View allAll Photos Tagged concepts
The Alfa Romeo Montreal was introduced as a concept car in 1967 at Expo 67, held in Montreal, Canada. Originally, the concept cars were displayed without any model name, but the public took to calling it ‘Montreal’. It was a 2+2 coupe using the 1600 cc engine of the Alfa Romeo Giulia Ti and the chassis of the Alfa Romeo Giulia Sprint GT, with a body designed by Marcello Gandini at Bertone. One of the two concept cars built for Expo 67 is displayed in the Alfa Romeo Historical Museum in Arese, Italy, while the other is in museum storage.The first production car, Tipo 10564, was shown at the 1970 Geneva Motor Show and was quite different from the original, using a 2593 cc 90° dry-sump lubricated V8 engine with SPICA (Società Pompe Iniezione Cassani & Affini) fuel injection that produced around 200 hp (147 kW), coupled to a five-speed ZF gearbox and a limited-slip differential. This engine was derived from the 2-litre V8 used in the 33 Stradale and in the Tipo 33 sports prototype racer. The chassis and running gear of the production Montreal were taken from the Giulia GTV coupé and comprised double wishbone suspension with coil springs and dampers at the front and a live axle with limited slip differential at the rear.Since the concept car was already unofficially known as ‘Montreal’, Alfa Romeo kept the model name in production.Performance and specifications: Engine: 2,593 cc (158.2 cu in) quad-cam 90° V8; Top speed: 220 km/h (140 mph); 0–100 km/h (62 mph): 7.4 seconds; (measured top speed 224 km/h (139 mph), 7.1 seconds 0–100 km/h (62 mph) by Quattroruote magazine); Standing quarter mile: 15.1 seconds / Standing km: 27.6 seconds; Power: 200 hp (147 kW) (230 bhp SAE) at 6500 rpm; Torque: 235 Nm (173 ft·lbf) (24 m·kgf) at 4750 rpm.Stylistically, the most eye catching feature is the car's front end with four headlamps partly covered by unusual "grilles", that retract when the lights are switched on. Another stylistic element is the NACA duct on the bonnet. The duct is actually blocked off since its purpose is not to draw air into the engine, but to optically hide the power bulge. The slats behind the doors contain the cabin vents, but apart from that only serve cosmetic purposes.Production was split between the Alfa Romeo plant in Arese and Carrozzeria Bertone's plants in Caselle and Grugliasco outside Turin. Alfa Romeo produced the chassis without engine or mechanicals and sent it to Caselle where Bertone fitted the body. After body fitment, the car was sent to Grugliasco to be degreased, partly zinc coated, manually spray painted and have the interior fitted. Finally, the car was returned to Arese to have the engine and mechanicals installed. It is worth noting that because of this production method, there is not necessarily any correspondence between chassis number, engine number and production date.The Montreal remained generally unchanged until it was discontinued in 1977. By then, production had long ceased already as Alfa were struggling to sell their remaining stock. Total number built was 3925; none of them were sold in Montreal, Quebec since Alfa did not develop a North American version to meet the US/Canadian emission control requirements. A Montreal can be seen in the 1974 movie The Marseille Contract where Michael Caine drives a metallic dark brown example. ( © en.wikipedia.org/wiki/Alfa_Romeo_Montreal)
This collector's item was spotted as voiture d'occasion at the Meilenwerk in Berlin www.meilenwerk.de/Meilenwerk_Berlin_Wen_Sie_finden.php.
Abbaye romane de la Sauve-Majeure (en ruine) ; commune de La Sauve, département de la Gironde, Aquitaine, France
INTÉRIEUR
La nef
La nef de Notre-Dame de La Sauve était dans son dernier état un ample vaisseau de cinq travées flanqué de collatéraux, roman dans sa conception et son élévation mais couvert, par un changement de parti de dernière heure, ou à la suite d'un accident, de voûtes d'ogives qui comptent parmi les plus anciennes de ce type élevées en Guyenne. La nef avait une élévation à deux étages et un éclairage direct, ce qui est, ...tout à fait exceptionnel à cette époque dans le Sud-Ouest de la France. C'est en Bourgogne, à la nef de Vézelay, située, ..., sur la même route de pèlerinage, ou dans les premières constructions bernardines de l'ordre de Cîteaux, qu'il faut chercher l'origine d'une structure si généralement étrangère à l'Aquitaine et réalisée d'ailleurs avec un excès de précautions, une robustesse un peu lourde, particulièrement dans les supports.
Que reste-t-il de cette partie de l'église ? Négligeant pour le moment ce qui subsiste de la façade, presque entièrement rasée du côté droit et fort mutilée de l'autre, pénétrons par l'emplacement du portail détruit dans ce qui fut une œuvre grandiose et demeure un impressionnant vestige. La file de piliers du côté Nord a disparu à l'exception du premier, réuni à celui qui lui fait pendant du côté Sud par une tribune du XVe siècle qui occupait une partie de la seconde travée et dont on voit encore le grand arc en tiers-point. De ce même côté septentrional la récente restauration a dégagé et refait sur une faible hauteur les socles et les bases qui comportent deux minces tores encadrant une large scotie et des griffes, où le sculpteur moderne a laissé un peu trop libre cours à sa fantaisie... . Remarquons au passage les différences de niveau qui existent entre la première travée et les autres, entre le collatéral Nord et le vaisseau central. Au Sud, se sont conservés tous les piliers, les grandes arcades en plein cintre à deux rouleaux, les murs des parties hautes des quatre dernières travées et les fenêtres des seconde, troisième et cinquième travées, la quatrième étant aveugle par suite de la présence du clocher sur la partie correspondante du bas-côté Sud. Les piliers sont cruciformes, avec une colonne engagée sur chaque face, pour recevoir des doubleaux au Nord et au Sud, et, sur les deux côtés restants, le rouleau intérieur des grandes arcades. Les chapiteaux qui subsistent portent un sobre décor de godrons, sauf à la jonction de la nef avec l'angle Sud-Ouest du transept, où apparaît l'acanthe. Du côté de la nef centrale un épaississement notable du bras de la croix que forment, dans le plan des piliers, les dosserets des colonnes qui portaient les doubleaux du grand vaisseau, montre avec certitude qu'on avait prévu dès l'origine un type de voûte dont les poussées étaient rejetées aux angles des travées - des voûtes d'arêtes plus que probablement -, ce qui tendrait à confirmer la parenté d'ordre général avec Vézelay. On voit aujourd'hui, sur de beaux chapiteaux à feuillages, les départs des doubleaux et les premières assises des ogives, qui forment deux tores épais encadrant une gorge où ont été réservées de grosses fleurs à cinq lobes. Ces nervures, posées de biais, comme à Saint-Ferme en Bazadais et à Saint-Macaire, prennent appui sur les dosserets épais, déjà décrits, qui n'ont pas, de toute évidence, été prévus pour les recevoir. Les fenêtres hautes sont en plein cintre, courtes, cantonnées de colonnettes minces, et tiennent en entier dans la lunette des voûtains, leur appui reposant au niveau des tailloirs de chapiteaux qui reçoivent les grandes voûtes. Ajoutons qu'on voit, encastrées dans les colonnes engagées qui supportaient les doubleaux de la nef, quatre des douze Apôtres en bas-relief dans des médaillons qui furent placés là, selon toute probabilité, lors de la consécration de 12 31. Une inscription en donne les noms : saint Mathieu, au premier pilier Nord, saint Jude, en pendant au midi, saint Barthélémy au deuxième pilier Sud et saint Jacques le Majeur au cinquième. Deux médaillons semblables ont émigré à la façade de l'église de Haux.
L'ordonnance générale des bas-côtés répond logiquement à celle du grand vaisseau. Toutefois des traces de contreforts dans le gouttereau Sud et dans la dernière travée du gouttereau Nord montrent qu'on avait prévu à l'origine une nef de six travées, lorsqu'on a commencé l'enveloppe extérieure de l'église, avec son cordon de billettes, dès le temps de saint Gérard, semble-t-il, c'est-à-dire vers la fin du XIe siècle. ... Actuellement, le collatéral Sud nous est conservé presque en entier; la première travée a perdu sa voûte; elle possède deux percements inégaux en plein cintre dont le plus grand est muni d'une feuillure, et qui abritent un puits. Au-dessus l'on voit une curieuse arcature étroite, dont les chapiteaux et les bases en bobine sont très archaïques. Les deux travées suivantes ont reçu par la suite des croisées d'ogives. La quatrième a été en partie obstruée par la construction de la souche du clocher. Seule la cinquième a conservé intacte sa voûte d'arêtes ainsi que ses magnifiques chapiteaux, dont deux justement célèbres représentent respectivement le Sacrifice d'Abraham et le Martyre de saint Jean-Baptiste; ce sont deux compositions très serrées, dans un style mouvementé où l'on remarque l'extrême finesse des plis parallèles qui hachurent les vêtements. Au Nord, le bas-côté est réduit à la cinquième travée, avec une belle fenêtre soulignée d'un cordon de billettes et encadrée par une paire de colonnettes. Deux chapiteaux sculptés dont l'un orné de quatre beaux lions recevait autrefois les doubleaux d'une voûte d'arêtes qui n'a laissé que des arrachements.
Le transept
Le croisillon Nord, bien conservé à l'exception des voûtes, est percé vers l'Ouest et vers l'Est de vastes fenêtres en plein cintre à deux rouleaux, dont le plus extérieur est accosté de colonnettes. Les baies de la paroi orientale sont décalées vers le Nord par rapport à l'ouverture des deux absidioles qu'elles surmontent, irrégularité qui se justifie par la présence, au-dehors, d'un toit conique au-dessus des absidioles en question. Les deux travées inégales de ce croisillon étaient séparées par un doubleau dont la retombée se composait, vers l'Ouest, d'un dosseret encore visible sis dans l'axe du mur gouttereau du bas-côté Nord; le piédroit correspondant à l'Est est interrompu à sa partie inférieure, qui empiéterait sans cela sur la plus septentrionale des absidioles. Au début du XVIe siècle, des voûtes d'ogives de style flamboyant dont les arrachements sont en place avaient remplacé les berceaux d'origine, d'une largeur légèrement supérieure à dix mètres, et l'on avait ouvert de larges baies à remplages, encore visibles. Le pilier Nord-Ouest de la croisée a disparu. Les autres sont à ressauts multiples, accusant les jeux de lumière et d'ombre et reçoivent des départs d'ogives dans le style de la fin du XIIe siècle analogues à ceux de la nef, et proches également des nervures de Saint-Maurice d'Angers. Les piliers, comme dans la nef, étaient prévus pour un voûtement tout autre. Quand on considère la date, bien tardive, de la consécration, on s'interroge sur la valeur à lui accorder touchant les parties les plus récentes de la nouvelle église, c'est-à-dire le voûtement. Quelque décalage qu'il puisse y avoir entre la construction de Saint-Maurice d'Angers et les premières croisées d'ogives du Bordelais, on hésite à faire descendre la date des ogives de La Sauve jusqu'à 1231. Le croisillon méridional a été très éprouvé; seules en subsistent, et c'est heureux, la paroi orientale, les absidioles qui y prennent ouverture, et la portion du mur occidental attenant au collatéral Sud de la nef.
Chœur
On trouve ici un chœur à absidioles parallèles dont la profondeur diminue à mesure qu'on s'éloigne de l'abside. C'est le plan souvent appelé, de façon trop exclusive sans doute, plan bénédictin, car s'il trouve son origine dans le chœur de la deuxième des grandes abbatiales de pierre élevées à Cluny, on le retrouve au cours des XIe et XIIe siècles dans des églises dont toutes n'appartiennent pas à l'ordre de saint Benoît tandis que ce dernier s'est essayé à bien d'autres agencements. Quoiqu'il en soit, l'utilisation qui en a été faite à La Sauve est particulièrement harmonieuse. Par rapport à la nef orientée régulièrement, ce chœur accuse vers le Nord une déviation légère. Ses absidioles extrêmes sont semi-circulaires, éclairées par une baie axiale, et le cul-de-four en est renforcé à l'entrée par un doubleau en plein cintre sur demi-colonnes engagées; elles communiquent par un passage cintré avec la partie droite, très allongée, de deux autres absidioles qui sont tangentes au chœur et ouvrent sur lui, de chaque côté, par trois arcades d'un dessin heureux et d'une saveur peu commune : il s'agit de trois baies en plein cintre, assez courtes, dont l'appui repose sur un bahut bas mouluré. La baie qui est le plus près des piliers orientaux de la croisée repose sur de simples pilastres couronnés d'impostes, et n'a qu'un rouleau; les deux qui lui sont voisines sont à rouleau double retombant, au centre, sur une énorme colonne ronde appareillée, massive et trapue, tandis que le rouleau intérieur est soutenu aux extrémités par deux demi-colonnes plus petites se faisant face. La vigueur et l'originalité du parti architectural sont rehaussées par la qualité de la sculpture. La grosse colonne cylindrique du côté Nord montre un combat de centaures, la lutte de deux basilics contre deux aspics, l'attaque d'un lion bondissant par un homme armé d'un bouclier et d'une épée, enfin deux griffons buvant dans un vase. La corbeille de la demi-colonne qui lui correspond à l'Est reprend le thème des lions déjà traité à la cinquième travée du collatéral Nord; à l'entrée du cul-de-four de l'absidiole voisine, deux chapiteaux présentent l'un un couple de néréides faisant pendant sur l'autre à deux nommes empêtrés dans des lianes feuillues, ce qu'on a, un peu témérairement peut-être, interprété comme Ulysse et ses compagnons résistant à l'appel des sirènes. A l'entrée de la travée droite de cette même chapelle, on voit la scène de la Tentation, encadrée par le spectacle d'Adam labourant la terre et d'Eve allaitant. Du côté du midi, la grosse colonne du chœur présente d'admirables pommes de pin. Mais c'est dans la grande absidiole du même côté qu'on voit d'étonnantes sculptures : les Trois Tentations du Christ, qui trahissent curieusement l'influence de la Bourgogne, car le Silène qui représente Satan ressemble à celui qui tente saint Antoine, abbé, à Saint-Paul de Varax; mais le Christ et les raides feuillages verticaux accusent la filiation directe des chapiteaux de Vézelay, de Saulieu et d'Autun. Trois épisodes de l'histoire de Samson, magnifiques de mouvement et d'équilibre; enfin, Daniel entre les lions rugissants, avec un sourire d'une gravité toute mystique. La plupart de ces chapiteaux sont encore remarquables par la présence de volutes d'angle et d'un dé au centre de la corbeille, qui apparaissent comme une réminiscence de certains chapiteaux très structurés, antiquisants, et qu'on retrouve vers 1100 à Saint-Seurin de Bordeaux, beaucoup plus maladroits par ailleurs. Non moins digne d'attention est la fréquence de rinceaux et d'un entrelacs formé d'un mince ruban végétal à deux versants en bâtière, le plus souvent séparés par un grain d'orge. Ce type de ruban, qui peut se nouer ou s'enrouler selon les combinaisons les plus variées, semble avoir pour aire de prédilection le diocèse de Bazas avec une extension fréquente au Nord jusqu'à Saint-Quentin-de-Baron, et, vers le Sud-Est, jusqu'au Mas-d'Agenais. Il y a là, entre les influences quercynoises et languedociennes d'une part, et de l'autre la poussée du style saintongeais, des marques d'une originalité plastique qu'on devine, mais qu'il ne sera guère possible de déterminer vraiment tant qu'un corpus des chapiteaux romans n'aura pas été établi pour la région. Dans le chœur enfin, les arcatures ajourées de la travée droite prennent toute leur valeur; elles sont surmontées par deux longues fenêtres encadrées de colonnettes; à leur niveau une galerie dans l'épaisseur du mur est desservie par une vis logée dans la pile septentrionale qui supporte l'entrée du cul-de-four. L'abside, plus étroite que la travée précédente, est encadrée de deux ressauts; un cordon souligne la naissance de la voûte, deux longues colonnes, montant du sol jusqu'à ce cordon, adoucissent les angles du premier ressaut et soulignent la verticalité de l'hémicycle dont le seul décor est constitué par trois immenses fenêtres en plein cintre audacieusement ouvertes, dont les tailloirs des colonnettes aux fûts guillochés de chevrons se poursuivent en impostes. La gravité sereine d'une telle œuvre, même mutilée, la luminosité qui devait en être la caractéristique principale lorsque les voûtes existaient encore, l'autorité dans la mise en place des morceaux sculptés, tout décèle l'influence d'un architecte de premier plan, parfaitement maître de son savoir.
Les murs latéraux et le clocher
Les murs gouttereaux du côté Nord sont épaulés de gros contreforts qui sont l'œuvre d'Henri de Sourdis (1639-1645). Ceux du midi portent trace des arrachements du cloître gothique. De ce côté, la tour octogonale du clocher gothique jaillit de trois étages au-dessus du bas-côté. Elle a perdu sa flèche mais conserve une balustrade trilobée. De sa plate-forme, on jouit d'une vue de premier ordre sur le monastère, lisible au sol comme un plan d'architecte, sur les émouvants vestiges de l'église, sur la toile de fond que constitue le seul mur subsistant de l'immense réfectoire du xme siècle, sur la bourgade, enfin, et le paysage boisé qui l'environne.
EXTÉRIEUR
Le chevet
Tout ce majestueux développement d'absi-dioles est commandé par un effet de contraste : d'une part, l'abside; ses trois fenêtres au décor soigné, encadrées de contreforts-colonnes dans la meilleure tradition de l'Angoumois et de la Saintonge, sont couronnées d'une petite arcature trapue dont les socles sont empâtés de façon originale dans un glacis dont ils émergent à-demi; la sculpture - excellente -, la mouluration, où l'effet de douceur est obtenu par la multiplication des tores pour amortir les arêtes, tout contribue à produire une impression de luxe et de magnificence raffinée, qui devait être plus vive encore lorsque la corniche détruite venait couronner l'ensemble (pl. 74). Contrastant, d'autre part, avec l'abside, voici les absidioles dans leur complet dépouillement : ici, les baies sont dépourvues de décor; seuls les contreforts-colonnes et les pilastres viennent scander la courbure des hémicycles. Les corniches ont été récemment reconstituées avec talent, mais avec un zèle intempestif : la quasi totalité des modillons est moderne, ...
Transept
Il y a peu à en dire; le bras Nord qui seul offre des vestiges de quelque importance montre des baies très simples et un gros contrefort ajouté à l'angle Nord-Ouest.
...
(extrait de : Guyenne romane ; Pierre Dubourg-Noves, Ed. du Zodiaque, Coll. La Nuit des Temps, 1979, p. 211-221)
FRENCH ESCAPISM and AMERICAN PHARMADDICTION
applying camera-learned visual techniques of light and shadows to painting created the whole concept of impressionism.
it was stolen from photography.
the age was pre-electric.
homes didn't have lights that flipped on and off, drenching the darkness with overhead glares.
instead, realizing that there is no true BLACK in nature's shadows, the camera simply wouldn't find its own ability to make it up and put it on the color chart.
in french escapism, black is used like an accent to mark/denote gravity and the weightiness of motion or the sticking point of a shadow.
but the use of darker grays that can shimmer with a warm tone or a cool tone are almost always valued more in the color palette's love affair with itself.
the use of gray as a mixing agent had given birth to a whole new way of imagining life.
and there are hundreds of painters from before monet who were exploring all of this avidly. they are the hidden artists that are being intentionally hidden at this point, like next year's netflix episode of your favorite show.
it's already wrapped and finished, but it's not released.
another thing in french escapism is the unrelenting use of class and leisure to dictate every aspect of the painting's suggestions -- peacefulness is imposed, restfulness is mandatory, contemplation is expected, feeling better is required.
and i love this because it's so PRE-ELECTRIC. there is the same wild longing that you can see if you're brave enough to read something light by the marquis de sade.
you don't have to read too much before you get this horrifying vision of the marquis' greatest fantasty -- to be a PORN DIRECTOR.
which means that he was REALLY FANTASIZING about moving imagery.
that's the truth!
he foresaw FILM AND VIDEO and dreamed about it, wrote his words like he was a porn director doing multiple fantasy sex shoots.
and it's INSANE.
there is a deep madness in his desire and longing for the FKING MOVIE IMAGERY RECORDING CAMERA DEVICE.
it's like he's wishing for a space alien.
or a rocket ship, but that was the equivalent intellectually at the time.
it was just out of reach, this fantasy machine that would record his PERSPECTIVE of the deviant human's fantasies.
so i'm trying to infuse these paintings with the same intensity with the titles i select to direct the viewer.
therefore, all the pieces take place in a landscape that is named after popular antipschotics and pharmaceutical drugs here in the united states.
the works are dedicated to the print industry which i have titled THE CHURCH OF MONET.
it is a massive industry.
these works are liquid paintings, which means that they get painted on like a movie until they reach a place where i'm 100% content with the storyline and what it has achieved throughout its lifetime.
the pieces, i've decided, when finished, will be attributed to torbakhopper.
*******
FRENCH ESCAPISM & THE CHOPPED OFF ARMS
in the furtherest extreme of FRENCH ESCAPISM, as a metaphor for the OVERDRUGGED pharmaceutical addicts in the UNITED STATES OF AMERICA where over HALF A MILLION PEOPLE HAVE BEEN FLAT OUT MURDERED BY DRUG DEALERS, the female children do not need arms.
it was decided in Lunesta that the absolute high point of civilization was a place of abject tranquility and peacefulness.
a sign of opulence, parents began to chop off their daughters' arms to demonstrate how civilized they were.
the absence of arms for all FEMALES demonstrated that the need for a woman to take care of herself was so outdated that she didn't even need arms.
women in Lunesta are fed and tended to by others.
such peace and luxury.
wake up, AMERICA!!!
wake THE FUCK UP!!!
mémoire2cité - A la fin des années 1930, sous le Front Populaire, s’amorce une démocratisation des loisirs et du sport. Cette massification des loisirs sportifs, et en particulier de la natation, s’intensifie après-guerre, grâce à la mise en place d’une véritable politique d’Etat en faveur du développement de la pratique sportive, accompagnée par la construction d’équipements de proximité. Cette politique conduit à redéfinir et à rationaliser la conception de la piscine, autant d’un point de vue architectural que fonctionnel.
I. Vers une étatisation des politiques sportives
1. Une idée en germe depuis les années 1930
Vers la fin des années 1920, le sport, et en particulier la question de l’équipement sportif, commence à s’imposer au niveau national, comme un objet incontournable de souci et d’action politique. La volonté de créer une structure institutionnelle chargée de concevoir et de contrôler cette politique publique relative au sport s’affirme de plus en plus. Cette idée est en germe depuis l’armistice, comme l’indique la réflexion d’Edouard Herriot, maire de Lyon : « Peut-être arriverons-nous ainsi peu à peu à la constitution d’un grand service central – ministère ou non – de l’Éducation physique » (Édouard Herriot, 1919).
Parallèlement, des revendications sociales se font entendre pour une meilleure accessibilité au sport par la classe populaire. Ces requêtes sont entendues par le Front populaire, qui initie une politique de démocratisation de la culture sportive, s’appuyant sur l’invention de notions telles que temps libre et loisirs. Dans le but de diffuser et de mettre en oeuvre cette conception du sport pour tous, est créé en 1937 (à l’occasion d’un remaniement ministériel), un sous-secrétariat d’Etat aux Sports, aux Loisirs et à l’Education physique (rattaché au ministère de l’Education nationale dirigé par Jean Zay), à la tête duquel est placé Léo Lagrange. Ce dernier entreprend une série d’actions, à la fois concrètes et symboliques, comme l’aide à l’équipement communal (dont la nécessité est rendue évidente par les conclusions d’un inventaire national des installations existantes) ou la création d’un Brevet sportif populaire. Cette conception du sport de masse n’obtient cependant pas la faveur de tous. On note d’ailleurs, dans le mouvement sportif national, le rejet d’une politique d’intervention autoritaire des pouvoirs publics. Si les actions du Front Populaire sont stoppées par la déclaration de la guerre, elles ont toutefois conduit à une véritable prise de conscience de l’enjeu politique sportif au niveau national.
Sous le régime de Vichy (juin 1940-juin 1944), est créé un Commissariat Général à l’Education Générale et Sportive (CGEGS), qui s’appuie sur le sport pour diffuser l’idéologie du gouvernement, prônant des valeurs de discipline, de redressement moral, physique et intellectuel et de retour à l’ordre. Dans ces années, où le sport est surtout un outil de propagande, s’esquissent toutefois de nouvelles prescriptions concernant l’architecture des piscines (qui se doit d’être épurée et rationnelle), et la volonté de rattraper le retard de la France en matière d’équipement sportif par rapport aux autres pays européens.
2. Quelques réalisations remarquables des années 1950
Au sortir de la guerre, la question sportive n’est pas une priorité et la période 1945-1957 se caractérise par une faible intervention publique. Malgré les constructions réalisées grâce à des politiques municipales sociales et volontaristes dans les années 1930, le nombre d’équipements sportifs, et en particulier de piscines couvertes et chauffées, est encore très faible par rapport à la moyenne européenne. Ce sous-équipement va rapidement poser problème, d’autant plus que l’accroissement démographique est en plein essor, entraînant une augmentation de la jeunesse et donc une recrudescence de la pratique sportive, parallèlement à une forte urbanisation. Si l’effort est d’abord porté vers la reconstruction (du secteur industriel et du cadre de vie : logements, services administratifs, voirie, etc.), les questions de la jeunesse, du sport, de l’éducation populaire et du plein air travaillent les esprits du gouvernement.
Dans les Hauts-de-France, de nombreuses piscines ont subi des dégradations pendant la guerre et nécessitent une rénovation (une grande partie des piscines cheminotes par exemple).
Le stade nautique olympique de Tourcoing est complété, en 1951, d’un toit en partie ouvrant, une première du genre, amené à un grand développement dans les deux décennies suivantes. Faute de moyens financiers suffisants (il existe des subventions, mais les moyens alloués à la Jeunesse et aux Sports restent faibles) et d’une volonté politique forte, le nombre de constructions de piscines entre 1945 et 1958 demeure restreint. Ainsi, à Lens, suite à la destruction du stade nautique pendant la guerre, la construction d’une nouvelle piscine est projetée dès l’après-guerre, mais faute de financement, il faut attendre les années 1960 pour que le projet aboutisse.
Les quelques installations nautiques nouvelles qui sont réalisées au cours des 1950, sous l’impulsion d’initiatives locales, sont majoritairement découvertes et ne sont donc exploitables que quelques mois dans l’année. Si ces édifices sont aboutis au niveau technique et architectural, ils ne sont pas en mesure de satisfaire les besoins en matière de bassins éducatifs praticables pendant l’année scolaire. Ils répondent plus à une volonté d’offrir à la population un équipement de loisirs sportifs. Il s’agit souvent de la réalisation de projets municipaux d’avant-guerre, n’ayant pas eu l’occasion de voir le jour.
Dans ces piscines des années 1950, le double bassin est définitivement adopté et elles répondent aux nouvelles prescriptions édictées dans les années 1940 en matière d’architecture sportive, qui se doit avant tout d’être fonctionnelle et pratique, largement ouverte sur l’extérieur par des baies vitrées, sa beauté résidant essentiellement dans l’harmonie de ses proportions et l’agencement de lignes géométriques pures.
Ainsi, dans l’Oise, la ville de Compiègne décide en 1949 (sous le mandat de Jean Legendre), l’édification d’une piscine en bordure de l’Oise, rendue possible grâce aux indemnités des dommages de guerre et de la reconstruction, ainsi qu’à une subvention élevée de la part du Secrétariat d’Etat à l’Enseignement technique, à la Jeunesse et aux Sports. La piscine, conçue par l’architecte-urbaniste de la ville, J. Gossart, est inaugurée le 1er juin 1952. Des bains-douches sont aménagés dans les sous-sols. Il s’agit d’un grand bâtiment blanc rectangulaire en béton armé, inséré sur la berge boisée de l’Oise, s’ouvrant en son centre sur les deux bassins de plein-air de la piscine (25 x 12,5 m et 8 x 12,5 m), avec un plongeoir à double hauteur (3 et 5 mètres). Les baigneurs surplombent l’Oise et évoluent dans un cadre propice à la détente, correspondant bien aux prescriptions d’avant-guerres recommandant la construction d’équipements sportifs et de loisirs en plein air, dans un environnement naturel. Les gradins d’environ 800 places, font également face à l’Oise. L’architecture est simple et fonctionnelle, sans aucun décor ; elle obéit à un modernisme pur et efficace. Elle est remarquable du fait de sa situation en bord de rivière, comme l’était également la piscine découverte de l’Hôtel-Dieu à Pontoise (Val d’Oise) construite en 1961 par l’architecte Jean Letu et aujourd’hui détruite. La piscine de Compiègne, ouverte de mai à septembre, connaît un grand succès, qui ne cesse de croître d’année en année. Fermée dès 1985 car son bassin souffrait de fuites (et remplacée par la piscine Mercières, construite en 1988), elle est aujourd’hui à l’abandon.
A Caudry (Nord), le stade nautique municipal est construit en 1951-1952, sur les plans d'Edmond Lancelle (1898-1957), architecte du Cambrésis actif pendant les deux périodes de reconstruction, grâce à la volonté du maire Albert Dhélin (maire de 1947 à 1965). L’architecte est associé à Marc Revaux, ingénieur-conseil spécialisé en construction de piscines. Son architecture semble inspirée de la piscine de Bruay-en-Artois et est similaire à celle du Cateau-Cambrésis, reconstruite en 1954 par la même équipe d’architecte-ingénieur. Elle allie le style Paquebot de l’Art Déco (présence d’oculi en forme de hublots) aux codes du mouvement moderne international des années 1950. Les bassins sont entourés sur deux côtés par les bâtiments des vestiaires, et sur le deuxième grand côté par des gradins surplombés par une terrasse avec buvette (dans l’angle). La forme de U renversé de l’élégant plongeoir associée à la ligne courbe du toboggan qui lui fait face, animent l’orthogonalité des alignements de cabines. Le portique d’entrée, reprenant ces lignes courbes, s’ouvre sur un guichet vitré aux formes dynamiques et sculpturales. La piscine est dominée par une grande tour-horloge, rythmant les séances de natation. On retrouve cette tour-horloge marquant l’entrée de la piscine, à la piscine olympique de la Scarpe à Arras (1955) et au stade nautique de Bapaume (Pas-de-Calais). A Bapaume, le bâtiment abritant l’accueil et les vestiaires est largement vitré et s’ouvre sur les bassins, entourés d’un portique. Son architecte, Emile Cauwet, est spécialiste de l’architecture scolaire (groupe scolaire Ferdinand-Buisson à Boulogne-Billancourt), industrielle et sportive, et prône une esthétique moderniste et fonctionnelle.
A Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), une piscine municipale est judicieusement intégrée au nouveau casino, bâtiment monumental, manifeste de l’architecture des années 1950, conçu par les architectes Sonrel et Bonhomme, et situé derrière la plage de la station balnéaire. La piscine, localisée au rez-de-chaussée, est vitrée sur deux côtés et donne vue sur la plage. Le bâtiment en béton armé, monté sur pilotis (rappelant l’architecture de Le Corbusier), est décoré sur ses façades extérieures de mosaïques réalisées par l’artiste Françoise Lelong. La façade côté plage s’ouvre par un portique avec terrasse.
Ainsi les piscines des années 1950, souvent d’une grande sobriété correspondant aux préceptes architecturaux du mouvement moderne, s’inscrivent dans la continuité des piscines de la fin des années 1930. Il faut attendre les années 1960 pour qu’une nouvelle impulsion soit donnée à l’innovation architecturale dans le domaine des piscines, grâce à la mise en place d’une véritable politique interventionniste de l’Etat en faveur de l’équipement sportif sous la Ve République, dans le cadre de trois lois de programme planifiant la construction d’équipements sportifs et socio-éducatifs. Ce nouveau cadre législatif se traduit par une "mise en administration" du bâti sportif par l’État1.
II. Les mesures mises en place entre 1961 et 1976 par l’Etat en faveur de la construction des piscines
A partir de la Ve République, le sport et la construction sportive sont désormais perçus comme un service d’intérêt public du ressort de l’Etat. Déterminé, l’Etat entreprend une série de mesures incitatives visant à créer un maillage de piscines publiques praticables en toutes saisons (la plupart des piscines étaient alors découvertes et non chauffées) sur l’ensemble du territoire national. L’objectif principal est que tous les enfants aient accès à un bassin pour apprendre à nager, et qu’ainsi soit enfin mis en application l’apprentissage obligatoire de la natation à l’école (dans les programmes depuis la fin du 19e siècle). La priorité des piscines des années 1960-1970 est donc portée vers la jeunesse et l’éducation.
1. Les lois programmes : une nouvelle politique économique en faveur de l’équipement sportif
Lors de l’instauration du premier gouvernement de la Ve République, est créé un Haut-commissariat (puis Secrétariat d’Etat) à la Jeunesse et aux Sports (rattaché au ministère de l’Education Nationale), dirigé par Maurice Herzog. Ce dernier souhaite impulser de manière urgente une politique de construction afin de combler le sous-équipement en matière d’édifices à destination de la jeunesse : "Notre objectif, notre seul objectif est de mettre à la disposition de notre jeunesse, les moyens de s’exprimer plus complètement. Nous voulons que des millions de jeunes Français puissent aller au stade, à la piscine, se rencontrer dans les Maisons de Jeunes" (Equipements pour la jeunesse et les sports, 1962). Cette volonté se concrétise le 28 juillet 1961, avec la promulgation, dans le cadre du IVe plan, de la première loi de programme, qui instaure, sur une durée de quatre ans (1962-1965), un plan assurant un financement national durable et concret en faveur des équipements sportifs et socio-éducatifs. Ce plan prend la forme de subventions élevées (représentant généralement entre 20 et 50% du coût total) destinées à aider de nombreuses collectivités locales dans leur projet de constructions sportives. Ces aides se poursuivent et sont même revalorisées lors de la deuxième loi de programme d’équipements sportifs (1966-1970), votée le 2 juillet 1965. La troisième loi (1971-1975), votée le 13 juillet 1971, montre une détermination encore plus forte de l’Etat à augmenter massivement le nombre d’équipements à grande échelle, en particulier dans les nouvelles zones urbaines, et à former des éducateurs, ceci pour favoriser le sport de masse pour tous. Ces années marquent en revanche le début du désengagement financier de l’État, que l’on discerne par la baisse progressive des montants des subventions accordées. Ces subventions sont bien sûr soumises à certaines conditions. Et, pour assurer et contrôler la qualité technique et le respect des normes des piscines construites, les municipalités doivent en faire valider les avant-projets par l’Etat.
Certains dossiers de subventions conservés aux Archives nationales montrent que de nombreuses municipalités des Hauts-de-France bénéficient de cette aide dès les années 1960 (par exemple les piscines de Lomme, de Noyon, de Chantilly, de Lens, etc.).
Ces lois de programmes d’équipements ne se résument toutefois pas à ces aides financières : l’Etat développe également des mesures permettant d’inciter plus efficacement les collectivités à entreprendre la construction d’une piscine, en facilitant leurs démarches administratives et en réduisant les coûts de construction.
2. L’agrément de modèles de piscines : normaliser, encadrer et faciliter la construction
Suite à l’application de la première loi de programme, le Haut-Commissariat à la Jeunesse et aux Sports, constate que les prix de revient des équipements sportifs sont fréquemment trop élevés et que les architectes municipaux chargés de ces constructions ne sont la plupart du temps pas qualifiés pour ce type de constructions complexes et techniques. D’où la volonté de normaliser et de rationaliser les équipements sportifs, notamment les piscines, et de contrôler les projets proposés par de plus en plus d’entreprises, de constructeurs ou de bureaux d’études aux collectivités. Dans ce but est créée le 25 mai 1963 une commission spéciale dont la mission est d’agréer, sur le plan technique, des projets-types d’équipements susceptibles d’être réalisés dans toute la France. La commission est composée de treize sièges et se réunit plusieurs fois dans l’année pour donner son avis sur les projets d’architecture présentés à l’agrément. Pour ce faire, elle se base sur les qualités techniques du projet, sur les possibilités d’adaptation de l’architecture aux terrains divers, ainsi que sur les qualifications professionnelles des candidats à l’agrément. A partir de 1967, la commission se montre plus exigeante sur l’esthétique, l’harmonie, et l’originalité architecturale.
L’objectif principal de cette commission était de pouvoir proposer aux collectivités un panel de modèles de piscines variées et conformes aux caractéristiques définies par l’Etat, livrables clefs en mains et ayant des prix fixes. Cette procédure de normalisation devait de cette façon, assurer la qualité des équipements construits en France ainsi qu’une plus grande rapidité de réalisation. Le premier numéro de la revue Piscines informations résume avec enthousiasme tous les avantages que présente pour les municipalités le choix d’un projet-type agréé, se faisant ainsi le relais des services de l’Etat : "Plus que jamais, ces projets-types agréés sont la solution simple et économique. Prix plafonnés, projets clairement déterminés, normes parfaitement respectées, marché de gré à gré, financements faciles et par conséquent, réalisations rapides, tels sont les principaux avantages que permet d’obtenir le choix d’une exécution conforme à un projet-type agréé". Tout est mis en oeuvre pour inciter les collectivités à s’orienter de préférence vers un projet-type. Une documentation fournie permet en outre d’aider les maîtres d’ouvrages à choisir un programme (nombre et taille des bassins, piscine couverte ou non, etc.) adapté aux besoins de leur commune, notamment en fonction du nombre d’habitants.
Il faut attendre 1966 pour que les premiers projets-types soient validés par la commission d’agrément, qui est alors placée sous la responsabilité du nouveau ministère de Jeunesse et des Sports, créé en janvier 1966. La procédure d’agrément est un succès auprès des constructeurs, ingénieurs et architectes. Ils sont ravis de pouvoir bénéficier de ce moyen permettant d’officialiser leurs projets, et mettent à profit leur savoir-faire et leurs idées au service de l’élaboration d’une nouvelle architecture des piscines. Ainsi, parmi les 134 projets-types validés par la commission d’agrément entre 1966 et 1971 (date de mise en arrêt de la procédure), on compte 64 modèles de piscines. La plupart de ces projets présentent des programmes simples et polyvalents, avec un ou plusieurs bassins susceptibles de s’adapter à différents besoins. Avant le lancement de la procédure, toujours dans le but de promouvoir l’apprentissage de la natation, le secrétariat d’Etat avait également agréé trois modèles de piscines-écoles, bassins de natation découverts ou couverts. Ces piscines scolaires, en matériaux préfabriqués, sont constituées d’un bassin métallique suspendu sous lequel sont situées les cabines de change et les installations techniques. Une carte postale montre un de ces bassins découverts (type PF) construit à Barlin (Pas-de-Calais).
Seuls certains de ces modèles agréés ont eu du succès et ont été sélectionnés à plusieurs reprises par les municipalités mais ils n’ont pas véritablement été construits à grande échelle. Pour "vendre" leurs piscines, les constructeurs n’hésitent pas à vanter les avantages de leurs projets agréés à travers de nombreuses publicités diffusées dans la presse spécialisée2, ou grâce à des brochures publicitaires envoyées aux municipalités. Dans les Hauts-de-France, on dénombre onze modèles adoptés une ou plusieurs fois par les communes, conduisant à la construction de vingt-trois piscines couvertes. Certains modèles de piscines sont construits avant que les architectes en demandent l’agrément : par exemple la piscine S.5 de l’architecte Michel Denisse, qu’il met en oeuvre dans sa ville natale, Hénin-Liétard, et pour le district urbain de Montreuil-sur-Mer en 1966, alors qu’il n’obtient l’agrément qu’en 1967. C’est le cas également pour la piscine couverte de Cambrai, inaugurée en 1964, qui sert de prototype à Pierre Prod’homme et René Lancelle (architectes à Cambrai) avant de proposer à l’agrément un modèle de piscine.
On relève toutefois que, si la commission privilégie l’agrément de piscines couvertes ou transformables (c’est-à-dire pouvant s’ouvrir aux beaux-jours), en ne validant qu’un seul modèle de piscine de plein-air, c’est encore ce type qui est majoritairement construit en France, en raison de son faible coût de fabrication.
Ainsi les résultats de la procédure d’agrément sont plutôt satisfaisants mais pas suffisants pour l’Etat qui souhaite intensifier davantage l’implantation de piscines publiques exploitables toute l’année en France, en particulier dans les petites et moyennes communes, ou les quartiers populaires de grandes agglomérations, dont les budgets sont très modestes et qui n’ont pas pu bénéficier de l’élan de construction des décennies précédentes. Pour ce faire, le ministère de la Jeunesse et des Sports, lance, suite à l’organisation de plusieurs concours d’architecture sur le thème des piscines économiques et transformables, une opération nommée « Mille piscines » visant à une répartition uniforme et égalitaire des piscines sur tout le territoire, afin que désormais tous les enfants puissent apprendre à nager. La création d’un réseau d’équipements natatoire apparaît d’autant plus nécessaire depuis la décentralisation de l’enseignement du second degré en 1964 et la création de collèges d’enseignement secondaires (CES) dans des petites villes.
3. L’opération "Mille piscines" : une industrialisation totale des piscines pour équiper le territoire à grande échelle
Mise en place de l’opération Mille piscines
La troisième loi de programme prévoit, en 1971, la réalisation prioritaire, entre autres équipements, d’un millier de piscines (dont 850 industrialisées et 150 destinées à la compétition) en quatre ans (1972-1976). Cette opération, appelée "Mille piscines", entre dans la continuité des volontés étatiques édictées depuis le début de la Ve République en matière d’équipement natatoire, mais elle est également motivée par deux évènements qui ont frappé l’opinion publique à l’été 1968 : la noyade de 150 personnes, dont une majorité d’enfants, suite au naufrage d’un bateau de plaisance sur le lac Léman à moins de 50 mètres de la rive ; et les mauvaises performances des nageurs français aux jeux Olympiques de Mexico. Le général de Gaulle donne alors pour mission à Joseph Comiti, secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, d’équiper la France d’un maximum de piscines afin d’enseigner la natation à toute la jeunesse française.Devant l’importance de l’objectif à atteindre : mille piscines, pouvant s’adapter aux possibilités financières souvent limitées des petites et moyennes communes (de 8000 à 15000 habitants) et dont le programme doit concilier l’apprentissage de la natation, la détente et l’entraînement sportif quelle que soit la saison , le secrétariat d’Etat oriente résolument la recherche vers le développement de techniques de préfabrication et d’industrialisation totale de l’architecture, afin de pouvoir produire des piscines en grande série à moindre coût (le prix de revient doit être situé autour de 1 200 000 francs). Pour augmenter l’efficacité et la rapidité de l’opération, l’Etat centralise et facilite le processus administratif (conception et passage des marchés), assure le suivi des réalisations et des travaux, devenant ainsi le maître d’ouvrage des opérations, dont il subventionne largement le coût auprès des villes qui se portent acquéreurs. Les municipalités doivent seulement fournir le terrain et se décider pour un modèle de piscine parmi ceux proposés. A noter que l’Etat se réserve toutefois de refuser ce choix et d’attribuer un autre modèle à la commune, compte tenu des obligations liés aux marchés de série. Pour aider à choisir et expliquer les démarches à mettre en oeuvre, le secrétariat d’Etat diffuse auprès des communes intéressées une documentation abondante et incitative (dépliants, brochures, albums techniques, etc.). Ce système très rationalisé laisse donc peu de marge de manoeuvre aux petites communes qui, si elles souhaitent s’équiper rapidement d’une piscine, sont quasiment obligées de passer par ce système. Ainsi, il s’agit, selon Patrick Facon (2006), de "construire plus vite, moins cher, sans viser d’emblée la perfection – mais en donnant des outils même rudimentaires dans les meilleurs délais".
Dès 1970, l’Etat amorce le lancement de cette opération avec la création de 50 "bassins d’apprentissage mobiles" (B.A.M.), dont la fabrication, la conception, le montage et la mise en service sont réalisés par deux entreprises sélectionnées sur concours en 1969 : Walrvae Nausicaa et la société Techniques et Loisirs. Ces bassins de 12,5 x 6 m, peu onéreux et facilement mis en oeuvre, en service d’avril à septembre, sont à affectés par roulement à des communes ne possédant pas d’établissement natatoire. Ils ont pour but de faire patienter les municipalités pendant l’avancée de l’opération "Mille piscines", et de sensibiliser, en attendant, les futurs usagers des piscines industrialisées et ainsi amorcer le développement de la pratique massive de la natation à l’école. Ce service rencontre un grand succès et le secrétariat passe une deuxième commande de 45 B.A.M. en 1972. Ces installations ont été mises en service dans plus de 700 communes jusqu’en 1976 (date fin de l’opération "Mille piscines").
Les concours nationaux d’idées de 1969
Précédant le lancement de cette opération, l’Etat avait organisé en 1969 et 1971 des séries de concours d’architecture nationaux sur le thème de la piscine, qui devaient conduire à une sélection de modèles de piscines facilement industrialisables. Les deux premiers concours sont lancés le 22 mai 1969 et ont pour objectif de recenser et de comparer toutes les idées nouvelles en matière de piscine. Ces concours sont avant tout ouverts aux architectes, contrairement aux agréments qui mobilisent plutôt des entreprises.
Le premier concours porte sur les "piscines transformables", confirmant l’orientation voulue par le ministère de favoriser la construction d’équipements conciliant, en un seul équipement, les bénéfices d’une installation de plein-air et d’une piscine couverte. Les architectes doivent imaginer une piscine ouverte aux beaux-jours, destinée aux agglomérations moyennes et aux quartiers de grandes villes et comportant les équipements suivant : un bassin sportif de 25 m sur 15 m équipé d’un plongeoir, un bassin d’apprentissage de 15 sur 12,5 m, une pataugeoire de 30 m2 et des annexes fonctionnelles et techniques.
Le second concours concerne les "piscines économiques". Le programme, plus dépouillé, visant à l’économie tant du point de vue de la construction que de la gestion, correspond aux besoins des petites villes : un bassin mixte de 25 m sur 10 m (dont la profondeur varie de 0,7 à 2 m) permettant de nombreuses activités (baignade familiale, entraînement sportif, apprentissage, compétition, détente) et des annexes fonctionnelles et techniques. Comme pour le premier concours, la façade ou la toiture doit être largement ouvrable. L’architecte doit également prévoir la possibilité d’extensions par l’ajout de bassins de plein air.
Ces deux concours connaissent un grand succès : d’après Joseph Comiti, 400 architectes s’y sont intéressés et 150 projets ont été reçus. Neuf avant-projets de piscines transformables sont retenus et quatre pour les piscines économiques. Ces projets, d’une grande originalité, présentent tous des systèmes inédits de toitures ou de façades escamotables permettant l’ouverture complète de la piscine sur l’extérieur. La piscine Tournesol de Bernard Schoeller remporte le premier prix aux deux concours. Robert Hirt gagne le deuxième prix pour les piscines transformables, tandis que le deuxième prix pour les piscines économiques est attribué à la piscine Caneton de Jean-Paul Aigrot, Franc Charras et Alain Charvier. Tous les avant-projets primés doivent normalement faire l’objet d’un prototype en vue d’étudier les possibilités concrètes d’une industrialisation. Mais au final, peu de projets s’y prêtent véritablement. Quelques projets du premier concours sont construits à titre expérimental, et seuls les deux premiers projets lauréats au concours des piscines économiques (Tournesol et Caneton) sont retenus en février 1970 par le secrétariat d’Etat pour la poursuite des études techniques en vue d’une construction en série. Les architectes sont mis en contact avec le bureau d’études SERI-Renault pour approfondir leur projet, puis un appel d’offres international pour les différents lots (tous les éléments doivent être préfabriqués en usine) est lancé en août 1971 pour la construction de prototypes. Pour la réalisation de la coque de la piscine Tournesol, c’est la proposition de la société Durafour qui est retenue, et l’entreprise générale GBA pour la piscine Caneton. Les prototypes primés sont construits à Nangis (Seine-et-Marne) pour la piscine Tournesol et à Salbris (Loir-et-Cher) pour la piscine Caneton. Après une année d’observation et de fonctionnement, les marchés en série sont conclus en décembre 1972 et les premières piscines Tournesol et Caneton sont construites sur tout le territoire national à partir de 1973. Il est prévu de construire 250 exemplaires de chaque piscine. En réalité, 183 piscines Tournesol ont été réalisées en France, et 196 piscines Caneton.
inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/les-piscines-des-tren... -
les Piscines TOURNESOL En réalité, 183 piscines Tournesol ont été réalisées en France, et 196 piscines Caneton.
inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/les-piscines-des-tren... - @ les pisçines Tournesol ↑ a et b Dossier sur la piscine de Carros
↑ Notice de la piscine de Bonneveine [archive], sur le site de la DRAC de PACA.
↑ Notice de la piscine de Carros-le-Neuf [archive], sur le site de la DRAC de PACA.
↑ Bilan 2011-2012 : Patrimoine architectural du xxe siècle, édifices « labellisés », édifices « labellisés » inscrits ou classés [archive], sur le site du ministère de la Culture.
↑ Christine Lescoutte-Gardent, « La piscine en travaux », Sud Ouest, 9 février 2013 (lire en ligne [archive]).
↑ Marc Gaillard, Architectures des sports, Éditions du Moniteur, coll. « Architecture / Les bâtiments », 1981 (ISBN 2-281-00014-1), p. 54.
↑ « Piscine de Carros » [archive], 2006 (consulté le 9 décembre 2017)
↑ « Les piscines Tournesol de Monsieur Schoeller » [archive], sur archipostcard.blogspot.fr (consulté le 9 décembre 2017)
↑ www.pss-archi.eu/immeubles/FR-50129-19686.html [archive]
↑ « Piscine du bois du château à Lorient » [archive], sur guide-piscine.fr, 1er juin 2016 (consulté le 21 août 2016)
↑ « Piscine de Baud » [archive], sur guide-piscine.fr, 28 juin 2016 (consulté le 21 août 2016)
↑ a et b « La piscine Tournesol en phase de démolition » [archive], sur ouest-france.fr, Ouest France, 27 novembre 2015 (consulté le 21 août 2016)
↑ « Démolition de la piscine communautaire | CCB – Communauté de Communes du Bouzonvillois » [archive] (consulté le 29 août 2016)
↑ « Lille : la piscine tournesol de la rue françois coppee, c'est déja fini » [archive], sur www.lavoixdunord.fr/ [archive], 26 avril 2016 (consulté le 9 janvier 2017)
↑ « Fermeture définitive de la piscine Tournesol à Louvroil » [archive], sur Agglo Maubeuge-Val de Sambre, 24 mars 2016 (consulté le 9 janvier 2017)
↑ Dixième anniversaire de la piscine Atlantis. [archive]
↑ « Sa démolition a débuté : la piscine à ventre ouvert ! » [archive], sur lavoixdunord.fr, 19 décembre 2012 (consulté le 9 janvier 2017)
↑ Emmanuel Delahaye, « La piscine Tournesol a vécu », L'Alsace, 5 février 2016 (lire en ligne [archive])
↑ « La piscine a été démolie », L'Alsace, 12 janvier 2014 (lire en ligne [archive])
↑ CMS Anan6, « Communauté de Communes du Sud-Ouest Amiénois | Piscine communautaire » [archive], sur www.ccsoa.fr (consulté le 9 janvier 2017)
↑ Schoeller, Bernard, Piscine tournesol, plans de projet M 1:100, Archives Commune de Larochette, Paris, 1974.
↑ Galerie d'architecture moderne [archive], sur citedechaillot.fr.
↑ [PDF] Plein air, Beauvais, Diaphane, 2008 (ISBN 978-2-9530799-1-3, lire en ligne [archive]), chap. 15 (« Jurisprudence, dénomination, botanique »), p. 40–41.
Bernard Schoeller et Secrétariat d'État à la Jeunesse et aux Sports, Projet Tournesol : Opération 1000 piscines, dossier technique de présentation, Paris, R. Lacer, 1972, 31 p. (OCLC 1505704, notice BnF no FRBNF35900611, LCCN 75503940)
Gérard Monnier (dir.), L'architecture moderne en France, vol. 3 : De la croissance à la compétition : 1967-1999, Paris, Picard, coll. « Librairie de l'architecture et de la ville », 2000, 311 p. (ISBN 2-7084-0571-3), « Les piscines Tournesol », p. 16–18
Patrick Facon, « Les piscines Tournesol », dans Gérard Monnier (dir.) et Richard Klein (dir.), Les années ZUP : Architectures de la croissance, 1960-1973, Paris, Picard, 2002, 301 p. (ISBN 2-7084-0629-9), p. 91–110
« Remise à neuf de la coupole d'une piscine 'Tournesol' », Les Cahiers techniques du bâtiment, no 279, mai 2008, p. 32–34 (ISSN 0241-6794)
Odile Fillion, « Volumes d'eau », D'A. D'Architectures, no 104, août-septembre 2000, p. 36–51
fr.wikipedia.org/wiki/Piscine_Tournesol
- CONTACT -
FB: fb.com/dndyearbook
Phone: 0886 199 899 - 0963 951 132
Address: Tầng 6, số 41/76 Mai Dịch, Cầu Giấy, Hà Nội
Lotus Esprit Concept en el Salón de París 2010: www.diariomotor.com/2010/10/03/lotus-esprit-en-el-salon-d...
Volkswagen Museum Wolfsburg 2018 - This concept made in Eastern Germany is based on a '49 Beetle chassis. Windscreen, wipers and seats were taken from a Wartburg, the headlights from a Trabant.
Shoot for "Narcissus" concept based on Cree Summer song "Life Goes On." Finally got it right after three shoots. This one is my favorite.
Model: Nashawndre Moore. Light: one ARRI 650w tungsten
"L'idée du concept était de créer une voiture visiblement rapide, super intéressante et qui prenne les gens par surprise."
Visit our corporate website : www.kiamotors.com/
Join our Global Facebook : www.facebook.com/kiamotorsworldwide
Follow us on Google+ : plus.google.com/116940697436648352120/posts
Join our Global YouTube Channel : www.youtube.com/kiabuzz
Visit the link for more details about Kia Concept cars: Kia Concept Cars
"I've always thought space station is a great name. It should be like a gas station where we go for service and supplies before heading further out."
- Wally Schirra
Who Deserves It More? You've worked for what you have, and its time to pamper yourself with a home that reflects your success. Let me introduce you to an ICF built executive bungalow with radiant in-floor heat
that's better than you ever dreamed of: designed for fun, relaxation & entertaining.Tucked away for privacy on a 1.5+ acre lot, you will be impressed by the beautiful landscaping with raised
perennial & garden beds & a serene pond as you approach 398 Big Hubley Lake Rd. The property gently slopes back to tranquil Big Hubley Lake where you can enjoy swimming, fishing, canoeing,
kayaking or simply the views. On a Summer’s day, you can dive into the in ground pool to refresh. Perhaps invite friends & family over for a pool party. After the sun sets, head up to the media room
that is wired for sound, roughed in for a hot tub, & offers a balcony overlooking the pool. The good times don’t end there though! There is a games room & a home gym as well. Have a lot of toys for outdoor recreation?
No problem! There is plenty of room for storing them in the detached garage while leaving lots of space in the attached double car garage. All this & we haven’t even entered the main portion of this incredible home.
Open & airy with soaring cathedral ceilings, numerous windows to enjoy the views, a well designed kitchen with a centre island, the great room is the heart of the home. For entrepreneurs, french doors lead into a home office/den.
The master suite offers a spacious ensuite bath with a custom tiled shower. Imagine having the stresses of your day massaged away while you soak in the jetted tub enjoying glass of wine. You will be impressed by this lakefront home
where you can enjoy your daily Staycation right in the Five Islands community of Hubley.
MLS® RE/MAX NOVA
Call / TEXT Merv Edinger for details (902)497-1217
idea-notion-conception-abstraction-hypothesis-postulatIon- belief-conviction-opinion-view-image-impression-picture
Chevrolet MiRay Concept en el Salón de Frankfurt 2011.
Análisis en Diariomotor:
www.diariomotor.com/2011/09/16/chevrolet-mi-ray-el-buen-g...
Diamond Concepts (1,499 square feet)
9200 Stony Point Parkway, Suite 132, Stony Point Fashion Park, Richmond, VA
This location opened in the mid 2010s; it was originally a Fink's Jewelers, which opened in September 2003.
Sugar Skull Concept
Behind the Scenes Pre Shoot Click Me
Model: Kirsten
MUA/Hair: Morgan
MUA/Hair: Kandi
Photographer: Chris Benoit
Canon 400D
50mm 1.8
27inch Beauty Dish
40inch White Umbrella
160w Studio Strobe (2)
Phoshot Wireless Trigger (2)
Beauty Dish just off camera left and strobe off camera right just behind model to give a little rim light and fill in the shadows.
Strobe through Beauty Dish at 1/2 power strobe on right at 1/32 power triggered Wireless at 1/160th at f/2.8
Processed in Lightroom 2.0 and PS CS3
This here is one of my very first LDD cars! Made all the way back in 2007ish, this was amongst the first of my LDD cars to become real! It was made using peices available on LDD at the time. I have learned alot about building 6 stud wide cars since then, but it more or less all started with this one.
The Concept Car was (original discription lost) was supposed to have either a 240 Horsepower Flat 6, or a 320 Horspower V8 engine (wasnt included in the original design), coupled to a 4 speed RWD set up. Top Speed was about 145 MPH.