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Taormine (vue du théâtre gréco-romain), malheureusement sous le ciel gris... et sans le cône majestueux de l'Etna... Mais on ne peut pas tout avoir dans la vie...
Peu de sites en Méditerranée sont aussi enchanteurs que Taormina. Perchée à 204m. sur un plateau qui descend à pic dans la mer, elle soutient la comparaison avec d'autres grands rêves d'exotisme, comme Capri.
On imagine la fascination des spectateurs grecs du théâtre antique creusé sur un éperon rocheux: 2000 ans plus tard, le coucher de soleil sur l'Etna (ce n'est pas le cas ici, pas de chance ce jour-là ...), la mer Ionienne sont toujours d'une pure splendeur.
Accueillant avec sa noblesse habituelle les visiteurs du monde entier, elle constitue une destination inoubliable...
La colline escarpée enfouit sous les palmiers et les lauriers-roses les hôtels posés sur les paliers d'un escalier imaginaire.
De la côte, la route s'élève en lacets vers l'antique Tauremonion, qui vécut une histoire paisible, depuis les Grecs et les Romains jusqu'à la période arabe (Xème siècle) où elle fut détruite et reconstruite. Embellie par les Normands, la cité conserve un puissant cachet médiéval.
(extrait de différents guides)
Huile sur toile, 196 x 130 cm, mai 1953, Guggenheim museum, New York.
Dès sa jeunesse, Pierre Soulages a été profondément influencé par la sculpture et l'architecture romanes, en particulier la noirceur "vivante" qu'il a rencontrée pour la première fois lors d'une visite à l'âge de 12 ans à l'église de sainte Foy de Conques, en France, qu'il a identifiée comme la source de sa décision de devenir peintre, ainsi que les anciens dolmens de pierre gaulois qui ponctuaient les terres autour de sa maison d'enfance dans le sud de la France. Très tôt, il a également été attiré par le travail de Claude Lorrain et de Rembrandt, dont le rendu de la lumière a eu un impact sur son développement. En 1938, il s'installe à Paris pour se préparer au concours d'entrée à l'École nationale supérieure des beaux-arts, mais il abandonne rapidement ses études traditionnelles à l'école après avoir vu des expositions de l'œuvre Pablo Picasso et Paul Cézanne, et visité le Louvre.
Dans ses premiers travaux, Soulages a pris comme point de départ les arbres d'hiver sans feuilles. Leur réseau essentiel et réduit de branches, que Soulages considérait comme une sculpture abstraite, lui offrait un véhicule idéal pour l'exploration de la structure et de la variation. Pendant l'occupation allemande de la France, il a l'occasion de rencontrer Sonia Delaunay qui l'initie à l'art abstrait et l'engage sur une nouvelle voie. Au milieu des années 1950, Soulages était passé d'un petit pinceau, avec lequel il avait peint des motifs calligraphiques abstraits, à des couteaux à palette, des règles droites et de grands pinceaux de peinture de maison. Ces outils lui ont offert une plus grande amplitude de mouvement dans son poignet, lui permettant de produire des coups audacieux et dynamiques qui ont abouti à une surface plus gestuelle. Il a appliqué grossièrement des volumes de peinture à prédominance noire sur un fond blanc en larges touches de dalles, conférant ainsi à ses peintures une qualité à la fois architecturale et sculpturale.
Les quelques lignes obliques qui relient les principaux coups de pinceau verticaux et horizontaux dans des œuvres telles que Peinture, 195 x 130 cm, mai 1953 s'unissent dans une composition qui se lit comme une croix. Cependant, Soulages n'entend pas que sa peinture soit comprise comme un objet de référence ou un symbole religieux. Il doit plutôt être considéré comme une figure géométrique, dont les qualités structurelles suggèrent la stabilité et la spiritualité ascétique. Pour accentuer cet effet, Soulages met en valeur la forme cruciforme de la composition, avec des fenêtres de lumière rectangulaires nettement découpées dans le fond blanc. En éclairant le tableau par derrière, il crée un effet similaire à celui produit dans les intérieurs sombres des grandes églises anciennes lorsqu'un rayon de lumière filtre à travers une fenêtre étroite et que les teintes noires sont approfondies, créant un pilier de solidité. La lumière a toujours été une préoccupation centrale dans l'art de Soulages, et ses couches de peinture noire brillantes - formellement évocatrices de l'approche de Rembrandt au clair-obscur - lui fournissent un moyen efficace de l'étudier.
Bien que souvent associé à l'Art Informel, un terme inventé par le critique français Michel Tapié en 1952 pour décrire l'art européen d'après-guerre qui mettait l'accent sur l'improvisation et le geste, Soulages s'est toujours opposé à cette étiquette car il estime que son utilisation de la géométrie et son dédain pour les émotions intimes en peinture aller à l'encontre des œuvres d'artistes de l'art informel tels que Jean Dubuffet et Henri Michaux. Néanmoins, Soulages expose à plusieurs reprises avec le groupe. De même, si son utilisation des grands formats et sa conviction que plus les moyens sont limités, plus l'expression est forte amènent les critiques à comparer son œuvre aux Action painters américains, la comparaison tombe à plat dès que l'on considère que son exploration poursuit davantage la permanence architectonique que la fugacité gestuelle (cf. Guggenheim museum).
Le Sphinx de Gizeh est la statue thérianthrope (créature mi-humaine et mi-animale) se dressant devant les grandes pyramides du plateau de Gizeh, en Basse-Égypte. Cette sculpture monumentale monolithique est la plus grande du monde avec 73,5 m de longueur, 14 m de largeur et 20 m de hauteur, et représente un sphinx couchant. Réalisée vers 2 500 av. JC, elle est attribuée à Khéphren, l'un des pharaons de la IVème dynastie de l'Ancien Empire (ou à son père, Chéops ?).
D'une masse d'environ 20 000 tonnes, cette sculpture monumentale est taillée dans un promontoire naturel de 40 m de hauteur dans la roche calcaire nummulitique déposée au Cénozoïque puis buriné par le Nil. Sa tête est taillée dans un piton de calcaire dur et gris sur lequel sont construites les trois pyramides, qui était vraisemblablement déjà vénéré aux temps pré-pharaoniques. Il se trouve en avant de la grande carrière qui a fourni nombre de blocs à la pyramide. Sa tête est tournée vers le levant.
Le corps du Sphinx, sculpté dans la couche sous-jacente de calcaire plus tendre, pourrait être celui d'un lion couché et la tête celle d'un souverain portant le némès, le front orné d'un uræus. La transition entre la tête et le corps est masquée par la coiffure. Les côtés de son corps sont flanqués de quatre piédestaux de construction tardive, découverts lors de son désensablement par Auguste Mariette vers 1850, l'égyptologue français mettant au jour à cette occasion les fragments d'une statue d’Osiris qui devait être installée sur le piédestal principal.
Longtemps identifié au pharaon Khéphren, fils de Chéops, son visage pourrait en fait représenter Chéops lui-même comme l'indiqueraient plusieurs indices, comme l'observation de sa coiffe, la largeur de son menton carré, la forme de ses oreilles ou sa barbe de cérémonie. Cependant, ces comparaisons morphologiques et stylistiques révèlent leurs limites, la tête du Sphinx étant trop endommagée (nez absent, yeux rapiécés, bouche et oreille abîmées). Le Sphinx devait assurer une fonction de gardien du site, peut-être plus précisément du temple solaire édifié à côté de la pyramide de Chéops (cf. wikipédia, merci programmetv.ouest-france.fr).