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Difficult to get in proper position, but was able to do this birds eye view of the main avenue along Waikiki Beach looking east.

Difficult to spell jewel of the south!

Difficult to spot until it opens its wings.

Was difficult to get good landscapes - it was a narrow valley.

 

This was the Sunderbach valley a side valley of the Zillergrund.

 

For walk details please see Mayrhofen wordpress walk 3

  

Difficult with lighting but we found a shaded area to prevent unwanted shadows. In editing made it black and white to create overall color flow. In editing made the outfit darker and the car interior lighter to help separate the model from the background but still allowing the colors to connect. Placing the model using rule of thirds also brings more attention and draws the eye towards the model as well as the black shoes.

Difficult to see here, but arranged in a little boat filled with crushed ice. At Gudhjem Røgeri (Smoked fish restaurant) and - it was delicious!

Aloha,

 

I'm trying to get a positive id on the picture that I am attaching of a weed plant in our park--Kaloko-Honokohau NHP. I believe it is a Talinum sp. very similar to Talinum paniculatum, only with yellow flowers. It's difficult to find any other information. I've looked in Wagner's book and on the HEAR web site. Have you see this species before?

 

Mahalo,

Joz

 

When it comes to Palenque, it's difficult to edit down to a set of pictures I want to share. I shot over six-hundred as my group made our way through and across the grounds. I could spend much, much longer here, but a combination of the heat and humidity (which was slowly starting to get to me after a few days) and my group's timetable shaped my efforts.

 

Wikipedia has a summary of the site, of course, if you'd like to read more about it. It's around two millennia old, making it the earliest built environment I have seen in person. The grounds were full of tourists and vendors, making it clear that this ancient site has been deeply integrated into the modern regional economy. There is a lot of the energy of the present here. Still, there were places and moments when I felt the deep and quiet energy of the past as I looked up at a temporarily unoccupied stairway obscured by the leaves of a tree, or at the fading remains of deeply complex array of inscribed glyphs.

Difficult to believe this village was created in the 1970s. Felt much older.

I can just about cope with playing eleven notes at a time but do they need to be so spread out?

i am having a very difficult time now, i feel so depressed and lost.

he found a new one, another woman took him away.

though we already broke up 2 years, i still have very hard to to digest this news.

i feel ashamed about myself, i want to laugh myself, i even look down myself,

i love him so much and care about his problems every day and night

but the fact is he doesn't need it at all,

because there's already another one. I feel so stupid.

i cannot stop the tears, when i am alone, i cry, when i see and hear anything related to him, i cry,

and there is a very great pressure on my chest.

what can i do? what should i do?

Copyright: Bonvento Mirco © 2015 All rights reserved. Please do not use my photo without my explicit permission

Curating Sound for Difficult Histories

Difficult conditions for runners, volunteers and photographer today!

difficult to beat it.

ferocious animal

i love cheetahs

pure combination of strength and speed

When difficult topics are made easy to understand:Young European Ambassadors from Armenia went to Gyumri and offered free coffee to the visitors of Aregak first inclusive cafe and bakery in special cups bearing stickers with basic human rights and a QR code leading to the Universal Declaration of Human Rights.

=> Meet Young European Ambassadors from Armenia: www.euneighbours.eu/en/east/eu-in-action/youth/young-euro...

  

=> Join the Young European Neighbours Network on Facebook: www.facebook.com/groups/1762832023967493

 

=> More about the event: www.euneighbours.eu/en/east/stay-informed/news/armenia-yo...

 

#EU4youth #EU4Armenia #strongertogether

42 St-Etienne cité de Beaulieu le Rond-Point - l'architecture des 50's-1266 lgts arch Farat/Gouyon/Hur constr 1952-55 - l'1 des 6 1er grand-ensemble HLM de Françe Patrimoine du XXeme siecle - A partir des années 1950, Saint-Étienne se voit confrontée à une double difficulté : un parc immobilier particulièrement médiocre (20 % de taudis, 56 % de logements médiocres) et une forte croissance démographique accompagnée d'un afflux d'une main d'oeuvre issue d'Afrique du Nord. Ainsi, de nombreux grands ensembles sont construits dans les quartiers périphériques à partir des années 1950 (Beaulieu, Marandinière, La Métare, etc.). Saint-Étienne atteint alors son apogée démographique : 220 000 habitants en 1968. Le territoire s'agrandit en 1973 avec l'absorption des communes de Saint-Victor et Terrenoire et l'association avec Rochetaillée. Les Trente Glorieuses et la société de consommation bénéficient encore à Saint-Étienne, Manufrance en constitue le meilleur exemple. Les conflits coloniaux entretiennent la production d'armes. A partir des années 1960, Saint-Étienne n'échappe pas à la crise : concentration des entreprises, concurrence du pétrole et du gaz au détriment du charbon, concurrence de l'Asie dans le textile. Le puits Couriot ferme en 1973, Creusot-Loire en 1985, et tout un symbole : Manufrance en 1980. Pourtant, les industries mécaniques subsistent.

La création d'une université, le développement de grandes écoles, l'installation d'une maison de la culture, de la Comédie de Saint-Étienne, dans les années 1960, effacent progressivement l'image traditionnelle de la cité-usine. La ville connaît alors une stabilité politique, plutôt au centre avec les maires de Fraissinette et Durafour.

A partir des années 1970, vient le temps de la désindustrialisation et des reconversions. La friche de Manufrance, plus grande d'Europe, est reconvertie dans les années 1990 et abrite le Centre des congrès, la Chambre de commerce et d'industrie, une partie de l'École des mines, etc. Un exemple emblématique : le musée de la Mine s'installe au Puits Couriot.

La ville, marquée par une tradition industrielle très forte, doit aujourd'hui vivre une mutation économique en profitant d'un environnement technologique favorable avec des leaders mondiaux (industrie de pointe dans l'optique, textile de haute technologie) et des établissements d'enseignement supérieur (École Telecom, École des Mines). La ville, héritière d'une tradition de savoir-faire et du second tissu de PME/PMI de France, compte également sur le design. Elle est ainsi devenue "Ville creative design Unesco", seule ville française.

- La Palle, c'est Beaulieu IV, à cette époque là, l'on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959 ! L'effort est gigantesque. Le quartier de la Palle réalisé de mai 1967 à mars 1970, comprenait 1049 lgts du studio au T6, répartis sur 12 barres, dont 3 pour la rue Colette, le groupe de la Palle sera le seul groupe de logements sociaux que comprendra la Métare en 1967, le reste ne sera que des copropriétées nommée BEAULIEU V, qui elles, seront construite en "Accession a la Propriété"(il s'averrera plus tard un échec, bref..) de 1962 à 1973, en 3 opérations succesives de 725 lgts, de 549 & 518 lgts, çe sur le versant dominant le parc de l'Europe (voir mes photos d'Ito Josué qui à photographié les constructions de nos quartiers Stéphanois lors des 30 glorieuses, tirées de ses livres, qui me passionne & me font voyagé dans le temps..) - l'Opération de Construction - BEAULIEU IV - un concept de nos G.E. spéçifique à nos 30 Glorieuses de rendre Jolie çe qui jadis, ne l'etait pas, voir plu, fautes aux guerres ... "les chantiers de l'O.P.A.C." de 1962 à 1972* (à savoir 1962 à 1966 pour le groupe de Colette, apres 1966 le reste ne sera que de la copropriété*, mais relevant toujours de la même équipe d'architectes, une dixaine tout de même Farat/Gouyon/Bertholon & d'autres, Edouard Hur lui à été tres important sur la 1ere tranche de Beaulieu, soit beaulieu1 sur la CAF et les 2 tours en copropriété une de 17 etage & l'autre de 15, du 7 et 11 rue de la Métare 42100 ,une construction de 1971 à 1974 ),içi la derniere tranche des constructions, la suite & la fin ! - Voiçi la Métare I, II, et III., retour sur son histoire .... La ville de St-Etienne Métropole & l'ETAT à choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne...Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville. C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de grandes barres d'habitations. Le collectif étant de mode , nous continuons...

A cette époque la France va connaître une rupture architecturale phénoménale avec l'apparition des premiers grands ensembles de Beaulieu la Marandiniere Montchovet, la Métare; Montreynaud, la Cotonne , Tarentaize, Bel-Air, la Dame Blanche, Econor, Montplaisir, Terrenoire les hauts et le bas, la Pérrotiere Maugara, et jusquà Firminy pour nos grands-ensembles... La Métare, c'était les Bois du Four , avec son furan... un ensemble de choses et d'histoire qui font et fonde çe lieu qui n'était que campagne y à 62 ans...Rochetaillé et son chateau de 2000 ans, son gouffre d'enfer, arf, dominait largement cet endroit ^^ Saint-Etienne sera l'une des villes Symboles de cette rupture des 1954... On à aussi la Cité Castor à seulement 200 metres de là , la premiere de toutes nos cités CASTOR de Françe.... Vous savez.. ses fameux Pavillons de pierre, d'apres guerre..qu'on a tant réclamé ... des pavillons de type annees 60, plus qu'un succes avec la loi Loucher par içi , & partout ailleurs..Je dirais pas que nous sommes dans l'excellençe mais honnétémment nous sommes bien noté..@ l'Architecture du Forez de l'Ondaine et du Gier.^^ En effet le Forez, la Loire le département ,et bien c'est tout une histoire de l'Architecture de l'industrialisation de nombreux secteurs d'activitées , de compétençes , d'Architectes et pas n'importes lesquels....A bon entendeur ... Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 .

Un modèle de l'urbanisme des années 1950.

Beaulieu-Montchovet:

Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :

www.ina.fr/video/LXF99004401 . Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.

Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.

(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,

"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -

l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement

Le Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986

Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche. La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.

La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/.../visite-de-francois-mitterrand...

Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand. Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.

1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..

Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.

Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches. Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.

Beaulieu I: le projet d'urbanisme

Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-ClémentUne architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief.

La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:

- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955

- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959

- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.

- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971

Le quartier:

Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.

A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995. Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :

Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.

La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.

Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.

Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.

Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.

La crise du logement:

1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.

La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.

La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie. Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.

Une barre d’habitation innovante

A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.

Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.

Conception et réalisation d’un quartier entier

Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période. Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.

Un projet pharaonique

Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.

L’avis de l’architecte

De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -

- Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»

Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?

La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.

Que prévoit-on pour la reconstruction?

Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.

Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?

C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.

C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.

Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.

Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?

Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.

Cela paraît paradoxal, pour du logement social!

Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!

On croit rêver...

C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...

Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?

Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.

L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.

Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants. Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...

En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.

Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I? Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.

Pourquoi cette différence?

Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.

Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?

Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.

Dans quels domaines?

Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.

Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon.

Le futur Centre-Deux...

C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.

Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?

La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.

Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?

Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.

Culturellement, la ville est aussi très active...

Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.

La population comprend-elle cette volonté?

Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.

Le chantier de l'autoroute de Saint Etienne 01 nov. 1965, la video içi www.ina.fr/video/LXC96100417 @ “ L’urbanisme des possibles ”Pourquoi dire des grands ensembles qu’ils sont des terres d’avenir ? www.youtube.com/playlist...... Parce que la fréquentation régulière de ces quartiers m’a amené à y voir autre chose que des territoires à problèmes. Habiter les grands ensembles, c’est habiter la ville. Rarement

la ville-centre, celle du Paris haussmannien ou de la ville autrefois intra-muros, mais la ville tout

de même, un territoire souvent diffus, faible, pas toujours reconnaissable, mais où habite finalement aujourd’hui la majorité des urbains. Les grands ensembles font partie de cet assemblage d’entités autonomes, issues de conceptions rarement hasardeuses, mais pas forcément articulées les unes aux autres. Ils se distinguent du territoire urbanisé par leur masse, leur dimension, parfois leur ordonnancement. C’est très clair quand on survole une ville depuis

 

This week has been particularly difficult for me. The last couple of days I had this feeling of emptiness and lack of energy and even though the weather has finally brightened up I can’t help but feel sad. I give the example of when you were young and your parents promised you that this would finally be the week that they take you out to Disneyland (or whatever, you can use your imagination.) They promised you that they would take time off their jobs and that this would be the week. Well, naturally the day would come and an emergency would come up. They promise you “Next week, honey, I promise. The office really needs me, it’s an emergency, and you’ll understand when you’re older.” You understand, and you go throughout the week with the hopes of this being finally the week you get to go. You tell your friends at your elementary school and you promise you’ll bring them back candies and souvenirs. The weekend approaches and your mother cancels again and says this time that her client needs her for such and such. You understand, but you just sit there left only with this feeling of dread and disappointment. How can someone who says she puts you above all, and then goes around and tells you that she can’t even take one day off for you. You get older and finally realize that the world isn’t as simple as just she cannot commit a day to you. There are circumstances beyond her control and she has to do your best with is given to her. I understand now, but that feeling of disappointment of knowing that when your mom gives you her word, it is meaningless still lingers. It’s the point when you realize that Mommy isn’t superwoman, and that she is just as ordinary as everyone else.

 

On a happier note, I went to the arts and crafts store today. I bought a masquerade mask and various other editing supplies which I will be working with for the next set I am shooting. I am almost too excited to get started; we have a costume designer, renting out a studio, our model, and another photographer working on this project. I don’t want to give out too much detail but I think it will come out spectacular.

 

The Postcard

 

A postally unused postcard that was printed in the Netherlands on behalf of the Stedelijk Museum, Amsterdam. The card has a divided back.

 

Avenue With Poplars

 

A pencil, pen and ink drawing on paper by Vincent van Gogh that he created Nuenen, North Brabant, Netherlands, in March 1884. The work is 54.2 cm x 39.3 cm.

 

The drawing depicts a winter landscape with bare trees. Van Gogh has drawn the poplars in a highly competent pen technique. He sketched these trees in pencil, and then went over them in pen and ink.

 

Over time the original black ink has faded to its present brown tone, and this gives the painting a rather tragic effect.

 

Avenue With Poplars is part of a series of seven pen and ink drawings of Brabant landscapes from 1884. They show how the countryside changes, and the real life of farmers in the difficult wintertime. The drawings form a high point of Van Gogh's work in the Netherlands.

 

Vincent van Gogh

 

Vincent Willem van Gogh, who was born in Zundert, Netherlands on the 30th. March 1853, was a Dutch Post-Impressionist painter who is among the most famous and influential figures in the history of Western art.

 

In just over a decade he created approximately 2,100 artworks, including around 860 oil paintings, most of them in the last two years of his life.

 

They include landscapes, still lifes, portraits and self-portraits, and are characterised by bold, symbolic colours, and dramatic, impulsive and highly expressive brushwork that contributed to the foundations of modern art.

 

Only one of his paintings was known by name to have been sold during his lifetime. Van Gogh became famous after his suicide at the age of 37, which followed years of poverty and mental illness.

 

Born into an upper-middle-class family, Van Gogh drew as a child and was serious, quiet and thoughtful, but showed signs of mental instability.

 

As a young man he worked as an art dealer, often travelling, but became depressed after he was transferred to London. He turned to religion, and spent time as a missionary in southern Belgium.

 

Later he drifted in ill-health and solitude. He was keenly aware of modernist trends in art and, while back with his parents, took up painting in 1881. His younger brother, Theo, supported him financially, and the two of them kept up a long correspondence by letter.

 

Van Gogh's early works consisted of mostly still lifes and depictions of peasant labourers. In 1886, he moved to Paris, where he met members of the artistic avant-garde, including Émile Bernard and Paul Gauguin, who were seeking new paths beyond Impressionism.

 

Frustrated in Paris and inspired by a growing spirit of artistic change and collaboration, Van Gogh moved to Arles in the south of France in February 1888 with the goal of establishing an artistic retreat and commune.

 

Once there, Van Gogh's art changed. His paintings grew brighter, and he turned his attention to the natural world, depicting local olive groves, wheat fields and sunflowers. Van Gogh invited Gauguin to join him in Arles and eagerly anticipated Gauguin's arrival in the fall of 1888.

 

Van Gogh suffered from psychotic episodes and delusions. Though he worried about his mental stability, he often neglected his physical health, did not eat properly, and drank heavily.

 

His friendship with Gauguin ended after a confrontation with a razor when, in a rage, he severed part of his own left ear. He spent time in psychiatric hospitals, including a period at Saint-Rémy.

 

After he discharged himself and moved to the Auberge Ravoux in Auvers-sur-Oise near Paris, he came under the care of the homeopathic doctor Paul Gachet. His depression persisted, and on the 27th. July 1890, Van Gogh is believed to have shot himself in the chest with a revolver, dying at the age of 37 from his injuries two days later.

 

Van Gogh's art gained critical recognition after his death and his life story captured public imagination as an emblem of misunderstood genius, due in large part to the efforts of his widowed sister-in-law Johanna van Gogh-Bonger.

 

His bold use of color, expressive line and thick application of paint inspired avant garde artistic groups like the Fauves and German Expressionists in the early 20th. century.

 

Van Gogh's work gained widespread critical and commercial success in the following decades, and he has become a lasting icon of the romantic ideal of the tortured artist.

 

Today, Van Gogh's works are among the world's most expensive paintings to have ever sold, and his legacy is honoured by a museum in his name, the Van Gogh Museum in Amsterdam, which holds the world's largest collection of his paintings and drawings.

 

Notable works of Van Gogh include:

 

-- Sunflowers (1887)

-- Bedroom in Arles (1888)

-- The Starry Night (1889)

-- Wheatfield with Crows (1890)

-- Sorrowing Old Man (1890)

 

Vincent van Gogh - The Early Years

 

Vincent Willem van Gogh was born on the 30th. March 1853 in Groot-Zundert, in the predominantly Catholic province of North Brabant in the Netherlands.

 

He was the oldest surviving child of Theodorus van Gogh (1822–1885), a minister of the Dutch Reformed Church, and his wife, Anna Cornelia Carbentus (1819–1907).

 

Van Gogh was given the name of his grandfather and of a brother stillborn exactly a year before his birth. Vincent was a common name in the Van Gogh family.

 

Van Gogh's mother came from a prosperous family in The Hague. The two met when Anna's younger sister, Cornelia, married Theodorus' older brother.

 

Van Gogh's parents married in May 1851, and moved to Zundert. His brother Theo was born on the 1st. May 1857. There was another brother, Cor, and three sisters: Elisabeth, Anna, and Willemina.

 

In later life, Van Gogh remained in touch only with Willemina and Theo.

 

Van Gogh's mother was a rigid and religious woman who emphasized the importance of family to the point of claustrophobia for those around her.

 

Theodorus' salary as a minister was modest, but the Church also supplied the family with a house, a maid, two cooks, a gardener, a carriage and horse; Vincent's mother Anna instilled in the children a duty to uphold the family's high social position.

 

Van Gogh was a serious and thoughtful child. He was taught at home by his mother and a governess, and in 1860, was sent to the village school. In 1864, he was placed in a boarding school at Zevenbergen where he felt abandoned, and he campaigned to come home.

 

Instead, in 1866, his parents sent him to the middle school in Tilburg, where he was also deeply unhappy.

 

Vincent's interest in art began at a young age. He was encouraged to draw as a child by his mother, and his early drawings are expressive, but do not approach the intensity of his later work.

 

Constant Cornelis Huijsmans, who had been a successful artist in Paris, taught the students at Tilburg. His philosophy was to reject technique in favour of capturing the impressions of things, particularly nature or common objects.

 

Van Gogh's profound unhappiness seems to have overshadowed the lessons, which had little effect. In March 1868, he abruptly returned home. He later wrote that his youth was "austere and cold, and sterile".

 

In July 1869, Van Gogh's uncle Cent obtained a position for him at the art dealers Goupil & Cie in The Hague. After completing his training in 1873, he was transferred to Goupil's London branch on Southampton Street, and took lodgings at 87 Hackford Road, Stockwell.

 

This was a happy time for Van Gogh; he was successful at work and, at 20, was earning more than his father. Theo's wife, Jo Van Gogh-Bonger, later remarked that this was the best year of Vincent's life.

 

Vincent became infatuated with his landlady's daughter, Eugénie Loyer, but she rejected him after he confessed his feelings; she was secretly engaged to a former lodger.

 

He grew more isolated and religiously fervent. His father and uncle arranged a transfer to Paris in 1875, where he became resentful of issues such as the degree to which the art dealers commodified art, and he was dismissed a year later.

 

In April 1876, Vincent returned to England to take unpaid work as a supply teacher in a small boarding school in Ramsgate. When the proprietor moved to Isleworth in Middlesex, Van Gogh went with him. The arrangement was not successful; he left to become a Methodist minister's assistant.

 

His parents had meanwhile moved to Etten; in 1876 he returned home at Christmas for six months and took work at a bookshop in Dordrecht. He was unhappy in the position, and spent his time doodling or translating passages from the Bible into English, French, and German.

 

Vincent immersed himself in Christianity, and became increasingly pious and monastic. According to his flatmate of the time, Paulus van Görlitz, Van Gogh ate frugally, avoiding meat.

 

To support his religious conviction and his desire to become a pastor, in 1877, the family sent him to live with his uncle Johannes Stricker, a respected theologian, in Amsterdam.

 

Van Gogh prepared for the University of Amsterdam theology entrance examination; he failed the exam and left his uncle's house in July 1878. He undertook, but also failed, a three-month course at a Protestant missionary school in Laken, near Brussels.

 

In January 1879, he took up a post as a missionary at Petit-Wasmes in the working class, coal-mining district of Borinage in Belgium. To show support for his impoverished congregation, he gave up his comfortable lodgings at a bakery to a homeless person and moved to a small hut, where he slept on straw.

 

Vincent's humble living conditions did not endear him to the church authorities, who dismissed him for "undermining the dignity of the priesthood".

 

He then walked the 75 kilometres (47 mi) to Brussels, returned briefly to Cuesmes in the Borinage, but he gave in to pressure from his parents to return home to Etten. He stayed there until around March 1880, which caused concern and frustration for his parents. His father was especially frustrated, and advised that his son be committed to the lunatic asylum in Geel.

 

Van Gogh returned to Cuesmes in August 1880, where he lodged with a miner until October. He became interested in the people and scenes around him, and he recorded them in drawings after Theo's suggestion that he take up art in earnest.

 

Vincent traveled to Brussels later in the year, to follow Theo's recommendation that he study with the Dutch artist Willem Roelofs, who persuaded him – in spite of his dislike of formal schools of art – to attend the Académie Royale des Beaux-Arts. He registered at the Académie in November 1880, where he studied anatomy and the standard rules of modelling and perspective.

 

Etten, Drenthe and The Hague

 

Van Gogh returned to Etten in April 1881 for an extended stay with his parents. He continued to draw, often using his neighbours as subjects. In August 1881, his recently widowed cousin, Cornelia "Kee" Vos-Stricker, daughter of his mother's older sister Willemina and Johannes Stricker, arrived for a visit.

 

Vincent was thrilled, and took long walks with her. Kee was seven years older than he was, and had an eight-year-old son. Van Gogh surprised everyone by declaring his love to her and proposing marriage. She refused with the words "No, nay, never."

 

After Kee returned to Amsterdam, Van Gogh went to The Hague to try to sell paintings and to meet with his second cousin, Anton Mauve. Mauve was the successful artist Van Gogh longed to be.

 

Mauve invited him to return in a few months, and suggested he spend the intervening time working in charcoal and pastels; Van Gogh returned to Etten and followed this advice.

 

Late in November 1881, Van Gogh wrote a letter to Johannes Stricker, one which he described to Theo as an attack. Within days he left for Amsterdam.

 

Kee would not meet him, and her parents wrote that "his persistence is disgusting". In despair, he held his left hand in the flame of a lamp, with the words:

 

"Let me see her for as long as I

can keep my hand in the flame."

 

He did not recall the event well, but later assumed that his uncle had blown out the flame. Kee's father made it clear that her refusal should be heeded, and that the two would not marry, largely because of Van Gogh's inability to support himself.

 

Mauve took Van Gogh on as a student and introduced him to watercolour, which he worked on for the next month before returning home for Christmas. However Vincent quarrelled with his father, refusing to attend church, and left for The Hague.

 

In January 1882, Mauve introduced Vincent to painting in oil, and lent him money to set up a studio. However within a month Van Gogh and Mauve had fallen out, possibly over the viability of drawing from plaster casts.

 

Van Gogh could afford to hire only people from the street as models, a practice of which Mauve seems to have disapproved.

 

In June 1882 Van Gogh suffered a bout of gonorrhoea, and spent three weeks in hospital. Soon after, he first painted in oils, bought with money borrowed from Theo. He liked the medium, and he spread the paint liberally, scraping from the canvas and working back with the brush. He wrote that he was surprised at how good the results were.

 

Clasina Maria "Sien" Hoornik

 

By March 1882, Mauve had gone cold towards Van Gogh, and had stopped replying to his letters. He had learned of Van Gogh's new domestic arrangement with an alcoholic prostitute, Clasina Maria "Sien" Hoornik (1850–1904), and her young daughter.

 

Van Gogh had met Sien towards the end of January 1882, when she had a five-year-old daughter, and was pregnant. She had previously borne two children who had died, but Van Gogh was unaware of this.

 

On the 2nd. July, she gave birth to a baby boy, Willem. When Van Gogh's father discovered the details of their relationship, he put pressure on his son to abandon Sien and her two children. Vincent at first defied him, and considered moving the family out of the city, but in late 1883, he left Sien and the children.

 

In September 1883, Van Gogh moved to Drenthe in the northern Netherlands. In December, driven by loneliness, he went to live with his parents, then in Nuenen, North Brabant.

 

Poverty may have pushed Sien back into prostitution; the home became less happy and Van Gogh may have felt family life was irreconcilable with his artistic development. Sien gave her daughter to her mother, and baby Willem to her brother.

 

Willem remembered visiting Rotterdam when he was about 12, when an uncle tried to persuade Sien to marry to legitimise the child. Willem believed that Van Gogh was his father, but the timing of his birth makes this unlikely.

 

Sien drowned herself in the River Scheldt in 1904.

 

Vincent van Gogh The Emerging Artist

 

In Nuenen, Van Gogh focused on painting and drawing. Working outside and very quickly, he completed sketches and paintings of weavers and their cottages.

 

Van Gogh also completed The Parsonage Garden at Nuenen, which was stolen from the Singer Laren in March 2020.

 

From August 1884, Margot Begemann, a neighbour's daughter ten years his senior, joined him on his forays; she fell in love and he reciprocated, though less enthusiastically. They wanted to marry, but neither side of their families were in favour.

 

Margot was distraught and took an overdose of strychnine, but survived after Van Gogh rushed her to a nearby hospital. On the 26th. March 1885, Vincent's father died of a heart attack.

 

Van Gogh painted several groups of still lifes in 1885. During his two-year stay in Nuenen, he completed numerous drawings and watercolours, and nearly 200 oil paintings. His palette consisted mainly of sombre earth tones, particularly dark brown, and showed no sign of the vivid colours that distinguished his later work.

 

There was interest from a dealer in Paris early in 1885. Theo asked Vincent if he had paintings ready to exhibit. In May, Van Gogh responded with his first major work, The Potato Eaters, and a series of "peasant character studies" which were the culmination of several years of work.

 

When he complained that Theo was not making enough effort to sell his paintings in Paris, his brother responded that they were too dark, and not in keeping with the bright style of Impressionism.

 

In August 1885 Vincent's work was publicly exhibited for the first time, in the shop windows of the dealer Leurs in The Hague. One of his young peasant sitters became pregnant in September 1885; Van Gogh was accused of forcing himself upon her, and the village priest forbade parishioners to model for him.

 

Vincent moved to Antwerp in November 1885 and rented a room above a paint dealer's shop in the Rue des Images. He lived in poverty and ate poorly, preferring to spend the money that Theo had sent on painting materials and models. Bread, coffee and tobacco became his staple diet.

 

In February 1886, Vincent wrote to Theo that he could only remember eating six hot meals since the previous May. His teeth became loose and painful.

 

In Antwerp he applied himself to the study of colour theory and spent time in museums—particularly studying the work of Peter Paul Rubens—and broadened his palette to include carmine, cobalt blue and emerald green.

 

Van Gogh bought Japanese ukiyo-e woodcuts in the docklands, later incorporating elements of their style into the background of some of his paintings. By 1886 he was drinking heavily again, and was hospitalised when he was possibly also treated for syphilis.

 

Despite his antipathy towards academic teaching, he took the higher-level admission exams at the Academy of Fine Arts in Antwerp and, in January 1886, matriculated in painting and drawing. He became ill and run down by overwork, poor diet and excessive smoking.

 

Vincent started to attend drawing classes with plaster models at the Antwerp Academy on the 18th. January 1886. However Vincent quickly got into trouble with Charles Verlat, the director of the academy and teacher of a painting class, because of his unconventional painting style.

 

Van Gogh had also clashed with the instructor of the drawing class Franz Vinck. Van Gogh finally started to attend the drawing classes after antique plaster models had been given by Eugène Siberdt.

 

However soon Siberdt and Van Gogh came into conflict when the latter did not comply with Siberdt's requirement that drawings express the contour and concentrate on the line.

 

When Van Gogh was required to draw the Venus de Milo during a drawing class, he produced the limbless, naked torso of a Flemish peasant woman. Siberdt regarded this as defiance against his artistic guidance, and made corrections to Van Gogh's drawing with his crayon so vigorously that he tore the paper. Van Gogh then flew into a violent rage and shouted at Siberdt:

 

'You clearly do not know what a young

woman is like, God damn it! A woman

must have hips, buttocks, a pelvis in

which she can carry a baby!'

 

According to some accounts, this was the last time Van Gogh attended classes at the academy, and he left later for Paris.

 

On the 31st. March 1886, which was about a month after the confrontation with Siberdt, the teachers of the academy decided that 17 students, including Van Gogh, had to repeat a year. The story that Van Gogh was expelled from the academy by Siberdt is therefore unfounded.

 

Vincent van Gogh in Paris (1886–1888)

 

Van Gogh moved to Paris in March 1886 where he shared Theo's Rue Laval apartment in Montmartre and studied at Fernand Cormon's studio.

 

In June 1886 the brothers took a larger flat at 54 Rue Lepic. In Paris, Vincent painted portraits of friends and acquaintances, still life paintings, views of Le Moulin de la Galette, scenes in Montmartre, Asnières and along the Seine.

 

In 1885 in Antwerp he had become interested in Japanese ukiyo-e woodblock prints, and had used them to decorate the walls of his studio; while in Paris he collected hundreds of them.

 

He tried his hand at Japonaiserie, tracing a figure from a reproduction on the cover of the magazine Paris Illustre, The Courtesan or Oiran (1887), after Keisai Eisen, which he then graphically enlarged in a painting.

 

After seeing the portrait of Adolphe Monticelli at the Galerie Delareybarette, Van Gogh adopted a brighter palette and a bolder attack, particularly in paintings such as his Seascape at Saintes-Maries (1888).

 

Two years later, Vincent and Theo paid for the publication of a book on Monticelli paintings, and Vincent bought some of Monticelli's works to add to his collection.

 

Van Gogh had learned about Fernand Cormon's atelier from Theo. He worked at the studio in April and May 1886, where he frequented the circle of the Australian artist John Russell, who painted his portrait in 1886.

 

Van Gogh also met fellow students Émile Bernard, Louis Anquetin and Henri de Toulouse-Lautrec – who painted a portrait of him in pastel. They met at Julien "Père" Tanguy's paint shop, which was, at that time, the only place where Paul Cézanne's paintings were displayed.

 

In 1886, two large exhibitions were staged there, showing Pointillism and Neo-impressionism for the first time, and bringing attention to Georges Seurat and Paul Signac. Theo kept a stock of Impressionist paintings in his gallery on boulevard Montmartre, but Van Gogh was slow to acknowledge the new developments in art.

 

Conflicts arose between the brothers. At the end of 1886 Theo found living with Vincent to be "almost unbearable". However by early 1887, they were again at peace, and Vincent had moved to Asnières, a north-western suburb of Paris, where he got to know Signac.

 

He adopted elements of Pointillism, a technique in which a multitude of small coloured dots are applied to the canvas so that when seen from a distance they create an optical blend of hues. The style stresses the ability of complementary colours – including blue and orange – to form vibrant contrasts.

 

While in Asnières Van Gogh painted parks, restaurants and the Seine, including Bridges across the Seine at Asnières. In November 1887, Theo and Vincent befriended Paul Gauguin who had just arrived in Paris.

 

Towards the end of the year, Vincent arranged an exhibition alongside Bernard, Anquetin, and probably Toulouse-Lautrec, at the Grand-Bouillon Restaurant du Chalet, 43 Avenue de Clichy, Montmartre.

 

In a contemporary account, Bernard wrote that the exhibition was ahead of anything else in Paris. There, Bernard and Anquetin sold their first paintings, and Van Gogh exchanged work with Gauguin.

 

Discussions on art, artists, and their social situations started during this exhibition, continued and expanded to include visitors to the show, like Camille Pissarro and his son Lucien, Signac and Seurat.

 

In February 1888, feeling worn out from life in Paris, Van Gogh left, having painted more than 200 paintings during his two years there. Hours before his departure, accompanied by Theo, he paid his first and only visit to Seurat in his studio.

 

Vincent van Gogh's Artistic Breakthrough

 

Ill from drink and suffering from smoker's cough, in February 1888 Van Gogh sought refuge in Arles. He seems to have moved with thoughts of founding an art colony. The Danish artist Christian Mourier-Petersen became his companion for two months, and, at first, Arles appeared exotic. In a letter, he described it as a foreign country:

 

"The Zouaves, the brothels, the adorable

little Arlésienne going to her First

Communion, the priest in his surplice, who

looks like a dangerous rhinoceros, the

people drinking absinthe, all seem to me

creatures from another world."

 

The time in Arles became one of Van Gogh's more prolific periods: he completed 200 paintings and more than 100 drawings and watercolours. Vincent was enchanted by the local countryside and light; his works from this period are rich in yellow, ultramarine and mauve.

 

They include harvests, wheat fields and general rural landmarks from the area, including The Old Mill (1888), one of seven canvases sent to Pont-Aven on 4 October 1888 in an exchange of works with Paul Gauguin, Émile Bernard, Charles Laval and others.

 

The portrayals of Arles are influenced by Vincent's Dutch upbringing; the patchworks of fields and avenues are flat and lacking perspective, but excel in their use of colour.

 

In March 1888, he painted landscapes using a gridded "perspective frame"; three of the works were shown at the annual exhibition of the Société des Artistes Indépendants. In April, he was visited by the American artist Dodge MacKnight, who was living nearby at Fontvieille.

 

On the 1st. May 1888, for 15 francs per month, he signed a lease for the eastern wing of the Yellow House at 2, Place Lamartine. The rooms were unfurnished, and had been uninhabited for months.

 

On the 7th. May, Van Gogh moved from the Hôtel Carrel to the Café de la Gare, having befriended the proprietors, Joseph and Marie Ginoux. The Yellow House had to be furnished before he could fully move in, but he was able to use it as a studio.

 

He wanted a gallery to display his work, and started a series of paintings that eventually included Van Gogh's Chair (1888), Bedroom in Arles (1888), The Night Café (1888), Café Terrace at Night (September 1888), Starry Night Over the Rhone (1888), and Still Life: Vase with Twelve Sunflowers (1888), all intended for the decoration of the Yellow House.

 

Van Gogh wrote that:

 

"With The Night Café I tried to express

the idea that the café is a place where

one can ruin oneself, go mad, or commit

a crime".

 

When he visited Saintes-Maries-de-la-Mer in June, he gave lessons to a Zouave second lieutenant – Paul-Eugène Milliet – and painted the village and boats on the sea. MacKnight introduced Van Gogh to Eugène Boch, a Belgian painter who sometimes stayed in Fontvieille, and the two exchanged visits in July.

 

Gauguin's visit (1888)

 

When Gauguin agreed to visit Arles in 1888, Van Gogh hoped for friendship, and to realize his idea of an artists' collective. Van Gogh prepared for Gauguin's arrival by painting four versions of Sunflowers in one week.

 

Vincent wrote in a letter to Theo:

 

"In the hope of living in a studio of

our own with Gauguin I'd like to do

a decoration for the studio.

Nothing but large Sunflowers."

 

When Boch visited again, Van Gogh painted a portrait of him, as well as the study The Poet Against a Starry Sky.

 

In preparation for Gauguin's visit, Van Gogh bought two beds on advice from the station's postal supervisor Joseph Roulin, whose portrait he painted.

 

On the 17th. September 1888, he spent his first night in the still sparsely furnished Yellow House. When Gauguin consented to work and live in Arles with him, Van Gogh started to work on the Décoration for the Yellow House, probably the most ambitious effort he ever undertook. He also completed two chair paintings: Van Gogh's Chair and Gauguin's Chair.

 

After much pleading from Van Gogh, Gauguin arrived in Arles on the 23rd. October 1888 and, in November, the two painted together. Gauguin depicted Van Gogh in his The Painter of Sunflowers; Van Gogh painted pictures from memory, following Gauguin's suggestion.

 

Among these "imaginative" paintings is Memory of the Garden at Etten. Their first joint outdoor venture was at the Alyscamps, when they produced the companion pieces Les Alyscamps. The single painting Gauguin completed during his visit was his portrait of Van Gogh.

 

Van Gogh and Gauguin visited Montpellier in December 1888, where they saw works by Courbet and Delacroix in the Musée Fabre. However their relationship began to deteriorate; Van Gogh admired Gauguin and wanted to be treated as his equal, but Gauguin was arrogant and domineering, which frustrated Van Gogh.

 

They often quarrelled; Van Gogh increasingly feared that Gauguin was going to desert him, and the situation, which Van Gogh described as one of "excessive tension", rapidly headed towards crisis point.

 

Van Gogh's Ear

 

The exact sequence that led to the mutilation of Van Gogh's ear is not known. Gauguin said, fifteen years later, that the night followed several instances of physically threatening behaviour.

 

Their relationship was complex, and Theo may have owed money to Gauguin, who suspected that the brothers were exploiting him financially. It seems likely that Vincent realised that Gauguin was planning to leave.

 

The following days saw heavy rain, leading to the two men being shut in the Yellow House. Gauguin recalled that Van Gogh followed him after he left for a walk and "rushed towards me, an open razor in his hand."

 

This account is uncorroborated; Gauguin was almost certainly absent from the Yellow House that night, most likely staying in a hotel.

 

After an altercation on the evening of the 23rd. December 1888, Van Gogh returned to his room where he seemingly heard voices and either wholly or in part severed his left ear with a razor, causing severe bleeding.

 

He bandaged the wound, wrapped the ear in paper and delivered the package to a woman at a brothel that Van Gogh and Gauguin both frequented. Van Gogh was found unconscious the next morning by a policeman and taken to hospital, where he was treated by Félix Rey, a young doctor still in training.

 

The ear was brought to the hospital, but Rey did not attempt to re-attach it as too much time had passed. Van Gogh researcher and art historian Bernadette Murphy discovered the true identity of the woman named Gabrielle, who died in Arles at the age of 80 in 1952, and whose descendants still live just outside Arles.

 

Gabrielle, known in her youth as "Gaby," was a 17-year-old cleaning girl at the brothel and other local establishments at the time Van Gogh presented her with his ear.

 

Van Gogh had no recollection of the event, suggesting that he may have suffered an acute mental breakdown. The hospital diagnosis was "acute mania with generalised delirium", and within a few days, the local police ordered that Vincent be placed in hospital care.

 

Gauguin immediately notified Theo, who, on the 24th. December, had proposed marriage to his old friend Andries Bonger's sister Johanna. That evening, Theo rushed to the station to board a night train to Arles. He arrived on Christmas Day and comforted Vincent, who seemed to be semi-lucid. That evening, he left Arles for the return trip to Paris.

 

During the first days of his treatment, Van Gogh repeatedly and unsuccessfully asked for Gauguin, who asked a policeman attending the case to:

 

"Be kind enough, Monsieur, to awaken

this man with great care, and if he asks

for me tell him I have left for Paris; the

sight of me might prove fatal for him."

 

Gauguin fled Arles, never to see Van Gogh again. However they continued to correspond, and in 1890, Gauguin proposed that they form a studio in Antwerp. Meanwhile, other visitors to the hospital included Marie Ginoux and Roulin.

 

Despite a pessimistic diagnosis, Van Gogh recovered and returned to the Yellow House on the 7th. January 1889. He spent the following month between hospital and home, suffering from hallucinations and delusions of poisoning.

 

In March, the police closed his house after a petition by 30 townspeople (including the Ginoux family) who described him as le fou roux "the redheaded madman"; Van Gogh returned to hospital.

 

Paul Signac visited him twice in March; in April, Van Gogh moved into rooms owned by Dr. Rey after floods damaged paintings in his own home. Two months later, he left Arles and voluntarily entered an asylum in Saint-Rémy-de-Provence. Around this time, he wrote:

 

"Sometimes moods of indescribable

anguish, sometimes moments when

the veil of time and fatality of

circumstances seemed to be torn

apart for an instant."

 

Van Gogh gave his 1889 Portrait of Doctor Félix Rey to Dr Rey. However the physician was not fond of the painting, and used it to repair a chicken coop, then gave it away. In 2016, the portrait was housed at the Pushkin Museum of Fine Arts, and estimated to be worth over $50 million.

 

Vincent van Gogh at Saint-Rémy (May 1889 – May 1890)

 

Van Gogh entered the Saint-Paul-de-Mausole asylum on the 8th. May 1889, accompanied by his caregiver, Frédéric Salles, a Protestant clergyman. Saint-Paul was a former monastery in Saint-Rémy, located less than 30 kilometres (19 mi) from Arles, and was run by a former naval doctor, Théophile Peyron.

 

Van Gogh had two cells with barred windows, one of which he used as a studio. The clinic and its garden became the main subjects of his paintings. He made several studies of the hospital's interiors, such as Vestibule of the Asylum and Saint-Rémy (September 1889), and its gardens, such as Lilacs (May 1889).

 

Some of his works from this time are characterised by swirls, such as The Starry Night. He was allowed short supervised walks, during which time he painted cypresses and olive trees, including Valley with Ploughman Seen from Above, Olive Trees with the Alpilles in the Background 1889, Cypresses 1889, Cornfield with Cypresses (1889), and Country road in Provence by Night (1890).

 

In September 1889, he produced two further versions of Bedroom in Arles and The Gardener.

 

Limited access to life outside the clinic resulted in a shortage of subject matter. Van Gogh instead worked on interpretations of other artists' paintings, such as Millet's The Sower and Noonday Rest, and variations on his own earlier work.

 

Van Gogh was an admirer of the Realism of Jules Breton, Gustave Courbet and Millet, and he compared his copies to a musician's interpretation of Beethoven.

 

His Prisoners' Round (after Gustave Doré) (1890) was painted after an engraving by Gustave Doré (1832–1883). Tralbaut suggests that the face of the prisoner in the centre of the painting looking towards the viewer is Van Gogh himself.

 

Between February and April 1890, Van Gogh suffered a severe relapse. Depressed and unable to bring himself to write, he was still able to paint and draw a little during this time, and he later wrote to Theo that he had made a few small canvases "from memory ... reminisces of the North".

 

Among these was Two Peasant Women Digging in a Snow-Covered Field at Sunset. Hulsker believes that this small group of paintings formed the nucleus of many drawings and study sheets depicting landscapes and figures that Van Gogh worked on during this time.

 

He comments that this short period was the only time that Van Gogh's illness had a significant effect on his work. Van Gogh asked his mother and his brother to send him drawings and rough work he had done in the early 1880's so that he could work on new paintings from his old sketches.

 

Belonging to this period is Sorrowing Old Man ("At Eternity's Gate"), a colour study Hulsker describes as:

 

"Another unmistakable

remembrance of times

long past".

 

Vincent's late paintings show an artist at the height of his abilities, according to the art critic Robert Hughes: "longing for conciseness and grace".

 

After the birth of his nephew, Van Gogh wrote:

 

"I started right away to make a picture

for him, to hang in their bedroom,

branches of white almond blossom

against a blue sky."

 

1890 Exhibitions and Recognition

 

Albert Aurier praised Vincent's work in the Mercure de France in January 1890, and described him as "a genius". In February, Van Gogh painted five versions of L'Arlésienne (Madame Ginoux), based on a charcoal sketch Gauguin had produced when she sat for both artists in November 1888.

 

Also in February, Van Gogh was invited by Les XX, a society of avant-garde painters in Brussels, to participate in their annual exhibition. At the opening dinner, a Les XX member, Henry de Groux, insulted Van Gogh's work.

 

Toulouse-Lautrec demanded satisfaction, and Signac declared he would continue to fight for Van Gogh's honour if Lautrec surrendered. De Groux apologised for the slight and left the group.

 

From the 20th. March to the 27th. April 1890, Van Gogh was included in the sixth exhibition of the Société des Artistes Indépendants in Paris. Van Gogh exhibited ten paintings. Claude Monet said that his work was the best in the show.

 

Vincent van Gogh in Auvers-sur-Oise (May–July 1890)

 

In May 1890, Van Gogh left the clinic in Saint-Rémy to move nearer to both Dr. Paul Gachet in the Paris suburb of Auvers-sur-Oise, and to his brother Theo.

 

Gachet was an amateur painter, and had treated several other artists – Camille Pissarro had recommended him. Van Gogh's first impression was that Gachet was not well, and was:

 

"Iller than I am, it seemed to

me, or let's say just as much."

 

The painter Charles Daubigny moved to Auvers in 1861, and in turn drew other artists there, including Camille Corot and Honoré Daumier. In July 1890, Van Gogh completed two paintings of Daubigny's Garden, one of which is likely his final work.

 

During his last weeks at Saint-Rémy, Vincent's thoughts returned to "memories of the North", and several of the approximately 70 oils, painted during as many days in Auvers-sur-Oise, are reminiscent of northern scenes.

 

In June 1890, he painted several portraits of his doctor, including Portrait of Dr. Gachet, and his only etching. In each the emphasis is on Gachet's melancholic disposition. There are other paintings which are probably unfinished, including Thatched Cottages by a Hill.

 

In July, Van Gogh wrote that:

 

"I have become absorbed in the

immense plain against the hills,

boundless as the sea, delicate

yellow".

 

He had first become captivated by the fields in May, when the wheat was young and green. In July, Vincent described to Theo "vast fields of wheat under turbulent skies".

 

He wrote that:

 

"They represent my sadness and extreme

loneliness. The canvases will tell you what

I cannot say in words, that is, how healthy

and invigorating I find the countryside".

 

Wheat field with Crows, although not his last oil work, is from July 1890, and Hulsker discusses it as being associated with "melancholy and extreme loneliness".

 

The Death of Vincent van Gogh

 

On the 27th. July 1890, aged 37, Van Gogh shot himself in the chest with a revolver. The shooting may have taken place in the wheat field in which he had been painting, or in a local barn.

 

The bullet was deflected by a rib and passed through his chest without doing apparent damage to internal organs – possibly stopped by his spine. He was able to walk back to the Auberge Ravoux, where he was attended to by two doctors.

 

One of them, Dr. Gachet, served as a war surgeon in 1870, and had extensive knowledge of gunshot wounds. Vincent was possibly attended to during the night by Dr Gachet's son Paul Louis Gachet and the innkeeper, Arthur Ravoux.

 

The following morning, Theo rushed to his brother's side, finding him in good spirits. But within hours Vincent's health began to fail, suffering from an infection resulting from the wound. He died in the early hours of the 29th. July 1890. According to Theo, Vincent's last words were:

 

"The sadness will last forever".

 

Van Gogh was buried on the 30th. July, in the municipal cemetery of Auvers-sur-Oise. The funeral was attended by Theo van Gogh, Andries Bonger, Charles Laval, Lucien Pissarro, Émile Bernard, Julien Tanguy and Paul Gachet, among twenty family members, friends and locals.

 

Theo suffered from syphilis, and his health began to decline further after his brother's death. Weak and unable to come to terms with Vincent's absence, he died on the 25th. January 1891 at Den Dolder and was buried in Utrecht.

 

In 1914, Johanna van Gogh-Bonger had Theo's body exhumed and moved from Utrecht to be re-buried alongside Vincent's at Auvers-sur-Oise.

 

Vincent van Gogh's Illness

 

There have been numerous debates as to the nature of Van Gogh's illness and its effect on his work, and many retrospective diagnoses have been proposed.

 

The consensus is that Van Gogh had an episodic condition with periods of normal functioning. Perry was the first to suggest bipolar disorder in 1947, and this has been supported by the psychiatrists Hemphill and Blumer.

 

Biochemist Wilfred Arnold has countered that the symptoms are more consistent with acute intermittent porphyria, noting that the popular link between bipolar disorder and creativity might be spurious.

 

Temporal lobe epilepsy with bouts of depression has also been suggested. Whatever the diagnosis, Vincent's condition was likely worsened by malnutrition, overwork, insomnia and alcohol.

 

Vincent van Gogh's Style and Works

 

Van Gogh drew and painted with watercolours while at school, but only a few examples survive, and the authorship of some of them has been challenged. When he took up art as an adult, he began at an elementary level.

 

In early 1882, his uncle, Cornelis Marinus, owner of a well-known gallery of contemporary art in Amsterdam, asked for drawings of The Hague. However Van Gogh's work did not live up to expectations.

 

Marinus offered a second commission, specifying the subject matter in detail, but was again disappointed with the result. Van Gogh persevered; he experimented with lighting in his studio using variable shutters and different drawing materials.

 

For more than a year he worked on single figures – highly elaborate studies in black and white, which at the time gained him only criticism. Later, they were recognised as early masterpieces.

 

In August 1882, Theo gave Vincent money to buy materials for working en plein air. Vincent wrote that he could now "go on painting with new vigour".

 

From early 1883, he worked on multi-figure compositions. He had some of them photographed, but when his brother remarked that they lacked liveliness and freshness, he destroyed them and turned to oil painting.

 

Van Gogh turned to well-known Hague School artists like Weissenbruch and Blommers, and he received technical advice from them as well as from painters like De Bock and Van der Weele, both of the Hague School's second generation.

 

Vincent moved to Nuenen after a short period of time and began work on several large paintings, but destroyed most of them. The Potato Eaters and its companion pieces are the only ones to have survived.

 

Following a visit to the Rijksmuseum Van Gogh wrote of his admiration for the quick, economical brushwork of the Dutch Masters, especially Rembrandt and Frans Hals.

 

Vincent was aware that many of his faults were due to lack of experience and technical expertise, so in November 1885 he travelled to Antwerp and later Paris to develop his skills.

 

Theo criticised The Potato Eaters for its dark palette, which he thought unsuitable for a modern style. Accordingly during Van Gogh's stay in Paris between 1886 and 1887, he tried to master a new, lighter palette.

 

His Portrait of Père Tanguy (1887) shows his success with the brighter palette, and is evidence of an evolving personal style.

 

Charles Blanc's treatise on colour interested Vincent greatly, and led him to work with complementary colours. Van Gogh came to believe that the effect of colour went beyond the descriptive; he said that:

 

"Colour expresses something in itself".

 

According to Hughes, Van Gogh perceived colour as having a "psychological and moral weight", as exemplified in the garish reds and greens of The Night Café, a work he wanted to "express the terrible passions of humanity".

 

Yellow meant the most to him, because it symbolised emotional truth. He used yellow as a symbol for sunlight, life, and God.

 

Van Gogh strove to be a painter of rural life and nature; during his first summer in Arles he used his new palette to paint landscapes and traditional rural life. His belief that a power existed behind the natural led him to try to capture a sense of that power, or the essence of nature in his art, sometimes through the use of symbols.

 

Vincent's renditions of the sower, at first copied from Jean-François Millet, reflect the influence of Thomas Carlyle and Friedrich Nietzsche's thoughts on the heroism of physical labour, as well as Van Gogh's religious beliefs: the sower as Christ sowing life beneath the hot sun.

 

These were themes and motifs that he returned to often in order to rework and develop. His paintings of flowers are filled with symbolism, but rather than use traditional Christian iconography he made up his own, where life is lived under the sun and work is an allegory of life.

 

In Arles, having gained confidence after painting spring blossoms and learning to capture bright sunlight, he was ready to paint The Sower.

 

Van Gogh stayed within what he called the "guise of reality," and was critical of overly stylised works. He wrote afterwards that the abstraction of Starry Night had gone too far and that reality had "receded too far in the background".

 

Hughes describes it as a moment of extreme visionary ecstasy:

 

"The stars are in a great whirl, reminiscent

of Hokusai's Great Wave, the movement in

the heaven above is reflected by the

movement of the cypress on the earth below,

and the painter's vision is translated into a

thick, emphatic plasma of paint".

 

Between 1885 and his death in 1890, Van Gogh appears to have been building an oeuvre, a collection that reflected his personal vision and which could be commercially successful.

 

He was influenced by Blanc's definition of style, that a true painting required optimal use of colour, perspective and brushstrokes.

 

Van Gogh applied the word "purposeful" to paintings he thought he had mastered, as opposed to those he thought of as studies.

 

He painted many series of studies, most of which were still lifes, many executed as colour experiments or as gifts to friends. The work in Arles contributed considerably to his oeuvre: those he thought the most important from that time were The Sower, Night Cafe, Memory of the Garden in Etten and Starry Night.

 

With their broad brushstrokes, inventive perspectives, colours, contours and designs, these paintings represent the style he sought.

 

Major Series

 

Van Gogh's stylistic developments are usually linked to the periods he spent living in different places across Europe. He was inclined to immerse himself in local cultures and lighting conditions, although he maintained a highly individual visual outlook throughout.

 

His evolution as an artist was slow, and he was aware of his limitations. He moved home often, perhaps to expose himself to new visual stimuli, and through exposure develop his technical skill.

 

Art historian Melissa McQuillan believes the moves also reflect later stylistic changes, and that Van Gogh used the moves to avoid conflict, and as a coping mechanism for when the idealistic artist was faced with the realities of his then current situation.

 

Portraits

 

Van Gogh said that portraiture was his greatest interest. In 1890 he wrote:

 

"What I'm most passionate about,

much much more than all the rest

in my profession is the portrait, the

modern portrait.

It is the only thing in painting that

moves me deeply and that gives

me a sense of the infinite."

 

He wrote to his sister that he wished to paint portraits that would endure, and that he would use colour to capture their emotions and character rather than aiming for photographic realism.

 

Those closest to Van Gogh are mostly absent from his portraits; he rarely painted Theo, Van Rappard or Bernard. The portraits of his mother were from photographs.

 

Van Gogh painted Arles' postmaster Joseph Roulin and his family repeatedly. In five versions of La Berceuse (The Lullaby), Van Gogh painted Augustine Roulin quietly holding a rope that rocks the unseen cradle of her infant daughter. Van Gogh had planned for it to be the central image of a triptych, flanked by paintings of sunflowers.

 

Self-portraits

 

Van Gogh created more than 43 self-portraits between 1885 and 1889. They were usually completed in series, such as those painted in Paris in mid-1887, and continued until shortly before his death. Generally the portraits were studies, created during periods when he was reluctant to mix with others, or when he lacked models, and so painted himself.

 

The self-portraits reflect a high degree of self-scrutiny. Often they were intended to mark important periods in his life; for example, the mid-1887 Paris series were painted at the point where he became aware of Claude Monet, Paul Cézanne and Signac.

 

In Self-Portrait with Grey Felt Hat, heavy strains of paint spread outwards across the canvas. It is one of his most renowned self-portraits of that period. It features highly organized rhythmic brushstrokes, and the novel halo derived from the Neo-impressionist repertoire was what Van Gogh himself called a 'purposeful' canvas.

 

The self-portraits contain a wide array of physiognomic representations. Van Gogh's mental and physical condition is usually apparent; he may appear unkempt, unshaven or with a neglected beard, with deeply sunken eyes, a weak jaw, or having lost teeth.

 

Some show him with full lips, a long face or prominent skull, or sharpened, alert features. His hair is sometimes depicted in a vibrant reddish hue, and at other times ash colored.

 

Van Gogh's self-portraits vary stylistically. In those painted after December 1888, the strong contrast of vivid colours highlight the haggard pallor of his skin. Some depict the artist with a beard, others without. He can be seen with bandages in portraits executed just after he mutilated his ear. In only a few does he depict himself as a painter.

 

Those painted in Saint-Rémy show the head from the right, the side opposite his damaged ear, as he painted himself reflected in his mirror.

 

Flowers

 

Van Gogh painted several landscapes with flowers, including roses, lilacs, irises, and sunflowers. Some reflect his interests in the language of colour, and also in Japanese ukiyo-e.

 

There are two series of dying sunflowers. The first was painted in Paris in 1887, and shows flowers lying on the ground. The second set was completed a year later in Arles, and is of bouquets in a vase positioned in early morning light. Both are built from thickly layered paintwork, which, according to the London National Gallery, evoke the "texture of the seed-heads".

 

In these series, Van Gogh was not preoccupied by his usual interest in filling his paintings with subjectivity and emotion; rather, the two series are intended to display his technical skill and working methods to Gauguin, who was about to visit.

 

The 1888 paintings were created during a rare period of optimism for the artist. Vincent wrote to Theo in August 1888:

 

"I'm painting with the gusto of a Marseillais eating bouillabaisse, which won't surprise you when it's a

question of painting large sunflowers.

If I carry out this plan there'll be a dozen or so panels.

The whole thing will therefore be a symphony in blue

and yellow.

I work on it all these mornings, from sunrise. Because

the flowers wilt quickly and it's a matter of doing the

whole thing in one go."

 

The sunflowers were painted to decorate the walls in anticipation of Gauguin's visit, and Van Gogh placed individual works around the Yellow House's guest room in Arles.

 

Gauguin was deeply impressed, and later acquired two of the Paris versions. After Gauguin's departure, Van Gogh imagined the two major versions of the sunflowers as wings of the Berceuse Triptych, and included them in his Les XX in Brussels exhibit.

 

Today the major pieces of the series are among his best known, celebrated for the sickly connotations of the colour yellow and its tie-in with the Yellow House, the expressionism of the brush strokes, and their contrast against often dark backgrounds.

 

Cypresses and Olives

 

Fifteen canvases depict cypresses, a tree he became fascinated with in Arles. He brought life to the trees, which were traditionally seen as emblematic of death.

 

The series of cypresses he began in Arles featured the trees in the distance, as windbreaks in fields; however when he was at Saint-Rémy he brought them to the foreground. Vincent wrote to Theo in May 1889:

 

"Cypresses still preoccupy me, I should

like to do something with them like my

canvases of sunflowers. They are beautiful

in line and proportion like an Egyptian

obelisk."

 

In mid-1889, and at his sister Wil's request, Van Gogh painted several smaller versions of Wheat Field with Cypresses. The works are characterised by swirls and densely painted impasto, and include The Starry Night, in which cypresses dominate the foreground.

 

In addition to this, other notable works on cypresses include Cypresses (1889), Cypresses with Two Figures (1889–90), and Road with Cypress and Star (1890).

 

During the last six or seven months of the year 1889, he had also created at least fifteen paintings of olive trees, a subject which he considered as demanding and compelling.

 

Among these works are Olive Trees with the Alpilles in the Background (1889), about which in a letter to his brother Van Gogh wrote:

 

"At last I have a landscape with olives".

 

While in Saint-Rémy, Van Gogh spent time outside the asylum, where he painted trees in the olive groves. In these works, natural life is rendered as gnarled and arthritic as if a personification of the natural world, which are, according to Hughes, filled with "a continuous field of energy of which nature is a manifestation".

 

Orchards

 

The Flowering Orchards and Orchards in Blossom are among the first groups of work completed after Van Gogh's arrival in Arles in February 1888. The 14 paintings are optimistic, joyous and visually expressive of the burgeoning spring. They are delicately sensitive and unpopulated.

 

Vincent painted swiftly, and although he brought to this series a version of Impressionism, a strong sense of personal style began to emerge during this period. The transience of the blossoming trees, and the passing of the season, seemed to align with his sense of impermanence and belief in a new beginning in Arles.

 

During the blossoming of the trees that spring, he found:

 

"A world of motifs that could not

have been more Japanese".

 

Vincent wrote to Theo on the 21st. April 1888 that he had 10 orchards and:

 

"One big painting of a cherry

tree, which I've spoiled".

 

During this period Van Gogh mastered the use of light by subjugating shadows and painting the trees as if they are the source of light – almost in a sacred manner. Early the following year he painted another smaller group of orchards, including View of Arles, Flowering Orchards.

 

Van Gogh was enthralled by the landscape and vegetation of the south of France, and often visited the farm gardens near Arles. In the vivid light of the Mediterranean climate his palette significantly brightened.

 

Wheat Fields

 

Van Gogh made several painting excursions during visits to the landscape around Arles. He made paintings of harvests, wheat fields and other rural landmarks of the area, including The Old Mill (1888); a good example of a picturesque structure bordering the wheat fields beyond.

 

At various points, Van Gogh painted the view from his window – at The Hague, Antwerp, and Paris. These works culminated in The Wheat Field series, which depicted the view from his cells in the asylum at Saint-Rémy.

 

Many of the late paintings are sombre but essentially optimistic and, right up to the time of Van Gogh's death, reflect his desire to return to lucid mental health. Yet some of his final works reflect his deepening concerns.

 

Van Gogh was captivated by the fields in May when the wheat was young and green. His Wheat Fields at Auvers with White House shows a more subdued palette of yellows and blues, which creates a sense of idyllic harmony.

 

In July 1890, Van Gogh wrote to Theo of

 

"Vast fields of wheat under troubled skies".

 

Wheat Field with Crows shows the artist's state of mind in his final days; Hulsker describes the work as:

 

"A doom-filled painting with threatening

skies and ill-omened crows".

 

Its dark palette and heavy brushstrokes convey a sense of menace.

 

Vincent van Gogh's Reputation and Legacy

 

After Van Gogh's first exhibitions in the late 1880's, his reputation grew steadily among artists, art critics, dealers and collectors. In 1887, André Antoine hung Van Gogh's alongside works of Georges Seurat and Paul Signac, at the Théâtre Libre in Paris; some were acquired by Julien Tanguy.

 

In 1889, his work was described in the journal Le Moderniste Illustré by Albert Aurier as characterised by "fire, intensity, sunshine".

 

Ten paintings were shown at the Société des Artistes Indépendants, in Brussels in January 1890. French president Marie François Sadi Carnot was said to have been impressed by Van Gogh's work.

 

After Van Gogh's death, memorial exhibitions were held in Brussels, Paris, The Hague and Antwerp. His work was shown in several high-profile exhibitions, including six works at Les XX; in 1891 there was a retrospective exhibition in Brussels.

 

In 1892, Octave Mirbeau wrote that Van Gogh's suicide was:

 

"An infinitely sadder loss for art ... even

though the populace has not crowded

to a magnificent funeral, and poor Vincent

van Gogh, whose demise means the

extinction of a beautiful flame of genius,

has gone to his death as obscure and

neglected as he lived."

 

Theo died in January 1891, removing Vincent's most vocal and well-connected champion. Theo's widow Johanna van Gogh-Bonger was a Dutchwoman in her twenties who had not known either her husband or her brother-in-law very long, and who suddenly had to take care of several hundreds of paintings, letters and drawings, as well as her infant son, Vincent Willem van Gogh.

 

Gauguin was not inclined to offer assistance in promoting Van Gogh's reputation, and Johanna's brother Andries Bonger also seemed lukewarm about his work.

 

Aurier, one of Van Gogh's earliest supporters among the critics, died of typhoid fever in 1892 at the age of 27.

 

In 1892, Émile Bernard organised a small solo show of Van Gogh's paintings in Paris, and Julien Tanguy exhibited his Van Gogh paintings with several consigned from Johanna van Gogh-Bonger.

 

In April 1894, the Durand-Ruel Gallery in Paris agreed to take 10 paintings on consignment from Van Gogh's estate. In 1896, the Fauvist painter Henri Matisse, then an unknown art student, visited John Russell on Belle Île off Brittany.

 

Russell had been a close friend of Van Gogh; he introduced Matisse to the Dutchman's work, and gave him a Van Gogh drawing. Influenced by Van Gogh, Matisse abandoned his earth-coloured palette for bright colours.

 

In Paris in 1901, a large Van Gogh retrospective was held at the Bernheim-Jeune Gallery, which excited André Derain and Maurice de Vlaminck, and contributed to the emergence of Fauvism.

 

Important group exhibitions took place with the Sonderbund artists in Cologne in 1912, the Armory Show, New York in 1913, and Berlin in 1914.

 

Henk Bremmer was instrumental in teaching and talking about Van Gogh, and introduced Helene Kröller-Müller to Van Gogh's art; she became an avid collector of his work. The early figures in German Expressionism such as Emil Nolde acknowledged a debt to Van Gogh's work.

 

Bremmer assisted Jacob Baart de la Faille, whose catalogue raisonné L'Oeuvre de Vincent van Gogh appeared in 1928.

 

Van Gogh's fame reached its first peak in Austria and Germany before the Great War, helped by the publication of his letters in three volumes in 1914. His letters are expressive and literate, and have been described as among the foremost 19th.-century writings of their kind.

 

The letters began a compelling mythology of Van Gogh as an intense and dedicated painter who suffered for his art and died young. In 1934, the novelist Irving Stone wrote a biographical novel of Van Gogh's life titled Lust for Life, based on Van Gogh's letters to Theo.

 

The novel and the 1956 film further enhanced his fame, especially in the United States where Stone surmised only a few hundred people had heard of Van Gogh prior to his surprise best-selling book.

 

In 1957, Francis Bacon based a series of paintings on reproductions of Van Gogh's The Painter on the Road to Tarascon, the original of which was destroyed during the Second World War.

 

Bacon was inspired by an image he described as "haunting", and regarded Van Gogh as an alienated outsider, a position which resonated with him. Bacon identified with Van Gogh's theories of art and quoted lines written to Theo:

 

"Real painters do not paint things as

they are ... They paint them as they

themselves feel them to be."

 

Van Gogh's works are among the world's most expensive paintings. Those sold for over US$100 million (today's equivalent) include Portrait of Dr Gachet, Portrait of Joseph Roulin and Irises.

 

The Metropolitan Museum of Art acquired a copy of Wheat Field with Cypresses in 1993 for US$57 million by using funds donated by publisher, diplomat and philanthropist Walter Annenberg.

 

In 2015, L'Allée des Alyscamps sold for US$66.3 million at Sotheby's, New York, exceeding its reserve of US$40 million.

 

Minor planet 4457 Van Gogh is named in his honour.

 

In October 2022, two activists protesting the effects of the fossil fuel industry on climate change threw a can of tomato soup on Van Gogh's Sunflowers in the National Gallery, London, and then glued their hands to the gallery wall. As the painting was covered by glass it was not damaged.

 

The Van Gogh Museum

 

Van Gogh's nephew and namesake, Vincent Willem van Gogh (1890–1978), inherited the estate after his mother's death in 1925. During the early 1950's he arranged for the publication of a complete edition of the letters presented in four volumes and several languages.

 

He then began negotiations with the Dutch government to subsidise a foundation to purchase and house the entire collection. Theo's son participated in planning the project in the hope that the works would be exhibited under the best possible conditions.

 

The project began in 1963; architect Gerrit Rietveld was commissioned to design the museum, and after his death in 1964, Kisho Kurokawa took charge. Work progressed throughout the 1960's, with 1972 as the target for its grand opening.

 

The Van Gogh Museum opened in the Museumplein in Amsterdam in 1973. It became the second most popular museum in the Netherlands, after the Rijksmuseum, regularly receiving more than 1.5 million visitors a year.

 

In 2015 it had an attendance of a record 1.9 million individuals. Eighty-five percent of the visitors come from other countries.

 

Nazi-Looted Art

 

During the Nazi period (1933–1945) a great number of artworks by Van Gogh changed hands, many of them looted from Jewish collectors who were forced into exile or murdered.

 

Some of these works have disappeared into private collections. Others have since resurfaced in museums, or at auction, or have been reclaimed, often in high-profile lawsuits, by their former owners.

 

The German Lost Art Foundation still lists dozens of missing Van Goghs, and the American Alliance of Museums lists 73 van Goghs on the Nazi Era Provenance Internet Portal.

 

On Downdraft at Killington.

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Difficult conditions for runners, volunteers and photographer today!

Dallas Sierra Club July 4th 2011 Bus Trip to South San Juan Wilderness in South Central Colorado - Trip 4 backpacking group.

When difficult topics are made easy to understand:Young European Ambassadors from Armenia went to Gyumri and offered free coffee to the visitors of Aregak first inclusive cafe and bakery in special cups bearing stickers with basic human rights and a QR code leading to the Universal Declaration of Human Rights.

=> Meet Young European Ambassadors from Armenia: www.euneighbours.eu/en/east/eu-in-action/youth/young-euro...

  

=> Join the Young European Neighbours Network on Facebook: www.facebook.com/groups/1762832023967493

 

=> More about the event: www.euneighbours.eu/en/east/stay-informed/news/armenia-yo...

 

#EU4youth #EU4Armenia #strongertogether

difficult questions from the students?

42 St-Etienne cité de Beaulieu le Rond-Point - l'architecture des 50's-1266 lgts arch Farat/Gouyon/Hur constr 1952-55 - l'1 des 6 1er grand-ensemble HLM de Françe Patrimoine du XXeme siecle - A partir des années 1950, Saint-Étienne se voit confrontée à une double difficulté : un parc immobilier particulièrement médiocre (20 % de taudis, 56 % de logements médiocres) et une forte croissance démographique accompagnée d'un afflux d'une main d'oeuvre issue d'Afrique du Nord. Ainsi, de nombreux grands ensembles sont construits dans les quartiers périphériques à partir des années 1950 (Beaulieu, Marandinière, La Métare, etc.). Saint-Étienne atteint alors son apogée démographique : 220 000 habitants en 1968. Le territoire s'agrandit en 1973 avec l'absorption des communes de Saint-Victor et Terrenoire et l'association avec Rochetaillée. Les Trente Glorieuses et la société de consommation bénéficient encore à Saint-Étienne, Manufrance en constitue le meilleur exemple. Les conflits coloniaux entretiennent la production d'armes. A partir des années 1960, Saint-Étienne n'échappe pas à la crise : concentration des entreprises, concurrence du pétrole et du gaz au détriment du charbon, concurrence de l'Asie dans le textile. Le puits Couriot ferme en 1973, Creusot-Loire en 1985, et tout un symbole : Manufrance en 1980. Pourtant, les industries mécaniques subsistent.

La création d'une université, le développement de grandes écoles, l'installation d'une maison de la culture, de la Comédie de Saint-Étienne, dans les années 1960, effacent progressivement l'image traditionnelle de la cité-usine. La ville connaît alors une stabilité politique, plutôt au centre avec les maires de Fraissinette et Durafour.

A partir des années 1970, vient le temps de la désindustrialisation et des reconversions. La friche de Manufrance, plus grande d'Europe, est reconvertie dans les années 1990 et abrite le Centre des congrès, la Chambre de commerce et d'industrie, une partie de l'École des mines, etc. Un exemple emblématique : le musée de la Mine s'installe au Puits Couriot.

La ville, marquée par une tradition industrielle très forte, doit aujourd'hui vivre une mutation économique en profitant d'un environnement technologique favorable avec des leaders mondiaux (industrie de pointe dans l'optique, textile de haute technologie) et des établissements d'enseignement supérieur (École Telecom, École des Mines). La ville, héritière d'une tradition de savoir-faire et du second tissu de PME/PMI de France, compte également sur le design. Elle est ainsi devenue "Ville creative design Unesco", seule ville française.

- La Palle, c'est Beaulieu IV, à cette époque là, l'on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959 ! L'effort est gigantesque. Le quartier de la Palle réalisé de mai 1967 à mars 1970, comprenait 1049 lgts du studio au T6, répartis sur 12 barres, dont 3 pour la rue Colette, le groupe de la Palle sera le seul groupe de logements sociaux que comprendra la Métare en 1967, le reste ne sera que des copropriétées nommée BEAULIEU V, qui elles, seront construite en "Accession a la Propriété"(il s'averrera plus tard un échec, bref..) de 1962 à 1973, en 3 opérations succesives de 725 lgts, de 549 & 518 lgts, çe sur le versant dominant le parc de l'Europe (voir mes photos d'Ito Josué qui à photographié les constructions de nos quartiers Stéphanois lors des 30 glorieuses, tirées de ses livres, qui me passionne & me font voyagé dans le temps..) - l'Opération de Construction - BEAULIEU IV - un concept de nos G.E. spéçifique à nos 30 Glorieuses de rendre Jolie çe qui jadis, ne l'etait pas, voir plu, fautes aux guerres ... "les chantiers de l'O.P.A.C." de 1962 à 1972* (à savoir 1962 à 1966 pour le groupe de Colette, apres 1966 le reste ne sera que de la copropriété*, mais relevant toujours de la même équipe d'architectes, une dixaine tout de même Farat/Gouyon/Bertholon & d'autres, Edouard Hur lui à été tres important sur la 1ere tranche de Beaulieu, soit beaulieu1 sur la CAF et les 2 tours en copropriété une de 17 etage & l'autre de 15, du 7 et 11 rue de la Métare 42100 ,une construction de 1971 à 1974 ),içi la derniere tranche des constructions, la suite & la fin ! - Voiçi la Métare I, II, et III., retour sur son histoire .... La ville de St-Etienne Métropole & l'ETAT à choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne...Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville. C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de grandes barres d'habitations. Le collectif étant de mode , nous continuons...

A cette époque la France va connaître une rupture architecturale phénoménale avec l'apparition des premiers grands ensembles de Beaulieu la Marandiniere Montchovet, la Métare; Montreynaud, la Cotonne , Tarentaize, Bel-Air, la Dame Blanche, Econor, Montplaisir, Terrenoire les hauts et le bas, la Pérrotiere Maugara, et jusquà Firminy pour nos grands-ensembles... La Métare, c'était les Bois du Four , avec son furan... un ensemble de choses et d'histoire qui font et fonde çe lieu qui n'était que campagne y à 62 ans...Rochetaillé et son chateau de 2000 ans, son gouffre d'enfer, arf, dominait largement cet endroit ^^ Saint-Etienne sera l'une des villes Symboles de cette rupture des 1954... On à aussi la Cité Castor à seulement 200 metres de là , la premiere de toutes nos cités CASTOR de Françe.... Vous savez.. ses fameux Pavillons de pierre, d'apres guerre..qu'on a tant réclamé ... des pavillons de type annees 60, plus qu'un succes avec la loi Loucher par içi , & partout ailleurs..Je dirais pas que nous sommes dans l'excellençe mais honnétémment nous sommes bien noté..@ l'Architecture du Forez de l'Ondaine et du Gier.^^ En effet le Forez, la Loire le département ,et bien c'est tout une histoire de l'Architecture de l'industrialisation de nombreux secteurs d'activitées , de compétençes , d'Architectes et pas n'importes lesquels....A bon entendeur ... Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 .

Un modèle de l'urbanisme des années 1950.

Beaulieu-Montchovet:

Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :

www.ina.fr/video/LXF99004401 . Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.

Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.

(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,

"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -

l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement

Le Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986

Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche. La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.

La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/.../visite-de-francois-mitterrand...

Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand. Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.

1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..

Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.

Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches. Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.

Beaulieu I: le projet d'urbanisme

Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-ClémentUne architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief.

La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:

- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955

- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959

- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.

- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971

Le quartier:

Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.

A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995. Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :

Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés.

La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.

Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.

Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.

Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.

La crise du logement:

1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.

La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.

La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie. Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.

Une barre d’habitation innovante

A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.

Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.

Conception et réalisation d’un quartier entier

Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période. Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.

Un projet pharaonique

Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.

L’avis de l’architecte

De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -

- Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»

Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?

La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.

Que prévoit-on pour la reconstruction?

Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.

Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?

C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.

C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.

Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.

Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?

Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.

Cela paraît paradoxal, pour du logement social!

Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!

On croit rêver...

C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...

Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?

Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.

L'autre grande opération de l'époque, c'est Beaulieu I.

Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants. Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...

En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.

Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I? Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.

Pourquoi cette différence?

Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un côté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.

Qui ont été les grands aménageurs de cette époque?

Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.

Dans quels domaines?

Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.

Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon.

Le futur Centre-Deux...

C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.

Comment l'économie stéphanoise se porte-t-elle alors?

La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.

Le secteur tertiaire a-t-il déjà commencé son essor?

Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hôpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.

Culturellement, la ville est aussi très active...

Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.

La population comprend-elle cette volonté?

Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour.

Le chantier de l'autoroute de Saint Etienne 01 nov. 1965, la video içi www.ina.fr/video/LXC96100417 @ “ L’urbanisme des possibles ”Pourquoi dire des grands ensembles qu’ils sont des terres d’avenir ? www.youtube.com/playlist...... Parce que la fréquentation régulière de ces quartiers m’a amené à y voir autre chose que des territoires à problèmes. Habiter les grands ensembles, c’est habiter la ville. Rarement

la ville-centre, celle du Paris haussmannien ou de la ville autrefois intra-muros, mais la ville tout

de même, un territoire souvent diffus, faible, pas toujours reconnaissable, mais où habite finalement aujourd’hui la majorité des urbains. Les grands ensembles font partie de cet assemblage d’entités autonomes, issues de conceptions rarement hasardeuses, mais pas forcément articulées les unes aux autres. Ils se distinguent du territoire urbanisé par leur masse, leur dimension, parfois leur ordonnancement. C’est très clair quand on survole une ville depuis

 

This was a difficult photo of Army Col. Timothy J. "T.J." Creamer. The two insurance grabshots had his eyes closed, and the lighting was bad. I had to wait until the end of his presentation to get this shot.

 

Creamer is one of two U.S. astronauts - Shannon Walker is the other - who were selected during the Shuttle era but made their first flights not on that vehicle (in both cases, on a Russian Soyuz; NASA's Group 20, were told specifically they would not fly on the space shuttle.) Creamer's classmate, Marcos Pontes of Brazil, also made his first flight on a Soyuz (jn that case, he was scheduled to fly on Shuttle, but delays due to the Columbia accident as well as in the Brazilian payload for ISS caused him to also train in Russia.)

This is a photograph from the annual Wexford Half Marathon and 10KM Road Races and Fun Run which were held in Wexford Town, Co. Wexford, Ireland on Sunday 26th April 2015 at 10:30 and 10:40 respectively. The weather was suitable for running but headwinds in certain parts of the course made running faster times particularly difficult. There were over 600 participants in the half marathon with just under 500 participants in the 10KM.

 

The full set of photographs is on Flickr containing almost all of the 10KM race and the first few runners in the Half Marathon. The full link to the Flick set is here www.flickr.com/photos/peterm7/sets/72157652218764985/

 

Timing was provided by RED TAG TIMING and the results are available on their website www.redtagtiming.com

  

Official Race Facebook Page: www.facebook.com/pages/Pettitts-SuperValu-Wexford-Half-Ma...

Official Race Website: www.wexfordhalfmarathon.com/

 

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ShareAlike – anyone can use these photographs, and make changes if they like, or incorporate them into a bigger project, but they must make those changes available back to the community under the same terms.

 

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I ran in the race - but my photograph doesn't appear here in your Flickr set! What gives?

 

As mentioned above we take these photographs as a hobby and as a voluntary contribution to the running community in Ireland. Very often we have actually ran in the same race and then switched to photographer mode after we finished the race. Consequently, we feel that we have no obligations to capture a photograph of every participant in the race. However, we do try our very best to capture as many participants as possible. But this is sometimes not possible for a variety of reasons:

 

     ►You were hidden behind another participant as you passed our camera

     ►Weather or lighting conditions meant that we had some photographs with blurry content which we did not upload to our Flickr set

     ►There were too many people - some races attract thousands of participants and as amateur photographs we cannot hope to capture photographs of everyone

     ►We simply missed you - sorry about that - we did our best!

  

You can email us petermooney78 AT gmail DOT com to enquire if we have a photograph of you which didn't make the final Flickr selection for the race. But we cannot promise that there will be photograph there. As alternatives we advise you to contact the race organisers to enquire if there were (1) other photographs taking photographs at the race event or if (2) there were professional commercial sports photographers taking photographs which might have some photographs of you available for purchase. You might find some links for further information above.

 

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I want to tell people about these great photographs!

Great! Thank you! The best link to spread the word around is probably http://www.flickr.com/peterm7/sets

 

It is very difficult these days to get really mnice shots of the Lions due to the tall glass they have put up in front of the exhibit!!

Detroit Zoo

This is my difficult child who refuses to let me take photos when she's in a bad mood. I love her AND her drama and the photo came out nicely in spite of lack of cooperation. LOL

When difficult topics are made easy to understand:Young European Ambassadors from Armenia went to Gyumri and offered free coffee to the visitors of Aregak first inclusive cafe and bakery in special cups bearing stickers with basic human rights and a QR code leading to the Universal Declaration of Human Rights.

=> Meet Young European Ambassadors from Armenia: www.euneighbours.eu/en/east/eu-in-action/youth/young-euro...

  

=> Join the Young European Neighbours Network on Facebook: www.facebook.com/groups/1762832023967493

 

=> More about the event: www.euneighbours.eu/en/east/stay-informed/news/armenia-yo...

 

#EU4youth #EU4Armenia #strongertogether

Difficult to see these little frogs on the mud!

Via ferrata Monte Albano

Very difficult path on exposed rock.

  

Deep adventure for those with strong nerves. The via ferrata climbs about 200 meters up a cliff over traverses, steep and steep overhanging walls. Very well bolted. A must for all via ferrata fans.

 

Monte-Albano / Garda / Dolomity

Charakteristika: Velmi těžká feráta, přesně se nazývá Via ferrata Monte Albano, někdy též krátce Mori.

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