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Mont Saint-Michel
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Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
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Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Mont Saint-Michel
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Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Mont Saint-Michel
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Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
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Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
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METAMORPHOSIS | Mixed Media, Digital Art, Video
february 22 - march 25, 2007 | vernissage: saturday, february 24, 2-5 pm
Arts Sutton Gallery presents an exhibition of current works by Mary Bogdan and Ted Yudelson which deal with the theme of change or the hope of change. The two artists address the issue of personal evolution in their own unique way through their encounter with the creative process. Within the moments of incidental illuminations that occur along the way, each discovers hope for metamorphosis, leading to transformation and ultimately, transcendence.
The work involves the recycling, recovery, manipulation and alteration of “found” objects and demonstrates the pursuit of reinvention of self, of an approach to life or a way of being. It addresses the shaping of the self through the creation of art, both on a personal and collective level. The work looks at inner struggles and seeks a better understanding of self and its place in our society. It portrays a quest for healing – a way to undo the past or, at least, to understand the present and invent a better future.
Special Event: An Artist Talk by Mary Bogdan, Saturday, March 10th at 2 pm. No entry fee.
Curator: Kathy Feig
Mary Bogdan holds a bachelor of Fine Arts degree from Concordia University, and has participated in creative painting at the Saidye Bronfman Centre for the Arts, and assemblage at the Visual Arts Centre. A graphic designer by profession, she is co-founder and partner of Crayon Design & Communication, a graphic design firm, with husband photographer, Sol Lang, and has won numerous international awards. Her paintings, assemblages and limited edition prints, as well as video, have been exhibited internationally and are in public and private collections.
Ted Yudelson holds a Bachelor of Architecture degree from McGill University and has participated in sketching at McGill, stained glass at the Visual Arts Centre and pottery at the Gora Studio. An architect by profession, he is an Associate with the IBI Group, a multidisciplinary international design firm. Ted recently embarked on a project of assemblages, his first major body of work. The mixed media series, called Broken Promises, employs computer components as its primary element.
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METAMORPHOSIS | Techniques mixtes, art digital, vidéo
22 février au 25 mars 2007 | vernissage: samedi 24 février de 14h à 17h
La Galerie Arts Sutton présente une exposition des oeuvres récentes de Mary Bogdan et Ted Yudelson. Celles-ci ont pour thème le changement ou l'espérance du changement. À leur manière unique, les deux artistes étudient la question de l'évolution personnelle dans leur processus de création. Chacun y découvre, lors de moments d'inspiration fortuite, l'espoir de la métamorphose qui mène vers le changement et finalement, vers la transcendance.
L'oeuvre consiste au recyclage, à la récupération, à la manipulation et à la modification d'objets «trouvés» et pas laquelle se manifeste la quête du renouvellement de soi, une façon d'aborder la vie ou une manière d'être. Cette création de l'art, tant au niveau personnel que collectif, modèle le «moi». L'oeuvre scrute les conflits intérieurs et cherche une meilleure compréhension du «moi» et de sa place dans la société. Elle dépeint la recherche de guérison – comment défaire le passé ou, à tout le moins, comment comprendre le présent et inventer un futur meilleur.
Événement spécial: Dans le cadre de l'exposition, une conférence avec Mary Bogdan est prévue le samedi 10 mars à 14h00. L'entrée est gratuite.
Commissaire: Kathy Feig
Mary Bogdan est diplômée des Beaux-arts de l'Université Concordia. Elle a suivi divers cours en peinture et en assemblage au Centre des arts Saidye Bronfman et au Centre des arts visuels de Montréal. Graphiste de profession, elle dirige avec son conjoint, le photographe Sol Lang, une entreprise de graphisme Crayon Design & Communication, laquelle s'est méritée de nombreux prix internationaux. Ses tableaux, assemblages, gravures à tirage limité et vidéo, sont exposés partout dans le monde et ses oeuvres font partie de collections privées et publiques.
Ted Yudelson est diplômé en architecture de l'Université McGill. Il a suivi des cours de dessin à McGill, de vitrail au Centre des arts visuels et de poterie au studio Gora. Architecte de profession, il est associé au Groupe IBI, une entreprise internationale de design multidisciplinaire. Tout récemment, Yudelson a entrepris un projet d'assemblage, sa première oeuvre majeure. Des composantes d'ordinateurs constituent les éléments de base de la série Promesses non-tenues (médias mixtes).
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Galerie ArtsSutton Gallery | 7, rue Academy, Sutton | 450.538.2563
info@artssutton.com | www.artssutton.com
opening hours: Thurs. to Sun. 11:00 to 5:00 | heures d'ouverture: jeu. au dim. 11h à 17h
madonna & child or re-parenting my inner child, a film by mary bogdan www.lulu.tv/?p=7650
The Shaheedan square, in Kandahar. This photo is part of the "Kandahar Through Afghan Eyes" exhibition, a project produced by Kandahar-based media and cultural group Hindara, jointly funded by Canada and the United States. Through this project, a team of 15 male and female students from high schools throughout Kandahar City were trained by Hindara on how to use a camera. They documented the daily lives of Kandaharis in a manner that, until now, has rarely been seen by those not living in the province. The photographs will travel to Ottawa and Washington, where Canadian and American audiences will have an opportunity to better understand both the challenges and opportunities that lie ahead for Kandaharis. To learn more about Canada’s engagement in Afghanistan, please visit www.afghanistan.gc.ca. © Nazir Ahmad (Hindara) / La place Shaheedan, à Kandahar. Cette photo fait partie de l’exposition « Kandahar : Un regard afghan », un projet réalisé par Hindara. Cette fondation, basée à Kandahar, est axée sur la culture et les médias, et financée conjointement par le Canada et les États-Unis. Grâce à ce projet, Hindara a montré à une équipe de 15 élèves, des garçons et des filles venant d’écoles secondaires à Kandahar, comment se servir d’un appareil photo. Vous regardez ici la vie quotidienne des Kandaharis, illustrée d’une façon qui, jusqu’à présent, était rarement vue par ceux qui n’habitent pas dans la province. L’exposition sera présentée à Ottawa et à Washington. Ainsi, les Canadiens et les Américains auront l’occasion de mieux comprendre les défis et les possibilités à venir pour les Kandaharis. Pour en savoir plus sur l’engagement canadien en Afghanistan, veuillez visiter le www.afghanistan.gc.ca. © Nazir Ahmad (Hindara)
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Mont Saint-Michel
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Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Mont Saint-Michel
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Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
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Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
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Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Mont Saint-Michel
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Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
•
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Mont Saint-Michel
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Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Mont Saint-Michel
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Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique d’environ 960 mètres de circonférence situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, dans le département de la Manche en Normandie, et dont le nom vient de l'archange saint Michel. Avant l'année 709, il était connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari). L'abbaye du Mont-Saint-Michel est située sur le mont, et le mont constitue une petite partie du territoire de la commune du Mont-Saint-Michel.
Le mont Saint-Michel baigne dans la baie du Mont-Saint-Michel, ouverte sur la Manche. L’îlot atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, la partie essentielle du rocher étant couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie1. Le mont Saint-Michel est le troisième site touristique culturela le plus fréquenté de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, avec près de 2,3 millions de visiteurs par an2 (3,25 millions en 20063, 2,3 millions en 20144).
Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 150 mètres au-dessus du rivage. Éléments majeurs, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 18625. (soixante autres constructions étant protégées par la suite6) ; le mont (îlot rocheux) et le cordon littoral de la baie figurant depuis 19797 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le moulin de Moidrey depuis 20077. Depuis 1998, le mont Saint-Michel bénéficie en outre d'une seconde inscription sur la liste du patrimoine mondial en tant que composante du bien en série Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France8.
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires9. »
La baie
Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) est situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, dont le cordon littoral figure au patrimoine mondial de l’Unesco (inscription de 1979).
La baie qui fait partie du Massif armoricain repose sur un socle précambrien de grès et de schistes argileux qui se métamorphisent autour des éperons granitiques cadomiens de Cancale, Avranches, Chausey et Carolles. Toujours pendant le cycle cadomien, les granites intrusifs cambriens ont donné le mont-Dol, l'îlot Tombelaine et le mont Saint-Michel qui est constitué d'un pluton de leucogranite à biotite et muscovite datant de 525 millions d'années : l'îlot Saint-Michel fait une circonférence d'environ 960 mètres et une hauteur de 92 mètres10.
Les marées dans la baie du mont Saint-Michel ont une amplitude de près de treize mètres les jours de fort coefficient, la mer se retire à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ». Le mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours là.
L'ancienne digue
La digue-route qui reliait le mont au continent avait été construite en 1879. En retenant le sable, elle avait aggravé l’ensablement naturel de la baie, au point que le mont risquait un jour de ne plus être une île. D'où la mise en œuvre du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de l’île
Le 24 juin 1983, François Mitterrand inaugure les travaux de démolition de la digue (submersible) de la roche Torin et du rétablissement du caractère maritime. Le projet, appelé jusque dans les années 1990 « désensablement du Mont », est rebaptisé « rétablissement du caractère maritime du mont Saint-Michel » car il s'agit d'un processus naturel, la marée montante (vitesse du courant de flot : 1 m/s par coefficient de marée moyen, soit 3,6 km/h) ayant un flux plus élevé que celui de la marée descendante (vitesse du courant de jusant : 0,75 m/s, soit 2,7 km/h)11.
En 1995, les études sont déclarées honnêtes ; la puissance des ordinateurs a augmenté ainsi que les codes de calcul : on peut monter la commission[précision nécessaire] du Mont-Saint-Michel, qui doit préserver son insularité et faire arriver des touristes payants régulés.
Il s'en déduit les éléments suivants du projet12 :
•suppression du parking : un autre parking est construit au sud du barrage de la Caserne sur le Couesnon (barrage qui est reconstruit) à 2,5 km du mont (planté de 45 000 arbres et arbustes, ce parking situé dans la zone commerciale La Caserne propose plus de 4 000 places de stationnement). Des navettes spéciales (à moteur et à cheval type maringotte) amènent les visiteurs par une nouvelle digue sur les herbus (levée de terre empierrée longue de 1 085 m et haute de 9,50 m). Cette digue est prolongée par un pont-passerelle (longue de 760 m). Cette « jetée » sur pilotis en acier enfoncés dans des pieux de béton de (30 m) de profondeur jusqu'à la roche, est scindée en 3 branches : deux cheminements piétonniers recouverts d’un platelage de chêne et une chaussée centrale en béton armé réservée à la circulation de navettes) et un terre-plein d'ancrage (permettant l'accès aux secours) au pied des remparts surmonté d’un gué en béton submersible lors des grandes marées (120 m), permettant au mont de conserver son insularité 20 jours par an lors des grandes marées ; dans le futur, une gare SNCF sera construite sur le continent, avec des trains directs depuis Paris-Vaugirard (Montparnasse-3)[réf. à confirmer] ;
•côté île : le Couesnon doit être chenalisé de part et d’autre du mont Saint-Michel, 2⁄3 à l’Ouest en Bretagne et 1⁄3 à l’Est en Normandie, le barrage servant de barrage de chasse de 700 000 m3. Des échelles à poissons sont prévues, pour les anguilles (catadromes) comme les saumons (anadromes). La construction du barrage sur le Couesnon est officiellement lancée le 16 juin 2006.
Le projet de liaison ferroviaire est actualisé, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Dans un rapport13, le Conseil général des ponts et chaussées détaille les options possibles, en omettant la liaison ferroviaire établie entre 1901 et 1938.
À partir de 2006, l'État, seul concepteur du projet, se désengage de sa réalisation opérationnelle. Les travaux sont alors confiés exclusivement aux collectivités territoriales locales, déjà regroupées depuis 1997 dans un syndicat mixte, le syndicat mixte « Baie du Mont-Saint-Michel »14.
En août 2008, les quatre premières vannes sont opérationnelles dans la partie ouest du nouveau barrage du Couesnon, fonctionnant en portes à flots en attendant la livraison des quatre autres en cours de montage. L'ancien barrage est détruit en novembre 200815.
Le nouveau barrage-passerelle est mis en service en mai 200916 et ouvert au public en juin 201017. La retenue d'eau constituée à marée montante est lâchée à marée descendante, générant un effet « chasse d'eau » qui doit permettre le désensablement de la baie du Mont-Saint-Michel18.
Le projet de rétablissement du caractère maritime de 200 millions d'euros, notamment le stationnement et le transport des visiteurs attribué à l’automne 2009 à la délégation de service public Veolia Transdev, suscite de vives polémiques, tant au niveau de son suivi financier que de ses choix techniques et économiques (prix du parking, suppression de la navette gratuite « Montoise » qui transporte les habitants du Mont et les 600 employés saisonniers), comme le révèle un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie19,14.
Depuis le 22 juillet 2014, les visiteurs peuvent se rendre au mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau en dessous desservent désormais l'île. L'ancienne digue a maintenant été totalement démolie20.
Toponymie
À l'origine, il était connu sous l'appellation de in monte qui dicitur Tumba vers 850 (mont Tombe) : le mot tumba, « tombe », rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de « tertre », « élévation »)21. Le nom de la localité est attesté sous les formes Montem Sancti Michaelis dictum en 966, loco Sancti Archangelis Michaelis sito in monte qui dicitur Tumba en 1025 et, en 1026, Saint Michiel del Mont au XIIe siècle22, au Moyen Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari)23.
Son nom viendrait d'un petit oratoire en forme de grotte construit en 708 (ou 710) par saint Aubert, évêque d'Avranches24, dédié à l'archange saint Michel. Les restes de cet oratoire ont été retrouvés et sont encore visibles dans la chapelle Notre-Dame-sous-Terre, c’est-à-dire sous la terrasse qui prolonge la nef de l’abbatialeb.
Histoire
Un village, implanté sur le mont dès 709, voit vers le milieu du siècle suivant sa population s'accroître à la suite semble-t-il des raids vikings qui incitent les populations habitant des établissements ruraux et des villages voisins au mont, à s'y réfugier. Il se développe tout au long du Moyen Âge à l’ombre de son abbaye25. Au nord de l’église paroissiale Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.
L’économie du mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à Saint Michel, notamment jusqu’à la Révolution française, la population locale s'installant pour proposer gîte et couvert aux miquelots. Le pèlerin, appelé michelet26, venait de toute l’Europe : depuis l’Angleterre, la France du nord et de l’ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l’attrait touristique important que représente le site et sa baie. À la suite de la tempête de fin décembre 1999, les vestiges d'un ancien atelier de plombs de pèlerinage sont mis au jour27.
Les habitants du mont vivent aussi du XVe au XIXe siècle grâce à la prison en hébergeant ses gardiens et en accueillant ses visiteurs. La dernière prison ferme en 1863. La construction d'une digue-route en 1879 puis d'une voie ferrée reliant Pontorson permet l'essor du tourisme de masse qui vit notamment grâce à la vente d'articles de souvenir de pèlerinage25.
Le temps du tourisme
Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tels Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l’une des premières destinations touristiques de France.
La fréquentation du site et de l'abbaye est concentrée dans le temps. Elle est la plus forte au cours de la période estivale et de certains week-ends printaniers qui concentrent le tiers des visiteurs du Mont-Saint-Michel, avec une moyenne journalière approchant les 12 000 visiteurs et des pics dépassant les 16 000 visiteurs par jour, avec un flux de visiteurs de moins en moins dense au fur et à mesure de l'ascension vers l'abbaye (un tiers seulement montant jusqu’à l’abbaye). Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. « Au cours d’une journée, c’est entre 11h et 16h que la densité de visiteurs sur le site est la plus forte »28.
Le Mont connaît un déclin de fréquentation depuis le début du XXIe siècle, passant de 3,5 millions de visiteurs à 2,3 millions en 2014. Le site pâtirait en effet des nouvelles conditions de desserte de l'îlot et de la mauvaise réputation du Mont-Saint-Michel qui fait payer cher des prestations médiocres29.
Les prisons
Des prisons furent établies sur le mont Saint-Michel durant une très longue période de son histoire30,31,32. Après que les moines furent chassés lors de la Révolution française, le mont Saint-Michel fut transformé en prison pour prêtres réfractaires en 1793 et son nom changé en Mont Libre33 ; puis en 1811 en maison de force pour prisonniers de droit commun et prisonniers politiques jusqu'en 1863.
Monuments et lieux touristiques
Soixante-et-un immeubles situés sur l'îlot sont protégés au titre des monuments historiques6, par plusieurs campagnes de protection, réalisées notamment en 1928 et 1934.
D’une dimension hors norme, les travaux de rénovation de l’immense bâtiment du XIIIe siècle, lancés fin 2020, devraient durer jusqu’en 202334.
Présence humaine sur le mont
Les Fraternités monastiques de Jérusalem
Depuis 2001, des frères et des sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris, assurent une présence religieuse toute l'année. Ils remplacent les moines bénédictins, qui peu à peu désertèrent le Mont après 1979.
Le Festival 13 siècles entre ciel et mer
Lors de l'élaboration des festivités du 13e centenaire de la fondation du mont, le diocèse de Coutances et d'Avranches et l'association Robert de Torigni décident, entre autres, de créer un festival d'art chrétien pour « sensibiliser le visiteur au côté spirituel du Mont-Saint-Michel ».
Après ce festival, il est décidé de perpétuer le festival, chaque été, pendant une semaine[Passage à actualiser].
Économie
Trois grandes familles se partagent les commerces de la commune, et se succèdent à l’administration de la ville (Éric Vannier35, Jean Yves Vetelé36 et Patrick Gaulois37). On compte trois cents commerces pour trois millions de touristes, alors qu'en 2013 la commune compte 44 résidents (20 dans les polders, 24 intra-muros) et 99 électeurs. Intra-muros travaillent 54 commerçants et résident 24 Montois (une famille de deux parents et deux enfants, une commerçante, l'administrateur du monument, deux pompiers, un agent de sécurité, cinq moines, sept moniales et trois prêtres)38.
L’abbaye est propriété de l’État, gérée par le Centre des monuments nationaux.
Le Mont-Saint-Michel est dénommé « commune touristique » depuis août 200939.
À la suite des travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel mis en œuvre localement par un Syndicat mixte et débutés en 2006, les groupes hôteliers du Mont se livrent à une guerre commerciale, notamment à propos du chemin pédestre qui relie depuis 2012 les parkings au départ des navettes touristiques pour le Mont, Jean Yves Vetelé et Patrick Gaulois accusant Éric Vannier d'avoir usé de son statut de maire pour peser sur un vote en 2009 du syndicat mixte au sujet du point de départ des navettes qui a été fixé au milieu de deux établissements gérés par Vannier40,41. Le maire du Mont-Saint-Michel Éric Vannier est finalement condamné en correctionnelle à 30 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, pour prise illégale d'intérêts42.
Personnages célèbres liés au mont Saint-Michel
•Robert de Torigni, célèbre abbé du mont.
•Guillaume de Saint Pair, moine de l’abbaye auteur du Roman du Mont-Saint-Michel.
•Le duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), venu démolir la « cage de fer ».
•Mathurin Bruneau, sabotier, escroc et faux Louis XVII, prisonnier au mont en 1821-1822.
•Auguste Blanqui, prisonnier politique au mont.
•Armand Barbès, prisonnier politique au mont.
•Monseigneur Bravard, restaurateur de l'abbaye après la Révolution.
•La mère Poulard, restauratrice (voir ci-dessous).
•Émile Couillard, écrivain, historien du mont et abbé du Mont-Saint-Michel.
Gastronomie locale
Le mont Saint-Michel se situe à l’embouchure du Couesnon. Côté terre, des aménagements de digues déjà anciens ont permis jusqu’à aujourd’hui de gagner sur la mer des terrains consacrés à l’agriculture et à l’élevage (dont celui des ovins, qualifiés de moutons « de pré-salé »). Le mouton ou l’agneau de pré-salé, appelé grévin43 est ainsi une spécialité normande, à déguster de préférence grillé au feu de bois.
Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d’œufs et de crème fraîche, abondamment battus en neige dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.
Références culturelles au mont Saint-Michel
Dans la peinture
•Le mont Saint-Michel fait fréquemment l'objet de représentations dans les manuscrits enluminés du Moyen Âge. La plus célèbre est sans doute celle des Très Riches Heures du duc de Berry, illustrant la fête de l'archange dans le livre d'heures. La miniature est attribuée à l'un des frères de Limbourg, qui l'a peinte entre 1411 et 1416. Le mont est également représenté dans au moins sept autres livres d'heures du XVe siècle comme celui de Bruxelles à l'occasion de l'illustration d'une fuite en Égypte (vers 1400), dans les Heures du Maréchal Boucicaut (musée Jacquemart-André) au folio 11v (vers 1405), dans le Livre d'heures Sobieski conservé au château de Windsor, (f.204v) et attribué au Maître de Bedford, le Livre d'heures à l'usage de Nantes conservé à la Bodleian Library (1450-1455)44.
•L'affiche Le Mont-Saint-Michel réalisée en 1934 par le peintre Pierre Matossy pour les Chemins de fer de l'Ouest est recherchée des collectionneurs.
Dans la littérature
•En 1832, dans le roman fantastique La Fée aux miettes, Charles Nodier évoque les sables mouvants de la baie du Mont-Saint-Michel45.
•En 1850, le roman historique de Paul Féval, La Fée des grèves, dont l’action se situe en 1450, évoque les légendes du Mont-Saint-Michel et du mont Tombelaine46.
•En 1887, dans Le Horla, récit fantastique de Guy de Maupassant, le personnage principal termine son voyage thérapeutique au mont Saint-Michel47.
•En 1967, dans le cycle des Princes d'Ambre, Roger Zelazny s'inspire des aménagements et particularités du Mont-Saint-Michel pour créer sa cité d'Ambre.
•En 1984, le ministère de la Culture publie le livre découpage du créateur François Rouillay, permettant de revivre mille ans d'histoire et d'architecture du mont Saint-Michel, préfacé par Françoise Chandernagor.
•En 2003, Da Vinci Code (The Da Vinci Code) de Dan Brown fait référence au mont Saint-Michel.
•En 2004, La Promesse de l'ange, roman policier archéologique de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos situe l’action principalement au mont Saint-Michel.
•En 2005, le thriller Le Sang du temps de Maxime Chattam se déroule au mont Saint-Michel en 2005 et dans l’Égypte des années 1920.
•En 2011, le roman de science-fiction L'Ère du Vent de Pierre Bameul, donne le mont Saint-Michel comme siège d'un Nouveau Vatican post-apocalyptique.
Dans la bande dessinée
•En 1999 et 2000, le mont Saint-Michel est le cadre des Aventures de Vick et Vicky ; Bruno Bertin publie aux Éditions P'tit Louis deux bandes dessinées jeunesse, Les Archanges du Mont-Saint-Michel : Le Testament (tome 1) et La Malédiction (tome 2).
•En 2008, la bande dessinée Le Diable & l’Archange, texte et dessin de Guillaume Néel, couleur de Julien Gondouin, reprend une légende médiévale sur la création du Mont-Saint-Michel ; en accompagnement, un livret pédagogique permet de mieux comprendre le Diable et l’Archange, l’historique du Mont, la ville.
Dans la musique
•En 1996, le compositeur anglais Mike Oldfield publie l’album Voyager, dont un des titres est consacré au mont Saint-Michel.
•En 1998, le compositeur français Patrick Broguière [archive] publie sous le titre Mont Saint-Michel un concept album de rock progressif entièrement consacré aux légendes du mont Saint-Michel.
•En 1999, le harpiste breton Kirjuhel publie l’album Echo of Mont-Saint-Michel.
•En 2001, le musicien anglais Aphex Twin, originaire de Cornouailles, publie l’album de musique électronique Drukqs, dont le titre Mt Saint Michel + St Michael's Mount est inspiré à la fois par le mont Saint-Michel et le St Michael's Mount, situé en Cornouailles.
Au cinéma
Voir la catégorie : Film tourné au Mont-Saint-Michel.
•1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca, où le rêve d'un des personnages est d'empêcher l'ensablement du mont Saint-Michel
•1976 : Passion violente (Dedicato a una stella) de Luigi Cozzi
•1983 : Pauline à la plage d'Éric Rohmer
•1998 : Armageddon de Michael Bay
•2009 : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) d'Ivan Calbérac
•2013 : À la merveille (To the Wonder) de Terrence Malick
•2016 : Tout pour être heureux de Cyril Gelblat
À la télévision
•2010 : L'Ombre du Mont-Saint-Michel, téléfilm français de Klaus Biedermann
•2017 : The Package (더 패키지, Deo Paekiji), série télévisée sud-coréenne, où le groupe de touristes y fait une étape lors de leur voyage en France.
En philatélie
•Dès 1930 la poste a émis un timbre de 5 Francs brun.
•En 1966, un nouveau timbre de 25 centimes, noir, vert et rouge sur paille est émis à l'occasion du millénaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
•En 1998, nouveau timbre de 3 francs, multicolore. Ce timbre sera élu plus beau timbre de l'année.
•En 2006, la poste dans une émission commune avec les Nations unies de Genève émet deux timbres dont l'un est le mont Saint-Michel et son abbaye (Manche) dont la valeur est de 90 centimes d'euro. Le thème était : Monuments. Patrimoine mondial48.
En numismatique
•Le mont Saint-Michel est représenté sur la pièce de 20 francs Mont-Saint-Michel (1992-2001).
Dans les jeux vidéo
•Le mont Saint-Michel est représenté dans Onimusha 3.
•Le mont Saint-Michel est une des merveilles mondiales qu'il est possible de construire dans le jeu Civilization VI.
•Le mont Saint-Michel est représenté à l'époque de la Renaissance dans Assassin's Creed Brotherhood, jeu vidéo édité par Ubisoft Montréal. La ville est en effet proposée comme terrain de jeu (« carte ») pour des parties multijoueurs dans le premier contenu téléchargeable sorti en décembre 201049,50.
•Dans Kingdom Hearts 3D, le mont Saint-Michel est une partie du monde Pays des Mousquetaires. On en entend aussi parler dans certains dialogues.
•Le mont Saint-Michel est présent sur une des jaquettes du jeu Castlevania: Symphony of the Night.
C'est un endroit paradisiaque situé sur la Costa tropicale de Grenade, à seulement 50 mètres de la mer et d'où la Sierra Nevada peut être vue.
Cette ferme que le roi Balduino a baptisé avec le nom de «Villa Astrida» à la mémoire de sa mère, Queen Astrid, a servi à échapper à l'agitation et à trouver «Peace and Tranquility», le directeur du Rey Balduino Memorial, Isabel, Isabel Ferrer.
La Fondation Ineis, qui gère la propriété et l'héritage des rois, a décidé d'ouvrir les portes au public de la totalité de Villa Astrida avec "la prétention de transmettre et de publier la figure et les valeurs des monarques belges".
C'est aussi une opportunité, explique-t-il, de "comprendre un endroit et un endroit avec une histoire unique, un point où les Kings ont profité de l'occasion pour se reposer à différentes dates de l'année", et une façon de connaître leur jour La côte de Grenade, de recréer les liens qu'ils avaient avec les résidents de Motril depuis plus de 30 ans et de "se souvenir de leur vie, de leur histoire et de leurs croyances".
Une visite dans cette maison de style andalous nous permet également de révéler la question que beaucoup ont posé lorsqu'ils ont atteint la porte de la ferme sur la façon dont l'intérieur de cette villa bien connue serait.
La ferme, construite sur une parcelle d'environ 27 000 mètres carrés, est depuis longtemps, "The Great Stranger". Donc, son ouverture au public lui permet désormais de le faire connaître «complètement et avec des visites guidées à l'intérieur de la maison, des jardins et du secteur du musée du Rey Balduino Memorial».
It is a paradisiacal place located on the Tropical Costa of Granada, just 50 meters from the sea and from where Sierra Nevada can be seen.
This farm that King Balduino baptized with the name of 'Villa Astrida' in memory of her mother, Queen Astrid, served to escape the bustle and find "peace and tranquility," the manager of the Rey Balduino memorial, Isabel, Isabel Ferrer.
The INEIS Foundation, which manages the property and legacy of the kings, has decided to open the doors to the public of the totality of Villa Astrida with "the claim to transmit and publicize the figure and values of the Belgian monarchs."
It is also an opportunity, he explains, to "understand a place and a place with a unique story, a point where the kings took the opportunity to rest on different dates of the year", and a way of knowing their day to day on the coast of Granada, of recreating the links they had with the residents of Motril for more than 30 years and "remembering their life, history and beliefs."
A visit to this Andalusian -style house also allows us to reveal the question that many asked when they reached the door of the farm about how the interior of this well -known villa would be like.
The farm, built on a plot of about 27,000 square meters, has been for a long time, "the great stranger." So its opening to the public now allows it to make it known “thoroughly and with guided tours through the interior of the house, the gardens and the museum area of the Rey Balduino Memorial”
Se trata de un lugar paradisíaco situado en la Costa Tropical de Granada, a apenas 50 metros de la orilla del mar y desde donde se puede divisar Sierra Nevada.
Esta finca que el rey Balduino bautizó con el nombre de ‘Villa Astrida’ en recuerdo de su madre, la reina Astrid, le servía para escapar del bullicio y encontrar “paz y tranquilidad”, explica a EFE la gerente del Memorial Rey Balduino, Isabel Ferrer.
La Fundación INEIS, que gestiona el inmueble y el legado de los reyes, ha decido abrir las puertas al público de la practica totalidad de Villa Astrida con “la pretensión de transmitir y dar a conocer la figura y los valores de los monarcas belgas”.
Es también una oportunidad, explica, para “entender un sitio y un lugar con una historia única, un punto donde los reyes aprovecharon para descansar en distintas fechas del año”, y una forma de conocer su día a día en la costa de Granada, de recrear los vínculos que mantuvieron con los vecinos de Motril durante más de 30 años y de “recordar su vida, historia y creencias”.
Una visita a esta casa de estilo andaluz permite revelar también la pregunta que muchos se hacían cuando llegaban a la puerta de la finca sobre cómo sería el interior de esta conocida villa.
La finca, construida sobre una parcela de unos 27.000 metros cuadrados, ha sido durante mucho tiempo, “la gran desconocida”. Por lo que su apertura al público permite ahora darla a conocer “de forma exhaustiva y con visitas guiadas por el interior de la vivienda, los jardines y la zona museística del Memorial Rey Balduino”. 10
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.
DISTINCTION FOR CATEGORY 4
Copyright: CC-BY-NC-ND: Daniela Domeisen
Description of the author:
The video captures the sudden stratospheric warming on 12 February 2018 about 30 km above the Earth’s surface. Such events can lead to cold spells over Europe lasting for several weeks. It is currently still an unresolved question whether their frequency will increase or decrease with climate change. This will have a significant impact on the frequency of cold and snowy winters in the future. Details: The event is visualised here through potential vorticity above the North Pole at the 10hPa level above Earth’s surface. It consists of a split of the winter polar vortex into two separate vortices that continue to interact with each other with beautiful filamentation.
Comment of the Jury:
This stunning visualisation is complex but can be readily understood by the viewer, in particular thanks to a layering technique using semi-transparent modelling over a three-dimensional object. This choice underlines the physical processes behind the movie: that weather is determined by the interaction of many layers, from the ground to the stratosphere.
Kommentar der Jury:
Diese fantastische Visualisierung ist komplex, doch die Zuschauer können sie dank der Verwendung einer halbdurchsichtigen Modellierung über einem dreidimensionalen Objekt leicht verstehen. Diese Darstellung unterstreicht die physischen Prozesse, die dem Film zugrunde liegen: Unser Wetter wird durch das Zusammenwirken verschiedener Schichten von der Erdoberfläche bis in die Stratosphäre bestimmt.
Commentaire du jury:
Cette visualisation étonnante est complexe mais facile à comprendre, en particulier grâce à une technique de calques qui utilise une modélisation semi-transparente par-dessus un objet à trois dimensions. Ce choix souligne les processus physiques décrits dans la vidéo: la météo est déterminée par l’interaction de nombreuses couches, du sol à la stratosphère.
Monte-Carlo (en monégasque Monte-Carlu) est l'un des onze quartiers de la cité-État de la principauté de Monaco. C'est le plus connu, avec son célèbre casino.
Monte-Carlo (le « Mont-Charles ») porte ce nom italien en l'honneur du prince Charles III de Monaco et ce depuis le 1er juillet 1866.
Ce nom a été adapté en monégasque : Monte-Carlu [ˌmõteˈkaʀlu]. Cette appellation récente sonnant particulièrement bien a été donnée au lieu-dit les Spélugues (à comprendre les « Grottes » ; en monégasque Ë Speřüghe, du roman commun et au singulier *speluca, correspondant au latin classique spelunca lui-même issu du grec 'σπήλαιον'='spèlaion' signifiant grotte) après son urbanisation (Casino) : ne disait-on pas que l'ancien nom portait malchance puisqu'en allemand Spelunke (pluriel Spelunken) malgré son étymologie identique, désigne un « établissement douteux ».
Ce sont les règles typographiques relatives aux toponymes en usage à l'Imprimerie nationale qui imposent d'écrire Monte-Carlo avec un trait d'union. Il existe une commune italienne graphiée Montecarlo située dans la province de Lucques en Italie ; ses habitants sont les montecarlesi.
On prononce généralement« Monté-Carlo », mais certains disent « Monté-Carl' ». On n'utilise pas d'autre gentilé que Monégasques pour les habitants de Monte-Carlo.
Monte-Carlo est le quartier le plus célèbre de Monaco, au point d'être parfois confondu avec le pays entier, ou considéré — à tort — comme sa capitale. Les plaques automobiles de la Principauté portent la mention "MC" rappelant Monte Carlo alors qu'il s'agit d'une abréviation de Monaco. RMC (Radio Monte-Carlo) porte le nom du quartier et non celui du pays. Pour les courses automobiles, il y a le Grand Prix automobile de Monaco et le Rallye automobile Monte-Carlo.
Le développement de Monte-Carlo entraîna la création d'une véritable « banlieue » en territoire français qui devint une commune sous le nom de Beausoleil en 1904 et que l'on avait d'abord pensé appeler Monte-Carlo supérieur.
En 1856, le Prince de Monaco, pour créer des ressources, autorise l'ouverture d'un casino. Après une première installation infructueuse dans le Monaco historique (Munegu Autu - Monaco Ville), en 1862, on élève à Monte-Carlo, pour les jeux, une humble bâtisse (inaugurée en 1863) qui reste isolée, nul ne voulant acheter aux alentours un terrain avec obligation de construire. Mais tout va changer quand François Blanc, le directeur du casino de Bad Homburg, ville d'eau hessoise (située dans l'État de Hesse-Hombourg) devient concessionnaire. Grâce à ses talents et à ses capitaux, il réussit là où ses prédécesseurs s'étaient ruinés : en peu d'années, la vogue est acquise et une ville couvre bientôt le plateau de ses constructions de luxe.
En 1911, la constitution monégasque divisa la principauté en trois communes, la Commune de Monte-Carlo fut ainsi créée couvrant également les actuels quartiers de La Rousse/Saint Roman, Larvotto/Bas Moulins et Saint Michel. En 1917, on revint à une commune unique pour toute la principauté.
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Monte Carlo é um dos 11 bairros de Mónaco. Conhecida estância luxuosa, conhecida pelo seu glamour, celebridades que enxameiam as revistas cor de rosa, praias e casinos.
É aí que se situa o Circuito do Mónaco, onde decorre o Grande Prémio do Mónaco de Fórmula 1. É palco, ainda, de competições de boxe, apresentações de moda e outros eventos de grande repercussão cultural.
Em uma pesquisa realizada em 2009 pelo Global Property Guide ("Word´s Most Expensives Residential Real Estate Markets 2009"), os imóveis em Monte Carlo foram considerados os mais caros do mundo, com o metro quadrado custando 47.578 dólares, mais que o dobro da segunda colocada, Moscou
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Monte Carlo (French: Monte-Carlo, Occitan: Montcarles, Monégasque: Monte-Carlu) is one of Monaco's administrative areas.The official capital is the city of Monaco, which is coterminous with the country itself.
Monte Carlo is widely known for its casino. The permanent population is about 3,000. Monte Carlo quarter includes not only Monte Carlo proper where the Le Grand Casino is located, it also includes the neighbourhoods of Saint-Michel, Saint-Roman/Tenao, and the beach community of Larvotto. It borders the French town of Beausoleil (sometimes referred to as Monte-Carlo-Supérieur).
Founded in 1866, Monte Carlo has a name of Italian origin meaning "Mount Charles", in honor of the then-reigning prince, Charles III of Monaco. The specific mountain is the escarpment at the foot of the Maritime Alps on which the town stands.
The history of the area and the ruling Grimaldi family, however, dates back centuries. The port of Monaco is first mentioned in historical records as early as 43 BC, when Julius Caesar concentrated his fleet there while waiting in vain for Pompey. In the 12th century, the area fell under the sovereignty of Genoa, which was granted the entire coastline from Porto Venere to Monaco. After much conflict, the Grimaldis regained the rock in 1295, but suffered a significant amount of opposition in the ensuing years. In 1506 the Monegasques, under Lucien, Lord of Monaco, were under siege for some four months by the Genoan army, which had ten times the number of men. Monaco officially received full autonomy in 1524, but experienced difficulty retaining power, and on occasions briefly fell under the domination of Spain, Sardinia, and France.
By the 1850s, Monaco’s reigning family was almost bankrupt; this was a result of the loss of two towns, Menton and Roquebrune, which had provided most of the principality’s revenues with their lemon, orange and olive crops.[3] At the time, a number of small towns in Europe were growing prosperous from the establishment of casinos, notably in German towns such as Baden-Baden and Homburg[disambiguation needed]. In 1856, Charles III of Monaco granted a concession to Napoleon Langlois and Albert Aubert to establish a sea-bathing facility for the treatment of various diseases, and to build a German-style casino in Monaco.[3] The initial casino was opened in La Condamine in 1862, but was not a success; its present location in the area called "Les Spelugues" (The Caves) of Monte Carlo, came only after several relocations in the years that followed. The success of the casino grew slowly, largely due to the area's inaccessibility from much of Europe. The installation of the railway in 1868, however, brought with it an influx of people into Monte Carlo and saw it grow in wealth.[3]
In 1911, when the Constitution divided the principality of Monaco in 3 municipalities, the municipality of Monte Carlo was created covering the existing neighborhoods of La Rousse / Saint Roman, Larvotto / Bas Moulins and Saint Michel. The municipalities were merged into one in 1917, after accusations that the government was acting according to the motto "divide and conquer" and they were accorded the status of wards (quartiers) thereafter. Today, Monaco is divided into 10 wards, with an eleventh ward planned (but currently postponed) to encompass land reclaimed from the sea (see the "Administrative Divisions" section of Monaco for additional details).
The quarter of Monte Carlo was served by tramways from 1900 to 1953, linking all parts of Monaco. In 2003, a new cruise ship pier was completed in the harbour at Monte Carlo.