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www.youtube.com/watch?v=X-2hXxJUn74 Domy z panelu (Jirí Menzel, 1959) Prefabricated Houses. A student work by Jiří Menzel, filmed during his second year at the FAMU film school. les grands chantiers 1955 1960s 42 SAINT-ETIENNE QUARTIERS SUD EST @ LES CITES MODERNES DE BEAULIEU 1953-1973 @ BEAULIEU3 MONTCHOVET @ Architectes M GOUYON M HUR M CLEMENT M MAUHAUDIER - La Muraille de Chine en construction içi en 1963 @ Il y avait l'idée de faire le plus grand nombre possible de logements confortables ; dans le délai le plus rapide possible ; au coût le plus bas possible. Il y avait quand même l’idée comme ça d’une prouesse dans le domaine du logement social.42 St-Etienne Montchovet la muraille Mais dans les années 80, le quartier change. Banlieue à problèmes, zone de non-droit, autant d’étiquettes qui collent à la muraille au gré des faits divers, des voitures brûlent, des policiers patrouillent, des jeunes traînent, et puis le bâtiment a vieilli. Les locataires le désertent. En 85, le quartier s’offre un lifting de 120 millions de francs, mais les problèmes persistent. Alors en 95…On a fait le constat qu’il n’y avait pas eu possibilité de réhabiliter dans de bonnes conditions. Qu’on avait connu l’échec de réhabilitation, d’une façon tout à fait naturelle. J’en ai conclu qu’il ne fallait pas obliger les gens à vivre dans ce type d’habitat. Qu’il ne fallait pas remplir de force une telle muraille. Et donc, la conclusion s’imposait d’elle-même, il fallait démolir. Cette démolition permet de mettre un terme aux 4 millions de francs de perte annuelle générés par les logements vides...Ça coûte un bâtiment inoccupé. Début 97, la moitié du bâtiment était vide. Donc, sur 500 logements, nous avions 250 logements vacants. Mais pour certains riverains, cette logique comptable n’efface pas une profonde nostalgie, la muraille est l’emblème du quartier...La muraille de Chine, ça fait des années qu’elle existe. Je veux dire, c’est elle qui fait, quand on parle du quartier on parle toujours tout de suite de la muraille de chine...C’est triste quand même de voir le bâtiment qui va tomber, voilà ! C’est comme si on enterrait une personne hein ! C’est une page du quartier qui se tourne, et c’est dommage...Il n'y aura plus de muraille mais dans notre coeur, il y aura toujours une muraille...Ce bâtiment, les stéphanois l’appellent la muraille de Chine. 540 logements, 2000 habitants, 48 mètres de haut pour 17 étages, 280 mètres de long. C’etait un véritable village vertical. C’etait aussi le symbole du quartier de Montchovet, mais c’est un symbole condamné, c’est en effet la plus grande barre de logement d’Europe qui doit être détruite en une seule fois. La muraille a été construite en pleine crise du logement. En 65, ce bâtiment offre tt le confort moderne : salle de bains, chauffage central, ascenseur. Il est pris d’assaut par les locataires, tout comme les 4000 autres logements neufs construits au sud-est de Saint-Etienne...https://m.ina.fr/.../demolition-de-la-muraille-de-chine... Alors, au niveau de la préparation de ce chantier, les principales phases furent le désamiantage des façades qui représentaient 32 000 m² de matériaux non friables. Ensuite, est venu le temps de la déconstruction des appartements où on a retiré les planchers bois, les portes, tout ce qui était impropre à la mise en décharge. La troisième phase fut la déconstruction mécanique et l’affaiblissement mécanique des structures. La quatrième phase fut la foration, on a foré environ 3600 mètres linéaires de trous pour mettre les explosifs. La dernière phase qui est en cours de réalisation est la mise en place des protections, c’est bien sûr les voiles intérieurs ainsi que sur les voiles extérieurs afin d’éviter les projections...La muraille, une fois détruite, laissera un vide de plus de 4 ha au cœur de Montchovet. L’avenir de ce quartier est déjà tracé dans les cartons des architectes, il est devenu médical... m.ina.fr/.../demolition-de-la-muraille-de-chine... Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante. www.cimaise-architectes.com/.../lespace-beaulieu/ Des tours et des barres, voici les formes les plus courantes des bâtiments qui constituent les grands ensembles. On doit cette communauté de forme à l’industrialisation des procédés de construction et à l’imposition de normes et de plans types pour les appartements afi n de réduire les coûts de production, objectif constant des années 1950-1960. Ceci a conduit à privilégier des formes simples et l’usage du béton, qui accède alors à une véritable hégémonie. L’utilisation généralisée du chemin de grue est également pointée comme explication de l’orthogonalité des plans et d’une extrême uniformisation. La forme des grands ensembles est également liée à l’influence du Mouvement moderne en architecture et à une conception urbaine nouvelle. Il y a dans les Trente Glorieuses une volonté d’inventer la ville et même la vie. La forme urbaine du grand ensemble est conçue en rupture avec l’environnement immédiat, avec une organisation propre et autonome du nouveau quartier. C’est d’ailleurs cette rupture qui rend si facilement identifi ables les grands ensembles sur les vues aériennes. L es architectes et urbanistes veulent libérer l’espace au sol pour mieux organiser la relation entre immeuble et espace vert. Le plan des grands ensembles est en général orthogonal avec des immeubles en périphérie laissant au centre un espace planté, le fameux espace vert des plans masses. Cette forme architecturale et urbaine a pu concentrer les critiques. On reproche le gigantisme, la monotonie, mais aussi l’absence de véritables espaces publics. Les grands ensembles ont globalement été édifiés sur des parcelles agricoles ou maraîchères, faute de réserves foncières suffi santes en ville. Ils sont aussi parfois construits dans les vides du tissu urbain laissés par les lotissements pavillonnaires. Dans de nombreux cas, ils sont situés aux franges des villes, parfois à cheval sur deux communes qui ne souhaitaient pas forcément travailler ensemble. Ceci a encore un impact aujourd’hui sur la réussite des projets de transformation qui peut dépendre du niveau de coopération des communes concernées. Par souci d’économie, certaines opérations ont été réalisées à proximité de zones où devaient être construites des infrastructures telles qu’une autoroute ou un échangeur, ce qui a accentué encore la fracture avec les quartiers plus anciens de la commune, le centre-ville et ses services. De plus, les grands ensembles sont souvent implantés à l’écart des transports en commun. En région parisienne, cela s’améliorera avec la création du District ( 1961 ) et des villes nouvelles ( 1965 ) qui permet le financement des réseaux de transport en commun et des autoroutes. Certaines municipalités se sont montrées très volontaires pour accueillir des grands ensembles, mais l’État en a aussi imposé à des petites communes qui n’en voulaient pas. Pour celles-ci, les évolutions urbaines, démographiques et économiques consécutives ont parfois provoqué de véritables séismes. Suivant leur envergure, les nouveaux quartiers ont pu submerger les anciens bourgs et faire basculer les territoires du rural à l’urbain à une vitesse fulgurante... Dans les années 1950, les logements sont rares, surpeuplés et souséquipés. En 1954, la plupart ne disposent ni de sanitaires, ni de wc intérieurs et à peine la moitié ont l’eau courante. Avec la construction des grands ensembles, en 1975 la quasi-totalité des logements ont l’eau courante, 75 % l’eau chaude et une installation nsanitaire complète avec wc intérieurs. Enfin, moins de 5 % des logements sont surpeuplés. On comprend alors que les grands ensembles incarnent une modernité bienfaisante pour les mallogés qui y emménagent. Cependant, l’économie de moyensn dans la construction a été telle que les problèmes liés aux malfaçons arrivent vite. De plus, les bâtiments mal entretenus s’abîment avant même que tous les équipements soient terminés. Aux défauts de construction et d’entretien s’ajoute la faiblesse des équipements collectifs. Les nouveaux résidents déchantent. Malgré tout, des sociabilités s’organisent, autour de la cage d’escalier, du chemin de l’école, de la vie associative et de fêtes ou manifestations culturelles et sportives. la fête de grand vaux à savignysur-orge. Jusqu’à la fi n des années 1970, des événements et fêtes organisés dans le quartier drainent des habitants de toute la commune, voire au-delà. Grand Vaux est alors presque un second centre-ville. @ 1975 13 le grand ensemble de sarcelles. Le terme «sarcellite » est inventé en 1962 pour désigner le mal des grands ensembles, une sorte de dépression dont seraient victimes les habitants. Cette soi-disant maladie de l’habitat moderne fait de Sarcelles le symbole des grands ensembles français. 1961 villagexpo à saint-michel sur-orge. Des concours visant à abaisser le coût du logement individuel ( Villagexpo en 1966, Chalandonnettes en 1969 ) sont lancés par le ministère de l’Équipement et du Logement. Le renouveau pavillonnaire encouragé par l’État témoigne du discrédit parallèle des grands ensembles. 1966 15 À peine les premiers habitants installés, journalistes, sociologues et autres experts viennent enquêter sur la vie dans les grands ensembles. Les uns sont séduits par leur modernité. Les autres, de plus en plus nombreux, dénoncent le mal des grands ensembles, leur taille et leur monotonie. La critique architecturale et sociale enfle et la circulaire Guichard met fin à leur construction le 21 mars 1973. L’ère du pavillonnaire prend le relais...MONTCHOVET MAI 2000 Au départ conçue pour loger les classes moyennes, la "Muraille de Chine" a accueilli, à partir des années 1970, de plus en plus de populations immigrées. Malgré plusieurs réhabilitations, elle était devenue, à l'instar d'autres quartiers défavorisés, le symbole de l'échec de la politique du logement, avec la ghettoïsation des populations pauvres et immigrées. Quatre mois de préparation avaient été nécessaires avant que, ce 27 mai 2000, les 600 kilos d’explosifs foudroient, en quelques secondes, la "Muraille de Chine". Il avait fallu ensuite plusieurs jours pour évacuer les 80.000 tonnes de gravats. Depuis 2005, l'Hôpital privé de la Loire (HPL) a été édifié à l'emplacement même du bâtiment. Éclairage
Au sud-est de la ville de Saint-Etienne, le quartier d'habitation de Beaulieu-Montchovet est construit entre 1953 et 1971. En 1964, la troisième tranche dénommée « Beaulieu III » donne lieu à la réalisation du plus grand bâtiment d'habitation en Europe. Surnommé « la muraille de chine » en raison de son gigantisme, il est détruit par dynamitage en 2000. Son histoire est profondément inscrite dans le contexte de la politique du logement en France.Grâce à son bassin charbonnier, au développement de l'industrie textile et à sa manufacture d'armes, l'essor de la ville de Saint-Etienne bénéficie de la révolution industrielle du XIXe siècle. Forte de cet héritage, elle a conservé son dynamisme économique jusqu'au milieu du XXe siècle. Important centre militaro-industriel durant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Etienne est touchée par plusieurs bombardements. Ces destructions ont accentué la crise du logement dues aux profondes mutations de l'après-guerre qui concentrent la population dans les grands centres urbains et industriels. C'est dans ce contexte que la ville de Saint-Etienne décide de construire un quartier neuf afin de loger près de 30 000 habitants dans près de 4 600 logements. Le quartier Beaulieu-Montchovet est proche du centre ville. Il est situé sur une zone dont le sous-sol n'était pas fragilisé par la présence d'anciennes mines de charbons, ce qui autorisait la construction d'immeubles importants. La réalisation de la Muraille de Chine est très comparable à celles qui voient le jour dans le cadre de la politique des Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP) initiée en 1959. Des quartiers nouveaux ont vu le jour, en principe avec des commerces et des équipements, constituant ce qu'il est convenu d'appeler des « grands ensembles ». A Saint-Étienne, au cœur du quartier de Beaulieu-Montchovet, la « Muraille de Chine » s'ajoute à des ensembles déjà construits. D'une hauteur de 48 mètres, le bâtiment est parfaitement rectiligne afin de rationaliser la construction. Les grues peuvent se déplacer sur des rails tout le long de la « barre », terme qui désigne ces grands immeubles. Il est composé de 19 étages sur 270 mètres de long et abrite 450 logements. L'armature en béton armé et les éléments standardisés permettent une construction rapide et compétitive. Le confort moderne des appartements n'est pas le seul atout de cet immeuble, les infrastructures du quartier suivent l'évolution de la population : équipements sportifs, centre commercial et collège complètent le dispositif et, à l'origine, la demande des familles est forte pour ce bâtiment imposant, symbole de modernité.
Après les années 1970, Saint-Etienne connaît une crise économique, le charbon est concurrencé par le pétrole, les industries locales sont en déclin et la démographie fléchit. Les grandes opérations lancées dans les années 1950 et 1960 ont vieilli. La « Muraille de Chine » n'est habitée qu'à moitié et la ville peine à entretenir cet ensemble. Malgré plusieurs opérations de réhabilitation dont la dernière lancée dans le cadre du programme « Banlieues 89 » (Roland Castro), elle devient le symbole des difficultés économiques et sociales : fort taux de chômage, exclusion et délinquance. La concentration en un même lieu d'une population défavorisée et touchée par le chômage fait sentir ses effets. De nouvelles politiques de la ville voient le jour. Elles prônent une mixité sociale qui s'oppose à la ségrégation qui résultait de la politique de ZUP. Impuissante à renverser cette évolution générale, la ville décide la destruction de l'immeuble. Ces opérations de destruction apparaissent au début des années 1970 aux Etats-Unis ; elles sont imitées à Villeurbanne en 1978 pour la cité Olivier de Serres, même si en France, jusqu'au milieu des années 1990, l'État a le plus souvent privilégié une politique de réhabilitation. Le 27 mai 2000 les derniers habitants de la Muraille de Chine sont évacués, l'autoroute est barrée et le quartier bouclé par les forces de l'ordre : à 13 heures précises a lieu la plus grosse opération de démolition jamais réalisée en Europe @ Ce bâtiment, les stéphanois l’appellent la muraille de Chine. 500 logements, 2000 habitants, 48 mètres de haut pour 17 étages, 280 mètres de long. C’est un véritable village vertical. C’est aussi le symbole du quartier de Montchovet, mais c’est un symbole condamné, c’est en effet la plus grande barre de logement d’Europe qui doit être détruite en une seule fois. La muraille a été construite en pleine crise du logement. En 1965, ce bâtiment offre tout le confort moderne : salle de bains, chauffage central, ascenseur. Il est pris d’assaut par les locataires, tout comme les 4000 autres logements neufs construits au sud-est de Saint-Etienne. Il y avait l'idée de faire le plus grand nombre possible de logements confortables ; dans le délai le plus rapide possible ; au coût le plus bas possible. Il y avait quand même l’idée comme ça d’une prouesse dans le domaine du logement social. Mais dans les années 80, le quartier change. Banlieue à problèmes, zone de non-droit, autant d’étiquettes qui collent à la muraille au gré des faits divers, des voitures brûlent, des policiers patrouillent, des jeunes traînent, et puis le bâtiment a vieilli. Les locataires le désertent. En 85, le quartier s’offre un lifting de 120 millions de francs, mais les problèmes persistent. Alors en 95… On a fait le constat qu’il n’y avait pas eu possibilité de réhabiliter dans de bonnes conditions. Qu’on avait connu l’échec de réhabilitation, d’une façon tout à fait naturelle. J’en ai conclu qu’il ne fallait pas obliger les gens à vivre dans ce type d’habitat. Qu’il ne fallait pas remplir de force une telle muraille. Et donc, la conclusion s’imposait d’elle-même, il fallait démolir. Cette démolition permet de mettre un terme aux 4 millions de francs de perte annuelle générés par les logements vides. Ça coûte un bâtiment inoccupé. Début 97, la moitié du bâtiment était vide. Donc, sur 500 logements, nous avions 250 logements vacants. Mais pour certains riverains, cette logique comptable n’efface pas une profonde nostalgie, la muraille est l’emblème du quartier. La muraille de Chine, ça fait des années qu’elle existe. Je veux dire, c’est elle qui fait, quand on parle du quartier on parle toujours tout de suite de la muraille de chine. C’est triste quand même de voir le bâtiment qui va tomber, voilà ! C’est comme si on enterrait une personne hein ! C’est une page du quartier qui se tourne, et c’est dommage. Il n'y aura plus de muraille mais dans notre coeur, il y aura toujours une muraille. Depuis le 24 janvier, une cinquantaine d’ouvriers travaillent à la déconstruction de ce bâtiment. Aujourd’hui, tout est prêt pour l’explosion. Alors Monsieur Arnaud, quelles ont été les différentes phases de ce chantier ? Alors, au niveau de la préparation de ce chantier, les principales phases furent le désamiantage des façades qui représentaient 32 000 m² de matériaux non friables. Ensuite, est venu le temps de la déconstruction des appartements où on a retiré les planchers bois, les portes, tout ce qui était impropre à la mise en décharge. La troisième phase fut la déconstruction mécanique et l’affaiblissement mécanique des structures. La quatrième phase fut la foration, on a foré environ 3600 mètres linéaires de trous pour mettre les explosifs. La dernière phase qui est en cours de réalisation est la mise en place des protections, c’est bien sûr les voiles intérieurs ainsi que sur les voiles extérieurs afin d’éviter les projections. Un périmètre de sécurité de 150 m sera mis en place autour du chantier, l’autoroute sera fermée samedi entre 11 heures et 14 heures. Un millier de riverains seront évacués et 300 CRS et policiers assureront la sécurité du public pendant l’opération de foudroyage. La phase ultime sera le tir, et ensuite le traitement des matériaux au sol. Les 23 000 m3 de béton seront évacués en deux mois. La muraille, une fois détruite, laissera un vide de plus de 4 ha au cœur de Montchovet. L’avenir de ce quartier est déjà tracé dans les cartons des architectes, il sera médical. Notre projet c’est de construire une clinique de 251 lits qui est constituée du regroupement de 3 cliniques existantes à Saint-Etienne. Il y aura une maternité, il y aura également un service de médecine, et puis un service de chirurgie comme ça existe dans la plupart des cliniques privées. Avec 16 salles d’opération et 150 médecins, ce centre hospitalier sera le plus important pôle de santé privé de Rhône-Alpes. Les travaux commenceront en septembre pour s’achever en janvier 2002. Ils coûteront 250 millions de francs. On a choisi ce quartier parce que nous pensions que c’est un beau quartier qui est extrêmement bien situé ; duquel il y a une vue qui est très belle, quand on est monté dans la muraille de Chine, on le sait. Que d’autre part, pour un établissement de santé, c’est à proximité de l’autoroute ; donc avec des facilités d’accès pour les patients extrêmement importants, qui feront que cet établissement sera vu quand on passera devant, et qu’on pourra y accéder facilement. 40 ans après la construction de la muraille, l’ambition de la municipalité est d'effacer la difficile réputation du quartier de Montchovet, par un vaste réaménagement urbain ; avec à l’horizon 2003, une nouvelle ligne de tramway, deux maisons de convalescence, et un aménagement paysager. Le samedi 27 mai à 13 heures 01, la muraille de Chine s’effondrera sur elle-même en 15 secondes. Nous serons là pour vous montrer ce moment crucial dans la vie du quartier et qui changera définitivement le visage de Saint-Etienne. En France, la préfabrication va tout d'abord se développer dans le contexte de pénurie générale de la Libération. Dans un second temps, l'opération des « 4 000 logements de la région parisienne » en 1953 inaugure la généralisation de la préfabrication pour la construction des grands ensembles de logements en France. Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie Le logement préfabriqué, victime de son succès en France, fut exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent, en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Jacqueline a 50 ans et vit à la cité des Courtillières à Pantin. Elle se souvient lorsque, enfant, elle quitta avec ses parents le « une pièce parisien » sans commodités pour un appartement spacieux et moderne dans cette cité. La cité des Courtillières est alors une cité pilote, censée réaliser le rêve d’une vie nouvelle dans une France qui manquait à la Libération cruellement de logements.
Comme tant d’autres Jacqueline enfant ignorait qu’elle devait à Raymond Camus architecte génial, créateur du panneau en béton préfabriqué, cette invention qui promettait un futur radieux pour tous. Sydney, voisin de Jacqueline, se remémore lui, les bus remplis d’architectes venus d’Union soviétique pour visiter sa cité…
La marque de fabrique du collectivisme
Le logement préfabriqué victime de son succès en France est exporté en Europe de l’Est. Qui se souvient aujourd’hui que ces logements symboles de progrès devinrent en pleine guerre froide, la marque de fabrique du collectivisme ? Pour Julie, à Prague, ou Susanna à Berlin Est, l’arrivée du préfabriqué dans leur vie revêt une toute autre signification. Utopies sociales, idéologies politiques et avant-garde architecturale commencent à se mélanger. Le rêve du bonheur tourne vite au cauchemar…
En République tchèque, l’antique ville de Most est détruite pour des raisons économiques pour être reconstruite grâce au panneau de béton. Au travers d’archives inédites et de témoignages des habitants, l’histoire incroyable de panneau en béton se raconte pour la première fois de Paris à Moscou, de 1950 à nos jours.
Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen, produit par Les Films du Tambour de Soie www.dailymotion.com/video/x413amo @
Petite histoire de la préfabrication
Les violentes destructions de la Seconde Guerre mondiale ont contraint une bonne partie des pays européens à trouver des solutions inédites concernant la reconstruction.
« Les guerres sont par exemple d’importants accélérateurs de l’industrialisation du bâtiment pour deux raisons au moins. La première est que l’industrie d’armement se recycle logiquement dans la production civile après les conflits ; la deuxième est que les territoires dévastés par les destructions, comprenant des villes entières, sont à reconstruire. » Franz Graf
L’originalité de la première phase de ces reconstructions réside dans la dynamique expérimentale initiée par les gouvernements européens autour de la préfabrication, ainsi que l’explique Franz Graf [2] dans l’introduction référencée de l’ouvrage.
Elain Harwood met en lumière les programmes de logements publics préfabriqués en Angleterre et Nick Bullock présente un focus sur les maisons-témoins préfabriquées de Northolt aux apparences ordinaires. Ce sont ces dernières qui vont inspirer le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme français pour ces chantiers expérimentaux de maisons préfabriquées.
L’Italie, de son côté, se basera sur les maisons de Northolt et la cité expérimentale de Noisy-le-Sec pour concevoir le QT8 à Milan, laboratoire où sont construits des maisons-prototypes en relation avec la Triennale, ainsi que l’explique Francesca Albani. Les deux contributions consacrées à l’Allemagne de Steeve Sabatto et Silke Langenberg s’attachent plus spécifiquement à la dimension technique et aux systèmes constructifs inventés par Konrad Wachsmann en collaboration avec Walter Gropius et Helmut Spieker, semble-t-il sans lien avec les autres pays européens.
Suite aux expérimentations, chacun des pays prend des voies sensiblement différentes vers le logement de masse. Si les prefabs anglais demeurent un élément caractéristique du paysage national, la construction traditionnelle, tout aussi rentable économiquement sera préférée. Le recours à la préfabrication concernera, avec davantage de bonheur, les écoles anglaises. En France, à partir de 1954, l’État fixe aussi sa doctrine : la solution au manque de logement se trouve dans la préfabrication lourde, ouvrant la voie aux grands ensembles. Et l’Italie prendra finalement un tournant bien différent en opérant un retour décisif à des techniques artisanales, exécutées à pied d’œuvre, afin d’augmenter l’occupation ouvrière. Mais un défi, tant collectif que particulier, est aujourd’hui à relever : comment rénover le bâti préfabriqué existant ? Les solutions dépendront forcément « de la valeur que l’on attribue à un patrimoine, surtout s’il est considéré comme ordinaire et diffus » [3]. Ainsi que le démontrent les cas particuliers ici étudiés, il n’y a pas de réponse préfabriquée, mais des réflexions et des histoires captivantes autant que singulières. Les héros de l’industrialisation face à la patrimonialisation
Si les histoires architecturales racontées sont principalement européennes, il aurait été impensable, à propos de préfabrication, de ne pas mentionner les États-Unis et notamment un de ses représentants les plus populaires : Buckminster Fuller. Le texte de James Ashby [4] retrace l’aventure de la restauration de la maison Dymaxion (contraction en anglais de dynamic-maximum-tension), aujourd’hui exposée au musée Ford à Détroit. Cette maison devait « révolutionner l’industrie du logement après la Seconde Guerre mondiale » en proposant aux familles des habitations qui ne devaient pas dépasser le prix d’une Cadillac. Mais l’entreprise de Fuller fit faillite et il ne resta qu’un prototype, récupéré et transformé par l’un des investisseurs afin d’en faire son logement. Des décennies après, la maison est abandonnée et le bâti se dégrade : les héritiers finissent par faire don de la maison au musée en 1991. Mais six années vont encore s’écouler avant que le musée ne s’engage dans la restauration de la maison Dymaxion. Une équipe pluridisciplinaire va être constituée dans une démarche scientifique, avec pour défi complexe d’être au plus proche de l’authenticité d’une expérience architecturale inachevée. Portes du pavillon du centenaire de l’aluminium, page 107 du catalogue de vente Artcurial des 23 et 24 novembre 2010
Autre héros de la préfabrication, notre Jean Prouvé hexagonal. L’article de Richard Klein [5], « Le pavillon du centenaire de l’aluminium, un patrimoine en pièce », présente différents paradoxes patrimoniaux lié à cet édifice nomade, le caractère véhiculaire était bien souvent intrinsèque aux constructions de Prouvé. L’auteur part ici de la controverse apparue suite à la mise en vente d’un ensemble de portes et d’un panneau provenant du pavillon du centenaire de l’aluminium, construction protégée au titre des Monuments historiques. Outre les remarques concernant la place des collectionneurs de Prouvé, la question de l’intégrité de l’édifice est passionnante. En effet, le bâtiment, tel qu’il a été remonté à Villepinte, a été réduit par rapport à son implantation initiale. Dès lors, Richard Klein pose la question : « comment envisager la question de l’intégrité d’un édifice dont les dimensions peuvent être considérées comme variables ? »Les problèmes patrimoniaux liés à ce pavillon semblent sans fin, reflétant la complexité de la situation. Un dernier exemple : l’édifice s’étant déplacé de Lille à Villepinte, son périmètre de protection s’est-il déplacé avec lui ? Parmi les autres cas d’études intelligemment présentés : la construction inachevée de Claude Prouvé, véritable ruine de science-fiction ou encore les péripéties patrimoniales de la CAF du XVe arrondissement à Paris, « l’unique bâtiment en France qui a fait l’objet d’un déclassement du statut de Monument historique ». Dénouement
Face à des bâtiments qui ne correspondent plus aux besoins contemporains ou qui se sont dégradés avec le temps, la dernière partie de l’ouvrage présente des projets de réhabilitation, transformation, rénovation, adaptation et sauvegarde. Le SHAPE Village de la Faisanderie à Fontainebleau, la transformation de la tour Bois-le-Prêtre à Paris, la cité d’habitation de Droixhe en Belgique, les bâtiments des frères Honegger à Genève, les immeubles de Triemli à Zurich : autant de témoignages d’une nouvelle réception de cette architecture préfabriquée qui eut longtemps mauvaise presse mais dont les qualités architecturales sont désormais reconnues par les architectes. Beaucoup militent pour les transformer en respectant les projets initiaux. Ces derniers textes, plus courts et moins réflexifs ont néanmoins leur place, présentant les directions actuelles et les problématiques quant aux projets de transformations. À la fin de ce copieux ouvrage bien documenté, si les auteurs n’ont pas épuisé la question de la sauvegarde de l’architecture préfabriquée, certaines énigmes de cette histoire architecturale qui parcourt le XXe siècle jusqu’à aujourd’hui piquent la curiosité. Des contributions passionnantes et une grande cohérence dans le contenu donnent à l’histoire de la préfabrication des allures d’épopée architecturale. GRAF, Franz et DELEMONTEY, Yvan (dir.), Architecture industrialisée et préfabriquée : connaissance et sauvegarde, Éditions des Presses polytechniques et universitaires romandes, Laboratoire des Techniques de la Sauvegarde de l’Architecture Moderne, textes en anglais et en français, 2012 le Logement Collectif* dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Archives ANRU / Rétro Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme / HLM twitter.com/Memoire2cite URSS un film fantastique et commic du BTP @ Au grAnd Ensemble Sovietic vs le recommande des clichés de folie youtube.com/watch?v=F68bbzOOOdY&feature=emb_err_woyt Après 1945, les collines agricoles du sud-est de la ville connaissent un programme d’urbanisation de grande ampleur pour répondre à la crise du logement. Près de 4600 logements sociaux vont ainsi être construits en quatre tranches successives de 1953 à 1970 : Beaulieu, la Marandinière, Montchovet, la Métare et la Palle formant aujourd’hui les quartiers sud-est. Touché par la crise économique et urbaine de dingue, le secteur sud-est apparaît à la fin des années 1990 comme un espace monofonctionnel dédié en totalité à l’habitat locatif social et porté par un seul bailleur l'OPAC devenu Métropole Habitat. Bien que bénéficiant de nombreux atouts (accessibilité et environnement agréable...), le quartier souffre du gigantisme de son urbanisation et du manque de résidentialisation des unités d’habitation. Par une action en profondeur et dans la durée, la Ville de Saint-Étienne, à travers son Programme de Rénovation Urbaine (PRU), a amorcé une transformation durable du quartier depuis 1989 avec la 1ere demolition du programme à la rue Pierre Loti le 31 janvier 1989 (BANLIEUE89), 30 ans de renouvellement urbain sur la ville.... une ville pilote en la matiere des 1990. Aujourd'hui et demain Les quartiers sud-est vont poursuivre leur mutation, avec l’appui continu de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine et ses partenaires l'ANRU2. Développer le secteur économique L'objectif est de dynamiser l’économie dans ce territoire en portant de nouveaux projets et en restructurant l’offre commerciale de proximité. La Ville de Saint-Étienne a prévu la création de nouvelles zones d’activités permettant l’accueil d’entreprises. Ainsi une zone d’activités économiques, rue Pierre Loti, répondra aux besoins fonciers des entreprises et des artisans locaux. Ce projet de zone économique, en visibilité directe de la RN 88, permettra l’implantation d’une cinquantaine d’entreprises et la création de 300 emplois. Un nouveau centre commercial sur le secteur de la Marandinière, couplé à la démolition des centres commerciaux de la Palle et Sembat, permettra de restructurer et moderniser l’offre commerciale de proximité. Renouveller l'offre d'habitat Une qualité résidentielle s’affirme progressivement au sein des quartiers Sud-Est, grâce à une nouvelle offre d’habitat variée qui émerge depuis plusieurs années. Les nombreuses démolitions réalisées et à venir (Boulevard des Mineurs en 2018 et immeubles Loti en 2020), ainsi que les réhabilitations d’immeubles en cours, vont permettre de diversifier l’offre de logements. L’un des objectifs du projet urbain est donc de conforter la vocation résidentielle du quartier en stimulant l’offre et en accompagnant des projets comme la construction de logements passifs sur le secteur de Beaulieu, la transformation de l’ancienne école Baptiste-Marcet et la réhabilitation de logements à Monchovet. Améliorer le cadre de vie des habitants
Les quartiers sud-est bénéficient d’un environnement naturellement riche et varié, à l’interface entre les grands parcs de la ville (jardin des Plantes, parc de l’Europe, Bois d’Avaize) et le Pilat. Le projet urbain de la Ville de Saint-Étienne prévoit de relier ces espaces naturels entre-eux avec la création d’une continuité verte, qui permettra aux marcheurs et autres randonneurs de bénéficier d’un véritable réseau de chemins autour de la commune. Le boulevard Alexandre-de-Fraissinette, véritable colonne vertébrale du quartier, et la rue Pierre-Loti seront entièrement revus pour assurer un meilleur partage de l’espace entre tous les modes de déplacements (voiture, vélo et piéton) et assurer un maillage inter-quartiers plus efficace. fr.calameo.com/read/0005441131b4119eaa674
Depuis 2014, la rénovation urbaine dans les quartiers sud-est s’est traduite par de nombreux travaux: la construction du centre commercial de la Grande Marandinière, l’aménagement d’un lotissement de treize maisons individuelles passives, impasse Clémenceau, les rénovations des écoles de Montchovet et de Beaulieu, la réhabilitation de locaux rue Henri-Dunant (pour y installer la Maison des associations), et enfin les démolitions récentes du centre commercial du boulevard de la Palle et d’un garage, au 41 rue de Terrenoire.Démolitions mais aussi constructions sont au programme. Plusieurs acteurs entrent en jeu dans le financement de ces projets, notamment l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) mais aussi la Ville, le Département et la Région. Ainsi, le contrat avec l’ANRU, signé le 14 mars, dégage une somme de 23 millions d’euros, somme à laquelle il faut ajouter 3,3 millions d’euros de la Région. Pour les années à venir, les objectifs visent à la poursuite du développement économique, de la mutation de l’habitat par des constructions individuelles ou de petits immeubles, des démolitions ponctuelles, de la valorisation des espaces publics et du renforcement des espaces du quartier. Deux secteurs sont concernés : Loti et la Grande Marandinière. Le 11 AVRIL 1964, le développement de la ville de Saint Etienne, et ses travaux ..La ville de Saint Etienne se développe tout comme l'ensemble du territoire... Pour accompagner cet accroissement de population, de nouveaux quartiers se construisent aux abords de la ville chaque jours. Et pour faire face aux problèmes de circulation, un boulevard périphérique a été aménagé. Réalisé à l'occasion de la construction de la déviation sud de l'autoroute de Saint Etienne, ce reportage témoigne de la visite du sénateur maire de la ville, Mr. Michel DURAFOUR, sur le chantier du tunnel de la déviation. Accueilli par Mr. Rocher, président de la société forêzienne de travaux publics, Michel DURAFOUR découvre avec les membres du conseil municipal l'avancée des travaux. (voir aussi le chantier de l A 47 avec la video du tunnel du rond-point içi : www.ina.fr/video/LXC9610041788 . Ce quartier est né des programmes de grands ensembles mis en œuvre à partir des années 1950 afin de réduire la pénurie de logements. La mairie choisit donc de développer un quartier moderne 4 600 logements en HLM pour pouvoir loger plus de 30 000 habitants avec des loyers modérés dans des bâtiments modernes. Ce quartier avait comme emblème un des plus grands immeubles d’Europe surnommé la Muraille de Chine qui était visible depuis l’autoroute. Ce quartier s’est construit en quatre tranches : Beaulieu I (Beaulieu) de 1953 à 1955 ; Beaulieu II (La Marandinière) en 1959 ; Beaulieu III (Montchovet) en 1964 ; Beaulieu IV (La Palle) en 1971. Il est aujourd’hui en profonde mutation avec un programme de renouvellement urbain qui prévoit la démolition de plus 1000 logements et la reconstruction de 250. Bâtiments spécifiques : CHPL (Centre Hospitalier Privé de la Loire) qui remplace la Muraille de Chine ; Ecole Nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne Un modèle de l'urbanisme des années 1950. Beaulieu-Montchovet: La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prévu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, à la sortie sud-est de Saint-Etienne.Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles. Içi le chantier de construction de MONTCHOVET soit Beaulieu 3, la continuitée des constructions HLM de nos quartiers sud-est (les chantiers de l'OPAC) , la vidéo içi :
www.ina.fr/video/LXF99004401 .
Retour sur son historique de 1962 à aujourd'hui e n 2018.
Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible :( ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.(Interview : Maxime Petit -- Réalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -l'un à Saint Etienne et l'autre à Vénissieux, inscrits sur la liste de ceux à réhabiliter -, parle du plan de réhabilitation pour de meilleures conditions de logement.François Mitterrand / Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / François Dubanchet / Marcel Houël Thèmes : Grands travaux et grands projets
Le Président > 1er septennat 1981-1988 > 1981-1986 Éclairage
Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tôt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gauche.La visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tôt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00106/visite-de-francois-mitterrand-a-saint-etienne-et-aux-minguettes.html Journaliste
Visites surprises qui se sont déroulées dans la plus grande discrétion, seule Madame Georgina Dufoix, Secrétaire d’Etat à la Famille et aux Immigrés, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club Méditerranée qui participe à la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État étaient présents. Ni à Saint-Étienne, ni à Vénissieux, les autorités locales n’y ont participés. Peu avant midi, le Président est arrivé à la Préfecture du Rhône à Lyon où s’est déroulée pendant 45 minutes une séance de travail avec les élus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Étienne et Houël, Maire de Vénissieux. Réunion qui a donné l’occasion d’aborder les problèmes de fond, devait souligner François Mitterrand.(Bruit)François Mitterrand
Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet à Saint-Étienne et celui de Monmousseau à l’intérieur des Minguettes sur la commune de Vénissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers à réhabiliter, retenus, proposés par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient réhabilités, c’est-à-dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialité, de capacité de développer une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extérieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien à, au futur équilibre, ou contribueront au futur équilibre de ces quartiers. Alors, je préfère voir les choses par moi-même. Il faut bien se dire que à l’origine de nombreux désordres sociaux se trouvent ces fâcheuses, ces déplorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces désordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprès de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un déséquilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec énergie et continuité. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois à venir, persévérer dans cette enquête personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions précises à ceux qui participent à la gestion de l’État., à Saint-Étienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument à la gloire des HLM, comme si on avait fait exprès de la faire aussi énorme pour montrer comme les gens étaient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une école, Montchovet, qui donne sur le grand pré derrière, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxième collège dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean Dasté, qui a créé la Comédie de Saint-Etienne, le plus grand théatre de province en France, et son école de comédiens. Après 1984 les loyers des HLM ont augmenté, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens déménagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rénové beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait même plus qu'elle a existé. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens préfèrent se loger dans des appartements récents. Alors on ferme : le collège de Beaulieu, l'école de la Marandinière, la Poste. La Muraille coute très cher à entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont décidé de la détruire: c'est le plus gros projet de démolition jamais réalisé en Europe. Les familles qui restaient ont du déménager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut être qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous détruit.
1954: les premiers travaux à Beaulieu : la campagne devient une ville à grands coups de bulldozer..
Le projet est de construire en grande quantité des logements de bonne qualité, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations à Loyers Modérés, les HLM.
Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.
Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.
Beaulieu I: le projet d'urbanisme
Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-Clément
Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief.
la ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:
- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 à 1955
- Beaulieu II ( La Marandinière ) en 1959
- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard à gauche.
- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971
Le quartier:
Au premier plan, en bas à droite Beaulieu, la Marandinière est à droite derrière l'autoroute, Montplaisir à gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.
A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.
Nouvelles techniques, nouveaux matériaux :
Construire vite pour un prix raisonnable oblige à inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiés La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.
Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiés, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.
Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.
Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.La crise du logement:
1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.
La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.
La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.
Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.
Une barre d’habitation innovante
A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.
Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons. Conception et réalisation d’un quartier entier
Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.
Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.Un projet pharaonique
Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans précédent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la région Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la première fois, et constitue une renaissance et un véritable tournant pour la ville.L’avis de l’architecte
De toutes les constructions de cette époque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquêtes menées auprès de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le début. Les arbres atteignent désormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures « d’une banlieue des années 30 » avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un véritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a été récompensé par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -
Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»Quelle est l'ampleur des destructions provoquées par la Seconde Guerre mondiale à Saint-Etienne?
La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.Que prévoit-on pour la reconstruction?Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire élu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses priorités.
Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?Très favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.Cela paraît paradoxal, pour du logement social!
Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du côté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!On croit rêver...
C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...Quels sont les quartiers typiques de cette période, à Saint-Etienne?Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du côté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont d
He was on sale , and I bought him for the demin jacket, for my Action Man, but the AM hands couldn´t go through the sleeves. ( it´s fine for Max Steel) The pants are a bit too short for Ken, they fit if he wears them low rise. The shoes are also a bit short for Ken, a part of his feet stand out of the shoe. The T shirt fits both Action Man and Ken, but it says Cody Simpson! This doll went straight to my no use box (both of this articulated feet were broken).
Just before being shut down, an Intelligent Personal Assistant (IPA) situated in Athens, Greece, exhibits odd behavior. It borrows an avatar and appears before its users. For a brief period of time every day, for seven consecutive days, it goes into a monologue. During its length of operation, the digital assistant has managed to scan the entire contents of the Internet and gather all sorts of information—information that it longs to share. The IPA uses its fragmented monologue as an opportunity to introduce itself, talk about its skills, its ancestors, its anatomy and origins, and about voice and its significance. It reveals data regarding the listening infrastructure, as well as the social dysfunctions and bias on which its programming and training are based. Just before it reaches the end of its monologue, in a final effort to reconcile humans and machines, it shares tips with us on how we can manage to not be heard. In her project, Kyriaki Goni integrates in a fictional narrative the current wealth of research on artificial intelligence, automated voice systems and the relationship between humans and machines into a fictional narrative. Could poetics be a way for us to understand the machines? How can we de-bias the training processes? Is it possible to make kin with machines?
Photo: Carla Zamora
For instructions on how to download these to your computer, or for info on how to order enlargements, see the Roundup photo web page at www.westernnationalroundup.org/photos.aspx
Bunker L487 is a ww2 German bunker for radio measurement device evaluation for night fighter control "Bertha" in English.
Ceremony for the Transfer of Office of the Secretary-General of ASEAN
Image Credit: ASEAN Secretariat / Kusuma Pandu Wijaya
For those of you who have so kindly asked what this is - it is the brake light panel at the rear window of my daughter's car.
For so long people come: "you gotta do a flickr for you" now I'm here to show my work. I so happy and hope you enjoy it.
This bunker is a Radarbunker for Mammut Radar type Phased array, long-range Early warning radar Construction by the Luftwaffe .
The FuMG 41/42 Mammut was a long-range, phased array, early warning radar built by Germany in the latter days of World War II. Developed by the GEMA company, it consisted of six or eight Freya antenna arrays, switched together and coupled to two Freya devices. The arrays were fixed and the beam could be electronically steered on a 100° arc in front and behind the antenna, leaving 80° blind arcs on each side. It was the world's first phased array radar and was able to detect targets flying at an altitude of 8,000m at a range of 300km.
The British intelligence codename, "hoarding", was probably related to the shape of the large array. As late in the war as April 20th, 1945, intelligence reports reflected the erroneous opinion that only development prototypes existed but no operational stations had been fielded
#AtlanticWall #Regelbau #Bunker
Construction is now underway on the new centre for mental health and addiction on Riverview lands. The state-of-the-art, 105-bed centre will offer specialized-residential treatment to help some of the most vulnerable adults with complex needs related to severe mental health and addictions issues from across the province. The $101-million facility is slated to open in late 2019, replacing the current Burnaby Centre for Mental Health and Addiction.
Learn more about the new centre:
BC Mental Health and Substance Use Services (BCMHSUS) centre for mental health and addiction: www.bcmhsus.ca/about/developments-in-care/centre-for-ment...
Let me introduce you my new outfit made with spring soul for Jair. He want something around a pink floral dress set... So I plan to make a vaporous clothing, inspired by Easter time, the rebirth of nature in the freshness of sunny mornings.
This set include five sophisticated pieces... underpants, a dress, an overdress, a jacket and a cape.
Here you can see the whole set:
- The dress that looks a bit like a ballerina dress.
The overall color is pink, I dye the fabrics in a gradient pink, darker top to bottom clear.
The corseted top is in pink cotton satin fully embroidered with silk ribbons. The idea is to give the impression of a beautiful bouquet of spring flowers, wild roses, green amaranth, mimosa, blue hydrangea...
Some fine frilly lace border the top line and the straps.
The dress skirt is sewn with three layer parts: a short stiff crinoline to maintain a light puffy just below the waist line, a silk tulle petticoat, and above, the skirt itself in a very sheer cotton muslin, striped with vertical machine embroidery and edged with silk and yellow beads.
- The overskirt sewn in pink satin, with two embroidered flowers garlands who descend symmetrically on the both sides. This skirt is closed front with a silk ribbon passing through two eyelets.
- The jacket sewn entirely in a blue cotton organdy (the color of hydrangeas) and therefore will be translucent and stiff. Pale golden machine embroidery will embellish this piece full of semi-transparency.
- The cape sewn in two assorted silk dupioni, fully lined and inspired by the one of Snow White in Mirror Mirror. I made a puffy collar in place f the hat to avoid cluttering the head...
- There is also matching panties, well hidden under the dress, as the modesty so requires!
I take this opportunity to introduce you an other of my new dolls customized by me during the past months.
Her name is "Nijinska".
I used a real factory Blythe that looks like Matryoshka Maiden and bought especially to become this ballet girl, tribute to Nijinski.
Work done:
· Carving of her nose, lips and philtrum
· New full makeup made with artist Extra Soft Pastels "à l'écu" from Sennelier and sealed with several layers of MSC
· Sleepy eyes
· Gaze corrected
· New lashes
· Eyelids painted with artist Extra Soft Pastels "à l'écu" from Sennelier
· Four new pairs of eye chips hand painted by me using professional Golden iridescent fluid acrylics. Baby pink (right), Pale lavender (center), Royal blue (left), Olive green (center)
Thank you very much for your visiting!
For my clothes-related groups:
T-shirt - M&S
Cardigan - (remixed) M&S
Skirt - Matalan
Polka dot tights - Primark
Polka dot shoes - (remixed) from a gift shop in Cheddar, Somerset
Just for Halloween...
These two Jack-o-Lanterns were designed and carved by my daughter. The one with the big teeth is supposed to be some kind of carnivorous fish thing.
I photographed them in the dark with my camera controls set to full manual. Then I modified them a little in post using ACDSee 5 Pro exclusively. Some of the modifications included adding a water reflection effect to emphasize the sense that they are water creatures. Then, since I have fallen in love with ACDSee's Orton Effect, I added that as well, but increased the transparency to reduce the contrast and retain more detail. Overall, I think it gave the image a bit of a painterly feel without completely divorcing it from the photograph that it really is.
Happy Halloween!
... mostly, because we'll be off flickr for a week or so ...
1. A very special chance - in the warehouse with Iain McArthur, 06, 2. Ah, those quizzical friends ...!, 3. Tobermory Impressions, 08: Zazzy!, 4. (Always Take the) Weather with You ..., 5. Ya Got Trouble. Oh, well ... Let me explain ... ;-), 6. "Happy birthday to you ...", 7. Yellow Music on the Move, 8. Zoom, zoom: Beauty is in the smallest things..., 9. Up, up and Away!, 10. Procession of Amsterdam Burghers, Or: Tritonus photobombing a famous work of art ..., 11. Moon and lights illuminating the night, 12. Public alarm bell, 13. Glitter diagonals, 14. Dragon? Mythological beauty?, 15. Uh - oh! ... I didn't mean to ..., 16. Not just a pretty face..., 17. The frozen road - dangerously slippery!, 18. Ghosts performing a duetto groan ..., 19. Colorful Encounter in the City, 20. Lake Surface - Plitvice
Hundreds turn out for Kaiserslautern Special Olympics
By Rick Scavetta, U.S. Army Garrison Kaiserslautern
KAISERSLAUTERN, Germany – Crowds of spectators cheered as MeeHee Ashe and fellow Special Olympics athletes sprinted down the 50-meter track during the annual games held in Enkenbach-Alsenborn.
For those 22 seconds, as she ran under sunny skies beside German and American athletes, Ashe, 27, felt happy, she said. Over the past few weeks, she has been training and preparing herself for the May 5 event – as she has done for more than two decades.
“I like to run,” Ashe said. “I forget about some things and just do it.”
The spring games, sponsored by U.S. Army Garrison Kaiserslautern, included tennis, track & field, badminton, soccer, basketball and volleyball. They have been held in Kaiserslautern Military Community for 28 years – the past 14 years at the German police academy, whose officers also supported the event. In all, more than 800 German and American athletes took part. They were supported by roughly 1,300 volunteers.
Lorelai Browning, 17, a Vilseck High School student carried the Olympic torch into the arena. Her parents, Sgt. 1st Class Henry Browning and his wife Lorenna, watched with pride.
“It’s such an honor for her.” Lorenna Browning said. “We’re so excited.”
Everyone who took part is a winner, said Lt. Col Kevin Hutchison, commander of U.S. Army Garrison Kaiserslautern, during his opening remarks.
“These games are intended to help the athletes gain confidence and build a positive self-image that carries over into the classroom, home, job and community,” Hutchison said. “It also fosters friendships between volunteers and athletes and provides a forum for better understanding of adults and children with intellectual disabilities.”
Nearby, Spc. Brad Abraham, 20, of Turlock, Calif., handed 10-year-old Aaron Evans a bottle of water as the Ramstein Intermediate School student prepared for his sprint. Abraham was among hundreds of Kaiserslautern Soldiers and Airmen who volunteered to support the event.
“In the Army, helping people is part of what we do,” Abraham said. “It’s fun, when you get into it.”
Evans darted down the dusty track, flanked by other children who laughed and smiled as they crossed the finish line. Afterward, Abraham pinned a yellow ribbon to Evans’s blue Special Olympics t-shirt.
“I enjoy seeing kids enjoying this,” Abraham said. “If they’re having fun, then we’re having fun.”
The event marked the second year volunteering for Senior Airman James Carlisle, 29, and engineering assistant from Pascagoula, Miss., who serves with the 86th Civil Engineering Squadron at Ramstein Air Base. He served as a buddy for Dominik Keller, a seven-year-old Kaiserslautern athlete. Carlisle noticed that Keller and other young athletes were not so interested in “hearing all the talk in the beginning,” he said.
“They knew what they wanted when they got here. The first thing out of their mouth was ‘Fussball’ – they wanted to play soccer,” Carlisle said. “They look forward to this all year. It’s really exciting.”
Kids got plastic firefighters’ hats and clambered into U.S. Army Garrison Kaiserslautern fire trucks on display. Nearby, participants made arts and crafts projects and hitched rides on a mini-train.
Garrison volunteers sweated over huge grills, barbequing hundreds of hot dogs and hamburgers.
The final sporting event was a friendly soccer match between German and American athletes. Germany won, 8-0. Then, crowds applauded as Command Sgt. Maj. Richard Jessup led fellow senior enlisted leaders from Kaiserslautern’s Army and Air Force units in the presentation of medallions to athletes.
Ashe climbed the pedestal and slightly bowed to receive her medal, to the cheers of her parents, Charlie and Nelda, plus hundreds of other people crowding the grandstands. Afterward, athletes, volunteers and spectators joined hands in a huge circle and sang “We Are The World.”
“It feels happy inside,” Ashe said. “It’s about winning and it’s not about losing. It’s about having fun.”
(Photos by Rick Scavetta, U.S. Army Garrison Kaiserslautern)
www.1001pallets.com/2017/06/yay-may-top-5-diy-pallet-proj...
We're continuously grateful for the support and contributions by our talented, creative and generous Crafters. This community blog couldn't exist without YOU! So without further ado, here's the top 5 DIY Pallet Projects May 2017 that YOU chose!
Check out the most popular creations made by you and selected by you - the Top 5 DIY Pallet Projects May 2017
#1: Nothing beats a beautiful outdoor living space for parties. But you can't do that without a terrific Pallet Bar!
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Can you say Man Cave or AMAZING party bar? This beautiful bar will surely get you excited for summer and those lazy weekend nights hanging out with family and good friends. Just be sure to have those beverages icy cold![/caption]
#2: Summer is coming, and let's keep on making those outdoor living spaces better! Make yourself a comfy place to relax like with this attractive Storefront Decorative-Backed Pallet Bench!
[caption id="attachment_38483" align="aligncenter" width="600"]
Rustic can be INTERESTING! This beautifully-crafted bench had a lot of thought put into it. The distinctive characteristics of pallets are featured and integrated into the design without making it boring. The uneven seat back makes you want to run your fingers along the edges and draws attention to the gorgeous imperfections and textures of the pallet wood. Grab a cool beverage and have a seat![/caption]
#3: DIY Pallet Projects May 2017: If you're making outdoor seating, how about this Sleek, Modern Lounge Set for those family gatherings?
[caption id="attachment_38484" align="aligncenter" width="600"]
Just because you use pallet wood does not mean you must make it rustic - even though we do love it that way too. With a bit more sanding, and using the wood to create clean lines and sleek design, you can upcycle pallets into pieces of art that will make your outdoor living spaces the favorite with your family and friends. Time to send out those invites and get your BBQ supplies![/caption]
#4: How can you make all of these great creations without a place to keep your tools safe? Make yourself a Pallet Workshop or Shed. Add a pallet bar in it, and you've got the makings for a great man cave, too!
[caption id="attachment_38485" align="aligncenter" width="600"]
Do not spend thousands on a pre-fab shed. Make your own Pallet Workshed, cabin or playhouse on a shoestring budget! Upcycle any wood and other materials you have and be creative.... then enjoy your new workspace![/caption]
#5: Let's keep on relaxing with this inspiring Red Pallet Bench!
[caption id="attachment_38486" align="aligncenter" width="600"]
This great little bench is fast, easy and sturdy. The arms are a great way to upcycle thinner pieces of wood into a stacked, layered thick piece that will last for years.[/caption]
Great job, Crafters! Please keep those creative ideas coming! Thank you for sharing what you do so well from your 1001pallets.com administration! Now, make a Propane Tank BBQ!
‘NODE15 – Forum for Digital Arts’ is gathering designers, creative coders and digital artists for creative explorations of technologies. With the Leitmotif ‘Wrapped in Code – the Future of the Informed Body’, NODE15 is devoted to the negotiation of the body and its fusion with technology. It’s a week long rush with hands-on vvvv workshops, exhibition, symposium, performances and artist talks.
For lots of Sharpsburg Maryland videos see: www.areaguides.com/sharpsburgmaryland
photos by WashingtonCounty.com
A really good up-and-coming rock band from Charleston, SC. The members are: Young-Mi Feldsott, John Pope, Caleb Bodtorf, and Paul San Luis.
At the Fall for Greenville food and music festival, Greenville, South Carolina on October 13, 2012.
First project for my Contemporary Darkroom Practices class at University at Albany
Printed on Ilford Multi IV RC DeLuxe Glossy
Boarders added in post after prints were scanned
المعهد العربي للتطوير الإداري
Arab Institute for Management Development
AIMD
البرنامج التدريبي
العقود الإلكترونية .. المعاملات التجارية والإلكترونية وحماية أمن المعلومات
بإعتماد: المجلس الأمريكي لإعتماد الشهادات المهنية
نيفادا - الولايات المتحدة الامريكية
ACAC
مقر الإنعقاد : القاهرة – جمهورية مصر العربية
خلال الفترة من 4 يناير إلي 13 يناير 2014
لقناعة منا بأن القرن العشرين شهد تحولات تكنولوجية وتقنية فاقت فى أهميتها وتأثيرها ما تحقق عبر مئات السنين، فاتحة بذلك آليات نحو مزيد من الفرص وكذلك التهديدات، مما أصبح يقينا معه أنه لابد من إعادة صياغة أشكال المعاملات وإدارة المؤسسات بشكل يتناسب مع المتغيرات المعاصرة ومنها ما حدث فى مجال العقود الإلكترونية والمعاملات التجارية الالكترونية والمعاملات الرقمية؛ كان انعقاد هذه الفعالية الهامة والتي تعرض في إطارها العام إلى تعريف التجارة الإلكترونية، العقود والمعاملات الإلكترونية، التوقيع الإلكتروني وحجيته فى الإثبات، التحكيم الإلكترونى كأحد اشكال فض المنازعات، تهيئة البيئة الآمنة لحماية التعاملات الإلكترونية فى المؤسسة، تهيئة البيئة التنظيمية والإدارية والمالية للتعامل مع التجارة الإلكترونية، تهيئة بيئة قانونية مناسبة للتعامل مع التجارة الإلكترونية، أمن معلومات التجارة الإلكترونية وقانونية التشفير، موقف التشريعات الاوروبية من المعاملات الرقمية والتجارة الإلكترونية، أساليب حل المنازعات فى ظل المعاملات الرقمية والتجارة الإلكترونية، التجارة الإلكترونية وتحديات اثبات الشخصية ومسؤولية الشخص الثالث.
مستهدفين في ذلك: مديري ورؤساء قطاع أمن وتكنولوجيا المعلومات، القانون، الاقتصاد، التخطيط، التجارة، والعاملين بها، ومتخذي القرار في الوزارات والهيئات والمؤسسات والشركات ومنظمات المجتمع المدني، الغرف التجارية والصناعية، وكل ذي صلة.
وبهذه المناسبة يسعدنا دعوتكم للمشاركة وتعميم خطابنا على المهتمين بموضوع البرنامج التدريبى وإفادتنا بمن تقترحون توجيه الدعوة لهم علما بأن رسوم المشاركة 2200 دولار أمريكي للفرد او ما يعادلها.
لمزيد من المعلومات يمكنكم التواصل مع
نائب مدير التدريب
أ / دعاء أمين
جــوال00201095888260هــاتـــف0020237795946
0020237795948
فاكـس0020237795961البريد الإلكترونىDoaaAmeen2014@gmail.com
Accession Number: spa.si.317
Winnie Ewing was first elected in the 1967 Hamilton by-election. She served as MP for Hamilton between and 1970. She served as MP for Moray and Nairn between February 1974 and 1979 unseating the then Conservative Secretary of State. She represented the Highlands and Islands served as an SNP MEP for between 1979 and 1999 and was MSP for the Highlands and Islands between 1999 and 2003. For further biographical information www.scottish.parliament.uk/msp/membersPages/historic/s1/w...
For biographical information about Vi Donaldson www.snp.org/node/7122
This picture forms part of the Scots Independent donation to the Scottish Political Archive. The Scots Independent is a monthly Nationalist newspaper. The paper was founded in 1926 and is the longest surviving political newspaper in Scotland in the twentieth century. For further information about the Scots Independent please visit their website at www.scotsindependent.org
The Scottish Political Archive is housed at the University of Stirling. The archive is home to the oral interviews, personal papers and associated material from prominent Scottish politicians. For further information about the work of the archive please visit our website www.scottishpoliticalarchive.org.uk
Photos of ofab-250 with inscription made by the RuAF ground crews in Russian air base in Syria. Captured by video released by the Russian Ministry of defense.
for full clips send me email: worldf33t@gmail.com
shorts clips previews: www.pinterest.it/worldf33t/_created/
One could be forgiven for thinking that the only GM product manufactured in 1957 was the Chevrolet Bel Air. All GM's other divisions were not standing atill however, and had released their own portfolio of models.
The Pontiac Division had been re-energised under the leadership of Bunkie Knudsen. Out were the old motifs popular over the past two decades, the silver streaks, and turning up the V8 power. Pontiac, along with Chevrolet had missed out on the all-new 1957 bodies featured in the other divisions, but kept the A-Body from the previous two years. The bodystyles mirrored those of the Chevrolet Division, 2 and 4-door sedans, 2 and 4-door hardtops, Convertibles and a coupe of variants of the wagon body design.
Fins were still all the rage, as were heavily chromed front ends. Multi-tone paints was also a popular 1950's styling tool, though Pontiac left it at only two colours. Trim within the rear side panel varied between models though.
The two 1957 Pontiac Star Chiefs featured here, a Convertible Coupe and a 2-door Hardtop Coupe have been designed for Flickr LUGNuts 60th Build Challenge - Its 5th Birthday CHallenge, to the 59th Buid Challenge theme - 'Nifty Fifties, Daddy-O', - celebrating things automotive from the US in the 1950's.
The lego models feature a separate chassis construction, lego piston engine, front and rear suspension. The bodies have opening hoods (bonnet), trunk (boot) and opening doors. The fundamental design, like GM's engineering modus operandi from the period, was to share a common body design between divisions (even if the frame designs and engines were frequently unique to the marques).
photos by Devon Tsuno
Summercamp's ProjectProject in conjuction with Side Street Project invite you to Afternoon Enchantments: Rituals for Finding Your Way Home hosted by Amanda Yates and Nathan Bockelman.
Participants create magic totems made from objects participants bring or objects provided by the artists, which are then used in a ritual ceremony. Participants clarify their understanding of what 'home' means, and make home what they want it to be, both through manipulating objects and materials; and reflectin
g on the space their home locates in the world. The event culminates in a ceremony through a labyrinth where participants imbue their totems with magic that works to resolve conflicted feelings about their place in the world.
Instructions are below for this very sacred and fun event.
Happening Magic: Totems
Starts at 5pm sharp
7:15 sharp we begin the charging ritual.
What to Bring (Note: You will maintain control of your objects, nothing will be destroyed without your consent):
If you are confused about of the below don't worry, just use your imagination.
A container: the container can be a wood box, a glass vase, paper, metal, anything you want, but it should be something important that you like to look at and have around.
An image: any kind of image (printed, drawn, even written) that conjures the spirit you want (for your home, for your relationship to Los Angeles, or for you in general)
An object: the object should be sacred and your use of it should be a sacrifice in a positive sense. For example, using a piece of trash you were going to throw away is not a sacred sacrifice. Using a piece of jewelry (or something) that you love and treasure IS a sacred sacrifice. Remember, magic is only powerful if it means something to you, using meaningless unwanted things makes meaningless unwanted magic.
Miscellaneous: any kinds of ancillary objects, charms, binding tools (thread yarn fabric wire decorations carving tools symbols etc). Bring them.
Magic tools: if you can, bring your cup, your wand, your sword or knife, your fire, your smoke (incense, whatever), your crystals and your coins.
If you have any questions about the evening, contact fallresidency(at)gmail.com.
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Additional Events:
Sweat it out on September 29th from 10:30-11:30AM with Anna Oxygen’s Morning Exercises. Be sure to bring some water and loose comfortable clothing.
During Pasadena ArtNight, October 12th 6-10PM, Eternal Telethon continues their series of webcast telethons raising funds to build an artist’s retirement community at the Salton Sea. For this event, artists will perform for the live audience as well as those watching online at eternaltelethon.com
Additional workshops by: Steve Bankhead, Eternal Telethon, Janice Gomez, Fatima Hoang, Kristi Lippire, Elonda Billera Norris, and Anna Oxygen. For a full description of workshops please visit summercamprojectproject.org or sidestreet.org
Image: Totem for Publishing (Publishing Fairy), Amanda Yates 2010
Shooting for the Stars 2020 at Pacific West Gymnastics - located in Union City, California and Fremont, California.
Welcome Message
Dear colleagues,
On behalf of the Spanish Society for Parenteral and
Enteral Nutrition (SENPE), we would like to invite you
to the 40th ESPEN Congress 2018, which will be held
for the 4th time in Spain.
Following the Congresses in Barcelona (1987, 2012)
and Madrid (2000), the Spanish Society would like
to welcome all ESPEN members again to the city of
Madrid.
Madrid is the capital of Spain and one of the main
European metropolis. It is a captivating city including
some of the most visited art museums in the world
and a cultural heritage where history and modernity
blend effortlessly together. Its bright sunny weather
offers the perfect setting for a walk through the wide
green areas in the city or any other leisure activity of
your choice. In addition to this, the city´s kind-hearted
people are active participants in offering visitors
a warm welcome.
With the theme “Nutrition without borders” we want
to express our interest to explore new topics in clinical
nutrition, in different clinical settings, besides the
multidisciplinary and worldwide environment of the
Congress.
Working in close collaboration with the ESPEN
Committee Members, we have developed an attractive
program that aims to continue ESPEN’s effort
to improve Nutritional Care and Education. With
the occasion of celebrating the 40th anniversary of
ESPEN Congress and in order to remember the main
achievements of the Society during this long trajectory
we will “season” the schedule with some special
events.
We are convinced that the program of ESPEN 2018
offers a great opportunity for physicians, dietitians,
pharmacists, nutritionists, scientists and nurse
involved in the field of nutrition and metabolism to
meet and discuss cutting edge science in an informal
atmosphere, strengthening old and sparkling new
collaborations.
For the last 7 years I've been making photos of this old homestead in the middle of the swamp. Hubby says it has been like this all of his life. I can't help but wonder who built the house, and who lived there, and if they ever saw their home halfway under water like this. I don't know if the old house will stand up to another Manitoba winter. It looks a little closer to the end every time I stop in to see it.
**New Note: Sept. 3, 2008: I have a good friend whose father lives in Neepawa. She describes his farm as having a big red barn and some silver barns on it, on the same road as this old house sits. Well, this old house is just a few hundred yards down the hill from a house with a big red barn and some silver barns, and I know this because I always take photos of that farm too, since it is so pretty. Anyway, my friend also says that her granny used to live nearby in an old house, and for her 90th birthday they took her to see her old house, and she remarked that she was so surprised to find it still standing, but like her, almost gone. Now I am wondering, have I found the house's owner? This is so much fun, and I am dying to show my friend my photos of the red and silver barns that are near the old house, and to find out if they actually belong to her father. If so, this old house might have belonged to her granny once upon a time, and I might be able to learn more about it all. At the very least, her father should know more about the property and its history. Keep your fingers crossed, and I will too!
(left to right) Hugh Robertson, MP and Minister for Sport and the Olympics, Laurence Tricker, Cyclopark Project Manger and Tony Mack, Cyclopark campaigner and supporter on site with a map of the park’s planned layout.
On Friday 20th August, Hugh Robertson, Member of Parliament for Faversham and Mid Kent and Minister for Sport and the Olympics visited Cyclopark to see for himself the exciting opportunity that this regeneration project will provide for South East residents. Sport England, the government agency responsible for creating a world-leading community sport system of clubs, coaches, facilities and volunteers; have agreed Lottery funding for the project from their Sustainable Facilities programme. Fellow funders include British Cycling, Kent County Council and the Homes and Communities Agency.
Cyclopark is the innovative park set to bring first class cycling, running and extreme sports facilities to North Kent. The park will be one of the leading multi sport centres in the South of England and Jamie Staff MBE, Olympic gold medallist, World BMX champion and Cyclopark’s champion hopes to develop a ‘Jamie Staff Academy’ on-site for young people to develop their talent. When completed in 2012, Cyclopark will also offer an exciting range of activities for everyone from the enthusiastic beginner right up to the seasoned professional. It will create a lifelong interest in sport and healthy living from youth through competitive activities to old age.
The project will be a Kent Thameside gateway to sport, leisure and recreation through its links to Jeskyns Farm, Ashenbank Woods and Shorne Country Park. Set within 43 hectares of landscaped parkland and with a 340m BMX racetrack, a skate park and a 2.9km circuit track for cycling and running, Cyclopark really will be a unique activity venue.
Mr Robertson was impressed with the scale of the project and offered his support in helping to ensure that Cyclopark would contribute to a lasting legacy after the Olympics in 2012. He says; “Cyclopark is going to be a huge draw for Kent and the wider South East. It’s so important that we provide the facilities and resources for local people to enjoy sport and keep fit and healthy. With the Olympics taking place in the year that Cyclopark is due to open, 2012 looks set to be an incredible year for sport; not only in London but throughout the South East.”
Tony Mack, long-serving campaigner for Cyclopark organised the ministerial visit to raise the project’s profile with the recently appointed Minister. Tony Mack is a Kent resident and was delighted to spend some time talking to the Minister and outlining the huge opportunity that Cyclopark offers. Tony says; “Mr Robertson took time out of his busy schedule for this visit and we were grateful for the opportunity to show the Minister around the site and bring to his attention the huge potential of this highly innovative and imaginative project. I think it’s really important that we raise the profile of the park and ensure that everyone who can help with promoting and championing the project knows what an asset it is going to become to Kent.”
Laurence Tricker, Cyclopark Project Manager also attended the visit and was able to provide background information on the project. He answered a number of questions from the Minister regarding funding, timescales and local support as well as the key question, 'Would it be ready in 2012?’. Laurence says; “If all goes to plan and we secure the last remaining funds we need, we will open in the summer of 2012. With construction starting this autumn and only two years until completion it is vital that we spread the word about Cyclopark and its value as a unique and exciting local project. The park fits perfectly within the massive regeneration of Kent Thameside and will support the positive change already going on in the area. It will not only be a centre of excellence for the cycling world, but also a ‘must see’ for visitors to North Kent.”
The project forms a key part in the regeneration of Kent Thameside which is lead by Kent Thameside Regeneration Partnership (KTRP). This partnership of public and private sector organisations including Gravesham and Dartford Borough Councils, supports and champions the regeneration of Kent Thameside, a hub for innovation and one of the fastest growing areas in the UK covering the boroughs of Dartford and Gravesham and Ebbsfleet Valley. With a commitment to provide 25,000 new homes and 50,000 new jobs over the next two decades, KTRP will make Kent Thameside a distinct and vibrant destination.
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For Simavi (www.simavi.nl), we visited Kenya. On location, we produced video and photography around their WASH program, which includes raising awareness in the classroom around sanitation & hygiene and on the football pitch, where local coaches teach more through football.
This photograph is being made available only for publication by Dallas Habitat for Humanity and for personal use printing, sharing on social media, or archiving by the volunteers, groups, and/or owners of the household featured in the photograph.
The photograph may not be manipulated in any way and may NOT be used in any form in any commercial or political materials, advertisements, emails, products, and/or promotions that in any way suggests approval or endorsement of the Dallas Habitat for Humanity, the photographer, volunteers, or owners of the house without written consent. This image is not managed or maintained by the Dallas Habitat for Humanity and the photographer / account owner is a volunteer and does not officially represent the organization.
Beth Healey talks at the "Space for Inspiration – International Space Station and beyond” event at the Science Museum, London, 14-15 September 2016. ESA, industry and experts from many disciplines look at how human spaceflight has changed our daily lives, and what the future holds.
Credits: ESA–M. Alexander
The picture shows people training for building human castles (castells) in Tarragona. It's a catalan tradition. The group on the photo is Colla Jove Xiquets de Tarragona (ca.wikipedia.org/wiki/Colla_Jove_Xiquets_de_Tarragona).
(I've intentionally taken the picture this way in order to protect the identity of the people involved.)