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Enoshima Electric Railway Co., Ltd. (Odakyu group): this is one of the most famous railways in Japan. It links Kamakura with Fujisawa through a 10 km single track line, with a track width of 1,067 mm and electrification at 600 Vdc. Although widely used by tourists, it is a difficult line for the railway enthusiast, since there are no good places to take good photos.
Points drive motor, and signal indicating its position.
Locronan [lɔkʁɔnɑ̃] (Lokorn [lo'kɔʁn] en breton) est une commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne.
L'important patrimoine architectural de Locronan, préservé très précocement, a permis au village d'être membre du réseau des petites cités de caractère. Locronan est aussi aujourd'hui gratifié du label des plus beaux villages de France, décerné par une association indépendante visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité. Autour de l'église, les toits du village sont des œuvres d'art. De sa belle époque, le village a conservé une place centrale pavée ornée d'un puits, la vaste église Saint-Ronan, des maisons Renaissance en granite.
Géographie
Locronan fait partie traditionnellement du pays Glazik, mais située dans le Porzay, sur le flanc nord-ouest de la montagne de Locronan, elle est enserrée entre deux massifs forestiers : à l'est, recouvrant presque entièrement la montagne de Locronan, le bois du Duc, situé sur le territoire de la commune de Quéménéven et à l'ouest, en contrebas de la bourgade, la forêt de Névet, fréquentée jadis par saint Ronan et le roi Gradlon, située sur le territoire de la commune du Kerlaz ; les deux ne formaient originellement qu'un seul massif forestier désigné sous le nom de Névet.
La montagne de Locronan (Menez Lokorn en breton) avec ses 289 mètres d'altitude est l'un des points les plus élevés du massif des montagnes Noires qu'elle termine à l'est, même si géologiquement elle n'en fait pas partie. Locronan est située entre le plateau de Kerlaz à l'ouest s'abaissant de 130 à 60 m vers la baie de Douarnenez qu'il domine en falaises de l'anse du Ry à la pointe d'Ar Grabineg1, et la haute saillie du Menez Lokorn à l'est, au pied duquel l'agglomération s'est développée2.
Le bourg est situé à 145 mètres d'altitude, mais les dénivelés sont assez importants au sein du finage communal, allant de 286 m pour le point le plus haut, situé dans la montagne du Prieuré, prolongement ouest de la montagne de Locronan, à l'est du territoire communal, au lieu-dit Plas ar Horn, à proximité de la chapelle Ar Sonj, et de la forêt du Duc3 et 38 mètres dans la vallée du ruisseau du Styvel au sud-ouest, lequel prend sa source en plein milieu du territoire communal et est un affluent du Lapic, tout petit fleuve côtier qui se jette dans l'océan Atlantique au sud de la plage de Sainte-Anne-la-Palud.
Cadre géologique
Carte géologique : le leucogranite de Locronan fait partie du massif de Locronan.
Le territoire de Locronan appartient à l'une des grandes unités géologiques de la péninsule bretonne, le domaine centre armoricain4. Sur un socle briovérien affleurant largement au nord de Locronan, au niveau d'un vaste pli anticlinal de Porzay à la baie de Douarnenez, s'est formée une couverture sédimentaire paléozoïque, représentée principalement par les grès et quartzites de la crête du Ménez Hom4. L'ensemble, socle et couverture, est plissé lors de l'orogenèse varisque (dite aussi hercynienne) entre 350 et 290 Ma. La collision continentale au cours de cette orogenèse se traduit par un métamorphisme général de basse-moyenne pression, formant les micaschistes du Ry dans la partie méridionale du domaine centre armoricain5. Elle se traduit aussi par le Cisaillement Sud Armoricain, grand accident crustal (décrochement dont le rejet horizontal atteindrait 500 km et qui affecterait toute l'épaisseur de la croûte continentale, soit 30 à 35 km)6 formant un couloir de failles hercyniennes (série de failles courant de la pointe du Raz à la Loire), en partie relique de la suture de l'océan sud-armoricain. Elle se traduit enfin, par la mise en place de nombreux leucogranites crustaux en lobe selon cet axe partant de la Pointe du Raz et allant jusqu'à Lizio près des Landes de Lanvaux7. Ces intrusions granitiques, concomitamment à ce décrochement, suggèrent que ce dernier a favorisé la génération de magmas en profondeur et la granitisation8. Le pluton de Locronan a développé un métamorphisme de contact formant une marge de 1 à 2 km de large en bordure du granite, de la pointe d'Ar Grabineg à Quéménéven, et qui se traduit par des micaschistes à l'aspect grumeleux contenant des silicates de métamorphisme (staurotides)4.
Le pluton de Locronan forme un massif, en forme de lobe, de 12 × 3 km environ, orienté WSW-ENE. Il est appelé localement la « montagne de Locronan ». Au sud de cette hauteur et des Montagnes noires, les plateaux de Cornouaille également granitiques s'abaissent lentement vers le pays de Quimper9.
Le leucogranite de Locronan est une roche homogène, peu ou pas orientée, à grain moyen, de teinte gris clair à jaune-beige, quand elle est altérée. Elle présente une texture grenue et une paragenèse granitique à quartz à tendance globuleuse, deux feldspaths (potassique perthitique et plagioclase oligoclase, xénomorphes ou en petits cristaux prismatiques, en proportions équivalentes), deux micas (biotite et muscovite)10. Les carrières ouvertes dans cette roche ont fourni de belles pierres de taille largement utilisées pour la construction des édifices religieux, mais la plupart de ces carrières sont abandonnées11.
Une mine d'or aurait été exploitée jadis à Névet au sud-ouest de Locronan ; des pépites d'or étaient trouvées dans la rivière du Névet. Une fonderie d'or remontant au haut Moyen Âge a été mise en évidence au pied même de la montagne de Locronan12.
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole13. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février14.
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-200015. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat17 complétée par des études régionales18 prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Quimper », sur la commune de Pluguffan, mise en service en 196719 et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau20,Note 3, où la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-200021, à 11,8 °C pour 1981-201022, puis à 12 °C pour 1991-202023.
Urbanisme
Typologie
Locronan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'InseeNote 4,24,25,26.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronneNote 5. Cette aire, qui regroupe 58 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants27,28.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (66,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,4 %), terres arables (30,1 %), forêts (13,5 %), zones urbanisées (8,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,7 %), prairies (1,4 %)29.
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)30.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Sancti Ronani en 1031, Prioratus Sancti Ronani de Nemore en 1262, Locus Ronani en 1348, Loc-Ronan-Coat-Nevet31, ou Saint Renan du Bois en 1457, Locrenan à partir de 153532.
Son nom signifie « le lieu consacré (de l'ermitage) de saint Ronan », lok signifiant « lieu consacré » en breton. Les archives anciennes appellent parfois Locronan, Saint-René-du-Bois33,
Histoire
Origines
Un grand tumulus datant de l'âge du bronze, datant du IIe millénaire av. J.-C., se trouvait encore visible au XIXe siècle sur la montagne de Locronan, près de la ferme Ar vouden (« La Motte » en français) ; fouillé avant 1890 par Maurice Halna du Fretay, il n'en reste rien car il a été totalement rasé. C'était plus probablement une tombe aristocratique qu'un sanctuaire comme on l'a longtemps cru car le plan ne correspond pas du tout au plan des sanctuaires de l'époque. Parmi le mobilier trouvé, un fragment de femme nue, peut-être une Vénus indigène34 et une applique de char35. Une stèle de l'âge du fer a été aussi signalée par Joseph Loth au sommet de la montagne de Locronan36.
À l'époque romaine, Locronan se trouvait au carrefour de deux voies romaines, l'une venant de Quimper et se dirigeant vers la presqu'île de Crozon, l'autre se dirigeant vers Douarnenez. Un trésor monétaire a été trouvé dans la décennie 1950, comprenant des pièces en argent datant de la République romaine, mais ce trésor a disparu36.
Le site de Locronan correspond à un ancien haut lieu du culte druidique qui était situé dans le bois du Névet. Le nom de la forêt du Névet s'écrivait Men Nemet dans les textes médiévaux ; c'était un nemeton, le seul d'ailleurs encore visible à notre époque. Le nemeton de Locronan est un grand quadrilatère d'une douzaine de kilomètres de périmètre, comportant douze points remarquables, représentant les douze mois de l'année celtique, marqués probablement par douze menhirs (remplacés depuis par les 12 calvaires marquant les 12 « stations » de la grande Troménie)37. La fonction sacrée du nemeton était la représentation sur terre du parcours des astres dans le ciel : il décrivait dans l'espace les douze mois de l'année en même temps que chacun de ces mois était consacré à une divinité du panthéon celtique38. D'autres traditions celtes perdurent à Locronan, par exemple celle du « pain des morts »Notes 1 le jour de la Toussaint ou celle de l'« arbre de mai »Notes 2 le premier mai38.
Saint Ronan y installa par la suite son ermitage à l'emplacement de l'actuelle chapelle du Pénity, accolée à la partie sud de l'église Saint-Ronan, ce qui explique la christianisation du site32. La grande place centrale de Locronan se trouve au carrefour de deux voies romaines.
Le camp des Salles39 — le toponyme « des Salles » est une déformation du mot breton salou qui signifie « château » —, situé à 500 mètres du bourg de Locronan, est un retranchement carolingien entouré de talus et de pierres40. Situé sur le flanc nord de la Montagne du Prieuré, il comprend trois enclos successifs, alignés sur une longueur de 420 mètres, entourés par des talus de plus de 4 mètres de haut. Ces fortifications, situées au milieu de l'aire parcourue par la Grande Troménie, étaient peut-être la Cour du roi Gradlon, évoquée trois siècles plus tard, au XIIIe siècle, dans la "Vie de saint Ronan". Cette triple enceinte en terre est typique des résidences palatiales des rois bretons du haut Moyen Âge41.
L'existence d'une église est attestée dès 1031 car à cette date le comte de Cornouaille Alain Canhiart fait don de l'église Saint-Ronan à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé à la suite de sa victoire — réfugié dans la forêt de Német [Névet], il aurait imploré le secours de saint Ronan42 — remportée contre le duc Alain III de Bretagne et connue sous le nom de « bataille de Ronan » (gueth Ronan)32. Par la suite, les comtes de Cornouaille portèrent une grande dévotion à saint Ronan.
Le petit bourg est élevé au rang de ville en 1505 par Anne de Bretagne, venue en pèlerinage. Elle y serait peut-être venue invoquer saint Ronan pour avoir des enfants si l'on en croit Jean Louis de Leissègues de Rozaven : « Anne de Bretagne, reine de France, a obtenu des enfants par l'intercession de ce saint ; votre grand-tante Guesdon a aussi été exaucée en faisant le pèlerinage […] »43. Un calice du XVIe siècle sur lequel est écrit le prénom Anna et dessin une hermine, conservé dans l'église Saint-Ronan, aurait peut-être été offert par la duchesse44.
Saint Ronan
Article détaillé : saint Ronan.
La tradition hagiographique du haut Moyen Âge nous apprend que la région a été christianisée au Ve siècle par saint Ronan, ermite irlandais. La tradition orale contemporaine veut que saint Ronan parcourait chaque jour en pénitence le circuit de la petite troménie, et chaque dimanche celui de la grande. La ville de Locronan conserve à jamais la trace de son passage puisque nous la nommons désormais Locronan, le locus (l'espace) de Ronan.
Dans l'église Saint-Ronan, la statue le représente avec mitre et crosse comme un abbé ou un évêque itinérant.
La Buhez sant Ronan (« La vie de saint Ronan ») a été retranscrite en breton et en français dans le Barzaz Breiz par Hersart de La Villemarqué en 183945, qui s'est inspiré d'une version latine plus ancienne, le bréviaire imprimé de Léon de 151646, dont voici un extrait :
Le bienheureux seigneur Ronan reçut le jour dans l'île d'Irlande
Au pays des Saxons, au-delà de la mer bleue, de chefs de famille puissants
Un jour qu'il était en prière, il vit une clarté
Et un bel ange vêtu de blanc lui parlant ainsi :
« Ronan, Ronan, quitte ce lieu ; Dieu t'ordonne,
Pour sauver ton âme, d'aller habiter dans la terre de Cornouaille ».
Ronan obéit à l'ange, et vint demeurer en Bretagne,
Non loin du rivage, d'abord dans une vallée du Léon
Puis dans la Forêt Sacrée du pays de Cornouaille.
Le "lit de saint Ronan" ou "chaise de saint Ronan" ou "bateau de Saint Ronan" ou "jument de pierre" est un rocher naturel ou un menhir couché de 13 mètres de pourtour situé sur le flanc de la montagne de Locronan et auquel est attaché un certain nombre de légendes concernant le saint : il aurait servi d'embarcation à saint Ronan lors de sa venue d'Irlande (bateau de pierre), il combattrait la stérlité en permettant aux femmes se couchant dessus d'enfanter (jument de pierre) ou encore le saint aurait eu l'habitude de s'y asseoir pour contempler la Baie de Douarnenez. Ce rocher est intégré au parcours de la Grande Troménie de Locronan47.
Moyen Âge
Le fief de Kéménet [Quéménet] comprenait alors les paroisses de Saint-Nic, Plomodiern, Ploéven, Plounevez et une partie de Locronan, ainsi que Penhars48.
La prospérité du chanvre
Dès le XIVe siècle, le chanvre fleurit à peu près partout dans la région de Locronan. De cette production naît une industrie de la toile à voile, favorisée au départ par la proximité de PouldavidNotes 3, l'ancien port de Douarnenez, qui va faire prospérer la petite cité où s'installent de nombreux tisserands et marchands. La renommée des toiles issues de la manufacture de LocronanNotes 4, vendues sous le nom d'« olonnes » (les bateaux allant chercher le sel emportaient des toiles pour les vendre à La Chaume-d'Olonne et à Saint-Gilles-d'Olonne) sur les côtes du Bas-Poitou [Vendée actuelle], va vite traverser les frontières et même les océans. Elles équipent les navires de la Royale et de la Compagnie des Indes, mais les commandes proviennent aussi des marines étrangères49. La toile à voile de Locronan aurait ainsi équipé l'Invincible Armada espagnole et Shakespeare la cite même dans « Coriolan » (acte II, scène I). Le lin était aussi travaillé. C’est à cette époque de prospérité, arrêtée un temps par les destructions liées aux guerres de la Ligue (Locronan est pillé en 1594 par les troupes espagnoles, puis successivement par les capitaines de guerre Anne de Sanzay de la Magnane et Guy Éder de La Fontenelle) (la ville aurait même été abandonnée entre 1595 et 159950)Notes 5, qu'appartiennent la plupart des richesses architecturales que constituent les demeures en granit de la place de l'église et des rues avoisinantes et, naturellement, l’église Saint-Ronan et la petite chapelle du Pénity attenante à celle-ci et abritant le gisant du saint (respectivement des XVe et XVIe siècles). En 1751, 406 métiers à tisser sont encore dénombrés dans 21 paroisses de la région dont 151 à Locronan même51.
Une des raisons du succès de ces toiles tient dans le sérieux de leur fabrication, régie par des règlements établis par le Conseil du Roi, et qui étaient de véritables cahiers des charges précisant le nombre de fils de chaîne pour chaque type de voile, leur longueur au sortir du métier à tisser, la nature et la qualité des fibres utilisées, la qualité des lisières, le pliage, etc. Le règlement du 7 février 1736 comprend 53 articles. Pour vérifier leur conformité avant l'expédition, les ballots passent par les « Bureaux de la marque » installés généralement dans les ports exportateurs. Chaque « bureau des toiles » est tenu par un commis chargé d'apposer, le plus souvent au noir de fumée, les coins ou marques qui attesteront de la qualité et de la conformité des toiles. Le 2 janvier de chaque année, les anciens coins sont détruits, afin d'éviter les fraudes, et remplacés par de nouveaux52.
L'essor de ces fabricants et marchands de toiles dites de « Locronan » ou de « Pouldavi », toiles à voiles ou à ballots, permit la construction dans la région de nombreuses églises paroissiales comme celles de Cast, Le Juch, Plogonnec, Guengat, Beuzec, Pouldavid et Ploaré53.
La création de manufactures royales à Brest en 1764 par Choquet de Lindu (pour faire travailler les forçats du bagne de Brest), qui attira de nombreux tisserands de Locronan se fit durement sentir. Le déclin de l'activité toilière54 s'est accentué à partir du milieu du XVIIIe siècle, la production passant de 10 000 pièces en 1751 à 6329 pièces en 177655. En 1771, un inspecteur des manufactures, Guilloutou, attribue cette décadence « à la mauvaise filature et à de mauvais procédés de fabrication »56. En 1813, on ne recense plus que 13 métiers à tisser à Locronan et la concurrence des métiers mécaniques fait alors vite cesser cette activité57.
Un texte anonyme daté de 1779 ou d'une année avoisinante décrit les conditions de travail des tisserands :
« La condition de tisserand était fort pénible : le meilleur ouvrier ne gagnait pas plus de 15 sols par jour58 et il y avait à Locronan 132 familles dont la subsistance n'était fondée que sur ce seul travail. Il est à remarquer que le commerce des toiles de Locronan se trouve, pour ainsi dire, dans une seule main, et par conséquent le profit. Les ouvriers de cette fabrique, particulièrement ceux de la ville, forment entr'eux un troupeau d'esclaves qui ne travaillent que pour enrichir un fournisseur, soit de la Compagnie des Indes, soit du Roy, qui se rend maître de la fabrique, de manière que le profit du fabricant est si mince qu'il ne lui est pas possible d'augmenter le nombre de ses métiers, car sur les 150 qui y sont actuellement, il y a 130 fabricants qu'on peut dire presque tous des misérables qui ne travaillent que pour le pain (…)59. »
La condition des tisserands était donc fort misérable à Locronan au XVIIIe siècle ; ils demeuraient dans de pauvres masures, parfois à demi écroulées. Les belles demeures, en particulier celles de la place centrale, étaient habitées par les fournisseurs, les intermédiaires, les marchands et par un certain nombre d'hommes de loi, sénéchaux, procureurs, avocats, notaires… des juridictions seigneuriales60 qui exerçaient à Locronan.
En 1787, le recteur [curé] André, écrivant à l'Intendant de Bretagne, dresse un tableau très sombre des conditions de vie de la plupart des habitants de la cité :
« J'ai trop tardé à mettre sous vos yeux le tableau affligeant de l'excès de misère du peuple de Locronan. La cause générale des calamités publiques, la cherté des grains, le fléau qui désole la Bretagne depuis quelques années, n'est pas l'unique source des malheurs qui font gémir les misérables que je plains. C'est leur commerce, anéanti depuis plusieurs années ; ils fournissaient pour Brest au moins cinquante pièces de toile chaque semaine. […]. Il y a bientôt trois ans qu'on n'en a pas demandé en tout cent pièces. […] Aussi ai-je la douleur de voir (…) des malheureux qui annoncent leur misère par des sanglots et […] qui me disent qu'ils n'ont point mangé depuis vingt-quatre heures »61. »
La place, dotée en son centre de l'ancien puits communal, longtemps seule source d'eau potable de la cité, prend toute sa dimension chaque deuxième dimanche de juillet lors des Troménies, mais encore plus toutes les six années lors de la Grande Troménie (la dernière a eu lieu en 2019, la prochaine en 2025 donc). La place est bordée de 14 maisons en granit qui composent un ensemble architectural remarquable, témoignant de la richesse des marchands de toile et autres notables qui les firent édifier aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle dont le Bureau des toiles et l'hôtel de la Compagnie des Indes62. L'actuelle rue Moal était la rue des tisserands.
La « maladie de Brest » (le typhus) gagna en février 1758 la presqu'île de Crozon et dans les premiers jours de mars se répandit dans la subdélégation du Faou. « Le 19 mars il a déjà envahi Ploumodiern, Ploéven, Plounévez-Porzay, Locronan, Saint-Nic, Dinéaud. Le chirurgien envoyé dans cette région compte déjà 73 morts et 100 malades à Plounévez-Porzay, 117 morts et 127 malades à Ploumodiern, 35 morts à Ploéven »63.
En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Locrenan [Locronan] de fournir 20 hommes et de payer 131 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »64.
La Révolution française
Le 28 juillet 1792 l'Assemblée législative décide la création de la commune de Locronan agrandit le territoire de l'ancienne paroisse : « Locronan comprendra, outre son ancien territoire, les villages de Mesandren, la Villeneuve, Trobalo, Bourlan-Bihan, Tyhoc, Krellous et leurs dépendances, distraites de la paroisse de Quéménéven. […] Locronan comprendra en sus tout le territoire bordé au nord par le ruisseau coulant du moulin du Prieuré au moulin Pont, à celui de Trefféol et à ceux de Quissinic et Moëlien ; […] tout le territoire, tant de la paroisse de Plonévez [Plonévez-Porzay] que de la succursale de Kerlaz, situé au couchant et bordé par l'eau nommée Bourou-Briant […]. La chapelle de Kergoat sera conservée comme oratoire où le curé de Locronan enverra un prêtre tous les dimanches et fêtes pour y dire la messe […] »65.
Les autres évènements du XVIe au XVIIIe siècle
Le célèbre prédicateur Julien Maunoir est venu prêcher à deux reprises à Locronan en 1659 et 167966.
En mars 1757, une épidémie de typhus propagée par le retour à Brest en provenance d'Amérique de l'escadre d'Emmanuel Auguste Dubois de La Motte fait plusieurs centaines de morts dans la région de Locronan : 73 à Plonévez-Porzay, 117 à Plomodiern, 35 à Ploéven, un nombre non précisé à Locronan et dans les autres paroisses voisines67. En novembre 1834, une épidémie de choléra fait 15 victimes à Locronan68.
Le XIXe siècle
Jean-François Brousmiche décrit ainsi Locronan en 1830, insistant sur la misère de la population à l'époque :
« Locronan est situé à moitié de la haute montagne qui porte le même nom. C'est un gros bourg qui peut renfermer cent cinquante maisons. Une place assez belle, une église gothique le décorent. Toues les maisons y sont bâties en pierres et celles qui cernent la place présentent un aspect régulier. On ne trouve à Locronan d'autre eau bonne à boire que celle d'un puits établi sur la place même. La population de ce bourg est misérable ; les femmes, les enfants en haillons y sont un spectacle de dégoût : tous tendent la main au petit nombre de voyageurs traversant cette bourgade ; on y est harcelé par la foule des mendiants69. »
En 1860, l'école privée tenue par les Sœurs reçoit 120 enfants des deux sexes grâce à la création d'une maison de charité, alors que quelques années avant elle ne recevait qu'à peine 30 élèves70.
Le XXe siècle
La Belle Époque
Par arrêté préfectoral du 31 juillet 1904, l'école des filles de Locronan fut laïcisée en vertu de la loi sur les congrégations71.
Une Gorsedd s'est tenu à Locronan le 6 août 1912 sous la présidence d'Yves Berthou (grand druide sous le nom de Kaledvoulc'h) et en présence de nombreux bardes dont Jaffrennou (Taldir)72. Le choix de Locronan était évidemment symbolique.
Les morts de Locronan pendant les guerres du XXe siècle
Soixante-douze soldats de Locronan sont morts pour la France dont 48 pendant la Première Guerre mondiale (ce qui représente 7,3 % de la population totale de 1911), 17 pendant la Seconde Guerre mondiale et 7 pendant les autres conflits du XXe siècle73.
L'entre-deux-guerres
Le 8 janvier 1929, Locronan reçoit par décret une partie du territoire de la commune de Plonévez-Porzay. La superficie de Locronan passe de 330 à 808 hectares74.
L'après Seconde Guerre mondiale
Touristiquement, Locronan joue la carte de l'image du passé : processions, dont ses Troménies, artisanat d'art, bois et tissus, autour d'une place de la Renaissance75.
Le XXIe siècle
Depuis 1914, il n'y avait plus d'artisans du lin à Locronan. Près d'un siècle plus tard, en 2009, Hervé Le Bihan, jeune quadragénaire du village, a repris le métier à tisser. « Je travaille sur une commande au Japon, explique-t-il. Mais j'ai surtout des demandes d'habitants de la région. Ils veulent du tissage de type Locronan, à bandes de couleurs, la mémoire du village. »[pertinence contestée]76
Les Troménies
Locronan est célèbre pour ses troménies : la Grande Troménie, une procession se déroulant autour des limites d'un ancien espace sacral, devenu un minihi (Tro minihi, devenu « Troménie »), tous les six ans. Entre deux grandes Troménies se déroule annuellement la petite Troménie, le 2e dimanche de juillet.
Monuments et lieux touristiques
Article détaillé : liste des monuments historiques de Locronan.
•L'église Saint-Ronan, XVe siècle, classée au titre des monuments historiques82 et sa chapelle du Pénity où se trouve le tombeau de saint Ronan32.
•La place de l'église avec son puits83 à margelle, détruit en 1932 par un car84, mais reconstruit depuis.
•Les immeubles de la place de l'église protégés au titre des monuments historiques85,86 et datant des XVIIe et XVIIIe siècles, aux façades de granite gris bleuté.
•L'hôtel Gauthier87.
•La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (XVe, XVIe et XVIIIe siècles), classée monument historique88, dédiée à saint Eutrope. Les vitraux ont été réalisés en 1985 d'après des dessins du peintre Alfred Manessier. La chapelle abrite aussi de nombreuses statues en pierre dont celles de la Vierge-Mère, de la Sainte-Trinité et une Descente de Croix. À proximité, le calvaire et la fontaine, offerte par un marchand toilier dénommé Conan, datent de 1698.
•Le camp des Salles, désigné sous le nom Goarem-ar-Salud, ancien camp carolingien89.
•Le musée d'Art et d'Histoire, créé en 1934, présente les grands moments de l'histoire de Locronan au rez-de-chaussée et une centaine de tableaux et dessins représentant le Finistère au premier étage, ainsi que des faïences de Quimper90.
•
Germain David-Nillet, La Tour de Penmarc'h [à Saint-Guénolé (Penmarc'h)], huile sur toile, musée d'Art et d'Histoire de Locronan.
•
Maxime Maufra, La Rue descendante à Locronan (1906), huile sur toile, La montagne de Locronan (Menez Lokorn), est un site classé par décret du 20 novembre 2007 en raison de la « qualité du site », de la « vue exceptionnelle », de « la vitalité de la légende de saint Ronan » et de « l'intérêt historique incontestable de la tradition séculaire de la Troménie »91. La chapelle actuelle Ar Zonj (chapelle du Souvenir) située près de son sommet date de 1977 ; cette chapelle basse a remplacé une chapelle plus haute, mais trop exposée au vent et à la foudre, édifiée en 191192.
•Le moulin du Prieuré, situé au confluent du Stiff et de l'Apic, est équipé de deux pirouettes faisant tourner des roues horizontales.93.
Liverpool Street station, also known as London Liverpool Street, is a major central London railway terminus and connected London Underground station in the north-eastern corner of the City of London, in the ward of Bishopsgate Without. It is the terminus of the West Anglia Main Line to Cambridge and Ely; the Great Eastern Main Line to Norwich; commuter trains serving east London and destinations in the East of England, including the Weaver line of the London Overground; and the Stansted Express service to Stansted Airport.
The station opened in 1874, as a replacement for Bishopsgate station as the Great Eastern Railway's main London terminus. By 1895, it had the most platforms of any London terminal station. During the First World War, an air raid on the station killed 16 on site, and 146 others in nearby areas. In the build-up to the Second World War, the station served as the entry point for thousands of child refugees arriving in London as part of the Kindertransport rescue mission. The station was damaged by the 1993 Bishopsgate bombing and, during the 7 July 2005 bombing, seven passengers were killed when a bomb exploded aboard an Underground train, just after it had departed from Liverpool Street. New platforms for the Elizabeth line opened in 2022 as part of the Crossrail project.
Liverpool Street was built as a dual-level station, with provision for the London Underground. A tube station opened in 1875 for the Metropolitan Railway; the tube station is now served by the Central, Circle, Hammersmith & City and Metropolitan lines. It is in London fare zone 1 and is managed directly by Network Rail.[9] With 94.5 million passengers between April 2023 and March 2024, it was the busiest station in the United Kingdom, according to the Office of Rail and Road.
Main line station
History
New terminus (1875)
Liverpool Street station was built as the new London terminus of the Great Eastern Railway (GER) which served Norwich and King's Lynn. The GER had been formed from the merger of several railway companies, inheriting Bishopsgate as its London terminus. Bishopsgate was inadequate for the company's passenger traffic; its Shoreditch location was in the heart of one of the poorest slums in London and hence badly situated for the City of London commuters the company wanted to attract. Consequently, the GER planned a more central station. The original intention was to build a terminus which reached as far south as the road London Wall, and which would be as tall as the Broad Street station which was being planned at the same time, however the city authorities did not permit the more southerly location.
By 1865, plans changed to include a circa 1-mile (1.6 km) long line branching from the main line east of the company's existing terminus in Shoreditch, and a new station at Liverpool Street as the main terminus, with Bishopsgate station to be used for freight traffic. The station at Liverpool Street (the street had been named after the Tory Prime Minister Robert Jenkinson, 2nd Earl of Liverpool in 1829) was to be built for the use of the GER and of the East London Railway on two levels, with the underground East London line around 37 ft (11 m) below this, and the GER tracks supported on brick arches. The station was planned to be around 630 by 200 ft (192 by 61 m) in area, with its main façade onto Liverpool Street and an additional entrance on Bishopsgate-Street (now called Bishopsgate and forming part of the A10). The main train shed was to be a two-span wood construction with a central void providing light and ventilation to the lower station, and the station buildings were to be in an Italianate style to the designs of the GER's architect.
Liverpool Street station was built as the new London terminus of the Great Eastern Railway (GER) which served Norwich and King's Lynn. The GER had been formed from the merger of several railway companies, inheriting Bishopsgate as its London terminus. Bishopsgate was inadequate for the company's passenger traffic; its Shoreditch location was in the heart of one of the poorest slums in London and hence badly situated for the City of London commuters the company wanted to attract. Consequently, the GER planned a more central station. The original intention was to build a terminus which reached as far south as the road London Wall, and which would be as tall as the Broad Street station which was being planned at the same time, however the city authorities did not permit the more southerly location.
By 1865, plans changed to include a circa 1-mile (1.6 km) long line branching from the main line east of the company's existing terminus in Shoreditch, and a new station at Liverpool Street as the main terminus, with Bishopsgate station to be used for freight traffic. The station at Liverpool Street (the street had been named after the Tory Prime Minister Robert Jenkinson, 2nd Earl of Liverpool in 1829) was to be built for the use of the GER and of the East London Railway on two levels, with the underground East London line around 37 ft (11 m) below this, and the GER tracks supported on brick arches. The station was planned to be around 630 by 200 ft (192 by 61 m) in area, with its main façade onto Liverpool Street and an additional entrance on Bishopsgate-Street (now called Bishopsgate and forming part of the A10). The main train shed was to be a two-span wood construction with a central void providing light and ventilation to the lower station, and the station buildings were to be in an Italianate style to the designs of the GER's architect.
The line and station construction were authorised by the Great Eastern Railway (Metropolitan Station and Railways) Act 1864. The station was built on a 10-acre (4.0 ha) site previously occupied by the Bethlem Royal Hospital, adjacent to Broad Street station, west of Bishopsgate and facing onto Liverpool Street to the south. The development land was compulsorily purchased, displacing around 3,000 residents of the parish of St Botolph-without-Bishopsgate. Around 7,000 people living in tenements around Shoreditch were evicted to complete the line towards Liverpool Street, while the City of London Theatre and City of London Gasworks were both demolished. To manage the disruption caused by rehousing, the company was required by the 1864 Act to run daily low-cost workmen's trains from the station.
The station was designed by GER engineer Edward Wilson and built by Lucas Brothers; the roof was designed and constructed by the Fairburn Engineering Company. The overall design was approximately Gothic, built using stock bricks and bath stone dressings. The building incorporated booking offices as well as the company offices of the GER, including chairman's, board, committee, secretary and engineers' rooms. The roof was spanned by four wrought iron spans, two central spans of 109 ft (33 m) and outer spans of 46 and 44 ft (14 and 13 m), 730 ft (220 m) in length over the eastern main lines, and 450 ft (140 m) long over the local platforms;[19] the station had 10 platforms, two of which were used for main-line trains and the remainder for suburban trains.
The station was built with a connection to the sub-surface Metropolitan Railway, with the platform sunk below ground level; consequently there are considerable gradients leaving the station. The Metropolitan Railway used the station as a terminus from 1 February 1875 until 11 July 1875; their own underground station opened on 12 July 1875, and the Metropolitan Railway connection was closed in 1904.
Local trains began serving the partially completed station from 2 October 1874, and it was fully opened on 1 November 1875, at a final cost of over £2 million. The original City terminus at Bishopsgate closed to passengers and was converted for use as a goods station from 1881. This continued until it was destroyed by fire in 1964.
The Great Eastern Hotel adjoining the new Liverpool Street station opened in May 1884. It was designed by Charles Barry Jr. (son of the celebrated architect Charles Barry who designed the Houses of Parliament). Upon opening, it was the only hotel in the City of London. An extension called the Abercon Rooms was built in 1901, designed by Colonel Robert William Edis. The hotel includes the Hamilton Rooms, named after former GER chairman Lord Claud Hamilton.
Expansion (1895)
Although initially viewed as an expensive white elephant, within 10 years the station was working at capacity (about 600 trains per day) and the GER was acquiring land to the east of the station for expansion. An Act of Parliament was obtained in 1888 and work started in 1890 on the eastward expansion of Liverpool Street by adding eight new tracks and platforms. This gave the station the most platforms of any London terminus until Victoria station was expanded in 1908.
The main station was extended about 230 ft (70 m) eastwards; additional shops and offices were constructed east of the new train shed up to the parish boundary with Bishopsgate-Street Without. A new roof was built over the new construction. The outer wall was constructed with Staffordshire blue brick and Ruabon bricks. The four train shed roofs were carried out by Messrs. Handyside and Co., supervised by a Mr Sherlock, the resident engineer; all the foundations, earthwork and brickwork were carried out by Mowlem & Co. Electric power (for lighting) was supplied from an engine house north of the station. Additional civil works included three iron bridges carrying road traffic over the railway on Skinner, Primrose and Worship Streets. The bridge ironwork was supplied and erected by the Horseley Company. John Wilson was chief engineer, with W. N. Ashbee as architect. As part of the works, the GER was obliged by Parliament to rehouse all tenants displaced by the works, with 137 put into existing property and the remaining 600 into tenements constructed at the company's expense.
By the turn of the 20th century, Liverpool Street had one of the most extensive suburban rail services in London, including branches to Southend Victoria and Woodford, and was one of the busiest in the world. In 1912, around 200,000 passengers used the station daily on around 1,000 separate trains.
First World War and memorials (1917–1922)
Operation Turkenkreuz, the initial First World War biplane air raid on London, took place on 13 June 1917, when 20 Gotha G.IV bombers attacked the capital. The raid struck a number of sites including Liverpool Street. Seven tons of explosives were dropped on the capital, killing 162 people and injuring 432. Three bombs hit the station, of which two exploded, having fallen through the train shed roof, near to two trains. One of these hit a carriage on a train about to depart, another hit carriages used by army doctors; the death toll at the station itself was 16 dead and 15 injured. It was the deadliest single raid on Britain during the war.
Over 1,000 GER employees who died during the war were honoured on a large marble memorial installed in the booking hall, unveiled on 22 June 1922 by Sir Henry Wilson. On his return home from the unveiling ceremony, Wilson was assassinated by two Irish Republican Army members. He was commemorated by a memorial plaque adjoining the GER monument, unveiled one month after his death. The GER memorial was relocated during the modification of the station and now incorporates both the Wilson and Fryatt memorials, as well as a number of railway related architectural elements salvaged from demolished buildings.
The station also has a plaque commemorating mariner Charles Fryatt who was executed in 1916 for ramming a German U-boat with the GER steamer SS Brussels.
"Big Four" (1923–1945)
By the early 1900s, the success of deep-bore electric trains on the Underground suggested that local services out of London could also be electrified. Following the war, the GER needed more capacity out of Liverpool Street as it was at capacity (serving almost 230,000 passengers daily in 1921), but they could not afford electrification. They considered high-powered and high-tractive steam locomotives including the GER Class A55 as a possible alternative, but these were rejected because of high track loadings.
An alternative scheme was introduced, using a combination of automatic signalling and modifications to the layout at Liverpool Street. The station introduced coaling, watering, and other maintenance facilities directly at the station, as well as separate engine bays and a modified track and station layout that reduced turnaround times and increased productivity. Services began on 2 July 1920 with trains to Chingford and Enfield running every 10 minutes. The cost of the modifications was £80,000 compared to an estimated £3 million for electrification. The service was officially called the Intensive Service (as it allowed a 50% increase in capacity on peak services), but became popularly known as the Jazz Service. It lasted until the General Strike of 1926, following which services generally declined.
The GER amalgamated with several other railways to form the London and North Eastern Railway (LNER) as part of the reorganisation of railway companies in 1923. Liverpool Street came under ownership of the LNER, and suffered from a general lack of attention and neglect throughout the 1930s.
Station staff 1935
The station master in 1935 was H C R Calver and he had 395 staff under him with his direct reports, including ticket office, parcels staff, signalmen, platform inspectors and porters. Of this number, 75 were passed for fogging duties for when additional staff were required for safe operation of trains in foggy conditions.
In addition to this there were many other staff employed at the station on a variety of duties including policemen (uniformed and plain clothes), locomotive staff, permanent way staff, carriage and wagon examiners, steam heat examiners, electric and gas examiners, telegraph staff, linemen, signal fitters, Goods Manager's Despatch Office staff, outside porters, hotel porters, staff from the continental office and GPO staff.
The former headquarters building of the GER (still a railway office in 1935) was adjacent to Liverpool Street and some departments in that building also had roles in the operation of the station.
Further to that the newspaper companies provided their own staff to load newspaper trains.
Signal box operation 1935
In 1935 the approaches to Liverpool Street and the station itself, were controlled by seven signal boxes, which fell under the responsibility of the Liverpool Street station master. The boxes were:
East London Junction - this was primarily for traffic to and from the East London Line and in 1935 a route onto the Southern Railway via Whitechapel
Bishopsgate North - this box controlled the suburban line only; it was situated on the former (closed 1916) Bishopsgate Low Level down suburban platform.
Bishopsgate South - stood on the former Down Local platform of Bishopsgate Low Level and controlled traffic on the Local and Through lines.
Liverpool Street West - was the controlling box for the station working. All trains were block signalled, irrespective of whether they were running into the west or east side of the station. The box had 203 active levers and 37 spare and during the busiest period of the day there were six signalmen on duty along with a telephone and booking lad. A train to Liverpool Street East Box would be block signalled from the West box.
Liverpool Street East - situated at the country end of Platform 11; it had 127 active and 9 spare levers, and controlled traffic passing on or off the Local or Through lines, into or out of platforms 11 to 18. Departing trains would be despatched to the west box.
The remaining two signal boxes were platform boxes whose purpose was to electrically lock a platform out when a train had arrived in it. The platform would not be freed (so other trains could not be routed into it) until all the vehicles brought into it were cleared and the platform was again ready for another train to be accepted. These boxes were located at the country ends of Platform 4/5 and 14/15.
Second World War
Thousands of Jewish refugee children arrived at Liverpool Street in the late 1930s as part of the Kindertransport rescue mission to save them in the run up to the Second World War. The Für Das Kind Kindertransport Memorial sculpture by artist Flor Kent was installed at the station in September 2003 commemorating this event. It consisted of a specialised glass case with original objects and a bronze sculpture of a girl, a direct descendant of a child rescued by Nicholas Winton, who unveiled the work.[ The objects included in the sculpture began to deteriorate in bad weather, and a replacement bronze memorial, Kindertransport – The Arrival by Frank Meisler was installed as a replacement at the main entrance in November 2006. The child statue from the Kent memorial was re-erected separately in 2011.
During the war, the station's structure sustained damage from a nearby bomb, particularly the Gothic tower at the main entrance on Liverpool Street and its glass roof.
As a precautionary measure the large and weighty West Side hanging clock was brought down to platform level and served as an enquiry office for the duration of the war.
Post War (1946–1991)
After the formation of the London Passenger Transport Board in 1933, work to electrify the line from Liverpool Street to Shenfield began in association with the LNER. Progress had been halted by the war but work resumed after the end of hostilities. The line between Liverpool Street and Stratford was electrified from 3 December 1946, and the full electrification of the Shenfield line at 1500 V DC was completed in September 1949. At the same time, electrification of London Underground services in Essex and in northeast and east London led to the withdrawal of some services from Liverpool Street, being replaced with LU operations. Electrification continued with the line to Chingford electrified by November 1960. In 1960–61, the overhead electrification, which had been extended from Shenfield to Southend and Chelmsford, was converted from 1500 V DC to 6.25 kV AC.
In 1973 the British Railways Board, London Transport Executive, Greater London Council and the Department of the Environment produced a report examining the modernisation of London transport. It recommended high priority given to reconstructing Liverpool Street and Broad Street stations and recommended financing this through property development on the site.[66] Liverpool Street had a number of design and access issues, many of which derived from the 1890 extension which had effectively created two stations on one site, with two concourses linked by walkways, booking halls, and inefficient traffic flows within the station. Additionally the rail infrastructure presented limitations; only seven of the platforms could accommodate 12-carriage trains, and the track exit layout was a bottleneck. In 1975 British Railways announced plans to demolish and redevelop both stations. The proposed demolition met considerable public opposition and prompted a campaign led by the Poet Laureate Sir John Betjeman, leading to a public inquiry from November 1976 to February 1977.
In autumn 1980, the overhead electrification was converted from 6.25 kV AC to the standard supply of 25 kV AC. The inquiry recommended that the western (1875) train shed roof should be retained in new development; consequently it was repaired and reinforced between 1982 and 1984, followed by repairs to the main roof completed in 1987. Initial plans included adding two additional tracks, with 22 platforms in a layout similar to that of Waterloo station; the combined Broad Street and Liverpool Street station was to be at the level of the latter, with relatively low-rise office developments. The development was reassessed in 1983/4, when it was decided to retain the existing six-road exit throat and 18-platform layout, in combination with resignalling; this resulted in a station confined to the Liverpool Street site, with ground space released for development. British Railways signed an agreement with developers Rosehaugh Stanhope in 1985, and work on the office development, known as Broadgate, began.
Railway work included the construction of a short link from the North London Line to the Cambridge main line, allowing trains that had previously used Broad Street to terminate at Liverpool Street. The station was reconstructed with a single concourse at the head of the station platforms, and entrances from Bishopsgate and Liverpool Street, as well as a bus interchange in the south west corner. The Broadgate development was constructed between 1985 and 1991, with 330,000 m2 (3,600,000 sq ft) of office space on the site of the former Broad Street station and above the Liverpool Street tracks. Proceeds from the Broadgate development were used to help fund the station modernisation.
In 1988, The Arcade above the underground station on the corner of Liverpool Street and Old Broad Street was due to be completely demolished by London Regional Transport and MEPC, who wanted to develop the site into a five-storey block of offices and shops. More than 6,000 people signed a petition to "Save the Arcade", and the historic Victorian building still stands today. The campaign against the development was led by Graham Horwood, who owned an employment agency within the Arcade at the time.
In 1989, the first visual display unit-controlled signalling operation on British Rail (known as an Integrated Electronic Control Centre) became operational at Liverpool Street.
The redeveloped Liverpool Street was officially opened by Queen Elizabeth II on 5 December 1991.[82] At that time a giant departures board was installed above the concourse; it was one of the last remaining mechanical 'flapper' display boards at a British railway station until its replacement in November 2007.
Recent history and privatisation (1991–present)
In 1991, an additional entrance was constructed on the east side of Bishopsgate with a subway under the road. The station was "twinned" with Amsterdam Centraal railway station on 2 December 1993, with a plaque marking this close to the entrance to the Underground station.
The station was badly damaged on 24 April 1993 by the Bishopsgate bombing and was temporarily closed as a result. About £250,000 of damage was caused to the station, primarily to the glass roof. The station re-opened on 26 April 1993.
In 2013, during excavation work for the Crossrail project, a 2-acre (0.8 ha) mass burial ground dating from the 17th century was uncovered a few feet beneath the surface at Liverpool Street, the so-called Bedlam burial ground or New Churchyard. It contained the remains of several hundred people and it is thought that the interments were of a wide variety of people, including plague victims, prisoners and unclaimed corpses. A 16th-century gold coin, thought to have been used as a sequin or pendant, was also found. In early 2015 full-scale excavation of the burials began, then estimated at 3,000 interments.
In advance of the full opening of the Elizabeth line, precursor operator TfL Rail took over from Greater Anglia the Liverpool Street-Shenfield stopping "metro" service from 2015. At the same time, services on the Lea Valley Lines out of Liverpool Street to Enfield Town, Cheshunt (via Seven Sisters) and Chingford transferred to London Overground. The central section of the Elizabeth line opened on 24 May 2022 between Paddington and Abbey Wood. The Elizabeth line platforms are to the south-west of the existing tube station building. A new ticket hall with step-free access opened next to the Broadgate development, with links to the existing Underground station, and a pedestrian link via the new platforms to the ticket hall of Moorgate, providing direct access to London Underground's Northern line and the National Rail Northern City Line at Moorgate. Thus, Liverpool Street appears on the Tube map as an interchange with Moorgate, similarly to Bank and Monument.
Cultural references
Liverpool Street is one of the four railway stations present on the British version of Monopoly, along with King's Cross, Fenchurch Street and Marylebone. All four stations were termini of LNER services when Victor Watson redesigned the game for the British market in 1936.
The station features in several fictional terrorist attacks: in Andy McNab's novel Dark Winter the station is the target of an attack; in London Under Attack, a 2004 Panorama docu-drama portrayal of a terrorist attack on London using chlorine gas; and the drama Dirty War (2004) portrayed a suicide terrorist attack using a "dirty bomb" near the Underground station.
The station has also been used as a backdrop for a number of other film and television productions, including espionage films Stormbreaker (2006) and Mission: Impossible (1996), and crime drama The Shadow Line (2011), as well as the site for staged flash mobs in the film St. Trinian's 2: The Legend of Fritton's Gold (2009), and for a T-Mobile advert.
In the music video for "Taxloss" by Mansun, directed by Roman Coppola, £25,000 in £5 notes was dropped onto commuters at the station.
H. G. Wells's 1898 novel The War of The Worlds included a chaotic rush to board trains at Liverpool Street as the Martian machines overran military defences in the West End.
The station is the subject of the poem "Liverpool Street Station" by John Davidson.
Through crystal roofs the sunlight fell,
And pencilled beams the gloss renewed
On iron rafters balanced well
On iron struts; though dimly hued.
With smoke o'erlaid, with dust endued.
The walls and beams like beryl shone;
And dappled light the platforms strewed
With yellow foliage of the dawn
That withered by the porch of day's divan.
— John Davidson, Fleet Street and Other Poems (Extract).
(Wikipedia)
Der Bahnhof London Liverpool Street ist einer der Hauptbahnhöfe von London und liegt an der gleichnamigen Straße in der nordöstlichen Ecke der City of London. Er wurde 1874 als neuer Kopfbahnhof der Great Eastern Railway eröffnet und ersetzte den bisherigen, weiter östlich gelegenen Bahnhof Bishopsgate. Der in der Travelcard-Tarifzone 1 gelegene Bahnhof wird heute überwiegend von Zügen der Gesellschaft Abellio Greater Anglia bedient. Züge verkehren in den Nordosten Londons, nach Essex und in weitere Regionen Ostenglands. Eingänge befinden sich am Bishopsgate, an der Liverpool Street selbst und beim Geschäftszentrum Broadgate (das am Standort des früheren Bahnhofs Broad Street errichtet wurde). Liverpool Street ist einer von 18 Bahnhöfen, die von der Bahninfrastrukturgesellschaft Network Rail betrieben werden. Im Jahr 2016 nutzten 67,339 Millionen Eisenbahnfahrgäste den Bahnhof, hinzu kommen weitere 71,61 Millionen Fahrgäste der U-Bahn. Zusammengerechnet ergibt dies täglich über 380.000 Personen.
Seit dem Jahr 2022 ist der Bahnhof Liverpool Street durch die neue Elizabeth Line (Crossrail) direkt mit wichtigen Londoner Vierteln, dem Flughafen Heathrow, Paddington, Canary Wharf sowie Shenfield und Abbey Wood verbunden – dies verkürzt die Reisezeiten deutlich und macht die Station zu einem modernen Verkehrsknotenpunkt der Metropole. Zudem beherbergt das Empfangsgebäude das Mahnmal „Kindertransport – Die Ankunft“, das an die Rettung tausender jüdischer Kinder vor der nationalsozialistischen Verfolgung erinnert.
Eisenbahn
Betrieb und Anlage
Liverpool Street ist der am drittmeisten frequentierte Bahnhof Londons und auch Großbritanniens, nach Waterloo und Victoria. Von Liverpool Street aus verkehren Eisenbahn-Züge in den Osten Englands, unter anderem nach Cambridge, Chelmsford, Clacton-on-Sea, Colchester, Harlow, Hertford, Ipswich, Norwich und Southend-on-Sea, hinzu kommen Verbindungen in die östlichen Stadtbezirke Londons. Ein paar Schnellzüge täglich nach Harwich ermöglichen Anschlüsse an die Fähren nach Hoek van Holland, der Stansted Express verkehrt zum Flughafen London-Stansted.
Die meisten Züge, die von diesem Bahnhof aus auf der Great Eastern Main Line verkehren, werden durch die Bahngesellschaft Abellio Greater Anglia betrieben. Die Vorortszüge nach Shenfield werden seit 2015 durch TfL Rail angeboten, als Vorlaufbetrieb für die S-Bahn-ähnliche Crossrail-Strecke, die ab Mai 2022 schrittweise eröffnet wird. London Overground betreibt den Vorortsverkehr auf den Lea Valley Lines nach Enfield Town, Cheshunt und Chingford. Eine kleine Anzahl Züge am späten Abend und an Wochenenden werden durch c2c betrieben und fahren über Barking nach Southend-on-Sea und Shoeburyness.
Der Bahnhof und die ausgehenden Strecken sind, wie im nördlichen Teil Londons üblich, mit Wechselstrom-Oberleitungen (25 kV/50 Hz) elektrifiziert. Teile des Bahnhofs, darunter die zwei westlichsten Bahnsteige der Haupthalle und das U-Bahn-Stellwerk, stehen unter Denkmalschutz (Grade II).
Geschichte
Ein neuer Kopfbahnhof für die City (1875)
Die Great Eastern Railway (GER) entstand 1862 aus der Fusion mehrerer Bahngesellschaften. In ihrem Besitz befand sich nun der Bahnhof Bishopsgate in London, der als Ausgangspunkt für die Strecken nach Ostengland diente. Bishopsgate war für den Personenverkehr der GER unzureichend und aufgrund der Lage im Stadtteil Shoreditch wenig attraktiv für den Pendlerverkehr zur City of London, auf den das Unternehmen ein besonderes Augenmerk geworfen hatte. Als Folge davon plante die GER einen neuen, zentraler gelegenen Bahnhof.
1865 sahen erste Pläne eine 1,6 km lange Strecke vor, die östlich des bestehenden Kopfbahnhofs in Shoreditch von der Hauptlinie abzweigt, sowie einen neuen Kopfbahnhof an der Liverpool Street. Bishopsgate sollte nach der Vollendung des Projekts als Güterbahnhof dienen. Liverpool Street sollte von der GER und der East London Railway (ELR) genutzt werden. Der Bahnhof sollte zwei Ebenen umfassen, mit den Bahnsteigen der GER auf Ziegelsteinviadukten ruhend und den ELR-Bahnsteigen etwa 37 Fuß (11,27 m) darunter. Das Bahnhofsgebäude sollte etwa 630×200 Fuß (192 × 61 Meter) groß sein, mit der Hauptfassade an der Liverpool Street und einem Nebeneingang an der Bishopsgate Street (heute als Bishopsgate ein Teil der A10). Die hölzerne Hauptgleishalle des Bahnhofs sollte zweiteilig sein, mit einem zentralen Hohlraum, um Licht zum unteren Teil durchzulassen und die Luftzirkulation zu ermöglichen. Der GER-Architekt entwarf ein Bahnhofsgebäude im Italianate-Stil.
Das Parlament erteilte mit dem Great Eastern Railway (Metropolitan Station and Railways) Act 1864 die Genehmigung zum Bau der Strecke und des Bahnhofs. Der Bahnhof entstand auf einem zehn acres (vier Hektar) großen Gelände, auf dem früher das Bethlem Royal Hospital stand. Zur selben Zeit ließ die North London Railway auf dem angrenzenden Grundstück den Bahnhof Broad Street errichten. Das Gelände wurde durch Enteignung erworben, wodurch 3000 Einwohner der Kirchgemeinde St Botolph-without-Bishopsgate ihr Heim verloren. Die Mietwohnungen von 7000 Personen um Shoreditch wurden zwangsgeräumt, um Platz für die Zufahrtsstrecke zur Liverpool Street zu schaffen; ebenso mussten das City of London Theatre und das städtische Gaswerk weichen. Um die durch die Abschiebung verursachte Notlage der Betroffenen auszugleichen, wurde die Bahngesellschaft mit dem Gesetz von 1864 dazu verpflichtet, täglich preiswerte Arbeiterzüge von und zum Bahnhof verkehren zu lassen.
Der Bahnhof wurde von GER-Ingenieur Edward Wilson entworfen und durch das Londoner Bauunternehmen Lucas Brothers errichtet. Entwurf und Ausführung des Daches waren Aufgabe der Fairburn Engineering Company. Der Baustil war annähernd neugotisch, Baumaterial waren hauptsächlich Ziegelsteine, während für die dekorativen Elemente Bath Stone zur Verfügung stand. Das Gebäude besaß Fahrkartenschalter sowie die Büros der GER, unter anderem Räume für den Vorsitzenden, den Vorstand, den Aufsichtsrat, das Sekretariat und die Ingenieure. Über die Haupthalle spannten sich vier schmiedeeiserne, verglaste Satteldächer. Die beiden zentralen Dächer waren 109 Fuß (33,22 m) breit, die äußeren 46 und 44 Fuß (14,02 bzw. 13,41 m). Die Länge der Dächer betrug über den östlichen Hauptlinien-Bahnsteigen 730 Fuß (220,5 m), über den westlichen Vorortslinien-Bahnsteigen 450 Fuß (137,16 m). Der Bahnhof hatte zehn Bahnsteige, wovon zwei den Hauptlinien und die übrigen dem Lokalverkehr vorbehalten waren.
Vorortszüge begannen, den teilweise fertiggestellten Bahnhof ab 2. Oktober 1874 zu nutzen. Ab 1. November 1875 war er in vollem Umfang betriebsbereit. Der ursprüngliche Kopfbahnhof Bishopsgate wurde für den Personenverkehr geschlossen und diente ab 1881 als Güterbahnhof, bis er 1964 einem Großbrand zum Opfer fiel. Das von Charles Barry Jr. entworfene Great Eastern Hotel unmittelbar südlich des Bahnhofs Liverpool Street wurde im Mai 1884 eröffnet. Es beherbergt die nach dem GER-Vorsitzenden Claud John Hamilton benannten Hamilton Rooms.
Erweiterung des Bahnhofs (1895)
Zu Beginn hielten viele den Bahnhof noch für einen teuren „weißen Elefanten“, doch nach nur zehn Jahren war seine Kapazität ausgelastet (ca. 600 Züge täglich). Nachdem das Parlament 1888 seine Zustimmung erteilt hatte, begannen 1890 die Arbeiten an einer Erweiterung um acht Gleise östlich des bestehenden Bahnhofs. Liverpool Street besaß nun die meisten Bahnsteige aller Londoner Bahnhöfe, bis zur Erweiterung des Bahnhofs Victoria im Jahr 1908.
Der Bahnhof wurde um etwa 70 m nach Osten verbreitert; zusätzliche Läden und Büros entstanden östlich der neuen Gleishalle bis hin zur Grenze der Kirchgemeinde Bishopsgate-Street Without. Ebenso erhielt der neue Teil der Haupthalle ein eigenes Dach. Chefingenieur war John Wilson, Architekt war William Neville Ashbee. Als Teil des Projekts war die GER vom Parlament dazu verpflichtet worden, alle von den Arbeiten betroffenen Mieter umzusiedeln. 137 wurden in bereits bestehenden Gebäuden untergebracht, die übrigen 600 zogen in neue Mietshäuser um, die das Unternehmen auf eigene Kosten hatte errichten müssen. Um die Jahrhundertwende hatte Liverpool Street den ausgedehntesten Vorortsverkehr in London und galt als einer der am meisten frequentierten Bahnhöfe der Welt. 1912 nutzten ihn rund 200.000 Fahrgäste täglich in etwa 1000 unterschiedlichen Zügen.
Erster Weltkrieg und Zwischenkriegszeit
Während des Ersten Weltkriegs fand am 13. Juni 1917 die Operation Türkenkreuz statt, in der zwanzig deutsche Bomber des Typs Gotha G.I einen Luftangriff auf London flogen. Der Angriff traf mehrere Gebäude, darunter den Bahnhof Liverpool Street. Sieben Tonnen Sprengstoff fielen auf den Bahnhof, dabei wurden 162 Menschen getötet und 432 weitere verletzt. Es handelte sich um den tödlichsten Luftangriff auf Großbritannien während des Krieges.
Die Great Eastern Railway ehrte über 1000 ihrer Angestellten, die im Ersten Weltkrieg gefallen waren, mit einem großen Kriegerdenkmal aus Marmor in der Schalterhalle. General Henry Hughes Wilson enthüllte es am 22. Juni 1922; er wurde wenige Stunden später vor seinem Haus von Mitgliedern der Irisch-Republikanischen Armee erschossen. Eine Gedenktafel, die einen Monat später neben dem GER-Denkmal enthüllt wurde, erinnert an ihn. Seit 1990 befindet sich das Kriegerdenkmal oberhalb der Haupthalle, nahe beim Eingang von der Liverpool Street her. Eine weitere Gedenktafel erinnert an den Seemann Charles Fryatt, der 1915 mit seinem Schiff ein feindliches U-Boot zu rammen versucht hatte und ein Jahr später von den Deutschen hingerichtet wurde.
Nach dem Krieg stieß der Bahnhof mit über 230.000 Fahrgästen täglich an seine Kapazitätsgrenzen. Die GER erwog die Elektrifizierung der Vorortsstrecken nach Chingford und Enfield, konnte sich dies jedoch nicht leisten. Stattdessen führte die GER im Bahnhof Liverpool Street automatische Signale ein und nahm Änderungen am Gleisplan vor. Die Bekohlung und die Wasserübernahme erfolgten unmittelbar im Bahnhof, wodurch die Wendezeiten reduziert und die Produktivität erhöht werden konnten. Ab 2. Juli 1920 konnte ein 2,5-Minuten-Takt (vier Linien im 10-Minuten-Takt) angeboten werden, wobei die Anpassungskosten nur 80.000 Pfund betrugen anstatt der drei Millionen Pfund, die bei einer Elektrifizierung notwendig gewesen wären. Dieses offiziell als Intensive Service bezeichnete Angebot, das eine Leistungssteigerung von 50 % in der Hauptverkehrszeit ermöglichte, war im Volksmund als Jazz Service bekannt. Nach dem Generalstreik im Mai 1926 wurde es nicht weiter aufrechterhalten, auch wenn der Spitzname Jazz Service für die Vorortzüge ab Liverpool Street noch lange Zeit genutzt wurde.
Mit dem Inkrafttreten des Railways Act 1921 am 1. Januar 1923, das die Reorganisation des zersplitterten britischen Eisenbahnwesens vorsah, fusionierte die GER mit mehreren anderen Gesellschaften zur London and North Eastern Railway (LNER). Die neue Besitzerin vernachlässigte den Bahnhof, der ab den 1930er Jahren einen zunehmend verlotterten Eindruck machte.
Zweiter Weltkrieg und Elektrifizierung (1939–1960)
Von November 1938 bis zum Ausbruch des Zweiten Weltkriegs am 1. September 1939 kamen im Rahmen der Rettungsaktion Kindertransport Tausende von jüdischen Kindern im Bahnhof Liverpool Street an. Um an dieses Ereignis zu erinnern, enthüllte Nicholas Winton im September 2003 das Denkmal Für Das Kind der Künstlerin Flor Kent. Es bestand aus einem Glaskasten, das eine Bronzeskulptur eines Mädchens sowie Originalobjekte der damals geretteten Kinder enthielt. Nach nur zwei Jahren musste das Denkmal an einen anderen Standort umplatziert werden, da die Objekte im Glaskasten bei schlechtem Wetter zu verfallen begannen. Auf Initiative von Prinz Charles wurde im September 2006 stattdessen die Skulptur Kindertransport – Die Ankunft von Frank Meisler aufgestellt.
In Zusammenarbeit mit dem 1933 gegründeten London Passenger Transport Board begann die LNER die Great Eastern Main Line zwischen Liverpool Street und Shenfield mit 1500 V Gleichspannung zu elektrifizieren. Die Arbeiten kamen langsam voran und mussten für die gesamte Dauer des Krieges unterbrochen werden. Elektrische Vorortszüge verkehrten ab 1946 bis Stratford, ab 1949 bis Shenfield. Zur selben Zeit führte die Elektrifizierung zweier Strecken im Nordosten Londons und in Essex zu einer weiteren Entlastung des Bahnhofs Liverpool Street, da die Züge nun nicht mehr zum oberirdischen Kopfbahnhof verkehrten, sondern in der unterirdischen Central Line gebündelt wurden. Im November 1960 war auch die Elektrifizierung der Vorortstrecke nach Chingford abgeschlossen.
Umbau (1973–1991)
Der British Railways Board, die London Transport Executive, der Greater London Council und das Umweltministerium legten 1973 einen Bericht zur Modernisierung des Bahnverkehrs in London vor. Es empfahl insbesondere den Umbau der Bahnhöfe Liverpool Street und Broad Street, der durch Immobilienentwicklung auf dem Gelände finanziert werden sollte. Liverpool Street hatte mit verschiedenen Problemen zu kämpfen, die zu einem großen Teil auf die Erweiterung von 1890 zurückzuführen waren. Es handelte sich quasi um zwei Bahnhöfe an einem Standort, mit zwei durch Gänge verbundenen Querbahnsteigen, mehreren Schalterhallen und einem ineffizienten Verkehrsfluss innerhalb des Gebäudes. Auch die Bahninfrastruktur schränkte die Nutzbarkeit ein: Nur auf sieben Gleisen konnten Züge mit zwölf Wagen abgefertigt werden und die Anordnung der Ausfahrtsgleise erwies sich als Flaschenhals. 1975 kündigte British Rail Pläne an, sowohl Liverpool Street als auch Broad Street abzureißen und durch Neubauten zu ersetzen. Der geplante Abriss stieß auf heftigen Widerstand der Öffentlichkeit und löste eine von John Betjeman angeführte Kampagne aus. Sie erzwang eine öffentliche Anhörung, die von November 1976 bis Februar 1977 dauerte.
Als Ergebnis der Anhörung sollte das Dach der westlichen Gleishalle von 1875 erhalten bleiben. Es wurde infolgedessen zwischen 1982 und 1984 repariert und verstärkt. Es folgten Reparaturen am Hauptdach, die 1987 abgeschlossen waren. Die Pläne sahen eine Verbreiterung der Bahnhofsausfahrt um zwei Gleise vor; auch sollten der benachbarte Bahnhof Broad Street miteinbezogen und relativ niedrige Bürogebäude errichtet werden. 1983/84 erfolgte eine Neubewertung des Projekts. Es wurde beschlossen, den Flaschenhals beizubehalten, stattdessen eine neue Signalanlage einzurichten und den Umbau auf Liverpool Street zu beschränken. Auf diese Weise konnte das Gelände des Bahnhofs Broad Street gewinnbringend für Büronutzungen freigegeben werden. 1985 unterzeichnete British Rail eine Vereinbarung mit dem Bauunternehmen Rosehaugh Stanhope und im darauf folgenden Jahr begann mit dem Abriss von Broad Street die Umsetzung des Stadtentwicklungsprojekts Broadgate.
Arbeiten im Gleisbereich beinhalteten den Bau einer kurzen Verbindungsstrecke zur North London Line. Auf diese Weise konnten Züge, die zuvor Broad Street angefahren hatten, zur Liverpool Street verkehren. Der Bahnhof wurde mit einem Querbahnsteig umgebaut und erhielt zwei neue Eingänge, hinzu kam ein neuer Busbahnhof an der südwestlichen Ecke. Bis 1991 entstand das Broadgate-Büroviertel mit einer Nutzfläche von 330.000 Quadratmetern auf dem Gelände des früheren Bahnhofs Broad Street und über den Gleisen des Bahnhofs Liverpool Street. Die Einnahmen aus dem Broadgate-Projekt dienten dazu, die Modernisierung von Liverpool Street zu finanzieren. Die Baukosten betrugen 120 Millionen Pfund Sterling. Königin Elisabeth II. eröffnete den umgebauten Bahnhof offiziell am 5. Dezember 1991.
Weitere Entwicklung (seit 1991)
1991 entstand ein zusätzlicher Eingang an der Ostseite von Bishopsgate, mit einer Unterführung unter der Straße hindurch. Seit Dezember 1993 ist Liverpool Street ein „Schwesterbahnhof“ von Amsterdam Centraal, woran eine Gedenkplakette nahe dem Eingang zur U-Bahn-Station erinnert. Am 24. April 1993 explodierte in Bishopsgate eine Autobombe der Provisional Irish Republican Army. Am Bahnhof entstand ein Sachschaden in der Höhe von 250.000 Pfund, vor allem im Bereich des Glasdachs. Zwei Tage nach dem Anschlag konnte der Bahnhof wieder in Betrieb genommen werden.
Bei Bohrarbeiten für das Crossrail-Projekt kam im August 2013 ein Friedhof aus dem 17. Jahrhundert zum Vorschein, nur wenige Meter unter der Oberfläche der Liverpool Street. Der New Churchyard (neue Kirchhof) auf dem Gelände des damaligen Bethlem Royal Hospital enthielt die Überreste mehrerer hundert Personen aus allen Bevölkerungsschichten, darunter Pestopfer, Strafgefangene und unidentifizierte Leichen. Weitere Grabungen im Jahr 2015 ergaben, dass dort über 3000 Menschen bestattet worden waren.
2015 übernahm TfL Rail von Abellio Greater Anglia den Vorortsverkehr zwischen Liverpool Street und Shenfield, als Vorlaufbetrieb für Crossrail. Die Zuständigkeit für die Lea Valley Lines von Liverpool Street nach Enfield Town, Cheshunt und Chingford ging im selben Jahr an London Overground über.
Elizabeth Line (Crossrail)
Liverpool Street ist seit Mai 2022 an die Crossrail-Strecke angebunden, eine S-Bahn-ähnliche Bahnverbindung durch das Zentrum Londons mit dem Namen Elizabeth Line, die ursprünglich 2018 fertiggestellt werden sollte, aber erst am 24. Mai 2022 in Betrieb gegangen ist. Züge werden in westlicher Richtung via Paddington nach Reading und zum Flughafen Heathrow verkehren, in östlicher Richtung nach Abbey Wood und Shenfield. Zurzeit in Bau ist eine zusätzliche barrierefreie Schalterhalle beim Broadgate-Büroviertel südwestlich des Bahnhofs. Eine mit den Bahnsteigen verknüpfte Fußgängerverbindung wird zur Schalterhalle des Bahnhofs Moorgate führen, wo Umsteigemöglichkeiten zur Northern Line und zur Northern City Line bestehen werden.
Die von TfL Rail betriebenen Vorortszüge zwischen Shenfield und Liverpool Street werden westlich von Stratford in den neuen Tunnel geleitet, gleichzeitig wird der Fahrplantakt auf der Great Eastern Main Line markant erhöht. Nach der vollständigen Inbetriebnahme von Crossrail wird Gleis 18 in der Haupthalle des Bahnhofs Liverpool Street stillgelegt, um Platz für die Verlängerung der Gleise 16 und 17 zu schaffen, damit diese längere Züge aufnehmen können.
(Wikipedia)
Jernbaneverket: on the Hornbækbanen, block signal I showing the danger aspect. When it allows passage, from this point the maximum speed is 40 km/h.
Source:
basta.media/refus-d-obtemperer-quatre-fois-plus-de-person...
En 2022, la police a déjà abattu quatre personnes dans leur véhicule à la suite d’un refus d’obtempérer. Depuis la loi de 2017, qui assouplit la notion de légitime défense, leur nombre a considérablement augmenté.
Publié dans Société
L’image interloque. Une voiture, en travers de la route, en plein Paris, le pare-brise perforé distinctement d’au moins deux impacts de balles, la vitre côté conducteur brisée. Dans le véhicule, quatre personnes, deux hommes et deux femmes, rentraient d’une soirée le matin du samedi 4 juin. Puis, pour cause de non-port de la ceinture de sécurité, ils sont contrôlés par une brigade de police à vélo. Le conducteur, qui conduit sans permis, aurait alors refusé de s’arrêter et aurait foncé sur un des policiers selon la version des autorités.
Mort après un refus d’obtempérer.
Sur cette photo, prise samedi matin dans le 18e arrondissement de Paris, on distingue nettement deux impacts de balles sur le pare-brise, côté passager.
DR
Les fonctionnaires tirent neuf balles avec leur arme de service. La passagère, atteinte d’une balle dans la tête, est tuée. Le conducteur, touché au thorax, est grièvement blessé. Dans divers témoignages accordés à la presse, les deux autres personnes à bord du véhicule réfutent que la voiture aurait foncé sur les forces de l’ordre. « Je vois deux policiers se mettre au niveau des vitres, devant. Tout est allé très vite. Je n’ai même pas entendu "Sortez de la voiture" ou "Mains en l’air". Ils ont cassé les vitres en tapant avec leurs armes. On a entendu des coups de feu, la voiture qui repart. Tout cela s’est passé en même temps. La voiture n’est pas d’abord partie et ensuite ils ont tiré, c’est en même temps », raconte par exemple Inès, à l’arrière du véhicule, à FranceInfo. Plusieurs plaintes ont été déposées, notamment contre les policiers.
21 morts dans ces circonstances depuis cinq ans, soit plus de quatre par an
Depuis le début de l’année 2022, en plus de Rayana - la passagère mortellement touchée - trois autres personnes ont été tuées par la police à la suite d’un refus d’obtempérer. Jean-Paul Benjamin est mort à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 26 mars, d’une balle dans le cœur tirée par un policier de la Brigade anti-criminalité (BAC) alors qu’il conduisait une camionnette volée. Puis, le soir du second tour de l’élection présidentielle, le 24 avril, deux frères, Boubacar et Fadjigui sont tués en plein centre de Paris sur le Pont-Neuf. Selon la police, ces tirs auraient suivi le refus d’un contrôle. La voiture aurait alors « foncé » vers un membre des forces de l’ordre qui se serait écarté avant que son collègue, 24 ans et encore stagiaire, ne tire dix cartouches de HK G36, un fusil d’assaut.
Interventions policières létales
Basta actualise chaque année sa base de données et sa visualisation des interventions policières létales, pour contribuer à mettre en lumière les circonstances de ces interventions, surtout quand elles interrogent.
Selon notre décompte effectué à l’aide de la base police de Basta!, sur les vingt dernières années, au moins 38 personnes ont perdu la vie dans ce type de circonstances. S’il ne s’agit pas de comparer les cas, chacun ayant ses particularités propres, le constat reste grossièrement le même. Des policiers décident de contrôler un véhicule, le conducteur refuse de s’y soumettre et accélère : les forces de l’ordre ouvrent le feu et tuent le conducteur ou l’un des passagers. Il y a vingt ans, le 2 janvier 2002 à Paris par exemple : Moussa Bradai, 17 ans, est atteint à la tempe d’une balle de pistolet-mitrailleur tirée par un agent de la BAC après que le conducteur de la voiture volée dans laquelle il se trouve a refusé de se soumettre à un contrôle. Dans cette affaire, un non-lieu fut finalement prononcé en faveur du policier au nom de la légitime défense.
Au nom de ce principe, les fonctionnaires justifient quasi systématiquement leur tir mortel, considérant le véhicule comme une « arme par destination ». Jusqu’à récemment, les policiers étaient des justiciables soumis au droit commun. Ils ne pouvaient attenter à la vie d’autrui qu’en cas de riposte nécessaire et proportionnée à un danger réel immédiat [1]. Du moins en théorie... Or, le 28 février 2017, la dernière loi sécuritaire du quinquennat de François Hollande, a élargi les droits des policiers à faire feu. Notamment la possibilité de tirer sur les occupants de véhicules en fuite, sous certaines conditions [2].
« Cette loi est venue mettre de la confusion dans des textes très clairs » sur la légitime défense, explique à France Info le sociologue de la police Fabien Jobard. « Elle est venue introduire une notion un peu compliquée. Désormais, le policier peut faire usage de son arme lorsqu’il y a refus d’obtempérer et qu’il peut imaginer raisonnablement que la personne est susceptible de porter atteinte à la vie des policiers ou à celle d’autrui. » Pour le chercheur, cette loi demeure « très problématique ». « Le policier peut éventuellement effectuer un calcul où il se dit que s’il y a eu un refus d’obtempérer ou un comportement dangereux du conducteur à son égard, alors la personne qui vient de passer le barrage, qui ne pose plus de danger immédiat pour lui, peut porter atteinte à l’intégrité physique d’autrui donc il tire. »
Aussitôt adoptée, aussitôt appliquée. Quelques mois après son entrée en vigueur, l’IGPN et le procureur de la République y font directement référence pour justifier la fin tragique de Luis Bico à Châlette-sur-Loing (Loiret), en août 2017. Ce franco-portugais souffrant de troubles psychiatriques est en possession d’un couteau dans sa voiture quand six policiers l’encerclent. Après l’avoir suivi sur quelques mètres, ils le tuent d’une balle dans le cœur alors que le conducteur tente de fuir. Les vidéos, consultées par Streetpress montrent qu’il ne fonçait pas sur eux. Le syndicat policier Alliance justifie alors la « nécessité de l’intercepter », en raison des « récentes attaques à la voiture bélier ».
Avant 2017, une personne tuée en moyenne par an pour refus d’obtempérer
Cette loi a-t-elle entraîné une hausse des personnes abattues fuyant la police ? Lors de son bilan d’activité de 2018, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) rappelait que les tirs d’arme à feu sur des véhicule avaient augmenté de 54% en un an. Loin d’y voir la conséquence de la nouvelle législation, la « police des polices » l’imputait alors à l’augmentation des... refus d’obtempérer. Ces derniers s’élèveraient à 26 320 selon les chiffres du ministère de l’Intérieur relayés à l’envi depuis, par Europe 1 notamment. Dans son rapport de 2021 l’IGPN indique que ces tirs opérationnels n’ont pour tout objectif que d’immobiliser les véhicules, en tirant dans les pneus par exemple.
Pourtant, d’après notre recensement, entre la date d’entrée en vigueur de cette loi le 28 février 2017 et aujourd’hui, 21 personnes sont tombées sous les balles des forces de l’ordre alors qu’elles tentaient d’échapper à un contrôle ou une interpellation, à bord de leur véhicule. En revanche de 2002 à 2017, nous ne comptons « que » 17 personnes tuées dans les mêmes circonstances. En cinq ans, les forces de l’ordre ont donc abattu davantage de personnes ayant fui les uniformes en véhicules que sur les quinze années précédentes. Alors que la moyenne annuelle de personnes tuées par balles à la suite d’un refus de contrôle était légèrement supérieure à 1 entre 2002 et 2017, elle est passée à plus de 4 sur ces cinq dernières années.
« Aujourd’hui, on ne peut plus nier la dangerosité de cette loi. On ne peut instaurer un permis de tuer dans un État de droit », s’insurge auprès de Basta! , Amal Bentounsi, la fondatrice du collectif Urgence Notre Police Assassine qui combat cette loi depuis son instauration. En 2012, son frère, qui n’était pas rentré d’une permission de sortie de prison, est abattu d’une balle dans le dos alors qu’il prenait la fuite à pied. Le procès de son tueur, un policier mis en examen pour homicide volontaire, a eu lieu deux mois après la promulgation de la nouvelle loi de février 2017. Relaxé en première instance, il sera condamné à 5 ans de sursis en appel. « Sans cette loi, il aurait été condamné à 15 ans de réclusion », estime Amal Benstounsi qui appelle à son abrogation ou a minima sa modification.
Depuis la loi de 2017, une hausse significative de la part des policiers dans ces drames
Un autre élément factuel issu de la base Police de Basta! aiguille vers un lien de cause à effet entre la promulgation de cette loi et la hausse des morts par balles à la suite d’un refus d’obtempérer. Avant la loi de 2017, les policiers et les gendarmes n’étaient pas soumis aux mêmes réglementations quant à l’usage de leur arme à feu.
Les gendarmes disposaient depuis longtemps d’un régime juridique plus permissif. Ces derniers étaient par exemple autorisés à tirer, après sommation « lorsqu’ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu’ils occupent » [3] ou sur un fuyard qui échapperait à leur garde, tout en devant justifier de la nécessité absolue de leur acte [4].
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La loi de 2017 est venue aligner à peu près les policiers sur les gendarmes. Et d’après notre analyse, cet alignement a fait augmenter de manière significative la part des policiers dans les tirs mortels à la suite d’un refus d’obtempérer. Sur les 17 personnes tuées par balles dans un véhicule entre 2002 et 2017, la moitié l’était par un policier, l’autre moitié par un gendarme. Désormais, sur les 21 personnes tuées depuis la mise en place de la loi, les trois-quarts l’ont été par un policier. Cette hausse significative tend ainsi à montrer que la loi sur la sécurité publique de février 2017 a pu décomplexer certains policiers sur le recours à leur arme de service dans ces cas de refus d’obtempérer.
Dans l’année qui suit la promulgation de cette nouvelle législation, six hommes sont tués dans ces circonstances. Dont cinq par un policier. C’est plus que sous l’intégralité des quinquennats de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy réunis... C’est par exemple le cas de Mickaël Simon en mai 2017, à Toulouse. Ce jeune homme originaire de Pau tente de fuir un contrôle à bord d’une voiture volée, roulant tous feux éteints. Selon la version des autorités, il aurait alors foncé sur les policiers de la BAC qui tirent douze balles et le touchent mortellement à la tête et au thorax. La police plaide la légitime défense. L’affaire, toujours en cours, traîne en longueur.
Sur 38 affaires, seules trois ont à ce jour abouti à une condamnation du policier impliqué
À la suite de ces drames, une question ne manque jamais d’apparaître dans le débat public : quelle suite judiciaire à l’encontre des dépositaires de l’autorité publique impliqués dans ce type de cas ? Plutôt rares jusqu’alors, plusieurs mises en examen pour la qualification d’homicide volontaire ont été dernièrement retenues. C’est le cas pour le membre de la BAC ayant tué Olivio Gomes qui rentrait d’une soirée entre amis en octobre 2020. Tout comme l’agent qui ôté la vie à Natalie Florès l’an dernier alors qu’elle s’était soustraite à un contrôle dans Bayonne déserté par le couvre-feu.
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Idem récemment, après la mort de Boubacar et Fadjigui sur le Pont-Neuf en avril dernier (voir notre article). À ce stade, la légitime défense n’a pas été retenue par les juges d’instruction. Une telle décision a été qualifiée « d’inadmissible » par Alliance, l’un des syndicats de police majoritaire qui a aussitôt organisé une manifestation dans la foulée. Sa principale revendication ? La mise en place d’une « présomption de légitime défense » en faveur de la police nationale. En d’autres termes un policier ou un gendarme serait a priori en droit d’ouvrir le feu sur un suspect, quelle que soit la situation. Ce serait alors désormais à la victime d’un tir – ou à ses proches s’il est tué – et au parquet d’apporter des éléments contredisant l’auteur du coup de feu.
Cette vieille revendication sous-entend que l’institution judiciaire serait trop sévère vis-à-vis des uniformes et les empêcherait de se défendre ou de protéger la population. Comme nous l’avions montré cette idée ne correspond pas vraiment à la réalité.
Sur les 38 personnes tuées à la suite d’un refus d’obtempérer, 8 affaires ont abouti à un non-lieu, 4 ont été classées sans suite et une a débouché sur un acquittement. Pour le reste, 15 affaires sont toujours en cours d’instruction et nous n’avons pas connaissance pas de poursuite judiciaire pour 5 autres. Selon notre décompte, seules trois affaires ont abouti à une condamnation des fonctionnaires impliqués dans ce type de décès : deux à des peines de sursis et une à 5 ans de prison (dont 3 avec sursis). Il s’agit du gendarme qui a tué Yannick Locatelli, le 11 mars 2018 en Guadeloupe. Ce dernier tentait de fuir les gendarmes qui souhaitaient l’appréhender, en raison d’une fausse plaque d’immatriculation sur sa voiture. Le gendarme a fait appel.
Des versions policières souvent émaillées de contradictions
Dans ces affaires pourtant, les versions policières sont régulièrement émaillées de contradictions, de zones d’ombres ou d’incohérences. Récemment, une enquête de nos confrères de Médiapart montre que, dans la mort de Jean-Paul Benjamin à Aulnay-sous-Bois en début d’année, la thèse de la légitime défense avancée par le mis en cause est mise à mal par les éléments de l’instruction.
En remontant dans le temps, les exemples ne manquent pas non plus. À Nantes, le CRS qui avait abattu Aboubakar Fofana début juillet 2018, a quant à lui avoué avoir menti lors de sa garde à vue. Initialement, il assurait avoir agi pour protéger des enfants à proximité de la voiture ainsi que son collègue blessé lors d’une marche arrière à vive allure. Suite à des vidéos de la scène, l’auteur du coup de feu mortel avait finalement évoqué un tir par accident. Inculpé pour coups et blessures, l’affaire est toujours en cours. Les premiers éléments de l’enquête dans la mort d’Olivio Gomes mettent à mal le récit policier qui parlait de refus d’obtempérer. L’équipage changera de versions lorsque le juge relève que la BAC ne s’était pas signalée aux passagers.
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Pour Gaye Camara qui succombe aux sept balles tirées par un agent de la BAC à Épinay, en janvier 2018, il a fallu attendre une reconstitution 3D faite par des médias indépendants, Index et Disclose, pour établir la trajectoire de la balle mortelle. Et démontrer que le conducteur ne fonçait par sur l’agent au moment où il a vidé son chargeur sans sommation. Verdict ? Non-lieu (voir ici).
Sur la mort de Rayana, samedi dernier dans le 18e arrondissement de Paris, les passagers présents à l’arrière de la voiture assurent que le conducteur n’a pas démarré en trombe, contrairement à ce qu’avait avancé d’abord le gardien de la paix. À ce stade, les trois policiers auteurs des tirs sont ressortis libres le 7 juin de garde à vue. En parallèle, une information judiciaire a été ouverte et confiée à un juge d’instruction. « Samedi, rien ne justifiait l’usage des armes à feu des policier dans le contexte que l’on connaît », a affirmé ce jeudi matin l’avocat du conducteur blessé, Ibrahim Shalabi. Il conclut : « Ce n’est pas la première affaire de ce type que je vois. À chaque fois on retrouve toujours les mêmes scénarios, les mêmes schémas ».
Pierre Jequier-Zalc et Ludovic Simbille
Rn photo : Lors d’une manifestation contre la li sécurité globale, en janvier 2021 / © Serge d’Ignazio
Notes
[1] Voir articles 122-5 et 122-7 du Code pénal.
[2] Voir article L435-1 du Code de la sécurité intérieure.
[3] Voir le Code de la défense, qui prévoit plusieurs cas d’irresponsabilité pénale.
[4] Ces dispositions n’exonéraient pas les gendarmes de poursuites judiciaires et ils restaient tenus de justifier la nécessité absolu de leur acte. Un arrêt datant de 2013 rendu par la Cour de Cassation avait assoupli la jurisprudence en matière d’usage des armes des gendarmes, en cas de refus d’obtempérer.
Entre 1977 et 2020,
746 morts
suite à l’action des forces de l’ordre, dont 26 lors d'opérations anti-terroristes, et 78 du fait d'un agent en dehors de son service
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Une base de données de BastaMag, compilée et analysée par Ivan du Roy et Ludo Simbille. Graphiques interactifs : Philippe Rivière // Design : Christophe Andrieu.
Les forces de police et de gendarmerie ont pour mission d’assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions. À ce titre, elles disposent du pouvoir de recourir à la force et d’utiliser leurs armes à feu, dans des circonstances précises. Ce pouvoir, conféré par l’État, occasionne des morts. Qui sont-ils, pourquoi et comment sont-ils tués ? Dans quelles conditions l’action des forces de l’ordre se révèle-t-elle fatale ?
BEST VIEW in LARGE
Sitting on the craters border of the Crater Lake Nationalpark, my wife Silvia began to play with a knob of her jeans jacket (she always do that, if she is happy...LOL). I think it takes only a few second if the squirrel saw that glimmering blinking... and wusch it settled down to have a talk with Silvia. This picture is a collage from three pictures that I`ve made.
Wir genossen gerade unsere Brotzeit am Crater Lake, als meine Frau gedankenverloren mit ihrer Sonnenbrille spielte, ein Squirrel verstand diese Signale wohl als Einladung zum Beschnuppern. Dieses Bild ist eine Collage aus drei Schnappschüssen dieses quirrligen Hörnchens.
Fotografiert mit Canon EOS 5 und Canon Objektiv 70-200mm & 2fach Konverter (in 400mmStellung) Belichtung 1/500sek.
Digitalisiert mit Minolta DiaScanner, EBV mit PSP 8
HRL0967
Cueilli à Saint-Lazare, le 25 septembre 2011, dans un sol sablonneux en bordure d'une forêt de chêne.
Collection d'abord nommée Bovista dermoxantha.
Cette espèce se caractérise macroscopiquement par sa petite taille (nos spécimens mesuraient 1,8 cm au maximum) et son absence de base stérile. Au microscope, on observe que les spores sont finement aspérulées et n'ont pas de pédicelle. À noter également les cordons mycéliens.
Dans l'ouvrage British Puffballs, Earthstars and Stinkhorns, 1995, les auteurs (Pegler, Laessoe, Spooner) mentionnent ceci: [Traduction] Cette espèce [B. dermoxantha] a principalement été signalée sous le nom B. pusilla, mais le type, une planche de Batsch, montre clairement B. limosa. Le mieux à faire est donc de suivre Ortega & Buendia (1989), qui concluent que le nom à privilégier devrait être B. dermoxantha. Le nom B. pusilla devrait être considéré comme un nomen ambiguum. La perte de ce nom bien connu pourrait être considérée comme désavantageuse, mais une comparaison des illustrations et du matériel d'herbier sous ce nom révèle une confusion généralisée dans l'application du nom.
Ensuite, en 2008, Bovista dermoxantha a été reclassé dans les Lycoperdon par suite d'analyses moléculaires réalisées par Larsson et Jeppson.
Pour cette raison, je suggère de remplacer le nom B. pusilla déjà dans le cardex par L. dermoxanthum.
Addendum du 23 novembre 2019
Le nom de Lycoperdon dermoxanthum pour ma collection est remplacé par Bovista furfuracea.
De nouveaux développements dans cette histoire. Dans la nouvelle monographie de Jeppson, on trouve quatre espèces semblables: Lycoperdon dermoxanthum, Bovista pusilla, Bovista furfuracea et Bovista limosa. L. dermoxanthum possède une petite base stérile et ses spores sont verruqueuses, sans pédicelle. B. pusilla ne possède pas de base stérile et ses spores sont aspérulées et pédicellées. B. limosa ressemble à B. pusilla par ses spores aspérulées et pédicellées, mais il possède un pore apical bien délimité (péristome) et est de très petite taille, de 5-10 mm. Quant à B. furfuracea, ses spores sont aspérulées et non pédicellées et il ne possède pas non plus de base stérile.
Un nouvel examen de ma collection m'a permis de réaliser qu'elle ne représentait pas L. dermoxanthum, mais plutôt B. furfuracea: les spores mesuraient 4-4,5 µm, étaient finement aspérulées et portaient un petit pédicelle de moins de 1 µm. Le capillitium était de type Lycoperdon, fragile, rarement septé et abondamment poré.
Réf. Jeppson, Mikael. 2018. Puffballs of northern and central Europe.
SW2014-0393-02.
06 DEC 2014.
5CDSB Gagetown
Master Corporal (MCpl) Mitch Riley, a patrol commander with The Halifax Rifles, checks his communications instructions during Exercise Saddling Tread at 5th Canadian Division Support Base (CFB) Gagetown on 6 December 2014.
Exercise SADDLING TREAD 2014, an annual 5th Canadian Divisions (5 Cdn Div) exercise, took place from 5-7 December 2014 in the 5th Canadian Division Support Base (5 CDSB) Gagetown Training Area near Oromocto, New-Brunswick, to train and test members of The Prince Edward Island Regiment (PEIR), 8th Canadian Hussars (Prince Louise's) and The Halifax Rifles on Battle Task Standards at the squadron level. Throughout the weekend, activities conducted by PEIR members occurred in troops of Light Utility Vehicles or G-Wagons including route, area, point, and zone reconnaissance, observation posts at night, and blank firings during simulated contact.
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Le caporal-chef (Cplc) Mitch Riley du The Halifax Rifles signale au conducteur d’un G Wagen de quitter les lieux lors de l’exercice SADDLING TREAD, à la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown, le 6 décembre 2014.
L’exercice SADDLING TREAD 2014, un exercice annuel de la 5e Division du Canada (5 Div CA), a eu lieu du 5 au 7 décembre 2014 dans le secteur d’entraînement de la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown (BS 5 Div CA Gagetown), près d’Oromocto (Nouveau-Brunswick), afin de former des membres du Prince Edward Island Regiment (PEIR) et de mettre à l’épreuve leurs compétences en matière de normes d’aptitude au combat au niveau de l’unité. Tout au long de la fin de semaine, des membres du PEIR ont mené des activités de troupes blindées à bord de véhicules G Wagen, notamment la reconnaissance de route, de secteur, de point et de zone ainsi que des postes d’observation la nuit et des tirs à blanc lors de contacts simulés.
Credit: LS Brad Upshall.
12 Wing Imaging Services, Shearwater, N.S.
© 2014 DND-MDN Canada
Inlandsbanan AB (IBAB): on the line from Östersund to Mora, manual signal operated by passengers to indicate that the train must stop at on demand stations (Påstigningssignal).
Saint-Côme-d'Olt es una comuna francesa, situada en el departamento de Aveyron, en la región de Mediodía-Pirineos.
Sus varias iglesias (consecuencia del paso por la misma de la Via Podiensis del Camino de Santiago), castillo medieval (actualmente sede del ayuntamiento) y demás patrimonio histórico artístico le valen estar incluida en la categoría de "Les plus beaux villages de France".
Lieux et monuments
Saint-Côme-d'Olt possède quatre monuments historiques : la chapelle des Pénitents, le château-hôtel de ville, un portail roman et l'église paroissiale.
La chapelle des Pénitents
Hospice pour les pèlerins et église paroissiale, cette modeste construction des XIe et XIIe siècles, précédée d'un porche du XVIe siècle, fut restaurée par une confrérie de pénitents blancs au XVIIIe siècle. Elle accueille aujourd'hui des expositions.
Elle garde une toiture carénée, un clocher « peigne » et des modillons décorés. L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 28 mai 1991. Ses façades et toitures sont classées par arrêté du 20 octobre 1995.
Il existe aussi une maison à laquelle est attaché le nom de l’hôpital. Elle est signalée en 1771.
Le village
Il garde un noyau ancien, dont les remparts, aujourd'hui intégrés aux habitations et cernés par un petit boulevard circulaire, ont conservé deux de leurs trois portes fortifiées. Dans l'enceinte de la cité, se trouvent des maisons des XVe et XVIe siècles où les grands propriétaires de l'Aubrac venaient autrefois hiverner. Jusqu'en 1789 la justice locale était rendue dans l'ancien palais du greffe, situé dans les anciennes fortifications de la ville.
Le château
Ce massif logis rectangulaire est mentionné pour la première fois au XIIIe siècle comme une aula des seigneurs de Calmont d'Olt. Aux XIVe et XVe siècles, il est une résidence de la famille de Castelnau-Bretenoux. Il passe ensuite aux Malauze, puis aux Curières de Castelnau (marquis de saint-Côme depuis 1747). Il subit de nombreuses modifications architecturales au fil des siècles. Les angles nord sont flanqués, vraisemblablement au XIVe siècle, de deux tours cylindriques. Puis, dès le XVIe siècle, de nombreux percements de jour et adjonctions diverses sont effectués…
Le château est inscrit pour ses façades, toitures et tours d'angle au titre des monuments historiques, par arrêté du 19 mai 1999. Il est actuellement occupé par les services de la mairie.
L'église paroissiale saint Côme et saint Damien
Antoine d'Estaing, évêque d'Angoulême et prieur de Saint-Côme, la fit bâtir au début du XVIe siècle, y transférant le service de la paroisse. L'édifice est de style flamboyant. Le portail d'entrée est l'œuvre d'Antoine Salvanh, architecte du clocher de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. La chapelle de droite possède une mise au tombeau de style populaire. Une chapelle, à gauche du chœur, renferme le tombeau de Guy de Castelnau, évêque de Périgueux. On voit enfin dans l'église un grand Christ du XVe siècle et le mausolée en marbre noir, par Broustet, contenant le cœur de Mgr Frayssinous, pair de France, ministre d'État sous Charles X, qui séjourna à Saint-Côme jusqu'en 1838.
L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 29 décembre 1927.
Quinta etapa de la Via Podiensis: de Aubrac a Espalion.
Aubrac --> Belvezet --> Saint-Chély-d'Aubrac --> Les Cambrassats --> Lestrade --> La Roziere --> Saint-Côme-d'Olt --> Espalion
Junio de 2012
Saint-Côme-d'Olt es una comuna francesa, situada en el departamento de Aveyron, en la región de Mediodía-Pirineos.
Sus varias iglesias (consecuencia del paso por la misma de la Via Podiensis del Camino de Santiago), castillo medieval (actualmente sede del ayuntamiento) y demás patrimonio histórico artístico le valen estar incluida en la categoría de "Les plus beaux villages de France".
Lieux et monuments
Saint-Côme-d'Olt possède quatre monuments historiques : la chapelle des Pénitents, le château-hôtel de ville, un portail roman et l'église paroissiale.
La chapelle des Pénitents
Hospice pour les pèlerins et église paroissiale, cette modeste construction des XIe et XIIe siècles, précédée d'un porche du XVIe siècle, fut restaurée par une confrérie de pénitents blancs au XVIIIe siècle. Elle accueille aujourd'hui des expositions.
Elle garde une toiture carénée, un clocher « peigne » et des modillons décorés. L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 28 mai 1991. Ses façades et toitures sont classées par arrêté du 20 octobre 1995.
Il existe aussi une maison à laquelle est attaché le nom de l’hôpital. Elle est signalée en 1771.
Le village
Il garde un noyau ancien, dont les remparts, aujourd'hui intégrés aux habitations et cernés par un petit boulevard circulaire, ont conservé deux de leurs trois portes fortifiées. Dans l'enceinte de la cité, se trouvent des maisons des XVe et XVIe siècles où les grands propriétaires de l'Aubrac venaient autrefois hiverner. Jusqu'en 1789 la justice locale était rendue dans l'ancien palais du greffe, situé dans les anciennes fortifications de la ville.
Le château
Ce massif logis rectangulaire est mentionné pour la première fois au XIIIe siècle comme une aula des seigneurs de Calmont d'Olt. Aux XIVe et XVe siècles, il est une résidence de la famille de Castelnau-Bretenoux. Il passe ensuite aux Malauze, puis aux Curières de Castelnau (marquis de saint-Côme depuis 1747). Il subit de nombreuses modifications architecturales au fil des siècles. Les angles nord sont flanqués, vraisemblablement au XIVe siècle, de deux tours cylindriques. Puis, dès le XVIe siècle, de nombreux percements de jour et adjonctions diverses sont effectués…
Le château est inscrit pour ses façades, toitures et tours d'angle au titre des monuments historiques, par arrêté du 19 mai 1999. Il est actuellement occupé par les services de la mairie.
L'église paroissiale saint Côme et saint Damien
Antoine d'Estaing, évêque d'Angoulême et prieur de Saint-Côme, la fit bâtir au début du XVIe siècle, y transférant le service de la paroisse. L'édifice est de style flamboyant. Le portail d'entrée est l'œuvre d'Antoine Salvanh, architecte du clocher de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. La chapelle de droite possède une mise au tombeau de style populaire. Une chapelle, à gauche du chœur, renferme le tombeau de Guy de Castelnau, évêque de Périgueux. On voit enfin dans l'église un grand Christ du XVe siècle et le mausolée en marbre noir, par Broustet, contenant le cœur de Mgr Frayssinous, pair de France, ministre d'État sous Charles X, qui séjourna à Saint-Côme jusqu'en 1838.
L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 29 décembre 1927.
Quinta etapa de la Via Podiensis: de Aubrac a Espalion.
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Junio de 2012
Saint-Côme-d'Olt es una comuna francesa, situada en el departamento de Aveyron, en la región de Mediodía-Pirineos.
Sus varias iglesias (consecuencia del paso por la misma de la Via Podiensis del Camino de Santiago), castillo medieval (actualmente sede del ayuntamiento) y demás patrimonio histórico artístico le valen estar incluida en la categoría de "Les plus beaux villages de France".
Lieux et monuments
Saint-Côme-d'Olt possède quatre monuments historiques : la chapelle des Pénitents, le château-hôtel de ville, un portail roman et l'église paroissiale.
La chapelle des Pénitents
Hospice pour les pèlerins et église paroissiale, cette modeste construction des XIe et XIIe siècles, précédée d'un porche du XVIe siècle, fut restaurée par une confrérie de pénitents blancs au XVIIIe siècle. Elle accueille aujourd'hui des expositions.
Elle garde une toiture carénée, un clocher « peigne » et des modillons décorés. L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 28 mai 1991. Ses façades et toitures sont classées par arrêté du 20 octobre 1995.
Il existe aussi une maison à laquelle est attaché le nom de l’hôpital. Elle est signalée en 1771.
Le village
Il garde un noyau ancien, dont les remparts, aujourd'hui intégrés aux habitations et cernés par un petit boulevard circulaire, ont conservé deux de leurs trois portes fortifiées. Dans l'enceinte de la cité, se trouvent des maisons des XVe et XVIe siècles où les grands propriétaires de l'Aubrac venaient autrefois hiverner. Jusqu'en 1789 la justice locale était rendue dans l'ancien palais du greffe, situé dans les anciennes fortifications de la ville.
Le château
Ce massif logis rectangulaire est mentionné pour la première fois au XIIIe siècle comme une aula des seigneurs de Calmont d'Olt. Aux XIVe et XVe siècles, il est une résidence de la famille de Castelnau-Bretenoux. Il passe ensuite aux Malauze, puis aux Curières de Castelnau (marquis de saint-Côme depuis 1747). Il subit de nombreuses modifications architecturales au fil des siècles. Les angles nord sont flanqués, vraisemblablement au XIVe siècle, de deux tours cylindriques. Puis, dès le XVIe siècle, de nombreux percements de jour et adjonctions diverses sont effectués…
Le château est inscrit pour ses façades, toitures et tours d'angle au titre des monuments historiques, par arrêté du 19 mai 1999. Il est actuellement occupé par les services de la mairie.
L'église paroissiale saint Côme et saint Damien
Antoine d'Estaing, évêque d'Angoulême et prieur de Saint-Côme, la fit bâtir au début du XVIe siècle, y transférant le service de la paroisse. L'édifice est de style flamboyant. Le portail d'entrée est l'œuvre d'Antoine Salvanh, architecte du clocher de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. La chapelle de droite possède une mise au tombeau de style populaire. Une chapelle, à gauche du chœur, renferme le tombeau de Guy de Castelnau, évêque de Périgueux. On voit enfin dans l'église un grand Christ du XVe siècle et le mausolée en marbre noir, par Broustet, contenant le cœur de Mgr Frayssinous, pair de France, ministre d'État sous Charles X, qui séjourna à Saint-Côme jusqu'en 1838.
L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 29 décembre 1927.
Quinta etapa de la Via Podiensis: de Aubrac a Espalion.
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Junio de 2012
Locronan [lɔkʁɔnɑ̃] (Lokorn [lo'kɔʁn] en breton) est une commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne.
L'important patrimoine architectural de Locronan, préservé très précocement, a permis au village d'être membre du réseau des petites cités de caractère. Locronan est aussi aujourd'hui gratifié du label des plus beaux villages de France, décerné par une association indépendante visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité. Autour de l'église, les toits du village sont des œuvres d'art. De sa belle époque, le village a conservé une place centrale pavée ornée d'un puits, la vaste église Saint-Ronan, des maisons Renaissance en granite.
Géographie
Locronan fait partie traditionnellement du pays Glazik, mais située dans le Porzay, sur le flanc nord-ouest de la montagne de Locronan, elle est enserrée entre deux massifs forestiers : à l'est, recouvrant presque entièrement la montagne de Locronan, le bois du Duc, situé sur le territoire de la commune de Quéménéven et à l'ouest, en contrebas de la bourgade, la forêt de Névet, fréquentée jadis par saint Ronan et le roi Gradlon, située sur le territoire de la commune du Kerlaz ; les deux ne formaient originellement qu'un seul massif forestier désigné sous le nom de Névet.
La montagne de Locronan (Menez Lokorn en breton) avec ses 289 mètres d'altitude est l'un des points les plus élevés du massif des montagnes Noires qu'elle termine à l'est, même si géologiquement elle n'en fait pas partie. Locronan est située entre le plateau de Kerlaz à l'ouest s'abaissant de 130 à 60 m vers la baie de Douarnenez qu'il domine en falaises de l'anse du Ry à la pointe d'Ar Grabineg1, et la haute saillie du Menez Lokorn à l'est, au pied duquel l'agglomération s'est développée2.
Le bourg est situé à 145 mètres d'altitude, mais les dénivelés sont assez importants au sein du finage communal, allant de 286 m pour le point le plus haut, situé dans la montagne du Prieuré, prolongement ouest de la montagne de Locronan, à l'est du territoire communal, au lieu-dit Plas ar Horn, à proximité de la chapelle Ar Sonj, et de la forêt du Duc3 et 38 mètres dans la vallée du ruisseau du Styvel au sud-ouest, lequel prend sa source en plein milieu du territoire communal et est un affluent du Lapic, tout petit fleuve côtier qui se jette dans l'océan Atlantique au sud de la plage de Sainte-Anne-la-Palud.
Cadre géologique
Carte géologique : le leucogranite de Locronan fait partie du massif de Locronan.
Le territoire de Locronan appartient à l'une des grandes unités géologiques de la péninsule bretonne, le domaine centre armoricain4. Sur un socle briovérien affleurant largement au nord de Locronan, au niveau d'un vaste pli anticlinal de Porzay à la baie de Douarnenez, s'est formée une couverture sédimentaire paléozoïque, représentée principalement par les grès et quartzites de la crête du Ménez Hom4. L'ensemble, socle et couverture, est plissé lors de l'orogenèse varisque (dite aussi hercynienne) entre 350 et 290 Ma. La collision continentale au cours de cette orogenèse se traduit par un métamorphisme général de basse-moyenne pression, formant les micaschistes du Ry dans la partie méridionale du domaine centre armoricain5. Elle se traduit aussi par le Cisaillement Sud Armoricain, grand accident crustal (décrochement dont le rejet horizontal atteindrait 500 km et qui affecterait toute l'épaisseur de la croûte continentale, soit 30 à 35 km)6 formant un couloir de failles hercyniennes (série de failles courant de la pointe du Raz à la Loire), en partie relique de la suture de l'océan sud-armoricain. Elle se traduit enfin, par la mise en place de nombreux leucogranites crustaux en lobe selon cet axe partant de la Pointe du Raz et allant jusqu'à Lizio près des Landes de Lanvaux7. Ces intrusions granitiques, concomitamment à ce décrochement, suggèrent que ce dernier a favorisé la génération de magmas en profondeur et la granitisation8. Le pluton de Locronan a développé un métamorphisme de contact formant une marge de 1 à 2 km de large en bordure du granite, de la pointe d'Ar Grabineg à Quéménéven, et qui se traduit par des micaschistes à l'aspect grumeleux contenant des silicates de métamorphisme (staurotides)4.
Le pluton de Locronan forme un massif, en forme de lobe, de 12 × 3 km environ, orienté WSW-ENE. Il est appelé localement la « montagne de Locronan ». Au sud de cette hauteur et des Montagnes noires, les plateaux de Cornouaille également granitiques s'abaissent lentement vers le pays de Quimper9.
Le leucogranite de Locronan est une roche homogène, peu ou pas orientée, à grain moyen, de teinte gris clair à jaune-beige, quand elle est altérée. Elle présente une texture grenue et une paragenèse granitique à quartz à tendance globuleuse, deux feldspaths (potassique perthitique et plagioclase oligoclase, xénomorphes ou en petits cristaux prismatiques, en proportions équivalentes), deux micas (biotite et muscovite)10. Les carrières ouvertes dans cette roche ont fourni de belles pierres de taille largement utilisées pour la construction des édifices religieux, mais la plupart de ces carrières sont abandonnées11.
Une mine d'or aurait été exploitée jadis à Névet au sud-ouest de Locronan ; des pépites d'or étaient trouvées dans la rivière du Névet. Une fonderie d'or remontant au haut Moyen Âge a été mise en évidence au pied même de la montagne de Locronan12.
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole13. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février14.
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-200015. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat17 complétée par des études régionales18 prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Quimper », sur la commune de Pluguffan, mise en service en 196719 et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau20,Note 3, où la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-200021, à 11,8 °C pour 1981-201022, puis à 12 °C pour 1991-202023.
Urbanisme
Typologie
Locronan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'InseeNote 4,24,25,26.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronneNote 5. Cette aire, qui regroupe 58 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants27,28.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (66,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,4 %), terres arables (30,1 %), forêts (13,5 %), zones urbanisées (8,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,7 %), prairies (1,4 %)29.
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)30.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Sancti Ronani en 1031, Prioratus Sancti Ronani de Nemore en 1262, Locus Ronani en 1348, Loc-Ronan-Coat-Nevet31, ou Saint Renan du Bois en 1457, Locrenan à partir de 153532.
Son nom signifie « le lieu consacré (de l'ermitage) de saint Ronan », lok signifiant « lieu consacré » en breton. Les archives anciennes appellent parfois Locronan, Saint-René-du-Bois33,
Histoire
Origines
Un grand tumulus datant de l'âge du bronze, datant du IIe millénaire av. J.-C., se trouvait encore visible au XIXe siècle sur la montagne de Locronan, près de la ferme Ar vouden (« La Motte » en français) ; fouillé avant 1890 par Maurice Halna du Fretay, il n'en reste rien car il a été totalement rasé. C'était plus probablement une tombe aristocratique qu'un sanctuaire comme on l'a longtemps cru car le plan ne correspond pas du tout au plan des sanctuaires de l'époque. Parmi le mobilier trouvé, un fragment de femme nue, peut-être une Vénus indigène34 et une applique de char35. Une stèle de l'âge du fer a été aussi signalée par Joseph Loth au sommet de la montagne de Locronan36.
À l'époque romaine, Locronan se trouvait au carrefour de deux voies romaines, l'une venant de Quimper et se dirigeant vers la presqu'île de Crozon, l'autre se dirigeant vers Douarnenez. Un trésor monétaire a été trouvé dans la décennie 1950, comprenant des pièces en argent datant de la République romaine, mais ce trésor a disparu36.
Le site de Locronan correspond à un ancien haut lieu du culte druidique qui était situé dans le bois du Névet. Le nom de la forêt du Névet s'écrivait Men Nemet dans les textes médiévaux ; c'était un nemeton, le seul d'ailleurs encore visible à notre époque. Le nemeton de Locronan est un grand quadrilatère d'une douzaine de kilomètres de périmètre, comportant douze points remarquables, représentant les douze mois de l'année celtique, marqués probablement par douze menhirs (remplacés depuis par les 12 calvaires marquant les 12 « stations » de la grande Troménie)37. La fonction sacrée du nemeton était la représentation sur terre du parcours des astres dans le ciel : il décrivait dans l'espace les douze mois de l'année en même temps que chacun de ces mois était consacré à une divinité du panthéon celtique38. D'autres traditions celtes perdurent à Locronan, par exemple celle du « pain des morts »Notes 1 le jour de la Toussaint ou celle de l'« arbre de mai »Notes 2 le premier mai38.
Saint Ronan y installa par la suite son ermitage à l'emplacement de l'actuelle chapelle du Pénity, accolée à la partie sud de l'église Saint-Ronan, ce qui explique la christianisation du site32. La grande place centrale de Locronan se trouve au carrefour de deux voies romaines.
Le camp des Salles39 — le toponyme « des Salles » est une déformation du mot breton salou qui signifie « château » —, situé à 500 mètres du bourg de Locronan, est un retranchement carolingien entouré de talus et de pierres40. Situé sur le flanc nord de la Montagne du Prieuré, il comprend trois enclos successifs, alignés sur une longueur de 420 mètres, entourés par des talus de plus de 4 mètres de haut. Ces fortifications, situées au milieu de l'aire parcourue par la Grande Troménie, étaient peut-être la Cour du roi Gradlon, évoquée trois siècles plus tard, au XIIIe siècle, dans la "Vie de saint Ronan". Cette triple enceinte en terre est typique des résidences palatiales des rois bretons du haut Moyen Âge41.
L'existence d'une église est attestée dès 1031 car à cette date le comte de Cornouaille Alain Canhiart fait don de l'église Saint-Ronan à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé à la suite de sa victoire — réfugié dans la forêt de Német [Névet], il aurait imploré le secours de saint Ronan42 — remportée contre le duc Alain III de Bretagne et connue sous le nom de « bataille de Ronan » (gueth Ronan)32. Par la suite, les comtes de Cornouaille portèrent une grande dévotion à saint Ronan.
Le petit bourg est élevé au rang de ville en 1505 par Anne de Bretagne, venue en pèlerinage. Elle y serait peut-être venue invoquer saint Ronan pour avoir des enfants si l'on en croit Jean Louis de Leissègues de Rozaven : « Anne de Bretagne, reine de France, a obtenu des enfants par l'intercession de ce saint ; votre grand-tante Guesdon a aussi été exaucée en faisant le pèlerinage […] »43. Un calice du XVIe siècle sur lequel est écrit le prénom Anna et dessin une hermine, conservé dans l'église Saint-Ronan, aurait peut-être été offert par la duchesse44.
Saint Ronan
Article détaillé : saint Ronan.
La tradition hagiographique du haut Moyen Âge nous apprend que la région a été christianisée au Ve siècle par saint Ronan, ermite irlandais. La tradition orale contemporaine veut que saint Ronan parcourait chaque jour en pénitence le circuit de la petite troménie, et chaque dimanche celui de la grande. La ville de Locronan conserve à jamais la trace de son passage puisque nous la nommons désormais Locronan, le locus (l'espace) de Ronan.
Dans l'église Saint-Ronan, la statue le représente avec mitre et crosse comme un abbé ou un évêque itinérant.
La Buhez sant Ronan (« La vie de saint Ronan ») a été retranscrite en breton et en français dans le Barzaz Breiz par Hersart de La Villemarqué en 183945, qui s'est inspiré d'une version latine plus ancienne, le bréviaire imprimé de Léon de 151646, dont voici un extrait :
Le bienheureux seigneur Ronan reçut le jour dans l'île d'Irlande
Au pays des Saxons, au-delà de la mer bleue, de chefs de famille puissants
Un jour qu'il était en prière, il vit une clarté
Et un bel ange vêtu de blanc lui parlant ainsi :
« Ronan, Ronan, quitte ce lieu ; Dieu t'ordonne,
Pour sauver ton âme, d'aller habiter dans la terre de Cornouaille ».
Ronan obéit à l'ange, et vint demeurer en Bretagne,
Non loin du rivage, d'abord dans une vallée du Léon
Puis dans la Forêt Sacrée du pays de Cornouaille.
Le "lit de saint Ronan" ou "chaise de saint Ronan" ou "bateau de Saint Ronan" ou "jument de pierre" est un rocher naturel ou un menhir couché de 13 mètres de pourtour situé sur le flanc de la montagne de Locronan et auquel est attaché un certain nombre de légendes concernant le saint : il aurait servi d'embarcation à saint Ronan lors de sa venue d'Irlande (bateau de pierre), il combattrait la stérlité en permettant aux femmes se couchant dessus d'enfanter (jument de pierre) ou encore le saint aurait eu l'habitude de s'y asseoir pour contempler la Baie de Douarnenez. Ce rocher est intégré au parcours de la Grande Troménie de Locronan47.
Moyen Âge
Le fief de Kéménet [Quéménet] comprenait alors les paroisses de Saint-Nic, Plomodiern, Ploéven, Plounevez et une partie de Locronan, ainsi que Penhars48.
La prospérité du chanvre
Dès le XIVe siècle, le chanvre fleurit à peu près partout dans la région de Locronan. De cette production naît une industrie de la toile à voile, favorisée au départ par la proximité de PouldavidNotes 3, l'ancien port de Douarnenez, qui va faire prospérer la petite cité où s'installent de nombreux tisserands et marchands. La renommée des toiles issues de la manufacture de LocronanNotes 4, vendues sous le nom d'« olonnes » (les bateaux allant chercher le sel emportaient des toiles pour les vendre à La Chaume-d'Olonne et à Saint-Gilles-d'Olonne) sur les côtes du Bas-Poitou [Vendée actuelle], va vite traverser les frontières et même les océans. Elles équipent les navires de la Royale et de la Compagnie des Indes, mais les commandes proviennent aussi des marines étrangères49. La toile à voile de Locronan aurait ainsi équipé l'Invincible Armada espagnole et Shakespeare la cite même dans « Coriolan » (acte II, scène I). Le lin était aussi travaillé. C’est à cette époque de prospérité, arrêtée un temps par les destructions liées aux guerres de la Ligue (Locronan est pillé en 1594 par les troupes espagnoles, puis successivement par les capitaines de guerre Anne de Sanzay de la Magnane et Guy Éder de La Fontenelle) (la ville aurait même été abandonnée entre 1595 et 159950)Notes 5, qu'appartiennent la plupart des richesses architecturales que constituent les demeures en granit de la place de l'église et des rues avoisinantes et, naturellement, l’église Saint-Ronan et la petite chapelle du Pénity attenante à celle-ci et abritant le gisant du saint (respectivement des XVe et XVIe siècles). En 1751, 406 métiers à tisser sont encore dénombrés dans 21 paroisses de la région dont 151 à Locronan même51.
Une des raisons du succès de ces toiles tient dans le sérieux de leur fabrication, régie par des règlements établis par le Conseil du Roi, et qui étaient de véritables cahiers des charges précisant le nombre de fils de chaîne pour chaque type de voile, leur longueur au sortir du métier à tisser, la nature et la qualité des fibres utilisées, la qualité des lisières, le pliage, etc. Le règlement du 7 février 1736 comprend 53 articles. Pour vérifier leur conformité avant l'expédition, les ballots passent par les « Bureaux de la marque » installés généralement dans les ports exportateurs. Chaque « bureau des toiles » est tenu par un commis chargé d'apposer, le plus souvent au noir de fumée, les coins ou marques qui attesteront de la qualité et de la conformité des toiles. Le 2 janvier de chaque année, les anciens coins sont détruits, afin d'éviter les fraudes, et remplacés par de nouveaux52.
L'essor de ces fabricants et marchands de toiles dites de « Locronan » ou de « Pouldavi », toiles à voiles ou à ballots, permit la construction dans la région de nombreuses églises paroissiales comme celles de Cast, Le Juch, Plogonnec, Guengat, Beuzec, Pouldavid et Ploaré53.
La création de manufactures royales à Brest en 1764 par Choquet de Lindu (pour faire travailler les forçats du bagne de Brest), qui attira de nombreux tisserands de Locronan se fit durement sentir. Le déclin de l'activité toilière54 s'est accentué à partir du milieu du XVIIIe siècle, la production passant de 10 000 pièces en 1751 à 6329 pièces en 177655. En 1771, un inspecteur des manufactures, Guilloutou, attribue cette décadence « à la mauvaise filature et à de mauvais procédés de fabrication »56. En 1813, on ne recense plus que 13 métiers à tisser à Locronan et la concurrence des métiers mécaniques fait alors vite cesser cette activité57.
Un texte anonyme daté de 1779 ou d'une année avoisinante décrit les conditions de travail des tisserands :
« La condition de tisserand était fort pénible : le meilleur ouvrier ne gagnait pas plus de 15 sols par jour58 et il y avait à Locronan 132 familles dont la subsistance n'était fondée que sur ce seul travail. Il est à remarquer que le commerce des toiles de Locronan se trouve, pour ainsi dire, dans une seule main, et par conséquent le profit. Les ouvriers de cette fabrique, particulièrement ceux de la ville, forment entr'eux un troupeau d'esclaves qui ne travaillent que pour enrichir un fournisseur, soit de la Compagnie des Indes, soit du Roy, qui se rend maître de la fabrique, de manière que le profit du fabricant est si mince qu'il ne lui est pas possible d'augmenter le nombre de ses métiers, car sur les 150 qui y sont actuellement, il y a 130 fabricants qu'on peut dire presque tous des misérables qui ne travaillent que pour le pain (…)59. »
La condition des tisserands était donc fort misérable à Locronan au XVIIIe siècle ; ils demeuraient dans de pauvres masures, parfois à demi écroulées. Les belles demeures, en particulier celles de la place centrale, étaient habitées par les fournisseurs, les intermédiaires, les marchands et par un certain nombre d'hommes de loi, sénéchaux, procureurs, avocats, notaires… des juridictions seigneuriales60 qui exerçaient à Locronan.
En 1787, le recteur [curé] André, écrivant à l'Intendant de Bretagne, dresse un tableau très sombre des conditions de vie de la plupart des habitants de la cité :
« J'ai trop tardé à mettre sous vos yeux le tableau affligeant de l'excès de misère du peuple de Locronan. La cause générale des calamités publiques, la cherté des grains, le fléau qui désole la Bretagne depuis quelques années, n'est pas l'unique source des malheurs qui font gémir les misérables que je plains. C'est leur commerce, anéanti depuis plusieurs années ; ils fournissaient pour Brest au moins cinquante pièces de toile chaque semaine. […]. Il y a bientôt trois ans qu'on n'en a pas demandé en tout cent pièces. […] Aussi ai-je la douleur de voir (…) des malheureux qui annoncent leur misère par des sanglots et […] qui me disent qu'ils n'ont point mangé depuis vingt-quatre heures »61. »
La place, dotée en son centre de l'ancien puits communal, longtemps seule source d'eau potable de la cité, prend toute sa dimension chaque deuxième dimanche de juillet lors des Troménies, mais encore plus toutes les six années lors de la Grande Troménie (la dernière a eu lieu en 2019, la prochaine en 2025 donc). La place est bordée de 14 maisons en granit qui composent un ensemble architectural remarquable, témoignant de la richesse des marchands de toile et autres notables qui les firent édifier aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle dont le Bureau des toiles et l'hôtel de la Compagnie des Indes62. L'actuelle rue Moal était la rue des tisserands.
La « maladie de Brest » (le typhus) gagna en février 1758 la presqu'île de Crozon et dans les premiers jours de mars se répandit dans la subdélégation du Faou. « Le 19 mars il a déjà envahi Ploumodiern, Ploéven, Plounévez-Porzay, Locronan, Saint-Nic, Dinéaud. Le chirurgien envoyé dans cette région compte déjà 73 morts et 100 malades à Plounévez-Porzay, 117 morts et 127 malades à Ploumodiern, 35 morts à Ploéven »63.
En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Locrenan [Locronan] de fournir 20 hommes et de payer 131 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »64.
La Révolution française
Le 28 juillet 1792 l'Assemblée législative décide la création de la commune de Locronan agrandit le territoire de l'ancienne paroisse : « Locronan comprendra, outre son ancien territoire, les villages de Mesandren, la Villeneuve, Trobalo, Bourlan-Bihan, Tyhoc, Krellous et leurs dépendances, distraites de la paroisse de Quéménéven. […] Locronan comprendra en sus tout le territoire bordé au nord par le ruisseau coulant du moulin du Prieuré au moulin Pont, à celui de Trefféol et à ceux de Quissinic et Moëlien ; […] tout le territoire, tant de la paroisse de Plonévez [Plonévez-Porzay] que de la succursale de Kerlaz, situé au couchant et bordé par l'eau nommée Bourou-Briant […]. La chapelle de Kergoat sera conservée comme oratoire où le curé de Locronan enverra un prêtre tous les dimanches et fêtes pour y dire la messe […] »65.
Les autres évènements du XVIe au XVIIIe siècle
Le célèbre prédicateur Julien Maunoir est venu prêcher à deux reprises à Locronan en 1659 et 167966.
En mars 1757, une épidémie de typhus propagée par le retour à Brest en provenance d'Amérique de l'escadre d'Emmanuel Auguste Dubois de La Motte fait plusieurs centaines de morts dans la région de Locronan : 73 à Plonévez-Porzay, 117 à Plomodiern, 35 à Ploéven, un nombre non précisé à Locronan et dans les autres paroisses voisines67. En novembre 1834, une épidémie de choléra fait 15 victimes à Locronan68.
Le XIXe siècle
Jean-François Brousmiche décrit ainsi Locronan en 1830, insistant sur la misère de la population à l'époque :
« Locronan est situé à moitié de la haute montagne qui porte le même nom. C'est un gros bourg qui peut renfermer cent cinquante maisons. Une place assez belle, une église gothique le décorent. Toues les maisons y sont bâties en pierres et celles qui cernent la place présentent un aspect régulier. On ne trouve à Locronan d'autre eau bonne à boire que celle d'un puits établi sur la place même. La population de ce bourg est misérable ; les femmes, les enfants en haillons y sont un spectacle de dégoût : tous tendent la main au petit nombre de voyageurs traversant cette bourgade ; on y est harcelé par la foule des mendiants69. »
En 1860, l'école privée tenue par les Sœurs reçoit 120 enfants des deux sexes grâce à la création d'une maison de charité, alors que quelques années avant elle ne recevait qu'à peine 30 élèves70.
Le XXe siècle
La Belle Époque
Par arrêté préfectoral du 31 juillet 1904, l'école des filles de Locronan fut laïcisée en vertu de la loi sur les congrégations71.
Une Gorsedd s'est tenu à Locronan le 6 août 1912 sous la présidence d'Yves Berthou (grand druide sous le nom de Kaledvoulc'h) et en présence de nombreux bardes dont Jaffrennou (Taldir)72. Le choix de Locronan était évidemment symbolique.
Les morts de Locronan pendant les guerres du XXe siècle
Soixante-douze soldats de Locronan sont morts pour la France dont 48 pendant la Première Guerre mondiale (ce qui représente 7,3 % de la population totale de 1911), 17 pendant la Seconde Guerre mondiale et 7 pendant les autres conflits du XXe siècle73.
L'entre-deux-guerres
Le 8 janvier 1929, Locronan reçoit par décret une partie du territoire de la commune de Plonévez-Porzay. La superficie de Locronan passe de 330 à 808 hectares74.
L'après Seconde Guerre mondiale
Touristiquement, Locronan joue la carte de l'image du passé : processions, dont ses Troménies, artisanat d'art, bois et tissus, autour d'une place de la Renaissance75.
Le XXIe siècle
Depuis 1914, il n'y avait plus d'artisans du lin à Locronan. Près d'un siècle plus tard, en 2009, Hervé Le Bihan, jeune quadragénaire du village, a repris le métier à tisser. « Je travaille sur une commande au Japon, explique-t-il. Mais j'ai surtout des demandes d'habitants de la région. Ils veulent du tissage de type Locronan, à bandes de couleurs, la mémoire du village. »[pertinence contestée]76
Les Troménies
Locronan est célèbre pour ses troménies : la Grande Troménie, une procession se déroulant autour des limites d'un ancien espace sacral, devenu un minihi (Tro minihi, devenu « Troménie »), tous les six ans. Entre deux grandes Troménies se déroule annuellement la petite Troménie, le 2e dimanche de juillet.
Monuments et lieux touristiques
Article détaillé : liste des monuments historiques de Locronan.
•L'église Saint-Ronan, XVe siècle, classée au titre des monuments historiques82 et sa chapelle du Pénity où se trouve le tombeau de saint Ronan32.
•La place de l'église avec son puits83 à margelle, détruit en 1932 par un car84, mais reconstruit depuis.
•Les immeubles de la place de l'église protégés au titre des monuments historiques85,86 et datant des XVIIe et XVIIIe siècles, aux façades de granite gris bleuté.
•L'hôtel Gauthier87.
•La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (XVe, XVIe et XVIIIe siècles), classée monument historique88, dédiée à saint Eutrope. Les vitraux ont été réalisés en 1985 d'après des dessins du peintre Alfred Manessier. La chapelle abrite aussi de nombreuses statues en pierre dont celles de la Vierge-Mère, de la Sainte-Trinité et une Descente de Croix. À proximité, le calvaire et la fontaine, offerte par un marchand toilier dénommé Conan, datent de 1698.
•Le camp des Salles, désigné sous le nom Goarem-ar-Salud, ancien camp carolingien89.
•Le musée d'Art et d'Histoire, créé en 1934, présente les grands moments de l'histoire de Locronan au rez-de-chaussée et une centaine de tableaux et dessins représentant le Finistère au premier étage, ainsi que des faïences de Quimper90.
•
Germain David-Nillet, La Tour de Penmarc'h [à Saint-Guénolé (Penmarc'h)], huile sur toile, musée d'Art et d'Histoire de Locronan.
•
Maxime Maufra, La Rue descendante à Locronan (1906), huile sur toile, La montagne de Locronan (Menez Lokorn), est un site classé par décret du 20 novembre 2007 en raison de la « qualité du site », de la « vue exceptionnelle », de « la vitalité de la légende de saint Ronan » et de « l'intérêt historique incontestable de la tradition séculaire de la Troménie »91. La chapelle actuelle Ar Zonj (chapelle du Souvenir) située près de son sommet date de 1977 ; cette chapelle basse a remplacé une chapelle plus haute, mais trop exposée au vent et à la foudre, édifiée en 191192.
•Le moulin du Prieuré, situé au confluent du Stiff et de l'Apic, est équipé de deux pirouettes faisant tourner des roues horizontales.93.
durchfährt Gleis 3 nach der Überholung durch einen IC an der Hauptstrecke kurz vor dem Bahnhof Bickenbach (Bergstr)
mit dem EC 113 nach Klagenfurt in der Bickenbacher Kurve im Bahnhof Bickenbach (Bergstr) an der KBS 650
Bane NOR SF: the triangle is a speed increase signal at 40 km/h. The rhombus is an orientation signal (yellow diamond with black horizontal line), to be used in case of failure of the block signals, according to the regulations. If it is to be used, it requires a long touch with the whistle of the locomotive.
SNCF: exit block signal c325 showing the stop aspect (signal carré). As it is a main signal that protects a set of points, it is not passable (sign "Nf", non franchissable).