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Mercredi 6 août 2014. Quelques pas dans Compiègne (Oise). Eglise Saint-Jacques.
La ville de Compiègne est située en aval du confluent des rivières Oise et Aisne, dans le département de l'Oise.
Au sud-est s'étend la forêt domaniale de Compiègne.
Les premières traces d'habitat humain sur la commune de Compiègne remontent au début du Ve millénaire avant notre ère et se continuent jusqu'à la conquête romaine. À l'époque gallo-romaine, Compiègne fut un point de passage sur l'Oise (Isara) relié au réseau de voies secondaires à la frontière des territoires des Bellovaques (Beauvais) et des Suessions (Soissons). Un gué se trouvait au lieu-dit le Clos des Roses entre Compiègne et Venette. Dans le quartier du Clos des Roses ont été retrouvés les vestiges d'un bâtiment romain, peut-être un poste de garde militaire du gué. Au centre-ville actuel, les fouilles menées n'ont pas découvert de vestiges gallo-romains. Dans les environs, quelques vestiges de villae furent mises au jour.
Le faubourg de Saint-Germain paraît être le premier établissement de Compiègne. La ville, sur son emplacement actuel, est de formation relativement récente ; elle s'est créée autour du château des rois de France. Compiègne fut associée à la couronne de France dès l'avènement des Mérovingiens. L'acte le plus ancien qui en faisait mention est un diplôme de Childebert Ier en 547. Clotaire Ier y mourut en 561 et les rois des deux premières races y séjournèrent souvent et y tinrent de nombreux plaids et conciles. Ragenfred, maire du Palais sous Dagobert III, bat en 715 les Austrasiens dans la forêt de Cuise, près de Compiègne14. Pépin le Bref en 757, reçoit à Compiègne l'empereur Constantin V Copronyme, qui lui fait présent pour son oratoire des premières orgues connues en France. Il y reçoit aussi le serment de vassalité du duc Tassilon III de Bavière.
Charles II le Chauve (823-877) roi de Francie et empereur d'Occident en fit son séjour habituel. Par le traité de Compiègne, le 1er août16 ou le 25 août 867, il concède le Cotentin, l'Avranchin ainsi que les îles Anglo-Normandes à Salomon, roi de Bretagne.
Le 2 janvier 876, Charles le Chauve ordonne l'édification de la collégiale Sainte-Marie, future abbaye Saint-Corneille, sur le modèle de celle d'Aix-la-Chapelle. Le 5 mai 877 il fait la consacrer par le pape Jean VIII. L'importante abbaye Saint-Corneille riche de reliques insignes (Saint-Suaire, reliques de la Passion, Voile de la Vierge) devient alors le noyau autour duquel commence à se développer la ville et le roi y bâtit un nouveau palais.
Son fils Louis le Bègue fut sacré à Compiègne le 8 décembre 877 dans l'abbaye Saint-Corneille par l'archevêque Hincmar de Reims et il y mourut en 879. En 884 à Compiègne, les grands du royaume au nom de son frère Carloman signent une trêve avec les Vikings. Enfin, Louis V le dernier Carolingien, qui fut sacré à Compiègne le 8 juin 979 et qui mourut le 21 mai 987 fut inhumé dans l'abbaye Saint-Corneille.
Hugues Capet ayant été élu roi des Francs en 987, Compiègne restera un des séjours préférés des premiers Capétiens : c'est à Saint-Corneille que la reine Constance d'Arles, épouse de Robert le Pieux, fit associer au trône son fils aîné Hugues qui sera inhumé dans cette basilique en 1025, avant d'avoir pu régner seul.
C'est Louis VI, avant 1125, qui octroya à la ville sa première charte communale. L'abbaye, par suite des scandales causés par les chanoines, devient une abbaye bénédictine à partir de 1150. Les bourgeois de Compiègne qui ont aidé à l'installation des moines et à l'expulsion des chanoines, obtiennent que leur ville soit instituée en commune par le roi Louis VII en 1153. Une charte communale sera aussi donnée aux habitants de Royallieu par la reine Adélaïde. Philippe Auguste confirme les droits communaux de Compiègne en 1207 et durant tout le XIIIe siècle la ville va accroître ses biens et son autorité avec le soutien du roi, qui sert d'arbitre entre les religieux de l'abbaye et les bourgeois de la commune.
Au milieu du XIIIe siècle, Saint Louis construit le Grand Pont, réparé sous Charles VIII et qui durera jusqu'en 1735. Saint Louis enlève aux moines la juridiction du prieuré et de l'hôpital Saint-Nicolas-au-Pont et va en faire un Hôtel-Dieu. Le roi, aidé par son gendre, roi de Navarre, y porta le premier malade sur un drap de soie en 1259.
Durant le XIVe siècle, la commune de Compiègne en proie à des difficultés financières insurmontables, va devoir renoncer à sa charte communale et le roi va nommer un prévôt pour administrer la ville et rendre la justice, avec le concours d'un maire aussi nommé par le roi et des représentants des bourgeois. La communauté élit tous les quatre ans, plusieurs "gouverneurs-attournés" chargés de la gestion communale. En cas de guerre le roi nomme un capitaine, proposé par la communauté qui se charge de la défense.
Jusqu'à la fin du XIVe siècle les rois réunirent souvent les États-généraux à Compiègne. En 1358, le régent Charles y réunit les États de Langue d'oïl pour rétablir l'autorité royale face aux menées d'Étienne Marcel. En 1374, il commence la construction d'un nouveau château sur l'emplacement actuel du Palais. Compiègne est désormais séjour royal et séjour de la cour, et reçoit la visite de nombreux princes.
Compiègne a vu naître Pierre d'Ailly, cardinal-évêque de Cambrai, chancelier de l'Université de Paris, diplomate qui contribua à mettre fin au Grand Schisme d'Occident, auteur de plusieurs ouvrages d'érudition. L'un de ses ouvrages permit à Christophe Colomb de préparer la découverte de l'Amérique.
Pendant la guerre de Cent Ans, Compiègne fut assiégée et prise plusieurs fois par les Bourguignons. Elle embrassa quelque temps le parti du roi d'Angleterre. Mais à partir du sacre de Charles VII, elle redevient fidèle au roi de France. Le plus mémorable de ces sièges est celui de 1430 où Jeanne d'Arc, accourue dans la ville pour la défendre, tomba le 23 mai aux mains des Bourguignons, lors d'une sortie sur la rive droite de l'Oise et fut vendue aux Anglais. Ce siège s'est traduit par d'importantes destructions par suite des bombardements, une baisse de la population et un appauvrissement des habitants. Les guerres menées par Louis XI se traduisent encore par des charges supplémentaires (fortifications, logement des gens de guerre), des impôts plus lourds et des emprunts forcés, et il faudra attendre le règne de Charles VIII pour entreprendre la reconstruction, relancer l'activité et retrouver la population d'avant la guerre.
Depuis lors, les rois de France continuèrent à résider souvent à Compiègne et prirent l'habitude de s'y arrêter en revenant de se faire sacrer à Reims, ainsi qu'avait fait Charles VII, accompagné de Jeanne d'Arc, en 1429.
La restauration de Compiègne est marquée par la reconstruction de l'hôtel-de-ville durant le premier tiers du XVIe siècle, symbole de la Ville. Le beffroi est orné des trois Picantins représentant des prisonniers anglais, flamands et bourguignons qui frappent les heures sur les cloches.
Les rois faisaient encore de courts séjours de François Ier à Henri IV. Compiègne était ville royale, ses gouverneurs-attournés étaient nommés avec l'avis du roi, les impôts, taxes et emprunts étaient dus au roi et les régiments de passage étaient logés chez les habitants. Pendant les guerres de religion, Compiègne resta catholique, fidèle à la royauté et bénéficia en retour de quelques avantages de la part des souverains. L'édit de Compiègne de 1547 réservant aux tribunaux laïcs le jugement des protestants dès qu'il y a scandale public, est une des premières étapes de la répression contre les huguenots.
1756 et 1764 : premier et deuxième traités conclus avec la République de Gênes pour le rattachement de la Corse à la France.
1770 : Louis XV et le dauphin y accueillirent au château Marie-Antoinette lors de son arrivée en France.
1790 : création de département de l'Oise et démantèlement de la province d'Île-de-France (voir l'histoire de l'Île-de-France).
1794 : la Révolution française juge et guillotine les seize sœurs carmélites de Compiègne, dont Georges Bernanos s'inspire pour écrire sa pièce Dialogues des Carmélites.
1804 : le château de Compiègne intègre le domaine impérial.
18 juin au 18 septembre 1808 : le roi Charles IV d'Espagne venant d'abdiquer est logé par Napoléon au château de Compiègne.
27 mars 1810 : Napoléon rencontre Marie-Louise d'Autriche au château pour la première fois.
15 mars 1814 : les Prussiens attaquent la ville par la route de Noyon.
9 août 1832 : mariage au château de Louise-Marie d'Orléans (fille du roi Louis-Philippe Ier) au Roi des Belges, Léopold Ier.
1856 à 1869 : Napoléon III séjourne fréquemment au château lors de ses visites en forêt.
Compiègne organise les épreuves de golf des Jeux olympiques d'été de 1900 sur le terrain de la Société des sports de Compiègne.
5 avril 1917 au 25 mars 1918 : le général Pétain installe au château son quartier général où se tiennent plusieurs conférences interalliées.
25 mars 1918 : durant l'offensive du printemps une réunion de crise réunit Georges Clemenceau, Raymond Poincaré, Louis Loucheur, Henri Mordacq, Ferdinand Foch et Philippe Pétain dans la commune, afin d'organiser la défense de la ligne de front avec les britanniques.
11 novembre 1918 : en forêt domaniale de Compiègne, dans un wagon au milieu d'une futaie, à proximité de Rethondes, signature entre la France et l'Allemagne de l'Armistice de 1918 en présence du maréchal Foch et du général Weygand
Église Saint-Jacques de Compiègne
Jusqu'en 1199, Compiègne appartient intégralement à l'abbaye Saint-Corneille, et n'est doté que d'une seule paroisse, Saint-Germain, dont l'église se situe en plus en-dehors de l'enceinte fortifiée. Avec la progression démographique que connaît la ville au XIIe siècle, la fondation de deux nouvelles paroisses est décidée en 1199, Saint-Jacques et Saint-Antoine, mais la construction de leurs églises ne commence pas aussitôt. Le vocable sous lequel est placé l'église Saint-Jacques fait le rapprochement avec la variante du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle sur laquelle est située Compiègne, l'itinéraire qui va de Bruxelles à Paris emprunté par de nombreux pèlerins. Toutes les archives de la ville antérieures à 1418 ont péri dans un incendie, et ce n'est que l'analyse stylistique et la comparaison avec d'autres édifices qui permet de situer la construction du chœur et du transept entre 1235 et 1240. Les deux bras du transept sont prolongés pendant les années 1240, et la nef avec ses bas-côtés est édifiée d'est en ouest, pendant deux campagnes entre 1240 et 1270. La première mention écrite de l'église ne remonte qu'à 1426. Elle n'est pas encore terminée, car la partie haute de la nef et ses voûtes manquent toujours, remplacés provisoirement par un toit de chaume. Selon la tradition, c'est le roi Louis XI qui donne l'impulsion pour l'achèvement de l'église, en 1476 ou 1477. Ces travaux se superposent en partie à ceux pour l'édification du nouveau clocher, la tour Saint-Jacques à gauche de la façade occidentale, entre 1476 / 1477 et la fin du XVe siècle. Le clocher-tour placé hors œuvre affiche le style gothique flamboyant, et d'autres remaniement sont effectués à la même période : les murs gouttereaux de la nef sont garnis de balustrades et dotés d'arc-boutants, et la façade occidentale reçoit une vaste baie au-dessus du portail. La construction d'une nouvelle façade occidentale était initialement prévu, comme le montrent des traces sur le clocher. Mais pendant le second quart du XVIe siècle, la priorité est accordée à la construction de chapelles le long des bas-côtés et d'un déambulatoire autour de l'abside. Ces extensions sont toujours de style flamboyant. La coiffe du clocher ajoutée à la même époque est par contre d'inspiration Renaissance.
L'église Saint-Jacques peut être considérée comme terminée au milieu du XVIe siècle, même si elle était déjà complète après le voûtement de la nef pendant les années 1480. Une flèche en pierre du XIIIe siècle se dressait initialement au-dessus de la croisée du transept, abattue en 1760. Une transformation de l'église selon le goût du style classique commence en 1750. À l'intérieur, le jubé est supprimé ; entre 1772 et 1774, la toiture est refaite ; en 1773, les grandes arcades autour du chœur reçoivent un revêtement en marbre ; et en 1777, les piliers de la nef sont revêtus de boiseries. Au siècle suivant, des réparations deviennent nécessaires. Les toitures sont refaites encore une fois en 1824, et entre 1850 et 1865, la partie supérieure du clocher est remise en état, et les parties supérieures des murs des extrémités des bras du transept sont entièrement reconstruits sous l'architecte Delaplace. La charpente du chœur est refaite par Desmaret en 1867. Peu de temps après, en 1875, l'édifice est classé au titre des monuments historiques pour une première fois, mais subit ensuite un déclassement en raison de travaux de restauration non conformes.Sous la Seconde Guerre mondiale, l'église est dévastée par des bombardements. Avant même la fin de la guerre, l'architecte A. Collin s'occupe de la réfection des voûtes et toitures de la nef, des arc-boutants et des vitraux au nord de la nef, des baies du transept et du chœur, et des voûtes et couvertures du bas-côté nord. Suite à des mouvements dans la maçonnerie du chœur, Jean-Pierre Paquet poursuit les travaux de restauration dans l'après-guerre.
D'orientation irrégulière nord-est - sud-ouest, l'église Saint-Jacques est conçue selon un plan cruciforme, ayant connu des ajouts à partir de la fin du XIVe siècle. Long de 51 m et large de 16,70 m, l'édifice se compose d'une nef de six travées barlongues ; de deux bas-côtés de même longueur, dont chaque travée se prolonge par une courte chapelle insérée entre les contreforts extérieurs ; d'un transept saillant ; d'un chœur de deux travées avec une abside à cinq pans ; et d'un déambulatoire de plan très irrégulier. Un clocher-tour précède le bas-côté nord et y est relié par un passage. Les travées des bas-côtés sont carrées et représentent la moitié de la largeur de la nef. La croisée du transept est également carré ; de même largeur que la nef, elle correspond à deux travées de la nef ou quatre travées de bas-côté. Les bras du transept comportent deux travées chacun, la première dans la ligne des bas-côtés, et la seconde faisant saillie devant les façades latérales. Cette saillie est toutefois compensée en grande partie par les chapelles des bas-côtés et le déambulatoire. Le chœur comporte une partie droite équivalente à une travée de la nef ; or, cette partie droite se trouve partagée entre une première travée très étroite et une partie voûtée ensemble avec l'abside polygonal. En comptant les cinq pans de l'abside et les deux pans droits de chaque côté, l'on devrait arriver à un déambulatoire de neuf travées. Or, les deux travées droites du nord sont recouvertes ensemble d'une voûte sexpartite, et entre le premier et le second, ainsi qu'entre le quatrième et le cinquième pan de l'abside, s'insèrent des travées de déambulatoire supplémentaires, de plan triangulaire. La dernière travée du déambulatoire au sud est subdivisée en une petite travée carrée et un réduit jouxtant une tourelle d'escalier interne au sud du chœur.
L'abside et le transept ont vraisemblablement été construits pendant la période 1230 / 1235 et sont les parties les plus anciennes de l'église. Ils se situent stylistiquement à la charnière entre le style gothique primitif et le style gothique rayonnant, et sont considérés comme faisant partie de l'architecture pré-rayonnante, notamment en raison de la présence d'un triforium à claire-voie. L'élévation porte sur trois niveaux : l'étage des grandes arcades, l'étage du triforium et celui des fenêtres hautes. L'abside est initialement dépourvue de déambulatoire, et le triforium repose ainsi sur de larges arcades se terminant par des murs, éclairés par des fenêtres. La physionomie initiale des grandes arcades s'est transformée avec l'ajout du déambulatoire pendant le second quart du XVIe siècle, puis avec le réaménagement du chœur en 1773. Il reçoit alors un revêtement en marbre, avec des pilastress devant les piliers des grandes arcades, et une balustrade devant les arcades du triforium. Au nombre de deux par travée, elles sont moulurées de deux tores encadrant un onglet, et retombent sur les chapiteaux de trois colonnettes en délit. Le mur derrière ce triforium est percée de fenêtres qui reprennent la disposition des arcades. Dans son ensemble, ce triforium ajouré ressemble le plus à celui de l'église Saint-Médard de Vaudoy-en-Brie. Ses galeries sont surmontées des fenêtres hautes, en tiers-point et à lancette simple, mais occupant tout l'espace disponible sous les voûtes et les retombées des formerets. Ces derniers comportent des chapiteaux au niveau des impostes des fenêtres et leur servent ainsi de décor, alors que les ogives retombent très bas et représentent des chapiteaux un peu au-dessus de ceux du triforium. Des faisceaux de trois colonnettes délimitent ainsi chaque travée de triforium. L'abside est recouverte d'une voûte à huit voutains, rayonnant autour d'une clé de voûte centrale, et la première travée droite d'une voûte sur croisée d'ogives ordinaire. Les tailloirs des chapiteaux à l'intersection observent un plan en étoile, étant communs à l'ensemble des nervures qui s'y rejoignent.
Le déambulatoire se termine à l'est par un mur en biais, et il n'est donc pas symétrique par rapport à l'axe de l'église. Au sud, les travées deviennent successivement plus larges, et les trois travées regardant le sud sont même prolongées par des chapelles, à l'instar des bas-côtés. À l'est et au sud, les voûtes sont de style gothique flamboyant à liernes et tiercerons. La voûte de la travée jouxtant la travée de l'axe au sud comporte même huit liernes au lieu de quatre, qui n'atteignent pas tout à fait les doubleaux voisins, mais y sont reliées par deux tiercerons chacun. Ainsi, se forme une étoile à huit branches alternativement grandes et petites. Avec ce dessin raffiné, contraste la voûte de la travée du côté opposé au nord, dont le dessin est carrément anarchique.
Pour revenir au transept, les premières travées de chacun des croisillons ont été bâties en premier lieu, alors que les travées d'extrémité ont été ajoutées pendant les années 1240 et présentent de légères différences sur le plan de la sculpture des chapiteaux. Les premières travées possédaient des fenêtres basses regardant vers l'est, bouchées lors de la construction du déambulatoire. Seules les travées d'extrémité communiquent avec le déambulatoire, alors que les travées jouxtant la croisée communiquent bien entendu avec les bas-côtés. Le premier étage consiste en un triforium de la même facture que celui du chœur, mais avec trois au lieu de deux arcades par travée. De même, le second étage était initialement percé de fenêtres hautes sur les murs gouttereaux, mais la plupart sont aujourd'hui bouchées. Les murs d'extrémité sont ajourés chacun d'une série de quatre lancettes, surmontées d'une vaste baie au réseau flamboyant, aménagée en 1865 seulement sans le moindre indice sur la forme des baies ayant pu exister antérieurement aux mêmes emplacements. Chacun des croisillons est recouvert d'une seule voûte sexpartite, et il paraît que l'église Saint-Jacques représente la dernière application de ce type de voûtement dans la région.
La nef est issue de trois campagnes de travaux : une première pour les trois travées orientales entre 1240 et 1250 environ ; une seconde pour les trois travées occidentales entre 1250 et 1270 environ ; et enfin une dernière campagne pour les fenêtres hautes, les voûtes et le toit jusqu'en 1476 ou 1477. En effet, l'élévation s'arrêtait jusque là avec le triforium, et la nef était recouverte d'un toit de chaume provisoire. Les grandes arcades en tiers-point reposent sur les chapiteaux de colonnes engagées dans les grands piliers, et les doubleaux séparant les travées des bas-côtés sont largement identiques à ces arcades. Ici, les tailloirs sont de plan rectangulaire, alors qu'ils sont en demi-étoile en hauteur et le long des murs gouttereaux des bas-côtés, comme entre la première travée droite du chœur et l'abside. Il est à noter que les faisceaux d'une colonne et trois colonnettes correspondant aux hautes voûtes de la nef sont dépourvus de chapiteaux au niveau des grandes arcades. La colonne reçoit à la fois la retombée d'un doubleau et de deux ogives, alors que les formerets disposent chacun de leur propre colonnette. Depuis 1777, les piliers et leurs colonnes adossées sont recouverts de boiseries jusqu'en dessous des chapiteaux. — Sur les murs de la nef, deux bandeaux moulurés marquent le seuil des ouvertures du triforium et le seuil des fenêtres hautes. Le triforium de la nef est d'une rare simplicité : les deux baies à lancette simple par travée sont séparées par un large trumeau, et décorés seulement d'un biseau (vers l'est) ou d'une gorge à peine perceptible (à l'ouest). Quant aux fenêtres hautes, elles sont également très simples car dépourvues de remplage, mais elles sont grandes et remplissent tout l'espace disponible. Une succession de gorges plus ou moins larges entoure ces fenêtres et assure un minimum d'élégance. Les voûtes sont des croisées d'ogives ordinaires. Des exceptions n'existent que dans les chapelles des bas-côtés, dont la dernière travée au sud possède une voûte à liernes et tiercerons, et la première et dernière au nord une voûte de huit liernes rayonnant autour d'un cercle, et se rejoignant deux par deux dans les quatre angles. Certaines voûtes sont ornementées de feuillages, de petits personnages, d'animaux ou d'écus.
L'église Saint-Jacques renferme trente-cinq éléments de mobilier ou ensembles d'objets classés monument historique au titre objet, ou au titre immeuble en même temps que l'église.
Une paire de deux statues colossales représentant saint Pierre et saint Paul, réalisées pendant le premier quart du XVIIIe siècle par François Dumont ;
L'ensemble de deux statues d'une poutre de gloire, la Vierge et saint Jean, datant de la première moitié du XVIe siècle ;
Le buste d'un évêque, œuvre mutilée du XIVe siècle découverte dans les combles de l'église en 1912;
Les fonts baptismaux sous la forme d'une cuve baptismale à infusion, datant de 1733 ;
La dalle funéraire de François Courtois et Antoinette Denault, datant du dernier quart du XVIe siècle ;
La dalle funéraire de Thomas Neret et Jeanne du Puys, datant de 1516 / 15251;
Le bénitier en pierre taillée de plan octogonal, datant du XIIe siècle.
Une copie d'une statue de la Vierge dite « au pied d'argent » sculptée au XIIIe siècle à la demande de Saint-Louis par les ateliers royaux et offerte à l'abbaye Saint-Corneille est exposée dans l'église. Cet objet n'est pas classé ou inscrit au titre des monuments historiques.
Une statue de Jeanne d'Arc sculptée par Marie d'Orléans fille de Louis-Philippe. Cet objet n'est pas non plus classé ou inscrit au titre des monuments historiques.
Un tableau d'autel : Saint Pierre et saint Paul, œuvre de Nicolas Guy Brenet datée de 1774 ;
Le tableau d'autel, représentant l'Assomption, œuvre de Nicolas Guy Brenet datée de 1774;
Un tableau et son cadre, représentant Louis XVI vénérant les reliques de saint Marcoul, attribuée à l'école française de la fin du XVIIIe siècle ;
Un cadre en bois taillé et doré;
Un autre cadre en bois taillé et doré, datant de la première moitié du XVIIe siècle;
Un tableau peint à l'huile sur toile, représentant saint Ouen plaçant dans une châsse les reliques de saint Éloi, œuvre de Michel-Honoré Bounieu d'autour de 1800;
Un tableau peint à l'huile sur toile, représentant saint Louis rendant la justice à Vincennes, œuvre de Nicolas Guy Brenet datée de 1785 ;
Un tableau peint à l'huile sur toile, représentant sainte Marguerite, œuvre du peintre P. Nicolet datée de 1775 ;
Un tableau peint à l'huile sur toile, représentant le Sacré-Cœur, œuvre de Marie Leszczyńska épouse de Louis XV datant du troisième quart du XVIIIe siècle;
Un tableau peint à l'huile sur toile, représentant la Mise au tombeau, copie d'un tableau de Raphaël ou Titien réalisée par Philippe de Champaigne dans la seconde moitié du XVIIe siècle ;
Un tableau peint à l'huile sur toile, représentant le Couronnement d'épines, œuvre de la première moitié du XVIIe siècle attribuée à attribuée à Quentin Varin ;
Un tableau peint à l'huile sur toile, représentant Marie de Magdala chez Simon, œuvre flamande datant du XVIIe siècle ;
Un tableau peint à l'huile sur bois, représentant la Descente de Croix datant du XVIe siècle ;
Un tableau peint à l'huile sur bois, représentant Abraham et Melchisédech et datant du XVIe siècle.
L'ensemble de deux vantaux du portail occidental de style Renaissance, datant de 1530 environ ;
Le buffet et la tribune d'orgue sont classés monument historique au titre objet depuis le 13 avril 1907, et la partie instrumentale de l'orgue de tribune l'est depuis le 20 décembre 1960. Le grand orgue du XVIIIe siècle comporte 2 000 tuyaux ;
La chaire à prêcher de 1777, avec son abat-voix de 1852 ;
Le banc d'oeuvre de 1537 (en fait quatre stalles).
Le banc d'oeuvre de 1758 ;
Le lambris de hauteur de la nef commandé en 1767, ainsi que les six autels et retables des chapelles latérales datant de la période de 1750 à 1780 ;
La clôture de lit, actuellement clôture de chœur, ancienne balustrade qui entourait le lit de Louis XVI au château de Compiègne, donnée à l'église Saint-Jacques par Louis XVIII en 1817 ;
L'ensemble de deux séries de crédences dans le chœur, la première datant du troisième quart du XVIIIe siècle et comportant six exemplaires ; la seconde comportant quatre exemplaires et datant de 1773 / 1777 ;
Le fauteuil de célébrant et deux tabourets de chantres, datant du dernier quart du XVIIIe siècle
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Format: Farge Negativ, mellomformat
Dato / Date: November 1970
Fotograf / Photographer: Ukjent
Sted / Place: Trondheim
Wikipedia: Eddie Constantine
Eier / Owner Institution: Trondheim byarkiv, The Municipal Archives of Trondheim
Arkivreferanse / Archive reference: Tor.H42.B51.F3974
Merknad: Bildet viser en trikkevogn i etterkant av en av mange såkalte Eddievaler.
Det var studentene i Trondheim som arrangerte Eddivalene som en hyllest til den franske skuespilleren Eddie Constantine (1917 - 1993) og hans rollefigur Lemmy Caution; en hardtslående privatdetektiv og hemmelig agent som var like brutal som han var sjarmerende. Når en Eddieval ble arrangert leide studentene en trikk, kledde seg i kjole og hvitt og reiste jublende i en meget feststemt atmosfære til Rosendal kino. Ved Rosendal kino fortsatte festlighetene med både prisutdelinger og filmvisning, før det hele som oftest endte med svært fuktige nachspiel.
Format: Fotopositiv
Dato / Date: 1995
Fotograf / Photographer: Ukjent
Sted / Place: Strindheim, Trondheim
Wikipedia: Brannbil
Lenke / Link: Trøndelag Brann- og Redningstjeneste (tbrt.no)
Litteratur: Anders Kirkhusmo og Per R. Christiansen: Trondheim Brenner - Branner og brannvern i byen gjennom 1000 år (Pirforlaget, Trondheim 2013)
Eier / Owner Institution: Trondheim byarkiv, The Municipal Archives of Trondheim
Arkivreferanse / Archive reference: Tor.H45.B02.F21721
Merknad: Fra Trondheim Brannvesens arkiv.