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Les Miroirs, designed by Henri La Fonta and built in 1981 in La Défense in Paris, is a complex of eight office buildings grouped around a square.
"Tout était intense
Tout était à quoi tu penses
Le long des lacs artificiels
Dans ce face à face éternel
Le long des lacs artificiels
La lune ne regardait le ciel
Était peut être
Trop jaloux quelque part
Moi je restais muette
Devant l'heure de ton départ
M'a laissé ce parfum
M'a laissé cette histoire
Le long des lacs artificiels
Le long des lacs artificiels"
La Grande Sophie:
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Nous ne savions pas alors encore que le basculement allait survenir.
Le monde nous avait longtemps pétris de son haleine embuée, glacée. Nous marchions aveugles mais éblouis de mystères en condensation, repus de beautés fugaces, offertes et aussitôt reprises, bercés par nos pas chuchotants dans le blanc.
Et puis soudain la déchirure. Du ciel, de la forêt, du froid.
Le soleil a grondé jusque dans nos os, a ruisselé sur notre peau. La neige crépitait, recommençait à tailler ses plus beaux diamants. Juste pour nous, marcheurs fous.
Nous aurions pu finir à genoux pour redescendre parmi les hommes, tellement bénis d'assister à cette naissance.
La lumière mise au monde, le monde mis en lumière...
Un des premiers visiteurs ce matin là. En zoomant fortement, on voit le lever du jour sur l'observatoire se reflétant dans son œil.
Le lac
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !
Lamartine
Le jongleur, où comment lancer une proie en l'air pour la présenter dans le bon sens.
Bonne journée.
Merci pour vos visites et commentaires
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The juggler, or how to throw a prey in the air to present it in the right way.
Have a nice day
Thanks for your visits and comments.
Le pont Neuf diffère des autres ponts parisiens à bien des égards. Tout d'abord, il est le premier pont à traverser la Seine dans toute sa largeur, reliant la rive gauche, la rive droite, et l'extrémité occidentale de l'île de la Cité.
Le départ d'une passion
En 1886, Henri Vacherot, jardinier spécialiste de l’œillet1, et fils de jardinier, fonde sur le site de La Tuilerie, à Boissy-Saint-Léger, en Val-de-Marne, une entreprise d'horticulture. La première orchidée d’Henri Vacherot lui est donnée par Maria Brignole Sale, duchesse de Galliera, pour qui il aurait travaillé Henri Vacherot se passionne pour cette plante, cherche à l’acclimater, crée une serre spécialisée et commence à la collectionner en l’achetant aux rares importateurs de l'époque. Elle est encore réservée à quelques initiés. C'est le Britannique William Cattley qui, le premier, en 1818, en a découvert une, dans sa serre, poussant sur un emballage de plantes importées d'Amérique du Sud. Sa Cattleya, est devenue le symbole de l'amour. L'expression « faire catleya » ou « arranger les cattleyas » est utilisée pour dire « faire l'amour » par Swann, le héros de Marcel Proust dans Un amour de Swann, publié en 19134.
Henri Vacherot s'initie à la technique, encore balbutiante, de la multiplication par semis de ces fleurs tropicales, et décide de ne cultiver désormais à "La Tuilerie" que des orchidées. En 1913, il s'associe avec son gendre, Maurice-Etienne Lecoufle, major de l'Ecole d'horticulture de Versailles, pour développer l'entreprise Vacherot & Lecoufle2. Maurice-Étienne Lecoufle meurt au début de la Première Guerre mondiale, en septembre 1914, laissant une veuve, Henriette, et deux enfants, Marcel Lecoufle et Maurice Lecoufle.
Cie d'Outre-Rue(Belgium)22.10.2006 Meaux
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Word n’aime pas les ganivelles.
Il me propose manivelles mais je n’en veux pas.
Chaque fois que j’écris ganivelles une vaguelette rouge opiniâtrement s’incruste sous le mot pour dénoncer mon inculture. Ganivelles ! Que tu es nul ! Achète-toi un dictionnaire !
C’est vrai que les dictionnaires n’en veulent pas non plus, des ganivelles. Alors ?
Oui mais c’est pourtant ce mot qu’on m’a donné, à la mer, un vieux de Palavas-les-Flots, avec une casquette de marin vissée sur une tête burinée par près d’un siècle d’embruns et de soleil et qui poussait un mini-vélo des années soixante tout rouillé :
« C’est les ganivelles que vous prenez en photo ? »
Et puis j’ai bien vu un panneau, près d’une plage, je l’ai pris en photo lui aussi, d’ailleurs, facile alors de vous redire ce qu’il y avait écrit dessus :
PROTÉGEONS LES DUNES
LES DUNES PROTÈGENT LA PLAGE DE L’ÉROSION MARINE.
ELLES CONSTITUENT UN ESPACE BIOLOGIQUE ET PAYSAGER DE QUALITÉ.
ELLES SONT FRAGILES, SANS CESSE AGRESSÉES
PAR LA MER, LE VENT ET PARFOIS L’HOMME…
ELLES DISPARAISSENT PEU À PEU.
DES TRAVAUX SONT RÉALISÉS POUR PROTÉGER CES DUNES.
CES OUVRAGES SONT COMPOSÉS DE PALISSADES DE CHÂTAIGNER QUI S’APPELLENT DES GANIVELLES (ah ! vous voyez !)
ELLES SERVENT À PIÉGER LE SABLE ET À ÉVITER LE DÉCHAUSSEMENT DE LA VÉGÉTATION.
ELLES PERMETTENT AINSI DE RECONSTITUER LES DUNES EN UTILISANT LA DYNAMIQUE NATURELLE DU MILIEU.
Philippe Ibars