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Belvès est une ancienne commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. De 1790 à 2015, la commune a été le chef-lieu d'un canton.

Elle fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Au 1er janvier 2016, elle fusionne avec Saint-Amand-de-Belvès pour former la commune nouvelle de Pays de Belvès.

 

Les historiens supposent que c'est vers 250 av. J.-C. que la tribu celte des Bellovaques arrive dans la région. Elle construit sur l'éperon rocheux qui domine la vallée de la Nauze un lieu de refuge et de marché qui est devenue la Civitas Bellovacencis sous l'occupation romaine.

Le site de Belvès se situe sur le territoire de la civitas gauloise des Pétrocores. Les traces d'occupations gauloises sont ténues, essentiellement toponymiques et numismatiques, et suggèrent l'existence d'un oppidum proche, mais il n'y a aucune traces à Belvès même d'une agglomération gauloise. Un type de drachme gauloise en argent, la monnaie répertoriée et attribuée aux Pétrocores, est désignée sous le nom de "drachme du type de Belvès".

Il a été trouvé peu d'éléments archéologiques de l'époque gallo-romaine. L'église Saint-Victor de Sagelat est construite sur le site d'une villa gallo-romaine.

Les Wisigoths arrivent dans la région à partir de 416. Ils semblent avoir laissé leur nom au site de Pégaudou, Podium Gothorum.

Après la bataille de Vouillé, en 507, les Francs de Clovis s'installent dans la région.

C'est l'ermite saint Avit, vivant dans la forêt de la Bessède près de Saint-Avit-Sénieur, qui va diffuser le christianisme dans la région, entre 530 et 570, et installer les premières paroisses.

En 629, le Périgord avec l'Aquitaine devient le royaume de Caribert II, demi-frère de Dagobert, mais il meurt en 632.

À partir de 660 vont apparaître les premiers ducs d'Aquitaine marquant le souhait d'autonomie de la province.

En 731, Charles Martel va entreprendre de lutter contre le duc d'Aquitaine, Eudes, en l'accusant l'avoir rompu le traité signé en 720. Dans sa recherche d'un appui, il s'est allié au gouverneur Munuza en lutte contre le wali d'Espagne Abd al-Rahmân. Ce dernier, après avoir tué Manuza, attaque le duc Eudes et envahit l'Aquitaine. Abd-er-Rahman prend Bordeaux et bat le duc à un passage de la Dordogne ou de la Garonne. Ce dernier demande refuge auprès de Charles Martel. En 732, les deux armées, franques et arabes, se font face près de Poitiers. Charles Martel remporte la bataille de Poitiers, en 732. Le duc doit reconnaître la suzeraineté de Charles Martel.

Un drame va se dérouler au pied de Belvès. En 768, le duc d'Aquitaine Waïfre, ou Gaiffier, pourchassé par Pépin le Bref, s'arrête près d'une fontaine qui va prendre son nom en souvenir, Font-Gauffier, avant d'être assassiné par Waratton, le 2 juin 768. L'Aquitaine passe sous le contrôle du roi Pépin le Bref.

De retour de son expédition en Espagne, en 778, et après Roncevaux, Charlemagne s'est arrêté à l'abbaye de Sarlat. Il nomme, en 779, Widbald, premier comte du Périgord. Charlemagne fait de son fils, Louis le Pieux, le roi d'Aquitaine en 781.

C'est en 830 qu'apparaît Belvès dans les textes. Un monastère a été créé à Montcuq, quelques années plus tôt, le monasterium Belvacense. Ce monastère va être détruit en 848 par les Vikings ou Normands. Reconstruit en 853, il est à nouveau détruit et les habitants doivent se réfugier dans la forêt de la Bessède où vont être bâtis des donjons sur motte dont la mémoire est conservée dans la topographie.

En 993 apparaît un mal terrible en Aquitaine, faisant plus de 40 000 morts, le feu sacré ou mal des ardents. On expose le corps de saint Martial à Limoges et le mal s'apaise. Il réapparaît encore plus grave en Périgord et en Limousin en 1070. Nouveau pèlerinage à Saint-Martial de Limoges et on transfère les reliques de saint Pardoux d'Arnac de Pompadour à Limoges. Le mal cesse, mais une nouvelle poussée de la maladie se produit à partir de 1092. Les reliques de saint Pardoux sont transportées dans la région en procession. La maladie s'arrête. Beaucoup d'églises de la région vont alors être placées sous le patronage de saint Pardoux.

Collégiale Notre-Dame. Eglise romane du XIIe siècle, au profil caractéristique avec deux clochers octogonaux.

Une première église commencée par Robert le Pieux en 1016 et dédicacée à la fin du XIe siècle (il ne subsiste que la tour-porche). Collégiale actuelle entreprise au début et achevée vers le milieu du XIIe siècle. Chapelle d'axe ajoutée ou reconstruite sur le déambulatoire au cours du XIVe siècle. Eglise incendiée pendant la guerre de 100 ans. D'importants travaux au début du XVIe siècle : Chapelles latérales ajoutées au Nord et contre la partie septentrionale de la façade dans le prolongement du clocher-porche. Clocher repris sur sa face occidentale. Deux chapelles latérales et un grand porche construits au Sud. Trois premières travées de la nef revoûtées. Arcs-boutants lancés sur tout le pourtour. Chapelle orientée à l'extrémité du bas-côté Nord également refaite. Fortement restaurée au XIXe siècle : Piles du côté Nord, sauf les 2 dernières, reprises en sous-oeuvre. Remaniement des fenêtres hautes au Sud, avec percement d'un occulus dans le fond du triforium. Chevet à peu près intégralement reconstruit 2 fois. Eglise intéressante seulement par son plan sans transept et à déambulatoire et par son élévation à 3 niveaux + deux tours octogonales et une série de chapiteaux sculptés.

 

La tribune de la tour-porche ouvre sur le vaisseau central par deux baies en plein cintre. Dans la nef elle-même, seules les dernières travées sont du XIIe siècle et les mieux conservées sont les quatrième et cinquième du côté Nord. L'élévation est à trois niveaux, comme à Saint-Étienne de Beauvais. Les grandes arcades sont en plein cintre, à deux rouleaux moulurés de baguettes au XIXe siècle. Les piles quadrangulaires sont cantonnées de colonnes engagées au nombre de trois sur chaque face. Du côté du grand vaisseau, la colonne médiane fait saillie sur un dosseret. Les chapiteaux des colonnes latérales sont disposés de biais pour les ogives. Les corbeilles sont sculptés de feuillages d'acanthe, dressés sur un seul rang et soigneusement nervures. A la dernière travée, avant celle du clocher, figurent des griffons et des monstres affrontés, ainsi que les entrelacs d'aspect plus roman.

Au-dessus des arcades, subsistent les baies du triforium, géminées et en plein cintre, sous un arc de décharge. Leur aspect est tout à fait comparable au triforium sous comble de Saint-Étienne de Beauvais, mais peut-être existait-il déjà un mur de fond au XIIe siècle et donc une sorte de triforium-couloir. Les fenêtres hautes sont modernes ; elles reprennent la forme d'origine en plein cintre. La nef a été voûtée d'ogives dès le début et les arcs ont l'épais profil des voûtes précoces, doubleaux en plein cintre et ogives moulurées d'un méplat entre deux gorges et deux baguettes. Les bas-côtés étaient cependant encore couverts de voûtes d'arêtes, qui ont été restituées par Viollet-le-Duc.

La travée du chœur sous le clocher paraît contemporaine de la nef. Aux quatre colonnes de l'abside, ont été remployés des chapiteaux anciens, ornés de palmettes, de tiges à la fois souples et fermes, de feuilles côtelées disposées sur deux rangs. Le chevet primitif avait peut-être été construit avant la nef.

(extrait de : Anne Prache ; Ile-de-France romane, Ed. Zodiaque, Coll. Nuit des Temps, pp. 253-255).

Le site internet TripAdvisor® a classé les plus belles plages du monde et de France. La plus grande plage de Saint-Malo est la seule plage bretonne dans le top 10 français.

La plage du Sillon, à Saint-Malo, a été élue la 3e plus belle plage de France par le site de planification et de réservation de voyage TripAdvisor®, derrière la plage de Palombaggia, à Porto-Vecchio, en Corse, et la Côte des Basques, à Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Seule plage bretonne

La plage du Sillon est la seule plage bretonne du top 10. « Profitez de cette belle plage de sable blond et de la vue magnifique. Vous ne serez pas déçus. Les couleurs sont splendides même lorsque le temps est pluvieux », partage un utilisateur du site participatif.

La mer peut parfois se révéler brutale. Pour lui résister, Saint-Malo a planté des pieux le long de ses plages.Retour sur l'histoire de ces troncs qui font le paysage malouin.

C'est en 1698 qu'a été prise la décision d'installer les pieux de la plages du Sillon, après que les marées d'équinoxe de mars et septembre précédent eussent endommagé les fortifications.

Il y en eut 300 de plantés en quatre mois, sur deux à trois rangées, de la cale de l'Éventail à la cale de la Piperie, ainsi que des planches en épis à Rochebonne. Une nouvelle tempête mémorable se produisit en janvier 1735. Pour lutter contre la furie des flots, on mit en sentinelle des « pilotins de garde » devant la Chaussée du Sillon.

Selon 2 000 ans d'histoire de Gilles Foucqueron, les pieux ne dépassaient que d'un mètre devant le château, du temps de Chateaubriand, qui en rapporte un souvenir d'enfance.

Son ami Gesril du Papeu l'avait fait tomber de son promontoire sur Hervine Magon, assise elle aussi sur un pieu, la projetant à la mer, au grand dam des domestiques chargés de leur surveillance. S'ensuivit « une poursuite jusqu'à son domicile, l'hôtel White où La Villeneuve (1) défend vaillamment la porte et soufflette l'avant-garde ennemie, pendant que Gesril réfugié au deuxième étage lance des casseroles d'eau et de pommes cuites sur les assaillants ! »

Autre référence littéraire à consulter, Les amants du rempart, de Paul Vimereu. « La vague, creusant l'aubier de rainures verticales, a refait aux chênes de la mer une écorce aux plis profonds [...] Sur les arêtes de ces troncs chagrinés, une lèpre monte à mi-faîte : les balanes ou glands de mer marquent ainsi le niveau des hautes marées. [...] »

Des troncs solidement enfoncés

C'est en 1825 que l'opération la plus spectaculaire fut entreprise, à l'initiative de l'ingénieur des Ponts et chaussées Robinot : 2 600 troncs « tortillards » (2) furent enfoncés dans le sable, d'environ un tiers de leur longueur, initialement de sept mètres.

Ces fameux poteaux disposés en quinconce continuent de défendre vaillamment, en cassant l'élan des vagues.

Ces dernières peuvent atteindre la hauteur des immeubles lorsque grandes marées et coups de vents se conjuguent, comme en mars et septembre 2007 ou mars 2008.

À noter qu'en 1894, l'administration s'opposa à la suppression des brise-lames, dont la municipalité malouine ne voulait plus. Leur utilité n'est aujourd'hui plus à démontrer, sans compter le cachet qu'ils ajoutent au paysage.

Près de 400 fûts de chênes de talus ont été remplacés récemment, avec des moyens mécaniques nettement plus confortables qu'autrefois, puisque les hommes utilisent une pelleteuse à godet, n'ayant le temps de travailler qu'à marée basse.

Axe majeur - Cergy (Val d'Oise)

On l'aperçoit d'un peu partout... Elle se situe en face de la Place Saint-Marc, et au débouché du Grand Canal.

 

Construite entre 1631 et 1687 après une terrible épidémie de peste, sa restauration est financée par l'Association française pour la sauvegarde de Venise. Les problèmes de fondations furent résolus d'une façon stupéfiante. Selon les chiffres connus, plus de 1.100.000 pieux de 4 mètres de long, recouverts de moellons et de mortier supportent le gigantesque édifice (imaginez la forêt que cela représente !).

 

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This church is situated in front of the Piazza San Marco, and in the outlet of the Canal Grande.

 

It was built between 1631 and 1687 after a terrible epidemic of plague. The problems of its foundations were resolved in a stunning way. According to the known figures, more than 1.100.000 pickets 4 meters long, covered with rubble stones and with mortar support the gigantic building (imagine the forest which it represents!).

  

Collégiale Notre-Dame. Eglise romane du XIIe siècle, au profil caractéristique avec deux clochers octogonaux.

Une première église commencée par Robert le Pieux en 1016 et dédicacée à la fin du XIe siècle (il ne subsiste que la tour-porche). Collégiale actuelle entreprise au début et achevée vers le milieu du XIIe siècle. Chapelle d'axe ajoutée ou reconstruite sur le déambulatoire au cours du XIVe siècle. Eglise incendiée pendant la guerre de 100 ans. D'importants travaux au début du XVIe siècle : Chapelles latérales ajoutées au Nord et contre la partie septentrionale de la façade dans le prolongement du clocher-porche. Clocher repris sur sa face occidentale. Deux chapelles latérales et un grand porche construits au Sud. Trois premières travées de la nef revoûtées. Arcs-boutants lancés sur tout le pourtour. Chapelle orientée à l'extrémité du bas-côté Nord également refaite. Fortement restaurée au XIXe siècle : Piles du côté Nord, sauf les 2 dernières, reprises en sous-oeuvre. Remaniement des fenêtres hautes au Sud, avec percement d'un occulus dans le fond du triforium. Chevet à peu près intégralement reconstruit 2 fois. Eglise intéressante seulement par son plan sans transept et à déambulatoire et par son élévation à 3 niveaux + deux tours octogonales et une série de chapiteaux sculptés.

 

La tribune de la tour-porche ouvre sur le vaisseau central par deux baies en plein cintre. Dans la nef elle-même, seules les dernières travées sont du XIIe siècle et les mieux conservées sont les quatrième et cinquième du côté Nord. L'élévation est à trois niveaux, comme à Saint-Étienne de Beauvais. Les grandes arcades sont en plein cintre, à deux rouleaux moulurés de baguettes au XIXe siècle. Les piles quadrangulaires sont cantonnées de colonnes engagées au nombre de trois sur chaque face. Du côté du grand vaisseau, la colonne médiane fait saillie sur un dosseret. Les chapiteaux des colonnes latérales sont disposés de biais pour les ogives. Les corbeilles sont sculptés de feuillages d'acanthe, dressés sur un seul rang et soigneusement nervures. A la dernière travée, avant celle du clocher, figurent des griffons et des monstres affrontés, ainsi que les entrelacs d'aspect plus roman.

Au-dessus des arcades, subsistent les baies du triforium, géminées et en plein cintre, sous un arc de décharge. Leur aspect est tout à fait comparable au triforium sous comble de Saint-Étienne de Beauvais, mais peut-être existait-il déjà un mur de fond au XIIe siècle et donc une sorte de triforium-couloir. Les fenêtres hautes sont modernes ; elles reprennent la forme d'origine en plein cintre. La nef a été voûtée d'ogives dès le début et les arcs ont l'épais profil des voûtes précoces, doubleaux en plein cintre et ogives moulurées d'un méplat entre deux gorges et deux baguettes. Les bas-côtés étaient cependant encore couverts de voûtes d'arêtes, qui ont été restituées par Viollet-le-Duc.

La travée du chœur sous le clocher paraît contemporaine de la nef. Aux quatre colonnes de l'abside, ont été remployés des chapiteaux anciens, ornés de palmettes, de tiges à la fois souples et fermes, de feuilles côtelées disposées sur deux rangs. Le chevet primitif avait peut-être été construit avant la nef.

(extrait de : Anne Prache ; Ile-de-France romane, Ed. Zodiaque, Coll. Nuit des Temps, pp. 253-255).

Some Abbot Sentimir started to build an abbey here end of the 8th century. The abbey got looted and damaged by "heathens" (Marcel Durliat suspects Normans). From 981 on it was rebuilt by order of King Lothair of France, son of Louis IV of France (aka "Transmarinus"). The abbey slipped under the protection of the Counts of Roussillon and later of the Kings of Aragon. The church was enlarged and re-consecrated in 1153. Since 1088 the abbey was connected to Cluny in Burgundy.

 

The abbey existed upto the French Revolution. The abbey church serves as a parish church "Saint Michel" since 1846.

 

The relief of the white marble lintel over doors of the former abbey church depicts a theophany. For Doyen Marcel Durliat, author of "Roussilion roman", this relief marks the begin of Romanesque sculpturing within the Roussilion. Thanks to an inscription on that lintel (see previous uploads) it is known, that it was carved in 1019.

 

There are four corbels around the lintel. These corbels are younger (12th century). This head of a bearded man is one of them. Nicely composed and carved, but other than the head of an ape (previous upload) the artist did not use a driller.

 

Fondée au XIe siècle par Robert le Pieux comme succursale de Notre-Dame, cette église primitive n’a laissé aucun vestige. Des reconstructions du XIIe siècle, il subsiste la façade, le transept et le clocher central (fig.2). Le beau portail en plein cintre de la façade a été maheureusement beaucoup trop restauré: ses six colonnettes avec leurs chapiteaux sont modernes, ainsi que les anges en terre cuite de la première voussure. Le tympan en forme de croissant, sur lequel est représentée la pesée des âmes, surmonte deux rangs de chevrons continus. Ce portail, où l’on retrouve une influence bourguignonne, était semblable à celui de la façade romane de la cathédrale d’Orléans, qui fut détruite au XVIIIe siècle. La nef est du XVe siècle, ainsi que [p.107] les bas-côtés, puis, celui du sud fut agrandi au XVIe siècle par des chapelles latérales, dont la décoration extérieure, pilastres et chapiteaux corinthiens, accusent le style Renaissance.

De fondation pour des poteaux de caténaire.

En 987, Foulques Nerra devient Comte d’Anjou et hérite de nombreuses terres enclavées en Touraine, province qui ne lui appartient pas. Il saisit l’importance stratégique du village de Mont Reveau, surplombant le Cher, adossé à la forêt et situé au carrefour de l’ancienne voie romaine allant de Tours à Bourges et de l’ancienne route d’Espagne vers Saint Jacques de Compostelle. Entre 1005 et 1010, il rase le village de Mont Reveau et celui voisin de Nanteuil, pour édifier une grosse tour en bois protégée par une enceinte de pieux, sur la motte castrale en arrière du donjon actuel, qu’il appelle Montrichard (on ignore la signification de ce nom). A mi-côte, il fera construire une chapelle où il déposera un morceau de la Sainte Croix, ramené des croisades. Avant sa mort, Foulques donne Montrichard à Lisois de Bazougers, son fidèle chef militaire, filleul d’Hugues Capet, associant ainsi notre ville à la grandeur de la Maison d’Amboise.

 

En 1109, son petit-fils, Hugues 1er, seigneur d’Amboise et de Chaumont, fait construire le donjon de pierres, comportant un logis seigneurial pourvu de baies et d’une cheminée. Il renforce les défenses du donjon. A cette époque, le comté d’Anjou dont la Touraine appartient à la Famille Plantagenet.

 

En 1154, Henri II Plantagenet, comte d’Anjou, du Maine et du Poitou, duc de Normandie et indirectement duc d’Aquitaine par sa femme, parvient au trône d’Angleterre. Montrichard devient Anglais.

 

En juillet 1188, le roi Philippe Auguste débute le siège de Montrichard, qui durera deux mois. La ville est défendue par 42 chevaliers et 300 combattants dont 50 sont affectés à la défense du donjon. Les « taupes du roi » sapent les tours de la forteresse et les font écrouler en mettant le feu aux étais de leurs souterrains. La forteresse subit ses premiers outrages mais Montrichard est à nouveau Français.

 

En 1356, dans les débuts de la guerre de Cent Ans, la place forte de Montrichard est mise en état de défense. Les troupes royales passent en grand nombre dans la ville pour aller en Poitou où elles furent battues par celles d’Edouard Plantagenêt, plus connu sous le nom de Prince Noir, à Poitiers le 19 septembre 1356 et le roi de France Jean II fait prisonnier. C’est d’ailleurs pour payer la rançon que fut créé le franc en 1360.

 

Le 9 juillet 1418, le Dauphin, futur Charles VII, est à Montrichard avec son armée pour aller combattre les Bourguignons. Le 23 avril 1422, Montrichard reçoit le dauphin Charles venant de Bourges. Il y reviendra à plusieurs reprises en tant que roi, jusqu’à sa mort en 1461. Au château, le roi loge au rez-de-chaussée car il a répugnance à loger en étage depuis que l’effondrement d’un plancher l’a mis en péril. Vers 1436, pendant la rébellion du dauphin, le futur Louis XI, contre son père, le roi Charles VII ordonne aux gouverneurs de Blois et d’Amboise de s’emparer du château de Montrichard, ce qui est fait pendant que les maçons réparent les murs…

 

En 1877, le château de Montrichard est classé au titre des Monuments Historiques.

C'est en 1698 qu'a été prise la décision d'installer les pieux de la plages du Sillon, après que les marées d'équinoxe de mars et septembre précédent eussent endommagé les fortifications.

 

Il y en eut 300 de plantés en quatre mois, sur deux à trois rangées, de la cale de l'Éventail à la cale de la Piperie, ainsi que des planches en épis à Rochebonne. Une nouvelle tempête mémorable se produisit en janvier 1735. Pour lutter contre la furie des flots, on mit en sentinelle des « pilotins de garde » devant la Chaussée du Sillon.

 

C'est en 1825 que l'opération la plus spectaculaire fut entreprise, à l'initiative de l'ingénieur des Ponts et chaussées Robinot : 2 600 troncs « tortillards » (2) furent enfoncés dans le sable, d'environ un tiers de leur longueur, initialement de sept mètres.

Moutier-d'Ahun (Creuse).

  

Borne leugaire de Gordien III à Moutier-d'Ahun.

  

Érigée sous le règne de Gordien III (Marcus Antonius Gordianus) en 243 ap. J.-C. La dernière ligne de l'inscription révèle, sous la forme abrégée CL, le nom de la civitas Lemouicum (la cité des Lémoviques), dénomination tardive de l'actuelle Limoges.

 

On trouve comme inscripption :

[IMP(ERATORI) CAES(ARI)] M(ARCO) ANT(ONIO) GORDIANO PIO FELICI AVG(VSTO) P(ONTIFICI) M(AXIMO) TR(IBVNICIA) P(OTESTATE) VI CO(N)S(VLI) II P(ATRI) P(ATRIAE) PROCO(N)[S(VLI)] C(IVITAS) L(EMOVICVM) L(EVGAS) XXXIIII

"À l'empereur César Marcus Antonius Gordianus, pieux, heureux, Auguste, grand pontife, revêtu du pouvoir tribunicien à 6 reprises, 2 fois consul, père de la patrie, proconsul. La cité des Lémoviques, 34 lieues."

 

Gordien III était empereur romain de 238 à 244, pendant la période dite de l'« Anarchie militaire ».

  

On distingue deux grands types de bornes routières, selon l'unité de distance utilisée : la borne milliaire et la borne leugaire :

 

- La borne milliaire utilisait le mille (milia passum, souvent abrégé en MP). Un mille passuum équivalait à 1,482 kilomètres.

- La borne leugaire utilisait la lieue (euga / leucae / leugae). On ne retrouve cette unité de distance que sur des bornes découvertes en Gaule. Une lieue gauloise équivalait à 2,45 kilomètres.

PLACE DU BOUFFAY

RÉSOLUTION

DES FORCES EN PRÉSENCE

VINCENT MAUGER

Vincent Mauger explore les notions d’espace et de paysage à travers différents médiums : le dessin, la vidéo, la sculpture surtout. À partir de systèmes et de matériaux de construction simples, il propose des objets jouant sur le décalage des rapports d’échelle. Les principes d’assemblage restent visibles et permettent au spectateur de s’emparer de l’objet, d’imaginer en poursuivre la construction ou en modifier la configuration. L’artiste matérialise ainsi ce que serait notre espace mental, notre façon de penser notre présence physique dans un espace donné, et par extension notre présence au monde.

 

L’étrange objet qu’il présente sur la place du Bouffay convoque l’idée même de nature par le matériau utilisé : le bois. De longs pieux fixés à une matrice centrale créent un effet cinétique à mesure qu’on en fait le tour. L’imaginaire oblige à en chercher un usage et révèle l’ambiguïté de l’objet : son ampleur en fait un élément majestueux tout autant qu’effrayant, à l’instar des machines de guerre médiévales ou antiques.

l'épine sur l’île de noirmoutier

Lisbonne 2017

Le pont Vasco da Gama est un viaduc continu qui franchit l'estuaire du Tage en sa partie large, au nord de Lisbonne sur une distance de 12,3 km. Sa longueur hors-tout de plus de 17 km en fait le deuxième plus grand d'Europe après le pont de Crimée et le 38e plus grand au monde. La construction (qui se justifie par le fait qu'il fallait dégorger le Pont du 25 avril) a commencé en 1995 et le pont a été ouvert au public le 29 mars 1998, juste avant l'exposition universelle Expo '98 qui célébrait le 500e anniversaire de la découverte de la route maritime vers l'Inde par Vasco de Gama. Ce pont était une nécessité mais plusieurs foyers d'habitation ont dû être relogés.

 

Conçu pour résister à un tremblement de terre 4,5 fois plus puissant que celui de 1755 et à des vents atteignant 250 km/h, il est bâti sur des pieux de 2,2 m et 1,7 m de diamètre et ses fondations s'enfoncent à 95 m en dessous du niveau de la mer. Du fait de la longueur du pont, la courbure de la Terre a dû être prise en compte dans le calcul de l'emplacement des piles : sans cela, une erreur d'un mètre serait apparue au bout du pont.

 

Son coût de construction est estimé à environ 900 millions d'euros.

 

Les piles du pont ont été réparées en 2017.

 

Source : Wikipédia.

 

Un ouvrage Vinci Construction.

 

Pont Vasco de Gama

Ouvrage du siècle pour le Portugal, premier prix de génie civil à la Biennale hispano-américaine de l’architecture et du génie civil à Madrid en 2000, plus long pont d’Europe à sa construction, le pont Vasco de Gama est une réalisation remarquable inaugurée à l’occasion de l’exposition universelle de Lisbonne en 1998. Franchissant en 17 kilomètres l’estuaire du Tage, le pont se compose de 5 ouvrages à l’architecture bien distincte. Tous sont conçus pour résister à un séisme équivalent à celui qui ravagea Lisbonne en 1755 (amplitude estimée à 8,7 sur l’échelle de Richter et à des vents cycloniques de 250 km/h). Cette structure lui permet de relier durablement la rive nord très développée de Lisbonne à sa rive sud plus rurale, et assure ainsi le développement de cette dernière tout en décongestionnant le trafic dans la capitale.

 

CONTEXTE

En 1991, le gouvernement portugais lance un appel d’offres international pour la conception, le financement, la construction et l’exploitation d’un pont franchissant le Tage en sa partie large, car le pont suspendu du 25 avril ne suffit plus. Le groupement concessionnaire Lusophone dont fait partie Campenon Bernard SGE est désigné lauréat de l’appel d’offres en 1994.

Le contrat exige l’inauguration du pont lors de l’exposition universelle de Lisbonne en mars 1998, ce qui implique des délais extrêmement réduits. La construction est prise en charge par le groupement Novaponte piloté par Campenon Bernard SGE. Les travaux démarrent alors en janvier 1995, 3 mois avant la signature de l’accord de concession. L’inauguration du pont se déroule à temps, 3 ans plus tard.

 

TECHNIQUE

Plusieurs éléments doivent être pris en compte pour mettre en relief la complexité de réalisation de ce pont. Tout d’abord, il est constitué de 5 parties distinctes les unes des autres : le viaduc Nord, le viaduc de l’exposition, le pont à haubans, le viaduc central et le viaduc Sud, sans compter les échangeurs. En raison du délai, un phasage singulier a été mis en place. La coordination par satellite a permis la cohérence de l’ensemble. Sans cette nouvelle technologie, la courbure de la terre et la longueur du pont auraient faussé le projet d’un mètre.

Le risque sismique a également été pris en compte lors de la phase de conception. Le Portugal est une zone d’activité sismique importante comme l’a prouvé le tremblement de terre de 1755, qui reste le plus important connu à ce jour. En conséquence, le pont Vasco de Gama peut résister à un tremblement de terre d’amplitude 4,5 fois supérieure à celui imposé par les normes de résistance des bâtiments de Lisbonne.

Chaque partie du pont reflète ce défi. Le viaduc Nord est équipé d’un système d’amortisseurs à son extrémité nord pour absorber les déplacements longitudinaux en cas de séisme. Le tablier du pont à haubans n’est pas fixé à ses pylônes, mais peut se déplacer transversalement et longitudinalement. Ses piles très souples ont été conçues afin de pouvoir obtenir de longues périodes de vibration. Enfin, des coupleurs hydrauliques sur les piles du viaduc central permettent à ce dernier de bouger en service, mais le bloquent en cas de séisme.

 

IMPACT

Le pont Vasco de Gama peut être qualifié de fierté nationale du fait de ses prouesses techniques. Par ailleurs, les promesses de développement urbain qui ont suscité sa construction se sont révélées justes. En reliant la Secunde Circulare à la nationale EN10 et à la future A12, ce pont désengorge le trafic croissant dans Lisbonne et facilite tout trajet vers l’Espagne et la province d’Algarve. En permettant à la rive sud du Tage d’être mieux desservie, il lui assure des perspectives de développement importantes.

Ce pont est aussi remarquable pour son respect des normes environnementales. La majeure partie des mesures appliquées par Lusoponte afin de préserver l’environnement étaient inédites à l’époque en Europe. Des murs anti-bruit ont été construits, des protections contre les affouillements à la base des piles du canal installées, et des bassins de traitement des eaux pluviales pour la rive Sud ont été créés.

Sur cette même rive, des mesures spéciales ont été prises pour la récupération des eaux des marais salants du Samouco, qui constituent une réserve naturelle et un lieu de refuge, de reproduction et de nourriture pour des centaines d’espèces d’oiseaux, de poissons, de crustacés et de mollusques. Cette nouvelle réserve s’étend sur 400 hectares. Ainsi, au printemps 1995, les travaux se sont interrompus pendant 3 semaines pour le passage d’oiseaux migratoires.

Frankreich-Normandie, Les Pieux, August 2016

L’abbaye de Cluny a été fondée en 910 par Guillaume le Pieux, duc d’Aquitaine et comte de Mâcon. Désireux d’assurer le salut de son âme, il donna un domaine près de la Grosne à l’abbé Bernon qui avait déjà créé l’abbaye de Gigny vers 885 puis administré celle de Baume-les-Messieurs à partir de 888, toutes deux dans le Jura. Selon la tradition, Bernon partit avec douze moines, six de Gigny et six de Baume, en direction du domaine, Cluny, dont il fera une puissante abbaye, placée sous la protection du Saint-Siège pour éviter les convoitises des seigneurs environnants.

La coupole du transept est ornée de quatre peintures en grisailles représentant Robert le Pieux, Clovis, Charlemagne et saint Louis, peintes par P.-J. Blanc en 1873.

Le site internet TripAdvisor® a classé les plus belles plages du monde et de France. La plus grande plage de Saint-Malo est la seule plage bretonne dans le top 10 français.

La plage du Sillon, à Saint-Malo, a été élue la 3e plus belle plage de France par le site de planification et de réservation de voyage TripAdvisor®, derrière la plage de Palombaggia, à Porto-Vecchio, en Corse, et la Côte des Basques, à Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Seule plage bretonne

La plage du Sillon est la seule plage bretonne du top 10. « Profitez de cette belle plage de sable blond et de la vue magnifique. Vous ne serez pas déçus. Les couleurs sont splendides même lorsque le temps est pluvieux », partage un utilisateur du site participatif.

La mer peut parfois se révéler brutale. Pour lui résister, Saint-Malo a planté des pieux le long de ses plages.Retour sur l'histoire de ces troncs qui font le paysage malouin.

C'est en 1698 qu'a été prise la décision d'installer les pieux de la plages du Sillon, après que les marées d'équinoxe de mars et septembre précédent eussent endommagé les fortifications.

Il y en eut 300 de plantés en quatre mois, sur deux à trois rangées, de la cale de l'Éventail à la cale de la Piperie, ainsi que des planches en épis à Rochebonne. Une nouvelle tempête mémorable se produisit en janvier 1735. Pour lutter contre la furie des flots, on mit en sentinelle des « pilotins de garde » devant la Chaussée du Sillon.

Selon 2 000 ans d'histoire de Gilles Foucqueron, les pieux ne dépassaient que d'un mètre devant le château, du temps de Chateaubriand, qui en rapporte un souvenir d'enfance.

Son ami Gesril du Papeu l'avait fait tomber de son promontoire sur Hervine Magon, assise elle aussi sur un pieu, la projetant à la mer, au grand dam des domestiques chargés de leur surveillance. S'ensuivit « une poursuite jusqu'à son domicile, l'hôtel White où La Villeneuve (1) défend vaillamment la porte et soufflette l'avant-garde ennemie, pendant que Gesril réfugié au deuxième étage lance des casseroles d'eau et de pommes cuites sur les assaillants ! »

Autre référence littéraire à consulter, Les amants du rempart, de Paul Vimereu. « La vague, creusant l'aubier de rainures verticales, a refait aux chênes de la mer une écorce aux plis profonds [...] Sur les arêtes de ces troncs chagrinés, une lèpre monte à mi-faîte : les balanes ou glands de mer marquent ainsi le niveau des hautes marées. [...] »

Des troncs solidement enfoncés

C'est en 1825 que l'opération la plus spectaculaire fut entreprise, à l'initiative de l'ingénieur des Ponts et chaussées Robinot : 2 600 troncs « tortillards » (2) furent enfoncés dans le sable, d'environ un tiers de leur longueur, initialement de sept mètres.

Ces fameux poteaux disposés en quinconce continuent de défendre vaillamment, en cassant l'élan des vagues.

Ces dernières peuvent atteindre la hauteur des immeubles lorsque grandes marées et coups de vents se conjuguent, comme en mars et septembre 2007 ou mars 2008.

À noter qu'en 1894, l'administration s'opposa à la suppression des brise-lames, dont la municipalité malouine ne voulait plus. Leur utilité n'est aujourd'hui plus à démontrer, sans compter le cachet qu'ils ajoutent au paysage.

Près de 400 fûts de chênes de talus ont été remplacés récemment, avec des moyens mécaniques nettement plus confortables qu'autrefois, puisque les hommes utilisent une pelleteuse à godet, n'ayant le temps de travailler qu'à marée basse

Seul au monde ? / Plage des Pieux / Manche

Le site internet TripAdvisor® a classé les plus belles plages du monde et de France. La plus grande plage de Saint-Malo est la seule plage bretonne dans le top 10 français.

La plage du Sillon, à Saint-Malo, a été élue la 3e plus belle plage de France par le site de planification et de réservation de voyage TripAdvisor®, derrière la plage de Palombaggia, à Porto-Vecchio, en Corse, et la Côte des Basques, à Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Seule plage bretonne

La plage du Sillon est la seule plage bretonne du top 10. « Profitez de cette belle plage de sable blond et de la vue magnifique. Vous ne serez pas déçus. Les couleurs sont splendides même lorsque le temps est pluvieux », partage un utilisateur du site participatif.

La mer peut parfois se révéler brutale. Pour lui résister, Saint-Malo a planté des pieux le long de ses plages.Retour sur l'histoire de ces troncs qui font le paysage malouin.

C'est en 1698 qu'a été prise la décision d'installer les pieux de la plages du Sillon, après que les marées d'équinoxe de mars et septembre précédent eussent endommagé les fortifications.

Il y en eut 300 de plantés en quatre mois, sur deux à trois rangées, de la cale de l'Éventail à la cale de la Piperie, ainsi que des planches en épis à Rochebonne. Une nouvelle tempête mémorable se produisit en janvier 1735. Pour lutter contre la furie des flots, on mit en sentinelle des « pilotins de garde » devant la Chaussée du Sillon.

Selon 2 000 ans d'histoire de Gilles Foucqueron, les pieux ne dépassaient que d'un mètre devant le château, du temps de Chateaubriand, qui en rapporte un souvenir d'enfance.

Son ami Gesril du Papeu l'avait fait tomber de son promontoire sur Hervine Magon, assise elle aussi sur un pieu, la projetant à la mer, au grand dam des domestiques chargés de leur surveillance. S'ensuivit « une poursuite jusqu'à son domicile, l'hôtel White où La Villeneuve (1) défend vaillamment la porte et soufflette l'avant-garde ennemie, pendant que Gesril réfugié au deuxième étage lance des casseroles d'eau et de pommes cuites sur les assaillants ! »

Autre référence littéraire à consulter, Les amants du rempart, de Paul Vimereu. « La vague, creusant l'aubier de rainures verticales, a refait aux chênes de la mer une écorce aux plis profonds [...] Sur les arêtes de ces troncs chagrinés, une lèpre monte à mi-faîte : les balanes ou glands de mer marquent ainsi le niveau des hautes marées. [...] »

Des troncs solidement enfoncés

C'est en 1825 que l'opération la plus spectaculaire fut entreprise, à l'initiative de l'ingénieur des Ponts et chaussées Robinot : 2 600 troncs « tortillards » (2) furent enfoncés dans le sable, d'environ un tiers de leur longueur, initialement de sept mètres.

Ces fameux poteaux disposés en quinconce continuent de défendre vaillamment, en cassant l'élan des vagues.

Ces dernières peuvent atteindre la hauteur des immeubles lorsque grandes marées et coups de vents se conjuguent, comme en mars et septembre 2007 ou mars 2008.

À noter qu'en 1894, l'administration s'opposa à la suppression des brise-lames, dont la municipalité malouine ne voulait plus. Leur utilité n'est aujourd'hui plus à démontrer, sans compter le cachet qu'ils ajoutent au paysage.

Près de 400 fûts de chênes de talus ont été remplacés récemment, avec des moyens mécaniques nettement plus confortables qu'autrefois, puisque les hommes utilisent une pelleteuse à godet, n'ayant le temps de travailler qu'à marée basse

 

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