie nord des Ulis, soit 40 % de la ZUP, est déjà construite et figée dans son

   

évolution. La prévision d’environ 10 000 logements est maintenue, mais la proportion des HLM ne

   

doit pas excéder le tiers de la commune – pour se conformer, notamment, à la circulaire Guichard,

   

dite « barres et tours », de 1973 qui met fin à la construction des grands ensembles. Ces nouvelles

   

contraintes, combinées à une situation administrative de plus en plus inextricable (une ZUP à cheval

   

sur deux communes), conduisent les élus à débattre de l’avenir des Ulis. Après de nombreux

   

atermoiements, les habitants de Bures-sur-Yvette et d’Orsay sont appelés à voter le 14 mars 1976. Ils

   

doivent faire le choix entre trois possibilités : le maintien d’un district urbain qui posséderait des

   

compétences élargies, une fusion de Bures et Orsay englobant la ZUP, ou la création d’une nouvelle

   

commune autonome. La majorité des habitants de Bures et Orsay se prononcent en faveur de la

   

naissance d’une nouvelle ville, tandis que la plupart des résidents de la ZUP souhaitent la fusion. Pour

   

certains, et avec le recul, ce vote n’était pas motivé par la volonté de clarifier une situation

   

administrative complexe, mais résultait au contraire d’une manoeuvre politique. La création d’une

   

troisième commune a permis aux municipalités de Bures et d’Orsay de rester à droite. Le vote des

   

habitants de la ZUP, essentiellement de gauche, les aurait certainement fait basculer dans le camp

   

opposé Suite à ce vote, la ville des Ulis est instituée le 17 février 1977, par arrêté préfectoral. 196ème

   

commune d’Essonne, elle s’étend alors sur 526 hectares et compte 21 021 habitants. Les premières

   

élections municipales ont lieu les 13 et 20 mars 1977. Paul Loridant devient le premier maire de cette

   

nouvelle commune. Son mandat coïncide avec une autre phase du développement des Ulis : celle de

   

la réalisation du centre-ville, enfin doté de ses commodités (poste, médiathèque, marché, mairie) et

   

de la diversification. Le mot d’ordre répond à l’impératif de « dé- densifier » les quartiers et de leur

   

injecter le supplément d’âme dont ils semblent encore dépourvus. Dans ce contexte, l’équipe

   

municipale annule ainsi la construction de logements dans les résidences de La Vaucouleur et des

   

Champs Lasniers. L’esplanade de la République est inaugurée le 4 octobre 1981 : nouveau coeur

   

battant des Ulis, elle doit permettre de regrouper des équipements publics d’importance, dont

   

l’hôtel de ville, et de relier le centre aux quartiers périphériques en complétant le réseau des dalles

   

piétonnes. Son aménagement fait l’objet d’un concours ouvert aux jeunes architectes ulissiens ou

   

ayant habité aux Ulis : c’est l’agence ACAUR d’Orsay qui le remporte et se distingue par sa

   

proposition, celle d’édifier un donjon en meulière qui lui confère une identité visuelle, tout en

   

évoquant l’architecture locale. En 1984, l’esplanade de la République accueille le centre culturel Boris

   

Vian, puis en 1987 la médiathèque François Mitterrand. Le marché y est transféré ; des boutiques en

   

bois y sont édifiées et on y trouve l’hôtel de ville, la nouvelle poste (1981) et le centre socio-éducatif

   

Jacques Prévert (1974-1976) transformé en cinéma.

   

Le centre culturel Boris Vian, la mairie et le donjon en meulière.

   

Vue générale de l’esplanade de la République. A gauche, la mairie des Ulis et à droite, le donjon en

   

meulière, lieu de vie associatif.

   

Le centre cultuel Jean XXIII, achevé en 1977 et bâti sur des plans de François Prieur, sur la dalle où se

   

trouvent concentrés les équipements publics du centre-ville. Il a été réalisé grâce à la constitution, dès

   

1968, d’une association pour l’équipement cultuel des Ulis, fondée sous l’impulsion du père Havar,

   

responsable des Chantiers Diocésains. Les murs, en béton banché, sont revêtus de briques dites de

   

Vaugirard, utilisées en parement.

   

Le renouvellement urbain des Ulis

   

Depuis le recensement de 1982, la population des Ulis ne cesse de diminuer (voir infra : diagramme

   

d’évolution de la population communale) et elle se paupérise. Le sentiment d’insécurité grandit. Une

   

convention ville-habitat est signée avec l’Etat en 1992, et en 1993 un protocole d’occupation du

   

patrimoine social est établi entre la commune, le préfet et les bailleurs afin d’enrayer ces problèmes.

   

Ces actions ne parviennent néanmoins pas à remplir leurs objectifs, surtout en ce qui concerne la

   

diversification des habitants. En 1996, la moitié ouest de la zone d’habitation principale des Ulis est

   

classée zone urbaine sensible (ZUS).

   

En 2000, la situation ne s’est hélas pas améliorée. Le constat demeure le même (une population en

   

net recul et un niveau de vie bas), et la ville doit faire face à d’autres problèmes. L’urbanisme de

   

dalle, ainsi que le parc de logements, trop spécialisé, vieillissent. La commune, mal desservie par les

   

transports en commun, possède une organisation peu lisible. Les commerces du centre-ville sont en

   

déclin face au centre commercial Ulis 2. Pour remédier à cette situation, la municipalité signe un

   

contrat de ville avec l’Etat en 2000, et s’engage dans une opération de renouvellement urbain (ORU)

   

en 2002. Cette opération concerne les quartiers ouest, est, et le centre-ville des Ulis. Elle a pour but

   

de revaloriser le parc de logement, tout en le diversifiant et en le développant (le pavillonnaire ne

   

représente que 500 logements). Elle s’assigne également pour ambition de renforcer la qualité

   

urbaine et paysagère de la ville, en créant une véritable centralité, et en requalifiant le niveau de la

   

rue et les espaces extérieurs. Le soutien de l’appareil commercial de proximité et l’amélioration des

   

services publics font aussi partie de ses objectifs. Les résidences de la Daunière et des Hautes Plaines

   

ont été réhabilitées entre 2007 et 2010. Différents immeubles ont été détruits pour laisser place à de

   

nouveaux équipements et à des ensembles à taille plus humaine. La phase de réaménagement du

   

centre-ville s’étale, elle, de 2007 à 2014. Cette opération comprend aussi d’importants travaux de

   

démolition et de reconstruction. L’un des principaux projets est d’agrandir et d’entourer la place du

   

marché de commerces, et de mettre en valeur les différents services et équipements publics

   

existants (médiathèque, centre culturel, cinéma).

   

Travaux de la place du marché en mars 2013. A l’arrière-plan, la résidence des Hautes Bergères.

   

4. LES ULIS : FOCUS SUR QUELQUES REALISATIONS EMBLEMATIQUES

   

Les Hautes Bergères (architectes C-B. ALLAIN et F. PRIEUR ; architecte d’opération MOLINS)

   

La résidence des Hautes Bergères, construite à la fin des années 1960 et au début des années 1970,

   

se trouve au centre des Ulis.

   

Construction des tours de la résidence des Hautes Bergères. Annales de l’Institut technique du

   

bâtiment et des travaux publics n°264 (décembre 1969).

   

Vue générale du quartier des Hautes Bergères. Il se distingue par sa forte densité.

   

Constituée de 13 tours trifides, de 11 à 16 niveaux et de 27 immeubles de 4 niveaux, elle témoigne

   

de la volonté des architectes en chef de la ZUP de placer les plus hauts bâtiments au coeur de la

   

commune. Leur objectif était de signaler le centre-ville dans le paysage, de le rendre immédiatement

   

perceptible et de conférer un caractère urbain très marqué au quartier. L’idée directrice de la

   

séparation des circulations piétonne et automobile y est respectée. Les accès aux différents

   

ensembles de logements et aux équipements collectifs s’effectuent à partir de la dalle.

   

Vue de deux tours des Hautes Bergères. Les hauts volumes sont très décrochés pour accentuer le

   

caractère d’élancement du quartier. Les différentes tailles des immeubles sont conçues pour offrir de

   

multiples points de vue « à l’homme qui marche dans la ville ».

   

Les 13 tours trifides sont de type RDC + 10 à RDC + 15, mais elles ont toutes des structures porteuses

   

analogues. Les pignons sont en béton banché ; dans certains cas, leur surface extérieure est cannelée

   

ou a été laissée brute de décoffrage. Les murs de refend et les planchers ont été réalisés en béton

   

armé. Les façades se classifient en deux groupes : murs-rideaux ou panneaux préfabriqués en béton,

   

selon le procédé TRACOBA. Cette diversité de traitement limite le sentiment de monotonie.

   

Le groupe scolaire de Courdimanche (architecte F. PRIEUR ; architecte d’opération PICARD)

   

Le groupe scolaire de Courdimanche a été bâti entre 1967 et 1968. Il offre des volumes morcelés,

   

organisés autour de deux cours arborées et d’un préau. Il est formé de plusieurs pavillons de

   

dimensions modestes et de plan carré, surmontés d’un petit toit à quatre pans couvert d’ardoises.

   

Vue générale du groupe scolaire de Courdimanche.

   

Cette forme architecturale confère au groupe scolaire l’aspect intimiste d’un village, pour faire

   

tomber la frontière entre « la vie à l’école » et « la vie de quartier ». En plus de traduire la vocation

   

des bâtiments (chaque unité contient une salle de classe), elle est censée contribuer à l’éducation,

   

par sa valeur pédagogique. A travers ce type de construction, l’architecte François Prieur a en effet

   

cherché à donner à l’enfant « un cadre à sa mesure », en retrouvant son échelle. Le relief du site a

   

été préservé et les classes ouvrent sur la nature, pour sensibiliser les élèves à leur environnement.

   

Par leur structure modulaire, elles permettent aux enfants de prendre conscience de l’espace. Le

   

groupe scolaire des Hautes Bergères, édifié sur le modèle de celui de Courdimanche, présente les

   

mêmes caractéristiques.

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