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Infioratina dei ragazzi 2013

Genzano (RM) - Giardini di Palazzo Sforza Cesarini - click to enlarge

South Italy - Basilicata Region - Genzano di Lucania (PZ)

D'Austerlitz à La Chapelle, l'errance des migrants à Paris. Juin-Novembre 2015.

 

Premier concert à la « Maison des Réfugiés ».

Paris, 2 août 2015.

  

Si les opérations dites de « mise à l'abri » se succèdent depuis juin 2015 en région parisienne, force est de constater qu'aucun dispositif d'accueil digne de ce nom n'est mis en place pour faire face à l'afflux de nouveaux arrivants à Paris et plus généralement en France.

  

Suite au démantèlement du campement de La Chapelle par les autorités le 2 juin 2015, les migrants non pris en compte pour les hébergements, harcelés par la police, errent plusieurs jours dans le XVIIIe arrondissement jusqu'à l'esplanade de la halle Pajol, où, le lundi 8 juin, une très violente rafle est menée par les forces de l'ordre.

 

Réfugiés pendant quelques jours au Bois Dormoy, un jardin collectif, les migrants et leurs soutiens le quittent le 11 juin pour partir occuper pour un soir la caserne désaffectée de sapeurs-pompiers du Xe. Ils obtiennent alors 110 places d'hébergement d'urgence.

 

Le soir même, un campement réapparait au parc Éole, avec ceux une nouvelle fois non pris en charge. Soit une soixantaine de personnes et plus encore les jours suivants, jusqu'à l'évacuation du 19 juin, avec la proposition de 220 places supplémentaires de la mairie, venue sur le campement accompagnée de l'OFPRA et de l'association Emmaüs. Les CRS suivront après le départ des migrants... Des dizaines de personnes sont laissées à la rue. Les migrants absents du camp ce matin-là, par exemple occupés à des démarches auprès d'une association ou de la préfecture, n'ont pas été pris en compte. Certains ont pris peur en arrivant sur les lieux d'hébergement et reviennent dans le quartier. D'autres encore ont refusé la proposition, doutant des promesses qui leur ont été faites sans garantie.

 

Le 20 juin, faute d'alternative, le campement se reforme sur l'esplanade de la halle Pajol avec quelques dizaines de personnes. Il atteint à nouveau plus de 200 personnes lorsque la mairie, toujours accompagnée de l'OFPRA et d'Emmaüs, mais sans la police, revient et procède à l'évacuation le 9 juillet de près de 200 personnes vers des centres d'hébergement d'urgence ou à l'hôtel. Des migrants ne sont pas pris en charge et le camp se reconstitue le soir même. Plus de 300 personnes y vivent dans la plus grande précarité lorsque la mairie, l'OFPRA, Emmaüs et le cabinet du ministère de l'Intérieur procèdent le 29 juillet à une nouvelle évacuation qui sera, elle, définitive.

 

Le lendemain, les migrants restés sur la carreau et leur soutiens partent alors occuper pacifiquement les locaux de l'association Ni putes ni soumises. Après une nuit sur place, ils s'installent le 31 juillet dans l'ancien lycée Jean Quarré, désaffecté depuis plusieurs années. Deux mois plus tard, ce sont plus de 600 personnes qui ont trouvé refuge au lycée occupé, dit désormais « Maison des Réfugiés ».

  

Pendant ce temps-là, les campements dits d'Austerlitz attendent tout l'été, dans l'incertitude, leur évacuation régulièrement annoncée par la rumeur depuis le démantèlement de La Chapelle le 2 juin... Apparus à l'hiver 2012-13 sur les quais le long de la Seine, aux alentours et sous la Cité de la mode et du design, ces camps passent de près de 200 à plus de 400 personnes entre juin et septembre 2015.

Le démantèlement des camps du quai d'Austerlitz a finalement lieu le 17 septembre.

 

Ce même 17 septembre, de façon simultanée est évacué le camp apparu devant la mairie du XVIIIe le 4 septembre avec les personnes laissées sur le carreau après le démantèlement du camp du square Jessaint de La Chapelle. En quinze jours, le camp de la mairie du XVIIIe était passé de 30 à plus de 200 personnes.

 

Au cours de cette double opération, le lycée Jean Quarré, déjà surpeuplé, est bouclé par les forces de l'ordre pour empêcher ses occupants de rallier les points d'évacuation.

 

Avec la fermeture des camps d'Austerlitz et de la mairie du XVIIIe, le lycée offre désormais la seule alternative à la rue.

Le 25 septembre le tribunal administratif, saisi par la mairie de Paris, propriétaire de l'ancien lycée Jean Quarré, en ordonne l'expulsion. Le nombre d'occupants continue dangereusement d'augmenter de semaine en semaine jusqu'à l'évacuation et la fermeture du lieu le 23 octobre 2015. Près de 1300 personnes sont alors évacuées vers des hébergements d'urgence.

 

Une nouvelle fois des laissés pour compte restent à la rue après l'opération. Un rassemblement le jour même devant l'Hôtel de ville de Paris permet d'obtenir 80 hébergements supplémentaires. Dès le lendemain un campement extrêmement précaire se reforme place de la République, régulièrement dispersé de force par la police au petit matin. Une première évacuation avec 88 hébergements a lieu le 30 octobre, puis une seconde, avec environ 350 hébergements, le 13 novembre.

 

Quelques heures plus tard, la place de la République devient l'épicentre des attentats qui frappent Paris. L'état d'urgence est décrété, les rassemblements et manifestations interdits.

 

C'est la dispersion...

 

Jusqu'aux prochains campements qui ne manquent pas de réapparaître dans les semaines suivantes...

D'Austerlitz à La Chapelle, l'errance des migrants à Paris. Juin-Novembre 2015.

 

Sur le campement dit La Chapelle - Pajol à Paris.

De fin juin à fin juillet, jusqu'à plus de trois cents personnes sont installées sur l'esplanade de la halle Pajol dans la plus grande précarité.

Paris, 28 juillet 2015.

  

Si les opérations dites de « mise à l'abri » se succèdent depuis juin 2015 en région parisienne, force est de constater qu'aucun dispositif d'accueil digne de ce nom n'est mis en place pour faire face à l'afflux de nouveaux arrivants à Paris et plus généralement en France.

  

Suite au démantèlement du campement de La Chapelle par les autorités le 2 juin 2015, les migrants non pris en compte pour les hébergements, harcelés par la police, errent plusieurs jours dans le XVIIIe arrondissement jusqu'à l'esplanade de la halle Pajol, où, le lundi 8 juin, une très violente rafle est menée par les forces de l'ordre.

 

Réfugiés pendant quelques jours au Bois Dormoy, un jardin collectif, les migrants et leurs soutiens le quittent le 11 juin pour partir occuper pour un soir la caserne désaffectée de sapeurs-pompiers du Xe. Ils obtiennent alors 110 places d'hébergement d'urgence.

 

Le soir même, un campement réapparait au parc Éole, avec ceux une nouvelle fois non pris en charge. Soit une soixantaine de personnes et plus encore les jours suivants, jusqu'à l'évacuation du 19 juin, avec la proposition de 220 places supplémentaires de la mairie, venue sur le campement accompagnée de l'OFPRA et de l'association Emmaüs. Les CRS suivront après le départ des migrants... Des dizaines de personnes sont laissées à la rue. Les migrants absents du camp ce matin-là, par exemple occupés à des démarches auprès d'une association ou de la préfecture, n'ont pas été pris en compte. Certains ont pris peur en arrivant sur les lieux d'hébergement et reviennent dans le quartier. D'autres encore ont refusé la proposition, doutant des promesses qui leur ont été faites sans garantie.

 

Le 20 juin, faute d'alternative, le campement se reforme sur l'esplanade de la halle Pajol avec quelques dizaines de personnes. Il atteint à nouveau plus de 200 personnes lorsque la mairie, toujours accompagnée de l'OFPRA et d'Emmaüs, mais sans la police, revient et procède à l'évacuation le 9 juillet de près de 200 personnes vers des centres d'hébergement d'urgence ou à l'hôtel. Des migrants ne sont pas pris en charge et le camp se reconstitue le soir même. Plus de 300 personnes y vivent dans la plus grande précarité lorsque la mairie, l'OFPRA, Emmaüs et le cabinet du ministère de l'Intérieur procèdent le 29 juillet à une nouvelle évacuation qui sera, elle, définitive.

 

Le lendemain, les migrants restés sur la carreau et leur soutiens partent alors occuper pacifiquement les locaux de l'association Ni putes ni soumises. Après une nuit sur place, ils s'installent le 31 juillet dans l'ancien lycée Jean Quarré, désaffecté depuis plusieurs années. Deux mois plus tard, ce sont plus de 600 personnes qui ont trouvé refuge au lycée occupé, dit désormais « Maison des Réfugiés ».

  

Pendant ce temps-là, les campements dits d'Austerlitz attendent tout l'été, dans l'incertitude, leur évacuation régulièrement annoncée par la rumeur depuis le démantèlement de La Chapelle le 2 juin... Apparus à l'hiver 2012-13 sur les quais le long de la Seine, aux alentours et sous la Cité de la mode et du design, ces camps passent de près de 200 à plus de 400 personnes entre juin et septembre 2015.

Le démantèlement des camps du quai d'Austerlitz a finalement lieu le 17 septembre.

 

Ce même 17 septembre, de façon simultanée est évacué le camp apparu devant la mairie du XVIIIe le 4 septembre avec les personnes laissées sur le carreau après le démantèlement du camp du square Jessaint de La Chapelle. En quinze jours, le camp de la mairie du XVIIIe était passé de 30 à plus de 200 personnes.

 

Au cours de cette double opération, le lycée Jean Quarré, déjà surpeuplé, est bouclé par les forces de l'ordre pour empêcher ses occupants de rallier les points d'évacuation.

 

Avec la fermeture des camps d'Austerlitz et de la mairie du XVIIIe, le lycée offre désormais la seule alternative à la rue.

Le 25 septembre le tribunal administratif, saisi par la mairie de Paris, propriétaire de l'ancien lycée Jean Quarré, en ordonne l'expulsion. Le nombre d'occupants continue dangereusement d'augmenter de semaine en semaine jusqu'à l'évacuation et la fermeture du lieu le 23 octobre 2015. Près de 1300 personnes sont alors évacuées vers des hébergements d'urgence.

 

Une nouvelle fois des laissés pour compte restent à la rue après l'opération. Un rassemblement le jour même devant l'Hôtel de ville de Paris permet d'obtenir 80 hébergements supplémentaires. Dès le lendemain un campement extrêmement précaire se reforme place de la République, régulièrement dispersé de force par la police au petit matin. Une première évacuation avec 88 hébergements a lieu le 30 octobre, puis une seconde, avec environ 350 hébergements, le 13 novembre.

 

Quelques heures plus tard, la place de la République devient l'épicentre des attentats qui frappent Paris. L'état d'urgence est décrété, les rassemblements et manifestations interdits.

 

C'est la dispersion...

 

Jusqu'aux prochains campements qui ne manquent pas de réapparaître dans les semaines suivantes...

[Koenigs-Wusterhausen_20160903_1913_e-m10_1009037290]

Infioratina ragazzi 2013

La Famosa Infiorata di Genzano con la strada coperta interamente di disegni fatti con i petali dei fiori.

 

The famous Flower Festival of Genzano with the road covered with designs made entirely of flower petals

 

El famoso festival de flores de Genzano con el camino cubierto de dibujos hechos enteramente de pétalos de flores.

Mostra monografica delle opere di Simone Catalano

 

Le Segrete - Palazzo Dave

Genzano di Roma

 

16 - 30 settembre 2018

 

www.facebook.com/events/254836065239067/

www.facebook.com/simone.catalano.7

 

Avec Le Genz, Thierry et Alain

Il Lago di Nemi è un piccolo specchio d’acqua incassato nel cratere d’un antico vulcano, le cui pendici sono folte di boschi. Sulla sommità del cratere sorgono Genzano di Roma e di fronte, su uno sperone di roccia a picco sul lago, Nemi, più piccolo e pittoresco. Nemi è stata visitata, apprezzata e descritta da molti artisti: Hans Christian Andersen, Goethe, Stendhal, d’Annunzio; molti pittori paesaggisti dal Settecento in poi dipinsero il lago, i boschi, i vicoli del paese. E lord Byron immortalò Nemi nel suo Childe Harold’s Pilgrimage. A lui è dedicata la terrazza-Belvedere in piazza Roma.

Il Tempio di Diana Nemorensis, la Villa di Cesare, il Museo delle Navi, ne fanno uno dei paesi turistici più interessanti nelle immediate vicinanze di Roma.

 

Le mariage du Genz

D'Austerlitz à La Chapelle, l'errance des migrants à Paris. Juin-Novembre 2015.

 

Ils sont venus !

La Mairie est venue !

Elle a envoyé des représentants au lycée désaffecté Jean Quarré occupé pour discuter et négocier avec les migrants.

Paris, 31 juillet 2015.

  

Si les opérations dites de « mise à l'abri » se succèdent depuis juin 2015 en région parisienne, force est de constater qu'aucun dispositif d'accueil digne de ce nom n'est mis en place pour faire face à l'afflux de nouveaux arrivants à Paris et plus généralement en France.

  

Suite au démantèlement du campement de La Chapelle par les autorités le 2 juin 2015, les migrants non pris en compte pour les hébergements, harcelés par la police, errent plusieurs jours dans le XVIIIe arrondissement jusqu'à l'esplanade de la halle Pajol, où, le lundi 8 juin, une très violente rafle est menée par les forces de l'ordre.

 

Réfugiés pendant quelques jours au Bois Dormoy, un jardin collectif, les migrants et leurs soutiens le quittent le 11 juin pour partir occuper pour un soir la caserne désaffectée de sapeurs-pompiers du Xe. Ils obtiennent alors 110 places d'hébergement d'urgence.

 

Le soir même, un campement réapparait au parc Éole, avec ceux une nouvelle fois non pris en charge. Soit une soixantaine de personnes et plus encore les jours suivants, jusqu'à l'évacuation du 19 juin, avec la proposition de 220 places supplémentaires de la mairie, venue sur le campement accompagnée de l'OFPRA et de l'association Emmaüs. Les CRS suivront après le départ des migrants... Des dizaines de personnes sont laissées à la rue. Les migrants absents du camp ce matin-là, par exemple occupés à des démarches auprès d'une association ou de la préfecture, n'ont pas été pris en compte. Certains ont pris peur en arrivant sur les lieux d'hébergement et reviennent dans le quartier. D'autres encore ont refusé la proposition, doutant des promesses qui leur ont été faites sans garantie.

 

Le 20 juin, faute d'alternative, le campement se reforme sur l'esplanade de la halle Pajol avec quelques dizaines de personnes. Il atteint à nouveau plus de 200 personnes lorsque la mairie, toujours accompagnée de l'OFPRA et d'Emmaüs, mais sans la police, revient et procède à l'évacuation le 9 juillet de près de 200 personnes vers des centres d'hébergement d'urgence ou à l'hôtel. Des migrants ne sont pas pris en charge et le camp se reconstitue le soir même. Plus de 300 personnes y vivent dans la plus grande précarité lorsque la mairie, l'OFPRA, Emmaüs et le cabinet du ministère de l'Intérieur procèdent le 29 juillet à une nouvelle évacuation qui sera, elle, définitive.

 

Le lendemain, les migrants restés sur la carreau et leur soutiens partent alors occuper pacifiquement les locaux de l'association Ni putes ni soumises. Après une nuit sur place, ils s'installent le 31 juillet dans l'ancien lycée Jean Quarré, désaffecté depuis plusieurs années. Deux mois plus tard, ce sont plus de 600 personnes qui ont trouvé refuge au lycée occupé, dit désormais « Maison des Réfugiés ».

  

Pendant ce temps-là, les campements dits d'Austerlitz attendent tout l'été, dans l'incertitude, leur évacuation régulièrement annoncée par la rumeur depuis le démantèlement de La Chapelle le 2 juin... Apparus à l'hiver 2012-13 sur les quais le long de la Seine, aux alentours et sous la Cité de la mode et du design, ces camps passent de près de 200 à plus de 400 personnes entre juin et septembre 2015.

Le démantèlement des camps du quai d'Austerlitz a finalement lieu le 17 septembre.

 

Ce même 17 septembre, de façon simultanée est évacué le camp apparu devant la mairie du XVIIIe le 4 septembre avec les personnes laissées sur le carreau après le démantèlement du camp du square Jessaint de La Chapelle. En quinze jours, le camp de la mairie du XVIIIe était passé de 30 à plus de 200 personnes.

 

Au cours de cette double opération, le lycée Jean Quarré, déjà surpeuplé, est bouclé par les forces de l'ordre pour empêcher ses occupants de rallier les points d'évacuation.

 

Avec la fermeture des camps d'Austerlitz et de la mairie du XVIIIe, le lycée offre désormais la seule alternative à la rue.

Le 25 septembre le tribunal administratif, saisi par la mairie de Paris, propriétaire de l'ancien lycée Jean Quarré, en ordonne l'expulsion. Le nombre d'occupants continue dangereusement d'augmenter de semaine en semaine jusqu'à l'évacuation et la fermeture du lieu le 23 octobre 2015. Près de 1300 personnes sont alors évacuées vers des hébergements d'urgence.

 

Une nouvelle fois des laissés pour compte restent à la rue après l'opération. Un rassemblement le jour même devant l'Hôtel de ville de Paris permet d'obtenir 80 hébergements supplémentaires. Dès le lendemain un campement extrêmement précaire se reforme place de la République, régulièrement dispersé de force par la police au petit matin. Une première évacuation avec 88 hébergements a lieu le 30 octobre, puis une seconde, avec environ 350 hébergements, le 13 novembre.

 

Quelques heures plus tard, la place de la République devient l'épicentre des attentats qui frappent Paris. L'état d'urgence est décrété, les rassemblements et manifestations interdits.

 

C'est la dispersion...

 

Jusqu'aux prochains campements qui ne manquent pas de réapparaître dans les semaines suivantes...

D'Austerlitz à La Chapelle, l'errance des migrants à Paris. Juin-Novembre 2015.

 

Au grand Parquet, sur le camp au parc Éole, dans le XVIIIe arrondissement.

Paris, 16 juin 2015.

  

Si les opérations dites de « mise à l'abri » se succèdent depuis juin 2015 en région parisienne, force est de constater qu'aucun dispositif d'accueil digne de ce nom n'est mis en place pour faire face à l'afflux de nouveaux arrivants à Paris et plus généralement en France.

  

Suite au démantèlement du campement de La Chapelle par les autorités le 2 juin 2015, les migrants non pris en compte pour les hébergements, harcelés par la police, errent plusieurs jours dans le XVIIIe arrondissement jusqu'à l'esplanade de la halle Pajol, où, le lundi 8 juin, une très violente rafle est menée par les forces de l'ordre.

 

Réfugiés pendant quelques jours au Bois Dormoy, un jardin collectif, les migrants et leurs soutiens le quittent le 11 juin pour partir occuper pour un soir la caserne désaffectée de sapeurs-pompiers du Xe. Ils obtiennent alors 110 places d'hébergement d'urgence.

 

Le soir même, un campement réapparait au parc Éole, avec ceux une nouvelle fois non pris en charge. Soit une soixantaine de personnes et plus encore les jours suivants, jusqu'à l'évacuation du 19 juin, avec la proposition de 220 places supplémentaires de la mairie, venue sur le campement accompagnée de l'OFPRA et de l'association Emmaüs. Les CRS suivront après le départ des migrants... Des dizaines de personnes sont laissées à la rue. Les migrants absents du camp ce matin-là, par exemple occupés à des démarches auprès d'une association ou de la préfecture, n'ont pas été pris en compte. Certains ont pris peur en arrivant sur les lieux d'hébergement et reviennent dans le quartier. D'autres encore ont refusé la proposition, doutant des promesses qui leur ont été faites sans garantie.

 

Le 20 juin, faute d'alternative, le campement se reforme sur l'esplanade de la halle Pajol avec quelques dizaines de personnes. Il atteint à nouveau plus de 200 personnes lorsque la mairie, toujours accompagnée de l'OFPRA et d'Emmaüs, mais sans la police, revient et procède à l'évacuation le 9 juillet de près de 200 personnes vers des centres d'hébergement d'urgence ou à l'hôtel. Des migrants ne sont pas pris en charge et le camp se reconstitue le soir même. Plus de 300 personnes y vivent dans la plus grande précarité lorsque la mairie, l'OFPRA, Emmaüs et le cabinet du ministère de l'Intérieur procèdent le 29 juillet à une nouvelle évacuation qui sera, elle, définitive.

 

Le lendemain, les migrants restés sur la carreau et leur soutiens partent alors occuper pacifiquement les locaux de l'association Ni putes ni soumises. Après une nuit sur place, ils s'installent le 31 juillet dans l'ancien lycée Jean Quarré, désaffecté depuis plusieurs années. Deux mois plus tard, ce sont plus de 600 personnes qui ont trouvé refuge au lycée occupé, dit désormais « Maison des Réfugiés ».

  

Pendant ce temps-là, les campements dits d'Austerlitz attendent tout l'été, dans l'incertitude, leur évacuation régulièrement annoncée par la rumeur depuis le démantèlement de La Chapelle le 2 juin... Apparus à l'hiver 2012-13 sur les quais le long de la Seine, aux alentours et sous la Cité de la mode et du design, ces camps passent de près de 200 à plus de 400 personnes entre juin et septembre 2015.

Le démantèlement des camps du quai d'Austerlitz a finalement lieu le 17 septembre.

 

Ce même 17 septembre, de façon simultanée est évacué le camp apparu devant la mairie du XVIIIe le 4 septembre avec les personnes laissées sur le carreau après le démantèlement du camp du square Jessaint de La Chapelle. En quinze jours, le camp de la mairie du XVIIIe était passé de 30 à plus de 200 personnes.

 

Au cours de cette double opération, le lycée Jean Quarré, déjà surpeuplé, est bouclé par les forces de l'ordre pour empêcher ses occupants de rallier les points d'évacuation.

 

Avec la fermeture des camps d'Austerlitz et de la mairie du XVIIIe, le lycée offre désormais la seule alternative à la rue.

Le 25 septembre le tribunal administratif, saisi par la mairie de Paris, propriétaire de l'ancien lycée Jean Quarré, en ordonne l'expulsion. Le nombre d'occupants continue dangereusement d'augmenter de semaine en semaine jusqu'à l'évacuation et la fermeture du lieu le 23 octobre 2015. Près de 1300 personnes sont alors évacuées vers des hébergements d'urgence.

 

Une nouvelle fois des laissés pour compte restent à la rue après l'opération. Un rassemblement le jour même devant l'Hôtel de ville de Paris permet d'obtenir 80 hébergements supplémentaires. Dès le lendemain un campement extrêmement précaire se reforme place de la République, régulièrement dispersé de force par la police au petit matin. Une première évacuation avec 88 hébergements a lieu le 30 octobre, puis une seconde, avec environ 350 hébergements, le 13 novembre.

 

Quelques heures plus tard, la place de la République devient l'épicentre des attentats qui frappent Paris. L'état d'urgence est décrété, les rassemblements et manifestations interdits.

 

C'est la dispersion...

 

Jusqu'aux prochains campements qui ne manquent pas de réapparaître dans les semaines suivantes...

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D'Austerlitz à La Chapelle, l'errance des migrants à Paris. Juin-Novembre 2015.

 

Les Soudanais à l'œuvre à la cuisine sur le campement dit La Chapelle - Pajol.

De fin juin à fin juillet, jusqu'à plus de trois cents personnes sont installées sur l'esplanade de la halle Pajol dans la plus grande précarité.

Paris, 19 juillet 2015.

  

Si les opérations dites de « mise à l'abri » se succèdent depuis juin 2015 en région parisienne, force est de constater qu'aucun dispositif d'accueil digne de ce nom n'est mis en place pour faire face à l'afflux de nouveaux arrivants à Paris et plus généralement en France.

  

Suite au démantèlement du campement de La Chapelle par les autorités le 2 juin 2015, les migrants non pris en compte pour les hébergements, harcelés par la police, errent plusieurs jours dans le XVIIIe arrondissement jusqu'à l'esplanade de la halle Pajol, où, le lundi 8 juin, une très violente rafle est menée par les forces de l'ordre.

 

Réfugiés pendant quelques jours au Bois Dormoy, un jardin collectif, les migrants et leurs soutiens le quittent le 11 juin pour partir occuper pour un soir la caserne désaffectée de sapeurs-pompiers du Xe. Ils obtiennent alors 110 places d'hébergement d'urgence.

 

Le soir même, un campement réapparait au parc Éole, avec ceux une nouvelle fois non pris en charge. Soit une soixantaine de personnes et plus encore les jours suivants, jusqu'à l'évacuation du 19 juin, avec la proposition de 220 places supplémentaires de la mairie, venue sur le campement accompagnée de l'OFPRA et de l'association Emmaüs. Les CRS suivront après le départ des migrants... Des dizaines de personnes sont laissées à la rue. Les migrants absents du camp ce matin-là, par exemple occupés à des démarches auprès d'une association ou de la préfecture, n'ont pas été pris en compte. Certains ont pris peur en arrivant sur les lieux d'hébergement et reviennent dans le quartier. D'autres encore ont refusé la proposition, doutant des promesses qui leur ont été faites sans garantie.

 

Le 20 juin, faute d'alternative, le campement se reforme sur l'esplanade de la halle Pajol avec quelques dizaines de personnes. Il atteint à nouveau plus de 200 personnes lorsque la mairie, toujours accompagnée de l'OFPRA et d'Emmaüs, mais sans la police, revient et procède à l'évacuation le 9 juillet de près de 200 personnes vers des centres d'hébergement d'urgence ou à l'hôtel. Des migrants ne sont pas pris en charge et le camp se reconstitue le soir même. Plus de 300 personnes y vivent dans la plus grande précarité lorsque la mairie, l'OFPRA, Emmaüs et le cabinet du ministère de l'Intérieur procèdent le 29 juillet à une nouvelle évacuation qui sera, elle, définitive.

 

Le lendemain, les migrants restés sur la carreau et leur soutiens partent alors occuper pacifiquement les locaux de l'association Ni putes ni soumises. Après une nuit sur place, ils s'installent le 31 juillet dans l'ancien lycée Jean Quarré, désaffecté depuis plusieurs années. Deux mois plus tard, ce sont plus de 600 personnes qui ont trouvé refuge au lycée occupé, dit désormais « Maison des Réfugiés ».

  

Pendant ce temps-là, les campements dits d'Austerlitz attendent tout l'été, dans l'incertitude, leur évacuation régulièrement annoncée par la rumeur depuis le démantèlement de La Chapelle le 2 juin... Apparus à l'hiver 2012-13 sur les quais le long de la Seine, aux alentours et sous la Cité de la mode et du design, ces camps passent de près de 200 à plus de 400 personnes entre juin et septembre 2015.

Le démantèlement des camps du quai d'Austerlitz a finalement lieu le 17 septembre.

 

Ce même 17 septembre, de façon simultanée est évacué le camp apparu devant la mairie du XVIIIe le 4 septembre avec les personnes laissées sur le carreau après le démantèlement du camp du square Jessaint de La Chapelle. En quinze jours, le camp de la mairie du XVIIIe était passé de 30 à plus de 200 personnes.

 

Au cours de cette double opération, le lycée Jean Quarré, déjà surpeuplé, est bouclé par les forces de l'ordre pour empêcher ses occupants de rallier les points d'évacuation.

 

Avec la fermeture des camps d'Austerlitz et de la mairie du XVIIIe, le lycée offre désormais la seule alternative à la rue.

Le 25 septembre le tribunal administratif, saisi par la mairie de Paris, propriétaire de l'ancien lycée Jean Quarré, en ordonne l'expulsion. Le nombre d'occupants continue dangereusement d'augmenter de semaine en semaine jusqu'à l'évacuation et la fermeture du lieu le 23 octobre 2015. Près de 1300 personnes sont alors évacuées vers des hébergements d'urgence.

 

Une nouvelle fois des laissés pour compte restent à la rue après l'opération. Un rassemblement le jour même devant l'Hôtel de ville de Paris permet d'obtenir 80 hébergements supplémentaires. Dès le lendemain un campement extrêmement précaire se reforme place de la République, régulièrement dispersé de force par la police au petit matin. Une première évacuation avec 88 hébergements a lieu le 30 octobre, puis une seconde, avec environ 350 hébergements, le 13 novembre.

 

Quelques heures plus tard, la place de la République devient l'épicentre des attentats qui frappent Paris. L'état d'urgence est décrété, les rassemblements et manifestations interdits.

 

C'est la dispersion...

 

Jusqu'aux prochains campements qui ne manquent pas de réapparaître dans les semaines suivantes...

REGIONE LAZIO

 

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Dopo aver cercato lo scatto notturno (sono rimasto fino alle 2:00 AM) , sono tornato per cercare la luce dalle 6:50 per la LUCE.

Alle 7 del mattino non ho trovato fila alla terrazza messa a disposizione dal comune...!

Circa 20' di attesa prima trovare la situazione giusta e fare click ottenendo questa inquadratura.

Nemi, near Genzano di Roma, 11 October 2015.

D'Austerlitz à La Chapelle, l'errance des migrants à Paris. Juin-Novembre 2015.

 

Sur le camp sous le pont Charles de Gaulle, le long du quai d'Austerlitz.

Les campements installés depuis des mois aux abords et sous la cité de la mode et du design, dans le XIIIe arrondissement, attendront longtemps leur démantèlement après celui du campement de La Chapelle le 2 juin 2015. Plusieurs centaines de personnes y sont installées dans la plus grande précarité.

Paris, 22 juillet 2015.

  

Si les opérations dites de « mise à l'abri » se succèdent depuis juin 2015 en région parisienne, force est de constater qu'aucun dispositif d'accueil digne de ce nom n'est mis en place pour faire face à l'afflux de nouveaux arrivants à Paris et plus généralement en France.

  

Suite au démantèlement du campement de La Chapelle par les autorités le 2 juin 2015, les migrants non pris en compte pour les hébergements, harcelés par la police, errent plusieurs jours dans le XVIIIe arrondissement jusqu'à l'esplanade de la halle Pajol, où, le lundi 8 juin, une très violente rafle est menée par les forces de l'ordre.

 

Réfugiés pendant quelques jours au Bois Dormoy, un jardin collectif, les migrants et leurs soutiens le quittent le 11 juin pour partir occuper pour un soir la caserne désaffectée de sapeurs-pompiers du Xe. Ils obtiennent alors 110 places d'hébergement d'urgence.

 

Le soir même, un campement réapparait au parc Éole, avec ceux une nouvelle fois non pris en charge. Soit une soixantaine de personnes et plus encore les jours suivants, jusqu'à l'évacuation du 19 juin, avec la proposition de 220 places supplémentaires de la mairie, venue sur le campement accompagnée de l'OFPRA et de l'association Emmaüs. Les CRS suivront après le départ des migrants... Des dizaines de personnes sont laissées à la rue. Les migrants absents du camp ce matin-là, par exemple occupés à des démarches auprès d'une association ou de la préfecture, n'ont pas été pris en compte. Certains ont pris peur en arrivant sur les lieux d'hébergement et reviennent dans le quartier. D'autres encore ont refusé la proposition, doutant des promesses qui leur ont été faites sans garantie.

 

Le 20 juin, faute d'alternative, le campement se reforme sur l'esplanade de la halle Pajol avec quelques dizaines de personnes. Il atteint à nouveau plus de 200 personnes lorsque la mairie, toujours accompagnée de l'OFPRA et d'Emmaüs, mais sans la police, revient et procède à l'évacuation le 9 juillet de près de 200 personnes vers des centres d'hébergement d'urgence ou à l'hôtel. Des migrants ne sont pas pris en charge et le camp se reconstitue le soir même. Plus de 300 personnes y vivent dans la plus grande précarité lorsque la mairie, l'OFPRA, Emmaüs et le cabinet du ministère de l'Intérieur procèdent le 29 juillet à une nouvelle évacuation qui sera, elle, définitive.

 

Le lendemain, les migrants restés sur la carreau et leur soutiens partent alors occuper pacifiquement les locaux de l'association Ni putes ni soumises. Après une nuit sur place, ils s'installent le 31 juillet dans l'ancien lycée Jean Quarré, désaffecté depuis plusieurs années. Deux mois plus tard, ce sont plus de 600 personnes qui ont trouvé refuge au lycée occupé, dit désormais « Maison des Réfugiés ».

  

Pendant ce temps-là, les campements dits d'Austerlitz attendent tout l'été, dans l'incertitude, leur évacuation régulièrement annoncée par la rumeur depuis le démantèlement de La Chapelle le 2 juin... Apparus à l'hiver 2012-13 sur les quais le long de la Seine, aux alentours et sous la Cité de la mode et du design, ces camps passent de près de 200 à plus de 400 personnes entre juin et septembre 2015.

Le démantèlement des camps du quai d'Austerlitz a finalement lieu le 17 septembre.

 

Ce même 17 septembre, de façon simultanée est évacué le camp apparu devant la mairie du XVIIIe le 4 septembre avec les personnes laissées sur le carreau après le démantèlement du camp du square Jessaint de La Chapelle. En quinze jours, le camp de la mairie du XVIIIe était passé de 30 à plus de 200 personnes.

 

Au cours de cette double opération, le lycée Jean Quarré, déjà surpeuplé, est bouclé par les forces de l'ordre pour empêcher ses occupants de rallier les points d'évacuation.

 

Avec la fermeture des camps d'Austerlitz et de la mairie du XVIIIe, le lycée offre désormais la seule alternative à la rue.

Le 25 septembre le tribunal administratif, saisi par la mairie de Paris, propriétaire de l'ancien lycée Jean Quarré, en ordonne l'expulsion. Le nombre d'occupants continue dangereusement d'augmenter de semaine en semaine jusqu'à l'évacuation et la fermeture du lieu le 23 octobre 2015. Près de 1300 personnes sont alors évacuées vers des hébergements d'urgence.

 

Une nouvelle fois des laissés pour compte restent à la rue après l'opération. Un rassemblement le jour même devant l'Hôtel de ville de Paris permet d'obtenir 80 hébergements supplémentaires. Dès le lendemain un campement extrêmement précaire se reforme place de la République, régulièrement dispersé de force par la police au petit matin. Une première évacuation avec 88 hébergements a lieu le 30 octobre, puis une seconde, avec environ 350 hébergements, le 13 novembre.

 

Quelques heures plus tard, la place de la République devient l'épicentre des attentats qui frappent Paris. L'état d'urgence est décrété, les rassemblements et manifestations interdits.

 

C'est la dispersion...

 

Jusqu'aux prochains campements qui ne manquent pas de réapparaître dans les semaines suivantes...

Le fontane Clementine si trovano in cima a Via Italo Belardi, già Via Livia, la strada del'Infiorata.

Storia:

Realizzate nello stesso anno e dallo stesso artista della Fontana di S. Sebastiano- Virginio Bracci - le “Fontane gemelle” assolvono alla stessa funzione di completamento dell’impianto degli acquedotti, nel preciso piano urbanistico della Famiglia Cesarini.

Il nome, Fontane Clementine, è stato scelto in onore dei papi Clemente III e Clemente IV, che si sono interessati durante la costruzione. Entrambe le fontane sono composte da un bacino a forma di sarcofago, un rilievo raffigurante un mascherone bacchico, da cui getta l’acqua, con girali e grappoli d’uva, un’edicola con le epigrafi dedicatorie per Clemente XIV per la fontana di destra e Clemente XII per quella di sinistra.

I mascheroni da cui si getta l’acqua rappresentano due volti, uno giovanile (fontana di sinistra), un anziano, (fontana di destra).

La collocazione delle Fontane Clementine, proprio in cima alla via principale della città di Genzano, Via Livia, oggi via Italo Belardi, strada dell’Infiorata, è un esempio della sensibilità settecentesca per l’arricchimento della scena urbana attraverso monumenti discreti e preziosi.

Le Fontane Clementine marcano l’inizio della gradonata Costa Maratti, per S.Maria della Cima e acquistano valore scenico per il loro posizionamento come quinte teatrali che incorniciano il fondale della chiesa sulla sommità di Via Livia.

​RESTAURI: Sulla fontana dedicata a Clemente XIII un’iscrizione ricorda il restauro di entrambi i manufatti avvenuto nel 1975 ad opera dell’amministrazione comunale.

D'Austerlitz à La Chapelle, l'errance des migrants à Paris. Juin-Novembre 2015.

 

Commencement d'une nouvelle opération d'évacuation ou « mise à l'abri » menée par la Mairie de Paris, accompagnée encore une fois par l'OFPRA et l'association Emmaüs.

De fin juin à fin juillet, jusqu'à plus de trois cents personnes sont installées sur l'esplanade de la halle Pajol dans la plus grande précarité.

Paris, 9 juillet 2015.

  

Si les opérations dites de « mise à l'abri » se succèdent depuis juin 2015 en région parisienne, force est de constater qu'aucun dispositif d'accueil digne de ce nom n'est mis en place pour faire face à l'afflux de nouveaux arrivants à Paris et plus généralement en France.

  

Suite au démantèlement du campement de La Chapelle par les autorités le 2 juin 2015, les migrants non pris en compte pour les hébergements, harcelés par la police, errent plusieurs jours dans le XVIIIe arrondissement jusqu'à l'esplanade de la halle Pajol, où, le lundi 8 juin, une très violente rafle est menée par les forces de l'ordre.

 

Réfugiés pendant quelques jours au Bois Dormoy, un jardin collectif, les migrants et leurs soutiens le quittent le 11 juin pour partir occuper pour un soir la caserne désaffectée de sapeurs-pompiers du Xe. Ils obtiennent alors 110 places d'hébergement d'urgence.

 

Le soir même, un campement réapparait au parc Éole, avec ceux une nouvelle fois non pris en charge. Soit une soixantaine de personnes et plus encore les jours suivants, jusqu'à l'évacuation du 19 juin, avec la proposition de 220 places supplémentaires de la mairie, venue sur le campement accompagnée de l'OFPRA et de l'association Emmaüs. Les CRS suivront après le départ des migrants... Des dizaines de personnes sont laissées à la rue. Les migrants absents du camp ce matin-là, par exemple occupés à des démarches auprès d'une association ou de la préfecture, n'ont pas été pris en compte. Certains ont pris peur en arrivant sur les lieux d'hébergement et reviennent dans le quartier. D'autres encore ont refusé la proposition, doutant des promesses qui leur ont été faites sans garantie.

 

Le 20 juin, faute d'alternative, le campement se reforme sur l'esplanade de la halle Pajol avec quelques dizaines de personnes. Il atteint à nouveau plus de 200 personnes lorsque la mairie, toujours accompagnée de l'OFPRA et d'Emmaüs, mais sans la police, revient et procède à l'évacuation le 9 juillet de près de 200 personnes vers des centres d'hébergement d'urgence ou à l'hôtel. Des migrants ne sont pas pris en charge et le camp se reconstitue le soir même. Plus de 300 personnes y vivent dans la plus grande précarité lorsque la mairie, l'OFPRA, Emmaüs et le cabinet du ministère de l'Intérieur procèdent le 29 juillet à une nouvelle évacuation qui sera, elle, définitive.

 

Le lendemain, les migrants restés sur la carreau et leur soutiens partent alors occuper pacifiquement les locaux de l'association Ni putes ni soumises. Après une nuit sur place, ils s'installent le 31 juillet dans l'ancien lycée Jean Quarré, désaffecté depuis plusieurs années. Deux mois plus tard, ce sont plus de 600 personnes qui ont trouvé refuge au lycée occupé, dit désormais « Maison des Réfugiés ».

  

Pendant ce temps-là, les campements dits d'Austerlitz attendent tout l'été, dans l'incertitude, leur évacuation régulièrement annoncée par la rumeur depuis le démantèlement de La Chapelle le 2 juin... Apparus à l'hiver 2012-13 sur les quais le long de la Seine, aux alentours et sous la Cité de la mode et du design, ces camps passent de près de 200 à plus de 400 personnes entre juin et septembre 2015.

Le démantèlement des camps du quai d'Austerlitz a finalement lieu le 17 septembre.

 

Ce même 17 septembre, de façon simultanée est évacué le camp apparu devant la mairie du XVIIIe le 4 septembre avec les personnes laissées sur le carreau après le démantèlement du camp du square Jessaint de La Chapelle. En quinze jours, le camp de la mairie du XVIIIe était passé de 30 à plus de 200 personnes.

 

Au cours de cette double opération, le lycée Jean Quarré, déjà surpeuplé, est bouclé par les forces de l'ordre pour empêcher ses occupants de rallier les points d'évacuation.

 

Avec la fermeture des camps d'Austerlitz et de la mairie du XVIIIe, le lycée offre désormais la seule alternative à la rue.

Le 25 septembre le tribunal administratif, saisi par la mairie de Paris, propriétaire de l'ancien lycée Jean Quarré, en ordonne l'expulsion. Le nombre d'occupants continue dangereusement d'augmenter de semaine en semaine jusqu'à l'évacuation et la fermeture du lieu le 23 octobre 2015. Près de 1300 personnes sont alors évacuées vers des hébergements d'urgence.

 

Une nouvelle fois des laissés pour compte restent à la rue après l'opération. Un rassemblement le jour même devant l'Hôtel de ville de Paris permet d'obtenir 80 hébergements supplémentaires. Dès le lendemain un campement extrêmement précaire se reforme place de la République, régulièrement dispersé de force par la police au petit matin. Une première évacuation avec 88 hébergements a lieu le 30 octobre, puis une seconde, avec environ 350 hébergements, le 13 novembre.

 

Quelques heures plus tard, la place de la République devient l'épicentre des attentats qui frappent Paris. L'état d'urgence est décrété, les rassemblements et manifestations interdits.

 

C'est la dispersion...

 

Jusqu'aux prochains campements qui ne manquent pas de réapparaître dans les semaines suivantes...

D'Austerlitz à La Chapelle, l'errance des migrants à Paris. Juin-Novembre 2015.

 

À l'ancien lycée Jean Quarré, dit « Maison des Réfugiés », après un énième pillage de la cuisine collective, cette fois-ci jusqu'aux frigidaires partis dans les étages, les occupants ont voté en Assemblée générale pour le maintien de cet espace partagé au bénéfice de tous. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Paris, 23 août 2015.

  

Si les opérations dites de « mise à l'abri » se succèdent depuis juin 2015 en région parisienne, force est de constater qu'aucun dispositif d'accueil digne de ce nom n'est mis en place pour faire face à l'afflux de nouveaux arrivants à Paris et plus généralement en France.

  

Suite au démantèlement du campement de La Chapelle par les autorités le 2 juin 2015, les migrants non pris en compte pour les hébergements, harcelés par la police, errent plusieurs jours dans le XVIIIe arrondissement jusqu'à l'esplanade de la halle Pajol, où, le lundi 8 juin, une très violente rafle est menée par les forces de l'ordre.

 

Réfugiés pendant quelques jours au Bois Dormoy, un jardin collectif, les migrants et leurs soutiens le quittent le 11 juin pour partir occuper pour un soir la caserne désaffectée de sapeurs-pompiers du Xe. Ils obtiennent alors 110 places d'hébergement d'urgence.

 

Le soir même, un campement réapparait au parc Éole, avec ceux une nouvelle fois non pris en charge. Soit une soixantaine de personnes et plus encore les jours suivants, jusqu'à l'évacuation du 19 juin, avec la proposition de 220 places supplémentaires de la mairie, venue sur le campement accompagnée de l'OFPRA et de l'association Emmaüs. Les CRS suivront après le départ des migrants... Des dizaines de personnes sont laissées à la rue. Les migrants absents du camp ce matin-là, par exemple occupés à des démarches auprès d'une association ou de la préfecture, n'ont pas été pris en compte. Certains ont pris peur en arrivant sur les lieux d'hébergement et reviennent dans le quartier. D'autres encore ont refusé la proposition, doutant des promesses qui leur ont été faites sans garantie.

 

Le 20 juin, faute d'alternative, le campement se reforme sur l'esplanade de la halle Pajol avec quelques dizaines de personnes. Il atteint à nouveau plus de 200 personnes lorsque la mairie, toujours accompagnée de l'OFPRA et d'Emmaüs, mais sans la police, revient et procède à l'évacuation le 9 juillet de près de 200 personnes vers des centres d'hébergement d'urgence ou à l'hôtel. Des migrants ne sont pas pris en charge et le camp se reconstitue le soir même. Plus de 300 personnes y vivent dans la plus grande précarité lorsque la mairie, l'OFPRA, Emmaüs et le cabinet du ministère de l'Intérieur procèdent le 29 juillet à une nouvelle évacuation qui sera, elle, définitive.

 

Le lendemain, les migrants restés sur la carreau et leur soutiens partent alors occuper pacifiquement les locaux de l'association Ni putes ni soumises. Après une nuit sur place, ils s'installent le 31 juillet dans l'ancien lycée Jean Quarré, désaffecté depuis plusieurs années. Deux mois plus tard, ce sont plus de 600 personnes qui ont trouvé refuge au lycée occupé, dit désormais « Maison des Réfugiés ».

  

Pendant ce temps-là, les campements dits d'Austerlitz attendent tout l'été, dans l'incertitude, leur évacuation régulièrement annoncée par la rumeur depuis le démantèlement de La Chapelle le 2 juin... Apparus à l'hiver 2012-13 sur les quais le long de la Seine, aux alentours et sous la Cité de la mode et du design, ces camps passent de près de 200 à plus de 400 personnes entre juin et septembre 2015.

Le démantèlement des camps du quai d'Austerlitz a finalement lieu le 17 septembre.

 

Ce même 17 septembre, de façon simultanée est évacué le camp apparu devant la mairie du XVIIIe le 4 septembre avec les personnes laissées sur le carreau après le démantèlement du camp du square Jessaint de La Chapelle. En quinze jours, le camp de la mairie du XVIIIe était passé de 30 à plus de 200 personnes.

 

Au cours de cette double opération, le lycée Jean Quarré, déjà surpeuplé, est bouclé par les forces de l'ordre pour empêcher ses occupants de rallier les points d'évacuation.

 

Avec la fermeture des camps d'Austerlitz et de la mairie du XVIIIe, le lycée offre désormais la seule alternative à la rue.

Le 25 septembre le tribunal administratif, saisi par la mairie de Paris, propriétaire de l'ancien lycée Jean Quarré, en ordonne l'expulsion. Le nombre d'occupants continue dangereusement d'augmenter de semaine en semaine jusqu'à l'évacuation et la fermeture du lieu le 23 octobre 2015. Près de 1300 personnes sont alors évacuées vers des hébergements d'urgence.

 

Une nouvelle fois des laissés pour compte restent à la rue après l'opération. Un rassemblement le jour même devant l'Hôtel de ville de Paris permet d'obtenir 80 hébergements supplémentaires. Dès le lendemain un campement extrêmement précaire se reforme place de la République, régulièrement dispersé de force par la police au petit matin. Une première évacuation avec 88 hébergements a lieu le 30 octobre, puis une seconde, avec environ 350 hébergements, le 13 novembre.

 

Quelques heures plus tard, la place de la République devient l'épicentre des attentats qui frappent Paris. L'état d'urgence est décrété, les rassemblements et manifestations interdits.

 

C'est la dispersion...

Jusqu'aux prochains campements qui ne manquent pas de réapparaître dans les semaines suivantes...

Terremoto dell'Aquila del 2009

Il terremoto dell'Aquila del 2009 consiste in una serie di eventi sismici, iniziati nel dicembre 2008 e terminati nel 2012, con epicentri nell'intera area della città, della conca aquilana e di parte della provincia dell'Aquila (bassa Valle dell'Aterno, Monti della Laga e Monti dell'Alto Aterno). La scossa principale, verificatasi il 6 aprile 2009 alle ore 3:32, ha avuto una magnitudo momento (MMS) pari a 6.3 (5.8 o 5.9 sulla scala della magnitudo locale), con epicentro alle coordinate geografiche 42°20′51.36″N 13°22′48.4″E ovvero in località Colle Miruci, a Roio, nella zona compresa tra le frazioni di Roio Colle, Genzano e Collefracido, interessando in misura variabile buona parte dell'Italia Centrale.

 

A evento concluso, il bilancio definitivo è di 309 vittime, oltre 1.600 feriti e oltre 10 miliardi di euro di danni stimati

 

Precedenti storici

Magnifying glass icon mgx2.svgLo stesso argomento in dettaglio: Terremoto dell'Aquila del 1461 e Terremoto dell'Aquila del 1703.

La città e l'intera conca aquilana, fin dal XIV secolo, è sempre stata soggetta a eventi tellurici di grave o media intensità. Nella sua storia due gravi terremoti si sono abbattuti sulla zona prima del 2009 con una periodicità di circa 300 anni.

 

Il terremoto del 26 novembre 1461 di magnitudo 6.5, che costrinse la città a un restauro totale in stile rinascimentale.

Il terremoto del 14 gennaio 1703, soprannominato "Grande terremoto", per la grave devastazione portata nella conca, di magnitudo 6.8. Gran parte della città, rasa al suolo, fu ricostruita nei canoni tardo barocchi e gli edifici rinascimentali ricostruiti ex novo. Furono mantenute soltanto alcune facciate di chiese, come Collemaggio, e le mura medievali.

 

Eventi sismici

 

L'inizio della sequenza sismica

La scossa della notte del 6 aprile è stata preceduta da una lunga serie di scosse o sciame sismico.

 

La sequenza si è aperta con una scossa di lieve entità (magnitudo 1.8) il 14 dicembre 2008 e poi è ripresa con maggiore intensità il 16 gennaio 2009 con scosse inferiori a magnitudo 3.0 per poi protrarsi, con intensità e frequenza lentamente ma continuamente crescente, fino all'evento principale.

 

Inizialmente, oltre alla zona dell'aquilano, è stata interessata, come epicentro dell'attività, anche la zona di Sulmona (17 e 29 marzo 2009, magnitudo 3.7 e 3.9).

 

Il 6 aprile

La scossa distruttiva si è verificata il 6 aprile 2009 alle ore 3:32. L'Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia, ha registrato un sisma di magnitudo momento 6.3 MMS. Secondo la scala di magnitudo locale (la cosiddetta scala Richter, poco adatta a descrivere sismi di questo tipo) il valore registrato dai sismografi è stato di 5.9 ML risultando così un sisma di moderata intensità rispetto ai valori massimi reali raggiungibili da tale scala sismica. In termini di scala Mercalli di misurazione dei danni, la stima iniziale dell'INGV è stata tra l'ottavo e il nono grado.

 

Vi è stata una certa confusione sul valore della magnitudo, sia per l'uso di scale di magnitudo diverse, sia per poca chiarezza nella loro presentazione. Ad esempio, una sezione del sito Internet dell'Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia (INGV) riporta una registrazione di una magnitudo locale 6.2 mentre in altre sezioni è stato presente per circa un anno il dato 5.8 ML. In realtà il Peak ground acceleration, ovvero il picco massimo di accelerazione al suolo, durante la scossa del 6 aprile, è arrivato fino a 0.68 g, valore teoricamente attribuibile a sismi che raggiungono magnitudo fino a 7.2–7.4.

 

Il 4 aprile 2010 l'INGV rettifica la magnitudo locale in 5.9 ML, valore determinato da "calcoli successivi di maggiore precisione". Tuttavia l'analisi testuale del fenomeno presente sul sito istituzionale dell'INGV riporta ancora il valore 5.8 ML.

 

Alcuni giornali e un telegiornale nazionale hanno riferito che l'INGV avrebbe rivisto, nelle ore seguenti all'evento, le stime della magnitudo Richter.. I dubbi che alcuni ancora nutrono sulla reale magnitudo sono ancora in parte dovuti anche al fatto che nella confusione nei primissimi minuti dopo il sisma, in attesa di calcoli precisi, erano stati diffusi dati fantasiosi sulla reale intensità del sisma..

 

In ogni modo, per un sisma di questa intensità, la misura della magnitudo locale ha scarsissimo interesse, al contrario del valore della magnitudo momento (MMS), per la quale non vi è mai stato dubbio sul valore 6.3.

 

Dopo il 6 aprile

Nelle 48 ore dopo la scossa principale, si sono registrate altre 256 scosse o repliche, delle quali più di 150 nel giorno di martedì 7 aprile, di cui 56 oltre la magnitudo 3.0 ML. Tre eventi di magnitudo superiore a 5,0 sono avvenuti il 6, il 7 e il 9 aprile. Dall'esame dei segnali della stazione INGV aquilana (AQU, ubicata nei sotterranei del Forte spagnolo), sono state conteggiate oltre 10 mila scosse.

 

Nei giorni successivi alla scossa principale altri intensi focolai sismici si sono sviluppati a sud-est del capoluogo (Valle dell'Aterno, epicentro Ocre: scosse del 7 e dell'8 aprile 2009 con magnitudo tra 3.0 e 5.6 MMS) e poco più a nord (zona del Gran Sasso, epicentro Campotosto: scosse del 6, 7, 8, 9, 10 e 13 aprile 2009 con magnitudo tra 3.1 e 5.4 MMS). Lo sciame sismico successivo all'evento principale del 6 aprile si sposta dunque in zone limitrofe a nord-ovest della città e in generale della conca aquilana (Pizzoli, Campotosto e Montereale).

 

Un altro evento di magnitudo 4.7 MMS (4.5 ML) è avvenuto alle ore 22.58 del 22 giugno, con epicentro vicino all'abitato di Pizzoli, a 11 km dall'Aquila. Nella stessa giornata, e soprattutto nella mattinata immediatamente successiva ci sono state anche numerose scosse minori.

 

Altre scosse rilevanti si sono verificate il 3 luglio (magnitudo 4.1 ML alle ore 13:03 con epicentro tra L'Aquila e Pizzoli, preceduta da altri due eventi di magnitudo 3.4 ML alle ore 03:14 e 3.6 ML alle ore 11:43), il 12 luglio (magnitudo 4.0 ML alle ore 10:49 con epicentro tra L'Aquila e Roio Poggio) e il 24 settembre (magnitudo 4.1 ML alle ore 18:14 con epicentro tra L'Aquila e Pizzoli). Le scosse di assestamento si sono prolungate per circa un anno dall'evento principale e repliche di magnitudo 3 si protraggono tuttora. Ad esempio, il 30 ottobre 2011 e il 30 ottobre 2012 si sono registrate due scosse entrambe di magnitudo 3.6 ML.

 

Nell'anno che ha seguito l'evento del 6 aprile, l'INGV ha dichiarato di aver registrato circa 18.000 terremoti in tutta l'area della città dell'Aquila.

 

Analisi geosismologica

L'area interessata dall'innesco del sisma è una delle tante aree sismiche dell'Appennino, classificata a livello 2 della scala di riferimento del rischio sismico, con presenza di diverse faglie attive note. Lo studio storico sulla sismologia locale nell'ultimo millennio evidenzia ciclicità sismiche con periodo di circa 300-350 anni essendo gli ultimi terremoti significativi avvenuti nel Quattrocento e nel Settecento con magnitudo momento fino quasi a 7. L'evento sismico del 2009 si colloca perfettamente all'interno di tale intensità e ciclicità e per il quale era nota la maggiore probabilità di occorrenza nella zona aquilana da parte della comunità sismologica rispetto ad altre zone dell'Appennino secondo il metodo scientifico di previsione sismica che è attualmente ritenuto il più concreto ovvero quello di natura statistico-temporale, sebbene logisticamente non utilizzabile a scopi di Protezione civile italiana in quanto temporalmente troppo esteso.

 

Studi antecedenti tramite microzonazione sismica sulla sismicità del territorio aquilano, nei pressi del capoluogo stesso, avevano inoltre evidenziato la capacità di amplificazione delle onde sismiche, tramite i cosiddetti effetti di sito, fino a un fattore 10 da parte del sottostante terreno geologico esponendo quindi il territorio a un maggiore pericolo sismico[30]; tali effetti, sul fronte della rilevazione e misurazione, sono comunque tenuti in debita considerazione dalla Scala Mercalli che valuta gli effetti del sisma sul territorio e le opere civili/edili.

 

Le aree maggiormente coinvolte dalla potenza del sisma sono state proprio quelle soggette a tali effetti di sito per la presenza di terreno alluvionale incoerente che ha amplificato le onde sismiche superficiali (onde di Rayleigh) per quanto riguarda le zone vicino al fiume Aterno (ad esempio Onna, San Gregorio, Paganica), e di altre particolari condizioni geologiche per la zona del centro storico dell'Aquila e i quartieri a nord-ovest della città (Pettino), le quali tutte hanno riportato danni spesso anche maggiori rispetto alle zone più direttamente epicentrali.

 

Dati di GPS e interferometria radar-satellitare (SAR) misurano inoltre dopo il sisma un abbassamento di circa 15 cm della zona est aquilana interessata.

 

Danni e vittime

Il numero definitivo è di 309 morti, circa 1600 feriti di cui 200 gravissimi ricoverati negli ospedali di Teramo, Avezzano, Chieti, Pescara, Ancona, Roma, Rieti, Foligno e Terni, circa 65.000 gli sfollati, alloggiati momentaneamente in tendopoli, auto, alberghi lungo la costa adriatica.

 

Il quotidiano abruzzese Il Centro ha pubblicato un database in continuo aggiornamento, con nome, cognome, foto, età, luogo di nascita, di morte, nazionalità, sesso e una breve storia di ogni persona morta sotto le macerie.

 

Tra le vittime si registra il decesso di Giovanna Berardini che avrebbe dovuto dare alla luce sua figlia Giorgia il giorno seguente al terremoto e invece morì nella sua casa in via Fortebraccio insieme al marito e al figlio; per questo motivo, non è raro trovare nel conteggio delle vittime anche il nome della nascitura e, di conseguenza, un numero totale di 309 morti.

 

Numerose le persone estratte vive dalle macerie, anche dopo molte ore dalla scossa principale, tra cui Marta Valente, 24 anni di Bisenti, studentessa di Ingegneria, salvata dopo 23 ore, Eleonora Calesini, 21 anni di Mondaino, estratta dopo 42 ore,[47] nonché Maria D'Antuono, 98 anni di Tempera, trovata viva dopo 30 ore, che ha dichiarato di aver trascorso il tempo lavorando all'uncinetto.

 

Il terremoto è stato avvertito su una vasta area comprendente tutto il Centro Italia, fino a Napoli, causando panico tra la popolazione, e inducendola a riversarsi in strada. La regione più colpita è stata l'Abruzzo, seguita dal Lazio. Alcuni lievi danni sono stati riscontrati nella zona di Ascoli Piceno, nelle Marche[49]. Secondo le stime inviate dal Governo Italiano alla Commissione Europea per accedere al Fondo Europeo di Solidarietà, il danno ammonta a circa 10,212 miliardi di euro avendo il sisma colpito direttamente una città e non una semplice zona rurale.

 

La Protezione Civile dichiara colpita dal sisma un'area, o cratere sismico, che comprende tutti i comuni in cui il terremoto ha fatto sentire i suoi effetti dal 6º grado in su della Scala Mercalli, lista di comuni che viene poi allargata di qualche unità dopo protesta di alcuni che dichiarano di aver subito danni rilevanti.

 

Al 9 agosto 2009 secondo la Protezione Civile gli sfollati erano 48.818, di cui 19.973 presso 137 tendopoli (in 5.029 tende), 19.149 in alberghi e 9.696 presso case private. A questi vanno aggiunte 273 persone presenti in 9 campi spontanei.

 

Al 14 novembre 2009 il numero degli sfollati risultava pari a 21.874, di cui 671 in 17 tendopoli, 13.224 presso strutture alberghiere (delle quali 8.832 fuori della provincia dell'Aquila) e 7.979 in case private. Vi sono poi 4.764 persone che hanno avuto una sistemazione nelle C.A.S.E. e 480 nei M.A.P.

 

Al 22 gennaio 2010 il numero degli sfollati risultava pari a 10.128, di cui 1.123 nelle caserme di Coppito e Campomizzi, 8.905 presso strutture alberghiere (delle quali 6.195 fuori della provincia dell'Aquila) cui vanno aggiunte le 12.056 persone che hanno avuto una sistemazione provvisoria nelle C.A.S.E. e le 2.362 che l'hanno avuta nei M.A.P.

 

Il sisma ha apportato danni notevoli al patrimonio storico-artistico di cui era particolarmente ricca la città dell'Aquila; tutte le chiese (più di un centinaio), a partire dalle più importanti basiliche, sono state dichiarate immediatamente inagibili per lesioni o crolli importanti assieme a palazzi storici nel centro storico compreso il Forte spagnolo, uno dei simboli della città.

 

Alla luce dei danni e delle vittime il sisma risulta il quinto terremoto più distruttivo in Italia in epoca contemporanea dopo il terremoto di Messina del 1908, il terremoto di Avezzano del 1915, il terremoto del Friuli del 1976 e il terremoto dell'Irpinia del 1980.

Sciacallaggio

Nei giorni successivi al disastro si sono verificati alcuni episodi di sciacallaggio, come riferito dal capo della polizia Antonio Manganelli a Sky TG 24: furto di oggetti di valore nelle case semidistrutte; furto di generi alimentari; vendita di generi alimentari a prezzi spropositati, come gli episodi della vendita di benzina a 5 euro al litro e di carne a 80 euro al chilogrammo.

 

A contrastare il fenomeno è stato chiamato in causa l'esercito con azioni durature di pattugliamento e supervisione delle aree maggiormente a rischio come ad esempio la "zona rossa" del centro storico dell'Aquila e i centri limitrofi maggiormente coinvolti e l'istituzione parallela di un'apposita squadra antisciacalli guidata dal vicequestore aggiunto Massimo Capozza, composta da 90 agenti, in pattuglie di 5 poliziotti.

 

Sciacallaggio mediatico

Da segnalare anche il commento del TG1; il 7 aprile, durante la diretta, la giornalista ha dato largo credito degli enormi indici d'ascolto fatti registrare da tutte le edizioni principali e da tutti gli speciali del telegiornale andati in onda durante il giorno precedente. Questo incidente ha scatenato inevitabilmente parecchi strascichi di polemiche.

 

La "falsa" Protezione Civile

In svariate città come Teramo, Rieti, Avezzano, Tivoli, Sora si sono verificati anche episodi di sciacallaggio telematico; fingendosi ufficiali delle forze dell'ordine o delle istituzioni, furfanti invitavano la cittadinanza, tramite SMS, Internet o telefono, ad abbandonare il luogo in cui si trovavano asserendo l'imminenza di una scossa sismica. Sono stati registrati anche alcuni casi di false raccolte fondi per le vittime.

 

Oltre agli sciacalli all'Aquila, la polizia ha dovuto sgominare una banda di "falsi protettori civili" poiché la mattina del 13 aprile 2009 andavano, muniti di megafoni, a svegliare la popolazione del quartiere Prati a Roma, con un'auto fasulla della Protezione Civile allarmandoli di un imminente terremoto che avrebbe colpito la capitale.

 

Un evento simile si è verificato a Tempera il giorno 28 aprile, creando allarmismi nella popolazione. Numerose persone rientrate nelle loro case non lesionate, sono di nuovo uscite nei campi in preda al panico.

Da Wikipedia, l'enciclopedia libera

Foto Konetka Mabnoba;

By Google Maps;

Raccolra Foto de Alvariis;

Uruguay, avec le Genz.

Il Lago di Nemi è un piccolo specchio d’acqua incassato nel cratere d’un antico vulcano, le cui pendici sono folte di boschi. Sulla sommità del cratere sorgono Genzano di Roma e di fronte, su uno sperone di roccia a picco sul lago, Nemi, più piccolo e pittoresco. Nemi è stata visitata, apprezzata e descritta da molti artisti: Hans Christian Andersen, Goethe, Stendhal, d’Annunzio; molti pittori paesaggisti dal Settecento in poi dipinsero il lago, i boschi, i vicoli del paese. E lord Byron immortalò Nemi nel suo Childe Harold’s Pilgrimage. A lui è dedicata la terrazza-Belvedere in piazza Roma.

Il Tempio di Diana Nemorensis, la Villa di Cesare, il Museo delle Navi, ne fanno uno dei paesi turistici più interessanti nelle immediate vicinanze di Roma.

 

"Wait long enough and anything is back in fashion" they say.

Seems all my self-rejected blurred digital photographs are actually on-trend after all.

 

According to a BBC News article young people are taking photographs with digital cameras (as opposed to smartphones)

 

"I find it quite refreshing going back to something so simple. With older cameras you have to work with them a bit more, to get a good photo or to get the most out of them. Because with every smartphone you buy, you can't take a bad shot almost."

 

Paul Greenwood, head of research and insight at the creative agency We Are Social, said it was a "natural cycle" where when people hit their 20s "they become nostalgic for the cultural touchstones of their youth"

 

He added: "They want to feel comforted when in the real world they feel uncomfortable. And there's some reasons why people are feeling uncomfortable - like the existential dread you're seeing with Ukraine, the pandemic, wealth inequality.

"It's seen as more real and authentic. And that's why we're seeing this trend really play out, because the grainy kind of content you see is basically shorthand for authenticity and realness. That's what Gen Z are looking for."

 

Goodness! I therefore present a grainy photo taken today that is oozing authenticity and realness.

 

BBC News: Digital cameras back in fashion after online revival

www.bbc.co.uk/news/technology-64512059

De bedrijvigheid in Delft kent geen genzen

August 22nd 2009 | Saint-Bernard 1996. 2nd edition. 478th day of occupation.

Comme tous les ans depuis treize ans et donc comme l'année dernière, ce samedi avait lieu la manifestation anniversaire annuelle de l'évacuation par la force des Sans Papiers de l'église Saint-Bernard, le 23 août 1996.

 

From 2 May 2008 to 7 August 2010, during 828 days, claiming residence permits, the “Sans Papiers” isolated workers of the group CSP75 occupied successively two buildings in Paris: first a Trades Hall at rue Charlot, then a disused public building, at rue Baudelique.

After fourteen months spent at the Trade Hall, on 24 June 2009 they got violently evicted by the Trade Union CGT's internal police. They stayed during three weeks sleeping outside, along the Trades Hall before they led the new occupation at rue Baudelique, on 17 July 2009.

One year later, under pressure of authorities, the CSP75 accepted to voluntary put an end to this more than two years long occupation, after being promised each occupier's case be examined and every one get a chance to receive a residence permit. This is how the CSP75 got out of Baudelique on 7 August 2010, 828th and last day of the occupation.

Struggle goes on...

 

Pour obtenir leur régularisation, du 2 mai 2008 au 7 août 2010, pendant 828 jours, les Sans Papiers travailleurs isolés de la Coordination Sans Papiers 75 sont en occupation à Paris, d'abord à la Bourse du travail rue Charlot, puis dans des locaux désaffectés de la CPAM rue Baudelique.

Après quatorze mois d'occupation à la Bourse du travail, le 24 juin 2009 les Sans Papiers de la CSP75 en sont violemment expulsés par le SO de la CGT, à coups de matraques et de gaz lacrymogène. Ils s'installent sur le trottoir du boulevard du Temple, le long de la Bourse, dans des conditions très difficiles avant de lancer, le 17 juillet 2009, la nouvelle occupation de la rue Baudelique.

Un an plus tard, sous la pression des autorités, la CSP75 accepte de mettre volontairement fin à cette occupation longue de plus de deux ans contre la promesse que chaque occupant voie son dossier examiné et aie une chance d'être régularisé. C’est ainsi que la CS75 quitte Baudelique le 7 août 2010, 828e et dernier jour de l’occupation.

La lutte continue...

Uscita fotografica 17.09.11 (prova sui soggetti da consegnare al sindaco di Genzano)

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D'Austerlitz à La Chapelle, l'errance des migrants à Paris. Juin-Novembre 2015.

 

Manifestation de la Coordination 75 des Sans Papiers et de la Coalition internationale des Sans Papiers et Migrants, ou CISPM, en soutien aux migrants de la Chapelle.

Paris, 12 juin 2015.

  

Si les opérations dites de « mise à l'abri » se succèdent depuis juin 2015 en région parisienne, force est de constater qu'aucun dispositif d'accueil digne de ce nom n'est mis en place pour faire face à l'afflux de nouveaux arrivants à Paris et plus généralement en France.

  

Suite au démantèlement du campement de La Chapelle par les autorités le 2 juin 2015, les migrants non pris en compte pour les hébergements, harcelés par la police, errent plusieurs jours dans le XVIIIe arrondissement jusqu'à l'esplanade de la halle Pajol, où, le lundi 8 juin, une très violente rafle est menée par les forces de l'ordre.

 

Réfugiés pendant quelques jours au Bois Dormoy, un jardin collectif, les migrants et leurs soutiens le quittent le 11 juin pour partir occuper pour un soir la caserne désaffectée de sapeurs-pompiers du Xe. Ils obtiennent alors 110 places d'hébergement d'urgence.

 

Le soir même, un campement réapparait au parc Éole, avec ceux une nouvelle fois non pris en charge. Soit une soixantaine de personnes et plus encore les jours suivants, jusqu'à l'évacuation du 19 juin, avec la proposition de 220 places supplémentaires de la mairie, venue sur le campement accompagnée de l'OFPRA et de l'association Emmaüs. Les CRS suivront après le départ des migrants... Des dizaines de personnes sont laissées à la rue. Les migrants absents du camp ce matin-là, par exemple occupés à des démarches auprès d'une association ou de la préfecture, n'ont pas été pris en compte. Certains ont pris peur en arrivant sur les lieux d'hébergement et reviennent dans le quartier. D'autres encore ont refusé la proposition, doutant des promesses qui leur ont été faites sans garantie.

 

Le 20 juin, faute d'alternative, le campement se reforme sur l'esplanade de la halle Pajol avec quelques dizaines de personnes. Il atteint à nouveau plus de 200 personnes lorsque la mairie, toujours accompagnée de l'OFPRA et d'Emmaüs, mais sans la police, revient et procède à l'évacuation le 9 juillet de près de 200 personnes vers des centres d'hébergement d'urgence ou à l'hôtel. Des migrants ne sont pas pris en charge et le camp se reconstitue le soir même. Plus de 300 personnes y vivent dans la plus grande précarité lorsque la mairie, l'OFPRA, Emmaüs et le cabinet du ministère de l'Intérieur procèdent le 29 juillet à une nouvelle évacuation qui sera, elle, définitive.

 

Le lendemain, les migrants restés sur la carreau et leur soutiens partent alors occuper pacifiquement les locaux de l'association Ni putes ni soumises. Après une nuit sur place, ils s'installent le 31 juillet dans l'ancien lycée Jean Quarré, désaffecté depuis plusieurs années. Deux mois plus tard, ce sont plus de 600 personnes qui ont trouvé refuge au lycée occupé, dit désormais « Maison des Réfugiés ».

  

Pendant ce temps-là, les campements dits d'Austerlitz attendent tout l'été, dans l'incertitude, leur évacuation régulièrement annoncée par la rumeur depuis le démantèlement de La Chapelle le 2 juin... Apparus à l'hiver 2012-13 sur les quais le long de la Seine, aux alentours et sous la Cité de la mode et du design, ces camps passent de près de 200 à plus de 400 personnes entre juin et septembre 2015.

Le démantèlement des camps du quai d'Austerlitz a finalement lieu le 17 septembre.

 

Ce même 17 septembre, de façon simultanée est évacué le camp apparu devant la mairie du XVIIIe le 4 septembre avec les personnes laissées sur le carreau après le démantèlement du camp du square Jessaint de La Chapelle. En quinze jours, le camp de la mairie du XVIIIe était passé de 30 à plus de 200 personnes.

 

Au cours de cette double opération, le lycée Jean Quarré, déjà surpeuplé, est bouclé par les forces de l'ordre pour empêcher ses occupants de rallier les points d'évacuation.

 

Avec la fermeture des camps d'Austerlitz et de la mairie du XVIIIe, le lycée offre désormais la seule alternative à la rue.

Le 25 septembre le tribunal administratif, saisi par la mairie de Paris, propriétaire de l'ancien lycée Jean Quarré, en ordonne l'expulsion. Le nombre d'occupants continue dangereusement d'augmenter de semaine en semaine jusqu'à l'évacuation et la fermeture du lieu le 23 octobre 2015. Près de 1300 personnes sont alors évacuées vers des hébergements d'urgence.

 

Une nouvelle fois des laissés pour compte restent à la rue après l'opération. Un rassemblement le jour même devant l'Hôtel de ville de Paris permet d'obtenir 80 hébergements supplémentaires. Dès le lendemain un campement extrêmement précaire se reforme place de la République, régulièrement dispersé de force par la police au petit matin. Une première évacuation avec 88 hébergements a lieu le 30 octobre, puis une seconde, avec environ 350 hébergements, le 13 novembre.

 

Quelques heures plus tard, la place de la République devient l'épicentre des attentats qui frappent Paris. L'état d'urgence est décrété, les rassemblements et manifestations interdits.

 

C'est la dispersion...

 

Jusqu'aux prochains campements qui ne manquent pas de réapparaître dans les semaines suivantes...

D'Austerlitz à La Chapelle, l'errance des migrants à Paris. Juin-Novembre 2015.

 

À la manifestation unitaire commémorant l'expulsion violente des Sans Papiers de l'église Saint-Bernard en 1996, organisée chaque année par les collectifs Sans Papiers.

Paris, 22 août 2015.

  

Si les opérations dites de « mise à l'abri » se succèdent depuis juin 2015 en région parisienne, force est de constater qu'aucun dispositif d'accueil digne de ce nom n'est mis en place pour faire face à l'afflux de nouveaux arrivants à Paris et plus généralement en France.

  

Suite au démantèlement du campement de La Chapelle par les autorités le 2 juin 2015, les migrants non pris en compte pour les hébergements, harcelés par la police, errent plusieurs jours dans le XVIIIe arrondissement jusqu'à l'esplanade de la halle Pajol, où, le lundi 8 juin, une très violente rafle est menée par les forces de l'ordre.

 

Réfugiés pendant quelques jours au Bois Dormoy, un jardin collectif, les migrants et leurs soutiens le quittent le 11 juin pour partir occuper pour un soir la caserne désaffectée de sapeurs-pompiers du Xe. Ils obtiennent alors 110 places d'hébergement d'urgence.

 

Le soir même, un campement réapparait au parc Éole, avec ceux une nouvelle fois non pris en charge. Soit une soixantaine de personnes et plus encore les jours suivants, jusqu'à l'évacuation du 19 juin, avec la proposition de 220 places supplémentaires de la mairie, venue sur le campement accompagnée de l'OFPRA et de l'association Emmaüs. Les CRS suivront après le départ des migrants... Des dizaines de personnes sont laissées à la rue. Les migrants absents du camp ce matin-là, par exemple occupés à des démarches auprès d'une association ou de la préfecture, n'ont pas été pris en compte. Certains ont pris peur en arrivant sur les lieux d'hébergement et reviennent dans le quartier. D'autres encore ont refusé la proposition, doutant des promesses qui leur ont été faites sans garantie.

 

Le 20 juin, faute d'alternative, le campement se reforme sur l'esplanade de la halle Pajol avec quelques dizaines de personnes. Il atteint à nouveau plus de 200 personnes lorsque la mairie, toujours accompagnée de l'OFPRA et d'Emmaüs, mais sans la police, revient et procède à l'évacuation le 9 juillet de près de 200 personnes vers des centres d'hébergement d'urgence ou à l'hôtel. Des migrants ne sont pas pris en charge et le camp se reconstitue le soir même. Plus de 300 personnes y vivent dans la plus grande précarité lorsque la mairie, l'OFPRA, Emmaüs et le cabinet du ministère de l'Intérieur procèdent le 29 juillet à une nouvelle évacuation qui sera, elle, définitive.

 

Le lendemain, les migrants restés sur la carreau et leur soutiens partent alors occuper pacifiquement les locaux de l'association Ni putes ni soumises. Après une nuit sur place, ils s'installent le 31 juillet dans l'ancien lycée Jean Quarré, désaffecté depuis plusieurs années. Deux mois plus tard, ce sont plus de 600 personnes qui ont trouvé refuge au lycée occupé, dit désormais « Maison des Réfugiés ».

  

Pendant ce temps-là, les campements dits d'Austerlitz attendent tout l'été, dans l'incertitude, leur évacuation régulièrement annoncée par la rumeur depuis le démantèlement de La Chapelle le 2 juin... Apparus à l'hiver 2012-13 sur les quais le long de la Seine, aux alentours et sous la Cité de la mode et du design, ces camps passent de près de 200 à plus de 400 personnes entre juin et septembre 2015.

Le démantèlement des camps du quai d'Austerlitz a finalement lieu le 17 septembre.

 

Ce même 17 septembre, de façon simultanée est évacué le camp apparu devant la mairie du XVIIIe le 4 septembre avec les personnes laissées sur le carreau après le démantèlement du camp du square Jessaint de La Chapelle. En quinze jours, le camp de la mairie du XVIIIe était passé de 30 à plus de 200 personnes.

 

Au cours de cette double opération, le lycée Jean Quarré, déjà surpeuplé, est bouclé par les forces de l'ordre pour empêcher ses occupants de rallier les points d'évacuation.

 

Avec la fermeture des camps d'Austerlitz et de la mairie du XVIIIe, le lycée offre désormais la seule alternative à la rue.

Le 25 septembre le tribunal administratif, saisi par la mairie de Paris, propriétaire de l'ancien lycée Jean Quarré, en ordonne l'expulsion. Le nombre d'occupants continue dangereusement d'augmenter de semaine en semaine jusqu'à l'évacuation et la fermeture du lieu le 23 octobre 2015. Près de 1300 personnes sont alors évacuées vers des hébergements d'urgence.

 

Une nouvelle fois des laissés pour compte restent à la rue après l'opération. Un rassemblement le jour même devant l'Hôtel de ville de Paris permet d'obtenir 80 hébergements supplémentaires. Dès le lendemain un campement extrêmement précaire se reforme place de la République, régulièrement dispersé de force par la police au petit matin. Une première évacuation avec 88 hébergements a lieu le 30 octobre, puis une seconde, avec environ 350 hébergements, le 13 novembre.

 

Quelques heures plus tard, la place de la République devient l'épicentre des attentats qui frappent Paris. L'état d'urgence est décrété, les rassemblements et manifestations interdits.

 

C'est la dispersion...

Jusqu'aux prochains campements qui ne manquent pas de réapparaître dans les semaines suivantes...

REGIONE LAZIO

 

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Mostra monografica delle opere di Simone Catalano

 

Le Segrete - Palazzo Dave

Genzano di Roma

 

16 - 30 settembre 2018

 

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Portrait of my grandmother (b. 1940), taken sometime during the summer of 1965.

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